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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 04:22
Que frappe l'épée, ou la maladie, la famine ou la mort, ou quoi que ce soit d'autre considéré comme affligeant, tout cela nous est envoyé sur terre pour notre régénération et pour nous corriger, et pour que nous concentrions nos pensées sur la dévotion envers Dieu. Car chaque génération a besoin d'être éduquée par une visite du Seigneur. (Saint Ephrem le Syrien)

Que frappe l'épée, ou la maladie, la famine ou la mort, ou quoi que ce soit d'autre considéré comme affligeant, tout cela nous est envoyé sur terre pour notre régénération et pour nous corriger, et pour que nous concentrions nos pensées sur la dévotion envers Dieu. Car chaque génération a besoin d'être éduquée par une visite du Seigneur. (Saint Ephrem le Syrien)

 6eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix

  • Soirée :
    • Saint Mathieu 19: 13-26
  • Matin :
    • Saint-Marc10: 17-27
  • Avant Quadisha Qurbana :
    • Genèse 42: 29-36
    • Psaume 84
    • Isaïe 43: 16-25
  • Saint Qurbana :
  • Actes 21: 27 -40
  • 27 Les sept jours de la purification allaient s’achever, quand les Juifs venus de la province d’Asie, voyant Paul dans le Temple, semèrent la confusion dans toute la foule et mirent la main sur lui,
  • 28 en s’écriant : « Israélites, au secours ! Voilà l’homme qui, auprès de tous et partout, répand son enseignement contre le peuple, contre la Loi et contre ce Lieu ! Bien plus, il a aussi fait entrer des Grecs dans le Temple, il a souillé ce Lieu saint ! »
  • 29 En effet, ils avaient vu auparavant Trophime d’Éphèse avec Paul dans la ville, et ils pensaient que celui-ci l’avait introduit dans le Temple.
  • 30 La ville tout entière s’agita, le peuple accourut de toutes parts, on se saisit de Paul et on l’entraîna hors du Temple, dont on ferma aussitôt les portes.
  • 31 Tandis qu’on cherchait à le tuer, l’officier romain commandant la cohorte fut informé que tout Jérusalem était en pleine confusion.
  • 32 Il prit immédiatement avec lui des soldats et des centurions, et descendit en courant vers la foule. À la vue du commandant et des soldats, on cessa de frapper Paul.
  • 33 Alors le commandant s’approcha, se saisit de lui et ordonna de l’attacher avec deux chaînes ; puis il demanda qui il était et ce qu’il avait fait.
  • 34 Dans la foule, les uns hurlaient une chose, les autres une autre. Ne réussissant pas à savoir quelque chose de précis à cause du tumulte, il donna l’ordre de conduire Paul à la forteresse.
  • 35 En arrivant aux marches de l’escalier, on dut le faire porter par les soldats à cause de la violence de la foule,
  • 36 car la multitude du peuple suivait en criant : « Mort à cet homme ! »
  • 37 Comme on allait le faire entrer dans la forteresse, Paul dit au commandant : « M’est-il permis de te dire quelque chose ? » Il répondit : « Tu sais le grec ?
  • 38 Tu n’es donc pas l’Égyptien qui, voici quelques jours, a soulevé et entraîné au désert les quatre mille bandits ? »
  • 39 Paul dit : « Moi, je suis un Juif, de Tarse en Cilicie, citoyen d’une ville qui n’est pas insignifiante ! Je t’en prie, permets-moi de parler au peuple. »
  • 40 Avec sa permission, Paul, debout sur les marches, fit signe de la main au peuple. Un grand silence s’établit, et il prit la parole en araméen
    • 1ère aux Corinthiens 5: 6-13
  • 06 Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers : ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ?
  • 07 Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.
  • 08 Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.
  • 09 Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas fréquenter les débauchés.
  • 10 Cela ne concernait pas de façon générale les débauchés qui sont dans ce monde, ni les profiteurs, les escrocs ou les idolâtres – autrement, vous seriez obligés de sortir du monde !
  • 11 En réalité, ce que je vous écrivais, c’est de ne pas fréquenter celui qui porte le nom de frère, mais qui est débauché, ou profiteur, idolâtre, ou diffamateur, ivrogne, ou escroc : il ne faut même pas prendre un repas avec un homme comme celui-là.
  • 12 Est-ce à moi de juger ceux du dehors ? Et ceux du dedans, n’est-ce pas à vous de les juger ?
  • 13 Quant à ceux du dehors, c’est Dieu qui les jugera. Ôtez donc du milieu de vous l’homme mauvais.
    • Saint-Luc 18: 18-27
  • 18 Un notable lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
  • 19 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
  • 20 Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne commets pas de meurtre, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. »
  • 21 L’homme répondit : « Tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
  • 22 À ces mots Jésus lui dit : « Une seule chose te fait encore défaut : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
  • 23 Mais entendant ces paroles, l’homme devint profondément triste, car il était très riche.
  • 24 Le voyant devenu si triste, Jésus dit : « Comme il est difficile à ceux qui possèdent des richesses de pénétrer dans le royaume de Dieu !
  • 25 Car il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
  • 26 Ceux qui l’entendaient lui demandèrent : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
  • 27  Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »

 

Dimanche 25 Octobre 2015:   6 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix  (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

Par Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395), moine et évêque 
5ème discours sur la Pâque ; PG 46, 683 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 367 rev.) 

 

« Pilate dit...: ' Voici votre roi ' » (Jn 19,14)

 

 

Béni soit Dieu !

Célébrons le Fils unique, le Créateur des cieux, qui est remonté après être descendu au profond des enfers et qui couvre la terre entière des rayons de sa lumière.

Célébrons l'ensevelissement du Fils unique et sa résurrection comme vainqueur, la joie du monde entier et la vie de tous peuples... 

Tout cela a été obtenu pour nous lorsque le Créateur s'est levé d'entre les morts, rejetant l'ignominie et transfigurant, dans sa splendeur divine, le périssable en impérissable.

Quelle est cette ignominie qu'il a rejetée ?

Isaïe nous le dit :

« Sans beauté ni éclat nous l'avons vu et sans aimable apparence, rebut de l'humanité » (53,2-3).

Quand donc a-t-il été sans gloire ?

Quand il portait sur les épaules le bois de la croix comme le trophée de sa victoire sur le diable.

Lorsqu'on a mis sur sa tête une couronne d'épines, lui qui couronne ses fidèles.

Lorsqu'ils ont revêtu de pourpre celui qui revêt d'immortalité ceux qui sont renés de l'eau et de l'Esprit Saint.

Lorsqu'ils ont cloué au bois le maître de la vie et de la mort... 

Mais celui qui était sans gloire a été transfiguré dans la lumière, et la joie du monde s'est réveillée avec son corps..

« Le Seigneur est roi, il s'est vêtu de beauté ! » (Ps 92,1)

Quelle beauté a-t-il revêtue ?

L'incorruptibilité, l'immortalité, la convocation des apôtres, la couronne de l’Église...

Paul s'en fait le témoin, écoutons-le : « Il convenait que ce qui est corruptible revête l'incorruptibilité et ce qui est mortel l'immortalité » (1Co 15,53).

Le psalmiste dit aussi :

« Ton trône est fixé dès l'origine, de tous temps c'est toi le Seigneur ; ton règne, un règne pour les siècles ; ton règne, un règne éternel qui ne sera pas détruit » (Ps 92,2; 145,13).

Et encore :

« Dieu règne, exulte la terre, que jubilent les îles nombreuses » (Ps 96,1).

A lui la gloire et la puissance, amen!

 

SAINT CHRYSANTHE
et SAINTE DARIE, QUI ÊTES-VOUS ?


Martyrs 
(† c. 283)

 

        Né en Égypte, Chrysanthe était fils d'un sénateur romain. Jeune encore, il accompagna son père dans la grande Rome où sa haute intelligence fut bientôt remarquée. Convaincu de la vanité des idoles, Chrysanthe cherchait la vérité qui délivrerait son âme des doutes qui la tenaillaient.

         On lui indiqua un vieillard réputé maître en sagesse, lequel n'eut pas de peine à dessiller les yeux du jeune néophyte. La vérité aussitôt connue, Chrysanthe l'embrassa avec ardeur et s'en fit l'apôtre enflammé. Son père jura de faire revenir son fils de ce qu'il appelait « ses superstitions et ses erreurs. » Caresses, prières, menaces, tout fut mis en œuvre, bien qu'inutilement. Cédant alors aux conseils de ses proches, le sénateur fit enfermer Chrysanthe dans son palais pour tendre à sa vertu le piège le plus dangereux. Comme les personnes amenées pour le séduire ne réussissaient pas à l'ébranler, on choisit la prêtresse Darie qui servait une idole dont le culte était regardé comme la sauvegarde de l'empire. Fameuse par ses attraits, par ses connaissances et par le charme de son élocution, cette vestale déploya tous ses artifices pour corrompre le jeune chrétien et l'amener à sacrifier aux faux dieux. Dans sa miséricorde, Dieu permit que cette femme devint elle-même la conquête de la grâce.

         Se voyant unis par les liens de la foi, de l'espérance et de la charité, Chrysanthe et Darie décidèrent de s'unir par un mariage virginal, afin de parvenir par la continence à une pureté de cœur plus parfaite, dans le but de le consacrer totalement à Dieu. Cette union sainte permit à Chrysanthe de retrouver sa liberté, lui donnant ainsi l'opportunité de continuer à prêcher Jésus-Christ. Sa chaste épouse imita cette conduite héroïque et bientôt de nombreuses conversions s'effectuèrent dans les hauts rangs de la société romaine.

         Une des plus remarquables conquêtes du courageux apostolat de saint Chrysanthe fut celle du tribun Claudius, de sa femme, ses deux fils, ses domestiques et soixante-dix soldats. Ces conversions éveillèrent des plaintes et des murmures qui parvinrent promptement aux oreilles du préfet Célérin qui fit arrêter immédiatement les jeunes époux. Après avoir subi divers supplices, saint Chrysanthe fut enfermé dans la prison Mamertine, tandis que l'on exposait sainte Darie dans un lieu de débauche. Cependant, le Seigneur veillait sur ses nobles serviteurs et tous deux sortirent indemnes de leurs épreuves.

         Outré de dépit en voyant ses intentions perverses contrecarrées, l'empereur les condamna à être enterrés vivants, supplice que l'on réservait ordinairement aux vestales infidèles. Les saints martyrs Chrysanthe et Darie expirèrent près de la porte Salaria.

LE POSSÉDÉ DE GADARA : LUC 8, 26-39 – 25/10/15

Guérison du possédé de Gadara enluminures.culture.frDans cet épisode évangélique , il s'agit du récit de ce qu’on appelle une "théophanie", une manifestation de la Divinité.

Le Seigneur Jésus Christ se manifeste comme le Seigneur de tous les mondes, visibles et invisibles. Il est le Seigneur des puissances, des esprits, des anges ; et tout est soumis à son pouvoir, y compris les démons, Satan, celui qui dans le Notre-Père est appelé le Malin.

Le mal dans le monde a une origine spirituelle. Il se produit à l’instigation de la Légion des anges créés bons mais révoltés par orgueil et par jalousie, selon les saints Pères.

Dieu en effet n’a rien créé de mauvais. Il n’a créé que du bien, du bon et du beau. Mais les créatures angéliques ont une liberté.

Comme le montre l’évangile de ce jour, les démons connaissent leur créateur et gémissent de crainte devant lui ; mais ils ne l’aiment pas et n’ont pas pour lui cette obéissance aimante qui est l’apanage des anges fidèles, des justes et des saints.

Exorcisé, le possédé veut rester près de Jésus, c’est le signe même de la sainteté :

*être près de Jésus, avec lui, à ses pieds, l’aimer et le servir, c’est le bonheur des amis de Dieu.

Or les démons, et ceux qu’ils inspirent ou possèdent, ne veulent pas être avec le Seigneur. Ils ne sont pas athées : au contraire, ils reconnaissent Dieu. Mais ils s’opposent à lui autant qu’ils le peuvent.

Jésus Christ se manifeste comme Dieu, et les hommes de ce village de Gadara, non loin de la Galilée, éprouvent une grande crainte mais non de la révolte comme le font les démons.

Par crainte, ils demandent à Dieu de s’éloigner. S’ils éprouvaient de l’amour, ils lui demanderaient de rester avec eux.

Celui qui éprouve de l’amour c’est l’exorcisé, et c’est à lui que le Seigneur Dieu, le Verbe incarné dit : « rentre chez toi et raconte ce que Dieu a fait pour toi ».

Si nous aimons Jésus, nous ferons sa volonté ; nous aurons conscience de tout ce qu’Il fait pour nous, pour notre famille, pour notre peuple, pour l’humanité entière ; nous le glorifierons comme Seigneur du ciel et de la terre ; et, par amour pour lui, par obéissance, nous publierons ses merveilles, comme le font tant de saintes personnes dans la Bible.

Notre monde a besoin de personnes qui aiment le Seigneur Jésus et qui témoignent de ce qu’Il fait pour eux. Le vécu est crédible ! Témoignons donc sans relâche, courageusement, humblement, avec gratitude et joie, pour le salut du monde entier !

(Radio Notre-Dame 25.10.15)

Saint Dimitrios, qui êtes-vous?

Dimitrios vécut à Thessalonique sous le règne de Dioclétien et Maximien (284-305). Il descendait de l'une des plus nobles familles de la province de Macédoine et était admiré de tous, non seulement pour la noblesse de son origine et la grâce de son apparence physique, mais aussi pour sa vertu, sa sagesse et sa bonté, qui le rendaient supérieur aux vieillards. Expert en l'art militaire, il avait été nommé, malgré son jeune âge, général des armées de Thessalie et proconsul de Grèce par Maximien Galère, le César pour la Grèce et la Macédoine. Mais ces honneurs ne parvinrent pas à faire perdre à Dimitrios le sens des réalités les plus essentielles. Le cœur touché par la foi au Christ et comptant pour rien toute la gloire de ce monde, il passait le plus clair de son temps à enseigner et à interpréter publiquement la parole de Dieu. Sa parole était si convaincante et sa vie toute de justice, de paix et d'amour pour ses frères en était une telle application pratique, qu'un grand nombre de païens s'étaient convertis, malgré la persécution lancée par l'empereur contre les Chrétiens.

aaaComme l'empereur Maximien venait de remporter de brillantes victoires contre les Scythes, de retour vers Rome, il s'arrêta à Thessalonique pour se faire acclamer par la foule et offrir des sacrifices d'action de grâces aux idoles. Certains païens de la ville, jaloux des succès de Dimitrios, profitèrent de la présence de l'empereur pour le dénoncer comme Chrétien. L'étonnement du tyran se changea en violente colère lorsqu'il apprit que Dimitrios ne se contentait pas de partager la foi des disciples du Christ, mais qu'il la propageait avec succès en profitant de sa place dans les assemblées officielles. Il fit comparaître Dimitrios et le fit enfermer dans un cachot situé dans les sous-sols malsains d'un bain qui se trouvait à proximité. Lorsque Dimitrios pénètra dans sa cellule, un scorpion approcha de son pied, se préparant à le piquer mortellement; mais, d'un simple signe de croix, le Saint le fit disparaître. On le laissa alors seul, dans l'humidité et les odeurs nauséabondes. Mais Dimitrios n'y prêtait pas attention, empli de joie qu'il était à la pensée de communier bientôt pleinement à la Passion salutaire du Seigneur; sa seule tristesse étant de devoir attendre la fin des festivités organisées pour le triomphe de l'empereur, pour accomplir son Martyre.

aaaComme il était de coutume en de telles circonstances, Maximien avait organisé dans l'amphithéâtre de Thessalonique des jeux et des combats de gladiateurs. Il avait emmené avec lui une sorte de géant, à la force herculéenne, nommé Lyaios, de la tribu des Vandales. Celui-ci était si fort et si habile dans le combat singulier, que personne ne pouvait lui résister. Un jeune garçon chrétien de la ville nommé Nestor, voyant le vain orgueil que tirait l'empereur à la vue des victoires de son protégé, décida de lui montrer que c'est au Christ seul qu'appartient la vraie puissance. Il courut vers le bain où était enfermé Dimitri os et lui demanda la protection de sa prière pour aller affronter le géant. Le martyr fit le signe de Croix sur le front et le coeur du jeune garçon et l'envoya, tel David au-devant de Goliath (cf. I Sam. 17). Il arriva à l'amphithéâtre au moment où les hérauts criaient partout à qui voudrait affronter Lyaios. Nestor s'avança alors devant l'empereur et jeta sa tunique à terre en criant: «Dieu de Dimitrios, viens à mon aide! » Dès le premier engagement, alors que le géant se ruait sur le frêle garçon, celui s'esquiva et le perça mortellement au coeur avec son couteau. Tous furent saisis de stupeur à la vue de ce prodige et se demandaient comment l'invicible barbare était si soudainement tombé sous les coups d'un enfant qui ne se confiait pas en sa force ni en ses armes. En fait celui-ci avait mis toute son espérance dans le Seigneur, le «Maître du combat», Lui qui livre leurs ennemis aux mains de ses fidèles. Au lieu de se soumettre à ce signe de la puissance souveraine de Dieu, l'empereur éclata de colère et ordonna qu'on se saisisse sur le champ de Nestor et qu'on aille lui trancher la tête en dehors de la ville. Comme il avait entendu Nestor invoquer le Dieu de Dimitrios, Maximien soupçonna ce dernier d'avoir usé de quelque sortilège et il donna l'ordre à ses soldats d'aller le tuer avec leurs lances au fond de son cachot, sans autre forme de procès. Quelques Chrétiens, qui étaient présents lors de l'exécution du Saint, attendirent le départ des soldats et ensevelirent son corps avec dévotion.

aaaLupus, le serviteur de Saint Dimitrios, était lui aussi présent. Avant qu'on l'ensevelisse, il prit la tunique du Martyr baignée de son sang et mit à son doigt la bague royale que celui-ci portait. Par l'intermédiaire de ces deux trophées, Lupus accomplit un grand nombre de miracles et de guérisons. Lorsque Maximien l'apprit, il envoya aussitôt ses soldats trancher la tête du fidèle serviteur.

aaaDieu ne voulut pas laisser inerte après sa mort, la grâce dont il avait rempli Saint Dimitrios; c'est pourquoi il fit couler de son corps un délicieux liquide parfumé, qui avait la propriété de procurer la guérison à tous ceux qui s'en oignaient avec foi dans l'intercession du Saint. A maintes reprises depuis mille six-cent ans, Saint Dimitrios a manifesté sa bienveillante protection sur la ville et les habitants de Thessalonique. Il les a protégés des assauts des barbares, combattant pour eux sur les remparts; les a sauvés des épidémies et des famines; a guéri les malades et consolé les affligés. Ses miracles sont si nombreux que celui qui voudrait les dénombrer ressemblerait à l'insensé qui désire compter les grains de sable.

Dimanche 25 Octobre 2015:   6 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix  (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

Par Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395), moine et évêque 
La Vie de Moïse, II, 231-233, 251-253 ; SC 1ter (trad. cf SC p. 265s) 

 

« Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route »

 

      [Sur le mont Sinaï, Moïse dit au Seigneur :

« De grâce, fais-moi voir ta gloire ».

Dieu lui répondit :

« Je ferai passer devant toi toute ma beauté..., mais tu ne peux pas voir ma face » (Ex 33,18s).]

Ressentir ce désir me semble provenir d'une âme animée d'amour à l'égard de la beauté essentielle, une âme que l'espérance ne cesse d'entraîner de la beauté qu'elle a vue à celle qui est au-delà...

Cette demande audacieuse, qui dépasse les limites du désir, c'est de ne pas jouir de la Beauté par des miroirs et des reflets, mais face à face.

La voix divine accorde ce qui est demandé par le fait même qu'elle le refuse... : la munificence de Dieu lui accorde l'accomplissement de son désir ; mais en même temps elle ne lui promet pas le repos ou la satiété...

C'est en cela que consiste la véritable vision de Dieu : dans le fait que celui qui lève les yeux vers lui ne cesse jamais de le désirer. C'est pourquoi il dit :

« Tu ne pourras pas voir mon visage »... 


      Le Seigneur, qui avait répondu ainsi à Moïse, s'exprime de la même façon à ses disciples, mettant en lumière le sens de ce symbole.

« Si quelqu'un veut me suivre », dit-il (Lc 9,23) et non : « Si quelqu'un veut me précéder ».

A celui qui lui adresse une prière au sujet de la vie éternelle, il propose la même chose :

« Viens, suis-moi » (Lc 18,22).

Or celui qui suit est tourné vers le dos de celui qui le conduit.

Donc l'enseignement que reçoit Moïse sur la manière dont il est possible de voir Dieu est celui-ci : suivre Dieu où qu'il conduise, c'est là voir Dieu... 


      Il n'est pas possible en effet à celui qui ignore le chemin de voyager en sécurité s'il ne suit pas le guide.

Le guide lui montre le chemin en le précédant ; celui qui suit alors ne s'écartera pas du bon chemin, s'il est toujours tourné vers le dos de celui qui le conduit.

En effet, s'il se laisse aller sur le côté ou s'il fait face à son guide, il s'engage dans une autre voie que celle que lui montre le guide.

C'est pourquoi Dieu dit à celui qu'il conduit :

« Tu ne verras pas mon visage », c'est-à-dire : « Ne fais pas face à ton guide ».

Car alors tu courrais en sens contraire de lui...

Tu vois combien il importe d'apprendre à suivre Dieu.

Pour celui qui le suit ainsi, aucune des contradictions du mal ne s'oppose plus à sa marche.

Saints Crépin et Crépinien, qui êtes-vous ?


Cordonniers et martyrs 
(† v. 285)

Crépin et Crépinien étaient des cordonniers romains. Ils faisaient des chaussures pour les pauvres, et vinrent à Soissons annoncer l'Évangile. Ils ont été martyrisés sous l'empereur Maximien.
Crépin et Crépinien furent saisis comme chrétiens et conduits à l'empereur Maximien, qui était de passage dans le nord des Gaules : 
« D'où êtes-vous, leur demanda Maximien, et quelle religion professez-vous ? 
“Nous sommes, répondirent-ils, de nobles romains qui avons émigré dans les Gaules pour y prêcher la foi chrétienne
Si vous persistez dans cette folie, leur dit l'empereur, je vous ferai périr d'une mort cruelle : si vous sacrifiez aux dieux, je vous comblerai de richesses et d'honneurs. 
Tu crois nous effrayer par tes menaces
, répondent les saints martyrs ; mais, pour nous, le Christ est la vie, et la mort est une grâce. Quant aux richesses et aux honneurs, nous les avons quittés volontairement ; garde-les pour tes amis. Si toi-même tu ne renonces pas à tes dieux, tu brûleras au fond de l'enfer.” »

Transporté de rage, Maximien abandonna les deux chrétiens à l'un des plus cruels exécuteurs des persécutions contre les chrétiens, nommé Rictiovarus, pour les torturer avec une violence extraordinaire. Rictiovarus leur fit enfoncer sous les ongles des roseaux pointus ; mais ces roseaux se retournèrent contre les bourreaux et en blessèrent plusieurs ; il les fit jeter ensuite, en plein hiver, avec des meules de moulin au cou, dans une rivière glacée, mais ils surnagèrent et ne sentirent pas le froid.

Ce fut ensuite le tour du supplice de la chaudière remplie de plomb fondu ; ce supplice fut inoffensif pour eux, comme les autres, mais une goutte jaillit sur l'œil du tortionnaire, qui en devint borgne. Sa fureur lui donna le courage de poursuivre, et les deux généreux martyrs furent jetés dans une autre chaudière bouillante, remplie d'un mélange de poix, de graisse et d'huile ; ils y entrèrent en chantant de pieux cantiques, et des anges vinrent les en faire sortir. 
Rictiovarus, fou de rage et sans doute saisi du démon, se jeta au milieu du brasier et s'y tordit dans le désespoir. Telle fut la fin de ce grand persécuteur, qui fit périr tant de chrétiens dans les Gaules.

Quant à Crépin et Crépinien, ils eurent la tête tranchée le lendemain. Le culte des saints Crépin et Crépinien est un de ceux qui sont restés les plus populaires ; des confréries furent établies sous leur vocable, de nombreuses églises bâties en leur honneur ; d'éclatants miracles furent obtenus par leur intercession.

Dimanche 25 Octobre 2015:   6 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix  (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 05:47
Salutation à saint Raphaël Archange:   Médecine du Ciel, je vous salue.  Guide si cher au jeune Tobie,  Acceptez que je vous offre mon coeur en tribut.  Guidez mes pas, éclairez-moi.  Vous qui avez délivré les yeux du vieux Tobie  Du voile qui les couvrait, et Sara d'Asmodée,  Daignez être pour moi, en cette vallée perfide,  Maître, protecteur, médecin et guide.  Amîn.

Salutation à saint Raphaël Archange: Médecine du Ciel, je vous salue. Guide si cher au jeune Tobie, Acceptez que je vous offre mon coeur en tribut. Guidez mes pas, éclairez-moi. Vous qui avez délivré les yeux du vieux Tobie Du voile qui les couvrait, et Sara d'Asmodée, Daignez être pour moi, en cette vallée perfide, Maître, protecteur, médecin et guide. Amîn.

Livre de Tobie 12,7-15.

L'ange Raphaël, seul avec Tobie et son fils, leur dit: " Il est bon de tenir caché le secret du roi, mais il est honorable de révéler et de publier les œuvres de Dieu.
La prière est bonne avec le jeûne, et l'aumône vaut mieux que l'or et les trésors.
Car l'aumône délivre de la mort, et c'est elle qui efface les péchés, et qui fait trouver la miséricorde et la vie éternelle.
Mais ceux qui commettent le péché et l'iniquité sont leurs propres ennemis.
Je vais donc vous découvrir la vérité, et je ne veux vous rien cacher.
Lorsque tu priais avec larmes et que tu donnais la sépulture aux morts; lorsque, quittant ton repas, tu cachais les morts dans ta maison pendant le jour, et que tu les mettais en terre pendant la nuit, je présentais ta prière au Seigneur.
Et parce que tu étais agréable à Dieu, il a fallu que la tentation t'éprouvât.
Maintenant, le Seigneur m'a envoyé pour te guérir, et pour délivrer du démon Sara, la femme de ton fils.
Je suis l'ange Raphaël, un des sept qui nous tenons en présence du Seigneur. "


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,1-15.

En ce temps-là, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.
Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d'aveugles, de boiteux et de paralytiques. Ils attendaient le bouillonnement de l'eau.
Car un ange du Seigneur descendait à certains temps dans la piscine, et agitait l'eau. Et celui qui y descendait le premier après l'agitation de l'eau, était guéri de son infirmité quelle qu'elle fût.
Là se trouvait un homme malade depuis trente huit ans.
Jésus l'ayant vu gisant et sachant qu'il était malade depuis longtemps, lui dit :
"Veux-tu être guéri ?" Le malade lui répondit : "Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi."
Jésus lui dit " Lève-toi, prends ton grabat et marche."
Et à l'instant cet homme fut guéri ; il prit son grabat et se mit à marcher. C'était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : "C'est le sabbat, il ne t'est pas permis d'emporter ton grabat."
Il leur répondit : " Celui qui m'a guéri m'a dit : Prends ton grabat et marche."
Ils lui demandèrent : "Qui est l'homme qui t'a dit : Prends ton grabat et marche ?"
Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était ; car Jésus s'était esquivé, grâce à la foule qui était en cet endroit.
Plus tard, Jésus le trouva dans le temple et lui dit : "Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire."
Cet homme s'en alla, et annonça aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.

Samedi 24 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Maxime de Turin

(?-v. 420), évêque 
Sermon pour le Carême ; CC Sermon 50, p.202-204 ; PL 57, 585A-586B (trad. Plazanet-Siarri, Migne/Brépols 1996, p.89) 

 

« Un ange du Seigneur descendait dans la piscine »

 

 

Le Sauveur devait instituer un baptême pour la rémission des péchés, et dont nous trouvons un emblème dans cette piscine et dans d'autres figures semblables. 


Dieu ordonna d'abord des purifications extérieures pour laver les souillures du corps et les taches qui n'existaient pas en réalité, mais qu'on regardait comme telles, par exemple, celles que l'on contractait par le contact d'un cadavre, par la lèpre ou par d'autres causes du même genre.

Dieu voulut ensuite que l'eau fût encore un remède efficace pour diverses maladies.

Pour nous préparer de plus près à la grâce du baptême, il ne se contente plus de purifier les souillures extérieures, il guérit encore les maladies.

Ceux qui approchent de plus près les rois, occupent aussi un rang plus éminent que ceux qui sont plus éloignés, il en est de même des figures de l'ancienne loi. 


Or, cette eau ne guérissait pas les malades en vertu de sa nature (autrement, elle aurait toujours eu cette efficacité), mais seulement lorsque l'ange descendait.

Il en est de même dans le baptême, l'eau n'agit point par elle-même, mais ce n'est qu'après avoir reçu la grâce de l'Esprit saint, qu'elle efface tous les péchés.

L'ange qui descendait du ciel agitait cette eau, et lui communiquait une vertu toute particulière contre les maladies, pour apprendre aux Juifs, qu'à plus forte raison le Seigneur des anges avait le pouvoir de guérir toutes les maladies de l'âme. 


Maintenant, chacun peut avoir accès ; car ce n'est point un ange qui vient agiter l'eau, mais le Dieu des anges qui opère toutes ces merveilles.

L'univers entier se présenterait que la grâce ne serait point épuisée, elle reste toujours la même ; de même que les rayons du soleil éclairent tous les jours qui se succèdent, sans qu'ils soient jamais épuisés, sans que la profusion avec laquelle le soleil répand sa lumière en diminue l'éclat ; ainsi, et à plus forte raison la multitude de ceux qui participent à la grâce de l'Esprit saint n'en amoindrit en rien l'efficacité toute divine.

Or, un seul homme était guéri après que l'eau était agitée, afin que ceux qui connaissaient la puissance de cette eau pour guérir les maladies du corps, instruits par une longue expérience, pussent croire plus facile

Saint Raphaël
Archange,qui êtes-vous ?

        L'Archange Raphaël est mêlé intimement à l'histoire de Tobie qui est si touchante et si pleine d'enseignements.

        Tobie est un Israélite captif à Babylone, qui est resté fidèle à son Dieu au milieu de la lâcheté générale qui a porté le grand nombre à adorer les idoles.

Il réconforte ses compatriotes, et, malgré les ordres du tyran, il ensevelit leurs morts pendant la nuit.

Il a perdu accidentellement la vue, et il se trouve dans le besoin. Gabélus de Ragès, qu'il a assisté autrefois, lui doit une somme d'argent qu'il pourrait réclamer.

Mais, comment risquer son jeune fils, tout seul, dans un voyage si long et si périlleux ?

Or, il se présente un homme qui paraît digne de confiance et qui s'offre à lui servir de guide.

Avec lui, le jeune Tobie part pour Ragès à travers la vallée du Tigre et à travers les montagnes.

Le voyage est fécond en péripéties, et Azarias sauve la vie de son jeune ami.

Suivant ses conseils, Tobie emporte le foie et le fiel d'un gros poisson qu'il a capturé ; il épouse Sara, la fille de son riche parent Raguel; il entre en possession de la dette de Gabélus.

        Quand les voyageurs sont de retour à Ninive, où Tobie commençait à se désespérer, le fiel du poisson, appliqué sur les yeux du vieillard lui rend la vue.

Émus de tant de bienfaits, Tobie et son fils offrent à Azarias la moitié de leurs biens.

Le mystérieux guide se fait alors connaître : il est l'Archange Raphaël, un des sept qui se tiennent devant le Seigneur ; il a été chargé par Dieu de noter toutes les bonnes actions de Tobie, sa fidélité, sa charité, sa patience, et de l'en récompenser.



Calvet & Martin

PRIERE AU SAINT ARCHANGE RAPHAËL :  Glorieux Archange saint Raphaël, grand prince de la cour Céleste, illustre par les dons de la sagesse et de la grâce, guide des voyageurs sur terre et sur mer, consolation des malheureux et refuge des pécheurs, je vous supplie de m'assister dans toutes mes nécessités et les peines de cette vie comme vous avez secouru le jeune Tobie dans ses pérégrinations.  Puisque vous êtes le remède de DIEU, je vous prie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités et mon corps des maux qui l'affligent, si cette grâce me convient.  Je vous demande en particulier une angélique pureté afin de mériter ainsi d'être le Temple Vivant du SAINT-ESPRIT.  Amîn

PRIERE AU SAINT ARCHANGE RAPHAËL : Glorieux Archange saint Raphaël, grand prince de la cour Céleste, illustre par les dons de la sagesse et de la grâce, guide des voyageurs sur terre et sur mer, consolation des malheureux et refuge des pécheurs, je vous supplie de m'assister dans toutes mes nécessités et les peines de cette vie comme vous avez secouru le jeune Tobie dans ses pérégrinations. Puisque vous êtes le remède de DIEU, je vous prie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités et mon corps des maux qui l'affligent, si cette grâce me convient. Je vous demande en particulier une angélique pureté afin de mériter ainsi d'être le Temple Vivant du SAINT-ESPRIT. Amîn

POUR LA PRIERE: LA FOI PURE ET UNE INTENTION DROITE SUFFISENT

Comme la foi est la seule clef qui nous fait entrer dans tous les mystères de Jésus et de Marie renfermés dans le saint Rosaire, il faut le commencer en récitant le Credo avec une grande attention et dévotion, et plus notre foi sera vive et forte, et plus le Rosaire sera méritoire.

Il faut que cette foi soit vive et animée par la charité, c'est-à-dire que pour bien réciter le saint Rosaire, il faut être en grâce de Dieu ou dans la recherche de cette grâce; il faut que la foi soit forte et constante, c'est-à-dire qu'il ne faut pas chercher dans la pratique du saint Rosaire seulement son goût sensible et sa consolation spirituelle.

Cela veut dire qu'il ne faut pas l'abandonner parce qu'on a une foule de distractions involontaires dans l'esprit, un dégoût étrange dans l'âme, un ennui accablant et un assoupissement presque continuel dans le corps.

Il n'est pas besoin de goût ni de consolation, ni de soupirs, ni d'élans, ni de larmes, ni d'application continuelle de l'imagination, pour bien réciter son Rosaire. La foi pure et la bonne intention suffisent.

(St L-M Grignon de Montfort)

 

Le Saint  Martyr ARÉTHAS et ses compagnons

Sous le règne du pieux empereur de Byzance Justin (vers 523), le Saint roi Elesbaan1 régnait à Axoum sur le royaume d'Ethiopie.

Le royaume voisin d'Arabie (l'ancienne Saba et l'actuel Yemen)2était lui aux mains d'un juif cruel et belliqueux, Dhû-Nowas, qui ne cessait d'assaillir le royaume Chrétien d'Ethiopie.

A la suite de brillantes victoires, Elesbaan était parvenu à le soumettre, à pénétrer jusque dans son royaume et à le contraindre à payer tribut.

Après quelque temps toutefois Dhù-Nowas réussit à lever une puissante armée et à s'attaquer aux villes chrétiennes de son royaume, afin d'en exterminer tous ceux qui refuseraient de renier le Christ et de piétiner la Sainte et Vivifiante Croix.

Il se dirigea alors vers la ville de Nedjran (dans le Yémen du Nord), cité riche et fortement peuplée, qui était chrétienne depuis le règne de Constance, fils de Saint Constantin le Grand (337-360).

A la tête de la cité et de sa région siégeait un sage et vénérable vieillard à la barbe blanche, Aréthas, dont la vertu était renommée et respectée par tous. Après avoir disposé ses douze mille hommes pour le siège, Dhû-Nowas se mit à provoquer les défenseurs de la ville du bas des remparts, leurs criant mille menaces et leur promettant de tous les passer au fil de l'épée, s'il ne se livraient pas et ne reniaient pas leur foi.

A sa déception, il vit que ses menaces n'avaient pour effet que de renforcer encore l'ardeur des Chrétiens à répandre leur sang pour le Christ.

Craignant alors un siège qui pourrait lui coûter des pertes importantes, il décida de changer de tactique et employa la ruse. A force de flatteries et de promesses mensongères, le fourbe parvint à décider les notables à le laisser pénétrer avec une petite escorte dans la ville, pour une visite protocolaire, en tant que souverain de la région. On lui ouvrit donc les portes, plein de confiance en ses promesses et en la protection de Dieu.

Affable et souriant, Dhû-Nowas montra une amabilité qui lui était peu coutumière et loua fort la ville pour la richesse de ses monuments, sa prospérité et la concorde de ses habitants.

En s'en allant, il invita les chefs du peuple et les notables à venir le lendemain visiter son camp. Lorsqu'au matin, on ouvrit les portes pour en laisser sortir les notables, à la tête desquels se trouvait Saint Aréthas, Dhû-Nowas donna l'ordre de tous les capturer.

Profitant de l'émotion et de la confusion qui s'étaient emparées des habitants de la cité, ses soldats y pénétrèrent et s'en emparèrent en un clin d'oeil.

Le tyran s'en prit d'abord au Saint Evêque Paul, mort deux années auparavant.

Il se fit ouvrir son tombeau et donna l'ordre de jeter au feu ses Saintes Reliques, qui étaient vénérées avec ferveur par les habitants.

Il fit ensuite brûler vifs tous les Prêtres, Clercs, moines et moniales de la ville, au nombre de 427. Puis ce furent 127 pieux laïcs qui offrirent leur vie au Christ en ayant la tête tranchée.

Dhù-Nowas fit aussi comparaître devant lui une riche et noble veuve, qu'il essaya de convaincre par des promesses, puis par les menaces d'effrayants supplices. Voyant sa mère insultée par le tyran et maltraitée par ses soldats, la fille de la noble femme se précipita vers Dhû-Nowas et lui cracha au visage.

Plein de rage celui-ci fit sur le champ couper la tête de la jeune fille de douze ans; et, comble de cruauté, il contraignit sa mère à boire une coupe du sang de la fillette, avant d'être à son tour décapitée.

Le lendemain, le tyran, siégeant sur un trône élevé, fit comparaître devant lui Saint Aréthas et ses 340 compagnons.

Aréthas était si vieux et si affligé par les tourments qui s'abattaient sur ses concitoyens qu'on dut le porter jusqu'au lieu du jugement.

Malgré sa vieillesse, il montra devant le roi une assurance et une bravoure dignes de la fougue d'un jeune guerrier.

Avec douceur et sérénité, il encourageait ses compagnons à achever la voie de la perfection par le Martyre, à s'offrir avec allégresse à la participation de la Passion du Seigneur, pour avoir part à la jouissance éternelle de Sa gloire.

En entendant ses exhortations, le peuple versait de chaudes larmes et d'une seule voix assurait le Saint que la charité qui les avait unis dans cette vie passagère resterait indissoluble jusque dans la mort et que tous étaient prêts à recevoir avec lui la couronne du Martyre.

Devant leur inébranlable résolution, le roi abandonna toute autre tentative de les faire renier leur foi et ordonna de les décapiter près du fleuve.

Après une dernière prière, les Martyrs échangèrent un saint baiser, comme les Prêtres qui se préparent à célébrer le Saint Sacrifice et, premier d'entre eux, Aréthas eut la tête tranchée.

Les autres s'oignirent pieusement le front avec le sang du Saint, et s'offrirent avec joie à la mort.

Une femme et son enfant de trois ans vint quelques instants après l'exécution sur les lieux,afin de s'oindre elle aussi de quelques gouttes du sang des Martyrs.

Les soldats la capturèrent et la présentèrent au tyran. Aussitôt, celui-ci donna l'ordre de la brûler vive. Comme le jeune oiseau privé de sa mère, l'enfant criait de détresse. Touché par la beauté et la charme du petit, le roi le prit sur ses genoux et tenta de le consoler. Son étonnement fut grand cependant lorsqu'après avoir demandé à l'enfant ce qu'il désirait le plus, il entendit le petit lui bredouiller qu'il ne demandait qu'à partager avec sa mère le Martyre. -«Mais qu'est-ce que le Martyre?»

lui demanda-t-il. - «C'est mourir pour le Christ, pour revivre à nouveau», répondit le nourrisson. -«Mais sais-tu seulement qui est ce Christ?» - «Viens à l'église et je te montrerai», répliqua l'enfant plein d'assurance. Rien ne pouvait parvenir à ébranler la décision de cet enfant plus sage que beaucoup de vieillards de ce monde.

Et lorsqu'il vit que l'on jetait sa mère au feu, il se dégagea d'un coup des bras du roi, courut vers le brasier et sans hésiter pénétra dans les flammes pour la rejoindre et être, avec elle, uni au Christ.

Le bruit de ces massacres parvint jusqu'aux oreilles du pieux Justin à Constantinople. Celui-ci écrivit au Patriarche d'Alexandrie, Astérios, de décider le roi d'Ethiopie Elesbaan à lancer une expédition de représailles contre le cruel Dhû-Nowas.

Astérios réunit les moines de Nitrie et des autres déserts, qui célébrèrent des Vigiles de prières et jeûnèrent pour la réussite de l'expédition et la libération des Chrétiens.

Elesbaan craignait de ne pouvoir vaincre et désirait un signe de Dieu. Aussi se rendit-il chez un ermite réputé de son royaume. Celui-ci lui assura que par les prières et les larmes de l'empereur Justin, du Patriarche d'Alexandrie et de ses moines, et des siennes propres, Dieu livrerait l'impie entre ses mains de manière si sûre qu'il lui commanda de ne prendre que vingt jours de vivres pour ses troupes.

L'armée chrétienne combattit vaillamment et reconquit rapidement, avec l'aide de Dieu, la ville de Nedjran et la région de Momérite. Le roi Elesbaan fut l'instrument de la colère de Dieu à l'égard des juifs et des ennemis des Chrétiens. Il fit installer un nouvel Evêque dans la ville (St Grégentios, fêté le 19 déc.), fit édifier de nouvelles églises avec la fortune que Saint Aréthas avait laissée, puis retourna en paix sur ses terres.

1. Appelé aussi Caleb. Sur la première mission chrétienne en Abyssinie, cf. la vie de Saint Frumence: 30 novembre.
2. Appelé encore royaume d'Himyar ou Homer.

 

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Saint RAPHAËL, archange, protecteur des voyageurs

 

Mémoire des saints :

FÉLIX, martyr avec ses compagnons à Thibare n († 303)

MAGLOIRE, évêque de Dol († 586)

MARTIN, abbé à Vertou († 601)

NORTBURGE, vierge à Cologne († VIIIe s.)

SENOCH, abbé à Tiffauges († 579)

 

Temporal :                                  

 2 Th 3/1-8                                  

3 1 Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur se répande et soit estimée comme elle l'est chez vous, 2 et que nous soyons délivrés des hommes méchants et pervers; car tous n'ont pas la foi. 3 Mais le Seigneur est fidèle; il vous affermira et vous préservera du mal. 4 À votre endroit, nous avons dans le Seigneur pleine confiance que vous faites et ferez ce que nous vous recommandons. 5 Que le Seigneur oriente vos cœurs vers l'amour de Dieu et la patience du Christ. 6 Frères, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, nous vous enjoignons de vous tenir à distance de tout frère vivant dans la paresse, sans observer la tradition que vous avez reçue de nous. 7 Vous savez vous-mêmes ce que vous avez à faire pour nous imiter. Nous n'avons pas vécu parmi vous dans ce dérèglement; 8 nous n'avons mangé sans rétribution le pain de personne; mais, nuit et jour, avec fatigue et avec peine, nous avons travaillé pour n'être à charge à personne d'entre vous.

 

 Mc 10/46-52                            

46 Ils arrivent à Jéricho. Comme Jésus en sortait avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis au bord de la route. 47 Il apprit que c'était Jésus de Nazareth, et se mit à crier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi! » 48 Plusieurs le gourmandaient pour le faire taire; mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi! » 49 Jésus s'arrêta et dit : « Appelez-le. » On appelle l'aveugle avec ce conseil : « Courage! Lève-toi, il t'appelle. » 50 L'aveugle jeta son manteau et, d'un bond, vint à Jésus. 51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je te fasse? »_« Maître, lui répondit l'aveugle, que je recouvre la vue. » 52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » Aussitôt il recouvra la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

 Sanctoral Saint Raphaël :        

 To 12/7-15                               

7 S'il est bien de cacher le secret du roi, il est digne d'autre part de publier les œuvres de Dieu et de lui rendre grâces. Témoignez-lui la reconnaissance qu'il mérite. Faite le bien, et le malheur ne vous atteindra pas. 8 Mieux vaut une prière sincère et l'aumône dans la justice que la richesse née de l'iniquité. Mieux vaut faire l'aumône qu'accumuler de l'or. 9 L'aumône protège de la mort et purifie toute faute. Celui qui fait l'aumône est rassasié de jours. 10 Tandis que le pécheur et l'homme malfaisant sont les ennemis de leur propre vie.11 « Je vous dirai toute la vérité et ne vous cacherai rien. Je vous ai tantôt déclaré qu'il est bien de garder le secret du roi, mais de révéler dans leur splendeur les actions de Dieu. 12 Quand tu priais en même temps que Sarra, c'était moi qui présentais devant la gloire de Dieu vos supplications. Et je faisais de même lorsque tu enterrais les morts. 13 Quand tu n'as pas hésité à te lever, à laisser ton repas et à partir ensevelir un mort, 14 j'ai été dépêché par Dieu pour t'éprouver, mais aussi pour te guérir ainsi que Sarra, ta belle-fille. 15 Je suis Raphaël, un des sept anges qui se tiennent devant la gloire de Dieu et font pour lui toute démarche. »

 

 Jn 5/1-9

5 1 Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. 2 Or à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda; elle compte cinq portiques. 3 Sous ces portiques gisaient un grand nombre de malades, des aveugles, des boiteux, des impotents (qui attendaient le bouillonnement de l'eau. 4 L'ange du Seigneur, en effet, descendait par intervalles dans la piscine et mettait l'eau en mouvement; et, quelle que fût son infirmité, le premier à s'y plonger après l'agitation de l'eau était guéri.) 5 Il y avait là un homme malade depuis 38 ans. 6 Jésus l'aperçut couché; le sachant depuis si longtemps dans cet état, il lui dit : « Veux-tu guérir? »_ 7 « Seigneur, lui répondit le malade, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau bouillonne; et pendant que j'y vais, un autre y descend avant moi. » 8 Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat, et marche. » 9 À l'instant l'homme fut guéri, prit son grabat et se mit à circuler.

 

PRIÈRE ET CONSÉCRATION À SAINT RAPHAËL 
POUR LE JOUR DE SA FÊTE:

 

 

O saint Raphaël, grand prince de la cour céleste, l'un des sept Esprits qui se tiennent devant le trône du Très-Haut, moi ....... en présence de Marie Immaculée, notre Reine, et des neuf chœurs des Anges, je me consacre à vous, pour être un de vos serviteurs tout le temps de ma vie. Je ne passerai pas un jour sans vous vénérer et vous offrir mes humbles hommages.
Autant qu'il dépendra de moi, je contribuerai à ce que d'autres vous honorent aussi, afin que nous éprouvions ensemble les effets de votre protection.

 

O saint Archange, agréez mon offrande et recevez-moi au nombre de vos protégés, qui connaissent par expérience la valeur de votre patronage.

 

Guide des voyageurs, dirigez-moi pendant le pèlerinage de cette vie !

 

Protecteur de ceux qui sont en danger, délivrez-moi de tous les périls qui peuvent menacer mon âme et mon corps.

 

Refuge des malheureux, secourez-moi dans mon indigence spirituelle et corporelle.

 

Consolateur des affligés, dissipez les douleurs qui tiennent mon cœur oppressé et mon esprit dans l'angoisse.

 

Médecin des malades, guérissez les infirmités de mon âme et conservez-moi la santé, pour que je l'emploie à servir d'une manière plus fervente notre commun Seigneur.

 

Protecteur des familles, jetez sur la mienne un regard de bonté ; que mes parents et mes biens éprouvent l'effet de votre patronage.

 

Protecteur des âmes tentées, délivrez-moi de toutes les suggestions de l'infernal ennemi et ne permettez pas que je tombe jamais dans ses filets.

 

Bienfaiteur des âmes charitables, je sais combien il vous plaît que vos protégés s'exercent à la charité envers le prochain. Pour jouir de vos bienfaits, je prends en votre présence la résolution de ne jamais négliger l'occasion de venir en aide à mon prochain, selon l'étendue de mes ressources.
Acceptez mon humble offrande, ô saint Archange, et faites-moi la grâce de goûter, pendant toute ma vie et au moment de ma mort, les effets de votre protection et de votre assistance.

 

Amîn.

Samedi 24 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,1-9.

À ce moment, des gens qui se trouvaient là rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Samedi 24 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prière d'un pénitent au Dieu Miséricordieux

Par  Guillaume de Saint-Thierry

(v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien 
Oraisons méditatives, n° 5 (trad. cf. Pain de Cîteaux, 21 et SC 324, p. 99) 


 

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez »

 

Pauvre de moi, ma conscience m'accuse sans cesse et la vérité ne peut pas m'excuser en disant :

il n'a pas su ce qu'il faisait.

Pardonne donc, Seigneur, au prix de ton précieux sang, tous les péchés où je suis tombé, consciemment ou inconsciemment... Oui, Seigneur, j'ai vraiment péché, et volontairement, et beaucoup.

Après avoir reçu la connaissance de ta vérité, j'ai offensé l'Esprit de grâce ; pourtant, lors de mon baptême, il m'avait accordé gratuitement la rémission des péchés.

Mais moi, après avoir reçu la connaissance de ta vérité, je suis revenu à mes péchés, « comme le chien à son vomissement » (2P 2,22 ; Pr 26,11). 


Ô Fils de Dieu, t'ai-je foulé aux pieds en te reniant ? Pourtant je ne peux pas dire que Pierre, en te reniant, t'a foulé aux pieds, lui qui t'aimait si ardemment, même s'il t'a renié une première fois, une deuxième et une troisième fois...

À moi aussi Satan a parfois réclamé ma foi pour la passer au crible comme du froment ; mais ta prière est descendue jusqu'à moi, de sorte que ma foi n'a jamais failli (Lc 22,31-32), elle ne t'a pas abandonné...

Tu sais combien j'ai toujours voulu adhérer à la foi en toi ; toi donc, garde-moi dans cette volonté jusqu'au bout. 

Toujours j'ai cru en toi..., toujours je t'ai aimé, même quand j'ai péché contre toi.

Mes péchés, je les regrette, et à en mourir.

Mais de mon amour, je n'ai aucun regret, sinon de ne pas t'avoir aimé autant que je l'aurais dû.

 

Samedi 24 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 15:19
“Telle est la tâche de l'homme : conquérir l'espace et sanctifier le temps.”

“Telle est la tâche de l'homme : conquérir l'espace et sanctifier le temps.”

Attention : dans la nuit du 24 au 25 octobre 2015 nous passerons à l'heure d'hiver.

 

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GBPicsOnline.de - Winterzeit GB

 

Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Inscriptions:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly,

61300 CHANDAI (France)

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

 

Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Samedi précédent à 15h Place du Chatelet (Metro Chatelet)

 

 

*Pour confessions,accompagnements spirituels,prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérisons intérieures, etc...

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !
Attention, les amis ! Pas d'excuse pour arriver en retard à la Messe de dimanche ! Dans la nuit du 24 au 25 octobre 2015 nous passerons à l'heure d'hiver.

5 clés pour sanctifier le temps

Source: "Famille Chrétienne",ARTICLE du| 06/08/2012 | Numéro 1799 | Par Samuel Pruvot

 

Dans la Règle qu’il rédige au VIe siècle pour ses moines, saint Benoît de Nursie fait du temps un allié stratégique. Au lieu de prendre son temps sur la Terre, le contemplatif doit multiplier les bonnes œuvres dans l’attente du Ciel. Sous le regard de Dieu.

Clé n° 1 : entrer dans le temps de Dieu

Le secret du moine est de vivre  « sous le regard de Dieu ». Plus il sera conscient de cette vérité, plus il permettra à l’éternité de faire irruption dans son existence. Dans son combat spirituel journalier, le temps de Dieu apparaît comme un havre de paix toujours accessible.

Dans le chapitre 4 de sa Règle (les instruments des bonnes œuvres,) saint Benoît affirme : « Partout, être sûr que Dieu te regarde ». Il précise au chapitre 19 (sur le chant des Psaumes) : « Nous croyons ceci : Dieu est présent partout , et partout les yeux du Seigneur regardent les bons et les méchants ». Dans la grisaille du temps ordinaire, la présence extraordinaire de Dieu n’est jamais loin. Des pépites d’or gisent un peu partout, au fond du fleuve des jours qui nous emporte.

 

Clé n° 2 : profiter du temps présent pour changer de vie

Pour les moines, le « Carpe diem » du poète Horace n’est pas de mise. Si le monde se livre à une quête plus ou moins effrénée du plaisir, le monastère reste le lieu de l’effort. L’impératif n’est pas de jouir du temps présent, mais d’en profiter pour se convertir. Dans le Prologue de sa Règle, saint Benoît invite ses disciples à « revenir [à Dieu] par le labeur de l’obéissance ». À rebours  de nos mentalités hédonistes, le père des moines est convaincu que le temps n’est pas un capital à dilapider mais un moyen de se sanctifier.

Dès le premier chapitre, la Règle invite le moine à emprunter la porte étroite de l’Évangile. Le moine doit apprendre l’obéissance. Saint Benoît n’est pas tendre avec les religieux qui s’offrent du bon temps en contournant toute forme d’autorité : « La troisième espèce de moines, laquelle est détestable, est celle des sarabaïtes. Ils n’ont d’autres lois que la satisfaction de leurs désirs ; tout ce qu’ils préfèrent ils le tiennent pour saint ».

La Règle estime que « le premier degré de l’humilité est l’obéissance accomplie sans retard. Elle est propre à ceux qui n’ont rien de plus cher que le Christ ». L’empressement à changer de vie est la marque du chrétien. Alors que notre pente naturelle consiste en général à capituler devant nos faiblesses, par dépit ou paresse. D’un côté le mouvement, de l’autre la fixation.

 

 Clé n° 3 : ne pas attendre, car le temps presse

 Dans la Règle, le temps est précieux. Le moine doit le faire fructifier comme un bon ouvrier à qui le Maître demandera des comptes. Saint Benoît promeut une sorte de capitalisme avant la lettre où le gain spirituel est à la mesure du zèle et des bonnes actions. Le chapitre 48 (sur le travail manuel) prévient ainsi les postulants : « La paresse est l’ennemie de l’âme. Les frères doivent être occupés à travailler de leurs mains. À d’autres moments, ils doivent être occupés à la lecture de 
la parole de Dieu ».

Il ne faut donc pas perdre son temps. Et saint Benoît, dans son Prologue, invite les moines à se presser sur le chemin de la conversion : « Courez, pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne vous enveloppent ». Le chrétien ressemble au marathonien. Il se donne de la peine pour arriver au but, sans jamais s’arrêter. Saint Benoît fait toutefois remarquer qu’avec la grâce de Dieu, « le cœur se dilate et l’on court sur la voie des commandements de Dieu avec une douceur d’amour inexprimable ».

 

Clé n° 4 : rythmer le temps par la prière

 Contrairement à l’image d’Épinal, la vie contemplative signifie moins l’arrêt du temps que son accélération. La Règle de saint Benoît introduit un rythme soutenu auquel les moines doivent se conformer. Pas de 35 heures chez les Bénédictins, ni de jours fériés (à ne pas confondre avec les fêtes liturgiques). L’horloge monastique fonctionne avec la prière des offices. Jour et nuit. Le chapitre 16 de la Règle indique : « Le Prophète dit : “Sept fois par jour, j’ai dit ta louange”. Ce nombre sacré de sept, voici comment nous le garderons : en accomplissant les devoirs de notre service à laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres et complies ».

L’homme moderne sait combien le temps peut devenir corrosif quand mille obligations l’éloignent de l’essentiel. Saint Benoît oblige au contraire les moines à toujours revenir au centre. À heures fixes. Des respirations surnaturelles sans les-quelles l’homme s’essouffle et perd son temps.

 

 Clé n° 5 : préparer la fin des temps

  Pour saint Benoît, le temps a un sens. La ligne bleue des Vosges du moine, c’est la Jérusalem céleste. C’est pour parvenir à cette destination que les religieux se fatiguent sur la Terre. Le Prologue est explicite : « Marchons dans ses sentiers, afin que nous méritions de voir dans son Royaume Celui qui nous a appelés ».

La Règle permet de tirer le meilleur parti du temps présent. Mais sans jamais oublier son objectif ultime. Saint Benoît le confirme dans son Épilogue : « Donc toi – c’est-à-dire tout homme qui se presse vers la patrie du Ciel –, pratique jusqu’au bout, avec l’aide du Christ, cette toute petite Règle écrite pour des débutants ». Il est toujours temps de s’en inspirer.

Samuel Pruvot

Attention, les amis ! Pas d'excuse pour arriver en retard à la Messe de dimanche ! Dans la nuit du 24 au 25 octobre 2015 nous passerons à l'heure d'hiver.
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 08:35
Vendredi 23 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Inscriptions:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly,

61300 CHANDAI (France)

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

 

Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Samedi précédent à 15h Place du Chatelet (Metro Chatelet)

 

 

*Pour confessions,accompagnements spirituels,prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérisons intérieures, etc...

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !

Lettre aux Hébreux 7,23-27.

Mes frères, il y eut plusieurs prêtres, parce que la mort les empêchait de l'être toujours.
Jésus, au contraire, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui ne se transmet point.
De là vient aussi qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, puisqu'il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
Tel est, en effet, le grand prêtre qu'il nous fallait, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et élevé au-dessus des cieux ;
qui n'a pas besoin, comme les grands prêtres, d'offrir chaque jour des sacrifices d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, — car ceci, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24,42-47.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre maître viendra.
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle veille le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra.
Quelqu'un donc est-il le serviteur fidèle et prudent que le maître a établi sur les gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu,
heureux ce serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera agissant ainsi !
En vérité, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens.

Vendredi 23 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par la Bienheureuse Teresa de Calcutta

(1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité 
Jesus, The Word to be spoken, ch. 10 (trad. Jésus, celui qu'on invoque, Nouvelle Cité 1988, p. 130) 

 

« Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail »

 

S'il nous arrive parfois d'avoir l'impression que le Maître est parti, n'est-ce pas parce que je me suis éloignée de l'une ou l'autre sœur ?

Il est une chose qui nous assurera toujours le ciel :

les actes de charité et la gentillesse dont nous aurons rempli notre vie.

Nous ne saurons jamais quel bien peut provoquer un simple sourire.

Nous disons aux hommes combien Dieu est grand, compréhensif, indulgent :

en sommes-nous la preuve vivante ?

Peuvent-ils réellement se rendre compte que cette grandeur, cette compréhension, cette indulgence vivent en nous ?

Vendredi 23 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Le parfum du Christ
2° Lettre aux Corinthiens 2,15-17
Nous sommes pour Dieu la bonne odeur du Christ, pour ceux qui vont vers leur salut comme pour ceux qui vont vers leur perte.
 
La bonne odeur des mots.
La bible est pleine de mots qui ne m’inspiraient guère. Des histoires compliquées, d’un temps bien révolu. D’étranges personnages, des rythmes, des saisons qu’on ne comprenait pas. Les mots, l’un après l’autre, fixés là sur la page, monotones, distants. On m’avait pourtant dit qu’ils avaient le pouvoir de redonner la vie à l’homme désemparé. J’avais croisé des sages inspirés qui connaissaient par cœur et citaient sans s’arrêter des colonnes tout entières du livre poussiéreux parqué sur l’étagère. 

Mais je ne savais pas que les mots prennent vie en devenant parole. J’ignorais que les pages racontaient une histoire, l’histoire que je vis, sans encore la comprendre. Des mots, redécouverts, qu’on est allé chercher au fond de son angoisse, au sommet de la joie. Des mots, banals et simples, qui dénichent à grand peine là où le Dieu caché se montre ou se devine, mêlé à nos destins. Alors moi aussi, j’ai mis ma vie en mots. J’ai osé formuler mes révoltes secrètes, j’ai retrouvé les lettres qui collent à ma chair. La passion fracassante, le bonheur imprévu, la trahison, le deuil, la fatigue d’aimer. Et ces mots, doucement, se sont mis à danser. Ils rejoignaient les mots consignés dans le Livre, ils chantaient avec eux. Bientôt, je trouvais dans la Bible les mots qui me manquaient. Comme le parfum unique que l’ on cherche longtemps pour épouser sa peau. Ils ne trahissent rien, ils disent seulement, que Christ me libère, m’apprenant à parler.
(Source:Signe dans la Bible)
Vendredi 23 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Le retour du prodigue allait durer neuf ans, harcelé par la Vierge du Rosaire

Louis-François Budenz, l'un des principaux chefs du communisme en Amérique, était né dans un foyer chrétien très fervent de l'Etat d'Indiana. A vingt ans, il quitte la maison, car il aime une femme divorcée.

Tribun de toutes les revendications prolétariennes, plus de vingt fois il est arrêté et emprisonné. De 1935 à 1945, il mène le combat comme journaliste et comme membre du Comité national du parti communiste aux Etats-Unis.  

Tel jour de 1936, il se retrouve en tête-à-tête avec Mgr Fulton Sheen, dans un bar de New York. Mais soudain, le prêtre coupe les tirades du fameux débatteur : "Et maintenant parlons un peu de la Vierge !".

Cette longue heure "de Marie" lui rend un instant sa paix intime de premier communiant, mais le retour du prodigue allait durer neuf ans, harcelé par la Vierge du Rosaire.

Depuis, le journaliste converti a écrit Voici mon histoire pour qu'éclate au grand jour que cette histoire est un long cheminement de trente-cinq années sous la douce étoile de Marie. Le livre est dédié à l'Immaculée Conception. 

www.mariedenazareth.com

Vendredi 23 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

DU BONHEUR DE LA VIE ETERNELLE ET DE LA PAUVRETE DE LA VIE PRESENTE

(St Jean Chrysostome)

Cette homélie qui a été certainement prononcée à Antioche, quoiqu'on ignore en quelle année, roule sur différents objets de morale.

L'orateur, après avoir loué ceux qui l'écoutent pour leur zèle à venir entendre la parole sainte, montre :

1° en quoi consistent la vraie grandeur et la vraie principauté.

2° Combien les avantages spirituels l'emportent sur les avantages temporels.

3° Quelle est la différence de la vie présente et de la vie future.

4° Enfin (et c'est l'article sur lequel il s'étend davantage), comment Jésus-Christ nous a rendu faciles les préceptes les plus sublimes , en les pratiquant lui-même, et en nous mettant sous les yeux les prix et les récompenses.

 5° et 6° Exhortation.

 

1. La chaleur est excessive, les rayons du soleil sont brûlants; mais votre ardeur à entendre nos instructions n'en est pas ralentie. Tel est l'auditeur vigilant et attentif; fortifié par son amour pour la parole sainte, il supporte tout aisément pour satisfaire cette passion noble et spirituelle. Rien n'est capable de l'arrêter ni les excès de la chaleur, ni les embarras des affaires, ni tous les soins de la vie présente; tandis que l'auditeur négligent et lâche ne peut être animé ni par la douceur de la température, ni par la tranquillité du loisir, ni par la sécurité d'un état paisible. Vous, mes frères, vous êtes bien différents. Aussi je vous préfère à tous les habitants d'Antioche; je vous regarde comme la partie principale de cette ville célèbre : votre ardeur et votre vigilance sont toujours les mêmes, et vous suivez attentivement toutes nos instructions. Ce temple est pour moi plus auguste que les palais des princes. Les faveurs qu'on accorde dans ces palais, quelles qu'elles puissent être, se terminent avec la vie , elles sont sujettes à mille révolutions. Ici, au contraire, on jouit de la plus grande sûreté; les honneurs sont à l'abri de tout changement , les pouvoirs ne finissent jamais, et loin d'être interrompus par le trépas, c'est alors qu'ils sont plus assurés.

Ne me parlez point d'un homme porté sur un char magnifique, avec une contenance fière, environné de gardes, et précédé d'un héraut dont la voix le proclame et l'annonce : ce n'est pas à ces marques que je reconnais le prince, mais à l'état de son âme. S'il commande à ses passions , s'il triomphe de ses vices, s'il se rend maître de sa cupidité, s'il règle ses désirs, s'il n'est pas consumé par l'envie, s'il n'est pas entraîné par la folle passion d'une vaine gloire, s'il ne redoute pas la pauvreté, s'il n'appréhende pas de revers fâcheux, si cette appréhension ne le glace pas d'épouvante : c'est à ces marques que je reconnais le prince, c'est là la vraie principauté. Si, commandant aux hommes, il obéit à ses passions, je prétends qu'il est le plus esclave de tous les esclaves. Et comme celui qui est dévoré par une fièvre intérieure, quoique rien ne paraisse au dehors, et que la plupart ne s'en aperçoivent pas, est déclaré par les médecins attaqué d'une fièvre dangereuse; de même celui dont l'âme est asservie à ses passions, quoique tout au dehors annonce le contraire, je le déclare esclave, parce qu'il est dominé intérieurement par la tyrannie de ses mauvais désirs ; je le déclare malade, parce qu'il est brûlé intérieurement par la fièvre des vices. Celui qui a secoué le joug des passions, que ses mauvais désirs ne dominent pas, qui n'éprouve pas une crainte déraisonnable de la pauvreté, de l'infamie, de tout ce qu'on regarde comme triste dans le monde, fût-il revêtu de haillons, habitât-il une prison, fût-il chargé de chaînes, est à mes yeux le plus libre de tous les hommes libres, le plus prince de tous les princes. Les pouvoirs de cet empire ne s'achètent pas à prix d'or : ils ne sont exposés ni aux invectives d'un accusateur, ni aux attaques de l'envie, ni aux artifices de l'intrigue. Placés comme dans l'asile inviolable d'une philosophie sainte, ils sont stables et permanents, ne cèdent à aucune révolution, ni à la mort même. C'est ce qu'attestent les martyrs, dont les corps sont réduits en cendre, et dont le pouvoir augmente tous les jours, chasse les démons, dissipe les maladies, excite le zèle des villes, appelle ici les peuples. Ce pouvoir a une telle force, même après la mort des saints, que tous accourent en foule, non contraints par la nécessité , mais entraînés par une ardeur que le temps ne peut ralentir.

2. Vous le voyez, ce n'est pas à tort que j'ai annoncé ce temple comme plus auguste que les palais des princes. Les faveurs qu'on obtient dans ces palais ressemblent aux feuilles qui sèchent et aux ombres qui passent : les grâces qu'on reçoit ici sont plus fermes que le diamant, puisqu'elles sont immortelles, immuables, qu'elles ne cèdent à aucune révolution, qu'elles viennent d'elles-mêmes à ceux qui les désirent, qu'elles ne sont pas sujettes à être disputées, ni attaquées en justice, ni calomniées. Les avantages temporels trouvent une foule d'envieux; plus les avantages spirituels s'étendent sur un grand nombre de personnes, plus ils se multiplient et deviennent précieux. Vous pouvez vous en convaincre parle discours même que je vous adresse. Si je l'avais retenu au dedans de moi-même, je n'en aurais été que plus pauvre; en le répandant sur tous ceux qui m'écoutent, comme une bonne semence dans une bonne terre, je multiplie mes biens, j'augmente mes richesses , en même temps que je vous rends plus riches : cette profusion m'enrichit loin de m'appauvrir. C'est tout le contraire pour l'or : si j'en ai une grande quantité en réserve, et que je veuille en faire part à tous, ce partage diminuera ma possession, et je ne conserverai plus mon ancienne opulence.

3. Puis donc que les avantages spirituels ont une si grande supériorité, puisqu'ils se communiquent si facilement à tous ceux qui veulent les recevoir, recherchons-les avec ardeur, cessons de poursuivre des ombres, des précipices, des écueils. C'est afin d'augmenter notre ardeur pour les avantages spirituels que Dieu a fait les avantages temporels de nature à expirer avant la mort de celui qui les possède. Je m'explique. Ce n'est pas lorsque l'homme meurt que ces avantages meurent avec lui; mais ils se flétrissent et disparaissent entièrement lorsqu'il vit encore, afin que l'expérience lui apprenne que, par leur nature, ils sont plus fragiles que le verre, plus fugitifs que l'ombre, et que cette connaissance le guérisse de la fureur qui lui fait désirer et embrasser des objets qui lui échappent. Par exemple, les richesses abandonnent souvent le riche avant sa mort. La jeunesse n'attend point notre trépas, elle nous quitte au milieu de la route pour faire place à la triste vieillesse. La beauté expire du vivant même de la femme qui en est si fière, et à ses traits agréables succèdent des traits difformes. Il en est de même de la gloire, de la puissance, des honneurs, qui sont passagers, et plus mortels que les hommes qui les possèdent. On voit périr tous les jours des biens présents comme on voit mourir des corps. Or, cela arrive afin que nous nous attachions uniquement aux biens futurs, que nous soupirions après leur jouissance, et que, marchant sur la terre, nous vivions dans le ciel par le désir.

Dieu a fait deux vies différentes entre elles, l'une présente, l'autre future; l'une visible, l'autre invisible ; l'une sensible, l'autre spirituelle; l'une dont on jouit réellement, l'autre dont on ne jouit que par la foi ; l'une qui est entre nos mains , l'autre qui n'est qu'en espérance; l'une est la carrière, l'autre le prix; il a donné à l'une les combats et les travaux, il a réservé pour l'autre les couronnes et les récompenses; l'une est la mer, l'autre le port; l'une est courte, l'autre immortelle. Ainsi , comme beaucoup d'hommes préféraient les (156) choses sensibles aux choses spirituelles, il a rendu celles-là fragiles et passagères, afin de nous éloigner des choses présentes et de nous attacher fortement à l'amour des biens futurs. Ensuite, comme les choses invisibles et spirituelles n'existaient que par la foi et en espérance , que fait- il? Se revêtant de notre chair , et accomplissant ses desseins admirables, il paraît dans le monde, nous met sous les yeux les choses futures, et par là confirme dans la foi les esprits les plus grossiers. En effet, comme il nous apportait une vie angélique, qu'il faisait le ciel de la terre, qu'il donnait des préceptes qui devaient égaler aux puissances incorporelles ceux qui les pratiqueraient, que des hommes il faisait des anges, qu'il les appelait à des espérances célestes, qu'il multipliait leurs combats, qu'il leur ordonnait de prendre un essor plus sublime, de s'élever jusqu'au plus haut des cieux, de s'armer et de combattre contre toute la troupe des esprits impurs, d'étouffer le tumulte des passions , de porter un corps et de le mortifier, d'être revêtu d'une chair et d'être l'égal des puissances spirituelles comme il donnait, dis-je, ces préceptes, que fait-il? comment rend-il le combat plus aisé? Ou plutôt, si vous le trouvez bon, parlons d'abord de la grandeur des préceptes; voyons comment il nous fait prendre notre essor en haut, comment il nous a ordonné presque de nous dépouiller de la nature humaine pour nous transporter dans le ciel.

4. La loi ordonnait de prendre oeil pour oeil. Si quelqu'un, dit Jésus-Christ, vous frappe sur la joue droite, présentez-lui la gauche. (Matth. V, 39.) Il ne nous dit pas seulement: Supportez l'injure avec douceur et avec courage; mais Que votre modération aille plus loin, préparez-vous à souffrir plus encore qu'on ne veut vous faire souffrir, opposez un excès de modération à un excès d'injure, afin que celui qui vous insulte, respectant votre extrême douceur, soit touché et se retire.Priez, dit le même Jésus, pour ceux qui vous calomnient, priez pour vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. (Matth. V, 44.) Et lorsqu'il conseille la virginité : Que celui, dit-il, qui peut comprendre ceci, le comprenne. (Matth.XIX , 12.) Comme après la désobéissance d'Adam, la virginité s'était enfuie du paradis terrestre, et avait quitté le monde où nous vivons, Jésus-Christ l'a ramenée, après un long bannissement, dans son ancienne patrie, dont elle était exilée. Dès son entrée dans le monde, honorant la virginité et changeant les lois de la nature, il est né d'une femme qui est demeurée vierge en devenant sa mère. Ainsi , comme en venant sur la terre il nous donnait ces préceptes et qu'il rendait notre vie sublime, il nous offrait une récompense qui répondait à nos travaux, qui même leur était bien supérieure. Mais cette récompense-là même était invisible, elle n'existait qu'en espérance, par la foi, et dans l'attente des choses futures. Puis donc que les préceptes étaient relevés et pénibles , que les prix et les couronnes n'existaient que par la foi , voyez comment il procède, comment il rend la lutte aisée et les combats faciles.

5. Comment procède-t-il donc ? Il emploie deux moyens. Le premier, c'est de pratiquer lui-même ce qu'il ordonne; le second, c'est de nous montrer lui-même les récompenses et de nous les mettre sous les yeux. Dans ses paroles il offre le précepte et la récompense. Voici le précepte : Priez pour ceux qui vous calomnient et qui vous persécutent; voici la récompense : afin, que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux. (Matth. V, 44 et 45.) Et encore :Vous êtes heureux lorsque les hommes vous chargeront de malédictions, qu'ils vous persécuteront, qu'ils diront faussement toute sorte de mal contre vous. Réjouissez-vous alors et tressaillez de joie, parce qu'une grande récompense vous est réservée dans les cieux. (Matth. V,  11 et 12.) Vous voyez encore ici le précepte et la récompense. Il ordonne le travail, et il prépare lui-même le salaire. Celui, dit-il encore, qui abandonnera sa maison, ses frères et ses sœurs, voilà le précepte , recevra le centuple et possédera la vie éternelle (Matth. XIX, 29), voilà le prix et la couronne. Ainsi, je lé répète, comme les préceptes étaient relevés, et que les récompenses n'étaient pas visibles , que fait-il ? Il nous montre lui-même les préceptes en exécution, et il nous met les couronnes sous les ,yeux. Et comme celui à qui on ordonne de marcher dans une route non battue, s'il voit quelqu'un marcher devant lui, entreprend plus aisément la chose et l'exécute avec plus d'ardeur : de même, dans les préceptes, quand nous nous voyons précédés, nous marchons facilement. Afin donc que notre faiblesse suivît avec moins de peine, Jésus-Christ, se revêtant de notre (157) chair et de notre nature, a marché lui-même dans la route, et nous a montré les préceptes en exécution. Ce précepte : Si quelqu'un vous frappe sur la  joue droite, présentez-lui la gauche, il l'a exécuté lui-même, quand il fut frappé par un serviteur du grand prêtre. Sans entreprendre de se venger, il se contenta de répondre avec douceur : Si j'ai mal parlé, faites voir le mal que j'ai dit; si j'ai bien parlé , pourquoi me frappez-vous ? (Jean, XVIII, 23.) Vous voyez une patience incroyable, une humilité merveilleuse. Il était frappé non par un homme libre, mais par un vil et méprisable esclave; et il répond avec une modération extrême. C'est ainsi que son Père disait aux Juifs: Mon peuple, que vous ai-je fait? en quoi vous ai-je affligé? quelle peine vous ai-je causée?répondez-moi. (Mich. VI, 3.) Jésus-Christ dit lui-même . Faites voir le mal que j'ai pu dire. Son Père avait dit : Répondez-moi. Jésus-Christ dit lui-même: Pourquoi me frappez-vous? Son Père avait dit : En quoi vous ai-je affligé? quelle peine vous ai-je causée? Et lorsqu'il enseigne la pauvreté, voyez comme il la montre lui-même dans sa personne : Les renards, dit-il, ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. (Matth. VIII, 20.) Vous voyez son extrême pauvreté : il n'avait ni maison, ni table, ni siège, rien en un mot. Il nous enseignait à écouter patiemment les injures; et il nous a donné l'exemple de cette patience. Lorsque les Juifs l'appelaient possédé du démon et samaritain, il pouvait les punir de leur insolence et les faire périr; mais il ne leur faisait que du bien, il chassait leurs démons. Priez pour ceux qui vous calomnient, nous dit-il; et il l'a fait sur la croix. Lorsque les Juifs l'eurent crucifié, il disait à son Père du haut de la croix où ils l'avaient attaché : Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Il faisait cette prière, non qu'il ne pût leur pardonner lui-même, mais il voulait nous apprendre à prier pour nos ennemis. Comme il voulait nous instruire par des actions, encore plus que par des paroles, voilà pourquoi il a ajouté une prière. Que les hérétiques n'abusent donc point de paroles qui annoncent sa bonté pour le taxer de faiblesse; car c'est le même qui a dit: Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés. (Matth. IX, 6.) Mais comme il voulait nous instruire, je le répète, et que celui qui instruit offre son propre exemple sans se borner à des discours, c'est pour cela qu'il a ajouté une prière. C'est ainsi qu'il a lavé les pieds de ses disciples, non qu'il fût moindre qu'aucun d'eux, mais quoiqu'il fût leur Seigneur et leur Maître; il s'est abaissé à cette humble fonction, afin de leur enseigner l'humilité. C'est pour cela encore qu'il leur disait : Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur. (Matth. XI, 29.)

6. Voyons maintenant comment ce même Dieu nous offre et nous met sous les yeux les prix et les récompenses. Il nous a promis la résurrection des corps, l'incorruptibilité, l'enlèvement au milieu des nues et des airs pour aller au-devant de lui; et c'est ce qu'il nous a montré par des effets. Comment cela ? Il est ressuscité après sa mort, et il a conversé pendant quarante jours avec ses disciples, afin qu'ils fussent bien assurés quels doivent être nos corps après la résurrection. Il nous dit parla bouche de son Apôtre : Nous serons enlevés dans les nues pour aller à la rencontre du Seigneur au milieu des airs (I Thess. IV, 16) ; et c'est ce qu'il nous a encore montré dans sa personne. Lorsqu'après sa résurrection il devait monter dans le ciel, il s'éleva, en présence de ses disciples, et il entra dans une nuée qui le déroba à leurs yeux; les disciples étaient frappés d'étonnement en le voyant monter dans le ciel. (Act. I, 9.) Notre corps, comme tiré de la même masse que celui de Jésus-Christ, participera à la même gloire; les membres seront tels que la tête, et la fin telle que le commencement. C'est ce que saint Paul exprime plus clairement par ces mots : Il transformera notre corps, tout vil et abject qu'il est, afin de le rendre conforme à son corps glorieux. (Philip. III, 21.) Or, s'il est conforme à celui de Jésus-Christ , il prendra la même route , et il s'élèvera de même dans les nues. Attendez-vous donc aussi au même avantage dans la résurrection. Comme le nom de royaume céleste était obscur pour ceux à qui on le prononçait, c'est pour cela que Jésus-Christ, se transportant sur une montagne, se transfigura en présence de ses disciples, qu'il leur fit voir un échantillon de la gloire future, et comme une image imparfaite de ce que seraient un jour nos corps. Dans sa transfiguration, il se montra avec ses habits, ce qui ne sera pas dans la résurrection de nos corps. Ils n'auront besoin ni de vêtement, ni de toit, ni d'abri, en un mot, (158) d'aucune des commodités que nous leur procurons. En effet, si, avant son péché, Adam ne rougissait pas d'être nu, parce qu'il était revêtu de gloire; à plus forte raison nos corps n'auront-ils besoin de rien lorsqu'ils seront élevés à un état beaucoup plus parfait. Aussi Jésus-Christ en ressuscitant a-t-il laissé ses habits dans le tombeau, et a-t-il élevé dans les cieux son corps qui n'était revêtu que d'une gloire ineffable, et d'une splendeur immortelle.

Pénétrés de ces idées, mes très-chers frères, instruits par les oreilles et par les peux, par ce qu'on nous a dit et par ce que nous avons vu, menons une telle vie sur la terre, que, transportés un jour dans les nues, nous vivions éternellement avec Jésus-Christ, sauvés par sa grâce et jouissant des biens futurs. Puissions-nous tous obtenir ces avantages en Jésus-Christ Notre-Seigneur, avec qui soient, au Père et à l'Esprit-Saint, la gloire, l'honneur, l'empire, l'adoration, maintenant et toujours, dans tous les siècles des siècles. Amen.

 

1 Traduction d'Auger, revue.

Vendredi 23 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par  Benoît XVI , Paope de Rome:

La figure de Saint Ephrem, lyre du Saint Esprit


La figure d'Ephrem est encore pleinement actuelle pour la vie des différentes Eglises chrétiennes.

Nous le découvrons tout d'abord comme théologien, qui à partir de l'Ecriture Sainte réfléchit poétiquement sur le 
mystère de la rédemption de l'homme opérée par le Christ, le Verbe de Dieu incarné.

Sa réflexion est une réflexion théologique exprimée par des images et des symboles tirés de la nature, de la vie quotidienne et de la Bible.

Ephrem confère un caractère didactique et catéchistique à la poésie et aux hymnes pour la liturgie ; il 
s'agit d'hymnes théologiques et, dans le même temps, adaptés à la récitation ou au chant liturgique.

Ephrem se sert de ces hymnes pour diffuser, à l'occasion des fêtes liturgiques, la doctrine de l'Eglise.

Au fil du temps, ils se sont révélé un moyen de catéchèse extrêmement efficace pour la communauté chrétienne.


La réflexion d'Ephrem sur le thème de Dieu créateur est importante : rien n'est isolé dans la création, et 
le monde est, à côté de l'Ecriture Sainte, une Bible de Dieu.

En utilisant de manière erronée sa liberté, l'homme 
renverse l'ordre de l'univers.

Pour Ephrem, le rôle de la femme est important. La façon dont il en parle est toujours inspirée par la sensibilité et le respect : la demeure de Jésus dans le sein de Marie a grandement élevé la 
dignité de la femme.

Pour Ephrem, de même qu'il n'y a pas de Rédemption sans Jésus, il n'y a pas d'incarnation sans Marie.

Les dimensions divines et humaines du mystère de notre rédemption se trouvent déjà dans les textes 
d'Ephrem ; de manière poétique et avec des images fondamentalement tirées des Ecritures, il anticipe le cadre 
théologique et, d'une certaine manière, le langage même des grandes définitions christologiques des Conciles du 
Vème siècle.
Ephrem, honoré par la tradition chrétienne sous le titre de « lyre de l'Esprit Saint », resta diacre de son Eglise, toute sa vie.

Ce fut un choix décisif et emblématique :

il fut diacre, c'est-à-dire serviteur, que ce soit dans 
le ministère liturgique, ou, plus radicalement, dans l'amour pour le Christ, qu'il chanta de manière inégalable, ou 
encore, dans la charité envers ses frères, qu'il introduisit avec une rare habileté dans la connaissance de la 
Révélation divine.

Source jaillissante

(Source:  Monastère Sainte-Clotilde )

Source jaillissante

Le christianisme ne nous demande pas de quitter la terre pour regarder un ciel imaginaire, mais de devenir nous-même ce Ciel, de transfigurer notre vie en laissant transparaître en nous toute la lumière et toute la joie de Dieu.

Il ne s'agit pas de nous détourner de la vie, mais d'y entrer, car c'est avant la mort que nous risquons d'être mort si nous refusons de faire de notre vie une création continuelle de grâce et de beauté.

Il ne s'agit donc pas d'apprendre à mourir, mais d'apprendre à vaincre la mort et de devenir une source jaillissante de vie éternelle au cœur de chacune de nos journées.

Maurice Zundel

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 08:13
Vivre l’Évangile en famille, prier, aller à la messe, lire l’Ecriture ensemble, choisir le pardon...

Vivre l’Évangile en famille, prier, aller à la messe, lire l’Ecriture ensemble, choisir le pardon...

Prendre du temps pour prier et aller à la messe chaque jour, quand le travail et les enfants prennent beaucoup de temps, c’est un choix que Solène et Loïc* ont posé depuis le début de leur mariage.

Au cœur du 10earrondissement de Paris, leur quotidien est « surchargé » avec leurs quatre enfants de 10 ans à 11 mois.

Solène a repris son travail de chargée de communication et Loïc occupe un poste dans une banque.

Leur temps se partage entre leurs journées de travail, les temps en famille mais également, de nombreux RDV de médecins, ergothérapeutes et neurologues.

Car l’un de leurs fils a une maladie dégénérative et une de ses petites sœurs en développe également tous les symptômes.

Cette épreuve, si « dramatique » humainement, se double d’une confiance qu’ils qualifient de « surnaturelle ».

Car c’est dans la prière que Solène et Loïc puisent cette sérénité du quotidien.

Une journée réglée sur la prière

« Le plus difficile n’est pas de prier mais de prendre le temps de le faire », affirment-ils d’emblée. Levés à 6 h 45, ils prient intérieurement côte à côte pour « remettre [leur] journée dans les mains de Dieu ».

Après s’être occupés des enfants, ils s’engouffrent dans le RER et le métro. Dans la cohue du matin, chacun de leur côté, ils récitent le chapelet.

« Parfois, on pense à autre chose. Dans une dizaine, on peut dire 15 Je vous salue Marie ou huit.

On peut être distrait malgré nous.

Mais on essaie de s’y tenir. »

Les heures s’égrènent et vient le temps du déjeuner où, parfois, Loïc et Solène vont à la messe au plus près de leur lieu de travail :

« J’ai souvent une réunion pile à cette heure, je suis pris dans une discussion avec des collègues ou alors, bien au chaud dans mon bâtiment, j’ai du mal à sortir. Pour moi, la messe, c’est plutôt le soir après le travail », confie Loïc.

Dans les transports, le soir, les deux époux se nourrissent d’un ouvrage spirituel.

Et avant de se coucher, 

« on prie l’un pour l’autre, comme dans la prière de Tobie et Sarah de la Bible », précise Solène.

« Parfois, quand j’ai dû gérer plein de choses au boulot, je ressasse les problèmes de la journée mais je me dis que je fais l’effort d’offrir ce temps au Seigneur », ajoute Loïc.

« Les problèmes de santé de nos enfants sont difficiles mais ils pourraient devenir dramatiques si nous n’avions pas la foi »

« Prier, c’est être fidèle au Christ. Comme dans le mariage. Ce n’est pas toujours avoir des sentiments et il y a des hauts et des bas, mais on est toujours là. On peut trop vouloir connecter la prière à la sensibilité », expliquent-ils avec conviction.

Cette prière leur donne un regard beaucoup plus surnaturel sur la vie :

« Les problèmes de santé de nos enfants sont difficiles mais ils pourraient devenir dramatiques si nous n’avions pas la foi. Cela nous fait mal au cœur de voir nos enfants avec des attelles et de voir toutes les contraintes matérielles qui s’ensuivent, mais on sait que leur vie ne se limite pas à cela et qu’ils vont ressentir beaucoup d’amour et qu’ils peuvent être très heureux. »

Cette grâce de la prière les rend heureux et joyeux et ce malgré les « coups d’angoisse » qu’ils peuvent vivre en famille ou au travail.

Pour Solène et Loïc, la prière familiale est à mettre en place. Mais pour l’instant, c’est un peu compliqué avec des enfants rapprochés.

Souvent, les enfants ne sont pas sages ou fatigués et parfois démotivés.

Alors parfois, ils récitent le chapelet avec leurs parents dans la voiture ou décident de les accompagner à la messe en semaine pendant les vacances.

L’enjeu étant de les laisser libres de vivre leur foi selon leur sensibilité.

Un jour, cela deviendra peut-être naturel pour eux de prier après avoir vu leurs parents le faire.

*Les prénoms ont été changés

Source : ALETIA du 23.X.15

La prière quotidienne en couple, rempart dans l’épreuve ?...
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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 07:19
Les personnes homosexuelles sont-elles appelées à la Sainteté ? Quel message les "gays" attendent-ils de l'Eglise ?.../POUR UNE JUSTE REFLEXION: Quelques points de vue d' Églises orthodoxes

Dans le contexte du "Synode pour la Famille" qui s'achève dans l'Eglise Romaine-catholique, le quotidien d’actualités indépendant italien IntelligoNews a rencontré Clément Borioli, ancien membre de la Manif pour tous, pour aborder sans tabou son homosexualité et sa foi catholique. Ce jeune homme lance un appel au pape François et donne d'intéressantes pistes de réflexion.

Extraits:

IntelligoNews :

Reparlons de l’affaire Charamsa, ce prêtre polonais qui déclarait récemment :

« Je veux que l’Église et ma communauté sachent qui je suis, un prêtre homosexuel, heureux et fier de mon identité (…). Il est temps que l’Église ouvre les yeux sur les croyants gays et qu’elle comprenne que la solution qu’elle leur propose, l’abstinence totale dans la vie amoureuse homosexuelle est inhumaine ».

Pardonnez-nous notre franchise mais votre vie est-elle inhumaine ?


Clément Borioli : 

C’est certain, l’abstinence totale de toute vie amoureuse est inhumaine, mais ce n’est pas ce que me propose l’Église et ce n’est pas cela que je vis (…). L’Église suit Jésus et nous guide pour vivre la vertu de chasteté (…). Cela concerne tout le monde, les prêtres comme les personnes attirés par le même sexe. La chasteté nous apprend à vivre en harmonisant le plaisir sexuel et affectif (…) en vivant avec amour et intelligence notre besoin charnel. La chasteté est certainement la vertu pour laquelle nous avons besoin de plus grand soutien, car notre société a perdu le sens de cette vertu et avec elle le sens même de l’amitié.

 

IntelligoNews : 

Charamsa dit vouloir secouer son Église.

Quel message souhaiteriez-vous envoyer à l’Église ?

Clément Borioli : 


L’Église doit promouvoir l’amitié nécessaire à une vie chaste en Christ. Je voudrais que nous tous chrétiens, avec humilité et honnêteté, reconnaissions nos faiblesses sur ce point. C’est la maladie de notre époque. Le groupe Courage soutient cette idée : plus d’amitié pour vivre une vie d’amour comme Jésus nous l’a enseigné. (…) Nous ne pouvons ni ne devons affronter seuls notre homosexualité, ça c’est inhumain.(NDC: C'était déjà les propositions émises par un éminent théologien Catholique Romain: le Dominicain  Jean-Michel Garigue)

IntelligoNews : 

 

Face à la famille naturelle et celle que voudraient construire de nombreux homosexuels, quelles aspirations avez-vous ? Voulez-vous tous avoir un enfant ? Pourquoi refuser les mères porteuses ?

Clément Borioli : 

Vouloir donner la vie à un enfant est quelque chose de beau, (…) c’est le signe que notre désir le plus profond est la vie (…). Enfant, je n’ai manqué de l’affection de mon père et j’en souffre encore aujourd’hui. (…) Si des études disent qu’ils n’ont pas trouvé de problèmes chez les enfants qui n’ont pas de mère ou de père, cela signifie qu’ils n’ont pas cherché où il fallait. Les études comme celle du docteur Regnerus ont trouvé des choses et je peux en témoigner. L’enfant et le corps de la femme ne sont pas des marchandises.

IntelligoNews : 

En tant qu’homosexuel, votre message au Pape et au synode…

Clément Borioli : 
Regardez avec miséricorde le cœur de vos enfants attirés par les personnes de même sexe. Et soutenez-les pour qu’ils se dirigent vers une vraie sainteté, juste et pleine d’amour. Nous avons besoin de votre secours paternel, surtout dans ces moments où le diable nous tire vers le bas. Aidez-nous à emprunter cette voie de la sainteté et pas une voie de garage.

Les personnes homosexuelles sont-elles appelées à la Sainteté ? Quel message les "gays" attendent-ils de l'Eglise ?.../POUR UNE JUSTE REFLEXION: Quelques points de vue d' Églises orthodoxes

POUR UNE JUSTE REFLEXION:

Quelques points de vue d' Églises orthodoxes (Wikipédia)

Le patriarche orthodoxe de Moscou et de toute la Russie Alexis II déclara devant l'assemblée du Conseil de l'Europe, en octobre 2007, que « l'Église orthodoxe russe éprouve amour et compassion pour le pécheur mais pas pour ses péchés. Tel est l'enseignement moral de la Bible.

Le péché, c'est l'adultère, l'infidélité, des relations sexuelles irresponsables et tous les actes qui altèrent la conscience de l'homme. (…)

Si certains se livrent à une propagande en faveur de l'homosexualité, il est du devoir de l'Église de dire où est le Bien car l'homosexualité est une maladie qui modifie la personnalité de l'homme.

Ce n'est donc pas l'une de ces pathologies dont on peut parler avec détachement comme de la kleptomanie par exemple. (…)

Ces convictions ne doivent conduire à aucune discrimination »107.

Son successeur, le patriarche Cyrille Ier, à l'occasion d'un voyage en Ukraine, en juillet 2010108, exprima partager la vision du pape Benoît XVI sur de nombreuses questions actuelles, spécialement les questions morales et ecclésiales.

Concernant l'homosexualité, il nota que « la Parole de Dieu est déformée afin de correspondre au critère laïciste libéral.

Il est écrit très clairement qu'il s'agit d'un péché109 ».

Le , les 13 membres du comité permanent de l'Église orthodoxe de Grèce déclarèrent que la proposition de loi d'union matrimoniale civile, envisagée par le gouvernement grec, serait une « bombe catastrophique » logée dans les fondements même de la société grecque, minant le mariage et la vie de famille110.

Le Synode affirma, de la part de l'Église de Grèce, que « l'Église accepte et bénit le mariage établit selon les traditions orthodoxes, et considère tout autre type de relation semblable comme étant de la prostitution ».

Dans son document portant sur « le mariage, la famille, la sexualité et la sainteté de la vie111 », le Saint Synode de l'Église orthodoxe aux États-Unis déclara en juillet 1992 que

« l'homosexualité doit être perçue comme le résultat de la rébellion de l'humanité contre Dieu, et donc, contre sa nature propre et son propre bien-être.

Elle ne doit pas être considérée comme une manière de vivre et d'agir pour des hommes et des femmes faits à l'image et à la ressemblance de Dieu.

Les hommes et les femmes ayant des sentiments et des émotions homosexuels doivent être traités avec la compréhension, l'acceptation, l'amour, la justice et la miséricorde dus à tous les êtres humains. (…)

Les personnes [homosexuelles] instruites et trouvant conseil dans la foi chrétienne orthodoxe et la vie ascétique et qui veulent encore justifier leur attitude, ne peuvent pas participer aux mystères sacramentels de l'Église, puisque le faire ne les aiderait pas, mais, au contraire, leur ferait du mal ».

En Roumanie, le patriarche Théoctiste et le Saint Synode ont demandé à deux reprises, en 1994 et 2000, à l'État, de ne pas légaliser l'homosexualité112.

Pour l'Église copte orthodoxe, selon la Bible, la tradition copte et le credo, l'homosexualité est un péché et Dieu les condamne113.

Le père M. Mikhail (États-Unis)114 affirme que l'orientation sexuelle vient d'une prédisposition datant de la petite enfance, est donc acquise et constitue un choix113.

« Une personne homosexuelle se fait des illusions si elle pense pouvoir pratiquer ce style de vie et aller au ciel.

L'homosexualité est un péché et la personne homosexuelle qui veut guérir doit la reconnaître comme telle et se repentir »113.

Le Saint Synode de l’Église d’Amérique quant à lui, s'est opposé à cette attitude et s'est exprimé en 1992 par une écoute pastorale à ce sujet, tout en soulignant que l’homosexualité, comme telle, était une révolte de la nature contre Dieu, comme le sont tous les péchés :

« Les hommes et les femmes ayant des sentiments et des émotions homosexuels doivent être traités avec la compréhension, l'acceptation, l'amour, la justice et la miséricorde dus à tous les êtres humains.

(…)

Les personnes (homosexuelles) instruites et trouvant conseil dans la foi chrétienne orthodoxe et la vie ascétique et qui veulent encore justifier leur attitude, ne peuvent pas participer aux mystères sacramentels de l'Église, puisque le faire ne les aiderait pas, mais, au contraire, leur ferait du mal ».

La voie proposée reste donc la compréhension, l'écoute, l'abstinence et l'ascèse.

Le métropolite Michel Laroche du représentant du patriarcat de Kiev en France partage la même opinion115 et propose de laisser les solutions pastorales de ces questions aux prêtres de paroisses et aux moines tout en citant Luc (évangéliste) :

« Ne jugez-pas et vous ne serez pas jugés ».

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 10:41
NOTRE DAME DE SOUFANIEH , Visite de Myrna Nazzour de N.D. de Soufanieh (Damas, Syrie) en France / Itinéraire et programme de Myrna et de Jean Claude Antakli auteur et interprète.

Itinéraire de Myrna Nazzour en France avec Jean Claude Antakli auteur et interprète.

1) Nice : le Vendredi 23 Octobre participation à la Messe de 18 heures à l’église St Pierre de l’Ariane, 3 rue Pierre Séguran sous l’égide du Père Patrick Bruzzon. 

Vidéoconférence à 20 heures sur les événements vécus par Myrna à Damas (Syrie) dans le quartier chrétien de Soufanieh. Témoignage traduit en directe par Jean Claude Antakli auteur de (Itinéraire d’un chrétien d’Orient, il était une fois…la Syrie !) et (Le Silence de Dieu !) où la vie de Myrna tient une large place.

2) Antibes : Le Samedi 24 Octobre messe à 18h15 à l’église du Sacré-Cœur 10 rue Chaudon Antibes sous l’égide du Père Challard.  A 20 heures vidéoconférence-débat. Témoignage traduit en directe par Jean Claude Antakli auteur de (Itinéraire d’un chrétien d’Orient, il était une fois…la Syrie !) et (Le Silence de Dieu !) où la vie de Myrna tient une large place.

3) Sophia Antipolis : le Dimanche 25 Octobre à 11 heures messe sous l’égide du Père Jean Hubert Thieffry à l’église Saint-Paul-des-Nations, allée Georges Pompidou., avec la participation de Myrna la voyante de Soufanieh à Damas (Syrie) de son mari Nicolas et de Jean Claude antakli son interprète.

4) A Valcluse Le Dimanche 25 Octobre de 15 heures à 17h30 vidéoconférence et débat au Sanctuaire Notre Dame de Valcluse sous l’égide du Père Emmanuel Marie. 1014 route de Grasse 06810 Auribeau sur Siagne. (France). Témoignage traduit en directe par Jean Claude Antakli auteur de (Itinéraire d’un chrétien d’Orient, il était une fois…la Syrie !) et (Le Silence de Dieu !) où la vie de Myrna tient une large place. A 18 heures Messe pour les victimes syriennes.

5) Le mardi 27 Octobre à 20 heures30 à Saint Laurent du Var, vidéoconférence et débat à l’Association Eveil et Lumière 8 Rue de la liberté. Myrna et Jean Claude Antakli. Parking gratuit.

6) Juan Les Pins : Le Mercredi 28 Octobre à 16 h à la salle Paroissiale de N.D. De la Pinède Rue de l’Oratoire sous l’égide du Père Challard et le Père Bernard, rencontre avec Myrna la voyante de Soufanieh, avec l’auteur Franco-syrien Jean Claude Antakli qui sera son interprète. 17h30 messe à l’église N.D. de la Pinède.

7) Espalion : Le Vendredi 30 Octobre à 20h30 à la salle paroissiale 4 Rue Chanoine Brevier à Espalion 12500 (Aveyron) France. Sous l’égide du Père Chanoine Brevier et de l’adjoint à la Mairie, Mr Pierre Plagnard. Vidéoconférence et rencontre avec Myrna et J.C.Antakli.

8) Le Samedi 31 Octobre à 15 heures au Centre Cultuel des Costes Rouges à Onet le Château 12850. Rencontre et débat sous l’égide du Père Christophe Batut, avec Myrna Nazzour de Damas(Syrie) avec l’auteur franco-syrien (Itinéraire d’un chrétien d’Orient, il était une fois …la Syrie !) et (Le Silence de Dieu !) où le vécu de Myrna tient une large place. Renseignements Maryse Peyrichou : 06.08.89.38.90. 05.65.79.32.00.

9) Bonneval : Le Dimanche 1 Novembre au Monastère de Bonneval à 10 Km d’Espalion (12500) sur (la route de laguiole) Messe avec les Sœurs à 11 heures et à 16 heures, dans la petite chapelle du Monastère, rencontres et témoignages avec Myrna Nazzour la stigmatisée de Soufanieh (Damas) et de Jean Claude Antakli avec son livre témoignage (Le Silence de Dieu !)

10) Albi (Rivières) Le mardi 3 Novembre à 20h30 à Rivières 81600 salle des Fêtes. (Entre Albi et Gaillac). Vidéoconférence et témoignage de Myrna Nazzour sur les apparitions, les écoulements d’huiles, les guérisons, les extases, les Messages de la vierge et du Christ qu’elle a reçus à Damas dès 1982…

11) Cordes (81170) : Le Mercredi 4 Novembre à 18 heures Messe sous l’égide du père Jean Kamel à Cordes au Centre Pastoral 5 rue des Tanneries. Les Cabannes. La vidéoconférence le même jour à 20h30 (Myrna et Jean Claude Antakli)

12)  Toulouse (31000) : Le Vendredi 6 Novembre à 20h30 à l’Hôtel Mercure 8 Esplanade Compans Cafarelli. Vidéoconférence de Jean Claude Antakli en présence de Myrna Nazzour la voyante de Soufanieh (Damas) Syrie.

 13) Lourdes Samedi 7 novembre à 16 heures à la Chapelle du camp Dominique Savio route de Paréac 65100 Julos rencontre avec Myrna et Jean Claude Antakli (auteur du Silence de Dieu !) témoignages, vidéoconférences.

Et le Dimanche 8 Novembre à 11 heures à la Chapelle du camp Dominique Savio route de Paréac 65100 Julos, Messe sous l’égide de l’Evêque de Meaux et du Père Joseph Besnier qui connait très bien Myrna Nazzour qui s’associera aux fidèles à cette occasion.

14) Paris le Samedi 14 Novembre à 20h30 à l’Eglise St Julien Le Pauvre, 1 Rue St Julien le Pauvre (Paris 5 ème) Métro St Michel. Vidéoconférence et rencontres avec Myrna et J.C.Antakli auteur et interprète.

15) Paris le Dimanche 15 Novembre à 11 heures, Divine liturgie sous l’égide de Monseigneur Charbel Maalouf qui présentera Myrna Nazzour avec Jean Claude Antakli à tous les fidèles de la paroisse.

 

  Jean Claude et Geneviève Antakli.

Biologistes-écrivains.

06.77.66.70.97.

Responsables et organisateurs de la tournée de Myrna et de Nicolas Nazzour dans toute la France.

jcantakli@yahoo.fr

N.B. Pour tous ceux qui sont intéressés par les ouvrages et les coordonnés de l’auteur franco-syrien : Google un mot : diaporamistes(1) une fois la page ouverte, cliquer diaporamas et le nom de l’auteur apparaît

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 10:27
LE « MIRACLE » DE L’ÉGLISE ENGLOUTIE!

Comme un symbole de la longévité de la foi face aux soubresauts de l’histoire, une église du XVIe siècle a refait surface dans les eaux du Río Grijalva. Ce joyau de l’époque coloniale, dont la construction date de la conquête du Mexique, a ressurgi dans le bras d’un fleuve qui alimente le barrage de Netzahualcóyotl, dans le village de Quechula, dans la région du Chiapas, dans le Sud du Mexique.

Conséquence d’une sécheresse record

Tel un galion englouti qui refait surface, les vestiges de l’église Saint-Jacques, aussi connue sous le nom de « Temple de Quechula », ont surgi des eaux à la faveur de l’épisode de sécheresse qui frappe la région et qui a provoqué une baisse des eaux du Río Grijalva, qui porte le nom d’un des premiers explorateurs Espagnols du Mexique, dès le début du XVIe siècle.

Les archéologues ont découvert que l’édifice religieux avait été abandonné lors de la grande épidémie de peste qui avait sévi entre 1773 et 1776. En 1996, les vestiges de l’église ont été engloutis par les eaux lors de la construction du barrage de Nezahualcoyotl. Cette décision, symptomatique de l’approche des responsables politiques mexicains, montrait le peu de cas qui était fait de l’histoire coloniale.

Deuxième réapparition de l’église après 2002

La sécheresse a provoqué une baisse du niveau des eaux du Río de Grijalva de 25 m en amont du barrage de Nezahualcoyotl, ce qui a permis au bâtiment de refaire surface. Il s’agit de la deuxième réapparition de l’église Saint-Jacques. En effet, en 2002, le fleuve avait connu une baisse telle qu’il était alors possible de se rendre à pied jusqu’à l’intérieur de l’édifice. Bénie en l’honneur de l’apôtre saint Jacques, elle a été construite par un groupe de frères dominicains, sous l’égide de Bartolomé de las Casas, surnommé « l’apôtre des Indiens ». Ils étaient arrivés dans la région, habitée par le peuple Zoque, au milieu du XVIe siècle.

Cette église mesure 61 m de long pour 14 m de large. La hauteur de ses murs est de 10 m. Sur sa façade, son clocher mesure 16 m de haut. Étant située sur la voie royale du Chiapas, construite par les conquistadors espagnols et utilisée jusqu’au XXe siècle, elle y jouait un rôle important.

Source

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 10:22

La christianophobie c’est tendance! Le mariage homosexuel béni par l’église, le célibat des prêtres, l’IVG…

Tout est bon pour culpabiliser, matraquer les cathos, les forcer à intégrer le bloc de la bien-pensance et adhérer à ses décrets.

Pourquoi  se préoccuper de valeurs auxquelles, l’on adhère pas? Pourquoi ne pas « foutre la paix » aux chrétiens?

Le christianisme est tellement important pour ses détracteurs que, sans cesse, médias, cinéma, littérature, théâtre… crachent « allègrement » sur l’Eglise…

En voici un nouvel exemple avec cette pièce christianophobe, saluée par le Figaro, montée en partenariat avec FR3 Ile de France, donc avec l’argent des contribuables, mise en scène par Anne Bourgeois et servie par Julie Debazac, Julien Alluguette, Bruno Madinier, Davy Sardou.(NDLR)

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Deux homosexuels catholiques, Brian et Tom, voudraient obtenir du Père Raymond leur curé qu’ils bénissent officiellement leur union.

Comme ils se heurtent au refus de ce dernier, Irène, la sœur de Brian, entre en scène et fait naître chez ce prêtre un sentiment amoureux qui va remettre en question son célibat sacerdotal et sa position initiale à l’égard de ses deux paroissiens.

Porter au théâtre ces situations humaines et les débats que cela peut susciter en particulier au sein de l’Église ne constitue en rien quelque chose de choquant, mais se situe bien sur le terrain de la provocation.

Il n’est pas interdit de provoquer une institution, de l’interroger de manière critique sur ses positions, et le spectateur catholique sait très bien que l’Église aujourd’hui ne manque pas d’être interpellée sur les sujets en question.

Le problème n’est pas là. Il est bien plutôt dans la manière dont les sujets sont traités.

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Plusieurs remarques s’imposent à propos de la pièce.

La première, c’est qu’il y a une ambiguïté sur la nature des relations amoureuses des protagonistes.

La pièce s’intitule Les vœux du cœur, mais elle aurait pu s’appeler plus justement les vœux du corps, tant la question de la sexualité y est ramenée dans la sphère presque exclusive du pur éros.

De ce fait, l’exposé des motifs pour lesquels l’Église catholique n’admet pas au sacrement du mariage les couples homosexuels est complètement faussé, sans consistance dans la bouche de ce prêtre, laissant le spectateur catholique dans un sentiment d’impuissance en face de la malhonnêteté intellectuelle du propos.

Il en va de même de la question du célibat sacerdotal.

Enfin un homme qui sortirait de sa frustration et qui reconnaîtrait le chemin du véritable amour ! La conséquence dans la salle est évidente.

Le public est invité à rire, c’est-à-dire à se moquer, des archaïsmes castrateurs de l’Église.

Livre-Les-Voeux-du-Coeur

Ici le théâtre ne montre pas, il veut démontrer.

Et les ficelles idéologiques sont énormes.

Sur un plan strictement théâtral, cette logique démonstrative fausse aussi le jeu des acteurs.

Il n’y a pas de véritable constitution du drame, puisqu’au fond tout est déjà joué du début à la fin.

Théâtre La Bruyère,

5 rue la Bruyère,

Paris IXe.

Du mardi au samedi à 21 h, matinée samedi à 15 h 30.

Réservation : 01 48 74 76 99.

Lu sur le blog de L’homme nouveau

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 07:02
Même si les autres nous livrent une guerre, il est bon pour nous de rester en paix. (Saint Jean Chrysostome)

Même si les autres nous livrent une guerre, il est bon pour nous de rester en paix. (Saint Jean Chrysostome)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 6,10-17.

Frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, dans la force de sa puissance.
Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable.
Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l'air.
C'est pourquoi prenez l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour mauvais, et après avoir tout surmonté, rester debout.
Soyez donc fermes, les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice,
et les sandales aux pieds, prêts à annoncer l'Evangile de paix.
Et surtout, prenez le bouclier de la foi, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin.
Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l'Esprit, qui est la parole de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,23-35.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : "Le royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Quand il se mit à régler les comptes, on lui amena un débiteur de dix mille talents.
Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'on le vendît, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait pour que paiement fût fait.
Alors le serviteur, tombé à ses pieds, demeurait prosterné, disant : " Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. "
Touché de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette.
Ce serviteur, à peine sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers. L'ayant saisi à la gorge, il l'étouffait, disant : " Paie ce que tu dois. "
Son compagnon de service, tombé à ses pieds, le suppliait, disant : " Aie patience envers moi, et je te paierai. "
Mai lui ne voulait pas, et il s'en alla le faire mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé sa dette.
Ce que voyant, ses compagnons de service furent grandement contristés, et ils vinrent raconter à leur maître ce qui s'était passé.
Alors le maître le fit appeler et lui dit : " Serviteur méchant, je t'ai remis toute cette dette, parce que tu m'as supplié.
Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon de service, comme moi-même j'ai eu pitié de toi ? "
Et son maître irrité le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé toute sa dette.
Ainsi vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur. "

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par le Père Emmanuel André

(1826 - 1903), o.s.b. 
Méditations pour tous les jours - Éd. Sainte-Madeleine, TÉQUI (cliquer) 


 

Rends ce que tu dois

 

Ô mon âme! tu as envers Dieu une dette énorme.

Il t'a aimée de tant d'amour!

Il t'a comblée de tant de grâces! Son amour a toujours été si vigilant à te faire du bien!

Il t'a environnée de tant de tendresses!

Compte, si tu le peux, tous ses bienfaits.

Compte seulement le nombre de tes communions.

Quelle dette envers Dieu, après avoir reçu tant de fois Notre-Seigneur! 
Pour cela, tu dois à Dieu Notre-Seigneur lui-même, et il exige que tu le lui rendes, en le faisant naître, vivre, grandir et régner en toi par la soumission à sa volonté, l'imitation de ses vertus, le zèle de sa gloire, le dévouement à ses intérêts.


Ayant une telle dette, ô mon âme, rends à Dieu ce que tu lui dois.
Redde quod debes.


 

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Sainte Marie Salomé,
Femme de Zébédée,
Mère des apôtres Jacques et Jean 
(Ier siècle)

        Épouse de Zébédée, mère de Saint Jean et de Saint Jacques, elle était une des femmes qui suivaient et servaient le Christ.

Elle assista à la Passion du Seigneur et fit partie du groupe de femmes qui trouva le tombeau vide.

 

Sainte Céline, mère de saint Rémi (+ après 458)

Comme sainte Silvie, mère du pape de Rome saint Grégoire le Grand, et bien d'autres saintes mères, sainte Céline (son homonyme, vierge de Meaux, est honorée également aujourd'hui) est surtout connue grâce à son fils.

Elle nous a donné le grand saint Remi, évêque de Reims, fêté le 1er octobre.
Céline et son mari etaient nobles.

Un moine, Montanus (voir au 20 septembre, t. 9, p. 414), prédit à Céline, après un triple avertissement reçu en songe, qu'elle enfanterait un garçon d'une rare vertu.

Et Remi vint au monde sans retard.
Céline avait eu de son mari Emilius 2 fils, Principius, qui fut un saint évêque de Soissons, et son frère, qui eut un fils, Lupus.

Saint Lupus succéda à son oncle Principius et fut évêque jusqu'à la mort de Remi (cf. L. Duchesne, Fastes épisc., t. 3, 1915, p. 89-90).

A l'annonce de Montanus, un reclus, Céline s'étonna : elle et Emilius étaient déjà âgés. Montanus, qui était aveugle, insista :

"Quand tu sèvreras l'enfant, tu me frotteras les yeux de ton lait, et je recevrai la lumière".

Remi, une fois sevré, mit lui-même, guidé par Céline, un peu de lait maternel sur les paupières du reclus et lui rendit ainsi la vue.

Rémi était né au pays de Laon.

On l'appela Remigius, parce qu'il aurait à régir, à diriger son Église lancée sur des flots tempétueux, ou Remedius, car il serait aux siens un remède contre la juste colère de Dieu ou contre la férocité païenne.

Après des études brèves, mais excellentes, Remi voulut imiter la retraite de son héraut Montanus.

Il se sépara ainsi de Céline si elle vivait encore.

D'après une interpolation au testament de saint Remi, Céline aurait été enterrée à Labrinacum, Lavergny, commune de Parfondru, près de Laon (Aisne).

La translation de son corps à Laon aurait eu lieu un 5 avril, d'après Molanus ou Vermeulen, éditeur du martyrologe d'Usuard (dans l'éd. de J.-B. du Sollier, Anvers, 1714, p. 194).

On a attribué à Hucbald (+ 930?), moine de Saint-Amand, près de Valenciennes, une Vie de notre sainte.

Extrait de la bibliographie : Mon. Germ. hist., Auct. antiq., t. 4-2, p. 64 (Pseudo-Fortunat); Script. rer. merov., t. 3, p. 259-263 et 344, 25 (Hincmar, et testament) . - Acta sanct., 21 octobre, t. 9, p. 318-322. - chanoine Ulysse Chevalier, Repertorium hymnologicum, t. 6, 1920, p. 19 : hymnes et prose en l'honneur de la sainte, à Laon, vers 1495. - V. Leroquais, Les sacramentaires et missels mss. t. 3, 1924, p. 351; Les bréviaires mss t. 2, p. 143, et t. 5, 1934, p. 61; Les psautiers mss. lat t. 2, 1940-1941, p. 369; Les livres d'heures mss. de la Bibl. nat., t. 2, 1927, p. 390 - Anal. boll., t. 58, 1940, p. 216. - Ch. Cahier, Caract. des saints dans l'art populaire, 1867, p. 811. - G. Hanotaux, L'énergie française, p. 115-152, sur Laon. - Vidal de la Blache, dans Hist. de France, de Lavisse, t. 1-1, 1903, P. 100-107, sur Laon et Soissons.
Citons pour finir ces pensées de Barrés (Mes cahiers, t. 9, 1935, p. 65 : en 1911) : "L'église, c'est le lieu où l'homme prend et reçoit de lui-même une conception qui le force à s'élever au-dessus de lui-même... Dans l'église, certains développent leur valeur, une valeur immense; l'église a servi, sert encore à entraîner l'homme vers une destinée toujours plus haute". C'est le cas du petit Remi.


Source icône : facebook

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LA VEUVE DE NAÏM : LUC 7, 11-16 – 18 OCTOBRE 2015

resurrection-fils-veuve-naim-fresque-centrebethanie.orgSelon certains commentateurs, Naïm signifie la consolation et la joie. Nous pouvons contempler ici le mystère de l’Église, Cité de la Joie. Le Fils unique et Verbe de Dieu est venu dans la monde, se faisant homme parmi les hommes, pour apporter la compassion et la consolation divines. Il est venu, non pour juger le monde mais pour sauver le monde. Et Il sauve celui-ci de la mort éternelle. La résurrection corporelle est le sacrement de la résurrection spirituelle, comme la guérison du corps est le mystère de la guérison de l’âme par le pardon des péchés et l’affranchissement à l’égard des passions.

Le Christ est dans le monde comme le Vainqueur de la mort. Après avoir guéri le fils du centurion, Il va au-devant de la mort, entrant dans cette ville, qui va mériter son nom de Cité de la Joie, Il brave la mort afin que « la grande foule qui l’accompagnait » soit instruite de sa mission véritable. Mais Il ne se manifeste pas comme un héros ; « Il est ému dans ses entrailles » ; Il se montre compatissant : « ne pleure pas », dit-Il à cette maman douloureuse. Celle-ci n’a plus rien au monde, ayant perdu son fils unique, son seul soutien puisqu’elle est veuve. À la personne la plus malheureuse de la société de son temps, le Fils de Dieu dit : « ne pleure pas ! ». Ce n’est pas de la dérision ou de l’inconscience devant la souffrance humaine et, notamment, féminine. Il lui dit : « ne pleure pas ! » parce qu’Il est le Ressuscité. Ne pleure pas, car, en devenant homme, J’ai reçu des entrailles capables de s’émouvoir ; « ne pleure pas » car Je suis la Résurrection et le Vie !

La même parole, les saintes femmes myrophores l’entendront au Sépulcre, le matin de Pâques. Il ne suffit pas de dire à quelqu’un « ne pleure pas » ; ce serait une fausse consolation. Seul Jésus Christ peut dire cela, parce que, seul, Il peut nous proposer la vie en échange de la mort et la joie au lieu des larmes. La vraie consolation est dans le don de la vie nouvelle et impérissable.

Qui est devenu ce jeune homme à qui son Créateur a dit : « Je te le dis : lève-toi ! » Probablement, comme plus tard Lazare l’ami du Christ, après ce réveil au milieu de son existence terrestre, fut-il un disciple fervent, avant de s’endormir à nouveau pour ressusciter au dernier Jour. Il était un « cadavre », comme Lazare, et le Fils de l’Homme l’a rappelé à la vie quand on le portait en terre. Seul peut nous consoler de la souffrance et de la mort, Celui qui nous arrache à la mort en nous donnant la vie.

La vie : quelle vie ? À Naïm, la vie biologique a été rendue à un mort. Cette vie est le sacrement de la vie divine ; cette résurrection prophétise la résurrection ultime annoncée à toute chair. Le Christ est le prophète de sa propre mission. Il console en donnant l’avant-goût de la vie parfaite en lui-même ; Il sèche les larmes de l’humanité en se présentant en Personne comme la joie du Père. Or Il habite son Église, et en elle, Cité de la Joie, par la foi, par les sacrements – avant-goût et arrhes du Royaume -, par la prière et par l’amour fraternel, l’être humain anticipe la joie du monde qui vient.

(Radio Notre-Dame, 18 octobre 2015).

 

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Abercius, qui êtes-vous ?

Abercius était Evêque d'Hiérapolis en Phrygie Salutaire (partie ouest de l'Asie-Mineure), sous le règne de l'empereur, philosophe mais persécuteur des Chrétiens, Marc-Aurèle (161-180).

Celui-ci avait ordonné de célébrer dans tout l'empire des fêtes brillantes en l'honneur des dieux et obligea tous ses sujets à y participer, afin de discerner quels étaient les Chrétiens qui avaient l'audace de ne pas se soumettre à la religion de l'empereur.

Pendant que les habitants d'Hiérapolis offraient ainsi leurs sacrifices et se livraient aux débauches coutumières à ces fêtes des démons, Abercius s'était retiré seul dans sa demeure et priait avec larmes le Seigneur, pour qu'il prenne ce peuple ignorant en pitié.

Il eut alors une vision et reçut d'un Ange l'ordre d'aller détruire les autels d'Apollon et des dieux païens.

Fort de cet ordre divin, Abercius se leva aussitôt et partit renverser de nuit toutes ces statues inanimées.

Le lendemain, en découvrant ce spectacle qui démontrait avec éclat la vanité de leur culte, les habitants voulurent se précipiter chez l'Evêque pour le mettre à mort.

Loin de s'enfuir, le Saint se rendit à l'agora (i.e. le marché) pour y enseigner publiquement la vraie foi.

Cette audace fit redoubler la fureur de la foule. Mais leur élan fut bientôt arrêté à la vue de la guérison miraculeuse de trois possédés, que le Saint accomplit à l'aide du bâton qui lui avait servi pour renverser les idoles.

La foule se calma, écouta d'abord avec crainte et stupéfaction cet homme aux pouvoirs si puissants, puis crut de toute son âme au Christ Dieu. De sorte que cinq-cents d'entre eux reçurent le Baptême ce jour là.

Par la suite, ce ne furent pas seulement les habitants de la ville qui accouraient vers le Saint pour recevoir son enseignement ou la guérison de leurs maux, mais aussi ceux de toute la région et des contrées voisines.

Les miracles accomplis par Abercius étaient si nombreux et si éclatants que sa réputation parvint jusqu'à l'empereur, à Rome.

Marc-Aurèle fit alors quérir le Saint, car sa fille, qui était sur le point de se marier, était tourmentée par un esprit impur.

Tout au long de son voyage Abercius répandit autour de lui une multitude de bienfaits par ses miracles et par la puissance de sa parole inspirée.

Lorsqu'il parvint à Rome, on le conduisit aussitôt au palais impérial, où l'attendait avec anxiété l'impératrice Faustine.

Celle-ci le mena auprès de sa fille, qui en voyant le Saint fut aussitôt agitée de violents sursauts.

Le démon par sa voix supplia le serviteur de Jésus-Christ de ne pas le tourmenter davantage et de lui permettre de retourner vers le lieu d'où il était venu: c'est-à-dire, comme le Saint, de Phrygie.

Abercius lui permit, mais lui ordonna de transporter avec lui un massif autel de pierre qui se trouvait dans la ville et servait au culte païen.

A la stupéfaction de tous les habitants qui se trouvaient massés à proximité, on vit alors le démon sortir de la jeune fille et se diriger vers l'Asie en portant cette grosse pierre, signe de la puissance des Chrétiens sur les démons.

En remerciement, l'impératrice voulut couvrir d'or Abercius qui refusa et, après être resté quelque temps dans la capitale pour soutenir les Chrétiens de sa parole et de ses miracles, il reçut en vision l'ordre de Dieu de partir pour la Syrie.

Il se rendit d'abord à Antioche, puis à Apamée et lutta là victorieusement contre l'hérésie de Marcion1.

De là, il franchit l'Euphrate, gagna Nisibe et traversa toute la Mésopotamie pour pourchasser cette hérésie dans les régions où elle avait le plus d'adhérents.

Aucun Evêque de ce temps ne parcourut d'aussi longues distances pour proclamer, à l'image des Apôtres, la Bonne Nouvelle du Salut, c'est pourquoi on donna à Abercius le surnom d'Egal-aux-Apôtres.

De Mésopotamie, il se rendit en Cilicie, Lycaonie, Pissidie et revint après plusieurs années dans sa patrie, où il fut reçu avec enthousiasme par son troupeau spirituel.

Il continua là à catéchiser, baptiser, guérir les maladies et chasser les démons pendant des années de paix, et écrivit un livre de direction spirituelle pour son Clergé.

Puis, ayant ainsi préparé sa succession, il monta sur une haute montagne pour y prier. Il y fit jaillir une source d'eau chaude et reçut la révélation de sa mort prochaine.

Il redescendit alors en ville et fit préparer son tombeau, sur lequel il fit graver l'inscription suivante, conservée jusqu'à nos jours dans un musée de Rome: «Citoyen d'une cité distinguée, j'ai fait vivant ce tombeau afin d'avoir un lieu de repos pour mon corps.

Mon nom est Abercius.

Je suis disciple d'un Pasteur pur qui paît ¨ses troupeaux de brebis par monts et par plaines, qui a des yeux très grands qui voient tout.

C'est lui qui m'enseigna les fidèles Ecritures de la Vie, qui m'envoya à Rome contempler la cité souveraine et voir la Reine aux vêtements d'or.

Je vis là un peuple qui porte un sceau brillant..

J'ai vu les plaines de Syrie et la brillante Nisibe.

J'ai traversé l'Euphrate, ayant partout avec moi Paul comme compagnon. La foi partout me conduisait.

Partout elle me servit un poisson de source très pur, très grand, qu'a péché une vierge pure.

Elle le donne à manger à ses amis sans cesse. Elle a un vin délicieux qu'elle donne avec du pain ... »

Après avoir terminé ces préparatifs, il rassembla ses proches pour leur dire adieu et, élevant ses mains et ses yeux vers le ciel, il s'endormit pour rejoindre le choeur des Anges.

1. Une variante du Gnosticisme, qui eut un grand succès en Asie-Mineure au 2c siècle. Marcion ne reconnaissait que l'Evangile de Luc et les écrits de St Paul. auxquels il donnait une interprétation grossièrement dualiste: opposant le «Dieu juste» de l'Ancien Testament au «Dieu bon» du Nouveau-Testament.

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,49-53.

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Denys le Chartreux

(1402-1471), moine 
Commentaire sur l'évangile de Luc ; Opera omnia, 12, 72 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 431 rev.) 


 

« Je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27)

 

« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? » C'est comme si le Christ disait :

« Ne pensez pas que je sois venu donner aux hommes la paix selon la chair et ce monde-ci, la paix sans aucune règle, qui les ferait vivre en bonne entente dans le mal et qui leur assurerait la prospérité sur cette terre.

Non, je vous le dis, je ne suis pas venu apporter une paix de ce genre mais la division, une bonne et très salutaire séparation des esprits et même des corps.

Ainsi, parce qu'ils aiment Dieu et recherchent la paix intérieure, ceux qui croient en moi se trouveront naturellement en désaccord avec les méchants ; ils se sépareront de ceux qui tentent de les détourner du progrès spirituel et de la pureté de l'amour divin, ou s'efforcent de leur créer des difficultés ». 


Donc, la paix spirituelle, la paix intérieure, la bonne paix, c'est la tranquillité de l'âme en Dieu, et la bonne entente selon l'ordre juste.

Le Christ est venu apporter cette paix avant toutes choses...

La paix intérieure a sa source dans l'amour.

Elle consiste en une joie inaltérable de l'âme qui est en Dieu.

On l'appelle la paix du cœur.

Elle est le commencement et un certain avant-goût de la paix des saints qui sont dans la patrie, de la paix de l'éternité. 

 

Jeudi 22 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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