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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 14:46
Mercredi 23 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Chers amis. Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) ! 


Je suis rentré cette nuit des Indes (Kerala, berceau de nos chrétientés Syriaques des "Chrétiens de St Thomas") et dois faire le nettoyage de mes Emails pour reprendre le travail en toute quiétude. 
En attendant de revenir vers vous par les méditations quotidiennes ou quasi quotidiènnes, je vous livre ici un beau documentaire sur le berceau d'une partie de nos frères aînés, Chrétiens Syriaques et Témoins du Christ et de Son Évangile d'Amour, de Vérité et de Paix.

Union de prières !
Votre fidèlement et respectueusement dévoué en Notre-Seigneur.
+Mor Philipose-Mariam.

"En vérité, il n'y a qu'une seule authentique liberté - la sainte liberté du Christ, par laquelle Il nous libère du péché, du mal et du démon. Elle nous rattache à Dieu. Toutes les autres libertés sont illusoires, fausses, car en réalité elles sont esclavage." (Saint Justin Popovic, Chapitres ascétiques et théologiques, 2,36) "L'ennemi s'enfuira comme une bête sauvage pour quitter l'homme qui aura goûté à la douceur de la prière" (Ancien Cleopa Ilie de Roumanie)

Si vous n'arrivez pas à trouver le sommeil une nuit, vérifiez votre oreiller. Si c'est pour deux nuits, vérifiez votre matelas. Si c'est pour trois nuits, examinez votre conscience.  (P. John)

Si vous n'arrivez pas à trouver le sommeil une nuit, vérifiez votre oreiller. Si c'est pour deux nuits, vérifiez votre matelas. Si c'est pour trois nuits, examinez votre conscience. (P. John)

Livre de Néhémie 8,1-10.

En ces jours-là, tout le peuple s'assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d'apporter le livre de la loi de Moïse, prescrite à Israël par le Seigneur.
Et le prêtre Esdras apporta la loi devant l'assemblée, les hommes et les femmes et tous ceux qui étaient assez intelligents pour l'entendre : c'était le premier jour du septième mois .
Il lut dans le livre, depuis le matin jusqu'au milieu du jour, sur la place qui est devant la porte de l'Eau, en présence des hommes et des femmes et de ceux qui étaient assez intelligents pour l'entendre ; tout le peuple prêtait l'oreille à la lecture du livre de la loi.
Esdras le scribe se tenait sur une estrade de bois, dressée pour la circonstance ; et à côté de lui se tenaient, à sa droite, Mathatias, Séméïas, Anias, Urie, Helcias et Maasias ; et à sa gauche, Phadaïas, Misaël, Melchias, Hasum, Hasbadana, Zacharie et Mosollam.
Esdras ouvrit le livre à la vue de tout le peuple, car il était élevé au-dessus de tout le peuple ; et, lorsqu'il l'eut ouvert, tout le peuple se tint debout.
Esdras bénit Yahweh, le grand Dieu, et tout le peuple répondit en levant les mains : "Amen ! amen !" Et ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant Yahweh, le visage contre terre.
Et Josué, Bani, Sérébias, Jamin, Accub, Sépthai, Odias, Maasias, Célita, Azarias, Jozabed, Hanan, Phalaïas et les lévites instruisaient le peuple de la loi, et chacun restait à sa place.
Ils lisaient distinctement dans le livre, dans la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens, et l'on comprenait ce qui était lu.
Et Néhémie, le gouverneur, Esdras, le prêtre et le scribe, et les lévites qui instruisaient le peuple, dirent à tout le peuple : "Ce jour est saint pour Yahweh, votre Dieu ; ne soyez pas dans le deuil et dans les larmes." Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi.
Et Néhémie leur dit : "Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à celui qui n'a rien de préparé, car ce jour est saint pour notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie en Yahweh est votre force."


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,16-29.

En ce temps-là, un homme de la foule s'adressa à Jésus et dit :
" Maître, je vous ai amené mon fils, qui a un esprit muet.
Partout où il s'empare de lui, il le jette contre terre, et il écume, grince des dents et se raidit. Et j'ai dit à vos disciples de le chasser, et ils ne l'ont pu. "
Il leur répondit : " Ô génération incrédule, jusques à quand serai-je près de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. "
Et ils le lui amenèrent. A sa vue, l'esprit le jeta aussitôt à terre, et tombé sur le sol, il se roulait en écumant.
Et il demanda au père : " Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? Depuis l'enfance, dit-il.
Et souvent il l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire périr. Mais, si vous pouvez quelque chose, venez à notre aide par pitié pour nous. "
Jésus lui dit : " Si vous pouvez ! Tout est possible à celui qui croit. "
Aussitôt le père de l'enfant s'écria : " Je crois ! Venez au secours de mon manque de foi ! "
Jésus, voyant accourir une foule, commanda avec force à l'esprit impur, lui disant : " Esprit muet et sourd, je te le commande, sors de lui et ne rentre plus en lui. "
Et ayant poussé un grand cri et l'ayant jeté à terre avec violence, il sortit ; et il devint comme mort, si bien que beaucoup disaient : " Il est mort. "
Mais Jésus, l'ayant pris par la main, le fit lever, et il se tint debout.
Lorsqu'il fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : " Pourquoi n'avons-nous pu le chasser ? " Il leur dit : " Ce genre ne peut être chassé que par la prière et le jeûne. "

Il pèche, celui qui méprise son prochain; heureux qui a pitié des pauvres. Proverbes 14,21

Il pèche, celui qui méprise son prochain; heureux qui a pitié des pauvres. Proverbes 14,21

Par Charles de Foucauld 

(1858-1916), ermite et missionnaire catholique au Sahara 
Écrits spirituels ; Méditations sur l'Évangile (Seuil) 


 

 « Je crois ! Venez au secours de mon incroyance »

 

      La vertu que Notre Seigneur récompense, la vertu qu'il loue, c'est presque toujours la foi.

Quelquefois, il loue l'amour, comme dans Madeleine (Lc 7,47); quelquefois l'humilité, mais ces exemples sont rares ; c'est presque toujours la foi qui reçoit de lui récompense et louanges.

Pourquoi ?

Sans doute parce que la foi est la vertu, sinon la plus haute (la charité passe avant), du moins la plus importante, car elle est le fondement de toutes les autres, y compris la charité, et aussi parce qu'elle est la plus rare. 

      Avoir vraiment la foi, la foi qui inspire toutes les actions, cette foi au surnaturel qui dépouille le monde de son masque et montre Dieu en toutes choses ; qui fait disparaître toute impossibilité ; qui fait que ces mots d'inquiétude, de péril, de crainte, n'ont plus de sens ; qui fait marcher dans la vie avec un calme, une paix, une joie profonde, comme un enfant à la main de sa mère ; qui établit l'âme dans un détachement si absolu de toutes les choses sensibles dont elle voit clairement le néant et la puérilité ; qui donne une telle confiance dans la prière, la confiance de l'enfant demandant une chose juste à son père ; cette foi qui nous montre que, « hors faire ce qui est agréable à Dieu, tout est mensonge » ; cette foi qui fait voir tout sous un autre jour - les hommes comme des images de Dieu - mon Dieu, donnez-la moi ! Mon Dieu, je crois, mais augmentez ma foi ! Mon Dieu faites que je croie et que j'aime, je vous le demande au nom de Notre Seigneur Jésus Christ. Amen.

 

ACTE DE FOI   Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper.      ACTE DÉSESPÉRANCE   Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que Vous l’avez promis et que Vous êtes toujours fidèles dans Vos promesses.     ACTE DE CHARITÉ   Mon Dieu, je Vous aime par dessus toutes choses, de tout mon coeur, de toute mon âme et de toutes mes forces, parce que Vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable. J’aime aussi mon prochain comme moi-même pour l’amour de Vous.     ACTE DE CONTRITION   Mon Dieu, j’ai un extrême regret de Vous avoir offensé parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et le péché Vous déplaît ; je prends la ferme résolution avec le secours de Votre Sainte grâce, de ne plus Vous offenser et de faire pénitence.

ACTE DE FOI Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper. ACTE DÉSESPÉRANCE Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que Vous l’avez promis et que Vous êtes toujours fidèles dans Vos promesses. ACTE DE CHARITÉ Mon Dieu, je Vous aime par dessus toutes choses, de tout mon coeur, de toute mon âme et de toutes mes forces, parce que Vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable. J’aime aussi mon prochain comme moi-même pour l’amour de Vous. ACTE DE CONTRITION Mon Dieu, j’ai un extrême regret de Vous avoir offensé parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et le péché Vous déplaît ; je prends la ferme résolution avec le secours de Votre Sainte grâce, de ne plus Vous offenser et de faire pénitence.

SAINTE THÈCLE, QUI ÊTES-VOUS ?
Vierge et Première Martyre 
(Ier siècle)

         Sainte Thècle est une martyre du temps des Apôtres. Les saints pères l'ont appelée avec enthousiasme la femme apostolique, la fille aînée de saint Paul, la protomartyre parmi les femmes, comme saint Étienne fut le protomartyr parmi les hommes. Thècle, très versée dans la philosophie, dans les sciences et dans les belles-lettres, fut convertie par saint Paul, à Iconium. Elle voulut rester vierge et fut dénoncée comme chrétienne par le jeune homme qui aspirait à sa main. Condamnée au feu, dans l'amphithéâtre, à la demande de sa mère, elle vit Notre-Seigneur lui apparaître sous les traits de saint Paul, puis remonter au ciel comme pour lui en tracer le chemin. Pleine alors d'un courage tout nouveau, elle s'arme du signe de la croix et monte, rayonnante de joie et de beauté, sur le bûcher ; bientôt les flammes l'entourent de toutes parts, mais sans la toucher, et la foule étonnée aperçoit la victime pleine de vie et priant Dieu ; nouveau miracle : un nuage s'abat sur le bûcher et en éteint les flammes.

         Bientôt Thècle put revoir l'apôtre saint Paul et être confirmée par lui dans la foi. L'ayant suivi à Antioche, elle fut bientôt accusée de nouveau et condamnée aux bêtes. On lâcha contre elle, une lionne furieuse et affamée ; mais celle-ci, loin de dévorer sa victime, vint lui lécher les pieds ; ni la rage de la faim, ni les excitations des bourreaux, ni les clameurs du peuple ne purent réveiller son instinct carnassier.  « La lionne, dit saint Ambroise, vénéra sa proie et fut pénétrée d'une compassion dont les hommes s'étaient dépouillés. »

         Peu de jours après, la jeune martyre fut exposée au même supplice ; on lança sur elle des lions et des ours ; aussitôt la lionne qui l'avait épargnée une première fois courut vers elle et lui lécha les pieds. Un ours s'avança, mais la lionne le mit en pièces ; un lion, voulut aussi se précipiter sur la victime ; mais une lutte acharnée se livra entre la lionne et lui, et ils périrent tous les deux. Le préfet la fit alors jeter dans une fosse remplie de serpents. À peine y fut-elle précipitée, qu'un globe de feu consuma tous les reptiles, et la sainte fut délivrée. L'ordre fut donné d'attacher chacun de ses pieds à des taureaux furieux, pour l'écarteler ; les bêtes, excitées par des aiguillons rougis au feu, bondirent en mugissant ; mais les liens de la vierge se brisèrent, et elle resta sans blessure. Le préfet étonné, lui demanda l'explication de ces prodiges : « Je suis, dit-elle, la servante de Dieu, Maître de l'univers. » Thècle, rendue à la liberté, revint dans sa patrie pour y prêcher la foi, et y mourut à l'âge de quatre-vingts ans.

Saint Pio de Pietrelcina, qui êtes-vous ?
Prêtre o.f.m. cap.


Pio, au siècle Francesco Forgione, naît le 25 mai 1887 à Pietrelcina, en Italie du Sud, entre Naples et Foggia (Campanie). Quatrième des sept enfants d’un couple de paysans, il entre à 16 ans chez les capucins et prend le nom de frère Pio. De santé fragile, il retourne pour de longs séjours dans son village. Ses frères capucins témoigneront que le démon venait lui rendre visite dans sa chambre. Fra Pio a alors vécu dans une « nuit obscure » qui rappelle celle des mystiques comme Jean de la Croix ou sa contemporaine, Thérèse d'Avila. Il confie : « Le doute qui m’assaille toujours et me persécute partout est d’ignorer si ce que je fais reçoit ou non l’approbation de Dieu. »

Ordonné prêtre le 10 août 1910, il est affecté, six ans après, au couvent de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles. Il y demeurera jusqu’à sa mort, le 23 septembre 1968, à 81 ans. Le rayonnement spirituel du Padre Pio a donné naissance à deux œuvres importantes : l’hôpital Casa Sollievo della Sofferenza(maison pour le soulagement de la souffrance) et les groupes de prière. Par deux fois, le Padre Pio a dû subir des mesures disciplinaires et des restrictions dans l’exercice de son ministère.

Le 20 septembre 1918, Francesco Forgione (qu’on n’appelle pas encore padre Pio) vient de dire la messe au couvent de San Giovanni Rotondo. Ce jeune capucin de 31 ans s’agenouille devant un crucifix. « Une quiétude indescriptible » s’empare de lui, racontera-t-il plus tard. Apparaît soudain un personnage mystérieux, aux mains, pieds et flanc ruisselant de sang. Puis la vision disparaît. Au sortir de ce qu’il nomme une extase, le religieux s’aperçoit alors que ses propres mains, ses pieds et son flanc saignent aussi. À la vue de ces stigmates, le calme se change en un trouble profond : le religieux tente de refermer ses plaies ; rien n’y fait ; elles ne cicatrisent pas. Jusqu’à sa mort, en 1968 - jamais cicatrisées, ses plaies disparaîtront le 20 septembre 1968, trois jours avant sa mort - padre Pio portera ce mystère avec lui. Il recouvre ses mains de mitaines pour dissimuler ses plaies ; il est soumis à une série d’examens scientifiques, ainsi qu’à un contrôle rigoureux : le Vatican suit l’affaire d’un mauvais œil. La nouvelle se propage et les médecins font un double constat, sans explication : padre Pio n’est pas un affabulateur mais rien n’explique ces plaies qui évoquent la passion du Christ. Son évêque, une partie du clergé local, des responsables du Vatican s’irritent de la renommée grandissante de ce religieux qui, vite, attire des foules. D’autant que l’on parle de guérisons et de clairvoyance spirituelle. Durant toute sa vie, il est l’objet de calomnies, de mensonges et même de plusieurs condamnations du Saint-Office. Rome, d’abord, lui interdit toute relation épistolaire puis, pendant deux ans, de confesser. En 1933, le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le libère de ces restrictions, mais certains de ses frères capucins se liguent contre lui…

La dévotion populaire accompagne l’humble capucin. Il incarnait la simplicité franciscaine, le courage devant la souffrance, la charité envers les malades. On lui attribue, au fil des ans, de nombreuses guérisons. Parmi de multiples prodiges, il avait, dit-on, le don de la bilocation, autrement dit, d’être à la fois ici (recueilli en prière, comme absent) et là (au secours d’une âme en peine ou en danger). On frôle même l’émeute, en 1923, lorsque Rome veut empêcher le padre de célébrer la messe. Et on ira jusqu’à installer des micros dans sa cellule et son confessional ! Pressions et inquisitions romaines ne cessent que dans les années soixante, grâce au Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978). Toute l’Italie vénère alors le prêtre aux stigmates, qui fit construire, en 1956, à San Giovanni Rotondo, un hôpital grâce aux dons des fidèles.

On lui attribue de nombreux miracles. Dans les années soixante, alors simple évêque auxiliaire de Cracovie, Karol Wojtyla envoya à padre Pio une lettre d’intercession pour une amie polonaise gravement atteinte d’un cancer. Onze jours plus tard, elle était guérie.

Padre Pio est un peu un saint « médiéval », héritier de la tradition franciscaine, stigmatisé comme saint François, pauvre lui-même et attentif aux souffrances ; et surtout un mystique entouré de prodiges et de miracles.

L’œuvre de Padre Pio : des conversions en grand nombre, des groupes de prière (2.200 dans le monde dont 1.800 en Italie) et, depuis 1956, à San Giovanni Rotondo, une clinique pour les « esprits et les corps épuisés ». L’intuition de Padre Pio fut de faire de cette maison, la Casa Sollievo della Sofferenza, un centre d’études international et un lieu où devait être privilégié le confort des malades. Une volonté bien paradoxale de la part de celui qui avait supporté tant de souffrances et de pauvreté…

Sain Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) a donné Pio de Pietrelcina comme saint de la Miséricorde et modèle à imiter par tous les fidèles. Le pape a voulu que sa fête liturgique soit immédiatement inscrite au calendrier romain général - et non local - le 23 septembre, « jour de sa naissance au ciel », et en tant que « mémoire obligatoire » - et non facultative - pour l’Église universelle.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Pio de Pietrelcina

Quand Padre Pio était là, on pouvait dire que Jésus et Marie étaient présents, eux aussi, par lui. Et parce qu'il était l'instrument d'une Présence qui le dépassait humainement, puisqu'il s'agissait de celle du Seigneur et de Sa Mère, Padre Pio avait atteint la perfection de sa vocation sacerdotale : il était à la fois le Prêtre et la Victime.  Cette présence de Jésus et de Marie, Padre Pio la faisait donc ressentir à ceux qui l'approchaient parce qu'il vivait lui-même de cette présence mystérieuse et réelle. Il nous enseignait, par là, à être tout à Dieu par Marie, dans le temps, afin d'être, pour l'éternité, tout à Dieu avec Marie. ( Père Derobert)

Quand Padre Pio était là, on pouvait dire que Jésus et Marie étaient présents, eux aussi, par lui. Et parce qu'il était l'instrument d'une Présence qui le dépassait humainement, puisqu'il s'agissait de celle du Seigneur et de Sa Mère, Padre Pio avait atteint la perfection de sa vocation sacerdotale : il était à la fois le Prêtre et la Victime. Cette présence de Jésus et de Marie, Padre Pio la faisait donc ressentir à ceux qui l'approchaient parce qu'il vivait lui-même de cette présence mystérieuse et réelle. Il nous enseignait, par là, à être tout à Dieu par Marie, dans le temps, afin d'être, pour l'éternité, tout à Dieu avec Marie. ( Père Derobert)

Marie, Sommet de la Sainteté de l'Ancien Testament , mais plus encore...

Comme les autres hommes, comme saint Jean-Baptiste, dont l’Église fête également la conception et la nativité, – la Sainte Vierge est née sous la loi du péché originel, portant avec tous la même responsabilité commune de la chute. Mais le péché n’a jamais pu s’actualiser dans sa personne ; l’hérédité peccamineuse de la chute n’avait pas d’emprise sur sa volonté droite.

Elle représente le comble de la sainteté qui ait jamais pu être atteinte avant le Christ, dans les conditions de l’Ancien Testament, par quelqu’un de la descendance d’Adam.

Elle a été sans péché sous la domination universelle du péché, pure de toute séduction dans l’humanité asservie au prince du monde. Non pas placée au-dessus de l’histoire humaine, pour servir au dessein particulier de Dieu, mais réalisant sa vocation unique dans l’enchaînement de l’histoire, dans la destinée commune des hommes (…).

Et pourtant, si dans la personne de la Mère de Dieu nous voyons le sommet de la sainteté de l’Ancien Testament, ce n’est pas encore la limite de sa sainteté à elle, car elle dépassera également les sommets les plus hauts de l’Alliance Nouvelle, en réalisant la sainteté la plus grande à laquelle l’Église peut atteindre.

V. Lossky
Théologien orthodoxe
(Extraits de À l’Image et à la ressemblance de Dieu, Aubier-Montaigne, 1967)

En réalité, nul ne devait comprendre le terme "martyr" comme parlant de quelqu'un qui a été torturé et mis à mort. Littéralement, cela signifie "témoin." Dès lors, une personne est un martyr si, par sa mort, elle témoigne du fait que le Christ a vaincu la mort, qu'Il est Ressuscité d'entre les morts. C'est en cela que se trouve le témoignage, et non pas dans le fait qu'il a été torturé. (Prêtre-martyr Daniel Sysoyev, Instructions aux Immortels)

En réalité, nul ne devait comprendre le terme "martyr" comme parlant de quelqu'un qui a été torturé et mis à mort. Littéralement, cela signifie "témoin." Dès lors, une personne est un martyr si, par sa mort, elle témoigne du fait que le Christ a vaincu la mort, qu'Il est Ressuscité d'entre les morts. C'est en cela que se trouve le témoignage, et non pas dans le fait qu'il a été torturé. (Prêtre-martyr Daniel Sysoyev, Instructions aux Immortels)


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,1-6.

En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ;
il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades.
Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange.
Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez.
Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. »
Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Lorsque quelque chose commence à nous faire mal, nous courons voir le médecin et prenons soin de notre corps. Qu'en est-il des maladies de l'âme? Pourquoi donc n'en prenons-nous pas du tout soin? Il se peut que votre âme soit blessée et vous ne savez même pas de quoi elle est affligée. Lorsque vous souffrez corporellement, vous allez voir le médecin pour un traitement curatif. De la même manière, lorsque votre âme souffre, vous devriez chercher soulagement et guérison auprès d'un père spirituel. (Hiéromoine du grand schème Julian (Lazar))

Lorsque quelque chose commence à nous faire mal, nous courons voir le médecin et prenons soin de notre corps. Qu'en est-il des maladies de l'âme? Pourquoi donc n'en prenons-nous pas du tout soin? Il se peut que votre âme soit blessée et vous ne savez même pas de quoi elle est affligée. Lorsque vous souffrez corporellement, vous allez voir le médecin pour un traitement curatif. De la même manière, lorsque votre âme souffre, vous devriez chercher soulagement et guérison auprès d'un père spirituel. (Hiéromoine du grand schème Julian (Lazar))

Par Saint Hilaire

(v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église 
Commentaire sur le psaume 65, §19-20 ; CSEL 22, 261 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 873) 


 

« Ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle »

 

      Quelle est « la parole de louange » (Ps 65,8) qu'il faut faire entendre ?

Celle-ci assurément :

« Il a donné la vie à l'âme » des croyants (v.9) ; car Dieu a accordé la constance et la persévérance dans la profession de la foi à la prédication des apôtres et à la confession des martyrs, et la prédication du Royaume des cieux a parcouru la terre en tous sens comme par des pas.

En effet « leur message s'est répandu sur toute la terre » (Ps 18,5). Et ailleurs, le Saint Esprit proclame la gloire de cette course spirituelle :

« Comme ils sont beaux, les pas de ceux qui annoncent la bonne nouvelle, de ceux qui annoncent la paix » (Is 52,7).

C'est donc cette parole de louange de Dieu qu'il faut faire entendre par la proclamation, selon le témoignage du psalmiste : « Il a donné la vie à mon âme et n'a pas laissé chanceler mes pas » (LXX).

En effet, les apôtres ne se sont pas laissés détourner de la course de leur prédication par les terreurs des menaces humaines, et la fermeté de leurs pas solidement posés ne s'est pas laissée écarter du chemin de la foi... 


      Pourtant, après avoir dit :

« Il n'a pas laissé chanceler mes pas », le psalmiste ajoute :

« Ô Dieu, tu nous as éprouvés, tu nous as épurés par le feu comme on épure l'argent » (v.10).

Cette parole, commencée au singulier, se rapporte donc à plusieurs.

Car unique est l'Esprit et une la foi des croyants, selon ce qui est dit dans les Actes des Apôtres :

« Les croyants n'avaient qu'une seule âme et un seul cœur » (Ac 4,32)... 


      Mais que signifie cette comparaison :

« Ils ont été épurés au feu, comme on épure l'argent » ?   

A mon sens, si on épure l'argent, c'est uniquement pour en séparer les scories qui adhèrent à la matière encore brute...

C'est pourquoi, quand Dieu met à l'épreuve ceux qui croient en lui, ce n'est pas qu'il ignore leur foi, mais parce que « la persévérance produit la valeur » comme le dit l'apôtre Paul (Rm 5,4).

Dieu les soumet à l'épreuve, non pour les connaître, mais pour les amener à la consommation de la vertu.

Ainsi, purifiés par le feu et dégagés de tout alliage avec les vices de la chair, ils pourront resplendir de l'éclat d'une innocence qui a fourni ses preuves.




 

De même que la nuit, tout en effet, bien qu'il soit lumineux par nature, partage la couleur noire du régime des ténèbres, mais une fois que la lumière revient, il reste plus aucune trace des ténèbres dans ces choses qui avaient été obscurcies par la nuit : ainsi donc en est-il lorsque l'âme a été transportée et l'erreur à la vérité, car alors la forme sombre de sa vie s'est transformée en radieuse beauté. (Saint Grégoire de Nysse, Commentaire sur le Cantique des cantiques)

De même que la nuit, tout en effet, bien qu'il soit lumineux par nature, partage la couleur noire du régime des ténèbres, mais une fois que la lumière revient, il reste plus aucune trace des ténèbres dans ces choses qui avaient été obscurcies par la nuit : ainsi donc en est-il lorsque l'âme a été transportée et l'erreur à la vérité, car alors la forme sombre de sa vie s'est transformée en radieuse beauté. (Saint Grégoire de Nysse, Commentaire sur le Cantique des cantiques)

Pêcheurs d'hommes
Évangile selon saint Matthieu 4, 17-23
Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
 
Professionnalisme
Jésus appelle derrière lui des hommes et des femmes à partir de leur existence très concrète, et il leur demandent simplement de faire pour Lui ce qu’ils savent le mieux faire, par exemple pêcher, parce qu’ils sont experts en pêche. À Judas le cupide, il donnera les cordons de la bourse, à ceux qui savent écrire, il abandonnera la rédaction des évangiles, à Saul de Tarse le pharisien, il confiera la prédication universelle, à Madeleine qui aime en professionnelle, il la glorifiera dans son amour…
Jésus rencontre deux paires de frères, l’appel, ce qu’on nomme la vocation, se passe en famille et très spontanément. Pas de vision ou d’audition spectaculaires, bonnement un homme passe et les interpellent, et ils le suivent. Il s’agit bien comme à l’ordinaire d’une destination individuelle singulière qui tient compte de la personne entière, plutôt que d’un destin exceptionnel hors du commun. 

Nos deux tandems, Simon et André et les Zébédée, s’ils ont couru si promptement derrière Jésus, ce n’est pas par héroïsme remarquable, mais peut-être d’abord parce qu’ils ont été séduits, et surtout parce qu’ils n’étaient pas satisfaits de la vie qu’ils menaient ; parce qu’ils désiraient autre chose, parce qu’ils avaient de l’ambi tion. Jésus les choisit tels qu’ils sont et « fera avec » tout au long de son ministère. La révélation qu’il apporte s’inscrit dans une humanité et une histoire personnelle et unique, et ne va jamais contre cette humanité, mais œuvre de concert avec elle. (Source: "Signe dans la Bible")
Une fois que l'âme commence à ressentir sa propre bonne santé, les images qui surviennent dans ses rêves seront aussi apaisés et libres de passion. Saint Maxime le Confesseur

Une fois que l'âme commence à ressentir sa propre bonne santé, les images qui surviennent dans ses rêves seront aussi apaisés et libres de passion. Saint Maxime le Confesseur

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 06:18
Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Chers amis. Aloho m'barekh.

Notre Rendez-vous quasiment quotidien sera probablement interrompu ou pour le moins perturbé pendant mon séjour (D'intérêt ecclésial) au Kerala du 8 au 22 Septembre.

Notre séjour prévu du 8 au 16 a été prolongé jusqu'au 22.

Je vous prie de bien vouloir porter fraternellement dans la prière cette démarche.

De mon côté, vos intentions ne seront pas oubliées à chacune des étapes spirituelles qui ne manqueront pas de jalonner notre périple sur les pas de Saint Thomas (Mar Thomas, Apôtre des Indes), Mar Koorilose, Mor Gregorios de Parumala, etc...

A tous les membres de la Métropolie (Archidiocèse) et ceux qui sont intéressés par la vie de notre communauté des "chrétiens de St Thomas" en France et au Cameroun, je donne Rendez-vous le Dimanche 4 Octobre pour la Messe déjà, mais aussi pour l'Assemblée Générale Ordinaire de notre Association cultuelle (Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma) qui se déroulera pendant le repas fraternel (Entre 12h30 et 14h30). L’archidiocèse se porte mal. Nous ferons le point sur ce qu'est sa vie, sur ce qu'elle doit être avant une autre Assemblée Générale qui précèdera mon voyage pastoral et canonique en Afrique après le 8 Décembre.

Notre Église syrienne orthodoxe de Mar Thomas est à ce jour la seule Eglise locale en France et au Cameroun des "Chrétientés Syriaques de Saint Thomas".

Notre  Monastère métropolitain de Notre-Dame de Miséricorde et ses dépendances, en France, au Cameroun demeurent des lieux de prières pour que soit restaurée, là où c'est nécessaire, et  toujours plus clairement manifestée, l'Unité de l’Église du Christ, l'unité des "Eglises Apostoliques"...

 

Puisse mon prochain voyage au Kerala collaborer à resserrer les liens d'amitié entre nos Eglises qu'unit  la même et vivifiante Tradition Syriaque aux Indes et en Europe, entre Eglises qu'unit la même Foi dans le Christ mort et ressuscité pour unir l'homme à Dieu et les hommes entre eux ! Alors que nous rendons grâce pour les relations fraternelles que nous entretenons déjà, puisse-t-il resserrer toujours davantage les liens filiaux de notre Eglise locale avec son Eglise-mère Syriaque-Orthodoxe Malankare !

Que le Christ Prince de la Paix soit notre guide!

Que la Mère de Miséricorde nous réunisse tous sous sa protection !

Que Saint Abraham Koorilose Bava et Saint Gregorios intercèdent pour nous !

En union de prières. Aloho m’barekh (Que Dieu vous bénisse) !

 

+Mor Philipose-Mariam, métropolite .

 

 

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,25-26.6,1-10.

Frères, si nous vivons par l'Esprit, conduisons-nous aussi selon l'Esprit.
Ne cherchons pas une vaine gloire en nous provoquant les uns les autres, en nous portant mutuellement envie.
Frères, lors même qu'un homme se serait laissé surprendre à quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur, prenant garde à vous-mêmes, de peur que vous ne tombiez aussi en tentation.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la parole du Christ ;
car si quelqu'un croit être quelque chose, alors qu'il n'est rien, il s'abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non en se comparant à autrui ;
car chacun aura son propre fardeau à porter.
Que celui à qui on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l'enseigne.
Ne vous y trompez pas : on ne se rit pas de Dieu. Ce qu'on aura semé, on le moissonnera.
Celui qui sème dans sa chair moissonnera, de la chair, la corruption ; celui qui sème dans l'esprit moissonnera, de l'esprit, la vie éternelle.
Ne nous lassons point de faire le bien ; car nous moissonnerons en son temps, si nous ne nous relâchons pas.
Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps, faisons le bien envers tous, et surtout envers les frères dans la foi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,11-16.

En ce temps-là, Jésus se rendait à une ville, appelée Naïm ; et ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une foule nombreuse.
Comme il approchait de la porte de la ville, voilà qu'on emportait un mort, fils unique de sa mère, laquelle était veuve, et une foule considérable de gens de la ville étaient avec elle.
Le Seigneur l'ayant vue, fut touché de compassion pour elle, et il lui dit : " Ne pleurez pas. "
Et s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent ; et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! "
Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler ; et il le rendit à sa mère.
Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous, " et : " Dieu a visité son peuple. "

Saint Braulion de Saragosse

(vers 590-651), évêque 
Lettre 19 ; PL 80, 665 (trad. bréviaire rev.) 


 

« En voyant la veuve, le Seigneur Jésus lui dit : ' Ne pleure pas ' » (Lc 7,13)

 

      Le Christ, espérance de tous les croyants, appelle ceux qui quittent ce monde non pas des morts mais des dormants lorsqu'il dit :

« Lazare, notre ami, s'est endormi » (Jn 11,11) ; l'apôtre Paul à son tour ne veut pas que nous soyons « attristés au sujet de ceux qui se sont endormis » (1Th 4,13).

Par là, si notre foi tient que « tous ceux qui croient » au Christ, selon sa parole dans l'Évangile, « ne mourront jamais » (Jn 11,26), nous savons que lui n'est pas mort et que nous-mêmes ne mourrons pas.

C'est parce que « au signal donné par la voix de l'archange et à l'appel de la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts ressusciteront » (1Th 4,16).

Que l'espérance de la résurrection nous encourage donc, puisque nous reverrons alors ceux que nous avons perdus.

Il importe que nous croyions fermement en lui, c'est-à-dire que nous obéissions à ses préceptes, car il met sa puissance suprême à relever les morts plus facilement que nous n'éveillons ceux qui sont endormis. 


      Voilà ce que nous disons et pourtant, je ne sais par quel sentiment, nous nous réfugions dans les larmes, et le sentiment du regret entame notre foi.

Hélas ! que la condition de l'homme est pitoyable, et sans le Christ combien notre vie est vaine !

Mais toi, ô mort, qui as la cruauté de briser l'union des époux et de séparer ceux que l'amitié unit, dès maintenant ta force est écrasée.

Dès maintenant ton joug impitoyable est broyé par celui qui te menaçait par les paroles du prophète Osée :

« Ô mort, je serai ta mort » (Os 13,14 Vulg).

C'est pourquoi, avec l'apôtre Paul, nous jetons ce défi : « Ô mort, où est ta victoire ?

Ô mort, où est ton dard venimeux ? » (1Co 15,55)

Celui qui t'a vaincu nous a rachetés, il a livré son âme bien-aimée aux mains des impies, afin de faire d'eux ses bien-aimés. 


      Il serait trop long de rappeler tout ce qui dans les saintes Écritures devrait nous apporter à tous la consolation.

Qu'il nous suffise d'espérer en la résurrection et d'élever nos regards vers la gloire de notre Rédempteur, car c'est en lui que nous sommes déjà ressuscités, comme notre foi nous le fait penser, selon le mot de l'apôtre Paul :

« Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui » (Rm 6, 8).


 

Saint Clodoald, Saint Cloud, qui êtes-vous ?
Prince, moine et prêtre 


(515-560)Clodoald, plus connu sous le nom de Cloud, était le fils du roi Clodomir et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père, ses oncles, Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère Clotilde, de leur envoyer les enfants de Clodomir pour les proclamer successeurs de leur père. La sainte veuve revêtit Cloud, qui n'avait que deux ans, et ses deux frères de leurs plus beaux habits et les envoya avec confiance, ne se doutant pas que ses petits-enfants allaient être égorgés sans pitié par ses propres fils. Cloud fut sauvé du massacre et put échapper à toutes les recherches de ses oncles.

Le jeune prince grandit en paix dans un monastère, et, trouvant toute sa joie au service de Dieu, il préféra la tonsure à la couronne. Il choisit plus tard, pour y finir ses jours, le monastère d'Agaune, dont les neufs cents religieux partagés en neuf chœurs, se succédaient tour à tour devant l'autel et chantaient l'office sans interruption, le jour et la nuit.

Dieu ne voulut pas laisser longtemps ce trésor enfoui, car il accompagna les vertus du prince du don des miracles. Un jour qu'il se promenait aux environs de sa cellule, un mendiant à moitié nu se présente à lui, implorant sa charité. Le prince, devenu moine, n'avait rien ; les pauvres vêtements qu'il portait étaient les seuls objets qu'il eût à sa disposition ; il ne voulut pas cependant rebuter un membre du Sauveur Jésus, et, se dépouillant de son manteau, il en revêtit le mendiant. Le soir, celui-ci reçut l'hospitalité dans une chaumière voisine, et, pendant qu'il dormait, ô prodige ! Le vêtement qu'il avait reçu rayonnait d'un éclat plus merveilleux que les brillants habits des princes.

Cloud fut ordonné prêtre malgré les protestations de son humilité, et fut le premier des princes de France qui gravit les degrés de l'autel. C'est à Paris qu'avait eu lieu l'ordination ; il obtint du roi Childebert, son oncle, une propriété voisine de la capitale pour y finir ses jours dans la solitude. Dès qu'on sut le lieu de la retraite du serviteur de Dieu, on y accourut de toutes parts pour se mettre sous sa direction ; quelques cellules furent d'abord bâties, bientôt un monastère devint nécessaire ; Cloud y vécut sept ans au milieu de ses frères, leur donnant l'exemple de toutes les vertus. Les vertus de saint Cloud avaient attiré vers lui de nombreux disciples ; ses miracles firent accourir des foules immenses à son tombeau, autour duquel se forma la ville de Saint-Cloud.

La piété naïve de nos pères a porté les cloutiers à le choisir pour patron.

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

"Le Roi m’a introduite en ses appartements"

(Cantique des Cantiques 1,4)

Cependant, ce dont il est ici question, c'est l'Église telle qu'elle vient au Christ, ou l'âme telle qu'elle s'attache au Verbe de Dieu, quel appartement du Christ ou chambre du Verbe de Dieu devons-nous considérer, dans lequel / laquelle Il introduit soit Son Église soit l'âme qui s'attache à Lui, si ce n'est l'Esprit même, mystérieux et caché, du Christ? A cet égard, Paul lui-même disait que "nous l’avons, nous, la pensée du Christ...  pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits" (1 Co 2,16; 2,12).

Ce sont les choses mêmes "que l’oeil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au coeur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment" (1 Co 2,9).

Dès lors, lorsque le Christ amène l'âme à la compréhension de Son Esprit, on dit qu'elle a été amenée en les appartements du Roi, dans lesquels sont cachés les trésors de Sa sagesse et connaissance.
Origène d'Alexandrie, Commentaire sur le Cantique des Cantiques

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,6-11.

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale.
Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Césaire d'Arles

(470-543), moine et évêque 
Sermons au peuple, n°57,4 (trad. SC 330, p. 25 rev) 


 

« Les scribes et les pharisiens l'épiaient...afin de trouver un motif pour l'accuser »

 

Le Seigneur dira à ceux qui ont méprisé sa miséricorde : « Homme, c'est moi qui de mes mains t'ai formé du limon, moi qui ai insufflé l'esprit dans ton corps de terre, moi qui ai daigné t'attribuer notre image et notre ressemblance, moi qui t'ai placé au milieu des délices du Paradis.

Mais toi, méprisant les commandements de vie, tu as préféré suivre le séducteur plutôt que le Seigneur... 


« Par la suite, alors que tu étais expulsé du Paradis et retenu dans les liens de la mort par le péché, ému de miséricorde, je suis entré dans un sein virginal pour venir au monde, sans dommage pour sa virginité.

J'ai été étendu dans une mangeoire, enveloppé de langes ; j'ai supporté les désagréments de l'enfance et les souffrances humaines, par lesquels je me suis fait semblable à toi dans le seul but de te rendre semblable à moi.

J'ai enduré les soufflets et les crachats de ceux qui se riaient de moi, j'ai bu le vinaigre avec le fiel.

Frappé de verges, couronné d'épines, attaché à la croix, transpercé par la lance, j'ai rendu mon âme dans les tourments pour t'arracher à la mort.

Vois la marque des clous auxquels j'ai pendu ; vois mon côté transpercé de blessures.

J'ai supporté tes souffrances pour te donner ma gloire ; j'ai supporté ta mort pour que toi, tu vives pour l'éternité.

J'ai reposé, enfermé dans le sépulcre, pour que toi, tu règnes dans le ciel. 


« Pourquoi as-tu perdu ce que j'ai souffert pour toi ?

Pourquoi as-tu renoncé aux grâces de ta rédemption ? ...

Rends-moi ta vie, pour laquelle j'ai donné la mienne ; rends-moi ta vie que tu détruis sans cesse par les blessures de tes péchés. » 


 

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 17:16
Les inscriptions sont closes, mais rien ne vous interdit de nous rejoindre pour la Messe dimanche à 10h30 au 18 Route de Pau.65100 LOURDES.

Les inscriptions sont closes, mais rien ne vous interdit de nous rejoindre pour la Messe dimanche à 10h30 au 18 Route de Pau.65100 LOURDES.

 


 

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St

Thomas"* à Lourdes :

 

*Vendredi 16 Octobre à 8h, départ de Normandie  (Coucher à Jauldes)

* Friday, October 16 at 8 am, departure of Normandy (Sunset in Jauldes)

*Départ de Charente :

* Departure from Charente:

-Samedi 17 Octobre départ à 7h pour LOURDES(Coucher à Lourdes),

étape déjeûner à Aire sur l'Adour * au Sanctuaire de Sainte Quiterie.

 

-Saturday October 17 starting at 7 am for Lourdes (Lourdes Sunset)


Step lunch in Aire sur l'Adour at Holy Quiterie * Sanctuary.

 

 

Lourdes au service de la joie des convives

Lourdes au service de la joie des convives

-Dimanche 18, journée à Lourdes

-Sunday 18 day in Lourdes, 10:30 Mass at 18 Route de Pau. 65100 LOURDES (France)

Lourdes au service de la joie des convives

Lourdes au service de la joie des convives

-Lundi 19 matinée à Lourdes,départ en fin de matinée pour une courte étape à Ferrières

-Monday Morning 19 in Lourdes, starting in the late morning for a short step to Ferrières and a mountain picnic on the "Col du Soulor."

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et un piquenique suir le Col du Soulor.

 

 

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(Coucher à Jauldes)

-Mardi 20, départ des Normands et Parisiens pour le Monastère, 

 

(Sunset in Jauldes)


-Tuesday 20 departure of the Normans and Parisians for the Monastery,

 

 

OFFRANDES LIBRES

(Libeller vos chèques à l'ordre de la Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas : ESOF)

FREE GIFTS

(Make out your check payable to the Metropolis of Syro-Orthodox Church March-Francophone Thomas ESOF)
Registration to:

Inscriptions au :

Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI.

Tel : 02.33.24.79.58 Courriels :asstradsyrfr@laposte.net

ou sur le portable de Soeur Marie-André:0617512573

avant le dimanche 4 Octobre.

+++

*Chrétientés Syriaques des Indes

 

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*Qui est Sainte Quitterie ?

Au ve siècle, Aire fait partie du royaume wisigoth de Toulouse ; elle devient une résidence royale sous les rois Euric (466-484) et Alaric II (484-507). Ce dernier y promulgua en 506 son Bréviaire, condensé du droit romain, un an avant d'être vaincu par Clovis.

C'est durant cette période, en 476, que Quitterie, princesse d'Espagne, fille du « roi » Caius et fuyant son prétendant, aurait été décapitée à Aire par les Wisigoths qui étaient attachés à une hérésie: l'arianisme.

Sa tête y aurait fait jaillir une source miraculeuse.

Tout près de l'église d'Aire coule aujourd'hui une fontaine à laquelle on attribue la vertu de guérir les maux de tête ainsi que la rage (on la représente souvent avec un chien à ses pieds tirant la langue).

Eglise Ste Quitterie

Son culte était très répandu en Vasconie (on prononce "Quitèr.i"), où on l'invoquait pour la guérison des maux de tête, de la folie etde  la rage.

Les reliques de la sainte demeurèrent jusqu'au xvie siècle dans la crypte de l'église, ancien temple romain dédié au dieu Mars et converti en baptistère par les évêques des Tarusates. Elles furent conservées à l'intérieur d'unsarcophage de marbre blanc, l'un des plus beaux du ive siècle, en raison de l'extraordinaire richesse de sa décoration, mêlant motifs sculptés antiques et chrétiens.

Ses reliques attirent de nombreux pèlerins depuis le Moyen Âge, empruntant "lous camins de Sinte Quiteyre".

Le site s'imposera vite comme une étape sur la Via Podiensis un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le culte de la sainte a pu se répandre sur cet itinéraire avec les récits des pèlerins, comme à Lageyrat (Haute-Vienne), où une fontaine à dévotion, une ancienne chapelle et une pierre tombale portent son nom5.

Aire devient le siège d'un évêché qui, après la "Révolution" sera rattaché à celui de Dax.

Eglise Ste Quitterie

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St Thomas" à Lourdes
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:02
SEPTEMBRE-OCTOBRE 2015.   Mise à jour du programme Liturgique Général de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

 

SEPTEMBRE-OCTOBRE 2015. 

Mise à jour du programme Liturgique Général de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone (Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI. Tel : 0233247958  Courriels :asstradsyrfr@laposte.net):

 

SEPTEMBRE:

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

*Dimanche 6 Septembre, Pèlerinage de rentrée des Classes pour les élèves, étudiants et leurs professeurs à N-D de Miséricorde

 Messe à 10h30 , bénédiction des enfants, repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

*Mardi 29 Septembre, Grand Pèlerinage à St Michel Archange au Monastère Syriaque

 Messe à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

*YVETOT(76) :

-Samedi 19 Septembre. Messe à 10h30 Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS (0613105663).

 

*NANTES (44) :

*Jeudi 10 Septembre, Messe à 18h pour le Groupe de prière St Charbel, (Mme Maria-Annick Chamberlain), 6 Rue de la Fauvette. 44 NANTES

 

*JAULDES(16) :

-Dimanche 27 Septembre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

 

*LOURDES (65) :

-Pas de Messe ce mois-ci en raison de la prolongation du séjour (d'intérêt ecclésial) de Mor Philipopse-Mariam au Kerala .

 

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 26 Sptembre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30 

 

 

OCTOBRE:

 

*CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

 

*Dimanche 4 Octobre, Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 Messe à 10h30 , prières aux Saints Syriaques du Kerala et Koorilose et Gregorios), repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

*YVETOT(76) :

-Samedi 17 Octobre  Messe à 10h30 Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS (0613105663).

 

*NANTES (44) :

*Jeudi 8 Octobre, Messe à 18h pour le Groupe de prière St Charbel, (Mme Maria-Annick Chamberlain), 6 Rue de la Fauvette. 44 NANTES

 

*JAULDES(16) :

-Dimanche 11 et 25 Octobre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

 

+++

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St Thomas" à Lourdes :

*Départ de Normandie Vendredi 16 Octobre à 8h (Coucher à Jauldes)

*Départ de Charente :

Samedi 17 Octobre à 7h (Coucher à Lourdes)

Dimanche 18, journée à Lourdes

Lundi 19 matinée à Lourdes

(Coucher à Jauldes)

Mardi 20, départ des Normands et Parisiens pour le Monastère.

OFFRANDES LIBRES

(Libeller vos chèques à l'ordre de la Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas  : ESOF)

Inscriptions au :

Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI. Tel : 0233247958  Courriels :asstradsyrfr@laposte.net  

ou sur le portable de Soeur Marie-André:0617512573

avant le dimanche 4 Octobre.

+++

 

*LOURDES (65) :

-Dimanches 18 Octobre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

 

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 24 Octobre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30 

 

+++

Prière:

Au nom du Père, du fils et du saint-esprit,

DIEU UNIQUE ET  VRAI.

Amîn.

 

     V.  Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit .

      R.   Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn.

                                    Kourie eleïson. Kourie eleïson. Kourie eleïson.

     Seigneur ayez pitié de nous, Seigneur épargnez- nous et faites miséricorde, Seigneur exaucez-nous, ayez pitié de nous.

     Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous notre créateur, Gloire à Vous, notre Espérance pour toujours. Barekhmor.

 

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn.

Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

Seigneur, Faites de nous Vos disciples:

Jésus Christ, Fils de Dieu,

Vous qui avez manifesté le Père des Cieux,

Faites de nous vos disciples.

Vous avez promis de donner la paix à nos âmes,

Mais vous ne voulez pas de serviteurs négligents.

Accordez-nous la force de rester vigilants, de veiller. 

Donnez-nous de vous être fidèles, d’une fidélité unique. 

Apprenez-nous à agir toujours dans la conscience d’être devant votre face. 

Faites de nous vos enfants. 

Accordez-nous la force d’accomplir votre volonté, vos préceptes. 

Apprenez-nous à faire le bien. 

Gardez-nous du levain des pharisiens. 

Enseignez-nous à discerner l’essentiel en nos vies, l’unique nécessaire. 

Aidez-nous à nous délivrer du péché, de l’oisiveté, de la paresse spirituelle. 

Que tout ce qu’il y a de beau et de bon dans le monde nous fasse nous souvenir de vous.

Que le mal qui est dans le monde nous avertisse et nous enseigne. 

Donnez-nous de voir dans les pécheurs le miroir de nos propres péchés. 

Apprenez-nous à considérer comme des frères ceux qui pensent autrement que nous,

Ceux qui ne partagent pas notre foi, ceux qui ne croient pas.

Aidez-nous à nous rappeler la brièveté de la vie afin que le souvenir de la mort soit une force de persévérance et de service.

Accordez-nous la force de pardonner, d’aimer et de donner. 

Apprenez-nous à vivre dans la prière.

Faites nous participer à votre royaume. 

Apprenez-nous à haïr le péché et jamais le pécheur. 

Donnez-nous la force de vous rendre témoignage. 

Ne permettez pas que nous soyons vaniteux, mesquins, creux. 

Soyez pour nous l’alpha et l’oméga en cette vie et dans l’éternité,

Et nous serons vraiment Vos disciples. 

(Père Alexandre Men 1935-1990. Prêtre orthodoxe russe, d’origine juive, d’un très grand rayonnement spirituel, intellectuel et pastoral, ouvert à l’œcuménisme, artisan actif d’un renouveau de l’Église russe. Assassiné en septembre 1990, en allant célébrer la liturgie dans sa paroisse)

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 11:11
Veux-tu que je te prouve d'une manière complète et invincible que tu n'es pas lié par ta parole? Fuis le mal, fais le bien et sépare-toi de toute personne qui marche dans la voie du désordre (2Th 3,6). Écoute cette parabole ou plutôt cet exemple: Un père avait un fils qui l'entourait de ses respects, qui, toujours docile à ses ordres, se plaisait à lui obéir en toute choses. Quelqu'un, jaloux de la sagesse et de la perfection de ce jeune homme, vint lui dire en secret: "Jure-moi que tu feras à l'égard de ton père tout ce que je te dirai, et que tu ne m'opposeras jamais la moindre résistance." Le fils eut l'imprudence de le lui jurer; et aussitôt après il lui dit: "Va outrager ton père, frappe-le, ne respecte plus sa présence, et fais tout ce qu'il t'aura défendu de faire; j'ai reçu ta promesse, et tu ne peux te refuser à m'obéir. "Ce fils serait-il assez insensé, ou plutôt assez impie, pour ne pas mépriser cet abominable conseil? Et le respect et la vénération qu'il a pour son père ne seront-ils pas plus puissants? Certes, il lui répondra: "Je vois que tu es un homme qui foules aux pieds la vérité et la justice, qui es l'ennemi de mon père et qui ne cherches qu'à perdre mon âme. Mais tu ne me tromperas pas comme le serpent séduisit Eve (Gn 3). Ta fourberie et ta méchanceté ne me feront pas commettre une impiété aussi grande. Je ne veux pas que mon père puisse m'accuser ou me reprocher d'avoir obéi à un homme aussi pervers. Je méprise ton conseil par respect pour mon père et pour le salut de mon âme. Que le signe de la croix ferme mes oreilles à tes paroles empoisonnées, qui ne pourront y entrer désormais; je fuirai tout rapport avec toi, parce que tu es plein de ruse et de dissimulation."(St Ephrem)

Veux-tu que je te prouve d'une manière complète et invincible que tu n'es pas lié par ta parole? Fuis le mal, fais le bien et sépare-toi de toute personne qui marche dans la voie du désordre (2Th 3,6). Écoute cette parabole ou plutôt cet exemple: Un père avait un fils qui l'entourait de ses respects, qui, toujours docile à ses ordres, se plaisait à lui obéir en toute choses. Quelqu'un, jaloux de la sagesse et de la perfection de ce jeune homme, vint lui dire en secret: "Jure-moi que tu feras à l'égard de ton père tout ce que je te dirai, et que tu ne m'opposeras jamais la moindre résistance." Le fils eut l'imprudence de le lui jurer; et aussitôt après il lui dit: "Va outrager ton père, frappe-le, ne respecte plus sa présence, et fais tout ce qu'il t'aura défendu de faire; j'ai reçu ta promesse, et tu ne peux te refuser à m'obéir. "Ce fils serait-il assez insensé, ou plutôt assez impie, pour ne pas mépriser cet abominable conseil? Et le respect et la vénération qu'il a pour son père ne seront-ils pas plus puissants? Certes, il lui répondra: "Je vois que tu es un homme qui foules aux pieds la vérité et la justice, qui es l'ennemi de mon père et qui ne cherches qu'à perdre mon âme. Mais tu ne me tromperas pas comme le serpent séduisit Eve (Gn 3). Ta fourberie et ta méchanceté ne me feront pas commettre une impiété aussi grande. Je ne veux pas que mon père puisse m'accuser ou me reprocher d'avoir obéi à un homme aussi pervers. Je méprise ton conseil par respect pour mon père et pour le salut de mon âme. Que le signe de la croix ferme mes oreilles à tes paroles empoisonnées, qui ne pourront y entrer désormais; je fuirai tout rapport avec toi, parce que tu es plein de ruse et de dissimulation."(St Ephrem)

Quatrième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie

  • Soirée :
    • Saint Mathieu 18: 1-11
  • Matin :
    • Saint-Mathieu18: 12-22
  • Avant de Saint Qurbana :
    • Exode 3: 1-6, 11-14
    • Job 1: 1-5
    • Isaïe 1: 15 -20
    •  
  • Saint Qurbana :
    • 1ère de St Pierre 2: 1-5
  • 01 Rejetez donc toute méchanceté, toute ruse, les hypocrisies, les jalousies et toutes les médisances ;
  • 02 comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,
  • 03 puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.
  • 04 Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.
  • 05 Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.
  •  
    •  
    • 1ère aux  Corinthiens 3: 16-23
  • 16 Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
  • 17 Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.
  • 18 Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage.
  • 19 Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.
  • 20 Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !
  • 21 Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient,
  • 22 que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous,
  • 23 mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.
  •  
    •  
    • Saint Matthieu 5: 38 – 48
  • 38 Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.
  • 39 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
  • 40 Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
  • 41 Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
  • 42 À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
  • 43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
  • 44 Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
  • 45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
  • 46 En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
  • 47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
  • 48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
    •  

 

Chers amis. Aloho m'barekh.

Ce weekend, au Siège de la MISC, à Thozhiyoor, le Métropolite, les prêtres, clercs et fidèles célèbrent le premier anniversaire  du rappel à Dieu de Son Eminence Joseph Mor Koorilose.

Je demande à nos prêtres et nos clercs, à nos fidèles de France et d’Afrique de s’unir, dans leurs, à leurs frères et sœurs de cette Juridiction Syriaque du Kerala.

Comme beaucoup s’en souviennent, après une intégration douteuse de notre Chrétienté française et camerounaise à la Tradition Syro-Orthodoxe par l'archevêque Nicolas, avant que le « Conseil de l’Eglise » ne choisisse de rejoindre la juridiction créée pour l’Europe par l’Eglise Malankare Orthodoxe, Son Eminence Joseph Mor Koorilose fréquentait assidûment notre Monastère Syriaque en France avec un rôle de "Juridical advisor".

Avec moi et nos prêtres, il répandit en France et en Afrique la dévotion à Saint Abraham Koorilose Bava.

Satisfait de son accompagnement paternel, le « Conseil de l'Eglise » (Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone") l'avait choisi, dès Décembre 2005 comme "Métropolite majeur".

Grâce à l'assistance de ce frère aîné, notre Chrétienté s'inscrivait incontestablement dans la Tradition Syro Orthodoxe telle que transmise par les Chrétiens de Saint Thomas (Chrétientés des Indes).

Notre Église syrienne orthodoxe de Mar Thomas est à ce jour la seule Eglise locale en France et au Cameroun des "Chrétientés Syriaques de Saint Thomas".

Notre  Monastère métropolitain de Notre-Dame de Miséricorde et ses dépendances, en France, au Cameroun demeurent des lieux de prières pour que soit restaurée, là où c'est nécessaire, et  toujours plus clairement manifestée, l'Unité de l’Église du Christ, l'unité des "Eglises Apostoliques"...

 

Puisse mon prochain voyage au Kerala collaborer à resserrer les liens d'amitié entre nos Eglises qu'unit  la même et vivifiante Tradition Syriaque aux Indes et en Europe, entre Eglises qu'unit la même Foi dans le Christ mort et réssuscité pour unir l'homme à Dieu et les hommes entre eux !

Que le Christ Prince de la Paix soit notre guide!

Que la Mère de Miséricorde nous réunisse tous sous sa protection !

Que Saint Abraham Koorilose Bava et Saint Gregorios intercèdent pour nous !

Je demande donc à tous ceux qui l’ont connu, mais aussi aux autres, de s’unir au programme des membres de son Eglise pour l'anniversaire de la naissance au Ciel de leur bien aimé Tirumeni (Evêque): Son Eminence Joseph Mor Koorilose.

 

Avant que je ne quitte la France, lundi, pour le Kerala, ce weekend nous ferons donc mémoire du regretté Tirmumeni à chaque Service liturgique et à chaque Messe dans chacune de nos paroisses de France et du Cameroun.

 

En union de prières. Aloho m’barekh (Que Dieu vous bénisse) !

 

+Mor Philipose-Mariam, métropolite de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma

 

Dear friends. Aloho m'barekh.

This weekend, at the Headquarters of the MISC in Thozhiyoor, Metropolitan, priests, clergy and faithful celebrate the first anniversary of the return to God of His Eminence Mar Joseph Koorilose.

I ask our priests and clergy, to our faithfulls of France and Africa to unite in their, their brothers and sisters of this Syriac Jurisdiction of Kerala.

As many remember, after a dubious integration of our French and Cameroonian Christianity to the Syro-Orthodox Tradition by Archbishop Nicolas, before the "Church Council" chooses to join the jurisdiction created for Europe by the Malankara Syrian Orthodox Church, His Eminence Joseph Mor Koorilose assiduously frequented our Syriac Monastery in France with a role of "Juridical advisor".

With me and our priests, he sprinkled in France and Africa devotion to Saint Abraham Koorilose Bava.

Satisfied with his father's support, the "Council of the Church" (Church Syro-Orthodoxe-Francophone ") had chosen, from December 2005, as "major Metropolitan ".

With the assistance of the elder brother, our Christianity is unquestionably inscribed in the Syrian Orthodox tradition as transmitted by the Christians of Saint Thomas (Christian communities of India).

Our Syrian Orthodox Church Mar Thomas is currently the only local church in France and Cameroon for "Syriac Christian communities of Saint Thomas".

Our Metropolitan Monastery of Our Lady of Mercy and its dependencies, France, Cameroon remain places of prayer that is restored where necessary and always more clearly manifested, the Unity Church of Christ The unit of "Apostolic Church" ...

 

May my next trip to Kerala collaborate in strengthening the ties of friendship between our Churches united by the same life-giving Syriac Tradition in India and Europe, between churches united by the same faith in Christ dead and resurrected to join the man to God and men together!

May Christ the Prince of Peace is our guide!

May the Mother of Mercy meet us all under his protection!

May Saint Abraham Koorilose Bava and Saint Gregorios intercede for us!

So I ask all those who knew his Eminence Joseph Mar Koorilose, but also to others, to join the program of the members of his Church on the anniversary of the birth in heaven of their beloved Tirumeni (Bishop.

 

Before I left France on Monday to Kerala, so this weekend we will make memory of the late Tirmumeni ever liturgical service at every Mass and in each of our parishes in France and Cameroon.

 

In union of prayers. Aloho m’barekh !

 

+ Mor Philipose-Mariam, Metropolitan of the Mar Thoma French speaking Syrian Orthodox Church 

Par St Cyrille d'Alexandrie

(380-444), évêque et docteur de l'Église 
Commentaire sur l'Évangile de Jean, 4 

 

 

« Tous ceux qui le touchèrent étaient sauvés »

 

 

             Même pour ressusciter des morts, le Sauveur ne se contente pas d'agir par sa parole, porteuse pourtant des ordres divins.

Pour cette œuvre si magnifique, il prend comme coopératrice, si l'on peut dire, sa propre chair, afin de montrer qu'elle a le pouvoir de donner la vie, et pour faire voir qu'elle ne fait qu'un avec lui :

elle est bien en effet sa chair à lui, et non pas un corps étranger. 


            C'est ce qui est arrivé quand il a ressuscité la fille du chef de la synagogue, en lui disant :

« Mon enfant, lève-toi ! » (Mc 5,41)

Il l'a prise par la main, selon qu'il est écrit. Il lui a redonné la vie, comme Dieu, par un commandement tout-puissant, et il l'a vivifiée aussi par le contact de sa sainte chair témoignant ainsi que, dans son corps comme dans sa parole, une même énergie divine était à l'œuvre.

De même encore, quand il est arrivé dans une ville nommée Naïm, où l'on enterrait le fils unique de la veuve, il a touché le cercueil en disant :

« Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! » (Lc 7,14) 


            Ainsi, non seulement il confère à sa parole le pouvoir de ressusciter les morts, mais encore, pour montrer que son corps est vivifiant, il touche les morts, et par sa chair il fait passer la vie dans leurs cadavres.

Si le seul contact de sa chair sacrée rend la vie à un corps qui se décompose, quel profit ne trouverons-nous pas à sa vivifiante eucharistie quand nous ferons d'elle notre nourriture ?

Elle transformera totalement en son bien propre, qui est l'immortalité, ceux qui y auront participé.

 

Dimanche 6 SEPTEMBRE 2015: Quatrième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 10:04
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)

Chers amis. Aloho m'barekh.

Ce weekend, au Siège de la MISC, à Thozhiyoor, le Métropolite, les prêtres, clercs et fidèles célèbrent le premier anniversaire  du rappel à Dieu de Son Eminence Joseph Mor Koorilose.

Je demande à nos prêtres et nos clercs, à nos fidèles de France et d’Afrique de s’unir, dans leurs, à leurs frères et sœurs de cette Juridiction Syriaque du Kerala.

Comme beaucoup s’en souviennent, après une intégration douteuse de notre Chrétienté française et camerounaise à la Tradition Syro-Orthodoxe par l'archevêque Nicolas, avant que le « Conseil de l’Eglise » ne choisisse de rejoindre la juridiction créée pour l’Europe par l’Eglise Malankare Orthodoxe, Son Eminence Joseph Mor Koorilose fréquentait assidûment notre Monastère Syriaque en France avec un rôle de "Juridical advisor".

Avec moi et nos prêtres, il répandit en France et en Afrique la dévotion à Saint Abraham Koorilose Bava.

Satisfait de son accompagnement paternel, le « Conseil de l'Eglise » (Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone") l'avait choisi, dès Décembre 2005 comme "Métropolite majeur".

Grâce à l'assistance de ce frère aîné, notre Chrétienté s'inscrivait incontestablement dans la Tradition Syro Orthodoxe telle que transmise par les Chrétiens de Saint Thomas (Chrétientés des Indes).

Notre Église syrienne orthodoxe de Mar Thomas est à ce jour la seule Eglise locale en France et au Cameroun des "Chrétientés Syriaques de Saint Thomas".

Notre  Monastère métropolitain de Notre-Dame de Miséricorde et ses dépendances, en France, au Cameroun demeurent des lieux de prières pour que soit restaurée, là où c'est nécessaire, et  toujours plus clairement manifestée, l'Unité de l’Église du Christ, l'unité des "Eglises Apostoliques"...

 

Puisse mon prochain voyage au Kerala collaborer à resserrer les liens d'amitié entre nos Eglises qu'unit  la même et vivifiante Tradition Syriaque aux Indes et en Europe, entre Eglises qu'unit la même Foi dans le Christ mort et réssuscité pour unir l'homme à Dieu et les hommes entre eux !

Que le Christ Prince de la Paix soit notre guide!

Que la Mère de Miséricorde nous réunisse tous sous sa protection !

Que Saint Abraham Koorilose Bava et Saint Gregorios intercèdent pour nous !

Je demande donc à tous ceux qui l’ont connu, mais aussi aux autres, de s’unir au programme des membres de son Eglise pour l'anniversaire de la naissance au Ciel de leur bien aimé Tirumeni (Evêque): Son Eminence Joseph Mor Koorilose.

 

Avant que je ne quitte la France, lundi, pour le Kerala, ce weekend nous ferons donc mémoire du regretté Tirmumeni à chaque Service liturgique et à chaque Messe dans chacune de nos paroisses de France et du Cameroun.

 

En union de prières. Aloho m’barekh (Que Dieu vous bénisse) !

 

+Mor Philipose-Mariam, métropolite de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma

 

Dear friends. Aloho m'barekh.

This weekend, at the Headquarters of the MISC in Thozhiyoor, Metropolitan, priests, clergy and faithful celebrate the first anniversary of the return to God of His Eminence Mar Joseph Koorilose.

I ask our priests and clergy, to our faithfulls of France and Africa to unite in their, their brothers and sisters of this Syriac Jurisdiction of Kerala.

As many remember, after a dubious integration of our French and Cameroonian Christianity to the Syro-Orthodox Tradition by Archbishop Nicolas, before the "Church Council" chooses to join the jurisdiction created for Europe by the Malankara Syrian Orthodox Church, His Eminence Joseph Mor Koorilose assiduously frequented our Syriac Monastery in France with a role of "Juridical advisor".

With me and our priests, he sprinkled in France and Africa devotion to Saint Abraham Koorilose Bava.

Satisfied with his father's support, the "Council of the Church" (Church Syro-Orthodoxe-Francophone ") had chosen, from December 2005, as "major Metropolitan ".

With the assistance of the elder brother, our Christianity is unquestionably inscribed in the Syrian Orthodox tradition as transmitted by the Christians of Saint Thomas (Christian communities of India).

Our Syrian Orthodox Church Mar Thomas is currently the only local church in France and Cameroon for "Syriac Christian communities of Saint Thomas".

Our Metropolitan Monastery of Our Lady of Mercy and its dependencies, France, Cameroon remain places of prayer that is restored where necessary and always more clearly manifested, the Unity Church of Christ The unit of "Apostolic Church" ...

 

May my next trip to Kerala collaborate in strengthening the ties of friendship between our Churches united by the same life-giving Syriac Tradition in India and Europe, between churches united by the same faith in Christ dead and resurrected to join the man to God and men together!

May Christ the Prince of Peace is our guide!

May the Mother of Mercy meet us all under his protection!

May Saint Abraham Koorilose Bava and Saint Gregorios intercede for us!

So I ask all those who knew his Eminence Joseph Mar Koorilose, but also to others, to join the program of the members of his Church on the anniversary of the birth in heaven of their beloved Tirumeni (Bishop.

 

Before I left France on Monday to Kerala, so this weekend we will make memory of the late Tirmumeni ever liturgical service at every Mass and in each of our parishes in France and Cameroon.

 

In union of prayers. Aloho m’barekh !

 

+ Mor Philipose-Mariam, Metropolitan of the Mar Thoma French speaking Syrian Orthodox Church 

1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 07:13
Pour être efficace, la Foi ne doit pas être qu'intellectuelle : Jésus exposait à Ses disciples qu'ils n'avaient pas pu chasser le démon hors de l'enfant parce que leur foi était petite ou faible. Dès lors, l'Évangile de ce jour nous enseigne que la foi doit être cultivée, renforcée et approfondie, par la prière et le jeûne, de peur que la foi ne soit qu'une simple conviction intellectuelle, mais qu'elle devienne la relation vivante de l'homme avec le Dieu invisible, Qui est pourtant si proche de l'homme par Sa grâce, lorsque l'on prie pour obtenir Son aide. (Patriarche Daniel de Roumanie)

Pour être efficace, la Foi ne doit pas être qu'intellectuelle : Jésus exposait à Ses disciples qu'ils n'avaient pas pu chasser le démon hors de l'enfant parce que leur foi était petite ou faible. Dès lors, l'Évangile de ce jour nous enseigne que la foi doit être cultivée, renforcée et approfondie, par la prière et le jeûne, de peur que la foi ne soit qu'une simple conviction intellectuelle, mais qu'elle devienne la relation vivante de l'homme avec le Dieu invisible, Qui est pourtant si proche de l'homme par Sa grâce, lorsque l'on prie pour obtenir Son aide. (Patriarche Daniel de Roumanie)

Livre de l'Ecclésiastique 44,16-23.45,3-15.

Voici le grand pontife, qui pendant sa vie, fut agréable à Dieu,
et, au temps de la colère est devenu la réconciliation des hommes : il ne s'en est pas trouvé de semblable à lui dans l'observance de la loi du Très-Haut.
C'est pourquoi il a juré de le faire croître dans son peuple.




Le Seigneur a béni en lui toutes le nations, et a confirmé en lui son Alliance.
Il eut égard à lui dans ses bénédictions, il lui a continué sa miséricorde, et il trouva grâce devant le Seigneur.
Par sa parole, il a fait cesser des prodiges. Il l'a glorifié devant les rois, il lui a donné un commandement devant son peuple et il lui a montré sa gloire.
A cause de sa foi et de sa douceur, il l'a sanctifié et l'a choisi entre tous les hommes.
Il lui a fait entendre sa voix et l'a introduit dans la nuée.
Il lui a donné face à face ses commandements, la loi de la vie et de la science.
Il a établi avec lui une alliance éternelle, et lui a donné le sacerdoce suprême.
Il l'a rendu heureux dans la gloire, pour exercer le sacerdoce, louer son nom et lui offrir un encens d'agréable odeur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,14-23.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Partant pour un voyage, un homme appela ses serviteurs et leur remit ses biens.
A l'un il donna cinq talents, à un autre deux, à un autre un, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage. Aussitôt,
celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres.
De la même manière, celui qui avait reçu les deux, en gagna lui aussi deux autres.
Mais celui qui en avait reçu un s'en alla faire un trou en terre, et il y cacha l'argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient et leur fait rendre compte.
S'avançant, celui qui avait reçu les cinq talents en présenta cinq autres, en disant : " Maître, vous m'aviez remis cinq talents ; voici cinq autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle ; en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. "
S'avançant aussi, celui qui avait reçu les deux talents dit : " Maître, vous m'aviez remis deux talents ; voici deux autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle, en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. "

St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélie 78 sur saint Matthieu (Catena Aurea) 

 

« Bien, serviteur bon et fidèle »

 

Remarquez, mes frères, que Dieu ne revient pas tout de suite redemander compte de l’argent qu’il avait donné en dépôt, mais qu’il laisse passer beaucoup de temps.

On voit aussi dans la parabole de la vigne, qu’après l’avoir donnée aux vignerons, il va faire un grand voyage; voulant nous faire comprendre par toutes ces circonstances avec quelle patience il nous supporte.

Il me semble aussi voir dans ces paroles une allusion à la résurrection générale. 

Il est remarquable encore que dans cette parabole des talents il n’y a ni vignerons ni vigne, mais que tous sont ouvriers; car il ne parle pas ici seulement aux princes des Juifs, ou au peuple, mais généralement à tous.

Et considérez, mes frères, que lorsque ces serviteurs s’approchent de leur maître pour lui offrir ce qu’ils ont gagné dans leur trafic, ils reconnaissent tous avec une grande franchise, et ce qui vient d’eux, et ce qui vient de leur maître. L’un lui dit humblement qu’il a reçu cinq talents, et l’autre deux, et ils avouent tous deux par cette humble reconnaissance que c’est de lui qu’ils ont reçu le moyen d’agir.

Ils lui témoignent tous qu’ils ne sont pas ingrats, et ils lui attribuent ce qu’ils ont comme venant uniquement de lui. 

Que leur répond donc leur maître: « Bien !

Serviteur bon et fidèle ».

Car c’est être « bon » que d’être attentif et appliqué à faire du bien à ses frères :

« Bien ! Serviteur bon et fidèle, parce que vous avez été fidèle en peu de choses, je vous établirai sur beaucoup.

Entrez dans la joie de votre Seigneur » :

ce seul mot renferme tout le bonheur de l’autre vie. 

 

Pour être efficace, la Foi ne doit pas être qu'intellectuelle

 
Jésus exposait à Ses disciples qu'ils n'avaient pas pu
chasser
le
démon hors de l'enfant parce que leur foi était petite
ou faible. 
Dès lors, l'Évangile de ce jour nous enseigne que la foi doit
être
cultivée, renforcée et
approfondie, par la prière et le jeûne, de peur que la foi
ne
soit
qu'une simple conviction
intellectuelle, mais qu'elle devienne la relation vivante de
l'homme
avec le Dieu invisible,
Qui est pourtant si proche de l'homme par Sa grâce, lorsque l'on prie
pour obtenir Son aide.

(Patriarche Daniel de Roumanie)
Celui qui veut vraiment suivre Dieu doit être libre de ce qui nous retient liés à cette vie-ci. A cet effet, il nous faut rompre complètement avec notre ancienne manière de vivre. En effet, à moins que nous évitions tous les soucis du corps et ceux de ce monde, nous ne parviendrons jamais à être agréables à Dieu. Nous devons quitter tout cela comme si mentalement, c'était pour un autre monde, car comme dit l'Apôtre, "notre patrie, c'est au Ciel". (Saint Basile le Grand, "vers le Paradis")

Celui qui veut vraiment suivre Dieu doit être libre de ce qui nous retient liés à cette vie-ci. A cet effet, il nous faut rompre complètement avec notre ancienne manière de vivre. En effet, à moins que nous évitions tous les soucis du corps et ceux de ce monde, nous ne parviendrons jamais à être agréables à Dieu. Nous devons quitter tout cela comme si mentalement, c'était pour un autre monde, car comme dit l'Apôtre, "notre patrie, c'est au Ciel". (Saint Basile le Grand, "vers le Paradis")

Si le Fils prend «tous les péchés», «la Mère a pris toutes les douleurs»

Le 15 août 1914, le lieutenant Charles Péguy (écrivain et poète français), assiste à la messe de l'Assomption dans une église de l’Est de la France. Le 3 septembre, il passera la nuit à déposer des fleurs au pied de la statue de la Vierge (…). Le 5 septembre, à Villeroy (près de Meaux, France), il meurt debout, frappé par une balle en plein front.

«Je suis de ces Catholiques, dira-t-il, qui donneraient tout Saint Thomas pour le Stabat, le Magnificat, l'Ave Maria et le Salve Régina».(…) Que va-t-il comprendre avec Marie, loin des traités de théologie et de la logique trop imparable des philosophes?

D'abord la puissance de consolation d'une Mère. Un jour, sans en parler à son épouse (incroyante), Péguy s'en vient prier. Il est tout plein d'une «grande colère», et d'une «grande violence», et d'une «grande dévotion», et submergé de tracas familiaux. Avec hardiesse, il remet «ses enfants entre les bras de la Sainte Vierge».

Si le Fils prend «tous les péchés», «la Mère a pris toutes les douleurs». Péguy s'en retourne confiant, rasséréné. Il en sera toujours ainsi. Quand il se débarbouille l'âme, (…), offre ses paquets de peines, il se tourne vers Notre-Dame. 

 

Damien Le Gay
Philosophe, auteur de Les Héritiers Péguy, paru en 2014 (Éditions Bayard).
www.lefigaro.fr

Heureuse la ville gouvernée par des gens de bien; heureux le navire conduit par d'habiles pilotes; heureux aussi le monastère régi par des supérieurs sobres et continents. Mais malheur à la ville gouvernée par des méchants; malheur au vaisseau dirigé par des mains inexpérimentées; malheur au monastère tombé aux mains d'hommes intempérants (Qo 10,16-17) ! La ville sera envahie par les barbares, en punition de la perversité de ses magistrats; le vaisseau se brisera contre les écueils par l'impéritie de ceux qui le gouvernent, et la corruption des supérieurs ne fera du monastère qu'un lieu de désolation et d'effroi.(St Ephrem)

Heureuse la ville gouvernée par des gens de bien; heureux le navire conduit par d'habiles pilotes; heureux aussi le monastère régi par des supérieurs sobres et continents. Mais malheur à la ville gouvernée par des méchants; malheur au vaisseau dirigé par des mains inexpérimentées; malheur au monastère tombé aux mains d'hommes intempérants (Qo 10,16-17) ! La ville sera envahie par les barbares, en punition de la perversité de ses magistrats; le vaisseau se brisera contre les écueils par l'impéritie de ceux qui le gouvernent, et la corruption des supérieurs ne fera du monastère qu'un lieu de désolation et d'effroi.(St Ephrem)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,1-5.

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.
Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Quand, placé sous l'autorité de tes pères spirituels, tu es l'objet de leurs soins vigilants et qu'un mot flatteur t'est adressé en récompense de ta bonne conduite, ce n'est pas alors que peuvent éclater la force et la fermeté de ta foi; mais c'est lorsque tu as à supporter le mépris et la correction: l'animal le plus féroce s'apprivoise sous la main qui le caresse. Étouffe tout ressentiment de haine contre celui qui t'instruit et te corrige, si tu veux devenir un vase d'élection. Sache ce qu'il te faut d'obéissance et d'humilité pour marcher dans la voie du Seigneur, et n'oublie pas l'honneur qui t'en reviendra si tu y es fidèle. Les saints, mon cher frère, y ont trouvé toute la gloire de leur vie. Moïse, serviteur de Dieu, qui avait puisé dans les sciences de l'Égypte des connaissances profondes, se soumit néanmoins à servir Jéthro, étranger à toute espèce d'étude (Ex 3,1); Josué, fils de Navé, mérita par sa parfaite obéissance d'être le successeur de Moïse (Deu 34,9 et Jos 1,16). L'obéissance au grand prêtre Héli rendit Samuel digne d'entendre la voix de Dieu (1R 3,4-14). C'est encore par l'effet de cette grande vertu qu'Élisée reçut le manteau de son maître et les grâces qui y étaient attachées (4 R 2,13). Mais pourquoi parler d'hommes semblables à nous et sujets aux mêmes misères? Le Verbe Lui-même qui S'est incarné a vécu dans l'obéissance et dans l'humilité, comme nous l'apprend l'évangéliste par ces paroles: "Et Il leur était soumis" (Lc 2,51). L'Apôtre dit encore: "Et Il S'est rabaissé Lui-même, Il a été obéissant jusqu'à la mort, et jusqu'à la mort de la croix" (Ph 2,8). Combien ne voyons-nous pas d'enfants qui s'exposent à de graves dangers, parce qu'ils ne veulent pas se conformer à la règle de vie que leur tracent leurs parents? Dans les villes, la plupart des peines qu'infligent les magistrats n'ont d'autre source que la désobéissance, l'obstination et la raideur de caractère. Les jeunes filles qui se refusent à régler leur conduite sur les bons avis qu'on leur donne, foulant aux pieds tout sentiment de honte et de pudeur, usent une vie infâme dans la débauche sur les places et les rues. Celles, au contraire, qui sont attentives au travail, gardent le silence et observent les lois de la pudeur, sont honorées des hommes, et un jour elles seront couronnées par les Mains du Seigneur. Ton oeuvre est bien commencée, sois persévérant, afin d'être honoré dans le royaume des cieux avec ceux qui sont doux et humbles de cœur.(St Ephrem)

Quand, placé sous l'autorité de tes pères spirituels, tu es l'objet de leurs soins vigilants et qu'un mot flatteur t'est adressé en récompense de ta bonne conduite, ce n'est pas alors que peuvent éclater la force et la fermeté de ta foi; mais c'est lorsque tu as à supporter le mépris et la correction: l'animal le plus féroce s'apprivoise sous la main qui le caresse. Étouffe tout ressentiment de haine contre celui qui t'instruit et te corrige, si tu veux devenir un vase d'élection. Sache ce qu'il te faut d'obéissance et d'humilité pour marcher dans la voie du Seigneur, et n'oublie pas l'honneur qui t'en reviendra si tu y es fidèle. Les saints, mon cher frère, y ont trouvé toute la gloire de leur vie. Moïse, serviteur de Dieu, qui avait puisé dans les sciences de l'Égypte des connaissances profondes, se soumit néanmoins à servir Jéthro, étranger à toute espèce d'étude (Ex 3,1); Josué, fils de Navé, mérita par sa parfaite obéissance d'être le successeur de Moïse (Deu 34,9 et Jos 1,16). L'obéissance au grand prêtre Héli rendit Samuel digne d'entendre la voix de Dieu (1R 3,4-14). C'est encore par l'effet de cette grande vertu qu'Élisée reçut le manteau de son maître et les grâces qui y étaient attachées (4 R 2,13). Mais pourquoi parler d'hommes semblables à nous et sujets aux mêmes misères? Le Verbe Lui-même qui S'est incarné a vécu dans l'obéissance et dans l'humilité, comme nous l'apprend l'évangéliste par ces paroles: "Et Il leur était soumis" (Lc 2,51). L'Apôtre dit encore: "Et Il S'est rabaissé Lui-même, Il a été obéissant jusqu'à la mort, et jusqu'à la mort de la croix" (Ph 2,8). Combien ne voyons-nous pas d'enfants qui s'exposent à de graves dangers, parce qu'ils ne veulent pas se conformer à la règle de vie que leur tracent leurs parents? Dans les villes, la plupart des peines qu'infligent les magistrats n'ont d'autre source que la désobéissance, l'obstination et la raideur de caractère. Les jeunes filles qui se refusent à régler leur conduite sur les bons avis qu'on leur donne, foulant aux pieds tout sentiment de honte et de pudeur, usent une vie infâme dans la débauche sur les places et les rues. Celles, au contraire, qui sont attentives au travail, gardent le silence et observent les lois de la pudeur, sont honorées des hommes, et un jour elles seront couronnées par les Mains du Seigneur. Ton oeuvre est bien commencée, sois persévérant, afin d'être honoré dans le royaume des cieux avec ceux qui sont doux et humbles de cœur.(St Ephrem)

Par Benoît XVI,

pape de Rome de 2005 à 2013, aujourd'hui Papé émérite de l'Eglise de Rome. 

Homélie, Célébration eucharistique, 20ème Journée Mondiale de la Jeunesse, 21/08/05 (trad. DC 2343, p. 909) 
 

 

Rendre le Christ maître de notre sabbat

 

 

L'Eucharistie fait partie du dimanche. Au matin de Pâques, les femmes en premier, puis les disciples, ont eu la grâce de voir le Seigneur.

Depuis lors, ils ont su que désormais le premier jour de la semaine, le dimanche, serait son jour à lui, le jour du Christ.

Le jour du commencement de la création devenait le jour du renouvellement de la création. Création et rédemption vont ensemble. 


C'est pour cela que le dimanche est tellement important.

Il est beau qu'aujourd'hui, dans de nombreuses cultures, le dimanche soit un jour libre ou, qu'avec le samedi, il constitue même ce qu'on appelle le « week-end » libre.

Ce temps libre, toutefois, demeure vide si Dieu n'y est pas présent. 


Chers amis !

Quelquefois, dans un premier temps, il peut s'avérer plutôt mal commode de devoir prévoir aussi la Messe dans le programme du dimanche.

Mais si vous en prenez l'engagement, vous constaterez aussi que c'est précisément ce qui donne le juste centre au temps libre.

Ne vous laissez pas dissuader de participer à l'Eucharistie du dimanche et aidez aussi les autres à la découvrir.

Parce que la joie dont nous avons besoin se dégage d'elle, nous devons assurément apprendre à en comprendre toujours plus la profondeur, nous devons apprendre à l'aimer.

Engageons-nous en ce sens, cela en vaut la peine !

Découvrons la profonde richesse de la liturgie de l'Église et sa vraie grandeur :

nous ne faisons pas la fête pour nous, mais c'est au contraire le Dieu vivant lui-même qui prépare une fête pour nous.

 

Un religieux qui était sous l'autorité des pères spirituels alla trouver un de ses frères, et lui dit: "Je désire quitter mes pères spirituels et vivre tranquillement par moi-même. Le frère lui répondit en ces termes: "Un homme avait un fils qu'il confia aux soins d'un artisan chargé de lui apprendre sa profession. Mais le jeune homme était distrait et peu attentif à son travail. Quelques jours après, il alla trouver son père et lui dit: "Mon père, fais-moi sortir de chez mon maître, j'apprendrai bien mieux ce métier par moi-même." "Si tu n'as rien fait, lui répondit son père, quand d'autres t'instruisaient et te guidaient, que pourras-tu faire par toi-même, mon fils? toi qui n'as su ni apprendre ni obéir comme tu le devais? Je vois, mon fils, que tu as du dégoût pour la profession à laquelle je t'ai destiné, et je crains fort que je ne me sois donné pour toi une peine inutile. Applique-toi donc comme il convient à ton travail, afin que, devenu habile dans cette profession, tu trouves le calme et le repos: la mort, voilà le partage de ceux qui, dans leur ignorance, refusent de se soumettre au joug de la discipline." Et nous aussi, mon frère, gardons-nous de briser le frein de l'obéissance en Jésus Christ, dans la crainte de déplaire à Dieu et de n'avoir personne qui vienne nous secourir, quand nous tomberons dans quelque tentation. Lorsque Agar, servante de Sara, fuyait les regards de sa maîtresse, l'ange de Dieu vint à elle et lui dit: "Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main" (Gn 16,9). Elle fit ce qui lui avait été ordonné; mais lorsque son temps fut venu, Abraham lui donna des vivres et la renvoya paisiblement avec son fils: et comme elle errait dans le désert, et qu'elle et son fils Ismaël étaient sur le point de mourir de soif, Dieu ne les abandonna pas (Gn 21,17 cf. ss.). Nous devons donc souffrir avec courage les afflictions, en nous souvenant que c'est le Seigneur que nous servons et non les hommes. Aussi, puisque nous sommes sous la puissance des autres, nous devons nous garder de rien faire par esprit de révolte, dans la crainte d'avoir à souffrir comme Giési, serviteur du prophète Élisée (4 R 5,27). Travaillons plutôt, par une pieuse et religieuse obéissance, à offrir des fruits parfaits à notre Seigneur Jésus Christ, à qui soient la gloire et le règne dans tous les siècles. Amen.(St Ephrem)

Un religieux qui était sous l'autorité des pères spirituels alla trouver un de ses frères, et lui dit: "Je désire quitter mes pères spirituels et vivre tranquillement par moi-même. Le frère lui répondit en ces termes: "Un homme avait un fils qu'il confia aux soins d'un artisan chargé de lui apprendre sa profession. Mais le jeune homme était distrait et peu attentif à son travail. Quelques jours après, il alla trouver son père et lui dit: "Mon père, fais-moi sortir de chez mon maître, j'apprendrai bien mieux ce métier par moi-même." "Si tu n'as rien fait, lui répondit son père, quand d'autres t'instruisaient et te guidaient, que pourras-tu faire par toi-même, mon fils? toi qui n'as su ni apprendre ni obéir comme tu le devais? Je vois, mon fils, que tu as du dégoût pour la profession à laquelle je t'ai destiné, et je crains fort que je ne me sois donné pour toi une peine inutile. Applique-toi donc comme il convient à ton travail, afin que, devenu habile dans cette profession, tu trouves le calme et le repos: la mort, voilà le partage de ceux qui, dans leur ignorance, refusent de se soumettre au joug de la discipline." Et nous aussi, mon frère, gardons-nous de briser le frein de l'obéissance en Jésus Christ, dans la crainte de déplaire à Dieu et de n'avoir personne qui vienne nous secourir, quand nous tomberons dans quelque tentation. Lorsque Agar, servante de Sara, fuyait les regards de sa maîtresse, l'ange de Dieu vint à elle et lui dit: "Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main" (Gn 16,9). Elle fit ce qui lui avait été ordonné; mais lorsque son temps fut venu, Abraham lui donna des vivres et la renvoya paisiblement avec son fils: et comme elle errait dans le désert, et qu'elle et son fils Ismaël étaient sur le point de mourir de soif, Dieu ne les abandonna pas (Gn 21,17 cf. ss.). Nous devons donc souffrir avec courage les afflictions, en nous souvenant que c'est le Seigneur que nous servons et non les hommes. Aussi, puisque nous sommes sous la puissance des autres, nous devons nous garder de rien faire par esprit de révolte, dans la crainte d'avoir à souffrir comme Giési, serviteur du prophète Élisée (4 R 5,27). Travaillons plutôt, par une pieuse et religieuse obéissance, à offrir des fruits parfaits à notre Seigneur Jésus Christ, à qui soient la gloire et le règne dans tous les siècles. Amen.(St Ephrem)

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:47
 O Marie,  Mère de mon Dieu,  vous êtes la Reine du ciel et de la terre,  l'espérance des affligés.  Vous êtes entourée d'une auréole  plus radieuse que le soleil ;  vous êtes couronnée  de plus d'honneur que les chérubins,  de plus de sainteté que les séraphins ;  vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes.  Vous avez été l'unique espérance de nos pères,  la joie des prophètes,  la consolation des apôtres,  la gloire des martyrs,  l'honneur de tous les saints.     O Vierge,  qui apportez aux hommes  la lumière et la consolation !  O la plus accomplie,  la plus sainte des créatures !  A qui pourrai-je vous comparer ?  Vous êtes cet encensoir d'or  d'où s'exhalaient des parfums si doux.  Vous êtes la lampe  qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ;  vous êtes l'urne  qui renfermait la manne du ciel,  la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu.  Vous êtes l'arche de la sainte alliance ;  vous êtes le buisson ardent  qui brûlait sans se consumer.  Vous êtes la tige de Jessé  qui porte la plus belle de toutes les fleurs,  et cette fleur, c'est votre Fils !  Ce fils est à la fois Dieu et homme,  et vous êtes sa Mère !     C'est par vous,  ô Vierge Mère,  c'est par vous  que nous avons été réconciliés avec notre Dieu.  Vous êtes l'avocate des pécheurs  et l'espoir des âmes découragées ;  vous êtes le port assuré contre le naufrage ;  vous êtes la consolation du monde,  l'asile des orphelins,  la rançon des captifs,  le soulagement des malades,  le baume des infirmes,  le salut de tous.  En vous le solitaire trouve son repos,  et l'homme du monde son appui.  Nous venons donc,  ô sainte Mère de Dieu !  nous réfugier sous vos ailes protectrices.  Couvrez-nous de votre miséricorde ;  ayez pitié de nous.  Oui, les yeux baignés de larmes,  nous vous supplions d'obtenir,  par votre intercession bénie,  que votre divin Fils,  notre clément Sauveur,  ne nous rejette point à cause de nos péchés,  et ne nous condamne point comme des arbres stériles.  Amîn. (St Ephrem)

O Marie, Mère de mon Dieu, vous êtes la Reine du ciel et de la terre, l'espérance des affligés. Vous êtes entourée d'une auréole plus radieuse que le soleil ; vous êtes couronnée de plus d'honneur que les chérubins, de plus de sainteté que les séraphins ; vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes. Vous avez été l'unique espérance de nos pères, la joie des prophètes, la consolation des apôtres, la gloire des martyrs, l'honneur de tous les saints. O Vierge, qui apportez aux hommes la lumière et la consolation ! O la plus accomplie, la plus sainte des créatures ! A qui pourrai-je vous comparer ? Vous êtes cet encensoir d'or d'où s'exhalaient des parfums si doux. Vous êtes la lampe qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ; vous êtes l'urne qui renfermait la manne du ciel, la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu. Vous êtes l'arche de la sainte alliance ; vous êtes le buisson ardent qui brûlait sans se consumer. Vous êtes la tige de Jessé qui porte la plus belle de toutes les fleurs, et cette fleur, c'est votre Fils ! Ce fils est à la fois Dieu et homme, et vous êtes sa Mère ! C'est par vous, ô Vierge Mère, c'est par vous que nous avons été réconciliés avec notre Dieu. Vous êtes l'avocate des pécheurs et l'espoir des âmes découragées ; vous êtes le port assuré contre le naufrage ; vous êtes la consolation du monde, l'asile des orphelins, la rançon des captifs, le soulagement des malades, le baume des infirmes, le salut de tous. En vous le solitaire trouve son repos, et l'homme du monde son appui. Nous venons donc, ô sainte Mère de Dieu ! nous réfugier sous vos ailes protectrices. Couvrez-nous de votre miséricorde ; ayez pitié de nous. Oui, les yeux baignés de larmes, nous vous supplions d'obtenir, par votre intercession bénie, que votre divin Fils, notre clément Sauveur, ne nous rejette point à cause de nos péchés, et ne nous condamne point comme des arbres stériles. Amîn. (St Ephrem)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,16-24.

Frères, conduisez-vous selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair.
Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'esprit, et l'esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés l'un à l'autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voulez.
Mais si vous êtes conduits par l'esprit, vous n'êtes plus sous la Loi.
Or les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l'impudicité, l'impureté, le libertinage,
l'idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les contentions, les jalousies, les emportements, les disputes, les dissensions, les sectes,
l'envie, les meurtres, l'ivrognerie, les excès de table, et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront pas du royaume de Dieu.
Le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité,
la douceur, la tempérance. Contre de pareils fruits, il n'y a pas de loi.
Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-33.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
Regardez les oiseaux du ciel, qui ne sèment ni ne moissonnent et n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
Qui de vous, à force de soucis, pourrait ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ?
Et pourquoi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Observez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne peinent ni ne filent.
Or je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'était pas vêtu comme l'un d'eux.
Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne le fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ?
Ne vous mettez donc point en peine, disant : Que mangerons-nous ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ?
C'est de tout cela en effet que les païens sont en quête, car votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela.
Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné en plus.

Vendredi 10 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie 21 sur Saint Matthieu, 1 ; PG 57, 294-296 (Bouchet, Lectionnaire, p. 294-295) 


 

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent »

 

Voyez quels avantages Jésus-Christ nous promet et combien ses préceptes nous sont utiles, puisqu'ils nous délivrent de si grands maux.

Le mal que vous causent les richesses, dit-il, n'est pas seulement d'armer les voleurs contre vous et de remplir votre esprit d'épaisses ténèbres.

La grande plaie qu'elles font, c'est qu'elles vous arrachent à la bienheureuse servitude de Jésus-Christ pour vous rendre esclaves d'un métal insensible et inanimé.

« Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. »

Tremblons, frères, à la pensée que nous forçons Jésus-Christ de nous parler de l'argent comme d'une divinité opposée à Dieu !

Mais quoi, direz-vous, les anciens patriarches n'ont-ils pas trouvé le moyen de servir tout ensemble Dieu et l'argent ?

Nullement. Mais comment donc Abraham, comment Job ont-ils jeté tant d'éclat par leur magnificence ?

Je vous réponds qu'il ne faut point alléguer ici ceux qui ont possédé les richesses, mais ceux qui en ont été possédés.

Job était riche ; il se servait de l'argent, mais il ne servait pas l'argent, il en était le maître et non l'adorateur.

Il considérait son bien comme s'il eût été un autre, il s'en regardait comme le dispensateur et non comme le propriétaire.

C'est pourquoi il ne s'affligea point lorsqu'il le perdit.

 

« Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. »  Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

« Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. » Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

Fils ou esclave ?
Lettre aux Galates 4,6-9
« Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu. Jadis, quand vous ne connaissiez pas Dieu, vous étiez esclaves de ces dieux qui n'en sont pas vraiment. »
 
Fils ou esclave ?
L’enfant mâle est convoqué à être un fils, il peut choisir d’être fils dans la vie ou esclave dans la mort ; décider d’être libre par le Père, ou bien demeurer soumis à lui-même et à sa propre détermination. À la genèse, l’homme a préféré chasser Dieu de son domaine pour, pensait-il, devenir parfaitement libre. Estimant que Dieu l’empêchait d’être pleinement affranchi pour disposer de lui-même, il n’a pas supporté de partager la création avec son créateur. Adam n’a pas voulu régner en prince héritier avec Dieu, il a décidé de faire seul. Il a opté pour la mort solitaire plutôt que pour la vie avec un autre.

Un fils est l’héritier naturel, il n’a pas besoin de trimer pour acquérir un royaume, ni de guerroyer pour s’asseoir sur un trône, ni d’intriguer et manœuvrer pour devenir souverain. Simplement, il hérite, par nature et par grâce ! Tout est à lui, il a la création en partage et la vie avec Dieu pour toujours ; et les autres ne sont plus des rivaux mais des frères qui règnent eux aussi. 
Cependant beaucoup d’hommes ne veulent en aucun cas coopérer, ils préfèrent dominer, gouverner sans partage et soumettre les autres. Esclaves de leur volonté propre, ils ne reconnaissent aucun autre, ni Dieu ni personne, sauf pour s’en saisir avidement et mettre la main sur eux. C’est bien le sort qu’ils ont réservé à Jésus, et qui n’épargne pas les petits qui lui ressemblent. Mais les fils du Royaume, en qui l’Esprit du Fils crie Abba, désirent-ils un autre destin ?
 
J’ai appris que l’Église d’Antioche en Syrie a, grâce à votre prière, recouvré la paix. Cette nouvelle a relevé mon courage, et maintenant que Dieu m’a rendu la tranquillité, je n’ai plus qu’un seul souci : celui d’arriver à lui par le martyre et d’être, grâce à vous, compté parmi les vrais disciples au jour de la résurrection. Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, on pourra l’appeler le courrier de Dieu, il serait chargé d’aller porter en Syrie, pour l’honneur de Dieu, le glorieux témoignage de votre ardente charité. Un chrétien ne s’appartient pas, il appartient au service de Dieu. (Lettre de St Ignace d'Antioche à Polycarpe, 7, 1-3.)

J’ai appris que l’Église d’Antioche en Syrie a, grâce à votre prière, recouvré la paix. Cette nouvelle a relevé mon courage, et maintenant que Dieu m’a rendu la tranquillité, je n’ai plus qu’un seul souci : celui d’arriver à lui par le martyre et d’être, grâce à vous, compté parmi les vrais disciples au jour de la résurrection. Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, on pourra l’appeler le courrier de Dieu, il serait chargé d’aller porter en Syrie, pour l’honneur de Dieu, le glorieux témoignage de votre ardente charité. Un chrétien ne s’appartient pas, il appartient au service de Dieu. (Lettre de St Ignace d'Antioche à Polycarpe, 7, 1-3.)

Quand la Vierge Marie répond à la prière d’un roi qui doute …

Qui ne connaît l’histoire de sainte Jeanne d’Arc, jeune fille de Lorraine (Est de la France) qui, sans le connaître et alors qu’il s’était déguisé en courtisan, a reconnu le roi de France, Charles VII au milieu de sa cour, tandis qu’il était exilé à Chinon (petite ville au bord de la Loire) et que son titre royal lui était contesté par d’autres prétendants au trône ?

Or, il se trouve que de son côté, en 1427 le  roi Charles VII, n’étant toujours pas couronné, avait demandé un temps de prière à Notre Dame de Rocamadour afin de discerner s’il devait être couronné à Reims. Le pape donnera son autorisation par une Bulle pontificale en 1428. Mais il fallait au roi doutant de sa légitimité, une confirmation de ce que sa prière était juste.

C’est le 25 février 1429, que cette confirmation du Ciel arriva : une jeune fille vient ce jour-là demander audience à Charles VII, le reconnaît entre tous et lui dit : « Gentil dauphin, je te dis de la part de Messire Dieu que tu es vrai héritier du trône de France ». Le nom de cette jeune fille ? Jeanne la Lorraine…

 

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Sur le point de rendre le témoignage du martyr, St Ignace écrit: "Je vous dis un éternel adieu en Jésus-Christ notre Dieu. Puissiez-vous demeurer toujours en Lui, dans l’unité de Dieu et sous sa garde. Je salue Alcé dont le nom m’est si cher. Adieu dans le Seigneur.(St Ignace d'Antioche)

Sur le point de rendre le témoignage du martyr, St Ignace écrit: "Je vous dis un éternel adieu en Jésus-Christ notre Dieu. Puissiez-vous demeurer toujours en Lui, dans l’unité de Dieu et sous sa garde. Je salue Alcé dont le nom m’est si cher. Adieu dans le Seigneur.(St Ignace d'Antioche)

J’ai appris que l’Église d’Antioche en Syrie a, grâce à votre prière, recouvré la paix. Cette nouvelle a relevé mon courage, et maintenant que Dieu m’a rendu la tranquillité, je n’ai plus qu’un seul souci : celui d’arriver à lui par le martyre et d’être, grâce à vous, compté parmi les vrais disciples au jour de la résurrection. Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, on pourra l’appeler le courrier de Dieu, il serait chargé d’aller porter en Syrie, pour l’honneur de Dieu, le glorieux témoignage de votre ardente charité. Un chrétien ne s’appartient pas, il appartient au service de Dieu. (St Ignace d'Antioche à  Polycarpe, 7, 1-3.)

J’ai appris que l’Église d’Antioche en Syrie a, grâce à votre prière, recouvré la paix. Cette nouvelle a relevé mon courage, et maintenant que Dieu m’a rendu la tranquillité, je n’ai plus qu’un seul souci : celui d’arriver à lui par le martyre et d’être, grâce à vous, compté parmi les vrais disciples au jour de la résurrection. Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, on pourra l’appeler le courrier de Dieu, il serait chargé d’aller porter en Syrie, pour l’honneur de Dieu, le glorieux témoignage de votre ardente charité. Un chrétien ne s’appartient pas, il appartient au service de Dieu. (St Ignace d'Antioche à Polycarpe, 7, 1-3.)

Le bien est comme un

aimant.

Si l'on répond au mal par le mal, rien ne bouge, mais si tu me jettes une pierre et que je te renvoie de l'amour, cela crèe une faille qui change tout, qui change le monde.

Amin Sheikh

Amin Sheikh, enfant de Bombay sauvé par une ONG, ce chauffeur de taxi veut aider les gamins perdus à suivre son exemple.
Entre 4 et 8 ans, Amin Sheikh a erré de gare en gare, de temps à autre récupéré par sa mère, le plus souvent ballotté au gré des mauvaises rencontres, hanté par des questions-abîmes pour un enfant de cet âge. «Je me demandais sans cesse pourquoi je devais autant souffrir», se souvient-il. 
Dans ce genre de vie où l’on finit par chanter en cognant deux cailloux pour gagner 2 roupies, seul un coup de chance peut vous éviter de vous enfoncer dans le pire. Pour Amin, le destin a d’abord pris les traits de sœur Séraphine, qui l’a croisé un jour dans une gare. Le gamin lui crie : «Va-t’en, sinon je te frappe !» Patiente et rompue aux enfants des rues, la religieuse l’emmène quelques minutes plus tard vers Snehasadan, où Amin a rencontré son «vrai» père, le père Placie qui l’a éduqué.

Puis la vie d’Amin a encore basculé le jour où le religieux lui a trouvé un emploi chez un de ses amis, Eustace Fernandes, un publicitaire de renom à Bombay. L’ancien gamin des rues devient son chauffeur, mais surtout, il découvre un autre univers, croise des amis d’Eustace venant du monde entier.

Le 27 avril 2003, Amin Sheikh monte pour la première fois dans un avion à destination de Barcelone, en compagnie d’Eustace. Au-dessus de l’appartement de son bienfaiteur, Amin rencontre Dilip D’Souza, un journaliste influent à Bombay, qui l’aidera dans l’écriture de son livre, tout comme la femme de Dilip, professeure de Français. «Tous ces gens sont mes anges, raconte Amin, alors je fais tout pour rendre ce que j’ai reçu.»

Aider les autres, voici désormais la feuille de route d’Amin Sheikh («You get, you give back», soit «tu obtiens, tu rends»), comme un dû à la vie. Au gré de ses voyages en Europe (six depuis 2003), il a trouvé des parrains pour six garçons de Snehasadan et a fait construire deux maisons (2 000 euros chacune) pour les héberger. Il espère aussi que les bénéfices tirés de son livre serviront à réaliser un de ses «nombreux rêves : ouvrir un café-bibliothèque dans lequel travailleraient des jeunes de Snehasadan».

«La plupart des gamins quittent Snehasadan avec un emploi et un logement et fondent une famille, ce qui est déjà très bien. Mais c’est là où Amin est exceptionnel : il a toujours envie d’aller plus loin, admire Delphine Mozin, son éditrice, séduite par la pugnacité du jeune homme. Je l’ai croisé plusieurs fois à Snehasadan. Il me disait qu’il écrivait un livre. Je lui disais : "Oui, oui…" sans trop y croire. Et puis un jour, grâce au soutien de ses amis, il m’a présenté un texte.»

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/22/amin-sheikh-il-est-ne-de-la-rue_920024
http://rasibuseditions.com/rasibus-editions/la-vie-cest-la-vie-amin-sheikh/

Vous ne devez avoir avec votre évêque qu’une seule et même pensée… Votre vénérable presbyterium vraiment digne de Dieu est uni à l’évêque comme les cordes à la lyre et c’est ainsi que du parfait accord de vos sentiments et de l’harmonie de votre charité, s’élève un chant vers Jésus-Christ. Que chacun de vous entre dans ce chœur. Alors, dans l’harmonie de la concorde, vous prendrez par votre unité même le ton de Dieu, et vous chanterez tous d’une seule voix par Jésus-Christ, les louanges du Père qui vous entendra et, à vos bonnes œuvres, vous reconnaîtra pour les membres de son Fils. Il vous est bon de vous tenir dans une irréprochable unité : c’est par là que vous jouirez d’une constante unité avec Dieu lui-même.(St Ignace d'Antioche Lettre aux Ephésiens  4, 2)

Vous ne devez avoir avec votre évêque qu’une seule et même pensée… Votre vénérable presbyterium vraiment digne de Dieu est uni à l’évêque comme les cordes à la lyre et c’est ainsi que du parfait accord de vos sentiments et de l’harmonie de votre charité, s’élève un chant vers Jésus-Christ. Que chacun de vous entre dans ce chœur. Alors, dans l’harmonie de la concorde, vous prendrez par votre unité même le ton de Dieu, et vous chanterez tous d’une seule voix par Jésus-Christ, les louanges du Père qui vous entendra et, à vos bonnes œuvres, vous reconnaîtra pour les membres de son Fils. Il vous est bon de vous tenir dans une irréprochable unité : c’est par là que vous jouirez d’une constante unité avec Dieu lui-même.(St Ignace d'Antioche Lettre aux Ephésiens 4, 2)

Saint Moïse, qui êtes-vous ?


Prophète  de l’Ancien Testament (1ère Alliance). 
(XIVe-XIIIe s. av. J.C.)

 

 Début de la catéchèse du 1er juin 2011 du Pape Benoît XVI

« En lisant l’Ancien Testament, une figure ressort parmi les autres: celle de Moïse, précisément comme homme de prière. Moïse, le grand prophète et «condottiere » du temps de l’Exode, a exercé sa fonction de médiateur entre Dieu et Israël en se faisant le messager, auprès du peuple, des paroles et des commandements divins, en le conduisant vers la liberté de la Terre promise, en enseignant aux juifs à vivre dans l’obéissance et dans la confiance envers Dieu au cours de leur long séjour dans le désert, mais également, et je dirais surtout, en priant. Il prie pour le pharaon lorsque Dieu, avec les plaies, tentait de convertir le cœur des Égyptiens (cf. Ex 8-10); il demande au Seigneur la guérison de sa sœur Marie frappée par la lèpre (cf. Nb 12, 9-13), il intercède pour le peuple qui s’était rebellé, effrayé par le compte-rendu des explorateurs (cf. Nb 14, 1-19), il prie quand le feu va dévorer le campement (cf. Nb 11, 1-2) et quand les serpents venimeux font un massacre (cf. Nb 21, 4-9); il s’adresse au Seigneur et réagit en protestant quand le poids de sa mission devient trop lourd (cf. Nb 11, 10-15); il voit Dieu et parle avec Lui «face à face, comme un homme parle à son ami» (cf. Ex 24, 9-17; 33, 7-23; 34, 1-10. 28-35). »

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape émérite de l'Eglise de Rome SS Benoît XVI : 
>>>  Moïse   
 

 >>> Moïse en images   

Quel n’est pas votre bonheur à vous qui êtes étroitement unis à l’évêque comme l’Église l’est à Jésus-Christ et Jésus-Christ à son Père, dans l’harmonie de l’universelle unité. St  Ignace d'Antioche,Lettre aux Éphésiens 5, 1)

Quel n’est pas votre bonheur à vous qui êtes étroitement unis à l’évêque comme l’Église l’est à Jésus-Christ et Jésus-Christ à son Père, dans l’harmonie de l’universelle unité. St Ignace d'Antioche,Lettre aux Éphésiens 5, 1)

On ne peut voir la lumière sans l'ombre,

on ne peut percevoir le silence sans le bruit,

on ne peut atteindre la sagesse sans la folie

(Jung)

Ne vous laissez jamais séduire par personne… car vous vous êtes donnés tout entiers à Dieu". (St Ignace aux Ephésiens 8)  "Vous êtes tous compagnons de route, portant votre Dieu et son temple, le Christ, les objets sacrés, et parés des préceptes de Jésus-Christ."(St Ignace d'Antioche, Éphésiens 9, 2)

Ne vous laissez jamais séduire par personne… car vous vous êtes donnés tout entiers à Dieu". (St Ignace aux Ephésiens 8) "Vous êtes tous compagnons de route, portant votre Dieu et son temple, le Christ, les objets sacrés, et parés des préceptes de Jésus-Christ."(St Ignace d'Antioche, Éphésiens 9, 2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,33-39.

En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »
Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.
Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues.
Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

Priez aussi sans cesse pour les autres hommes : on peut espérer les voir arriver à Dieu par la pénitence. Donnez-leur au moins la leçon de vos exemples. À leurs emportements, opposez la douceur, à leur orgueil, l’humilité ; à leurs blasphèmes, la prière ; à leurs erreurs, la fermeté dans la foi ; à leur caractère sauvage, l’humilité, sans jamais chercher à rendre le mal qu’ils vous font. Montrons-nous vraiment leurs frères par la bonté. Efforçons-nous d’imiter le Seigneur en rivalisant à qui souffrira davantage l’injustice, le dépouillement et le mépris. (St Ignace d'Antioche, Éphésiens 10)

Priez aussi sans cesse pour les autres hommes : on peut espérer les voir arriver à Dieu par la pénitence. Donnez-leur au moins la leçon de vos exemples. À leurs emportements, opposez la douceur, à leur orgueil, l’humilité ; à leurs blasphèmes, la prière ; à leurs erreurs, la fermeté dans la foi ; à leur caractère sauvage, l’humilité, sans jamais chercher à rendre le mal qu’ils vous font. Montrons-nous vraiment leurs frères par la bonté. Efforçons-nous d’imiter le Seigneur en rivalisant à qui souffrira davantage l’injustice, le dépouillement et le mépris. (St Ignace d'Antioche, Éphésiens 10)

Par St Paschase Radbert

(?-v. 849), moine bénédictin 
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 10, 22 ; CCM 56 B, 1072-1073 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 248) 


 

« Les deux ne feront qu'une seule chair.
Ce mystère est grand : il s'applique au Christ et à l'Église » (Ep 5,31)

 

Une union étrange et extraordinaire a eu lieu lorsque « le Verbe s'est fait chair » dans le sein de la Vierge et a ainsi « habité parmi nous » (Jn 1,14).

De même que tous les élus sont ressuscités dans le Christ lorsqu'il est ressuscité, de même en lui des noces ont été célébrées :

l'Église a été unie à un Époux par les liens du mariage quand l'homme-Dieu a reçu en plénitude les dons de l'Esprit Saint et que toute la divinité est venue habiter dans un corps semblable au nôtre...

Le Christ est devenu homme par l'Esprit Saint et, « comme un époux qui sort de sa chambre » (Ps 18,6), il est sorti du sein de la Vierge, qui a été en effet sa chambre nuptiale.

Mais l'Église, en renaissant de l'eau dans le même Esprit, devient un seul corps dans le Christ, si bien que les deux « ne font plus qu'une seule chair » (Mt 19,5), ce qui, « par rapport au Christ et à l'Église, est un grand mystère » (Ep 5,31). 


Ce mariage dure depuis le début de l'Incarnation du Christ jusqu'au moment où le Christ reviendra et que tous les rites de l'union nuptiale seront accomplis.

Alors, ceux qui seront prêts et qui auront rempli comme il le faut les conditions d'une si grande union, entreront avec lui, pleins de respect, dans la salle des noces éternelles (Mt 25,10).

En attendant, l'Épouse promise au Christ chemine vers son Époux, et elle garde l'alliance avec lui chaque jour dans la foi et la tendresse, jusqu'à ce qu'il revienne.

 

Amour du Christ :  L’essentiel, c’est d’être trouvé par notre union avec le Christ Jésus dignes de la véritable vie. N’aimez rien en dehors de Lui. C’est pour Lui que je promène mes chaînes qui sont mes perles spirituelles. Puissé-je ressusciter avec elles grâce à vos prières (St Ignace, Éphésiens 11)   /   Le silence de Jésus :  Celui qui entend en vérité la parole de Jésus, celui-là peut entendre en vérité son silence même ; c’est alors qu’il sera parfait : il agira par sa parole et se manifestera par son silence. (St Ignace, Éphésiens 15) Si le Seigneur s’est laissé répandre un parfum sur la tête, c’est pour communiquer à l’Église son incorruptibilité. (St Ignace, Éphésiens 17 )  / Pourquoi ne pas acquérir tous la sagesse en recevant la connaissance de Dieu qui est Jésus-Christ ? Pourquoi courir follement à notre perte en méconnaissant le don que le Seigneur nous a véritablement envoyé ? ...(Saint Ignace d'Antioche, Éphésien 17)

Amour du Christ : L’essentiel, c’est d’être trouvé par notre union avec le Christ Jésus dignes de la véritable vie. N’aimez rien en dehors de Lui. C’est pour Lui que je promène mes chaînes qui sont mes perles spirituelles. Puissé-je ressusciter avec elles grâce à vos prières (St Ignace, Éphésiens 11) / Le silence de Jésus : Celui qui entend en vérité la parole de Jésus, celui-là peut entendre en vérité son silence même ; c’est alors qu’il sera parfait : il agira par sa parole et se manifestera par son silence. (St Ignace, Éphésiens 15) Si le Seigneur s’est laissé répandre un parfum sur la tête, c’est pour communiquer à l’Église son incorruptibilité. (St Ignace, Éphésiens 17 ) / Pourquoi ne pas acquérir tous la sagesse en recevant la connaissance de Dieu qui est Jésus-Christ ? Pourquoi courir follement à notre perte en méconnaissant le don que le Seigneur nous a véritablement envoyé ? ...(Saint Ignace d'Antioche, Éphésien 17)

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:00
COMMENTAIRE DU NOTRE PÈRE   (Par St Augustin. Sermon 59 à des Catéchumènes)

COMMENTAIRE DU NOTRE PÈRE

 

 

Vous venez de réciter ce que vous devez croire [allusion à la tradition du Symbole de la Foi], vous avez entendu ce que vous devez demander dans la prière.

Vous ne sauriez invoquer celui en qui vous n'auriez pas cru, comme dit l'Apôtre :

"Comment invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru ?" (Rm 10,14).

Aussi vous avez d'abord appris le Symbole, qui est la règle de votre foi brève et grande, brève par le nombre des mots, lourde du poids de leur signification.

Quant à la prière que vous avez reçue aujourdhui pour la retenir et la réciter dans huit jours, le Seigneur, comme vous l'avez entendu à la lecture de l'Evangile, l'enseigna lui-même à ses disciples et, par eux, elle est parvenue jusqu'à nous, car "leur voix s'est répandue par tout l'univers"

(Ps 18,5).

Notre Père. Quel père ?

Donc, ne vous attachez pas à ce qui est de la terre, vous qui avez trouvé un père dans les cieux ; car vous direz à l'avenir : 

Notre Père qui es dans les cieux.

Vous allez appartenir à une grande famille.

Devant ce père, le riche et le pauvre sont frères ; devant ce père, le maître et l'esclave sont frères ; devant ce père, le général et le simple soldat sont frères.

Les fidèles chrétiens, tous tant qu'ils sont, ont sur terre des pères de conditions diverses, les uns nobles, les autres sans notoriété, mais ils invoquent un seul père qui est dans les cieux.


Si c'est là qu'est notre père, c'est là que se prépare notre héritage. Or notre père est tel que nous posséderons avec lui ce dont il nous fait largesse.

Il nous donne son héritage, il n'a pas à nous quitter pour que nous lui succédions, mais il demeure pour que nous le rejoignions.

Par conséquent, après avoir appris à qui demander, sachons en outre ce qu'il faut demander, car il ne faudrait pas risquer d'offenser un tel père par de mauvaises demandes.

Que le Nom de Dieu soit en nous sanctifié

Qu'est-ce que le Seigneur Jésus nous apprit à demander au père qui est dans les cieux ? 

Que ton Nom soit sanctifié.

Quel bienfait demandons-nous là à Dieu : que son nom soit sanctifié, puisqu'il est impossible que son nom ne soit pas saint ?

Le nom de Dieu est toujours saint ; pourquoi donc demander qu'il soit sanctifié, sinon pour que nous soyons, nous, sanctifiés par lui ?

Ce nom de Dieu qui est toujours saint, nous demandons que ce soit en nous qu'il soit sanctifié. C'est au moment de votre baptême que sera sanctifié en vous le nom de Dieu.

Et pourquoi ferez-vous encore cette demande, même après avoir été baptisé, si ce n'est pour que demeure en vous le don que vous aurez reçu ?

Que vienne, pour nous aussi, le royaume

Suit une autre demande: 

Que ton royaume arrive.

Que nous le demandions ou que nous ne le demandions pas, le royaume de Dieu viendra.

Pourquoi donc le demander, sinon pour qu'il vienne, pour nous aussi, ce royaume de Dieu qui viendra pour tous les saints, sinon pour que Dieu nous compte, nous aussi, au nombre des saints pour qui viendra son royaume ?

Trois interprétations de la troisième demande

Nous disons dans une troisième demande : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Qu'est-ce à dire ?

Comme les anges te servent dans le ciel, que, nous aussi, nous te servions sur la terre.

Or ses saints anges lui obéissent, ne l'offensent pas, exécutent ses ordres en l'aimant.

Par conséquent, nous demandons nous aussi, d'accomplir le commandement de Dieu par amour.


On peut encore comprendre d'une autre manière ces paroles : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Le ciel en nous, c'est notre âme, et la terre notre corps.

Que signifie donc : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ? 

De même que nous avons entendu tes commandements, de même que notre chair nous donne à son tour son assentiment pour que, dans le temps où luttent la chair et l'esprit, nous n'en puissions pas moins remplir les préceptes de Dieu.

Cependant, très chers, lorsque "la chair convoite contre l'esprit" (Ga 5, 17), comme la terre contre le ciel, que l'esprit à son tour convoite contre la chair, pour que la terre ne renverse pas le ciel.

Et si nous ne pouvons supprimer ce dissentiment, refusons notre assentiment.


On peut encore entendre ces paroles : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

de la façon suivante : le ciel, ce sont les fidèles qui ont revêtu la ressemblance de l'homme céleste, c'est-à-dire du Christ.

Tandis que les infidèles, puisqu'ils portent la ressemblance de l'homme terrestre, sont appelés terre.

Par conséquent, lorsque nous disons : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

nous disons à notre bon père :

Que les infidèles aussi croient en toi, comme y ont cru les fidèles. Et ainsi nous apprenons à prier pour nos ennemis.

Trois sortes de pain

Vient ensuite dans la prière : 

Donne-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour.

Soit que nous demandions au père la subsistance nécessaire à notre corps - pain signifiant tout ce qui nous est nécessaire - soit que nous comprenions par pain quotidien celui que vous recevez de l'autel, il est bon de faire cette demande aujourd'hui, c'est-à-dire en ce temps présent.

Car le pain nous est nécessaire en ce temps, quand nous avons faim. Quand nous serons dans l'autre vie, c'en sera fini de la faim.

Qu'aurons-nous besoin de demander du pain ?

Quant au pain dont j'ai dit que nous le recevons de l'autel, il est bon de demander qu'il nous soit donné.

Que demandons-nous, en effet, sinon de ne commettre aucun mal qui nous séparerait d'un tel pain ?


La parole de Dieu qui nous est annoncée chaque jour est, elle aussi, du pain. Si ce n'est pas du pain pour le ventre, n'est-ce pas du pain pour l'intelligence ?

Or quand cette vie aura passé, nous ne chercherons plus le pain que réclame la faim.

Et nous n'aurons plus à recevoir le sacrement de l'autel, puisque nous serons là avec le Christ, dont nous recevons le corps, et nous n'aurons plus à prononcer les paroles que nous vous annonçons, ni à lire le livre, quand nous verrons en personne la Parole de Dieu par qui tout a été fait, dont se nourrissent les anges, qui illumine les anges, et par qui les anges acquièrent la science, non pas en scrutant les paroles d'une langue tortueuse, mais en buvant l'unique Parole dont l'ivresse les fait éclater en louanges, sans qu'ils puissent s'épuiser de louanges.

"Bienheureux, dit le Psaume, ceux qui habitent dans ta maison ; dans les siècles des siècles ils te loueront" (Ps 83, 5).

La remise de nos dettes

Donc, en cette vie, nous demandons encore ce qui vient ensuite : 

Remets-nous nos dettes.

Dans le baptême, toutes vos dettes, c'est-à-dire vos fautes, vous seront remises absolument toutes.

Mais, parce qu'ici nul ne peut vivre sans péché, et - même s'il ne s'agit pas d'une grave faute qui nous séparerait du pain dont nous parlions - comme nul ne peut vivre sur cette terre sans commettre de péchés, et que nous ne pouvons recevoir qu'un seul baptême une seule fois, c'est dans la prière que nous recevons ce qui nous lave chaque jour, afin que chaque jour nos péchés nous soient remis.

Mais à la condition suivante : ...

comme nous remettons à nos débiteurs.


Aussi je vous avertis, mes frères... vous allez être fils de Dieu, non d'un quelconque grand homme.

Votre comte daigne-t-il adopter l'un de vous ?

La grâce de Dieu fait, de vous tous, ses fils. C'est pourquoi, puisque chaque jour vous direz... - même après le baptême et surtout après le baptême ; car vous ne prierez cette prière qu'après le baptême ; dans huit jours ce sera une récitation, non une prière ; après le baptême, vous en ferez votre prière :

-comment, en effet, celui qui n'est pas encore né pourrait-il dire "notre père" ? - donc, puisque chaque jour vous direz cette prière, je vous avertis, mes frères, vous qui, dans la grâce de Dieu, êtes mes fils, et qui, devant un tel père, êtes mes frères, je vous avertis : quelqu'un vous offense, commet une faute contre vous, vient, s'accuse et vous demande de lui pardonner, tout de suite du fond du coeur remettez-lui, pour ne pas vous exclure du pardon qui vient de Dieu.


Car si vous ne faites pas rémission, lui non plus ne fera pas rémission. Voici ce que Dieu vous dit :

Vous avez raison de me demander pardon, à moi qui ne peux pas commettre de faute ; cependant, bien que l'on ne puisse trouver en moi aucune faute, je pardonne et vous ne voulez pas pardonner.

Eh bien ! soit, refusez de pardonner.

Mais alors faites en sorte que je ne puisse trouver en vous obligation de me venger.

Il t'est permis de te venger d'un homme qui t'offense.

Mais il te demande pardon.

Il a été ton ennemi, mais en te demandant pardon, il coupe court à son hostilité. Non, dis-tu, non, je veux me venger.

Fais attention qu'il n'y ait pas en toi-même matière à vengeance. Tu veux te venger d'une faute, toi, un homme qui commet des fautes !

Prends garde que ne se venge de toi celui qui ne peut être trouvé en faute. Par conséquent, voilà encore une demande à faire en cette vie, ici où l'on peut commettre des fautes, les fautes peuvent être remises.

Dans l'autre vie, elles ne sont pas remises, puisqu'il n'y en a pas.

Résister au mal

En suite de quoi, nos prions en disant : 

Ne nous fais pas entrer dans la tentation, mais délivre-nous du mal.

Qui dit oui au tentateur entre dans la tentation. En effet, en cette vie, il est utile d'être tenté, mais il n'est pas bon d'entrer dans la tentation.

On te tente en voulant te corrompre avec de l'argent, pour te faire accomplir quelque action mauvaise pour de l'argent ; tu es tenté, mais tu es aussi éprouvé ; si tu ne donnes pas ton consentement, tu seras trouvé pur.

Je te donne un conseil : méprise la cupidité, et l'argent ne saurait te corrompre.

Ferme la porte à la tentation, et tire le verrou : l'amour de Dieu.

Qui le peut, sans l'aide de celui que nous prions ?

Or les hommes sont tentés de bien des manières, tentations par des présents, tentations par des menaces ; si on ne peut séduire par la corruption, on cherche à séduire par des pressions.

Mais l'homme solidement attaché à Dieu et dont Dieu exauce la demande: 

Ne nous fais pas entrer dans la tentation,

triomphe des mauvais attachements, triomphe des vains tremblements.

Par conséquent, il nous est, en cette vie, nécessaire de demander à ne pas entrer dans la tentation, puisqu'il est ici des tentations, et d'être délivrés du mal, puisque le mal est ici.

Récapitulation

Et avec cela le total des demandes est de sept ; trois ont trait à la vie présente. 

Que ton nom soit sanctifié,

cela sera toujours. 

Que ton règne vienne,

ce règne sera toujours. 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

cela sera toujours. 

Donne-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour,

cela ne sera pas toujours. 

Remets-nous nos dettes,

cela ne sera pas toujours. 

Ne nous fais pas entrer dans la tentation,

cela ne sera pas toujours. Mais là où est la tentation, là où est le mal, il est nécessaire que nous fassions ces demandes.


Cette prière vous encourage, non seulement à apprendre à demander à votre père qui est dans les cieux ce que vous désirez, mais à apprendre aussi ce que vous devez désirer.

Amen.

COMMENTAIRE DU NOTRE PÈRE   (Par St Augustin. Sermon 59 à des Catéchumènes)
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 10:37
Manifestation contre le double jeu de la Turquie en Irak  et en Syrie (Communiqué du (CHREDO))

Manifestation contre le double jeu de la Turquie en Irak et en Syrie

A la veille de la conférence de Paris, la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO) organise une manifestation devant l’ambassade de Turquie pour dénoncer le double jeu d’un certain nombre d’Etat, dont la Turquie :
                                                                               Lundi 7 septembre 2015
                                                                                  à 19h

      Place de Bolivie 75016 Metro PASSY
    (Près de l'ambassade de Turquie)


Tous ensemble pour dénoncer le double jeu des Etats complices de la barbarie de DAESH et des mouvements islamistes en Orient !

En souvenir de toutes les victimes innocentes en France, en Europe et en Orient lâchement assassinées par des barbares sanguinaires.

La Turquie n'a pas sa place à la Conférence de Paris qui mobilisera mardi 8 septembre soixante pays pour décider d'un plan d’action humanitaire, politique et judiciaire en faveur des « victimes des violences ethniques et religieuses du Moyen-Orient ».

La Turquie, déjà coupable du génocide arménien et des assyro-chaldéens qu’elle refuse de reconnaitre, est un siècle plus tard complice du génocide des chrétiens d'Orient, des yézidis et des minorités en permettant le trafic d’hommes, d’armes et de pétrole sur son sol au bénéfice d'organisations terroristes qui sévissent maintenant sur notre sol et en Europe.

Sa pseudo-participation dans la guerre menée contre les mouvements extrémistes n’est qu’un leurre. Les bombardements turcs visent surtout les kurdes qui combattent réellement les mouvements terroristes en Irak et en Syrie.

La Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar ont aidé à créer en 2015 « l’Armée de la Conquête » en Syrie, une coalition incluant des factions islamistes dont le Front Al Nosra, pourtant affilié à Al Qaida.


Nous refusons et dénonçons le double langage de ces pays.


La Turquie bénéficie de l'aide financière européenne (6 milliards d'euros de 2002 à 2013 en aide à la préadhésion). Nous demandons à la France de peser sur l’Union Européenne pour suspendre tous les financements accordés à la Turquie et obliger les pays concernés à clarifier leur position en donnant la preuve de leur engagement total contre les extrémistes.
La Turquie doit choisir son camp.

Elle est avec nous ou elle est contre nous !

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Société DIALOGUE INTERRELIGIEUX

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