Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 19:29

Une jeune femme arménienne entonne spontanément une prière intitulée

« Seigneur, prends pitié »,

dans l’église de la Sainte-Croix, près du lac de Van, sur l’île d’Akdamar dans l’Est de la Turquie. Concentrée sur une icône de la Sainte Vierge, elle ne prête pas attention au reste de l’assistance et utilise sa voix pour élever une fervente prière.

Cette église était autrefois une cathédrale médiévale qui appartenait aux Arméniens avant le génocide commis par les Turcs en 1915.

Aujourd’hui abandonnée, l’église a cessé d’être utilisée pendant des décennies après cet épisode.

Après avoir appris qu’elle devait être démolie en 1951, un écrivain et journaliste du nom de Yasar Kemal a joué de ses contacts et aidé à empêcher sa destruction.

Le site est devenu une attraction touristique et en 2005 la structure a été fermée aux visiteurs pour être entièrement restaurée.

C’est aujourd’hui un musée turc. Mais pour certains, comme cette jeune femme, c’est toujours un lieu sacré.

« Que ma prière vienne devant toi comme l’encens, l’élévation de mes mains comme l’offrande du soir ! » – Psaume 141, 2

Source

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Patrimoine Spiritualité Chrétienne
10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 19:25

Le tribunal administratif de Chalons-en-Champagne (Marne) a rejeté, ce vendredi matin, la demande d’arrêt des traitements de Vincent Lambert.

Le neveu de Jérôme lambert ne pourra pas faire assassiner son oncle!

C’est François, le neveu du patient en état végétatif, qui avait déposé ce recours le 9 septembre pour contraindre l’équipe médicale à appliquer les décisions de justice rendues par le Conseil d’Etat puis par la Cour européenne des droits de l’homme qui avaient validé l’arrêt des traitements en 2014 puis 2015.

Les juges administratifs ont estimé que les médecins étaient en droit, en vertu de leur « indépendance professionnelle et morale », de suspendre le processus d’arrêt des traitements engagé en juillet dernier après les décisions du Conseil d’Etat et de la Cour européenne.
«Ce jugement rejette la responsabilité sur le médecin qui recule du fait de la pression des lobbies et d’une partie de la famille de Vincent. Ce médecin n’est de fait ni encouragé par la justice, ni par sa hiérarchie», a réagi François Lambert dans un communiqué, annonçant son intention de faire appel de cette décision.

Si la justice française puis européenne ont validé la procédure d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation qui maintiennent encore en vie Vincent Lambert, les parents du jeune homme multiplient les initiatives pour qu’il soit maintenu en vie. Estimant que leur fils est « maltraité », ils demandent aujourd’hui son transfert dans un autre établissement.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 07:07
Paris: démolition retardée pour l’église Sainte-Rita. “Non à la spéculation ! Sauvons l’église Ste-Rita”

“Non à la spéculation ! Sauvons l’église Ste-Rita”,

demandait une banderole déployée devant l’église.

 Riverains et élus locaux sont arrivés lundi à 8h, selon lui, avec, face à eux, la société chargée de la démolition, qui ne peut pour l’instant entamer les travaux préparatoires. 

L'église Sainte-Rita, dédiée au rite catholique gallican, est sous le coup d'une procédure d'expulsion.

“Ils n’ont rien pu installer”, a expliqué Frédéric Lefebvre, député de la 1re circonscription des Français établis hors de France et auteur de la pétition “SOS pour nos églises”. 

“La Ville de Paris ne veut pas écouter les solutions possibles”, a dénoncé celui qui était présent sur place avec le maire LR du XVe arrondissement Philippe Goujon, avant d’entamer un recours en justice…

L'après 15 mars 2015

L'église a été vendue il y a trois ans à un promoteur immobilier. L'église Ste Rita était devenue, sous l'égide d'une "Eglise Catholique Galicane" un recours pour de nombreuses personnes qui ne se reconnaissaient pas dans la "pastorale d'ensemble" de l'Eglise Romaine Catholique, majoritaire en France.

C'était aussi le lieu des "messes pour animaux" lancées par l'évêque de cette juridiction catholique indépendante, un dernier office religieux a été tenu dimanche devant le bâtiment, muré depuis avril. 

"On est une église SDF", avait indiqué Mgr Samuel avant la messe, célébrée avec un autel improvisé sur une table pliante.
Hélas, cette Eglise n'est pas la seule à être SDF.

A la bonne heure ! Voilà une manière claire de défendre pour tous la "Liberté de conscience et de culte" ainsi que le respect du petit patrimoine.

Puisse, finalement, cette communauté remporter la victoire et, soyons en sûrs, les riverains gagneront en tranquillité !

Soyons près des défenseurs de la liberté de ceux qui promeuvent la primauté du spirituel sur le temporel et entendent cette parole:

"Recherchez le royaume des cieux, le reste vous sera donné de surcroît" !

La Veille du 11 Octobre Mr N STOQUER livrait le "Communiqué de presse" suivant:

"Sainte Rita vaut bien une Messe !

Dimanche 11 octobre 2015, à 10h30, l’Église Sainte Rita, sise 27 rue François Bonvin à Paris 15ème (Métro Cambronne ou Volontaires), rouvre ses portes, pour célébrer la Messe dominicale.

Nous sollicitons la présence en nombre, de paroissiens et de sympathisants pour manifester notre volonté de préserver ce lieux de culte et notre détermination à poursuivre la lutte.

L’Église Saint Rita a trouvé ses anges gardiens et sa démolition est ajournée.

En effet, mardi 6 octobre 2015, l’entreprise de démolition a dû battre en retraite, à la suite de l’intervention de la Police sollicitée par le Député-maire du 15e et des Élus-es, l’organisation du chantier n’étant pas conforme.

Par ailleurs, la validité des Permis de Démolir et de Construire reste contestée et plusieurs recours ont été déposés.

Rien n’est gagné pour autant… et nous comptons sur votre présence dimanche 11 octobre, à 10h 30, 27 rue François Bonvin.

Ensemble toujours plus fort !

Bien cordialement

Contact :
Nicolas Stoquer
Les Arches de Sainte Rita
06 83 20 27 91
n.stoquer@gmail.com"

Voici ce que nous lisions le 11 Octobre sur Facebook alors que les paroissiens investirent leur église pour la Messe de ce jour:

"SAINTE RITA LIBÉRÉE REMERCIONS LE DÉPUTÉ MAIRE DU15 ème Monsieur Philippe goujon SONT EQUIPE MUNICIPALE ET LES ARCHES DE SAINTE RITA AVEC LES PAROISSIENS" et le commentaire de notre Métropolite:

"Merci Seigneur ! Saviez-vous que la Croix penchée qui se redresse est le symbole de la résistance des chrétientés syriaques-Orthodoxes des Indes (Chrétiens de St Thomas) aux persécutions des "missionnaires" latins qui accompagnaient les colonisateurs Portugais ? Je constate avec bonheur que c'est ce symbole évocateur que vous avez choisi pour exprimer votre résistance . Je n'ai cessé , au nom du respect d'une "liberté de conscience, de religion et de culte" que nous espérons pour tous en notre pays d’encourager votre action pour sauver ce Sanctuaire emblématique. 

Aujourd'hui, grâce à la ténacité des défenseurs de Ste Rita,de l’unanimité dans l'union de prière de nombreux chrétiens de tous horizons, si rien n'est gagné, j'ai bon espoir de voir votre combat pacifique emporter la victoire. 

Le Seigneur se laisse toucher ! 

Votre respectueusement dévoué en Notre-Seigneur. 

+Mor Philipose-Mariam"

À Sainte-Rita la mobilisation citoyenne prend une ampleur inattendue

Les fidèles de Sainte Rita, occupée nuit et jour depuis le 5 octobre, ont assisté dimanche à la première messe célébrée depuis avril. L’église parisienne est défendue par un véritable mouvement de citoyens, Anonymous à l’appui, luttant contre sa démolition.

Messe dominicale n’a été si surréaliste. Dans les fumées d’encens, au son des chants en Latin et des gémissements des nombreux chiens venus avec leurs maîtres à l’office, devant le drapeau tricolore et une statuaire flambant neuf de Sainte-Jeanne d’Arc et de Sainte-Rita, une foule hétéroclite chante d’un même chœur.

Les messieurs vieille France comme les altermondialistes, les riverains comme les touristes, les militants pour la démocratie comme les nostalgiques de l’Ancien Régime.

Deux Anonymous, masques derrière la tête et caméras en main, sillonnent les rangées de bancs pour filmer les deux heures de cette célébration eucharistique haute en couleurs.

Un parking et des logements

A Sainte-Rita, au cœur du XVème arrondissement de Paris, cause désespérée depuis deux ans après son rachat par un promoteur (3,3 millions d’euros) pour en faire un parking et des logements, l’ambiance est à la liesse.

La nef est pleine, on ajoute des chaises. Pour entrer, chacun a dû passer les palissades en tôle, érigées six jours plus tôt en vue de la démolition de l’église, puis la trouée du porche, muré de parpaings depuis le printemps pour sceller l’expulsion des paroissiens.

Même le célébrant, Mgr Samuel Pouhé, prêtre de l’église catholique gallicane de Paris, reste coi face à cette nouvelle et insolite communauté venue aider le quartier à sauvegarder son église.

arches

C’est la première fois depuis avril qu’une messe est dite dans ses murs. Les paroissiens, mobilisés depuis des mois, continuaient à venir aux célébrations sur le trottoir, avec l’autorisation de la préfecture de police de Paris.

Mais depuis l’occupation, lundi, de l’édifice par un collectif de citoyens venus de tous horizons, la communauté brave les interdits administratifs et reprend sa place.

D’autant qu’elle a tenu en échec les ouvriers venus lundi commencer les travaux de démolition. Avec l’appui de l’ancien ministre Frédéric Lefebvre (LR) et du député-maire (LR) du XVème arrondissement, Philippe Goujon, qui a porté plainte après des échauffourées avec les ouvriers du promoteur.

Une quinzaine de personnes occupent nuit et jour

Désormais, une quinzaine de personnes occupent Sainte-Rita nuit et jour, notamment des membres du Mouvement du 14 juillet, des «indignés» apolitiques prêts à «la révolution pacifiste» pour redonner parole et place aux citoyens.

Sainte-Rita, sacrifiée sur l’autel de la «spéculation immobilière» en étant promise à la démolition contre l’avis des riverains, explique David Pastor, membre du Mouvement du 14 juillet, est un «symbole», «un nouveau lieu de lutte» pour qu’«on arrête de tout nous imposer».

«Nous dénonçons la trahison du peuple, qui est pourtant souverain dans une démocratie, et le manque de consultation populaire», dit-il.

Les Anonymous aussi veillent au grain, pour restaurer «la démocratie du peuple français».

Ils dorment sur place.

«On est là pour préserver ce patrimoine religieux», dit Jul, l’un d’eux, en distribuant des tracts. Fabrice, un habitant est venu avec ses deux fillettes, «en soutien» face à «ce danger immédiat» pour «le patrimoine et les valeurs menacés par le profit».

«Le mouvement du 14 juillet avait besoin de prendre sa Bastille, avec Sainte-Rita c’est fait!», se félicite Nicolas Stoquer, président délégué de l’association de défense Les Arches de Sainte-Rita. Mgr Pouhé y voit une bénédiction.

«Je ne sais pas si c’est la Providence ou les larmes du cœur qui nous les a amenés, avant cela je ne les connaissais pas, mais aujourd’hui ils sont les soldats de Marie, des anges venus combattre».

Et qui savent renvoyer les policiers à leurs affaires courantes. Lors de la messe, trois d’entre eux ont tenté d’entrer, sans succès malgré leur uniforme.

Pascal, membre du Mouvement du 14 juillet, dédié à la surveillance à l’entrée, leur a dit «non, tout se passe bien ici, les paroissiens prient». Ite, missa est.

Source : Le Figaro

https://www.change.org/p/signez-la-p%C3%A9tition-pour-la-sauvegarde-de-nos-%C3%A9glises

Ministre de l'Intérieur et des Cultes Bernard Cazeneuve. résident de l' Association des Maires de France François Baroin. S.O.S pour nos Églises

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Patrimoine
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 05:05
Les déraisonnables sont fâchés par que Dieu ne gouverne pas le monde selon leurs préceptes, et les raisonnables sont sans cesse à lutter pour parvenir à comprendre la volonté divine. (Saint Nicolas Velimirovic)

Les déraisonnables sont fâchés par que Dieu ne gouverne pas le monde selon leurs préceptes, et les raisonnables sont sans cesse à lutter pour parvenir à comprendre la volonté divine. (Saint Nicolas Velimirovic)

Livre des Proverbes 8,22-24.32-35.

Le Seigneur m'a possédée au commencement de ses voies, avant qu'il fît quelque chose dès le principe.
J'ai été fondée dès l'éternité, dès le commencement, avant les origines de la terre.
Il n'y avait point d'abîmes quand je fus enfantée, point de sources chargées d'eaux.
" Et maintenant, mes fils, écoutez-moi ; heureux ceux qui gardent mes voies !
Ecoutez l'instruction pour devenir sages ; ne la rejetez pas.
Heureux l'homme qui m'écoute, qui veille chaque jour à mes portes, et qui en garde les montants !
Car celui qui me trouve a trouvé la vie, et il obtient la faveur du Seigneur. "


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.

En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie.
Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. "
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.
L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus."
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. "
Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme ? "
L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile,
car rien ne sera impossible pour Dieu. "
Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta.

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Par le Saint [Padre] Pio de Pietrelcina

(1887-1968), capucin 
FSI 32, FM 167, Ep 3, 564 (trad. Une pensée, Médiaspaul, p. 51-52) 


 

« Que votre oui soit oui » (Jc 5,12)

 

Tu ne sais pas ce que l'obéissance est capable de produire : par un oui, par un seul oui — « Qu'il me soit fait selon ta parole » — Marie devient la mère du Très-Haut.

Ce faisant elle se déclarait sa servante (Lc 1,38) mais gardait intacte sa virginité qui était si chère à Dieu et à ses propres yeux.

Par ce oui de Marie le monde obtient le salut, l'humanité est rachetée. Alors, tâchons nous aussi de faire la volonté de Dieu et de toujours dire oui au Seigneur... 

Que Marie fasse fleurir en ton âme des vertus toujours nouvelles et qu'elle veille sur toi.

Elle est la mer qu'il faut traverser pour parvenir aux rivages des splendeurs de l'aurore éternelle ; reste donc toujours près d'elle... 

Prends appui sur la croix du Christ, à l'exemple de Marie.

Tu y trouveras un grand réconfort.

Marie est restée, debout, aux pieds de son fils crucifié (Jn 19,25).

Jamais Jésus ne l'a autant aimée qu'en ce moment de souffrance inexprimable.

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Bartimée
Évangile selon saint Marc 10, 46-52
Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route. Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier.
Appeler, être appelé, la même adrénaline silencieuse
« Un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. » Quoi de plus improbable que cette situation ? Assis au bord du chemin et à la sortie de Jéricho, un jour de grande foule. Que peut-il bien se passer ? 
Bartimée est aveugle mais n’a pas perdu tous les sens. Il ne voit pas, mais il entend celui que la rumeur populaire conduit jusqu’à lui : Jésus de Nazareth. Il l’appelle. Il est appelé à son tour et tout aveugle qu’il est, il court vers Jésus. 
Fermez les yeux, écoutez. La bande-son suffira, ici, à découvrir les rebondissements de l’intrigue. Ils sont trois acteurs : Bartimée, Jésus, les disciples. Chacun à son tour prend la parole : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » « Appelez-le » « Confiance lève-toi, il t’appelle. »
Faisons ensemble une petite expérience : sur votre téléphone combien d’applications avez-vous qui servent à appeler et à être appelé ?. Les appels, nous en avons tous les jours et à chaque fois, ils déclenchent les mêmes sensations, la même adrénaline silencieuse, la curiosité de savoir qui nous appelle et pourquoi. 

Au Livre de la Genèse, Dieu appelle et donne sens à la Création. « Au commencement était la Parole » *, Dieu appelle et par sa parole il donne sens à l’existant. Et lorsque Dieu nous appelle, c’est par notre prénom. Et il nous donne aussi un sens au cœur de sa création. 
Dans l’évangile de Marc, avez-vous noté comment les disciples se font porte-voix de Jésus : « Appelez-le. » Et eux de traduire, dans leurs mots : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » Jésus reprend la parole et sa parole est performative, comme on dit : « Va, ta foi t’a sauvé ». La parole de Jésus fait que l’aveugle retrouve la vue.
Quels appels entendrons-nous aujourd’hui ? De quels appels serons-nous les porte-voix aujourd’hui ? 
Ayant retrouvé la vue, découvert un sens à notre vie, pour cette journée qui commence, sommes-nous prêts à suivre Jésus ? Nous sommes tous appelés à nous mettre en marche. Confiance, il nous appelle ! (Source:Signe dans la Bible)
Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Prière de Saint Isaac de Syrie

Voici une Prière pour la contrition de nos péchés « Je frappe à la porte de Ta compassion Seigneur » de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), ascète, mystique et théologien syrien, un des plus grands spirituels du christianisme oriental qui fut évêque de Ninive quelques temps, avant de vivre en ermite dans un lieu isolé.
 


La Prière de Saint Isaac de Syrie « Je frappe à la porte de Ta compassion Seigneur » : 

« Je frappe à la porte de Ta compassion Seigneur : envoie de l'aide à mes élans dispersés qui sont ivres de la multitude des passions et de la puissance des ténèbres. Tu peux voir mes plaies cachées en moi : suscite en moi la contrition bien qu'elle ne corresponde pas au poids de mes péchés, car si je recevais la pleine conscience de l'étendue de mes péchés, Seigneur, mon âme serait consommée par la douleur amère qui en découle. Aide mes faibles efforts sur le chemin de la vraie repentance, ô puissè-je trouver le soulagement de la véhémence des péchés par la contrition qui vient de Ton don, car sans la puissance de Ta grâce, je suis tout à fait incapable d'entrer en moi-même, de prendre conscience de mes souillures, et qu'ainsi, à leur vue, il me soit épargnée une grande distraction. Amen. » 

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


Isaac-le-Syrien-de-Ninive.jpg

 
Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,1-4.

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui nous ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Par Sainte Thérèse d'Avila

(1515-1582), carmélite, docteur de l'Église 
Chemin de perfection, ch. 30  


 

La prière nous introduit déjà dans le règne de Dieu

 

    « Que Votre nom soit sanctifié, que Votre règne advienne. »

Admirez ici, mes filles, l'immense sagesse de notre Maître !

Que demandons-nous quand nous demandons ce royaume ? ...

Notre Seigneur connaissait notre extrême faiblesse.

Il savait que nous étions incapables de sanctifier, de louer, d'exalter, de glorifier le nom très saint du Père éternel d'une manière convenable, à moins qu'il n'y supplée en nous donnant dès ici-bas son royaume.

C'est pour cela même que le bon Jésus a joint ici ces deux demandes... 


    À mon avis, l'un des grands biens que renferme le royaume du ciel, c'est qu'on y est dégagé de toutes les choses de la terre, qu'on y goûte un repos, une béatitude intimes, qu'on s'y réjouit de la joie de tous, dans une paix perpétuelle, dans un bonheur profond de voir tous les élus sanctifier et louer le Seigneur, bénir son nom, sans qu'il se trouve personne pour l'offenser.

Tous l'aiment, et l'âme n'a d'autre occupation que de l'aimer, et elle ne peut cesser de l'aimer parce qu'elle le connaît. 


    Eh bien !

s'il nous était donné de le connaître nous l'aimerions de même ici-bas, non toutefois aussi parfaitement ni avec cette stabilité, mais enfin, nous l'aimerions tout autrement que nous ne l'aimons...

Ce dont il s'agit est possible à l'âme, dès cet exil, avec la grâce de Dieu.

Mais il reste vrai qu'elle ne peut pas l'atteindre parfaitement... car nous naviguons encore sur la mer de ce monde, et nous sommes toujours voyageurs.

Il est des moments cependant où le Seigneur, nous voyant fatigués du chemin, met toutes nos puissances dans le calme et notre âme dans la quiétude.

Il révèle alors clairement, par un certain avant-goût, quelle est la saveur de la récompense réservée à ceux qu'il introduit dans son royaume.



 

Mercredi 7 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 18:03

l'Évangile selon saint Jean

Introduction à l'Évangile et réflexions sur son Prologue

Article inspiré des cours de Père Gérard Reynaud (Etudes bibliques) 1

Aigle bleu
L'aigle des évangélistes, fresque du monastère de Vodita
Spiritualité Orthodoxe ©

Saint Jean le théologien, fêté le 8 mai et le 26 septembre.

Tropaire
Apôtre bien-aimé du Christ notre Dieu,
hâte-toi de délivrer un peuple sans défense. 
Celui qui t'a permis de t'incliner sur sa poitrine
te permettra de t'incliner vers Lui
pour plaider en notre faveur. 
Demande-lui de dissiper les ténèbres du paganisme des nations; qu'il nous accorde la paix et la grâce du salut.

Kondakion
Tes hauts faits, disciple vierge, qui en fera le récit,
Tu répands les miracles, en effet, comme une source fais jaillir les guérisons et pour nos âmes, tu intercèdes auprès du Christ, en ami.

 

Un Évangile spirituel écrit par Jean le Théologien, selon la tradition

L'Évangile de Jean, au sein de l' Évangile tétramorphe - selon l'expression de saint Irénée de Lyon -, est le plus spirituel, écrivit Clément d'Alexandrie. 
Il a une place à part, le plus tardif chronologiquement, il est le fruit d'une longue élaboration et contemplation sur le mystère de Dieu, l'incarnation du Christ, sa nature divino-humaine et sa mission. 

Son objet est la narration de l'accomplissement par le Christ de l'oeuvre de salut, et c'est dans cet accomplissement que le Christ dévoile sa personne réelle.
 

L'auteur de l'Évangile de Jean

St Jean
Atelier le Roseau ©

Son auteur, d'après la tradition, est le fils de Zébédée, frère de Jacques, ou autrement appelé Jean le Théologien: le disciple bien-aimé qui reposa sa tête sur la poitrine du Seigneur lors de la Cène. 
L'exégèse critique perçoit des strates dans le style de l'écriture qui indiqueraient des couches primitives et d'autres plus tardives; elle émet l'hypothèse d'autres auteurs. 
Notons toutefois que le disciple bien-aimé a lui-même suivi un long processus de maturation spirituelle. L'auteur est aussi de toute évidence clairement familier avec la Terre d'Israël. Il localise: Béthanie (11:18), le Jardin de l'autre côté du Cédron (18:1), le portique de Salomon (10:22), la piscine de Béthesda (5:2), la piscine de Siloé (9:7), le lieu dit le Pavé — en hébreu Gabbatha (19:13); alors que ces lieux ne sont pas mentionnés dans les autres Évangiles. Ceci rend compte qu'il est un témoin occulaire. 
Il est également familier avec le judaïsme car il montre une connaissance de ses rites et usages: la pureté, l'agneau pascal, la tunique sans coutures du grand prêtre.
 

Les particularités de L'Évangile de Jean par rapport aux Évangiles synoptiques

  • L'Évangile de Jean place l'épisode du Christ et des marchands du Temple au début alors qu'il est plus tardif dans les synoptiques.
     
  • Il indique que le ministère public dure 3 ans (Trois fêtes de pâques; les Évangiles synoptiques ne donnent pas d'indications sur la durée de ce ministère).
     
  • Certains récits comme la tentation au désert, l'ascension, des paraboles ne sont pas mentionnés.
     
  • Il fait état de huit signes (miracles), six lui sont propres.
     
  • Il ne donne pas de récit de la Cène mais parle du pain de Vie.
     
  • Son calendrier est différent (probablement celui des Sadducéens, alors que les synoptiques utiliseraient celui des Pharisiens).
     

Saint Jean, bien qu'en harmonie avec les autres Évangiles, ne cherche pas à les répéter, il apporte des éléments nouveaux. Il exprime en particulier le fait que le Christ déclare sa divinité, comme en Jean 8:58 à travers ἐγὼ εἰμί "je suis":

εἶπεν αὐτοῖς Ἰησοῦς, Ἀμὴν ἀμὴν λέγω ὑμῖν, πρὶν Ἀβραὰμ γενέσθαι ἐγὼ εἰμί.
Jésus leur dit : Amen, amen, je vous le dis, avant qu'Abraham vienne à l'existence, moi, je suis.
On peut se reporter à la page: les Titres du Christ
 

On distingue dans l'Évangile de Jean, quatre parties:

  • Le Prologue
     
  • L'apppel des disciples
     
  • Le Livre des signes
     
  • Le Livre de la Gloire
     
Le Prologue de l'Évangile de Jean 1:1-18

Lire le prologue en grec-français, en bas de page: cliquer ici

Saint Jean nous conduit au sein du mystère du Christ dès le premier verset. Alors que son Évangile est dite une "Perle", son prologue est comparé à un "Joyaux". 
Il fit l'objet d'un grand intérêt dès le début du christianisme. En effet, dans l'Eglise ancienne où on avait pour usage de mémoriser les écritures, on mémorisait en particulier le Prologue de Jean. Des défunts étaient même enterrés avec le texte cousu dans leurs vêtements.
 

Synthèse de l'Évangile

Le Prologue est une clé pour la lecture et la compréhension de l'Évangile en son entier. Cette clé, c'est le Logos, le Verbe incarné, qui donne la nouvelle naissance, la plénitude de la grâce et de la vérité, la lumière et la vie; Lui qui vient planter sa tente ἐσκήνωσεν au milieu de nous - Jean 1:14: Et la parole a été faite chair, et elle a habité (planté sa tente) parmi nous....
Le Christ dans sa personne est Dieu avec nous, l'Emanuel. Il réalise la prophétie d'Isaïe:
Isaïe 7:14
διὰ τοῦτο δώσει κύριος αὐτὸς ὑμῖν σημεῖον· ἰδοὺ ἡ παρθένος ἐν γαστρὶ ἕξει καὶ τέξεται υἱόν, καὶ καλέσεις τὸ ὄνομα αὐτοῦ Εμμανουηλ·
C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe. Voilà que la Vierge concevra dans son sein, et elle enfantera un fils, et tu lui donnera le nom d'Emmanuel ("Immanou-El": Dieu est avec nous ).
 

La tente renvoie à la Tente d'Assignation au désert, lieu où la présence de Dieu descendait dans la nuée et conversait avec Moïse (Exode) 
 

Le mystère de la vie en Dieu et de la personne divino-humaine du Christ

Aigle bleu
L'aigle des évangélistes, Jean, va au-delà de tout ciel créé. (Jean Scot Erigène)
Spiritualité Orthodoxe ©

Jean Scot Erigène, 9e Siècle, qui réalisa une Homélie 2 sur le Prologue de Saint Jean, écrivit ceci:

"L'oiseau mystique, celui dont le vol est rapide, celui qui voit Dieu, je veux parler de Jean le Théologien, s'élève donc au-dessus de toute la création visible et invisible, pénètre toute pensée et déifié entre dans le Dieu qui le déifie... 
Mais Jean plongeant son regard au plus profond de la vérité , au-delà de tout ciel, dans le paradis des paradis, c'est à dire dans la cause de toutes choses, a entendu une parole unique; le Verbe par qui tout a été fait. 
Il lui a été permis de répéter cette parole et de l'annoncer aux hommes, autant du moins qu'elle peut être annoncée. Et c'est avec pleine assurance qu'il proclame: "Dans le principe était le Verbe." 


C'est donc le mystère de la vie en Dieu de toute éternité, mystère de la vie trinitaire ineffable en essence, qui est révélé dans le prologue est aussi dans le cours de l'Évangile, en particulier dans les chapitres 15 et 16 qui parlent du saint esprit. Ce mystère nous est révélé par le Verbe qu'il faut accueillir, recevoir, parce qu'il nous donne la plénitude de la grâce et de la vérité.
 

Le premier mot du prologue

Le prologue débute avec l'expression "au commencement" Ἐν ἀρχῇ , traduite aussi "dans le principe", "à l'origine". 
Elle apporte une similitude avec la création du récit de la Genèse, dans la traduction en grec de la Septante (le sens est identique avec le mot hébreux). 
Il y a toutefois une différence, car dans la Genèse c'est la création temporelle et spatiale de la matière à partir du vide qui est décrite. 
Tandis que dans le prologue de Jean, il s'agit de la création par le Fils de Dieu, se produisant au-delà du temps et de l'espace, dans l'immédiateté originelle: la nouvelle création. 
 

Développement du mystère de la vie en Dieu

En donnant une traduction alternative, on a pour Jean 1:1: 
Ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ λόγος, καὶ ὁ λόγος ἦν πρὸς τὸν θεόν, καὶ θεὸς ἦν ὁ λόγος. 
Dans le principe est le Verbe, et le Verbe est tourné vers Dieu, et le Verbe est Dieu 


Ἐν "dans", montre l'origine; 
πρὸς "vers", indique l'intimité du Logos et de Dieu; 
Pour la dernière partie du verset soulignons que dans la phrase grecque la place des mots n'indique pas leur rôle. C'est donc l'article ὁ placé devant Logos qui indique qu'il est le sujet et que Dieu (sans article) est l'attribut. 

En ce qui concerne le mot Logos, il est employé par Jean, dans un milieu hellénistique où le mot était utilisé par les philosophes, mais contrairement au contexte du Dieu personnel de la Bible, il avait le sens de médiateur permettant à une force impersonnelle, parfois avec quelques attributs personnels, d'agir dans ce monde. 

Le Logos (davar en hébreux) existe aussi dans le livre de la Sagesse, les Proverbes et Siracide. On y voit une personnification de la sagesse et de la parole de Dieu, mais elle n'est pas identifiée à Dieu. 
Dans le livre de la sagesse 7:46, on lit: "Elle est un reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tache de l'activité de Dieu, une image de sa bonté.

Cette parole existe aussi dans les targoums ( traductions de la Bible hébraïque en araméen utilisées lors des lectures à la synagogue). Par exemple, dans le targoum néophiti (au sujet de Lévitique 26:12), il est écrit: "Ma parole s'avancera parmi vous, ma parole sera pour vous Dieu rédempteur et vous serez un peuple saint pour mon nom." 

Le Logos johannique se rapporte à la parole créatrice de Dieu, par qui tout a été fait: Jean 1:3 - "Toutes choses ont été faites par elle..." 
Jean apporte deux nouveautés importantes, il dit que cette parole est Dieu et qu'elle s'incarne. 
Notons aussi que cette parole créatrice agit dans l'immédiateté, il n'existe pas de séparation entre elle et l'acte. 

La vie intra-trinitaire n'est pas connaissable en dehors du fait qu'elle est amour et communion entre les trois personnes divines. Saint Jean nous conduit donc rapidement à l'économie, c'est à dire à l'action de la Trinité envers nous, dès le troisième verset. 
 

Un double mouvement d'exode

La nouvelle Genèse s'accompagne d'un nouvel Exode: la kénose ou abaissement (citée par Saint Paul dans Philippiens 2:6-8). Elle est mouvement descendant du Verbe qui est dans le sein du Père, lumière du monde, origine de toute création, qui par sa main puissante a tout créé. C'est un exode du Verbe vers l'homme en devenant homme, sans cesser d'être Dieu. 

L'exode montante a pour but de nous recréer. Car après la chute de l'homme, tous les règnes de la création, ne pouvant plus trouver leur fin, sont devenus hostiles les uns aux autres; puisque l'homme qui était son prêtre n'accomplit plus sa mission. Saint Paul parle des "gémissements de la création". 
Le mot χωρὶς signifie séparé et le mot οὐδὲ traduit le mot hébreux tōhū wābhōhū, c'est à dire le chaos primitif mais aussi un état confus. En prenant en compte ces indications la traduction de la fin du verset signifie que séparée du Verbe la création s'est trouvée dans le chaos. 

Même si la création de Dieu est pure et bonne, les créatures enfermées sur elle-même sont couvertes de ténèbres. Seul Dieu peut entreprendre l'acte de re-création et sauver l'homme, il le fait de l'intérieur par l'incarnation ("la lumière brille dans les ténèbres"), afin d'assumer le péché du monde, car ce qui n'est pas assumé ne peut être sauvé. Par exemple, "Tous les péchés peuvent être pardonnés, sauf celui qui n'est pas assumé", dit saint Isaac le Syrien. 
 

La Vie, la lumière et les ténèbres

Les ténèbres σκοτία se rapportent au monde, dans le sens où il est plein de révolte et de refus de Dieu. Ce monde séparé de Dieu par le péché est hostile à la lumière divine, mais les ténèbres ne se sont pas emparé d'elle - κατέλαβεν (plutôt que "ne l'ont pas reçue"). C'est à dire qu'elles ne l'ont pas étouffée. 

La Vie est ζωὴ c'est à dire la vie dans son sens spirituel, d'éternité et de plénitude, non pas celle biologique. 
 

Le précurseur témoin

Le Verbe ne vient pas au hasard, la révélation divine est liée à l'histoire et les évangélistes comme les écrivains de l'AT voient la main de Dieu dans cette histoire. 
La lumière vient au moment où le précurseur l'annonce. De surcroît l'incarnation est possible parce que la Vierge Marie a dit "oui" au messager de Dieu, l'ange Gabriel: «Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l'as dit!». 
Le Verbe vient dans l'humanité comme la prophétie de l'AT l'annonce, Le Baptiste est le dernier de ses prophètes, il est celui qui précède le Christ et clôt la prophétie de l'AT. 
Dans le verset 7 le Baptise indique qu'il est le disciple car c'est le disciple qui dénoue les sandales du maître. 
 

Illumination, incarnation et nouvelle naissance

Le prologue est une hymne dont les versets se font écho, dans une structure concentrique, parfois en rappel, parfois en contraste. 
1-2 avec 18 
3 avec 17 
4-5 avec 16 
6-7-8 avec 15 
9-10 avec 14 
11 avec 13 
et le verset 12 est le centre, 
il concerne la recréation, la réouverture du chemin vers les Cieux. 
"Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu." 
 

Contemplation et grâce

L'apôtre Jean dit dans le verset 14 nous avons contemplé ἐθεασάμεθα (du verbe θεἀομαἰ) sa gloire; il s'agit ici d'une vision élevée non pas une vision par les yeux de chair mais par la foi qui est une vision spirituelle mettant en présence des choses cachées. (Hébreux 11:1). 

Dans le verset 16 "De sa plénitude en effet, tous, nous avons reçu, et grâce sur (pour) grâce.". 
Dieu a donné la plénitude et la grâce et la vérité pour - ἀντὶ -, ou à la place de la grâce de l'AT. 
 

Une leçon et la révélation, synthèse de tout le mouvement chrétien: la re-création

La leçon retenue par les Pères du 2ème siècle, St Irénée de Lyon et Justin le Martyr, était au singulier: "Verset 13: Lui qui n'est pas né du sang..." 
Mais la majorité des manuscrits du NT (environ 5000) donnent la leçon au pluriel et elle s'applique aux hommes: "Ceux-là ne sont pas nés du sang...". Ce qui signifie que par l'action toute puissante du Christ nous sommes recréés. 
L'homme charnel est déterminé par sa paternité biologique mais il est donné à l'homme spirituel une nouvelle paternité libératrice: Dieu. 

La vérité que Jésus-Christ est venu nous apporter est solide comme le roc, elle est ce à quoi l'on peut s'attacher pour monter dans le Royaume des Cieux en suivant le Christ. 
Et cette vérité, qui fait notre joie, c'est le Fils unique qui nous l'a révélée. Révélé ἐξηγήσατο est le dernier mot du prologue.


 

Traduction de la TOB - Entre parenthèses, propositions de traductions alternatives.

1 Ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ λόγος, καὶ ὁ λόγος ἦν πρὸς τὸν θεόν, καὶ θεὸς ἦν ὁ λόγος.
Au commencement (Dans le principe - A l'origine) était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu. 
2 οὗτος ἦν ἐν ἀρχῇ πρὸς τὸν θεόν.
Il était au commencement (A l'origine)tourné vers Dieu. 
3 πάντα δι’ αὐτοῦ ἐγένετο, καὶ χωρὶς αὐτοῦ ἐγένετο οὐδὲ ἕν. ὃ γέγονεν 
Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.(, et séparée de lui la création s'est trouvée dans le chaos).
4 ἐν αὐτῷ ζωὴ ἦν, καὶ ἡ ζωὴ ἦν τὸ φῶς τῶν ἀνθρώπων·
En lui était la vie (Vie) et la vie était la lumière des hommes, 
5 καὶ τὸ φῶς ἐν τῇ σκοτίᾳ φαίνει, καὶ ἡ σκοτία αὐτὸ οὐ κατέλαβεν. 
et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise (étouffée).
6 Ἐγένετο ἄνθρωπος ἀπεσταλμένος παρὰ θεοῦ, ὄνομα αὐτῷ Ἰωάννης· 
Il y eut un homme, envoyé de Dieu : son nom était Jean. 
7 οὗτος ἦλθεν εἰς μαρτυρίαν, ἵνα μαρτυρήσῃ περὶ τοῦ φωτός, ἵνα πάντες πιστεύσωσιν δι’ αὐτοῦ. 
Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.
8 οὐκ ἦν ἐκεῖνος τὸ φῶς, ἀλλ’ ἵνα μαρτυρήσῃ περὶ τοῦ φωτός. 
Il n'était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière. 
9 Ἦν τὸ φῶς τὸ ἀληθινόν, ὃ φωτίζει πάντα ἄνθρωπον, ἐρχόμενον εἰς τὸν κόσμον.
Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme. 
10 ἐν τῷ κόσμῳ ἦν, καὶ ὁ κόσμος δι’ αὐτοῦ ἐγένετο, καὶ ὁ κόσμος αὐτὸν οὐκ ἔγνω. 
Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu (ne s'est pas emparé d'elle- ne l'a pas étouffée). 
11 εἰς τὰ ἴδια ἦλθεν, καὶ οἱ ἴδιοι αὐτὸν οὐ παρέλαβον. 
Il est venu dans son propre bien, et les siens ne l'ont pas accueilli. 
12 ὅσοι δὲ ἔλαβον αὐτόν, ἔδωκεν αὐτοῖς ἐξουσίαν τέκνα θεοῦ γενέσθαι, τοῖς πιστεύουσιν εἰς τὸ ὄνομα αὐτοῦ, 
Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. 
13 οἳ οὐκ ἐξ αἱμάτων οὐδὲ ἐκ θελήματος σαρκὸς οὐδὲ ἐκ θελήματος ἀνδρὸς ἀλλ’ ἐκ θεοῦ ἐγεννήθησαν. 
Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
14 Καὶ ὁ λόγος σὰρξ ἐγένετο καὶ ἐσκήνωσεν ἐν ἡμῖν, καὶ ἐθεασάμεθα τὴν δόξαν αὐτοῦ, 
δόξαν ὡς μονογενοῦς παρὰ πατρός, πλήρης χάριτος καὶ ἀληθείας. 
Et le Verbe s'est fait chair et il a habité (planté sa tente) parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père. 
15 Ἰωάννης μαρτυρεῖ περὶ αὐτοῦ καὶ κέκραγεν λέγων, Οὗτος ἦν ὃν εἶπον, Ὁ ὀπίσω μου ἐρχόμενος ἔμπροσθέν μου γέγονεν, ὅτι πρῶτός μου ἦν. 
Jean lui rend témoignage et proclame : C'est celui dont j'ai dit : «Voici celui dont j'ai dit : après moi vient un homme qui m'a devancé, parce que, avant moi, il était.» 
16 ὅτι ἐκ τοῦ πληρώματος αὐτοῦ ἡμεῖς πάντες ἐλάβομεν, καὶ χάριν ἀντὶ χάριτος· 
De sa plénitude en effet, tous, nous avons reçu, et grâce sur (pour) grâce. 
17 ὅτι ὁ νόμος διὰ Μωϋσέως ἐδόθη, ἡ χάρις καὶ ἡ ἀλήθεια διὰ Ἰησοῦ Χριστοῦ ἐγένετο. 
Si la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
18 θεὸν οὐδεὶς ἑώρακεν πώποτε· μονογενὴς θεὸς ὁ ὢν εἰς τὸν κόλπον τοῦ πατρὸς ἐκεῖνος ἐξηγήσατο. 
Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé. 
 

*
****
*

Notes: 
1. Réalisée par Gwénola Le Serrec pour Spiritualité Orthodoxe - Droits d'auteur protégés ©

2 Homélie sur le prologue de Saint Jean, Jean Scot Erigène, Collaborateur: Édouard Jeauneau, Sources Chrétiennes, éditions du Cerf, 1969.

Source:http://www.spiritualite-orthodoxe.net

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Patrimoine Spiritualité Chrétienne
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 08:21
Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.

Heureux l'homme qui sera trouvé sans tache ; qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait ?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

L'Imitation de Jésus Christ,

traité spirituel Occidental du 15e siècle 
Livre II, ch.1, 2-3 


 

Demeurer dans le Royaume de Dieu

 

« Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » dit le Seigneur...

Hâte-toi donc de préparer ton cœur pour cet Époux afin qu'il daigne venir et habiter en toi. Car il a dit :

« Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, alors nous viendrons en lui et nous établirons en lui notre demeure » (Jn 14,23).

Fais donc place au Christ et ferme la porte à tout autre que lui. En possédant le Christ, tu es riche et lui seul te suffit.

Il veillera sur toi, pourvoira à tout, en sorte que tu n'auras pas à recourir toujours aux hommes.

Car les hommes changent souvent et manquent tout d'un coup, tandis que « le Christ demeure éternellement » (Jn 12,34) ; il reste notre soutien inébranlable jusqu'à la fin. 

Ne place donc pas ta confiance d'une manière trop absolue dans l'homme, qui est fragile et mortel, même quand quelqu'un nous est utile et très cher.

Ne t'attriste pas beaucoup s'il te déçoit ou s'il te contredit.

Ceux qui sont pour toi aujourd'hui pourront être contre toi demain et inversement, car les hommes changent comme le vent.

Toi donc mets ta confiance en Dieu.

Qu'il soit ta crainte et ton amour. Il répondra pour toi et il fera ce qui est le mieux. 

« Tu n'as pas ici-bas de demeure durable » (He 13,14).

Où que tu sois, tu es « étranger et voyageur » (He 11,13).

Ta paix viendra de ton union intime avec le Christ.

 

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prières à SAINT THOMAS, Apôtre.

(Père de nos chrétientés Syriaques des Indes et de ses missions)

+


1er Choeur:

Saint apôtre Thomas,  intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.


Disciple du Christ, le suprême initié, * Thomas, le lumineux prédicateur,

1er Choeur:

Saint apôtre Thomas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

 

Lorsque Pierre lui cria: Nous avons vu le Seigneur! + Thomas répondit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous  et si je ne touche son côté, je ne croirai pas! * Alors le Créateur de l'univers  et le Maître de tous, à la façon d'un serviteur,  arriva, dans son désir de sauver le monde entier,

1er Choeur:

Saint apôtre Thomas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

Le Créateur de l'univers  et le Maître de tous, à la façon d'un serviteur +  arriva, dans son désir de sauver le monde entier, * et lui dit: Touche mes mains et mon côté,  touche les marques de la lance et des clous  et ne sois pas incrédule, mais croyant,

 

1er Choeur:

Saint apôtre Thomas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

Touche les marques de la lance et des clous  et ne sois pas incrédule, mais croyant, + car je suis ton Dieu, ton Seigneur! * Et Thomas, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu. 

1er Choeur:

Saint apôtre Thomas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

 

Barekhmor: Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, et que Sa Miséricorde et sa grâce abondent en nous en ce siècle et aux siècles des siècles. Amîn.

 

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

 

DE L'OCCULTISME A LA GRÂCE

(Source:Sylvain DORIENT dans "ALETIEIA")

The pundulum-©Photosani-shutterstock

 

« Je n’ai plus peur de mes démons, j’ai trouvé la muselière », explique Michel Chiron, qui témoigne de son expérience sur son blog.

Un témoignage adressé en priorité à « tous ceux qui pensent que les chrétiens sont les derniers survivants d’une race heureusement en voie de disparition et que l’Église catholique doit et va s’éteindre ».

Ayant rayé Dieu de sa vie à 22 ans, il a fait l’expérience de l’occultisme, en jouant avec un pendule.

Un fou ?

Devant son témoignage qui défie la rationalité, on est tenté de le ranger parmi les déséquilibrés qui abondent et qui croient avoir affaire à des entités démoniaques.

Mais Michel Chiron n’a pas vraiment le profil. Membre actif de sa paroisse, dirigeant des groupes de prière, donnant des cours de catéchisme, il parle posément, sans bredouiller, sans signe de fébrilité.

Il manifeste une joie tranquille et il insiste bien plus sur sa conversion que sur sa plongée dans ce qu’il appelle « neuf mois d’enfer » en prise à un mal qui dépasse la rationalité…

Une porte ouverte par le spiritisme

Comme certains adolescents, Michel Chiron avait joué dans sa jeunesse avec un pendule et des lettres de scrabble pour « faire parler les esprits »… sans grands résultats.

Mais dans une période compliquée de sa vie, il s’y est remis tout seul, et il a vu qu’il obtenait des phrases cohérentes.

Puis, il a fait l’expérience d’entités qui s’adressaient directement à son esprit, et qui lui ont rendu la vie infernale.

Elles lui parlaient, pouvaient contraindre ses sens, connaissaient chacune de ses pensées…

Pour s’en libérer, il a songé au suicide, mais a été sauvé grâce à la prière et à l’assistance d’un prêtre.

Des dizaines de lettres

Après la publication de son expérience étrange et irrationnelle, des dizaines d’internautes l’ont contacté, persuadés de vivre la même chose que lui. Il se souvient :

« Parmi mes lecteurs, il y a trois personnes qui avaient vécu la même expérience que moi. Je ne la souhaite à personne et pourtant elle a été mon chemin vers l’Église. 

C’est grâce à elle que je me suis tourné vers le Christ, les sacrements, ce sont les antidotes ».

Lui qui ne croyait ni en Dieu ni au diable, il est à présent solidement convaincu de l’existence des deux.

« J’entends dire parfois que le doute est nécessaire…. J’ai du mal à entrer dans cette forme de pensée », assure-t-il.

Magnétiseurs, voyants…

Michel Chiron se méfie des magnétiseurs, guérisseurs et autres voyants : selon lui, si certains d’entre eux sont des charlatans, ils jouent souvent avec des forces qui les dépassent.

La curiosité à l’égard de ces pratiques, qui sont à la marge de la science, sont selon lui une porte d’entrée pour les « entités ».

Il a plusieurs fois tenté de faire entendre son expérience dans des blogs consacrés à ces pratiques, mais se faisait régulièrement rejeter par les modérateurs :

« Ce n’est pas facile de s’ouvrir de ces choses auprès d’athées. Ils ont comme des murs intérieurs, qui leurs interdisent de s’intéresser à la foi catholique.

En revanche, ils peuvent être intéressés par l’occultisme ».

L’état de grâce

Sortant de son expérience traumatisante, Michel Chiron se souvient d’avoir vécu dans un état qu’il attribue à une autre force surnaturelle : l’Esprit Saint.

Rien d’extraordinaire, en apparence.

« J’étais dans une forme olympique, assure-t-il. Je prenais plaisir à travailler. »

Il conserve de son changement radical de vie, un optimisme intact, plus de 20 ans après, et une force de travail que ce jeune retraité de 66 ans met au service de sa paroisse de Vierzon (Cher).

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

L'Eglise d'Occident célèbre en Octobre le "Mois du Rosaire. Le Pape de Rome: Pie XII, nous parle de cette prière mariale attachée à la Tradition Occidentale de l'Unique Eglise du Christ (Orient-Occident):

 

"Nous connaissons la puissante efficacité du Rosaire pour obtenir l'aide maternelle de la Sainte Vierge.

Bien que certainement il n'y ait point qu'une unique manière de prier pour obtenir cette aide, nous estimons néanmoins que le Rosaire est le moyen le mieux adapté et le plus fructueux, comme cela est du reste clairement suggéré par son origine même, plus divine qu'humaine et par sa nature intime.

(…) Il résulte un autre grand avantage lorsque les prières orales s'accompagnent de la méditation des mystères (du Rosaire) :

-Tous les fidèles, même les plus simples et les moins instruits, ont là une manière facile et rapide d'alimenter et d'affermir leur foi.


Par la méditation fréquente des mystères, l’âme atteint et absorbe insensiblement les vertus qu'ils contiennent, elle s'enflamme vivement à l'espérance des biens immortels et se sent fortement et doucement stimulée à suivre la voie tracée par le Christ Lui-même et par sa Mère.

La récitation même de formules identiques, tant de fois répétées, loin de rendre cette prière stérile et ennuyeuse, possède au contraire l'admirable vertu d'inculquer la confiance à celui qui prie et de faire une "douce violence" au Cœur maternel de Marie. 

"L'homme, miroir de Dieu est l'ultime achèvement de la création." 

Le miroir de Dieu

"Dieu a consigné dans l'homme toutes les créatures.

L'homme, dans la structure du monde, est pour ainsi dire en son centre.

Il a plus de puissance que les autres créatures qui demeurent cependant dans la même stucture.

Car s'il est petit par sa stature, il est grand par les énergies de son âme. ...

L'homme intérieur contemple de ses yeux de chair les créatures qui l'entourent mais par la foi, c'est Dieu qu'il voit.

L'homme le reconnaît en toute créature, car il y perçoit leur Créateur.

Avec harmonie, l'amour donne à toute chose sa juste mesure."

(Sainte Hildegarde de Bingen, Le Livre des Œuvres Divines)

 

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,38-42.

Chemin faisant, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Ambroise (v. 340-397),

évêque de Milan et docteur de l'Église 
Traité sur l'Evangile de saint Luc, 7, 85-86 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 242 ; cf SC 52, p. 36) 


 

Marthe et Marie dans l'unique corps du Christ

 

Dans la parabole du bon Samaritain, il a été question de la miséricorde ; mais il n'y a pas qu'une seule manière d'être vertueux.

Vient ensuite l'exemple de Marthe et de Marie ; on y voit l'une dévouée par son action, l'autre religieusement attentive à la parole de Dieu.

Si cette attention s'accorde avec la foi, elle est préférable même aux œuvres, selon ce qui est écrit :

« C'est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée ».

Efforçons-nous donc, nous aussi, de posséder ce que personne ne peut nous enlever ; prêtons une oreille non pas distraite, mais attentive...

Soyons comme Marie, animée du désir de la sagesse :

c'est là une œuvre plus grande, plus parfaite que les autres...

Ne critique donc pas, ne juge pas oisifs ceux que tu vois désirer cette sagesse... 


Marthe, pourtant, n'est pas critiquée pour ses bons offices, même si Marie a choisi la meilleure part.

Jésus, en effet, a de multiples richesses et fait de multiples largesses...

Les apôtres aussi n'ont pas jugé que le mieux était de laisser la parole de Dieu pour servir aux tables (Ac 6,2).

Mais les deux choses sont œuvres de sagesse ; Etienne pour sa part, qui était plein de sagesse, a été choisi comme serviteur.

Donc, que celui qui sert obéisse à celui qui enseigne, et que celui qui enseigne encourage celui qui sert.

Un est le corps de l'Église, même si les membres sont divers ; l'un a besoin de l'autre.

« L'œil ne peut pas dire à la main : Je n'ai pas besoin de toi, ni de même la tête aux pieds » (1Co 12,14s).

L'oreille ne peut pas dire qu'elle ne fait pas partie du corps.

Il y a des organes qui sont plus importants ; les autres sont cependant nécessaires.


 

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Spiritualité Chrétienne Tradition Syriaque
6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 08:19
Le père Krzysztof Charamsa se comporte comme un homme qui tromperait sa femme et qui justifierait son adultère en accusant celle-ci

Sur PadreBlog.fr, l’abbé Roland-Gosselin décrypte l’événement merdiatique que représente le coming out du père Krzysztof Charamsa :

La première question est le cas personnel de ce prêtre. Qu’il soit homosexuel ou qu’il se reconnaisse comme tel n’est pas ce qui est d’abord mis en cause. En revanche, qu’il reconnaisse vivre en couple, qu’il revendique manquer à la chasteté, qu’il n’assume pas d’être fidèle à l’obligation du célibat prise le jour de son ordination diaconale, est un point beaucoup plus douloureux. Qu’en plus il s’autorise à entrer dans le jeu médiatique pour être une icône de la presse à la veille de l’ouverture du Synode sur la famille est une chose très grave. Le Vatican a raison de manifester sa large désapprobation en le démettant de ses diverses fonctions.

La tentative ridicule et malhabile de justification du prêtre est odieuse. Dire que le clergé est largement homosexuel et homophobe, dressant ainsi le portrait de ses frères prêtres comme étant des gens frustrés et meurtris par une loi de l’Eglise apparaissant inique, est faux, profondément injuste. C’est un grave scandale dans lequel nous ne pouvons pas tomber.

Nous ne jugeons pas le cœur de ce prêtre. Nous sommes tous de pauvres pécheurs. Nous pouvons comprendre qu’il parte, s’il ne peut plus tenir son engagement. Il pouvait partir humblement, discrètement, personne ne l’aurait jugé, mais nous sommes en droit de lui demander de ne pas scandaliser tous ceux qui font confiance aux prêtres, de ne pas abîmer le sacerdoce qu’il a reçu et que nous avons en commun, de ne pas diffuser le poison du doute et de la suspicion qui rejaillira sur tous ses frères. Quand on est tombé, on se retire humblement dans le silence et on demande pardon. On ne renverse pas les rôles en accusant l’Eglise ! Imaginez un homme qui tromperait sa femme, et qui – au lieu de présenter ses excuses pour sa trahison – justifierait son adultère en accusant celle-ci !

Il ajoute :

Plus largement que le cas particulier de ce prêtre, se pose la question légitime de l’accompagnement des prêtres de la Curie vaticane. Le Vatican, et l’Eglise dans son ensemble, a en effet une grande part de responsabilité dans la manière dont les ministères de la Curie sont vécus. Ces prêtres sans ministère pastoral, sans exercice officiel du culte, sont parfois bien isolés. L’Eglise devrait leur permettre de vivre dans des lieux communautaires pour qu’ils vivent réellement leur mission dans une dimension ecclésiale. Si ces prêtres apparaissent seulement comme des hommes d’une administration, leur sacerdoce ne peut déployer tout ce qui leur permettra d’être des hommes accomplis. L’ambition, le goût de l’argent, les dangers pour leur célibat, se diffusent d’autant plus facilement chez les plus faibles d’entre eux qu’ils n’ont pas le soutien pastoral que leur état sacerdotal réclame. Même remarque pour de nombreux prêtres dans leur diocèse.

Heureusement, tous les prêtres travaillant à la Curie ne vivent pas ainsi et ne tombent pas dans ces fautes ! Les saints de la Curie (car il y en a !), travailleurs patients et prudents, ont tous un ministère complémentaire qui leur permet de déployer leur sacerdoce. (Source: Nouvelles de France)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 11:20

L'incarnation contemporaine la plus évidente du fanatisme et de l'obscurantisme, si je puis dire, a de nouveau frappé:Le groupe extrémiste Etat islamique (EI) a pulvérisé le célèbre Arc de triomphe de Palmyre en Syrie, selon une ONG et des militants, quelques mois après avoir détruit deux importants temples de cette cité antique classée au patrimoine mondial de l’humanité.

Citant des sources sur place, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a rapporté que le groupe jihadiste avait détruit l’Arc de triomphe « en raison des ornements sur ses colonnes » qu’il considère comme de l’idolâtrie. « L’Arc de triomphe a été pulvérisé. L’EI l’a détruit », a de son coté affirmé à l’AFP Mohammad al-Homsi, un militant de Palmyre, sans préciser quand.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Société DIALOGUE INTERRELIGIEUX Patrimoine
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 07:07
Le roi David a écrit que la Loi de Dieu était par dessus tout désirable car elle est "plus savoureuse que le miel, que le miel nouveau" (Ps 19,10). Dans le Livre des Proverbes, Salomon met en équivalence l'acquisition de la sagesse avec la douceur du miel, merveilleuse au goût et bonne pour l'âme. Prov 24,13-14 : "Mange du miel, mon fils, c’est bon ; un rayon de miel sera doux pour ton palais. Telle sera pour toi la sagesse, sache-le bien ! Si tu la trouves, tu auras un avenir et ton espérance ne sera pas fauchée." ( P. John)

Le roi David a écrit que la Loi de Dieu était par dessus tout désirable car elle est "plus savoureuse que le miel, que le miel nouveau" (Ps 19,10). Dans le Livre des Proverbes, Salomon met en équivalence l'acquisition de la sagesse avec la douceur du miel, merveilleuse au goût et bonne pour l'âme. Prov 24,13-14 : "Mange du miel, mon fils, c’est bon ; un rayon de miel sera doux pour ton palais. Telle sera pour toi la sagesse, sache-le bien ! Si tu la trouves, tu auras un avenir et ton espérance ne sera pas fauchée." ( P. John)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,23-28.

Frères, appliquez-vous à vous renouveler au plus intime de votre esprit
et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté véritables.
C'est pourquoi, renonçant au mensonge, parlez selon la vérité, chacun dans ses rapports avec son prochain, car nous sommes membres les uns des autres.
" Etes-vous en colère, ne péchez point ; " que le soleil ne se couche point sur votre irritation.
Ne donnez pas non plus accès au diable.
Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais plutôt qu'il s'occupe en travaillant de ses mains à quelque honnête ouvrage, afin d'avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14.

En ce temps-là, Jésus dit aux chefs des prêtres et aux pharisiens cette parabole :
" Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulurent pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs, disant : " Dites aux invités : Voilà que j'ai préparé mon festin ; on a tué mes bœufs et mes animaux gras ; tout est prêt : venez aux noces. "
Mais ils n'en tinrent pas compte, et ils s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son négoce ;
et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.
Le roi entra en colère, envoya ses armées, extermina ces meurtriers et brûla leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : " La noce est prête, mais les invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. "
Ces serviteurs sortirent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons ; et la salle des noces fut remplie de convives.
Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table et il aperçut là un homme qui n'était point revêtu d'un habit de noce ;
et il lui dit : " Ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noce ? " Et lui resta muet.
Alors le roi dit aux servants : " Liez-lui pieds et mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures : là il y aura les pleurs et les grincements de dents.
Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.

le pouvoir d’asservissement de toutes les richesses quelles qu’elles soient, car elles stoppent ou tout au moins elles freinent considérablement les plus beaux élans vers cette perfection évangélique, cette sainteté à laquelle nous sommes tous appelés et qui est le seul bien désirable. Ce qui ne peut pas manquer de frapper tout lecteur attentif de l’Evangile, c’est le fait que Jésus, lui, a choisi la pauvreté ; il est né pauvre, il a grandi en travaillant de ses mains dans un métier de pauvre. Durant sa vie publique il n’a pas eu une pierre ou reposer sa tête. Mais il n’a pas vécu pour autant dans la misère ni l’indignité. Le groupe qu’il formait avec les douze avait bourse commune, des personnes aisées les assistaient de leurs biens. Les miracles furent généreux tant pour la soif que pour la faim, il honorait volontiers les repas avec une liberté qui contrastait avec la rude ascèse de Jean-Baptiste.(P Cousty)

le pouvoir d’asservissement de toutes les richesses quelles qu’elles soient, car elles stoppent ou tout au moins elles freinent considérablement les plus beaux élans vers cette perfection évangélique, cette sainteté à laquelle nous sommes tous appelés et qui est le seul bien désirable. Ce qui ne peut pas manquer de frapper tout lecteur attentif de l’Evangile, c’est le fait que Jésus, lui, a choisi la pauvreté ; il est né pauvre, il a grandi en travaillant de ses mains dans un métier de pauvre. Durant sa vie publique il n’a pas eu une pierre ou reposer sa tête. Mais il n’a pas vécu pour autant dans la misère ni l’indignité. Le groupe qu’il formait avec les douze avait bourse commune, des personnes aisées les assistaient de leurs biens. Les miracles furent généreux tant pour la soif que pour la faim, il honorait volontiers les repas avec une liberté qui contrastait avec la rude ascèse de Jean-Baptiste.(P Cousty)

Par Saint Nersès Snorhali

(1102-1173),

patriarche arménien 
Jésus, Fils unique du Père, §683-687 ; SC 203 (trad. SC p. 172 rev.) 


 

« Venez au repas de noce »

 

À Vos noces divines 
Que le Père a préparées pour Vous, ô Fils unique, 
La voix de Vos serviteurs m'a appelé moi aussi, 
Pour que je me réjouisse en des joies ineffables, 
Déjà ici-bas dans le mystère de Votre autel 
Et un jour là-haut dans la ville céleste (Ap 21,2s) 
En une allégresse éternelle, 
Inexprimable et immuable. 

Mais parce que je ne porte pas l'habit splendide, 
Digne de la salle des noces, 
Car j'ai sali celui de la fontaine sacrée du baptême 
Par les péchés noirs de l'âme, 
Ô Seigneur insondable..., 
Revêtez-moi maintenant de nouveau de Vous (cf Ga 3,27), 
Et rendez sa splendeur d'autrefois 
À ma robe première maintenant salie. 

Pour que je n'entende pas Votre voix, Seigneur, 
Prononcer le nom d'« ami » avec l'expression digne de pitié, 
Et que je ne sois point comme lui jeté 
Dans l'abîme pour toujours. 

 

Liberté : tel est bien le mot-clé de l’attitude de Jésus. Jésus était parfaitement libre, en effet, de toute convoitise et de toute anxiété au sujet de la possession ou de l’entretien des biens terrestres, libre aussi de tout ressentiment, même secret, contre les biens dont il ne jouissait pas. Sans doute les biens de la terre étaient-ils, pour lui aussi, des biens. Mais toute son énergie spirituelle d’esprit et de cœur était orientée vers Dieu, résolument centrée sur Dieu. Cette attitude du Christ doit être aussi la nôtre, frères et sœurs, car l’argent n’est pas seulement un mauvais maître, il est aussi, quoiqu’on en dise, un serviteur dangereux. - Dangereux parce qu’en raison de la fausse sécurité qu’il procure, il tend à remplacer Dieu dans le cœur de l’homme. - Dangereux parce que la richesse encombre la vie, préoccupe l’esprit, colle aux mains et au cœur. La richesse séduit celui qui ne devrait être séduit que par Dieu « là où est votre trésor, là est votre cœur » affirme Jésus. C’est tout le drame de ce jeune riche de l’Evangile : il est placé dans l’alternative de suivre Jésus ou de s’en aller vers ses grands biens. La richesse, nous le savons bien, c’est tout à la fois l’orgueil qui éclabousse les voisins, la servitude d’un rang à tenir, le vertige de la domination, l’escalade du à qui mieux mieux, la possibilité de pouvoir tout se payer, l’affrontement des jalousies et bien sûr, l’égoïsme du tout pour soi... Et la charité en meurt avec la justice... Le pauvre aussi en meurt puisque le riche refuse de partager avec lui en donnant son superflu...(Père Cousty)

Liberté : tel est bien le mot-clé de l’attitude de Jésus. Jésus était parfaitement libre, en effet, de toute convoitise et de toute anxiété au sujet de la possession ou de l’entretien des biens terrestres, libre aussi de tout ressentiment, même secret, contre les biens dont il ne jouissait pas. Sans doute les biens de la terre étaient-ils, pour lui aussi, des biens. Mais toute son énergie spirituelle d’esprit et de cœur était orientée vers Dieu, résolument centrée sur Dieu. Cette attitude du Christ doit être aussi la nôtre, frères et sœurs, car l’argent n’est pas seulement un mauvais maître, il est aussi, quoiqu’on en dise, un serviteur dangereux. - Dangereux parce qu’en raison de la fausse sécurité qu’il procure, il tend à remplacer Dieu dans le cœur de l’homme. - Dangereux parce que la richesse encombre la vie, préoccupe l’esprit, colle aux mains et au cœur. La richesse séduit celui qui ne devrait être séduit que par Dieu « là où est votre trésor, là est votre cœur » affirme Jésus. C’est tout le drame de ce jeune riche de l’Evangile : il est placé dans l’alternative de suivre Jésus ou de s’en aller vers ses grands biens. La richesse, nous le savons bien, c’est tout à la fois l’orgueil qui éclabousse les voisins, la servitude d’un rang à tenir, le vertige de la domination, l’escalade du à qui mieux mieux, la possibilité de pouvoir tout se payer, l’affrontement des jalousies et bien sûr, l’égoïsme du tout pour soi... Et la charité en meurt avec la justice... Le pauvre aussi en meurt puisque le riche refuse de partager avec lui en donnant son superflu...(Père Cousty)

LA CONFESSION:

POURQUOI DIRE SES PÉCHÉS À UN PRÊTRE ?

NE PEUT-ON LES DIRE À DIEU DIRECTEMENT ?

Le renouvellement du baptême –

Le sacrement de l’absolution des péchés a été institué par le saint Esprit pour restaurer la grâce du saint baptême.

En effet, après leur baptême, les chrétiens commettent le plus souvent des péchés qui, sans annuler le baptême, en affaiblissent la grâce.

La structure de ce sacrement reprend celle du baptême : dialogue avec le prêtre pour confirmer la jonction au Christ ; confession de la foi ; reconnaissance de ses péchés et prière d’absolution correspondant à l’immersion. Comme au baptême, la communion eucharistique suivra l’absolution.

Dire nos péchés à Dieu

Il est une démarche fondamentale de l’être humain, qui le rend incomparable à toute autre créature, c’est le fait de reconnaître devant Dieu que l’on a péché contre lui, qu’on n’a pas fait sa volonté, qu’on s’est opposé, consciemment ou inconsciemment, à elle.

La grandeur de l’être humain consiste à reconnaître qu’il n’a pas raison devant Dieu ; c’est en même temps l’acte par lequel on découvre la miséricorde de Dieu ; le cœur s’ouvre dans une immense confiance pour dire : Père céleste, j’ai eu tort devant toi, j’ai péché, pardonne-moi, relève-moi, aide-moi à ne plus m’éloigner de toi et de ton amour…

Et cette démarche se fait dans la solitude d’une chambre, dans la nature, dans une église, en marchant dans les rues…

Le ministère pastoral

Un grand miracle est que le Seigneur nous accorde son pardon et nous fasse ainsi communier à son incompréhensible miséricorde.

Et nous mettons notre foi dans cette parole du Seigneur qui dit à ses apôtres :

« Ce que vous délierez, ce que vous pardonnerez, sur terre, sera délié et pardonné dans les cieux… » (Matthieu 16, 19 ; 18, 18 ; Jean 20, 23).

Le prêtre n’a pas d’autre compétence que d’accomplir ce commandement divin.

Il le fait par obéissance au Christ, comme il préside l’eucharistie parce que le même Christ dit :

« Faites ceci en mémoire de moi ».

Nous confions également nos péchés les uns aux autres, suivant le conseil de saint Jacques de Jérusalem (Jacques 5, 15-16) : il n’y a pas de contre-indication !

Mais il est extraordinaire de pouvoir croire aux paroles divines :

« ce que vous délierez sera délié » ; tout homme, pour vivre, cherche le pardon de ses fautes, et seule l’absolution sacramentelle atteste celui-ci avec certitude.

Le prophète David dit :

« J’ai dit : Je confesserai contre moi mon iniquité au Seigneur.

Et Toi, Tu as remis l’impiété de mon cœur » (Psaume 31, 5).

Le Seigneur pardonne par le ministère de son Église, la prêtrise ; et nous avons besoin également que les frères que nous avons offensés nous disent qu’ils nous pardonnent.

Car il n’y a qu’un seul et même pardon dont la source est dans la miséricorde du Père.

Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive

Voici la Prière « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), ascète, mystique et théologien syrien, un des plus grands spirituels du christianisme oriental qui fut évêque de Ninive quelques temps, avant de vivre en ermite dans un lieu isolé.
 


La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » : 

« Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. » 

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


Isaac-le-Syrien-de-Ninive.jpg

 

SAINT PLACIDE 
(518-542)
et SES COMPAGNONS, QUI SONT-ILS ?
Martyrs
(† 542)

        Saint Placide appartenait par sa naissance à une des plus anciennes et des plus célèbres familles de Rome. Il fut confié, âgé de sept ans, à saint Benoît, pour être élevé à Subiaco, sous sa conduite. On le voit dès lors pratiquer rigoureusement les exercices de la vie monastique. L'obéissance l'ayant envoyé un jour chercher de l'eau dans le lac voisin, il tombe et est entraîné par les flots. Benoît, du fond de son monastère, a la connaissance miraculeuse de ce malheur ; il appelle son disciple Maur : « Courez vite, mon frère, lui dit-il, l'enfant est tombé à l'eau. » Maur s'élance, muni de la bénédiction de l'abbé, marche sur les eaux, saisit par les cheveux l'enfant, qui surnage encore, et le ramène sur le bord.

        Depuis ce temps, Placide fit des progrès plus grands encore, au point que saint Benoît lui-même en était dans l'admiration. Le saint abbé envoya plus tard son bien-aimé disciple en Sicile pour y établir un monastère. Son austérité y devint de plus en plus étonnante et allait beaucoup au-delà des prescriptions de la règle ; il ne buvait jamais que de l'eau, faisant carême en tout temps et souvent ne mangeant que trois fois la semaine et du pain seulement. Pour vêtement il portait un cilice ; son siège était son unique lit de repos ; son silence n'était interrompu que par les saintes exigences de la charité. Par sa vertu d'humilité, il attirait à lui tous les cœurs.

        Ses innombrables miracles le rendirent presque l'égal de saint Benoît : un jour, en particulier, il guérit par sa bénédiction tous les malades de son île réunis près de lui. 

        Placide et ses religieux furent faits prisonniers, dans leur couvent, par des pirates cruels qui les maltraitèrent affreusement. Le saint animait ses compagnons à la persévérance. Le tyran, outré de dépit à la vue de l'inébranlable constance des martyrs, les fit, à différentes reprises, fustiger très cruellement ; mais Notre-Seigneur vint fermer et guérir leurs plaies. Placide exhortait le tyran et ses bourreaux à se convertir au christianisme ; c'est alors qu'on lui brisa les lèvres et les mâchoires à coups de pierres et qu'on lui coupa la langue jusqu'à la racine. Mais le martyr parla aussi bien qu'auparavant. Le bourreau, n'étant nullement touché du prodige, inventa un nouveau supplice ; il fit coucher le saint moine à terre et lui laissa toute une nuit sur les jambes des ancres de navire avec d'énormes pierres. Tous ses efforts vinrent échouer devant cet invincible défenseur de la foi. Placide et ses compagnons eurent enfin la tête tranchée.

 

5 octobre :

Sainte ENIMIE qui êtes-vous ?

Fille de Clotaire II et soeur de Dagobert, vierge et abbesse en Gévaudan, illustre sainte de la maison de France (VIIème siècle).



Tropaire
Fille du roi Clothaire II, tu as choisi*
De ne te préoccuper que du seul Roi des Cieux.*
Tu prias le Christ pour qu'Il te donne la lèpre,*
Et ainsi tu pus échapper à l'hyménée.*
Saint Enimie, toi qui fus proche du Seigneur,*
Prie-Le afin qu'Il ait de nous grande mercy! +

L'éclatante beauté de la jeune princesse mérovingienne suscite bien des convoitises parmi les nobles du royaume. Elle, s'évertue à soigner les pauvres, les boiteux, les lépreux. Arrivée à l'âge de trouver un époux, son père lui impose plusieurs prétendants, que celle-ci refuse. La vertueuse princesse se dit mariée à Dieu et au Christ. Son père prépare cependant ses épousailles, alors implore-t-elle le Seigneur de lui venir en aide afin de conserver sa pureté. Dieu l'exauce, et lui inflige la lèpre, terrible maladie qui défigure la princesse. Durant des années, nul médecin ne parvient à la guérir. La jeune princesse implore à nouveau l'aide de Dieu. Un ange messager apparaît et lui dit : « Rends-toi avec ton escorte dans la lointaine province du Gévaudan, dans un lieu appelé Burlatis. Les bergers te guideront vers une source dont l'eau guérira les plaies de ton corps ». La princesse et son escorte se mettent en route.
Arrivé en Gévaudan, le cortège ne parvient pas à trouver Burlatis, et en demandant le chemin d'une source pouvant guérir, une femme lui indique une source. Cependant l'ange apparaît à nouveau lui indiquant que la source dans laquelle elle se baigne n'est pas celle recherchée. Elle se trouvait alors à Bagnols-les-Bains où « Dieu fait là de puissantes choses, pour ceux qui viennent chercher la santé ».
Le cortège se dirige, lui, vers le Tarn et trouve enfin la source de Burlatis. Énimie baigne son corps meurtri dans l'eau froide et bleue de Burle, implore le Seigneur, et guérit par miracle.
Le cortège décide donc d'entamer le chemin du retour, mais la maladie réapparaît à peine arrivés sur le causse qui domine Burlatis. Elle retourne alors à la source où le miracle de la guérison se reproduit, mais elle ne peut à nouveau atteindre le causse. Ce n’est qu’après un troisième bain qu'elle comprend son destin : rester à jamais dans cette région !
Elle décide donc de s'installer, aménageant une grotte qu'elle vient de découvrir, renvoyant ainsi son cortège pour ne garder que sa filleule. Sa cour, elle, s'installera visiblement dans des hameaux du bord du Tarn.
De sa grotte elle aurait exaucé bien des miracles, mais l'histoire la plus importante reste sa lutte contre le Drac (sorte de diable en pays d'Oc).
Elle est nommée abbesse par Saint Hilaire évêque de Mende et fonde un couvent mixte au village. Sainte Énimie et Saint Hilaire ont combattu le Drac, incarnation du diable. Le chaos du Pas de Soucy est le reflet de cette lutte. Énimie passe la fin de sa vie retirée dans une grotte (aujourd’hui l’Ermitage).
Après sa mort vers 628, son frère Dagobert, devenu roi, agrandit la basilique Saint-Denis, et part à la recherche de reliques de Saints. Arrivé sur les bords du Tarn pour venir sur le tombeau de sa sœur, il demande aux moniales où celui-ci se trouve. Elles se refusent à lui indiquer, ne voulant perdre leur Dame. Dagobert découvre finalement le tombeau mais hésite entre les deux cercueils. En effet, afin de se protéger, Énimie n'avait fait marquer aucun nom sur le sien, et celui d'Énimie sur celui de sa filleule. Ce sont les reliques de la filleule qui reposent auprès des rois de France en la basilique de Saint-Denis.
Cette histoire se serait perdue avec la disparition des moniales, et ce n'est que plus tard lorsque les moines noirs, qui avaient installé leur monastère dans ce bourg, eurent un message divin leur indiquant la supercherie de la princesse.
Les reliques de la princesse sont conservées à l’Ermitage jusqu’en 1970, date à laquelle elles furent volées.
Un pèlerinage a lieu chaque année à l’Ermitage, pour célébrer la patronne du village (premier dimanche d’octobre).

(Source: Père DULOISY)

 

Jésus affirme qu’au plan du salut les riches sont en situation périlleuse : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ». Il faut avoir le courage de dire avec l’Evangile que la richesse met vraiment l’homme en état de perdition sans quoi la parole de Jésus n’a plus de sens... Pourtant le même Evangile nous montre des riches entrant dans le Royaume : pensons par exemple aux Mages, à Nicodème, à Matthieu, à Zachée... Le riche a donc des chances de se sauver... Oui, à condition de passer par le trou de l’aiguille, c’est-à-dire à condition de ne pas résister à la grâce du Christ qui rend pauvre de cœur. Car Dieu, bien sûr, peut toujours toucher et changer le cœur du riche... Les Mages alors deviennent capables de quitter leur confort et d’offrir leurs trésors, Matthieu devient capable d’abandonner son bureau de percepteur pour suivre Jésus, Zachée devient capable de restituer au quadruple l’argent mal acquis et de donner la moitié de ce qui reste aux pauvres. Le riche peut donc se sauver à condition de se sentir foncièrement et constamment pauvre, à condition d’être assez détaché de ses biens pour pouvoir partager généreusement... Un chrétien ne peut donc garder des richesses que par devoir et dans les limites du devoir. Retenir plus d’argent qu’il ne faut, compte tenu bien sûr de sa situation, c’est aimer l’argent et par conséquent c’est mépriser Dieu. « Vous ne pouvez pas aimer Dieu et l’argent... » La question qui se pose au possédant chrétien n’est donc pas : que suis-je obligé de garder ? Sous-entendu : je désire donner le plus possible. Vous allez me dire que pareille attitude tient du miracle. Jésus répond que rien n’est impossible à Dieu. Avec sa grâce nous pouvons devenir de véritables pauvres selon l’Evangile, car, faut-il encore le redire, personne s’il veut être sauvé, ne sera dispensé de la pauvreté volontaire.(Père Cousty)

Jésus affirme qu’au plan du salut les riches sont en situation périlleuse : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ». Il faut avoir le courage de dire avec l’Evangile que la richesse met vraiment l’homme en état de perdition sans quoi la parole de Jésus n’a plus de sens... Pourtant le même Evangile nous montre des riches entrant dans le Royaume : pensons par exemple aux Mages, à Nicodème, à Matthieu, à Zachée... Le riche a donc des chances de se sauver... Oui, à condition de passer par le trou de l’aiguille, c’est-à-dire à condition de ne pas résister à la grâce du Christ qui rend pauvre de cœur. Car Dieu, bien sûr, peut toujours toucher et changer le cœur du riche... Les Mages alors deviennent capables de quitter leur confort et d’offrir leurs trésors, Matthieu devient capable d’abandonner son bureau de percepteur pour suivre Jésus, Zachée devient capable de restituer au quadruple l’argent mal acquis et de donner la moitié de ce qui reste aux pauvres. Le riche peut donc se sauver à condition de se sentir foncièrement et constamment pauvre, à condition d’être assez détaché de ses biens pour pouvoir partager généreusement... Un chrétien ne peut donc garder des richesses que par devoir et dans les limites du devoir. Retenir plus d’argent qu’il ne faut, compte tenu bien sûr de sa situation, c’est aimer l’argent et par conséquent c’est mépriser Dieu. « Vous ne pouvez pas aimer Dieu et l’argent... » La question qui se pose au possédant chrétien n’est donc pas : que suis-je obligé de garder ? Sous-entendu : je désire donner le plus possible. Vous allez me dire que pareille attitude tient du miracle. Jésus répond que rien n’est impossible à Dieu. Avec sa grâce nous pouvons devenir de véritables pauvres selon l’Evangile, car, faut-il encore le redire, personne s’il veut être sauvé, ne sera dispensé de la pauvreté volontaire.(Père Cousty)

L’AMOUR DES ENNEMIS : LUC 6, 31-36 – 4 OCTOBRE 2015

Christ iconostase LouveciennesQue faisons-nous sur cette petite terre ? Pour quelle raison, le Seigneur a-t-Il permis que nous soyons conçus par nos parents ? Pourquoi a-t-Il, dans le moment de cette fécondité, agi de façon créatrice pour qu’advienne, comme support de notre âme et de notre corps, notre personne unique et irremplaçable ? Pourquoi encore a-t-Il voulu que notre corps et notre âme jouissent de l’insufflation paradisiaque de sa grâce, et que notre âme devînt ainsi « âme vivante » ? Pourquoi à notre tour, avec la permission du Seigneur, mettons-nous des enfants au monde, dans ce monde souvent terrifiant, où les menaces de guerre et de déshumanisation sont nombreuses ? Pourquoi vivre ? Pourquoi souffrir et nous préparer à une mort inéluctable, la nôtre et celle de nos proches ?

Jésus Christ nous le dit : le but de l’existence humaine est de ressembler à Dieu. Il n’y a pas autre chose. Il y a ici une cohérence profonde de la parole de Dieu, la logique divine du Logos et Fils de Dieu. Créé à l’image de Dieu, nous le savons, l’homme, nous, tous les humains, sommes appelés à la divine ressemblance. Nous y sommes appelés – divine et magnifique vocation de l’homme – et nous en avons la capacité. L’homme est capable de devenir dieu. L’apôtre Pierre le dit ; les saints Pères reprennent de génération en génération ce message : l’homme, un vivant en cours de divinisation ! Cette vision de l’homme que donne le Seigneur, de la Genèse à l’évangile de ce dimanche, est proposée à notre époque : elle donne espoir, rend le courage d’être homme et renouvelle en nous l’amour pour l’humanité, pour les hommes qui nous entourent, quels qu’ils soient.

Comment accomplir une telle vocation ? Comment faire pour que la parole de Dieu ne reste pas lettre morte ? Comment prendre la responsabilité de démontrer la vérité de la Parole devenue homme, Jésus Christ ? Les saints prouvent la vérité de Dieu. La pratique consiste à faire la volonté de Dieu, à adopter un comportement divin, à faire comme Dieu fait, jusqu’à aimer ses ennemis ; c’est la voie de l’obéissance, par laquelle le Christ s’est montré l’image parfaite du Père. Plus nous faisons ce que nous enjoint notre Maître, plus nous lui ressemblons, plus nous nous assimilons à lui, plus nous communion à son Corps très pur et à son Sang très précieux.

Par la contemplation, l’expérience mystique de la Divinité par la grâce du saint Esprit, les « révélations exceptionnelles » qu’Il fait de lui-même, de sa volonté et de son projet de Salut pour les hommes, le Seigneur amène son disciple à la connaissance de lui-même. Le saint Esprit  conduit à l’union au Christ par ses énergies incréées ; nous connaissons le Bien aimé en devenant, non pas qui Il est, mais ce qu’Il est. N’abdiquons jamais notre vocation humaine !

À la fois par la pratique et par la mystique, l’être humain peut connaître Dieu en étant assimilé à lui par le saint Esprit : Celui-ci nous conforme au Christ à l’image de qui nous sommes créés ; et, par le Christ, nous connaissons le Père. Telle est la réalité divino humaine que nous contemplons dans la vie des saints. Mais, nous aussi, nous sommes potentiellement des saints ! (Radio Notre-Dame 4.10.15)

Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive

Voici la Prière « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), Moine puis Évêque de Ninive 
 


La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » : 

« Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. » 

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


Isaac-le-Syrien-de-Ninive.jpg

 
L’illusion du riche, voyez-vous, c’est de croire qu’il a le cœur pauvre alors que, concrètement, il ne se dépouille de rien et pareillement l’illusion du nécessiteux c’est de croire qu’il est en état de salut parce qu’il a les poches vides... Le pauvre qui envie, qui jalouse, qui cherche – non pas simplement à vivre décemment – mais à s’enrichir, celui-là est en tout semblable au riche qui garde égoïstement son avoir. Tous les deux sont hors du Royaume parce que tous les deux sont riches en esprit : ils ont une mentalité de riche. En fait ils ont l’un et l’autre de l’argent plein le cœur. Or, nous le savons bien, ce que Dieu regarde c’est le cœur. Voilà pourquoi Jésus a dit (c’est la première béatitude) : « Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre », un cœur réellement détaché. Pierre et les apôtres ont tout quitté... A nous, certes, le Seigneur ne demande pas de tout quitter, car les vocations sont diverses. L’Exigence de pauvreté évangélique varie selon les situations familiales, sociales et économiques... C’est à chacun qu’il appartient de juger en conscience devant Dieu ce qu’il a le devoir de garder et le devoir de donner... Mais le conseil de détachement des richesses est pour tous, sans exception. L’important, en définitive, c’est de savoir si, oui ou non Dieu est tout pour nous, si, oui ou non, notre cœur veut être tout entier au Seigneur... En somme, nous avons à choisir entre l’Amour et la richesse, entre le clinquant qui brille un moment et la clarté qui ne s’éteint pas, entre la sagesse de Dieu et celle des hommes, cette sagesse de Dieu qui s’est incarnée en Jésus « lui qui de riche qu’il était s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » selon la belle expression de saint Paul. Prions intérieurement, par l’intercession de Marie, la Vierge des Pauvres, pour que le Seigneur nous donne la force de faire le bon choix : Notre Mère Spirituelle. Amen.(Père Cousty)

L’illusion du riche, voyez-vous, c’est de croire qu’il a le cœur pauvre alors que, concrètement, il ne se dépouille de rien et pareillement l’illusion du nécessiteux c’est de croire qu’il est en état de salut parce qu’il a les poches vides... Le pauvre qui envie, qui jalouse, qui cherche – non pas simplement à vivre décemment – mais à s’enrichir, celui-là est en tout semblable au riche qui garde égoïstement son avoir. Tous les deux sont hors du Royaume parce que tous les deux sont riches en esprit : ils ont une mentalité de riche. En fait ils ont l’un et l’autre de l’argent plein le cœur. Or, nous le savons bien, ce que Dieu regarde c’est le cœur. Voilà pourquoi Jésus a dit (c’est la première béatitude) : « Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre », un cœur réellement détaché. Pierre et les apôtres ont tout quitté... A nous, certes, le Seigneur ne demande pas de tout quitter, car les vocations sont diverses. L’Exigence de pauvreté évangélique varie selon les situations familiales, sociales et économiques... C’est à chacun qu’il appartient de juger en conscience devant Dieu ce qu’il a le devoir de garder et le devoir de donner... Mais le conseil de détachement des richesses est pour tous, sans exception. L’important, en définitive, c’est de savoir si, oui ou non Dieu est tout pour nous, si, oui ou non, notre cœur veut être tout entier au Seigneur... En somme, nous avons à choisir entre l’Amour et la richesse, entre le clinquant qui brille un moment et la clarté qui ne s’éteint pas, entre la sagesse de Dieu et celle des hommes, cette sagesse de Dieu qui s’est incarnée en Jésus « lui qui de riche qu’il était s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » selon la belle expression de saint Paul. Prions intérieurement, par l’intercession de Marie, la Vierge des Pauvres, pour que le Seigneur nous donne la force de faire le bon choix : Notre Mère Spirituelle. Amen.(Père Cousty)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.

Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Lundi 5 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Augustin

(354-430),

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Homélie 171, sur la lettre aux Philippiens (trad. bréviaire romain) 


 

« Qui s'est montré le prochain de l'homme tombé entre les mains des brigands ? »

 

Celui qui est partout, en quel lieu n'est-il pas ? ...

« Le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien. » (Ph 4,6)

C'est là un grand mystère : il est monté au-dessus des cieux, et il est tout proche de ceux qui habitent sur terre.

Qui donc est à la fois lointain et tout proche, sinon celui qui s'est tellement rapproché de nous par la miséricorde ? 


Car il représente tout le genre humain, cet homme qui gisait sur la route, laissé à demi-mort par les bandits, que le prêtre et le lévite ont négligé en se détournant, et dont s'est approché un Samaritain qui passait, afin de le soigner et de le secourir...

Notre Seigneur a voulu se représenter lui-même dans la personne de ce Samaritain...

Alors qu'il était juste et immortel, et donc éloigné de nous qui sommes mortels et pécheurs, Dieu est descendu jusqu'à nous, pour être tout proche, lui qui était si éloigné.

« Le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien »... 


« Car il ne nous a pas traités selon nos péchés. » (Ps 102,10)

Nous sommes ses enfants.

Qu'est-ce qui nous le prouve ?

Il est mort pour nos péchés, lui le Fils unique, pour ne pas demeurer seul.

Il n'a pas voulu être seul, lui qui est mort seul.

Le Fils unique de Dieu a fait des enfants de Dieu en grand nombre.

Il s'est acheté des frères par son sang, il les a adoptés, lui qui avait été rejeté ; il les a rachetés, lui qui avait été vendu ; il les a comblés d'honneur, lui qui avait été outragé ; il leur a donné la vie, lui qui avait été mis à mort...

C'est ainsi qu'il vous faut être joyeux, en tout lieu et en tout temps où vous serez (Ph 4,4) ;

« le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien ».      


 

Lundi 5 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 08:17

Un rapport sur les églises, c’est encore trop pour la ministre de

la Culture !

.

Église de Gesté, non protégée, aujourd’hui détruitePhoto : Didier Rykner

Église de Gesté, non protégée, aujourd’hui détruite (Photo : Didier Rykner)

Alors que plusieurs églises ont fait récemment en France l’objet de démolitions, alors que le vandalisme ravage la Syrie et l’Iraq, ce qui indigne à juste titre notre ministre de la Culture, alors que celle-ci défend un projet de loi consacré au patrimoine depuis le parlement, un amendement à ce projet vient d’être repoussé par l’Assemblée Nationale, sur avis négatif à la fois du rapporteur de la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée Nationale, Patrick Bloche, et de Fleur Pellerin elle-même.

Que proposait ce scandaleux amendement ?

Que le Gouvernement remette, au plus tard au 31 décembre 2016, un « rapport au Parlement visant à définir les axes du plan de sauvegarde de notre patrimoine religieux ».

Cela fait longtemps que le ministère de la Culture aurait dû s’interroger sur ce qu’il pourrait faire pour sauvegarder le patrimoine cultuel de notre pays.

Or, selon Patrick Bloche, la loi de séparation entre l’Église et l’État suppose que l’on ne protège un édifice cultuel que s’il possède un intérêt patrimonial et non en tant que tel.

Or, pour lui, « les outils existent, les alternatives existent, l’objet du rapport est déjà satisfait ». Comme si l’inscription et le classement (c’est à cela qu’il fait allusion) étaient des mesures qui protégeaient l’intégralité des édifices religieux présentant un intérêt patrimonial !

Ce constat est évidemment aberrant.

D’innombrables églises importantes sur le plan de l’art et du patrimoine ne font l’objet d’aucune protection.

Et malgré le malthusianisme de l’État en ce domaine, des églises sont inscrites et classées chaque année au titre des monuments historiques, alors qu’elles ne l’étaient pas encore.

En suivant la même logique, on aurait pu les détruire avant qu’elle ne soient protégées, cela n’aurait pas été grave.

Les cas de l’église Saint-Jacques d’Abbeville ou de celle de Gesté démontrent amplement que le système français est très loin de protéger tous les édifices qui le méritent… 

Un rapport sur les églises, c’est encore trop pour la ministre de la Culture ! – La Tribune de l’Art

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Société culture Patrimoine

Recherche

Articles Récents

Liens