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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 17:09

« Je vais vous dire pourquoi j’ai écrit ce livre. Quand la maison s’écroule, on va chercher un mur porteur. Or, le mur porteur de la France, c’est saint Louis. On l’a oublié, on l’a occulté, on l’a caché. Le devoir d’un homme politique, qui est passé de la politique à la métapolitique, c’est de le rappeler. Allez chercher saint Louis, il ne vous décevra pas, lui. À l’heure où le pouvoir s’est dégradé en simulacre, il est urgent d’aller à la source primordiale de la France. Là où allait boire l’Occident tout entier du temps de la "christianitas", quand croyant encore en lui, il se construisait au lieu de se mépriser. »

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 09:47
Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

POUR RÉFLÉCHIR SUR CE QUE VOUS ATTENDEZ DE VOS 

 

PRÊTRES:

 

Il est excellent de toujours se souvenir que jamais le pasteur ne 

 

saurait satisfaire le bon "laïc". 

 

 

Quand je prêche la foi et la grâce seule (à l'église de la Trinité), tu me 

 

demandes :

 

-"Où donc reste la vie chrétienne ?"

 

 

 Quand je parle du Sermon sur la Montagne (en cours), tu me 

 

demandes :

 

-"Où reste la vie réelle ?". 

 

 

Quand je commente la vie très réelle et pécheresse d'un homme de

 

la Bible, tu me demandes : "Où restent les vérités éternelles ?". 

 

 

Et à travers tout cela, il faut sans doute entendre une seule 

 

préoccupation : 

 

-Comment est-ce que je vis une vie chrétienne dans ce monde réel,

 

et où sont les autorités ultimes d'une telle vie, qui seule vaut d'être

 

vécue ?

                                                                             (Dietrich Bonhoeffer)

Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,16-22.

Frères, les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n'est pas dit : " Et à ses descendants, " comme pour plusieurs, mais, comme pour un seul : " Et à ta descendance, " c'est à dire au Christ.
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi qui est venue quatre cent trente ans après ne la rend pas nulle, de manière à rendre vaine la promesse.
Car si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse ; or, c'est par une promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.
Pourquoi donc la Loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu'à ce que vint " la descendance " à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par les anges, par l'entremise d'un médiateur.
Or le médiateur n'est pas médiateur d'un seul ; et Dieu est un.
La Loi va-t-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S'il eût été donné une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
Mais l'Ecriture a tout enfermé sous le péché, afin que, par la foi en Jésus-Christ, ce qui avait été promis fût donné à ceux qui croient.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,11-19.

En ce temps-là, Jésus faisait route vers Jérusalem et passait aux confins de la Samarie et de la Galilée.
Et alors qu'il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance ;
et, élevant la voix, ils dirent : " Maître Jésus, ayez pitié de nous ! "
Les ayant vus, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et, comme ils y allaient, ils furent guéris.
L'un d'entre eux, voyant qu'il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix,
tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c'était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été guéris ? Et les neuf, où sont-ils ?
Ne s'est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu ? "
Et il lui dit : " Lève-toi, va ; ta foi t'a sauvé. "

Le Christ Jésus se trouve en opposition avec des scribes, des pharisiens. Il a des propos durs envers eux. Il les traite ainsi de « malheureux, hypocrites, aveugle… ». Mais il ne cesse pas de leur proposer aussi un chemin de vie. En cela, Jésus est dans l’attitude de l’accompagnateur qui, tout à la fois, conduit, guide et escorte. La conduite en indiquant le terme objectif est l’attitude qui donne à la guidance et à l’escorte d’être ajustées. Jésus est ainsi juste dans sa conduite maintenue. C’est les éléments de cette conduite que nous retenons… pour laisser résonner en nous, là où nous sommes, cet appel à la vraie vie, qui ne va pas sans un appel à l’effort… le don de la liberté que le Seigneur nous fait est toujours sous le mode du travail, de la tâche à accomplir…(Père Jean-Luc Fabre)

Le Christ Jésus se trouve en opposition avec des scribes, des pharisiens. Il a des propos durs envers eux. Il les traite ainsi de « malheureux, hypocrites, aveugle… ». Mais il ne cesse pas de leur proposer aussi un chemin de vie. En cela, Jésus est dans l’attitude de l’accompagnateur qui, tout à la fois, conduit, guide et escorte. La conduite en indiquant le terme objectif est l’attitude qui donne à la guidance et à l’escorte d’être ajustées. Jésus est ainsi juste dans sa conduite maintenue. C’est les éléments de cette conduite que nous retenons… pour laisser résonner en nous, là où nous sommes, cet appel à la vraie vie, qui ne va pas sans un appel à l’effort… le don de la liberté que le Seigneur nous fait est toujours sous le mode du travail, de la tâche à accomplir…(Père Jean-Luc Fabre)

Par St Bruno de Segni

(v. 1045-1123), évêque . Commentaire sur l'Évangile de Luc, 2, 40 ; PL 165, 426-428 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 449) 
 

La foi qui purifie

 

      Que représentent les dix lépreux sinon l'ensemble des pécheurs ?

Lorsque vint le Christ notre Seigneur, tous les hommes souffraient de la lèpre de l'âme, même s'ils n'étaient pas tous atteints de celle du corps.

Or la lèpre de l'âme est bien pire que celle du corps.

      Mais voyons la suite.

« Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : Jésus, Maître, prends pitié de nous ».

Ces hommes se tenaient à distance car ils n'osaient pas, étant donné leur état, s'avancer plus près de lui.

Il en va de même pour nous : tant que nous demeurons dans nos péchés, nous nous tenons à l'écart.

Donc, pour recouvrer la santé et guérir de la lèpre de nos péchés, supplions d'une voix forte et disons :

« Jésus, Maître, prends pitié de nous ».

Cette supplication ne doit toutefois pas venir de notre bouche, mais de notre cœur, car le cœur parle d'une voix plus forte.

La prière du cœur pénètre dans les cieux et s'élève très haut, jusqu'au trône de Dieu.

« Vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi » le poids des choses, savoir se laisser conduire, guider  par la réalité objective et non par son propre goût. Dans la Loi, il y a une vraie parole qui nous est adressée par une vraie personne, et certaines parties de la Loi ont plus d’importance que d’autres pour celui qui l’a émise. Sinon comment Jésus aurait-il pu déclarer dans la controverse quel est le plus grand commandement et celui qui lui est semblable : l’amour de Dieu et du prochain… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… (Père Jean_Luc Fabre)

« Vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi » le poids des choses, savoir se laisser conduire, guider par la réalité objective et non par son propre goût. Dans la Loi, il y a une vraie parole qui nous est adressée par une vraie personne, et certaines parties de la Loi ont plus d’importance que d’autres pour celui qui l’a émise. Sinon comment Jésus aurait-il pu déclarer dans la controverse quel est le plus grand commandement et celui qui lui est semblable : l’amour de Dieu et du prochain… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… (Père Jean_Luc Fabre)

Cette prière des couples qui peut cimenter  

votre mariage

Et s'il vous suffisait de prier, ensemble, cinq minutes par jour, pour que votre

mariage dure toute la vie ?

 

Si l'on vous disait qu'il y a quelque chose que vous pouvez faire pour que votre mariage dure toute la vie, et que cela ne vous prendra que cinq minutes par jour, ne le feriez-vous pas ? Alors, priez ensemble tous les jours, c'est tout ! Le mariage n'est pas un couple, mais une trinité, la troisième personne étant Dieu. Nous devons Lui permettre de faire partie intégralement de notre mariage pour qu'il soit salutaire.

Il existe bien des manières magnifiques de prier ; cependant, je vous soumets une prière spéciale qui transforme les couples mariés. J'ai constaté des résultats durables lors de diverses retraites que j'ai eu le privilège d'animer. Considérez cette prière comme un cadeau pour vous et la personne que vous aimez, et je vous invite à la dire ensemble, fréquemment.

Prier lentement, ensemble

Faites en sorte de prier lentement, la main dans la main et les yeux dans les yeux, si possible, pendant la prière. Vous pouvez le faire ! Et n'ayez pas peur de vous parler avant, ou mieux encore, après avoir prié ensemble, parlez seulement pour le plaisir de parler et d'être présents l'un à l'autre.

Une suggestion : pendant la prière des couples mariés, essayez d'évoquer le souvenir de votre première rencontre, ainsi que le jour de votre mariage. Lui, ou elle, est toujours la même personne. Peut-être que la vie vous a réservé maintes difficultés que vous n'attendiez pas alors, mais vous les avez traversées ensemble, et le feu providentiel de vos peines et de votre amour vous a forgés dans le corps unique que vous êtes à présent, et c'est très beau.

La prière qui transforme les mariages

Très Sainte Trinité,
Père, Fils et Esprit Saint,

Merci pour le don profond du sacrement du mariage. Merci pour le magnifique cadeau qu'est mon époux(se), que votre Providence parfaite a prévu pour moi de toute éternité. Permettez que je le/la traite avec tout l'honneur, le respect et la dignité qu'il/elle mérite. Aidez-moi, mon Dieu, à ne pas être égoïste dans mon mariage, à tout donner à mon époux(se), sans rien retenir, rien attendre en retour, mais en reconnaissant et en remerciant pour tout ce qu'il/elle fait pour moi et notre famille, tous les jours, et c'est beaucoup ! 

Veuillez renforcer et protéger notre mariage, tous les mariages. Aidez-nous à prier ensemble, tous les jours. Faites que nous ayons entièrement confiance en Vous tous les jours. Faites que notre mariage soit fructueux et ouvert à votre volonté dans le privilège de la procréation. Aidez-nous à construire une famille forte, sûre, aimante, pleine de foi, une Église domestique.

Très Sainte Vierge Marie, nous Te confions notre mariage, garde toujours notre famille sous ton manteau. Seigneur Jésus, nous avons une confiance totale en Toi, car Tu es toujours avec nous, et que Tu recherches constamment le meilleur pour nous, tirant le bien de tout, même des croix que Tu as permises dans nos vies.

Cher/chère (nom du conjoint), toi et moi sommes un. Je te promets de t'aimer toujours et de t'être fidèle, jamais je ne t'abandonnerai, je donnerais ma vie pour toi. Avec Dieu et avec toi dans ma vie, j'ai tout. Merci Jésus, Tu es le grand Serviteur. Nous t'aimons. Amen.


Dieu est amour, le mariage est amour

Le monde en soi nécessite les témoignages de mariages forts et beaux, aspire désespérément à cette lumière. Il nous faut créer une culture qui revalorise le mariage et la famille, ces paroles doivent être dites avec respect : le mariage et la famille sont des sacrements sacrés de l'Amour inestimable de Dieu pour le monde. "Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer" (Mc 10, 9-10).

Ne permettez jamais qu'aucune personne ou qu'une chose inférieure à vous ne vous sépare vous et votre conjoint. Dieu est un avec vous, Dieu est amour, le mariage est amour, et l'amour dure quoi qu'il arrive, il ne finira pas (Lire 1Co 13, 7-8).

Rendons grâce à Dieu pour le don de notre époux(se), nous sommes appelés à être un avec eux dans le temps et l'éternité.

Article publié dans Pildorasdefe.net et adapté de l'espagnol par Élisabeth

de Lavigne pour "Aleteia"

sources: PILDORAS DE FE
Notre chemin s’éclaire lorsque nous prenons le temps de vraiment peser, soupeser ce qui a vraiment du poids dans nos vie, ce qui nous nourrit vraiment. C’est un travail incessant que nous avons à mener aussi bien au niveau individuel qu’au niveau du groupe, le couple, la famille, les amis, les associations, les entreprises, les collectivités locales et autres… Oser se laisser toucher par l’extérieur, ressentir, éprouver… ce qui demande de ne pas avoir peur d’éprouver des choses qui ne sont pas forcément de prime abord agréables. Mais là se trouve la possibilité d’une réponse ajustée de notre part. Jésus donne ensuite deux autres orientations qui indiquent des manières de faire : la nécessité de la pratique, le lieu par lequel commencer.(Père Jean-Luc Fabre)

Notre chemin s’éclaire lorsque nous prenons le temps de vraiment peser, soupeser ce qui a vraiment du poids dans nos vie, ce qui nous nourrit vraiment. C’est un travail incessant que nous avons à mener aussi bien au niveau individuel qu’au niveau du groupe, le couple, la famille, les amis, les associations, les entreprises, les collectivités locales et autres… Oser se laisser toucher par l’extérieur, ressentir, éprouver… ce qui demande de ne pas avoir peur d’éprouver des choses qui ne sont pas forcément de prime abord agréables. Mais là se trouve la possibilité d’une réponse ajustée de notre part. Jésus donne ensuite deux autres orientations qui indiquent des manières de faire : la nécessité de la pratique, le lieu par lequel commencer.(Père Jean-Luc Fabre)

QUELLE EST NOTRE RESPONSABILITE ?...
 
Responsabilité

Quand un pauvre meurt de faim,

ce n'est pas parce que Dieu l'a oublié.

Si cela arrive,

c'est que ni moi ni vous ne nous sommes souciés

d'offrir à cette personne ce dont elle avait besoin.

 

(Par Mère Teresa)

La pratique effective, le tâtonnement nous font avancer vraiment, nous aident à percevoir, en étant dans une attitude large, ce qui a du poids véritable, de la densité. Nous apprenons, nous découvrons en faisant, et nous avançons ainsi. L’enjeu de transmission d’une culture est de pouvoir rendre possible ce premier travail aux nouveaux membres de la culture. Cela est vrai pour les membres de la Communauté de Vie Chrétienne qui doivent apprendre à s’exercer aux manières de faire de la Communauté dans ce qu’elles ont d’essentiel. C’est vrai aussi des enfants qui doivent s’exercer dans l’apprentissage de la langue française… N’ayons pas peur de pratiquer, parfois longuement et soudain la réalité devient autre, plus accessible, plus riche, plus porteuse, plus simple, plus lumineuse… Cela n’interdit pas de détendre l’arc, de s’attacher à des choses plus annexes mais l’effort doit porter toujours sur ce qui compte, ce qui est essentiel… un effort bien sûr à proposer avec délicatesse, avec tact… il s’agit dans le cadre de la conduite de savoir guider, voir si cela devient nécessaire escorter mais demeure la nécessité de conduire…(Père Jean-Luc Fabre)

La pratique effective, le tâtonnement nous font avancer vraiment, nous aident à percevoir, en étant dans une attitude large, ce qui a du poids véritable, de la densité. Nous apprenons, nous découvrons en faisant, et nous avançons ainsi. L’enjeu de transmission d’une culture est de pouvoir rendre possible ce premier travail aux nouveaux membres de la culture. Cela est vrai pour les membres de la Communauté de Vie Chrétienne qui doivent apprendre à s’exercer aux manières de faire de la Communauté dans ce qu’elles ont d’essentiel. C’est vrai aussi des enfants qui doivent s’exercer dans l’apprentissage de la langue française… N’ayons pas peur de pratiquer, parfois longuement et soudain la réalité devient autre, plus accessible, plus riche, plus porteuse, plus simple, plus lumineuse… Cela n’interdit pas de détendre l’arc, de s’attacher à des choses plus annexes mais l’effort doit porter toujours sur ce qui compte, ce qui est essentiel… un effort bien sûr à proposer avec délicatesse, avec tact… il s’agit dans le cadre de la conduite de savoir guider, voir si cela devient nécessaire escorter mais demeure la nécessité de conduire…(Père Jean-Luc Fabre)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,27-32.

En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.
C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,
et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”
Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères !

« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe » Là aussi nous retrouvons l’idée que l’intérieur de l’homme est le lieu de la vraie relation avec le mystère de Dieu. Le travail secret, gratuit, mené en silence est ce qui nous humanise. Il est celui qui nous donne d’entrer en relation véritable avec les autres, parce que nous y apprenons et y recevons de vraiment être nous-mêmes. Là est le travail véritable, celui qui permet à la veuve de donner justement son obole, à la Samaritaine de pouvoir aller librement vers ses concitoyens qui la méprisaient, à Phillipe de recevoir la charge critique de Nathanaël, à Ignace de s’éveiller de son rêve de perfection et de recevoir ce qui se donne à lui, de recevoir Celui qui se donne à lui. C’est lorsque je suis dans une attitude simple, lorsque mes intentions, mes actions et mes opérations sont purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté que j’agis justement…(Père Jean-Luc Fabre)

« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe » Là aussi nous retrouvons l’idée que l’intérieur de l’homme est le lieu de la vraie relation avec le mystère de Dieu. Le travail secret, gratuit, mené en silence est ce qui nous humanise. Il est celui qui nous donne d’entrer en relation véritable avec les autres, parce que nous y apprenons et y recevons de vraiment être nous-mêmes. Là est le travail véritable, celui qui permet à la veuve de donner justement son obole, à la Samaritaine de pouvoir aller librement vers ses concitoyens qui la méprisaient, à Phillipe de recevoir la charge critique de Nathanaël, à Ignace de s’éveiller de son rêve de perfection et de recevoir ce qui se donne à lui, de recevoir Celui qui se donne à lui. C’est lorsque je suis dans une attitude simple, lorsque mes intentions, mes actions et mes opérations sont purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté que j’agis justement…(Père Jean-Luc Fabre)

De L'Épître dite de Barnabé (vers 130) .§20 

 

Se détourner du chemin de l'hypocrisie et du mal

 

    Il existe deux voies d'enseignement et d'action :

-Celle de la lumière et celle des ténèbres.

L'écart est grand entre ces deux voies…

La voie des ténèbres est tortueuse et jonchée de malédictions.

Elle est le chemin de la mort et du châtiment éternels.

On y rencontre tout ce qui peut ruiner une vie :

-Idolâtrie, arrogance, orgueil du pouvoir, hypocrisie, duplicité du cœur, adultère, meurtre, vol, vanité, désobéissance, fraude, malice, drogues, magie, cupidité, mépris de Dieu.

On y trouve ceux qui persécutent des gens de bien, les ennemis de la vérité, les amis du mensonge ; car tous ces gens ne connaissent pas la récompense de la justice, ils ne « s'attachent pas au bien » (cf Rm 12,9), ils ne secourent pas la veuve et à l'orphelin (Ml 3,5)… 

Ils sont bien éloignés de la douceur et de la patience, « aiment les vanités » (Pr 4,3, « poursuivent le gain » (Is 1,23), sont sans pitié pour le pauvre, sans compassion pour l'affligé, oublieux de leur créateur… 


    Il est donc juste de s'instruire de toutes les volontés du Seigneur consignées dans les Écritures et de cheminer d'après elles.

Celui qui agit de la sorte sera glorifié dans le Royaume de Dieu. Mais quiconque choisira l'autre voie périra avec ses œuvres.

Voilà pourquoi il existe une résurrection et une rétribution. À vous qui êtes des privilégiés et qui voulez bien accepter de moi un conseil de bonne intention, j'adresse une prière :

-Vous êtes entourés de personnes à qui faire le bien ; n'y manquez pas.

 

Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 05:18
Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Premier livre des Maccabées 3,3-9.

Il étendit au loin la gloire de son peuple; il revêtit la cuirasse comme un héros, il ceignit ses armes de guerre et engagea des batailles, protégeant de son épée le camp d'Israël.
Il était dans l'action pareil au lion, comme le lionceau qui rugit sur sa proie.
Il poursuivit les impies, fouillant leurs retraites, et livra aux flammes ceux qui troublaient son peuple.
Les impies reculèrent effrayés devant lui, tous les ouvriers d'iniquité furent dans l'épouvante, et sa main conduisit heureusement la délivrance de son peuple.
Par ses exploits il causa de l'amertume à plusieurs rois, et de la joie à Jacob, et sa mémoire est à jamais bénie.
Il parcourut les villes de Juda et en extermina les impies, et il détourna d'Israël la colère.
Son nom devint célèbre jusqu'aux extrémités de la terre, et il recueillit ceux qui allaient périr.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,12-26.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : " Un homme de haute naissance partit dans un pays lointain pour y recevoir la royauté et revenir ensuite.
Ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix mines et leur dit : " Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne. "
Or ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une députation derrière lui pour dire : " Nous ne voulons pas de celui-là pour notre roi. "
Quand il fut de retour, après avoir reçu la dignité royale, il se fit appeler ces serviteurs auxquels il avait donné l'argent, pour savoir quel profit chacun en avait tiré.
Le premier se présenta et dit : " Seigneur, votre mine a rapporté dix mines. "
Il lui dit : " Très bien, bon serviteur ; puisque tu as été fidèle en chose infime, tu auras le gouvernement de dix villes. "
Le second vint et dit : " Votre mine, Seigneur, a produit cinq mines. "
A lui aussi il dit : " Et toi, deviens gouverneur de cinq villes. "
Et un autre vint et dit : " Seigneur, voici votre mine que j'ai tenue serrée dans un linge.
Car j'avais peur de vous, parce que vous êtes un homme dur : vous retirez ce que vous n'avez pas mis en dépôt, et vous moissonnez ce que vous n'avez pas semé. "
Il lui dit : " Je te juge sur ce qui vient de ta bouche, mauvais serviteur ! Tu savais que je suis un homme dur, retirant ce que je n'ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n'ai pas semé ;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? Et à mon retour, je l'aurais recouvré avec un intérêt. "
Et il dit à ceux qui étaient là : " Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a dix mines. "
Ils lui dirent : " Seigneur, il a déjà dix mines ! "
Il répliqua : " Je vous le dis : A celui qui a on donnera ; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.

Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Cyrille de Jérusalem

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église . Homélie sur les Évangiles (Catena Aurea) 

 

"Seigneur, votre mine a rapporté dix mines"

 

      L'explication de cette parabole retrace tous les mystères de Jésus-Christ, depuis le premier jusqu'au dernier.

En effet, le Verbe qui était Dieu s'est fait homme, et quoiqu'il ait pris la forme d'esclave, il est cependant d'une noblesse éclatante par sa naissance ineffable au sein du Père. lorsqu'il monte dans les Cieux, il va s'asseoir à la droite de la majesté du Très-Haut ; et en y montant il répand suivant certaine mesure les grâces divines sur ceux qui croient en lui, de même qu'un maître confie ses biens à ses serviteurs pour qu'ils les fassent fructifier, et qu'ils méritent ainsi la récompense de leurs services. 


      Mais il y a une grande différence entre ces derniers, et ceux qui ont refusé de recevoir le royaume de Dieu.

C'est le reproche que Jésus-Christ adressait aux Juifs : " Maintenant ils ont vu les œuvres que j'ai faites, et ils ont haï, et mon Père et moi. " (Jn 15,24).

Ils ont refusé de se soumettre à son règne, lorsqu'ils dirent à Pilate : " Nous n'avons pas d'autre roi que César" (Jn 19,3).

Dans ceux qu'il appelle ses concitoyens, les Juifs se trouvent clairement désignés, puisqu'ils avaient les mêmes ancêtres selon la chair, et parce qu'il se conformait comme eux aux prescriptions de la loi. 

Lorsque Jésus-Christ reviendra, après avoir pris possession de son royaume, il donnera aux ministres de sa parole les éloges qu'ils ont mérités, et les comblera de joie et d'honneurs dans les cieux, parce qu'en faisant valoir le talent qui leur avait été confié, ils en ont acquis un grand nombre d'autres. 


      "Le premier vint et dit : Seigneur, votre mine a produit dix autres mines."

Ce premier serviteur représente l'ordre des docteurs qui ont été envoyés au peuple de la circoncision, il a reçu une mine pour la faire valoir, parce que les docteurs ont reçu l'ordre de prêcher une seule et même foi.

Cette mine en a produit dix autres, parce que leurs enseignements ont fait entrer en société avec eux le peuple qui vivait sous la loi.

Ce serviteur a été fidèle en peu de choses, c'est-à-dire qu'il n'a point altéré la parole de Dieu ; car tous les dons que nous pouvons recevoir dans la vie présente, ne sont rien en comparaison de ceux qui nous sont réservés pour l'avenir. 

Le devoir des docteurs c'est d'annoncer aux fidèles les salutaires enseignements de l'Évangile ; mais il n'appartient qu'à la grâce divine de leur faire comprendre ce qu'ils écoutent avec docilité, et de seconder leur intelligence.

 

SAINT LOUIS , QUI ÊTES-VOUS ? 


(Louis IX)
Roi de France et confesseur
(1215-1270)

        Saint Louis a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.

        Saint Louis fut baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine :

« Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses ; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. » 

        Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices :

« Les hommes sont étranges, disait-il ; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux. »

        Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France. Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu. 

        Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale.

Il fonde des hôpitaux et des monastères.

Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les saintes reliques, surtout la Couronne d'épines.

Il donne à sa sœur, la bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire.

« Si je dépense beaucoup d'argent quelquefois, j'aime mieux le faire en aumônes faites pour l'amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m'a tout donné ce que j'ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. » (Saint Louis au sire de Joinville)

        À vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle.

Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise :

« Dieu, France et Marguerite. »

        À la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades.

Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec sa femme. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la libération des Lieux Saints, faire des actes de bravoure qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers.

On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. 

        Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire. 


        Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin.

Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257).

Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. 


Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte.

Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 
Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prière de St Louis
Dieu Tout-Puissant et éternel, 
Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde 
L'instrument de vos divines volontés, 
Le glaive et le bouclier de votre sainte Église, 
Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière, 
Les fils suppliants des Francs, 
Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde, 
Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu, 
Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance, 
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. 
Amen 
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(Oraison tirée d'un missel Carolingien, 
Prière favorite du Père de Foucauld, 
Prière officielle des scouts de France.)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,23-26.

En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur.

Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

 

 

« Purifie d'abord l'intérieur »

 

Saint ISAAC le Syrien

SENTENCES

I. - Accoutume ton esprit à s'absorber toujours dans les mystères du salut par le Christ, mais ne demande point pour toi-même la connaissance et la contemplation, qui, en leur temps et en leur lieu, dépassent l'expression de toute parole humaine. Ne te relâche pas dans l'accomplissement des commandements et des efforts pour atteindre la pureté, et demande à Dieu, dans chacune de tes prières, aussi ardentes que la flamme, le don de cette affliction sainte qu'Il mit au coeur des Apôtres, des Martyrs et des Pères de l'Eglise.

II. - Le premier des mystères - c'est la pureté que l'on atteint par l'accomplissement des commandements.

III. - La vraie contemplation est celle de l'esprit, qui, entré en extase, conçoit ce qui a été et ce qui sera. C'est la connaissance de l'esprit dont l'extase s'opère par le mystère du salut de Dieu, et devant lequel se révèlent la gloire divine et la création d'un monde nouveau. Alors le coeur se brise de contrition et se rénove ; pareil au nouveau-né, l'homme se nourrit dans le Christ du lait de ses commandements spirituels, jusqu'alors inconnus ; il se dépouille du mal, atteint les mystères de l'Esprit pur, les révélations de la connaissance, qu'il gravit par degrés, montant ainsi de contemplation en contemplation, de conception en conception, et s'instruit, et se fortifie mystérieusement : ainsi s'élève-t-il peu à peu jusqu'à l'amour suprême pour s'unir dans l'espérance, s'emplir de joie et parvenir à Dieu, - couronné de la gloire naturelle dans laquelle il a été créé.

IV. - Lis l'Evangile, legs de Dieu pour la connaissance de tout l'univers.

V. - Quand tu as rempli ton ventre, évite, si tu ne veux point t'en repentir, d'explorer le divin. Comprends bien ce que je te dis : le ventre rassasié exclut la connaissance des mystères de Dieu.

VI. - La contemplation est donnée à l'esprit, pour qu'il puisse se contempler lui-même. Mais c'est lui qui, représentant aux philosophes le monde créé, les a conduits à l'exaltation de l'orgueil.

VII. - Il est aussi malséant pour les serviteurs de la chair et du ventre d'explorer le domaine spirituel, que pour une femme de mauvaise vie de parler de chasteté. Le feu ne prend pas au bois humide ; la chaleur divine ne s'allume pas dans un coeur amoureux de la quiétude terrestre.

VIII. - Quiconque n'a pas vu le soleil de ses yeux ne peut décrire sa lumière que par ouï-dire ; il ne la sent même pas ; il en est pareillement pour celui dont l'âme n'a jamais goûté la suavité des oeuvres spirituelles.

IX. - Si un cavalier en selle te tend la main pour recevoir l'aumône, ne la lui refuse pas, car en cet instant, indubitablement, sa pauvreté égale celle d'un mendiant.

X. -- La miséricorde qui se limite à la justice n'est point de la miséricorde. Le vrai miséricordieux ne se contente pas de faire la charité avec ce qui lui appartient ; joyeusement il endure l'injustice de la part d'autrui et y répond par le pardon. Mais lorsqu'il a vaincu la justice par sa miséricorde, ce n'est pas la couronne des justes selon la loi qui orne son front, c'est celle des parfaits selon I'Evangile. Donner des aumônes aux pauvres à l'aide de ce que l'on possède, vêtir celui qui est nu, aimer son prochain comme soi-même, ne jamais l'offenser, éviter le mensonge, tels étaient les commandements de l'Ancien Testament ; mais voici celui de la perfection évangélique "Tu donneras à quiconque te demandera et tu ne réclameras point ce que l'on t'aura pris. " (Lc VI, 30) Il faut accepter avec, bonheur de se voir privé de tout objet, de toute chose matérielle, et qui plus est sacrifier sa vie pour ses frères. Tel est le miséricordieux, contrairement à celui qui se borne à donner une aumône à autrui. Miséricordieux est l'homme qui, voyant ou entendant l'affliction de son frère, y compatit de tout son coeur, - et aussi cet autre qui, frappé par lui, n'aura point l'impudence de répondre à l'outrage, évitant ainsi de l'affliger.

XI. - Ne sépare point le riche du pauvre et n'essaie pas de distinguer celui qui est digne de celui qui ne l'est point ; que tous les hommes soient égaux à tes yeux, en vue de bonnes oeuvres. De cette manière tu pourras amener au bien les indignes eux-mêmes, car l'âme, par l'intermédiaire du corps, est attirée vers la crainte de Dieu. Le Seigneur n'a-t-il point partagé la table des publicains et des femmes de mauvaise vie, sans éloigner de lui les indignes, cherchant ainsi à inspirer à chacun la dite crainte pour conduire les hommes par le corporel vers le spirituel ? Ainsi donc, tu accorderas les mêmes bienfaits, les mêmes honneurs, au juif, à l'infidèle, à l'assassin, d'autant plus que lui aussi est un frère pour toi, puisqu'il participe à la même nature humaine.

XII. - Si tu possèdes un bien matériel, n'hésite point à le distribuer d'un seul coup.

XIII. - Prends garde de t'attacher à l'avidité par amour de la pauvreté ; en faisant l'aumône, ne lie point ton âme aux soucis frivoles en prenant chez un frère ce que tu distribueras à un autre, n'annihile point ton honneur devant Dieu en tombant sous la dépendance des hommes pour te faire leur demandeur ; ne perds point la liberté et la dignité de ton esprit dans la sollicitude des vanités mondaines ; car le rang que tu dois occuper est plus élevé que celui des miséricordieux ; je t'en prie, garde-toi de l'envie.

XIV. - La vertu consiste en ce que l'esprit de l'homme n'est pas occupé par le monde.

XV. - En toute parole de l'Ecriture, recherche le sens qu'elle contient, afin de pénétrer la profondeur de la pensée des Saints. Ceux que guide la grâce perçoivent toujours une sorte de rayon spirituel qui illumine les versets sacrés et permet à l'esprit de distinguer les paroles extérieures des réflexions profondes inspirées à la pensée de l'âme. Celui qui lit ces versets, fertiles de sens, en négligeant de les approfondir n'enrichit point son coeur ; en lui s'éteint la force sainte qui, au contraire, communique à un coeur vraiment compréhensif une saveur exquise. L'âme douée d'esprit, reconnaissant la pensée pourvue d'une force spirituelle secrète, en assimile avec ardeur le contenu. Tout homme ne peut être édifié par les paroles spirituelles, au sein desquelles vit une grande puissance mystérieuse. La parole céleste nécessite un coeur détaché de la terre.

XVI. - Une parole agissante n'est pas synonyme d'une parole ornée. Même sans la connaissance des choses, la sagesse sait embellir ses mots, et dire la vérité sans en connaître l'essence.

XVII. - De même que l'eau représentée par un paysagiste sur une muraille est incapable d'étancher la soif - de même en est-il de la parole que l'action ne vient pas justifier.

 

XVIII. - L'Ecriture ne nous a point expliqué les vérités du siècle futur ; elle s'est contentée de nous enseigner comment, dès ici-bas, nous pouvons en goûter les prémices. Pour éveiller en nous le désir des biens de demain, elle les a représentés sous des noms d'objets, toujours pour nous pleins d'excellence et de délices ; mais en disant " l'oeil n'a point vu, ni l'oreille entendu", etc..., elle nous montre leur caractère inconcevable pour notre esprit, incompatible avec les biens de la terre.

XIX. - La précision des noms est instituée pour les objets d'ici-bas ; mais ceux du siècle futur sont exempts d'appellation véritable ; la simple connaissance qui s'y attache dépasse tout principe de forme, toute image, toute couleur, toute figure, tout mot que l'invention pourrait créer.

XX. - Le jour de la résurrection est pour nous, tant que nous sommes limités par la chair et par le sang, un de ces mystères des hautes vérités qui dépasse l'entendement. En ce monde, il n'est point de huitième jour, ni de sabbat au sens propre du mot. Car celui qui a dit: " Dieu s'est reposé au septième jour" (Gen. 2, 2 ), a signifié le repos terminant cette vie. Pendant six jours s'accomplissent tous les actes de l'existence par l'observation des commandements ; le septième se passe tout entier au tombeau, et le huitième -au sortir du tombeau.

XXI. - Sois ton propre persécuteur, et ton ennemi sera chassé par ton approche. Réconcilie-toi avec toi-même, et le ciel et la terre se réconcilieront avec toi. Pénètre profondément en toi-même, fuyant le péché : tu y trouveras la voie de l'élévation.

XXII. - Il n'est point de péché non pardonné, hormis le péché non repenti.

XXIII. - N'est pas chaste celui qui, au milieu du labeur, en pleine lutte intérieure, prétend que les pensées obscènes l'abandonnent, mais celui qui par la sincérité de son coeur atteint la chasteté dans la contemplation de l'esprit, de telle manière qu'il ne prête plus attention aux pensées licencieuses.

XXIV. - N'est pas ami de la vertu celui qui lutte pour faire le bien, mais celui qui avec joie accepte les maux destinés à en résulter.

XXV. - Le premier signe de l'obscurcissement de l'esprit est la 'paresse dans le service de Dieu et dans la prière.

XXVI. - La constante concentration de la pensée en Dieu extirpe les passions et les contraint à la fuite. Telle est l'épée qui leur porte le coup mortel.

XXVI I. - L'oeuvre de la Croix se divise en deux parties, conformément à la dualité de notre nature corporelle et spirituelle : la première fait supporter les afflictions corporelles, ou privations inévitables dans la lutte contre les passions : c'est l'action ; la seconde anime le travail subtil de l'esprit, oriente la pensée vers Dieu, nous maintient dans l'état de prière et nous apporte d'autres bienfaits du même ordre : c'est la contemplation. Tout homme qui, avant d'avoir terminé le parfait apprentissage de la première, se hasarde dans la seconde, séduit par la suavité qu'il y discerne -sinon par sa propre paresse - est châtié par le courroux divin, pour n'avoir point d'abord " dompté jusqu'à la mort ses membres terrestres " ( Coloss. 3, 5 ) , c'est-à-dire chassé par le fardeau de la croix ses pensées impures, et pour avoir haussé l'audace de son esprit jusqu'à la gloire de cette même croix.
XXVIII. - On dit que ce qui vient de Dieu arrive de soi-même sans que l'on s'en rende compte. C'est vrai à condition que le réceptacle soit pur. Si, au contraire, tu as l'oeil spirituel terni, n'ose point fixer ton regard sur le globe solaire : tu perdrais même le pauvre rayon que tu possèdes.

XXIX. - La croix est la volonté prête à toutes les douleurs.

XXX. - La vertu est mère de l'affliction en Dieu, qui engendre l'humilité, à laquelle est conférée la grâce.

XXXI. - La voie de Dieu est une croix quotidienne. Nul n'est monté aux cieux en menant une vie de fraîcheur. Nous savons où cette dernière se termine.

XXXII. - Les fils de Dieu se distinguent des autres en ce qu'ils vivent dans la peine, tandis que le monde se réjouit dans les délices de la quiétude. Car Dieu n'a pas désiré que ses aînés connaissent le repos loin de leur vie corporelle.

XXXIII. - La joie en Dieu dépasse en puissance la vie d'ici-bas; celui qui l'a trouvée ne tiendra compte d'aucune douleur, ni même de l'existence ; nul autre sentiment ne demeurera pour lui, s'il l'a connue réellement. L'amour divin donne plus de joie que la vie, et la connaissance de Dieu - qui fait naître cet amour -donne plus de douceur que le miel.

XXXIV. - Les larmes servent à l'esprit de limite entre le corporel et le spirituel, entre l'état passionnel et la pureté.

XXXV. - Quand l'homme reconnaît-il que son coeur a atteint la pureté ? Lorsqu'il considère tous les hommes comme bons, sans qu'aucun ne lui apparaisse impur et souillé ; alors, en vérité, il est pur de coeur.

XXXVI. - Qu'est-ce que la pureté ? Où est sa limite ? La pureté consiste dans l'oubli des méthodes de connaissance empruntées à la nature dans le monde. Et voici la limite qui permet de s'en affranchir et de se placer en dehors d'elle: l'homme doit retourner à la simplicité première, à sa première nature ignorante du mal, redevenir pour ainsi dire un enfant, mais sans les défauts de l'enfance

XXXVII. - Qu'est-ce que le " monde " ? Comment en avons-nous connaissance et en quoi nuit-il à ceux qui s'y attachent ? Le monde est une femme de mauvaise vie attirant à elle les hommes qui la considèrent avec le désir de sa beauté. Celui pris - ne fût-ce que partiellement -par le goût du monde, qui en est captivé, ne peut s'échapper de ses chaînes qu'en perdant la vie. Lorsque le monde l'aura dépouillé de tout, et, au jour de la mort, l'aura emporté de sa maison, cet homme comprendra réellement le mensonge et la tromperie du monde.

Quand tu entends parler d'éloignement du monde, d'abandon du monde, de la nécessité de s'épurer de tout ce qui est dans le monde, - il te faut d'abord comprendre, non point selon les conceptions de la terre, mais selon celles de la raison réelle, le vrai sens de ce mot : le monde ; alors tu seras à même de savoir à quel point ton âme est éloignée du monde, et dans quelle mesure elle y demeure attachée. Le mot monde est un mot collectif, qui englobe ce qu'on appelle les passions. L'homme qui n'a pas su ce qu'est le monde ne pourra savoir par quels côtés de sa personne il s'en est écarté, et par quels autres il lui est lié. Nombreux sont ceux dont deux ou trois membres ont renié le contact avec le monde, et qui croient que leur vie lui est devenue étrangère ;ils ne peuvent comprendre que le reste de leur corps vit dans le monde. D'après les recherches de l'esprit, le "monde" peut être considéré comme un collectif, englobant les passions séparées. Nous leur donnons, en effet, le nom de monde quand nous voulons les désigner toutes ensemble, et celui de passions s'il s'agit de les distinguer. Elles constituent les diverses parties de la tendance prédominante dans le monde, et lorsqu'elles cessent, cette tendance aussi connaît son point d'arrêt. Voici quelles sont ces passions : l'attachement aux richesses, le désir d'amasser, la jouissance du corps qui engendre l'intempérance de la chair ; l'aspiration aux honneurs, d'où découle l'envie-, celle qui vise à commander; l'arrogance due à l'éclat du pouvoir; le goût de se parer et de plaire; la recherche de la gloire humaine, cause des rancunes ; la crainte corporelle... Là où se brise le cours de ces passions, on voit périr le monde. Vois quels sont ceux de ces membres dont tu vis, et tu sauras pour lequel tu es mort au monde. Quand tu auras connu ce qu'est le monde, toutes ces distinctions te permettront de déterminer en quoi tu y demeures attaché, et dans quelle mesure tu t'en es libéré. Pour résumer, le monde est la vie de la chair et la sagesse charnelle.

XXXVIII. - N'est pas pur en esprit celui qui ignore le mal (il s'assimilerait à l'animal), ni celui dont la nature est à l'état de la première enfance, ni celui qui adopte l'aspect seul de la pureté. Pour être pur en esprit, il faut avoir l'illumination divine, que l'on atteint par l'exercice actif des vertus.

XXXIX. - Ne prennent pas seulement rang de martyrs ceux qui sont morts pour la foi chrétienne, mais ceux aussi qui meurent pour l'observation des commandements du Christ.

XL. - L'homme qui abandonne les oeuvres accroissant la vertu se voit abandonné par celles qui en constituent la sauvegarde.

XLI. - Les larmes dans la prière constituent un signe révélant que la prière est acceptée et guidée dans le champ de la pureté.

XLII. - A la ruine de ce siècle succédera sans transition le siècle futur.

XLIII. - Qu'est-ce que la connaissance ? C'est la vie immortelle, c'est-à-dire la sensation de Dieu. L'amour pur dérive de la connaissance de Dieu, elle-même reine de tous les désirs : pour le cœur qui la reçoit, toute joie terrestre est superflue. Aucune douceur n'est comparable à celle qui révèle Dieu.

XLIV. - Un amour d'origine matérielle ressemble à une faible flamme, nourrie par l'huile qui soutient sa lumière, ou encore à un ruisselet alimenté par les pluies et desséché dès que le ciel en devient avare ; mais l'amour issu de Dieu est comparable à une source jaillissant de la terre, dont les flots ne tarissent jamais, dont l'essence même ne peut s'appauvrir.

XLV. - La vie de ce monde peut être représentée par un nombre limité de lettres, extraites de celles qu'on a tracées sur un tableau: quiconque le désire peut en ajouter, en supprimer, en échanger ; la vie future serait figurée par un manuscrit, tracé sur un rouleau intact, scellé du sceau royal où rien ne pourrait être ajouté ou retranché.

XLVI. - La prière nous amène à rechercher les raisons d'aimer Dieu.

XLVII. - Un Père de l'Eglise s'est fort bien exprimé en disant que, pour le croyant, l'amour envers Dieu serait une consolation suffisante, même dans le cas de la perte de l'âme.
XLVIII. - Voici, mon frère, un commandement que je te donne: que la miséricorde l'emporte toujours dans ta balance, jusqu'au moment où tu sentiras en toi-même la miséricorde que Dieu éprouve envers le monde.

XLIX. - Tant que tu as des doigts, signe-toi dans la prière avant la venue de la mort. Tant que tu as des yeux, emplis-les de larmes, jusqu'au moment où la cendre les recouvrira. A peine le vent a-t-il soufflé sur la rose, on la voit se flétrir ; pareillement, si à l'intérieur de toi on pouvait souffler sur l'un des éléments qui te composent, tu cesserais de vivre. Homme pénètre-toi de cette vérité, que la mort est ton destin.

L. - Celui qui s'est empli du sentiment de ses péchés est supérieur à celui dont la prière ressuscite les morts. Mieux vaut passer une heure à soupirer sur l'état de son âme que d'apporter au monde entier l'aide de son regard. Parvenir à se voir soi-même, voilà qui est plus désirable que de voir les anges.

LI. - Le silence est le mystère du siècle futur.

LII. - Prier avec zèle, c'est mourir au monde.

LIII. - Ce qu'est le sel pour tout aliment, l'humilité l'est pour toute vertu.

LIV. - Il importe de savoir que pendant la durée des vingt-quatre heures du jour et de la nuit, nous avons besoin de pénitence. Voici le sens de ce mot, tel que nous l'a révélé la nature réelle des choses c'est, unie à la contrition et à la prière, l'inlassable demande à Dieu, de nous remettre les fautes passées, ainsi que celle de nous garder des errements futurs.

LV. - Qu'est-ce que la pureté ? En peu de mots, c'est la miséricorde du coeur à l'égard de la nature entière. Et qu'est-ce que la miséricorde du coeur ? C'est la flamme qui l'embrase à l'égard de toute la création, des hommes, des oiseaux, des quadrupèdes, des démons, de tout être créé. Quand il songe à eux, ou quand il les regarde, l'homme sent ses yeux s'emplir des larmes d'une profonde, d'une intense pitié qui lui étreint le coeur et le rend incapable de tolérer, d'entendre, de voir le moindre tort ou la moindre affliction endurés par une créature. C'est pourquoi la prière, accompagnée de larmes s'étend à toute heure aussi bien sur les êtres dépourvus de parole que sur les ennemis de la vérité ou sur ceux qui lui nuisent, pour leur préservation ou leur purification. L'homme prie, de même, pour l'espèce rampante avec une compassion immense et sans mesure qui naissant en son coeur, l'assimile à Dieu.

LVI. - Voici le signe révélateur de ceux qui ont atteint la perfection : si dix fois par jour on les livre au bûcher pour l'amour des hommes, dix fois par jour ils estimeront que c'est insuffisant.

LVII. - La fin de toutes choses est notre Seigneur et notre Dieu. Par amour pour la création, Il a livré Son Fils unique à la mort de la croix. Non qu'il Lui eut été impossible de nous racheter d'une autre manière ; mais Il nous a révélé ainsi son amour surabondant et par la mort de Son Fils seul engendré, Il nous a rapprochés de Lui. S'Il avait possédé quelque chose de plus précieux, Il nous l'aurait donné afin de gagner ainsi notre race. Son amour suprême a daigné nous laisser notre liberté entière sans la contraindre bien qu'Il en ait eu la puissance, afin que l'amour de notre coeur nous rapprochât spontanément de Lui.

LVIII - La présomption disperse l'âme dans la rêverie et l'amène à errer parmi les nuages de ses pensées, à parcourir ainsi toute la terre sans ordre et sans but ; l'humilité, au contraire, la rassemble dans le silence, l'amène à se concentrer en elle-même.

LIX. - De même que l'âme demeure invisible et inconnue au regard terrestre, de même celui qui a choisi l'humilité pour règle vit ignoré parmi les hommes.

LX. - L'humilité ne cède jamais à une nécessité génératrice de trouble ou de confusion.

LXI. - L'humble, quelquefois, dans sa solitude, se fait honte à lui-même.

LXI I. - Quand tu adoptes devant Dieu l'attitude de la prière, assimile-toi en pensée à la fourmi, à la bête qui rampe sur terre, à la sangsue ou au nourrisson vagissant. N'emprunte rien alors au langage de la science, mais rapproche-toi de Dieu, présente-toi à ses yeux avec la pensée d'un jeune enfant afin de recevoir la grâce de cette paternelle sollicitude que déploient les pères envers leurs nouveau-nés.

LXI I I. - Demande à Dieu de te donner la mesure de foi qui peut emplir ton âme. Et si tu en ressens les délices, il m'est aisé de dire que rien alors ne te détournera du Christ.

LXIV. - Ceux qui s'exercent dans la connaissance de l'intellect' désirent-ils s'élever jusqu'à celle de l'Esprit ? Qu'ils renoncent à la première, à tous les replis de ses finesses, à la complexité variée de ses méthodes, et adoptent la manière de penser d'un jeune enfant : sinon il leur sera impossible de saisir la moindre parcelle de la connaissance de l'Esprit.

LXV. - On dit du royaume des cieux qu'il est une contemplation spirituelle. Ce n'est point le travail de la pensée qui permet d'en goûter la saveur, mais la grâce seule. La purification est la condition préalable sans laquelle on ne saurait posséder les forces suffisantes pour en entendre même parler. Nul ne l'acquiert par l'étude.

LXVI. - Il est impossible de respirer lorsque la tête est immergée dans l'eau ; de même, plongée dans les soucis de la terre,
la pensée est impuissante à s'assimiler les sensations du Monde Nouveau.

LXVII. - Les pensées qui effraient et épouvantent l'homme dérivent ordinairement de celles qui le font aspirer à la quiétude.

LXVIII. - L'espoir de la quiétude a contraint les hommes, en tout temps, à oublier ce qui est grand.

LXIX. - La négligence du royaume des cieux ne s'explique que par le désir de la faible consolation d'ici-bas.

LXX. - Qui ignore que les oiseaux aussi se laissent attirer vers le filet par l'appât de la quiétude ?

LXXI. - La première des passions est l'amour-propre ; la première des vertus - le dédain de la quiétude.
LXXII. - Un de nos Pères, dit-on, ne faisait consister sa prière pendant quarante jours qu'en une seule phrase : " J'ai péché en tant qu'homme, pardonne-moi en tant que Dieu. " Les autres Pères l'entendaient répéter ces mots sans cesse, avec une contrition mêlée de larmes, unique prière qui, nuit et jour, remplaçait pour lui tous les offices.

LXXIII. - L'humilité est la parure de la Divinité. D'elle s'est revêtu le Verbe fait chair, à travers le corps duquel elle est devenue nôtre. Quiconque s'en revêt réellement s'assimile à Celui qui est descendu de sa splendeur, en recouvrant sa gloire d'humilité, afin que la création ne fut point consumée par sa vue trop manifeste.

LXXIV. - Quand l'homme d'humilité s'approche des bêtes sauvages, à peine l'ont-elles considéré que leur nature féroce se dompte : elles s'avancent vers lui comme vers leur maître, baissent la tête, lèchent ses mains et ses pieds, car elles sentent, émanant de lui, le même parfum que celui d'Adam avant la chute.

LXXV. - Quiconque trouve ses péchés insignifiants en commet de pires : il subira un septuple châtiment.

LXXVI. - Quiconque endure avec humilité les accusations dont il est victime a atteint la perfection, et les saints Anges le considèrent avec un étonnement admiratif. Il n'est point d'autre vertu aussi élevée et aussi difficile.

LXXVII. - Ceux en lesquels le monde est mort supportent joyeusement les offenses ; loin de pouvoir le faire, ceux en lesquels le monde vit, s'irritent dans le désordre de leur âme causé par la vanité, et se laissent envahir soit par le trouble, soit par l'affliction.

LXXVIII. - Aime les pécheurs, en haïssant leurs oeuvres.

LXXIX. - N'irrite personne, ne hais personne, pas plus pour la foi que pour les mauvaises oeuvres. Si tu veux amener ton prochain à la vérité, afflige-toi à son sujet et en versant quelques larmes, dis-lui une ou deux paroles affectueuses, évite que la colère ne t'enflamme contre lui, que jamais il ne voit en toi un signe d'hostilité. Car l'amour vrai ne sait ni s'irriter, ni s'aigrir, ni montrer de la passion dans ses reproches.

LXXX. - L'ami de ton salut ne permet à personne de t'approcher en vain, s'il ne voit que sa présence peut t'être de quelque utilité.

LXXXI. - La mère qui apprend à marcher à son fils s'éloigne de lui, l'invite à venir vers elle ; mais lorsque, dans cette tentative, il chancelle et tombe, vu la faiblesse de son jeune âge, alors elle accourt et le prend dans ses bras. Ainsi la grâce divine porte et instruit les hommes dont le coeur simple et pur s'est livré aux mains de leur Créateur.

LXXXII. - Ne tente point dans la poignée de ta main, de retenir le vent, c'est-à-dire la foi, lorsque les oeuvres font défaut.

LXXXIII. - Je t'en conjure par toute mon affection de te garder des attaques de l'ennemi : il pourrait profiter de l'esprit subtil de tes discours pour refroidir dans ton âme l'ardeur de ton amour envers le Christ, qui pour ton salut a goûté le fiel sur l'arbre de la Croix.

LXXXIV. - Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, toi qui, sur la dépouille de Lazare, versas des larmes d'affliction et de pitié, reçois les larmes de mon amertume. Par ta Passion, guéris mes passions par tes plaies, porte remède à mes plaies ; par ton sang, purifie mon sang et unis à mon corps le parfum de ton corps donateur de vie.

LXXXV. - Prendre en haine, avec toute la sincérité du coeur les causes du péché, voilà la condition première pour se libérer de la jouissance créée par l'action du péché. Telle est la plus intense des luttes que l'homme ait à soutenir : elle constitue la pierre de touche de sa 
liberté.

LXXXVI. - Toute joie est suivie d'une souffrance ; toute souffrance endurée au nom de Dieu est suivie d'une joie.

LXXXVII. - Aucune vertu ne surpasse la pénitence ; celle-ci, en effet, n'atteint jamais sa perfection ; elle convient à tous, aux pécheurs comme aux justes, elle ne connaît point de limites dans son ascension, parce que la perfection des plus parfaits n'est en réalité qu'imperfection. Aussi, jusqu'à la mort, ne peut-on la déterminer ni par le temps, ni par les oeuvres.

LXXXVIII. - Les passions ressemblent à ces chiens qui fréquentent les halles aux viandes ; une voix forte suffit à les mettre en fuite ; mais si l'on oublie de les remarquer, les voici qui reprennent l'offensive, tels des lions redoutables. Apprends à dompter le désir dans l' oeuf.

LXXXIX. - Scrute toujours tes pensées, et prie pour acquérir dans la vie le regard qui voit la vérité. Alors s'ouvriront pour toi les fontaines de la joie, et tu découvriras des affections plus douces que le miel.

XC. - Prie Dieu de te faire ressentir le désir de l'Esprit et l'ardeur pour l'obtenir.

XCI. - Une faible affliction en vue de Dieu est supérieure à une grande oeuvre accomplie sans affliction, parce que celle-ci quand elle est spontanée, donne la preuve effective de la foi ; tandis que l'oeuvre de la quiétude n'est que la résultante de l'ennui de l'âme.

XCII. - Ce que l'on accomplit sans effort ne dépasse pas le mérite des gens du monde, qui font l'aumône avec les biens extérieurs, sans rien acquérir en eux-mêmes.

XCIII. - Qui se soumet à Dieu est près de voir toutes choses se soumettre à lui. Qui a su se connaître obtient la science de toutes choses, car la connaissance de soi-même est la plénitude de la science.

XCIV. - Les pensées, pour employer une image, sont comparables à l'eau : tant qu'on les contient de toutes parts, elles conservent un ordre régulier, mais si on les laisse franchir tant soit peu la digue, elles dévastent l'enceinte et occasionnent de grands ravages.

XCV. - Le craintif révèle deux maux dont il souffre : l'attachement à son corps et la faiblesse de sa foi. Le premier de ces maux est d'ailleurs un signe d'incrédulité, car le dédaigner c'est témoigner que de toute son âme on croit en Dieu et en la vie future.

XCVI. - J'ai clairement compris que Dieu et ses anges se réjouissent quand nous sommes dans la nécessité, tandis que le diable et ses sectateurs sont heureux de notre quiétude.

XCVII. - Lors des tentations, il convient d'entretenir à la fois deux sentiments contraires, qui ne se ressemblent en rien la joie et la crainte ; la joie parce que nous nous trouvons en fait sur la voie frayée par les saints, disons mieux, par le Créateur de toutes choses ; la crainte -car il faut nous demander si ce n'est point notre orgueil qui occasionne celle de Sa résurrection ?

XCVIII. - Malheur à nous qui ne connaissons ni nos âmes, ni la vie à laquelle nous sommes appelés, et qui attribuons quelque valeur à cette existence de misère, à cet état des vivants d'un jour, aux douleurs du monde, à ses vices et à ses consolations.

XCXIX. - O Christ, toi qui seul possèdes la suprême puissance ! Détourne, Seigneur, nos visages de ce monde, pour que nous aspirions à toi ! Nous finirons ainsi par voir ce qu'est le monde, et cesserons de croire à l'ombre comme à une réalité.

C. - Quiconque a découvert l'amour vrai goûte le Christ chaque jour et à toute heure, et devient immortel.

CI. - Le chercheur de perles plonge dévêtu dans la mer pour en trouver une. Le sage moine, de même, libéré de toute entrave, passe sa vie à chercher la perle qu'est pour lui Jésus-Christ.

CII. - Le chien qui lèche une scie boit son propre sang, dont l'agréable saveur lui voile le mal qu'il s'occasionne. Pareillement le moine vaniteux, enivré des louanges humaines s'abreuve de sa vie, et cette douceur d'une heure ne lui laisse point sentir le malheur éternel qui l'attend.

CIII. - Considère la prière comme la clef de l'Ecriture sainte.

CIV. - S'affliger dans son coeur de son infirmité et de sa faiblesse dans l'exécution des oeuvres corporelles équivaut à accomplir toutes ces oeuvres.

CV. - Satan hait de nous voir songer à la mort, et nous assaille de toutes ses forces pour détruire cette idée en nous ; s'il le pouvait, il donnerait à l'homme tout l'empire du monde pour parvenir, au moyen de la distraction, à l'effacer de son esprit.

CVI. - Nulle des voies du monde ne procure la paix aux hommes, tant qu'ils ne viennent point à l'espoir en Dieu.

CVII. - Une poignée de sable dans la mer immense voilà ce qu'est le péché de toute chair en comparaison avec la Providence et la miséricorde de Dieu

CVIII. - Unir la miséricorde et la justice en une seule et même âme équivaut à réunir en une même maison Dieu et les idoles.

CIX. - La miséricorde est contraire à la justice. Celle-ci égalise selon une mesure commune ; elle donne à chacun ce dont î l est digne, sans admettre de faveur ni de partialité. Mais la miséricorde due à la peine ressentie, se penche sur chacun avec compassion ; elle ne rend point le mal à celui qui le mérite, et restitue le bien avec une grande surabondance.

CX. - Il est une humilité due à la crainte de Dieu et une autre à l'amour envers Lui ; la première fait redouter le Seigneur, la seconde a la joie pour principe. La première se montre toujours modeste en toutes choses, tempérée dans la vie sensible, contrite dans le coeur ; la seconde apparaît intensément simple ; le coeur alors s'élève sans que rien ne puisse le restreindre.

CXI. - Crains les habitudes plus que tes ennemis.

CXII. - Souviens-toi que le Christ est mort pour les pécheurs et non pour les justes. C'est une grande chose que de s'affliger pour les méchants et de faire plus de bien aux pécheurs qu'aux justes mêmes.

CXIII. - La justification de soi-même n'est point le fait d'une vie chrétienne : on n'y trouve aucune allusion dans l'enseignement du Christ.

CXIV. - Partage le bonheur des heureux, les pleurs des affligés, c'est l'indice de la pureté. Souffre avec ceux qui souffrent, verse des larmes avec les pécheurs, réjouis-toi avec les repentants : Sois ami de tous les hommes, mais isole-toi dans tes pensées. Participe aux douleurs de chacun, mais corporellement demeure loin de tous.

CXV. - Etends ton habit sur le pécheur pour le recouvrir.

CXVI. - Si tu n'obtiens point la solitude dans ta pensée, isole-toi dans ton corps. Si tu ne peux soutenir l'effort corporel, que ce soit dans ton esprit qu'il prenne quelque peine. S'il ne t'est point donné de veiller debout, veille assis ou couché. Si tu es incapable de jeûner pendant deux jours, fais-le jusqu'au soir ; si cela même t'est trop dur, garde-toi pour le moins de la satiété excessive. Si ton coeur n'atteint point la sainteté, que ton corps demeure pur. Si tu ne pleures pas dans ton coeur, couvre de larmes ton visage. Si tu ne sais pratiquer la miséricorde, confesse que tu es un pécheur. Si tu ignores l'art de pacifier, abstiens-toi d'attiser les discordes. Si le zèle te fait défaut, évite, ne fût-ce que dans tes pensées, de te représenter comme un oisif.

CXVII. - Ne nourris point de haine pour le pécheur, car tous nous sommes coupables ; si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le hais-tu ? Ce sont ses péchés qu'il convient de haïr, tout en priant à son intention si tu veux ressembler au Christ, qui, loin de s'indigner contre les pécheurs priait pour eux... Quelle est donc, ô homme, la raison qui te fait haïr le pécheur ? Est-ce parce qu'il est exempt de ta vertu ? Mais où donc est la vertu si tu manques de charité ?

CXVIII. - Le pécheur n'est pas en état de se représenter la grâce de sa résurrection. Où est la géhenne susceptible de nous attrister ? Où sont les tourments qui nous causent tant de terreurs et l'emportent souvent sur la joie de l'amour du Christ ? Et qu'est-ce que la géhenne, en présence de la grâce de sa résurrection ?

CXIX. - L'infirmité des sens n'est pas en état de saisir et de supporter la flamme des choses.

CXX. - Venez, raisonneurs, et admirez ! Quel est l'esprit sage et subtil qui admirera suffisamment la miséricorde de notre Créateur ! Il est une rémunération pour les pécheurs : au lieu de celle qui leur convient selon la justice, il leur accorde la résurrection ; au lieu de la corruption des corps, eux qui ont méprisé sa loi, il les revêt de la gloire parfaite et incorruptible. Cette miséricorde qui nous ressuscite après le péché est supérieure à celle qui nous appela du non-être à l'existence.

Gloire, Seigneur, à Ta Grâce qui ne connaît point de mesure !

 

Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 08:06
Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,27-31.

Frères, vous êtes le corps du Christ, vous êtes ses membres, chacun pour sa part.
Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont les dons de faire des miracles, de guérir, d'assister, de gouverner, de parler diverses langues.
Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ?
Tous thaumaturges ? Tous ont-ils les grâces de guérison ? Tous parlent-ils des langues ? Tous interprètent-ils ?
Aspirez aux dons supérieurs.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,12-19.

En ce temps-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier. Et il passa la nuit à prier Dieu.
Quand il fut jour, il appela ses disciples, et il choisit douze d'entre eux, à qui il donna le nom d'apôtres :
Simon, à qui aussi il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, et Simon surnommé Zélote,
Judas fils de Jacques, et Judas Iscarioth, qui devint traître.
Etant descendu avec eux, il s'arrêta en un lieu en forme de plaine, ainsi qu'une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
qui étaient venus pour l'entendre et pour être guéris de leurs maladies ; et ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une vertu sortait de lui et les guérissait tous.

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Cyrille d'Alexandrie

(380-444), évêque et docteur de l'Église . Commentaire sur l'Évangile de Jean, 3,130 (trad. bréviaire romain) 

 

« Il en choisit douze et leur donna le nom d'Apôtres, d'envoyés »

 

      Notre Seigneur Jésus Christ a institué des guides et des enseignants pour le monde entier, et des « intendants de ses mystères divins » (1Co 4,1).

Il leur a prescrit de briller et d'éclairer comme des flambeaux non seulement dans le pays des Juifs, mais partout sous le soleil, pour les hommes habitant sur toute la surface de la terre.

Elle est donc vraie, cette parole de saint Paul :

-« On ne s'attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu » (He 5,4). 


      S'il estimait devoir envoyer ses disciples comme le Père l'avait envoyé lui-même (Jn 20,21), il était nécessaire que ceux-ci, appelés à être ses imitateurs, découvrent pour quelle tâche le Père avait envoyé son Fils.

Il nous a donc expliqué de diverses manières le caractère de sa propre mission.

Il a dit un jour :

-« Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs pour qu'ils se convertissent » (Lc 5,32).

Et encore :

-« Je suis descendu du ciel non pas pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jn 6,38).

Et une autre fois : « Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3,17). 


      Il résumait en quelques paroles la fonction des apôtres en disant qu'il les a envoyés comme le Père l'avait envoyé lui-même : ils sauraient par là qu'il leur incombe d'appeler les pécheurs à se convertir, de soigner les malades, corporellement et spirituellement ; dans leurs fonctions d'intendants, de ne chercher aucunement à faire leur propre volonté, mais la volonté de celui qui les a envoyés ; enfin de sauver le monde dans la mesure où il recevra les enseignements du Seigneur.

 

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
SAINT BARTHÉLEMY QUI ÊTES-VOUS ?
 
Apôtre
( vers l'an 71)

 

 

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec Lui, assista à Ses prédications, entendit Ses paraboles, fut le témoin de Ses vertus divines.

 

 

 

Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques. Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.

 

En quittant les Indes, l'Apôtre vint dans la grande Arménie. Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait les honneurs divins à l'idole Astaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons. Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement; mais l'Apôtre se fit assez connaître par ses miracles; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies; après quoi le démon s'éloigna en grinçant des dents. Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.

Image illustrative de l'article Barthélemy (apôtre)

 

Le démon résolut de se venger; l'Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif. Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut ensuite la tête tranchée. Le corps écorché et la peau sanglante de l'Apôtre furent enterrés à Albane, en Haute-Arménie; il s'y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer. Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile.

 

 

Plus tard, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'Apôtre. Le corps de saint Barthélemy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec lui, assista à ses prédications, entendit ses paraboles, fut le témoin de ses vertus divines.

Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde.

Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées ; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques.

Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.

En quittant les Indes, l'Apôtre vint dans la grande Arménie.

Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait les honneurs divins à l'idole Astaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles ; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons.

Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement ; mais l'Apôtre se fit assez connaître par ses miracles ; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies ; après quoi le démon s'éloigna en grinçant des dents.

Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes ; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.

Le démon résolut de se venger ; l'Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif.

Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds ; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os.

Il eut ensuite la tête tranchée.

Le corps écorché et la peau sanglante de l'Apôtre furent enterrés à Albane, en la haute Arménie ; il s'y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer.

Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile.

Plus tard, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques ; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'Apôtre.

Le corps de saint Barthélemy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape émérite de l'Eglise de Rome SS Benoît XVI : 
>>>   Barthélemy 

 

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

UN SACTUAIRE MARIAL DE LORRAINE

Benoîte-Vaux, dans l’Est de la France, est un lieu de pèlerinage en l’honneur de Marie depuis huit siècles.

Perdu dans la forêt, entre Verdun et Bar-le Duc, ce « Vallon béni » (c’est ce que signifie ‘Benoîte-Vaux’) est  l’un des plus anciens pèlerinages lorrains.

D’après la tradition, un jour, attirés par des chants célestes, quelques bûcherons se rendent au pied d’un chêne déraciné.

Là ils découvrent une statue de la Vierge Marie.

Emerveillés, ils décident de lui élever un oratoire qui voit de plus en plus affluer les pèlerins.

En 1180, l’évêque de Verdun fait appel aux Prémontrés pour les accueillir.

Au XIXe siècle, le sanctuaire prend son essor.

Construction d’un monastère et couronnement de la statue par le Pape Pie IX le 8 septembre 1875.

L’Eglise actuelle date du 1705.

La statue de Notre Dame vénérée comme « Reine de la paix, Consolatrice des affligés » représente la Vierge tenant une pomme (symbole du péché) et l’enfant Jésus.

Benoîte-Vaux continue d’attirer les nombreux pèlerins.

C’est aujourd’hui un lieu de réflexion et de ressourcement pour les Chrétiens du diocèse et au-delà, sous le regard de Marie.

 

www.ars-sanctuaires-catholiques.fr

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Annonciation

Évangile selon saint Luc 2, 26-38

"L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre."

A l’ombre de mon parasol
« La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ». Je ne sais pas quelle sera la météo le jour où vous lirez cette méditation mais aujourd’hui, sur la France c’est la canicule. Et cette affirmation de l’ange Gabriel à Marie me réjouis : « La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ». Je trouve cette ombre du Très-Haut rassurante, bienfaisante. Pour Marie, c’est la garantie que tout va bien se passer pour elle. Pour moi, c’est une invitation à demeurer dans la confiance.
Aux paroles de l’Ange, Marie a-t-elle fait mémoire du psalmiste : « Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! » . Comme une profession de foi et de confiance dans le Seigneur, mon refuge, mon rempart.
Qu’est ce qui procure un peu d’ombre les jours de grand soleil ? Un parasol… Regardez dans le dictionnaire la définition du mot parasol : il s’agit d’un abri portatif ou de toile, de même forme qu’un parapluie, utilisé pour se protéger généralement du soleil.

Quelle est ma relation au Seigneur ? Est-ce que je pense parfois à ouvrir mon parasol, à reconnaître en lui un abri sûr ? Parasol et lieu du repos. Parasol, lieu du repos et de l’action de grâce quand tout va bien dans ma vie.
Vous avez noté ? Le parasol est un objet portatif… l’abri n’est pas fixe… Dans le désert le peuple d’Israël n’avait pas de résidence permanente et Dieu lui-même résidait sous une tente. Ainsi, nous-mêmes, nous sommes appelés à être des résidents sur la terre mais qui espèrent la demeure éternelle… l’ombre éternelle et toute puissante du Très-Haut.
Par Marie, Dieu vient parmi les hommes et se révèle à eux. Par les sacrements, par sa Parole, Dieu vient habiter en nous. Pourquoi de pas prendre la résolution aujourd'hui de faire des sacrements et des Saintes Écritures, ce parasol pour mieux reprendre force à l’ombre du Très-Haut…(Source:Signe dans la Bible)



* Psaume 91,1

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître… »
a si justement proclamé le poète des Nuits, Alfred de Musset.
Comme c’est vrai !

Du berceau à la tombe,

la souffrance est l’inséparable compagne de l’homme.

Elle est partout, elle et en nous,
elle est autour de nous.
Le monde entier est son domaine,
Mais son domaine privilégié
en même temps que son meilleur auxiliaire,
c’est l’homme à qui il suffit d’exister
pour en être la victime plus ou moins impitoyable.
Qui que nous soyons,
La souffrance coule intarissable
De notre substance d’homme.
Y a-t-il un seul cœur humain
Qui n’ait sa blessure
Plus ou moins cachée et saignante ?
La souffrance gémit partout…
Elle commence avec le nouveau-né
Qui pleure de naître
Jusqu’à l’heure terrible où la mort,
À deux genoux sur notre poitrine,
Nous coupera le dernier souffle.
Souffrance de l’enfant près du lit de sa mère mourante,
De la mère sur un berceau vide ;
Souffrance de la jeune fille
Qu’un fiancé a lâchement abandonnée,
De l’époux qui apprend que sa femme
Est partie avec l’adultère ;
Souffrance des victimes de la route, du rail et de l’air ;
Souffrance des pauvres
Qui n’ont pas de pain et qui ont froid ;
Souffrance des malades qui attendent
La guérison ou la mort ;
Souffrance du cœur ulcéré, du corps infirme,
Maltraité de toutes les manières…
Souffrance qui est partout
Et qui martèle, pilonne, ronge la chair,
Eteint l’esprit, fait agoniser le cœur.
Souffrance qui grimace
Sous la vie de confort et de luxe,
Comme sous la vie de pauvreté et de dénuement ;
Souffrance qui fait pleurer les doux yeux de la charité,
Tord la bouche de la haine,
Griffe en passant le pur visage de la beauté
Et sculpteur de génie, comme dit le Père Sanson,
Modèle de ses doigts d’acier l’argile du masque humain.
Vraiment, la douleur est le maître de l’homme
Et face à elle, il restera un éternel apprenti,
Celui qui ne la dominera jamais.
Tant d’hommes ont pourtant au cours des âges
Tenter de la dominer et de la faire disparaître
Et que n’ont-ils pas fait pour aboutir au succès ?
Hélas ! Vains efforts,
Elle continuera de faire partie intégrante
De la vie humaine.
Aussi la sagesse nous commande-t-elle
D’apprendre à l’utiliser,
À la transformer
Et de destructrice qu’elle peut être,
À la rendre constructrice.
Quelqu’un nous a livré le secret…
C’est l’homme des douleurs,
Celui que nous contemplons le vendredi saint mourant
Sur la croix pour notre salut .


(ABBÉ CRETTOL)

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,45-51.

Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Benoît XVI,

pape de 2005 à 2013 , actuellement pape émérite de l'Eglise de Rome. Lors de l'audience générale du 04/10/06 (© Libreria Editrice Vaticana) 

 

Nathanaël-Barthélemy reconnaît le Messie, le Fils de Dieu

 

      L'évangéliste Jean nous rapporte que, lorsque Jésus voit Nathanaël s'approcher, il s'exclame :

-« Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir ».

Il s'agit d'un éloge qui rappelle le texte d'un psaume : « Heureux l'homme...dont l'esprit est sans fraude » (Ps 31,2), mais qui suscite la curiosité de Nathanaël ; il réplique avec étonnement :

-« Comment me connais-tu ? »

La réponse de Jésus n'est pas immédiatement compréhensible.

Il dit :

Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu ».

Nous ne savons pas ce qui s'est passé sous ce figuier.

Il est évident qu'il s'agit d'un moment décisif dans la vie de Nathanaël.

Il se sent touché au plus profond du cœur par ces paroles de Jésus, il se sent compris et il comprend :

cet homme sait tout sur moi, il sait et connaît le chemin de la vie, je peux réellement faire confiance à cet homme.

Et ainsi, il répond par une profession de foi limpide et belle en disant :

-« Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël ! » 

      Dans cette confession apparaît un premier pas important dans l'itinéraire d'adhésion à Jésus.

Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l'identité de Jésus :

il est reconnu aussi bien dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont il est le Fils unique, que dans son rapport au peuple d'Israël, dont il est déclaré le roi, un qualificatif propre au Messie attendu.

Nous ne devons jamais perdre de vue ni l'une ni l'autre de ces deux composantes, car si nous proclamons seulement la dimension céleste de Jésus, nous risquons d'en faire un être éthéré et évanescent, et si au contraire nous ne reconnaissons que sa situation concrète dans l'histoire, nous finissons par négliger la dimension divine qui précisément le qualifie.

 

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 07:36
Jour après jour, Palmyre devient le nouveau centre de la propagande de terreur des militants islamistes de Daesh. La ville antique conquise en mai dernier avait vu la destruction de deux mausolées en juin, puis l’exécution de 25 soldats syriens en juillet, mise en scène dans un amphithéâtre antique. La semaine dernière, c’était Khaled Asaad, le directeur des antiquités de la ville âgé de 82 ans, qui était exécuté, dit-on pour avoir refusé de révéler où avaient été cachées certaines oeuvres antiques de Palmyre, soustraites à la rapacité des djihadistes de Daesh, qui en font commerce.  Mais cette fois, il ne s’agit pas de commerce, mais de pure destruction : le directeur des Antiquités et des musées de Syrie a confié ce dimanche que des hommes de l’EI avaient placé une grande quantité d'explosifs dans le temple antique de Baal Shamin avant de le faire exploser. « Le bâtiment est en grande partie détruit", a indiqué Maamoun Abdulkarim à l’AFP.(ALETEIA)

Jour après jour, Palmyre devient le nouveau centre de la propagande de terreur des militants islamistes de Daesh. La ville antique conquise en mai dernier avait vu la destruction de deux mausolées en juin, puis l’exécution de 25 soldats syriens en juillet, mise en scène dans un amphithéâtre antique. La semaine dernière, c’était Khaled Asaad, le directeur des antiquités de la ville âgé de 82 ans, qui était exécuté, dit-on pour avoir refusé de révéler où avaient été cachées certaines oeuvres antiques de Palmyre, soustraites à la rapacité des djihadistes de Daesh, qui en font commerce. Mais cette fois, il ne s’agit pas de commerce, mais de pure destruction : le directeur des Antiquités et des musées de Syrie a confié ce dimanche que des hommes de l’EI avaient placé une grande quantité d'explosifs dans le temple antique de Baal Shamin avant de le faire exploser. « Le bâtiment est en grande partie détruit", a indiqué Maamoun Abdulkarim à l’AFP.(ALETEIA)

Source: Article de la Rédaction du HuffPost avec l'AFP

 

Nouveau coup dur pour le patrimoine mondial. Les jihadistes du groupe Etat islamique se sont de nouveau attaqués à un trésor archéologique mondial en faisant exploser un célèbre temple de la cité antique de Palmyre, en Syrie, classée au patrimoine de l'humanité.

Il y a moins d'une semaine, le groupe extrémiste avait décapité l'ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, un octogénaire de 82 ans, réputé dans le monde entier pour sa connaissance de ce site antique unique.

"Perle du désert"

L'EI, qui a déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak, s'est emparé en mai dernier de Palmyre, surnommée "la perle du désert", suscitant de vives craintes de l'Unesco et de la communauté internationale. "Daech a placé aujourd'hui une grande quantité d'explosifs dans le temple de Baalshamin avant de le faire exploser. Le bâtiment est en grande partie détruit", a déclaré dimanche à l'AFP Maamoun Abdulkarim le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie.

Il a précisé que "la 'cella' (partie close du temple) a été détruite et que des colonnes autour se sont effondrées". Le temple de Baalshamin a commencé à être érigé en l'an 17 puis a été agrandi et embelli par l'empereur romain Hadrien en 130. Baalshamin est le dieu du ciel phénicien.

C'est le sanctuaire le plus important après celui de Bêl, selon le musée du Louvre à Paris. Baalshamin est associé à Aglibôl (dieu de la lune) et à son frère cadet Malkbêl (dieu du soleil).

"Nos plus sombres prédictions sont malheureusement en train de se réaliser", a déploré Maamoun Abdulkarim.

Les jihadistes "ont commis des exécutions dans le théâtre antique, ils ont détruit en juillet la fameuse statue du Lion d'Athéna, qui se trouvait à l'entrée du musée de Palmyre, et ont transformé le musée en tribunal et en prison. Ils ont également assassiné mardi l'ancien directeur des Antiquités de la ville", a-t-il poursuivi.

"Une perversité glaçante"

L’Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé la destruction de ce monument historique par l'EI, qui considère les œuvres religieuses préislamiques, notamment les statues, comme de l'idolâtrie.

Après avoir pris Palmyre aux forces du régime syrien, l'EI avait exécuté dans et à l'extérieur de la ville plus de 200 personnes dont 20 abattues dans le théâtre antique. Mardi, les jihadistes ont exécuté l'ex-patron des Antiquités de la cité syrienne puis ils l'ont pendu à un poteau avant de mutiler son corps, ont expliqué à l'AFP un de ses fils et le directeur général des Antiquités.

"Des habitants de la ville m'ont dit que le groupe de l'EI avait découpé en morceaux le corps de mon père après l'avoir accroché durant un jour à un poteau", a déclaré dimanche Mohammad, un des fils de Khaled al-Assaad. "Mon père répétait souvent 'je mourrai debout comme les palmiers de Palmyre'", a-t-il ajouté.

L'Unesco, la France et les Etats-Unis ont dénoncé un meurtre "brutal" perpétré par des "barbares". L'Unesco s'était déjà insurgé le 3 juillet contre la destruction d’œuvres d'art de Palmyre. "La destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l’on convoque au saccage de leur patrimoine est un spectacle d’une perversité glaçante", avait dénoncé sa directrice Irina Bokova.

Les jihadistes, qui contrôlent de larges pans de territoires irakien et syrien, ont détruit en avril en Irak à coups de bulldozers, de pioches et d'explosifs le site archéologique de Nimroud, joyau de l'empire assyrien fondé au 13e siècle.

Ils s'en sont également pris à Hatra -une cité de la période romaine vieille de 2.000 ans- et au musée de Mossoul, dans le nord de l'Irak. Plus de 300 sites historiques syriens ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l'ONU.

 

Palmyre: Daech fait exploser le temple de Baalshamin
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 05:51
Dimanche 23 Août 2015: Lectionnaire pour la Liturgie du "Deuxième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie" (Accordé au calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

Deuxième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie

  • Soirée :
    • Saint Luc 18: 1 - 8
  • Matin :
    • Saint-Luc18: 9-17
  • Avant Quadisha Qurbana :
    • Genèse 6: 3-12
    • Ecclésiaste 7: 1-7
    • Psaume 12: 1 à 7
  • Quadisha Qurbana :
    • 2éme de St  Pierre 3: 8-14
  • 08 Bien-aimés, il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour.
  • 09 Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion.
  • 10 Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments embrasés seront dissous, la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.
  • 11 Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution, vous voyez quels hommes vous devez être, en vivant dans la sainteté et la piété,
  • 12 vous qui attendez, vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu, ce jour où les cieux enflammés seront dissous, où les éléments embrasés seront en fusion.
  • 13 Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice.
  • 14 C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix.
    •  
    • I Thessaloniciens 5: 1 à 11
  • 01 Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.
  • 02 Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit.
  • 03 Quand les gens diront : « Quelle paix ! Quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper.
  • 04 Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.
  • 05 En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
  • 06 Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.
  • 07 Les gens qui dorment, c’est la nuit qu’ils dorment ; ceux qui s’enivrent, c’est la nuit qu’ils sont ivres,
  • 08 mais nous qui sommes du jour, restons sobres ; mettons la cuirasse de la foi et de l’amour et le casque de l’espérance du salut.
  • 09 Car Dieu ne nous a pas destinés à subir la colère, mais à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ,
  • 10 mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons en train de veiller ou de dormir.
  • 11 Ainsi, réconfortez-vous mutuellement et édifiez-vous l’un l’autre, comme vous le faites déjà.
    •  
    • Saint-Luc11: 9 -20
  • 09 Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
  • 10 En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
  • 11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
  • 12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
  • 13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
  • 14 Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration.
  • 15 Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »
  • 16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
  • 17 Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
  • 18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
  • 19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.

20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 06:06
Samedi 22 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de l'Ecclésiastique 24,17-21.

Comme la vigne, j'ai produit des fleurs d'une agréable odeur, et mes fleurs ont donné des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du pur amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité, en moi toute l'espérance de la vie et de la vertu.
Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits.
Car mon souvenir est plus doux que le miel, et ma possession plus douce que le rayon de miel.
Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif.
Celui qui m'écoute n'aura jamais de confusion, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point.
Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 19,25-27.

En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine.
Jésus ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voilà votre fils."
Ensuite il dit au disciple : "Voilà votre mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Samedi 22 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Bx Guerric d'Igny

(v. 1080-1157), abbé cistercien 
1er Sermon pour l'Assomption ; PL 185A,187 (trad. Orval) 


 

« Voici votre Mère »

 

      Marie a engendré un Fils ; et comme celui-ci est le Fils unique du Père dans les cieux, il est le Fils unique de sa Mère sur la terre.

Cependant cette seule Vierge Mère, qui a eu la gloire de mettre au monde le Fils unique de Dieu embrasse ce même Fils dans tous les membres de son Corps et ne rougit pas d'être appelée la Mère de tous ceux en qui elle reconnaît le Christ déjà formé ou sur le point de l'être.

Ève, qui jadis a légué à ses enfants la condamnation à mort avant même qu'ils aient vu le jour, a été appelée « la mère des vivants » (Gn 3,20).

Mais puisqu'elle n'a pas répondu au sens de son nom, c'est Marie qui en a réalisé le mystère.

Comme l'Église dont elle est le symbole, elle est la Mère de tous ceux qui sont renés à la vie.

Elle est vraiment la Mère de la Vie qui fait vivre tous les hommes ; et en l'engendrant elle a en quelque sorte régénéré tous ceux qui allaient en vivre. 

       

      Cette bienheureuse Mère du Christ, qui se sait Mère des chrétiens en raison de ce mystère, se montre aussi leur Mère par le soin qu'elle prend d'eux et l'affection qu'elle leur témoigne.

Elle n'est pas dure envers eux comme s'ils n'étaient pas à elle.

Ses entrailles fécondées une seule fois, mais non pas épuisées, ne cessent d'enfanter le fruit de la bonté.

« Le fruit béni de votre sein » (Lc 1,42), douce Mère, vous a laissé toute remplie d'une bonté inépuisable : né de vous une seule fois, Il demeure toujours en vous.

 

Saint Symphorien, qui êtes-vous ?
Martyr 


(† IIIe ou IV siècle)

Symphorien, né à Autun, appartenait à l'une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions. Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l'intelligence ; il était déjà l'ornement de la cité.

Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule. Il n'en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux :
 « Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge. 
Je m'appelle Symphorien, et je suis chrétien. 
Pourquoi n'as-tu pas voulu adorer la déesse ? 
Je n'adore que le Dieu vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces. 
Si tu ne veux pas obéir à l'édit des empereurs, tu paieras ta révolte de ton sang. 
Dieu punit les méchants, mais Il récompense les justes en proportion de leurs mérites ; je n'ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »

Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans un noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l'exhortait à sacrifier aux idoles :

« Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles » lui dit Symphorien.
Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l'attendaient : « Les biens des chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde; le monde passe comme une ombre ; Dieu seul donne le vrai bonheur. 
Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort ! 
- Je crains Dieu seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme. 
Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive ! »

C'est alors qu'eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de foi; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu'aux murailles de la cité, près du lieu où devait s'accomplir le sacrifice. Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante : 
« Courage, mon fils, courage, la mort nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au Ciel ! »

Fortifié par ces paroles, le jeune chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau.

 



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 
Samedi 22 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Chers amis. Aloho m'barekh.

En Syrie, pendant que l'Occident poursuit sa politique hypocrite et coupable vis à vis des Chrétientés Orientales et des minorités martyrisées, l'obscurantisme a de nouveau frappé: 

Au mépris du respect de la "liberté des consciences" et du "Patrimoine culturel de l'humanité", les djihadistes de l’Etat Islamique ont détruit une partie de l’Eglise de Saint-Elian à Qaryatayn, au Sud-Est de Homs. 

Ils ont aussi profané et détruit le mausolée de Saint Elian.

Ce faisant, ils nuisent à la Foi qu'ils prétendent professer et à l'ensemble des croyants qui la professent.

 

Saint Elian, originaire de Homs, fut martyrisé pour son refus de renoncer au christianisme en l’an 284.

 

 

L’église avait été fondée sur plan en l’an 432 et un sarcophage contenait les reliques de Saint Elian dans une petite chapelle placée dans la crypte de l’église. 

Cette crypte admirable abritait des fresques du XIIème siècle.

Que Saint Elian intercède pour nous qui, en Occident, devons aussi témoigner de l'Evangile d'Amour, de Vérité et de Paix ! Que nous soyons digne de ces frères et sœurs qui, en Orient, son appelés à témoigner, parfois jusqu'à l'effusion du sang, pour le Christ Prince de la Paix !

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose-Mariam

 

 

 

Selon une source sur place, le prêtre qui officiait sur place aurait été assassiné.

Samedi 22 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,1-12.

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé.

Samedi 22 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Sur l'incompréhensibilité de Dieu, 5, 6-7 ; PG 48, 745 (trad. Orval rev.) 

 

« Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé »

 

      Si on est vraiment pécheur, il n'y a pas d'humilité à l'avouer. L'humilité commence lorsque quelqu'un qui sait qu'il a fait beaucoup de grandes choses n'en tire pas une haute idée de lui-même.

L'humilité existe lorsque, tout en étant semblable à Paul au point de pouvoir dire :

« Ma conscience ne me reproche rien », on ajoute aussitôt, comme lui :

« Mais je ne suis pas justifié pour autant » (1Co 4,4), ou encore :

« Le Christ Jésus est venu sauver les pécheurs, dont je suis le premier » (1Tm 1,15).

Voilà en quoi consiste l'humilité : en dépit de la grandeur de nos actes, nous abaisser nous-mêmes en esprit. 


      Dieu, cependant, à cause de son amour inexprimable des hommes, n'accueille et ne reçoit pas seulement ceux qui s'abaissent devant lui de cette manière, mais aussi ceux qui avouent franchement leurs fautes ; il se montre favorable et bienveillant envers ceux qui sont en de telles dispositions. Pour que tu apprennes combien il est bon de ne pas avoir une haute idée de soi-même, représente-toi deux chars.

Attelle à l'un la vertu et l'orgueil, à l'autre le péché et l'humilité. Tu verras l'attelage du péché devancer celui de la vertu, non certes par sa propre puissance, mais par la force de l'humilité qui l'accompagne, et tu verras l'autre dépassé non à cause de la faiblesse de la vertu, mais à cause du poids et de l'énormité de l'orgueil.

Samedi 22 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Je suis, la Reine du ciel et la Mère de la Miséricorde.

Je suis l'allégresse des justes et la porte ouverte aux pécheurs pour aller à Dieu.

Il n'y a pas sur la terre, de pécheur assez maudit, s'il m'appelle à son secours, qui ne puisse recevoir la miséricorde.

Personne, à moins d'être absolument maudit n'est rejeté, s'il revient à Dieu, et puisse trouver miséricorde...

Mère de Miséricorde, c'est le titre que tout le monde me donne ;

et vraiment la Miséricorde de Dieu envers les hommes a fait de moi la Toute-Miséricordieuse.

(Notre-Dame à sainte Brigitte de Suède 1302-1373)

Samedi 22 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 05:18
L'Etat Islamique détruit l’église et le sarcophage de Saint Elian/ Condamnation de Mor Philipose-Mariam/ Condamnation du Conseil Œcuménique des Eglises

 

Chers amis. Aloho m'barekh.

En Syrie, pendant que l'Occident poursuit sa politique hypocrite et coupable vis à vis des Chrétientés Orientales et des minorités martyrisées, l'obscurantisme a de nouveau frappé:

Au mépris du respect de la "liberté des consciences" et du "Patrimoine culturel de l'humanité", les djihadistes de l’Etat Islamique ont détruit une partie de l’Eglise de Saint-Elian à Qaryatayn, au Sud-Est de Homs.

Ils ont aussi profané et détruit le mausolée de Saint Elian.

Ce faisant, ils nuisent à la Foi qu'ils prétendent professer et à l'ensemble des croyants qui la professent.

Saint Elian, originaire de Homs, fut martyrisé pour son refus de renoncer au christianisme en l’an 284.

 

L’église avait été fondée sur plan en l’an 432 et un sarcophage contenait les reliques de Saint Elian dans une petite chapelle placée dans la crypte de l’église.

Cette crypte admirable abritait des fresques du XIIème siècle.

Que Saint Elian intercède pour nous qui, en Occident, devons aussi témoigner de l'Evangile d'Amour, de Vérité et de Paix ! Que nous soyons digne de ces frères et soeurs qui, en Orient, son appelés à témoigner, parfois jusqu'à l'éffusion du sang, pour le Christ Prince de la Paix !

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose-Mariam, métropolite

de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma

Selon une source sur place, le prêtre qui officiait sur place aurait été assassiné.

L'Etat Islamique détruit l’église et le sarcophage de Saint Elian/ Condamnation de Mor Philipose-Mariam/ Condamnation du Conseil Œcuménique des Eglises

Prière de saint Ephrem le Syrien pour l'Orient

Seigneur notre Dieu,

Vous avez choisi l’Orient pour envoyer Votre Fils unique et

accomplir l’économie du salut.

C’est une jeune fille orientale, la Vierge Marie, que Vous

avez choisi pour qu’elle porte et enfante Votre Fils unique.


C’est en Orient qu’il a grandi, qu’il a travaillé, qu’il a choisi Ses

Apôtres et Ses disciples.


C’est en Orient qu'Il a transmis Votre volonté et Vos

enseignements, Il y fit des miracles et des prodiges. C’est en

Orient qu'Il s'est livré.

C’est en Orient qu'Il a choisi de souffrir, de mourir et de

ressusciter.

C’est de l’Orient qu'il monta pour siéger à Votre droite.

Nous te prions d’accorder les forces nécessaires à Vos enfants

en Orient pour qu’ils soient affermis dans la foi et dans

l’espérance de Vos Saints Apôtres.

Amîn.

L'Etat Islamique détruit l’église et le sarcophage de Saint Elian/ Condamnation de Mor Philipose-Mariam/ Condamnation du Conseil Œcuménique des Eglises
L'Etat Islamique détruit l’église et le sarcophage de Saint Elian/ Condamnation de Mor Philipose-Mariam/ Condamnation du Conseil Œcuménique des Eglises

 

Condamnation du Conseil Œcuménique des Eglises

Universelle es la réprobation de la nouvelle malfaisance de l’État Islamique .

« La destruction du monastère de Mar Elian est une nouvelle manifestation du programme extrémiste du prétendu État islamique, visant non seulement à éliminer les membres des minorités religieuses, mais également tous les signes de leur présence et de la contribution qu’elles ont apportée à l’histoire et à la culture de la région » affirme le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des églises [World Council of Churches], qui condamne clairement la destruction par des miliciens du prétendu "État islamique", du monastère de Mar Elian situé à Qaryatayn aux environs d’Homs (Syrie).

Comme vous l'avez lu plus haut ce monastère  remontait au Ve siècle.

Avant la chute de Qaryatayn entre les mains des miliciens Islamistes le 6 août dernier, environ 1 800 chrétiens vivaient dans la ville.

Plus de 180 chrétiens ont  été à ce jour enlevés en Syrie par ce groupe terroriste prétenduement Musulman dont le Père Jacques Mourad, pour lui, c'était en mai dernier.

« L’État islamique fait actuellement la guerre non seulement aux chrétiens, mais à toute personne et à tout ce qui ne rentre pas dans leur vision extrémiste étriquée » souligne le pasteur Tveit

« On attend depuis longtemps que la communauté internationale trouve la volonté politique et les moyens de protéger la diversité culturelle et religieuse de la Syrie et de l’Irak des exactions de l’État islamique (…)

L’avenir politique et social de la région dépend de la diversité.

Le temps est venu de bloquer le processus qui peut porter à la disparition des chrétiens et des minorités religieuses de leurs lieux d’origines et de leurs lieux saints » 

 

Source : Agence Fides (22 août)

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 21:29
Mère de Miséricorde / Notre Dame de Pellevoisin: «Si tu veux me servir sois simple, et que tes actions répondent à tes paroles».

Je suis, la Reine du ciel et la Mère de la Miséricorde.

Je suis l'allégresse des justes et la porte ouverte aux pécheurs pour aller à Dieu.

Il n'y a pas sur la terre, de pécheur assez maudit, s'il m'appelle à son secours, qui ne puisse recevoir la miséricorde.

Personne, à moins d'être absolument maudit n'est rejeté, s'il revient à Dieu, et puisse trouver miséricorde...

Mère de Miséricorde, c'est le titre que tout le monde me donne ;

et vraiment la Miséricorde de Dieu envers les hommes a fait de moi la Toute-Miséricordieuse.

(Notre-Dame à sainte Brigitte de Suède 1302-1373)

Mère de Miséricorde / Notre Dame de Pellevoisin: «Si tu veux me servir sois simple, et que tes actions répondent à tes paroles».

« Si tu veux me servir sois simple »

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette atteinte d’une maladie incurable, écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés.

La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février àdécembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde : « Je suis toute miséricordieuse et maîtresse de mon Fils », « Je t’ai choisie, je choisis les petits et les faibles pour ma gloire ». Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur.

Le 18 février 1876, Marie formule une règle de vie pour Estelle : «Si tu veux me servir sois simple, et que tes actions répondent à tes paroles».

Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l’Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre Dame de Pellevoisin et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette est décédée à l'âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin : sur sa tombe, deux mots : « Sois simple ».

 

Source : www.pellevoisin.net

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 04:58
Les femmes ne sont pas aussi étroitement unies à leurs maris que l'Eglise au Fils de Dieu. Quel autre époux que notre Seigneur est jamais mort pour son épouse, et quelle épouse a jamais choisi comme époux un crucifié ? (St Jacques de Saroug)

Les femmes ne sont pas aussi étroitement unies à leurs maris que l'Eglise au Fils de Dieu. Quel autre époux que notre Seigneur est jamais mort pour son épouse, et quelle épouse a jamais choisi comme époux un crucifié ? (St Jacques de Saroug)

Livre de l'Ecclésiastique 39,5-10.

Dès l'aurore, le juste tournera son coeur vers le Seigneur qui l'a créé. En présence du Très-Haut il priera ; il ouvrira sa bouche pour supplier, et pour ses péchés il priera.
Si c'est la volonté du Seigneur, qui est grand, il sera rempli de l'esprit d'intelligence ; alors il répandra à flots les paroles de la sagesse, et, dans sa prière, il rendra grâces au Seigneur.
Il saura diriger sa prudence et son savoir, et il étudiera les mystères divins.
Il publiera la doctrine de son enseignement, et il se glorifiera de la loi de l'alliance du Seigneur.
Beaucoup loueront son intelligence, et il ne sera jamais oublié ; sa mémoire ne passera pas, et son nom vivra d'âge en âge.
Les peuples raconteront sa sagesse, et l'assemblée célébrera ses louanges.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Qui a jamais donné son sang en présent à son épouse, sinon celui qui est mort sur la croix et a scellé son union nuptiale par ses blessures ? Qui a-t-on jamais vu mort, gisant au banquet de ses noces, avec, à son côté, son épouse qui l'étreint pour être consolée ? A quelle autre fête, à quel autre banquet, a-t-on distribué aux convives, sous la forme du pain, le corps de l'époux ? (St Jaques de Saroug . Suite)

Qui a jamais donné son sang en présent à son épouse, sinon celui qui est mort sur la croix et a scellé son union nuptiale par ses blessures ? Qui a-t-on jamais vu mort, gisant au banquet de ses noces, avec, à son côté, son épouse qui l'étreint pour être consolée ? A quelle autre fête, à quel autre banquet, a-t-on distribué aux convives, sous la forme du pain, le corps de l'époux ? (St Jaques de Saroug . Suite)

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie 15 sur St Matthieu (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 113) 


 

La lampe sur le lampadaire

 

     « On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau. » De nouveau, par ces paroles, Jésus incite ses disciples à mener une vie irréprochable, en leur conseillant de veiller constamment sur eux, puisqu'ils sont placés sous les yeux de tous les hommes, comme des athlètes dans un stade vu de tout l'univers (1Co 4,9). 


     Il leur déclare :

-« Ne vous dites pas : ' Nous pouvons maintenant rester assis tranquilles, nous sommes cachés dans un petit coin du monde ', car vous serez visibles à tous les hommes, comme une ville située au sommet d'un mont (Mt 5,14), comme dans la maison une lumière qu'on a mise sur le lampadaire.

Moi, j'ai allumé la lumière de votre flambeau mais c'est à vous de l'entretenir, non seulement pour votre avantage personnel, mais encore dans l'intérêt de tous ceux qui l'apercevront et seront, par elle, conduits à la vérité.

Les pires méchancetés ne pourront pas jeter une ombre sur votre lumière, si vous vivez dans la vigilance de ceux qui sont appelés à amener au bien le monde entier.

Que votre vie donc réponde à la sainteté de votre ministère, pour que la grâce de Dieu soit partout annoncée. » 
 

 

La mort sépare les épouses de leurs maris, mais ici elle unit l'Epouse à son Bien-aimé. Il est mort sur la croix, a laissé son corps à sa glorieuse Epouse, et maintenant, à sa table, chaque jour, elle le prend en nourriture... Elle s'en nourrit sous la forme du pain qu'elle mange et sous la forme du vin qu'elle boit, afin que le monde reconnaisse qu'ils ne sont plus deux, mais un seul. (St Jacques de Saroug . Suite et fin)

La mort sépare les épouses de leurs maris, mais ici elle unit l'Epouse à son Bien-aimé. Il est mort sur la croix, a laissé son corps à sa glorieuse Epouse, et maintenant, à sa table, chaque jour, elle le prend en nourriture... Elle s'en nourrit sous la forme du pain qu'elle mange et sous la forme du vin qu'elle boit, afin que le monde reconnaisse qu'ils ne sont plus deux, mais un seul. (St Jacques de Saroug . Suite et fin)

St Bernard et Marie, "l'Etoile"...

Saint Bernard sait que seule la force de Dieu est forte en nous. Son admiration pour le plan divin du salut se concentre sur le mystère du Verbe Incarné.

Or, pour réaliser l'union entre Dieu et l'homme, le Seigneur a prévu la contribution singulière d'une créature, Marie.

Ce qui fait dire à saint Bernard :

"Efforçons-nous de monter vers le Sauveur par la même voie qu’il a suivie pour venir jusqu’à nous" et "quand on pense à elle, on ne s’égare pas".

L'importance majeure de Marie dérive du fait qu'elle a contribué à rapprocher l'homme de Dieu et à rendre Dieu plus accessible à l'homme.

La grandeur de Marie se situe aussi au plan de la responsabilité personnelle et morale, dans la réponse -si cruciale pour le reste de l’humanité- que Marie donne le jour de l'Annonciation.

Marie est « l'étoile » nécessaire à notre « navigation » en ce monde.

La pensée de saint Bernard n'est pas vraiment nouvelle, saint Bernard reprend la pensée des pères de l'Eglise, il est parfois considéré comme le dernier Père de l'Eglise... Son style tout à fait enthousiasmant fait de lui le chantre de Marie

(L'équipe de "Marie de Nazareth)

Tès que l’amour entre dans ton cœur,  tes pensées deviennent claires comme la lumière.  Oui, ton intelligence s’ouvre aux mystères de Dieu.  Les bonnes actions plaisent à ceux qui le font.  Mais si tu les fais sans amour,  elles ne te plaisent pas.  Le sel rend la nourriture meilleure.  De même pour faire de bonnes actions,  il faut aimer. (St Jacques de Saroug . Le Poème de la Charité)

Tès que l’amour entre dans ton cœur, tes pensées deviennent claires comme la lumière. Oui, ton intelligence s’ouvre aux mystères de Dieu. Les bonnes actions plaisent à ceux qui le font. Mais si tu les fais sans amour, elles ne te plaisent pas. Le sel rend la nourriture meilleure. De même pour faire de bonnes actions, il faut aimer. (St Jacques de Saroug . Le Poème de la Charité)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14.

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

On peut comparer les bonnes actions  aux membres de ton corps.  L’amour, c’est le cœur  qui rend ton corps vivant.  Se priver de nourriture, c’est bien.  Mais si tu jeûnes sans amour,  tu gardes une mauvaise odeur dans ta bouche.  Ton jeûne ne sert à rien.  Ta prière est agréable,  et l’amour te donne des ailes  pour voler comme un oiseau.  Mais si ton aile est faible,  tu ne verras pas le Dieu Très-Haut  là où il habite.  Être juste est une bonne chose  pour celui qui pratique la justice.  Mais si tu es juste sans amour,  tu te fatigues pour rien.(St Jacques de Saroug . Poème de la Charité. Suite)

On peut comparer les bonnes actions aux membres de ton corps. L’amour, c’est le cœur qui rend ton corps vivant. Se priver de nourriture, c’est bien. Mais si tu jeûnes sans amour, tu gardes une mauvaise odeur dans ta bouche. Ton jeûne ne sert à rien. Ta prière est agréable, et l’amour te donne des ailes pour voler comme un oiseau. Mais si ton aile est faible, tu ne verras pas le Dieu Très-Haut là où il habite. Être juste est une bonne chose pour celui qui pratique la justice. Mais si tu es juste sans amour, tu te fatigues pour rien.(St Jacques de Saroug . Poème de la Charité. Suite)

Par St Jacques de Saroug

(v. 449-521), moine et évêque syrien , Docteur de la Tradition Syro-Orthodoxe. Homélie sur le voile de Moïse (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 296) 

 

« Venez au repas de noce »

 

Les femmes ne sont pas aussi étroitement unies à leurs maris que l'Eglise au Fils de Dieu.

Quel autre époux que notre Seigneur est jamais mort pour son épouse, et quelle épouse a jamais choisi comme époux un crucifié ?

Qui a jamais donné son sang en présent à son épouse, sinon celui qui est mort sur la croix et a scellé son union nuptiale par ses blessures ?

Qui a-t-on jamais vu mort, gisant au banquet de ses noces, avec, à son côté, son épouse qui l'étreint pour être consolée ?

A quelle autre fête, à quel autre banquet, a-t-on distribué aux convives, sous la forme du pain, le corps de l'époux ? 


La mort sépare les épouses de leurs maris, mais ici elle unit l'Epouse à son Bien-aimé.

Il est mort sur la croix, a laissé son corps à sa glorieuse Epouse, et maintenant, à sa table, chaque jour, elle le prend en nourriture...

Elle s'en nourrit sous la forme du pain qu'elle mange et sous la forme du vin qu'elle boit, afin que le monde reconnaisse qu'ils ne sont plus deux, mais un seul.

 

Si tu gardes ton corps pour le Seigneur,  si tu lui appartiens,  tu recevras une glorieuse récompense.  Mais si tu n’aimes pas,  tu es comme un homme marié qui trompe sa femme.  Si tu partages ton pain avec celui qui a faim,  tu recevras une récompense.  Mais si tu partages ton pain sans amour,  tu ne gagnes rien.  Si le martyr donne son corps au feu  pour être brûlé,  il a besoin d’aimer.  Alors il recevra  la récompense des martyrs.  Aimer est plus important  que de parler au nom de Dieu  et de croire en lui.  En effet, sans amour,  tu ne peux pas parler au nom de Dieu  et tu ne crois pas en lui.(S Jacques de Saroug. Le Poème de la Charité. Suite)

Si tu gardes ton corps pour le Seigneur, si tu lui appartiens, tu recevras une glorieuse récompense. Mais si tu n’aimes pas, tu es comme un homme marié qui trompe sa femme. Si tu partages ton pain avec celui qui a faim, tu recevras une récompense. Mais si tu partages ton pain sans amour, tu ne gagnes rien. Si le martyr donne son corps au feu pour être brûlé, il a besoin d’aimer. Alors il recevra la récompense des martyrs. Aimer est plus important que de parler au nom de Dieu et de croire en lui. En effet, sans amour, tu ne peux pas parler au nom de Dieu et tu ne crois pas en lui.(S Jacques de Saroug. Le Poème de la Charité. Suite)

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque

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