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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 17:16
Les inscriptions sont closes, mais rien ne vous interdit de nous rejoindre pour la Messe dimanche à 10h30 au 18 Route de Pau.65100 LOURDES.

Les inscriptions sont closes, mais rien ne vous interdit de nous rejoindre pour la Messe dimanche à 10h30 au 18 Route de Pau.65100 LOURDES.

 


 

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St

Thomas"* à Lourdes :

 

*Vendredi 16 Octobre à 8h, départ de Normandie  (Coucher à Jauldes)

* Friday, October 16 at 8 am, departure of Normandy (Sunset in Jauldes)

*Départ de Charente :

* Departure from Charente:

-Samedi 17 Octobre départ à 7h pour LOURDES(Coucher à Lourdes),

étape déjeûner à Aire sur l'Adour * au Sanctuaire de Sainte Quiterie.

 

-Saturday October 17 starting at 7 am for Lourdes (Lourdes Sunset)


Step lunch in Aire sur l'Adour at Holy Quiterie * Sanctuary.

 

 

Lourdes au service de la joie des convives

Lourdes au service de la joie des convives

-Dimanche 18, journée à Lourdes

-Sunday 18 day in Lourdes, 10:30 Mass at 18 Route de Pau. 65100 LOURDES (France)

Lourdes au service de la joie des convives

Lourdes au service de la joie des convives

-Lundi 19 matinée à Lourdes,départ en fin de matinée pour une courte étape à Ferrières

-Monday Morning 19 in Lourdes, starting in the late morning for a short step to Ferrières and a mountain picnic on the "Col du Soulor."

Résultat de recherche d'images pour "col du soulor"

et un piquenique suir le Col du Soulor.

 

 

Résultat de recherche d'images pour "col du soulor"

Résultat de recherche d'images pour "col du soulor"

(Coucher à Jauldes)

-Mardi 20, départ des Normands et Parisiens pour le Monastère, 

 

(Sunset in Jauldes)


-Tuesday 20 departure of the Normans and Parisians for the Monastery,

 

 

OFFRANDES LIBRES

(Libeller vos chèques à l'ordre de la Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas : ESOF)

FREE GIFTS

(Make out your check payable to the Metropolis of Syro-Orthodox Church March-Francophone Thomas ESOF)
Registration to:

Inscriptions au :

Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI.

Tel : 02.33.24.79.58 Courriels :asstradsyrfr@laposte.net

ou sur le portable de Soeur Marie-André:0617512573

avant le dimanche 4 Octobre.

+++

*Chrétientés Syriaques des Indes

 

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*Qui est Sainte Quitterie ?

Au ve siècle, Aire fait partie du royaume wisigoth de Toulouse ; elle devient une résidence royale sous les rois Euric (466-484) et Alaric II (484-507). Ce dernier y promulgua en 506 son Bréviaire, condensé du droit romain, un an avant d'être vaincu par Clovis.

C'est durant cette période, en 476, que Quitterie, princesse d'Espagne, fille du « roi » Caius et fuyant son prétendant, aurait été décapitée à Aire par les Wisigoths qui étaient attachés à une hérésie: l'arianisme.

Sa tête y aurait fait jaillir une source miraculeuse.

Tout près de l'église d'Aire coule aujourd'hui une fontaine à laquelle on attribue la vertu de guérir les maux de tête ainsi que la rage (on la représente souvent avec un chien à ses pieds tirant la langue).

Eglise Ste Quitterie

Son culte était très répandu en Vasconie (on prononce "Quitèr.i"), où on l'invoquait pour la guérison des maux de tête, de la folie etde  la rage.

Les reliques de la sainte demeurèrent jusqu'au xvie siècle dans la crypte de l'église, ancien temple romain dédié au dieu Mars et converti en baptistère par les évêques des Tarusates. Elles furent conservées à l'intérieur d'unsarcophage de marbre blanc, l'un des plus beaux du ive siècle, en raison de l'extraordinaire richesse de sa décoration, mêlant motifs sculptés antiques et chrétiens.

Ses reliques attirent de nombreux pèlerins depuis le Moyen Âge, empruntant "lous camins de Sinte Quiteyre".

Le site s'imposera vite comme une étape sur la Via Podiensis un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le culte de la sainte a pu se répandre sur cet itinéraire avec les récits des pèlerins, comme à Lageyrat (Haute-Vienne), où une fontaine à dévotion, une ancienne chapelle et une pierre tombale portent son nom5.

Aire devient le siège d'un évêché qui, après la "Révolution" sera rattaché à celui de Dax.

Eglise Ste Quitterie

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St Thomas" à Lourdes
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:02
SEPTEMBRE-OCTOBRE 2015.   Mise à jour du programme Liturgique Général de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

 

SEPTEMBRE-OCTOBRE 2015. 

Mise à jour du programme Liturgique Général de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone (Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI. Tel : 0233247958  Courriels :asstradsyrfr@laposte.net):

 

SEPTEMBRE:

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

*Dimanche 6 Septembre, Pèlerinage de rentrée des Classes pour les élèves, étudiants et leurs professeurs à N-D de Miséricorde

 Messe à 10h30 , bénédiction des enfants, repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

*Mardi 29 Septembre, Grand Pèlerinage à St Michel Archange au Monastère Syriaque

 Messe à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

*YVETOT(76) :

-Samedi 19 Septembre. Messe à 10h30 Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS (0613105663).

 

*NANTES (44) :

*Jeudi 10 Septembre, Messe à 18h pour le Groupe de prière St Charbel, (Mme Maria-Annick Chamberlain), 6 Rue de la Fauvette. 44 NANTES

 

*JAULDES(16) :

-Dimanche 27 Septembre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

 

*LOURDES (65) :

-Pas de Messe ce mois-ci en raison de la prolongation du séjour (d'intérêt ecclésial) de Mor Philipopse-Mariam au Kerala .

 

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 26 Sptembre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30 

 

 

OCTOBRE:

 

*CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

 

*Dimanche 4 Octobre, Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 Messe à 10h30 , prières aux Saints Syriaques du Kerala et Koorilose et Gregorios), repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

*YVETOT(76) :

-Samedi 17 Octobre  Messe à 10h30 Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS (0613105663).

 

*NANTES (44) :

*Jeudi 8 Octobre, Messe à 18h pour le Groupe de prière St Charbel, (Mme Maria-Annick Chamberlain), 6 Rue de la Fauvette. 44 NANTES

 

*JAULDES(16) :

-Dimanche 11 et 25 Octobre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

 

+++

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St Thomas" à Lourdes :

*Départ de Normandie Vendredi 16 Octobre à 8h (Coucher à Jauldes)

*Départ de Charente :

Samedi 17 Octobre à 7h (Coucher à Lourdes)

Dimanche 18, journée à Lourdes

Lundi 19 matinée à Lourdes

(Coucher à Jauldes)

Mardi 20, départ des Normands et Parisiens pour le Monastère.

OFFRANDES LIBRES

(Libeller vos chèques à l'ordre de la Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas  : ESOF)

Inscriptions au :

Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI. Tel : 0233247958  Courriels :asstradsyrfr@laposte.net  

ou sur le portable de Soeur Marie-André:0617512573

avant le dimanche 4 Octobre.

+++

 

*LOURDES (65) :

-Dimanches 18 Octobre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

 

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 24 Octobre, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30 

 

+++

Prière:

Au nom du Père, du fils et du saint-esprit,

DIEU UNIQUE ET  VRAI.

Amîn.

 

     V.  Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit .

      R.   Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn.

                                    Kourie eleïson. Kourie eleïson. Kourie eleïson.

     Seigneur ayez pitié de nous, Seigneur épargnez- nous et faites miséricorde, Seigneur exaucez-nous, ayez pitié de nous.

     Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous notre créateur, Gloire à Vous, notre Espérance pour toujours. Barekhmor.

 

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn.

Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

Seigneur, Faites de nous Vos disciples:

Jésus Christ, Fils de Dieu,

Vous qui avez manifesté le Père des Cieux,

Faites de nous vos disciples.

Vous avez promis de donner la paix à nos âmes,

Mais vous ne voulez pas de serviteurs négligents.

Accordez-nous la force de rester vigilants, de veiller. 

Donnez-nous de vous être fidèles, d’une fidélité unique. 

Apprenez-nous à agir toujours dans la conscience d’être devant votre face. 

Faites de nous vos enfants. 

Accordez-nous la force d’accomplir votre volonté, vos préceptes. 

Apprenez-nous à faire le bien. 

Gardez-nous du levain des pharisiens. 

Enseignez-nous à discerner l’essentiel en nos vies, l’unique nécessaire. 

Aidez-nous à nous délivrer du péché, de l’oisiveté, de la paresse spirituelle. 

Que tout ce qu’il y a de beau et de bon dans le monde nous fasse nous souvenir de vous.

Que le mal qui est dans le monde nous avertisse et nous enseigne. 

Donnez-nous de voir dans les pécheurs le miroir de nos propres péchés. 

Apprenez-nous à considérer comme des frères ceux qui pensent autrement que nous,

Ceux qui ne partagent pas notre foi, ceux qui ne croient pas.

Aidez-nous à nous rappeler la brièveté de la vie afin que le souvenir de la mort soit une force de persévérance et de service.

Accordez-nous la force de pardonner, d’aimer et de donner. 

Apprenez-nous à vivre dans la prière.

Faites nous participer à votre royaume. 

Apprenez-nous à haïr le péché et jamais le pécheur. 

Donnez-nous la force de vous rendre témoignage. 

Ne permettez pas que nous soyons vaniteux, mesquins, creux. 

Soyez pour nous l’alpha et l’oméga en cette vie et dans l’éternité,

Et nous serons vraiment Vos disciples. 

(Père Alexandre Men 1935-1990. Prêtre orthodoxe russe, d’origine juive, d’un très grand rayonnement spirituel, intellectuel et pastoral, ouvert à l’œcuménisme, artisan actif d’un renouveau de l’Église russe. Assassiné en septembre 1990, en allant célébrer la liturgie dans sa paroisse)

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 11:11
Veux-tu que je te prouve d'une manière complète et invincible que tu n'es pas lié par ta parole? Fuis le mal, fais le bien et sépare-toi de toute personne qui marche dans la voie du désordre (2Th 3,6). Écoute cette parabole ou plutôt cet exemple: Un père avait un fils qui l'entourait de ses respects, qui, toujours docile à ses ordres, se plaisait à lui obéir en toute choses. Quelqu'un, jaloux de la sagesse et de la perfection de ce jeune homme, vint lui dire en secret: "Jure-moi que tu feras à l'égard de ton père tout ce que je te dirai, et que tu ne m'opposeras jamais la moindre résistance." Le fils eut l'imprudence de le lui jurer; et aussitôt après il lui dit: "Va outrager ton père, frappe-le, ne respecte plus sa présence, et fais tout ce qu'il t'aura défendu de faire; j'ai reçu ta promesse, et tu ne peux te refuser à m'obéir. "Ce fils serait-il assez insensé, ou plutôt assez impie, pour ne pas mépriser cet abominable conseil? Et le respect et la vénération qu'il a pour son père ne seront-ils pas plus puissants? Certes, il lui répondra: "Je vois que tu es un homme qui foules aux pieds la vérité et la justice, qui es l'ennemi de mon père et qui ne cherches qu'à perdre mon âme. Mais tu ne me tromperas pas comme le serpent séduisit Eve (Gn 3). Ta fourberie et ta méchanceté ne me feront pas commettre une impiété aussi grande. Je ne veux pas que mon père puisse m'accuser ou me reprocher d'avoir obéi à un homme aussi pervers. Je méprise ton conseil par respect pour mon père et pour le salut de mon âme. Que le signe de la croix ferme mes oreilles à tes paroles empoisonnées, qui ne pourront y entrer désormais; je fuirai tout rapport avec toi, parce que tu es plein de ruse et de dissimulation."(St Ephrem)

Veux-tu que je te prouve d'une manière complète et invincible que tu n'es pas lié par ta parole? Fuis le mal, fais le bien et sépare-toi de toute personne qui marche dans la voie du désordre (2Th 3,6). Écoute cette parabole ou plutôt cet exemple: Un père avait un fils qui l'entourait de ses respects, qui, toujours docile à ses ordres, se plaisait à lui obéir en toute choses. Quelqu'un, jaloux de la sagesse et de la perfection de ce jeune homme, vint lui dire en secret: "Jure-moi que tu feras à l'égard de ton père tout ce que je te dirai, et que tu ne m'opposeras jamais la moindre résistance." Le fils eut l'imprudence de le lui jurer; et aussitôt après il lui dit: "Va outrager ton père, frappe-le, ne respecte plus sa présence, et fais tout ce qu'il t'aura défendu de faire; j'ai reçu ta promesse, et tu ne peux te refuser à m'obéir. "Ce fils serait-il assez insensé, ou plutôt assez impie, pour ne pas mépriser cet abominable conseil? Et le respect et la vénération qu'il a pour son père ne seront-ils pas plus puissants? Certes, il lui répondra: "Je vois que tu es un homme qui foules aux pieds la vérité et la justice, qui es l'ennemi de mon père et qui ne cherches qu'à perdre mon âme. Mais tu ne me tromperas pas comme le serpent séduisit Eve (Gn 3). Ta fourberie et ta méchanceté ne me feront pas commettre une impiété aussi grande. Je ne veux pas que mon père puisse m'accuser ou me reprocher d'avoir obéi à un homme aussi pervers. Je méprise ton conseil par respect pour mon père et pour le salut de mon âme. Que le signe de la croix ferme mes oreilles à tes paroles empoisonnées, qui ne pourront y entrer désormais; je fuirai tout rapport avec toi, parce que tu es plein de ruse et de dissimulation."(St Ephrem)

Quatrième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie

  • Soirée :
    • Saint Mathieu 18: 1-11
  • Matin :
    • Saint-Mathieu18: 12-22
  • Avant de Saint Qurbana :
    • Exode 3: 1-6, 11-14
    • Job 1: 1-5
    • Isaïe 1: 15 -20
    •  
  • Saint Qurbana :
    • 1ère de St Pierre 2: 1-5
  • 01 Rejetez donc toute méchanceté, toute ruse, les hypocrisies, les jalousies et toutes les médisances ;
  • 02 comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,
  • 03 puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.
  • 04 Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.
  • 05 Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.
  •  
    •  
    • 1ère aux  Corinthiens 3: 16-23
  • 16 Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
  • 17 Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.
  • 18 Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage.
  • 19 Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.
  • 20 Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !
  • 21 Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient,
  • 22 que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous,
  • 23 mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.
  •  
    •  
    • Saint Matthieu 5: 38 – 48
  • 38 Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.
  • 39 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
  • 40 Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
  • 41 Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
  • 42 À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
  • 43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
  • 44 Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
  • 45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
  • 46 En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
  • 47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
  • 48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
    •  

 

Chers amis. Aloho m'barekh.

Ce weekend, au Siège de la MISC, à Thozhiyoor, le Métropolite, les prêtres, clercs et fidèles célèbrent le premier anniversaire  du rappel à Dieu de Son Eminence Joseph Mor Koorilose.

Je demande à nos prêtres et nos clercs, à nos fidèles de France et d’Afrique de s’unir, dans leurs, à leurs frères et sœurs de cette Juridiction Syriaque du Kerala.

Comme beaucoup s’en souviennent, après une intégration douteuse de notre Chrétienté française et camerounaise à la Tradition Syro-Orthodoxe par l'archevêque Nicolas, avant que le « Conseil de l’Eglise » ne choisisse de rejoindre la juridiction créée pour l’Europe par l’Eglise Malankare Orthodoxe, Son Eminence Joseph Mor Koorilose fréquentait assidûment notre Monastère Syriaque en France avec un rôle de "Juridical advisor".

Avec moi et nos prêtres, il répandit en France et en Afrique la dévotion à Saint Abraham Koorilose Bava.

Satisfait de son accompagnement paternel, le « Conseil de l'Eglise » (Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone") l'avait choisi, dès Décembre 2005 comme "Métropolite majeur".

Grâce à l'assistance de ce frère aîné, notre Chrétienté s'inscrivait incontestablement dans la Tradition Syro Orthodoxe telle que transmise par les Chrétiens de Saint Thomas (Chrétientés des Indes).

Notre Église syrienne orthodoxe de Mar Thomas est à ce jour la seule Eglise locale en France et au Cameroun des "Chrétientés Syriaques de Saint Thomas".

Notre  Monastère métropolitain de Notre-Dame de Miséricorde et ses dépendances, en France, au Cameroun demeurent des lieux de prières pour que soit restaurée, là où c'est nécessaire, et  toujours plus clairement manifestée, l'Unité de l’Église du Christ, l'unité des "Eglises Apostoliques"...

 

Puisse mon prochain voyage au Kerala collaborer à resserrer les liens d'amitié entre nos Eglises qu'unit  la même et vivifiante Tradition Syriaque aux Indes et en Europe, entre Eglises qu'unit la même Foi dans le Christ mort et réssuscité pour unir l'homme à Dieu et les hommes entre eux !

Que le Christ Prince de la Paix soit notre guide!

Que la Mère de Miséricorde nous réunisse tous sous sa protection !

Que Saint Abraham Koorilose Bava et Saint Gregorios intercèdent pour nous !

Je demande donc à tous ceux qui l’ont connu, mais aussi aux autres, de s’unir au programme des membres de son Eglise pour l'anniversaire de la naissance au Ciel de leur bien aimé Tirumeni (Evêque): Son Eminence Joseph Mor Koorilose.

 

Avant que je ne quitte la France, lundi, pour le Kerala, ce weekend nous ferons donc mémoire du regretté Tirmumeni à chaque Service liturgique et à chaque Messe dans chacune de nos paroisses de France et du Cameroun.

 

En union de prières. Aloho m’barekh (Que Dieu vous bénisse) !

 

+Mor Philipose-Mariam, métropolite de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma

 

Dear friends. Aloho m'barekh.

This weekend, at the Headquarters of the MISC in Thozhiyoor, Metropolitan, priests, clergy and faithful celebrate the first anniversary of the return to God of His Eminence Mar Joseph Koorilose.

I ask our priests and clergy, to our faithfulls of France and Africa to unite in their, their brothers and sisters of this Syriac Jurisdiction of Kerala.

As many remember, after a dubious integration of our French and Cameroonian Christianity to the Syro-Orthodox Tradition by Archbishop Nicolas, before the "Church Council" chooses to join the jurisdiction created for Europe by the Malankara Syrian Orthodox Church, His Eminence Joseph Mor Koorilose assiduously frequented our Syriac Monastery in France with a role of "Juridical advisor".

With me and our priests, he sprinkled in France and Africa devotion to Saint Abraham Koorilose Bava.

Satisfied with his father's support, the "Council of the Church" (Church Syro-Orthodoxe-Francophone ") had chosen, from December 2005, as "major Metropolitan ".

With the assistance of the elder brother, our Christianity is unquestionably inscribed in the Syrian Orthodox tradition as transmitted by the Christians of Saint Thomas (Christian communities of India).

Our Syrian Orthodox Church Mar Thomas is currently the only local church in France and Cameroon for "Syriac Christian communities of Saint Thomas".

Our Metropolitan Monastery of Our Lady of Mercy and its dependencies, France, Cameroon remain places of prayer that is restored where necessary and always more clearly manifested, the Unity Church of Christ The unit of "Apostolic Church" ...

 

May my next trip to Kerala collaborate in strengthening the ties of friendship between our Churches united by the same life-giving Syriac Tradition in India and Europe, between churches united by the same faith in Christ dead and resurrected to join the man to God and men together!

May Christ the Prince of Peace is our guide!

May the Mother of Mercy meet us all under his protection!

May Saint Abraham Koorilose Bava and Saint Gregorios intercede for us!

So I ask all those who knew his Eminence Joseph Mar Koorilose, but also to others, to join the program of the members of his Church on the anniversary of the birth in heaven of their beloved Tirumeni (Bishop.

 

Before I left France on Monday to Kerala, so this weekend we will make memory of the late Tirmumeni ever liturgical service at every Mass and in each of our parishes in France and Cameroon.

 

In union of prayers. Aloho m’barekh !

 

+ Mor Philipose-Mariam, Metropolitan of the Mar Thoma French speaking Syrian Orthodox Church 

Par St Cyrille d'Alexandrie

(380-444), évêque et docteur de l'Église 
Commentaire sur l'Évangile de Jean, 4 

 

 

« Tous ceux qui le touchèrent étaient sauvés »

 

 

             Même pour ressusciter des morts, le Sauveur ne se contente pas d'agir par sa parole, porteuse pourtant des ordres divins.

Pour cette œuvre si magnifique, il prend comme coopératrice, si l'on peut dire, sa propre chair, afin de montrer qu'elle a le pouvoir de donner la vie, et pour faire voir qu'elle ne fait qu'un avec lui :

elle est bien en effet sa chair à lui, et non pas un corps étranger. 


            C'est ce qui est arrivé quand il a ressuscité la fille du chef de la synagogue, en lui disant :

« Mon enfant, lève-toi ! » (Mc 5,41)

Il l'a prise par la main, selon qu'il est écrit. Il lui a redonné la vie, comme Dieu, par un commandement tout-puissant, et il l'a vivifiée aussi par le contact de sa sainte chair témoignant ainsi que, dans son corps comme dans sa parole, une même énergie divine était à l'œuvre.

De même encore, quand il est arrivé dans une ville nommée Naïm, où l'on enterrait le fils unique de la veuve, il a touché le cercueil en disant :

« Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! » (Lc 7,14) 


            Ainsi, non seulement il confère à sa parole le pouvoir de ressusciter les morts, mais encore, pour montrer que son corps est vivifiant, il touche les morts, et par sa chair il fait passer la vie dans leurs cadavres.

Si le seul contact de sa chair sacrée rend la vie à un corps qui se décompose, quel profit ne trouverons-nous pas à sa vivifiante eucharistie quand nous ferons d'elle notre nourriture ?

Elle transformera totalement en son bien propre, qui est l'immortalité, ceux qui y auront participé.

 

Dimanche 6 SEPTEMBRE 2015: Quatrième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 10:04
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)

Chers amis. Aloho m'barekh.

Ce weekend, au Siège de la MISC, à Thozhiyoor, le Métropolite, les prêtres, clercs et fidèles célèbrent le premier anniversaire  du rappel à Dieu de Son Eminence Joseph Mor Koorilose.

Je demande à nos prêtres et nos clercs, à nos fidèles de France et d’Afrique de s’unir, dans leurs, à leurs frères et sœurs de cette Juridiction Syriaque du Kerala.

Comme beaucoup s’en souviennent, après une intégration douteuse de notre Chrétienté française et camerounaise à la Tradition Syro-Orthodoxe par l'archevêque Nicolas, avant que le « Conseil de l’Eglise » ne choisisse de rejoindre la juridiction créée pour l’Europe par l’Eglise Malankare Orthodoxe, Son Eminence Joseph Mor Koorilose fréquentait assidûment notre Monastère Syriaque en France avec un rôle de "Juridical advisor".

Avec moi et nos prêtres, il répandit en France et en Afrique la dévotion à Saint Abraham Koorilose Bava.

Satisfait de son accompagnement paternel, le « Conseil de l'Eglise » (Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone") l'avait choisi, dès Décembre 2005 comme "Métropolite majeur".

Grâce à l'assistance de ce frère aîné, notre Chrétienté s'inscrivait incontestablement dans la Tradition Syro Orthodoxe telle que transmise par les Chrétiens de Saint Thomas (Chrétientés des Indes).

Notre Église syrienne orthodoxe de Mar Thomas est à ce jour la seule Eglise locale en France et au Cameroun des "Chrétientés Syriaques de Saint Thomas".

Notre  Monastère métropolitain de Notre-Dame de Miséricorde et ses dépendances, en France, au Cameroun demeurent des lieux de prières pour que soit restaurée, là où c'est nécessaire, et  toujours plus clairement manifestée, l'Unité de l’Église du Christ, l'unité des "Eglises Apostoliques"...

 

Puisse mon prochain voyage au Kerala collaborer à resserrer les liens d'amitié entre nos Eglises qu'unit  la même et vivifiante Tradition Syriaque aux Indes et en Europe, entre Eglises qu'unit la même Foi dans le Christ mort et réssuscité pour unir l'homme à Dieu et les hommes entre eux !

Que le Christ Prince de la Paix soit notre guide!

Que la Mère de Miséricorde nous réunisse tous sous sa protection !

Que Saint Abraham Koorilose Bava et Saint Gregorios intercèdent pour nous !

Je demande donc à tous ceux qui l’ont connu, mais aussi aux autres, de s’unir au programme des membres de son Eglise pour l'anniversaire de la naissance au Ciel de leur bien aimé Tirumeni (Evêque): Son Eminence Joseph Mor Koorilose.

 

Avant que je ne quitte la France, lundi, pour le Kerala, ce weekend nous ferons donc mémoire du regretté Tirmumeni à chaque Service liturgique et à chaque Messe dans chacune de nos paroisses de France et du Cameroun.

 

En union de prières. Aloho m’barekh (Que Dieu vous bénisse) !

 

+Mor Philipose-Mariam, métropolite de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma

 

Dear friends. Aloho m'barekh.

This weekend, at the Headquarters of the MISC in Thozhiyoor, Metropolitan, priests, clergy and faithful celebrate the first anniversary of the return to God of His Eminence Mar Joseph Koorilose.

I ask our priests and clergy, to our faithfulls of France and Africa to unite in their, their brothers and sisters of this Syriac Jurisdiction of Kerala.

As many remember, after a dubious integration of our French and Cameroonian Christianity to the Syro-Orthodox Tradition by Archbishop Nicolas, before the "Church Council" chooses to join the jurisdiction created for Europe by the Malankara Syrian Orthodox Church, His Eminence Joseph Mor Koorilose assiduously frequented our Syriac Monastery in France with a role of "Juridical advisor".

With me and our priests, he sprinkled in France and Africa devotion to Saint Abraham Koorilose Bava.

Satisfied with his father's support, the "Council of the Church" (Church Syro-Orthodoxe-Francophone ") had chosen, from December 2005, as "major Metropolitan ".

With the assistance of the elder brother, our Christianity is unquestionably inscribed in the Syrian Orthodox tradition as transmitted by the Christians of Saint Thomas (Christian communities of India).

Our Syrian Orthodox Church Mar Thomas is currently the only local church in France and Cameroon for "Syriac Christian communities of Saint Thomas".

Our Metropolitan Monastery of Our Lady of Mercy and its dependencies, France, Cameroon remain places of prayer that is restored where necessary and always more clearly manifested, the Unity Church of Christ The unit of "Apostolic Church" ...

 

May my next trip to Kerala collaborate in strengthening the ties of friendship between our Churches united by the same life-giving Syriac Tradition in India and Europe, between churches united by the same faith in Christ dead and resurrected to join the man to God and men together!

May Christ the Prince of Peace is our guide!

May the Mother of Mercy meet us all under his protection!

May Saint Abraham Koorilose Bava and Saint Gregorios intercede for us!

So I ask all those who knew his Eminence Joseph Mar Koorilose, but also to others, to join the program of the members of his Church on the anniversary of the birth in heaven of their beloved Tirumeni (Bishop.

 

Before I left France on Monday to Kerala, so this weekend we will make memory of the late Tirmumeni ever liturgical service at every Mass and in each of our parishes in France and Cameroon.

 

In union of prayers. Aloho m’barekh !

 

+ Mor Philipose-Mariam, Metropolitan of the Mar Thoma French speaking Syrian Orthodox Church 

1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
1er anniversaire du rappel à Dieu de Son Em Joseph Mar Koorilose (Valiya Metropolitan de la MISC)
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 07:13
Pour être efficace, la Foi ne doit pas être qu'intellectuelle : Jésus exposait à Ses disciples qu'ils n'avaient pas pu chasser le démon hors de l'enfant parce que leur foi était petite ou faible. Dès lors, l'Évangile de ce jour nous enseigne que la foi doit être cultivée, renforcée et approfondie, par la prière et le jeûne, de peur que la foi ne soit qu'une simple conviction intellectuelle, mais qu'elle devienne la relation vivante de l'homme avec le Dieu invisible, Qui est pourtant si proche de l'homme par Sa grâce, lorsque l'on prie pour obtenir Son aide. (Patriarche Daniel de Roumanie)

Pour être efficace, la Foi ne doit pas être qu'intellectuelle : Jésus exposait à Ses disciples qu'ils n'avaient pas pu chasser le démon hors de l'enfant parce que leur foi était petite ou faible. Dès lors, l'Évangile de ce jour nous enseigne que la foi doit être cultivée, renforcée et approfondie, par la prière et le jeûne, de peur que la foi ne soit qu'une simple conviction intellectuelle, mais qu'elle devienne la relation vivante de l'homme avec le Dieu invisible, Qui est pourtant si proche de l'homme par Sa grâce, lorsque l'on prie pour obtenir Son aide. (Patriarche Daniel de Roumanie)

Livre de l'Ecclésiastique 44,16-23.45,3-15.

Voici le grand pontife, qui pendant sa vie, fut agréable à Dieu,
et, au temps de la colère est devenu la réconciliation des hommes : il ne s'en est pas trouvé de semblable à lui dans l'observance de la loi du Très-Haut.
C'est pourquoi il a juré de le faire croître dans son peuple.




Le Seigneur a béni en lui toutes le nations, et a confirmé en lui son Alliance.
Il eut égard à lui dans ses bénédictions, il lui a continué sa miséricorde, et il trouva grâce devant le Seigneur.
Par sa parole, il a fait cesser des prodiges. Il l'a glorifié devant les rois, il lui a donné un commandement devant son peuple et il lui a montré sa gloire.
A cause de sa foi et de sa douceur, il l'a sanctifié et l'a choisi entre tous les hommes.
Il lui a fait entendre sa voix et l'a introduit dans la nuée.
Il lui a donné face à face ses commandements, la loi de la vie et de la science.
Il a établi avec lui une alliance éternelle, et lui a donné le sacerdoce suprême.
Il l'a rendu heureux dans la gloire, pour exercer le sacerdoce, louer son nom et lui offrir un encens d'agréable odeur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,14-23.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Partant pour un voyage, un homme appela ses serviteurs et leur remit ses biens.
A l'un il donna cinq talents, à un autre deux, à un autre un, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage. Aussitôt,
celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres.
De la même manière, celui qui avait reçu les deux, en gagna lui aussi deux autres.
Mais celui qui en avait reçu un s'en alla faire un trou en terre, et il y cacha l'argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient et leur fait rendre compte.
S'avançant, celui qui avait reçu les cinq talents en présenta cinq autres, en disant : " Maître, vous m'aviez remis cinq talents ; voici cinq autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle ; en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. "
S'avançant aussi, celui qui avait reçu les deux talents dit : " Maître, vous m'aviez remis deux talents ; voici deux autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle, en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. "

St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélie 78 sur saint Matthieu (Catena Aurea) 

 

« Bien, serviteur bon et fidèle »

 

Remarquez, mes frères, que Dieu ne revient pas tout de suite redemander compte de l’argent qu’il avait donné en dépôt, mais qu’il laisse passer beaucoup de temps.

On voit aussi dans la parabole de la vigne, qu’après l’avoir donnée aux vignerons, il va faire un grand voyage; voulant nous faire comprendre par toutes ces circonstances avec quelle patience il nous supporte.

Il me semble aussi voir dans ces paroles une allusion à la résurrection générale. 

Il est remarquable encore que dans cette parabole des talents il n’y a ni vignerons ni vigne, mais que tous sont ouvriers; car il ne parle pas ici seulement aux princes des Juifs, ou au peuple, mais généralement à tous.

Et considérez, mes frères, que lorsque ces serviteurs s’approchent de leur maître pour lui offrir ce qu’ils ont gagné dans leur trafic, ils reconnaissent tous avec une grande franchise, et ce qui vient d’eux, et ce qui vient de leur maître. L’un lui dit humblement qu’il a reçu cinq talents, et l’autre deux, et ils avouent tous deux par cette humble reconnaissance que c’est de lui qu’ils ont reçu le moyen d’agir.

Ils lui témoignent tous qu’ils ne sont pas ingrats, et ils lui attribuent ce qu’ils ont comme venant uniquement de lui. 

Que leur répond donc leur maître: « Bien !

Serviteur bon et fidèle ».

Car c’est être « bon » que d’être attentif et appliqué à faire du bien à ses frères :

« Bien ! Serviteur bon et fidèle, parce que vous avez été fidèle en peu de choses, je vous établirai sur beaucoup.

Entrez dans la joie de votre Seigneur » :

ce seul mot renferme tout le bonheur de l’autre vie. 

 

Pour être efficace, la Foi ne doit pas être qu'intellectuelle

 
Jésus exposait à Ses disciples qu'ils n'avaient pas pu
chasser
le
démon hors de l'enfant parce que leur foi était petite
ou faible. 
Dès lors, l'Évangile de ce jour nous enseigne que la foi doit
être
cultivée, renforcée et
approfondie, par la prière et le jeûne, de peur que la foi
ne
soit
qu'une simple conviction
intellectuelle, mais qu'elle devienne la relation vivante de
l'homme
avec le Dieu invisible,
Qui est pourtant si proche de l'homme par Sa grâce, lorsque l'on prie
pour obtenir Son aide.

(Patriarche Daniel de Roumanie)
Celui qui veut vraiment suivre Dieu doit être libre de ce qui nous retient liés à cette vie-ci. A cet effet, il nous faut rompre complètement avec notre ancienne manière de vivre. En effet, à moins que nous évitions tous les soucis du corps et ceux de ce monde, nous ne parviendrons jamais à être agréables à Dieu. Nous devons quitter tout cela comme si mentalement, c'était pour un autre monde, car comme dit l'Apôtre, "notre patrie, c'est au Ciel". (Saint Basile le Grand, "vers le Paradis")

Celui qui veut vraiment suivre Dieu doit être libre de ce qui nous retient liés à cette vie-ci. A cet effet, il nous faut rompre complètement avec notre ancienne manière de vivre. En effet, à moins que nous évitions tous les soucis du corps et ceux de ce monde, nous ne parviendrons jamais à être agréables à Dieu. Nous devons quitter tout cela comme si mentalement, c'était pour un autre monde, car comme dit l'Apôtre, "notre patrie, c'est au Ciel". (Saint Basile le Grand, "vers le Paradis")

Si le Fils prend «tous les péchés», «la Mère a pris toutes les douleurs»

Le 15 août 1914, le lieutenant Charles Péguy (écrivain et poète français), assiste à la messe de l'Assomption dans une église de l’Est de la France. Le 3 septembre, il passera la nuit à déposer des fleurs au pied de la statue de la Vierge (…). Le 5 septembre, à Villeroy (près de Meaux, France), il meurt debout, frappé par une balle en plein front.

«Je suis de ces Catholiques, dira-t-il, qui donneraient tout Saint Thomas pour le Stabat, le Magnificat, l'Ave Maria et le Salve Régina».(…) Que va-t-il comprendre avec Marie, loin des traités de théologie et de la logique trop imparable des philosophes?

D'abord la puissance de consolation d'une Mère. Un jour, sans en parler à son épouse (incroyante), Péguy s'en vient prier. Il est tout plein d'une «grande colère», et d'une «grande violence», et d'une «grande dévotion», et submergé de tracas familiaux. Avec hardiesse, il remet «ses enfants entre les bras de la Sainte Vierge».

Si le Fils prend «tous les péchés», «la Mère a pris toutes les douleurs». Péguy s'en retourne confiant, rasséréné. Il en sera toujours ainsi. Quand il se débarbouille l'âme, (…), offre ses paquets de peines, il se tourne vers Notre-Dame. 

 

Damien Le Gay
Philosophe, auteur de Les Héritiers Péguy, paru en 2014 (Éditions Bayard).
www.lefigaro.fr

Heureuse la ville gouvernée par des gens de bien; heureux le navire conduit par d'habiles pilotes; heureux aussi le monastère régi par des supérieurs sobres et continents. Mais malheur à la ville gouvernée par des méchants; malheur au vaisseau dirigé par des mains inexpérimentées; malheur au monastère tombé aux mains d'hommes intempérants (Qo 10,16-17) ! La ville sera envahie par les barbares, en punition de la perversité de ses magistrats; le vaisseau se brisera contre les écueils par l'impéritie de ceux qui le gouvernent, et la corruption des supérieurs ne fera du monastère qu'un lieu de désolation et d'effroi.(St Ephrem)

Heureuse la ville gouvernée par des gens de bien; heureux le navire conduit par d'habiles pilotes; heureux aussi le monastère régi par des supérieurs sobres et continents. Mais malheur à la ville gouvernée par des méchants; malheur au vaisseau dirigé par des mains inexpérimentées; malheur au monastère tombé aux mains d'hommes intempérants (Qo 10,16-17) ! La ville sera envahie par les barbares, en punition de la perversité de ses magistrats; le vaisseau se brisera contre les écueils par l'impéritie de ceux qui le gouvernent, et la corruption des supérieurs ne fera du monastère qu'un lieu de désolation et d'effroi.(St Ephrem)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,1-5.

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.
Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Quand, placé sous l'autorité de tes pères spirituels, tu es l'objet de leurs soins vigilants et qu'un mot flatteur t'est adressé en récompense de ta bonne conduite, ce n'est pas alors que peuvent éclater la force et la fermeté de ta foi; mais c'est lorsque tu as à supporter le mépris et la correction: l'animal le plus féroce s'apprivoise sous la main qui le caresse. Étouffe tout ressentiment de haine contre celui qui t'instruit et te corrige, si tu veux devenir un vase d'élection. Sache ce qu'il te faut d'obéissance et d'humilité pour marcher dans la voie du Seigneur, et n'oublie pas l'honneur qui t'en reviendra si tu y es fidèle. Les saints, mon cher frère, y ont trouvé toute la gloire de leur vie. Moïse, serviteur de Dieu, qui avait puisé dans les sciences de l'Égypte des connaissances profondes, se soumit néanmoins à servir Jéthro, étranger à toute espèce d'étude (Ex 3,1); Josué, fils de Navé, mérita par sa parfaite obéissance d'être le successeur de Moïse (Deu 34,9 et Jos 1,16). L'obéissance au grand prêtre Héli rendit Samuel digne d'entendre la voix de Dieu (1R 3,4-14). C'est encore par l'effet de cette grande vertu qu'Élisée reçut le manteau de son maître et les grâces qui y étaient attachées (4 R 2,13). Mais pourquoi parler d'hommes semblables à nous et sujets aux mêmes misères? Le Verbe Lui-même qui S'est incarné a vécu dans l'obéissance et dans l'humilité, comme nous l'apprend l'évangéliste par ces paroles: "Et Il leur était soumis" (Lc 2,51). L'Apôtre dit encore: "Et Il S'est rabaissé Lui-même, Il a été obéissant jusqu'à la mort, et jusqu'à la mort de la croix" (Ph 2,8). Combien ne voyons-nous pas d'enfants qui s'exposent à de graves dangers, parce qu'ils ne veulent pas se conformer à la règle de vie que leur tracent leurs parents? Dans les villes, la plupart des peines qu'infligent les magistrats n'ont d'autre source que la désobéissance, l'obstination et la raideur de caractère. Les jeunes filles qui se refusent à régler leur conduite sur les bons avis qu'on leur donne, foulant aux pieds tout sentiment de honte et de pudeur, usent une vie infâme dans la débauche sur les places et les rues. Celles, au contraire, qui sont attentives au travail, gardent le silence et observent les lois de la pudeur, sont honorées des hommes, et un jour elles seront couronnées par les Mains du Seigneur. Ton oeuvre est bien commencée, sois persévérant, afin d'être honoré dans le royaume des cieux avec ceux qui sont doux et humbles de cœur.(St Ephrem)

Quand, placé sous l'autorité de tes pères spirituels, tu es l'objet de leurs soins vigilants et qu'un mot flatteur t'est adressé en récompense de ta bonne conduite, ce n'est pas alors que peuvent éclater la force et la fermeté de ta foi; mais c'est lorsque tu as à supporter le mépris et la correction: l'animal le plus féroce s'apprivoise sous la main qui le caresse. Étouffe tout ressentiment de haine contre celui qui t'instruit et te corrige, si tu veux devenir un vase d'élection. Sache ce qu'il te faut d'obéissance et d'humilité pour marcher dans la voie du Seigneur, et n'oublie pas l'honneur qui t'en reviendra si tu y es fidèle. Les saints, mon cher frère, y ont trouvé toute la gloire de leur vie. Moïse, serviteur de Dieu, qui avait puisé dans les sciences de l'Égypte des connaissances profondes, se soumit néanmoins à servir Jéthro, étranger à toute espèce d'étude (Ex 3,1); Josué, fils de Navé, mérita par sa parfaite obéissance d'être le successeur de Moïse (Deu 34,9 et Jos 1,16). L'obéissance au grand prêtre Héli rendit Samuel digne d'entendre la voix de Dieu (1R 3,4-14). C'est encore par l'effet de cette grande vertu qu'Élisée reçut le manteau de son maître et les grâces qui y étaient attachées (4 R 2,13). Mais pourquoi parler d'hommes semblables à nous et sujets aux mêmes misères? Le Verbe Lui-même qui S'est incarné a vécu dans l'obéissance et dans l'humilité, comme nous l'apprend l'évangéliste par ces paroles: "Et Il leur était soumis" (Lc 2,51). L'Apôtre dit encore: "Et Il S'est rabaissé Lui-même, Il a été obéissant jusqu'à la mort, et jusqu'à la mort de la croix" (Ph 2,8). Combien ne voyons-nous pas d'enfants qui s'exposent à de graves dangers, parce qu'ils ne veulent pas se conformer à la règle de vie que leur tracent leurs parents? Dans les villes, la plupart des peines qu'infligent les magistrats n'ont d'autre source que la désobéissance, l'obstination et la raideur de caractère. Les jeunes filles qui se refusent à régler leur conduite sur les bons avis qu'on leur donne, foulant aux pieds tout sentiment de honte et de pudeur, usent une vie infâme dans la débauche sur les places et les rues. Celles, au contraire, qui sont attentives au travail, gardent le silence et observent les lois de la pudeur, sont honorées des hommes, et un jour elles seront couronnées par les Mains du Seigneur. Ton oeuvre est bien commencée, sois persévérant, afin d'être honoré dans le royaume des cieux avec ceux qui sont doux et humbles de cœur.(St Ephrem)

Par Benoît XVI,

pape de Rome de 2005 à 2013, aujourd'hui Papé émérite de l'Eglise de Rome. 

Homélie, Célébration eucharistique, 20ème Journée Mondiale de la Jeunesse, 21/08/05 (trad. DC 2343, p. 909) 
 

 

Rendre le Christ maître de notre sabbat

 

 

L'Eucharistie fait partie du dimanche. Au matin de Pâques, les femmes en premier, puis les disciples, ont eu la grâce de voir le Seigneur.

Depuis lors, ils ont su que désormais le premier jour de la semaine, le dimanche, serait son jour à lui, le jour du Christ.

Le jour du commencement de la création devenait le jour du renouvellement de la création. Création et rédemption vont ensemble. 


C'est pour cela que le dimanche est tellement important.

Il est beau qu'aujourd'hui, dans de nombreuses cultures, le dimanche soit un jour libre ou, qu'avec le samedi, il constitue même ce qu'on appelle le « week-end » libre.

Ce temps libre, toutefois, demeure vide si Dieu n'y est pas présent. 


Chers amis !

Quelquefois, dans un premier temps, il peut s'avérer plutôt mal commode de devoir prévoir aussi la Messe dans le programme du dimanche.

Mais si vous en prenez l'engagement, vous constaterez aussi que c'est précisément ce qui donne le juste centre au temps libre.

Ne vous laissez pas dissuader de participer à l'Eucharistie du dimanche et aidez aussi les autres à la découvrir.

Parce que la joie dont nous avons besoin se dégage d'elle, nous devons assurément apprendre à en comprendre toujours plus la profondeur, nous devons apprendre à l'aimer.

Engageons-nous en ce sens, cela en vaut la peine !

Découvrons la profonde richesse de la liturgie de l'Église et sa vraie grandeur :

nous ne faisons pas la fête pour nous, mais c'est au contraire le Dieu vivant lui-même qui prépare une fête pour nous.

 

Un religieux qui était sous l'autorité des pères spirituels alla trouver un de ses frères, et lui dit: "Je désire quitter mes pères spirituels et vivre tranquillement par moi-même. Le frère lui répondit en ces termes: "Un homme avait un fils qu'il confia aux soins d'un artisan chargé de lui apprendre sa profession. Mais le jeune homme était distrait et peu attentif à son travail. Quelques jours après, il alla trouver son père et lui dit: "Mon père, fais-moi sortir de chez mon maître, j'apprendrai bien mieux ce métier par moi-même." "Si tu n'as rien fait, lui répondit son père, quand d'autres t'instruisaient et te guidaient, que pourras-tu faire par toi-même, mon fils? toi qui n'as su ni apprendre ni obéir comme tu le devais? Je vois, mon fils, que tu as du dégoût pour la profession à laquelle je t'ai destiné, et je crains fort que je ne me sois donné pour toi une peine inutile. Applique-toi donc comme il convient à ton travail, afin que, devenu habile dans cette profession, tu trouves le calme et le repos: la mort, voilà le partage de ceux qui, dans leur ignorance, refusent de se soumettre au joug de la discipline." Et nous aussi, mon frère, gardons-nous de briser le frein de l'obéissance en Jésus Christ, dans la crainte de déplaire à Dieu et de n'avoir personne qui vienne nous secourir, quand nous tomberons dans quelque tentation. Lorsque Agar, servante de Sara, fuyait les regards de sa maîtresse, l'ange de Dieu vint à elle et lui dit: "Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main" (Gn 16,9). Elle fit ce qui lui avait été ordonné; mais lorsque son temps fut venu, Abraham lui donna des vivres et la renvoya paisiblement avec son fils: et comme elle errait dans le désert, et qu'elle et son fils Ismaël étaient sur le point de mourir de soif, Dieu ne les abandonna pas (Gn 21,17 cf. ss.). Nous devons donc souffrir avec courage les afflictions, en nous souvenant que c'est le Seigneur que nous servons et non les hommes. Aussi, puisque nous sommes sous la puissance des autres, nous devons nous garder de rien faire par esprit de révolte, dans la crainte d'avoir à souffrir comme Giési, serviteur du prophète Élisée (4 R 5,27). Travaillons plutôt, par une pieuse et religieuse obéissance, à offrir des fruits parfaits à notre Seigneur Jésus Christ, à qui soient la gloire et le règne dans tous les siècles. Amen.(St Ephrem)

Un religieux qui était sous l'autorité des pères spirituels alla trouver un de ses frères, et lui dit: "Je désire quitter mes pères spirituels et vivre tranquillement par moi-même. Le frère lui répondit en ces termes: "Un homme avait un fils qu'il confia aux soins d'un artisan chargé de lui apprendre sa profession. Mais le jeune homme était distrait et peu attentif à son travail. Quelques jours après, il alla trouver son père et lui dit: "Mon père, fais-moi sortir de chez mon maître, j'apprendrai bien mieux ce métier par moi-même." "Si tu n'as rien fait, lui répondit son père, quand d'autres t'instruisaient et te guidaient, que pourras-tu faire par toi-même, mon fils? toi qui n'as su ni apprendre ni obéir comme tu le devais? Je vois, mon fils, que tu as du dégoût pour la profession à laquelle je t'ai destiné, et je crains fort que je ne me sois donné pour toi une peine inutile. Applique-toi donc comme il convient à ton travail, afin que, devenu habile dans cette profession, tu trouves le calme et le repos: la mort, voilà le partage de ceux qui, dans leur ignorance, refusent de se soumettre au joug de la discipline." Et nous aussi, mon frère, gardons-nous de briser le frein de l'obéissance en Jésus Christ, dans la crainte de déplaire à Dieu et de n'avoir personne qui vienne nous secourir, quand nous tomberons dans quelque tentation. Lorsque Agar, servante de Sara, fuyait les regards de sa maîtresse, l'ange de Dieu vint à elle et lui dit: "Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main" (Gn 16,9). Elle fit ce qui lui avait été ordonné; mais lorsque son temps fut venu, Abraham lui donna des vivres et la renvoya paisiblement avec son fils: et comme elle errait dans le désert, et qu'elle et son fils Ismaël étaient sur le point de mourir de soif, Dieu ne les abandonna pas (Gn 21,17 cf. ss.). Nous devons donc souffrir avec courage les afflictions, en nous souvenant que c'est le Seigneur que nous servons et non les hommes. Aussi, puisque nous sommes sous la puissance des autres, nous devons nous garder de rien faire par esprit de révolte, dans la crainte d'avoir à souffrir comme Giési, serviteur du prophète Élisée (4 R 5,27). Travaillons plutôt, par une pieuse et religieuse obéissance, à offrir des fruits parfaits à notre Seigneur Jésus Christ, à qui soient la gloire et le règne dans tous les siècles. Amen.(St Ephrem)

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:47
 O Marie,  Mère de mon Dieu,  vous êtes la Reine du ciel et de la terre,  l'espérance des affligés.  Vous êtes entourée d'une auréole  plus radieuse que le soleil ;  vous êtes couronnée  de plus d'honneur que les chérubins,  de plus de sainteté que les séraphins ;  vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes.  Vous avez été l'unique espérance de nos pères,  la joie des prophètes,  la consolation des apôtres,  la gloire des martyrs,  l'honneur de tous les saints.     O Vierge,  qui apportez aux hommes  la lumière et la consolation !  O la plus accomplie,  la plus sainte des créatures !  A qui pourrai-je vous comparer ?  Vous êtes cet encensoir d'or  d'où s'exhalaient des parfums si doux.  Vous êtes la lampe  qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ;  vous êtes l'urne  qui renfermait la manne du ciel,  la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu.  Vous êtes l'arche de la sainte alliance ;  vous êtes le buisson ardent  qui brûlait sans se consumer.  Vous êtes la tige de Jessé  qui porte la plus belle de toutes les fleurs,  et cette fleur, c'est votre Fils !  Ce fils est à la fois Dieu et homme,  et vous êtes sa Mère !     C'est par vous,  ô Vierge Mère,  c'est par vous  que nous avons été réconciliés avec notre Dieu.  Vous êtes l'avocate des pécheurs  et l'espoir des âmes découragées ;  vous êtes le port assuré contre le naufrage ;  vous êtes la consolation du monde,  l'asile des orphelins,  la rançon des captifs,  le soulagement des malades,  le baume des infirmes,  le salut de tous.  En vous le solitaire trouve son repos,  et l'homme du monde son appui.  Nous venons donc,  ô sainte Mère de Dieu !  nous réfugier sous vos ailes protectrices.  Couvrez-nous de votre miséricorde ;  ayez pitié de nous.  Oui, les yeux baignés de larmes,  nous vous supplions d'obtenir,  par votre intercession bénie,  que votre divin Fils,  notre clément Sauveur,  ne nous rejette point à cause de nos péchés,  et ne nous condamne point comme des arbres stériles.  Amîn. (St Ephrem)

O Marie, Mère de mon Dieu, vous êtes la Reine du ciel et de la terre, l'espérance des affligés. Vous êtes entourée d'une auréole plus radieuse que le soleil ; vous êtes couronnée de plus d'honneur que les chérubins, de plus de sainteté que les séraphins ; vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes. Vous avez été l'unique espérance de nos pères, la joie des prophètes, la consolation des apôtres, la gloire des martyrs, l'honneur de tous les saints. O Vierge, qui apportez aux hommes la lumière et la consolation ! O la plus accomplie, la plus sainte des créatures ! A qui pourrai-je vous comparer ? Vous êtes cet encensoir d'or d'où s'exhalaient des parfums si doux. Vous êtes la lampe qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ; vous êtes l'urne qui renfermait la manne du ciel, la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu. Vous êtes l'arche de la sainte alliance ; vous êtes le buisson ardent qui brûlait sans se consumer. Vous êtes la tige de Jessé qui porte la plus belle de toutes les fleurs, et cette fleur, c'est votre Fils ! Ce fils est à la fois Dieu et homme, et vous êtes sa Mère ! C'est par vous, ô Vierge Mère, c'est par vous que nous avons été réconciliés avec notre Dieu. Vous êtes l'avocate des pécheurs et l'espoir des âmes découragées ; vous êtes le port assuré contre le naufrage ; vous êtes la consolation du monde, l'asile des orphelins, la rançon des captifs, le soulagement des malades, le baume des infirmes, le salut de tous. En vous le solitaire trouve son repos, et l'homme du monde son appui. Nous venons donc, ô sainte Mère de Dieu ! nous réfugier sous vos ailes protectrices. Couvrez-nous de votre miséricorde ; ayez pitié de nous. Oui, les yeux baignés de larmes, nous vous supplions d'obtenir, par votre intercession bénie, que votre divin Fils, notre clément Sauveur, ne nous rejette point à cause de nos péchés, et ne nous condamne point comme des arbres stériles. Amîn. (St Ephrem)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,16-24.

Frères, conduisez-vous selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair.
Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'esprit, et l'esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés l'un à l'autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voulez.
Mais si vous êtes conduits par l'esprit, vous n'êtes plus sous la Loi.
Or les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l'impudicité, l'impureté, le libertinage,
l'idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les contentions, les jalousies, les emportements, les disputes, les dissensions, les sectes,
l'envie, les meurtres, l'ivrognerie, les excès de table, et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront pas du royaume de Dieu.
Le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité,
la douceur, la tempérance. Contre de pareils fruits, il n'y a pas de loi.
Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-33.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
Regardez les oiseaux du ciel, qui ne sèment ni ne moissonnent et n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
Qui de vous, à force de soucis, pourrait ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ?
Et pourquoi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Observez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne peinent ni ne filent.
Or je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'était pas vêtu comme l'un d'eux.
Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne le fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ?
Ne vous mettez donc point en peine, disant : Que mangerons-nous ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ?
C'est de tout cela en effet que les païens sont en quête, car votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela.
Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné en plus.

Vendredi 10 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie 21 sur Saint Matthieu, 1 ; PG 57, 294-296 (Bouchet, Lectionnaire, p. 294-295) 


 

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent »

 

Voyez quels avantages Jésus-Christ nous promet et combien ses préceptes nous sont utiles, puisqu'ils nous délivrent de si grands maux.

Le mal que vous causent les richesses, dit-il, n'est pas seulement d'armer les voleurs contre vous et de remplir votre esprit d'épaisses ténèbres.

La grande plaie qu'elles font, c'est qu'elles vous arrachent à la bienheureuse servitude de Jésus-Christ pour vous rendre esclaves d'un métal insensible et inanimé.

« Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. »

Tremblons, frères, à la pensée que nous forçons Jésus-Christ de nous parler de l'argent comme d'une divinité opposée à Dieu !

Mais quoi, direz-vous, les anciens patriarches n'ont-ils pas trouvé le moyen de servir tout ensemble Dieu et l'argent ?

Nullement. Mais comment donc Abraham, comment Job ont-ils jeté tant d'éclat par leur magnificence ?

Je vous réponds qu'il ne faut point alléguer ici ceux qui ont possédé les richesses, mais ceux qui en ont été possédés.

Job était riche ; il se servait de l'argent, mais il ne servait pas l'argent, il en était le maître et non l'adorateur.

Il considérait son bien comme s'il eût été un autre, il s'en regardait comme le dispensateur et non comme le propriétaire.

C'est pourquoi il ne s'affligea point lorsqu'il le perdit.

 

« Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. »  Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

« Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. » Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

Fils ou esclave ?
Lettre aux Galates 4,6-9
« Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu. Jadis, quand vous ne connaissiez pas Dieu, vous étiez esclaves de ces dieux qui n'en sont pas vraiment. »
 
Fils ou esclave ?
L’enfant mâle est convoqué à être un fils, il peut choisir d’être fils dans la vie ou esclave dans la mort ; décider d’être libre par le Père, ou bien demeurer soumis à lui-même et à sa propre détermination. À la genèse, l’homme a préféré chasser Dieu de son domaine pour, pensait-il, devenir parfaitement libre. Estimant que Dieu l’empêchait d’être pleinement affranchi pour disposer de lui-même, il n’a pas supporté de partager la création avec son créateur. Adam n’a pas voulu régner en prince héritier avec Dieu, il a décidé de faire seul. Il a opté pour la mort solitaire plutôt que pour la vie avec un autre.

Un fils est l’héritier naturel, il n’a pas besoin de trimer pour acquérir un royaume, ni de guerroyer pour s’asseoir sur un trône, ni d’intriguer et manœuvrer pour devenir souverain. Simplement, il hérite, par nature et par grâce ! Tout est à lui, il a la création en partage et la vie avec Dieu pour toujours ; et les autres ne sont plus des rivaux mais des frères qui règnent eux aussi. 
Cependant beaucoup d’hommes ne veulent en aucun cas coopérer, ils préfèrent dominer, gouverner sans partage et soumettre les autres. Esclaves de leur volonté propre, ils ne reconnaissent aucun autre, ni Dieu ni personne, sauf pour s’en saisir avidement et mettre la main sur eux. C’est bien le sort qu’ils ont réservé à Jésus, et qui n’épargne pas les petits qui lui ressemblent. Mais les fils du Royaume, en qui l’Esprit du Fils crie Abba, désirent-ils un autre destin ?
 
J’ai appris que l’Église d’Antioche en Syrie a, grâce à votre prière, recouvré la paix. Cette nouvelle a relevé mon courage, et maintenant que Dieu m’a rendu la tranquillité, je n’ai plus qu’un seul souci : celui d’arriver à lui par le martyre et d’être, grâce à vous, compté parmi les vrais disciples au jour de la résurrection. Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, on pourra l’appeler le courrier de Dieu, il serait chargé d’aller porter en Syrie, pour l’honneur de Dieu, le glorieux témoignage de votre ardente charité. Un chrétien ne s’appartient pas, il appartient au service de Dieu. (Lettre de St Ignace d'Antioche à Polycarpe, 7, 1-3.)

J’ai appris que l’Église d’Antioche en Syrie a, grâce à votre prière, recouvré la paix. Cette nouvelle a relevé mon courage, et maintenant que Dieu m’a rendu la tranquillité, je n’ai plus qu’un seul souci : celui d’arriver à lui par le martyre et d’être, grâce à vous, compté parmi les vrais disciples au jour de la résurrection. Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, on pourra l’appeler le courrier de Dieu, il serait chargé d’aller porter en Syrie, pour l’honneur de Dieu, le glorieux témoignage de votre ardente charité. Un chrétien ne s’appartient pas, il appartient au service de Dieu. (Lettre de St Ignace d'Antioche à Polycarpe, 7, 1-3.)

Quand la Vierge Marie répond à la prière d’un roi qui doute …

Qui ne connaît l’histoire de sainte Jeanne d’Arc, jeune fille de Lorraine (Est de la France) qui, sans le connaître et alors qu’il s’était déguisé en courtisan, a reconnu le roi de France, Charles VII au milieu de sa cour, tandis qu’il était exilé à Chinon (petite ville au bord de la Loire) et que son titre royal lui était contesté par d’autres prétendants au trône ?

Or, il se trouve que de son côté, en 1427 le  roi Charles VII, n’étant toujours pas couronné, avait demandé un temps de prière à Notre Dame de Rocamadour afin de discerner s’il devait être couronné à Reims. Le pape donnera son autorisation par une Bulle pontificale en 1428. Mais il fallait au roi doutant de sa légitimité, une confirmation de ce que sa prière était juste.

C’est le 25 février 1429, que cette confirmation du Ciel arriva : une jeune fille vient ce jour-là demander audience à Charles VII, le reconnaît entre tous et lui dit : « Gentil dauphin, je te dis de la part de Messire Dieu que tu es vrai héritier du trône de France ». Le nom de cette jeune fille ? Jeanne la Lorraine…

 

www.rocamadour.biz

Sur le point de rendre le témoignage du martyr, St Ignace écrit: "Je vous dis un éternel adieu en Jésus-Christ notre Dieu. Puissiez-vous demeurer toujours en Lui, dans l’unité de Dieu et sous sa garde. Je salue Alcé dont le nom m’est si cher. Adieu dans le Seigneur.(St Ignace d'Antioche)

Sur le point de rendre le témoignage du martyr, St Ignace écrit: "Je vous dis un éternel adieu en Jésus-Christ notre Dieu. Puissiez-vous demeurer toujours en Lui, dans l’unité de Dieu et sous sa garde. Je salue Alcé dont le nom m’est si cher. Adieu dans le Seigneur.(St Ignace d'Antioche)

J’ai appris que l’Église d’Antioche en Syrie a, grâce à votre prière, recouvré la paix. Cette nouvelle a relevé mon courage, et maintenant que Dieu m’a rendu la tranquillité, je n’ai plus qu’un seul souci : celui d’arriver à lui par le martyre et d’être, grâce à vous, compté parmi les vrais disciples au jour de la résurrection. Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, on pourra l’appeler le courrier de Dieu, il serait chargé d’aller porter en Syrie, pour l’honneur de Dieu, le glorieux témoignage de votre ardente charité. Un chrétien ne s’appartient pas, il appartient au service de Dieu. (St Ignace d'Antioche à  Polycarpe, 7, 1-3.)

J’ai appris que l’Église d’Antioche en Syrie a, grâce à votre prière, recouvré la paix. Cette nouvelle a relevé mon courage, et maintenant que Dieu m’a rendu la tranquillité, je n’ai plus qu’un seul souci : celui d’arriver à lui par le martyre et d’être, grâce à vous, compté parmi les vrais disciples au jour de la résurrection. Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, on pourra l’appeler le courrier de Dieu, il serait chargé d’aller porter en Syrie, pour l’honneur de Dieu, le glorieux témoignage de votre ardente charité. Un chrétien ne s’appartient pas, il appartient au service de Dieu. (St Ignace d'Antioche à Polycarpe, 7, 1-3.)

Le bien est comme un

aimant.

Si l'on répond au mal par le mal, rien ne bouge, mais si tu me jettes une pierre et que je te renvoie de l'amour, cela crèe une faille qui change tout, qui change le monde.

Amin Sheikh

Amin Sheikh, enfant de Bombay sauvé par une ONG, ce chauffeur de taxi veut aider les gamins perdus à suivre son exemple.
Entre 4 et 8 ans, Amin Sheikh a erré de gare en gare, de temps à autre récupéré par sa mère, le plus souvent ballotté au gré des mauvaises rencontres, hanté par des questions-abîmes pour un enfant de cet âge. «Je me demandais sans cesse pourquoi je devais autant souffrir», se souvient-il. 
Dans ce genre de vie où l’on finit par chanter en cognant deux cailloux pour gagner 2 roupies, seul un coup de chance peut vous éviter de vous enfoncer dans le pire. Pour Amin, le destin a d’abord pris les traits de sœur Séraphine, qui l’a croisé un jour dans une gare. Le gamin lui crie : «Va-t’en, sinon je te frappe !» Patiente et rompue aux enfants des rues, la religieuse l’emmène quelques minutes plus tard vers Snehasadan, où Amin a rencontré son «vrai» père, le père Placie qui l’a éduqué.

Puis la vie d’Amin a encore basculé le jour où le religieux lui a trouvé un emploi chez un de ses amis, Eustace Fernandes, un publicitaire de renom à Bombay. L’ancien gamin des rues devient son chauffeur, mais surtout, il découvre un autre univers, croise des amis d’Eustace venant du monde entier.

Le 27 avril 2003, Amin Sheikh monte pour la première fois dans un avion à destination de Barcelone, en compagnie d’Eustace. Au-dessus de l’appartement de son bienfaiteur, Amin rencontre Dilip D’Souza, un journaliste influent à Bombay, qui l’aidera dans l’écriture de son livre, tout comme la femme de Dilip, professeure de Français. «Tous ces gens sont mes anges, raconte Amin, alors je fais tout pour rendre ce que j’ai reçu.»

Aider les autres, voici désormais la feuille de route d’Amin Sheikh («You get, you give back», soit «tu obtiens, tu rends»), comme un dû à la vie. Au gré de ses voyages en Europe (six depuis 2003), il a trouvé des parrains pour six garçons de Snehasadan et a fait construire deux maisons (2 000 euros chacune) pour les héberger. Il espère aussi que les bénéfices tirés de son livre serviront à réaliser un de ses «nombreux rêves : ouvrir un café-bibliothèque dans lequel travailleraient des jeunes de Snehasadan».

«La plupart des gamins quittent Snehasadan avec un emploi et un logement et fondent une famille, ce qui est déjà très bien. Mais c’est là où Amin est exceptionnel : il a toujours envie d’aller plus loin, admire Delphine Mozin, son éditrice, séduite par la pugnacité du jeune homme. Je l’ai croisé plusieurs fois à Snehasadan. Il me disait qu’il écrivait un livre. Je lui disais : "Oui, oui…" sans trop y croire. Et puis un jour, grâce au soutien de ses amis, il m’a présenté un texte.»

http://www.liberation.fr/monde/2013/07/22/amin-sheikh-il-est-ne-de-la-rue_920024
http://rasibuseditions.com/rasibus-editions/la-vie-cest-la-vie-amin-sheikh/

Vous ne devez avoir avec votre évêque qu’une seule et même pensée… Votre vénérable presbyterium vraiment digne de Dieu est uni à l’évêque comme les cordes à la lyre et c’est ainsi que du parfait accord de vos sentiments et de l’harmonie de votre charité, s’élève un chant vers Jésus-Christ. Que chacun de vous entre dans ce chœur. Alors, dans l’harmonie de la concorde, vous prendrez par votre unité même le ton de Dieu, et vous chanterez tous d’une seule voix par Jésus-Christ, les louanges du Père qui vous entendra et, à vos bonnes œuvres, vous reconnaîtra pour les membres de son Fils. Il vous est bon de vous tenir dans une irréprochable unité : c’est par là que vous jouirez d’une constante unité avec Dieu lui-même.(St Ignace d'Antioche Lettre aux Ephésiens  4, 2)

Vous ne devez avoir avec votre évêque qu’une seule et même pensée… Votre vénérable presbyterium vraiment digne de Dieu est uni à l’évêque comme les cordes à la lyre et c’est ainsi que du parfait accord de vos sentiments et de l’harmonie de votre charité, s’élève un chant vers Jésus-Christ. Que chacun de vous entre dans ce chœur. Alors, dans l’harmonie de la concorde, vous prendrez par votre unité même le ton de Dieu, et vous chanterez tous d’une seule voix par Jésus-Christ, les louanges du Père qui vous entendra et, à vos bonnes œuvres, vous reconnaîtra pour les membres de son Fils. Il vous est bon de vous tenir dans une irréprochable unité : c’est par là que vous jouirez d’une constante unité avec Dieu lui-même.(St Ignace d'Antioche Lettre aux Ephésiens 4, 2)

Saint Moïse, qui êtes-vous ?


Prophète  de l’Ancien Testament (1ère Alliance). 
(XIVe-XIIIe s. av. J.C.)

 

 Début de la catéchèse du 1er juin 2011 du Pape Benoît XVI

« En lisant l’Ancien Testament, une figure ressort parmi les autres: celle de Moïse, précisément comme homme de prière. Moïse, le grand prophète et «condottiere » du temps de l’Exode, a exercé sa fonction de médiateur entre Dieu et Israël en se faisant le messager, auprès du peuple, des paroles et des commandements divins, en le conduisant vers la liberté de la Terre promise, en enseignant aux juifs à vivre dans l’obéissance et dans la confiance envers Dieu au cours de leur long séjour dans le désert, mais également, et je dirais surtout, en priant. Il prie pour le pharaon lorsque Dieu, avec les plaies, tentait de convertir le cœur des Égyptiens (cf. Ex 8-10); il demande au Seigneur la guérison de sa sœur Marie frappée par la lèpre (cf. Nb 12, 9-13), il intercède pour le peuple qui s’était rebellé, effrayé par le compte-rendu des explorateurs (cf. Nb 14, 1-19), il prie quand le feu va dévorer le campement (cf. Nb 11, 1-2) et quand les serpents venimeux font un massacre (cf. Nb 21, 4-9); il s’adresse au Seigneur et réagit en protestant quand le poids de sa mission devient trop lourd (cf. Nb 11, 10-15); il voit Dieu et parle avec Lui «face à face, comme un homme parle à son ami» (cf. Ex 24, 9-17; 33, 7-23; 34, 1-10. 28-35). »

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape émérite de l'Eglise de Rome SS Benoît XVI : 
>>>  Moïse   
 

 >>> Moïse en images   

Quel n’est pas votre bonheur à vous qui êtes étroitement unis à l’évêque comme l’Église l’est à Jésus-Christ et Jésus-Christ à son Père, dans l’harmonie de l’universelle unité. St  Ignace d'Antioche,Lettre aux Éphésiens 5, 1)

Quel n’est pas votre bonheur à vous qui êtes étroitement unis à l’évêque comme l’Église l’est à Jésus-Christ et Jésus-Christ à son Père, dans l’harmonie de l’universelle unité. St Ignace d'Antioche,Lettre aux Éphésiens 5, 1)

On ne peut voir la lumière sans l'ombre,

on ne peut percevoir le silence sans le bruit,

on ne peut atteindre la sagesse sans la folie

(Jung)

Ne vous laissez jamais séduire par personne… car vous vous êtes donnés tout entiers à Dieu". (St Ignace aux Ephésiens 8)  "Vous êtes tous compagnons de route, portant votre Dieu et son temple, le Christ, les objets sacrés, et parés des préceptes de Jésus-Christ."(St Ignace d'Antioche, Éphésiens 9, 2)

Ne vous laissez jamais séduire par personne… car vous vous êtes donnés tout entiers à Dieu". (St Ignace aux Ephésiens 8) "Vous êtes tous compagnons de route, portant votre Dieu et son temple, le Christ, les objets sacrés, et parés des préceptes de Jésus-Christ."(St Ignace d'Antioche, Éphésiens 9, 2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,33-39.

En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! »
Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. »
Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux.
Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues.
Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

Priez aussi sans cesse pour les autres hommes : on peut espérer les voir arriver à Dieu par la pénitence. Donnez-leur au moins la leçon de vos exemples. À leurs emportements, opposez la douceur, à leur orgueil, l’humilité ; à leurs blasphèmes, la prière ; à leurs erreurs, la fermeté dans la foi ; à leur caractère sauvage, l’humilité, sans jamais chercher à rendre le mal qu’ils vous font. Montrons-nous vraiment leurs frères par la bonté. Efforçons-nous d’imiter le Seigneur en rivalisant à qui souffrira davantage l’injustice, le dépouillement et le mépris. (St Ignace d'Antioche, Éphésiens 10)

Priez aussi sans cesse pour les autres hommes : on peut espérer les voir arriver à Dieu par la pénitence. Donnez-leur au moins la leçon de vos exemples. À leurs emportements, opposez la douceur, à leur orgueil, l’humilité ; à leurs blasphèmes, la prière ; à leurs erreurs, la fermeté dans la foi ; à leur caractère sauvage, l’humilité, sans jamais chercher à rendre le mal qu’ils vous font. Montrons-nous vraiment leurs frères par la bonté. Efforçons-nous d’imiter le Seigneur en rivalisant à qui souffrira davantage l’injustice, le dépouillement et le mépris. (St Ignace d'Antioche, Éphésiens 10)

Par St Paschase Radbert

(?-v. 849), moine bénédictin 
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 10, 22 ; CCM 56 B, 1072-1073 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 248) 


 

« Les deux ne feront qu'une seule chair.
Ce mystère est grand : il s'applique au Christ et à l'Église » (Ep 5,31)

 

Une union étrange et extraordinaire a eu lieu lorsque « le Verbe s'est fait chair » dans le sein de la Vierge et a ainsi « habité parmi nous » (Jn 1,14).

De même que tous les élus sont ressuscités dans le Christ lorsqu'il est ressuscité, de même en lui des noces ont été célébrées :

l'Église a été unie à un Époux par les liens du mariage quand l'homme-Dieu a reçu en plénitude les dons de l'Esprit Saint et que toute la divinité est venue habiter dans un corps semblable au nôtre...

Le Christ est devenu homme par l'Esprit Saint et, « comme un époux qui sort de sa chambre » (Ps 18,6), il est sorti du sein de la Vierge, qui a été en effet sa chambre nuptiale.

Mais l'Église, en renaissant de l'eau dans le même Esprit, devient un seul corps dans le Christ, si bien que les deux « ne font plus qu'une seule chair » (Mt 19,5), ce qui, « par rapport au Christ et à l'Église, est un grand mystère » (Ep 5,31). 


Ce mariage dure depuis le début de l'Incarnation du Christ jusqu'au moment où le Christ reviendra et que tous les rites de l'union nuptiale seront accomplis.

Alors, ceux qui seront prêts et qui auront rempli comme il le faut les conditions d'une si grande union, entreront avec lui, pleins de respect, dans la salle des noces éternelles (Mt 25,10).

En attendant, l'Épouse promise au Christ chemine vers son Époux, et elle garde l'alliance avec lui chaque jour dans la foi et la tendresse, jusqu'à ce qu'il revienne.

 

Amour du Christ :  L’essentiel, c’est d’être trouvé par notre union avec le Christ Jésus dignes de la véritable vie. N’aimez rien en dehors de Lui. C’est pour Lui que je promène mes chaînes qui sont mes perles spirituelles. Puissé-je ressusciter avec elles grâce à vos prières (St Ignace, Éphésiens 11)   /   Le silence de Jésus :  Celui qui entend en vérité la parole de Jésus, celui-là peut entendre en vérité son silence même ; c’est alors qu’il sera parfait : il agira par sa parole et se manifestera par son silence. (St Ignace, Éphésiens 15) Si le Seigneur s’est laissé répandre un parfum sur la tête, c’est pour communiquer à l’Église son incorruptibilité. (St Ignace, Éphésiens 17 )  / Pourquoi ne pas acquérir tous la sagesse en recevant la connaissance de Dieu qui est Jésus-Christ ? Pourquoi courir follement à notre perte en méconnaissant le don que le Seigneur nous a véritablement envoyé ? ...(Saint Ignace d'Antioche, Éphésien 17)

Amour du Christ : L’essentiel, c’est d’être trouvé par notre union avec le Christ Jésus dignes de la véritable vie. N’aimez rien en dehors de Lui. C’est pour Lui que je promène mes chaînes qui sont mes perles spirituelles. Puissé-je ressusciter avec elles grâce à vos prières (St Ignace, Éphésiens 11) / Le silence de Jésus : Celui qui entend en vérité la parole de Jésus, celui-là peut entendre en vérité son silence même ; c’est alors qu’il sera parfait : il agira par sa parole et se manifestera par son silence. (St Ignace, Éphésiens 15) Si le Seigneur s’est laissé répandre un parfum sur la tête, c’est pour communiquer à l’Église son incorruptibilité. (St Ignace, Éphésiens 17 ) / Pourquoi ne pas acquérir tous la sagesse en recevant la connaissance de Dieu qui est Jésus-Christ ? Pourquoi courir follement à notre perte en méconnaissant le don que le Seigneur nous a véritablement envoyé ? ...(Saint Ignace d'Antioche, Éphésien 17)

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:00
COMMENTAIRE DU NOTRE PÈRE   (Par St Augustin. Sermon 59 à des Catéchumènes)

COMMENTAIRE DU NOTRE PÈRE

 

 

Vous venez de réciter ce que vous devez croire [allusion à la tradition du Symbole de la Foi], vous avez entendu ce que vous devez demander dans la prière.

Vous ne sauriez invoquer celui en qui vous n'auriez pas cru, comme dit l'Apôtre :

"Comment invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru ?" (Rm 10,14).

Aussi vous avez d'abord appris le Symbole, qui est la règle de votre foi brève et grande, brève par le nombre des mots, lourde du poids de leur signification.

Quant à la prière que vous avez reçue aujourdhui pour la retenir et la réciter dans huit jours, le Seigneur, comme vous l'avez entendu à la lecture de l'Evangile, l'enseigna lui-même à ses disciples et, par eux, elle est parvenue jusqu'à nous, car "leur voix s'est répandue par tout l'univers"

(Ps 18,5).

Notre Père. Quel père ?

Donc, ne vous attachez pas à ce qui est de la terre, vous qui avez trouvé un père dans les cieux ; car vous direz à l'avenir : 

Notre Père qui es dans les cieux.

Vous allez appartenir à une grande famille.

Devant ce père, le riche et le pauvre sont frères ; devant ce père, le maître et l'esclave sont frères ; devant ce père, le général et le simple soldat sont frères.

Les fidèles chrétiens, tous tant qu'ils sont, ont sur terre des pères de conditions diverses, les uns nobles, les autres sans notoriété, mais ils invoquent un seul père qui est dans les cieux.


Si c'est là qu'est notre père, c'est là que se prépare notre héritage. Or notre père est tel que nous posséderons avec lui ce dont il nous fait largesse.

Il nous donne son héritage, il n'a pas à nous quitter pour que nous lui succédions, mais il demeure pour que nous le rejoignions.

Par conséquent, après avoir appris à qui demander, sachons en outre ce qu'il faut demander, car il ne faudrait pas risquer d'offenser un tel père par de mauvaises demandes.

Que le Nom de Dieu soit en nous sanctifié

Qu'est-ce que le Seigneur Jésus nous apprit à demander au père qui est dans les cieux ? 

Que ton Nom soit sanctifié.

Quel bienfait demandons-nous là à Dieu : que son nom soit sanctifié, puisqu'il est impossible que son nom ne soit pas saint ?

Le nom de Dieu est toujours saint ; pourquoi donc demander qu'il soit sanctifié, sinon pour que nous soyons, nous, sanctifiés par lui ?

Ce nom de Dieu qui est toujours saint, nous demandons que ce soit en nous qu'il soit sanctifié. C'est au moment de votre baptême que sera sanctifié en vous le nom de Dieu.

Et pourquoi ferez-vous encore cette demande, même après avoir été baptisé, si ce n'est pour que demeure en vous le don que vous aurez reçu ?

Que vienne, pour nous aussi, le royaume

Suit une autre demande: 

Que ton royaume arrive.

Que nous le demandions ou que nous ne le demandions pas, le royaume de Dieu viendra.

Pourquoi donc le demander, sinon pour qu'il vienne, pour nous aussi, ce royaume de Dieu qui viendra pour tous les saints, sinon pour que Dieu nous compte, nous aussi, au nombre des saints pour qui viendra son royaume ?

Trois interprétations de la troisième demande

Nous disons dans une troisième demande : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Qu'est-ce à dire ?

Comme les anges te servent dans le ciel, que, nous aussi, nous te servions sur la terre.

Or ses saints anges lui obéissent, ne l'offensent pas, exécutent ses ordres en l'aimant.

Par conséquent, nous demandons nous aussi, d'accomplir le commandement de Dieu par amour.


On peut encore comprendre d'une autre manière ces paroles : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Le ciel en nous, c'est notre âme, et la terre notre corps.

Que signifie donc : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ? 

De même que nous avons entendu tes commandements, de même que notre chair nous donne à son tour son assentiment pour que, dans le temps où luttent la chair et l'esprit, nous n'en puissions pas moins remplir les préceptes de Dieu.

Cependant, très chers, lorsque "la chair convoite contre l'esprit" (Ga 5, 17), comme la terre contre le ciel, que l'esprit à son tour convoite contre la chair, pour que la terre ne renverse pas le ciel.

Et si nous ne pouvons supprimer ce dissentiment, refusons notre assentiment.


On peut encore entendre ces paroles : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

de la façon suivante : le ciel, ce sont les fidèles qui ont revêtu la ressemblance de l'homme céleste, c'est-à-dire du Christ.

Tandis que les infidèles, puisqu'ils portent la ressemblance de l'homme terrestre, sont appelés terre.

Par conséquent, lorsque nous disons : 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

nous disons à notre bon père :

Que les infidèles aussi croient en toi, comme y ont cru les fidèles. Et ainsi nous apprenons à prier pour nos ennemis.

Trois sortes de pain

Vient ensuite dans la prière : 

Donne-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour.

Soit que nous demandions au père la subsistance nécessaire à notre corps - pain signifiant tout ce qui nous est nécessaire - soit que nous comprenions par pain quotidien celui que vous recevez de l'autel, il est bon de faire cette demande aujourd'hui, c'est-à-dire en ce temps présent.

Car le pain nous est nécessaire en ce temps, quand nous avons faim. Quand nous serons dans l'autre vie, c'en sera fini de la faim.

Qu'aurons-nous besoin de demander du pain ?

Quant au pain dont j'ai dit que nous le recevons de l'autel, il est bon de demander qu'il nous soit donné.

Que demandons-nous, en effet, sinon de ne commettre aucun mal qui nous séparerait d'un tel pain ?


La parole de Dieu qui nous est annoncée chaque jour est, elle aussi, du pain. Si ce n'est pas du pain pour le ventre, n'est-ce pas du pain pour l'intelligence ?

Or quand cette vie aura passé, nous ne chercherons plus le pain que réclame la faim.

Et nous n'aurons plus à recevoir le sacrement de l'autel, puisque nous serons là avec le Christ, dont nous recevons le corps, et nous n'aurons plus à prononcer les paroles que nous vous annonçons, ni à lire le livre, quand nous verrons en personne la Parole de Dieu par qui tout a été fait, dont se nourrissent les anges, qui illumine les anges, et par qui les anges acquièrent la science, non pas en scrutant les paroles d'une langue tortueuse, mais en buvant l'unique Parole dont l'ivresse les fait éclater en louanges, sans qu'ils puissent s'épuiser de louanges.

"Bienheureux, dit le Psaume, ceux qui habitent dans ta maison ; dans les siècles des siècles ils te loueront" (Ps 83, 5).

La remise de nos dettes

Donc, en cette vie, nous demandons encore ce qui vient ensuite : 

Remets-nous nos dettes.

Dans le baptême, toutes vos dettes, c'est-à-dire vos fautes, vous seront remises absolument toutes.

Mais, parce qu'ici nul ne peut vivre sans péché, et - même s'il ne s'agit pas d'une grave faute qui nous séparerait du pain dont nous parlions - comme nul ne peut vivre sur cette terre sans commettre de péchés, et que nous ne pouvons recevoir qu'un seul baptême une seule fois, c'est dans la prière que nous recevons ce qui nous lave chaque jour, afin que chaque jour nos péchés nous soient remis.

Mais à la condition suivante : ...

comme nous remettons à nos débiteurs.


Aussi je vous avertis, mes frères... vous allez être fils de Dieu, non d'un quelconque grand homme.

Votre comte daigne-t-il adopter l'un de vous ?

La grâce de Dieu fait, de vous tous, ses fils. C'est pourquoi, puisque chaque jour vous direz... - même après le baptême et surtout après le baptême ; car vous ne prierez cette prière qu'après le baptême ; dans huit jours ce sera une récitation, non une prière ; après le baptême, vous en ferez votre prière :

-comment, en effet, celui qui n'est pas encore né pourrait-il dire "notre père" ? - donc, puisque chaque jour vous direz cette prière, je vous avertis, mes frères, vous qui, dans la grâce de Dieu, êtes mes fils, et qui, devant un tel père, êtes mes frères, je vous avertis : quelqu'un vous offense, commet une faute contre vous, vient, s'accuse et vous demande de lui pardonner, tout de suite du fond du coeur remettez-lui, pour ne pas vous exclure du pardon qui vient de Dieu.


Car si vous ne faites pas rémission, lui non plus ne fera pas rémission. Voici ce que Dieu vous dit :

Vous avez raison de me demander pardon, à moi qui ne peux pas commettre de faute ; cependant, bien que l'on ne puisse trouver en moi aucune faute, je pardonne et vous ne voulez pas pardonner.

Eh bien ! soit, refusez de pardonner.

Mais alors faites en sorte que je ne puisse trouver en vous obligation de me venger.

Il t'est permis de te venger d'un homme qui t'offense.

Mais il te demande pardon.

Il a été ton ennemi, mais en te demandant pardon, il coupe court à son hostilité. Non, dis-tu, non, je veux me venger.

Fais attention qu'il n'y ait pas en toi-même matière à vengeance. Tu veux te venger d'une faute, toi, un homme qui commet des fautes !

Prends garde que ne se venge de toi celui qui ne peut être trouvé en faute. Par conséquent, voilà encore une demande à faire en cette vie, ici où l'on peut commettre des fautes, les fautes peuvent être remises.

Dans l'autre vie, elles ne sont pas remises, puisqu'il n'y en a pas.

Résister au mal

En suite de quoi, nos prions en disant : 

Ne nous fais pas entrer dans la tentation, mais délivre-nous du mal.

Qui dit oui au tentateur entre dans la tentation. En effet, en cette vie, il est utile d'être tenté, mais il n'est pas bon d'entrer dans la tentation.

On te tente en voulant te corrompre avec de l'argent, pour te faire accomplir quelque action mauvaise pour de l'argent ; tu es tenté, mais tu es aussi éprouvé ; si tu ne donnes pas ton consentement, tu seras trouvé pur.

Je te donne un conseil : méprise la cupidité, et l'argent ne saurait te corrompre.

Ferme la porte à la tentation, et tire le verrou : l'amour de Dieu.

Qui le peut, sans l'aide de celui que nous prions ?

Or les hommes sont tentés de bien des manières, tentations par des présents, tentations par des menaces ; si on ne peut séduire par la corruption, on cherche à séduire par des pressions.

Mais l'homme solidement attaché à Dieu et dont Dieu exauce la demande: 

Ne nous fais pas entrer dans la tentation,

triomphe des mauvais attachements, triomphe des vains tremblements.

Par conséquent, il nous est, en cette vie, nécessaire de demander à ne pas entrer dans la tentation, puisqu'il est ici des tentations, et d'être délivrés du mal, puisque le mal est ici.

Récapitulation

Et avec cela le total des demandes est de sept ; trois ont trait à la vie présente. 

Que ton nom soit sanctifié,

cela sera toujours. 

Que ton règne vienne,

ce règne sera toujours. 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

cela sera toujours. 

Donne-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour,

cela ne sera pas toujours. 

Remets-nous nos dettes,

cela ne sera pas toujours. 

Ne nous fais pas entrer dans la tentation,

cela ne sera pas toujours. Mais là où est la tentation, là où est le mal, il est nécessaire que nous fassions ces demandes.


Cette prière vous encourage, non seulement à apprendre à demander à votre père qui est dans les cieux ce que vous désirez, mais à apprendre aussi ce que vous devez désirer.

Amen.

COMMENTAIRE DU NOTRE PÈRE   (Par St Augustin. Sermon 59 à des Catéchumènes)
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 10:37
Manifestation contre le double jeu de la Turquie en Irak  et en Syrie (Communiqué du (CHREDO))

Manifestation contre le double jeu de la Turquie en Irak et en Syrie

A la veille de la conférence de Paris, la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO) organise une manifestation devant l’ambassade de Turquie pour dénoncer le double jeu d’un certain nombre d’Etat, dont la Turquie :
                                                                               Lundi 7 septembre 2015
                                                                                  à 19h

      Place de Bolivie 75016 Metro PASSY
    (Près de l'ambassade de Turquie)


Tous ensemble pour dénoncer le double jeu des Etats complices de la barbarie de DAESH et des mouvements islamistes en Orient !

En souvenir de toutes les victimes innocentes en France, en Europe et en Orient lâchement assassinées par des barbares sanguinaires.

La Turquie n'a pas sa place à la Conférence de Paris qui mobilisera mardi 8 septembre soixante pays pour décider d'un plan d’action humanitaire, politique et judiciaire en faveur des « victimes des violences ethniques et religieuses du Moyen-Orient ».

La Turquie, déjà coupable du génocide arménien et des assyro-chaldéens qu’elle refuse de reconnaitre, est un siècle plus tard complice du génocide des chrétiens d'Orient, des yézidis et des minorités en permettant le trafic d’hommes, d’armes et de pétrole sur son sol au bénéfice d'organisations terroristes qui sévissent maintenant sur notre sol et en Europe.

Sa pseudo-participation dans la guerre menée contre les mouvements extrémistes n’est qu’un leurre. Les bombardements turcs visent surtout les kurdes qui combattent réellement les mouvements terroristes en Irak et en Syrie.

La Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar ont aidé à créer en 2015 « l’Armée de la Conquête » en Syrie, une coalition incluant des factions islamistes dont le Front Al Nosra, pourtant affilié à Al Qaida.


Nous refusons et dénonçons le double langage de ces pays.


La Turquie bénéficie de l'aide financière européenne (6 milliards d'euros de 2002 à 2013 en aide à la préadhésion). Nous demandons à la France de peser sur l’Union Européenne pour suspendre tous les financements accordés à la Turquie et obliger les pays concernés à clarifier leur position en donnant la preuve de leur engagement total contre les extrémistes.
La Turquie doit choisir son camp.

Elle est avec nous ou elle est contre nous !

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:40
C'est par notre conversion menant à la déification que nous serons en paix avec Créateur et création (mgr Jean)

C'est par notre conversion menant à la déification que nous serons en paix avec Créateur et création (mgr Jean)

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 2,2-8.

Mes frères : Nous sommes venus avec confiance vous prêcher l'évangile de Dieu avec sollicitude.
Car notre prédication n'a pas procédé de l'erreur, ni d'une intention vicieuse, ni de fraude aucune ;
mais selon que Dieu nous a jugés dignes de nous confier l'Evangile, ainsi enseignons-nous, non comme pour plaire à des hommes, mais à Dieu, qui sonde nos cœurs.
Jamais, en effet, nos discours n'ont été inspirés par la flatterie, comme vous le savez, ni par un motif de cupidité, Dieu en est témoin.
La gloire humaine, nous ne l'avons recherchée ni de vous ni de personne ;
alors que nous aurions pu, comme apôtres du Christ, prétendre à quelque autorité, nous avons été au contraire plein de condescendance au milieu de vous. Comme une nourrice entoure de tendres soins ses enfants,
ainsi, dans notre affection pour vous, nous aurions voulu vous donner, non seulement l'Evangile de Dieu, mais notre vie même, tant vous nous étiez devenus chers.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,15-17.

En ce temps-là, Jésus dit à Simon-Pierre : " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?" Il lui répondit : "Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime." Jésus lui dit : "Pais mes agneaux."
Il lui dit une seconde fois : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?" Pierre lui répondit : " Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime." Jésus lui dit : "Pais mes agneaux."
Il lui dit pour la troisième fois : "M'aimes-tu ?" et il lui répondit : "Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime." Jésus lui dit : "Pais mes brebis."

Conversion et repentir transforment un bandit en exemple (saint Macaire et saint Moïse / apophtegmes)

Conversion et repentir transforment un bandit en exemple (saint Macaire et saint Moïse / apophtegmes)

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie 46 sur St. Matthieu (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 475) 

 

« M'aimes-tu ? Sois le pasteur de mes brebis »

 

      Imitons les apôtres dans leurs vertus, et nous ne leur serons inférieurs en rien.

En effet ce ne sont pas leurs miracles qui les firent apôtres, c'est la sainteté de leur vie.

C'est à cela qu'on reconnaît un disciple du Christ.

Cette marque, le Seigneur lui-même nous l'a clairement donnée. Lorsqu'il a voulu tracer le portrait de ses disciples et révéler le signe qui distinguerait ses apôtres, il dit :

« Voici à quoi les hommes reconnaîtront que vous êtes mes disciples. »

Serait-ce donc aux prodiges qu'ils opéreraient ? Aux morts qu'ils ressusciteraient ?

Pas du tout !

Mais à quoi donc ?

« Voici à quoi les hommes reconnaîtront en vous mes disciples : à l'amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35).

      Or l'amour n'est pas affaire de miracles, mais simplement de vertu :

« L'amour accomplit toute la loi » (Rm 13,10).

Ayez donc l'amour en vous et vous serez parmi les apôtres, même au premier rang parmi eux.

Voulez-vous une autre preuve de cette doctrine ?

Voyez comment le Christ s'adresse à Pierre :

« Pierre, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? »

Nous le savons, rien n'a tant d'efficacité pour nous ouvrir le Royaume de Cieux que de témoigner au Christ l'amour qu'il mérite.
 

Un jour, qu’il s’était rendit avec les anciens auprès de saint Macaire, celui-ci dit:  "Je vois que l’un d’entre vous obtiendra la couronne du martyr."  Moïse lui répondit alors : "C’est sans doute moi car il est écrit: 'tous  ceux  qui  prennent  l'épée  périront  par  l'épée'.  Quelque  temps  après  leur  retour  au  désert,  les  barbares  attaquèrent  le  monastère.  Il dit  alors aux  moines  qui  étaient  avec  lui:  "Que celui qui veut s’échapper le fasse."  Ils  lui  dirent alors: "Et toi, père, pourquoi ne t’échappes-tu pas?"  Il  leur  répondit:  "J’attends ce jour depuis longtemps." Les barbares envahirent le monastère et le tuèrent ainsi que sept moines qui étaient restés avec lui. Mais l’un de ces moines s’était caché derrière une paillasse. Il vit l’ange du Seigneur qui l’attendait, une couronne à la main. Il se dépêcha de sortir et les barbares le tuèrent lui aussi. Méditez,  frères,  à  propos  de  la  puissance  du  repentir  et  de  la  contrition  et  comment l’esclave païen, assassin, adultère et voleur devint un père, un maître qui enseignait et  consolait ses frères, un prêtre. Il établit des règles pour le monachisme et son nom et évoqué sur les Autels.  Les reliques de ce saint se trouvent actuellement au monastère Copte Orthodoxe de la Vierge Marie à el-Baramousse, en Égypte.

Un jour, qu’il s’était rendit avec les anciens auprès de saint Macaire, celui-ci dit: "Je vois que l’un d’entre vous obtiendra la couronne du martyr." Moïse lui répondit alors : "C’est sans doute moi car il est écrit: 'tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée'. Quelque temps après leur retour au désert, les barbares attaquèrent le monastère. Il dit alors aux moines qui étaient avec lui: "Que celui qui veut s’échapper le fasse." Ils lui dirent alors: "Et toi, père, pourquoi ne t’échappes-tu pas?" Il leur répondit: "J’attends ce jour depuis longtemps." Les barbares envahirent le monastère et le tuèrent ainsi que sept moines qui étaient restés avec lui. Mais l’un de ces moines s’était caché derrière une paillasse. Il vit l’ange du Seigneur qui l’attendait, une couronne à la main. Il se dépêcha de sortir et les barbares le tuèrent lui aussi. Méditez, frères, à propos de la puissance du repentir et de la contrition et comment l’esclave païen, assassin, adultère et voleur devint un père, un maître qui enseignait et consolait ses frères, un prêtre. Il établit des règles pour le monachisme et son nom et évoqué sur les Autels. Les reliques de ce saint se trouvent actuellement au monastère Copte Orthodoxe de la Vierge Marie à el-Baramousse, en Égypte.

C'est par notre conversion menant à la déification que nous serons en paix avec Créateur et création (mgr Jean)

 

(Mercredi de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte (Mercredi 2 septembre)
Homélie de Monseigneur Jean (Kovalevsky), évêque de Saint Denis)


(Marc IV, 35-41)

Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.


L'évangile de la tempête est très clair ; la barque, dans laquelle se trouve le Christ avec les apôtres, c'est l'Église, et ce sont nos âmes. La mer qui se déchaîne avec le vent et les vagues, ce sont le monde avec ses passions.

Ici, faisons une remarque : le premier sens de ces vagues qui envahissent, mouillent, remplissent la barque est certainement la persécution.

Or il y a deux formes de persécution venant de ce monde de péché :
- celle exercée directement sur les chrétiens ou sur la religion par les athées... ;
- l'autre :

lorsque les idées de ce monde, la manière de vivre de ce monde, envahissent l'Église ou notre âme; quand l'Église est trop bien soignée, par l'État par exemple, trop bien soutenue par l'argent, quand l'Église, ou plutôt les représentants de l'Église, deviennent de ce monde, quand notre âme se profane.

Cette persécution-là est beaucoup plus dangereuse que la première.
Ainsi, nous sommes souvent - il y a heureusement des moments de paix, de tranquillité sur cette mer - devant deux formes de persécution.

Dans la persécution directe de l'âme ou de l'Église, quand le Diable nous attaque, c'est la lutte ; nous pouvons tomber par lâcheté, par faiblesse, par crainte, par peur. Mais dans l'autre persécution, quand les éléments du monde envahissent l'Église sans que nous-mêmes soyons en danger, quand tout devient plus de ce monde que du divin, nous devons avoir une autre forme de lutte, de vigilance, car cette persécution-là n'est pas violente extérieurement, elle l'est imperceptiblement et nous glissons peu à peu vers cet esprit du monde.

Voilà pourquoi la vigilance devant cette persécution nécessite un autre courage : celui de ne pas céder au compromis avec le monde.
Mais dans l'Évangile, il y a une autre chose, curieuse, inattendue :

le chef de l'Église, le Christ qui a dit : Je serai toujours avec vous,dort. Il est tranquille, Il dort, Il ne prend pas de «mesures».

Pourquoi ce sommeil du Christ au moment du danger ?

Et nous avons souvent eu, à ces moments-là, l'impression que Dieu sommeille, qu'Il n'est pas avec nous pour nous défendre, qu'Il ne vient pas à notre aide.

Le Christ répond lui-même aux hommes de peu de foi :

Il dort.
Il n'agit pas dans notre chemin personnel ou dans le chemin de l'Église : est-ce pour que nous l'appelions ?

Certainement.

Mais c'est encore plus pour éprouver notre foi. Il veut nous dire :

devant les persécutions, qu'elles soient du dedans ou du dehors, lorsque votre âme est attaquée par le Diable - vagues qui vous envahissent - votre conduite doit être sereine, tranquille ; ne soyez pas effrayés par ce monde déchaîné contre vous, par le péché du Diable qui paraît fort.

Gens de peu de foi, nous devons être tranquilles et, au fond, c'est à nous qu'il incombe de combattre pour le Christ, et non pas seulement d'être sauvés par le Christ.
Il dort - non parce qu'Il veut dormir, Il est assoupi -

Il dort pour que nous soyons vigilants, pour que nous arrivions nous-mêmes à arrêter les flots de la vague.

Et cette attitude de Dieu vis-à-vis de ses bien-aimés, de ses disciples, de ses enfants, de ces membres de ce corps mystique - cette attitude, nous la retrouvons souvent dans l'histoire de l'Église, et souvent dans notre vie intérieure. Il nous laisse la possibilité d'arrêter les flots, Il veut que nous fassions l'apprentissage de donner les ordres aux éléments.
Le Christ ordonne à la mer, ordonne aux vents ; le calme revient et les apôtres alors se demandent :

Qui est Celui à qui les vents et la mer obéissent ?
A qui obéissent les éléments de ce monde ?

A cet homme dans la barque, qui est Jésus, mais qui est aussi le Créateur. Voilà pourquoi les éléments lui obéissent.

Ceci est un témoignage :

l'homme a été créé roi de la terre pour que tous les éléments lui obéissent, comme il est écrit au livre de la Genèse. Le Christ ici agit en tant qu'Il est Dieu.

En réalité, tous les hommes, les chrétiens, devraient parvenir à la même puissance. Par la force humaine, certes non, mais par acquisition de la puissance divine de l’Esprit-Saint.
Actuellement les éléments n'obéissent pas à notre parole, nous obéissons aux éléments, parce que nous n'avons pas acquis la divinité par la Grâce.

Le Christ nous montre ce que peut être l'homme déifié.

Dans le Paradis, nous ne voyons pas explicitement cette puissance d'Adam et Eve :

ni hostilité, ni vagues qui les submergent, ni peur de manquer du fruit nécessaire à leur nourriture; les bêtes ne les effrayent pas et viennent pacifiquement autour d'eux. Adam avait cette puissance.

Nous l'avons perdue.
Tel est le but de la création de l'homme :

qu'il aille vers Dieu et, rempli de souffle divin, devienne semblable au Créateur. Ainsi, notre Seigneur, en disant aux vents et à la mer :

«Taisez-vous ! Arrêtez ! Pacifiez-vous ! Obéissez à ma parole !», trace pour nous ce que l'homme doit devenir par l'acquisition de l'Esprit-Saint.
Regardez, lisez attentivement la vie des saints. Saint Nicolas calme la tempête, saint Honorat marche sur les eaux, les autres apaisent les vents, pacifient les bêtes féroces. A notre époque, j'en ai des témoignages directs et indirects, les éléments, la nature, obéissent à l'homme. Les saints ont réalisé, et réalisent, ce que le Christ a réalisé - non parce qu'ils sont des créateurs, mais parce qu'ils sont devenus très ressemblants au Créateur.
Pourquoi n'avons-nous pas aussi peu cette puissance ?

Parce que nous n'avons pas suffisamment soif de Dieu, soif d'être nourris par Dieu, de vivre en lui, d'être de lui, par lui, et en lui seulement.

Nous avons soif de perfection et de tant et tant de choses de seconde zone. Mais le manque de cette soif ardente, de ce désir absolu d'être rempli par la Grâce, la Puissance, l'Énergie divines, afin de devenir pour lui, de vivre en lui, avec lui, ce manque de soif fait que nous n'avons pas de pouvoir sur les éléments.


Voilà pourquoi l'Évangile nous appelle à une seule chose : oubliant tout, cultivons en nous le désir permanent de Dieu.

Je dis le désir, je ne dis pas les commandements, car pour accomplir les commandements, on peut, si le désir est grand, lutter efficacement malgré notre imperfection.

Cultivons avant tout cette soif d'être immédiatement, le plus vite possible, en lui, par lui et de lui, d'être ses enfants, afin de dire, non des lèvres mais de tout notre être : Père nôtre, qui es aux cieux, que ta volonté, ton nom, ta puissance, ton royaume soient aussi sur la terre - c'est-à-dire en nous.
Que Dieu pénètre non seulement notre esprit, mais aussi notre âme, notre corps - jusqu'au bout des doigts - que sa lumière nous pénètre afin que nous ne vivions plus que par lui ; alors les éléments, nous obéiront, et toute crainte partira avec le démon confus.

Amen.

 

Note:

L'évêque Jean (Kovalevsky),auteur de cet admirable sermon,

ami de mon directeur spirituel à l'époque de mes études :

Le Rd Père Gilbert LIVRAGNE (Qui le considérait comme un saint),

fut le grand promoteur, avec la bénédiction d'autorités supérieures orthodoxes

(Dont St Jean de San Francisco)

d'une "orthodoxie occidentale".

Principes de l’écclésiologie orthodoxe et difficultés de mise en œuvre

Michel Stavrou - Professeur de Théologie dogmatique à l’Institut Saint-Serge

Le peu de temps dont nous disposons et le caractère pastoral de cette assemblée m’ont dissuadé de faire un exposé de type académique sur la nature et les « notes » de l’Eglise. J’ai cru bon de m’en tenir plutôt aux fondamentaux de l’ecclésiologie chrétienne, et à des éléments - forcément partiels - qu’il me semble important de rappeler aujourd’hui.

Il est peut-être banal de partir de ce donné de la foi : l’Eglise est d’abord un mystère, c’est-à-dire qu’elle se trouve au cœur d’un projet nuptial poursuivi par Dieu depuis la fondation du monde et proposé à sa création, un projet sur lequel nous avons reçu d’En-haut quelques lumières et qui nous dépasse par son ampleur. L’Eglise, en tant que mystère, échappe à toutes nos définitions et réflexions humaines. Celles-ci ne peuvent que cerner tel ou tel aspect, mais en aucun cas circonscrire l’être de l’Eglise. Il est important de rappeler cela en un temps où nous sommes touchés par les crises qui affectent le tissu ecclésial : crises d’identité dans la mesure où trop souvent l’Eglise se voit réduite, même de la part de ses propres membres, à ses aspects sociologiques voire ethniques ou géopolitiques, crises de fonctionnement ou de comportement en ce que nous sentons çà et là et jusqu’en chacun de nous des raidissements et des tendances à la fragmentation. Presque toutes nos crises résultent des soubresauts d’une histoire du monde tourmentée. C’est ici que l’ecclésiologie c’est-à-dire la vision théologique que l’Eglise a d’elle-même en tant qu’Eglise peut s’avérer salutaire : non seulement utile mais indispensable pour que nous échappions à une vision sécularisée, que nous comprenions que l’Eglise s’inscrit certes dans l’histoire mais dépasse en même temps tous les déterminismes historiques et culturels dans son être profond.

I. Les principes fondamentaux. La réalité mystérique de l’Eglise.

La vie chrétienne se développe en premier lieu au niveau humble de la communauté eucharistique. L’Eglise ne représente pas d’abord une institution, ni une hiérarchie, ni un ensemble sociologique d’individus partageant certaines coutumes, un passé et une langue qui leurs sont communs, ou encore des valeurs éthiques à préserver, même si elle peut impliquer humainement tous ces aspects ; elle désigne d’abord, depuis la Pentecôte, la communauté des "appelés", de ceux que l’Esprit de Dieu interpelle et à qui il fait reconnaître en Jésus leur commun Seigneur et sauveur.

Mais comment parler de l’Eglise sans le sacrement-mystère de la koinônia (communion) qu’est l’Eucharistie, qui empêche l’Eglise de se scléroser, et la fait ressembler, selon l’image ancienne, à cette femme âgée au visage ridé et pourtant toujours jeune ? Le sacrement de la communion est en fait participation à la vie du Christ ressuscité. « Puisqu’il n’y a qu’un pain, à plusieurs nous sommes un seul corps, car tous nous participons à cet unique pain. » (1 Cor 10,16-17). Bien plus qu’analogie, il y a relation d’identité entre la participation au pain eucharistique et l’intégration au corps ecclésial unique. C’est pourquoi l’expression "Corps du Christ" désigne à la fois l’Eglise et l’Eucharistie, une correspondance ontologique s’établissant entre elles. Le rassemblement du peuple de Dieu invité à la "fraction du pain" (Ac 2, 42) fait que l’Eglise devient hic et nunc ce qu’elle est : le corps du Christ vivant. Dans ce repas s’actualise la relation entre création et Créateur, réalisée dans le corps et le sang du Christ. Il y a renouvellement d’une alliance en Christ, par laquelle l’homme rend grâce en tout et pour tout ce qu’il vit, réfère à Dieu son existence et le monde entier, et où il reçoit la vie de Dieu. « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18,20). Mais la vie du Christ est celle même de la Trinité indivisible : elle est reçue du Père par le Fils : « la gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée pour qu’ils soient un... » (Jn 17,21), pour être finalement offerte par lui dans l’Esprit Saint.

L’ecclésiologie eucharistique qui en résulte tient en quelques mots : 1° L’Eucharistie est toujours offerte en un lieu donné et rassemble, sous la présidence de l’évêque ou de son représentant, les fidèles se trouvant sur un territoire donné, 2° le Christ est le principe unifiant de tous les fidèles car, comme le dit saint Paul aux Corinthiens, “ nous avons été baptisés en un seul Esprit, en un seul corps ” (1 Cor 12,13). D’autre part, c’est le rassemblement eucharistique qui entretient la vivante cohésion (1 Cor 10,17) de cet unique corps du Christ dont les baptisés sont les membres. Enfin, dimension fortement soulignée par le métropolite Jean Zizioulas, l’Eucharistie, en récapitulant toute l’économie du salut, manifeste la nature eschatologique de l’Eglise. Dans l’Eucharistie, l’Eglise se révèle l’icône du Royaume de Dieu.

L’identité ultime de l’Eglise se trouve donc dans le Royaume du Dieu trine. « Mon Royaume n’est pas de ce monde » dit Jésus. L’être véritable de l’Eglise se trouve non pas dans ce qu’est l’Eglise à telle ou telle étape de l’histoire, mais en ce qu’elle se révèlera être aux temps derniers, les eschata. Dans sa réalité ultime, l’Eglise est la communauté des derniers jours, et son organisation doit nécessairement dès à présent refléter cette identité eschatologique. La structure et l’articulation de l’Eglise, la nécessaire complémentarité entre primautés et conciliarité à tous les niveaux, doivent découler harmonieusement de son identité profonde. On ne peut séparer au nom d’un « principe de réalité pratique » les aspects temporels de l’Eglise de son être véritable, mais tenter de voir ceux-ci, par principe, en lien organique avec la vie de la Sainte Trinité. Sinon l’Eglise risquerait de tomber dans une sorte de schizophrénie en séparant son comportement terrestre de son être profond, céleste.

Nous voyons finalement s’esquisser ce principe capital que l’Eglise est fondée dans la vie trinitaire de Dieu. Comme le disait saint Jean de Kronstadt : « On ne peut jamais penser à l’Eglise en dehors du Seigneur Jésus-Christ, du Père et du Saint-Esprit. » Dans l’Eglise, la grâce divine, c’est-à-dire la vie de Dieu nous vient du Père par le Fils dans l’Esprit, chaque personne divine ayant un rôle spécifique dans l’économie du salut. C’est ce que l’on peut approfondir en parcourant le cheminement entre Eglise et Trinité selon une ecclésiologie descendante.

Comme le soulignent la plupart des Pères dans leur méditation de l’Ecriture sainte, l’Eglise constitue non pas seulement le moyen de surmonter une faute originelle mais, selon une vision plus ample et plus heureuse, la récapitulation du mystère du dessein d’amour conçu par Dieu dès avant la création du monde. La finale de la seconde épître aux Corinthiens, reprise dans la liturgie de saint Jean Chrysostome où elle ouvre la prière centrale de l’eucharistie, exprime sous forme d’une simple bénédiction la finalité du projet de Dieu : « Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu (c’est-à-dire le Père, précise Chrysostome) et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ». Ce mystère se trouve tout d’abord enraciné dans l’amour de Dieu. « L’amour de Dieu le Père » met en œuvre le mystère du salut et donc celui de l’Eglise. « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a envoyé son fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse mais ait la vie éternelle. » (Jn 3,16) Tout plan et tout acte de Dieu partent toujours de l’amour et de la bienveillance du Père, Lui qui n’hésite pas à nous faire don de son fils unique pour nous ramener vers la vie et faire de nous, à travers son fils unique, ses enfants adoptifs.

En deuxième lieu, « la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ », c’est-à-dire ce don de soi du Fils de Dieu, qui est le sens même de sa kénose (évidement), désigne le corps même où se récapitule le mystère de l’Economie. « A plusieurs nous ne formons qu’un seul corps dans le Christ » (Rm 12,5) ou encore « Là où est le Christ, là se trouve l’Eglise catholique », écrit saint Ignace d’Antioche au 2ème siècle. Le Christ se prolonge pour ainsi dire dans l’Eglise et assume ainsi les hommes et le monde entier. L’Eglise, comme le Christ, loin d’être une réalité statique suscite un mouvement dynamique de transfiguration, d’intégration de toute la création dans la chair du Seigneur.

Enfin « la communion du Saint-Esprit », c’est-à-dire le fait que l’Esprit, par sa présence dans le mystère de l’économie du salut, rend possible la communion de la création avec son créateur et des créatures entre elles, constitue le troisième pilier de l’Eglise. « Là où est l’Eglise, là est aussi l’Esprit de Dieu, et là où est l’Esprit de Dieu est l’Eglise et toute grâce. » (Irénée de Lyon, Contra Haereses, III, 24, 1). L’Esprit Saint permet aux hommes de dépasser leur condition bornée de créatures pour communier à la fois entre eux et avec Dieu, de sorte que les limitations qui définissent les identités des uns et des autres juifs, grecs, russes, français, etc. ne soient plus un obstacle à la communion - selon la vision déchue du monde où nous vivons, où pour survivre les êtres doivent s’opposer entre eux. L’Esprit Saint est un esprit de communion. En même temps, Il est un esprit de liberté (sans laquelle la communion deviendrait fusion ou oppression), car, étant descendu à la Pentecôte sous forme de langues distinctes sur chacun des Apôtres, Il rend féconde et harmonieuse dans l’Eglise la diversité personnelle : il y a de nombreuses demeures dans la Maison du Père.

L’Eglise ne dépend donc pas simplement de la bienveillance du Père en qui tout s’origine, ni du Christ du fait qu’elle est son corps, ni seulement de l’Esprit parce qu’elle est, comme dit saint Paul, le temple du Saint-Esprit, mais elle relève, encore une fois, de la théologie trinitaire. Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que l’Eglise soit vue par les Pères comme l’icône de la Trinité. Etant créés à l’image du Dieu trinitaire, les hommes pris ensemble constituent dans l’Eglise l’icône du Dieu trinitaire, appelés à conjuguer de façon harmonieuse unité et diversité des personnes, donnant tout son sens à la catholicité ecclésiale qui est partage de la plénitude divine par delà toutes les déficiences humaines.

À ce propos, nous pouvons évoquer saint Grégoire de Nysse qui, dans sa 5e Homélie sur le Cantique des cantiques, souligne qu’à l’illusion ombreuse de l’Ancien Testament (Hb 10,1) succède le « parfait resplendissement » du Nouveau Testament pour montrer, dit-il, « l’image même des réalités ». Ces réalités sont celles du Royaume de Dieu, dévoilées en partie dans l’ère de la Nouvelle Alliance où nous nous trouvons. Là où s’affirme par excellence cette iconicité de l’Eglise qui lui permet de faire transparaître le Royaume de Dieu, c’est dans la célébration des mystères-sacrements et surtout dans le sacrement par excellence qu’est l’Eucharistie. L’Eucharistie signifie la venue fulgurante du Royaume de Dieu dans l’histoire, une anticipation des eschata, les jours derniers.

II. L’humble réalité historique. Difficulté à mettre en œuvre l’ecclésiologie eucharistique.

Après avoir évoqué la réalité profonde, mystérique de l’Eglise, il convient de ne pas s’illusionner sur un autre niveau de réalité, indéniablement moins réjouissant, celui de la réalité historique de nos communautés ecclésiales. Comme on va le voir, cette ecclésiologie eucharistique dont on a parlé et dont les principes ont été retrouvés notamment au sein même de l’Institut Saint-Serge il y a maintenant longtemps, est loin d’être pleinement assimilée et vécue dans l’oikouménè orthodoxe.

Depuis que sa situation s’est trouvée civilement “normalisée” au sein de l’empire romain il y a près de 17 siècles, l’Eglise, à travers une histoire complexe et multiforme, a sans cesse subi des tentatives de réduction de son identité, auxquelles aucun contexte historique n’a échappé et auxquelles notre époque n’échappe pas davantage. Nous le percevons en particulier dans notre situation d’orthodoxes disséminés en Occident. Notre environnement social, culturel voire familial nous rappelle sans cesse que nous sommes issus spirituellement voire souvent charnellement de diverses diasporas : Eglise russe, Eglise grecque, Eglise serbe, etc. qui coexistent dans les mêmes lieux et dont la foi est pourtant rigoureusement identique. Si chacune de ces communautés ecclésiales d’Europe occidentale a suivi un chemin historique spécifique, l’Archevêché russe n’a en tous cas pas failli à sa vocation proprement ecclésiale : à savoir témoigner dans la société qui nous entoure de la Bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ selon une perspective orthodoxe universelle en relativisant autant que possible la dimension culturelle-ethnique au bénéfice du message évangélique, catholique et apostolique. Il suffit pour s’en convaincre de voir la composition de cette assemblée où figurent beaucoup d’occidentaux de souche. De simple communauté ecclésiale de diaspora russe, cet archevêché est devenu en 80 ans une composante majeure d’une véritable Eglise orthodoxe locale dont la réalité est patente mais dont les structures canoniques se font toujours attendre. En tant que personnes, nous ne sommes pas membres conscients de l’Eglise orthodoxe par pur atavisme mais parce que nous nous y sommes chacun sentis consciemment appelés : c’est le sens précis du mot “Ekklesia” : le rassemblement de ceux qui ont été personnellement appelés par Dieu à être ses enfants adoptifs dans l’Esprit. Ainsi l’Archevêché s’est-il trouvé inscrit dans une tension féconde et aussi douloureuse (mais comme telle inévitable) entre ses origines culturelles ethniques spécifiques et sa vocation missionnaire dont l’accomplissement doit passer par de nécessaires transformations et par une véritable kénose.

Autre facteur important, le fait que la diaspora constitue un lieu hautement sensible de la carte de l’Orthodoxie mondiale. Nous nous trouvons sur une ligne de fracture où se touchent les aires territoriales des différents patriarcats. Les tensions entre Eglises autocéphales retentissent directement sur nos petites communautés. Or, depuis au moins deux siècles, la formation d’Eglises nationales, souvent au nom de principes politiques ou ethniques, alors que prévalait jusque là le principe ecclésiologique local et territorial, a mené progressivement à ce qu’il faut bien appeler une crise de la conciliarité. La situation de blocage dont nous souffrons depuis longtemps rend urgente une prise de conscience grâce à laquelle les relations entre Eglises seraient redynamisées, en veillant à ce que la conciliarité ne soit plus un vain mot mais le véritable facteur de cohésion intra- et inter-ecclésial.

III. La conciliarité, facteur de cohésion à tous les niveaux de la vie ecclésiale.

Déjà dans l’Eglise ancienne, la communauté était structurée, ordonnée : l’Église locale ayant à sa tête un préséant (proestôs) : l’évêque (episkopos), entouré d’un collège de presbytres ("anciens"), des diacres et du peuple. Nous trouvons déjà là la structure organique des ministères de l’Eglise. L’évêque a pour première charge la fonction sacerdotale d’image du Christ. Ses charismes (sacrements, enseignement, mission pastorale) focalisent sur une personne reconnue les dons reçus par le peuple de Dieu tout entier, porteur du sacerdoce royal et prophétique (1 Pi 2,9).

Dans le cadre de l’ecclésiologie eucharistique, que signifie alors la conciliarité ? Celle-ci se décline, comme on va le voir, à différents niveaux de la vie de l’Eglise : 1. au sein de la communauté eucharistique locale, 2. dans les relations entre les Eglises locales, comme synodalité. 3. enfin, nécessairement, au plan universel.

1. Conciliarité dans la communauté eucharistique.

Dans l’Eglise ancienne (voir Apocalypse et les épîtres d’Ignace), le collège des presbytres entourant l’évêque dans la synaxe eucharistique et les autres assemblées manifestait la conciliarité de l’Eglise locale. Ce collège avait pour modèle celui des Apôtres présidé par le Christ, puis un peu plus tard par saint Pierre. Le ministère presbytéral demeure essentiel pour que s’exerce la conciliarité entre l’évêque et son peuple.

Les diacres, enfin, intermédiaires entre les presbytres et les laïcs, offrent les dons et les intercessions du peuple, et veillent à ce que l’Eucharistie se prolonge dans le Sacrement du frère. Les laïcs sont ordonnés lors de l’initiation baptismale qui culmine dans l’Eucharistie. Sans leur présence, l’Eucharistie n’aurait plus aucun sens, puisqu’elle est offerte par l’évêque au nom du peuple. C’est à eux qu’appartient en propre la responsabilité de l’Amen dans la liturgie.

La conciliarité de la synaxe eucharistique traduit la cohésion avec laquelle l’assemblée des baptisés réunie autour de l’évêque (ou de son représentant, le presbytre) s’identifie de façon icônique au Christ total, tête et corps, chacun pour sa part, selon le charisme ou le ministère qui lui est confié en relation avec tous les autres.

Il y a un paradoxe apparent dans la catholicité de l’Eglise locale qui peut s’énoncer ainsi : l’Eglise locale reçoit une plénitude qui la comble mais qui, loin de l’isoler, l’ouvre aux autres Eglises, aux hommes et au monde entier. La conscience de la plénitude ecclésiale goûtée dans l’Eucharistie, loin d’engendrer l’autosuffisance, ouvre l’Eglise locale vers les autres Eglises partageant la même plénitude.

2. Conciliarité dans la communion des Eglises locales.

Comme l’Eucharistie offerte par les différentes Eglises locales est une et identique, les évêques se sont rassemblés spontanément entre évêques voisins pour s’accorder sur les questions communes. Telle est, semble-t-il, l’origine du concile ou synode épiscopal, devenu institution régulière en vertu du 5e canon du 1er Concile de Nicée (325).

Chaque évêque portant son Eglise locale, le synode épiscopal exprime la communion non pas simplement des évêques en soi mais des Eglises locales dont ils sont les têtes.

Le fait que toutes les eucharisties locales offrent le corps unique et total du Christ - et donc que les différentes Églises locales partagent la même plénitude catholique - explique le principe canonique ancien de l’égalité ontologique absolue de tous les évêques entre eux, chacun possédant dans son Église, par la grâce de l’Esprit saint, l’autorité et le pouvoir reçus des Apôtres. Le Collège des Douze, manifesté dans l’Eglise ancienne par chaque évêque entouré de ses presbytres, est à l’origine de la fondation de toutes les Eglises locales et, à travers elles, de l’Eglise universelle. Chaque évêque, souligne saint Cyprien, siège sur la chaire de Pierre.

Pour l’Orthodoxie, l’Eglise universelle ne s’oppose pas en soi à l’Eglise locale (chaque évêque est en effet toujours ordonné par au moins deux ou trois évêques), mais une ecclésiologie universaliste n’est pas compatible avec une ecclésiologie eucharistique conséquente, car l’unique Eucharistie est offerte à la fois en chaque lieu et partout dans le monde, mais jamais au-dessus des communautés locales.

L’épiscopat est unique. Mais le concile épiscopal est une assemblée structurée depuis l’époque la plus ancienne. Le rassemblement des évêques en synodes provinciaux a suivi spontanément le découpage administratif de l’Empire romain : l’évêque de la cité la plus importante (métropole) ou la plus prestigieuse par son témoignage ecclésial présidait le synode provincial. Cette primauté du métropolite, essentielle pour manifester l’unité ecclésiale dans la communion des évêques et faire rayonner la conciliarité au niveau de la province, était celle d’un primus inter pares, en vertu de l’unité de l’épiscopat.

Un équilibre ecclésiologique résultait donc de la tension féconde entre le rôle du primat et celui des différents évêques du synode, comme cela est exprimée par le fameux 34e canon apostolique (formulé en Syrie au 4e s.) qui énonce que “les évêques de chaque peuple sachent lequel parmi eux est le primat et le reconnaissent comme leur tête et ne fassent rien qui sorte de l’ordinaire sans son assentiment, et que chacun règle seulement toutes les affaires de son propre diocèse et des lieux qui en relèvent. Mais que [le primat], non plus, ne fasse rien sans l’assentiment de tous les autres. Car ainsi règnera la concorde et sera glorifié le Père, le Fils et le saint Esprit. ”.

Ce texte d’une grande actualité souligne l’existence de deux principes ecclésiologiques distincts mais indissociables : la primauté et la conciliarité ; il met en lumière le lien dialectique qui les unit intimement à tous les échelons des synodes : provincial, patriarcal, universel.

Dans cette ecclésiologie, l’unité entre les Eglises locales est non pas uniforme mais différenciée (c’est une identité-distinction pour employer un concept cher à V. Lossky). Cela signifie que chaque Eglise locale se trouve, dans son être historique, développer et offrir tel ou tel charisme au service de toutes les Eglises sœurs, aussi bien dans l’approche de la foi que dans la liturgie. Le synode a pour but de permettre l’enrichissement réciproque, et le primat de coordonner au service de l’unité les différents dons.

A un niveau plus vaste que les provinces se sont dégagées jusqu’au 6e s. cinq grands pôles de la communion ecclésiale, les patriarcats anciens : Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, selon l’ordre de primauté décroissant, qui constituaient le système de la pentarchie. Chaque patriarche jouissait d’une primauté parmi les différents métropolites de son patriarcat. Les soucis communs étaient réglés au sein d’un synode patriarcal permanent présidé par le patriarche. Ainsi se traduisait la conciliarité épiscopale à un 2e degré qui n’empêchait pas le synode permanent de porter l’expérience des Eglises locales, puisque chaque métropolite recevait dans son synode provincial les avis des évêques diocésains.

La géographie de l’Orthodoxie mondiale s’est ensuite transformée avec l’instauration des autocéphalies modernes : d’abord avec le patriarcat de Moscou en 1589 puis avec l’apparition d’Eglises orthodoxes nationales en Grèce, Serbie, Roumanie, etc, en tout une quinzaine d’Eglises orthodoxes autocéphales [1] ou autonomes. L’octroi de ces autocéphalies ne s’est pas fait dans des conditions idéales, mais sous la pression de facteurs historiques et politiques.

Il est évident qu’un véritable exercice de la conciliarité va de pair avec le respect de l’ecclésiologie eucharistique. Or, dans leur mode de fonctionnement, les Eglises autocéphales témoignent le plus souvent d’une autre logique, nationale ou universelle.

Je n’évoquerai pas le phylétisme pratique que reflète la situation ecclésiologique aberrante de ce qu’il est convenu d’appeler la Diaspora. Cela est bien connu. Je mentionnerai deux autres exemples : 
- a) Dans l’Eglise de Russie, chaque prêtre, lorsqu’il célèbre l’Eucharistie, se doit de mentionner le patriarche de Moscou avant son propre évêque, comme si la catholicité de l’Eglise locale était reçue d’en haut. Déjà au 19e s., dans le catéchisme de saint Philarète métropolite de Moscou, éminent spirituel et théologien de l’oikouménè orthodoxe, on pouvait lire que les Eglises locales sont “ des parties [...], des membres éminents du corps unique de l’Eglise universelle ” [2], selon une logique semi-universaliste que l’on retrouve de façon proche dans les actes du Concile de Moscou de 1917 [3], et même encore en pointillé dans les Statuts de l’Eglise de Russie promulgués par le Concile de 2000 [4]. 
- b) Dans l’Eglise de Grèce, chaque évêque, lorsqu’il préside la synaxe eucharistique, mentionne non pas l’archevêque d’Athènes mais le Saint-synode de son Eglise, comme si cet organisme était acéphale. Cette pratique anormale résulte des conditions historiques douloureuses de l’octroi de l’autocéphalie à l’Eglise de Grèce. 
- c) Récemment en mars 2000, l’Église de Serbie a envoyé à Paris le Métropolite Constantin pour qu’il intronise l’Évêque Luka dans l’« église serbe » au 23, rue Simplon. Il a lu un court texte en rapport avec l’intronisation, où il dit notamment ceci :

« L’Église orthodoxe serbe, comme Église canonique, ayant la dignité du Patriarcat, ne cesse de prendre soin de ses membres, où qu’ils se trouvent. Au-delà des diocèses établis sur un espace canonique traditionnel, où son organisation ecclésiastique est présente depuis des siècles, l’Église orthodoxe serbe a été amenée, à la suite des déplacements de population liés à des raisons économiques ou politiques, à organiser sa mission aussi bien dans le Nouveau Monde que dans les pays d’Europe, dans le but de maintenir la foi parmi ses membres, porter témoignage de l’Orthodoxie dans des pays non orthodoxes et contribuer ainsi à la faire connaître dans le monde. La présence de plusieurs évêques orthodoxes dans cette ville ne porte pas atteinte à l’ordre de l’Église orthodoxe, à l’idée qui voudrait que dans une ville il y ait un seul évêque, car chacun des évêques canoniques prend soin des membres de son Église locale [...]. » [5].

La dernière phrase citée est d’autant plus malheureuse qu’elle s’efforce, au nom même de l’ecclésiologie, d’émousser les scrupules de quelques prélats et de dissiper le malaise grandissant du peuple de Dieu face à une situationcanoniquement et ecclésiologiquement injustifiable, quoique l’histoirepuissetoujoursêtreinvoquée pour l’expliquer. Il ne s’agit d’ailleurs nullement de critiquer ici la diaspora serbe en tant que telle, mais d’illustrer par cet exemple une mentalité que l’on retrouve dans toutes nos communautés orthodoxes.

De tels exemples montrent, si besoin était, que l’ecclésiologie eucharistique est appelée, non seulement à être confessée et reçue dans le principe, mais à s’inscrire réellement dans la pratique ecclésiale, le poids des contingences historiques ne devant jamais masquer la lumière de la Tradition apostolique.

3. Conciliarité au niveau de l’Eglise universelle.

Cette question capitale paraît encore théorique, voire non pertinente, à bien des orthodoxes. Elle sera seulement évoquée brièvement ici. Il n’existe pas dans l’Orthodoxie de structure conciliaire ordinaire entre les Eglises autocéphales. Pourtant, au niveau du monde entier, l’Eglise se doit de manifester la conciliarité entre les Eglises et de coordonner la mission dans le monde, conformément au modèle du Collège apostolique. Pour répondre à cette question, on est tenté de se référer à l’histoire de l’Eglise du premier millénaire.

Rome était l’Eglise qui, en principe, “ présidait à l’amour ” dans la communion des Eglises. Sanctifiée par les tombeaux des saints apôtres Pierre et Paul, cette Eglise prestigieuse représentait une réelle instance d’arbitrage des débats doctrinaux et des jugements disciplinaires, sans jouir pourtant d’un pouvoir de juridiction sur les Églises d’Orient. En cas de conflit entre un évêque et son métropolitain, un recours possible à l’évêque de Rome était garanti par le concile de Sardique (343) : le siège romain se limitait à organiser un nouveau jugement composé d’évêques des provinces voisines du lieu du différend. Instance de cassation, Rome veillait de façon lointaine à un certain exercice de la conciliarité universelle, en particulier par la présidence des conciles œcuméniques. Avec le détachement de Rome de la communion orthodoxe, c’est à Constantinople qu’est revenue par subsidiarité la charge de coordonner l’unité et la conciliarité des Eglises. Mais déjà le concile de Chalcédoine (451) avait donné à ce siège des responsabilités importantes.

On connaît le fameux 28e canon, objet depuis longtemps d’un conflit herméneutique entre les Eglises autocéphales : l’interprétation qu’en donne Constantinople, selon laquelle ce siège a juridiction sur l’ensemble des communautés en “Diaspora”, est vivement contestée par d’autres Eglises au nom de l’égalité des Eglises sœurs autocéphales. Deux visions juridico-canoniques s’affrontent : les diasporas devraient ou bien être toutes rattachées à Constantinople ou bien être rattachées à chacune des Eglises-mères d’origine selon l’origine ethnique des disséminés. Mais aucune de ces visions de type juridique ne suit directement l’ecclésiologie eucharistique.

Il reste que les 9e et 17e canons du même concile de Chalcédoine attribuent à Constantinople un statut unique : ils font de ce siège une instance d’appelpour tout l’Orient, au-delà même des patriarcats. Cela a donné à cette Eglise une autorité et une responsabilité particulières au-delà même de sa juridiction. Cela explique que Constantinople se soit efforcée de résoudre, à travers les siècles et dans des contextes historiques difficiles, les problèmes divers qui lui étaient soumis par des fidèles d’autres Eglises autocéphales. Ce siège est appelé à prendre au sein de l’Orthodoxie des initiatives en faveur de la conciliarité et de la coopération interecclésiale, à exercer une sollicitude universelle dans l’esprit du 34e canon apostolique. Comme le rappelait le P. J. Meyendorff il y a presque 30 ans, sans un “ministère de coordination” assuré par le premier des patriarches, “la conciliarité est impossible” [6].

Pour bien des orthodoxes, la primauté du patriarche œcuménique devrait se réduire à une “ priorité ” qui le limite à présider quelques réunions consultatives ou des liturgies. Selon cette vision ecclésiologique dénommée autocéphalisme, qui résulte de l’histoire tragique de l’Orthodoxie, chaque Eglise autocéphale devrait se suffire à elle-même.

Or, la catholicité interdit toute autosuffisance d’une Eglise ou a fortiori d’un groupe d’Eglises locales constituant un patriarcat. Au nom de la catholicité, tout synode d’une Eglise autocéphale devrait être ouvert aux avis des Eglises sœurs. L’intrication de l’identité ecclésiale et du sentiment national est la cause de nombreux maux dans l’Eglise orthodoxe, par exemple, du grave schisme que traverse actuellement l’Eglise d’Ukraine.

L’orthodoxie mondiale ressemble aujourd’hui à une confédération d’Eglises nationales autonomes qui n’ont entre elles d’autre lien que celui de la foi et des sacrements, avec pour seul signe de communion le fait que chaque primat d’Eglise autocéphale mentionne dans la liturgie les noms des autres primats.

Aucune structure conciliaire permanente n’a réussi jusqu’à présent à voir le jour pour travailler au quotidien sur les problèmes communs aux Eglises, et délivrer au monde un témoignage propre à l’ensemble de l’Orthodoxie [7]. Mais on pourrait concevoir la création d’une instance semi-officielle se réunissant périodiquement avec des représentants des différentes Eglises autocéphales qui partagent à la fois les expériences ecclésiales et les traditions locales et contribuent à résoudre ensemble les problèmes communs, en veillant à ne pas créer une sorte de Curie inter-patriarcale dont les décisions administratives s’imposeraient aux Eglises [8].

Depuis 1961, quatre Conférences panorthodoxes, suivies de quatre Assemblées panorthodoxes préconciliaires se sont tenues sous la présidence du patriarcat œcuménique, pour préciser la thématique du futur "Saint et Grand Concile". Depuis 1991, les multiples problèmes de réorganisation liés à la renaissance des Eglises d’Europe de l’Est ont freiné pour l’instant ce projet, mais ces assemblées panorthodoxes ont constitué, soulignons-le, des expériences fortes de la conciliarité orthodoxe universelle : toutes leurs décisions ont été prises à l’unanimité.

* * *

En conclusion, il faut souligner que nous sommes appelés à vivre la conciliarité au sein de l’Eglise à tous les niveaux possibles et d’abord au sein de nos paroisses et de notre diocèse, et à faire en sorte que l’ecclésiologie eucharistique ne soit pas le contenu d’une sorte de rhétorique pieuse éloignée de nos réalités quotidiennes. Œuvrons et prions pour que l’ecclésiologie n’inspire pas une langue de bois mais des attentes et des actes qui soient en harmonie avec la grande vision de l’Eglise que l’Orthodoxie a héritée des Pères et des Conciles. Il semble bien que la vocation secrète de l’Eglise, dynamisée par le Saint-Esprit, soit de demeurer perpétuellement en tension jusqu’au dernier jour entre ses racines célestes et la réalité terrestre, historique, qu’elle est appelée à transfigurer.

[1] L’Eglise de Russie a été reconnue comme patriarcat par Constantinople en 1593. L’Eglise de Grèce, qui s’était proclamée autocéphale dès 1833, a été reconnue par Constantinople en 1850. L’Eglise de Serbie, autoproclamée autocéphale en 1879, a été reconnue comme patriarcat en 1920. L’Eglise de Roumanie, autoproclamée autocéphale en 1859, a été reconnue en 1885 et élevée au rang patriarcal en 1925. L’Eglise de Pologne a été reconnue autocéphale en 1924, celle d’Albanie en 1937, et celle de Tchécoslovaquie en 1951. L’Eglise de Bulgarie, après sa condamnation pour schisme en 1872, s’est autoproclamée patriarcat en 1953, reconnue comme telle par Constantinople en 1961. L’Eglise de Géorgie, fondée au 4e s., a été reconnue comme autocéphale seulement en 1990 par Constantinople !

[2] Cf. Philarète de Moscou, Le grand catéchisme chrétien de l’Eglise orthodoxe catholique d’Orient examiné et approuvé par le très saint synode dirigeant, Berlin, éd. Sialsky, s. d. [années 1920], p. 54. Le même ouvrage note que les fidèles orthodoxes ne participent à la communion eucharistique que trois ou quatre fois par an.

[3] elon la définition de ce concile, “ on nomme diocèse une partie de l’Eglise orthodoxe russe, partie administrée par l’évêque diocésain ”. Cité in N. Afanassieff, “ Le concile dans la théologie orthodoxe russe ”, op. cit., p. 327.

[4] On note un progrès considérable dans les énoncés ecclésiologiques de ces Statuts puisqu’ils évitent soigneusement d’employer le mot “partie” à propos des diocèses. Néanmoins, on y lit que “l’Eglise orthodoxe russe se divise en diocèses, Eglises locales présidées par un évêque”. Le texte semble accorder ainsi une priorité ecclésiologique à l’Eglise autocéphale sur les Eglises locales (on aurait très bien pu définir que “l’Eglise orthodoxe russe est un regroupement ou une union de diocèses”). D’autre part, le critère spécifiant l’identité de l’Eglise orthodoxe autocéphale est l’adjectif “russe” (rousskoï), dont la portée exacte demeure imprécise. Il ne peut s’agir de la seule territorialité, puisque l’Eglise “russe” s’étend au-delà du territoire de la République de Russie (Ukraine, Biélorussie, Moldavie, etc.). Le mot n’a pas non plus un sens purement national, l’Eglise de Russie se définissant comme "multi-nationale". Il semble que le terme ait donc une portée culturelle-historique. On peut toutefois s’interroger sur le bien-fondé ecclésiologique du fait que l’Eglise russe puisse admettre en son sein "les fidèles orthodoxes qui y entrent délibérément", tout en "demeurant dans d’autres pays [que ceux qui constituent sont territoire canonique]". Comment une Eglise peut-elle exercer sa juridiction au-delà de son territoire canonique ? Une clarification ultérieure serait sur ce point très souhaitable (cette analyse pourrait, sans doute, dans ses grandes lignes, s’appliquer aux autres Eglises orthodoxes autocéphales modernes).

[5] Discours de Monseigneur Constantin lors de l’intronisation de Monseigneur Luka (Paris, 13 mai 2000).

[6] J. Meyendorff, “ Le Patriarcat œcuménique : une nécessité ”, SOP, 28, mai 1978, p. 6.

[7] La seule organisation qui ait réussi à instaurer des relations durables et organiques entre les Eglises orthodoxes répandues dans le monde est la fédération des mouvements de jeunesse orthodoxe, justement nommée Syndesmos (le lien), qui, depuis un demi-siècle, œuvre en faveur d’une conciliarité inter-orthodoxe. Malheureusement, cet engagement se heurte souvent au silence feutré et à la lenteur des chancelleries patriarcales.

[8] Les relations officielles entre les Eglises orthodoxes ressemblent trop souvent aux relations diplomatiques entre les Etats.

jeudi 03 septembre 2015

MARTYRS DE LA "REVOLUTION FRANCAISE:

BBx André-Abel Alricy et 71 comp., martyrs († 1792)

   


Du Martyrologe Romain :

 

Paris, en 1792,

La passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.

Prêtres : 

André-Abel Alricy, de Crémieu, au diocèse de Grenoble, attaché à la prison Saint-Médard, à Paris - René-Marie Andrieux, de Rennes, ancien jésuite, supérieur de la Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris - Pierre-Paul Balzac, de Paris, vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet - Jean-François Benoît, dit Vourlat, de Lyon, ancien jésuite, aumônier des Dames de l’Adoration perpétuelle, à Paris - Jean-Charles-Marie Bernard du Cornillet, de Châteaubriant, au diocèse de Nantes, chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l’abbaye - Michel-André-Sylvestre Binard, de Laulne, au diocèse de Coutances, professeur au Collège de Navarre, à Paris - Nicolas Bize, de Versailles, directeur du séminiaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris - Claude Bochot, de Troyes, supérieur de la Maison Saint-Charles des Pères de la Doctrine chrétienne, à Paris - Jean-François Bonnel de Pradal, d’Ax-les-Thermes, au diocèse de Pamiers, chanoine régulier de Sainte-Geneviève, à Paris - Pierre Bonze, de Paris, curé de Massy - Pierre Briquet, de Vervins, au diocèse de Laon, professeur au Collège de Navarre, à Paris - Pierre Brisse, de Brombos, au diocèse de Beauvais, curé de Boran-sur-Oise, dans le même diocèse - Charles Carnus, de Salles-la-Source, au diocèse de Rodez, professeur au collège de Rodez - Jean-Charles Caron, d’Auchel, au diocèse de Boulogne, prêtre de la Mission, curé de Collégien, au diocèse de Meaux - Bertrand-Antoine de Caupène, de Jégan, au diocèse d’Auch, vicaire à Montmagny - Nicolas Colin, de Grenant, au diocèse de Langres, prêtre de la Mission, curé de Genevrières, au même diocèse - Jacques Dufour, de Troisgots, au diocèse de Coutances, vicaire à Maison-Alfort, au diocèse de Paris - Denis-Claude Duval, de Paris, vicaire à Saint-Étienne du Mont - Jean-Pierre Duval, de Paris, capucin (frère Côme), aumônier de l’hôpital de la Pitié, à Paris - Joseph Falcoz, de Saint-Sorlin d’Arves, au diocèse de Maurienne, chapelain de l’hôpital de la Pitié - Gilbert-Jean Fautrel, de Marcilly, au diocèse de Coutances, aumônier de la Maison des Enfants-trouvés, à Paris - Eustache Félix, de Troyes, procureur de la Maison des Pères de la Doctrine chrétienne à Paris et conseiller provincial - Pierre-Philibert Fougères, de Paris, curé de Saint-Laurent de Nevers, député à l’Assemblée nationale - Louis-Joseph François, de Busigny, au diocèse de Cambrai, prêtre de la Mission, supérieur du séminaire Saint-Firmin - Pierre-Jean Garrigues, de Sauveterre, au diocèse de Rodez, attaché au diocèse de Paris - Nicolas Gaudreau, de Paris, curé de Vert-le-Petit - Étienne-Michel Gillet, de Paris, directeur au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet - Georges-Jérôme Giroust, de Bussy-Saint-Georges, au diocèse de Meaux, vicaire à Gennevilliers, au diocèse de Paris - Joseph-Marie Gros, de Lyon, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, député aux États généraux - Jean-Henri Gruyer, de Dole, au diocèse de Saint-Claude, prêtre de la Mission, vicaire à Saint-Louis de Versailles - Pierre-Marie Guérin du Rocher, de Sainte-Honorine-la-Guillaume, au diocèse de Séez, ancien jésuite, supérieur de la Maison des Nouveaux Convertis, à Paris - François-Robert Guérin du Rocher, frère cadet du précédent, né au Repas, au diocèse de Séez, ancien jésuite, aumônier de l’hospice des Capucins, à Paris - Yves-André Guillon de Kerenrun, de Lézardrieux, au diocèse de Tréguier, proviseur de la Maison de Navarre et vice-chancelier de l’Université de Paris - Julien-François Hédouin, de Coutances, chapelain de la Communauté de la Compassion, à Paris - Pierre-François Hénoque, de Tronchoy, au diocèse d’Amiens, professeur au Collège du Cardinal Lemoine, à Paris - Éloi Herque, dit du Roule, de Lyon, ancien jésuite, aummônier de l’hôpital de la Pitié, à Paris - Pierre-Louis Joret, de Rollot, au diocèse de Beauvais, résidant à Paris - Jean-Jacques de La Lande, de La Forêt-Auvray, au diocèse d’Évreux, curé de Saint-Martin d’Illiers-l’Évêque, au même diocèse, député aux États généraux - Gilles-Louis Lanchon, des Pieux, au diocèse de Coutances, directeur spirituel des religieuses de Port-Royal, à Paris - Louis-Jean Lanier, de Château-Gontier, au diocèse d’Angers, préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris - Jean-Joseph de Lavèze-Belay, de Gluiras, au diocèse de Viviers, confesseur des malades à l’Hôtel-Dieu de Paris - Michel Leber, de Paris, curé de La Madeleine - Jean-Baptiste Legrand, de Versailles, professeur au Collège de Lisieux, à Paris - Jean-Pierre Le Laisant, de Valognes, au diocèse de Coutances, vicaire à Dugny, au diocèse de Paris - Julien Le Laisant, frère aîné du précédent, de Valognes, vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances - Jean Lemaître, de Beaumais, au diocèse de Bayeux, ordonné prêtre le 17 juin précédent - Jean-Thomas Leroy, d’Épernay, au diocèse de Châlons, grand prieur de l’abbaye de chanoines réguliers de Saint-Jean des Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons - Martin-François Loublier, d’O, près de Mortrée, au diocèse de Séez, curé de Condé-sur-Sarthe, au même diocèse - Claude-Louis Marmotant de Savigny, de Paris, curé de Compans-la-Ville, au diocèse de Meaux - Claude-Sylvain Mayneaud de Bizefranc, de Digoin, au diocèse d’Autun, prêtre de la Communauté de Saint-Étienne du Mont, à Paris - Henri-Jean Milet, de Paris, vicaire à Saint-Hippolyte - François-Joseph Monnier, de Paris, vicaire à Saint-Séverin - Marie-François Mouffle, de Paris, vicaire à Saint-Merry - Jean-Louis Oviefre, de Paris, directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet - Jean-Michel Phelippot, de Paris, chapelain du Collège de Navarre, à Paris - Claude Pons, du Puy-en-Velay, chanoine régulier de Sainte-Geneviève de Paris - Pierre-Claude Pottier, du Hâvre, au diocèse de Rouen, eudiste, supérieur du Séminaire Saint-Vivien de Rouen - Jacques-Léonor Rabé, de Sainte-Mère-Église, au diocèse de Coutances, chapelain de l’hospice des Enfants-Assistés, à Paris - Pierre-Robert Régnet, de Cherbourg, au diocèse de Coutances, résidant à Paris - Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic, de Plounez, au diocèse de Saint-Brieuc, vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris - Nicolas-Charles Roussel, confesseur des Hermites à Grosbois, au diocèse de Paris - Pierre Saint-James, de Caen, au diocèse de Bayeux, recteur de l’Hôpital général, à Paris - Jacques-Louis Schmid, de Paris, curé de Saint-Jean l’Évangéliste, à Paris - Jean-Antoine Seconds, de Rodez, ancien jésuite, chapelain de l’Hôpital de la Pitié, à Paris - Pierre-Jacques de Turménies, de Cournay-en-Bray, au diocèse de Rouen, grand-maître du Collège de Navarre, à Paris - René-Joseph Urvoy, de Plouisy, au diocèse de Tréguier, maître de conférences au séminaire des Trente-Trois, à Paris - Nicolas-Marie Verron, de Quimperlé, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, directeur des religieuses de Sainte-Aure, à Paris. 
Diacre : Pierre-Florent Leclercq ou Clerq, de Hautvillers, au diocèse d’Amiens, élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris.

Laïcs :

Sébastien Desbrielles, de Bourges, maître d’hôtel à l’Hôpital de la Pitié, à Paris - Louis-François Rigot, d’Amiens, sous-sacristain à l’Hôpital de la Pitié, à Paris - Jean-Antoine de Villette, de Cateau-Cambrésis, au diocèse de Cambrai, ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.

Martyrs de Paris et prêtres pour la plupart, le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution française, ils furent à leur tour mis à mort sans jugement, quelques-uns à la prison de la Force, tous les autres au séminaire Saint-Firmin transformé en prison.

 

Jeudi 9 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Au cœur de l’Allemagne mariale

L'Allemagne a été consacrée à Marie, à Fulda, ville du centre du pays, lors de l'année mariale de 1950, par le Cardinal Frings.

C’est au VIIIe siècle qu’a été fondé, à Fulda, un premier centre spirituel, une abbaye bénédictine destinée à la mission dans le Nord de la Germanie. Lieu de la sépulture de saint Boniface l’abbaye de Fulda prit son essor après 754 et devînt une sorte de sanctuaire national pour les Germains.

Une grande basilique y fut construite, entre 791 et 819. L'école de Fulda commença à devenir florissante sous Charlemagne et fut développée par l’un de ses grands moines, Raban Maur (856) qui fut un merveilleux chantre de la grandeur de la Vierge :

« Marie, tu as mérité d'accueillir cette venue promise au monde entier tant de siècles auparavant ; tu es devenue la Maison de la majesté immense ; toi seule, par un privilège spécial, tu as possédé pendant neuf mois l'espérance du monde, l'honneur des siècles, la joie commune de tous », s’écrie-t-il dans l’une de ses nombreuses homélies à la gloire de la Mère de Dieu.  

 

www.mariedenazareth.com

Jeudi 9 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5,1-11.

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Jeudi 9 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Commentaire sur l'évangile de Luc, IV,71-76 ; SC 45 (trad. cf SC, p. 180) 


 

« Avance au large et jetez les filets »

 

« Avance au large », c'est à dire dans la haute mer des débats.

Y a-t-il profondeur comparable à « l'abîme de la richesse, de la sagesse et de la science du Fils de Dieu » (Rm 11,33), à la proclamation de sa filiation divine ? ...

L'Église est conduite par Pierre dans la haute mer du témoignage, pour contempler le Fils de Dieu ressuscité et l'Esprit Saint répandu. 


Quels sont ces filets des apôtres que le Christ ordonne de jeter ?

N'est-ce pas l'enchaînement des paroles, les replis du discours, la profondeur des arguments, qui ne laissent pas échapper ceux qu'ils ont pris ?

Ces instruments de pêche des apôtres ne font pas périr leur prise, mais la conservent, la retirent des abîmes vers la lumière, conduisent des bas-fonds vers les hauteurs... 


« Maître, dit Pierre, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais, sur ta parole, je vais lâcher les filets. »

Moi aussi, Seigneur, je sais que pour moi il fait nuit, quand tu ne me commandes pas.

Je n'ai encore converti personne par mes paroles, il fait encore nuit. J'ai parlé le jour de l'Épiphanie : j'ai lâché le filet, et je n'ai encore rien pris.

J'ai lâché le filet pendant le jour.

J'attends que tu me l'ordonnes ; sur ta parole, je le lâcherai encore.

La confiance en soi est vaine, mais l'humilité est fructueuse.

Eux qui jusque-là n'avaient rien pris, voici que, à la voix du Seigneur, ils capturent une énorme quantité de poissons.

 

Jeudi 9 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Spiritualité Chrétienne Tradition Syriaque
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 07:35
Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu.  Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes.  Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."(St Ephrem)

Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu. Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes. Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."(St Ephrem)

Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.

Heureux l'homme qui sera trouvé sans tache ; qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait ?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,12-26.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : " Un homme de haute naissance partit dans un pays lointain pour y recevoir la royauté et revenir ensuite.
Ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix mines et leur dit : " Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne. "
Or ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une députation derrière lui pour dire : " Nous ne voulons pas de celui-là pour notre roi. "
Quand il fut de retour, après avoir reçu la dignité royale, il se fit appeler ces serviteurs auxquels il avait donné l'argent, pour savoir quel profit chacun en avait tiré.
Le premier se présenta et dit : " Seigneur, votre mine a rapporté dix mines. "
Il lui dit : " Très bien, bon serviteur ; puisque tu as été fidèle en chose infime, tu auras le gouvernement de dix villes. "
Le second vint et dit : " Votre mine, Seigneur, a produit cinq mines. "
A lui aussi il dit : " Et toi, deviens gouverneur de cinq villes. "
Et un autre vint et dit : " Seigneur, voici votre mine que j'ai tenue serrée dans un linge.
Car j'avais peur de vous, parce que vous êtes un homme dur : vous retirez ce que vous n'avez pas mis en dépôt, et vous moissonnez ce que vous n'avez pas semé. "
Il lui dit : " Je te juge sur ce qui vient de ta bouche, mauvais serviteur ! Tu savais que je suis un homme dur, retirant ce que je n'ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n'ai pas semé ;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? Et à mon retour, je l'aurais recouvré avec un intérêt. "
Et il dit à ceux qui étaient là : " Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a dix mines. "
Ils lui dirent : " Seigneur, il a déjà dix mines ! "
Il répliqua : " Je vous le dis : A celui qui a on donnera ; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.

Je te salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénéré de tout l'univers, lumière qui ne s'éteint pas, toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible. Je te salue, Marie, demeure de celui qu'aucun lieu ne contient, toi qui as fait pousser un épi qui ne se flétrira jamais. Par toi les bergers ont rendu gloire à Dieu, par toi est béni, dans l'Évangile, celui qui vient au nom du Seigneur. Par toi la Trinité est glorifiée, par toi la croix est adorée dans l'univers entier. Par toi exultent les cieux, par toi l'humanité déchue a été relevée. Par toi le monde entier a enfin connu la Vérité. Par toi, sur toute la terre, se sont fondées des églises. Par toi le Fils unique de Dieu a fait resplendir sa lumière sur ceux qui étaient dans les ténèbres, assis à l'ombre de la mort. Par toi les apôtres ont pu annoncer le salut aux nations. Comment chanter dignement ta louange, Ô Mère de Dieu, par qui la terre entière tressaille d'allégresse.  Saint Cyrille d'Alexandrie (v.380-v.444)

Je te salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénéré de tout l'univers, lumière qui ne s'éteint pas, toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible. Je te salue, Marie, demeure de celui qu'aucun lieu ne contient, toi qui as fait pousser un épi qui ne se flétrira jamais. Par toi les bergers ont rendu gloire à Dieu, par toi est béni, dans l'Évangile, celui qui vient au nom du Seigneur. Par toi la Trinité est glorifiée, par toi la croix est adorée dans l'univers entier. Par toi exultent les cieux, par toi l'humanité déchue a été relevée. Par toi le monde entier a enfin connu la Vérité. Par toi, sur toute la terre, se sont fondées des églises. Par toi le Fils unique de Dieu a fait resplendir sa lumière sur ceux qui étaient dans les ténèbres, assis à l'ombre de la mort. Par toi les apôtres ont pu annoncer le salut aux nations. Comment chanter dignement ta louange, Ô Mère de Dieu, par qui la terre entière tressaille d'allégresse. Saint Cyrille d'Alexandrie (v.380-v.444)

 

Par St Bernard

(1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église 
Sermon sur les négoces (trad. rev. Tournay) 

 

Un commerce bien précieux

 

      Le Verbe du Père, le Fils unique de Dieu, ce grand négociant nous a apporté le prix de notre rédemption.

C'est un commerce bien précieux, qu'on n'estimera jamais assez, que celui où le fils du Roi est devenu le change, le juste qui est donné pour le pécheur.

Miséricorde vraiment gratuite, amour parfaitement désintéressé, bonté surprenante, commerce tout à fait disproportionné où le Fils de Dieu est livré pour le serviteur, le Créateur est mis à mort pour la créature, le Seigneur est condamné pour son esclave.

      Ô mon Seigneur Jésus! Ce sont là vos œuvres, vous qui êtes descendu de la clarté du ciel dans nos ténèbres d'enfer pour illuminer notre prison obscure.

Vous êtes descendu de la droite de la divine majesté dans notre misère humaine, pour racheter le genre humain ; vous êtes descendu de la gloire du Père dans la mort de la croix, pour triompher de la mort et de son auteur.

Vous êtes le seul et il n'y en a pas d'autre quevous qui ait été attiré par sa propre bonté à nous racheter.

      Que tous les négociants de Théman (Ba 3,23) se retirent de ce lieu : ce n'est point eux que vous avez choisis, mais Israël, vous qui cachez ces mystères aux sages et aux prudents, et les révèlez à vos petits et humbles serviteurs (Lc 10,21).

Seigneur, que volontiers j'embrasse ce commerce, car c'est là mon affaire ! Je me rappellerai tout ce que vous avez fait, vous qui voulez que je m'en entretienne.

Je ferai donc profiter ce talent que vous m'avez remis jusqu'à votre retour, et j'irai avec grande joie au-devant de vous. Dieu veuille que j'entende alors ces douces paroles :

« Courage, bon serviteur ! Entre dans la joie de ton Maître ! » (Mt 25,21).
 

 

O Vierge Marie, si vous êtes irritée, c'est contre le péché et l'auteur du péché. Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais vous ne vivrez pas pour vous, car ce n'est pas pour vous que vous êtes née. Cette vie, vous la consacrerez tout entière à Dieu, car c'est Lui qui vous a introduite dans le monde, pour servir au salut du genre humain, pour accomplir le plan de Dieu , c'est-à-dire l'Incarnation de votre Fils et notre déification. Votre cœur se nourrira des paroles de Dieu : elles vous féconderont comme l'olivier fertile dans la maison de Dieu, comme l'arbre planté au bord des eaux vives de l'Esprit, comme l'arbre de vie qui a donné son fruit au moment prédit : le Dieu incarné, la vie de toutes choses.... Votre cœur très pur, exempt de toute souillure, contemplera toujours le Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour lui. Votre sein sera la demeure de Celui qu'aucun lieu ne peut contenir. Votre lait, dans le petit enfant Jésus, nourrira Dieu. Vous êtes la porte de Dieu, éclatante d'une perpétuelle virginité. Vos mains porteront Dieu ; vos genoux seront pour lui un trône plus sublime que celui des Chérubins.... Vous êtes le temple du Saint-Esprit, la cité de Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants de la grâce divine. Vous êtes toute belle, toute proche de Dieu, plus haute que les Chérubins et les Séraphins, très proche de Dieu lui-même. Salut, Marie, douce enfant d'Anne ! De nouveau l'amour m'amène jusqu'à vous. Comment pourrai-je décrire votre démarche pleine de sérieux, votre vêtement ; le charme de votre visage, cette sagesse que donne l'âge unie à la jeunesse du corps ? Votre vêtement était plein de modestie, sans luxe comme sans mollesse. Votre démarche était grave, sans précipitation comme sans nonchalance. Votre conduite était austère, quoique tempérée par la joie, mais n'attirant jamais l'attention des hommes. Ce qui le prouve, c'est votre crainte devant la visite inattendue de l'ange. Vous étiez soumise et docile à tes parents. Votre âme restait humble au milieu des contemplations les plus sublimes. Votre parole était agréable, car elle traduisait la douceur de votre âme. Quelle demeure aurait été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, remarquable honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce, l'espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. C'est par vous que l'honneur de la virginité s'est partout répandu. Que soient bénis ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu, maudits ceux qui ne le veulent pas. Jean Damascène (v.650-v.749)

Que devient le monde ?

 

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L’ascète :  » Que devient le monde ? »

Et l’ascète sait bien comment va le monde : c’est à la fois la création de Dieu et l’illusion du Malin

 

Le monde, mon Père, a bien quitté Dieu. Il ne se souvient pas du tout de lui et vis sans le craindre : les églises sont vides et les antres du Diables sont remplis ; il s’écarte des spirituels et il remplit les hôpitaux psychiatriques ; il est dans l’obsession du travail et ses occupations sont toutes terrestres.

 

Les hommes ne lisent plus que les journaux et ne connaissent plus l’Écriture. Durant les heures entières, ils suivent les émissions de Satan qui les assoupissent, mais ils ne voient plus la vie des saints….

 

 Lire la suite ici: Que devient le monde ?

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Que devient le monde ?

Un Ermite de la sainte Montagne (mont Athos)
L’ascète : » Que devient le monde ? »

Et l’ascète sait bien comment va le monde : c’est à la fois la création de Dieu et l’illusion du Malin

Le monde, mon Père, a bien quitté Dieu. 

  •  
  • Il ne se souvient pas du tout de lui et vis sans le craindre : 
  • les églises sont vides et les antres du Diables sont remplis; 
  • il s’écarte des spirituels et il remplit les hôpitaux psychiatriques; 
  • il est dans l’obsession du travail et ses occupations sont toutes terrestres.
  •  

Les hommes ne lisent plus que les journaux et ne connaissent plus l’Écriture.
Durant les heures entières, ils suivent les émissions de Satan qui les assoupissent, mais ils ne voient plus la vie des saints.

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Quel monde malheureux ! dit le Saint ascète. 
C’est Satan qui le gouverne !  
Il apporte des événements quotidiens pour distraire l’attention de la mémoire de Jésus.

Pour cesser de se voir, et lui-même et ses blessures intérieures, le monde s’intéresse à autrui et non à soi-même. 

C’est cette fuite en avant qui crée l’obsession dont vous avez parlé.
Lorsque Adam a péché, il s’est caché, il a fui Dieuet c’est alors que sont arrivés les malheurs. 
 

Les hommes d’aujourd’hui font la même chose. Je prie longuement pour le salut du monde entier !
 

« Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi et de ta création »

 

Toute la nuit, je prie pour que Dieu l’épargne.
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Un Ermite de la sainte Montagne (mont Athos)

 

 
O très tendre Vierge et Mère du Sauveur de tous les siècles, à partir d'aujourd'hui et pour toujours, prenez-moi à votre service. Désormais, en toutes circonstances, soyez ma très miséricordieuse avocate ; venez sans cesse à mon aide. Après Dieu, en effet, je ne veux plus préférer personne à vous et, de mon plein gré, pour l'éternité, comme votre propre serf, je me livre à votre domination.  Saint Odilon de Cluny (962-1049)

O très tendre Vierge et Mère du Sauveur de tous les siècles, à partir d'aujourd'hui et pour toujours, prenez-moi à votre service. Désormais, en toutes circonstances, soyez ma très miséricordieuse avocate ; venez sans cesse à mon aide. Après Dieu, en effet, je ne veux plus préférer personne à vous et, de mon plein gré, pour l'éternité, comme votre propre serf, je me livre à votre domination. Saint Odilon de Cluny (962-1049)

Petit enfant
Évangile selon saint Matthieu 18. 1-10
« Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors, Jésus appela un petit enfant.
 
Petit enfant
Jésus ne nous recommande pas d'être un enfant, mais bien d'être comme un petit enfant. Il ne fait pas allusion, bien sûr, à cette idée naïve et fausse que l'enfant serait innocent et « pur ». Jésus ne se situe jamais dans la morale ou le bon sentiment. Il s'agit comme toujours de relation avec un autre, d'échange avec le Père unique : celui du Fils et le nôtre. Les disciples interrogent pour savoir qui est le plus grand, voilà encore une attitude de gamins qui confrontent leurs attributs. La réponse de Jésus est surprenante, comme à son habitude : le plus grand, c'est le plus petit. À l'inverse du monde, celui qui n'a rien, qui ne peut rien et qui ne sait rien, c'est lui qui est grand. 

Nous retrouvons ici les béatitudes : les valeurs qui authentifient dès aujourd'hui notre appartenance au Royaume sont contraires à tout ce que le monde promeut. Se savoir petit et tout attendre, tout recevoir du Père, est la juste posture pour ne pas être dans une pose infatuée. La parole d e Jésus va loin, elle est radicale et sévère pour ceux qui méprisent et entraînent la chute ou le scandale d'un petit. Les arrogants et les présomptueux sont prévenus, les suffisants qui se suffisent et n'ont besoin des autres que pour s'en servir et les écraser sont avertis : le Bon-Dieu les a à l'oeil car il est toujours du côté de l'humilié.
Les petits parmi nous connaissent bien ces situations, qu'ils se souviennent que leur ange voit sans cesse la face du Père. (Source: Signe dans la Bible)

 

LE PIRE DES PECHES:

Le découragement.

Question 
« Il vaut mieux être muet devant Dieu que de lui offrir les paroles négligentes d’un cœur qui est dans les ténèbres et la confusion ? »

Le moine 
C’est grand dommage que vous pensiez ainsi. 

 

 

 

 

 

 

C’est du découragement, c’est à dire le pire de tous les péchés et l’arme principale

 

du monde des ténèbres contre nous.

 

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L’enseignement de Pères expérimentés est, sur ce sujet, tout différent.

Nicétas Stéthatos dit que, même si vous aviez succombé et vous étiez enfoncé dans les profondeurs diaboliques du mal, même alors il ne faudrait pas désespérer, mais se tourner vite vers Dieu, et Lui relèvera promptement votre cœur de sa chute et vous donnera plus de force que vous n’en aviez auparavant. 

Après chaque chute et chaque blessure du cœur par le péché, il faut mettre immédiatement son cœur dans la présence de Dieu pour qu’il le guérisse et le purifie, exactement comme les choses qui sont infectées, si on les expose quelque temps à la puissance des rayons solaires, perdent la virulence de leur infections.

 

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Notre secours

 

Si tu as peur, que Dieu soit indigné de tes crimes et qu'Il en en vienne à te rejeter, que dois-tu faire ?

 

Recourir à l'espérance des pécheurs,

c'est-à-dire à la Bienheureuse Vierge Marie.

 

Et si tu crains qu'elle refuse de s'intéresser à toi,

sache qu'elle ne peut refuser de te défendre,

car le devoir que Dieu lui a confié,

c'est précisément de secourir les misérables.


(Saint Bonaventure VHP siècle Prêtre Franciscain)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,38-44.

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Ave Maria Stella  Salut, Étoile de la mer, Sainte Mère de Dieu, Toi, toujours vierge, bienheureuse porte du ciel... Brise les chaînes des pécheurs, rends la lumière aux aveugles, délivre-nous de nos misères, obtiens pour nous les vrais biens. Montre-nous que tu es mère, et que le Christ par toi accueille nos prières lui qui, né pour nous, accepta d'être ton fils. Vierge sans pareille et douce entre toutes, obtiens le pardon de nos fautes, rends nos cœurs humbles et purs. Accorde-nous une vie sainte, rends sûre notre route pour que, contemplant Jésus, nous partagions sans fin ta joie.  Hymne latine datant du Xe siècle environ

Ave Maria Stella Salut, Étoile de la mer, Sainte Mère de Dieu, Toi, toujours vierge, bienheureuse porte du ciel... Brise les chaînes des pécheurs, rends la lumière aux aveugles, délivre-nous de nos misères, obtiens pour nous les vrais biens. Montre-nous que tu es mère, et que le Christ par toi accueille nos prières lui qui, né pour nous, accepta d'être ton fils. Vierge sans pareille et douce entre toutes, obtiens le pardon de nos fautes, rends nos cœurs humbles et purs. Accorde-nous une vie sainte, rends sûre notre route pour que, contemplant Jésus, nous partagions sans fin ta joie. Hymne latine datant du Xe siècle environ

Par Guillaume de Saint-Thierry

(v. 1085-1148),

moine bénédictin puis cistercien 
Oraisons méditatives, IV, 155 (trad. cf SC 324, p. 89) 

 

« Il sortit et se retira dans un endroit désert »

 

Toi qui es mon refuge et ma force, conduis-moi, comme jadis ton serviteur Moïse, au cœur de ton désert, là où flamboie le buisson sans qu'il se consume (Ex 3), là où l'âme..., envahie par le feu du Saint Esprit, devient ardente comme un séraphin brûlant, sans se consumer, mais en se purifiant... 


Là où l'on ne peut demeurer et où l'on n'avance plus qu'après avoir dénoué les sandales des entraves charnelles..., là où celui qui est, sans doute ne se laisse pas voir tel qu'il est, mais où cependant on l'entend dire :

« Je suis celui qui suis ! »

Là, il faut bien encore se couvrir le visage pour ne pas regarder le Seigneur en face, mais on doit s'y exercer à prêter l'oreille, dans l'humilité de l'obéissance, pour entendre ce que le Seigneur son Dieu murmure en lui. 


En attendant, Seigneur, « cache-moi dans le secret de ta tente » durant le jour mauvais ; « cache-moi dans le secret de ta face, loin de l'intrigue des langues » (Ps 26,5; 30,21).

Car ton joug si doux et ton fardeau si léger (Mt 11,30), tu les as posés sur moi.

Et quand tu me fais sentir la distance entre ton service et celui de ce monde, d'une voix tendre et douce tu me demandes s'il est plus agréable de te servir, toi le Dieu vivant, que les dieux étrangers (cf 2Ch 12,8).

Alors, j'adore cette main qui pèse sur moi...et je te dis :

« Ils m'ont assez longtemps dominé, les maîtres autres que toi ! Je veux t'appartenir à toi seul, j'accueille ton joug, ton fardeau ne me pèse pas : il me soulève ».

 

Titres mariaux donnés par St Jacques de Saroug (451-521): Ces titres ont leur origine dans l’Ecriture et la tradition de l’Eglise. Ce ne  sont pas des surnoms mais des invocations exprimant une qualité (charisme spirituel) de la personne nommée, et la dévotion de ceux qui l’emploient avec sincérité :     *Arche d’Alliance (aroono dâqyomo)   *Arche pleine de Mystères (aroono imle rozê)   *Arche pleine de Feu (qibuto imalyo nuro) *Source de Lumière qui ôte les ténèbres du monde   *Arche des Ecritures (qibutho malâth safre)   *Deuxième Ciel (’amâyo d’tarthen)   *Palais Brillant (bîrtho p’ytho)   *Temple Pur (nawso dakyo) dans lequel le Roi a habité   *Char céleste (markabto dashmâyono) *Nouveau puits (bíró hdtho) *Tabernacle (sekintho et qubtho)   *Nuée du Mont Sinaï (enono ’al tursinai) *Porte close (thar’o dâhîd) *Lettre scellée (egartho htymto), dans laquelle le secret du Père fut écrit *Terre non labourée (ar’o dlo ethpallaâth) qui produit du blé   *Vigne non émondée (sâtho lo kashuh ) qui produit le raisin   *Terre Assoiffée (ar’o tsahîtho)  de laquelle germe une Toison de Gédéon (geztho d’Gideôn)  sur laquelle la Rosée est descendue   *Ville forte (mdîtho thuqpo)   *Seconde Eve (hawa d’tharthen) *Vaisseau du Trésor (elfo d’ gâze)   *Jarre neuve d’Elisée (quqtho hdtho d’Elisha ; cf. 2R 2,20)

Titres mariaux donnés par St Jacques de Saroug (451-521): Ces titres ont leur origine dans l’Ecriture et la tradition de l’Eglise. Ce ne sont pas des surnoms mais des invocations exprimant une qualité (charisme spirituel) de la personne nommée, et la dévotion de ceux qui l’emploient avec sincérité : *Arche d’Alliance (aroono dâqyomo) *Arche pleine de Mystères (aroono imle rozê) *Arche pleine de Feu (qibuto imalyo nuro) *Source de Lumière qui ôte les ténèbres du monde *Arche des Ecritures (qibutho malâth safre) *Deuxième Ciel (’amâyo d’tarthen) *Palais Brillant (bîrtho p’ytho) *Temple Pur (nawso dakyo) dans lequel le Roi a habité *Char céleste (markabto dashmâyono) *Nouveau puits (bíró hdtho) *Tabernacle (sekintho et qubtho) *Nuée du Mont Sinaï (enono ’al tursinai) *Porte close (thar’o dâhîd) *Lettre scellée (egartho htymto), dans laquelle le secret du Père fut écrit *Terre non labourée (ar’o dlo ethpallaâth) qui produit du blé *Vigne non émondée (sâtho lo kashuh ) qui produit le raisin *Terre Assoiffée (ar’o tsahîtho) de laquelle germe une Toison de Gédéon (geztho d’Gideôn) sur laquelle la Rosée est descendue *Ville forte (mdîtho thuqpo) *Seconde Eve (hawa d’tharthen) *Vaisseau du Trésor (elfo d’ gâze) *Jarre neuve d’Elisée (quqtho hdtho d’Elisha ; cf. 2R 2,20)

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