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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 06:04
Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Rm. 2, 1-4.

Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Rm. 2, 1-4.

Dixième dimanche après la Pentecôte

Saint Qurbana :

o Actes 28:23-31 :

  • 23 Après lui avoir fixé une date, ils vinrent le trouver en plus grand nombre dans son logement. Paul rendait témoignage au royaume de Dieu, dans ce qu’il leur exposait, et il s’efforçait de les convaincre à propos de Jésus, en partant de la loi de Moïse ainsi que des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu’au soir.
  • 24 Les uns se laissaient convaincre par de telles paroles, les autres refusaient de croire.
  • 25 N’étant pas d’accord les uns avec les autres, ils s’en allaient, quand Paul leur adressa cette seule parole : « L’Esprit Saint a bien parlé, quand il a dit à vos pères par le prophète Isaïe :
  • 26 Va dire à ce peuple : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
  • 27 Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.
  • 28 Donc, sachez-le : c’est aux nations que ce salut de Dieu a été envoyé. Les nations, elles, écouteront. »
  • 30 Paul demeura deux années entières dans le logement qu’il avait loué ; il accueillait tous ceux qui venaient chez lui ;
  • 31 il annonçait le règne de Dieu et il enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec une entière assurance et sans obstacle.

o Romains 10: 5-21 :

  • 05 Au sujet de la justice qui vient de la Loi, Moïse écrit : L’homme qui mettra les commandements en pratique y trouvera la vie.
  • 06 Mais la justice qui vient de la foi parle ainsi : Ne dis pas dans ton cœur : « Qui montera aux cieux ? » – c’est-à-dire pour en faire descendre le Christ.
  • 07 Ou bien : « Qui descendra au fond de l’abîme ? » – c’est-à-dire pour faire remonter le Christ d’entre les morts.
  • 08 Mais que dit cette justice ? Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons.
  • 09 En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
  • 10 Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut.
  • 11 En effet, l’Écriture dit : Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte.
  • 12 Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
  • 13 En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
  • 14 Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?
  • 15 Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!
  • 16 Et pourtant, tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Isaïe demande en effet : Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?
  • 17 Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ.
  • 18 Alors, je pose la question : n’aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde.
  • 19 Je pose encore la question : Israël n’aurait-il pas compris ? Moïse, le premier, dit : Je vais vous rendre jaloux par une nation qui n’en est pas une, par une nation stupide je vais vous exaspérer.
  • 20 Et Isaïe a l’audace de dire : Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas, je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient rien.
  • 21 Et à propos d’Israël, il dit : Tout le jour, j’ai tendu les mains vers un peuple qui refuse de croire et qui conteste.

o Saint Matthieu 18: 1-10 :

  • 01 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
  • 02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
  • 03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
  • 04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
  • 05 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.
  • 06 Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer.
  • 07 Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive !
  • 08 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
  • 09 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
    • 10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Le Code de Hammurabi « Pour que le fort n’opprime pas le faible, pour faire justice à l'orphelin et à la veuve, à Babylone, la ville dont Anu et Enlil ont élevé le faîte, dans l'Esagil, le temple dont les fondements sont aussi stables que les cieux et la terre, pour porter les jugements concernant le pays, pour prendre les décisions concernant le pays, pour faire justice à l'opprimé, j'ai écrit mes paroles précieuses sur ma stèle et je l'ai dressée devant ma statue de "Roi de justice". » (Épilogue du Code)

Le Code de Hammurabi « Pour que le fort n’opprime pas le faible, pour faire justice à l'orphelin et à la veuve, à Babylone, la ville dont Anu et Enlil ont élevé le faîte, dans l'Esagil, le temple dont les fondements sont aussi stables que les cieux et la terre, pour porter les jugements concernant le pays, pour prendre les décisions concernant le pays, pour faire justice à l'opprimé, j'ai écrit mes paroles précieuses sur ma stèle et je l'ai dressée devant ma statue de "Roi de justice". » (Épilogue du Code)

Par St Jean Climaque

(v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï . L'Échelle sainte, ch. 28 (trad. Petite Philocalie, Seuil 1979, p. 91 rev) 

 

« Prends pitié de moi pécheur »

 

 

      Que votre prière soit toute simple ; une seule parole a suffi au publicain et à l'enfant prodigue pour obtenir le pardon de Dieu (Lc 15,21).

Point de recherche dans les paroles de votre prière ; que de fois les bégaiements simples et monotones des enfants fléchissent leur père !

Ne vous lancez donc pas dans de longs discours afin de ne pas dissiper votre esprit par la recherche des paroles.

Une seule parole du publicain a ému la miséricorde de Dieu ; un seul mot plein de foi a sauvé le bon larron (Lc 23,42).

La prolixité dans la prière souvent emplit l'esprit d'images et le dissipe tandis que souvent une seule parole a pour effet de le recueillir.

Vous sentez-vous consolé, saisi par une parole de la prière ?

Arrêtez-vous-y, car c'est que notre ange alors prie avec nous.

Pas trop d'assurance, même si vous avez obtenu la pureté, mais plutôt une grande humilité, et vous sentirez alors une plus grande confiance. 

Même si vous avez gravi l'échelle de la perfection, priez pour demander le pardon de vos péchés ; écoutez ce cri de saint Paul :

« Je suis un pécheur, moi le premier » (1Tm 1,15).

Si vous êtes revêtu de douceur et libre de toute colère, il ne vous en coûtera plus beaucoup pour libérer votre esprit de la captivité. 


      Tant que nous n'aurons pas obtenu la prière véritable, nous ressemblerons à ceux qui apprennent aux enfants à faire leurs premiers pas.

Travaillez à élever votre pensée ou mieux à la contenir dans les paroles de votre prière ; si la faiblesse de l'enfance la fait tomber, relevez-la.

Car l'esprit est instable de nature mais Celui qui peut tout affermir peut fixer aussi l'esprit. 


     * Le premier degré de la prière consiste donc à chasser par une parole simple les suggestions de l'esprit au moment même où elles se présentent. 

*Le second, c'est de garder notre pensée uniquement à ce que nous disons et que nous pensons. 

*Le troisième, c'est la saisie de l'âme dans le Seigneur.

 

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie.  Marthe Robin

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie. Marthe Robin

Ne nous créons pas nos souffrances,

mais quand elles se présentent, comme Jésus, comme Marie, portons-les vaillamment.

La souffrance prend la valeur que lui donne celui qui la porte.

De grâce, ne souffrons pas pour rien, c'est trop triste...

On apprend à aimer et on n'aime vraiment que dans la souffrance et par la souffrance, car la souffrance vraie s'édifie non dans les délices humaines de la vie présente, mais dans le dépouillement et le renoncement de soi et sur la croix . 

Jésus nous apprend à voir plus haut, plus loin, avec plus d'amour surtout, ce que le langage humain appelle douleur et souffrance .

La souffrance est en nous comme une semence divine, comme le grain de froment qui doit mourir avant de germer.

Elle est la base nécessaire à une oeuvre plus pleine.

Ah! si l'on savait ce que l'Esprit met de gaieté et de paix dans une âme qui s'abandonne à Dieu, et tout ce qu'Il supprime d'inutiles souffrances, on s'agenouillerait de bonheur, d'admiration, de reconnaissance .

Suivre Jésus !

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie.

 

Marthe Robin

La Vierge-Mère est la seule frontière reliant le créé à l'Incréé. Et tous ceux qui élèvent des louanges vers Dieu, lui chantent aussi des louanges, à la suite de celles pour Dieu. Elle est la raison et la bénédiction pour tous ceux qui sont venus avant elle, le don et celle qui donne pour ceux de notre temps, et celle qui intercède pour ceux qui sont dans l'éternité. Elle est la base des prophètes, le commencement des Apôtres, la confirmation des martyrs, et le fondement des docteurs. Elle est la gloire de ceux qui sont sur terre, la joie de ceux au Cieux, l'ornement de toute la Création. Elle est le début, le surgissement et la racine de toute espérance - l'espérance que nous puissons tous être gratifiés, par ses prières en notre faveur, de recevoir le Christ Jésus notre Seigneur, Qui est né dans la gloire du Père avant tous les siècles - sans une mère - et dans ces jours qui sont les derniers, S'est incarné d'elle - sans un père [géniteur]. (Saint Grégoire Palamas)

La Vierge-Mère est la seule frontière reliant le créé à l'Incréé. Et tous ceux qui élèvent des louanges vers Dieu, lui chantent aussi des louanges, à la suite de celles pour Dieu. Elle est la raison et la bénédiction pour tous ceux qui sont venus avant elle, le don et celle qui donne pour ceux de notre temps, et celle qui intercède pour ceux qui sont dans l'éternité. Elle est la base des prophètes, le commencement des Apôtres, la confirmation des martyrs, et le fondement des docteurs. Elle est la gloire de ceux qui sont sur terre, la joie de ceux au Cieux, l'ornement de toute la Création. Elle est le début, le surgissement et la racine de toute espérance - l'espérance que nous puissons tous être gratifiés, par ses prières en notre faveur, de recevoir le Christ Jésus notre Seigneur, Qui est né dans la gloire du Père avant tous les siècles - sans une mère - et dans ces jours qui sont les derniers, S'est incarné d'elle - sans un père [géniteur]. (Saint Grégoire Palamas)

O Mère Bien Aimée

O Mère Bien Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre coeur vers la Trinité, à fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention.

Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pélerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la lumière et dans l’amour ; emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux.

Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’Unité.

Amen.

(Marthe Robin)

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Spiritualité Chrétienne
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 07:51
Que la miséricorde surpasse toujours tout en vous. Un coeur dur et peu miséricordieux ne sera jamais pur. (Saint Isaac le Syrien)

Que la miséricorde surpasse toujours tout en vous. Un coeur dur et peu miséricordieux ne sera jamais pur. (Saint Isaac le Syrien)

Livre de l'Ecclésiastique 24,9-12.

Dès le commencement et avant tous les siècles il m'a créée, et je ne cesserai pas d'être jusqu'à l'éternité.
J'ai exercé le ministère devant lui dans le saint tabernacle, et ainsi j'ai eu une demeure fixe en Sion.
De même, il m'a fait reposer dans la cité bien-aimée, et dans Jérusalem est le siège de mon empire.
J'ai poussé mes racines dans le peuple glorifié, dans la portion du Seigneur, dans son héritage.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

 

Chers amis . Aloho m'barekh

Aujourd'hui commence le "Jeûne de l'Assomption".

Vous en trouverez une explication que nous empruntons à l'excellent site de l'Eglise Roumaine "Sagesse Orthodoxe"

Naturellement, nous vous attendons tous pour le

Week-end de Pèlerinage de l’Assomption à Notre-Dame de Miséricorde :

*Samedi 15 : 10h30, Messe Pontificale et Procession du 15 AOUT. Renouvellement de la Consécration de la France à Marie suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

*Dimanche 16, 10h30 Messe (Quadisha Qurbana) suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

N'oublions pas que cette solennité recouvre une Fête Nationale depuis ce "Voeux de Louis XIII" qui, conservant toute sa validité, sera renouvellé lors de la Procession Mariale.

A bientôt donc, mes amis.

Que la Mère de Miséricorde, toute disponible à la Grâce du Saint Esprit, vous conduise toujours davantage dans l'intimité de Son Son Fils !

Votre respectueusement dévoué.

+Mor Philipose-Mariam

 

LE JEÛNE DE LA DORMITION

 

Trois thèmes –Louveciennes Mère de Dieu

Ce carême de quinze jours associe trois dimensions. Le 1er août, on fait mémoire de la sainte et vivifiante Croix, on bénit de l’eau, et on peut faire une procession avec la Croix, comme cela se faisait à Constantinople autrefois. Ainsi commence une quarantaine que conclura la Vénération du 14 septembre. La Croix ouvre ainsi cette période bénie du jeûne de l’été. Il nous est rappelé que, en fait, toute l’année liturgique, et toute notre vie, et toute l’histoire humaine, sont placées sous le signe de la Croix.

Le 6 août, on glorifie le Christ transfiguré, ce qui exprime le but véritable de la Croix : en passant par la Croix, l’homme devient véritablement homme, c’est-à-dire ressemblant à Dieu. La Croix est l’emblème de l’évolution de l’homme, car la transfiguration signe l’humanisation maximale. Le but de l’Incarnation, l’enjeu de toute la vie de l’Église du Christ est la sanctification de l’homme, autre mot pour dire sa perfection, l’aboutissement de toute son évolution. On interrompt un peu, en prenant du poisson, le jeûne commencé, et l’on bénit des fruits et des graines de l’été à l’issue de la célébration. Ceci souligne la dimension cosmique de l’Incarnation et de la Transfiguration. Le but de Dieu – du Créateur – est la transfiguration et le salut de toute la création. Et la transfiguration des créatures consiste à voir la présence du Fils de Dieu dans leur transparence. Avec le Christ vrai Dieu et vrai Homme, le monde retrouve la transparence qu’il avait au Paradis, transparence à Dieu.

Mais la dimension majeure de ce temps est la prière à la Mère de Dieu et la préparation à sa grande fête, la Dormition (Koimesis en grec), ou Assomption.

La sainteté

L’évènement spirituel exceptionnel de la Dormition, qui forme une symétrie avec la Résurrection et l’Ascension (« Analepsis », veut dire assomption, exaltation… et non pas une élévation spatiale) du Christ, en forme une également avec la Transfiguration : la sanctification de la Vierge et Mère de Dieu est bien, elle aussi, une transfiguration de l’humanité, dans la personne (hypostase créée) de Marie. La fête du Christ commence le 5 août par l’avant-fête et son après-fête se clôt le 13 août. Autant dire que le carême dit « de la Mère de Dieu », accompli le 15 août, est fortement habité par le mystère de son Fils et son Dieu, le Christ.

La Mère de Dieu

Ceci rappelle que la Vierge n’est pas vénérée pour elle-même : elle est magnifiée, exaltée, pour sa fécondité, sa relation maternelle avec le Dieu-Homme et sa communion avec lui. Et sa sainteté lui vient de son union au Seigneur seul Saint. Elle s’est unie et maintenue fidèle à lui autant qu’un être le peut, par toute sa liberté et toute sa volonté – et tout son amour. Et, comme elle est de la même pâte que nous, ce qu’elle a fait, tout homme devrait – toute proportion gardée – pouvoir le faire, un usant à bon escient de sa liberté unie à celle de Dieu.

Pendant cette glorieuse quinzaine, nous suivrons l’abstinence habituelle (vin, huile, produits animaux), sauf le 6 ; nous découvrirons la saveur des céréales et des fruits de l’été pour en rendre grâce au Seigneur ; nous glorifierons la Croix en nous souvenant que, alors que le Fils unique de Dieu et de la Vierge y est attaché, sa propre et très pure Mère, est au pied de cette glorieuse manifestation de l’amour de Dieu pour ses créatures.

Samedi 1er AOUT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Sermon sur l'Évangile de Matthieu, n° 25, 7-8 ; PL 46, 937 (trad du bréviaire romain21/11) 

 

« Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles »

 

      Faites attention à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples :

« Voici ma mère et mes frères ».

 

Et ensuite : « Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m'a envoyé, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère » (Mt 12,49-50).

Est-ce que la Vierge Marie n'a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi ?

Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent Marie était bienheureuse, parce que, avant même d'enfanter le Maître, elle l'a porté dans son sein. 


      Voyez si ce que je dis n'est pas vrai.

Comme le Seigneur passait, suivi par les foules et accomplissant des miracles divins, une femme se mit à dire :

« Heureux, bienheureux, le sein qui vous a porté ! »

Et qu'est-ce que le Seigneur a répliqué, pour éviter qu'on ne place le bonheur dans la chair ?

« Heureux plutôt ceux qui entendent la Parole de Dieu et la gardent ! »

Donc, Marie est bienheureuse aussi parce qu'elle a entendu la Parole de Dieu et l'a gardée :

son âme a gardé la vérité plus que son sein n'a gardé la chair.

La Vérité, c'est le Christ ; la chair, c'est le Christ.

La Vérité, c'est le Christ dans l'âme de Marie ; la chair, c'est le Christ dans le sein de Marie.

Ce qui est dans l'âme est davantage que ce qui est dans le sein. Sainte Marie, heureuse Marie ! 


      Mais vous, mes très chers, regardez vous-mêmes :

vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ (1Co 12,27).

« Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ».

Car il n'y a qu'un seul héritage.

C'est pourquoi le Christ, alors qu'il était le Fils unique, n'a pas voulu être seul ; dans sa miséricorde, il a voulu que nous soyons héritiers du Père, que nous soyons héritiers avec lui (Rm 8,17).

 

Samedi 1er AOUT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION A CONSTANTINOPLE

En ce sanctuaire de Hodegas, ‘Notre Dame des Hodegui’ (des guides), à Constantinople (aujourd’hui Istamboul) en Turquie, était à l’honneur une icône représentant la Vierge portant l’enfant qui bénit et que la tradition attribuait à saint Luc.

Selon la tradition, c’est aussi là que la Vierge Marie aurait conduit par la main deux aveugles pour qu’ils soient guéris à sa prière.

En remerciement pour une protection spéciale lors d’une révolution, Andronic II Paléologue (†1328) publia un décret ordonnant le jeûne du 1° au 14 août ; la fête de l’Assomption (15 août) durait ensuite 8 jours et se concluait encore du 28 au 31 août !

Ces pratiques durèrent jusqu’au jour où le sanctuaire fut saccagé par les Musulmans, en 1453.

Les deux Évêques (Syriaque Orthodoxe et Grec) sont toujours détenus par les terroristes, ne les oublions pas dans nos prières...

Les deux Évêques (Syriaque Orthodoxe et Grec) sont toujours détenus par les terroristes, ne les oublions pas dans nos prières...

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,1-12.

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. »
Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode.
Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Samedi 1er AOUT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Diadoque de Photicé

(v. 400-?), évêque . La Perfection spirituelle, 12 (trad. Solesmes, Lectionnaire II, p.149 rev.) 

 

« Celui qui se détache de sa vie en ce monde la garde pour la vie éternelle » (Jn 12,25)

 

      Celui qui aime sa propre vie (Jn 12,25) ne peut pas aimer Dieu, mais celui qui, à cause des richesses débordantes de l'amour divin, ne s'attache pas à lui-même, celui-là aime Dieu.

Un tel homme ne cherche jamais sa propre gloire mais celle de Dieu, car celui qui aime sa propre vie cherche sa propre gloire.

Celui qui s'attache à Dieu aime la gloire de son créateur.

En effet, c'est le propre d'une âme sensible à l'amour de Dieu que de chercher constamment la gloire de Dieu chaque fois qu'elle accomplit les commandements, et de se réjouir de son propre abaissement.

Car la gloire convient à Dieu en raison de sa grandeur, et l'abaissement convient à l'homme, car il fait de lui le familier de Dieu.

Si nous agissons ainsi, nous serons joyeux à l'exemple de saint Jean Baptiste et nous commencerons à répéter sans relâche :

« Lui, il faut qu'il grandisse, et moi, que je diminue » (Jn 3,30).


 

Samedi 1er AOUT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 07:43
La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir » :   « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. »  Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir » : « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. » Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,8-10.3,10-12.

Mon bien-aimé : Rappelez-vous Jésus-Christ, ressuscité des morts, né de la race de David, selon mon Evangile,
pour lequel je souffre jusqu'à porter des chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est point enchaînée.
C'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
Toi, au contraire, tu m'as suivi dans l'enseignement, la conduite, les desseins, la foi, la longanimité, la charité, la constance,
les persécutions, les souffrances, telles qu'il m'en est arrivé à Antioche, à Iconium, à Lystres. Quelles persécutions j'ai endurées, et de toutes le Seigneur m'a sauvé.
Aussi bien, tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus auront à souffrir persécution.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.

En ce temps-là, le Seigneur en désigna soixante-douze autres, et les envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
Il leur disait : La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson.
Allez : voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni besace, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
En quelque maison que vous entriez, dites d'abord : " Paix à cette maison ! "
Et s'il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu'il y aura chez eux, car l'ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Et en quelque ville que vous entriez et qu'on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi ;
guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : " Le royaume de Dieu est proche de vous. "

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » :   « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. »   Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » : « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. » Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

 

AVEC LA FOI, TOUT DEVRAIT ÊTRE SIMPLE

(Par St Syméon le Nouveau Théologien, "A propos de la Foi")

Je n'ai rien fait de plus que de croire,

et le Seigneur m'a accepté.

Il y a bien des choses qui nous font obstacle pour acquérir l'humilité,

mais rien qui nous empèche d'avoir la Foi.

 

+++
 

Par St Pie X,

pape de Rome de  1903 à 1914 . dans son encyclique « E supremi apostolatus » 
 

Envoyés par le Christ vers le monde entier

 

      « Personne ne peut poser d'autre fondement que celui qui a été posé, le Christ Jésus » (1Co 3,11).

C'est lui seul

« que le Père a consacré et envoyé dans ce monde » (Jn 10,36),

« splendeur du Père et expression parfaite de son être » (He 1,3),

vrai Dieu et vrai homme, sans qui personne ne peut connaître Dieu comme il faut, car « personne n'a connu le Père si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils a voulu le révéler » (Mt 11,27).

D'où il suit que « tout restaurer dans le Christ » (Ep 1,10)

et ramener les hommes à l'obéissance à Dieu sont une seule et même chose.

Et c'est pourquoi le but vers lequel doivent converger tous nos efforts, c'est de ramener le genre humain à la souveraineté du Christ.

Cela fait, l'homme se trouvera, par là même, amené à Dieu : non pas un Dieu inerte et insoucieux des réalités humaines, comme certains philosophes l'ont imaginé, mais un Dieu vivant et vrai, en trois personnes dans l'unité de leur nature, créateur du monde, étendant à toute chose sa providence infinie, juste donateur de la Loi qui jugera l'injustice et assurera à la vertu sa récompense. 


      Or, où est la voie qui nous donne accès auprès de Jésus Christ ?

Elle est sous nos yeux :

c'est l’Église.

Saint Jean Chrysostome nous le dit avec raison :

« L'Église est ton espérance, l'Église est ton salut, l'Église est ton refuge. »

C'est pour cela que le Christ l'a établie, après l'avoir acquise au prix de son sang.

C'est pour cela qu'il lui a confié sa doctrine et les préceptes de sa Loi, lui prodiguant en même temps les trésors de sa grâce pour la sanctification et le salut des hommes.

Vous voyez donc, vénérables frères, quelle œuvre nous est confiée : ne viser rien d'autre que former en tous Jésus Christ.

C'est la même mission que Paul attestait avoir reçue :

« Mes petits enfants, je vous enfante à nouveau jusqu'à ce que le Christ ait pris forme en vous » (Ga 4,19).

Or, comment accomplir un tel devoir sans être d'abord

« revêtus du Christ » ? (Ga 3,27)

Et revêtus jusqu'à pouvoir dire : « Pour moi, le Christ est ma vie » (Ph 1,21).

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » :   « Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. »   Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » : « Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. » Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

Saint Germain d'Auxerre qui êtes-vous ? 
Évêque 
(v. 378-448)

Germain naît à Auxerre, de parents nobles et pieux. Il fut envoyé aux écoles les plus célèbres des Gaules, où il obtint de grands succès. Il alla ensuite à Rome étudier le droit et acquit bientôt une réputation éclatante par son éloquence au barreau.
Les talents du jeune docteur le mirent en vue, et l'autorité impériale le revêtit d'une haute dignité militaire, à Auxerre, sa patrie.

L'an 418, saint Amator, évêque d'Auxerre, eut la révélation de sa mort prochaine et reçut de Dieu l'ordre de désigner Germain pour lui succéder.

Il réunit le peuple dans sa cathédrale, et lui exposa quelle était la volonté de Dieu ; Germain, qui était présent, atterré d'une semblable nouvelle, entendit la foule acclamer son nom.

Après avoir reçu successivement les différents ordres sacrés, il se résigna au sacrifice et accepta le fardeau de l'épiscopat.

Il ne fit plus désormais chaque jour qu'un seul repas, composé de pain d'orge trempé dans l'eau ; il ne consentait à boire un peu de vin qu'aux solennités de Noël et de Pâques ; il passait les nuits en oraison, n'accordant à la nature qu'un court sommeil sur des planches couvertes de cendre.

Nommé légat apostolique pour aller combattre le pélagianisme dans la Grande-Bretagne, il passa par Paris, où il fit la rencontre de la pieuse bergère de Nanterre, sainte Geneviève, dont il prédit la gloire.

Dans la traversée de la mer, Germain apaisa une horrible tempête en versant dans les flots quelques gouttes d'huile sainte.

Ses miracles sans nombre opérèrent encore plus de bien que ses éloquents discours dans la Grande-Bretagne, et il eut la consolation de revenir à Auxerre, après avoir accompli un bien immense chez ces peuples infestés par l'hérésie.

Le saint évêque continua sa vie d'apostolat, de prière et de mortification, et devint de plus en plus illustre par le don des miracles.

Un jour, un pauvre trouva le moyen de lui dérober son cheval ; mais il fut obligé de le rendre à l'évêque en lui disant qu'il n'avait jamais pu le diriger, et que, voyant là un châtiment de Dieu, il restituait à son maître l'animal volé :

« Mon ami, lui dit le Saint, c'est moi qui suis coupable ; si j'avais eu hier la charité de te donner un vêtement, tu n'aurais pas eu l'idée de commettre ce vol »

et il le renvoya avec une large aumône et sa bénédiction. Une autre fois, Germain guérit un jeune homme paralytique, en lui passant la main sur la longueur de la jambe.

On rapporte de lui la résurrection d'un mort et de nombreuses guérisons.

Un jour, après avoir offert le saint sacrifice, il annonça sa mort très prochaine et mourut après sept jours de maladie.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Prière de St Isaac  Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, toi qui, sur la dépouille de Lazare,  versas des larmes d'affliction et de pitié, reçois les larmes de mon amertume. Par ta Passion, guéris mes passions; par tes plaies, porte remède à mes plaies; par ton sang, purifie mon sang et unis à mon corps le parfum de ton corps donateur de vie.

Prière de St Isaac Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, toi qui, sur la dépouille de Lazare, versas des larmes d'affliction et de pitié, reçois les larmes de mon amertume. Par ta Passion, guéris mes passions; par tes plaies, porte remède à mes plaies; par ton sang, purifie mon sang et unis à mon corps le parfum de ton corps donateur de vie.

Jésus mange un poisson

Évangile selon saint Luc 24, 33-49

Les disciples offrirent à Jésus un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.

«Avez-vous ici quelque chose à manger ?»

Je n'aime pas le poisson
Je n’aime pas le poisson. Pour un pécheur, le comble. Mais au bord du lac, on n’avait pas le choix. Un jour, tout a changé. Un homme est arrivé nous embarquant avec lui. Tout à sa suite avait une nouvelle saveur. Qu’importe ce que l’on mangeait, ce sont ses paroles qui nourrissaient. Combien de repas improvisés sur le lac, chez les uns et les autres, là où l’on nous recevait. Et puis, un dernier soir, il y eut ce repas, un peu de pain, du vin. Et le Maître de les bénir : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »
Alors, quand il est revenu, au milieu de nous à Jérusalem, pas étonnant qu’il voulut encore manger. Le goût du poisson lui rappelait cela : les filets abandonnés au jour de notre appel, les foules nombreuses nourries avec si peu, les repas pris ensemble sur le bord de la route. Manger, pour faire mémoire des événements passés. Mais manger avec lui, car il était bien là. Manger, pour poursuivre avec lui le chemin. Et pourtant, peu après, nous ne le revîmes plus.

Avait-il vraiment faim ? Sans doute, mais pas de poisson ni de pain. Je le compris ensuite. Il avait faim de nous. Faim de nous faire comprendre les signes qu’il posait. Faim que nous sortions de l’incrédulité. Jésus avait faim de notre foi.
Depuis le poisson n’a plus le même goût. J’en mange parfois debout, pressé sur le chemin, où je clame sans cesse la nouvelle joyeuse. Je repense à mon Maître, à toute sa saveur. J’ai faim de le revoir, au banquet éternel. (Source: Signe dans la Bible)

Saint Isaac le Syrien  L'Esprit, quand il demeure dans un homme, ne le quitte pas dès lors que cet homme est devenu prière. Car l'Esprit lui-même ne cesse de prier en lui. Que cet homme dorme ou qu'il veille, la prière désormais ne s'en va pas de son âme.  Qu'il mange, qu'il boive, qu'il dorme, quoi qu'il fasse, et jusque dans le sommeil profond, les parfums et l'encens de la prière s'élèvent sans peine de son cœur.  La prière ne le quitte plus.

Saint Isaac le Syrien L'Esprit, quand il demeure dans un homme, ne le quitte pas dès lors que cet homme est devenu prière. Car l'Esprit lui-même ne cesse de prier en lui. Que cet homme dorme ou qu'il veille, la prière désormais ne s'en va pas de son âme. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il dorme, quoi qu'il fasse, et jusque dans le sommeil profond, les parfums et l'encens de la prière s'élèvent sans peine de son cœur. La prière ne le quitte plus.

Histoire de Nasser, jeune Musulman, avec Marie qui le conduit au Christ:

Dans les années 1980, Nasser, jeune Musulman, parachutiste de l'armée jordanienne à Amman fait, lors d'un saut, une chute qui lui déplace une vertèbre et l'oblige à garder le lit.

On ne peut le guérir.

Il est fiancé à une jeune Musulmane, élève chez les Sœurs du Rosaire.

Grande est la tristesse des fiancés.

On envoie Nasser à Londres où, après une piqûre malheureuse, il se trouve paralysé à vie.

Il revient à Amman. Les parents de la fiancée pensent à rompre les fiançailles et Nasser lui-même est de cet avis.

Or, une amie de la fiancée, Sœur L. du Rosaire, en visite, mue par le Saint Esprit, donne à Nasser une Médaille Miraculeuse.

Il la baise et la porte.

Sœur L. lui dit :

-« Ce que les médecins ne peuvent faire, Dieu le fera et te guérira ».

Cette nuit-là, Nasser entend une voix en lui :

-"Nasser, je suis la Mère de Jésus, en son Nom, je te guéris, lève-toi."

Et en même temps, il sent deux mains vigoureuses qui le mettent debout.

Il est guéri.

Exultant de joie, vraiment guéri, il réveille tout l'hôpital.

Médecins et infirmières n'en croient pas leurs yeux.

Nasser se fait l'apôtre de Marie et Mgr Sinnaan, évêque d'Amman est informé du fait soumis à son appréciation, ainsi que du désir de Nasser de devenir chrétien...

NEUVAINE POUR LA FRANCE:

Méditation du Père Guillaume de Menthière

 

Sœur Joséphine (2014) et le Grand Charles

Père Guillaume de Menthières
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Et pourtant c’est bien vrai que Dieu est grand ! Mais pas comme ils le pensent, pas comme ils le croient, pas comme ils osent prétendre en témoigner. La petite sœur Joséphine nous l’avait dit un jour tandis que le muezzin hurlait, assommant de décibels le ciel de Nazareth. « Ils ne peuvent pas comprendre, avait murmuré la vieille clarisse en hochant la tête, pensez-donc, Dieu bébé ! Ils ne peuvent pas comprendre ». Le contraste était saisissant pour les pèlerins que nous étions entre la voix douce, mâtinée d’un délicieux accent libanais, et les haut-parleurs, cracheurs de Coran. En arrière-fond Joséphine nous faisait imaginer le tout petit village qu’elle avait connu autrefois, quand en 1936, elle était arrivée à l’âge de 20 ans, jeune novice au couvent de Nazareth. Depuis le temps de la Sainte Famille, le hameau n’avait guère changé. En venant, près de 2000 ans après Jésus, s’enfouir dans ce trou, Joséphine avait pu ressentir dans sa chair ce qu’était la vraie « grandeur de Dieu ». Celle de la Parole qui se fait silence, de la Puissance qui se rend vulnérable, de la Lumière qui se tamise… « Vivre obscur quand il ne tient qu’à soi de resplendir, voilà ce qui est proprement divin. » dit un héros de Montherlant.

 

Pourquoi donc me revient le souvenir d’une sœur libanaise vivant en Israël et décédée il y a tout juste un an quand je pense à la France ? Sans doute parce qu’elle avait une façon inimitable de faire entendre aux pèlerins français que nous étions la mission particulière de notre paysPersonne ne témoignait mieux qu’elle de la vocation spécifique de sainteté dévolue à la France. Elle évoquait le roi saint Louis, pèlerin de Nazareth, à qui le pape Grégoire IX avait écrit en 1239 : « Dans l’ancienne Loi Juda avait la préséance sur les autres tribus, ainsi le Royaume de France a été placé par Dieu au-dessus de tous les peuples(…) Le Seigneur choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique ».

Sœur Joséphine pensait cela et elle le disait. Elle souscrivait sans sourciller à cet oracle du Grand Charles : « La France est une certaine donnée spirituelle de l’histoire ou elle n’est rien ». Pourtant le Grand Charles, pour elle, ce n’était pas le Général de Gaulle. C’était l’ancien jardinier du couvent des clarisses, ce petit homme arrivé là en 1897 pour vivre l’enfouissement évangélique et la spiritualité de l’Incarnation. Dans un dépouillement extrême il était déjà Charles de Jésus, radicalement donné au Christ.

Je revois Sœur Joséphine exhibant devant nous deux photos de Charles de Foucauld et nous disant avec insistance : « il est venu chez nous mais il est des vôtres ! Ne l’oubliez pas, il est homme de France, il est des vôtres ! »

Lequel des deux était des nôtres ? Car les deux portraits étaient si contrastés qu’on se demandait s’il pouvait bien s’agir du même homme. Quelle différence entre cet officier replet au regard terne et ce moine efflanqué aux yeux de braise ! A peine quelques années entre ces deux photographies. Charles n’était plus le même. C’était lui, encore, mais ce n’était déjà plus lui. C’était, comme dit l’Apôtre, le Christ vivant en lui. De même que les disciples après Pâques avaient eu bien du mal à reconnaître Jésus, il semblait qu’il y ait eu pour Charles une sorte de Résurrection, une métamorphose. Il était sorti du confessionnal de l’abbé Huvelin comme on sort du tombeau, vivant, tout à coup !

Il y a tant dans la vie du Bienheureux Charles de Foucauld ! Toutes les dimensions problématiques de la France actuelle semblent déjà présentes dans le parcours de cet officier jouisseur et mécréant devenu le frère universel. Consumérisme, guerres, corruption, dette, libertinage, colonies, indiscipline, mécréance, immigration, Islam, anti-cléricalisme …. C’était à cette époque de « bagne matérialiste », si bien décrite par Paul Claudel, où « tout ce qui avait nom dans l’art, les sciences et la culture était irréligieux ».

Le Père de Foucauld est mort assassiné. Par des terroristes, dirait-on aujourd’hui. C’était dans son ermitage du Sahara, au temps de la France de Dunkerque à Tamanrasset…Lors de sa béatification, en 2005, des Touaregs étaient présents à Rome autour du pape Benoît XVI. Sœur Joséphine était-là, elle aussi. Quelle chance ! Elle en rougissait encore d’un bonheur malicieux. Elle nous montrait avec fierté cette dernière photo ou un pape allemand saluait des Touaregs du Mali sous l’œil ravi d’une religieuse libanaise. « C’était pour l’un des vôtres, poursuivait-elle, un de France, la fille aînée, la sœur universelle » !

 

L'Arbre de Vie est l'Amour de Dieu dont Adam fut déchu. Après cela, il ne connut plus la joie, mais il dut se mettre au labeur et s'épuiser dans une terre chargée d'épines. Jusques au temps où nous trouvons l'Amour, notre labeur se fait dans une terre chargée d'épines: parmi les épines nous semons et récoltons à la fois, même si notre semence est semence de droiture.  Nous sommes tout le temps piqués [par ces épines], et quelque justes que nous parvenions à nous rendre, nous vivons à la sueur de notre front. Mais une fois que nous avons trouvé l'Amour, nous avons part au Pain céleste, étant nourris sans labeur ni peine. La personne qui a trouvé l'Amour, mange le Christ en tout temps, et dès cet instant, elle devient immortel.Quiconque mange ce pain, dit-Il, ne goûtera pas à la mort. Bienheureux celui qui a mangé le pain de l'Amour, Qui est Jésus. Qui est sustenté par l'Amour, est nourri par le Christ Qui est Dieu par-dessus tout. Jésus a témoigné de cela en disant: "Dieu est Amour!." Voilà l'air dans lequel le juste trouve ses délices à la résurrection. L'Amour est le Royaume dans lequel mystiquement, le Seigneur promit à Ses disciples qu'ils mangeraient et boiraient.(St Isaac le Syrien)

L'Arbre de Vie est l'Amour de Dieu dont Adam fut déchu. Après cela, il ne connut plus la joie, mais il dut se mettre au labeur et s'épuiser dans une terre chargée d'épines. Jusques au temps où nous trouvons l'Amour, notre labeur se fait dans une terre chargée d'épines: parmi les épines nous semons et récoltons à la fois, même si notre semence est semence de droiture. Nous sommes tout le temps piqués [par ces épines], et quelque justes que nous parvenions à nous rendre, nous vivons à la sueur de notre front. Mais une fois que nous avons trouvé l'Amour, nous avons part au Pain céleste, étant nourris sans labeur ni peine. La personne qui a trouvé l'Amour, mange le Christ en tout temps, et dès cet instant, elle devient immortel.Quiconque mange ce pain, dit-Il, ne goûtera pas à la mort. Bienheureux celui qui a mangé le pain de l'Amour, Qui est Jésus. Qui est sustenté par l'Amour, est nourri par le Christ Qui est Dieu par-dessus tout. Jésus a témoigné de cela en disant: "Dieu est Amour!." Voilà l'air dans lequel le juste trouve ses délices à la résurrection. L'Amour est le Royaume dans lequel mystiquement, le Seigneur promit à Ses disciples qu'ils mangeraient et boiraient.(St Isaac le Syrien)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,54-58.

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?
N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Les yeux du Seigneur regardent les humbles, pour qu’ils se réjouissent. Mais la face du Seigneur se détourne des orgueilleux, pour les humilier. L’humble reçoit toujours de Dieu la compassion… Fais-toi petit en tout devant tous les hommes, et tu seras élevé plus haut que les princes de ce monde. Devance tous les êtres, embrasse-les, abaisse-toi devant eux, et tu seras honoré plus que ceux qui offrent de l’or. Descends plus bas que toi-même, et tu verras la gloire de Dieu en toi. Car là où germe l’humilité, là se répand la gloire de Dieu… Si tu as l’humilité dans ton cœur, Dieu t’y révélera sa gloire…(St Isaac le Syrien)

Les yeux du Seigneur regardent les humbles, pour qu’ils se réjouissent. Mais la face du Seigneur se détourne des orgueilleux, pour les humilier. L’humble reçoit toujours de Dieu la compassion… Fais-toi petit en tout devant tous les hommes, et tu seras élevé plus haut que les princes de ce monde. Devance tous les êtres, embrasse-les, abaisse-toi devant eux, et tu seras honoré plus que ceux qui offrent de l’or. Descends plus bas que toi-même, et tu verras la gloire de Dieu en toi. Car là où germe l’humilité, là se répand la gloire de Dieu… Si tu as l’humilité dans ton cœur, Dieu t’y révélera sa gloire…(St Isaac le Syrien)

Par St Maxime le Confesseur

(v. 580-662), moine et théologien . Capita theologica, 1, 8-13; PG 90, 1182 (trad. Orval rev.) 

 

« N'est-il pas le fils du charpentier ? »

 

      Le Verbe, la Parole de Dieu, est né une fois pour toutes selon la chair.

Mais, à cause de son amour des hommes, il désire naître sans cesse selon l'esprit pour ceux qui le désirent :

il se fait petit enfant et se forme en eux en même temps que les vertus ; il se manifeste dans la mesure où il sait que celui qui le reçoit en est capable.

En agissant ainsi, ce n'est pas par revendication qu'il atténue l'éclat de sa propre grandeur, mais parce qu'il jauge et mesure la capacité de ceux qui désirent le voir. 


      Ainsi le Verbe de Dieu se révèle toujours à nous de la manière qui nous convient et cependant demeure invisible pour tous, à cause de l'immensité de son mystère.

C'est pourquoi l'apôtre par excellence, considérant la force de ce mystère, dit avec sagesse :

« Jésus Christ est le même hier et aujourd'hui, et il le sera à jamais » (He 13,8) ; il contemplait ce mystère toujours neuf que l'intelligence n'aura jamais fini de scruter.

Le Christ, qui est Dieu, devient enfant…,

lui qui avait donné à tout ce qui existe de sortir du néant…

Dieu devient parfaitement homme, sans rien rejeter de la nature humaine, excepté le péché, qui d'ailleurs n'est pas inhérent à cette nature…

Oui, l'incarnation de Dieu est un grand mystère et elle demeure un mystère…

La foi seule peut saisir ce mystère, elle qui est au fond de tout ce qui dépasse notre compréhension et qui est au-delà de ce que nous pouvons exprimer.



 

N’appelle pas Dieu simplement juste. Car ce n’est pas par rapport à ce que tu fais qu’il révèle sa justice. Si David le nomme juste et droit (Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu’il est bien plutôt bon et doux : « Il est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35)… Où est la justice de Dieu ? N’est-ce pas en ce que « alors que nous étions pécheurs, le Christ est mort pour nous » ? (Rm 5,8) Et si Dieu se montre compatissant ici bas, croyons qu’il l’est depuis toute éternité.(St Isaac le Syrien)

N’appelle pas Dieu simplement juste. Car ce n’est pas par rapport à ce que tu fais qu’il révèle sa justice. Si David le nomme juste et droit (Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu’il est bien plutôt bon et doux : « Il est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35)… Où est la justice de Dieu ? N’est-ce pas en ce que « alors que nous étions pécheurs, le Christ est mort pour nous » ? (Rm 5,8) Et si Dieu se montre compatissant ici bas, croyons qu’il l’est depuis toute éternité.(St Isaac le Syrien)

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 13:19
Saint-Jacques Baradée, qui êtes-vous ?   (Fête 30 Juillet)

C'est l'un des plus célèbres Pères de l'Eglise pour sa connaissance des choses divines  et sa piété, il fût le plus grand combattant apostolique pour appuyer la vraie foi, aussi, atteint-il des sommets d'ascétisme religieux et d'austérité.


Après la Concile de Chalcédoine en 451 AD, il ne restait que trois évêques dans l'Église Syriaque Orthodoxe.

Nous sommes vers le milieu du VIe siècle de notre ère. 

 

Notre Sainte Église syriaque orthodoxe restant fidèle à la Foi reçue des Apôtres et des saints et justes Pères, a vu dans les résolutions du Concile de Chalcédoine une déviation doctrinale*  alors que l'état byzantin adoptait ces résolutions. Ce dernier commença donc à persécuter ceux qui les rejetant furent accusés de "monophysisme".


En cette période cruciale, Dieu a envoya à l'Eglise un homme courageux: 

Le moine Mor Ya'coub Burd`ono (Saint-Jacques Baradée), brillant par sa sainteté , il devint parmi tous un "leader" dans la défense de l'Église syriaque orthodoxe contre les tentatives de ceux qui, pour des raisons politiques et hégémoniques, cherchaient à  l'éradiquer.


Il a encouragé ceux qui le suivaient à préserver le joyau de la foi orthodoxe telle que reçue des Apôtres et des Pères.


Il est naquit à Grand Mawzalt ܬܠ ܡܘܙܠܬ (maintenant Verensehir, Turquie), c’était le fils d'un prêtre nommé Théophile bar Manu.


Alors qu'il était encore jeune, il embrassa la Vie Monastique au monastère de Fsilta ܦܣܝܠܬܐ dans son pays natal.


C'est en ce monastère, qu'il apprit à maîtriser le syriaque, la langue grecque et se pénétra profondément de la science théologique et ascétique contenue dans les ouvrages religieux de son temps.


C'était un grand érudit, un prédicateur talentueux et un théologien reconnu, il était en outre connu pour son admirable piété et de nombreux miracles.


Pour passer inaperçu à ses persécuteurs et transmettre la Foi Apostolique, il se dissimula, lors de ses pérégrinations, sous des vêtements rustiques, d'où le sobriquet qui lui fût donné de Burd`ono.


En 528, il se rendit à Constantinople où il fut reçu avec grand honneur par l'impératrice Théodora qui favorisait la "Foi Apostolique" qualifiée désormais de "Monophysite". Théodora était  la fille d'un prêtre syrien du Maboug (Manbej) et l'épouse de l'empereur Justinien.


En raison de son attachement à la Foi Apostolique, l'Impératrice Théodora favorisait les évêques non-chalcédoniennes qui étaient en détresse.

Ce sont les évêques syriens et coptes, qui faisaient alors l’objet de persécutions et furent parfois même exécutés.


 À la demande du roi arabe al-Harith ibnjabalah les efforts d'al-Ghassani et de l’Impératrice Theodora, il a été ordonné évêque universel en 543/4 AD par Mor Théodose, patriarche d'Alexandrie qui était à l’époque exilé et vivait à Constantinople.

Trois évêques participèrent à cette Consécration Episcopale avec  le patriarche Athanasios.


Mor Jacob, en tant qu’ « évêque universel », fixa pour sa tournée missionnaire et pastorale sur les régions suivantes :La Syrie, l'Egypte, l'Arménie, la Cappadoce, la Cilicie, l’Isaurie, la Pamphilia, la Lycaonie, la Lycie, la Phrygie, Cana, l'Asie Mineure et les îles de Chypre, Rhodes, Chios et Mytilène ainsi que la Mésopotamie et la Perse.


 Il visitait les Eglises et exerçait  son ministère, il instruisait et encourageait  les croyants orthodoxes.


 C’est ainsi qu’avec l’autorisation du Patriarche, il  consacra vingt-sept évêques et ordonna quelques milliers de diacres et de prêtres, pour, ensuite retourner tranquillement en son monastère.


Il  poursuivit ce labeur apostolique avec persévérance pendant trente-cinq ans, menant inlassablement le bon combat pour cette Eglise de Dieu qu'il prit en charge en cette période d’adversité jusqu'à sa mort au monastère de Romanus ou au monastère de Cassien dans la nuit du 29 au 30 Juillet  578. C’est le 30 Juillet que l’Eglise le commémore.

Saint-Jacob élabora une liturgie en quinze pages qui commençait par ces mots «Ô Seigneur, Très Saint-Père de la paix», ainsi que plusieurs lettres, dont quatre ont été publiées dans les documents syriaques - trois adressée à Jean d'Éphèse et d'autres ainsi qu’une lettre générale aux évêques et aux prêtres ainsi qu’il est mentionné dans sa longue biographie.

 

 

*Craignant que par cette nouvelle formulation de la foi, on ne rejoignit en quelque sorte l’hérésie « Nestorienne » condamnée solennellement au Concile d’Ephèse

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:09
Quelques photos du Baptême de Noéline le 18 Juillet. Rendons-grâce pour ce Baptême, celui, le 22 Juillet, de Grâce et de Francis. Pensons aux autres enfants qui seront baptisés tout en cours de l'été et cet automne au Monastère Syriaque et aux adultes qui se préparent à leur réception dans l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas par leur Chrismation...

Quelques photos du Baptême de Noéline le 18 Juillet. Rendons-grâce pour ce Baptême, celui, le 22 Juillet, de Grâce et de Francis. Pensons aux autres enfants qui seront baptisés tout en cours de l'été et cet automne au Monastère Syriaque et aux adultes qui se préparent à leur réception dans l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas par leur Chrismation...


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,6-13.

Mes frères, ne nous abandonnons pas aux convoitises mauvaises, comme nos pères s'y abandonnèrent.
Et que vous ne deveniez pas idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : " Le peuple s'assit pour manger et pour boire ; puis il se leva pour se divertir. "
Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'entre eux s'y livrèrent ; et il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.
Ne tentons point le Christ, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, qui périrent par les serpents.
Ne murmurez point comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, qui périrent sous les coups de l'Exterminateur.
Toutes ces choses leur sont arrivées en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes arrivés à la fin des temps.
Ainsi donc que celui qui croit être debout prenne garde de tomber.
Aucune tentation ne vous est survenue, qui n'ait été humaine ; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais, avec la tentation, il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la supporter.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,41-47.

En ce temps-là, Jésus approchait de Jérusalem et à la vue de la ville, il pleura sur elle en disant
"Si, en ce jour, tu avais connu, toi aussi, ce qui était pour ta paix ! Mais maintenant cela demeure caché à tes yeux.
Car vont venir sur toi des jours où tes ennemis établiront contre toi un retranchement, t'investiront et te serreront de toute part ;
ils t'abattront à terre, ainsi que tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le moment où tu as été visitée. "
Etant entré dans le temple, il se mit à chasser ceux qui vendaient,
leur disant : " Il est écrit : Ma maison est une maison de prière, et vous en avez fait une caverne de voleurs. "
Et il enseignait chaque jour dans le temple.

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Les Discours sur les Psaumes, Ps 121, §3,12 


 

« Si toi, Jérusalem, tu avais reconnu ce qui peut te donner la paix ! »

 

      « Quelle joie quand on m'a dit :

' Nous irons à la maison du Seigneur. '

Maintenant nos pas s'arrêtent dans les parvis de Jérusalem » (Ps 121,1-2).

De quelle Jérusalem ?

Il y a sur terre une ville de ce nom, mais elle est l'ombre de l'autre Jérusalem.

Quel si grand bonheur y a-t-il à se tenir dans la Jérusalem d'ici-bas qui n'a pas pu se tenir d'elle-même et qui est tombée en ruines ?

Ce n'est pas de la Jérusalem d'ici-bas que parle celui qui a tant d'amour, tant d'ardeur, tant de désir à parvenir à la Jérusalem « notre mère », que l'apôtre Paul dit être « éternelle dans les cieux » (Ga 4,26; 2Co 5,1). 


      « Ô Jérusalem, que ta paix soit dans ta force. » (Ps 121,7)

C'est à dire que ta paix soit dans ton amour, car l'amour est ta force. Écoutez le Cantique des Cantiques : « L'amour est fort comme la mort » (8,6).

En effet, l'amour détruit ce que nous avons été, pour nous permettre, par une sorte de mort, de devenir ce que nous n'étions pas...

C'est cette mort qui était à l'œuvre en celui qui disait :

« Le monde est crucifié pour moi, et je suis crucifié pour le monde » (Ga 6,14).

C'est de cette mort que parle ce même apôtre quand il dit :

« Vous êtes morts et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu » (Col 3,3).

Oui, « l'amour est fort comme la mort ».

Si l'amour est fort, il est puissant, il est de grande force, il est la force même.

Que ta paix soit donc dans ta force, Jérusalem ; que ta paix soit dans ton amour.

 

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint-Jacques Baradée, qui êtes-vous ?
 

(Fête 30 Juillet)


C'est l'un des plus célèbres Pères de l'Eglise pour sa connaissance des choses divines  et sa piété, il fût le plus grand combattant apostolique pour appuyer la vraie foi, aussi, atteint-il des sommets d'ascétisme religieux et d'austérité.


Après la Concile de Chalcédoine en 451 AD, il ne restait que trois évêques dd l'Église Syriaque Orthodoxe.

Nous sommes vers le milieu du VIe siècle de notre ère. 

Notre Sainte Église syriaque orthodoxe restant fidèle à la Foi reçue des Apôtres et des saints et justes Pères, a vu dans les résolutions du Concile de Chalcédoine une déviation doctrinale*  alors que l'état byzantin adoptait ces résolutions. Ce dernier commença donc à persécuter ceux qui les rejetant furent accusés de "monophysisme".


En cette période cruciale, Dieu a envoya à l'Eglise un homme courageux: 

Le moine Mor Ya'coub Burd`ono (Saint-Jacques Baradée), brillant par sa sainteté , il devint parmi tous un "leader" dans la défense de l'Église syriaque orthodoxe contre les tentatives de ceux qui, pour des raisons politiques et hégémoniques, cherchaient à  l'éradiquer.


Il a encouragé ceux qui le suivaient à préserver le joyau de la foi orthodoxe telle que reçue des Apôtres et des Pères.


Il est naquit à Grand Mawzalt ܬܠ ܡܘܙܠܬ (maintenant Verensehir, Turquie), c’était le fils d'un prêtre nommé Théophile bar Manu.


Alors qu'il était encore jeune, il embrassa la Vie Monastique au monastère de Fsilta ܦܣܝܠܬܐ dans son pays natal.


C'est en ce monastère, qu'il apprit à maîtriser le syriaque, la langue grecque et se pénétra profondément de la science théologique et ascétique contenue dans les ouvrages religieux de son temps.


C'était un grand érudit, un prédicateur talentueux et un théologien reconnu, il était en outre connu pour son admirable piété et de nombreux miracles.


Pour passer inaperçu à ses persécuteurs et transmettre la Foi Apostolique, il se dissimula, lors de ses pérégrinations, sous des vêtements rustiques, d'où le sobriquet qui lui fût donné de Burd`ono.


En 528, il se rendit à Constantinople où il fut reçu avec grand honneur par l'impératrice Théodora qui favorisait la "Foi Apostolique" qualifiée désormais de "Monophysite". Théodora était  la fille d'un prêtre syrien du Maboug (Manbej) et l'épouse de l'empereur Justinien.


En raison de son attachement à la Foi Apostolique, l'Impératrice Théodora favorisait les évêques non-chalcédoniennes qui étaient en détresse.

Ce sont les évêques syriens et coptes, qui faisaient alors l’objet de persécutions et furent parfois même exécutés.


 À la demande du roi arabe al-Harith ibnjabalah les efforts d'al-Ghassani et de l’Impératrice Theodora, il a été ordonné évêque universel en 543/4 AD par Mor Théodose, patriarche d'Alexandrie qui était à l’époque exilé et vivait à Constantinople.

Trois évêques participèrent à cette Consécration Episcopale avec  le patriarche Athanasios.


Mor Jacob, en tant qu’ « évêque universel », fixa pour sa tournée missionnaire et pastorale sur les régions suivantes :La Syrie, l'Egypte, l'Arménie, la Cappadoce, la Cilicie, l’Isaurie, la Pamphilia, la Lycaonie, la Lycie, la Phrygie, Cana, l'Asie Mineure et les îles de Chypre, Rhodes, Chios et Mytilène ainsi que la Mésopotamie et la Perse.


 Il visitait les Eglises et exerçait  son ministère, il instruisait et encourageait  les croyants orthodoxes.


 C’est ainsi qu’avec l’autorisation du Patriarche, il  consacra vingt-sept évêques et ordonna quelques milliers de diacres et de prêtres, pour, ensuite retourner tranquillement en son monastère.


Il  poursuivit ce labeur apostolique avec persévérance pendant trente-cinq ans, menant inlassablement le bon combat pour cette Eglise de Dieu qu'il prit en charge en cette période d’adversité jusqu'à sa mort au monastère de Romanus ou au monastère de Cassien dans la nuit du 29 au 30 Juillet  578.

C’est le 30 Juillet que l’Eglise le commémore.

Saint-Jacob élabora une liturgie en quinze pages qui commençait par ces mots

«Ô Seigneur, Très Saint-Père de la paix»,

ainsi que plusieurs lettres, dont quatre ont été publiées dans les documents syriaques - trois adressée à Jean d'Éphèse et d'autres ainsi qu’une lettre générale aux évêques et aux prêtres ainsi qu’il est mentionné dans sa longue biographie.

 

*Craignant que par cette nouvelle formulation de la foi, on ne rejoignit en quelque sorte l’hérésie « Nestorienne » condamnée solennellement au Concile d’Ephèse.

 

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Une Prière avant la Liturgie pour les servants d'Autel (servants, lecteurs, sous-diacres)

 
 

Ô Seigneur Jésus-Christ, Éternel Grand Prêtre, je Vous remercie pour le privilège de pouvoir

servir au saint Autel de Votre sacrifice.

A présent que je me prépare pour le service liturgique  et que je vais m'unir à la Liturgie céleste

que Vous rendent les Saints Anges, je demande à pouvoir en tout temps

penser à  Vous.

Que je puisse toujours Vous chercher et Vous trouver; que je puisse toujours Vous suivre;

que Votre esprit sacerdotal soit en mon coeur et que Votre Saint Nom soit sur mes lèvres;

et que toute oeuvre de ma part soit accomplie à Votre louange et Votre gloire.

Sans cesse prêt à Votre service, que je puisse toujours connaître et accomplir Votre Sainte volonté

en toutes choses, et par Votre grâce, persévérer jusqu'au bout.

Amîn. 

 

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

DES CANONS POUR LA PAIX ?...N-D DE FRANCE AU PUY EN VELAY...

Dédié à Notre-Dame de l'Annonciation, le sanctuaire du Puy-en-Velay (France) est un des plus anciens d'Europe.

Au Vè siècle une femme y fut guérie miraculeusement par la Vierge.

Plus tard, au XIIIè siècle, saint Louis (roi de France) de retour de croisade, offrit au sanctuaire une Vierge Noire, et depuis des siècles les pèlerins y affluent.

Mais il est une autre effigie célèbre de la Vierge Marie au Puy, vénérée sous le nom de France, née du désir de rendre hommage à Marie

Sa statue, en fonte, de plusieurs mètres de haut, juchée sur le Rocher Corneille, domine la région.

Pour couler cette statue, Napoléon III (neveu de Napoléon Ier et premier président de la République française) fit cadeau de 150 000 kg de fonte provenant des canons pris aux Russes pendant la guerre de Crimée, lors de la victoire de Sébastopol, en 1855.

Ces fameux canons sont ceux de la victoire, « un instrument de guerre transformé en instrument de paix », dit-on à l'évêché.

Notre Dame de France a été inaugurée en 1860.

« Notre Dame de France, explique sœur Marie-Aimée, religieuse de Saint-Jean, c'est la mère qui protège, elle est offerte à tous les hommes. »

(Source: Pèlerin)

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,47-53.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : «Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Discours sur le Psaume 95, 14-15 (trad. bréviaire 33e dimanche) 


 

« Sur le rivage...on ramasse ce qui est bon »

 

    « Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité. » (Ps 95,13)

Quelle justice et quelle vérité ?

Il rassemblera auprès de lui ses élus (Mc 13,27) ; les autres, il les séparera, car il mettra ceux-ci à sa droite, et ceux-là à sa gauche (Mt 25,33).

Qu'y aura-t-il de plus juste, de plus vrai que cela ?

Ils n'attendront pas du juge la miséricorde, ceux qui n'ont pas voulu exercer la miséricorde avant la venue du juge.

Ceux qui ont voulu exercer la miséricorde seront jugés avec miséricorde (Lc 6,37).

Car il dira à ceux qu'il aura mis à sa droite :

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde ».

Et il leur attribue des actes de miséricorde :

« J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire », et toute la suite (Mt 25,31s)... 


    Parce que tu es injuste, le juge ne sera pas juste ?

Parce qu'il t'arrive de mentir, la vérité ne sera pas véridique ?

Si tu veux rencontrer un juge miséricordieux, sois miséricordieux avant qu'il vienne. Pardonne, si l'on t'a offensé ; donne les biens que tu possèdes en abondance...

Donnes ce que tu tiens de lui :

« Que possèdes-tu que tu n'aies reçu ? » (1Co 4,7)

Voilà les sacrifices qui sont très agréables à Dieu : miséricorde, humilité, reconnaissance, paix, charité.

Si c'est cela que nous apportons, nous attendrons avec assurance l'avènement du juge, lui qui

« jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité ».

 

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 15:08

Quels sont les styles architecturaux du Moyen-Age ? A quoi sert une croisée d’ogives ? Comment les bâtisseurs de cathédrales soulevaient-ils des charges lourdes ? Visite des cathédrales d’Amiens et de Notre-Dame pour découvrir comment l’on a pu élever ces vaisseaux de pierre. Du transept au labyrinthe en passant par le triforium, tout sur les techniques et les matériaux utilisés par les architectes de l’époque, les méthodes de fabrication des vitraux et les travaux de restauration de Notre-Dame!

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Patrimoine
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 07:37
Le chemin vers Dieu est une croix au quotidien. Nul n'est jamais monté au Ciel par le chemin de la facilité - nous savons où mène le chemin facile. Saint Isaac le Syrien

Le chemin vers Dieu est une croix au quotidien. Nul n'est jamais monté au Ciel par le chemin de la facilité - nous savons où mène le chemin facile. Saint Isaac le Syrien

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur.
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,38-42.

En ce temps-là, Jésus entra dans un bourg et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.
Elle avait une sœur, appelée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe, qui était occupée par maint service, se présenta, disant : " Seigneur, vous n'avez cure que ma sœur me laisse seule faire le service ? Dites-lui donc de m'aider. "
Le Seigneur lui répondit : " Marthe, Marthe, vous vous inquiétez et vous agitez pour beaucoup de choses !
Or il n'est besoin que de peu de choses ou d'une seule. Marie en effet a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point ôtée. "

Mercredi 29 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Ste Thérèse de l'Enfant Jésus

(1873-1897), carmélite, docteur de l'Église latine.

Manuscrit autobiographique C, 36 r° - v° 

 

« Marie a choisi la meilleure part »

 

Une âme embrasée d'amour ne peut rester inactive ; sans doute comme Sainte Madeleine elle se tient aux pieds de Jésus, elle écoute sa parole douce et enflammée.

Paraissant ne rien donner, elle donne bien plus que Marthe qui se tourmente de beaucoup de choses et voudrait que sa sœur l'imite.

Ce ne sont point les travaux de Marthe que Jésus blâme ; ces travaux, sa divine Mère s'y est humblement soumise toute sa vie puisqu'il lui fallait préparer les repas de la Sainte Famille.

C'est l'inquiétude seule de son ardente hôtesse qu'il voulait corriger. 

Tous les saints l'ont compris et plus particulièrement peut-être ceux qui remplirent l'univers de l'illumination de la doctrine évangélique.

N'est-ce point dans l'oraison que les saints Paul, Augustin, Jean de la Croix, Thomas d'Aquin, François, Dominique et tant d'autres illustres amis de Dieu ont puisé cette science divine qui ravit les plus grands génies ?

Un savant a dit :

-« Donnez-moi un levier, un point d'appui, et je soulèverai le monde. »

Ce qu'Archimède n'a pu obtenir, parce que sa demande ne s'adressait point à Dieu et qu'elle n'était faite qu'au point de vue matériel, les saints l'ont obtenu dans toute sa plénitude.

Le Tout-Puissant leur a donné pour points d'appui : Lui-même et Lui seul ; pour levier : l'oraison, qui embrase d'un feu d'amour, et c'est ainsi qu'ils ont soulevé le monde.

C'est ainsi que les saints encore militants le soulèvent et que, jusqu'à la fin du monde, les saints à venir le soulèveront aussi. 
 



 

Mercredi 29 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Aujourd'hui, c'est la Fête de Sainte Marthe,

titulaire de notre Paroisse de Yaoundé (NKomo II) au Cameroun.

Nos Frères du Monastère Syriaque N-D de Miséricorde au Cameroun se battent pour y poursuivre la mission

alors que leur Maison-mère en France est trop pauvre pour les aider comme nous le voudrions.

L'association Caritative est inopérante depuis 2008 !
Seul l'Archidiocèse (Métropolie) déjà lui-même en grandes difficultés financières en France, tâche de les aider.
AIDEZ-NOUS A LES SECOURIR !

Si vous le pouvez, aidez notre Mission au Cameroun ! Merci.

(Dons et Offrandes de Messes (Déductibles de votre impôt à raison de 66°/°) peuvent être adressés à 
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI
 
Vos C B doivent être libellés à l'Ordre de la
Métropolie de l'E.S.O.F
(Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma)
en précisant au au dos de votre chèque votre intention.

 

Neuvaine à Sainte Marthe

(La tradition occidentale recommande de prier 9 mardis de suite, avec un cierge béni allumé)

 

 

O admirable Sainte Marthe, j'ai recours à vous et je compte entièrement sur votre aide dans mes besoins, et surtout sur votre assistance dans mes épreuves. Comme remerciement, je vous promets de propager partout cette prière.


Consolez-moi dans mes soucis et difficultés, je vous en supplie humblement.


Par l'immense joie qui a rempli votre âme, lorsque vous receviez le Sauveur du Monde dans votre demeure de Béthanie, je vous prie d'intercéder pour moi et ma famille, afin que nous gardions Dieu dans notre cœur, et qu'ainsi nous méritions d'obtenir le remède à nos nécessités spécialement dans la situation actuelle qui m'accable.


Je vous en supplie, Auxiliatrice dans tous les besoins, aidez-moi à surmonter les difficultés, vous qui avez si victorieusement combattu le démon.


(Un Notre Père - Un Je vous salue Marie - Un Gloire au Père)


Sainte Marthe, priez pour nous (3 fois).


Amîn.

Au delà de nos aspirations humaines légitimes, que la volonté du Seigneur Miséricordieux soit faite, Lui qui nous appel chacun à la sainteté... !

Mercredi 29 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Maris, honorez vos épouses

 

"Maris, ne l'appelez jamais simplement par son son nom :

flattez-la,

montrez-lui des égards,

une affection profonde.

Honorez-la,

et elle ne désirera pas d'autres hommages :

-la gloire extérieure aura peu de prix à ses yeux, si vous la glorifiez vous-même.

Mettez-la au-dessus de tout en toute chose, en beauté, en intelligence; et louez-la."

(Saint Jean Chrysostome, homélie 20 sur Ephésiens)

O admirable Sainte Marthe, j'ai recours à vous et je compte entièrement sur votre aide dans mes besoins, et surtout sur votre assistance dans mes épreuves. Comme remerciement, je vous promets de propager partout cette prière.   Consolez-moi dans mes soucis et difficultés, je vous en supplie humblement.   Par l'immense joie qui a rempli votre âme, lorsque vous receviez le Sauveur du Monde dans votre demeure de Béthanie, je vous prie d'intercéder pour moi et ma famille, afin que nous gardions Dieu dans notre cœur, et qu'ainsi nous méritions d'obtenir le remède à nos nécessités spécialement dans la situation actuelle qui m'accable.   Je vous en supplie, Auxiliatrice dans tous les besoins, aidez-moi à surmonter les difficultés, vous qui avez si victorieusement combattu le démon.   (Un Notre Père - Un Je vous salue Marie - Un Gloire au Père)   Sainte Marthe, priez pour nous (3 fois).

O admirable Sainte Marthe, j'ai recours à vous et je compte entièrement sur votre aide dans mes besoins, et surtout sur votre assistance dans mes épreuves. Comme remerciement, je vous promets de propager partout cette prière. Consolez-moi dans mes soucis et difficultés, je vous en supplie humblement. Par l'immense joie qui a rempli votre âme, lorsque vous receviez le Sauveur du Monde dans votre demeure de Béthanie, je vous prie d'intercéder pour moi et ma famille, afin que nous gardions Dieu dans notre cœur, et qu'ainsi nous méritions d'obtenir le remède à nos nécessités spécialement dans la situation actuelle qui m'accable. Je vous en supplie, Auxiliatrice dans tous les besoins, aidez-moi à surmonter les difficultés, vous qui avez si victorieusement combattu le démon. (Un Notre Père - Un Je vous salue Marie - Un Gloire au Père) Sainte Marthe, priez pour nous (3 fois).

 SAINTE MARTHE, QUI ÊTES-VOUS ?
Vierge 
(† v. 81)

        Sainte Marthe était sœur de Marie Madeleine et de Lazare.

C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l'hospitalité si dévouée qu'elle offrait au Sauveur et à ses disciples.

Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit : 
« Seigneur, dites donc à Marie de venir m'aider, ne voyez-vous pas qu'elle me laisse toute la charge ? »
- Marthe, Marthe, lui dit le Maître, vous vous agitez trop. Une seule chose est nécessaire ; Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point enlevée. » 

        C'est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare :

« Seigneur, Lui dit-elle, dès qu'elle L'aperçut, si Vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort. »

Et Jésus lui donnant des paroles d'espérance : « Seigneur, ajouta-t-elle, je crois que Vous êtes le Christ, Fils du Dieu Vivant. » 

        Une tradition raconte qu'après la mort de la Très Sainte Vierge, Marthe subit le sort de Lazare et de Madeleine : exposée par les Juifs endurcis sur une frêle barque, à la merci des flots irrités, elle est portée avec les siens vers les beaux rivages de la Provence.

Là elle participe à l'apostolat de son frère Lazare, qui devint évêque de Marseille, et à la sainte vie de Madeleine.

        Marthe est devenue célèbre par l'enchaînement d'un dragon.

Au moment où elle commençait à prêcher la foi sur les rives du Rhône, un monstre effroyable, connu sous le nom de Tarasque, jetait la terreur dans toute la contrée.

Un jour que Marthe annonçait la parole divine dans la ville de Tarascon, la foule s'écria :

« Si vous détruisez le dragon, nous embrasserons votre foi. 
- Si vous êtes disposés à croire, répondit Marthe, tout est possible à celui qui croit. »

Et seule elle s'avance vers la caverne du monstre. Pour combattre cet ennemi, Marthe se munit du signe de la Croix ; le monstre baisse la tête et tremble.

Elle s'avance, l'enlace avec sa ceinture et l'amène comme un trophée de victoire aux habitants, et bientôt la Tarasque tombe écrasée sous les coups vengeurs de tout le peuple.

En triomphant de ce monstre, Marthe avait triomphé du dragon infernal. 

        Marthe s'établit dans la ville, devenue chrétienne, se fit la servante des pauvres, et fonda une communauté de vierges.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Mercredi 29 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Pains et poissons multipliés

Évangile selon saint Jean 6, 5-15

« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »

Avec peu, Dieu peut tout

« Mais qu’est ce que cela pour tant de monde ! »
Le petit garçon revenait tout content. La route était longue jusqu’au marché. Les sous avaient été pénibles à gagner. Les cinq pains d’orge et les deux poissons ne pesaient pas lourd, comparé au travail qui les avait achetés. Soudain, sur sa route, barrant le passage, une foule immense. « Le lieu était pourtant ce matin un désert ! » Le bonhomme se faufile, discret, jusqu’au devant où se pressent en masse des boiteux de toutes sortes, des pauvres miséreux, des brigands, des notables. Douze types désemparés couraient là en tout sens. L’un d’eux bouscule l’enfant, qui perdit sa corbeille.

André ramasse, confus, la précieuse pitance. « Monsieur, dit l’enfant, tu as donc de la peine ? » « C’est que je dois nourrir tous ces gens affamé s ». « Prends ! » « C’est bien gentil, petit, mais ce n’est pas sérieux… » « Comment ? Il y a dans le panier tout le prix du labeur. Il y a dans la corbeille un peu de mon cœur. » « Si peu, pour tout ce monde ! » « André, apprends que le peu que Dieu veut nous donner peut bien plus que tout ce qui vient de soi. Aurais-tu honte de rendre au Seigneur ce qu’il vient par mes mains de t’offrir en présent ? Apprends à recevoir, et cesse de te troubler. »
Et l’Église depuis revit de cette Cène. Nos pauvres moyens, tout un monde à nourrir ! Jésus par cet enfant nous redit aujourd’hui : avec peu, Dieu peut tout. « Reçois, et offre-moi le peu que tu reçus. J’en ferai des merveilles. » (Source: Signe dans la Bible)

Mercredi 29 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

CONNAISSANCE ET ILLUMINATION DIVINE

Travailler sur soi –

Si les hommes mettaient quelque frein à leur cerveau qui travaille à une vitesse folle, non seulement celui-ci se reposerait davantage, mais la Grâce viendrait aisément sur eux. Dépourvue de cette illumination divine, la connaissance conduit à la catastrophe. Celui qui accomplit un travail sur lui-même, qui mène son combat spirituel, est éclairé par Dieu. Recevant l’illumination divine, il agit non plus selon ses propres pensées, mais en fonction des états surnaturels dont il fait l’expérience, et c’est pourquoi il voit loin. Le myope voit bien de près, mais ne voit pas au loin. Celui qui n’est pas myope verra, au mieux, un peu plus loin que le myope, mais c’est sans conséquence. Les yeux charnels ne sont jamais que deux, les spirituels bien plus nombreux.

Purification de soi

Ceux qui s’éloignent du Christ se privent de l’illumination divine, car ils quittent, les insensés, le côté ensoleillé pour se retirer à l’ombre. En conséquence, ils prennent froid et tombent malades au plan spirituel. Si l’homme ne se purifie pas, si l’illumination, la connaissance divine ne lui est pas accordée, sa propre connaissance, aussi juste qu’elle puisse être n’est – je le constate – qu’un pur rationalisme, rien de plus. Si l’illumination divine lui manque, tout ce qu’il pourra dire, tout ce qu’il pourra écrire ne sera d’aucun profit. Voyez quelles profondes significations cache le Psautier, lequel est écrit sous l’inspiration de la Grâce !

Rationalisme et spiritualité

[…] La connaissance humaine, lorsqu’elle est sanctifiée, devient une connaissance divine et elle peut aider […] La science peut grandement aider l’homme, mais elle peut aussi lui obscurcir l’esprit […] Si les personnes dont le cerveau a été embrouillé par l’orgueil de la science s’efforcent, avec la Grâce de Dieu, de le désembrouiller, elles auront bien plus d’atouts pour travailler. Mais si nos talents ne sont pas sanctifiés – la connaissance n’est alors pas sanctifiée -, ils ne pourront servir qu’à un travail purement mondain, et non pas à un travail spirituel. Si une inquiétude salutaire se manifeste dans l’âme, on se sanctifie vite. Ceux qui donnent la priorité à leur formation intérieure (la formation de leur âme) et utilisent aussi à cet effet leur formation extérieure se transforment vite au plan spirituel. Et s’ils mènent une vie spirituelle, ils aident par là de nombreuses personnes autour d’eux, car ils les tirent de l’angoisse infernale pour les conduire à la joie du Paradis. […] Le monde gît dans le péché ; il a donc besoin de prières et d’exemples […] La parole qui vient de l’intelligence humaine n’apporte pas de transformation dans les âmes, car elle est chair. La Parole de Dieu qui naît du Saint-Esprit possède, elle, l’énergie divine et transforme les âmes. »

(P. Païssios de l’Athos, Avec amour et douleur pour le monde contemporain, p. 208-214)

Mercredi 29 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Brusquement, en 1481, Mahomet II s’effondre, frappé d’un mal inconnu...

Des auteurs attribuent la paternité de l’Angélus de midi au roi Louis XI (France) qui, en 1472, prescrivit à tout son royaume l’extension de l’Angélus à midi, pour prier pour la paix.

Aussi appelle-t-on l’Angélus de midi :

" l’Ave Maria de la paix ".

(…) Cependant en 1455 le Pape de Rome : Calixte III avait déjà prescrit la sonnerie de midi et l’on va comprendre pourquoi.

Il semble que Louis XI n’ait fait qu’appliquer à la France, et en édulcorant leurs visées, les décisions du Pape, sensiblement plus précises :

Le terrible Mahomet II venait de prendre Constantinople (1453) et avait juré, en faisant manger de l’avoine à son cheval sur le maître-autel de Sainte Sophie, qu’il en ferait rapidement de même sur l’autel majeur de Saint-Pierre !

C’est bien contre ce fléau, qui aurait dû anéantir la Chrétienté d’Occident comme il avait vaincu celle d’Orient, que Calixte III eut l’inspiration de créer le troisième Angélus.

Malgré les vociférations du Pape, qui ne se contentait pas de faire prier mais interpellait les princes chrétiens, personne ne bougea !

Pas même la France de Louis XI…

Brusquement, en 1481, Mahomet II s’effondre, frappé d’un mal inconnu, à l’âge de 49 ans. C’est bien Calixte III et son Angélus de midi qui l’ont stoppé.

D'où la puissance de l'Angélus qui, sous une forme ou l'autre, manifeste l'Incarnation du Verbe-Dieu qui dans ce mystère, celui de Sa passion et de Sa résurrection terrasse terrasse la "culture de mort" ourdie dans les "laboratoires de l'enfer".

Prions l'Angélus, écoutons avec respect l’appel des cloches matin, midi et soir pour saluer la victoire de la lumière sur les ténèbres !...

Mercredi 29 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,19-27.

Beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

Mercredi 29 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Bx John Henry Newman

(1801-1890), cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre 
Sermon « The Tears of Christ at the Grave of Lazarus » PPS, vol. 3, n°10 


 

Marthe lui dit : « Oui, Seigneur, je le crois »

 

      Le Christ est venu pour ressusciter Lazare, mais l'éclat de ce miracle sera la cause immédiate de son arrestation et de sa crucifixion (Jn 11,46s)...

Il sentait bien que Lazare revenait à la vie au prix de son propre sacrifice ; il se sentait lui-même descendre au tombeau d'où il allait faire sortir son ami ; il sentait que Lazare devait vivre et que lui-même devait mourir.

Les apparences allaient se renverser : il y aurait un festin chez Marthe (Jn 12,1s), mais la dernière pâque de tristesse lui revenait à lui.

Et Jésus savait qu'il acceptait totalement ce renversement : il était venu du sein de son Père pour racheter par son sang tout le péché des hommes et ainsi faire remonter tout croyant de sa tombe comme son ami Lazare — les ramener à la vie, non pour un temps, mais pour toujours... 


      Face à l'ampleur de ce qu'il envisageait de faire dans cet unique acte de miséricorde, Jésus a dit à Marthe :

« Je suis la Résurrection et la Vie.

Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais ».

Faisons nôtre cette parole de réconfort, à la fois face à notre propre mort et à celle de nos amis :

*là où il y a foi en Christ, le Christ est là en personne.

« Le crois-tu ? » demande-t-il à Marthe. Là où un cœur peut répondre comme Marthe :

-« Oui, je le crois »,

là le Christ se rend miséricordieusement présent.

Bien qu'invisible, il se tient là, même devant un lit de mort ou une tombe, que ce soit nous-mêmes qui dépérissons ou ceux que nous aimons.

Que son nom soit béni !

Rien ne peut nous enlever cette consolation. Par sa grâce, nous sommes aussi sûrs qu'il est là avec tout son amour que si nous le voyions.

Après notre expérience de ce qui est arrivé à Lazare, nous ne douterons pas un instant qu'il est plein d'égards pour nous et qu'il se tient à nos côtés.    

 

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 08:07
Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de la Sagesse 10,17-20.

Dieu rendit aux justes le salaire de leurs travaux et il les conduisit par une route admirable, et fut pour eux un ombrage pendant le jour et comme la lumière des étoiles pendant la nuit.
Elle leur fit traverser la mer Rouge, et les conduisit à travers les grandes eaux.
Elle submergea leurs ennemis, puis des profondeurs de l'abîme elle les rejeta.
C'est pourquoi les justes enlevèrent les dépouilles des impies, et chantèrent votre saint nom, Seigneur, et louèrent de concert votre main qui combattait pour eux.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,9-19.

En ce temps-là Jésus dit à ses disciples : " Quand vous entendrez parler de guerres et de séditions, ne soyez pas effrayés, car il faut que cela arrive d'abord ; mais ce ne sera pas encore la fin."
Il leur dit alors : " On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, par endroits, des pestes et des famines, et il y aura des choses effrayantes et de grands signes venant du ciel.
Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous, on vous poursuivra, on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous emmènera devant rois et gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela aboutira pour vous au témoignage.
Prenez donc la résolution de ne pas vous exercer par avance à vous défendre,
car moi, je vous donnerai bouche et science, auxquelles tous vos adversaires ne pourront ni résister ni contredire.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, vos proches et vos amis, et ils en feront mettre à mort d'entre vous.
Vous serez en haine à tous à cause de mon nom.
Et pas un cheveu de votre tête ne périra.
C'est par votre constance que vous gagnerez vos âmes.

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Thérèse d'Avila

(1515-1582), carmélite, docteur de l'Église latine. Pensées sur l'amour de Dieu, ch. 3, 4-6 LN/C (trad. OC, Cerf 1995, p. 929) 

 

« Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de préparer votre défense »

 

      Ô amour puissant de mon Dieu !

Qu'il est bien vrai qu'il n'y a rien d'impossible à celui qui aime. Heureux celui qui jouit d'une telle paix de son Dieu, qui domine toutes les souffrances et tous les périls du monde.

Il n'en redoute aucun, dès qu'il s'agit de servir un tel Maître, et il a bien raison.

Une pensée s'offre à moi qui s'applique aux personnes naturellement craintives et peu courageuses.

Même lorsqu'elles sont réellement élevées à l'état dont je parle, leur faible nature s'effraie.

Il faut alors bien prendre garde, parce que cette faiblesse naturelle pourrait nous faire perdre une magnifique couronne.

Quand vous sentirez, mes filles, ces atteintes de la crainte, recourez à la foi et à l'humilité; et, fortifiées par la conviction que rien n'est impossible à Dieu (Lc 1,37), abordez votre entreprise.

Il a bien pu fortifier tant de jeunes saintes, qu'il a rendues capables d'endurer tous les tourments qu'elles s'étaient déterminées à supporter pour lui !

      Ce qu'il demande, c'est une détermination qui le rende maître de notre libre arbitre, car de nos efforts il n'a nul besoin.

Notre Seigneur se plaît au contraire à faire resplendir ses merveilles chez les plus faibles de ses créatures, parce qu'il peut alors plus librement déployer son pouvoir et satisfaire son désir de nous accorder ses bienfaits.

      Laissez de côté les objections de votre raison, et méprisez votre faiblesse.

Celle-ci ne ferait que grandir si vous vous arrêtiez à réfléchir si vous réussirez ou non.

Ce n'est pas le moment de songer à vos péchés; laissez-les de côté.

Cette humilité n'est plus alors de saison, elle est tout à fait hors de propos.

Soyez certaines que le Seigneur n'abandonne jamais ceux qui l'aiment et qui s'exposent pour lui seul.
 

 

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

SAINT NAZAIRE et SAINT CELSE,QUI ÊTES-VOUS ?
Martyrs 
(Ier siècle)

        Nazaire naquit à Rome, d'un père païen, nommé Africanus, et d'une pieuse mère nommée Perpétue, qui avait été baptisée par saint Pierre. L'enfant répondit admirablement aux leçons maternelles et brilla par ses vertus précoces et son innocence. 

        Parvenu à sa neuvième année, Nazaire fut sollicité par son père d'abandonner le christianisme ; mais il préféra la vérité au mensonge, fut baptisé par saint Lin et devint un des plus fervents chrétiens de Rome. Son père, irrité, employa la violence pour vaincre sa fermeté ; mais, enfin, plein d'admiration pour ce fils, il lui fournit lui-même les moyens d'accomplir le projet hardi qu'il avait formé d'aller prêcher la foi. 

        Nazaire parcourut l'Italie, semant l'Évangile parmi les populations païennes et les édifiant par ses vertus. À Milan, son premier soin fut d'aller visiter les martyrs Gervais et Protais dans leur prison et de les fortifier dans la lutte par ses paroles. Saisi lui-même comme chrétien, il est cruellement flagellé et chassé de la ville. Près de Nice, il s'attache comme disciple un enfant nommé Celse, après l'avoir instruit et baptisé. Nazaire et Celse ne se séparent plus. Les conversions se multiplient d'une manière étonnante ; Nazaire est de nouveau soumis à de cruelles tortures, puis rendu à la liberté, à la condition de ne plus reparaître dans ce pays. 

        Les deux saints jeunes gens remontent alors les Alpes, traversant sans se décourager d'immenses et solitaires forêts, des rochers inaccessibles, de rares villages où vivaient de pauvres idolâtres, et arrivent à Embrun, où leur zèle opère des prodiges de conversions. Vienne, Genève, Trèves entendent tour à tour leur voix, rendue éloquente par l'amour de Jésus-Christ. Les contradictions et la persécution donnent à leur prédication une fécondité nouvelle. 

        Condamnés à être noyés, ils marchent sur les ondes comme sur une terre ferme. Après cet éclatant miracle, Nazaire et Celse reprennent la route de Milan, où ils sont bientôt arrêtés comme chrétiens et zélateurs de la foi. À la lecture de la sentence de mort, ils se jettent, joyeux, dans les bras l'un de l'autre : « Quel bonheur pour nous, s'écrie Nazaire, de recevoir aujourd'hui la palme du martyre ! - Je Vous rends grâces, ô mon Dieu, dit Celse, de ce que Vous voulez bien me recevoir, si jeune encore, dans Votre gloire. » Ils sont alors conduits sur une place publique de Rome, où ils ont la tête tranchée, vers l'an 56 de l'ère chrétienne.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 
Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

UNE ICÔNE POUR VAINCRE NAPOLÉON BONAPARTE ?...

L’icône de Smolensk est une Vierge Hodigitria "qui montre le chemin", la seule voie à suivre : le Christ.

L’icône aurait été peinte par saint Luc pour la communauté d’Antioche.

Elle aurait ensuite été vénérée à Constantinople (Istamboul, Turquie) dans l’église de Blacherne.

Elle aurait été apportée en Russie en l’an 1046 et placée en 1101 à Smolensk, dans la cathédrale de l’Assomption.

Elle a été invoquée pour obtenir conseil et aide.

En particulier, elle aida Vladimir Monomach à pacifier et à unir la Russie. On lui attribue la protection de la ville contre l’invasion des Tartares.

En 1398, elle fut apportée à Moscou dans la cathédrale de l’Annonciation. Puis elle fut restituée à Smolensk, dans l’église de l’Assomption du monastère de Novodevičij (près de Moscou, en Russie).

En 1812, l’icône fut transportée sur les champs de bataille contre Napoléon.

« Devant et autour de l’icône, derrière et de toute part, marchaient, courraient et se prosternaient jusqu’à terre, la tête découverte, des foules de militaires »

(Tolstoï, Guerre et Paix).

Le 22 novembre 1991, on vit l’icône verser des larmes toute la journée devant une grande foule de fidèles.

L’évêque et le patriarche en ont reconnu l’authenticité.

(Source: "Marie de Nazareth)

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

J'ai vu l'amour et la souffrance
Danser dans le jour décroissant,
Et chanter un hymne de louange
Au Dieu qui leur avait donné le  " la ".

Je me suis approché, étonné de voir
L'amour aimer la souffrance,
Et la souffrance aimer l'amour. 

Comment pouvaient-ils se tenir par la main
Et s'aimer ainsi ?

Je les connaissais déjà bien l'un et l'autre,
Lui, si beau, elle, si laide.

Je me suis approché,
Etonné, je vis que la souffrance avait changé de visage.

Elle n'était plus laide,

Une beauté radieuse resplendissait sur son front rayonnant,
Une harmonie sereine flottait tout autour d'elle.

Surpris, j'ai tourné les yeux vers l'amour,
Et je le vis si beau, lui aussi,
D'une beauté si radieuse que j'en fus ébloui.

Une lumière qui n'est pas de ce monde régnait.

Alors, attentif, je restai immobile
Et j'entendis la souffrance dire à l'amour:
« Ne me quitte pas, toi qui m'as appelée;
Je sais que sans toi je serais laide.

Dis-moi que tu ne me quitteras jamais,
J'ai peur de me retrouver seule. »

Et l'amour répondit, d'une voie en qui résonne l'éternité:
«  Ne crains rien, petite souffrance.

Ne sais-tu pas qu'avec toi moi aussi je suis plus beau ?
Bien que les mortels qui me voient sans toi, 
Ne puissent imaginer que la splendeur de mon visage
Puisse encore s'accroître.

Oui, ma souffrance, je t'aime
Parce que tu achèves ma beauté
Et que, seule, tu sais la conduire à la perfection,
Si pleine de lumière et de joie. »

Longtemps, je restai devant cette scène,
Puis je m'enhardis et demandai
A la souffrance et à l'amour de me prendre avec eux.

Ils me mirent dans leurs bras 
Et me prirent comme un enfant.

Toujours, toujours je serai pauvre,
Toujours je chanterai avec eux
Un hymne de louange à Dieu
Qui nous a fait don de sa grande Vie de Seigneur,
Dieu de grande source, Dieu de plénitude.

Dieu qui nous a uni, tous les trois, nous a fait Un.

Venez tous, venez tous avec nous,
L'hymne sera si pur et si léger
Qu'il montera d'un coup d'aile au plus haut des Cieux
Pour s'unir au chant de tous les anges.

(Abbé Pierre.

Extrait de l'entretien des Propos recueillis par Gilles Van Grasdorff, dans l'Echo illustré magazine No 28, du 17 juillet 1993.)

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
 

PEUT-ON ENCORE PARLER DE L’AMOUR DE DIEU POUR L’ÊTRE HUMAIN ?(Source:"Sagesse Orthodoxe")

Quand on voit l’état de l’humanité… –

L’amour de Dieu pour l’homme est paradoxal. Il ne l’abandonne pas, quelles que soient les apparences… Il aime en l’homme le sceau de sa propre image, c’est-à-dire la liberté, sa liberté divine donnée à l’homme et devenue pour celui-ci liberté humaine ; comme Il donne son souffle devenu pour l’homme son propre esprit. Il aime l’homme comme lui-même, accomplissant à son égard son propre commandement. L’homme est le prochain de Dieu.

Qu’en savons-nous ?

La sainte Écriture et la tradition liturgique ne parlent que de cela. Ainsi, nous connaissons l’amour de Dieu d’abord par ouï-dire : les prophètes (Isaïe), les psaumes (135), le saint Évangile (Jean 13, 1), les lettres des apôtres (1 Jean 2, 5 ; 3,1 ; 3, 16 ; 4, 16, etc.), le témoignage des saints (saint Macaire, saint Nicolas Cabasilas, saint Silouane) : « le Seigneur et l’Artisan de l’entière création, dans l’ineffable tendresse de son cœur et l’amour unique dont Il chérit le genre humain, voyant déchu l’ouvrage de ses mains, ému de pitié, a bien voulu le relever en s’abaissant lui-même pour rendre plus divine sa création, car Il est bon par nature et compatissant… » (ikos du 20 novembre).

La constatation des faits

Nous apprenons, c’est peut-être l’essentiel de l’ascèse chrétienne, à voir en tout l’amour de Dieu, soit triomphant, soit humilié (cf. Isaïe 53). Il triomphe dans la beauté de la création et sa manifestation par des œuvres de bien accomplies par ses serviteurs ; il est présent en tout être humilié et ne cesse pas d’être amour. Il se glorifie ainsi à la fois dans sa gloire et dans son abaissement. Nous interprétons également des inspirations secrètes, des événements extérieurs, des rencontres providentielles, l’exaucement de la prière, la joie pour le bonheur d’autrui, les épreuves salutaires elles-mêmes, comme manifestations de l’amour de Dieu pour nous. Ainsi, un homme qui s’apprêtait à satisfaire sa passion et à commettre le mal, en est empêché par la maladie ou par une collision sur la route : le Seigneur s’est interposé par ses anges afin que cette âme n’aille pas à sa perte.

Le sentiment du cœur

L’être humain a la capacité de connaître par le saint Esprit l’amour de Dieu dans son for intérieur. Ceci s’explique par la présence du sceau de l’image divine, par celle de l’esprit initial insufflé en lui, par la grâce du saint baptême, par la communion au Christ dans son corps et son sang, par la foi en lui. Le simple fait que nous croyions en lui est une manifestation de son amour pour nous.

Une autre expérience est celle du repentir : le Seigneur nous manifeste son amour en nous montrant nos péchés : ce qui nous sépare de lui et de la jouissance de son amour. Il illumine ainsi nos ténèbres intérieures, et nous fait éprouver la douleur de nous être éloignés de lui. Il nous donne également d’aimer, non seulement lui-même, mais le prochain, et même nos ennemis. Que le cœur humain puisse aimer à ce point est une preuve de l’amour que Dieu a pour lui. Pourquoi ? Dieu seul est amour et source de l’amour : si nous ressentons de l’amour, c’est que Dieu, par amour, s’est communiqué à nous et a fait sa demeure en nous.

Le pardon

Il est la manifestation par excellence de l’amour de Dieu pour nous, parce qu’il est, non seulement la rémission des péchés, mais encore la communication de la grâce du saint Esprit. Dans pardon il y a « don » : qu’est-ce que nous donne le Christ si ce n’est le saint Esprit par lequel nous pouvons faire la volonté du Père et en éprouver l’allégresse des saints.

> Pour approfondir…

« Comment croire que Dieu nous aime ? »

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,36-43.

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;
ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Grégoire Palamas

(1296-1359), moine, évêque et théologien 
Homélie 26 ; PG 151, 340-341 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 308) 


 

« Alors les justes resplendiront dans le Royaume de leur Père »

 

Il existe une moisson pour les épis de blé matériels et une autre pour les épis doués de raison, c'est-à-dire le genre humain.

Celle-ci s'effectue chez les infidèles et rassemble dans la foi ceux qui accueillent l'annonce de l'Evangile.

Les ouvriers de cette moisson sont les apôtres du Christ, puis leurs successeurs, puis, au cours du temps, les docteurs de l'Eglise.

Le Christ a dit à leur sujet ces paroles :

« Le moissonneur reçoit son salaire ; il récolte du fruit pour la vie éternelle » (Jn 4,36)... 


Mais il y a encore une autre moisson :

c'est le passage de cette vie à la vie future qui, pour chacun de nous, se fait par la mort.

Les ouvriers de cette moisson-là ne sont pas les apôtres, mais les anges.

Ils ont une plus grande responsabilité que les apôtres, car ils font le tri qui suit la moisson et ils séparent les méchants des bons, comme on le fait avec l'ivraie et le bon grain...

Nous sommes dès aujourd'hui « le peuple choisi de Dieu, la race sainte » (1P 2,9), l'Eglise du Dieu vivant, choisis parmi les impies et infidèles.

Puissions-nous être séparés de l'ivraie de ce monde de la même manière dans le monde à venir, et agrégés à la foule de ceux qui sont sauvés dans le Christ, notre Seigneur, qui est béni dans les siècles.

 

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 09:35
Lundi 27 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Chers amis.Aloho m'barekh.

Très nombreux furent ceux qui, à ma grande surprise, le 25 Juillet m’adressèrent un « Mawloudo breekho », un « Bon anniversaire ».

Un grand merci pour vos bons vœux à l'occasion de mon anniversaire de naissance.

Le 25, j'étais en service pastoral  pour notre petite paroisse de Dordogne (Qui est composée: d'un Sanctuaire dédié à "Notre-Dame de la Très Sainte Trinité" et d'un ermitage).

Lors de la Sainte Messe (Quadisha Qurbana), vous étiez tous présents dans mon cœur sacerdotal.

Mais si je naquit selon la nature un 25 Juillet, je naissais à la vie surnaturelle, par le Saint Baptême, le 15 Aout suivant.

Nous nous retrouverons donc pour fêter cela, autour de Notre-Dame de Miséricorde, le 15 Aout au Monastère.

Avant de retourner au Monastère Syriaque et, sur le chemin du retour, d'en profiter pour visiter quelques fidèles malades, je célébrais hier, dimanche 26, la Divine Liturgie pour notre paroisse de Charente . Là encore, vous étiez  dans mes prières.

Récemment, des archéologues retrouvaient la « Tablita » de l’Eglise de Ceylan , fondée autour des deux figues de Mar Julius Alvarez et de Mar Alexios , ceci fit l’occasion de diverses publications dans le petit monde des Chrétientés Syriaques de Saint Thomas (Chrétientés d'Iraq, des Indes et leurs missions)

Vous savez que je me rendrai bientôt au Kerala pour rencontrer diverses autorités de notre Eglise-mère (Orthodoxe Malankare).

En plus de nous confier à l’intercession de la Mère de Miséricorde, à celle de St Grégorios de Jérusalem et de Saint Grégorios de Parumala, nous pouvons bien prier aussi ces deux métropolites d'intercéder pour notre Eglise Syriaque, missionnaire elle aussi (Comme le fut la leur à Ceylan) en France et au Cameroun ("l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone  Mar Thoma").

 

Les similitudes entre l'histoire de nos deux Eglises locales sont notables

 

Comme Mor Alvarez, nous sommes initialement issu de la Tradition latine (On en a assez parlé ! Un mouvement traditionaliste contesté par l'Eglise Romaine) et sommes allés vers l'antique et toujours  vivifiante Tradition Syriaque, adoptant sa Tradition Liturgique.

 

La similitude cesse pour nous avec cette question Liturgique. L'Eglise de Mor Alvarez obtint l'autorisation de conser la Liturgie Latine tandis que nous l'avons abandonnée au profit de la Liturgie Syro-Orthodoxe " pour mieux servir la communion"  et n’entretenir aucune ambigüité par rapport à l’Eglise Latine.

Le contexte français était en effet difficile avec une Eglise majoritaire (Romaine Catholique) qui ressentait comme une ambigüité toute pratique liturgique s'apparentant aux siennes...

Comme Mor Alvarez, nous avons subit des persécutions de la part des mêmes institutions.

 

Depuis, notre monastère métropolitain s'est enraciné dans la Tradition Syriaque.

Enfoui dans la campagne normande, il est devenu un "Centre de prières pour l'Unité des Eglises Apostoliques, pour l'unité des Chrétiens et la Paix dans le monde".

 

 Puissent les Métropolites Alvarez et Alexious  intercéder pour que le lien de notre "Eglise locale" se resserre toujours davantage avec notre Eglise-mère "Malankare-Orthodoxe" !...

 

Et, en dehors de cette intention, puissent-ils  intercéder pour que l'unanimité du Témoignage Chrétien prévale sur les querelles partisanes !

 

Je confie à vos prières fraternelles notre prochain voyage au Kerala (Il se fera en début Septembre . Je serai accompagné par Melle Thérèse Ribreau, trésorière Principale et représentante du Conseil de l’Eglise et du Révérend Père Charbel-Marie, Vicaire du métropolite pour le Cameroun), l’avenir de notre Métropolie (archidiocèse) en France et au Cameroun.

Merci de prier pour moi comme moi-même et mes frères moines et prêtres séculiers prions pour vous.

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose-Mariam

Lundi 27 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,6-13.

Mes frères, ne nous abandonnons pas aux convoitises mauvaises, comme nos pères s'y abandonnèrent.
Et que vous ne deveniez pas idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : " Le peuple s'assit pour manger et pour boire ; puis il se leva pour se divertir. "
Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'entre eux s'y livrèrent ; et il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.
Ne tentons point le Christ, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, qui périrent par les serpents.
Ne murmurez point comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, qui périrent sous les coups de l'Exterminateur.
Toutes ces choses leur sont arrivées en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes arrivés à la fin des temps.
Ainsi donc que celui qui croit être debout prenne garde de tomber.
Aucune tentation ne vous est survenue, qui n'ait été humaine ; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais, avec la tentation, il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la supporter.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,41-47.

En ce temps-là, Jésus approchait de Jérusalem et à la vue de la ville, il pleura sur elle en disant
"Si, en ce jour, tu avais connu, toi aussi, ce qui était pour ta paix ! Mais maintenant cela demeure caché à tes yeux.
Car vont venir sur toi des jours où tes ennemis établiront contre toi un retranchement, t'investiront et te serreront de toute part ;
ils t'abattront à terre, ainsi que tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le moment où tu as été visitée. "
Etant entré dans le temple, il se mit à chasser ceux qui vendaient,
leur disant : " Il est écrit : Ma maison est une maison de prière, et vous en avez fait une caverne de voleurs. "
Et il enseignait chaque jour dans le temple.

« Les derniers mots de l'apôtre Paul à la fin des Actes des Apôtres sont caractéristiques et expriment son état d'âme après les longues discussions (infructueuses !) qu'il a eues avec son propre peuple : C'est avec raison que le Saint Esprit, parlant à vos pères par le prophète Ésaïe, a dit : Va vers ce peuple, et dis: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur cœur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Sachez donc que ce salut de Dieu a été envoyé aux païens, et qu'ils l'écouteront (Ac 28, 25-28). Qu'il est difficile pour un Apôtre comme Paul de prononcer de telles paroles mais comme le dit la Parole divine "Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance" (Os. 4, 6). Le devoir de Paul, et de chaque "Paul" dans l'Eglise du Christ, est d'annoncer la Bonne Nouvelle et de semer de la Bonne Semence dans les cœurs, mais si la terre n'est pas bonne ou bien si les cœurs ne sont pas prêts à accueillir la Parole, il ne lui reste que de prononcer (non sans regret) ces paroles, de secouer la poussière de ses pieds et d'aller annoncer la Bonne Nouvelle aux autres ! Que le Seigneur nous accorde la sagesse afin de bien accueillir son Message avant qu'il ne soit trop tard. » (Texte de Dayroyo  Youhanon, prêtre Syriaque-Orthodoxe de l’Eglise Patriarcale en région parisienne)

« Les derniers mots de l'apôtre Paul à la fin des Actes des Apôtres sont caractéristiques et expriment son état d'âme après les longues discussions (infructueuses !) qu'il a eues avec son propre peuple : C'est avec raison que le Saint Esprit, parlant à vos pères par le prophète Ésaïe, a dit : Va vers ce peuple, et dis: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur cœur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Sachez donc que ce salut de Dieu a été envoyé aux païens, et qu'ils l'écouteront (Ac 28, 25-28). Qu'il est difficile pour un Apôtre comme Paul de prononcer de telles paroles mais comme le dit la Parole divine "Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance" (Os. 4, 6). Le devoir de Paul, et de chaque "Paul" dans l'Eglise du Christ, est d'annoncer la Bonne Nouvelle et de semer de la Bonne Semence dans les cœurs, mais si la terre n'est pas bonne ou bien si les cœurs ne sont pas prêts à accueillir la Parole, il ne lui reste que de prononcer (non sans regret) ces paroles, de secouer la poussière de ses pieds et d'aller annoncer la Bonne Nouvelle aux autres ! Que le Seigneur nous accorde la sagesse afin de bien accueillir son Message avant qu'il ne soit trop tard. » (Texte de Dayroyo Youhanon, prêtre Syriaque-Orthodoxe de l’Eglise Patriarcale en région parisienne)

Par St Augustin

(354-430),

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon sur le psaume 130, § 3 


 

« Le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres »

 

On prie dans le temple de Dieu quand on prie dans la paix de l’Église, dans l'unité du Corps du Christ, parce que le Corps du Christ est constitué de la multitude des croyants répartis sur toute la terre.

Pour être exaucé c'est dans ce temple qu'il faut prier, « en esprit et en vérité » (Jn 4,23), et non dans le Temple matériel de Jérusalem.

Celui-ci était « l'ombre de ce qui devait venir » (Col 2,17), c'est pourquoi il est tombé en ruines.

Ce Temple qui est tombé ne saurait être la maison de prière dont il a été dit :

-« Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations » (Mc 11,17 ; Is 56,7). 

Est-ce que vraiment ceux qui ont voulu en faire « une caverne de bandits » ont été la cause de sa chute ?

De même, ceux qui mènent dans l’Église une vie de désordre, ceux qui cherchent à faire de la maison de Dieu une caverne de bandits, autant qu'il est en leur pouvoir, ceux-là non plus ne renversent pas ce temple.

Un temps viendra où ils seront chassés dehors sous le fouet de leurs péchés.

Cette assemblée de fidèles, temple de Dieu et Corps du Christ, n'a qu'une voix et chante comme un seul homme.

Si nous le voulons, cette voix est la nôtre ; si nous le voulons, en l'entendant chanter, nous chantons aussi dans notre cœur.

 

Lundi 27 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

SAINT PANTALÉON, QU ÊTES-VOUS ?
Médecin, martyr 
(† v. 303)

        Saint Pantaléon vivait à Nicomédie. Son père était païen et sa mère chrétienne ; celle-ci mourut malheureusement bien trop tôt pour son enfant.

Pantaléon, élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé, subit l'influence de son père et finit par oublier les principes que sa mère lui avait inculqués dans son enfance. 

        Il s'attacha à l'étude de la médecine et y devint si célèbre que l'empereur Maximien-Galère le choisit pour son médecin et voulut l'avoir à sa cour.

Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne un homme qui avait de si brillantes qualités ; il s'introduisit dans sa confiance et en vint à lui rappeler les vérités de la religion : 
« À quoi, lui dit-il, vous serviront vos connaissances, si vous ignorez la science du salut ? »" 

        Hermolaüs, voyant que ses paroles faisaient impression sur Pantaléon, le pressa davantage, et celui-ci lui déclara qu'il y penserait sérieusement.

Ces heureuses dispositions s'affermirent par un miracle qu'il opéra en invoquant le nom de Jésus-Christ. Un jour qu'il se promenait dans la campagne, il rencontra un enfant mort, et, tout près de lui une vipère.

Il ne douta point que l'enfant n'eût été la victime de ce reptile venimeux.

Inspiré par la grâce, il s'adressa, plein de confiance, à Jésus-Christ, et dit :

« Enfant, lève-toi, au nom de Jésus-Christ ! »

Puis, se tournant vers la vipère :

« Et toi, méchante bête, reçois le mal que tu as fait. »

À l'instant l'enfant se relève vivant, et la vipère demeure inerte sur le sol.

Pantaléon n'hésita plus à se faire baptiser.

        Le salut de son père fut sa première pensée, et il employa tout pour y réussir, la raison, le sentiment, la piété filiale et surtout la prière ; il acheva sa conquête par un miracle. Un jour, un aveugle vint le trouver et lui dit :

« J'ai depuis longtemps employé sans effet tous les remèdes ; on m'a dit que vous êtes très habile médecin ; pourriez-vous me secourir ? - Je vous guérirai, dit le médecin, si vous vous engagez à devenir chrétien. »

L'aveugle promit avec joie et fut aussitôt guéri par l'invocation de Jésus-Christ. Son père, témoin de ce miracle, reçut le baptême avec l'aveugle guéri.

        Pantaléon devint de plus en plus un apôtre de la foi; à la mort de son père il vendit tous ses biens, les employa en bonnes œuvres et ne se réserva que le produit de l'exercice de sa profession.

Des médecins jaloux le dénoncèrent comme chrétien à l'empereur.

Pantaléon fut condamné à divers supplices et fut enfin décapité.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

“Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse.” (Martin Luther King)

“Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse.” (Martin Luther King)

Le signe de Jonas

Évangile selon saint Matthieu 12, 38-42

Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas.

La baleine philosophe

« En fait de signe, il ne sera donné que celui de Jonas »
La baleine n’avait rien demandé. Elle circulait sous l’eau, juste sous un bateau. La mer était rebelle, le poisson s’en moquait. Elle songeait que les hommes étaient bien compliqués : pourquoi risquer sa peau dans des missions dangereuses, alors qu’on est si bien chez soi. Tout à sa réflexion, elle n’entendit pas Dieu l’appelait : « Mange-le ! » car, soudain du bateau avait plongé un homme. « Seigneur, je ne mange pas de cela ! » « Avale, tu recracheras ». La baleine, docile, ouvrit large la bouche, faillit prendre la tasse.

Une plainte lugubre s’échappa de son ventre. L’homme au goût amer se plaignait en son sein. « Ne crains rien, fit la baleine, je te recracherai. Qu’avais-tu donc à fuir pour te jeter à l’eau ? » «&nb sp;Je fuyais mon destin » « Je te ramène alors d’où tu t’es échappé : on ne fuit que soi-même, donc, on ne fuit jamais » « C’est vrai, et de la nuit profonde où je suis prisonnier – excuse-moi baleine, mais ici c’est bien sombre et l’odeur des entrailles me monte un peu au nez – je vois plus clair : Les plus grands détours sont parfois nécessaires. Qui donc t’a dit de ne pas me gober ? » « Dieu ! » « Il n’est donc pas seulement celui qui me traquait ? Il tient donc à ma peau ? J’ai compris maintenant. Je dirai à mes frères qu’au fond de toute angoisse il faut compter sur Lui. Seigneur, sauve-moi ! Mon salut sera signe pour ceux qui ne croient pas » « Quelle ardeur, Jonas, comme tu vas me manquer ! Nous voici, sauve-toi, et cours pour tout sauver ! » (Source: Signe dans la Bible)

Lundi 27 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

« Ils ont touché à Notre Dame. Ils n’iront pas plus loin »

En mars 1848, pendant le soulèvement révolutionnaire de Paris (France), Catherine Labouré, alors sœur dans la congrégation des Filles de la Charité à Paris, portera à bout de bras l’hospice de Picpus (quartier de Paris), où elle vit, où elle s’occupe des pauvres et que la plupart des sœurs ont été obligées de fuir.

Elle ira distribuer la Médaille miraculeuse que la Vierge Marie elle-même lui a demandé de faire frapper, jusque sur les barricades. Lors des perquisitions dans les fondations de la congrégation par les révolutionnaires, elle soutiendra les courages et miraculeusement, la protection de Marie - qu’elle ne cesse d’invoquer - garde intacte toute sa communauté.

Lorsque sœur Catherine apprend que les révolutionnaires ont saccagé l’église Notre-Dame-des-Victoires (Paris), elle déclare : « Ils ont touché à Notre Dame. Ils n’iront pas plus loin ». Au printemps, de fait, la rébellion tombe.

(L'Equipe de "Marie de Nazareth")

Lundi 27 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

POURQUOI PRIER POUR LES PRISONNIERS ? (Source: "Sagesse Orthodoxe")

La tradition – 

Les chrétiens ont, depuis l’origine de leur communauté, prié pour leurs frères prisonniers. « Souvenez-vous des prisonniers », écrit l’apôtre Paul (Héb. 13, 3) qui, étant lui-même emprisonné, écrit « j’espère vous être rendu, grâce à vos prières » (Phl, 22). « Pendant que Pierre était gardé en prison, l’Église ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu » (Ac. 12, 5). La mention des prisonniers dans la liturgie de l’Église (notamment la grande litanie de paix) traduit le souci constant de la communauté de soutenir ceux qui sont captifs. Nous savons que les premiers chrétiens ne se contentaient pas de la prière : ils faisaient tout leur possible pour leur rendre visite en prison.

Soutenir dans la Foi

La prière pour les prisonniers demande, bien sûr, au Seigneur, leur liberté. Nous prions « pour la libération des captifs », d’autant que nous savons qu’ils peuvent être, dans les geôles, l’objet de sévices, de tortures, souvent de conditions inhumaines de détention, ou même condamnés à mort. Mais nous prions également pour que ces justes persévèrent dans la foi et qu’ils en témoignent autour d’eux. La vie des saints et des martyrs, comme celle de saint Paul, nous apprend que des geôliers ou des bourreaux furent convertis par le témoignage de détenus chrétiens. Nous demandons également à Dieu qu’ils puissent recevoir la visite des prêtres qui leur apporteront la sainte communion, et de fidèles qui les soutiendront dans leur épreuve. C’est ce que nous faisons alors que, dans de si nombreux pays, des personnes sont arrêtées et condamnées à la détention parce qu’elles sont chrétiennes. Nous prions encore pour que, par leurs prières, le Seigneur nous pardonne nous propres péchés.

Demander la conversion et le salut

Certains de nos frères ou de nos amis, ou des personnes dont nous ne connaissons que le nom, sont incarcérés suite à de graves méfaits. La peine qu’ils subissent n’est pas injuste. Quelques-uns sont dangereux pour la société. Et le temps qu’ils passent dans ce qui est quelquefois appelé un « pénitencier » peut être le temps de leur repentir et de leur conversion. Quand nous prions pour eux, nous pensons à ce que le Seigneur veut faire pour eux, et à la façon dont Il veut Lui-même, selon les voies qu’Il connaît, leur rendre visite, se faire connaître d’eux et les conduire à un authentique changement de vie. Un beau film, La dernière marche, montre comment un redoutable assassin se transforme et connaît le regret des crimes qu’il a commis, allant jusqu’à demander, avant son exécution, le pardon des parents de ses victimes. Et, c’est grâce au témoignage de foi d’une visiteuse de prison qu’il peut recevoir de Dieu cette immense grâce. Pensons également à la bienheureuse Thérèse de Lisieux qui, toute jeune, priait depuis sa petite chambre d’adolescente et obtint du Christ qu’un condamné à mort demande l’absolution avant la fin.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,31-35.

En ce temps-là, Jésus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole,
accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.

Lundi 27 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Maxime de Turin

(?-v. 420), évêque . 

Homélie 111 ; CC Sermon 25, p.97 ; PL 57, 511 (trad. Quéré-Jaulmes / En Calcat rev.) 

 

Le levain du monde entier

 

  Nous lisons dans l'Évangile :

« Si le grain de blé ne tombe en terre et n'y meurt, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12,24).

Le Seigneur Jésus est le grain de blé, mais il est aussi le levain…

En venant, homme et seul, dans le monde, le Seigneur Jésus a donné à tous les hommes la possibilité de devenir ce qu'il est lui-même.

Tout homme qui s'unit au levain du Christ devient lui aussi du levain, utile à lui-même et profitable à tous ; il sera sauvé et il sauvera autrui. 


Avant d'être disséminé dans un monceau de farine, le levain est broyé, écrasé, émietté, il est complètement dissous — mais c'est alors qu'il rassemble en une même fermentation les grains innombrables et dispersés de la farine.

Il ramène en un corps solide une substance qui, d'elle-même, était aussi inconsistante que la poussière ; il fait, enfin, une pâte utile de ce qui semblait n'être qu'un vain éparpillement. 


Ainsi le Seigneur Jésus Christ, levain du monde entier, a été brisé par beaucoup de souffrances, lacéré et détruit, et son suc, c'est à dire son précieux sang, s'est répandu pour nous, afin d'affermir, en s'y mêlant, tout le genre humain dispersé.

Nous qui étions comme une farine de peuples, nous voilà rassemblés comme du levain ; nous qui gisions lamentablement par toute la terre, dispersés et broyés, nous voilà réunis au corps du Christ grâce à la puissance de sa Passion.    

 

Lundi 27 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 15:16
Source: Emmanuel Hirsch dans le "Hufficton Post". Mr E Hirsch, frère de Martin Hirsch est Professeur d’éthique médicale à l' université "Paris Sud", il est aussi l'auteur du livre  "Fin de vie. Le choix de l’euthanasie ?"

Source: Emmanuel Hirsch dans le "Hufficton Post". Mr E Hirsch, frère de Martin Hirsch est Professeur d’éthique médicale à l' université "Paris Sud", il est aussi l'auteur du livre "Fin de vie. Le choix de l’euthanasie ?"

FIN DE VIE - Désormais chacun doit avoir conscience des responsabilités engagées.

La décision prise par l'équipe médicale du CHU de Reims le 23 juillet, intervient trop tardivement et dans un contexte à ce point préjudiciable à l'intérêt supérieur de M. Vincent Lambert et des 1700 personnes éprouvées par un même handicap, pour que l'on puisse s'en satisfaire. Depuis des mois et à travers un enchaînement de péripéties et de rebondissements déplorables, nous sommes témoins d'une invraisemblable déroute dont il nous faudra tirer toutes les conséquences. Car elles sont désastreuses à la fois pour ceux qui sont les plus directement concernés (personnes handicapées, proches, professionnels à leurs côtés), mais également dans ce qu'elles semblent révéler de dysfonctionnements qui n'ont pu être caractérisés et en quelque sorte contrés qu'en recourant à des procédures judiciaires poussées jusqu'à l'extrême. Certains s'interrogent désormais sur la légitimité et pertinence des procédures collégiales ayant été mises en œuvre pour engager une limitation ou un arrêt de vie d'un être cher. De même que des parents expriment auprès des équipes médicales, dans des services de médecine physique et de réadaptation (accueillant dans leur projet de vie des personnes aussi dépendantes que l'est M. Vincent Lambert), leur inquiétude au regard de possibles décisions arbitraires d'arrêt des soins dans les conditions discutées à propos du CHU de Reims. Le principe fondamental de la relation de confiance indispensable à l'approche de circonstances dramatiques et redoutables pour lesquelles une concertation intègre s'impose entre les membres d'une famille et une équipe médicale afin d'envisager l'issue estimée préférable, parfois « la moins mauvaise », est entamé, entaché de soupçons. C'est une injure faite aux professionnels, notamment de la réanimation, qui ont su initier des procédures de limitation et d'arrêt des traitements (en 2002, puis revues en 2009) solidement étayées et relevant de considérations à la fois éthiques et scientifiques rigoureuses.

Alors que la concertation nationale sur la fin de vie engagée le 17 juillet 2012 semblait aboutir avec la proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie, il est désormais évident que l'impact des circonstances présentes qui ont fait irruption sur la scène publique le 4 mai 2013 (première tentative d'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation de M. Vincent Lambert entreprise le 10 avril et interrompue sur décision de justice) ne pourra être négligé ainsi que les sénateurs l'ont démontré le 23 juin. Le droit fondamental de personnes handicapées comme M. Vincent Lambert, n'est-il pas déjà de bénéficier des soins et de l'accompagnement social les plus adaptés, sans être considérés, selon des évaluations fragiles, « en fin de vie » ? Les conditions de suivi médical de M. Vincent Lambert incarcéré depuis des années dans sa chambre, dans un contexte dont on peut aujourd'hui se demander s'il relève effectivement des droits reconnus et détaillés dans la circulaire du 3 mais 2002 relative à la création d'unités de soins dédiées aux personnes en état végétatif chronique ou en état pauci relationnel, n'affectent-elles pas de manière difficilement réversible sa qualité de vie ?

Plutôt que d'évoquer des menaces pesant sur l'équipe médicale, nous aurions pu attendre du communiqué diffusé le 23 juillet par la Direction du CHU de Reims une attention à cet égard. Ce cumul de manquement à une expression de la compassion altère pour beaucoup la respectabilité des positions qui se sont radicalisées ces derniers mois, au point de contester la neutralité même d'une équipe médicale en fait dans l'incapacité d'arbitrer dans l'impartialité une prise de décision collégiale. Que l'on ne nous affirme donc pas que les pressions idéologiques, voire terroristes (on ne peut qu'être stupéfait, dans le contexte international présent, du recours à cette terminologie par un des proches de M. Vincent Lambert à l'annonce du renoncement à mettre en œuvre la procédure létale) ont entravé le processus décisionnel. Il est davantage probable qu'à un moment donné, et de manière tardive, les pouvoirs publics ont estimé qu'il convenait de mettre un terme à une situation à ce point désastreuse qu'on ne parvenait plus à en maîtriser les dédales et les effets pernicieux. À de multiples reprises j'ai évoqué la dimension politique de ces circonstances. Son dénouement prudentiel, transitoire, au cœur de l'été en atteste, et désormais chacun doit avoir conscience des responsabilités engagées.

Un légalisme poussé à ses limites

Je reviens brièvement sur l'analyse du renoncement de l'équipe médicale du CHU de Reims à persévérer dans sa position, selon toute vraisemblance à la suite de la procédure collégiale qui a fait apparaître la fragilité des convictions et l'impossibilité de justifier une procédure de fin de vie. Le 7 juillet 2015, le médecin assurant le suivi de M. Vincent Lambert annonçait la réunion d'un Conseil de famille, le 15 juillet, afin « d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt de traitement ». La convocation adressée aux membres de la famille ne présentait en effet aucune autre perspective que celle de convenir, de manière autant que faire consensuelle, des conditions de mise en œuvre du processus aboutissant à la mort de M. Vincent Lambert. Ni dans la méthode ni surtout dans la forme retenue pour entreprendre la concertation, n'apparaissait la moindre considération autre que le strict respect d'une procédure administrative consécutive aux arrêts du Conseil d'État et plus récemment, le 5 juin, de la Cour européenne des droits de l'homme. Ce légalisme poussé à ses limites semblait révoquer toute approche circonstanciée, toute mesure, pour ne pas dire toute décence, alors que le Conseil d'État avait, pour ce qui le concerne, témoigné de valeurs d'humanité et d'une infinie retenue dans son arrêt du 24 juin 2014. Depuis deux ans, nous avons appris à mieux comprendre les responsabilités et les défis auxquels les personnes dites en « état d'éveil sans conscience » nous confrontent. Leur vulnérabilité même en appelle de notre part à l'expression d'obligations morales qui ne peuvent se satisfaire de procédures et de protocoles ainsi départis de la moindre sollicitude. Comme s'il s'agissait d'une « gestion de cas », là où doit prévaloir l'esprit de discernement, la pondération, la justesse et tout autant la considération à l'égard d'une personne vulnérable ainsi que de ses proches.

Il importait de tenir compte du caractère emblématique de la situation de M. Vincent Lambert ainsi que des conséquences de la décision qui ferait de manière certaine jurisprudence (en dépit des réserves émises à cet égard par le Conseil d'État et la Cour européenne des droits de l'homme) : sa portée éminemment politique justifiait une argumentation incontestable et une discrétion inconciliable avec des postures partisanes revendiquées publiquement. Dès le 5 juin 2015, j'ai ainsi considéré nécessaire que le processus décisionnel relatif au devenir de M. Vincent Lambert puisse bénéficier de l'étayage des instances nationales compétentes dans le champ de l'éthique dont l'expertise avait été sollicitée par le Conseil d'État en 2014. Si la prise de décision collégiale relève de la seule autorité d'un médecin, il nous fallait être assurés que dans un contexte inédit et des plus complexe elle bénéficierait des arguments les plus fondés. Aucune de ces instances n'a estimé de l'ordre de ses responsabilités la moindre approche à cet égard (estimant que les rapports qu'elles avaient produits sur demande du Conseil d'État n'en appelaient pas à d'autres formes d'implications), si ce n'est le Conseil national de l'ordre des médecins en soutenant publiquement l'équipe médicale du CHU de Reims... L'accueil de M. Vincent Lambert dans un autre établissement qui permette à l'ensemble des membres de la famille d'avoir la conviction que l'arbitrage se ferait sans le moindre soupçon, semblait une option sage, voire évidente. Il convenait de rétablir un rapport de pleine confiance, susceptible, peut-être, d'atténuer les clivages au nom d'un intérêt estimé supérieur : celui de M. Vincent Lambert. Il s'avérait indispensable que ce temps du dénouement, à la suite de l'arrêt de la CEDH, puisse relever de ces conditions de dignité et de sérénité si souvent invoquées pour accompagner au mieux des circonstances humaines de haute vulnérabilité. Il s'agissait selon moi d'un droit que l'on devait reconnaître à M. Vincent Lambert, à ses proches et ceux qui à ses côtés expriment au nom de la société la sollicitude d'un soin et d'une indéfectible solidarité. À cet égard je tiens à redire toute ma considération à l'équipe des soignants de M. Vincent Lambert, dont les compétences et le dévouement sont reconnus. Mais au-delà des communiqués officiels, s'est-on préoccupé de ce qu'éprouvaient à titre personnels ces professionnels confrontés aux soubresauts de décisions contradictoires, d'interprétations et de commentaires inconciliables avec les valeurs du soin ; eux qui auraient pu demain contribuer à la procédure de fin de fin de M. Vincent Lambert qu'elles accompagnent dans sa vie depuis des années?

Décrypter sans concessions ce qui s'est passé

Mes deux suggestions qui n'ont fait l'objet d'aucune suite, intervenaient probablement à mauvais escient, ou alors elles contrariaient des positionnements et des stratégies rétifs à toute forme d'atermoiement. Comme s'il y avait urgence à conclure, et que les recours juridiques ayant été épuisés rien ne devait plus faire obstacle à la seule décision qui s'imposait. Certaines considérations ont néanmoins entravé - à la stupéfaction de nombreux observateurs ce qui en soi interroge - un processus qui devait bénéficier de la torpeur estivale et permettre, à la rentrée, de reprendre le cours des choses, de conclure la discussion parlementaire de la loi relative à la fin de vie comme si rien ne s'était passé. L'assistance médicalisée en fin de vie, au cœur d'une législation qui vise à reconnaître de « nouveaux droits » à la personne malade au terme de son existence, n'est certainement pas le recours adapté aux personnes qui, comme M. Vincent Lambert, n'ont pas anticipé une situation et une décision en soi inconcevable. Se refuser ainsi de circonscrire la situation de M. Vincent Lambert aux controverses que l'on a connu à propos de son droit ou non à la vie, et plus encore aux conditions de sa mort, me semble constituer l'étape attendue. Elle nous permet de poser autrement les enjeux démocratiques de la place parmi nous de personnes affectées par un handicap si profond que l'on s'interroge parfois sur la réalité même (voire la justification...) de leur existence.

Désormais il nous faudra décrypter sans concessions ce qui s'est passé au CHU de Reims pour aboutir à cette situation chaotique. Il ne s'agit pas de mettre en cause des personnes dignes de notre respect, mais de comprendre un cumul de dysfonctionnements dont on peut craindre qu'ils interviennent également dans d'autres espaces du soin : ils ne suscitent pas, pour ce qui les concerne, la réactivité d'une famille que je refuse de caricaturer dans les positions, elles aussi respectables, qu'elle défend. De même je réprouve la mise en cause a priori de toute position qui serait réfractaire aux courants de pensées dominants qui s'érigent en censeurs et s'estiment détenteurs d'une vérité, voire d'une compétence, qui légitimerait leurs positions plus idéologiques qu'on ne le pense. En démocratie chacun doit être reconnu dans un point de vue argumenté, soucieux du bien commun. Je rends hommage à la qualité de l'arbitrage du Conseil d'État qui a permis, dans le cadre d'une instruction remarquable, de comprendre la complexité de circonstances humaines si délicates et complexes qu'elles imposent des approches attentionnés, rigoureuses et d'une extrême prudence. Je souhaite adresser, comme je l'ai déjà fait, un message de compassion à la famille de M. Vincent Lambert dont je comprends le cheminement qu'il lui revient d'assumer aujourd'hui afin de ne tenir compte que de ce que serait le bien-être et le choix profond de cette personne trop souvent négligée dans nos débats. Enfin, je tiens à rendre hommage à celles et ceux qui, confrontés au handicap, à la maladie, aux détresses humaines et sociales consécutives aux situations de vulnérabilité et de dépendance demeurent attachés aux valeurs de notre démocratie, y compris lorsqu'elles peuvent leur apparaître défaillantes au regard de leurs véritables urgences. J'estime que nos obligations de démocrates justifient que notre société se mobilise à leurs côté, les soutiennent dans la dignité de leu existence et ne s'en remette pas à des procédures médico-légales voire administratives pour les accompagner jusqu'au terme de leur existence.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie

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