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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 22:36
Si quelqu'un vous afflige ou déshonore, ou vous dérobe quelque chose, priez ainsi : "Seigneur, nous sommes tous Vos créatures. Ayez pitié de Vos serviteurs, et amènez-les au repentir." Alors vous porterez de manière sensible la grâce en votre âme. (Saint Silouane l'Athonite)

Si quelqu'un vous afflige ou déshonore, ou vous dérobe quelque chose, priez ainsi : "Seigneur, nous sommes tous Vos créatures. Ayez pitié de Vos serviteurs, et amènez-les au repentir." Alors vous porterez de manière sensible la grâce en votre âme. (Saint Silouane l'Athonite)

Neuvième dimanche après la Pentecôte

(accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

·         Quadisha Qurbana (Ste Messe):

·          

o    Actes 28:11-22 :

  • 11 C’est au bout de trois mois que nous avons repris la mer à bord d’un navire d’Alexandrie, portant comme emblème les Dioscures, et qui avait passé l’hiver dans l’île.
  • 12 Nous avons abordé à Syracuse et nous y sommes restés trois jours.
  • 13 Après avoir levé l’ancre, nous avons atteint Reggio. Le lendemain, est survenu un vent du sud, et en deux jours nous sommes arrivés à Pouzzoles.
  • 14 Nous y avons trouvé des frères qui nous ont invités à passer sept jours chez eux. Voici comment nous sommes arrivés à Rome.
  • 15 De la ville, les frères, qui avaient entendu parler de nous, sont venus à notre rencontre jusqu’au lieu-dit Forum-d’Appius et à celui des Trois-Tavernes. En les voyant, Paul a rendu grâce à Dieu et repris courage.
  • 16 À notre arrivée à Rome, il a reçu l’autorisation d’habiter en ville avec le soldat qui le gardait.
  • 17 Trois jours après, il fit appeler les notables des Juifs. Quand ils arrivèrent, il leur dit : « Frères, moi qui n’ai rien fait contre notre peuple et les coutumes reçues de nos pères, je suis prisonnier depuis Jérusalem où j’ai été livré aux mains des Romains.
  • 18 Après m’avoir interrogé, ceux-ci voulaient me relâcher, puisque, dans mon cas, il n’y avait aucun motif de condamnation à mort.
  • 19 Mais, devant l’opposition des Juifs, j’ai été obligé de faire appel à l’empereur, sans vouloir pour autant accuser ma nation.
  • 20 C’est donc pour ce motif que j’ai demandé à vous voir et à vous parler, car c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte ces chaînes. »
  • 21 Ils lui répondirent : « Pour notre part, nous n’avons pas reçu à ton sujet de lettre en provenance de Judée, et aucun frère venu ici n’a rapporté ou dit du mal de toi.
  • 22 Nous souhaitons pourtant apprendre de toi ce que tu penses, car nous avons été informés que votre groupe est contesté partout. »

o     

o    1ère aux Corinthiens 6: 1-11 :

  • 01 Lorsque l’un d’entre vous a un désaccord avec un autre, comment ose-t-il aller en procès devant des juges païens plutôt que devant les fidèles ?
  • 02 Ne savez-vous pas que les fidèles jugeront le monde ? Et si c’est vous qui devez juger le monde, seriez-vous indignes de juger des affaires de moindre importance ?
  • 03 Ne savez-vous pas que nous jugerons des anges ? À plus forte raison les affaires de cette vie !
  • 04 Et quand vous avez de telles affaires, vous prenez comme juges des gens qui n’ont pas d’autorité dans l’Église !
  • 05 Je vous le dis à votre honte. N’y aurait-il parmi vous aucun homme assez sage pour servir d’arbitre entre ses frères ?
  • 06 Pourtant, un frère est en procès avec son frère, et cela devant des gens qui ne sont pas croyants !
  • 07 C’est déjà un échec pour vous d’avoir des litiges entre vous. Pourquoi ne pas plutôt supporter l’injustice ? Pourquoi ne pas plutôt vous laisser dépouiller ?
  • 08 Au contraire, c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez les autres, et cela, vous le faites à des frères !
  • 09 Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, les idolâtres, les adultères, ni les dépravés et les sodomites,
  • 10 ni les voleurs et les profiteurs, ni les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, aucun de ceux-là ne recevra le royaume de Dieu en héritage.

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o    Saint-Luc 14: 7-11 :

  • 07 Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
  • 08 « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
  • 09 Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
  • 10 Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
  • 11 En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »

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Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:

Par Origène

(v. 185-253),

prêtre et théologien .
Homélie 38 sur Luc, PG 13, 1896-1898 (trad. Thèmes et figures, DDB 1984, p146) 


 

« En voyant la ville, Jésus pleura sur elle »

 

Quand notre Seigneur et Sauveur était proche de Jérusalem, à sa vue, il a pleuré sur elle :

« Ah, si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais maintenant encore il demeure caché à tes yeux.

Oui, des jours vont fondre sur toi où tes ennemis t'environneront de retranchements ».

Quelqu'un dira peut-être :

« Le sens de ces paroles est clair ; de fait, elles se sont réalisées au sujet de Jérusalem ; l'armée romaine l'a assiégée et dévastée jusqu'à l'extermination, et le temps viendra où il n'en restera plus pierre sur pierre. » 

Je ne le nie pas, Jérusalem a été détruite à cause de son aveuglement, mais je pose la question :

-ces pleurs ne concernaient-ils pas notre Jérusalem à nous ?

Car nous sommes la Jérusalem sur laquelle Jésus a pleuré, nous qui imaginons avoir un regard si pénétrant.

Si, une fois instruit des mystères de la vérité, après avoir reçu la parole de l'Évangile et l'enseignement de l'Église, l'un de nous pèche, il provoquera lamentations et pleurs, car on ne pleure sur aucun des païens, mais sur celui qui après avoir fait partie de Jérusalem a cessé d'en être. 

Des pleurs sont versés sur notre Jérusalem parce qu'en raison de ses péchés « les ennemis vont l'entourer », c'est-à-dire les forces adverses, les esprits mauvais.

Ils dresseront autour d'elle un retranchement ; ils l'assiègeront, et « ils n'en laisseront pas pierre sur pierre ».

Voilà donc la Jérusalem sur laquelle des pleurs sont versés.

 

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:

SAINTE ANNE

 

Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes oeuvres et de vertus. 
Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables. Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie! 
Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite! Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière.
Dieu lui refusa longtemps de devenir mère; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification. Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et la Corédemptrice du genre humain. C'est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le coeur de Marie à la vertu et à l'innocence! L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération.
Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions. A la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage. Mais c'est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit. De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.

(D'après l'Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. http://magnificat.qc.ca )

Sainte Anne d'Auray (FRANCE)
Sainte Anne est apparue plusieurs fois à un paysan de ce petit village, Yves Nicolazic, dans les années 1623-1625, et lui a demandé de rebâtir la vieille chapelle dé jadis, car, a-t-elle dit : «Doué e venn ma oein inouret aman». (Dieu veut que je sois honorée en ce lieu). Et encore : «Dré ur Iusk a me haton em-es choëjet er téhman». (J'ai choisi ce lieu par inclination). Pour donner un signe de cette intervention surnaturelle, elle a fait découvrir son antique statue du 7è siècle, de façon toute miraculeuse, à six hommes de ce hameau, dont Yves Nicolazic. Aussitôt, les foules sont venues voir la statue et implorer Sainte Anne. Après des enquêtes minutieuses, les évêques de Bretagne, et en premier lieu l'évêque de Vannes, Monseigneur de Rosmadec, reconnurent la réalité de ces apparitions, et Yves Nicolazic eut la permission de construire une chapelle en 1625, érigée elle-même sur l'emplacement d'une autre chapelle, très ancienne (5è siècle) qui a été détruite vers l'an 700. Ce premier édifice fut bâti en l'honneur de Sainte Anne par les immigrants Bretons, venus de Grande Bretagne. Et depuis cette époque des apparitions jusqu'à nos jours, les pèlerins n'ont jamais cessé de venir très nombreux à "Ker-Anna" (le village d'Anne). Les conversions, les guérisons, les grâces furent innombrables dès les premiers jours. La basilique actuelle construite entre les années 1867-1872, qui a remplacé la vieille chapelle, a été entièrement bâtie en pierre, en beau et solide granit de cette région de Vannes. On trouve des pierres finement sculptées jusqu'au sommet de la tour (75m de haut). A l'entrée de la basilique se trouve l'autel d'Yves Nicolazic, élevé sur les reliques du voyant. Lui faisant face, se dresse l'autel de Pierre de Kériolet. Ce dernier est un contemporain de Yves Nicolazic. Ce fut un renégat, violent et débauché, jusqu'à l'âge de 34 ans. En 136 il se convertit, devint prêtre, distribua ses biens aux pauvres et fit grande pénitence. Le pécheur endurci devint un grand "saint" aux yeux de tous. A droite du choeur se trouve l'autel de Sainte Anne, où brûlent des centaines de veilleuses continuant ainsi la prière des pèlerins. Au dessus de cet autel, on peut apercevoir la statue en bois doré de la patronne de la Bretagne. Son socle contient une parcelle de la tête de l'antique statue du 7è siècle qui fut brûlée lors de la révolution de 1789. C'est en cet endroit que sont venus, remercier ou implorer la bonne grand-mère Sainte Anne, "Intron Santéz Anne en langue bretonne, des millions de pèlerins, depuis des siècles, et parmi eux le Pape JeanPaul II, le 20 septembre 1996, avec plus de 150000 personnes.

Au commencement d'août 1623, au soir d'une journée de travail, et alors qu'il pensait spécialement à sainte Anne "sa bonne patronne", une lumière très vive éclaira la chambre d’Yves Nicolazic, jeune paysan breton, et une main apparut dans la nuit en tenant un flambeau de cire. 
A plusieurs reprises, dans la suite, Nicolazic se verra reconduit la nuit, au long des chemins creux, par un flambeau qui le précède. Un soir, avec son beau-frère, ils verront une Dame blanche avec un cierge à la main au fameux champ du Bocenno. Une autre fois, c’est une pluie d'étoiles qui tombe dans le champ. Mais tous ces événements se déroulent paisiblement, lentement. Et Nicolazic qui s'interroge ne change rien à sa vie, sinon en priant encore plus.
Le 25 juillet 1624, veille de la sainte Anne, la Dame apparaît à nouveau le soir sur le chemin, lui dit des paroles pour le rassurer et le conduit chez lui, un flambeau à la main. Nicolazic cependant ne peut rester avec les siens. S'interrogeant sur ces événements, il s'en va prier dans sa grange. C'est alors qu'il entend sur le chemin “le bruit d'une grande multitude en marche”. Mais il n'y a personne sur le chemin ! 
Puis dans la clarté, la Dame mystérieuse apparaît et voici qu'elle lui parle : “ Yves Nicolazic, ne craignez pas. Je suis Anne, mère de Marie. Dites à votre recteur que dans la pièce de terre appelée le Bocenno, il y a eu autrefois, même avant qu'il n'y eût aucun village, une chapelle dédiée en mon nom. C'était la première de tout le pays. Il y a 924 ans et 6 mois qu'elle est ruinée. Je désire qu'elle soit rebâtie au plus tôt et que vous en preniez soin parce que Dieu veut que j'y sois honorée. ”
Yves Nicolazic, disent les historiens, s'endormit tranquille. Il allait pourtant falloir encore un an avant que puisse être dite la première messe de sainte Anne au Bocenno. Le recteur le réprimanda sévèrement mais deux chrétiens laïcs l'encouragèrent, MM. de Kermedio et de Kerloguen : ce dernier, propriétaire foncier du champ du Bocenno promet de le donner pour la chapelle, et il lui conseille de prendre des témoins des faits merveilleux. 
Dans la nuit du 7 au 8 mars 1625 sainte Anne apparaît une nouvelle fois, et recommande aussi à Yves de prendre ses voisins avec lui : "Menez-les avec vous au lieu où ce flambeau vous conduira, vous trouverez l'image (la statue) qui vous mettra à couvert du monde, lequel connaîtra enfin la vérité de ce que je vous ai promis". Quelques moments plus tard, les paysans déterraient au pied du flambeau une vieille statue de bois rongée, avec des traces de blanc et d'azur. Trois jours plus tard, les pèlerins commençaient à arriver en foule pour prier sainte Anne devant la statue. C'était la réalisation de cette prophétie à Nicolazic de la multitude en marche. Multitude qui ne s'est pas arrêtée jusqu'à nos jours. 
Malgré les réserves du curé - qui finira par faire amende honorable - des enquêtes ordonnées par Mgr de Rosmadec, évêque de Vannes, concluront très positivement, et la première messe officielle sera célébrée, par décision de l'évêque, le 26 juillet 1625, devant une foule immense, estimée à 100.000 personnes. 
A partir de ce jour, Yves Nicolazic devient bâtisseur. Il dirige les travaux, conduit les charrois volontaires de pierre ou d'ardoise, les abattages de bois, paie les entrepreneurs, et tout cela avec sagesse et probité, lui qui ne sait ni lire, ni écrire, ni parler autre chose que le breton. Et la chapelle construite, il s'efface, quitte le village de Keranna pour laisser toute la place à sainte Anne et aux pèlerins innombrables. 

 

Vies (Source:http://fr.orthodoxwiki.org/Joachim_et_Anne)

Saint-Joachim était de la tribu de Juda, et un descendant du roi David. Anne était la fille de Matthan le prêtre, de la tribu de Lévi comme le fut Aaron le Grand Prêtre. Matthan avait trois filles: Marie, Zoée, et Anne. Marie fut mariée à Bethléem et donna naissance à Salomé; Zoée fut également mariée à Bethléem et enfanta Elisabeth, la mère de St. Jean le Précurseur; et Anne fut mariée à Nazareth à Joachim, et dans la vieillesse donna naissance à la Theotokos.

Joachim et Anne étaient mariés depuis 50 ans, et étaient stériles. Ils vivaient avec dévotion et simplicité. Ils ne gardaient qu'un tiers de leur revenu pour eux-mêmes et donnaient un tiers aux pauvres et un tiers au Temple et cela leur suffisait. Alors qu'ils étaient déjà vieux et étaient à Jérusalem pour offrir des sacrifices à Dieu, le Grand Prêtre Issacar reprocha un jour à Joachim, "Tu n'es pas digne d'offrir le sacrifice de ces mains sans enfants." D'autres qui avaient des enfants bousculèrent Joachim, le repoussant comme indigne. Cela causa une grande douleur aux deux vieilles âmes, et ils rentrèrent chez eux avec une profonde tristesse. Puis ils se donnèrent tous deux à la prière pour que Dieu réalise en eux la merveille qu'Il avait accomplie en Abraham et Sarah, et leur donne un enfant pour conforter leur vieillesse.

Dieu leur envoya son ange, qui leur donna des nouvelles de la naissance d'une "fille toute-bénie, par qui toutes les nations de la terre seront bénies, et par qui viendra le salut du monde." Anne conçu immédiatement, et au neuvième mois donna naissance à la Sainte Vierge Marie. Cette Conception de la Très Sainte Mère de Dieu est célébrée par l'Eglise le 9 Décembre et la Nativité de Marie est célébrée le 8 Septembre.

Joachim et Anne emmenèrent Marie au temple à l'âge de trois ans pour être consacré au service du Seigneur, et la présentèrent au prêtre Zacharie. Les parents ont alors, après avoir offert leur sacrifice (selon la coutume de l'époque), laissé la Vierge avec d'autres jeunes filles dans les appartements du temple pour y être élevée. L'Eglise commémore la Présentation de la Mère de Dieu le 21 Novembre.

Dormition de sainte Anne

Au cours des sept prochaines années, les Justes Anne et Joachim ont souvent visité Marie au temple jusqu'à ce qu'ils meurent, la laissant orpheline à dix ans. Saint-Joachim vécu jusqu'à 80 ans et Anne jusqu'à 79 ans, et ils sont tous deux entrés dans le royaume de Dieu avant l'Annonciation à la Très Sainte Mère de Dieu. La fête de la Dormition de Sainte Anne est célébrée le 25 Juillet.

Le saint Ancêtre-de-Dieu Joachim ayant reposé, St Anne resta veuve et alla habiter à Jérusalem près du Temple. Là, elle acheta deux propriétés: la première aux portes de Gethsémani, et la seconde dans la vallée de Josaphat. Au second lieu, elle a construit un tombeau pour les membres de sa famille, et où elle se fut enterrée avec Joachim. C'était là, dans le jardin de Gethsémané que le Sauveur priait souvent avec ses disciples.

Le très-pur corps de la Mère de Dieu a lui aussi été enterré dans le tombeau de famille. Les Chrétiens ont honoré le sépulcre de la Mère de Dieu, et ils ont construit une église à cet endroit. Dans l'église a été préservé le précieux tissu funéraire, qui couvrait son corps tout-pur et parfumé.

Le saint patriarche Juvénal de Jérusalem (420-458) a témoigné devant l'empereur Marcien (450-457) quant à l'authenticité de la tradition de l'ascension miraculeuse de la Mère de Dieu au ciel, et il envoya à l'impératrice St Pulchérie (10 septembre) les linges funéraires du tombeau de la Mère de Dieu. St Pulchérie placa ensuite ces linges dans l'église des Blachernes à Constantinople.

Reliques

Pendant le règne de St Justinien l'empereur (527-565), une église en l'honneur de St Anne fut construite à Deutera. Et puisque Sainte Anne était apparu à sa femme enceinte, l'empereur Justinien II (685-695; 705-711) restaura son église. C'est à cette époque que son corps et voile ont été transférés à Constantinople.

PARENTS ET GRANDS-PARENTS A "L'ECOLE D'ANNE ET DE JOACHIM":

"En évoquant les saints Joachim et Anne, j'ai parlé des grands-parents.

Je voudrais à présent étendre ma pensée à toutes les personnes âgées, en particulier toutes celles qui pourraient se trouver particulièrement seules et en difficulté.

Anne---Joachim.jpg

La mémoire des saints Joachim et Anne, parents de la Vierge et donc grands-parents de Jésus, que l'on célèbre aujourd'hui, m'offre un deuxième point de réflexion.

Cette célébration fait penser au thème de l'éducation, qui a une place importante dans la pastorale de l'Eglise.

Elle nous invite en particulier à prier pour les grands-parents, qui, dans la famille, sont les dépositaires et souvent les témoins des valeurs fondamentales de la vie.

La tâche éducative des grands-parents est toujours très importante, et elle le devient encore davantage quand, pour diverses raisons, les parents ne sont pas en mesure d'assurer une présence adéquate auprès de leurs enfants, à l'âge de la croissance.

Je confie à la protection de sainte Anne et saint Joachim tous les grands-parents du monde en leur adressant une bénédiction spéciale.

anne.jpg

Que la Vierge Marie, qui - selon une belle iconographie - apprit à lire les Saintes Ecritures sur les genoux de sa mère Anne, les aide à toujours nourrir leur foi et leur espérance aux sources de la Parole de Dieu.

Benoit XVI, pape émérite de l'Eglise de Rome.

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.
Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:

Par Saint Augustin

(354-430),

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Commentaire sur l'évangile de Jean, 24,1 ; CCL 36, 244 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 272) 

 

« Il drape les cieux de nuées, il prépare la pluie à la terre ; il fait germer l'herbe sur les monts et les plantes au service de l'homme » (Ps 146,8)

 

Les miracles accomplis par notre Seigneur Jésus Christ sont vraiment des œuvres divines.

Ils disposent l'intelligence humaine à connaître Dieu à partir de ce qui est visible, puisque nos yeux sont incapables de le voir en raison même de sa nature.

En plus, les miracles que Dieu opère pour gouverner l'univers et organiser toute sa création ont tellement perdu de leur valeur à force de se répéter, que presque personne ne prend la peine de remarquer quelle œuvre merveilleuse et étonnante il réalise dans n'importe quelle petite graine de semence. 


C'est pourquoi, dans sa bienveillance, il s'est réservé d'accomplir au moment choisi certaines actions en dehors du cours habituel des choses.

Ainsi, ceux qui tiennent pour négligeables les merveilles de tous les jours restent stupéfaits à la vue d'œuvres qui sortent de l'ordinaire et cependant ne l'emportent pas sur celles-là.

Gouverner l'univers est en vérité un miracle plus grand que de rassasier cinq mille hommes avec cinq pains !

Et pourtant personne ne s'en étonne...

Qui, en effet, nourrit aujourd'hui encore l'univers sinon celui qui, avec quelques grains, crée les moissons ? 


Le Christ a donc agi en Dieu.

C'est par sa puissance divine qu'il fait sortir d'un petit nombre de grains de riches moissons ; c'est par cette même puissance qu'il a multiplié les cinq pains.

Les mains du Christ étaient pleines de puissance ; ces cinq pains étaient comme des semences non jetées en terre mais multipliées par celui qui a fait le ciel et la terre.

 

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 18:03
Pour la première fois dans l'histoire des droits de l'homme, les Nations unies ont approuvé une résolution garantissant des droits fondamentaux à la famille et à l'enfant.

Pour la première fois dans l'histoire des droits de l'homme, les Nations unies ont approuvé une résolution garantissant des droits fondamentaux à la famille et à l'enfant.

Une étape historique a été franchie par l'Organisation des Nations unies le 3 juillet dernier : le Conseil des droits de l'homme de l'ONU vient en effet d'adopter une résolution "pour la protection de la famille" (A/HRC/29/L.25), reconnaissant ainsi à cette dernière son rôle de premier contributeur à la réalisation du droit à un niveau de vie suffisant pour ses membres, en particulier pour ses enfants. Le Conseil des droits de l'homme a approuvé cette déclaration inédite dans l'histoire des Nations unies à l'occasion du 20e anniversaire de l'Année internationale de la famille.

Protéger l'enfance

Au fil des paragraphes, le texte de la résolution réaffirme que la famille est "l'élément naturel et fondamental de la société" et a droit à la protection de la société et de l'État. Les Nations unies reconnaissent en premier lieu que la famille joue un rôle crucial dans "la préservation de l'identité culturelle". Par cette initiative, l'ONU réaffirme à la famille sa responsabilité première de nourrir et de protéger chacun de ses descendants, et ce, "de l'enfance à l'adolescence". Un point important : le texte souligne le droit des parents à choisir "le genre d'éducation" à donner à leurs enfants et leur incombent la responsabilité première de l'éducation et du développement de l'enfant.

Europe for Family monte au créneau

Créée après les mobilisation monstre de citoyens européens refusant la redéfinition de la famille et l'exploitation des femmes et des enfants par la GPA, l'organisation Europe for Family a saisi l'occasion pour attirer l'attention de l'Union européenne. À l'annonce de la résolution des Nations unies, Europe for Family a encouragé les membres de l'UE à renforcer la protection de la famille, à promouvoir et protéger les droits des parents et à renforcer le bien-être des enfants.

(Source: ARTHUR HERLIN dans ALETEIA)

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 06:27
Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-15.

Mes frères : il me semble que Dieu nous a fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, car nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts ; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris !
A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu,
et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; maudits, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ;
calomniés, nous supplions ; nous sommes jusqu'à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes.
Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.
Car, eussiez-vous dix mille maîtres dans le Christ, vous n'avez pas cependant plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-23.

En ce temps-là, la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna devant lui pour lui faire une demande.
Il lui dit : " Que voulez-vous ? " Elle lui dit : " Ordonnez que mes deux fils, que voici, siègent l'un à votre droite, l'autre à votre gauche, dans votre royaume. "
Jésus répondit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que, moi, je dois boire ? — Nous le pouvons, " lui dirent-ils.
Il leur dit : " Vous boirez, en effet, mon calice ; quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; c'est pour ceux pour qui mon Père l'a préparé. "

Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon pour le sacre d'un évêque, Guelferbytanus n°32 ; PLS 2, 637 (trad. coll. Pères dans la foi, n°46, p. 96 rev.) 

 

« Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

 

      « Le Christ a donné sa vie pour nous, et nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3,16).

Jésus a dit à Pierre :

-« Quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture pour aller où tu voulais ; quand tu seras devenu vieux, un autre te ceindra pour te conduire où tu ne voudras pas. » (Jn 21,18)

C'est la croix qu'il lui avait promise, c'est la Passion.

« Va jusque-là, dit le Seigneur, pais mes brebis, souffre pour mes brebis. » 


      Écoute cet autre témoignage. Deux de ses disciples, les frères Jean et Jacques, fils de Zébédée, ambitionnaient les premières places au détriment des autres.

Le Seigneur leur a répondu :

-« Vous ne savez pas ce que vous demandez », car il a ajouté : « Pouvez-vous boire le calice que je boirai ? »

Quel calice, sinon celui de la Passion ?

Et eux, avides de dignités, oublieux de leur infirmité, de dire aussitôt : « Nous le pouvons ».

Il leur dit :

-« Mon calice, vous le boirez. Quant à vous placer à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de vous l'accorder.

Il y a ceux pour qui ces places ont été préparées par mon Père ».

Il faisait ainsi preuve d'humilité ; en fait, tout ce que prépare le Père est aussi préparé par le Fils.

Il est venu humble : lui le créateur, il a été créé parmi nous ; il nous a faits, mais il a été fait pour nous. Dieu avant le temps, homme dans le temps, il a délivré l'homme du temps.

Ce grand médecin est venu guérir l'orgueil lui-même par son exemple. 


      C'est à cela que nous devons être attentifs dans le Seigneur : regardons son humilité, buvons le calice de son humilité, saisissons-nous de lui, contemplons-le.

Il est facile d'avoir des pensées nobles, facile de jouir des honneurs, facile de prêter l'oreille aux flatteurs et à ceux qui nous louent.

Mais porter les injures, supporter patiemment les humiliations, prier pour celui qui nous offense (Mt 5,39.44), voilà le calice du Seigneur, voilà le banquet du Seigneur.

 
Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

SAINT JACQUES LE MAJEUR, QUI ÊTES-VOUS ?
Apôtre 
(† v. 42)

       

Jacques , fils de Zébédée et Jacques fils d'Alphée (cf. Mc 3, 17.18; Mt 10, 2-3), sont distingués communément par les appellations de Jacques le Majeur et Jacques le Mineur. Ces désignations n'entendent bien sûr pas mesurer leur sainteté, mais seulement prendre acte de l'importance différente qu'ils reçoivent dans les écrits du Nouveau Testament et, en particulier, dans le cadre de la vie terrestre de Jésus.

Saint Jacques le Majeur, fils de Zébédée et de Salomé, était frère de saint Jean l'Évangéliste. On le surnomma le Majeur, pour le distinguer de l'Apôtre du même nom surnommé le Mineur, qui fut évêque de Jérusalem. Il était de Galilée et vint au monde douze ans avant Jésus-Christ. Il exerçait la profession de pêcheur, ainsi que son père et Jean, son frère. Un jour qu'ils nettoyaient leurs filets dans une barque sur les bords du lac de Génésareth, Jésus appela les deux frères ; à l'instant, quittant leur barque et leur père, ils se mirent à sa suite et furent bientôt agrégés au collège des Apôtres. 

        Le choix que Jésus fit des deux frères pour être, avec Pierre, témoins de sa Transfiguration, et plus tard de sa prière au Jardin des Oliviers, montre assez l'affection dont Il les honorait. Après la dispersion des Apôtres, Jacques le Majeur vint en Espagne, dont Dieu le destinait à faire la conquête. Il la parcourut en tous sens et la féconda de ses sueurs ; mais il ne put convertir que neuf disciples. N'est-ce pas un sujet de consolation pour les prédicateurs dont les efforts ne sont pas toujours couronnés de succès ? Dieu se plaît ainsi à éprouver ses envoyés; ils sèment, d'autres recueilleront la moisson.

Une tradition successive, remontant au moins à Isidore de Séville, raconte un séjour qu'il aurait fait en Espagne, pour évangéliser cette importante région de l'empire romain. Selon une autre tradition, ce serait en revanche son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce lieu devint l'objet d'une grande vénération et il est encore actuellement le but de nombreux pèlerinages, non seulement en Europe, mais du monde entier. C'est ainsi que s'explique la représentation iconographique de saint Jacques tenant à la main le bâton de pèlerin et le rouleau de l'Évangile, caractéristiques de l'apôtre itinérant et consacré à l'annonce de la "bonne nouvelle", caractéristiques du pèlerinage de la vie chrétienne.

Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui, qui avait demandé au début, par l'intermédiaire de sa mère, à s'asseoir avec son frère à côté du Maître dans son Royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager le martyre avec les Apôtres.


         

Au début des années 40 du I siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d'Hérode le Grand, comme nous l'apprend Luc, "se mit à maltraiter certains membres de l'Église.

Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter" (Ac 12, 1-2). La concision de la nouvelle, privée de tout détail narratif, révèle, d'une part, combien il était normal pour les chrétiens de témoigner du Seigneur par leur propre vie et, de l'autre, à quel point Jacques possédait une position importante dans l'Église de Jérusalem, également en raison du rôle joué au cours de l'existence terrestre de Jésus.

        Le glorieux martyr appartenait à l'Espagne, qu'il avait évangélisée. Sa dépouille mortelle y fut conduite par quelques disciples. Il n'est peut-être pas au monde un ancien pèlerinage plus célèbre que celui de Saint-Jacques de Compostelle. Saint Jacques a été souvent le défenseur de l'Espagne contre les Sarrasins.



 

 

Saint Alexis d'Ugine, qui êtes-vous ?

 

saint orthodoxe (✝ 1934)

 

Alexis Medvedkovn né dans le nord de la Russie en 1867, prêtre en 1895, martyrisé par les communistes en 1917, réfugié en Estonie où il subit les vexations du clergé local.

Il obtint la paroisse de saint-Nicolas d'Ugine, en Savoie, en 1930.

Il vécut pauvre, calomnié.

Mais il savait s'abîmer dans la prière, l'étude des Saintes Ecritures et des Pères de l'Eglise.

Malade, il fut transféré à l'hôpital d'Annecy après avoir demandé pardon à ses détracteurs, comme s'il était leur débiteur.

La chambre du Père Alexis était un véritable oratoire.

Le 21 août 1934, il se confesse, reçoit l'onction des malades et la sainte communion.

Le 22, à l'aube, il rend son âme à Dieu, laissant le souvenir d'un saint prêtre, d'un homme de paix et d'une profonde vie intérieure.

Ses saintes reliques sont gardées au monastère des moniales du Bussy-en-Othe, dans l'Yonne qui ont édité un petit fascicule sur la vie de saint Alexis.


Canonisé le 16 janvier 2004 par Bartholomée 1er, patriarche œcuménique de Constantinople, on célébra une divine liturgie d’action de grâces, le 2 mai 2004 en présence du cardinal Lustiger, et de plusieurs évêques orthodoxes de diverses obédiences.


(Source :

 

Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-28.

La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Benoît XVI,

pape de Rome de 2005 à 2013 .Audience générale du 21/6/06 (trad. DC n° 2362 © copyright Libreria Editrice Vaticana) 

 

« Ma coupe, vous y boirez »

 

Jacques, fils de Zébédée, appelé aussi Jacques le Majeur, appartient, avec Pierre et Jean, au groupe des trois disciples privilégiés qui sont admis par Jésus à assister à des moments importants de sa vie.

Il a pu participer, avec Pierre et Jean, au moment de l'agonie de Jésus au jardin de Gethsémani et à l'événement de la Transfiguration de Jésus.

Il s'agit donc de situations très différentes l'une de l'autre.

En un cas, Jacques fait l'expérience avec les deux autres apôtres de la gloire du Seigneur, il le voit en conversation avec Moïse et Élie, il voit transparaître la splendeur divine en Jésus.

Dans l'autre, il se trouve devant la souffrance et l'humiliation, il voit de ses propres yeux combien le Fils de Dieu s'humilie en se faisant obéissant jusqu'à la mort.

Certainement, cette seconde expérience a été pour lui une occasion de mûrir dans la foi, pour corriger l'interprétation unilatérale, triomphaliste, de la première :

il a dû entrevoir que le Messie attendu par le peuple juif comme un triomphateur, en réalité n'était pas auréolé seulement d'honneur et de gloire, mais aussi de souffrances et de faiblesse.

La gloire du Christ se réalise précisément dans la croix, dans la participation à nos souffrances. 


    Cette maturation dans la foi a été menée à son achèvement par l'Esprit Saint à la Pentecôte, de sorte que lorsque vint le moment du suprême témoignage, Jacques ne fuit pas.

Au début des années 40 du premier siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d'Hérode le Grand, comme nous en informe Luc, « se mit à maltraiter certains membres de l'Église.

Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter » (Ac 12,1-2)...

De saint Jacques, donc, nous pouvons apprendre bien des choses : la promptitude à accueillir l'appel du Seigneur même quand il nous demande de quitter la « barque » de nos sécurités humaines (Mt 4,21), l'enthousiasme à le suivre sur les routes qu'il nous indique au delà de toutes nos présomptions illusoires, la disponibilité à témoigner de lui avec courage, si c'est nécessaire jusqu'au sacrifice suprême de la vie.

Ainsi Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui qui, initialement, avait demandé par l'intermédiaire de sa mère à siéger aux côtés du Maître dans son Royaume, a été précisément le premier à boire le calice de la Passion, à partager avec les apôtres le martyre.

 

Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 09:44
« Seigneur Jésus, toi qui, à la veille de mourir pour nous, as prié pour que tes disciples soient parfaitement un, comme toi en ton Père et ton Père en toi, fais-nous ressentir l’infidélité de notre désunion. Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance et même d’hostilité muette. Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi, afin que, de nos âmes et de nos lèvres, monte incessamment ta prière pour l’unité de tous, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux. En toi qui es la charité parfaite, fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité, dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité. Amen »   L’Abbé Paul Couturier (1881-1953)

« Seigneur Jésus, toi qui, à la veille de mourir pour nous, as prié pour que tes disciples soient parfaitement un, comme toi en ton Père et ton Père en toi, fais-nous ressentir l’infidélité de notre désunion. Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance et même d’hostilité muette. Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi, afin que, de nos âmes et de nos lèvres, monte incessamment ta prière pour l’unité de tous, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux. En toi qui es la charité parfaite, fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité, dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité. Amen » L’Abbé Paul Couturier (1881-1953)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,12-17.

Mes frères, nous ne sommes pas redevables à la chair pour vivre selon la chair.
Car si vous vivez, selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez ;
car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu.
En effet, vous n'avez point reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, en qui nous crions : Abba ! Père !
Cet Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, pour être glorifiés avec lui.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,1-9.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Un homme riche avait un économe qu'on accusa devant lui de dissiper ses biens.
Il l'appela et lui dit : " Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends compte de ton intendance, car tu ne pourras plus être intendant. "
Or l'intendant se dit en lui-même : " Que ferai-je, puisque mon maître me retire l'intendance ? Bêcher, je n'en ai pas la force ; mendier, j'en ai honte.
Je sais ce que je ferai pour que, quand je serai destitué de l'intendance, il y ait des gens qui me reçoivent chez eux. "
Ayant convoqué chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : " Combien dois-tu à mon maître ? "
Il dit : " Cent mesures d'huile. " Et il lui dit : " Prends ton billet, assieds-toi vite et écris : cinquante. "
Ensuite il dit à un autre : " Et toi, combien dois-tu ? " Il dit : " Cent mesures de froment. " Et il lui dit : " Prends ton billet et écris : quatre-vingts. "
Et le maître loua l'intendant malhonnête d'avoir agi d'une façon avisée. C'est que les enfants de ce siècle sont plus avisés à l'égard de ceux de leur espèce que les enfants de la lumière.
Et moi je vous dis : Faites-vous des amis avec la richesse malhonnête, afin que, lorsqu'elle viendra à manquer, ils vous reçoivent dans les pavillons éternels.

« Christ, en nos coeurs, ravive le nom de Ton Père, creuse-le profond, verse dans cette profondeur le feu de Ton Esprit, que sa flamme ardente et haute monte vers notre Père. Que tous nos frères reconnaissent dans la lumière que tracera ce feu le Nom du même Père afin que vienne le jour que Tu veux, Christ ! Le jour que depuis la sainte Cène, tu ne cesses de demander : le jour de l’Unité dans la foi de Ton unique Église. Il viendra ce jour quand notre douleur des séparations nous aura fait assez souffrir et que sera devenue assez brûlante la flamme de notre même amour pour Toi. Alors ton Nom : Père sera sanctifié sur la Terre ! Amen. »   Abbé Paul Couturier (1881-1953)

« Christ, en nos coeurs, ravive le nom de Ton Père, creuse-le profond, verse dans cette profondeur le feu de Ton Esprit, que sa flamme ardente et haute monte vers notre Père. Que tous nos frères reconnaissent dans la lumière que tracera ce feu le Nom du même Père afin que vienne le jour que Tu veux, Christ ! Le jour que depuis la sainte Cène, tu ne cesses de demander : le jour de l’Unité dans la foi de Ton unique Église. Il viendra ce jour quand notre douleur des séparations nous aura fait assez souffrir et que sera devenue assez brûlante la flamme de notre même amour pour Toi. Alors ton Nom : Père sera sanctifié sur la Terre ! Amen. » Abbé Paul Couturier (1881-1953)

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie sur les Évangiles (Catena Aurea) 


 

« Rends compte de ton intendance »

 

Le sens figuré de cette parabole est qu'après que nous sommes sortis de cette vie, il n'est plus temps de se livrer au travail.

La vie présente doit être employée à l'accomplissement des commandements, la vie future en est la récompense.

Si vous n'avez rien fait ici-bas, tous vos projets pour la vie future sont superflus, et il ne vous servira pas davantage de mendier.

Vous en avez pour preuve les vierges folles, qui après avoir été si imprévoyantes allèrent mendier auprès des vierges prudentes, mais revinrent sans rien obtenir (Mt 25). 

Chacun de nous en effet se revêt de ses œuvres comme d'une tunique ; on ne peut ni s'en dépouiller, ni la changer contre une autre.

Mais cet économe infidèle forme alors le dessein de libérer les débiteurs de son maître, et de chercher en eux le remède à son infortune :

-" Je sais ce que je ferai, afin que lorsqu'on m'aura ôté mon emploi, je trouve des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. "

Celui qui en effet pense au jour de sa mort, et cherche en faisant le bien à rendre moins accablant le poids de ses péchés, (soit en remettant leurs dettes à ceux qui lui doivent, soit en donnant aux pauvres d'abondantes aumônes), celui-là distribue les biens du Seigneur pour se faire beaucoup d'amis qui rendront de lui devant son juge un bon témoignage non par leurs discours, mais en manifestant ses bonnes œuvres ; et lui prépareront par leur témoignage un lieu de rafraîchissement et de repos. 


Rien de ce que nous avons, n'est à nous, mais tout appartient à Dieu.

 

Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

"QUE SERIEZ-VOUS DEVENU ? LA VIERGE EST FIDÈLE (Marthe Robin)

A l'origine des Foyers de Charité avec le Père Finet, Marthe Robin, habitante de Châteauneuf-de-Galaure, près de Lyon en France et décédée en 1981, est une des plus grandes figures spirituelles de l'Eglise Catholique-romaine au XXème siècle.

Marthe revivait chaque semaine la Passion du Christ et offrait ses épreuves pour la rédemption du monde et tout spécialement pour les prêtres.

Elle leur recommandait de prier la Vierge et d’entretenir une bonne relation avec Elle.

Comme le Père C. lui disait :

-« Priez pour que je sois un prêtre selon le Cœur de Jésus", immédiatement, avec ardeur, elle s’écria :

-"et de la Sainte Vierge." »

Il avait traversé une redoutable épreuve dans sa vocation, où elle l’avait soutenu.

En tirant le bilan de l’épreuve de ce prêtre, elle lui disait :

-« Qu’est-ce que vous seriez devenu ? La Vierge est fidèle. »

Aussi insistait-elle auprès des éducateurs pour qu’on parle de Marie aux enfants :

« Leur faire connaître la Sainte Vierge, la faire aimer… la donner aux âmes, car sa grâce de Vierge est de virginiser les âmes (on sent avec elle) la nécessité de purifier son cœur.

Avec elle, l’âme a un rayonnement qu’elle n’a pas autrement. »

Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Pigeon

Évangile selon saint Matthieu 3, 13-17

Voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

Pigeon
La candide et douce colombe, celle qui plane sur les eaux à la création et après le déluge, roucoule au baptême du Christ. Jésus qui n’a nul « besoin » d’être baptisé vient là dans une solidarité magistrale et majestueuse avec l’humanité, il se confond avec les pêcheurs. Il promet à ses disciples après son « départ » de leur envoyer « un autre défenseur » *. Jésus était donc le défenseur des siens pendant sa vie avec eux, et il leur envoie un autre « paraclet », c’est à dire un avocat. L’avocat est celui qui défend l’accusé, nous sommes donc accusés ! En effet, celui qui marche avec Dieu est accusé par les autres, le monde, et longtemps dans son propre cœur. Au baptême, nous est donc offert cet Esprit de vérité, notre intercesseur.

Jésus a connu tout au long de sa vie publique les accusations qui l’ont conduit à la Passion et la Croix. La colombe du baptême est messagère pour l’agneau, l’agneau victime sans tache se devait d’entendre la déclaration de son Père : tu es mon Fils, mon bien-aimé. Si tu as sur l’épaule une noire corneille qui susurre à ton oreille que tu es responsable de tous les malheurs du monde, que tu es le dernier des derniers, tourne la tête de l’autre côté où une blanche colombe te murmure qu’en véritéeacute; tu es le bien-aimé du Père. Car il a jeté à bas, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Mais eux, ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau **.

* Jean 14, 16
** Apocalypse 12, 10-11

(Source: Signe dans la Bible)

Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Charbel Makhlouf , qui êtes-vous ?
Prêtre et moine maronite


(1828-1898)Charbel, au siècle Youssef Antoun, Makhlouf naît à Beqaa-Kafra (Liban Nord) le 08 mai 1828. Sa formation chrétienne et l'exemple de ses deux oncles maternels, ermites au monastère de Saint-Antoine-Kozhaya, le vouèrent dès son jeune âge à la prière et à la vie monastique.

En 1851, il quitta ses parents et son village pour se diriger vers le monastère Notre-Dame-de-Mayfouq pour sa première année de noviciat. Dirigé ensuite vers le monastère Saint-Maroun d'Annaya, il s'engagea dans l'Ordre Libanais Maronite, choisissant le nom de Charbel, martyr antiochien du IIe siècle. Il y prononça ses vœux solennels le 1er novembre 1853 puis poursuivit ses études théologiques au monastère Saint Cyprien de Kfifane, Batroun. Il fut ordonné prêtre à Bkérké, siège patriarcal maronite, le 23 juillet 1859.

Il vécut au monastère Saint-Maroun d'Annaya durant seize ans après lesquels il se retira définitivement dans l'ermitage des saints Pierre et Paul dudit monastère. Il en sortait rarement, demeurait continuellement en prière, modèle exemplaire d'ascèse et de sainteté. Il vécut vingt-trois ans à l'ermitage et y meurt dans la nuit du 24 décembre 1898, vigile de la fête de Noël. Il fut enterré au cimetière d'Annaya.

Quelques mois après la mort de Père Charbel, des lumières éblouissantes apparurent autour de son tombeau. Son corps, qui continuait à suer de la sueur et du sang, fut déposé dans un nouveau cercueil. Beaucoup de pèlerins venaient implorer sa protection. On dénombre alors bien des guérisons physiques et des grâces spirituelles.

En 1925, s'ouvrit le procès de sa canonisation. En 1950, le tombeau du Père Charbel fut ouvert en présence d'un comité officiel et de médecins qui procédèrent à la vérification de l'intégrité du corps. Dès l'ouverture du tombeau, les guérisons de toutes sortes se sont multipliées d'une manière subite et inaccoutumée. De toutes les régions du Liban les pèlerins de toutes confessions venaient implorer le «Saint » Charbel.

Bientôt, les miracles dépassèrent les frontières. Des milliers de correspondances et de témoignages conservés dans les archives d'Annaya restent les meilleurs témoins de la propagation de sa sainteté. Ce phénomène exceptionnel a été la cause immédiate de plusieurs conversions et d'une grande revivification des vertus dans les cœurs des fidèles. Le si pauvre tombeau est devenu le pôle d'attraction qui attire vers lui les gens de tout âge et de toute classe, rassemblés devant le « Saint » sans distinction de religion ni de condition. Ils sont tous là, fils de Dieu.

(...)

Parmi les nombreux miracles attribués à l'intercession de l'homme de Dieu, l'Église de Rome lorsqu'elle le béatifia puis le cannonisa, en retint deux pour la béatification et un troisième pour la canonisation.

1) Sœur Marie Abel Qamari, de la Congrégation des Saints Cœurs, opérée à deux reprises d'un ulcère très grave, supportait depuis quatorze ans des douleurs indescriptibles. Elle guérit à Annaya le 12 juillet 1950.

2) Iskandar Naïm Obeid, de Baabdate, avait perdu en 1937 l'usage d'un œil. Comme on lui avait conseillé de le faire enlever pour sauver le second, il pria le Père Charbel d'intercéder pour lui et redécouvrit la vue, après sa visite à Annaya en 1950.

3) Miriam Aouad, de Hammana, avait un cancer de la gorge. Les médecins déclaraient leur incapacité de la soigner. Elle pria Saint Charbel et en 1967, elle fut guérie par son intercession.

Les Eglises unies au Siège de Rome célèbrent sa mémoire le 24 juillet. L'Église du Liban le célèbre également le 24 décembre, jour de sa naissance au ciel.

 

Nous rappelons que notre "Groupe de prière St Charbel" de Nantes possède une insigne relique de ce Saint qui fut confiée à Mariannick (responsable et fondatrice de ce groupe) par les Pères de l'Eglise Syro-maronite.

Nous célébrons une Messe (Quadischa Qurbana) autour de cette relique le deuxième jeudi de chaque mois.

 

Nous possédons également une relique en l'Eglise de notre Monastère où nous faisons mémoire de ce Saint le 22 de chaque mois.



 

 


Prière pour obtenir des grâces

 

 

Dieu, infiniment saint et glorifié dans tes saints, qui as inspiré au saint moine et ermite Charbel de vivre et de mourir dans une parfaite ressemblance avec Jésus, lui accordant la force de se détacher du monde afin de faire triompher, dans son ermitage, l'héroїsme des vertus monastiques :

la pauvreté, l'obéissance et la chasteté,

nous te supplions de nous accorder la grâce de t'aimer et de te servir à son exemple. 
Seigneur Tout-Puissant, qui as manifesté le pouvoir de l'intercession de saint Charbel par de nombreux miracles et faveurs, accorde-nous la grâce que nous implorons par son intercession. Amen.

 
Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,18-23.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 101 ; PL 38, 605 (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 76 rev.) 


 

« Cent, ou soixante, ou trente pour un »

 

L'ensemencement a été fait par les apôtres et les prophètes, mais c'est le Seigneur lui-même qui sème.

C'est le Seigneur lui-même qui était présent en eux, du moment que c'est le Seigneur lui-même qui a moissonné.

Car sans lui ils ne sont rien, alors que lui, sans eux, demeure dans sa perfection.

Il leur dit en effet :

-« Hors de moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5).

Semant donc chez les nations, que dit le Christ ?

« Un semeur est sorti pour semer. » (Mt 13,3)

Dans un autre texte des moissonneurs étaient envoyés à la moisson ; maintenant le semeur sort pour semer, et il ne plaint pas sa peine.

Qu'importe, en effet, que du grain tombe sur le chemin, ou sur des pierres ou dans les épines ?

S'il se laissait décourager par ces endroits ingrats, il n'avancerait pas jusqu'à la bonne terre ! ... 

Il s'agit de nous : serons-nous ce chemin, ces pierres, ces ronces ?

Voulons-nous être la bonne terre ?

Disposons notre cœur à rapporter trente fois plus, soixante fois plus, cent fois, mille fois plus.

Trente fois, mille fois, c'est chaque fois du blé, et rien que du blé.

Ne soyons plus ce chemin où la semence est piétinée par les passants et où notre ennemi s'en empare comme un oiseau.

Plus ces pierres où une terre peu profonde fait germer trop vite un grain qui ne peut pas affronter l'ardeur du soleil.

Jamais plus de ces ronces, les convoitises de ce monde, cette application à faire le mal.

Quoi de pire, en effet, que de donner tous ses efforts à une vie qui empêche de parvenir à la vie ?

Quoi de plus malheureux que de choyer la vie pour perdre la vie ? Quoi de plus triste que de redouter la mort pour tomber au pouvoir de la mort ?

Arrachons les épines, préparons le terrain, recevons la semence, tenons jusqu'à la moisson, aspirons à être reçus dans les greniers.

 

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 09:24
Bien vivant, Vincent LAMBERT devrait faire l’objet d’une « protection globale »

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune.

Jean-Marie Le Méné, présent à Reims cet après-midi pour soutenir les parents de Vincent Lambert, réagit à l’annonce du Dr Daniela Simon :

« Nous sommes heureux de la décision du Dr Simon de ne pas arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent aujourd’hui.

Ce retournement est d’abord un véritable soulagement : Vincent ne sera pas mis à mort dans les jours à venir.

Le Dr Simon a également marqué une préoccupation nouvelle et spéciale pour défendre la vie de Vincent.

Elle formule au Procureur de la République une demande de protection globale et renforcée pour Vincent, qui est une reconnaissance que Vincent est bien vivant.

Nous restons mobilisés dans les semaines à venir : le débat est déplacé.

Nous espérons que la décision de ce 23 juillet marque l’amorce d’une évolution sage, pour le bien de Vincent : son transfert dans un autre établissement, loin des violences et des menaces. »

 

 

Bien vivant, Vincent LAMBERT devrait faire l’objet d’une « protection globale »

Communiqué des avocats des parents de Vincent Lambert

 

La procédure collégiale est terminée.

La seule question reste celle du transfert.

Ce 23 juillet 2015 restera une date importante dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Vincent LAMBERT.

Le 15 juillet 2015, le Dr Daniela SIMON avait annoncé à une partie de la famille le sens de sa décision qui ne faisait plus aucun doute. Nous, avocats, avions terminé à 14 h une requête en référé-liberté et étions prêts à saisir le tribunal.

Mais c’est une heureuse décision qui a été notifiée : le CHU renonce à la procédure collégiale et demande au Procureur qu’un tuteur soit nommé.

Or le seul pouvoir concret du tuteur sera de décider du transfert de Vincent LAMBERT comme nous le réclamons depuis 2 ans. C’est ainsi que le ministre de la Santé Marisol TOURAINE a rapporté les propos du CHU dans un communiqué au sujet des conditions de sérénité qui n’étaient pas réunies pour prendre une décision d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent LAMBERT.

Vincent LAMBERT ne peut donc pas davantage rester au CHU de REIMS.

C’est une évidence que nous plaidons depuis 2 ans, depuis que la justice a annulé la 1èredécision de provoquer la mort de Vincent LAMBERT le 11 mai 2013. A cette époque, c’est délibérément que l’équipe médicale, dont faisaient déjà partie les Dr Daniela SIMON et Ana OPORTUS, avait décidé de ne pas informer les parents de la mort programmée de leur fils. Depuis le 11 mai 2013, le CHU de REIMS était délégitimé à cause du mépris qu’il avait manifesté envers les parents de Vincent.

Ce que ne dit pas le ministre de la Santé, c’est que le CHU savait parfaitement qu’une nouvelle décision serait annulée en justice dès lors que le Dr Daniela SIMON et le Dr Ana OPORTUS ont comparu officiellement aux côtés de Rachel LAMBERT devant la CEDH. Le conflit d’intérêt était manifeste.

Enfin, de nombreuses autorités scientifiques et morales sont intervenues pour dissuader le CHU de continuer dans cette voie de l’acharnement à vouloir mettre à mort Vincent LAMBERT malgré des mises en cause médicales, déontologiques et pénales graves.

Précisons que Vincent a progressé depuis l’expertise du Conseil d’Etat il y a 16 mois. Il a été filmé en train de déglutir sans difficulté de la nourriture et de l’eau. Un seul médecin a refusé de voir cette vidéo : le Dr Daniela SIMON.

Tous les spécialistes qui ont vu cette vidéo sont formels : il n’est plus dans un état végétatif mais pauci-relationnel et il doit être rééduqué à manger par la bouche.

Cette rééducation se fera désormais dans un établissement où l’on prendra soin de lui. A ce jour, 6 établissements nous ont écrit qu’ils étaient prêts à s’en occuper.

C’est un nouveau départ pour Vincent et sa famille.

Jean PAILLOT, avocat                                 Jérôme TRIOMPHE, avocat

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 06:49
Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
De même, vous qui êtes plus jeunes, soyez soumis aux anciens ; tous, les uns à l'égard des autres, revêtez-vous d'humilité, car "Dieu, résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles. "
Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps marqué.
Déchargez-vous sur lui de toutes vos sollicitudes, car lui-même prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde, endurent les mêmes souffrances que vous.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 22,24-30.

En ce temps-là, il s'éleva parmi les disciples une contestation : lequel d'entre eux devait être estimé le plus grand ?
Jésus leur dit : " Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui leur commandent sont appelés Bienfaiteurs.
Vous, ne faites pas ainsi ; mais que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
Qui, en effet, est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Or moi, au milieu de vous, je suis comme celui qui sert.
Vous, vous êtes ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves ;
et moi, je vous attribue la royauté comme mon Père me l'a attribuée,
afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume ; et vous siégerez sur des trônes, jugeant les douze tribus d'Israël.

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église .Homélie contre les Anoméens, 8, 6; PG 48, 776-777, in Delhougne, Les Pères commentent, p 299 
 

« Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie »

 

En convoitant les premières places, les plus hautes charges et les honneurs les plus élevés, les deux frères Jacques et Jean voulaient, à mon avis, avoir autorité sur les autres.

Aussi Jésus s'oppose-t-il à leur prétention.

Il met à nu leurs pensées secrètes en leur disant:

-« Celui qui veut être le premier sera le serviteur de tous ». Autrement dit :

-« Si vous ambitionnez le premier rang et les plus grands honneurs, recherchez le dernier rang, appliquez-vous à devenir les plus simples, les plus humbles et les plus petits de tous.

Mettez-vous après les autres.

Telle est la vertu qui vous procurera l'honneur auquel vous aspirez.

Vous en avez près de vous un exemple éclatant, 'puisque le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude'.

Voilà comment vous obtiendrez gloire et célébrité.

Voyez ce qui m'arrive : je ne recherche ni honneur ni gloire, et pourtant le bien que je réalise ainsi est infini. »



Nous le savons : avant l'Incarnation du Christ et son abaissement, tout était perdu, tout était corrompu ; mais, après qu'il se fût humilié, il a tout relevé.

Il a aboli la malédiction, détruit la mort, ouvert le paradis, mis à mort le péché, déverrouillé les portes du ciel pour y ramener les prémices de notre humanité.

Il a propagé la foi partout dans le monde.

Il a chassé l'erreur et rétabli la vérité.

Il a fait monter sur un trône royal les prémices de notre nature.

Le Christ est l'auteur de biens infiniment nombreux, que ni ma parole, ni aucune parole humaine ne saurait décrire.

Avant son abaissement, il n'était connu que des anges, mais, depuis qu'il s'est humilié, la race humaine tout entière l'a reconnu.

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Jean Cassien, qui êtes-vous ?
Prêtre et fondateur de l’abbaye
Saint-Victor à Marseille

 Johannes Cassianus, appelé communément Jean Cassien, dit « le Romain » ou « le Roumain », est né entre 360 et 365 en Scythie (actuelle Roumanie) et mort entre 433 et 435 à Marseille. C'est un moine et homme d'Église méditerranéen qui a marqué profondément les débuts de l’Église en Provence au Ve siècle. Il est le fondateur de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Il a laissé une œuvre doctrinale importante, dont les Institutions cénobitiques (De Institutis coenobiorum et de octo principalium vitiorum remediis, écrit vers 420) et les Conférences (Conlationes ou Collationes), ouvrages consacrés à la vie monastique, qui ont profondément influencé le monachisme occidental du Ve siècle à nos jours, notamment en raison de leur reprise dans la règle de saint Benoît, mais aussi parce qu'ils s'appuyaient sur l'expérience que fit Cassien du grand monachisme oriental, celui des déserts de Palestine et d’Égypte. Cassien établit un pont entre le monachisme d’Orient et celui d’Occident.

Son nom original est Cassien. Le prénom Jean aurait été ajouté en hommage à saint Jean Chrysostome, dont il a été un fidèle. Suivant un extrait du De Viris Illustribus de l'historien du Ve siècle Gennadius de Marseille qui évoque « … Cassianus, natione Scytha... », il serait né en Scythie, en Dobroudja, dans une zone actuellement partagée entre la Roumanie et la Bulgarie. Cette origine roumaine est retenue par l’Église catholique.

Jean Cassien part très jeune avec son ami Germain avec qui il est « un esprit et une âme en deux corps » (Coll., 1, 1), pour se rendre dans un monastère de Bethléem (Inst., 3, 4), dans la Province de Syrie. Ce premier contact avec le monachisme cénobitique, qui dure seulement deux ans (Coll., 19, 2), lui permet de s’enrichir de la tradition du monachisme palestinien, dépourvu de tradition mystique dont il ne gardera pas un grand souvenir.
Vers 390, il obtient la permission de quitter le monastère pour aller avec Germain en Égypte à la rencontre des anachorètes de la Thébaïde. Lorsque les moines adeptes d’Évagre le Pontique, disciple d’Origène, sont dispersés en 400 par l’évêque Théophile d’Alexandrie, Jean-Cassien quitte l'Égypte et retourne brièvement à Bethléem avant de rejoindre Constantinople.

Les moines « origénistes » se rendent à Constantinople, et Jean Cassien reçoit les enseignements de Saint Jean Chrysostome qui l'ordonne diacre et lui donne la charge des trésors de sa cathédrale. Après l'exil de son maître spirituel en 404, il se rend à Rome où il est chargé de solliciter l'intercession du pape Innocent Ier en faveur de l'évêque. Vers 415, il revient de Palestine avec l'ancien évêque d'Aix-en-Provence Lazare.

Il se fixe par la suite en Occident et fonde, en 414 ou 415, deux monastères à Marseille, Saint-Victor pour les hommes et Saint-Sauveur pour les femmes. Selon la tradition, il aurait demandé à l'évêque de Marseille, Proculus, un ami du Lazare rencontré en Palestine, l'autorisation de fonder un monastère près de la grotte où reposaient les reliques de saint Lazare et de saint Victor. Il aurait même fait construire près de cette grotte, deux églises, l'une dédiée à saint Pierre et saint Paul, l'autre à saint Jean-Baptiste. On assure que cinq mille moines y vivaient sous sa discipline.

Il serait mort vers 435 à Marseille. Plus tard, le Bx Urbain V (Guillaume de Grimoald, 1362-1370) et Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) reconnaîtront sa sainteté.

Œuvres principales de Jean Cassien :

Les Institutions cénobitiques (426) : un traité en douze livres consacré à l'habit des moines, à la règle des oraisons et des psaumes, et aux obstacles de la perfection : gourmandise, impureté, avarice, colère, tristesse, acédie, vaine gloire et orgueil. 
Les Conférences (426) : une collection de vingt-quatre conférences relatant les souvenirs de Cassien en Égypte. 
Un Traité de l'Incarnation. Contre Nestorius (430) en sept livres, écrit à l'instigation du pape Léon Ier.

Benoît de Nursie s'appuie sur les ouvrages de Jean-Cassien pour établir sa règle monastique. Certains passages de la Règle de saint Benoît reprennent presque mot à mot des passages de Cassien, et cette même règle affirme qu'elle doit être prolongée par les Conférences des Pères et les Institutions de Cassien. Jusqu'à maintenant, les moines d'Occident considèrent Cassien comme un des principaux maîtres de la vie monastique, qui ont permis à l'Occident de bénéficier de la riche expérience des premiers moines d'Orient.

Jean Cassien est fêté le 23 juillet à Marseille et dans l’église universelle sauf en Orient où sa commémoration est faite le 29 février. Ses écrits restent très lus, notamment dans les monastères d'Occident. Il figure également au calendrier des saints de l'Église orthodoxe, où il est très estimé pour ses écrits et pour ses positions sur la grâce, dans lesquelles les orthodoxes reconnaissent, bien mieux que chez saint’Augustin d'Hippone, les positions traditionnellement enseignées par les Pères orthodoxes. Ainsi, des moines et des évêques orthodoxes portent souvent son nom.

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,31-35.

En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:


Prière au Christ souffrant et réssuscitant pour notre salut 

attribuée à sainte Brigitte de Suède: 

 

Contemplation de la Passion et de la résurrection du Christ

 

Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui as prédit ta mort avant l'heure ; qui, à la dernière Cène, as merveilleusement consacré avec du pain matériel ton corps qui nous rachète ; qui l'as donné par amour aux apôtres en mémoire de ta très précieuse Passion ; toi qui, en leur lavant les pieds de tes très saintes et nobles mains, leur as donné humblement un modèle d'humilité.... 


Louange éternelle à toi, Jésus Christ mon Seigneur, pour cette heure où tu as souffert sur la croix, pour nous pécheurs, les plus grandes amertumes et les angoisses les plus extrêmes ; car les souffrances très aiguës de tes blessures atteignaient durement ton âme et transperçaient cruellement ton cœur sacré ; finalement ton cœur a éclaté, tu as rendu l'esprit et, penchant la tête, tu t'es remis humblement aux mains de Dieu ton Père, et alors ton corps a connu le froid de la mort... 


Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui pour notre salut as permis que ton côté et ton cœur soient percés par la lance, et qui as fait jaillir de ton côté les flots de ton sang précieux pour nous racheter. 


Gloire à toi, Jésus Christ mon Seigneur, parce que tu as voulu que ton corps béni soit déposé de la croix par tes amis et couché dans les bras de ta mère très douloureuse ; et parce que tu as permis qu'elle l'enveloppe de linges, qu'il soit mis au tombeau et gardé par des soldats. 


Honneur éternel à toi, Jésus Christ mon Seigneur, qui es ressuscité des morts le troisième jour ; qui t'es manifesté vivant aux témoins de ton choix ; qui, après quarante jours, es monté au ciel à la vue de beaucoup, et qui y as établi avec honneur tes amis que tu avais délivrés des enfers. 


Jubilation et louange éternelle à toi, Seigneur Jésus Christ, qui as envoyé le Saint Esprit dans le cœur de tes disciples et as développé en eux un amour infini de Dieu. 


Béni sois-tu, digne de louange et de gloire éternellement, Jésus mon Seigneur, qui trônes en ton royaume céleste dans la gloire de ta divinité, vivant corporellement avec tes membres très saints que tu as tirés de la chair de la Vierge.

Et c'est ainsi que tu viendras au jour du jugement pour juger les âmes de tous, vivants et morts.

Toi qui vis et règnes avec le Père et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amen.

 

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:04
Merveilleux "Symbole de Saint Athanase" , Archevêque d'Alexandrie (Egypte. Copte Orthodoxe), qui savait bien, face aux hérésies qui fleurissaient en son temps et divisaient l'Eglise du Christ, que l'Orthodoxie de la Foi est le ciment de l'Unité Catholique.

Merveilleux "Symbole de Saint Athanase" , Archevêque d'Alexandrie (Egypte. Copte Orthodoxe), qui savait bien, face aux hérésies qui fleurissaient en son temps et divisaient l'Eglise du Christ, que l'Orthodoxie de la Foi est le ciment de l'Unité Catholique.


« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique :

s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.

Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance :

autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils,

autre celle du Saint-Esprit ;

mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

égale la gloire,

coéternelle la majesté.

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit :

incréé est le Père, incréé le Fils,

incréé le Saint-Esprit ;

infini est le Père,

infini le Fils,

infini le Saint-Esprit ;

éternel est le Père,

éternel le Fils,

éternel le Saint-Esprit ;

et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ;

tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini.

 

De même,

tout-puissant est le Père,

tout-puissant le Fils,

tout-puissant le Saint-Esprit ;

et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant.

 

Ainsi le Père est Dieu,

le Fils est Dieu,

le Saint-Esprit est Dieu ;

et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un seul Dieu.

 

Ainsi le Père est Seigneur,

le Fils est Seigneur,

le Saint-Esprit est Seigneur ;

et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ;

car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ;

le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ;

le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède.

Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ;

un Fils, non pas trois Fils ;

un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit.

 

Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales.

 

Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité.

 

Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.

C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme.

Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, né de la substance de sa mère, dans le temps ;

Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité.

 

Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne.

Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ.

Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts.

À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.


Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

Symbole de Saint Athanase
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 07:44
SAINTE MARIE MADELEINE, "Égale aux Apôtres"

(Mémoire en France Orthodoxe le 22 Juillet)

 

Magdala (ou Magada ou Dalmanoutha), petit village de pêcheurs situé sur la rive occidentale du lac de Gennésareth, à cinq kilomètres de la ville de Tibériade, était la patrie de Sainte Marie Madeleine.

Vierge fortunée, elle vécut dans la crainte de Dieu et l'observation de Ses commandements, jusqu'au jour où elle se trouva possédée de sept démons (cf. Marc 16:9; Luc 8:2) 1. 

Affligée et ne pouvant trouver aucun répit, elle apprit que Jésus-Christ était parvenu dans la contrée, après avoir traversé la Samarie, et qu'Il attirait de grandes foules à Sa suite, par Ses miracles et Son enseignement céleste.

Pleine d'espoir, elle courut vers Lui et, ayant assisté au miracle de la multiplication des pains et des poissons, en nombre suffisant pour nourrir plus de quatre mille hommes (Mat. 15:30-39), elle alla se jeter aux pieds du Sauveur et lui demanda de la guider sur la voie de la vie éternelle.

 

Ayant été délivrée de cette épreuve, elle renonça à ses biens et à tout attachement au monde pour suivre Jésus dans tous ses périples, avec les Apôtres, la Mère de Dieu et d'autres pieuses femmes qui s'étaient mises à son service après avoir été guéries par lui de diverses maladies:

*Marie, mère de Jacques le petit et de Joset;

*Marie de Clopas;

*Jeanne, femme de Chouza;

*Suzanne, et Salomé, mère des fils de Zébédée.

 

Lorsqu'Il eut rempli Son ministère en Galilée, le Seigneur Se dirigea vers Jérusalem, malgré les avertissements de ses proches.

Marie Madeleine le suivit sans hésitation, et se lia d'amitié avec Marthe et Marie de Béthanie.

Alors que le Seigneur venait de délivrer un possédé qui était muet, et affirmait qu'Il chassait les démons par l'Esprit de Dieu, une voix s'éleva de la foule et s'écria:

-« Heureuses les entrailles qui T'ont porté, et les seins qui T'ont allaité! » (Luc 11:27).

Cette voix, suppose-t-on, était celle de Marie Madeleine.

Elle était présente également lors de la résurrection de Lazare, et fut alors confirmée dans sa foi au Fils de Dieu.

Tandis que les autres disciples avaient abandonné le Maître au moment de Son arrestation, elle le suivit jusque dans la cour du grand prêtre puis au tribunal de Pilate, elle assista à Son procès inique, à Sa Passion et se tint auprès de la Croix, en compagnie de la Mère de Dieu (Le Verbe-Dieu) et de Saint Jean le Théologien (Jean 19:25).

 

Tout étant accompli et le sang du Sauveur ayant coulé de Son côté pour purifier la terre, Marie, surmontant la douleur, prit l'initiative de Son ensevelissement.

Sachant que le noble conseiller, Joseph dArimathie (cf. 31 juil.), avait fait creuser près de là un tombeau neuf dans le roc, elle alla le trouver et le convainquit de céder ce sépulcre pour ensevelir le Crucifié.

Encouragé par la foi résolue de cette femme, Joseph obtint l'autorisation de Pilate et, prenant avec lui Nicodème, le membre du Sanhédrin qui était disciple secret de Jésus, il descendit Le Corps de la Croix et le déposa dans un linceul pour le mettre au tombeau.

Marie Madeleine ainsi que la Mère de Dieu assistaient à la scène et elles élevèrent alors une hymne funèbre, accompagnée de larmes, dans lesquelles brillait cependant l'espoir de la Résurrection (2).

Une fois le tombeau fermé par une grosse pierre qu'on avait roulée à l'entrée, Joseph et Nicodème se retirèrent; mais les deux Saintes femmes restèrent assises, en pleurs en face du tombeau, jusque tard dans la nuit.

En quittant l'endroit, elles décidèrent, sitôt le repos du sabbat expiré, de revenir au tombeau avec des aromates, pour embaumer une fois encore le corps du Sauveur (Marc 16:1).

 

Ayant donc observé le repos légal, au chant du coq, alors que le premier jour de la semaine commençait à peine à poindre, Marie Madeleine et l'"autre Marie"(3) vinrent au sépulcre.

Un Ange resplendissant leur apparut, accompagné d'un tremblement de terre, et leur annonça que Jésus ne se trouvait plus à l'intérieur, mais qu'Il était ressuscité (Mat. 28:1).

Toutes troublées, elles ne prirent pas même le temps de regarder dans le tombeau et coururent porter la nouvelle aux Apôtres.

Le Seigneur ressuscité leur apparut en chemin et les salua en disant: « Réjouissez-vous! » Il convenait en effet qu'Il annonçât à une femme la délivrance de notre nature, déchue et condamnée à la souffrance à la suite de la faute d'Eve.

 

En entendant leur récit, les Apôtres crurent qu'elles déliraient.

Pierre, cependant, courut jusqu'au sépulcre et, se penchant, vit que seules les bandelettes s'y trouvaient, et il se retira tout perplexe.

Le jour s'étant levé, Marie Madeleine se rendit pour la seconde fois sur les lieux, afin de vérifier si elle n'avait pas été victime d'une hallucination.

Constatant que le tombeau était effectivement vide, elle alla l'annoncer derechef à Pierre et Jean, qui se rendirent en courant sur les lieux.

Une fois les deux disciples repartis, elle resta seule près du tombeau, se demandant qui avait bien pu enlever le corps (Jean 20:11).

Deux Anges vêtus de blancs apparurent alors à l'emplacement de la tête et des pieds du Seigneur, et lui demandèrent pourquoi elle pleurait.

Comme elle leur répondait, les Anges se levèrent soudain, avec respect.

Marie se retourna et vit Jésus qui lui posa la même question. Le prenant pour le jardinier, elle demanda si c'était Lui qui avait enlevé le corps.

Mais dès que Jésus l'eut appelée par son nom: "Marie", reconnaissant la voix de son bien-aimé Seigneur, elle s'écria: "Rabbouni (Maître)!" et voulut se jeter à Ses pieds pour les baiser.

Désirant l'attirer à une compréhension plus élevée de l'état dans lequel se trouvait Son corps après la Résurrection, Jésus lui dit:

-« Ne me touche pas, car Je ne suis pas encore monté vers le Père! » Et Il l'envoya annoncer à Ses "frères" ce qu'elle avait vu.

 

Devenue pour la troisième fois "apôtre des Apôtres", Marie Madeleine resta avec les disciples et la Mère de Dieu, partageant leur joie.

Elle était probablement présente au Mont des Oliviers, lors de l'Ascension, tout comme dans la chambre haute, le jour de la Pentecôte, quand le Saint-Esprit descendit sous forme de langues de feu (Actes 2).

 

On raconte que la Sainte quitta ensuite Jérusalem, pour se rendre à Rome et y demander justice à l'empereur Tibère de la condamnation inique prononcée par Pilate(4).

Se présentant devant l'empereur avec un oeuf en main, elle lui déclara qu'après avoir souffert la Passion, le Christ était ressuscité, apportant à tous les hommes la promesse de la résurrection; et l'oeuf se teignit alors en rouge(5).

Le souverain écouta sa requête et convoqua Pilate, ainsi que les grands prêtres Anne et Caïphe.

Caïphe mourut en route, en Crète; quant à Anne, il fut supplicié en étant enfermé dans une peau de buffle.

Pilate, s'étant présenté au tribunal de l'empereur, essaya de se justifier en avançant les pressions exercées par les Juifs et le risque de rébellion contre l'autorité romaine.

Mais César resta insensible à son apologie et le fit jeter en prison.

On rapporte que, poursuivant un cerf au cours d'une partie de chasse, organisée non loin de la prison par des amis de Pilate, l'empereur décocha une flèche qui alla frapper Pilate en plein coeur.

 

De retour à Jérusalem, Marie Madeleine suivit l'enseignement de Saint Pierre.

Quatre ans s'étant écoulés depuis la Résurrection, et les Apôtres s'étant dispersés dans diverses régions du monde, elle se joignit à Saint Maxime, l'un des Soixante-Dix Disciples, pour aller prêcher la Bonne Nouvelle.

Ils furent bientôt arrêtés par les Juifs et abandonnés, avec d'autres Chrétiens, en pleine mer, sans nourriture, dans un bateau dépourvu de voile et de rames.

L'embarcation fut cependant guidée par le Christ, le Pilote de notre Salut, jusqu'à Marseille, en Gaule(6) .

Ayant débarqué sains et saufs, les Saints Apôtres eurent à subir la faim, la soif et le mépris des habitants de l'endroit, païens forcenés qui ne leur procuraient aucun secours.

Un jour que ces derniers s'étaient réunis pour un de leurs sacrifices impies, Sainte Marie Madeleine se mêla courageusement à l'assemblée et les exhorta à reconnaître le seul Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Émerveillés par son assurance et par l'éclat de son visage, les païens prêtèrent attention à ses paroles.

Elle réitéra son discours devant le gouverneur romain de la province, Hypatios, qui était venu en compagnie de son épouse apporter une offrande aux idoles, afin d'obtenir une progéniture.

D'abord réticent, Hypatios, à la suite de trois apparitions de la Sainte, accueillit Marie et ses compagnons en son palais et demanda à être instruit de leur doctrine.

Grâce à l'intercession de Marie, il obtint un enfant, mais sa femme mourut en le mettant au monde. Après un court séjour à Rome, Hypatios entreprit un pèlerinage à Jérusalem; mais changeant soudain d'avis, il décida de retourner à l'endroit où il avait enseveli son épouse et l'enfant.

Quelle ne fut pas sa stupeur de les retrouver vivants et d'apprendre qu'ils avaient survécu grâce aux prières et aux soins de Sainte Marie Madeleine! Rendant grâces à Dieu, le magistrat et toute sa maison se firent alors baptiser et devinrent de fervents proclamateurs de la Vérité.

 

Quittant la Gaule, Sainte Marie Madeleine continua ses périples missionnaires en Égypte, Phénicie, Syrie, Pamphylie et autres lieux, répandant partout la bonne odeur du Christ.

Elle passa quelque temps à Jérusalem, puis partit pour Éphèse, où elle retrouva Saint Jean le Théologien, partageant ses épreuves et jouissant de ses enseignements inspirés.

 

Ayant rempli la mission que le Seigneur lui avait confiée, elle remit là son âme à Dieu, après une brève maladie, et fut ensevelie à l'entrée de la grotte, où s'endormirent ensuite les Sept Enfants (cf. 4 août).

De nombreux miracles se produisirent en cet endroit, jusqu'au jour où, presque dix siècles plus tard (899), le pieux empereur Léon VI le Sage ordonna de transférer les reliques de la Sainte Égale-aux-Apôtres à Constantinople (cf. 4 mai.).

Il les reçut avec une grande dévotion, en présence de tout le peuple, et les portant sur ses épaules, aidé de son frère Alexandre, il alla les déposer dans la partie gauche du sanctuaire du monastère de Saint Lazare, qu'il avait fondé.

 

Survivant aux péripéties de l'histoire, la main gauche de la Sainte Myrophore, qui exhale un suave parfum, est aujourd'hui vénérée au Monastère athonite de Simonos Pétra, qui honore Sainte Marie Madeleine comme sa seconde fondatrice.

 

 

SAINTE MARIE MADELEINE, "Égale aux Apôtres"

1). La Tradition occidentale, depuis St Grégoire le Grand, a assimilé Marie Madeleine à la pécheresse repentante venue oindre les pieds de Jésus (Luc 7:36-38), et même à Marie soeur de Lazare. Mais rien dans l'Évangile ne porte à faire cette identification, rejetée par la plupart des Pères orientaux. En effet, la possession ne suppose en aucun cas une vie débauchée. St Syméon Métaphraste interprète de manière allégorique les "sept démons" comme les sept passions qui font obstacle à la vertu; toutefois il n'est pas suivi par d'autres Pères.
2). Cette thrène est le thème de l'Office des matines du Grand Samedi.
3). D'après St Romanos le Mélode et St Grégoire Palamas l'"autre Marie" ne pouvait être que la Mère de Dieu, car il convenait qu'elle fût la première à contempler la Résurrection de son Fils. Mais, pour la plupart des Pères, ce fut Marie Madeleine qui vit la première le Seigneur, conformément aux paroles de l'Évangile (Marc 16:9), l'"autre Marie" étant Marie, mère de Jacques. Les écrivains ecclésiastiques ont essayé de concilier de diverses manières les récits divergents des Evangiles concernant la ou les visites des Saintes Myrophores au tombeau. Nous résumons ici la version de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVe s.).
4). Ce récit de la vengeance contre Pilate et de sa mort n'est rapporté que par St Syméon Métaphraste, probablement sous l'influence de l'Évangile apocryphe de Nicodème (Actes de Pilate, Ves.), qui met en scène Ste Véronique. En 36, Pilate fut déposé de sa charge et renvoyé à Rome pour répondre de sa mauvaise administration, pendant laquelle avaient abondé provocations, violences et exécutions arbitraires. Selon Eusèbe de Césarée, il se serait suicidé (Hist. ecclés. II, 7), ou fut peut-être exécuté. Diverses traditions apocryphes ont tenté de réhabiliter Pilate, supposant même qu'il se serait converti, et reportent toute la responsabilité de la Passion sur les Juifs.
5). Cette tradition populaire rend compte de la coutume des oeufs de Pâques, répandue dans tout le monde chrétien.
6). Ce récit de la mission de Ste Marie Madeleine en Gaule, rapporté par St Syméon Métaphraste, fait écho, en quelque manière, aux diverses traditions répandues en France, concernant le culte de la Sainte. La tradition du transfert de Reliques de Marie Madeleine à l'abbaye de Vézelay, en Bourgogne, semble la plus ancienne et fut à l'origine d'un fameux pèlerinage. Selon certains, ces Reliques venaient de Provence, selon d'autres de Palestine. À partir du XIIe s. on commença à vénérer à la Sainte-Baume, à une cinquantaine de km de Marseille, une caverne où la Sainte aurait mené la vie ascétique pendant trente ans. Parallèlement, un pèlerinage se développa au village de Saint-Maximin, à une vingtaine de km de là, où l'on avait découvert dans une crypte un sarcophage de la Sainte Myrophore. On vénéra dès lors en Provence Ste Marie Madeleine et ses compagnons: St Maximin, premier Evêque d'Aix, St Sidoine, SteMarcelle et deux autres enfants. Notons qu'on vénère également aux Saintes-Maries de la Mer, en Camargue, les Saintes Myrophores Marie, mère de Jacques, et Marie Salomé, qui auraient accompagné Ste Marie Madeleine dans sa mission.

 
SAINTE MARIE MADELEINE, "Égale aux Apôtres"
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 07:04
L'amour du Christ n'est jamais un amour qui "accepte les gens tels qu'ils sont" : c'est toujours un amour qui prend les gens comme ils sont, et les transforme en quelque chose de nouveau, de précieux, de divin. Archimandrite Irenei Sternberg

L'amour du Christ n'est jamais un amour qui "accepte les gens tels qu'ils sont" : c'est toujours un amour qui prend les gens comme ils sont, et les transforme en quelque chose de nouveau, de précieux, de divin. Archimandrite Irenei Sternberg

Cantique des cantiques 3,2-5.8,6-7.

Je me lèverai et je ferai le tour de la ville, parcourant les rues et les places, je chercherai celui que mon cœur aime. Je l'ai cherché et ne l'ai point trouvé.
Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville : Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?
A peine les avais-je dépassés, que j'ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai saisi et je ne le lâcherai pas, jusqu'à ce que je l'aie introduit dans la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m'a donné le jour.
L'ÉPOUX.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, n'éveillez pas, ne réveillez pas la bien-aimée, avant qu'elle le veuille.
LE CHOEUR.
Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l'amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le schéol. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme du Seigneur.
Les grandes eaux ne sauraient éteindre l'amour, et les fleuves ne le submergeraient pas. Un homme donnerait-il pour l'amour toutes les richesses de sa maison, on ne ferait que le mépriser.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,36-50.

En ce temps-là, un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Il entra dans la maison du pharisien et se mit à table.
Et voici qu'une femme qui, dans la ville, était pécheresse, ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum ;
et se tenant par derrière, près de ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à arroser ses pieds de ses larmes, et elle essuyait avec les cheveux de sa tête et embrassait ses pieds, et elle les oignait de parfum.
A cette vue, le Pharisien qui l'avait invité se dit en lui-même : " S'il était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, que c'est une pécheresse. "
Et prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " Et lui : " Maître, parlez, " dit-il.
" Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers et l'autre cinquante.
Comme ils n'avaient pas de quoi rendre, il fit remise à tous les deux. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? "
Simon répondit : " Celui, je pense, auquel il a remis le plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
Et, se tournant vers la femme, il dit à Simon : " Vois-tu cette femme, ? Je suis entré dans ta maison, et tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds ; mais elle, elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle ne cessait pas d'embrasser mes pieds.
Tu n'as pas oint ma tête d'huile ; mais elle, elle a oint mes pieds de parfum.
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui l'on pardonne peu, aime peu. "
Et à elle, il dit : " Tes péchés sont pardonnés. "
Et les convives se mirent à se dire en eux-mêmes : " Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? "
Et il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée, va en paix. "

Mercredi 22 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Clément de Rome,

pape de 90 à 100 environ .Lettre aux Corinthiens 7-9 (trad. bréviaire) 

 

La grâce de la conversion

 

           Fixons nos regards sur le sang du Christ, et comprenons combien il a de valeur pour son Père, puisque, répandu pour notre salut, il a procuré au monde entier la grâce de la conversion.

Parcourons toutes les générations et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître « a offert la possibilité de se convertir » (Si 17,24) à tous ceux qui voulaient se retourner vers lui.

Noé a prêché la conversion, et ceux qui l'ont écouté ont été sauvés. Jonas a annoncé aux Ninivites la destruction qui les menaçait : ils se sont repentis de leurs péchés, ils ont apaisé Dieu par leurs supplications et ils ont obtenu le salut, bien qu'étrangers à Dieu. 


           Les ministres de la grâce de Dieu, sous l'inspiration de l'Esprit Saint, ont parlé de la conversion.

Le Maître de l'univers lui-même en a parlé avec serment : « Aussi vrai que je suis vivant, parole du Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur, mais sa conversion » (Ez 18,23).

Et il ajoute cette sentence pleine de bonté : « Convertissez-vous, maison d'Israël, de votre iniquité.

Dis aux fils de mon peuple : Vos péchés monteraient-ils de la terre jusqu'au ciel, seraient-ils plus rouges que l'écarlate et plus noirs qu'un vêtement de deuil, si vous vous retournez vers moi de tout votre cœur et me dites :

-' Père ! ' je vous écouterai comme un peuple saint »

(cf Is 1,16-20; Ne 9,1). 


           Voilà ce qu'il a fixé par sa volonté toute-puissante, parce qu'il veut faire participer tous ceux qu'il aime à la conversion.

C'est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté.

Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté, prosternons-nous, tournons-nous vers sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui conduisent à la mort.

 

Mercredi 22 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Piafs, les moineaux du ciel

Évangile selon saint Matthieu 10, 26-31

Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.

Piafs
Jésus, dans l’évangile nous rappelle de ne pas craindre les hommes, quoi qu’ils fassent, ils ne parviennent pas à écorcher plus que l’enveloppe de notre corps. L’individu prédateur qui dissimule ses mauvaises intentions, se masque dans l’ombre, chuchote et murmure dans le but de tuer la chair de l’autre, de s’en emparer ou de la dévorer, ne peut attenter qu’à l’extérieur, au corps. Et cependant même nos cheveux sont comptés. Jésus lui-même a traversé cette réalité du monde tout au long de sa vie et jusqu’à la Passion et, bien sûr, cela reste monstrueux, toujours, qu’un individu ou un groupe sacrifie un être vivant à son égoïsme.

Mais jamais quelqu’un ne peut toucher à ce qui en nous est inatteignable sauf par Dieu et avec notre consentement , à la part incorruptible de notre être : le « je suis » qui n’est jamais entamé par quiconque ni même par le mal. Il s’agit bien du haut lieu de notre vérité la plus authentique, celle connue de Dieu, en dehors de notre péché, et qui échappe à tout jugement. Ce sanctuaire inaltérable est sans doute notre cœur, le siège de l’amour, ce que l’évangile nomme l’âme. Et ce tabernacle a le pouvoir d’accomplir que notre chair c’est à dire le tout de notre être vivant soit déjà sauvée : parce qu’aimer en vérité fait sauter les verrous du mal qui nous emprisonne et nous libère du péché et de l’accusation.
Soyons sans crainte, nous valons plus que le moineau sans souci qui se monnaye pour un demi sou.

(Source: Signe dans la Bible)

Mercredi 22 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

SAINTE MARIE MADELEINE, "Egale aux Apôtres"

 

(Mémoire en France Orthodoxe le 22 Juillet)

 

Magdala (ou Magada ou Dalmanoutha), petit village de pêcheurs situé sur la rive occidentale du lac de Gennésareth, à cinq kilomètres de la ville de Tibériade, était la patrie de Sainte Marie Madeleine. Vierge fortunée, elle vécut dans la crainte de Dieu et l'observation de Ses commandements, jusqu'au jour où elle se trouva possédée de sept démons (cf. Marc 16:9; Luc 8:2) 1. Affligée et ne pouvant trouver aucun répit, elle apprit que Jésus-Christ était parvenu dans la contrée, après avoir traversé la Samarie, et qu'Il attirait de grandes foules à Sa suite, par Ses miracles et Son enseignement céleste. Pleine d'espoir, elle courut vers Lui et, ayant assisté au miracle de la multiplication des pains et des poissons, en nombre suffisant pour nourrir plus de quatre mille hommes (Mat. 15:30-39), elle alla se jeter aux pieds du Sauveur et lui demanda de la guider sur la voie de la vie éternelle.

 

Ayant été délivrée de cette épreuve, elle renonça à ses biens et à tout attachement au monde pour suivre Jésus dans tous ses périples, avec les Apôtres, la Mère de Dieu et d'autres pieuses femmes qui s'étaient mises à son service après avoir été guéries par lui de diverses maladies: Marie, mère de Jacques le petit et de Joset; Marie de Clopas; Jeanne, femme de Chouza; Suzanne, et Salomé, mère des fils de Zébédée.

 

Lorsqu'Il eut rempli Son ministère en Galilée, le Seigneur Se dirigea vers Jérusalem, malgré les avertissements de ses proches. Marie Madeleine le suivit sans hésitation, et se lia d'amitié avec Marthe et Marie de Béthanie. Alors que le Seigneur venait de délivrer un possédé qui était muet, et affirmait qu'Il chassait les démons par l'Esprit de Dieu, une voix s'éleva de la foule et s'écria: « Heureuses les entrailles qui T'ont porté, et les seins qui T'ont allaité! » (Luc 11:27). Cette voix, suppose-t-on, était celle de Marie Madeleine. Elle était présente également lors de la résurrection de Lazare, et fut alors confirmée dans sa foi au Fils de Dieu. Tandis que les autres disciples avaient abandonné le Maître au moment de Son arrestation, elle le suivit jusque dans la cour du grand prêtre puis au tribunal de Pilate, elle assista à Son procès inique, à Sa Passion et se tint auprès de la Croix, en compagnie de la Mère de Dieu et de Saint Jean le Théologien (Jean 19:25).

 

Tout étant accompli et le sang du Sauveur ayant coulé de Son côté pour purifier la terre, Marie, surmontant la douleur, prit l'initiative de Son ensevelissement. Sachant que le noble conseiller, Joseph dArimathie (cf. 31 juil.), avait fait creuser près de là un tombeau neuf dans le roc, elle alla le trouver et le convainquit de céder ce sépulcre pour ensevelir le Crucifié. Encouragé par la foi résolue de cette femme, Joseph obtint l'autorisation de Pilate et, prenant avec lui Nicodème, le membre du Sanhédrin qui était disciple secret de Jésus, il descendit Le Corps de la Croix et le déposa dans un linceul pour le mettre au tombeau. Marie Madeleine ainsi que la Mère de Dieu assistaient à la scène et elles élevèrent alors une hymne funèbre, accompagnée de larmes, dans lesquelles brillait cependant l'espoir de la Résurrection (2). Une fois le tombeau fermé par une grosse pierre qu'on avait roulée à l'entrée, Joseph et Nicodème se retirèrent; mais les deux Saintes femmes restèrent assises, en pleurs en face du tombeau, jusque tard dans la nuit. En quittant l'endroit, elles décidèrent, sitôt le repos du sabbat expiré, de revenir au tombeau avec des aromates, pour embaumer une fois encore le corps du Sauveur (Marc 16:1).

 

Ayant donc observé le repos légal, au chant du coq, alors que le premier jour de la semaine commençait à peine à poindre, Marie Madeleine et l'"autre Marie"(3) vinrent au sépulcre. Un Ange resplendissant leur apparut, accompagné d'un tremblement de terre, et leur annonça que Jésus ne se trouvait plus à l'intérieur, mais qu'Il était ressuscité (Mat. 28:1). Toutes troublées, elles ne prirent pas même le temps de regarder dans le tombeau et coururent porter la nouvelle aux Apôtres. Le Seigneur ressuscité leur apparut en chemin et les salua en disant: « Réjouissez-vous! » Il convenait en effet qu'Il annonçât à une femme la délivrance de notre nature, déchue et condamnée à la souffrance à la suite de la faute d'Eve.

 

En entendant leur récit, les Apôtres crurent qu'elles déliraient. Pierre, cependant, courut jusqu'au sépulcre et, se penchant, vit que seules les bandelettes s'y trouvaient, et il se retira tout perplexe. Le jour s'étant levé, Marie Madeleine se rendit pour la seconde fois sur les lieux, afin de vérifier si elle n'avait pas été victime d'une hallucination. Constatant que le tombeau était effectivement vide, elle alla l'annoncer derechef à Pierre et Jean, qui se rendirent en courant sur les lieux. Une fois les deux disciples repartis, elle resta seule près du tombeau, se demandant qui avait bien pu enlever le corps (Jean 20:11). Deux Anges vêtus de blancs apparurent alors à l'emplacement de la tête et des pieds du Seigneur, et lui demandèrent pourquoi elle pleurait. Comme elle leur répondait, les Anges se levèrent soudain, avec respect. Marie se retourna et vit Jésus qui lui posa la même question. Le prenant pour le jardinier, elle demanda si c'était Lui qui avait enlevé le corps. Mais dès que Jésus l'eut appelée par son nom: "Marie", reconnaissant la voix de son bien-aimé Seigneur, elle s'écria: "Rabbouni (Maître)!" et voulut se jeter à Ses pieds pour les baiser. Désirant l'attirer à une compréhension plus élevée de l'état dans lequel se trouvait Son corps après la Résurrection, Jésus lui dit: « Ne me touche pas, car Je ne suis pas encore monté vers le Père! » Et Il l'envoya annoncer à Ses "frères" ce qu'elle avait vu.

 

Devenue pour la troisième fois "apôtre des Apôtres", Marie Madeleine resta avec les disciples et la Mère de Dieu, partageant leur joie. Elle était probablement présente au Mont des Oliviers, lors de l'Ascension, tout comme dans la chambre haute, le jour de la Pentecôte, quand le Saint-Esprit descendit sous forme de langues de feu (Actes 2).

 

On raconte que la Sainte quitta ensuite Jérusalem, pour se rendre à Rome et y demander justice à l'empereur Tibère de la condamnation inique prononcée par Pilate(4). Se présentant devant l'empereur avec un oeuf en main, elle lui déclara qu'après avoir souffert la Passion, le Christ était ressuscité, apportant à tous les hommes la promesse de la résurrection; et l'oeuf se teignit alors en rouge(5). Le souverain écouta sa requête et convoqua Pilate, ainsi que les grands prêtres Anne et Caïphe. Caïphe mourut en route, en Crète; quant à Anne, il fut supplicié en étant enfermé dans une peau de buffle. Pilate, s'étant présenté au tribunal de l'empereur, essaya de se justifier en avançant les pressions exercées par les Juifs et le risque de rébellion contre l'autorité romaine. Mais César resta insensible à son apologie et le fit jeter en prison. On rapporte que, poursuivant un cerf au cours d'une partie de chasse, organisée non loin de la prison par des amis de Pilate, l'empereur décocha une flèche qui alla frapper Pilate en plein coeur.

 

De retour à Jérusalem, Marie Madeleine suivit l'enseignement de Saint Pierre. Quatre ans s'étant écoulés depuis la Résurrection, et les Apôtres s'étant dispersés dans diverses régions du monde, elle se joignit à Saint Maxime, l'un des Soixante-Dix Disciples, pour aller prêcher la Bonne Nouvelle. Ils furent bientôt arrêtés par les Juifs et abandonnés, avec d'autres Chrétiens, en pleine mer, sans nourriture, dans un bateau dépourvu de voile et de rames. L'embarcation fut cependant guidée par le Christ, le Pilote de notre Salut, jusqu'à Marseille, en Gaule(6) . Ayant débarqué sains et saufs, les Saints Apôtres eurent à subir la faim, la soif et le mépris des habitants de l'endroit, païens forcenés qui ne leur procuraient aucun secours. Un jour que ces derniers s'étaient réunis pour un de leurs sacrifices impies, Sainte Marie Madeleine se mêla courageusement à l'assemblée et les exhorta à reconnaître le seul Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Émerveillés par son assurance et par l'éclat de son visage, les païens prêtèrent attention à ses paroles. Elle réitéra son discours devant le gouverneur romain de la province, Hypatios, qui était venu en compagnie de son épouse apporter une offrande aux idoles, afin d'obtenir une progéniture. D'abord réticent, Hypatios, à la suite de trois apparitions de la Sainte, accueillit Marie et ses compagnons en son palais et demanda à être instruit de leur doctrine. Grâce à l'intercession de Marie, il obtint un enfant, mais sa femme mourut en le mettant au monde. Après un court séjour à Rome, Hypatios entreprit un pèlerinage à Jérusalem; mais changeant soudain d'avis, il décida de retourner à l'endroit où il avait enseveli son épouse et l'enfant. Quelle ne fut pas sa stupeur de les retrouver vivants et d'apprendre qu'ils avaient survécu grâce aux prières et aux soins de Sainte Marie Madeleine! Rendant grâces à Dieu, le magistrat et toute sa maison se firent alors baptiser et devinrent de fervents proclamateurs de la Vérité.

 

Quittant la Gaule, Sainte Marie Madeleine continua ses périples missionnaires en Égypte, Phénicie, Syrie, Pamphylie et autres lieux, répandant partout la bonne odeur du Christ. Elle passa quelque temps à Jérusalem, puis partit pour Éphèse, où elle retrouva Saint Jean le Théologien, partageant ses épreuves et jouissant de ses enseignements inspirés.

 

Ayant rempli la mission que le Seigneur lui avait confiée, elle remit là son âme à Dieu, après une brève maladie, et fut ensevelie à l'entrée de la grotte, où s'endormirent ensuite les Sept Enfants (cf. 4 août). De nombreux miracles se produisirent en cet endroit, jusqu'au jour où, presque dix siècles plus tard (899), le pieux empereur Léon VI le Sage ordonna de transférer les reliques de la Sainte Égale-aux-Apôtres à Constantinople (cf. 4 mai.). Il les reçut avec une grande dévotion, en présence de tout le peuple, et les portant sur ses épaules, aidé de son frère Alexandre, il alla les déposer dans la partie gauche du sanctuaire du monastère de Saint Lazare, qu'il avait fondé.

 

Survivant aux péripéties de l'histoire, la main gauche de la Sainte Myrophore, qui exhale un suave parfum, est aujourd'hui vénérée au Monastère athonite de Simonos Pétra, qui honore Sainte Marie Madeleine comme sa seconde fondatrice.

 

1). La Tradition occidentale, depuis St Grégoire le Grand, a assimilé Marie Madeleine à la pécheresse repentante venue oindre les pieds de Jésus (Luc 7:36-38), et même à Marie soeur de Lazare. Mais rien dans l'Évangile ne porte à faire cette identification, rejetée par la plupart des Pères orientaux. En effet, la possession ne suppose en aucun cas une vie débauchée. St Syméon Métaphraste interprète de manière allégorique les "sept démons" comme les sept passions qui font obstacle à la vertu; toutefois il n'est pas suivi par d'autres Pères.
2). Cette thrène est le thème de l'Office des matines du Grand Samedi.
3). D'après St Romanos le Mélode et St Grégoire Palamas l'"autre Marie" ne pouvait être que la Mère de Dieu, car il convenait qu'elle fût la première à contempler la Résurrection de son Fils. Mais, pour la plupart des Pères, ce fut Marie Madeleine qui vit la première le Seigneur, conformément aux paroles de l'Évangile (Marc 16:9), l'"autre Marie" étant Marie, mère de Jacques. Les écrivains ecclésiastiques ont essayé de concilier de diverses manières les récits divergents des Evangiles concernant la ou les visites des Saintes Myrophores au tombeau. Nous résumons ici la version de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVe s.).
4). Ce récit de la vengeance contre Pilate et de sa mort n'est rapporté que par St Syméon Métaphraste, probablement sous l'influence de l'Évangile apocryphe de Nicodème (Actes de Pilate, Ves.), qui met en scène Ste Véronique. En 36, Pilate fut déposé de sa charge et renvoyé à Rome pour répondre de sa mauvaise administration, pendant laquelle avaient abondé provocations, violences et exécutions arbitraires. Selon Eusèbe de Césarée, il se serait suicidé (Hist. ecclés. II, 7), ou fut peut-être exécuté. Diverses traditions apocryphes ont tenté de réhabiliter Pilate, supposant même qu'il se serait converti, et reportent toute la responsabilité de la Passion sur les Juifs.
5). Cette tradition populaire rend compte de la coutume des oeufs de Pâques, répandue dans tout le monde chrétien.
6). Ce récit de la mission de Ste Marie Madeleine en Gaule, rapporté par St Syméon Métaphraste, fait écho, en quelque manière, aux diverses traditions répandues en France, concernant le culte de la Sainte. La tradition du transfert de Reliques de Marie Madeleine à l'abbaye de Vézelay, en Bourgogne, semble la plus ancienne et fut à l'origine d'un fameux pèlerinage. Selon certains, ces Reliques venaient de Provence, selon d'autres de Palestine. À partir du XIIe s. on commença à vénérer à la Sainte-Baume, à une cinquantaine de km de Marseille, une caverne où la Sainte aurait mené la vie ascétique pendant trente ans. Parallèlement, un pèlerinage se développa au village de Saint-Maximin, à une vingtaine de km de là, où l'on avait découvert dans une crypte un sarcophage de la Sainte Myrophore. On vénéra dès lors en Provence Ste Marie Madeleine et ses compagnons: St Maximin, premier Evêque d'Aix, St Sidoine, SteMarcelle et deux autres enfants. Notons qu'on vénère également aux Saintes-Maries de la Mer, en Camargue, les Saintes Myrophores Marie, mère de Jacques, et Marie Salomé, qui auraient accompagné Ste Marie Madeleine dans sa mission.

 

Mercredi 22 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1-2.11-18.

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Mercredi 22 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Grégoire le Grand

(v. 540-604), pape et docteur de l'Église .Homélies sur l'Evangile, 25,1-2.4-5 ; PL 76, 1189-1193 (trad. bréviaire) 

 

« Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » (Ct 3,3)

 

Il faut mesurer avec quelle force l'amour avait embrasé l'âme de cette femme qui ne s'éloignait pas du tombeau du Seigneur, même lorsque les disciples l'avaient quitté.

Elle recherchait celui qu'elle ne trouvait pas, elle pleurait en le cherchant, et, embrasée par le feu de son amour, elle brûlait du désir de celui qu'elle croyait enlevé.

C'est pour cela qu'elle a été la seule à le voir, elle qui était restée pour le chercher, car l'efficacité d'une œuvre bonne tient à la persévérance, et la Vérité dit cette parole :

« Celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé » (Mt 10,22)... 


Car l'attente fait grandir les saints désirs. Si l'attente les fait tomber, ce n'étaient pas de vrais désirs.

C'est d'un tel amour qu'ont brûlé tous ceux qui ont pu atteindre la vérité. C'est pourquoi David dit :

-« Mon âme a soif du Dieu vivant : quand pourrai-je parvenir devant la face de Dieu ? » (Ps 41,3)

Et l'Église dit encore dans le Cantique des cantiques : « Je suis blessée d'amour » et plus loin :

-« Mon âme a défailli » (Ct 2,5).

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

On lui demande le motif de sa douleur, afin que son désir s'accroisse, pour qu'en nommant celui qu'elle cherche, elle rende plus ardent son amour pour lui. 


« Jésus lui dit : Marie ».

Après le mot banal de « femme », il l'appelle par son nom.

C'est comme s'il lui disait :

-« Reconnais celui qui te connaît.

Je ne te connais pas en général, comme toutes les autres, je te connais d'une façon personnelle. »

Appelée par son nom, Marie reconnaît donc son Créateur et elle l'appelle aussitôt « Rabbouni, c'est-à-dire maître », parce que celui qu'elle cherchait extérieurement était celui-là même qui lui enseignait intérieurement à le chercher.

 

Mercredi 22 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 06:43
Aujourd’hui le visage le plus fragile de notre société se prénomme Vincent

A l’avant-veille de la décision du Dr Simon qui pourrait annoncer « l’arrêt des traitements », voici la déclaration des évêques de Rhône-Alpes au sujet de Vincent Lambert, dont les parents vivent dans la Drôme.

Dans quelques jours, une décision médicale risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert.

Il n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.

Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme « Tu ne tueras pas » ou « Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui ». Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble [1]. Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate [2].

C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable. Nous voudrions exprimer à tous ses membres notre compassion, en respectant leur souffrance.

A l’issue des travaux menés sur la situation de Vincent Lambert par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte. Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de « conscience de l’Europe » qu’elle s’était donné en 2010 [3].

En union avec beaucoup d’autres, croyants ou non, nous lançons un appel aux autorités politiques, juridiques et médicales. Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société.

Si sa mort doit survenir, nous prierons pour que tous puissent accueillir cet événement dans l’espérance. Mais aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?

Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise
Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy
Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne
Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne
Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon
Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence
Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars

[1] C’est le titre et le sens de l’appel interreligieux signé pendant le débat parlementaire sur la fin de viehttp://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/09/nous-hauts-dignitaires-religieux-demandons-a-ce-que-soit-preserve-l-interdit-de-tuer_4589691_3232.html
[2] Serment d’Hippocrate. Article R 4127-38 du code de la santé publique
[3] http://hudoc.echr.coe.int/sites/fra/pages/search.aspx?i=001-155264

Aujourd’hui le visage le plus fragile de notre société se prénomme Vincent
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