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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:37

Calendrier interreligieux 2015/2016 : 1er trimestre

Lyon Métropole

 

Samedi 17 octobre de 10h à 17hchez les dominicains du Couvent de La Tourette, 69210 Eveux /L’Arbresle :

« Dieu parle-t-il dans la Bible ? » 

Avec Jean-François Bouthors, bibliste, éditeur, éditorialiste à Ouest-France, enseignant au Centre Sèvres (Paris)

http://couventdelatourette.fr/images/PDF/programme%202015.2016/RT%2001.pdf

 

Samedi 17 octobre à 20h30 en la basilique de Fourvière, place de Fourvière, Lyon 5e :

Concert de commémoration du centenaire du génocide arménien.

 

Lundi 19 et mardi 20 octobre :

Session au centre de Valpré, 1 chemin de Chalin 69130 Ecully :

« Le sionisme est-il compatible avec la foi chrétienne ? » Une session d’étude proposée par le Service National des Relations avec le Judaïsme (SNRJ) :

http://www.cdo-lyon.cef.fr/spip.php?article2005

Pour tous renseignements et inscriptions : Service National pour les Relations avec le Judaïsme SNRJ – 114, boulevard de Magenta – 75010 Paris Tél. : 01 42 88 04 39 – Fax : 01 42 88 17 63 E-mail :cerj@wanadoo.fr

 

Vendredi 23 ou samedi 24 octobre :

Fête musulmane d’Ashura, qui a plusieurs significations dans le monde musulman. Selon toute une tradition, celle-ci aurait été instituée en commémoration de l’Exode conduit par Moïse arrachant son peuple au pouvoir de Pharaon.

Jeudi 5 novembre : à 20h30 au Centre Hillel, 113 Bd Vivier Merle, Lyon 3e :

Conférence de Michaël Bar Zvi : « L’héritage d’Israël dans la culture française, une alliance spirituelle » : à l’initiative de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France (AJCF).

http://www.ajcf.fr/AJC-Lyon-Conferences-2015-2016.html

Lundi 16 novembre et lundi 23 novembre, de 9h15 à 17h, Université catholique, 23, Place Carnot, Lyon 2e :

Deux journées de formation animées par le Comité diocésain pour les relations avec le judaïsme et le Centre chrétien pour l’étude du judaïsme, sur le thème :

 » Peut-on se passer du judaïsme? ».

Inscriptions avant le 6 novembre auprès de Marie-Claude Badaud, 04 78 81 47 68 ; site internet:http://cdo-lyon.cef.fr

 

Mercredi 18 novembre de 20h à 22h, au Foyer protestant, 309 avenue Sakharov, Lyon 9e :

« De Caïn à Jacobla fraternité problématique » – lecture juive de Genèse 4 : rencontres duGroupe Abraham.

Mardi 1er décembre à 20h30 Théâtre de Ste Marie – 4, Montée St Barthélémy, Lyon 5e :

Conférence de Marc Gaucherand, docteur en philosophie, professeur de culture générale en Licences et Master à l’Institut Marc Perrot (Sainte-Marie Lyon / les Maristes) :

« Péguy et le judaïsme »    http://www.ajcf.fr/Lyon-Peguy-et-le-judaisme.html (AJCF).

Mardi 8 décembre 2015, le même jour que la fête catholique de l’Immaculée conception et à la même période que la fête juive de Hanoucca :

 

Fête bouddhiste mahayana (Grand Véhicule) de Bodhi, l’éveil de Gautama devenu Bouddha.

 

 

Du lundi 7 décembre au lundi 14 décembre :

 

Fête juive d’Hanoucca (fête de l’inauguration du temple) ; fête juive rabbinique célébrant la victoire militaire des Maccabées (famille juive) sur les Grecs et le coup d’arrêt porté à l’hellénisation (fait de subir l’influence de la civilisation grecque antique).

A noter déjà pour 2016 :

 

Mardi 5 janvier 2016, à 19h30 chez les dominicains, à L’Agora Tête d’Or,  93 rue Tête d’Or  Lyon 6e

Tél. 04 78 52 22 54

 

La Bible est-elle monothéiste ? / frère Cyrille-Marie Richard o.p., étudiant en Ecriture sainte à l’Institut biblique pontifical de Rome : http://dominicains-lyon.fr/les-conferences/agora-tete-d-or/article/la-bible-est-elle-monotheiste

 

 

Samedi 30 janvier 2016 de 9h à 16h chez les dominicains, à L’Agora Tête d’Or, 93 rue Tête d’Or Lyon 6e

Tél. 04 78 52 22 54

 

Tendre l’autre joue ? Religion et violence : colloque organisé en partenariat par Agora Tête d’Or, Centre St Ignace, Sanctuaire St Bonaventure. Avec Paul Valadier s.j, Pierre Gibert s.j, F. Picart, Emmanuel Pisani o.p. :

http://dominicains-lyon.fr/les-conferences/partenariats/article/agora-tete-d-or-centre-saint-31

 

 

Mardi 15 mars 2016, à 19h30, chez les dominicains, à L’Agora Tête d’Or,  93 rue Tête d’Or Lyon 6e

Tél. 04 78 52 22 54 :

 

Bouddhisme et christianisme, quel avenir commun ? / frère Thierry-Marie Courau o.p., doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Institut catholique de Paris, spécialiste du bouddhisme auprès de la Conférence des Evêques de France :

http://dominicains-lyon.fr/les-conferences/agora-tete-d-or/article/bouddhisme-et-christianisme-quel

 

Samedi 21 mai 2016 (10h-17h) au Couvent dominicain de la Tourette, Eveux/L’Arbresle

Ecriture et lecture du Coran, avec Mohammad Ali Amir-Moezzi, islamologue, titulaire de la chaire d’islamologie classique à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, maître d’œuvre du Dictionnaire du Coran.- Ed. Robert Laffont, 2007. (Rencontre organisée avec Daniel Rivet, professeur émérite à l’Université de Paris 1) :

http://couventdelatourette.fr/images/PDF/programme%202015.2016/RT%2016.pdf

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans DIALOGUE INTERRELIGIEUX oecuménisme
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:25
Après dix années de fouille, une équipe de chercheurs américains a mis au jour les ruines d'une immense cité de l'ère du Bronze correspondant aux descriptions bibliques.

Après dix années de fouille, une équipe de chercheurs américains a mis au jour les ruines d'une immense cité de l'ère du Bronze correspondant aux descriptions bibliques.

Sodome, la ville incarnant dans la bible la dépravation la plus extrême, pourrait bien avoir été localisée par une équipe d’archéologues dans l’actuelle Jordanie.

Le professeur d’études bibliques et apologétiques de l’Université de Trinity Southwest, Steven Collins est formel :

« le gigantesque site de Tall El Hamman » dans le sud de la vallée du Jourdain, à quelques kilomètres au nord de la mer Morte, réunit « tous les critères » de la ville de Sodome telle qu’elle est décrite dans la Bible, rapporte la revue scientifique Popular Archaeology.

Sodome apparaît avec sa voisine Gomorrhe, dans le livre de la Genèse ainsi que dans le Livre de la Sagesse parmi trois autres cités formant « les villes de la plaine » située dans la vallée du Jourdain au sud du pays de Canaan.

Dieu, en réaction à la perversion qui régnait à Sodome, envoya deux anges pour vérifier si le péché était bien avéré.

« La clameur qui s’élève de Sodome et Gomorrhe est immense et leurs péchés sont énormes… », témoignèrent-ils. « Alors l’Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de souffre et de feu ; ce fut l’Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau.

Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Lot regarda en arrière, et elle se transforma en statue de sel.

Abraham se leva de bon matin et se rendit à l’endroit où il s’était tenu en présence de l’Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l’étendue de la plaine; et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d’une fournaise. » peut-on lire dans l’Ancien Testament (Genèse, XVIII).

web-ancient-city-of-sodom-tall-el-hammam-excavation-project-c2a9

Plus la moindre présence humaine durant 700 ans

Selon les textes, Sodome était décrite comme la plus grande cité du Kikkar (la plaine fertile mentionnée dans la Bible ) à l’est du Jourdain.

« J’en ai immédiatement conclu qu’il convenait de chercher quel site abritait les plus grandes ruines d’une cité de l’âge du Bronze » explique le docteur Collins.

Ainsi, pendant plus de dix années de fouilles, les archéologues ont sorti de terre des objets ainsi que les ruines d’une immense cité appartenant à l’ère du Bronze (3500 – 2350 av. J.c.), en particulier un mur d’enceinte de plus de dix mètres ainsi que des tourelles défensives.

« Une réalisation remarquable qui a demandé des millions de briques et, évidemment, un grand nombre d’ouvriers » souligne le docteur Collins.

En comparant ces découvertes avec celles des villes avoisinantes, il apparaît que celle-ci était 5 à 10 fois plus grande que les autres.

Plus étonnant encore, sur ce site, tout semble indiquer que l’activité humaine s’est éteinte pendant 700 ans…

Source

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Société Patrimoine CATECHISME et CATECHESE culture
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 09:24
Le plus dur combat qu’on peut livrer est le combat avec soi-même. C’est pourquoi la plupart des gens préfèrent passer leur vie à culpabiliser les autres plutôt que d’affronter leurs propres démons.  Rava Bakou

Le plus dur combat qu’on peut livrer est le combat avec soi-même. C’est pourquoi la plupart des gens préfèrent passer leur vie à culpabiliser les autres plutôt que d’affronter leurs propres démons. Rava Bakou

Lettre de saint Jacques 2,12-17.

Frères bien-aimés, parlez et agissez comme devant être jugés par la loi de liberté.
Car le jugement sera sans miséricorde pour celui qui n'aura pas fait miséricorde ; la miséricorde triomphe du jugement.
Que sert-il, mes frères, à un homme de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? Est-ce que cette foi pourra le sauver ?
Si un frère ou une sœur sont dans la nudité et n'ont pas ce qui leur est nécessaire chaque jour de nourriture, et que l'un de vous leur dise :
"Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez " sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ?
Il en est de même de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Le choeur des saints a trouvé la source de la Vie et la porte du Paradis. Puissé-je moi aussi en trouver le chemin par la repentance. Je suis la brebis perdue. Appelez-moi, ô Sauveur, et sauvez-moi.

Le choeur des saints a trouvé la source de la Vie et la porte du Paradis. Puissé-je moi aussi en trouver le chemin par la repentance. Je suis la brebis perdue. Appelez-moi, ô Sauveur, et sauvez-moi.

Par St Aphraate

(?-v. 345), moine et évêque Syriaque près de Mossoul 
Les Exposés, n°4 ; SC 349 (trad. SC p. 316) 


 

« Restez éveillés et priez en tout temps »

 

Mon ami, lorsqu'on fait le bon plaisir de Dieu, c'est de la prière, et c'est ce qui me paraît beau…

Par-dessus tout, sois assidu à la prière sans t'en lasser, comme il est écrit, car notre Seigneur a dit :

« Priez sans vous lasser. »

Sois assidu aux veilles, éloigne de toi somnolence et lourdeur, sois en éveil jour et nuit sans te décourager. 

Je vais te montrer les modes de la prière ; il y a en effet la demande, l'action de grâce et la louange (Ph 4,6) :

*la demande, quand on demande miséricorde pour ses péchés ; *l'action de grâce, quand tu rends grâce à ton Père qui est au ciel ; et

*la louange, quand tu le loues pour ses œuvres.

Quand tu es en danger,

*présente la demande ;

quand tu es pourvu de biens,

*rends grâce à celui qui donne ;

et quand tu es d'humeur joyeuse,

*présente la louange. 

Toutes tes prières, tu dois les porter devant Dieu selon les circonstances.

Vois ce que David lui-même disait à tout moment :

« Je me suis levé pour rendre grâce à tes jugements, ô Juste » (Ps 118,62).

Dans un autre psaume, il dit encore : « Louez le Seigneur depuis les cieux, louez-le dans les hauteurs » (148,1). Il dit enfin : « Je bénirai le Seigneur à tout moment, à tout moment ses louanges en ma bouche » (33,2). Car tu ne dois pas prier d'une seule manière, mais selon les circonstances. 

Et moi, mon ami, j'ai la ferme conviction que tout ce que les hommes demandent avec assiduité, Dieu le leur donne.

Mais celui qui offre avec hypocrisie n'est pas agréé, selon ce qu'il est écrit :

Celui qui offre la prière, qu'il tourne et retourne son offrande, pour voir s'il ne s'y trouve pas quelque défaut, et qu'ensuite il l'offre, autrement son offrande restera à terre (cf Mt 5,23-24; Mc 11,25).

Et qu'est-ce que l'offrande, sinon la prière ?…

De toutes les offrandes en effet, la prière pure est la meilleure.

 

Le Seigneur est resté silencieux devant Pilate et Hérode. Il n'a pas tenté de Se justifier. Vous devriez imiter Son sage et saint silence lorsque vous voyez que vos ennemis vous accusent, avec ferme intention d'obtenir gain de cause : ils n'accusent que dans le but de cacher leurs propres mauvaises intentions sous le camouflage d'un jugement. (Par Saint Ignace Brianchaninov, Le Calice du Christ)

Le Seigneur est resté silencieux devant Pilate et Hérode. Il n'a pas tenté de Se justifier. Vous devriez imiter Son sage et saint silence lorsque vous voyez que vos ennemis vous accusent, avec ferme intention d'obtenir gain de cause : ils n'accusent que dans le but de cacher leurs propres mauvaises intentions sous le camouflage d'un jugement. (Par Saint Ignace Brianchaninov, Le Calice du Christ)

EST-IL POSSIBLE QUE DIEU CESSE D’AIMER QUELQU’UN?

Dieu est amour –

Il ne peut cesser d’aimer quelqu’un. Pourquoi? – parce que Dieu est amour (1Jn 4, 8 et 16), et Il ne peut cesser d’être ce qu’Il est, « sa miséricorde est éternelle » (Ps 117); parce que l’amour est toujours l’amour de quelqu’un, ou bien il n’est pas amour, donc Dieu ne peut être amour sans être amour pour quelqu’un; parce que la personne que Dieu aime ne peut jamais faire assez de mal pour que ce mal soit plus grand que l’amour que Dieu a pour elle (cf. Luc 15); parce que Dieu n’aime pas d’une façon conditionnelle: Il aime gratuitement; parce que Dieu voit toujours le meilleur de ce qui est dans la personne; or il y a toujours quelque chose de bon dans la personne, ne serait-ce que le sceau de l’image divine qui ne peut être effacé.

Pédagogie

Par amour pour quelqu’un, Dieu peut choisir de s’éloigner d’elle, de se faire plus discret, afin que cette personne se mette à sa recherche (Os 9, 15). Il arrive que Dieu en quelque sorte se cache. Et Il fait cela par pédagogie, lorsque nos péchés nous ont rendus insensibles à sa présence et à son amour. Il ne cesse pas alors d’aimer, mais Il peut cesser de manifester son amour à la personne, ou en tout cas le manifester d’une moindre façon. A la limite, son amour peut être appelé « colère », lorsque, par amour, Il nous abandonne à nous-mêmes (Héb 12, 6). Cela ne veut pas dire qu’Il ne nous aime plus, ou qu’Il cesse d’être amour; cela veut dire que son amour prend la forme d’un feu, d’une sècheresse, d’une absence quelquefois terrible, d’un désert. Il nous livre ainsi à nous-mêmes, par pédagogie paternelle, après avoir essayé d’autres moyens de nous convaincre de son amour pour nous et d’obtenir que nous l’aimions à notre tour, en réponse, librement, par amour. « Ceux que J’aime, dit-Il dans l’Apocalypse, Je les corrige »(3, 19). S’Il ne les aimait pas, Il ne s’en occuperait même plus; or, Il les corrige, Il les éprouve, par son retrait même, ou par des épreuves extérieures ou intérieures afin qu’ils se redressent. Toute la Parole de Dieu – appelée sainte Écriture – nous montre l’amour de Dieu pour son peuple et pour des personnes. Et, ce qui montre que Dieu ne se lasse pas d’aimer, c’est qu’Il monte sur la Croix, aimant ainsi jusqu’au bout ceux qui ne l’aiment pas ou qui répondent mollement à son amour. La Croix prouve que Dieu aime toujours. Saint Maxime le Confesseur dit que Dieu aime tous les hommes, les justes comme ses amis et ses familiers, et les pécheurs comme des insensés qui se perdent dans la nuit (Centuries sur l’amour).Cela veut dire que, à l’égard des pécheurs, de ceux qui se rendent indignes de son amour, le Seigneur peut manifester son amour comme compassion.

Suggestion diabolique

L’idée que Dieu cesse d’aimer est donc, soit une opinion à caractère psychologique, comme les enfants redoutent que leurs parents cessent de les aimer; soit une suggestion diabolique qui nous fait douter que Dieu nous aime et nous rend presque impossible de nous approcher de lui. Douter que Dieu continue à nous aimer nous empêche de nous repentir et de lui demander pardon, donc de nous réconcilier avec lui. c’est pourquoi il faut plutôt penser que cette idée vient du Malin. En fait, celui qui, même dans ses erreurs, ses fautes et ses péchés, continue à croire à l’amour de Dieu pour lui peut être sauvé immédiatement, parce que la certitude de l’amour de Dieu est plus forte que la peur de la mort et de la mort éternelle. « Montre-moi ton amour, Dieu de miséricorde », dit David dans un psaume (84, 8): prions, non pour que Dieu nous aime, puisqu’Il nous aime toujours, mais pour qu’Il nous montre son amour, parce que nous ne le voyons pas toujours ou parce que cet amour est quelquefois imperceptible pour notre sensibilité grossière.

 

Que Dieu nous aide et nous donne la joie de son amour!

Gloire à Vous pour Votre amour indicible, Seigneur Jésus, gloire à Vous!

Par Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395), moine et évêque 
Homélie 6 sur les Béatitudes ; PG 44, 1269 (trad. bréviaire 12e sam. rev.) 

 

« Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 51,12)

 

 

Si, par un effort de vie parfaite, tu nettoies les scories de ton cœur, la beauté divine brillera de nouveau en toi.

C'est ce qui arrive avec un morceau de métal, lorsque la meule le débarrasse de sa rouille.

Auparavant il était noirci, et maintenant il brille et rayonne au soleil.

De même l'homme intérieur, ce que le Seigneur appelle « le cœur », lorsqu'on aura enlevé les taches de rouille qui altéraient et détérioraient sa beauté, retrouvera la ressemblance de son modèle (Gn 1,27), et il sera bon.

Car ce qui devient semblable à la Bonté est nécessairement bon... 

Et ainsi celui qui a le cœur pur devient heureux (Mt 5,8) parce que, en redécouvrant sa pureté, il découvre, à travers cette image, son origine.

Ceux qui voient le soleil dans un miroir, même s'ils ne fixent pas le ciel, voient le soleil dans la lumière du miroir aussi bien que s'ils regardaient directement le disque solaire.

De même vous, qui êtes trop faibles pour saisir la lumière, si vous vous tournez vers la grâce de l'image placée en vous dès le commencement, vous trouvez en vous-mêmes ce que vous recherchez. 

En effet, la pureté, la paix de l'âme, l'éloignement de tout mal, voilà la divinité.

Si tu possèdes tout cela, tu possèdes certainement Dieu.

Si ton cœur est dégagé de toute inconduite, libre de toute passion, pur de toute souillure, tu es heureux, car ton regard est clair.

 

Donnez-nous, Seigneur un cœur nouveau
insufflez en nous , un esprit nouveau.


1 - Voici venir des jours, oracle du Seigneur+,
Où je conclurai avec la maison d'Israël*,
Une alliance nouvelle

2 - Je mettrai ma loi au fond de leur être*,
Et je l'écrirai sur leur cœur

3 - Je serai leur Dieu*,
Et eux seront mon peuple

4 - Je leur pardonnerai toutes leurs fautes*
Et ne me souviendrai plus de leurs péchés 

 

Vous ne devriez jamais être effrayé, si vous êtes troublé par un flot de pensées, si l'ennemi est trop fort contre vous, si ses attaques seraient sans fin, si cette guerre va durer toute votre vie et si vous ne savez pas éviter d'incessantes chutes de divers ordres. Sachez que vos ennemis, avec tous leurs tours vicieux, sont entre les mains de notre divin Commandant, notre Seigneur Jésus-Christ, pour l'honneur et la gloire de Qui nous livrons la guerre. Puisqu'Il nous guide Lui-même dans cette bataille, Il ne laissera assurément pas nos ennemis user d'une force invincible pour vous écraser, si vous ne vous portez pas vous-mêmes dans leur camp volontairement. Il combattra Lui-même pour vous et vous livrera vos ennemis en vos mains, quand Il le voudra et comme Il le voudra, comme il est écrit : Car le Seigneur ton Dieu Lui-même va et vient au milieu de ton camp pour te sauver en te livrant tes ennemis (Deut. 23,14) (Dans "La Guerre Invisible", par saint Théophane le Reclus et saint Nicodème de la Sainte Montagne)

Vous ne devriez jamais être effrayé, si vous êtes troublé par un flot de pensées, si l'ennemi est trop fort contre vous, si ses attaques seraient sans fin, si cette guerre va durer toute votre vie et si vous ne savez pas éviter d'incessantes chutes de divers ordres. Sachez que vos ennemis, avec tous leurs tours vicieux, sont entre les mains de notre divin Commandant, notre Seigneur Jésus-Christ, pour l'honneur et la gloire de Qui nous livrons la guerre. Puisqu'Il nous guide Lui-même dans cette bataille, Il ne laissera assurément pas nos ennemis user d'une force invincible pour vous écraser, si vous ne vous portez pas vous-mêmes dans leur camp volontairement. Il combattra Lui-même pour vous et vous livrera vos ennemis en vos mains, quand Il le voudra et comme Il le voudra, comme il est écrit : Car le Seigneur ton Dieu Lui-même va et vient au milieu de ton camp pour te sauver en te livrant tes ennemis (Deut. 23,14) (Dans "La Guerre Invisible", par saint Théophane le Reclus et saint Nicodème de la Sainte Montagne)

Avortement, homosexualité, prostitution : la dérive d’Amnesty International

Amnesty International se présente comme une ONGI (Organisation non gouvernementale internationale) qui défend les êtres humains selon la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle milite en effet activement et souvent efficacement pour la libération des prisonniers d’opinion, le droit à la liberté d’expression, l’abolition de la peine de mort et de la torture, et l’arrêt des crimes politiques. Aleteia la cite souvent, à juste titre, comme une source d’information lorsqu’il s’agit d’alerter sur des violations des droits de l’homme, exactions et discriminations injustes dans le monde entier.

Ce terrible paradoxe : « recourir à la peine capitale pour sauver des vies » !

Des « droits » forgés pour l’individu roi

Telle est bien la mission donnée à Amnesty International par ses fondateurs, au début des années 60, l’avocat britannique Peter Benenson et l’indépendantiste irlandais Sean MacBride, tous deux catholiques (né dans une famille juive, Benenson, de son vrai nom Peter James Henry Solomon, s’était converti au catholicisme en 1958, quelques années avant de fonder Amnesty).

Mais cette mission est aujourd’hui étendue à la défense et la promotion de tout un registre de « droits » nouveaux, civils, politiques, économiques, sociaux, culturels, issus d’une pensée libertaire à la dévotion de l’individu roi.

Avec de nombreuses ONG, Amnesty International s’est mise idéologiquement à la remorque de l’ONU, déplore un ancien militant de l’association : « Auparavant, nous allions là où les autres n’allaient pas. Nous parlions des prisonniers politiques, de la peine de mort. Maintenant, nous sommes calqués sur le programme de l’ONU. On s’occupe des femmes, des droits économiques et sociaux, de la misère. C’est trop large ».*

Au détriment des êtres les plus fragiles

C’est surtout contraire à la défense des êtres humains les plus fragiles, notamment lorsque Amnesty milite pour l’abrogation de toutes les lois anti-avortement au nom du « droit » des femmes à disposer de leur corps sans égard pour la vie de l’enfant. Cela lui a valu en mars 2007 d’être condamnée par le Vatican par la voix du cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, qui a demandé à tous les catholiques et à toutes les institutions catholiques de ne plus lui accorder de soutien financier.

Toujours en 2007, en Angleterre, Mgr Michael Evans (1951-2007), évêque catholique du diocèse d’Est Anglie, démissionne d’Amnesty International, dont il a été membre pendant 30 ans, dont plusieurs années au sein du comité directeur, pour protester contre l’introduction dans le programme d’Amnesty d’un « droit à l’avortement ».

De nombreux catholiques suivent son exemple. En 2013, Amnesty International a fait campagne, de concert avec le Comité des droits de l’homme de l’ONU, pour que l’Irlande dépénalise entièrement l’avortement. En 2014, elle a lancé la campagne mondiale « Mon corps, mes droits » pour le respect, la protection et la promotion des « droits sexuels et reproductifs ». Cette campagne se poursuit : le 28 septembre 2015, des sympathisants d’Amnesty International ont participé dans plus de 20 pays à une « Journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement ».

Sur la lancée cette logique libertaire, Amnesty International s’est engagée pour la défense des « droits » LGBT : « Amnesty International appelle au respect de la liberté d’expression et de rassemblement des LGBTI en soutenant les ‘Marches des fiertés’ en Europe » (Amnesty International). Elle a aussi opté en août 2015 pour la dépénalisation de la prostitution pour les prostitué(e)s mais aussi pour les clients et les proxénètes, pour peu que les « travailleurs du sexe » soient des adultes consentants. La campagne que l’ONGI a consacrée à cette cause douteuse lui a valu l’ire de personnalités célèbres, telles les actrices Meryl Streep et Kate Winslet, vent debout contre cet esclavage qui s’aggrave dans les pays qui ont choisi la dépénalisation (Catholic Herald).

L’Histoire jugera les aveuglements d’aujourd’hui

À vouloir coller comme tant d’autres – associations ou partis politiques – à l’air du temps, Amnesty International en épouse la cécité sur le sort des êtres humains les plus fragiles et les plus démunis, à commencer par les enfants à naître. L’Histoire jugera sans doute aussi sévèrement cette attitude contemporaine que les aveuglements passés sur le sort de populations entières vouées à l’esclavage ou à l’extermination par des sociétés pourtant depuis longtemps christianisées.

*Cité par Marc Girot, Amnesty International. Enquête sur une ONG génétiquement modifiée, Paris, Éditions du Cygne, coll. « Essai », 2011, p.89.

 

(Source: ALETIA:

 

Colosimo : «Pour le Pape, l'ennemi prioritaire est le djihadisme et non la Russie»

Posted: 17 Oct 2015 10:36 AM PDT

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Ukraine, Bachar el-Assad, Chrétiens d'Orient: Jean-François Colosimo a accordé un entretien fleuve à FigaroVox dans lequel il analyse les enjeux géopolitiques de la visite de Vladimir Poutine au Vatican.


Jean-François Colosimo est écrivain et essayiste. Président du Centre national du livre de 2010 à 2013, il dirige désormais les éditions du Cerf. Son dernier livre, Les Hommes en trop, la malédiction des chrétiens d'Orient, est paru en septembre 2014 aux éditions Fayard.


Le pape François rencontre Vladimir Poutine ce mercredi après-midi au Vatican. Pourquoi organiser maintenant un tel face à face?

L'entrevue historique entre Mikhaïl Gorbatchev et le pape Jean Paul II avait ouvert la voie. Cette rencontre entre le pape François et Vladimir Poutine, la deuxième après un premier entretien en novembre 2013, est devenue quasiment impérative face à l'actualité qui secoue l'Europe et le Proche-Orient.

Diverses raisons expliquent, en effet, l'urgence de cette audience.

«Les catholiques ukrainiens de rite oriental forment une minorité concentrée à l'ouest dans la région de Lviv, très active et à l'inclination nationaliste. Par son pouvoir à la tempérer, le Saint-Siège dispose d'un véritable levier pour apaiser la crise.»

La première porte sur la résolution du conflit ukrainien. Au VIIIe siècle, l'Europe connaît en son cœur une division majeure. La confrontation entre missionnaires byzantins et missionnaires francs va déboucher sur la rupture entre Constantinople et Rome, les Grecs et les Latins, laquelle annonce la séparation entre orthodoxes et catholiques. Elle donne lieu à la ligne de fracture qui court de Riga, dans les pays Baltes, à Split, en ex-Yougoslavie, et qui traverse l'Ukraine en son milieu. Il est évident que l'opposition entre les Ukrainiens de l'Ouest et de l'Est, sans être une guerre de religion, implique cette longue mémoire. Ce pays-frontière est ainsi partagé entre les mentalités contradictoires nées de l'Occident et de l'Orient chrétiens et de leurs disputes autour de l'héritage impérial, d'où les fortes tensions entre Bruxelles et Moscou. Les catholiques ukrainiens de rite oriental, originellement issus de l'Église orthodoxe mais unis depuis plusieurs siècles à l'Église catholique, forment une minorité concentrée à l'ouest dans la région de Lviv, très active et à l'inclination nationaliste. Par son pouvoir à la tempérer, le Saint-Siège dispose d'un véritable levier pour apaiser la crise.

Cette audience, deuxième raison, est également motivée par la situation dramatique des chrétiens d'Orient. Comme le soulignent ses déclarations à Sarajevo sur le présent climat de «troisième guerre mondiale», le pape défend sans doute la notion d' «ennemi prioritaire». Or celui-ci est le djihadisme, et non pas la Russie.

De ces deux raisons, découle la troisième. Pour Vladimir Poutine, cet entretien représente l'occasion de sortir de l'isolement diplomatique qui est le sien, particulièrement au regard de l'Union européenne. Le pape ne manquera pas, dans le secret de ce tête-à-tête, d'aborder les épineuses questions des risques pour la paix de la diplomatie offensive du Kremlin et de la menace sur les libertés fondamentales en Russie. Mais le successeur de Pierre entend aussi, et d'abord, que cette audience s'inscrive dans l'accélération de la démarche œcuménique qui marque son pontificat.

Une source vaticane aurait effectivement confié à La Croix que «Le Saint-Siège comprend qu'une solution au conflit en Syrie passe inévitablement par la Russie»…

C'est la position informée, judicieuse et raisonnée à adopter face à la situation du Levant. Il est regrettable que ce réalisme de la diplomatie vaticane fasse défaut à l'Elysée et, plus largement, à l'Union Européenne.

Il ne peut en effet y avoir de résolution durable au conflit qui enflamme désormais le Proche-Orient sans le concours de la Russie et de l'Iran. Ces deux puissances régionales ont une longue histoire, une diplomatie séculaire, et des réseaux dans la région parce qu'elles y possèdent des intérêts stratégiques, voire vitaux.

«Il ne peut y avoir de résolution durable au conflit qui enflamme désormais le Proche-Orient sans le concours de la Russie et de l'Iran.»

Depuis que la Russie est entrée dans l'espace des relations internationales au XVIIIe siècle, elle a voulu garantir son accès aux mers chaudes et a agi, en Orient, à travers les communautés orthodoxes. Cette politique d'influence a été continuée par l'URSS via les régimes socialistes arabes. Moscou, qui dispose de bases militaires en Syrie, représente non seulement un soutien actif au régime de Bachar el-Assad, mais est, de surcroît, un interlocuteur de premier plan avec Téhéran. Or, les États-Unis eux-mêmes viennent de se rendre compte du caractère indispensable de la participation de l'Iran pour régler, sur le terrain, l'avancée de Da'ech que ne peuvent endiguer les seuls bombardements.

Vladimir Poutine et Bachar el-Assad, qui est actuellement très affaibli, seraient-ils devenus les meilleurs alliés des chrétiens d'Orient?

«Les chrétiens d'Orient vivent sous la tyrannie depuis treize siècles. Ils ont ainsi appris à résister aux « dictatures classiques.»

Il ne faut pas s'illusionner: Bachar, comme son père, est indiscutablement un tyran. Mais les chrétiens d'Orient vivent sous la tyrannie depuis treize siècles. Ils ont ainsi appris à résister aux «dictatures classiques», si l'on peut dire. D'autant plus que, sous la domination alaouite de la famille el-Assad, leur liberté de culte était garantie. Lui- même minoritaire, le régime alaouite orchestrait volontiers une politique de mise en valeur des autres minorités. Les chrétiens de Syrie souffraient donc des mêmes privations de liberté que leurs compatriotes musulmans mais ils s'agissaient pour eux d'une tyrannie «ordinaire» qui permettait leur maintien territorial et leur persistance historique. Face à celle-ci, l'avènement de Da'ech leur semble un bien plus grand mal car il s'agira alors d'une tyrannie «totalitaire».

C'est pourquoi les hiérarchies chrétiennes orientales, qu'elles soient catholiques ou orthodoxes, et qui étaient toutes de tradition francophone et francophile, ont cessé de se rendre à Paris car elles considèrent que l'interventionnisme gribouille de la France revient à armer, même si c'est involontaire, leurs égorgeurs. Et que cet aveuglement têtu conduit, dans tous les cas, à favoriser les conditions de leur disparition. Elles se sont donc tournées vers la Russie. Il y a là une perte d'influence grave pour notre pays.

Ces hiérarchies chrétiennes ne sont toutefois pas dupes. Elles savent que la Russie, à travers les déclarations d'amitié de Poutine, poursuit ses propres intérêts. Elles n'entendent pas sacraliser l'homme du Kremlin en sauveur du christianisme. Loin s'en faut. Mais comme les chrétiens d'Orient sont les seuls, dans la région, à ne pas bénéficier d'un protecteur international et que la Russie se propose d'exercer ce rôle -qui a été le sien pendant des siècles en concurrence avec la France-, Poutine marque un point. Et cela, parce notre pays a adopté une politique de la chaise vide. Parce qu'il a renoncé à ses devoirs historiques.

«Les hiérarchies chrétiennes orientales ont cessé de se rendre à Paris car elles considèrent que l'interventionnisme gribouille de la France revient à armer, même si c'est involontaire, leurs égorgeurs.»

Le pape peut-il soutenir des régimes autoritaires comme celui de Bachar pour faire face à la menace de Da'ech?

François fait face à l'urgence de la tragédie qui est en train de se dérouler sous nos yeux, qui se calcule en centaines de milliers de victimes et en millions de réfugiés ou de déplacés, de toutes confessions, dans l'indifférence de la communauté internationale -laquelle s'apparente de plus en plus à une forme de complicité passive. Il s'agit très certainement pour lui de parer à l'imminence d'une catastrophe irrémédiable qui entachera le sens même de l'humanité.

Pour le reste, le combat du Saint-Siège pour la liberté de conscience et les libertés démocratiques sur les cinq continents ne fait pas de doute. Le penser serait lui faire un procès indigne. On a pu observer depuis un demi-siècle que la diplomatie vaticane, en avançant patiemment, parfois secrètement, réussissait à renverser des situations que l'on croyait inamovibles. C'est ainsi que, face aux États encore communistes en Asie ou en Amérique latine, ou nouvellement fondamentalistes en Afrique ou au Moyen-Orient, l'action de Rome demeure invariablement positive, dénouant le circonstanciel tout en restant intransigeante sur l'essentiel. De surcroît, il y a chaque jour dans le monde des chrétiens qui luttent et meurent pour la dignité de tous.

La position du Saint -Siège envers le régime de Bachar el-Assad tiendrait-elle donc de la politique du moindre mal?

«La politique du Saint-Siège découle d'une connaissance réelle de l'histoire et du présent. Un savoir qui manque cruellement à l'humanitarisme inconséquent qui tient lieu désormais de politique étrangère à la France et aux pays de l'Union européenne.»

Je ne pense pas qu'il y ait une volonté particulière de sauvegarder Bachar el-Assad ou une quelconque indulgence pour ses crimes. Il y va seulement de l'impératif de stopper au plus vite la barbarie croissante et de la lucidité à admettre que dans l'actuel chaos du Proche-Orient, que l'Amérique et l'Europe ont négligemment favorisé, il n'y aura pas de solution magique. Qu'on le veuille ou non, le régime alaouite, à défaut de mieux, est devenu un point de ralliement pour de très nombreuses communautés qui refusent l'arrivée au pouvoir de l'islamisme. La politique du Saint-Siège découle d'une connaissance réelle de l'histoire et du présent. Un savoir qui manque cruellement à l'humanitarisme inconséquent qui tient lieu désormais de politique étrangère à la France et aux pays de l'Union européenne.

Certains parlent déjà d'un voyage du pape à Moscou, un axe Vatican/Moscou est-il crédible?

Le seul axe dont on peut véritablement parler aujourd'hui, renouvelé et fort, est celui qui existe grâce au dialogue œcuménique, toujours plus soutenu, entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe. Il passe aussi par Constantinople et le patriarche Bartholomée.

Le pape Jean Paul II, qui fut un voyageur planétaire, n'avait pas pu se rendre en Russie. Une visite du Pape François à Moscou, mais plus probablement une rencontre avec le patriarche Cyrille Ier dans un lieu symbolique, à équidistance des deux sièges pontificaux, représenterait un témoignage encourageant pour tous les fidèles catholiques et orthodoxes sincèrement engagés dans la recherche concrète de l'unité.

Le pape a-t-il une véritable influence diplomatique, ou se contente-t-il du ministère de la parole?

On retrouve là la fameuse question de Staline: «Le Pape, combien de divisions?» L'URSS n'est plus là. Le Vatican l'est toujours. La diplomatie du Saint-Siège, qui a pour chef le pape, pour expérience une bonne quinzaine de siècles d'existence, pour réseau de relations internationale le premier au monde avec ses innombrables nonciatures, et pour statut le rang d'observateur à l'ONU représente une véritable force d'information et d'influence.

Elle a surtout pour elle le ministère prophétique de l'évêque de Rome en tant que serviteur de l'Évangile. Plus que jamais, la mondialisation qui allie l'unification mortifère du marché en son centre et l'explosion meurtrière des identités à sa périphérie éprouve le besoin vital d'une parole de vie. En se rendant au Parlement de Strasbourg pour réveiller l'Europe, à Lampedusa pour secourir les migrants, à Istanbul pour réclamer une intervention militaire dans les limites de la guerre juste, c'est ce que fait inlassablement François.



Jtk
« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu »         Les contemplatifs et les ascètes de tous les temps, de toutes les religions, ont toujours recherché Dieu dans le silence, la solitude des déserts, des forêts, des montagnes. Jésus lui-même a vécu quarante jours en parfaite solitude, passant de longues heures, cœur à cœur avec le Père, dans le silence de la nuit.        Nous-mêmes sommes appelés à nous retirer par intermittences dans un plus profond silence, dans l'isolement avec Dieu. Être seul avec lui, non pas avec nos livres, nos pensées, nos souvenirs, mais dans un parfait dénuement ; demeurer en sa présence -- silencieux, vide, immobile, dans l'attente.        Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, l'agitation. Vois la nature : les arbres, les fleurs, l'herbe des champs croissent en silence ; les étoiles, la lune, le soleil se meuvent en silence. L'essentiel n'est pas ce que nous pouvons dire, mais ce que Dieu nous dit, et ce qu'il dit à d'autres à travers nous. Dans le silence, il nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d'entendre sa voix :        Silence de nos yeux.       Silence de nos oreilles.       Silence de nos bouches.       Silence de nos esprits.       Dans le silence du cœur,       Dieu parlera.   Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 24)

« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu » Les contemplatifs et les ascètes de tous les temps, de toutes les religions, ont toujours recherché Dieu dans le silence, la solitude des déserts, des forêts, des montagnes. Jésus lui-même a vécu quarante jours en parfaite solitude, passant de longues heures, cœur à cœur avec le Père, dans le silence de la nuit. Nous-mêmes sommes appelés à nous retirer par intermittences dans un plus profond silence, dans l'isolement avec Dieu. Être seul avec lui, non pas avec nos livres, nos pensées, nos souvenirs, mais dans un parfait dénuement ; demeurer en sa présence -- silencieux, vide, immobile, dans l'attente. Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, l'agitation. Vois la nature : les arbres, les fleurs, l'herbe des champs croissent en silence ; les étoiles, la lune, le soleil se meuvent en silence. L'essentiel n'est pas ce que nous pouvons dire, mais ce que Dieu nous dit, et ce qu'il dit à d'autres à travers nous. Dans le silence, il nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d'entendre sa voix : Silence de nos yeux. Silence de nos oreilles. Silence de nos bouches. Silence de nos esprits. Dans le silence du cœur, Dieu parlera. Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 24)

le parfum de Béthanie
Évangile selon saint Jean 12, 1-8
Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux.
 
Le parfum qui réveille

« La maison fut remplie de l’odeur du parfum »
Le parfum m’éveilla, au milieu de la nuit, une odeur enivrante. Je me levais et me laissais guider par le nard envoutant. Je sortis de chez moi. La rue était déserte, et toujours ce parfum, déployé dans les airs. Il me mena par des ruelles étroites jusqu’à une maison basse, dans un quartier modeste. Je n’étais jusqu’alors jamais venu ici. La porte est entrouverte. J’entre en me penchant dans l’étroite masure. Personne. Une bougie vacille, et dissipe un peu l’ombre de l’unique pièce. Une table préparée. Les restes d’un festin. Quelques coupes de vin, du pain, sur une nappe. Et puis, sur une des couches disposées près de la table, un long drap déplié. Sans doute pour qu’un hôte s’y étende en mangeant. Il est tout imprégné de l’odeur du parfum. Reposant sur le bord un vase &eacu te;bréché, de la plus belle facture.

Je voulais retrouver ceux qui vivaient ici. Je sortis en courant de la maison déserte, l’aube allait arriver. Et toujours cette odeur qui flotte dans l’aurore. Elle me guida dehors, jusque dans un jardin. Tout au fond, dans le roc, une pierre à peine roulée. Je cours et je m’approche. Plus forte que jamais la délicieuse effluve s’échappe du rocher. J’entre, et me penche. Un drap tout déplié, vide, encore marqué par les traces d’un corps. Sur le sol quelques vases, du parfum, et du baume, éparpillés sans ordre. Où aller maintenant ? 
Dehors, où déjà le soleil s’est levé. Une femme aux longs cheveux me fait signe en passant : Viens, que je te montre celui que tu cherchais.(Source:Signe dans la Bible)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-38.

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
12e sermon sur le psaume 118 ; CSEL 62, 258 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1033 rev.) 


 

« Pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte »

 

Le Dieu Verbe secoue le paresseux et réveille le dormeur.

En effet, celui qui vient frapper à la porte veut toujours entrer.

Mais cela dépend de nous s'il n'entre pas toujours ou s'il ne demeure pas toujours.

Que ta porte soit ouverte à celui qui vient ; ouvre ton âme, élargis les capacités de ton esprit, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce.

Dilate ton cœur ; cours à la rencontre du soleil de la lumière éternelle qui « illumine tout homme » (Jn 1,9).

Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu'un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle. 

Donc même le Christ reste dehors, si tu fermes la porte de ton âme.

Certes, il pourrait entrer, mais il ne veut pas s'introduire de force, il ne veut pas contraindre ceux qui le refusent.

Issu de la Vierge, sorti de son sein, il irradie tout l'univers, afin de resplendir pour tous.

Ceux qui désirent recevoir la lumière qui brille d'un éclat perpétuel lui ouvrent ; aucune nuit ne viendra l'interrompre.

En effet, le soleil que nous voyons chaque jour cède la place aux ténèbres de la nuit ; mais le Soleil de justice (Ml 3,20) ne connaît pas de couchant, car la Sagesse n'est pas vaincue par le mal.

 

Mardi 20 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 16:03
Et, de la main de l’Ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des saints. (Apocalypse selon saint Jean, 8,4)

Et, de la main de l’Ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des saints. (Apocalypse selon saint Jean, 8,4)

Chers amis. Aloho m'barekh

Ces prochains jours, nous serons à Lourdes où nous "porterons" toutes vos intentions.

Ce Rendez-vous quasiment quotidien sera, de ce fait, très probablement interrompu jusqu'à mardi.

Veuillez m'en excuser.

Je reste votre respectueusement dévoué en Notre-Seigneur. Que la Mère de Miséricorde ne cesse de vous accompagner sur le chemin de la vie, sur le chemin de la Vraie Vie qui est en Dieu, sur le chemin de l'Eglise; Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose-Mariam

Livre des Proverbes 31,10-31.

Qui peut trouver une femme forte ? Elle a bien plus de valeur que les perles.
Le cœur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas défaut.
Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.
Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.
Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.
Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison, et la tâche à ses servantes.
Elle pense à un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.
Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.
Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s'éteint pas pendant la nuit.
Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.
Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main à l'indigent.
Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi.
Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vêtements.
Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu'il siège avec les anciens du pays.
Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.
La force et la grâce sont sa parure, et elle se rit de l'avenir.
Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.
Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d'oisiveté.
Ses fils se lèvent et la proclament heureuse ; son époux se lève et lui donne des éloges :
« Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »
Trompeuse est la grâce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.
Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache, et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherchait de belles perles.
Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en alla vendre tout ce qu'il avait, et il l'acheta.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un filet qu'on a jeté dans la mer et qui a ramené des poissons de toute sorte.
Lorsqu'il fut rempli, les pêcheurs le tirèrent au rivage et, s'étant assis, ils recueillirent les bons dans des paniers et rejetèrent les mauvais.
Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants d'avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.
Avez-vous compris toutes ces choses ? "
Ils lui dirent : " Oui. " Et il leur dit : " C'est pour cela que tout scribe devenu disciple du royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. "

"Comment pourra-t-on satisfaire celui à qui Dieu seul ne suffit pas?" Maître Eckhart (1260-1327)

"Comment pourra-t-on satisfaire celui à qui Dieu seul ne suffit pas?" Maître Eckhart (1260-1327)

Par Saint Césaire d'Arles

(470-543), moine et évêque 
Sermons au peuple, n° 7, 1 (trad. cf SC 175, p.338s) 

 

 

Recevoir la Parole dans la bonne terre

 

 

Que le Christ vous aide, frères très chers, à toujours accueillir la lecture de la parole de Dieu avec un cœur avide et assoiffé ; ainsi votre obéissance très fidèle vous remplira de joie spirituelle.

Mais si vous voulez que les saintes Écritures aient pour vous de la douceur et que les préceptes divins vous profitent autant qu'il le faut, soustrayez-vous pendant quelques heures à vos préoccupations matérielles.

Relisez dans vos maisons les paroles de Dieu, consacrez-vous entièrement à sa miséricorde.

Ainsi vous réussirez à réaliser en vous ce qui est écrit de l'homme bienheureux :

« Il méditera jour et nuit la loi du Seigneur » (Ps 1,2) et aussi : « Heureux ceux qui scrutent ses commandements, ceux qui le cherchent de tout leur cœur » (Ps 118,2). 

Les commerçants ne cherchent pas à faire des bénéfices sur une seule marchandise mais sur plusieurs.

Les cultivateurs cherchent un meilleur rendement en semant différentes sortes de semences.

Vous qui cherchez des bénéfices spirituels, ne vous contentez pas seulement d'entendre les textes sacrés à l'église.

Lisez les textes sacrés à la maison ; quand les jours sont courts, profitez des longues soirées.

Et ainsi vous pourrez amasser un froment spirituel dans le grenier de votre cœur et ranger dans le trésor de vos âmes les perles précieuses des Écritures.

 

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

INTERVENTION DU CARDINAL SARAH AU SYNODE SUR LA FAMILLE

Votre Sainteté, Éminences, participants du Synode,

Je propose ces trois pensées :

1. Plus de transparence et de respect entre nous.
Je ressens un profond besoin d’invoquer l’Esprit de Vérité et d’Amour, la source de la parrhésia dans la parole et de l’humilité dans l’écoute, qui seul est capable de créer une véritable harmonie dans la pluralité.
Je dirai franchement que dans le précédent Synode, sur diverses questions, on a ressenti la tentation de céder à la mentalité du monde sécularisé et individualiste de l’Occident. Reconnaître ce qu’on appelle les « réalités de la vie » comme un locus theologicus signifie abandonner tout espoir dans le pouvoir transformant de la foi et de l’Evangile. L’Évangile qui a autrefois transformé les cultures est maintenant en danger d’être transformé par elles.
En outre, certaines des procédures utilisées ne paraissaient pas destinées à enrichir la discussion et la communion autant qu’elles faisaient la promotion d’une façon de voir typique d’une certaine frange des Eglises les plus riches. Ceci est contraire à une Église pauvre, un signe de contradiction joyeusement évangélique et prophétique pour la mondanité. On ne comprend pas non plus pourquoi certaines déclarations qui ne sont pas partagées par la majorité qualifiée du dernier Synode se sont retrouvées dans la Relatio puis dans les Lineamenta et l’Instrumentum laboris alors que d’autres questions pressantes et très actuelles (comme l’idéologie du genre) sont ignorées.
Mon premier espoir est donc que, dans notre travail, il y ait davantage de liberté, de transparence et d’objectivité. Pour cela, il serait bénéfique de publier les résumés des interventions, afin de faciliter la discussion et éviter tout préjudice ou discrimination dans la réception des déclarations des pères du synode. (1)

2. Le discernement de l’histoire et des esprits
Un deuxième espoir : que le Synode honore sa mission historique et ne se limite pas lui-même à parler de certaines questions pastorales (comme la possible communion pour les divorcés et remariés) mais aide le Saint-Père à énoncer clairement des vérités et une réelle direction au niveau mondial. Car il y a de nouveaux défis par rapport au synode de 1980. Un discernement théologique nous permet de voir à notre époque deux menaces inattendues (presque comme deux « bêtes de l’apocalypse ») situées sur des pôles opposés : d’une part, l’idolâtrie de la liberté occidentale ; de l’autre, le fondamentalisme islamique : laïcisme athée contre fanatisme religieux. Pour utiliser un slogan, nous nous trouvons entre « l’idéologie du genre et l’Etat islamique ». Les massacres islamiques et les exigences libertaires se disputent régulièrement la première page des journaux. (Souvenons-nous de ce qui s’est passé le 26 juin ! (2)) De ces deux radicalisations se lèvent les deux grandes menaces contre la famille : sa désintégration subjectiviste dans l’Occident sécularisé, par le divorce rapide et facile, l’avortement, les unions homosexuelles, l’euthanasie, etc. (cf. la gender theory, les Femen, le lobby LGBT, le Planning familial…). D’autre part, la pseudo-famille de l’islam idéologisé qui légitime la polygamie, l’asservissement des femmes, l’esclavage sexuel, le mariage des enfants, etc. (cf. al-Qaida, État islamique, Boko Haram…).
Plusieurs indices nous permettent de percevoir la même origine démoniaque de ces deux mouvements. Contrairement à l’Esprit de Vérité qui favorise la communion dans la distinction (périchorèse), ils encouragent la confusion (homo-gamie) ou la subordination (poly-gamie). En outre, ils postulent une loi universelle et totalitaire, sont violemment intolérants, destructeurs des familles, de la société et de l’Eglise, et sont ouvertement christianophobes.
« Nous ne nous battons pas contre des créatures de chair et de sang… » Nous devons être inclusifs et accueillants à tout ce qui est humain ; mais ce qui vient de l’Ennemi ne peut pas et ne doit pas être assimilé. On ne peut pas unir le Christ et Belial ! Ce que le nazisme et le communisme étaient au XXe siècle, l’homosexualité occidentale et les idéologies abortives et le fanatisme islamique le sont aujourd’hui.

3. Proclamer et servir la beauté de la monogamie et de la famille
Face à ces deux défis mortels et sans précédent (homo-gamie et poly-gamie), l’Eglise doit promouvoir une véritable « épiphanie de la famille » (3). Aux deux le Pape (comme porte-parole de l’Eglise) peut contribuer, ainsi que chacun des évêques et pasteurs du troupeau chrétien : c’est-à-dire « l’Eglise de Dieu, qu’il a acquise par son sang » (Actes 20, 28).
Nous devons proclamer la vérité sans peur, c’est-à-dire le Plan de Dieu, qui est la monogamie dans l’amour conjugal ouvert à la vie. Gardant à l’esprit la situation historique que je viens de rappeler, il est urgent que l’Eglise, à son sommet, déclare de façon définitive la volonté du Créateur en ce qui concerne le mariage. Combien de gens de bonne volonté et de bon sens se joindraient à cet acte lumineux de courage effectué par l’Eglise !
Avec une Parole forte et claire du Magistère Suprême, les pasteurs ont la mission d’aider nos contemporains à découvrir la beauté de la famille chrétienne. Pour cela, il faut d’abord promouvoir tout ce que représente une véritable initiation des adultes, car la crise du mariage est essentiellement une crise de Dieu, mais aussi une crise de la foi, et là c’est l’initiation des enfants. Alors nous devons discerner ces réalités que le Saint-Esprit est déjà en train de faire monter pour révéler la vérité de la famille comme une intime communion dans la diversité (homme et femme), et qui est généreuse dans le don de la vie. Nous, évêques, avons le devoir urgent de reconnaître et promouvoir les charismes, les mouvements, et les réalités ecclésiales dans lesquels la famille se révèle vraiment, ce prodige d’harmonie, d’amour de la vie et d’espérance en l’Eternité, ce berceau de la foi et cette école de charité. Et il y a tant de réalités offertes par la Providence, avec le concile Vatican II, dans lesquelles ce miracle est offert.

(1) Le pape l’a interdit (note YD).
(2) Attentat de Sousse en Tunisie, 39 morts. Arrêt de la Cour suprême américaine légalisant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis (note YD).
(3) Benoît XVI, le 6 juin 2012 (note YD).

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Déclarations du Ministre de la Culture aux chrétiens à Abu Dhabi
ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - 

Abu Dhabi (Agence Fides)

- Le cheikh Nayan bin Mubarak al Nayan, Ministre de la Culture, de la jeunesse et du développement social des Emirats Arabes unis, est intervenu à la cérémonie organisée à l'occasion de la fin de la restauration de l'église anglicane Saint André à Abou Dhabi. Dans son discours, prononcé à l'intérieur de l'église, le Ministre a exalté la politique des EAU, la présentant comme inspirée à la tolérance et au respect des religions. « La leadership des EAU – a déclaré le Ministre – croit fermement à la tolérance et au respect des différentes identités religieuses » comme base de la coexistence pacifique, afin de donner vie à une société dans laquelle « toutes les personnes bénéficient de chances égales pour réaliser leur propre potentiel en tant qu'êtres humains ».
Le Ministre a réaffirmé que la présence simultanée aux EAU de différentes communautés de foi vivant en harmonie, célébrant leurs propres liturgies et pratiques religieuses dans les mosquées, les églises et autres lieux de culte, doit être considérée non comme une menace pour la stabilité sociale mais au contraire comme une chance d'enrichissement culturel réciproque. « Nous vous avons accueilli dans notre pays et nous avons beaucoup appris de vous » a-t-il affirmé dans son intervention. Aux EAU vivent environ 900.000 catholiques. Cette communauté est constituée de travailleurs immigrés provenant en grande partie d'autres pays asiatiques, à commencer par les Philippines et l'Inde. Le 12 juin dernier, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté, avait présidé les rites de consécration et de dédicace de la nouvelle église Saint Paul, construite à Mussaffah sur un terrain mis à disposition par la municipalité d'Abu Dhabi (voir Fides 12/06/2015). (GV) (Agenc e Fides 15/10/2015)

 

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Écouter et agir
Lettre de saint Jacques 1, 19-27
Accueillir humblement la Parole de Dieu semée en vous ; car elle est capable de vous sauver.
L’oreillette
L’apôtre Jacques insiste sur l’écoute. Écouter implique non seulement une attention de l’oreille, mais aussi une concentration de l’esprit et peut-être surtout une bienveillance de l’oreillette du cœur. La parole vient de quelqu’un et elle est toujours adressée à un autre, elle engage autant l’un que l’autre. Tout le reste est bavardage ! Il s’agit là, encore une fois, de rencontre et de relation : considérer un autre et ce qu’il dit avec sollicitude, ou bien le nier. La parole ne devrait pas être distincte de la personne entière qui la prononce, sinon c’est seulement du bruit. S’il y a « parole », elle est efficiente et je n’en sors pas indemne.

Saint Jacques nous dit même que la parole de Dieu est capable de nous sauver. Il s’agit bien sûr de la Personne du Verbe, ce n’est pas une phrase ou un texte ou un livre qui peut nous sauver, mais quelqu’un. Accueillir une parole, c’est recevoir quelqu’un, lui faire place. Alors, habité par Dieu et par sa parole, en effet, je puis être dans la loi parfaite de la liberté, à l’écoute sans cesse d’un autre en moi avec lequel je marche en gracieux compagnonnage.
Quant au conseil de se garder propre au milieu du monde, il peut s’entendre à tort comme vouloir rester « pur » et loin des autres, alors que le Christ a été confondu avec les pécheurs ! C’est la situation de l’homme religieux qui se trompe lui-même. Entendons cet avis plutôt comme la volonté de ne faire aucune compromission avec le monde « mondain ».

(Source:Signe dans la Bible)
Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,1-7.

Comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.
Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.
Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.
Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux.

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Commentaire sur l'Evangile (Diatessaron, 1, 18-19, Sources chrétiennes, 121) :                                                             par St Ephrem (v. 306-373)

"Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source.

Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l'étudient.

Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu'il aime.

Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu'il médite.

La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de tous côtés, te présente des fruits bénis ; elle est comme ce rocher qui s'est ouvert dans le désert pour offrir à tous les hommes une boisson spirituelle.

Selon l'Apôtre, ils ont mangé un aliment spirituel, ils ont bu à une source spirituelle.

Celui qui obtient en partage une de ces richesses ne doit pas croire qu'il y a seulement, dans la parole de Dieu, ce qu'il y trouve.

Il doit comprendre au contraire qu'il a été capable d'y découvrir une seule chose parmi bien d'autres.

Enrichi par la parole, il ne doit pas croire que celle-ci est appauvrie ; incapable de l'épuiser, qu'il rende grâce pour sa richesse.

Réjouis-toi parce que tu es rassasié, mais ne t'attriste pas de ce qui te dépasse.

Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s'attriste pas de ne pouvoir épuiser la source.

Que la source apaise ta soif, sans que ta soif épuise la source.

Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif.

Si au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur.

Rends grâce pour ce que tu as reçu et ne regrette pas ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage.

Ce que tu n'as pas pu recevoir aussitôt, à cause de ta faiblesse, tu le recevras une autre fois, si tu persévères.

N'aie donc pas la mauvaise pensée de vouloir prendre d'un seul trait ce qui ne peut pas être pris en une seule fois ; et ne renonce pas, par négligence, à ce que tu es capable d'absorber peu à peu."

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:04
GPA : Voilà de nouveau le refus de transcription !

GPA : revoilà le refus de transcription !

La cour d’appel de Rennes refuse la transcription des actes de naissance d’enfants nés de la GPA à l’étranger, car ces actes, qui désignent comme parents les époux français, ne sont pas conformes à la réalité puisque la femme désignée comme mère n’a pas accouché de l’enfant.

La Cour de cassation, le 3 juillet dernier, a autorisé la transcription d’actes de naissance étrangers d’enfants nés de la GPA désignant comme parents l’homme ayant fourni les gamètes pour la conception de l’enfant et la femme ayant mis l’enfant au monde, la mère porteuse.
Il restait encore à préciser le sort des actes de naissance désignant comme mère la femme française ayant reçu l’enfant de la mère porteuse. L’occasion en est donnée à la cour d’appel dans ces deux décisions, par lesquelles elle confirme les refus de transcription opposés par le tribunal.
Les juges de Rennes tirent les conséquences des décisions du 3 juillet, selon lesquelles il ne faudrait plus tenir compte du recours à la gestation pour autrui et que seule compte la conformité à la réalité de l’acte de naissance.
L’évolution jurisprudentielle à laquelle nous assistons, depuis la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme le 26 juin 2014, a conduit à mettre de côté tous les principes fondamentaux du droit français en cause, l’indisponibilité et la non patrimonialité du corps humain notamment, et à fermer les yeux sur la fraude à la loi, le tout au nom de l’intérêt de l’enfant à voir son acte de naissance transcrit.
L’hypocrisie apparaît désormais au grand jour, puisque cette jurisprudence irresponsable débouche sur la transcription de la moitié seulement des actes de naissance : transcrits lorsque la femme désignée comme mère est la mère porteuse, non transcrits lorsque la femme désignée comme mère est la mère d’intention.
L’association Juristes pour l’enfance voit là l’aveu que la transcription des actes de naissance n’est finalement pas si cruciale, et que la situation des enfants, abusivement désignés jusqu’au sommet de l’Etat comme fantômes de la République, a servi de prétexte pour faire progresser l’acceptation de la GPA.
Il est prouvé depuis longtemps que l’absence de transcription ne porte pas préjudice à l’enfant, et qu’elle demeure le moyen pour le droit français de refuser de cautionner la GPA imposée à l’enfant pour venir au monde.
Ces décisions révèlent l’impasse dans laquelle la Cour de cassation a conduit la jurisprudence française. Une intervention du législateur, pour sanctionner pénalement le recours à la GPA, y compris à l’étranger, et faire enfin échec à cette pratique, n’en est que plus urgente.
L’association Juristes pour l’enfance, qui intervient actuellement dans trois affaires pendantes devant la Cour d’appel de Rennes, attend des magistrats qu’ils aillent jusqu’au bout de ce constat que l’absence de transcription ne dessert pas l’enfant mais contribue au respect de ses droits, et qu’ils généralisent ce refus de transcription initié par les arrêts du 28 septembre, pour un plus grand respect des droits des enfants bafoués par le recours à la GPA.
L’association se réjouit en outre de ce que, à juste titre, la Cour d’appel écarte par ailleurs toute analogie entre la GPA et l’adoption. Comme la Cour de cassation l’a jugé à plusieurs reprises, l’enfant de la GPA ne peut être adopté par la mère d’intention en raison du détournement de l’adoption qui en résulterait.
En effet, l’adoption tend à réparer le fait que l’enfant ait été privé, par les malheurs de la vie, de ses parents et en particulier de la femme l’ayant mis au monde, alors que la GPA vise à le séparer délibérément de cette femme qui l’a porté pour le rendre ainsi « adoptable ». Autrement dit la GPA provoque ce que l’adoption tend à réparer, et l’adoption ne peut être utilisée pour entériner cette privation délibérée.

 

 

Source:

GPA : Voilà de nouveau le refus de transcription !
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 08:43
Parlez lorsque vos paroles sont préférables au silence. Mais aimez le silence lorsqu'il vaut mieux que des mots. (Saint Grégoire de Nazianze)

Parlez lorsque vos paroles sont préférables au silence. Mais aimez le silence lorsqu'il vaut mieux que des mots. (Saint Grégoire de Nazianze)

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur.
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

Par Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien 
Jésus, Fils unique du Père, §688-693 ; SC 203 (trad. SC p. 173 rev.) 

 

« Nos lampes s'éteignent »

 

Je ne suis pas devenu sage... 
Comme l'étaient les cinq vierges sages ; 
Je n'ai pas acquis 
Le bien facile avec le difficile. 
Mais je suis devenu le dernier des insensés 
En ne conservant pas de l'huile pour ma lampe : 
C'est-à-dire la miséricorde avec la virginité, 
Ou bien encore l'onction de la fontaine sacrée du baptême... 

C'est pourquoi les portes de la salle des noces 
Sont fermées à moi aussi dans ma négligence. 
Mais ici-bas, tandis que je suis dans un corps, 
Toi, mon Époux, écoute mon âme épouse...; 
Dès maintenant je crie d'une voix pitoyable : 
« Ouvre-moi ta porte céleste, 
Introduis-moi dans ta chambre nuptiale là-haut, 
Rends-moi digne du saint baiser, 
De l'étreinte pure et immaculée. 
Que je n'entende pas la voix 
Qui répond ne pas me connaître. 
Mais grâce à ta lumière veuille allumer 
Le flambeau éteint de mon esprit, à moi l'aveugle ! »

 

catholicos arménien (✝ 1173)

Nersès IV Chnorhali, en arménien Ներսէս Դ Շնորհալի.
900e anniversaire de la naissance de Nersès ChnorhaliNerses Glaietsi, né en 1102, oncle de Saint Nersès de Lamprun, formé et ordonné par son oncle Grégoire II. En 1166, comme patriarche, il mérita le tire de Snorhali, le gracieux, grâce à sa bonté et à ses talents littéraires. Il améliora les relations entre les diverses Eglises arménienne, grecque et romaine.
Illustration: Timbre-poste commémorant le neuf-centième anniversaire de la naissance de Nersès Chnorhali, poste arménienne (2000).
"Nersès 'Snorhali', 'le gracieux', appartenait aux Pahlavuni, une illustre famille de la Grande Arménie. De 1120 à 1166, Nersès fut le bras droit de son frère le patriarche Grigoris III. En 1166, il devint patriarche à son tour. Dans sa fonction, il avait un double souci : la sanctification de son peuple et la continuation de ses efforts œcuméniques. 
Comme il ne pouvait pas visiter ses fidèles dispersés entre diverses entités politiques, il leur adressa une lettre encyclique, texte d'une rare densité spirituelle. 
Nersès déploya aussi un très grand zèle pour écarter tous les obstacles qui s'opposaient à l'unité entre l'Église d'Arménie et l'Église de Byzance et s'intéressa avec passion aux efforts accomplis pour rétablir l'unité entre Byzance et Rome. 
Avant d'avoir pu réunir un concile pour accomplir l'unité avec Byzance, le patriarche mourut, usé par un travail incessant et par la malaria. 
Nersès, qui a su assimiler l'héritage littéraire de son peuple et des peuples voisins, spécialement dans le domaine religieux, est considéré comme précurseur de la Renaissance du XIIe siècle et comme le meilleur écrivain de l'époque." 
(les éditions du Cerf)
Jésus, Fils unique du Père 
"Le poème 'Jésus, Fils unique du Père' est une œuvre représentative de la littérature arménienne. Il a été écrit par Nersès en 1152 en distiques, rimés d’une manière inspirée par la poésie arabe. Le poème se présente comme une prière, un dialogue entre Jésus-Christ, Fils unique du Père, et Nersès devenu fils par grâce."
Le livre présente la première traduction du texte arménien en français.
(Collection 'Sources chrétiennes')

15 octobre

15 octobre

 

15 octobre

Saint Lucien, prêtre à Antioche, martyr à Nicomédie (312) ; saint Barsès, évêque d’Édesse, confesseur (378) ; saint Sabin, évêque à Chypre (Vème s.) ; saint Antioche, évêque de Lyon (vers 500) ; saint Cannat, évêque de Marseille (VIème s.) ; saint Léonard, abbé près du Mans (575) ; saint Savin, évêque de Catane (760) ; saint Euthyme de Thessalonique (898) ; saint Jean, évêque de Souzdal (1373) ; saint Lucien, hiéromartyr des Grottes de Kiev (1243) ; saints néomartyrs de Russie : Athanase, évêque de Kovrov, confesseur (1962) ; Syméon (Konioukhov), prêtre (1918) ; Démètre (Kassatkine) (1942).

SAINT MARTYR LUCIEN

Saint Lucien, prêtre à Antioche, martyr à Nicomédie (312)

Saint Lucien vécut au temps de la Grande Persécution (304-312). Originaire d’Antioche, il quitta sa patrie à la mort de ses parents en abandonnant tous ses biens aux pauvres. Il se rendit alors à Édesse pour recevoir l’enseignement spirituel d’un maître réputé, nommé Macaire. Après avoir reçu le saint baptême, il demeura plusieurs années à Édesse, en observant une ascèse très rigoureuse. Il n’avait pour compagnons que le jeûne, les veilles et les larmes. Son maître lui inspira un grand amour pour la méditation des saintes Écritures, de sorte qu’il passait toutes ses nuits sans presque dormir, tant la lecture et la prière le mettaient en présence des réalités célestes et éternelles. Son admirable vertu lui valut d’être rappelé à Antioche, pour y devenir prêtre. Il y fonda la fameuse « École des Exégètes », où, sous sa conduite, ses disciples apprenaient à interpréter l’Écriture sainte selon son sens littéral, et où, grâce à sa connaissance de l’hébreu, il corrigea les livres qui avaient été altérés par les hérétiques. Apprenant l’étendue de la science que possédait Lucien et combien grande était son influence, l’empereur Maximin Daïa le fit arrêter et transférer à Nicomédie, où il séjournait. En arrivant dans la ville, Lucien employa tout son zèle à encourager les chrétiens qui, par peur des supplices, apostasiaient en grand nombre. Il leur montra par des citations de l’Écriture que les châtiments éternels qui attendent les apostats sont bien plus terribles que les brèves tortures inventées par les païens. Sa parole était si convaincante, que tous se repentirent de leur lâcheté et se tinrent prêts avec impatience pour le combat du martyre. Le saint prêtre avait un tel rayonnement qu’il suffisait souvent à ses interlocuteurs de regarder son visage où brillait la grâce du Saint-Esprit, pour être convaincus de la vérité de sa parole. Craignant d’être, lui aussi, victime de ce charme, l’empereur le fit comparaître à son tribunal après avoir pris soin de placer un voile entre lui-même et le saint. Comme aucun argument ne parvenait à ébranler la résolution de Lucien, l’empereur le fit soumettre à la torture, et ordonna qu’on le laissât mourir de faim et de soif dans son cachot.
Comme la fête de la Théophanie approchait, un grand nombre des disciples de Lucien vinrent d’Antioche et d’autres villes pour le voir une dernière fois et recevoir sa bénédiction. Arrivés le jour de la fête, les disciples qui avaient réussi à parvenir jusqu’à son cachot avec le pain et le vin nécessaires à la célébration des saints Mystères le conjurèrent d’offrir encore une fois pour eux le saint Sacrifice. En l’absence d’autel consacré selon les lois de l’Église, Lucien célébra la Divine Liturgie sur sa propre poitrine : l’autel le plus digne de Dieu, puisque c’est à son image que l’homme a été créé. Les jours passaient, et le saint semblait rester insensible à la faim et à la soif. Pour rendre son supplice encore plus insupportable, les païens installèrent devant lui une table pleine de viandes et de mets qui avaient été offerts aux idoles. Mais Lucien les rejeta avec mépris, et chaque fois qu’on lui proposait de céder, il répondait : « Je suis chrétien ! » La troisième fois, il rendit doucement son âme à Dieu après cette réponse (7 janvier 312). L’empereur donna alors l’ordre de jeter son corps à la mer, mais un dauphin le recueillit sur son dos et le ramena sur le rivage, près de Drépanon (Bithynie), le lieu de naissance de sainte Hélène [21 mai], permettant ainsi aux fidèles de l’ensevelir dignement et de communier à la grâce qui se dégageait de ses saintes reliques. Par la suite, saint Constantin le Grand fonda auprès du martyrium de saint Lucien, une nouvelle cité, nommée Hélénopolis, où une grande église lui fut dédiée.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint martyr Lucien, ton 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion du saint martyr Lucien, ton 2
Dans l’ascèse tu brillas tout d’abord * et par le martyre ensuite resplendis: * aussi, tel un astre resplendissant, * nous te glorifions par nos cantiques, Lucien. * Intercède sans cesse auprès de Dieu pour nous tous.

Évangile du jour
(Lc VII,17-30)

Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour. Jean fut informé de toutes ces choses par ses disciples. Il en appela deux, et les envoya vers Jésus, pour lui dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? Arrivés auprès de Jésus, ils dirent: Jean Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? À l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles. Et il leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute! Lorsque les envoyés de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? un roseau agité par le vent? Mais, qu’êtes-vous allés voir? un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits magnifiques, et qui vivent dans les délices, sont dans les maisons des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir? un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. C’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi. Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’y en a point de plus grand que Jean. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean; mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prions pour ceux qui soutiennent les chrétiens persécutés !

 

Seigneur, nous te rendons grâces pour les 60 ans du mouvement Open Doors (Portes Ouvertes), qui s’engage en faveur des chrétiens persécutés et oppressés. Nous te remercions pour le travail que tu as inspiré à frère André (Brother Andrew) et à tous ceux qui s’impliquent avec lui dans l’aide à l’Eglise en détresse. Seigneur sois proche des membres souffrants de ton Eglise. Prends pitié de ceux qui n’ont pas la liberté de confesser ton Nom. Rends nous conscients du fait que lorsqu’un membre de ton corps souffre, nous sommes tous concernés.

Cette intention est tirée de l'office de prière pour l'unité des chrétiens que prient tous les jeudis soirs les frères et soeurs de la Communauté du Chemin Neuf. Invitez d'autres à nous rejoindre et à prier avec nous, pour que nous soyons toujours plus nombreux dans ce grand monastère invisible !

 

 

Par le Père Edouard LAMY,

Curé de La Courneuve et Prêtre Mystique, Apôtre de Notre-Dame:

 

Il faut nous pénétrer d’une grande vérité qui n’est pas assez connue, c’est que le Chapelet est une arme puissante entre les mains d’un Chrétien.

La Très Sainte Vierge l’a donné pour nous fortifier dans nos devoirs de Chrétiens. (…).

Une âme chrétienne qui s’arme du Chapelet, c’est un soldat qui se défend contre toutes les puissances de l’enfer.

La Mère de Dieu qui a donné, dans le passé, des preuves de sa bonté si maternelle, répond à notre attente, Elle ne nous trompera pas.

Appuyés sur la Mère de Dieu, vous traverserez les périls sans dommage, mais non sans émoi, l’esprit de force, de piété, de sagesse, d’intelligence vous sera donné et plus vous serez fervents dans la récitation de la sublime prière de l’Ave Maria, plus l’Esprit Saint vous donnera l’amour de la prière ; et plus vous apprécierez les grâces qu’elle procure.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Demain, dans notre Tradition Syriaque, nous célébrons les fêtes de

Mor Osyo le sage,

Mor Esaghyo Halaboyo w

Mort Shmoni et ses 7 enfants

et leur professeur

Mor Lazare.

Que leurs prières soient une bénédiction pour nous tous !

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Cannat qui êtes-vous ?


Évêque de Marseille
(† 487)

La Ville de Saint-Cannat, située dans le département des Bouches du Rhône, doit son nom à Canus Natus (né avec les cheveux blancs, signe, à l'époque, de sagesse précoce), ermite du Vème siècle, fils d'un prêteur Romain, né à Aix-en-Provence, et qui vivait dans un endroit appelé "Sauzet" à cause des saules qui abondaient près d'une source.

Selon la légende, quand l'évêque de Marseille vint à mourir, Canus Natus sembla tout désigné pour être son successeur. Une délégation vint donc lui offrir le Siège épiscopal, qu'il déclina disant « qu'il n'y avait pas plus de raison pour lui de devenir Evêque de Marseille, que sa vieille canne de roseau desséchée de reverdir ! »… Mais la canne reverdit miraculeusement et Canus Natus prit donc le chemin du vieux port ! Il y a laissé le souvenir d'un évêque énergique, luttant farouchement contre le paganisme et l'hérésie ; puis, sentant sa fin approcher, il souhaita rejoindre son cher ermitage de "Sauzet", pour y mourir en 487.

Canus Natus fut donc, parmi les évêques de Marseille, l'un des quatre reconnus Saints et faisant l'objet d'un culte.

Autour de sa tombe s'élevèrent bientôt quelques maisons ; et ce pauvre hameau marqua, en cette fin du Vème siècle, la naissance de Saint-Cannat « Castrum Santi Cannati »; sans doute aussi parce que ces âmes esseulées du hameau du "Sauzet" ont probablement sollicité leur protection.

histoire-miracle-st-cannat

 

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

GPA : revoilà le refus de transcription !

La cour d’appel de Rennes refuse la transcription des actes de naissance d’enfants nés de la GPA à l’étranger, car ces actes, qui désignent comme parents les époux français, ne sont pas conformes à la réalité puisque la femme désignée comme mère n’a pas accouché de l’enfant.

La Cour de cassation, le 3 juillet dernier, a autorisé la transcription d’actes de naissance étrangers d’enfants nés de la GPA désignant comme parents l’homme ayant fourni les gamètes pour la conception de l’enfant et la femme ayant mis l’enfant au monde, la mère porteuse.
Il restait encore à préciser le sort des actes de naissance désignant comme mère la femme française ayant reçu l’enfant de la mère porteuse. L’occasion en est donnée à la cour d’appel dans ces deux décisions, par lesquelles elle confirme les refus de transcription opposés par le tribunal.
Les juges de Rennes tirent les conséquences des décisions du 3 juillet, selon lesquelles il ne faudrait plus tenir compte du recours à la gestation pour autrui et que seule compte la conformité à la réalité de l’acte de naissance.
L’évolution jurisprudentielle à laquelle nous assistons, depuis la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme le 26 juin 2014, a conduit à mettre de côté tous les principes fondamentaux du droit français en cause, l’indisponibilité et la non patrimonialité du corps humain notamment, et à fermer les yeux sur la fraude à la loi, le tout au nom de l’intérêt de l’enfant à voir son acte de naissance transcrit.
L’hypocrisie apparaît désormais au grand jour, puisque cette jurisprudence irresponsable débouche sur la transcription de la moitié seulement des actes de naissance : transcrits lorsque la femme désignée comme mère est la mère porteuse, non transcrits lorsque la femme désignée comme mère est la mère d’intention.
L’association Juristes pour l’enfance voit là l’aveu que la transcription des actes de naissance n’est finalement pas si cruciale, et que la situation des enfants, abusivement désignés jusqu’au sommet de l’Etat comme fantômes de la République, a servi de prétexte pour faire progresser l’acceptation de la GPA.
Il est prouvé depuis longtemps que l’absence de transcription ne porte pas préjudice à l’enfant, et qu’elle demeure le moyen pour le droit français de refuser de cautionner la GPA imposée à l’enfant pour venir au monde.
Ces décisions révèlent l’impasse dans laquelle la Cour de cassation a conduit la jurisprudence française. Une intervention du législateur, pour sanctionner pénalement le recours à la GPA, y compris à l’étranger, et faire enfin échec à cette pratique, n’en est que plus urgente.
L’association Juristes pour l’enfance, qui intervient actuellement dans trois affaires pendantes devant la Cour d’appel de Rennes, attend des magistrats qu’ils aillent jusqu’au bout de ce constat que l’absence de transcription ne dessert pas l’enfant mais contribue au respect de ses droits, et qu’ils généralisent ce refus de transcription initié par les arrêts du 28 septembre, pour un plus grand respect des droits des enfants bafoués par le recours à la GPA.
L’association se réjouit en outre de ce que, à juste titre, la Cour d’appel écarte par ailleurs toute analogie entre la GPA et l’adoption. Comme la Cour de cassation l’a jugé à plusieurs reprises, l’enfant de la GPA ne peut être adopté par la mère d’intention en raison du détournement de l’adoption qui en résulterait.
En effet, l’adoption tend à réparer le fait que l’enfant ait été privé, par les malheurs de la vie, de ses parents et en particulier de la femme l’ayant mis au monde, alors que la GPA vise à le séparer délibérément de cette femme qui l’a porté pour le rendre ainsi « adoptable ». Autrement dit la GPA provoque ce que l’adoption tend à réparer, et l’adoption ne peut être utilisée pour entériner cette privation délibérée.

 

 

Source:

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Aleteia 
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15/10/15
 
Les AFC lancent une Web-série pour parler éducation affective et sexualité
Il est parfois difficile d’aborder certains sujets avec ses enfants, en particulier quand il s’agit d’éducation affective et sexuelle. Les Associations familiales catholiques (AFC), en partenariat avec Le Cler amour et famille, volent au secours des parents désemparés avec une série de sept vidéos vivantes et humoristiques – de moins de cinq minutes chacune –, intitulée « Lucas et Léa, Read More… (http://fr.aleteia.org/2015/10/15/les-afc-lancent-une-web-serie-pour-parler-education-affective-et-sexualite/)
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,47-54.

Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde,
depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.
Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »
Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ;
ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Grégoire de Nazianze

(330-390), évêque et docteur de l'Église 
3ème Discours théologique (trad. Gallay, Migne 1995, p.100 rev.) 


 

« Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et ils le harcelaient »

 

Celui que tu méprises maintenant, il fut un temps où il était au-dessus de toi ; celui qui est homme maintenant était éternellement parfait.

Il était au commencement, sans cause ; puis il s'est soumis aux contingences de ce monde...

C'était pour te sauver, toi qui l'insultes, toi qui méprises Dieu parce qu'il a pris ta nature grossière... 


Il a été enveloppé de langes, mais en se levant du tombeau il s'est débarrassé de son linceul.

Il a été couché dans une mangeoire, mais glorifié par les anges, annoncé par une étoile, adoré par les Mages...

Il a dû fuir en Égypte, mais il a libéré ce pays des superstitions des Égyptiens.

Il n'avait « ni forme ni beauté » (Is 53,2) devant ses ennemis, mais pour David il était « le plus beau des enfants de hommes » (Ps 44,3) et sur la montagne il a resplendi, plus éblouissant que le soleil (Mt 17,1s).

Comme homme, il a été baptisé ; mais comme Dieu, il a effacé nos péchés ; il n'avait pas besoin d'être purifié, mais il voulait sanctifier les eaux.

Comme homme, il a été tenté ; mais comme Dieu, il a triomphé, lui qui a « vaincu le monde » (Jn 16,8)...

Il a eu faim, mais il a nourri des milliers, lui qui est « le Pain vivant descendu du ciel » (Jn 6,48).

Il a eu soif, mais s'est écrié :

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37)... Il a connu la fatigue, mais il est le repos de tous ceux qui « peinent et ploient sous le fardeau » (Mt 11,28)...

Il se fait appeler « Samaritain et possédé du démon » (Jn 8,48) ; mais c'est lui qui sauve l'homme qui était tombé aux mains des voleurs (Lc 10,29s) et qui met les démons en fuite...

Il prie, mais c'est lui-même qui exauce les prières.

Il pleure, mais c'est lui qui fait cesser les pleurs.

Il est vendu à vil prix ; mais c'est lui qui rachète le monde, et à grand prix : par son propre sang. 


Comme une brebis, on le mène à la mort, mais il conduit au vrai pâturage Israël (Ez 34,14), et aujourd'hui toute la terre.

Comme un agneau, il se tait ; mais il est la Parole annoncée par la voix de celui qui crie au désert (Mc 1,3).

Il a été infirme et blessé ; mais c'est lui qui guérit toute maladie et toute infirmité (Mt 9,35).

Il a été élevé sur le bois et il y a été cloué ; mais c'est lui qui nous restaure par l'arbre de vie...

Il meurt, mais il fait vivre et détruit la mort.

Il est enseveli, mais il ressuscite et, montant aux cieux, libère les âmes des enfers.

 

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 19:50
Euthanasie: En Espagne, Andrea Lago, douze ans, gravement malade, est morte privée d’alimentation à la demande de ses parents

Andrea Lago – la petite « Vincent Lambert » espagnole – est morte il y a quatre jours après avoir été privée de nourriture et d’hydratation, à la demande de ses parents qui voulaient mettre un terme à ses souffrances. Andrea Lago Ordoñez, douze ans, souffrait depuis sa naissance d’une maladie dégénérative grave et son cas s’était particulièrement aggravé ces dernières semaines, pendant lesquelles elle avait été hospitalisée à Santiago. En raison de la dégradation de son état de santé, Andrea avait subi une gastrostomie, et elle était nourrie directement par sonde gastrique.

Ce sont les parents de cette fillette de douze ans avait ont réclamé une « mort digne » pour leur fille, à savoir une mort de soif et de faim associée à la sédation profonde. Il a été décidé de lui assurer « hydratation minimale » compatible avec l’efficacité de sédation.

Leur demande avait été rejetée dans un premier temps par l’hôpital qui affirmait que Andrea ne souffrait pas physiquement et que la requête des parents était donc irrecevable. Lundi dernier, l’hôpital a brusquement changé d’avis, affirmant qu’il n’avait peut-être pas accordé assez d’attention à la souffrance décrite par les parents de la petite patiente.

Les multiples pétitions et offres d’aide n’y ont rien fait : l’hôpital a finalement arrêté l’alimentation que l’enfant recevait par sonde lundi dernier : elle est morte en quatre jours par l’effet de la déshydratation et de la sédation.

La loi actuelle de la Galicie permet à « toute personne qui souffre d’une maladie irréversible et incurable, et qui se trouve en phase terminale, le droit de refuser toute procédure chirurgicale, ce qui comprend l’hydratation, la nutrition ou la respiration artificielle ». Pour les mineurs, la décision est prise par les parents.

Les militants provie espagnols cherchaient depuis des mois à sauver cette petite fille : « Elle respire bien et ses organes fonctionnent. Elle est simplement nourrie directement par l’estomac comme des milliers de patients en Espagne », écrivait récemment InfoVaticana sur une pétition lancée en ligne.

« Ils ne vont pas la “laisser mourir”. Ce qu’ils vont faire, c’est la faire mourir de faim et de soif », précise également le texte de la pétition largement soutenue.

Le porte-parole de la conférence des évêques d’Espagne, monseigneur Gil Tamayo, a quant à lui rappelé l’opposition de l’Eglise à l’euthanasie et affirmé que « la compassion ne peut mener à la mort ». Il a également rappelé que « la nutrition et l’hydratation, même artificielles, sont généralement des aspects d’un soin normal dû aux patients dans cet état, tout comme d’autres soins nécessaires que sont la fourniture de chaleur et l’hygiène ».

Nourrir et hydrater un patient ne devrait pas être considéré comme une mesure « extraordinaire et disproportionnée » lorsqu’elle est nécessaire à la survie de ce patient.

Les opposants à l’euthanasie ont regretté la mort de cette petite fille, et craignent désormais que son cas ne crée un précédent pour légaliser l’euthanasie en Espagne.

Source

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:56
Une chose est juste ou fausse. Et si elle est vraiment fausse, alors peu importe le nombre de gens qui la commettent!  P. John

Une chose est juste ou fausse. Et si elle est vraiment fausse, alors peu importe le nombre de gens qui la commettent! P. John

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4.10-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples disant : "Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l'homme ?"
Ils dirent : " Les uns Jean le Baptiste, d'autres Élie, d'autres Jérémie ou l'un des prophètes. "
Il leur dit : " Et vous, qui dites-vous que je suis ? "
Simon Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

Mercredi 14 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Benoit de Nursie

Extraits de sa Règle

 

« Ecoute, mon fils, l’enseignement du Maître, ouvre l’oreille de ton cœur ! »

 

« Levons-nous donc enfin une bonne foi !

La Bible nous réveille en disant ; «  C’est le moment de sortir du sommeil » »

 

« Avant tout, quand tu commences à faire quelque chose de bien ; supplie le Seigneur par une très ardente prière de conduire lui-même cette action jusqu’au bout. »

 

« Si nous voulons habiter chez Lui dans son Royaume, le seul moyen, c’est de courir et nous courons quand nous faisons des actions bonnes. »

 

« …à mesure qu’on avance […] dans la foi, le cœur devient large. Et l’on se met à courir sur le chemin des commandements de Dieu. Le cœur rempli d’(…) amour … »

 

« Courez pendant que vous avez la lumière de la vie. Alors la nuit de la mort ne vous surprendra pas. »

 

 

Mercredi 14 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
La vocation de Samuel
Livre de Samuel 3, 1-20
« Si l'on t'appelle, tu diras : "Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." »
 
L’oreille pour la langue
Samuel habite le temple, il accomplit le service divin, et pourtant il ne connaît pas le Seigneur, voilà qui nous déconcerte ! Il doit attendre la révélation de Dieu par sa parole pour réellement le connaître. Toute la chair du jeune Samuel est dans une attente attentive, son cœur à l’affût, toujours, veille. C’est dans cette prédisposition et ce désir d’une rencontre que Dieu peut se manifester.
Le Seigneur vint se placer près de lui et il appela… Nous avons là, le témoignage de l’infinie délicatesse de Dieu qui, sur la pointe des pieds, s’approche pour se faire connaître à celui qui ne le connaît pas encore et le réclame de tout son être.

L’oreille et la langue vont de pair pour ne pas être inutiles, deux organes faits l’un pour l’autre à condition d’appartenir à deux personnes différentes. L’oreille écoute la langue d’un autre et la bouche ne peut parler qu’à l’oreille d’un autre. Samuel est à l’écoute, même dans son sommeil. Et il répond dès qu’il entend, il se lève, court, questionne, sans se lasser. Quelqu’un qui entend est immédiatement mis en mouvement par la parole de l’autre. À chaque appel, Samuel réagit en se présentant lui-même, il s’offre, il s’expose, entièrement présent : me voici. Samuel devient homme de Dieu par sa relation avec Lui, par l’attention constante à ce qu’il dit. Le Seigneur était avec lui et aucune de ses paroles ne demeura sans effet. Ainsi l e prophète, l’homme de Dieu avant de parler, écoute, et sa parole n’est jamais sans effet. (Source: Signe dans la Bible)
Mercredi 14 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Oui, le cardinal Sarah a parlé

L'Esprit-Saint souffle au Vatican (Synode sur la famille) ?...Depuis le 1er dimanche d’Octobre notre petite chrétienté Syro-Orthodoxe-Francophone, prie pour les Pères du Synode de la grande sœur : l’Eglise Romaine Catholique afin qu’elle soit à l’écoute de l’Esprit d’Amour de Vérité et de Liberté plutôt qu’à l’écoute de l’Esprit du Monde :Esprit factieux du Diviseur, Esprit de rébellion, d’asservissement et de mort...Continuons, mes amis à prier pour le Synode...
Voici l’ intervention du cardinal Sarah au début du synode :


« … même origine démoniaque de ces deux mouvements. Contrairement à l’Esprit de Vérité qui favorise la communion dans la distinction (périchorèse), ils encouragent la confusion (homo-gamie) ou la subordination (poly-gamie)...

 

On ne peut pas unir le Christ et Belial ! Ce que le nazisme et le communisme étaient au XXe siècle, l’homosexualité occidentale et les idéologies abortives et le fanatisme islamique le sont aujourd’hui. »

 

On a vaguement entendu parler de l’intervention du cardinal Sarah au début du synode, et puis plus rien. Le texte de son intervention ne figurait nulle part, et surtout pas sur les sites du Vatican, alors qu’il est le « numéro 4 » de l’Eglise selon la comptabilité journalistique.

 

Seul un blog de Toronto soulignait que Mgr Gadecki, sur son blog personnel, disait combien Mgr Hoser avait été impressionné…

 

Voici qu’a été publié aujourd’hui, aujourd’hui 13 octobre, une traduction anglaise de l’intervention du cardinal Sarah (faite en italien) sur le site Aleteia en anglais.

 

Voici une rapide traduction de ce texte :

 

 

 

Votre Sainteté, Eminences, participants du Synode,

Je propose ces trois pensées :

1. Plus de transparence et de respect entre nous.

Je ressens un profond besoin d’invoquer l’Esprit de Vérité et d’Amour, la source de la parrhésia dans la parole et de l’humilité dans l’écoute, qui seul est capable de créer une véritable harmonie dans la pluralité.

Je dirai franchement que dans le précédent Synode, sur diverses questions, on a ressenti la tentation de céder à la mentalité du monde sécularisé et individualiste de l’Occident. Reconnaître ce qu’on appelle les « réalités de la vie » comme un locus theologicus signifie abandonner tout espoir dans le pouvoir transformant de la foi et de l’Evangile. L’Evangile qui a autrefois transformé les cultures est maintenant en danger d’être transformé par elles.

En outre, certaines des procédures utilisées ne paraissaient pas destinées à enrichir la discussion et la communion autant qu’elles faisaient la promotion d’une façon de voir typique d’une certaine frange des Eglises les plus riches. Ceci est contraire à une Eglise pauvre, un signe de contradiction joyeusement évangélique et prophétique pour la mondanité. On ne comprend pas non plus pourquoi certaines déclarations qui ne sont pas partagées par la majorité qualifiée du dernier Synode se sont retrouvées dans la Relatio puis dans les Lineamenta et l’Instrumentum laboris alors que d’autres questions pressantes et très actuelles (comme l’idéologie du genre) sont ignorées.

Mon premier espoir est donc que, dans notre travail, il y ait davantage de liberté, de transparence et d’objectivité. Pour cela, il serait bénéfique de publier les résumés des interventions, afin de faciliter la discussion et éviter tout préjudice ou discrimination dans la réception des déclarations des pères du synode. (1)

 

2. Le discernement de l’histoire et des esprits

Un deuxième espoir : que le Synode honore sa mission historique et ne se limite pas lui-même à parler de certaines questions pastorales (comme la possible communion pour les divorcés et remariés) mais aide le Saint-Père à énoncer clairement des vérités et une réelle direction au niveau mondial. Car il y a de nouveaux défis par rapport au synode de 1980. Un discernement théologique nous permet de voir à notre époque deux menaces inattendues (presque comme deux « bêtes de l’apocalypse ») situées sur des pôles opposés : d’une part, l’idolâtrie de la liberté occidentale ; de l’autre, le fondamentalisme islamique : laïcisme athée contre fanatisme religieux. Pour utiliser un slogan, nous nous trouvons entre « l’idéologie du genre et ISIS ». Les massacres islamiques et les exigences libertaires se disputent régulièrement la première page des journaux. (Souvenons-nous de ce qui s’est passé le 26 juin ! (2)) De ces deux radicalisations se lèvent les deux grandes menaces contre la famille : sa désintégration subjectiviste dans l’Occident sécularisé, par le divorce rapide et facile, l’avortement, les unions homosexuelles, l’euthanasie, etc. (cf. la gender theory, les Femen, le lobby LGBT, le Planning familial…). D’autre part, la pseudo-famille de l’islam idéologisé qui légitime la polygamie, l’asservissement des femmes, l’esclavage sexuel, le mariage des enfants, etc. (cf. al-Qaida, Isis, Boko Haram…).

Plusieurs indices nous permettent de percevoir la même origine démoniaque de ces deux mouvements. Contrairement à l’Esprit de Vérité qui favorise la communion dans la distinction (périchorèse), ils encouragent la confusion (homo-gamie) ou la subordination (poly-gamie). En outre, ils postulent une loi universelle et totalitaire, sont violemment intolérants, destructeurs des familles, de la société et de l’Eglise, et sont ouvertement christianophobes.

« Nous ne nous battons pas contre des créatures de chair et de sang… » Nous devons être inclusifs et accueillants à tout ce qui est humain ; mais ce qui vient de l’Ennemi ne peut pas et ne doit pas être assimilé. On ne peut pas unir le Christ et Belial ! Ce que le nazisme et le communisme étaient au XXe siècle, l’homosexualité occidentale et les idéologies abortives et le fanatisme islamique le sont aujourd’hui.

 

3. Proclamer et servir la beauté de la monogamie et de la famille

Face à ces deux défis mortels et sans précédent (homo-gamie et poly-gamie), l’Eglise doit promouvoir une véritable « épiphanie de la famille » (3). Aux deux le Pape (comme porte-parole de l’Eglise) peut contribuer, ainsi que chacun des évêques et pasteurs du troupeau chrétien : c’est-à-dire « l’Eglise de Dieu, qu’il a acquise par son sang » (Actes 20, 28).

Nous devons proclamer la vérité sans peur, c’est-à-dire le Plan de Dieu, qui est la monogamie dans l’amour conjugal ouvert à la vie. Gardant à l’esprit la situation historique que je viens de rappeler, il est urgent que l’Eglise, à son sommet, déclare de façon définitive la volonté du Créateur en ce qui concerne le mariage. Combien de gens de bonne volonté et de bon sens se joindraient à cet acte lumineux de courage effectué par l’Eglise !

Avec une Parole forte et claire du Magistère Suprême, les pasteurs ont la mission d’aider nos contemporains à découvrir la beauté de la famille chrétienne. Pour cela, il faut d’abord promouvoir tout ce que représente une véritable initiation des adultes, car la crise du mariage est essentiellement une crise de Dieu, mais aussi une crise de la foi, et là c’est l’initiation des enfants. Alors nous devons discerner ces réalités que le Saint-Esprit est déjà en train de faire monter pour révéler la vérité de la famille comme une intime communion dans la diversité (homme et femme), et qui est généreuse dans le don de la vie. Nous, évêques, avons le devoir urgent de reconnaître et promouvoir les charismes, les mouvements, et les réalités ecclésiales dans lesquels la famille se révèle vraiment, ce prodige d’harmonie, d’amour de la vie et d’espérance en l’Eternité, ce berceau de la foi et cette école de charité. Et il y a tant de réalités offertes par la Providence, avec le concile Vatican II, dans lesquelles ce miracle est offert.

(1) Le pape l’a interdit (note YD).

(2) Attentat de Sousse en Tunisie, 39 morts. Arrêt de la Cour suprême américaine légalisant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis (note YD).

(3) Benoît XVI, le 6 juin 2012 (note YD).

Mercredi 14 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LE ROSAIRE VIVANT, QU'EST-CE A DIRE ?

A l’initiative du « Rosaire vivant » se trouve Pauline Jaricot (1799-1862), de Lyon (France), qui érigea la 'Propagande de la Foi' comme mouvement d'Evangélisation et soutien des missions africaines, entreprises par la Restauration française.

Quelques années plus tard, Pauline Jaricot devait y agréger le 'Rosaire vivant'. Il consistait simplement à ce que 15 personnes se réunissent chaque semaine et tirent au sort chacune un des quinze mystères du Rosaire pour le réciter chaque jour aux intentions des membres du groupe et des missions.

Par ses exigences modestes et sa forme communautaire, le Rosaire pouvait toucher les jeunes ouvriers de Lyon les plus éloignés de l'Eglise. Le Rosaire vivant est donc un réseau « en Eglise » pour former un brasier de prière.

Aujourd'hui les groupes de Rosaire vivant sont constitués en équipes de 20 personnes pour célébrer les 20 mystères du Rosaire. Le Rosaire vivant existe dans toute l'Eglise Universelle et pour tous les âges. Il s'organise de façon très simple !

Mercredi 14 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

POUR MIEUX COMPRENDRE LA PASSION DU PEUPLE SYRIEN

 

Myrna - Soufanieh, Syrie:


Les apparitions aident les gens à vivre
dans l’espérance

par Geneviève et Jean Claude Antakli

 

 

 

Avec Myrna Nazzour et le Père Zahlaoui venus spécialement
de Damas jusqu’à Jbeil pour offrir et livrer son
témoignage à Stella Maris et au monde entier.


JCA: Je m’adresse à toi
Myrna: après ce message prophétique
de 2004, comment
sens-tu ce que vivent toutes
les communautés à Damas et
ailleurs, quelle atmosphère?


Myrna: Ce que je vis moimême
après 44 mois de souffrances
en relation avec les
gens qui viennent à Soufanieh,
ce n’est pas parce que
je suis Myrna porteuse de
messages, c’est que les apparitions
aident les gens à vivre
encore dans l’espérance.


Ceux qui les ignorent sont
en pleine détresse, puisque
rien ne s’est amélioré.

On
constate une recrudescence
de prières et beaucoup de
jeunes qui défendent leur
pays jour après jour, le font
avec une grande ferveur.


Même les mamans qui voient
leurs enfants partir au front,
l’acceptent avec espoir, surtout
après le dernier message,
quand Jésus a comparé ses
blessures à celles du peuple.


Ce qui est extraordinaire,
c’est la persévérance
du peuple syrien, c’est sa
détermination, son courage,
dans cette terrible adversité.
C’est l’Esprit de Dieu qui
souffle.

On n’a jamais senti
ni méfiance, ni haine.

Il y a
beaucoup de respect entre les
Communautés.

Nous sommes
restés toujours unis.


JCA: Par rapport à la situation
à Alep, et ce que nous
avons appris de mon cousin
le Dr Nabil Antaki, il semble
que les événements soient
toujours aussi graves, bien
que la route Alep–Damas soit
ouverte.

De ton côté sais-tu
quelque chose?


Myrna: Ce que je sais ne
concerne que Damas, car
Alep à ma connaissance est
toujours isolée du monde.

 


JCA: Pouvez-vous nous
dire ce qui s’est passé pendant
la Semaine sainte, cette
année, Père?


P. Elias: Avant de dire
ce qui s’est passé, je dois
vous parler d’un groupe de
jeunes, pour la plupart des
musulmans qui travaillent à
la TV en free-lance, montent
des films et les proposent.

Ils
ont connu Soufanieh, ils sont
venus prier avec nous pendant
des mois, ont lu tous les
livres, ont vu les vidéos que
nous avons tournées, nous ou
d’autres.


Le Jeudi saint, le responsable,
Ahmad, est venu
me demander de planter la
caméra en plein milieu de
Soufanieh, l’après-midi.

Je lui ai dit:

«Ahmad, tu sais
cela fait dix ans que rien ne
s’est passé, je ne pense pas
que nous allons vivre quelque
chose.»
Il ne m’a pas dit qu’il avait
fait un rêve et qu’il pensait
lui, qu’il se passerait quelque
chose!

Mais comme il insistait,
je lui ai dit:

«Bon, venez
ne perdons pas de temps!»


A quatre heures, un mal de
tête terrible s’empare de
Myrna qui ne pouvait même
pas s’asseoir.

Elle a voulu
s’étendre.

A quatre heures et
quart, l’huile s’est mise à couler
de sa tête et de son visage.


Je suis resté là avec le Père
Paul et un groupe de fidèles,
jusqu’à cinq heures moins le
quart, puis j’ai quitté la pièce
pour préparer la messe.

A
cinq heures, j’ai commencé
la messe, il y avait beaucoup
de monde.

A la fin, le
Père Paul m’apporte un petit

bout de papier en me disant:
«Voilà le message que Myrna
a entendu de la bouche de
Jésus:

 «Les blessures qui
ont saigné sur cette terre, sont
celles-là même qui sont dans
mon Corps.

Car l’auteur et
la cause sont le même, mais
soyez assurés que leur sort
sera le même que celui de
Judas."»

 


JCA: Comment l’interpréter?


P. Elias: Pour moi, je vois à
l’évidence que le Christ a mis
en adéquation totale, sa Passion
et la passion de la Syrie.


Et dans le sens de sa Passion,
il y a la Rédemption.

Le
Christ n’est pas mort pour
rien, Il est mort pour racheter
l’humanité.

Si donc Il dit,
que ces blessures qui ont saigné
sur cette terre sont ses
blessures mêmes, Il indique
ouvertement, qu’au-delà de
ces blessures que supportent
les Syriens, donc au-delà du
martyr de la Syrie, il y a une
Rédemption, à l’image de sa
Rédemption à Lui…


La Syrie a tenu avec des
soutiens heureusement. Mais
jusqu’à aujourd’hui elle tient,
donne un sens à ce sacrifice
terrible, celui de la rédemption
du monde actuel.


Le Christ donne un sens à
notre souffrance de Syriens
en nous disant:

«Tenez bon!»
En 2004, il nous avait dit:

«Ne
permettez pas qu’on aliène
votre liberté, votre volonté et
votre foi dans cet Orient».


La Syrie tient, mais audelà,
la Syrie tient, pas pour
son propre salut seulement,
pas pour le salut du monde
arabe et musulman seulement,
mais pour le salut du
monde.


JCA: Qu’aurais-tu à dire
à ces jeunes français, à ces
bénévoles qui veulent vous
aider, et qui vous ont aidés
à Noël dernier.

Tu sais que
nombreuses sont les personnes
qui s’inquiètent de
toi, de ta famille, et, à travers
vous, du peuple syrien.
Myrna:

Nous ne sommes
pas dans le confort, je ne
suis qu’une parmi d’autres
qui vit modestement comme
la plupart des Syriens.


Les apparitions aident les gens à vivre
dans l’espérance

à Dieu je suis une parmi eux,
sans quoi je n’aurais jamais
pu partager leurs souffrances.


Dis-leur, rassure-les, nous
sommes sereins, car nous
vivons au jour le jour.

Seul le
présent nous intéresse.

Nous
comptons sur Dieu, et nous
nous sentons de plus en plus
proches les uns des autres.


Soufanieh est toujours ouvert
et accueillant, bien que nous
recevions de plus en plus de
gens qui sont démunis.

Nous
leur donnons dans la mesure
de nos faibles moyens, mais
j’en pleure parfois, quand on
ne peut pas en faire plus!


JCA: Très souvent en
France, on me propose de
vous envoyer des dons, je
les ai toujours refusés.

Comment
dois-je faire maintenant,
sachant que beaucoup
de Français aimeraient vous
aider.


Myrna: Accepter ces dons
me pose un problème, car
je crains un engrenage qui
amènerait à une confusion.


Je ne veux pas heurter leur
sensibilité, je réponds toujours
qu’il y a des églises, des
associations caritatives et des
orphelinats pour cela.

Même
pour aider, je ne peux pas le
faire comme une institution.


J’ai reçu une autre mission,
je crois.


JCA: Quel message voudrais-
tu transmettre à la 
jeunesse Myrna?

Myrna: Moi souvent
je rappelle ce que dit mon
époux Nicolas:

«Je regrette
le jour où je n’ai pas eu la
grâce de connaître Dieu.»

Il
y a précisément un message
dans ce sens que Jésus nous
a donné:

«Car viendra le jour
où vous direz, mais pourquoi
Seigneur n’ai-je pas senti ta
Présence, alors que Tu étais
avec moi?»

Tu as compris Jean Claude?

Le témoignage
de Nicolas se rattache exactement
à l’interpellation de
Jésus.

 

Quand je rencontre des
jeunes, je leur dis, n’attendez
pas d’être dans le besoin pour
vous adresser à Dieu.

Mais
souvenez-vous de Lui dans
votre joie.

Il vaut mieux que
tu reconnaisses Dieu par ta
propre volonté, que d’y être
obligé.


C’était la fin de notre entretien.
Il fallait partir, la nuit
tombe vite en Orient, et avec
elle l’insécurité.

En le voyant
s’éloigner dans le taxi qui
le ramenait à Damas je me
suis souvenu de Léon Bloy
que Barbeye comparait à une
gargouille:

 

«Elle sait qu’elle
n’est pas la source: elle reçoit
l’eau du ciel et la déverse sur
les passants.

Elle ne vaut que
par la violence des flots qui la
traversent et par la cathédrale
qui la supporte.»

 

Mercredi 14 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,42-46.

Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela.
Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques.
Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »
Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. »
Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt.

Mercredi 14 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Dans La Didachè (entre 60-120), catéchèse judéo-chrétienne 
§3 (trad. Quéré, Pères apostoliques, Seuil 1980, p. 94) 


 

« Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29)

 

      Mon enfant, fuis tout ce qui est mal ou ressemble au mal. Ne sois pas emporté :

la colère pousse au crime.

Ni jaloux, ni querelleur, ni brutal : ces passions sont la cause des meurtres.

Mon enfant, ne sois pas sensuel :

la sensualité est le chemin de l'adultère.

Que ton langage ne soit pas grivois, ni hardi ton regard :

cela aussi engendre l'adultère...

Garde-toi des incantations, de l'astrologie, des purifications magiques ; refuse et de les voir et de les entendre : 

ce serait... sombrer dans l'idolâtrie.

Mon enfant, ne sois pas menteur, car

le mensonge entraîne au vol.

Ne te laisse séduire ni par l'argent ni par la vanité, qui eux aussi incitent à voler.

Mon enfant, ne grommelle pas :

tu en viendrais au blasphème.

Ne sois ni insolent ni malveillant, cela aussi porte au blasphème. 



      Aie de la douceur :

« les doux hériteront la terre » (Mt 5,5).

Sois patient, miséricordieux, sans malice, empli de paix et de bonté.

Tremble sans cesse devant les paroles que tu as entendues (Is 66,2).

Tu ne t'élèveras pas toi-même, tu ne livreras pas ton cœur à l'orgueil.

Tu ne t'allieras pas avec les superbes, mais tu fréquenteras les justes et les humbles.

Tu recevras les événements de la vie comme des bienfaits, sachant que rien ne survient en dehors de Dieu.

 

Mercredi 14 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:54
La loi patrimoine ne satisfait pas les associations

Selon un communiqué daté du 9 octobre 2015, le G8-Patrimoine se déclare non satisfait du vote de la loi patrimoine

Il est vrai que la quasi totalité des amendements présentés,  proposés par ces associations, ont été rejetés.

Voici le texte du communiqué :

“Le vote de la Loi « Liberté de création, architecture et patrimoine » est intervenu comme un couperet, ce mardi 6 octobre.

La commission culture et éducation de l’Assemblée nationale présidée par Patrick Bloche, rapporteur du texte, avait pourtant permis aux associations nationales de sauvegarde du patrimoine de défendre leurs points de vue et recommandations sur les différentes dispositions prévues, les associations étant même intégrées par amendement dans la composition des nouvelles commissions.

Cet important travail de concertation est resté lettre morte dans la mesure où la quasi-totalité des amendements présentés ont été rejetés.

Les associations « reconnues d’utilité publique » continueront à de travailler sans relâche, désormais auprès des sénateurs auxquels le texte va être prochainement soumis. Rappelons les trois mesures particulièrement inquiétantes qui méritent d’être fortement amendées:

• le régime unique des « cités historiques » qui, en voulant trop rapprocher le Code du patrimoine de celui de l’urbanisme, risque, sans garde-fous, de soumettre les règles de protection du patrimoine aux aléas de la libre administration des maires, là où le contenu des protections et leur pérennité doivent être garantis par l’État.

• la protection des abords, pilier de la sauvegarde du patrimoine, mise en danger par une généralisation de périmètres délimités réduits.

• le régime de propriété des biens archéologiques, dont on peut craindre qu’il ne dissuade les découvreurs de déclarer ces biens dans la mesure où la présomption de propriété au profit de l’État de tout bien reconnu d’intérêt scientifique ne s’accompagne d’aucune indemnisation.

Il faudra faire preuve d’un surcroît de vigueur et de conviction pour ne pas entériner avec cette loi la remise en cause de l’action de « Malraux et [de] Lang d’un seul coup » selon les propres mots… de Jack Lang (Le Parisien du 18 septembre 2015).”

G8-CP-LoiPatrimoine-2015-10-091

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:50
Pour vivre des instants de profonde communion avec les Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité du Témoignage Chrétien , SOYONS TOUS AU MONASTERE CE "WEEKEND DE TOUSSAINT". Qui était Saint Gregorios ? Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Pour vivre des instants de profonde communion avec les Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité du Témoignage Chrétien , SOYONS TOUS AU MONASTERE CE "WEEKEND DE TOUSSAINT". Qui était Saint Gregorios ? Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

 

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) de Toussaint présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana)de St Gregorios . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Inscriptions:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly,

61300 CHANDAI (France)

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

 

Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Samedi précédent à 15h Place du Chatelet (Metro Chatelet)

 

 

*Pour confessions,accompagnements spirituels,prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérisons intérieures, etc...

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !

Saint Grégoire de Parumala, qui êtes-vous ?...

 

 

 

Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.


"Né en 1848, destiné au service du ministère dès ses dix ans, il reçut la consécration épiscopale à peine âgé de vingt-huit ans après avoir été appelé à quitter le monastère où il s’était retiré.


Remarquable théologien, il se révéla être un pasteur d’une grande charité et d’une grande écoute. 

Il organisa avec amour la vie du diocèse confié à ses soins.

 

A sa mort, sa popularité était si grande, qu’en 1947 le synode de notre Eglise-mère Orthodoxe Malankare décida sa canonisation, ce qui constitua un évènement rarissime..

 

Métropolite Indien, Mar Gregorios, en tant qu' Evêque de Parumala (au sud de Kottatam), construisit un séminaire et l'Eglise des Saints Pierre et Paul où reposent aujourd'hui ses reliques , lesquelles sont très vénérées par les fidèles tout au long de l'année, en particulier pour le Grand Pèlerinage Annuel du 2 Novembre . 

A cette occasion, les fidèles se rendent par miliers à Parumala, souvent à pied,marchant parfois plusieurs jours .

 

Naturellement, même si nous sommes heureux d'organiser au Kerala un pèlerinage aux sources, pour les "Chrétiens de St Thomas" de France, il est plus facile de se rendre en notre Monastère Syriaque de N-D de Miséricorde, lors du "Week end de Toussaint" pour honorer ce grand Saint et Thaumaturge de notre Tradition Syro-Malankare !

Pour vivre des instants de profonde communion avec les

Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux

Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en

Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité

du Témoignage Chrétien :

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde 

pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend 

de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !

 

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) de Toussaint présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean Ap 7, 2-4.9-14

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer :« Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »

Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël.

Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! »

Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »

L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »

Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. »

Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.

 

lecture de la première lettre de saint Jean Jn 3, 1-3

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Mt 5, 1-12a


 Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana)de la St Gregorios . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

  • Actes 27: 9-26
  • 09 Il s’était écoulé pas mal de temps, puisque même le jeûne du Grand Pardon était déjà passé, et déjà la navigation était devenue dangereuse, si bien que Paul ne cessait de les avertir :
  • 10 « Mes amis, je vois que la navigation ne se fera pas sans dommages ni beaucoup de pertes, non seulement pour la cargaison et le bateau, mais encore pour nos vies. »
  • 11 Mais le centurion faisait davantage confiance au pilote et à l’armateur qu’aux paroles de Paul.
  • 12 Et comme le port n’était pas adapté pour y passer l’hiver, la plupart ont été d’avis de reprendre la mer, afin d’atteindre, si possible, Phénix, un port de Crète ouvert à la fois vers le sud-ouest et le nord-ouest, et d’y passer l’hiver.
  • 13 Comme un léger vent du sud s’était mis à souffler, ils s’imaginaient pouvoir réaliser leur projet ; ayant donc levé l’ancre, ils essayaient de longer de près la Crète.
  • 14 Mais presque aussitôt, venant des hauteurs de l’île, s’est déchaîné le vent d’ouragan qu’on appelle euraquilon.
  • 15 Le bateau a été emporté, sans pouvoir tenir contre le vent : nous sommes donc partis à la dérive.
  • 16 En passant à l’abri d’un îlot appelé Cauda, nous avons réussi, non sans peine, à garder la maîtrise de la chaloupe.
  • 17 On l’a hissée à bord, puis on a utilisé des câbles de secours pour ceinturer le bateau : craignant d’aller s’échouer sur les hauts-fonds de la Syrte, on a fait descendre l’ancre flottante, et ainsi on continuait à dériver.
  • 18 Le lendemain, comme la tempête nous secouait avec violence, on a jeté le superflu par-dessus bord.
  • 19 Le troisième jour, les matelots ont lancé, de leurs propres mains, le gréement du bateau à la mer.
  • 20 Depuis bien des jours, ni le soleil ni les étoiles ne se montraient et une tempête d’une violence peu commune continuait à sévir : désormais, tout espoir d’être sauvés nous était enlevé.
  • 21 Les gens n’avaient plus rien mangé depuis longtemps. Alors Paul, debout au milieu d’eux, a pris la parole : « Mes amis, il fallait m’obéir et ne pas quitter la Crète pour gagner le large : on aurait évité ces dommages et ces pertes !
  • 22 Mais maintenant, je vous exhorte à garder confiance, car aucun de vous n’y laissera la vie, seul le bateau sera perdu.
  • 23 Cette nuit, en effet, s’est présenté à moi un ange du Dieu à qui j’appartiens et à qui je rends un culte.
  • 24 Il m’a dit : “Sois sans crainte, Paul, il faut que tu te présentes devant l’empereur, et voici que, pour toi, Dieu fait grâce à tous ceux qui sont sur le bateau avec toi.”
  • 25 Alors, gardez confiance, mes amis ! J’ai foi en Dieu : il en sera comme il m’a été dit.
  • 26 Nous devons échouer sur une île. »

  • Hébreux 10: 32-33
  • 32 Souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ : vous avez soutenu alors le dur combat des souffrances,
  • 33 tantôt donnés en spectacle sous les insultes et les brimades, tantôt solidaires de ceux qu’on traitait ainsi.
  •  
  •  11: 7 
  • 07 Grâce à la foi, Noé, averti de choses encore invisibles, accueillit cet oracle avec respect et construisit une arche pour le salut de sa famille. Sa foi condamnait le monde, et il reçut en héritage la justice qui s’obtient par la foi.
  •  
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10: 34 – 42
  • 34 Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
  • 35 Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère :
  • 36 on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
  • 37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;
  • 38 celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.
  • 39 Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.
  • 40 Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
  • 41 Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.
  • 42 Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
  •  

 

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !
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