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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 08:58
Jeudi 16 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de l'Ecclésiastique 24,17-21.

Comme la vigne, j'ai produit des fleurs d'une agréable odeur, et mes fleurs ont donné des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du pur amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité, en moi toute l'espérance de la vie et de la vertu.
Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits.
Car mon souvenir est plus doux que le miel, et ma possession plus douce que le rayon de miel.
Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif.
Celui qui m'écoute n'aura jamais de confusion, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point.
Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

Jeudi 16 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Origène

(v. 185-253),

prêtre et théologien . 

Commentaire sur le Cantique des Cantiques, III,11,10s (trad. cf SC 376, p. 603) 
 

« Écoutons d'abord sa voix »

 

« Le voici qui vient, bondissant sur les montagnes » (Ct 2,8).

Le Christ ne s'est fait d'abord connaître à l'Église que par sa voix.

Il a commencé par lancer sa voix devant lui par l'intermédiaire des prophètes ; sans se laisser voir, il se faisait entendre.

Sa voix portait dans les messages que l'on annonçait de lui, et pendant tout ce temps l'Église-Épouse rassemblée depuis l'origine du monde, l'entendait seulement.

Mais un jour elle l'a vu de ses yeux et a dit : « Le voici qui vient, bondissant sur les montagnes ! » 

Et chaque âme, si du moins l'amour du Verbe de Dieu l'étreint, est heureuse et consolée quand elle sent la présence de l'Époux, alors qu'elle se trouvait devant des paroles difficiles de la Loi et des prophètes.

A mesure qu'il s'approche de ses pensées pour l'éclairer en sa foi, elle le voit bondir sur montagnes et collines, et elle peut bien dire :

-« Le voici qui vient ! »

Certes l'Époux a promis à son Épouse, c'est-à-dire à ses disciples :

-« Voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20).

Mais cela ne l'empêche pas de dire aussi qu'il part prendre possession de son Royaume (Lc 19,12) ; alors, de nouveau en pleine nuit, s'élève le cri :

-« Voici l'Époux qui vient » (Mt 25,6). Tantôt donc l'Époux est présent et il enseigne ; tantôt il est dit absent et on le désire.

Ainsi, quand l'âme cherche à comprendre et n'arrive pas, pour elle le Verbe de Dieu est absent.

Mais quand elle trouve ce qu'elle cherche, il est présent sans aucun doute et l'illumine de sa lumière.

Si donc nous aussi nous voulons voir le Verbe de Dieu, l'Époux de l'âme, « bondissant sur les collines », écoutons d'abord sa voix, et nous aussi nous pourrons le voir. 
 

Jeudi 16 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

« … Si tu es Chrétien, tu ne peux qu’être marial ! »

La Sainte Vierge est Mère de la réconciliation et de l’unité, et le modèle de la maternité (…). Les Musulmans nourrissent envers Marie une très grande vénération (…).

Marie est la personnalité de l’unité par excellence, elle nous rassemble comme ses enfants (indépendamment de nos confessions religieuses) et sans discrimination. C’est la raison pour laquelle la fête du 25 mars a été instituée comme fête nationale officielle du Liban, à la demande des Chrétiens et des Musulmans.

Tout cela jaillit de mon expérience avec la communauté des « Fils de Marie Reine de la Paix » constituée d’avocats musulmans et chrétiens qui vivent la spiritualité mariale, chacun selon sa foi, à travers le Coran ou l’Evangile, et qui se sont engagés à diffuser ce message, en faisant de Marie le dénominateur commun et l’élément d’unité entre tous les Libanais.

Marie Vierge, Mère de l’Eglise, Etoile du Matin, nous annonce l’Aube Nouvelle, l’aube de la nouvelle évangélisation. Si tu es Chrétien, tu ne peux qu’être marial ! Si tu es Libanais, tu ne peux qu’être marial ! »

(Père Semaan Abou Abdo, prêtre Syro-maronite)

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Celui qui demeure en Jésus est riche,
et cela même si il est pauvre sur le plan matériel.
(Saint Ignace Brianchaninov)

Jeudi 16 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Sois dans l'allégresse
colombe qui enfantas le Miséricordieux,
tu demeures toujours vierge.
Exulte, ô fierté de l'assemblée des saints,
couronne de ceux qui combattent,
ô Marie, sois dans la joie.
Tu es pour les justes merveilleuse beauté,
parure divine
et pour nous, croyants, le salut.

(Hymne Acathiste)

Jeudi 16 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Voir les défauts des autres ?
En suis-je plus dépourvu ?
Voir les péchés des autres ?
En suis-je plus dépourvu ?


Dénoncer les crimes des autres ?
Les miens les dépassent.


S’il en est un plus menteur que moi,
Qu’on me le montre.


A mon étalage, dit Touka, tous les vices :
C’est mon offrande pour toi Seigneur .

 

(Toukârâm,Psaumes du pèlerin,Ps XXXIX, Ed. nrf , Gallimard, 1956, 213 pg.)

 

Si par ce constat doit s'achever notre "examen de conscience" , soyons au moins dans l'humilité qui appelle la Miséricorde de Dieu et nous abrite de Sa Justice.

Ouvrons nos coeurs au Christ Miséricordieux qui, à travers notre humilité, nous envoie l'Esprit Saint, Lequel opère progressivement notre transformation en dilatant notre capacité d'aimer selon Dieu...

"Celui qui demeure en Jésus est riche,
et cela même si il est pauvre sur le plan matériel".
(Saint Ignace Brianchaninov)

Jeudi 16 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Jeudi 16 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Aelred de Rievaulx

(1110-1167), moine cistercien . Dans "Le Miroir de la charité", I, 30-31 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 188 rev.) 

 

« Mon joug est facile à porter »

 

Ceux qui se plaignent de la rudesse du joug du Seigneur n'ont peut-être pas rejeté complètement le joug si pesant de la convoitise du monde, ou s'ils l'ont rejeté, ils s'y sont à nouveau asservis, à leur plus grande honte.

Au dehors ils portent le joug du Seigneur, mais au-dedans ils soumettent leurs épaules au fardeau des préoccupations du monde.

Ils mettent sur le compte de la pesanteur du joug du Seigneur les peines et les douleurs qu'ils s'infligent à eux-mêmes...

Quant au joug du Seigneur, il est « doux et son fardeau léger ». 


    En effet, quoi de plus doux, quoi de plus glorieux que de se voir élevé au-dessus du monde par le mépris que l'on en fait et, installé au faîte d'une conscience en paix, d'avoir ce monde entier à ses pieds ?

On ne voit alors rien à désirer, rien à craindre, rien à envier, rien à soi qui pourrait vous être enlevé, rien de mal qui pourrait vous être causé par un autre.

Le regard du cœur se dirige vers « l'héritage incorruptible, exempt de souillure et de flétrissure, qui nous est réservé dans les cieux » (1P 1,4).

Avec une sorte de grandeur d'âme, on fait peu de cas des richesses du monde : elles passent ; des plaisirs de la chair : ils sont souillés ; des fastes du monde : ils se fanent ; et dans la joie, on reprend cette parole du prophète :

-« Toute chair n'est qu'herbe des champs, toute sa grâce n'est qu'herbe en fleur ; l'herbe a séché, la fleur s'est fanée, mais la Parole du Seigneur demeure pour toujours » (Is 40,6-8)...

Dans la charité, et rien que dans la charité résident la vraie tranquillité, la vraie douceur, car c'est elle le joug du Seigneur.




 

Jeudi 16 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 07:05
 Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France :  Éclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple. A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous. Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon. Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple. Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France : Éclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple. A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous. Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon. Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple. Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume :
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction.
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant,
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère.
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche.
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi :
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Mardi 14 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Clément de Rome,

pape de 90 à 100 environ . Première épître aux Corinthiens, 49 (trad. Quéré, Pères apostoliques, Seuil 1980, p. 75) 

 

Le commandement de l'amour

 

Que celui qui a l'amour dans le Christ pratique les commandements du Christ. Qui pourra expliquer ce lien de l'amour de Dieu ? (cf Col 3,14)

Qui est capable d'exprimer la grandeur de sa beauté ?

Les hauteurs où nous porte l'amour sont inexprimables.

L'amour nous unit à Dieu, « l'amour couvre la multitude des péchés » (1P 4,8).

L'amour supporte tout ; l'amour est patient pour tout ; rien de mesquin dans l'amour, rien de méprisant ; l'amour ne connaît pas la division, ne pousse pas à la révolte ; l'amour agit toujours dans la concorde ; c'est dans l'amour que tous les élus de Dieu ont obtenu la perfection ; sans l'amour, rien n'est agréable à Dieu.

C'est dans l'amour que le Maître nous a fait venir à lui.

C'est à cause de son amour pour nous que Jésus Christ notre Seigneur a donné son sang pour nous, selon la volonté de Dieu, sa chair pour notre chair, sa vie pour nos vies. 


Vous voyez, mes bien-aimés, combien l'amour est quelque chose de grand et d'admirable :

-il est impossible d'expliquer sa perfection.

Qui sera capable d'y arriver sinon ceux que Dieu en a rendus dignes ?

Prions-le donc, et demandons à sa miséricorde d'être trouvés dans l'amour, irréprochables et loin de tout parti pris humain.

Depuis Adam jusqu'aujourd'hui, toutes les générations ont disparu ; mais ceux qui, par la grâce de Dieu, ont été rendus parfaits, demeurent dans le séjour des saints, qui seront manifestés lorsque le Christ apparaîtra dans son règne. 


Heureux sommes-nous, mes bien-aimés, si nous accomplissons les commandements de Dieu dans la concorde qui vient de l'amour, pour que nos péchés soient pardonnés à cause de l'amour.

 

Mardi 14 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Méditation de Monseigneur Ravel, évêque de l'Eglise Romaine-catholique aux Armées

Dire la naissance de la France

Monseigneur Ravel
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A force de douter de tout, on finit par ne plus croire en rien. Il en va de la France comme du reste. Au fond, la France existe-t-elle ? N’est-elle pas un songe fabriqué par nos sommeils pour nous éloigner du présent, de sa composition multiple, de ses courants divers ? La France, n’est-elle pas une invention bricolée par des nostalgiques d’un temps qui n’a jamais existé ?

 

A ces questions, extrêmes mais présentes aujourd’hui, il faut répondre. C’est à dire qu’il faut parler. Le silence ne suffit plus, fût-il réprobateur.

Pour dire la France, il convient d’abord de redire simplement ce qui est et ce qui fut. Ce qui est au plus près de l’évidence et ce qui fut au plus près de l’histoire. C’est là une très claire mais très âpre tâche. Tâche difficile parce qu’on ne peut plus dire ce que l’on voit à cause du politiquement correct ; et on ne veut plus voir ce que l’on voit à cause de l’idéologiquement suspect.

La tâche de voir et de dire la France, dans sa naissance par exemple, implique la rigueur. Nous ne renoncerons jamais à la rigueur. J’en appelle à la rigueur la plus stricte. J’oserai même dire : s’il y a doute, affirmons le minimum. Ne nous laissons pas emporter par un lyrisme démodé sur notre pays. Les faits sont suffisants. Ne les craignons pas en y rajoutant.

Par exemple, pour ce qui fut : la rigueur historique écrème l’histoire en la décontaminant des excès « légendaires ». Nous les abandonnons volontiers, même si leur fausseté n’est pas toujours assurée. Encore une fois : dans le doute et face à des idéologies qui ne nous passeront rien, nous abandonnons les faits mal attestés, nous renonçons par avance aux approximations. Mais ce qui reste suffit amplement. Surabondamment.

Intéressons-nous à la naissance de la France. Appliquons-lui la rigueur de l’histoire.

La France est-elle née un jour et Clovis y est-il pour quelque chose ? Qu’on renonce au  vase de Soissons est une chose, qu’on jette aux oubliettes le baptême de Clovis en est une autre. Or si la France est une vocation, une histoire et un destin, elle est aussi et avant tout une naissance. N’existe que ce qui est né. Pour être quelque chose ou quelqu’un, il faut naître comme une entité en soi, une réalité autre que toutes celles qui préexistent à elle : un enfant vient de ses parents mais, par sa naissance, il existe et vit comme un individu différent.

Le très savant « Dictionnaire encyclopédique du Moyen Age » (édition du Cerf, 1997) dans son article « Clovis » ne laisse aucun doute : «  Les dernières années de Clovis virent l’annexion au prix du sang des royaumes francs de Gaule du Nord qui subsistaient encore, ce qui lui permit enfin d’être dénommé « roi des Francs ». Le roi légiféra également, faisant notamment rédiger la première version de la Loi salique. Quelques mois avant sa mort, il réunit à Orléans en juillet 511 un synode des évêques de Gaule qui présida à la naissance de l’Eglise mérovingienne. Le roi mourut à la fin de l’année il laissa à ses fils le plus puissant royaume barbare d’Occident et, qui plus est, son premier Etat catholique. » Le même article conclut : « C’est donc à juste titre que Clovis, dont le peuple a donné son nom à la France, mérite d’être considéré comme son lointain fondateur et son premier roi. »

Par Clovis, la France naît et naît comme un Etat catholique. Si Clovis se fait couronner à Tours, en 508, ce n’est pas pour des raisons politiques mais parce que Saint Martin y est enterré. S’il choisit Paris comme capitale, ce n’est pas « pour des raisons stratégiques (d’autres villes avaient une plus grande importance militaire) mais vraisemblablement en raison du lieu de la sépulture de sainte Geneviève (sans doute morte en 502), dont les liens avec la dynastie franque naissante avaient été si étroits. ». Nous le savons, Clovis et Clotilde voulurent être enterrés à côté d’elle.

On peut toujours mettre en doute la conversion de Clovis à la bataille de Tolbiac. On ne peut pas douter de son baptême par saint Remi à Reims, très probablement en 496. Le père de Clovis, Childéric, avait lui-même noué des liens stables avec l’évêque Remi et sainte Geneviève. Qu’on soupçonne des volontés politiques derrière ces relations ou cette conversion ne fait que confirmer l’affaire : le lien étroit entre la naissance d’une nation, c’est l’aspect politique, sa terre, c’est l’aspect géographique, et la foi catholique, c’est l’aspect religieux.

En revenant à la naissance de la France, nous répondons à la première question humaine : d’où vient-elle ? La réponse éclaire et soulage comme le terme atteint d’une quête des origines conduite par un enfant orphelin. Mais nous scrutons aussi sa conception : parler de Clovis et de Clotilde, c’est transcrire l’ADN de la France. C’est établir son code génétique. L’histoire d’un homme le façonne mais sans jamais supprimer cette donnée fondamentale, ce patrimoine qui porte sa liberté.

Depuis Clovis, quinze siècles mouvementés enrichissent la France. Doit-on pour autant lui faire renoncer à son origine ?

Mardi 14 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Henri, qui êtes-vous ?

(Fêté le 13 Juillet)

Surnommé le Pieux, appartenait à la famille impériale des Othons d’Allemagne, qui joua un si grand rôle au moyen âge. Touché d’une grâce spéciale de Dieu, il fit, jeune encore, un acte de hardiesse que lui eût dissuadé la prudence humaine, en promettant à Dieu de ne s’attacher qu’à Lui et en Lui vouant la continence perpétuelle (il resta vierge toute sa vie). Héritier du royaume de Bavière par la mort de son père, il se vit obligé de prendre une épouse, pour ne pas s’exposer à la révolte de son royaume ; le choix du peuple et le sien se porta sur la noble Cunégonde, digne en tous points de cet honneur. Elle avait fait, dès son adolescence, le même vœu que son mari.

Henri, devenu plus tard empereur d’Allemagne, justifia la haute idée qu’on avait conçue de lui par la sagesse de son gouvernement ainsi que par la pratique de toutes les vertus qui font les grands rois, les héros et les Saints. Il s’appliquait à bien connaître toute l’étendue de ses devoirs, pour les remplir fidèlement, il priait, méditait la loi divine, remédiait aux abus et aux désordres, prévenait les injustices et protégeait le peuple contre les excès de pouvoirs et ne passait dans aucun lieu sans assister les pauvres par d’abondantes aumônes. Il regardait comme ses meilleurs amis ceux qui le reprenaient librement de ses fautes, et s’empressait de réparer les torts qu’il croyait avoir causés.

Cependant son âme si élevée gémissait sous le poids du fardeau de la dignité royale. Un jour, comme il visitait le cloître de Vannes, il s’écria : « C’est ici le lieu de mon repos ; voilà la demeure que j’ai choisie ! » Et il demanda à l’abbé de le recevoir sur-le-champ. Le religieux lui répondit qu’il était plus utile sur le trône que dans un couvent ; mais, sur les instances du prince, l’abbé se servit d’un moyen terme :
« Voulez-vous, lui dit-il, pratiquer l’obéissance jusqu’à la mort ?
– Je le veux, répondit Henri.
– Et moi, dit l’abbé, je vous reçois au nombre de mes religieux ; j’accepte la responsabilité de votre salut, si vous voulez m’obéir.
– Je vous obéirai.
– Eh bien ! Je vous commande, au nom de l’obéissance, de reprendre le gouvernement de votre empire et de travailler plus que jamais à la gloire de Dieu et au salut de vos sujets. » Henri se soumit en gémissant.

Sa carrière devait être, du reste, bientôt achevée. Près de mourir, prenant la main de Cunégonde, il dit à sa famille présente :
« Vous m’aviez confié cette vierge, je la rends vierge au Seigneur et à vous. »

Source : levangileauquotidien.org

Mardi 14 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
 

NOUS N’ARRIVONS PAS À AVOIR D’ENFANT : QUELLE PRIÈRE PUIS-JE DIRE ?(Source: "Sagesse Orthodoxe")

Une vocation naturelle –

Quand un homme et une femme s’aiment, ils désirent profondément concevoir un enfant. D’une part, que c’est un commandement divin, inscrit dès le Paradis, que de concevoir et d’enfanter, et le désir le plus pur de l’être humain est de faire la volonté de Dieu. D’autre part, l’enfant est la personne grâce à laquelle notre amour, au lieu d’être limité au dialogue de deux personnes, s’ouvre généreusement vers une troisième. Dieu Lui-même, qui peut se suffire à lui-même, est une communion d’amour qui veut que d’autres êtres existent pour les combler de son amour et de sa joie. Nous nous reconnaissons dans nos fils et nos filles, comme le Père céleste se reconnaît dans son Fils bien-aimé, ainsi que nous le révèle le mystère du baptême du Christ au Jourdain.

La prière pour la fécondité

Par la foi nous reconnaissons volontiers que concevoir la vie en synergie avec l’acte divin qui crée une nouvelle personne, relève du miracle et ne dépend pas seulement de notre volonté ou du désir charnel. C’est pourquoi la prière a une place importante, et les époux croyants demandent à Dieu la grâce d’accomplir son commandement de fécondité. Une première prière est celle que nous adressons aux saints ancêtres de Dieu Joachim et Anne qui, attristés par la stérilité, furent réjouis par la fécondité inespérée que leur accorda le Seigneur. Il y a d’autres exemples d’une telle fécondité miraculeuse, pensons à Abraham et Sarah. Le canon des saints Ancêtres se trouve dans le Ménologe (9 septembre). On peut également dire le canon de sainte Anne (25 juillet). Nous proposons, à dire après les offices en question, ou à leur place si le temps manque, une prière appropriée.

Prières pour demander à Dieu la fécondité :

prière d’un couple qui souhaite concevoir un enfant,

prière pour un couple qui souhaite concevoir un enfant,

prière d’un couple qui attends un enfant

Circonstances de la prière

Les époux peuvent dire ensemble un de ces deux canons pendant huit ou quinze jours jusqu’au 25 juillet ou au 9 septembre. Il est bien qu’ils suivent un certain jeûne (ni viande ni laitages) pendant cette période, et s’abstiennent également de relations conjugales. Ils peuvent encore profiter du jeûne de la Mère de Dieu (1er au 15 août ) pour prier plus intensément tout en suivant ce carême – ou toute autre période de carême. À l’issue de cette période de prière et de jeûne, ils reprendront la relation conjugale, mais en priant avant de s’unir. Ils peuvent demander également la prière de leur prêtre, de leurs proches et particulièrement de leurs témoins de mariage.

La confession

Avec cela, il serait bien que les époux se confessent car il y a peut-être dans leur âme des péchés conscients ou inconscients, ou qu’ils n’ont jamais confessés, et qui les mettraient en contradiction avec la prière. Et, comme la confession ne se suffit pas à elle-même, il serait très bon qu’ils communient fréquemment pendant cette période si leur père spirituel ou leur prêtre leur en donne la bénédiction, étant considérée la situation dans laquelle ils se trouvent. Par exemple, s’ils n’ont pas reçu la grâce du saint mariage, il est évident qu’ils ne pourront pas prier librement le Seigneur, d’autant que cette grâce du couronnement (le sacrement orthodoxe) comporte précisément celle de la fécondité et de la paternité et maternité spirituelles. Vouloir concevoir c’est également vouloir élever des enfants selon la volonté de Dieu. C’est vouloir les éduquer et les faire grandir devant la face de Dieu dès la conception, par tout un style de vie conjugale et familiale approprié à la grossesse.

Mardi 14 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,20-24.

En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties :
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre.
Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui.
Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »

Mardi 14 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

                   L'avortement 

 
 

L'avortement est un terrible péché.

C'est un meurtre, et bien entendu un très grand meurtre, que de tuer des enfants non-baptisés.

Les parents doivent comprendre que la vie commence dès l'instant de la conception.


(Saint Païssios le Nouveau)

Par St Grégoire le Grand

(v. 540-604), pape de Rome et docteur de l'Église . Dans "Expos. sur les 7 psaumes de la pénitence" ; PL 79, 581s (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 176) 
 

« Jésus se mit à faire des reproches aux villes qui...ne s'étaient pas converties »

 

    Crions avec David ; écoutons-le pleurer et versons des larmes avec lui.

Voyons comme il se redresse et réjouissons-nous avec lui :

-« Pitié pour moi, ô Dieu, selon ta grande tendresse » (Ps 50,3). 


    Plaçons devant les yeux de notre âme un homme gravement blessé, presque sur le point d'exhaler son dernier souffle, et qui gît nu dans la poussière.

Dans son désir de voir venir un médecin, il gémit et prie celui qui comprend son état d'avoir pitié.

Or le péché est une blessure de l'âme.

Toi qui es ce blessé, apprends qu'au-dedans de toi est ton médecin et découvre-lui les plaies de tes péchés.

Qu'il entende le gémissement de ton cœur, lui à qui toute pensée secrète est connue.

Que tes larmes l'émeuvent, et s'il faut le chercher avec quelque insistance, du fond de ton cœur, fais monter vers lui de profonds soupirs. Que ta douleur parvienne jusqu'à lui et qu'on te dise, à toi aussi, comme à David : « Le Seigneur a effacé ton péché » (2S 12,13)... 


    « Pitié pour moi, ô Dieu, selon ta grande tendresse. »

Ceux qui rapetissent leur faute parce qu'ils ne connaissent pas cette grande tendresse, ceux-là n'attirent à eux que peu de tendresse.

Pour moi, je suis tombé lourdement, j'ai péché en connaissance de cause.

Mais toi, médecin tout-puissant, tu corriges ceux qui te méprisent, tu instruis ceux qui ignorent leur faute, et tu pardonnes à ceux qui te l'avouent.



 

Mardi 14 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 18:31
Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,19-23.

Mes frères, je parle comme les hommes à cause de la faiblesse de votre chair. Comme donc vous avez fait servir vos membres à l'impureté et à l'injustice, commettant l'iniquité, faites-les maintenant servir à la justice pour votre sanctification.
Car, lorsque vous étiez les esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice.
Quel fruit aviez-vous alors des choses dont vous rougissez aujourd'hui ? Car la fin de ces choses, c'est la mort.
Mais maintenant, affranchis du péché et devenus les esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle.
Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu c'est la vie éternelle en Jésus-Christ Notre-Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,15-21.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez : cueille-t-on du raisin sur les épines, ou des figues sur les ronces ?
Ainsi tout arbre bon porte de bons fruits, et tout arbre mauvais porte de mauvais fruits.
Un arbre bon ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre mauvais porter de bons fruits.
Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits, on le coupe et on le jette au feu.
Donc, c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Ce n'est pas celui qui m'aura dit : " Seigneur, Seigneur ! " qui entrera dans le royaume des cieux, mais celui qui aura fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St François de Sales

(1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église Latine (d'occident) . Introduction à la vie dévote, I, ch. 3 (bréviaire : 24/01 ; français modernisé) 

 

« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »

 

       Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune « selon son genre » (Gn 1,11) :

-ainsi commanda-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu'ils produisent des fruits de dévotion, chacun selon sa qualité et vocation.

La dévotion, la vie chrétienne, doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l'artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier.

Serait-il à propos que l'évêque voulût être solitaire comme les chartreux ?

Et si les mariés ne voulaient rien amasser non plus que les capucins, si l'artisan était tout le jour à l'église comme le religieux, et le religieux toujours exposé à toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l'évêque ?

Cela ne serait-il pas ridicule, déréglé et insupportable ?

Cette faute néanmoins arrive bien souvent. 


      Non, la dévotion ne gâte rien quand elle est vraie ; elle perfectionne tout

« L'abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les abîmer »,

les laissant entières et fraîches comme elle les a trouvées. La vraie dévotion fait encore mieux, car non seulement elle ne gâte nulle sorte de vocation ni d'affaires, mais au contraire elle les orne et embellit.

Le soin de la famille en est rendu paisible, l'amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d'occupations plus suaves et amiables. 


      C'est non seulement une erreur mais une hérésie, de vouloir bannir la dévotion de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés.

Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite.

 

Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

PRIERE AVANT LES ETUDES:

 

Je Vous ai cherché, mon Dieu, autant que j'ai pu.

Autant que vous m'en avez rendu capable, j'ai désiré voir avec les yeux de l'intelligence ce que j'avais d'abord cru ;

j'ai longuement discuté et beaucoup travaillé ;

Seigneur, mon Dieu, mon unique espérance, exaucez -moi.

Faitezs qu'aucune fatigue ne m'empêche de vous chercher ; faîtes, au contraire, qu'avec plus d'ardeur, je cherche toujours Votre face.

Donnez-moi la force de vous chercher, Vous qui m'avez fait vous trouver et qui m'avez donné l'espoir de vous trouver toujours davantage.

Devant vous sont ma force et ma faiblesse : affermissez l'une et guérissez l'autre.

Devant vous sont ma science et mon ignorance : là où vous avez ouvert, laissez-moi entrer ; là où vous avez fermé, je frappe, veuillez m'ouvrir.

Que je me souvienne de vous, que je vous comprenne, que je vous aime !

Daignez augmenter en moi ces trois dons  en attendant que Vous m'ayez entièrement transformé.

(Saint Augustin De la Trinité, XV, 28)

Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

SAINT EUGÈNE,
Évêque de Carthage , qui êtes-vous 
(† 505)

        On ne sait rien sur la naissance et les premières années de saint Eugène. Son nom apparaît pour la première fois dans l'histoire quand il est choisi pour évêque de Carthage, en 481, à une époque où le fanatisme arien, joint à la barbarie des Vandales, faisait, presque à coup sûr, de tous les évêques catholiques africains des martyrs de la vraie foi. 

        Sa conduite dans l'épiscopat fut celle d'un vrai pasteur des âmes. Malgré la pauvreté de son Église, il trouvait le moyen de répandre dans le sein des pauvres de si larges aumônes, que Dieu semblait multiplier à plaisir les ressources entre ses mains. 

        Hunéric, roi des Vandales, lui fit défendre de recevoir dans son église aucun chrétien de la race des Vandales ou en portant le vêtement; mais Eugène refusa d'obéir: 
« La maison de Dieu, répondit-il, est ouverte à tout le monde; nul ne peut en chasser ceux qui y entrent. » Ce fut le signal d'une affreuse persécution. 

        Dieu voulut prouver par un miracle éclatant la vérité catholique contre la fourberie de ses ennemis. Un aveugle de Carthage, nommé Félix, vint trouver l'évêque et lui dit : « Je viens ici sur l'ordre de Dieu, et je n'en sortirai pas que vous ne m'ayez rendu la vue. » Eugène le repoussa d'abord avec bonté, protestant qu'il n'était pas homme à faire des miracles ; mais l'aveugle insista; il lui fit alors un signe de Croix sur les yeux, qui s'ouvrirent aussitôt à la lumière. Peu après, il rendit la vue à un homme que l'évêque arien avait suborné pour se donner à lui-même la réputation d'un thaumaturge, et qui était devenu réellement aveugle au moment même où il jouait son triste rôle. Malgré le bruit de ces prodiges dans le pays, la persécution ne fit qu'augmenter. 

        Saint Eugène fut exilé; il eut à subir toutes sortes de mauvais traitements. Le persécuteur Hunéric périt d'une mort effrayante, faisant horreur à ceux mêmes des hérétiques qui avaient fait de lui un prince pervers et cruel. 

        Eugène put revenir à Carthage et y continuer son apostolat; mais la paix ne fut pas de longue durée, car, sous le second successeur d'Hunéric, la persécution sévit de nouveau ; Eugène, toujours invincible, fut d'abord menacé des plus horribles supplices, puis envoyé en exil à Albi, dans les Gaules, où le vaillant athlète de la foi vit la fin de ses travaux.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 

Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Réflexions sur la première communion

Pour avoir  été conduite par l'Eglise Orthodoxe Russe, cette "Réflexion" n'en est pas moins parfaitement valide pour éclairer celle des membres de notre Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas (Tradition Malankare). J'invite donc les fils et filles de notre communauté à la lire attentivement pour alimenter leur propre réflexion...

 
Réflexions sur la première communion
 
V. Golovanow 

"La chrismation ou l’onction suit immédiatement le baptême et ne doit pas être confondue avec la confirmation, telle qu’elle existe à présent en Occident (séparée du baptême par un long laps de temps). La chrismation n’est pas une confirmation du baptême ; elle est son complément qui donne au chrétien nouveau-né le sceau de l’Esprit et la faculté d’une croissance spirituelle. C’est pourquoi ce sacrement doit être suivi par la sainte communion — participation au mystère du corps et du sang divins — qui, seule, fait de nous de vrais chrétiens et membres du corps de l’Église. 

C’est pourquoi la communion de petits enfants (très vite après leur baptême et leur chrismation) est un des traits les plus caractéristiques de la vie religieuse orthodoxe. 

L’Église orthodoxe peut admettre que le baptême soit remis, dans certaines circonstances, jusqu’à l’âge adulte (ce qui arrivait souvent dans l’Église ancienne), mais il lui apparaît comme parfaitement incompréhensible que des enfants baptisés soient privés, pendant de longues années, de la participation à la divine eucharistie qui est la vie éternelle et le Christ lui-même présent dans son corps véritable et son sang précieux.
 
Réflexions sur la première communion
 
Photo: Paroisse Notre Dame de toute Protection, Lyon 

Archevêque Basile Krivochéine : « Laissez les petits enfants venir à moi et ne le leur interdisez pas » (Mc 10, 14), dit notre Seigneur et l’Église orthodoxe obéit fidèlement à ces paroles du Christ et à l’usage de l’Église ancienne en insistant sur une communion fréquente des bébés (*). 

Un moment essentiel dans la vie chrétienne car il conditionne l'entrée effective dans la vie sacramentelle de l’Église. Il est pourtant pratiqué différemment dans les différentes confessions chrétiennes: les Occidentaux (Catholiques et encore plus Protestants) posent la question de la "compréhension " de ce sacrement par les enfants, et en retardent de ce fait le moment. 

Eucharistie et "ecclésiation" (Воцерковле́ние ) chez les Orthodoxes 

L'usage antique de donner la communion à l'enfant le jour de son baptême sous la forme du vin se perpétue dans l’Église orthodoxe et certaines Église catholiques orientales sous la forme de la communion immédiate; l’initiation chrétienne comprend normalement les trois sacrements du baptême, de la chrismation et de la communion. La Chrismation se fait donc immédiatement après le baptême dans l'Église orthodoxe admet et les enfants baptisés, même les bébés, sont admis à la sainte Communion. 

Le nouveau baptisé doit de fait communier dès la première Liturgie suivant le baptême et, juste avant la communion, le prêtre va "l'ecclésialiser": la mère présente le nouveau baptisé à l'entrée de l'église. Le prêtre vient le chercher et, après avoir lu les prières de purification de la mère (si elles ne l'ont pas été au début du baptême), il prend l'enfant dans les bras et l'élève par trois fois en signe de croix à l'entrée, au milieu de l'église et devant les portes saintes en disant "le serviteur/la servante de Dieu (prénom) est ecclésialisé(e) au nom du Père, du fils et du Saint Esprit". S'il s'agit d'un garçon, le prêtre entre avec lui dans le sanctuaire, passe derrière l'autel et ressort par la porte latérale, l'approche des icônes de l'iconostase et le remet à sa mère sur l'ambon. S'il s'agit d'une fille, le prêtre ne la fait pas entrer dans le sanctuaire. Le rite se clos par la lecture de la prière de St Siméon " Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller…" ("Nunc dimittis") et une bénédiction, puis le nouveau baptisé est normalement le premier à communier. 

De nombreux prêtres conseillent de faire communier les petits enfants le plus souvent possible, précisant qu'ils sont dispensés de jeune eucharistique jusqu'à leur première confession. Certains conseillent de ne pas amener les petits enfants au début de la Liturgie, pour qu'ils ne se fatiguent pas et ne perturbent pas l'office, et acceptent de faire communier les mères qui viennent en retard avec leurs enfant; d'autres se montrent plus strictes tant sur le jeune de l'enfant (dès le sevrage) que sur la communion en cas d'arrivée tardive. Source 

L'Occident demande une adhésion personnelle raisonnable depuis le XIIIe siècle
 
Réflexions sur la première communion
 
L'Eglise catholique a cru bon de retarder l'accès à ce sacrement: 
La communion par le vin disparaît en Occident vers le XIIe siècle. On dissocie alors la communion du baptême. Le Concile de Latran IV (1215) prescrit d'attendre l'âge de "discrétion", entre 10 et 16 ans. Antonin de Florence recommande 9 ans et demi pour les filles et 10 et demi pour les garçons. 

En France depuis le XVIIe siècle se répand la pratique de la communion solennelle inventée par Monsieur Vincent (de Paul) et les grands missionnaires. Vêtement blanc, cierge, renonciation à Satan et profession de foi, la communion solennelle est célébrée vers 12 ans. La première communion devient la "communion privée". Au XIXe siècle, Rome encourage à avancer la communion des enfants et le pape Pie X demande dans l'encyclique "Quam Singularis" (1910) que les enfants puissent communier à partir de 7 ans à deux conditions : l'enfant doit pouvoir distinguer le pain ordinaire du pain eucharistique et croire en Dieu, à la Trinité et à l'incarnation. 

Depuis 1983, le Code de l'Eglise dit " Pour que la très Sainte Eucharistie puisse être donnée aux enfants, il est requis qu'ils aient une connaissance suffisante et qu'ils aient reçu une préparation soignée, de sorte qu'ils comprennent le mystère du Christ à la mesure de leur capacité et puissent recevoir le Corps du Seigneur avec foi et dévotion". Source
 
Réflexions sur la première communion
 
Situation compliquée confirmation plus tardive chez les Protestants 

Il y déjà la question du baptême: les Églises réformée et luthérienne (appelées "pédobaptistes") célèbrent en principe le baptême pour tous les enfants dont les familles le demandent, mais parmi les jeunes qui font leur catéchisme, certains ne sont pas baptisés : il est fréquent qu’ils demandent le baptême à l’âge de 16 ans, au moment où les autres ont la possibilité de confirmer leur baptême. Par contre, dans les Églises baptistes la foi du croyant est le préalable indispensable pour ce sacrement et on ne baptise pas les jeunes enfants qui ne peuvent pas professer leur foi.Source 

La première participation des enfants protestants à la cène s’effectue de manière plus informelle que chez les catholiques et n'est pas marquée d'une célébration particulière. Cette banalisation résulte d'une prise de conscience spirituelle personnelle de la symbolique de la Sainte Cène. Dans certaines communautés ce n'est pas un jour particulier. Dans d'autres communautés, la communion se fait après au moins deux ans d'enseignement, à l'âge de 16 ans, et elle a lieu le dimanche des Rameaux. 

La confirmation est un acte solennel auquel aboutit le catéchisme traditionnellement destiné aux adolescents. Elle est le renouvellement ou l'approbation du baptême mais aussi un acte par lequel le confirmant s'engage publiquement à une vie chrétienne. Ce n'est pas un sacrement mais un culte dominical au sein d'une paroisse impliquant la dimension communautaire devant laquelle le confirmant est appelé à prendre un engagement; le culte comporte un moment de liturgie particulier lors duquel prend place la bénédiction du ou des confirmants par imposition des mains du pasteur. La confirmation marque l'admission du confirmant à la Sainte Cène; Elle s'est imposée dans les églises protestantes au XIXème siècle et la tradition a voulu que la confirmation soit " fêtée " à l'âge de 14 ans. D'après Samuel Mahler©Protestants En Réseau 

Le mot Cène signifie repas (les Protestants emploient plutôt le terme cène, ou sainte cène, mais on parle aussi d'eucharistie, de communion, de repas du Seigneur). Partage du pain et du vin, ce repas est célébré par la communauté pendant le culte. La Sainte Cène n'est pas un sacrifice offert à Dieu, mais un repas auquel le Seigneur lui-même convie les chrétiens et s'offre à eux. Tout chrétien est invité à la Sainte Cène, quelle que soit son appartenance ecclésiale. D'après "Célébrons le Seigneur : livret de l'Aumônerie Protestante". 
 
 
Réflexions sur la première communion
 
En guise de conclusion provisoire: toujours le « tournant décisif » aux XIe - XIIe siècles 

Ce résumé de la situation indique clairement la divergence fondamentale entre les doctrines l'Occident et l'Orthodoxie dont l'Eucharistie est un parfait exemple: respect absolu de la Tradition pour les uns, primat de la raison pour les autres. Les enfants doivent "comprendre le sens" de la communion en Occident, alors que pour les Orthodoxes ce n’est pas un obstacle à leur pleine participation aux sacrements de l'Église: ceux-ci ne se limitent pas à une dimension purement intellectuelle et les Orthodoxes les nomment d'ailleurs "mystères", montrant bien qu'il y a toute une dimension "mystérieuse" qui échappe à la perception purement intellectuelle… 

C'est donc une illustration de la divergence générale: "L’une des particularités de l’Occident, du « tournant décisif » entre la fin du XIe et celle du XIIe siècle, c’est le passage « d’un régime de tradition, qui s’accorde si bien avec un statut de perception synthétique, à un régime scolaire, universitaire, de mise en question et de recherche personnelle, qui s’accorde avec l’analyse. L’Orient suit un régime de tradition, et on a pu indiquer comme l’une des différences principales des peuples orthodoxes, le fait qu’ils ne sont pas formés, comme les Latins, par l’école. » 

Les Latins ont créé une nouvelle science, « mais cette science est demeurée étrangère à l’Orient qui, n’ayant pas eu de scolastique, ne connaîtra non plus ni la Réforme, ni le rationalisme : les trois grands facteurs en raison desquels le catholicisme moderne a modelé son visage. Aussi l’Occident est allé vers un genre de connaissance analytique, de type, en somme, rationnel. Il a besoin de définir le contour exact des choses, de les voir pour ainsi dire l’une en dehors de l’autre ». La très belle formule du père Congar est particulièrement révélatrice: « autant les Latins en général, Rome surtout... ont besoin de définir, autant l’Orient a besoin de ne pas définir » ." Cf. 

(*) Sur la communion des petits enfants dans l’Église ancienne, voir CYPRIEN, De lapsis, 25 (CSEL 3, 1, p. 255) et Const. apostol., VIII, 13, 14, Paris, Éd. du Cerf, coll. « Sources chrétiennes » n° 336, 1987, p. 209-211. 
 

 

(Cette "réflexion" a été conduite par l'Eglise Orthodoxe Russe. Elle n'en est pas moins parfaitement valide pour éclairer celle des membres de notre Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas )
Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Deux fils à la vigne

Évangile selon saint Matthieu 21. 28-32

« Lequel des deux a fait la volonté du père ? »

Fréquence évangélique
Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : « mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne. »
Un homme avait deux fils, mais il était surtout propriétaire d’une vigne.
Un homme avait deux fils et il leur demande d’aller travailler pour lui à sa vigne. La suite de l’histoire, c’est un peu chacun de nous. L’un des fils refuse d’obéir à son père, mais finalement change d’avis et va travailler. L’autre lui donne une réponse positive, mais il ne va pas à la vigne.
Qui peut-il bien être ce père qui va trouver ses fils en les appelant « mon enfant » ? Un père aimant, un père confiant car le travail de la vigne n’est pas chose aisée. Il demande constance et persévérance tout au long de l’année. La vigne vit au rythme des saisons, et c'est son entretien quotidien par le viticulteur tout au long de l’année qui confère aux vins toute leur typicité et leur caractère.

De cette taille dépend toute la récolte à venir. Mal taillée la vigne ne portera pas de fruits, bien taillée elle révèlera toute sa richesse.
Cette histoire me fait penser au métronome des musiciens : à son tic, tac, inlassable, indiquant le tempo, vitesse à laquelle interpréter un morceau de musique. Et moi, quel est mon rythme ? Quelle est ma « fréquence évangélique » quand le père m’appelle à sa vigne ? Est-ce que je lui réponds ? Avec zèle, hésitation ou tremblement ? Grave, largo, lento, andante, moderato, allegretto, presto ou prestissimo ?
Au son de la harpe et de la cithare, comme dit le psalmiste, prenons la route et mettons nos pas dans ses pas.
(Source:Signe dans la Bible)

Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,34-42.11,1.

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère :
on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.
Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.

Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407),

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélies sur les Actes des apôtres, n° 45 ; PG 60, 318 (trad. Brésard, 2000 ans A, p.184) 

 

« Qui vous accueille, m'accueille »

 

« Celui qui reçoit l'un de ces petits, c'est moi qu'il reçoit » dit le Seigneur (Lc 10,48).

Plus ce frère est petit, plus le Christ est présent. Car lorsqu'on reçoit un grand personnage, on le fait souvent par vaine gloire ; mais celui qui reçoit un petit, le fait avec une intention pure et pour le Christ.

« J'étais un étranger, dit-il, et vous m'avez accueilli. »

Et encore :

« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,35.40).

Puisqu'il s'agit d'un croyant et d'un frère, serait-ce le plus petit, c'est le Christ qui entre avec lui. Ouvre ta maison, reçois-le. 


« Qui reçoit un prophète en sa qualité de prophète, recevra une récompense de prophète. »

Donc celui qui reçoit le Christ recevra la récompense de l'hospitalité du Christ.

Ne mets pas en doute ses paroles, fais-leur confiance.

Lui-même nous l'a dit :

-« En eux, c'est moi qui me présente. »

Et pour que tu n'en doutes pas, il décrète le châtiment pour ceux qui ne le reçoivent pas, les honneurs pour ceux qui le reçoivent (Mt 25,31s).

Il ne le ferait pas s'il n'était pas personnellement touché par l'honneur ou le mépris.

« Tu m'as reçu, dit-il, dans ta demeure ; je te recevrai dans le Royaume de mon Père.

Tu m'as délivré de la faim ; je te délivrerai de tes péchés.

Tu m'as vu enchaîné ; je te ferai voir ta libération.

Tu m'as vu étranger ; je ferai de toi un citoyen des cieux.

Tu m'as donné du pain ; je te donnerai le Royaume comme ton héritage et ta pleine propriété.

Tu m'as aidé en secret ; je le proclamerai publiquement et je dirai que tu es mon bienfaiteur et moi ton débiteur. »

 

Lundi 13 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 18:22
Le lien de la paix (St Ephrem)

Par Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr

 L'Unité de l'Église, § 24 (trad. cf coll. Pères dans la foi, n°9) 

 

« Que votre paix vienne sur elle »

 

L'Esprit Saint nous donne cet avertissement : 

-« Où est l'homme qui désire la vie, épris du jour où voir le bonheur ? 

Garde ta langue du mal, tes lèvres des paroles trompeuses. 

Évite le mal, fais le bien, recherche la paix et poursuis-la » (Ps 33,13-15)

Le fils de la paix doit chercher la paix et la poursuivre ; celui qui connaît et aime le lien de la charité doit garder sa langue du mal et de la discorde. 

Parmi ses commandements divins et ses enseignements de salut, le Seigneur, à la veille de sa Passion, a ajouté ceci : 

-« Je vous laisse la paix ; c'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27)

Tel est l'héritage qu'il nous a légué : tous les dons, toutes les récompenses qu'il nous a promis, il les a liés au maintien de la paix. 

Si nous sommes les héritiers du Christ, demeurons donc dans la paix du Christ ; si nous sommes les enfants de Dieu, nous devons être pacifiques : 

-« Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9)

Il faut que les enfants de Dieu soient pacifiques, doux de cœur, simples en paroles, en parfait accord par l'affection, unis fidèlement par les liens de l'unanimité. 


Cette unanimité a existé jadis sous les apôtres (Ac 4,32)

De même, le nouveau peuple des croyants garde les commandements du Seigneur et maintient la charité. 

La preuve est dans l'Écriture qui dit : 

-« La multitude des croyants avait un seul cœur et une seule âme »

(Ac 4,32). 

Et encore : 

-« Tous, d'un seul cœur, participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères » (1,14)

D'où l'efficacité de leurs prières ; d'où leur confiance qu'ils obtiendraient tout ce qu'ils demandaient à la miséricorde du Seigneur.

 
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 18:19
LA NUIT DANS LA BIBLE

 

 

 

 

En même temps qu’elle rythme le temps dans son alternance avec le jour, la nuit dans la Bible signifie l’égarement de l’homme éloigné de Dieu qui est lumière. Mais Dieu vient le chercher dans toutes ses nuits…

 

Quelle réalité désignent « ténèbres » et « nuit » ?

 

Du premier chapitre de la Genèse, qui ouvre la Bible chrétienne, au dernier chapitre de l’Apocalypse, qui la clôt, il est question de lumière et de ténèbres, de nuit. « Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit », lit-on dans la première page de la Bible (Gn 1, 4b-5a). Désormais, la nuit est donc nommée par Dieu : laïl (racine d’où vient aussi le prénom Leïla). Au quatrième jour du récit de la création, Dieu place le soleil, la lune et les étoiles, ordonnant le monde dans lequel l’homme pourra vivre.

 

Souvent, l’emploi du mot nuit dans les livres bibliques (223 occurrences dans l’Ancien Testament) est associé au mot jour, exprimant simplement l’écoulement du temps. Mais si la nuit est d’abord le pendant du jour dans un monde ordonné, elle garde une proximité avec les ténèbres d’où elle a été tirée : « J’avais dit : les ténèbres m’écrasent ! mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! », se réjouit un homme heureux d’être rejoint par Dieu alors même qu’il confesse l’ambiguïté de sa relation au Seigneur (Ps 139 [138]).

 

Le P. François Lestang, bibliste (1), remarque que dès les chapitres 6 à 9 du Livre de la Genèse, après le premier péché du couple humain, la séparation que Dieu avait initiée entre la lumière et les ténèbres est remise en cause par le déluge : « Il pleut sur terre pendant 40 jours et 40 nuits, de sorte qu’on ne distingue plus la séparation entre le haut et le bas. Mais l’épisode se conclut par l’engagement de Dieu : “Désormais, jour et nuit ne cesseront plus” (Gn 8, 22). »

 

Au-delà de ce serment, la dernière page de la Bible annonce la nouvelle création dans laquelle il n’y « aura plus de nuit… car le Seigneur Dieu répandra sa lumière » (Ap 21, 5). Désormais, « les hommes peuvent habiter avec Dieu ! » résume le bibliste. Mais en attendant, la réalité inquiétante des ténèbres angoisse l’humanité. Le Livre de Job, longue méditation sur l’incompréhensibilité de Dieu de la part d’un homme confronté à la question du mal, en est le témoin éloquent, rassemblant 23 des 77 occurrences du mot dans l’Ancien Testament.

 

Au cours de la nuit de Noël, la liturgie fait lire ce passage du prophète Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (9, 1). Être sauvé, c’est bien être tiré des ténèbres et de toute complicité avec elles et entrer en présence de Dieu qui est lumière (1 Jn 1, 5 ; 1 Th 5, 5).

 

Dieu est-il présent dans la nuit ?

 

La Bible honore, à travers le thème de la nuit, la condition ordinaire des hommes : ils s’y reposent (Qo 5, 11) ; c’est le moment de la rencontre intime de l’homme et de la femme (Gn 30, 16), de la peur des méchants qui profitent de l’obscurité pour commettre leurs forfaits (Jb 24, 14).

 

La nuit symbolise surtout l’état de l’homme égaré loin de la lumière de Dieu. Et c’est là que Dieu vient le chercher pour le délivrer : « Dieu choisit ce lieu de peur, d’égarement pour passer. Ses interventions la nuit tracent un chemin dans la Bible », souligne François Lestang. Ainsi, c’est de nuit que Dieu noue l’alliance avec le père des croyants, Abraham (Gn 15, 5.12.17).

 

C’est de nuit que Dieu fait sortir d’Égypte les Hébreux (Ex 12, 42). Il en est de même dans le Nouveau Testament. C’est « durant les veilles de la nuit » que l’ange annonce aux bergers la naissance du « Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2, 8.11), et qu’ils se trouvent enveloppés de la « clarté » de « la gloire du Seigneur ». Jésus prie seul la nuit avant de choisir les Douze (Lc 6, 12), et c’est « à la quatrième veille de la nuit » qu’il rejoint en marchant sur les eaux la barque des disciples prise dans la tempête.

 

C’est dans la nuit qu’est instituée l’eucharistie et que Jésus va au bout de la confiance en son Père, à Gethsémani. Même la mort de Jésus sur la croix met en scène l’obscurité de la nuit, pour les évangélistes Matthieu (27, 45) et Luc (23, 44). Enfin bien sûr, la résurrection a lieu de nuit, entre la fin du sabbat et l’aube du premier jour de la semaine (Mt 28, 1).

 

Que fait l’homme de la Bible durant la nuit ?

 

Bien d’autres fameux moments de la révélation biblique ont pour cadre la nuit. Nombre d’entre eux peuvent être lus du point de vue de l’itinéraire personnel d’hommes ou de femmes qui cherchent Dieu ou qui sont cherchés par lui. C’est la nuit que l’homme « baisse la garde », est moins vigilant. Le surmoi desserre son étreinte, dirions-nous aujourd’hui, laissant l’inconscient s’exprimer dans les rêves.

 

Dans la nuit, le cœur de l’homme, son désir, se dévoile. La Bible prête attention, comme les peuples environnant Israël, aux songes, et est sensible à leur ambiguïté. L’évangéliste Matthieu toutefois se plaît à montrer Joseph le juste guidé par Dieu à travers des songes. C’est la réceptivité de l’homme fidèle dont le désir est ajusté à Dieu qui est ainsi soulignée.

 

La nuit dans la Bible met en évidence le besoin humain d’intériorité, et souvent, le rapport personnel à Dieu. Le mystérieux combat de Jacob, de nuit, avec « quelqu’un » – une façon de désigner Dieu – (Gn 32, 23-33), est ainsi un tournant dans la vie de cet homme de désir qui sort du combat « fort contre Dieu (2) ».

 

La Bien-aimée du Cantique des Cantiques, magnifique figure de femme amoureuse en quête du Bien-aimé à travers la ville, dans la nuit, est une référence privilégiée des auteurs mystiques (saint Bernard, saint Jean de la Croix…) : si Dieu comble son bien-aimé, il échappe également à toute prise. La dimension nuptiale de l’union à Dieu apparaît clairement également dans la parabole des dix vierges qui attendent l’époux à son retour des noces (Mt 25, 1-13) : « Au milieu de la nuit, un cri retentit : Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! » La parabole donne à méditer la vérité du désir des unes et des autres.

 

La figure du pharisien Nicodème, qui vient de nuit trouver Jésus (3, 1-21) selon l’évangéliste Jean, illustre un autre aspect de la recherche spirituelle, la quête de la vérité de Dieu. « Celui qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3, 21).

 

Christophe Chaland

 

(Source: La Croix)

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 18:17
Prière au St Esprit (Catherine de Sienne)

Venez dans mon coeur ô Saint Esprit,
venez dans mon coeur ! 
Par Votre puissance, attirez-le à Vous, ô Dieu Vrai ! 
Accordez-lui la charité en même temps que la crainte.

 

 

Ô Christ, gardez-moi de toute mauvaise pensée. 
Réchauffe-moi et embrase-moi de Votre très doux amour
et toute peine me semblera légère.

 


Ô mon Père saint, mon doux Seigneur, maintenant aidez-moi dans toute ma Vie.

 


Jésus amour, Jésus amour.

 

(Catherine de Sienne)

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 18:08
La multiplication des pains (Saint Ephrem)

Par Saint Ephrem 

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église .

 Commentaire du Diatesseron, 12, 1-4 ( Brésard, 2000 ans B, p. 200-201) 

 

La multiplication des pains

 

      Au désert, notre Seigneur multiplia le pain, et à Cana il changea l'eau en vin. 

Il habitua ainsi la bouche de ses disciples à son pain et à son vin, jusqu'au temps où il leur donnerait son corps et son sang. 

Il leur fit goûter un pain et un vin matériels pour exciter en eux le désir de son corps et de son sang vivifiants. 

Il leur donna libéralement ces menues choses, pour qu'ils sachent que son don suprême serait gratuit. 

Il les leur donna gratuitement, bien qu'ils eussent pu les lui acheter, afin qu'ils sachent qu'on ne leur demanderait pas de payer une chose inestimable ; car s'ils pouvaient payer le prix du pain et du vin, ils ne pourraient payer son corps et son sang. 


      Non seulement il nous a comblés gratuitement de ses dons, mais encore il nous a cajolés avec affection. 

Car il nous a donné ces menues choses gratuitement pour nous attirer, afin que nous venions à lui et recevions gratuitement ce bien si grand qu'est l'Eucharistie. 

Ces menus morceaux de pain et de vin qu'il a donnés étaient doux à la bouche, mais le don de son corps et de son sang est utile à l'esprit. 

Il nous a attirés par ces aliments agréables au palais afin de nous entraîner vers ce qui vivifie les âmes. 


       L'œuvre du Seigneur atteint tout : en un clin d'œil, il a multiplié un peu de pain. 

Ce que les hommes font et transforment en dix mois de travail, ses dix doigts l'ont fait en un instant. 

De la petite quantité de pain est née une multitude de pains ; il en fut comme lors de la première bénédiction : 

« Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre » (Gn 1,28).

La multiplication des pains (Saint Ephrem)
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 07:23
Dimanche 12 Juillet 2015, Lectures pour la Liturgie (Quadisha Qurbana) du Septième dimanche après la Pentecôte (Calendrier Syro-Orthodoxe Malankar) suivies d'éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Dimanche 12 Juillet 2015,

Lectures pour la Liturgie (Quadisha Qurbana) du

Septième dimanche après la Pentecôte (Calendrier Syro-Orthodoxe Malankar)

Quadisha Qurbana:

o Actes 4:32-37 :

  • 32 La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
  • 33 C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
  • 34 Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
  • 35 et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
  • 36 Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
  • 37 Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.

o

o Ephésiens 2: 11-22 :

  • 11 Vous qui autrefois étiez païens, traités de « non-circoncis » par ceux qui se disent circoncis à cause d’une opération pratiquée dans la chair, souvenez-vous donc
  • 12 qu’en ce temps-là vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
  • 13 Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
  • 14 C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
  • 15 il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
  • 16 et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
  • 17 Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
  • 18 Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
  • 19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
  • 20 car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
  • 21 En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
  • 22 En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

o

o Saint-Marc 3:20-30 :

  • 20 Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
  • 21 Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
  • 22 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
  • 23 Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
  • 24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
  • 25 Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
  • 26 Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
  • 27 Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
  • 28 Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
  • 29 Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »
  • 30 Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
Dimanche 12 Juillet 2015, Lectures pour la Liturgie (Quadisha Qurbana) du Septième dimanche après la Pentecôte (Calendrier Syro-Orthodoxe Malankar) suivies d'éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Bernard (1091-1153),

moine cistercien  . 24e sermon sur le Cantique (trad. Béguin, Seuil 1953, p. 296 rev.) 

 

 

« Tout arbre se reconnaît à son fruit »

 

 

      Si vous croyez au Christ, faites les œuvres du Christ, afin que vive votre foi ; l'amour animera cette foi, l'action en fera la preuve.

Vous qui prétendez demeurer en Jésus Christ, il faut marcher comme lui.

Si vous recherchez la gloire, si vous enviez les heureux de ce monde, si vous dites du mal des absents et si vous rendez le mal pour le mal, ce sont là des choses que le Christ n'a pas faites.

Vous dites que vous connaissez Dieu, mais vos actes le nient :

-« Cet homme m'honore des lèvres, dit l'Écriture, mais son cœur est loin de moi » (Is 29,13; Mt 15,8). 


      Or la foi, même droite, ne suffit pas à faire un saint, un homme droit, si elle n'opère pas dans l'amour.

Celui qui est sans amour est incapable d'aimer l'Épouse, l'Église du Christ.

Et les œuvres, même accomplies dans la droiture, ne parviennent pas sans foi à rendre le cœur droit.

On ne peut attribuer la droiture à un homme qui ne plaît pas à Dieu ; or, « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » (He 11,6).

Celui qui ne plaît pas à Dieu, Dieu ne saurait lui plaire.

Mais celui à qui Dieu plaît ne saurait déplaire à Dieu.

Et celui à qui Dieu ne plaît pas, l'Église-Épouse non plus ne lui plaît pas.

Comment donc pourrait-il être droit, celui qui n'aime ni Dieu ni son Église, à laquelle il est dit :

« Les justes savent t'aimer » (Ct 1,3 Vulg)


      Au saint, la foi ne suffit pas sans les œuvres, ni les œuvres sans la foi, pour faire la rectitude de l'âme.

Frères, nous qui croyons au Christ, il nous faut tenter de suivre une voie droite.

Élevons à Dieu nos cœurs et nos mains ensemble, afin d'être trouvés entièrement droits, confirmant par des actes de droiture la rectitude de notre foi, aimant l'Église-Épouse et aimés de l'Époux, notre Seigneur Jésus Christ, béni par Dieu dans les siècles des siècles.


 

Dimanche 12 Juillet 2015, Lectures pour la Liturgie (Quadisha Qurbana) du Septième dimanche après la Pentecôte (Calendrier Syro-Orthodoxe Malankar) suivies d'éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Mon père,

Je m’abandonne à Vous,
Faites de moi ce qu’il Vous plaira
Quoi que Vous fassiez de moi
Je Vous en remercie.


Je suis prêt à tout, 
J’accepte tout,

Pourvu que Votre volonté se fasse en moi, 
en toutes Vos créatures,

Je ne désire rien d’autre mon Dieu.


Je remets mon âme entre Vos mains
Je Vous la donne, ô mon Dieu,
avec tout l’amour de mon coeur,
parce que je Vous aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre Vos mains,
sans mesure,
avec une infinie confiance,
car Vous êtes mon Père.

 

(Bx Charles de Foucauld)

 
Dimanche 12 Juillet 2015, Lectures pour la Liturgie (Quadisha Qurbana) du Septième dimanche après la Pentecôte (Calendrier Syro-Orthodoxe Malankar) suivies d'éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 20:06
Dimanche 12 Juillet 2015, Lectures pour la Liturgie (Quadisha Qurbana) du Septième dimanche après la Pentecôte

Dimanche 12 Juillet 2015,

Lectures pour la Liturgie (Quadisha Qurbana) du

Septième dimanche après la Pentecôte

 

Quadisha Qurbana: 

 

o    Actes 4:32-37 :

  • 32 La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
  • 33 C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
  • 34 Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
  • 35 et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
  • 36 Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
  • 37 Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres.

o     

o    Ephésiens 2: 11-22 :

  • 11 Vous qui autrefois étiez païens, traités de « non-circoncis » par ceux qui se disent circoncis à cause d’une opération pratiquée dans la chair, souvenez-vous donc
  • 12 qu’en ce temps-là vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
  • 13 Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
  • 14 C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
  • 15 il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
  • 16 et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
  • 17 Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
  • 18 Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
  • 19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
  • 20 car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
  • 21 En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
  • 22 En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

o     

o    Saint-Marc 3:20-30 :

  • 20 Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
  • 21 Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
  • 22 Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
  • 23 Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
  • 24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
  • 25 Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
  • 26 Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
  • 27 Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
  • 28 Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
  • 29 Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »
  • 30 Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 12:32
Le 14 Juillet,MESSES et PRIÈRES POUR LA FRANCE en l'honneur des Martyrs de la Révolution:

Le 14 Juillet,PRIÈRES POUR LA FRANCE en l'honneur des Martyrs de la Révolution:

Chers amis. Aloho m'barekh.
Je suis en ce moment dans notre paroisse de Charente pour y desservir nos fidèles ce dimanche tandis que les confrères, naturellement, poursuivent au Monastère leur service pastoral en Normandie.
C'est donc d'ici que je vous envoie ce message, cette demande de prière:
-Vous savez tous que la France contemporaine s’apprête, le 14 Juillet, à célébrer sa fête nationale.
Vous savez aussi combien notre famille nationale est meurtrie...
Ce prochain mardi 14 Juillet étant chômé, je vous invite donc à participer ou, du moins, vous unir aux Messes que nous célébrerons à 10h30 en l'honneur des Saints Martyrs de la Révolutions pour le renouveau de la France
dans les lieux suivants:


-Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI
Tel: 0233247958

courriels: asstradsyrfr@laposte.net

-Maison Notre-Dame
Le Bourg
16560 JAULDES
Je vous propose la prière suivante pour notre Pays:


Seigneur Jésus, Ô Christ notre Dieu, Vous qui êtes venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver; Vous qui êtes monté librement sur la Croix pour tous les humains;
Vous qui, dans Votre amour ineffable et Vôtre indicible compassion, veillez au bien et au libre salut de chacun;
Vous qui êtes invisiblement présent dans ce monde qui Vous appartient et dans notre pays par le Corps de Votre sainte Eglise, acceptez les prières de supplication et de louange que nous Vous adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.


Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France :

Eclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple.


A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous.


Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon.


Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple.


Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

Cher fils et filles de notre métropolie (Archidiocèse) * , et vous, chers amis, que ces mois de vacances pour plusieurs soit l'occasion pour chacun de se rapprocher du Seigneur et de témoigner de notre très sainte foi !


Que la mère de Miséricorde chemine avec vous qui demeurez toujours dans mon coeur sacerdotal ! Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !
+Métropolite Mor Philipose-Mariam


* Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma [Malankare]

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