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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:34
Saint Hervé, qui êtes-vous ?

Saint Hervé, qui êtes-vous ?

Ermite (VIe siècle)

Hyvarnion, barde renommé de l'île de Bretagne, est convié à la cour de Childebert, mais, pieux et chaste, la vie de cour ne lui convient pas. Résolu à se consacrer totalement à Dieu, il retourne chez lui en passant par l'Armorique. Là, il rêve d'un futur mariage.

Décidé de se consacrer à Dieu il ne sait que penser quand un ange vient lui dire :

Elle s'appelle Rivanone; tu la rencontreras demain et tu la prendras comme épouse; de votre union naîtra un grand serviteur de Dieu. » Il la rencontre et l’épouse.

Ni l'un ni l'autre ne voulant d’une vie commune, le lendemain des noces Rivanone dit à Hyvarnion :

Si j'ai un fils je demande au Dieu tout puissant qu'il ne voie jamais la fausse et trompeuse lumière de ce monde », et avant de la quitter pour toujours, il lui répond :

Oui ! Mais qu'il ait au moins la vision des splendeurs célestes. » L'enfant naît aveugle.

Quand Hervé atteint l'âge de sept ans, alors qu’il connaît par cœur tous les psaumes et les sept hymnes de l’Eglise les plus employées de son temps, Rivanone le confie à un saint moine.

Saint Hervé ne retrouve sa mère que des années plus tard et c'est pour l'assister dans ses derniers instants. S'il est aveugle, comme le désirait Rivanone, Hervé est aussi barde comme Hyvarnion qui avait demandé que son fils ne cesse d'avoir la vision des splendeurs célestes. C'est ainsi qu'il compose le magnifique cantique du Paradis.

Son éducation terminée, Hervé part vivre en ermite mais il est vite rejoint par des disciples. Guidé par son disciple Guiharan et escorté d’un loup qu’il avait apprivoisé, Hervé, chantant la beauté du Paradis, conduit sa communauté qui, sillonnant la Bretagne, suit le soleil, pour finir par s’installer à Plouider qui deviendra Lanhouarneau (l’ermitage d’Hervé).

Toute sa vie, il refuse obstinément de recevoir le sacerdoce, acceptant seulement d’être ordonné exorciste.

Bien qu’il fût aveugle, Hervé avait été lui-même l'architecte de sa petite église qu’il ne voulut jamais quitter. Il s’y trouvait enfermé, trois jours avant sa mort, lorsque ses yeux s'ouvrirent tout à coup, et il se mit à chanter un dernier cantique :

Je vois le Ciel ouvert, le Ciel ma patrie. Je veux m'y envoler. Je vois mon père et ma mère dans la gloire et la beauté; je vois mes frères, les hommes de mon pays. Des chœurs d'Anges, portés sur leurs ailes, volent autour de leurs têtes, comme autant d'abeilles dans un champ de fleurs. »

Le troisième jour après cette vision, il appela sa nièce Christine qui se trouvait alors auprès de lui; c'était une orpheline élevée par sa mère :

Prépare-moi une pierre pour oreiller et de la cendre pour couchette; quand l'ange noir viendra me chercher, qu'il me trouve couché sur la cendre. »

Christine, tout en lui obéissant, lui dit : « Mon oncle, si vous m'aimez, demandez à Dieu que je vous suive sans tarder, comme la barque suit le courant. » Elle fut exaucée : au moment où Hervé expirait, la petite Christine, se jetant à ses pieds, y mourut aussi.

Lorsqu'il meurt entouré de ses nombreux moines, tous peuvent entendre les chœurs célestes entonner une hymne que leur saint père chantait depuis toujours.

Inhumé à Lanhouarneau (Finistère), son tombeau est vénéré par de grands concours de peuples. Ses reliques, par crainte des Normands, sont recueillies dans la chapelle du château de Brest (878); mise dans une châsse d’argent, elles sont données par le duc Geoffroy à l’évêque de Nantes (1002); elles disparaissent de la cathédrale de Nantes pendant la révolution française.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:30
Du faux égalitarisme et de la véritable égalité (Origène)

Par Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Traité 33 sur St Matthieu (Catena Aurea)

 

Du faux égalitarisme et de la véritable égalité

 

Parmi ceux à qui Jésus-Christ a confié le ministère de la parole de Dieu, vous voyez que les uns ont reçu davantage, les autres moins, et n'ont pas, pour ainsi dire, la moitié de l'intelligence des premiers; d'autres enfin ont reçu beaucoup moins encore.

 

Or, pourquoi cette différence entre ceux qui ont reçu de Jésus-Christ le même ministère de la parole divine?

C'est que la vertu et la capacité n'étaient pas les mêmes dans celui qui a reçu cinq talents, dans celui qui en a reçu deux et dans celui qui n'en a reçu qu'un, et que tous ne pouvaient recevoir la même mesure de grâces.

Cependant, celui qui n'a reçu qu'un talent a reçu un don qui n'est pas sans importance, car un seul talent, venant d'un si grand maître, est d'une grande valeur.


Cette expression «s'avançant», appliquée à celui qui avait reçu cinq talents, et à celui qui en avait reçu deux, signifie leur passage de ce monde dans l'autre; et il faut remarquer que Dieu tient le même langage à tous les deux, pour nous apprendre que celui qui a reçu de moins grandes facultés, mais qui leur a fait produire tout ce qu'on était en droit d'en attendre, aura aux yeux de Dieu le même mérite que celui qui est doué de facultés supérieures.

Dieu n'exige qu'une chose, c'est que l'homme consacre à sa gloire tout ce qu'il a reçu de lui.

+++

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:23
La bonté du Seigneur (St Isaac le Syrien)

Par St Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, n° 60 (trad. DDB 1981, p. 324 rev.)

 

« Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons »

 

Annonce la bonté de Dieu.

Car alors que tu es indigne, il te dirige, et alors que tu lui dois tout, il ne te réclame rien.

Et pour les petites choses que tu fais, il te donne en retour de grandes choses.

N'appelle pas Dieu donc simplement juste. Car ce n'est pas par rapport à ce que tu fais toi qu'il révèle sa justice.

Si David le nomme juste et droit (Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu'il est bien plutôt bon et doux :

-« Il est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35).


Comment peux-tu en rester à la simple justice de Dieu, quand tu lis le chapitre sur le salaire des ouvriers ?

« Mon ami, je ne te fais aucun tort, je veux donner à ce dernier venu autant qu'à toi. Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce moi je suis bon ? » (Mt 20,13-15).

Comment peut-on dire simplement que Dieu est juste quand on lit le chapitre du fils prodigue qui a dissipé la richesse de son père dans la débauche, comment à la seule componction qu'il a montrée, son père a couru vers lui, s'est jeté à son cou et lui a donné plein pouvoir sur toute sa richesse ? (Lc 15,11s)

Ce n'est pas un autre qui nous a dit cela sur Dieu, pour que nous en doutions.

C'est son Fils lui-même ; lui-même a donné de Dieu ce témoignage.

Où donc est la justice de Dieu ?

N'est-ce pas en ce qu'« alors que nous étions pécheurs, le Christ est mort pour nous » ? (Rm 5,8)

Si Dieu se montre compatissant ici bas, croyons qu'il l'est depuis toute éternité.

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:17
Conversion (St Jérôme)

Par Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église

Commentaire de Joël 2, 12-14 ; PL 25, 967 (trad. bréviaire romain 21e vendr. rev. ; cf Orval)

 

« Revenez à moi de tout votre cœur »,

 

exprimez votre conversion « par le jeûne, les larmes et les signes de deuil ».

 

Si vous jeûnez maintenant, plus tard vous serez rassasiés ; si vous pleurez maintenant, plus tard vous rirez ; si vous prenez maintenant le deuil, plus tard vous serez consolés.

Je vous demande « de ne plus déchirer vos vêtements, mais vos cœurs », comme des outres qui, si elles ne sont pas déchirées, éclatent d'elles-mêmes.

Lorsque vous aurez fait cela, revenez au Seigneur votre Dieu, dont vos péchés vous avaient éloignés.

Ne désespérez pas du pardon, quelle que soit l'énormité de vos fautes, car sa grande miséricorde effacera de grands péchés.

 

En effet, « le Seigneur est bon et miséricordieux » ; il préfère la conversion des pécheurs à leur mort.

Il est « patient et riche de miséricorde » ; il n'imite pas l'impatience des hommes mais attend longuement notre repentir.

(Références bibliques : Jl 2,12-13 Vulg; Lc 6,21; Mt 5,5; Ez 33,11)

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:14
« Une lampe pour mes pas, ta parole, une lumière sur ma route » (Saint Maxime le Confesseur)

Par Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662), moine et théologien
Question 63 à Thalassius ; PG 90, 667s (trad. Argyriou / Tournay rev)

« Une lampe pour mes pas, ta parole, une lumière sur ma route » (Ps 118,105)


La lampe sur le lampadaire, c'est notre Seigneur Jésus Christ, la vraie lumière du Père

« qui éclaire tout homme venant au monde » (Jn 1,9).

Autrement dit, c'est la Sagesse et la Parole du Père ; ayant accepté notre chair, il est réellement devenu et il a été appelé la « lampe » du monde.

Il est célébré et exalté dans l'Église par notre foi et notre piété

. Il se rend ainsi visible à toutes les nations et il brille pour « tous les gens de la maison », c'est-à-dire pour le monde entier, selon sa parole :

-« On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, où elle brille pour tous dans la maison » (Mt 5,15).

Comme on le voit, le Christ se nomme lui-même une lampe.

Dieu par nature, il est devenu chair dans le plan du salut, une lumière contenue dans la chair comme dans un vase.

C'est à cela que David pensait lorsqu'il disait :

- « Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route ».

Comme il fait disparaître les ténèbres de l'ignorance et du mal des hommes, mon Sauveur et Dieu est appelé une lampe dans l'Écriture.

Comme il est le seul à pouvoir anéantir les ténèbres de l'ignorance et à dissiper l'obscurité du péché, il est devenu pour tous la voie du salut.

Il conduit auprès du Père ceux qui, par la connaissance et la vertu, marchent avec lui sur le chemin des commandements comme sur une voie de justice.

Le lampadaire, c'est la sainte Église parce que le Verbe de Dieu brille par sa prédication.

C'est ainsi que les rayons de sa vérité peuvent éclairer le monde entier.

Mais à une condition :

-ne pas la cacher sous la lettre de la Loi.

Quiconque s'attache à la seule lettre de l'Écriture vit selon la chair : il met la lampe sous le boisseau.

Placée au contraire sur le lampadaire, l'Église, elle éclaire tous les hommes.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 14:51
L’armée egyptienne qui poursuivait Moïse retrouvée au fond de la mer rouge ?Hoax en milieu évangélique : Semble t-il, une fausse découverte archéologique !

L’armée egyptienne qui poursuivait Moïse retrouvée au fond de la mer rouge

Le ministère qui s’occupe des antiquités égyptiennes a annoncé ce matin qu’une équipe d’archéologues sous-marins avait découvert ce qui reste d’une grande armée égyptienne du 14ème siècle avant JC, au fond du golfe de Suez, à 1,5 kilomètres au large de la ville moderne de Ras Gharib. L’équipe était à la recherche des restes des navires et des objets anciens liés à l’âge de pierre et l’âge du bronze commerce dans la région de la mer Rouge, quand ils tombèrent sur une masse gigantesque d’ossements humains noircies par le temps.

L’équipe scientifique dirigée par le professeur Abdel Muhammad Gader et associée à la Faculté d’Archéologie de l’Université du Caire, ont déjà récupéré un total de plus de 400 squelettes différents, ainsi que des centaines d’armes et de pièces d’armure, des restes de deux chars de guerre, dispersés sur une superficie d’environ 200 mètres carrés. Ils estiment que plus de 5000 autres objets pourraient être dispersés sur une zone plus large, ce qui suggère que l’armée de grande taille aurait péri sur le site.

Cette lame d’un magnifique Khopesh égyptien, était certainement l’arme d’un personnage important. Il a été découvert près des restes d’un char de guerre richement décoré, ce qui suggère qu’il pourrait avoir appartenu à un prince ou seigneur.

Cette lame d’un magnifique Khopesh égyptien, était certainement l’arme d’un personnage important. Il a été découvert près des restes d’un char de guerre richement décoré, ce qui suggère qu’il pourrait avoir appartenu à un prince ou seigneur.

De nombreux indices sur le site ont amené le professeur Gader et son équipe à conclure que ces découvertes pourraient être liées au célèbre épisode de l’Exode. Tout d’abord, les soldats semblent être morts sur un sol sec, car aucune trace de bateaux ou navires n’ont été trouvées dans la région. Les positions des corps et le fait qu’ils étaient coincés dans une grande quantité d’argile et de roche, implique qu’ils auraient pu mourir dans une coulée de boue ou un raz de marée.

Le nombre de cisaillement de corps suggère qu’une grande armée antique a péri sur le site et la manière dramatique par quoi ils ont été tués, les deux semblent corroborer la version biblique de la traversée de la Mer Rouge, où l’armée du pharaon égyptien a été détruite par le retour des eaux que Moïse avait entrouvertes. Cette nouvelle découverte prouve certainement qu’il y avait effectivement une armée égyptienne de grande taille qui a été détruit par les eaux de la mer Rouge pendant le règne du roi Akhénaton.

Pendant des siècles, le célèbre récit biblique de la « Red Sea Crossing» a été rejetée par la plupart des chercheurs et des historiens comme plus symbolique qu’historique.

Pendant des siècles, le célèbre récit biblique de la « Red Sea Crossing» a été rejetée par la plupart des chercheurs et des historiens comme plus symbolique qu’historique.

Cette étonnante découverte apporte une possible preuve scientifique qu’un des plus célèbres épisodes de l’Ancien Testament s’est réellement déroulé. Il apporte une perspective nouvelle sur une histoire sur laquelle beaucoup se sont penchés pendant des années comme une œuvre de fiction. Ceci entraine donc que d’autres thèmes tels que les « plaies d’Egypte » pourraient également avoir une base historique.

De nombreuses opérations de recherches sous marines sont à prévoir sur le site au cours des prochaines années, comme le professeur Gader et son équipe ont déjà annoncé leur désir de récupérer le reste des corps et des objets de ce qui pourrait devenir un des sites archéologiques subaquatiques les plus riches jamais découvert.

Source de cet article http://worldnewsdailyreport.com/red-sea-archaeologists-discover-remains-of-egyptian-army-from-the-biblical-exodus/, traduction google remaniée

L’armée egyptienne qui poursuivait Moïse retrouvée au fond de la mer rouge ?Hoax en milieu évangélique : Semble t-il, une fausse découverte archéologique !

Une rumeur basée sur un hoax circule actuellement en milieu évangélique, à propos de la découverte, au fond de la mer rouge, des restes de l’armée égyptienne qui poursuivait le peuple hébreu lors de l’Exode.

Comme souvent sur internet, c’est un site satirique qui est à l’origine de cette fausse rumeur. Et cette fausse information a été reprise par le World News Daily Report, qui se présente comme un « journal juif sioniste américain basé à Tel Aviv ». L’information s’est alors immédiatement répandue comme une traînée de poudre, avec plus de 200.000 partages sur facebook. Le webzine JSS News avait également repris l’information avant de rajouter la NDLR suivante : « Nous nous sommes fait piéger, cet article est un hoax. Nous présentons nos excuses à nos lecteurs. Nous ne l’avons pas supprimé afin qu’il ne circule pas plus« .

La rumeur affirme que le professeur Muhammad Abdel Gader a mené une expédition en lien avec la Faculté d’Archéologie du Caire, mais son nom n’apparaît dans aucune base de données de chercheurs. Par ailleurs, l’article diffuse une photo d’un khopesh égyptien et assure que cette lame a été trouvé près d’un « char richement décoré » au fond de la mer rouge. En réalité, cette photo a été prise sur une page wiki appelée « Deadliest Fiction ».

Quelques blogs français ont repris l’information… mais il s’agit bel et bien d’un hoax.

(Article de Paul OHLOTT sur: actualitechretienne.wordpress.com)

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:16
Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume :
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction.
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant,
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère.
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche.
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi :
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Chromace d'Aquilée (?-407), évêque .Homélies sur l'Évangile de Matthieu, n°5 (trad. bréviaire)

"Vous êtes, vous la Lumière du monde "

Parce qu'il est lui-même le « Soleil de justice » (Ml 3,20), il peut aussi appeler ses disciples « lumière du monde » ; c'est par eux, comme par des rayons étincelants, qu'il déverse la lumière de sa connaissance sur la terre entière.

En effet, ils ont chassé les ténèbres de l'erreur loin du cœur des hommes, en montrant la lumière de la vérité.


Cette lampe resplendissante, qui a été allumée pour servir à notre salut, doit toujours briller en nous. Nous avons en effet la lampe du commandement céleste et de la grâce spirituelle, ce dont David a témoigné ainsi :

« Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière pour ma route. Et Salomon a dit :

« le précepte de la loi est une lampe ».


Cette lampe de la loi et de la foi, nous ne devons donc pas la cacher, mais l’installer toujours dans l’Église comme sur le lampadaire, pour le salut d’un grand nombre, afin de jouir nous-mêmes de la lumière de sa vérité, et d’en éclairer tous les croyants.

 

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Maxime le Confesseur :

 

INCARNATION ET DEIFICATION

 

« La ferme assurance des choses à venir concernant l’espérance de la déification de la nature humaine repose sur l’incarnation de Dieu, faisant de l’homme un dieu au même degré que Dieu lui-même est devenu homme

Laissez-nous devenir l’image du Dieu unique, ne portant rien de terrestre en nous-mêmes, afin que nous puissions côtoyer Dieu et devenir des dieux, recevant de Dieu notre existence comme dieux.

Car il est clair que celui qui s’est fait homme sans péchés (cf. Hébreux 4.15) divinisera la nature humaine sans la changer en nature divine, et l’élèvera au même degré qu’il s’est lui-même abaissé pour l’homme.

C’est ce que saint Paul enseigne de manière mystique lorsqu’il dit : ‘‘ … que dans les siècles à venir, il puisse manifester la richesse débordante de sa grâce ’’ »

(Ephésiens 2.7). »

(Philocalie, Vol. II, p. 178).

 

(Repris de l’excellent site http://www.epistheo.com/)

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

SAINT ÉPHREM, qui êtes-vous ?
Diacre, confesseur et Docteur de l'Égli
se
(† 373)

Ce grand Docteur qui illustra l'Église de Syrie, naquit à Nisibe, en Mésopotamie, vers l'an 306. Éphrem fut consacré à Dieu dès son enfance. Quoique pauvre et vivant uniquement des produits de la terre, sa famille possédait l'insigne privilège de compter plusieurs martyrs dans ses rangs.

Bien qu'encore jeune, Éphrem alla trouver saint Jacques de Nisibe qui l'éleva comme un fils. Prévenu des lumières de l'Esprit-Saint, il s'ensevelit dans la solitude vers sa dix-huitième année, et établit sa demeure dans une grotte au pied d'un rocher.

Ce précoce anachorète passait ses jours et ses nuits à méditer les Saintes Écritures tout en se livrant aux plus rudes exercices de la pénitence. Il couchait sur la dure et passait des journées entières sans manger. En guise de travail, il tissait des voiles de navire au profit des pauvres. Porté à la colère, par tempérament, il dompta si bien les penchants viciés de sa nature, qu'on le surnomma : la douceur de Dieu.

Ordonné diacre par l'évêque de Nisibe, saint Éphrem fut chargé d'annoncer la parole de Dieu. Prédicateur inspiré, il parlait avec une éloquence qui subjuguait ses auditeurs. Ses discours portaient la lumière et la conviction dans les âmes des fidèles qui accouraient l'entendre prêcher.

La pensée à laquelle saint Éphrem revient sans cesse dans ses exhortations comme dans ses conversations et ses prières publiques, est celle du jugement dernier. Dans l'une de ses prédications, il engagea un dialogue avec son auditoire sur le grand Jour du Jugement. Il en fit une représentation si terrifiante par l'inquiétude des demandes et l'effrayante précision des réponses, que cette harangue est demeurée célèbre dans toute la chrétienté d'Orient.

Apôtre de la pénitence, saint Éphrem en représentait lui-même un parfait modèle pour tous. Par son exemple et ses paroles, il convertit un grand nombre d'idolâtres et d'hérétiques. Il combattit victorieusement ces derniers par des écrits d'une science magistrale.

Obligé de quitter la ville de Nisibe tombée aux mains des Perses, le saint diacre se retira à Édesse où il passa les dix dernières années de sa vie. Il résolut de s'adonner plus que jamais à la prière.

Comme son détachement du monde le portait vers la solitude, il ne voulut quitter sa retraite que pour prêcher la parole de Dieu et exercer la charité envers les pauvres et les malades. Il rédigea de volumineux commentaires sur l'Écriture Sainte, des homélies, des instructions pour les monastères, des hymnes et des poèmes. Ces nombreuses compositions dans lesquelles il chante les mystères de la religion, les gloires du Christ et de sa Sainte Mère qu'il affectionnait particulièrement, lui ont mérité le surnom de : harpe du Saint-Esprit.

Arrivé dans une extrême vieillesse, il interrompit ses travaux pour visiter saint Basile, archevêque de Césarée. Le grand évêque conçut une profonde vénération pour saint Éphrem et voulut l'ordonner prêtre ; mais le saint diacre avait le sacerdoce en une si haute estime, qu'il ne voulut jamais consentir à être revêtu de cette dignité suréminente.

De retour à Édesse, saint Ephrem s'enferma dans une cellule afin de se préparer au passage du temps à l'éternité. Sur ces entrefaites, la famine et la peste éclatèrent dans la ville. Aussitôt, l'homme de Dieu accourut pour combattre le double fléau. Il secourait nuit et jour les pauvres pestiférés et leur administrait les sacrements. La peste fut finalement vaincue après trois mois d'héroïques efforts.

En retournant dans sa cellule, saint Éphrem y emportait le germe d'une maladie mortelle. La fièvre l'accula bientôt à l'agonie et à une mort imminente. Toute la ville d'Édesse accourut pour saluer une dernière fois cet inestimable bienfaiteur de leurs âmes. Rendu au terme de son pèlerinage terrestre, saint Éphrem s'endormit du sommeil des bienheureux, le 18 juin 373.

Interprète des Livres Saints, théologien, orateur et poète sacré, saint Éphrem est assurément le plus illustre écrivain de tout l'Orient chrétien. Le pape Benoît XV l'a proclamé Docteur de l'Église universelle.



(Source: Tiré de l'Abbé Pradier, édition 1889, p. 310-312)

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

A Garabandal, comme à Lourdes et à Fatima

En 1961, à Garabandal, village des Pyrénées espagnoles, au lieu-dit la Calleja, quatre petites filles, Conchita, Jacinta, Mari Loli et Mari Cruz attestent l'apparition de la Vierge Marie sous le vocable de Notre Dame du Carmel. Du 2 juillet 1961 au 13 novembre 1965, les fillettes ont allégué plus de 2000 rencontres avec la Vierge.

Le titre que Marie se donne à Garabandal, « Notre Dame du Carmel », suggère un lien avec les apparitions de Lourdes et de Fatima. En effet :

-«en clôturant ses visites à Lourdes un 16 juillet, en la fête de Notre Dame du Mont-Carmel, Marie place le symbole du Mont-Carmel en point d'orgue d'un cheminement spirituel dont les apparitions précédentes constituent les étapes nécessaires ;

-à Fatima, le 13 octobre 1917, après le miracle du soleil, Lucie, seule, vit ensuite Notre Dame des Douleurs et Notre Seigneur qui bénissait encore le monde, puis Notre Dame du Mont Carmel donnant le scapulaire.

A Garabandal, en portant elle-même le scapulaire, Marie nous invite à en (re)découvrir la signification : la dévotion du scapulaire du Carmel est quasiment une variante, très concrète, de la consécration à Jésus par Marie.

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Saints Marc et Marcellien , qui êtes-vous ?
Martyrs
(† v. 304)

Marc et Marcellien étaient frères et issus d'une des premières familles de Rome. Ils furent convertis à la foi dès leur jeunesse. Arrêtés sous l'empereur Dioclétien, on les jeta dans une prison ; après quelques interrogatoires qui démontrèrent leur fermeté dans la foi, Chromace, préfet de la ville, les condamna à avoir la tête tranchée, après un délai de trente jours.

Les deux frères furent alors transportés dans la maison de Nicostrate, greffier du préfet et leur gardien. Tranquillin, leur père, Marcie, leur mère, leurs femmes et leurs jeunes enfants vinrent tour à tour se jeter à leurs pieds, les arroser de larmes, et leur adresser les paroles les plus capables de toucher leur cœur. Les généreux martyrs, attendris par ce spectacle si touchant, commençaient à joindre leurs larmes à celles de leurs parents, de leurs femmes et de leurs enfants, et il y avait à craindre que l'amour ne fît faillir ceux que les supplices avaient trouvés invincibles.

Saint Sébastien, capitaine de la première compagnie des gardes de l'empereur, toujours vigilant à soutenir le courage des martyrs, ne craignit pas de s'exposer lui-même à la mort en rappelant aux deux frères les saints enseignements de la foi, les espérances immortelles de l'autre vie, les châtiments des apostats. Ses paroles ranimèrent la générosité des deux martyrs ; elles opérèrent même un changement dans le cœur de tous ceux qui étaient présents. Sébastien ayant rendu à Zoé, femme du greffier Nicostrate, l'usage de la parole, qu'elle avait perdu depuis six ans, ce changement devint une complète conversion. Zoé, Nicostrate, Tranquillin, Marcie, les épouses et les enfants des deux martyrs, bientôt le préfet Chromace lui-même, reçurent le saint baptême et versèrent leur sang pour la foi.

Quant à Marc et Marcellien, ils comparurent devant un nouveau juge, qui, après avoir employé inutilement toutes les flatteries et toutes les menaces pour les ébranler, les fit clouer à un poteau, où ils demeurèrent vingt-quatre heures, louant et bénissant Dieu. Après un jour et une nuit, encore pleins de vie et témoignant toujours la même joie et le même courage, ils furent percés à coups de lance.



(Source: Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.)

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.»

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr .La Prière du Seigneur, 8 (trad. cf bréviaire 11e lun.)
 

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père »

 

Avant tout, le Christ, Docteur de la paix et Maître de l'unité, n'a pas voulu que la prière soit individuelle et privée, comme si on ne priait que pour soi.

Nous ne disons pas :

« Mon Père, qui es aux cieux », ni

« donne-moi aujourd'hui mon pain de ce jour ».

Chacun ne demande pas que la dette lui soit remise à lui seul, ni que lui seul ne soit induit en tentation et délivré du Mal.

Pour nous la prière est publique et communautaire, et quand nous prions, nous intercédons non pour un seul mais pour tout le peuple, car nous, le peuple entier, nous sommes un.


Le Dieu de la paix et le Maître de la concorde, qui nous a enseigné l'unité, a voulu qu'un seul prie pour tous, comme lui-même en un seul a porté tous les hommes.

Les trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise ont observé cette loi de la prière… :

« Tous trois, d'une seule voix, chantaient une hymne et bénissaient Dieu » (Dn 3,51)…

Les apôtres et les disciples priaient de cette manière après l'Ascension du Seigneur :

« Tous d'un même cœur persévéraient dans la prière, avec quelques femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1,14).

D'un seul cœur, ils participaient fidèlement la prière ; par leur ferveur et leur amour mutuel, ils témoignaient que Dieu, « qui fait habiter les hommes unanimes dans une même maison » (Ps 67,7 Vulg), n'admet dans sa demeure éternelle que ceux qui prient en communion les uns avec les autres.

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Témoignage d'une expérience aux frontières de la mort

Anita Moorjani aurait dû mourir d’un cancer au stade terminal. Après qu'elle soit tombée dans le coma, ses organes cessant de fonctionner les uns après les autres, les médecins annoncent à sa famille qu'il ne lui reste que quelques heures à vivre. Après avoir vécu une NDE (Near death experience, expérience aux frontières de la mort), elle témoigne.

Anita Moorjani, une indienne vivant à Hong Kong, aurait dû mourir d’un cancer lymphatique au stade terminal en 2006. Elle est tombée dans le coma, ses organes cessant de fonctionner les uns après les autres. Les médecins ont annoncé à sa famille qu’il ne lui restait que quelques heures à vivre.

Or, pendant ce temps là, elle vivait une intense expérience de l’autre côté du voile, absorbée dans un sentiment d’amour total. Elle atteint alors une clarté et une compréhension immédiate de ce qu’est réellement la vie, des raisons de sa maladie, de la puissance et des capacités stupéfiantes dont nous sommes dotés, nous les êtres humains.

Après avoir choisi de revenir, elle a très rapidement guéri de son cancer. Elle a adopté une nouvelle attitude face à la vie, la vivant joyeusement et sereinement, dispensant de l’amour autour d’elle. Elle dit qu’elle se sent guidée par des êtres de Lumière et ne connait plus la peur parce qu’elle a réalisé que tout n’est qu’illusion et que la seule réalité est l’amour. (Source: "Seraphim")

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:59
Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

(Source Radio Vatican)

Mi- juin, le Pape doit recevoir au Vatican Ignace Ephrem Karim II, après son élection en avril 2014 comme le 123ème patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient. Ils partageront un moment de prière le 19 juin, avant que le patriarche ne se rende sur la tombe de l’apôtre Pierre.

Ce dernier est à la tête d’une Église qui a connu divers épisodes de persécutions, dont les plus récents se déroulent en Syrie et en Irak. En témoigne l’enlèvement, il y a plus de deux ans, de l’archevêque de l’Église syro-orthodoxe d’Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, Youhanna Ibrahim, et de l’évêque Boulos al-Yazigi.

Se déroule mi-juin le saint synode de cette Église. Ses membres participent à leur assemblée annuelle au sanctuaire de Notre-Dame de Saidnaya, à une trentaine de kilomètres de la capitale syrienne. Le président syrien, Bachar el-Assad, les a reçu le 11 juin à Damas. Lors de cette rencontre, il a évoqué une« pensée terroriste extrémiste qui ne connaît ni nationalité ni frontières », rapporte l'agence d'information Fides. Il a qualifié cette pensée « d'instrument d'un projet de pouvoir visant à désagréger la Syrie et à anéantir la coexistence entre les diverses communautés religieuses qui caractérisait le pays avant le conflit ».

Selon les services de communication du régime syrien, les membres du synode syro-orthodoxe ont souhaité que la Syrie continue à être la « patrie de tous les Syriens, avec leurs différentes appartenances » et « un sanctuaire pour tous ceux qui croient aux valeurs authentiques de l’humanité, malgré la féroce guerre terroriste déchaînée contre le pays ».

Dans la région, entre la Syrie, la Turquie, l’Irak, le Liban et Israël, on dénombre 600'000 syriaques orthodoxes sur un total de 1,8 millions de fidèles à travers le monde. De nombreuses vagues d’émigrations les ont en effet poussé vers les États-Unis, le Canada, le Royaume, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais la communauté la plus importante se trouve en avec plus d’un million de fidèles.

L’Église syro-orthodoxe, entre les Églises orthodoxes orientales, est très proche de l’Église catholique. La déclaration commune signée à Rome en 1984 par le Pape Jean-Paul II et le patriarche Mor Zakka Iwas a reconnu que les deux parties professent la même foi dans le Christ et a attribué à des diversités culturelles les divergences dans la terminologie christologique.

De gauche à droite: Sa Sainteté le Patriarche d'Antioche et de Tout l'Orient (Successeur de Pierre au Siège d'Antioche ), Sa Sainteté le Catholicos de l'Est et Métropolite de Malankare( Successeur de St Thomas. Eglise Malankare-Orthodoxe. Eglise Orthodoxe des Indes), Sa Béatitude le Catholicos fiduciaire du Patriarcat aux Indes .

De gauche à droite: Sa Sainteté le Patriarche d'Antioche et de Tout l'Orient (Successeur de Pierre au Siège d'Antioche ), Sa Sainteté le Catholicos de l'Est et Métropolite de Malankare( Successeur de St Thomas. Eglise Malankare-Orthodoxe. Eglise Orthodoxe des Indes), Sa Béatitude le Catholicos fiduciaire du Patriarcat aux Indes .

Il y a quelques mois, Sa Sainteté Baselius Paulus II Marthoma (Catholicose de l'Est. Eglise Orthodoxe Malankare) avec le Pape François

Il y a quelques mois, Sa Sainteté Baselius Paulus II Marthoma (Catholicose de l'Est. Eglise Orthodoxe Malankare) avec le Pape François

Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

François et le patriarche Ephrem II sur le drame des chrétiens d'Orient

Source:

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/06/19/fran%C3%A7ois_et_le_patriarche_ephrem_ii_sur_le_drame_des_chr%C3%A9tiens_dorient/1152730

Le Patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, Mor Ignace Ephrem II, avec François vendredi au Vatican - AP

(RV) « Prions ensemble pour les victimes de l'effarante violence » en cours au Moyen-Orient. C'est l'invitation du Pape au Patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient. Mor Ignace Ephrem II est en pèlerinage à Rome depuis le 17 juin dernier pour se recueillir sur la tombe de saint Pierre et rencontrer François, une semaine après la réunion annuelle des patriarches orientaux se réclamant d'Antioche à Damas, en Syrie. Et c'est justement de la guerre que François a parlé avec son frère syro-orthodoxe.

« Depuis les premiers temps, votre Église est une Église de Martyrs. Elle l'est encore aujourd'hui au Moyen-Orient où elle continue à subir, avec d'autres minorités chrétiennes et d'autres minorités, les terribles souffrances provoquées par la guerre, les violences et les persécutions ». Et le Pape s'exclame : « Quelle douleur ! Combien de victimes innocentes ! »

Au regard de ce drame, il semble, affirme François, que « les puissants de ce monde soient incapables de trouver une solution ». C'est pour cette raison, qu'il invite le Patriarche à prier avec lui pour les victimes : pour les deux métropolites grec-orthodoxes enlevés il y a plus de deux ans près d'Alep, mais aussi pour ces prêtres et civils de différents groupes, qui sont aujourd'hui privés de leur liberté. « Demandons au Seigneur la grâce d'être toujours prêts à pardonner, et à être des agents de réconciliation et de paix. Voilà ce qui anime le témoignage des martyrs ». On connait sa conviction : pour François, « le sang des martyrs est semence d'unité de l'Église et un instrument de l'édification du Règne de Dieu, un règne de paix et de justice ».

Evoquant « le saint pèlerinage » lancé à Rome par le Patriarche Mor Ignace Jacob II et le Pape Paul VI en 1971, puis les retrouvailles à Rome et Damas de Saint Jean-Paul II et Mor Ignace Zakka, le Pape François plaide pour qu'aujourd'hui les sièges de Rome et d'Antioche renforcent « leurs liens d'amitié et de fraternité ». « Hâtons-nous sur le chemin commun, en maintenant notre regard sur le jour où nous pourrons célébrer notre appartenance à l'unique Église du Christ autour du même autel. » « Echangeons les trésors de nos traditions comme dons spirituels pour que ce qui nous unit soit bien supérieur à ce qui nous divise. »

Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape | La-Croix.com - Rome

Posted: 21 Jun 2015 09:00 AM PDT


http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Rome/Les-puissants-sont-incapables-de-proteger-les-chretiens-persecutes-constate-le-pape-2015-06-19-1325712

Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

Face aux guerres et aux persécutions des chrétiens au Moyen-Orient, les « puissants de ce monde semblent incapables de trouver des solutions », a déploré le pape François devant le patriarche Ignace Ephrem II, primat de l'Église syriaque orthodoxe, vendredi19 juin.

L'évêque de Rome a salué cette « Église de martyrs », rappelant l'enlèvement, deux ans plus tôt dans le nord-ouest de la Syrie, de Mgr Gregorios Yohanna Ibrahim, métropolite syro-orthodoxe d'Alep, et d'un évêque grec-orthodoxe, Mgr Paul Yazigi.

Devant le patriarche syrien, le pape a rappelé la situation « de certains prêtres et de tant de personnes de divers groupes, privés de liberté ». Depuis le début du conflit en Syrie, en 2011, on déplore 20 000 disparus, parmi lesquels au moins six ecclésiastiques. Parmi eux figure le prêtre syriaque catholique Jacques Mourad, enlevé en mai dernier.

Alors que le patriarche d'Antioche et de tout l'Orient a évoqué un « génocide » des chrétiens au Moyen-Orient, mais aussi de musulmans et de membres de la minorité yézidie, le pape a dénoncé « les terribles souffrances provoquées par la guerre, la violence et les persécutions » dans cette région du monde. Le sang des martyrs est « semence d'unité dans l'Église » a-t-il affirmé, reprenant l'idée qu'il a formulée à plusieurs reprises d'un « œcuménisme du sang ».

Prière commune

À la suite d'un entretien privé, le pape et le primat de l'Église syriaque orthodoxe ont prié ensemble. Ignace Ephrem II s'est ensuite rendu sur la tombe de l'apôtre Pierre.

Le primat de l'Église syriaque orthodoxe, né à Qamishli, en Syrie, en 1965, réside à Damas. Ignace Ephrem II, avant d'être élu patriarche par le saint-synode le 31 mars 2014, était évêque du diocèse de l'est des États-Unis depuis 1996.

L'Église syriaque orthodoxe, née à Antioche, au sud de la Turquie, est l'une des plus anciennes communautés chrétiennes. C'est de cette antique ville que les apôtres Pierre et Paul sont partis évangéliser l'Asie et l'Europe.

Cette Église compte aujourd'hui près de 600 000 fidèles en Syrie, en Turquie, en Irak, au Liban et en Israël. Elle compte deux millions de fidèles dans le monde, dont la majorité réside en Inde et dont une autre partie a émigré vers les États-Unis, le Canada ou encore le Royaume-Uni.

Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape
Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

Ô fleurs du pré spirituel du Royaume de la Trinité =

vous, saints martyrs qui avez fleuri admirablement au temps des amères persécutions *

Nouveaux Martyrs et Confesseurs innombrables ,

 

 vous qui avez souffert la passion =

 pontifes et pasteurs, * moines et laïcs, hommes, femmes et enfants,

 

vous qui avez apporté au Christ le bon fruit de votre patience =

 priez-Le comme votre divin Semeur*

afin qu’Il libère le peuple des orthodoxe des bourreaux,

 

 afin que s'affermisse l'Eglise du Christ = ,

 par votre sang et vos souffrances *

pour le salut de nos âmes.

 

(Invocation du Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde, aux Saints Martyrs de"Sayfo" (Génocide des Syriaques en 1915)

Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 06:47
Du don de soi et de ses biens (St Irénée)

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 13, 3 (trad. cf SC 100, p. 531)

« A qui prend ta tunique, dit le Christ, donne aussi ton manteau ; à qui prend ton bien, ne réclame pas ; et ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 5,40 ;Lc 6,30-31).

De la sorte, nous ne nous attristerons pas comme des gens qu'on aurait dépossédés contre leur gré, mais au contraire nous nous réjouirons comme des gens qui auraient donné de bon cœur, puisque nous ferons un don gratuit au prochain plus que nous ne céderons à la contrainte.

« Et, dit-il, si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en avec lui deux mille ».

De la sorte nous ne le suivons pas comme un esclave, mais nous le précédons comme un homme libre.

En toutes choses donc le Christ t'invite à te rendre utile à ton prochain, ne considérant pas sa méchanceté, mais mettant le comble à ta bonté.

Il nous invite ainsi à nous rendre semblable à notre Père « qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5,45).


Tout cela n'est pas le fait de quelqu'un qui abolit la Loi, mais de quelqu'un qui l'accomplit et qui l'étend pour nous (Mt 5,17).

Le service de la liberté est un plus grand service ; notre libérateur nous propose une soumission et une dévotion plus profondes à son égard.

Car il ne nous a pas libérés des contraintes de la Loi ancienne pour que nous nous détachions de lui...mais pour que, ayant reçu plus abondamment sa grâce, nous l'aimions davantage et que, l'ayant aimé davantage, nous recevions de lui une gloire d'autant plus grande quand nous serons pour toujours en présence de son Père.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 06:45
JEÛNE EUCHARISTIQUE, FRÉQUENCE DE LA COMMUNION : QUEL CONSEIL ?

JEÛNE EUCHARISTIQUE, FRÉQUENCE DE LA COMMUNION : QUEL CONSEIL ?

Certains s’abstiennent de communier, notamment le soir, quand ils n’ont pas pu (ou voulu!) jeûner.

Le jeûne doit être un évènement miraculeux :

*ce n’est pas par nos forces que nous jeûnons ; c’est le Christ qui nous donne la grâce de communier à son jeûne à lui. Le jeûne, non un exploit humain, est un évènement divino humain dans lequel se manifeste l’action du saint Esprit.

« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, donne-moi la grâce et la force de jeûner afin de communier à ton Corps très pur et à ton Sang très précieux! » C’est-à-dire:

-« Envoie sur moi la grâce de l’Esprit saint pour que le don de jeûner avec joie de ton jeûne (me nourrir de la seule Parole) envahisse mon cœur »…

Et l’effort que nous faisons correspond au sacrifice que nous faisons de nous-mêmes, non seulement pour rompre avec nos passions égoïstes, mais pour exprimer toute la conscience que nous avons de la valeur de la communion eucharistique.

Par le jeûne, nous immolons notre cœur dans un sacrifice de louange, totale préférence du Seigneur à nous-mêmes ; de même, dans la confession, nous nous humilions devant Dieu en reconnaissant nos fautes, et nous nous émerveillons du miracle de son pardon !

La fréquence de la communion est bénie par notre père spirituel.

Certains anciens communiaient plusieurs fois par jour, ou même tous les jours.

La norme dans ce domaine est l’émerveillement, la joie et les larmes de gratitude – la conscience de la présence du Christ par l’Esprit saint et de sa miséricorde infinie, pour tous, pour tous les pécheurs, à commencer par moi-même!

N’éprouvons-nous plus ces sentiments (charismes et dons de l’Esprit) ?

En perdons-nous la grâce ?

Nous ne pourrons nous approcher du Christ sans le mépriser, ce qui est un grand péché – communier sans conscience…

L’Esprit saint nous avertit ainsi que nous avons à rechercher la grâce de rendre grâce! Souvent, plus on voit son péché, plus on se sent indigne, plus on est émerveillé de la miséricorde du Christ – signe que nous pouvons goûter à la Coupe!

Le péché est l’indifférence à la merveille de l’amour du Christ; le repentir, la vision horrifiée de son péché, la douleur de s’être éloigné du Christ, le désir nostalgique de nous approcher de lui, et l’émerveillement devant la gratuité de son amour.

Si Adam et Ève étaient demeurés émerveillés à l’égard de Dieu et pleins de reconnaissance à son égard, ils ne se seraient pas détournés de lui par la désobéissance.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

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