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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 04:48
POUR GAGNER LES CŒURS A DIEU (Saint Isaac le Syrien.)

POUR GAGNER LES CŒURS A DIEU

 

 

« Lorsque tu désires mettre quelqu'un sur la

 

bonne voie, entoure le tout d'abord de

 

tendresse et d'affection.

 

En effet rien n'incitera mieux le pécheur au


repentir, à l'abandon de son mauvais penchant

 

et à la conversion que les


signes tangibles de bienveillance et de respect

 

qu'il constatera chez toi.

 

Avec amour dis-lui


quelques mots, ne te mets pas en colère

 

contre lui de sorte qu'il ne voie en toi


aucun signe d'animosité.

 

Car l'Amour ne connaît ni la colère ni

 

l'irritation.»

(Saint Isaac le Syrien.)

 

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 02:19
Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 7,13-17.

Et si une femme a un mari qui n'a pas la foi, et qu'il consente à habiter avec elle, qu'elle ne renvoie point son mari.
Car le mari infidèle est sanctifié par la femme, et la femme infidèle est sanctifiée par le mari ; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints.
Si l'incrédule se sépare, qu'il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas asservis dans ces conditions. Dieu nous a appelés dans la paix.
Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?
Seulement, que chacun se conduise selon la position que le Seigneur lui a assignée, et selon que Dieu l'a appelé ; c'est la règle que j'établis dans toutes les Eglises.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache, et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherchait de belles perles.
Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en alla vendre tout ce qu'il avait, et il l'acheta.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un filet qu'on a jeté dans la mer et qui a ramené des poissons de toute sorte.
Lorsqu'il fut rempli, les pêcheurs le tirèrent au rivage et, s'étant assis, ils recueillirent les bons dans des paniers et rejetèrent les mauvais.
Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants d'avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.

Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

Par Benoît XVI, pape émérite de l’Eglise Romaine. Pape de 2005 à 2013 . Dans l’Encyclique « Spe Salvi » § 41 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »


Dans le grand Credo de l'Église, la partie centrale, qui traite du mystère du Christ à partir de sa naissance éternelle du Père et de sa naissance temporelle de la Vierge Marie pour arriver par la croix et la résurrection jusqu'à son retour, se conclut par les paroles :

-« Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ».

Déjà dès les tout premiers temps, la perspective du Jugement a influencé les chrétiens jusque dans leur vie quotidienne en tant que critère permettant d'ordonner la vie présente, comme appel à leur conscience et, en même temps, comme espérance dans la justice de Dieu.

La foi au Christ n'a jamais seulement regardé en arrière ni jamais seulement vers le haut, mais toujours aussi en avant vers l'heure de la justice que le Seigneur avait annoncée plusieurs fois.


En lui, le Crucifié, la négation des fausses images de Dieu est portée à l'extrême.

Maintenant Dieu révèle son propre visage dans la figure du souffrant qui partage la condition de l'homme abandonné de Dieu, la prenant sur lui.

Ce souffrant innocent est devenu espérance-certitude :

-Dieu existe et Dieu sait créer la justice d'une manière que nous ne sommes pas capables de concevoir et que, cependant, dans la foi nous pouvons pressentir.

Oui, la résurrection de la chair existe.

Une justice existe.

La « révocation » de la souffrance passée, la réparation qui rétablit le droit existent.


C'est pourquoi la foi dans le Jugement final est avant tout et surtout espérance, l'espérance dont la nécessité a justement été rendue évidente dans les bouleversements des derniers siècles.

Je suis convaincu que la question de la justice constitue l'argument essentiel, en tout cas l'argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle.

Le besoin seulement individuel d'une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l'immortalité de l'amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l'homme est fait pour l'éternité ; mais seulement en liaison avec le fait qu'il est impossible que l'injustice de l'histoire soit la parole ultime, la nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante.


Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

SAINTE CLOTILDE, QUI ÊTES-VOUS ?
Reine de France
(476-545
)

Sainte Clotilde était fille de Chilpéric, roi catholique d'une partie de la Bourgogne, et nièce du prince arien Gondebaud.

Appelée par Dieu à la grande mission du salut de la France, elle fut élevée au palais de son oncle, assassin de sa famille.

La mère de Clotilde avait déposé dans son cœur, avec la foi, les germes de la piété; aussi, dans une cour hérétique, sut-elle résister à toutes les sollicitations de Gondebaud et conserver la foi de son baptême.

Clovis, roi des Francs, entendit parler de la beauté, des vertus et de toutes les grandes qualités de la jeune princesse et la fit demander en mariage à Gondebaud, qui n'osa la refuser.

Le mariage eut lieu en 493. Clotilde comprit qu'elle n'avait été appelée à partager le trône d'un roi païen que pour remplir les vues de Dieu sur un peuple généreux mais non éclairé de la lumière de l'Évangile.

Elle eut soin de gagner les bonnes grâces d'un époux magnanime, mais violent et barbare ; elle usa de son influence pour lui parler de Jésus-Christ.

Clovis l'écoutait avec intérêt; toutefois, il ne se hâtait pas ; il lui permit cependant de faire célébrer le culte catholique dans le palais et consentit au baptême de son premier-né.

Clotilde mettait sur la tête de cet enfant toutes ses espérances pour la conversion de son peuple, quand Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le ravit à la terre.

À la colère du roi, à ses reproches, la douce reine répondit :

-« Je remercie Dieu de ce qu'Il m'a jugée digne de mettre au monde un fils qui est maintenant dans le Ciel. »

Un second enfant fut baptisé encore et tomba malade. Nouvelle et plus terrible colère de Clovis ; mais les prières de Clotilde furent entendues, et Dieu envoya des Anges guérir tout à coup le petit agonisant.

Le moment de la grâce était venu.

À la bataille de Tolbiac, après un choc terrible, les Francs pliaient, quand Clovis, dans une illumination soudaine, s'écria :

-« Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu ! »

Le courage renaît à ses soldats et bientôt la victoire des Francs est complète.

Peu après, Clovis était baptisé par saint Remi, à Reims ; ce fut le signal du baptême de la nation entière.

Clovis mourut en 511, à l'âge de quarante-cinq ans, et Clotilde, dégoûtée du monde, éprouvée dans ses enfants, quitta bientôt la cour pour aller finir sa vie dans les larmes, les prières les aumônes, au fond d'un couvent.

Prévenue du jour de sa mort, elle fit venir ses enfants, leur adressa ses dernières recommandations, et alla recevoir au Ciel sa récompense, au mois de juin 545.

Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

L'eau du Temple

Livre d'Ézechiel 47. 1-9

L'homme me fit traverser l'eau : j'en avais jusqu'aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l'eau : j'en avais jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j'en avais jusqu'aux reins.

« Quand on veut on peut »
« L’homme qui me guidait me fit revenir à l’entrée du temple. »
Avec Ezéchiel, on se sent naître une vocation de géomètre. Mais le travail demande un peu de persévérance. Suivez le guide : « sous le seuil du temple de l’eau jaillissait en direction de l’orient, puisque la façade du Temple était du côté de l’orient. L’eau descendait du côté droit de la façade du Temple, et passait au sud de l’autel. » La description est précise. On pourrait presque refaire le film de cette vision. Nous voici, cordeau en mains, invités à faire le tour du Temple par l’extérieur. L’unité est de mille coudées (environ 45 centimètres). A chaque étape, l’eau monte… des chevilles jusqu’aux reins et plus encore. Il faut maintenant nager pour traverser la rivière.

Au bout de tout cela, l’eau est devenue torrent et partout où coule ce torrent, jaillit sur son passage l’abondance : les animaux s’y désaltèrent, le poisson est abondant. Et plus encore, en tout lieu, eau féconde, la vie surgit de ce torrent.
Vous avez tenu le choc ? Traversé la rivière ? Vaincu la peur de vous perdre en chemin ? « As-tu vu, fils d’homme ? » Au bout du chemin est la promesse de vie et de guérison pour tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, pour chacun d'entre nous. Faut-il voir dans cette vision, certes le Temple, demeure du Seigneur, mais aussi le fleuve devenu torrent qui nous entraîne au-delà du Temple. Aux extrémités du monde ou de nous-mêmes ? Là est la vie ! Êtes-vous prêts à redire oui à la vie, aujourd’hui encore ?

(Source : « Signe dans la Bible »)

Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,18-27.

Des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – viennent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.
À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?
Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux.
Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »

Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

Par Saint Anastase d'Antioche (?-599), moine puis patriarche d'Antioche
Homélie 5, sur la Résurrection ; PG 89, 1358 (trad. bréviaire rev.)

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »


« Le Christ a connu la mort, puis la vie, pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants » (Rm 14,9) ; « Dieu n'est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants ».

Puisque le Seigneur des morts est vivant, les morts ne sont plus des morts mais des vivants ; la vie règne en eux, pour qu'ils vivent et ne craignent plus la mort, de même que « le Christ, ressuscité des morts, ne meurt plus » (Rm 6,9).

Ressuscités et libérés de la corruption, ils ne verront plus la mort ; ils participeront à la résurrection du Christ, comme lui-même a eu part à leur mort.

En effet, s'il est venu sur terre, jusqu'alors prison éternelle, c'est pour « briser les portes de bronze et fracasser les verrous de fer » (Is 45,2), pour tirer notre vie de la corruption en l'attirant à lui, et nous donner la liberté à la place de l'esclavage.


Si ce plan de salut n'est pas encore pleinement réalisé, car les hommes meurent toujours et leurs corps sont désagrégés par la mort, cela ne doit pas être un motif d'incroyance.

Déjà nous avons reçu les premiers fruits de ce qui nous est promis, en la personne de celui qui est notre premier-né... :

-« Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus » (Ep 2,6).

Nous atteindrons à la pleine réalisation de cette promesse lorsque viendra le temps fixé par le Père, lorsque nous dépouillerons l'enfance et serons parvenus « à l'état d'homme parfait » (Ep 4,13).

Car le Père éternel a voulu que le don qu'il nous a fait demeure ferme...

L'apôtre Paul l'a déclaré, car il le savait bien, cela arrivera à tout le genre humain, par le Christ, qui « transformera nos pauvres corps à l'image de son corps glorieux » (Ph 3,21)...

Le corps glorieux du Christ n'est pas différent du corps « semé dans la faiblesse, sans valeur » (1Co 15,43) ; c'est le même corps changé en gloire.

Et ce que le Christ a réalisé en amenant au Père sa propre humanité, premier exemplaire de notre nature, il le fera pour toute l'humanité selon sa promesse :

-« Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12,32).

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 02:16
 De qui est cette image ? (Une Méditation de Sainte Thérèse d'Avila)

Une Méditation de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Poésies, n° 8 « Alma, buscarte has en mí » (trad. OC Seuil 1995, p. 1241)

« De qui est cette image ? »


Âme, cherche-toi en moi,

Et moi, cherche-moi en toi.


L'amour a si bien réussi,

Âme, à te reproduire en moi,

Que même le plus grand peintre

Ne saurait, avec autant d'art,

Dessiner une telle image.


Par l'amour, tu fus créée,

Belle, très belle, et c'est pourquoi

Peinte dans mes entrailles,

Si tu te perdais, mon aimée,

Tu devrais te chercher en moi.


Car je sais que tu trouveras

Au fond de mon cœur ton portrait,

Peint de façon si ressemblante

Que, te voyant, tu te réjouiras

De te voir, si bellement peinte.


Si par hasard, tu ne savais

En quel endroit me trouver, moi,

Ne t'en va pas de-ci de-là,

Mais, si tu veux me trouver,

Cherche-moi en toi.


Puisque tu es mon logis,

Tu es ma maison, ma demeure,

Aussi j'appelle à tout instant,

Si je trouve fermée,

La porte de ta pensée.


Hors de toi, ne me cherche pas,

Parce que, pour me trouver, moi,

Il suffit que tu m'appelles ;

Et à toi j'irai sans tarder,

Et moi, cherche-moi en toi.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 02:00
LA TRINITE: Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ! Amîn !

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ! Amen !

« Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ! Amen ! [1]» Cette formule qui nous est si familière nous est donnée pour la première fois par Jésus à la fin de l’Evangile de Saint Matthieu. Elle fonde notre foi dans la révélation inouïe d’un Dieu unique en trois personnes.

Quelle révélation et quel mystère !

En méditant le sens de cette parole j’avoue avoir été écrasé par le mystère de ces mots qui dévoilent à l’homme quelque chose de la vie et de l’être même de Dieu. Une phrase de Vladimir Lossky m’a rassuré :

-« La Trinité ne peut être saisie par l’homme, c’est elle qui saisit l’homme et suscite en lui la louange [2]».

Ainsi ayons déjà à l’esprit que chaque fois que spontanément monte en nous un chant d’allégresse vers Dieu, c’est la Sainte Trinité qui est à l’œuvre en nous.

Néanmoins dans ces moments privilégiés et trop rares où je sens en moi la présence de Dieu j’aurais bien du mal à prétendre que je distingue clairement la Sainte Trinité en moi : une douce présence vivante et aimante, oui ; la certitude que la grâce de Dieu est sur moi et en moi, encore oui ; mais qui est là ? Le Père, le Fils, le Saint Esprit ? Les trois ensembles ou un ange envoyé par Dieu ? Il m’est impossible de le dire.

Quand je prie il m’est naturel de m’adresser au Christ que je connais comme un ami proche. Je connais ses représentations, je connais les évènements de sa vie, j’entends sa voix quand j’écoute ou je lis ses enseignements et c’est par lui que j’ose dire « Notre Père qui est aux cieux ». Et si mon cœur s’échauffe dans la prière, si je ressens un temps de paix et de joie, j’ai l’impression que l’Esprit est bien là, présent en moi.

Voilà ma pauvre expérience de la Trinité mais par elle j’adhère avec confiance à l’enseignement de l’Eglise qui m’a transmis la révélation d’un Dieu unique en trois personnes et je crois de toute mon âme que quand nous prions Dieu en nous adressant au Père, ou au Fils, ou à l’Esprit, ou dans toute prière quelle soit personnelle ou non, ce sont les trois personnes divines qui sont présentes à notre âme.

Néanmoins puisque Dieu nous a donné l’intelligence nous pouvons essayer de dépasser cette expérience limitée et l’éclairer par une réflexion méditative sur le mystère de la Trinité.

Et d’abord interrogeons-nous : comment la formule « Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » nous révèle l’unité de Dieu en trois personnes ?

On peut constater qu’il n’est pas dit : « au nom du Père, au nom du Fils et au nom du Saint Esprit ». L’action baptismale ne se fait pas en leur nom à chacun mais au non des trois comme un. Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont bien à considérer dans leur unité tout en étant individuellement distincts.

Jean dans l’Apocalypse nous fait entendre la louange perpétuelle des quatre Vivants qui contemplent la face du Seigneur : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu, le tout Puissant, qui était, qui est et qui vient [3]».

Comme Dieu seul est saint nous pouvons dire ainsi : Saint est le Père et le Père est Dieu, Saint est le Fils et le Fils est Dieu, Saint est l’Esprit et l’Esprit est Dieu, et les trois sont un, Dieu.

Notre Dieu est un et trine. Pourquoi trine ? Il en est ainsi de toute éternité mais essayons quand même de comprendre.

Un Dieu unique qui serait uniquement un dans son essence, dans sa nature serait un être fermé sur lui-même, statique, immuable et impersonnel. Or notre Dieu est amour. Et il n’y a pas d’amour vrai s’il n’y a pas un autre que soi à aimer, à qui se donner totalement.

Et l’amour révèle la personne car il n’y a pas de personne s’il n’y a qu’un. Et sur le plan divin s’il y a vie il y a trois. Un est statique, deux oppose et divise, trois est relation, il rend égal chacun des trois dans un mouvement éternel de don total de l’un à l’autre.

Et ce don total est celui de la nature divine. Et s’il y a don total entre les trois personnes, il ne peut y avoir qu’une seule volonté.

Et il n’y a pas partage de la nature divine une en trois personnes sinon nous aurions trois dieux mais une communion de trois personnes dans une même nature divine.

Retenons bien que l’être de la Trinité est une communion d’amour et c’est à cette communion qu’est appelé l’homme à participer.

Et chaque personne de la Trinité est totalement Dieu disposant chacune de toute la nature divine.

Pour l’amener à notre compréhension imaginons comme nous le suggère Saint Grégoire de Nazianze les trois personnes comme trois soleils distincts mais qui se compénètreraient l’un l’autre et qui auraient chacun en commun la lumière une[4].

Notre Dieu est un et trine, ayant une seule nature, un seul être spirituel, une seule volonté et trois personnes comme trois consciences distinctes.

Paul nous révèle un peu plus du mystère en affirmant :

« Car tout est de Lui, par Lui et en Lui [5]».

Cette phrase nous fait sentir ce qui peut distinguer les personnes divines.

Cette distinction n’est pas un attribut de la personne mais c’est ce qui la fait être, ce qui est son existence propre. Le Père est source, tout est « de Lui » ; le Fils est manifestation, tout est « par Lui » ; l’Esprit est communication, tout est participable « en Lui ».

Et nous pouvons grâce à cette grille de compréhension même si elle est grossière approcher de la structure trinitaire qui sous-tend tout ce qui est de Dieu.

Ainsi le nom de Dieu Sagesse : le Père est la source de la Sagesse, le Fils est la Sagesse, l’Esprit la force qui nous communique la Sagesse ou l’autre nom de Dieu Vérité :

-le Père est le Vrai, le Fils la Vérité et l’Esprit la puissance de Vérité.

Sur le plan divin les trois sont simultanément Père, Fils et Esprit de toute éternité.

Mais sur le plan du créé si l’action de Dieu est bien trinitaire nous la percevons dans le temps comme une suite d’actions des trois personnes divines dont l’ordre varie selon ce qui est en jeu.[6] J’en citerai deux parmi les six que je pourrais commenter.

La suite « Père, Fils, Esprit » caractérise par exemple le dévoilement progressif de Dieu aux hommes ; d’abord comme Dieu unique et créateur, puis comme Dieu qui s’incarne et se manifeste, enfin comme Dieu qui purifie et sanctifie en communicant sa divinité.

La suite « Esprit, Père, Fils » caractérise le processus par lequel l’homme peut devenir par grâce Fils de Dieu dans le Christ ressuscité. C’est la réalisation de la parole de Paul

« Vous avez reçu l’Esprit d’adoption par lequel nous crions « Abba », Père [7]»

Enfin je ne peux terminer sans vous parler de l’homme et de sa relation à la Sainte Trinité.

Dieu nous a créé par un débordement d’amour pour que s’instaure éternellement une relation personnelle entre Lui et nous, entre les trois personnes divines et chacune de nos personnes.

Ce dessein de Dieu pour l’homme était antérieur à la chute.

Adam possédait à sa création une nature unique, une seule volonté et la potentialité de la multitude des personnes humaines voulues par Dieu.

« Qu’est-ce qu’une personne, dit Olivier Clément, sinon un visage donnée à la matière du monde[8] ».

Adam a reçu comme un sceau l’image de la Trinité et son destin était d’atteindre à la ressemblance c’est-à-dire de faire advenir les personnes humaines libres de tout conditionnement, des consciences pures hors du temps et de l’espace, et dont l’existence propre est d’entrer librement dans la communion d’amour de la Sainte Trinité en donnant ainsi à la nature du créé tout entier le visage du Fils.

En refusant d’adhérer au projet de Dieu Adam a détruit l’unité de la nature créée faisant advenir non pas des personnes mais des individualités, combinaison uniques d’éléments dépendant de cette même nature et vouées à disparaître dans le néant.

A la suite de la résurrection du Christ, Dieu-homme, l’Esprit pénétrant chaque homme lui donne la possibilité s’il l’accepte d’unir sa libre volonté à celle de Dieu pour accomplir la ressemblance c’est-à-dire devenir une personne en communion éternelle avec la Sainte Trinité et ce faisant d’entraîner toute la création dans la gloire de la divinisation ainsi que le prophétise Paul « le monde lui-même sera libéré un jour du pouvoir destructeur qui le tient en esclavage et (qu’) il aura part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu[9] ».

Ce que résume dans une brillante synthèse le mystique rhénan Jean Tauler :

-« Ainsi l’homme …dans le Fils, naît du Père et reflue dans le Père avec le Fils devenant un avec lui … Le Saint Esprit se répand alors … et il inonde et pénètre le fond de l’homme avec ses aimables dons … Puissions-nous tous atteindre ce fond où nous trouverons la véritable image de la Sainte Trinité[10] ».

« Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint Esprit soient toujours avec vous [11]» Amen !

Auteur et source:

Marc Guichard

(Autres homélies en ligne)

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 17:58
Le disciple bien formé sera comme son maître (Saint Cyrille d'Alexandrie )

Par Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 6 ; PG 72, 601 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 402 rev.)

Le disciple bien formé sera comme son maître


« Le disciple n'est pas au-dessus de son maître.

Il sera parfait s'il est comme son maître ».

Les bienheureux disciples étaient destinés à devenir les guides et les maîtres spirituels de la terre entière.

Ils devaient donc faire preuve, plus que les autres, d'une ferveur remarquable, être familiarisés avec la manière de vivre selon l’Évangile et entraînés à pratiquer toute œuvre bonne.

Ils auraient à transmettre à ceux qu'ils instruiraient la doctrine exacte, salutaire et strictement conforme à la vérité, après l'avoir d'abord contemplée eux-mêmes et avoir laissé la lumière divine éclairer leur intelligence.

Sans quoi, ils seraient des aveugles conduisant d'autres aveugles.

Car ceux qui sont plongés dans les ténèbres de l'ignorance ne peuvent pas conduire à la connaissance de la vérité les hommes souffrant de cette même ignorance.

Le voudraient-ils d'ailleurs, qu'ils tomberaient tous ensemble dans l'abîme de leurs tendances mauvaises.

C'est pourquoi le Seigneur a voulu arrêter le penchant à la vantardise que l'on trouve chez tant de gens, et les dissuader de rivaliser avec leurs maîtres pour surpasser leur réputation.

Il leur a dit :

-« Le disciple n'est pas au-dessus de son maître ».

Même s'il arrive à certains d'atteindre un degré de vertu égal à celui de leurs prédécesseurs, ils devront surtout imiter leur modestie.

Paul nous en donne la preuve quand il dit :

-« Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ » (1Co 11,1).

Cela étant, pourquoi juges-tu, alors que le Maître ne juge pas encore ?

Car il n'est pas venu juger le monde (Jn 12,47), mais lui faire grâce.

« Si je ne juge pas, dit-il, ne juge pas non plus, toi qui es mon disciple.

Il se peut que tu sois plus coupable que celui que tu juges.

Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère ? »


+++

Quelle âme pour connaître le Christ?
(Evagre)

La connaissance du Christ ne requiert pas une âme intellectuelle, mais une âme capable de voir, contemplative.
(Evagre le Pontique)

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise CATECHISME et CATECHESE Spiritualité Chrétienne
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 14:18
Avec 200 000 signataires, le Centre européen pour le droit et la justice a saisi le Conseil de l’Europe et demande au personnel médical d’être de plus en plus nombreux à témoigner de ces infanticides néonataux en Europe.

Avec 200 000 signataires, le Centre européen pour le droit et la justice a saisi le Conseil de l’Europe et demande au personnel médical d’être de plus en plus nombreux à témoigner de ces infanticides néonataux en Europe.

Laisser des enfants agoniser sans soins, ou les tuer, simplement parce qu'ils ne sont pas désirés, est inhumain… "Ce n’est pas un avortement "tardif" mais de l’infanticide !", dénonce le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) qui a saisi le Conseil de l’Europe pour qu’il enquête sur la situation de ces enfants et y mette un terme. Infirmières, sages-femmes et médecins d’Europe sont appelés à rompre l’omerta en signant la plus grande pétition jamais adressée au Conseil de l’Europe.

Selon un nouveau communiqué de Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, "chaque année en Europe, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20e semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques. Avec les 200 000 signataires de la pétition contre les infanticides néonataux, l’ECLJ a saisi le Conseil de l’Europe notamment pour qu’il enquête sur la situation de ces enfants, et réaffirme leur droit aux soins.

Au Canada, 622 enfants sont nés vivants après des avortements entre 2000 et 2011, et 362 entre 2001 et 2010 aux États-Unis où une loi a été adoptée depuis pour protéger ces enfants. En Europe, le tabou demeure, ces faits sont maintenus cachés. Contre la pétition, des députés soutiennent que ces faits n’existent pas ! Suite au scandale provoqué par la révélation en 2005 que 66 enfants ont survécu à leur avortement pendant parfois plus de dix heures au Royaume-Uni, les autorités ont décidé de ne plus publier ces statistiques.

Mais quelques médecins et des sages-femmes commencent à témoigner. Ainsi, en Suède, le docteur Andrea Kischkel rapporte qu’une petite fille est née vivante le 1er mars 2014 à 19 h 55 lors d’un avortement pratiqué à 22 semaines et 3 jours à l’hôpital de Gällivare. Les sages-femmes ont reçu ordre de ne pas informer le pédiatre de garde. L’enfant n’a pas reçu de soins, en particulier pour soulager la douleur causée par le recours aux ventouses. Une sage-femme a entouré l’enfant dans des serviettes chaudes et a attendu jusqu’à son décès, près d’une demi-heure plus tard.

C’est le moment pour les infirmières, sages-femmes et médecins d’oser témoigner et de rompre l’omerta. Adressez-nous votre témoignage afin de le présenter au Conseil de l’Europe. Nous pouvons préserver votre anonymat si vous le souhaitez :ecljofficiel@gmail.com

Comme tout enfant prématuré, ces enfants méritent de recevoir des soins !
Nous comptons sur vous !

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ
Faites signer la pétition / Consulter le dossier remis à l’APCE

sources: Centre Européen pour le Droit et la Justice

Avortements "tardifs" : le personnel médical appelé à rompre la loi du silence
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 13:59
Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Première lettre de saint Jean 4,8-21.

Mes biens-aimés, Dieu est l'Amour.
Il a manifesté son amour pour nous en envoyant son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.
Et cet amour consiste en ce que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils comme victime de propitiation pour nos péchés.
Mes bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
Personne n'a jamais vu Dieu ; mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.
Nous connaissons que nous demeurons en lui et qu'il demeure en nous, en ce qu'il nous donne de son Esprit.
Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père nous a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu.
Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
La perfection de l'amour en nous, c'est que nous ayons une confiance assurée au jour du jugement ; car tel est Jésus-Christ, tels nous sommes aussi dans ce monde.
Il n'y a point de crainte dans l'amour ; mais l'amour parfait bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment ; celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour.
Nous donc, aimons Dieu, puisque Dieu nous a aimés le premier.
Si quelqu'un dit : "J'aime Dieu ", et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; comment celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ?
Et nous avons reçu de lui ce commandement : "Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère."


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,36-42.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ouvrez votre cœur à la pitié, à l'exemple de votre Père qui est miséricordieux.
Et ne jugez point, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés ; absolvez et vous serez absous.
Donnez, et l'on vous donnera : on versera dans votre sein une bonne mesure, pressée, tassée, débordante ; car avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré en retour. "
Il leur dit aussi une parabole : " Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans une fosse ?
Il n'y a pas de disciple au-dessus du maître ; mais tout disciple, son instruction achevée, sera comme son maître.
Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ?
Ou comment peux-tu dire à ton frère : " Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, " toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras à ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère.

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Par Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 6 ; PG 72, 601 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 402 rev.)

Le disciple bien formé sera comme son maître


« Le disciple n'est pas au-dessus de son maître.

Il sera parfait s'il est comme son maître ».

Les bienheureux disciples étaient destinés à devenir les guides et les maîtres spirituels de la terre entière.

Ils devaient donc faire preuve, plus que les autres, d'une ferveur remarquable, être familiarisés avec la manière de vivre selon l’Évangile et entraînés à pratiquer toute œuvre bonne.

Ils auraient à transmettre à ceux qu'ils instruiraient la doctrine exacte, salutaire et strictement conforme à la vérité, après l'avoir d'abord contemplée eux-mêmes et avoir laissé la lumière divine éclairer leur intelligence.

Sans quoi, ils seraient des aveugles conduisant d'autres aveugles.

Car ceux qui sont plongés dans les ténèbres de l'ignorance ne peuvent pas conduire à la connaissance de la vérité les hommes souffrant de cette même ignorance.

Le voudraient-ils d'ailleurs, qu'ils tomberaient tous ensemble dans l'abîme de leurs tendances mauvaises.

C'est pourquoi le Seigneur a voulu arrêter le penchant à la vantardise que l'on trouve chez tant de gens, et les dissuader de rivaliser avec leurs maîtres pour surpasser leur réputation.

Il leur a dit :

-« Le disciple n'est pas au-dessus de son maître ».

Même s'il arrive à certains d'atteindre un degré de vertu égal à celui de leurs prédécesseurs, ils devront surtout imiter leur modestie.

Paul nous en donne la preuve quand il dit :

-« Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ » (1Co 11,1).

Cela étant, pourquoi juges-tu, alors que le Maître ne juge pas encore ?

Car il n'est pas venu juger le monde (Jn 12,47), mais lui faire grâce.

« Si je ne juge pas, dit-il, ne juge pas non plus, toi qui es mon disciple.

Il se peut que tu sois plus coupable que celui que tu juges.

Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère ? »


+++

Quelle âme pour connaître le Christ?
(Evagre)

La connaissance du Christ ne requiert pas une âme intellectuelle, mais une âme capable de voir, contemplative.
(Evagre le Pontique)

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ! Amen !

« Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ! Amen ! [1]» Cette formule qui nous est si familière nous est donnée pour la première fois par Jésus à la fin de l’Evangile de Saint Matthieu. Elle fonde notre foi dans la révélation inouïe d’un Dieu unique en trois personnes.

Quelle révélation et quel mystère !

En méditant le sens de cette parole j’avoue avoir été écrasé par le mystère de ces mots qui dévoilent à l’homme quelque chose de la vie et de l’être même de Dieu. Une phrase de Vladimir Lossky m’a rassuré : « La Trinité ne peut être saisie par l’homme, c’est elle qui saisit l’homme et suscite en lui la louange [2]». Ainsi ayons déjà à l’esprit que chaque fois que spontanément monte en nous un chant d’allégresse vers Dieu, c’est la Sainte Trinité qui est à l’œuvre en nous.

Néanmoins dans ces moments privilégiés et trop rares où je sens en moi la présence de Dieu j’aurais bien du mal à prétendre que je distingue clairement la Sainte Trinité en moi : une douce présence vivante et aimante, oui ; la certitude que la grâce de Dieu est sur moi et en moi, encore oui ; mais qui est là ? Le Père, le Fils, le Saint Esprit ? Les trois ensembles ou un ange envoyé par Dieu ? Il m’est impossible de le dire.

Quand je prie il m’est naturel de m’adresser au Christ que je connais comme un ami proche. Je connais ses représentations, je connais les évènements de sa vie, j’entends sa voix quand j’écoute ou je lis ses enseignements et c’est par lui que j’ose dire « Notre Père qui est aux cieux ». Et si mon cœur s’échauffe dans la prière, si je ressens un temps de paix et de joie, j’ai l’impression que l’Esprit est bien là, présent en moi.

Voilà ma pauvre expérience de la Trinité mais par elle j’adhère avec confiance à l’enseignement de l’Eglise qui m’a transmis la révélation d’un Dieu unique en trois personnes et je crois de toute mon âme que quand nous prions Dieu en nous adressant au Père, ou au Fils, ou à l’Esprit, ou dans toute prière quelle soit personnelle ou non, ce sont les trois personnes divines qui sont présentes à notre âme.

Néanmoins puisque Dieu nous a donné l’intelligence nous pouvons essayer de dépasser cette expérience limitée et l’éclairer par une réflexion méditative sur le mystère de la Trinité.

Et d’abord interrogeons-nous : comment la formule « Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » nous révèle l’unité de Dieu en trois personnes ?

On peut constater qu’il n’est pas dit : « au nom du Père, au nom du Fils et au nom du Saint Esprit ». L’action baptismale ne se fait pas en leur nom à chacun mais au non des trois comme un. Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont bien à considérer dans leur unité tout en étant individuellement distincts.

Jean dans l’Apocalypse nous fait entendre la louange perpétuelle des quatre Vivants qui contemplent la face du Seigneur : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu, le tout Puissant, qui était, qui est et qui vient [3]».

Comme Dieu seul est saint nous pouvons dire ainsi : Saint est le Père et le Père est Dieu, Saint est le Fils et le Fils est Dieu, Saint est l’Esprit et l’Esprit est Dieu, et les trois sont un, Dieu.

Notre Dieu est un et trine. Pourquoi trine ? Il en est ainsi de toute éternité mais essayons quand même de comprendre.

Un Dieu unique qui serait uniquement un dans son essence, dans sa nature serait un être fermé sur lui-même, statique, immuable et impersonnel. Or notre Dieu est amour. Et il n’y a pas d’amour vrai s’il n’y a pas un autre que soi à aimer, à qui se donner totalement. Et l’amour révèle la personne car il n’y a pas de personne s’il n’y a qu’un. Et sur le plan divin s’il y a vie il y a trois. Un est statique, deux oppose et divise, trois est relation, il rend égal chacun des trois dans un mouvement éternel de don total de l’un à l’autre. Et ce don total est celui de la nature divine. Et s’il y a don total entre les trois personnes, il ne peut y avoir qu’une seule volonté.

Et il n’y a pas partage de la nature divine une en trois personnes sinon nous aurions trois dieux mais une communion de trois personnes dans une même nature divine.

Retenons bien que l’être de la Trinité est une communion d’amour et c’est à cette communion qu’est appelé l’homme à participer. Et chaque personne de la Trinité est totalement Dieu disposant chacune de toute la nature divine. Pour l’amener à notre compréhension imaginons comme nous le suggère Saint Grégoire de Nazianze les trois personnes comme trois soleils distincts mais qui se compénètreraient l’un l’autre et qui auraient chacun en commun la lumière une[4].

Notre Dieu est un et trine, ayant une seule nature, un seul être spirituel, une seule volonté et trois personnes comme trois consciences distinctes.

Paul nous révèle un peu plus du mystère en affirmant : « Car tout est de Lui, par Lui et en Lui [5]». Cette phrase nous fait sentir ce qui peut distinguer les personnes divines. Cette distinction n’est pas un attribut de la personne mais c’est ce qui la fait être, ce qui est son existence propre. Le Père est source, tout est « de Lui » ; le Fils est manifestation, tout est « par Lui » ; l’Esprit est communication, tout est participable « en Lui ».

Et nous pouvons grâce à cette grille de compréhension même si elle est grossière approcher de la structure trinitaire qui sous-tend tout ce qui est de Dieu. Ainsi le nom de Dieu Sagesse : le Père est la source de la Sagesse, le Fils est la Sagesse, l’Esprit la force qui nous communique la Sagesse ou l’autre nom de Dieu Vérité : le Père est le Vrai, le Fils la Vérité et l’Esprit la puissance de Vérité.

Sur le plan divin les trois sont simultanément Père, Fils et Esprit de toute éternité.

Mais sur le plan du créé si l’action de Dieu est bien trinitaire nous la percevons dans le temps comme une suite d’actions des trois personnes divines dont l’ordre varie selon ce qui est en jeu.[6] J’en citerai deux parmi les six que je pourrais commenter.

La suite « Père, Fils, Esprit » caractérise par exemple le dévoilement progressif de Dieu aux hommes ; d’abord comme Dieu unique et créateur, puis comme Dieu qui s’incarne et se manifeste, enfin comme Dieu qui purifie et sanctifie en communicant sa divinité.

La suite « Esprit, Père, Fils » caractérise le processus par lequel l’homme peut devenir par grâce Fils de Dieu dans le Christ ressuscité. C’est la réalisation de la parole de Paul « Vous avez reçu l’Esprit d’adoption par lequel nous crions « Abba », Père [7]»

Enfin je ne peux terminer sans vous parler de l’homme et de sa relation à la Sainte Trinité.

Dieu nous a créé par un débordement d’amour pour que s’instaure éternellement une relation personnelle entre Lui et nous, entre les trois personnes divines et chacune de nos personnes. Ce dessein de Dieu pour l’homme était antérieur à la chute. Adam possédait à sa création une nature unique, une seule volonté et la potentialité de la multitude des personnes humaines voulues par Dieu.

« Qu’est-ce qu’une personne, dit Olivier Clément, sinon un visage donnée à la matière du monde[8] ».

Adam a reçu comme un sceau l’image de la Trinité et son destin était d’atteindre à la ressemblance c’est-à-dire de faire advenir les personnes humaines libres de tout conditionnement, des consciences pures hors du temps et de l’espace, et dont l’existence propre est d’entrer librement dans la communion d’amour de la Sainte Trinité en donnant ainsi à la nature du créé tout entier le visage du Fils.

En refusant d’adhérer au projet de Dieu Adam a détruit l’unité de la nature créée faisant advenir non pas des personnes mais des individualités, combinaison uniques d’éléments dépendant de cette même nature et vouées à disparaître dans le néant.

A la suite de la résurrection du Christ, Dieu-homme, l’Esprit pénétrant chaque homme lui donne la possibilité s’il l’accepte d’unir sa libre volonté à celle de Dieu pour accomplir la ressemblance c’est-à-dire devenir une personne en communion éternelle avec la Sainte Trinité et ce faisant d’entraîner toute la création dans la gloire de la divinisation ainsi que le prophétise Paul « le monde lui-même sera libéré un jour du pouvoir destructeur qui le tient en esclavage et (qu’) il aura part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu[9] ».

Ce que résume dans une brillante synthèse le mystique rhénan Jean Tauler : « Ainsi l’homme …dans le Fils, naît du Père et reflue dans le Père avec le Fils devenant un avec lui … Le Saint Esprit se répand alors … et il inonde et pénètre le fond de l’homme avec ses aimables dons … Puissions-nous tous atteindre ce fond où nous trouverons la véritable image de la Sainte Trinité[10] ».

« Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint Esprit soient toujours avec vous [11]» Amen !

Marc Guichard

(Autres homélies en ligne)

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Dans la première communauté chrétienne il devient évident que Marie est la Mère de Dieu

Dans la première communauté chrétienne, au moment où les disciples prennent de plus en plus conscience que Jésus est le Fils de Dieu, il devient évident que Marie est la Theotokos, la Mère de Dieu*. (…)

Dès le IIIe siècle, selon un ancien témoignage écrit, les Chrétiens d'Egypte s'adressaient à Marie avec cette prière : « Sous ta protection nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos supplications, nous qui sommes dans l'épreuve, et épargne nous tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie ».

Dans ce témoignage ancien, l'expression Theotokos, "Mère de Dieu", apparaît pour la première fois de manière explicite.

Au IVe siècle, l'expression Theotokos est désormais fréquemment utilisée en Orient et en Occident. (…) On peut donc comprendre le grand mouvement de protestation qui se créa au Ve siècle, quand Nestorius remit en question la légitimité du titre de "Mère de Dieu" (…).

Le Concile d'Éphèse, en 431, condamne ses thèses et, affirmant la subsistance de la nature divine et de la nature humaine dans l'unique personne du Fils, il proclama Marie Mère de Dieu.

Jean Paul II, Pape de Rome
Audience du mercredi 27 Novembre 1996

*Entendez, évidemment, « Mère de Dieu le Verbe Incarné »

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,13-17.

On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,
et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »
Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Une Méditation de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Poésies, n° 8 « Alma, buscarte has en mí » (trad. OC Seuil 1995, p. 1241)

« De qui est cette image ? »


Âme, cherche-toi en moi,

Et moi, cherche-moi en toi.


L'amour a si bien réussi,

Âme, à te reproduire en moi,

Que même le plus grand peintre

Ne saurait, avec autant d'art,

Dessiner une telle image.


Par l'amour, tu fus créée,

Belle, très belle, et c'est pourquoi

Peinte dans mes entrailles,

Si tu te perdais, mon aimée,

Tu devrais te chercher en moi.


Car je sais que tu trouveras

Au fond de mon cœur ton portrait,

Peint de façon si ressemblante

Que, te voyant, tu te réjouiras

De te voir, si bellement peinte.


Si par hasard, tu ne savais

En quel endroit me trouver, moi,

Ne t'en va pas de-ci de-là,

Mais, si tu veux me trouver,

Cherche-moi en toi.


Puisque tu es mon logis,

Tu es ma maison, ma demeure,

Aussi j'appelle à tout instant,

Si je trouve fermée,

La porte de ta pensée.


Hors de toi, ne me cherche pas,

Parce que, pour me trouver, moi,

Il suffit que tu m'appelles ;

Et à toi j'irai sans tarder,

Et moi, cherche-moi en toi.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:14
VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?/ POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?

 

La souffrance des créatures est de notre responsabilité. La perspective de la destruction irrémédiable des ressources naturelles ne laisse personne indifférent.

Le chrétien n’est pas fataliste :

-le monde n’est pas gouverné par un destin aveugle ; il est aimé par son Créateur et il est marqué par le signe de la Croix – croix de douleur et croix de joie.

 

Nous savons que la convoitise humaine est peut-être le motif principal de la souffrance des créatures et de leur destruction.

Le consumérisme exprime l’amour du plaisir égoïste qui fait sacrifier les autres à soi-même.

Il transforme les êtres en objets, objets de jouissance, de pouvoir et de profit ; il ne voit plus dans leur transparence la présence de la personne divine ou humaine.

 

Devant la souffrance des créatures, le croyant peut ressentir l’appel venu du saint Esprit à se repentir, en suivant l’exemple du Christ, des Pères du désert et des saints chrétiens.

Il ne fait pas le procès des autres. Il cherche à extirper de son propre cœur le désir effréné de jouir et toutes les passions mortifères pour lui-même, pour autrui et pour toutes les créatures.

En cela, le jeûne, accompagné certes de la prière de repentir – « aie pitié de moi, pécheur ! » – est la réponse chrétienne à l’agonie de la Création, victime de l’exploitation frénétique d’un Adam déchu qui a perdu toute sagesse.

L’abstinence de certains aliments, le renoncement à l’acquisition de produits naturels qui appauvrissent le trésor de la planète, sont précisément sages.

Ils peuvent être la source du courage dont l’humanité actuelle a besoin pour faire certains choix, qui seront d’ailleurs des choix politiques.

 

Le jeûne ascétique, et la prière de repentir, ne doivent pas être l’expression de notre peur de la mort ou de l’appréhension, consumériste encore, de manquer !

Une fausse écologie est celle qu’inspire la peur d’être privé du plaisir que l’on cherche.

Le chrétien est appelé à une conversion par amour pour la Création de Dieu, par responsabilité à son égard, par la conscience sacerdotale, royale et prophétique que le Créateur lui a donnée au Paradis.

(Source: Sagesse Orthodoxe")

VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?/ POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

Le jeûne, pour Israël, est surtout un rite pénitentiel, en relation avec l’Alliance :

-l’infidélité à celle-ci est un péché ; le repentir la restaure.

Il apparaît dans la Bible comme l’expression d’un profond repentir.

Par exemple, le roi Achab, sous les reproches du prophète Elie, jeûna :

-« Quand Achab entendit ces paroles, il déchira ses vêtements, mit un sac à même sa chair, jeûna, coucha avec le sac et marcha à pas lents » (1Rois 21, 27 ; cf. Sam.7, 6 ; Joël, 1, 13-15).

Le jeûne est lié à la supplication. L’Israélite pieux ne concevait pas une prière instante sans le soutien du jeûne (cf. Judith, 4, 9-13).

Le peuple ou l’Israélite fidèle implore, en jeûnant, la délivrance d’une épreuve à caractère de châtiment.

Plus largement, il s’agit « d’humilier son âme » pour exprimer une attitude d’abandon total et confiant ; le jeûne est « le comportement typique de quiconque ne compte plus que sur le seul secours de Dieu » (Rd Père Regamey, Redécouverte du jeûne, Paris, 1959). Le jeûne peut ainsi devenir le signe d’une intercession instante pour autrui (Ps.35, 13).

Le croyant jeûne pour les autres, pour le monde.

Le jeûne joue à la fois le rôle d’une intercession pour l’homme ou le peuple pécheur, et celui d’une préparation à la rencontre de Dieu.

Pour exprimer son respect envers autrui, l’homme accepte de renoncer à ses aises et à ses plaisirs ; à plus forte raison, la crainte qui saisit la créature à l’approche de la majesté du Seigneur peut-elle inspirer le jeûne, à côté de l’enlèvement des sandales, du voile sur le visage, de l’abstinence sexuelle, de l’interdiction de toucher le lieu sacré ou d’en approcher.

Ces comportements symboliques face à la sainteté divine appartiennent à celui qui a le sens de l’unité profonde de son être humain, corps et âme, et le sens de la sainteté et de la transcendance de Dieu.

Les prophètes d’Israël, contre le formalisme et l’hypocrisie, ont fortement souligné la nécessité d’accompagner les sacrifices et les jeûnes de dispositions intérieures correspondantes, et d’accomplir les préceptes plus essentiels de l’amour du prochain et de la justice sociale (Os.6, 6 ; Is.58, 6-7).

« La prière est bonne avec le jeûne, et l’aumône vaut mieux que l’or et les trésors » (Tobie, 12, 8).

Ainsi est constituée la trilogie, jeûne, prière, aumône, dont héritera la tradition chrétienne.

Dans l’Eglise, le jeûne a un sens nouveau par rapport à la personne de Jésus et au don de l’Esprit :

-préparation à la joie pascale, conversion, participation à la Pâque du Christ, manifestation de l’amour de Dieu, préparation à la communion eucharistique.

(Source: "Sagesse Orthodoxe". D’après P. Placide, Humilier son âme par le jeûne, monastère Saint-Antoine-le-Grand, 2007).

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 08:16
Le règne de Dieu (Syméon le Nouveau Théologien ) / Faut-il se débarrasser ou contrôler ses passions? / Dieu se révèle à celui qui fait taire en lui le bruit

Par Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Hymne 17 (trad. Dourgne, Cerf 1979, p.87)




Le règne de Dieu




Je vais te montrer clairement que c'est ici-bas qu'il te faut recevoir le Royaume des cieux tout entier, si tu veux y pénétrer aussi après ta mort.
Écoute Dieu qui te parle en paraboles :
-« A quoi donc comparer le Royaume des cieux ?
Il est semblable, écoute bien, au grain de sénevé qu'un homme a pris et qu'il a jeté dans son jardin ; et il a poussé et, en vérité, il est devenu un grand arbre.
« Ce grain, c'est le Royaume des cieux, c'est la grâce de l'Esprit divin, et le jardin, c'est le cœur de chaque homme, là où celui qui l'a reçu cache l'Esprit au fond de lui-même, dans les replis de ses entrailles, pour que personne ne puisse le voir.
Et il le garde avec tous ses soins, pour qu'il pousse, pour qu'il devienne un arbre et s'élève vers le ciel.


Si donc tu dis :
-« Ce n'est pas ici-bas, mais c'est après la mort que recevront le Royaume tous ceux qui l'auront désiré avec ferveur », tu bouleverses les paroles du Sauveur notre Dieu.
Et si tu ne prends pas le grain, ce grain de sénevé, comme il l'a dit, si tu ne le jettes pas dans ton jardin, tu demeures totalement stérile.
A quel autre moment, sinon maintenant, recevras-tu la semence ?


« Ici-bas, reçois les arrhes, dit le Maître ; ici-bas, reçois le sceau.
Dès ici-bas allume ta lampe.

Si tu es sensé, c'est ici-bas que je deviens pour toi la perle (Mt 13,45), c'est ici-bas que je suis ton froment, et comme un grain de sénevé.

C'est ici-bas que je deviens pour toi un levain et que je fais lever la pâte.

C'est ici-bas que je suis pour toi comme de l'eau et que je deviens un feu adoucissant.

C'est ici-bas que je deviens ton vêtement et ta nourriture et toute ta boisson, si tu le désires.

-« Voilà ce que dit le Maître. « Si donc ainsi, dès ici-bas, tu me reconnais tel, là-bas aussi tu me posséderas ineffablement, et je deviendrai tout pour toi. »

+++

Faut-il se débarrasser ou contrôler ses passions?

Les passions continuent d'exister.

Chez les saints, elles sont simplement sous contrôle.
(Abba Abraham)

+++

Dieu se révèle à celui qui fait taire en lui

tout le bruit qu’il fait intérieurement avec lui-même,

comme un silence qui est la source de toute musique

(Maurice Zundel)


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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:53

Une vidéo tournée en marge de la marche pour la Vie organisée le 14 mai dernier à Ottawa, au Canada, démontre la « logique » mortifère des partisans du pseudo-droit à l’avortement. Dans cette vidéo (ci-dessous) un contre-manifestant « pro-choix » nous raconte que seules les femmes ont le droit de décider de se faire avorter ou non. Évidemment, cet homme utilise la rhétorique habituelle des militants de la culture de mort. Mais il va ici jusqu’au bout du raisonnement. Examinons le contenu de son discours. Cet homme pro-avortement ne veux pas que vous regardiez cette vidéo YouTube (5:11 min.)

La femme doit avoir le droit de tuer son enfant après sa naissance si elle le veut ? Opinion d'un militant pro avortement...

Selon ce militant pro-avortement, ce n’est pas au gouvernement ni à aucune institution religieuse d’imposer des restrictions aux femmes en matière d’avortement.

Lorsque la journaliste lui demande si on devrait tout de même limiter le droit à l’avortement au moins pour le dernier mois de grossesse, il répond non.

La journaliste lui demande alors s’il considère qu’une femme devrait encore pouvoir avorter son enfant la veille de sa naissance et il répond imperturbablement oui, car il faut que ça demeure son choix.

Mais alors, lui demande finalement la journaliste, une femme pourrait-elle aussi tuer son bébé après sa naissance ?

-« Pourquoi pas, lui répond-il, puisque c’est une fois de plus une décision qui lui revient à elle seule ».

Ce militant « pro-choix » illustre jusqu’au bout la logique mortifère de son raisonnement et pense qu’il faut donner aux femmes le droit de tuer leurs enfants !

La journaliste omît de demander à ce militant de ce qu'il faut bien bien appeler "la culture de mort" jusqu’à quel âge l’enfant doit-il être à la merci d’un tel droit de vie ou de mort et, ensuite éventuellement, à partir de quel âge cet enfant devrait-il avoir le droit de vie et de mort sur sa mère…

Nous saluons partout le recul de la peine de mort et, par ailleurs, d'aucuns réclament un droit de vie ou de mort sur leurs semblables !...

En toute logique, les mouvements pro-vie du Québec font remarquer que dans ce pays qui a légalisé l’avortement et l’euthanasie, il est interdit de tuer les oiseaux migrateurs, ou de s’en prendre à leurs œufs.

Étrange monde dans lequel l’œuf d’un oiseau migrateur est mieux protégé qu’un fœtus humain dans l’utérus de sa maman.

Si vous le voulez, jetez un œil sur la "Directive du Ministère de l’Environnement du Canada" :

« Il est illégal de harceler ou de tuer des oiseaux migrateurs ainsi que de détruire ou de déranger leurs nids ou leurs œufs. Il est également illégal de rejeter une substance nocive pour les oiseaux migrateurs, ou de permettre qu’une telle substance soit rejetée dans les eaux ou les zones qu’ils fréquentent. » (<https://www.ec.gc.ca/paom-itmb/default.asp?lang=Fr&n=E3167D46-1#_005>source)

Édifiant, non ! ?

La femme doit avoir le droit de tuer son enfant après sa naissance si elle le veut ? Opinion d'un militant pro avortement...
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie Société DIALOGUE INTERRELIGIEUX

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