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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:16
Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume :
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction.
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant,
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère.
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche.
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi :
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Chromace d'Aquilée (?-407), évêque .Homélies sur l'Évangile de Matthieu, n°5 (trad. bréviaire)

"Vous êtes, vous la Lumière du monde "

Parce qu'il est lui-même le « Soleil de justice » (Ml 3,20), il peut aussi appeler ses disciples « lumière du monde » ; c'est par eux, comme par des rayons étincelants, qu'il déverse la lumière de sa connaissance sur la terre entière.

En effet, ils ont chassé les ténèbres de l'erreur loin du cœur des hommes, en montrant la lumière de la vérité.


Cette lampe resplendissante, qui a été allumée pour servir à notre salut, doit toujours briller en nous. Nous avons en effet la lampe du commandement céleste et de la grâce spirituelle, ce dont David a témoigné ainsi :

« Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière pour ma route. Et Salomon a dit :

« le précepte de la loi est une lampe ».


Cette lampe de la loi et de la foi, nous ne devons donc pas la cacher, mais l’installer toujours dans l’Église comme sur le lampadaire, pour le salut d’un grand nombre, afin de jouir nous-mêmes de la lumière de sa vérité, et d’en éclairer tous les croyants.

 

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Maxime le Confesseur :

 

INCARNATION ET DEIFICATION

 

« La ferme assurance des choses à venir concernant l’espérance de la déification de la nature humaine repose sur l’incarnation de Dieu, faisant de l’homme un dieu au même degré que Dieu lui-même est devenu homme

Laissez-nous devenir l’image du Dieu unique, ne portant rien de terrestre en nous-mêmes, afin que nous puissions côtoyer Dieu et devenir des dieux, recevant de Dieu notre existence comme dieux.

Car il est clair que celui qui s’est fait homme sans péchés (cf. Hébreux 4.15) divinisera la nature humaine sans la changer en nature divine, et l’élèvera au même degré qu’il s’est lui-même abaissé pour l’homme.

C’est ce que saint Paul enseigne de manière mystique lorsqu’il dit : ‘‘ … que dans les siècles à venir, il puisse manifester la richesse débordante de sa grâce ’’ »

(Ephésiens 2.7). »

(Philocalie, Vol. II, p. 178).

 

(Repris de l’excellent site http://www.epistheo.com/)

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

SAINT ÉPHREM, qui êtes-vous ?
Diacre, confesseur et Docteur de l'Égli
se
(† 373)

Ce grand Docteur qui illustra l'Église de Syrie, naquit à Nisibe, en Mésopotamie, vers l'an 306. Éphrem fut consacré à Dieu dès son enfance. Quoique pauvre et vivant uniquement des produits de la terre, sa famille possédait l'insigne privilège de compter plusieurs martyrs dans ses rangs.

Bien qu'encore jeune, Éphrem alla trouver saint Jacques de Nisibe qui l'éleva comme un fils. Prévenu des lumières de l'Esprit-Saint, il s'ensevelit dans la solitude vers sa dix-huitième année, et établit sa demeure dans une grotte au pied d'un rocher.

Ce précoce anachorète passait ses jours et ses nuits à méditer les Saintes Écritures tout en se livrant aux plus rudes exercices de la pénitence. Il couchait sur la dure et passait des journées entières sans manger. En guise de travail, il tissait des voiles de navire au profit des pauvres. Porté à la colère, par tempérament, il dompta si bien les penchants viciés de sa nature, qu'on le surnomma : la douceur de Dieu.

Ordonné diacre par l'évêque de Nisibe, saint Éphrem fut chargé d'annoncer la parole de Dieu. Prédicateur inspiré, il parlait avec une éloquence qui subjuguait ses auditeurs. Ses discours portaient la lumière et la conviction dans les âmes des fidèles qui accouraient l'entendre prêcher.

La pensée à laquelle saint Éphrem revient sans cesse dans ses exhortations comme dans ses conversations et ses prières publiques, est celle du jugement dernier. Dans l'une de ses prédications, il engagea un dialogue avec son auditoire sur le grand Jour du Jugement. Il en fit une représentation si terrifiante par l'inquiétude des demandes et l'effrayante précision des réponses, que cette harangue est demeurée célèbre dans toute la chrétienté d'Orient.

Apôtre de la pénitence, saint Éphrem en représentait lui-même un parfait modèle pour tous. Par son exemple et ses paroles, il convertit un grand nombre d'idolâtres et d'hérétiques. Il combattit victorieusement ces derniers par des écrits d'une science magistrale.

Obligé de quitter la ville de Nisibe tombée aux mains des Perses, le saint diacre se retira à Édesse où il passa les dix dernières années de sa vie. Il résolut de s'adonner plus que jamais à la prière.

Comme son détachement du monde le portait vers la solitude, il ne voulut quitter sa retraite que pour prêcher la parole de Dieu et exercer la charité envers les pauvres et les malades. Il rédigea de volumineux commentaires sur l'Écriture Sainte, des homélies, des instructions pour les monastères, des hymnes et des poèmes. Ces nombreuses compositions dans lesquelles il chante les mystères de la religion, les gloires du Christ et de sa Sainte Mère qu'il affectionnait particulièrement, lui ont mérité le surnom de : harpe du Saint-Esprit.

Arrivé dans une extrême vieillesse, il interrompit ses travaux pour visiter saint Basile, archevêque de Césarée. Le grand évêque conçut une profonde vénération pour saint Éphrem et voulut l'ordonner prêtre ; mais le saint diacre avait le sacerdoce en une si haute estime, qu'il ne voulut jamais consentir à être revêtu de cette dignité suréminente.

De retour à Édesse, saint Ephrem s'enferma dans une cellule afin de se préparer au passage du temps à l'éternité. Sur ces entrefaites, la famine et la peste éclatèrent dans la ville. Aussitôt, l'homme de Dieu accourut pour combattre le double fléau. Il secourait nuit et jour les pauvres pestiférés et leur administrait les sacrements. La peste fut finalement vaincue après trois mois d'héroïques efforts.

En retournant dans sa cellule, saint Éphrem y emportait le germe d'une maladie mortelle. La fièvre l'accula bientôt à l'agonie et à une mort imminente. Toute la ville d'Édesse accourut pour saluer une dernière fois cet inestimable bienfaiteur de leurs âmes. Rendu au terme de son pèlerinage terrestre, saint Éphrem s'endormit du sommeil des bienheureux, le 18 juin 373.

Interprète des Livres Saints, théologien, orateur et poète sacré, saint Éphrem est assurément le plus illustre écrivain de tout l'Orient chrétien. Le pape Benoît XV l'a proclamé Docteur de l'Église universelle.



(Source: Tiré de l'Abbé Pradier, édition 1889, p. 310-312)

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

A Garabandal, comme à Lourdes et à Fatima

En 1961, à Garabandal, village des Pyrénées espagnoles, au lieu-dit la Calleja, quatre petites filles, Conchita, Jacinta, Mari Loli et Mari Cruz attestent l'apparition de la Vierge Marie sous le vocable de Notre Dame du Carmel. Du 2 juillet 1961 au 13 novembre 1965, les fillettes ont allégué plus de 2000 rencontres avec la Vierge.

Le titre que Marie se donne à Garabandal, « Notre Dame du Carmel », suggère un lien avec les apparitions de Lourdes et de Fatima. En effet :

-«en clôturant ses visites à Lourdes un 16 juillet, en la fête de Notre Dame du Mont-Carmel, Marie place le symbole du Mont-Carmel en point d'orgue d'un cheminement spirituel dont les apparitions précédentes constituent les étapes nécessaires ;

-à Fatima, le 13 octobre 1917, après le miracle du soleil, Lucie, seule, vit ensuite Notre Dame des Douleurs et Notre Seigneur qui bénissait encore le monde, puis Notre Dame du Mont Carmel donnant le scapulaire.

A Garabandal, en portant elle-même le scapulaire, Marie nous invite à en (re)découvrir la signification : la dévotion du scapulaire du Carmel est quasiment une variante, très concrète, de la consécration à Jésus par Marie.

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Saints Marc et Marcellien , qui êtes-vous ?
Martyrs
(† v. 304)

Marc et Marcellien étaient frères et issus d'une des premières familles de Rome. Ils furent convertis à la foi dès leur jeunesse. Arrêtés sous l'empereur Dioclétien, on les jeta dans une prison ; après quelques interrogatoires qui démontrèrent leur fermeté dans la foi, Chromace, préfet de la ville, les condamna à avoir la tête tranchée, après un délai de trente jours.

Les deux frères furent alors transportés dans la maison de Nicostrate, greffier du préfet et leur gardien. Tranquillin, leur père, Marcie, leur mère, leurs femmes et leurs jeunes enfants vinrent tour à tour se jeter à leurs pieds, les arroser de larmes, et leur adresser les paroles les plus capables de toucher leur cœur. Les généreux martyrs, attendris par ce spectacle si touchant, commençaient à joindre leurs larmes à celles de leurs parents, de leurs femmes et de leurs enfants, et il y avait à craindre que l'amour ne fît faillir ceux que les supplices avaient trouvés invincibles.

Saint Sébastien, capitaine de la première compagnie des gardes de l'empereur, toujours vigilant à soutenir le courage des martyrs, ne craignit pas de s'exposer lui-même à la mort en rappelant aux deux frères les saints enseignements de la foi, les espérances immortelles de l'autre vie, les châtiments des apostats. Ses paroles ranimèrent la générosité des deux martyrs ; elles opérèrent même un changement dans le cœur de tous ceux qui étaient présents. Sébastien ayant rendu à Zoé, femme du greffier Nicostrate, l'usage de la parole, qu'elle avait perdu depuis six ans, ce changement devint une complète conversion. Zoé, Nicostrate, Tranquillin, Marcie, les épouses et les enfants des deux martyrs, bientôt le préfet Chromace lui-même, reçurent le saint baptême et versèrent leur sang pour la foi.

Quant à Marc et Marcellien, ils comparurent devant un nouveau juge, qui, après avoir employé inutilement toutes les flatteries et toutes les menaces pour les ébranler, les fit clouer à un poteau, où ils demeurèrent vingt-quatre heures, louant et bénissant Dieu. Après un jour et une nuit, encore pleins de vie et témoignant toujours la même joie et le même courage, ils furent percés à coups de lance.



(Source: Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.)

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.»

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr .La Prière du Seigneur, 8 (trad. cf bréviaire 11e lun.)
 

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père »

 

Avant tout, le Christ, Docteur de la paix et Maître de l'unité, n'a pas voulu que la prière soit individuelle et privée, comme si on ne priait que pour soi.

Nous ne disons pas :

« Mon Père, qui es aux cieux », ni

« donne-moi aujourd'hui mon pain de ce jour ».

Chacun ne demande pas que la dette lui soit remise à lui seul, ni que lui seul ne soit induit en tentation et délivré du Mal.

Pour nous la prière est publique et communautaire, et quand nous prions, nous intercédons non pour un seul mais pour tout le peuple, car nous, le peuple entier, nous sommes un.


Le Dieu de la paix et le Maître de la concorde, qui nous a enseigné l'unité, a voulu qu'un seul prie pour tous, comme lui-même en un seul a porté tous les hommes.

Les trois jeunes Hébreux jetés dans la fournaise ont observé cette loi de la prière… :

« Tous trois, d'une seule voix, chantaient une hymne et bénissaient Dieu » (Dn 3,51)…

Les apôtres et les disciples priaient de cette manière après l'Ascension du Seigneur :

« Tous d'un même cœur persévéraient dans la prière, avec quelques femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1,14).

D'un seul cœur, ils participaient fidèlement la prière ; par leur ferveur et leur amour mutuel, ils témoignaient que Dieu, « qui fait habiter les hommes unanimes dans une même maison » (Ps 67,7 Vulg), n'admet dans sa demeure éternelle que ceux qui prient en communion les uns avec les autres.

Jeudi 18 JUIN 2015, éléments pour méditation:

Témoignage d'une expérience aux frontières de la mort

Anita Moorjani aurait dû mourir d’un cancer au stade terminal. Après qu'elle soit tombée dans le coma, ses organes cessant de fonctionner les uns après les autres, les médecins annoncent à sa famille qu'il ne lui reste que quelques heures à vivre. Après avoir vécu une NDE (Near death experience, expérience aux frontières de la mort), elle témoigne.

Anita Moorjani, une indienne vivant à Hong Kong, aurait dû mourir d’un cancer lymphatique au stade terminal en 2006. Elle est tombée dans le coma, ses organes cessant de fonctionner les uns après les autres. Les médecins ont annoncé à sa famille qu’il ne lui restait que quelques heures à vivre.

Or, pendant ce temps là, elle vivait une intense expérience de l’autre côté du voile, absorbée dans un sentiment d’amour total. Elle atteint alors une clarté et une compréhension immédiate de ce qu’est réellement la vie, des raisons de sa maladie, de la puissance et des capacités stupéfiantes dont nous sommes dotés, nous les êtres humains.

Après avoir choisi de revenir, elle a très rapidement guéri de son cancer. Elle a adopté une nouvelle attitude face à la vie, la vivant joyeusement et sereinement, dispensant de l’amour autour d’elle. Elle dit qu’elle se sent guidée par des êtres de Lumière et ne connait plus la peur parce qu’elle a réalisé que tout n’est qu’illusion et que la seule réalité est l’amour. (Source: "Seraphim")

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:59
Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

(Source Radio Vatican)

Mi- juin, le Pape doit recevoir au Vatican Ignace Ephrem Karim II, après son élection en avril 2014 comme le 123ème patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient. Ils partageront un moment de prière le 19 juin, avant que le patriarche ne se rende sur la tombe de l’apôtre Pierre.

Ce dernier est à la tête d’une Église qui a connu divers épisodes de persécutions, dont les plus récents se déroulent en Syrie et en Irak. En témoigne l’enlèvement, il y a plus de deux ans, de l’archevêque de l’Église syro-orthodoxe d’Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, Youhanna Ibrahim, et de l’évêque Boulos al-Yazigi.

Se déroule mi-juin le saint synode de cette Église. Ses membres participent à leur assemblée annuelle au sanctuaire de Notre-Dame de Saidnaya, à une trentaine de kilomètres de la capitale syrienne. Le président syrien, Bachar el-Assad, les a reçu le 11 juin à Damas. Lors de cette rencontre, il a évoqué une« pensée terroriste extrémiste qui ne connaît ni nationalité ni frontières », rapporte l'agence d'information Fides. Il a qualifié cette pensée « d'instrument d'un projet de pouvoir visant à désagréger la Syrie et à anéantir la coexistence entre les diverses communautés religieuses qui caractérisait le pays avant le conflit ».

Selon les services de communication du régime syrien, les membres du synode syro-orthodoxe ont souhaité que la Syrie continue à être la « patrie de tous les Syriens, avec leurs différentes appartenances » et « un sanctuaire pour tous ceux qui croient aux valeurs authentiques de l’humanité, malgré la féroce guerre terroriste déchaînée contre le pays ».

Dans la région, entre la Syrie, la Turquie, l’Irak, le Liban et Israël, on dénombre 600'000 syriaques orthodoxes sur un total de 1,8 millions de fidèles à travers le monde. De nombreuses vagues d’émigrations les ont en effet poussé vers les États-Unis, le Canada, le Royaume, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais la communauté la plus importante se trouve en avec plus d’un million de fidèles.

L’Église syro-orthodoxe, entre les Églises orthodoxes orientales, est très proche de l’Église catholique. La déclaration commune signée à Rome en 1984 par le Pape Jean-Paul II et le patriarche Mor Zakka Iwas a reconnu que les deux parties professent la même foi dans le Christ et a attribué à des diversités culturelles les divergences dans la terminologie christologique.

De gauche à droite: Sa Sainteté le Patriarche d'Antioche et de Tout l'Orient (Successeur de Pierre au Siège d'Antioche ), Sa Sainteté le Catholicos de l'Est et Métropolite de Malankare( Successeur de St Thomas. Eglise Malankare-Orthodoxe. Eglise Orthodoxe des Indes), Sa Béatitude le Catholicos fiduciaire du Patriarcat aux Indes .

De gauche à droite: Sa Sainteté le Patriarche d'Antioche et de Tout l'Orient (Successeur de Pierre au Siège d'Antioche ), Sa Sainteté le Catholicos de l'Est et Métropolite de Malankare( Successeur de St Thomas. Eglise Malankare-Orthodoxe. Eglise Orthodoxe des Indes), Sa Béatitude le Catholicos fiduciaire du Patriarcat aux Indes .

Il y a quelques mois, Sa Sainteté Baselius Paulus II Marthoma (Catholicose de l'Est. Eglise Orthodoxe Malankare) avec le Pape François

Il y a quelques mois, Sa Sainteté Baselius Paulus II Marthoma (Catholicose de l'Est. Eglise Orthodoxe Malankare) avec le Pape François

Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

François et le patriarche Ephrem II sur le drame des chrétiens d'Orient

Source:

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/06/19/fran%C3%A7ois_et_le_patriarche_ephrem_ii_sur_le_drame_des_chr%C3%A9tiens_dorient/1152730

Le Patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, Mor Ignace Ephrem II, avec François vendredi au Vatican - AP

(RV) « Prions ensemble pour les victimes de l'effarante violence » en cours au Moyen-Orient. C'est l'invitation du Pape au Patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient. Mor Ignace Ephrem II est en pèlerinage à Rome depuis le 17 juin dernier pour se recueillir sur la tombe de saint Pierre et rencontrer François, une semaine après la réunion annuelle des patriarches orientaux se réclamant d'Antioche à Damas, en Syrie. Et c'est justement de la guerre que François a parlé avec son frère syro-orthodoxe.

« Depuis les premiers temps, votre Église est une Église de Martyrs. Elle l'est encore aujourd'hui au Moyen-Orient où elle continue à subir, avec d'autres minorités chrétiennes et d'autres minorités, les terribles souffrances provoquées par la guerre, les violences et les persécutions ». Et le Pape s'exclame : « Quelle douleur ! Combien de victimes innocentes ! »

Au regard de ce drame, il semble, affirme François, que « les puissants de ce monde soient incapables de trouver une solution ». C'est pour cette raison, qu'il invite le Patriarche à prier avec lui pour les victimes : pour les deux métropolites grec-orthodoxes enlevés il y a plus de deux ans près d'Alep, mais aussi pour ces prêtres et civils de différents groupes, qui sont aujourd'hui privés de leur liberté. « Demandons au Seigneur la grâce d'être toujours prêts à pardonner, et à être des agents de réconciliation et de paix. Voilà ce qui anime le témoignage des martyrs ». On connait sa conviction : pour François, « le sang des martyrs est semence d'unité de l'Église et un instrument de l'édification du Règne de Dieu, un règne de paix et de justice ».

Evoquant « le saint pèlerinage » lancé à Rome par le Patriarche Mor Ignace Jacob II et le Pape Paul VI en 1971, puis les retrouvailles à Rome et Damas de Saint Jean-Paul II et Mor Ignace Zakka, le Pape François plaide pour qu'aujourd'hui les sièges de Rome et d'Antioche renforcent « leurs liens d'amitié et de fraternité ». « Hâtons-nous sur le chemin commun, en maintenant notre regard sur le jour où nous pourrons célébrer notre appartenance à l'unique Église du Christ autour du même autel. » « Echangeons les trésors de nos traditions comme dons spirituels pour que ce qui nous unit soit bien supérieur à ce qui nous divise. »

Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape | La-Croix.com - Rome

Posted: 21 Jun 2015 09:00 AM PDT


http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Rome/Les-puissants-sont-incapables-de-proteger-les-chretiens-persecutes-constate-le-pape-2015-06-19-1325712

Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

Face aux guerres et aux persécutions des chrétiens au Moyen-Orient, les « puissants de ce monde semblent incapables de trouver des solutions », a déploré le pape François devant le patriarche Ignace Ephrem II, primat de l'Église syriaque orthodoxe, vendredi19 juin.

L'évêque de Rome a salué cette « Église de martyrs », rappelant l'enlèvement, deux ans plus tôt dans le nord-ouest de la Syrie, de Mgr Gregorios Yohanna Ibrahim, métropolite syro-orthodoxe d'Alep, et d'un évêque grec-orthodoxe, Mgr Paul Yazigi.

Devant le patriarche syrien, le pape a rappelé la situation « de certains prêtres et de tant de personnes de divers groupes, privés de liberté ». Depuis le début du conflit en Syrie, en 2011, on déplore 20 000 disparus, parmi lesquels au moins six ecclésiastiques. Parmi eux figure le prêtre syriaque catholique Jacques Mourad, enlevé en mai dernier.

Alors que le patriarche d'Antioche et de tout l'Orient a évoqué un « génocide » des chrétiens au Moyen-Orient, mais aussi de musulmans et de membres de la minorité yézidie, le pape a dénoncé « les terribles souffrances provoquées par la guerre, la violence et les persécutions » dans cette région du monde. Le sang des martyrs est « semence d'unité dans l'Église » a-t-il affirmé, reprenant l'idée qu'il a formulée à plusieurs reprises d'un « œcuménisme du sang ».

Prière commune

À la suite d'un entretien privé, le pape et le primat de l'Église syriaque orthodoxe ont prié ensemble. Ignace Ephrem II s'est ensuite rendu sur la tombe de l'apôtre Pierre.

Le primat de l'Église syriaque orthodoxe, né à Qamishli, en Syrie, en 1965, réside à Damas. Ignace Ephrem II, avant d'être élu patriarche par le saint-synode le 31 mars 2014, était évêque du diocèse de l'est des États-Unis depuis 1996.

L'Église syriaque orthodoxe, née à Antioche, au sud de la Turquie, est l'une des plus anciennes communautés chrétiennes. C'est de cette antique ville que les apôtres Pierre et Paul sont partis évangéliser l'Asie et l'Europe.

Cette Église compte aujourd'hui près de 600 000 fidèles en Syrie, en Turquie, en Irak, au Liban et en Israël. Elle compte deux millions de fidèles dans le monde, dont la majorité réside en Inde et dont une autre partie a émigré vers les États-Unis, le Canada ou encore le Royaume-Uni.

Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape
Le patriarche syriaque orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient au Vatican/ Le Pape François et le Patriarche évoquent le drame des chrétiens d'Orient / Les puissants sont incapables de protéger les chrétiens persécutés constate le pape

Ô fleurs du pré spirituel du Royaume de la Trinité =

vous, saints martyrs qui avez fleuri admirablement au temps des amères persécutions *

Nouveaux Martyrs et Confesseurs innombrables ,

 

 vous qui avez souffert la passion =

 pontifes et pasteurs, * moines et laïcs, hommes, femmes et enfants,

 

vous qui avez apporté au Christ le bon fruit de votre patience =

 priez-Le comme votre divin Semeur*

afin qu’Il libère le peuple des orthodoxe des bourreaux,

 

 afin que s'affermisse l'Eglise du Christ = ,

 par votre sang et vos souffrances *

pour le salut de nos âmes.

 

(Invocation du Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde, aux Saints Martyrs de"Sayfo" (Génocide des Syriaques en 1915)

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 06:47
Du don de soi et de ses biens (St Irénée)

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 13, 3 (trad. cf SC 100, p. 531)

« A qui prend ta tunique, dit le Christ, donne aussi ton manteau ; à qui prend ton bien, ne réclame pas ; et ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 5,40 ;Lc 6,30-31).

De la sorte, nous ne nous attristerons pas comme des gens qu'on aurait dépossédés contre leur gré, mais au contraire nous nous réjouirons comme des gens qui auraient donné de bon cœur, puisque nous ferons un don gratuit au prochain plus que nous ne céderons à la contrainte.

« Et, dit-il, si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en avec lui deux mille ».

De la sorte nous ne le suivons pas comme un esclave, mais nous le précédons comme un homme libre.

En toutes choses donc le Christ t'invite à te rendre utile à ton prochain, ne considérant pas sa méchanceté, mais mettant le comble à ta bonté.

Il nous invite ainsi à nous rendre semblable à notre Père « qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5,45).


Tout cela n'est pas le fait de quelqu'un qui abolit la Loi, mais de quelqu'un qui l'accomplit et qui l'étend pour nous (Mt 5,17).

Le service de la liberté est un plus grand service ; notre libérateur nous propose une soumission et une dévotion plus profondes à son égard.

Car il ne nous a pas libérés des contraintes de la Loi ancienne pour que nous nous détachions de lui...mais pour que, ayant reçu plus abondamment sa grâce, nous l'aimions davantage et que, l'ayant aimé davantage, nous recevions de lui une gloire d'autant plus grande quand nous serons pour toujours en présence de son Père.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise Spiritualité Chrétienne
17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 06:45
JEÛNE EUCHARISTIQUE, FRÉQUENCE DE LA COMMUNION : QUEL CONSEIL ?

JEÛNE EUCHARISTIQUE, FRÉQUENCE DE LA COMMUNION : QUEL CONSEIL ?

Certains s’abstiennent de communier, notamment le soir, quand ils n’ont pas pu (ou voulu!) jeûner.

Le jeûne doit être un évènement miraculeux :

*ce n’est pas par nos forces que nous jeûnons ; c’est le Christ qui nous donne la grâce de communier à son jeûne à lui. Le jeûne, non un exploit humain, est un évènement divino humain dans lequel se manifeste l’action du saint Esprit.

« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, donne-moi la grâce et la force de jeûner afin de communier à ton Corps très pur et à ton Sang très précieux! » C’est-à-dire:

-« Envoie sur moi la grâce de l’Esprit saint pour que le don de jeûner avec joie de ton jeûne (me nourrir de la seule Parole) envahisse mon cœur »…

Et l’effort que nous faisons correspond au sacrifice que nous faisons de nous-mêmes, non seulement pour rompre avec nos passions égoïstes, mais pour exprimer toute la conscience que nous avons de la valeur de la communion eucharistique.

Par le jeûne, nous immolons notre cœur dans un sacrifice de louange, totale préférence du Seigneur à nous-mêmes ; de même, dans la confession, nous nous humilions devant Dieu en reconnaissant nos fautes, et nous nous émerveillons du miracle de son pardon !

La fréquence de la communion est bénie par notre père spirituel.

Certains anciens communiaient plusieurs fois par jour, ou même tous les jours.

La norme dans ce domaine est l’émerveillement, la joie et les larmes de gratitude – la conscience de la présence du Christ par l’Esprit saint et de sa miséricorde infinie, pour tous, pour tous les pécheurs, à commencer par moi-même!

N’éprouvons-nous plus ces sentiments (charismes et dons de l’Esprit) ?

En perdons-nous la grâce ?

Nous ne pourrons nous approcher du Christ sans le mépriser, ce qui est un grand péché – communier sans conscience…

L’Esprit saint nous avertit ainsi que nous avons à rechercher la grâce de rendre grâce! Souvent, plus on voit son péché, plus on se sent indigne, plus on est émerveillé de la miséricorde du Christ – signe que nous pouvons goûter à la Coupe!

Le péché est l’indifférence à la merveille de l’amour du Christ; le repentir, la vision horrifiée de son péché, la douleur de s’être éloigné du Christ, le désir nostalgique de nous approcher de lui, et l’émerveillement devant la gratuité de son amour.

Si Adam et Ève étaient demeurés émerveillés à l’égard de Dieu et pleins de reconnaissance à son égard, ils ne se seraient pas détournés de lui par la désobéissance.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 06:04
Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Livre de l'Ecclésiastique 44,16-17.22-23.45,3.7.15.

Voici le grand pontife, qui pendant sa vie, fut agréable à Dieu,
et, au temps de la colère est devenu la réconciliation des hommes : il ne s'en est pas trouvé de semblable à lui dans l'observance de la loi du Très-Haut.
C'est pourquoi il a juré de le faire croître dans son peuple.
Le Seigneur a béni en lui toutes le nations, et a confirmé en lui son Alliance.
Il eut égard à lui dans ses bénédictions, il lui a continué sa miséricorde, et il trouva grâce devant le Seigneur.
Par sa parole, il a fait cesser des prodiges. Il l'a glorifié devant les rois, il lui a donné un commandement devant son peuple et il lui a montré sa gloire.
Il a établi avec lui une alliance éternelle, et lui a donné le sacerdoce suprême.
Il l'a rendu heureux dans la gloire, pour exercer le sacerdoce, louer son nom et lui offrir un encens d'agréable odeur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,14-23.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Partant pour un voyage, un homme appela ses serviteurs et leur remit ses biens.
A l'un il donna cinq talents, à un autre deux, à un autre un, à chacun selon sa capacité, et il partit en voyage. Aussitôt,
celui qui avait reçu les cinq talents s'en alla les faire valoir, et il en gagna cinq autres.
De la même manière, celui qui avait reçu les deux, en gagna lui aussi deux autres.
Mais celui qui en avait reçu un s'en alla faire un trou en terre, et il y cacha l'argent de son maître.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient et leur fait rendre compte.
S'avançant, celui qui avait reçu les cinq talents en présenta cinq autres, en disant : " Maître, vous m'aviez remis cinq talents ; voici cinq autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle ; en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. "
S'avançant aussi, celui qui avait reçu les deux talents dit : " Maître, vous m'aviez remis deux talents ; voici deux autres talents que j'ai gagnés. "
Son maître lui dit : " Bien, serviteur bon et fidèle, en peu tu as été fidèle, je te préposerai à beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. "

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Traité 33 sur St Matthieu (Catena Aurea)

 

Du faux égalitarisme et de la véritable Egalité:
"A chacun selon sa capacité"
 

Parmi ceux à qui Jésus-Christ a confié le ministère de la parole de Dieu, vous voyez que les uns ont reçu davantage, les autres moins, et n'ont pas, pour ainsi dire, la moitié de l'intelligence des premiers; d'autres enfin ont reçu beaucoup moins encore.

 

Or, pourquoi cette différence entre ceux qui ont reçu de Jésus-Christ le même ministère de la parole divine?

C'est que la vertu et la capacité n'étaient pas les mêmes dans celui qui a reçu cinq talents, dans celui qui en a reçu deux et dans celui qui n'en a reçu qu'un, et que tous ne pouvaient recevoir la même mesure de grâces.

Cependant, celui qui n'a reçu qu'un talent a reçu un don qui n'est pas sans importance, car un seul talent, venant d'un si grand maître, est d'une grande valeur.


Cette expression «s'avançant», appliquée à celui qui avait reçu cinq talents, et à celui qui en avait reçu deux, signifie leur passage de ce monde dans l'autre; et il faut remarquer que Dieu tient le même langage à tous les deux, pour nous apprendre que celui qui a reçu de moins grandes facultés, mais qui leur a fait produire tout ce qu'on était en droit d'en attendre, aura aux yeux de Dieu le même mérite que celui qui est doué de facultés supérieures.

Dieu n'exige qu'une chose, c'est que l'homme consacre à sa gloire tout ce qu'il a reçu de lui.

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Toit de feuillage

Livre d'Isaïe 4,2-6

La gloire du Seigneur sera comme un dais, comme un toit de feuillage, protection contre la chaleur du jour, refuge et abri contre l'orage et la pluie.

Le petit reste d’Israël

Un toit de feuillage
Encore un bout de ciel qui me tombe sur la tête ! Quand est-ce que s’arrêteront les épreuves, les tourments, quand est-ce que je pourrai, tranquillement, rien qu’un soir, m’installer doucement, au coin de la terrasse, contempler en silence, prendre un peu de repos ? Pourrais-je jamais festoyer, sans craindre sourdement que la joie n’ait qu’un temps ? Me reposer plus que quelques instants, fatigué à l’avance car tout devra reprendre, après la courte pause ? Comment vivre autrement qu’entre deux parenthèses, à coup de rémissions ?
Voilà ce que je dis si je ne prends pas garde, à regarder plus loin que la surface des choses. Alors que germe en secret au profond de moi-même un ciel plus rassurant, un repos plus durable.

Il pousse en moi un arbre, au tronc si vénérable, qu’aucun vent d’ouragan ne pourra emporter. Il monte en moi sa sève, irriguant et mon cœur, et mon intelligence. Et déjà quelques branches me protègent des morsures du soleil, et bientôt son feuillage sera un sûr abri. Patiemment cultivé, et oublié parfois. Arrosé de mes larmes, dégagé des broussailles, lorsque dans le pardon je lui donne la place pour grandir, il pousse en moi un arbre. Une greffe tirée du tronc majestueux qui planté au calvaire fructifie à jamais. Il pousse en moi une croix, sculptée par toute ma vie, épousant mes épreuves, triomphant des combats. Le germe, perle précieuse, est enfoui en ma terre, le trésor est en moi caché à ma conscience, seul connu de mon cœur.

(Source: "Signe dans la Bible)

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Saint Hervé, qui êtes-vous ?

Ermite (VIe siècle)

Hyvarnion, barde renommé de l'île de Bretagne, est convié à la cour de Childebert, mais, pieux et chaste, la vie de cour ne lui convient pas. Résolu à se consacrer totalement à Dieu, il retourne chez lui en passant par l'Armorique. Là, il rêve d'un futur mariage.

Décidé de se consacrer à Dieu il ne sait que penser quand un ange vient lui dire :

Elle s'appelle Rivanone; tu la rencontreras demain et tu la prendras comme épouse; de votre union naîtra un grand serviteur de Dieu. » Il la rencontre et l’épouse.

Ni l'un ni l'autre ne voulant d’une vie commune, le lendemain des noces Rivanone dit à Hyvarnion :

Si j'ai un fils je demande au Dieu tout puissant qu'il ne voie jamais la fausse et trompeuse lumière de ce monde », et avant de la quitter pour toujours, il lui répond :

Oui ! Mais qu'il ait au moins la vision des splendeurs célestes. » L'enfant naît aveugle.

Quand Hervé atteint l'âge de sept ans, alors qu’il connaît par cœur tous les psaumes et les sept hymnes de l’Eglise les plus employées de son temps, Rivanone le confie à un saint moine.

Saint Hervé ne retrouve sa mère que des années plus tard et c'est pour l'assister dans ses derniers instants. S'il est aveugle, comme le désirait Rivanone, Hervé est aussi barde comme Hyvarnion qui avait demandé que son fils ne cesse d'avoir la vision des splendeurs célestes. C'est ainsi qu'il compose le magnifique cantique du Paradis.

Son éducation terminée, Hervé part vivre en ermite mais il est vite rejoint par des disciples. Guidé par son disciple Guiharan et escorté d’un loup qu’il avait apprivoisé, Hervé, chantant la beauté du Paradis, conduit sa communauté qui, sillonnant la Bretagne, suit le soleil, pour finir par s’installer à Plouider qui deviendra Lanhouarneau (l’ermitage d’Hervé).

Toute sa vie, il refuse obstinément de recevoir le sacerdoce, acceptant seulement d’être ordonné exorciste.

Bien qu’il fût aveugle, Hervé avait été lui-même l'architecte de sa petite église qu’il ne voulut jamais quitter. Il s’y trouvait enfermé, trois jours avant sa mort, lorsque ses yeux s'ouvrirent tout à coup, et il se mit à chanter un dernier cantique :

Je vois le Ciel ouvert, le Ciel ma patrie. Je veux m'y envoler. Je vois mon père et ma mère dans la gloire et la beauté; je vois mes frères, les hommes de mon pays. Des chœurs d'Anges, portés sur leurs ailes, volent autour de leurs têtes, comme autant d'abeilles dans un champ de fleurs. »

Le troisième jour après cette vision, il appela sa nièce Christine qui se trouvait alors auprès de lui; c'était une orpheline élevée par sa mère :

Prépare-moi une pierre pour oreiller et de la cendre pour couchette; quand l'ange noir viendra me chercher, qu'il me trouve couché sur la cendre. »

Christine, tout en lui obéissant, lui dit : « Mon oncle, si vous m'aimez, demandez à Dieu que je vous suive sans tarder, comme la barque suit le courant. » Elle fut exaucée : au moment où Hervé expirait, la petite Christine, se jetant à ses pieds, y mourut aussi.

Lorsqu'il meurt entouré de ses nombreux moines, tous peuvent entendre les chœurs célestes entonner une hymne que leur saint père chantait depuis toujours.

Inhumé à Lanhouarneau (Finistère), son tombeau est vénéré par de grands concours de peuples. Ses reliques, par crainte des Normands, sont recueillies dans la chapelle du château de Brest (878); mise dans une châsse d’argent, elles sont données par le duc Geoffroy à l’évêque de Nantes (1002); elles disparaissent de la cathédrale de Nantes pendant la révolution française.

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Changer le monde? Oui certainement ! Mais une personne à la fois!

(p. Tryphon, EORHF)

 

Un Saint de l'Eglise Orthodoxe (Bysantino-slave) Saint Sophrony de l'Essex disait qu'il

croyait au changement du monde, mais une personne à la fois.

 

Ces paroles sont en accord avec celles de saint Seraphim de Sarov, qui disait qu'acquérir

la paix intérieure amènerait au Salut des milliers autour de nous.

 

Aussi longtemps que nous nous concentrons sur les manquements des autres, la

transformation intérieure ne se produira pas en nous, et le monde restera dans les

ténèbres.

 

Si nous restons empêtrés dans le marigot du péché, et concentrés sur les torts d'autrui,

nous ne parviendrons pas à nous conformer nous-mêmes à la volonté de Dieu.

Bien entendu, il est bien plus confortable de remarquer fautes et péchés d'autrui, mais

si

nous ne nous occupons pas de nous-mêmes, nous causerons un grand tort à notre âme.

 

Juger les autres ouvre grandes les portes pour laisser accès aux esprits mauvais, qui dès

lors vont tout ruiner en nous et détruire la grâce baptismale qui réside en nos cœurs.

 

Nous sommes en guerre contre les forces du mal, et nous ferions mieux de rester sur nos

gardes. Notre vie éternelle en dépend.

Dans l'amour du Christ,

Higoumène Tryphon.

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Dans son 2ème discours sur le Psaume 33, §8 ; PL 36,312

 

« Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte et prie ton Père qui est là dans le secret »

 

Entrer au fond de ta maison, c'est rentrer dans ton cœur.

Heureux ceux qui se réjouissent de rentrer dans leur cœur, et qui n'y trouvent rien de mal...


Ils sont bien à plaindre, ceux qui, en rentrant chez eux, peuvent craindre d'en être chassés par d'âpres disputes avec les leurs.

Mais combien plus malheureux sont ceux qui n'osent pas rentrer dans leur conscience, de peur d'en être chassés par le remords de leurs péchés.

 

Si tu veux rentrer avec plaisir dans ton cœur, purifie-le.

 

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8).

 

Enlève de ton cœur les souillures de la convoitise, les taches de l'avarice, l'ulcère de la superstition ; enlève les sacrilèges, les pensées mauvaises, les haines, je ne dis pas seulement envers tes amis, mais même envers tes ennemis.

 

Enlève tout cela, puis rentre alors dans ton cœur et tu y seras heureux.

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:

L'amour de la Création

(saint Païssios l'Athonite)

 

Cette herbe est une icône.

Cette pierre est une icône.

Et je peux l'embrasser, la vénérer, car elle est remplie de la grâce de Dieu.

Le monde n'est pas là pour que nous nous y servions, mais pour que nous nous y débarrassions de nos passions et de nos désirs.


 

Mercredi 17 Juin 2015, éléments pour méditation:
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 06:48
Mardi 16 Juin 2015, éléments pour méditation:

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,6-11.

Très chers frères : humiliez-vous sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous exalte au temps de sa visite.
Déchargez-vous sur lui de toutes vos sollicitudes, car lui-même prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde, endurent les mêmes souffrances que vous.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-10.

En ce temps-là, les publicains et les pêcheurs s'approchaient de Jésus pour l'écouter.
Et les Pharisiens et les scribes murmuraient, disant : " Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux. "
Et il dit à leur adresse cette parabole :
" Qui d'entre vous, ayant cent brebis, s'il en perd une, ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ?
Et quand il l'a retrouvée, il la met sur ses épaules tout joyeux et,
de retour à la maison, il convoque les amis et les voisins et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. "
Ainsi, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.
Ou bien, quelle est la femme ayant dix drachmes qui, si elle perd une drachme, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin jusqu'à ce qu'elle l'ait retrouvée ?
et quand elle l'a retrouvée, elle convoque les amies et les voisines et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. "
Ainsi, je vous le dis, il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. "

Quelques détails des fresques qui embellissent désormais l'Eglise St Thomas (Mar Thoma) des Chaldéens à Sarcelles

Quelques détails des fresques qui embellissent désormais l'Eglise St Thomas (Mar Thoma) des Chaldéens à Sarcelles

Par Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église

Commentaire de Joël 2, 12-14 ; PL 25, 967 (trad. bréviaire 21e vendr. rev. ; cf Orval)

 

« Revenez à moi de tout votre cœur »,

exprimez votre conversion « par le jeûne, les larmes et les signes de deuil ». Si vous jeûnez maintenant, plus tard vous serez rassasiés ; si vous pleurez maintenant, plus tard vous rirez ; si vous prenez maintenant le deuil, plus tard vous serez consolés. Je vous demande « de ne plus déchirer vos vêtements, mais vos cœurs », comme des outres qui, si elles ne sont pas déchirées, éclatent d'elles-mêmes.

Lorsque vous aurez fait cela, revenez au Seigneur votre Dieu, dont vos péchés vous avaient éloignés. Ne désespérez pas du pardon, quelle que soit l'énormité de vos fautes, car sa grande miséricorde effacera de grands péchés. En effet, « le Seigneur est bon et miséricordieux » ; il préfère la conversion des pécheurs à leur mort. Il est « patient et riche de miséricorde » ; il n'imite pas l'impatience des hommes mais attend longuement notre repentir.


(Références bibliques : Jl 2,12-13 Vulg; Lc 6,21; Mt 5,5; Ez 33,11)

Mardi 16 Juin 2015, éléments pour méditation:

Piété et dévotion "brûlantes" du Padre Pio… à quel point Dieu est un « feu dévorant »

Lorsqu’on parle de cette dévotion qui brûlait le cœur de Padre Pio, on est contraint de se souvenir et de mettre en lumière la dévotion qu’il nourrissait pour la Vierge de son enfance, la Madone de la Libera que l’on vénérait dans l’église paroissiale de Pietrelcina, son village en Italie.

On trouve en lui, à l’évidence, les signes précis de son âme transformée et configurée à Marie et au Christ, par la lumière de l’Esprit-Saint … La Vierge est comme un moule capable de modeler une âme en Dieu. Padre Pio est ainsi élevé jusqu’à l’intimité avec la Trinité. Et le Christ communique à l’âme purifiée qui se donne à Marie, les flammes de son Esprit.

A ce point, le « mystique » se trouve immergé dans la « flamme d’amour » qui se répand dans son cœur et qui enflamme même jusqu’à son corps. C’est ce phénomène qui produisait en Padre Pio les hyperthermies, des températures qui atteignaient 48° et jusqu’à 52° plusieurs fois enregistrées par les médecins même pendant son Service militaire et qui faisaient toucher du doigt à quel point Dieu est un « feu dévorant ».

Mardi 16 Juin 2015, éléments pour méditation:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Mardi 16 Juin 2015, éléments pour méditation:

Par St Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, n° 60 (trad. DDB 1981, p. 324 rev.)

 

« Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons »

Annonce la bonté de Dieu.

Car alors que tu es indigne, il te dirige, et alors que tu lui dois tout, il ne te réclame rien.

Et pour les petites choses que tu fais, il te donne en retour de grandes choses.

N'appelle pas Dieu donc simplement juste. Car ce n'est pas par rapport à ce que tu fais toi qu'il révèle sa justice.

Si David le nomme juste et droit (Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu'il est bien plutôt bon et doux :

-« Il est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35).


Comment peux-tu en rester à la simple justice de Dieu, quand tu lis le chapitre sur le salaire des ouvriers ?

« Mon ami, je ne te fais aucun tort, je veux donner à ce dernier venu autant qu'à toi. Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce moi je suis bon ? » (Mt 20,13-15).

Comment peut-on dire simplement que Dieu est juste quand on lit le chapitre du fils prodigue qui a dissipé la richesse de son père dans la débauche, comment à la seule componction qu'il a montrée, son père a couru vers lui, s'est jeté à son cou et lui a donné plein pouvoir sur toute sa richesse ? (Lc 15,11s)

Ce n'est pas un autre qui nous a dit cela sur Dieu, pour que nous en doutions.

C'est son Fils lui-même ; lui-même a donné de Dieu ce témoignage.

Où donc est la justice de Dieu ?

N'est-ce pas en ce qu'« alors que nous étions pécheurs, le Christ est mort pour nous » ? (Rm 5,8)

Si Dieu se montre compatissant ici bas, croyons qu'il l'est depuis toute éternité.

Mardi 16 Juin 2015, éléments pour méditation:
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 05:33
Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,6-11.

Très chers frères : humiliez-vous sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous exalte au temps de sa visite.
Déchargez-vous sur lui de toutes vos sollicitudes, car lui-même prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde, endurent les mêmes souffrances que vous.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-10.

En ce temps-là, les publicains et les pêcheurs s'approchaient de Jésus pour l'écouter.
Et les Pharisiens et les scribes murmuraient, disant : " Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux. "
Et il dit à leur adresse cette parabole :
" Qui d'entre vous, ayant cent brebis, s'il en perd une, ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ?
Et quand il l'a retrouvée, il la met sur ses épaules tout joyeux et,
de retour à la maison, il convoque les amis et les voisins et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. "
Ainsi, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.
Ou bien, quelle est la femme ayant dix drachmes qui, si elle perd une drachme, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin jusqu'à ce qu'elle l'ait retrouvée ?
et quand elle l'a retrouvée, elle convoque les amies et les voisines et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. "
Ainsi, je vous le dis, il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. "

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

 

L'obéissance est renoncement absolu de notre propre vie, clairement exprimée dans nos actions corporelles. . .

L'obéissance est le tombeau de la volonté et de la résurrection de l'humilité. . .

L'obéissance est un abandon de discernement dans une mine de discernement.


(L'échelle de l'ascension divine)

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

Le buisson ardent

Livre de l'Exode 3,1-7

Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »

Un lumineux détour

« Le buisson brûlait sans se consumer »
Les brebis n’ont rien vu. Ou font minent de ne pas voir. Un buisson tout brûlant n’éveille pas l’appétit. « Enfin, se dit l’une d’elle, il l’a bien remarqué ! » Moïse est un flâneur, peureux, un brin poète. Elles le savent nerveux, toujours sur le qui vive. Quelques années plus tôt, dans son pays d’Égypte, une embrouille, un meurtre ont décidé sa fuite. Qui sait si à Madian on venait le chercher ?
Quelqu’un dans le buisson tapi en embuscade ? Moïse fait le détour, un de plus dans sa vie : d’Égypte jusqu’à Madian, et bientôt la mer rouge, puis viendra le désert…

Mais que fabrique-t-il donc à enlever ses sandales ? « C’est qu’il a trop marché ! » dit une brebis tout essoufflée derrière, heureuse de la pause inopinée. « C’est qu’il veut de ses pieds sentir le sable doux, et goûter de la terre la caresse légère », dit un agneau sans tâche du milieu du troupeau. « Il se voile la face ! Sûrement trop de soleil ! Les buissons alentour ne donnent guère d’ombre. » Mais l’agneau a compris : « Le soleil qu’il contemple ne brûle qu’à l’intérieur. La flamme du buisson a consumé Moïse. »
« Notre berger en feu, zigzagant au désert ! Nous ne sommes pas prêts de rentrer au bercail ! » Mais Moïse se penche et du buisson brûlant ramasse une branche. Soulevant alors ce bâton ardent : « Allons, mes chères brebis, nous rentrons au domaine ! » Moïse avait changé. Sans flâner, plein d’ardeur, le berger rayonnant guida au droit chemin son troupeau dans la nuit.
(Source: "Signe dans la Bible")

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

Selon la tradition mariale conservée en Ethiopie

Le monastère d’Al Maghti (en Basse Egypte), aurait été édifié, selon la tradition mariale conservée en Ethiopie, en un lieu où la Sainte Famille séjourna pendant cinq jours, lors de sa fuite en Egypte (…) (1).

Dès la première année après la fondation du monastère, les moines réunis en l’église avaient vu une colonne de lumière effleurer l’autel, se transformer en barque lumineuse portant la Vierge, les anges, des saints et aussi les innocents exterminés sur l’ordre d’Hérode. La Vierge ayant enjoint aux moines d’associer le peuple à ce miracle, un pèlerinage fut organisé.

Le pèlerinage durait cinq jours et réunissait, dans d’immenses campements, des pèlerins égyptiens, éthiopiens, maronites, grecs, nestoriens, latins et même musulmans (…).

Les apparitions du monastère d’Al-Maghti furent très connues en Ethiopie, grâce au Livre des miracles de Marie. Selon ce Livre, confirmé par le géographe Al-Maqrîzî (†1441), le monastère fut détruit en 1438, durant le ramadan, sur ordre du sultan mamelouk de l’époque.

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(1) cf lalumierededieu.eklablog.com

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation
Ne plus être distrait pendant la prière ?
(Agapit de Valaam, +1905)

Être libre de toute distraction, c'est quelque chose qui n'est pas donné rapidement à

l'esprit, ni même lorsque nous le souhaitons.

Cela vient lorsque nous nous sommes d'abord rendus humbles, et lorsque Dieu choisi

de nous en accorder la bénédiction.

Ce don divin ne dépend pas de combien de temps nous prions, ni du nombre de prières que nous récitons.

Ce qui est requis, c'est un coeur humble, la grâce du Christ et un effort constant.
(Agapit de Valaam, "L'art de la prière")




"L'Ancien Agapit, qui vécu sur cette terre de 1838 à 1905, était natif de la région de

Yaroslavl.

Agapit vint à Va-laam et fut formé sous la direction du grand higoumène Damascène

pour devenir un véritable bastion de spiritualité, profondément imprégné de la Prière

de Jésus.

Son abondante correspondance avec saint Théophane le Reclus format la vision

ascétique du monde chez l'Ancien Agapit, et en fit un grand expert de Prière de Jésus,

de même qu'un maître spirituel pour de nombreuses générations.

Ayant perdu la vue physique, il reçut en échange la clairvoyance spirituelle, par

laquelle il était à même de reconnaître les gens à distance rien qu'en entendant le

bruit de leurs pas dans le corridor alors qu'ils s'avançaient vers sa cellule pour se

confesser.

Il n'est pas faux d'appeler ce père Agapit un Saint Père, un enseignant de la Prière

du Coeur, et un maître de vie spirituelle.

Il y a beaucoup d'évidences qu'il devrait être glorifié.

Les écrits du père Agapit sur la sobriété, la vigilance et la contemplation, bien que

très brefs, respirent d'un véritable esprit Philocalique comme les anciens Pères, et

méritent d'être repris parmi les nombreux recueils de classiques de la spiritualité

Chrétienne Orthodoxe.

Il a aussi échangé une abondante correspondance, mais hélas la plupart de ce trésor

épistolaire semble ne pas avoir survécu avec le temps qui passe, bien qu'à présent

que les circonstances soient plus favorables, certains écrits pourraient réapparaître.


Saint père Agapit, prie Dieu pour nous!"


http://www.ticketsofrussia.ru/ru/valaam/pater/agapit.htm


Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

JEÛNE EUCHARISTIQUE, FRÉQUENCE DE LA COMMUNION : QUEL CONSEIL ?

Certains s’abstiennent de communier, notamment le soir, quand ils n’ont pas pu (ou voulu!) jeûner.

Le jeûne doit être un évènement miraculeux :

*ce n’est pas par nos forces que nous jeûnons ; c’est le Christ qui nous donne la grâce de communier à son jeûne à lui. Le jeûne, non un exploit humain, est un évènement divino humain dans lequel se manifeste l’action du saint Esprit.

« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, donne-moi la grâce et la force de jeûner afin de communier à ton Corps très pur et à ton Sang très précieux! » C’est-à-dire:

-« Envoie sur moi la grâce de l’Esprit saint pour que le don de jeûner avec joie de ton jeûne (me nourrir de la seule Parole) envahisse mon cœur »…

Et l’effort que nous faisons correspond au sacrifice que nous faisons de nous-mêmes, non seulement pour rompre avec nos passions égoïstes, mais pour exprimer toute la conscience que nous avons de la valeur de la communion eucharistique.

Par le jeûne, nous immolons notre cœur dans un sacrifice de louange, totale préférence du Seigneur à nous-mêmes ; de même, dans la confession, nous nous humilions devant Dieu en reconnaissant nos fautes, et nous nous émerveillons du miracle de son pardon !

La fréquence de la communion est bénie par notre père spirituel.

Certains anciens communiaient plusieurs fois par jour, ou même tous les jours.

La norme dans ce domaine est l’émerveillement, la joie et les larmes de gratitude – la conscience de la présence du Christ par l’Esprit saint et de sa miséricorde infinie, pour tous, pour tous les pécheurs, à commencer par moi-même!

N’éprouvons-nous plus ces sentiments (charismes et dons de l’Esprit) ?

En perdons-nous la grâce ?

Nous ne pourrons nous approcher du Christ sans le mépriser, ce qui est un grand péché – communier sans conscience…

L’Esprit saint nous avertit ainsi que nous avons à rechercher la grâce de rendre grâce! Souvent, plus on voit son péché, plus on se sent indigne, plus on est émerveillé de la miséricorde du Christ – signe que nous pouvons goûter à la Coupe!

Le péché est l’indifférence à la merveille de l’amour du Christ; le repentir, la vision horrifiée de son péché, la douleur de s’être éloigné du Christ, le désir nostalgique de nous approcher de lui, et l’émerveillement devant la gratuité de son amour.

Si Adam et Ève étaient demeurés émerveillés à l’égard de Dieu et pleins de reconnaissance à son égard, ils ne se seraient pas détournés de lui par la désobéissance.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,38-42.

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

Le Patriarche Syriaque Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient découvrant l'Icône des Martyrs du Sayfo (Génocide des Syriaques et Assyriens)

Le Patriarche Syriaque Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient découvrant l'Icône des Martyrs du Sayfo (Génocide des Syriaques et Assyriens)

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 13, 3 (trad. cf SC 100, p. 531)

 

 

« A qui prend ta tunique, dit le Christ, donne aussi ton manteau ; à qui prend ton bien, ne réclame pas ; et ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 5,40 ;Lc 6,30-31).

De la sorte, nous ne nous attristerons pas comme des gens qu'on aurait dépossédés contre leur gré, mais au contraire nous nous réjouirons comme des gens qui auraient donné de bon cœur, puisque nous ferons un don gratuit au prochain plus que nous ne céderons à la contrainte.

« Et, dit-il, si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en avec lui deux mille ».

De la sorte nous ne le suivons pas comme un esclave, mais nous le précédons comme un homme libre.

En toutes choses donc le Christ t'invite à te rendre utile à ton prochain, ne considérant pas sa méchanceté, mais mettant le comble à ta bonté.

Il nous invite ainsi à nous rendre semblable à notre Père « qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5,45).


Tout cela n'est pas le fait de quelqu'un qui abolit la Loi, mais de quelqu'un qui l'accomplit et qui l'étend pour nous (Mt 5,17).

Le service de la liberté est un plus grand service ; notre libérateur nous propose une soumission et une dévotion plus profondes à son égard.

Car il ne nous a pas libérés des contraintes de la Loi ancienne pour que nous nous détachions de lui...mais pour que, ayant reçu plus abondamment sa grâce, nous l'aimions davantage et que, l'ayant aimé davantage, nous recevions de lui une gloire d'autant plus grande quand nous serons pour toujours en présence de son Père.

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 18:52
La symbolique des cinq patriarches a insufflé un nouvel espoir à la population, prions pour qu'elle ne soit pas déçue...

La symbolique des cinq patriarches a insufflé un nouvel espoir à la population, prions pour qu'elle ne soit pas déçue...

Le 8 juin 2015, sur l’invitation de Sa Béatitude le Patriarche Jean X, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Grecs Orthodoxes, se sont réunis en l’église Al Maryamiah à Damas, Leurs Béatitudes et Sainteté, Mar Béchara Boutros Al Raï, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Maronites, Mar Ignace Efram II, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Syriaques Orthodoxes, Chef Suprême de l’Église Syriaque Orthodoxe dans le Monde, Gregorios III Laham, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem des Grecs Catholiques Melkites et Mar Ignace Youssef III Younan, Patriarche des Syriaques Catholiques d’Antioche. Ont participé à cette assemblée Son Excellence le Nonce apostolique en Syrie, l’archevêque Mario Zenari, et la hiérarchie chrétienne à Damas. Le communiqué suivant parut à la fin de cette rencontre spirituelle :

À nos chers enfants dans le Seigneur des Églises d’Antioche « Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à Lui la gloire pour les siècles des siècles! Amen. » (Gal. 1 :3-5).

  1. Tout d’abord nous remercions le Seigneur qui nous a permis de nous rencontrer, Nous Patriarches dont nous est confiée la mission de la protection du peuple chrétien répandu dans l’espace d’Antioche, à Damas, cette ville bénite qui a accueilli Paul, l’Apôtre des Gentils. De ce Patriarcat florissant qui a toujours défendu les causes justes au fil du temps, nous élevons la voix et prions continuellement Dieu pour vous car en ces temps ténébreux, « vous menez une vie digne de l’Évangile » vous témoignez sans honte pour notre Seigneur Jésus Christ, qui a « anéanti la mort et illuminé la vie », vous supportez les difficultés confiants « de la puissance de Dieu » et armés « de l’esprit de force, de charité et du discernement ». Il n’est pas nécessaire de vous demander, chers enfants, de prier pour nous, vos pasteurs, afin que le Seigneur nous accorde la force de « suivre avec droiture Sa parole » et de glorifier dans nos actions son Nom Saint alors que nous guidons le bateau de l’Église en ces circonstances historiques existentielles
  2. En nous adressant à Vous, nous voudrions vous exprimer que notre grande joie due à cette rencontre fraternelle, se renouvelle comme elle s’approfondit par notre échange et s’accroît par la coopération pour un unique témoignage chrétien Antiochien car c’est à Antioche que « pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens » (Actes des Apôtres 11 :16), là où Dieu a voulu que nous soyons Ses témoins. Par conséquent, dans le cadre de votre entière allégeance à vos Églises, à ses doctrines et à ses enseignements, nous vous appelons à vous entraider, à servir les pauvres avec dévouement, à vous informer sur la pensée riche de nos Églises, à découvrir la sainteté éclatante qui en émane, à vous approfondir dans l’héritage antiochien, à prier pour « l’unité des chrétiens » à œuvrer à cette unité tant souhaité, voulu par le Seigneur, espérant qu’elle se réalisera dans notre monde, à partir d’Antioche. Nous vous appelons aussi à porter vos patries dans votre pensée et dans vos prières, à demander avec insistance l’instauration de la paix en elle, que tous nos enfants éprouvent la vraie joie et vivent ensemble dans la dignité « des enfants de Dieu ». N’oubliez pas d’œuvrer à l’unité de vos pays, leur modernité et à l’établissement de l’état civil. Conservez la diversité dans toute sa richesse et ne perdez ni votre unicité ni votre différence. Approfondissez-vous dans la foi et témoignez pour « l’espérance en vous » dans tous les domaines de votre vie. N’utilisez jamais votre foi comme élément de séparation ou comme écran qui cache la splendeur et la grandeur de l’autre
  3. Nous vous invitons chers enfants, à continuer à entretenir les meilleurs relations avec nos frères musulmans, nos partenaires dans la patrie et le destin, avec lesquels nous vivons sur cette terre et nous partageons, en ces circonstances, les malheurs de la violence et du terrorisme, engendrés par la pensée takfirie et par l’absurdité des guerres que raniment les intérêts des grands qui instrumentalisent la religion en la défigurant. Nos partenaires sentent vos souffrances et en souffrent. Ils œuvrent avec leurs hiérarchies religieuses à éradiquer les racines de la pensée takfirie qui a récolté et ne cesse de récolter à chaque étape des dizaines de milliers d’êtres humains. Avec eux, avec la fidélité du partenaire fidèle, nous élevons la voix et annonçons qu’il est grand temps de faire face à la pensée takfirie, à faire tarir ses sources en inculquant une éducation religieuse qui généralise la culture de l’ouverture, de la paix et de la liberté de croyance. Il est nécessaire d’établir une pensée critique qui mène à annuler l’expression « maison de la guerre » et « sujet non musulman dans un État islamique » et à établir la citoyenneté
  4. Quel présent mauvais où les terroristes instrumentalisent le nom de Dieu pour servir leurs passions, leurs intérêts et ceux des grands de ce monde. En ce moment où dominent la peur, la violence, l’esclavage de la femme, l’enlèvement, le massacre, la destruction et le déplacement forcé, des criminels, sans Dieu ni miséricorde, obligent des individus à se convertir. Ils n’ont pas compris que par sagesse Dieu a créé ses adorateurs dans la pluralité. Vos tueurs n’assimilent pas qu’en vous tuant ils se condamnent à la misère éternelle et leur patrie au sous-développement. Au centre de cette crise oppressive, n’oubliez pas que le Seigneur a promis « Ne crains point, petit troupeau; car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume ». (Luc 12:32) Oui chers enfants, en ces jours difficiles, où on a atteint « le faîte de la destruction » et « où on traîne les gens comme des brebis à l’abattoir », soyez forts et ne désespérez pas. Soyez forts et puissants par la grâce qui comble toute lacune. Observez « la résistance de l’âme » qui se base sur la purification, le pardon et la charité. Suivez l’éthique de l’Évangile. Soyez confiants en Dieu qui a vaincu le mal et la mort car « il ne se détournera pas de vous ». Il est votre compagnon sur les chemins du déplacement, du départ et de l’émigration. Il est votre soutien dans la pauvreté, la faim et le besoin. Il est votre consolation quand les jours deviennent injustes, l’aide disparaît et le doute dans la prévenance de Dieu s’installe en vous. Il vous sauve dans la tribulation. Il est la lumière qui vous guide dans les ténèbres de ce monde. Il est votre résurrection du désespoir et mort. Il est votre victoire sur le mauvais, sur ses ruses et outils.
  5. En ces temps de tribulation, unissez-vous autour de l’Église qui est le prolongement du Christ Dieu dans le monde. Suivez vos Églises, car l’esprit de responsabilité pastorale nous engage à redoubler nos efforts, à nous solidariser avec les gens de bonne volonté, pour entreprendre davantage d’initiatives nécessaires pour conserver notre présence sur notre terre, à faire face à vos besoins familiaux, existentiels et à garantir un avenir pour nos jeunes. Ils sont la force vivante et prometteuse dans nos patries. Nous exprimons nos remerciements et notre estime à tous les bénévoles qui se dévouent au service de la charité dans nos institutions. Rassemblez vous autour de l’Église. Sollicitez l’intercession des martyrs tombés pour la défense de la foi. Suivez l’exemple des martyrs qui ont souffert dans leurs corps pour consolider cette foi. Priez pour les persécutés et les personnes enlevées parmi vos pasteurs et frères, notamment pour les deux évêques d’Alep, Boulos Yaziji et Youhanna Ibrahim, mais aussi pour les prêtres enlevés dont tout récemment le Père Jacques Mourad. Soutenez vous les uns les autres et partagez ensemble les malheurs et les souffrances, la joie et les larmes. Occupez vous des pauvres dans leur malheur car ils sont les bien-aimés du Christ. Consolez les veuves et les orphelins. Partagez le pain avec les affamés. Allégez la souffrance des déplacés. Suivez l’œuvre caritative de vos Églises, dans son organisation et dans son service social. Donnez votre argent avec générosité et votre temps en faveur “des petits frères de Jésus”.
  6. À l’intention de nos enfants syriens. Après que le peuple innocent et pacifique de la Syrie est tombé sous le joug d’un terrorisme que les forces de ce monde utilisent pour dépecer la Syrie, effacer sa civilisation, dominer son individu et le chasser de sa terre, nous confirmons notre attachement à l’unité de ce pays, au droit de ses citoyens à vivre en sécurité, en libertés et en dignité. Nous appelons le monde à œuvrer avec sérieux à trouver une solution politique à cette guerre absurde qui souffle sur la Syrie, une solution qui garantie l’instauration de la paix, le retour des enlevés, des déplacés à l’intérieur et à l’extérieure du pays, au droit du peuple syrien à l’autodétermination, en toute liberté, loin de toute ingérences extérieure.

Pour l’Iraq. Ce pays assume les retombées d’une succession de guerres qui ont déraciné des peuples entiers du territoire de leurs ancêtres, comme les événements qui se sont déroulés l’an dernier à Mossoul et dans les villages et cités de la Vallée de Ninive. Des atrocités ont été commises rappelant au souvenir du monde entier les sauvageries commises au cours des siècles très anciens mais qui continuent à détruire des civilisations très anciennes dans le but de servir des projets raciaux et confessionnels, étrangers à la civilisation des Irakiens.

Mais pour le Liban. Le pays est un message. Nous appelons à consacrer toute fidélité à lui seul, à le servir et à servir les intérêts de son peuple, à élire un Président de la République qui redonne aux institutions constitutionnelles la régularité et enfin œuvrer à bâtir une patrie qui réjouit tous les libanais.

À nos bienaimés en Palestine. Les Pères assurent avec insistance qu’ils demeurent le pivot de leur souci. Leur voix ne s’abaissera jamais pour les défendre et défendre leur cause juste même si le monde entier essaie de l’ignorer et de l’affaiblir en suscitant des guerres et des conflits dont le but consiste à laisser les violeurs de la terre palestinienne vivre en paix et en sérénité.

7. Nous demandons à la Communauté Internationale d’assumer sa responsabilité en arrêtant les guerres sur notre terre, à trouver des solutions pacifiques et politiques aux conflits, à œuvrer avec sérieux à aider les déplacés et les émigrés à réintégrer leurs maisons et leurs propriétés et à protéger leurs droits comme citoyens. Nous lui disons que nous sommes les propriétaires originaires de cette terre, enracinés en elle. Elle a été arrosée par la sueur du front de nos pères et ancêtres. Nous assurons plus que tout autre jour passé que nous y restons pour la bâtir avec nos partenaires dans la citoyenneté. Nous avons la charge de cette terre pour laquelle notre sang a coulé pour la défendre Le sang de nos martyrs est sanctifié. Nous appelons toute personne qui prétend s’occuper de notre destin à nous aider à rester et à nous enraciner dans notre terre pour la labourer, la développer et profiter de ses biens, non à faciliter le vol de notre héritage, de nos biens, non à détruire notre civilisation, non à soumette notre être vivant à l’esclavage, non à lui imposer le chemin de l’émigration. Nous lançons un cri et nous réitérons la demande de mettre fin à la guerre sur notre terre et à soutenir les bases de la stabilité dans toute la région.

8. Nos bienaimés. En ce moment où l’on tue au nom de Dieu, nous sommes appelés à discerner que « la charité est plus forte que la mort ». Tuer au nom de Dieu c’est porter préjudice à Dieu. Notre fidélité à notre Christ qui dit « bienheureux ceux qui agissent pour la paix, ils seront appelés enfants de Dieu », nous oblige à devenir des messagers de paix dans ce Levant. Notre rôle consiste à faire face à toute pensée ou idéologie qui élève au rang du sacré la violence, le massacre et la vengeance. Notre foi en Dieu ne peut se manifester qu’en charité et paix envers l’humanité, la protection de notre terre et de nos Églises dans le cadre de la liberté des enfants de Dieu dont l’une des ses plus simples fondements est le respect de la diversité et de la différence.

9. De cette église Al Maryamiyah, nous invoquons la Mère de Dieu, notre mère dont l’intercession est chaude auprès du Sauveur, de nous sauver et de sauver nos patries des difficultés environnantes, de nous accorder la force pour être à son image, des personnes qui témoignent pour le Christ dans la nuit de ce monde. Que Dieu vous accorde la bénédiction et la force pour demeurer Ses témoins dans cette région. Votre vocation consiste à entre « le sel du monde » et « la petite levure dans le pain ». Ne négligez pas cette invitation pour la délivrance du monde. Soyez sûrs qu’en vous, l’Évangile du Christ restera effectif dans l’Église d’Antioche.

Source : Il Sismographo (11 juin). Traduction en français de la Nonciature apostolique à Damas.

Communiqué des Patriarches des Églises d’Antioche (Document) / L'analyse de "L'Orient , le jour":Le sommet œcuménique de Damas, nouveau dans la forme, conventionnel sur le fond.

C'est moins la teneur du message final du sommet œcuménique qui s'est tenu à Damas que le lieu depuis lequel il a été lancé qui a constitué sa grande nouveauté ; et qui a frappé les imaginations. Dans une Syrie dont le régime a le dos au mur, le cri des patriarches orthodoxes et catholiques se réclamant d'Antioche se voulait d'encouragement à une population chrétienne – et musulmane – inquiète, désorientée, tentée par le départ. Même si, sur le fond, il y a quelque chose dans ce message de trop conventionnel qui semble ne plus correspondre à la réalité.

Réunis au siège de l'archevêché grec-orthodoxe, les patriarches ont plaidé, dans leur communiqué final, « en faveur d'un règlement politique de la crise syrienne ». Un règlement dont on sait qu'il se heurte à la réelle volonté d'ouverture du régime syrien sur une opposition crédible. Le message final diabolise, à raison, le jihadisme, tout en invitant la communauté internationale, dont une partie est jugée complice, à le combattre ou au moins à cesser de l'appuyer en sous-main. Il affirme qu'il est temps de lutter contre le rigorisme musulman par une saine éducation religieuse, ce qu'une vaste majorité de musulmans souhaite aussi. Il plaide pour « le pluralisme », mais on a l'impression que c'est davantage du pluralisme religieux que du pluralisme politique qu'il s'agit.

Toujours est-il que le sommet contenait quand même, dans la forme, suffisamment d'éléments de nouveauté pour faire l'actualité, d'autant que pour le tenir, il a fallu à certains, comme au patriarche maronite – mais pas seulement –, surmonter des objections. Le grand danger, en effet, était de voir le régime syrien instrumentaliser ce sommet à son avantage. Mais cette perspective n'a pu prévaloir sur le côté purement humain de la rencontre, loin du « tout politique » qui déchire le Liban.

La symbolique des cinq patriarches
Le patriarche Raï est rentré vers 18 heures à Bkerké, « satisfait de son voyage, heureux d'avoir pu insuffler un nouvel espoir à la population venue à sa rencontre », selon son entourage. La symbolique des cinq patriarches d'Antioche, l'accueil chaleureux de la population, l'apparente normalité qui a entouré les travaux ont remonté le moral de la population et l'ont aidée à sentir qu'elle n'est pas abandonnée. « Sur ce plan, le sommet a été une réussite, mais il est évident que ce qui s'est passé ne change rien aux équations politiques », souligne avec réalisme une source proche du sommet.

(Lire aussi : Raï à Damas : « La conscience du monde est morte ! »)


Voici de grandes lignes du message final publié par les patriarches Jean X Yazigi (grec-orthodoxe), Ignace Efrem II (syriaque-orthodoxe), Grégorios III (grec-catholique), Ignace Youssef III Younane (syriaque-catholique) et Béchara Raï (maronite).
Le message invite les Syriens à rester attachés à l'unité de la Syrie. Il demande au monde d'œuvrer sérieusement en faveur d'un règlement pacifique de la guerre, un règlement garantissant l'instauration de la paix, le retour des personnes enlevées et des déplacés, et « le droit des Syriens de déterminer librement leur propre avenir loin de toute ingérence étrangère ». Les noms des évêques Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, ainsi que celui du prêtre Jacques Mourad n'ont pas été oubliés de la liste des personnes enlevées dont la cause demeure vivante.

Allégeance exclusive au Liban
Le message invite par ailleurs les Libanais à faire allégeance exclusive au Liban et réclame aux responsables une action sincère pour l'élection d'un président de la République.
Il déplore par ailleurs les « guerres successives » qui ont dévasté l'Irak, et « les projets racistes et confessionnels étrangers à notre culture » qui en ont déraciné la population.
Il rappelle aussi que la cause de la Palestine demeure axiale pour le monde arabe et dénonce « les deux poids, deux mesures » utilisés par la communauté internationale pour en juger, ainsi que les « guerres marginales » inventées par Israël pour continuer à occuper tranquillement un territoire spolié.

Tout en invitant à de meilleures relations avec les musulmans, le communiqué, à la demande du patriarche Raï, a refusé de verser dans la rhétorique majorité/minorité, partant du fait que les chrétiens sont enracinés au Moyen-Orient depuis deux mille ans. « La terre est identité, et combien plus si elle est terre du Christ et de ses disciples », a dit avec beaucoup de force le communiqué. « Nous ne condamnons pas ceux qui choisissent de partir, mais nous rappelons aux chrétiens que la fermeté dans la foi vient souvent à travers beaucoup de tribulations », dira encore le texte.

(Source: L'Orient LE JOUR, article de Fady NOUN le 9 VI 2015)

Communiqué des Patriarches des Églises d’Antioche (Document) / L'analyse de "L'Orient , le jour":Le sommet œcuménique de Damas, nouveau dans la forme, conventionnel sur le fond.
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:48
INVITATION à la Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible" le 18 juin Collège au Bernardins-Paris 5ème

Chers amis.
Depuis Angoulême (Plus précisément au petit village de Jauldes distant d'une vingtaine de kilomètres de la "Capitale de la BD") où je dessers aujourd'hui nos fidèles de cette région, j''encourage les parents et jeunes ("De sept à Soixante dix sept ans") membres ou amis de notre chère Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas à se procurer cette BD et, le 18 Juin - pourquoi pas ?- se la faire dédicacer aux Bernardins. Aloho m'barekh.
+Mor Philipose-Mariam

 

Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible"

18 juin

Collège les Bernardins-Paris 5ème

INVITATION à la Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible" le 18 juin Collège au Bernardins-Paris 5ème
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 05:29
SAGESSE CHRÉTIENNE EN FAMILLE

« L’éducation des enfants commence dès l’instant de leur conception. Le fœtus, dans le ventre de sa mère, entend et ressent tout. Oui, il entend, et il voit avec les yeux de sa mère. Il perçoit les mouvements et les sensations de celle-ci, même si son esprit ne s’est pas encore développé. Le visage de la mère se couvre-t-il d’une ombre, ténébreux est aussi l’enfant. La mère s’énerve-t-elle, il s’énerve aussi. Tout ce que la mère ressent – chagrins, douleur, peur, angoisse, etc. -, l’enfant le vit aussi. Si la mère ne veut pas de ce fœtus, si elle ne l’aimer pas, celui-ci le ressent, des blessures de sa petite âme en résultent, qui l’accompagnent toute sa vie durant. C’est le contraire qui se produit si la mère est dans des sentiments de sainteté. Si elle a des sentiments de joie, de paix, d’amour envers le fœtus, elle les lui transmet par une voie mystérieuse, de la même manière que cela se passe avec les enfants déjà nés. C’est pour cette raison-là que la mère doit prier beaucoup dans le temps de la gestation.

[…] Ce qui sauve et fait de bons enfants c’est la vie des parents dans la maison. Les parents doivent s’abandonner à l’amour de Dieu. Ils doivent devenir saints, auprès de leurs enfants : par leur douceur, leur patience, leur amour. Chaque jour, qu’ils inspirent à leurs enfants un ordre nouveau, une ardeur nouvelle, enthousiasme et amour. La joie qui leur en reviendra, la sainteté qui les aura visités feront rejaillir la grâce sur leurs enfants. D’une manière générale, ce sont les parents qui portent la responsabilité de la mauvaise conduite des enfants. Ce ne sont ni les conseils, ni la discipline, ni la sévérité qui peuvent les sauver. Si les parents ne font aucun effort de sanctification, s’ils ne luttent pas, ils commettent de grandes fautes et transmettent le mal qui est en eux. Si les parents ne vivent pas une vie de sainteté, s’ils ne parlent pas avec amour, le diable fait souffrir les parents par la réaction de leurs enfants. L’amour, l’harmonie des cœurs, la bonne entente entre les parents, voilà tout ce qu’il faut pour les enfants. C’est là une grande assurance, une grande sécurité.

[…] C’est au sein de la famille que se situe une grande part de responsabilité touchant à l’état spirituel de l’être humain. […] Parents, priez en silence, élevant vos bras vers le Christ et embrassant ainsi vos enfants d’une manière mystique. Et s’ils commettent des actes d’indiscipline, prenez certaines mesures pédagogiques, mais n’exercez pas de pression sur eux. Priez surtout. »

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