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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 07:45
« Qui est-il donc ? » Le (Les) Nom(s) de Jésus...(Saint Cyrille de Jérusalem)

Par Saint Cyrille de Jérusalem 

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église . 

Catéchèses baptismales, n° 10 (trad. Eds. Soleil Levant 1962 ; cf Orval) 

 

« Qui est-il donc ? »
Le (Les) Nom(s) de Jésus...

 

    Si quelqu'un veut honorer Dieu, qu'il se prosterne devant son Fils. 

Sans cela, le Père n'accepte pas d'être adoré. 

Du haut du ciel, le Père a fait entendre ces paroles : 

-« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ». 

Le Père trouve sa joie dans le Fils ; si tu ne trouves pas ta joie en lui toi aussi, tu n'auras pas la vie... 

Après avoir reconnu qu'il y a un seul Dieu, reconnais aussi qu'il y a le Fils unique de Dieu ; crois en « un seul Seigneur Jésus Christ » (Credo). 

Nous disons « un seul » parce que lui seul est Fils, même s'il a plusieurs noms... 


    « Il est appelé Christ » [c'est-à-dire l'Oint], un Christ qui n'a pas reçu son onction de mains humaines, mais qui a été oint de toute éternité par le Père pour exercer en faveur des hommes le sacerdoce suprême... 

Il est appelé « Fils de l'homme », non pas qu'il tienne son origine de la terre, comme chacun de nous, mais parce qu'il doit venir sur les nuées juger les vivants et les morts. 

Il est appelé « Seigneur », non pas abusivement comme les seigneurs humains, mais bien parce que la seigneurie lui appartient par nature de toute éternité. 

Il est appelé fort à propos « Jésus » [c'est-à-dire « le Seigneur sauve »], car il sauve en guérissant. 

Il est appelé « Fils », non pas parce qu'une adoption l'ait élevé à ce titre, mais parce qu'il a été engendré selon sa nature. 


    Il y a encore beaucoup d'autres appellations de notre Sauveur... 

Dans l'intérêt de chacun, le Christ se montre sous divers aspects. Pour ceux qui ont besoin de joie, il se fait « vigne » ; pour ceux qui doivent entrer, il est « la porte » ; et pour ceux qui veulent présenter leurs prières, il est là, « Grand Prêtre » et « Médiateur ». 

Pour les pécheurs, il s'est aussi fait « brebis » afin d'être immolé pour eux. 

Il se fait « tout à tous », en restant lui-même ce qu'il est par nature. 


(Références bibliques : Mt 3,17 ; Mt 1,16 ; Mt 24,30 ; Dn 7,13 ; Mt 24,30 ; Lc 2,11 ; Mt 1,21 ; Mt 3,17 ; Jn 15,1 ; Jn 10,7 ; He 7,26 ; 1Tm 2,5 ; Ac 8,32 ; 1Co 9,22)

 

 

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 07:43
LA TRADITION BIBLIQUE ET ECCLÉSIALE SELON LA VISION ORTHODOXE:

L’idée de Tradition est déjà présente dans l’Ancien Testament. Elle est reprise et développée dans le Nouveau Testament par les Apôtres, qui eux-mêmes se sont faits en premier lieu les hérauts de la Bonne Nouvelle.

Tradition biblique et apostolique

Dans la Bible, Dieu se présente comme le Dieu des Pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Le judaïsme a une conscience très forte de la tradition léguée par les Pères. Les Juifs se définissaient eux-mêmes par rapport à Abraham en s’appelant " Fils d’Abraham " (voir Jn 8 l’épisode sur la postérité d’Abraham). Le Christ a dit qu’il pouvait " faire de ces pierres des enfants d’Abraham " (Mt 3,9). L’autre grande référence est Moïse, qui est le père, le législateur, le prophète par excellence. Jésus se réfère aussi souvent à lui, par exemple dans l’Évangile de Matthieu, même s’il ne le nomme pas : " Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens… moi je vous dis… " (Mt 5,21-48), quand il se présente comme le fondateur de la Loi nouvelle par rapport à la loi ancienne. La référence à Moïse est la référence exemplaire à la grande tradition religieuse d’Israël dont les contemporains de Jésus sont les héritiers.

Et pour bien faire comprendre que ce n’est pas une référence archéologique, le Christ rappelle que " le Seigneur n’est pas le dieu des morts, mais le Dieu des vivants " (Lc 20,38). Les Pères dont il est question sont des réalités vivantes, ce qui permet de valoriser non seulement la généalogie directe de Jésus dans l’ancienne Alliance, mais aussi toute l’histoire du peuple d’Israël et celle de l’humanité avant le Christ, qui préparait, directement ou indirectement, la venue du Messie.

La Tradition apostolique. Dans le temps de la nouvelle Alliance, Jésus " transmet " lui aussi à ses disciples la Révélation. " Tout ce que J’ai entendu auprès de mon Père, Je vous l’ai fait connaître " (Jn 15,15). Il ne parle pas de lui-même mais comme il l’a entendu, et l’Esprit Saint viendra confirmer la parole de Jésus ensemencée dans les cœurs.

Le jour de la Pentecôte inaugure le temps de l’Esprit et le début la Traditionapostolique. À plusieurs reprises saint Paul rappelle qu’il n’a fait que recevoir et transmettre : " Pour moi, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis (paredôka) " (1 Cor 11,23). " Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu … et par lequel vous êtes sauvés si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé. …Je vous ai transmis (paredôka) avant tout, comme je l’avais moi-même reçu (parelabon), que Christ est mort pour nos péchés.... " (1 Cor 15,1-3).

C’est le principe de la transmission de la foi. Paul n’a rien inventé, il a tout reçu du Seigneur et des Apôtres et à son tour il le transmet. C’est le début de la transmission de génération en génération de l’Évangile, donc de la Tradition ecclésiale.

La Tradition ecclésiale. Certains distinguent, surtout dans le monde protestant, entre Tradition apostolique et Tradition ecclésiale. Jusqu’aux années 1960 en effet, les traditions réformées et luthériennes se refusaient de parler de la Tradition. L’adage sola scriptura avait été adopté comme règle de conduite, en réaction extrême contre la surévaluation du magistère de l’Église au Moyen ge. Avec le mouvement œcuménique, les grandes traditions protestantes s’ouvrent de plus en plus à la Tradition mais elles considèrent curieusement que dès que le canon du Nouveau Testament eut été défini, l’Église perdit la faculté de déterminer le contenu de la Tradition sacrée.

Cette séparation entre Tradition apostolique et Tradition ecclésiale est forcément problématique : dès l’instant où nous confessons que l’Église est apostolique dans son être profond, il y a identité entre Tradition ecclésiale et Tradition apostolique ; cela étant, la grande question est d’identifier clairement, avec le discernement nécessaire, ce qu’est la Tradition ecclésiale parmi les nombreuses traditions simplement humaines véhiculées dans la vie historique des Églises. Confesser que la Traditionecclésiale est apostolique n’est pas simplement admettre la présence d’un lien direct avec les Apôtres et leurs premiers successeurs, mais signifie que l’enseignement de l’Église est, jusqu’à la fin des temps, apostolique, c’est-à-dire fidèle à l’enseignement même des Apôtres, qui eux-mêmes l’avaient reçu du Sauveur.

Tradition ecclésiale et Esprit Saint

Il n’existe qu’une seule Tradition, qui est la Tradition des Apôtres et de leurs successeurs jusqu’à aujourd’hui. C’est une Tradition que l’Orthodoxie confesse comme ininterrompue, qui sauvegarde la continuité, la permanence et l’identité de l’Église. L’Église n’existe elle-même que parce qu’elle est une, dans le temps et dans l’espace. Mais de même que l’Église une se diversifie géographiquement à travers des Églises locales, de même la Tradition une se décline dans les différentes Églises à travers des traditions légitimes qui ne portent pas atteinte à son unité foncière.

Coutume et Tradition. Il faut bien reconnaître qu’il existe quelque confusion dans de larges cercles de fidèles orthodoxes entre Tradition et " coutume ", cette dernière étant toujours entendue comme une loi figée et intangible. Sur des points aussi évidents que la rénovation du calendrier liturgique – qui est en décalage avec la vie cosmique et qui, par conséquent, ne rend plus correctement sa fonction symbolique –, la réforme entamée il y a près d’un siècle n’a pu encore aller à son terme, faute de consensus. Le conservatisme de l’Orthodoxie historique est d’abord la conséquence d’une histoire difficile faite de persécutions et de mise en séquestre de l’Église tant par l’Empire ottoman que par l’Empire russe à partir de Pierre le Grand.

La problématique tradition-coutume s’est pourtant posée très tôt dans l’histoire de l’Église. Déjà au IIIe s., dans sa querelle avec le pape Étienne, saint Cyprien de Carthage soulignait que " la coutume sans la vérité est une vieille erreur " (Lettre 74,9). Seule la vérité peut insuffler la nouveauté de l’Esprit dont la coutume ecclésiale a besoin. Ailleurs, Cyprien rappelle, à la suite de Tertullien, que le Christ a dit : " Je suis la vérité " mais n’a pas dit : " Je suis la coutume " soulignant ainsi que la Tradition, pour être ordonnée à la vérité et à la vie, doit demeurer en tension permanente entre coutume et liberté créatrice. La tradition ecclésiale ne constitue pas simplement la transmission linéaire et diachronique du dépôt de la foi apostolique : comme le note saint Irénée de Lyon, c’est une Tradition " de vérité " (“traditioveritatis”), garantie par le " charisme sûr de vérité " (“charisma veritatis certum”) préservé depuis l’origine à travers la succession apostolique et l’assistance permanente et verticale de l’Esprit Saint (Contre les Hérésies, IV, 26,2).

Tradition et Révélation. Dans une belle étude, le théologien Vladimir Lossky a naguère montré, en s’appuyant sur le témoignage de l’Église ancienne, que par-delà la ligne horizontale des traditions dans leur pluralité et leur diversité, la Traditionreprésente dans une perspective verticale " le mode unique de recevoir la Révélation " ; elle est la lumière ou encore l’évidence intérieure dans lesquelles la Révélation est reçue par l’Église. C’est donc la marque même de la présence de l’Esprit Saint dans l’Église. L’intérêt de l’approche de V. Lossky est de cerner le caractère surnaturel dela Tradition au-delà même de la diversité des contenus que celle-ci prend nécessairement dans la culture humaine. Comme le notait le saint évêque Philarète de Moscou au XIXe s., la vraie et sainte Tradition " ne consiste pas uniquement en une transmission visible et verbale des enseignements, des règles, des institutions et des rites : elle est en même temps une communication invisible et actuelle de grâce et de sanctification " (cité par Lossky, p. 152). Ainsi la Tradition ne peut-elle se réduire à une approche purement conceptuelle ; elle est indissociable de la vie charismatique de l’Église.

Révélation et Esprit Saint. Saint Irénée insiste sur le fait que la transmission de la Révélation se fait dans l’Esprit Saint, qu’elle est un mystère permanent dans lequel l’Esprit Saint joue le rôle principal. D’un côté il rend possible la communication de la foi, et de l’autre il rend possible la réception de cette foi. Et tandis que dans la transmission humaine, il peut y avoir déperdition, cette foi ne sort pas diminuée au cours de ce mouvement ininterrompu. Saint Irénée souligne que, dans la transmission du dépôt de la foi, " même le plus intelligent parmi les chefs des Églises n’ajoutera rien, et le plus faible en paroles ne retranchera rien " (Contre les hérésies, I, 10,2). Dans l’Église, il y a donc, par l’Esprit Saint, une identité totale de la foi à travers le temps, les communautés et les personnes.

[…]

(Source: Michel Stavrou Cahier Évangile n° 141 (septembre 2007) pages 86-89.)

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 06:14
Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre des Proverbes 31,10-31.

Qui peut trouver une femme forte ? Elle a bien plus de valeur que les perles.
Le cœur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas défaut.
Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.
Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.
Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.
Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison, et la tâche à ses servantes.
Elle pense à un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.
Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.
Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s'éteint pas pendant la nuit.
Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.
Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main à l'indigent.
Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi.
Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vêtements.
Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu'il siège avec les anciens du pays.
Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.
La force et la grâce sont sa parure, et elle se rit de l'avenir.
Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.
Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d'oisiveté.
Ses fils se lèvent et la proclament heureuse ; son époux se lève et lui donne des éloges :
« Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »
Trompeuse est la grâce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.
Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,46-50.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler.
Quelqu'un lui dit : " Voici votre mère et vos frères qui se tiennent dehors, et ils cherchent à vous parler. "
Il répondit à l'homme qui lui disait cela : " Qui est ma mère et qui sont mes frères ? "
Et étendant la main vers ses disciples, il dit : " Voici ma mère et mes frères.
Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est pour moi frère, sœur et mère. "

Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église Latine (Occidentale) dans "Le Chemin de la perfection", ch. 34, in Œuvres complètes, Seuil, Paris 1949, p. 748-751 

 

« Il faut faire la volonté de mon Père »

 

      Il semble très facile de dire qu'on livre sa volonté au pouvoir d'un autre.

Mais quand on en vient à l'épreuve, on comprend qu'il n'y a rien de si difficile que de s'y conformer comme il faut.

Le Seigneur sait ce que peut chacune de ses créatures ; et quand il rencontre une âme forte, il ne s'arrête pas jusqu'à ce qu'il ait accompli en elle sa volonté. 


      Je veux vous exposer ou vous rappeler ce qu'est sa volonté. Ne craignez pas qu'il veuille vous donner des richesses, des plaisirs, des honneurs, ni tous les autres biens de la terre.

Il vous aime trop pour cela, et il estime trop vos présents : voilà pourquoi il veut vous récompenser dignement et vous donne son royaume, même dès cette vie. 


      En voyant ce que le Père a donné à son Fils qu'il aimait au-dessus de tout, vous connaissez quelle est sa volonté. T

els sont les dons qu'il nous fait en ce monde.

Il les mesure à son amour pour nous.

Il en donne plus à ceux qu'il aime plus, et moins à ceux qu'il aime moins.

Il se règle aussi d'après le courage qu'il découvre en chacun de nous et l'amour que nous avons pour lui.

Il voit qu'on est capable de souffrir beaucoup pour lui quand on l'aime beaucoup, mais de souffrir peu quand on l'aime peu ; et je suis persuadée que la force de supporter une grande croix ou une petite a pour mesure celle même de l'amour.

Voilà pourquoi, si cet amour est en vous, vous veillerez, en parlant à un si grand Seigneur, à ce que vos paroles ne soient pas de purs compliments.

Si nous n'abandonnons pas complètement notre volonté au Seigneur, pour qu'il prenne lui-même soin de tous nos intérêts, il ne nous laissera jamais boire à sa fontaine d'eau vive. 
 


 

Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LE BOUCLIER MARIAL

Un évêque raconte...Un bouclier plus dur que l'acier...
Lisons cette belle histoire !

Un prêtre français se rendait à l'église en vue de célébrer la sainte Messe, en un lieu de pèlerinage à la Sainte Vierge. En chemin, il s'aperçoit qu'il a oublié de mettre son Scapulaire. Bien qu'il soit déjà assez loin de son domicile, il n'hésite pas à rebrousser chemin pour aller chercher l'habit de Marie, sans lequel il ne veut pas célébrer. Tandis qu'il offre le Saint Sacrifice, un jeune homme s'avance vers l'autel, brandit un pistolet et tire à bout portant sur le prêtre. Celui-ci, à la stupéfaction générale, continue cependant à dire les prières comme si rien ne s'était passé. On pensa d'abord que la balle avait providentiellement manqué son but. Il n'en était rien : le prêtre la retrouva, adhérant et comme collée au Scapulaire du Mont-Carmel, chétif morceau de tissu qui avait été la cuirasse du soldat de Jésus-Christ.

Plusieurs soldats, à des époques diverses, ont bénéficié du même prodige : la balle ennemie qui devait les tuer s'écrasa sur leur Scapulaire

Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

La religion républicaine et ses crimes : LES CRIMES RÉVOLUTIONNAIRES: LES BIENHEUREUSES MARTYRES D'ORANGE.(Source Père Duloisy sur "Facebook")

Marie-Madeleine de Justamont et ses compagnes, martyres à Orange (✝ 1794)
Sous la Révolution française furent arrêtées et rassemblées à la prison d'Orange, cinquante-deux religieuses du Vaucluse et de la région d'Avignon, accusées "d'avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition." Ce qu'elles vécurent le jour de leur mort existe dans les archives: "5h: lever et méditation, prières de la messe - 7h: déjeuner - 8h: litanies des saints et autres prières - 9h: plusieurs sont convoquées au tribunal et elles se disent un joyeux adieu - Celles qui restent prient pour celles qui partent et méditent un chemin de croix. - 18h: le roulement de tambour annonce que les condamnées montent à l'échafaud. Les prisonnières qui restent disent les prières des agonisants. Quand le tambour cesse, elles chantent le "Te Deum." Aucune n'avait peur, aucune ne signa le serment qui lui eût épargné la mort. Elles chantent même un hymne dont le refrain est plein d'humour: "Bien loin que la guillotine me cause quelque frayeur, mon Dieu me fait voir en elle un moyen très précieux qui, par une voie nouvelle, me conduit droit aux cieux." Trente-deux d'entre elles furent décapitées. Les vingt autres furent sauvées par le décret de la Convention qui arrêtait les massacres.

Les religieuses d'Orange, diocèse d'Avignon

Les 32 bienheureuses religieuses d'Orange (diocèse d'Avignon): "Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène... Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 religieuses... Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l’actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d’aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin."
"Les trente-deux religieuses, martyrisées à Orange en juillet 1794, ont été béatifiées par le pape Pie XI le 10 mai 1925. Six étaient nées sur le territoire actuel du diocèse de Valence: deux à Bouvante, les autres à Pierrelatte, Baume-de-Transit, Tulette, Livron. Toutes firent avec la plus grande joie le sacrifice de leur vie pour rester fidèles aux engagements de leur profession religieuse." (Les bienheureuses martyres d’Orange (Mémoire 9 juillet) - diocèse de Valence)
Sur les 32 religieuses guillotinées à Orange en 1794 et béatifiées par Pie XI en 1925, le diocèse de Nîmes peut en revendiquer cinq: une des Ursulines de Bollène (Sœur Claire de Sainte Rosalie) était née à Laudun; quatre appartenaient au couvent des Ursulines de Pont Saint Esprit: Sœur Sainte Sophie, née à Saint Laurent de Carnols, Sœur Saint Bernard et Sœur Catherine de Jésus, nées à Bollène, Sœur Saint Basile née à Livron. Ayant refusé de prêter un serment qu'en conscience elles réprouvaient, elles durent se réfugier dans une maison de Bollène où elles furent arrêtées. Refusant à nouveau de prêter serment, elles furent condamnées à mort. Elles montèrent joyeusement à l'échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage. (Les Saints du diocèse de Nîmes)
À Orange en Provence, en 1794, les bienheureuses Élisabeth Verchière (Sœur Madeleine de la Mère de Dieu), sacramentine de Bollène, et cinq compagnes les bienheureuses Thérèse-Henriette Faurie (Sœur de l’Annonciation), Anne-Andrée Minutte (Sœur Saint-Alexis), sacramentines de Bollène, Marie-Anne Lambert (Sœur Saint-François), Marie-Anne Depeyre (Sœur Sainte-Françoise) et Marie-Anastasie de Roquart (Sieur Saint-Gervais), ursulines de Bollène, vierges moniales et martyres, guillotinées à cause de leur fidélité à la vie religieuse.
Martyrologe romain

«C’est la joie de Pâques. C’est la joie de la transfiguration de l’univers. Alors plus rien ne nous fait peur. Nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous. Nous sommes des dieux. Désormais tout a un sens.» (Patriarche Athénagoras)

Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Le grain de blé

Évangile selon saint Jean 12, 20-33

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul »



Laisse tomber
Toi, mon frère, ma sœur : laisse tomber ! Laisse tomber ta peur, tes craintes pour demain. La ruse du démon, pour te paralyser et empêcher ton cœur d’œuvrer à ses desseins, c’est de souffler sur toi le vent de la panique, le souffle de l’angoisse. Et l’haleine fétide de la rancœur haineuse. Laisse-les donc tomber ! Laisse aussi là tes doutes, les questions innombrables sur l’avenir incertain. Les promesses dérisoires, les engagements ténus. Tes fragiles défenses et le peu qu’il faudrait, que tout cela s’effondre. Oui, tout ne tient que par grâce. L’homme n’a sur elle ni emprise ni puissance.
Pourrais-je donc comprendre ? Ton fils sur la croix abandonné des hommes, que Pierre et les apôtres ont bien laissé tomber, tu semblais Dieu aussi le livrer à son sort. Jésus, seul. Observe donc ses mains étendues sur le bois, ouvertes pour recevoir ce que des Cieux il viendrait à descendre.

Et du haut des nuées, Dieu, tu déversas ta gloire, pour donner à son Fils la vie qu’il te mendiait. Et Christ ressuscite, remis en ta puissance.
Laisse tomber ! Laisse tomber du ciel, Seigneur, cette grâce abondante. Celle qui chasse la crainte, et fortifie le cœur. Ne retiens ni l’amour, ni la miséricorde. Fais pleuvoir ta paix comme une pluie généreuse. Inonde de ta vie nos vies mordues de mort.
Je lâcherai bien tout, pour tout mieux recevoir. Je voudrais, comme Jésus, me laisser succomber, tomber sans retenue dans les bras de son Père, laisser sa grâce agir, emporté par sa gloire.

(Source: Signe dans la Bible)

===

Avant tout, observe-toi soigneusement lorsque l'âme devient froide...

C'est alors un état amer et dangereux.

Le Seigneur l'utilise comme un de ses moyens pour guider, instruire et corriger, mais cela peut aussi être une sorte de punition.

La cause en est ouvertement un péché, mais puisque dans [certains] cas, aucun péché n'est véritablement évident, la cause devrait en être cherchée dans les sentiments et les dispositions intérieurs.

Peut-être qu'une haute opinion de toi-même s'est emparée de toi et que tu ne penses pas être comme les autres? Peut-être que tu prévois de cheminer seul sur le chemin du salut et d'accéder en haut par tes propres efforts?

Nous devenons froids en nous-mêmes, lorsque notre cœur est distrait, quand il s'attache à quelque chose d'autre et non à Dieu, qu'il se soucie de différentes choses, se met en colère et blâme quelqu'un- quand nous sommes mécontents et que nous sommes complaisants envers la chair, nous vautrant dans le luxe et les pensées vagabondes.

Garde-toi de ces choses et la froideur diminuera.


Saint Théophane le Reclus

L'Art de la Prière

Version française Claude Lopez-Ginisty

Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Sainte Félicité et ses sept Fils, qui êtes-vous ?
Martyrs († 150)

Commémorés le 23 novembre par le Martyrologe Romain et le 10 juillet au niveau local.


Félicité était une dame romaine distinguée par sa vertu et par sa naissance. Mère de sept enfants, elle les éleva dans la crainte du Seigneur. Après la mort de son mari, elle servit Dieu et ne s'occupa plus que de bonnes œuvres. Ses exemples, ainsi que ceux de sa famille, arrachèrent plusieurs païens à leurs superstitions, en même temps qu'ils encourageaient les chrétiens à se montrer dignes de leur vocation. Les prêtres païens, furieux de l'abandon de leurs dieux, la dénoncèrent.

Elle comparut, avec ses pieux enfants, devant le juge, qui l'exhorta à sacrifier aux idoles, mais reçut en réponse une généreuse confession de foi : «Malheureuse femme, lui dit-il alors, comment avez-vous la barbarie d'exposer vos enfants aux tourments et à la mort ? Ayez pitié de ces tendres créatures, qui sont à la fleur de l'âge et qui peuvent aspirer aux premières charges de l'État.

- Mes enfants, reprit Félicité, vivront éternellement avec Jésus-Christ, s'ils sont fidèles ; ils doivent s'attendre à d'éternels supplices, s'ils sacrifient aux idoles. Votre pitié apparente n'est donc qu'une cruelle impiété. » Se tournant ensuite vers ses enfants : « Regardez, leur dit-elle, regardez le Ciel, où Jésus-Christ vous attend avec ses saints. »

Le juge, prenant les enfants séparément, essaya d'ébranler leur constance. Il commença par Janvier ; mais il en reçut cette réponse : « Ce que vous me conseillez de faire est contraire à la raison ; le Sauveur Jésus, je l'espère, me préservera d'une telle impiété. »

Félix, le second, fut ensuite amené. Comme on le pressait de sacrifier, il répondit : « Il n'y a qu'un seul Dieu, et c'est à Lui que nous devons offrir le sacrifice de nos cœurs ; employez tous les artifices, tous les raffinements de la cruauté, vous ne nous ferez pas trahir notre foi ! »

Les autres frères, interrogés, répondirent avec la même fermeté. Martial, qui parla le dernier, dit : « Tous ceux qui ne confessent pas que Jésus-Christ est le vrai Dieu seront jetés dans un feu qui ne s'éteindra jamais. »

L'interrogatoire fini, Félicité et ses sept Fils souffrirent la peine du fouet et furent ramenés en prison ; bientôt ils achevèrent leur sacrifice de différentes manières : Janvier fut frappé jusqu'à la mort avec des fouets garnis de plomb ; Félix et Philippe furent tués à coups de massue ; Sylvain fut jeté, la tête en bas, dans un précipice ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée.

Félicité, mère de ces nouveaux Macchabées, subit le martyre la dernière.



Source principale : Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm»)

Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,16-23.

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes.
Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »
Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël quand le Fils de l’homme viendra.

Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

St Aphraate (?-v. 345), moine et évêque Syriaque près de Mossoul dans "Les Exposés", n° 21 (trad. SC 359, p. 835s) 

 

« Le serviteur n'est pas plus grand que son maître » (Jn 15,20)

 

Jésus a été persécuté comme les justes [de l'Ancien Testament] ont été persécutés, afin que soient consolés les persécutés d'aujourd'hui, eux qui sont persécutés à cause de Jésus persécuté.

Car il nous a écrit et nous a lui-même rendu cœur :

-« S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. Puisqu'ils vous persécutent, c'est que vous n'êtes pas du monde, comme moi je n'en suis pas » (Jn 15,19-20 ;17,14).

Auparavant en effet, il nous avait écrit :

-« Vos pères vous livreront, vos frères et vos parents, tout le monde vous prendra en haine à cause de mon nom ».

Il nous a encore enseigné :

-« Lorsqu'ils vous feront comparaître devant les chefs, devant les magistrats et devant les rois qui tiennent le monde, ne vous creusez pas la tête auparavant pour ce que vous devrez dire, comment vous pourrez répondre :

-c'est moi qui vous donnerai une bouche et une sagesse telle que vos adversaires ne pourront vous vaincre, car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père, lui, parlera pour vous ». 


    C'est cet Esprit qui a parlé par la bouche de Jacob à Ésaü son persécuteur ; l'Esprit de sagesse qui a parlé devant Pharaon par la bouche de Joseph persécuté ; l'Esprit qui a parlé par la bouche de Moïse en tous les miracles qu'il a fait au pays d'Égypte... ; l'Esprit qui chantait par la bouche de David persécuté, c'est par lui qu'il chantait pour soulager du mauvais esprit Saül son persécuteur ; l'Esprit qui avait revêtu Élie, avec lequel il a réprimandé Jézabel et Achab son persécuteur... ; l'Esprit qui a réconforté Jérémie, et il s'est tenu debout, audacieusement, pour réprimander Sédécias ; l'Esprit qui a gardé Daniel et ses frères au pays de Babylone ; ce même Esprit qui a sauvegardé Mardochée et Esther dans le pays de leur captivité. 


    Écoute, mon ami, les noms des martyrs, des confesseurs et des persécutés :

-Abel, Jacob, Joseph, Moïse, Josué, Jephté, Samson, Gédéon et Baraq, David, Samuel, Ezechias, Élie, Elisée, Michée, Jérémie, Daniel, Ananias et ses frères, Judas Maccabée et ses frères...

Mais le martyre de Jésus a été le plus grand et le meilleur : il a surpassé en tribulation et en confession tous ceux d'autrefois et tous ceux à venir.

 

Vendredi 10 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 07:52
Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Le lundi 6 Juillet 2015 Sa Béatitude le Métropolite Tikhon, primat de l'Église orthodoxe en Amérique, faisait une visite fraternelle à Sa Sainteté le Catholicos de l'Est, Père de notre Eglise-mère Syro-Orthodoxe Malankare, notre Chef spirituel ici-bas .

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

La réunion a eu lieu à la chancellerie diocésaine du nord-est américain à Muttontown, New York.

Les accompagnateurs de Sa Béatitude, étaient les archiprêtres John Jillions, chancelier de l'Eglise orthodoxe en Amérique, Eric Tosi, secrétaire de l'Eglise orthodoxe en Amérique, et le Dr Tchad Hatfield, chancelier du "orthodoxe Theological Seminary" de Saint-Vladimir à New York.

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Sa Sainteté, et Sa Béatitude ont parlé des défis communs de l'Eglise orthodoxe dans le monde entier, surtout dans le contexte nord-américain.

 

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

 

Sa Béatitude a également partagé des travaux. Son Em le Métropolite Zachariah Mar Nicholovos, fut accueilli comme membre du conseil d'administration du Séminaire théologique orthodoxe Saint-Vladimir.

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Au cours de cette heureuse rencontre entre les deux chefs d'Eglises, notre bien aimé Père dans le Seigneur, Sa Sainteté Beselios Paulos II a adressé une invitation officielle à Sa Béatitude, pour être l'invité d'honneur d'honneur à l'occasion des célébrations finales du bicentenaire du séminaire théologique orthodoxe, à Kottayam, Kerala, Inde.

Étaient aussi présents lors de cette réunion également Son Em Zachariah Mar Nicholovos, Metropolite, le Rd Père et Dr Johns Abraham Konaté, le Rd Père Paul Thomas, le Rd Père Sujit Thomas, le Rd Jiss Johnson, et le Révérend Père Abraham George.

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

L'origine de l'Eglise locale orthodoxe en Amérique remonte au mouvement missionnaire de huit moines orthodoxes en Alaska, en 1794 comme, analogiquement, notre Eglise locale Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas (Malankare), se fonde sur la fondation canonique par l'Eglise Malankare Orthodoxe d'une Métropolie pour l'Europe.

C'est plus tard, en 1970, que fut accordé à l'Eglise naissante en diaspora une autocéphalie par l'Eglise orthodoxe russe.

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Aujourd'hui, Sa Béatitude le Metropolite Tikhon, conduit l'Église orthodoxe d'Amérique avec plus de dix évêques qui exercent leur ministère pastoral sur plus de 700 paroisses, les missions, les monastères et les institutions répandues à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Ô Dieu notre Père,

 


conduisez Votre Eglise!

 

 

 


Que, dans ce monde,

 

 

 

elle vive de plus en plus

 


dans la sainteté,

 

 

 


Dans l'unité

 

 

 


Et dans l'amour!

 

 

 

 

 


Par Jésus le Christ, 

 

 

 

Votre Fils

 


et dans l'Esprit Saint.

 

 

 

 

 

Amîn!

 

 

 

 

 

(Saint Grégoire de Tours)

Une âme courageuse sera requise, qui sera capable  de  rester en vie au milieu de toutes ces tentations.   Car si un homme se trouve ne fut-ce qu'un peu  imprudent, il sera facilement exposé aux assauts  et sera attrapé par les signes du démon et de la  bête immonde.  (Prophéties sélectionnées pour les Derniers Jours,  de saint Ephrem le Syrien)

Une âme courageuse sera requise, qui sera capable de rester en vie au milieu de toutes ces tentations. Car si un homme se trouve ne fut-ce qu'un peu imprudent, il sera facilement exposé aux assauts et sera attrapé par les signes du démon et de la bête immonde. (Prophéties sélectionnées pour les Derniers Jours, de saint Ephrem le Syrien)

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 07:04
Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,3-11.

Mes frères, nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés.
Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle.
Si, en effet, nous avons été greffés sur lui, par la ressemblance de sa mort, nous le serons aussi par celle de sa résurrection :
sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus les esclaves du péché ;
car celui qui est mort est affranchi du péché.
Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons avec lui,
sachant que le Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n'a plus sur lui d'empire.
Car sa mort fut une mort au péché une fois pour toutes, et sa vie est une vie pour Dieu.
Ainsi vous-mêmes regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ Notre-Seigneur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,1-9.

En ce temps-là, comme il y avait une grande foule qui n'avait pas de quoi manger, Jésus appela ses disciples et leur dit :
" J'ai compassion de cette foule, car voilà trois jours déjà qu'ils restent près de moi, et ils n'ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin ; or plusieurs d'entre eux sont venus de loin. "
Ses disciples lui répondirent : " Comment pourrait-on ici, dans un désert, rassasier de pain ces gens ? "
Et il leur demanda : " Combien de pains avez-vous ?" Ils dirent : " Sept. "
Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit et les donna à ses disciples pour les servir ; et ils les servirent à la foule.
Ils avaient en outre quelques petits poissons ; après avoir prononcé la bénédiction sur eux, il dit de les servir aussi.
Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles des morceaux qui restaient.
Or ils étaient environ quatre mille. Et il les renvoya.

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église . Commentaire du Diatesseron, 12, 1-4 ( Brésard, 2000 ans B, p. 200-201) 

 

La multiplication des pains

 

      Au désert, notre Seigneur multiplia le pain, et à Cana il changea l'eau en vin.

Il habitua ainsi la bouche de ses disciples à son pain et à son vin, jusqu'au temps où il leur donnerait son corps et son sang.

Il leur fit goûter un pain et un vin matériels pour exciter en eux le désir de son corps et de son sang vivifiants.

Il leur donna libéralement ces menues choses, pour qu'ils sachent que son don suprême serait gratuit.

Il les leur donna gratuitement, bien qu'ils eussent pu les lui acheter, afin qu'ils sachent qu'on ne leur demanderait pas de payer une chose inestimable ; car s'ils pouvaient payer le prix du pain et du vin, ils ne pourraient payer son corps et son sang. 


      Non seulement il nous a comblés gratuitement de ses dons, mais encore il nous a cajolés avec affection.

Car il nous a donné ces menues choses gratuitement pour nous attirer, afin que nous venions à lui et recevions gratuitement ce bien si grand qu'est l'Eucharistie.

Ces menus morceaux de pain et de vin qu'il a donnés étaient doux à la bouche, mais le don de son corps et de son sang est utile à l'esprit.

Il nous a attirés par ces aliments agréables au palais afin de nous entraîner vers ce qui vivifie les âmes. 


       L'œuvre du Seigneur atteint tout : en un clin d'œil, il a multiplié un peu de pain.

Ce que les hommes font et transforment en dix mois de travail, ses dix doigts l'ont fait en un instant.

De la petite quantité de pain est née une multitude de pains ; il en fut comme lors de la première bénédiction :

« Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre » (Gn 1,28).

 

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Venez dans mon coeur ô Saint Esprit,
venez dans mon coeur ! 
Par Votre puissance, attirez-le à Vous, ô Dieu Vrai ! 
Accordez-lui la charité en même temps que la crainte.

 

Ô Christ, gardez-moi de toute mauvaise pensée. 
Réchauffe-moi et embrase-moi de Votre très doux amour
et toute peine me semblera légère.


Ô mon Père saint, mon doux Seigneur, maintenant aidez-moi dans toute ma Vie.


Jésus amour, Jésus amour.

(Catherine de Sienne)

 

 

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

 

LA NUIT DANS LA BIBLE

 

En même temps qu’elle rythme le temps dans son alternance avec le jour, la nuit dans la Bible signifie l’égarement de l’homme éloigné de Dieu qui est lumière. Mais Dieu vient le chercher dans toutes ses nuits…

Quelle réalité désignent « ténèbres » et « nuit » ?

Du premier chapitre de la Genèse, qui ouvre la Bible chrétienne, au dernier chapitre de l’Apocalypse, qui la clôt, il est question de lumière et de ténèbres, de nuit. « Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit », lit-on dans la première page de la Bible (Gn 1, 4b-5a). Désormais, la nuit est donc nommée par Dieu : laïl (racine d’où vient aussi le prénom Leïla). Au quatrième jour du récit de la création, Dieu place le soleil, la lune et les étoiles, ordonnant le monde dans lequel l’homme pourra vivre.

Souvent, l’emploi du mot nuit dans les livres bibliques (223 occurrences dans l’Ancien Testament) est associé au mot jour, exprimant simplement l’écoulement du temps. Mais si la nuit est d’abord le pendant du jour dans un monde ordonné, elle garde une proximité avec les ténèbres d’où elle a été tirée : « J’avais dit : les ténèbres m’écrasent ! mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! », se réjouit un homme heureux d’être rejoint par Dieu alors même qu’il confesse l’ambiguïté de sa relation au Seigneur (Ps 139 [138]).

Le P. François Lestang, bibliste (1), remarque que dès les chapitres 6 à 9 du Livre de la Genèse, après le premier péché du couple humain, la séparation que Dieu avait initiée entre la lumière et les ténèbres est remise en cause par le déluge : « Il pleut sur terre pendant 40 jours et 40 nuits, de sorte qu’on ne distingue plus la séparation entre le haut et le bas. Mais l’épisode se conclut par l’engagement de Dieu : “Désormais, jour et nuit ne cesseront plus” (Gn 8, 22). »

Au-delà de ce serment, la dernière page de la Bible annonce la nouvelle création dans laquelle il n’y « aura plus de nuit… car le Seigneur Dieu répandra sa lumière » (Ap 21, 5). Désormais, « les hommes peuvent habiter avec Dieu ! » résume le bibliste. Mais en attendant, la réalité inquiétante des ténèbres angoisse l’humanité. Le Livre de Job, longue méditation sur l’incompréhensibilité de Dieu de la part d’un homme confronté à la question du mal, en est le témoin éloquent, rassemblant 23 des 77 occurrences du mot dans l’Ancien Testament.

Au cours de la nuit de Noël, la liturgie fait lire ce passage du prophète Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (9, 1). Être sauvé, c’est bien être tiré des ténèbres et de toute complicité avec elles et entrer en présence de Dieu qui est lumière (1 Jn 1, 5 ; 1 Th 5, 5).

Dieu est-il présent dans la nuit ?

La Bible honore, à travers le thème de la nuit, la condition ordinaire des hommes : ils s’y reposent (Qo 5, 11) ; c’est le moment de la rencontre intime de l’homme et de la femme (Gn 30, 16), de la peur des méchants qui profitent de l’obscurité pour commettre leurs forfaits (Jb 24, 14).

La nuit symbolise surtout l’état de l’homme égaré loin de la lumière de Dieu. Et c’est là que Dieu vient le chercher pour le délivrer : « Dieu choisit ce lieu de peur, d’égarement pour passer. Ses interventions la nuit tracent un chemin dans la Bible », souligne François Lestang. Ainsi, c’est de nuit que Dieu noue l’alliance avec le père des croyants, Abraham (Gn 15, 5.12.17).

C’est de nuit que Dieu fait sortir d’Égypte les Hébreux (Ex 12, 42). Il en est de même dans le Nouveau Testament. C’est « durant les veilles de la nuit » que l’ange annonce aux bergers la naissance du « Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2, 8.11), et qu’ils se trouvent enveloppés de la « clarté » de « la gloire du Seigneur ». Jésus prie seul la nuit avant de choisir les Douze (Lc 6, 12), et c’est « à la quatrième veille de la nuit » qu’il rejoint en marchant sur les eaux la barque des disciples prise dans la tempête.

C’est dans la nuit qu’est instituée l’eucharistie et que Jésus va au bout de la confiance en son Père, à Gethsémani. Même la mort de Jésus sur la croix met en scène l’obscurité de la nuit, pour les évangélistes Matthieu (27, 45) et Luc (23, 44). Enfin bien sûr, la résurrection a lieu de nuit, entre la fin du sabbat et l’aube du premier jour de la semaine (Mt 28, 1).

Que fait l’homme de la Bible durant la nuit ?

Bien d’autres fameux moments de la révélation biblique ont pour cadre la nuit. Nombre d’entre eux peuvent être lus du point de vue de l’itinéraire personnel d’hommes ou de femmes qui cherchent Dieu ou qui sont cherchés par lui. C’est la nuit que l’homme « baisse la garde », est moins vigilant. Le surmoi desserre son étreinte, dirions-nous aujourd’hui, laissant l’inconscient s’exprimer dans les rêves.

Dans la nuit, le cœur de l’homme, son désir, se dévoile. La Bible prête attention, comme les peuples environnant Israël, aux songes, et est sensible à leur ambiguïté. L’évangéliste Matthieu toutefois se plaît à montrer Joseph le juste guidé par Dieu à travers des songes. C’est la réceptivité de l’homme fidèle dont le désir est ajusté à Dieu qui est ainsi soulignée.

La nuit dans la Bible met en évidence le besoin humain d’intériorité, et souvent, le rapport personnel à Dieu. Le mystérieux combat de Jacob, de nuit, avec « quelqu’un » – une façon de désigner Dieu – (Gn 32, 23-33), est ainsi un tournant dans la vie de cet homme de désir qui sort du combat « fort contre Dieu (2) ».

La Bien-aimée du Cantique des Cantiques, magnifique figure de femme amoureuse en quête du Bien-aimé à travers la ville, dans la nuit, est une référence privilégiée des auteurs mystiques (saint Bernard, saint Jean de la Croix…) : si Dieu comble son bien-aimé, il échappe également à toute prise. La dimension nuptiale de l’union à Dieu apparaît clairement également dans la parabole des dix vierges qui attendent l’époux à son retour des noces (Mt 25, 1-13) : « Au milieu de la nuit, un cri retentit : Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! » La parabole donne à méditer la vérité du désir des unes et des autres.

La figure du pharisien Nicodème, qui vient de nuit trouver Jésus (3, 1-21) selon l’évangéliste Jean, illustre un autre aspect de la recherche spirituelle, la quête de la vérité de Dieu. « Celui qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3, 21).

Christophe Chaland

La Croix

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,7-15.

En ce temps-là, Jésus disait aux douze Apôtres : Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.
Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr . L'Unité de l'Église, § 24 (trad. cf coll. Pères dans la foi, n°9) 

 

« Que votre paix vienne sur elle »

 

L'Esprit Saint nous donne cet avertissement :

-« Où est l'homme qui désire la vie, épris du jour où voir le bonheur ?

Garde ta langue du mal, tes lèvres des paroles trompeuses.

Évite le mal, fais le bien, recherche la paix et poursuis-la » (Ps 33,13-15).

Le fils de la paix doit chercher la paix et la poursuivre ; celui qui connaît et aime le lien de la charité doit garder sa langue du mal et de la discorde.

Parmi ses commandements divins et ses enseignements de salut, le Seigneur, à la veille de sa Passion, a ajouté ceci :

-« Je vous laisse la paix ; c'est ma paix que je vous donne » (Jn 14,27).

Tel est l'héritage qu'il nous a légué : tous les dons, toutes les récompenses qu'il nous a promis, il les a liés au maintien de la paix.

Si nous sommes les héritiers du Christ, demeurons donc dans la paix du Christ ; si nous sommes les enfants de Dieu, nous devons être pacifiques :

-« Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).

Il faut que les enfants de Dieu soient pacifiques, doux de cœur, simples en paroles, en parfait accord par l'affection, unis fidèlement par les liens de l'unanimité. 


Cette unanimité a existé jadis sous les apôtres (Ac 4,32).

De même, le nouveau peuple des croyants garde les commandements du Seigneur et maintient la charité.

La preuve est dans l'Écriture qui dit :

-« La multitude des croyants avait un seul cœur et une seule âme » (Ac 4,32).

Et encore :

-« Tous, d'un seul cœur, participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères » (1,14).

D'où l'efficacité de leurs prières ; d'où leur confiance qu'ils obtiendraient tout ce qu'ils demandaient à la miséricorde du Seigneur.

 

Jeudi 9 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 21:34
Aux Etats-Unis, il y a aujourd’hui 500.000 embryons congelés, non-utilisés par les familles souhaitant pratiquer une fécondation in vitro. Quelques institutions américaines proposent de les vendre aux couples souffrant de double infertilité. Le prix : jusqu'à 20.000 dollars. Une somme qui rend plus concret le débat moral autour de l'objectivisation de la vie humaine.

Aux Etats-Unis, il y a aujourd’hui 500.000 embryons congelés, non-utilisés par les familles souhaitant pratiquer une fécondation in vitro. Quelques institutions américaines proposent de les vendre aux couples souffrant de double infertilité. Le prix : jusqu'à 20.000 dollars. Une somme qui rend plus concret le débat moral autour de l'objectivisation de la vie humaine.

Atlantico : Quels problèmes éthiques ce procédé de vente des embryons congelés non-utilisés soulève-t-il ?

Alexandra Henrion-Caude : En tant que scientifique co-responsable au nom de ma communauté, mais aussi en tant que mère, je souffre de notre indifférence vis-à-vis de ces millions d’embryons dont la vie est cryo-conservée. Ces vies ne sont-elles donc pas notre responsabilité? Ne devons-nous pas réfléchir à ces vies mises artificiellement en "pause". On pourrait les décrire dans une sorte de "coma réfrigéré".

Vous me dites 20.000 dollars ?

Des soldes seront-elles envisagées ? Un nouveau produit est donc sur le marché : il s’appellera Emma, Lucas, Chloé ou Hugo. Il, ou elle, est très jeune et totalement vulnérable. Cette fois, nous le comprenons : il s’agit d’une nouvelle forme d’esclavage permettant de monnayer la vie de millions d’hommes et de femmes, dès un stade très précoce de leur développement. Les esclaves connaissaient leurs origines. Ceux-là ne les connaitront probablement même pas.

Vous mentionnez 500.000 embryons congelés mais il s’agit là d’estimations. Elles sont supérieures à ce que vous indiquez puisque l’estimation est de 625.000 embryons pour l’Amérique. En France, j’ai beau chercher cette information, je ne la trouve nulle part. Les rapports d’activité ne sont pas renseignés depuis 2010 et d’après un audit de l’Agence de la Biomédecine, les registres ne sont même pas tous numérisés…

Le tout dans l’indifférence totale de notre société, et notre entretien restera, vous m’excuserez mais je le pense, poste restante. Alors même que nous sommes tous concernés et que ce n’est évidemment pas une affaire de spécialistes.

Quelle différence y a-t-il avec un don d’ovocytes ou de sperme ?

Paradoxalement, cette mise sur le marché d’êtres humains outre-Atlantique se déroule alors même que nous sommes en pleine actualité d’un appel publicitaire à la radio de dons de gamètes financé par l’Agence de la Biomédecine sous le contrôle du Ministère de la Santé. Autrement dit, alors même que nous sommes dans l’embarras de gérer ces centaines de milliers d’embryons dans leurs containers, nous nous permettons d’en générer davantage… Une aberration supplémentaire dont notre système à la française se rend capable mais qui touche à l’intimité des femmes. Le don de gamètes est tout sauf banal et il est traité avec une légèreté et une désinvolture révoltante. Aimez-vous offrir des fleurs ou des chocolats nous demande le site officiel ? Alors vous êtes candidat pour donner vos ovocytes, prendre en gros 2 semaines de congés pour mener l’entreprise à bien et subir le choc d’un traitement hormonal d’une dizaine de jours et une intervention sous anesthésie générale… et d’un âge de ménopause nécessairement avancé… Et on ose parler de don anodin.

Les familles pourront s'appuyer sur des contrats qui régiront ce type de "transaction". Quels en sont les principaux risques juridiques ?

Vous me parliez précédemment d’éthique. Je pense que c’est au-delà de l’éthique. Il s’agit d'une responsabilité collective que nous avons vis-à-vis de ces embryons humains.

Je trouve indécent de parler des risques juridiques quand, par simple bon sens, le risque est porté sur notre propre humanité. Qui sommes-nous ? Qui étions-nous ? Que serons-nous si nous ne réagissons pas à cette étape supplémentaire dans l’instrumentalisation de la vie d’autrui ? Non, pardon. Même pas l’instrumentalisation mais une totale chosification, avec un coût : 20.000 dollars. Peut-être qu’avec un coût plus important, les centres vous offriront de choisir la couleur des yeux, le QI des géniteurs etc….

Quid des liens de parenté des enfants issus de ce type de fécondation ?

Comme je vous le disais : les esclaves connaissaient la plupart du temps leurs origines. Ici, on nie l’humanité à ces embryons humains qui deviennent l’objet d’une offre supplémentaire sur un marché économique. Dans ces conditions, je ne parviens pas à comprendre comment on peut s’investir comme parents, ni quel regard l’enfant -même aimé- portera sur ceux qui l’ont acheté 20.000 dollars. Avec ces dérives successives, c’est le lien qui unissait tous les hommes de cette terre les uns aux autres en tant qu’êtres humains, dans l’histoire commune de leur naissance après l’union d’un homme et d’une femme qui se désintègre. Réagissons ! J’avais lancé, au travers de "science-en-conscience" une alerte à la conscience scientifique il y a quelques années réunissant plusieurs centaines de collègues. N’est-ce pas un SOS qu’il faudrait aujourd’hui lancer ?


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/et-maintenant-adoption-embryons-congeles-alexandra-henrion-caude-2205438.html#eMle9AZBd2XoSdzW.99

Qui est le Docteur Alexandra Henrion-Caude? Dr Alexandra Caude est directrice de recherche à l’Inserm à l’Hôpital Necker. Généticienne, elle explore les nouveaux mécanismes de  maladie, en y intégrant l’environnement. Elle enseigne, donne des conférences, est membre de conseils scientifiques.  Créatrice du site internet science-en-conscience.fr, elle est aussi l'auteur de plus de 50 publications scientifiques internationales. Elle préside l’Association des Eisenhower Fellowships en France, et est secrétaire générale adjointe de Familles de France.

Qui est le Docteur Alexandra Henrion-Caude? Dr Alexandra Caude est directrice de recherche à l’Inserm à l’Hôpital Necker. Généticienne, elle explore les nouveaux mécanismes de maladie, en y intégrant l’environnement. Elle enseigne, donne des conférences, est membre de conseils scientifiques. Créatrice du site internet science-en-conscience.fr, elle est aussi l'auteur de plus de 50 publications scientifiques internationales. Elle préside l’Association des Eisenhower Fellowships en France, et est secrétaire générale adjointe de Familles de France.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 21:02
A l’écoute de la voix du silence fin, contemplant le visage des Fraternités Artisans de Paix telles qu’elles émergent ici et maintenant, providentiellement…

A l’écoute de la voix du silence fin, contemplant le visage des Fraternités Artisans de Paix telles qu’elles émergent ici et maintenant, providentiellement…

L'Association ARTISANS DE PAIX

www.artisans-de-paix.org

63ème  LETTRE TRIMESTRIELLE :

CHOISIS LA VIE ET TU VIVRAS… TU DEVIENDRAS UNE VOIE DE LA PROVIDENCE :

A l’écoute de la voix du silence fin, contemplant le visage des Fraternités Artisans de Paix telles qu’elles émergent ici et maintenant, providentiellement…

Telle est la Voie des Artisans de Paix.

"Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d'un vase, ou ne la met sous un lit ; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.

Car il n'est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour." Luc 8,16.

La Voie des Artisans de Paix est semblable à un arbre qui s’élève vers le ciel et étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre.

Je dédie cette lettre à celles et ceux qui de loin ont aperçu, aperçoivent ou apercevront la Voie des Artisans de Paix et  qui sont venus, viennent ou viendront y faire leur nid et l’illuminer de leurs voix…

Une voie de crête entre deux abimes, intériorité et l’extériorité auto-référencés

Non, la Voie des Artisans de Paix n’est pas un chemin ésotérique réservé à quelques initiés qui, dans le secret, transcenderaient les religions. Elle n’est pas non plus un chemin exotérique de soumission sociétale aux figures actuelles des religions, lesquelles varient dans l’espace et le temps. Elle est un chemin de crête entre ces deux abimes, un chemin où intériorité et extériorité se marient sans jamais s’annihiler, un chemin d’ « équilibration majorante » entre les deux. « Majorante » signifie que l’équilibration en question, porte des fruits de croissance semblables à ceux d’un arbre approfondissant d’autant mieux ses racines dans la terre, qu’il s’élève vers le ciel et étend ses branches à l’horizontale où les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid.

Béatrice Mauger est semblable à un oiseau du ciel qui aurait découvert l’arbre de vie des Artisans de Paix. Française de naissance, consacrée par l’évêque de Tyr, vierge-ermite à Al Qaouzah qui signifie « arc-en-ciel », Béatrice est engagée dans « un projet d'alliance de réconciliation et de pont entre les hommes, entre Dieu et les hommes, entre les hommes et la création », selon ses propres propos. Al Qaouzah se trouve au Sud Liban, dans la zone frontière avec Israël, terre d’épreuves où la paix est imposée par la Finul. La petite ville fait face au mont Hermon considéré par les Libanais comme le mont de la Transfiguration. Béatrice a découvert Artisans de Paix par son site. Elle a écrit le 13/02/2014 à Paula Kasparian qui lui a répondu le jour même, avec reconnaissance et enthousiasme.

Le 15/02/2014, Béatrice écrivait à Paula : « Grande joie vraiment que cette rencontre...Toucher de deux esprits, de deux vives flammes jumelles brûlant du même Buisson Ardent et sous le même Souffle. Ce double charisme est la voie royale pour "conduire les hommes sur le chemin de la paix" cantique de Zacharie, j'en suis intimement convaincue. Sur cette voie de la Voix du Silence, voudriez-vous devenir la voix de mon silence? Très unie ». Une correspondance assidue s’est établie entre ces deux femmes qui se sont reconnues comme « sœurs mystiques ».

Une voie de noces entre intériorité et extériorité,

Où celui ou celle qui parle demeure à l’écoute de la voix du silence

Ce  double charisme dont parle Béatrice, n’est-ce pas la voie royale du mariage entre intériorité et extériorité ? La prière silencieuse d’une laure monastique à Al Qaouzah et la parole des Artisans de Paix appelée à s’étendre sur toute la terre ? L’enracinement qui ne cesse de s’approfondir dans une tradition spécifique et l’ouverture aux autres, sans jamais trahir les régulations des dites traditions ? La participation obéissante de chacun(e) à la venue au monde d’un visage nouveau de la tradition dont il ou elle est témoin ?  Pourvu que la parole de celui / celle qui parle, soit celle de quelqu’un qui écoute…

Béatrice a participé à la retraite Artisans de Paix du 5 au 7/12/2014 au Carmel d’Avon. Chacune de nos retraites et celle-ci en particulier a  alerté les Artisans de Paix, quant à l’impératif de vigilance pour ne sombrer dans aucun abime, fût-ce celui de l’intériorité. Si la conscience du monde extérieur (1) court le risque d’idolâtrer le serpent des ténèbres (2) en mettant la main sur l’être (3), la conscience du monde intérieur (4) court celui de se laisser fasciner par le serpent des ténèbres transformé en serpent de lumière (5) : l’intériorité pure court toujours le risque de se laisser abuser par la lumière qu’elle est mais qui n’est rien par elle-même ; elle court le risque d’une illusoire toute puissance (6), qui ne va pas manquer de se heurter à l’épreuve salutaire de la réalité des traditions qui vont ou non la vérifier au sens propre de la faire vraie dans une histoire.  

« On reconnait un arbre à ses fruits » disent les traditions. L’intériorité vraie porte des fruits de société… C’est pourquoi elle est toujours à la frontière entre l’intériorité et l’extériorité : là où soi-même est comme un autre ; là où sont donnés des frères et des sœurs dans l’espace et dans le temps; là où l’Eternel (Dieu pour certains, la Réalité ultime pour d’autres) et l’homme ou la femme, là où l’homme et la femme, là où les frères, les sœurs sont un en étant deux. Ce qui est le propre de l’Amour. Il se manifeste toujours très concrètement, dans l’unité plurale des Artisans de Paix.

Celle-ci prend le visage de la Fraternité Eucharistique des Artisans de Paix à Al Qaouzah, là  où Béatrice Mauger a construit des ermitages « Fraternité Ibrahim – Artisans de Paix » sous le signe de l’évangile de la syro-phénicienne (7).  Devra naitre une association de fidèles de droit pontifical à vocation œcuménique et interreligieuse, pour que se vérifie (au sens de se faire vraie) la Fraternité Eucharistique des Artisans de Paix, si Dieu le veut. Nous ne sommes rien sans la Providence, mais la Providence attend un petit pas de notre part pour venir à notre rencontre. Nous rendons grâce pour le saut dans la foi de Béatrice qui a construit ces ermitages. A nous d’écrire le projet d’association de fidèles de droit pontifical à soumettre aux autorités compétentes pour la reconnaitre.

Une voie de paix entre les nations dont l’avenir est lié à celui de Jérusalem

Suite au premier pèlerinage Artisans de Paix à Jérusalem en novembre 2012, je fus invitée par Mme  Naomi Tsur, alors maire adjoint de Jérusalem, à intervenir à un symposium sur les pèlerinages qui eut lieu en avril 2013  à Jérusalem.  C’est alors que je compris que la paix viendra de Jérusalem pour le monde entier ou ne sera pas.  A Jérusalem plus qu’ailleurs, dans cette ville trois fois sainte où un groupe Artisans de Paix se trouvait en 2012 sous une rafale de roquettes, nous avons ressenti plus que jamais, que Juifs, Chrétiens et Musulmans sont d’autant plus justes qu’ils remontent chacun au cœur de sa tradition et font chœur avec celles des autres. Nous sommes repartis avec cette certitude que la vocation des Artisans de Paix et celle de la ville de Jérusalem sont unes.

Françoise Tibika-Apfelbaum, docteur de l’Institut de Chimie de l’Université Hébraïque de Jérusalem, découvrit sur internet la trace du propos que j’avais tenu à Jérusalem en 2013 et voulut savoir qui les avait écrits. Elle tomba sur le site Artisans de paix. Le21 mai 2015, elle m’écrivit : « C'est avec grand plaisir que j'ai découvert votre site et votre association. Je voulais vous demander pourquoi vous avez choisi le Sinaï pour construire le sanctuaire des trois religions plutôt que Jérusalem? » 

Je lui répondis ceci : « Croyez-vous à la Providence? C’est elle qui guide l’itinéraire des Artisans de Paix. Un itinéraire spirituel est pragmatique, ouvert à l’Esprit qui souffle où Il veut… Le choix du Sinaï fait par Madeleine Frapier en 1994, n’est pas exclusif de Jérusalem. Telle que l’histoire se trame, la réalisation d’un Centre Artisans de Paix au Sinaï est actuellement impossible, pour des raisons politiques. Nous envisageons la possibilité d’un Centre en Jordanie, au bord du Jourdain, au lieu dit du Passage du Peuple Hébreu vers la Terre Promise, de l’ascension d’Elie et du Baptême du Christ. Nous retrouverions en ce lieu, tous les symboles qui rallient les Artisans de Paix au Sinaï: la mémoire de Moïse, d’Elie et des récits évangéliques de la Transfiguration, devenus le paradigme des Artisans de Paix. Une autre possibilité s’est ouverte, toujours pragmatiquement, et des ermitages pour la paix sont en construction à Al Qaouzah, au Sud Liban, près de la frontière avec Israël, dans la zone occupée par la Finul. Nous avons alors compris qu’il y aurait plusieurs Centres Artisans de Paix dans le monde. Si une opportunité se présentait à Jérusalem, nous en serions très heureux./…/ Si vous êtes intéressée par le Projet Artisans de Paix et voulez bien nous relayer à Jérusalem, travaillons ensemble. » La réponse ne s’est pas fait attendre.

Une voie de promptitude parce que la paix ne peut pas attendre

Françoise Tibika est venue à Paris où nous nous sommes rencontrées. Nous nous sommes reconnues comme « sœurs promises ». Elle m’a dédicacé son livre « Conscience moléculaire - De la conscience individuelle à la conscience universelle » (collection Science et conscience, éd. Le temps présent) en ces termes : « A ma sœur chérie, enfin retrouvée ». Fille d’un rabbin mystique, engagée elle-même dans l’approfondissement spirituel de sa propre tradition, elle m’a donné le livre de Moïse Hayyim Luzzato, « Le sentier de rectitude » (collection Sagesses, PUF), un livre  de référence pour elle.

Invitée à être présente à un Conseil d’Administration des Artisans de Paix, la qualité de sa personne et la pertinence de sa proposition de s’engager auprès de nous pour créer un groupe Artisans de Paix à Jérusalem ont obtenu l’assentiment du Conseil à l’unanimité. Les membres du Conseil ont été touchés non seulement par la force de son enracinement dans la tradition juive et sa présence à Jérusalem, mais aussi par sa qualité de scientifique qui répond au Projet initial des Artisans de Paix de rassembler Juifs, Chrétiens, Musulmans et Scientifiques contemplatifs afin de prier pour la paix.

Membre du réseau Science et Conscience, elle pourrait publier son prochain livre en préparation dans notre collection Artisans de Paix à naitre aux éditions franciscaines. En tant que chimiste, elle nous rappelle ce constat que l’énergie est incréée (1erprincipe de la thermodynamique). Ce que le père de la chimie moderne, Lavoisier (1743-1794), a exprimé ainsi « rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme » (8). Cependant, « bien que l’énergie soit indestructible, elle s’émiette lors des transformations énergétiques et « c’est ce phénomène qui est à l’origine de la crise d’énergie qui menace le monde» (9) : l’entropie du monde ne cesse d’augmenter (2nd principe de la thermodynamique qui correspond à la « flèche du temps » qui aurait été lancée lors de la naissance de notre univers). Si le désordre se fait tout seul (régi par les lois de la probabilité), l’ordre demande un effort d’organisation aussi improbable que la vie.

Une voie qui choisit la Vie qui engendre la vie, toujours de façon incertaine et improbable

Un système vivant n’est pas en équilibre avec son entourage : il se dirige vers l’improbable, vers l’incertitude, vers la vie qui engendre la vie, contrairement à la matière inerte qui se dirige vers l’équilibre, c'est à dire l'état  le plus probable, là où  réside la mort. Françoise Tibika attire notre attention sur le fait que chacune des molécules de la matière peut "choisir" la direction de son évolution lors de ses échanges avec le monde extérieur : elle peut se diriger vers l’équilibre, vers l’état le plus probable, là où réside la mort, ou vers « cette complicité des molécules de maintenir l’intégrité de leur édifice moléculaire, leur attraction vers l’improbable, vers l’incertitude (pour ne pas dire vers l’aventure), là où réside la vie éternelle, car en effet si notre vie à nous est éphémère, la vie elle, semble aussi éternelle qu’une pierre » (10).

La pensée de Françoise Tibika me fait penser à celle de Pierre Teilhard de Chardin qu’elle ne connaît pas encore. Françoise Tibika nous dit que  tout organisme vivant est un système informé dont notre entendement ne connaît qu’une infime partie. J’ai souvent éprouvé que le corps est infiniment plus conscient que le mental, d’où l’appellation de « Toucher de l’Esprit » devenue familière aux Artisans de Paix. Pierre Teilhard de Chardin, paléontologue,  parle de l’Esprit au cœur de la matière et du point oméga qui attire l’univers vers une complexification croissante.

Je cite un extrait de « l’Avenir de l’Homme » de Pierre Teilhard de Chardin : “L'avenir de la Terre n'est pas à chercher dans la contemplation d'une même vérité, ni d’un même idéal, ni dans l’assouvissement d’un désir suscité par quelque envie ou besoin matériel, mais dans l’attrait exercé par les personnes entre elles.  Il s’agit de la rencontre de centre à centre, de cœur à cœur, des unités humaines, vers un esprit nouveau, un esprit d’amour.”

Une voie d’ouverture à l’Energie incréée qui attire les énergies crées régies par l’entropie vers leur transfiguration, ce que nous appelons ici « devenir une voie de la Providence »

Le pouvoir d’attraction de la Vie éternelle qui motive les Artisans de Paix dans leurs vies ordinaires, leur fait sentir et gouter les temps messianiques à l’œuvre parmi eux : marchant en présence de l’Eternel ici et maintenant, ils deviennent une image de l’avenir au présent. Ce sentiment a été reconnu par l’ensemble des membres du Conseil d’administration qui se sont rassemblés en présence de Françoise Tibika et par Françoise elle-même. Il sera le thème du cycle de l’an prochain.

Sans doute est-ce ce sentiment de l’avenir au présent qui a poussé Béatrice à cette réalisation improbable d’ermitages pour la paix au Sud Liban et qui motive Françoise pour créer un groupe Artisans de Paix à Jérusalem…

Je dédie donc cette lettre à notre sœur mystique bien aimée, Béatrice Mauger, fondatrice d’ermitages pour la paix au Sud Liban, lesquels devraient donner à la Fraternité Eucharistique des Artisans de Paix, un visage incarné improbable à la frontière Liban / Israël….

Je dédie aussi cette lettre à notre sœur promise enfin retrouvée,  Françoise Tibika-Apfelbaum,  en travail de gestation d’un groupe Artisans de Paix à Jérusalem, qui devrait donner à la Fraternité Toraïque des Artisans de Paix sa dimension théophanique, tout autant improbable de mère des peuples….

Je la dédie encore aux sœurs ou frères mystiques espérés pour que se déploient dans le monde, un  visage inédit des Fraternités Islamique et Bouddhique des Artisans de Paix, si telle est la volonté de Dieu. Nous nous en remettons à Sa Providence, attirés vers ce qui est incertain aux yeux du monde, et qui cependant est le seul choix possible si nous désirons vivre …

Bon été à chacun et à tous.

Nice le 29 juin 2015,

Paula Kasparian, Présidente des Artisans de Paix.

 

[1] Conscience d’objets.

[2] Qui, dans la Bible, symbolise l’herméneute.

[3] Lorsqu’il est assimilé à une catégorie, ce que signifie la métaphore biblique de « manger le fruit de l’arbre de la connaissance ».

[4] Conscience de soi.

[5] L’herméneute qui prend la figure de l’auto-conscience, le Soi.

[6] L’illusion de la toute puissance de la conscience illuminée par la présence divine est encore plus grave que les illusions ordinaires.

[7] Qui nous raconte, à l’occasion d’une rencontre singulière homme / femme, la prise de conscience très concrète par Jésus, qu’il n’est pas venu pour le peuple juif seulement mais pour l’ensemble des nations. Nous devons manifester aujourd’hui qu’il n’est pas venu pour les Chrétiens d’une tradition particulière seulement, ni même pour l’ensemble des Chrétiens, mais pour l’ensemble de l’humanité, voire du cosmos en cours de transfiguration.

[8]Françoise Tibika,  Conscience moléculaire, coll. Science et conscience, éd. Le temps présent, Agnières (France) 2014, p.53

[9] Op. cit., p.59

[10] Op. cit., p.74.

 
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 17:14
Pèlerinage à N-D de Miséricorde, Alençon (Parents de Ste Thérèse), SAINTE ANNE D’AURAY et MALESTROIT (Mère Yvonne aimée) les 2 et 3 Août.

Pèlerinage à N-D de Miséricorde, Alençon (Parents de Ste Thérèse), SAINTE ANNE D’AURAY et MALESTROIT (Mère Yvonne aimée de Jésus) les 2 et 3 Août.


* Dimanche 2 : Messe Syriaque au Monastère N-D de Miséricorde et pèlerinage à Alençon (Louis et Zélie Martin, parents de Ste Thérèse),

*Lundi 3: Pèlerinage à SAINTE ANNE D’AURAY, MALESTROIT (Mère Yvonne-aimée de Jésus),

Offrande tout compris : 150 euros.
(20 euros d’arrhes à l'inscription)


Inscrivez-vous au:
Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde,
Brévilly,
61300 CHANDAI
Tel: 0233247958
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 15:56
Stage d’Iconographie Copte, du 29 AOÛT au 6 SEPTEMBRE 2015/ "L‘Incarnation de la Lumière" /  INSCRIVEZ-VOUS !

 

 

L‘Incarnation de la Lumière

Stage d’Iconographie Copte

L’Icône Egyptienne : Ses racines pharaoniques, son histoire, son renouveau, son contenu théologique, ses techniques, son sens symbolique et spirituel.

 

 

Du 29 AOUT au 6 SEPTEMBRE 2015,

par Armia Naguib MATTA WASSEF, Chef Atelier au Patriarcat Copte-Orthodoxe  et disciple d’Isaac FANOUS, sous la Superevision du Pr Ashraf SADEK, Professeur d’Egyptologie et Directeur du « Monde Copte ».

 

 

 

Frais d’inscription 150 Euros

(Hébergement: Offrandes libres)

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde, Brévilly.

61300 CHANDAI . Tel :02.33.24.79.58

Courriels asstradsyrfr@laposte.net

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

BULLETIN D’INSCRIPTION:

 

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Prénom:…………………………………………………

 

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…………

 

L‘Incarnation de la Lumière

 

Stage d’Iconographie du Du 29 AOUT au 6 SEPTEMBRE

Qui sera donné au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde.Brévilly.61300 CHANDAI.

 

Règlement: 150 euros (50 euros d’arrhes à l’inscription). Veuillez libeller vos chèques à l’ordre du „Monde Copte“                                           

          (Hébergement: Offrandes libres)

 

Si vous désirez une chambre seule, veuillez le préciser à l’inscription. Merci.

 
Stage d’Iconographie Copte, du 29 AOÛT au 6 SEPTEMBRE 2015/ "L‘Incarnation de la Lumière" /  INSCRIVEZ-VOUS !
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 15:31
 JUILLET- AOUT   2015.   Programme Général des R.D.V Liturgiques de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone:

 

 

JUILLET:

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

*SAUMUR -ANGERS (49) :

*Samedi 18 Juillet, EXEPTIONELLEMENT,

Messe à 10h30 en la Paroisse Saint Martin (généreusement prêtée par l’Eglise Orthodoxe de France) suivie d’un partage fraternel avec les paroissiens de cette Eglise. Baptême de l’enfant LEMARDELE-PACORY à 15 h. Pour tous renseignements : 02.33.24.79.58

*YVETOT(76) :

-Samedi 18 Juillet. Messe à 10h30 Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS (0613105663).

*JAULDES(16) :

-Dimanches 12 et 26 Juillet, Messe à 10h30 suivie de la BENEDICTION DES VOITURES ‘HONNEUR DE ST CHRISTOPHE, réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

LOURDES (65) :

Suppression de la Messe à Lourdes ce mois-ci..

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 25 Juillet, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30 

AOUT:

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

Du 2 au 3 AOUT PELERINAGE à SAINTE ANNE D’AURAY, MALESTROIT (Mère Yvonne-aimée de Jésus), L’Abbaye de LANDEVENEC.

Offrande tout compris : 150 euros.

 

*Dimanche 2 Aout, Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

Week-end de Pèlerinage de l’Assomption à Notre-Dame de Miséricorde :

*Samedi 15 : 10h30, Messe Pontificale et Procession du 15 AOUT. Renouvellement de la Consécration de la France à Marie suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

*Dimanche 16, 10h30 Messe (Quadisha Qurbana) suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

*NANTES (44) :

*Pas de Messe à Nantes en Aout. Groupe de prière St Charbel, (Mme Maria-Annick Chamberlain), 6 Rue de la Fauvette. 44 NANTES.

*YVETOT(76) :

-Samedi 22 Aout. Messe à 10h30 Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS (0613105663).

*JAULDES(16) :

-Dimanches 9 et 23 Aout, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

LOURDES (65) :

-Dimanche 30 Aout, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 22 Aout, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30 

 

 

 

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L’Icône Egyptienne : Ses racines pharaoniques, son histoire, son renouveau, son contenu théologique, ses techniques, son sens symbolique et spirituel.

 

 

Du 29 AOUT au 6 SEPTEMBRE 2015,

par Armia Naguib MATTA WASSEF, Chef Atelier au Patriarcat Copte-Orthodoxe  et disciple d’Isaac FANOUS, sous la Superevision du Pr Ashraf SADEK, Professeur d’Egyptologie et Directeur du « Monde Copte ».

 

 

 

Frais d’inscription 150 Euros

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Monastère Syriaque N-D de Miséricorde, Brévilly.

61300 CHANDAI . Tel :02.33.24.79.58

Courriels : asstradsyrfr@laposte.net

 

 

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