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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:48
INVITATION à la Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible" le 18 juin Collège au Bernardins-Paris 5ème

Chers amis.
Depuis Angoulême (Plus précisément au petit village de Jauldes distant d'une vingtaine de kilomètres de la "Capitale de la BD") où je dessers aujourd'hui nos fidèles de cette région, j''encourage les parents et jeunes ("De sept à Soixante dix sept ans") membres ou amis de notre chère Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas à se procurer cette BD et, le 18 Juin - pourquoi pas ?- se la faire dédicacer aux Bernardins. Aloho m'barekh.
+Mor Philipose-Mariam

 

Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible"

18 juin

Collège les Bernardins-Paris 5ème

INVITATION à la Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible" le 18 juin Collège au Bernardins-Paris 5ème
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 05:29
SAGESSE CHRÉTIENNE EN FAMILLE

« L’éducation des enfants commence dès l’instant de leur conception. Le fœtus, dans le ventre de sa mère, entend et ressent tout. Oui, il entend, et il voit avec les yeux de sa mère. Il perçoit les mouvements et les sensations de celle-ci, même si son esprit ne s’est pas encore développé. Le visage de la mère se couvre-t-il d’une ombre, ténébreux est aussi l’enfant. La mère s’énerve-t-elle, il s’énerve aussi. Tout ce que la mère ressent – chagrins, douleur, peur, angoisse, etc. -, l’enfant le vit aussi. Si la mère ne veut pas de ce fœtus, si elle ne l’aimer pas, celui-ci le ressent, des blessures de sa petite âme en résultent, qui l’accompagnent toute sa vie durant. C’est le contraire qui se produit si la mère est dans des sentiments de sainteté. Si elle a des sentiments de joie, de paix, d’amour envers le fœtus, elle les lui transmet par une voie mystérieuse, de la même manière que cela se passe avec les enfants déjà nés. C’est pour cette raison-là que la mère doit prier beaucoup dans le temps de la gestation.

[…] Ce qui sauve et fait de bons enfants c’est la vie des parents dans la maison. Les parents doivent s’abandonner à l’amour de Dieu. Ils doivent devenir saints, auprès de leurs enfants : par leur douceur, leur patience, leur amour. Chaque jour, qu’ils inspirent à leurs enfants un ordre nouveau, une ardeur nouvelle, enthousiasme et amour. La joie qui leur en reviendra, la sainteté qui les aura visités feront rejaillir la grâce sur leurs enfants. D’une manière générale, ce sont les parents qui portent la responsabilité de la mauvaise conduite des enfants. Ce ne sont ni les conseils, ni la discipline, ni la sévérité qui peuvent les sauver. Si les parents ne font aucun effort de sanctification, s’ils ne luttent pas, ils commettent de grandes fautes et transmettent le mal qui est en eux. Si les parents ne vivent pas une vie de sainteté, s’ils ne parlent pas avec amour, le diable fait souffrir les parents par la réaction de leurs enfants. L’amour, l’harmonie des cœurs, la bonne entente entre les parents, voilà tout ce qu’il faut pour les enfants. C’est là une grande assurance, une grande sécurité.

[…] C’est au sein de la famille que se situe une grande part de responsabilité touchant à l’état spirituel de l’être humain. […] Parents, priez en silence, élevant vos bras vers le Christ et embrassant ainsi vos enfants d’une manière mystique. Et s’ils commettent des actes d’indiscipline, prenez certaines mesures pédagogiques, mais n’exercez pas de pression sur eux. Priez surtout. »

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 05:23
L’EMBRYON ET LES CHRÉTIENS DES PREMIERS SIÈCLES

(Source: "Sagesse Orthodoxe)

La société civile dans laquelle nous sommes appelés à vivre se montre particulièrement réactionnaire en cequi concerne le mystère de la vie. Elle tend à remettre en question la position généreuse de la foi chrétienne en faveur de l’enfant et de la femme. Dès les premiers siècles les écrivains chrétiens ont pris position pour la protection de l’embryon. C’est ce que montre L’embryon au IIème siècle de Philippe Caspar (Paris, 2002).

On attribue quelquefois à saint Grégoire de Nysse le postulat selon lequel, si l’homme est composé d’une âme et d’un corps, ces deux éléments commencent nécessairement à exister au même moment. « Or ce principe remonte non pas au Cappadocien, mais beaucoup plus avant dans le temps, à Tertullien et, à travers ce dernier, aux apologistes. C’est en effet Tertullien qui le premier a proposé une définition philosophique symétrique de la conception et de la mort : » … c’est à partir du dernier instant de la vie qu’il faut réfléchir sur le premier : si la mort ne peut être définie que comme la disjonction du corps et de l’âme, le contraire de la mort, la vie, n’aura d’autre définition que la jonction du corps et de l’âme… : l’une et l’autre substances viennent à la vie en même temps »… Dès son accession à l’expression philosophique, le message chrétien a senti le besoin de dire sa spécificité sur la question de l’embryon. » (p. 98).

Selon Tertullien, les substances de l’âme et du corps sont conçues en même temps : « C’est en même temps que toutes deux sont conçues, achevées, menées à leur perfection, voilà ce que nous affirmons » (De Anima, XXVII, 1).

« …l’ensemble des Pères défendra une coexistence originaire des deux principes dès la conception… les apologistes inaugurent une véritable tradition en matière de statut de l’embryon humain. Sur le plan théologique, la question du statut de l’embryon humain est articulée dès Justin à des problèmes de dogmatique. Le premier lien qui s’établit est celui entre embryologie et eschatologie. À vrai dire, il était déjà présent dans certains textes de l’Ancien Testament, dans les Évangiles, dans le Talmud et chez Paul. Avec Justin, il devient le lieu de développements proprement métaphysiques. La réalité du surgissement d’un être parfaitement constitué à partir d’une goutte de semence – c’est le mystère du développement embryonnaire – sert de paradigme pour penser la foi en la résurrection corporelle » (p.156).

Révolutionnaire par rapport aux pratiques inhumaines de la société païenne, la pensée chrétienne concernant le statut de l’embryon s’est développée dans la tradition patristique, notamment chez saint Maxime le Confesseur (cf. Jean-Claude Larchet, Pour une éthique de la procréation, Paris, 1998, p. 110). Lire aussi la thèse soutenue par Père Jean Boboc sur ce sujet et ses conséquences pour les débats contemporains.

L’EMBRYON ET LES CHRÉTIENS DES PREMIERS SIÈCLES
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:21
Dimanche 14 Juin 2015 Lectionnaire Liturgique: Troisième dimanche après la Pentecôte

Dimanche 14 Juin 2015

Lectionnaire Liturgique:

Troisième dimanche après la Pentecôte

Saint Qurbana

·

o Actes 13:26-39 :

  • 26 Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
  • 27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
  • 28 Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
  • 29 Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
  • 30 Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
  • 31 Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
  • 32 Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
  • 33 Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
  • 34 De fait, Dieu l’a ressuscité des morts sans plus de retour à la condition périssable, comme il l’avait déclaré en disant : Je vous donnerai les réalités saintes promises à David, celles qui sont dignes de foi.
  • 35 C’est pourquoi celui-ci dit dans un autre psaume : Tu donneras à ton fidèle de ne pas voir la corruption.
  • 36 En effet, David, après avoir, pour sa génération, servi le dessein de Dieu, s’endormit dans la mort, fut déposé auprès de ses pères et il a vu la corruption.
  • 37 Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas vu la corruption.
  • 38 Sachez-le donc, frères, grâce à Jésus, le pardon des péchés vous est annoncé ; alors que, par la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être délivrés de vos péchés ni devenir justes,
  • 39 par Jésus, tout homme qui croit devient juste.

o

o Galates 6 :10-18 :

  • 10 Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
  • 11 Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine.
  • 12 Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ.
  • 13 Vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire.
  • 14 J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
  • 15 Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon
  • 16 de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l'avis de personne,
  • 17 sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas.
  • 18 Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui.

o

o St. Jean 6: 35-46 :

  • 35 Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
  • 36 Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
  • 37 Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
  • 38 Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
  • 39 Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
  • 40 Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
  • 41 Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »
  • 42 Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? »
  • 43 Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.
  • 44 Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
  • 45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
  • 46 Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.

 

Dimanche 14 Juin 2015 Lectionnaire Liturgique: Troisième dimanche après la Pentecôte
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:18
Du zèle apostolique de l’Évêque (St Ignace d'Antioche)

Par Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr .
Lettre à Polycarpe (69-155, saint, évêque et martyr), 1-3 ; SC 10 (trad. cf Quéré, Pères apostoliques, p. 153)

« Comme des brebis au milieu des loups »


Je t'exhorte, par la grâce dont tu es revêtu, à redoubler d'ardeur et à exhorter tous les frères pour qu'ils soient sauvés.

Justifie ta dignité épiscopale par une vigilance incessante de chair et d'esprit ; aie souci de l'unité : rien ne la dépasse.

Porte avec patience tous les frères comme le Seigneur te porte toi-même ; supporte-les tous avec amour, comme tu le fais d'ailleurs.

Prie sans relâche ; demande une sagesse plus grande encore ; veille et garde ton esprit en alerte ; parle à chacun en particulier, à l'exemple de Dieu .

« Porte les infirmités » (cf Mt 8,17) de tous comme un athlète accompli.

Là où l'effort est plus grand, il y a plus de gain.

Si tu n'aimes que les bons disciples, tu n'as pas de mérite ; ce sont surtout les plus atteints qu'il te faut soumettre par la douceur.

On n'applique pas le même baume sur toutes les blessures ; apaise les crises aiguës avec des compresses humides.

En toutes choses, « sois astucieux comme le serpent » et toujours « candide comme la colombe ».

Toi qui es chair et esprit, traite avec bonté ce qui tombe sous les sens, mais prie aussi pour que le monde invisible te soit révélé.

Ainsi tu ne manqueras de rien ; tu seras riche de tous les dons de l'Esprit.

Comme le navigateur invoque les vents et le marin assailli par la tempête appelle le port, ainsi ce temps t'invite à rejoindre Dieu.

Pratique la sobriété, en athlète de Dieu, et tu gagneras pour prix la vie éternelle et impérissable.

Un grand athlète triomphe malgré les coups.

C'est surtout à cause de Dieu que nous devons accepter toutes les épreuves, afin que lui aussi nous accepte.

Redouble de zèle ; examine bien cette époque.

Attends Celui qui est au-delà du temps, éternel, invisible, mais qui pour nous s'est laissé voir — Celui qui, intangible et incapable de souffrir, a connu la Passion et a consenti à toutes les souffrances.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:16
SAINT BARNABÉ, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINT BARNABÉ, QUI ÊTES-VOUS ?
Apôtre
(Ier siècle
)

Saint Barnabé est qualifié du nom d'Apôtre, quoiqu'il ne fût pas du nombre des douze que Jésus avait choisis ; on lui a donné ce titre glorieux parce que le Saint-Esprit l'avait appelé d'une manière toute spéciale et qu'il eut une grande part, de concert avec les Apôtres, dans l'établissement du christianisme.

Dans l’Eglise naissante, le titre d’Apôtre était facilement donné aux Evêques « Successeurs des Apôtres » puisqu’essentiellement c’est la même Onction pour une même Mission, c’est ultérieurement qu’on préféra réserver le titre d’ « Apôtres » aux seuls douze qui avaient été choisis par le Christ de son vivant.

Barnabé était Juif, de la tribu de Lévi, et natif de l'île de Chypre ; son nom de Joseph lui fut changé par les Apôtres contre celui de Barnabé, qui signifie fils de consolation.

Il avait été ami d'enfance de saint Paul et c'est lui qui, après l'étonnante conversion de cet Apôtre, le présenta à Pierre, le chef de l'Église.

La première mission de Barnabé fut d'aller diriger l'Église d'Antioche, où la foi prenait de grands accroissements ; il vit tant de bien à faire, qu'il appela Paul à son secours, et les efforts des deux Apôtres réunis opérèrent des merveilles.

Sur l'inspiration de l'Esprit-Saint, le Prince des Apôtres leur donne l'onction épiscopale,

et ils s'élancent, au souffle d'en haut, vers les peuples gentils, pour les convertir.

Salamine, Lystre, la Lycaonie et d'autres pays encore, entendent leur parole éloquente, sont témoins de leurs miracles et, sous leurs pas, la foi se répand avec une rapidité prodigieuse.

Paul et Barnabé se séparent ensuite, pour donner plus d'extension à leur ministère.

L'île de Chypre, d'où il est originaire, était particulièrement chère à Barnabé ; c'est là qu'il devait sceller de son sang la foi qu'il avait prêchée.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:13
L'Eglise, lumière pour tous les hommes (St Maxime le Confesseur)

Par Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662), moine et théologien
Question 63 à Thalassius ; PG 90, 667s (trad. Argyriou / Tournay rev)

« Une lampe pour mes pas, ta parole, une lumière sur ma route » (Ps 118,105)


La lampe sur le lampadaire, c'est notre Seigneur Jésus Christ, la vraie lumière du Père « qui éclaire tout homme venant au monde » (Jn 1,9).

Autrement dit, c'est la Sagesse et la Parole du Père ; ayant accepté notre chair, il est réellement devenu et il a été appelé la « lampe » du monde.

Il est célébré et exalté dans l'Église par notre foi et notre piété

. Il se rend ainsi visible à toutes les nations et il brille pour « tous les gens de la maison », c'est-à-dire pour le monde entier, selon sa parole :

-« On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, où elle brille pour tous dans la maison » (Mt 5,15).

Comme on le voit, le Christ se nomme lui-même une lampe.

Dieu par nature, il est devenu chair dans le plan du salut, une lumière contenue dans la chair comme dans un vase.

C'est à cela que David pensait lorsqu'il disait :

- « Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route ».

Comme il fait disparaître les ténèbres de l'ignorance et du mal des hommes, mon Sauveur et Dieu est appelé une lampe dans l'Écriture.

Comme il est le seul à pouvoir anéantir les ténèbres de l'ignorance et à dissiper l'obscurité du péché, il est devenu pour tous la voie du salut.

Il conduit auprès du Père ceux qui, par la connaissance et la vertu, marchent avec lui sur le chemin des commandements comme sur une voie de justice.

Le lampadaire, c'est la sainte Église parce que le Verbe de Dieu brille par sa prédication.

C'est ainsi que les rayons de sa vérité peuvent éclairer le monde entier.

Mais à une condition :

-ne pas la cacher sous la lettre de la Loi.

Quiconque s'attache à la seule lettre de l'Écriture vit selon la chair : il met la lampe sous le boisseau.

Placée au contraire sur le lampadaire, l'Église, elle éclaire tous les hommes.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 09:28
Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Chers amis.

Veuillez excuser mon silence de ces deux derniers jours.

Ayant commencé ma tournée pastorale mensuelle de nos paroisses et « relais paroissiaux » de la façade atlantique, j’étais sans accès internet...

Vous ne quittez pas mes prières et demeurez dans mon cœur sacerdotal.

Que la Mère de Miséricorde vous protège et vous accompagne dans ce « Jeûne des Apôtres » qui nous prépare à la Fête des Sts Pierre et Paul et, le lendemain, des Sts Apôtres ! Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose-Mariam

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume :
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction.
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant,
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère.
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche.
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi :
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662), moine et théologien
Question 63 à Thalassius ; PG 90, 667s (trad. Argyriou / Tournay rev)

« Une lampe pour mes pas, ta parole, une lumière sur ma route » (Ps 118,105)


La lampe sur le lampadaire, c'est notre Seigneur Jésus Christ, la vraie lumière du Père « qui éclaire tout homme venant au monde » (Jn 1,9).

Autrement dit, c'est la Sagesse et la Parole du Père ; ayant accepté notre chair, il est réellement devenu et il a été appelé la « lampe » du monde.

Il est célébré et exalté dans l'Église par notre foi et notre piété

. Il se rend ainsi visible à toutes les nations et il brille pour « tous les gens de la maison », c'est-à-dire pour le monde entier, selon sa parole :

-« On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, où elle brille pour tous dans la maison » (Mt 5,15).

Comme on le voit, le Christ se nomme lui-même une lampe.

Dieu par nature, il est devenu chair dans le plan du salut, une lumière contenue dans la chair comme dans un vase.

C'est à cela que David pensait lorsqu'il disait :

- « Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route ».

Comme il fait disparaître les ténèbres de l'ignorance et du mal des hommes, mon Sauveur et Dieu est appelé une lampe dans l'Écriture.

Comme il est le seul à pouvoir anéantir les ténèbres de l'ignorance et à dissiper l'obscurité du péché, il est devenu pour tous la voie du salut.

Il conduit auprès du Père ceux qui, par la connaissance et la vertu, marchent avec lui sur le chemin des commandements comme sur une voie de justice.

Le lampadaire, c'est la sainte Église parce que le Verbe de Dieu brille par sa prédication.

C'est ainsi que les rayons de sa vérité peuvent éclairer le monde entier.

Mais à une condition :

-ne pas la cacher sous la lettre de la Loi.

Quiconque s'attache à la seule lettre de l'Écriture vit selon la chair : il met la lampe sous le boisseau.

Placée au contraire sur le lampadaire, l'Église, elle éclaire tous les hommes.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Le christianisme promet l'éternité de ce qui s'est réalisé sur cette terre

Le christianisme ne promet pas le simple salut de l'âme, dans un quelconque au-delà où toutes les valeurs et les choses précieuses de ce monde disparaîtraient comme s'il s'agissait d'une scène qu'on aurait bâtie autrefois ...

Le christianisme promet l'éternité de ce qui s'est réalisé sur cette terre.

Dieu connaît et aime cet homme total que nous sommes actuellement.

Est donc immortel ce qui grandit et se développe dans notre vie de maintenant.

C'est dans notre corps que nous souffrons, aimons, que nous espérons, que nous éprouvons de la joie et de la tristesse, que nous progressons à travers le temps.

Tout ce qui grandit ainsi dans notre vie de maintenant, c'est cela qui est impérissable : est donc impérissable ce que nous sommes devenus dans notre corps, ce qui a grandi et mûri au cœur de notre vie, en lien avec les choses de ce monde.

C'est “l'homme total” tel qu'il s'est situé en ce monde, tel qu'il y a vécu et souffert, qui sera un jour emporté dans l'éternité de Dieu et qui aura part, en Dieu Lui-même, à l'éternité.

C'est cela qui doit nous envahir d'une joie profonde.

(Joseph Cardinal Ratzinger, future pape de Rome Benoît XVI)

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Quel paradis ?

Livre de l'Apocalypse 21, 2-7

J'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.

Quel paradis ?
Le ciel pour nous ce qu’on appelle le paradis n’est pas le jardin décrit dans le livre de la Genèse mais la ville représentée dans celui de l’Apocalypse.

Si la bible s’ouvre sur l'éden, elle se referme sur la Jérusalem céleste, la cité sainte parée comme une fiancée.

Ne confondons pas les deux paradis, la bible passe du jardin donné par Dieu à la cité bâtie avec lui par les hommes.

Entre ces deux royaumes, il y a toute l’histoire de l’humanité avec celle de chaque homme et chaque femme, donc aussi la nôtre.

Entre l'éden paradis idéal et rêve nostalgique de l’harmonie parfaite avec Dieu et la Jérusalem céleste ville organisée et construite la création nous est donnée, soumise même.

Ce don nous rend maître de l’histoire de cette création, c’est l’humanité qui en détient le sort.

Chaque être humain coopère par ses actes, ses décisions, ses œuvres, à la construction de cette cité.

La Jérusalem à laquelle je participe et collabore, est faite de toute la peine des hommes, de toutes leurs découvertes, de tous leurs sacrifices, de leurs prières, de leurs bonheurs…

Tout ce que je fais, ce que j’acquiers, ce que je découvre, désire, réalise, tout compte, rien n’est perdu.

Je construis ma propre demeure dans la cité de Dieu.

Chaque lutte de mon corps, chaque bataille de mon âme, chaque victoire de mon cœur, tous mes combats, s’ils servent ma chair et le monde, sont appelés à être glorifiés, car Dieu fera toutes choses nouvelles, mais à partir de notre propre vie.

(Source : « Signe dans la Bible »)

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Quand les barbares vinrent pour massacrer au monastère de saint Moïse l'Éthiopien (apophtegmes)

Un jour, alors que les frères étaient près de lui (saint Moïse), il leur dit "voyez donc, les barbares arrivent à Sceté aujourd'hui.

Levez-vous et fuyez.

" Ils lui répondirent "Abba, pourquoi ne vous enfuyez-vous pas aussi?"

Il leur répondit :

- "En ce qui me concerne, j'attends ce jour depuis des années, afin que la parole du Seigneur Christ puisse s'appliquer, qui dit 'celui qui vit par l'épée, périra par l'épée' (Mt 26,52).
(Saint Moïse avait mené une vie de bandit violent avant sa conversion au Christianisme)


Alors ils lui dirent "nous ne fuirons pas non plus, nous mourrons avec vous." Il leur dit "Je ne suis pas responsable, que chacun décide pour lui-même s'il s'arrête ou pas.

" Il y avait alors sept frères près de lui, et il leur dit :

-"voyez, les barbares sont près de la porte."

Ils entrèrent, et les massacrèrent.

Mais un réussi à s'enfuir, et se cacha sous une pile de cordages, et il vit sept couronnes descendre et les couronner."
(Apophtegmes des Pères du Désert, 4ème siècle, Abba Moïse l'Éthiopien)

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

SAINT BARNABÉ, QUI ÊTES-VOUS ?
Apôtre
(Ier siècle
)

Saint Barnabé est qualifié du nom d'Apôtre, quoiqu'il ne fût pas du nombre des douze que Jésus avait choisis ; on lui a donné ce titre glorieux parce que le Saint-Esprit l'avait appelé d'une manière toute spéciale et qu'il eut une grande part, de concert avec les Apôtres, dans l'établissement du christianisme.

Dans l’Eglise naissante, le titre d’Apôtre était facilement donné aux Evêques « Successeurs des Apôtres » puisqu’essentiellement c’est la même Onction pour une même Mission, c’est ultérieurement qu’on préféra réserver le titre d’ « Apôtres » aux seuls douze qui avaient été choisis par le Christ de son vivant.

Barnabé était Juif, de la tribu de Lévi, et natif de l'île de Chypre ; son nom de Joseph lui fut changé par les Apôtres contre celui de Barnabé, qui signifie fils de consolation.

Il avait été ami d'enfance de saint Paul et c'est lui qui, après l'étonnante conversion de cet Apôtre, le présenta à Pierre, le chef de l'Église.

La première mission de Barnabé fut d'aller diriger l'Église d'Antioche, où la foi prenait de grands accroissements ; il vit tant de bien à faire, qu'il appela Paul à son secours, et les efforts des deux Apôtres réunis opérèrent des merveilles.

Sur l'inspiration de l'Esprit-Saint, le Prince des Apôtres leur donne l'onction épiscopale,

et ils s'élancent, au souffle d'en haut, vers les peuples gentils, pour les convertir.

Salamine, Lystre, la Lycaonie et d'autres pays encore, entendent leur parole éloquente, sont témoins de leurs miracles et, sous leurs pas, la foi se répand avec une rapidité prodigieuse.

Paul et Barnabé se séparent ensuite, pour donner plus d'extension à leur ministère.

L'île de Chypre, d'où il est originaire, était particulièrement chère à Barnabé ; c'est là qu'il devait sceller de son sang la foi qu'il avait prêchée.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr .
Lettre à Polycarpe (69-155, saint, évêque et martyr), 1-3 ; SC 10 (trad. cf Quéré, Pères apostoliques, p. 153)

« Comme des brebis au milieu des loups »


Je t'exhorte, par la grâce dont tu es revêtu, à redoubler d'ardeur et à exhorter tous les frères pour qu'ils soient sauvés.

Justifie ta dignité épiscopale par une vigilance incessante de chair et d'esprit ; aie souci de l'unité : rien ne la dépasse.

Porte avec patience tous les frères comme le Seigneur te porte toi-même ; supporte-les tous avec amour, comme tu le fais d'ailleurs.

Prie sans relâche ; demande une sagesse plus grande encore ; veille et garde ton esprit en alerte ; parle à chacun en particulier, à l'exemple de Dieu .

« Porte les infirmités » (cf Mt 8,17) de tous comme un athlète accompli.

Là où l'effort est plus grand, il y a plus de gain.

Si tu n'aimes que les bons disciples, tu n'as pas de mérite ; ce sont surtout les plus atteints qu'il te faut soumettre par la douceur.

On n'applique pas le même baume sur toutes les blessures ; apaise les crises aiguës avec des compresses humides.

En toutes choses, « sois astucieux comme le serpent » et toujours « candide comme la colombe ».

Toi qui es chair et esprit, traite avec bonté ce qui tombe sous les sens, mais prie aussi pour que le monde invisible te soit révélé.

Ainsi tu ne manqueras de rien ; tu seras riche de tous les dons de l'Esprit.

Comme le navigateur invoque les vents et le marin assailli par la tempête appelle le port, ainsi ce temps t'invite à rejoindre Dieu.

Pratique la sobriété, en athlète de Dieu, et tu gagneras pour prix la vie éternelle et impérissable.

Un grand athlète triomphe malgré les coups.

C'est surtout à cause de Dieu que nous devons accepter toutes les épreuves, afin que lui aussi nous accepte.

Redouble de zèle ; examine bien cette époque.

Attends Celui qui est au-delà du temps, éternel, invisible, mais qui pour nous s'est laissé voir — Celui qui, intangible et incapable de souffrir, a connu la Passion et a consenti à toutes les souffrances.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Vanité (Evagre le Pontique)

Dans toute la gamme des mauvaises pensées, nulle n'est plus riche en ressources que la vanité.
(Evagre le Pontique dans : "Le Discernement")

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-51.

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
L'Arbre de vie, 29-30, 47 (trad. cf bréviaire Sacré Cœur et Orval)

Lève-toi donc, toi qui aimes le Christ


Toi qui as été racheté, contemple celui qui pour toi est suspendu à la croix…

La sagesse de Dieu a bien voulu que la lance d'un soldat perce et ouvre son côté ; il en est sorti du sang et de l'eau (Jn 19,34).

De cette source, du plus profond de son cœur, le Christ donne aux sacrements de l'Église le pouvoir de donner la vie de la grâce… ; il donne à boire de cette « eau vive qui jaillit jusque dans la vie éternelle » (Jn 4,14).


Lève-toi donc, toi qui aimes le Christ, « sois comme la colombe qui pose son nid au fond de la caverne » (Jr 48,28), et là, « comme l'oiseau qui a trouvé sa demeure » (Ps 83,4), ne cesse pas de veiller ; comme la tourterelle, viens y abriter tes petits et avance ta bouche pour « puiser de l'eau aux sources du salut » (Is 12,3).

Voilà en effet « la source qui, jaillie au milieu de l'Éden, se divise en quatre bras » (Gn 2,10) et, répandue dans les cœurs des croyants, arrose et féconde la terre tout entière...

Qui que tu sois, cours à cette source de vie et de lumière avec un désir ardent et, dans ton amour de Dieu, crie-lui de toute ta force et de ton cœur :

« Beauté inexprimable du Dieu très-haut, resplendissement très pur de la lumière éternelle, Vie qui donnes la vie à tous les vivants, lumière qui donnes son éclat à toute lumière et qui gardes en leur splendeur immuable et en leur diversité les astres qui brillent devant le trône de ta divinité depuis l'origine des temps !


« Fleuve éternel et inaccessible, limpide et doux, dont la source est cachée aux yeux de tous les mortels, profondeur sans fond, hauteur sans limites, largeur sans bornes, pureté sans aucun trouble !

C'est de toi que découle ‘le fleuve qui réjouit la cité de Dieu' (Ps 45,5)..., pour que nous te chantions des hymnes de louange, ‘dans les acclamations de joie et d'action de grâce' (Ps 41,5), car nous savons d'expérience ‘qu'auprès de toi est la source de la vie et que dans ta lumière nous verrons la lumière' (Ps 35,10) ».

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Une méditation du Père Lazard-Marie :

"UNITY IN GOD -A SECOND MEDITATION."

This call to life in the Holy Spirit that makes all things one ,

It requires faith ,

That is a real faith that allows us to be drawn deeper in to God each moment

when the world ,

Not just a secular world ; but the underworld of darkness where the Evil one dwells

will do all to prevent this union with God ;that draws all in to Gods salvation saving souls.

Such faith draws us ever deeper in to loves vulnerability ,

It was and is the vulnerability of the Crucified "One" left bleeding and dying on the Cross ;

Feeling such indescribable pain ;yet going on to the end to gather in ever last lost soul ,

This is the real rule of life in the cell alone with Him- " Union with the Crucified Christ."

It was precisely within this Crucifixion interior and physically that He was able to

be lifted up from the earth to draw all men to Himself ,

This is the heart of the hidden offering ,

So hidden and subtle it often needs to be away from the gaze of men .

When all is given ,

And when all is offered there is a risk ,

Risk of rejection; for some will be frightened or challenged by this path ,

Risk of misunderstanding ; for some will not understand through ignorance .

Some will choose not to understand because it challenges the security of the boundaries they

live with the life focused on self ; or man made order .

Some will say the cost is to great ,

Or suggest a more easy and simple route just as Christ was tempted for forty days in the desert .

The worlds love will turn to hate for the Sons and Daughters of God who seek such a path as their only

hearts desire ,

The crowd will cry out as it did to the Christ for their Crucifixion in various ways ,

The days will come when the Orthodoxy that is all to comfortable for most will once again become the

suffering Orthodoxy ; from which flowed the persecutions and blood of martyrs .

Sometimes we will be week and almost crushed by this offering and sacrifice as Christ also fell under the

weight of His cross,

The measure of love that will achieve true unity in God for all men and all animals ,creatures ,and plants

is to suffer and stay faithful to our true and only path in God even unto death.

The wounds of Christ that we will carry within us hidden away in the cell and Church that make up what

is lacking in the sufferings of Christ for the Church ,

These wounds will eventually free the soul to the true movement of prayer upwards in the light that is the Holy Spirit ,taking

all souls with us in to heart of God ;where all will be well for us and them ; in our eternity alone in and with Him .

This is the truth that will set us free ,

This is the truth that will allow us to become that feather on the breath of God ,

That allows us in the prayer to simply be used as God wills ,

For the prayer "Whatever is done on earth today may it be done in the name of the Lord Jesus Christ " ,

will be fulfilled through movement and life in the Holy Spirit .

Father Lazarus –Mariam

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :
La voie de la Croix

Il n'y a qu'un chemin pour le Royaume de Dieu - c'est la croix, que ça soit volontairement ou involontairement.
(Saint Théophane le Reclus, "L'art de la prière")




There is but one road to the Kingdom of God - a cross, voluntary or involuntary.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 08:40
"Portes Ouvertes" Lettre d'information du vendredi 12/06/2015

Lettre d'information du vendredi12/06/2015

Paris : Grand rassemblement pour les chrétiens d’Orient

Le mardi 23 juin, Portes Ouvertes est invité à participer au Grand rassemblement pour les chrétiens d’Orient. Cette manifestation, ouverte au grand public, rassemblera des personnalités politiques de tous bords. L’occasion de faire entendre la voix de nos frères et sœurs persécutés qui font face à une violence inouïe.

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Course des héros : dernière ligne droite

Près de 80 challengers ont relevé le défi de courir en faveur des chrétiens persécutés d’Inde, à Lyon et à Paris le 21 juin. Par ce défi, ils permettront de leur construire de vraies maisons. Aidons les coureurs à accomplir leur objectif et offrons aux chrétiens expulsés de chez eux une vie digne à l'abri des intempéries.

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Vidéo Nigeria : ils demandent la prière

Comment prier pour les chrétiens nigérians ? Découvrez les sujets de prières proposés par un chrétien du Nigeria. Dans cette vidéo plusieurs témoins abordent la question du pardon face à la cruauté du groupe islamiste Boko Haram. La plupart d’entre eux ont, soit perdu un proche, soit frôlé la mort en raison de leur foi.

Voir la vidéo

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans DIALOGUE INTERRELIGIEUX
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 05:08
Fresques du Monastère "Des Syriaques" . Egypte.

Fresques du Monastère "Des Syriaques" . Egypte.

Livre des Proverbes 31,10-31.

Qui peut trouver une femme forte ? Elle a bien plus de valeur que les perles.
Le cœur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas défaut.
Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.
Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.
Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.
Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison, et la tâche à ses servantes.
Elle pense à un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.
Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.
Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s'éteint pas pendant la nuit.
Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.
Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main à l'indigent.
Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi.
Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vêtements.
Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu'il siège avec les anciens du pays.
Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.
La force et la grâce sont sa parure, et elle se rit de l'avenir.
Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.
Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d'oisiveté.
Ses fils se lèvent et la proclament heureuse ; son époux se lève et lui donne des éloges :
« Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »
Trompeuse est la grâce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.
Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache, et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherchait de belles perles.
Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en alla vendre tout ce qu'il avait, et il l'acheta.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un filet qu'on a jeté dans la mer et qui a ramené des poissons de toute sorte.
Lorsqu'il fut rempli, les pêcheurs le tirèrent au rivage et, s'étant assis, ils recueillirent les bons dans des paniers et rejetèrent les mauvais.
Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants d'avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.
Avez-vous compris toutes ces choses ? "
Ils lui dirent : " Oui. " Et il leur dit : " C'est pour cela que tout scribe devenu disciple du royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. "

Mercredi 10 Juin 2015. Eléments pour la méditation:

Par Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église d’Occident.
Vie de Saint François, Legenda major, ch. 7 (trad. cf. Vorreux, Eds franciscaines 1951, p. 122)

La perle de grande valeur


Parmi les dons spirituels reçus de la générosité de Dieu, François a obtenu en particulier celui de toujours enrichir son trésor de simplicité grâce à son amour de la très grande pauvreté.

Voyant que celle qui avait été la compagne habituelle du Fils de Dieu était devenue désormais l'objet d'une aversion universelle, il a eu à cœur de la prendre pour épouse et lui a voué un amour éternel.

Non content de « quitter pour elle son père et sa mère » (Gn 2,24), il a distribué aux pauvres tout ce qu'il pouvait avoir (Mt 19,21).

Personne n'a gardé son argent aussi jalousement que François a gardé sa pauvreté ; jamais personne n'a surveillé son trésor avec plus de soin qu'il n'en a mis à garder cette perle dont parle l'Évangile.

Rien ne le blessait autant que de rencontrer chez ses frères quelque chose qui ne soit pas parfaitement conforme à la pauvreté des religieux.

Du début de sa vie religieuse jusqu'à sa mort, lui-même n'a eu pour toutes richesses que sa tunique, une corde comme ceinture, des caleçons ; il ne lui fallait rien de plus.

Il lui arrivait souvent de penser en pleurant à la pauvreté du Christ Jésus et de sa Mère :

-« Voici, disait-il, pourquoi la pauvreté est la reine des vertus ; c'est à cause de l'éclat dont elle a brillé chez le Roi des rois (1Tm 6,15) et la Reine sa mère ».

Quand les frères lui demandaient un jour quelle est la vertu qui nous rend le plus ami du Christ, il a répondu, leur ouvrant pour ainsi dire le secret de son cœur :

-« Sachez, frères, que la pauvreté spirituelle est le chemin privilégié du salut, car elle est la sève de l'humilité et la racine de la perfection ; ses fruits sont innombrables bien que cachés.

Elle est ce ' trésor enfoui dans un champ ' pour l'achat duquel, dit l’Évangile, il faut tout vendre et dont la valeur doit nous pousser à mépriser tout autre chose ».

Mercredi 10 Juin 2015. Eléments pour la méditation:

Ville ouverte

Livre de Zacharie 2, 5-17

Jérusalem doit rester une ville ouverte, à cause de la quantité d'hommes et de bétail qui la peupleront. Quant à moi, je serai pour elle, déclare le Seigneur, une muraille de feu

Ville ouverte
Dieu sort de sa demeure sainte pour habiter au milieu de Jérusalem, Dieu abandonne le ciel pour habiter la terre, Jésus quitte le sein de la Vierge pour naitre dans une étable qui sent la bouse. Dieu n’est pas bégueule, rien ne peut le retenir pour désirer se faire le compagnon de l’homme : aucun mauvais lieu, aucune mauvaise odeur, aucun cœur mauvais. Quelque soit notre situation, notre passé, nos péchés, quelques soient les jugements des autres, rien ne peut l’empêcher de vouloir nous entourer d’une muraille de feu et d’avoir envie d’être notre gloire.

Là encore, la tentation est forte de mesurer sa ville, d’en faire le tour et de la barricader. L’entre soi confortable et rassurant qui ferme portes et fenêtres, pour n’être et fréquenter que des mêmes, des semblables, des identiques, est incompatible avec le projet de Dieu pour sa création. Heureusement, un ange veille : la ville doit rester ouverte pour tous, hommes et bétails… Le royaume est grand ouvert à ceux qui déjà sont des hommes, et il n’est pas fermé à ceux qui sont encore un troupeau.
Que cette ville soit moi-même, ou mon monde, ou mon église, elle ne participera au royaume que par sa propre brèche, par la plus petite ouverture, déchirure, blessure, qui fera place à tout autre, au plus éloigné, au différent, au contraire. C’est à cette condition que Dieu installe sa gloire au milieu d’elle. Il ne peut en effet s’imposer dans une place forte, mais seulement dans un lieu à découvert.

(Source : « Signe dans la Bible »)

Mercredi 10 Juin 2015. Eléments pour la méditation:

« Sainte Marie peint une jeune fille »

Christophe Colomb avait dédié son voyage de découverte à Marie, changeant le nom de son fameux vaisseau le Gallega en Santa Maria. Chaque soir, il faisait chanter des hymnes à Notre Dame aux équipages de ses trois navires.

Lors de la découverte de l'île de San Salvador (qu'il baptisa du nom du Sauveur), Colomb et ses hommes entonnèrent en y débarquant le Salve Regina en l'honneur de Notre Dame. Sur place, ils enseignèrent l'Ave Maria (le « Je vous salue Marie ») et d'autres prières catholiques aux indigènes.

Les noms des trois navires de Christophe Colomb étaient : le Santa Maria (« Sainte Marie »), le Pinta (« Peint »), et le Nina (« fille ») - qui, mis ensemble, peuvent se lire : « Sainte Marie peint une jeune fille »…, phrase qui évoque un événement miraculeux qui se produisit 49 ans plus tard : en effet, Marie « peignit » une image d'elle-même sous les traits d'une jeune fille indienne, sur la cape de saint Juan Diego (le voyant de Guadalupe)—image scientifiquement inexplicable (…) qui a suscité la conversion au catholicisme de neuf millions d'Indiens mexicains en l'espace de seulement une décennie.

Extrait de l'article History We Should Remember du Père Joseph Esper, publié dans le Catholic Journal US, le 6 mars 2015

Mercredi 10 Juin 2015. Eléments pour la méditation:

LES COPTES, QUI SONT-ILS ?

Comprendre la situation des coptes

Discriminés depuis des décennies, cible d’attentats, comme vingt et un d’entre eux égorgés par Daech en février en Libye, les coptes constituent la plus importante population chrétienne du Proche-Orient

Qu’est-ce qu’être copte ?

Plus importante communauté chrétienne du Proche-Orient, composée de 6 à 8 millions de fidèles, soit 10 % de la population égyptienne, les coptes ne se définissent pas seulement par leur appartenance ecclésiale. L’appellation « copte » – contraction arabe du mot grec aïguptios, « égyptien » – recouvre également une langue dont l’usage s’est perdu au profit de l’arabe, mais aussi une culture et une histoire collective qui se confondent avec celle de l’Égypte. Autrement dit, être copte, c’est avant tout être égyptien.

« La question des origines et de l’identité n’a jamais été aussi centrale, relève l’historien Bernard Heyberger, spécialiste des chrétiens d’Orient à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Si les coptes se perçoivent comme les descendants des pharaons, cela n’a cependant pas toujours été le cas : c’est pour eux une manière d’affirmer leur antécédence par rapport aux Arabes musulmans arrivés en Égypte au VIIe siècle. »

Si les coptes descendent bel et bien des premiers Égyptiens qui ont embrassé le christianisme au 1er siècle, à la faveur de la prédication de saint Marc, c’est aussi le cas de nombreux musulmans, dont les ancêtres se sont par la suite convertis à l’islam. Des études génétiques récentes ont toutefois mis en évidence un lien privilégié entre les coptes d’aujourd’hui et la population égyptienne de l’Antiquité, les musulmans relevant plus souvent d’un apport arabe venu de l’extérieur.

« Quoi qu’il en soit, il est culturellement préférable de s’en tenir à un seul peuple égyptien partageant une même identité », souligne Christian Cannuyer, spécialiste des coptes à l’Institut catholique de Lille. L’insistance récente sur leurs origines pharaoniques a d’ailleurs conduit les coptes à minimiser l’influence culturelle grecque – alphabet, concepts philosophiques – et arabe : diffusion des textes, liturgie, fonctionnement de l’Église inspiré du droit musulman, etc.

Le renouveau copte au cours des dernières décennies doit également beaucoup au modèle des missions protestantes et catholiques. Ainsi la Vierge apparaît-elle au Caire, en 1968, sous les traits de Notre-Dame de Lourdes…

Quelles sont les particularités de l’Église copte ?

La foi copte s’est nourrie aux meilleures sources des premiers siècles : écrits apostoliques et patristiques, textes conciliaires, documents monastiques… C’est aussi dans l’Égypte de cette époque que naît le monachisme, autour des expériences cénobitique de saint Pacôme et érémitique de saint Antoine.

Dans sa somme consacrée aux chrétiens d’Orient (1), Jean-Pierre Valognes définit l’identité religieuse copte selon trois critères. Au plan liturgique, les coptes pratiquent le rite alexandrin – qui s’est développé dans le ressort de l’antique Patriarcat d’Alexandrie – et utilisent essentiellement l’arabe au cours de messes longues et complexes, rythmées par les chants des fidèles avec de riches ornements, cymbales et triangles. L’année liturgique est marquée par quatre temps de jeûne : avant Pâques, Noël (fêté le 7 janvier), la fête des saints Pierre et Paul et l’Assomption.

Au plan doctrinal, l’Église copte fait partie des Églises dites « pré-chalcédoniennes ». À ce titre, elle reconnaît les trois premiers conciles œcuméniques (Nicée, Constantinople, Éphèse) mais pas celui de Chalcédoine (451) où a été proclamée la double nature du Christ. C’est cette particularité à la fois rituelle et doctrinale qui a conduit les coptes à se constituer en Église autonome dans le ressort du Patriarcat d’Alexandrie, dont l’actuel patriarche Tawadros II réside au Caire. Même si elle est qualifiée d’orthodoxe pour souligner sa séparation d’avec Rome, l’Église copte n’appartient donc ni au catholicisme ni à l’orthodoxie gréco-slave.

« Cette destinée très autonome confère à l’Église copte un profil conservateur, explique Christian Cannuyer. Très critique à l’égard de la théologie occidentale, elle est profondément attachée à la stabilité des dogmes et développe une approche assez fondamentaliste de l’Écriture qui n’est pas sans rappeler la sensibilité religieuse musulmane. »

Si elle cultive volontiers la foi du charbonnier, mise en scène avec humour et tendresse dans le film La Vierge, les coptes et moi… de ­Namir Abdel Messeeh (2011), l’Église copte a connu un grand renouveau spirituel et vocationnel depuis les années 1950. En dépit de son conservatisme théologique, elle a signé en 1973 un accord théologique avec Rome au terme duquel les deux Églises se reconnaissent mutuellement une même foi dans le même Christ. À côté de la grande Église copte orthodoxe s’est aussi développée, sous l’action des missions catholiques aux XVIIIe et XIXe siècles, une Église catholique dont le petit nombre de fidèles (autour de 250 000) est inversement proportionnel à l’action éducative et sanitaire dans le pays.

Quelle place les coptes occupent-ils dans la société égyptienne ?

Entre le XIVe et le XIXe siècle, le poids de l’Église copte dans la société égyptienne décline de manière continue. Sous la période ottomane, les coptes deviennent des dhimmis (statut juridique inférieur) assujettis au calife en échange de sa protection. Ce n’est qu’au XXe siècle, dans l’entre-deux-guerres, sous le règne de Fouad Ier, qu’ils retrouvent une place non négligeable avec un nombre de députés (parti Wafd) proportionnellement supérieur à leur ­démographie.

À partir des années 1950, le nationalisme nassérien et les gages concédés à l’islamisme conduisent au retrait progressif des coptes de la vie civile. Un processus qui s’accentue sous les présidences de Sadate et de Moubarak. « L’Église récupère alors le monopole de l’expression communautaire copte », résume Christian Cannuyer.

Avec l’éclatement des printemps arabes en 2011, les coptes ont été au cœur des convulsions de la société égyptienne. Après avoir réclamé un statut de citoyen à part entière dans la nouvelle Constitution, ils prennent massivement part au mouvement conduisant à la chute du Frère musulman Mohamed Morsi en 2013. Ils en paient aujourd’hui le prix fort, en étant régulièrement la cible d’attentats commis par des islamistes radicaux. « La protection qu’ils trouvent aujourd’hui auprès du général Sissi s’apparente à un retour à la case départ », résume Bernard Heyberger, comme du temps de Moubarak dont l’autoritarisme rassurait les milieux coptes les plus conservateurs.

La participation du général Sissi à la messe de Noël n’empêche pas les coptes de continuer à faire l’objet de discriminations dans l’administration, dans l’armée ou à l’université. Avec près de 10 % de chrétiens, la question de la liberté religieuse et de la citoyenneté prend en Égypte un relief tout particulier au Proche-Orient.

(Source : Samuel Lieven dans « La Croix »)

Mercredi 10 Juin 2015. Eléments pour la méditation:

L‘Incarnation de la Lumière

Stage d’Iconographie Copte

L’Icône Egyptienne : Ses racines pharaoniques, son histoire, son renouveau, son contenu théologique, ses techniques, son sens symbolique et spirituel.

Du 4 au 12 JUILLET 2015,

par Armia Naguib MATTA WASSEF, Chef Atelier au Patriarcat Copte-Orthodoxe et disciple d’Isaac FANOUS, sous la Superevision du Pr Ashraf SADEK, Professeur d’Egyptologie et Directeur du « Monde Copte ».

Frais d’inscription 150 Euros

(Hébergement: Offrandes libres)

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde, Brévilly.

61300 CHANDAI . Tel :02.33.24.79.58

Courriels : asstradsyrfr@laposte.net

BULLETIN D’INSCRIPTION:

Nom:………………………………

Prénom:…………………………………………………

Adresse:………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………Tel:…

………………………………Courriels:………………………………

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L‘Incarnation de la Lumière

Stage d’Iconographie du 19 au 26 Aout

Qui sera donné au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde.Brévilly.61300 CHANDAI.

Règlement: 150 euros (50 euros d’arrhes à l’inscription). Veuillez libeller vos chèques à l’ordre du „Monde Copte“

(Hébergement: Offrandes libres)

Si vous désirez une chambre seule, veuillez le préciser à l’inscription. Merci.

Mercredi 10 Juin 2015. Eléments pour la méditation:


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,17-19.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur S. Matthieu, n° 16

« Je ne suis pas venu abolir mais accomplir la Loi et les Prophètes »


Voulez-vous savoir comment, loin de détruire la Loi et les prophètes, Jésus Christ vient plutôt les confirmer et les compléter ?

Quant aux prophètes, d'abord c'est en confirmant par ses œuvres ce qu'ils avaient annoncé.

De là cette expression qui revient constamment chez St Matthieu :

-« Afin que cette parole du prophète soit accomplie »...


Pour la Loi, il l'a accomplie de trois manières. Premièrement, en n'omettant aucune des prescriptions légales.

Il déclare à Jean Baptiste :

-« C'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice » (Mt 3,15) ; aux juifs, il disait :

-« Quel est celui d'entre vous qui me convaincra de péché ? » (Jn 8 46)...


Il l'accomplit en second lieu, parce qu'il a voulu s'y soumettre pour notre salut.

Ô prodige !

En s'y soumettant, il nous a communiqué la grâce de l'accomplir à notre tour.

St Paul nous l'enseigne en ces termes :

-« La fin de la Loi, c'est le Christ pour la justice de tous ceux qui croient » (Rm 10,4).

Il dit aussi que le Sauveur a condamné le péché dans la chair « pour que la justification de la Loi se réalise en nous qui ne marchons pas selon la chair » (Rm 8,4).

Il dit aussi :

-« Est-ce que nous détruisons la Loi par la foi ?

A Dieu ne plaise !

Nous confirmons plutôt la Loi » (Rm 3,31).

En effet, la Loi tendait à rendre l'homme juste, mais elle n'en avait pas la force ; le Christ est venu alors, lui la fin de la Loi, et il nous a montré le chemin qui conduit à la justice, c'est à dire la foi.

Ainsi, il a rempli les intentions de la Loi.

La lettre de la Loi ne pouvait pas justifier le pécheur ; la foi en Jésus Christ le justifiera.

Voilà pourquoi il peut dire :

-« Je ne suis pas venu détruire la Loi ».


En y regardant de plus près, on aperçoit un troisième mode d'accomplissement.

Quel est ce mode ?

Il consiste dans les préceptes même que le Christ devait donner ; loin de renverser ceux de Moïse, ils en sont la juste conséquence et le complément naturel.

Mercredi 10 Juin 2015. Eléments pour la méditation:

S'abandonner à la prière pour lutter contre ce qui nous détourne de Dieu

Abandonnez-vous en prière entre les mains de Dieu, livrés à Sa grâce, éloignez toutes les choses qui vous incitent au péché et tentez d'en détourner vos cœurs, les dirigeant dans la direction opposée.
(Saint Théophane le Reclus, L'art de la prière)




Giving yourself in prayerful surrender to God and His grace, call out each of the things that incite you to sin and try to turn your heart away from them, directing it towards their opposite.
(St Theophan the Recluse, The Art of Prayer)

Mercredi 10 Juin 2015. Eléments pour la méditation:

« LE VEILLEUR DE NINIVE » :

Mossoul (Irak) : Daech transforme l'église Saint-Ephrem en mosquée

Posted: 09 Jun 2015 02:11 AM PDT

Mossoul, 8 juin 2015 (Apic) - Par Raphaël Zbinden - Les islamistes de Daech veulent transformer l’église syro-orthodoxe de Saint-Ephrem, à Mossoul, au nord de l’Irak, en mosquée. L’ouverture du nouveau lieu de culte musulman est censée marquer l’anniversaire de la prise de la ville, le 10 juin 2014.

Des avis diffusés dans les rues de Mossoul par les miliciens du prétendu “Etat islamique” (EI) ont annoncé l’imminente ouverture de la “mosquée des moudjahiddines”, en lieu et place de l’église syro-orthodoxe, indiquent des sources locales confirmées le 8 juin 2015à l’agence d’information vaticane Fides.

Saint-Ephrem était l’un des plus grands lieux de culte chrétiens du centre urbain de Mossoul. Certains indices laissaient depuis longtemps supposer l’intention des djihadistes de la transformer en mosquée, note Fides. Les miliciens islamistes avaient choisi en juillet dernier de placer le siège du ‘Conseil d’Etat des moudjahiddines’ dans les annexes de l’église. La croix qui se trouvait sur la coupole a été arrachée. A l’automne dernier, l’église avait été vidée de son mobilier, les bancs et les objets exposés comme marchandises à vendre sur le parvis.

Le 9 septembre 2014, des frappes de la coalition internationale combattant l’EI avaient gravement endommagé des édifices adjacents à l’église Saint-Ephrem et à l’église syro-catholique Saint-Paul, dans le même quartier. (apic/fides/rz)

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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