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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 08:16
Le règne de Dieu (Syméon le Nouveau Théologien ) / Faut-il se débarrasser ou contrôler ses passions? / Dieu se révèle à celui qui fait taire en lui le bruit

Par Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Hymne 17 (trad. Dourgne, Cerf 1979, p.87)




Le règne de Dieu




Je vais te montrer clairement que c'est ici-bas qu'il te faut recevoir le Royaume des cieux tout entier, si tu veux y pénétrer aussi après ta mort.
Écoute Dieu qui te parle en paraboles :
-« A quoi donc comparer le Royaume des cieux ?
Il est semblable, écoute bien, au grain de sénevé qu'un homme a pris et qu'il a jeté dans son jardin ; et il a poussé et, en vérité, il est devenu un grand arbre.
« Ce grain, c'est le Royaume des cieux, c'est la grâce de l'Esprit divin, et le jardin, c'est le cœur de chaque homme, là où celui qui l'a reçu cache l'Esprit au fond de lui-même, dans les replis de ses entrailles, pour que personne ne puisse le voir.
Et il le garde avec tous ses soins, pour qu'il pousse, pour qu'il devienne un arbre et s'élève vers le ciel.


Si donc tu dis :
-« Ce n'est pas ici-bas, mais c'est après la mort que recevront le Royaume tous ceux qui l'auront désiré avec ferveur », tu bouleverses les paroles du Sauveur notre Dieu.
Et si tu ne prends pas le grain, ce grain de sénevé, comme il l'a dit, si tu ne le jettes pas dans ton jardin, tu demeures totalement stérile.
A quel autre moment, sinon maintenant, recevras-tu la semence ?


« Ici-bas, reçois les arrhes, dit le Maître ; ici-bas, reçois le sceau.
Dès ici-bas allume ta lampe.

Si tu es sensé, c'est ici-bas que je deviens pour toi la perle (Mt 13,45), c'est ici-bas que je suis ton froment, et comme un grain de sénevé.

C'est ici-bas que je deviens pour toi un levain et que je fais lever la pâte.

C'est ici-bas que je suis pour toi comme de l'eau et que je deviens un feu adoucissant.

C'est ici-bas que je deviens ton vêtement et ta nourriture et toute ta boisson, si tu le désires.

-« Voilà ce que dit le Maître. « Si donc ainsi, dès ici-bas, tu me reconnais tel, là-bas aussi tu me posséderas ineffablement, et je deviendrai tout pour toi. »

+++

Faut-il se débarrasser ou contrôler ses passions?

Les passions continuent d'exister.

Chez les saints, elles sont simplement sous contrôle.
(Abba Abraham)

+++

Dieu se révèle à celui qui fait taire en lui

tout le bruit qu’il fait intérieurement avec lui-même,

comme un silence qui est la source de toute musique

(Maurice Zundel)


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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:53

Une vidéo tournée en marge de la marche pour la Vie organisée le 14 mai dernier à Ottawa, au Canada, démontre la « logique » mortifère des partisans du pseudo-droit à l’avortement. Dans cette vidéo (ci-dessous) un contre-manifestant « pro-choix » nous raconte que seules les femmes ont le droit de décider de se faire avorter ou non. Évidemment, cet homme utilise la rhétorique habituelle des militants de la culture de mort. Mais il va ici jusqu’au bout du raisonnement. Examinons le contenu de son discours. Cet homme pro-avortement ne veux pas que vous regardiez cette vidéo YouTube (5:11 min.)

La femme doit avoir le droit de tuer son enfant après sa naissance si elle le veut ? Opinion d'un militant pro avortement...

Selon ce militant pro-avortement, ce n’est pas au gouvernement ni à aucune institution religieuse d’imposer des restrictions aux femmes en matière d’avortement.

Lorsque la journaliste lui demande si on devrait tout de même limiter le droit à l’avortement au moins pour le dernier mois de grossesse, il répond non.

La journaliste lui demande alors s’il considère qu’une femme devrait encore pouvoir avorter son enfant la veille de sa naissance et il répond imperturbablement oui, car il faut que ça demeure son choix.

Mais alors, lui demande finalement la journaliste, une femme pourrait-elle aussi tuer son bébé après sa naissance ?

-« Pourquoi pas, lui répond-il, puisque c’est une fois de plus une décision qui lui revient à elle seule ».

Ce militant « pro-choix » illustre jusqu’au bout la logique mortifère de son raisonnement et pense qu’il faut donner aux femmes le droit de tuer leurs enfants !

La journaliste omît de demander à ce militant de ce qu'il faut bien bien appeler "la culture de mort" jusqu’à quel âge l’enfant doit-il être à la merci d’un tel droit de vie ou de mort et, ensuite éventuellement, à partir de quel âge cet enfant devrait-il avoir le droit de vie et de mort sur sa mère…

Nous saluons partout le recul de la peine de mort et, par ailleurs, d'aucuns réclament un droit de vie ou de mort sur leurs semblables !...

En toute logique, les mouvements pro-vie du Québec font remarquer que dans ce pays qui a légalisé l’avortement et l’euthanasie, il est interdit de tuer les oiseaux migrateurs, ou de s’en prendre à leurs œufs.

Étrange monde dans lequel l’œuf d’un oiseau migrateur est mieux protégé qu’un fœtus humain dans l’utérus de sa maman.

Si vous le voulez, jetez un œil sur la "Directive du Ministère de l’Environnement du Canada" :

« Il est illégal de harceler ou de tuer des oiseaux migrateurs ainsi que de détruire ou de déranger leurs nids ou leurs œufs. Il est également illégal de rejeter une substance nocive pour les oiseaux migrateurs, ou de permettre qu’une telle substance soit rejetée dans les eaux ou les zones qu’ils fréquentent. » (<https://www.ec.gc.ca/paom-itmb/default.asp?lang=Fr&n=E3167D46-1#_005>source)

Édifiant, non ! ?

La femme doit avoir le droit de tuer son enfant après sa naissance si elle le veut ? Opinion d'un militant pro avortement...
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:44
Béatification de Louis-Edouard Cestac

Source: Aleteia

Par PHILIPPE OSWALD (397) pour Aleteia

Soleil radieux à Bayonne, en cette solennité de la Sainte Trinité, pour la béatification du Père Louis-Edouard Cestac (1801-1868), prêtre du diocèse et fondateur de la Communauté des Servantes de Marie et de leur branche contemplative, les Bernardines.
La cérémonie s’est déroulée en milieu d’après-midi en la magnifique cathédrale gothique Sainte-Marie qui surplombe la ville, au cours de la messe de la Sainte Trinité présidée par le cardinal Amato avec Mgr Aillet, évêque de Bayonne, les évêques d’Aquitaine et du Pays basque espagnol. Bien que le cloître de la cathédrale ait été ouvert pour y accueillir les fidèles que l’église ne pouvait contenir, il avait fallu organiser un « relais » vidéo - et sacramentel - dans l’église Saint-André, située en contrebas, dans le « vieux Bayonne », sur la presque-île entre Nive et Adour, pour ne priver personne de ce grand moment d’Eglise.

De fait, toute l’Eglise était représentée, entre les cardinaux Amato (Rome) et Ricard (Bordeaux), une dizaine d’évêques et de nombreux prêtres, les descendants de la famille du Père Cestac, sa famille spirituelle : les Servantes de Marie et les Bernardines, ou encore le clan routier « bienheureux Louis Edouard Cestac » de la Fédération des Scouts d’Europe, jusqu’aux détenues de la maison d’arrêt de Pau qui avaient obtenu, grâce à leur aumônier, une autorisation exceptionnelle de sortie.

Un apôtre des « périphéries »

Par son engagement au service des plus pauvres et des plus méprisés, Louis-Edouard Cestac était allé aux «périphéries » comme y exhorte aujourd’hui le pape François. Il aura donc été certainement particulièrement agréable au Saint-Père de déclarer « bienheureux » ce prêtre du XIXe siècle comme le lui demandait l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Marc Aillet. La ferveur et l’émotion était perceptible quand, dès l’ouverture de la célébration, le cardinal Amato, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, a donné la réponse (en latin) du Pape à l’évêque de Bayonne : « Nous accordons que le vénérable serviteur de Dieu Louis-Edouard Cestac soit désormais appelé bienheureux ». Sa fête est fixée au 27 mars, jour de son rappel à Dieu.

Aleteia a déjà résumé la vie de Louis-Edouard Cestac (1801- 1868). Rappelons quelques traits, soulignés au cours de cette cérémonie, par Soeur Jacqueline Bordenave, Supérieure Générale des Servantes de Marie, et par le cardinal Amato : la piété mariale qui anima tout jeune le futur bienheureux, la consécration par Marie de toute sa personne à Dieu : « Tout de Dieu, pour Dieu, avec Dieu » (une devise qui fait écho au « totus tuus » de saint Jean Paul II), son amour et son dévouement sans borne pour tous les nécessiteux « à l’aise avec lui et lui avec eux », son zèle et son inventivité pour leur porter secours.
Bouleversé par la mort d’une prostituée de vingt ans, il décide d’agir. Aidé par une de ses jeunes sœurs, il fonde les « Servantes de Marie ». Sans aucun moyen financier, c’est naturellement vers la Mère de Dieu qu’il se tourne en se rendant en pèlerinage au sanctuaire marial de Buglosse, dans le Landes (tout proche de la maison natale de saint Vincent de Paul qui y pria souvent). La Vierge lui répond : « Ne me demande que mon esprit ».

C’est au prix de grands sacrifices qu’il parvient à acheter à Anglet, ville toute proche de Bayonne, sur la côte basque, un domaine dont il fera « Notre-Dame du refuge » (la commune d’Anglet a inauguré l’avenue « Abbé Cestac » le matin même de sa béatification). Il dirige la maison confiée à l’action éducatrice des Servantes de Marie, elles-mêmes soutenues par la prière de leurs sœurs contemplatives, les Bernardines. Les Servantes de Marie essaimeront dans les campagnes, formant de petites communautés caritatives dans les villages, ce qui conduira le Père Cestac à développer ses compétences d’agronome…

Béatification de Louis-Edouard Cestac

Une cause perdue…et retrouvée

L’histoire de la cause de béatification ouverte….en 1908, mais dont le dossier s’était perdu – notamment ce qui attestait de la guérison inexpliquée d’un homme atteint de gangrène, grâce à l’intercession de l’abbé Cestac- prouve que la Providence aime le suspense… dont nous avons vécu le dénouement ce 31 mai 2015. Oui ce fut un grand « moment de grâce et de fête », a conclu la supérieure des Servantes de Marie en nous confiant tous à l’intercession du bienheureux Louis-Edouard Cestac. Il est devenu l’une des gloires du diocèse de Bayonne avec son ami et confident, saint Michel Garicoïts (1797-1863), fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus plus communément appelés Pères de Bétharram.

Béatification de Louis-Edouard Cestac
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:38
LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER    Le père Alexandre Men (1935-1990)

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Le père Alexandre Men (1935-1990)

par le père SERGE MODEL

A la bienheureuse mémoire du père Alexandre Men

« L’essence du christianisme, c’est l’humanité unie à Dieu. C’est l’union de l’esprit humain, borné et limité dans le temps, à l’Esprit divin infini. C’est la sanctification du monde, la victoire sur le mal, les ténèbres et le péché. C’est la victoire de Dieu. Elle a commencé la nuit de la résurrection et continuera tant que le monde existera. » C’est par ces paroles que, le 8 septembre 1990 à Moscou, le père Alexandre Men acheva sa conférence sur « le christianisme ». Le lendemain matin, ce prêtre orthodoxe russe renommé, prédicateur et écrivain brillant, père spirituel de l’intelligentsia, était assassiné par un inconnu. Une fin de martyr venait sceller une vie consacrée à l’annonce de l’Évangile.

UN PRÊTRE AU PAYS DES SOVIETS

Né à Moscou le 22 janvier 1935 dans une famille juive non-religieuse, Alexandre Men auraît pu devenir un « homo sovieticus », considérant que « toute idée religieuse, toute conception d’un pouvoir divin, même n’importe quelle insignifiance à l’égard de Dieu est une abomination indescriptible, un fléau méprisable » (Lénine) et estimant que « le marxisme-léninisme, enrichi par Staline, est la seule théorie philosophique donnant un tableau scientifique du monde, défendant les principes et les méthodes scientifiques d’explication de la nature et de la société, fournissant à l’humanité travailleuse l’instrument de la lutte pour la construction du communisme » (manuel scolaire stalinien).

C’est pourtant le contraire qui adviendra : convertie au Christ alors que la foi chrétienne est persécutée comme jamais dans l’histoire, la mère d’Alexandre Men le fait baptiser dans l’Église orthodoxe « des catacombes » et l’élève dans un esprit à la fois religieux et ouvert sur le monde.

Vers douze ans, Alexandre Men ressent un appel au sacerdoce, et s’y prépare systématiquement. Prodigieusement doué, il étudie – seul – la Bible, l’histoire, la philosophie, la théologie et les sciences naturelles. Après des études supérieures de biologie (pour dialoguer avec une société marquée par le scientisme) et de théologie, il est ordonné prêtre le 1er septembre 1960, et entame un ministère rayonnant, en particulier auprès des intellectuels, savants et artistes. Prêtre de l’Église orthodoxe « officielle » (le patriarcat de Moscou, toléré par le régime soviétique moyennant une « loyauté » affichée envers celui-ci), il organise aussi – en pleine campagne antireligieuse de Khrouchtchev – des activités « illégales » : groupes de catéchèse, d’études bibliques, de prière et d’entraide. Sa personnalité chaleureuse enveloppe ses interlocuteurs de sa joie rayonnante et les impressionne par ses connaissances encyclopédiques. À ceux qui viennent le voir – de plus en plus nombreux, jusqu’à être des milliers à la fin de sa vie – il répète que « le christianisme est une force créatrice agissante », qu’il « n’y a pas de conflit fondamental entre la Bible et la science » et que « Dieu veut la liberté de l’homme …». Ayant compris qu’après des décennies de propagande athée, le langage de l’Église n’était plus directement compréhensible à ses contemporains, le père Alexandre s’efforce de rendre le message chrétien accessible à l’homme d’aujourd’hui.

AUTEUR CLANDESTIN DE « BEST-SELLERS » RELIGIEUX

Pour rappeler aux nouvelles générations, coupées de leurs racines religieuses et culturelles, les « fondamentaux » de la foi, Alexandre Men rédige une « vie de Jésus » accessible à tous (Le Fils de l’homme, en français : Jésus, le Maître de Nazareth), puis six tomes d’une histoire des recherches spirituelles de l’humanité (des origines à la Révélation biblique), qui constituent une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé. Suivront des commentaires pour une Bible russe, un manuel de prière, etc. Ne pouvant être publié en URSS, il sera édité à Bruxelles par un petit éditeur catholique : le « Foyer oriental chrétien », auquel des amis ont fait parvenir ses manuscrits. Une dizaine d’ouvrages (au début sous pseudonyme), verront ainsi le jour en Belgique, avant d’être réintroduits clandestinement en Russie, où ils seront littéralement dévorés par d’innombrables lecteurs (quatre millions pour son premier livre). D’autres projets, dont son magistral Dictionnaire des biblistes, ne verront le jour qu’après son décès (aucun de ses ouvrages ne sera édité dans son pays de son vivant).

HARCELE PAR LE KGB, PUIS VEDETTE DES MEDIAS

L’activité débordante de ce prêtre « hors-normes » ne pouvait évidemment passer inaperçue dans l’État soviétique athée. Outre plusieurs mutations et l’interdiction d’exercer dans la capitale (toute sa vie, il desservira des paroisses de campagne), Alexandre Men est harcelé par le KGB. Mais enquêtes, perquisitions et interrogatoires (sans compter les attaques dans la presse, pamphlets anonymes ou lettres de menaces) ne parviennent pas à « coincer » ce prêtre, dont l’activité n’est ni politique ni « dissidente ». Et, au moment où son arrestation semble néanmoins inéluctable, la perestroika gorbatchévienne met fin aux persécutions des croyants.

Bien plus : la nouvelle politique religieuse du pouvoir met au premier plan ce « pasteur des intellectuels », ouvert sur le monde et la culture de son temps, favorable à l’œcuménisme et au dialogue interreligieux et interconvictionnel. Premier prêtre autorisé à parler de religion dans un lycée soviétique (en 1988), il est invité à se produire – sur les thèmes les plus divers – dans des grandes salles (dont le stade olympique), des usines, des clubs, à la radio, à la télévision, et saisit toutes les occasions pour annoncer l’Évangile : en deux ans, il donnera plus de 200 conférences et préparera trente publications. Il réalise aussi les nombreux projets dont il rêvait : création de la Société biblique russe, d’une université orthodoxe, d’un groupe de bienfaisance auprès de l’hôpital pour enfants de Moscou…

MORT, OU EST TA VICTOIRE ?

Pour certains milieux, qui voulaient à nouveau réduire l’Eglise en Russie à un simple lieu de culte, un sujet obéissant ou un musée, ce véritable « phénomène » était sans doute devenu insupportable. Et le dimanche 9 septembre 1990, à six heures du matin – dans des circonstances toujours non élucidées – le père Alexandre était assassiné à coups de hache, sur le petit chemin forestier vers la gare qu’il empruntait pour se rendre à l’église. Pour ceux qui l’avaient connu, la mort en martyr du père Alexandre Men portait – quels que soient les commanditaires de cet assassinat (KGB, éléments ultranationalistes ou antisémites) – une signification profonde : celle du témoignage « jusqu’au sang » rendu au Christ, auquel il avait consacré toute sa vie.

De plus, contrairement aux attentes de ceux qui voulaient le faire taire, l’héritage d’Alexandre Men n’a pas disparu avec sa mort. Vingt ans après, même si la largesse de vues du père Alexandre n’est pas encore comprise de tous, nul ne nie qu’il ait été un missionnaire extraordinaire, dont « l’action illuminatrice et catéchétique, la parole vivante et inspirée a amené bien des personnes à la foi » (patriarche Cyrille).

"Pastoralia. Bulletin de l’Archevêché (catholique) de Malines-Bruxelles", n°1, janvier 2011, p. 14-15.

Pour commencer de faire connaissance avec ce prêtre admirable et penseur exceptionnel, je vous recommande de lire ou relire l'ouvrage du Père Alexander Men :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER    Le père Alexandre Men (1935-1990)
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:33
PADRE PIO NOUS PARLE DE L’ANGE GARDIEN,des &quot;locutions intérieures&quot; et de la prière

A travers une lettre du 15 juillet 1913, adressée à l’une de ses filles spirituelles, Annita, le Saint Capucin lui prodiguait et , par elle, à nous aussi, de précieux conseils sur la relation qui devrait nous unir à notre ange gardien. Il lui parle aussi des "locutions intérieures" et la prière.

Dans la vie du Padre Pio, les rencontres avec les anges étaient fréquentes et il les connaissait très bien. Pour lui, il s’agissait d’une réalité très concrète. Padre Pio vouait tout particulièrement une grande dévotion à son ange gardien, le « petit compagnon de mon enfance » comme il le qualifiait.

Chère fille de Jésus,

Que ton cœur soit toujours le Temple de la Très Sainte Trinité, que Jésus augmente dans ton âme le feu de son amour et qu’Il te sourit toujours, comme à toutes les âmes qu’Il aime. Que le sourire de Marie Très Sainte t’accompagne dans tous les événements de ta vie, et qu’elle comble abondamment l’absence de ta mère terrestre.

Que ton bon ange gardien veille toujours sur toi, qu’il te conduise sur les durs sentiers de la vie. Qu’il te garde toujours dans la grâce de Jésus, qu’il te soutienne de ses mains, afin que ton pied ne heurte les pierres. Qu’il te protège sous ses ailes contre tous les pièges du monde, du démon et de la chair. Aie une grande dévotion, Annita, envers cet ange si bon et si bienveillant.

Quelle consolation de savoir que près de nous se trouve un esprit qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte jamais un instant, pas même lorsque nous osons pécher ! Cet esprit céleste nous guide, nous protège comme un ami, comme un frère. Mais il est tout aussi consolant de savoir que cet ange prie incessamment pour nous, qu’il offre à Dieu toutes les bonnes œuvres que nous accomplissons, nos pensées et nos désirs lorsqu’ils sont purs.

Pour l’amour de Dieu, n’oublie jamais ce compagnon invisible, toujours prêt à nous écouter et prompt à nous consoler. Ô délicieuse intimité ! Ô délicieuse compagnie ! Si seulement nous savions le comprendre ! Aie-le toujours devant les yeux de l’esprit. Rappelle-toi souvent la présence de cet ange, remercie-le, prie-le, tiens-lui toujours bonne compagnie. Ouvre-toi à lui et confie-lui ta souffrance. Aie sans cesse la crainte d’offenser la pureté de son regard.

Sache ceci et fixe-le bien dans ton esprit, il est si délicat, si sensible. Adresse-toi à lui dans les heures de suprême angoisse et tu feras l’expérience de son aide bénéfique. Ne dis jamais que tu es seule pour soutenir la lutte contre tes ennemis. Ne dis jamais que tu n’as personne à qui t’ouvrir et te confier. Ce serait un grave tort que tu ferais à ce messager céleste.

Les locutions intérieures

Quant aux locutions intérieures, ne crains pas, reste calme. Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est que ton cœur s’attache à ces locutions. Ne leur accorde pas trop d’importance, ne leur prête pas attention. Ne dédaigne pas ton amour, ni le temps pour ces choses. Réponds toujours humblement à ces voix : « Si c’est toi, Jésus, qui me parles, fais-moi voir les faits et les conséquences de tes paroles, c’est-à-dire la vertu sainte en moi ».

Humilie-toi devant le Seigneur, confie-toi en Lui, dépense tes forces par grâce divine dans la pratique des vertus, ensuite laisse la grâce de Dieu agir en toi, comme Dieu veut. C’est la vertu qui sanctifie l’âme, non les phénomènes surnaturels.



Et ne crée pas de confusion en toi en essayant de discerner si ces locutions viennent de Dieu. Si Dieu est leur auteur, un des signes principaux est que lorsque tu écoutes ces voix, elles remplissent d’abord ton âme de peur et de confusion, mais ensuite elles te laissent une paix divine.

Au contraire, lorsque l’auteur des locutions est le diable, elles commencent avec une fausse sécurité, suivie d’agitation et d’un malaise indescriptible.

Je ne doute absolument pas que Dieu soit l’auteur des locutions, mais tu dois être très prudente. Ceci ne doit pas t’inquiéter, c’est le test auquel ont été soumis même les plus grands saints et les âmes les plus illustres, et qui étaient acceptables au Seigneur. Tu dois simplement te garder de croire en ces locutions trop facilement, surtout lorsqu’elles te disent comment agir et ce que tu dois faire. Tu dois les recevoir et les soumettre au jugement de ton directeur spirituel. Ensuite, tu dois accepter sa décision.


Par conséquent, le mieux est de recevoir ces locutions avec une grande prudence et une indifférence constante. Agis ainsi et tout va augmenter ton mérite devant le Seigneur. Ne te préoccupe pas de ta vie spirituelle ; Jésus t’aime beaucoup, essaie de répondre à son amour, en grandissant toujours en sainteté devant Dieu et les hommes.

Prie oralement aussi, le moment n’est pas encore venu pour toi de laisser ces prières et, ce faisant, supporte avec patience et humilité les difficultés que tu expérimentes. Que tu sois prête aussi à te soumettre aux distractions et à l’aridité, et tu ne dois en aucune façon abandonner la prière et la méditation. C’est le Seigneur qui veut te traiter ainsi pour ton profit spirituel.


Pardonne-moi si je termine ici ma lettre. Dieu seul sait ce qu’il m’en coûte d’écrire cette lettre. Je suis très malade, prie beaucoup pour moi le Seigneur afin qu’Il me délivre vite de ce corps. Je te bénis ainsi que l’excellente Francesca. Que tu puisses vivre et mourir dans les bras de Jésus.

Padre Pio

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:28
Abreuvés de l'Esprit Saint, nous buvons le Christ (Saint Athanase d'Alexandrie)

Par Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)

« Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »


Hommes insensés, que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu'elle existe, puisque vous avez pour guide l'apôtre qui écrit :

-« Il faut croire que Dieu existe et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent ».

Que nul ne se pose des questions superflues, mais qu'on se contente d'apprendre ce qui est contenu dans les Écritures.

L'Écriture dit que le Père est source et lumière :

-« Ils m'ont délaissé, moi la source d'eau vive » ; « Tu as abandonné la source de la sagesse », et selon Jean :« Notre Dieu est lumière ».

Or, le Fils, en relation avec la source, est appelée fleuve, car « le fleuve de Dieu, selon le psaume, est rempli d'eau ».

En relation avec la lumière, il est appelé resplendissement quand Paul dit qu'il est « le resplendissement de sa gloire et l'effigie de sa substance ».

Le Père est donc lumière, le Fils son resplendissement, et dans le Fils, c'est par l'Esprit que nous sommes illuminés :

-« Puisse Dieu vous donner, dit Paul, un Esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ; puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur ».

Mais quand nous sommes illuminés, c'est le Christ qui nous illumine en lui, car l'Écriture dit :

-« Il était la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde ».

En plus, le Père étant source et le Fils appelé fleuve, on dit que nous buvons l'Esprit :

-« Tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit ».

Mais, abreuvés de l'Esprit, nous buvons le Christ car « ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait et ce rocher c'était le Christ ».

Le Père étant « le seul sage », le Fils est sa sagesse, car « le Christ est la force et la sagesse de Dieu ».

Or, c'est en recevant l'Esprit de sagesse que nous possédons le Fils et acquérons la sagesse en lui.

Le Fils est la vie, il a dit : « Je suis la vie » ; mais il est dit que nous sommes vivifiés par l'Esprit, car Paul écrit :

« Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts vivifiera aussi nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous ».

Mais quand nous sommes vivifiés par l'Esprit, c'est le Christ qui est notre vie :

-« Ce n'est plus moi qui vis, mais c'est le Christ qui vit en moi ».

Quand il existe, dans la sainte Trinité, une telle correspondance et unité, qui pourrait séparer soit le Fils du Père, soit l'Esprit du Fils ou du Père ?

Le mystère de Dieu n'est pas livré à notre esprit par des discours démonstratifs, mais dans la foi et dans la prière pleine de respect.

Abreuvés de l'Esprit Saint, nous buvons le Christ (Saint Athanase d'Alexandrie)
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 06:42
Esprit Saint et Prière (Prière de St Isaac le Syrien)

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Vous, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:07
Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

Aloho m’barekh.

Bon Saint Dimanche et bonne fête aux mamans alors que la tradition locale nous fait clôturer le « Mois de Marie », la « Maman Céleste » (Nous confions à son intercession toutes nos mères de la terre vivantes ou défuntes) !

Nous avons célébré la Pentecôte dimanche dernier (en même temps que « les latins » conformément à notre Calendrier Liturgique Malankar [Eglise des Indes et ses missions], n’oublions pas que nos frères et sœurs Syriaques de l’Eglise Patriarcale [d’Antioche et de Tout l’Orient] la célèbrent aujourd’hui. Soyons leurs unis « in spiritu » !

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

 

+Métropolite Mor Philipose-Mariam

 

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

· Saint Qurbana

·

o Actes 17:10-15 :

  • 10 Les frères firent partir de nuit vers Bérée Paul et Silas qui, dès leur arrivée, se rendirent à la synagogue des Juifs.
  • 11 Ceux-ci avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils accueillirent la Parole de tout leur cœur, interrogeant chaque jour les Écritures pour voir si ce que l’on disait était exact.
  • 12 Beaucoup d’entre eux devinrent donc croyants, ainsi que des femmes grecques de qualité et un bon nombre d’hommes.
  • 13 Mais quand les Juifs de Thessalonique apprirent qu’à Bérée aussi la parole de Dieu était annoncée par Paul, ils vinrent là encore bouleverser les foules et jeter le trouble.
  • 14 Alors, aussitôt, les frères firent partir Paul pour qu’il poursuive sa route jusqu’à la mer, tandis que Silas et Timothée restaient là.
  • 15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.

o

o II Corinthiens 5: 14 :

o 14 L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

o 6:10 :

o 10 on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

o

o St. Jean 6:26-35 :

  • 26 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
  • 27 Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
  • 28 Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
  • 29 Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
  • 30 Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
  • 31 Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
  • 32 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
  • 33 Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
  • 34 Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
    • 35 Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Projet de Sermon pour le Dimanche après la Pentecôte :

Frères et sœurs. Aloho m’barekh

· o L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

· o

· o On nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

Comment pourrions-nous être triste lorsque le Christ qui s’est offert pour nous et nous ouvre une voie nouvelle de sanctification en l’Eglise, nous révèle le Père et nous offre cette grâce du Saint Esprit qui, désormais opère notre retour au Père, Par Jésus ?...

Que tout se fasse désormais en nos vies au nom du Père, du Fils et du saint Esprit : Du Père qui nous aime, du Fils qui nous sauve, de l’Esprit qui nous sanctifie...

- Moïse enseignait son Peuple :

"C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre" (Dt 4, 32-34. 39-40).

Seigneur Dieu, puisse l’Esprit Saint se répandre dans le cœur de ceux qui croient au Dieu unique, qu’il les aide à prier les uns pour les autres, à rechercher et trouver ensemble les chemins qui les conduisent à devenir un seul peuple, le peuple de Dieu !

Pourquoi ne le pourraient-ils pas s’ils recherchent Dieu d’un cœur vraiment sincère, avec pureté d’intention ?

« Paix au hommes à la volonté droite » proclamaient les Anges au ciel de Bethléem alors que, par l’incarnation du Verbe, la Lumière se frayait un chemin en écartant les ténèbres...

Ou bien serait-ce que tant d’hommes et de femmes qui prétendent aimer et servir Dieu, ne se feraient en fait qu’illusion en pervertissant en eux et autour d’eux le « sens religieux » pour se faire idolâtres de leurs opinions, voire de leurs certitudes si elles confondent le moyen de s’unir à leur fin à la fin elle-même.

Oh non, mes amis, celui qui dit aimer et servir Dieu, le Dieu d’Amour et de Vérité, et en son nom est capable de violenter, d’opprimer, d’écraser, peut-être même de tuer n’adore pas le Seul et Vrai Dieu !

Il sert le démon, le diviseur l’ennemi du genre humain.

Puisse l’Esprit d’Amour et de Vérité nous préserver d’une telle perversion ! Puisse-t-il nous enseigner à être simplement, par toute notre vie, à la suite du Christ « doux et humble de cœur », sans ostentations inutiles mais avec cette légitime fierté qui nait de l’action de grâce d’être « Frères et Sœurs du Christ », « Fils et filles de Marie, Fils et Filles de l’Eglise, les Témoins de Son règne !...

Paul a dit aux Romains qu’"ils n’ont pas reçu un esprit qui fait d’eux des esclaves et qui les ramène à la peur ; mais qu‘ils ont reçu un esprit qui fait d‘eux des fils de Dieu, des enfants du même Père"(Rm 8, 14-17).

Ce qui est vrai pour eux l’est aussi pour nous et pour tous.

-"Que ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi" [Ps 33(32),4-5.6.9.18-19.20.22]

« De même que le Christ purifia Ses disciples par Sa parole et leur dit "vous êtes déjà purs à cause de la parole que Je vous ai dite" (Jn 15,3) et Il lava les pieds de Ses disciples avec de l'eau, durant le Lavement des pieds, ainsi dans les premières parties de la Divine Liturgie, Il nous purifie afin que nous puissions par la suite participer à Sa Table d'amour. Le but de la Divine Liturgie étant de nous amener le Christ. » (Père Sophrony)

Vous qui êtes toujours, Seigneur bienfaisant,
Vous qui êtes Lumière parmi les ténèbres,
Vous qui êtes Trésor de bénédiction, Miséricordieux, Compatissant,
Ami des hommes,
Puissant, Inénarrable, Inscrutable, Indicible,
Tout-puissant :
Vous qui rendez possible avec une telle aisance tout ce qui est impossible,
Feu qui dévorez les broussailles des péchés,
Rayon qui brûlez et pénétrez l'univers dans
un grand mystère,

Souvenez-Vous de moi en Votre miséricorde, ô Béni, et non point en Votre justice;
en Votre pardon, et non en Vos sanctions;
en Votre longanimité plutôt qu'en Votre rigueur.
Lorsque Vous pèserez le poids de mes péchés, veuillez le faire avec Votre suavité et non avec Votre
justice.

Approchez-Vous de moi, ô bonté,

Otez le vent mauvais de mon trouble mortel,

Afin que se repose en moi,

Votre souffle de paix : l’Esprit Tout-puissant ! (St Grégoire de Narek)


Aux Juifs qui s’interrogeaient sur l’origine de la manne offerte au Peuple en marche vers une terre promise, Jésus enseignait :

· « En vérité, en vérité, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.

· Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

· Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »

o o Jésus leur répondit :

o o -« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Ayons, frères biens aimés, faim et soif de ce Pain « Eucharistié », de ce Sang versé :

-Du Christ réellement présent en l’Eucharistie qui, étant descendu du Ciel pour donner la vie au monde, réalise l’unification de toutes nos forces vitales pour et en Dieu afin que nous soyons, à la suite de Jésus notre Chef et notre Divin Roi d’Amour, « pain rompu pour un monde nouveau ». !...

· « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » !

« La Divine Liturgie nous enseigne une manière d'être, un ethos (Une pratique) d'humilité.

De même que le Christ S'est sacrifié, ainsi nous devrions nous sacrifier nous-mêmes.

Le type de la Divine Liturgie, c'est l'exemple d'amoindrissement pour nous.

Dans la Divine Liturgie, nous essayons de devenir humbles, parce que nous avons la sensation que là Dieu s’est fait humble.

Chaque Divine Liturgie est une Théop
hanie (Manifestation de Dieu).

Le Corps du Christ apparaît.

Chaque membre de l'Église est [dès lors] une Icône du Royaume de Dieu.

Après la Divine Liturgie, nous devons continuer à "iconifier" le Royaume de Dieu, gardant Ses Commandements (Les commandements du Chr
ist).

La gloire du Christ doit porter du fruit en chaque membre.

Ceci explique Sa parole "C'est la gloire de Mon Père que vous portiez beaucoup de fruit" (Jn 15,8). » (Père Sophrony)

Comme nous le voyons dimanche dernier, nous sommes tous, personnellement, responsables de l’élan missionnaire de l’Eglise en général, de notre Eglise en particulier...


Nos frères de rite latin célèbrent aujourd’hui la Très Sainte Trinité :

-Présentons-nous, chacun, présentons au Dieu Unique et Vrai, au Dieu unique mais non point solitaire, à la Sainte Trinité.

« Sel de la terre et lumière du monde », rendons-grâce d’être Chrétiens, présentons au Seigneur toutes nous demandes pour l'humanité entière ...

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit (St Mt 28, 16-20).

Soyons les témoins du Dieu Vivant !

Pour ce faire, approchons-nous de Dieu !

Ne contristons plus l’Esprit de Sainteté que Jésus nous communique et qui, par nos vies offertes en union avec le « Premier né » qui s’offre perpétuellement au Père sur nos Autels (Quadisha Qurbana), en des gémissements ineffables, « Abba », « Père, « Aboun d’bashmayo » !

Vivons dans l’action de grâce, que toute notre vie soit eucharistique, sacrifice d’action de grâce ; que toute notre vie soit prière!

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

Mais, mes amis, en ce dimanche ne l’oublions-pas, c'est aussi la fête des mères !

En ce « mois de mai dédié à Marie par l’Occident Chrétien (En Tradition Syriaque c’est plutôt Février, mais peu importe puisque nous sommes ici et non point ailleurs, s’offre à nous l’opportunité de célébrer la Mère du Verbe Incarné par trois « mois de Marie : Février, Mai, Octobre. Que demander de plus ?) , nous nous tournons donc pour finir vers la plus aimante des mères et lui confions toutes nos Mamans. Ayez une petite pensée pour celle du Père Jean-Bernard qui, le 18 Mai, naquit au Ciel.

Par l’intercession de Notre Dame, première créature à avoir été « habitée » pleinement par la Trinité, nous demandons en ce dimanche que cet amour trinitaire aide toutes les femmes, toutes les « Mamans » potentielles à devenir, jour après jour, protectrices de vie, sources d'unité !

Nous Vous adorons ô Dieu Notre Père par Jésus-Christ Votre Fils Notre Seigneur qui vit et règne avec Vous et le Saint-Esprit : Dieu unique pour les siècles des siècles. Amîn.

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

 

Par Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)

 

« Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »

 

Hommes insensés, que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu'elle existe, puisque vous avez pour guide l'apôtre qui écrit :

-« Il faut croire que Dieu existe et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent ».

Que nul ne se pose des questions superflues, mais qu'on se contente d'apprendre ce qui est contenu dans les Écritures.

L'Écriture dit que le Père est source et lumière :

-« Ils m'ont délaissé, moi la source d'eau vive » ; « Tu as abandonné la source de la sagesse », et selon Jean :« Notre Dieu est lumière ».

Or, le Fils, en relation avec la source, est appelée fleuve, car « le fleuve de Dieu, selon le psaume, est rempli d'eau ».

En relation avec la lumière, il est appelé resplendissement quand Paul dit qu'il est « le resplendissement de sa gloire et l'effigie de sa substance ».

Le Père est donc lumière, le Fils son resplendissement, et dans le Fils, c'est par l'Esprit que nous sommes illuminés :

-« Puisse Dieu vous donner, dit Paul, un Esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ; puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur ».

Mais quand nous sommes illuminés, c'est le Christ qui nous illumine en lui, car l'Écriture dit :

-« Il était la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde ».

En plus, le Père étant source et le Fils appelé fleuve, on dit que nous buvons l'Esprit :

-« Tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit ».

Mais, abreuvés de l'Esprit, nous buvons le Christ car « ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait et ce rocher c'était le Christ ».

Le Père étant « le seul sage », le Fils est sa sagesse, car « le Christ est la force et la sagesse de Dieu ».

Or, c'est en recevant l'Esprit de sagesse que nous possédons le Fils et acquérons la sagesse en lui.

Le Fils est la vie, il a dit : « Je suis la vie » ; mais il est dit que nous sommes vivifiés par l'Esprit, car Paul écrit :

« Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts vivifiera aussi nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous ».

Mais quand nous sommes vivifiés par l'Esprit, c'est le Christ qui est notre vie :

-« Ce n'est plus moi qui vis, mais c'est le Christ qui vit en moi ».

Quand il existe, dans la sainte Trinité, une telle correspondance et unité, qui pourrait séparer soit le Fils du Père, soit l'Esprit du Fils ou du Père ?

Le mystère de Dieu n'est pas livré à notre esprit par des discours démonstratifs, mais dans la foi et dans la prière pleine de respect.

 

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

Sainte Pétronille, qui êtes-vous ?

Vierge, patronne secondaire de la France

(Ier siècle)

Pétronille, vierge romaine, nous est connue par une inscription apposée sur le sarcophage de la sainte, dans la catacombe de Domitille : Aur. Petronillae, filiae dulcissima, rapidement attribuée à Saint Pierre, qui aurait ainsi reconnu en Pétronille sa « fille très douce ».

La renommée de Sainte Pétronille s’étend dès lors rapidement.

Pour sceller l’unité du Siège apostolique et de la Nation franque, les papes Etienne II puis Paul Ier placent au VIIIe siècle la France sous la haute protection de Sainte Pétronille faisant, par analogie, de la France, la Fille aînée de l’Eglise.

Sous l’impulsion du roi Pépin-le-Bref, le corps de Sainte Pétronille est ramené au Vatican, près de la tombe du Prince des Apôtres et une capella Regum Francorum est érigée à proximité de la Basilique Saint-Pierre pour y accueillir les reliques.

Cette chapelle sera connue durant tout le Moyen-Âge comme le Templum Galliae Regum.

A la fin du XVe siècle, Louis XI dotera richement la chapelle, en reconnaissance de la guérison miraculeuse du Dauphin, attribuée à la Sainte.

De même, en 1498, l’ambassadeur du Roi de France à Rome, le cardinal Jean Bilhères de Lagraulas, commanda à un jeune artiste florentin une sculpture de marbre représentant la Vierge et son Fils qui constitue aujourd’hui une œuvre des plus célèbres de l’actuelle basilique Saint Pierre : la Pietà de Michel-Ange.

Dans le même temps, la basilique Saint Pierre connaissait de profondes modifications et l’ancienne basilique constantinienne ainsi que la chapelle franque furent finalement détruites pour permettre la construction de la basilique actuelle.

En 1574, Grégoire XIII, fit procéder à la reconnaissance du corps de la Sainte qui fut finalement déposé à l’emplacement actuel, sous un autel qui lui fut dédié.

Plusieurs plaques commémoratives témoignent de l’attachement particulier de la France à la chapelle de l’une de ses Saintes patronnes.

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

NEUVAINE POUR LA France :

Méditation de l’ Abbé Hubert Lelièvre

France, convertis-toi parce que Jésus t’a sauvée !

Quels beaux Mystères-Dons que ceux de l’Annonciation et de la Visitation ! Inséparables.

L’Annonciation : la visite de l’Archange Gabriel dans la maison de Marie. Pour rejoindre son âme. Toute sa personne.« Réjouis-toi … Sois sans crainte Marie… Fiat : Je suis la Servante du Seigneur. »

Parce que son cœur était à l’écoute et disponible pour accueillir, vivre, réaliser la volonté de Dieu sur Elle et par Elle sur l’Humanité blessée, égarée par le péché. Parce qu’elle a écouté la Parole qui lui a été adressée. Parce que l’humanité entière était suspendue à ses lèvres, à sa réponse. Parce que par son Fiat, Elle a accueilli, en Elle, le Verbe. Jésus. Notre unique Sauveur. Non pas pour un messianisme temporel. Mais pour le Salut des âmes, qui passe par l’engagement de sa propre personne. De sa vie. Marie expose sa vie. Elle donne tout ce qu’Elle est.

C’est parce qu’elle a prononcé le Fiat, que sa joie est immense. Indicible joie qu’elle ne peut garder pour Elle. « En hâte », nous dit Saint Luc, en hâte, elle se rend chez sa cousine Elisabeth. Elle ne peut garder cette joie pour elle-même. Elle ne peut garder cette joie tant attendue, tant recherchée. Enfin, Dieu s’incarne. Son nom est Jésus. Dieu a un Visage.

Il se passe quelque chose d’extraordinaire à la Visitation. Deux femmes. Deux enfants dans le sein de leur mère. Jésus et Jean-Baptiste. Elisabeth tressaille de joie lorsque Marie la salue. Elle est remplie de l’Esprit Saint et s’écrie d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes… »; paroles que nous aimons tant reprendre dans notre chapelet quotidien seul, en famille.

Les entrailles de Marie et d’Elisabeth ! Miséricorde veut dire, entrailles. Des entrailles, du plus profond d’Elisabeth et de Marie s’élève, grâce et avec ces deux enfants encore dans le sein de leur maman, le cantique de louange à la Miséricorde Divine : le Magnificat !

Indicible Mystère ! Indicible Don !

Ce n’est qu’à travers ce regard de l’Annonciation et de la Visitation que nous pouvons comprendre pourquoi la Vierge Marie, exerçant sa Maternité Divine, est venue visiter la Terre, sur tous les continents, à travers l’Histoire de l’Eglise, par exemple Fatima, Akita, Kibeho, etc. A travers les pages de l’Histoire de notre pays, la France : Lourdes, Pontmain, La Salette, La Rue du Bac, Pellevoisin, l’Ile Bouchard, le Laus, la Bataille de la Marne, à Marthe pendant 50 ans, etc…

C’est la Sainte Vierge qui vient nous visiter pour nous dire, à chacun personnellement, à chaque famille, à notre Nation qui aujourd’hui a apostasié la foi de son Baptême, à notre Nation au cœur égaré, aveuglé, qui plonge dans un nihilisme effroyable, aussi à cause du refus de la vie, de la destruction de la famille, de sa culture ; de silences-connivences, de silences complices, de lâchetés : « Écoute le cri de mes entrailles, ce vibrant appel à la Miséricorde Divine… Si je viens te visiter France, Fille ainée de l’Eglise, que j’aime tant,. ce n’est pas pour te dire : “Convertis-toi et tu seras sauvée”. Mais : “Convertis-toi parce que Jésus t’a sauvée”. Tu est déjà sauvée. Voilà pourquoi tu dois venir à Dieu, tu dois revenir vers Dieu.”

En d’autre termes, souviens-toi mon âme, souviens-toi famille chrétienne, souviens-toi, toi chercheur du Christ, souviens-toi législateur et gouvernant. Souviens-toi toi qui fermes obstinément ton coeur à la Lumière de la Vérité. Souviens-toi que personne ne pourra jamais éteindre ce qu’est l’âme de la France, sa vocation, son mystère-don pour l’Eglise entière !

Vois comme déjà se lève cette nuée de saints, Veilleurs, Guetteurs, Sentinelles : ils annoncent l’aurore d’un jour nouveau. Tu devras passer par une purification de ton âme, mais tu annonces déjà l’Espérance d’un matin d’une nouvelle saison missionnaire, répondant “avec générosité et sainteté aux appels et aux défis de notre temps”.

Concrètement : suis-je décidé, vraiment, personnellement, en famille, en paroisse, dans l’Eglise et dans la Cité, à laisser à l’Esprit Saint combler nos âmes… à laisser à la Sainte Vierge toute l’initiative pour nous éclairer, nous guider, nous conduire dans l’être et l’agir pour que Dieu, une fois encore, puisse nous surprendre ?

Est-ce que je prends au sérieux le cri de Jean Paul II lancé à la France, à chacun de nous, il y a tout juste 35 ans : “France, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ?”

Alors, chapelet en main, prions. Si un million de chapelets étaient distribués dans les prochaines semaines et que nous nous mettions sérieusement à le prier avant d’agir,… combien de nuages se dissiperaient rapidement sur la terre de France ! Nous en avons chacun une part de responsabilité devant Dieu, devant l’Histoire !. Les exemples de la puissance du chapelet ne manqsuent pas dans l’histoire de notre pays.

Souviens-toi de ton âme ! Du salut des âmes ! Mon manteau te protège et t‘enveloppe !

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

PADRE PIO NOUS PARLE DE L’ANGE GARDIEN

Dans une lettre du 15 juillet 1913, adressée à l’une de ses filles spirituelles, Annita, il lui prodigue (et à nous aussi) de précieux conseils sur notre relation avec notre ange gardien, sur les locutions intérieures et la prière.

Dans la vie du Padre Pio, les rencontres avec les anges étaient fréquentes et il les connaissait très bien. Pour lui, il s’agissait d’une réalité très concrète. Padre Pio vouait tout particulièrement une grande dévotion à son ange gardien, le « petit compagnon de mon enfance » comme il le qualifiait.

Chère fille de Jésus,

Que ton cœur soit toujours le Temple de la Très Sainte Trinité, que Jésus augmente dans ton âme le feu de son amour et qu’Il te sourit toujours, comme à toutes les âmes qu’Il aime. Que le sourire de Marie Très Sainte t’accompagne dans tous les événements de ta vie, et qu’elle comble abondamment l’absence de ta mère terrestre.

Que ton bon ange gardien veille toujours sur toi, qu’il te conduise sur les durs sentiers de la vie. Qu’il te garde toujours dans la grâce de Jésus, qu’il te soutienne de ses mains, afin que ton pied ne heurte les pierres. Qu’il te protège sous ses ailes contre tous les pièges du monde, du démon et de la chair. Aie une grande dévotion, Annita, envers cet ange si bon et si bienveillant.

Quelle consolation de savoir que près de nous se trouve un esprit qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte jamais un instant, pas même lorsque nous osons pécher ! Cet esprit céleste nous guide, nous protège comme un ami, comme un frère. Mais il est tout aussi consolant de savoir que cet ange prie incessamment pour nous, qu’il offre à Dieu toutes les bonnes œuvres que nous accomplissons, nos pensées et nos désirs lorsqu’ils sont purs.

Pour l’amour de Dieu, n’oublie jamais ce compagnon invisible, toujours prêt à nous écouter et prompt à nous consoler. Ô délicieuse intimité ! Ô délicieuse compagnie ! Si seulement nous savions le comprendre ! Aie-le toujours devant les yeux de l’esprit. Rappelle-toi souvent la présence de cet ange, remercie-le, prie-le, tiens-lui toujours bonne compagnie. Ouvre-toi à lui et confie-lui ta souffrance. Aie sans cesse la crainte d’offenser la pureté de son regard.

Sache ceci et fixe-le bien dans ton esprit, il est si délicat, si sensible. Adresse-toi à lui dans les heures de suprême angoisse et tu feras l’expérience de son aide bénéfique. Ne dis jamais que tu es seule pour soutenir la lutte contre tes ennemis. Ne dis jamais que tu n’as personne à qui t’ouvrir et te confier. Ce serait un grave tort que tu ferais à ce messager céleste.

Les locutions intérieures

Quant aux locutions intérieures, ne crains pas, reste calme. Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est que ton cœur s’attache à ces locutions. Ne leur accorde pas trop d’importance, ne leur prête pas attention. Ne dédaigne pas ton amour, ni le temps pour ces choses. Réponds toujours humblement à ces voix : « Si c’est toi, Jésus, qui me parles, fais-moi voir les faits et les conséquences de tes paroles, c’est-à-dire la vertu sainte en moi ».

Humilie-toi devant le Seigneur, confie-toi en Lui, dépense tes forces par grâce divine dans la pratique des vertus, ensuite laisse la grâce de Dieu agir en toi, comme Dieu veut. C’est la vertu qui sanctifie l’âme, non les phénomènes surnaturels.



Et ne crée pas de confusion en toi en essayant de discerner si ces locutions viennent de Dieu. Si Dieu est leur auteur, un des signes principaux est que lorsque tu écoutes ces voix, elles remplissent d’abord ton âme de peur et de confusion, mais ensuite elles te laissent une paix divine.

Au contraire, lorsque l’auteur des locutions est le diable, elles commencent avec une fausse sécurité, suivie d’agitation et d’un malaise indescriptible.

Je ne doute absolument pas que Dieu soit l’auteur des locutions, mais tu dois être très prudente. Ceci ne doit pas t’inquiéter, c’est le test auquel ont été soumis même les plus grands saints et les âmes les plus illustres, et qui étaient acceptables au Seigneur. Tu dois simplement te garder de croire en ces locutions trop facilement, surtout lorsqu’elles te disent comment agir et ce que tu dois faire. Tu dois les recevoir et les soumettre au jugement de ton directeur spirituel. Ensuite, tu dois accepter sa décision.


Par conséquent, le mieux est de recevoir ces locutions avec une grande prudence et une indifférence constante. Agis ainsi et tout va augmenter ton mérite devant le Seigneur. Ne te préoccupe pas de ta vie spirituelle ; Jésus t’aime beaucoup, essaie de répondre à son amour, en grandissant toujours en sainteté devant Dieu et les hommes.

Prie oralement aussi, le moment n’est pas encore venu pour toi de laisser ces prières et, ce faisant, supporte avec patience et humilité les difficultés que tu expérimentes. Que tu sois prête aussi à te soumettre aux distractions et à l’aridité, et tu ne dois en aucune façon abandonner la prière et la méditation. C’est le Seigneur qui veut te traiter ainsi pour ton profit spirituel.


Pardonne-moi si je termine ici ma lettre. Dieu seul sait ce qu’il m’en coûte d’écrire cette lettre. Je suis très malade, prie beaucoup pour moi le Seigneur afin qu’Il me délivre vite de ce corps. Je te bénis ainsi que l’excellente Francesca. Que tu puisses vivre et mourir dans les bras de Jésus.

Padre Pio


Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Le père Alexandre Men (1935-1990)

par le père SERGE MODEL

A la bienheureuse mémoire du père Alexandre Men

« L’essence du christianisme, c’est l’humanité unie à Dieu. C’est l’union de l’esprit humain, borné et limité dans le temps, à l’Esprit divin infini. C’est la sanctification du monde, la victoire sur le mal, les ténèbres et le péché. C’est la victoire de Dieu. Elle a commencé la nuit de la résurrection et continuera tant que le monde existera. » C’est par ces paroles que, le 8 septembre 1990 à Moscou, le père Alexandre Men acheva sa conférence sur « le christianisme ». Le lendemain matin, ce prêtre orthodoxe russe renommé, prédicateur et écrivain brillant, père spirituel de l’intelligentsia, était assassiné par un inconnu. Une fin de martyr venait sceller une vie consacrée à l’annonce de l’Évangile.

UN PRÊTRE AU PAYS DES SOVIETS

Né à Moscou le 22 janvier 1935 dans une famille juive non-religieuse, Alexandre Men auraît pu devenir un « homo sovieticus », considérant que « toute idée religieuse, toute conception d’un pouvoir divin, même n’importe quelle insignifiance à l’égard de Dieu est une abomination indescriptible, un fléau méprisable » (Lénine) et estimant que « le marxisme-léninisme, enrichi par Staline, est la seule théorie philosophique donnant un tableau scientifique du monde, défendant les principes et les méthodes scientifiques d’explication de la nature et de la société, fournissant à l’humanité travailleuse l’instrument de la lutte pour la construction du communisme » (manuel scolaire stalinien).

C’est pourtant le contraire qui adviendra : convertie au Christ alors que la foi chrétienne est persécutée comme jamais dans l’histoire, la mère d’Alexandre Men le fait baptiser dans l’Église orthodoxe « des catacombes » et l’élève dans un esprit à la fois religieux et ouvert sur le monde.

Vers douze ans, Alexandre Men ressent un appel au sacerdoce, et s’y prépare systématiquement. Prodigieusement doué, il étudie – seul – la Bible, l’histoire, la philosophie, la théologie et les sciences naturelles. Après des études supérieures de biologie (pour dialoguer avec une société marquée par le scientisme) et de théologie, il est ordonné prêtre le 1er septembre 1960, et entame un ministère rayonnant, en particulier auprès des intellectuels, savants et artistes. Prêtre de l’Église orthodoxe « officielle » (le patriarcat de Moscou, toléré par le régime soviétique moyennant une « loyauté » affichée envers celui-ci), il organise aussi – en pleine campagne antireligieuse de Khrouchtchev – des activités « illégales » : groupes de catéchèse, d’études bibliques, de prière et d’entraide. Sa personnalité chaleureuse enveloppe ses interlocuteurs de sa joie rayonnante et les impressionne par ses connaissances encyclopédiques. À ceux qui viennent le voir – de plus en plus nombreux, jusqu’à être des milliers à la fin de sa vie – il répète que « le christianisme est une force créatrice agissante », qu’il « n’y a pas de conflit fondamental entre la Bible et la science » et que « Dieu veut la liberté de l’homme …». Ayant compris qu’après des décennies de propagande athée, le langage de l’Église n’était plus directement compréhensible à ses contemporains, le père Alexandre s’efforce de rendre le message chrétien accessible à l’homme d’aujourd’hui.

AUTEUR CLANDESTIN DE « BEST-SELLERS » RELIGIEUX

Pour rappeler aux nouvelles générations, coupées de leurs racines religieuses et culturelles, les « fondamentaux » de la foi, Alexandre Men rédige une « vie de Jésus » accessible à tous (Le Fils de l’homme, en français : Jésus, le Maître de Nazareth), puis six tomes d’une histoire des recherches spirituelles de l’humanité (des origines à la Révélation biblique), qui constituent une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé. Suivront des commentaires pour une Bible russe, un manuel de prière, etc. Ne pouvant être publié en URSS, il sera édité à Bruxelles par un petit éditeur catholique : le « Foyer oriental chrétien », auquel des amis ont fait parvenir ses manuscrits. Une dizaine d’ouvrages (au début sous pseudonyme), verront ainsi le jour en Belgique, avant d’être réintroduits clandestinement en Russie, où ils seront littéralement dévorés par d’innombrables lecteurs (quatre millions pour son premier livre). D’autres projets, dont son magistral Dictionnaire des biblistes, ne verront le jour qu’après son décès (aucun de ses ouvrages ne sera édité dans son pays de son vivant).

HARCELE PAR LE KGB, PUIS VEDETTE DES MEDIAS

L’activité débordante de ce prêtre « hors-normes » ne pouvait évidemment passer inaperçue dans l’État soviétique athée. Outre plusieurs mutations et l’interdiction d’exercer dans la capitale (toute sa vie, il desservira des paroisses de campagne), Alexandre Men est harcelé par le KGB. Mais enquêtes, perquisitions et interrogatoires (sans compter les attaques dans la presse, pamphlets anonymes ou lettres de menaces) ne parviennent pas à « coincer » ce prêtre, dont l’activité n’est ni politique ni « dissidente ». Et, au moment où son arrestation semble néanmoins inéluctable, la perestroika gorbatchévienne met fin aux persécutions des croyants.

Bien plus : la nouvelle politique religieuse du pouvoir met au premier plan ce « pasteur des intellectuels », ouvert sur le monde et la culture de son temps, favorable à l’œcuménisme et au dialogue interreligieux et interconvictionnel. Premier prêtre autorisé à parler de religion dans un lycée soviétique (en 1988), il est invité à se produire – sur les thèmes les plus divers – dans des grandes salles (dont le stade olympique), des usines, des clubs, à la radio, à la télévision, et saisit toutes les occasions pour annoncer l’Évangile : en deux ans, il donnera plus de 200 conférences et préparera trente publications. Il réalise aussi les nombreux projets dont il rêvait : création de la Société biblique russe, d’une université orthodoxe, d’un groupe de bienfaisance auprès de l’hôpital pour enfants de Moscou…

MORT, OU EST TA VICTOIRE ?

Pour certains milieux, qui voulaient à nouveau réduire l’Eglise en Russie à un simple lieu de culte, un sujet obéissant ou un musée, ce véritable « phénomène » était sans doute devenu insupportable. Et le dimanche 9 septembre 1990, à six heures du matin – dans des circonstances toujours non élucidées – le père Alexandre était assassiné à coups de hache, sur le petit chemin forestier vers la gare qu’il empruntait pour se rendre à l’église. Pour ceux qui l’avaient connu, la mort en martyr du père Alexandre Men portait – quels que soient les commanditaires de cet assassinat (KGB, éléments ultranationalistes ou antisémites) – une signification profonde : celle du témoignage « jusqu’au sang » rendu au Christ, auquel il avait consacré toute sa vie.

De plus, contrairement aux attentes de ceux qui voulaient le faire taire, l’héritage d’Alexandre Men n’a pas disparu avec sa mort. Vingt ans après, même si la largesse de vues du père Alexandre n’est pas encore comprise de tous, nul ne nie qu’il ait été un missionnaire extraordinaire, dont « l’action illuminatrice et catéchétique, la parole vivante et inspirée a amené bien des personnes à la foi » (patriarche Cyrille).

"Pastoralia. Bulletin de l’Archevêché (catholique) de Malines-Bruxelles", n°1, janvier 2011, p. 14-15.

Pour commencer de faire connaissance avec ce prêtre admirable et penseur exceptionnel, je vous recommande de lire ou relire l'ouvrage du Père Alexander Men :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:05
« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Saint Pierre Chrysologue)

Par Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église. Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)


« Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)...

Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment...

Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ?

Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué.

Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...


Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir.

Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà.

Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...


Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite...

Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas.

Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles :

-« Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11).

Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court.

Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci.

La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).


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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:02

FAIRE LA VOLONTE DIVINE…

Où donc t'ai-je trouvé, Seigneur,
pour apprendre à te connaître ?

Avant que je te connaisse,
tu n'étais pas encore dans ma mémoire.

Où donc t'ai-je trouvé,
pour te connaître,
si ce n'est en toi,
au-dessus de moi ?

Aucun espace dans tout cela :
nous nous éloignons,
nous nous approchons de toi,
rien de cela n'est dans l'espace.

C'est partout, ô Vérité,
que tu sièges pour tous ceux

qui viennent te consulter,

et tu réponds en même temps
à tous ceux qui te consultent

sur des questions différentes.

Tu réponds clairement,
mais tous ne t'entendent pas clairement.

Tous te consultent sur ce qu'ils veulent,
mais ils n'entendent pas toujours

la réponse qu'ils veulent.

Le meilleur de tes serviteurs
n'est pas celui qui se soucie

de t'entendre dire ce qu'il veut ;

c'est plutôt celui qui veut ce que tu lui dis.

[Saint Augustin
(Les Confessions, X, 26).]

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