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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 13:51
Vendredi 5 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Livre de l'Ecclésiastique 44,1-15.

Faisons l'éloge de ces hommes glorieux qui furent les pères de notre race.
En eux le Seigneur a opéré de glorieuses merveilles, il a manifesté sa grandeur dès l'origine.
C'étaient des souverains dans leurs royaumes, des hommes renommés par leur puissance, des conseillers remplis de sagesse, annonçant la volonté divine par leurs prophéties,
des guides du peuple par leurs conseils et leur prudence, des docteurs du peuple, qui l'instruisaient par de sages discours ;
des hommes cultivant l'art des saintes mélodies, et qui ont mis par écrit de poétiques récits ;
des riches ayant des biens en abondance, vivant en paix dans leurs demeures : tous ces hommes furent honorés par leurs contemporains,
tous ont été la gloire de leur temps.
Il en est parmi eux qui ont laissé un nom, pour qu'on puisse raconter leurs louanges.
Il en est dont il n'y a plus de souvenir, ils ont péri comme s'ils n'avaient jamais existé ; ils sont devenus comme s'ils n'étaient jamais nés, et, de même, leurs enfants après eux.
Les premiers étaient des hommes pieux, dont les vertus n'ont pas été oubliées.
Le bonheur reste attaché à leur race, et un héritage est assuré à leurs enfants.
Leur race se maintient fidèle aux alliances, et leurs enfants à cause d'eux.
Leur race demeure éternellement, et leur gloire ne sera jamais effacée.
Leur corps a été enseveli en paix, et leur nom vit d'âge en âge.
Les peuples célèbrent leur sagesse, et l'assemblée publie leurs louanges.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,1-12.

En ce temps-là, Jésus, voyant les foules, gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples vinrent à lui.
Alors, prenant la parole, il se mit à les enseigner, en disant :
" Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux ceux qui sont doux, car ils posséderont la terre !
Heureux ceux qui sont affligés, car ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
Heureux les pacifiques, car ils seront appelés enfants de Dieu !
Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'ils ont persécuté les prophètes qui ont été avant vous.

Vendredi 5 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélie sur la Deuxième lettre aux Corinthiens, 12, 4; PG 61, 486-487 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.398)

« Réjouissez-vous ; soyez dans l'allégresse car votre récompense sera grande »


Seuls les chrétiens estiment les choses à leur vraie valeur, et ils n'ont pas les mêmes motifs de se réjouir et de s'attrister que le reste des hommes.

A la vue d'un athlète blessé, portant sur la tête la couronne du vainqueur, celui qui n'a jamais pratiqué aucun sport considère seulement les blessures qui font souffrir cet homme ; il n'imagine pas le bonheur que lui procure sa récompense.

Ainsi font les gens dont nous parlons. Ils savent que nous subissons des épreuves, mais ignorent pourquoi nous les supportons.

Ils ne considèrent que nos souffrances. Ils voient les luttes dans lesquelles nous sommes engagés et les dangers qui nous menacent.

Mais les récompenses et les couronnes leur restent cachées, non moins que la raison de nos combats.

Comme l'affirme saint Paul :

« On nous croit démunis de tout, et nous possédons tout » (2Co 6,10).


Pour ce qui nous regarde, quand nous sommes soumis à l'épreuve à cause du Christ, supportons-la vaillamment, bien plus, avec joie.

Si nous jeûnons, bondissons de joie comme si nous étions dans les délices.

Si l'on nous outrage, dansons allègrement comme si nous étions comblés d'éloges.

Si nous subissons un dommage, considérons-le comme un gain.

Si nous donnons au pauvre, persuadons-nous que nous recevons.

Avant tout, rappelle-toi que tu combats pour le Seigneur Jésus.

Alors tu entreras de bon cœur dans la lutte et tu vivras toujours dans la joie, car rien ne nous rend si heureux qu'une bonne conscience.

Vendredi 5 Juin 2015. Eléments pour méditation :

NEUVAINE POUR LA FRANCE :

Méditation du Père Nicolas Rousselot

Pour une classe moyenne de la sainteté

La première fois que je suis entré dans la chambre de Marthe Robin à Châteauneuf, en regardant son lit, je me suis dit : « Oh mon Dieu, comme c’est petit ! ». Jean-Marie Vianney, paraît-il, avait dit la même phrase en découvrant, au creux d’une colline, sa nouvelle paroisse.

Aujourd’hui encore, en voyant dans la première église d’Ars, la taille de la chaire et des confessionnaux, on a l’impression de se trouver comme dans une maison de poupée. Ceux qui se sont recueillis devant la chasse de Bernadette à Nevers, ou ceux qui sont allés aux Buissonnets à Lisieux, auront eu cette même impression de petitesse, d’enfance. Au point de se demander si, dans le pays de France, Dieu n’a pas choisi uniquement des gens de « petit format » pour porter son message et faire bouger les choses. En Espagne, Dieu est allé dans les châteaux trouver des sortes de conquistadors : St Ignace, St François-Xavier ou Ste Thérèse d’Avila. En France, non.

Thérèse, Bernadette, Marthe, Jean Marie, étaient petits de taille. Est-ce un hasard ? Ces gens petits de taille, dit-on, sont presque toujours animés d’un grand désir. Comme Napoléon, ils ont parfois le génie de bouleverser l’histoire. Mais ici, nous pensons surtout aux phrases de Saint-Paul : « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort » ; ou cette parole du livre des Proverbes qui enchanta Thérèse de l’Enfant Jésus : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi ». Pourquoi Dieu est-il venu bouleverser le temps de l’incroyance, du jansénisme ou du scientisme, en choisissant ces chrétiens petits de taille mais à la force intérieure si impressionnante ? C’est son mystère. Mais Il se peut aussi que Dieu lui-même fut bouleversé par ces âmes ardentes, comme il fut bouleversé un jour, à l’aube des temps nouveaux, par l’âme si désirante de Marie.

Aujourd’hui, nous souhaitons que beaucoup de choses changent dans le monde, en Europe et dans notre pays. Nous prions pour cela. Nous souhaitons que notre Dieu soit bouleversé par des âmes assoiffées de Lui, pour qu’Il ait davantage « les mains libres pour agir », puisqu’Il a choisi dans Sa liberté souveraine de dépendre de nous.

Nous souhaitons que se lèvent des personnes, petites ou grandes de taille qu’importe, mais désirant d’un grand désir que le Royaume vienne sur notre terre. Nous prions pour que des âmes quasi messianiques changent le cours des choses, entrainant les foules, tel Moïse levant son bâton pour faire passer son peuple à pied sec.

Or nous nous trompons. Prions plutôt pour qu’advienne un écosytème de sainteté, une sorte de « classe moyenne de la sainteté dont nous pouvons tous faire partie » (Pape François). Dans cette classe moyenne, nous espérons beaucoup de jeunes, notamment des jeunes issus des milieux chrétiens aisés. Nous les verrons devenir tour à tour, éducateurs, enseignants, soignants, journalistes, élus, ou policiers. Gagnant moins facilement leur vie que leurs parents ou leurs frères et sœurs, toujours du côté des plus fragiles, ils seront reliés entre eux par des mouvements ou des associations extrêmement vigoureuses, où leur solitude sera un vain mot et où prendront corps leurs grands désirs.

Au cœur de cette classe moyenne du Salut, naîtront un jour, quelques grands témoins qui bouleverseront le monde, au moment où notre Dieu le permettra, attiré qu’Il sera par ces âmes ardentes. Il y aura aussi quelques martyrs.

Vendredi 5 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Détruisez ce Temple

Évangile selon saint Jean 2, 13-22

Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »

« Petits arrangements entre amis »
« Il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous du temple. »
Voilà que Jésus se met en colère et quelle colère ! Tout y passe : tables et chaises, brebis et bœufs, acheteurs et vendeurs… tout le monde en prend pour son grade. Les colombes se sont envolées, les étales sont renversés, la monnaie dispersés.
Et cet ordre presque crié par Jésus qui en aura étonné plus d’un: « Enlevez tout cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Qu’a-t-il bien pu vouloir dire par là ?
Et Jésus pousse encore plus loin dans l’incompréhension : aux Pharisiens qui l’interpellent, il annonce qu’en trois jours il reconstruira le Temple. Nous ne sommes pas dans un jeu vidéo et encore moins dans du virtuel. Tout autant que les Pharisiens, nous aussi nous recevons ce texte avec étonnement.

C'est du côté des disciples que nous sommes invités à nous tourner Saint Jean leur donne les clés du mystère : « le Temple dont il parlait, c’était son corps. » Et après sa résurrection, les disciples se sont souvenu de ces paroles et ont enfin compris ce que Jésus avait dit et les prophètes bien avant lui.
Le Temple, me direz-vous, c’était au temps de Jésus. Je suis d’accord. Mais aujourd’hui, comme les marchands d’autrefois, quels petits arrangements entre amis nous accordons-nous sur le parvis du temple, au cœur de nos vies et jusqu’au seuil de notre foi, de nos Églises ?
Pas question de culpabiliser ou de condamner. Tous, cela nous arrive de négocier… un geste de charité, un effort pour rejoindre la prière de nos communautés locales, un sourire qui guérit, une parole positive qui reconstruit… Jésus nous invite à aller plus loin, à vivre en vérité, à construire jour après jour le Temple, notre temple…

(Source : « Signe dans la Bible »)

Vendredi 5 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Saint Boniface qui êtes-vous ?
Archevêque de Mayence, martyr

Boniface, appelé d'abord Winfrid, naît en Angleterre, vers 673-680. Une maladie grave décida son père à le laisser partir dans un monastère.

Devenu professeur après de brillantes études, Winfrid, par sa science et son éloquence, acquiert une réputation dont il est effrayé ; alors, refusant tous les honneurs, il tourne toute l'ambition de son zèle vers les contrées encore païennes de la Germanie, et n'a qu'un désir : devenir apôtre de l'Allemagne.
En 718, il va s'agenouiller aux pieds de saint Grégoire II et reçoit de lui tous les pouvoirs apostoliques. Après avoir traversé, en exerçant sa charité pour les âmes, la Lombardie, la Bavière et la Thuringe, il va se joindre à saint Willibrord, apôtre des Frisons ; mais il s'enfuit dès que celui-ci veut lui conférer l'épiscopat. Winfrid évangélise alors la Thuringe, dont les sauvages forêts se couvrent bientôt de monastères et se peuplent de saints.

La moisson est trop abondante, il lui faut des auxiliaires ; le Pape l'appelle à Rome, le sacre évêque et change son nom en celui de Boniface. L'apôtre, secondé par de vaillants missionnaires, travaille avec plus d'ardeur que jamais à étendre le règne de l'Évangile. Ses saintes audaces sont bénies du Ciel.

Un jour, il fait abattre un arbre de superstition, qui servait d'idole à un peuple aveugle, et quand la foule en fureur va se jeter sur lui, un prodige vient soudain la calmer : l'arbre énorme se plie sous une main invisible et va tomber en quatre tronçons aux pieds du Saint. Le Christ avait vaincu ; des milliers de païens demandèrent le baptême.

Boniface était de nouveau débordé par l'immensité de ses succès; il fait un appel à sa patrie, et bientôt de nombreux missionnaires viennent se joindre à lui. Archevêque, légat du Pape, Boniface ne s'attribue point la gloire de ses œuvres ; Dieu est sa seule force et son seul recours ; voilà le secret de ses conquêtes pacifiques.

À ce héros, il ne manquait plus qu'un combat ; à ce triomphateur, il ne manquait plus qu'une victoire. Le 05 juin 754, jour de Pentecôte, Boniface se préparait à offrir le Saint Sacrifice, quand une foule armée se précipite vers lui en poussant des cris sauvages ; son entourage court aux armes ; mais Boniface sort de sa tente : « Cessez le combat, mes enfants, dit-il, voici l'heure de la délivrance ! » Bientôt l'apôtre tombe sous les coups de ces barbares avec tous ceux qui l'accompagnent. On le trouva criblé de blessures, tenant en main le livre de saint Ambroise : « Du bienfait de la mort ».

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape de Rome Benoît XVI :

>>> Saint Boniface

Vendredi 5 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,35-37.

Alors qu’il enseignait dans le Temple, Jésus, prenant la parole, déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ?
David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !”
David lui-même le nomme Seigneur. D’où vient alors qu’il est son fils ? » Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir.

Vendredi 5 Juin 2015. Eléments pour méditation :
UNE PRIERE DE SAINT ISSAC LE SYRIEN POUR CELUI QUI SE SENT LOIN DE DIEU


Seigneur Jésus-Christ qui avez pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçevez les larmes de mon amertume.
Par Vos souffrances, apaisez mes souffrances. Par Vos plaies, guérissez mes plaies. Par Votre sang, purifiez mon sang et portez dans mon corps le parfum de Votre Corps vivifiant.
Que le fiel dont les ennemis Vous ont abreuvé change en douceur en mon âme l’amertume qu’y versa l’adversaire.
Que Votre Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Vous mon intelligence écrasée par les démons.

Que Votre tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée.
Que Vos saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Vous, ainsi que Votre bouche l’a promis.
Que Votre visage, qui reçut des malveillants gifles et crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices.
Que Votre âme que sur la Croix Vous avez soumise à Votre Père, me conduise à Vous dans Votre grâce.
Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Votre recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage.
Maître, je n’ai pas de larmes pour Vous prier.

Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Vous dans la douleur.

Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Vous ne peuvent le réchauffer.
Mais Vous, Seigneur Jésus Christ, mon Dieu, trésor des biens, donnez-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Votre recherche. Car sans Vous je serai privé de tout bien.
Ô Dieu Bon, donnez-moi Votre grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, Vous a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Votre image.

Je Vous ai abandonné. Ne m’abandonnez pas.

Je suis sorti de Vous. Sortez à ma recherche. Conduisez-moi dans Votre pâturage, comptez-moi parmi les brebis de Votre troupeau choisi. Avec elles nourrissez-moi de l’herbe verte de Vos mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Vos révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Vous dans les tourments et les outrages.

Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Votre grâce et Votre amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles.

Amîn.

Vendredi 5 Juin 2015. Eléments pour méditation :
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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:22
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur »(Saint Bernard)

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Traité de l'amour de Dieu, ch. 8-10

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur »


Le premier et le plus grand commandement est celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ».

Mais notre nature est faible ; en nous le premier degré de l'amour c'est de nous aimer nous-mêmes avant tout autre chose, pour nous-mêmes...

Pour nous empêcher de glisser trop sur cette pente, Dieu nous a donné le précepte d'aimer notre prochain comme nous-mêmes...

Or nous constatons que cela n'est pas possible sans Dieu, sans reconnaître que tout vient de lui et que sans lui nous ne pouvons absolument rien.

A ce deuxième degré donc l'homme se tourne vers Dieu, mais ne l'aime encore que pour soi et non pour lui...


Il faudrait cependant avoir un cœur de marbre ou de bronze pour ne pas être touché par le secours que Dieu nous donne quand nous nous tournons vers lui dans les épreuves.

Dans les épreuves il nous est impossible de ne pas goûter combien il est doux (Ps 33,9).

Et bientôt nous commençons à l'aimer plus à cause de la douceur que nous trouvons en lui qu'à cause de notre propre intérêt...

Quand nous en sommes là, il n'est pas difficile d'aimer notre prochain comme nous-mêmes...

Nous aimons les autres comme nous sommes aimés, comme Jésus Christ nous a aimés.

Voilà l'amour de celui qui dit avec le psalmiste : « Chantez les louanges du Seigneur, car il est bon » (Ps 117,1).

Louer le Seigneur non pas parce qu'il est bon pour nous, mais simplement parce qu'il est bon, aimer Dieu pour Dieu et non pour nous-mêmes, c'est le troisième degré de l'amour.


Heureux ceux qui ont pu monter jusqu'au quatrième degré de l'amour :

-ne plus s'aimer soi-même que pour l'amour de Dieu...

Quand est-ce que mon âme, enivrée de l'amour de Dieu, s'oubliant elle-même, ne s'estimant pas plus qu'un vase brisé, quand est-ce qu'elle s'élancera vers Dieu pour se perdre en lui et ne plus être qu'un seul esprit avec lui ? (1Co 6,17)

Quand pourra-t-elle s'écrier :

-« Ma chair et mon cœur sont consumés, Dieu de mon cœur, Dieu ma part pour l'éternité » (Ps 72,26) ?

Saints et heureux, ceux qui ont pu éprouver quelque chose de semblable pendant cette vie mortelle, même rarement, même une seule fois.

Ce n'est pas un bonheur humain, c'est déjà demeurer au ciel.

+++

La prière agréable au Seigneur

Priez nuit et jour.

Priez lorsque vous êtes heureux, et priez lorsque vous êtes triste. Priez avec crainte et tremblement, avec un esprit éveillé et vigilant, afin que votre prière soit agréable au Seigneur.

Car l'Écriture le dit, :

- "le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l’oreille à leur prière" (1 Pi 3,12).
(Saint Théodore l'Ascète)

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:20
Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson (Saint Colomban)

Par Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères .
Instruction spirituelle, 13, 2, 3 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 309 rev.; cf Orval)

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »


Frères très chers, étanchez votre soif aux eaux de la source divine dont nous désirons vous parler :

-étanchez-la, mais ne l'éteignez pas ; buvez, mais ne soyez pas rassasiés.

La source vivante, la source de vie nous appelle et nous dit :

-« Celui qui a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37).

Comprenez ce que vous buvez.

Que le prophète vous le dise et qu'elle vous le dise la source elle-même :

-« Parole du Seigneur, ils m'ont abandonnée, moi la source d'eau vive » (Jr 2,13).

C'est donc le Seigneur lui-même notre Dieu, Jésus Christ, qui est cette source de vie et c'est pourquoi il nous invite à venir à lui pour que nous le buvions.

Il le boit celui qui aime, il le boit celui qui se nourrit de la Parole de Dieu.

Buvons donc à la source que d'autres ont abandonnée.


Pour que nous mangions de ce pain, pour que nous buvions à cette source, il se dit « le pain vivant qui donne la vie au monde » (Jn 6,51) et que nous devons manger.

Voyez d'où coule cette source, voyez aussi d'où descend ce pain : c'est le même, en effet, qui est pain et source, le Fils Unique, notre Dieu, le Christ Seigneur, dont nous devons sans cesse avoir faim.


Notre amour nous le donne en nourriture, notre désir nous le fait manger ; rassasiés, nous le désirons encore.

Allons à lui comme à une fontaine et buvons-le toujours dans l'excès de notre amour, buvons-le toujours dans un désir toujours nouveau, prenons notre joie dans la douceur de son amour.

Le Seigneur est doux et bon.

Nous le mangeons et le buvons, sans cesser d'avoir faim et soif de lui, car nous ne saurions épuiser cette nourriture et cette boisson.

Nous mangeons de ce pain, nous ne l'épuisons pas ; nous buvons à cette source, elle ne tarit pas.

Ce pain est éternel, cette source coule sans fin.


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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 09:29
Jeudi 4 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-29.

Mes frères, j'ai appris du Seigneur lui-même ce que je vous ai transmis : c'est-à-dire que le Seigneur Jésus, la nuit où il fut trahi, prit du pain,
et après avoir rendu grâces, le rompit et dit : " Prenez et mangez ; ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. "
De même, après avoir soupé, il prit le calice et dit : " Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi. "
Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez ce calice, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice ;
car celui qui mange et boit indignement, sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,55-58.

En ce temps-là, Jésus dit aux Juifs : Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang un breuvage.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui.
Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi.
C'est là le pain qui est descendu du ciel : il n'en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne

Par Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères .
Instruction spirituelle, 13, 2, 3 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 309 rev.; cf Orval)

« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »


Frères très chers, étanchez votre soif aux eaux de la source divine dont nous désirons vous parler :

-étanchez-la, mais ne l'éteignez pas ; buvez, mais ne soyez pas rassasiés.

La source vivante, la source de vie nous appelle et nous dit :

-« Celui qui a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37).

Comprenez ce que vous buvez.

Que le prophète vous le dise et qu'elle vous le dise la source elle-même :

-« Parole du Seigneur, ils m'ont abandonnée, moi la source d'eau vive » (Jr 2,13).

C'est donc le Seigneur lui-même notre Dieu, Jésus Christ, qui est cette source de vie et c'est pourquoi il nous invite à venir à lui pour que nous le buvions.

Il le boit celui qui aime, il le boit celui qui se nourrit de la Parole de Dieu.

Buvons donc à la source que d'autres ont abandonnée.


Pour que nous mangions de ce pain, pour que nous buvions à cette source, il se dit « le pain vivant qui donne la vie au monde » (Jn 6,51) et que nous devons manger.

Voyez d'où coule cette source, voyez aussi d'où descend ce pain : c'est le même, en effet, qui est pain et source, le Fils Unique, notre Dieu, le Christ Seigneur, dont nous devons sans cesse avoir faim.


Notre amour nous le donne en nourriture, notre désir nous le fait manger ; rassasiés, nous le désirons encore.

Allons à lui comme à une fontaine et buvons-le toujours dans l'excès de notre amour, buvons-le toujours dans un désir toujours nouveau, prenons notre joie dans la douceur de son amour.

Le Seigneur est doux et bon.

Nous le mangeons et le buvons, sans cesser d'avoir faim et soif de lui, car nous ne saurions épuiser cette nourriture et cette boisson.

Nous mangeons de ce pain, nous ne l'épuisons pas ; nous buvons à cette source, elle ne tarit pas.

Ce pain est éternel, cette source coule sans fin.


Jeudi 4 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Si tu presses une orange…,

tu obtiens du jus d’orange.
Si tu presses un citron,

tu obtiens du jus de citron.
Mais si tu opprimes un chrétien,

tu devrais voir Jésus-Christ…

(Semences)

En Pologne, une lumière est restée toujours allumée…

Le monastère de Jasna Gora, près de Częstochowa en Pologne, date du XIVe siècle. Au XVIIe siècle, la Pologne tente une expansion à l’Est. Il s’en suit une contre-offensive grave venant des Russes et des Suédois. C’est alors qu’en 1655, la Vierge apparaît aux religieux du monastère de Częstochowa qui réussissent à repousser une attaque des Suédois. Le 1er avril 1656, le roi polonais Casimir consacre le pays à Marie et nomme Notre Dame de Czestochowa Patronne de la Pologne.

Au XXe siècle, la Pologne fut envahie par l’Allemagne Nazie. Le gouverneur allemand en Pologne nota dans son journal : «A une époque où la Pologne fut complètement submergée par les ténèbres, une lumière est restée toujours allumée : le sanctuaire de Częstochowa et l’Eglise.»

Au sortir de la guerre, la Pologne retrouve son indépendance, mais avec un gouvernement communiste. C’est alors que le cardinal Stefan Wyszynski organise à l’occasion du millénaire de l’évangélisation de la Pologne, le pèlerinage de maison en maison d’une copie de l’image de Częstochowa. Cette démarche va avoir un impact populaire très fort et sera le ferment de la résistance au communisme.

Jeudi 4 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34.

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Jeudi 4 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Traité de l'amour de Dieu, ch. 8-10

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur »


Le premier et le plus grand commandement est celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ».

Mais notre nature est faible ; en nous le premier degré de l'amour c'est de nous aimer nous-mêmes avant tout autre chose, pour nous-mêmes...

Pour nous empêcher de glisser trop sur cette pente, Dieu nous a donné le précepte d'aimer notre prochain comme nous-mêmes...

Or nous constatons que cela n'est pas possible sans Dieu, sans reconnaître que tout vient de lui et que sans lui nous ne pouvons absolument rien.

A ce deuxième degré donc l'homme se tourne vers Dieu, mais ne l'aime encore que pour soi et non pour lui...


Il faudrait cependant avoir un cœur de marbre ou de bronze pour ne pas être touché par le secours que Dieu nous donne quand nous nous tournons vers lui dans les épreuves.

Dans les épreuves il nous est impossible de ne pas goûter combien il est doux (Ps 33,9).

Et bientôt nous commençons à l'aimer plus à cause de la douceur que nous trouvons en lui qu'à cause de notre propre intérêt...

Quand nous en sommes là, il n'est pas difficile d'aimer notre prochain comme nous-mêmes...

Nous aimons les autres comme nous sommes aimés, comme Jésus Christ nous a aimés.

Voilà l'amour de celui qui dit avec le psalmiste : « Chantez les louanges du Seigneur, car il est bon » (Ps 117,1).

Louer le Seigneur non pas parce qu'il est bon pour nous, mais simplement parce qu'il est bon, aimer Dieu pour Dieu et non pour nous-mêmes, c'est le troisième degré de l'amour.


Heureux ceux qui ont pu monter jusqu'au quatrième degré de l'amour :

-ne plus s'aimer soi-même que pour l'amour de Dieu...

Quand est-ce que mon âme, enivrée de l'amour de Dieu, s'oubliant elle-même, ne s'estimant pas plus qu'un vase brisé, quand est-ce qu'elle s'élancera vers Dieu pour se perdre en lui et ne plus être qu'un seul esprit avec lui ? (1Co 6,17)

Quand pourra-t-elle s'écrier :

-« Ma chair et mon cœur sont consumés, Dieu de mon cœur, Dieu ma part pour l'éternité » (Ps 72,26) ?

Saints et heureux, ceux qui ont pu éprouver quelque chose de semblable pendant cette vie mortelle, même rarement, même une seule fois.

Ce n'est pas un bonheur humain, c'est déjà demeurer au ciel.

Jeudi 4 Juin 2015. Eléments pour méditation :
La prière agréable au Seigneur

Priez nuit et jour.

Priez lorsque vous êtes heureux, et priez lorsque vous êtes triste. Priez avec crainte et tremblement, avec un esprit éveillé et vigilant, afin que votre prière soit agréable au Seigneur.

Car l'Écriture le dit, :

- "le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l’oreille à leur prière" (1 Pi 3,12).
(Saint Théodore l'Ascète)

Jeudi 4 Juin 2015. Eléments pour méditation :
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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 09:13
Lorsque les "Évangéliques" témoignent de   Jésus.

Lorsque les "Evangéliques" témoignent de

Jésus.

 

Ils sont courageux et cohérents avec leurs

convictions, malheureusement, il manque au

mouvement « évangélique » la sacramentalité puisque,

par l’absence de toute « succession apostolique », ils

n’appartiennent pas à cette Tradition Apostolique sur

laquelle le Christ fonda Son Eglise et à travers

laquelle l’inspiration divine des Saintes Écritures

Elles-même fut discernée…


En effet, l’Eglise du Christ, avant que ne fut définitif

le « canon » des Écritures Saintes (IV ème siècle),

vécut par la Liturgie, se reliant au Christ-Tête et en

obéissant à Son Ordre: "Allez, de toutes les Nations

faîtes des disciples.Baptisez les au nom du Père, du

Fils et du Saint Esprit"».

 

Témoigner de Jésus, c'est bien, c'est beau, c'est

nécéssaire, mais il faut se souvenir qu'on ne peut pas

séparer le Christ de l'Eglise telle qu'Il l'établit sur le

fondement des Apôtres...


Avec l’assurance de mon fraternel et profond respec

en Notre-Seigneur. Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !


+Mor Philipose-Mariam

Lorsque les "Évangéliques" témoignent de   Jésus.
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:15
« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants » ( Saint Anastase d'Antioche)

Par Saint Anastase d'Antioche (?-599), moine puis patriarche melkite d'Antioche
Homélie 5, sur la Résurrection ; PG 89, 1358 (trad. bréviaire rev.)

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

« Le Christ a connu la mort, puis la vie, pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants » (Rm 14,9) ; « Dieu n'est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants ».

Puisque le Seigneur des morts est vivant, les morts ne sont plus des morts mais des vivants ; la vie règne en eux, pour qu'ils vivent et ne craignent plus la mort, de même que « le Christ, ressuscité des morts, ne meurt plus » (Rm 6,9).

Ressuscités et libérés de la corruption, ils ne verront plus la mort ; ils participeront à la résurrection du Christ, comme lui-même a eu part à leur mort.

En effet, s'il est venu sur terre, jusqu'alors prison éternelle, c'est pour « briser les portes de bronze et fracasser les verrous de fer » (Is 45,2), pour tirer notre vie de la corruption en l'attirant à lui, et nous donner la liberté à la place de l'esclavage.


Si ce plan de salut n'est pas encore pleinement réalisé, car les hommes meurent toujours et leurs corps sont désagrégés par la mort, cela ne doit pas être un motif d'incroyance.

Déjà nous avons reçu les premiers fruits de ce qui nous est promis, en la personne de celui qui est notre premier-né... :

-« Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus » (Ep 2,6).

Nous atteindrons à la pleine réalisation de cette promesse lorsque viendra le temps fixé par le Père, lorsque nous dépouillerons l'enfance et serons parvenus « à l'état d'homme parfait » (Ep 4,13).

Car le Père éternel a voulu que le don qu'il nous a fait demeure ferme...

L'apôtre Paul l'a déclaré, car il le savait bien, cela arrivera à tout le genre humain, par le Christ, qui « transformera nos pauvres corps à l'image de son corps glorieux » (Ph 3,21)...

Le corps glorieux du Christ n'est pas différent du corps « semé dans la faiblesse, sans valeur » (1Co 15,43) ; c'est le même corps changé en gloire.

Et ce que le Christ a réalisé en amenant au Père sa propre humanité, premier exemplaire de notre nature, il le fera pour toute l'humanité selon sa promesse :

-« Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12,32).

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:13
SAINTE CLOTILDE, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINTE CLOTILDE, QUI ÊTES-VOUS ?
Reine de France
(476-545
)

Sainte Clotilde était fille de Chilpéric, roi catholique d'une partie de la Bourgogne, et nièce du prince arien Gondebaud.

Appelée par Dieu à la grande mission du salut de la France, elle fut élevée au palais de son oncle, assassin de sa famille.

La mère de Clotilde avait déposé dans son cœur, avec la foi, les germes de la piété; aussi, dans une cour hérétique, sut-elle résister à toutes les sollicitations de Gondebaud et conserver la foi de son baptême.

Clovis, roi des Francs, entendit parler de la beauté, des vertus et de toutes les grandes qualités de la jeune princesse et la fit demander en mariage à Gondebaud, qui n'osa la refuser.

Le mariage eut lieu en 493. Clotilde comprit qu'elle n'avait été appelée à partager le trône d'un roi païen que pour remplir les vues de Dieu sur un peuple généreux mais non éclairé de la lumière de l'Évangile.

Elle eut soin de gagner les bonnes grâces d'un époux magnanime, mais violent et barbare ; elle usa de son influence pour lui parler de Jésus-Christ.

Clovis l'écoutait avec intérêt; toutefois, il ne se hâtait pas ; il lui permit cependant de faire célébrer le culte catholique dans le palais et consentit au baptême de son premier-né.

Clotilde mettait sur la tête de cet enfant toutes ses espérances pour la conversion de son peuple, quand Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le ravit à la terre.

À la colère du roi, à ses reproches, la douce reine répondit :

-« Je remercie Dieu de ce qu'Il m'a jugée digne de mettre au monde un fils qui est maintenant dans le Ciel. »

Un second enfant fut baptisé encore et tomba malade. Nouvelle et plus terrible colère de Clovis ; mais les prières de Clotilde furent entendues, et Dieu envoya des Anges guérir tout à coup le petit agonisant.

Le moment de la grâce était venu.

À la bataille de Tolbiac, après un choc terrible, les Francs pliaient, quand Clovis, dans une illumination soudaine, s'écria :

-« Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu ! »

Le courage renaît à ses soldats et bientôt la victoire des Francs est complète.

Peu après, Clovis était baptisé par saint Remi, à Reims ; ce fut le signal du baptême de la nation entière.

Clovis mourut en 511, à l'âge de quarante-cinq ans, et Clotilde, dégoûtée du monde, éprouvée dans ses enfants, quitta bientôt la cour pour aller finir sa vie dans les larmes, les prières les aumônes, au fond d'un couvent.

Prévenue du jour de sa mort, elle fit venir ses enfants, leur adressa ses dernières recommandations, et alla recevoir au Ciel sa récompense, au mois de juin 545

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 04:48
POUR GAGNER LES CŒURS A DIEU (Saint Isaac le Syrien.)

POUR GAGNER LES CŒURS A DIEU

 

 

« Lorsque tu désires mettre quelqu'un sur la

 

bonne voie, entoure le tout d'abord de

 

tendresse et d'affection.

 

En effet rien n'incitera mieux le pécheur au


repentir, à l'abandon de son mauvais penchant

 

et à la conversion que les


signes tangibles de bienveillance et de respect

 

qu'il constatera chez toi.

 

Avec amour dis-lui


quelques mots, ne te mets pas en colère

 

contre lui de sorte qu'il ne voie en toi


aucun signe d'animosité.

 

Car l'Amour ne connaît ni la colère ni

 

l'irritation.»

(Saint Isaac le Syrien.)

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 02:19
Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 7,13-17.

Et si une femme a un mari qui n'a pas la foi, et qu'il consente à habiter avec elle, qu'elle ne renvoie point son mari.
Car le mari infidèle est sanctifié par la femme, et la femme infidèle est sanctifiée par le mari ; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints.
Si l'incrédule se sépare, qu'il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas asservis dans ces conditions. Dieu nous a appelés dans la paix.
Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?
Seulement, que chacun se conduise selon la position que le Seigneur lui a assignée, et selon que Dieu l'a appelé ; c'est la règle que j'établis dans toutes les Eglises.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache, et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherchait de belles perles.
Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en alla vendre tout ce qu'il avait, et il l'acheta.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un filet qu'on a jeté dans la mer et qui a ramené des poissons de toute sorte.
Lorsqu'il fut rempli, les pêcheurs le tirèrent au rivage et, s'étant assis, ils recueillirent les bons dans des paniers et rejetèrent les mauvais.
Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants d'avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.

Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

Par Benoît XVI, pape émérite de l’Eglise Romaine. Pape de 2005 à 2013 . Dans l’Encyclique « Spe Salvi » § 41 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »


Dans le grand Credo de l'Église, la partie centrale, qui traite du mystère du Christ à partir de sa naissance éternelle du Père et de sa naissance temporelle de la Vierge Marie pour arriver par la croix et la résurrection jusqu'à son retour, se conclut par les paroles :

-« Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ».

Déjà dès les tout premiers temps, la perspective du Jugement a influencé les chrétiens jusque dans leur vie quotidienne en tant que critère permettant d'ordonner la vie présente, comme appel à leur conscience et, en même temps, comme espérance dans la justice de Dieu.

La foi au Christ n'a jamais seulement regardé en arrière ni jamais seulement vers le haut, mais toujours aussi en avant vers l'heure de la justice que le Seigneur avait annoncée plusieurs fois.


En lui, le Crucifié, la négation des fausses images de Dieu est portée à l'extrême.

Maintenant Dieu révèle son propre visage dans la figure du souffrant qui partage la condition de l'homme abandonné de Dieu, la prenant sur lui.

Ce souffrant innocent est devenu espérance-certitude :

-Dieu existe et Dieu sait créer la justice d'une manière que nous ne sommes pas capables de concevoir et que, cependant, dans la foi nous pouvons pressentir.

Oui, la résurrection de la chair existe.

Une justice existe.

La « révocation » de la souffrance passée, la réparation qui rétablit le droit existent.


C'est pourquoi la foi dans le Jugement final est avant tout et surtout espérance, l'espérance dont la nécessité a justement été rendue évidente dans les bouleversements des derniers siècles.

Je suis convaincu que la question de la justice constitue l'argument essentiel, en tout cas l'argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle.

Le besoin seulement individuel d'une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l'immortalité de l'amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l'homme est fait pour l'éternité ; mais seulement en liaison avec le fait qu'il est impossible que l'injustice de l'histoire soit la parole ultime, la nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante.


Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

SAINTE CLOTILDE, QUI ÊTES-VOUS ?
Reine de France
(476-545
)

Sainte Clotilde était fille de Chilpéric, roi catholique d'une partie de la Bourgogne, et nièce du prince arien Gondebaud.

Appelée par Dieu à la grande mission du salut de la France, elle fut élevée au palais de son oncle, assassin de sa famille.

La mère de Clotilde avait déposé dans son cœur, avec la foi, les germes de la piété; aussi, dans une cour hérétique, sut-elle résister à toutes les sollicitations de Gondebaud et conserver la foi de son baptême.

Clovis, roi des Francs, entendit parler de la beauté, des vertus et de toutes les grandes qualités de la jeune princesse et la fit demander en mariage à Gondebaud, qui n'osa la refuser.

Le mariage eut lieu en 493. Clotilde comprit qu'elle n'avait été appelée à partager le trône d'un roi païen que pour remplir les vues de Dieu sur un peuple généreux mais non éclairé de la lumière de l'Évangile.

Elle eut soin de gagner les bonnes grâces d'un époux magnanime, mais violent et barbare ; elle usa de son influence pour lui parler de Jésus-Christ.

Clovis l'écoutait avec intérêt; toutefois, il ne se hâtait pas ; il lui permit cependant de faire célébrer le culte catholique dans le palais et consentit au baptême de son premier-né.

Clotilde mettait sur la tête de cet enfant toutes ses espérances pour la conversion de son peuple, quand Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le ravit à la terre.

À la colère du roi, à ses reproches, la douce reine répondit :

-« Je remercie Dieu de ce qu'Il m'a jugée digne de mettre au monde un fils qui est maintenant dans le Ciel. »

Un second enfant fut baptisé encore et tomba malade. Nouvelle et plus terrible colère de Clovis ; mais les prières de Clotilde furent entendues, et Dieu envoya des Anges guérir tout à coup le petit agonisant.

Le moment de la grâce était venu.

À la bataille de Tolbiac, après un choc terrible, les Francs pliaient, quand Clovis, dans une illumination soudaine, s'écria :

-« Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu ! »

Le courage renaît à ses soldats et bientôt la victoire des Francs est complète.

Peu après, Clovis était baptisé par saint Remi, à Reims ; ce fut le signal du baptême de la nation entière.

Clovis mourut en 511, à l'âge de quarante-cinq ans, et Clotilde, dégoûtée du monde, éprouvée dans ses enfants, quitta bientôt la cour pour aller finir sa vie dans les larmes, les prières les aumônes, au fond d'un couvent.

Prévenue du jour de sa mort, elle fit venir ses enfants, leur adressa ses dernières recommandations, et alla recevoir au Ciel sa récompense, au mois de juin 545.

Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

L'eau du Temple

Livre d'Ézechiel 47. 1-9

L'homme me fit traverser l'eau : j'en avais jusqu'aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l'eau : j'en avais jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j'en avais jusqu'aux reins.

« Quand on veut on peut »
« L’homme qui me guidait me fit revenir à l’entrée du temple. »
Avec Ezéchiel, on se sent naître une vocation de géomètre. Mais le travail demande un peu de persévérance. Suivez le guide : « sous le seuil du temple de l’eau jaillissait en direction de l’orient, puisque la façade du Temple était du côté de l’orient. L’eau descendait du côté droit de la façade du Temple, et passait au sud de l’autel. » La description est précise. On pourrait presque refaire le film de cette vision. Nous voici, cordeau en mains, invités à faire le tour du Temple par l’extérieur. L’unité est de mille coudées (environ 45 centimètres). A chaque étape, l’eau monte… des chevilles jusqu’aux reins et plus encore. Il faut maintenant nager pour traverser la rivière.

Au bout de tout cela, l’eau est devenue torrent et partout où coule ce torrent, jaillit sur son passage l’abondance : les animaux s’y désaltèrent, le poisson est abondant. Et plus encore, en tout lieu, eau féconde, la vie surgit de ce torrent.
Vous avez tenu le choc ? Traversé la rivière ? Vaincu la peur de vous perdre en chemin ? « As-tu vu, fils d’homme ? » Au bout du chemin est la promesse de vie et de guérison pour tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, pour chacun d'entre nous. Faut-il voir dans cette vision, certes le Temple, demeure du Seigneur, mais aussi le fleuve devenu torrent qui nous entraîne au-delà du Temple. Aux extrémités du monde ou de nous-mêmes ? Là est la vie ! Êtes-vous prêts à redire oui à la vie, aujourd’hui encore ?

(Source : « Signe dans la Bible »)

Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,18-27.

Des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – viennent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.
Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.
À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?
Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux.
Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »

Mercredi 3Juin 2015. Eléments pour méditation :

Par Saint Anastase d'Antioche (?-599), moine puis patriarche d'Antioche
Homélie 5, sur la Résurrection ; PG 89, 1358 (trad. bréviaire rev.)

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »


« Le Christ a connu la mort, puis la vie, pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants » (Rm 14,9) ; « Dieu n'est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants ».

Puisque le Seigneur des morts est vivant, les morts ne sont plus des morts mais des vivants ; la vie règne en eux, pour qu'ils vivent et ne craignent plus la mort, de même que « le Christ, ressuscité des morts, ne meurt plus » (Rm 6,9).

Ressuscités et libérés de la corruption, ils ne verront plus la mort ; ils participeront à la résurrection du Christ, comme lui-même a eu part à leur mort.

En effet, s'il est venu sur terre, jusqu'alors prison éternelle, c'est pour « briser les portes de bronze et fracasser les verrous de fer » (Is 45,2), pour tirer notre vie de la corruption en l'attirant à lui, et nous donner la liberté à la place de l'esclavage.


Si ce plan de salut n'est pas encore pleinement réalisé, car les hommes meurent toujours et leurs corps sont désagrégés par la mort, cela ne doit pas être un motif d'incroyance.

Déjà nous avons reçu les premiers fruits de ce qui nous est promis, en la personne de celui qui est notre premier-né... :

-« Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus » (Ep 2,6).

Nous atteindrons à la pleine réalisation de cette promesse lorsque viendra le temps fixé par le Père, lorsque nous dépouillerons l'enfance et serons parvenus « à l'état d'homme parfait » (Ep 4,13).

Car le Père éternel a voulu que le don qu'il nous a fait demeure ferme...

L'apôtre Paul l'a déclaré, car il le savait bien, cela arrivera à tout le genre humain, par le Christ, qui « transformera nos pauvres corps à l'image de son corps glorieux » (Ph 3,21)...

Le corps glorieux du Christ n'est pas différent du corps « semé dans la faiblesse, sans valeur » (1Co 15,43) ; c'est le même corps changé en gloire.

Et ce que le Christ a réalisé en amenant au Père sa propre humanité, premier exemplaire de notre nature, il le fera pour toute l'humanité selon sa promesse :

-« Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12,32).

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 02:16
 De qui est cette image ? (Une Méditation de Sainte Thérèse d'Avila)

Une Méditation de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Poésies, n° 8 « Alma, buscarte has en mí » (trad. OC Seuil 1995, p. 1241)

« De qui est cette image ? »


Âme, cherche-toi en moi,

Et moi, cherche-moi en toi.


L'amour a si bien réussi,

Âme, à te reproduire en moi,

Que même le plus grand peintre

Ne saurait, avec autant d'art,

Dessiner une telle image.


Par l'amour, tu fus créée,

Belle, très belle, et c'est pourquoi

Peinte dans mes entrailles,

Si tu te perdais, mon aimée,

Tu devrais te chercher en moi.


Car je sais que tu trouveras

Au fond de mon cœur ton portrait,

Peint de façon si ressemblante

Que, te voyant, tu te réjouiras

De te voir, si bellement peinte.


Si par hasard, tu ne savais

En quel endroit me trouver, moi,

Ne t'en va pas de-ci de-là,

Mais, si tu veux me trouver,

Cherche-moi en toi.


Puisque tu es mon logis,

Tu es ma maison, ma demeure,

Aussi j'appelle à tout instant,

Si je trouve fermée,

La porte de ta pensée.


Hors de toi, ne me cherche pas,

Parce que, pour me trouver, moi,

Il suffit que tu m'appelles ;

Et à toi j'irai sans tarder,

Et moi, cherche-moi en toi.

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