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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:12
« L'Esprit de vérité recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Bx John Henry Newman)

Par le Bx John Henry Newman (1801-1890), Cardinal, théologien anglican convertit au christianisme Catholique-romain, fondateur de l'Oratoire en Angleterre. Sermon « Christ Manifested in Remembrance », PPS t. 4, n°17




« L'Esprit de vérité recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître »




Au moment de quitter ses apôtres, comme ils étaient peinés, notre Seigneur les a consolés par la promesse d'un autre guide et enseignant, en qui ils pourraient mettre leur confiance et qui serait encore plus pour eux que ce qu'il avait été lui-même...
Mais ce nouveau Consolateur miséricordieux, tout en apportant une plus grande grâce, ne pouvait pas cacher ou obscurcir ce qui avait précédé...
Et en se manifestant, comment pourrait-il faire autre chose que manifester le Fils, lui qui ne fait qu'un avec le Fils, lui l'Esprit qui procède du Fils ?
Comment aurait-il pu ne pas jeter une lumière nouvelle sur la compassion et les perfections de celui dont la mort en croix ouvrait à l'Esprit Saint un accès miséricordieux au cœur de l'homme ?...




Le Christ a dit explicitement à ses apôtres :
« Il me glorifiera »...
Comment l'Esprit rend-il gloire au Fils de Dieu ?
Il révèle que celui qui se donnait pour le Fils de l'homme était le Fils unique du Père (Jn 1,18)...
Notre Sauveur avait bien déclaré qu'il était le Fils de Dieu..., il avait dit tout ce qu'il faut nous dire, mais ses apôtres ne l'avaient pas compris.
Même en confessant leur foi avec conviction sous l'action secrète de la grâce de Dieu, ils ne comprenaient pas encore tout ce qu'ils affirmaient...




Les paroles de notre Sauveur demeurent mais attendent quelque temps leur éclaircissement ; c'est bien ce qu'il réservait pour l'heure de la venue de celui qu'il devait envoyer.
C'est l'Esprit qui mettrait en pleine lumière sa personne et ses paroles...
Apparemment, ce n'est qu'après sa résurrection et surtout après son ascension, lorsque l'Esprit Saint est descendu, que les apôtres ont compris qui avait été avec eux.
+++

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:06
« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »/Prière à Marie de Saint Ephrem/MARIE, AIDE-NOUS À DEVENIR SIMPLES/Notre-Dame de Fatima

« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »

Prière à Marie de Saint Ephrem

Remplis ma bouche, ô Marie,

de la grâce de ta douceur.

Éclaire mon intelligence,

toi qui as été comblée de la faveur de Dieu.

Alors ma langue et mes lèvres

chanteront allègrement tes louanges

et plus particulièrement

la salutation angélique,

annonciatrice du salut du monde,

remède et protection de tous les hommes.

Daigne donc accepter que moi,

ton petit serviteur,

je te loue et te dise

et redise doucement :

"Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."

Amîn

MARIE, AIDE-NOUS À DEVENIR SIMPLES

Marie, quand je te regarde,
et que je contemple ta vie pleine de merveilles,
je suis bien obligé de voir ta simplicité :
tu as aimé ce que tu étais !
Ce que tu avais : une foi ouverte à tous les vents.
Ce que tu étais : une femme prête à servir.
Autrement dit, presque rien aux yeux des hommes,
et carrément tout aux yeux du cœur de Dieu !
Et tu as su aimer ce Dieu ce que Dieu aimait,
et tu as donné chair à cet Amour de Dieu !

Alors, Marie, aide-nous à devenir simples :
en aimant ce que nous avons
et en aimant ce que nous sommes.
Ce que nous avons : la vie avec toutes ses couleurs
et notre corps avec ses beautés et ses laideurs.
Ce que nous sommes : des hommes et des femmes
parfois sans saveur et parfois pleins de flammes,
mais toujours “bien-aimés” de Dieu, notre Père !

Fais que nous sachions aimer ce que Dieu aime en nous
pour donner chair à cet amour autour de nous !

(P. Pierre Pythoud, msc)

Depuis que Dieu lui-même a un cœur d'homme…

Je voudrais reprendre une parole-clé du « secret » (de Fatima) devenue célèbre à juste titre: « Mon Cœur immaculé triomphera ». Qu'est-ce que cela signifie?

Le Cœur ouvert à Dieu, purifié par la contemplation de Dieu, est plus fort que les fusils et que les armes de toute sorte. Le fiat de Marie, la parole de son cœur, a changé l'histoire du monde, parce qu'elle a introduit le Sauveur dans le monde – car, grâce à son « oui », Dieu pouvait devenir homme dans notre monde et désormais demeurer ainsi pour toujours.

Le Malin a du pouvoir sur ce monde, nous le voyons et nous en faisons continuellement l'expérience; il a du pouvoir parce que notre liberté se laisse continuellement détourner de Dieu. Mais, depuis que Dieu lui-même a un cœur d'homme et a de ce fait tourné la liberté de l'homme vers le bien, vers Dieu, la liberté pour le mal n'a plus le dernier mot.

Depuis lors, s'imposent les paroles: « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance; moi je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). Le message de Fatima nous invite à nous fier à cette promesse.

Notre-Dame de Fatima

Fatima est un village du Portugal au nord de Lisbonne. Jacinthe, François et Lucie sont trois enfants chargés de garder un troupeau de moutons par leurs parents. Ils ont respectivement 7, 9 et 10 ans. Jacinthe et François sont frères et sœurs, et Lucie est leur cousine.

Nous sommes au printemps de l'année 1917. La guerre fait rage dans toute l'Europe. Les trois bergers se trouvent sur une colline appelée « Cabeço » proche de la ville d'Aljustrel. Un ange qui s'identifiera comme étant l'Ange de la Paix leur apparaît. S'agenouillant, il leur demande de prier avec lui puis répète trois fois: « Mon Dieu, je crois, j'espère en vous, je vous adore et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n'espèrent pas, n'adorent pas et ne vous aime pas ! »

Quelques semaines plus tard, au cours de l'été, l'Ange leur apparaît une nouvelle fois. Après leur avoir fait dire une prière trois fois de suite, il leur donne la communion, puis disparaît.

Le 13 Mai 1917, à la sortie de la messe, les trois enfants se retrouvent avec leurs brebis sur la Cova da Iria, où ils rencontrent, près d'un gros chêne, « une dame habillée de blanc » qui leur demande de revenir à cet endroit le 13 de chaque mois durant 6 mois et de réciter le rosaire chaque jour. Le mois suivant, l'apparition confie aux trois enfants qu'elle viendra bientôt chercher Jacinthe et François mais que Lucie devra vivre plus longtemps. Elle fait apparaître également un cœur entouré d'épines. Il s'agit du Cœur immaculé de Marie affligé par les nombreux péchés du monde.

Une dizaine de personnes sont présentes sur place, ils témoigneront avoir entendu les paroles de Lucie à la Vierge mais pas les réponses. Ils constateront également que les feuilles du chêne étaient repliées puis tendues dans la même direction alors que Lucie annonçait le départ de l’apparition. Ils seront aussi frappés par la transfiguration des trois pastoureaux pendant la vision.

Le 13 Juillet 1917, c'est 2000 personnes qui se pressent sur la Cova da Iria. La Dame va délivrer trois secrets à Lucie et ses cousins. Elle leur fera notamment voir l'Enfer puis leur demandera de réciter entre chaque dizaine de chapelet la prière suivante: « Ô mon doux Jésus, pardonnez-nous nos péchés ! Préservez nous du feu de l'Enfer ! Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde ! »

Très touchés par la vision de l'Enfer, les pastoureaux feront de nombreux sacrifices pour les pécheurs.

Le 13 août 1917, le senhor Arturo d'Oliveira Santos, maire de Villa Nova, décide de mettre en prison les trois bergers afin qu'ils lui disent les trois secrets. Devant l'abnégation des enfants, il les relâche le 19 août 1917. Peu de temps après leur libération, la Vierge leur apparaît et leur délivre ce message: « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Sachez que beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles ! »

Pour la cinquième apparition le 13 Septembre 1917, la Vierge dira qu'elle reviendra le mois suivant avec saint Joseph et l'enfant Jésus.

La dernière apparition a eu lieu le 13 Octobre 1917. Voici les paroles de la Dame : « Je suis la Madone du Rosaire et je veux ici une chapelle en mon honneur. Continuez à réciter le rosaire tous les jours. La guerre est sur le point de finir et les soldats ne tarderont pas à retourner dans leurs maisons. » Le miracle promis aura lieu devant une foule d'environ 70.000 personnes qui pourront témoigner. Elles virent la pluie cesser brusquement, le ciel se déchirer pour laisser voir le soleil que toutes pouvaient regarder. Il ressemblait à une lune d'argent et se mit à tourner sur lui-même. Il se projeta également sur la foule comme s'il allait s'écraser. À la fin du miracle dit « danse du soleil », Lucie verra Jésus bénir la foule et la Vierge sous l'aspect de Notre Dame des Douleurs puis Notre Dame du Mont-Carmel.

François mourut en 1919 et Jacinthe en 1920. Ils furent béatifiés par le pape saint Jean-Paul II le 13 Mai 2000.

Lucie Dos Santos prononça ses vœux en 1928 et eut de nouvelles apparitions de la Vierge Marie en 1925 et 1929. Elle rédigea elle-même son histoire, version officielle des apparitions de la Vierge de Fatima. À partir de 1945, elle entre au carmel de Coïmbra, où elle meurt le 14 février 2005, à l’âge de 97 ans, sous le nom de sœur Lucie du Cœur Immaculé.

Fatima est aujourd'hui un centre mondial de pèlerinages très connu, il est avec celui de Lourdes un des principaux sanctuaires consacrés au culte de la Vierge Marie.

« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »/Prière à Marie de Saint Ephrem/MARIE, AIDE-NOUS À DEVENIR SIMPLES/Notre-Dame de Fatima
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:04
L'autorité du Christ sur tous êtres vivants / COMMENT L’HOMME DEVIENT UN SEUL CORPS AVEC LE CHRIST (Saint Cyrille d'Alexandrie)

Par Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l’Évangile de Jean, 4,2 (trad. bréviaire 3e sam. Pâques rev.)

« Comme vous lui avez donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que vous lui avez donnés »


« Je meurs pour tous, dit le Seigneur, afin de communiquer ma vie à tous, et j'ai fait de ma chair une rançon pour la chair de tous.

Car la mort sera mise à mort dans ma mort, et la nature humaine qui était tombée ressuscitera avec moi.

Pour cela je suis devenu l'un d'entre vous, c'est-à-dire un homme de la descendance d'Abraham, pour "me rendre semblable en tout à mes frères" » (He 2,17). En effet, ni le démon qui possédait le pouvoir de la mort, ni la mort elle-même, ne pouvaient être vaincus autrement ; il fallait que le Christ se donne pour nous, un seul en rançon pour tous ; car il était au-dessus de tous.

C'est pourquoi il est dit dans les psaumes qu'il s'est offert pour nous à Dieu son Père comme une victime sans tache :

« Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, mais tu m'as formé un corps.

Tu ne demandais pas d'holocauste pour le péché. Alors j'ai dit :

Voici, je viens »

(Ps 39,7s; He 10,5).

Apprenons par ses propres paroles que le Christ a offert sa chair pour la vie du monde :

« Père saint, dit-il, garde-les. » Et encore : « Pour eux je me consacre moi-même » (Jn 17,11.19).

Autrement dit : « Je m'offre comme un sacrifice très pur et d'agréable odeur » (cf Gn 8,21; Ep 5,2).

En effet, selon la Loi, ce qui était consacré, ce qu'on appelait sacré ou saint, c'est ce qui était apporté sur l'autel.

Le Christ a donc donné son propre corps pour la vie de tous, et en retour il a implanté sa vie en nous.

Lorsque ce Verbe de Dieu, sa Parole qui donne la vie, a habité dans notre chair, il l'a rétablie dans le bien qu'il avait en propre, c'est-à-dire dans la vie.

+++

COMMENT L’HOMME DEVIENT UN SEUL CORPS AVEC LE CHRIST

"C'est donc en toute certitude que, sous l'apparence du corps et du sang, nous participons au Christ.

Car sous la figure du pain, c'est son corps qui t'est donné ; et sous la figure du vin, son sang qui t'est donné, afin qu'ayant participé au corps et au sang du Christ, tu sois avec lui un même corps et un même sang.

Ainsi devenons-nous des 'porte-christ' (christophores), son corps et son sang se répandant dans nos membres.

Voilà comment, selon le bienheureux Pierre, nous devenons participants de la nature divine (2 Pierre 1, 4).

[...]

"Instruit de ces vérités, et bien assuré que ce qui te paraît du pain n'est pas du pain quoiqu'il en semble au goût, mais le corps du Christ, et que ce qui paraît du vin n'est pas du vin, malgré la protestation du goût, mais le sang du Christ, sachant aussi ce que David chantait jadis à ce sujet :

...Et le pain qui fortifie le cœur de l'homme l'engage à oindre joyeusement son visage (Psaume 103, 15), fortifie ton cœur quand tu reçois ce pain comme pain spirituel, et réjouis le visage de ton âme.

Puisses-tu, ce visage, le garder dans la nudité d'une conscience pure et, contemplant ainsi comme dans un miroir la gloire du Seigneur, progresser de gloire en gloire dans le Christ Jésus notre Seigneur ( 2 Corinthiens 3, 18) à qui soient honneur, puissance et gloire aux siècles des siècles. Amîn."

(Saint Cyrille de Jérusalem, vingt-deuxième catéchèse ou quatrième catéchèse mystagogique (ca. 350))

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:36
ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR/ "SAYFO"

ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR/ "SAYFO"


*Jeudi 14 Mai, Ascension de Notre-Seigneur, Prière des Rogations, Messe à 10h30 suivie d'une prière aux Saints Martyrs Syriaques et Assyro-Chaldéens pour le Centenaire du génocide "Sayfo" , d'un repas fraternel et de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.


Monastère Syriaque N-D de Miséricorde . Brévilly. 61300 CHANDAI . Tel: 0233247958 Courriel: asstradsyrfr@laposte.net Blog:http://paris.syro-orthodoxe-francophone.over-blog.fr/

ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR/ "SAYFO"
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:34
MESSE SUR LE MONDE :

Cette prière a été rédigée en 1923 par Pierre Teilhard de Chardin (jésuite, chercheur, théologien et philosophe. 1881-1955) alors que le père jésuite se trouve au milieu du désert, seul chrétien en compagnie de moines boudhistes et, par conséquent, dans l'impossibilité de dire la messe. La situation lui inspira cette magnifique "Messe sur le Monde" qui résonne, aujourd'hui encore, autant comme un texte philosophique que comme une prière.

"Puisque, une fois encore, Seigneur, non plus dans les forêts de l'Aisne, mais dans les steppes d'Asie, je n'ai ni pain, ni vin, ni autel, je m'élèverai par-dessus les symboles jusqu'à la pure majesté du Réel, et je vous offrirai, moi votre prêtre, sur l'autel de la Terre entière, le travail et la peine du Monde.

Le soleil vient d'illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient. Une fois de plus, sous la nappe mouvante de ses feux, la surface vivante de la Terre s'éveille, frémit, et recommence son effrayant labeur. Je placerai sur ma patène, ô mon Dieu, la moisson attendue de ce nouvel effort. Je verserai dans mon calice la sève de tous les fruits qui seront aujourd'hui broyés.

Mon calice et ma patène, ce sont les profondeurs d'une âme largement ouverte à toutes les forces qui, dans un instant, vont s'élever de tous les points du Globe et converger vers l'Esprit. Qu'ils viennent donc à moi, le souvenir et la mystique présence de ceux que la lumière éveille pour une nouvelle journée!

Un à un, Seigneur, je les vois et les aime, ceux que vous m'avez donnés comme soutien et comme charme naturel de mon existence. Un à un, aussi, je les compte, les membres de cette autre et si chère famille qu'on rassemblée peu à peu, autour de moi, à partir des éléments les plus disparates, les affinités du coeur, de la recherche scientifique et de la pensée.

Plus confusément, mais tous sans exception, je les évoque, ceux dont la troupe anonyme forme la masse innombrable des vivants : ceux qui viennent et ceux qui s'en vont ; ceux-là surtout qui, dans la vérité ou à travers l'erreur, à leur bureau, à leur laboratoire ou à l'usine, croient au progrès des Choses, et poursuivront passionnément aujourd'hui la lumière.

Cette multitude agitée, trouble ou distincte, dont l'immensité nous épouvante, cet Océan humain, dont les lentes et monotones oscillations jettent le trouble dans les coeurs les plus croyants, je veux qu'en ce moment mon être résonne à son murmure profont. Tout ce qui va augmenter dans le Monde au cours de cette journée, tout ce qui va diminuer, tout ce qui va mourir aussi, voilà, Seigneur, ce que je m'efforce de ramasser en moi pour vous le tendre ; voilà la matière de mon sacrifice, le seul dont vous ayez envie.

Jadis, on traînait dans votre temple les prémices des récoltes et la fleur des troupeaux. L'offrande que vous attendez vraiment, celle dont vous avez mystérieusement besoin chaque jour pour apaiser votre faim, pour étancher votre soif, ce n'est rien moins que l'accroissement du Monde emporté par l'universel devenir.

Recevez, Seigneur, cette Hostie totale que la Création, mue par votre attrait, vous présente à l'aube nouvelle. Ce pain, notre effort, il n'est de lui-même, je le sais, qu'une désagrégation immense. Ce vin, notre douleur, il n'est encore, hélas! qu'un dissolvant breuvage. Mais, au fond de cette masse informe, vous avez mis j'en suis sûr, parce que je le sens un irrésistible et sanctifiant désir qui nous fait tous crier, depuis l'impie jusqu'au fidèle : "Seigneur, faites-nous un!".

Parce que, à défaut du zèle spirituel et de la sublime pureté de vos Saints, vous m'avez donné, mon Dieu, une sympathie irrésistible pour tout ce qui se meut dans la matière obscure, parce que, irrémédiablement, je reconnais en moi, bien plus qu'un enfant du Ciel, un fils de la Terre je monterai, ce matin, en pensée, sur les hauts lieux, chargé des espérances et des misères de ma mère ; et là, fort d'un sacerdoce que vous seul, je le crois, m'avez donné- sur tout ce qui, dans la Chair humaine, s'apprête à naître ou à périr sous le soleil qui monte, j'appellerai le Feu."

Pierre Teilhard de Chardin (1923)

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:33
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »  PRIÈRES

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

PRIÈRE

O Vierge, il se fait tard,
Tout s’endort sur la terre :
C’est l’heure du repos.
Ne m’abandonne pas !
Mets ta main sur mes yeux,
Comme une bonne Mère,
Ferme-les doucement
Aux choses d’ici-bas.

De soucis, de chagrin
Mon âme est fatiguée ;
Le travail qui m’attend
Est là tout près de moi ;
Mets ta main sur mon front,
Arrête ma pensée :
Doux sera mon repos,
S’il est béni de toi.

Pour que demain, plus fort,
Ton humble enfant s’éveille,
Et reprenne gaiement
Le poids du jour,
Mets ta main sur mon coeur :
Que lui seul toujours veille,
Et redise à son Dieu
Un éternel amour.

Prière de Saint Éphrem le Syrien à la Très Sainte Mère de Dieu

Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au-delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps, jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier, de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seul avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Saint Ephrem, né vers 306 à Nisibe près de Mossoul, en Mésopotamie(aujourd'hui Irak), se retire à Edesse, en 306, devant l'invasion de sa patrie par les Perses. Alors, durant dix ans, jusqu'à sa mort, survenue en 373, vivant solitaire ou avec les disciples sur une montagne proche d'Edesse, dans une pénitence et une contemplation héroïque, ils écrit en syriaque des milliers de vers. (Sozomène lui en attribue trois millions!) Il est le premier chantre de Marie, et demeure un des plus grands.
Le plus remarquable chez lui semble être le sens très intime qu'il a de l'action de la Sainte Vierge en nos vies. Par là il est populaire, et il est moderne, et c'est l'expérience qui en lui prie et chante. Les grands docteurs n'auront pas avant longtemps ce recours humble, douloureux, tendre et confiant à Mari
e.

PRIERE A MARIE par Saint Grégoire de NAREK :

« A présent (...) c'est toi que je supplie, Sainte Mère de Dieu.
Ange issu des hommes, Chérubin revêtu d'une chair visible, Reine du ciel,
limpide comme l'air, pure comme la lumière, immaculée telle une fidèle image de l'Etoile du matin au plus haut point de son essor.
Ô plus sacrée que la Demeure impénétrable du Saint des Saints, Lieu de l'heureuse Promesse, vivant Eden, Arbre de la Vie immortelle, gardé de tous côtés par l'épée flamboyante.
Toi qui a été fortifiée et protégée par le Père Très-haut, préparée et consacrée par l'Esprit qui s'est reposé sur toi, embellie par le Fils qui a habité en toi et qui t'a rendue son Tabernacle:
le Fils unique du Père est devenu ton Premier-né, ton fils par la naissance et ton Seigneur par la création. En ta pureté sans souillure et sans tache, tu es bonne; en ta sainteté immaculée, tu es une avocate tutélaire.
Reçois de moi cette prière de supplication, présente-la, offre-la à Dieu (...), entrelace et unis en elle mes soupirs amers de pécheur avec tes demandes bienheureuses au parfum d'encens, ô plante de vie du Fruit de bénédiction,
afin que par toi toujours secouru et comblé de tes bienfaits, ayant trouvé refuge et lumière auprès de ta sainte Maternité, je vive pour le Christ ton Fils et Seigneur.
II- Assiste-moi par les ailes de tes prières, ô toi que l'on proclame Mère des vivants,
afin que à ma sortie de cette vallée terrestre, je puisse sans tourment marcher vers ta demeure de vie qui nous a été préparée, afin que soit rendue légère la fin de cette vie alourdie par mon iniquité.
Change pour moi en fête d'allégresse mon jour d'angoisse, guérisseuse des blessures d'Ève!
Sois mon avocate, demande, supplie: car comme je crois à ta pureté indicible, voici que je crois aussi au bon accueil qui est fait à ta parole.
De tes larmes, aide-moi, moi qui suis dans le péril, ô Toi, bénie entre les femmes,
Fléchis le genoux pour obtenir ma réconciliation, ô Toi, Mère de Dieu,
Aie souci de moi qui suis malheureux, ô Tabernacle du Très-haut, Tends-moi la main dans ma chute, ô Temple céleste.
Glorifie ton Fils en toi: qu'il daigne opérer divinement en moi le miracle du pardon et de la miséricorde, Servante et Mère de Dieu: que ton honneur soit exalté par moi, et que mon salut soit manifesté par toi!
III- (Il en sera ainsi) si tu réussis à me retrouver, ô Mère du Seigneur; si tu as pitié de moi, ô Sainte;
si dans ma perdition tu me recouvres, ô Immaculée; si dans ma frayeur tu m'accueilles, ô Bienheureuse;
si, dans la honte où je suis, tu me fais approcher, ô Toute-Gracieuse; si, coupé que je suis de tout espoir, pour moi tu intercèdes, Vierge toujours sainte;
si de l'exil tu me fais entrer dans la Famille, ô toi que Dieu a exaltée; si à mon égard tu montres ta compassion, Toi qui romps les liens de la malédiction;
si dans mon agitation tu me tranquillises, ô Repos; si le trouble de mes émotions, tu le changes en paix, ô Pacificatrice;
si de mon égarement tu me donnes le moyen de revenir, ô Louée; si pour ma défense, tu entres en lice, toi qui fais reculer la mort;
si mes amertumes, tu les adoucis, ô Suavité; si tu abolis la distance qui me sépare de Dieu, ô Réconciliation;
si mes impuretés, tu les enlèves, ô toi qui foules aux pieds la corruption; si, livré que je suis à la mort, tu me délivres, ô Vivante Lumière;
si la voix de mes sanglots, d'un seul coup tu l'arrêtes, ô Allégresse; si, alors que je suis terrassé, tu me redonnes de la vigueur, ô Remède de vie;
si dans ma ruine tu jettes un regard sur moi, ô Pleine de l'Esprit; si avec miséricorde tu viens à ma rencontre, toi qui en legs nous fut donnée.
Ô toi, qui n'es bénie que par les lèvres immaculées des bouches bienheureuses, voici qu'une seule goutte de ton lait virginal, tombée en pluie sur mon âme, me redonne force et vie, ô toi, Mère du Très-haut Seigneur Jésus, Créateur du ciel et de la terre entière, que d'une manière indicible tu as enfanté avec toute son humanité et toute sa divinité,
Lui qui est glorifié avec le Père et l'Esprit-Saint en son Essence et en notre nature qu'il s'est unie d'une manière inscrutable, Lui qui est tout et en toutes choses, Un de la Trinité.
A lui gloire dans les siècles des siècles!
Amen.»
Sources chrétiennes n.78, 428---432.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:29
Saint Jacques de Nisibe,qui êtes vous ?

Évêque de Nisibe en Mésopotamie (✝ 350)

Ascète célèbre, il fut le maître spirituel de saint Ephrem. Devenu Évêque, il fonda l'Église de Nisibe (Nusaybin, au sud-est de la Turquie).


Saint Athanase d'Alexandrie loua son zèle ardent à combattre l'arianisme.

D'abord Ermite, il connut une telle réputation qu'il fut choisi comme premier Évêque de Nisibe.
Il siégea au premier Concile œcuménique de Nicée. A son retour dans sa ville, il fonda une école exégétique qui fut bientôt célèbre par l'enseignement de Saint Ephrem.

À Nisibe en Mésopotamie, l’an 338, Saint Jacques, premier Évêque de cette ville. Présent au Concile de Nicée, il dirigea son peuple dans la Paix, l’enseigna et le défendit contre l’assaut des ennemis de la Foi.
Martyrologe romain.

Jacques naît en Mésopotamie, à Nisibe. Après quelques années d'études, il se retira dans un désert, où il passait le beau temps en plein air, dans les bois, et l'hiver dans une caverne qui lui servait d'oratoire.
Il n'avait là, pour nourriture, que des herbes et des fruits sauvages ; ses habits de poils de chèvre lui servaient de cilice ; il élevait sans cesse son âme vers Dieu par la Prière.

L'évêché de Nisibe étant devenu vacant, le clergé et le peuple, frappés de ses grandes vertus et de ses miracles, l'élurent d'une commune voix pour leur Évêque.
Le nouveau pontife ne changea rien à sa vie de Moine ; sa table fut toujours pauvre, ses habits furent humbles et grossiers, son lit était la terre nue.
Consoler les affligés, secourir les veuves et les orphelins, mettre la paix dans les familles, soulager les misérables, telles étaient ses plus chères occupations.

Jacques endura divers supplices, dans la persécution de Maximien Galère. Au Concile de Nicée, où fut condamné l'hérétique Arius, il se fit admirer par sa doctrine, par sa piété et par son courage, et contribua de toutes ses forces à confondre l'impiété d'un si dangereux ennemi de la Foi.

Le grand Évêque fut le sauveur de sa ville épiscopale, assiégée par Sapor II, roi de Perse, en l'an 350, et ce fait l'a surtout rendu célèbre dans la postérité.
Après des efforts inutiles pour pénétrer dans la place, le prince fit arrêter le fleuve qui traversait la ville ; puis, rompant les digues, lâcha les eaux contre les murailles, qui s'écroulèrent en plusieurs endroits.
Le lendemain devait avoir lieu un assaut général ; mais l'ennemi ne se doutait pas que l'Évêque, à lui seul, valait plus qu'une armée.
Jacques passa toute la nuit en Oraison, et le lendemain, à l'étonnement des assiégeants et des assiégés, les brèches des murailles se trouvèrent parfaitement réparées.

Sapor, à cette vue, lança une flèche contre le Ciel pour se venger. Saint Éphrem, qui était alors à Nisibe, pria l'Évêque de monter sur les murailles et de maudire l'armée ennemie.

Étant monté sur le haut d'une tour, Jacques prononça ces paroles :
« Seigneur, qui pouvez par les plus faibles moyens humilier l'orgueil de vos ennemis, défaites cette multitude par une armée de moucherons. »
La Prière de ce nouveau Moïse fut aussitôt exaucée, car un essaim innombrable de moucherons s'attacha aux oreilles et aux narines des chevaux et des éléphants, et bientôt l'armée persane fut dans une déroute complète.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


En savoir plus sur http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/juillet/saint-jacques-de-nisibe-eveque-de-nisibe-350-fete-le-15-juillet.html#4zja7zO95rbV4P6D.99

Saint Jacques de Nisibe,qui êtes vous ?
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:27
PRIERE A NOTRE-SEIGNEUR (St Grégoire de Narek)

PRIERE A NOTRE-SEIGNEUR

par St Grégoire de Narek :

Tu me rends ma beauté première,
Ami des hommes, Sauveur béni, loué, exalté !
Refuge solide, abri sûr,
bonté qui exclus toute méchanceté,
Toi qui pardonnes le péché
et qui guéris toute blessure,
Toi qui peux réaliser l'impossible
et qui atteins l'inaccessible,
O Route de vie,
Toi qui es le premier guide
dans la voie de l'Amour,
Toi qui me conduis avec douceur
dans ma marche vers la Lumière,
Toi qui me donnes confiance
et ne m'abandonnes pas dans mes chutes,
Clarté sans ombre,
Toi qui m'enveloppes et me couvres
dans ma misère,
Toi qui m'illumines
des rayons de ta grandeur infinie,
Toi qui me rends glorieux
à nouveau dans ta Lumière,
Toi qui me renouvelles
et me rends ma beauté première,
donne-nous d'avoir part à ta Joie infinie,
recréés dans une pureté nouvelle
pour reproduire ton Image inaltérable.
Grégoire de Narek (X° siècle)

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:11
SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ? / Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)/

SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ?

Saint Epiphane (315-403) fut évêque de Salamine (Chypre).

Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde.
Significative est la question d'Epiphane :

« Quand et à quelle époque a-t-on jamais osé prononcer le nom de Marie sans tout de suite vous ajouter, si on est interrogé, "la Vierge?" »[1] Dire « Marie la Vierge » équivaut à dire qu'en Jésus-Christ, Dieu est vraiment avec nous et l'un de nous.

C'est la Vierge Marie qui nous a donné Jésus, source de miséricorde, et qui, en vertu des mérites de son Fils, nous en ensuite obtenu toutes les grâces que Dieu nous accorde: "Par vous, lui dit saint Epiphane, la paix céleste a été donnée au monde"[2]

Epiphane défend le juste culte marial contre les excès de son temps.
Contre les Colliridiani, Epiphane explique que Marie doit recevoir un culte, mais pas une adoration.


« La Vierge est certainement vierge et digne d'honneur ; cependant, elle n'a pas été donnée aux hommes pour être adorée. Au contraire, elle-même est adoratrice de Celui qui, selon la chair, est né d'elle, mais qui était descendu du Ciel et du sein du Père divin. »[3]
.
Et contre les féministes, qui, comme dans l'actuelle église anglicane, voulaient le sacerdoce ministériel, il explique que « Si telle était la volonté de Dieu, la fonction sacerdotale aurait été confiée d'abord à Marie, avant toute autre femme, parce qu'elle avait été digne de porter en son sein le Roi de l'univers.»[4]

Dans une lettre adressée aux chrétiens de l'Arabie en 377, il pose la question théologique de la mort de Marie.


« En effet l'Écriture se situe au-dessus de l'esprit humain et elle a laissé dans l'incertitude l'événement par respect envers cette vierge incomparable, pour couper court à toute pensée vulgaire et charnelle dans son égard. Nous ignorons si elle est morte ou si elle a été enterrée. »[5]


Pour lui, on ne sait pas comment Marie est morte, ni où c'est son corps.
Epiphane était palestinien, il n'est pas possible qu'il ignorât toute la littérature apocryphe mais pour lui, elle n'a pas de valeur.

[1] Saint Epiphane, Haer 78, 6: GCS 111, 456

[2] Saint Epiphane, Homilia in laudes S.Mariae Deiparae

[3] Saint Epiphane, Panarion, 79,4

[4] Saint Epiphane, Panarion 78, 6

[5] Saint Epiphane, Panarion, Haer. 78,11

Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde.

pour Pâques

Voici la Prière « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » de Saint Épiphane de Salamine (315-403), Évêque palestinien de Constantia (aujourd'hui Salamine) à Chypre et Père de l'Église pour l'Église orthodoxe et l'Église catholique. Ce magnifique poème est lu le Samedi saint. Il évoque la fonction libératrice du Christ. Croyant pouvoir se suffire à lui-même, Adam a choisi la désobéissance à son Créateur, qui voulait pourtant l’associer toujours plus étroitement à sa vie. Ce mauvais usage du libre arbitre a suscité une dégradation de la nature humaine, devenue dès lors esclave de ses passions. Le Christ descend pour délivrer l’homme et l’associer à Sa liberté souveraine.



La Prière de Saint Epiphane de Salamine « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » :

La Prière de Saint Epiphane de Salamine « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » :

La Prière de Saint Epiphane de Salamine « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » :

« Un grand silence règne, aujourd’hui, sur la terre. Dieu s’est endormi dans la chair et est allé réveiller celui qui dormait depuis des siècles : Adam, notre premier Père, la brebis perdue. Il va, pour le délivrer de ses liens, lui qui est en même temps son Dieu et son Fils. Adam, qui est tenu captif plus profondément que tous les hommes, entend le bruit des pas du Seigneur. Et lorsqu’il Le voit, plein de stupeur, il se frappe la poitrine. Le Christ lui ayant saisi la main, Il lui dit : «Eveille-toi, ô toi qui dors, je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d'entre les morts : moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains ; lève-toi, mon semblable, qui as été créé à mon image. Eveille-toi, sortons d'ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible. C'est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ; c'est pour toi que moi, le Maitre, j'ai pris ta forme d'esclavage ; c'est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre, et au-dessous de la terre ; c'est pour toi, l'homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts ; c'est pour toi, qui es sorti du jardin, que j'ai été livré aux juifs dans un jardin et que j'ai été crucifié dans un jardin. Vois les crachats sur mon visage : c'est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues : je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image. Vois la flagellation sur mon dos, que j'ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois. Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t'es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Eve. Mon côté a guéri la douleur de ton côté ; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi. Lève-toi, partons d'ici. L'ennemi t'a fait sortir de la terre du paradis ; moi je ne t'installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste. Je t'ai écarté de l'arbre symbolique de la vie ; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu'un avec toi. J'ai posté les chérubins pour qu'ils te gardent comme un serviteur; je fais maintenant que les chérubins t'adorent comme un Dieu. Le trône des chérubins est préparé, les porteurs sont alertés, le lit nuptial est dressé, les aliments sont apprêtés, les tentes et les demeures éternelles le sont aussi. Les trésors du bonheur sont ouverts et le royaume des cieux est prêt de toute éternité. Amen. »

(Saint Épiphane de Salamine (315-403))

Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)
St Epiphane de Salamine (mort en 406)

"Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude. Un grand silence parce que le Roi dort. La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. Dieu est mort dans la chair et les enfers ont tressailli. Dieu s’est endormi pour un peu de temps et il a réveillé du sommeil ceux qui séjournaient dans les enfers…
Il va chercher Adam, notre premier Père, la brebis perdue. Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. Il va, pour délivrer de leurs douleurs Adam dans ses liens et Eve, captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils. Descendons donc avec lui pour voir l’Alliance entre Dieu et les hommes… Là se trouve Adam, le premier Père, et comme premier créé, enterré plu profondément que tous les condamnés. Là se trouve Abel, le premier mort et comme premier pasteur juste, figure du meurtre injuste du Christ pasteur. Là se trouve Noé, figure du Christ, le constructeur de la grande arche de Dieu, l’Eglise… Là se trouve Abraham, le père du Christ, le sacrificateur, qui offrit à Dieu par le glaive et sans le glaive un sacrifice mortel sans mort. Là demeure Moïse, dans les ténèbres inférieures, lui qui a jadis séjourné dans les ténèbres supérieures de l’arche de Dieu. Là se trouve Daniel dans la fosse de l’enfer, lui qui, jadis, a séjourné sur la terre dans la fosse aux lions. Là se trouve Jérémie, dans la fosse de boue, dans le trou de l’enfer, dans la corruption de la mort. Là se trouve Jonas dans le monstre capable de contenir le monde, c’est-à-dire dans l’enfer, en signe du Christ éternel. Et parmi les Prophètes il en est un qui s’écrie : "Du ventre de l’enfer, entends ma supplication, écoute mon cri !" et un autre : "Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel !" ; et un autre : "Fais briller sur nous ta face et nous serons sauvés…"

[…]

Mais, comme par son avènement le Seigneur voulait pénétrer dans les lieux les plus inférieurs, Adam, en tant que premier Père et que premier créé de tous les hommes et en tant que premier mortel, lui qui avait été tenu captif plus profondément que tous les autres et avec le plus grand soin, entendit le premier le bruit des pas du Seigneur qui venait vers les prisonniers. Et il reconnut la voix de celui qui cheminait dans la prison, et s’adressant à ceux qui étaient enchaînés avec lui depuis le commencement du monde, il parla ainsi : "J’entends les pas de quelqu’un qui vient vers nous." Et pendant qu’il parlait, le Seigneur entra, tenant les armes victorieuses de la croix. Et lorsque le premier Père, Adam, le vit, plein de stupeur, il se frappa la poitrine et cria aux autres : "Mon Seigneur soit avec vous !" Et le Christ répondit à Adam : "Et avec ton esprit." Et lui ayant saisi la main, il lui dit : "Eveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera." Je suis ton Dieu, et à cause de toi je suis devenu ton Fils. Lève-toi, toi qui dormais, car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer. Relève-toi d’entre les morts, je suis la Vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains, toi, mon effigie, qui a été faite à mon image. Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi.. A cause de toi, moi ton Dieu, je suis devenu ton fils ; à cause de toi, moi ton Seigneur, j’ai pris la forme d’esclave ; à cause de toi, moi qui demeure au-dessus des cieux, je suis descendu sur la terre et sous la terre. Pour toi, homme, je me suis fait comme un homme sans protection, libre parmi les morts. Pour toi qui es sorti du jardin, j’ai été livré aux juifs dans le jardin et j’ai été crucifié dans le jardin…

[…]

Regarde sur mon visage les crachats que j’ai reçus pour toi afin de te replacer dans l’antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j’ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j’ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois… Je me suis endormi sur la croix et la lance a percé mon côté à cause de toi qui t’es endormi au paradis et as fait sortir Eve de ton côté. Mon côté a guéri la douleur de ton côté. Et mon sommeil te fait sortir maintenant du sommeil de l’enfer. Lève-toi et partons d’ici, de la mort à la vie, de la corruption à l’immortalité, des ténèbres à la lumière éternelle. Levez-vous et partons d’ici et allons de la douleur à la joie, de la prison à la Jérusalem céleste, des chaînes à la liberté, de la captivité aux délices du paradis, de la terre au ciel. Mon Père céleste attend la brebis perdue, un trône de chérubin est prêt, les porteurs sont debout et attendent, la salle des noces est préparée, les tentes et les demeures éternelles sont ornées, les trésors de tout bien sont ouverts, le Royaume des Cieux qui existait avant tous les siècles vous attend."

Extraits tirés du Lectionnaire pour les dimanches et pour les fêtes de Jean-René Bouchet, Cerf, pp. 186-189.

SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ? / Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)/

Une Prière de Saint Epiphane de Salamine

« Ô sainte mère Église, quand nous venons auprès de toi » pour Rendre grâce d’être Chrétien:

« Viens du Liban, ô épouse, tu es toute belle, il n'est point de tâche en en toi.

Ô paradis du grand Architecte, cité du Roi saint, fiancée du Christ immaculé, Vierge très pure, promise dans la foi à l'unique époux, tu rayonnes et tu brilles comme l'aurore.

Tu es belle comme la lune, pure comme le soleil, redoutable comme une armée rangée en bataille.

Les reines te proclament bienheureuse, les femmes te célèbrent, et les jeunes filles louent ta beauté.

Tu montes au désert, brillante d'une éblouissante clarté, tu avances enveloppée de parfums.

Tu montes au désert, comme une colonne de fumée, exhalant la myrrhe et l'encens, avec tous les aromates du parfumeur, qui répandent la plus suave des odeurs.

Celui qui l'avait annoncé disait :

« Tes parfums ont une odeur suave, aussi toutes les jeunes filles t'ont-elles aimée ».

Quand nous venons auprès de toi, nous oublions toutes les tristes épreuves des hérésies et nous nous reposons, auprès de toi, des tempêtes qui agitent les flots, ô sainte mère, Église, et nous reprenons cœur, dans ta doctrine sainte, dans la seule foi et la Vérité. Amîn. »

(Saint Épiphane de Salamine (315-403))

SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ? / Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)/
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:09
Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe (St Augustin)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 126, 4-5

« Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? »


Admirez les merveilles de Dieu ; sortez de votre sommeil. Vous admirez seulement les prodiges extraordinaires ?

Mais sont-ils plus grands que ceux qui se produisent tous les jours sous vos yeux ?

Les hommes s'étonnent que notre Seigneur Jésus Christ ait rassasié plusieurs milliers de personnes avec cinq pains (Mt 14,19s), et ils ne s'étonnent pas que quelques graines suffisent pour couvrir la terre de moissons abondantes ?

Ils sont saisis d'admiration en voyant le Sauveur changer l'eau en vin (Jn 2,19) ; n'est-ce pas la même chose quand la pluie passe par les racines de la vigne ?

L'auteur de ces prodiges est le même.

Le Seigneur a opéré des prodiges, et cependant un grand nombre l'ont méprisé. Ils se disaient :

-« Ces œuvres sont divines, mais lui, il n'est qu'un homme. »

Tu vois donc deux choses : d'une part des œuvres divines, et de l'autre un homme.

Si ces œuvres divines ne peuvent être faites que par Dieu, ne serait-ce pas parce que Dieu se cache en cet homme ?

Oui, sois bien attentif à ce que tu vois, et crois ce que tu ne vois pas.

Celui qui t'appelle à croire ne t'a pas abandonné à toi-même ; même s'il te demande de croire ce que tu ne peux pas voir, il ne t'a pas laissé sans rien à voir pour t'aider à croire ce que tu ne vois pas.

Est-ce que la création elle-même est un faible signe, une faible manifestation du Créateur ?

En plus, le voici qui vient dans le monde et qui fait des miracles.

Tu ne pouvais pas voir Dieu, mais tu pouvais voir un homme : alors Dieu s'est fait homme, pour que ne fasse plus qu'un pour toi ce que tu vois et ce que tu crois.

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