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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:28
Abreuvés de l'Esprit Saint, nous buvons le Christ (Saint Athanase d'Alexandrie)

Par Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)

« Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »


Hommes insensés, que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu'elle existe, puisque vous avez pour guide l'apôtre qui écrit :

-« Il faut croire que Dieu existe et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent ».

Que nul ne se pose des questions superflues, mais qu'on se contente d'apprendre ce qui est contenu dans les Écritures.

L'Écriture dit que le Père est source et lumière :

-« Ils m'ont délaissé, moi la source d'eau vive » ; « Tu as abandonné la source de la sagesse », et selon Jean :« Notre Dieu est lumière ».

Or, le Fils, en relation avec la source, est appelée fleuve, car « le fleuve de Dieu, selon le psaume, est rempli d'eau ».

En relation avec la lumière, il est appelé resplendissement quand Paul dit qu'il est « le resplendissement de sa gloire et l'effigie de sa substance ».

Le Père est donc lumière, le Fils son resplendissement, et dans le Fils, c'est par l'Esprit que nous sommes illuminés :

-« Puisse Dieu vous donner, dit Paul, un Esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ; puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur ».

Mais quand nous sommes illuminés, c'est le Christ qui nous illumine en lui, car l'Écriture dit :

-« Il était la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde ».

En plus, le Père étant source et le Fils appelé fleuve, on dit que nous buvons l'Esprit :

-« Tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit ».

Mais, abreuvés de l'Esprit, nous buvons le Christ car « ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait et ce rocher c'était le Christ ».

Le Père étant « le seul sage », le Fils est sa sagesse, car « le Christ est la force et la sagesse de Dieu ».

Or, c'est en recevant l'Esprit de sagesse que nous possédons le Fils et acquérons la sagesse en lui.

Le Fils est la vie, il a dit : « Je suis la vie » ; mais il est dit que nous sommes vivifiés par l'Esprit, car Paul écrit :

« Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts vivifiera aussi nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous ».

Mais quand nous sommes vivifiés par l'Esprit, c'est le Christ qui est notre vie :

-« Ce n'est plus moi qui vis, mais c'est le Christ qui vit en moi ».

Quand il existe, dans la sainte Trinité, une telle correspondance et unité, qui pourrait séparer soit le Fils du Père, soit l'Esprit du Fils ou du Père ?

Le mystère de Dieu n'est pas livré à notre esprit par des discours démonstratifs, mais dans la foi et dans la prière pleine de respect.

Abreuvés de l'Esprit Saint, nous buvons le Christ (Saint Athanase d'Alexandrie)
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise Spiritualité Chrétienne CATECHISME et CATECHESE
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 06:42
Esprit Saint et Prière (Prière de St Isaac le Syrien)

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Vous, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:07
Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

Aloho m’barekh.

Bon Saint Dimanche et bonne fête aux mamans alors que la tradition locale nous fait clôturer le « Mois de Marie », la « Maman Céleste » (Nous confions à son intercession toutes nos mères de la terre vivantes ou défuntes) !

Nous avons célébré la Pentecôte dimanche dernier (en même temps que « les latins » conformément à notre Calendrier Liturgique Malankar [Eglise des Indes et ses missions], n’oublions pas que nos frères et sœurs Syriaques de l’Eglise Patriarcale [d’Antioche et de Tout l’Orient] la célèbrent aujourd’hui. Soyons leurs unis « in spiritu » !

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

 

+Métropolite Mor Philipose-Mariam

 

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

· Saint Qurbana

·

o Actes 17:10-15 :

  • 10 Les frères firent partir de nuit vers Bérée Paul et Silas qui, dès leur arrivée, se rendirent à la synagogue des Juifs.
  • 11 Ceux-ci avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils accueillirent la Parole de tout leur cœur, interrogeant chaque jour les Écritures pour voir si ce que l’on disait était exact.
  • 12 Beaucoup d’entre eux devinrent donc croyants, ainsi que des femmes grecques de qualité et un bon nombre d’hommes.
  • 13 Mais quand les Juifs de Thessalonique apprirent qu’à Bérée aussi la parole de Dieu était annoncée par Paul, ils vinrent là encore bouleverser les foules et jeter le trouble.
  • 14 Alors, aussitôt, les frères firent partir Paul pour qu’il poursuive sa route jusqu’à la mer, tandis que Silas et Timothée restaient là.
  • 15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.

o

o II Corinthiens 5: 14 :

o 14 L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

o 6:10 :

o 10 on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

o

o St. Jean 6:26-35 :

  • 26 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
  • 27 Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
  • 28 Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
  • 29 Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
  • 30 Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
  • 31 Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
  • 32 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
  • 33 Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
  • 34 Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
    • 35 Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Projet de Sermon pour le Dimanche après la Pentecôte :

Frères et sœurs. Aloho m’barekh

· o L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

· o

· o On nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

Comment pourrions-nous être triste lorsque le Christ qui s’est offert pour nous et nous ouvre une voie nouvelle de sanctification en l’Eglise, nous révèle le Père et nous offre cette grâce du Saint Esprit qui, désormais opère notre retour au Père, Par Jésus ?...

Que tout se fasse désormais en nos vies au nom du Père, du Fils et du saint Esprit : Du Père qui nous aime, du Fils qui nous sauve, de l’Esprit qui nous sanctifie...

- Moïse enseignait son Peuple :

"C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre" (Dt 4, 32-34. 39-40).

Seigneur Dieu, puisse l’Esprit Saint se répandre dans le cœur de ceux qui croient au Dieu unique, qu’il les aide à prier les uns pour les autres, à rechercher et trouver ensemble les chemins qui les conduisent à devenir un seul peuple, le peuple de Dieu !

Pourquoi ne le pourraient-ils pas s’ils recherchent Dieu d’un cœur vraiment sincère, avec pureté d’intention ?

« Paix au hommes à la volonté droite » proclamaient les Anges au ciel de Bethléem alors que, par l’incarnation du Verbe, la Lumière se frayait un chemin en écartant les ténèbres...

Ou bien serait-ce que tant d’hommes et de femmes qui prétendent aimer et servir Dieu, ne se feraient en fait qu’illusion en pervertissant en eux et autour d’eux le « sens religieux » pour se faire idolâtres de leurs opinions, voire de leurs certitudes si elles confondent le moyen de s’unir à leur fin à la fin elle-même.

Oh non, mes amis, celui qui dit aimer et servir Dieu, le Dieu d’Amour et de Vérité, et en son nom est capable de violenter, d’opprimer, d’écraser, peut-être même de tuer n’adore pas le Seul et Vrai Dieu !

Il sert le démon, le diviseur l’ennemi du genre humain.

Puisse l’Esprit d’Amour et de Vérité nous préserver d’une telle perversion ! Puisse-t-il nous enseigner à être simplement, par toute notre vie, à la suite du Christ « doux et humble de cœur », sans ostentations inutiles mais avec cette légitime fierté qui nait de l’action de grâce d’être « Frères et Sœurs du Christ », « Fils et filles de Marie, Fils et Filles de l’Eglise, les Témoins de Son règne !...

Paul a dit aux Romains qu’"ils n’ont pas reçu un esprit qui fait d’eux des esclaves et qui les ramène à la peur ; mais qu‘ils ont reçu un esprit qui fait d‘eux des fils de Dieu, des enfants du même Père"(Rm 8, 14-17).

Ce qui est vrai pour eux l’est aussi pour nous et pour tous.

-"Que ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi" [Ps 33(32),4-5.6.9.18-19.20.22]

« De même que le Christ purifia Ses disciples par Sa parole et leur dit "vous êtes déjà purs à cause de la parole que Je vous ai dite" (Jn 15,3) et Il lava les pieds de Ses disciples avec de l'eau, durant le Lavement des pieds, ainsi dans les premières parties de la Divine Liturgie, Il nous purifie afin que nous puissions par la suite participer à Sa Table d'amour. Le but de la Divine Liturgie étant de nous amener le Christ. » (Père Sophrony)

Vous qui êtes toujours, Seigneur bienfaisant,
Vous qui êtes Lumière parmi les ténèbres,
Vous qui êtes Trésor de bénédiction, Miséricordieux, Compatissant,
Ami des hommes,
Puissant, Inénarrable, Inscrutable, Indicible,
Tout-puissant :
Vous qui rendez possible avec une telle aisance tout ce qui est impossible,
Feu qui dévorez les broussailles des péchés,
Rayon qui brûlez et pénétrez l'univers dans
un grand mystère,

Souvenez-Vous de moi en Votre miséricorde, ô Béni, et non point en Votre justice;
en Votre pardon, et non en Vos sanctions;
en Votre longanimité plutôt qu'en Votre rigueur.
Lorsque Vous pèserez le poids de mes péchés, veuillez le faire avec Votre suavité et non avec Votre
justice.

Approchez-Vous de moi, ô bonté,

Otez le vent mauvais de mon trouble mortel,

Afin que se repose en moi,

Votre souffle de paix : l’Esprit Tout-puissant ! (St Grégoire de Narek)


Aux Juifs qui s’interrogeaient sur l’origine de la manne offerte au Peuple en marche vers une terre promise, Jésus enseignait :

· « En vérité, en vérité, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.

· Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

· Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »

o o Jésus leur répondit :

o o -« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Ayons, frères biens aimés, faim et soif de ce Pain « Eucharistié », de ce Sang versé :

-Du Christ réellement présent en l’Eucharistie qui, étant descendu du Ciel pour donner la vie au monde, réalise l’unification de toutes nos forces vitales pour et en Dieu afin que nous soyons, à la suite de Jésus notre Chef et notre Divin Roi d’Amour, « pain rompu pour un monde nouveau ». !...

· « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » !

« La Divine Liturgie nous enseigne une manière d'être, un ethos (Une pratique) d'humilité.

De même que le Christ S'est sacrifié, ainsi nous devrions nous sacrifier nous-mêmes.

Le type de la Divine Liturgie, c'est l'exemple d'amoindrissement pour nous.

Dans la Divine Liturgie, nous essayons de devenir humbles, parce que nous avons la sensation que là Dieu s’est fait humble.

Chaque Divine Liturgie est une Théop
hanie (Manifestation de Dieu).

Le Corps du Christ apparaît.

Chaque membre de l'Église est [dès lors] une Icône du Royaume de Dieu.

Après la Divine Liturgie, nous devons continuer à "iconifier" le Royaume de Dieu, gardant Ses Commandements (Les commandements du Chr
ist).

La gloire du Christ doit porter du fruit en chaque membre.

Ceci explique Sa parole "C'est la gloire de Mon Père que vous portiez beaucoup de fruit" (Jn 15,8). » (Père Sophrony)

Comme nous le voyons dimanche dernier, nous sommes tous, personnellement, responsables de l’élan missionnaire de l’Eglise en général, de notre Eglise en particulier...


Nos frères de rite latin célèbrent aujourd’hui la Très Sainte Trinité :

-Présentons-nous, chacun, présentons au Dieu Unique et Vrai, au Dieu unique mais non point solitaire, à la Sainte Trinité.

« Sel de la terre et lumière du monde », rendons-grâce d’être Chrétiens, présentons au Seigneur toutes nous demandes pour l'humanité entière ...

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit (St Mt 28, 16-20).

Soyons les témoins du Dieu Vivant !

Pour ce faire, approchons-nous de Dieu !

Ne contristons plus l’Esprit de Sainteté que Jésus nous communique et qui, par nos vies offertes en union avec le « Premier né » qui s’offre perpétuellement au Père sur nos Autels (Quadisha Qurbana), en des gémissements ineffables, « Abba », « Père, « Aboun d’bashmayo » !

Vivons dans l’action de grâce, que toute notre vie soit eucharistique, sacrifice d’action de grâce ; que toute notre vie soit prière!

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

Mais, mes amis, en ce dimanche ne l’oublions-pas, c'est aussi la fête des mères !

En ce « mois de mai dédié à Marie par l’Occident Chrétien (En Tradition Syriaque c’est plutôt Février, mais peu importe puisque nous sommes ici et non point ailleurs, s’offre à nous l’opportunité de célébrer la Mère du Verbe Incarné par trois « mois de Marie : Février, Mai, Octobre. Que demander de plus ?) , nous nous tournons donc pour finir vers la plus aimante des mères et lui confions toutes nos Mamans. Ayez une petite pensée pour celle du Père Jean-Bernard qui, le 18 Mai, naquit au Ciel.

Par l’intercession de Notre Dame, première créature à avoir été « habitée » pleinement par la Trinité, nous demandons en ce dimanche que cet amour trinitaire aide toutes les femmes, toutes les « Mamans » potentielles à devenir, jour après jour, protectrices de vie, sources d'unité !

Nous Vous adorons ô Dieu Notre Père par Jésus-Christ Votre Fils Notre Seigneur qui vit et règne avec Vous et le Saint-Esprit : Dieu unique pour les siècles des siècles. Amîn.

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

 

Par Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)

 

« Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »

 

Hommes insensés, que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu'elle existe, puisque vous avez pour guide l'apôtre qui écrit :

-« Il faut croire que Dieu existe et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent ».

Que nul ne se pose des questions superflues, mais qu'on se contente d'apprendre ce qui est contenu dans les Écritures.

L'Écriture dit que le Père est source et lumière :

-« Ils m'ont délaissé, moi la source d'eau vive » ; « Tu as abandonné la source de la sagesse », et selon Jean :« Notre Dieu est lumière ».

Or, le Fils, en relation avec la source, est appelée fleuve, car « le fleuve de Dieu, selon le psaume, est rempli d'eau ».

En relation avec la lumière, il est appelé resplendissement quand Paul dit qu'il est « le resplendissement de sa gloire et l'effigie de sa substance ».

Le Père est donc lumière, le Fils son resplendissement, et dans le Fils, c'est par l'Esprit que nous sommes illuminés :

-« Puisse Dieu vous donner, dit Paul, un Esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ; puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur ».

Mais quand nous sommes illuminés, c'est le Christ qui nous illumine en lui, car l'Écriture dit :

-« Il était la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde ».

En plus, le Père étant source et le Fils appelé fleuve, on dit que nous buvons l'Esprit :

-« Tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit ».

Mais, abreuvés de l'Esprit, nous buvons le Christ car « ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait et ce rocher c'était le Christ ».

Le Père étant « le seul sage », le Fils est sa sagesse, car « le Christ est la force et la sagesse de Dieu ».

Or, c'est en recevant l'Esprit de sagesse que nous possédons le Fils et acquérons la sagesse en lui.

Le Fils est la vie, il a dit : « Je suis la vie » ; mais il est dit que nous sommes vivifiés par l'Esprit, car Paul écrit :

« Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts vivifiera aussi nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous ».

Mais quand nous sommes vivifiés par l'Esprit, c'est le Christ qui est notre vie :

-« Ce n'est plus moi qui vis, mais c'est le Christ qui vit en moi ».

Quand il existe, dans la sainte Trinité, une telle correspondance et unité, qui pourrait séparer soit le Fils du Père, soit l'Esprit du Fils ou du Père ?

Le mystère de Dieu n'est pas livré à notre esprit par des discours démonstratifs, mais dans la foi et dans la prière pleine de respect.

 

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

Sainte Pétronille, qui êtes-vous ?

Vierge, patronne secondaire de la France

(Ier siècle)

Pétronille, vierge romaine, nous est connue par une inscription apposée sur le sarcophage de la sainte, dans la catacombe de Domitille : Aur. Petronillae, filiae dulcissima, rapidement attribuée à Saint Pierre, qui aurait ainsi reconnu en Pétronille sa « fille très douce ».

La renommée de Sainte Pétronille s’étend dès lors rapidement.

Pour sceller l’unité du Siège apostolique et de la Nation franque, les papes Etienne II puis Paul Ier placent au VIIIe siècle la France sous la haute protection de Sainte Pétronille faisant, par analogie, de la France, la Fille aînée de l’Eglise.

Sous l’impulsion du roi Pépin-le-Bref, le corps de Sainte Pétronille est ramené au Vatican, près de la tombe du Prince des Apôtres et une capella Regum Francorum est érigée à proximité de la Basilique Saint-Pierre pour y accueillir les reliques.

Cette chapelle sera connue durant tout le Moyen-Âge comme le Templum Galliae Regum.

A la fin du XVe siècle, Louis XI dotera richement la chapelle, en reconnaissance de la guérison miraculeuse du Dauphin, attribuée à la Sainte.

De même, en 1498, l’ambassadeur du Roi de France à Rome, le cardinal Jean Bilhères de Lagraulas, commanda à un jeune artiste florentin une sculpture de marbre représentant la Vierge et son Fils qui constitue aujourd’hui une œuvre des plus célèbres de l’actuelle basilique Saint Pierre : la Pietà de Michel-Ange.

Dans le même temps, la basilique Saint Pierre connaissait de profondes modifications et l’ancienne basilique constantinienne ainsi que la chapelle franque furent finalement détruites pour permettre la construction de la basilique actuelle.

En 1574, Grégoire XIII, fit procéder à la reconnaissance du corps de la Sainte qui fut finalement déposé à l’emplacement actuel, sous un autel qui lui fut dédié.

Plusieurs plaques commémoratives témoignent de l’attachement particulier de la France à la chapelle de l’une de ses Saintes patronnes.

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

NEUVAINE POUR LA France :

Méditation de l’ Abbé Hubert Lelièvre

France, convertis-toi parce que Jésus t’a sauvée !

Quels beaux Mystères-Dons que ceux de l’Annonciation et de la Visitation ! Inséparables.

L’Annonciation : la visite de l’Archange Gabriel dans la maison de Marie. Pour rejoindre son âme. Toute sa personne.« Réjouis-toi … Sois sans crainte Marie… Fiat : Je suis la Servante du Seigneur. »

Parce que son cœur était à l’écoute et disponible pour accueillir, vivre, réaliser la volonté de Dieu sur Elle et par Elle sur l’Humanité blessée, égarée par le péché. Parce qu’elle a écouté la Parole qui lui a été adressée. Parce que l’humanité entière était suspendue à ses lèvres, à sa réponse. Parce que par son Fiat, Elle a accueilli, en Elle, le Verbe. Jésus. Notre unique Sauveur. Non pas pour un messianisme temporel. Mais pour le Salut des âmes, qui passe par l’engagement de sa propre personne. De sa vie. Marie expose sa vie. Elle donne tout ce qu’Elle est.

C’est parce qu’elle a prononcé le Fiat, que sa joie est immense. Indicible joie qu’elle ne peut garder pour Elle. « En hâte », nous dit Saint Luc, en hâte, elle se rend chez sa cousine Elisabeth. Elle ne peut garder cette joie pour elle-même. Elle ne peut garder cette joie tant attendue, tant recherchée. Enfin, Dieu s’incarne. Son nom est Jésus. Dieu a un Visage.

Il se passe quelque chose d’extraordinaire à la Visitation. Deux femmes. Deux enfants dans le sein de leur mère. Jésus et Jean-Baptiste. Elisabeth tressaille de joie lorsque Marie la salue. Elle est remplie de l’Esprit Saint et s’écrie d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes… »; paroles que nous aimons tant reprendre dans notre chapelet quotidien seul, en famille.

Les entrailles de Marie et d’Elisabeth ! Miséricorde veut dire, entrailles. Des entrailles, du plus profond d’Elisabeth et de Marie s’élève, grâce et avec ces deux enfants encore dans le sein de leur maman, le cantique de louange à la Miséricorde Divine : le Magnificat !

Indicible Mystère ! Indicible Don !

Ce n’est qu’à travers ce regard de l’Annonciation et de la Visitation que nous pouvons comprendre pourquoi la Vierge Marie, exerçant sa Maternité Divine, est venue visiter la Terre, sur tous les continents, à travers l’Histoire de l’Eglise, par exemple Fatima, Akita, Kibeho, etc. A travers les pages de l’Histoire de notre pays, la France : Lourdes, Pontmain, La Salette, La Rue du Bac, Pellevoisin, l’Ile Bouchard, le Laus, la Bataille de la Marne, à Marthe pendant 50 ans, etc…

C’est la Sainte Vierge qui vient nous visiter pour nous dire, à chacun personnellement, à chaque famille, à notre Nation qui aujourd’hui a apostasié la foi de son Baptême, à notre Nation au cœur égaré, aveuglé, qui plonge dans un nihilisme effroyable, aussi à cause du refus de la vie, de la destruction de la famille, de sa culture ; de silences-connivences, de silences complices, de lâchetés : « Écoute le cri de mes entrailles, ce vibrant appel à la Miséricorde Divine… Si je viens te visiter France, Fille ainée de l’Eglise, que j’aime tant,. ce n’est pas pour te dire : “Convertis-toi et tu seras sauvée”. Mais : “Convertis-toi parce que Jésus t’a sauvée”. Tu est déjà sauvée. Voilà pourquoi tu dois venir à Dieu, tu dois revenir vers Dieu.”

En d’autre termes, souviens-toi mon âme, souviens-toi famille chrétienne, souviens-toi, toi chercheur du Christ, souviens-toi législateur et gouvernant. Souviens-toi toi qui fermes obstinément ton coeur à la Lumière de la Vérité. Souviens-toi que personne ne pourra jamais éteindre ce qu’est l’âme de la France, sa vocation, son mystère-don pour l’Eglise entière !

Vois comme déjà se lève cette nuée de saints, Veilleurs, Guetteurs, Sentinelles : ils annoncent l’aurore d’un jour nouveau. Tu devras passer par une purification de ton âme, mais tu annonces déjà l’Espérance d’un matin d’une nouvelle saison missionnaire, répondant “avec générosité et sainteté aux appels et aux défis de notre temps”.

Concrètement : suis-je décidé, vraiment, personnellement, en famille, en paroisse, dans l’Eglise et dans la Cité, à laisser à l’Esprit Saint combler nos âmes… à laisser à la Sainte Vierge toute l’initiative pour nous éclairer, nous guider, nous conduire dans l’être et l’agir pour que Dieu, une fois encore, puisse nous surprendre ?

Est-ce que je prends au sérieux le cri de Jean Paul II lancé à la France, à chacun de nous, il y a tout juste 35 ans : “France, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ?”

Alors, chapelet en main, prions. Si un million de chapelets étaient distribués dans les prochaines semaines et que nous nous mettions sérieusement à le prier avant d’agir,… combien de nuages se dissiperaient rapidement sur la terre de France ! Nous en avons chacun une part de responsabilité devant Dieu, devant l’Histoire !. Les exemples de la puissance du chapelet ne manqsuent pas dans l’histoire de notre pays.

Souviens-toi de ton âme ! Du salut des âmes ! Mon manteau te protège et t‘enveloppe !

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

PADRE PIO NOUS PARLE DE L’ANGE GARDIEN

Dans une lettre du 15 juillet 1913, adressée à l’une de ses filles spirituelles, Annita, il lui prodigue (et à nous aussi) de précieux conseils sur notre relation avec notre ange gardien, sur les locutions intérieures et la prière.

Dans la vie du Padre Pio, les rencontres avec les anges étaient fréquentes et il les connaissait très bien. Pour lui, il s’agissait d’une réalité très concrète. Padre Pio vouait tout particulièrement une grande dévotion à son ange gardien, le « petit compagnon de mon enfance » comme il le qualifiait.

Chère fille de Jésus,

Que ton cœur soit toujours le Temple de la Très Sainte Trinité, que Jésus augmente dans ton âme le feu de son amour et qu’Il te sourit toujours, comme à toutes les âmes qu’Il aime. Que le sourire de Marie Très Sainte t’accompagne dans tous les événements de ta vie, et qu’elle comble abondamment l’absence de ta mère terrestre.

Que ton bon ange gardien veille toujours sur toi, qu’il te conduise sur les durs sentiers de la vie. Qu’il te garde toujours dans la grâce de Jésus, qu’il te soutienne de ses mains, afin que ton pied ne heurte les pierres. Qu’il te protège sous ses ailes contre tous les pièges du monde, du démon et de la chair. Aie une grande dévotion, Annita, envers cet ange si bon et si bienveillant.

Quelle consolation de savoir que près de nous se trouve un esprit qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte jamais un instant, pas même lorsque nous osons pécher ! Cet esprit céleste nous guide, nous protège comme un ami, comme un frère. Mais il est tout aussi consolant de savoir que cet ange prie incessamment pour nous, qu’il offre à Dieu toutes les bonnes œuvres que nous accomplissons, nos pensées et nos désirs lorsqu’ils sont purs.

Pour l’amour de Dieu, n’oublie jamais ce compagnon invisible, toujours prêt à nous écouter et prompt à nous consoler. Ô délicieuse intimité ! Ô délicieuse compagnie ! Si seulement nous savions le comprendre ! Aie-le toujours devant les yeux de l’esprit. Rappelle-toi souvent la présence de cet ange, remercie-le, prie-le, tiens-lui toujours bonne compagnie. Ouvre-toi à lui et confie-lui ta souffrance. Aie sans cesse la crainte d’offenser la pureté de son regard.

Sache ceci et fixe-le bien dans ton esprit, il est si délicat, si sensible. Adresse-toi à lui dans les heures de suprême angoisse et tu feras l’expérience de son aide bénéfique. Ne dis jamais que tu es seule pour soutenir la lutte contre tes ennemis. Ne dis jamais que tu n’as personne à qui t’ouvrir et te confier. Ce serait un grave tort que tu ferais à ce messager céleste.

Les locutions intérieures

Quant aux locutions intérieures, ne crains pas, reste calme. Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est que ton cœur s’attache à ces locutions. Ne leur accorde pas trop d’importance, ne leur prête pas attention. Ne dédaigne pas ton amour, ni le temps pour ces choses. Réponds toujours humblement à ces voix : « Si c’est toi, Jésus, qui me parles, fais-moi voir les faits et les conséquences de tes paroles, c’est-à-dire la vertu sainte en moi ».

Humilie-toi devant le Seigneur, confie-toi en Lui, dépense tes forces par grâce divine dans la pratique des vertus, ensuite laisse la grâce de Dieu agir en toi, comme Dieu veut. C’est la vertu qui sanctifie l’âme, non les phénomènes surnaturels.



Et ne crée pas de confusion en toi en essayant de discerner si ces locutions viennent de Dieu. Si Dieu est leur auteur, un des signes principaux est que lorsque tu écoutes ces voix, elles remplissent d’abord ton âme de peur et de confusion, mais ensuite elles te laissent une paix divine.

Au contraire, lorsque l’auteur des locutions est le diable, elles commencent avec une fausse sécurité, suivie d’agitation et d’un malaise indescriptible.

Je ne doute absolument pas que Dieu soit l’auteur des locutions, mais tu dois être très prudente. Ceci ne doit pas t’inquiéter, c’est le test auquel ont été soumis même les plus grands saints et les âmes les plus illustres, et qui étaient acceptables au Seigneur. Tu dois simplement te garder de croire en ces locutions trop facilement, surtout lorsqu’elles te disent comment agir et ce que tu dois faire. Tu dois les recevoir et les soumettre au jugement de ton directeur spirituel. Ensuite, tu dois accepter sa décision.


Par conséquent, le mieux est de recevoir ces locutions avec une grande prudence et une indifférence constante. Agis ainsi et tout va augmenter ton mérite devant le Seigneur. Ne te préoccupe pas de ta vie spirituelle ; Jésus t’aime beaucoup, essaie de répondre à son amour, en grandissant toujours en sainteté devant Dieu et les hommes.

Prie oralement aussi, le moment n’est pas encore venu pour toi de laisser ces prières et, ce faisant, supporte avec patience et humilité les difficultés que tu expérimentes. Que tu sois prête aussi à te soumettre aux distractions et à l’aridité, et tu ne dois en aucune façon abandonner la prière et la méditation. C’est le Seigneur qui veut te traiter ainsi pour ton profit spirituel.


Pardonne-moi si je termine ici ma lettre. Dieu seul sait ce qu’il m’en coûte d’écrire cette lettre. Je suis très malade, prie beaucoup pour moi le Seigneur afin qu’Il me délivre vite de ce corps. Je te bénis ainsi que l’excellente Francesca. Que tu puisses vivre et mourir dans les bras de Jésus.

Padre Pio


Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Le père Alexandre Men (1935-1990)

par le père SERGE MODEL

A la bienheureuse mémoire du père Alexandre Men

« L’essence du christianisme, c’est l’humanité unie à Dieu. C’est l’union de l’esprit humain, borné et limité dans le temps, à l’Esprit divin infini. C’est la sanctification du monde, la victoire sur le mal, les ténèbres et le péché. C’est la victoire de Dieu. Elle a commencé la nuit de la résurrection et continuera tant que le monde existera. » C’est par ces paroles que, le 8 septembre 1990 à Moscou, le père Alexandre Men acheva sa conférence sur « le christianisme ». Le lendemain matin, ce prêtre orthodoxe russe renommé, prédicateur et écrivain brillant, père spirituel de l’intelligentsia, était assassiné par un inconnu. Une fin de martyr venait sceller une vie consacrée à l’annonce de l’Évangile.

UN PRÊTRE AU PAYS DES SOVIETS

Né à Moscou le 22 janvier 1935 dans une famille juive non-religieuse, Alexandre Men auraît pu devenir un « homo sovieticus », considérant que « toute idée religieuse, toute conception d’un pouvoir divin, même n’importe quelle insignifiance à l’égard de Dieu est une abomination indescriptible, un fléau méprisable » (Lénine) et estimant que « le marxisme-léninisme, enrichi par Staline, est la seule théorie philosophique donnant un tableau scientifique du monde, défendant les principes et les méthodes scientifiques d’explication de la nature et de la société, fournissant à l’humanité travailleuse l’instrument de la lutte pour la construction du communisme » (manuel scolaire stalinien).

C’est pourtant le contraire qui adviendra : convertie au Christ alors que la foi chrétienne est persécutée comme jamais dans l’histoire, la mère d’Alexandre Men le fait baptiser dans l’Église orthodoxe « des catacombes » et l’élève dans un esprit à la fois religieux et ouvert sur le monde.

Vers douze ans, Alexandre Men ressent un appel au sacerdoce, et s’y prépare systématiquement. Prodigieusement doué, il étudie – seul – la Bible, l’histoire, la philosophie, la théologie et les sciences naturelles. Après des études supérieures de biologie (pour dialoguer avec une société marquée par le scientisme) et de théologie, il est ordonné prêtre le 1er septembre 1960, et entame un ministère rayonnant, en particulier auprès des intellectuels, savants et artistes. Prêtre de l’Église orthodoxe « officielle » (le patriarcat de Moscou, toléré par le régime soviétique moyennant une « loyauté » affichée envers celui-ci), il organise aussi – en pleine campagne antireligieuse de Khrouchtchev – des activités « illégales » : groupes de catéchèse, d’études bibliques, de prière et d’entraide. Sa personnalité chaleureuse enveloppe ses interlocuteurs de sa joie rayonnante et les impressionne par ses connaissances encyclopédiques. À ceux qui viennent le voir – de plus en plus nombreux, jusqu’à être des milliers à la fin de sa vie – il répète que « le christianisme est une force créatrice agissante », qu’il « n’y a pas de conflit fondamental entre la Bible et la science » et que « Dieu veut la liberté de l’homme …». Ayant compris qu’après des décennies de propagande athée, le langage de l’Église n’était plus directement compréhensible à ses contemporains, le père Alexandre s’efforce de rendre le message chrétien accessible à l’homme d’aujourd’hui.

AUTEUR CLANDESTIN DE « BEST-SELLERS » RELIGIEUX

Pour rappeler aux nouvelles générations, coupées de leurs racines religieuses et culturelles, les « fondamentaux » de la foi, Alexandre Men rédige une « vie de Jésus » accessible à tous (Le Fils de l’homme, en français : Jésus, le Maître de Nazareth), puis six tomes d’une histoire des recherches spirituelles de l’humanité (des origines à la Révélation biblique), qui constituent une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé. Suivront des commentaires pour une Bible russe, un manuel de prière, etc. Ne pouvant être publié en URSS, il sera édité à Bruxelles par un petit éditeur catholique : le « Foyer oriental chrétien », auquel des amis ont fait parvenir ses manuscrits. Une dizaine d’ouvrages (au début sous pseudonyme), verront ainsi le jour en Belgique, avant d’être réintroduits clandestinement en Russie, où ils seront littéralement dévorés par d’innombrables lecteurs (quatre millions pour son premier livre). D’autres projets, dont son magistral Dictionnaire des biblistes, ne verront le jour qu’après son décès (aucun de ses ouvrages ne sera édité dans son pays de son vivant).

HARCELE PAR LE KGB, PUIS VEDETTE DES MEDIAS

L’activité débordante de ce prêtre « hors-normes » ne pouvait évidemment passer inaperçue dans l’État soviétique athée. Outre plusieurs mutations et l’interdiction d’exercer dans la capitale (toute sa vie, il desservira des paroisses de campagne), Alexandre Men est harcelé par le KGB. Mais enquêtes, perquisitions et interrogatoires (sans compter les attaques dans la presse, pamphlets anonymes ou lettres de menaces) ne parviennent pas à « coincer » ce prêtre, dont l’activité n’est ni politique ni « dissidente ». Et, au moment où son arrestation semble néanmoins inéluctable, la perestroika gorbatchévienne met fin aux persécutions des croyants.

Bien plus : la nouvelle politique religieuse du pouvoir met au premier plan ce « pasteur des intellectuels », ouvert sur le monde et la culture de son temps, favorable à l’œcuménisme et au dialogue interreligieux et interconvictionnel. Premier prêtre autorisé à parler de religion dans un lycée soviétique (en 1988), il est invité à se produire – sur les thèmes les plus divers – dans des grandes salles (dont le stade olympique), des usines, des clubs, à la radio, à la télévision, et saisit toutes les occasions pour annoncer l’Évangile : en deux ans, il donnera plus de 200 conférences et préparera trente publications. Il réalise aussi les nombreux projets dont il rêvait : création de la Société biblique russe, d’une université orthodoxe, d’un groupe de bienfaisance auprès de l’hôpital pour enfants de Moscou…

MORT, OU EST TA VICTOIRE ?

Pour certains milieux, qui voulaient à nouveau réduire l’Eglise en Russie à un simple lieu de culte, un sujet obéissant ou un musée, ce véritable « phénomène » était sans doute devenu insupportable. Et le dimanche 9 septembre 1990, à six heures du matin – dans des circonstances toujours non élucidées – le père Alexandre était assassiné à coups de hache, sur le petit chemin forestier vers la gare qu’il empruntait pour se rendre à l’église. Pour ceux qui l’avaient connu, la mort en martyr du père Alexandre Men portait – quels que soient les commanditaires de cet assassinat (KGB, éléments ultranationalistes ou antisémites) – une signification profonde : celle du témoignage « jusqu’au sang » rendu au Christ, auquel il avait consacré toute sa vie.

De plus, contrairement aux attentes de ceux qui voulaient le faire taire, l’héritage d’Alexandre Men n’a pas disparu avec sa mort. Vingt ans après, même si la largesse de vues du père Alexandre n’est pas encore comprise de tous, nul ne nie qu’il ait été un missionnaire extraordinaire, dont « l’action illuminatrice et catéchétique, la parole vivante et inspirée a amené bien des personnes à la foi » (patriarche Cyrille).

"Pastoralia. Bulletin de l’Archevêché (catholique) de Malines-Bruxelles", n°1, janvier 2011, p. 14-15.

Pour commencer de faire connaissance avec ce prêtre admirable et penseur exceptionnel, je vous recommande de lire ou relire l'ouvrage du Père Alexander Men :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:05
« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Saint Pierre Chrysologue)

Par Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église. Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)


« Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)...

Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment...

Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ?

Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué.

Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...


Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir.

Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà.

Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...


Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite...

Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas.

Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles :

-« Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11).

Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court.

Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci.

La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).


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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise CATECHISME et CATECHESE Spiritualité Chrétienne
31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:02

FAIRE LA VOLONTE DIVINE…

Où donc t'ai-je trouvé, Seigneur,
pour apprendre à te connaître ?

Avant que je te connaisse,
tu n'étais pas encore dans ma mémoire.

Où donc t'ai-je trouvé,
pour te connaître,
si ce n'est en toi,
au-dessus de moi ?

Aucun espace dans tout cela :
nous nous éloignons,
nous nous approchons de toi,
rien de cela n'est dans l'espace.

C'est partout, ô Vérité,
que tu sièges pour tous ceux

qui viennent te consulter,

et tu réponds en même temps
à tous ceux qui te consultent

sur des questions différentes.

Tu réponds clairement,
mais tous ne t'entendent pas clairement.

Tous te consultent sur ce qu'ils veulent,
mais ils n'entendent pas toujours

la réponse qu'ils veulent.

Le meilleur de tes serviteurs
n'est pas celui qui se soucie

de t'entendre dire ce qu'il veut ;

c'est plutôt celui qui veut ce que tu lui dis.

[Saint Augustin
(Les Confessions, X, 26).]

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise DIALOGUE INTERRELIGIEUX CATECHISME et CATECHESE
31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 06:55
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :Le nom de la Vierge était Marie(St Bernard)/N-D des "Trois fontaines (Rome) "La Vierge de la Révélation"/Appliquer à soi-même les préceptes de l'Écriture sainte (saint Marc l'Ascète)/Pour qu'ils soient un(St Syméon le Nouveau Théologien)

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

Le nom de la Vierge était Marie.

Ce qui signifie étoile de la mer. (...)

Elle est cette brillante et merveilleuse étoile qui domine heureusement notre mer immense, étincelante de mérites, éclatante de vertus.

O vous donc, qui flottez sur le courant de ce siècle parmi les orages et les tempêtes, plutôt que vous ne marchez sur la terre, tenez vos yeux fixés sur cette étoile, si vous ne voulez pas sombrer sous les flots.

Êtes-vous assailli par les vents des tentations, précipité sur les écueils des tribulations : regardez l'étoile, appelez Marie.

Êtes-vous ballotté par les flots de l'orgueil, de l'ambition, de la médisance ou de l'envie regardez l'étoile, appelez Marie.

Si la colère, l'avarice ou les sollicitations de la chair agitent la nacelle de votre âme, regardez Marie. Si, troublé par l'énormité de vos crimes, confus de la laideur de votre conscience, effrayé de l'horreur du jugement vous vous sentez descendre dans le gouffre de la tristesse, dans l'abîme du désespoir: pensez à Marie.

Dans les périls, dans les angoisses, dans les perplexités, pensez à Marie, invoquez Marie. Ayez-La toujours sur les lèvres, toujours dans le coeur : et pour obtenir le suffrage de sa prière, ne manquez pas de suivre l'exemple de sa vie.

Tant qu'on La suit, on ne dévie pas ; tant qu'on La prie, on ne désespère pas ; tant qu'on pense à Elle, on n'erre pas.

Avec son appui on ne peut choir ; sous sa protection, on ne craint rien ; sous sa conduite, on ne se lasse pas ; avec sa faveur on arrive ; et ainsi on éprouve en soi-même la vérité de cette parole : le nom de la Vierge était Marie.

(D’une homélie de
Saint Bernard)

Deux mains blanches lui « arrachèrent quelque chose des yeux »…

Bruno Cornacchiola, né le 9 mai 1913 dans une famille pauvre et agnostique de cinq enfants, devint chrétien dans une église adventiste, hostile au pape.

Protestant extrémiste, il avait l'intention de tuer le pape Pie XII lorsque la Vierge Marie lui apparut à Tre Fontane (Rome) le 12 avril 1947. Tre Fontane est l'endroit où saint Paul (qui s'appelait Saul avant sa conversion) fut décapité.

Ce 12 avril 1947, Bruno avait emmené ses trois enfants jouer à la balle sur un terrain vague de Tre Fontane ; la balle fut perdue, on la rechercha. Et voici que l'un des enfants, Gianfranco, s'agenouilla à l'entrée de la grotte, en disant "Belle dame !", les autres enfants arrivèrent et s'agenouillèrent eux aussi, en disant "Belle dame !" Les enfants devinrent extrêmement lourds et leur père ne put pas les déplacer de leur position.

Entrant dans la grotte, Bruno Cornacchiola eut la sensation de deux mains blanches qui lui "arrachèrent quelque chose des yeux", et après un instant d'obscurité, il vit lui aussi..." Tu me persécutes, arrête maintenant ! Retourne au saint bercail, lui dit la Belle Dame. Que l'on prie et que l'on récite quotidiennement le rosaire pour la conversion des pécheurs, des incrédules et pour l'unité des Chrétiens".

Françoise Breynaert
www.mariedenazareth.com

Appliquer à soi-même les préceptes de l'Écriture sainte (saint Marc l'Ascète)

Lorsqu'il lit les saintes Écritures, celui qui est humble et engagé dans la vie spirituelle appliquera tout à lui-même, et non pas à son prochain.

Prière

Ô Dieu de tous les humains, Vous désirez que tous connaissent Votre amour. Votre Esprit Saint habite en nous, qu’Il ranime en nous la joie ! Qu’Il nous donne la compassion pour ceux qui sont dans la souffrance.Amîn.

Pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi

Quelle merveille, cette condescendance inexprimable de l'amour que Dieu nous porte, lui l'ami des hommes ! (Sg 1,6)

Ce qu'il est par nature à l'égard de son Père, il nous accorde de l'être à son égard par l'adoption et par la grâce…

La gloire donnée au Fils par le Père, le Fils nous la donne à son tour par grâce divine.

Encore mieux :

De même qu'il est dans le Père et le Père en lui, de même le Fils de Dieu sera en nous et nous dans le Fils, si nous le voulons, par la grâce.

Une fois devenu semblable à nous par la chair, il nous a rendus participants de sa divinité et il nous incorpore tous à lui.

D'ailleurs la divinité à laquelle nous participons par cette communion n'est pas divisible en parties séparées ; il s'ensuit nécessairement que nous aussi, une fois que nous avons participé à elle en vérité, nous sommes inséparables de l'Esprit unique, formant un seul corps avec le Christ.

(Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Éthique 1, 6-8 (trad. Prière mystique, Cerf 1979, p. 75 rev.))

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 06:54
Le Christ Médecin (St Jean Chrysostome)

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélies sur saint Matthieu, 27,1 (trad. Véricel, l'Évangile commenté, p. 98)

« Il guérit beaucoup de malades »


« Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; par sa parole il en chassa les esprits, et guérit tous ceux qui étaient malades. »

Vois-tu comme la foi de la foule grandit peu à peu ?

Malgré l'heure avancée, ils n'ont pas voulu quitter le Seigneur; ils ont pensé que le soir permettait de lui amener des malades.

Songe au nombre de guérisons que les évangélistes laissent de côté ; ils ne les racontent pas toutes une à une, mais en une seule phrase ils nous font voir un océan infini de miracles.

Pour que la grandeur du prodige ne nous entraîne pas à l'incrédulité, pour qu'on ne soit pas troublé à la pensée d'une telle foule frappée de maux si divers et guérie en un moment, l’Évangile apporte le témoignage du prophète, aussi extraordinaire et aussi surprenant que les faits eux-mêmes :

« Ainsi devait s'accomplir l'oracle du prophète Isaïe :

-Il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies » (53,4). Il ne dit pas :

-« Il a détruit », mais : « Il a pris » et « Il s'est chargé », marquant ainsi, à mon avis, que le prophète parle plus du péché que des maladies du corps, ce qui est conforme à la parole de Jean :

-« Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde » (1,29).

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 07:47
Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-5.

Mes frères : Puisque nous avons été justifiés par la foi, conservons la paix avec Dieu par Notre-Seigneur Jésus-Christ,
à qui nous devons d'avoir eu accès par la foi à cette grâce dans laquelle nous demeurons fermes, et de nous glorifier dans l'espérance de la gloire de Dieu.
Bien plus, nous nous glorifions même dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la constance,
la constance une vertu éprouvée, et la vertu éprouvée l'espérance.
Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,38-44.

En ce temps-là, en sortant de la synagogue, Jésus entra dans la maison de Simon-Pierre. Or, la belle-mère de Simon était prise d'une forte fièvre ; et l'on demanda à Jésus d'intervenir.
Venant auprès d'elle, il commanda avec force à la fièvre qui la quitta ; et s'étant levée aussitôt, elle se mit à les servir.
Lorsque le soleil fut couché, tous ceux qui avaient chez eux des malades souffrant de maladies diverses, les lui amenèrent ; et lui, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait.
Des démons aussi sortaient de beaucoup, criant et disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " et, commandant avec force, il ne les laissait pas parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
Quand il fit jour, il sortit et alla dans un lieu désert. Les foules se mirent à sa recherche et vinrent jusqu'à lui ; et elles voulaient le retenir, pour qu'il ne les quittât point,
mais il leur dit : " Il faut que j'annonce aussi aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu, car j'ai été envoyé pour cela. "
Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

Le nom de la Vierge était Marie.

Ce qui signifie étoile de la mer. (...)

Elle est cette brillante et merveilleuse étoile qui domine heureusement notre mer immense, étincelante de mérites, éclatante de vertus.

O vous donc, qui flottez sur le courant de ce siècle parmi les orages et les tempêtes, plutôt que vous ne marchez sur la terre, tenez vos yeux fixés sur cette étoile, si vous ne voulez pas sombrer sous les flots.

Êtes-vous assailli par les vents des tentations, précipité sur les écueils des tribulations : regardez l'étoile, appelez Marie.

Êtes-vous ballotté par les flots de l'orgueil, de l'ambition, de la médisance ou de l'envie regardez l'étoile, appelez Marie.

Si la colère, l'avarice ou les sollicitations de la chair agitent la nacelle de votre âme, regardez Marie. Si, troublé par l'énormité de vos crimes, confus de la laideur de votre conscience, effrayé de l'horreur du jugement vous vous sentez descendre dans le gouffre de la tristesse, dans l'abîme du désespoir: pensez à Marie.

Dans les périls, dans les angoisses, dans les perplexités, pensez à Marie, invoquez Marie. Ayez-La toujours sur les lèvres, toujours dans le coeur : et pour obtenir le suffrage de sa prière, ne manquez pas de suivre l'exemple de sa vie.

Tant qu'on La suit, on ne dévie pas ; tant qu'on La prie, on ne désespère pas ; tant qu'on pense à Elle, on n'erre pas.

Avec son appui on ne peut choir ; sous sa protection, on ne craint rien ; sous sa conduite, on ne se lasse pas ; avec sa faveur on arrive ; et ainsi on éprouve en soi-même la vérité de cette parole : le nom de la Vierge était Marie.

(D’une homélie de
Saint Bernard)

Deux mains blanches lui « arrachèrent quelque chose des yeux »…

Bruno Cornacchiola, né le 9 mai 1913 dans une famille pauvre et agnostique de cinq enfants, devint chrétien dans une église adventiste, hostile au pape.

Protestant extrémiste, il avait l'intention de tuer le pape Pie XII lorsque la Vierge Marie lui apparut à Tre Fontane (Rome) le 12 avril 1947. Tre Fontane est l'endroit où saint Paul (qui s'appelait Saul avant sa conversion) fut décapité.

Ce 12 avril 1947, Bruno avait emmené ses trois enfants jouer à la balle sur un terrain vague de Tre Fontane ; la balle fut perdue, on la rechercha. Et voici que l'un des enfants, Gianfranco, s'agenouilla à l'entrée de la grotte, en disant "Belle dame !", les autres enfants arrivèrent et s'agenouillèrent eux aussi, en disant "Belle dame !" Les enfants devinrent extrêmement lourds et leur père ne put pas les déplacer de leur position.

Entrant dans la grotte, Bruno Cornacchiola eut la sensation de deux mains blanches qui lui "arrachèrent quelque chose des yeux", et après un instant d'obscurité, il vit lui aussi..." Tu me persécutes, arrête maintenant ! Retourne au saint bercail, lui dit la Belle Dame. Que l'on prie et que l'on récite quotidiennement le rosaire pour la conversion des pécheurs, des incrédules et pour l'unité des Chrétiens".

Françoise Breynaert
www.mariedenazareth.com

Appliquer à soi-même les préceptes de l'Écriture sainte (saint Marc l'Ascète)

Lorsqu'il lit les saintes Écritures, celui qui est humble et engagé dans la vie spirituelle appliquera tout à lui-même, et non pas à son prochain.

Prière

Ô Dieu de tous les humains, Vous désirez que tous connaissent Votre amour. Votre Esprit Saint habite en nous, qu’Il ranime en nous la joie ! Qu’Il nous donne la compassion pour ceux qui sont dans la souffrance.Amîn.

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

Pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi

Quelle merveille, cette condescendance inexprimable de l'amour que Dieu nous porte, lui l'ami des hommes ! (Sg 1,6)

Ce qu'il est par nature à l'égard de son Père, il nous accorde de l'être à son égard par l'adoption et par la grâce…

La gloire donnée au Fils par le Père, le Fils nous la donne à son tour par grâce divine.

Encore mieux :

De même qu'il est dans le Père et le Père en lui, de même le Fils de Dieu sera en nous et nous dans le Fils, si nous le voulons, par la grâce.

Une fois devenu semblable à nous par la chair, il nous a rendus participants de sa divinité et il nous incorpore tous à lui.

D'ailleurs la divinité à laquelle nous participons par cette communion n'est pas divisible en parties séparées ; il s'ensuit nécessairement que nous aussi, une fois que nous avons participé à elle en vérité, nous sommes inséparables de l'Esprit unique, formant un seul corps avec le Christ.

(Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Éthique 1, 6-8 (trad. Prière mystique, Cerf 1979, p. 75 rev.))

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

FAIRE LA VOLONTE DIVINE…

Où donc t'ai-je trouvé, Seigneur,
pour apprendre à te connaître ?

Avant que je te connaisse,
tu n'étais pas encore dans ma mémoire.

Où donc t'ai-je trouvé,
pour te connaître,
si ce n'est en toi,
au-dessus de moi ?

Aucun espace dans tout cela :
nous nous éloignons,
nous nous approchons de toi,
rien de cela n'est dans l'espace.

C'est partout, ô Vérité,
que tu sièges pour tous ceux

qui viennent te consulter,

et tu réponds en même temps
à tous ceux qui te consultent

sur des questions différentes.

Tu réponds clairement,
mais tous ne t'entendent pas clairement.

Tous te consultent sur ce qu'ils veulent,
mais ils n'entendent pas toujours

la réponse qu'ils veulent.

Le meilleur de tes serviteurs
n'est pas celui qui se soucie

de t'entendre dire ce qu'il veut ;

c'est plutôt celui qui veut ce que tu lui dis.

[Saint Augustin
(Les Confessions, X, 26).]

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 11,27-33.

En ce temps-là, Jésus et ses disciples reviennent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver.
Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »
Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. »
Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète.
Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

Par Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église. Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)


« Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)...

Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment...

Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ?

Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué.

Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...


Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir.

Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà.

Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...


Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite...

Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas.

Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles :

-« Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11).

Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court.

Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci.

La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).


Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:37
Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

· Saint Qurbana

o Actes 3: 1 – 20 :

  • 01 Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure.
  • 02 On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
  • 03 Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
  • 04 Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! »
  • 05 L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
  • 06 Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. »
  • 07 Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent.
  • 08 D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu.
  • 09 Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
  • 10 On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.
  • 11 L’homme ne lâchait plus Pierre et Jean. Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits.
  • 12 Voyant cela, Pierre interpella le peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ?
  • 13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher.
  • 14 Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
  • 15 Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.
  • 16 Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous.
  • 17 D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
  • 18 Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.
  • 19 Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.
  • 20 Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné.

o

o I Corinthiens 12: 28 :

o 28 Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses.

o 13: 10 :

o 10 Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

o

o Saint Matthieu 19: 23 – 30 :

  • 23 Et Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
  • 24 Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
  • 25 Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
  • 26 Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
  • 27 Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
  • 28 Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
  • 29 Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.
  • 30 Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.
Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

Par Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Traité sur l'Évangile de saint Luc, V, 11-13

« Voyant leur foi, il lui pardonne »


« Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique :

Tes péchés sont pardonnés. »

Le Seigneur est grand :

-à cause des uns, il pardonne aux autres; il agrée la prière des premiers et il pardonne aux seconds leurs péchés.

Hommes, pourquoi donc aujourd'hui votre compagnon d'existence ne pourrait-il rien pour vous, quand auprès du Seigneur son serviteur a le droit d'intervenir et d'obtenir ?


Vous qui jugez, apprenez donc à pardonner; et vous qui êtes malades, apprenez donc à supplier.

Si vous n'espérez pas le pardon direct des fautes graves, recourez alors à des intercesseurs, recourez à l’Église qui priera pour vous; alors, par égard pour elle, le Seigneur vous accordera le pardon qu'il aurait pu vous refuser.

Nous ne négligeons pas la réalité historique de la guérison du paralytique; mais nous reconnaissons avant tout la guérison en lui de l'homme intérieur, à qui les péchés sont pardonnés.


Le Seigneur veut sauver les pécheurs; il démontre sa divinité par sa connaissance des secrets et par les prodiges de ses actions.

« Qu'est-ce qui est le plus facile à dire ? » demande-t-il donc. De dire : « Tes péchés te sont remis » ? ou bien « Lève-toi et marche » ?

Ici il fait voir une image complète de la résurrection, puisque, guérissant la blessure de l'âme et du corps, l'homme tout entier est guéri.

Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

Vaincre ses mauvaises passions (saint Nikon d'Optina)

Nous devons considérer toutes les choses mauvaises, même les passions qui nous mènent la guerre, comme n'étant pas de nous, mais de notre ennemi, le diable.

C'est très important.

Vous ne pouvez vaincre une passion que si vous ne la considérez pas comme faisant partie de vous.

Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

Par Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, n° 5

« Ayez foi en Dieu »


« C'est une grande affaire, dit l'Ecriture, de trouver un homme qui a la foi » (Pr 20,6).

Je ne te dis pas cela pour t'inciter à m'ouvrir ton cœur, mais pour que tu montres à Dieu la candeur de ta foi, à ce Dieu qui sonde les reins et les cœurs et qui connaît les pensées des hommes (Ps 7,10; 93,11).

Oui, c'est une grande chose qu'un homme qui a la foi ; il est plus riche que tous les riches.

En effet, le croyant possède toutes les richesses de l'univers, puisqu'il les méprise et les foule aux pieds.

Car, même si ceux qui sont riches possèdent des tas de choses au plan matériel, comme ils sont pauvres spirituellement ! Plus ils amassent, plus on les sent consumés du désir de ce qui leur manque.

Au contraire, et c'est bien là le comble du paradoxe, l'homme qui a la foi est riche au sein de la pauvreté, car il sait qu'il n'a besoin que de vêtements et de nourriture ; il s'en contente et met sous ses pieds les richesses.


Et ce n'est pas seulement nous, qui portons le nom du Christ, qui vivons d'une démarche de foi.

Tous les hommes, même ceux qui sont étrangers à l'Eglise, vivent d'une démarche semblable.

C'est par une foi dans l'avenir que des gens qui ne se connaissent pas parfaitement contractent un mariage ; l'agriculture est basée sur la confiance que les travaux engagés porteront des fruits ; les marins mettent leur confiance dans un frêle esquif de bois...

C'est selon une démarche de foi que tiennent la plupart des entreprises humaines ; tout le monde croit en des principes.


Mais aujourd'hui les Ecritures vous appellent à la vraie foi et vous tracent la vraie route qui plaît à Dieu.

C'est cette foi qui, chez Daniel, a fermé la gueule des lions (Dn 6,23).

Par « le bouclier de la foi vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais » (Ep 6,16)...

La foi soutient les hommes jusqu'à marcher sur la mer (Mt 14,29).

Certains, comme le paralytique, ont été sauvés par la foi des autres (Mt 9,2) ; la foi des sœurs de Lazare a été si forte qu'il a été rappelé des morts (Jn 11)...

La foi donnée gratuitement par l'Esprit Saint dépasse toutes les forces humaines.

Grâce à elle on peut dire à cette montagne :

« Transporte-toi jusque là-bas » et elle se transportera (Mt 17,20).

Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

PRIÈRE DE GUY GANACHAUD

A la Vierge de Mai.
Splendeur des lys de mai, vous êtes notre reine,
l’aurore de nos yeux, la paix de notre soir ;
et nous plaçons en vous tous nos ciels bleu d’espoir,
nos rires et nos cœurs et toute notre peine.

Nous cueillerons pour vous, aimable souveraine,
des fleurs et des Ave tout le long du chemin ;
et si l’ombre du soir obscurcit le matin,
trouez d’or et d’azur le mur de notre peine.

Blancheur des lys de mai, Vierge belle et sereine ;
prenez-nous par la main lorsque viendra le soir ;
prenez-nous par la main le long de notre peine...

Guy Ganachaud

Seigneur, épargnez-moi! (saint Ephrem)

Ô Seigneur de bonté, épargnez Votre serviteur, afin que je ne me retrouve pas en grande crainte et honte à Votre Jugement, afin que je ne sois pas une disgrâce pour les Anges et les hommes.

+++

NEUVAINE POUR LA FRANCE :

Méditation de Mgr Pierre D’Ornellas

« Marie, la toute sainte »

La France est une terre de saints et de saintes, dons admirables de Dieu. Impossible de tous les nommer, ils sont si nombreux !

Pensons à Blandine, martyrisée à Lyon en 177, avec l’évêque Pothin et 46 compagnons de foi en Jésus-Christ : modèles de ceux qui, aujourd’hui, osent dire leur foi. Parlons de Martin, mort en 397, l’infatigable évangélisateur dont la charité frappe tous les esprits et dont de nombreuses églises portent le nom. NommonsGeneviève, patronne de Paris et des gendarmes, morte en 512. Sa force d’âme, sa prière et la clarté de son jugement font d’elle une incarnation du génie féminin, sentinelle vigilante de l’Invisible.

Sautons les siècles : Saint Louis chercha le juste discernement pour servir le bien commun de tous. Mort en 1270, il est le modèle de l’homme politique par le service désintéressé, par son souci de l’équité. A-t-il connu saint Yves, né en 1253 en Bretagne, qui y exerça la justice en ami des pauvres ? Il inspire aujourd’hui bien des personnes versées dans le délicat métier de la justice.

Qui oubliera Vincent de Paul, mort en 1660, dont la charité pour les plus pauvres est prophétique ? Il inspira tant de saints et de saintes, connus et inconnus, qui aimèrent le plus rejeté ou exclu. Parmi eux, un étudiant, devenu père de famille et universitaire brillant, le bienheureux Frédéric Ozanam, mort à 40 ans en 1853, dont les « conférences de charité » devenues « conférences saint Vincent de Paul » continuent leur mission de bonté évangélique.

Aux lendemains de notre Révolution, surgit l’imprévisible Jeanne Jugan qui, à Saint-Malo, accueillit chez elle une vieille femme aveugle. Elle donna naissance aux Petites Sœurs des Pauvres répandues dans le monde par leurs « Maisons » où règne un esprit de famille : chaque personne âgée y est aimée jusqu’à son dernier souffle. Quel prophète en notre temps où l’accompagnement des personnes en fin de vie interpelle notre fraternité !

Ajoutons la « petite » Thérèse Martin, morte à Lisieux à 24 ans à l’orée du XXème siècle. Face à l’athéisme, ses Manuscrits dévoilent la vérité sur l’homme : chacun, y compris le criminel, est un enfant infiniment chéri de Dieu, riche en miséricorde. Elle est le héraut de l’espérance pour tous. Et ses parents, Zélie et Louis Martin, veuf après 19 ans de mariage, prophètes des saints époux et parents d’aujourd’hui !

À cause de sainte Bernadette, morte à 35 ans, des millions de pèlerins repartent chaque année de Lourdes, convertis dans l’espérance. En 1858, la Vierge Marie lui dit son nom : « l’Immaculée Conception ». Un an plus tard, meurt Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars que l’on est venu voir de partout : prophète des prêtres ordinaires et humbles, habités par la « charité pastorale ».

Plus près de nous, le bienheureux Marcel Callo, jeune de Rennes, arrêté à 23 ans, car, dit le commandant nazi, « Monsieur est beaucoup trop catholique ». Quand il meurt le 19 mars 1945 au camp de Mauthausen, le colonel confie : « J’ai vu le regard d’un saint ». Prophète des témoins de la lumière dans les ténèbres.

Prier pour la France, c’est invoquer l’Esprit de sainteté afin qu’il suscite aujourd’hui les saints dont nous avons besoin. C’est demander à la Vierge Marie qu’elle nous aide à répondre personnellement à Dieu qui nous appelle : « soyez saints car moi, votre Dieu, je suis saint ». Les saints font luire l’admirable lumière d’amour et de paix. Ils forgent une société digne de l’homme à l’image de notre grand Dieu.

Regardant le 3ème millénaire, saint Jean-Paul II – qui nous visita plusieurs fois, – rappela l’« appel universel à la sainteté » que lança solennellement l’Église au concile Vatican II (cf. Lettre du 6 janvier 2001, n.30). Inspiré par un saint français, Louis-Marie Grignon de Montfort, il remit sa vie entre les mains de Marie : « totus tuus ». Elle est « la toute sainte » qui ouvre le chemin de la sainteté à ses enfants. Car « le trésor de la mère appartient à l’enfant », écrivit Thérèse de Lisieux, la patronne secondaire de la France, dans son ultime poème « Pourquoi je t’aime ô Marie ».

Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 11:44
Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Livre des Actes des Apôtres 8,5-8.

En ces jours-là, Philippe étant descendu dans une cité de Samarie, y prêcha le Christ.
Les foules étaient attentives à ce que disait Philippe, écoutant d'un seul cœur et voyant les miracles qu'il faisait.
Les esprits impurs, en effet, dont beaucoup étaient possédés, sortaient en poussant de grands cris ; beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris,
et il y eut grande joie dans cette ville.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,1-6.

En ce temps-là, ayant assemblé les douze apôtres, Jésus leur donna puissance et autorité sur tous les démons, et le pouvoir de guérir les maladies.
Et il les envoya prêcher le royaume de Dieu et guérir les malades,
et il leur dit : " Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques.
En quelque maison que vous entriez, demeurez-y et repartez de là.
La ville dont les gens ne vous recevraient pas, sortez-en et secouez sur eux, en témoignage, la poussière de vos pieds. "
Etant partis, ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Jésus révèle le Nom du Dieu Père.

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°106

« J'ai manifesté ton nom aux hommes que tu m'as donnés » :

-non pas son nom de Dieu, mais celui de Père.

Ce nom-là ne pouvait pas être manifesté sans la manifestation du Fils.

En effet, il n'y a aucun peuple qui, même avant de croire en Jésus Christ, n'ait eu une certaine connaissance de Dieu comme étant le Dieu de toute la création.

Car la puissance du Dieu véritable est telle qu'il ne peut absolument pas être caché à une créature raisonnable qui veut faire usage de son esprit.

Sauf un petit nombre d'individus dont le caractère a vraiment atteint la dépravation, le genre humain tout entier reconnaît Dieu comme l'auteur de ce monde...

Mais le nom de Père de Jésus Christ, par lequel il enlève le péché du monde, n'était nullement connu, et c'est ce nom-là que le Seigneur manifeste à ceux que son Père lui a donnés.

+++

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 311, 2

« Il les envoya prêcher le royaume de Dieu »


Les bienheureux apôtres ont vu, les premiers, le Christ pendu à la croix, ils ont pleuré sa mort, ils ont été saisis d'effroi devant le prodige de sa résurrection, mais bientôt, transportés d'amour par cette manifestation de sa puissance, ils n'ont plus hésité à verser leur sang pour attester la vérité de ce qu'ils avaient vu.

Pensez, mes frères, à ce qui était demandé à ces hommes :

-partir dans le monde entier prêcher qu'un homme mort était ressuscité et monté au ciel, souffrir pour la prédication de cette vérité tout ce qui plairait à un monde insensé : privations, exil, chaînes, tourments, bûchers, bêtes féroces, des croix et la mort.

Était-ce pour un objet inconnu ?

Était-ce pour sa gloire que Pierre mourait ?

Pour son avantage qu'il prêchait ?

Lui, il mourait ;

-un autre que lui était glorifié.

Lui, il était tué ; un autre adoré.

Seule la flamme ardente de la charité unie à la conviction de la vérité peut expliquer une pareille audace !

Ce qu'ils ont prêché, ils l'avaient vu.

On ne meurt pas pour une vérité dont on n'est pas sûr.

Ou bien, devaient-ils nier ce qu'ils avaient vu ? Ils ne l'ont pas nié :

-ils ont prêché ce mort qu'ils savaient tout à fait vivant ; ils savaient pour quelle vie ils méprisaient la vie présente.

Ils savaient pour quel bonheur ils supportaient des épreuves passagères, pour quelle récompense ils foulaient aux pieds toutes ces souffrances :

-Leur foi !

Elle pesait dans la balance plus que le monde entier.


Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

PRIÈRE DE FLORENCE SAILLEN

S’endormir dans les bras de Notre-Dame


S’endormir dans les bras de Notre-Dame,
Comme un petit enfant,
Lui offrir son âme,
Son amour et son esprit confiant.

La suivre dans la nuit,
Sans jamais se retourner,
La suivre dans la vie,
Sans jamais cesser d’aimer.

S’endormir dans les bras de Notre-Dame,
Le cœur remplit d’espérances,
Sécher toutes les larmes,
Donner un sens à l’existence.

La prier à tout moment,
Sans jamais douter,
La prier instamment,
Sans jamais la renier.

S’endormir dans les bras de Notre-Dame,
Avec une fidélité sans faille,
S’incliner devant sa flamme,
Où l’amour jaillit tel un feu de paille.

La rechercher en toutes situations,
Implorer par elle son fils Bien-Aimé,
La rechercher sans jamais se décourager,
Sur les chemins de la vérité.

(Florence Saillen)

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Prière des « Amis de Sabeel » pour le jeudi 28 mai 2015

• La semaine dernière, le premier ministre d'Israël a annoncé le gel d'une mesure qui aurait interdit aux Palestiniens de circuler en Cisjordanie dans des autobus israéliens, ce qui revenait à pratiquer une véritable ségrégation entre les voyageurs sur une base de race et d'identité nationale. Seigneur, nous prions pour la fin de cette application discriminatoire de la loi en ces temps d'occupation. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

• Au cours de heurts dans le camp de réfugiés de Shuafat, un garçon de 10 ans a été atteint par une balle caoutchoutée des forces israéliennes, lui causant des fractures au crâne et à la mâchoire ainsi que la perte de l'œil gauche. Seigneur, donne-nous le courage d'être avec ceux qui sont vulnérables et opprimés, et de ne jamais oublier la perte de l'innocence sous l'occupation. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

• Les élèves de Palestine et d'Israël terminent, en ce moment, l'année scolaire et nombre d'entre eux, à la fin de l'enseignement secondaire, passent les examens nationaux qui détermineront leur avenir. Seigneur, nous t'en supplions, donne à ces jeunes gens la clarté d'esprit - en dépit des incertitudes qui sont leur lot quotidien - pour réussir leurs épreuves et que les grandes vacances soient un repos bienvenu pour tous les enfants. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

• Seigneur, nous te prions pour nos programmes de cette semaine, et surtout pour la retraite des femmes à Aïn Karem qui fait écho au Magnificat de Marie, et à la récente canonisation de deux religieuses palestiniennes du 19èmesiècle, les deux premières saintes palestiniennes de l'ère moderne. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

• Nous prions, avec le Conseil œcuménique des Églises, pour le Botswana et le Zimbabwe. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Psaume 69 : 13 Ceux qui sont assis à la porte parlent contre moi et les buveurs de liqueurs fortes se moquent de moi dans leurs chansons.


« Mes enfants, gardez bien vos langues. Maintenant, plus que jamais, il est important de mesurer vos paroles et de garder captive toute pensée à Christ. Soyez bien réfléchis dans votre discours. Que la grâce soit sur vos lèvres. Ne parlez pas en mal ou ne laissez pas de discours désinvolte sortir de votre bouche.

La langue est un outil facile pour le diable et doit donc être surveillée avec beaucoup de diligence

Il est de loin préférable de ne pas parler que de parler témérairement ou de façon irréfléchie. Que le silence soit votre prière et ne vous précipitez pas pour combler chaque silence. Dites seulement ce qui est nécessaire pour améliorer les autres, en prenant soin de ne pas flatter. Parlez avec sincérité, honnêteté et bonté.

Si vous ne pouvez pas maîtriser cela, il est préférable de garder le silence. Il y a des moments où une réprimande est nécessaire mais qu’elle soit aussi douce qu’honnête, mesurée et pesée pour s’adapter à la situation. Il y a beaucoup de silence dans les Écritures. Étudiez ces silences et vous aurez de nombreuses grâces ».

Ô mon Jésus, Vous étiez silencieux devant vos accusateurs. Aidez-moi à mettre une garde sur ma langue et à être mesurée et réfléchie dans mon discours. Gardez-moi dans le silence glorieux de Votre étreinte, — un endroit d’une immense majesté où les mots échouent. Jésus, je Vous aime ! Mettez une garde sur ma bouche afin que je parle seulement et toujours dans la Divine Volonté. Amen.

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,46-52.

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°2 ; PL 76, 1081 (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 141 rev.)

« Il criait de plus belle »


Que tout homme qui connaît les ténèbres qui font de lui un aveugle...crie de tout son esprit :

- « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ».

Mais écoutons aussi ce qui fait suite aux cris de l'aveugle :

-« Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour lui imposer silence » (Lc 18,39).

Qui sont-ils ?

Ils sont là pour représenter les désirs de notre condition en ce monde, fauteurs de trouble, les vices de l'homme et leur tumulte, qui, voulant empêcher la venue de Jésus en nous, perturbent notre pensée en y semant la tentation et veulent couvrir la voix de notre cœur en prière.

Il arrive souvent, en effet, que notre volonté de nous tourner vers Dieu à nouveau..., notre effort pour éloigner nos péchés par la prière, soit contrarié par leur image : la vigilance de notre esprit se relâche à leur contact, ils jettent la confusion dans notre cœur, ils étouffent le cri de notre prière...


Qu'a donc fait cet aveugle pour recevoir la lumière malgré ces obstacles ?

« Il criait de plus belle : ' Fils de David, aie pitié de moi ! ' »...

Oui, plus le tumulte de nos désirs nous accable, plus nous devons rendre notre prière insistante...

Plus la voix de notre cœur est couverte, plus elle doit insister vigoureusement, jusqu'à couvrir le tumulte des pensées envahissantes et toucher l'oreille fidèle du Seigneur.

Chacun se reconnaîtra, je pense, dans cette image : au moment où nous nous efforçons de détourner notre cœur de ce monde pour le ramener à Dieu..., ce sont autant d'importuns qui pèsent sur nous et que nous devons combattre.

C'est un essaim que le désir de Dieu a du mal à écarter des yeux de notre cœur...

Mais en persistant vigoureusement dans la prière, nous arrêtons en notre esprit Jésus qui passait.

D'où le récit de l'Évangile :

-« Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène » (v. 40).

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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