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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 05:33
Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,6-11.

Très chers frères : humiliez-vous sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous exalte au temps de sa visite.
Déchargez-vous sur lui de toutes vos sollicitudes, car lui-même prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde, endurent les mêmes souffrances que vous.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15,1-10.

En ce temps-là, les publicains et les pêcheurs s'approchaient de Jésus pour l'écouter.
Et les Pharisiens et les scribes murmuraient, disant : " Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux. "
Et il dit à leur adresse cette parabole :
" Qui d'entre vous, ayant cent brebis, s'il en perd une, ne laisse pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert, pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il l'ait retrouvée ?
Et quand il l'a retrouvée, il la met sur ses épaules tout joyeux et,
de retour à la maison, il convoque les amis et les voisins et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. "
Ainsi, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.
Ou bien, quelle est la femme ayant dix drachmes qui, si elle perd une drachme, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin jusqu'à ce qu'elle l'ait retrouvée ?
et quand elle l'a retrouvée, elle convoque les amies et les voisines et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. "
Ainsi, je vous le dis, il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. "

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

 

L'obéissance est renoncement absolu de notre propre vie, clairement exprimée dans nos actions corporelles. . .

L'obéissance est le tombeau de la volonté et de la résurrection de l'humilité. . .

L'obéissance est un abandon de discernement dans une mine de discernement.


(L'échelle de l'ascension divine)

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

Le buisson ardent

Livre de l'Exode 3,1-7

Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »

Un lumineux détour

« Le buisson brûlait sans se consumer »
Les brebis n’ont rien vu. Ou font minent de ne pas voir. Un buisson tout brûlant n’éveille pas l’appétit. « Enfin, se dit l’une d’elle, il l’a bien remarqué ! » Moïse est un flâneur, peureux, un brin poète. Elles le savent nerveux, toujours sur le qui vive. Quelques années plus tôt, dans son pays d’Égypte, une embrouille, un meurtre ont décidé sa fuite. Qui sait si à Madian on venait le chercher ?
Quelqu’un dans le buisson tapi en embuscade ? Moïse fait le détour, un de plus dans sa vie : d’Égypte jusqu’à Madian, et bientôt la mer rouge, puis viendra le désert…

Mais que fabrique-t-il donc à enlever ses sandales ? « C’est qu’il a trop marché ! » dit une brebis tout essoufflée derrière, heureuse de la pause inopinée. « C’est qu’il veut de ses pieds sentir le sable doux, et goûter de la terre la caresse légère », dit un agneau sans tâche du milieu du troupeau. « Il se voile la face ! Sûrement trop de soleil ! Les buissons alentour ne donnent guère d’ombre. » Mais l’agneau a compris : « Le soleil qu’il contemple ne brûle qu’à l’intérieur. La flamme du buisson a consumé Moïse. »
« Notre berger en feu, zigzagant au désert ! Nous ne sommes pas prêts de rentrer au bercail ! » Mais Moïse se penche et du buisson brûlant ramasse une branche. Soulevant alors ce bâton ardent : « Allons, mes chères brebis, nous rentrons au domaine ! » Moïse avait changé. Sans flâner, plein d’ardeur, le berger rayonnant guida au droit chemin son troupeau dans la nuit.
(Source: "Signe dans la Bible")

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

Selon la tradition mariale conservée en Ethiopie

Le monastère d’Al Maghti (en Basse Egypte), aurait été édifié, selon la tradition mariale conservée en Ethiopie, en un lieu où la Sainte Famille séjourna pendant cinq jours, lors de sa fuite en Egypte (…) (1).

Dès la première année après la fondation du monastère, les moines réunis en l’église avaient vu une colonne de lumière effleurer l’autel, se transformer en barque lumineuse portant la Vierge, les anges, des saints et aussi les innocents exterminés sur l’ordre d’Hérode. La Vierge ayant enjoint aux moines d’associer le peuple à ce miracle, un pèlerinage fut organisé.

Le pèlerinage durait cinq jours et réunissait, dans d’immenses campements, des pèlerins égyptiens, éthiopiens, maronites, grecs, nestoriens, latins et même musulmans (…).

Les apparitions du monastère d’Al-Maghti furent très connues en Ethiopie, grâce au Livre des miracles de Marie. Selon ce Livre, confirmé par le géographe Al-Maqrîzî (†1441), le monastère fut détruit en 1438, durant le ramadan, sur ordre du sultan mamelouk de l’époque.

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(1) cf lalumierededieu.eklablog.com

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation
Ne plus être distrait pendant la prière ?
(Agapit de Valaam, +1905)

Être libre de toute distraction, c'est quelque chose qui n'est pas donné rapidement à

l'esprit, ni même lorsque nous le souhaitons.

Cela vient lorsque nous nous sommes d'abord rendus humbles, et lorsque Dieu choisi

de nous en accorder la bénédiction.

Ce don divin ne dépend pas de combien de temps nous prions, ni du nombre de prières que nous récitons.

Ce qui est requis, c'est un coeur humble, la grâce du Christ et un effort constant.
(Agapit de Valaam, "L'art de la prière")




"L'Ancien Agapit, qui vécu sur cette terre de 1838 à 1905, était natif de la région de

Yaroslavl.

Agapit vint à Va-laam et fut formé sous la direction du grand higoumène Damascène

pour devenir un véritable bastion de spiritualité, profondément imprégné de la Prière

de Jésus.

Son abondante correspondance avec saint Théophane le Reclus format la vision

ascétique du monde chez l'Ancien Agapit, et en fit un grand expert de Prière de Jésus,

de même qu'un maître spirituel pour de nombreuses générations.

Ayant perdu la vue physique, il reçut en échange la clairvoyance spirituelle, par

laquelle il était à même de reconnaître les gens à distance rien qu'en entendant le

bruit de leurs pas dans le corridor alors qu'ils s'avançaient vers sa cellule pour se

confesser.

Il n'est pas faux d'appeler ce père Agapit un Saint Père, un enseignant de la Prière

du Coeur, et un maître de vie spirituelle.

Il y a beaucoup d'évidences qu'il devrait être glorifié.

Les écrits du père Agapit sur la sobriété, la vigilance et la contemplation, bien que

très brefs, respirent d'un véritable esprit Philocalique comme les anciens Pères, et

méritent d'être repris parmi les nombreux recueils de classiques de la spiritualité

Chrétienne Orthodoxe.

Il a aussi échangé une abondante correspondance, mais hélas la plupart de ce trésor

épistolaire semble ne pas avoir survécu avec le temps qui passe, bien qu'à présent

que les circonstances soient plus favorables, certains écrits pourraient réapparaître.


Saint père Agapit, prie Dieu pour nous!"


http://www.ticketsofrussia.ru/ru/valaam/pater/agapit.htm


Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

JEÛNE EUCHARISTIQUE, FRÉQUENCE DE LA COMMUNION : QUEL CONSEIL ?

Certains s’abstiennent de communier, notamment le soir, quand ils n’ont pas pu (ou voulu!) jeûner.

Le jeûne doit être un évènement miraculeux :

*ce n’est pas par nos forces que nous jeûnons ; c’est le Christ qui nous donne la grâce de communier à son jeûne à lui. Le jeûne, non un exploit humain, est un évènement divino humain dans lequel se manifeste l’action du saint Esprit.

« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, donne-moi la grâce et la force de jeûner afin de communier à ton Corps très pur et à ton Sang très précieux! » C’est-à-dire:

-« Envoie sur moi la grâce de l’Esprit saint pour que le don de jeûner avec joie de ton jeûne (me nourrir de la seule Parole) envahisse mon cœur »…

Et l’effort que nous faisons correspond au sacrifice que nous faisons de nous-mêmes, non seulement pour rompre avec nos passions égoïstes, mais pour exprimer toute la conscience que nous avons de la valeur de la communion eucharistique.

Par le jeûne, nous immolons notre cœur dans un sacrifice de louange, totale préférence du Seigneur à nous-mêmes ; de même, dans la confession, nous nous humilions devant Dieu en reconnaissant nos fautes, et nous nous émerveillons du miracle de son pardon !

La fréquence de la communion est bénie par notre père spirituel.

Certains anciens communiaient plusieurs fois par jour, ou même tous les jours.

La norme dans ce domaine est l’émerveillement, la joie et les larmes de gratitude – la conscience de la présence du Christ par l’Esprit saint et de sa miséricorde infinie, pour tous, pour tous les pécheurs, à commencer par moi-même!

N’éprouvons-nous plus ces sentiments (charismes et dons de l’Esprit) ?

En perdons-nous la grâce ?

Nous ne pourrons nous approcher du Christ sans le mépriser, ce qui est un grand péché – communier sans conscience…

L’Esprit saint nous avertit ainsi que nous avons à rechercher la grâce de rendre grâce! Souvent, plus on voit son péché, plus on se sent indigne, plus on est émerveillé de la miséricorde du Christ – signe que nous pouvons goûter à la Coupe!

Le péché est l’indifférence à la merveille de l’amour du Christ; le repentir, la vision horrifiée de son péché, la douleur de s’être éloigné du Christ, le désir nostalgique de nous approcher de lui, et l’émerveillement devant la gratuité de son amour.

Si Adam et Ève étaient demeurés émerveillés à l’égard de Dieu et pleins de reconnaissance à son égard, ils ne se seraient pas détournés de lui par la désobéissance.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,38-42.

En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

Le Patriarche Syriaque Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient découvrant l'Icône des Martyrs du Sayfo (Génocide des Syriaques et Assyriens)

Le Patriarche Syriaque Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient découvrant l'Icône des Martyrs du Sayfo (Génocide des Syriaques et Assyriens)

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 13, 3 (trad. cf SC 100, p. 531)

 

 

« A qui prend ta tunique, dit le Christ, donne aussi ton manteau ; à qui prend ton bien, ne réclame pas ; et ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 5,40 ;Lc 6,30-31).

De la sorte, nous ne nous attristerons pas comme des gens qu'on aurait dépossédés contre leur gré, mais au contraire nous nous réjouirons comme des gens qui auraient donné de bon cœur, puisque nous ferons un don gratuit au prochain plus que nous ne céderons à la contrainte.

« Et, dit-il, si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en avec lui deux mille ».

De la sorte nous ne le suivons pas comme un esclave, mais nous le précédons comme un homme libre.

En toutes choses donc le Christ t'invite à te rendre utile à ton prochain, ne considérant pas sa méchanceté, mais mettant le comble à ta bonté.

Il nous invite ainsi à nous rendre semblable à notre Père « qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5,45).


Tout cela n'est pas le fait de quelqu'un qui abolit la Loi, mais de quelqu'un qui l'accomplit et qui l'étend pour nous (Mt 5,17).

Le service de la liberté est un plus grand service ; notre libérateur nous propose une soumission et une dévotion plus profondes à son égard.

Car il ne nous a pas libérés des contraintes de la Loi ancienne pour que nous nous détachions de lui...mais pour que, ayant reçu plus abondamment sa grâce, nous l'aimions davantage et que, l'ayant aimé davantage, nous recevions de lui une gloire d'autant plus grande quand nous serons pour toujours en présence de son Père.

Lundi 15 Juin 2015, éléments pour méditation
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 18:52
La symbolique des cinq patriarches a insufflé un nouvel espoir à la population, prions pour qu'elle ne soit pas déçue...

La symbolique des cinq patriarches a insufflé un nouvel espoir à la population, prions pour qu'elle ne soit pas déçue...

Le 8 juin 2015, sur l’invitation de Sa Béatitude le Patriarche Jean X, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Grecs Orthodoxes, se sont réunis en l’église Al Maryamiah à Damas, Leurs Béatitudes et Sainteté, Mar Béchara Boutros Al Raï, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Maronites, Mar Ignace Efram II, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Syriaques Orthodoxes, Chef Suprême de l’Église Syriaque Orthodoxe dans le Monde, Gregorios III Laham, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem des Grecs Catholiques Melkites et Mar Ignace Youssef III Younan, Patriarche des Syriaques Catholiques d’Antioche. Ont participé à cette assemblée Son Excellence le Nonce apostolique en Syrie, l’archevêque Mario Zenari, et la hiérarchie chrétienne à Damas. Le communiqué suivant parut à la fin de cette rencontre spirituelle :

À nos chers enfants dans le Seigneur des Églises d’Antioche « Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à Lui la gloire pour les siècles des siècles! Amen. » (Gal. 1 :3-5).

  1. Tout d’abord nous remercions le Seigneur qui nous a permis de nous rencontrer, Nous Patriarches dont nous est confiée la mission de la protection du peuple chrétien répandu dans l’espace d’Antioche, à Damas, cette ville bénite qui a accueilli Paul, l’Apôtre des Gentils. De ce Patriarcat florissant qui a toujours défendu les causes justes au fil du temps, nous élevons la voix et prions continuellement Dieu pour vous car en ces temps ténébreux, « vous menez une vie digne de l’Évangile » vous témoignez sans honte pour notre Seigneur Jésus Christ, qui a « anéanti la mort et illuminé la vie », vous supportez les difficultés confiants « de la puissance de Dieu » et armés « de l’esprit de force, de charité et du discernement ». Il n’est pas nécessaire de vous demander, chers enfants, de prier pour nous, vos pasteurs, afin que le Seigneur nous accorde la force de « suivre avec droiture Sa parole » et de glorifier dans nos actions son Nom Saint alors que nous guidons le bateau de l’Église en ces circonstances historiques existentielles
  2. En nous adressant à Vous, nous voudrions vous exprimer que notre grande joie due à cette rencontre fraternelle, se renouvelle comme elle s’approfondit par notre échange et s’accroît par la coopération pour un unique témoignage chrétien Antiochien car c’est à Antioche que « pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens » (Actes des Apôtres 11 :16), là où Dieu a voulu que nous soyons Ses témoins. Par conséquent, dans le cadre de votre entière allégeance à vos Églises, à ses doctrines et à ses enseignements, nous vous appelons à vous entraider, à servir les pauvres avec dévouement, à vous informer sur la pensée riche de nos Églises, à découvrir la sainteté éclatante qui en émane, à vous approfondir dans l’héritage antiochien, à prier pour « l’unité des chrétiens » à œuvrer à cette unité tant souhaité, voulu par le Seigneur, espérant qu’elle se réalisera dans notre monde, à partir d’Antioche. Nous vous appelons aussi à porter vos patries dans votre pensée et dans vos prières, à demander avec insistance l’instauration de la paix en elle, que tous nos enfants éprouvent la vraie joie et vivent ensemble dans la dignité « des enfants de Dieu ». N’oubliez pas d’œuvrer à l’unité de vos pays, leur modernité et à l’établissement de l’état civil. Conservez la diversité dans toute sa richesse et ne perdez ni votre unicité ni votre différence. Approfondissez-vous dans la foi et témoignez pour « l’espérance en vous » dans tous les domaines de votre vie. N’utilisez jamais votre foi comme élément de séparation ou comme écran qui cache la splendeur et la grandeur de l’autre
  3. Nous vous invitons chers enfants, à continuer à entretenir les meilleurs relations avec nos frères musulmans, nos partenaires dans la patrie et le destin, avec lesquels nous vivons sur cette terre et nous partageons, en ces circonstances, les malheurs de la violence et du terrorisme, engendrés par la pensée takfirie et par l’absurdité des guerres que raniment les intérêts des grands qui instrumentalisent la religion en la défigurant. Nos partenaires sentent vos souffrances et en souffrent. Ils œuvrent avec leurs hiérarchies religieuses à éradiquer les racines de la pensée takfirie qui a récolté et ne cesse de récolter à chaque étape des dizaines de milliers d’êtres humains. Avec eux, avec la fidélité du partenaire fidèle, nous élevons la voix et annonçons qu’il est grand temps de faire face à la pensée takfirie, à faire tarir ses sources en inculquant une éducation religieuse qui généralise la culture de l’ouverture, de la paix et de la liberté de croyance. Il est nécessaire d’établir une pensée critique qui mène à annuler l’expression « maison de la guerre » et « sujet non musulman dans un État islamique » et à établir la citoyenneté
  4. Quel présent mauvais où les terroristes instrumentalisent le nom de Dieu pour servir leurs passions, leurs intérêts et ceux des grands de ce monde. En ce moment où dominent la peur, la violence, l’esclavage de la femme, l’enlèvement, le massacre, la destruction et le déplacement forcé, des criminels, sans Dieu ni miséricorde, obligent des individus à se convertir. Ils n’ont pas compris que par sagesse Dieu a créé ses adorateurs dans la pluralité. Vos tueurs n’assimilent pas qu’en vous tuant ils se condamnent à la misère éternelle et leur patrie au sous-développement. Au centre de cette crise oppressive, n’oubliez pas que le Seigneur a promis « Ne crains point, petit troupeau; car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume ». (Luc 12:32) Oui chers enfants, en ces jours difficiles, où on a atteint « le faîte de la destruction » et « où on traîne les gens comme des brebis à l’abattoir », soyez forts et ne désespérez pas. Soyez forts et puissants par la grâce qui comble toute lacune. Observez « la résistance de l’âme » qui se base sur la purification, le pardon et la charité. Suivez l’éthique de l’Évangile. Soyez confiants en Dieu qui a vaincu le mal et la mort car « il ne se détournera pas de vous ». Il est votre compagnon sur les chemins du déplacement, du départ et de l’émigration. Il est votre soutien dans la pauvreté, la faim et le besoin. Il est votre consolation quand les jours deviennent injustes, l’aide disparaît et le doute dans la prévenance de Dieu s’installe en vous. Il vous sauve dans la tribulation. Il est la lumière qui vous guide dans les ténèbres de ce monde. Il est votre résurrection du désespoir et mort. Il est votre victoire sur le mauvais, sur ses ruses et outils.
  5. En ces temps de tribulation, unissez-vous autour de l’Église qui est le prolongement du Christ Dieu dans le monde. Suivez vos Églises, car l’esprit de responsabilité pastorale nous engage à redoubler nos efforts, à nous solidariser avec les gens de bonne volonté, pour entreprendre davantage d’initiatives nécessaires pour conserver notre présence sur notre terre, à faire face à vos besoins familiaux, existentiels et à garantir un avenir pour nos jeunes. Ils sont la force vivante et prometteuse dans nos patries. Nous exprimons nos remerciements et notre estime à tous les bénévoles qui se dévouent au service de la charité dans nos institutions. Rassemblez vous autour de l’Église. Sollicitez l’intercession des martyrs tombés pour la défense de la foi. Suivez l’exemple des martyrs qui ont souffert dans leurs corps pour consolider cette foi. Priez pour les persécutés et les personnes enlevées parmi vos pasteurs et frères, notamment pour les deux évêques d’Alep, Boulos Yaziji et Youhanna Ibrahim, mais aussi pour les prêtres enlevés dont tout récemment le Père Jacques Mourad. Soutenez vous les uns les autres et partagez ensemble les malheurs et les souffrances, la joie et les larmes. Occupez vous des pauvres dans leur malheur car ils sont les bien-aimés du Christ. Consolez les veuves et les orphelins. Partagez le pain avec les affamés. Allégez la souffrance des déplacés. Suivez l’œuvre caritative de vos Églises, dans son organisation et dans son service social. Donnez votre argent avec générosité et votre temps en faveur “des petits frères de Jésus”.
  6. À l’intention de nos enfants syriens. Après que le peuple innocent et pacifique de la Syrie est tombé sous le joug d’un terrorisme que les forces de ce monde utilisent pour dépecer la Syrie, effacer sa civilisation, dominer son individu et le chasser de sa terre, nous confirmons notre attachement à l’unité de ce pays, au droit de ses citoyens à vivre en sécurité, en libertés et en dignité. Nous appelons le monde à œuvrer avec sérieux à trouver une solution politique à cette guerre absurde qui souffle sur la Syrie, une solution qui garantie l’instauration de la paix, le retour des enlevés, des déplacés à l’intérieur et à l’extérieure du pays, au droit du peuple syrien à l’autodétermination, en toute liberté, loin de toute ingérences extérieure.

Pour l’Iraq. Ce pays assume les retombées d’une succession de guerres qui ont déraciné des peuples entiers du territoire de leurs ancêtres, comme les événements qui se sont déroulés l’an dernier à Mossoul et dans les villages et cités de la Vallée de Ninive. Des atrocités ont été commises rappelant au souvenir du monde entier les sauvageries commises au cours des siècles très anciens mais qui continuent à détruire des civilisations très anciennes dans le but de servir des projets raciaux et confessionnels, étrangers à la civilisation des Irakiens.

Mais pour le Liban. Le pays est un message. Nous appelons à consacrer toute fidélité à lui seul, à le servir et à servir les intérêts de son peuple, à élire un Président de la République qui redonne aux institutions constitutionnelles la régularité et enfin œuvrer à bâtir une patrie qui réjouit tous les libanais.

À nos bienaimés en Palestine. Les Pères assurent avec insistance qu’ils demeurent le pivot de leur souci. Leur voix ne s’abaissera jamais pour les défendre et défendre leur cause juste même si le monde entier essaie de l’ignorer et de l’affaiblir en suscitant des guerres et des conflits dont le but consiste à laisser les violeurs de la terre palestinienne vivre en paix et en sérénité.

7. Nous demandons à la Communauté Internationale d’assumer sa responsabilité en arrêtant les guerres sur notre terre, à trouver des solutions pacifiques et politiques aux conflits, à œuvrer avec sérieux à aider les déplacés et les émigrés à réintégrer leurs maisons et leurs propriétés et à protéger leurs droits comme citoyens. Nous lui disons que nous sommes les propriétaires originaires de cette terre, enracinés en elle. Elle a été arrosée par la sueur du front de nos pères et ancêtres. Nous assurons plus que tout autre jour passé que nous y restons pour la bâtir avec nos partenaires dans la citoyenneté. Nous avons la charge de cette terre pour laquelle notre sang a coulé pour la défendre Le sang de nos martyrs est sanctifié. Nous appelons toute personne qui prétend s’occuper de notre destin à nous aider à rester et à nous enraciner dans notre terre pour la labourer, la développer et profiter de ses biens, non à faciliter le vol de notre héritage, de nos biens, non à détruire notre civilisation, non à soumette notre être vivant à l’esclavage, non à lui imposer le chemin de l’émigration. Nous lançons un cri et nous réitérons la demande de mettre fin à la guerre sur notre terre et à soutenir les bases de la stabilité dans toute la région.

8. Nos bienaimés. En ce moment où l’on tue au nom de Dieu, nous sommes appelés à discerner que « la charité est plus forte que la mort ». Tuer au nom de Dieu c’est porter préjudice à Dieu. Notre fidélité à notre Christ qui dit « bienheureux ceux qui agissent pour la paix, ils seront appelés enfants de Dieu », nous oblige à devenir des messagers de paix dans ce Levant. Notre rôle consiste à faire face à toute pensée ou idéologie qui élève au rang du sacré la violence, le massacre et la vengeance. Notre foi en Dieu ne peut se manifester qu’en charité et paix envers l’humanité, la protection de notre terre et de nos Églises dans le cadre de la liberté des enfants de Dieu dont l’une des ses plus simples fondements est le respect de la diversité et de la différence.

9. De cette église Al Maryamiyah, nous invoquons la Mère de Dieu, notre mère dont l’intercession est chaude auprès du Sauveur, de nous sauver et de sauver nos patries des difficultés environnantes, de nous accorder la force pour être à son image, des personnes qui témoignent pour le Christ dans la nuit de ce monde. Que Dieu vous accorde la bénédiction et la force pour demeurer Ses témoins dans cette région. Votre vocation consiste à entre « le sel du monde » et « la petite levure dans le pain ». Ne négligez pas cette invitation pour la délivrance du monde. Soyez sûrs qu’en vous, l’Évangile du Christ restera effectif dans l’Église d’Antioche.

Source : Il Sismographo (11 juin). Traduction en français de la Nonciature apostolique à Damas.

Communiqué des Patriarches des Églises d’Antioche (Document) / L'analyse de "L'Orient , le jour":Le sommet œcuménique de Damas, nouveau dans la forme, conventionnel sur le fond.

C'est moins la teneur du message final du sommet œcuménique qui s'est tenu à Damas que le lieu depuis lequel il a été lancé qui a constitué sa grande nouveauté ; et qui a frappé les imaginations. Dans une Syrie dont le régime a le dos au mur, le cri des patriarches orthodoxes et catholiques se réclamant d'Antioche se voulait d'encouragement à une population chrétienne – et musulmane – inquiète, désorientée, tentée par le départ. Même si, sur le fond, il y a quelque chose dans ce message de trop conventionnel qui semble ne plus correspondre à la réalité.

Réunis au siège de l'archevêché grec-orthodoxe, les patriarches ont plaidé, dans leur communiqué final, « en faveur d'un règlement politique de la crise syrienne ». Un règlement dont on sait qu'il se heurte à la réelle volonté d'ouverture du régime syrien sur une opposition crédible. Le message final diabolise, à raison, le jihadisme, tout en invitant la communauté internationale, dont une partie est jugée complice, à le combattre ou au moins à cesser de l'appuyer en sous-main. Il affirme qu'il est temps de lutter contre le rigorisme musulman par une saine éducation religieuse, ce qu'une vaste majorité de musulmans souhaite aussi. Il plaide pour « le pluralisme », mais on a l'impression que c'est davantage du pluralisme religieux que du pluralisme politique qu'il s'agit.

Toujours est-il que le sommet contenait quand même, dans la forme, suffisamment d'éléments de nouveauté pour faire l'actualité, d'autant que pour le tenir, il a fallu à certains, comme au patriarche maronite – mais pas seulement –, surmonter des objections. Le grand danger, en effet, était de voir le régime syrien instrumentaliser ce sommet à son avantage. Mais cette perspective n'a pu prévaloir sur le côté purement humain de la rencontre, loin du « tout politique » qui déchire le Liban.

La symbolique des cinq patriarches
Le patriarche Raï est rentré vers 18 heures à Bkerké, « satisfait de son voyage, heureux d'avoir pu insuffler un nouvel espoir à la population venue à sa rencontre », selon son entourage. La symbolique des cinq patriarches d'Antioche, l'accueil chaleureux de la population, l'apparente normalité qui a entouré les travaux ont remonté le moral de la population et l'ont aidée à sentir qu'elle n'est pas abandonnée. « Sur ce plan, le sommet a été une réussite, mais il est évident que ce qui s'est passé ne change rien aux équations politiques », souligne avec réalisme une source proche du sommet.

(Lire aussi : Raï à Damas : « La conscience du monde est morte ! »)


Voici de grandes lignes du message final publié par les patriarches Jean X Yazigi (grec-orthodoxe), Ignace Efrem II (syriaque-orthodoxe), Grégorios III (grec-catholique), Ignace Youssef III Younane (syriaque-catholique) et Béchara Raï (maronite).
Le message invite les Syriens à rester attachés à l'unité de la Syrie. Il demande au monde d'œuvrer sérieusement en faveur d'un règlement pacifique de la guerre, un règlement garantissant l'instauration de la paix, le retour des personnes enlevées et des déplacés, et « le droit des Syriens de déterminer librement leur propre avenir loin de toute ingérence étrangère ». Les noms des évêques Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, ainsi que celui du prêtre Jacques Mourad n'ont pas été oubliés de la liste des personnes enlevées dont la cause demeure vivante.

Allégeance exclusive au Liban
Le message invite par ailleurs les Libanais à faire allégeance exclusive au Liban et réclame aux responsables une action sincère pour l'élection d'un président de la République.
Il déplore par ailleurs les « guerres successives » qui ont dévasté l'Irak, et « les projets racistes et confessionnels étrangers à notre culture » qui en ont déraciné la population.
Il rappelle aussi que la cause de la Palestine demeure axiale pour le monde arabe et dénonce « les deux poids, deux mesures » utilisés par la communauté internationale pour en juger, ainsi que les « guerres marginales » inventées par Israël pour continuer à occuper tranquillement un territoire spolié.

Tout en invitant à de meilleures relations avec les musulmans, le communiqué, à la demande du patriarche Raï, a refusé de verser dans la rhétorique majorité/minorité, partant du fait que les chrétiens sont enracinés au Moyen-Orient depuis deux mille ans. « La terre est identité, et combien plus si elle est terre du Christ et de ses disciples », a dit avec beaucoup de force le communiqué. « Nous ne condamnons pas ceux qui choisissent de partir, mais nous rappelons aux chrétiens que la fermeté dans la foi vient souvent à travers beaucoup de tribulations », dira encore le texte.

(Source: L'Orient LE JOUR, article de Fady NOUN le 9 VI 2015)

Communiqué des Patriarches des Églises d’Antioche (Document) / L'analyse de "L'Orient , le jour":Le sommet œcuménique de Damas, nouveau dans la forme, conventionnel sur le fond.
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:48
INVITATION à la Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible" le 18 juin Collège au Bernardins-Paris 5ème

Chers amis.
Depuis Angoulême (Plus précisément au petit village de Jauldes distant d'une vingtaine de kilomètres de la "Capitale de la BD") où je dessers aujourd'hui nos fidèles de cette région, j''encourage les parents et jeunes ("De sept à Soixante dix sept ans") membres ou amis de notre chère Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas à se procurer cette BD et, le 18 Juin - pourquoi pas ?- se la faire dédicacer aux Bernardins. Aloho m'barekh.
+Mor Philipose-Mariam

 

Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible"

18 juin

Collège les Bernardins-Paris 5ème

INVITATION à la Dédicace de la BD "les explorateurs de la Bible" le 18 juin Collège au Bernardins-Paris 5ème
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 05:29
SAGESSE CHRÉTIENNE EN FAMILLE

« L’éducation des enfants commence dès l’instant de leur conception. Le fœtus, dans le ventre de sa mère, entend et ressent tout. Oui, il entend, et il voit avec les yeux de sa mère. Il perçoit les mouvements et les sensations de celle-ci, même si son esprit ne s’est pas encore développé. Le visage de la mère se couvre-t-il d’une ombre, ténébreux est aussi l’enfant. La mère s’énerve-t-elle, il s’énerve aussi. Tout ce que la mère ressent – chagrins, douleur, peur, angoisse, etc. -, l’enfant le vit aussi. Si la mère ne veut pas de ce fœtus, si elle ne l’aimer pas, celui-ci le ressent, des blessures de sa petite âme en résultent, qui l’accompagnent toute sa vie durant. C’est le contraire qui se produit si la mère est dans des sentiments de sainteté. Si elle a des sentiments de joie, de paix, d’amour envers le fœtus, elle les lui transmet par une voie mystérieuse, de la même manière que cela se passe avec les enfants déjà nés. C’est pour cette raison-là que la mère doit prier beaucoup dans le temps de la gestation.

[…] Ce qui sauve et fait de bons enfants c’est la vie des parents dans la maison. Les parents doivent s’abandonner à l’amour de Dieu. Ils doivent devenir saints, auprès de leurs enfants : par leur douceur, leur patience, leur amour. Chaque jour, qu’ils inspirent à leurs enfants un ordre nouveau, une ardeur nouvelle, enthousiasme et amour. La joie qui leur en reviendra, la sainteté qui les aura visités feront rejaillir la grâce sur leurs enfants. D’une manière générale, ce sont les parents qui portent la responsabilité de la mauvaise conduite des enfants. Ce ne sont ni les conseils, ni la discipline, ni la sévérité qui peuvent les sauver. Si les parents ne font aucun effort de sanctification, s’ils ne luttent pas, ils commettent de grandes fautes et transmettent le mal qui est en eux. Si les parents ne vivent pas une vie de sainteté, s’ils ne parlent pas avec amour, le diable fait souffrir les parents par la réaction de leurs enfants. L’amour, l’harmonie des cœurs, la bonne entente entre les parents, voilà tout ce qu’il faut pour les enfants. C’est là une grande assurance, une grande sécurité.

[…] C’est au sein de la famille que se situe une grande part de responsabilité touchant à l’état spirituel de l’être humain. […] Parents, priez en silence, élevant vos bras vers le Christ et embrassant ainsi vos enfants d’une manière mystique. Et s’ils commettent des actes d’indiscipline, prenez certaines mesures pédagogiques, mais n’exercez pas de pression sur eux. Priez surtout. »

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 05:23
L’EMBRYON ET LES CHRÉTIENS DES PREMIERS SIÈCLES

(Source: "Sagesse Orthodoxe)

La société civile dans laquelle nous sommes appelés à vivre se montre particulièrement réactionnaire en cequi concerne le mystère de la vie. Elle tend à remettre en question la position généreuse de la foi chrétienne en faveur de l’enfant et de la femme. Dès les premiers siècles les écrivains chrétiens ont pris position pour la protection de l’embryon. C’est ce que montre L’embryon au IIème siècle de Philippe Caspar (Paris, 2002).

On attribue quelquefois à saint Grégoire de Nysse le postulat selon lequel, si l’homme est composé d’une âme et d’un corps, ces deux éléments commencent nécessairement à exister au même moment. « Or ce principe remonte non pas au Cappadocien, mais beaucoup plus avant dans le temps, à Tertullien et, à travers ce dernier, aux apologistes. C’est en effet Tertullien qui le premier a proposé une définition philosophique symétrique de la conception et de la mort : » … c’est à partir du dernier instant de la vie qu’il faut réfléchir sur le premier : si la mort ne peut être définie que comme la disjonction du corps et de l’âme, le contraire de la mort, la vie, n’aura d’autre définition que la jonction du corps et de l’âme… : l’une et l’autre substances viennent à la vie en même temps »… Dès son accession à l’expression philosophique, le message chrétien a senti le besoin de dire sa spécificité sur la question de l’embryon. » (p. 98).

Selon Tertullien, les substances de l’âme et du corps sont conçues en même temps : « C’est en même temps que toutes deux sont conçues, achevées, menées à leur perfection, voilà ce que nous affirmons » (De Anima, XXVII, 1).

« …l’ensemble des Pères défendra une coexistence originaire des deux principes dès la conception… les apologistes inaugurent une véritable tradition en matière de statut de l’embryon humain. Sur le plan théologique, la question du statut de l’embryon humain est articulée dès Justin à des problèmes de dogmatique. Le premier lien qui s’établit est celui entre embryologie et eschatologie. À vrai dire, il était déjà présent dans certains textes de l’Ancien Testament, dans les Évangiles, dans le Talmud et chez Paul. Avec Justin, il devient le lieu de développements proprement métaphysiques. La réalité du surgissement d’un être parfaitement constitué à partir d’une goutte de semence – c’est le mystère du développement embryonnaire – sert de paradigme pour penser la foi en la résurrection corporelle » (p.156).

Révolutionnaire par rapport aux pratiques inhumaines de la société païenne, la pensée chrétienne concernant le statut de l’embryon s’est développée dans la tradition patristique, notamment chez saint Maxime le Confesseur (cf. Jean-Claude Larchet, Pour une éthique de la procréation, Paris, 1998, p. 110). Lire aussi la thèse soutenue par Père Jean Boboc sur ce sujet et ses conséquences pour les débats contemporains.

L’EMBRYON ET LES CHRÉTIENS DES PREMIERS SIÈCLES
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:21
Dimanche 14 Juin 2015 Lectionnaire Liturgique: Troisième dimanche après la Pentecôte

Dimanche 14 Juin 2015

Lectionnaire Liturgique:

Troisième dimanche après la Pentecôte

Saint Qurbana

·

o Actes 13:26-39 :

  • 26 Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
  • 27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
  • 28 Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
  • 29 Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
  • 30 Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
  • 31 Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
  • 32 Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
  • 33 Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
  • 34 De fait, Dieu l’a ressuscité des morts sans plus de retour à la condition périssable, comme il l’avait déclaré en disant : Je vous donnerai les réalités saintes promises à David, celles qui sont dignes de foi.
  • 35 C’est pourquoi celui-ci dit dans un autre psaume : Tu donneras à ton fidèle de ne pas voir la corruption.
  • 36 En effet, David, après avoir, pour sa génération, servi le dessein de Dieu, s’endormit dans la mort, fut déposé auprès de ses pères et il a vu la corruption.
  • 37 Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas vu la corruption.
  • 38 Sachez-le donc, frères, grâce à Jésus, le pardon des péchés vous est annoncé ; alors que, par la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être délivrés de vos péchés ni devenir justes,
  • 39 par Jésus, tout homme qui croit devient juste.

o

o Galates 6 :10-18 :

  • 10 Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
  • 11 Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine.
  • 12 Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ.
  • 13 Vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire.
  • 14 J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
  • 15 Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon
  • 16 de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l'avis de personne,
  • 17 sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas.
  • 18 Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui.

o

o St. Jean 6: 35-46 :

  • 35 Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
  • 36 Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
  • 37 Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
  • 38 Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
  • 39 Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
  • 40 Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
  • 41 Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »
  • 42 Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? »
  • 43 Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.
  • 44 Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
  • 45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
  • 46 Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.

 

Dimanche 14 Juin 2015 Lectionnaire Liturgique: Troisième dimanche après la Pentecôte
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:18
Du zèle apostolique de l’Évêque (St Ignace d'Antioche)

Par Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr .
Lettre à Polycarpe (69-155, saint, évêque et martyr), 1-3 ; SC 10 (trad. cf Quéré, Pères apostoliques, p. 153)

« Comme des brebis au milieu des loups »


Je t'exhorte, par la grâce dont tu es revêtu, à redoubler d'ardeur et à exhorter tous les frères pour qu'ils soient sauvés.

Justifie ta dignité épiscopale par une vigilance incessante de chair et d'esprit ; aie souci de l'unité : rien ne la dépasse.

Porte avec patience tous les frères comme le Seigneur te porte toi-même ; supporte-les tous avec amour, comme tu le fais d'ailleurs.

Prie sans relâche ; demande une sagesse plus grande encore ; veille et garde ton esprit en alerte ; parle à chacun en particulier, à l'exemple de Dieu .

« Porte les infirmités » (cf Mt 8,17) de tous comme un athlète accompli.

Là où l'effort est plus grand, il y a plus de gain.

Si tu n'aimes que les bons disciples, tu n'as pas de mérite ; ce sont surtout les plus atteints qu'il te faut soumettre par la douceur.

On n'applique pas le même baume sur toutes les blessures ; apaise les crises aiguës avec des compresses humides.

En toutes choses, « sois astucieux comme le serpent » et toujours « candide comme la colombe ».

Toi qui es chair et esprit, traite avec bonté ce qui tombe sous les sens, mais prie aussi pour que le monde invisible te soit révélé.

Ainsi tu ne manqueras de rien ; tu seras riche de tous les dons de l'Esprit.

Comme le navigateur invoque les vents et le marin assailli par la tempête appelle le port, ainsi ce temps t'invite à rejoindre Dieu.

Pratique la sobriété, en athlète de Dieu, et tu gagneras pour prix la vie éternelle et impérissable.

Un grand athlète triomphe malgré les coups.

C'est surtout à cause de Dieu que nous devons accepter toutes les épreuves, afin que lui aussi nous accepte.

Redouble de zèle ; examine bien cette époque.

Attends Celui qui est au-delà du temps, éternel, invisible, mais qui pour nous s'est laissé voir — Celui qui, intangible et incapable de souffrir, a connu la Passion et a consenti à toutes les souffrances.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:16
SAINT BARNABÉ, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINT BARNABÉ, QUI ÊTES-VOUS ?
Apôtre
(Ier siècle
)

Saint Barnabé est qualifié du nom d'Apôtre, quoiqu'il ne fût pas du nombre des douze que Jésus avait choisis ; on lui a donné ce titre glorieux parce que le Saint-Esprit l'avait appelé d'une manière toute spéciale et qu'il eut une grande part, de concert avec les Apôtres, dans l'établissement du christianisme.

Dans l’Eglise naissante, le titre d’Apôtre était facilement donné aux Evêques « Successeurs des Apôtres » puisqu’essentiellement c’est la même Onction pour une même Mission, c’est ultérieurement qu’on préféra réserver le titre d’ « Apôtres » aux seuls douze qui avaient été choisis par le Christ de son vivant.

Barnabé était Juif, de la tribu de Lévi, et natif de l'île de Chypre ; son nom de Joseph lui fut changé par les Apôtres contre celui de Barnabé, qui signifie fils de consolation.

Il avait été ami d'enfance de saint Paul et c'est lui qui, après l'étonnante conversion de cet Apôtre, le présenta à Pierre, le chef de l'Église.

La première mission de Barnabé fut d'aller diriger l'Église d'Antioche, où la foi prenait de grands accroissements ; il vit tant de bien à faire, qu'il appela Paul à son secours, et les efforts des deux Apôtres réunis opérèrent des merveilles.

Sur l'inspiration de l'Esprit-Saint, le Prince des Apôtres leur donne l'onction épiscopale,

et ils s'élancent, au souffle d'en haut, vers les peuples gentils, pour les convertir.

Salamine, Lystre, la Lycaonie et d'autres pays encore, entendent leur parole éloquente, sont témoins de leurs miracles et, sous leurs pas, la foi se répand avec une rapidité prodigieuse.

Paul et Barnabé se séparent ensuite, pour donner plus d'extension à leur ministère.

L'île de Chypre, d'où il est originaire, était particulièrement chère à Barnabé ; c'est là qu'il devait sceller de son sang la foi qu'il avait prêchée.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:13
L'Eglise, lumière pour tous les hommes (St Maxime le Confesseur)

Par Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662), moine et théologien
Question 63 à Thalassius ; PG 90, 667s (trad. Argyriou / Tournay rev)

« Une lampe pour mes pas, ta parole, une lumière sur ma route » (Ps 118,105)


La lampe sur le lampadaire, c'est notre Seigneur Jésus Christ, la vraie lumière du Père « qui éclaire tout homme venant au monde » (Jn 1,9).

Autrement dit, c'est la Sagesse et la Parole du Père ; ayant accepté notre chair, il est réellement devenu et il a été appelé la « lampe » du monde.

Il est célébré et exalté dans l'Église par notre foi et notre piété

. Il se rend ainsi visible à toutes les nations et il brille pour « tous les gens de la maison », c'est-à-dire pour le monde entier, selon sa parole :

-« On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, où elle brille pour tous dans la maison » (Mt 5,15).

Comme on le voit, le Christ se nomme lui-même une lampe.

Dieu par nature, il est devenu chair dans le plan du salut, une lumière contenue dans la chair comme dans un vase.

C'est à cela que David pensait lorsqu'il disait :

- « Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route ».

Comme il fait disparaître les ténèbres de l'ignorance et du mal des hommes, mon Sauveur et Dieu est appelé une lampe dans l'Écriture.

Comme il est le seul à pouvoir anéantir les ténèbres de l'ignorance et à dissiper l'obscurité du péché, il est devenu pour tous la voie du salut.

Il conduit auprès du Père ceux qui, par la connaissance et la vertu, marchent avec lui sur le chemin des commandements comme sur une voie de justice.

Le lampadaire, c'est la sainte Église parce que le Verbe de Dieu brille par sa prédication.

C'est ainsi que les rayons de sa vérité peuvent éclairer le monde entier.

Mais à une condition :

-ne pas la cacher sous la lettre de la Loi.

Quiconque s'attache à la seule lettre de l'Écriture vit selon la chair : il met la lampe sous le boisseau.

Placée au contraire sur le lampadaire, l'Église, elle éclaire tous les hommes.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 09:28
Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Chers amis.

Veuillez excuser mon silence de ces deux derniers jours.

Ayant commencé ma tournée pastorale mensuelle de nos paroisses et « relais paroissiaux » de la façade atlantique, j’étais sans accès internet...

Vous ne quittez pas mes prières et demeurez dans mon cœur sacerdotal.

Que la Mère de Miséricorde vous protège et vous accompagne dans ce « Jeûne des Apôtres » qui nous prépare à la Fête des Sts Pierre et Paul et, le lendemain, des Sts Apôtres ! Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose-Mariam

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume :
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction.
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant,
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère.
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche.
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi :
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662), moine et théologien
Question 63 à Thalassius ; PG 90, 667s (trad. Argyriou / Tournay rev)

« Une lampe pour mes pas, ta parole, une lumière sur ma route » (Ps 118,105)


La lampe sur le lampadaire, c'est notre Seigneur Jésus Christ, la vraie lumière du Père « qui éclaire tout homme venant au monde » (Jn 1,9).

Autrement dit, c'est la Sagesse et la Parole du Père ; ayant accepté notre chair, il est réellement devenu et il a été appelé la « lampe » du monde.

Il est célébré et exalté dans l'Église par notre foi et notre piété

. Il se rend ainsi visible à toutes les nations et il brille pour « tous les gens de la maison », c'est-à-dire pour le monde entier, selon sa parole :

-« On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, où elle brille pour tous dans la maison » (Mt 5,15).

Comme on le voit, le Christ se nomme lui-même une lampe.

Dieu par nature, il est devenu chair dans le plan du salut, une lumière contenue dans la chair comme dans un vase.

C'est à cela que David pensait lorsqu'il disait :

- « Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route ».

Comme il fait disparaître les ténèbres de l'ignorance et du mal des hommes, mon Sauveur et Dieu est appelé une lampe dans l'Écriture.

Comme il est le seul à pouvoir anéantir les ténèbres de l'ignorance et à dissiper l'obscurité du péché, il est devenu pour tous la voie du salut.

Il conduit auprès du Père ceux qui, par la connaissance et la vertu, marchent avec lui sur le chemin des commandements comme sur une voie de justice.

Le lampadaire, c'est la sainte Église parce que le Verbe de Dieu brille par sa prédication.

C'est ainsi que les rayons de sa vérité peuvent éclairer le monde entier.

Mais à une condition :

-ne pas la cacher sous la lettre de la Loi.

Quiconque s'attache à la seule lettre de l'Écriture vit selon la chair : il met la lampe sous le boisseau.

Placée au contraire sur le lampadaire, l'Église, elle éclaire tous les hommes.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Le christianisme promet l'éternité de ce qui s'est réalisé sur cette terre

Le christianisme ne promet pas le simple salut de l'âme, dans un quelconque au-delà où toutes les valeurs et les choses précieuses de ce monde disparaîtraient comme s'il s'agissait d'une scène qu'on aurait bâtie autrefois ...

Le christianisme promet l'éternité de ce qui s'est réalisé sur cette terre.

Dieu connaît et aime cet homme total que nous sommes actuellement.

Est donc immortel ce qui grandit et se développe dans notre vie de maintenant.

C'est dans notre corps que nous souffrons, aimons, que nous espérons, que nous éprouvons de la joie et de la tristesse, que nous progressons à travers le temps.

Tout ce qui grandit ainsi dans notre vie de maintenant, c'est cela qui est impérissable : est donc impérissable ce que nous sommes devenus dans notre corps, ce qui a grandi et mûri au cœur de notre vie, en lien avec les choses de ce monde.

C'est “l'homme total” tel qu'il s'est situé en ce monde, tel qu'il y a vécu et souffert, qui sera un jour emporté dans l'éternité de Dieu et qui aura part, en Dieu Lui-même, à l'éternité.

C'est cela qui doit nous envahir d'une joie profonde.

(Joseph Cardinal Ratzinger, future pape de Rome Benoît XVI)

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Quel paradis ?

Livre de l'Apocalypse 21, 2-7

J'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.

Quel paradis ?
Le ciel pour nous ce qu’on appelle le paradis n’est pas le jardin décrit dans le livre de la Genèse mais la ville représentée dans celui de l’Apocalypse.

Si la bible s’ouvre sur l'éden, elle se referme sur la Jérusalem céleste, la cité sainte parée comme une fiancée.

Ne confondons pas les deux paradis, la bible passe du jardin donné par Dieu à la cité bâtie avec lui par les hommes.

Entre ces deux royaumes, il y a toute l’histoire de l’humanité avec celle de chaque homme et chaque femme, donc aussi la nôtre.

Entre l'éden paradis idéal et rêve nostalgique de l’harmonie parfaite avec Dieu et la Jérusalem céleste ville organisée et construite la création nous est donnée, soumise même.

Ce don nous rend maître de l’histoire de cette création, c’est l’humanité qui en détient le sort.

Chaque être humain coopère par ses actes, ses décisions, ses œuvres, à la construction de cette cité.

La Jérusalem à laquelle je participe et collabore, est faite de toute la peine des hommes, de toutes leurs découvertes, de tous leurs sacrifices, de leurs prières, de leurs bonheurs…

Tout ce que je fais, ce que j’acquiers, ce que je découvre, désire, réalise, tout compte, rien n’est perdu.

Je construis ma propre demeure dans la cité de Dieu.

Chaque lutte de mon corps, chaque bataille de mon âme, chaque victoire de mon cœur, tous mes combats, s’ils servent ma chair et le monde, sont appelés à être glorifiés, car Dieu fera toutes choses nouvelles, mais à partir de notre propre vie.

(Source : « Signe dans la Bible »)

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Quand les barbares vinrent pour massacrer au monastère de saint Moïse l'Éthiopien (apophtegmes)

Un jour, alors que les frères étaient près de lui (saint Moïse), il leur dit "voyez donc, les barbares arrivent à Sceté aujourd'hui.

Levez-vous et fuyez.

" Ils lui répondirent "Abba, pourquoi ne vous enfuyez-vous pas aussi?"

Il leur répondit :

- "En ce qui me concerne, j'attends ce jour depuis des années, afin que la parole du Seigneur Christ puisse s'appliquer, qui dit 'celui qui vit par l'épée, périra par l'épée' (Mt 26,52).
(Saint Moïse avait mené une vie de bandit violent avant sa conversion au Christianisme)


Alors ils lui dirent "nous ne fuirons pas non plus, nous mourrons avec vous." Il leur dit "Je ne suis pas responsable, que chacun décide pour lui-même s'il s'arrête ou pas.

" Il y avait alors sept frères près de lui, et il leur dit :

-"voyez, les barbares sont près de la porte."

Ils entrèrent, et les massacrèrent.

Mais un réussi à s'enfuir, et se cacha sous une pile de cordages, et il vit sept couronnes descendre et les couronner."
(Apophtegmes des Pères du Désert, 4ème siècle, Abba Moïse l'Éthiopien)

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

SAINT BARNABÉ, QUI ÊTES-VOUS ?
Apôtre
(Ier siècle
)

Saint Barnabé est qualifié du nom d'Apôtre, quoiqu'il ne fût pas du nombre des douze que Jésus avait choisis ; on lui a donné ce titre glorieux parce que le Saint-Esprit l'avait appelé d'une manière toute spéciale et qu'il eut une grande part, de concert avec les Apôtres, dans l'établissement du christianisme.

Dans l’Eglise naissante, le titre d’Apôtre était facilement donné aux Evêques « Successeurs des Apôtres » puisqu’essentiellement c’est la même Onction pour une même Mission, c’est ultérieurement qu’on préféra réserver le titre d’ « Apôtres » aux seuls douze qui avaient été choisis par le Christ de son vivant.

Barnabé était Juif, de la tribu de Lévi, et natif de l'île de Chypre ; son nom de Joseph lui fut changé par les Apôtres contre celui de Barnabé, qui signifie fils de consolation.

Il avait été ami d'enfance de saint Paul et c'est lui qui, après l'étonnante conversion de cet Apôtre, le présenta à Pierre, le chef de l'Église.

La première mission de Barnabé fut d'aller diriger l'Église d'Antioche, où la foi prenait de grands accroissements ; il vit tant de bien à faire, qu'il appela Paul à son secours, et les efforts des deux Apôtres réunis opérèrent des merveilles.

Sur l'inspiration de l'Esprit-Saint, le Prince des Apôtres leur donne l'onction épiscopale,

et ils s'élancent, au souffle d'en haut, vers les peuples gentils, pour les convertir.

Salamine, Lystre, la Lycaonie et d'autres pays encore, entendent leur parole éloquente, sont témoins de leurs miracles et, sous leurs pas, la foi se répand avec une rapidité prodigieuse.

Paul et Barnabé se séparent ensuite, pour donner plus d'extension à leur ministère.

L'île de Chypre, d'où il est originaire, était particulièrement chère à Barnabé ; c'est là qu'il devait sceller de son sang la foi qu'il avait prêchée.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr .
Lettre à Polycarpe (69-155, saint, évêque et martyr), 1-3 ; SC 10 (trad. cf Quéré, Pères apostoliques, p. 153)

« Comme des brebis au milieu des loups »


Je t'exhorte, par la grâce dont tu es revêtu, à redoubler d'ardeur et à exhorter tous les frères pour qu'ils soient sauvés.

Justifie ta dignité épiscopale par une vigilance incessante de chair et d'esprit ; aie souci de l'unité : rien ne la dépasse.

Porte avec patience tous les frères comme le Seigneur te porte toi-même ; supporte-les tous avec amour, comme tu le fais d'ailleurs.

Prie sans relâche ; demande une sagesse plus grande encore ; veille et garde ton esprit en alerte ; parle à chacun en particulier, à l'exemple de Dieu .

« Porte les infirmités » (cf Mt 8,17) de tous comme un athlète accompli.

Là où l'effort est plus grand, il y a plus de gain.

Si tu n'aimes que les bons disciples, tu n'as pas de mérite ; ce sont surtout les plus atteints qu'il te faut soumettre par la douceur.

On n'applique pas le même baume sur toutes les blessures ; apaise les crises aiguës avec des compresses humides.

En toutes choses, « sois astucieux comme le serpent » et toujours « candide comme la colombe ».

Toi qui es chair et esprit, traite avec bonté ce qui tombe sous les sens, mais prie aussi pour que le monde invisible te soit révélé.

Ainsi tu ne manqueras de rien ; tu seras riche de tous les dons de l'Esprit.

Comme le navigateur invoque les vents et le marin assailli par la tempête appelle le port, ainsi ce temps t'invite à rejoindre Dieu.

Pratique la sobriété, en athlète de Dieu, et tu gagneras pour prix la vie éternelle et impérissable.

Un grand athlète triomphe malgré les coups.

C'est surtout à cause de Dieu que nous devons accepter toutes les épreuves, afin que lui aussi nous accepte.

Redouble de zèle ; examine bien cette époque.

Attends Celui qui est au-delà du temps, éternel, invisible, mais qui pour nous s'est laissé voir — Celui qui, intangible et incapable de souffrir, a connu la Passion et a consenti à toutes les souffrances.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Vanité (Evagre le Pontique)

Dans toute la gamme des mauvaises pensées, nulle n'est plus riche en ressources que la vanité.
(Evagre le Pontique dans : "Le Discernement")

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-51.

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
L'Arbre de vie, 29-30, 47 (trad. cf bréviaire Sacré Cœur et Orval)

Lève-toi donc, toi qui aimes le Christ


Toi qui as été racheté, contemple celui qui pour toi est suspendu à la croix…

La sagesse de Dieu a bien voulu que la lance d'un soldat perce et ouvre son côté ; il en est sorti du sang et de l'eau (Jn 19,34).

De cette source, du plus profond de son cœur, le Christ donne aux sacrements de l'Église le pouvoir de donner la vie de la grâce… ; il donne à boire de cette « eau vive qui jaillit jusque dans la vie éternelle » (Jn 4,14).


Lève-toi donc, toi qui aimes le Christ, « sois comme la colombe qui pose son nid au fond de la caverne » (Jr 48,28), et là, « comme l'oiseau qui a trouvé sa demeure » (Ps 83,4), ne cesse pas de veiller ; comme la tourterelle, viens y abriter tes petits et avance ta bouche pour « puiser de l'eau aux sources du salut » (Is 12,3).

Voilà en effet « la source qui, jaillie au milieu de l'Éden, se divise en quatre bras » (Gn 2,10) et, répandue dans les cœurs des croyants, arrose et féconde la terre tout entière...

Qui que tu sois, cours à cette source de vie et de lumière avec un désir ardent et, dans ton amour de Dieu, crie-lui de toute ta force et de ton cœur :

« Beauté inexprimable du Dieu très-haut, resplendissement très pur de la lumière éternelle, Vie qui donnes la vie à tous les vivants, lumière qui donnes son éclat à toute lumière et qui gardes en leur splendeur immuable et en leur diversité les astres qui brillent devant le trône de ta divinité depuis l'origine des temps !


« Fleuve éternel et inaccessible, limpide et doux, dont la source est cachée aux yeux de tous les mortels, profondeur sans fond, hauteur sans limites, largeur sans bornes, pureté sans aucun trouble !

C'est de toi que découle ‘le fleuve qui réjouit la cité de Dieu' (Ps 45,5)..., pour que nous te chantions des hymnes de louange, ‘dans les acclamations de joie et d'action de grâce' (Ps 41,5), car nous savons d'expérience ‘qu'auprès de toi est la source de la vie et que dans ta lumière nous verrons la lumière' (Ps 35,10) ».

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :

Une méditation du Père Lazard-Marie :

"UNITY IN GOD -A SECOND MEDITATION."

This call to life in the Holy Spirit that makes all things one ,

It requires faith ,

That is a real faith that allows us to be drawn deeper in to God each moment

when the world ,

Not just a secular world ; but the underworld of darkness where the Evil one dwells

will do all to prevent this union with God ;that draws all in to Gods salvation saving souls.

Such faith draws us ever deeper in to loves vulnerability ,

It was and is the vulnerability of the Crucified "One" left bleeding and dying on the Cross ;

Feeling such indescribable pain ;yet going on to the end to gather in ever last lost soul ,

This is the real rule of life in the cell alone with Him- " Union with the Crucified Christ."

It was precisely within this Crucifixion interior and physically that He was able to

be lifted up from the earth to draw all men to Himself ,

This is the heart of the hidden offering ,

So hidden and subtle it often needs to be away from the gaze of men .

When all is given ,

And when all is offered there is a risk ,

Risk of rejection; for some will be frightened or challenged by this path ,

Risk of misunderstanding ; for some will not understand through ignorance .

Some will choose not to understand because it challenges the security of the boundaries they

live with the life focused on self ; or man made order .

Some will say the cost is to great ,

Or suggest a more easy and simple route just as Christ was tempted for forty days in the desert .

The worlds love will turn to hate for the Sons and Daughters of God who seek such a path as their only

hearts desire ,

The crowd will cry out as it did to the Christ for their Crucifixion in various ways ,

The days will come when the Orthodoxy that is all to comfortable for most will once again become the

suffering Orthodoxy ; from which flowed the persecutions and blood of martyrs .

Sometimes we will be week and almost crushed by this offering and sacrifice as Christ also fell under the

weight of His cross,

The measure of love that will achieve true unity in God for all men and all animals ,creatures ,and plants

is to suffer and stay faithful to our true and only path in God even unto death.

The wounds of Christ that we will carry within us hidden away in the cell and Church that make up what

is lacking in the sufferings of Christ for the Church ,

These wounds will eventually free the soul to the true movement of prayer upwards in the light that is the Holy Spirit ,taking

all souls with us in to heart of God ;where all will be well for us and them ; in our eternity alone in and with Him .

This is the truth that will set us free ,

This is the truth that will allow us to become that feather on the breath of God ,

That allows us in the prayer to simply be used as God wills ,

For the prayer "Whatever is done on earth today may it be done in the name of the Lord Jesus Christ " ,

will be fulfilled through movement and life in the Holy Spirit .

Father Lazarus –Mariam

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :
La voie de la Croix

Il n'y a qu'un chemin pour le Royaume de Dieu - c'est la croix, que ça soit volontairement ou involontairement.
(Saint Théophane le Reclus, "L'art de la prière")




There is but one road to the Kingdom of God - a cross, voluntary or involuntary.

Samedi 13 Juin 2015 Eléments pour la méditation :
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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