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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:23
Saint Grégoire de Nazianze, qui êtes-vous ?


Évêque, Docteur de l'Église
(312-38
9)

La mère de saint Grégoire dut la naissance de ce fils à ses prières et à ses larmes. Elle se chargea elle-même de sa première éducation et lui apprit à lire, à comprendre et à aimer les Saintes Écritures. L'enfant devint digne de sa sainte mère, et demeura pur au milieu des séductions. "Un jour, raconte-t-il lui-même, j'aperçus près de moi deux vierges d'une majesté surhumaine. On aurait dit deux sœurs. La simplicité et la modestie de leurs vêtements, plus blancs que la neige, faisaient toute leur parure. À leur vue, je tressaillis d'un transport céleste. " Nous sommes la Tempérance et la Chasteté, me dirent-elles ; nous siégeons auprès du Christ-Roi. Donne-toi tout à nous, cher fils, accepte notre joug, nous t'introduirons un jour dans les splendeurs de l'immortelle Trinité. " La voie de Grégoire était tracée : il la suivit sans faiblir toute sa vie.

Il s'embarqua pour Athènes, afin de compléter ses études. Dieu mit sur le chemin de Grégoire, dans la ville des arts antiques, une âme grande comme la sienne, saint Basile. Qui dira la beauté et la force de cette amitié, dont le but unique était la vertu ! " Nous ne connaissions que deux chemins, raconte Grégoire, celui de l'église et celui des écoles. " La vertu s'accorde bien avec la science ; partout où l'on voulait parler de deux jeunes gens accomplis, on nommait Basile et Grégoire.

Revenus dans leur patrie, ils se conservèrent toujours cette affection pure et dévouée qui avait sauvegardé leur jeunesse, et qui désormais fortifiera leur âge mûr et consolera leur vieillesse. Rien de plus suave, de plus édifiant que la correspondance de ces deux grands hommes, frères d'abord dans l'étude, puis dans la solitude de la vie monastique et enfin dans les luttes de l'épiscopat.

À la mort de son père, qui était devenu évêque de Nazianze, Grégoire lui succède ; mais, au bout de deux ans, son amour de la solitude l'emporte, et il va se réfugier dans un monastère. Bientôt on le réclame pour le siège patriarcal de Constantinople. Il résiste : " Jusqu'à quand, lui dit-on, préférerez-vous votre repos au bien de l'Église ? " Grégoire est ému ; il craint de résister à la volonté divine et se dirige vers la capitale de l'empire, dont il devient le patriarche légitime. Là, sa mansuétude triomphe des plus endurcis, il fait l'admiration de ses ennemis, et il mérite, avec le nom de Père de son peuple, le nom glorieux de Théologien, que l'Église a consacré.

Avant de mourir, Grégoire se retira à Nazianze, où sa vie s'acheva dans la pratique de l'oraison, du jeûne et du travail.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:19
« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »:Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem /  CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME

« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »

Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem diacre et docteur de l'Eglise (mort en 373)

O Marie,

Mère de mon Dieu,

vous êtes la Reine du ciel et de la terre,

l'espérance des affligés.

Vous êtes entourée d'une auréole

plus radieuse que le soleil ;

vous êtes couronnée

de plus d'honneur que les chérubins,

de plus de sainteté que les séraphins ;

vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes.

Vous avez été l'unique espérance de nos pères,

la joie des prophètes,

la consolation des apôtres,

la gloire des martyrs,

l'honneur de tous les saints.

O Vierge,

qui apportez aux hommes

la lumière et la consolation !

O la plus accomplie,

la plus sainte des créatures !

A qui pourrai-je vous comparer ?

Vous êtes cet encensoir d'or

d'où s'exhalaient des parfums si doux.

Vous êtes la lampe

qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ;

vous êtes l'urne

qui renfermait la manne du ciel,

la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu.

Vous êtes l'arche de la sainte alliance ;

vous êtes le buisson ardent

qui brûlait sans se consumer.

Vous êtes la tige de Jessé

qui porte la plus belle de toutes les fleurs,

et cette fleur, c'est votre Fils !

Ce fils est à la fois Dieu et homme,

et vous êtes sa Mère !

C'est par vous,

ô Vierge Mère,

c'est par vous

que nous avons été réconciliés avec notre Dieu.

Vous êtes l'avocate des pécheurs

et l'espoir des âmes découragées ;

vous êtes le port assuré contre le naufrage ;

vous êtes la consolation du monde,

l'asile des orphelins,

la rançon des captifs,

le soulagement des malades,

le baume des infirmes,

le salut de tous.

En vous le solitaire trouve son repos,

et l'homme du monde son appui.

Nous venons donc,

ô sainte Mère de Dieu !

nous réfugier sous vos ailes protectrices.

Couvrez-nous de votre miséricorde ;

ayez pitié de nous.

Oui, les yeux baignés de larmes,

nous vous supplions d'obtenir,

par votre intercession bénie,

que votre divin Fils,

notre clément Sauveur,

ne nous rejette point à cause de nos péchés,

et ne nous condamne point comme des arbres stériles.

Amen.

CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME

O Mère des hommes et des peuples, toi qui ressens d’une façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal qui secouent le monde contemporain, reçois cet appel que nous adressons directement à ton Cœur.

Avec ton amour de Mère et de Servante du Seigneur, embrasse notre monde humain que nous t’offrons et te consacrons, pleins d’inquiétude pour le sort terrestre et éternel des hommes et des peuples...

O Mère Toute Pure, aide-nous à vaincre la menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes d’aujourd’hui et qui, avec ses effets incommensurables, pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l’avenir !
De la faim et de la guerre, délivre-nous !
De la guerre nucléaire, d’une autodestruction incalculable, de toutes sortes de guerres, délivre-nous !
Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous !
De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous !
De tous les genres d’injustice dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous !
De la facilité avec laquelle on piétine les commandements de Dieu, délivre-nous !
De la tentative d’éteindre dans les cœurs humains la vérité même de Dieu, délivre-nous !
De la perte de la conscience du bien et du mal, délivre-nous !
Des péchés contre l’Esprit Saint, délivre-nous ! Délivre-nous !

Ecoute, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes ! Chargé de la souffrance de sociétés entières !
Aide-nous, par la puissance de l’Esprit Saint, à vaincre tout péché : le péché de l’homme et le "péché du monde", le péché sous toutes ses formes.

Que se révèle encore une fois dans l’histoire du monde l’infinie puissance salvifique de la Rédemption, la puissance de l’Amour miséricordieux ! Qu’il arrête le Mal ! Qu’il transforme les consciences ! Que se manifeste pour tous la lumière de l’Espérance !

(Jean-Paul II de Rome, extraits de la Prière du 25 mars 1984.)

« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »:Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem /  CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 07:06

« Saint Jean Chrysostome, la bouche d’Or »

Saint Jean Chrysostome est un des Pères de l’Eglise. Né à Antioche au IVe siècle, cet évêque de Constantinople était considéré comme le plus grand prédicateur de son temps. Ses homélies sont encore d’une actualité très troublante. Tout en étant très concret dans ses conseils de vie pour les fidèles et les prêtres, il avait une grande liberté de parole notamment auprès des gouvernants et des puissants. Saint Jean était tellement écouté qu’il était surnommé « Chrysostome » c’est-à-dire « bouche d’Or » en grec.

Avec comme intervenants : Père Elysée (moine melkite) - Catherine Broc-Schmezer (Université de Bordeaux, ICP, Centre Sèvres) et Guillaume Bady (CNRS - Sources Chrétiennes)

Emission religieuse présentée par Thomas Wallut. Réalisation : Jean-Claude Salou.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:49
Aimer?...Souffrir?... (Benoît XVI, pape de Rome de 2005 à 2013)

Par Benoît XVI, pape de Rome de 2005 à 2013
Encyclique « Spe salvi », § 38-39 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »


La mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre.

Cela vaut pour chacun comme pour la société.

Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine...

Le mot latin « con-solatio », consolation, l'exprime de manière très belle, suggérant un être-avec dans la solitude, qui alors n'est plus solitude.

La capacité d'accepter la souffrance par amour du bien, de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l'humanité, parce que si, en définitive, mon bien-être personnel, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l'emporte ; alors règnent la violence et le mensonge...


Souffrir avec l'autre, pour les autres ; souffrir par amour de la vérité et de la justice, souffrir à cause de l'amour et pour devenir une personne qui aime vraiment — ce sont des éléments fondamentaux d'humanité ; leur abandon détruirait l'homme lui-même.

Mais encore une fois surgit la question : en sommes-nous capables ? ...

À la foi chrétienne, dans l'histoire de l'humanité, revient justement ce mérite d'avoir suscité dans l'homme d'une manière nouvelle et à une profondeur nouvelle la capacité de souffrir de la sorte, qui est décisive pour son humanité.

La foi chrétienne nous a montré que vérité, justice, amour ne sont pas simplement des idéaux, mais des réalités de très grande densité.

Elle nous a montré en effet que Dieu — la Vérité et l'Amour en personne — a voulu souffrir pour nous et avec nous.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:43
Le cosmos dans sa totalité est le buisson ardent des énergies divines incréées (Batholoméos 1er)

Tout ce qui vit et respire

est sacré

et beau aux yeux de Dieu.

Le monde tout entier est un sacrement.

Le cosmos dans sa totalité est le buisson ardent

des énergies divines incréées.

Et l’homme,

à la fois microcosme et médiateur,

agit comme prêtre devant l’autel de la création.

Telle est la vraie nature des choses,

ou,

comme le dit un hymne orthodoxe,

« la vérité des choses »,

si seulement

nous avons les yeux de la foi pour la voir.

(Patriarche Bartholomée de Constantinople)

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:39
L'Esprit qui vivifie (Saint Cyrille de Jérusalem)

Par Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèse baptismale n° 16 (trad. bréviaire)

« C'est l'Esprit qui vivifie » (2Co 3,6)


« L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle » (Jn 4,14).

C'est une eau toute nouvelle, vivante et jaillissante, jaillissant pour ceux qui en sont dignes.

Pour quelle raison le don de l'Esprit est-il appelé une « eau » ?

C'est parce que l'eau est à la base de tout ; parce que l'eau produit la végétation et la vie ; parce que l'eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce que, tombant sous une seule forme, elle agit pourtant de façon multiforme.

Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous.

Elle n'a qu'une seule manière d'être, et elle n'est pas différente d'elle-même.

La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là mais, en s'adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient.

L'Esprit Saint agit ainsi.

Il a beau être un, simple et indivisible, « il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté » (1Co 12,11).

De même que le bois sec, associé à l'eau, produit des bourgeons, de même l'âme qui vivait dans le péché, mais que la pénitence rend capable de recevoir le Saint Esprit, porte des fruits de justice.

Bien que l'Esprit soit simple, c'est lui, sur l'ordre de Dieu et au nom du Christ, qui anime de nombreuses vertus.

Il emploie la langue de celui-ci au service de la sagesse ; il éclaire par la prophétie l'âme de celui-là ; il donne à un autre le pouvoir de chasser les démons ; à un autre encore celui d'interpréter les divines Écritures.

Il fortifie la chasteté de l'un, il enseigne à un autre l'art de l'aumône, il enseigne à celui-ci le jeûne et l'ascèse, à un autre il enseigne à mépriser les intérêts du corps, il prépare un autre encore au martyre.

Différent chez les différents hommes, il n'est pas différent de lui-même, ainsi qu'il est écrit :

« Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous » (1Co 12,7).

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 07:31
Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Livre de la Sagesse 5,1-5.

Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs.
A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.
Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : " Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !
Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?"


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-7.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : "Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il en porte davantage.
Déjà, vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits : car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse ces sarments, on les jette au feu et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. "

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Par Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'Évangile de Jean, 10, 2 (trad. bréviaire 5e mar. Pâques rev.)

« Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits »


Le Seigneur dit qu'il est lui-même la vigne, pour nous apprendre à nous attacher à son amour et nous montrer combien d'avantages nous retirons de notre union avec lui.

Et il compare aux sarments ceux qui lui sont unis, ajustés en quelque sorte et fixés en lui : ils sont déjà « participants de sa nature » (2P 1,4) du fait qu'ils ont reçu le Saint Esprit en partage.

Car ce qui nous unit au Christ Sauveur, c'est son Esprit Saint.


En effet, nous avons reçu la nouvelle naissance de lui et en lui, dans l'Esprit, en vue de porter des fruits de vie ; non pas de la vie ancienne et dépassée, mais de la vie renouvelée par la foi et l'amour envers lui.

Demeurons dans cet état, greffés en quelque sorte sur le Christ, attachés coûte que coûte au commandement sacré qui nous a été donné.

Efforçons-nous de conserver les bienfaits de cette noblesse, c'est-à-dire à ne laisser aucunement « contrister le Saint Esprit » (Ep 4,30) qui a fait son habitation en nous, et par qui l'on sait que Dieu demeure en nous.


De même que la souche de la vigne fournit et distribue aux sarments sa qualité naturelle et qui lui est propre, ainsi le Verbe, Fils unique de Dieu le Père, introduit chez les saints une parenté avec sa nature en leur donnant l'Esprit, surtout à ceux qui lui sont unis par la foi et par une sainteté parfaite.

Il les nourrit et fait grandir leur ferveur ; il développe en eux la capacité des vertus et de toute bonté.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

LE RACISME MINE LA VIE EN EGLISE

Lu dans un article remarquable sur le site : http://www.incommunion.org, ( "website of the Orthodox Peace Fellowship").

« Le principe racial sape le système gouvernemental sacré de l'Eglise.

Dans une église organisée selon des critères de race, l'église du diocèse local n'a pas de zone qui lui soit propre, mais les juridictions ethniques des autorités suprêmes ecclésiastiques sont étendues ou restreintes en fonction du flux et du reflux des peuples sans cesse déplacés ou en fonction de la migration en groupe ou individuellement…

Si le principal racial est appliqué, il n'y a pas d'église diocésaine ou patriarcale, pas d'église provinciale ou métropolitaine, aucune église épiscopale, pas même une simple paroisse, qu'il s'agisse de l'église de village, de petite ville ou de banlieue : aucune ne peut exister en fonction de son lieu propre ou sa région propre, et réunir en son sein tous ceux qui partagent la même foi.

Le Christ se trouve ainsi divisé, comme il le fut chez les Corinthiens, entre ceux qui disaient:

-« Je suis de Paul, je suis d'Apollo, je suis de Céphas» (1 Cor 1:12.

Aucun concile œcuménique ne trouverait juste ni conforme aux intérêts de la chrétienté dans son ensemble d'admettre une réforme ecclésiastique fondée sur l'identité ethnique, qui ne ferait que servir les particularités éphémères des passions humaines et des basses préoccupations:

outre le fait que cela annulerait les acquis législatifs de tant de grands Conciles œcuméniques, cela entraînerait d'autres résultats nocifs à la fois manifestes et potentiels.

Et d'abord, l’introduction d’un exclusivisme de type judaïque, où la notion de race serait vue comme une condition sine qua non pour être chrétien, en particulier dans la structure hiérarchique.

Chaque non grec, par exemple, serait donc légalement exclu de ce qui serait appelé l'Eglise grecque et de sa hiérarchie, tous les non-bulgares de l'Eglise bulgare, et ainsi de suite. En tant que Juif, saint Paul, l'Apôtre des Gentils, ne pourrait avoir été pasteur que dans une nation, la communauté juive.

De même, saints Cyrille et Méthode, d'origine grecque, n'auraient pas été acceptés chez les Slaves.

Quelle perte pour l'Eglise!...

Dans cette perspective, le sacré et le divin sont rendus tout à fait humains, l'intérêt séculaire est placé au-dessus des préoccupations spirituelles et religieuses, chacune des églises étant fondée sur la race, et réservée aux siens.

De la sorte la doctrine de la foi dans "l'Église une, sainte, catholique et apostolique" reçoit un coup mortel.

Si tout cela se produit, le racisme entre en conflit ouvert avec l'esprit et l'enseignement du Christ. »

D’après la version française de Claude Lopez-Ginisty

Source : http://orthodoxologie.blogspot.fr/

L’hérésie du racisme

« L'Église de Jérusalem se composait de Juifs et de prosélytes de diverses nations.

Les Églises d'Antioche, d'Alexandrie, d'Ephèse, de Rome et toutes les autres étaient composées de Juifs, mais surtout de Gentils.

Chacune de ces églises formait en elle-même un tout indissociable et indivisible.

Chacune reconnaissait comme ses apôtres les apôtres du Christ, qui étaient tous Juifs.

Chacune d'elle avait un évêque installé par ces apôtres sans aucune discrimination raciale: cela est évident dans le récit de la fondation des premières Églises de Dieu…

Le même système d'établissement des églises par localité prévaut, même après la période apostolique, dans les églises provinciales ou diocésaines qui ont été constituées sur la base de l'organisation politique alors en vigueur ou pour d'autres raisons historiques.

La congrégation des fidèles de chacune de ces églises se composait de chrétiens de toute race et langue…

Paradoxalement, l'Eglise de Grèce, de Russie, de Serbie, de Moldavie et ainsi de suite, ou pour le dire d'une manière moins correcte de l'Eglise russe, l'Eglise grecque, etc, signifient des Églises autocéphales ou semi-indépendantes dans des territoires autonomes ou semi-indépendants, avec des limites fixes identiques à celles des possessions laïques, hors desquelles elles n'ont aucune juridiction ecclésiastique.

Elles étaient composées non sur des motifs ethniques, mais en raison d'une situation particulière, et ne se basaient pas entièrement sur la race ou la langue.

L'Eglise orthodoxe n'a jamais connu d'églises fondées sur la race...

Races et langues coexistaient au sein de la même paroisse, ville ou pays…

Si nous examinons les canons sur lesquels le gouvernement de l'Eglise est construit, on ne trouve nulle part en eux trace de racisme...

De même, les canons des Églises locales, lors de l'examen de la formation, de l'union ou de la division des groupements ecclésiastiques, mis en avant pour des raisons politiques ou des besoins ecclésiastiques, ne sont jamais fondés sur des bases raciales…

Au vu de tout ce qui précède, il est bien évident que le racisme ne trouve pas de reconnaissance dans le gouvernement et la législation sacrée de l'Eglise.


D' où (Dans le monde orthodoxe bysantino-slave) ce canon du concile panorthodoxe tenu à Constantinople en 1872 :

"Nous désavouons, censurons et condamnons le racisme, la discrimination raciale c'est-à-dire, les querelles ethniques, les haines et les dissensions au sein de l'Eglise du Christ, comme étant contraires à l'enseignement de l'Evangile et aux saints canons de nos pères bienheureux, qui "soutienne la sainte Église et l'ensemble du monde chrétien, l'embellissent et la mènent à la piété divine. "
Concile panorthodoxe de Constantinople 10 août 1872

D’après la version française Claude Lopez-Ginisty d'aprèsIN COMMUNION

(source : http://orthodoxologie.blogspot.fr)

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

PRIÈRE À NOTRE-DAME DU SACERDOCE

Vierge Marie,
Mère du Christ Prêtre,
Mère des Prêtres du monde entier,
Vous aimez tout particulièrement les prêtres,
parce qu’ils sont les images vivantes
de Votre fils unique.

Vous avez aidé Jésus par toute Votre vie terrestre,
et vous l’aidez encore dans le Ciel.
nous vous en supplions, priez pour les Prêtres,
Priez le père des Cieux
pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson.

Priez pour que nous ayons toujours des Prêtres,
qui nous donnes les sacrements,
nous expliquent l’Évangile du Christ,
Et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu.

Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père,
Les Prêtres dont nous avons tant besoin,
Et puisque votre cœur à tout pouvoir sur lui,
Obtenez-nous, ô Marie,
Des prêtres qui soient des Saints.

Amen.

 

+++

Prière à saint Joseph artisan composée et indulgenciée par Pie XII, Pape de Rome

(PIE XII (1876-1958), Pape de Rome instituait en 1955 pour l’Eglise Latine et celles qui lui sont canoniquement unies la fête de saint Joseph Artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année. Pour la sécurité de l’emploi dans nos familles et l’unanimité des cœurs tendus vers Dieu, nous nous unissons à nos frères et sœurs de l’Eglise d’Occident dans cette célébration)

« Notre méditation sur le parcours humain et spirituel de saint Joseph, nous invite à prendre la mesure de toute la richesse de sa vocation et du modèle qu’il demeure pour tous ceux et toutes celles qui ont voulu vouer leur existence au Christ, dans le sacerdoce comme dans la vie consacrée ou dans divers engagements du laïcat.

Joseph a en effet vécu dans le rayonnement du mystère de l’Incarnation. (…) Joseph nous livre le secret d’une humanité qui vit en présence du mystère, ouverte à lui à travers les détails les plus concrets de l’existence. Chez lui, il n’y a pas de séparation entre la foi et l’action.

Sa foi oriente ses actions de façon décisive. Paradoxalement, c’est en agissant, en prenant donc ses responsabilités, qu’il s’efface le mieux pour laisser à Dieu la liberté de réaliser son œuvre, sans y faire obstacle. Joseph est un « homme juste » (Mt 1, 19) parce que son existence est ajustée à la Parole de Dieu ».(Benoit XVI, Pape de Rome à Yaoundé)

PRIERE :

Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés.

Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

Amîn.

(Documentation Catholique, 13 avril 1958.)

 

Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges

 

La vénération de la Vierge Marie est fondée sur la dignité de mère de Dieu et les conséquences qui en découlent. Nous ne pourrons en effet jamais trop estimer celle que le Verbe Incarné révère comme sa mère, que le Père contemple avec amour comme sa fille bien-aimée et que le Saint Esprit regarde comme son temple de prédilection.

Le Père la traite avec le plus grand respect en lui envoyant un Ange qui la salue comme pleine de grâce, et lui demande son consentement à l'œuvre de l' lncarnation pour laquelle il veut se l'associer si intimement ; le Fils la vénère, I’ aime comme sa mère et lui obéit ; le Saint Esprit vient en elle et y prend ses complaisances. En vénérant Marie, nous ne faisons donc que nous associer aux trois divines personnes et estimer ce qu'elles estiment.

(…) Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges et les Saints, parce que par sa dignité de mère de Dieu, son rôle de médiatrice et sa sainteté elle surpasse toutes les créatures. Aussi son culte, tout en étant un culte de dulie (réservé aux saints) et non de latrie (réservé à Dieu), est appelé avec raison le culte d'hyperdulie, étant supérieur à celui qu'on rend aux Anges et aux Saints.

 

 

‘Enlève cet habit qui nous fait perdre tant d’âmes …’

 

Le Vénérable François de Yepes, tertiaire du Carmel, voyait souvent des démons qui s’efforçaient de le tenter.

Un jour, alors qu’il baisait respectueusement son scapulaire avant de le mettre, Satan s’approcha de lui, portant une chaîne d’or, et lui dit : ‘allons donc, porte plutôt cette chaîne d’or, et jette loin de nous cet objet qui nous est insupportable et ne sert qu’à nous tourmenter. Cesse de persuader tant de personnes de le vénérer et de le porter’.

Une nuit où il avait fait tomber son scapulaire en se donnant la discipline, il vit les démons s’approcher de lui, et, tandis qu’il se hâtait de remettre le manteau de Marie, lui crier avec fureur : ‘Enlève cet habit qui nous fait perdre tant d’âmes : car elles nous échappent celles qui, en étant revêtues, meurent pieusement’.

François de Yepes leur fit avouer que trois choses les tourmentaient et leur étaient insupportables : le Nom de Jésus, le Nom de Marie et le Scapulaire du Carmel.

 

 

 

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Par la Bse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité . Dans Something Beautiful for God (trad. La Joie du don, p. 73 rev.)

« Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous »


La joie est prière. La joie est force. La joie est amour.

Elle est comme un filet d'amour qui prend les âmes.

« Dieu aime ceux qui donnent avec joie » (2Co 9,7).

Ceux qui donnent avec joie donnent le plus.

Il n'y a pas de meilleure façon de manifester notre gratitude à Dieu et aux hommes que d'accepter tout avec joie.

Un cœur brûlant d'amour est nécessairement un cœur joyeux.

Ne laissez jamais la tristesse vous envahir au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.


Nous éprouvons tous l'ardent désir du ciel où se trouve Dieu.

Or il est en notre pouvoir à tous d'être dès maintenant au ciel avec lui, d'être heureux avec lui en cet instant même.

Mais ce bonheur immédiat avec lui veut dire :

*aimer comme il aime,

*aider comme il aide,

*donner comme il donne,

*servir comme il sert,

*secourir comme il secourt,

*demeurer avec lui toutes les heures du jour, et

*toucher son être même

derrière le visage de l'affliction humaine.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Le Prince de la Paix est venu pour servir et non pour être servi… un exemple à suivre par tous !

Conférence donnée à l’UNESCO par le Patriarche Syro-Maronite, le Card. Béchara Boutros RAI Paris, le 25 avril 2015

Le Patriarche arrive au terme de ses propositions, qui s’appuient sur une considération profonde de la situation, qu’il a contemplé, dès lors les solutions fondamentales proposées ne sont pas des solutions extrinsèques, imposées par la force, mais des mouvements qui doivent pouvoir prendre appui sur la réalité même qui est à guérir… Indication précieuse du chemin de Vie. Il s’agit toujours de contempler la situation présente, et de trouver en son sein le chemin de l’ouverture véritable à Celui qui donne… Il en a été ainsi avec la foule dans le désert et sans nourriture, la contemplation a donné quelques pains et poissons, l’action de grâce a permis que la foule soit rassasiée. De même aujourd’hui dans le contexte présent la reconnaissance de la place singulière des Maronites peut aider vraiment à un chemin de paix, bien mieux que des solutions extérieures imposées par la force des armes mais qui ne déplaceront pas le cœur des personnes.

Que le Seigneur donne au Liban de remettre en route en son sein la circulation de la parole que cette Paix en ce lieu ensuite se propage à d’autres…

Nous aussi n’ayons de cesse de semer des germes de paix, n’ayons de cesse de les aider à grandir, mettons nos pas dans celui qui est le jardinier de l’homme, le « Prince de la Paix » lui qui s’est manifesté serviteur de tous…

e) Reconnaître que les chrétiens d’Orient, surtout les chrétiens du Liban, sont stratégiques pour une solution politique à long terme, une solution interculturelle intrinsèque, au lieu d’une solution militaire imposée, comme c’est le cas aujourd’hui en Palestine, Syrie, Irak et Yémen.

f) Sauvegarder le Liban et le rôle efficace des chrétiens pour garantir la marche vers la démocratie, les valeurs de la modernité et le développement dans la région. Car seul le Liban sépare entre Religion et Etat, où chrétiens et musulmans sont en pleine égalité de droits et obligations. Seulement au Liban, les chrétiens ont une présence politique respectable dans leur propre pays et dans le monde arabe. Le Liban, grâce à sa culture de convivialité, reste le seul espoir du vivre ensemble entre chrétiens, musulmans et autres. Son président chrétien Maronite de par le Pacte National est le garant de cette convivialité. Malheureusement l’élection d’un nouveau Président a été liée forcement aux issus des conflits en cours en Syrie et dans la région. Voilà qu’aujourd’hui même s’accomplissent onze mois de vacance présidentielle, due au boccage des séances parlementaires. Nous comptons sur la médiation des pays amis du Liban, et ceux qui ont une influence politique sur l’Iran et l’Arabie Saoudite, pour débloquer cette impasse parlementaire.

Conclusion

16. La paix est le don du Christ, "Prince de la paix" (Is 9 : 6). Lui-même est notre paix (Eph. 1 : 14). Elle se construit tous les jours. Elle est le fruit de la justice (Is 32 : 16) et porte un nouveau nom celui du développement (Paul VI, Populorum Progressio, n.76). Engageons-nous ensemble pour rendre à la terre du Moyen-Orient, d’où l’Evangile de la paix a été annoncé au monde, sa vocation originelle d’être le lieu de la rencontre et de la paix.

Je Vous remercie !

(Source du document http://www.maronites.fr/spip.php?article234)

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 20:47
« C’est Le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »  PRIÈRE À LA VIERGE DU CALVAIRE

« C’est Le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

PRIÈRE À LA VIERGE DU CALVAIRE

Vierge de toutes grâces,

Regarde-nous, tourne vers nous ton regard miséricordieux, obtiens pour nous ce dont tes fils ont le plus besoin. Ouvre le cœur de ceux qui sont dans l’abondance aux besoins des pauvres et de ceux qui souffrent.

Aide les sans-emploi à rencontrer un employeur. Aide ceux qui sont à la rue à trouver une maison. Aux familles, donne l’amour qui permet de dépasser toutes les difficultés. Aux jeunes, montre le chemin et les perspectives pour l’avenir.

Enveloppe tes enfants dans le manteau de ta protection, pour qu’ils soient protégés du scandale. Encourage les communautés religieuses par la grâce de la foi, de l’espérance et de la charité.

Fais que les prêtres mettent leurs pas dans ceux de ton Fils en offrant chaque jour leur vie pour les brebis. Fais que les évêques obtiennent la lumière de l’Esprit Saint, afin qu’ils guident l’Eglise vers le Royaume de ton Fils sur une route unique et droite.

Très Sainte Mère, Notre Dame du Calvaire, obtiens aussi pour moi les forces du corps et de l’esprit, afin que je puisse accomplir jusqu’à la fin la mission qui m’a été confiée par le Ressuscité.

Je te remets tous les fruits de ma vie et de mon ministère, je te confie l’avenir de l’Eglise. J’ai confiance en toi et une fois encore je redis : Totus Tuus, Maria ! Totus Tuus, Amen.

(Jean-Paul II,Pape de Rome à Cracovie, Août 2002.)

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 20:41
CONNAÎTRE DIEU…

CONNAÎTRE DIEU…

 

 

La dispute du 14ème siècle entre le théologien augustinien Barlaam de Calabre, un scolastique aristotélicien, et saint Grégoire Palamas, qu'il accusait d'hérésie du fait de son hésychasme (l'enseignement chrétien-orthodoxe sur la prière mystique), était importante, car elle démontrait une des divergences majeures entre l'Occident catholique-romain et l'Orthodoxie.

Dans cet Occident-là, Dieu pouvait être connu par le biais d'images et de symboles philosophiques, alors qu'en Orthodoxie, l'on pouvait connaître Dieu personnellement, à travers Ses Énergies Incréées.

Les moines athonites enseignaient que l'on pouvait expérimenter personnellement Dieu par Ses Énergies, plutôt que par Son Essence Divine.

Barlaam affirmait que nul ne saurait faire l'expérience de Dieu, mais uniquement connaître, voire même prouver l'existence de Dieu, par le biais de la logique et de la raison.

 

Les moines athonites affirmaient être capables d'expérimenter la Lumière Incréée de Dieu par la prière, en particulier par le biais de la Prière de Jésus.

Jusqu'à nos jours, c'est là une des différences de base entre l'Orthodoxie et l'Occident catholique-romain, car nous les Orthodoxes nous croyons que nous pouvons arriver à connaître Dieu par Sa divine révélation, noétiquement (par le coeur).

 

Vladimir Lossky, un des plus grands théologiens chrétiens modernes, a expliqué que la différence entre le christianisme et le catholicisme-romain était due à l'utilisation de philosophie métaphysique païenne (et son rejeton, la scolastique) par l'Eglise Catholique-Romaine, au lieu de l'expérience mystique mais concrète de Dieu (appeléetheoria, contemplation), pour valider les dogmes théologiques catholiques-romains.

Des théologiens orthodoxes renommés tels que le père Joannis Romanides et le métropolite Hierotheos Vlachos ont fait le même constat.

Vladimir Lossky a exprimé ceci de la manière suivante : la Révélation a créé un abîme entre la vérité qu'elle déclare, et les vérités qu'on peut arriver à découvrir par la spéculation philosophique.

C'est pour cela que Lossky affirme que l'Eglise Orthodoxe et le catholicisme-romain sont devenus des "étrangers" l'un à l'autre.

 

La logique et la raison ont dominé la théologie du christianisme occidental à partir de saint Jérôme et Augustin de Canterbury, avec pour conséquence une approche juridique de Dieu.

Cela aboutira à l'enseignement erroné que Dieu aurait demandé du sang pour apaiser une colère face aux péchés de l'humanité.

Depuis l'époque du Christ, l'Eglise enseigne au contraire que l'humanité est malade, et que le remède, c'était de nous ramener en pleine communion avec le Dieu Qui nous aime.

La sainte Résurrection du Christ n'était pas là comme un sanglant sacrifice en notre faveur, mais c'est le Christ écrasant la puissance de la mort, laquelle était entrée dans le monde à cause de la chute de l'humanité.

 

Nous sommes guéris, nous retrouvons la plénitude par la grâce de Dieu, et c'est notre héritage véritable que de retrouver la relation avec Dieu. Le Ciel et l'hadès / l'enfer ne sont pas des endroits créés par Dieu pour ceux qui ont été soit bon soit mauvais, mais plutôt une question de relation.

Le Feu de Dieu est le Ciel pour ceux qui ont répondu à l'amour de Dieu, et l'enfer pour ceux qui sont restés malades, enfermés dans les ténèbres du péché, et dont l'ego a fermé la porte à Dieu pour rester tourné vers soi.

Le Ciel et l'enfer ne sont pas des endroits, mais une relation.

 

Il est possible de connaître Dieu, et d'expérimenter Ses Énergies Incréées, parce qu'Il nous a invités à entrer en communion avec Lui, et cette invitation est offerte librement, comme un don.

Pour recevoir ce don, cela requiert notre coopération, parce que nous avons notre libre-arbitre.

Toute relation basée sur l'amour doit avoir la liberté de choix comme point de départ. Dieu nous choisit, nous sommes libres d'y répondre, ou pas.

 

Le Christ Se tient devant nous, les bras étendus, attendant notre réponse.

 

 

Dans l'amour du Christ,

hiéromoine Tryphon

All-Merciful Saviour Orthodox Christian Monastery (Etats-Unis) Eglise russe hors frontières

 

Source : http://stmaterne.blogspot.fr

 

CONNAÎTRE DIEU…
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 02:40
Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Lettre de saint Jacques 1,17-21.

Mes biens-aimés, toute grâce excellente et tout don parfait vient d'en haut, et descend du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement, ni ombre de vicissitude.
De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures.
Mes frères bien-aimés, vous le savez, que l'homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère.
Car la colère de l'homme n'opère point la justice de Dieu.
C'est pourquoi, rejetant toute souillure et toute excroissance de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été entée en vous, et qui peut sauver vos âmes.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-14.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Je m'en vais à Celui qui m'a envoyé et aucun de vous ne me demande : Où allez-vous ?
Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur.
Cependant je vous dis la vérité : il vous est bon que je m'en aille ; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai.
Et quand il sera venu, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement :
Au sujet du péché, parce qu'ils n'ont pas cru en moi ;
Au sujet de la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ;
Au sujet du jugement, parce que le Prince de ce monde est déjà jugé.
J'ai encore beaucoup de choses à vous dire ; mais vous ne pouvez les porter à présent.
Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

L’Esprit de Vérité nous fait vivre

Un point de départ capital dans notre cheminement sur cette Terre où la présence de l’Esprit Saint, de l’Esprit de Vérité se substitue à celle de Jésus qui quitte ce monde.

L’un prend le relais de l’autre et l’Esprit est donc la continuation de la Parole de Jésus.

Cet Esprit vient sur les disciples au moment où Jésus les quitte eux qui sont restés si fortement attachés à lui pendant les trois ou quatre ans où Jésus s’est révélé à eux.

Mais qu’en est-il pour nous, 2000 ans après ?

Comment vivre ce passage, nous qui n’avons, bien entendu, ni vu ni connu Jésus directement ?

Je crois que l’Esprit de Vérité, c’est ce qui façonne notre cœur et notre pensée lorsque nous nous imprégnons de la Parole du Christ qui nous est transmise par les Évangiles.

Cette Parole, cet Esprit nous animent.

L’Esprit, c’est comme une source d’énergie qui ne s’épuise jamais.

Il nous donne aussi le jugement dont nous avons besoin pour vivre en chrétiens.

Il transforme profondément notre être.

Dans sa Lettre aux Galates (5, 16-17), St Paul décrit très bien l’Esprit comme opposé à la chair :

-« Frères, je vous le dis : vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu ; alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair. Car les tendances de la chair s'opposent à l'esprit, et les tendances de l'esprit s'opposent à la chair. »

Et d’ajouter plus loin (5,22) :

-« Voici ce que produit l’esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité, maîtrise de soi. Face à tout cela il n’y a plus de loi qui tienne. L’Esprit nous fait vivre. »

Voilà finalement ce que nous apporte l’Esprit : une façon de vivre.

Tous ces « choix de Vie » que nous avons faits lorsque nous vivons en chrétiens viennent de l’Esprit que nous recevons par la Parole du Christ.

Nous croyons en Jésus notre Sauveur, et son Esprit de Vérité nous fait vivre.

(Bernard Vollerin)

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

CONNAÎTRE DIEU…

La dispute du 14ème siècle entre le théologien augustinien Barlaam de Calabre, un scolastique aristotélicien, et saint Grégoire Palamas, qu'il accusait d'hérésie du fait de son hésychasme (l'enseignement chrétien-orthodoxe sur la prière mystique), était importante, car elle démontrait une des divergences majeures entre l'Occident catholique-romain et l'Orthodoxie. Dans cet Occident-là, Dieu pouvait être connu par le biais d'images et de symboles philosophiques, alors qu'en Orthodoxie, l'on pouvait connaître Dieu personnellement, à travers Ses Énergies Incréées. Les moines athonites enseignaient que l'on pouvait expérimenter personnellement Dieu par Ses Énergies, plutôt que par Son Essence Divine. Barlaam affirmait que nul ne saurait faire l'expérience de Dieu, mais uniquement connaître, voire même prouver l'existence de Dieu, par le biais de la logique et de la raison.

Les moines athonites affirmaient être capables d'expérimenter la Lumière Incréée de Dieu par la prière, en particulier par le biais de la Prière de Jésus. Jusqu'à nos jours, c'est là une des différences de base entre l'Orthodoxie et l'Occident catholique-romain, car nous les Orthodoxes nous croyons que nous pouvons arriver à connaître Dieu par Sa divine révélation, noétiquement (par le coeur).

Vladimir Lossky, un des plus grands théologiens chrétiens modernes, a expliqué que la différence entre le christianisme et le catholicisme-romain était due à l'utilisation de philosophie métaphysique païenne (et son rejeton, la scolastique) par l'Eglise Catholique-Romaine, au lieu de l'expérience mystique mais concrète de Dieu (appeléetheoria, contemplation), pour valider les dogmes théologiques catholiques-romains. Des théologiens orthodoxes renommés tels que le père Joannis Romanides et le métropolite Hierotheos Vlachos ont fait le même constat. Vladimir Lossky a exprimé ceci de la manière suivante : la Révélation a créé un abîme entre la vérité qu'elle déclare, et les vérités qu'on peut arriver à découvrir par la spéculation philosophique. C'est pour cela que Lossky affirme que l'Eglise Orthodoxe et le catholicisme-romain sont devenus des "étrangers" l'un à l'autre.

La logique et la raison ont dominé la théologie du christianisme occidental à partir de saint Jérôme et Augustin de Canterbury, avec pour conséquence une approche juridique de Dieu. Cela aboutira à l'enseignement erroné que Dieu aurait demandé du sang pour apaiser une colère face aux péchés de l'humanité. Depuis l'époque du Christ, l'Eglise enseigne au contraire que l'humanité est malade, et que le remède, c'était de nous ramener en pleine communion avec le Dieu Qui nous aime. La sainte Résurrection du Christ n'était pas là comme un sanglant sacrifice en notre faveur, mais c'est le Christ écrasant la puissance de la mort, laquelle était entrée dans le monde à cause de la chute de l'humanité.

Nous sommes guéris, nous retrouvons la plénitude par la grâce de Dieu, et c'est notre héritage véritable que de retrouver la relation avec Dieu. Le Ciel et l'hadès / l'enfer ne sont pas des endroits créés par Dieu pour ceux qui ont été soit bon soit mauvais, mais plutôt une question de relation. Le Feu de Dieu est le Ciel pour ceux qui ont répondu à l'amour de Dieu, et l'enfer pour ceux qui sont restés malades, enfermés dans les ténèbres du péché, et dont l'ego a fermé la porte à Dieu pour rester tourné vers soi. Le Ciel et l'enfer ne sont pas des endroits, mais une relation.

Il est possible de connaître Dieu, et d'expérimenter Ses Énergies Incréées, parce qu'Il nous a invités à entrer en communion avec Lui, et cette invitation est offerte librement, comme un don. Pour recevoir ce don, cela requiert notre coopération, parce que nous avons notre libre-arbitre. Toute relation basée sur l'amour doit avoir la liberté de choix comme point de départ. Dieu nous choisit, nous sommes libres d'y répondre, ou pas.

Le Christ Se tient devant nous, les bras étendus, attendant notre réponse.

Dans l'amour du Christ,

hiéromoine Tryphon

All-Merciful Saviour Orthodox Christian Monastery (Etats-Unis) Eglise russe hors frontières

Source : http://stmaterne.blogspot.fr


Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

« C’est Le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

PRIÈRE À LA VIERGE DU CALVAIRE

Vierge de toutes grâces,

Regarde-nous, tourne vers nous ton regard miséricordieux, obtiens pour nous ce dont tes fils ont le plus besoin. Ouvre le cœur de ceux qui sont dans l’abondance aux besoins des pauvres et de ceux qui souffrent.

Aide les sans-emploi à rencontrer un employeur. Aide ceux qui sont à la rue à trouver une maison. Aux familles, donne l’amour qui permet de dépasser toutes les difficultés. Aux jeunes, montre le chemin et les perspectives pour l’avenir.

Enveloppe tes enfants dans le manteau de ta protection, pour qu’ils soient protégés du scandale. Encourage les communautés religieuses par la grâce de la foi, de l’espérance et de la charité.

Fais que les prêtres mettent leurs pas dans ceux de ton Fils en offrant chaque jour leur vie pour les brebis. Fais que les évêques obtiennent la lumière de l’Esprit Saint, afin qu’ils guident l’Eglise vers le Royaume de ton Fils sur une route unique et droite.

Très Sainte Mère, Notre Dame du Calvaire, obtiens aussi pour moi les forces du corps et de l’esprit, afin que je puisse accomplir jusqu’à la fin la mission qui m’a été confiée par le Ressuscité.

Je te remets tous les fruits de ma vie et de mon ministère, je te confie l’avenir de l’Eglise. J’ai confiance en toi et une fois encore je redis : Totus Tuus, Maria ! Totus Tuus, Amen.

(Jean-Paul II,Pape de Rome à Cracovie, Août 2002.)

 

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Prière à saint Joseph artisan composée et indulgenciée par Pie XII, Pape de Rome

(PIE XII (1876-1958), Pape de Rome instituait en 1955 pour l’Eglise Latine et celles qui lui sont canoniquement unies la fête de saint Joseph Artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année. Pour la sécurité de l’emploi dans nos familles et l’unanimité des cœurs tendus vers Dieu, nous nous unissons à nos frères et sœurs de l’Eglise d’Occident dans cette célébration)

« Notre méditation sur le parcours humain et spirituel de saint Joseph, nous invite à prendre la mesure de toute la richesse de sa vocation et du modèle qu’il demeure pour tous ceux et toutes celles qui ont voulu vouer leur existence au Christ, dans le sacerdoce comme dans la vie consacrée ou dans divers engagements du laïcat.

Joseph a en effet vécu dans le rayonnement du mystère de l’Incarnation. (…) Joseph nous livre le secret d’une humanité qui vit en présence du mystère, ouverte à lui à travers les détails les plus concrets de l’existence. Chez lui, il n’y a pas de séparation entre la foi et l’action.

Sa foi oriente ses actions de façon décisive. Paradoxalement, c’est en agissant, en prenant donc ses responsabilités, qu’il s’efface le mieux pour laisser à Dieu la liberté de réaliser son œuvre, sans y faire obstacle. Joseph est un « homme juste » (Mt 1, 19) parce que son existence est ajustée à la Parole de Dieu ».(Benoit XVI, Pape de Rome à Yaoundé)

PRIERE :

Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés.

Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

Amîn.

(Documentation Catholique, 13 avril 1958.)

 

Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges

 

La vénération de la Vierge Marie est fondée sur la dignité de mère de Dieu et les conséquences qui en découlent. Nous ne pourrons en effet jamais trop estimer celle que le Verbe Incarné révère comme sa mère, que le Père contemple avec amour comme sa fille bien-aimée et que le Saint Esprit regarde comme son temple de prédilection.

Le Père la traite avec le plus grand respect en lui envoyant un Ange qui la salue comme pleine de grâce, et lui demande son consentement à l'œuvre de l' lncarnation pour laquelle il veut se l'associer si intimement ; le Fils la vénère, I’ aime comme sa mère et lui obéit ; le Saint Esprit vient en elle et y prend ses complaisances. En vénérant Marie, nous ne faisons donc que nous associer aux trois divines personnes et estimer ce qu'elles estiment.

(…) Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges et les Saints, parce que par sa dignité de mère de Dieu, son rôle de médiatrice et sa sainteté elle surpasse toutes les créatures. Aussi son culte, tout en étant un culte de dulie (réservé aux saints) et non de latrie (réservé à Dieu), est appelé avec raison le culte d'hyperdulie, étant supérieur à celui qu'on rend aux Anges et aux Saints.

 

(Source:Ad. Tanquerey,
Dans Précis de Théologie Ascétique et Mystique, 10e édition, Desclée et Cie, 1928, 1ère partie, chap. II, par. 163 à 169, pp. 113-119)

 

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 7 (trad. Amis de Dieu, Cerf 1979, t.1, p. 30)

Émondés pour porter du fruit


Le vigneron s'en ira tailler dans sa vigne les pousses folles.

S'il ne le faisait pas et s'il les laissait sur le bon bois, sa vigne ne donnerait qu'un vin aigre et mauvais.

Ainsi doit faire l'homme noble:

-il doit s'émonder lui-même de tout ce qui est désordre, déraciner à fond toutes ses manières d'être et ses inclinations, qu'il s'agisse de joie ou de souffrance, c'est-à-dire tailler les mauvais défauts, et cela ne brise ni la tête, ni le bras, ni la jambe.


Mais retiens le couteau jusqu'à ce que tu aies vu ce que tu dois couper.

Si le vigneron ne connaissait pas l'art de la taille, il couperait tout, aussi bien le bois noble qui doit bientôt donner du raisin que le mauvais bois, et il ruinerait le vignoble.

Ainsi font certaines gens.

Ils ne connaissent pas le métier.

Ils laissent les vices, les mauvaises inclinations dans le fond de la nature, taillant et rognant la pauvre nature elle-même.

La nature en elle-même est bonne et noble :

-que veux-tu y couper ?

Au temps de la venue des fruits, c'est-à-dire de la vie divine, tu n'aurais plus qu'une nature ruinée.


Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :
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