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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 07:24
« Ils verront Dieu »(St Augustin)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 53 ; PL 38, 366 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 516)

« Ils verront Dieu »


Nous voulons voir Dieu, nous cherchons à le voir, nous désirons ardemment le voir.

Qui n'a pas ce désir ?

Mais remarque ce que dit l'évangile : « Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ».

Fais en sorte de le voir.

Pour prendre une comparaison parmi les réalités matérielles, comment voudrais-tu contempler le soleil levant avec des yeux malades ?

Si tes yeux sont sains, cette lumière sera pour toi un plaisir ; s'ils sont malades, elle sera pour toi un supplice.

Assurément, il ne te sera pas permis de voir avec un cœur impur ce que l'on ne peut voir qu'avec un cœur pur.

Tu en seras écarté, éloigné, tu ne verras pas.


Combien de fois le Seigneur a-t-il proclamé des hommes « bienheureux » ?

Quels motifs du bonheur éternel a-t-il cités, quelles bonnes œuvres, quels dons, quels mérites et quelles récompenses ?

Aucune autre béatitude n'affirme :

« Ils verront Dieu ».

Voici comment les autres s'énoncent :

« Heureux les pauvres de cœur :

-le Royaume des cieux est à eux.

Heureux les doux :

-ils obtiendront la terre promise.

Heureux ceux qui pleurent :

-ils seront consolés.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice :

-ils seront rassasiés.

Heureux les miséricordieux :

-ils obtiendront miséricorde ».

Aucune autre, donc, n'affirme : « Ils verront Dieu ».


La vision de Dieu est promise quand il s'agit d'hommes au cœur pur.

Cela n'est pas sans raison, puisque les yeux qui permettent de voir Dieu sont dans le cœur.

Ce sont les yeux dont parle l'apôtre Paul quand il dit : « Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur » (Ep 1,18).

Dans le temps présent, ces yeux, en raison de leur faiblesse, sont donc illuminés par la foi ; plus tard, en raison de leur vigueur, ils seront illuminés par la vision...

« Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. » (1Co 13,12)

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 05:59
Que ma Maison soit remplie (St Ambroise)

Par Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur l'Évangile de saint Luc, 7, 202-203 (trad. cf SC 52, p. 84 )

« Insiste pour faire entrer les gens afin que ma maison soit remplie »

Les invités s'excusent, alors que le Royaume n'est fermé à personne qui ne s'exclue par sa parole.

Dans sa clémence, le Seigneur invite tout le monde, mais c'est notre lâcheté ou notre égarement qui nous écarte.

Celui qui préfère acheter une ferme est étranger au Royaume ; au temps de Noé, acheteurs et vendeurs ont été engloutis par le déluge (Lc 17,28).

De même celui qui s'excuse parce qu'il prend femme, car il est écrit :

-« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère et sa femme, il ne peut pas être mon disciple » (Lc 14,26).

Ainsi, après le dédain orgueilleux des riches, le Christ s'est tourné vers les païens ; il fait entrer bons et méchants, pour faire grandir les bons, pour améliorer les dispositions des méchants.

Il invite les pauvres, les infirmes, les aveugles, ce qui nous montre que l'infirmité physique n'écarte personne du Royaume, ou bien que l'infirmité des péchés est guérie par la miséricorde du Seigneur.

Il envoie donc chercher aux croisées des chemins, car « la Sagesse crie aux carrefours » (Pr 1,20).

Il envoie sur les places, car il a fait dire aux pécheurs de quitter les voies larges pour rejoindre le chemin étroit qui conduit à la vie (Mt 7,13).

Il envoie sur les routes et le long des haies, car sont capables d'atteindre le Royaume des Cieux ceux qui, sans être retenus par les biens présents, se hâtent vers ceux à venir, engagés sur la voie de la bonne volonté, opposant le rempart de la foi aux tentations du péché.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 05:55
Théologiens sans diplômes ? ( Métropolite Ephraïm de Boston)
DES THÉOLOGIENS SANS DIPLÔMES

Métropolite Ephraïm de Boston


Le peloton d'exécution.
Il y a une cinquantaine d'années, alors que j'étais étudiant à l'académie de théologie, notre professeur de dogmatique, le père Ioannis Romanides, nous raconta une histoire de ses années d'étude à l'Académie Théologique de l'université d'Athènes.

Afin d'obtenir son doctorat de l'université, père Ioannis, nouvellement ordonné prêtre à l'époque (années 50), avait à défendre sa dissertation devant un panel de professeurs de théologie.

Le sujet de la dissertation était "Le péché des origines" (c-à-d le péché de nos ancêtres, Adam et Eve, terme que l'on traduit souvent mal par "péché originel").

Comme les questions fusaient de tous ces professeurs qui avaient tous reçu leurs titres et diplômes dans des universités catholiques-romaines ou protestantes en Europe occidentale, le père Ioannis répondait du mieux qu'il pouvait, avec tout son talent bien connu.

Pour finir, le doyen du département de théologie, le grand ponte en personne, le professeur Panayiotes Trembelas, pointa du doigt le p. Ioannis, qui était habitué à ces interrogations et se tenait debout devant ce panel de professeurs assis :

"Dans votre mémoire, vous avez nombre de citations des écrits de Syméon le Nouveau Théologien," dit le prof. Trembelas.

"C'est exact, monsieur le professeur," répondit le père Ioannis, avec la déférence requise.

"Vous devez les supprimer toutes," continua le prof. Trembelas. "Syméon ne peut pas être cité comme source dans votre travail, car il n'a jamais reçu de diplôme théologique."

(Oui, vous avez bien lu!)

Sans sourciller face à l'incroyable remarque de Trembelas, le père Ioannis répondit calmement "Fort bien, ce que vous dites, monsieur le professeur.

Voudriez-vous aussi que je supprime toutes mes références à Matthieu, Marc, Luc et Jean les Évangélistes, car eux non plus n'ont pas reçu de diplôme de théologie?

Eux aussi n'étaient pas des théologiens diplômés."

Un léger murmure amusé se fit entendre parmi les distingués professeurs...


La captivité latine


C'est triste à dire, mais la remarque malheureuse de Trembelas était une preuve solide de la maladie qui a longtemps affligé les écoles théologiques "orthodoxes", et en frappe encore aujourd'hui.

Cette maladie est appelée "la captivité latine." C'est l'histoire de quelque 200 ans pendant lesquels la théologie académique, scolastique et pédante (ou plus précisément du rationalisme) de l'Occident a été au cœur des académies théologiques orthodoxes, imprégnant tout de fond en comble.

Le métropolite Anthony Khrapovitsky [Antoine de Kiev], père George Florovsky et père Ioannis Romanides se sont longuement plaints dans leurs écrits, de cette peste spirituelle.

En certains endroits de Russie et d'Ukraine, cette "captivité" était si forte que même les cours théologiques dans certains séminaires orthodoxes étaient donnés en latin.

A l'occasion, en ces terres, les séminaristes étaient obligés de prêcher en latin dans les paroisses avoisinantes!

Imaginez un peu la pauvre babushka qui devait s'en tirer avec ça....


En ayant cela à l'esprit, on comprend plus facilement pourquoi les grands dirigeants religieux orthodoxes sont si empressés de s'unir aux non-orthodoxes dans le mouvement œcuménique.

Pensez-y un instant : si vous avez toujours cru que l'Église Orthodoxe était si appauvrie théologiquement qu'elle n'avait pas même une théologie du Saint Esprit, ou avait des saints qui n'avaient pas leur diplôme de théologie et n'étaient pas des "docteurs en théologie", alors vous aussi vous auriez été attiré par d'autres appartenances religieuses.


L'Église a sa méthode traditionnelle pour préparer son clergé, et cette méthode a bien fonctionné pendant des siècles, bien avant que les séminaires ne furent inventés au 17ème siècle.

Comme nous l'avons mentionné en d'autres occasions, le père George Florovsky, un des plus éminents théologiens orthodoxes du 20ème siècle, n'a jamais été étudiant dans la moindre académie théologique.


Son éducation théologique, il ne l'a tirée que des offices sacrés.

Et si vous voulez être sérieusement étudiant en théologie, alors vous pouvez entamer des études théologiques telles que celles du tropaire final pour les saints moines :

-"par le jeûne, les vigiles et la prière, tu as obtenu les dons célestes," comme saint Syméon le Nouveau Théologien - malgré le fait que, selon le prof. Panayiotes Tremblas, ce saint n'était pas un "théologien diplômé".


Hélas, la "captivité latine" est toujours très présente. Un séminaire orthodoxe en Amérique avait un prêtre catholique-romain y enseignant la patristique, jusque récemment.

Un autre séminaire orthodoxe en Amérique a plusieurs catholiques-romains dans son comité de direction.

Dès lors, on comprend mieux pourquoi cette orthodoxie mondaine est si avide de s'impliquer dans le mouvement œcuménique.

Un problème mène inexorablement à l'autre.

L'école du Saint Esprit


Mais, Dieu merci, l'Orthodoxie prévaut encore dans notre hymnologie et dans les divins offices, et dans le cœur de nombre de clercs et de fidèles.


Que nous enseigne par exemple le tropaire final de la Pentecôte?


Tu es béni, Ô Christ notre Dieu,
Toi qui fit descendre sur tes apôtres le Saint Esprit,
transformant par Ta sagesse de simples pêcheurs en pêcheurs d'ho
mmes


Oh, nous y voilà, c'est là que Matthieu, Marc, Luc et Jean ont obtenu leurs diplômes théologiques!

De l'école du Saint Esprit. Je savais que la grâce divine devait avoir quelque chose à faire dans cette histoire.

Rien d'étonnant que nous appelions nos saints "inspirés de Dieu" et "théophores!" Rien d'étonnant que nous les invoquions pour la guérison de l'âme et du corps!

Rien d'étonnant que nous vénérions leurs saintes reliques, et célébrions leur mémoire, et sollicitions leur intercession!

Rien d'étonnant que nous vénérions des gens tels que saint Jean de Cronstadt, et saint Nectaire d'Égine, et le prophète Élie, et saint Séraphim de Sarov, et même ce saint Syméon le Nouveau Théologien qui n'avait pourtant pas de diplôme universitaire!

Anecdote
Il y a quelques années, avant mon ordination, je marchais en compagnie d'un des pères dans notre monastère à Brookline, Massachussets.


"Alors, tu es diplômé en théologie à présent?" me demanda-t'il.


"Je n''en sais trop rien. C'est ce qu'ils m'ont dit, en tout cas."
"Et alors, que va-tu faire avec ton diplôme?"


J'ai un peu réfléchi, et pour finir j'ai répondu

-"Eh bien je vais veiller à toujours le porter autour du cou lorsque je sortirai. Comme ça au moins, je suis sûr que je ne serai pas embarqué par la fourrière..."


Nota bene:
Les académies théologiques ont leur place dans l'Église Orthodoxe.

Cependant, elles doivent être convenablement dirigées, dans la prière et avec beaucoup de discrétion.

Il n'existe pas de système éducatif parfait.

Mais si on suit convenablement des règles bien précises, telles que celles des "Trois niveaux d'éducation chrétienne" qui ont été inspirés par Joseph l'Hésychaste de la sainte Montagne, alors on a un guide de très bonne qualité pour un tel système.

Théologiens sans diplômes ? ( Métropolite Ephraïm de Boston)
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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 05:53
Corps du Christ et Eucharistie (St Augustin)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 272 ; éd. des Mauristes 5, 1103-1104 (Delhougne, Les Pères commentent p. 81-82)

Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes


Ce que vous voyez sur l'autel de Dieu, c'est le pain et la coupe : c'est cela que vos yeux vous signalent.

Mais ce dont votre foi veut être instruite, c'est que ce pain est le corps du Christ, que cette coupe est son sang.

Cela tient à une brève formule, qui peut suffire à la foi.

Mais la foi cherche à s'instruire.

Comment ce pain est-il son corps, et cette coupe, ou plutôt son contenu, peut-il être son sang ?


Mes frères, c'est cela que l'on appelle des sacrements :

-ils montrent une réalité, et en font comprendre une autre.

Ce que nous voyons est une apparence corporelle, tandis que ce que nous comprenons est un fruit spirituel.

Si vous voulez comprendre ce qu'est le corps du Christ, écoutez l'Apôtre, qui dit aux fidèles :

-« Vous êtes le corps du Christ, et chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps » (1Co 12,17).

Donc, si c'est vous qui êtes le corps du Christ et ses membres, c'est votre mystère qui se trouve sur la table du Seigneur, et c'est votre mystère que vous recevez.

A cela, que vous êtes, vous répondez :

-« Amen », et par cette réponse, vous y souscrivez.

On vous dit :

-« Le corps du Christ », et vous répondez « Amen ». Soyez donc membres du corps du Christ, pour que cet Amen soit véridique.


Pourquoi donc le corps est-il dans le pain ?

Ici encore, ne disons rien de nous-mêmes, écoutons encore l'Apôtre qui, en parlant de ce sacrement, nous dit :

-« Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1Co 10,17).

Comprenez cela et soyez dans la joie :

-unité, vérité, piété, charité !

« Un seul pain » :

-qui est ce pain unique ?

« Un seul corps, nous qui sommes multitude ».

Rappelez-vous qu'on ne fait pas du pain avec un seul grain, mais avec beaucoup.

Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 05:21
Ancienne hymne eucharistique

Ancienne hymne eucharistique

pour le Samedi saint
[Borgia, Frammenti eucaristici antichissimi, p. 46-50 (trad. Hamman, Prières des premiers chrétiens, DDB 1981, p. 162) ]

« Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude »


Aujourd'hui, nous avons contemplé sur l'autel notre Seigneur Jésus Christ.

Aujourd'hui, nous nous sommes nourris du charbon de feu, à l'ombre duquel chantent les Chérubins (Is 6,2s).

Aujourd'hui, nous avons entendu la voix puissante et douce nous dire :


Ce corps brûle les épines des péchés, il illumine les âmes des hommes.

Ce corps, la femme avec des pertes de sang l'a touché et elle a été délivrée de son infirmité.

Ce corps, à sa vue, la fille de la Cananéenne a été guérie.

Ce corps, la pécheresse s'en est approchée de toute son âme et elle a été délivrée de la fange de ses péchés.

Ce corps, Thomas l'a touché, il l'a reconnu en poussant ce cri : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Ce corps, grand et très haut, est le fondement de notre salut.


Autrefois celui qui est le Verbe et la Vie nous a déclaré :

« Ce sang a été versé pour vous et livré pour la rémission des péchés ».

Nous avons bu, bien-aimés, le sang saint et immortel.

Nous avons bu, bien-aimés, le sang qui a coulé du côté du Seigneur,

qui guérit toute maladie, qui libère toutes les âmes.

Nous avons bu le sang par lequel nous avons été rachetés.

Nous avons été achetés et instruits, nous avons été illuminés.

Regardez, frères, quel corps nous avons mangé !

Regardez, enfants, quel sang nous a enivrés !

Regardez l'alliance conclue avec notre Dieu, de peur de rougir, au jour terrible, au jour du jugement (cf 1Co 11,29).


Qui est à même de glorifier le mystère de la grâce ?

Nous avons été jugés dignes de participer au don.

Gardons-nous jusqu'à la fin, pour entendre sa voix bienheureuse, douce et sainte :

« Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous » (Mt 25,34)...


Bien-aimés, nous célébrons les merveilles du baptême de Jésus (cf Mc 10,38),

sa sainte et vivifiante résurrection,

par laquelle le salut a été donné au monde.

Nous en attendons tous l'heureux accomplissement,

dans la grâce et la bienveillance de notre Seigneur Jésus Christ :

à lui sont la gloire, l'honneur et l'adoration.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 04:33
Dimanche 7 Juin 2015. Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour la méditation:

Deuxième dimanche après la Pentecôte

· Saint Qurbana

·

o Actes 4: 23 à 31 :

  • 23 Lorsque Pierre et Jean eurent été relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
  • 24 Après avoir écouté, tous, d’un même cœur, élevèrent leur voix vers Dieu en disant : « Maître, toi, tu as fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu’ils renferment.
  • 25 Par l’Esprit Saint, tu as mis dans la bouche de notre père David, ton serviteur, les paroles que voici : Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?
  • 26 Les rois de la terre se sont dressés, les chefs se sont ligués entre eux contre le Seigneur et contre son Christ ?
  • 27 Et c’est vrai : dans cette ville, Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et le peuple d’Israël, se sont ligués contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, le Christ à qui tu as donné l’onction ;
  • 28 ils ont fait tout ce que tu avais décidé d’avance dans ta puissance et selon ton dessein.
  • 29 Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces : donne à ceux qui te servent de dire ta parole avec une totale assurance.
  • 30 Étends donc ta main pour que se produisent guérisons, signes et prodiges, par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur. »
  • 31 Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance.

o

o Ephésiens 2: 11-22 :

  • 11 Vous qui autrefois étiez païens, traités de « non-circoncis » par ceux qui se disent circoncis à cause d’une opération pratiquée dans la chair, souvenez-vous donc
  • 12 qu’en ce temps-là vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
  • 13 Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
  • 14 C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
  • 15 il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
  • 16 et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
  • 17 Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
  • 18 Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
  • 19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
  • 20 car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
  • 21 En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
  • 22 En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

o

o Saint Matthieu 10: 5 – 16 :

  • 05 Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
  • 06 Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
  • 07 Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
  • 08 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
  • 09 Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
  • 10 ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
  • 11 Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
  • 12 En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
  • 13 Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.
  • 14 Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds.
  • 15 Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.
  • 16 « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes.

Dimanche dernier (1er après la Pentecôte dans notre Calendrier Orthodoxe Malankar), le Lectionnaire Syriaque était clairement « Eucharistique ».

Entre temps, jeudi, nos frères de l’Eglise latine célébraient la Présence Eucharistique du Christ.

Ils solennisent aujourd’hui cette réalité.

Nous vous proposons aujourd’hui la méditation de cette

hymne ancienne pour le Samedi saint
[Borgia, Frammenti eucaristici antichissimi, p. 46-50 (trad. Hamman, Prières des premiers chrétiens, DDB 1981, p. 162) ]

« Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude »


Aujourd'hui, nous avons contemplé sur l'autel notre Seigneur Jésus Christ.

Aujourd'hui, nous nous sommes nourris du charbon de feu, à l'ombre duquel chantent les Chérubins (Is 6,2s).

Aujourd'hui, nous avons entendu la voix puissante et douce nous dire :


Ce corps brûle les épines des péchés, il illumine les âmes des hommes.

Ce corps, la femme avec des pertes de sang l'a touché et elle a été délivrée de son infirmité.

Ce corps, à sa vue, la fille de la Cananéenne a été guérie.

Ce corps, la pécheresse s'en est approchée de toute son âme et elle a été délivrée de la fange de ses péchés.

Ce corps, Thomas l'a touché, il l'a reconnu en poussant ce cri : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Ce corps, grand et très haut, est le fondement de notre salut.


Autrefois celui qui est le Verbe et la Vie nous a déclaré :

« Ce sang a été versé pour vous et livré pour la rémission des péchés ».

Nous avons bu, bien-aimés, le sang saint et immortel.

Nous avons bu, bien-aimés, le sang qui a coulé du côté du Seigneur,

qui guérit toute maladie, qui libère toutes les âmes.

Nous avons bu le sang par lequel nous avons été rachetés.

Nous avons été achetés et instruits, nous avons été illuminés.

Regardez, frères, quel corps nous avons mangé !

Regardez, enfants, quel sang nous a enivrés !

Regardez l'alliance conclue avec notre Dieu, de peur de rougir, au jour terrible, au jour du jugement (cf 1Co 11,29).


Qui est à même de glorifier le mystère de la grâce ?

Nous avons été jugés dignes de participer au don.

Gardons-nous jusqu'à la fin, pour entendre sa voix bienheureuse, douce et sainte :

« Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous » (Mt 25,34)...


Bien-aimés, nous célébrons les merveilles du baptême de Jésus (cf Mc 10,38),

sa sainte et vivifiante résurrection,

par laquelle le salut a été donné au monde.

Nous en attendons tous l'heureux accomplissement,

dans la grâce et la bienveillance de notre Seigneur Jésus Christ :

à lui sont la gloire, l'honneur et l'adoration.

Dimanche 7 Juin 2015. Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour la méditation:

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 272 ; éd. des Mauristes 5, 1103-1104 (Delhougne, Les Pères commentent p. 81-82)

Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes


Ce que vous voyez sur l'autel de Dieu, c'est le pain et la coupe : c'est cela que vos yeux vous signalent.

Mais ce dont votre foi veut être instruite, c'est que ce pain est le corps du Christ, que cette coupe est son sang.

Cela tient à une brève formule, qui peut suffire à la foi.

Mais la foi cherche à s'instruire.

Comment ce pain est-il son corps, et cette coupe, ou plutôt son contenu, peut-il être son sang ?


Mes frères, c'est cela que l'on appelle des sacrements :

-ils montrent une réalité, et en font comprendre une autre.

Ce que nous voyons est une apparence corporelle, tandis que ce que nous comprenons est un fruit spirituel.

Si vous voulez comprendre ce qu'est le corps du Christ, écoutez l'Apôtre, qui dit aux fidèles :

-« Vous êtes le corps du Christ, et chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps » (1Co 12,17).

Donc, si c'est vous qui êtes le corps du Christ et ses membres, c'est votre mystère qui se trouve sur la table du Seigneur, et c'est votre mystère que vous recevez.

A cela, que vous êtes, vous répondez :

-« Amen », et par cette réponse, vous y souscrivez.

On vous dit :

-« Le corps du Christ », et vous répondez « Amen ». Soyez donc membres du corps du Christ, pour que cet Amen soit véridique.


Pourquoi donc le corps est-il dans le pain ?

Ici encore, ne disons rien de nous-mêmes, écoutons encore l'Apôtre qui, en parlant de ce sacrement, nous dit :

-« Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1Co 10,17).

Comprenez cela et soyez dans la joie :

-unité, vérité, piété, charité !

« Un seul pain » :

-qui est ce pain unique ?

« Un seul corps, nous qui sommes multitude ».

Rappelez-vous qu'on ne fait pas du pain avec un seul grain, mais avec beaucoup.

Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes.

Dimanche 7 Juin 2015. Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour la méditation:

… comme si c'était Marie elle-même qui priait

Lorsque nous récitons le rosaire en présence du Saint-Sacrement, nous aimons Jésus avec le cœur de Marie. Lorsque nous récitons le rosaire en présence du Saint-Sacrement, nous offrons à Jésus la parfaite adoration de Marie pour son Fils. Nous unissons notre amour pour Jésus à la louange et l'amour parfait de Marie.

Jésus accueille notre heure d'adoration comme si c'était Marie elle-même qui priait. Peu importe la faiblesse de notre foi ou la pauvreté de notre amour, Marie nous reçoit dans son Cœur et Jésus accueille notre heure comme si elle provenait directement du Cœur même de sa Mère. Le Cœur immaculé de Marie supplée à ce qui manque à notre cœur.

Père Martin Lucia,
Dans Méditations du Rosaire de Mère Teresa de Calcutta
Missionnaires du Saint-Sacrement, B.P. 12, 83110 Sanary-sur-Mer, France.

Dimanche 7 Juin 2015. Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour la méditation:
DES THÉOLOGIENS SANS DIPLÔMES

(Métropolite Ephraïm de Boston)


Le peloton d'exécution.
Il y a une cinquantaine d'années, alors que j'étais étudiant à l'académie de théologie, notre professeur de dogmatique, le père Ioannis Romanides, nous raconta une histoire de ses années d'étude à l'Académie Théologique de l'université d'Athènes.

Afin d'obtenir son doctorat de l'université, père Ioannis, nouvellement ordonné prêtre à l'époque (années 50), avait à défendre sa dissertation devant un panel de professeurs de théologie.

Le sujet de la dissertation était "Le péché des origines" (c-à-d le péché de nos ancêtres, Adam et Eve, terme que l'on traduit souvent mal par "péché originel").

Comme les questions fusaient de tous ces professeurs qui avaient tous reçu leurs titres et diplômes dans des universités catholiques-romaines ou protestantes en Europe occidentale, le père Ioannis répondait du mieux qu'il pouvait, avec tout son talent bien connu.

Pour finir, le doyen du département de théologie, le grand ponte en personne, le professeur Panayiotes Trembelas, pointa du doigt le p. Ioannis, qui était habitué à ces interrogations et se tenait debout devant ce panel de professeurs assis :

"Dans votre mémoire, vous avez nombre de citations des écrits de Syméon le Nouveau Théologien," dit le prof. Trembelas.

"C'est exact, monsieur le professeur," répondit le père Ioannis, avec la déférence requise.

"Vous devez les supprimer toutes," continua le prof. Trembelas. "Syméon ne peut pas être cité comme source dans votre travail, car il n'a jamais reçu de diplôme théologique."

(Oui, vous avez bien lu!)

Sans sourciller face à l'incroyable remarque de Trembelas, le père Ioannis répondit calmement "Fort bien, ce que vous dites, monsieur le professeur.

Voudriez-vous aussi que je supprime toutes mes références à Matthieu, Marc, Luc et Jean les Évangélistes, car eux non plus n'ont pas reçu de diplôme de théologie?

Eux aussi n'étaient pas des théologiens diplômés."

Un léger murmure amusé se fit entendre parmi les distingués professeurs...


La captivité latine


C'est triste à dire, mais la remarque malheureuse de Trembelas était une preuve solide de la maladie qui a longtemps affligé les écoles théologiques "orthodoxes", et en frappe encore aujourd'hui.

Cette maladie est appelée "la captivité latine." C'est l'histoire de quelque 200 ans pendant lesquels la théologie académique, scolastique et pédante (ou plus précisément du rationalisme) de l'Occident a été au cœur des académies théologiques orthodoxes, imprégnant tout de fond en comble.

Le métropolite Anthony Khrapovitsky [Antoine de Kiev], père George Florovsky et père Ioannis Romanides se sont longuement plaints dans leurs écrits, de cette peste spirituelle.

En certains endroits de Russie et d'Ukraine, cette "captivité" était si forte que même les cours théologiques dans certains séminaires orthodoxes étaient donnés en latin.

A l'occasion, en ces terres, les séminaristes étaient obligés de prêcher en latin dans les paroisses avoisinantes!

Imaginez un peu la pauvre babushka qui devait s'en tirer avec ça....


En ayant cela à l'esprit, on comprend plus facilement pourquoi les grands dirigeants religieux orthodoxes sont si empressés de s'unir aux non-orthodoxes dans le mouvement œcuménique.

Pensez-y un instant : si vous avez toujours cru que l'Église Orthodoxe était si appauvrie théologiquement qu'elle n'avait pas même une théologie du Saint Esprit, ou avait des saints qui n'avaient pas leur diplôme de théologie et n'étaient pas des "docteurs en théologie", alors vous aussi vous auriez été attiré par d'autres appartenances religieuses.


L'Église a sa méthode traditionnelle pour préparer son clergé, et cette méthode a bien fonctionné pendant des siècles, bien avant que les séminaires ne furent inventés au 17ème siècle.

Comme nous l'avons mentionné en d'autres occasions, le père George Florovsky, un des plus éminents théologiens orthodoxes du 20ème siècle, n'a jamais été étudiant dans la moindre académie théologique.


Son éducation théologique, il ne l'a tirée que des offices sacrés.

Et si vous voulez être sérieusement étudiant en théologie, alors vous pouvez entamer des études théologiques telles que celles du tropaire final pour les saints moines :

-"par le jeûne, les vigiles et la prière, tu as obtenu les dons célestes," comme saint Syméon le Nouveau Théologien - malgré le fait que, selon le prof. Panayiotes Tremblas, ce saint n'était pas un "théologien diplômé".


Hélas, la "captivité latine" est toujours très présente. Un séminaire orthodoxe en Amérique avait un prêtre catholique-romain y enseignant la patristique, jusque récemment.

Un autre séminaire orthodoxe en Amérique a plusieurs catholiques-romains dans son comité de direction.

Dès lors, on comprend mieux pourquoi cette orthodoxie mondaine est si avide de s'impliquer dans le mouvement œcuménique.

Un problème mène inexorablement à l'autre.

L'école du Saint Esprit


Mais, Dieu merci, l'Orthodoxie prévaut encore dans notre hymnologie et dans les divins offices, et dans le cœur de nombre de clercs et de fidèles.


Que nous enseigne par exemple le tropaire final de la Pentecôte?


Tu es béni, Ô Christ notre Dieu,
Toi qui fit descendre sur tes apôtres le Saint Esprit,
transformant par Ta sagesse de simples pêcheurs en pêcheurs d'ho
mmes


Oh, nous y voilà, c'est là que Matthieu, Marc, Luc et Jean ont obtenu leurs diplômes théologiques!

De l'école du Saint Esprit. Je savais que la grâce divine devait avoir quelque chose à faire dans cette histoire.

Rien d'étonnant que nous appelions nos saints "inspirés de Dieu" et "théophores!" Rien d'étonnant que nous les invoquions pour la guérison de l'âme et du corps!

Rien d'étonnant que nous vénérions leurs saintes reliques, et célébrions leur mémoire, et sollicitions leur intercession!

Rien d'étonnant que nous vénérions des gens tels que saint Jean de Cronstadt, et saint Nectaire d'Égine, et le prophète Élie, et saint Séraphim de Sarov, et même ce saint Syméon le Nouveau Théologien qui n'avait pourtant pas de diplôme universitaire!

Anecdote
Il y a quelques années, avant mon ordination, je marchais en compagnie d'un des pères dans notre monastère à Brookline, Massachussets.


"Alors, tu es diplômé en théologie à présent?" me demanda-t'il.


"Je n''en sais trop rien. C'est ce qu'ils m'ont dit, en tout cas."
"Et alors, que va-tu faire avec ton diplôme?"


J'ai un peu réfléchi, et pour finir j'ai répondu

-"Eh bien je vais veiller à toujours le porter autour du cou lorsque je sortirai. Comme ça au moins, je suis sûr que je ne serai pas embarqué par la fourrière..."


Nota bene
Les académies théologiques ont leur place dans l'Église Orthodoxe.

Cependant, elles doivent être convenablement dirigées, dans la prière et avec beaucoup de discrétion.

Il n'existe pas de système éducatif parfait.

Mais si on suit convenablement des règles bien précises, telles que celles des "Trois niveaux d'éducation chrétienne" qui ont été inspirés par Joseph l'Hésychaste de la sainte Montagne, alors on a un guide de très bonne qualité pour un tel système.

Dimanche 7 Juin 2015. Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour la méditation:

Tous appelés à être "comme des dieux" par adoption divine (PS 81 / Origène)

Dès lors, nous sommes élevés à une dignité qui transcende notre nature, de par le Christ, mais nous ne deviendrons pas fils de Dieu nous-mêmes exactement de la même manière que Lui l'est, seulement en relation avec Lui, par la grâce de l'imitation.

Car Lui, Il est le véritable Fils Qui reçoit Son existence du Père, alors que nous sommes Ses fils qui ont été adoptés de par Son amour envers nous, et nous sommes les récipiendaires par la grâce de la parole qui déclare

-"J'ai dit 'vous êtes des dieux, et tous des fils du Très Haut'." (Ps 81,6 LXX)
(Origène d'Alexandrie, Commentaire sur saint Jean)

Dimanche 7 Juin 2015. Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour la méditation:
LU DANS : « LE VEILLEUR DE NINIVE » :

Le cri d’alarme d’un prêtre assyrien : « Nous craignons un massacre à Hassaké »

Posted: 06 Jun 2015 11:15 AM PDT

Des membres présumés de l’EI dans la région de Hassaké, en Syrie, en juin 2014. - Matthieu KARAM.

Témoignage

Entre 600 et 1 000 familles chrétiennes vivant dans la ville sont en danger, selon le religieux.

Alors que depuis le 30 mai, le groupe État islamique (EI) tente de s'emparer de Hassaké, chef-lieu de la province du même nom du nord-est de la Syrie, un prêtre assyrien résidant à Beyrouth, mais qui est en contact régulier avec la communauté chrétienne présente dans la ville, confie son angoisse à L'Orient-Le Jour.

« La situation est extrêmement difficile dans la ville, explique ce prêtre qui a requis l'anonymat. Je crois que les jihadistes de l'EI tentent de pénétrer dans la ville du côté sud. Ils sont à quelques centaines de mètres. » Il précise que son cousin se trouve toujours sur place et que sa famille avait été kidnappée par les jihadistes en février dernier. Le père assyrien craint donc le pire au cas où les extrémistes réussiraient à entrer à Hassaké où vivent selon lui entre 600 et 1000 familles assyriennes et syriaques.

« La présence chrétienne dans cette localité est menacée », s'inquiète-t-il. Le prêtre assure également qu'il n'y pas de milices chrétiennes pour les défendre. « Il se peut qu'il y ait quelques individus armés qui défendent leurs propres maisons et biens, mais rien de plus, affirme-t-il. L'armée du régime syrien et les milices kurdes sont néanmoins déployées dans la ville. »

« Nous craignons un massacre. Il y a des enfants, de jeunes filles qui sont en danger, et la plupart d'entre eux n'ont pas les moyens financiers pour prendre la fuite », lance-t-il.

Plusieurs assyriens ont toutefois réussi à se réfugier au Liban ces derniers jours, souligne le religieux, faisant mention de 20 à 30 personnes qui ont pu traverser la frontière. « Plusieurs familles sont attendues dans les jours à venir. Elles ont réussi à se réfugier dans la ville de Qamichli, dans le Nord-Est, tenue par les Kurdes. Elles doivent prendre l'avion pour Damas et de là rejoindre le Liban par la route », ajoute-t-il.

Si les autorités libanaises interdisent désormais officiellement l'entrée de réfugiés dans le pays, le père explique que la Sûreté générale se montre « compréhensive » et laisse passer les réfugiés quand il s'agit de « cas humanitaires ». Mais les difficultés ne disparaissent pas pour autant pour ces réfugiés une fois arrivés au Liban. « Leur première semaine passée, ils deviennent en situation irrégulière, explique le prêtre. Nous tentons de régulariser leur séjour avec les autorités, mais leurs conditions de vie demeurent lamentables. »

Propos recueillis par Caroline HAYEK

Les jihadistes de l'État islamique multiplient les assauts pour s'emparer de Hassaké, au nord-est de la Syrie. Frédéric Pichon, chercheur associé à l'Université de Tours et auteur de Syrie : pourquoi l'Occident s'est trompé, interrogé par L'Orient-Le Jour, tente d'apporter quelques éléments d'éclairage.

Pourquoi l'EI cherche-t-il à s'emparer de Hassaké? Est-ce une ville stratégique?

En effet, c'est une ville stratégique dans la mesure où elle se trouve dans le bec de canard, aux confins de l'Irak et de la Turquie. C'est aussi un endroit où il y a une importante garnison de l'armée syrienne. L'État islamique a besoin de contrôler cette frontière-là, vitale pour son financement et ses opérations de contrebande.

Quelles sont les forces en présence ? Est-ce que le régime est prêt à défendre la ville ? Est-ce une priorité?

Les forces kurdes mènent des opérations conjointes avec l'armée syrienne, après les incidents entre les deux début 2015. Cependant, je ne sais pas si les Kurdes combattent actuellement l'EI.

En tout cas, ce scénario laisse largement douter du narratif qui est servi depuis des semaines, qui est que le régime favoriserait l'EI. On se dirige vers un scénario semblable à la prise de Palmyre. La chute de Hassaké risque de porter un gros coup au moral de l'armée syrienne, car le modus operandi de l'EI est brutal, imparable. Au vu des dernières vidéos des jihadistes qui circulent sur Twitter, leur cible serait l'armée syrienne pour l'instant. Elle est nommément visée. Aucune mention en revanche des Kurdes pour l'instant.

Source : L'Orient-Le-Jour - | OLJ - 06/06/2015.

Flux de messages en provenance du Veilleur de Ninive.

Syrie: inauguration d'une mosquée portant le nom de la Vierge Marie

Posted: 06 Jun 2015 11:08 AM PDT

Une mosquée portant le nom de la Vierge Marie a été inaugurée samedi dans la province côtière syrienne de Tartous (ouest), a rapporté l'agence officielle Sana.


La mosquée a été inaugurée par le ministre du Waqf (biens religieux, ndlr), Mohammad Abdel Sattar al-Sayyed, dans la ville de Tartous, a indiqué Sana, qui a diffusé des images de l'édifice.


L'une des photos montre une plaque commémorative, affirmant que l'inauguration de la mosquée a eu lieu "durant le mandat du président Bachar al-Assad".


Les images montrent également le bâtiment, un dôme doré et des murs blancs et oranges. Des hommes religieux musulmans et un évêque apparaissent également dans les photos de Sana.


La ville de Tartous, tout comme la province éponyme, est l'une des rares épargnées par le conflit qui ravage la Syrie depuis quatre ans. Elle est dominée par la communauté alaouite, minorité musulmane dont est issu le président Bachar al-Assad.


Le régime de Bachar al-Assad se pose comme un pouvoir laïc et défenseur des minorités religieuses face à l'extrémisme. Mais ses adversaires, notamment l'opposition, l'accusent de jouer cette carte aux yeux de la communauté internationale pour se présenter comme seule alternative dans une Syrie déchirée.


Vénérée dans l'islam, la Vierge Marie est citée plusieurs fois dans le Coran, où une sourate lui est entièrement consacrée et porte son nom.

Source : L'Orient-Le-Jour du 6 Juin 2015.

Dimanche 7 Juin 2015. Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour la méditation:
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:17
Dimanche 7 Juin 2015.  Lectionnaire pour la Liturgie :  Deuxième dimanche après la Pentecôte

Dimanche 7 Juin 2015.

Lectionnaire pour la Liturgie :

Deuxième dimanche après la Pentecôte

(Calendrier Orthodoxe Malankare)

· Saint Qurbana

·

o Actes 4: 23 à 31 :

  • 23 Lorsque Pierre et Jean eurent été relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
  • 24 Après avoir écouté, tous, d’un même cœur, élevèrent leur voix vers Dieu en disant : « Maître, toi, tu as fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu’ils renferment.
  • 25 Par l’Esprit Saint, tu as mis dans la bouche de notre père David, ton serviteur, les paroles que voici : Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?
  • 26 Les rois de la terre se sont dressés, les chefs se sont ligués entre eux contre le Seigneur et contre son Christ ?
  • 27 Et c’est vrai : dans cette ville, Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et le peuple d’Israël, se sont ligués contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, le Christ à qui tu as donné l’onction ;
  • 28 ils ont fait tout ce que tu avais décidé d’avance dans ta puissance et selon ton dessein.
  • 29 Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces : donne à ceux qui te servent de dire ta parole avec une totale assurance.
  • 30 Étends donc ta main pour que se produisent guérisons, signes et prodiges, par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur. »
  • 31 Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance.

o

o Ephésiens 2: 11-22 :

  • 11 Vous qui autrefois étiez païens, traités de « non-circoncis » par ceux qui se disent circoncis à cause d’une opération pratiquée dans la chair, souvenez-vous donc
  • 12 qu’en ce temps-là vous n’aviez pas le Christ, vous n’aviez pas droit de cité avec Israël, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n’aviez pas d’espérance et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
  • 13 Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
  • 14 C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine ;
  • 15 il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix,
  • 16 et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine.
  • 17 Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches.
  • 18 Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons, dans un seul Esprit, accès auprès du Père.
  • 19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,
  • 20 car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
  • 21 En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
  • 22 En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

o

o Saint Matthieu 10: 5 – 16 :

  • 05 Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains.
  • 06 Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
  • 07 Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
  • 08 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
  • 09 Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
  • 10 ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
  • 11 Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
  • 12 En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
  • 13 Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.
  • 14 Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds.
  • 15 Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.
  • 16 « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes.
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:15
UNE MEDITATION SUR LA VIE  de  Sainte Thérèse d'Avila

UNE MEDITATION SUR LA VIE

de

Sainte Thérèse d'Avila

(1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Poésie « Vivo sin vivir en mí » (trad. OC, Cerf, 1995, p. 1221)

« Elle a tout donné »


Je vis mais sans vivre en moi ;
Et mon espérance est telle
Que je meurs de ne pas mourir.

Je vis déjà hors de moi
Depuis que je meurs d'amour ;
Car je vis dans le Seigneur
Qui m'a voulue pour lui.
Quand je lui donnai mon cœur,
Il y inscrivit ces mots :
Je meurs de ne pas mourir...

Ah ! qu'elle est triste la vie,
Où l'on ne jouit pas du Seigneur !
Et si l'amour lui-même est doux
La longue attente ne l'est pas ;
Ôte-moi, mon Dieu, cette charge
Plus lourde que l'acier,
Car je meurs de ne pas mourir.

Je vis dans la seule confiance
Que je dois un jour mourir,
Parce que, par la mort, c'est la vie
Que me promet mon espérance.
Mort où l'on gagne la vie,
Ne tarde pas, puisque je t'attends,
Car je meurs de ne pas mourir.

Vois comme l'amour est fort (Ct 8,6) ;
Ô vie, ne me sois pas à charge !
Regarde ce qui seul demeure :
Pour te gagner, te perdre ! (Lc 9,24)
Qu'elle vienne la douce mort !
Ma mort, qu'elle vienne bien vite,
Car je meurs de ne pas mourir.

Cette vie de là-haut,
Vie qui est la véritable,
‒ ; Jusqu'à ce que meure cette vie d'ici-bas –
Tant que l'on vit on n'en jouit pas.
Ô mort ! ne te dérobe pas.
Que je vive puisque déjà je meurs,
Car je meurs de ne pas mourir.

Ô vie, que puis-je donner
À mon Dieu qui vit en moi
Si ce n'est de te perdre, toi,
Pour mériter de le goûter !
Je désire en mourant l'obtenir,
Puisque j'ai si grand désir de mon Aimé
Que je meurs de ne pas mourir.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:13
SAINT CLAUDE, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINT CLAUDE, QUI ÊTES-VOUS ?


Archevêque de Besançon
(607-699
)

Saint Claude illustra par ses vertus la partie orientale de la Bourgogne, connue sous le nom de Franche-Comté.

Il naquit à Salins vers 607, d'une illustre famille romaine.

Dès l'âge de sept ans, il fut confié à des maîtres habiles qui lui enseignèrent en même temps les leçons de la science humaine, de la foi et de la piété.

Il se plaisait beaucoup dans la lecture des Livres Saints, des Actes des Martyrs, de la Vie des Saints et des sermons des Pères et des Docteurs de l'Église; aussi, jeune encore, devint-il fort instruit.

Tous les jours on le voyait assister à la Messe; il passait à l'église la plus grande partie des dimanches et des fêtes; il ne se plaisait que dans la compagnie des personnes sérieuses et édifiantes: c'étaient des indices d'une vocation spéciale.

Pourtant Claude exerça le métier des armes jusqu'à vingt ans, et ce n'est qu'alors qu'il entra dans la sainte milice.

Il fut le modèle des chanoines de la cathédrale de Besançon; sa vie était celle d'un austère religieux.

Ce n'était pas encore assez pour sa grande âme; il se retira, douze ans plus tard, dans un couvent; là, il ne vivait que de racines, reposait sur un dur grabat, n'aimait que la prière.

Cinq ans après, il est abbé de son monastère.

Ce n'est qu'à l'âge de soixante-dix-huit ans qu'il est élu, malgré ses larmes, archevêque de Besançon. Son épiscopat dura sept années, pendant lesquelles il s'acquitta aussi parfaitement que possible de tous les devoirs d'un pasteur.

Les sermons du saint vieillard avaient tant de force, qu'ils arrachaient les âmes du vice, inspiraient la vertu et furent une cause du renouvellement de la foi et des moeurs dans son diocèse. Il profitait de ses visites pastorales pour exercer les oeuvres de miséricorde corporelle en même temps que les oeuvres de miséricorde spirituelle, visitant les malades, assistant les pauvres et ne refusant à personne un conseil ou une consolation.

Son grand âge le porta à retourner dans son monastère, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, et il gouverna ses religieux pendant plusieurs années encore. Après trois jours de maladie, il réunit ses frères, leur adressa une touchante exhortation, leur donna le baiser de paix et s'endormit doucement dans le Seigneur, à l'âge d'environ quatre-vingt-douze ans.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:12
" Entre dans la joie de ton maître " ( Saint Jean Chrysostome)

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Saint Jean Chrysostome sur l’Évangile de Matthieu (Catena Aurea)

" Entre dans la joie de ton maître "


Remarquez, mes frères, que Dieu ne revient pas tout de suite redemander compte de l’argent qu’il avait donné en dépôt, mais qu’il laisse passer beaucoup de temps.

On voit aussi dans la parabole de la vigne, qu’après l’avoir donnée aux vignerons, il va faire un grand voyage; voulant nous faire comprendre par toutes ces circonstances avec quelle patience il nous supporte.

Il me semble aussi voir dans ces paroles une allusion à la résurrection générale.
Il est remarquable encore que dans cette parabole des talents il n’y a ni vignerons ni vigne, mais que tous sont ouvriers; car il ne parle pas ici seulement aux princes des Juifs, ou au peuple, mais généralement à tous.

Et considérez, mes frères, que lorsque ces serviteurs s’approchent de leur maître pour lui offrir ce qu’ils ont gagné dans leur trafic, ils reconnaissent tous avec une grande franchise, et ce qui vient d’eux, et ce qui vient de leur maître.

L’un lui dit humblement qu’il a reçu cinq talents, et l’autre deux, et ils avouent tous deux par cette humble reconnaissance que c’est de lui qu’ils ont reçu le moyen d’agir.

Ils lui témoignent tous qu’ils ne sont pas ingrats, et ils lui attribuent ce qu’ils ont comme venant uniquement de lui.
Que leur répond donc leur maître:

-« Bien ! Serviteur bon et fidèle ».

Car c’est être « bon » que d’être attentif et appliqué à faire du bien à ses frères:

-« Bien ! Serviteur bon et fidèle, parce que vous avez été fidèle en peu de choses, je vous établirai sur beaucoup. Entrez dans la joie de votre Seigneur ».

Ce seul mot renferme tout le bonheur de l’autre vie.

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