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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:52
Saint Alexandre, qui êtes-vous ?


Pape et martyr
(?-105-11
5)

Alexandre, né à Rome, gouverna l’Église de Rome sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine.

Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots :

Qui la veille du jour où il endura la passion ».

Ce Pape de Rome décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons.

Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires.

Il reçut la couronne du martyre en même temps que les prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée.

Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six prêtres, deux diacres et sacré cinq évêques pour divers lieux.

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine.

En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:50
« L'Esprit Saint vous enseignera tout »(Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »

La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:48
« L'Esprit Saint vous enseignera tout » ( Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »


La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:48
« L'Esprit Saint vous enseignera tout » ( Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »


La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 05:22
Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche

Saint Qurbana :

o 1ère de St Jean 5: 13 – 21 :

  • 13 Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.
  • 14 Voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute.
  • 15 Et puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé.
  • 16 Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier.
  • 17 Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort.
  • 18 Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ; le Fils engendré par Dieu les protège et le Mauvais ne peut pas les atteindre.
  • 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais.
  • 20 Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.
  • 21 Petits enfants, gardez-vous des idoles.

o

o Hébreux 11: 3-6 :

  • 03 Grâce à la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, et donc ce qui est visible n’a pas son origine dans ce qui apparaît au regard.
  • 04 Grâce à la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice plus grand que celui de Caïn ; à cause de sa foi, il fut déclaré juste : Dieu lui-même rendait témoignage à son offrande ; à cause de sa foi, bien qu’il soit mort, il parle encore.
  • 05 Grâce à la foi, Hénok fut retiré de ce monde, et il ne connut pas la mort ; personne ne le retrouva parce que Dieu l’avait retiré ; avant cet événement, il avait été agréable à Dieu, l’Écriture en témoigne.
  • 06 Or, sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu ; car, pour s’avancer vers lui, il faut croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent.

o

o St Luc 24: 13 à 35 :

  • 13 Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
  • 14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
  • 15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
  • 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
  • 17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
  • 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
  • 19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
  • 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
  • 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
  • 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
  • 23 elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
  • 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
  • 25 Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
  • 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
  • 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
  • 28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
  • 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
  • 30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
  • 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
  • 32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
  • 33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
  • 34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
  • 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

o

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Saint Alexandre, qui êtes-vous ?
Pape et martyr
(?-105-
115)

Alexandre, né à Rome, gouverna l’Église de Rome sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine.

Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots :

Qui la veille du jour où il endura la passion ».

Ce Pape de Rome décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons.

Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires.

Il reçut la couronne du martyre en même temps que les prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée.

Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six prêtres, deux diacres et sacré cinq évêques pour divers lieux.

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine.

En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

« C’est Le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

LA VIERGE À MIDI DE PAUL CLAUDEL

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage,

Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,

La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,

Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,

Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,

Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

(Paul Claudel)

Extrait de Paul Claudel, Œuvre poétique, Poèmes de guerre, La Pléiade, Gallimard, 1957, p. 531

+++

Prière à saint Joseph artisan composée et indulgenciée par Pie XII, Pape de Rome

(PIE XII (1876-1958), Pape de Rome instituait en 1955 pour l’Eglise Latine et celles qui lui sont canoniquement unies la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année. Pour la sécurité de l’emploi dans nos familles et l’unanimité des cœurs tendus vers Dieu, nous nous unissons à nos frères et sœurs de l’Eglise d’Occident dans cette célébration)

« Notre méditation sur le parcours humain et spirituel de saint Joseph, nous invite à prendre la mesure de toute la richesse de sa vocation et du modèle qu’il demeure pour tous ceux et toutes celles qui ont voulu vouer leur existence au Christ, dans le sacerdoce comme dans la vie consacrée ou dans divers engagements du laïcat.

Joseph a en effet vécu dans le rayonnement du mystère de l’Incarnation. (…) Joseph nous livre le secret d’une humanité qui vit en présence du mystère, ouverte à lui à travers les détails les plus concrets de l’existence. Chez lui, il n’y a pas de séparation entre la foi et l’action.

Sa foi oriente ses actions de façon décisive. Paradoxalement, c’est en agissant, en prenant donc ses responsabilités, qu’il s’efface le mieux pour laisser à Dieu la liberté de réaliser son œuvre, sans y faire obstacle. Joseph est un « homme juste » (Mt 1, 19) parce que son existence est ajustée à la Parole de Dieu ».(Benoit XVI, Pape de Rome à Yaoundé)

PRIERE :

Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés.

Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

Amîn.

(Documentation Catholique, 13 avril 1958.)

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »


La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Neuvaine à Sainte Jeanne d’Arc

Pour les chrétiens persécutés et pour le salut de la France

Réciter après la prière de chaque jour

Sainte Jeanne d’Arc, votre martyr est la grande victoire de Dieu sur nos ennemis. Intercédez, du Royaume des Cieux, pour que nous soyons préservés des guerres contre notre pays et des assauts contre notre foi. Que la France se souvienne de son rôle de « civilisatrice des Peuples ».

Prions

Seigneur, nous Vous rendons grâce car Vous avez béni notre pays en nous donnant Sainte Jeanne d’Arc: Suscitez encore de nombreuses vocations pour garder intacte la mission apostolique de la France. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur… Amîn.

Réciter ensuite un Notre Père, un Je Vous Salue Marie et un Gloire au Père.

Premier jour

Ste Jeanne, le Seigneur a chargé l’Archange saint Michel de vous apparaître et de vous annoncer votre mission de sauver le royaume de France.

Votre grand désir de servir Dieu et de tout faire pour lui plaire, vous font prononcer le « fiat » malgré vos craintes de ne pas être digne et capable d’accomplir cette mission.

Le Ciel vous a donné une épée pour combattre, et les voix de sainte Catherine et de sainte Marguerite pour vous guider.

Intercédez pour que nous puissions toujours répondre à notre vocation à nous sanctifier. Amîn.

Deuxième jour

Ste Jeanne, vous rendez visite au Dauphin de France. Vous lui révélez qu’il est le véritable héritier de France, et fils de roi, qu’il sera couronné à Reims et que vous êtes venue pour l’aider à accomplir ce désir du Ciel. Vous livrez ensuite de nombreuses batailles contre les Anglais, et vous en sortez toujours victorieuse.

Vous livrez également bataille au péché dans votre propre camp et vous demandez à vos soldats de retrouver « l’état de grâce ».

Intercédez maintenant pour que les fils et filles de notre pays se souviennent de leur baptême et retrouvent le chemin des sacrements. Amîn.

Troisième jour

La semaine de Pâques de cette année 1430, alors que vous vous trouvez dans un fossé de Melun, les voix de saintes Catherine et Marguerite vous annoncent que vous serez faite prisonnière avant la fête de la saint Jean et que Dieu vous viendra en aide durant cette épreuve.

Vous êtes alors envahie d’angoisse et tentée de ne pas vous soumettre à la Volonté du Seigneur afin de sauver votre vie.

Priez pour nous, afin que, à l’exemple du Christ notre Chef et de nos Saints Martyrs contemporains, nous ne cédions pas à l’épreuve et fassions toujours la volonté de Dieu, et non point la nôtre. Amîn.

Quatrième jour

C’est le 26 Mai, après une rude bataille, que vous êtes prise par un archer du camp adverse. Vous êtes ainsi arrêtée et accusée par l’Inquisition d’hérésie et d’idolâtrie.

Malgré vos craintes et vos peurs, vous vous laissez emprisonner.

Vous gardez confiance en vos voix, et vous demandez l’intercession de vos Saints guides afin de répondre aux questions qui vous sont posées.

Demandez à Dieu, pour nous, à l’exemple de nos Saints Martyrs contemporains le courage et l’audace d’affirmer notre foi. Amîn.

Cinquième jour

Vous êtes torturée moralement, assaillie par de nombreux et interminables interrogatoires, abandonnée et trahie de tous, y compris du Roi, traitée comme une prisonnière de guerre, menacée corporellement par les gardiens de votre cellule, accusée de nombreuses fautes que vous n’avez pas commises, sans avocat.

Toujours docile aux conseils des voix de vos Saints guides, vous répondez sans crainte à tout ce que l’on vous demande.

Aidez-nous à toujours recourir à la prière dans nos difficultés. Amîn.

Sixième jour

Tous vos accusateurs s’acharnent pour vous faire faillir, pour vous faire contredire les faits que vous relatez ; ils vous accusent, vous menacent de tortures physiques, vous harcèlent sans cesse durant des heures ; en vain, vous avez toujours réponse à toutes les questions, jusqu’au jour, où, n’en pouvant plus, effrayée par la mort, vous reniez tout.

Puis, par la grâce de Dieu, vous acceptez avec courage le martyre et revenez sur vos reniements.

Malgré la reconnaissance de certains de vos juges de l’intervention divine dans votre conduite, vous êtes condamnée à mort par le supplice du feu.

Priez pour que la France qui, elle aussi renie le pacte multiséculaire qui la relie à son Seigneur, se relève et reprenne sa marche et se souvienne de ses promesses faites à Dieu. Amîn.

Septième jour

Jeanne, vous êtes surnaturellement soutenue par le Ciel, mais vous n’échappez pas aux angoisses provoquées par la sentence.

Vous auriez préféré « être décapitée sept fois plutôt que brûlée et réduite en cendres».

Sur le bûcher une fois liée, vous demandez pardon aux anglais et à tous vos ennemis, pour les batailles livrées contre eux, et, d’une voix haute et claire, vous pardonnez à tous ceux qui vous ont condamnée.

« Mes saintes ne m’ont pas trompée, ma mission était de Dieu. Saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine, vous tous, mes frères et sœurs du Paradis, venez à mon aide…»

Au milieu des flammes, vous regardez la croix qui vous est présentée, et comme nos Saints Martyrs contemporains vous prononcez le Nom de Jésus avant de mourir.

Soyez notre modèle dans l’obéissance, dans la confiance en Dieu, et la persévérance dans notre mission. Amîn.

Huitième jour

Alors que le bourreau éteint le brasier afin que tous voient le cadavre défiguré de celle qui les a fait trembler, il écarte les cendres et le miracle apparaît devant leurs yeux effrayés: votre cœur est là, rempli d’un sang vermeil et semblant vivre encore!

Du soufre et de l’huile sont alors répandus dessus, le feu reprend puis s’éteint à nouveau, le laissant toujours intact.

Inquiet de ce miracle et craignant l’émotion du peuple, le cardinal d’Angleterre ordonne que vos os, vos cendres et surtout votre cœur soient jetés immédiatement dans la Seine.

Le bourreau dit alors : « J’ai grand peur d’être damné pour avoir brûlé une sainte »

Des cris s’élèvent dans la foule : « Nous sommes tous perdus car une sainte a été brûlée ! » Aidez-nous à servir Dieu et à ne chercher que la gloire du Ciel. Amîn.

Neuvième Jour

Après votre mort, mourut la prospérité des anglais en France.

Depuis le bûcher de Rouen, ils ne connurent que déceptions et défaites.

A leur grande honte et confusion, ils furent rejetés de tous les pays qu’ils avaient conquis.

Tous ceux qui avaient jugé avec mauvaise foi la Pucelle trouvèrent la mort peu de temps après la sienne.

L’évêque Cauchon, enrichi par le Roi d’Angleterre, mourut subitement; il fut excommunié par le Pape et ses os furent jetés aux bêtes féroces.

Ainsi s’accomplit la prédiction faite à Jeanne, en sa prison, par ses voix : « Vous aurez secours. Vous serez délivrée par une grande victoire. Prenez tout en gré. Ne vous souciez pas de votre martyre. Vous viendrez enfin au Royaume du Paradis. »

Que notre foi dans le Christ ressuscité l’emporte sur toutes nos craintes ! Soyez présente à nos côtés et contribuez encore à la sanctification de notre pays. Amîn.

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 58 sur le Cantique des cantiques

Porter du fruit en abondance


Je dois avertir chacun de vous à propos de sa vigne : qui en effet a jamais retranché en lui-même tout le superflu au point qu'il puisse penser ne plus rien avoir à tailler ?

Croyez-moi, ce qui est taillé repousse : les mauvais penchants chassés reviennent et l'on voit se réveiller les tendances endormies.

Il ne suffit donc pas de tailler sa vigne une seule fois, mais il faut s'y remettre souvent, et même si possible, sans arrêt.

Car, si vous êtes sincères, c'est sans arrêt qu'on trouve en soi quelque chose à tailler...

La vertu ne peut pas croître parmi les péchés ; pour qu'elle puisse se développer, il faut empêcher ceux-ci de prendre de l'ampleur.

Supprime donc le superflu, alors ce qui est nécessaire pourra surgir.


Pour nous, frères, l'époque est toujours celle de la taille, celle-ci s'impose toujours.

J'en suis sûr, en effet, nous sommes déjà sortis de l'hiver, de cette crainte sans amour qui nous introduit tous à la sagesse mais qui n'épanouit personne dans la perfection.

Lorsque l'amour survient, il chasse cette crainte comme l'été chasse l'hiver...

Que cessent donc les pluies de l'hiver, c'est-à-dire les larmes d'angoisse suscitées par le souvenir de vos péchés et la crainte du jugement...

Si « l'hiver est passé », si « la pluie a cessé » (Ct 2,11)..., la douceur printanière de la grâce spirituelle nous indique que le moment est venu de tailler notre vigne.

Que nous reste-t-il à faire, sinon nous engager tout entiers dans ce travail ?

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 04:50
De la valeur de la vie humaine (St Hilaire)

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur St Matthieu (Catena Aurea)

« Vous valez plus que beaucoup de passereaux »


Notre-Seigneur nous recommande donc de ne craindre ni les menaces, ni les outrages, ni la puissance des persécuteurs, parce que le jour du jugement dévoilera le néant et la faiblesse de leurs entreprises.


Il faut donc répandre continuellement la connaissance de Dieu, et révéler par la lumière de la prédication le profond secret de la doctrine évangélique, sans craindre nullement ceux qui n'ont de puissance que sur nos corps, et n'en ont aucune sur nos âmes.

Et « les cheveux de votre tête sont tous comptés », c'est dire si Notre-Seigneur prend soin de nous.

En effet, il ne serait pas digne de Dieu de compter ce qui doit périr.

Aussi, afin que nous sachions bien que rien de ce qui compose notre être ne doit périr, il nous assure que nos cheveux eux-mêmes ont été comptés.

Nous n'avons donc à craindre aucun danger pour nos corps, et Notre Sauveur nous confirme dans cette assurance par les paroles qui suivent :

-« Ne craignez pas, vous valez plus que beaucoup de passereaux. »

En disant cela, Notre-Seigneur montre qu'il préfère les fidèles qu'il a élus à la multitude des infidèles, parce que ceux-ci tombent sur la terre, tandis que ceux-là prennent leur vol vers les cieux.

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 21:45
Neuvaine à Sainte Jeanne d’Arc   Pour les chrétiens persécutés et pour le salut de la France

Réciter après la prière de chaque jour

Sainte Jeanne d’Arc, votre martyr est la grande victoire de Dieu sur nos ennemis. Intercédez, du Royaume des Cieux, pour que nous soyons préservés des guerres contre notre pays et des assauts contre notre foi. Que la France se souvienne de son rôle de « civilisatrice des Peuples ».

Prions

Seigneur, nous Vous rendons grâce car Vous avez béni notre pays en nous donnant Sainte Jeanne d’Arc: Suscitez encore de nombreuses vocations pour garder intacte la mission apostolique de la France. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur… Amîn.

Réciter ensuite un Notre Père, un Je Vous Salue Marie et un Gloire au Père.

Premier jour

Ste Jeanne, le Seigneur a chargé l’Archange saint Michel de vous apparaître et de vous annoncer votre mission de sauver le royaume de France.

Votre grand désir de servir Dieu et de tout faire pour lui plaire, vous font prononcer le « fiat » malgré vos craintes de ne pas être digne et capable d’accomplir cette mission.

Le Ciel vous a donné une épée pour combattre, et les voix de sainte Catherine et de sainte Marguerite pour vous guider.

Intercédez pour que nous puissions toujours répondre à notre vocation à nous sanctifier. Amîn.

Deuxième jour

Ste Jeanne, vous rendez visite au Dauphin de France. Vous lui révélez qu’il est le véritable héritier de France, et fils de roi, qu’il sera couronné à Reims et que vous êtes venue pour l’aider à accomplir ce désir du Ciel. Vous livrez ensuite de nombreuses batailles contre les Anglais, et vous en sortez toujours victorieuse.

Vous livrez également bataille au péché dans votre propre camp et vous demandez à vos soldats de retrouver « l’état de grâce ».

Intercédez maintenant pour que les fils et filles de notre pays se souviennent de leur baptême et retrouvent le chemin des sacrements. Amîn.

Troisième jour

La semaine de Pâques de cette année 1430, alors que vous vous trouvez dans un fossé de Melun, les voix de saintes Catherine et Marguerite vous annoncent que vous serez faite prisonnière avant la fête de la saint Jean et que Dieu vous viendra en aide durant cette épreuve.

Vous êtes alors envahie d’angoisse et tentée de ne pas vous soumettre à la Volonté du Seigneur afin de sauver votre vie.

Priez pour nous, afin que, à l’exemple du Christ notre Chef et de nos Saints Martyrs contemporains, nous ne cédions pas à l’épreuve et fassions toujours la volonté de Dieu, et non point la nôtre. Amîn.

Neuvaine à Sainte Jeanne d’Arc   Pour les chrétiens persécutés et pour le salut de la France

Quatrième jour

C’est le 26 Mai, après une rude bataille, que vous êtes prise par un archer du camp adverse. Vous êtes ainsi arrêtée et accusée par l’Inquisition d’hérésie et d’idolâtrie.

Malgré vos craintes et vos peurs, vous vous laissez emprisonner.

Vous gardez confiance en vos voix, et vous demandez l’intercession de vos Saints guides afin de répondre aux questions qui vous sont posées.

Demandez à Dieu, pour nous, à l’exemple de nos Saints Martyrs contemporains le courage et l’audace d’affirmer notre foi. Amîn.

Cinquième jour

Vous êtes torturée moralement, assaillie par de nombreux et interminables interrogatoires, abandonnée et trahie de tous, y compris du Roi, traitée comme une prisonnière de guerre, menacée corporellement par les gardiens de votre cellule, accusée de nombreuses fautes que vous n’avez pas commises, sans avocat.

Toujours docile aux conseils des voix de vos Saints guides, vous répondez sans crainte à tout ce que l’on vous demande.

Aidez-nous à toujours recourir à la prière dans nos difficultés. Amîn.

Sixième jour

Tous vos accusateurs s’acharnent pour vous faire faillir, pour vous faire contredire les faits que vous relatez ; ils vous accusent, vous menacent de tortures physiques, vous harcèlent sans cesse durant des heures ; en vain, vous avez toujours réponse à toutes les questions, jusqu’au jour, où, n’en pouvant plus, effrayée par la mort, vous reniez tout.

Puis, par la grâce de Dieu, vous acceptez avec courage le martyre et revenez sur vos reniements.

Malgré la reconnaissance de certains de vos juges de l’intervention divine dans votre conduite, vous êtes condamnée à mort par le supplice du feu.

Priez pour que la France qui, elle aussi renie le pacte multiséculaire qui la relie à son Seigneur, se relève et reprenne sa marche et se souvienne de ses promesses faites à Dieu. Amîn.

Neuvaine à Sainte Jeanne d’Arc   Pour les chrétiens persécutés et pour le salut de la France

Septième jour

Jeanne, vous êtes surnaturellement soutenue par le Ciel, mais vous n’échappez pas aux angoisses provoquées par la sentence.

Vous auriez préféré « être décapitée sept fois plutôt que brûlée et réduite en cendres».

Sur le bûcher une fois liée, vous demandez pardon aux anglais et à tous vos ennemis, pour les batailles livrées contre eux, et, d’une voix haute et claire, vous pardonnez à tous ceux qui vous ont condamnée.

« Mes saintes ne m’ont pas trompée, ma mission était de Dieu. Saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine, vous tous, mes frères et sœurs du Paradis, venez à mon aide…»

Au milieu des flammes, vous regardez la croix qui vous est présentée, et comme nos Saints Martyrs contemporains vous prononcez le Nom de Jésus avant de mourir.

Soyez notre modèle dans l’obéissance, dans la confiance en Dieu, et la persévérance dans notre mission. Amîn.

Huitième jour

Alors que le bourreau éteint le brasier afin que tous voient le cadavre défiguré de celle qui les a fait trembler, il écarte les cendres et le miracle apparaît devant leurs yeux effrayés: votre cœur est là, rempli d’un sang vermeil et semblant vivre encore!

Du soufre et de l’huile sont alors répandus dessus, le feu reprend puis s’éteint à nouveau, le laissant toujours intact.

Inquiet de ce miracle et craignant l’émotion du peuple, le cardinal d’Angleterre ordonne que vos os, vos cendres et surtout votre cœur soient jetés immédiatement dans la Seine.

Le bourreau dit alors : « J’ai grand peur d’être damné pour avoir brûlé une sainte »

Des cris s’élèvent dans la foule : « Nous sommes tous perdus car une sainte a été brûlée ! » Aidez-nous à servir Dieu et à ne chercher que la gloire du Ciel. Amîn.

Neuvième Jour

Après votre mort, mourut la prospérité des anglais en France.

Depuis le bûcher de Rouen, ils ne connurent que déceptions et défaites.

A leur grande honte et confusion, ils furent rejetés de tous les pays qu’ils avaient conquis.

Tous ceux qui avaient jugé avec mauvaise foi la Pucelle trouvèrent la mort peu de temps après la sienne.

L’évêque Cauchon, enrichi par le Roi d’Angleterre, mourut subitement; il fut excommunié par le Pape et ses os furent jetés aux bêtes féroces.

Ainsi s’accomplit la prédiction faite à Jeanne, en sa prison, par ses voix : « Vous aurez secours. Vous serez délivrée par une grande victoire. Prenez tout en gré. Ne vous souciez pas de votre martyre. Vous viendrez enfin au Royaume du Paradis. »

Que notre foi dans le Christ ressuscité l’emporte sur toutes nos craintes ! Soyez présente à nos côtés et contribuez encore à la sanctification de notre pays. Amîn.

Neuvaine à Sainte Jeanne d’Arc   Pour les chrétiens persécutés et pour le salut de la France
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 20:05
(Publié par "Pour une Culture de Vie" le 30/01/2015 Par Nancy Flanders de LiveActionNews, traduit par Campagne Québec-Vie )

(Publié par "Pour une Culture de Vie" le 30/01/2015 Par Nancy Flanders de LiveActionNews, traduit par Campagne Québec-Vie )

À l’âge de 12 ans, Martin Pistorius tomba grièvement malade. Après deux ans à passer la majeure partie de son temps à dormir, il devint si malade qu'il perdit toute habileté à bouger. Puis il perdit sa capacité à établir un contact visuel, et enfin sa capacité à parler. Il sombra dans le coma. Le diagnostique tombe, Martin est atteint d’une méningite cryptococcique. Aujourd’hui, sa famille nous raconte leur histoire.

Rodney et Joan, parents de Martin, racontent à la Radio Publique Nationale (NRP) que le corps médical a renvoyé Martin à la maison avec la consigne de le garder simplement confortable. Pour autant que l'on savait, Martin n'était tout simplement plus là, et ses parents se sont fait dire qu'il n'avait plus d'intelligence. Les médecins ont dit qu'il ne vivrait pas longtemps.

Mais Martin ne meurt pas. Le temps passe, la routine s’installe. Chaque matin, Rodney se lève à 5 h, habille Martin et l’emmène à un centre de soins spécialisés. Huit heures plus tard, il le récupère. Ils reviennent à la maison, Rodney le baigne, le nourrit et le met au lit. La nuit, le réveil sonne toutes les deux heures afin que ses parents aillent le retourner pour éviter les escarres.

Un homme se réveille après 12 ans de coma - il dit qu'il était conscient de « tout »

Ainsi s’écoulent 12 ans de leur vie sans que personne ne pense que Martin puisse comprendre la situation qu’ils vivent.

Joan se souvient très bien lui avoir un jour murmuré « j’espère que tu vas mourir ». Elle sait que c'est une chose épouvantable à dire, mais elle était épuisée émotionnellement et physiquement, Aussi, pas un instant elle aurait imaginé que son fils puisse l’entendre et la comprendre. Sauf que Martin était conscient de tout ce qui se passait pratiquement tout le temps.

Martin dit qu'environ deux ans après le début de son état végétatif, il commença à se réveiller. Et il dit qu'il était complètement conscient, mais incapable de bouger. Dans son livre Ghost Boy: My Escape From A Life Locked Inside My Own Body, Martin raconte sa vie tout au long de ces années.

« Ils étaient tous tellement habitués à mon absence qu’ils n’ont pas remarqué quand j’ai recommencé à être présent », raconte Martin. « La dure réalité m’a frappé. J’allais passer le reste de ma vie comme cela - totalement seul.»

Martin se sentait condamné. Condamné à une vie sans tendresse, sans amour et sans échappatoire. Martin décida d'arrêter de penser. Il endura la routine quotidienne: écoutant sa mère espérer sa mort, subissant les négligences et les abus du personnel infirmier, passant des heures devant la télévision au centre de soins spécialisés…

« Je ne peux même pas vous décrire à quel point je détestais Barney », (ce dessin animé dans lequel ce petit dinosaure chante des chansonnettes aux enfants.) dit-il.


Plus le temps passait, plus Martin voulait revivre. Il se permit de nouveau de réfléchir et à mesure que son esprit et son cœur guérissaient, son corps prit du mieux aussi.

Martin raconta à la NPR qu'il s'était mis à vivre dans son imagination et après quelque temps, il commença à exercer un certain contrôle sur son corps. Au début, ce fut la capacité de serrer la main de quelqu'un. Il fut capable de mieux s'asseoir. À ce moment-là, les médecins disaient à ses parents que son intelligence était du niveau d'un enfant de trois mois. Heureusement, une infirmière réussit à convaincre ses parents d'obtenir une deuxième opinion. On lui a fait passer un test dans lequel il devait identifier différents objets et il l'a réussi.

Sa mère quitta son emploi et commença à travailler avec son fils au quotidien. Martin recommença à communiquer grâce à un ordinateur. À partir de ce moment-là, sa vie s’améliora chaque jour un peu plus. Après un premier emploi, il démarra une entreprise et alla à l’université. Aujourd’hui Martin est marié et heureux.

L’histoire de Martin est incroyable et nous invite à nous poser la question suivante: combien de personnes vivent actuellement la situation que Martin a vécue pendant 12 ans? Terri Schiavo réagissait plus à l'entourage que Martin pendant plusieurs années. Et pourtant on l'a fait mourir de faim. Était-elle consciente pendant tout ce temps de ce qu'on lui faisait ? En ce moment même, il y a des gens qui vivent dans un état « végétatif », semblable à celui dans lequel Martin a vécu. Beaucoup d’entre eux sont traités comme s'ils n'existaient plus, comme si leur vie ne valait plus rien. Mais avec l’histoire de Martin comme preuve que la vie est toujours importante, pouvons-nous vraiment continuer à faire de telles suppositions ? Pouvons-nous continuer.à croire qu'affamer une personne jusqu'à la mort est la bonne chose à faire alors que nous pourrions travailler plus fort pour la stimuler et lui fournir des thérapies qui pourraient l'aider à récupérer ses capacités ?

Chaque vie est importante. Celle de Martin le fut aussi et miraculeusement, il a été capable de le prouver.

Un homme se réveille après 12 ans de coma - il dit qu'il était conscient de « tout »
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 08:18
Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,5-14.

Mes frères, ce n'est pas nous-mêmes que nous prêchons, mais le Christ Jésus notre Seigneur. Quant à nous, nous sommes vos serviteurs en considération de Jésus.
Car Dieu, qui a dit : Que la lumière brille du sein des ténèbres, c'est lui qui a fait luire sa clarté dans nos cœurs, pour que nous fassions briller la connaissance de la gloire de Dieu, laquelle resplendit sur la face du Christ.
Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin qu'il paraisse que cette souveraine puissance de l'Evangile vient de Dieu et non pas de nous.
Nous sommes opprimés de toute manière, mais non écrasés ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ;
persécutés, mais non délaissés ; abattus, mais non perdus ;
portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps.
Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle.
Ainsi la mort agit en nous, et la vie en vous.
Animés du même Esprit de foi, selon ce qui est écrit : " J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, " nous aussi nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons,
sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous présentera à lui avec vous.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,23-28.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas achevé de parcourir les villes d'Israël, que le Fils de l'homme sera venu.
Il n'y a pas de disciple au-dessus du maître, ni de serviteur au-dessus de son seigneur.
Il suffit au disciple d'être comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de maison Béelzéboul, combien plus les gens de la maison !
Ne les craignez donc point : car il n'y a rien de caché qui ne doive se découvrir, rien de secret qui ne doive être connu.
Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le au grand jour, et ce que vous entendez à l'oreille, publiez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut perdre l'âme et le corps dans la géhenne.

Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :

L'ancien Charalampos, maître de la prière mentale

Ces Liturgies, au cours desquelles, avec les yeux de son âme raffinée, il voyait clairement les divins Mystères et Celui qui c'était fait sacrificateur et victime devant le redoutable autel, c'est-à-dire le Seigneur. Entrant en extase devant ce qu'il contemplait, ses bras en étaient paralysés. Le chant s'interrompait ; il fondait en larmes. La Liturgie en était prolongée de beaucoup.

Quand il disait : « Avec crainte de Dieu, foi et amour approchez », il vivait personnellement cette crainte, et littéralement il tremblait rempli du sentiment de son indignité, en voyant le Verbe incarné et vivant qui était offert par ses mains, en nourriture mystique et comme boisson aux fidèles présents.

... souvent, de par l'ardente flamme de la prière ininterrompue, il ne fermait pas l'œil pendant deux ou trois jours. Par la suite, deux ou trois heures de sommeil lui étaient suffisantes pour accorder à son corps un indispensable repos. Quant à la nourriture, en été il plantait quelques plants de tomates. Il en mangeait un peu chaque jour, tantôt en salade avec un tout petit peu d'huile, tantôt sans huile lors des jeûnes avec un peu de pain, et il trompait ainsi la coquille de son corps.

Quoiqu'il eût déjà dépassé la cinquantaine, il allait jusqu'au bout des 1000 métanies qu'il avait la bénédiction de faire de la part de son Ancien, et il en rajoutait, puis il passait les nuits à veiller debout comme une colonne.

A cette époque, il avait déjà vécu beaucoup d'états spirituels surnaturels. Grâce à l'extrême concentration de son esprit (nous) il savourait le don de la prière pure sans distraction. Très souvent son esprit (nous) rentrait dans son cœur avec lequel il ne faisait plus qu'un.

... On peut se livrer pendant la journée au travail manuel, dans le jardin, sur les murets, mais l'esprit, qui est profondément imprégné de la douceur du parfum divin, même sans le vouloir, prie sans cesse et des larmes aussi fréquentes qu'abondantes jaillissent de tes yeux au seul souvenir du Christ ou de notre Toute Sainte.

... Mais à ceux qu'il avait initiés à l'œuvre de la prière mentale, il recommandait de remplacer une partie ou même la totalité de l'office par le chapelet, en répétant sans cesse le très doux nom de Jésus-Christ.

... je voudrais souligner que je connais des personnes qui, en suivant l'enseignement de l'Ancien, arrivent à prier quotidiennement, de bon matin, pendant trois à quatre heures, en plus des prières du soir et certaines autres. Je connais même des frères qui, grâce à la prière et à l'enseignement de l'Ancien, ont pris l'habitude de répéter la prière de façon ininterrompue pendant la journée, que se soit mentalement ou en chuchotant. Il y a des familles entières qui, au moins deux fois par jour, prient ensemble et disent sans exception les Complies et l'Acathiste à la Mère de Dieu.

J'en connais aussi beaucoup qui ont réussi à persuader leurs enfants de refuser la télévision au foyer comme constituant un obstacle au progrès spirituel.

... lorsque le chrétien est baptisé, il reçoit en lui la grâce divine ; il reçoit en lui le Christ. Mais avec le péché, il le chasse à nouveau hors de lui-même. Le Christ et le péché sont incompatibles. C'est pourquoi il nous est impossible de trouver Dieu en nous tant que le péché se dresse en face de nous comme un mur. Mais, heureusement, l'Église a le remède approprié. C'est le repentir et la confession.

Beaucoup de gens viennent, qui s'intéressent à la prière mentale. Nous commençons par leur dire : "Vous êtes-vous déjà confessé ? Communiez-vous ? Vivez-vous en chrétiens ?, etc. S'ils disent oui, alors nous allons plus avant. Si c'est non, nous ne nous perdons pas en paroles vaines.

En premier lieu, mon enfant, posons comme principe le repentir et la confession. Ensuite il nous faut suivre les conseils d'un maître qui connaisse la prière mentale.

Venons-en maintenant à la question : est-ce que les laïcs peuvent dire la prière mentale ? À cela nous répondons qu'ils le peuvent et ceci indépendamment des progrès qu'ils feront. Nous avons d'excellents laïcs, qui ont progressé spirituellement plus que nous, les moines. Mais cela reste des exceptions.

D'ailleurs, si cela était si facile dans le monde, on n'aurait pas besoin de partir dans des monastères et dans les montagnes. Dans l'Évangile, le Christ dit à Marthe :"Tu te soucies et tu t'agites pour beaucoup de choses."

Les laïcs sont comme Marthe. Tous ceux qui vivent en chrétiens servent le Christ, mais surtout les choses matérielles. Le moine authentique est comme Marie, qui est assise à ses pieds. Il contemple Sa gloire. Il devient un ami du Christ, comme Lazare et, comme un ami, il a aussi l'audace de demander tout ce qu'il veut. Nous avons des cas de laïcs qui ressemblent davantage à Marie, mais nous avons aussi des moines qui ne ressemblent même pas à Marthe.

... Tu m'écris que tu ressens parfois intérieurement une douleur à la poitrine, qui te cause de la gêne et une sensation de suffocation. Tu dois, mon enfant, y faire bien attention. Une chose est la douleur causée par la soif de prière, autre chose est celle causée par quelque autre raison ou quelque trouble. As-tu remarqué que parfois lorsque tu tardes à manger, le ventre proteste et te fait mal ? Il en est de même pour l'âme, pour tous ceux qui l'ont habituée à une nourriture spirituelle.

Personnellement, je le ressens très souvent. S'il m'arrive d'avoir des soucis et des contrariétés au point que je ne peux me concentrer pendant mon temps de prière, mon cœur en ressent une telle douleur, une telle soif, que j'en souffre, sans que personne m'incommode. Je me sens obligé de courir dans ma cellule. Je penche ma tête en direction de mon cœur ; précisément là où cela fait mal. Je retiens mon souffle autant que je peux, en disant avec voracité et sans interruption la prière. Je peux même la dire cent ou deux cents fois en une seule inspiration.

Mais, me diras-tu, est-il possible de la dire autant de fois ? Quoi, allons-nous dire des mensonges ? Si rapidement et d'une façon si pure, que ton intellect se colle au fond du cœur. La douleur ne cesse pas. L'intellect et le cœur, sont très affectés par la rétention de la respiration.

Mais cependant l'âme l'exige, après cette grande contrainte et la souffrance, vient le débordement. L'âme se fond en larmes très douces. On ressent la présence du Seigneur en elle. Il s'ensuit une telle tendresse, une telle flamme, un tel amour pour le Christ et notre Toute Sainte, qu'à ce moment-là, c'est avec la plus grande joie que tu donnerais ta tête à couper pour le Christ. C'est alors que je me suis rendu compte à quel point le martyre fut une joie pour nos saints. Ils se sont consacrés entièrement au Christ et c'est pourquoi régnait sans cesse en eux un profond amour.

Parfois aussi, sans que l'âme soit privée de prière, elle ressent en elle une douleur. Cela veut dire qu'il faut que nous nous contraignions davantage dans la Prière. C'est le signe avant-coureur, qu'une tentation va survenir. C'est pourquoi il faut que nous soyons bien armés. Parfois cependant, cela signifie que quelqu'un d'autre a besoin de prière.

Bien sûr, quand quelqu'un progresse dans la science de la prière, il s'en rend compte. Moi, quand cela m'arrive, je commence à dire la Prière pour ceux dont je sais qu'ils en ont besoin. Quand j'en arrive à la personne précise qui a particulièrement sollicité de l'aide, alors spontanément l'âme déborde de larmes brûlantes. Alors le cœur devient plus tendre, la souffrance disparaît et l'âme s'emplit d'amour pour Dieu comme pour le frère qui a demandé de l'aide.

HIÉROMOINE JOSEPH DE DIONYSIOU
L'ANCIEN CHARALAMPOS
LE MAÎTRE DE LA PRIÈRE MENTALE
TRADUIT DU GREC PAR YVAN KOENIG
INTRODUCTION DE JEAN-CLAUDE LARCHET


GRANDS SPIRITUELS ORTHODOXES DU XXe SIÈCLE
L'AGE D'HOM
ME

Le Père Charalampos est - avec le Père Éphrem de Philothéou (né en 1927) et le Père Joseph de Vatopaidi (1921-2009) - l'un des plus fameux disciples du grand Joseph l'Hésychaste (1898-1959), auquel ont été consacrés deux volumes de cette collection .
Ce livre, qui retrace sa vie, dépeint sa personnalité spirituelle et trans¬met ses principaux enseignements, a été écrit par l'un de ses disciples, le hiéromoine Joseph, qui a vécu auprès de lui de 1965 jusqu'à son décès en 2001.
Le Père Charalampos (dans le monde Charalampos Galanopoulos) est né autour de 1910 dans une famille de Grecs du Pont émigrée en 1880 dans la Russie voisine. A la suite de la révolution russe, toute la famille revint en Grèce en 1922 et s'installa au nord du pays, dans la région de Dr
ama.
... Il se rendit en 1950 à la Sainte Montagne où il demanda à être reçu dans la petite communauté de l'Ancien Joseph l'Hésychaste.

... L'une des caractéristiques les plus frappantes des relations que le Père Charalampos entretenait avec son père spirituel est l'obéissance absolue, inconditionnelle, dont il faisait preuve à son égard en toutes circonstances. De l'avis même de ses compagnons, le Père Charalampos fut le disciple préféré de l'Ancien Joseph en raison de cette vertu qu'il possédait au plus haut degré et que les Pères considèrent comme une voie rapide de progrès spirituel et un chemin court de salut, parce qu'elle est pour le fidèle le moyen le plus radical de renoncement à sa volonté propre, laquelle est le principal obstacle à l'accomplissement de la volonté divine et à l'action de la grâce.
L'un des fruits de cette obéissance fut sans aucun doute la grande humi¬lité qui fut aussi une caractéristique majeure du Père Charalampos.
Cette humilité allait de pair avec une grande simplicité et une absence totale de malice ; l'Ancien garda jusqu'à la fin de ses jours une âme d'en¬fant.
Le Père Charalampos développa une méthode de prière mentale qui lui était propre et qu'il transmit à ses disciples. Brièvement évoquée dans ce livre, elle consistait à repousser les pensées (logismoi) - comme le préco¬nise la méthode traditionnelle, qui insiste beaucoup sur l'attention et la vigilance (nepsis ) - en disant mentalement la Prière plus vite qu'elles ne surgissaient. De ce fait, le Père Charalampos faisait journellement une quantité de prières inouïe, même en considérant que, selon la pratique de toute la communauté de l'Ancien Joseph, il utilisait une formule plus brève que la formule habituelle . Il me confia, lors d'un enseignement qu'il me donna, qu'il faisait habituellement 24 chapelets de 300 grains, soit 7200 prières par heure ; sachant qu'il ne dormait que deux heures par jour et qu'il lui arrivait de consacrer toute la journée à la prière, il pouvait en une journée totaliser presque 160 000 prières . L'idée d'exploit lui étaitévidemment étrangère, et il n'était nullement à la recherche de la quantité, mais appliquait à sa manière le commandement du Christ et de l'Apôtre d'être constamment vigilant et de prier sans cesse, l'esprit et le cœur concentrés sur Dieu seul.
Le Père Charalampos acquit dans ce domaine une expérience considérable, et la réputation non seulement de disposer comme les anciens d'une méthode (methodos ) de prière bien définie et rigoureuse, mais d'être au Mont-Athos, dans les dernières décennies du XXe siècle, le plus grand maître (didaskalos) de la prière hésychaste.
Dans le même temps le Père Charalampos acquit une grande réputation comme confesseur et père spirituel.
... Il faut signaler aussi qu'il mena jusqu'à la fin une vie très ascétique : les trois jours de jeûne hebdomadaires (lundi, mercredi, vendredi), il s'abstenait de toute nourriture et de toute boisson. Les autres jours, il se contentait d'un unique repas frugal. Il ne dormait que deux heures par jour. En plus de sa charge de célébrant, de confesseur et d'higoumène, il participait au travail physique de la communauté. A la fin de sa vie, on pouvait le voir au monastère de Dionysiou, occupé à d'humbles tâches, comme la vaisselle ou
le balayage.

Jean-Claude Larchet

Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur St Matthieu (Catena Aurea)

« Vous valez plus que beaucoup de passereaux »


Notre-Seigneur nous recommande donc de ne craindre ni les menaces, ni les outrages, ni la puissance des persécuteurs, parce que le jour du jugement dévoilera le néant et la faiblesse de leurs entreprises.


Il faut donc répandre continuellement la connaissance de Dieu, et révéler par la lumière de la prédication le profond secret de la doctrine évangélique, sans craindre nullement ceux qui n'ont de puissance que sur nos corps, et n'en ont aucune sur nos âmes.

Et « les cheveux de votre tête sont tous comptés », c'est dire si Notre-Seigneur prend soin de nous.

En effet, il ne serait pas digne de Dieu de compter ce qui doit périr.

Aussi, afin que nous sachions bien que rien de ce qui compose notre être ne doit périr, il nous assure que nos cheveux eux-mêmes ont été comptés.

Nous n'avons donc à craindre aucun danger pour nos corps, et Notre Sauveur nous confirme dans cette assurance par les paroles qui suivent :

-« Ne craignez pas, vous valez plus que beaucoup de passereaux. »

En disant cela, Notre-Seigneur montre qu'il préfère les fidèles qu'il a élus à la multitude des infidèles, parce que ceux-ci tombent sur la terre, tandis que ceux-là prennent leur vol vers les cieux.

Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :

« C’est Le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

PRIÈRE À NOTRE-DAME DU TRAVAIL - MOIS DE MAI, MOIS DE MARIE

Ô Marie, Mère de Miséricorde,

Aide-nous à travailler chaque jour
dans le respect, la liberté et la justice,
rends-nous forts dans la douleur,
simples et purs dans nos joies,
fermes et clairs dans les décisions que nous devons prendre.

Remplis-nous de foi, d’espérance et de charité
pour nous sentir frères et sœurs de tous
pour fortifier les faibles, réconforter les fatigués
et partager nos satisfactions et nos aliments
avec ceux qui n’en n’ont pas ou qui se sentent seuls.Amîn.

+++

Prière à saint Joseph artisan composée et indulgenciée par Pie XII, Pape de Rome

(PIE XII (1876-1958), Pape de Rome instituait en 1955 pour l’Eglise Latine et celles qui lui sont canoniquement unies la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année. Pour la sécurité de l’emploi dans nos familles et l’unanimité des cœurs tendus vers Dieu, nous nous unissons à nos frères et sœurs de l’Eglise d’Occident dans cette célébration)

« Notre méditation sur le parcours humain et spirituel de saint Joseph, nous invite à prendre la mesure de toute la richesse de sa vocation et du modèle qu’il demeure pour tous ceux et toutes celles qui ont voulu vouer leur existence au Christ, dans le sacerdoce comme dans la vie consacrée ou dans divers engagements du laïcat.

Joseph a en effet vécu dans le rayonnement du mystère de l’Incarnation. (…) Joseph nous livre le secret d’une humanité qui vit en présence du mystère, ouverte à lui à travers les détails les plus concrets de l’existence. Chez lui, il n’y a pas de séparation entre la foi et l’action.

Sa foi oriente ses actions de façon décisive. Paradoxalement, c’est en agissant, en prenant donc ses responsabilités, qu’il s’efface le mieux pour laisser à Dieu la liberté de réaliser son œuvre, sans y faire obstacle. Joseph est un « homme juste » (Mt 1, 19) parce que son existence est ajustée à la Parole de Dieu ».(Benoit XVI, Pape de Rome à Yaoundé)

PRIERE :

Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés.

Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

Amîn.

(Documentation Catholique, 13 avril 1958.)

Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :

SAINT ATHANASE, QUI ÊTES-VOUS ?
Docteur de l'Église
(29
6-375)



Saint Athanase naquit à Alexandrie, métropole de l'Égypte.

Sa première éducation fut excellente; il ne quitta le foyer paternel que pour être élevé, nouveau Samuel, dans le temple du Seigneur, par l'évêque d'Alexandrie.

Athanase était simple diacre, quand son évêque le mena au concile de Nicée, dont il fut à la fois la force et la lumière.

Cinq mois après, le patriarche d'Alexandrie mourut, et Athanase, malgré sa fuite, se vit obligé d'accepter le lourd fardeau de ce grand siège.

Dès lors, ce fut une guerre acharnée contre lui. Les accusations succèdent aux accusations, les perfidies aux perfidies; Athanase, inébranlable, invincible dans la défense de la foi, fait à lui seul trembler tous ses ennemis.

La malice des hérétiques ne servit qu'à faire ressortir l'énergie de cette volonté de fer, la sainteté de ce grand cœur, les ressources de cet esprit fécond, la splendeur de ce fier génie.

Exilé par l'empereur Constantin, il lui fit cette réponse:

"Puisque vous cédez à mes calomniateurs, le Seigneur jugera entre vous et moi."

Avant de mourir, Constantin le rappela, et Athanase fut reçu en triomphe dans sa ville épiscopale.

Le vaillant champion de la foi eut à subir bientôt un nouvel exil, et deux conciles ariens ne craignirent pas de pousser la mauvaise foi et l'audace jusqu'à le déposer de son siège.

Toujours persécuté et toujours vainqueur, voilà la vie d'Athanase; il vit périr l'infâme Arius d'une mort honteuse et effrayante et tous ses ennemis disparaître les uns après les autres.

Jamais les adversaires de ce grand homme ne purent le mettre en défaut, il déjoua toutes leurs ruses avec une admirable pénétration d'esprit.

En voici quelques traits.

En plein concile, on le fit accuser d'infamie par une courtisane; mais il trouve le moyen de montrer que cette femme ne le connaissait même pas de vue, puisqu'elle prit un de ses prêtres pour lui.

Au même concile, on l'accusa d'avoir mis à mort un évêque nommé Arsène, et coupé sa main droite; comme preuve on montrait la main desséchée de la victime; mais voici qu'à l'appel d'Athanase, Arsène paraît vivant et montre ses deux mains.

Une autre fois, Athanase, poursuivi, s'enfuit sur un bateau; puis bientôt il rebrousse chemin, croise ses ennemis, qui lui demandent s'il a vu passer l'évêque d'Alexandrie:

"Poursuivez, leur dit-il, il n'est pas très éloigné d'ici."

Ses dernières années furent les seules paisibles de sa vie.

Enfin, après avoir gouverné pendant quarante-six ans l'Église d'Alexandrie, après avoir soutenu tant de combats, il alla recevoir au Ciel la récompense de "ceux qui souffrent persécution pour la justice".


(Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.)

Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.

Prière de Saint François

Tu es le seul Saint, Seigneur Dieu,
Toi qui fais des merveilles
!

Tu es fort, tu es grand,
Tu es le Très-Haut, Tu es le roi tout-puissant,
Toi, Père saint, roi du ciel et de la te
rre.

Tu es trois et un, Seigneur Dieu,
Tu es le bien, Tu es tout bien, Tu es le souverain bien,
Seigneur Dieu vivant et v
rai.

Tu es amour et charité, Tu es sagesse,
Tu es humilité, Tu es patience,
Tu es beauté, Tu es douceur,
Tu es sécurité, Tu es repos,
Tu es joie, Tu es notre espérance et notre joie,
Tu es justice, Tu es mesure,
Tu es toute notre richesse et s
urabondance.

Tu es beauté, Tu es douceur,
Tu es notre abri, notre gardien et notre défenseur,
Tu es la force, Tu es la fraîch
eur.

Tu es notre espérance,
Tu es notre foi,
Tu es notre amour,
Tu es notre grande douceur
Tu es notre vie éternelle,
grand et admirable, Seigneur,
Dieu tout puissant, ô
bon Sauveur

*
Que le Seigneur te bénisse et te garde,
Que le Seigneur te découvre sa Face et te prenne en pitié !
Qu’il tourne vers toi son Visage et te donne la
paix !

Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon pour la Nativité de Marie « l'Aqueduc », §10 -11 (trad. Éds Cisterciennes, p. 665-668)

« Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père »


Celui qui a dit :

« Je suis dans le Père et le Père est en moi » dit aussi : « Je suis sorti de Dieu et je suis venu » (Jn 8,42)...

Le Verbe s'est fait chair, et il habite désormais parmi nous (Jn 1,14).

Il habite à coup sûr dans nos cœurs par la foi, il habite dans notre mémoire, il habite dans notre pensée, et il descend jusque dans notre imagination elle-même.

Auparavant, en effet, quelle idée l'homme pouvait-il se faire de Dieu, sinon peut-être celle d'une idole que son cœur avait fabriquée ?

C'est que Dieu était incompréhensible et inaccessible, invisible et parfaitement insaisissable à la pensée.

Mais maintenant il a voulu qu'on puisse le comprendre, il a voulu qu'on puisse le voir, il a voulu qu'on puisse le saisir par la pensée.


« De quelle manière ? », demandes-tu.

Sans nul doute en étant couché dans une crèche, en reposant sur le sein de la Vierge, en prêchant sur la montagne, en passant la nuit à prier ; non moins qu'en étant cloué à la croix, en devenant livide dans la mort, « libre parmi les morts » (Ps 87,6 Vulg) et régnant sur l'enfer ; enfin en ressuscitant le troisième jour, en montrant aux apôtres la marque des clous, signes de sa victoire, et pour finir en regagnant devant eux les secrets du ciel.


De tous ces événements, en est-il un qui ne susciterait pas en nous une pensée vraie, fervente, sainte ?

Que je pense à l'un d'entre eux, n'importe lequel, c'est à Dieu que je pense, et à travers tout cela, il est mon Dieu.

Méditer ces événements, c'est la sagesse même...

C'est cette même douceur que Marie a puisée largement dans les hauteurs, pour la reverser sur nous.

Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :

Méditation du Père Lazarus-Mariam :

"A SINGLE MOMENT."

What you measure in time,

In seconds , minutes, hours , days , years ,

In the great silence of God does not exist.

It is just another unfolding of Gods life that eternally simply is.

In the House of God time dissolves away ;

Until it is the sacred time of the sanctuary

where there is no longer a separation between earth and eternity.

It is the final movement of being absorbed in to God,

Where all stands eternally still in the silence and solitude.

It is like the ocean that goes backwards and forwards gathering all in ,

And yet in this movement of being absorbed in to God even this movement

becomes eternal stillness,

As God simply is without beginning or end, all eternally is in the still point that is God .

Our thoughts , our prayers , our meditations we soon learn not to let them go from this still point ,

We keep everything safe there in God ,

Because only God is there ,

And the single eternal moment makes all eternally present to God.

Here is our worship of God in spirit and truth ,

A union with the heart of God .

God,and man dwelling together in unity in an eternity that begins now ,

Life or death as you perceive it no longer exists ,as we are simply with a good God ,and friend of man.

There is neither night or neither day as you see it ,

All is transcended in a far more powerful movement of the soul ,

Our life of prayer and work hidden away in the cell and Church is our life in the eternal ,

"Hidden with Christ in God forever " , is the single moment that will ever be , that

unfolds now.

Father Lazarus Mariam

Samedi 2 Mai 2015, Eléments pour la méditation :
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 07:36
NOUVELLES :  « LE VEILLEUR DE NINIVE »  Syrie, un décret présidentiel accorde des soins gratuits pour les proches des Syriens "tombés en martyrs".

NOUVELLES :

« LE VEILLEUR DE NINIVE »

Syrie, un décret présidentiel accorde des soins gratuits pour les proches des Syriens "tombés en martyrs".

Posted: 30 Apr 2015 09:07 AM PDT

Jeudi 31 avril 2015 - Le régime de Damas a décidé de fournir des soins médicaux gratuits aux proches des personnes qu'il considère "tombées en martyrs" en Syrie, pays ravagé par la guerre depuis plus de quatre ans, selon un décret présidentiel publié jeudi par l'agence Sana.

"Les parents, enfants, et époux des personnes tombées en martyrs, ou des personnes disparues lors d'opérations militaires menées par l'armée ou (tuées) par des groupes terroristes", bénéficieront de soins médicaux gratuits et de billets demi-tarif dans les transports, indique le décret promulgué par le président Bachar al-Assad. Profiteront également de cette faveur "toutes les personnes entièrement handicapées à cause des opérations militaires ou du fait de groupes terroristes, ainsi que leurs parents, leurs époux et leurs enfants".

Toutes les personnes tuées "en martyrs" ou blessés depuis le 15 mars 2011, début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, sont concernées. Selon une source de sécurité à Damas, une personne est reconnue comme "martyr" par un décret presidential.

Source l'Orient-le-Jour du 31-Avril 2015.

Comment suite à une telle information, les régimes hostiles au Président Assad peuvent-ils se montrer si aveugles et sourds à un changement d'attitude et d'esprit du régime syrien....C'est bien qu'il y a des objectifs géopolitiques caches.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

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