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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:41
Par Anthony Esolen, traduit par Pierre pour "France Catholique".Source: http://www.thecatholicthing.org/201...

Par Anthony Esolen, traduit par Pierre pour "France Catholique".Source: http://www.thecatholicthing.org/201...

Les tout derniers chantres de la "Révolution Sexuelle" — cet immense marais d’épandage d’égouts, de misère humaine, de destruction de la famille, de passe-temps sordide, et de juristes — ont sans cesse soutenu que la radicale rupture anthropologique jamais subie par l’homme, distinction entre mariage et naissances, et autres simples faits naturels n’aura aucune incidence (aucune, pas de souci...) sur le mariage, les naissances, la famille, la vie en société.

À quoi je réponds : « N’avez-vous pas déjà tenu ce langage ? » En quoi, précisément, la révolution sexuelle a-t-elle été bénéfique ? Parmi ces pseudo-prophéties lesquelles ont-elles ont abouti ?

Ils nous ont expliqué que la libéralisation des lois sur le divorce — le "Consentement mutuel" promu sans réfléchir par les "Libertariens" — n’aurait aucune, absolument aucune, conséquence sur la fréquence des divorces. Les nouvelles lois sur le divorce rendraient simplement le divorce moins douloureux pour le couple, et donc pour les enfants. Voici d’excellents effets des "bons" divorces.

Miracle de sympathie et de maturité, en grandissant, les enfants seraient heureux d’assister au bonheur de leurs parents. En fait, ils ne sauraient éprouver de bonheur autrement. Nul n’a pris la peine de demander comment les parents pourraient trouver du bonheur dans le chagrin de leurs enfants. Eh bien, les révolutionnaires se sont trompés là-dessus. Ou alors ce sont des menteurs ; aucune autre définition.

On nous raconte que "tout le monde le fait", le "le" devenant de plus en plus contraire à la morale et à la nature, fondant ces déclarations sur les recherches menées par ce pédophile et imposteur Alfred Kinsey. Par conséquent, disent-ils, considérer la fornication avec le sourire n’allait rien changer, si ce n’est exempter tout le monde de tout reproche, et permettre de faire ouvertement et honnêtement ce qu’on faisait fautivement et secrètement.

En une génération, les rapports entre sexes ont été bouleversés et les filles (et aussi les garçons) qui voulaient pratiquer la vertu de prudence, et même la plus difficile vertu de chasteté, furent "dégradés", rejetés, isolés. Jadis, le cœur d’un garçon bondissait au baiser d’une fille. Désormais, il peut à peine faire semblant d’un peu d’affection à moins que la fille le mène à l’extase. Eh bien, les révolutionnaires se trompaient aussi sur ce sujet. Ou alors, ils mentaient. On nous raconte que la pornographie était un passe-temps innocent pour les gens qui s’y intéressaient. Rien de commun avec la violence. Aucun effet nocif sur la culture. Et facile à tenir hors de portée des enfants. Aucun effet, absolument aucun, pas de souci. Devrai-je ajouter un commentaire ? Ils avaient tort, ou alors, ils mentaient.

On nous a dit que la pilule réduirait le nombre d’enfants conçus hors mariage, et que la libéralisation des lois sur l’avortement n’aurait aucune conséquence, soyez bien rassurés, sur le nombre de femmes souhaitant y avoir recours. S.S. Paul VI prévoyait tout autrement dans "Humanae Vitae". Désormais, aux USA, quarante pour cent des enfants naissent hors mariage, et la plupart grandiront sans logement stable. Et, selon la Cour Suprême elle-même, l’avortement est entré intimement dans la vie des femmes comme une protection contre une grossesse accidentelle survenant en "faisant la chosette", contre quoi il n’y a actuellement aucune perspective de retour en arrière. À nouveau, disons que les révolutionnaires avaient tort. Ou bien, ils mentaient.

Je devrais dire qu’ils mentaient "à nouveau", car les preuves qu’ils présentaient devant les tribunaux avaient toujours été l’œuvre de faussaires. Ils racontent que l’initiation sexuelle des petits enfants par de douces et gentilles personnes plus âgées ne leur ferait guère de mal, sauf si les parents intervenaient. Ils avaient oublié quelque temps l’avoir déjà dit, mais maintenant que l’Église Catholique a fait le ménage, ils oublient qu’ils ont oublié, et commencent à chanter la même chanson : çà ne fait pas de mal, aucune inquiétude. Ils se trompaient, ou alors, ils mentaient et mentent encore.

Ils prétendent que l’Acte "ERA" [Acte sur l’égalité des Droits], jamais promulgué mais utilisé comme si c’était une loi, n’aboutirait à aucune absurdité telle qu’envoyer les femmes au combat, fermer les Facultés pour étudiants de même sexe, ouvrir des toilettes unisexe, et banaliser l’homosexualité. Rien de tout cela, pas de souci. Erreur, ou bien mensonges. Où avaient-ils raison ?

Les relations entre hommes et femmes ont-elles jamais été plus soupçonneuses, plus chargées de colère et de honte ? Selon leurs propres aveux, les Facultés sont des jungles sauvages d’agressions et de viols. Il n’en était pas ainsi avant que les révolutionnaires fassent leur œuvre.

Ils prétendaient que l’avortement n’ouvrirait pas la porte à l’euthanasie. Ils sont maintenant contents que l’euthanasie ait abouti, et ils déclarent que l’euthanasie, extinction médicalement assistée, ne mènerait pas à la mort de personnes âgées sans leur consentement. En fait, elle a abouti à la mort de personnes âgées sans leur consentement. Des vieillards agonisent — sans souffrir, dit-on — tous les jours, dans tous le hopitaux du pays. Pas de souci.

On nous avait raconté qu’étendre aux couples de même sexe la notion (non pas la réalité, inconcevable, mais le faux-semblant) de mariage n’aurait pas le moindre effet, rien du tout, sur la vie dans le pays. Aucun effet sur ce qu’on enseignerait aux enfants à l’école. Aucun effet sur tous les jeunes se lançant dans un essai contre nature. Aucun effet sur la liberté religieuse. Aucun effet sur la liberté de parole.

Aucun effet ne pouvait atteindre de tels domaines car, nous disait-on, le comportement en question était parfaitement naturel, adopté par des gens parfaitement sains. Ce n’était nullement un désordre moral et psychologique, impossible à considérer comme naturel,et ne pouvant être maîtrisé que par la contrainte. Aucune conséquence, absolument aucune, il n’y a pas matière à inquiétude. Et, à propos, si vous n’êtes pas d’accord, disparaissez.

En quoi leurs prédictions ont-elles été justifiées ? Pourquoi leur ferions-nous confiance maintenant ?

Source : http://www.thecatholicthing.org/201...

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:50
Cette parole n'est pas de moi mais du Père qui m'a envoyé (Jean de la Croix)

Par Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église Latine. Dans « La Montée du Carmel », livre 2, ch. 22

« La parole que vous entendez n'est pas à moi : elle est du Père, qui m'a envoyé »


La raison principale pour laquelle sous la Loi ancienne il était permis d'interroger Dieu et qu'il convenait aux prophètes et aux prêtres de désirer des visions et des révélations divines, c'est que la foi n'était pas encore fondée, ni la Loi évangélique promulguée...

Mais maintenant..., il n'y a plus lieu d'interroger Dieu de cette manière, pour qu'il parle et réponde comme autrefois. Car en nous donnant son Fils comme il l'a fait, son Fils qui est son unique Parole (Jn 1,1) car il n'en a pas d'autre, Dieu nous a tout dit en une fois et par cette seule Parole : il n'a plus rien à dire.

C'est le sens du passage où saint Paul dit aux Hébreux... :

-« Dieu a parlé à nos pères par les prophètes, souvent et de bien des manières ; dans les derniers temps, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par le Fils » (He 1,1)...


Voilà pourquoi celui qui voudrait interroger Dieu maintenant ou demander des visions ou des révélations non seulement ferait une sottise mais offenserait Dieu, parce qu'il cesserait de fixer les yeux sur le Christ et voudrait quelque chose d'autre ou de nouveau.

Dieu pourrait lui répondre : « Puisque je t'ai dit tout ce que j'avais à dire par la Parole qui est mon Fils, il ne me reste plus rien à te révéler ou à te répondre.

Fixe les yeux sur lui seul, car en lui j'ai tout déposé, en lui j'ai tout dit, tout révélé ; en lui tu trouveras bien plus que tout ce que tu peux désirer et demander...

Depuis le jour où je suis descendu sur lui avec mon Esprit au mont Thabor, en disant : ' Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour : écoutez-le ' (Mt 17,5), j'ai mis fin à tout autre enseignement, à toute autre réponse...

Écoutez-le, parce que je n'ai plus rien à révéler, plus rien à manifester.

Si j'ai parlé autrefois, c'était pour vous promettre le Christ.

Quand on m'adressait des questions, elles concernaient l'espérance du Christ, en qui vous trouverez tout bien, comme le proclame maintenant la doctrine exposée par les évangélistes et les apôtres ».

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:47

Il était une fois…Quatre bougies et un petit bergé…

Cette histoire s'est passée il y a près de 2000 ans, dans un pays lointain, la Galilée. C'était un jour gris. Le brouillard recouvrait tout, et cachait même le soleil. Alors les deux bergers, Jean et Daniel, décidèrent d’emmener leurs moutons dans la montagne, là où il y a le soleil. Le petit Daniel, qui n'avait que 9 ans, ne quittait pas Jean d’une semelle. Cet épais brouillard lui faisait peur. Mais Jean était grand et fort, il le protègerait ! Un agneau blanc comme neige sautillait autour d’eux en bêlant. Alors Jean le confia à Daniel :
« Tiens, dit-il, c’est notre plus jeune agneau. Veille bien sur lui ! ».
Daniel était fier, il ne lâchait pas des yeux son petit agneau, et la nuit, il le réchauffait contre sa poitrine.
Au bout de six jours, il ne restait plus d’herbe dans le pré. Il fallait rentrer pour mener les moutons ailleurs. Daniel voulut aider Jean à rassembler le troupeau, mais celui-ci refusa :
"Repose-toi, lui dit-il, tu as eu suffisamment à faire avec ton agneau !".
C’était vrai : sans arrêt, le petit berger avait dû le chercher et le rattraper. Daniel s'assit alors sous un arbre et l'agneau se blottit contre lui et s'assoupit. Bientôt, Daniel s’endormit. Alors, il sentit une merveilleuse odeur de roses et de lys. Il essaya d’ouvrir les yeux, mais ses paupières étaient trop lourdes. Il crut entendre aussi des chants de fête. Puis plus rien. Quand il réussit à ouvrir les yeux, Jean se tenait devant lui, l’air fâché :
« Où est l'agneau ? » lui demanda-t-il.
Daniel bondit, il appela l'agneau blanc. Il le chercha partout. Ce fut en vain : il ne le trouva nulle part. L’agneau avait disparu.
Jean lui dit alors : « Il faut absolument que tu le retrouves ! »
Et comme la nuit était noire, et qu’il voyait bien que Daniel avait un peu peur, Jean alla chercher dans sa chambre la lanterne qu’un voyageur lui avait donnée en disant qu’elle guiderait toute personne en détresse. C’était une lanterne à quatre bougies et Jean recommanda à Daniel d’en prendre soin. Muni de cette lumière rassurante, Daniel partit à la recherche de son agneau. Il chercha pendant toute la nuit, et pendant toute la journée, sans trouver trace de l’agneau. Le soleil se couchait. Fallait-il continuer ? Où ? Comment ? Daniel était sur le point d’abandonner tout espoir, lorsqu’il entendit un bruit derrière un rocher.
« Agneau, mon petit agneau ! » cria-t-il.
Une grosse voix répondit :
« Ho ! Qu’est-ce que tu cherches ? Un agneau ? »
Et un grand homme se dressa tout à coup devant Daniel. Effrayé, le petit berger voulut se sauver.
« N’aie pas peur, dit l’homme, mais si tu cherches un agneau, tu le trouveras dans le champ des oliviers, là-bas. Je l’ai vu. Il est tout petit et blanc comme la neige.
« Oh ! Tu as trouvé mon agneau, s’écria Daniel, merci, merci ! Est-ce que je peux t’aider moi aussi ?
- Personne ne peut m'aider, dit l’homme, je suis dans les ténèbres.
- Non, non ! », dit Daniel, en tendant une de ses bougies à l’homme.
- Prends-la, elle t'éclairera ! Pourquoi me faudrait-il quatre bougies alors que tu n’en as aucune ? Trois me suffisent.
- Tu me la donnes ? A moi ?, s’étonna l’homme qui était un voleur, c’est la première fois dans ma vie que quelqu’un me donne quelque chose. Merci beaucoup ! ».
Le jour baissait. Daniel se dépêcha d’aller vers le champ d'oliviers pour enfin retrouver son agneau.
Mais où était-il donc ? S’était-il caché? Là-bas, il y a une grotte toute sombre, et dans la grotte, quelque chose bougeait ! Daniel se précipita… Mais c’était un loup ! Effrayé, Daniel voulut faire demi-tour, mais le loup l’attrapa par son manteau. Tremblant le petit berger essaya de se libérer. Aussitôt, le loup lâcha prise et se mit à gémir. Alors Daniel vit sa patte qui saignait et il n’eut plus peur du tout. Il déchira un morceau de son manteau et lui fit un pansement.
« Là, repose-toi, dit-il, pour que ta blessure guérisse ».
Daniel voulut repartir, mais encore une fois le loup attrapa son manteau et le regarda :
« Tu veux que je reste près de toi ? C’est ça ? Je ne peux pas. Je dois chercher mon agneau. Lui aussi a peut être besoin de mon aide ».
Daniel réfléchit, puis posa une bougie à côté du loup :
« Tiens, loup, cette lumière te réconfortera et te tiendra compagnie. Deux bougies me suffisent. Jean sera d’accord »
Le loup la garda tout content, et Daniel s’en alla.
Daniel chercha toute la nuit sans rien trouver. Au matin, il entra dans une petite ville. Un mendiant l’arrêta sur son chemin :
« Un peu d’argent ! Donne-moi juste une petite pièce, s’il te plaît ? »
Daniel s’arrêta : « Je n'ai rien non plus, je ne suis qu’un pauvre berger à la recherche de son agneau. L'avez-vous vu? »
- Je ne vois que la misère, dit le vieil homme, ma maison c’est une grotte toute sombre et froide »
- Alors, prends cette bougie, c'est tout ce que j'ai ! Elle te donnera un peu de chaleur et de lumière», dit Daniel.
Le mendiant prit la bougie en le remerciant et lui souhaita bonne chance.
Daniel passa toute la journée à demander aux gens s’ils n’avaient pas aperçu son agneau, mais personne ne l'avait vu. Découragé, il repartit dans les champs et s'installa au bord de la route pour passer la nuit. C'est alors qu'il sentit à nouveau le merveilleux parfum de roses et de lys. D’où venait-il donc ? Et voilà qu’il entendit aussi les chants de joie ! Sa dernière bougie n’éclairait presque pas dans le noir, mais Daniel suivit le bruit des chants. Bientôt il distingua une étable, il s’approcha et entra. Dans l’étable, il faisait presque aussi sombre que dehors. Daniel restait timidement près de la porte, il ne vit rien. Mais ensuite, il aperçut une tâche blanche. C’était son agneau !
« Approche-toi », dit gentiment une voix.
Muet de bonheur, Daniel obéit et vit, auprès de son agneau, un petit enfant couché sur la paille. Daniel se mit à genoux et posa sa dernière bougie à côté du bébé. Ce n’était qu‘une toute petite flamme, mais maintenant, elle se mit à briller comme un soleil. La pauvre étable fut éclairée comme une salle de fête ! Dans le ciel, les étoiles brillaient de plus en plus fort et les chants de joie retentissaient jusqu'aux bergers dans les champs !

De Marie Scheidl - Marcus Pfister, éditions Nord Sud

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:44
Sainte Monique qui êtes-vous? : Prière à Ste Monique

Sainte Monique qui êtes-vous?
Mère de Saint Augustin
(332-388
)

À l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332.

Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante.

Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières.

Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs.

Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix.

A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.

Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.

Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur ; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu.

C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu.

Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit :

" Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! "

Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans.

Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.

Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430.

Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.

Prière à Sainte Monique

Voici une Prière à Sainte Monique (332-388), Mère de Saint-Augustin d'Hippone qu'elle enfanta sur la terre et pour le ciel, pour la Conversion d’un fils. Pour toutes les mères qui prient pour que leurs enfants connaissent le vrai bonheur en Dieu.


Prière à Sainte Monique :

« Ô mère, illustre entre toutes les mères, la chrétienté honore en vous l'un des types les plus parfaits de l'humanité régénérée par le Christ. Avant l'Évangile, durant ces longs siècles où la femme fut tenue dans l'abaissement, la maternité ne put avoir qu'une action timide et le plus souvent vulgaire sur l'homme ; son rôle se borna pour l'ordinaire aux soins physiques ; et si le nom de quelques mères a triomphé de l'oubli, c'est uniquement parce qu'elles avaient su préparer leurs fils pour la gloire passagère de ce monde. On n'en rencontre pas dans l'antiquité profane qui se soient donné la tâche de les enfanter au bien, de s'attacher à leurs pas pour les soutenir dans la lutte contre l'erreur et les passions, pour les relever dans leurs chutes ; on n'en trouve pas qui se soient vouées à la prière et aux larmes continuelles pour obtenir leur retour à la vérité et à la vertu. »

« Le christianisme seul a révélé à la mère et sa mission et sa puissance. Quel oubli de vous-même, Ô Sainte Monique, dans cette poursuite incessante du salut d'un fils ! Après Dieu, c'est pour lui que vous vivez ; et vivre de cette manière pour votre fils, n'est-ce pas vivre encore pour Dieu qui daigne s'aider de vous pour le sauver ? Que vous importent la gloire et les succès d'Augustin dans le monde, lorsque vous songez aux périls éternels qu'il encourt, lorsque vous tremblez de le voir éternellement séparé de Dieu et de vous ? »

« Alors il n'est pas de sacrifice, il n'est pas de dévouement dont votre cœur de mère ne soit capable envers cette rigoureuse justice dont votre générosité n'entend pas frustrer les droits. Durant de longs jours, durant de longues nuits, vous attendez avec patience les moments du Seigneur; votre Prière redouble d'ardeur ; et espérant contre toute espérance, vous arrivez à ressentir, au fond de votre cœur, l'humble et solide confiance que le fils de tant de larmes ne périra pas. C'est alors que le Seigneur, « touché de compassion » pour vous, comme il le fut pour la mère éplorée de Naïm, fait entendre Sa Voix à laquelle rien ne résiste. « Jeune homme, s'écrie-t-il, je te le dis, lève-toi » ; et il rend plein de vie à sa mère celui dont elle pleurait le trépas, mais dont elle n'avait pas voulu se séparer. »

« Mais quelle récompense pour votre cœur maternel, Ô Sainte Monique ! Le Seigneur ne s'est pas contenté de vous rendre Augustin plein de vie ; du fond des abîmes de l'erreur et des passions, voici qu'Il l'élève sans intermédiaire jusqu'au bien le plus parfait. Vos instances demandaient qu'il fût chrétien catholique, qu'il rompît enfin des liens humiliants et funestes ; et voici que d'un seul bond, la Grâce l'a porté jusque dans la région sereine des conseils évangéliques. Votre tâche est plus que remplie, heureuse Mère! Montez au Ciel : c'est de là qu'en attendant l'éternelle réunion, vous contemplerez désormais la Sainteté et les œuvres de ce fils dont le salut est votre ouvrage, et dont la gloire si éclatante et si pure entoure dès ici-bas votre nom d'une douce et touchante auréole. »

« Du sein de la félicité que vous goûtez avec ce fils qui vous doit la vie du temps et celle de l'éternité, jetez un regard, Ô Sainte Monique, sur tant de mères chrétiennes qui accomplissent en ce moment sur la terre la dure et noble mission que vous avez remplie vous-même. Leurs fils aussi sont morts de la mort du péché, et elles voudraient, à force d'amour, leur rendre la seule vie véritable. »

« Après la Mère de Miséricorde, c'est à vous qu'elles s'adressent, Ô Sainte Monique, à vous dont les Prières et les larmes furent si puissantes et si fécondes. Prenez en main leur cause ; votre cœur si tendre et si dévoué ne peut manquer de compatir à des angoisses dont il éprouva si longtemps lui-même toute la rigueur. »

« Daignez joindre votre intercession à leurs vœux ; adoptez ces nouveaux fils qu'elles vous présentent, et elles seront rassurées. Soutenez leur courage, apprenez-leur à espérer, fortifiez-les dans les sacrifices au prix desquels Dieu a mis le retour de ces âmes si chères. Elles comprendront alors que la conversion d'une âme est un miracle d'un ordre plus élevé que la résurrection d'un mort ; elles sentiront que la Divine Justice, pour relâcher Ses droits, exige une compensation, et que cette compensation, c'est à elles de la fournir. Leur cœur se dépouillera de l'égoïsme secret qui se mêle si souvent dans les sentiments en apparence les plus purs. Qu'elles se demandent à elles-mêmes si elles se réjouiraient comme vous, Ô Sainte Monique, en voyant leur fils revenu au bien leur échapper pour se donner au Seigneur. S'il en est ainsi, qu'elles soient sans crainte ; elles sont puissantes sur le Cœur de Dieu ; tôt ou tard, la Grâce tant désirée descendra du Ciel sur le prodigue, et il revient à Dieu et à sa mère. »

« Amen. »


« Sainte Monique, Dieu de miséricorde, réconfort de ceux qui sont dans la douleur, les larmes que Sainte Monique vous offrit pour convertir son fils Saint Augustin à la foi du Christ. Par leurs prières, merci de nous aider à nous détourner de nos péchés et à trouver votre tendre pardon. Amen. »

« Ô Dieu, qui avez eu pitié des larmes de Sainte Monique et qui avez accordé à ses ardentes prières non seulement la conversion de son fils, mais son éclatante Sainteté, faites que nous Vous implorions pour nos enfants avec tant de Foi et d'humilité que nous obtenions comme elle leur salut et notre propre sanctification. Nous Vous en prions par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Sainte Monique, modèle des femmes chrétiennes, Priez pour nous !

Sainte Monique, qui, par vos prières et vos larmes, avez obtenu la conversion de votre fils, Priez pour nous !

Sainte Monique, Priez pour nous et pour nos enfants !

Sainte Monique qui êtes-vous? : Prière à Ste Monique
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:42
Notre Divin Médecin (St Athanase)

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 8 (trad. bréviaire)

« Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »


Le Verbe de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel, est arrivé dans notre région, bien qu'il n'en ait pas été loin auparavant.

En effet, il n'avait laissé aucune partie de la création privée de sa présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père.

Mais il s'est rendu présent en s'abaissant à cause de son amour pour nous, et il s'est manifesté à nous.

Il a eu pitié de notre race, il a eu compassion de notre faiblesse, il a condescendu à notre condition corruptible.

Il n'a pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les hommes.

Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du nôtre.

Dans le sein de la Vierge, il a construit pour lui-même le temple de son corps ; il en a fait son instrument adapté, pour se faire connaître et pour y demeurer.

Après avoir pris parmi nos corps un corps de même espèce, comme nous sommes tous soumis à la corruption de la mort, il l'a livré à la mort pour nous tous, et l'a offert à son Père.

Il a fait cela par amour pour les hommes.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:55
Cultiver sa vigne, porter du fruit en abondance (Saint Bernard)

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 58 sur le Cantique des cantiques

Porter du fruit en abondance


Je dois avertir chacun de vous à propos de sa vigne : qui en effet a jamais retranché en lui-même tout le superflu au point qu'il puisse penser ne plus rien avoir à tailler ?

Croyez-moi, ce qui est taillé repousse : les mauvais penchants chassés reviennent et l'on voit se réveiller les tendances endormies.

Il ne suffit donc pas de tailler sa vigne une seule fois, mais il faut s'y remettre souvent, et même si possible, sans arrêt.

Car, si vous êtes sincères, c'est sans arrêt qu'on trouve en soi quelque chose à tailler...

La vertu ne peut pas croître parmi les péchés ; pour qu'elle puisse se développer, il faut empêcher ceux-ci de prendre de l'ampleur.

Supprime donc le superflu, alors ce qui est nécessaire pourra surgir.


Pour nous, frères, l'époque est toujours celle de la taille, celle-ci s'impose toujours.

J'en suis sûr, en effet, nous sommes déjà sortis de l'hiver, de cette crainte sans amour qui nous introduit tous à la sagesse mais qui n'épanouit personne dans la perfection.

Lorsque l'amour survient, il chasse cette crainte comme l'été chasse l'hiver...

Que cessent donc les pluies de l'hiver, c'est-à-dire les larmes d'angoisse suscitées par le souvenir de vos péchés et la crainte du jugement...

Si « l'hiver est passé », si « la pluie a cessé » (Ct 2,11)..., la douceur printanière de la grâce spirituelle nous indique que le moment est venu de tailler notre vigne.

Que nous reste-t-il à faire, sinon nous engager tout entiers dans ce travail ?

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:52
Saint Alexandre, qui êtes-vous ?


Pape et martyr
(?-105-11
5)

Alexandre, né à Rome, gouverna l’Église de Rome sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine.

Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots :

Qui la veille du jour où il endura la passion ».

Ce Pape de Rome décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons.

Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires.

Il reçut la couronne du martyre en même temps que les prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée.

Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six prêtres, deux diacres et sacré cinq évêques pour divers lieux.

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine.

En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:50
« L'Esprit Saint vous enseignera tout »(Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »

La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:48
« L'Esprit Saint vous enseignera tout » ( Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »


La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:48
« L'Esprit Saint vous enseignera tout » ( Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »


La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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