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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 16:01
Sainte Solange, Qui êtes-vous ?


Vierge et martyre
(† v. 87
8)

Solange naquit aux environs de Bourges, au lieu-dit Villemont, à deux kilomètres du bourg de Saint-Martin-du-Crot. Instruite par ses parents dans la loi du Seigneur, elle donna dès les premières années de son existence les marques d'une rare piété et, à l'âge de sept ans, consacra sa virginité au Seigneur, l'époux des vierges. Dieu la combla de telles faveurs que, selon une antique et vénérable tradition, elle guérissait les malades et chassait les démons par sa seule présence. Occupée à garder les moutons de son père dans un pré du voisinage, elle occupait son temps à prier son divin maître et à s'entretenir familièrement avec lui.

Un jour, l'un des fils du comte de Bourges, peut-être Bernard, comte de Bourges et d'Auvergne, rencontra la jeune bergère Solange et fut séduit par sa grande beauté. Par des avances et des promesses d'abord, par des menaces ensuite, il s'efforça d'obtenir qu'elle consente à devenir son épouse. Mais, fidèle à son vœu, elle repoussa ce projet. N'avait-elle pas décidé de n'aimer que le Christ ? Alors le jeune homme, dans un élan de furie, l'enleva de force, la mit sur sa monture et l'entraîna avec lui dans une course folle. Mais la jeune fille, qui avait moins peur de mourir que d'être infidèle à son Seigneur, se déroba à son ravisseur et se laissa tomber à terre, au bord d'un ruisseau. C'est alors que, dans sa rage, le séducteur tira son épée de son fourreau et trancha la tête de la jeune bergère. Elle subit ce martyre à la fin du IXe siècle, un 10 mai (peut-être le 10 mai 878...).

La légende rapporte que la tête de Solange, bien que séparée du reste du corps, invoqua encore trois fois le saint Nom de Jésus. Toujours selon la légende, Solange, décapitée, prit sa tête dans ses mains et la porta jusqu'à l'église Saint-Martin. Elle fut donc ensevelie en l'église Saint-Martin du village de Saint-Martin-du-Crot. Mais par la suite, une nouvelle église fut édifiée à la place de l'ancienne, placée sous le vocable de Solange, et le bourg lui-même prit le nom de la sainte martyre : Sainte-Solange (c'est la seule commune de France à porter ce nom). Le Seigneur confirma par de nombreux miracles l'héroïcité des vertus de sa servante et son tombeau n'a jamais cessé d'être honoré par les fidèles du Berry qui vénèrent sainte Solange comme leur patronne spéciale.

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 15:59
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour (St Augustin)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°65 ; CCL 36, 490 (trad. bréviaire romain 4e jeu. Pâques rev.)

« Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour »


Le Seigneur Jésus affirme qu'il donne à ses disciples un commandement nouveau, celui de l'amour mutuel...

Est-ce que ce commandement n'existait pas déjà dans la loi ancienne, puisqu'il y est écrit :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » ? (Lv 19,18)

Pourquoi donc le Seigneur appelle-t-il nouveau un commandement qui est évidemment si ancien ?

Est-ce un commandement nouveau parce qu'en nous dépouillant de l'homme ancien il nous revêt de l'homme nouveau ? (Ep 4,24)

Certes, l'homme qui écoute ce commandement, ou plutôt qui y obéit, n'est pas renouvelé par n'importe quel amour mais par celui que le Seigneur distingue avec soin de l'amour purement naturel en précisant :

« Comme je vous ai aimés »...

Le Christ nous a donc donné le commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme lui il nous a aimés ; c'est cet amour-là qui nous renouvelle, qui fait de nous des hommes nouveaux, les héritiers de la nouvelle alliance, les chantres du « cantique nouveau » (Ps 95,1).


Cet amour-là, frères très chers, a renouvelé même les justes d'autrefois, les patriarches et les prophètes, comme il a renouvelé plus tard les saints apôtres.

C'est lui qui renouvelle maintenant les nations païennes. De tout le genre humain, dispersé sur toute la terre, cet amour suscite et rassemble le peuple nouveau, le corps de la nouvelle Épouse du Fils de Dieu.

Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour (St Augustin)
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:42
 Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Exhortation au martyre, 41-42 (trad. bréviaire rev.)

« Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi »


Si, en passant de l'incroyance à la foi, nous sommes « passés de la mort à la vie » (Jn 5,24) ne soyons pas étonnés que le monde nous hait.

Car tous ceux qui ne sont pas passés de la mort à la vie, mais qui demeurent dans la mort, ne peuvent pas aimer ceux qui sont passés de la demeure ténébreuse de la mort...aux « édifices faits de pierres vivantes » (1P 2,5) où règne la lumière de la vie...


Pour nous chrétiens voici venu le temps de nous glorifier, car il est dit :

« Nous nous glorifions dans nos épreuves, car nous savons que l'épreuve produit la persévérance, la persévérance produit la valeur éprouvée, la valeur éprouvée produit l'espérance, et l'espérance ne trompe pas.

Que seulement l'amour de Dieu soit répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint » (Rm 5,3-5)...


« De même que nous avons largement part aux souffrances du Christ, de même, par le Christ, nous sommes largement consolés » (2Co 1,5).

Accueillons donc avec une grande ferveur les souffrances du Christ ; qu'elles nous soient largement accordées, si nous voulons être largement consolés, puisque tous « ceux qui pleurent seront consolés » (Mt 5,5)...

Ceux qui participent aux souffrances participeront aussi à la consolation en proportion des souffrances qui les font participer au Christ.

Apprenez-le de l'apôtre qui a dit avec confiance :

« Nous le savons :

-puisque vous connaissez comme nous la souffrance, vous obtiendrez comme nous la consolation » (2Co 1,7).

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:34
Saint Pacôme, qui êtes-vous ?


Soldat païen converti et abbé
(292-348)


Pacôme naît en 292, en Égypte, dans la Haute-Thébaïde, au sein de l'idolâtrie, comme une rose au milieu des épines.

À l'âge de vingt ans, il fut enrôlé de force dans les troupes impériales, quand l'hospitalité si charitable des moines chrétiens l'éclaira et fixa ses idées vers le christianisme et la vie religieuse. À peine libéré du service militaire, il se fit instruire, reçut le baptême et se rendit dans un désert, où il pria un solitaire de le prendre pour son disciple.

« Considérez, mon fils, dit le vieillard, que du pain et du sel font toute ma nourriture ; l'usage du vin et de l'huile m'est inconnu. Je passe la moitié de la nuit à chanter des psaumes ou à méditer les Saintes Écritures ; quelquefois il m'arrive de passer la nuit entière sans sommeil.»

Pacôme, étonné, mais non découragé, répondit qu'avec la grâce de Dieu, il pourrait mener ce genre de vie jusqu'à la mort. Il fut fidèle à sa parole.

Dès ce moment, il se livra généreusement à toutes les rudes pratiques de la vie érémitique.

Un jour qu'il était allé au désert de Tabenne, sur les bords du Nil, un Ange lui apporta du Ciel une règle et lui commanda, de la part de Dieu, d'élever là un monastère.

Dans sa Règle, le jeûne et le travail étaient proportionnés aux forces de chacun ; on mangeait en commun et en silence ; tous les instants étaient occupés ; la loi du silence était rigoureuse ; en allant d'un lieu à un autre, on devait méditer quelque passage de l'Écriture ; on chantait des psaumes même pendant le travail.

Bientôt le monastère devint trop étroit, il fallut en bâtir six autres dans le voisinage. L'œuvre de Pacôme se développait d'une manière aussi merveilleuse que celle de saint Antoine, commencée vingt ans plus tôt.

L'obéissance était la vertu que Pacôme conseillait le plus à ses religieux ; il punissait sévèrement les moindres infractions à cette vertu.

Un jour, il avait commandé à un saint moine d'abattre un figuier couvert de fruits magnifiques, mais qui était pour les novices un sujet de tentation :

Comment, saint Père, lui dit celui-ci, vous voulez abattre ce figuier, qui suffit à lui tout seul à nourrir tout le couvent ? »

Pacôme n'insista pas ; mais, le lendemain, le figuier se trouvait desséché : ainsi Dieu voulait montrer le mérite de la parfaite obéissance.

Le saint abbé semblait avoir toute puissance sur la nature : il marchait sur les serpents et foulait aux pieds les scorpions sans en recevoir aucun mal ; lorsqu'il lui fallait traverser quelque bras du Nil pour la visite de ses monastères, les crocodiles se présentaient à lui et le passaient sur leur dos. Sur le point de mourir, il vit son bon Ange près de lui.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Saint Pacôme, qui êtes-vous ?
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:32
L'amour, source des vertus (Théodore d'Edesse / Philocalie)

C'est avec raison que l'amour est appelé source des vertus, fondement de la Loi et des prophètes.

Allons donc au bout de toute peine, jusqu'à ce que nous découvrions le saint amour. Par lui nous chasserons la tyrannie des passions, nous nous élèverons aux Cieux, portés par les ailes des vertus, et nous verrons Dieu autant qu'il est possible à la nature humaine.
(Théodore l'ascète d'Edesse, Philocalie, 82)

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:28
PRIÈRE D’UN FOYER À MARIE

PRIÈRE D’UN FOYER À MARIE

Sois notre intermédiaire, Mère de Miséricorde,
pour demander d’abord au Seigneur pardon de nos fautes :
nos manques d’écoute, nos impatiences
l’un vis à vis de l’autre,
et vis à vis de nos enfants,
l’amour que nous n’avons pas su partager
aujourd’hui dans notre travail et dans nos rencontres.

Marie, avec toi, ce soir, nous voulons dire merci !
Merci pour la joie que nous vivons au sein de notre foyer.
Merci pour la joie que nous avons de partager
avec les jeunes et pour l’aide que le Seigneur nous donne
afin de tenir nos responsabilités.
Toi, Marie, qui est mère, notre mère et notre modèle,
apprends-nous à accueillir les autres tels qu’ils sont,
avec leurs difficultés et leurs joies.
Apprends-nous à les aimer, à les écouter, à les aider.

Ce soir, ce qui nous rend tristes,
c’est de penser à tous ceux qui sont dans la peine :
les malades, les isolés, les enfants
qui ne peuvent goûter la joie d’un vrai foyer.
Aide-nous à être présents auprès d’eux.
Aide-nous à vivre une vie de vrais chrétiens,
dans notre foyer, notre quartier, nos milieux de travail,
auprès des enfants et des jeunes.

Marie, nous t’en prions, nous te demandons
de faire découvrir à nos enfants Jésus-Christ
vivant dans les événements de tous les jours.
Élargis notre cœur !

Inlassablement, réapprends-nous la prière que ton Fils nous a enseignée : Aboun d’bashmayo...(Notre Père)...

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:23
Saint Grégoire de Nazianze, qui êtes-vous ?


Évêque, Docteur de l'Église
(312-38
9)

La mère de saint Grégoire dut la naissance de ce fils à ses prières et à ses larmes. Elle se chargea elle-même de sa première éducation et lui apprit à lire, à comprendre et à aimer les Saintes Écritures. L'enfant devint digne de sa sainte mère, et demeura pur au milieu des séductions. "Un jour, raconte-t-il lui-même, j'aperçus près de moi deux vierges d'une majesté surhumaine. On aurait dit deux sœurs. La simplicité et la modestie de leurs vêtements, plus blancs que la neige, faisaient toute leur parure. À leur vue, je tressaillis d'un transport céleste. " Nous sommes la Tempérance et la Chasteté, me dirent-elles ; nous siégeons auprès du Christ-Roi. Donne-toi tout à nous, cher fils, accepte notre joug, nous t'introduirons un jour dans les splendeurs de l'immortelle Trinité. " La voie de Grégoire était tracée : il la suivit sans faiblir toute sa vie.

Il s'embarqua pour Athènes, afin de compléter ses études. Dieu mit sur le chemin de Grégoire, dans la ville des arts antiques, une âme grande comme la sienne, saint Basile. Qui dira la beauté et la force de cette amitié, dont le but unique était la vertu ! " Nous ne connaissions que deux chemins, raconte Grégoire, celui de l'église et celui des écoles. " La vertu s'accorde bien avec la science ; partout où l'on voulait parler de deux jeunes gens accomplis, on nommait Basile et Grégoire.

Revenus dans leur patrie, ils se conservèrent toujours cette affection pure et dévouée qui avait sauvegardé leur jeunesse, et qui désormais fortifiera leur âge mûr et consolera leur vieillesse. Rien de plus suave, de plus édifiant que la correspondance de ces deux grands hommes, frères d'abord dans l'étude, puis dans la solitude de la vie monastique et enfin dans les luttes de l'épiscopat.

À la mort de son père, qui était devenu évêque de Nazianze, Grégoire lui succède ; mais, au bout de deux ans, son amour de la solitude l'emporte, et il va se réfugier dans un monastère. Bientôt on le réclame pour le siège patriarcal de Constantinople. Il résiste : " Jusqu'à quand, lui dit-on, préférerez-vous votre repos au bien de l'Église ? " Grégoire est ému ; il craint de résister à la volonté divine et se dirige vers la capitale de l'empire, dont il devient le patriarche légitime. Là, sa mansuétude triomphe des plus endurcis, il fait l'admiration de ses ennemis, et il mérite, avec le nom de Père de son peuple, le nom glorieux de Théologien, que l'Église a consacré.

Avant de mourir, Grégoire se retira à Nazianze, où sa vie s'acheva dans la pratique de l'oraison, du jeûne et du travail.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:19
« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »:Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem /  CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME

« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »

Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem diacre et docteur de l'Eglise (mort en 373)

O Marie,

Mère de mon Dieu,

vous êtes la Reine du ciel et de la terre,

l'espérance des affligés.

Vous êtes entourée d'une auréole

plus radieuse que le soleil ;

vous êtes couronnée

de plus d'honneur que les chérubins,

de plus de sainteté que les séraphins ;

vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes.

Vous avez été l'unique espérance de nos pères,

la joie des prophètes,

la consolation des apôtres,

la gloire des martyrs,

l'honneur de tous les saints.

O Vierge,

qui apportez aux hommes

la lumière et la consolation !

O la plus accomplie,

la plus sainte des créatures !

A qui pourrai-je vous comparer ?

Vous êtes cet encensoir d'or

d'où s'exhalaient des parfums si doux.

Vous êtes la lampe

qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ;

vous êtes l'urne

qui renfermait la manne du ciel,

la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu.

Vous êtes l'arche de la sainte alliance ;

vous êtes le buisson ardent

qui brûlait sans se consumer.

Vous êtes la tige de Jessé

qui porte la plus belle de toutes les fleurs,

et cette fleur, c'est votre Fils !

Ce fils est à la fois Dieu et homme,

et vous êtes sa Mère !

C'est par vous,

ô Vierge Mère,

c'est par vous

que nous avons été réconciliés avec notre Dieu.

Vous êtes l'avocate des pécheurs

et l'espoir des âmes découragées ;

vous êtes le port assuré contre le naufrage ;

vous êtes la consolation du monde,

l'asile des orphelins,

la rançon des captifs,

le soulagement des malades,

le baume des infirmes,

le salut de tous.

En vous le solitaire trouve son repos,

et l'homme du monde son appui.

Nous venons donc,

ô sainte Mère de Dieu !

nous réfugier sous vos ailes protectrices.

Couvrez-nous de votre miséricorde ;

ayez pitié de nous.

Oui, les yeux baignés de larmes,

nous vous supplions d'obtenir,

par votre intercession bénie,

que votre divin Fils,

notre clément Sauveur,

ne nous rejette point à cause de nos péchés,

et ne nous condamne point comme des arbres stériles.

Amen.

CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME

O Mère des hommes et des peuples, toi qui ressens d’une façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal qui secouent le monde contemporain, reçois cet appel que nous adressons directement à ton Cœur.

Avec ton amour de Mère et de Servante du Seigneur, embrasse notre monde humain que nous t’offrons et te consacrons, pleins d’inquiétude pour le sort terrestre et éternel des hommes et des peuples...

O Mère Toute Pure, aide-nous à vaincre la menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes d’aujourd’hui et qui, avec ses effets incommensurables, pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l’avenir !
De la faim et de la guerre, délivre-nous !
De la guerre nucléaire, d’une autodestruction incalculable, de toutes sortes de guerres, délivre-nous !
Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous !
De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous !
De tous les genres d’injustice dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous !
De la facilité avec laquelle on piétine les commandements de Dieu, délivre-nous !
De la tentative d’éteindre dans les cœurs humains la vérité même de Dieu, délivre-nous !
De la perte de la conscience du bien et du mal, délivre-nous !
Des péchés contre l’Esprit Saint, délivre-nous ! Délivre-nous !

Ecoute, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes ! Chargé de la souffrance de sociétés entières !
Aide-nous, par la puissance de l’Esprit Saint, à vaincre tout péché : le péché de l’homme et le "péché du monde", le péché sous toutes ses formes.

Que se révèle encore une fois dans l’histoire du monde l’infinie puissance salvifique de la Rédemption, la puissance de l’Amour miséricordieux ! Qu’il arrête le Mal ! Qu’il transforme les consciences ! Que se manifeste pour tous la lumière de l’Espérance !

(Jean-Paul II de Rome, extraits de la Prière du 25 mars 1984.)

« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »:Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem /  CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 07:06

« Saint Jean Chrysostome, la bouche d’Or »

Saint Jean Chrysostome est un des Pères de l’Eglise. Né à Antioche au IVe siècle, cet évêque de Constantinople était considéré comme le plus grand prédicateur de son temps. Ses homélies sont encore d’une actualité très troublante. Tout en étant très concret dans ses conseils de vie pour les fidèles et les prêtres, il avait une grande liberté de parole notamment auprès des gouvernants et des puissants. Saint Jean était tellement écouté qu’il était surnommé « Chrysostome » c’est-à-dire « bouche d’Or » en grec.

Avec comme intervenants : Père Elysée (moine melkite) - Catherine Broc-Schmezer (Université de Bordeaux, ICP, Centre Sèvres) et Guillaume Bady (CNRS - Sources Chrétiennes)

Emission religieuse présentée par Thomas Wallut. Réalisation : Jean-Claude Salou.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:49
Aimer?...Souffrir?... (Benoît XVI, pape de Rome de 2005 à 2013)

Par Benoît XVI, pape de Rome de 2005 à 2013
Encyclique « Spe salvi », § 38-39 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés »


La mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre.

Cela vaut pour chacun comme pour la société.

Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine...

Le mot latin « con-solatio », consolation, l'exprime de manière très belle, suggérant un être-avec dans la solitude, qui alors n'est plus solitude.

La capacité d'accepter la souffrance par amour du bien, de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l'humanité, parce que si, en définitive, mon bien-être personnel, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l'emporte ; alors règnent la violence et le mensonge...


Souffrir avec l'autre, pour les autres ; souffrir par amour de la vérité et de la justice, souffrir à cause de l'amour et pour devenir une personne qui aime vraiment — ce sont des éléments fondamentaux d'humanité ; leur abandon détruirait l'homme lui-même.

Mais encore une fois surgit la question : en sommes-nous capables ? ...

À la foi chrétienne, dans l'histoire de l'humanité, revient justement ce mérite d'avoir suscité dans l'homme d'une manière nouvelle et à une profondeur nouvelle la capacité de souffrir de la sorte, qui est décisive pour son humanité.

La foi chrétienne nous a montré que vérité, justice, amour ne sont pas simplement des idéaux, mais des réalités de très grande densité.

Elle nous a montré en effet que Dieu — la Vérité et l'Amour en personne — a voulu souffrir pour nous et avec nous.

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