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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:27
PRIERE A NOTRE-SEIGNEUR (St Grégoire de Narek)

PRIERE A NOTRE-SEIGNEUR

par St Grégoire de Narek :

Tu me rends ma beauté première,
Ami des hommes, Sauveur béni, loué, exalté !
Refuge solide, abri sûr,
bonté qui exclus toute méchanceté,
Toi qui pardonnes le péché
et qui guéris toute blessure,
Toi qui peux réaliser l'impossible
et qui atteins l'inaccessible,
O Route de vie,
Toi qui es le premier guide
dans la voie de l'Amour,
Toi qui me conduis avec douceur
dans ma marche vers la Lumière,
Toi qui me donnes confiance
et ne m'abandonnes pas dans mes chutes,
Clarté sans ombre,
Toi qui m'enveloppes et me couvres
dans ma misère,
Toi qui m'illumines
des rayons de ta grandeur infinie,
Toi qui me rends glorieux
à nouveau dans ta Lumière,
Toi qui me renouvelles
et me rends ma beauté première,
donne-nous d'avoir part à ta Joie infinie,
recréés dans une pureté nouvelle
pour reproduire ton Image inaltérable.
Grégoire de Narek (X° siècle)

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:11
SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ? / Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)/

SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ?

Saint Epiphane (315-403) fut évêque de Salamine (Chypre).

Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde.
Significative est la question d'Epiphane :

« Quand et à quelle époque a-t-on jamais osé prononcer le nom de Marie sans tout de suite vous ajouter, si on est interrogé, "la Vierge?" »[1] Dire « Marie la Vierge » équivaut à dire qu'en Jésus-Christ, Dieu est vraiment avec nous et l'un de nous.

C'est la Vierge Marie qui nous a donné Jésus, source de miséricorde, et qui, en vertu des mérites de son Fils, nous en ensuite obtenu toutes les grâces que Dieu nous accorde: "Par vous, lui dit saint Epiphane, la paix céleste a été donnée au monde"[2]

Epiphane défend le juste culte marial contre les excès de son temps.
Contre les Colliridiani, Epiphane explique que Marie doit recevoir un culte, mais pas une adoration.


« La Vierge est certainement vierge et digne d'honneur ; cependant, elle n'a pas été donnée aux hommes pour être adorée. Au contraire, elle-même est adoratrice de Celui qui, selon la chair, est né d'elle, mais qui était descendu du Ciel et du sein du Père divin. »[3]
.
Et contre les féministes, qui, comme dans l'actuelle église anglicane, voulaient le sacerdoce ministériel, il explique que « Si telle était la volonté de Dieu, la fonction sacerdotale aurait été confiée d'abord à Marie, avant toute autre femme, parce qu'elle avait été digne de porter en son sein le Roi de l'univers.»[4]

Dans une lettre adressée aux chrétiens de l'Arabie en 377, il pose la question théologique de la mort de Marie.


« En effet l'Écriture se situe au-dessus de l'esprit humain et elle a laissé dans l'incertitude l'événement par respect envers cette vierge incomparable, pour couper court à toute pensée vulgaire et charnelle dans son égard. Nous ignorons si elle est morte ou si elle a été enterrée. »[5]


Pour lui, on ne sait pas comment Marie est morte, ni où c'est son corps.
Epiphane était palestinien, il n'est pas possible qu'il ignorât toute la littérature apocryphe mais pour lui, elle n'a pas de valeur.

[1] Saint Epiphane, Haer 78, 6: GCS 111, 456

[2] Saint Epiphane, Homilia in laudes S.Mariae Deiparae

[3] Saint Epiphane, Panarion, 79,4

[4] Saint Epiphane, Panarion 78, 6

[5] Saint Epiphane, Panarion, Haer. 78,11

Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde.

pour Pâques

Voici la Prière « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » de Saint Épiphane de Salamine (315-403), Évêque palestinien de Constantia (aujourd'hui Salamine) à Chypre et Père de l'Église pour l'Église orthodoxe et l'Église catholique. Ce magnifique poème est lu le Samedi saint. Il évoque la fonction libératrice du Christ. Croyant pouvoir se suffire à lui-même, Adam a choisi la désobéissance à son Créateur, qui voulait pourtant l’associer toujours plus étroitement à sa vie. Ce mauvais usage du libre arbitre a suscité une dégradation de la nature humaine, devenue dès lors esclave de ses passions. Le Christ descend pour délivrer l’homme et l’associer à Sa liberté souveraine.



La Prière de Saint Epiphane de Salamine « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » :

La Prière de Saint Epiphane de Salamine « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » :

La Prière de Saint Epiphane de Salamine « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » :

« Un grand silence règne, aujourd’hui, sur la terre. Dieu s’est endormi dans la chair et est allé réveiller celui qui dormait depuis des siècles : Adam, notre premier Père, la brebis perdue. Il va, pour le délivrer de ses liens, lui qui est en même temps son Dieu et son Fils. Adam, qui est tenu captif plus profondément que tous les hommes, entend le bruit des pas du Seigneur. Et lorsqu’il Le voit, plein de stupeur, il se frappe la poitrine. Le Christ lui ayant saisi la main, Il lui dit : «Eveille-toi, ô toi qui dors, je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d'entre les morts : moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains ; lève-toi, mon semblable, qui as été créé à mon image. Eveille-toi, sortons d'ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible. C'est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ; c'est pour toi que moi, le Maitre, j'ai pris ta forme d'esclavage ; c'est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre, et au-dessous de la terre ; c'est pour toi, l'homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts ; c'est pour toi, qui es sorti du jardin, que j'ai été livré aux juifs dans un jardin et que j'ai été crucifié dans un jardin. Vois les crachats sur mon visage : c'est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues : je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image. Vois la flagellation sur mon dos, que j'ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois. Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t'es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Eve. Mon côté a guéri la douleur de ton côté ; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi. Lève-toi, partons d'ici. L'ennemi t'a fait sortir de la terre du paradis ; moi je ne t'installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste. Je t'ai écarté de l'arbre symbolique de la vie ; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu'un avec toi. J'ai posté les chérubins pour qu'ils te gardent comme un serviteur; je fais maintenant que les chérubins t'adorent comme un Dieu. Le trône des chérubins est préparé, les porteurs sont alertés, le lit nuptial est dressé, les aliments sont apprêtés, les tentes et les demeures éternelles le sont aussi. Les trésors du bonheur sont ouverts et le royaume des cieux est prêt de toute éternité. Amen. »

(Saint Épiphane de Salamine (315-403))

Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)
St Epiphane de Salamine (mort en 406)

"Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude. Un grand silence parce que le Roi dort. La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. Dieu est mort dans la chair et les enfers ont tressailli. Dieu s’est endormi pour un peu de temps et il a réveillé du sommeil ceux qui séjournaient dans les enfers…
Il va chercher Adam, notre premier Père, la brebis perdue. Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. Il va, pour délivrer de leurs douleurs Adam dans ses liens et Eve, captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils. Descendons donc avec lui pour voir l’Alliance entre Dieu et les hommes… Là se trouve Adam, le premier Père, et comme premier créé, enterré plu profondément que tous les condamnés. Là se trouve Abel, le premier mort et comme premier pasteur juste, figure du meurtre injuste du Christ pasteur. Là se trouve Noé, figure du Christ, le constructeur de la grande arche de Dieu, l’Eglise… Là se trouve Abraham, le père du Christ, le sacrificateur, qui offrit à Dieu par le glaive et sans le glaive un sacrifice mortel sans mort. Là demeure Moïse, dans les ténèbres inférieures, lui qui a jadis séjourné dans les ténèbres supérieures de l’arche de Dieu. Là se trouve Daniel dans la fosse de l’enfer, lui qui, jadis, a séjourné sur la terre dans la fosse aux lions. Là se trouve Jérémie, dans la fosse de boue, dans le trou de l’enfer, dans la corruption de la mort. Là se trouve Jonas dans le monstre capable de contenir le monde, c’est-à-dire dans l’enfer, en signe du Christ éternel. Et parmi les Prophètes il en est un qui s’écrie : "Du ventre de l’enfer, entends ma supplication, écoute mon cri !" et un autre : "Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel !" ; et un autre : "Fais briller sur nous ta face et nous serons sauvés…"

[…]

Mais, comme par son avènement le Seigneur voulait pénétrer dans les lieux les plus inférieurs, Adam, en tant que premier Père et que premier créé de tous les hommes et en tant que premier mortel, lui qui avait été tenu captif plus profondément que tous les autres et avec le plus grand soin, entendit le premier le bruit des pas du Seigneur qui venait vers les prisonniers. Et il reconnut la voix de celui qui cheminait dans la prison, et s’adressant à ceux qui étaient enchaînés avec lui depuis le commencement du monde, il parla ainsi : "J’entends les pas de quelqu’un qui vient vers nous." Et pendant qu’il parlait, le Seigneur entra, tenant les armes victorieuses de la croix. Et lorsque le premier Père, Adam, le vit, plein de stupeur, il se frappa la poitrine et cria aux autres : "Mon Seigneur soit avec vous !" Et le Christ répondit à Adam : "Et avec ton esprit." Et lui ayant saisi la main, il lui dit : "Eveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera." Je suis ton Dieu, et à cause de toi je suis devenu ton Fils. Lève-toi, toi qui dormais, car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer. Relève-toi d’entre les morts, je suis la Vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains, toi, mon effigie, qui a été faite à mon image. Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi.. A cause de toi, moi ton Dieu, je suis devenu ton fils ; à cause de toi, moi ton Seigneur, j’ai pris la forme d’esclave ; à cause de toi, moi qui demeure au-dessus des cieux, je suis descendu sur la terre et sous la terre. Pour toi, homme, je me suis fait comme un homme sans protection, libre parmi les morts. Pour toi qui es sorti du jardin, j’ai été livré aux juifs dans le jardin et j’ai été crucifié dans le jardin…

[…]

Regarde sur mon visage les crachats que j’ai reçus pour toi afin de te replacer dans l’antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j’ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j’ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois… Je me suis endormi sur la croix et la lance a percé mon côté à cause de toi qui t’es endormi au paradis et as fait sortir Eve de ton côté. Mon côté a guéri la douleur de ton côté. Et mon sommeil te fait sortir maintenant du sommeil de l’enfer. Lève-toi et partons d’ici, de la mort à la vie, de la corruption à l’immortalité, des ténèbres à la lumière éternelle. Levez-vous et partons d’ici et allons de la douleur à la joie, de la prison à la Jérusalem céleste, des chaînes à la liberté, de la captivité aux délices du paradis, de la terre au ciel. Mon Père céleste attend la brebis perdue, un trône de chérubin est prêt, les porteurs sont debout et attendent, la salle des noces est préparée, les tentes et les demeures éternelles sont ornées, les trésors de tout bien sont ouverts, le Royaume des Cieux qui existait avant tous les siècles vous attend."

Extraits tirés du Lectionnaire pour les dimanches et pour les fêtes de Jean-René Bouchet, Cerf, pp. 186-189.

SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ? / Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)/

Une Prière de Saint Epiphane de Salamine

« Ô sainte mère Église, quand nous venons auprès de toi » pour Rendre grâce d’être Chrétien:

« Viens du Liban, ô épouse, tu es toute belle, il n'est point de tâche en en toi.

Ô paradis du grand Architecte, cité du Roi saint, fiancée du Christ immaculé, Vierge très pure, promise dans la foi à l'unique époux, tu rayonnes et tu brilles comme l'aurore.

Tu es belle comme la lune, pure comme le soleil, redoutable comme une armée rangée en bataille.

Les reines te proclament bienheureuse, les femmes te célèbrent, et les jeunes filles louent ta beauté.

Tu montes au désert, brillante d'une éblouissante clarté, tu avances enveloppée de parfums.

Tu montes au désert, comme une colonne de fumée, exhalant la myrrhe et l'encens, avec tous les aromates du parfumeur, qui répandent la plus suave des odeurs.

Celui qui l'avait annoncé disait :

« Tes parfums ont une odeur suave, aussi toutes les jeunes filles t'ont-elles aimée ».

Quand nous venons auprès de toi, nous oublions toutes les tristes épreuves des hérésies et nous nous reposons, auprès de toi, des tempêtes qui agitent les flots, ô sainte mère, Église, et nous reprenons cœur, dans ta doctrine sainte, dans la seule foi et la Vérité. Amîn. »

(Saint Épiphane de Salamine (315-403))

SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ? / Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde./Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)/
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:09
Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe (St Augustin)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 126, 4-5

« Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? »


Admirez les merveilles de Dieu ; sortez de votre sommeil. Vous admirez seulement les prodiges extraordinaires ?

Mais sont-ils plus grands que ceux qui se produisent tous les jours sous vos yeux ?

Les hommes s'étonnent que notre Seigneur Jésus Christ ait rassasié plusieurs milliers de personnes avec cinq pains (Mt 14,19s), et ils ne s'étonnent pas que quelques graines suffisent pour couvrir la terre de moissons abondantes ?

Ils sont saisis d'admiration en voyant le Sauveur changer l'eau en vin (Jn 2,19) ; n'est-ce pas la même chose quand la pluie passe par les racines de la vigne ?

L'auteur de ces prodiges est le même.

Le Seigneur a opéré des prodiges, et cependant un grand nombre l'ont méprisé. Ils se disaient :

-« Ces œuvres sont divines, mais lui, il n'est qu'un homme. »

Tu vois donc deux choses : d'une part des œuvres divines, et de l'autre un homme.

Si ces œuvres divines ne peuvent être faites que par Dieu, ne serait-ce pas parce que Dieu se cache en cet homme ?

Oui, sois bien attentif à ce que tu vois, et crois ce que tu ne vois pas.

Celui qui t'appelle à croire ne t'a pas abandonné à toi-même ; même s'il te demande de croire ce que tu ne peux pas voir, il ne t'a pas laissé sans rien à voir pour t'aider à croire ce que tu ne vois pas.

Est-ce que la création elle-même est un faible signe, une faible manifestation du Créateur ?

En plus, le voici qui vient dans le monde et qui fait des miracles.

Tu ne pouvais pas voir Dieu, mais tu pouvais voir un homme : alors Dieu s'est fait homme, pour que ne fasse plus qu'un pour toi ce que tu vois et ce que tu crois.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:34
Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

Livre de la Sagesse 5,1-5.

Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs.
A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.
Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : " Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !
Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?"


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4,46-53.

En ce temps-là, il y avait un officier royal dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre, pour guérir son fils qui était à la mort.
Jésus lui dit : "Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez point."
L'officier du roi lui dit : "Seigneur, venez avant que mon enfant ne meure"
"Va, lui répondit Jésus, ton enfant est plein de vie." Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et partit.
Comme il s'en retournait, ses serviteurs vinrent à sa rencontre, et lui apprirent que son enfant vivait.
Il leur demanda à quelle heure il s'était trouvé mieux, et ils lui dirent : "Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté."
Le père reconnut que c'était l'heure à laquelle Jésus lui avait dit : "Ton fils est plein de vie", et il crut, lui et toute sa maison.

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 126, 4-5

« Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? »


Admirez les merveilles de Dieu ; sortez de votre sommeil. Vous admirez seulement les prodiges extraordinaires ?

Mais sont-ils plus grands que ceux qui se produisent tous les jours sous vos yeux ?

Les hommes s'étonnent que notre Seigneur Jésus Christ ait rassasié plusieurs milliers de personnes avec cinq pains (Mt 14,19s), et ils ne s'étonnent pas que quelques graines suffisent pour couvrir la terre de moissons abondantes ?

Ils sont saisis d'admiration en voyant le Sauveur changer l'eau en vin (Jn 2,19) ; n'est-ce pas la même chose quand la pluie passe par les racines de la vigne ?

L'auteur de ces prodiges est le même.

Le Seigneur a opéré des prodiges, et cependant un grand nombre l'ont méprisé. Ils se disaient :

-« Ces œuvres sont divines, mais lui, il n'est qu'un homme. »

Tu vois donc deux choses : d'une part des œuvres divines, et de l'autre un homme.

Si ces œuvres divines ne peuvent être faites que par Dieu, ne serait-ce pas parce que Dieu se cache en cet homme ?

Oui, sois bien attentif à ce que tu vois, et crois ce que tu ne vois pas.

Celui qui t'appelle à croire ne t'a pas abandonné à toi-même ; même s'il te demande de croire ce que tu ne peux pas voir, il ne t'a pas laissé sans rien à voir pour t'aider à croire ce que tu ne vois pas.

Est-ce que la création elle-même est un faible signe, une faible manifestation du Créateur ?

En plus, le voici qui vient dans le monde et qui fait des miracles.

Tu ne pouvais pas voir Dieu, mais tu pouvais voir un homme : alors Dieu s'est fait homme, pour que ne fasse plus qu'un pour toi ce que tu vois et ce que tu crois.

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

SAINT EPIPHANE, QUI ÊTES-VOUS ?

Saint Epiphane (315-403) fut évêque de Salamine (Chypre).

Par la Vierge Marie, la paix céleste fut donnée au monde.
Significative est la question d'Epiphane :

« Quand et à quelle époque a-t-on jamais osé prononcer le nom de Marie sans tout de suite vous ajouter, si on est interrogé, "la Vierge?" »[1] Dire « Marie la Vierge » équivaut à dire qu'en Jésus-Christ, Dieu est vraiment avec nous et l'un de nous.

C'est la Vierge Marie qui nous a donné Jésus, source de miséricorde, et qui, en vertu des mérites de son Fils, nous en ensuite obtenu toutes les grâces que Dieu nous accorde: "Par vous, lui dit saint Epiphane, la paix céleste a été donnée au monde"[2]

Epiphane défend le juste culte marial contre les excès de son temps.
Contre les Colliridiani, Epiphane explique que Marie doit recevoir un culte, mais pas une adoration.


« La Vierge est certainement vierge et digne d'honneur ; cependant, elle n'a pas été donnée aux hommes pour être adorée. Au contraire, elle-même est adoratrice de Celui qui, selon la chair, est né d'elle, mais qui était descendu du Ciel et du sein du Père divin. »[3]
.
Et contre les féministes, qui, comme dans l'actuelle église anglicane, voulaient le sacerdoce ministériel, il explique que « Si telle était la volonté de Dieu, la fonction sacerdotale aurait été confiée d'abord à Marie, avant toute autre femme, parce qu'elle avait été digne de porter en son sein le Roi de l'univers.»[4]

Dans une lettre adressée aux chrétiens de l'Arabie en 377, il pose la question théologique de la mort de Marie.


« En effet l'Écriture se situe au-dessus de l'esprit humain et elle a laissé dans l'incertitude l'événement par respect envers cette vierge incomparable, pour couper court à toute pensée vulgaire et charnelle dans son égard. Nous ignorons si elle est morte ou si elle a été enterrée. »[5]


Pour lui, on ne sait pas comment Marie est morte, ni où c'est son corps.
Epiphane était palestinien, il n'est pas possible qu'il ignorât toute la littérature apocryphe mais pour lui, elle n'a pas de valeur.

[1] Saint Epiphane, Haer 78, 6: GCS 111, 456

[2] Saint Epiphane, Homilia in laudes S.Mariae Deiparae

[3] Saint Epiphane, Panarion, 79,4

[4] Saint Epiphane, Panarion 78, 6

[5] Saint Epiphane, Panarion, Haer. 78,11

Prière de Saint Épiphane de Salamine

pour Pâques

Voici la Prière « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » de Saint Épiphane de Salamine (315-403), Évêque palestinien de Constantia (aujourd'hui Salamine) à Chypre et Père de l'Église pour l'Église orthodoxe et l'Église catholique. Ce magnifique poème est lu le Samedi saint. Il évoque la fonction libératrice du Christ. Croyant pouvoir se suffire à lui-même, Adam a choisi la désobéissance à son Créateur, qui voulait pourtant l’associer toujours plus étroitement à sa vie. Ce mauvais usage du libre arbitre a suscité une dégradation de la nature humaine, devenue dès lors esclave de ses passions. Le Christ descend pour délivrer l’homme et l’associer à Sa liberté souveraine.




La Prière de Saint Epiphane de Salamine « Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi » :

« Un grand silence règne, aujourd’hui, sur la terre. Dieu s’est endormi dans la chair et est allé réveiller celui qui dormait depuis des siècles : Adam, notre premier Père, la brebis perdue. Il va, pour le délivrer de ses liens, lui qui est en même temps son Dieu et son Fils. Adam, qui est tenu captif plus profondément que tous les hommes, entend le bruit des pas du Seigneur. Et lorsqu’il Le voit, plein de stupeur, il se frappe la poitrine. Le Christ lui ayant saisi la main, Il lui dit : «Eveille-toi, ô toi qui dors, je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d'entre les morts : moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains ; lève-toi, mon semblable, qui as été créé à mon image. Eveille-toi, sortons d'ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible. C'est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ; c'est pour toi que moi, le Maitre, j'ai pris ta forme d'esclavage ; c'est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre, et au-dessous de la terre ; c'est pour toi, l'homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts ; c'est pour toi, qui es sorti du jardin, que j'ai été livré aux juifs dans un jardin et que j'ai été crucifié dans un jardin. Vois les crachats sur mon visage : c'est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues : je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image. Vois la flagellation sur mon dos, que j'ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois. Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t'es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Eve. Mon côté a guéri la douleur de ton côté ; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi. Lève-toi, partons d'ici. L'ennemi t'a fait sortir de la terre du paradis ; moi je ne t'installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste. Je t'ai écarté de l'arbre symbolique de la vie ; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu'un avec toi. J'ai posté les chérubins pour qu'ils te gardent comme un serviteur; je fais maintenant que les chérubins t'adorent comme un Dieu. Le trône des chérubins est préparé, les porteurs sont alertés, le lit nuptial est dressé, les aliments sont apprêtés, les tentes et les demeures éternelles le sont aussi. Les trésors du bonheur sont ouverts et le royaume des cieux est prêt de toute éternité. Amen. »

Saint Épiphane de Salamine (315-403)

Une Prière de Saint Epiphane de Salamine

« Ô sainte mère Église, quand nous venons auprès de toi » pour Rendre grâce d’être Chrétien:

« Viens du Liban, ô épouse, tu es toute belle, il n'est point de tâche en en toi.

Ô paradis du grand Architecte, cité du Roi saint, fiancée du Christ immaculé, Vierge très pure, promise dans la foi à l'unique époux, tu rayonnes et tu brilles comme l'aurore.

Tu es belle comme la lune, pure comme le soleil, redoutable comme une armée rangée en bataille.

Les reines te proclament bienheureuse, les femmes te célèbrent, et les jeunes filles louent ta beauté.

Tu montes au désert, brillante d'une éblouissante clarté, tu avances enveloppée de parfums.

Tu montes au désert, comme une colonne de fumée, exhalant la myrrhe et l'encens, avec tous les aromates du parfumeur, qui répandent la plus suave des odeurs.

Celui qui l'avait annoncé disait :

« Tes parfums ont une odeur suave, aussi toutes les jeunes filles t'ont-elles aimée ».

Quand nous venons auprès de toi, nous oublions toutes les tristes épreuves des hérésies et nous nous reposons, auprès de toi, des tempêtes qui agitent les flots, ô sainte mère, Église, et nous reprenons cœur, dans ta doctrine sainte, dans la seule foi et la Vérité. Amîn. »

Saint Épiphane de Salamine (315-403)

Homélie sur l’ensevelissement du Christ (extraits)
St Epiphane de Salamine (mort en 406)

"Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude. Un grand silence parce que le Roi dort. La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. Dieu est mort dans la chair et les enfers ont tressailli. Dieu s’est endormi pour un peu de temps et il a réveillé du sommeil ceux qui séjournaient dans les enfers…
Il va chercher Adam, notre premier Père, la brebis perdue. Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. Il va, pour délivrer de leurs douleurs Adam dans ses liens et Eve, captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur Fils. Descendons donc avec lui pour voir l’Alliance entre Dieu et les hommes… Là se trouve Adam, le premier Père, et comme premier créé, enterré plu profondément que tous les condamnés. Là se trouve Abel, le premier mort et comme premier pasteur juste, figure du meurtre injuste du Christ pasteur. Là se trouve Noé, figure du Christ, le constructeur de la grande arche de Dieu, l’Eglise… Là se trouve Abraham, le père du Christ, le sacrificateur, qui offrit à Dieu par le glaive et sans le glaive un sacrifice mortel sans mort. Là demeure Moïse, dans les ténèbres inférieures, lui qui a jadis séjourné dans les ténèbres supérieures de l’arche de Dieu. Là se trouve Daniel dans la fosse de l’enfer, lui qui, jadis, a séjourné sur la terre dans la fosse aux lions. Là se trouve Jérémie, dans la fosse de boue, dans le trou de l’enfer, dans la corruption de la mort. Là se trouve Jonas dans le monstre capable de contenir le monde, c’est-à-dire dans l’enfer, en signe du Christ éternel. Et parmi les Prophètes il en est un qui s’écrie : "Du ventre de l’enfer, entends ma supplication, écoute mon cri !" et un autre : "Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel !" ; et un autre : "Fais briller sur nous ta face et nous serons sauvés…"

[…]

Mais, comme par son avènement le Seigneur voulait pénétrer dans les lieux les plus inférieurs, Adam, en tant que premier Père et que premier créé de tous les hommes et en tant que premier mortel, lui qui avait été tenu captif plus profondément que tous les autres et avec le plus grand soin, entendit le premier le bruit des pas du Seigneur qui venait vers les prisonniers. Et il reconnut la voix de celui qui cheminait dans la prison, et s’adressant à ceux qui étaient enchaînés avec lui depuis le commencement du monde, il parla ainsi : "J’entends les pas de quelqu’un qui vient vers nous." Et pendant qu’il parlait, le Seigneur entra, tenant les armes victorieuses de la croix. Et lorsque le premier Père, Adam, le vit, plein de stupeur, il se frappa la poitrine et cria aux autres : "Mon Seigneur soit avec vous !" Et le Christ répondit à Adam : "Et avec ton esprit." Et lui ayant saisi la main, il lui dit : "Eveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera." Je suis ton Dieu, et à cause de toi je suis devenu ton Fils. Lève-toi, toi qui dormais, car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer. Relève-toi d’entre les morts, je suis la Vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains, toi, mon effigie, qui a été faite à mon image. Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi.. A cause de toi, moi ton Dieu, je suis devenu ton fils ; à cause de toi, moi ton Seigneur, j’ai pris la forme d’esclave ; à cause de toi, moi qui demeure au-dessus des cieux, je suis descendu sur la terre et sous la terre. Pour toi, homme, je me suis fait comme un homme sans protection, libre parmi les morts. Pour toi qui es sorti du jardin, j’ai été livré aux juifs dans le jardin et j’ai été crucifié dans le jardin…

[…]

Regarde sur mon visage les crachats que j’ai reçus pour toi afin de te replacer dans l’antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j’ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j’ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois… Je me suis endormi sur la croix et la lance a percé mon côté à cause de toi qui t’es endormi au paradis et as fait sortir Eve de ton côté. Mon côté a guéri la douleur de ton côté. Et mon sommeil te fait sortir maintenant du sommeil de l’enfer. Lève-toi et partons d’ici, de la mort à la vie, de la corruption à l’immortalité, des ténèbres à la lumière éternelle. Levez-vous et partons d’ici et allons de la douleur à la joie, de la prison à la Jérusalem céleste, des chaînes à la liberté, de la captivité aux délices du paradis, de la terre au ciel. Mon Père céleste attend la brebis perdue, un trône de chérubin est prêt, les porteurs sont debout et attendent, la salle des noces est préparée, les tentes et les demeures éternelles sont ornées, les trésors de tout bien sont ouverts, le Royaume des Cieux qui existait avant tous les siècles vous attend."

Extraits tirés du Lectionnaire pour les dimanches et pour les fêtes de Jean-René Bouchet, Cerf, pp. 186-189.

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

PRIERE A NOTRE-SEIGNEUR

par St Grégoire de Narek :

Tu me rends ma beauté première,
Ami des hommes, Sauveur béni, loué, exalté !
Refuge solide, abri sûr,
bonté qui exclus toute méchanceté,
Toi qui pardonnes le péché
et qui guéris toute blessure,
Toi qui peux réaliser l'impossible
et qui atteins l'inaccessible,
O Route de vie,
Toi qui es le premier guide
dans la voie de l'Amour,
Toi qui me conduis avec douceur
dans ma marche vers la Lumière,
Toi qui me donnes confiance
et ne m'abandonnes pas dans mes chutes,
Clarté sans ombre,
Toi qui m'enveloppes et me couvres
dans ma misère,
Toi qui m'illumines
des rayons de ta grandeur infinie,
Toi qui me rends glorieux
à nouveau dans ta Lumière,
Toi qui me renouvelles
et me rends ma beauté première,
donne-nous d'avoir part à ta Joie infinie,
recréés dans une pureté nouvelle
pour reproduire ton Image inaltérable.
Grégoire de Narek (X° siècle)

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

Saint Jacques de Nisibe,qui êtes vous ?

Évêque de Nisibe en Mésopotamie (✝ 350)

Ascète célèbre, il fut le maître spirituel de saint Ephrem. Devenu Évêque, il fonda l'Église de Nisibe (Nusaybin, au sud-est de la Turquie).


Saint Athanase d'Alexandrie loua son zèle ardent à combattre l'arianisme.

D'abord Ermite, il connut une telle réputation qu'il fut choisi comme premier Évêque de Nisibe.
Il siégea au premier Concile œcuménique de Nicée. A son retour dans sa ville, il fonda une école exégétique qui fut bientôt célèbre par l'enseignement de Saint Ephrem.

À Nisibe en Mésopotamie, l’an 338, Saint Jacques, premier Évêque de cette ville. Présent au Concile de Nicée, il dirigea son peuple dans la Paix, l’enseigna et le défendit contre l’assaut des ennemis de la Foi.
Martyrologe romain.

Jacques naît en Mésopotamie, à Nisibe. Après quelques années d'études, il se retira dans un désert, où il passait le beau temps en plein air, dans les bois, et l'hiver dans une caverne qui lui servait d'oratoire.
Il n'avait là, pour nourriture, que des herbes et des fruits sauvages ; ses habits de poils de chèvre lui servaient de cilice ; il élevait sans cesse son âme vers Dieu par la Prière.

L'évêché de Nisibe étant devenu vacant, le clergé et le peuple, frappés de ses grandes vertus et de ses miracles, l'élurent d'une commune voix pour leur Évêque.
Le nouveau pontife ne changea rien à sa vie de Moine ; sa table fut toujours pauvre, ses habits furent humbles et grossiers, son lit était la terre nue.
Consoler les affligés, secourir les veuves et les orphelins, mettre la paix dans les familles, soulager les misérables, telles étaient ses plus chères occupations.

Jacques endura divers supplices, dans la persécution de Maximien Galère. Au Concile de Nicée, où fut condamné l'hérétique Arius, il se fit admirer par sa doctrine, par sa piété et par son courage, et contribua de toutes ses forces à confondre l'impiété d'un si dangereux ennemi de la Foi.

Le grand Évêque fut le sauveur de sa ville épiscopale, assiégée par Sapor II, roi de Perse, en l'an 350, et ce fait l'a surtout rendu célèbre dans la postérité.
Après des efforts inutiles pour pénétrer dans la place, le prince fit arrêter le fleuve qui traversait la ville ; puis, rompant les digues, lâcha les eaux contre les murailles, qui s'écroulèrent en plusieurs endroits.
Le lendemain devait avoir lieu un assaut général ; mais l'ennemi ne se doutait pas que l'Évêque, à lui seul, valait plus qu'une armée.
Jacques passa toute la nuit en Oraison, et le lendemain, à l'étonnement des assiégeants et des assiégés, les brèches des murailles se trouvèrent parfaitement réparées.

Sapor, à cette vue, lança une flèche contre le Ciel pour se venger. Saint Éphrem, qui était alors à Nisibe, pria l'Évêque de monter sur les murailles et de maudire l'armée ennemie.

Étant monté sur le haut d'une tour, Jacques prononça ces paroles :
« Seigneur, qui pouvez par les plus faibles moyens humilier l'orgueil de vos ennemis, défaites cette multitude par une armée de moucherons. »
La Prière de ce nouveau Moïse fut aussitôt exaucée, car un essaim innombrable de moucherons s'attacha aux oreilles et aux narines des chevaux et des éléphants, et bientôt l'armée persane fut dans une déroute complète.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


En savoir plus sur http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/juillet/saint-jacques-de-nisibe-eveque-de-nisibe-350-fete-le-15-juillet.html#4zja7zO95rbV4P6D.99

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

Saint Jacques de Nisibe,qui êtes vous ?

Évêque de Nisibe en Mésopotamie (✝ 350)

Ascète célèbre, il fut le maître spirituel de saint Ephrem. Devenu Évêque, il fonda l'Église de Nisibe (Nusaybin, au sud-est de la Turquie).


Saint Athanase d'Alexandrie loua son zèle ardent à combattre l'arianisme.

D'abord Ermite, il connut une telle réputation qu'il fut choisi comme premier Évêque de Nisibe.
Il siégea au premier Concile œcuménique de Nicée. A son retour dans sa ville, il fonda une école exégétique qui fut bientôt célèbre par l'enseignement de Saint Ephrem.

À Nisibe en Mésopotamie, l’an 338, Saint Jacques, premier Évêque de cette ville. Présent au Concile de Nicée, il dirigea son peuple dans la Paix, l’enseigna et le défendit contre l’assaut des ennemis de la Foi.
Martyrologe romain.

Jacques naît en Mésopotamie, à Nisibe. Après quelques années d'études, il se retira dans un désert, où il passait le beau temps en plein air, dans les bois, et l'hiver dans une caverne qui lui servait d'oratoire.
Il n'avait là, pour nourriture, que des herbes et des fruits sauvages ; ses habits de poils de chèvre lui servaient de cilice ; il élevait sans cesse son âme vers Dieu par la Prière.

L'évêché de Nisibe étant devenu vacant, le clergé et le peuple, frappés de ses grandes vertus et de ses miracles, l'élurent d'une commune voix pour leur Évêque.
Le nouveau pontife ne changea rien à sa vie de Moine ; sa table fut toujours pauvre, ses habits furent humbles et grossiers, son lit était la terre nue.
Consoler les affligés, secourir les veuves et les orphelins, mettre la paix dans les familles, soulager les misérables, telles étaient ses plus chères occupations.

Jacques endura divers supplices, dans la persécution de Maximien Galère. Au Concile de Nicée, où fut condamné l'hérétique Arius, il se fit admirer par sa doctrine, par sa piété et par son courage, et contribua de toutes ses forces à confondre l'impiété d'un si dangereux ennemi de la Foi.

Le grand Évêque fut le sauveur de sa ville épiscopale, assiégée par Sapor II, roi de Perse, en l'an 350, et ce fait l'a surtout rendu célèbre dans la postérité.
Après des efforts inutiles pour pénétrer dans la place, le prince fit arrêter le fleuve qui traversait la ville ; puis, rompant les digues, lâcha les eaux contre les murailles, qui s'écroulèrent en plusieurs endroits.
Le lendemain devait avoir lieu un assaut général ; mais l'ennemi ne se doutait pas que l'Évêque, à lui seul, valait plus qu'une armée.
Jacques passa toute la nuit en Oraison, et le lendemain, à l'étonnement des assiégeants et des assiégés, les brèches des murailles se trouvèrent parfaitement réparées.

Sapor, à cette vue, lança une flèche contre le Ciel pour se venger. Saint Éphrem, qui était alors à Nisibe, pria l'Évêque de monter sur les murailles et de maudire l'armée ennemie.

Étant monté sur le haut d'une tour, Jacques prononça ces paroles :
« Seigneur, qui pouvez par les plus faibles moyens humilier l'orgueil de vos ennemis, défaites cette multitude par une armée de moucherons. »
La Prière de ce nouveau Moïse fut aussitôt exaucée, car un essaim innombrable de moucherons s'attacha aux oreilles et aux narines des chevaux et des éléphants, et bientôt l'armée persane fut dans une déroute complète.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


En savoir plus sur http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/juillet/saint-jacques-de-nisibe-eveque-de-nisibe-350-fete-le-15-juillet.html#4zja7zO95rbV4P6D.99

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

PRIÈRE

O Vierge, il se fait tard,
Tout s’endort sur la terre :
C’est l’heure du repos.
Ne m’abandonne pas !
Mets ta main sur mes yeux,
Comme une bonne Mère,
Ferme-les doucement
Aux choses d’ici-bas.

De soucis, de chagrin
Mon âme est fatiguée ;
Le travail qui m’attend
Est là tout près de moi ;
Mets ta main sur mon front,
Arrête ma pensée :
Doux sera mon repos,
S’il est béni de toi.

Pour que demain, plus fort,
Ton humble enfant s’éveille,
Et reprenne gaiement
Le poids du jour,
Mets ta main sur mon coeur :
Que lui seul toujours veille,
Et redise à son Dieu
Un éternel amour.

Prière de Saint Éphrem le Syrien à la Très Sainte Mère de Dieu

Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au-delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps, jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier, de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seul avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Saint Ephrem, né vers 306 à Nisibe près de Mossoul, en Mésopotamie(aujourd'hui Irak), se retire à Edesse, en 306, devant l'invasion de sa patrie par les Perses. Alors, durant dix ans, jusqu'à sa mort, survenue en 373, vivant solitaire ou avec les disciples sur une montagne proche d'Edesse, dans une pénitence et une contemplation héroïque, ils écrit en syriaque des milliers de vers. (Sozomène lui en attribue trois millions!) Il est le premier chantre de Marie, et demeure un des plus grands.
Le plus remarquable chez lui semble être le sens très intime qu'il a de l'action de la Sainte Vierge en nos vies. Par là il est populaire, et il est moderne, et c'est l'expérience qui en lui prie et chante. Les grands docteurs n'auront pas avant longtemps ce recours humble, douloureux, tendre et confiant à Mar
ie.

PRIERE A MARIE par Saint Grégoire de NAREK :

« A présent (...) c'est toi que je supplie, Sainte Mère de Dieu.
Ange issu des hommes, Chérubin revêtu d'une chair visible, Reine du ciel,
limpide comme l'air, pure comme la lumière, immaculée telle une fidèle image de l'Etoile du matin au plus haut point de son essor.
Ô plus sacrée que la Demeure impénétrable du Saint des Saints, Lieu de l'heureuse Promesse, vivant Eden, Arbre de la Vie immortelle, gardé de tous côtés par l'épée flamboyante.
Toi qui a été fortifiée et protégée par le Père Très-haut, préparée et consacrée par l'Esprit qui s'est reposé sur toi, embellie par le Fils qui a habité en toi et qui t'a rendue son Tabernacle:
le Fils unique du Père est devenu ton Premier-né, ton fils par la naissance et ton Seigneur par la création. En ta pureté sans souillure et sans tache, tu es bonne; en ta sainteté immaculée, tu es une avocate tutélaire.
Reçois de moi cette prière de supplication, présente-la, offre-la à Dieu (...), entrelace et unis en elle mes soupirs amers de pécheur avec tes demandes bienheureuses au parfum d'encens, ô plante de vie du Fruit de bénédiction,
afin que par toi toujours secouru et comblé de tes bienfaits, ayant trouvé refuge et lumière auprès de ta sainte Maternité, je vive pour le Christ ton Fils et Seigneur.
II- Assiste-moi par les ailes de tes prières, ô toi que l'on proclame Mère des vivants,
afin que à ma sortie de cette vallée terrestre, je puisse sans tourment marcher vers ta demeure de vie qui nous a été préparée, afin que soit rendue légère la fin de cette vie alourdie par mon iniquité.
Change pour moi en fête d'allégresse mon jour d'angoisse, guérisseuse des blessures d'Ève!
Sois mon avocate, demande, supplie: car comme je crois à ta pureté indicible, voici que je crois aussi au bon accueil qui est fait à ta parole.
De tes larmes, aide-moi, moi qui suis dans le péril, ô Toi, bénie entre les femmes,
Fléchis le genoux pour obtenir ma réconciliation, ô Toi, Mère de Dieu,
Aie souci de moi qui suis malheureux, ô Tabernacle du Très-haut, Tends-moi la main dans ma chute, ô Temple céleste.
Glorifie ton Fils en toi: qu'il daigne opérer divinement en moi le miracle du pardon et de la miséricorde, Servante et Mère de Dieu: que ton honneur soit exalté par moi, et que mon salut soit manifesté par toi!
III- (Il en sera ainsi) si tu réussis à me retrouver, ô Mère du Seigneur; si tu as pitié de moi, ô Sainte;
si dans ma perdition tu me recouvres, ô Immaculée; si dans ma frayeur tu m'accueilles, ô Bienheureuse;
si, dans la honte où je suis, tu me fais approcher, ô Toute-Gracieuse; si, coupé que je suis de tout espoir, pour moi tu intercèdes, Vierge toujours sainte;
si de l'exil tu me fais entrer dans la Famille, ô toi que Dieu a exaltée; si à mon égard tu montres ta compassion, Toi qui romps les liens de la malédiction;
si dans mon agitation tu me tranquillises, ô Repos; si le trouble de mes émotions, tu le changes en paix, ô Pacificatrice;
si de mon égarement tu me donnes le moyen de revenir, ô Louée; si pour ma défense, tu entres en lice, toi qui fais reculer la mort;
si mes amertumes, tu les adoucis, ô Suavité; si tu abolis la distance qui me sépare de Dieu, ô Réconciliation;
si mes impuretés, tu les enlèves, ô toi qui foules aux pieds la corruption; si, livré que je suis à la mort, tu me délivres, ô Vivante Lumière;
si la voix de mes sanglots, d'un seul coup tu l'arrêtes, ô Allégresse; si, alors que je suis terrassé, tu me redonnes de la vigueur, ô Remède de vie;
si dans ma ruine tu jettes un regard sur moi, ô Pleine de l'Esprit; si avec miséricorde tu viens à ma rencontre, toi qui en legs nous fut donnée.
Ô toi, qui n'es bénie que par les lèvres immaculées des bouches bienheureuses, voici qu'une seule goutte de ton lait virginal, tombée en pluie sur mon âme, me redonne force et vie, ô toi, Mère du Très-haut Seigneur Jésus, Créateur du ciel et de la terre entière, que d'une manière indicible tu as enfanté avec toute son humanité et toute sa divinité,
Lui qui est glorifié avec le Père et l'Esprit-Saint en son Essence et en notre nature qu'il s'est unie d'une manière inscrutable, Lui qui est tout et en toutes choses, Un de la Trinité.
A lui gloire dans les siècles des siècles!
Amen.»
Sources chrétiennes n.78, 428---432.

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

MESSE SUR LE MONDE :

Cette prière a été rédigée en 1923 par Pierre Teilhard de Chardin (jésuite, chercheur, théologien et philosophe. 1881-1955) alors que le père jésuite se trouve au milieu du désert, seul chrétien en compagnie de moines boudhistes et, par conséquent, dans l'impossibilité de dire la messe. La situation lui inspira cette magnifique "Messe sur le Monde" qui résonne, aujourd'hui encore, autant comme un texte philosophique que comme une prière.

"Puisque, une fois encore, Seigneur, non plus dans les forêts de l'Aisne, mais dans les steppes d'Asie, je n'ai ni pain, ni vin, ni autel, je m'élèverai par-dessus les symboles jusqu'à la pure majesté du Réel, et je vous offrirai, moi votre prêtre, sur l'autel de la Terre entière, le travail et la peine du Monde.

Le soleil vient d'illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient. Une fois de plus, sous la nappe mouvante de ses feux, la surface vivante de la Terre s'éveille, frémit, et recommence son effrayant labeur. Je placerai sur ma patène, ô mon Dieu, la moisson attendue de ce nouvel effort. Je verserai dans mon calice la sève de tous les fruits qui seront aujourd'hui broyés.

Mon calice et ma patène, ce sont les profondeurs d'une âme largement ouverte à toutes les forces qui, dans un instant, vont s'élever de tous les points du Globe et converger vers l'Esprit. Qu'ils viennent donc à moi, le souvenir et la mystique présence de ceux que la lumière éveille pour une nouvelle journée!

Un à un, Seigneur, je les vois et les aime, ceux que vous m'avez donnés comme soutien et comme charme naturel de mon existence. Un à un, aussi, je les compte, les membres de cette autre et si chère famille qu'on rassemblée peu à peu, autour de moi, à partir des éléments les plus disparates, les affinités du coeur, de la recherche scientifique et de la pensée.

Plus confusément, mais tous sans exception, je les évoque, ceux dont la troupe anonyme forme la masse innombrable des vivants : ceux qui viennent et ceux qui s'en vont ; ceux-là surtout qui, dans la vérité ou à travers l'erreur, à leur bureau, à leur laboratoire ou à l'usine, croient au progrès des Choses, et poursuivront passionnément aujourd'hui la lumière.

Cette multitude agitée, trouble ou distincte, dont l'immensité nous épouvante, cet Océan humain, dont les lentes et monotones oscillations jettent le trouble dans les coeurs les plus croyants, je veux qu'en ce moment mon être résonne à son murmure profont. Tout ce qui va augmenter dans le Monde au cours de cette journée, tout ce qui va diminuer, tout ce qui va mourir aussi, voilà, Seigneur, ce que je m'efforce de ramasser en moi pour vous le tendre ; voilà la matière de mon sacrifice, le seul dont vous ayez envie.

Jadis, on traînait dans votre temple les prémices des récoltes et la fleur des troupeaux. L'offrande que vous attendez vraiment, celle dont vous avez mystérieusement besoin chaque jour pour apaiser votre faim, pour étancher votre soif, ce n'est rien moins que l'accroissement du Monde emporté par l'universel devenir.

Recevez, Seigneur, cette Hostie totale que la Création, mue par votre attrait, vous présente à l'aube nouvelle. Ce pain, notre effort, il n'est de lui-même, je le sais, qu'une désagrégation immense. Ce vin, notre douleur, il n'est encore, hélas! qu'un dissolvant breuvage. Mais, au fond de cette masse informe, vous avez mis j'en suis sûr, parce que je le sens un irrésistible et sanctifiant désir qui nous fait tous crier, depuis l'impie jusqu'au fidèle : "Seigneur, faites-nous un!".

Parce que, à défaut du zèle spirituel et de la sublime pureté de vos Saints, vous m'avez donné, mon Dieu, une sympathie irrésistible pour tout ce qui se meut dans la matière obscure, parce que, irrémédiablement, je reconnais en moi, bien plus qu'un enfant du Ciel, un fils de la Terre je monterai, ce matin, en pensée, sur les hauts lieux, chargé des espérances et des misères de ma mère ; et là, fort d'un sacerdoce que vous seul, je le crois, m'avez donné- sur tout ce qui, dans la Chair humaine, s'apprête à naître ou à périr sous le soleil qui monte, j'appellerai le Feu."

Pierre Teilhard de Chardin (1923)

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-11.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.
Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.
En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé.

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Église d’Occident.
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p169)

« Si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai »


Le Saint Esprit est le froment qui nous réconforte sur le chemin de la patrie, il est le vin qui nous réjouit dans la tribulation, l'huile qui adoucit les amertumes de la vie.

Il fallait ce triple secours aux apôtres qui devaient aller prêcher dans le monde entier.

C'est pourquoi Jésus leur envoie le Saint Esprit. Ils en sont remplis — remplis, pour que les esprits impurs n'aient point accès en eux : quand un vase est bien rempli, on n'y peut rien mettre d'autre.


L'Esprit Saint « vous enseignera » (Jn 16,13), pour que vous sachiez ; il vous suggèrera, pour que vous vouliez. Il donne le savoir et le vouloir ; ajoutons notre « pouvoir », dans la mesure de nos forces, et nous serons les temples du Saint Esprit (1Co 6,19).

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :

Définition de la Liturgie (p. John)

Le culte liturgique peut être définit comme "une réponse active à Dieu par laquelle nous déclarons Son importance et valeur en nos vies."

XB!
P. John



Worship can be defined as an "active response to God whereby we declare His worth and value to our lives."

XB!
Fr. John

Publié par Jean-Michel dans « Saint Materne »

Mercredi 12 Mai 2015 Eléments de méditation :
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 16:09
Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :
  • Livre de la Sagesse 5,1-5.
  • Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs.
    A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.
    Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : " Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !
    Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
    Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?"

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-13.
  • En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : "Que votre cœur ne se trouble pas. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
    Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père ; s'il en était autrement, je vous l'aurais dit, car je vais vous préparer une place.
    Et lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi ;
    et là où je vais, vous en savez le chemin."
    Thomas lui dit : "Seigneur, nous ne savons où vous allez ; comment donc en saurions-nous le chemin ?"
    Jésus lui dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi.
    Si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père. Dès à présent, vous le connaissez et vous l'avez vu."
    Philippe lui dit : "Seigneur, montrez-nous le Père, et cela nous suffit."
    Jésus lui répondit : "Il y a longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu ? Philippe, celui qui m'a vu, a vu aussi le Père. Comment peux-tu dire : Montrez-nous le Père !
    Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père qui demeure en moi fait lui-même ces œuvres.
    Croyez sur ma parole que je suis dans le Père, et que le Père est en moi.
    Croyez-le du moins à cause de ces œuvres. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes.
    Parce que je m'en vais au Père, et que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. "

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Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies 4, 20, 4-5 ; SC 100 (trad SC p. 634-640 rev.)

« Celui qui m'a vu a vu le Père »


« Bienheureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu » (Mt 5,8). Certes, selon sa grandeur et sa gloire inexprimable, « nul homme ne peut voir Dieu et vivre » (Ex 33,20), car le Père est insaisissable.

Mais selon son amour, sa bonté envers les hommes et sa toute-puissance, il va jusqu'à accorder à ceux qui l'aiment le privilège de voir Dieu, car « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Lc 18,27).

Par lui-même, en effet, l'homme ne verra pas Dieu ; mais Dieu, s'il le veut, sera vu des hommes, de ceux qu'il veut, quand il veut et comme il veut, car Dieu peut tout.

Il a été vu autrefois grâce à l'Esprit selon la prophétie, puis il a été vu grâce au Fils selon l'adoption, et il sera vu dans le Royaume des cieux selon la paternité.

Car l'Esprit prépare d'avance l'homme pour le Fils de Dieu, le Fils le conduit au Père, et le Père lui donne une nature impérissable et la vie éternelle qui résultent de cette vue de Dieu pour chacun qui le voit.

Car ceux qui voient la lumière sont dans la lumière et participent à sa splendeur ; ainsi ceux qui voient Dieu sont en Dieu et participent à sa splendeur.

Et la splendeur de Dieu donne la vie : ceux qui voient Dieu, donc, participent à sa vie.

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :
Le Royaume au dedans de ceux qui vivent dans la pureté (saint Isaac le Syrien)


Le Ciel se trouve à l'intérieur de toi si tu es pur; tu verras en toi-même les Anges et leur lumière, et avec eux et en eux tu verras leur Maître.
(Saint Isaac le Syrien)

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :
Une ville, un évêque! (cri des Chrétiens Orthodoxes à Rome au 3ème siècle)


"Aucune règle canonique n’a été affirmée par la Tradition de l’Église avec plus de fermeté que la règle qui interdit l’existence de structures ecclésiastiques séparées dans un même lieu. Le caractère strictement territorial de l’organisation de l’Église semble aller de soi aux Pères de tous les conciles et elle est impliquée dans tous les canons traitant de l’ordre ecclésiastique."

"Qu’arrive-t-il quand les Orthodoxes, vivant côte à côte dans la même ville, considèrent comme normal de constituer plusieurs “églises”, - la russe, la grecque, la serbe ou la syrienne, - qui, naturellement, maintiennent l’unité formelle dans la foi et dans l’esprit mais non dans la pratique ? Il n’y a pas de doute qu’une telle situation discrédite notre témoignage dans le monde contemporain et va contre la vraie nature de l’Église du Christ. Aucune référence à une unité spirituelle ou à une inter-communion sacramentelle ne peut servir d’alibi parce que le Christ a établi sur terre une Église visiblement une et parce que la communion spirituelle consiste précisément à nous donner la force et le sentiment de notre responsabilité pour réaliser une unité visible et pratique."

"il est inadmissible d’avoir deux communautés et deux évêques dans un même lieu, simplement parce que le Christ est un" et parce que "l’ecclésiologie orthodoxe, en affirmant la plénitude catholique de chaque Église locale, suppose que l’unité catholique se manifeste sur le plan local."

Archiprêtre Jean Meyendorff, "One Bishop in One City (Canon 8, First Ecumenical Council)", St. Vladimir’s Theological Quarterly, 5 (1961), pp. 54-62 ; "Sommes-nous vraiment l’Église Une ?", Contacts, n 37, 1962/1, pp. 25-33, repris dans Orthodoxie et catholicité, Paris, Le Seuil, 1964, pp. 99-108


Au 3ème siècle, les saints, les Chrétiens Orthodoxes de la ville de Rome, refusaient qu'on leur donne plusieurs "pères évêques" pour s'occuper d'eux. "Une ville, un évêque!"
Aujourd'hui, le cri c'est "pas question de mettre les pieds dans une paroisse d'étrangers" - quand bien même on est soi-même étranger dans le pays où l'on vit. On ne sait même plus ce qu'est l'Église, on parle de "diaspora". Et les évêques sont contents d'être des ethnarques, au lieu d'évangélisateurs. Pauvres de nous.

Publié par Jean-Michel à 5/11/2015 dans « St Materne »

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :

LES ORTHODOXES ATTACHENT BEAUCOUP D’IMPORTANCE À LA VÉNÉRATION DES RELIQUES: N’EST-CE PAS UNE FORME DE SUPERSTITION?

Mentionnée dans la Bible (2 Ro 2, 13 ; 13, 21 ; Ex 13, 19 ; Jos 24, 32 ; etc.), elle est liée à la mémoire des morts et à l’intuition du caractère personnel du corps. Les anciens inhumaient les morts et conservaient leurs ossements, quelquefois leur corps, ou même des objets leur ayant appartenu et marqués ainsi d’un caractère personnel. Le contact de ces restes a souvent produit un effet salutaire (guérison ou même résurrection).

Fidèles à l’esprit biblique, les chrétiens ont eu un grand respect pour le corps, en particulier pour celui de ceux qui sont morts dans la foi. L’Eglise a gardé les restes précieux des saints depuis ses débuts, par exemple ceux de saint Jean Baptiste (cathédrale d’Amiens) : après son exécution, ses disciples ont réclamé son corps. Du Christ lui-même, Dieu et Homme, Joseph d’Arimathie a demandé le corps à Pilate. De ce corps, on n’a pas de reliques parce qu’il est ressuscité. Mais les croyants y communient dans l’Eucharistie. De la Mère de Dieu, il n’y a pas de restes corporels, en raison également de sa résurrection ; mais on conserve une autre relique : son voile (cathédrale de Chartres).

Elles appartiennent à des corps sanctifiés par la baptême, l’onction chrismale et la communion eucharistique. Ce sont des fragments (des ossements, quelquefois le corps entier et même incorrompu) de membres du Christ, des signes de la transfiguration et du Salut de la matière. Ce sont des pierres d’attentes de la résurrection des corps à la fin des temps. Les chrétiens ne pratiquent pas l’incinération des morts, pour que les les os ne soient pas détruits.

Elles sont dans les tombes, raison pour laquelle nous allons y prier, surtout en temps pascal. Elles sanctifient la terre de chaque peuple. Dignes de vénération, les reliques se trouvent toujours sur l’autel où est offert le sacrifice de louange des chrétiens. Elles sont également présentées dans des coffres précieux, les reliquaires, au moment des grandes fêtes, particulièrement celles des saints à qui appartiennent ces saints restes.

(Source : « Sagesse Orthodoxe »)

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :

La Samaritaine, ou comment par notre vie, attirer son prochain vers Dieu (p. Thaddeus)


Saint Pierre enseigne aux Chrétiens qu'ils se doivent d'être en tout temps prêts de témoigner de leur espérance en Christ (1 Pi 3,15). Nos vies attirent-elles les autres vers le Salut? Ou peut-être les éloignons-nous de Dieu?
Prêtre Thaddaeus Hardenbrook

"Une source d'eau jaillissant en Vie Éternelle"

L'expansion du Christianisme, le Salut de l'humanité, s'est réalisé depuis le temps du Christ et de sainte Photini jusqu'à nos jours, par le contact inter-personnel de Chrétiens avec des populations non-Chrétiennes. Laïcs comme membres du clergé ou moines, jeunes et vieux, par leurs contacts quotidiens avec ceux qui sont hors de l'Église, se trouvent en position pour témoigner de la réalité actuelle de l'Évangile du Salut. Ils sont ceux qui, transformés par l'Évangile, ont accomplit toutes sortes de bonnes oeuvres et contribué positivement à la stabilité et la fibre morale de la société humaine. L'expansion de l'Église a souvent été un mouvement venant d'en dessous pour répandre la Foi de personne à personne, par le moyen d'actes concrets et de témoignage verbal.

A la suite de l'exemple de Jésus, sainte Photini joint ensemble les deux manières d'être un témoin vivant - la proclamation et les bonnes oeuvres - la lumière qui illumine tout, et la préservation de ce sel dont le Christ parle (Mt 5,12-16). La lumière dans leur vie, leur témoignage oral et leurs bonnes oeuvres, resplendissent dans les ténèbres d'un monde brisé, et amènent les autres à glorifier Dieu. Saint Paul confirme ceci en enseignant à tous les fidèles que leurs vies devraient se caractériser par l'excellence morale et les bonnes oeuvres, et que leurs paroles devraient être une proclamation de la vérité marquée par l'amabilité - comme un témoin auprès de ceux qui cherchent la vérité (Col 4,5-6).

Saint Pierre parle de la même manière de ces deux thèmes, insistant que la conduite du Chrétien devrait être telle que les non-Chrétiens voient les bonnes oeuvres accomplies par les fidèles et glorifient Dieu grâce à ça (1 Pi 2,11-22). Il enseigne aussi aux Chrétiens à être prêts en tout temps à rendre témoignage de leur espérance en Christ (1 Pi 3,15). Nos vies attirent-elles les autres vers le Salut? Ou peut-être les éloignons-nous de Dieu?

Rien que de voir un authentique Chrétien, cela amène bien des hommes et des femmes à se détourner d'une vie anarchique, égocentrique et immorale. En effet, c'est l'excellence morale des vies changées par le Christ qui agit comme la première puissance attractive dans le monde. Historiquement, cette puissance attractive a été l'aspect le plus important de l'antique témoignage Chrétien, et le fait que les Chrétiens étaient les meilleurs des citoyens fut un des principaux arguments des apologistes des premiers temps de l'Église. Par exemple, Aristides, un Chrétien d'Athènes écrivant vers l'an 125 à l'empereur Hadrien (régnant de 117 à 138), basa sa défense du Christianisme contre la persécution sur le fait remarquablement évident de leur qualité comportementale. Il faisait remarquer que ces Chrétiens "Ils ne commettent pas d’adultères ni de fornications; ils ne portent pas de faux témoignage. Ils ne convoitent pas ce qui est à autrui; ils honorent père et mère; ils aiment leur prochain et jugent avec équité" (Apologie 15). Il continue en exposant comment les Chrétiens prennent soin des étrangers, et viennent en aide aux pauvres et aux prisonniers. Le témoignage irréfutable de la vie Chrétienne était de discerner et de répondre aux besoins moraux et matériels du monde alentour.

Dans l'exemple de sainte Photini, nous voyons à nouveau en action le Commandement du Christ d'aimer Dieu et son prochain. Aimer Dieu, c'est mener une vie qui Lui est agréable, et s'avancer dans la sainteté. Aimer son prochain, c'est manifester la vie en Christ par l'action, l'oeuvre et la parole. Comme la Samaritaine médita l'excellence des paroles de Jésus, et échangea volontairement sa vie de péché contre une vie en Christ, puissions-nous aussi abandonner nos attaches mondaines, devenir dès maintenant Chrétiens, et chérir l'opportunité que nous avons de nous détourner des péchés de nos ancêtres, et librement aller à la suite du Christ.

Arrêtez-vous de temps à autres devant l'icône de la Samaritaine dans le narthex. Ne vous contentez pas de juste passer devant, mais regardez-la avec Jésus au puits. Réfléchissez à ce qu'elle était - et ce qu'elle est devenue - sainte Photini. Sa rencontre avec le Christ est devenue le carrefour d'une incroyable aventure, et le Salut pour des milliers de gens. Le Christ S'est pleinement révélé à elle comme étant le Messie promis, et elle L'a suivi. Priez sainte Photini, et demandez-lui de prier pour nous - afin que nous aussi, nous arrivions à sa suite au Paradis..

Le Christ est ressuscité!

+ Thaddeus



Tropaire de sainte Photini la Samaritaine
Venue auprès du puits, la Samaritaine Te contempla,
Source de Sagesse, avec les yeux de la Foi;
en abondance elle y puisa le Royaume d’en haut,
et sa mémoire est glorifiée pour l’éte
rnité.





Saint Peter instructs Christians to be ready at all times to bear witness of their hope in Christ (1 Peter 3:15). Do our lives draw others to salvation? Or perhaps push them away from God?
Priest Thaddaeus Hardenbrook
http://www.slocc.com/newsletter/GV_05_08_15.pdf

“A Spring of Water Welling up to Eternal Life”

The expansion of Christianity, the salvation of mankind, has been carried out, from the time of Christ and St. Photini until now, by the one-on-one contact of individual Christians with non-Christian populations. The lay people, as well as clergy and monastics, young and old, by their daily contacts with those outside the Church are in a position to bear witness to the present reality of the Gospel of salvation. They are the ones who themselves, transformed by the Gospel, have done all manner of good works and contributed positively to the stability and moral fiber of society. The expansion of the Church has most often been a grassroots movement of spreading the faith from person to person by means of practical works and verbal witness.

St. Photini, following Jesus’ example, brings together the two aspects of being a living witness—proclamation and good works—the illuminating light and preserving salt of which Christ speaks (Matthew 5:12–16). The light of their life, their proclamation and good works, shines into the darkness of a broken world and causes others to glorify God. Saint Paul confirms this by teaching all believers that their lives should be characterized by moral excellence and good works, and that their speech should be a proclamation of the truth marked by “grace and seasoned with salt”—as a witness to those seeking the truth (Colossians 4:5–6).

Saint Peter speaks of the same two themes, insisting that a Christian’s conduct be such that the non-Christians see the good works done by the believers and glorify God because of it (1 Peter 2:11–22). He also instructs Christians to be ready at all times to bear witness of their hope in Christ (1 Peter 3:15). Do our lives draw others to salvation? Or perhaps push them away from God?

To merely see a true Christian causes men and women to turn from an undisciplined, self-absorbed, and immoral life. Indeed, it is the moral excellence of lives changed by Christ that acts as the primary attractive power in the world. Historically, this attractive power was the most important aspect of the early Christian witness, and the fact that Christians were the most upstanding citizens was one of the prime arguments of the earliest apologists. For example, Aristides, a Christian of Athens writing to the Emperor Hadrian (reigned 117–138) around the year 125, based his defense of Christianity against persecution on the obviously different quality of their character. He points out that these Christians “do not commit adultery nor fornication, nor bear false witness, nor embezzle what is held in pledge, nor covet what is not theirs. They honor father and mother and show kindness to those near to them; and when ever they are judges, they judge uprightly” (Apology 15). He goes on to tell how Christians took care of strangers and supplied the needs of the poor and the imprisoned. The indisputable witness of the Christian life was that of discerning and responding to the moral and physical needs of the world around them.

In the example of St. Photini, we see in action once again the commandment of Christ to love God, and love neighbor. To love God is to live a life that is pleasing to Him and an ascent towards holiness. To love neighbor is to manifest life in Christ by action, deed, and word. As the Samaritan woman pondered the excellence of Jesus’ words and freely exchanged, forever, her life of sin for a life in Christ, may we also abandon our worldly attachments, already being Christians, and cherish the opportunity we have to cut off the sins of our fore fathers and freely pursue Christ.

Pause sometime before the icon of the Samaritan woman in the narthex. Don’t just pass by, but look at her there with Jesus at the well. Think about what she was—and what she became—St. Photini. Her encounter with Christ became the crossroads to an incredible adventure and the salvation of thousands of people. Christ fully revealed Himself to her as the promised Messiah, and she followed Him. Pray to St. Photini and ask her to pray for us—that we also may follow her into Paradise.

Christ is risen!

+ Thaddeus

Publié par Jean-Michel à 5/10/2015 dans « St Materne »

Lundi 11 Mai. Eléments pour méditation :
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 16:07
« Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »

De L'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel occidental du 15e s.Auteur Thomas Akempis. Livre II, ch. 12

« Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »


Si tu portes la croix de bon cœur, c'est elle qui te portera et te conduira à la fin désirée, c'est-à-dire là où tu cesseras de souffrir ; mais ce ne sera pas ici-bas.

Si tu la portes à contrecœur, tu t'en fais un fardeau et tu la rends plus lourde, et pourtant il faudra quand même la porter.

Si tu rejettes une croix, tu en trouveras certainement une autre peut-être plus pesante.

Crois-tu échapper à ce qu'aucun homme n'a pu éviter ? Qui parmi les saints a été sans croix et sans tribulation dans ce monde ?

Jésus Christ lui-même, notre Seigneur, n'a pas été une seule heure dans toute sa vie sans peine et sans douleur.

« Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances, qu'il ressuscite d'entre les morts pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,46s)

Comment donc peux-tu chercher une autre voie que cette voie royale de la sainte croix ?

Cependant, celui qui est affligé par tant de peines n'est pas sans une consolation qui les adoucisse, car il sent croître les fruits de sa patience à supporter sa croix.

Car, lorsqu'il la porte de bon cœur, tout son poids se change en douce confiance qui lui redonne courage.

Cela n'est pas l'effet de la vertu de l'homme mais de la grâce du Christ qui est assez puissante pour transformer une chair fragile au point que ce qu'elle redoute et fuit instinctivement, elle l'embrasse et l'aime dans la ferveur de l'esprit.

Il n'est pas dans la nature de l'homme de porter la croix, d'aimer la croix…; si tu ne comptes que sur toi-même, tu ne pourras rien faire de tel.

Mais si tu mets ta confiance dans le Seigneur, la force te sera donnée d'en haut, et tu auras pouvoir sur la chair et le monde.

Et tu ne craindras pas même le démon, notre ennemi, si tu es armé par la foi et marqué par la croix de Jésus Christ.

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 16:05
« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux » LES NOCES DE CHACUN

« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »

LES NOCES DE CHACUN

Vierge Marie, Maman,
toi qui suscita le premier miracle
de ton fils Jésus aux noces de Cana,
nous sommes prêts à faire ce qu’Il nous demande
à travers sa vie, les dix commandements,
les enseignements de l’Eglise,
mais notre faiblesse humaine nous pèse.

C’est pourquoi nous te prions de lui dire
que nous ne manquons peut être pas de vin aujourd’hui,
mais de santé du corps et de l’âme,
de travail, de promotion sociale, d’argent,
de succès scolaire, d’enfant, de mariage religieux,
de vie religieuse, de famille, d’abri, d’amour.

Nous pleurons nos morts, toi Il t’écoutera,
toi Il t’exaucera car c’est au nom de ton fils Jésus
qui a dit ’’demandez et on vous donnera’’
que je t’invoque Maman Marie.
Amen.

(Angele Ntsama Yaoundé, Cameroun)

JUIF ET PAÏEN

Des deux, le juif et le païen,

Il a fait une seule réalité ;

par sa chair crucifiée,

Il a détruit ce qui les séparait,

le mur de la haine.

(Saint Paul

Ephésiens 2, 14)

L'amour, source des vertus (Théodore d'Edesse / Philocalie)

C'est avec raison que l'amour est appelé source des vertus, fondement de la Loi et des prophètes.

Allons donc au bout de toute peine, jusqu'à ce que nous découvrions le saint amour. Par lui nous chasserons la tyrannie des passions, nous nous élèverons aux Cieux, portés par les ailes des vertus, et nous verrons Dieu autant qu'il est possible à la nature humaine.
(Théodore l'ascète d'Edesse, Philocalie, 82)

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 16:01
Sainte Solange, Qui êtes-vous ?


Vierge et martyre
(† v. 87
8)

Solange naquit aux environs de Bourges, au lieu-dit Villemont, à deux kilomètres du bourg de Saint-Martin-du-Crot. Instruite par ses parents dans la loi du Seigneur, elle donna dès les premières années de son existence les marques d'une rare piété et, à l'âge de sept ans, consacra sa virginité au Seigneur, l'époux des vierges. Dieu la combla de telles faveurs que, selon une antique et vénérable tradition, elle guérissait les malades et chassait les démons par sa seule présence. Occupée à garder les moutons de son père dans un pré du voisinage, elle occupait son temps à prier son divin maître et à s'entretenir familièrement avec lui.

Un jour, l'un des fils du comte de Bourges, peut-être Bernard, comte de Bourges et d'Auvergne, rencontra la jeune bergère Solange et fut séduit par sa grande beauté. Par des avances et des promesses d'abord, par des menaces ensuite, il s'efforça d'obtenir qu'elle consente à devenir son épouse. Mais, fidèle à son vœu, elle repoussa ce projet. N'avait-elle pas décidé de n'aimer que le Christ ? Alors le jeune homme, dans un élan de furie, l'enleva de force, la mit sur sa monture et l'entraîna avec lui dans une course folle. Mais la jeune fille, qui avait moins peur de mourir que d'être infidèle à son Seigneur, se déroba à son ravisseur et se laissa tomber à terre, au bord d'un ruisseau. C'est alors que, dans sa rage, le séducteur tira son épée de son fourreau et trancha la tête de la jeune bergère. Elle subit ce martyre à la fin du IXe siècle, un 10 mai (peut-être le 10 mai 878...).

La légende rapporte que la tête de Solange, bien que séparée du reste du corps, invoqua encore trois fois le saint Nom de Jésus. Toujours selon la légende, Solange, décapitée, prit sa tête dans ses mains et la porta jusqu'à l'église Saint-Martin. Elle fut donc ensevelie en l'église Saint-Martin du village de Saint-Martin-du-Crot. Mais par la suite, une nouvelle église fut édifiée à la place de l'ancienne, placée sous le vocable de Solange, et le bourg lui-même prit le nom de la sainte martyre : Sainte-Solange (c'est la seule commune de France à porter ce nom). Le Seigneur confirma par de nombreux miracles l'héroïcité des vertus de sa servante et son tombeau n'a jamais cessé d'être honoré par les fidèles du Berry qui vénèrent sainte Solange comme leur patronne spéciale.

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 15:59
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour (St Augustin)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°65 ; CCL 36, 490 (trad. bréviaire romain 4e jeu. Pâques rev.)

« Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour »


Le Seigneur Jésus affirme qu'il donne à ses disciples un commandement nouveau, celui de l'amour mutuel...

Est-ce que ce commandement n'existait pas déjà dans la loi ancienne, puisqu'il y est écrit :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » ? (Lv 19,18)

Pourquoi donc le Seigneur appelle-t-il nouveau un commandement qui est évidemment si ancien ?

Est-ce un commandement nouveau parce qu'en nous dépouillant de l'homme ancien il nous revêt de l'homme nouveau ? (Ep 4,24)

Certes, l'homme qui écoute ce commandement, ou plutôt qui y obéit, n'est pas renouvelé par n'importe quel amour mais par celui que le Seigneur distingue avec soin de l'amour purement naturel en précisant :

« Comme je vous ai aimés »...

Le Christ nous a donc donné le commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme lui il nous a aimés ; c'est cet amour-là qui nous renouvelle, qui fait de nous des hommes nouveaux, les héritiers de la nouvelle alliance, les chantres du « cantique nouveau » (Ps 95,1).


Cet amour-là, frères très chers, a renouvelé même les justes d'autrefois, les patriarches et les prophètes, comme il a renouvelé plus tard les saints apôtres.

C'est lui qui renouvelle maintenant les nations païennes. De tout le genre humain, dispersé sur toute la terre, cet amour suscite et rassemble le peuple nouveau, le corps de la nouvelle Épouse du Fils de Dieu.

Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour (St Augustin)
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:42
 Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Exhortation au martyre, 41-42 (trad. bréviaire rev.)

« Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi »


Si, en passant de l'incroyance à la foi, nous sommes « passés de la mort à la vie » (Jn 5,24) ne soyons pas étonnés que le monde nous hait.

Car tous ceux qui ne sont pas passés de la mort à la vie, mais qui demeurent dans la mort, ne peuvent pas aimer ceux qui sont passés de la demeure ténébreuse de la mort...aux « édifices faits de pierres vivantes » (1P 2,5) où règne la lumière de la vie...


Pour nous chrétiens voici venu le temps de nous glorifier, car il est dit :

« Nous nous glorifions dans nos épreuves, car nous savons que l'épreuve produit la persévérance, la persévérance produit la valeur éprouvée, la valeur éprouvée produit l'espérance, et l'espérance ne trompe pas.

Que seulement l'amour de Dieu soit répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint » (Rm 5,3-5)...


« De même que nous avons largement part aux souffrances du Christ, de même, par le Christ, nous sommes largement consolés » (2Co 1,5).

Accueillons donc avec une grande ferveur les souffrances du Christ ; qu'elles nous soient largement accordées, si nous voulons être largement consolés, puisque tous « ceux qui pleurent seront consolés » (Mt 5,5)...

Ceux qui participent aux souffrances participeront aussi à la consolation en proportion des souffrances qui les font participer au Christ.

Apprenez-le de l'apôtre qui a dit avec confiance :

« Nous le savons :

-puisque vous connaissez comme nous la souffrance, vous obtiendrez comme nous la consolation » (2Co 1,7).

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