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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:26
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » : Prière du MAGNIFICAT / Quand Marie demande de prier pour la paix…/

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

MAGNIFICAT

Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur :
Il s’est penché sur son humble servante ;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
Il se souvient de son amour.

De la promesse faite à nos pères,
En faveur d’Abraham et de sa race à jamais.
Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècles. Amen.

Quand Marie demande de prier pour la paix…

SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST,
FILS DU PÈRE,
DAIGNEZ ENVOYER À PRÉSENT VOTRE ESPRIT SUR LA TERRE.
FAITES HABITER L’ESPRIT SAINT
DANS LES CŒURS DE TOUS LES PEUPLES
AFIN QU’ILS SOIENT PRÉSERVÉS
DE LA CORRUPTION, DES CALAMITÉS
ET DE LA GUERRE.
QUE LA DAME DE TOUS LES PEUPLES,
LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE,
SOIT NOTRE AVOCATE.
AMÎN.

Le 26 mai 1432, une habitante de Caravaggio, ville italienne de Lombardie, Giovanetta di Pietro Vacchi, fille de paysans, simple et pieuse mariée à un homme violent, dit «voir la Vierge».

«Brusquement, j’avais devant moi une dame belle et admirable, de haute stature, au visage gracieux, à l’aspect vénérable, vêtue de bleu avec un voile blanc», explique-t-elle.

L’apparition lui demande de prier et dit qu’elle est venue pour la paix dans sa famille, la paix entre les états, la paix entre les Eglises d’Orient et d’Occident.

La prière pour la paix entre les Eglises d'Orient et d'Occident semble porter rapidement du fruit.

En effet, le 6 juillet 1439, le concile de Florence trouva un accord entre Latins et Grecs sur tous les points en discussion (la procession du Saint-Esprit, le terme Filioque du Symbole, le principe de l'Eucharistie, les quatre fins de l'homme, la primauté du pape).

Malheureusement, la chute de Constantinople en l'an 1452 rendra inopérant cet accord.

L’évêque de Crémone a fait bâtir sur les lieux un sanctuaire, visité en 1992 par Jean-Paul II. Dans la crypte, on trouve la source qui a jailli lors de l’apparition.

Françoise Breynaert
www.mariedenazareth.com

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 09:00
Mardi 26 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Livre des Actes des Apôtres 8,14-17.

En ces jours-là, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean.
Arrivés là, ceux-ci prièrent pour eux afin qu'ils reçussent le Saint-Esprit.
En effet, il n'était encore venu sur aucun d'eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus.
Alors ils leur imposaient les mains, et ils recevaient l'Esprit-Saint.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10.

En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens : En vérité, en vérité, je vous le dis : celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand.
Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
C'est à lui que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom ses brebis, et il les mène aux pâturages.
Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix.
Elles ne suivront point un étranger, mais elle le fuiront, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers.
Jésus leur dit cette allégorie ; mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
Jésus donc leur dit encore : "En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés.
Je suis la porte : si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera, et il sortira, et il trouvera des pâturages.
Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance.

Mardi 26 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église latine.
Commentaire de l'Évangile de Jean, 10,3 (trad. cf bréviaire)

« Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé »


« Moi, je suis le bon pasteur. »

Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ.

Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre corps et son propre sang.

D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte ; il faut donc comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même.

C'est bien vrai :

-c'est bien par lui-même qu'il entre ; il se manifeste lui-même et il montre qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne le bonheur parfait.

Personne d'autre que lui n'est la porte, parce que personne d'autre n'est « la vraie lumière, qui éclaire tous les hommes » (Jn 1,9).

C'est pourquoi aucun homme ne dit qu'il est la porte ; le Christ s'est réservé ce nom comme lui appartenant en propre. Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres.

En effet, Pierre l'a été aussi (Jn 21,15), et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques.

« Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » dit l'Écriture (Jr 3,15).

Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.
Car le service du bon pasteur, c'est la charité.

C'est pourquoi Jésus dit qu'il « donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11).

Le Christ nous a montré l'exemple :

-« Il a donné sa vie pour nous.

Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1Jn 3,16).

Mardi 26 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

MAGNIFICAT

Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur :
Il s’est penché sur son humble servante ;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
Il se souvient de son amour.

De la promesse faite à nos pères,
En faveur d’Abraham et de sa race à jamais.
Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècles. Amen.

Quand Marie demande de prier pour la paix…

Le 26 mai 1432, une habitante de Caravaggio, ville italienne de Lombardie, Giovanetta di Pietro Vacchi, fille de paysans, simple et pieuse mariée à un homme violent, dit «voir la Vierge».

«Brusquement, j’avais devant moi une dame belle et admirable, de haute stature, au visage gracieux, à l’aspect vénérable, vêtue de bleu avec un voile blanc», explique-t-elle.

L’apparition lui demande de prier et dit qu’elle est venue pour la paix dans sa famille, la paix entre les états, la paix entre les Eglises d’Orient et d’Occident.

La prière pour la paix entre les Eglises d'Orient et d'Occident semble porter rapidement du fruit.

En effet, le 6 juillet 1439, le concile de Florence trouva un accord entre Latins et Grecs sur tous les points en discussion (la procession du Saint-Esprit, le terme Filioque du Symbole, le principe de l'Eucharistie, les quatre fins de l'homme, la primauté du pape).

Malheureusement, la chute de Constantinople en l'an 1452 rendra inopérant cet accord.

L’évêque de Crémone a fait bâtir sur les lieux un sanctuaire, visité en 1992 par Jean-Paul II. Dans la crypte, on trouve la source qui a jailli lors de l’apparition.

Françoise Breynaert
www.mariedenazareth.com

Mardi 26 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Avant le Nouveau Testament, il y avait la Divine Liturgie!

(Père Sophrony)


Nous autres Chrétiens Orthodoxes, nous vivons le Christ au cœur de la Divine Liturgie, ou plutôt, le Christ vit en nous durant la Divine Liturgie.

La Divine Liturgie est une œuvre de Dieu. Nous disons "Le temps est une création du Seigneur." Entre autres choses, cela signifie que c'est maintenant le temps pour Dieu d'agir. Le Christ "liturgiste", nous vivons avec le Christ.

La Divine Liturgie est la manière dont nous pouvons connaître Dieu, et la manière dont Dieu nous devient connu.

Le Christ a célébré la Divine Liturgie, et de là c'est passé dans l'éternité. Sa nature humaine divinisée est venue à la Divine Liturgie. Nous connaissons le Christ particulièrement dans la Divine Liturgie.

La Divine Liturgie que nous célébrons est la même Divine Liturgie que celle que le Christ a célébrée le Jeudi Saint, lors de la Cène Mystique.

Les chapitres 14 à 16 de l'Évangile selon saint Jean, c'est une Divine Liturgie. Ainsi dans la Divine Liturgie, nous comprenons les saintes Écritures.

L'antique Église a vécu sans Nouveau Testament, mais pas sans Divine Liturgie. Les premières hymnes conservées, écrites, existent dans la Divine Liturgie.

Dans la Divine Liturgie, nous vivons le Christ et comprenons Sa parole.

De même que le Christ purifia Ses disciples par Sa parole et leur dit "vous êtes déjà purs à cause de la parole que Je vous ai dite" (Jn 15,3) et Il lava les pieds de Ses disciples avec de l'eau, durant le Lavement des pieds, ainsi dans les premières parties de la Divine Liturgie, Il nous purifie afin que nous puissions par la suite participer à Sa Table d'amour. Le but de la Divine Liturgie est de nous amener le Christ.

La Divine Liturgie nous enseigne une manière d'être, un ethos d'humilité. De même que le Christ S'est sacrifié, ainsi nous devrions nous sacrifier nous-mêmes. Le type de la Divine Liturgie, c'est l'exemple d'amoindrissement pour nous. Dans la Divine Liturgie, nous essayons de devenir humbles, parce que nous avons la sensation que là est le Dieu humble.

Chaque Divine Liturgie est une Théophanie. Le Corps du Christ apparaît. Chaque membre de l'Église est une Icône du Royaume de Dieu.

Après la Divine Liturgie, nous devons continuer à "iconifier" le Royaume de Dieu, gardant Ses Commandements. La gloire du Christ doit porter du fruit en chaque membre. Ceci explique Sa parole "C'est la gloire de Mon Père que vous portiez beaucoup de fruit" (Jn 15,8).


Extrait de la biographie du p. Sophrony "J'ai connu un homme en Christ : vie et temps de l'ancien Sophrony, hésychaste et théologien" (Βίος και πολιτεία του Γέροντος Σωφρονίου του ησυχαστού και θεολόγου), par le métropolite Hierotheos de Nafpaktos et Agiou Vlasiou

Source : http://stmaterne.blogspot.fr/

Mardi 26 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,28-31.

En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre
sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »

Mardi 26 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Léon XIII, pape de Rome de 1878 à 1903 . Encyclique Rerum novarum, 21

« En ce temps déjà, le centuple... et dans le monde à venir, la vie éternelle »


Ces doctrines [sociales de l'Eglise] pourraient diminuer la distance que l'orgueil se plaît à maintenir entre riches et pauvres, mais la simple amitié c'est encore trop peu :

-Si l'on obéit aux préceptes du christianisme, c'est dans l'amour fraternel que s'opérera l'union.

De part et d'autre, on saura et on comprendra que les hommes sont absolument tous issus de Dieu, leur père commun ; que Dieu est leur unique et commune fin, et que lui seul est capable de communiquer aux anges et aux hommes un bonheur parfait et absolu.

Tous ils ont été également rachetés par Jésus Christ et rétablis par lui dans leur dignité d'enfants de Dieu, et ainsi un véritable lien de fraternité les unit, soit entre eux, soit au Christ leur Seigneur, qui est « le premier-né de beaucoup de frères » (Rm 8,29).

Ils sauront enfin que tous les biens de la nature, tous les trésors de la grâce appartiennent en commun et indistinctement à tout le genre humain, et qu'il n'y a que les indignes qui soient déshérités des biens célestes.

« Si vous êtes fils, vous êtes aussi héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers de Jésus-Christ » (Rm 8,17).

L'hospitalité est d'abord dans le cœur de l'homme
(saint Théodore l'ascète)

Même si vous n'avez que du pain ou de l'eau, avec cela vous pouvez cependant honorer votre devoir d'hospitalité.

Et si vous n'aviez pas même pas cela, mais que vous accueilliez simplement un étranger par un mot d'encouragement, vous n'auriez pas dérogé à votre devoir d'hospitalité.

Pensez à la veuve citée par notre Seigneur dans l'Évangile : avec deux piécettes de monnaie, elle avait surpassé les généreux dons des riches.
(Saint Théodore le grand ascète)

Mardi 26 Mai 2015 Eléments pour la méditation :
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 08:54
Le programme du Christ trop exigeant pour qu'on le suive ? (St Jean Chrysostome)

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église .Homélie sur le débiteur de dix mille talents, 3 ; PG 51, 21 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 297)

« Mais alors, qui peut être sauvé ? »


En réponse à la question que lui posait un homme riche, Jésus avait révélé comment on peut parvenir à la vie éternelle.

Mais l'idée de devoir abandonner ses richesses a rendu cet homme tout triste et il est parti. Alors Jésus a déclaré :

-« Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ».

À son tour, Pierre s'approche de Jésus, lui qui s'est dépouillé de tout en renonçant à son métier et à sa barque, qui ne possède même plus un hameçon.

Et il pose cette question à Jésus :

-« Mais alors, qui peut être sauvé ? »

Remarque à la fois la réserve et le zèle de ce disciple. Il n'a pas dit :

-« Tu ordonnes l'impossible, ce commandement est trop difficile, cette loi est trop exigeante ».

Il n'est pas non plus resté silencieux.

Mais, sans manquer de respect et montrant combien il était attentif aux autres, il a dit :

-« Mais alors, qui peut être sauvé ? »

C'est qu'avant même d'être pasteur, il en avait l'âme ; avant d'être investi de l'autorité..., il se préoccupait déjà de la terre entière.

Un homme riche aurait probablement demandé cela par intérêt, par souci de sa situation personnelle et sans penser aux autres.

Mais Pierre, qui était pauvre, ne peut pas être soupçonné d'avoir posé sa question pour des motifs pareils.

C'est le signe qu'il se préoccupait du salut des autres, et qu'il désirait apprendre de son Maître comment on y parvient.

D'où la réponse encourageante du Christ :

-« Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ».

Il veut dire :

-« Ne pensez pas que je vous laisse à l'abandon.

Moi-même, je vous assisterai dans une affaire aussi importante, et je rendrai facile et aisé ce qui est difficile ».

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 08:51
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » : Prière Marie au cœur de nos vies /« C’est là que l’évangélisation de l’Europe a commencé » …./Le bon architecte  « Ces fondations, c’est Jésus-Christ »

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

Marie au cœur de nos vies

O Marie, au cœur du monde,
au commencement des temps,
à l’aube de nos vies.

Marie dans la nuit de Bethléem,
qui donne la terre à Dieu.

Marie, tendresse et fidélité,
tenant la Vie dans nos mains humaines.

Marie, douce et fragile,
la force et la lumière,
pauvre et humble,
la gloire et la richesse.

Marie, au pied de la croix,
mère et fille, seule,
transpercée et radieuse,
humaine dans ta souffrance,
divine dans ton visage.

Marie, Mère de notre Sauveur,
salvatrice toi-même pour notre monde en déroute.
Marie, fille et Mère de notre humanité,
au pied de notre croix.

Marie, notre force et notre lumière,
notre gloire et notre richesse.

Marie, au matin de Pâques
discrète et presqu’absente.
Marie des jours d’allégresse,
heureuse et oubliée.
Marie, notre joie, notre sourire,
main tendue au pécheur,
secours des affligés,
Marie - pardon.

Marie, au soir de Pentecôte,
rempart des apôtres, notre soutien
dans la tourmente de nos incertitudes.

Marie, notre espérance,
qui donne chaque jour au monde
notre divinité. Amen.

(Albéric de Palmaert)

« C’est là que l’évangélisation de l’Europe a commencé » ….

L'église de Notre-Dame-de-la-Mer est une église située aux Saintes-Maries-de-la-Mer dans le département français des Bouches-du-Rhône, tout près de la ville de Marseille. Ce qui fit dire à Jean Paul II : «C’est à Marseille que je voudrais aller, c’est là que l’évangélisation de l’Europe a commencé » ….

C’est grâce à la Tradition des Saints de Provence notamment de sainte Marie-Madeleine, de saint Lazare, de sainte Marthe, des Saintes Maries de la mer, de Sarah, des saints évêques Maximin, Sidoine et Trophime qu’il est possible de visiter, aujourd’hui, les lieux religieux et culturels qui donnèrent naissance à la Chrétienté en Provence puis en France.

En ce temps de Pentecôte, les apôtres de la première évangélisation nous invitent à prier avec Notre Dame de la Mer afin qu’advienne la nouvelle Pentecôte d'amour sur le monde, prophétisée par plusieurs papes et par Marthe Robin.

hozana.org

Bon architecte

Première lettre aux Corinthiens, 3,10-17

"Vous êtes le temple de Dieu, et l'Esprit de Dieu habite en vous."

Le bon architecte
« Ces fondations, c’est Jésus-Christ »
J’étais prêt pourtant. J’avais acheté ma gomme, mes crayons, une règle et du papier. Et des livres lourds comme des pierres pour bien me préparer. Un casque et des outils… J’étais fier de moi. Paré pour le chantier.
Mais me voilà perdu avant de commencer.
On m’avait dit : il faut creuser profond, pour bâtir solide. Au premier coup, ma pioche s’est fracassée. Les fondations sont déjà là, inébranlables.
On m’avait dit : choisi pour ta maison les meilleurs matériaux. Et l’on m’annonce qu’un feu dévorera tout.
Je remise donc ma gomme, je range mes manuels : un autre que moi bâtira la demeure. Ou plutôt, un autre avec moi : c’est mon hôte intérieur. C’est l’Esprit qui en moi conduira le chantier. En moi demeure l’Esprit qui construit ma demeure ! En moi aussi le Christ, comme fondations profondes. Je me croyais tout seul. Comme je me trompais.

Tant mieux, car mon projet secret dépassait la raison : ma maison devait à la fois s’élargir aux dimensions du monde et monter tout là-haut pour taquiner aux cieux, les demeures secrètes préparées par le Père. Peu à peu je comprends. L’incendie se profile, un embrasement d’amour pour faire tomber les murs, des flammes ardentes pour percer tous les toits et s’élever au ciel. Faire du feu, ma demeure. Un feu de charité, la seule chose qui tienne, pour que vole en éclat ma demeure de pierre, emprisonnant mon cœur dans mes plans exigus. Dieu, fais de moi une pierre de feu, pour rebâtir le monde. (Source : « Signe dans la Bible »)

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 08:49
« La lumière est venue dans le monde » (Saint Clément d'Alexandrie)

Par Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien. Exhortation aux Grecs, 11, 113 ; GCS 1, 79 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 300 rev.)

« La lumière est venue dans le monde »

« Le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard » (Ps 18,9).

Reçois le Christ, reçois la capacité de voir, reçois la lumière, afin de connaître Dieu et l’homme.

Recevons la lumière afin de recevoir Dieu, recevons la lumière et devenons les disciples du Seigneur, chassons l’ignorance et les ténèbres qui voilent notre regard comme un brouillard, contemplons le Dieu véritable.

Alors que nous étions ensevelis dans les ténèbres et prisonniers de l’ombre de la mort (Mt 4,16; Is 42,7), du ciel une lumière plus pure que le soleil, plus douce que la vie d’ici-bas, a resplendi pour nous.

Cette lumière est la vie éternelle, et tout ce qui y participe a la vie.

La nuit redoute cette lumière ; de peur, elle disparaît, et fait place au jour du Seigneur ; tout est devenu lumière sans déclin.

L’occident s’est changé en orient ; c’est « la création nouvelle » (Ga 6,15; Ap 21,1).

Car le « Soleil de justice » (Ml 3,20), qui passe partout dans sa course, visite tout le genre humain sans distinction.

Il imite son Père qui « fait lever son soleil sur tous les hommes » (Mt 5,45) et il répand sur tous la rosée de la vérité.

En crucifiant la mort, il l’a transformée en vie ; il a arraché l’homme à la perdition et l’a fixé dans les cieux ; il a transplanté ce qui était périssable pour le rendre impérissable ; il a changé la terre en ciel.

Il donne la vie de Dieu aux hommes par son enseignement divin, en « mettant ses lois dans leur pensée et en les inscrivant dans leur cœur :

-Tous connaîtront Dieu, des plus petits jusqu’aux plus grands, et je pardonnerai leurs fautes, dit Dieu, je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31,33s).

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 09:30
Lundi 25  Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Livre des Actes des Apôtres 10,34.42-48.

En ces jours-là, Pierre, prenant la parole, dit :
le Seigneur nous a commandé de prêcher au peuple et d'attester que c'est lui que Dieu a constitué juge des vivants et des morts.
A lui tous les prophètes rendent ce témoignage, que quiconque croit en lui reçoit par son nom rémission des péchés.
Pierre disait encore ces mots, lorsque l'Esprit-Saint descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.
Et tous les croyants de la circoncision qui avaient accompagné Pierre furent stupéfaits de ce que le don du Saint-Esprit se fût répandu aussi sur les Gentils ;
car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre prit la parole :
" Quelqu'un peut-il refuser l'eau pour baptiser ces gens qui ont reçu l'Esprit-Saint aussi bien que nous ? "
Et il commanda de les baptiser au nom de Jésus-Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-21.

En ce temps-là, Jésus dit à Nicodème : Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
Car Dieu n'a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Or, voici quel est le jugement : c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Car quiconque fait le mal, hait la lumière, de peur que ses œuvres ne soient blâmées.
Mais celui qui accomplit la vérité vient à la lumière, de sorte que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu."

Lundi 25  Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien. Exhortation aux Grecs, 11, 113 ; GCS 1, 79 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 300 rev.)

« La lumière est venue dans le monde »

« Le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard » (Ps 18,9).

Reçois le Christ, reçois la capacité de voir, reçois la lumière, afin de connaître Dieu et l’homme.

Recevons la lumière afin de recevoir Dieu, recevons la lumière et devenons les disciples du Seigneur, chassons l’ignorance et les ténèbres qui voilent notre regard comme un brouillard, contemplons le Dieu véritable.

Alors que nous étions ensevelis dans les ténèbres et prisonniers de l’ombre de la mort (Mt 4,16; Is 42,7), du ciel une lumière plus pure que le soleil, plus douce que la vie d’ici-bas, a resplendi pour nous.

Cette lumière est la vie éternelle, et tout ce qui y participe a la vie.

La nuit redoute cette lumière ; de peur, elle disparaît, et fait place au jour du Seigneur ; tout est devenu lumière sans déclin.

L’occident s’est changé en orient ; c’est « la création nouvelle » (Ga 6,15; Ap 21,1).

Car le « Soleil de justice » (Ml 3,20), qui passe partout dans sa course, visite tout le genre humain sans distinction.

Il imite son Père qui « fait lever son soleil sur tous les hommes » (Mt 5,45) et il répand sur tous la rosée de la vérité.

En crucifiant la mort, il l’a transformée en vie ; il a arraché l’homme à la perdition et l’a fixé dans les cieux ; il a transplanté ce qui était périssable pour le rendre impérissable ; il a changé la terre en ciel.

Il donne la vie de Dieu aux hommes par son enseignement divin, en « mettant ses lois dans leur pensée et en les inscrivant dans leur cœur :

-Tous connaîtront Dieu, des plus petits jusqu’aux plus grands, et je pardonnerai leurs fautes, dit Dieu, je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31,33s).

Lundi 25  Mai 2015 Eléments pour la méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

Marie au cœur de nos vies

O Marie, au cœur du monde,
au commencement des temps,
à l’aube de nos vies.

Marie dans la nuit de Bethléem,
qui donne la terre à Dieu.

Marie, tendresse et fidélité,
tenant la Vie dans nos mains humaines.

Marie, douce et fragile,
la force et la lumière,
pauvre et humble,
la gloire et la richesse.

Marie, au pied de la croix,
mère et fille, seule,
transpercée et radieuse,
humaine dans ta souffrance,
divine dans ton visage.

Marie, Mère de notre Sauveur,
salvatrice toi-même pour notre monde en déroute.
Marie, fille et Mère de notre humanité,
au pied de notre croix.

Marie, notre force et notre lumière,
notre gloire et notre richesse.

Marie, au matin de Pâques
discrète et presqu’absente.
Marie des jours d’allégresse,
heureuse et oubliée.
Marie, notre joie, notre sourire,
main tendue au pécheur,
secours des affligés,
Marie - pardon.

Marie, au soir de Pentecôte,
rempart des apôtres, notre soutien
dans la tourmente de nos incertitudes.

Marie, notre espérance,
qui donne chaque jour au monde
notre divinité. Amen.

(Albéric de Palmaert)

« C’est là que l’évangélisation de l’Europe a commencé » ….

L'église de Notre-Dame-de-la-Mer est une église située aux Saintes-Maries-de-la-Mer dans le département français des Bouches-du-Rhône, tout près de la ville de Marseille. Ce qui fit dire à Jean Paul II : «C’est à Marseille que je voudrais aller, c’est là que l’évangélisation de l’Europe a commencé » ….

C’est grâce à la Tradition des Saints de Provence notamment de sainte Marie-Madeleine, de saint Lazare, de sainte Marthe, des Saintes Maries de la mer, de Sarah, des saints évêques Maximin, Sidoine et Trophime qu’il est possible de visiter, aujourd’hui, les lieux religieux et culturels qui donnèrent naissance à la Chrétienté en Provence puis en France.

En ce temps de Pentecôte, les apôtres de la première évangélisation nous invitent à prier avec Notre Dame de la Mer afin qu’advienne la nouvelle Pentecôte d'amour sur le monde, prophétisée par plusieurs papes et par Marthe Robin.

hozana.org

Lundi 25  Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Bon architecte

Première lettre aux Corinthiens, 3,10-17

"Vous êtes le temple de Dieu, et l'Esprit de Dieu habite en vous."

Le bon architecte
« Ces fondations, c’est Jésus-Christ »
J’étais prêt pourtant. J’avais acheté ma gomme, mes crayons, une règle et du papier. Et des livres lourds comme des pierres pour bien me préparer. Un casque et des outils… J’étais fier de moi. Paré pour le chantier.
Mais me voilà perdu avant de commencer.
On m’avait dit : il faut creuser profond, pour bâtir solide. Au premier coup, ma pioche s’est fracassée. Les fondations sont déjà là, inébranlables.
On m’avait dit : choisi pour ta maison les meilleurs matériaux. Et l’on m’annonce qu’un feu dévorera tout.
Je remise donc ma gomme, je range mes manuels : un autre que moi bâtira la demeure. Ou plutôt, un autre avec moi : c’est mon hôte intérieur. C’est l’Esprit qui en moi conduira le chantier. En moi demeure l’Esprit qui construit ma demeure ! En moi aussi le Christ, comme fondations profondes. Je me croyais tout seul. Comme je me trompais.

Tant mieux, car mon projet secret dépassait la raison : ma maison devait à la fois s’élargir aux dimensions du monde et monter tout là-haut pour taquiner aux cieux, les demeures secrètes préparées par le Père. Peu à peu je comprends. L’incendie se profile, un embrasement d’amour pour faire tomber les murs, des flammes ardentes pour percer tous les toits et s’élever au ciel. Faire du feu, ma demeure. Un feu de charité, la seule chose qui tienne, pour que vole en éclat ma demeure de pierre, emprisonnant mon cœur dans mes plans exigus. Dieu, fais de moi une pierre de feu, pour rebâtir le monde. (Source : « Signe dans la Bible »)

Lundi 25  Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,17-27.

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

Lundi 25  Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église .Homélie sur le débiteur de dix mille talents, 3 ; PG 51, 21 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 297)

« Mais alors, qui peut être sauvé ? »


En réponse à la question que lui posait un homme riche, Jésus avait révélé comment on peut parvenir à la vie éternelle. Mais l'idée de devoir abandonner ses richesses a rendu cet homme tout triste et il est parti. Alors Jésus a déclaré : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ». À son tour, Pierre s'approche de Jésus, lui qui s'est dépouillé de tout en renonçant à son métier et à sa barque, qui ne possède même plus un hameçon. Et il pose cette question à Jésus : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »


Remarque à la fois la réserve et le zèle de ce disciple. Il n'a pas dit : « Tu ordonnes l'impossible, ce commandement est trop difficile, cette loi est trop exigeante ». Il n'est pas non plus resté silencieux. Mais, sans manquer de respect et montrant combien il était attentif aux autres, il a dit : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » C'est qu'avant même d'être pasteur, il en avait l'âme ; avant d'être investi de l'autorité..., il se préoccupait déjà de la terre entière. Un homme riche aurait probablement demandé cela par intérêt, par souci de sa situation personnelle et sans penser aux autres. Mais Pierre, qui était pauvre, ne peut pas être soupçonné d'avoir posé sa question pour des motifs pareils. C'est le signe qu'il se préoccupait du salut des autres, et qu'il désirait apprendre de son Maître comment on y parvient.


D'où la réponse encourageante du Christ : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ». Il veut dire : « Ne pensez pas que je vous laisse à l'abandon. Moi-même, je vous assisterai dans une affaire aussi importante, et je rendrai facile et aisé ce qui est difficile ».

Lundi 25  Mai 2015 Eléments pour la méditation :
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 08:43
« Tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu » (St Augustin)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 271

« Tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu »


Avec joie, frères, nous avons vu se lever ce jour de la Pentecôte, où la sainte Église resplendit aux yeux des fidèles et où leurs cœurs sont embrasés.

Car nous célébrons ce jour où notre Seigneur Jésus Christ, après sa résurrection et la gloire de son ascension, a envoyé l'Esprit Saint…


Ce souffle purifiait les cœurs de la paille de la vie purement matérielle ; ce feu consumait le foin de leurs vieux désirs ; ces langues que parlaient les apôtres remplis de l'Esprit Saint préfiguraient l'expansion de l'Église par les langues de toutes les nations.

Après le déluge le sacrilège des hommes avait édifié une haute tour contre le Seigneur, et le genre humain a mérité d'être divisé par des langues diverses… (Gn 11) ; maintenant l'humilité et la dévotion des croyants soumettent la diversité de ces langues à l'unité de l'Église.

La charité rassemble ce que la discorde avait dispersé, et les diverses parties du genre humain, semblables aux membres dispersés d'un même corps, sont reliés entre eux et avec le Christ, leur chef, leur Tête unique (Col 2,19).

Elles sont fondues dans l'unité par le feu de l'amour…


Mes frères, membres du corps du Christ, germes d'unité, enfants de paix, célébrez ce jour dans la joie, célébrez-le en toute sécurité.

Car vous voyez s'accomplir en vous ce qui était annoncé autrefois par la venue de l'Esprit Saint.

Chacun de ceux qui recevaient alors l'Esprit Saint parlait, à lui seul, toutes les langues.

Aujourd'hui l'unité de l'Église répandue parmi tous les peuples parle toutes les langues, et c'est au sein de cette unité que vous possédez l'Esprit Saint, vous qui n'êtes séparés par aucun schisme de l'Église du Christ, qui parle toutes les langues.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 08:37
Présence du St Esprit

"L'Esprit n'est pas seulement là par son action; il nous est uni substantiellement", homélie pour la Pentecôte

Instituée dans la première alliance, par la loi de Moïse, la fête de la Pentecôte – fête de la plénitude – reçoit enfin un sens concret par la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres. En effet, le symbolisme du nombre « sept », chiffre de la plénitude, de l’intégrité, était au centre de la Pentecôte de l’ancienne alliance. De quelle plénitude s’agissait-il ? On ne le savait pas vraiment. L’événement survenu le cinquantième jour après la résurrection du Seigneur Jésus explique en quoi consiste la plénitude du cinquantième jour : c’est la plénitude de la révélation de Dieu aux hommes. C’est la plénitude de la manifestation de l’unique divinité dans son incroyable Trinité de Lumières et de Personnes.

Cette plénitude qu’on célébrait depuis des millénaires sans en savoir le contenu est la révélation de l’Esprit divin, non plus d’une manière cachée, mais cette fois-ci pleinement visible, éblouissante. Elle s’inscrit dans la même perspective que la révélation du Verbe éternel par l’incarnation dans la nature humaine. De même que le Verbe créateur, le Fils du Père invisible, s’est découvert aux hommes en devenant homme ; de même, l’Esprit de Dieu s’est révélé aux hommes en s’unissant à eux d’une manière aussi intime et inséparable qu’un feu s’unit à la matière qu’il embrase.

Ainsi, lorsque Dieu se révèle à nous, ce n’est pas comme une force qui nous est totalement étrangère et extérieure, mais en créant avec nous une alliance, une union, qui manifeste et renforce notre qualité d’image et de ressemblance de la divine Trinité.

L’Esprit divin agit de toute éternité ; il a toujours empli le monde ; il n’a jamais été absent de l’histoire de l’humanité, depuis les premiers instants où l’homme a acquis la conscience de soi-même. Quand il se manifeste le jour de la Pentecôte et descend, tel un feu, sur les apôtres, ce n’est pas pour faire croire qu’il fût absent auparavant, mais pour signifier une intimité nouvelle entre lui et l’humanité, pour inaugurer une étape nouvelle dans la croissance du genre humain désormais apte non seulement à accomplir la volonté de l’Esprit, mais aussi à en être le réceptacle. Avant la Pentecôte de l’Église, l’Esprit s’était manifesté, il avait parlé par les prophètes, il avait accompli des miracles par des saints, il avait inspiré des philosophes et des sages de tout temps, dans toute civilisation. Il était là quand le Verbe prenait chair de la Vierge sainte ; il guidait les apôtres avant et après la résurrection du Seigneur Jésus. Mais maintenant il ne se limite plus à nous guider, mais il vient nous remplir, nous transformer, il s’unit à nous aussi intimement et inséparablement que le Verbe quand il est devenu homme.

Saint Grégoire de Nazianze, le Théologien, a cru dans cette nouvelle révélation de l’Esprit et l’a exposée avec beauté : « L’Esprit a d’abord exercé son action dans les puissances angéliques et célestes, et dans toutes celles qui sont les premières après Dieu et qui sont autour de Dieu {…}. Puis il a agi dans les patriarches et les prophètes {…}. Puis il opère dans les disciples du Christ {…}. Et c’est maintenant la division en langues de feu, ce que nous célébrons. La première manifestation était obscure ; la seconde plus expressive ; celle d’aujourd’hui est plus parfaite : l’Esprit n’est plus seulement là par son action, comme précédemment, mais c’est substantiellement, pourrait-on dire, qu’il est présent aux Apôtres et réside avec eux. Et de fait il convenait, puisque le Fils avait habité parmi nous corporellement, que l’Esprit se manifestât aussi corporellement » (Or 41, 11).

Grâce soit rendue à notre Dieu qui, étant invisible et insaisissable par nature, a trouvé le moyen de se révéler à l’homme qu’il avait façonné à son image et à sa ressemblance.

Homélie prononcée par le père Alexandre (Siniakov), recteur du Séminaire orthodoxe russe - Maison Sainte-Geneviève

Lu dans : »Parlons D'orthodoxie » et paru le 8 Juin 2014

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 08:35
« De même que le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie »(Saint Ephrem)

Par Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église .Sur l'effusion du Saint Esprit, dans S. Ephraem Syri, 25, 5, 15, 20, Oxford 1865, p. 95s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 243)

« De même que le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie »


Les apôtres étaient là, assis au Cénacle, la chambre haute, attendant la venue de l'Esprit. Ils étaient là comme des flambeaux disposés et qui attendent d'être allumés par l'Esprit Saint pour illuminer toute la création par leur enseignement.

Ils étaient là comme des cultivateurs portant leur semence dans le pan de leur manteau qui attendent le moment où ils recevront l'ordre de semer. I

ls étaient là comme des marins dont la barque est liée au port du commandement du Fils et qui attendent d'avoir le doux vent de l'Esprit.

Ils étaient là comme des bergers qui viennent de recevoir leur houlette des mains du Grand Pasteur de tout le bercail et qui attendent que leur soient répartis les troupeaux.


« Et ils commencèrent à parler en des langues diverses selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »

Ô Cénacle, pétrin où a été jeté le levain qui a fait lever l'univers tout entier !

Cénacle, mère de toutes les Églises ; Cénacle qui a vu le miracle du buisson ardent (Ex 3).

Cénacle qui a étonné Jérusalem par un prodige bien plus grand que celui de la fournaise qui a émerveillé les habitants de Babylone (Dn 3).

Le feu de la fournaise brûlait ceux qui étaient autour, mais protégeait ceux qui étaient au milieu de lui ; le feu du Cénacle rassemble ceux du dehors qui désirent le voir tandis qu'il réconforte ceux qui le reçoivent.

Ô feu dont la venue est parole, dont le silence est lumière, feu qui établis les cœurs dans l'action de grâces !

Certains qui étaient opposés au Saint Esprit disaient :

-« Ces gens-là ont bu du vin doux, ils sont ivres ».

Vraiment vous dites la vérité, mais ce n'est pas comme vous croyez.

Ce n'est pas du vin des vignes qu'ils ont bu.

C'est un vin nouveau qui coule du ciel.

C'est un vin nouvellement pressé sur le Golgotha.

Les apôtres l'ont fait boire et ont enivré ainsi toute la création.

C'est un vin qui a été pressé à la croix.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 07:20
Dimanche 24 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation. Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques). (Dimanche de prière pour les élèves, étudiants et enseignants)

· Saint Qurbana

·

o Actes 2: 1-13 :

  • 01 Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble.
  • 02 Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
  • 03 Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
  • 04 Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.
  • 05 Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel.
  • 06 Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient.
  • 07 Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ?
  • 08 Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?
  • 09 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie,
  • 10 de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage,
  • 11 Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »
  • 12 Ils étaient tous dans la stupéfaction et la perplexité, se disant l’un à l’autre : « Qu’est-ce que cela signifie ? »
  • 13 D’autres se moquaient et disaient : « Ils sont pleins de vin doux ! »

o

o Galates 5: 16 à 26 :

  • 16 Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.
  • 17 Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.
  • 18 Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi.
  • 19 On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche,
  • 20 idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme,
  • 21 envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.
  • 22 Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité,
  • 23 douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas.
  • 24 Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises.
  • 25 Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit.
  • 26 Ne cherchons pas la vaine gloire ; entre nous, pas de provocation, pas d’envie les uns à l’égard des autres.

o

o Saint-Jean 15: 1 – 14 :

  • 01 Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
  • 02 Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
  • 03 Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
  • 04 Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
  • 05 Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
  • 06 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
  • 07 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
  • 08 Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.
  • 09 Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
  • 10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
  • 11 Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
  • 12 Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
  • 13 Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
  • 14 Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.

o

Dimanche 24 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation. Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques). (Dimanche de prière pour les élèves, étudiants et enseignants)

Par Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église .Sur l'effusion du Saint Esprit, dans S. Ephraem Syri, 25, 5, 15, 20, Oxford 1865, p. 95s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 243)

« De même que le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie »


Les apôtres étaient là, assis au Cénacle, la chambre haute, attendant la venue de l'Esprit. Ils étaient là comme des flambeaux disposés et qui attendent d'être allumés par l'Esprit Saint pour illuminer toute la création par leur enseignement.

Ils étaient là comme des cultivateurs portant leur semence dans le pan de leur manteau qui attendent le moment où ils recevront l'ordre de semer. I

ls étaient là comme des marins dont la barque est liée au port du commandement du Fils et qui attendent d'avoir le doux vent de l'Esprit.

Ils étaient là comme des bergers qui viennent de recevoir leur houlette des mains du Grand Pasteur de tout le bercail et qui attendent que leur soient répartis les troupeaux.


« Et ils commencèrent à parler en des langues diverses selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »

Ô Cénacle, pétrin où a été jeté le levain qui a fait lever l'univers tout entier !

Cénacle, mère de toutes les Églises ; Cénacle qui a vu le miracle du buisson ardent (Ex 3).

Cénacle qui a étonné Jérusalem par un prodige bien plus grand que celui de la fournaise qui a émerveillé les habitants de Babylone (Dn 3).

Le feu de la fournaise brûlait ceux qui étaient autour, mais protégeait ceux qui étaient au milieu de lui ; le feu du Cénacle rassemble ceux du dehors qui désirent le voir tandis qu'il réconforte ceux qui le reçoivent.

Ô feu dont la venue est parole, dont le silence est lumière, feu qui établis les cœurs dans l'action de grâces !

Certains qui étaient opposés au Saint Esprit disaient :

-« Ces gens-là ont bu du vin doux, ils sont ivres ».

Vraiment vous dites la vérité, mais ce n'est pas comme vous croyez.

Ce n'est pas du vin des vignes qu'ils ont bu.

C'est un vin nouveau qui coule du ciel.

C'est un vin nouvellement pressé sur le Golgotha.

Les apôtres l'ont fait boire et ont enivré ainsi toute la création.

C'est un vin qui a été pressé à la croix.

Dimanche 24 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation. Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques). (Dimanche de prière pour les élèves, étudiants et enseignants)

"L'Esprit n'est pas seulement là par son action; il nous est uni substantiellement", homélie pour la Pentecôte

Instituée dans la première alliance, par la loi de Moïse, la fête de la Pentecôte – fête de la plénitude – reçoit enfin un sens concret par la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres. En effet, le symbolisme du nombre « sept », chiffre de la plénitude, de l’intégrité, était au centre de la Pentecôte de l’ancienne alliance. De quelle plénitude s’agissait-il ? On ne le savait pas vraiment. L’événement survenu le cinquantième jour après la résurrection du Seigneur Jésus explique en quoi consiste la plénitude du cinquantième jour : c’est la plénitude de la révélation de Dieu aux hommes. C’est la plénitude de la manifestation de l’unique divinité dans son incroyable Trinité de Lumières et de Personnes.

Cette plénitude qu’on célébrait depuis des millénaires sans en savoir le contenu est la révélation de l’Esprit divin, non plus d’une manière cachée, mais cette fois-ci pleinement visible, éblouissante. Elle s’inscrit dans la même perspective que la révélation du Verbe éternel par l’incarnation dans la nature humaine. De même que le Verbe créateur, le Fils du Père invisible, s’est découvert aux hommes en devenant homme ; de même, l’Esprit de Dieu s’est révélé aux hommes en s’unissant à eux d’une manière aussi intime et inséparable qu’un feu s’unit à la matière qu’il embrase.

Ainsi, lorsque Dieu se révèle à nous, ce n’est pas comme une force qui nous est totalement étrangère et extérieure, mais en créant avec nous une alliance, une union, qui manifeste et renforce notre qualité d’image et de ressemblance de la divine Trinité.

L’Esprit divin agit de toute éternité ; il a toujours empli le monde ; il n’a jamais été absent de l’histoire de l’humanité, depuis les premiers instants où l’homme a acquis la conscience de soi-même. Quand il se manifeste le jour de la Pentecôte et descend, tel un feu, sur les apôtres, ce n’est pas pour faire croire qu’il fût absent auparavant, mais pour signifier une intimité nouvelle entre lui et l’humanité, pour inaugurer une étape nouvelle dans la croissance du genre humain désormais apte non seulement à accomplir la volonté de l’Esprit, mais aussi à en être le réceptacle. Avant la Pentecôte de l’Église, l’Esprit s’était manifesté, il avait parlé par les prophètes, il avait accompli des miracles par des saints, il avait inspiré des philosophes et des sages de tout temps, dans toute civilisation. Il était là quand le Verbe prenait chair de la Vierge sainte ; il guidait les apôtres avant et après la résurrection du Seigneur Jésus. Mais maintenant il ne se limite plus à nous guider, mais il vient nous remplir, nous transformer, il s’unit à nous aussi intimement et inséparablement que le Verbe quand il est devenu homme.

Saint Grégoire de Nazianze, le Théologien, a cru dans cette nouvelle révélation de l’Esprit et l’a exposée avec beauté : « L’Esprit a d’abord exercé son action dans les puissances angéliques et célestes, et dans toutes celles qui sont les premières après Dieu et qui sont autour de Dieu {…}. Puis il a agi dans les patriarches et les prophètes {…}. Puis il opère dans les disciples du Christ {…}. Et c’est maintenant la division en langues de feu, ce que nous célébrons. La première manifestation était obscure ; la seconde plus expressive ; celle d’aujourd’hui est plus parfaite : l’Esprit n’est plus seulement là par son action, comme précédemment, mais c’est substantiellement, pourrait-on dire, qu’il est présent aux Apôtres et réside avec eux. Et de fait il convenait, puisque le Fils avait habité parmi nous corporellement, que l’Esprit se manifestât aussi corporellement » (Or 41, 11).

Grâce soit rendue à notre Dieu qui, étant invisible et insaisissable par nature, a trouvé le moyen de se révéler à l’homme qu’il avait façonné à son image et à sa ressemblance.

Homélie prononcée par le père Alexandre (Siniakov), recteur du Séminaire orthodoxe russe - Maison Sainte-Geneviève

Lu dans : »Parlons D'orthodoxie » et paru le 8 Juin 2014

Dimanche 24 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation. Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques). (Dimanche de prière pour les élèves, étudiants et enseignants)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 271

« Tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu »


Avec joie, frères, nous avons vu se lever ce jour de la Pentecôte, où la sainte Église resplendit aux yeux des fidèles et où leurs cœurs sont embrasés.

Car nous célébrons ce jour où notre Seigneur Jésus Christ, après sa résurrection et la gloire de son ascension, a envoyé l'Esprit Saint…


Ce souffle purifiait les cœurs de la paille de la vie purement matérielle ; ce feu consumait le foin de leurs vieux désirs ; ces langues que parlaient les apôtres remplis de l'Esprit Saint préfiguraient l'expansion de l'Église par les langues de toutes les nations.

Après le déluge le sacrilège des hommes avait édifié une haute tour contre le Seigneur, et le genre humain a mérité d'être divisé par des langues diverses… (Gn 11) ; maintenant l'humilité et la dévotion des croyants soumettent la diversité de ces langues à l'unité de l'Église.

La charité rassemble ce que la discorde avait dispersé, et les diverses parties du genre humain, semblables aux membres dispersés d'un même corps, sont reliés entre eux et avec le Christ, leur chef, leur Tête unique (Col 2,19).

Elles sont fondues dans l'unité par le feu de l'amour…


Mes frères, membres du corps du Christ, germes d'unité, enfants de paix, célébrez ce jour dans la joie, célébrez-le en toute sécurité.

Car vous voyez s'accomplir en vous ce qui était annoncé autrefois par la venue de l'Esprit Saint.

Chacun de ceux qui recevaient alors l'Esprit Saint parlait, à lui seul, toutes les langues.

Aujourd'hui l'unité de l'Église répandue parmi tous les peuples parle toutes les langues, et c'est au sein de cette unité que vous possédez l'Esprit Saint, vous qui n'êtes séparés par aucun schisme de l'Église du Christ, qui parle toutes les langues.

Dimanche 24 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation. Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques). (Dimanche de prière pour les élèves, étudiants et enseignants)

Le Saint-Esprit ne se communiquera jamais à aucune créature avec autant de profusion qu'à Marie

Le Saint-Esprit au jour de la Pentecôte envoie aux disciples des rayons de son feu sacré ; mais il les réunit tous sur Marie (…). Il l'épouse de nouveau, et se donne à elle (…) plus intimement qu'il n'a jamais fait. (…) Nous pouvons dire avec vérité que le Saint-Esprit ne se communiquera jamais à aucune créature avec autant de profusion qu'à Marie. Il se fit à ce jour un changement prodigieux dans les apôtres, qui de charnels et grossiers qu'ils étaient devinrent des hommes spirituels et divins.

Mais il s'en fit encore un plus grand en Marie, non en passant comme eux de l'état d'imperfection à celui de sainteté ; mais en passant d'un sublime degré de perfection à un autre sans comparaison plus sublime. (…) La sainteté de Dieu étant infinie en elle-même, rien ne saurait borner ses communications au dehors ; et à l'égard de Marie il n'y mit d'autre mesure, que celle qu'y peut mettre la capacité essentiellement finie d'une pure créature.

Et comme cette capacité peut toujours devenir plus grande, sans sortir des bornes du fini : ne faisons nulle difficulté de croire qu'elle a été dans Marie d'une étendue qui passe l'intelligence des hommes et des anges.

Père Grou (1731-1803)
www.spiritualite-chretienne.com

Dimanche 24 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation. Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques). (Dimanche de prière pour les élèves, étudiants et enseignants)

Une Prière de Sainte Thérèse d'Avila

(1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Poésie « Vuestra soy, para vos nací » (trad. OC, Seuil 1995, p. 1225)

Je suis tienne, pour toi je suis née,

Que veux-tu faire de moi ?


Majesté souveraine,

Éternelle Sagesse,

Bonté si bonne pour mon âme,

Toi, Dieu, Altesse, Être unique, Bonté,

Vois mon extrême bassesse,

Moi qui te chante aujourd'hui mon amour.

Que veux-tu faire de moi ?


Je suis tienne, puisque tu m'as créée,

Tienne, puisque tu m'as rachetée,

Tienne, puisque tu me supportes,

Tienne, puisque tu m'as appelée,

Tienne, puisque tu m'as attendue,

Tienne puisque je ne suis pas perdue,

Que veux-tu faire de moi ?


Que veux-tu donc, Seigneur très bon,

Que fasse un si vil serviteur ?

Quelle mission as-tu donnée

A cet esclave pécheur ?

Me voici, mon doux amour,

Doux amour, me voici.

Que veux-tu faire de moi ?


Voici mon cœur,

Je le dépose dans ta main,

Avec mon corps, ma vie, mon âme,

Mes entrailles et tout mon amour.

Doux Époux, mon Rédempteur,

Pour être tienne, je me suis offerte,

Que veux-tu faire de moi ?


Donne-moi la mort, donne-moi la vie,

La santé ou la maladie

Donne l'honn
eur ou le déshonneur,

La guerre ou la plus grande paix,

La faiblesse ou la pleine force,

À tout cela, je dis oui :

Que veux-tu faire de moi ? ...


Je suis tienne, pour toi je suis née,

Que veux-tu faire de moi ?


Dimanche 24 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation. Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques). (Dimanche de prière pour les élèves, étudiants et enseignants)

Le Saint-Esprit,

il faut penser à lui comme à une Personne, il faut s'adresser à lui comme à une Personne. C'est beaucoup plus difficile que pour le Père et le Fils car, l'Esprit Saint, nul ne connaît son Nom, c'est l’Innommé, comme l'appelait l’évêque Jean de Saint-Denis.

Si l'on y réfléchit bien, nous ne connaissons pas non plus les noms ni du Père ni du Fils. Père et Fils caractérisent leurs rapports, leurs relations. Mais quel est le Nom du Père ? Le tétragramme IHWH ? El Shaddaï ? Elohim ? El Elyon ? Tous ces noms se rapportent à des opérations, à des actions de Dieu, mais pas à son « être même ». Le seul dont nous connaissions le Nom, c'est le Fils, mais c'est seulement son nom d'homme : JESUS, et non pas son Nom de Dieu ; tout ce que nous savons de lui c'est qu'il est Fils de Dieu.

Pour le Saint-Esprit, c'est encore plus flagrant : son Nom ne caractérise même pas ses rapports avec le Père et le Fils : le Père est Saint, le Fils est Saint, le Père est Esprit, le Fils est Esprit…

Pourtant, nous pouvons le connaître en l'expérimentant par ses dons, dons qu'il communique avec puissance. « Nous ne connaissons du Saint-Esprit que ses énergies, ses dons, ses grâces » (Monseigneur Jean de Saint Denis). Du même : « Il se donne si profondément qu'on ignore son Nom ». Ce serait une erreur grave de confondre ces dons, ces énergies avec Lui-même. On appelle Souffle, Vie, Feu, et c'est juste car c'est ce qu'il donne ; mais ce n'est pas Lui.

Premièrement, il est « vivificateur », proclamons-nous dans le Symbole de la foi :
a) quand Dieu insuffle en Adam son souffle de vie, c'est le Saint-Esprit ;
b) c'est le Saint-Esprit qui donne vie au Verbe, Fils de Dieu, dans le sein de Marie ;
c) c'est le Saint-Esprit qui communique la vie divine à tous les hommes dans le sein de l'Eglise, qui en fait des « hommes nouveaux » conformes au Christ, en qui il vient résider, en sorte qu'ils sont tous « temple du Saint-Esprit ».

Bien entendu la vie et l'amour divin sont indissociables : c'est l'amour qui transforme sur le plan purement humain et sur le plan divino-humain. C'est l'amour qui déifie. Et le Saint-Esprit est celui qui communique l'amour.

Dans une certaine tradition catholique romaine, héritée de saint Augustin, le Saint-Esprit est considéré comme l'amour mutuel que se portent le Père et le Fils, donc c'est un rapport, c'est une relation, ce n'est plus une Personne. Non ! Ceci est une hérésie. Ce qui est vrai, c'est que le Saint-Esprit communique l'amour, donc communique la déification.

Comment ? en opérant l'unité dans la diversité et la diversité dans l'unité.

Il y a diversité des dons. Selon la tradition, ces dons sont au nom de sept : sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété, crainte de Dieu (tout cela dans le prophète Isaïe). Mais il faut aller plus loin et se rapporter à l'énumération qui est faite par saint Paul dans la première épître aux Corinthiens au chapitre 13 : « Il y a diversité des dons (charismes), mais le même Esprit ; diversité des ministères, mais le même Seigneur ; diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous ». Ainsi est bien marquée la distinction de l'économie du Saint-Esprit, de l'économie du Fils et de l'économie du Père.

L'apôtre ajoute : « A chacun, la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune », c'est-à-dire que les dons (les charismes) sont donnés par grâce (charis) gratuitement, mais pas pour rien, pas pour un but gratuit ou égoïste, mais pour l'utilité commune, pour être et se rendre utiles à tous, donc pour le service de tous. Axiome :les dons de l'esprit sont toujours pour la charité, qui est le « don le plus excellent ».C'est pourquoi (toujours selon l'apôtre Paul) l'Esprit-Saint réalise l'unité par le lien de la charité.

Ce qui est dit des dons peut se dire aussi de la charité. L’Esprit-Saint distingue les personnes, mais pour les unir. Et comment ? par l'amour. Le péché contre l'Esprit, c'est lorsque l'on blesse la charité ; la forme la plus extrême de ce péché étant le refus de la miséricorde divine, comme fit Judas. Mais il y a mille et une manières de blesser la charité.

En résumé : tournez-vous vers le Saint-Esprit comme vers une Personne débordante du feu de l'amour divin et qui communique cet amour avec une douce puissance inoubliable. Sentez comme il enveloppe tout, pénètre tout, remplit tout, comme il fait sa demeure en nous, s’unit à nous pour y siéger, se fait un avec nous, sans confusion ni altération, nous embrase de son feu et nous fait devenir conformes à Dieu, fils de Dieu et dieux nous-mêmes. Amen.

Source : http://orthodoxeoccident.blogspot.fr/

Dimanche 24 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation. Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques). (Dimanche de prière pour les élèves, étudiants et enseignants)
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