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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 07:53
S'offrir en vrai sacrifice à Dieu dans la force de l'Esprit (Saint Pierre Chrysologue)

Par Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église . Sermon 108 ; PL 52, 499 (trad. coll. Pères dans la foi, n° 46, p. 119)

Offrir un véritable sacrifice à Dieu avec la force de l'Esprit


« Je vous exhorte, mes frères, par la miséricorde de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint » (Rm 12,1).

Par cette demande, l'apôtre Paul élève tous les hommes à participer au sacerdoce.

L'homme ne cherche pas au dehors ce qu'il va offrir à Dieu mais apporte avec lui et en lui ce qu'il va sacrifier à Dieu pour son propre bienfait.

« Je vous exhorte par la miséricorde de Dieu. »

Frères, ce sacrifice est à l'image du Christ qui a immolé son corps ici-bas et offert sa vie pour la vie du monde.

En vérité il a fait de son corps un sacrifice vivant, lui qui vit encore après avoir été tué.

Dans ce si grand sacrifice, la mort est anéantie, elle est emportée par le sacrifice.

C'est pourquoi les martyrs naissent au moment de leur mort et commencent leur vie quand ils la finissent ; ils vivent quand ils sont tués et brillent au ciel quand on croyait sur terre qu'ils s'étaient éteints.


Le prophète a chanté :

« Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation mais tu m'as façonné un corps » (Ps 39,7).

Sois à la fois le sacrifice offert et celui qui l'offre à Dieu.

Ne perds pas ce que la puissance de Dieu t'a accordé. Revêts le manteau de la sainteté.

Prends la ceinture de chasteté.

Que le Christ soit le voile de ta tête ; la croix, la protection de ton front qui te donne la persévérance.

Conserve dans ton cœur le sacrement de l'Écriture divine.

Que ta prière brûle toujours comme un encens agréable à Dieu.

Prends « le glaive de l'Esprit » (Ep 6,17) ; que ton cœur soit l'autel où tu pourras, sans crainte, offrir toute ta personne et toute ta vie.


Offre ta foi pour punir l'incroyance ; offre ton jeûne pour mettre fin à la voracité ; offre ta chasteté pour que meure la sensualité ; sois fervent pour que cesse la malfaisance ; fais œuvre de miséricorde pour mettre fin à l'avarice ; et pour supprimer la sottise, offre ta sainteté.

Ainsi ta vie deviendra ton offrande si elle n'a pas été blessée par le péché.

Ton corps vit, oui, il vit, toutes les fois qu'en faisant mourir le mal en toi, tu offres à Dieu des vertus vivantes.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 07:52
« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »    PRIÈRE DE SAINT CYRILLE D’ALEXANDRIE  A MARIE

« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »

PRIÈRE DE SAINT CYRILLE D’ALEXANDRIE A MARIE

Nous te saluons, Marie, Mère de Dieu, trésor sacré de tout l’univers, astre sans déclin, couronne de la virginité, sceptre de la foi orthodoxe, temple indestructible, demeure de l’incommensurable, Mère et Vierge, à cause de qui est appelé béni, dans les saints Évangiles, celui qui vient au nom du Seigneur.

Nous te saluons, toi qui as contenu dans ton sein virginal celui que les cieux ne peuvent contenir.

Toi par qui la Trinité est glorifiée et adorée sur toute la terre, par qui le ciel exulte. »AMÎN.

[Saint Cyrille d’Alexandrie, au Concile d’Éphèse (431)]

Maintenant et à l’heure de notre mort

Sainte Marie, Mère de Dieu,
Prie pour nous tous, maintenant qu’ils sont morts
Les miens et ceux des autres,

Ceux qui furent aimés
Et ceux qu’on a tués

Ceux qui avaient du bien
Et ceux qui n’avaient rien

Ceux qui n’ont pas souffert
Et ceux qui ont crié

Ceux qui étaient trop jeunes
Et ceux qui étaient las

Ceux qui ont vécu droit
Et ceux qui ont fauté

Ceux qui laissent un nom
Et ceux que l’on oubliera

Ceux qui ont fait du bien
Ceux qui ont fait du tort

Ceux pour lesquels on prie
Et ceux que l’on oublie

Ceux que je peux nommer
Et ceux que tu connais

Vierge Marie, vois tes fils ;
A partir de cette heure-là
Qu’ils soient auprès de Dieu
Avec toi, Amîn.

A l’origine de Montréal, une mission mariale

Ville-Marie est aujourd’hui un arrondissement de la ville de Montréal, au Canada. Le nom ‘Ville-Marie’ provient de la notion de ville mariale. Les bâtisseurs de cette ville, venus de France au XVIIe siècle, se dévouèrent aux œuvres de charité, à commencer par des hôpitaux pour les indigènes, et vivaient une intense spiritualité mariale inspirée de l'Ecole française, c'est-à-dire une spiritualité de l'Incarnation, et de l'union à Jésus vivant en Marie.

En réalité, ces missionnaires fondent une nouvelle forme de mission en ce XVIIe siècle car ce sont des laïcs qui créent une mission mariale unique en son genre. Progressivement, ce sont 248 hommes, 45 femmes et enfants qui partent de France. Les voyageurs atteindront l’île de Montréal le 17 mai 1642, date officielle de la fondation de Ville-Marie. Ils viennent y vivre dans la prière et la charité.

Le Canada a aujourd’hui pour sanctuaire marial principal celui de Notre Dame du Cap, à Trois-Rivières au Québec, sanctuaire dédié au rosaire et visité par Jean-Paul II qui y confia le pays à Marie. Mais la ville de Montréal possède toujours plusieurs sanctuaires dédiés à la Vierge Marie et un important oratoire dédié à saint Joseph.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 07:49
POUR ENTRER DANS « LA PRIÈRE DU CŒUR » (Métropolite Jonas)

POUR ENTRER DANS « LA PRIERE DU CŒUR »

Asseyez-vous et recueillez-vous, et rappelez-vous que Dieu est présent.

Dites les prières du Trisaghion [Saint Dieu…] si vous le souhaitez.

Respirez lentement et profondément à quelques reprises, et suivez votre souffle au centre de votre poitrine.

Commencez à dire la prière de Jésus tranquillement, lentement, jusqu'à ce que vous ayez la sensation de la Présence de Dieu.

Ensuite, laissez faire la Prière de Jésus, et entrez dans le silence.

Des pensées viendront, mais laissez-les tout simplement passer.

Ne les laissez pas attirer votre attention. Mais si elles le font, rejetez-les doucement et reportez votre attention sur la Présence de Dieu, peut-être à l'aide de la prière de Jésus pour rétablir votre intention de prier.

Allez plus loin en vous-même, sous les pensées, dans le plus profond silence et la conscience de la Présence, et restez-y simplement.

La période de prière doit commencer avec quelques minutes, et peut être entièrement occupée d'abord avec la Prière de Jésus.

Finalement, sur une période de plusieurs semaines ou plusieurs mois, alors que vous commencez à maîtriser la garde de votre attention concentrée et à rejeter les pensées, laissez-la se poursuivre jusqu’ à vingt ou trente minutes.

Deux périodes de prière, au début de la matinée et tôt en soirée sont une excellente discipline.

Métropolite Jonas, Eglise Orthodoxe d’Amérique

Traduction Claude Lopez-Ginisty

source : http://orthodoxologie.blogspot.com/

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 07:47
Rouspéter ou rendre grâce ? (saint Nicolas Velimirovic)

Soyons rapide à rendre grâce, au moins autant que lorsque nous râlons contre Dieu! (saint Nicolas Velimirovic)

RÉFLEXION - Suite à un terrible tremblement de terre à Antioche, saint Jean Chrysostome s'adressa ainsi au peuple : "Ils sont grands, les fruits d'un tremblement de terre. Voyez le Seigneur Philanthrope Qui secoue la ville et renforce l'âme, Qui fait trembler les fondations et renforce les pensées, Qui montre la faiblesse de la ville et rend la volonté populaire puissante! Tournez votre attention vers Son amour pour l'humanité : Il fait vaciller un temps - et renforce pour toujours; un tremblement de terre - durant deux jours, mais la dévotion qui devrait rester pour toujours; vous avez été très affligés durant un court moment - mais renforcés pour toujours. Une mère qui veut sevrer son enfant de son habitude de souvent pleurer, lui donne une bonne fessée, pas pour lui faire mal mais pour l'effrayer. De la même manière, le Seigneur de toute la Création, Qui tient l'Univers en Sa main, le secoue, non pas pour le détruire, mais plutôt pour ramener au Salut ces hommes qui vivent sans Foi ni loi." Voyez donc comment les saints Pères, piliers de l'Église Universelle, savaient comment expliquer l'amour de Dieu pour l'homme, les tribulations comme les bonnes oeuvres, et l'infortune comme la chance. Alors donc, nous autres qui sommes lents à rendre grâce à Dieu, soyons honteux lorsqu'Il donne, nous qui sommes rapides à murmurer contre Lui lorsqu'Il reprend.

Prologue d'Ochrid, saint Nicolas Velimirovic




REFLECTION - Following a terrible earthquake in Antioch, St. John Chrysostom spoke to the people: "Great are the fruits of an earthquake. Behold the Man-loving Lord Who quakes the city and strengthens the soul, Who sways the foundation and strengthens the thoughts, Who shows the weakness of the city and makes the will of the people powerful! Turn your attention to His love for mankind: He sways for a while - and strengthens forever; earthquake - for two days, but the devotion should remain for all times; you were sorrowful for a short time - but strengthened forever. A mother, wanting to wean her child from of the habit of frequent crying, strongly rocks its little crib not in order to harm it, but to frighten it. Precisely, thus the Lord of all, Who holds the universe in His hands shakes it, not in order to destroy it, but rather to bring back those men to salvation who live lawlessly." Behold this is how the Holy Fathers, the pillars of the Universal Church, knew how to explain God's love for man, both assaults in the same way as good works, and misfortune the same way as fortune. Let us who are slow to give thanks to God be ashamed when He gives and quick in our murmuring toward him when He takes away.

Publié par Jean-Michel pour « Saint Materne »

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans CATECHISME et CATECHESE
18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 07:46
Père, qu'ils soient un comme nous sommes un (Saint Grégoire de Nysse )

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°15 ; PG 44, 1116 (trad. cf bréviaire 7e dim. de Pâques)

« Père saint, garde mes disciples ... pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes »

Le Bien-Aimé dit dans le Cantique des Cantiques :

« Unique est ma colombe, unique ma parfaite.

Elle est la fille unique de sa mère… » (6,9).

Mais le sens de ces paroles nous apparaît plus clairement dans le discours du Seigneur rapporté par l'Évangile.

Par sa bénédiction il a donné toute puissance à ses disciples ; puis, en priant son Père, il accorde les autres biens à ceux qui en sont dignes.

Et il ajoute le plus important des biens : que ses disciples ne soient plus divisés…, mais qu'ils soient tous un par leur union au seul et unique bien. Ainsi par

« l'unité de l'Esprit Saint », étant liés « par le lien de la paix », ils seront tous « un seul corps et un seul esprit, par l'unique espérance à laquelle ils ont tous été appelés » (Ep 4,3-4)…


« Qu'ils soient un comme toi, Père tu es en moi et moi en toi. »

Or, le lien de cette unité, c'est la gloire.

Que l'Esprit Saint soit appelé gloire, personne ne pourrait y contredire s'il est attentif aux paroles du Seigneur :

« La gloire que tu m'as donnée, je la leur ai donnée » (Jn 17,22).

En effet, il leur a donné cette gloire quand il a dit :

« Recevez l'Esprit Saint » (Jn 20,22).

Cette gloire, qu'il possédait de tout temps, « avant le commencement du monde » (Jn 17,5), le Christ l'a pourtant reçue lorsqu'il a revêtu notre nature humaine.

Et lorsque cette nature a été glorifiée par l'Esprit, tout ce qui participe de la même nature a reçu la communication de la gloire de l'Esprit, en commençant par les disciples. C'est pourquoi Jésus dit :

« Père, la gloire que tu m'as donnée, je la leur ai donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un ».

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 12:02
Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :

Dimanche avant la Pentecôte

(« Dimanche des Moines »)

· Saint Qurbana

o Actes 21: 7 à 9 :

  • 07 Achevant notre traversée, de Tyr nous sommes arrivés à Ptolémaïs ; ayant salué les frères, nous avons passé une journée chez eux.
  • 08 Partis le lendemain, nous sommes allés à Césarée, nous sommes entrés dans la maison de Philippe, l’évangélisateur, qui était l’un des Sept, et nous sommes restés chez lui.
  • 09 Il avait quatre filles non mariées, qui prophétisaient.

o

o I Corinthiens 7: 1 – 2 :

  • 01 Au sujet de ce que vous dites dans votre lettre, certes, certes, il est bon pour l’homme de ne pas toucher la femme.
  • 02 Cependant, étant donné les occasions de débauche, que chacun ait sa femme à lui, et que chacune ait son propre mari.

o 25 à 34 :

  • 25 Au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur.
  • 26 Je pense que le célibat est une chose bonne, étant donné les nécessités présentes ; oui, c’est une chose bonne de vivre ainsi.
  • 27 Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier.
  • 28 Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n’est pas un péché. Mais ceux qui font ce choix y trouveront les épreuves correspondantes, et c’est cela que moi, je voudrais vous éviter.
  • 29 Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme,
  • 30 ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien,
  • 31 ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons.
  • 32 J’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur.
  • 33 Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé.
  • 34 La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari.

o 9: 1 – 10 :

  • 01 Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? Et vous, n’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ?
  • 02 Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous en tout cas je le suis ; le sceau qui authentifie mon apostolat, c’est vous, dans le Seigneur.
  • 03 Ma défense devant ceux qui enquêtent sur mon compte, la voici.
  • 04 N’aurions-nous pas le droit de manger et de boire ?
  • 05 N’aurions-nous pas le droit d’emmener avec nous une femme croyante, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Pierre ?
  • 06 Ou bien serais-je le seul avec Barnabé à ne pas avoir le droit d’être dispensé de travail ?
  • 07 Arrive-t-il qu’on serve dans l’armée à ses propres frais ? qu’on plante une vigne sans manger de ses fruits ? qu’on garde un troupeau sans boire du lait de ce troupeau ?
  • 08 Est-ce que je parle seulement au niveau humain ? La Loi ne dit-elle pas la même chose ?
  • 09 En effet, dans la loi de Moïse il est écrit : Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain. Dieu s’inquiète-t-il des bœufs ?
  • 10 ou bien le dit-il en réalité à cause de nous ? Oui, c’est pour nous que cela fut écrit, puisque le laboureur doit avoir un espoir quand il laboure, et celui qui foule le grain doit espérer en avoir sa part.

o

o Saint-Jean 17: 13 -26 :

  • 13 Maintenant que je viens à toi, Père, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
  • 14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
  • 15 Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
  • 16 Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
  • 17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
  • 18 De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
  • 19 Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.
  • 20 Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
  • 21 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
  • 22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
  • 23 moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
  • 24 Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
  • 25 Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.
  • 26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

o

Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :

Par Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église . Sermon 108 ; PL 52, 499 (trad. coll. Pères dans la foi, n° 46, p. 119)

Offrir un véritable sacrifice à Dieu avec la force de l'Esprit


« Je vous exhorte, mes frères, par la miséricorde de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint » (Rm 12,1).

Par cette demande, l'apôtre Paul élève tous les hommes à participer au sacerdoce.

L'homme ne cherche pas au dehors ce qu'il va offrir à Dieu mais apporte avec lui et en lui ce qu'il va sacrifier à Dieu pour son propre bienfait.

« Je vous exhorte par la miséricorde de Dieu. »

Frères, ce sacrifice est à l'image du Christ qui a immolé son corps ici-bas et offert sa vie pour la vie du monde.

En vérité il a fait de son corps un sacrifice vivant, lui qui vit encore après avoir été tué.

Dans ce si grand sacrifice, la mort est anéantie, elle est emportée par le sacrifice.

C'est pourquoi les martyrs naissent au moment de leur mort et commencent leur vie quand ils la finissent ; ils vivent quand ils sont tués et brillent au ciel quand on croyait sur terre qu'ils s'étaient éteints.


Le prophète a chanté :

« Tu n'as voulu ni sacrifice ni oblation mais tu m'as façonné un corps » (Ps 39,7).

Sois à la fois le sacrifice offert et celui qui l'offre à Dieu.

Ne perds pas ce que la puissance de Dieu t'a accordé. Revêts le manteau de la sainteté.

Prends la ceinture de chasteté.

Que le Christ soit le voile de ta tête ; la croix, la protection de ton front qui te donne la persévérance.

Conserve dans ton cœur le sacrement de l'Écriture divine.

Que ta prière brûle toujours comme un encens agréable à Dieu.

Prends « le glaive de l'Esprit » (Ep 6,17) ; que ton cœur soit l'autel où tu pourras, sans crainte, offrir toute ta personne et toute ta vie.


Offre ta foi pour punir l'incroyance ; offre ton jeûne pour mettre fin à la voracité ; offre ta chasteté pour que meure la sensualité ; sois fervent pour que cesse la malfaisance ; fais œuvre de miséricorde pour mettre fin à l'avarice ; et pour supprimer la sottise, offre ta sainteté.

Ainsi ta vie deviendra ton offrande si elle n'a pas été blessée par le péché.

Ton corps vit, oui, il vit, toutes les fois qu'en faisant mourir le mal en toi, tu offres à Dieu des vertus vivantes.

Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :

« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »

PRIÈRE DE SAINT CYRILLE D’ALEXANDRIE A MARIE

Nous te saluons, Marie, Mère de Dieu, trésor sacré de tout l’univers, astre sans déclin, couronne de la virginité, sceptre de la foi orthodoxe, temple indestructible, demeure de l’incommensurable, Mère et Vierge, à cause de qui est appelé béni, dans les saints Évangiles, celui qui vient au nom du Seigneur.

Nous te saluons, toi qui as contenu dans ton sein virginal celui que les cieux ne peuvent contenir.

Toi par qui la Trinité est glorifiée et adorée sur toute la terre, par qui le ciel exulte. »AMÎN.

[Saint Cyrille d’Alexandrie, au Concile d’Éphèse (431)]

Maintenant et à l’heure de notre mort

Sainte Marie, Mère de Dieu,
Prie pour nous tous, maintenant qu’ils sont morts
Les miens et ceux des autres,

Ceux qui furent aimés
Et ceux qu’on a tués

Ceux qui avaient du bien
Et ceux qui n’avaient rien

Ceux qui n’ont pas souffert
Et ceux qui ont crié

Ceux qui étaient trop jeunes
Et ceux qui étaient las

Ceux qui ont vécu droit
Et ceux qui ont fauté

Ceux qui laissent un nom
Et ceux que l’on oubliera

Ceux qui ont fait du bien
Ceux qui ont fait du tort

Ceux pour lesquels on prie
Et ceux que l’on oublie

Ceux que je peux nommer
Et ceux que tu connais

Vierge Marie, vois tes fils ;
A partir de cette heure-là
Qu’ils soient auprès de Dieu
Avec toi, Amîn.

A l’origine de Montréal, une mission mariale

Ville-Marie est aujourd’hui un arrondissement de la ville de Montréal, au Canada. Le nom ‘Ville-Marie’ provient de la notion de ville mariale. Les bâtisseurs de cette ville, venus de France au XVIIe siècle, se dévouèrent aux œuvres de charité, à commencer par des hôpitaux pour les indigènes, et vivaient une intense spiritualité mariale inspirée de l'Ecole française, c'est-à-dire une spiritualité de l'Incarnation, et de l'union à Jésus vivant en Marie.

En réalité, ces missionnaires fondent une nouvelle forme de mission en ce XVIIe siècle car ce sont des laïcs qui créent une mission mariale unique en son genre. Progressivement, ce sont 248 hommes, 45 femmes et enfants qui partent de France. Les voyageurs atteindront l’île de Montréal le 17 mai 1642, date officielle de la fondation de Ville-Marie. Ils viennent y vivre dans la prière et la charité.

Le Canada a aujourd’hui pour sanctuaire marial principal celui de Notre Dame du Cap, à Trois-Rivières au Québec, sanctuaire dédié au rosaire et visité par Jean-Paul II qui y confia le pays à Marie. Mais la ville de Montréal possède toujours plusieurs sanctuaires dédiés à la Vierge Marie et un important oratoire dédié à saint Joseph.

Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :

POUR ENTRER DANS « LA PRIERE DU CŒUR »

Asseyez-vous et recueillez-vous, et rappelez-vous que Dieu est présent.

Dites les prières du Trisaghion [Saint Dieu…] si vous le souhaitez.

Respirez lentement et profondément à quelques reprises, et suivez votre souffle au centre de votre poitrine.

Commencez à dire la prière de Jésus tranquillement, lentement, jusqu'à ce que vous ayez la sensation de la Présence de Dieu.

Ensuite, laissez faire la Prière de Jésus, et entrez dans le silence.

Des pensées viendront, mais laissez-les tout simplement passer.

Ne les laissez pas attirer votre attention. Mais si elles le font, rejetez-les doucement et reportez votre attention sur la Présence de Dieu, peut-être à l'aide de la prière de Jésus pour rétablir votre intention de prier.

Allez plus loin en vous-même, sous les pensées, dans le plus profond silence et la conscience de la Présence, et restez-y simplement.

La période de prière doit commencer avec quelques minutes, et peut être entièrement occupée d'abord avec la Prière de Jésus.

Finalement, sur une période de plusieurs semaines ou plusieurs mois, alors que vous commencez à maîtriser la garde de votre attention concentrée et à rejeter les pensées, laissez-la se poursuivre jusqu’ à vingt ou trente minutes.

Deux périodes de prière, au début de la matinée et tôt en soirée sont une excellente discipline.

Métropolite Jonas, Eglise Orthodoxe d’Amérique

Traduction Claude Lopez-Ginisty

source : http://orthodoxologie.blogspot.com/

Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°15 ; PG 44, 1116 (trad. cf bréviaire 7e dim. de Pâques)

« Père saint, garde mes disciples ... pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes »


Le Bien-Aimé dit dans le Cantique des Cantiques :

« Unique est ma colombe, unique ma parfaite.

Elle est la fille unique de sa mère… » (6,9).

Mais le sens de ces paroles nous apparaît plus clairement dans le discours du Seigneur rapporté par l'Évangile.

Par sa bénédiction il a donné toute puissance à ses disciples ; puis, en priant son Père, il accorde les autres biens à ceux qui en sont dignes.

Et il ajoute le plus important des biens : que ses disciples ne soient plus divisés…, mais qu'ils soient tous un par leur union au seul et unique bien. Ainsi par

« l'unité de l'Esprit Saint », étant liés « par le lien de la paix », ils seront tous « un seul corps et un seul esprit, par l'unique espérance à laquelle ils ont tous été appelés » (Ep 4,3-4)…


« Qu'ils soient un comme toi, Père tu es en moi et moi en toi. »

Or, le lien de cette unité, c'est la gloire.

Que l'Esprit Saint soit appelé gloire, personne ne pourrait y contredire s'il est attentif aux paroles du Seigneur :

« La gloire que tu m'as donnée, je la leur ai donnée » (Jn 17,22).

En effet, il leur a donné cette gloire quand il a dit :

« Recevez l'Esprit Saint » (Jn 20,22).

Cette gloire, qu'il possédait de tout temps, « avant le commencement du monde » (Jn 17,5), le Christ l'a pourtant reçue lorsqu'il a revêtu notre nature humaine.

Et lorsque cette nature a été glorifiée par l'Esprit, tout ce qui participe de la même nature a reçu la communication de la gloire de l'Esprit, en commençant par les disciples. C'est pourquoi Jésus dit :

« Père, la gloire que tu m'as donnée, je la leur ai donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un ».

Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :

Soyons rapide à rendre grâce, au moins autant que lorsque nous râlons contre Dieu! (saint Nicolas Velimirovic)

RÉFLEXION - Suite à un terrible tremblement de terre à Antioche, saint Jean Chrysostome s'adressa ainsi au peuple : "Ils sont grands, les fruits d'un tremblement de terre. Voyez le Seigneur Philanthrope Qui secoue la ville et renforce l'âme, Qui fait trembler les fondations et renforce les pensées, Qui montre la faiblesse de la ville et rend la volonté populaire puissante! Tournez votre attention vers Son amour pour l'humanité : Il fait vaciller un temps - et renforce pour toujours; un tremblement de terre - durant deux jours, mais la dévotion qui devrait rester pour toujours; vous avez été très affligés durant un court moment - mais renforcés pour toujours. Une mère qui veut sevrer son enfant de son habitude de souvent pleurer, lui donne une bonne fessée, pas pour lui faire mal mais pour l'effrayer. De la même manière, le Seigneur de toute la Création, Qui tient l'Univers en Sa main, le secoue, non pas pour le détruire, mais plutôt pour ramener au Salut ces hommes qui vivent sans Foi ni loi." Voyez donc comment les saints Pères, piliers de l'Église Universelle, savaient comment expliquer l'amour de Dieu pour l'homme, les tribulations comme les bonnes oeuvres, et l'infortune comme la chance. Alors donc, nous autres qui sommes lents à rendre grâce à Dieu, soyons honteux lorsqu'Il donne, nous qui sommes rapides à murmurer contre Lui lorsqu'Il reprend.

Prologue d'Ochrid, saint Nicolas Velimirovic




REFLECTION - Following a terrible earthquake in Antioch, St. John Chrysostom spoke to the people: "Great are the fruits of an earthquake. Behold the Man-loving Lord Who quakes the city and strengthens the soul, Who sways the foundation and strengthens the thoughts, Who shows the weakness of the city and makes the will of the people powerful! Turn your attention to His love for mankind: He sways for a while - and strengthens forever; earthquake - for two days, but the devotion should remain for all times; you were sorrowful for a short time - but strengthened forever. A mother, wanting to wean her child from of the habit of frequent crying, strongly rocks its little crib not in order to harm it, but to frighten it. Precisely, thus the Lord of all, Who holds the universe in His hands shakes it, not in order to destroy it, but rather to bring back those men to salvation who live lawlessly." Behold this is how the Holy Fathers, the pillars of the Universal Church, knew how to explain God's love for man, both assaults in the same way as good works, and misfortune the same way as fortune. Let us who are slow to give thanks to God be ashamed when He gives and quick in our murmuring toward him when He takes away.

Publié par Jean-Michel pour « Saint Materne »

Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :
Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :
Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :
Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :
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Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :
Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :
Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines ») :
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 08:00
Mémoire le 29 de chaque mois au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde/ Solennité et vénération des reliques le dimanche le plus proche du 16 Mai en la Paroisse "N-D des Grâces-St Ubald" de JAULDES (16)

Mémoire le 29 de chaque mois au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde/ Solennité et vénération des reliques le dimanche le plus proche du 16 Mai en la Paroisse "N-D des Grâces-St Ubald" de JAULDES (16)

Saint Ubald

Évêque et confesseur
(† 116
0)

Saint Ubald, de l'Ordre des Chanoines réguliers de saint Augustin (L’Ordre Canonial est constitué de Monastères de Clercs) où il rétablit l'obéissance, fut contraint, en 1128, par le Pape Honorius II, qui l'estimait beaucoup, d'accepter la consécration épiscopale et de prendre le gouvernement de l'église de Gubbio, sa ville natale, en Italie.

Il continua à mener une vie très austère et se dévoua corps et âme à ses diocésains.

II mourut le jour de la Pentecôte en 1160.

On invoque volontiers son secours contre les mauvais Esprits.

D’où la mémoire mensuelle qu’on en fait, unis à St Michel, au le 29 de chaque mois au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde, et la solennité qu’on en fait en notre Paroisse N-D des Grâces/ St Ubald à JAULDES (Charente) le dimanche le plus proche de sa Fête.

Son tombeau se trouve dans sa ville natale. Son corps s’est conservé jusqu’à nos jours sans corruption.

Une protection contre les démons et les personnes malveillantes ? Croix reliquaire de St Ubald (En argent) en souscription (20 euros) à commander au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI

Une protection contre les démons et les personnes malveillantes ? Croix reliquaire de St Ubald (En argent) en souscription (20 euros) à commander au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI


Textes de la Messe de St Ubald dans le rite d’occident (Latin)

le 16 mai

SAINT UBALD

Evêque et Confesseur

IIIème classe (avant 1960 : semidouble)

Messe Státuit, du Commun d’un Confesseur Pontife I, sauf l’oraison suivante :

Collecte P

Laissez-vous fléchir, Seigneur : que l’intercession du bienheureux Ubald votre Confesseur et Pontife nous obtienne votre secours ; étendez sur nous votre main miséricordieuse pour nous défendre contre toutes les perfidies du démon.

Secrète C

Que le souvenir de vos Saints nous soit, ô Seigneur, en tous lieux, un sujet de joie, afin que nous ressentions la protection de ceux dont nous célébrons à nouveau les mérites.

Postcommunion C

Accordez-nous, s’il vous plaît, ô Dieu tout-puissant, qu’en rendant grâces pour les dons reçus, nous recevions plus de bienfaits encore grâce à l’intercession du bienheureux Ubald votre Confesseur et Pontife.

Office

Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon.

Ubald, né d’une famille noble, à Gubbio, en Ombrie fut, dès ses plus tendres années, élevé avec grand soin dans la piété et les lettres. Au cours de sa jeunesse, on le pressa plusieurs fois d’embrasser l’état du mariage, mais jamais il n’abandonna sa résolution de garder la virginité. Ordonné Prêtre, il distribua son patrimoine aux pauvres et aux Églises, et étant entré chez les Chanoines réguliers de l’Ordre de Saint-Augustin, il établit cet institut dans sa patrie, et y vécut quelque temps de la manière la plus sainte. La réputation de sa sainteté s’étant répandue, i ! fut préposé malgré lui par le Souverain Pontife Honorius II au gouvernement de l’Église de Gubbio, et reçut la consécration épiscopale.

Cinquième leçon.

Ayant donc pris possession de son Église, il ne changea rien à sa manière de vivre accoutumée, mais il commença à se distinguer d’autant plus en tout genre de vertus, qu’il procurait très efficacement le salut des autres par la parole et l’exemple, s’étant fait de cœur le modèle de son troupeau. Sobre dans sa nourriture, sans recherche dans ses vêtements, n’ayant pour couche qu’un lit dur et très pauvre, il portait constamment en son corps la mortification de la croix, tandis qu’il nourrissait chaque jour son esprit par une application incessante à la prière. C’est ainsi qu’il parvint à cette admirable mansuétude, qui lui fit non seulement supporter avec égalité d’âme les plus graves injures et les mépris, mais encore prodiguer avec l’admirable tendresse de la charité une entière bienveillance à ses persécuteurs.

Sixième leçon.

Deux ans avant de sortir de cette vie, Ubald, affligé de longues maladies, fut purifié comme l’or dans la fournaise, par les plus cruelles souffrances ; cependant il ne cessait de rendre grâces à Dieu. Le saint jour de la Pentecôte étant arrivé, il s’endormit dans la paix, après avoir gouverné de nombreuses années avec le plus grand mérite l’Église confiée à ses soins, et être devenu illustre par ses saintes œuvres et par ses miracles. Le Pape Célestin III a mis Ubald au nombre des Saints. Son pouvoir éclate particulièrement pour mettre en fuite les esprits immondes. Son corps, demeuré sans corruption après tant de siècles, est l’objet d’une grande vénération de la part des fidèles dans sa patrie que plus d’une fois il a délivrée de périls imminents.

Une protection contre les démons et les personnes malveillantes ? Croix reliquaire de St Ubald (En argent) en souscription (20 euros) à commander au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI

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Ce qu'en dit Dom Guéranger dans "l’Année Liturgique":

Pour honorer son Pontife éternel, la sainte Église lui présente aujourd’hui les mérites d’un Pontife mortel ici-bas, mais entre, après cette vie, dans les conditions de l’immortalité bienheureuse. Ubald a représenté le Christ sur la terre ; comme son divin chef il a reçu l’onction sainte, il a été médiateur entre le ciel et la terre, il a été le Pasteur du troupeau, et maintenant il est uni à notre glorieux Ressuscité, Christ, Médiateur et Pasteur. En signe de la faveur dont il jouit auprès de lui dans le ciel, le Fils de Dieu a confié à Ubald le pouvoir spécial d’agir efficacement contre les ennemis infernaux, qui tendent quelquefois aux hommes de si cruelles embûches. Souvent l’invocation du saint évêque et de ses mérites a suffi pour dissoudre les machinations des esprits de malice ; et c’est afin d’encourager les fidèles à recourir à sa protection que l’Église l’a admis au rang des saints qu’elle recommande plus particulièrement à leur dévotion.

Soyez notre protecteur contre l’enfer, ô bienheureux Pontife ! L’envie des démons n’a pu souffrir que l’homme, cette humble et faible créature, fût devenu l’objet des complaisances du Très-Haut. L’incarnation du Fils de Dieu, sa mort sur la croix, sa résurrection glorieuse, les divins Sacrements qui nous confèrent la vie céleste, tous ces sublimes moyens à l’aide desquels la bonté de Dieu nous a rétablis dans nos premiers droits, ont excité au plus haut degré la rage de cet antique ennemi, et il cherche à se venger en insultant en nous l’image de notre créateur. Il fond quelquefois sur l’homme avec toutes ses fureurs ; par une affreuse parodie de la grâce sanctifiante qui fait de nous comme les instruments de Dieu, il envahit, il possède des hommes, nos frères, et les réduit au plus humiliant esclavage. Votre pouvoir, ô Ubald, s’est signalé souvent dans la délivrance de ces victimes infortunées de l’envie infernale ; et la sainte Église célèbre en ce jour la prérogative spéciale que le Seigneur vous a confiée. Dans votre charité toute céleste, continuez à protéger les hommes contre la rage des démons ; mais vous savez, ô saint Pontife, que les embûches de ces esprits de malice sont plus fatales encore aux âmes qu’elles ne le sont aux corps. Prenez donc pitié aussi des malheureux esclaves du péché, sur lesquels le divin soleil de Pâques s’est levé sans dissiper leurs ténèbres. Obtenez qu’ils redeviennent enfants de la lumière, et que bientôt ils aient part à cette résurrection pascale dont Jésus est venu nous apporter le gage.

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Ce qu'en dit le Bx Cardinal Schuster dans son "Liber Sacramentorum":

La fête de ce saint évêque de Gubbio (+ 1160), si puissant contre les esprits infernaux, entra dans le calendrier de l’Église universelle seulement sous Paul V. La messe Statuit est du Commun, mais la première collecte est propre.

La mitre de saint Ubald est conservée à Rome dans la basilique d’Eudoxie sur l’Esquilin, où l’on célèbre sa fête.

Prière. — « Apaisez-vous, Seigneur, en nous accordant votre secours ; et par l’intercession du bienheureux Ubald, votre Pontife et confesseur, étendez sur nous votre bras miséricordieux contre toute malice diabolique. Par notre Seigneur, etc. »

Il vainc le diable, celui qui s’exerce surtout aux vertus qui s’opposent davantage à sa malice ; l’amour de Dieu par exemple, l’humilité, la chasteté et l’amour de la paix. Le démon apparut un jour à saint Macaire et lui demanda : Macaire, que font les moines de plus que nous ? Ils jeûnent souvent, et nous ne goûtons aucune sorte de nourriture ; ils dorment peu, et nous ne reposons jamais ; ils sont chastes, et nous n’avons pas même de corps. En quoi donc les moines nous sont-ils supérieurs ? Le saint répondit : Vous êtes orgueilleux, et les moines sont humbles, voilà ce qu’ils font de plus que vous. Alors, confus, le démon s’enfuit.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

La liturgie connaît l’influence du diable dans l’Église et le combat efficacement.

Saint Ubald. — Jour de mort : 16 mai (dimanche de la Pentecôte) 1160. Tombeau : à Gubbio, en Ombrie. Image : On le représente en évêque, le diable fuyant devant lui. Vie : Le saint est originaire de Gubbio, en Italie. Il devint prêtre et chanoine. En 1128, malgré ses répugnances, il céda aux désirs du pape Honorius II et fut nommé évêque de sa ville natale. Dans cette charge, il fut un modèle de simplicité apostolique, de zèle pastoral et de sainteté personnelle. On invoque volontiers son secours contre les mauvais Esprits. Il mourut le 16 mai 1160. Son tombeau se trouve dans sa ville natale. Son corps s’est conservé jusqu’à nos jours sans corruption.

Pratique :

La puissance de saint Ubald se manifesta surtout dans l’expulsion des mauvais Esprits. La liturgie, qui insiste tant sur la proximité des anges, compte aussi avec la forte influence des mauvais Esprits, car elle lutte continuellement contre eux. C’est pourquoi il n’est pas rare de trouver, dans la liturgie, des exorcismes. Il y a également un grand nombre de sacramentaux institués contre l’influence des mauvais Esprits, par exemple l’eau bénite, les cierges, les rameaux bénits. Ne méprisons pas ces moyens. — La messe (Statuit) est du commun des confesseurs pontifes avec une oraison propre laquelle nous demandons à Dieu, par l’intercession saint, d’étendre la main contre toute méchanceté du diable ».

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 07:50
Une Prière du soir (Saint Macaire)

Une Prière du soir
(Saint Macaire)

Dieu éternel et Roi de toute créature, Toi qui as daigné me conduire jusqu'à cette heure, pardonne-moi les péchés que j'ai commis ce jour en actions, en paroles et en pensées, et purifie, Seigneur, mon humble âme de toute souillure de la chair et de l'esprit. Accorde-moi, Seigneur, de passer cette nuit dans un sommeil paisible, afin que, me relevant de mon humble couche, je puisse me rendre agréable à Ton très saint Nom tous les jours de ma vie, et terrasser tous les ennemis charnels et incorporels qui m'assaillent. Et délivre-moi, Seigneur, des vaines pensées qui me souillent et des désirs mauvais. Car à Toi appartiennent le règne, la puissance et la gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 07:49
UNE VIE ACCOMPLIE (MORT DE MONSIEUR MICHELIN. Homélie de son fils prêtre)

MORT DE MONSIEUR MICHELIN. Homélie de son fils prêtre :

Nous sommes le 5 mai 2015, dans cette cathédrale, devant le cercueil de Monsieur François Michelin. Partout dans le monde des personnes meurent, seules ou entourées de sollicitude ; dans leur vieillesse ou arrachées à l’existence par les accidents, les catastrophes, les guerres ; l’âme en paix ou l’âme submergée d’amertume.

Toutes les vies humaines se valent. Toutes les morts humaines se valent. Rassemblés dans cette cathédrale, laissons-nous rejoindre par la peine de cette foule innombrable qui, en cet instant, est plongée dans le deuil. Ceux et celles que nous connaissons, nommons-les dans l’intime de notre conscience et, selon la modalité de notre relation à l’invisible Lumière qui se dérobe au regard de l’intelligence tout en réchauffant le cœur, recueillons-nous.

Le but premier d’une prière catholique pour les morts est d’implorer la grâce du pardon complet de leurs péchés qui entravent la relation avec Dieu et peuvent détruire l’amitié entre les hommes, afin que chacun reçoive la grâce de voir face à face le Créateur et Père de tous, riche en Miséricorde et pour cela juste Juge. Dans la Bible, juger signifie ajuster. Cette célébration, nous la vivons pour François Michelin et toutes les personnes qui ont un besoin urgent de prière.

Le prophète Élie est entré en action quelques années après la mort du roi Salomon. Son nom signifie?: « mon Dieu est celui dont on ne peut prononcer le nom ». Il a été saisi par quelqu’un dont il a reconnu la présence agissante, et dont il ne connaît pas le nom. Cette présence invisible l’a mis en marche. Avec toute son énergie et aussi tous ses défauts, sa rudesse parfois, il se dresse contre l’injustice du gouvernement d’Achaz et de sa femme Jézabel. Menacé de mort. Il s’enfuit. Le voilà qui marche, 40 jours et 40 nuits, soutenu par une nourriture qui lui vient d’ailleurs. Il marche vers la montagne. Il arrive, il se cache.

La Présence se manifeste. « Que fais-tu là ? » Jaillit la réponse, qui dit un désarroi sans fond. « Je voudrais accomplir la mission qui pèse sur mes épaules. Je ne le peux pas. » Il lui faut alors sortir, et attendre. Il lui faut accepter de ne pas s’arrêter aux manifestations bruyantes, aux codes convenus du langage. Il lui faut aller au-delà des impressions, des sentiments. Il s’approche ainsi d’une réalité qu’il ne s’est pas donnée à lui-même, plus grande que lui, solide, universelle. Il découvre la Présence amie à l’œuvre dans le monde : le souffle ténu d’un vent léger. On peut aussi traduire : le bruissement du silence.

Quand on y pense, toutes les langues de la terre ont quelque chose en commun : c’est le silence qui sépare les mots. Au profond de sa quête, Élie reçoit une révélation qui change tout dans sa vie : ce silence porte présence. Cette présence change les relations entre les personnes. Elle a un immense potentiel transfigurateur.

De quoi l’apaiser sans le rassasier, le fortifier sans qu’il puisse s’approprier sa force. De quoi l’établir, ce prophète qui fut « un pauvre homme comme nous », selon l’expression de l’apôtre Jacques, dans un sentiment insondable de vulnérabilité. De quoi lui donner l’élan nécessaire pour continuer sa marche jusqu’à ce qu’il entre enfin dans la vision de celui dont le nom est imprononçable.

François Michelin aimait ce texte.

Nous aussi, nous marchons, nous cherchons, nous attendons, nous sommes parfois proches de la rupture, tentés de mettre un terme à tout cela. Nous ne valons pas mieux que nos prédécesseurs. Il nous faut pourtant assumer notre place dans l’histoire, nous y engager, nous y réengager, jour après jour. Où trouverons-nous la nourriture du pèlerin ? Qui nous indiquera la montagne de la rencontre ? Nourriture et lieu de la rencontre se trouvent au plus profond de nous-mêmes, en ce lieu très secret de notre conscience, où se passe un magnifique échange entre le Créateur et sa créature.

Cette attitude intérieure fut celle de Monsieur François tout au long de sa vie. Dans ce dialogue intérieur il a puisé la joie de vivre, la confiance dans les personnes, un courage inlassable. Les derniers mois de son chemin, il remerciait, sans cesse. Dans ce dialogue il a aussi puisé la lucidité sur lui-même, sur sa vie, sur ses défauts, sur ses limites, au point que le 20 février dernier, hospitalisé pour ce qui devait être son ultime épreuve de santé, il a éprouvé le besoin de nous demander pardon.

Si à ce moment-là, il avait pu réunir tous ceux et toutes celles qu’il a côtoyés dans sa longue vie, il leur aurait fait la même demande. En cette heure, je me sens le devoir, par fidélité au mouvement de l’âme de mon père, de vous dire ici, publiquement, à vous tous : comme époux, comme père, comme chef d’entreprise, comme acteur important de la vie économique mondiale, comme résident à « ma maison » Monsieur François a eu conscience d’avoir pu blesser, d’avoir été parfois trop dur, de ne pas avoir toujours été suffisamment à l’écoute de ses interlocuteurs. Alors je vous le demande de sa part : s’il vous plaît, pardonnez-lui, s’il vous plaît.

Nous avons voulu lire ensemble la prière du roi Salomon, Fils du roi David, pour demander la sagesse. Le règne de Salomon précède de quelques années l’action prophétique d’Élie. Lorsque je parlais avec papa de ses obsèques, il me disait : il faudra parler de l’Esprit Saint. Il en parlait très souvent et jusqu’à ces derniers jours, il souriait, d’un sourire très lumineux, dès qu’il entendait réciter le Veni Creator Spiritus, viens Esprit créateur. Viens, visite, emplis de ta présence, repousse notre ennemi, donne la paix à tous, fais-nous connaître Dieu le Père et son Fils Jésus, fortifie notre foi. Il savait que cet Esprit Saint est l’ami de l’homme, jamais un rival, toujours un compagnon.

Son guide, il voulait que ce soit cette sagesse qui sort de la bouche du Très-Haut. Il la mendiait chaque jour dans sa prière secrète, ouvrant fréquemment le petit livre du Nouveau Testament qu’il avait dans sa veste. Il la recevait dans les rencontres professionnelles, il la voyait à l’œuvre dans la matière, dans le latex, dans les nanotechnologies, dans les canards qui volent, dans une fleur, dans une suite de Bach pour violoncelle seul. À son insu il la communiquait. Il cherchait sans cesse comment mieux correspondre à ce souffle, ce pneuma. Il cherchait aussi à en donner le goût, à la faire partager. Il l’exprimait de manière imagée :

« Le pied est-il fait pour la chaussure, ou la chaussure pour le pied ? Le capital est pour l’entreprise ce que la coque est pour le marin ».

Il parlait de pôle magnétique, qui oriente la boussole, et nous plaisantions : « heureusement que le pôle est unique et commun à tous. Imagine que la boussole se prenne pour le pôle ! On n’en finirait pas de tourner en rond ! »

De ces constatations évidentes, mais qu’il avait le courage d’exprimer, de répéter au point de parfois exaspérer quelque peu ses interlocuteurs, il a tiré une vision de la vie. Il serait difficile de nier le fait que cette vision a été très féconde. Elle l’est.

Basée sur les réalités qui constituent la personne humaine en société, et qui par conséquent ne changent pas, cette vision doit maintenant être exprimée pour une époque nouvelle, en un temps de rupture. Au long des années, Monsieur François a réalisé que son langage devenait difficile à saisir ; il avait parfois le sentiment d’avoir tout faux. Il était interloqué lorsqu’il lui semblait que certains discours se fondaient sur des principes du genre : « je pense donc vous êtes, je pense d’en haut, donc vous, en bas, vous suivez. J’organise donc vous exécutez ». Plus encore était-il déconcerté lorsqu’il lisait des discours fonctionnant sur le schéma suivant : « cela se fera parce que monsieur untel l’a dit ».

Il savait que seule la parole de Dieu est créatrice et recréatrice. En même temps, il ne pouvait se résoudre à enfermer quelqu’un dans son discours. Il voulait la rencontre d’homme à homme, autour d’un but commun, qui était toujours le service concret de personnes concrètes, et jamais la mise en œuvre d’une idée a priori déclarée salvatrice. Lui, orphelin dès son plus jeune âge, savait qu’aucune structure humaine, républicaine ou autre, ne peut s’arroger la prérogative de la filiation. Conscient de son impuissance à agir plus, il enveloppait tout cela de sa prière d’homme dépouillé par les épreuves de l’existence, un homme en dialogue avec Dieu. Un homme qui, pensant à Abraham, redisait de plus en plus fréquemment : « espérant contre toute espérance, il a cru ».

C’est qu’en effet l’existence humaine est un combat, terrible, permanent. Le mal est là. Le Mauvais agit. Jusqu’à ses derniers jours, Monsieur François a été très préoccupé de la question du mal, de sa présence sous des formes multiples. D’où vient donc le mal, d’où vient l’injustice ? Ces questions sont partout présentes ; dans la vie familiale, la vie sociale, la vie professionnelle. Pourquoi sommes-nous jaloux, rancuniers, menteurs, dominateurs ? D’où nous viennent ces réactions tellement dommageables et destructrices ?

En ce début de XXIe siècle, il est trop clair qu’aucun système de pensée, aussi sophistiqué soit-il, aucune organisation de la société, ne sont capables de rendre compte de ce fait, encore moins de nous débarrasser de ces forces meurtrières qui nous font appeler liberté le fait de « séparer nos actes de leurs conséquences ». La formule est de Monsieur François. Nous faisons le mal que nous ne voulons pas, nous ne faisons pas le bien que nous voulons. Nous avons même perdu le sens du bien. Le plus souvent, nous parlons de l’intérêt général auquel nous pensons avoir accès par voie sondagière ; nous n’osons plus parler du bien commun.

Oui, nous sommes divisés au plus profond de nous-mêmes, et nous exportons cette division. Nous finissons par croire que la société est essentiellement conflictuelle, que tout est question de rapports de forces. Quelle sagesse nous délivrera de l’inhumain en nous ?

Cette sagesse, issue de la bouche du Très-Haut, a un visage et un nom. Elle se nomme l’Esprit de Jésus. Rejoignons donc Jésus au sommet de la montagne.

Il a entraîné trois de ses compagnons. Il prie. Sa prière rejaillit à l’extérieur. Il est lumineux. Un dialogue s’instaure avec Moïse et Élie, à propos de son passage. Du ciel une nuée enveloppe les trois. Pénétrer dans la nuée est effrayant. Non pas en raison de la nuée elle-même, toute de douceur et de Miséricorde, mais en raison de l’endurcissement de notre cœur. Alors une voix douce et forte vient murmurer à nos oreilles intérieures : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ».

Le passage de Jésus, condamné pour raison politico-religieuse, la pâque de Jésus, c’est la nuit de Gethsémani, la terreur devant la mort violente qui s’impose. C’est le cri d’abandon du crucifié : « mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est l’intercession toute puissante : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ». C’est le dernier souffle : « il remit l’esprit ».

En fait, « C’était nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était accablé ». La Pâque de Jésus c’est aussi son irruption, le matin du premier jour de la semaine, avec ses plaies de crucifié et son ruissellement de miséricorde sereine, au milieu de ses disciples enfermés et terrorisés : « La paix soit avec vous. Il souffla sur eux et leur dit : recevez l’Esprit Saint ».

La Pâque de Jésus c’est le dévoilement des sources merveilleuses prêtes à jaillir en chacun de nous, et la proposition d’un itinéraire pour laisser jaillir ces sources.

C’est dans cette lumière que Monsieur François a pu s’exprimer ainsi :
« Je sais par expérience qu’il y a dans l’homme des ressorts exceptionnels qui se révèlent au grand jour en cas de difficultés. J’ai une confiance absolue dans l’être humain qui ne demande qu’à se surpasser et devenir ce qu’il est dès lors qu’on lui en donne les moyens et qu’on le reconnaît dans toute la splendeur de son humanité. Quand je pense à tout ce qu’on pourrait faire en libérant les énergies humaines ! Le monde est fait de mystères qui ne peuvent laisser indifférent : pourquoi l’homme a-t-il cette dimension affective et humaine si belle ? Pourquoi le progrès technique est-il sans limites ? Pourquoi le monde est-il ruisselant d’intelligence, comme disait Einstein ? S’est-il créé tout seul ? L’esprit est-il le produit de la matière ou au contraire, la matière peut-elle être appréhendée et comprise par l’esprit ? Si l’on accepte de se poser ces questions il faut aller jusqu’au bout et lire la Bible et les Évangiles. On y découvre une réponse que l’on ne comprend pas : Dieu est inexplicable. On dit qu’il est immense, cela veut tout simplement dire qu’on ne peut le concevoir avec notre pauvre esprit humain ».

On lui posa un jour la question suivante :

«Si vous deviez mourir demain, auriez-vous le sentiment d’avoir accompli votre tâche sur terre ? »
Il a répondu ceci :
« Qui peut prétendre avoir accompli sa tâche ? On n’a jamais fini de s’enrichir au contact des autres et de les enrichir en retour. Quelqu’un qui meurt en pleine conscience ne peut qu’avoir le sentiment qui lui restait encore tout à faire ».

En mon nom personnel, cher papa, je veux maintenant te demander pardon de n’avoir pas su écouter ta vie avec suffisamment d’attention. Je veux surtout te remercier de m’avoir supporté avec amour durant plus de 61 années. Avec ton aide et celle de maman, je veux poursuivre mon propre chemin en cherchant, jour et nuit, dans le murmure du silence, la présence paisible du Dieu vivant.

Tu seras là au détour du chemin, Il nous suffira de saisir la main que tu nous as toujours tendue et que tu continues à nous tendre.


Père Etienne Michelin
5 mai 2015

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 19:17
Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation : Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines »)

· Saint Qurbana

o Actes 21: 7 à 9 :

  • 07 Achevant notre traversée, de Tyr nous sommes arrivés à Ptolémaïs ; ayant salué les frères, nous avons passé une journée chez eux.
  • 08 Partis le lendemain, nous sommes allés à Césarée, nous sommes entrés dans la maison de Philippe, l’évangélisateur, qui était l’un des Sept, et nous sommes restés chez lui.
  • 09 Il avait quatre filles non mariées, qui prophétisaient.

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o I Corinthiens 7: 1 – 2 :

  • 01 Au sujet de ce que vous dites dans votre lettre, certes, certes, il est bon pour l’homme de ne pas toucher la femme.
  • 02 Cependant, étant donné les occasions de débauche, que chacun ait sa femme à lui, et que chacune ait son propre mari.

o 25 à 34 :

  • 25 Au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur.
  • 26 Je pense que le célibat est une chose bonne, étant donné les nécessités présentes ; oui, c’est une chose bonne de vivre ainsi.
  • 27 Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier.
  • 28 Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n’est pas un péché. Mais ceux qui font ce choix y trouveront les épreuves correspondantes, et c’est cela que moi, je voudrais vous éviter.
  • 29 Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme,
  • 30 ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien,
  • 31 ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons.
  • 32 J’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur.
  • 33 Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé.
  • 34 La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari.

o 9: 1 – 10 :

  • 01 Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? Et vous, n’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ?
  • 02 Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous en tout cas je le suis ; le sceau qui authentifie mon apostolat, c’est vous, dans le Seigneur.
  • 03 Ma défense devant ceux qui enquêtent sur mon compte, la voici.
  • 04 N’aurions-nous pas le droit de manger et de boire ?
  • 05 N’aurions-nous pas le droit d’emmener avec nous une femme croyante, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Pierre ?
  • 06 Ou bien serais-je le seul avec Barnabé à ne pas avoir le droit d’être dispensé de travail ?
  • 07 Arrive-t-il qu’on serve dans l’armée à ses propres frais ? qu’on plante une vigne sans manger de ses fruits ? qu’on garde un troupeau sans boire du lait de ce troupeau ?
  • 08 Est-ce que je parle seulement au niveau humain ? La Loi ne dit-elle pas la même chose ?
  • 09 En effet, dans la loi de Moïse il est écrit : Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain. Dieu s’inquiète-t-il des bœufs ?
  • 10 ou bien le dit-il en réalité à cause de nous ? Oui, c’est pour nous que cela fut écrit, puisque le laboureur doit avoir un espoir quand il laboure, et celui qui foule le grain doit espérer en avoir sa part.

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o Saint-Jean 17: 13 -26 :

  • 13 Maintenant que je viens à toi, Père, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
  • 14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
  • 15 Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
  • 16 Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
  • 17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
  • 18 De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
  • 19 Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.
  • 20 Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
  • 21 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
  • 22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
  • 23 moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
  • 24 Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
  • 25 Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.
  • 26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

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Dimanche 16 Mai 2015 Lectionnaire pour la Liturgie et éléments de méditation : Dimanche avant la Pentecôte  (« Dimanche des Moines »)
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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