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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:50
Cette parole n'est pas de moi mais du Père qui m'a envoyé (Jean de la Croix)

Par Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église Latine. Dans « La Montée du Carmel », livre 2, ch. 22

« La parole que vous entendez n'est pas à moi : elle est du Père, qui m'a envoyé »


La raison principale pour laquelle sous la Loi ancienne il était permis d'interroger Dieu et qu'il convenait aux prophètes et aux prêtres de désirer des visions et des révélations divines, c'est que la foi n'était pas encore fondée, ni la Loi évangélique promulguée...

Mais maintenant..., il n'y a plus lieu d'interroger Dieu de cette manière, pour qu'il parle et réponde comme autrefois. Car en nous donnant son Fils comme il l'a fait, son Fils qui est son unique Parole (Jn 1,1) car il n'en a pas d'autre, Dieu nous a tout dit en une fois et par cette seule Parole : il n'a plus rien à dire.

C'est le sens du passage où saint Paul dit aux Hébreux... :

-« Dieu a parlé à nos pères par les prophètes, souvent et de bien des manières ; dans les derniers temps, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par le Fils » (He 1,1)...


Voilà pourquoi celui qui voudrait interroger Dieu maintenant ou demander des visions ou des révélations non seulement ferait une sottise mais offenserait Dieu, parce qu'il cesserait de fixer les yeux sur le Christ et voudrait quelque chose d'autre ou de nouveau.

Dieu pourrait lui répondre : « Puisque je t'ai dit tout ce que j'avais à dire par la Parole qui est mon Fils, il ne me reste plus rien à te révéler ou à te répondre.

Fixe les yeux sur lui seul, car en lui j'ai tout déposé, en lui j'ai tout dit, tout révélé ; en lui tu trouveras bien plus que tout ce que tu peux désirer et demander...

Depuis le jour où je suis descendu sur lui avec mon Esprit au mont Thabor, en disant : ' Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour : écoutez-le ' (Mt 17,5), j'ai mis fin à tout autre enseignement, à toute autre réponse...

Écoutez-le, parce que je n'ai plus rien à révéler, plus rien à manifester.

Si j'ai parlé autrefois, c'était pour vous promettre le Christ.

Quand on m'adressait des questions, elles concernaient l'espérance du Christ, en qui vous trouverez tout bien, comme le proclame maintenant la doctrine exposée par les évangélistes et les apôtres ».

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:47

Il était une fois…Quatre bougies et un petit bergé…

Cette histoire s'est passée il y a près de 2000 ans, dans un pays lointain, la Galilée. C'était un jour gris. Le brouillard recouvrait tout, et cachait même le soleil. Alors les deux bergers, Jean et Daniel, décidèrent d’emmener leurs moutons dans la montagne, là où il y a le soleil. Le petit Daniel, qui n'avait que 9 ans, ne quittait pas Jean d’une semelle. Cet épais brouillard lui faisait peur. Mais Jean était grand et fort, il le protègerait ! Un agneau blanc comme neige sautillait autour d’eux en bêlant. Alors Jean le confia à Daniel :
« Tiens, dit-il, c’est notre plus jeune agneau. Veille bien sur lui ! ».
Daniel était fier, il ne lâchait pas des yeux son petit agneau, et la nuit, il le réchauffait contre sa poitrine.
Au bout de six jours, il ne restait plus d’herbe dans le pré. Il fallait rentrer pour mener les moutons ailleurs. Daniel voulut aider Jean à rassembler le troupeau, mais celui-ci refusa :
"Repose-toi, lui dit-il, tu as eu suffisamment à faire avec ton agneau !".
C’était vrai : sans arrêt, le petit berger avait dû le chercher et le rattraper. Daniel s'assit alors sous un arbre et l'agneau se blottit contre lui et s'assoupit. Bientôt, Daniel s’endormit. Alors, il sentit une merveilleuse odeur de roses et de lys. Il essaya d’ouvrir les yeux, mais ses paupières étaient trop lourdes. Il crut entendre aussi des chants de fête. Puis plus rien. Quand il réussit à ouvrir les yeux, Jean se tenait devant lui, l’air fâché :
« Où est l'agneau ? » lui demanda-t-il.
Daniel bondit, il appela l'agneau blanc. Il le chercha partout. Ce fut en vain : il ne le trouva nulle part. L’agneau avait disparu.
Jean lui dit alors : « Il faut absolument que tu le retrouves ! »
Et comme la nuit était noire, et qu’il voyait bien que Daniel avait un peu peur, Jean alla chercher dans sa chambre la lanterne qu’un voyageur lui avait donnée en disant qu’elle guiderait toute personne en détresse. C’était une lanterne à quatre bougies et Jean recommanda à Daniel d’en prendre soin. Muni de cette lumière rassurante, Daniel partit à la recherche de son agneau. Il chercha pendant toute la nuit, et pendant toute la journée, sans trouver trace de l’agneau. Le soleil se couchait. Fallait-il continuer ? Où ? Comment ? Daniel était sur le point d’abandonner tout espoir, lorsqu’il entendit un bruit derrière un rocher.
« Agneau, mon petit agneau ! » cria-t-il.
Une grosse voix répondit :
« Ho ! Qu’est-ce que tu cherches ? Un agneau ? »
Et un grand homme se dressa tout à coup devant Daniel. Effrayé, le petit berger voulut se sauver.
« N’aie pas peur, dit l’homme, mais si tu cherches un agneau, tu le trouveras dans le champ des oliviers, là-bas. Je l’ai vu. Il est tout petit et blanc comme la neige.
« Oh ! Tu as trouvé mon agneau, s’écria Daniel, merci, merci ! Est-ce que je peux t’aider moi aussi ?
- Personne ne peut m'aider, dit l’homme, je suis dans les ténèbres.
- Non, non ! », dit Daniel, en tendant une de ses bougies à l’homme.
- Prends-la, elle t'éclairera ! Pourquoi me faudrait-il quatre bougies alors que tu n’en as aucune ? Trois me suffisent.
- Tu me la donnes ? A moi ?, s’étonna l’homme qui était un voleur, c’est la première fois dans ma vie que quelqu’un me donne quelque chose. Merci beaucoup ! ».
Le jour baissait. Daniel se dépêcha d’aller vers le champ d'oliviers pour enfin retrouver son agneau.
Mais où était-il donc ? S’était-il caché? Là-bas, il y a une grotte toute sombre, et dans la grotte, quelque chose bougeait ! Daniel se précipita… Mais c’était un loup ! Effrayé, Daniel voulut faire demi-tour, mais le loup l’attrapa par son manteau. Tremblant le petit berger essaya de se libérer. Aussitôt, le loup lâcha prise et se mit à gémir. Alors Daniel vit sa patte qui saignait et il n’eut plus peur du tout. Il déchira un morceau de son manteau et lui fit un pansement.
« Là, repose-toi, dit-il, pour que ta blessure guérisse ».
Daniel voulut repartir, mais encore une fois le loup attrapa son manteau et le regarda :
« Tu veux que je reste près de toi ? C’est ça ? Je ne peux pas. Je dois chercher mon agneau. Lui aussi a peut être besoin de mon aide ».
Daniel réfléchit, puis posa une bougie à côté du loup :
« Tiens, loup, cette lumière te réconfortera et te tiendra compagnie. Deux bougies me suffisent. Jean sera d’accord »
Le loup la garda tout content, et Daniel s’en alla.
Daniel chercha toute la nuit sans rien trouver. Au matin, il entra dans une petite ville. Un mendiant l’arrêta sur son chemin :
« Un peu d’argent ! Donne-moi juste une petite pièce, s’il te plaît ? »
Daniel s’arrêta : « Je n'ai rien non plus, je ne suis qu’un pauvre berger à la recherche de son agneau. L'avez-vous vu? »
- Je ne vois que la misère, dit le vieil homme, ma maison c’est une grotte toute sombre et froide »
- Alors, prends cette bougie, c'est tout ce que j'ai ! Elle te donnera un peu de chaleur et de lumière», dit Daniel.
Le mendiant prit la bougie en le remerciant et lui souhaita bonne chance.
Daniel passa toute la journée à demander aux gens s’ils n’avaient pas aperçu son agneau, mais personne ne l'avait vu. Découragé, il repartit dans les champs et s'installa au bord de la route pour passer la nuit. C'est alors qu'il sentit à nouveau le merveilleux parfum de roses et de lys. D’où venait-il donc ? Et voilà qu’il entendit aussi les chants de joie ! Sa dernière bougie n’éclairait presque pas dans le noir, mais Daniel suivit le bruit des chants. Bientôt il distingua une étable, il s’approcha et entra. Dans l’étable, il faisait presque aussi sombre que dehors. Daniel restait timidement près de la porte, il ne vit rien. Mais ensuite, il aperçut une tâche blanche. C’était son agneau !
« Approche-toi », dit gentiment une voix.
Muet de bonheur, Daniel obéit et vit, auprès de son agneau, un petit enfant couché sur la paille. Daniel se mit à genoux et posa sa dernière bougie à côté du bébé. Ce n’était qu‘une toute petite flamme, mais maintenant, elle se mit à briller comme un soleil. La pauvre étable fut éclairée comme une salle de fête ! Dans le ciel, les étoiles brillaient de plus en plus fort et les chants de joie retentissaient jusqu'aux bergers dans les champs !

De Marie Scheidl - Marcus Pfister, éditions Nord Sud

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:44
Sainte Monique qui êtes-vous? : Prière à Ste Monique

Sainte Monique qui êtes-vous?
Mère de Saint Augustin
(332-388
)

À l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332.

Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante.

Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières.

Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs.

Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix.

A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.

Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.

Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur ; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu.

C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu.

Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit :

" Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! "

Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans.

Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.

Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430.

Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.

Prière à Sainte Monique

Voici une Prière à Sainte Monique (332-388), Mère de Saint-Augustin d'Hippone qu'elle enfanta sur la terre et pour le ciel, pour la Conversion d’un fils. Pour toutes les mères qui prient pour que leurs enfants connaissent le vrai bonheur en Dieu.


Prière à Sainte Monique :

« Ô mère, illustre entre toutes les mères, la chrétienté honore en vous l'un des types les plus parfaits de l'humanité régénérée par le Christ. Avant l'Évangile, durant ces longs siècles où la femme fut tenue dans l'abaissement, la maternité ne put avoir qu'une action timide et le plus souvent vulgaire sur l'homme ; son rôle se borna pour l'ordinaire aux soins physiques ; et si le nom de quelques mères a triomphé de l'oubli, c'est uniquement parce qu'elles avaient su préparer leurs fils pour la gloire passagère de ce monde. On n'en rencontre pas dans l'antiquité profane qui se soient donné la tâche de les enfanter au bien, de s'attacher à leurs pas pour les soutenir dans la lutte contre l'erreur et les passions, pour les relever dans leurs chutes ; on n'en trouve pas qui se soient vouées à la prière et aux larmes continuelles pour obtenir leur retour à la vérité et à la vertu. »

« Le christianisme seul a révélé à la mère et sa mission et sa puissance. Quel oubli de vous-même, Ô Sainte Monique, dans cette poursuite incessante du salut d'un fils ! Après Dieu, c'est pour lui que vous vivez ; et vivre de cette manière pour votre fils, n'est-ce pas vivre encore pour Dieu qui daigne s'aider de vous pour le sauver ? Que vous importent la gloire et les succès d'Augustin dans le monde, lorsque vous songez aux périls éternels qu'il encourt, lorsque vous tremblez de le voir éternellement séparé de Dieu et de vous ? »

« Alors il n'est pas de sacrifice, il n'est pas de dévouement dont votre cœur de mère ne soit capable envers cette rigoureuse justice dont votre générosité n'entend pas frustrer les droits. Durant de longs jours, durant de longues nuits, vous attendez avec patience les moments du Seigneur; votre Prière redouble d'ardeur ; et espérant contre toute espérance, vous arrivez à ressentir, au fond de votre cœur, l'humble et solide confiance que le fils de tant de larmes ne périra pas. C'est alors que le Seigneur, « touché de compassion » pour vous, comme il le fut pour la mère éplorée de Naïm, fait entendre Sa Voix à laquelle rien ne résiste. « Jeune homme, s'écrie-t-il, je te le dis, lève-toi » ; et il rend plein de vie à sa mère celui dont elle pleurait le trépas, mais dont elle n'avait pas voulu se séparer. »

« Mais quelle récompense pour votre cœur maternel, Ô Sainte Monique ! Le Seigneur ne s'est pas contenté de vous rendre Augustin plein de vie ; du fond des abîmes de l'erreur et des passions, voici qu'Il l'élève sans intermédiaire jusqu'au bien le plus parfait. Vos instances demandaient qu'il fût chrétien catholique, qu'il rompît enfin des liens humiliants et funestes ; et voici que d'un seul bond, la Grâce l'a porté jusque dans la région sereine des conseils évangéliques. Votre tâche est plus que remplie, heureuse Mère! Montez au Ciel : c'est de là qu'en attendant l'éternelle réunion, vous contemplerez désormais la Sainteté et les œuvres de ce fils dont le salut est votre ouvrage, et dont la gloire si éclatante et si pure entoure dès ici-bas votre nom d'une douce et touchante auréole. »

« Du sein de la félicité que vous goûtez avec ce fils qui vous doit la vie du temps et celle de l'éternité, jetez un regard, Ô Sainte Monique, sur tant de mères chrétiennes qui accomplissent en ce moment sur la terre la dure et noble mission que vous avez remplie vous-même. Leurs fils aussi sont morts de la mort du péché, et elles voudraient, à force d'amour, leur rendre la seule vie véritable. »

« Après la Mère de Miséricorde, c'est à vous qu'elles s'adressent, Ô Sainte Monique, à vous dont les Prières et les larmes furent si puissantes et si fécondes. Prenez en main leur cause ; votre cœur si tendre et si dévoué ne peut manquer de compatir à des angoisses dont il éprouva si longtemps lui-même toute la rigueur. »

« Daignez joindre votre intercession à leurs vœux ; adoptez ces nouveaux fils qu'elles vous présentent, et elles seront rassurées. Soutenez leur courage, apprenez-leur à espérer, fortifiez-les dans les sacrifices au prix desquels Dieu a mis le retour de ces âmes si chères. Elles comprendront alors que la conversion d'une âme est un miracle d'un ordre plus élevé que la résurrection d'un mort ; elles sentiront que la Divine Justice, pour relâcher Ses droits, exige une compensation, et que cette compensation, c'est à elles de la fournir. Leur cœur se dépouillera de l'égoïsme secret qui se mêle si souvent dans les sentiments en apparence les plus purs. Qu'elles se demandent à elles-mêmes si elles se réjouiraient comme vous, Ô Sainte Monique, en voyant leur fils revenu au bien leur échapper pour se donner au Seigneur. S'il en est ainsi, qu'elles soient sans crainte ; elles sont puissantes sur le Cœur de Dieu ; tôt ou tard, la Grâce tant désirée descendra du Ciel sur le prodigue, et il revient à Dieu et à sa mère. »

« Amen. »


« Sainte Monique, Dieu de miséricorde, réconfort de ceux qui sont dans la douleur, les larmes que Sainte Monique vous offrit pour convertir son fils Saint Augustin à la foi du Christ. Par leurs prières, merci de nous aider à nous détourner de nos péchés et à trouver votre tendre pardon. Amen. »

« Ô Dieu, qui avez eu pitié des larmes de Sainte Monique et qui avez accordé à ses ardentes prières non seulement la conversion de son fils, mais son éclatante Sainteté, faites que nous Vous implorions pour nos enfants avec tant de Foi et d'humilité que nous obtenions comme elle leur salut et notre propre sanctification. Nous Vous en prions par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Sainte Monique, modèle des femmes chrétiennes, Priez pour nous !

Sainte Monique, qui, par vos prières et vos larmes, avez obtenu la conversion de votre fils, Priez pour nous !

Sainte Monique, Priez pour nous et pour nos enfants !

Sainte Monique qui êtes-vous? : Prière à Ste Monique
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:42
Notre Divin Médecin (St Athanase)

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 8 (trad. bréviaire)

« Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »


Le Verbe de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel, est arrivé dans notre région, bien qu'il n'en ait pas été loin auparavant.

En effet, il n'avait laissé aucune partie de la création privée de sa présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père.

Mais il s'est rendu présent en s'abaissant à cause de son amour pour nous, et il s'est manifesté à nous.

Il a eu pitié de notre race, il a eu compassion de notre faiblesse, il a condescendu à notre condition corruptible.

Il n'a pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les hommes.

Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du nôtre.

Dans le sein de la Vierge, il a construit pour lui-même le temple de son corps ; il en a fait son instrument adapté, pour se faire connaître et pour y demeurer.

Après avoir pris parmi nos corps un corps de même espèce, comme nous sommes tous soumis à la corruption de la mort, il l'a livré à la mort pour nous tous, et l'a offert à son Père.

Il a fait cela par amour pour les hommes.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:55
Cultiver sa vigne, porter du fruit en abondance (Saint Bernard)

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 58 sur le Cantique des cantiques

Porter du fruit en abondance


Je dois avertir chacun de vous à propos de sa vigne : qui en effet a jamais retranché en lui-même tout le superflu au point qu'il puisse penser ne plus rien avoir à tailler ?

Croyez-moi, ce qui est taillé repousse : les mauvais penchants chassés reviennent et l'on voit se réveiller les tendances endormies.

Il ne suffit donc pas de tailler sa vigne une seule fois, mais il faut s'y remettre souvent, et même si possible, sans arrêt.

Car, si vous êtes sincères, c'est sans arrêt qu'on trouve en soi quelque chose à tailler...

La vertu ne peut pas croître parmi les péchés ; pour qu'elle puisse se développer, il faut empêcher ceux-ci de prendre de l'ampleur.

Supprime donc le superflu, alors ce qui est nécessaire pourra surgir.


Pour nous, frères, l'époque est toujours celle de la taille, celle-ci s'impose toujours.

J'en suis sûr, en effet, nous sommes déjà sortis de l'hiver, de cette crainte sans amour qui nous introduit tous à la sagesse mais qui n'épanouit personne dans la perfection.

Lorsque l'amour survient, il chasse cette crainte comme l'été chasse l'hiver...

Que cessent donc les pluies de l'hiver, c'est-à-dire les larmes d'angoisse suscitées par le souvenir de vos péchés et la crainte du jugement...

Si « l'hiver est passé », si « la pluie a cessé » (Ct 2,11)..., la douceur printanière de la grâce spirituelle nous indique que le moment est venu de tailler notre vigne.

Que nous reste-t-il à faire, sinon nous engager tout entiers dans ce travail ?

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:52
Saint Alexandre, qui êtes-vous ?


Pape et martyr
(?-105-11
5)

Alexandre, né à Rome, gouverna l’Église de Rome sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine.

Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots :

Qui la veille du jour où il endura la passion ».

Ce Pape de Rome décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons.

Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires.

Il reçut la couronne du martyre en même temps que les prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée.

Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six prêtres, deux diacres et sacré cinq évêques pour divers lieux.

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine.

En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:50
« L'Esprit Saint vous enseignera tout »(Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »

La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:48
« L'Esprit Saint vous enseignera tout » ( Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »


La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:48
« L'Esprit Saint vous enseignera tout » ( Bx Jan van Ruusbroec)

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »


La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 05:22
Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche

Saint Qurbana :

o 1ère de St Jean 5: 13 – 21 :

  • 13 Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.
  • 14 Voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute.
  • 15 Et puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé.
  • 16 Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier.
  • 17 Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort.
  • 18 Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ; le Fils engendré par Dieu les protège et le Mauvais ne peut pas les atteindre.
  • 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais.
  • 20 Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.
  • 21 Petits enfants, gardez-vous des idoles.

o

o Hébreux 11: 3-6 :

  • 03 Grâce à la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, et donc ce qui est visible n’a pas son origine dans ce qui apparaît au regard.
  • 04 Grâce à la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice plus grand que celui de Caïn ; à cause de sa foi, il fut déclaré juste : Dieu lui-même rendait témoignage à son offrande ; à cause de sa foi, bien qu’il soit mort, il parle encore.
  • 05 Grâce à la foi, Hénok fut retiré de ce monde, et il ne connut pas la mort ; personne ne le retrouva parce que Dieu l’avait retiré ; avant cet événement, il avait été agréable à Dieu, l’Écriture en témoigne.
  • 06 Or, sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu ; car, pour s’avancer vers lui, il faut croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent.

o

o St Luc 24: 13 à 35 :

  • 13 Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
  • 14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
  • 15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
  • 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
  • 17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
  • 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
  • 19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
  • 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
  • 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
  • 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
  • 23 elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
  • 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
  • 25 Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
  • 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
  • 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
  • 28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
  • 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
  • 30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
  • 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
  • 32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
  • 33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
  • 34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
  • 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

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Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Saint Alexandre, qui êtes-vous ?
Pape et martyr
(?-105-
115)

Alexandre, né à Rome, gouverna l’Église de Rome sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine.

Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots :

Qui la veille du jour où il endura la passion ».

Ce Pape de Rome décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons.

Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires.

Il reçut la couronne du martyre en même temps que les prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée.

Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six prêtres, deux diacres et sacré cinq évêques pour divers lieux.

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine.

En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

« C’est Le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

LA VIERGE À MIDI DE PAUL CLAUDEL

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage,

Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,

La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,

Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,

Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,

Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

(Paul Claudel)

Extrait de Paul Claudel, Œuvre poétique, Poèmes de guerre, La Pléiade, Gallimard, 1957, p. 531

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Prière à saint Joseph artisan composée et indulgenciée par Pie XII, Pape de Rome

(PIE XII (1876-1958), Pape de Rome instituait en 1955 pour l’Eglise Latine et celles qui lui sont canoniquement unies la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année. Pour la sécurité de l’emploi dans nos familles et l’unanimité des cœurs tendus vers Dieu, nous nous unissons à nos frères et sœurs de l’Eglise d’Occident dans cette célébration)

« Notre méditation sur le parcours humain et spirituel de saint Joseph, nous invite à prendre la mesure de toute la richesse de sa vocation et du modèle qu’il demeure pour tous ceux et toutes celles qui ont voulu vouer leur existence au Christ, dans le sacerdoce comme dans la vie consacrée ou dans divers engagements du laïcat.

Joseph a en effet vécu dans le rayonnement du mystère de l’Incarnation. (…) Joseph nous livre le secret d’une humanité qui vit en présence du mystère, ouverte à lui à travers les détails les plus concrets de l’existence. Chez lui, il n’y a pas de séparation entre la foi et l’action.

Sa foi oriente ses actions de façon décisive. Paradoxalement, c’est en agissant, en prenant donc ses responsabilités, qu’il s’efface le mieux pour laisser à Dieu la liberté de réaliser son œuvre, sans y faire obstacle. Joseph est un « homme juste » (Mt 1, 19) parce que son existence est ajustée à la Parole de Dieu ».(Benoit XVI, Pape de Rome à Yaoundé)

PRIERE :

Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés.

Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

Amîn.

(Documentation Catholique, 13 avril 1958.)

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Par le Bx Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
Les Noces spirituelles, III (trad. Louf, Bellefontaine 1993, p. 214 rev.)

« L'Esprit Saint vous enseignera tout »


La vie de contemplation est la vie du ciel. Grâce à l'amour d'union avec Dieu en effet, l'homme passe au-delà de son être de créature, pour découvrir et savourer l'opulence et les délices que Dieu est lui-même et qu'il laisse couler sans cesse au plus caché de l'esprit humain, là où celui-ci est semblable à la noblesse de Dieu.

Lorsque l'homme recueilli et contemplatif a ainsi rejoint son image éternelle, et lorsque, dans cette limpidité, grâce au Fils, il a trouvé sa place dans le sein du Père, il est éclairé par la vérité divine.

Car il faut savoir que le Père céleste, abîme vivant, est tourné, par des œuvres, avec tout ce qui vit en lui, vers son Fils, comme vers son éternelle Sagesse (Pr 8,22s) ; et cette même Sagesse, avec tout ce qui vit en elle, se réfléchit, par des œuvres, dans le Père, c'est-à-dire dans l'abîme dont elle est sortie.

De cette rencontre jaillit la troisième Personne, celle qui se tient entre le Père et le Fils, c'est-à-dire le Saint Esprit, leur commun amour, qui est un avec les deux dans la même nature.

Cet amour embrasse et traverse avec jouissance le Père, le Fils et tout ce qui vit en eux, et cela avec une telle opulence et une telle joie que toutes les créatures en sont réduites à un silence éternel.

Car la merveille insaisissable, cachée en cet amour, dépassera éternellement la compréhension de toute créature.

Lorsque nous reconnaissons cette merveille et la savourons sans étonnement, c'est que notre esprit se trouve au-delà de lui-même et qu'il est un avec l'Esprit de Dieu, savourant et regardant sans mesure, comme Dieu savoure et regarde sa propre richesse dans l'unité de sa profondeur vivante, selon son mode incréé.

Cette délicieuse rencontre, qui a lieu en nous selon le mode de Dieu, est sans cesse renouvelée.

Car de même que le Père regarde sans cesse toutes les choses comme nouvelles dans la naissance de son Fils, elles sont aussi aimées d'une façon nouvelle par le Père et par le Fils dans le jaillissement du Saint Esprit.

Voilà la rencontre du Père et du Fils en laquelle nous sommes amoureusement étreints, grâce au Saint Esprit, dans un amour éternel.

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Neuvaine à Sainte Jeanne d’Arc

Pour les chrétiens persécutés et pour le salut de la France

Réciter après la prière de chaque jour

Sainte Jeanne d’Arc, votre martyr est la grande victoire de Dieu sur nos ennemis. Intercédez, du Royaume des Cieux, pour que nous soyons préservés des guerres contre notre pays et des assauts contre notre foi. Que la France se souvienne de son rôle de « civilisatrice des Peuples ».

Prions

Seigneur, nous Vous rendons grâce car Vous avez béni notre pays en nous donnant Sainte Jeanne d’Arc: Suscitez encore de nombreuses vocations pour garder intacte la mission apostolique de la France. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur… Amîn.

Réciter ensuite un Notre Père, un Je Vous Salue Marie et un Gloire au Père.

Premier jour

Ste Jeanne, le Seigneur a chargé l’Archange saint Michel de vous apparaître et de vous annoncer votre mission de sauver le royaume de France.

Votre grand désir de servir Dieu et de tout faire pour lui plaire, vous font prononcer le « fiat » malgré vos craintes de ne pas être digne et capable d’accomplir cette mission.

Le Ciel vous a donné une épée pour combattre, et les voix de sainte Catherine et de sainte Marguerite pour vous guider.

Intercédez pour que nous puissions toujours répondre à notre vocation à nous sanctifier. Amîn.

Deuxième jour

Ste Jeanne, vous rendez visite au Dauphin de France. Vous lui révélez qu’il est le véritable héritier de France, et fils de roi, qu’il sera couronné à Reims et que vous êtes venue pour l’aider à accomplir ce désir du Ciel. Vous livrez ensuite de nombreuses batailles contre les Anglais, et vous en sortez toujours victorieuse.

Vous livrez également bataille au péché dans votre propre camp et vous demandez à vos soldats de retrouver « l’état de grâce ».

Intercédez maintenant pour que les fils et filles de notre pays se souviennent de leur baptême et retrouvent le chemin des sacrements. Amîn.

Troisième jour

La semaine de Pâques de cette année 1430, alors que vous vous trouvez dans un fossé de Melun, les voix de saintes Catherine et Marguerite vous annoncent que vous serez faite prisonnière avant la fête de la saint Jean et que Dieu vous viendra en aide durant cette épreuve.

Vous êtes alors envahie d’angoisse et tentée de ne pas vous soumettre à la Volonté du Seigneur afin de sauver votre vie.

Priez pour nous, afin que, à l’exemple du Christ notre Chef et de nos Saints Martyrs contemporains, nous ne cédions pas à l’épreuve et fassions toujours la volonté de Dieu, et non point la nôtre. Amîn.

Quatrième jour

C’est le 26 Mai, après une rude bataille, que vous êtes prise par un archer du camp adverse. Vous êtes ainsi arrêtée et accusée par l’Inquisition d’hérésie et d’idolâtrie.

Malgré vos craintes et vos peurs, vous vous laissez emprisonner.

Vous gardez confiance en vos voix, et vous demandez l’intercession de vos Saints guides afin de répondre aux questions qui vous sont posées.

Demandez à Dieu, pour nous, à l’exemple de nos Saints Martyrs contemporains le courage et l’audace d’affirmer notre foi. Amîn.

Cinquième jour

Vous êtes torturée moralement, assaillie par de nombreux et interminables interrogatoires, abandonnée et trahie de tous, y compris du Roi, traitée comme une prisonnière de guerre, menacée corporellement par les gardiens de votre cellule, accusée de nombreuses fautes que vous n’avez pas commises, sans avocat.

Toujours docile aux conseils des voix de vos Saints guides, vous répondez sans crainte à tout ce que l’on vous demande.

Aidez-nous à toujours recourir à la prière dans nos difficultés. Amîn.

Sixième jour

Tous vos accusateurs s’acharnent pour vous faire faillir, pour vous faire contredire les faits que vous relatez ; ils vous accusent, vous menacent de tortures physiques, vous harcèlent sans cesse durant des heures ; en vain, vous avez toujours réponse à toutes les questions, jusqu’au jour, où, n’en pouvant plus, effrayée par la mort, vous reniez tout.

Puis, par la grâce de Dieu, vous acceptez avec courage le martyre et revenez sur vos reniements.

Malgré la reconnaissance de certains de vos juges de l’intervention divine dans votre conduite, vous êtes condamnée à mort par le supplice du feu.

Priez pour que la France qui, elle aussi renie le pacte multiséculaire qui la relie à son Seigneur, se relève et reprenne sa marche et se souvienne de ses promesses faites à Dieu. Amîn.

Septième jour

Jeanne, vous êtes surnaturellement soutenue par le Ciel, mais vous n’échappez pas aux angoisses provoquées par la sentence.

Vous auriez préféré « être décapitée sept fois plutôt que brûlée et réduite en cendres».

Sur le bûcher une fois liée, vous demandez pardon aux anglais et à tous vos ennemis, pour les batailles livrées contre eux, et, d’une voix haute et claire, vous pardonnez à tous ceux qui vous ont condamnée.

« Mes saintes ne m’ont pas trompée, ma mission était de Dieu. Saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine, vous tous, mes frères et sœurs du Paradis, venez à mon aide…»

Au milieu des flammes, vous regardez la croix qui vous est présentée, et comme nos Saints Martyrs contemporains vous prononcez le Nom de Jésus avant de mourir.

Soyez notre modèle dans l’obéissance, dans la confiance en Dieu, et la persévérance dans notre mission. Amîn.

Huitième jour

Alors que le bourreau éteint le brasier afin que tous voient le cadavre défiguré de celle qui les a fait trembler, il écarte les cendres et le miracle apparaît devant leurs yeux effrayés: votre cœur est là, rempli d’un sang vermeil et semblant vivre encore!

Du soufre et de l’huile sont alors répandus dessus, le feu reprend puis s’éteint à nouveau, le laissant toujours intact.

Inquiet de ce miracle et craignant l’émotion du peuple, le cardinal d’Angleterre ordonne que vos os, vos cendres et surtout votre cœur soient jetés immédiatement dans la Seine.

Le bourreau dit alors : « J’ai grand peur d’être damné pour avoir brûlé une sainte »

Des cris s’élèvent dans la foule : « Nous sommes tous perdus car une sainte a été brûlée ! » Aidez-nous à servir Dieu et à ne chercher que la gloire du Ciel. Amîn.

Neuvième Jour

Après votre mort, mourut la prospérité des anglais en France.

Depuis le bûcher de Rouen, ils ne connurent que déceptions et défaites.

A leur grande honte et confusion, ils furent rejetés de tous les pays qu’ils avaient conquis.

Tous ceux qui avaient jugé avec mauvaise foi la Pucelle trouvèrent la mort peu de temps après la sienne.

L’évêque Cauchon, enrichi par le Roi d’Angleterre, mourut subitement; il fut excommunié par le Pape et ses os furent jetés aux bêtes féroces.

Ainsi s’accomplit la prédiction faite à Jeanne, en sa prison, par ses voix : « Vous aurez secours. Vous serez délivrée par une grande victoire. Prenez tout en gré. Ne vous souciez pas de votre martyre. Vous viendrez enfin au Royaume du Paradis. »

Que notre foi dans le Christ ressuscité l’emporte sur toutes nos craintes ! Soyez présente à nos côtés et contribuez encore à la sanctification de notre pays. Amîn.

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 58 sur le Cantique des cantiques

Porter du fruit en abondance


Je dois avertir chacun de vous à propos de sa vigne : qui en effet a jamais retranché en lui-même tout le superflu au point qu'il puisse penser ne plus rien avoir à tailler ?

Croyez-moi, ce qui est taillé repousse : les mauvais penchants chassés reviennent et l'on voit se réveiller les tendances endormies.

Il ne suffit donc pas de tailler sa vigne une seule fois, mais il faut s'y remettre souvent, et même si possible, sans arrêt.

Car, si vous êtes sincères, c'est sans arrêt qu'on trouve en soi quelque chose à tailler...

La vertu ne peut pas croître parmi les péchés ; pour qu'elle puisse se développer, il faut empêcher ceux-ci de prendre de l'ampleur.

Supprime donc le superflu, alors ce qui est nécessaire pourra surgir.


Pour nous, frères, l'époque est toujours celle de la taille, celle-ci s'impose toujours.

J'en suis sûr, en effet, nous sommes déjà sortis de l'hiver, de cette crainte sans amour qui nous introduit tous à la sagesse mais qui n'épanouit personne dans la perfection.

Lorsque l'amour survient, il chasse cette crainte comme l'été chasse l'hiver...

Que cessent donc les pluies de l'hiver, c'est-à-dire les larmes d'angoisse suscitées par le souvenir de vos péchés et la crainte du jugement...

Si « l'hiver est passé », si « la pluie a cessé » (Ct 2,11)..., la douceur printanière de la grâce spirituelle nous indique que le moment est venu de tailler notre vigne.

Que nous reste-t-il à faire, sinon nous engager tout entiers dans ce travail ?

Dimanche 3 Mai 2015, Lectionnaire pour la Liturgie (Troisième dimanche après le Nouveau Dimanche) et éléments pour la méditation :
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