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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 07:01
(Lu dans « Sagesse Orthodoxe »)

(Lu dans « Sagesse Orthodoxe »)

La libre existence -

« L’existence objective de l’Homme n’est pas contingente : comment aurait-il pu ne pas exister, lui en qui la divine Trinité révèle tout son amour ? – lui qui de toute éternité est voulu par Dieu. Pourtant, son être ne dépend d’aucune nécessité, à plus forte raison d’aucune fatalité : l’existence de l’Homme est produite dans la liberté absolue de l’amour divin, elle n’est le produit d’aucune cause. L’agir divin lui-même n’est pas déterminé par une cause. En ce sens la création ne s’explique pas : elle est l’objet de la glorification émerveillée des anges et des hommes ; mais elle ne répond pas à la question ‘pourquoi ?’. Elle ne dépend d’aucune loi: ‘La relation entre nous et Dieu Trinité est une relation d’amour, non déterminée par une loi’ (P. Dumitru Stàniloae). Elle n’a sa ‘raison (logos) d’être’ que dans le Logos du Père, ‘logique’ divine, inexplicable et incompréhensible qui est celle de l’amour et de la liberté ; ‘logique’ de la Trinité qui est vie et amour en toute plénitude. La création de l’Homme est ‘un acte exceptionnel de Dieu’ (Christos Yannaras). Aussi faut-il, pour que le vouloir divin soit en plénitude manifesté, que la liberté humaine accepte son propre être et sa propre existence. Paradoxalement, la liberté n’est conditionnée que par la liberté. Toute la ‘vie en Christ’ (saint Nicolas Cabasilas) n’est peut-être pas autre chose que l’acceptation en toute liberté du don divin de l’existence humaine : la grâce de recevoir de Dieu sa propre humanité, de vouloir ce que Dieu veut en devenant Homme […] S’accepter comme homme en toute liberté et en tout amour est la vie de fils.

Le projet divin

« Il est incompréhensible pour la logique humaine que l’existence de l’Homme – et de toute créature – n’ait d’autre raison d’être que l’amour. Incompréhensible également que ce ‘projet’ pour sa créature – projet à la fois de création et de réalisation – ne soit pas pour elle une détermination absolue, et que cet ‘horizon’ (saint Jean Damascène) soit, bel et bien, liberté absolue. Dans le même sens le saint apôtre Paul dit que le Seigneur nous a ‘prévus conformes à l’image du Fils’ (Ro.8, 29). Le dessein, ou pronostique, prééternel du Père appelle l’obéissance libre, l’acceptation libre du projet d’humanité que le Père a pour nous – l’obéissance dans le même amour, ‘si nous nous ouvrons nous aussi à lui avec l’amour qui reçoit sa puissance de son amour’ (P. Dumitru Stàniloae). Le projet antérieur à tout temps qu’a Dieu pour la créature humaine n’est pas une prédétermination ou une prédestination. Il est une vocation prééternelle. L’amour véritable ne détermine pas. Pour approcher de la contemplation de ce mystère, comme pour nous approcher de tout mystère, particulièrement de celui de l’incompréhensibilité divine, il nous faut nous purifier d’une conception psychique de l’amour. L’amour divin est l’‘horizon’, le projet inconditionné et ‘inconditionnant’ selon lequel peut s’accomplir l’être créé, en fonction de l’acceptation libre du vouloir divin qui est appelé obéissance.

Dieu s’émerveille

« Un exemple de cela est donné, dans l’ordre particulier qui est celui de la vocation de la personne créée, par la vocation des prophètes et, après eux, par celle de la Mère de Dieu. ‘Proposition’ prééternelle, cet appel divin accepte – aspect de la kénose-abnégation divine – d’être lui-même conditionné par le consentement de sa créature. L’amour divin ne conditionne pas : c’est lui qui est en toute liberté crucifié à la liberté d’autrui. Le Dieu Amour se met à la merci de l’Homme non moins Amour. Librement, l’amour accepte la condition d’esclave (Ph.2, 7) et de ‘serviteur souffrant’ (Isaïe, 50) de l’aimé, attendant en toute patience (cf. : ‘Je suis à la porte et je frappe’, Apoc.3, 20) la réponse imprévisible. Dieu conjugue de façon antinomique d’une part son omniscience et sa patience qui ne préjugent pas, d’autre part sa toute-puissance (‘souveraineté’, plus exactement, si l’on veut traduire le sens de Pantocrator, qui signifie que Dieu gouverne tout, est le Maître de tout.) et le respect de la liberté créée, traitée par lui comme absolue. Et Il se met librement dans la situation d’être surpris par l’homme (cf. Mt.8, 10 et 15, 28), heureusement ou douloureusement surpris. Car, pour être une vraie liberté, celle de l’être humain doit être imprévisible : dans son abnégation-kénose, le Seigneur voile également son omniscience, afin d’être étonné par sa créature. » (Extrait de "La vision divine de l’homme", à paraître)

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 06:54
Saint Georges, qui êtes-vous ?

Saint Georges, qui êtes-vous ?
Soldat, martyr, patron des cavaliers
(280-303)

Georges naquit à Lydda, en Palestine ; son éducation fut toute chrétienne. Il suivit la carrière des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire dans la garde impériale.

Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.

Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.

- « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »

- « Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. »

Saint Georges, qui êtes-vous ?

Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu.

Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles.

Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :

- « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. »

Saint Georges, qui êtes-vous ?

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries :

« Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges.

On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit :

« Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond :

Je ne suis pas Dieu ; il n'y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière.

Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Saint Georges, qui êtes-vous ?
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 06:50
Christ: Bon Pasteur et Porte des brebis (Thomas d'Acquin)

Par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église Occidentale
Lectura super Ioannem, X, lect. 3, 1-2 (trad. Orval)

Le bon pasteur et la porte des brebis


Jésus a dit :

-« Je suis le bon pasteur. »

Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ. Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre Corps et son propre Sang.

Pour se différencier du mauvais pasteur et du voleur, Jésus précise qu'il est le « bon pasteur ».

Bon, parce qu'il défend son troupeau avec le dévouement d'un bon soldat pour sa patrie.

D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte.

Quand donc il se déclare ici le pasteur, il faut comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même.

C'est bien vrai, car il manifeste qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne la béatitude.

Remarquons bien que personne d'autre que lui n'est la porte, car personne d'autre n'est la lumière, sinon par participation.

Jean Baptiste « n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière » (Jn 1,8).

Le Christ, lui, « était la lumière qui éclaire tout homme » (v. 9).

Personne ne peut donc se dire la porte, car le Christ s'est réservé ce titre.

Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres.

En effet, Pierre le fut aussi, et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques.

« Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon cœur. » (3,15)

Bien que les chefs de l'Église - qui sont des fils de celle-ci - soient tous des pasteurs, le Christ dit :

-« Je suis le bon pasteur » pour montrer la force unique de son amour.

Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 00:32
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Musique sacrée
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 17:42

Chers amis. Aloho m'barekh.

 

Moments bénis ! Rendons-grâces à Dieu !


Alors que, en France et au Cameroun,nous nous unissons aux commémoraisons qui entourent le triste aniversaire du Génocides des Chrétiens Arméniens, Assyriens, Syriaques et Grecs, alors que nous célébrons l'unanimité des Saints Martyrs à verser leur sang pour le Christ: Prince de la Paix et Son Evangile, nous nous réjouissons de cette rencontre entre le Patriarche de l'Eglise d'Antioche et de Tout l'Orient avec le Catholicose de notre Eglise-mère Orthodoxe Malankare.


Nous espérons que cette rencontre contribuera à l'unanimité du Témoignage Chrétien et à la fraternité entre nos Eglises qu'unit une même Tradition Syriaque.

 

Nous confions avec confiance l'avenir à l'intercession de nos Saints Martyrs d''hier et d'aujourd'hui. Nous nous en remettons à la divine Providence.


Votre respectueusement en Notre-Seigneur.


+Mor Philipose-Mariam


 

Canonisation des Saints Martyrs du Génocide des Arméniens / Rencontre fraternelle du Patriarche Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient avec le Catholicos de l'Eglise Orthodoxe Malankare

Blessed moments! Let us give thanks to God!
While France and Cameroon, we join the commemorations around the sad Anniversary of the Genocide of Armenians Christians, Assyrians, Syriacs and Greeks, as we celebrate the Holy Martyrs unanimously to shed their blood for Christ: Prince Peace and His Gospel, we look forward to this meeting between the Patriarch of the Church of Antioch and All the East with the Catholicose our mother Church Malankara Orthodox.
We hope that this meeting will contribute to the unanimity of Christian Witness and fraternity between our Churches unites same Syriac Tradition.
We entrust with confidence the future to the intercession of our Blessed Martyrs of yesterday and today. We rely on Divine Providence.
Your respectfully in our Lord.
+ Mor Philipose Mariam

Canonisation des Saints Martyrs du Génocide des Arméniens / Rencontre fraternelle du Patriarche Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient avec le Catholicos de l'Eglise Orthodoxe Malankare
Canonisation des Saints Martyrs du Génocide des Arméniens / Rencontre fraternelle du Patriarche Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient avec le Catholicos de l'Eglise Orthodoxe Malankare
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 09:35
Dans un communiqué, la "Conférence des évêques de France" (Eglise Romaine-Catholique) appelle à l’apaisement, et estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de culte catholiques.

Dans un communiqué, la "Conférence des évêques de France" (Eglise Romaine-Catholique) appelle à l’apaisement, et estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de culte catholiques.

« Dans le contexte de tension et d’inquiétude créé par l’arrestation d’un terroriste présumé qui visait des églises catholiques dans le Val-de-Marne, la Conférence des évêques de France rappelle l’importance de ne pas céder à la peur et de poursuivre le dialogue interreligieux.

L’arrestation, dimanche, de l’individu soupçonné de préparer des attentats contre des églises en banlieue parisienne crée un climat de tension et d’émotion. La Conférence des évêques de France appelle d’abord à l’apaisement. Les menaces terroristes, quelle qu’en soit la teneur, ont pour objectif de semer la peur, les catholiques n’y céderont pas. À ce jour, de plus, les éléments connus concernant ces attentats déjoués semblent accréditer la thèse d’une initiative isolée et doivent permettre de garder une attitude calme. La communauté catholique reste profondément attristée par l’assassinat d’Aurélie Châtelain qui semble bien avoir été perpétré par cet étudiant interpellé dimanche. Face à cette tragédie, elle exprime sa compassion à la famille et aux proches.

La Conférence des évêques de France salue l’attention portée par les hautes autorités de l’État et le soutien réaffirmé à la communauté catholique. Depuis les attentats de début janvier, l’Église en France est en lien étroit et régulier avec la cellule du ministère de l’Intérieur chargée de la protection des lieux de culte. Il en résulte une surveillance d’environ 200 églises et une vigilance particulière recommandée aux curés et aux paroissiens. Les évêques, dans leur diocèse, sont en relation régulière avec les préfets.

Aujourd’hui, la Conférence des évêques de France estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de culte catholiques. La partie du plan Vigipirate concernant cette protection pourra évoluer le cas échéant dans le cadre de la concertation menée avec le ministère de l’Intérieur.

Concernant les églises, la Conférence des évêques de France tient à rappeler qu’elles doivent rester des lieux ouverts, des lieux d’accueil, conformes à l’esprit même de la religion catholique. Dans le contexte d’aujourd’hui, renforcé par les drames vécus par les chrétiens d’Orient – et notamment après les exécutions de chrétiens éthiopiens dimanche dernier –, la Conférence des évêques de France rappelle l’importance de chercher, d’entretenir et d’amplifier le dialogue interreligieux et de ne pas se renfermer sur une attitude de méfiance. Ce n’est que dans ce dialogue et dans une connaissance réciproque approfondie que pourra se construire une société de paix et de liberté. »

sources: CEF

« Aller à la messe, la plus belle des réponses à apporter au terrorisme » (Manuel VALLS)

« Aller à la messe, la plus belle des réponses à apporter au terrorisme » (Manuel VALLS)

Au lendemain de l'attentat déjoué contre des églises de Villejuif, le Premier ministre a appelé à se rendre à la messe.

Mr le Premier Ministre en présence de Mgr Santier, évêque de Créteil, et devant les micros de KTO. C'est là que Manuel Valls est revenu, dans un discours surprenant eu égard aux frictions de ces dernières années entre catholiques et gouvernement, sur l’importance de la religion catholique en France, et la gravité des faits heureusement évités.

Mr le Premier Ministre en présence de Mgr Santier, évêque de Créteil, et devant les micros de KTO. C'est là que Manuel Valls est revenu, dans un discours surprenant eu égard aux frictions de ces dernières années entre catholiques et gouvernement, sur l’importance de la religion catholique en France, et la gravité des faits heureusement évités.

Le Premier ministre, et le ministre de l’Intérieur, se sont rendus mercredi 22 avril dans deux églises de Villejuif (Val-de-Marne), cibles potentielles des attentats déjoués par chance, grâce à l'arrestation d'un suspect dimanche à Paris. C’est aux côtés de Mgr Santier, évêque de Créteil, et devant les micros de KTO, que Manuel Valls est revenu, dans un discours surprenant eu égard aux frictions de ces dernières années entre catholiques et gouvernement, sur l’importance de la religion catholique en France, et la gravité des faits heureusement évités. « Ce qui aurait pu arriver est un choc pour tout le monde, et il est normal d'aller à la rencontre des élus de cette ville, des responsables paroissiaux pour dire à la fois notre profonde émotion et notre totale solidarité face à cette tentative d'attentat », a-t-il expliqué. « Cette fois-ci, c’était les chrétiens, les catholiques de France, qui étaient visés, pour la première fois. Deux églises étaient dans le viseur de cet individu. »


L’essence même de la France

« Vouloir s'en prendre à une église, c'est s'en prendre à un symbole de la France, c'est l'essence même de la France qu’on a sans doute visée », a également souligné le Premier ministre. « Les terroristes ont sans doute encore voulu frapper au cœur pour diviser et pour détruire. La réponse, c’est le rassemblement, c’est l’unité, c’est la démocratie, c’est le vivre ensemble et c’est la capacité à répondre comme les Français l’ont fait le 11 janvier dernier. »


Aller à la messe, la meilleure des réponses

« Les fidèles de la religion catholiques, a-t-il poursuivi, doivent pouvoir pratiquer leur culte, aller à la messe en parfaite sérénité. D’ailleurs, c’est la plus belle et la plus forte des réponses que nous devons apporter au terrorisme qui cible la France pour mieux la diviser, ce sont les mots du président de la République ce matin en Conseil des ministres. » « La France a un patrimoine chrétien exceptionnel. Ses cathédrales, ses églises, ses chapelles attirent des touristes, des pèlerins, des fidèles par milliers du monde entier. Ce patrimoine doit être protégé, mais il doit rester ouvert, accessible », a conclu le Premier ministre.

Peut-on vraiment protéger les églises de France ?

Peut-on vraiment protéger les églises de France ?

Des voix se sont élevées pour appeler le gouvernement à protéger les églises, cibles idéales pour les terroristes. Mais est-ce seulement possible ?

En France, les effectifs affectés au plan Vigipirate, maintenant au niveau maximal d’alerte depuis les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercacher, sont déjà à bout de force. Le constat est simple : de nombreuses synagogues et mosquées sont sous protection. Les établissements scolaires et institutions de la République le sont également. Alors comment faire, demain, pour protéger les cathédrales, églises et chapelles de France, un pays fondamentalement chrétien dans la moindre de ses 36 000 communes ? Il faut être sincère : c’est impossible.

Le Premier ministre, qui s’est rendu ce mercredi dans les églises de Saint-Cyr et de Sainte-Thérèse, à Villejuif, a souligné que les lieux de culte catholique devaient rester ouverts. « Bien évidemment, les églises doivent rester ouvertes », a souligné pour sa part le porte-parole de la Conférence des évêques de France, qui a rappelé dans un communiqué que « les catholiques ne céderont pas à la peur ». Pour autant, le député UMP Philippe Meunier a demandé mercredi au gouvernement « de protéger nos églises ». « Le devoir du gouvernement est de protéger nos églises comme il le fait pour les mosquées et les synagogues », a déclaré dans un communiqué le secrétaire national de l'UMP chargé de la Défense. Le gouvernement « ne doit pas compter sur le seul hasard pour protéger les Français de confession chrétienne », ajoute-t-il. Le député a au passage regretté le rejet « de notre proposition de loi visant à faire perdre la nationalité française et à expulser tout islamiste représentant un danger pour nos compatriotes ».


Les églises, cibles idéales pour les terroristes

Pour le journaliste et essayiste Patrice de Plunkett, interrogé sur l’antenne de TF1, les églises constituent des cibles idéales pour les terroristes : « C’est important, cela aurait eu un répercussion énorme. C’est la cible la plus facile qui soit. On sait combien de gens vont y être, à quelle heure et elles ne sont pas protégées par la police ». « S’il s’en était pris à n’importe quelle grande paroisse parisienne, il aurait pu tuer 40 personnes sans intervention policière. Là où l’on se pose quand même la question, c’est que cet homme était repéré, sous surveillance. Et néanmoins, on est tombé sur lui par hasard parce qu’il s’est tiré une balle dans le pied ! »


« Les églises vont devoir être protégées maintenant »

Également sur l’antenne de TF1, Chems Akrouf, spécialiste du renseignement militaire, a estimé que, désormais, les églises devront à leur tour être protégées, comme le sont déjà mosquées et synagogues : « Pourquoi les synagogues, pourquoi les mosquées, pourquoi pas les églises ? Cela va devoir être pris en compte, ou alors il n’y a pas de cohérence ». Revenant sur le profil de cet assassin et terroriste, Chems Akrouf a souligné le changement qui s’est opéré : « Là, ce sont des auto-entrepreneurs se revendiquant d’une idéologie. Ils sont plus dangereux pour nous car ceux-là, on ne sait pas qui ils sont, et ce ne sont pas seulement des gens d’origine étrangère ».

 

(Source de l'ensemble de ce dossier: ALETEIA)

Menace terroriste : « Les catholiques ne céderont pas à la peur »/« Aller à la messe, la plus belle des réponses à apporter au terrorisme » (Manuel VALLS)/Peut-on vraiment protéger les églises de France ?
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Société
23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 05:11
Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,21-25.

Mes bien-aimés, le Christ a souffert pour nous, vous laissant ainsi un exemple, afin que vous suiviez ses traces.
Lui qui " n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fausseté ";
lui qui, outragé, ne rendait point l'outrage ; qui, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge avec justice ;
qui a lui-même porté nos péchés en son corps sur le bois, afin que, morts au péché, nous vivions pour la justice ; c'est " par ses meurtrissures que vous avez été guéris. "
Car " vous étiez comme des brebis errantes ", mais maintenant vous êtes revenus à celui qui est le pasteur et l'évêque de vos âmes.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,11-16.

En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens : Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
Mais le mercenaire, qui n'est pas le pasteur, et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, laisse là les brebis et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse.
Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire et qu'il n'a nul souci des brebis.
Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
Comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix et il y aura une seule bergerie et un seul pasteur.

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église Occidentale
Lectura super Ioannem, X, lect. 3, 1-2 (trad. Orval)

Le bon pasteur et la porte des brebis


Jésus a dit :

-« Je suis le bon pasteur. »

Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ. Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre Corps et son propre Sang.

Pour se différencier du mauvais pasteur et du voleur, Jésus précise qu'il est le « bon pasteur ».

Bon, parce qu'il défend son troupeau avec le dévouement d'un bon soldat pour sa patrie.

D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte.

Quand donc il se déclare ici le pasteur, il faut comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même.

C'est bien vrai, car il manifeste qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne la béatitude.

Remarquons bien que personne d'autre que lui n'est la porte, car personne d'autre n'est la lumière, sinon par participation.

Jean Baptiste « n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière » (Jn 1,8).

Le Christ, lui, « était la lumière qui éclaire tout homme » (v. 9).

Personne ne peut donc se dire la porte, car le Christ s'est réservé ce titre.

Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres.

En effet, Pierre le fut aussi, et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques.

« Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon cœur. » (3,15)

Bien que les chefs de l'Église - qui sont des fils de celle-ci - soient tous des pasteurs, le Christ dit :

-« Je suis le bon pasteur » pour montrer la force unique de son amour.

Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Saint Georges, qui êtes-vous ?
Soldat, martyr, patron des cavaliers
(280-303)

G

eorges naquit à Lydda, en Palestine ; son éducation fut toute chrétienne. Il suivit la carrière des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire dans la garde impériale.

Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.

Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.

- « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »

- « Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. »

Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu.

Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles.

Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :

- « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. »

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries :

« Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges.

On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit :

« Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond :

Je ne suis pas Dieu ; il n'y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière.

Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

L’AMOUR DIVIN MANIFESTÉ EN L’HOMME

(Lu dans « Sagesse Orthodoxe »)

La libre existence -

« L’existence objective de l’Homme n’est pas contingente : comment aurait-il pu ne pas exister, lui en qui la divine Trinité révèle tout son amour ? – lui qui de toute éternité est voulu par Dieu. Pourtant, son être ne dépend d’aucune nécessité, à plus forte raison d’aucune fatalité : l’existence de l’Homme est produite dans la liberté absolue de l’amour divin, elle n’est le produit d’aucune cause. L’agir divin lui-même n’est pas déterminé par une cause. En ce sens la création ne s’explique pas : elle est l’objet de la glorification émerveillée des anges et des hommes ; mais elle ne répond pas à la question ‘pourquoi ?’. Elle ne dépend d’aucune loi: ‘La relation entre nous et Dieu Trinité est une relation d’amour, non déterminée par une loi’ (P. Dumitru Stàniloae). Elle n’a sa ‘raison (logos) d’être’ que dans le Logos du Père, ‘logique’ divine, inexplicable et incompréhensible qui est celle de l’amour et de la liberté ; ‘logique’ de la Trinité qui est vie et amour en toute plénitude. La création de l’Homme est ‘un acte exceptionnel de Dieu’ (Christos Yannaras). Aussi faut-il, pour que le vouloir divin soit en plénitude manifesté, que la liberté humaine accepte son propre être et sa propre existence. Paradoxalement, la liberté n’est conditionnée que par la liberté. Toute la ‘vie en Christ’ (saint Nicolas Cabasilas) n’est peut-être pas autre chose que l’acceptation en toute liberté du don divin de l’existence humaine : la grâce de recevoir de Dieu sa propre humanité, de vouloir ce que Dieu veut en devenant Homme […] S’accepter comme homme en toute liberté et en tout amour est la vie de fils.

Le projet divin

« Il est incompréhensible pour la logique humaine que l’existence de l’Homme – et de toute créature – n’ait d’autre raison d’être que l’amour. Incompréhensible également que ce ‘projet’ pour sa créature – projet à la fois de création et de réalisation – ne soit pas pour elle une détermination absolue, et que cet ‘horizon’ (saint Jean Damascène) soit, bel et bien, liberté absolue. Dans le même sens le saint apôtre Paul dit que le Seigneur nous a ‘prévus conformes à l’image du Fils’ (Ro.8, 29). Le dessein, ou pronostique, prééternel du Père appelle l’obéissance libre, l’acceptation libre du projet d’humanité que le Père a pour nous – l’obéissance dans le même amour, ‘si nous nous ouvrons nous aussi à lui avec l’amour qui reçoit sa puissance de son amour’ (P. Dumitru Stàniloae). Le projet antérieur à tout temps qu’a Dieu pour la créature humaine n’est pas une prédétermination ou une prédestination. Il est une vocation prééternelle. L’amour véritable ne détermine pas. Pour approcher de la contemplation de ce mystère, comme pour nous approcher de tout mystère, particulièrement de celui de l’incompréhensibilité divine, il nous faut nous purifier d’une conception psychique de l’amour. L’amour divin est l’‘horizon’, le projet inconditionné et ‘inconditionnant’ selon lequel peut s’accomplir l’être créé, en fonction de l’acceptation libre du vouloir divin qui est appelé obéissance.

Dieu s’émerveille

« Un exemple de cela est donné, dans l’ordre particulier qui est celui de la vocation de la personne créée, par la vocation des prophètes et, après eux, par celle de la Mère de Dieu. ‘Proposition’ prééternelle, cet appel divin accepte – aspect de la kénose-abnégation divine – d’être lui-même conditionné par le consentement de sa créature. L’amour divin ne conditionne pas : c’est lui qui est en toute liberté crucifié à la liberté d’autrui. Le Dieu Amour se met à la merci de l’Homme non moins Amour. Librement, l’amour accepte la condition d’esclave (Ph.2, 7) et de ‘serviteur souffrant’ (Isaïe, 50) de l’aimé, attendant en toute patience (cf. : ‘Je suis à la porte et je frappe’, Apoc.3, 20) la réponse imprévisible. Dieu conjugue de façon antinomique d’une part son omniscience et sa patience qui ne préjugent pas, d’autre part sa toute-puissance (‘souveraineté’, plus exactement, si l’on veut traduire le sens de Pantocrator, qui signifie que Dieu gouverne tout, est le Maître de tout.) et le respect de la liberté créée, traitée par lui comme absolue. Et Il se met librement dans la situation d’être surpris par l’homme (cf. Mt.8, 10 et 15, 28), heureusement ou douloureusement surpris. Car, pour être une vraie liberté, celle de l’être humain doit être imprévisible : dans son abnégation-kénose, le Seigneur voile également son omniscience, afin d’être étonné par sa créature. » (La vision divine de l’homme, à paraître)

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

AUTOUR DU « DIMANCHE DE St THOMAS »

L’ancienne liturgie latine l’appelait « in albis » (les nouveaux baptisés changeaient leur vêtement blanc pour leur costume ordinaire) ou « Quasimodo » (« Comme des enfants nouveau-nés » : les catéchumènes deviennent les « néophytes ») : ce dimanche clôt le cycle baptismal au sens strict.

Les nouveaux disciples sont « envoyés » dans le monde pour témoigner.

Pendant la quarantaine qui suit Pâques, l’Écriture dénombre onze apparitions du Christ ressuscité.

En ce dimanche, il est fait mémoire de celles du premier jour et celle du huitième, particulièrement importante, puisqu’elle atteste la résurrection corporelle du Sauveur.

Des milliers et des milliers de personnes, au cours de 20 siècles, ont cru et croient à ce fait, sur la base de l’expérience de Thomas, des apôtres et des saintes femmes.

L’Église repose sur la parole de Dieu ainsi que sur la parole des témoins :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » – c’est ce que nous disons, à notre tour, au moment de communier au Corps très pur et au Sang très précieux de Dieu fait Homme.

Les douleurs du corps et de l’âme, les grandes plaies de l’humanité, sont assumées par le Verbe incarné : Il s’est fait le Sujet suprême de nos joies et de nos peines, de notre mort et de notre vie.

Il souffre en chaque souffrant.

En palpant la souffrance d’autrui, c’est Jésus que nous rencontrons.

Au cours des siècles, des millions de croyants se sont dévoués à des frères souffrants, à commencer par ceux qui rendaient visite aux captifs promis au supplice de l’arène.

Ces croyants, comme le montre la vie des saints de tous les temps, avaient la conscience d’avoir rendez-vous avec le Christ dans la souffrance des malades, des prisonniers, des vieillards. L’extraordinaire créativité de l’Église dans l’Histoire en matière de charité active – de saint Basile le Grand à Vincent de Paul – soutenu par un témoignage continu – de saint Jean Chrysostome à Mère Teresa -, l’œuvre sociale des monastères dans tous les pays où résonna l’Évangile, prolonge la découverte que fait en ce jour le saint apôtre et évangéliste Thomas :

il touche du doigt la souffrance humaine de Dieu, la plaie corporelle si souvent symptôme d’une déchirure de l’âme.

Pensons également aux innombrables médecins, infirmières et soignants de toutes catégories, sœurs de charité qui ne croient pas encore, qui, sans le savoir, touchent du doigt la présence du Christ – nombre d’entre eux sont croyants.

Le message de ce dimanche était que, dans sa souffrance, nous rencontrons, non seulement le Christ, mais la personne même d’autrui.

Où as-tu mal ? Où es-tu ?

Dis-moi où tu as mal, c’est là que tu es vivant.

La blessure au côté du Christ prouvait sa vie.

Un cadavre n’a plus mal.

J’ai rendez-vous avec autrui là où il saigne, au lieu le plus sensible de son être, lieu de vérité, point de communion :

la compassion est un contact de personne à personne, extraordinaire ouverture des cœurs, carrefour en forme de croix où l’on peut rejoindre autrui, le comprendre, peut-être, en tout cas l’aimer.

La compassion est union, corps à corps, âme à âme, tendresse, épousailles d’autrui, comme le montre la belle légende de saint Julien l’Hospitalier…

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-51.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Par Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instruction 13, 1-2 ; PL 80, 254 (trad. Orval ; cf bréviaire 21e merc.)

« Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement »


Frères bien-aimés, si votre âme a soif de la source divine dont je vais vous parler, attisez cette soif et ne l'éteignez pas.

Buvez, mais ne soyez pas rassasiés.

Car la source vivante nous appelle et la fontaine de vie nous dit :

-« Que celui qui a soif vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37)...


Voyez d'où jaillit cette source : elle vient du lieu d'où est descendu le Pain, car le Pain et la source sont un — le Fils unique, notre Dieu, Jésus Christ le Seigneur, dont nous devons toujours avoir soif.

Même si nous le mangeons et le dévorons par notre amour, notre désir nous donne encore soif de lui.

Comme l'eau d'une source, buvons-le sans cesse avec un immense amour, buvons-le avec toute notre avidité, et délectons-nous de sa douce saveur.

Car le Seigneur est doux et il est bon.

Que nous le mangions ou que nous le buvions, nous aurons toujours faim et soif de lui, car il est pour nous une nourriture et une boisson absolument inépuisables...

En effet il est la fontaine des assoiffés et non celle des satisfaits. Les assoiffés, qu'ailleurs il déclare bienheureux (Mt 5,6), il les invite : ceux qui n'en ont jamais assez de boire, mais qui ont d'autant plus soif qu'ils ont bu.


Frères, « la source de la sagesse, la Parole de Dieu dans les hauteurs » (Si 1,5), désirons-la, cherchons-la, aimons-la ; en elle sont cachés, comme dit l'apôtre Paul, « tous les trésors de la sagesse et de la science » (Col 2,3)...

Si tu as soif, bois à la source de vie ; si tu as faim, mange le Pain de vie.

Heureux ceux qui ont faim de ce Pain et soif de cette source !...

Que c'est bon, ce que l'on peut continuellement goûter sans cesser de le désirer !

Le roi prophète David le dit :

« Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur » (Ps 33,9).

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Méditation du Père Lazarus-Mariam

"THE MEANING OF THE VOCATION."

Love takes us over a bridge;

In to a place where only God is,

The stones of that path are sacrifice ,

The way we walk over them summed up in one word "Surrender."

All through these meditation central themes and questions have

emerged,

We see now what the progression is ,

The great silence ,

This unfolds in to the way of silent love .

And so we eventually come to this awesome bridge ,

The one that takes us into the very core of Gods heart.

And yet despite all this the vocation remains a deepening mystery.

The sacrifices incromphensible.

The weight of what must be surrender is "Everything."

One minute you think you see one thing ,

Then you think you see us go in the opposite direction.

And you think it makes no sense.

And yet we are telling you really we are not moving, but just at the same still point ,

Every offering of love ,

Everything we give back to God ,

Everything we surrender ;

The silence we tells you speaks to us ,

The separations we say unite us to all ,

The solitude of the cell we tell you makes us never less alone ,

The prayer in Church ;

Our hidden life of prayer and work in cell we say becomes "Nazareth ";

The surrender we say that allows Jesus to be born in our hearts that becomes a "Bethlehem,"

The sacrifice that we tell you becomes our union with Christ on the Holy Cross.

All this that seems totally illogical to a passing world and even to some in the Church.

Let me finally makes sense of it all for you .

One word and action simply explains this vocation.

Look at me as I am pointing up to the sky and saying "Upwards ",

That is the meaning and purpose of this vocation."

Father Lazarus-Mariam

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 14:48

La double exécution de chrétiens éthiopiens en Libye par les djihadistes de l’EI n’a pas provoqué de réactions de la part des autorités françaises…

« La nouvelle vidéo de 29 minutes montre deux groupes d’hommes présentés comme des « ressortissants de la croix » des « fidèles de l’Église éthiopienne ennemie ».

Au moins 12 hommes d’un premier groupe sont égorgés sur une plage tandis qu’au moins 16 d’un second groupe sont tués par balles à bout portant dans une zone désertique indéterminée.

Un message menaçant est adressé aux chrétiens du monde entier pour qu’ils se convertissent à l’islam ou se soumettent en payant s’ils ne veulent pas connaître le même sort :

-« L’État islamique va s’étendre et arriver jusqu’à vous (…), celui qui embrassera l’islam ou payera la djizia (impôt auquel sont soumis les non-musulmans) vivra en sécurité.

Quant aux autres, les hommes seront tués ; les femmes réduites en esclavage et les biens seront confisqués ».

Si divers pays ont vivement réagi, les autorités françaises, toujours si promptes à dénoncer antisémitisme et islamophobie, jusqu’à légiférer… semblent toujours réticentes à désigner par leur nom les innombrables massacres de chrétiens.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 14:40
QUAND LE VATICAN TENTAIT D’ARRÊTER LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN!

Les archives du Vatican révèlent des aspects méconnus du génocide de 1915 : les tentatives du pape Benoît XV et la responsabilité des Jeunes-Turcs. L’historien allemand Michael Hesemann s’est penché sur la tragédie du génocide arménien durant laquelle entre un million et un million et demi de chrétiens ont été massacrés. Interrogé par Aleteia, il explique avoir découvert une lettre intitulée « Persécution des Arméniens » alors qu’ils faisaient des recherches sur la vie d’Eugenio Pacelli, le futur pape Pie XII.

L’archevêque de Cologne, le cardinal von Hartmann, écrivait alors au chancelier du Reich, Graf Härtling, que la persécution des Arméniens « n’était pas moins brutale que celle des chrétiens dans les premiers siècles de la chrétienté ». L’archevêque requérait de la part de l’Allemagne qu’elle intervienne auprès de son allié turc pour arrêter ces exactions. Malheureusement en vain.

Les interventions diplomatiques de Benoît XV
Suivant cette piste, l’historien retrace les tentatives désespérées du pape Benoît XV. Le Souverain Pontife écrivit au sultan Mehmet V pour plaider la cause des Arméniens. Mais celui-ci ne semble même pas avoir lu la lettre. Le délégué apostolique à Constantinople, Mgr Dolci, fit tout son possible pour interférer diplomatiquement, mais il se heurta à un mur. Il finit par obtenir une audience, avec l’aide des ambassadeurs autrichiens et allemands, mais seulement quatre semaines plus tard, alors que la majorité du massacre était déjà réalisée. On lui promit alors que la tuerie cesserait, que les déportés pourraient rentrer chez eux ou que tel ou tel groupe de chrétiens serait épargné : autant de mensonges.

Des étudiants aux idéaux maçonniques
Influencé par l’actualité récente, et en particulier les horreurs perpétrées par le pseudo État islamique sur les minorités chrétiennes et yézidies, l’observateur contemporain pourrait être tenté de rapprocher ce massacre vieux d’un siècle de ce qui se passe actuellement. Le Dr Hesemann combat cette erreur à l’aide des archives, rappelant le rôle central du parti des Jeunes-Turcs. Leur devise donnée à l’Empire Ottoman ne fut pas « Allah est grand » mais « Liberté, égalité, fraternité »… « Il n’y avait aucun fanatique musulman parmi les responsables politiques. Les Jeunes-Turcs étaient tout sauf des fondamentalistes. Ils étaient jeunes, c’étaient des étudiants révolutionnaires qui, pour la plupart, avaient fait leurs études à Paris où ils avaient découvert les idéaux de la franc-maçonnerie et du nationalisme européen. Beaucoup d’entre eux étaient admis dans les loges maçonniques et, de fait, la loge de Thessalonique est devenu leur quartier général. » Pour appuyer cette affirmation, l’historien rappelle que Talaat Bey, le ministre de l’Intérieur turc en 1915, l’homme responsable du génocide arménien, était le grand maître du Grand Orient turc.

Un proto-fascisme
Plus que le fanatisme religieux, c’est un « proto-fascisme » qui aurait été à l’œuvre chez les Jeunes-Turcs, selon le Dr Hesemann, où l’unité de la nation ne serait pas réalisée par la pureté de la race, mais par celle de la religion, en l’occurrence l’islam sunnite. « L’islam est instrumentalisé pour des raisons politiques. Il y avait en arrière-fond une idéologie, à savoir que les nations homogènes étaient des nations fortes et qu’il fallait rendre la nation turque homogène. »

(Source:SYLVAIN DORIENT (353) pour "Aleteia"

QUAND LE VATICAN TENTAIT D’ARRÊTER LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN!
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 09:28
Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4.10-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples disant : "Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l'homme ?"
Ils dirent : " Les uns Jean le Baptiste, d'autres Élie, d'autres Jérémie ou l'un des prophètes. "
Il leur dit : " Et vous, qui dites-vous que je suis ? "
Simon Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Pâques, la grande joie chrétienne

Si nous devions résumer en un seul mot la fête de Pâques, assurément cela serait le mot joie. Une joie immense, qui explose et est contagieuse. Et la joie est si grande, qu’elle dure jusqu’à la fête de la Pentecôte

Dans tous les passages de l’Écriture qui parlent de la Résurrection de Jésus, deux actions ont lieu : se remplir de joie et sortir pour la communiquer aux autres. Ou plutôt, devant la réalité de la Résurrection, me réjouir au point de ne pas réussir à garder ce bonheur, mais avoir comme obligation de le communiquer à mes frères, qui sont eux aussi frères du Ressuscité.

Le Christ, notre Pâque, a été immolé ! Le Seigneur de la vie triomphe sur la mort, sur le péché, sur le monde. Et la joie est si grande, qu’elle dure jusqu’à la fête de la Pentecôte. Dans le temps pascal, en effet, tous les jours de ces sept semaines se vit cette même joie du dimanche de la Résurrection.

La Résurrection est la confirmation que le Père donne, que Jésus est véritablement son Fils et qu’Il est ressuscité comme prémices, comme conquête et certitude de notre résurrection. C’est aussi la confirmation de notre foi. L'apôtre saint Paul dit lui-même : « Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés » (1Cor 15, 17). Qui, en effet, peut croire et espérer en un mort ? Mais Jésus est vivant ! Et nous sommes les plus heureux car Celui en qui nous avons déposé notre foi est vivant, ressuscité et ressuscitant.

Un cœur et un esprit nouveaux sont des dons éminemment pascaux qui permettent au fidèle de chanter l’Alléluia, de s’associer à la joie de l’Église pour l’annonce du Ressuscité, car le chrétien ressuscite aussi pour vivre en Christ pour la gloire de Dieu. Donc, nous ne devons pas seulement communiquer cette joie, mais la proclamer, la publier, la communiquer à chaque homme et chaque femme, afin que toute langue puisse annoncer avec joie que Jésus ressuscité est le Seigneur (cf Ph 2, 9-11). Et comment la communiquer ? Au travers de la parole, sans aucun doute, mais surtout à travers notre vie, au travers de la miséricorde incarnée en nos gestes, de la joie que nous partageons, de la fidélité inconditionnelle au Seigneur, de nos actes de sollicitude… Lire la suite sur le site de la Communauté catholique Shalom

sources: COMMUNAUTÉ CATHOLIQUE SHALOM

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Saints Soter et Caïus, qui êtes-vous ?

Saint Soter
Pape et Martyr
(? - 166 - 175)

S

oter fut le successeur du Pape Anicet. Il naquit à Fondi, ville de l'Italie méridionale. On sait peu de chose sur sa vie.

Il déploya une ardente charité pour les Églises qui souffraient de la persécution. Il subvenait, par des aumônes, aux nécessités des chrétiens exilés pour la foi et n'oubliait pas les indigents des provinces. Il accueillait, avec la tendresse d'un père, les étrangers qui venaient à Rome, et leur prodiguait toutes les consolations qui étaient en son pouvoir.

Il se montra intrépide défenseur de la foi contre les hérésies, en particulier contre celle des Montanistes, qui se répandait alors partout. Il écrivit aux évêques d'Italie une lettre où il traite de la foi en Jésus-Christ. Il ordonna aussi que, le Jeudi saint, tous les fidèles recevraient le Corps du Christ, hors ceux qui en seraient empêchés par quelque grave péché, et déclara que les serments faits contre la justice ne devaient pas être gardés.

Il siégea sur la chaire pontificale de 166 à 175. Il fut pris dans la cruelle persécution qui s'éleva sous Marc-Aurèle et reçut la couronne du martyre († 175). Il fut enseveli dans le cimetière appelé plus tard de Calliste. Il avait, selon la coutume de ses prédécesseurs, ordonné, au mois de décembre, dix-huit prêtres, neuf diacres et onze évêques pour les divers lieux.

Saint Caïus
Pape et Martyr
(? - 283 - 296)

L'histoire nous a transmis peu de chose sur la vie du Pape Caïus. Il était né en Dalmatie et appartenait à la famille de Dioclétien. Ce fut un Pontife d'une rare prudence et d'une vertu courageuse.

La persécution contre les chrétiens sévissait alors dans toute sa fureur : les fidèles, pour s'y soustraire, étaient obligés de se tenir cachés dans les cavernes et les tombeaux. Saint Caïus mit tout son zèle à confirmer dans la foi les serviteurs de Jésus-Christ. Il conseilla au patricien Chromatius de recevoir dans sa villa les fidèles qui voudraient échapper aux bourreaux et alla les y visiter afin de soutenir leur courage. Ce fut alors qu'il fit diacres Marc et Marcellin, qu'il éleva leur père Tranquillin à la prêtrise et établit Sébastien défenseur de l'Église.

Il ordonna que, dans l'Église, avant de monter à l'épiscopat, on passerait par les degrés des ordres et rangs de portier, de lecteur, d'exorciste, d'acolyte, de sous-diacre, de diacre et de prêtre.

Afin d'éviter lui-même les cruautés de Dioclétien, il se tint caché quelques temps dans une caverne ; mais, huit ans plus tard, il remporta la couronne du martyre avec son frère Gabinus, après avoir siégé douze ans, quatre mois et cinq jours. Il avait ordonné vingt-cinq prêtres, huit diacres et cinq évêques. Il fut enseveli au cimetière de Calliste.



D'après le P. Giry, Vie des Saints, Victor Palme, 1875, p. 203-205.

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

LA RÉSURRECTION ET SES CONSÉQUENCES

(Lu dans « Sagesse Orthodoxe »)

La transformation de l’Histoire -

Nous chantons « le Christ est ressuscité des morts ! Par la mort, Il a vaincu la mort ! À ceux qui sont dans les tombeaux Il a donné la vie ! » Nous nous saluons mutuellement, jusqu’à l’Ascension, par « le Christ est ressuscité ! » Nous croyons que le Christ Seigneur est corporellement ressuscité et que, au dernier Jour, tous ressusciteront avec leur corps. Pendant toute cette Semaine radieuse, nous avons psalmodié le canon de Pâques : « Jour de la Résurrection : peuples, rayonnons de joie ! C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur !» Toute l’année, chaque dimanche, nous célébrons la résurrection du Seigneur : la structure de l’année liturgique est pascale ; bien plus : le temps et l’espace de ce monde ont gagné une structure pascale, une ouverture à la Vie divine éternelle qui continuellement vient en elle, l’habite et jaillit d’elle…

La Nouveauté absolue

Mais, est-ce que nous tirons toutes les conséquences de la Résurrection ? Un grand chrétien d’Orient, né en Syrie en 1921, patriarche d’Antioche et bon écrivain francophone, Ignace Hazim, a publié La Résurrection et l’homme d’aujourd’hui, à Beyrouth, en 1970 (et Paris, 1981). De ce Moyen-Orient où l’on met les chrétiens en croix et où on les égorge comme des agneaux de boucherie, nous vient une parole de vie, la confession courageuse de la résurrection corporelle du Dieu Homme et de la résurrection universelle à la fin des temps. Nous pouvons nous abreuver de ces pages ou les relire… Le Patriarche s’inspire du verset de l’Apocalypse : « Voici, Je fais toute chose nouvelle » (21, 5) et montre dans la Résurrection un évènement, « l’Évènement de la Nouveauté ». Les chrétiens sont ce peuple qui porte dans sa conscience, dans sa parole et dans ses actes la puissance, non seulement du renouvellement, mais de la nouveauté radicale. Nous ne faisons pas seulement mémoire de la résurrection du Christ comme d’un évènement accompli une fois pour toutes. « La vision biblique de l’Histoire, écrit Ignace IV, est que la Nouveauté créatrice s’explique, non par le passé, mais par le futur ». La Résurrection est la Nouveauté en marche, faisant de l’Histoire une « pâque », le passage de ce monde-ci à une nouvelle création. Elle est une « puissance cachée », une « énergie », qui, désormais, par l’Évangile, se déploie dans l’univers. Le Verbe incarné vient dans notre monde de mort, « Il entre dans la mort », et fait éclater l’esclavage de l’homme, dans les multiples chaînes du démon, du péché, de la mort, et de la loi…

Assumer les conséquences de la Résurrection

Mais, s’interroge le Patriarche, comment « l’évènement pascal, advenu une fois pour toutes, devient-il nôtre aujourd’hui ? » – Par le saint Esprit, est sa réponse : l’Esprit, « introduit dans notre monde horizontal » un dynamisme nouveau, une tension de la mort à la vie. Nous croyons, et les spirituels le voient, que l’œuvre de l’Esprit gagne tous les jours sur l’œuvre diabolique de la mort ; et les baptisés, loin de laisser l’évènement pascal enfoui dans l’insignifiance, en témoignent continuellement par leurs pensées, leurs paroles et leurs actes.

Le prophétisme

La puissance de la Résurrection est à l’œuvre dans la structure sacramentelle de l’Église, par la grâce du baptême, de l’onction chrismale et de la transfiguration eucharistique. Elle est manifeste dans la vie de la personne intégrale, dans la sainteté, selon l’anthropologie d’une réelle déification. Elle est reconnaissable aux charismes manifestes des baptisés. La présence de ceux-ci dans le monde atteste jusqu’au martyre la proximité du Royaume, quelles que soient les horreurs qui se commettent sur la surface de la terre : ils sont « la conscience vivante et prophétique du drame de ce temps-ci », et des douleurs de l’enfantement, selon la parole de l’Apôtre (Rm 8, 22). Or cela comporte la contestation essentielle des prétentions totalitaires et faussement prophétiques de tout pouvoir politique, la dénonciation des pièges qui peuvent asservir la personne humaine, déjà pourtant investie par la puissance de la Résurrection, et marchant vers sa victoire finale. (Radio Notre-Dame le 19 avril 2015)

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Saint Léonide, qui êtes-vous ?
Père d'Origène et martyr
(† 202)

L'an 202 vit éclater une cruelle persécution qui fit couler dans tout l'empire, et surtout en Égypte, le sang d'une multitude de chrétiens. Parmi ceux dont le triomphe illustra la ville d'Alexandrie, on compte saint Léonide.

Sa principale gloire, après son martyre, est d'avoir donné la vie à l'un des plus fameux génies qui aient paru sur la terre, le grand Origène. Léonide était probablement un rhéteur d'Alexandrie, philosophe chrétien, également versé dans les sciences sacrées et profanes.

Parmi ses sept enfants, il donna un soin tout spécial à l'éducation d'Origène, dont il pressentait le brillant avenir ; mais, tout en ornant son esprit de toutes les autres connaissances, il l'initia surtout à la connaissance des Saintes Écritures.

Chaque jour l'enfant était obligé d'apprendre par cœur et de réciter quelques pages des Livres divins, et son esprit vif et curieux se plaisait singulièrement à ce genre d'étude. Sans se contenter du sens que présente tout d'abord la lettre du texte sacré, il en cherchait de plus profonds, trahissant ainsi dès l'origine son penchant à scruter les vérités de la foi. Il accablait son père de questions un peu difficiles, il demandait des explications qui ne laissaient pas quelques fois d'embarrasser le précepteur.

En apparence et devant l'enfant, Léonide tâchait de modérer cette ardeur intempestive ; il exhortait l'impatient élève à s'en tenir au sens littéral de l'Écriture, sans vouloir résoudre des problèmes qui n'étaient pas de son âge ; mais au fond et en lui-même, l'heureux père se réjouissait de voir une intelligence si précoce, et il remerciait Dieu de lui avoir donné un tel fils. Souvent même, pendant que l'enfant dormait, le pieux chrétien s'approchait de lui doucement, et lui découvrant la poitrine, il la baisait avec respect comme un sanctuaire où résidait l'Esprit Saint.

Léonide ayant été pris par les persécuteurs, Origène voulait le rejoindre en prison, mais, sur les instances de sa mère, il se contenta d'écrire une lettre à son père pour l'exhorter au martyre. Léonide fut décapité. La confiscation de ses biens réduisit sa famille à une extrême pauvreté ; mais l'hospitalité généreuse d'une noble dame la sauva du besoin.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,35-40.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Par Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, 22 (trad. Eds du Soleil Levant 1962, p. 471)

« Moi, je suis le pain de vie »


Lorsque le Christ dit lui-même au sujet du pain :

-« Ceci est mon corps », qui pourrait hésiter ?

Et quand il affirme :

-« Ceci est mon sang », qui pourrait douter ?

Jadis à Cana de Galilée, Jésus a transformé l'eau en vin — le vin frère du sang.

Qui maintenant refuserait de croire quand il transforme le vin en sang ?

Invité à un mariage d'ici-bas, il a opéré ce miracle étonnant ; à plus forte raison, comment refuser de reconnaître qu'il accorde aux « compagnons de l'époux » (Mt 9,15) la joie de son Corps et de son Sang ?


Car son corps t'est donné sous l'apparence du pain et son sang sous l'apparence du vin afin qu'ayant participé au corps et au sang du Christ, tu sois avec lui un même corps et un même sang.

Ainsi devenons-nous des « porte-Christ » [« christophe »].

Son corps et son sang se répandant dans nos membres ; voilà comment nous devenons participants de la nature divine.

Jadis, s'entretenant avec les juifs, le Christ disait :

-« Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6,54).

Si le pain et le vin te semblent purement naturels, ne t'y arrête pas...

Si tes sens te fourvoient, que la foi te rassure.


Quand donc tu t'approches pour le recevoir, ne t'avance pas sans respect.

Reçois le Corps du Christ et réponds : Amîn (Il en est ainsi en vérité)!

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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