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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:26
Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,18-25.30.

Frères, la parole de la Croix pour ceux qui se perdent est une folie, mais pour nous qui sommes sauvés, c'est la puissance de Dieu.
Car il est écrit : " Je détruirai la sagesse des sages, et j'anéantirai la science des savants. "
Où est le sage ? où est le docteur ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ?
Car le monde, avec sa sagesse, n'ayant pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.
Les Juifs exigent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse ;
nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils,
mais pour ceux qui sont appelés, soit Juifs, soit Grecs, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car ce qui serait folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui serait faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes.
Or c'est par lui que vous êtes dans le Christ-Jésus, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, et justice, et sanctification, et rédemption,


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,2-8.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Rien n'est voilé qui ne soit un jour révélé ; ou caché, qui ne soit un jour connu.
C'est pourquoi, tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les celliers sera publié sur les toits.
Je le dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui après cela ne peuvent rien faire de plus.
Mais je vais vous apprendre qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, craignez celui-là.
Cinq moineaux ne se vendent-ils pas deux as ? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu.
Mais même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez pas : vous valez plus que beaucoup de moineaux.
Je vous le dis : celui qui me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Par Saint Jean Eudes (1601-1680), prêtre Catholique-romain, prédicateur, fondateur d'instituts religieux . Le Royaume de Jésus, II, 30 (OC I, p. 238-239)

« Jetez en Dieu tous vos soucis, car il a soin de vous » (1P 5,7)


Notre très aimable Sauveur nous assure en divers lieux de ses saintes Écritures qu'il est dans un soin et dans une vigilance continuelle au regard de nous, qu'il nous porte et qu'il nous portera toujours lui-même dans son sein, dans son cœur et dans ses entrailles.

Et il ne se contente pas de dire une fois ou deux qu'il nous porte en cette façon, mais il le dit et le redit jusqu'à cinq fois en un même lieu (Is 46,3-4).

Et ailleurs, qu'encore bien qu'il se trouvât une mère qui vînt à oublier l'enfant qu'elle a porté dans ses entrailles, lui pourtant ne nous oubliera jamais ; qu'il nous a écrit en ses mains, afin de nous avoir toujours devant ses yeux (Is 49,15-17); que quiconque nous touche, touche la prunelle de ses yeux (Za 2,8) ; que nous ne devons point être inquiets des choses qui nous sont nécessaires pour le vivre et le vêtir, qu'il sait bien que nous avons besoin de ces choses-là, et qu'il en a soin pour nous (Mt 6,31-33) ; qu'il a compté tous les cheveux de notre tête, que pas un d'eux ne périra (Mt 10,30 ; Lc 21,18) ; que son Père nous aime comme il l'aime lui, et qu'il nous aime comme son Père l'aime (Jn 17,26;15,9) ; qu'il veut que nous soyons là où il est, c'est-à-dire que nous soyons reposant avec lui dans le sein et dans le cœur de son Père (Jn 17,24).

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Saint Justin, qui êtes-vous

Martyr

(† v.165)

Justin naquit vers l'an 100 en Samarie, à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem.

Philosophe païen désabusé des différents systèmes philosophiques qu'il avait suivis, il se convertit au christianisme vers l'an 130.

L'Église avait alors à lutter à la fois contre les erreurs de la pensée païenne et contre le glaive des persécuteurs.

Justin fonda plusieurs écoles de philosophie dans l'Empire, à Beyrouth, à Éphèse, à Rome. Il écrivit de nombreux ouvrages sur le christianisme.

Il essaya même de convertir les empereurs romains au christianisme en leur envoyant ses ouvrages.

Antonin fut sensible à ses arguments et mit fin aux persécutions contre les chrétiens. Mais son sucesseur, Marc-Aurèle, considérant le christianisme comme un danger pour l'Empire, ralluma la persécution qui fit périr des milliers de chrétiens.

Justin fut arrêté puis décapité à Rome vers 165 pour ne pas avoir renié sa foi. Il est le patron des philosophes.

(Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Justin_de_Naplouse)

Le martyre de Saint Justin

NOTICE SUR SAINT JUSTIN LE PHILOSOPHE
Par Paul Monceaux

Justin, dit " le philosophe " , était en effet un vrai philosophe, de tendances et de goûts comme de pro-fession et de costume; un philosophe qui, d'abord païen, se convertit au christianisme, mais qui, après sa conversion et jusqu'à son martyre, resta philosophe.
Il était né dans les premières années du IIeme siècle, en Palestine, à Neapolis, aujourd'hui Naplouse, l'ancienne Sichem, près de Samarie. Il appartenait à une famille païenne, qui lui fit donner une instruc-tion assez complète. Grand travailleur, d'esprit ouvert et curieux, le jeune Justin se passionna pour la philo-sophie. Il suivit successivement les leçons de plusieurs maîtres, appartenant aux écoles les plus diverses. Il fut séduit surtout par l'enseignement des platoni-ciens ; mais, là encore, il ne trouvait pas toute la vérité qu'il cherchait.
Entre temps, il eut l'occasion d'assister à des scènes de martyre ; il fut très ému par ce spectacle et très frappé de l'héroïsme des chrétiens. Un jour, il rencontra un vieillard, qui lui vanta et lui expliqua la religion du Christ. Le jeune philosophe se mit à lire et à étudier les livres sacrés du christianisme, qui produisirent sur lui une grande impression. Enfin, vers 130, étant à Ephèse, il se convertit. Il avait alors environ trente ans.Entre temps, il eut l'occasion d'assister à des scènes de martyre ; il fut très ému par ce spectacle et très frappé de l'héroïsme des chrétiens. Un jour, il rencontra un vieillard, qui lui vanta et lui expliqua la religion du Christ. Le jeune philosophe se mit à lire et à étudier les livres sacrés du christianisme, qui produisirent sur lui une grande impression. Enfin, vers 130, étant à Ephèse, il se convertit. Il avait alors environ trente ans.

Devenu chrétien, et chrétien très ardent, il ne renonça pas pour cela à la philosophie, ni au costume et à la vie nomade des philosophes. Il allait de pays en pays, prêchant la doctrine du Christ, la présentant comme la seule conforme à la raison. I1 finit par arriver à Rome, où il fit un premier séjour, sur lequel nous sommes mal renseignés. Il y revint un peu plus tard, et, cette fois, s'y fixa. Il y ouvrit une école, où il enseignait à des disciples la philosophie nouvelle, qui donnait à la foi chrétienne un fondement ration-nel. Son enseignement ne fut pas du goût de tous ses confrères. On lui chercha querelle à ce propos : il eut à soutenir de très vives polémiques, souvent d'un tour personnel, contre plusieurs philosophes, surtout contre Crescens le cynique.

Apôtre batailleur, champion hardi du christianisme, auteur fécond, Justin avait composé une dizaine d'ouvrages : des livres de controverse, des apologies, un grand traité contre les hérétiques. La plupart de ces ouvrages sont perdus, et connus seulement par quelques fragments ou par divers témoignages. En revanche, on lui a attribué plus tard une série d'opuscules, qui n'étaient pas de lui, et qui nous sont par-venus sous son nom : livres édifiants ou dogmatiques, apologétiques ou polémiques.
Son oeuvre authentique, en dehors des fragments, se réduit pour nous à trois ouvrages : une grande Apologie, adressée vers 150 à l'empereur Antonin le Pieux ; une seconde Apologie, adressée au Sénat vers 155, beaucoup plus courte, sorte d'appendice à la précédente ; le Dialogue avec Tryphon, écrit vers 160, où l'auteur raconte à un rabbin sa conversion et cherche à le convaincre de la vérité du christianisme. Ces trois ouvrages sont fort importants pour l'histoire de l'apologétique et pour celle des dogmes ; car Justin est le premier qui ait exposé dans son ensemble la doctrine chrétienne, et qui ait traité rationnellement la question des rapports de la foi avec la raison. Malheureusement, l'écrivain est fort inégal. Mais, s'il décourage parfois le lecteur par l'incohérence de ses développements et par Ies maladresses de son style embarrassé, il le ramène bientôt par ses saillies imprévues , imprévues et l'entraîne jusqu'au bout par son ardeur communicative : il a le mouvement, la vie, la passion. Style à part, c'était un homme éminent : penseur original et indépendant, avec le plus noble caractère et une âme d'apôtre.

Il fut martyrisé à Rome vers 165 Le cynique Crescens, à bout d'arguments, l'avait plus d'une fois menacé de le dénoncer comme chrétien. Justin lui--même déclare, dans sa seconde Apologie, qu'il s'attend à ce dénouement de leurs polémiques On a supposé que Crescens avait cyniquement tenu parole ; mais nous n'en avons pas la preuve. Les Actes du marityre disent seulement que, pendant une persécution, on arrêta Justin avec six autres chrétiens.
Voici les noms de ces compagnons du philosophe, dont plusieurs, tous peut-être, étaient ses disciples : un esclave dle la maison impériale, Evelpiste, originaire de Cappadoce ; un Phrygien, Hierax ; puis Chariton, Péon, Libérien; enfin, une femme, Charito, sans doute la soeur de Chariton. Aussitôt arrêtés, les chrétiens furent tra-duits devant le tribunal du préfet de Rome qui était alors Rusticus le philosophe, maître et ami de Marc-Aurèle. Au cours d'un émouvant interrogatoire, Justin et ses compagnons proclamèrent leur foi avec une fermeté aussi simple qu' inébranlable Condamnés à mort, ils furent aussitôt conduits au supplice et décapités.
On trouvera ci-dessous les Actes authentiques du martyre : transcription du procès-verbal officiel de l'interrogatoire, avec un très court préambule, ajouté après coup, sur la persécution, et une très courte notice sur le supplice. C'est le plus ancien document de ce genre que nous possédions. Malgré 1a sécheresse apparente du procès-verbal, la scène ne manque ni de grandeur ni d'éloquence.
Nous suivons l'édition de Von Gebllardt, Acta rnartyrum selecta, p. 18-21.

ACTES DE SAINT JUSTIN
et de ses compagnon
s

C'était le temps où sévissaient les défenseurs criminels de l'idolâtrie. Des ordres impies, visant les pieux chrétiens, étaient affichés en ville et à la campagne, enjoignant de les forcer à faire des libations en l'honneur des vaines idoles.
Donc, on arrêta ensemble les saints. On les conduisit au préfet de Rome, qui s'appelait Rusticus.

Quand ils furent devant le tribunal, le préfet Rusticus dit à Justin : " D'abord, obéis aux dieux, et soumets-toi aux empereurs ".
- Justin dit : " On ne mérite ni reproche ni condamnation, pour obéir aux commandements de notre Sauveur Jésus-Christ ".
- Le préfet Rusticus dit : " A quelle science t'adonnes-tu `l "
- Justin dit : " J'ai essayé d'apprendre toutes les sciences. Puis je me suis attaché à la science vraie des chrétiens, quoiqu'elle ne plaise pas aux gens dans l'erreur ".
- Le préfet Rusticus dit : " Et cette science -là te plaît à toi, malheureux ? "
- Justin dit : " Oui; car je m'attache à la doctrine véritable, en suivant les chrétiens ".
- Le préfet Rusticus dit : " Et quelle est ote doctrine ? "
- Justin dit : " C'est notre conception pieuse du Dieu des chrétiens. Ce Dieu, nous croyons qu'il est unique, que dès l'origine il a été le créateur et le démiurge de toutes les créatures visibles ou invisibles. Nous croyons que le Seigneur Jésus-Christ est le Fils de Dieu, le Messie annoncé par les Prophètes comme devant assister la race des hommes, comme devant être le héraut du salut et le maître de belles sciences. Moi, qui suis un homme, je parle faiblement de lui, je le sens, en comparaison de sa divinité infinie ; je reconnais qu'il y faut une puissance de prophète. Mais il y a les pré-dictions sur celui que j'ai dit être le Fils de Dieu. Et je sais que les Prophètes étaient inspirés d'en haut, quand ils ont prédit son arrivée parmi les hommes ".
- Le préfet Rusticus dit : " Où vous réunis-sez-vous ? "
- Justin dit : " Là où chacun veut, où il peut. Crois-tu donc que nous nous réunissons tous au même endroit ? Non pas. Le Dieu des chrétiens n'est pas limité dans l'espace. Il est invisible, il remplit le ciel et la terre; partout, il est adoré et glorifié par les fidèle; ".
- En quel endroit rassembles-tu tes disciples ? "
- Justin dit : " 'Moi, je demeure au-dessus d'un certain Martin, près du bain de Timothée. Depuis tout le temps que j'y demeure (et c'est mon second séjour dans la ville de Rome), je ne connais pas d'autre lieu de réunion que cette maison-là. A tous qui voulaient venir chez moi. j'ai communiqué la doctrine de la vérité " .
- Rusticus dit : " Donc maintenant, tu es chrétien ? "
- Justin dit : " Oui, je suis chrétien ".

- Le préfet Rusticus dit à Chariton : " A ton tour, Chariton. Toi aussi, es-tu chrétien ? " - Chariton dit : " Je suis chrétien par la volonté de Dieu "
Le préfet Rusticus dit à une femme, à Charito : " Et toi que répons-tu, Charito ? "
- Charito dit : " Je suis chrétienne, par la grâce de Dieu ".
- Rusticus dit à Evelpiste : " Et toi ? qu'es -tu ? "
- Evelpiste, esclave de César, répondit : " Moi je suis chrétien. Affranchi par le Christ, je partage la même espérance, par la grâce du Christ ".
- Le préfet Rusticus dit à Hiérax : " Toi aussi, es-tu chrétien ? "
- Hiérax dit : " Oui, je suis chrétien ; car j'honore et j'adore le même Dieu. "
- Le préfet Rusticus dit : " Est-ce Justin qui vous a faits chrétiens ? "
- Hiérax dit : " Moi, j'étais chrétien, et je le serai toujours ".
- Alors, Péon se leva et dit : " Moi aussi, je suis chrétien ".
- Le préfet Rusticus dit : " Quel est celui qui t'a instruit ? "
- Péon dit : " C'est de nos parents que nous avons reçu cette belle croyance ".
- Evelpiste dit : " Sans doute, j'écoutais avec plaisir les leçons de Justin ; mais c'est à mes parents que, moi aussi, je dois d'être chré-tien ".
- Le préfet Rusticus dit : " Où sont tes parents ? "
- Evelpiste dit : " En Cappadoce. "

- Rusticus dit à Hiérax : " Et tes parents, à toi, où sont-ils ? "
- Celui-ci répondit : " Notre vrai père est le Christ; notre vraie mère est notre foi en lui. Quant à mes parents terrestres, ils sont morts. Moi, je suis d' Iconion en Phrygie ; j'en ai été arraché, et je suis venu ici ".
- Le préfet Rusticus dit à Libérien : " Et toi, qu'as-tu à dire ? Es-tu chrétien ? Es-tu, toi aussi, un impie ? "
- Libérien dit : " Moi aussi, je suis chrétien. Je ne suis pas un impie, mais j'adore le seul vrai Dieu ".
- Le préfet dit à Justin : " Ecoute-moi, toi qu'on dit éloquent, toi qui crois connaître la vraie doctrine. Si tu es fouetté, puis décapité, es-tu convaincu que tu dois ensuite monter au ciel ? "
- Justin dit : " J'espère que j'y aurai ma demeure, si j'endure tout cela Je le sais : à tous ceux qui auront ainsi vécu est réservée la récompense divine jusqu'à la consommation du monde entier ".
- Le préfet Rusticus dit : Ainsi. tu t'ima-gines que tu monteras aux cieux pour y recevoir des récompenses ? "
- Justin dit : " Je ne l'imagine pas ; mais je le sais, j'en ai la certitude ".
- Le préfet Rusticus dit : " Finissons-en ; arrivons à la chose qu'on vous demande, et qui presse. Venez tous, et, tous ensemble, sacrifiez aux dieux ".
- Justin dit : " Personne, à moins de folie, n'abandonne la piété pour tomber dans l'impié-té ".
- Le préfet Rusticus dit : " Si vous n'obéissez pas, vous serez punis sans pitié ".
- Justin dit : " C'est notre désir, d'être frappés à cause de notre Seigneur Jésus-Christ, pour être sauvés. Ce sera notre salut et notre sécurité devant le tribunal plus redoutable, où le monde entier passera, de notre Maître et Sauveur. "
- De même, les autres martyrs s'écrièrent : " Fais ce que tu veux. Nous sommes chrétiens, nous ne sacrifions pas aux idoles ".
- Alors le préfet Rusticus rendit sa sentence, ainsi conçue : " Les prévenus, n'ayant pas voulu sacrifier aux dieux en obéissant à l'ordre de l'empereur, seront fouettés et emmenés pour être punis de la peine capitale, conformément aux lois " .

Les saints martyrs glorifièrent Dieu, puis sortirent pour aller au lieu ordinaire des exécu-tions. Là, ils furent décapités, consommant ainsi leur martyre dans la confession du Sau-veur. Quelques-uns des fidèles, secrètement, enlevèrent leurs corps pour les déposer dans un lieu convenable, avec l'aide de la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, à qui soit gloire dans les siècles des siècles. Amen.

(Extrait de " La vraie Légende dorée ", relation de martyre traduites avec introduction et notices, par Paul Monceaux, de l'Institut, professeur au Collège de France. Editions Payot, Paris, 1928.)

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Quand un chef maure dépose les armes aux pieds de la Vierge

En 778, l’empereur français Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes, en France) s'apprête à lever le siège lorsqu’un compagnon de Charlemagne l’évêque du Puy-en-Velay, ville de la région française d’Auvergne, a une inspiration et obtient l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé.

Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prend le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. » Charlemagne signe l'accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :
Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,7b-15.

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.


Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Exultet du pape Zosime (Une belle prière Pascale Occidentale)

Traduit par Yves Avri

Exultent, qu’ils exultent, les habitants du ciel ,

Exultent, qu’ils exultent les Anges serviteurs de Dieu, que la trompette du salut fasse retentir le triomphe de notre Roi tout puissant !

Réjouissez-vous, que la terre se réjouisse, car la gloire l’inonde,

Rayonnant de la lumière de son Roi éternel, que tous les lieux de la terre se réjouissent, apprenant la fin de l’obscurité et des ténèbres.

Réjouissez-vous, que notre Mère l’Eglise aussi se réjouisse, parée de l’éclair de sa gloire, que ce saint édifice tremble de joie, remplie des voix puissantes des peuples.

(Donc, très chers amis, debout dans la gloire imposante de cette sainte lumière, invoquez avec moi, je vous le demande, la miséricorde du Dieu tout-puissant, que lui qui a eu la bienveillance de me compter, bien qu’indigne, parmi les Lévites, daigne verser en moi cette lumière sans ombre, que je puisse chanter ce cierge en parfaites louanges.)

V. Le Seigneur soit avec vous.

R. Et avec votre esprit.

V. Elevez vos cœurs.

V. Nous les levons vers le Seigneur.

V. Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.

R. Cela est juste et bon.

Vraiment il est juste et bon, avec un ardent amour de l’esprit et du cœur et avec l’aide fervente de notre voix, d’acclamer notre Dieu invisible, le Père tout-puissant, et Jésus Christ, notre Seigneur, son Fils, son Unique Engendré. qui pour notre salut racheta la dette d’Adam auprès du Père éternel et, versant son propre sang, si cher, effaça complètement le souvenir de notre ancien péché.

Voici, donc, les fêtes de la Pâques, où a été immolé l’Agneau, le seul véritable Agneau, dont le Sang oint les montants des portes des croyants.

Voici la nuit, où autrefois tu fis sortir nos ancêtres, les enfants d’Israël, de la servitude d’Egypte et les fis passer à pied sec la Mer Rouge.

Voici la nuit qui d’une colonne de feu bannit l’obscurité du péché.

Voici la nuit qui même maintenant, partout dans le monde, met les Chrétiens à l’abri des vices du monde

Et des ténèbres du péché, les conduisant à la grâce et les unissant à ses saints.

Voici la nuit, où le Christ brisa les verrous de la prison mortelle et se leva victorieux du monde souterrain.

Notre naissance n’aurait eu aucun profit

Si nous n’avions pas été rachetés

Ô merveille que cet humble souci que vous avez de nous !

Ô amour, Ô charité au-delà de tout dire, pour racheter un esclave vous avez donné votre Fils !

Ô nécessaire faute d’Adam, détruite complètement par la Mort du Christ !

Ô heureuse faute qui gagna un si grand, un si glorieux Rédempteur !

Ô nuit vraiment bénie de laquelle il est écrit : la nuit sera aussi claire que le jour, éblouissante est la nuit pour moi, et pleine de bonheur.

Le pouvoir sanctifiant de cette nuit chasse le mal, lave les fautes, restaure l’innocence de ceux qui sont tombés et la joie de ceux qui pleurent, chasse les haines, nourrit la concorde, et abat le puissant.

Pour elle, votre nuit de grâce, ô Père saint, acceptez ce cierge, offrande solennelle, l’œuvre des abeilles et des mains de vos serviteurs, pour le soir sacrifice de louange, ce don de votre très sainte Eglise.

Mais maintenant nous savons les louanges de cette colonne quel feu brûlant s’enflamme en l’honneur de Dieu, feu divisé en multiples flammes, que jamais encore n’a affaibli la division de sa lumière, car il est nourri de cire fondue, produite par les abeilles maternelles pour façonner une torche si précieuse.

Ô nuit vraiment bénie, où les choses du ciel épousent celles de la terre,

Et le divin à l’humain.

Et donc, Seigneur, nous vous prions de faire que ce cierge, consacré à l’honneur de votre nom, persévère sans faiblir à vaincre l’obscurité de cette nuit.

Recevez-le en odeur agréable, et qu’il se mêle aux lumières du ciel.

Que cette flamme se trouve encore brûlante par l’Etoile du Matin : la seule Etoile du Matin qui jamais ne s’éteint, le Christ votre Fils, qui revenant de l’empire de la mort, a répandu sa paisible lumière sur l’humanité, et vit et règne pour les siècles des siècles.

R. Amen

Source : http://www.thecatholicthing.org/201...

Zosime ne fut pape que pendant un an (mars 417-décembre 418). On sait peu de chose sur lui avant qu’il fût élu pape, sinon qu’il venait de Calabre. Comme pape il participa à la condamnation du pélagianisme.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Par Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église .Traité sur le Saint Esprit, 14 (trad. Bible chrétienne, A. Sigier 1989, t. 1*, p. 227 rev.)

« Afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle »


La figure est une manière d'exposer, par imitation, les choses que nous attendons.

Par exemple, Adam est la préfiguration de l'Adam qui devait venir (1Co 15,45) et la pierre [au désert pendant l'Exode] est le Christ figurativement ; l'eau qui coule de la pierre est la figure de la puissance vivifiante du Verbe (Ex 17,6 ;1Co 10,4), car il a dit :

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37).

La manne est la préfiguration du « pain vivant qui est descendu du ciel » (Jn 6,51) ; et le serpent placé sur une hampe est la figure de la Passion, de notre salut consommé sur la croix, puisque ceux qui le regardaient étaient sauvés (Nb 21,9).

De même, ce que dit l'Écriture des Israélites sortant d'Égypte a été raconté comme une préfiguration de ceux qui sont sauvés par le baptême ; car les premiers-nés des Israélites ont été sauvés...par la grâce accordée à ceux qui avaient été marqués du sang de l'agneau pascal et ce sang préfigurait le sang du Christ...

Quant à la mer et à la nuée (Ex 14), en ce temps-là elles conduisaient à la foi par l'admiration ; mais pour le futur, elles figuraient la grâce qui devait venir.

« Qui est sage ? Il comprendra ces choses ! » (Ps 106,43)

Il comprendra que la mer, préfigurant le baptême, séparait de Pharaon comme le baptême nous fait échapper à la tyrannie du diable.

Jadis la mer a étouffé en elle l'ennemi ; aujourd'hui meurt l'inimitié qui nous séparait de Dieu.

De la mer, le peuple est sorti sain et sauf ; et nous, nous remontons des eaux comme revivant d'entre les morts, sauvés par la grâce de Celui qui nous a appelés.

Quant à la nuée, elle était l'ombre du don de l'Esprit, qui rafraîchit nos membres en éteignant la flamme des passions.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

PARADIS, Qu’est-ce à dire ?

Celui qui a été uni au Christ adhère pleinement au Paradis*.

Le mot grec paradeisos signifie à la fois l'Eden, où fut placé l'homme originel, et les temps à venir où ceux qui ont été rachetés et sauvés par le Christ jouiront d'une béatitude éternelle.

Elle peut également s'appliquer à l'étape finale de l'histoire humaine lorsque toute la création sera transformée et que Dieu sera « tout en tous ».

La béatitude du Paradis, dans la tradition chrétienne, se nomme également « Royaume des cieux », « vie du monde à venir », « huitième jour », « ciel nouveau », « Jérusalem céleste ».

La littérature hagiographique et patristique fourmille de descriptions du Paradis, dont certaines sont hautement pittoresques, et se chargent d'arbres, de fruits, d'oiseaux, de villages, etc.

Des saints byzantins, comme André Fol-en-Christ et Théodora furent « ravis au troisième ciel » (II Co 12,2) et à leur retour décrivirent ce qu'ils avaient vu là-bas.

Cependant leurs biographes font ressortir que les mots humains ne peuvent rendre compte d'une participation au divin que jusqu'à un certain point.

La notion de Paradis, comme celle d'Enfer, doivent être détachées des images matérialistes avec lesquelles elles sont habituellement liées.

En outre l'idée des « nombreuses demeures » (Jn 14,2) ne doit pas être prise trop à la lettre: les « demeures » ne sont pas des lieux, mais plutôt divers degrés d'intimité avec Dieu.

Comme l'explique saint Basile, « certains seront honorés de plus grands privilèges par Dieu, d'autres en recevront moins car une étoile diffère en éclat d'une autre étoile (I Co 15,41).

Et de même qu'il y a de nombreuses demeures chez le Père, certains reposeront dans un état de suprême élévation, alors que d'autres seront dans un état inférieur ».

Selon saint Syméon, toutes les images associées au Paradis, pièces ou demeures, bois ou champs, rivières ou lacs, oiseaux ou fleurs ne sont que les différents symboles de la béatitude dont le centre n'est autre que le Christ Lui-même.

Saint Grégoire de Nysse avance une idée similaire sur Dieu, comme le seul et complet délice du Royaume des cieux.

Il se substitue Lui-même à tous les plaisirs éphémères de la vie mortelle:

...Tout en menant notre vie selon des modes variés et nombreux, il y a une foule de choses auxquelles nous avons part, telles que le temps, l'air, le lieu, la nourriture et la boisson, les vêtements, le soleil, la clarté d'une lampe, et bien d'autres nécessités de la vie dont pas une ne s'identifie à Dieu.

La béatitude, objet de notre attente, n'en a que faire, et la divine nature deviendra tout pour nous et remplacera toutes choses, en se chargeant elle-même en bonne et due forme de toutes les nécessités de cette vie [...] ».

Ainsi, selon saint Grégoire et d'autres pères de l'Eglise, l'issue finale de notre histoire sera pleine de gloire et de magnificence.

Après la résurrection universelle et le Jugement dernier, Dieu sera au centre de tout, et rien ne subsistera en dehors de Lui. Le cosmos tout entier sera changé et transformé, transfiguré et illuminé.

Dieu sera « tout en tous » et le Christ règnera dans l'âme des hommes qu'il aura rachetés.

Telle est la victoire finale du bien sur le mal, du Christ sur l'Antéchrist, de la lumière sur les ténèbres, du Paradis sur l'Enfer.

Telle est l'annihilation finale de la mort.

« Alors s'accomplira la parole qui est écrite: la mort a été engloutie dans la victoire.

O mort, où est ton aiguillon?

O Enfer, où est ta victoire? [...]

Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ »

(I Co 15,54-57).


Extrait d'une cathéchèse orthodoxe fondée sur « Le mystère de la foi » par Mgr Hilarion Alfeyev

*Par le St Baptême et ensuite une vie cohérente d’union à Dieu.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 08:15
Suppression du délai de réflexion de sept jours, pratique de l’IVG instrumentale dans les centres de santé, quota d’avortements par établissement de santé : la « culture de mort » poursuit son œuvre.

Suppression du délai de réflexion de sept jours, pratique de l’IVG instrumentale dans les centres de santé, quota d’avortements par établissement de santé : la « culture de mort » poursuit son œuvre.

L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 avril deux mesures du projet de loi Santé relative à l’IVG : la pratique de l’IVG instrumentale dans les centres de santé, une mesure portée par la délégation aux droits des femmes ; la suppression du délai de réflexion de sept jours demandé aux femmes souhaitant avorter. Combien de députés étaient présents à l’Assemblée nationale pour débattre de mesures d’une telle importance ? La suppression du délai de réflexion a été adoptée par 40 voix contre 22…


L’IVG instrumentale dans les centres de proximité

La première mesure consiste à demander aux centres de santé dits « de proximité » de pratiquer des IVG par méthode instrumentale (IVG chirurgicale), alors qu’ils ne pouvaient pratiquer des IVG que par voie médicamenteuse. Une mesure inscrite dans le Programme national d’action relatif à l’IVG et promue au nom du gouvernement par la ministre Marisol Touraine.

« En demandant aux centres de santé de devenir aussi, en quelque sorte, des centres d’orthogénie, les députés développent l’IVG instrumentale en France pour mettre en œuvre une politique d’encouragement et de banalisation de l’IVG toujours plus manifeste », relève Gènéthique.


Le délai de réflexion ? « Infantilisant » !

La suppression du délai de réflexion avant une IVG est due à l’initiative de la députée socialiste Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes. Parmi les députés de l’opposition qui avaient déposé des amendements pour abroger cet article, François de Mazières a rappelé que même la ministre de la santé Marisol Touraine n’était pas favorable à la suppression de ce délai, et sur le fait qu’un délai de réflexion est demandé pour beaucoup de chose de la vie courante, « a fortiori pour une décision autrement plus lourde ». C’était d’ailleurs la raison pour laquelle Simone Veil avait défendu ce délai de réflexion en 1974, soulignant que l’IVG était une « décision grave » ne pouvant être prise « sans en avoir pesé les conséquences ».

Mais rien n’y fit, la majorité estimant que ce délai de réflexion était « infantilisant », « culpabilisant » et qu’il « n’apporte pas de garantie concrète et réelle ».


« Où est le respect des femmes ? »

Alliance VITA s’inquiète de la manière précipitée dont les députés ont supprimé le délai de réflexion entre les deux rendez-vous médicaux pour recourir à l’IVG. « Depuis 15 ans, j’accompagne des femmes confrontées à cette question difficile ; je suis témoin des débats intérieurs profonds que provoque l’IVG », confie Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, qui accompagnent plus de 2 000 femmes ou couples par an. « Les femmes le savent bien : c’est la vie d’un être humain et aussi leur propre destin qui est en jeu. Enfermer les femmes dans une décision précipitée, c’est méconnaître ce qu’elles vivent lors de grossesses imprévues. (…) Beaucoup confient penser à l’IVG à contrecœur sous la pression de leur compagnon, ou encore par peur pour leur emploi. Supprimer ce délai, c’est cautionner une maltraitance faite aux femmes, par l’injonction légale de décider. » Elle conclut : « C’est tellement violent de découvrir a posteriori que l’on n’a pas été suffisamment soutenue et que tout s’est passé de manière précipitée… ».


Deux semaines pour la chirurgie esthétique !

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, relève le paradoxe de cette volonté de banalisation de l’IVG : « La loi exige aujourd’hui aussi un délai pour d’autres actes médicaux sensibles : deux semaines pour la chirurgie esthétique, et même un mois pour l’assistance médicale à la procréation. Donner du temps aux femmes les protège de la panique, mais aussi des pressions qui peuvent les pousser à avorter à contrecœur. Depuis la suppression, en 2001, du dossier-guide qui informait les femmes sur les alternatives à l’IVG, l’avortement s’impose souvent comme une fatalité ».

Alliance VITA s’inquiète aussi de la mesure votée pour autoriser l’IVG chirurgicale dans les centres de santé au détriment de la sécurité sanitaire des femmes. Elle rappelle l’urgence d’une politique de prévention de l’avortement qui ne doit pas se limiter à la « prévention des grossesses non désirées » (72% des femmes qui recourent à l’IVG utilisaient une méthode de contraception dite fiable lorsqu’elles se sont découvertes enceintes).


Un quota d’IVG pour chaque établissement de santé

Comme si la suppression du délai de réflexion et la réalisation d’IVG par les sages-femmes ne suffisaient pas, l’Assemblée a voté un amendement qui conduit à l’instauration d’un quota d’avortements par établissement de santé. « Le nombre d'IVG qu'un établissement de santé devra réaliser dans l'année sera donc prévu à l’avance par établissement, ce qui revient à imposer un quota d’IVG pour chaque établissement de santé » (Gènéthique).

Ainsi, la banalisation de l’avortement s’accompagne de pressions de plus en plus grandes sur les personnels soignants et les établissements hospitaliers. L'élimination des enfants à naître a toujours pour corrolaire les atteintes à la liberté.

Source:PHILIPPE OSWALD (355) pour Aleteia

IVG : la machine infernale . La « culture de mort » poursuit son œuvr
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 08:02
Le Saint Baptême:« Naître de l'eau et de l'Esprit »

« Naître de l'eau et de l'Esprit »


Le saint baptême est le fondement de toute la vie chrétienne, le porche de la vie dans l'Esprit et la porte qui ouvre l'accès aux autres sacrements.

Par le baptême nous sommes libérés du péché et régénérés comme enfants de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l'Eglise et faits participants à sa mission.

« Le baptême est le sacrement de la régénération par l'eau et dans la parole. »



On l'appelle « baptême » selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie « plonger », « immerger » ; la « plongée » dans l'eau symbolise l'ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d'où il sort par la résurrection avec lui (Rm 6,4), comme « nouvelle créature » (2Co 5,17 ;Ga 6,15).

Ce sacrement est aussi appelé « le bain de la régénération et de la rénovation en l'Esprit Saint » (Tt 3,5), car il signifie et réalise cette naissance de l'eau et de l'Esprit sans laquelle « nul ne peut entrer au Royaume de Dieu » (Jn 3,5).



« Ce bain est appellé illumination, parce que ceux qui reçoivent cet enseignement [catéchétique] ont l'esprit illuminé » (St Justin).

Ayant reçu dans le baptême le Verbe, « la lumière véritable qui illumine tout homme » (Jn 1, 9), le baptisé, « après avoir été illuminé » (He 10,32) est devenu « fils de lumière » (1Th 5,5), et « lumière » lui-même (Ep 5,8) :

« Le baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu... Nous l'appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d'incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu'il y a de plus précieux.

Don, parce qu'il est conféré à ceux qui n'apportent rien ; grâce, parce qu'il est donné même à des coupables ; baptême, parce que le péché est enseveli dans l'eau ; onction, parce qu'il est sacré et royal (tels deviennent ceux qui sont oints) ;

illumination, parce qu'il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu'il voile notre honte ; bain, parce qu'il lave ; sceau, parce qu'il nous garde et qu'il est le signe de la seigneurie de Dieu. »(St Grégoire de Nazianze)

Source:Catéchisme de l'Église catholique (Entendez: Romaine-catholique)
§ 1213-1216

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 07:56
FOI CHRÉTIENNE ORTHODOXE ET RESPONSABILITÉ POLITIQUE ...

LA FOI CHRÉTIENNE ORTHODOXE INCLUT-ELLE UNE RESPONSABILITÉ POLITIQUE ?

(Lu dans "Sagesse Orthodoxe")

Sur la base des paroles du Christ, notre Maître en tout, le chrétien orthodoxe est appelé à « rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César ». Il a des devoirs par rapport à Dieu, ainsi que des devoirs par rapport à la société civile. Il est dans le monde, non par accident, mais parce qu’il y est envoyé par le Christ, avec une mission précise : pratiquer les commandements divins, manifester la sagesse évangélique, agir selon la justice divine, et surtout manifester en toute occasion l’amour de Dieu pour tous ainsi que la joie donnée par le Christ à ses disciples et, par eux, au monde, le matin de sa résurrection. La responsabilité politique du chrétien orthodoxe repose donc sur une mission : annoncer l’Evangile, témoigner de la Résurrection, donner les signes de la libération apportée par le Christ.

Concrètement, cette responsabilité politique du chrétien orthodoxe, cohérente avec l’Evangile, se traduit par :

  • la prière et le jeûne pour le monde, notamment quand des questions importantes sont débattues sur le plan politique, en période d’élection, quand la société est soumise à une crise, et quand des signes positifs et constructifs peuvent être décelés. La prière sera alors louange et action de grâces pour le monde, pour la société civile et pour la création entière.
  • Le repentir personnel, notamment quand la société traverse des souffrances particulières, est une forme de responsabilité politique. Il consiste à déraciner de soi le péché et toutes les causes spirituelles du mal et de la souffrance qui se manifestent dans la société. Le Christ Lui-même, le grand et seul Innocent, est monté sur la Croix par amour pour le monde dont Il veut le Salut.
  • Le non-jugement à l’égard des personnes découle de l’attitude précédente. Il permet au chrétien orthodoxe d’exercer son sens de la responsabilité politique avec humilité, sans triomphalisme ni orgueil, et, si le Christ lui en donne la grâce, avec compassion.
    L’acquisition du discernement : ne pas juger les personnes ne consiste pas à être aveugle devant des situations injustes, intolérables du point de vue de l’Evangile (exploitation de l’être humain, de la création confiée à l’être humain, ou des animaux). Le chrétien orthodoxe exerce sa responsabilité politique en discernant dans la société le plan de Dieu et ce qui est contraire à la volonté de Dieu. Tout advient dans le monde par la permission ou la volonté de Dieu : le chrétien orthodoxe n’est pas passif ; il discerne ce que Dieu a permis comme une épreuve utile pour éveiller la conscience des humains. Le discernement permet d’éviter toute forme de compromission avec des pensées et des comportements contraires à l’Evangile. Il appartient à la responsabilité politique du chrétien orthodoxe de dénoncer ce qui est mauvais pour l’Homme et pour la Création.
  • L’engagement concret. Le chrétien orthodoxe exerce la responsabilité politique qui lui est confiée par son statut de baptisé et par son statut de citoyen. Il vote, il élit et est élu. Il exerce des responsabilités à tous les niveaux de la vie politique ; il travaille à faire triompher le point de vue divin en ce qui concerne la personne humaine et la création tout entière.
  • La parole et l’écrit, l’usage des divers moyens de communication, appartiennent au chrétien orthodoxe pour agir dans le monde en disciple du Christ. Il exerce cette liberté d’expression comme un charisme prophétique, et cela jusqu’au martyre, s’il le faut. Le chrétien orthodoxe exerce sa responsabilité politique en annonçant les voies de Dieu pour son monde.
  • Dans sa prière, pour ses propres péchés, et pour le Salut du monde, le chrétien orthodoxe exerce encore sa responsabilité politique en invoquant la prière de la Mère de Dieu, Protectrice des chrétiens et de tous les êtres humains, ainsi que la prière des saints, en particulier des saints locaux du pays.
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 07:51
 L’ÉGLISE, PAS ASSEZ MODERNE ?

Il y a des personnes qui critiquent l’Église orthodoxe à cause de son refus de se moderniser. Ces personnes sont dérangées par le fait que nous avons aujourd’hui également les mêmes offices que dans le passé, la même iconographie, les mêmes chants, la même architecture, etc. Vu par l’œil d’un homme séparé de Dieu, ceci indique un manque de nouveauté, et donc une stagnation. L’Église orthodoxe ne marche pas au pas et au rythme des changements du monde parce que sa mission est, pas de s’identifier au monde, mais de sanctifier le monde. Quand l’esprit du monde gagne dans l’Église, nous nous trouvons dans une Église sécularisée. Mais cette Église a sur les fidèles un impact de plus en plus faible, parce que, dans une telle Église, l’homme se met en face, non du Christ, mais de lui-même. Et alors les croyants ne trouvent dans l’Église plus rien de différent de ce qu’ils trouvent dans le monde

Nous ne devons pas cacher le fait qu’il y a des célébrants qui, par désir de nouveauté, sont arrivés à un niveau complet d’innovations liturgiques et de compromissions : leur argument est qu’ils font cela pour rapprocher les hommes davantage de Dieu. Nous ne croyons pas que, par exemple, un mariage officié dans la propriété d’un laïc, par exemple, et non dans l’Église, fasse que ceux qui sont présents se précipitent à la suite du Christ, et que s’enflamme en eux le désir de lui.

Si l’Église avait précisément le monde comme fondateur, il serait alors normal qu’elle cherche à s’assimiler le plus possible à lui. Mais puisque qu’elle est liée à Dieu, qui est sans mélange et sans changement, on peut comprendre pour quelle raison elle ne cherche pas à prendre le monde comme modèle.

Le monde blesse l’homme et le rend malade, tandis que l’Église guérit l’homme des blessures de l’âme et du corps. Si l’Église s’identifiait au monde, l’homme ne ferait qu’approfondir ces blessures, les rendre même mortelles par sa présence dans l’Église.

Il ne faut pas se soucier du fait que l’Église est dans une réelle tension avec ce monde. Puisque le Sauveur a dit que « la sagesse de ce monde est folie », c’est un bon signe que l’Église garde une distance entre son propre modèle et celui du monde.

Retenons que, désuète comme elle paraît l’être à certains, l’Église orthodoxe offre pourtant à celui qui vit en elle le modèle du Christ. Or le saint apôtre Paul dit : « si quelqu’un est dans le Christ, il est un être nouveau » (1 Co 5, 17). De là ressort que l’Église n’est réfractaire ni à ce qui est nouveau ni au renouvellement.

Pourquoi l’Église ne marche-t-elle pas au pas du monde ? Parce que Dieu veut que nous soyons, non pas de simples hommes, mais des dieux par grâce. Pour cette raison, elle donne aux croyants, dans le cadre de la sainte liturgie, non pas du pain et du vin, mais le Corps et le Sang du Christ.

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Source « Sagesse Orthodoxe » qui traduisit du Site CrestinOrtodox.ro du 19.04.2013.; les titres des paragraphes sont de Sagesse Orthodoxe

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 07:47
Saint Herménégilde, qui êtes-vous ?
Saint Herménégilde, Prince des Wisigoths,
Martyr 586 A.D.)

Saint Herménégilde était le fils et héritier de Leovigilde, roi des Wisigoths, qui avait embrassé le christianisme des hérétiques ariens.

Mais par l'enseignement de l'évêque Léandre de Séville (fêté le 27 Mars), Herménégilde fut converti à la plénitude de la foi orthodoxe, pour laquelle son père le Roi le fit jeter en prison.

Le jour de Pâques 486, le roi envoya un de ses prêtres donner sa communion à son fils. Mais Herménégilde refusa, en proclamant que communier avec les hérétiques c'est acquiescer à leur croyance et s'enfoncer dans leur erreur; allant plus loin, il dit au prêtre que la communion des hérétiques n'était rien que du pain et du vin, car le Corps et le Sang du Christ ne se trouvent que dans l'offrande faite par l'Eglise.

Le roi enragé envoya ses soldats, qui à ses ordres mirent à mort son propre fils.

Plus tard, le roi se repentit de cet acte inhumain, et il demanda à l'évêque Léandre d'instruire son fils cadet Récarède dans la foi orthodoxe.

Ainsi, le peuple wisigoth fut amené à la foi.

(Source :Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après http://www.abbamoses.com/months/october.html

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 07:44
Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine  Homélies spirituelles (trad. Deseille, S0 40, Bellefontaine 1984, p.114)

Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine Homélies spirituelles (trad. Deseille, S0 40, Bellefontaine 1984, p.114)


Nous livrer à lui totalement


Comment est-il possible que, malgré de tels encouragements et de telles promesses de la part du Seigneur, nous refusions de nous livrer à lui totalement et sans réserve, de renoncer à toutes choses et même à notre propre vie, conformément à l'Evangile (Lc 14,26), pour n'aimer que lui seul, et rien d'autre avec lui ?

Considère tout ce qui a été fait pour nous : quelle gloire nous a été donnée, que de dispositions en vue de l'histoire du salut faites par le Seigneur depuis les pères et les prophètes, que de promesses, que d'exhortations, quelle compassion de la part du Maître dès les origines !

A la fin, il a manifesté son indicible bienveillance envers nous en venant demeurer lui-même avec nous et en mourant sur la croix pour nous convertir et nous ramener à la vie.

Et nous, nous ne laissons pas de côté nos volontés propres, notre amour du monde, nos prédispositions et nos habitudes mauvaises, apparaissant en cela comme des hommes de peu de foi, ou même sans foi aucune.

Et cependant, vois comment, malgré tout cela, Dieu se montre plein d'une douce bonté.

Il nous protège et nous soigne invisiblement ; malgré nos fautes, il ne nous livre pas définitivement à la méchanceté et aux illusions du monde ; dans sa grande patience, il nous empêche de périr et guette de loin le moment où nous nous tournerons vers lui.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 20:11
Source : France Catholique / Chronique n° 373 parue dans F.C.-E. – N° 1896 – 15 avril 1983/Notes de Jean-Pierre ROSPARS du 6 avril 2015

Source : France Catholique / Chronique n° 373 parue dans F.C.-E. – N° 1896 – 15 avril 1983/Notes de Jean-Pierre ROSPARS du 6 avril 2015

Qui de nous n’a étourdiment souhaité de toute son âme être l’un de ces deux qui, marchant vers Emmaüs, dans le jour déclinant, rencontrèrent en route le Mystérieux Pèlerin : « – Et commençant par Moïse et les prophètes, il leur expliqua comment les Écritures avaient parlé de Lui » (Luc, 24, 27).

Nous autres, abreuvés de sciences

Comme nous aurions bu ses paroles ! Mais surtout, croyons-nous, combien nous aurions rassasié nos yeux de sa vue, nous autres hommes du XXe siècle abreuvés de sciences, de critique historique, de mythologie comparée, de psychanalyse, et que sais-je encore, plus bardés que Thomas de défenses contre les illusions des sens, de l’esprit, du cœur, dûment chapitrés surtout par force théologiens dont le nom me démange sur ce qu’autorisent ou non les lois naturelles ! [1]

Car, mes chers frères, la Foi, c’est la Foi, c’est entendu, mais gardons-nous de penser bêtement que Jésus notre Maître nous ait donné à croire que sa Résurrection fût (si peu que ce soit) contraire à notre Raison. La Raison, mes chers frères, tout de même, c’est la raison, et Dieu ne s’amuse pas à violer nos lois inviolables de la nature. Lisez, étudiez mon livre (dont le titre me démange), et vous verrez clair comme le jour que, si l’on croit tout bêtement ce qu’il semble que les Évangiles nous racontent, à certains moments il faudrait qu’il y eût trois corps du Christ simultanément pour le moins.

– Mais, mon père, comment expliquez-vous que quand je lis attentivement les Évangiles non point comme M. Hercule Poirot, le fameux détective, mais à genoux et retenant mes larmes, il me semble que j’en comprends très bien les récits, même un peu différents entre eux [2], tandis que quand j’étudie laborieusement les explications que vous m’en donnez, je (si vous permettez que l’on vous parle comme mon jeune fils) n’y entrave que dalle, sauf de temps à autre – mais, alors, pour me sentir soulevé par une rigolade (c’est toujours mon fils qui parle) fort peu évangélique.

Il paraîtrait que la Résurrection, oui, sans doute, saint Paul nous dit bien que si Jésus n’est pas ressuscité, alors notre foi est vaine [3], mais il faudrait s’entendre sur le mot résurrection, car il y a ces fameuses Lois Naturelles.

S’entendre avec qui ?

Singulier « fantôme » : il leur ouvrit les yeux

Si quelqu’un a quelque chose à dire sur les Lois Naturelles, je serais porté à penser que ce sont les savants. Que beaucoup de savants soient enclins à ne croire rien, et surtout pas ce que disent leurs collègues, cela est sûr. Qu’il y ait des Lois Naturelles, c’est l’espoir de tous, puisqu’ils travaillent à les découvrir. Mais quant à en dire les limites, si l’un d’eux affirmait les connaître, il n’obtiendrait qu’un succès modéré, car cela reviendrait à annoncer :

– Messieurs, voilà, j’ai le triste devoir de vous mettre tous à la retraite, car je suis arrivé au dernier mot des choses et vous voudrez bien, je vous prie, vous recycler désormais dans la limonade ou l’artichaut [4].

Mais revenons aux choses sérieuses, c’est-à-dire à la Résurrection.

« Il leur expliquait la loi et les prophètes » et comment il fallait que le Fils de l’Homme mourût, puis revînt d’entre les morts. Tous trois marchaient vers Emmaüs sous le soleil de Pâques, encore en plein jour, puisqu’à la fin de l’étape il est dit que le soir tombe et qu’Emmaüs est à quelque dix ou douze kilomètres de Jérusalem, selon les textes, et à une trentaine, selon les archéologues. Plus tard, quand Il aura disparu, ils se diront l’un à l’autre (Luc 24, 32) : « Notre cœur ne brûlait-il pas lorsqu’il nous parlait en chemin ? »

Voilà donc deux hommes qui marchent aux côtés de leur maître bien-aimé, qui l’écoutent, le regardent, l’interrogent, tout cela en plein jour, et ils ne le reconnaissent pas. « Leurs yeux », est-il dit dans le texte grec, « étaient impuissants à le reconnaître, ekratounto... me (empêchés, écrivent certaines traductions). Un peu plus loin (Luc 24, 36 et la suite), il apparaît parmi les autres, et les voilà épouvantés, ils croient voir un fantôme. Un fantôme ? Reprenons nos sens. Les patientes de Janet à la Salpêtrière [5], les survivants des grandes catastrophes (c’est le cas des Apôtres), croient voir des fantômes : quelques mots magiques tels que traumatisme, choc psychologique, ou même, si l’on veut être plus moderne, hypoglycémie sanguine par suite de stress, etc..., suffisent à faire rentrer le mystère dans le catalogue des Lois Naturelles.

Mais le « Fantôme » les gronde doucement : « Qu’allez-vous chercher là ? Voyez mes mains et mes pieds, touchez-moi », etc. Et mieux encore : « Avez-vous quelque chose à manger ? », et surtout (V. 44/45) : « Il leur ouvrit les yeux » [6].

Il fallait je ne sais quel surcroît du cœur

Il résulte bien de tout cela que l’on pouvait regarder le Ressuscité pendant des heures, manger avec lui, lui parler sans le reconnaître. Pour le reconnaître, il fallait qu’il le voulût. Il fallait je ne sais quel surcroît du cœur et de la pensée que même les Apôtres d’eux-mêmes n’avaient pas. Ah, la Résurrection, que voulez-vous, ce n’est pas un événement livré à la présomption du premier discutailleur venu, ni d’aucun discutailleur du tout. C’est un Mystère. Un Mystère, voilà tout.

« S’il n’est pas ressuscité, alors notre foi est vaine » : ultime secret de la foi, peut-être. L’Apôtre a-t-il voulu dire : « Si sa Résurrection n’est qu’une blague, alors, on nous a bien eus ». Je crois que non, pas du tout.

L’Histoire tourna sur son pivot de ténèbres

Ce n’est pas ce qui est écrit dans les Évangiles.

Mais il ne faut pas refuser de lire ce qui est écrit. Quand Jésus fut mort et enseveli, que croyaient les Apôtres ?

Ce qu’ils croyaient alors, ils le disent, et ce n’est pas le Christianisme (Luc 24, 20, 21) : « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël. Et puis, voilà, il y a trois jours qu’on l’a crucifié et qu’il est mort ». L’enseignement de Tibériade, le Sermon sur la Montagne, l’ont-ils oublié ? Non ! Mais (verset 19) « Jésus était un prophète puissant en œuvres et en paroles », un prophète de plus, grand, certes, mais mort et vaincu comme les autres.

La foi chrétienne n’a été révélée et enseignée qu’après le Golgotha. Le christianisme n’aurait simplement pas existé sans la Résurrection [7].

Sans la Résurrection, quelque chose en fût resté, ce n’eût été qu’une manière d’essénisme. Tout l’enseignement antérieur à la Résurrection ne prend son sens que par elle, n’aurait jamais envahi le cœur des hommes et fait le tour de la terre sans elle.

Si nous sommes là, vous et moi, hommes et femmes du XXe siècle, c’est que notre place est là. Si les cœurs simples et purs parmi lesquels Il choisit de se montrer ne comprirent pas ce qu’ils virent, alors nous !

Le moment où l’Histoire du monde tourna sur son pivot de ténèbres, où l’incompréhensible tragédie devient promesse pour tous les siècles à venir, ne dura que quelques secondes (Jean 20, 11, et la suite) [8].

« Marie se tenait dehors, près du tombeau, et pleurait... Jésus lui dit : « Marie ! » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbouni ! c’est-à-dire : Maître ! » [9]

C’est alors que tout prit un sens, à jamais.

Aimé MICHEL

Chronique n° 373 parue dans F.C.-E. – N° 1896 – 15 avril 1983. Pâques cette année-là était le 3 avril.

Notes de Jean-Pierre ROSPARS du 6 avril 2015

Notes

[1] De nombreux théologiens et exégètes contemporains se sont montré très embarrassés par les « miracles » relatés dans les Écritures. Il est arrivé à Aimé Michel de nommer certains d’entre eux qui ont excité sa verve, par exemple dans les chroniques n° 87, L’énigme du deuxième cadavre (10.05.2010) ou n° 239, Relectures groucho-marxistes (21.12.2012). L’un des plus célèbres de ces théologiens fut Rudolf Bultmann qui, comme on l’a vu, « liquida » la naissance virginale de Jésus, ses miracles, sa résurrection physique, sa descente aux enfers etc. ; qui n’étaient à ses yeux que de simples vestiges d’une conception mythologique du monde aujourd’hui caduque (chronique n° 233, Éloge de Lucky Luke – Il y a folie à vouloir tout expliquer dans le cadre du peu qu’on sait (15.12.2014).

[2] De nombreux ouvrages ont traités en tout ou partie de la Résurrection. Deux d’entre eux, entièrement consacrés à ce sujet, m’ont particulièrement intéressés. Tous deux ont le mérite de s’écarter résolument de l’exégèse majoritaire, laquelle, selon le cardinal jésuite Jean Daniélou, « ne voit dans les évangiles que le témoignage de la foi de la première communauté chrétienne et non le témoignage rendu à un évènement historique par ceux qui y ont été mêlés » (La Résurrection, Seuil, Paris, 1969). Les présupposés positifs (une foi communautaire tardive) et négatifs (l’exclusion du « miracle ») de cette exégèse majoritaire expliquent son caractère flou et « littéraire » (pour ne pas dire verbeux) en contraste avec la précision de l’exégèse prenant le témoignage des évangiles au sérieux.

Le livre du linguiste Maurice Pergnier : La résurrection de Jésus de Nazareth : énigme, mystère et désinformation, Éditions du Rocher, Monaco, 2006 (sur l’auteur, voir http://www.editions-harmattan.fr/in...), est une étude factuelle des récits de la Résurrection dans le Nouveau Testament, leurs contradictions, leur valeur historique et leurs explications possibles.

Celui de l’ingénieur et prêtre Thomas Kowalski (1933-2003), Les témoins de la résurrection de Jésus du tombeau vide à l’Ascension (Parole et Silence, 2002) est un examen minutieux des textes qui se signale par son érudition, sa rigueur, sa clarté et sa concision. C’est le second, et seul publié, des trois tomes que devaient comprendre cet ouvrage. (On aimerait savoir ce que sont devenus les deux autres manuscrits et s’ils seront un jour publiés).

Dans une homélie prononcée le 18 mars 2003 lors des obsèques du père Kowalski, Jean-Marie Lustiger a donné d’utiles précisions sur la vie et les méthodes de ce dernier. « Je me souviens, raconte-t-il, d’un premier congé qu’il m’avait demandé dans les années 63 ou 65, pour un séjour prolongé au bord du lac de Tibériade. Pourquoi ? “Je veux, m’avait-il dit, essayer de comprendre ce que disent les synoptiques sur la traversée du lac lors de la multiplication des pains.”. C’était typique de la manière dont Thomas posait les questions. Au retour, il ne nous a rien dit de ses conclusions. Mais j’ai saisis qu’il avait alors entrepris de mettre toutes ses forces dans une recherche rigoureuse, alors négligée, voire abandonnée par les travaux exégétiques dominants. Il prenait pour hypothèse de départ (au sens du raisonnement scientifique) qu’il ne fallait pas soupçonner a priori l’Évangile de n’être qu’une affabulation de la communauté croyante. Et ce, alors même qu’il pouvait manier - et il le faisait admirablement - tout l‘arsenal de l’analyse des textes ; Thomas partait de l’hypothèse que l’Évangile attestait en vérité le mystère du Christ. Il a pris les choses avec son esprit scientifique, il vérifiait jusqu’au bout ce qui était vérifiable : lieux, chronologie, etc. Mais, poussé par cette quête spirituelle, il a débordé de toutes parts ce que la plupart des exégètes étaient capables de faire : par exemple, pour vérifier des indications climatiques données par la Bible (sécheresse, etc.) il a systématiquement exploité des carottages géologiques des recherches pétrolières ; et combien d’autres domaines encore ! » (http://www.institutlustiger.fr/docu...)

[3] Saint Paul s’est exprimé sans ambiguïté à ce sujet dans sa première lettre à l’église de Corinthe, église qu’il fonda lors d’un séjour de dix-huit mois dans cette ville vers 50-52 :

« Or, si l’on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment certains parmi vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Mais si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vide, vide aussi votre foi. (…) Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. (…) Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » (Cor. 1, chap. 15, v. 12-14, 19 et 32).

On remarquera que la difficulté d’admettre la résurrection ne date pas de l’avènement de la pensée scientifique. Déjà quand Paul en parle aux philosophes athéniens « les uns se moquent, les autres disent : nous t’entendrons une autre fois » (Actes, chap. 17 , v. 32). Ici, la contestation monte de chrétiens de Corinthe. Les choses n’ont guère changé de nos jours où tant la résurrection du Christ que l’existence d’une vie au-delà de la mort sont tenus pour des mythes. « C’est pourquoi, note Jean Daniélou, la réfutation que saint Paul donne dans la première Épître aux Corinthiens de ceux qui contestent la résurrection des morts garde aujourd’hui toute sa valeur. » (op. cit., p. 82).

[4] Aimé Michel a présenté plusieurs fois cet argument de l’inachèvement des sciences. Outre la chronique n° 233 (ci-dessus), il est développé dans les chronique n° 160, La science et le mystère – Rousseau, Gödel et saint Vincent de Paul (18.07.2011) et n° 340, Il faut tourner sept fois sa langue avant de dire que c’est absurde – L’insuffisance du raisonnement purement verbal et la nécessité de la vérification (12.05.2014).

[5] Pierre Janet, concurrent malheureux de Freud, a fait l’objet de la chronique n° 148, Janet et la découverte de la conscience – Ou comment des découvertes importantes peuvent sombrer dans l’oubli (22.07.2013).

[6] Les compagnons d’Emmaüs font l’objet du chapitre 3 du livre de Thomas Kowalski (op. cit.). On y apprend que Cléopas, le seul des compagnons nommés par Luc, est probablement le Clôpas de Jean 19, 25, époux d’une des Maries qui se tenaient au pied de la croix. Ce Cléopas serait le frère de Marie, la mère de Jésus, et le père de Jacques et Joseph, les fameux « frères de Jésus ». Il aurait quitté Jérusalem avec son épouse le dimanche de Pâques vers 9 heures du matin pour rejoindre sans attendre le domicile conjugal en Galilée (ce qui expliquerait l’apparition « en chemin » à deux Maries notée par Matthieu 28, 8-9) si bien que les disciples d’Emmaüs auraient été trois en réalité. Ils auraient parcouru à pied les 30 km (160 stades) les séparant du village arabe d’Amouâs (= Emmaüs), rasé lors de la Guerre des Six Jours en 1967, où ils seraient arrivés vers 15 heures. Après avoir reconnu le Christ, ils auraient loué des montures pour revenir plus rapidement à Jérusalem où ils seraient arrivés vers 19 heures pour avertir les Onze et leurs compagnons rassemblés au Cénacle.

[7] La naissance du christianisme demeure une énigme historique majeure. En effet, si l’on repousse le témoignage des évangiles et que l’on reste dans le cadre des faits scientifiques connus et acceptés, on peine à répondre à deux questions : Comment un prophète crucifié et des apôtres découragés ont-ils pu donner naissance à une religion nouvelle ? Comment un homme, Jésus, a-t-il pu être divinisé en milieu juif ?

Comme l’écrit Jean-Christian Petitfils (Jésus, Fayard, Paris, 2011, pp. 476-478), « l’histoire des religions est emplie de personnages élevés au rang de dieux pendant leur vie ou après leur mort : rois, empereurs, mages ou gourous. L’étonnement tient au fait que c’est du peuple juif, au sein de la religion la plus monothéiste qui soit, qu’un homme crucifié comme un esclave a été porté sur les autels. (…) Un fait demeure, inexplicable rationnellement, outrepassant les frontières de l’improbable. Tout aurait dû s’arrêter à la pierre roulée au tombeau de Joseph d’Arimathie, creusé près d’un jardin, aux portes de Jérusalem. Abattus après l’arrestation de leur maître et la tragédie du Golgotha, les disciples étaient anéantis par sa mort ignominieuse sur une poutre. Or étrangement tout a commencé là. »

Jean Guitton y insiste : « l’idée de la divinité d’un homme avait contre elle toute la tradition antérieure des penseurs religieux juifs. » Pour eux Dieu était unique et irreprésentable, si bien qu’il ne pouvait exister qu’une distance infranchissable entre Lui et le Messie que certains attendaient,. « Un Dieu sous forme d’homme était donc deux fois impensable, deux fois abominable. (…) La divinité de Jésus n’était point dans l’horizon des Juifs. Or, (…) voici que, tout d’un coup, par une mutation brusque, en Asie et en Europe, aussitôt après la mort de Jésus (…) on voit paraître ce culte du Christ-Dieu. (…) Il n’y a pas d’intervalle, ni de progrès, ni de transition, ni de passage. Cela n’était pas. Cela a été (…) » (Jésus, Le livre de poche Grasset, 1956).

[8] Sur « l’incompréhensible tragédie » qu’est la vie dans l’univers voir par exemple la chronique n° 257, Le Dieu des savants – Les horreurs de la nature et la loi morale dans un univers animé par une pensée (25.02.2013).

[9] Ce passage revêt une importance particulière. Les dernières lectures d’Aimé Michel étaient les évangiles. La veille de sa mort, il dit à sa fille « J’ai trouvé la grande paix » en se référant à un passage de l’évangile de saint Jean (chapitre 20, versets 15 et 16). Rappelons ici le passage entier : 11 Cependant Marie se tenait dehors près du tombeau et pleurait. Tout en pleurant, elle se penche vers le tombeau 12 et voit deux anges vêtus de blanc, assis là où reposait le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. 13 Ceux-ci lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « C’est qu’on a enlevé mon seigneur et je ne sais où on l’a mis. » 14 Sur ces mots, elle se retourne et voit Jésus qui se tenait là ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 15 « Femme, lui dit Jésus, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, croyant que c’était le jardinier, lui répond : « Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le prendre. » 16 Jésus lui dit : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! » (c’est-à-dire « Maître ! ») – 17 « Ne me retiens pas ainsi, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté vers le Père ; mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (traduction d’E. Osty).

Remarquons au passage que, comme les deux hommes en marche vers Emmaüs, Marie ne reconnaît pas Jésus tout de suite. Cette Marie la Magdaléenne (ce qui a donné Madeleine en français), venue de la petite ville de Magdala sur la côte orientale du lac de Galilée, ne doit pas être confondue avec la pécheresse qui avait oint les pieds de Jésus d’un parfum précieux (Luc, 3-9) dont Jean (12, 1-8) nous apprend qu’il s’agit de Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare. Marie de Magdala, elle, avait été guérie par Jésus d’une grave possession (Marc, 16, 9 ; Luc, 8, 2) que l’on peut interpréter comme un trouble mental. Or, elle est la première personneà laquelle le Christ ressuscité s’est manifesté. Cette priorité qui lui est accordée a fait difficulté pour les disciples. En effet, quand elle vient rapporter la rencontre près du tombeau vide, le groupe rassemblé au Cénacle ne la croit pas (« Mais eux (…) restèrent incrédules », Marc, 16, 11). Ils ont trois raisons de ne pas la croire : c’est une femme, son équilibre psychique est encore sujet à caution, et la révélation dont elle a bénéficié aurait dû leur être réservée d’abord à eux, les Apôtres, que le Christ a choisi pour être ses témoins ! « Le scénario primitif de la Résurrection soulignait donc que le Christ avait choisi parmi la foule des possédés la femme démoniaque la plus indigne d’un tel privilège. » (Kowalski, op. cit., p. 13). Mais c’était un choix bien conforme à l’esprit des évangiles.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 20:00
St Grégoire de Narek (Lu dans "France Catholique", article de Vincent AUCANTE)

Grégoire serait né sur les bords du lac de Van (aujourd’hui en Turquie), au milieu du Xe siècle, non loin de l’îlot où siégeait le roi d’Arménie de l’époque, alors sous la tutelle du Calife. L’érémitisme arménien était en plein essor : autour des monastères, des anachorètes vivaient dans des grottes, dont certaines ont conservé de belles fresques. Grégoire a passé tout sa vie dans le monastère de Narek, qui venait d’être fondé et suivait la règle de saint Basile. Le savant mystique a été engagé dans les disputes doctrinales de l’époque, et a enseigné sans répit, jusqu’à sa mort au début du XIe siècle. Il a défendu notamment les racines bibliques de l’Église, « l’épouse », purifiée par les sacrements. Grégoire de Narek a inspiré le monachisme arménien, et de nombreux hommes d’Église sont ses héritiers, mais il joue aussi un rôle essentiel dans la poésie, la littérature et la musique arméniennes. Au XXe siècle, le poète arménien Avetik Issahakian et le compositeur russe Alfred Schnittke le considèrent comme une source profonde d’inspiration.

Dans la pensée de Grégoire de Narek, la liturgie devient un chemin partagé par tous les fidèles : elle initie la conversion du cœur, et se poursuit dans l’oraison personnelle. La pénitence et l’ascétisme jouent un rôle important dans cette ascension vers l’intériorité dans laquelle on pénètre par les « discours à Dieu des profondeurs du cœur ». Grégoire nous a laissé plusieurs textes mystiques et spirituels, généralement écrits à la demande expresse de ses supérieurs. Les thèmes principaux de cette œuvre sont la solidarité dans le péché et le combat spirituel, la confiance en la Miséricorde divine, l’amour de la vie mystique. Les textes qui ont survécu aux affres du temps illustrent cette spiritualité forte qui a profondément influencé les Églises arméniennes : des élégies sacrées, des hymnes et des odes destinés à la liturgie, un Commentaire du Cantique des cantiques, une Histoire de la Croix d’Aparanq relatant le transfert d’une relique de la Vraie Croix en Arménie, divers panégyriques des saints arméniens, et surtout le Livre des lamentations.

Celui-ci a accompagné les Églises arméniennes dans toutes leurs tribulations. On le déposait sur l’autel paroissial, on le lisait au chevet des malades, on le méditait, chaque novice devait recopier lui-même son exemplaire. Grégoire de Narek s’y adresse « à la multitude innombrable des chrétiens assemblés dans tout l’univers », et, se tournant vers l’éternité divine, embrasse en même temps toutes les époques, et touche aussi la nôtre. Il est indéniable que, par ce texte poétique et mystique, Grégoire de Narek rejoint les grands saints spirituels de l’Église universelle comme saint Jean Climaque ou saint Jean de la Croix.

Alexandre, séminariste destiné à l’éparchie Sainte-Croix de Paris des Arméniens catholiques, espère que Grégoire de Narek sera davantage étudié : « De tels saints sont des modèles qui doivent retrouver leur place dans l’Église catholique arménienne : ils apportent un souffle de renouveau. »

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Prière du soir

Transforme en allègre repos

Ce sommeil pareil à la mort,

Dans les abîmes de la nuit :

Par l’intercession suppliante

De la sainte Mère de ta divinité

Et de tous tes élus.

Protège en ton recueillement

Les fenêtres de mes yeux

Par où je perçois la sagesse.

Soustrais-les à l’épouvante

Et aux troubles tumultueux :

Divertissements de cette vie,

Songes, rêves,

Cauchemars pleins de folie.

Rappelle-moi ton espérance ;

Qu’elle m’en épargne l’offense.

Alors, désormais dégrisé

De la charge de mon sommeil,

Vigilant, toujours attentif,

L’âme rénovée par la joie,

Fermement établi en toi

Puissé-je envoyer jusqu’au ciel

La voix de mes vœux parfumés par la foi.

Vers toi, roi de bénédiction et d’indicible gloire,

En harmonie avec les chœurs te célébrant dans les hauteurs,

Car tu es glorifié par toute créature

Dans les siècles des siècles,

Amen [1]

Notes

[1] G. de Narek, Paroles à Dieu. Livre des Lamentations, 12, 4, trad. A. et J.-P. Mahé, Louvain, Peeters, 2014, p. 81-82.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 09:54
Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :

Livre de la Sagesse 5,1-5.

Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs.
A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.
Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : « Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !
Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?"


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,26-33.

En ce temps-là, Jésus dit aux foules : " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
Quiconque ne porte pas sa croix et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.
Qui de vous, en effet, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense, pour voir s'il a de quoi l'achever ?
De peur qu'ayant posé le fondement et ne pouvant pas terminer, tous ceux qui verront cela ne se mettent à le ridiculiser,
disant : " Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu terminer ! "
Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour délibérer s'il est capable de se heurter, avec dix mille hommes, à celui qui vient contre lui avec vingt mille ?
S'il ne l'est pas, tandis qu'il est encore loin, il envoie une ambassade faire demande de paix.
Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple.

Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine
Homélies spirituelles (trad. Deseille, S0 40, Bellefontaine 1984, p.114)

Nous livrer à lui totalement


Comment est-il possible que, malgré de tels encouragements et de telles promesses de la part du Seigneur, nous refusions de nous livrer à lui totalement et sans réserve, de renoncer à toutes choses et même à notre propre vie, conformément à l'Evangile (Lc 14,26), pour n'aimer que lui seul, et rien d'autre avec lui ?

Considère tout ce qui a été fait pour nous : quelle gloire nous a été donnée, que de dispositions en vue de l'histoire du salut faites par le Seigneur depuis les pères et les prophètes, que de promesses, que d'exhortations, quelle compassion de la part du Maître dès les origines !

A la fin, il a manifesté son indicible bienveillance envers nous en venant demeurer lui-même avec nous et en mourant sur la croix pour nous convertir et nous ramener à la vie.

Et nous, nous ne laissons pas de côté nos volontés propres, notre amour du monde, nos prédispositions et nos habitudes mauvaises, apparaissant en cela comme des hommes de peu de foi, ou même sans foi aucune.

Et cependant, vois comment, malgré tout cela, Dieu se montre plein d'une douce bonté.

Il nous protège et nous soigne invisiblement ; malgré nos fautes, il ne nous livre pas définitivement à la méchanceté et aux illusions du monde ; dans sa grande patience, il nous empêche de périr et guette de loin le moment où nous nous tournerons vers lui.

PRIERE DICTEE PAR LE SEIGNEUR A SŒUR FAUSTINE :

Faites que mes yeux soient miséricordieux, pour que jamais je ne juge selon les apparences et ne soupçonne personne, mais que je voie, dans toutes les âmes ce qu’elles ont de beau et qu’à toutes je sois secourable.

Faites que mes oreilles soient miséricordieuses, toujours attentives aux besoins de mes frères et jamais fermées à leur appel.

Faites que ma langue soit miséricordieuse pour que jamais je ne dise du mal de personne, mais que pour tous j’ai des paroles de pardon et de réconfort.

Faites que mes mains soient miséricordieuses et pleines de charité, afin que je prenne sur moi tout ce qui est dur et pénible pour alléger ainsi les fardeaux des autres.

Faites que mes pieds soient miséricordieux et toujours prêts à courir au secours du prochain, malgré ma fatigue et mon épuisement.

Que je me repose en servant !

Faites que mon cœur soit miséricordieux et ouvert à toute souffrance. Je ne le fermerai à personne, même à ceux qui en abusent, et moi-même je m’enfermerai dans le Cœur de Jésus.

Jamais je ne dirai mot de mes propres souffrances.

Puisse Votre Miséricorde se reposer en moi Seigneur !
Transformez-moi en Vous, car tu es mon TOUT.
»

Amen !

Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :
Saint Herménégilde, Prince des Wisigoths,
Martyr 586 A.D.)

Saint Herménégilde était le fils et héritier de Leovigilde, roi des Wisigoths, qui avait embrassé le christianisme des hérétiques ariens.

Mais par l'enseignement de l'évêque Léandre de Séville (fêté le 27 Mars), Herménégilde fut converti à la plénitude de la foi orthodoxe, pour laquelle son père le Roi le fit jeter en prison.

Le jour de Pâques 486, le roi envoya un de ses prêtres donner sa communion à son fils. Mais Herménégilde refusa, en proclamant que communier avec les hérétiques c'est acquiescer à leur croyance et s'enfoncer dans leur erreur; allant plus loin, il dit au prêtre que la communion des hérétiques n'était rien que du pain et du vin, car le Corps et le Sang du Christ ne se trouvent que dans l'offrande faite par l'Eglise.

Le roi enragé envoya ses soldats, qui à ses ordres mirent à mort son propre fils.

Plus tard, le roi se repentit de cet acte inhumain, et il demanda à l'évêque Léandre d'instruire son fils cadet Récarède dans la foi orthodoxe.

Ainsi, le peuple wisigoth fut amené à la foi.

(Source :Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après http://www.abbamoses.com/months/october.html)

Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :

POURQUOI L’ÉGLISE ORTHODOXE NE SE MODERNISE-T-ELLE PAS ?

Il y a des personnes qui critiquent l’Église orthodoxe à cause de son refus de se moderniser. Ces personnes sont dérangées par le fait que nous avons aujourd’hui également les mêmes offices que dans le passé, la même iconographie, les mêmes chants, la même architecture, etc. Vu par l’œil d’un homme séparé de Dieu, ceci indique un manque de nouveauté, et donc une stagnation. L’Église orthodoxe ne marche pas au pas et au rythme des changements du monde parce que sa mission est, pas de s’identifier au monde, mais de sanctifier le monde. Quand l’esprit du monde gagne dans l’Église, nous nous trouvons dans une Église sécularisée. Mais cette Église a sur les fidèles un impact de plus en plus faible, parce que, dans une telle Église, l’homme se met en face, non du Christ, mais de lui-même. Et alors les croyants ne trouvent dans l’Église plus rien de différent de ce qu’ils trouvent dans le monde

Nous ne devons pas cacher le fait qu’il y a des célébrants qui, par désir de nouveauté, sont arrivés à un niveau complet d’innovations liturgiques et de compromissions : leur argument est qu’ils font cela pour rapprocher les hommes davantage de Dieu. Nous ne croyons pas que, par exemple, un mariage officié dans la propriété d’un laïc, par exemple, et non dans l’Église, fasse que ceux qui sont présents se précipitent à la suite du Christ, et que s’enflamme en eux le désir de lui.

Si l’Église avait précisément le monde comme fondateur, il serait alors normal qu’elle cherche à s’assimiler le plus possible à lui. Mais puisque qu’elle est liée à Dieu, qui est sans mélange et sans changement, on peut comprendre pour quelle raison elle ne cherche pas à prendre le monde comme modèle.

Le monde blesse l’homme et le rend malade, tandis que l’Église guérit l’homme des blessures de l’âme et du corps. Si l’Église s’identifiait au monde, l’homme ne ferait qu’approfondir ces blessures, les rendre même mortelles par sa présence dans l’Église.

Il ne faut pas se soucier du fait que l’Église est dans une réelle tension avec ce monde. Puisque le Sauveur a dit que « la sagesse de ce monde est folie », c’est un bon signe que l’Église garde une distance entre son propre modèle et celui du monde.

Retenons que, désuète comme elle paraît l’être à certains, l’Église orthodoxe offre pourtant à celui qui vit en elle le modèle du Christ. Or le saint apôtre Paul dit : « si quelqu’un est dans le Christ, il est un être nouveau » (1 Co 5, 17). De là ressort que l’Église n’est réfractaire ni à ce qui est nouveau ni au renouvellement.

Pourquoi l’Église ne marche-t-elle pas au pas du monde ? Parce que Dieu veut que nous soyons, non pas de simples hommes, mais des dieux par grâce. Pour cette raison, elle donne aux croyants, dans le cadre de la sainte liturgie, non pas du pain et du vin, mais le Corps et le Sang du Christ.

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Source « Sagesse Orthodoxe » qui traduisit du Site CrestinOrtodox.ro du 19.04.2013.; les titres sont de Sagesse Orthodoxe

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,1-8.

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs.
Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. »
Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »
Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? »
Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »




Extrait du Catéchisme de l'Église catholique (Romaine-catholique=
§ 1213-1216

« Naître de l'eau et de l'Esprit »


Le saint baptême est le fondement de toute la vie chrétienne, le porche de la vie dans l'Esprit et la porte qui ouvre l'accès aux autres sacrements.

Par le baptême nous sommes libérés du péché et régénérés comme enfants de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l'Eglise et faits participants à sa mission.

« Le baptême est le sacrement de la régénération par l'eau et dans la parole. »



On l'appelle « baptême » selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie « plonger », « immerger » ; la « plongée » dans l'eau symbolise l'ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d'où il sort par la résurrection avec lui (Rm 6,4), comme « nouvelle créature » (2Co 5,17 ;Ga 6,15).

Ce sacrement est aussi appelé « le bain de la régénération et de la rénovation en l'Esprit Saint » (Tt 3,5), car il signifie et réalise cette naissance de l'eau et de l'Esprit sans laquelle « nul ne peut entrer au Royaume de Dieu » (Jn 3,5).



« Ce bain est appellé illumination, parce que ceux qui reçoivent cet enseignement [catéchétique] ont l'esprit illuminé » (St Justin).

Ayant reçu dans le baptême le Verbe, « la lumière véritable qui illumine tout homme » (Jn 1, 9), le baptisé, « après avoir été illuminé » (He 10,32) est devenu « fils de lumière » (1Th 5,5), et « lumière » lui-même (Ep 5,8) :

« Le baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu... Nous l'appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d'incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu'il y a de plus précieux.

Don, parce qu'il est conféré à ceux qui n'apportent rien ; grâce, parce qu'il est donné même à des coupables ; baptême, parce que le péché est enseveli dans l'eau ; onction, parce qu'il est sacré et royal (tels deviennent ceux qui sont oints) ;

illumination, parce qu'il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu'il voile notre honte ; bain, parce qu'il lave ; sceau, parce qu'il nous garde et qu'il est le signe de la seigneurie de Dieu. »

(St Grégoire de Nazianze)

Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :

LA FOI CHRÉTIENNE ORTHODOXE INCLUT-ELLE UNE RESPONSABILITÉ POLITIQUE ?

Sur la base des paroles du Christ, notre Maître en tout, le chrétien orthodoxe est appelé à « rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César ». Il a des devoirs par rapport à Dieu, ainsi que des devoirs par rapport à la société civile. Il est dans le monde, non par accident, mais parce qu’il y est envoyé par le Christ, avec une mission précise : pratiquer les commandements divins, manifester la sagesse évangélique, agir selon la justice divine, et surtout manifester en toute occasion l’amour de Dieu pour tous ainsi que la joie donnée par le Christ à ses disciples et, par eux, au monde, le matin de sa résurrection. La responsabilité politique du chrétien orthodoxe repose donc sur une mission : annoncer l’Evangile, témoigner de la Résurrection, donner les signes de la libération apportée par le Christ.

Concrètement, cette responsabilité politique du chrétien orthodoxe, cohérente avec l’Evangile, se traduit par :

  • la prière et le jeûne pour le monde, notamment quand des questions importantes sont débattues sur le plan politique, en période d’élection, quand la société est soumise à une crise, et quand des signes positifs et constructifs peuvent être décelés. La prière sera alors louange et action de grâces pour le monde, pour la société civile et pour la création entière.
  • Le repentir personnel, notamment quand la société traverse des souffrances particulières, est une forme de responsabilité politique. Il consiste à déraciner de soi le péché et toutes les causes spirituelles du mal et de la souffrance qui se manifestent dans la société. Le Christ Lui-même, le grand et seul Innocent, est monté sur la Croix par amour pour le monde dont Il veut le Salut.
  • Le non-jugement à l’égard des personnes découle de l’attitude précédente. Il permet au chrétien orthodoxe d’exercer son sens de la responsabilité politique avec humilité, sans triomphalisme ni orgueil, et, si le Christ lui en donne la grâce, avec compassion.
    L’acquisition du discernement : ne pas juger les personnes ne consiste pas à être aveugle devant des situations injustes, intolérables du point de vue de l’Evangile (exploitation de l’être humain, de la création confiée à l’être humain, ou des animaux). Le chrétien orthodoxe exerce sa responsabilité politique en discernant dans la société le plan de Dieu et ce qui est contraire à la volonté de Dieu. Tout advient dans le monde par la permission ou la volonté de Dieu : le chrétien orthodoxe n’est pas passif ; il discerne ce que Dieu a permis comme une épreuve utile pour éveiller la conscience des humains. Le discernement permet d’éviter toute forme de compromission avec des pensées et des comportements contraires à l’Evangile. Il appartient à la responsabilité politique du chrétien orthodoxe de dénoncer ce qui est mauvais pour l’Homme et pour la Création.
  • L’engagement concret. Le chrétien orthodoxe exerce la responsabilité politique qui lui est confiée par son statut de baptisé et par son statut de citoyen. Il vote, il élit et est élu. Il exerce des responsabilités à tous les niveaux de la vie politique ; il travaille à faire triompher le point de vue divin en ce qui concerne la personne humaine et la création tout entière.
  • La parole et l’écrit, l’usage des divers moyens de communication, appartiennent au chrétien orthodoxe pour agir dans le monde en disciple du Christ. Il exerce cette liberté d’expression comme un charisme prophétique, et cela jusqu’au martyre, s’il le faut. Le chrétien orthodoxe exerce sa responsabilité politique en annonçant les voies de Dieu pour son monde.
  • Dans sa prière, pour ses propres péchés, et pour le Salut du monde, le chrétien orthodoxe exerce encore sa responsabilité politique en invoquant la prière de la Mère de Dieu, Protectrice des chrétiens et de tous les êtres humains, ainsi que la prière des saints, en particulier des saints locaux du pays.
Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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