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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 19:24
Grand auteur mystique, Grégoire de Narek est surtout connu pour son recueil de prières, d’environ 20 000 vers, composé en l’an 1000 et utilisé dans la liturgie arménienne. Les thèmes principaux de l’œuvre de saint Grégoire, appréciée pour son expression poétique vigoureuse, sont la solidarité dans le péché, la confiance en la Miséricorde divine malgré la nécessité absolue du combat spirituel et l’amour de la vie mystique. Passionné par l’étude des Pères de l’Église, saint Grégoire a passé presque toute sa vie au monastère de Narek.

Grand auteur mystique, Grégoire de Narek est surtout connu pour son recueil de prières, d’environ 20 000 vers, composé en l’an 1000 et utilisé dans la liturgie arménienne. Les thèmes principaux de l’œuvre de saint Grégoire, appréciée pour son expression poétique vigoureuse, sont la solidarité dans le péché, la confiance en la Miséricorde divine malgré la nécessité absolue du combat spirituel et l’amour de la vie mystique. Passionné par l’étude des Pères de l’Église, saint Grégoire a passé presque toute sa vie au monastère de Narek.

Saint Grégoire de Narek, moine mystique arménien du Xème siècle, est connu pour son recueil de prières de près de 20 000 vers, fréquemment utilisé dans la liturgie arménienne. Lors d’une messe présidée par le Pape François en la basilique Saint-Pierre en mémoire des victimes des massacres des Arméniens en 1915, saint Grégoire de Narek a été officiellement proclamé comme le 36e docteur de l’Eglise reconnu par Rome. Il deviendra ainsi le second à provenir d’une Eglise orientale après Ephrem le Syrien, élevé au doctorat en 1920 par Benoît XV.

Cette annonce arrive alors qu’est commémoré cette année le centenaire du massacre arménien par les Turcs, le 24 avril 1915.Cette question ultra-sensible complique les rapports entre Ankara et la vingtaine de pays qui ont officiellement reconnu le génocide arménien. Jean-Pierre Mahé, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, et traducteur des œuvres de saint Grégoire de Narek, revient avec Anne-Sophie Saint-Martin, de RadioVatican sur cette figure de l’Eglise arménienne.

Qui est Saint Grégoire de Narek, nouveau docteur de l’église ?
Jean-Pierre Mahé
: C’est le plus grand poète et en même temps, le plus grand mystique et théologien de l’histoire de l’Arménie. Ça fait 1000 ans qu’il accompagne la vie religieuse des Arméniens. Il a été l’auteur le plus copié après l’Évangile. Il y avait pratiquement un Narek dans chaque Église du village qui était posé sur la Sainte Table, à côté de l’Écriture Sainte. On avait un Narek dans chaque maison. On le lisait au chevet du malade et dans toutes autres circonstances ou on en copiait les morceaux quand on partait en voyage. Certains pénitents recopiaient le Narek pour confesser leurs péchés. Bref, ça a été vraiment le guide spirituel des Arméniens pendant plus de 1000 ans et jusqu’à aujourd’hui, bien entendu.
Saint Grégoire de Narek est un saint très populaire ?
Jean-Pierre Mahé
: Très populaire et à qui on a attribué toute sorte de miracles. Et évidemment, quand le monastère de Narek a été détruit pendant la Première Guerre mondiale et qu’il y avait encore des Arméniens dans la région, il y avait des pèlerinages interminables vers ce monastère.
Aujourd’hui, quelle a été la réaction de la communauté arménienne à l’annonce du doctorat de Saint Grégoire de Narek ?
Jean-Pierre Mahé :
La réaction, ce n’est pas du tout une surprise parce qu’un saint d’une telle popularité ne peut être reconnu, à leurs yeux, que comme docteur de l’Église. Mais le fait important, c’est que la proclamation d’un nouveau docteur de l’Église, c’est un message qu’adresse le Saint Père et le Collège des cardinaux à la totalité des chrétiens de l’univers, du monde entier et également, du présent et du futur. C’est donc une grande joie pour tous les Arméniens parce que c’est un des leurs. C’est aussi une très grande joie pour les catholiques arméniens parce qu’ils sont tout à fait minoritaires, mais d’une certaine façon, le fait que le plus grand saint de leur nation soit accueilli ainsi parmi les trente-six docteurs de l’Église universelle, c’est une reconnaissance de leur communauté et de l’apport de la nation arménienne à la foi chrétienne. Naturellement, une telle proclamation n’aurait pas été possible si elle n’avait été portée par les défenseurs de ce doctorat. C’est le synode des évêques de l’Église arménienne catholique qui a souhaité promouvoir ce dossier de doctorat qui m’a, avec mon épouse, chargé de préparer une traduction parce que c’était absolument essentiel pour qu’on puisse apprécier l’œuvre de Saint Grégoire. C’est une longue chaîne de collaboration qui fait fête avec l’accord de toute une Église pendant quinze ans de travail pour arriver là.

Grégoire de Narek: Un Saint moine arménien déclaré docteur de l'Église par l'Eglise Romaine-Catholique

Que représente cette annonce, et en particulièrement l’année lors de laquelle on va fêter le centenaire du massacre arménien ?
Jean-Pierre Mahé
: Ce centenaire du massacre arménien ou du « génocide » puisque c’est le terme qui a été reconnu par plusieurs États, c’est terrible parce que c’est quelque chose qui est actuel. J’allais dire que les Arméniens ont été définitivement exclus de leur patrie sauf un tout petit morceau, c’est par exemple le 10° ou 12° de leur pays qui n’a pu être envahi par les Turques et par les Ottomans qui est aujourd’hui l’Arménie indépendante. Mais tous les chrétiens du Proche-Orient qui étaient là bien avant l’Islam sont aujourd’hui persécutés. Et donc, le fait de proclamer un des leurs, c’est-à-dire quelqu’un qui n’est ni de tradition grecque ni de tradition latine mais qui est un oriental comme l’était l’autre docteur de l’Église orientale, Éphrem de Nisibe, me parait extrêmement important dans l’actualité. Évidemment, pour les Arméniens, c’est aussi une consécration des martyrs de leur nation parce que tous ces martyrs étaient des personnes qui lisaient et qui connaissaient par cœur de longs passages de Saint Grégoire de Narek et c’est là qu’ils ont puisé, en partie, la force de subir leur martyr.

Grégoire de Narek: Un Saint moine arménien déclaré docteur de l'Église par l'Eglise Romaine-Catholique
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:52
PRIERE DICTEE PAR LE SEIGNEUR A SŒUR FAUSTINE* :

Faites que mes yeux soient miséricordieux, pour que jamais je ne juge selon les apparences et ne soupçonne personne, mais que je voie, dans toutes les âmes ce qu’elles ont de beau et qu’à toutes je sois secourable.

Faites que mes oreilles soient miséricordieuses, toujours attentives aux besoins de mes frères et jamais fermées à leur appel.

Faites que ma langue soit miséricordieuse pour que jamais je ne dise du mal de personne, mais que pour tous j’ai des paroles de pardon et de réconfort.

Faites que mes mains soient miséricordieuses et pleines de charité, afin que je prenne sur moi tout ce qui est dur et pénible pour alléger ainsi les fardeaux des autres.

Faites que mes pieds soient miséricordieux et toujours prêts à courir au secours du prochain, malgré ma fatigue et mon épuisement.

Que je me repose en servant !

Faites que mon cœur soit miséricordieux et ouvert à toute souffrance. Je ne le fermerai à personne, même à ceux qui en abusent, et moi-même je m’enfermerai dans le Cœur de Jésus.

Jamais je ne dirai mot de mes propres souffrances.

Puisse Votre Miséricorde se reposer en moi Seigneur !
Transformez-moi en Vous, car tu es mon TOUT.
»

Amen !

*Sainte moniale Polonaise Catholique Romaine

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:48
« Recevez l'Esprit Saint » La chrismation (Saint Cyrille de Jérusalem)

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église . Catéchèse 21, 1-3

« Recevez l'Esprit Saint »

Frères, baptisés dans le Christ, revêtus du Christ (Ga 3,27), vous avez été configurés au Fils de Dieu.

Car Dieu, qui nous a prédestinés à l'adoption (Rm 8,29), nous a modelés (Gn 2,7) sur le corps glorieux du Christ...

Vous êtes devenus des « christs » puisque vous avez reçu la marque du Saint Esprit.

Tout ce qui vous est arrivé, c'est l'image de ce qui est arrivé au Christ, dont vous êtes l'image (Gn 1,27).

Lorsque, baigné dans les eaux du Jourdain..., le Christ en est remonté, le Saint Esprit en personne a fait irruption sur lui.

De même, remontés de la fontaine baptismale, vous avez reçu la chrismation ; vous avez été oints du saint chrême.

Cette marque dont le Christ lui-même a été oint, c'est l'Esprit Saint...

Le Christ, en effet, n'a pas été « chrismé », n'a pas été oint, par les hommes.

C'est le Père qui l'a établi Sauveur de tout l'univers et l'a oint du Saint Esprit, comme l'a proclamé le prophète David :

« Dieu, ton Dieu, t'a oint de l'huile d'allégresse, de préférence à tous tes compagnons. » (Ps 44,8)

De même que le Christ a été réellement crucifié, enseveli et ressuscité, vous aussi, par votre baptême, vous avez été admis à participer symboliquement à sa croix, à son tombeau et à sa résurrection.

Ainsi est-il pour la chrismation :

Christ était oint d'une huile joyeuse et spirituelle, par l'Esprit Saint..., car il est source de joie spirituelle.

Et vous, vous avez été oints d'une huile sainte qui vous a rendus participants et compagnons du Christ lui-même.

C'est d'abord sur le front que vous avez été oints, pour être affranchis de la honte du premier Adam et pouvoir contempler à visage découvert, comme dans un miroir (2Co 3,16), la gloire du Christ.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:43
"Que la lumière soit" /  " Voici le Jour que fit le Seigneur" (St Augustin)

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Sermon 258 (trad. SC 116, p. 347s)

« Et Dieu dit : ' Que la lumière soit ' » (Gn 1,2)

« Voici le jour que fit le Seigneur » (Ps 117,24).

Rappelez-vous l'état du monde à l'origine :

« Les ténèbres étaient sur l'abîme et l'Esprit de Dieu planait sur les eaux.

Et Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.

Et Dieu sépara la lumière des ténèbres et il appela la lumière Jour et il appela les ténèbres Nuit » (Gn 1,2s).

« Voici le Jour que fit le Seigneur ».

C'est le jour dont parle l'apôtre Paul :

« Autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur » (Ep 5,8)


Thomas n'était-il pas un homme, un des disciples, un homme de la foule pour ainsi dire ?

Ses frères lui disaient :

« Nous avons vu le Seigneur ».

Et lui :

« Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt dans son côté, je ne croirai pas ».

Les évangélistes t'apportent la nouvelle, et toi tu ne crois pas ?

Le monde a cru et un disciple n'a pas cru ?

Il n'était pas encore devenu ce jour qu'a fait le Seigneur ; les ténèbres étaient encore sur l'abîme, dans les profondeurs du cœur humain, qui était ténèbres.

Que vienne donc celui qui est le point du jour, qu'il vienne et qu'il dise avec patience, avec douceur, sans colère, lui qui guérit :

-« Viens. Viens, touche ceci et crois. Tu as déclaré : ' Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt, je ne croirai pas '.

Viens, touche, mets ton doigt et ne sois plus incrédule, mais fidèle.

Je connaissais tes blessures, j'ai gardé pour toi ma cicatrice ».


En approchant sa main, le disciple peut pleinement compléter sa foi.

Quelle est, en effet, la plénitude de la foi ?

De ne pas croire que le Christ est seulement homme, de ne pas croire non plus que le Christ est seulement Dieu, mais de croire qu'il est homme et Dieu.

Ainsi le disciple auquel son Sauveur donnait à toucher les membres de son corps et ses cicatrices s'écrie :

« Mon Seigneur et mon Dieu ».

Il a touché l'homme, il a reconnu Dieu.

Il a touché la chair, il s'est tourné vers la Parole, car « la Parole s'est faite chair et elle a habité parmi nous » (Jn 1,14).

La Parole a souffert que sa chair soit suspendue au bois ; la Parole a souffert que sa chair soit mise au tombeau.

La Parole a ressuscité sa chair, l'a montrée aux yeux de ses disciples, s'est prêtée à être touchée de leurs mains. Ils touchent, ils crient :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 08:23
Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance (Entre autre) avec le califat ».

Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance (Entre autre) avec le califat ».

« L'État islamique est Satan. » Parole d'exorciste. Dans une interview accordée au journal italien Il Giorno, le père Gabriele Amorth, chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome depuis 1986, revient sur la fureur des djihadistes contre les chrétiens. « Les choses arrivent tout d'abord dans les sphères spirituelles et, ensuite, se concrétisent sur cette terre. Les royaumes spirituels sont seulement au nombre de deux.
L'Esprit Saint et l'esprit démoniaque. Le mal déguisé sous diverses formes – politique, religieuse, culturelle... – a une unique source d'inspiration : le diable. Comme chrétien, je lutte spirituellement contre la Bête. »

Et encore : « La politique mondiale, qui aujourd'hui n'apporte pas de réponse au massacre des chrétiens, devra aussi combattre l’État islamique et le combattre sous une forme différente ». L'exorciste parle de la perte de terrain du christianisme dans le monde actuel : « Interrogeons-nous sur ce que l'Occident a fait au cours des dernières décennies. Il a envoyé Dieu au diable. Il a fini avec les bénédictions d'écoles, il a fini avec les croix, il a tout envoyé promener ».

Le père Amorth conclut en parlant de Satan : « Il me répond seulement lorsque je lui pose une question. Il répète que le monde est en son pouvoir, et en cela il dit la vérité. Bibliquement parlant, nous sommes dans les derniers temps et la Bête travaille frénétiquement ».

(Source Aleteia : TEAM ALETEIA (734) )

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 21:27
12 AVRIL 2015: Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse) Lectures pour la Liturgie.

Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse)

· Saint Qurbana

o 1ère de St Pierre 2 19-25 :

  • 19 En effet, c’est une grâce de supporter, par motif de conscience devant Dieu, des peines que l’on souffre injustement.
  • 20 En effet, si vous supportez des coups pour avoir commis une faute, quel honneur en attendre ? Mais si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu.
  • 21 C’est bien à cela que vous avez été appelés, car C’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces.
  • 22 Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge.
  • 23 Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice.
  • 24 Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris.
  • 25 Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.

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o 2ème à Timothée 2 1 à 13 :

  • 01 Toi donc, mon enfant, trouve ta force dans la grâce qui est en Jésus Christ.
  • 02 Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour.
  • 03 Prends ta part de souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus.
  • 04 Celui qui est dans l’armée ne s’embarrasse pas des affaires de la vie ordinaire, il cherche à satisfaire celui qui l’a enrôlé.
  • 05 De même, dans une compétition sportive, on ne reçoit la couronne de laurier que si l’on a observé les règles de la compétition.
  • 06 Le cultivateur qui se donne de la peine doit être le premier à recevoir une part de la récolte.
  • 07 Réfléchis à ce que je dis, car le Seigneur te donnera de tout comprendre.
  • 08 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile.
  • 09 C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
  • 10 C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
  • 11 Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
  • 12 Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
  • 13 Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même.

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o Saint Jean 20 19-31 :

  • 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
  • 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
  • 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
  • 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
  • 24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
  • 25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
  • 26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
  • 28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
  • 29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
  • 30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
  • 31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

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12 AVRIL 2015: Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse) Lectures pour la Liturgie.
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:54

Jérusalem ce 11 Avril 2015

Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:31
Prescriptions alimentaires dans les religions Chrétiennes,Juive et l'Islam

CHRISTIANISME:

Chez les Catholiques-romains, l’Église a, depuis le dernier Concile du Vatican, assouplie depuis 1966 les règles alimentaires : elle ne demande plus à ses fidèles que de « faire pénitence » chaque vendredi et de jeûner au moins le mercredi des Cendres et le Vendredi saint. Quant à l’abstinence de viande du vendredi, elle est devenue "ad libitum" , sauf pendant le Carême. Il reste que tous les Catholiques-romains fidèles aux Rites Liturgiques de l'avant-Concile conservent aussi la discipline plus stricte qui est en cohérence avec ceux-ci.

Les protestants ne connaissent pas d’interdit alimentaire particulier même si leur éthique de responsabilité les incite à une certaine tempérance.

Les Orthodoxes observent quatre périodes de jeûne : le Grand Carême et la Semaine sainte, le jeûne de Noël (Avent), le jeûne des Apôtres (en juin) et le jeûne de la Vierge (du 1er au 14 août). Sauf les samedis, dimanches et jours de fête, ce jeûne consiste en un seul repas par jour (généralement le soir), abstinence de viandes, œufs, laitages, huile et vin, et d’aliments cuits.

A ceci, il faut ,ajouter pour les Eglises de Tradition Syriaque le Jeûne des Ninivites (Qui fut prescrit par Jonas). Nous jeûnons aussi les mercredis (Jour ou, selon la tradition Juda trahit le Christ) et les Vendredis (Jour où le Christ s'Offrit à Son Père pour notre salut)

Dans le judaïsme, une grande partie des 365 interdictions de la Torah concerne les habitudes alimentaires. On peut les résumer en trois points : choix des animaux (seuls les mammifères ayant le sabot fendu, les poissons à écailles et nageoires et les oiseaux de basse-cour sont autorisés), interdiction de mélanger les laitages et la viande, interdiction de consommer le sang.

L’islam interdit rigoureusement les viandes de porc, de sanglier, de chien et autres animaux domestiques. Les animaux licites (halal) doivent être égorgés rituellement et vidés de leur sang, considéré comme impropre à la consommation. Pendant le mois de Ramadan, il est aussi prescrit au musulman de s’abstenir de toute nourriture et boisson pendant la journée.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:15
Les disciples d'Emmaüs

Deux hommes s’éloignent de Jérusalem. Ils sont venus pour la Pâques et la Pâque est finie. Ils s’entretiennent de leurs espoirs évanouis : ils ont cru en Jésus et voici que Jésus est mort sur la croix... ils cheminent tristement vers le village d’Emmaüs. Un homme les rejoint. Il ralentit sa marche pour voyager de compagnie avec eux : cela se faisait beaucoup en ce temps-là.

Ils s’étonnent :

- Tu es bien le seul étranger venu à Jérusalem qui ignore les choses qui y sont arrivées ces jours-ci !

Le voyageur paraît en effet ne rien savoir. Il souhaite d’être éclairé. Alors les hommes d’Emmaüs lui racontent l’arrestation de Jésus, son procès, sa mort sur la croix. Ils tentent de lui faire comprendre la profondeur de leur déception. Ils avaient tant espéré que ce Jésus délivrerait Israël !

Les disciples d'Emmaüs

Ils font aussi allusion à ce que l’on raconte : on aurait trouvé vide le tombeau de Jésus. Selon certains il serait ressuscité. Comment y croire ? Personne ne l’a revu vivant.

Le voyageur, si attentif jusque-là, si amical, se rembrunit. Il lance aux pèlerins d’Emmaüs :

- Cœurs sans intelligence !

Il leur reproche d’avoir oublié ce qu’avaient annoncé les prophètes :

- Ne comprenez-vous pas qu’il fallait que le Christ endure ces souffrances pour entre dans sa gloire ?

Impressionnés, ils l’écoutent. On continue ainsi jusqu’à l’étape du soir. A l’auberge, les pèlerins invitent à souper ce voyageur qui parle si bien. « Or, pendant qu’il était à table avec eux, raconte Jean, il prit le pain, prononça une bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. »

Ils sont sur le point de se jeter aux pieds de Jésus lorsqu’ils se retrouvent seuls : « Mais lui devint invisible à leurs yeux. »

Aussitôt, les pèlerins rebroussent chemin, courent à Jérusalem, retrouvent les fidèles de Jésus qu’ils connaissent, leur racontent dans tous ses détails la fantastique aventure qu’ils viennent de vivre.

C’est grâce à la relation que l’apôtre Jean en a laissée que nous la connaissons.

Source : Alain Decaux raconte Jésus aux enfants.

Les disciples d'Emmaüs
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:08
DIEU OU RIEN ! Un très intéressant entretien avec le Cardinal R SARAH: Un programme de sainteté

Journaliste et écrivain, Nicolas Diat a mené des entretiens avec le cardinal Robert Sarah, publiés sous le titre Dieu ou rien, entretien sur la foi. Pour L’Homme Nouveau, l’abbé Claude Barthe et Philippe Maxence se sont entretenus à bâtons rompus avec ce cardinal guinéen à la parole aussi étincelante que le matin de la Résurrection.

Philippe Maxence : « Dieu ou rien », Éminence, c’est le programme de la sainteté. Voulez-vous être un saint ?

Cardinal Robert Sarah : Oui, parce que c’est notre première vocation : être saint parce que le Seigneur, notre Dieu, est saint. Par Dieu ou rien, je voudrais parvenir à replacer Dieu au centre de nos pensées, au centre de notre agir, au centre de notre vie, à la seule place qu’Il doit occuper. Afin que notre cheminement de chrétiens puisse graviter autour de ce roc et de cette ferme assurance de notre foi. Avec ce livre, je voudrais témoigner de la bonté de Dieu, à travers le récit de mon expérience. Dieu est premier dans notre vie parce qu’Il nous aime et que la meilleure façon de lui rendre cet amour consiste à L’aimer au centuple. Le monde occidental a malheureusement oublié la centralité de l’amour divin. Il est nécessaire de reprendre cette relation à Dieu. À ce titre, mon témoignage est là pour inviter le monde à ne plus rejeter Dieu. Quand je regarde ma vie, j’y vois, en effet, la trace très concrète de la prédilection divine. Je viens d’une simple famille africaine et d’un village très éloigné du centre-ville. Qui aurait pu dire à ma naissance tout ce que Dieu allait accomplir ? Pour devenir séminariste puis prêtre, je suis allé de la Guinée au Sénégal en passant par la Côte d’Ivoire et la France. Par la suite, je suis devenu évêque de Conakry, dans des conditions difficiles. Puis j’ai été appelé à Rome, au cœur même de l’Église. Comment me taire alors que chaque étape de ma vie forme un signe très clair de l’action de Dieu sur moi ?

Abbé Claude Barthe : Quelles sont les forces et les faiblesses du catholicisme africain ?

Card. R. S. : Vous avez raison de parler de forces et de faiblesses. L’Église en Afrique est encore jeune, et tout ce qui est jeune est fragile. Il est donc nécessaire de ce fait d’accroître le nombre de chrétiens, non seulement en termes quantitatifs, mais également en assimilant toujours mieux l’Évangile, en aidant les chrétiens à vivre pleinement, sans réticence ni compromis, dans la théorie comme dans la pratique, les exigences de la foi chrétienne. Les papes ont toujours poussé dans cette direction. Lorsque Paul?VI,?en 1969, désignait l’Afrique comme la « nouvelle patrie du Christ – nova patria Christi Africa », il évoquait une réalité qui n’empêche pas la nécessité pour nous Africains d’accueillir toujours plus profondément l’Évangile. Quand on rencontre l’Évangile et quand l’Évan­gile nous pénètre, il nous déstabilise, il nous transforme, il nous change radicalement et nous donne des orientations et des références morales nouvelles. C’est pourquoi je demande vraiment de tout cœur que le Christ habite l’Afrique, car désormais l’Afrique est sa nouvelle patrie.Mais en même temps il y a un véritable dynamisme dans l’Église africaine et je crois véritablement ­qu’elle est appelée à jouer un rôle au niveau de l’Église universelle. L’Église en Afrique répond profondément au dessein de Dieu. Il l’a voulu dès l’origine. Quand je parle des origines, je ne me réfère pas seulement à saint Augustin, mais je pense également au fait que c’est un pays africain, l’Égypte, qui a accueilli la Sainte Famille et qui a permis de sauver Jésus. C’est aussi un Africain, Simon de Cyrène, qui a aidé le Christ à porter sa Croix jusqu’au Golgotha. L’Afrique a été impliquée dans l’Histoire du Salut depuis les origines. Et aujourd’hui, dans le contexte de crise profonde, qui voit la foi elle-même remise en cause et les valeurs rejetées, je crois fortement que l’Afrique peut apporter, dans sa pauvreté, dans sa misère, ses biens les plus précieux : sa fidélité à Dieu, à l’Évangile, son attachement à la famille, à la vie, dans un moment historique où l’Occident donne l’impression de vouloir imposer des valeurs inverses.

Abbé C.B. : Il y a beaucoup de prêtres en Afrique. Êtes-vous inquiet du manque de formation du clergé comme c’est encore trop souvent le cas en France ?

Card. R. S. : Nous avons beaucoup de vocations, mais pas assez de formateurs solides et d’expérience. Voyez-vous, nous avons souvent des jeunes prêtres qui, une fois terminé leurs études à Paris ou à Rome, sont tout de suite appelés à enseigner dans les séminaires. Ils n’ont pas l’expérience suffisante ni réellement consolidée par le temps et une relation personnelle avec Jésus. Ils sont dans la situation de ceux qui ont des connaissances sans les avoir réellement assimilées sur le terrain. Notre drame n’est donc pas le manque de prêtres, mais le manque de prêtres réellement configurés au Christ et devenus Ipse Christus : le Christ lui-même. D’une certaine manière, nous sommes trop nombreux, comme prêtres. Nous sommes aujourd’hui plus de 400 000 prêtres dans le monde. Déjà au début du VIIe siècle saint Grégoire le Grand écrivait : « Le monde est rempli de prêtres, mais on rencontre rarement un ouvrier dans la moisson de Dieu ; nous acceptons bien la fonction sacerdotale, mais nous ne faisons pas le travail de cette fonction ». Qu’est-ce qui a bouleversé le monde ? Douze apôtres totalement mangés par Jésus, pris par Jésus. Nous manquons de ce type de prêtres. Certes, ils ont étudié beaucoup de textes scientifiques, mais ils se retrouvent incapables de nourrir le peuple de Dieu et de l’entraîner vers la radicalité de l’Évangile, parce qu’eux-mêmes n’ont pas réellement vu ni rencontré le Christ personnellement. Il faudrait qu’ils soient comme saint Augustin. Malgré sa qualité exceptionnelle de théologien, sa parole sortait de son cœur et de son expérience. Voilà le profil de prêtres que je voudrais !

Abbé C.B. : La manière dont s’est faite la réforme liturgique et du coup l’esprit liturgique dans lequel se réalise la formation des prêtres n’éloignent-ils pas du modèle sacerdotal que vous prônez ?

Card. R. S. : Nous constatons de plus en plus que l’homme cherche à prendre la place de Dieu, que la liturgie devient un simple jeu humain. Si les célébrations eucharistiques se transforment en des lieux d’application de nos idéologies pastorales et d’options politiques partisanes qui n’ont rien à voir avec le culte spirituel à célébrer de la façon voulue par Dieu, le péril est immense. Il me semble urgent de mettre plus de soin et de ferveur dans la formation liturgique des futurs prêtres. Leur vie intérieure et la fécondité de leur ministère sacerdotal dépendront de la qualité de leur relation avec Dieu, dans ce face-à-face quotidien que la liturgie nous donne d’expérimenter.

Abbé C.B. : Vous racontez dans votre livre, à propos de ce type d’options, l’épisode de la suppression du baldaquin de la cathédrale de Conakry par Mgr Tchidimbo.

Card. R. S. : Oui, c’était une réforme liturgique à la française ! On a voulu améliorer la participation du peuple de Dieu à la liturgie, sans s’interroger peut-être suffisamment sur la signification de cette « participation ». Qu’est-ce que veut dire « participer à la liturgie ? ». Cela veut dire entrer pleinement dans la prière du Christ. Rien à voir donc avec le bruit, l’agitation et le fait que chacun joue un rôle comme dans un théâtre. Il s’agit d’entrer dans la prière de Jésus, de s’immoler avec Lui, d’être en quelque sorte transsubstantié et devenir, nous-mêmes, des hosties vivantes, saintes, agréables à Dieu. C’est exactement ce que saint Grégoire de Nazianze affirme, lorsqu’il dit : « Nous allons participer à la Pâque (…). Eh bien quant à nous, participons (…) de façon parfaite (…). Offrons en sacrifice, non pas de jeunes taureaux ni d’agneaux portant cornes et sabots (…). Offrons à Dieu un sacrifice de louange sur l’autel céleste, en union avec les chœurs du Ciel. Ce que je vais dire va plus loin : c’est nous-mêmes que nous devons offrir à Dieu en sacrifice ; offrons-Lui chaque jour toute notre activité. Acceptons tout pour le Christ ; par nos souffrances, imitons sa Passion ; par notre sang, honorons son Sang ; montons vers la Croix avec ferveur ! ». Il ne s’agit pas de nous distribuer des rôles ou des fonctions. Progressivement, nous sommes appelés à entrer dans le mystère eucharistique et à le célébrer comme Jésus et comme l’Église l’a toujours célébré. L’Eucharistie doit nous assimiler au Christ, nous faire devenir un seul et même être avec le Christ. Je deviens moi-même le Christ. Benoît XVI a été clair sur le fait que l’Église ne se bâtit pas à coups de ruptures, mais dans la continuité. Sacrosanctum Concilium, le texte conciliaire sur la sainte liturgie, ne supprime pas le passé. Par exemple, il n’a jamais demandé la suppression du latin ou la suppression de la messe de saint Pie V.

Abbé C.B. : Vous soulignez la nécessaire pérennité de l’enseignement moral de l’Église, malgré la pression des courants relativistes. C’est toute la question du magistère. Comment envisager, pour l’avenir, le fonctionnement de ce magistère ?

Card. R. S. : Il faut absolument conserver fidèlement et précieusement les données essentielles de la foi chrétienne, dans une intelligence qui cherche à les explorer en profondeur et à les comprendre de manière active et toujours nouvelle. Mais nous devons garder intact le dépôt de la foi et le conserver à l’abri de toute violation et de toute altération. Si l’Église commence à parler comme le monde et à adopter le langage du monde, elle devra accepter de changer son mode de jugement moral, et par conséquent, ­elle devra abandonner sa prétention à vouloir éclairer et guider les consciences. Ce faisant l’Église devra renoncer à sa mission d’être pour les peuples une lumière de vérité. « Elle devra renoncer à dire qu’il y a des biens qui sont des fins, qu’il est noble à l’homme de les poursuivre, non seulement comme valeur, mais comme but à atteindre. Surtout, elle devra renoncer à dire qu’il y a des actes qui sont en eux-mêmes intrinsèquement mauvais et qu’aucune circonstance ne les permet ». Je pense donc que le magistère doit rester ferme comme un roc. Car si on crée un doute, si le magistère se situe par rapport au moment où nous vivons, l’Église n’a plus le droit d’enseigner. Aujourd’hui le plus urgent se situe vraiment dans la stabilité que doit avoir l’enseignement de l’Église. L’Évangile reste le même. Il ne bouge pas. Naturellement il faut toujours un travail de formulation pour mieux atteindre les personnes, mais on ne peut pas, sous prétexte qu’elles ne nous écoutent plus, adapter la formulation de l’enseignement du Christ et de l’Église aux circonstances, à l’histoire ou à la sensibilité de chacun. Si l’on crée un magistère instable, on crée un doute permanent. Il y a un immense travail à accomplir à ce sujet : rendre perceptible l’enseignement de l’Église tout en gardant intact le noyau de la doctrine. Et c’est pourquoi il est inadmissible de séparer la pastorale de la doctrine : une pastorale sans doctrine est une pastorale bâtie sur du sable.

Abbé C.B. : On a l’impression qu’il n’y a plus aujourd’hui de frontière définie dans l’Église entre ceux qui sont dehors et ceux qui sont dedans. En France, par exemple, il y a des universités catholiques où des hérésies sont enseignées explicitement et elles restent « catholiques ». Au dernier Synode, certains soutenaient la ligne qui a été la vôtre, mais d’autres disaient le contraire. Or, tous sont donnés comme « catholiques ». Est-ce que pour le bien des âmes, il ne faudrait pas en revenir, non seulement à un enseignement clair, mais aussi à la déclaration explicite que tel ou tel n’est plus catholique ?

Card. R. S. : Je crois que laisser un prêtre ou un évêque dire des choses qui ébranlent ou ruinent le dépôt de la foi, sans l’interpeller, est une faute grave. Au minimum, il faut l’interpeller et lui demander d’expliquer les raisons de ses propos, sans hésiter à exiger de les reformuler de manière conforme à la doctrine et à l’enseignement séculaire de l’Église. On ne peut pas laisser les gens dire ou écrire n’importe quoi sur la doctrine, la morale, ce qui actuellement désoriente les chrétiens et crée une grande confusion sur ce que le Christ et l’Église ont toujours enseigné. L’Église ne doit jamais abandonner son titre de Mater et Magistra : son rôle de mère et d’éducatrice des peuples. Comme prêtres, évêques ou simples laïcs, nous avons tort de ne pas dire qu’une chose est fausse. L’Église ne doit pas hésiter à dénoncer le péché, le mal et toute mauvaise conduite ou perversions humaines. L’Église assume, au nom de Dieu, une autorité paternelle et maternelle. Et cette autorité est un service humble pour le bien de l’humanité. Nous souffrons aujourd’hui d’un défaut de paternité. Si un père de famille ne dit rien à ses enfants sur leur conduite, il n’agit pas comme un véritable père. Il trahit sa raison et sa mission paternelle. Le premier devoir de l’évêque consiste donc à interpeller un prêtre quand les propos de ce dernier ne sont pas conformes à la doctrine. Il s’agit d’une lourde responsabilité. Quand Jean-Baptiste a déclaré à Hérode : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère », il a perdu la vie. Malheureusement, aujourd’hui, l’autorité se tait souvent par peur notamment d’être traitée d’intolérante ou d’être décapitée. Comme si montrer la vérité à quelqu’un revenait à être intolérant ou intégriste alors qu’il s’agit d’un acte d’amour.

Abbé C.B. : En France, le catholicisme institutionnel apparaît vieillissant alors que la base – ce que l’on appelle le « nouveau catholicisme » – est jeune et dynamique. Mais il y a un décalage entre ce catholicisme de terrain et beaucoup de pasteurs. N’y a-t-il pas un problème dans la nomination des évêques ?

Card. R. S. : C’est une question difficile que vous me posez. Laissons l’Esprit Saint nous travailler, nous transformer et nous renouveler. C’est lui en effet qui renouvelle la face de la terre. C’est lui qui vivifie et sanctifie l’Église. Pour ce qui regarde le deuxième aspect de votre question, je voudrais très simplement donner cette information. La liste et les noms des candidats à l’épiscopat sont généralement proposés par la Conférence épiscopale nationale. La Conférence épiscopale, consciente des défis d’aujourd’hui, de la problématique de l’Église de France et du diocèse à pourvoir, suggère des candidats dignes et idoines. La nomination d’un évêque est une énorme responsabilité devant Dieu et devant l’Église. Les noms des candidats à l’épiscopat, en d’autres termes la « terna », sont présentés au nonce apostolique. Le nonce apostolique, après avoir obtenu l’autorisation du dicastère compétent, procède à l’enquête sur chaque candidat. Le nonce et Rome font entièrement confiance à la conscience, à la droiture et à l’honnêteté des informations. Si tout est fait dans la crainte de Dieu et pour le bien de l’Église, il n’y a pas de raison que la contribution des informateurs ne puisse pas aider le Pape à choisir de bons évêques. Tout dépend de l’Église locale. Mais je voudrais aussi souligner que parfois d’excellents prêtres ne sont pas faits pour être évêques. Il arrive aussi qu’un excellent prêtre, une fois évêque, devienne méconnaissable, parce que l’autorité, l’exercice du pouvoir l’ont profondément modifié. Au lieu d’être un père, un guide spirituel et un pasteur, il devient un chef difficile et pauvre en rapports humains.

Dieu ou rien, Entretien sur la foi, Fayard, 422 p., 21,90 €.

Source: l’homme nouveau

DIEU OU RIEN ! Un très intéressant entretien avec le Cardinal R SARAH: Un programme de sainteté
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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