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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 08:44
Mercredi 8 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mercredi de Pâque. Hevorae mercredi

Soirée

o Saint-Luc 23: 46 – 56 :

  • 46 Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira.
  • 47 À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. »
  • 48 Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine.
  • 49 Tous ses amis, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, se tenaient plus loin pour regarder.
  • 50 Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste,
  • 51 qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le règne de Dieu.
  • 52 Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus.
  • 53 Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un tombeau taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé.
  • 54 C’était le jour de la Préparation de la fête, et déjà brillaient les lumières du sabbat.
  • 55 Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé.
  • 56 Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.

o 24: 1 – 12 :

  • 01 Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés.
  • 02 Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau.
  • 03 Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
  • 04 Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant.
  • 05 Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?
  • 06 Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée :
  • 07 “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” »
  • 08 Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites.
  • 09 Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres.
  • 10 C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres.
  • 11 Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas.
  • 12 Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

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Matin

o Luc 24: 13 -35 :

  • 13 Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
  • 14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
  • 15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
  • 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
  • 17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
  • 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
  • 19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
  • 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
  • 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
  • 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
  • 23 elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
  • 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
  • 25 Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
  • 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
  • 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
  • 28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
  • 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
  • 30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
  • 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
  • 32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
  • 33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
  • 34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
  • 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

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Avant de Saint Qurbana

o Exode 40: 1-16 :

  • 01 Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
  • 02 « Au premier mois, le premier jour du mois, tu dresseras la Demeure de la tente de la Rencontre.
  • 03 Tu y mettras l’arche du Témoignage et tu protégeras l’arche avec le rideau.
  • 04 Tu apporteras la table et tu la disposeras avec soin. Tu apporteras le chandelier et tu allumeras ses lampes.
  • 05 Tu placeras l’autel d’or pour l’encens devant l’arche du Témoignage et tu mettras le rideau à l’entrée de la Demeure.
  • 06 Tu placeras l’autel de l’holocauste devant l’entrée de la Demeure de la tente de la Rencontre.
  • 07 Tu placeras la cuve entre la tente de la Rencontre et l’autel, et tu y verseras de l’eau.
  • 08 Tu installeras l’enceinte du parvis et tu placeras le rideau de la porte du parvis.
  • 09 Tu prendras l’huile de l’onction, et tu feras l’onction sur la Demeure et tout ce qu’elle contient ; tu la consacreras, ainsi que tous ses accessoires, et elle sera sainte.
  • 10 Tu feras l’onction sur l’autel de l’holocauste et tous ses accessoires, tu le consacreras, et l’autel sera très saint.
  • 11 Tu feras l’onction sur la cuve et son support, et tu la consacreras.
  • 12 Tu feras approcher Aaron et ses fils de l’entrée de la tente de la Rencontre, tu les baigneras dans l’eau,
  • 13 tu revêtiras Aaron des vêtements sacrés, tu lui donneras l’onction et tu le consacreras afin qu’il exerce pour moi le sacerdoce.
  • 14 Tu feras approcher ses fils, tu les revêtiras de tuniques,
  • 15 tu leur donneras l’onction comme tu l’as donnée à leur père, afin qu’ils exercent pour moi le sacerdoce. Ainsi, l’onction reçue leur conférera un sacerdoce perpétuel, de génération en génération. »
  • 16 Moïse exécuta tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.

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o Josué 2:1-6 :

  • 01 Depuis Shittim, Josué, fils de Noun, envoya discrètement deux espions. Il leur dit : « Allez voir le pays et Jéricho. » Ils y allèrent, entrèrent dans la maison d’une prostituée nommée Rahab et y couchèrent.
  • 02 On dit au roi de Jéricho : « Des hommes sont entrés ici cette nuit, des fils d’Israël, pour reconnaître le pays. »
  • 03 Alors, le roi de Jéricho envoya dire à Rahab : « Fais sortir les hommes qui sont venus chez toi – qui sont entrés dans ta maison – car c’est pour reconnaître tout le pays qu’ils sont venus. »
  • 04 Mais la femme emmena les deux hommes et les cacha. Puis elle dit : « Oui, ces hommes sont entrés chez moi, mais je ne savais pas d’où ils venaient.
  • 05 Ils sont sortis quand, à la nuit tombante, on allait fermer la porte de la ville. Je ne sais pas où ils sont allés. Dépêchez-vous de les poursuivre, et vous les rattraperez. »
  • 06 Or, elle les avait fait monter sur le toit en terrasse et les avait cachés sous les tiges de lin rangées sur le toit.

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o Isaïe 49: 13 à 21 :

  • 13 Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.
  • 14 Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. »
  • 15 Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.
  • 16 Car je t’ai gravée sur les paumes de mes mains, j’ai toujours tes remparts devant les yeux.
  • 17 Ils accourent, tes bâtisseurs ; tes démolisseurs, tes dévastateurs, ils s’éloignent de toi.
  • 18 Lève les yeux alentour et regarde : tous, ils se rassemblent et viennent vers toi. Par ma vie – oracle du Seigneur –, tous, ils seront comme une parure que tu revêtiras, autour de toi, comme la ceinture d’une jeune mariée.
  • 19 Car tes ruines, tes décombres, ton pays dévasté sont désormais trop étroits pour tes habitants, et ceux qui te dévoraient s’éloigneront.
  • 20 Les fils dont tu étais privée te diront de nouveau à l’oreille : « L’espace est trop étroit pour moi, fais-moi place, que je m’installe. »
  • 21 Et tu diras en ton cœur : « Qui me les a enfantés, ceux-là ? Privée d’enfants, j’étais stérile, j’étais bannie, rejetée, et ceux-là, qui les a élevés ? Quand moi, je restais seule, ceux-là, où donc étaient-ils ? »

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· Saint Qurbana :

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o Actes 4: 8-21 :

  • 08 Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
  • 09 nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
  • 10 Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
  • 11 Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
  • 12 En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
  • 13 Constatant l’assurance de Pierre et de Jean, et se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus.
  • 14 Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire.
  • 15 Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux.
  • 16 Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.
  • 17 Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. »
  • 18 Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
  • 19 Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger.
  • 20 Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
  • 21 Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

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o Hébreux 3: 1-13 :

  • 01 Ainsi donc, frères saints, vous qui avez en partage une vocation céleste, considérez Jésus, l’apôtre et le grand prêtre de notre confession de foi :
  • 02 pour celui qui l’a institué, il est, comme Moïse, digne de foi dans toute sa maison.
  • 03 Lui, il a même été jugé digne d’une plus grande gloire que Moïse, dans la mesure où le constructeur de la maison reçoit plus d’honneur que la maison elle-même.
  • 04 Car toute maison est construite par quelqu’un, et celui qui a tout construit, le Christ, est Dieu.
  • 05 Moïse, lui, a été digne de foi dans toute la maison de Dieu en qualité d’intendant, pour attester ce qui allait être dit.
  • 06 Mais le Christ, lui, est digne de foi en qualité de Fils à la tête de sa maison ; et nous sommes sa maison, si du moins nous maintenons l’assurance et la fierté de l’espérance.
  • 07 C’est pourquoi, comme le dit l’Esprit Saint dans un psaume : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,
  • 08 n’endurcissez pas votre cœur comme au temps du défi, comme au jour de l’épreuve dans le désert,
  • 09 quand vos pères m’ont mis à l’épreuve et provoqué. Alors ils m’ont vu à l’œuvre
  • 10 pendant quarante ans ; oui, je me suis emporté contre cette génération, et j’ai dit : Toujours ils ont le cœur égaré, ils n’ont pas connu mes chemins.
  • 11 Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos !
  • 12 Frères, veillez à ce que personne d’entre vous n’ait un cœur mauvais que le manque de foi sépare du Dieu vivant.
  • 13 Au contraire, encouragez-vous les uns les autres jour après jour, aussi longtemps que retentit l’« aujourd’hui » de ce psaume, afin que personne parmi vous ne s’endurcisse en se laissant tromper par le péché.

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o Saint-Marc 8:27-33 :

  • 27 Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? »
  • 28 Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. »
  • 29 Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. »
  • 30 Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne.
  • 31 Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
  • 32 Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
  • 33 Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Mercredi 8 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mercredi de Pâque. Hevorae mercredi

LA JOIE DE LA RÉSURRECTION

Par Père Matta El-Maskine, Monastère de Saint Macaire Le Grand ©

 

La joie de la Résurrection est la première tradition chrétienne1. Tradition à la fois spirituelle et théologique, elle est enracinée dans l’Église. Notre joie venant de la Résurrection devrait être exactement semblable à la joie qui inonda le cœur de Pierre et de Jean, celui des disciples sur la route d’Emmaüs, et celui des Onze assemblés dans la chambre haute.

1. Ce fut une joie profondément ressentie, humainement parlant, une joie bouleversante, qui envahit le cœur et la sensibilité des disciples.

2. Une joie assurée par la présence tangible et visible du Christ; une joie qui ne demande point de preuve logique, théologique ou intellectuelle.

3. Une joie qui a illuminé le passé et surmonté tous les événements de la Passion du Christ. Une joie qui a éclairé tous les enseignements que le Christ avait donnés au cours des trois années précédentes. Cette joie est l’essentiel de la Bonne Nouvelle évangélique. Toute chose doit être considérée dorénavant, à la lumière de la Résurrection.

4. Une joie ressentie dans toute sa dimension éternelle, une joie qui surpasse le temps, la mort et toute la création présente, avec tout ce qu’elle comporte d’imperfections, de fautes et de faiblesses. Une joie qui transfigure l’échec actuel, et en fait le moyen, la porte et le chemin par lesquels nous tendons vers la perfection chrétienne future. Nous vivons alors cette perfection en espérance, dès le moment présent (dans « l’espérance vivante » de 1 Pi 1,3).

La Résurrection est la réalité de l’avenir anticipé aujourd’hui. L’Église tient à exprimer cette dimension éternelle déjà présente, en faisant de chaque dimanche une célébration de la Résurrection du Seigneur. Chaque jour de la semaine devient alors une préparation au dimanche. C’est un défi jeté au temps et une tentative sérieuse pour le rénover ou pour le transfigurer par l’Esprit.

5. La joie de la Résurrection doit être inséparable de la nouvelle création que nous vivons actuellement, grâce à notre union au Christ, dans le mystère de son corps et de son sang. La joie de la Résurrection grandit alors en nous, dans la mesure où nous sommes nourris, jour après jour, par le Pain Vivant descendu du ciel, Pain qui réjouit l’esprit et le cœur de l’homme, et qui oriente son espérance vers le ciel.

6. La joie de la Résurrection doit être la puissante énergie qui stimule chaque jour nos efforts et ravive sans cesse notre vigilance, pour sauvegarder dans une pureté irréprochable, le trésor qui nous est confié jusqu’à la venue du Seigneur. La Résurrection représente pour nous la victoire certaine de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de la vérité sur le mensonge, de la pureté sur la souillure, de la justice sur l’oppression, du repos sur la fatigue, de la joie sur la tristesse et de la paix sur l’angoisse.

7. La joie de la Résurrection doit être la vive consolation qui nous réconforte, en toute certitude, de toute perte subie actuellement, quelque grande qu’elle soit, morale ou physique, serait-ce même la mort. Le Christ est ressuscité pour nous donner la preuve certaine que tous les malheurs, toutes les machinations du démon et des hommes corrompus en ce monde, sont anéantis par un verdict céleste irréversible, proclamé par la cour suprême, qui siège au ciel, afin de « rendre la tribulation à ceux qui nous l’infligent » (2 Th 1,6), selon la justice de Dieu qui ne peut faillir.

La Résurrection est une puissance mystérieuse, grâce à laquelle tout mal dirigé contre nous et toute perte qui nous atteint sont transformés en récompense céleste. Nous en recevons dès maintenant l’avant-goût mystique, sous forme de consolation et de joie : « De même, en effet, que les souffrances du Christ abondent pour nous, de même, par le Christ abonde aussi notre consolation » (2 Cor 1,5).

Cette transformation se poursuit toujours. Saint Paul l’affirme fréquemment :

« Ainsi la mort est à l’œuvre en nous, mais la vie en vous » (2 Cor 4,12).

« Pour moi, bien volontiers, je dépenserai et me dépenserai moi-même tout entier pour vous » (2 Cor 12,15).

« Nous prions Dieu que vous ne fassiez aucun mal ; nous ne désirons pas donner nos preuves, mais vous voir faire le bien et que l’épreuve paraisse tourner contre nous » (2 Cor 13,7).

« Car nous sommes dans la joie, chaque fois que nous sommes faibles et que vous êtes forts » (2 Cor 13,9).

« Sommes-nous en difficulté ? C’est pour votre consolation et votre salut ! Sommes nous consolés ? C’est pour votre consolation ! » (2 Cor 1,6)

« Or toutes ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai considérées comme une perte, à cause du Christ. Mais oui, je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu’est la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur. ? cause de lui, j’ai tout perdu et je considère cela comme ordures afin de gagner le Christ » (Ph 3,7-8).

 

 

8. La Résurrection nous donne la réponse à toute question que pose le silence de Dieu, à l’époque actuelle : Pourquoi ne montre-t-il pas sa justice et sa miséricorde et ne tire-t-il pas vengeance du mensonge, de l’injustice, du blasphème proféré contre lui ou contre ses enfants fidèles et croyants ?

La réponse est celle ci : la récompense est proche, fidèle, parfaite, pleine de la sagesse de Dieu. Elle se modèle sur la Résurrection du Christ, lui qui est mort dans la faiblesse, l’ignominie, la honte, lui qui a tout perdu, mais qui est ressuscité pour nous appeler « par sa propre gloire et sa force agissante, (...) à devenir participants de sa nature divine », comme le dit l’Apôtre Pierre dans sa deuxième Épître. (cf. 1 Pi 1,4).

Il est ressuscité des morts, non seulement en sa propre personne, mais en ressuscitant avec lui chacun de ceux qui sont morts comme lui et qui meurent comme lui, injustement persécutés pour l’amour de la vérité, battus et humiliés, pour avoir observé les commandements. La compensation de l’injustice de cette vie nous est assurée par la Résurrection du Seigneur. Nous devons la recevoir maintenant comme une réalité vivante et actuelle. Nous pouvons la goûter déjà, par la foi en la Résurrection du Christ. Nous attendons sa pleine manifestation, dans la patience et l’espérance vivante dans le Christ. Pour le moment, il suffit qu’il intercède pour nous, ou plutôt qu’il juge déjà en notre faveur, sans tarder : « Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils, ne nous donnerait-il pas tout ? Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu justifie ! Qui est celui qui juge et condamne ? Jésus Christ qui est mort, bien plus, qui est ressuscité, qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous » (Ro 8,32-34).

Aussi S. Paul nous dit-il avec assurance :

« Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais en toute occasion, par la prière et la supplication, accompagnées d’actions de grâces, faites connaître vos demandes à Dieu » (Ph 4,4-6).

« Vous êtes notre orgueil parmi les Églises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi dans toutes les persécutions et les épreuves que vous supportez. Elles sont les signes du juste jugement de Dieu : leur but est de vous rendre dignes du Royaume de Dieu pour lequel vous souffrez.. Il est juste, en effet, que Dieu rende détresse pour détresse à vos oppresseurs et que Dieu vous donne, à vous, les opprimés, le repos avec nous lors de la révélation du Seigneur Jésus, qui viendra du ciel avec les anges de sa puissance » (2 Th 1,4-7).

 

9. Imminence de la Résurrection

La Résurrection du Christ n’a pas tardé. Juste trois jours après la crucifixion, Dieu intervint pour mettre fin à l’injustice et donner la preuve que son jugement était rapide, sa condamnation immédiate et sa riposte fulgurante à toute action injuste et malfaisante. S’il nous semble parfois qu’il tarde à intervenir, ce retard n’existe, en fait, que dans notre manière d’évaluer le temps, d’après notre logique. L’intervention divine à notre égard a lieu en vertu de la Résurrection. Celle-ci est déjà accomplie et reste toujours actuelle : « C’est maintenant le jugement de ce monde » (Jn 12,31).

L’acceptation de la condamnation, de l’humiliation ou de l’injustice se fonde sur la confiance dans le jugement suprêmement équitable de Dieu :

« J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues, à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai pas caché mon visage face aux outrages et aux crachats. C’est que le Seigneur me vient en aide : dès lors je ne cède pas aux outrages, dès lors j’ai rendu mon visage dur comme un silex, j’ai su que je n’éprouverais pas de honte. Il est proche, celui qui me justifie. Qui veut me quereller ? Comparaissons ensemble. Qui sera mon adversaire en jugement ? Qu’il s’avance vers moi. Oui, le Seigneur Dieu me vient en aide : qui donc me convaincrait de culpabilité ? » (Is 50,6-9).

Toute intervention divine aujourd’hui, tout jugement miséricordieux, toute rémission et toute abolition de l’injustice se fondent sur le jugement rendu en faveur du Christ et sur l’intervention divine à son endroit : « Avant la venue de la foi (au Christ), nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée » (Ga 3,23).

Sans le Christ, nous étions tous « enfermés dans la désobéissance » (cf. Ro 11,32) : « Ils sont tous dévoyés, ensemble pervertis, pas un qui fasse le bien, pas un seul » (Ro 3,12). Mais dans le Christ, nous avons reçu un pardon gratuit, une justification plénière et générale, car il a accompli en lui-même toute la justice divine et a enduré toute la peine méritée par les pécheurs. Aussi il est devenu notre justice (cf. 1 Co 1,30), et le jugement rendu en sa faveur nous est fermement assuré.

Nous devrions alors constamment méditer ces paroles de S. Paul déjà citées, afin de nous convaincre que les jugements de Dieu en faveur de ses élus se réalisent dès maintenant, d’une manière vivante, effective, et instantanée. Il ne leur manque que d’être manifestés au temps opportun :

« Lui, qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils ne nous donnerait-il pas tout ? Qui accusera les élus de Dieu (maintenant ou à l’avenir) ? C’est Dieu qui justifie. Qui est celui qui juge et condamne (pas au futur mais au présent) ? Jésus Christ qui est mort, bien plus, qui est ressuscité (c’est-à-dire qui a subi une sentence injuste et qui l’a annulée par sa Résurrection), lui qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous. Qui nous séparera de l’amour du Christ ? » (Ro 8,32-35).

Aussi nous n’attendons pas que Dieu nous fasse justice, comme si quelque chose devait encore arriver. Nous avons plutôt l’assurance qu’il est toujours avec nous, toujours présent :

« Il est proche celui qui me justifie » (Is 50,8).

 

10. Résurrection et vivante espérance

L’espérance est devenue une part vivante de notre foi et de notre conduite; le verset-clé pour nous est :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance, par la Résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 Pi 1,3).

Grâce à la Résurrection, notre foi chrétienne ne porte pas sur de vagues réalités futures, mais sur des réalités du monde à venir déjà vues et touchées, bien que, selon leur véritable nature, elles soient totalement suprasensibles. La miséricorde de Dieu a été si abondante dans le Christ, que les choses qui semblaient impossibles et illusoires pour la logique humaine, sont devenues, grâce à la foi, des réalités que nous vivons dans l’Esprit, et que nous sentons et touchons par la foi. Ces réalités sont perçues par les enfants et ressenties par les simples. Ainsi notre foi chrétienne, ou notre foi dans le Christ, est-elle devenue « la garantie des biens que l’on espère », les sachant déjà actuels par la foi, et « la certitude des réalités à venir » (cf. He 11,1), les sachant déjà commencées mystiquement, bien qu’elles demeurent invisibles aux yeux du monde :

« C’est lui, l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas » (Jn 14,17).

« L’homme, laissé à sa seule nature, n’accepte pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu. C’est une folie pour lui, il ne peut le connaître car c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Cor 2,14).

La Résurrection est alors la base de la foi chrétienne ; elle est également sa puissance qui agit en nous, sa joie présente en nous, et sa paix qui nous inonde au delà de toute compréhension.

« En effet, il est écrit (à propos d’Abraham): “J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de peuples”. Il est notre père devant celui en qui il a cru, le Dieu qui fait vivre les morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi le père d’un grand nombre de peuples, selon la parole : « Telle sera ta descendance ». Il ne faiblit pas dans la foi en considérant son corps – il était presque centenaire – et le sein maternel de Sara, l’un et l’autre atteints par la mort. Devant la promesse divine, il ne succomba pas au doute, mais il fut fortifié par la foi et rendit gloire à Dieu, pleinement convaincu que, ce qu’il a promis, Dieu a aussi la puissance de l’accomplir. Voilà pourquoi cela lui fut compté comme justice. Or, ce n’est pas pour lui seul qu’il est écrit “cela lui fut compté”, mais pour nous aussi, nous à qui la foi sera comptée puisque nous croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification » (Ro 4,17-25).

« Ainsi donc, justifiés par la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ ; par lui, nous avons accès, par la foi, à cette grâce en laquelle nous sommes établis et nous mettons notre orgueil dans l’espérance de la gloire de Dieu. (…) Si en effet, quand nous étions ennemis de Dieu, nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils, à plus forte raison, réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Ro 5,1,2-10).

La Résurrection du Christ devient par la foi notre propre résurrection :

« Avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir dans les cieux, en Jésus Christ » (Ep 2,6).

Nous croyons également que :

« Lorsque le Christ, notre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez, avec lui, dans la gloire » (Col 3,4).

C’est dire que sa Résurrection, sa manifestation devant le Père et sa glorification sont, par la foi vivante, devenues notre propre résurrection, notre manifestation devant le Père et notre glorification, avec toute leur efficacité et leur puissance.

Au baptême, nous participons au mystère de la mort du Christ, et immédiatement après, à celui de sa Résurrection:

« Nous tous, baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle. Car si nous avons été totalement unis, assimilés à sa mort, nous le serons aussi à sa Résurrection » (Ro 6,3-5).

Notre participation à la Résurrection est conditionnée par deux forces : la première réside dans le Christ lui-même qui ressuscita d’entre les morts pour nous conférer sa propre justice2 et la gloire qu’il a acquise par son obéissance jusqu’à la mort. La deuxième force est celle de notre foi : il nous est demandé seulement de croire que Dieu a ressuscité le Christ, tout comme Abraham crut en Dieu lorsqu’il lui offrit son fils Isaac. Toutefois Abraham « espérait contre toute espérance » (Ro 4,18), que Dieu était capable de relever son fils d’entre les morts (cf. He 11,19), tandis que dans notre cas, l’espérance est déjà réalisée.

 

11. Résurrection et Esprit de vie

Grâce à la venue de l’Esprit Saint, la Résurrection est devenue la source d’où jaillit, à partir de la mort, la vie éternelle. La vie du Christ est dorénavant, la source débordante de l’Esprit de vie, qui nous a délivrés du pouvoir de la mort :

« Car la loi de l’Esprit de vie en Jésus Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Ro 8,2).

« Si en effet, quand nous étions ennemis de Dieu, nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils, à plus forte raison, réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Ro 5,10).

 

12. Résurrection et nouvelle création

La Résurrection du Christ est le modèle actuel et visible de la nouvelle création. Le Christ est ressuscité avec un corps spirituel, nouveau, doué de capacités supérieures. Il l’a créé en lui-même, en vue de nous le communiquer, à la place du corps de l’ancienne création, usé sans remède par le péché, et condamné à mourir et à sombrer dans l’oubli.

C’est la puissance de la résurrection du Christ qui a fait naître en nous, grâce à l’Esprit Saint, une nouvelle création, immortelle, affranchie du péché.

La nouvelle création s’est manifestée dans le Christ, capable de manger et de boire. Toutefois, douée d’un corps spirituel, elle ne tient pas sa vie de la nourriture ni de la boisson. Elle peut être sentie, touchée et vue ; elle peut parler, entendre et se mouvoir, sans être toutefois limitée ni asservie à la nature matérielle de la terre. La puissance de cette nouvelle création réside déjà en nous. Dès maintenant elle agit par l’Esprit Saint, se nourrissant de la Parole de Dieu, croissant en grâce et recherchant les choses d’en haut. Toute sa joie et son réconfort se trouvent dans l’attente du Seigneur. Elle espère sa venue alors qu’il descendra des cieux (cf. 1 Th 1,10), car lors de sa manifestation, elle sera manifestée avec lui (cf. Col 3,4), lorsqu’il « transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu’il a de pouvoir même se soumettre tout l’Univers » (Ph 3,21).

« Et de même que nous avons revêtu l’image du terrestre, il nous faut revêtir aussi l’image du céleste » (1 Co 15,49).

La Résurrection du Christ est donc pour nous une source de vie nouvelle, de conduite nouvelle, d’un esprit renouvelé, de nouveaux sentiments, d’un nouvel amour et de nouvelles joies :

« Aussi, si quelqu’un est dans le Christ, il est une nouvelle créature : le monde ancien est passé, voici que tout est nouveau » (2 Co 5,17).

« Afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions, nous aussi, une vie nouvelle » (Ro 6,4).

 

13. Résurrection et unité

Nous participons tous à une seule Résurrection que nous recevons dès maintenant par la communion à un seul corps et un seul sang (cf. 1 Co 10,17). Vivre déjà en esprit la Résurrection, avec sa vive espérance, est la seule chose qui puisse effacer les divisions introduites parmi nous par la chair, la raison, les différences de tempérament et d’humeurs, la maladie, le milieu et l’éducation. Toutes ces divisions sont l’œuvre du monde présent, mais la véritable unité est le fruit de notre union au Christ unique. La nouvelle création que nous tenons de lui n’a qu’une forme, un Esprit, un amour.

 

14. Résurrection et amour unifiant

L’unité dans laquelle le Christ nous rassemble par son corps brisé et par son sang versé, est d’abord une communion à une même souffrance, puis une communion à un même amour. Or, c’est l’amour qui nous fait grandir et progresser sans fin : plus nous nous aimons les uns les autres, plus nous devenons capables d’aimer, et plus notre unité progresse, et avec elle notre perception du mystère d’unité qui existe entre le Père et le Fils. La résurrection nous transmet alors un don nouveau, celui de la responsabilité de rassembler dans l’unité ceux qui sont dispersés : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » (Jn 12,32).

Plus une personne vit dans la Résurrection du Christ, plus elle s’élève dans l’Esprit et ressent la nécessité d’attirer les autres en les servant, dans l’amour, le sacrifice, le don de soi par amour pour eux, car le bonheur de ceux qui sont ressuscités avec le Seigneur réside dans le fait d’attirer tous les hommes à lui.

 

 

Notes:

1 En donnant cette homélie, l’orateur en a développé oralement certains points. Notamment au sujet de la joie de la Résurrection comme première tradition chrétienne, il a évoqué la joie des disciples à la vue du Christ, au soir de Pâques: «Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur» (Jn 20, 20), et comment dans les premiers jours après Pâques, la nouvelle retentissait dans toute la Judée et la Galilée, de village en village: «Jésus est ressuscité!» Et la joie de la Résurrection se transmettait avec cette bonne nouvelle, d’une personne à l’autre. C’est dans ce sens que la joie de la Résurrection est la première tradition chrétienne, la première vérité transmise. Première dans le temps, cela est évident. Mais première aussi en importance car c’est sur elle que se fonde tout le message chrétien.???

2« Mon serviteur juste justifiera une multitude » (Is 53,11).

« ... ressuscité pour notre justification » (Ro 4,25).

 

(Droits d'auteur et propriété intellectuelle:

Père Matta El-Maskine (1919-2006) fut le Père spirituel du monastère de Saint Macaire le Grand, à Wadi El-Natroun en Egypte.

Ce texte a été traduit au Monastère de Saint Macaire en Egypte. Tous les droits d'auteur de cette traduction en français, écrite et audio, sont réservés au Monastère de Saint Macaire Le Grand ©, en Egypte. Merci de ne pas la reproduire sauf pour un usage privé.)

 

 

Mercredi 8 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mercredi de Pâque. Hevorae mercredi

La place de la résurrection
dans notre vie

Par Père Matta El-Maskine, Monastère de Saint Macaire Le Grand ©

 

Le Christ est ressuscité d'entre les morts dans ce même corps avec lequel Il naquit, fut crucifié et mourut. Par conséquent, quand Il fut monté aux Cieux après sa résurrection, ses disciples furent troublés car ils pensaient qu'Il était un esprit, comme les disciples d'Emmaüs le croyaient: "Ce qui concerne Jésus le Nazaréen, qui était un prophète puissant en œuvre et en parole devant Dieu et devant tout le peuple, comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour qu'il soit condamné à mort et l'ont crucifié. Nous espérions que ce serait lui qui apporterait la rédemption à Israël, mais avec tout cela, c'est aujourd'hui le troisième jour depuis que ces événements se sont produits. " Luc 24:19-21.

 

"Le soir de ce jour-là, qui était le premier de la semaine, alors que les portes de l'endroit où se trouvaient les disciples étaient fermées, par crainte des Juifs, Jésus vint ; debout au milieu d'eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous ! Or ils étaient saisis de frayeur et de crainte car ils pensaient voir un esprit. "Mais il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés ? Pourquoi des doutes vous viennent-ils ? Regardez mes mains et mes pieds, c'est bien moi ; palpez-moi et regardez ; un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et qu'ils s'étonnaient, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ?" Jean 20:19; Luc 24:36-41.

 

 

Le Christ aurait pu dessiller leurs yeux et se révéler à eux de la sorte qu'ils le reconnaissent et crurent en Lui en même temps, cependant Il désirait qu'ils deviennent des témoins oculaires. Ainsi, ils furent capables d'annoncer la nouvelle avec la confiance de ce qu'ils avaient eux-même vu, afin que nous puissions accepter le témoignage rendu au Verbe et par conséquent croire en ce qu'ils ont contemplé et vérifié.

 

La croyance des apôtres dans le Christ ne relève pas seulement de la vue et du toucher, ils ont aussi bénéficié de deux autres facteurs qui ont élevé leur foi au niveau de la révélation et de la communion à la divine vérité. Le premier aspect est supérieur à la vue et au toucher. Le Christ "ouvrit [leur] intelligence pour comprendre les Écritures." Luc 24:45. Ce qui signifie connaître leur vérité. Bien sûr, ceci a été établi sur la base de la croyance par la vue.

Le second aspect les a élevés à un degré qui surpasse l'ouverture de l'intelligence. L' Esprit-Saint leur a été insufflé par le souffle de la bouche du Christ et ils en furent aussi emplis le jour de la Pentecôte, de telle manière que leur foi fut exaltée au niveau de la vérité divine et qu'ils y participèrent. Ce don suprême fut encore acquis grâce à leur croyance antérieure, elle même fondée sur ce qu'ils avaient vu de leurs yeux de chair.

 

Lorsque les disciples nous communiquèrent la foi en Christ, ils le firent à trois degrés: celui de la vue et du toucher; puis, celui de l'ouverture de l'esprit et de la révélation de la divine vérité dans la Parole1 vivante; et enfin celui de l'Esprit-Saint dans la communion à la divine vérité. C'est la communion spirituelle décrite par Saint Jean dans son premier épître: "Or notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ " 1Jean 1:3.

Le Christ a conféré ces trois degrés de transmission à tous, non seulement pour qu'ils vivent en eux mais aussi pour qu'ils puissent nous les communiquer comme ils les reçurent, avec la même puissance et en toute gratuité: " le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs." Rom. 5:8.

 

Saint Jean l'apôtre écrit:" Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont palpé, — il s'agit de la parole de la vie (car la vie s'est manifestée, nous avons vu, nous rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui s'est manifestée à nous) — ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, pour que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ. Cela, nous, nous l'écrivons, pour que notre joie soit complète." Jean 1:1-4.

 

Aujourd'hui c'est le jour de la résurrection: cette communion à laquelle saint Jean nous exhorte, avec les apôtres, le Père et Son Fils Jésus-Christ et qui parachève notre vie est - je vous l'affirme - la même communion vécue par les apôtres le jour où le Christ ressuscité leur a été révélé et que: " dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et qu'ils s'étonnaient..." Luc 24:31. C'est la même résurrection et celle même que Saint Pierre appelle la nouvelle naissance: "Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande compassion, nous a fait naître de nouveau, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts, pour une espérance vivante, pour un héritage impérissable, sans souillure, inaltérable, qui vous est réservé dans les cieux, à vous.. "1Pierre 1:3-4.

 

Saint Pierre nous présente la communication de la renaissance par le biais de la résurrection pour une renaissance personnelle. Elle prend place à travers le Verbe: "la Parole vivante de Dieu", car il la considère comme étant indépendante, vivante, avec le pouvoir de la vie éternelle, capable de donner la vie à quiconque vit par elle: " Vous êtes en effet nés de nouveau, non pas d'une semence périssable, mais d'une semence impérissable, par la parole vivante et permanente de Dieu." 1Pierre 1:23. Quelle merveille que Saint Pierre tout comme Saint Jean tiennent la Parole vivante pour la "semence de Dieu"! C'était la semence de vie éternelle par le pouvoir qu'elle a de la communiquer, dès lors qu'elle habitait le coeur. Elle donne la résurrection qui par sa nature divine ne pèche pas et plus encore ne le peut: "Quiconque est devenu enfant de Dieu cesse de pécher, car la puissance de vie de Dieu agit en lui ; puisque Dieu est son Père, il ne peut pas continuer à pécher." 1Jean 3:9.

 

De cette façon, celui qui est né de Dieu vit dans la résurrection, puisqu'il a vaincu le péché et la mort. Paul l'apôtre dit donc à ceux qui pèchent après qu'ils aient reçu la vie de la résurrection: "Sachons bien ceci : l'être humain que nous étions auparavant a été mis à mort avec le Christ sur la croix, afin que notre nature pécheresse soit détruite et que nous ne soyons plus les esclaves du péché." Rom 6:6. C'est comme si l'homme qui vit encore dans le péché voulait y asservir à nouveau son corps crucifié avec le Christ. "Le péché ne doit donc plus régner sur votre corps mortel pour vous faire obéir aux désirs de ce corps. "6:12.

 

Peut-être me demanderez vous: "Pourquoi je ne perçois pas ce nouvel homme qui est en moi? Pourquoi ne puis-je pas ressentir cette renaissance de la vie ou cette résurrection à laquelle nous participons tous?" Ma réponse serait que la résurrection, l'homme nouveau et la nouvelle création sont de nature céleste christique. Quand le Christ se releva d'entre les morts, tout le monde ne pouvait pas le voir. Le Christ naquit, mourut sur la Croix avec un corps empli d'attributs divins et de Lui nous avons été emplis. Il s'est élevé avec ce même corps qui prit alors la nature céleste invisible, et à Lui nous avons été unis. Il a choisit à qui Il devait se révéler ouvrant leurs yeux à la vérité divine afin qu'ils Le connaissent. Nous communions avec Lui en sa nature céleste, enfouie en nous d'une manière qui ne peut pas nous être révélée, ni à autrui. Paul explique: "Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu." Col. 3:3.

 

De nos jours on ne peut pas voir le Christ car sa vie est cachée en Dieu et en Lui nous aussi sommes dissimulés, il s'agit de notre nouvelle nature ou de l'homme nouveau qui vit dans la résurrection du Christ. C'est ce qu'affirme Saint Jean dans son premier épître: " Mes chers amis, nous sommes maintenant enfants de Dieu, mais ce que nous deviendrons n'est pas encore clairement révélé. Cependant, nous savons ceci : quand le Christ paraîtra, nous deviendrons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est." 1Jean 3:2. L'apôtre Paul le confirme: "Votre véritable vie, c'est le Christ, et quand il paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui en participant à sa gloire." Col.3:4.

La nature de Dieu ne peut être révélée maintenant sous aucune forme. Si nous participons à elle, alors cette loi s'applique à nous aussi. De même que le dit le Christ, la nouvelle création nous sépare du monde: " Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs parce qu'ils n'appartiennent pas au monde, comme moi je n'appartiens pas au monde. Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du Mauvais." Jean 17: 14-15.

 

Un des traits les plus importants de l'homme nouveau c'est qu'il est une créature à l'image de Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité. Il lui est confié de suivre le commandement d'aimer Dieu et les autres avec loyauté, puisque l'homme nouveau est né de Dieu et que la nature de Dieu est amour. De surcroît cet amour est actif. Quiconque est doué de l'amour de Dieu doit en témoigner afin qu'il s'accroisse. Le don d'amour authentique constitue la vie du nouvel homme ainsi que ses oeuvres vertueuses. Dans le premier épître de Saint Jean on lit: "Quiconque aime est enfant de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour. " 1Jean 4:7-8. Ce verset est remarquable en ce qu'il révèle la source du mystère "naître de Dieu" : l'amour.

 

Un amour véritable et loyal, ainsi qu'un cœur entier témoignent immédiatement que celui qui les possède et né de Dieu, qu'il est nouvellement créé et d'une nature régénérée. L'amour certifie les enfants de Dieu et Saint Jean déclare que c'est de lui que procède la connaissance de Dieu. Cette connaissance est celle manifeste qui existe entre des amoureux. Saint Paul déclare: " N'ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? 1Cor. 9:1. "Vous avez certainement entendu parler de la mission dont Dieu, dans sa bonté, m'a chargé en votre faveur. Dieu m'a accordé une révélation pour me faire connaître son plan secret. J'ai écrit plus haut quelques mots à ce sujet et, en les lisant, vous pouvez comprendre à quel point je connais le secret qui concerne le Christ. Dans les temps passés, ce secret n'a pas été communiqué aux humains, mais Dieu l'a révélé maintenant par son Esprit à ses saints apôtres et prophètes. Voici ce secret : par le moyen de la Bonne Nouvelle, les non-Juifs sont destinés à recevoir avec les Juifs les biens que Dieu réserve à son peuple, ils sont membres du même corps et bénéficient eux aussi de la promesse que Dieu a faite en Jésus-Christ. Je suis devenu serviteur de la Bonne Nouvelle grâce à un don que Dieu, dans sa bonté, m'a accordé en agissant avec puissance." Eph. 3:2-7.

 

De nos jours, on peut constater que la plupart de ceux qui viennent au Christ avec ferveur et vigueur ne sont pas venus grâce aux enseignements et aux sermons mais par une réponse intime à l'invitation personnelle du Christ. Saint Jean élucide ce mystère: "Nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a donné l'intelligence nous permettant de reconnaître le Dieu véritable." 1Jean 5:20. Ici l'intelligence est la reconnaissance de la vérité et la mise en oeuvre de la nouvelle naissance de l'homme quand il pénètre la connaissance du Christ, l'aime et Lui est loyal sans avoir eu besoin qu'on le lui apprenne. Son intelligence lui donne une révélation intérieure du Christ et après quelques temps, il en arrive à connaître le Christ et à apprendre de Lui ce que bien d'autres ne savent pas.

 

Bien que ceci puisse nous réjouir, notre attention est aussi attirée sur la déficience de notre intelligence dont la vision est dominée par le monde et s'évanouit progressivement. Nous ne demeurons pas dans la nouvelle création que nous avons reçue par la résurrection du Christ, ceci en relation avec l'exhortation: " Vous avez été ramenés de la mort à la vie avec le Christ. Alors, recherchez les choses qui sont au ciel, là où le Christ siège à la droite de Dieu. Préoccupez-vous de ce qui est là-haut et non de ce qui est sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu." Col. 3:1-3.

 

Qu'en dirons-nous mes chers frères? Le trésor qui nous a été confié, qui a été déposé dans nos mains, qui nous a été transmis à travers le sang des martyrs et les épreuves des générations passées, nous sera complètement enlevé pour être donné à ceux qui sont Ses témoins loyaux. Parce que nous avons été élevés avec le Christ et que nous nous en sommes vantés mais n'avons pas été concernés, ou n'avons pas recherché ce qui est élevé.

 

***

(Droits d'auteur et propriété intellectuelle:

Père Matta El-Maskine (1919-2006) fut le Père spirituel du monastère de Saint Macaire, à Wadi El-Natroun en Egypte.

© Ce texte a été traduit de l'anglais au français par spiritualite-orthodoxe.net. Tous les droits d'auteur de cette traduction en français sont réservés au Monastère de Saint Macaire Le Grand, en Egypte. Merci de ne pas le reproduire sauf pour un usage privé.

L'article a été publié initialement par la revue mensuelle Saint Marc du monastère, et reproduit en anglais sur le site coptichymns.net.)

 

1Note de la traduction en français: le Verbe.

Mercredi 8 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mercredi de Pâque. Hevorae mercredi

QU'EST-CE QU'UN CORPS GLORIEUX ?


Les apparitions du Christ à ses apôtres après sa Résurrection, notamment celles du Cénacle, "toutes portes closes", posent le problème des propriétés du corps glorieux du Christ.

Les apparitions du Christ à ses apôtres après sa Résurrection, notamment celles du Cénacle, "toutes portes closes", posent le problème des propriétés du corps glorieux du Christ :

Jésus ressuscité établit avec ses disciples des rapports directs, à travers le toucher et le partage du repas. Il les invite par là à reconnaître qu'Il n'est pas un esprit, mais surtout que le corps ressuscité avec lequel Il se présente à eux EST LE MÊME qui a été martyrisé et crucifié puisqu'Il porte encore les traces de sa passion. 
Ce corps authentique et réel possède pourtant en même temps les propriétés nouvelles d'un corps glorieux : Il n'est plus situé dans l'espace et le temps, mais peut se rendre présent à sa guise où et quand Il veut, car son humanité ne peut plus être retenue sur terre et n'appartient plus qu'au domaine divin du Père. 
Pour cette raison aussi, Jésus ressuscité est souverainement libre d'apparaître comme Il veut : sous l'apparence d'un jardinier (Jn 20, 14-15) ou "sous d'autres traits" (Mc 16, 12) que ceux qui étaient familiers aux disciples, afin précisément de susciter leur foi.
(CEC 645)

Quelles sont donc ces propriétés nouvelles ?

1 - Jésus ne peut plus souffrir : c'est l'impassibilité
2 - Son corps rayonne, reflète, toute la gloire de son âme : c'est la clarté.
3 - Il peut se déplacer instantanément d'un point à un autre avec la rapidité de la pensée : c'est l'agilité.
4 - Il peut passer à travers les obstacles sans éprouver la moindre résistance : c'est la subtilité.

C'est ainsi qu'Il sortit du tombeau à travers la pierre scellée (Mc 16, 3-8 ; Lc 24, 2-3 ; Jn 20, 1-10), et qu'Il entra au Cénacle "toutes portes closes". (Jn 20, 19)

La Résurrection du Christ ne fut pas un retour à la vie terrestre, comme ce fut le cas pour les résurrections qu'Il avait accomplies avant Pâques : la fille de Jaïre, le jeune homme de Naïm, Lazare… A un certain moment, ils mourront de nouveau. 
La Résurrection du Christ est essentiellement différente. Dans son corps ressuscité, Il passe de l'état de mort à une autre vie au-delà du temps et de l'espace. 
Le corps de Jésus est, dans la Résurrection, rempli de la puissance du Saint-Esprit ; Il participe à la vie divine dans l'état de sa gloire, si bien que saint Paul peut dire du Christ qu'Il est "l'homme céleste" (1 Co 15, 35-50) (CEC 646)

Un corps glorieux ?

C'est bien un corps réel

Le corps du Christ a été restauré par sa Résurrection : il s'agit bien d'un vrai corps, et non d'une apparence de corps.
Notre Seigneur en donne la preuve en montrant ses plaies à ses apôtres, en invitant Thomas l'incrédule à les toucher, en leur demandant quelque chose à manger, non pas qu'il ait eu faim, mais pour les convaincre qu'il n'était pas un fantôme.

Mais ce corps n'est plus soumis aux contraintes physiques

…comme le sont les nôtres actuellement.
Jésus n'a pas besoin d'ouvrir la porte du Cénacle pour entrer, tout comme il est sorti du tombeau malgré la très grande pierre qui en bouchait l'entrée :

ce n'est qu'ensuite que cette pierre a été déplacée par les Anges, pour montrer le tombeau vide aux gardes, aux adversaires du Christ, et aux saintes femmes. (Mt 28, 2-8)

Un corps glorieux possède des perfections stables

Ces perfections sont le fruit des mérites du Christ et seront appliquées à tous ceux qui auront suivi fidèlement le Christ au cours de leur vie terrestre. Ce sont :

L'impassibilité :

Il ressuscite dans l'incorruptibilité (1 Co 15, 43), en étant préservé de toute espèce de mal, de douleur, de fatigue, de souffrance.

La clarté :

Il ressuscite dans la gloire (1 Co 15, 43), et rayonne d'un éclat lumineux par rejaillissement de la béatitude de l'âme sur le corps : nous en avons un "avant-goût" dans le récit de la Transfiguration, où Jésus, avant sa Passion, a montré quelques instants à ses apôtres la gloire qu'il cachait habituellement. (Mt 17, 1-9)

L'agilité :

Il ressuscite dans la force (1 Co 15, 43) : le corps est apte à se mouvoir sans effort au gré de l'âme, sans tenir compte des distances ou des obstacles. Il est aussi agile que la pensée.

La subtilité :

Il ressuscite spirituel (1 Co 15, 44) : le corps est pleinement soumis à l'âme, toujours prêt à la servir et à lui obéir, c'est-à-dire toujours prêt à se tourner vers les choses de Dieu. C'est pourquoi cette propriété est dite encore "qualité de spiritualité".

Ces qualités sont propres aux corps glorieux et sont destinées à tous ceux qui, à la suite et à la ressemblance de Jésus, ressusciteront pour la gloire du Ciel.

Cet état du Christ ressuscité préfigure
la condition des corps des bienheureux dans le ciel

Nous sommes appelés à posséder dans l’éternité un corps glorieux semblable à celui de Jésus après sa Résurrection :

Le Seigneur transformera notre corps de misère en un corps semblable à son corps de gloire.... 
(Ph 3, .20)

Dès le début, la foi chrétienne en la résurrection a rencontré incompréhension et opposition. "Sur aucun point de la foi chrétienne ne rencontre plus de contradiction que sur la résurrection de la chair". (saint Augustin)
Il est très communément accepté qu'après la mort, la vie de la personne humaine continue d'une façon spirituelle. Mais comment croire que ce corps si manifestement mortel puisse ressusciter à la vie éternelle ? (CEC 996)

(Au sujet de la résurrection des morts, voir tout le chapitre 15 de la 1ère épître aux Corinthiens)

Qui ressuscitera ? Tous les hommes qui sont morts : Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal, pour la damnation. (Jn 5, 29 – cf Dn 12, 2)
Comment ? Le Christ est ressuscité avec son propre corps : Regardez mes mains et mes pieds, c'est bien Moi (Lc 24, 39) ; mais Il n'est pas revenu à une vie terrestre. 
De même, en Lui, tous ressusciteront avec leur propre corps, qu'ils ont maintenant, mais ce corps sera transfiguré en corps de gloire (Ph 3, 21), en corps spirituel (1 Co 15, 44)… 
Ce "comment" dépasse notre imagination et notre entendement : il n'est accessible que dans la foi. Mais notre participation à l'Eucharistie nous donne déjà un avant-goût de la transfiguration de notre corps par le Christ. (CEC 998-1000)

Rendons grâces à Dieu le Père, qui nous a rendus dignes d'avoir part, 
dans la lumière, à l'héritage du peuple saint. 
Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, 
et transférés dans le royaume de son Fils bien-aimé. (Col 1, 12-14)

(Source:"Prière en famille"

Mercredi 8 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mercredi de Pâque. Hevorae mercredi
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 19:31
Il t'appelle par ton nom ( Saint Grégoire le Grand)

Par Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 25 sur l'Evangile ; PL 76, 1188-1196 (trad. coll. Icthus 10, p. 296s)

Il t'appelle par ton nom


« Si c'est toi qui l'as emporté... »

Comme si Marie lui avait déjà dit ce qui faisait couler ses pleurs ! Elle parle de « lui », sans avoir prononcé son nom.

Tel est le trait de l'amour : toujours plein de ce qu'on aime, on croit que tous les autres en sont également occupés...

Marie imagine peu qu'on puisse ignorer le sujet de son immense détresse.

Jésus lui dit :

-« Marie ! »

Il l'appelait tout à l'heure d'un nom commun à tout son sexe, « Femme », et ne se laissait pas encore reconnaître.

Il l'appelle à présent par son nom propre, comme s'il lui disait sans plus de détours :

-« Reconnais celui qui te reconnaît. »

Dieu disait de même à Moïse, l'homme parfait :

-« Je te connais par ton nom » (Ex 33,12).

-« Homme » est le nom commun à tous, mais « Moïse » est son nom personnel, et le Seigneur lui dit fort bien qu'il le connaît par son nom et semble lui déclarer :

-« Je ne te connais pas comme l'ensemble des hommes, je te connais personnellement. »

Ainsi, appelée par son nom, Marie reconnaît son créateur, et aussitôt elle lui répond :

-« Rabbouni », c'est-à-dire, Maître.

Car c'était lui qu'elle cherchait au-dehors, mais c'était lui qui lui demandait de le chercher au-dedans...

« Marie de Magdala s'en va donc annoncer aux disciples : j'ai vu le Seigneur et voilà ce qu'il m'a dit. »

Le péché des hommes quitte ici le cœur d'où il était issu.

Car c'est une femme qui, au paradis, tendit à l'homme le fruit de la mort ; c'est une femme qui, au tombeau, annonce la vie aux hommes et rapporte les paroles de celui qui vivifie.

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 19:28
'' La paix soit avec vous '' (Saint Pierre Chrysologue )

Par Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église .Sermon 81 ; PL 52, 427 (trad. Quéré, coll. Icthus, vol. 10, p. 271 rev.)

« Lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : '' La paix soit avec vous '' »


La Judée en rébellion avait chassé la paix de la terre et jeté l'univers dans son chaos primordial.

Chez les disciples aussi, la guerre sévissait ; la foi et le doute se donnaient des assauts furieux.

Leurs cœurs, où la tempête faisait rage, ne pouvaient trouver nul havre de paix, nul port calme.


A ce spectacle, le Christ qui sonde les cœurs, qui commande aux vents, qui maîtrise les tempêtes et d'un simple signe change l'orage en un ciel serein, les a raffermis de sa paix en disant :

-« La paix soit avec vous ! C'est moi ; ne craignez rien. C'est moi, le crucifié, le mort, l'enseveli.

C'est moi, votre Dieu devenu pour vous homme.

C'est moi. Non pas un esprit revêtu d'un corps, mais la vérité même faite homme.

C'est moi, vivant entre les morts, venu du ciel au cœur des enfers.

C'est moi que la mort a fui, que les enfers ont redouté.

Dans son effroi, l'enfer m'a proclamé Dieu.

N'aie pas peur, Pierre, toi qui m'as renié, ni toi Jean, toi qui as pris la fuite, ni vous tous qui m'avez abandonné, qui n'avez songé qu'à me trahir, qui ne croyez pas encore en moi, alors même que vous me voyez

. N'ayez pas peur, c'est bien moi.

Je vous ai appelés par la grâce, je vous ai choisis par le pardon, je vous ai soutenus de ma compassion, je vous ai portés en mon amour, et je vous prends aujourd'hui, par ma seule bonté. »

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 19:22
Prières au Christ Ressuscité

Prière de Saint Hippolyte de Rome

« Oui, le Christ est ressuscité des morts » :

« Ô Joie universelle, Honneur, Festin, Délices :

les ténèbres de la mort sont dissipés, la vie à tous est rendue, les portes des cieux se sont ouvertes.

Dieu est devenu homme, et l’homme est devenu Dieu.

Il a rompu l’emprise de l’enfer et les barrières qui retenaient Adam.

Le peuple des enfers est ressuscité des morts pour dire à la terre que les promesses sont accomplies.

Et les chants furent rendus à la terre…

Tous, entrez dans la joie de votre Maître : premiers et seconds, recevez la récompense, riches et pauvres, chantez en chœur, abstinents et oisifs, fêtez ce jour, que vous jeûniez ou non, réjouissez-vous aujourd’hui !

Le festin est prêt, venez donc tous !

Le veau gras est servi, tous seront rassasiés.

Mangez avec délices au banquet de la foi et venez puiser aux richesses de la bonté.

Que nul ne pleure sa pauvreté :

à tous le Royaume est ouvert ; que nul ne déplore ses péchés : le Pardon s’est levé du tombeau ; que nul ne craigne plus la mort.

Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ?

Le Christ est ressuscité et tu as été terrassée.

Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés.

Le Christ est ressuscité et les anges sont dans l’allégresse. Le Christ est ressuscité et tous les morts quittent le tombeau.

Oui, le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui dorment.

À Lui, Gloire et Puissance à jamais.

Amen. »

(Saint Hippolyte de Rome (170-235))

Seigneur Jésus Ressuscité,
Par ta vie, ta mort et ta résurrection,
Tu as saisi la main de l’homme et de la femme
Pour les arracher à leur détresse et les entraîner vers le Père,
Dans la force de l’Esprit Saint.

Tu es toujours avec nous jusqu’à la fin des temps.
Nous croyons en ta présence, invisible et réelle,
Silencieuse et efficace.
Tu pardonnes nos faiblesses, renouvelles notre confiance.

Envoie sur nous ton Esprit Saint !
Qu’il nous apprenne
A te chercher, comme Marie Madeleine, par ce que nous t’aimons,
Et souffrir quand nous te délaissons ;
A te trouver dans les Écritures, comme les disciples d’Emmaüs,
Et te recevoir comme pain rompu pour notre Vie ;
A te redire que nous t’aimons, comme Pierre,
Chaque fois que nous avons peur de reconnaître,
Devant les autres, ton influence sur nous.

Que ton Esprit nous communique un souffle de Résurrection
De pardon, de guérison et de communion
En faveur de tout homme et de tout peuple,
Avec priorité au service des plus méprisés et des plus oubliés.

Arrache nous à nos instincts de mort et d’agressivité,
A nos tentations de désespérer ou capituler devant le mal.

Fais de ton Église une communauté vivant de l’Amour et de l’espérance.
Avec ceux qui te cherchent même sans te nommer,
Toi, le vivant qui fait vivre pour les siècles des siècles.

(D’après Monseigneur Jean Charles THOMAS.)

Prières au Christ Ressuscité

Psaume 45

Ant: Nous te louons, Messie de Dieu !

Ce matin, j’ai le cœur plein de belles pensées :
c’est à la gloire du Sauveur ressuscité.
Je voudrais avoir la plume d’un grand écrivain.

Mon Sauveur, tu es la réussite de l’humanité;
ta Parole proclamée est pleine de Vie;
le Père l’a confirmée pour l’éternité.

Ta victoire sur le mal est assurée;
tu es entré au cœur de la Trinité;

de là tu continues de lutter avec nous
pour que triomphent peu à peu sur la terre,
la vérité et l’amour que tu as annoncés.

Grâce à toi, le Malin désespère de vaincre,
car tu restes présent à chaque enfant du Père;

tu rends vaines ses attaques
en tous les gens qui comptent sur toi.

Mon Dieu Sauveur, tu règnes éternellement,
tu nous distribues la droiture, la vérité et l’amour :

c’est pour cela que le Père t’a fait revivre
comme Premier-né parmi les morts.

La gloire qui t’enveloppe est séduisante;
elle attire comme le parfum le plus doux,
comme la musique la plus mélodieuse.

Marie, ta mère, se tient à tes côtés
pour t’offrir l’amour de ses enfants.

Ant. Nous te louons, nouvelle Jérusalem !

Que toute l’humanité écoute attentivement
si elle veut se lier d’amour avec son Sauveur.

Qu’elle cesse de vouloir se sauver seule
et consente à le séduire avec ses pauvretés.

Il t’offre son salut : accueille-le tel que donné.
Tout le monde s’émerveillera devant toi
et t’entourera comme un cadeau du Père.

Découvre tes richesses intérieures
déjà construites en toi par le Père.

Tu fais route vers lui
au milieu de la foule des enfants du Père

qui marchent avec toi comme un cortège
à la rencontre du Sauveur universel.

Après toi viendront d’autres pauvres
qu’accompagnera aussi le Ressuscité.

Tous vos noms de chaque âge seront inscrits
dans le livre glorieux de tous les SAUVÉS.

Prières au Christ Ressuscité
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 10:02
Mardi 7 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mardi de Pâque. Hevorae mardi

Soirée

o Saint-Marc 15: 37 – 47 :

  • 37 Poussant un grand cri, Jésus expira.
  • 38 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.
  • 39 Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »
  • 40 Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
  • 41 qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
  • 42 Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat,
  • 43 Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.
  • 44 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.
  • 45 Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.
  • 46 Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.
  • 47 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.

o 16: 1 – 8 :

  • 01 Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
  • 02 De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil.
  • 03 Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? »
  • 04 Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.
  • 05 En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur.
  • 06 Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé.
  • 07 Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »
  • 08 Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

o

Matin

o Saint-Marc 16: 9-18 :

  • 09 Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
  • 10 Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
  • 11 Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
  • 12 Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
  • 13 Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
  • 14 Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
  • 15 Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
  • 16 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
  • 17 Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ;
  • 18 ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

o

Avant le Saint Qurbana

o Exode 14: 26-31 :

  • 26 Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
  • 27 Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
  • 28 Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul.
  • 29 Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
  • 30 Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer.
  • 31 Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse.

o

o Josué 6: 6 à 21 :

  • 06 Josué, fils de Noun, appela les prêtres et leur dit : « Portez l’arche d’Alliance, et que sept prêtres portent sept trompes en corne de bélier devant l’arche du Seigneur. »
  • 07 Il dit au peuple : « Passez, faites le tour de la ville, et que l’avant-garde passe devant l’arche du Seigneur. »
  • 08 Selon les paroles de Josué au peuple, les sept prêtres, portant les sept trompes en corne de bélier devant le Seigneur, passèrent en sonnant du cor. L’arche de l’Alliance du Seigneur les suivait.
  • 09 L’avant-garde marchait devant les prêtres qui sonnaient du cor, l’arrière-garde suivait l’arche. On marchait et on sonnait du cor.
  • 10 Josué avait donné cet ordre au peuple : « Vous ne pousserez aucune clameur, vous ne ferez pas entendre votre voix, aucune parole ne sortira de votre bouche, jusqu’au jour où je vous dirai : “Poussez une clameur !” Alors, vous pousserez une clameur. »
  • 11 L’arche du Seigneur fit le tour de la ville, elle tourna une fois. Puis on rentra au camp pour y passer la nuit.
  • 12 Josué se leva de bon matin, et les prêtres portèrent l’arche du Seigneur.
  • 13 Les sept prêtres, portant les sept trompes en corne de bélier, marchaient devant l’arche du Seigneur en sonnant du cor. L’avant-garde marchait devant eux, l’arrière-garde suivait l’arche du Seigneur : on marchait en sonnant du cor.
  • 14 Le second jour, ils firent une fois le tour de la ville ; puis ils revinrent au camp. Ils firent ainsi pendant six jours.
  • 15 Le septième jour, ils se levèrent dès l’aurore. Ils firent le tour de la ville, sept fois, selon le même rite. Ce jour-là seulement, ils firent sept fois le tour de la ville.
  • 16 La septième fois, alors que les prêtres sonnaient du cor, Josué dit au peuple : « Poussez une clameur, le Seigneur vous a livré la ville !
  • 17 La ville sera vouée à l’anathème pour le Seigneur, elle et tout ce qui s’y trouve. Seule vivra Rahab, la prostituée, elle et tous ceux qui seront avec elle dans la maison, car elle a caché les messagers que nous avons envoyés.
  • 18 Mais vous, veillez à éviter l’anathème, de peur que, prenant de ce qui est anathème, vous ne rendiez anathème le camp d’Israël et n’y semiez la confusion.
  • 19 L’argent, l’or, les objets de bronze et de fer, tout sera consacré au Seigneur et entrera dans le trésor du Seigneur. »
  • 20 Le peuple poussa la clameur et on sonna du cor. Lorsque le peuple entendit le son du cor, il poussa une grande clameur, et le rempart s’effondra sur place. Alors le peuple monta vers la ville, chacun droit devant soi, et ils s’emparèrent de la ville.
  • 21 Ils vouèrent à l’anathème tout ce qui se trouvait dans la ville, l’homme comme la femme, le jeune comme le vieillard, de même que le bœuf, le mouton et l’âne, les passant tous au fil de l’épée.

o

o Sagesse 1: 1-16 :

  • 01 AIMEZ LA JUSTICE, vous qui gouvernez la terre, ayez sur le Seigneur des pensées droites, cherchez-le avec un cœur simple,
  • 02 car il se laisse trouver par ceux qui ne le mettent pas à l’épreuve, il se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en lui.
  • 03 Les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et sa puissance confond les insensés qui la provoquent.
  • 04 Car la Sagesse ne peut entrer dans une âme qui veut le mal, ni habiter dans un corps asservi au péché.
  • 05 L’Esprit saint, éducateur des hommes, fuit l’hypocrisie, il se détourne des projets sans intelligence, quand survient l’injustice, il la confond.
  • 06 La Sagesse est un esprit ami des hommes, mais elle ne laissera pas le blasphémateur impuni pour ses paroles ; car Dieu scrute ses reins, avec clairvoyance il observe son cœur, il écoute les propos de sa bouche.
  • 07 L’esprit du Seigneur remplit l’univers : lui qui tient ensemble tous les êtres, il entend toutes les voix.
  • 08 C’est pourquoi nul n’est à l’abri lorsqu’il tient des propos injustes : la Justice qui confond les coupables ne l’épargnera pas.
  • 09 Sur les intentions de l’impie, il y aura une enquête, le bruit de ses paroles parviendra jusqu’au Seigneur qui le confondra pour ses forfaits.
  • 10 Une oreille attentive écoute tout ; même le murmure des récriminations ne reste pas caché.
  • 11 Gardez-vous donc d’une récrimination inutile, et plutôt que de dire du mal, retenez votre langue, car un propos tenu en cachette ne restera pas sans effet : la bouche qui calomnie détruit l’âme.
  • 12 Ne courez pas après la mort en dévoyant votre vie, n’attirez pas la catastrophe par les œuvres de vos mains.
  • 13 Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.
  • 14 Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naît dans le monde est porteur de vie : on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,
  • 15 car la justice est immortelle.
  • 16 Pourtant, les impies ont invité la Mort, du geste et de la voix ; la tenant pour amie, pour elle ils se consument ; ils ont fait un pacte avec elle : ils méritent bien de lui appartenir.

o

· Saint Qurbana

·

o Actes 13 26-39 :

  • 26 Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
  • 27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
  • 28 Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
  • 29 Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
  • 30 Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
  • 31 Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
  • 32 Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
  • 33 Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
  • 34 De fait, Dieu l’a ressuscité des morts sans plus de retour à la condition périssable, comme il l’avait déclaré en disant : Je vous donnerai les réalités saintes promises à David, celles qui sont dignes de foi.
  • 35 C’est pourquoi celui-ci dit dans un autre psaume : Tu donneras à ton fidèle de ne pas voir la corruption.
  • 36 En effet, David, après avoir, pour sa génération, servi le dessein de Dieu, s’endormit dans la mort, fut déposé auprès de ses pères et il a vu la corruption.
  • 37 Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas vu la corruption.
  • 38 Sachez-le donc, frères, grâce à Jésus, le pardon des péchés vous est annoncé ; alors que, par la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être délivrés de vos péchés ni devenir justes,
  • 39 par Jésus, tout homme qui croit devient juste.

o

o Ephésiens 6 10-20 :

  • 10 Puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
  • 11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
  • 12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
  • 13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
  • 14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice,
  • 15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
  • 16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
  • 17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
  • 18 En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles.
  • 19 Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile
  • 20 dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.

o

o Saint-Marc 8 11-21 :

  • 11 Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
  • 12 Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »
  • 13 Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.
  • 14 Les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
  • 15 Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
  • 16 Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
  • 17 Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
  • 18 Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
  • 19 Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
  • 20 – Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
  • 21 Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

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Mardi 7 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mardi de Pâque. Hevorae mardi

Prière de Saint Hippolyte de Rome

« Oui, le Christ est ressuscité des morts » :

« Ô Joie universelle, Honneur, Festin, Délices :

les ténèbres de la mort sont dissipés, la vie à tous est rendue, les portes des cieux se sont ouvertes.

Dieu est devenu homme, et l’homme est devenu Dieu.

Il a rompu l’emprise de l’enfer et les barrières qui retenaient Adam.

Le peuple des enfers est ressuscité des morts pour dire à la terre que les promesses sont accomplies.

Et les chants furent rendus à la terre…

Tous, entrez dans la joie de votre Maître : premiers et seconds, recevez la récompense, riches et pauvres, chantez en chœur, abstinents et oisifs, fêtez ce jour, que vous jeûniez ou non, réjouissez-vous aujourd’hui !

Le festin est prêt, venez donc tous !

Le veau gras est servi, tous seront rassasiés.

Mangez avec délices au banquet de la foi et venez puiser aux richesses de la bonté.

Que nul ne pleure sa pauvreté :

à tous le Royaume est ouvert ; que nul ne déplore ses péchés : le Pardon s’est levé du tombeau ; que nul ne craigne plus la mort.

Mort, où est ta victoire ? Mort, où est ton aiguillon ?

Le Christ est ressuscité et tu as été terrassée.

Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés.

Le Christ est ressuscité et les anges sont dans l’allégresse. Le Christ est ressuscité et tous les morts quittent le tombeau.

Oui, le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui dorment.

À Lui, Gloire et Puissance à jamais.

Amen. »

(Saint Hippolyte de Rome (170-235))

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Seigneur Jésus Ressuscité,
Par ta vie, ta mort et ta résurrection,
Tu as saisi la main de l’homme et de la femme
Pour les arracher à leur détresse et les entraîner vers le Père,
Dans la force de l’Esprit Saint.

Tu es toujours avec nous jusqu’à la fin des temps.
Nous croyons en ta présence, invisible et réelle,
Silencieuse et efficace.
Tu pardonnes nos faiblesses, renouvelles notre confiance.

Envoie sur nous ton Esprit Saint !
Qu’il nous apprenne
A te chercher, comme Marie Madeleine, par ce que nous t’aimons,
Et souffrir quand nous te délaissons ;
A te trouver dans les Écritures, comme les disciples d’Emmaüs,
Et te recevoir comme pain rompu pour notre Vie ;
A te redire que nous t’aimons, comme Pierre,
Chaque fois que nous avons peur de reconnaître,
Devant les autres, ton influence sur nous.

Que ton Esprit nous communique un souffle de Résurrection
De pardon, de guérison et de communion
En faveur de tout homme et de tout peuple,
Avec priorité au service des plus méprisés et des plus oubliés.

Arrache nous à nos instincts de mort et d’agressivité,
A nos tentations de désespérer ou capituler devant le mal.

Fais de ton Église une communauté vivant de l’Amour et de l’espérance.
Avec ceux qui te cherchent même sans te nommer,
Toi, le vivant qui fait vivre pour les siècles des siècles.

(D’après Monseigneur Jean Charles THOMAS.)

Mardi 7 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mardi de Pâque. Hevorae mardi

Par Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église .Sermon 81 ; PL 52, 427 (trad. Quéré, coll. Icthus, vol. 10, p. 271 rev.)

« Lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : '' La paix soit avec vous '' »


La Judée en rébellion avait chassé la paix de la terre et jeté l'univers dans son chaos primordial.

Chez les disciples aussi, la guerre sévissait ; la foi et le doute se donnaient des assauts furieux.

Leurs cœurs, où la tempête faisait rage, ne pouvaient trouver nul havre de paix, nul port calme.


A ce spectacle, le Christ qui sonde les cœurs, qui commande aux vents, qui maîtrise les tempêtes et d'un simple signe change l'orage en un ciel serein, les a raffermis de sa paix en disant :

-« La paix soit avec vous ! C'est moi ; ne craignez rien. C'est moi, le crucifié, le mort, l'enseveli.

C'est moi, votre Dieu devenu pour vous homme.

C'est moi. Non pas un esprit revêtu d'un corps, mais la vérité même faite homme.

C'est moi, vivant entre les morts, venu du ciel au cœur des enfers.

C'est moi que la mort a fui, que les enfers ont redouté.

Dans son effroi, l'enfer m'a proclamé Dieu.

N'aie pas peur, Pierre, toi qui m'as renié, ni toi Jean, toi qui as pris la fuite, ni vous tous qui m'avez abandonné, qui n'avez songé qu'à me trahir, qui ne croyez pas encore en moi, alors même que vous me voyez

. N'ayez pas peur, c'est bien moi.

Je vous ai appelés par la grâce, je vous ai choisis par le pardon, je vous ai soutenus de ma compassion, je vous ai portés en mon amour, et je vous prends aujourd'hui, par ma seule bonté. »

Mardi 7 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mardi de Pâque. Hevorae mardi

Par Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 25 sur l'Evangile ; PL 76, 1188-1196 (trad. coll. Icthus 10, p. 296s)

Il t'appelle par ton nom


« Si c'est toi qui l'as emporté... »

Comme si Marie lui avait déjà dit ce qui faisait couler ses pleurs ! Elle parle de « lui », sans avoir prononcé son nom.

Tel est le trait de l'amour : toujours plein de ce qu'on aime, on croit que tous les autres en sont également occupés...

Marie imagine peu qu'on puisse ignorer le sujet de son immense détresse.

Jésus lui dit :

-« Marie ! »

Il l'appelait tout à l'heure d'un nom commun à tout son sexe, « Femme », et ne se laissait pas encore reconnaître.

Il l'appelle à présent par son nom propre, comme s'il lui disait sans plus de détours :

-« Reconnais celui qui te reconnaît. »

Dieu disait de même à Moïse, l'homme parfait :

-« Je te connais par ton nom » (Ex 33,12).

-« Homme » est le nom commun à tous, mais « Moïse » est son nom personnel, et le Seigneur lui dit fort bien qu'il le connaît par son nom et semble lui déclarer :

-« Je ne te connais pas comme l'ensemble des hommes, je te connais personnellement. »

Ainsi, appelée par son nom, Marie reconnaît son créateur, et aussitôt elle lui répond :

-« Rabbouni », c'est-à-dire, Maître.

Car c'était lui qu'elle cherchait au-dehors, mais c'était lui qui lui demandait de le chercher au-dedans...

« Marie de Magdala s'en va donc annoncer aux disciples : j'ai vu le Seigneur et voilà ce qu'il m'a dit. »

Le péché des hommes quitte ici le cœur d'où il était issu.

Car c'est une femme qui, au paradis, tendit à l'homme le fruit de la mort ; c'est une femme qui, au tombeau, annonce la vie aux hommes et rapporte les paroles de celui qui vivifie.

PRIERE

Au Christ ressuscité

Psaume 45

Ant: Nous te louons, Messie de Dieu !

Ce matin, j’ai le cœur plein de belles pensées :
c’est à la gloire du Sauveur ressuscité.
Je voudrais avoir la plume d’un grand écrivain.

Mon Sauveur, tu es la réussite de l’humanité;
ta Parole proclamée est pleine de Vie;
le Père l’a confirmée pour l’éternité.

Ta victoire sur le mal est assurée;
tu es entré au cœur de la Trinité;

de là tu continues de lutter avec nous
pour que triomphent peu à peu sur la terre,
la vérité et l’amour que tu as annoncés.

Grâce à toi, le Malin désespère de vaincre,
car tu restes présent à chaque enfant du Père;

tu rends vaines ses attaques
en tous les gens qui comptent sur toi.

Mon Dieu Sauveur, tu règnes éternellement,
tu nous distribues la droiture, la vérité et l’amour :

c’est pour cela que le Père t’a fait revivre
comme Premier-né parmi les morts.

La gloire qui t’enveloppe est séduisante;
elle attire comme le parfum le plus doux,
comme la musique la plus mélodieuse.

Marie, ta mère, se tient à tes côtés
pour t’offrir l’amour de ses enfants.

Ant. Nous te louons, nouvelle Jérusalem !

Que toute l’humanité écoute attentivement
si elle veut se lier d’amour avec son Sauveur.

Qu’elle cesse de vouloir se sauver seule
et consente à le séduire avec ses pauvretés.

Il t’offre son salut : accueille-le tel que donné.
Tout le monde s’émerveillera devant toi
et t’entourera comme un cadeau du Père.

Découvre tes richesses intérieures
déjà construites en toi par le Père.

Tu fais route vers lui
au milieu de la foule des enfants du Père

qui marchent avec toi comme un cortège
à la rencontre du Sauveur universel.

Après toi viendront d’autres pauvres
qu’accompagnera aussi le Ressuscité.

Tous vos noms de chaque âge seront inscrits
dans le livre glorieux de tous les SAUVÉS.

Mardi 7 Avril  2015 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Mardi de Pâque. Hevorae mardi
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 09:06

Hallelujah est une chanson écrite par le compositeur canadien Leonard Cohen. À l'origine, elle faisait partie de l'album Various Positions. En décembre 2008, cette chanson refait surface en occupant simultanément les deux premières positions des « singles » du Billboard anglais.

C'est grâce à Alexandra Burke qui a gagné le concours de téléréalité The X factor en interprétant Hallelujah de Cohen. Elle a renouvelé l'intérêt pour Hallelujah si bien que l'interprétation de cette même chanson par Jeff Buckley se retrouve alors deuxième au Billboard en même temps.

La version d'Alexandra Burke a battu un record européen en vendant plus de 105 000 téléchargements en une seule journée. Elle a dépassé le cap du million de copies peu de temps après. Hallelujah a été enregistrée plus de 180 fois par divers artistes et a été utilisée dans plusieurs films et émissions de télévision.

Lorsque vous entendrez cette chanson, vous verrez que sa mélodie est presque liturgique et qu’elle peut facilement nous amener vers une expérience spirituelle. Hallelujah nous intéresse surtout parce qu'elle contient plusieurs références bibliques dans ses paroles. D'abord, Hallelujah est un mot hébreu signifiant : « louez le Seigneur ». C'est une exclamation utilisée dans la liturgie et dans les psaumes.

D'abord le sujet de la chanson semble être David, le roi qui jouait de la musique pour le Seigneur. La Bible raconte en effet que David jouait de la harpe pour apaiser le roi Saul (1 S 16,23). Traditionnellement, on lui attribue aussi la composition des psaumes. Le deuxième couplet de la chanson rappelle l'histoire de David et Bethsabée. Le livre de Samuel (2 S 11,2) raconte que David a vu Bethsabée prendre son bain. Bien qu'elle était déjà mariée, il coucha avec elle et fit mourir son mari à la guerre. Cet épisode raconte la plus grande faute du roi David.

Puis, la chanson évoque un autre récit biblique : « She broke your throne and she cut your hair. » On reconnaît ici l'histoire de Samson, l'homme fort presque invincible qui a été vaincu par Dalila. Elle l'a séduit pour trouver son secret : si on lui coupe les cheveux, il perdra sa force. Elle lui coupe les cheveux et appelle les Philistins pour qu'ils l'attrapent et le tuent. (Jg 16)

Le prochain couplet tire une conclusion des deux histoires précédentes. « Love is not a victory march. It's a cold and it's a broken. » L'amour est froid et brisé puisque c'est l'amour d'une femme qui a brisé David et Samson. Leonard Cohen fait aussi un lien avec sa vie : « I have been here before I know this room, I've walked this floor ». Lui aussi a connu l'amour qui brise.

Puis, l'auteur fait un lien entre l'acte sexuel et Dieu : « And remember when I moved in you, The holy dove was moving too, And every breath we drew was Hallelujah. » The holy dove (sainte colombe) est remplacé dans certaine version par Holy Gost (Esprit Saint).

On voit le lien entre la colombe et l'Esprit de Dieu dans le récit du baptême de Jésus (Mc 1,10). En hébreu et en grec, le mot pour esprit est le même que pour souffle. On comprend alors pourquoi Cohen fait un lien entre le souffle des amoureux et celui de Dieu.

« You say I took the name in vain » fait probablement référence à un des dix commandments: « Tu ne prononceras pas à tord le nom du Seigneur ton Dieu. » (Ex 20,7) Ce nom de Dieu est celui qui est révélé à Moïse au buisson ardent : YHWH (Ex 3,14).

À la fin de la chanson, l'auteur semble parler à Dieu et lui dire qu'il a fait du mieux qu'il pouvait dans sa vie et qu'il s'en remet à lui en chantant Hallelujah. « I'll stand before the Lord of Song With nothing on my tongue but Hallelujah. »

"Hallelujah"

Well I heard there was a secret chord
that David played and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
Well it goes like this:
The fourth, the fifth,
The minor fall and the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...

Baby I've been here before
I've seen this room and I've walked this floor (you know)
I used to live alone before I knew you
And I've seen your flag on the marble arch
and love is not a victory march
It's a cold and it's a broken Hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...

there was a time when you let me know
What's really going on below
But now you never show that to me, do you?
But remember when I moved in you
And the holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...

Maybe there's a God above
But all I've ever learned from love
Was how to shoot somebody who outdrew you
And it's not a cry that you hear at night
It's not somebody who's seen the light
It's a cold and it's a broken Hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...
Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...
Hallelujah, hallelujah, hallelujah
Hallelujah, hallelujah

Paroles et musique: Leonard Cohen

Sébastien Doane, Bibliste

http://www.interbible.org/interBible/source/culture/2009/clt_090206.html

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 09:02
C’était l’un des sujets abordés lors de la célèbre émission de Franck Ferrand : la célèbre tunique d’Argenteuil, objet de pèlerinage depuis près de 1000 ans.

C’était l’un des sujets abordés lors de la célèbre émission de Franck Ferrand : la célèbre tunique d’Argenteuil, objet de pèlerinage depuis près de 1000 ans.

(Source : Aleteia: abbé Nicolas JOLI )

Depuis près de 1000 ans, des centaines de milliers de pèlerins viennent en pèlerinage à Argenteuil, pour se recueillir auprès de la Sainte Tunique. Certains pour rendre grâce, d'autres pour demander une grâce : toujours dans la foi en Jésus, qui « m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi » Galates 2, 20.

Lundi 6 avril 2015, sur France 3 a été diffusé à 20h50 l'émission de Franck Ferrand, L’ombre d'un doute sur les derniers jours de Jésus. Une bonne occasion pour réentendre le récit de l'évangile :
Evangile selon Saint Jean 19, 23-24 : Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. »
Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.

Un don de l'impératrice de Constantinople

La Sainte Tunique, dont la tradition nous narre son arrivée en l'an 800 à Argenteuil, à la suite d'un don de l'impératrice Irène de Constantinople au futur empereur d'Occident Charlemagne. Charlemagne l'apporta a Argenteuil où sa fille Théodrade était prieure du monastère Notre-Dame de l'Humilité. De nombreuses personnalités sont venus en pèlerinage à Argenteuil, notamment des rois de France Louis VII, Saint Louis, François Ier, Louis XIII…

Venir en pèlerinage à la Basilique d'Argenteuil, c'est reprendre conscience de la grandeur de Dieu : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. » Rm 5, 8

C'est aussi reprendre conscience de la grandeur de notre baptême : le Fils de Dieu, en revêtant notre humanité, en se livrant sur la Croix et en ressuscitant nous revêt de sa divinité :
Galates 3, 27 : Vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ;
Ces dernières années, un nombre croissant de pèlerins font route pour la Basilique d'Argenteuil. Ce vendredi saint par exemple, les communautés du séminaire Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulineaux et du séminaire orthodoxe russe d'Épinay-sous-Sénart sont venus vénérer la Sainte Tunique.

Pour venir à la Basilique Saint-Denys d'Argenteuil :
La Basilique est ouverte tous les jours de 8h à 20h. Place Jean Eurieult, 95100 Argenteuil.
Elle se situe à 10 min à pied de la gare d'Argenteuil (ligne J, gare Saint-Lazare).
Messe dominicale le samedi soir à 18h30, dimanche à 8h30 (franco-portugais), 11h00 et 18h30 (rattrapage).

La paroisse peut accueillir des groupes pour une journée de récollection, retraite de profession de Foi...
Contact : Centre Pastoral de la Basilique : 17 rue des Ouches 95100 Argenteuil
01 39 61 03 29 / centrepastoral@wanadoo.fr

Sainte Tunique d'Argenteuil, dans les coulisses de L’ombre d’un doute
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 08:07
LA FRUSTRATION FAIT-ELLE GRANDIR ?

Elle engendre des passions morbides : le ressentiment, la colère, la jalousie, la violence. Elle cherche des formes de compensation, inspirées par l’amour de soi, dans l’alimentation, la sexualité, ou la domination, par exemple. Une plante privée du sol qui lui convient, de l’ensoleillement naturel ou de la quantité d’eau dont elle a besoin, s’étiole. L’être humain privé de la satisfaction de ses besoins élémentaires ou imaginaires, devient amer. Il ne grandit pas. Il se racornit. Un bon nombre des souffrances a là son origine. En profondeur, l’homme privé de satisfaire son désir d’infini, et, très précisément, de Dieu, se lamente à la porte du Paradis, comme le fit Adam. L’image divine aspire naturellement à la ressemblance : l’échec de ce projet produit le manque le plus pénible à l’être humain, qu’il en soit ou non conscient. L’enfer est le lieu mystique de la plus grande frustration – un feu et une soif inextinguibles… et la haine de l’amour.

On peut tenter un changement d’attitude (« conversion »), en renonçant, si possible à l’impasse de la révolte… « Pour nous, c’est justice ! », dit le Larron au Golgotha. Tentons de bénir ceux qui jouissent de ce qui nous est refusé ; de remercier Dieu d’avoir exaucé les autres. Apprenons à dire Oui, à rendre grâce, à chercher quel est pour nous, dans la situation de frustration, le message divin. Frustré de liberté, un prisonnier rendait grâce à Dieu pour ceux qui voyaient le soleil. La gestion de la frustration et du manque est l’œuvre de l’esprit de l’homme, de sa conscience, de sa liberté et de sa volonté. Dire Oui à la situation qui nous révoltait ouvre un espace. « C’est au travers de la frustration et de l’attente que naît un Objet extérieur d’où vient la gratification. Sans cette gratification et cette attente, il n’y a pas de limite entre le Moi et le non-Moi » (S. Freud). Dans la frustration acceptée activement par un Oui, non plus subie avec colère, mais choisie, apparaît l’Esprit, le Consolateur, le Sujet source de grâce et de gratification.

L’ascète « choisit perpétuellement l’essentiel », et il se trouve une « joie dans le dépouillement » (M. Béjart). Mais, renoncer librement à un bien par amour pour quelqu’un – pour le Christ, pour le prochain – nous frustrer librement d’un plaisir, du confort ou même de la vie, par amour, nous ouvre à la Vie éternelle, enseigne le Seigneur. L’ascèse des disciples de Jésus est principalement le renoncement à sa propre volonté, à l’amour de soi, et le dépouillement des désirs et de leur objet. Le renonçant devient sans besoin, comme Dieu, et rien ne peut le frustrer – sauf la soif insatiable que tous soient sauvés – ou encore l’aspiration à aimer plus qu’il n’a pu, ou su, aimer jusqu’alors. Grande douleur que seul l’Esprit peut combler, « Lui qui remplit tout »

(Source : « Sagesse Orthodoxe »)

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 08:06
 Il marchait avec eux [Édith Stein]

Par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre.Pour le 6 janvier 1941 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 279)

« Il marchait avec eux »


Le même Sauveur, que la Parole de l'Écriture nous met sous les yeux dans son humanité en nous le montrant sur tous les chemins qu'il a parcourus sur la terre, habite parmi nous caché sous l'apparence du pain eucharistique, il vient à nous tous les jours comme Pain de Vie.

Dans ces deux aspects, il se fait proche de nous et sous ces deux aspects il désire que nous le cherchions et que nous le trouvions.

L'un appelle l'autre.

Lorsque nous voyons avec les yeux de la foi le Sauveur devant nous, comme l’Écriture nous le dépeint, alors grandit notre désir de l'accueillir en nous dans le Pain de Vie.

Le pain eucharistique à son tour avive notre désir de faire toujours plus profondément connaissance avec le Seigneur à partir de la Parole de l'Écriture, et donne des forces à notre esprit pour une meilleure compréhension.

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 08:04
Il est ressuscité et il vous précède en Galilée (Saint Grégoire le Grand)

Par Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape de rome et docteur de l'Église .Homélies sur les évangiles, 21, 5-6; PL 76, 1172 (trad. Véricel, Les Pères commentent, p. 341)

« Allez dire à ses disciples : ' Il est ressuscité et il vous précède en Galilée ; c'est là que vous le verrez' » (Mt 28,7)


C'est volontairement qu'il est dit :

-« Il vous précède en Galilée : là vous le verrez, comme il vous l'a dit. »

Galilée veut dire « fin de la captivité ».

Le Rédempteur, lui, était déjà passé de la passion à la résurrection, de la mort à la vie, du châtiment à la gloire, de la corruption à l'incorruptibilité.

Mais si les disciples, après la résurrection, le voient d'abord en Galilée, c'est que, plus tard, nous ne contemplerons, dans la joie, la gloire de sa résurrection que si nous quittons nos vices pour les sommets de la vertu.

Il y a un déplacement à faire : si la nouvelle est connue au sépulcre, c'est ailleurs que le Christ se montre...


Il y avait deux vies ; nous en connaissions une, mais pas l'autre.

Il y avait une vie mortelle et une immortelle, une corruptible et l'autre incorruptible, une de mort et l'autre de résurrection.

Alors vint le Médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ (1Tm 2,5), qui se chargea de la première vie et nous révéla l'autre, qui perdit l'une en mourant et nous révéla l'autre en ressuscitant.

S'il nous avait promis, à nous qui connaissions la vie mortelle, une résurrection de la chair sans nous en donner une preuve palpable, qui aurait pu ajouter foi en ses promesses ?

Qui sont « Les femmes Myrrhophores »

Myrrhophore (grec : Μυροφόροι ; latin : Myrophorae; slavon d'Église : Жены́-мѷроно́сицы ; roumain : Mironosiţe) sont, dans les Églises d'Orient – Églises orthodoxes et Églises catholiques de rite byzantin –, les personnes mentionnées dans le Nouveau Testament qui participèrent à l'ensevelissement de Jésus et qui découvrirent le sépulcre vide après sa Résurrection.

Ce terme renvoie usuellement aux Saintes Femmes porteuses de myrrhe qui, se rendant au petit matin à la tombe de Jésus, trouvèrent celle-ci vide.

Dans le christianisme occidental, on parle généralement des « femmes au tombeau » ou des Trois Marie.

(Matth., 27:55-61 ; Matth., 28:1-10 ; Marc, 15:40-16:11 ; Luc, 23:50-24:10 ; Jean, 19:38-20:18).

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