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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 16:29

Sommaire:

 

*Fêter St Augustin...

*In mémoriam: Père Luc Duloisy

*Des différentes formes de la tiédeur spirituelle

*Théologie de l'icône:L'icône et le cosmos (Père Quénot)

*La Dormition de la Très Ste Vierge Marie

*Lectionnaire du 2ème Dimanche après l'Assomption

*Dormition de la Theotokos par St Jean Damascène

*Théologie de l'icône: DU DIEU-HOMME A L'HOMME-DIEU(Père Quénot)

*Esprit Saint et prière (St Isaac le Syrien)

*Comment prier (Apophtegmes)

*Un sermon sur l'humilité (Vidéo du Père Boulad)

*Brûlez les Vielles idoles (St Gabriel)

*Donner rend heureux

*PRIÈRES ET BÉNÉDICTIONS POUR LA RENTRÉE SCOLAIRE DES ÉCOLIERS ET ÉTUDIANTS

*Les vacances: un temps pour la lecture...

*L'Hortus Deliciarum (Jardin des Délices (Illedegarde de Bingen)

*Action de grâce suite à la 8ème Conférence des prêtres du Diocèse Malankare Orthodoxe de Brahamavar

*Annonces

 

Rejoignez-nous pour fêter St Augustin

  27 août , avec Sainte Monique  
Rejoignez-nous pour fêter St Augustin
...................................

Chers amis, Qui étaient Monique, qui était Augustin?

Ce saint est philosophe, théologien et docteur de l’Eglise d'Occident depuis 1298.

Il est né en Algérie en 354. Il est l’un des 4 pères de l’Eglise Latine ( avec St Ambroise, St Jérôme et Grégoire 1er).

Si certains Orthodoxes du groupe Bysantino-slave  émettent quelques réserves sur certains aspects approximatifs (Et pour cause!) de sa théologie trinitaire (A l'instar de nombreux autres Pères, y compris Orientaux), nos Eglises Orthodoxes Orientales l'ont en grande estime, particulièrement l'Eglise Copte Orthodoxe.

Notre Monastère, avec ses deux antennes de France et du Cameroun, est soumis à la Règle qu'il rédigea pour ses moines et compléta par deux Lettres pour ceux de ses Clercs qui, avec lui, lorsqu'il était Evêque, voulurent mener la vie Monastique.

C'est l'exemple des moines Coptes et Ethiopiens qu'il voyait vivre à Rome qui lui inspira d'ailleurs la rédaction de cette Règle de vie à laquelle, pour notre part, nous n'avons fait qu'adjoindre la "Lettre sur l'Amour" d'un autre grand "Docteur de la Charité": Saint Jacques de Saroug.

Ainsi, notre Monastère qui naquit dans la Tradition Occidentale (Latine) pour rejoindre la Tradition originelle et orientale (Syro-Orthodoxe) respire t-il avec les deux poumons de cette Eglise qui, quoique fassent les hommes, reste Une dans son Chef, le Christ.

Augustin écrivit de nombreux ouvrages. Parmi les plus célèbres, vous avez : les Confessions, De la Trinité, ou encore La Cité de Dieu.



----------------------------- St Augustin est fêté le 28 août-------------------------------.

 

ANNONCE LITURGIQUE. 


 

Mardi 28,

Pèlerinage préparatoire à la Rentrée Scolaire et universitaire

10h30, Messe avec bénédiction des enfants et jeunes-gens suivie du programme habituel (Prière pour l'unité, réception des fidèles...).

Dimanche 1er Septembre,

Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de Miséricorde et aux Saints du Kerala, clôture des journées de prières préparatoires à la Rentrée Scolaire et universitaire

10h30, Messe avec bénédiction des enfants et jeunes-gens suivie du programme habituel (Prière pour l'unité, réception des fidèles...).

Ô Marie Trône de la Sagesse Incarnée, Saint Augustin, priez pour nos écoliers, étudiants et leurs professeurs, intercédez pour eux devant le Trône de la Grâce Divine !
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ANÚNCIO LITÚRGICO.

 

 

Terça-feira 28

Peregrinação Preparatória à Escola e à Universidade de Volta às Aulas

10:30, Missa com bênção de crianças e jovens, seguida do programa habitual (Oração pela unidade, recepção dos fiéis ...).

Domingo, 1 de setembro

Peregrinação mensal a Nossa Senhora da Misericórdia e aos Santos de Kerala, encerramento dos dias de oração preparatória na entrada da escola e da universidade

10:30, Missa com bênção de crianças e jovens, seguida do programa habitual (Oração pela unidade, recepção dos fiéis ...).

Ó Maria Trono da Sabedoria Encarnada, Santo Agostinho, reze por nossos alunos, alunos e professores, interceda por eles diante do trono da Graça Divina!


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LITURGICAL ANNOUNCEMENT.

 

Tuesday 28th

Preparatory Pilgrimage to the School and University Back-to-School

10:30, Mass with blessing of children and young people followed by the usual program (Prayer for unity, reception of the faithful ...).

Sunday, September 1

Monthly pilgrimage to Our Lady of Mercy and the Saints of Kerala, closing of the days of preparatory prayers at the School and University Entrance

10:30, Mass with blessing of children and young people followed by the usual program (Prayer for unity, reception of the faithful ...).

O Mary Throne of Incarnate Wisdom, Saint Augustine, pray for our students, students and their teachers, intercede for them before the throne of Divine Grace!

 

 

Pour déposer vos intentions de prières, appelez-nous au :

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Chers amis.


Je vous transmets la  nouvelle du rappel à Dieu d'un ami, le Père Luc Duloisy.

Triste nouvelle en raison de la peine d'être temporairement séparé d'un prêtre de si haute valeur humaine et apostolique, mais nouvelle pleine d'Espérance car "Si le grain de blé ne tombe en terre pour mourir, il ne porte aucun fruit", or aujourd'hui, les œuvres de ce Serviteur de Dieu le suivent et nul doute que, dans la lumière du Christ Ressuscité qu'il rejoint, il n'intercède pour l'Eglise du Christ, ce "grand Corps malade"

Je vous prie d'unir vos prières aux miennes. Ce fut un prêtre de feu, passionné.

"Ce travailleur infatigable ne se plaignait jamais et sa disparition soudaine nous laisse surpris et médusés. Quelle perte! 
Que le Seigneur ait pitié de lui et que tous les saints dont il a sans relâche relaté et fait connaître la vie intercèdent pour lui afin que le Père éternel lui accorde le repos là ou resplendit la lumière de Sa face. Mémoire éternelle!"

Il servit avec amour le Christ et Ses frères et sœurs .
Depuis son rappel à Dieu, je célèbre pour le repos de son âme et le soutien de ses proches l'Office Syriaque des défunts.

Nous apprenons que ses funérailles sont fixées

 

*Samedi prochain 24 Août à 10h en l’église de la 
paroisse orthodoxe des Saints-apôtres-Pierre-et-Paul, 
36, quai de la Bataille 
54000 Nancy.

 

Pour ma part, je serai retenu à desservir les fidèles de notre Chapelle Orthodoxe de Notre-Dame de la Très Sainte Trinité à La-Chapelle-Faucher (Sur le "Grand Périgueux"). 


C'est de là que je m'unirai à l'Office des funérailles qui sera célébré à Nancy.

 

De là, nous serons avec son épouse, sa famille, ses proches et ses amis "Un seul cœur, une seule âme tendus vers Dieu" dans l'action de grâce pour cette vie toute donnée, certains qu'il repose dans le Christ, notre Résurrection. Aloho Mhasele !

 

Que le rappel à Dieu de ce saint prêtre au caractère bien trempé, nous rappelle que "Nous n'avons qu'une vie" pour naître à la Vraie Vie qui est en Dieu. N'oublions pas l'essentiel ne nous laissons pas distraire de la trajectoire dynamique de notre sanctification!...

 

Votre fraternellement dans le Christ Porte des brebis pour leur retour vers Le Père dans la Grâce du  Saint Esprit.

+Métropolite Mor Philipose.

Prions:
Dieu des Esprits et de toute chair, qui avez triomphé de la Mort et terrassé le Diable pour donner la Vie au monde, accordez, Seigneur, à l'âme de Votre Serviteur 
Luc Duloisy, défunt, le Repos dans le Séjour de la Lumière, de la Fraîcheur, et de la Paix, en un lieu d'où sont absents la Peur, la Tristesse et les Gémissements ; dans Votre Divine Bonté et Votre Amour pour les Hommes, Pardonnez-lui toutes les Fautes commises en paroles, en pensée, en action; car il n'est personne qui vive et qui ne pèche pas. 
Vous Seul, Seigneur, êtes sans péché; Votre Justice est Justice éternelle et Votre Parole est Vérité.
Vous êtes la Résurrection, le Repos et la Vie de Votre Serviteur le prêtre 
Luc Duloisy, défunt, Ô Christ notre Dieu, et nous Vous rendons Gloire ainsi qu'à Votre Père Éternel et à Votre très Saint, Bon et Vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn.

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Queridos amigos.


Trago-lhe a notícia do lembrete para Deus de um amigo, padre Luc Duloisy.

Notícias tristes por causa da dor de estar temporariamente separado de um sacerdote de tão alto valor humano e apostólico, mas novo cheio de esperança porque "Se o grão de trigo não cai no chão para morrer, não dá fruto" Hoje, porém, seguem-se as obras deste Servo de Deus e, sem dúvida, à luz do Cristo ressuscitado a quem ele se une, ele não intercede pela Igreja de Cristo, este "grande Corpo doente".

Eu te peço para juntar suas orações às minhas. Ele era um padre ardente, apaixonado.

"Este trabalhador incansável nunca reclamou e sua morte repentina nos deixa surpresos e estupefatos.
Que o Senhor tenha misericórdia dele e que todos os santos cuja vida ele contou incessantemente e se faça conhecido intercedam por ele, de modo que o Pai eterno possa descansá-lo ali ou brilhar a luz de Sua face. Memória eterna!

Ele serviu a Cristo e seus irmãos e irmãs com amor.
Desde sua lembrança a Deus, eu celebro pelo repouso de sua alma e pelo apoio de seus parentes ao Ofício Siríaco dos mortos.

Nós aprendemos que seu funeral é fixo

* No próximo sábado, 24 de agosto às 10h na igreja do
Paróquia Ortodoxa dos Santos Apóstolos - Pedro e Paulo,
36, cais da batalha
54000 Nancy.

De minha parte, serei retido para servir aos fiéis de nossa capela ortodoxa de Nossa Senhora da Santíssima Trindade em La-Chapelle-Faucher (sobre o "Grand Périgueux").

É a partir daí que vou me juntar ao Funeral Office, que será celebrado em Nancy.

De lá, estaremos com sua esposa, sua família, seus parentes e seus amigos "Um coração, uma alma esforçada para com Deus" na ação de graças por esta vida, dada a todos, alguns que ele descansa em Cristo, nossa ressurreição. Aloho Mhasele!

Que o lembrete para Deus deste santo sacerdote com um caráter forte nos lembre que "Nós temos apenas uma vida" para nascermos da Verdadeira Vida que está em Deus. Não nos esqueçamos do essencial, não nos desviemos da trajetória dinâmica da nossa santificação! ...


Tua fraternalmente em Cristo leva ovelhas para o seu retorno ao Pai na graça do Espírito Santo.

+ Metropolita Mor Philipose.

Oremos:
Deus dos espíritos e de toda a carne, que triunfou sobre a morte e derrubou o diabo para dar vida ao mundo, conceda, Senhor, à alma de seu servo Luc Duloisy, o falecido, descanso na permanência da luz, Frescura e Paz, em um lugar do qual estão ausentes o medo, a tristeza e os gemidos; em sua Divina bondade e amor pelos homens, perdoe-lhe todas as falhas cometidas em palavras, em pensamentos, em ação; porque não há quem viva e quem não peca.
Só tu, Senhor, és sem pecado; Sua justiça é justiça eterna e sua palavra é verdade.
Você é a Ressurreição, o Descanso e a Vida de Seu Servo, o falecido Luc Duloisy, ó Cristo nosso Deus, e nós Te fazemos Glória, e ao Seu Pai Eterno e Seu Espírito Santo, Bom e Vivificante, agora e sempre e para todo o sempre. Amin.

 

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Dear friends.


I bring you the news of the reminder to God of a friend, Father Luc Duloisy.

Sad news because of the pain of being temporarily separated from a priest of such high human and apostolic value, but new full of hope because "If the grain of wheat does not fall to the ground to die, it bears no fruit" , Today, however, the works of this Servant of God follow him and no doubt that, in the light of the Risen Christ whom he joins, he does not intercede for the Church of Christ, this "great sick Body".

I pray you to join your prayers to mine. He was a fiery priest, passionate.

"This tireless worker never complained and his sudden death leaves us surprised and dumbfounded.
May the Lord have mercy on him and may all the saints whose life he has unceasingly recounted and make known intercede for him so that the eternal Father may rest him there or shine the light of His face. Eternal memory! "

He served Christ and his brothers and sisters with love.
Since his remembrance to God, I celebrate for the repose of his soul and the support of his relatives the Syriac Office of the dead.

We learn that his funeral is fixed

* Next Saturday, August 24 at 10am in the church of the
Orthodox parish of the Holy Apostles-Peter and Paul,
36, Battle Wharf
54000 Nancy.

For my part, I will be retained to serve the faithful of our Orthodox Chapel of Our Lady of the Most Holy Trinity in La-Chapelle-Faucher (On the "Grand Périgueux").

It is from there that I will join the Funeral Office which will be celebrated in Nancy.

From there, we will be with his wife, his family, his relatives and his friends "One heart, one soul strained towards God" in the thanksgiving for this life given all, some that he rests in Christ, our Resurrection. Aloho Mhasele!

May the reminder to God of this holy priest with a strong character remind us that "We have only one life" to be born to the True Life that is in God. Let's not forget the essential, let's not be distracted from the dynamic trajectory of our sanctification! ...


Your fraternally in Christ carries sheep for their return to The Father in the Grace of the Holy Spirit.

+ Metropolitan Mor Philipose.

Let us pray:
God of spirits and of all flesh, who have triumphed over death and struck down the devil to give life to the world, grant, Lord, to the soul of your servant Luc Duloisy, the deceased, rest in the stay of light, Freshness, and Peace, in a place from which are absent Fear, Sadness, and Moans; in your Divine goodness and love for men, forgive him all the faults committed in words, in thought, in action; for there is no one who lives and who does not sin.
You alone, Lord, are without sin; Your righteousness is eternal righteousness and your word is truth.
You are the Resurrection, the Rest, and the Life of Your Servant, the late Luc Duloisy, O Christ our God, and we make You Glory, and to Your Eternal Father and Your Most Holy, Good and Life-giving Spirit, now and always and for ever and ever. Amin.

DES DIFFÉRENTES FORME DE LA TIÉDEUR

 

DANS LA VIE SPIRITUELLE

 

Deisis : L'intercession de l'Église

Deisis : L'intercession de l'Église

 

par S.S. Shedouda III, Pape et Patriarche d’Alexandrie

 

 


Je ne prétends pas avoir atteint le but ni être parvenu à la perfection, mais je le poursuis pour tâcher de le saisir, comme moi-même j’ai été saisi par le Christ Jésus. Frères, je ne pense pas encore l’avoir saisi, mais je n’ai qu’un souci : oubliant ce qui est derrière, tendu vers l’avant de tout mon être, je cours droit au but. (Ph 3,12-14)

LA FERVEUR ET LA TIÉDEUR

L’Esprit Saint descendit le jour de la Pentecôte sous la forme de langues de feu (Ac 2, 3) qui embrasèrent les saints apôtres. Dieu de même apparut au prophète Moïse dans une flamme de feu dans le buisson (Ex 3, 2), et Saint Paul dit aussi : Notre Dieu est un feu dévorant (Hé 12, 29).

Celui qui est habité par l’Esprit de Dieu doit être dans la ferveur de l’Esprit. Celle-ci imprègne son cœur, son amour, ses prières, ses dévotions, son service. Cette ferveur embrase toute sa vie, et tout lieu où il se trouve s’embrase par sa ferveur, par ses activités et par le saint zèle qui l’anime.

L’amour de Dieu et celui du prochain remplissent le cœur de l’homme spirituel. Or, la Sainte Bible compare l’amour à un feu, et l’Écriture dit à ce propos : Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour (Ct 8, 7).

C’est pour cette raison que le serviteur de Dieu animé par l’amour s’embrase de feu, comme le signale l’Apôtre en parlant de son ministère :Que l’autre trébuche et c’est un feu qui me brûle ?(2 Co 11, 29). Or cette ferveur de l’homme spirituel se transmet aux autres.

Des saints anges qui exécutent l’oeuvre de Dieu avec ferveur et ardeur le psalmiste dit :

Il fait des souffles ses anges,
Des flammes de feu ses serviteurs
(Ps 103, 4).

Cependant, cette ferveur spirituelle ne dure pas toujours chez bien des enfants de Dieu et ils sont alors envahis par la tiédeur... Ils ne persévèrent pas dans leur amour d’antan pour beaucoup de raisons.

Ils prient, mais plus avec le même amour, ni avec la même profondeur, ni avec le même esprit. Ils lisent la Sainte Bible sans en être touché et il en est de même des réunions spirituelles et de la sainte liturgie qui n’émeuvent plus leur cœur comme jadis.

Leurs dévotions deviennent commeun corps sans esprit, ayant les apparences de la piété, mais reniant ce qui en est la force(2 Tm 3, 5). Ils parlent à Dieu sans sentir sa présence devant eux et dans leur vie.

Oh comme Dieu ne supporte pas cette tiédeur ! Ainsi c’est exprimé dans l’Apocalypse, il dit à l’ange de l’Église de Laodicée :

Tu n’es ni froid ni chaud. 
Que n’es-tu l’un ou l’autre !
Ainsi, puisque te voilà tiède,
et que tu n’es ni chaud ni froid, 
je vais te vomir de ma bouche 
(Ap 3, 15-16).

Cependant la tiédeur est un état relatif. Ce que l’on peut considérer comme tiédeur chez les grands saints peut être considéré comme ferveur chez des personnes ordinaires. Ces saints peuvent avoir régressé quelque peu de leur niveau spirituel mais il demeure pourtant bien supérieur à celui des autres, malgré leur régression.

LES STYLES DE TIEDEUR

Dans ce domaine on peut déceler trois catégories : Une tiédeur naturelle qui peut atteindre tous les hommes, même les saints, une tiédeur grave qui menace toute la vie spirituelle et risque d’entraîner la chute de l’homme, et une tiédeur relative, si l’on compare la vie spirituelle d’une personne à deux époques différentes de sa vie, toutes deux jouissant d’un niveau spirituel élevé.

La tiédeur naturelle est un phénomène de notre nature sujette à la déviation et qui est incapable de suivre constamment une ligne solide continuellement ascendante.

Quant à la tiédeur grave c’est celle qui persiste longtemps et qui s’approfondit sans que l’on éprouve aucun blâme intérieur. L’homme peut s’y habituer et ne point chercher à s’en débarrasser, parce qu’elle peut se revêtir de l’habit des agneaux.

Il en est ainsi de l’homme qui étant habitué à l’atmosphère de l’église, y pénètre sans vénération ni respect, sans humilité ni émotion. Il peut y donner des ordres et interdire, élever la voix et crier. Il peut prendre le maintien de l’ordre comme prétexte pour réprimander et rudoyer, comme il peut interrompre la prière du prêtre ou du diacre pour corriger un faute de grammaire. Arrivé à ce stade, ou bien il cherche à retrouver sa spiritualité parce qu’il découvre qu’il l’a perdue, ou bien il n’y pense plus, estimant qu’il a bien agi.

Là, il passe de la tiédeur au péché, sans s’en rendre compte, ou il peut s’en rendre compte et chercher alors à s’en justifier.

Dans cet état de tiédeur, il perd sa douceur et son humilité aussi bien que la vénération du lieu saint et le respect envers autrui.

LES ASPECTS DANGEREUX DE LA TIÉDEUR

La tiédeur est une chute. Comment pourrait-elle ne pas l’être ? La tiédeur est une chute du niveau de l’amour à celui de la routine, ou de celui de l’esprit à celui du rationalisme, c’est une chute des vertus de l’esprit à celles du matérialisme ou de l’intérêt qui le rapproche de Dieu à celui qui le rattache aux hommes.

La tiédeur constitue un arrêt du mouvement ; c’est une relation extérieure et non plus une relation intérieure avec Dieu ; c’est l’intérêt accordé aux vertus en ce souciant du critère de « la longueur » (la quantité), et non de « la profondeur » (la qualité).

Chacun de ces éléments exige un long développement que nous essaierons de résumer en exposant non seulement les aspects de la tiédeur, mais aussi ses causes ...

DE L’AMOUR À LA ROUTINE

La vie spirituelle de l’homme doit être animée par l’amour pour Dieu qui doit imprégner toute vertu. Vous priez parce que vous aimez Dieu et vous dites :

Ô Dieu, mon Dieu, je te cherche dès l’aurore
mon âme a soif de toi !
Après toi languit ma chair,
comme une terre déserte, sans eau 
(Ps 62, 2).

Combien j’aime ta loi :
tout le jour elle fait mes délices 
(Ps 118, 97).

Mais dans l’état de tiédeur, la prière se transforme en un devoir et en une obligation que vous remplissez, pour que votre conscience ne vous reproche rien et ne vous accuse pas d’avoir manqué à vos devoirs.

Vous pouvez prier sans désir sincère, sans sentiment, sans ferveur et peut-être encore sans compréhension. Votre prière dans ce cas perd tous les éléments qui en font une prière spirituelle ; dès lors, elle sera dépourvue de componction, de piété, de foi, de méditation et d’amour. Vous priez et cela vous suffit, alors que votre prière est devenue une simple routine.

Ce que l’on dit de la prière dans l’état de tiédeur pourrait s’appliquer aux autres disciplines spirituelles. De même, votre lecture de la Sainte Bible devient routinière. Vous lisez sans comprendre ni méditer, sans appliquer ce que vous lisez à votre propre vie ni recourir aux exercices spirituels et surtout sans savourer les paroles de Dieu, comme les savourait le prophète David qui disait :

Je trouve la joie dans tes paroles,
autant que celui qui découvre un grand trésor 
(Ps 118, 162).

Votre lecture n’est qu’une simple routine et un simple devoir. Peut-être avez-vous commencé votre vie spirituelle par l’amour pour Dieu, mais vous n’y avez pas persévéré. Pourquoi ?

C’est peut-être l’intérêt accordé à la quantité plus qu’à la qualité qui vous a conduit au ritualisme cultuel et, partant, à la tiédeur. Vous voulez réciter un certain nombre de psaumes et de prières, lire un certain nombre de chapitres de la Sainte Bible, et faire un certain nombre de prosternations. En tout cela, peu importe pour vous le comment ? Vous ne vous souciez plus de l’esprit mais du nombre. Et si vous atteignez le nombre requis, vous êtes, hélas ! satisfait de vous-même. Peu importe pour vous à quel point Dieu est satisfait de votre méthode !

Lorsque saint Isaac aborda cette question, il conseilla de se dire à soi-même dans un tel cas : Je ne me tiens pas devant Dieu pour compter des mots.

Saint Paul, lui, préféracinq paroles avec intelligence à dix mille paroles en langue(1 Co 14, 19).

Pour accomplir vos « devoirs » vous pouvez prier rapidement, mais la rapidité conduit à l’incompréhension et au manque de méditation. Dès lors votre objectif sera, non de jouir d’un entretien avec Dieu tout empreint d’amour, mais de vous acquitter de cette obligation que les moines appellent l’office.

La déviation de l’objectif loin du chemin spirituel vous conduit inévitablement à la tiédeur, car elle vous éloigne de la spiritualité de la prière qui est à l’origine de la ferveur. Nombreux sont ceux qui en apprenant les hymnes liturgiques ne peuvent pas les étudier par cœur et il en est de même des psalmodies, aussi prient-ils avec ces hymnes et ces psalmodies lentement et, partant, avec méditation et spiritualité. Mais avec la pratique, ils atteignent le stade de l’étude par cœur et la vitesse avec laquelle ils chantent ces prières s’accroît en proportion, à tel point qu’ils chantent les louanges si vite qu’il est difficile de distinguer les paroles.

Avec la vitesse et l’étude par cœur, la compréhension, les sentiments, la méditation diminuent et les hymnes deviennent une simple musique dépourvue de l’esprit de prière.

CAUSES ET REMEDES DE LA TIÉDEUR

Si vous êtes assailli par un ou par toutes ces faiblesses, dites-vous : « Je voudrais prier, je voudrais m’adresser à Dieu de tout mon cœur, même en quelques paroles, comme l’ont fait le collecteur d’impôts et le bon larron sur la croix, qui ne lui ont dit qu’une seule phrase ».

L’une des causes de votre tiédeur est peut-être que vous vous contentez des prières étudiées, que vous les récitez sans qu’elles ne soient imprégnées par l’esprit de prière, sans ajouter des prières personnelles émanant des profondeurs de votre cœur.

Pourtant elles sont profondes les prières des psaumes et les autres prières de l’Eglise si vous les priez avec compréhension et de tout votre cœur... Ce sont des trésors spirituels. Mais en plus de ces prières vous avez besoin d’avoir des prières personnelles où vous exprimez tout ce qui anime votre âme, en employant vos propres paroles et où vous vous adressez à Dieu avec amour et en toute franchise, comme si vous vous teniez devant lui et que vous le voyiez.

Exercez-vous à ces prières personnelles toutes les fois que vous êtes assailli par la tiédeur, comme dans les périodes de ferveur spirituelle, et constatez l’efficacité de telles prières dans votre vie.

Affranchissez-vous de l’esclavage de la quantité et de la vitesse, de celui de la routine et de l’obligation et cherchez à prier avec esprit, compréhension et sentiments ; agissez de la sorte avec tous les exercices spirituels. Gardez-vous de la chute !

Si vous souffrez de la tiédeur, réduisez le nombre de psaumes, mais priez avec profondeur tout en cherchant à augmenter le nombre en gardant la même profondeur. Sinon, tenez-vous à un petit nombre, la profondeur étant la plus importante, car c’est elle qui remédie à la tiédeur.

Or la tiédeur n’attaque pas seulement la prière, les lectures, les méditations et tous les autres moyens spirituels, mais elle peut aussi envahir tous les sentiments intérieurs du cœur, les divers fruits de l’Esprit et toute la vie spirituelle en général... Le saint zèle dans le service de Dieu peut n’être plus aussi ardent qu’auparavant, le désir de se consacrer à Dieu peut faiblir ou s’attiédir, la ferveur dans l’examen de conscience et dans la vie de conversion peut perdre sa force.

Dans l’état de tiédeur les aspects et les causes peuvent se ressembler. Par exemple, se détourner de Dieu en se préoccupant d’autre chose peut être un aspect de la tiédeur comme il peut en être une cause. La satisfaction éprouvée à l’égard d’un niveau spirituel atteint avec l’arrêt de la croissance peut être une cause de la tiédeur aussi bien qu’un de ses aspects. Nous avons déjà signalé que le passage de l’amour à la routine est un des aspects de la tiédeur et nous pouvons aussi le considérer comme une de ses causes.

LES PRÉOCCUPATIONS QUI DÉTOURNENT DE DIEU

Parmi les causes les plus graves de la tiédeur figurent les préoccupations qui empêchent de trouver du temps pour Dieu et pour sa vie spirituelle. L’intérêt profond n’est plus accordé à Dieu, mais aux préoccupations ; la place de Dieu dans notre vie n’est plus la première mais la dernière ... Ainsi, l’on voit disparaître les moyens spirituels suscitant la ferveur dans le cœur, qui est alors envahi par la tiédeur.

Les préoccupations sont diverses : les unes sont mondaines, les autres sont dans le cadre du service religieux ... L’homme peut être préoccupé par des questions familiales, par les études, par une activité quelconque, par un divertissement, par un hobby ou un travail, à tel point qu’il ne trouve plus de temps pour sa propre vie spirituelle.

Pour un tel homme nous présentons deux conseils :

1. Il faut organiser votre temps.
2.Que servira-t-il donc à l’homme de gagner le monde entier, 
s’il doit perdre son âme
(Mt 16, 26).

Pour organiser votre temps de telle sorte que vous en consacriez une partie à votre vie spirituelle, il faut re-connaître la valeur des moyens spirituels pour votre vie terrestre et pour votre vie dans l’éternité. Si vous les appréciez comme ils le méritent, vous leur accorderez l’intérêt requis et vous consacrerez un temps pour votre vie spirituelle, quelles que soient vos préoccupations.

Gardez-vous de celles qui concernent le service de l’Église, car elles constituent parfois une entrave à votre vie spirituelle, d’une façon qui satisfait votre conscience. Sachez bien que si votre vie spirituelle faiblit, votre service de Dieu s’en ressent et ne porte aucun fruit. Car le service de Dieu n’est pas une activité quelconque, mais c’est un esprit qui se transmet d’une personne à l’autre ; c’est la vie du serviteur de Dieu qui est assimilée par le fidèle. Sachez que le service de Dieu n’est pas un prétexte vous empêchant de jouir de Dieu et de son intimité. D’ailleurs Dieu n’exige pas de vous un service qui vous éloigne de la prière, de la méditation et de la vie intime avec lui. Vous avez donc besoin d’organiser les diverses activités qu’exige le service de Dieu.

Souvenez-vous du fils aîné dans la parabole de l’enfant prodigue qui dit à son père :Voilà tant d’années que je te sers ... et à moi tu ne m’as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis(Lc 15, 29).

Bien qu’il servait son père depuis de longues années, sa volonté s’opposait à celle de son père, son entretien avec ce dernier, ses propos concernant son frère, son re-fus de partager la joie qui remplissait le cœur de son père en voyant son frère se retourner, tout cela prouve la faiblesse de sa vie spirituelle.

Cherchez à accepter seulement les préoccupations qui ne dépassent pas vos capacités. Pour sauvegarder votre vie spirituelle, renoncez à certaines préoccupations. El-les sont nombreuses celles auxquelles on peut renoncer, ainsi en est-il de certains divertissements, certaines rencontres et de bien des entretiens.

Vous pouvez au moins élever votre cœur vers Dieu de temps en temps lors de vos préoccupations ; et même si elles absorbent tout votre temps, qu’elles n’accaparent pas tout votre cœur. Ne vous laissez pas absorber totalement par les préoccupations, vu que vous ne possédez pas tout votre temps pour le gaspiller, car où se trouve alors la part de Dieu ? !

Je ne veux pas vous dire que Dieu possède toute votre vie... Mais au moins, souvenez-vous, au milieu de vos multiples préoccupations, de deux points importants quant à la part de Dieu dans votre temps :

1. Souvenez-vous du jour du Seigneur pour le sanctifier.
2. Souvenez-vous quand il s’agit de votre temps,
du commandement concernant les prémices.

Sachez que si vous êtes fidèle dans l’observance du commandement du jour du Seigneur, vous y puiserez sûrement une réserve spirituelle qui vous permettra d’éviter la tiédeur durant toute la semaine suivante.

Si vous êtes fidèle dans l’observance du commandement des prémices, et que vous offrez à Dieu celles de votre journée, la ferveur spirituelle que vous y puiserez subsistera toute la journée et vous poussera à consacrer d’autres temps à votre vie spirituelle.

Un autre point est à signaler : Si vous vous occupez profondément toute la journée de questions mondaines, celles-ci s’empareront de votre intériorité, accapareront votre cœur et votre pensée, de sorte que si vous vous tenez devant Dieu pour prier, votre esprit sera préoccupé par ces questions et votre prière sera empreinte de tiédeur.

Quand nous parlons des préoccupations en tant que cause de la tiédeur, nous n’entendons pas seulement l’occupation de tout le temps, mais surtout la préoccupation du cœur et de la pensée aussi... et c’est le plus grave, car elle pénètre à l’intérieur de l’homme.

C’est pour cette raison que la Sainte Église a établi les sept prières journalières pour rompre les multiples préoccupations de la journée par une intimité avec Dieu. Ces prières ont été réparties de sorte qu’il ne se passe pas trois heures sans que l’homme n’élève son cœur vers Dieu et s’entretienne avec lui, loin des préoccupations et des questions de ce monde, sauvegardant ainsi sa ferveur. Si vous êtes fidèle dans les prières du jour, vous ne connaîtrez pas la tiédeur, car votre esprit n’aura cessé d’invoquer Dieu durant toute la journée.

L’une des causes de la tiédeur c’est que l’homme se tient éloigné de Dieu pendant un temps assez long, comme il arrive à certains fidèles qui prient seulement le matin et le soir et qui ne prient pas aux heures les plus occupées et les plus critiques de la journée où les combats et les causes de chute abondent.

Voulez-vous échapper à la tiédeur ? Élevez le cœur de temps en temps vers Dieu, même par une seule phrase, ou par une courte prière qui ne dure qu’une minute ou quelques secondes.

Article paru dans la revue
Le Chemin,59, 2003.

L’ICÔNE ET LE COSMOS

par père Michel Quenot


La contemplation d’un ciel étoilé émerveille et questionne. Quelle place accorder à l’homme dans l’univers ? Poussière humaine mêlée aux poussières d’étoiles ? Et la planète terre ? L’équivalent d’une balle de tennis par rapport aux grappes de galaxies et aux espaces encore inconnus !

Les découvertes récentes mettent en évidence le « phénomène humain » dans un cosmos dont les limites ne cessent de reculer. Vides et froids, les espaces sidéraux paraissent hostiles à l’homme en quelque sorte égaré sur la seule planète offrant – à notre connaissance – les conditions de sa survie. Mais la terre qui le porte et le nourrit subit de plein fouet les conséquences de ses désirs insatiables, attitude prédatrice mettant en péril l’équilibre planétaire et la survie de l’écosystème.

La relation de l’homme au cosmos dépend à la fois de l’image qu’il s’en fait et de l’image qu’il se fait de lui-même. Qui est-il ? Où va-t-il ? Quel sens donner à la vie et au monde matériel ambiant ? La réponse à ces questions cruciales engage l’homme : corps, âme, esprit. Si la science livre un premier éclairage, elle s’arrête aux frontières de l’invisible, de l’intemporel et de l’éternel.

Face au mystère, la Révélation offre des clefs de lecture en perspective inversée. « Vrai Dieu et vrai homme », le Christ Jésus s’est incarné sur terre où il est mort et ressuscité. En sa Personne, l’humanité est entrée par son Ascension au sein de la Sainte Trinité, et, selon sa promesse, son retour glorieux marquera l’aube d’une Terre nouvelle. Créateur et Maître du cosmos, il a réunifié en lui le ciel et la terre, le visible et l’invisible, l’humain et le divin.

Image de Dieu le Père invisible, le Christ cosmique est l’accomplissement de tout homme créé à son image. Image du Royaume, l’icône authentique reflète la création transfigurée et donne une vision chrétienne du cosmos empreint du souffle de l’Esprit. « Nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, dit saint Paul, mais viendra le temps où nous verrons face à Face » (1 Co 13, 12).

Ayant trouvé un jour refuge dans une grotte, lors d’une tempête de sable en plein désert, je vis cheminer dans ma direction un ermite dont j’ignorais la présence. Rencontre inoubliable ! Au terme d’un long échange, il s’éloigna en faisant de grands signes d’adieu. Avant de disparaître derrière un amoncellement de sable, il agita une dernière fois les bras sur le fond du ciel opaque comme un jour de brouillard épais. Malgré la visibilité réduite, j’eus l’impression d’un regard pénétrant, d’un dernier face à face lumineux qui me remplit de joie. Souvenir intense que le temps écoulé n’a pas gommé ! Comment ne pas songer au récit du prophète Élie pour qui Dieu n’était ni dans le vent, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu mais dans la brise (1 R 19, 11-12). Ce jour là, il me semble bien qu’il était dans la tempête de sable !

Modeste contribution dans le débat sur l’état de la terre et sur la crise de l’environnement avec son lot de problèmes écologiques, ce travail dégage par touches successives, à partir d’un indispensable état des lieux, l’apport d’une théologie de l’icône qui inclut les divers aspects de la vie. Au désenchantement de l’homme, taraudé par sa propre corruptibilité et par celle du monde ambiant en décomposition, l’icône annonce l’émergence d’un homme renouvelé, d’un Ciel nouveau et d’une Terre nouvelle.

Introduction du livre de Michel Quenot, 
L'icône et le cosmos - 
Un autre regard sur la création

Éditions Saint-Augustin, 2004.

LA DORMITION DE LA TRÈS SAINTE

 

VIERGE MARIE

 

 

 

Sa mort ((celle de Marie) ), de même que sa vie entière, n’est que rencontre, amour, approche et montée vers la lumière de l’éternité qui jamais ne s’assombrit ni ne connaît de déclin…

La mort est ici vaincue de l’intérieur, libérée de tout ce qui emplit de crainte et de désespoir…

Elle se transforme ‘en aube du jour mystérieux’.

Aussi dans cette fête, il n’y a ni tristesse, ni sanglots funéraires, ni douleur, mais uniquement lumière et joie, comme si pour chacun de nous, qui approchons ce seuil inévitable, s’ouvrait déjà la porte d’où proviennent les rayons resplendissants de la victoire qui avance, du Royaume de Dieu qui vient vers nous.

En ces journées d’août, où la nature atteint l’apogée de la beauté et devient elle-même, en quelque sorte, doxologie, espérance, signe d’un autre monde, dans cette lumière particulièrement festive, retentissent les paroles de cette prière :

"Ni le tombeau, ni la mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, infatigable dans ses prières.

Car elle est passée à la vie, celle qui est la Mère de la Vie."

La mort, cessant d’être mort, rayonne d’éternité et d’immortalité.

Père Alexandre Schmemann in « Vous tous qui avez soif », p. 275

La tradition des récits apocryphes

L’événement commémoré n’est pas d’origine biblique, mais est connu par diverses légendes anciennes qui circulaient sous forme de récits apocryphes, les Transitus Mariae (dont les plus anciens pourraient remonter au 3e siècle ) et relatant tous la mort de Marie à Jérusalem puis, pour certains, sa montée corporelle au ciel et sa résurrection.

Selon le Synaxaire orthodoxe du 15 août, qui reprend, pour l’essentiel de son texte, le Pseudo-Jean le Théologien et le Pseudo-Méliton (5e-7e siècle), la mort de Marie eut lieu à Jérusalem : La Mère de Dieu apprend d’un ange envoyé par le Seigneur que son trépas est proche et qu’elle va partir pour la vie éternelle.

La Toute-Sainte reçoit alors la visite des douze apôtres et de Paul amenés des extrémités de la terre sur les nuées, tous représentant l’Église du ciel et de la terre, pour l’assister dans ses derniers moments.

Elle meurt paisiblement, puis ils voient apparaître le Seigneur Jésus, accompagné d’une multitude d’anges, qui reçoit dans ses mains l’âme de sa Mère.

Les apôtres portent alors le corps de Marie sur une litière jusqu’à Gethsémani et la déposent dans le tombeau.

Après trois jours (et pour Thomas toujours en retard), le tombeau est rouvert et trouvé
vide, témoignage du transfert au ciel du corps de la Mère de Dieu et de sa réunion à son âme auprès de son Fils (résumé du Synaxaire).

Ces textes vont pénétrer dans la liturgie de la fête. Pourtant, l’évènement de la mort de la Mère de Dieu ne se trouve pas dans le Nouveau Testament et ces récits sont légendaires, mais on ne peut exclure a priori qu’ils remontent à une tradition orale primitive sur une fin glorieuse de Marie.

Le fait étonnant de l'absence de reliques corporelles (à la différence des martyrs et des saints) ne constitue cependant pas la raison principale de la croyance en la destinée de la Vierge après sa mort.

(Source: Le Blog de Seraphim)

Deuxième dimanche après la fête de l'Assomption de la

Bienheureuse Vierge Marie Mère De Dieu

 

  • Soirée :
    • Saint Luc 18: 1 - 8
  • Matin :
    • Saint-Luc18: 9-17
  • Avant Quadisha Qurbana :
    • Genèse 6: 3-12
    • Ecclésiaste 7: 1-7
    • Psaume 12: 1 à 7
  • Quadisha Qurbana :

 

    • 2éme de St  Pierre 3: 8-14
  • 08 Bien-aimés, il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour.
  • 09 Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion.
  • 10 Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments embrasés seront dissous, la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.
  • 11 Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution, vous voyez quels hommes vous devez être, en vivant dans la sainteté et la piété,
  • 12 vous qui attendez, vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu, ce jour où les cieux enflammés seront dissous, où les éléments embrasés seront en fusion.
  • 13 Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice.
  • 14 C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix.
    •  
    • I Thessaloniciens 5: 1 à 11
  • 01 Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.
  • 02 Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit.
  • 03 Quand les gens diront : « Quelle paix ! Quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper.
  • 04 Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.
  • 05 En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
  • 06 Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.
  • 07 Les gens qui dorment, c’est la nuit qu’ils dorment ; ceux qui s’enivrent, c’est la nuit qu’ils sont ivres,
  • 08 mais nous qui sommes du jour, restons sobres ; mettons la cuirasse de la foi et de l’amour et le casque de l’espérance du salut.
  • 09 Car Dieu ne nous a pas destinés à subir la colère, mais à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ,
  • 10 mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons en train de veiller ou de dormir.
  • 11 Ainsi, réconfortez-vous mutuellement et édifiez-vous l’un l’autre, comme vous le faites déjà.
    • Saint-Luc11: 9 -20
  • 09 Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
  • 10 En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
  • 11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
  • 12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
  • 13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
  • 14 Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration.
  • 15 Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »
  • 16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
  • 17 Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
  • 18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
  • 19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
  • 20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
  •  

Dormition de la Theotokos

 Saint Jean

Damascène, 3ème homélie

Les amoureux ont l'habitude de parler de qui ils aiment et de laisser courir leur fantaisie jour et nuit. 
Que personne ne me blâme donc, si j'ajoute un troisième hommage à la Mère de Dieu, sur son départ triomphant. 
Je ne lui apporte rien à son profit pas, mais cela profite à moi et à vous qui êtes ici présents, en nous offrant épices et rafraîchissement spirituels en accord avec cette nuit sainte. 
Nous souffrons, comme vous le voyez, de la pénurie de denrées alimentaires.
 C'est pourquoi j'improvise un repas qui, s'il n'est pas très coûteux ni digne de l'occasion, sera certainement suffisant pour calmer la faim. Elle n'a pas besoin de nos éloges. 
C'est nous qui avons besoin de sa gloire. 
Comment la gloire peut-elle être glorifiée, ou la source de lumière éclairée ? 
Ce faisant, nous tissons une couronne pour nous-mêmes. "Je vis," dit le Seigneur, "et Je glorifierai ceux qui Me glorifient." 
Le vin est vraiment agréable à boire et le pain à manger. L'un réjouit, l'autre fortifie le cœur de l'homme. Mais qu'y a-t-il de plus doux que la Mère de mon Dieu ? Elle m'a captivé l'esprit, et a maintenu ma langue en servitude. Je pense à elle jour et nuit. Elle, la Mère de la Parole, fournit mes paroles. Le fruit de la stérilité rend féconds les esprits stériles. Nous célébrons aujourd'hui la fête de sa bienheureuse et céleste élévation depuis ce monde. Grimpons alors sur la montagne mystique, où, au-delà de la portée des choses du monde, en passant par l'obscurité de la tempête, nous nous tenons dans la Lumière divine et pouvons louer la puissance du Tout-Puissant. Comment Lui, qui demeure dans la splendeur de Sa gloire, descend-Il dans le sein de la Vierge sans quitter le sein du Père ?  Comment est-Il conçu dans la chair, et souffre-t-Il spontanément, et souffre-t-Il jusqu'à la mort, dans ce corps matériel, gagnant l'immortalité par la corruptibilité ? Et, de nouveau, montant vers le Père, Il attira Sa Mère, selon la chair, vers Son propre Père, assumant dans la patrie céleste celle qui était le Ciel sur la terre.

Aujourd'hui, l'échelle vivante, par laquelle le Très-Haut est descendu et a été vu sur la Terre, et S'est entretenu avec les hommes, est montée au Ciel à travers la mort. Aujourd'hui, la Table céleste, celle qui, sans connaître l'homme, contenait le Pain de Vie, le Feu de la divinité, a été prise de la Terre au Ciel, et les portes du Ciel se sont ouvertes pour recevoir la porte de Dieu venu d’Orient.
Aujourd'hui, la Cité vivante de Dieu est transférée de la Jérusalem terrestre à la Jérusalem céleste, et celle qui, ayant conçu son Fils premier-né et unique, premier-né de toute la Création, seul engendré du Père, repose dans l'Église du premier-né : l'Arche vraie et vivante du Seigneur est conduite à la paix de son Fils. 
Les portes du ciel sont ouvertes pour recevoir le réceptacle de Dieu qui, en mettant au monde l'Arbre de Vie, a détruit la désobéissance d'Eve et la peine de mort d'Adam. 
Et le Christ, cause de toute vie, reçoit le miroir choisi, la montagne dont la pierre sans mains a rempli toute la terre. 
Elle, qui a fait naître l'Incarnation divine du Verbe, repose dans son tombeau glorieux comme dans une chambre nuptiale, d'où elle se rend aux noces célestes pour partager le Royaume de son Fils et de Dieu, laissant sa tombe comme lieu de repos pour ceux de la terre. 
Son tombeau est-il en effet un lieu de repos ? 
Certes oui, plus célèbre que tout autre, non pas brillant d'or, d'argent ou de pierres précieuses, ni couvert de parures de soie, d'or ou de pourpre, mais de l'éclat divin de l'Esprit Saint. 
L'état angélique n'est pas pour les amoureux de ce monde, mais la vie merveilleuse des bienheureux est pour les serviteurs de l'Esprit, et passer à Dieu est meilleur et plus doux que toute autre vie. Ce tombeau est plus beau qu'Eden. 
Et afin que je ne parle pas de la tromperie de l'ennemi ; de son, comment dire, conseil astucieux, de sa jalousi et de sa convoitise, de la faiblesse et de la mollesse d'Eve, de l'appât, sûr et tentant, qui la trompait et aussi son mari, de leur désobéissance, de leur exil, de la mort, sans parler de ces choses qui feraient que notre fête devienne une douleur, cette tombe livra au pays céleste le corps humain qu'elle renfermait. 
Ève est devenue la mère de l’humanité, et n'est pas un humain fait à l'image divine, que l’on juge à l’aune de sa condamnation : "Tu es terre, et tu retourneras en terre." 
Ce tombeau est plus précieux que le tabernacle d'autrefois, recevant le réceptacle réel et vivifiant du Seigneur, la table céleste, non pas les pains de proposition, mais les pains du Ciel, non pas le feu matériel, mais celui qui contient le Feu pur de la divinité. 
Ce tombeau est plus saint que l'arche de Moïse, béni non pas avec des archétypes et des ombres, mais avec la Vérité elle-même. 

Elle montrait l'urne pure et dorée, contenant la manne céleste, la tablette vivante, recevant le Verbe incarné de Dieu par l'impression de l'Esprit Saint, l'encensoir doré de la parole super-substantielle. 
Il montrait celle qui conçut le Feu divin embaumant toute la Création.

Que les démons prennent la fuite, et les trois fois misérables Nestoriens périssent comme les Égyptiens d'autrefois, et leur chef Pharaon, le plus jeune, un cruel dévastateur. 
Ils ont été engloutis dans l'abîme du blasphème. Nous qui sommes sauvés les pieds secs, traversant les eaux amères de l'impiété, élevons nos voix vers la Mère de Dieu à son départ. 

Laissons Marie, personnifiant l'Église, diriger le flot joyeux. Que les demoiselles de la Jérusalem spirituelle sortent en chantant dans des chœurs. 

Que les rois et les juges, avec les dirigeants, les jeunes et les vierges, jeunes et vieux, proclament la Mère de Dieu, et que tous les peuples et toutes les nations, de leurs différentes manières et langues, chantent un nouveau cantique. 
Que l'air résonne de louange et d'instrument, et que le soleil réjouisse ce jour de salut. 

Réjouissez-vous, ô Cieux, et que les nuages fassent pleuvoir la justice. Réjouissez-vous, ô Apôtres divins, les élus du troupeau de Dieu, qui semblent atteindre les visions les plus élevées, comme de hauts sommets des montagnes.

Et vous, brebis de Dieu et Son peuple saint, le troupeau de l'Église, qui regardez vers les hautes montagnes de la perfection, soyez tristes, car la source de la vie, la Mère de Dieu, est morte. 

Il était nécessaire que ce qui était fait de terre retourne sur Terre, et soit ainsi assumé au Ciel. Il convenait que l’enveloppe terrestre soit rejetée, comme l'or est purifié, afin que la chair dans la mort devienne pure et immortelle, et que l'immortalité brillante s'élève du tombeau.

Aujourd'hui, elle commence sa seconde vie par Celui qui a été la cause de son premier être. 
Elle a donné un commencement, je veux dire, la vie du corps, à Celui qui n'avait pas de commencement dans le temps, bien que le Père soit la cause de son existence divine. 
Réjouis-toi saint et divin Mont Sion, dans lequel repose la montagne divine vivante, le nouveau Béthel, avec sa grâce, la nature humaine unie avec la divinité. 

De toi son Fils est monté au Ciel tel les oliviers.
Que la nuée qui embrasse le monde soit préparée et que les vents rassemblent au Mont Sion les apôtres depuis extrémités de la terre. Qui sont ceux qui s'élèvent comme des nuages et des aigles pour la cause de toute résurrection, servant la Mère de Dieu ? 

Qui est celle qui se lève resplendissante, toute pure et lumineuse comme le soleil ? Que les paroles spirituelles lui chantent, les langues apostoliques. 
Que les théologiens graves élèvent leur voix dans la louange, Hiérotheus, le vase de l'élection, dans lequel l'Esprit Saint demeure, connaissant et enseignant les choses divines par le séjour de Dieu. 

Qu'il soit enveloppé hors du corps et qu'il se joigne volontiers à l'hymne joyeux. Que toutes les nations battent des mains et louent la Mère de Dieu.

Que les anges s'occupent de son corps. 

Suivez votre Reine, ô filles de Jérusalem, et, avec ses vierges dans l'esprit, approchez votre Époux afin de vous asseoir à Sa droite. 

Hâte-toi, Seigneur, de donner à Ta Mère l'accueil qui lui est dû. Étends Tes mains divines. Reçois l'âme de ta Mère entre les mains du Père à qui Tu as confié Ton esprit sur la Croix. 

Dis-lui des mots doux : "Viens, mon bien-aimé, dont la pureté est plus éblouissante que le soleil, tu m'as donné à toi-même, reçois maintenant ce qui est à moi. Viens, ma Mère, à ton Fils, règne avec celui qui a été pauvre avec toi." Pars, ô Reine, pars, pas comme Moïse qui est monté pour mourir. 

Meurs plutôt pour pouvoir monter. Rends ton âme entre les mains de ton Fils. Ramène la terre à la terre, ce ne sera pas un obstacle. Lève les yeux, peuple de Dieu. 

Vois à Sion l'Arche du Seigneur Dieu des puissances, et les Apôtres qui se tiennent près d'elle, enterrant le corps vivant qui a reçu notre Seigneur. 
Des anges invisibles sont tout autour d'eux dans un humble respect, rendant hommage à la Mère de leur Seigneur. Le Seigneur Lui-même est là, qui est présent partout, et remplit toutes choses, l'Etre universel. 

Il est l'Auteur et le Créateur de toutes choses. Voici la Vierge, fille d'Adam et Mère de Dieu ; par Adam, elle donne son corps à la terre, son âme à son Fils en haut, dans les parvis célestes. 

Que la ville sainte soit sanctifiée, et qu'elle se réjouisse de la louange éternelle. Que les Anges précèdent le tabernacle divin sur son passage, et préparent le tombeau. 
Que l'éclat de l'esprit l'orne. 
Que l'onguent sucré soit préparé et versé sur le corps pur et non souillé. Qu'un courant clair de grâce coule de la grâce dans sa source. 

 

Que la terre soit sanctifiée par le contact avec ce corps. Que l'air se réjouisse de l'Assomption. 
Que la brise légère emporte la grâce. Que toute la nature célèbre la fête de la Dormition de la Mère de Dieu. 
Puissent de jeunes orchestres l'applaudir et des langues éloquentes l'acclamer, et des cœurs sages s'interrogent sur la merveille, des prêtres grisonnants d'âge engranger de la force à la vue. 
Que toute la création imite le Ciel, même ainsi la vraie mesure de la joie ne serait pas atteinte.

Venez, partons avec elle. Venez, descendons dans ce tombeau avec tout notre cœur. 

Faisons cercle autour de ce lit très sacré et chantons les douces paroles : 
"Salut, plein de grâce, le Seigneur est avec toi. Salut, Mère prédestinée de Dieu.

 Salut, tu en as choisi un dans le dessein de Dieu de toute éternité, la plus sacrée des espérances de la terre, lieu de repos du feu divin, la plus sainte joie de l'Esprit, fontaine d'eau vive, paradis de l'arbre de vie, branche de vigne divine, produisant le nectar et l'ambroisie qui soutiennent l'âme. 

Rivière débordante de grâces spirituelles, terre fertile des pâturages divins, rose de pureté, au doux parfum de grâce, muguet de la robe royale, pure Mère de l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, symbole de notre rédemption, servante et mère, dépassant les pouvoirs angéliques." 

Venez, tenons-nous autour de ce tombeau pur et attirons la grâce dans nos cœurs. 
Levons le corps toujours vierge avec des bras spirituels, et allons avec elle dans la tombe pour mourir avec elle. 

Renonçons à nos passions et vivons avec elle dans la pureté, en écoutant les cantiques divins des anges dans les cours célestes. Allons dans l'adoration, et apprenons le mystère merveilleux par lequel elle est assumée au Ciel, pour être avec son Fils, plus haut que tous les chœurs angéliques. 

Personne ne se tient entre le Fils et la Mère. Ceci, ô Mère de Dieu, est mon troisième sermon sur ton départ, dans le respect humble de la Sainte Trinité à qui tu as servi, la bonté du Père, la puissance de l'Esprit, recevant le Verbe Incréé, la Sagesse Tout-Puissant et la Puissance de Dieu. 

Accepte donc ma bonne volonté, qui est supérieure à mes capacités, et donne-nous le Salut. 

Guéris nos passions, guéris nos maladies, aide-nous à sortir de nos difficultés, rends notre vie paisible, envoie-nous l'illumination de l'Esprit. 

Enflamme-nous du désir de ton fils. Rends-nous agréables à Lui, afin que nous puissions jouir du bonheur avec Lui, te voir resplendissante de la gloire de ton Fils, nous réjouissant pour toujours, célébrant la fête dans l'Église avec ceux qui célèbrent dignement Celui qui a fait notre Salut par toi, le Christ Fils de Dieu, et notre Dieu. 

A Lui soient la gloire et la majesté, avec le Père incréé et l'Esprit tout-saint et vivifiant, maintenant et pour toujours, à travers les siècles sans fin de l'éternité. Amen. 

+ Jean de Damas

 

 

Dormição dos Theotokos

São João

Damasceno, 3ª homilia

Os amantes estão acostumados a falar sobre quem eles gostam e deixar a fantasia deles acontecer dia e noite.
Que ninguém me culpe, se eu adicionar uma terceira homenagem à Mãe de Deus, em sua partida triunfante.


Eu não lhe trago nada para seu benefício, mas isso beneficia a mim e a vocês que estão aqui, oferecendo-nos temperos espirituais e refrescos para acompanhar esta noite sagrada.
Estamos sofrendo, como você pode ver, da falta de comida.
 É por isso que improviso uma refeição que, se não for muito cara ou digna da ocasião, certamente será suficiente para acalmar a fome. Ela não precisa do nosso louvor.
Somos nós que precisamos da sua glória.
Como a glória pode ser glorificada ou a fonte da luz iluminada?
Ao fazer isso, nós tecemos uma coroa para nós mesmos. "Eu vivo", diz o Senhor, "e glorificarei aqueles que me glorificam".


O vinho é muito bom para beber eo pão para comer. Um se alegra, o outro fortalece o coração do homem. Mas o que é mais doce que a Mãe do meu Deus?

Ela cativou minha mente e manteve minha língua em cativeiro. Eu penso nela dia e noite. Ela, a Mãe da Palavra, fornece minhas palavras. O fruto da esterilidade torna frutífero as mentes estéreis.

Hoje celebramos a festa de Sua elevação abençoada e celestial deste mundo. Subamos então para a montanha mística, onde, além do alcance das coisas do mundo, através da escuridão da tempestade, ficamos na Luz divina e podemos louvar o poder do Todo-Poderoso.

Como Ele, que habita no esplendor de Sua glória, desce ao ventre da Virgem sem deixar o seio do Pai?

Como ele é concebido na carne, e sofre espontaneamente, e sofre até a morte, neste corpo material, ganhando a imortalidade através da corruptibilidade?

E novamente, subindo ao Pai, Ele atraiu Sua Mãe, de acordo com a carne, para o Seu próprio Pai, assumindo na pátria celestial aquele que era o Paraíso na terra.

Hoje, a escada viva, pela qual o Altíssimo desceu e foi visto na Terra, e conversou com homens, ascendeu ao Céu através da morte.

Hoje, a Mesa Celestial, que sem conhecer o homem continha o Pão da Vida, o Fogo da divindade, foi tirada da Terra para o Céu, e as portas do Céu se abriram para receber a porta. de Deus do Oriente.


Hoje, a Cidade Viva de Deus é transferida da Jerusalém terrena para a Jerusalém celestial, e aquela que, tendo concebido o seu primeiro e unigênito Filho, o primogênito de toda a criação, o unigênito do Pai, descansa no Igreja Primogênita: A verdadeira e viva Arca do Senhor é conduzida à paz de seu Filho.


As portas do céu estão abertas para receber o receptáculo de Deus que, dando à luz a Árvore da Vida, destruiu a desobediência de Eva e a pena de morte de Adão.
E Cristo, a causa de toda a vida, recebe o espelho escolhido, a montanha cuja pedra sem mãos encheu toda a terra.


Ela, que deu à luz a Divina Encarnação da Palavra, descansa em seu glorioso túmulo como em uma câmara nupcial, de onde vai ao casamento celestial para compartilhar o Reino de seu Filho e Deus, deixando sua sepultura como lugar de adoração. descanso para aqueles da terra.
Sua tumba é um lugar de descanso?


Certamente sim, mais famoso do que qualquer outro, não brilhando com ouro, prata ou pedras preciosas, nem coberto com ornamentos de seda, ouro ou púrpura, mas com a irradiação divina do Espírito Santo.


O estado angélico não é para os amantes deste mundo, mas a maravilhosa vida dos bem-aventurados é para os servos do Espírito, e mover-se para Deus é melhor e mais doce do que qualquer outra vida. Este túmulo é mais bonito que o Éden.


E para que eu não fale do engano do inimigo; dela, como dizer, conselho inteligente, de seu ciúme e luxúria, da fraqueza e suavidade de Eva, da isca, segura e tentadora, que a enganou e também a seu marido, de sua desobediência, de seu exílio da morte, sem falar daquelas coisas que tornariam nossa festa uma dor, este túmulo entregou ao país celestial o corpo humano que ele continha.


Eva tornou-se a mãe da humanidade e não é um ser humano criado à imagem divina, julgado por sua condenação: "Você é a terra e retornará à terra".


Este túmulo é mais precioso do que o tabernáculo do passado, recebendo o receptáculo real e vivificante do Senhor, a mesa celestial, não os pães da proposição, mas os pães dos céus, não o fogo material, mas o que contém o fogo. puro da divindade.


Essa tumba é mais sagrada que a arca de Moisés, abençoada não com arquétipos e sombras, mas com a própria Verdade.

 

Ela apontou para a urna pura e dourada, contendo o maná celeste, a tábua viva, recebendo a Palavra encarnada de Deus pela impressão do Espírito Santo, o incensário dourado da fala super-substancial.
Ele mostrou aquele que concebeu o fogo divino embalsamando toda a Criação.

Deixe os demônios levantar voo, e os três vezes Nestorianos miseráveis ​​perecem como os antigos egípcios, e seu líder Faraó, o mais novo, um cruel devastador.
Eles foram engolfados no abismo da blasfêmia. Nós que somos salvos com os pés secos, atravessando as águas amargas da impiedade, levantamos nossas vozes para a Mãe de Deus em sua partida.

Deixe Maria, personificando a Igreja, dirigir o fluxo da alegria. Que as jovens senhoras da Jerusalém espiritual saiam cantando em coros.

Que reis e juízes, com líderes, jovens e virgens, jovens e velhos, proclamem a Mãe de Deus, e que todos os povos e todas as nações, em seus diferentes modos e línguas, cantem uma nova canção.
Que o ar soe com louvor e instrumento, e que o sol regozije-se neste dia de salvação.

Alegre-se, ó céus, e deixe as nuvens choverem a justiça. Alegrai-vos, ó divinos apóstolos, os escolhidos do rebanho de Deus, que parecem alcançar as visões mais elevadas, como altos cumes das montanhas.

E vocês, ovelhas de Deus e do Seu povo santo, o rebanho da Igreja, que olha para as altas montanhas da perfeição, ficam tristes, pois a fonte da vida, a Mãe de Deus, está morta.

Era necessário que o que era feito da terra retornasse à Terra e, assim, fosse assumido no céu. Era apropriado que o envelope terrestre fosse rejeitado, assim como o ouro é purificado, de modo que a carne na morte se torne pura e imortal, e a brilhante imortalidade se ergue da sepultura.

Hoje, ela começa sua segunda vida com Aquele que foi a causa de seu primeiro ser.
Deu um começo, quero dizer, a vida do corpo àquele que não teve começo no tempo, embora o Pai seja a causa de sua existência divina.
Alegra-te o santo e divino Monte Sião, no qual repousa a montanha divina viva, o novo Bethel, com sua graça, a natureza humana unida à divindade.

De você seu Filho subiu ao céu como as oliveiras.
Que a nuvem que abraça o mundo esteja preparada e os ventos se reúnam no Monte Sião, os Apóstolos, dos confins da terra. Quem são aqueles que se levantam como nuvens e águias para a causa de toda a ressurreição, servindo a Mãe de Deus?

Quem é aquele que se levanta resplandecente, puro e luminoso como o sol? Deixe que as palavras espirituais cantem para ele, as línguas apostólicas.
Que os teólogos sérios levantem suas vozes em louvor, Hieroteu, o vaso de eleição, no qual o Espírito Santo habita, conhecendo e ensinando as coisas de Deus através da morada de Deus.

Que ele seja envolto do corpo e voluntariamente se junte ao hino feliz. Que todas as nações batam palmas e louvem a Mãe de Deus.

Que os anjos cuidem de seu corpo.

Siga sua rainha, ó filhas de Jerusalém, e com suas virgens em espírito, aproxime-se de seu Noivo para sentar à sua direita.

Depressa, Senhor, para dar a sua Mãe a acolhida que ela merece. Estenda suas mãos divinas. Receba a alma de sua Mãe nas mãos do Pai a quem você confiou seu espírito na cruz.

Diga palavras doces para ele: "Venha, meu amado, cuja pureza é mais deslumbrante do que o sol, você me deu a si mesmo, agora recebe o que é meu. Filho, reina com aquele que foi pobre contigo ". Vá embora, ó rainha, não como Moisés, que subiu para morrer.

Morra em vez de seguir em frente. Retorne sua alma para as mãos de seu filho. Trazer a terra de volta ao chão, não será um obstáculo. Olhe para cima, povo de Deus.

Veja em Sião a arca do Senhor Deus dos poderes e os apóstolos que estão ao lado dela, enterrando o corpo vivo que recebeu nosso Senhor.
Anjos invisíveis estão ao seu redor em humilde respeito, prestando homenagem à Mãe de seu Senhor. O próprio Senhor está presente, presente em todos os lugares e preenche todas as coisas, o Ser universal.

Ele é o autor e criador de todas as coisas. Aqui está a Virgem, filha de Adão e Mãe de Deus; por Adão, ela dá seu corpo à terra, sua alma ao seu Filho acima, nas cortes celestes.

Que a cidade santa seja santificada e se regozije em louvor eterno. Deixe que os anjos precedam o tabernáculo divino em seu caminho e prepare o túmulo.
Que o brilho do espírito possa adorná-lo.
Que o doce unguento seja preparado e derramado sobre o corpo puro e imaculado. Que um fluxo claro de graça flua da graça para a sua fonte.

 

Que a terra seja santificada pelo contato com este corpo. Que o ar se alegra com a Assunção.
Que a brisa leve leve graça. Que toda a natureza celebre a festa da Dormição da Mãe de Deus.
Orquestras Juvenis pode aplaudir e torcer línguas e corações da maravilha sábio estão questionando eloqüentes, grisalhos sacerdotes idade adquire força de vista.
Que toda a criação imite o Céu, mesmo assim a verdadeira medida de alegria não seria alcançada.

Venha, vamos com ela. Venha, vamos descer a este túmulo com todo o nosso coração.

Vamos dar a volta nessa cama sagrada e cantar as doces palavras:
"Salve, cheio de graça, o Senhor está com você, olá, mãe de Deus predestinada.

 Olá, você escolheu um na concepção de Deus desde toda a eternidade, a mais sagrada das esperanças da terra, o lugar de descanso do fogo divino, a mais santa alegria do Espírito, a fonte da água viva, o paraíso do árvore da vida, ramo da videira divina, produzindo o néctar e a ambrosia que sustentam a alma.

Rio transbordante de graças espirituais, terra fértil de pastos divinos, rosa de pureza, doce aroma de graça, manto de lírio do vale, pura Mãe do Cordeiro de Deus que remove os pecados do mundo, símbolo de nossa redenção, servo e mãe, excedendo os poderes angélicos ".

Venha, vamos ficar em torno deste túmulo puro e atrair a graça em nossos corações.
Vamos levantar o corpo sempre virgem com os braços espirituais, e ir com ele para o túmulo para morrer com ele.

Renunciemos nossas paixões e vivamos com ela em pureza, ouvindo os hinos divinos dos anjos nas cortes celestes. Venha para o culto e aprender o mistério maravilhoso pelo qual presume-se para o céu para estar com seu Filho, acima de todos os coros angélicos.

Ninguém fica entre o Filho e a Mãe. Este, ó Mãe de Deus, é o meu terceiro sermão em sua partida, no respeito humilde da Santíssima Trindade em que você serviu, a bondade do Pai, o poder do Espírito, recebendo a Palavra incriado, sabedoria All- Poderoso e o poder de Deus.

Aceite, portanto, a minha boa vontade, que é superior às minhas capacidades, e nos dê a salvação.

Curar nossas paixões, curar as nossas doenças, ajuda-nos fora de nossas dificuldades, tornar nossa vida pacífica, envie-nos a iluminação do Espírito.

Nos acenda com o desejo do seu filho. Faça-nos agradável a Ele, para que possamos desfrutar da felicidade com ele, vê-lo brilhando com a glória do teu Filho, regozijando-se sempre, celebrando o festival na igreja com quem celebrar dignamente Aquele que fez o nosso Hi por você, o Cristo Filho de Deus e nosso Deus.

A ele seja a glória e majestade, o Espírito incriado Pai e toda santa e, agora e para sempre, através dos séculos da eternidade infinita que dá vida. Amém.

+ João de Damasco




 



John of Damascus, Homily 3 on the

Dormition of the Theotokos


Lovers are wont to speak of what they love, and to let their fancy run on it by day and night. Let no one therefore blame me, if I add a third tribute to the Mother of God, on her triumphant departure. I am not profiting her, but myself and you who are here present, putting before you a spiritual seasoning and refreshment in keeping with this holy night. We are suffering, as you see, from scarcity of eatables. Therefore I am extemporising a repast, which, if not very costly nor worthy of the occasion, will certainly be sufficient to still hunger. She does not need our praise. It is we who need her glory. How indeed can glory be glorified, or the source of light be enlightened? We are weaving a crown for ourselves in the doing. "I live," the Lord says, "and I will glorify those who glorify Me." Wine is truly pleasant to drink, and bread to eat. The one rejoices, the other strengthens the heart of man. But what is sweeter than the Mother of my God? She has taken my mind captive, and held my tongue in bondage. I think of her by day and night. She, the Mother of the Word, supplies my words. The fruit of sterility makes sterile minds fruitful. We keep to-day the feast of her blessed and divine transit from this world. Let us then climb up the mystical mountain, where beyond the reach of worldly things, passing through the obscurity of storm, we stand in the divine light and may give praise to Almighty power. How does He, who dwells in the splendour of His glory, descend into the Virgin's womb without leaving the bosom of the Father? How is He conceived in the flesh, and does He spontaneously suffer, and suffer unto death, in that material body, gaining immortality through corruptibility? (fqora kthsamenoV to afqarton). And, again, ascending to the Father, He drew His Mother, according to the flesh, to His own Father, assuming into the heavenly country her who was heaven on earth.

To-day the living ladder, through whom the Most High descended and was seen on earth, and conversed with men, was assumed into heaven by death. To-day the heavenly table, she, who contained the bread of life, the fire of the Godhead, without knowing man, was assumed from earth to heaven, and the gates of heaven opened wide to receive the gate of God from the East. To-day the living city of God is transferred from the earthly to the heavenly Jerusalem, and she, who, conceived her first-born and only Son, the first-born of all creation, the only begotten of the Father, rests in the Church of the first-born: the true and living Ark of the Lord is taken to the peace of her Son. The gates of heaven are opened to receive the receptacle of God, who, bringing forth the tree of life, destroyed Eve's disobedience and Adam's penalty of death. And Christ, the cause of all life, receives the chosen mirror, the mountain from which the stone without hands filled the whole earth. She, who brought about the Word's divine Incarnation, rests in her glorious tomb as in a bridal-chamber, whence she goes to the heavenly bridals, to share in the kingdom of her Son and God, leaving her tomb as a place of rest for those on earth. Is her tomb indeed a resting-place? Yes, more famous than any other, not shining with gold, or silver, or precious stones, nor covered with silken, golden, or purple adornments, but with the divine radiance of the Holy Spirit. The angelic state is not for lovers of this world, but the wondrous life of the blessed is for the servants of the Spirit, and passing to God is better and sweeter than any other life. This tomb is fairer than Eden. And that I may not speak of the enemy's deceit, in the one; of his, so to say, clever counsel, his envy and covetousness, of Eve's weakness and pliability, the bait, sure and tempting, which cheated her and her husband, their disobedience, exile, and death, not to speak of these things so as not to turn our feast into sorrow, this grave gave up the mortal body it contained to the heavenly country. Eve became the mother of the human family, and is not man made after the divine image, convicted by her condemnation; "earth thou art, and unto earth thou shalt return." This tomb is more precious than the tabernacle of old, receiving the real and life-giving receptacle of the Lord, the heavenly table, not the loaves of proposition, but of heaven, not material fire, but her who contained the pure fire of the Godhead. This tomb is holier than the ark of Moses, blessed not with types and shadows, but the truth itself. It showed forth the pure and golden urn, containing the heavenly manna, the living tablet, receiving the Incarnate Word of God from the impress of the Holy Spirit, the golden censer of the supersubstantial word. It showed forth her who conceived the divine fire embalming all creation.

Let demons take to flight, and the thrice miserable Nestorians perish as the Egyptians of old, and their ruler Pharao, the younger, a cruel devastator. They were swallowed up in the abyss of blasphemy. Let us who are saved with dry feet, crossing the bitter waters of impiety, raise our voices to the Mother of God at her departure. Let Mary, personifying the Church, lead the joyful strain. Let the maidens of the spiritual Jerusalem go out in singing choirs. Let kings and judges, with rulers, youths, and virgins, young and old, proclaim the Mother of God, and all peoples and nations in their different ways and tongues, sing a new canticle. Let the air resound with praise and instrument, and the sun gladden this day of salvation. Rejoice, O heavens, and may the clouds rain justice. Be glad, O divine apostles, the chosen ones of God's flock, who seem to reach the highest visions, as lofty mountain tops. And you God's sheep, and His holy people, the flock of the Church, who look to the high mountains of perfection, be sad, for the fountain of life, God's Mother, is dead. It was necessary that what was made of earth should return to earth, and thus be assumed to heaven. It was fitting that the earthly tenement should be cast off, as gold is purified, so that the flesh in death might become pure and immortal, and rise in shining immortality from the tomb.

To-day she begins her second life through Him who was the cause of her first being. She gave a beginning, I mean, the life of the body, to Him who had no beginning in time, although the Father was the cause of His divine existence. Rejoice holy and divine Mount Sion, in which reposes the living divine mountain, the new Bethel, with its grace, human nature united with the Godhead. From thee her Son ascended to heaven as from the olives. Let the world-embracing cloud be prepared and the winds gather the apostles to Mount Sion from the ends of the earth. Who are these who soar up as clouds and eagles to the cause of all resurrection, ministering to the Mother of God? Who is she who rises resplendent, all pure, and bright as the sun? Let the spiritual lyres sing to her, the apostolic tongues. Let grave theologians raise their voices in praise, Hierotheus, the vessel of election, in whom the Holy Spirit abides, knowing and teaching divine things by the divine indwelling. Let him be wrapt out of the body and join willingly in the joyful hymn. Let all nations clap their hands and praise the Mother of God. Let angels minister to her body. Follow your Queen, O daughters of Jerusalem, and, together with her virgins in the spirit, approach your Bridegroom in order to sit at His right hand. Make haste, Lord, to give Thy Mother the welcome which is her due. Stretch out Thy divine hands. Receive Thy Mother's soul into the Father's hands unto which Thou didst commend Thy spirit on the Cross. Speak sweet words to her: "Come, my beloved, whose purity is more dazzling than the sun, thou gavest me of thy own, receive now what is mine. Come, my Mother, to thy Son, reign with Him who was poor with thee." Depart, O Queen, depart, not as Moses did who went up to die. Die rather that thou mayest ascend. Give up thy soul into the hands of thy Son. Return earth to the earth, it will be no obstacle. Lift up your eyes, O people of God. See in Sion the Ark of the Lord God of powers, and the apostles standing by it, burying the life-giving body which received our Lord. Invisible angels are all around in lowly reverence doing homage to the Mother of their Lord. The Lord Himself is there, who is present everywhere, and filling all things, the universal Being, not in place. He is the Author and Creator of all things. Behold the Virgin, the daughter of Adam and Mother of God; through Adam she gives her body to the earth, her soul to her Son above in the heavenly courts. Let the holy city be sanctified, and rejoice in eternal praise. Let angels precede the divine tabernacle on its passage, and prepare the tomb. Let the radiance of the spirit adorn it. Let sweet ointment be made ready and poured over the pure and undefiled body. Let a clear stream of grace flow from grace in its source. Let the earth be sanctified by contact with that body. Let the air rejoice at the Assumption. Let gentle breezes waft grace. Let all nature keep the feast of the Mother of God's Assumption. May youthful bands applaud and eloquent tongues acclaim her, and wise hearts ponder on the wonder, priests hoary with age gather strength at the sight. Let all creation emulate heaven, even so the true measure of rejoicing would not be reached.

Come, let us depart with her. Come, let us descend to that tomb with all our heart's desire. Let us draw round that most sacred bed and sing the sweet words, "Hail, full of grace, the Lord is with thee. Hail, predestined Mother of God. Hail, thou chosen one in the design of God from all eternity, most sacred hope of earth, resting-place of divine fire, holiest delight of the Spirit, fountain of living water, paradise of the tree of life, divine vine-branch, bringing forth soul-sustaining nectar and ambrosia. Full river of spiritual graces, fertile land of the divine pastures, rose of purity, with the sweet fragrance of grace, lily of the royal robe, pure Mother of the Lamb of God who takes away the sins of the world, token of our redemption, handmaid and Mother, surpassing angelic powers." Come, let us stand round that pure tomb and draw grace to our hearts. Let us raise the ever-virginal body with spiritual arms, and go with her into the grave to die with her. Let us renounce our passions, and live with her in purity, listening to the divine canticles of angels in the heavenly courts. Let us go in adoring, and learn the wondrous mystery by which she is assumed to heaven, to be with her Son, higher than all the angelic choirs. No one stands between Son and Mother. This, O Mother of God, is my third sermon on thy departure, in lowly reverence to the Holy Trinity to whom thou didst minister, the goodness of the Father, the power of the Spirit, receiving the Uncreated Word, the Almighty Wisdom and Power of God. Accept, then, my good-will, which is greater than my capacity, and give us salvation. Heal our passions, cure our diseases, help us out of our difficulties, make our lives peaceful, send us the illumination of the Spirit. Inflame us with the desire of thy son. Render us pleasing to Him, so that we may enjoy happiness with Him, seeing thee resplendent with thy Son's glory, rejoicing for ever, keeping feast in the Church with those who worthily celebrate Him who worked our salvation through thee, Christ the Son of God, and our God. To Him be glory and majesty, with the uncreated Father and the all-holy and life-giving Spirit, now and for ever, through the endless ages of eternity. Amen.

monachos.net

DU DIEU-HOMME À L'HOMME-DIEU

par père Michel Quenot


Le changement marque notre époque dominée par les technologies de l’information et de la communication qui abolissent l’espace et le temps. Cette suppression pose la question de l’Infini et de l’Intemporel, de la présence au cœur de l’absence et du vide.

Dans un autre registre, l’horloge du temps rythme le monde. Si le temps semble parfois suspendu, l’attente ou la souffrance font désirer son accélération, puis les bons moments de la vie nourrissent le désir de le freiner. Souvent sans se l’avouer, l’homme a soif d’éternité, taraudé qu’il est par le désir d’une vie au-delà des contingences d’un corps voué à la déchéance physique et à la mort. De nombreux mythes suggèrent la vie après la vie. Dans l’Antiquité, plusieurs traditions considèrent les poètes comme des immortels. Mais cette sortie du temps prend une dimension particulière chez les chrétiens qui vénèrent des hommes de lumière, vrais immortels, parce que témoins d’une réalité au-delà de la perception sensible.

Un seul est saint ! Or ces éternels vivants participent à la sainteté du Très-Haut. Comment ? C’est le sujet de cet essai qui entraîne sur des terres à l’abandon de nos jours, par ignorance de leur beauté étouffée et sacrifiée à des intérêts immédiats, mais en raison aussi de malentendus et de confusions sur la vraie destinée de l’homme. Ceux que l’on désigne du nom de « saints » n’ont rien à voir avec ces êtres falots et charnels trop souvent suggérés par une imagerie idolâtre qui égare, imagerie ancrée dans le monde des passions étranger au Royaume ainsi dénaturé.

Si les saints ne sont pas à la mode, la sainteté l’est moins encore. En parler peut paraître à priori d’un autre âge, mais le sujet s’avère d’une brûlante actualité à une époque privée de repères et condamnée à l’absurdité du sens de la vie. Loin de relever de l’accessoire, la sainteté concerne chaque personne au plus haut degré. Gorgée de sens, elle pointe vers ce qu’il y a de plus précieux en l’homme, ce qui l’élève et en fait un être à part au cœur de la création. Comme l’écrit saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens, les saints sont des êtres qui portent un trésor dans des vases d’argile (2 Co 4, 6-7), car leur force vient d’ailleurs.

Mais qui sont ces luminaires ? Comment se sentir concerné, dans un monde post-chrétien, par des hommes et des femmes - vestiges d’un passé révolu - ayant vécu à des siècles de distance dans un milieu et des conditions si diverses ? Transcendant l’espace et le temps, ces phares sont pourtant nos contemporains les plus proches. Ils nous précèdent à la fois dans le passé et dans le futur qu’est le monde à venir, immergés qu’ils sont dans l’aujourd’hui de Dieu, participant pleinement à la quotidienneté du monde qu’ils soutiennent comme autant de piliers.

Parmi cette nuée de visages lumineux, connus et inconnus, nous avons fait un choix nécessairement arbitraire. Après la Mère de Dieu, bénie entre toutes les femmes et qui les représente merveilleusement, nous avons retenu des saints de l’Église indivise du premier millénaire et deux saints russes assez connus pour être proposés aux autres traditions chrétiennes.

Intermédiaires entre le ciel et la terre, le monde angélique joue un rôle important dans la sauvegarde du cosmos et de nos vies. Qui sont ces Incorporels incandescents, pur reflet de la sainteté de Dieu ? Nous prendrons pour exemples les archanges Michel et Gabriel, connus pour leurs interventions capitales dans l’histoire humaine.

Entrer dans la dynamique de la sainteté et découvrir des géants spirituels, c’est communier à leur pensée et à leur amour en acte du Trois-fois-Saint qui glorifie ceux qui le glorifie (1 S 2, 30). Épiphanie (manifestation) des visages, l’icône convie à la rencontre dans le face-à-face. C’est là que se tisse un lien profond, organique et personnel avec les saints qui deviennent des amis proches. Dans un monde impersonnel et froid, ces visages de lumière clament en effet la primauté de la personne, rappel vivant que Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne dieu.

Introduction au livre de Michel Quenot, 
Du Dieu-Homme à l'Homme-Dieu : 
L'image de la sainteté et 
la sainteté des images,
 Cerf, 2004.

Esprit Saint et Prière (Prière de St Isaac le Syrien)

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans 
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Vous, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

 

COMMENT PRIER ?
 
 
Quelques-uns demandèrent à abba Macaire : 
"Comment devons-nous prier ?"
 
L'ancien leur dit :
Point n'est besoin de rabâcher ; il n'y a qu'à étendre les mains et dire : 
"Seigneur,comme tu veux et comme tu sais, aie pitié."
 
Et s'il survient un combat :
"Seigneur, au secours !" 
 
Lui-même sait bien ce qui est utile, et il nous fait miséricorde.
 
( Apophtegmes des moines du desert.)
 

Como rezar?

Alguns perguntaram a Abba Macarius:
"Como devemos orar?"

O ancião disse-lhes:
Não há necessidade de refazer; você só precisa estender as mãos e dizer:
"Senhor, como você deseja e como você sabe, tenha misericórdia."

E se houver uma briga:
"Senhor, ajude!"

Ele mesmo sabe o que é útil, e ele nos mostra misericórdia.

(Apophtegms dos monges do deserto.)

 

HOW TO PRAY?

Some asked Abba Macarius:
"How should we pray?"

The elder said to them:
There is no need to rehash; you only have to extend your hands and say:
"Lord, as you wish and as you know, have mercy."

And if there is a fight:
"Lord, help!"

He himself knows what is useful, and he shows us mercy.

(Apophtegms of the desert monks.)

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Un sermon sur l'humilité

(Du Père Boulade, prêtre de l'Eglise Romaine-catholique. Jésuite)

 

Brûlez les vieilles idoles!

(Saint Gabriel)

 

Icône de Saint Gabriel Urgebadze (Géorgie) brûlant un portrait de Lénine.

Le 1er mai 1965, au cours de la manifestation du 1er mai, le hiéromoine Gabriel a brûlé un portrait de Lénine de 12 mètres accroché au bâtiment du Conseil suprême de la RSS géorgienne et a commencé à prêcher le Christ aux gens qui y étaient réunis.

Il a été glorifié par l'Église orthodoxe de Géorgie.

 

Queime os velhos ídolos!
(San Gabriel)

Ícone de São Gabriel Urgebadze (Geórgia) queimando um retrato de Lenin.

Em 1º de maio de 1965, durante a manifestação do Dia de Maio, Hieromonk Gabriel queimou um retrato de 12 metros de Lenin pendurado no edifício do Supremo Conselho da SSR georgiana e começou a pregar Cristo para as pessoas reunidas ali.

Ele foi glorificado pela Igreja Ortodoxa da Geórgia.

 



Burn the old idols!
(San Gabriel)


Icon of Georgian Saint Gabriel Urgebadze burning a portrait of Lenin. On May 1, 1965, during the May Day demonstration, hieromonk Gabriel burned a 12-meter portrait of Lenin which hung on the building of the Supreme Council of the Georgian SSR, and began to preach about Christ to the people who were gathered there.

He was later canonized by the Georgian Orthodox Church.

 

DONNER REND HEUREUX !

 

Édouard Montier Fondateur du Réseau des entrepreneurs solidaires Marié et père de trois enfants, Édouard Montier, président du Réseau des entrepreneurs solidaires (1), a radicalement changé de vie pour se mettre au service des missionnaires partout dans le monde.

Vous avez eu une brillante carrière chez Microsoft Corporation, jusqu’à en devenir directeur général des ventes aux entreprises.

Un jour, vous décidez d’y renoncer pour soutenir les missionnaires et fondez le Réseau des entrepreneurs solidaires (RES). Pourquoi ce changement radical ?

Edouard Montier : C’est la conséquence d’un appel. Un appel à arrêter de consacrer ma vie à édifier ma tour de Babel, en suivant la logique du monde de l’entreprise, sécularisé. Un appel à construire un autre monde, en tournant mon regard vers ceux que les principes du monde entrepreneurial américain m’empêchaient de voir.

Le tournant a été un voyage en Mauritanie en 2005. J’étais dans un bidonville avec les sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique et j’y ai contracté le choléra. J’ai failli mourir.

Très malade, je me suis confié à la Vierge Marie : « Si vous me donnez encore du temps pour vivre, je n’oublierai jamais ces religieuses et ces pauvres, je leur vouerai ma vie. » J’ai survécu.

Alors, progressivement, je me suis retiré de la vie professionnelle pour me consacrer entièrement au Réseau des entrepreneurs solidaires.

Quelle place le don avait-il dans votre vie lorsque vous étiez encore chez Microsoft ?

Edouard Montier : Il était surtout présent dans ma vie personnelle. Avec mon épouse, nous n’étions pas plus engagés que le catholique lambda, mais nous avions conscience du don de soi dans le mariage, du don de la vie avec nos trois enfants.

Professionnellement, plus j’avais de responsabilités, moins le don avait de place dans ma vie.

J’en souffrais beaucoup. Je me souviens qu’en voyage d’affaires, en Asie par exemple, j’allais dans les bidonvilles alentour, tôt le matin, avant les réunions.

J’avais besoin d’être en contact avec la vie, cette vie des religieuses, entièrement donnée, sans condition ni contrepartie.

Votre exemple de changement de vie est assez radical. Est-ce nécessaire d’être aussi extrême pour vivre le don ?

Edouard Montier : La logique actuelle consiste à faire « le minimum pour ne pas aller en enfer ». Alors qu’en vérité on doit se dire : « Je dois faire le maximum pour vivre le Ciel sur la Terre, aujourd’hui. »

Il n’est pas nécessaire de changer radicalement de vie. Il suffit que chacun se demande, matin et soir, ce qu’il peut faire pour ces 800 millions de personnes qui vivent dans l’extrême pauvreté à travers le monde.

Prier, tendre un sourire, faire connaître leurs besoins, donner de notre superflu, etc.

Nous avons tous, quelles que soient notre culture, notre religion, la capacité de nous tourner vers les autres. Saint Ambroise disait : « Nourris celui qui meurt de faim. Si tu ne le fais pas, tu es cause de sa mort. »

En quoi le don a-t-il changé votre vie ?

Edouard Montier : Ce qui a changé ma vie, c’est d’avoir réorienté mes priorités en faveur du don. Je voulais des diplômes et des responsabilités mondiales, je les ai eues.

La question qui a bouleversé mon existence est simple : « Quelle est ma mission sur cette Terre ? » Je me suis dit : « Dieu t’a donné la santé et une intelligence. Comment les utiliser autrement que pour faire du profit ? »

Je suis toujours un chef d’entreprise car je gère le RES, mais je n’ai ni salariés, ni salaire.

Le moteur de mon activité n’est plus la jouissance intellectuelle et la gestion de milliards de dollars, mais la joie de voir le Christ dans toutes ces personnes du réseau que je contribue à faire travailler ensemble.

Vous allez jusqu’à dire que la gratuité est « la clé de la survie de l’économie mondiale ». En quoi ?

Edouard Montier : Benoît XVI a rappelé l’exigence de redonner à la logique du don sa place dans l’économie mondiale.

Car la contre-culture de l’Évangile de la gratuité, c’est celle de la croissance économique à tout prix.

D’après l’ONU, fournir des prestations sociales de base à tous les pauvres coûterait moins de 2 % du PIB mondial.

Chacun de nous, à notre niveau, si nous refusons de consacrer une part de notre quotidien à une action gratuite, alors nous engendrons de l’injustice.

La société occidentale post-chrétienne, dominée par le matérialisme éthique, est une société qui combat l’Évangile de la gratuité.

Donner, c’est un peu s’abandonner. N’est-ce pas difficile dans un monde où l’insécurité est omniprésente ?

Edouard Montier : Le pape François le dit, la gratuité de Dieu fait peur.

Quand on regarde Jésus sur la croix, le don de sa vie suscite malheureusement en nous plus de peur que d’amour.

C’est un problème. Dieu a besoin de nous, catholiques, pour faire découvrir à quel point le don, bien au contraire, rend heureux.

Recueilli par Marie Lechapelays

(1) Auteur de L’Évangile de la gratuité, Parole et Silence, 236 p., 20 €.

Prières et bénédictions pour la rentrée scolaire des écoliers et étudiants

Au nom du Père, du fils et du saint-esprit,

DIEU UNIQUE ET  VRAI. Amîn.

 

     V.  Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit .

      R.   Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn.

                                    Kourie eleïson. Kourie eleïson. Kourie eleïson.

     Seigneur ayez pitié de nous, Seigneur épargnez- nous et faites miséricorde, Seigneur exaucez-nous, ayez pitié de nous.

     Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous notre créateur, Gloire à Vous, notre Espérance pour toujours. Barekhmor.

 

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourdhui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

 

              Prière pour l'enfant qui va entrer à l'école
Seigneur notre Dieu, Qui de Votre image et ressemblance nous avez honorés, nous les hommes, et Qui nous avez doués d'un vouloir autonome; Qui entrâtes dans le Temple, au milieu de la fête, et instruisîtes le peuple, au point que, s'émerveillant, on disait : "comment connaît-Il les Ecritures, sans avoir étudié?" Vous Qui avez enseigné à Salomon la sagesse, Ô Dieu de l'univers, Roi de tous et Verbe de Vie, ouvrez l'âme et l'esprit, le cœur et les lèvres de Votre serviteur N., afin qu'il comprenne, saisisse et accomplisse Votre volonté; délivrez-le de tout ce que trame le diable, gardez-le tous les jours de sa vie, en tout temps appliqué à Vos Commandements; par l'intercession de Votre Mère toute-immaculée, de St Augustin et de tous les Saints.
Car Vous êtes Celui Qui veillez sur nos âmes et sur nos corps, ô Christ notre Dieu, et nous Vous rendons gloire, ainsi qu'à Votre Père éternel et à Votre Esprit Saint, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Amîn.


                       

Prière pour les écoliers


O Dieu, notre Père céleste, Qui aimez l'humanité, et êtes si miséricordieux et compatissant, prenez pitié de ces enfants qui  Vous appartiennent, eux  pour qui nous Vous prions humblement. Nous les recommandons à Votre gracieuse protection. O Dieu, daignez être Vous-même leur guide et leur gardien en toutes leurs entreprises; guidez-les sur le chemin de Votre vérité, et rapprochez-les de Vous, afin qu'ils puissent mener une vie pieuse et juste, Vous aimant et Vous craignant; accomplissant Votre volonté en toutes choses. Bénissez et fortifiez leurs enseignants. Et donnez-leur la grâce afin qu'ils soient modérés, travailleurs, appliqués, pieux et charitables. Défendez-les contre les assauts de l'ennemi, et accordez-leur la sagesse et la force pour résister à toutes les tentations et la corruption de cette vie présente; et dirigez-les sur le chemin du Salut, pour l'Amour de Votre Fils, Notre Sauveur Jésus-Christ, et par l'intercession de Sa très sainte Mère, de St Augustin et de Vos Saints bénis et de leurs Anges gardiens!
Amîn.
 

Seigneur, Faites de nous Vos disciples:
 

 

Jésus Christ, Fils de Dieu,

Vous qui avez manifesté le Père des Cieux,

Faites de nous vos disciples.

Vous avez promis de donner la paix à nos âmes,

Mais vous ne voulez pas de serviteurs négligents.

Accordez-nous la force de rester vigilants, de veiller. 

Donnez-nous de vous être fidèles, d’une fidélité unique. 

Apprenez-nous à agir toujours dans la conscience d’être devant votre face. 

Faites de nous vos enfants. 

Accordez-nous la force d’accomplir votre volonté, vos préceptes. 

Apprenez-nous à faire le bien. 

Gardez-nous du levain des pharisiens. 

Enseignez-nous à discerner l’essentiel en nos vies, l’unique nécessaire. 

Aidez-nous à nous délivrer du péché, de l’oisiveté, de la paresse spirituelle. 

Que tout ce qu’il y a de beau et de bon dans le monde nous fasse nous souvenir de vous.

Que le mal qui est dans le monde nous avertisse et nous enseigne. 

Donnez-nous de voir dans les pécheurs le miroir de nos propres péchés. 

Apprenez-nous à considérer comme des frères ceux qui pensent autrement que nous,

Ceux qui ne partagent pas notre foi, ceux qui ne croient pas.

Aidez-nous à nous rappeler la brièveté de la vie afin que le souvenir de la mort soit une force de persévérance et de service.

Accordez-nous la force de pardonner, d’aimer et de donner. 

Apprenez-nous à vivre dans la prière.

Faites nous participer à votre royaume. 

Apprenez-nous à haïr le péché et jamais le pécheur. 

Donnez-nous la force de vous rendre témoignage. 

Ne permettez pas que nous soyons vaniteux, mesquins, creux. 

Soyez pour nous l’alpha et l’oméga en cette vie et dans l’éternité,

Et nous serons vraiment Vos disciples. 

(Père Alexandre Men 1935-1990. Prêtre orthodoxe russe, d’origine juive, d’un très grand rayonnement spirituel, intellectuel et pastoral, ouvert à l’œcuménisme, artisan actif d’un renouveau de l’Église russe. Assassiné en septembre 1990, en allant célébrer la liturgie dans sa paroisse)

Les vacances, du temps pour la lecture...

« L'un des exercices de piété, qui de tout temps, ont été le plus recommandés à ceux qui s'appliquent au service de Dieu est la lecture spirituelle.

Saint Paul écrivait à Timothée : 
"Applique-toi à la lecture" (I Tim, IV, 13). Et lui parlant des saints livres : "Toute Écriture divinement inspirée, lui disait-il, est utile pour enseigner, pour convaincre, pour former à la justice, afin que l'homme soit parfait, apte à toute bonne œuvre." (II Tim, III, 16)...

La lecture des livres saints et des livres de piété éclaire et instruit, elle nourrit et développe la foi, elle excite en nos âmes de saints désirs, de douces espérances et une noble ardeur...

Nos travaux, nos affaires, les nouvelles et les bruits du monde occupent trop souvent notre esprit, et détournent de Dieu et étouffent les pensées saintes ; les pieuses lectures réveillent en nous l'amour divin et nous ramènent à Dieu...

Quand on a expérimenté qu'un livre nous fait beaucoup de bien, il est bon d'y revenir plus tard ; on trouvera, en faisant ainsi, beaucoup plus de profit qu'en lisant d'autres ouvrages qui flatteraient peut-être la curiosité, mais donneraient moins de lumière et de réconfort.

Les très bons livres gagnent à être relus ; on les comprend souvent mieux et on les savoure davantage à une seconde lecture...

Même la première fois qu'on lit, il importe de lire attentivement, lentement, de façon à bien comprendre et à se pénétrer des vérités qui sont présentées...

Il ne suffit pas de lire... Il faut lire avec piété et en esprit de prière, "en cherchant moins à acquérir de la science qu'à goûter les choses divines" dit saint Bernard.

On doit donc, avant de faire la lecture spirituelle, élever son cœur à Dieu et Lui demander ses lumières, disant comme Samuel : "Parlez, Seigneur, votre serviteur écoute"...

Puis il faut lire avec foi et respect, avec docilité et avec un vif désir de tirer profit des leçons qui vont être offertes...

On lira avec plus de profit si on évite l'empressement et la curiosité et si pendant la lecture on s'arrête de temps à autre pour méditer et savourer les bonnes choses qu'on rencontre et pour demander intérieurement la grâce de bien suivre les conseils donnés :
"Les Saints, dit Rodriguez, nous conseillent de faire en lisant ce que les oiseaux font en buvant : ils boivent à plusieurs reprises, et toutes les fois qu'ils boivent, ils lèvent la tête au ciel." (Ve Traité, ch. 28)...

La lecture pratiquée en esprit de prière rapproche de Dieu ; elle est avec l'oraison le principal aliment de la vie intérieure. »

Auguste Saudreau (1859-1946)

"L’Hortus Deliciarum" ou "Jardin des Délices" est un recueil composé au XIIe siècle par Herrade de Landsberg, abbesse du couvent de Hohenbourg au mont Sainte-Odile, en Alsace. C'est l'une des premières sources connues de polyphonie en chant. Les chants présentés ici sont reconstruits à partir de ce texte. Seul le n°20 a été composé par Hildegarde de Bingen.

NB : Le codex d'Herrade de Landsberg est un véritable trésor, une mine d'enseignements. Articles en ligne à lire ici.
 
01. Enixa est puerpera, hymn
02. Sol oritur occasus nescius, conductus
03. O rubor sanguinis, antiphon for Saint Ursula & her companions
04. Favus distillans, response for Saint Ursula & her companions
05. Hec est mater (trope de Benedicamus)
06. Leto leta concio, canon
07. Congaudeat turba fidelium
08. Kyrie - Magne Deus (trope of Kyrie)
09. Dilexisti iustitiam, graduel
10. Veri floris sub figura, conductus
11. Primus parens hominum, hymn
12. Offerentur regi virgines, offertory
13. Sanctus - Phos, patris karitatis (trope of Sanctus)
14. Agnus Dei - Ave Maria (trope of Agnus Dei)
15. lube Domine (lecture) / Navigantes inde sursum, V. Germaniam visure (répons) / Beata virgo (lecture) / Sanctis Rome visitatis, V. Di
16. Cum vox sanguinis, hymn for Saint Ursula & her Companions
17. Procedentem sponsum de thalamo, Benedicamus
18. Diapente est diatesseron, exercise for intervals
19. Stephani primi martiris, hymn
20. Alleluia - In Maria benignitas (Graduel de Pairis) / Alleluia - O virga mediatrix (Hildegard von Bingen)
21. Ite iam sine tristicia (trope of Ite missa est)


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Holidays, time for reading ...

"One of the most common exercises of piety that has been most recommended to those who work in the service of God is spiritual reading.

St. Paul wrote to Timothy:
"Apply to reading" (I Tim, IV, 13). And speaking to him of holy books: "All Scripture divinely inspired," he said to him, "is useful for teaching, for convincing, for training in righteousness, that man may be perfect, fit for every good work." (II Tim, III, 16) ...

The reading of holy books and books of piety enlighten and instruct, it nourishes and develops faith, it excites in our souls holy desires, sweet hopes and a noble ardor ...

Our labors, our affairs, the news, and the noises of the world, occupy our minds too often, and divert from God and stifle holy thoughts; the pious readings awaken in us the divine love and bring us back to God ...

When we have experienced that a book does us a lot of good, it is good to come back to it later; In doing so, one will find much more profit by reading other works that might pique curiosity, but give less light and comfort.

Very good books are worth reading again; we often understand them better and savor them more at a second reading ...

Even the first time we read, it is important to read carefully, slowly, so as to understand and to penetrate the truths that are presented ...

It is not enough to read ... It is necessary to read with piety and in spirit of prayer, "seeking less to acquire science than to taste the divine things" says Saint Bernard.

We must therefore, before doing the spiritual reading, raise his heart to God and ask him for his enlightenment, saying as Samuel: "Speak, Lord, your servant listens" ...

Then you have to read with faith and respect, with docility and with a keen desire to take advantage of the lessons that will be offered ...

It will be read more profitably if we avoid the eagerness and curiosity and if during the reading we stop from time to time to meditate and savor the good things we meet and to ask internally the grace to follow the advice given:
"The Saints," says Rodriguez, "advise us to read what the birds do when they drink: they drink several times, and whenever they drink, they raise their heads to heaven." (Fifth Treaty, chapter 28) ...

Reading practiced in the spirit of prayer brings us closer to God; it is with prayer the main food of the inner life. "

Auguste Saudreau (1859-1946)
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"Hortus Deliciarum" or "Jardin des Délices", which you listen to here, is a collection composed in the 12th century by Herrade de Landsberg, abbess of the convent of Hohenbourg at Mont Sainte-Odile, in Alsace. It is one of the first known sources of polyphony in singing. The songs presented here are reconstructed from this text. Only No. 20 was composed by Hildegarde de Bingen.

NB: Landsberg's Herrade codex is a real treasure, a mine of lessons.

01. Enixa est puerpera, hymn
02. Sol oritur occasus nescius, conductus
03. O rubor sanguinis, antiphon for Saint Ursula & her companions
04. Favus distillans, response for Saint Ursula & her companions
05. Hec est mater (trope de Benedicamus)
06. Leto leta concio, canon
07. Congaudeat turba fidelium
08. Kyrie - Magne Deus (trope of Kyrie)
09. Dilexisti iustitiam, graduel
10. Veri floris sub figura, conductus
11. Primus parens hominum, hymn
12. Offerentur regi virgines, offertory
13. Sanctus - Phos, patris karitatis (trope of Sanctus)
14. Agnus Dei - Ave Maria (trope of Agnus Dei)
15. lube Domine (lecture) / Navigantes inde sursum, V. Germaniam visure (répons) / Beata virgo (lecture) / Sanctis Rome visitatis, V. Di
16. Cum vox sanguinis, hymn for Saint Ursula & her Companions
17. Procedentem sponsum de thalamo, Benedicamus
18. Diapente est diatesseron, exercise for intervals
19. Stephani primi martiris, hymn
20. Alleluia - In Maria benignitas (Graduel de Pairis) / Alleluia - O virga mediatrix (Hildegard von Bingen)
21. Ite iam sine tristicia (trope of Ite missa est)

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Férias, tempo para ler ...

"Um dos exercícios mais comuns de piedade que tem sido mais recomendado para aqueles que trabalham no serviço de Deus é a leitura espiritual.

São Paulo escreveu a Timóteo:
"Aplicar à leitura" (I Tim, IV, 13). E falando-lhe de livros sagrados: "Toda a Escritura divinamente inspirada", disse-lhe ele, "é útil para ensinar, para convencer, para treinar em retidão, para que o homem seja perfeito, apto para toda boa obra". (II Tim, III, 16) ...

A leitura de livros sagrados e livros de piedade ilumina e instrui, alimenta e desenvolve a fé, excita em nossas almas os desejos sagrados, as doces esperanças e um nobre ardor ...

Nossos labores, nossos assuntos, as notícias e os ruídos do mundo, ocupam nossas mentes com demasiada frequência, desviam de Deus e sufocam os pensamentos santos; as leituras piedosas despertam em nós o amor divino e nos trazem de volta a Deus ...

Quando sentimos que um livro nos faz muito bem, é bom voltar mais tarde; Ao fazê-lo, a pessoa encontrará muito mais lucro lendo outras obras que possam despertar a curiosidade, mas dar menos luz e conforto.

Muito bons livros valem a pena ler de novo; muitas vezes os entendemos melhor e os saboreia mais em uma segunda leitura ...

Mesmo na primeira vez que lemos, é importante ler com cuidado, devagar, para entender e penetrar as verdades que são apresentadas ...

Não basta ler ... É preciso ler com piedade e espírito de oração, "buscando menos adquirir ciência do que saborear as coisas divinas", diz São Bernardo.

Devemos, portanto, antes de fazer a leitura espiritual, elevar seu coração a Deus e pedir-lhe sua iluminação, dizendo como Samuel: "Fala, Senhor, teu servo ouve" ...

Então você tem que ler com fé e respeito, com docilidade e com um grande desejo de aproveitar as lições que serão oferecidas ...

Ela será lida de maneira mais proveitosa se evitarmos a ansiedade e a curiosidade e se durante a leitura pararmos de tempos em tempos para meditar e saborear as coisas boas que encontramos e pedir internamente a graça de seguir o conselho. dado:
"Os santos", diz Rodriguez, "nos aconselham a ler o que os pássaros fazem quando bebem: bebem várias vezes e, sempre que bebem, levantam a cabeça para o céu". (Quinto Tratado, capítulo 28) ...

A leitura praticada no espírito da oração nos aproxima de Deus; é com a oração o alimento principal da vida interior. "

(Auguste Saudreau (1859-1946)
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"Hortus Deliciarum" ou "Jardin des Délices", que você ouve aqui, é uma coleção composta no século XII por Herrade de Landsberg, abadia do convento de Hohenbourg em Mont Sainte-Odile, na Alsácia. É uma das primeiras fontes conhecidas de polifonia no canto. As músicas apresentadas aqui são reconstruídas a partir deste texto. Apenas o número 20 foi composto por Hildegarde de Bingen.

NB: O códice Herrade de Landsberg é um verdadeiro tesouro, uma mina de lições.

01. Enixa est puerpera, hymn
02. Sol oritur occasus nescius, conductus
03. O rubor sanguinis, antiphon for Saint Ursula & her companions
04. Favus distillans, response for Saint Ursula & her companions
05. Hec est mater (trope de Benedicamus)
06. Leto leta concio, canon
07. Congaudeat turba fidelium
08. Kyrie - Magne Deus (trope of Kyrie)
09. Dilexisti iustitiam, graduel
10. Veri floris sub figura, conductus
11. Primus parens hominum, hymn
12. Offerentur regi virgines, offertory
13. Sanctus - Phos, patris karitatis (trope of Sanctus)
14. Agnus Dei - Ave Maria (trope of Agnus Dei)
15. lube Domine (lecture) / Navigantes inde sursum, V. Germaniam visure (répons) / Beata virgo (lecture) / Sanctis Rome visitatis, V. Di
16. Cum vox sanguinis, hymn for Saint Ursula & her Companions
17. Procedentem sponsum de thalamo, Benedicamus
18. Diapente est diatesseron, exercise for intervals
19. Stephani primi martiris, hymn
20. Alleluia - In Maria benignitas (Graduel de Pairis) / Alleluia - O virga mediatrix (Hildegard von Bingen)
21. Ite iam sine tristicia (trope of Ite missa est)

A l'issue de cette 8ème conférence
 
des prêtres de Brahamavar

 

Chers amis .Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse)!
A l'issue de cette 8ème conférence des des prêtres , organisée par le Diocèse de Brahamavar, de  l'Eglise Syrienne Orthodoxe du Malankare , je vous partage ci dessous quelques photos diffusées par Yuhanon Poovakkattil Achen.
Notre Eglise Syrienne Orthodoxe en Europe actuellement située en France et ses missions (Cameroun, Brésil et Pakistan) se réjouit avec l'Eglise-mère Orthodoxe des Indes et rend à Dieu des actions de grâces pour le succès de cette conférence.
En union, chers amis, pour la plus grande gloire de Dieu et le bien des fidèles du Christ à travers l'unanimité du Témoignage Chrétien; votre fidèlement dans le Christ Tête de l'Eglise et l'amour et loyauté pour nos pères et frères de l'Eglise Orthodoxe des Indes.
+Métropolite Mor Philipose
-+-
Dear friends .Aloho m'barekh (God bless you)!
At the end of this 8th conference of priests, organized by the Diocese of Brahamavar, Syrian Orthodox Church of Malankara, I share below some photos released by Yuhanon Poovakkattil Achen.
Our Syrian Orthodox Church in Europe currently in France and its missions (Cameroon, Brazil and Pakistan) rejoice with the Orthodox Mother Church of India and give thanks to God for the success of this conference.
In union, dear friends, for the greater glory of God and the good of the faithful of Christ through the unanimity of the Christian Testimony; your faithfulness in Christ Head of the Church and love and loyalty for our fathers and brothers of the Orthodox Church of India.
+ Metropolitan Mor Philipose
-+-
Queridos amigos .Aloho m'barekh (Deus te abençoe)!
No final desta 8ª conferência de sacerdotes, organizada pela Diocese de Brahamavar, Igreja Ortodoxa Síria de Malankara, compartilho abaixo algumas fotos divulgadas por Yuhanon Poovakkattil Achen.
Nossa Igreja Ortodoxa Síria na Europa atualmente na França e suas missões (Camarões, Brasil e Paquistão) se rejubilam com a Igreja Ortodoxa da Índia e agradecem a Deus pelo sucesso desta conferência.
Em união, queridos amigos, pela maior glória de Deus e do bem dos fiéis de Cristo, pela unanimidade do testemunho cristão; a sua fidelidade em Cristo Chefe da Igreja e amor e lealdade para com os nossos pais e irmãos da Igreja Ortodoxa da Índia.
+ Metropolitana Mor Philipose
Lettre de nouvelle du 18 au 25 Août. Lectionnaire pour le 2ème Dimanche après l'Assomption
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Où nous trouver ? 

 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

-+-

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 *"relais paroissial" St Charbel

 

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

NOUS RECHERCHONS UN LOCAL SUR NANTES POUR DONNER AUX FIDÈLES AU MOINS UN DIMANCHE PAR MOIS LA SAINTE MESSE AINSI QU'UN MEILLEUR SERVICE PASTORAL

ANGOULÊME (Jauldes):

 

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

 

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

 

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Ou trouver en France un Prêtre exorciste

 

Orthodoxe Oriental ?

 

 

Cliquez sur le lien ci-dessous:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère et en

dehors pour  Août  et début  Septembre:

 

 

¤Au Monastère:

¤MERCREDI 28 AOÛT,

PÈLERINAGE A SAINT AUGUSTIN 

POUR LES ÉCOLIERS ET LEURS PROFESSEURS*

 

¤DIMANCHE 1er SEPTEMBRE,

PÈLERINAGE DE RENTRÉE SCOLAIRE

A NOTRE-DAME DE MISÉRICORDE:

-10h30 Messe et bénédiction des écoliers, programme habituel* 

¤ANGOULÊME (Jauldes):

  -Dimanche 25 AOÛT*

¤LOURDES (65):

-Dimanche 18 AOÛT*

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):

-Samedi 24 AOÛT*

 

* Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternelle et de la réception des fidèles.

 

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"

 

(SS Ignatius Aprem II)


Note:

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone* est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l’Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Métropolite et Sœur Marie-André M'Bezele, moniale (06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone* é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church* is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B

 

* Pour aller plus loin, cliquez ci-dessous:
L'ÉGLISE SYRIENNE ORTHODOXE DE MAR THOMAS EN FRANCE, AU CAMEROUN, AU BRÉSIL ET AU PAKISTAN

 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU

 

MONASTÈRE, C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompt pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux

les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ

Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son

amour pour tous les hommes…

 

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et

intercède pour l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence,

participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le

monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de

prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

 

--------------------

Entregando intenções de oração no mosteiro, é simples ...

 

O monge não rompe a profunda solidariedade que deve unir os irmãos humanos ... Eles se conformam aos sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito de uma multidão de irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através de orações monásticas, toda a Igreja reza e intercede pela humanidade.

Voce sabe Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa desta imensa corrente de oração clandestina que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode nos confiar uma intenção de oração enviando-a para o seguinte endereço:

---------------------

CONFERING INTENTIONS OF PRAYER AT THE MONASTERY, IT'S SIMPLE ...

 

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the human brothers ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the "firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for humanity.

Do you know ? Each one of you, in the secret of its existence, participates in this immense current of underground prayer which irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with a prayer intention by sending it to the following address:

 

Monastère Syo-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly, 4

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 08:44

Sommaire:

 

*Je ne suis pas comme certains hommes

*La peur du silence chez l'homme moderne

*Disciple du Christ...

*L’ICÔNE : UN ART SACRÉ POUR NOTRE TEMPS

*RENOUVELLEMENT DE LA CONSÉCRATION DE LA FRANCE A MARIE SA REINE

Premier dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie
  • Soirée :
    • Saint-Luc 14: 25-35
  • Matin :
    • Saint-Luc15: 1-10
  • Avant Quadisha Qurbana :
    • Exode 14: 21-31
    • I Samuel 8: 4 -9
    • Isaïe 43:1-5
  • Saint Qurbana :
    • 1ère de St Jean 2: 22-29
  • 22 Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;
  • 23 quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
  • 24 Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
  • 25 Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.
  • 26 Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent.
  • 27 Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge ; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui.
  • 28 Et maintenant, petits-enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à son avènement.
  • 29 Puisque vous savez que lui, Jésus, est juste, reconnaissez que celui qui pratique la justice est, lui aussi, né de Dieu.

 

    • Ephésiens 6: 10-17
  • 10 Puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
  • 11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
  • 12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
  • 13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
  • 14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice,
  • 15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
  • 16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
  • 17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
    • Saint Luc 6: 39 – 45
  • 39 Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
  • 40 Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
  • 41 Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
  • 42 Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.
  • 43 Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
  • 44 Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
  • 45 L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

 

Je ne suis pas comme certains hommes

Ce pharisien disait donc : « Je ne suis pas comme certains hommes ».

Quels sont-ils, ces autres hommes, sinon tous, lui excepté ?

« Moi, je suis juste, les autres sont pécheurs ; je ne suis pas comme les autres hommes, injustes, voleurs et adultères ». 

Et voilà que la présence de ce publicain lui donne l’occasion d’un orgueil plus grand encore : « Moi, je suis un homme à part ; lui, il est comme les autres.

Je ne suis pas de son espèce, grâce à mes œuvres de justice qui font que je ne suis pas un pécheur.

Je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède ». 

Que demande-t-il à Dieu ?

Cherchez dans ses paroles, vous ne trouverez rien.

Il montait soi-disant pour prier : or il ne demande rien à Dieu, il se loue.

Ne rien demander à Dieu, mais se louer, c’est évidemment trop peu : insulter en outre celui qui demande, c’est le comble !

Le publicain, lui, se tient à distance et cependant il s’approche de Dieu ; les reproches que lui dicte son cœur marquent la distance, mais son amour le rapproche de Dieu.

Le publicain se tient à distance, mais le Seigneur l’écoute de près.

Le Seigneur est élevé, Il se penche vers les humbles ; tandis que les grands comme ce pharisien, Il les connaît de loin.

Oui, Dieu regarde à distance ces gens-là, et Il ne leur pardonne pas.

Voyons en revanche l’humilité du publicain.

Il ne se contente pas de se tenir à distance, il ne lève même pas les yeux vers le ciel.

Il n’ose lever les yeux pour qu’on le regarde. Sa conscience l’abaisse, l’espérance le soulève.

En outre, il se frappe la poitrine.

De lui-même, il réclame son châtiment ; aussi Dieu pardonne-t-Il à celui qui avoue.

En se frappant la poitrine, il dit : « Seigneur, fais miséricorde au pécheur que je suis ».

Le voilà, celui qui demande !

Quoi d’étonnant, si Dieu pardonne à celui qui s’accuse lui-même ?

(Saint Augustin)

I am not like some men

This Pharisee said, "I am not like some men."

What are these other men, if not all, except him?

"I am just, the others are sinners; I am not like other men, unjust, thieves and adulterers. "

And now the presence of this publican gives him the opportunity of an even greater pride: "Me, I am a man apart; he is like the others.

I am not of his kind, thanks to my works of justice that make me not a sinner.

I fast twice a week, I tithe all that I have. "

What does he ask of God?

Look in his words, you will not find anything.

He supposedly went up to pray, but he asks nothing of God, he praises himself.

To ask nothing of God, but to praise oneself, it is obviously too little: to insult besides the one who asks, it is the height!

The tax collector stands at a distance, and yet he approaches God; the reproaches dictated by his heart mark the distance, but his love brings him closer to God.

The publican stands at a distance, but the Lord listens closely.

The Lord is high, He leans toward the humble; while the great ones like this Pharisee, He knows them from afar.

Yes, God looks at these people from a distance, and He does not forgive them.

Let's see, however, the humility of the publican.

He does not just stand at a distance, he does not even look up at the sky.

He does not dare look up to be looked at. His conscience lowers him, hope lifts him up.

In addition, he strikes his chest.

Of himself, he claims his punishment; so God forgives to him who confesses.

In beating his chest, he said, "Lord, show mercy to the sinner that I am."

Here he is, the one who asks!

What is surprising, if God forgives the accuser himself?

(Saint Augustin)

Eu não sou como alguns homens

Este fariseu disse: "Não sou como alguns homens".

Quais são esses outros homens, se não todos, exceto ele?

"Eu sou justo, os outros são pecadores; Eu não sou como os outros homens, injustos, ladrões e adúlteros ".

E agora a presença desse publicano lhe dá a oportunidade de um orgulho ainda maior: "Eu sou um homem à parte; ele é como os outros.

Eu não sou da sua espécie, graças às minhas obras de justiça que não me fazem pecador.

Jejuo duas vezes por semana, dízimo tudo o que tenho.

O que ele pede de Deus?

Olhe em suas palavras, você não encontrará nada.

Ele supostamente subiu para orar, mas ele não pede nada de Deus, ele se elogia.

Não pedir nada de Deus, mas elogiar a si mesmo, é obviamente muito pouco: insultar além daquele que pergunta, é a altura!

O cobrador de impostos está à distância e, no entanto, ele se aproxima de Deus; as repreensões ditadas pelo seu coração marcam a distância, mas o seu amor aproxima-o de Deus.

O publicano está à distância, mas o Senhor ouve atentamente.

O Senhor é alto, inclina-se para os humildes; enquanto os grandes como este fariseu, Ele os conhece de longe.

Sim, Deus olha para essas pessoas à distância e não as perdoa.

Vamos ver, no entanto, a humildade do publicano.

Ele não fica apenas à distância, nem sequer olha para o céu.

Ele não se atreve a olhar para cima. Sua consciência o abaixa, a esperança o eleva.

Além disso, ele atinge seu peito.

De si mesmo, ele reivindica sua punição; então Deus perdoa àquele que confessa.

Ao bater no peito, ele disse: "Senhor, mostra misericórdia ao pecador que eu sou".

Aqui está ele, quem pergunta!

O que é surpreendente, se Deus perdoa o próprio acusador?

(Santo Agostinho)

 

1) Souvenirs photographiques de cette journée du 15 Août ( Photographies prises par le Père Isaac )
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Memórias fotográficas deste dia 15 de agosto (fotografias tiradas pelo Padre Isaac)
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Photographic memories of this day of August 15 (Photographs taken by Father Isaac)

Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
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Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.

La peur du silence chez l'homme moderne

(Evêque Panteleimon)

Le seul endroit où l'homme moderne n'aime pas aller en visite - c'est en lui-même.
Il ne supporte pas d'entendre le silence, il ne veut pas entendre la voix de sa conscience.
Mais sans vous connaître vous-même, vous ne sauriez connaître Dieu.
L'homme moderne vit dans un monde obscur de télévision, de médias, d'Internet, mais la plus grande réalité du monde est l'âme humaine.
A l'intérieur nous pouvons ouvrir le Royaume des cieux, Dieu veut naître dans notre cœur !


(Évêque Panteleimon (Shatov),  hiérarque russe du 21ème siècle)
 




The only place where modern man does not like to visit - is himself.
He cannot hear the silence, he does not want to hear the voice of his conscience.
But without knowing yourself you can not know God.
Modern man lives in a shadowy world of TV, the media, the Internet, but the greatest reality in the world is the human soul.
Inside we can open up the kingdom of heaven, in our heart God wants to be born!


(Bishop Panteleimon (Shatov),21st Century Russian Hierarch)

 

O medo do silêncio no homem moderno
(Bishop Panteleimon)

O único lugar que o homem moderno não gosta de visitar - é em si mesmo.
Ele não pode suportar ouvir o silêncio, ele não quer ouvir a voz de sua consciência.
Mas sem conhecer a si mesmo, você não conheceria a Deus.
O homem moderno vive em um mundo obscuro de televisão, mídia, internet, mas a maior realidade do mundo é a alma humana.
Dentro de nós podemos abrir o Reino dos Céus, Deus quer nascer em nosso coração!


(Bispo Panteleimon (Shatov), hierarca russo do século 21)

2 )Souvenirs photographiques de cette journée du 15 Août ( Photographies prises par le Père Isaac )
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Memórias fotográficas deste dia 15 de agosto (fotografias tiradas pelo Padre Isaac)
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Photographic memories of this day of August 15 (Photographs taken by Father Isaac)

Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
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Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
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Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.

Disciple du Christ...

« Le disciple du Christ, c'est celui qui aime le monde, donne son âme pour autrui, accepte même d'être séparé du Christ pour le salut de ses frères.

A l'inverse, l'homme qui suit le chemin de l'égoïsme, fut-il sacré, ne s'occupe que de son propre salut, ne se sent pas responsable de la souffrance et du péché du monde ; celui-là n'entend pas ce que dit le Seigneur, et ne comprend pas pourquoi le Christ a assumé le sacrifice du Golgotha.

Certes il n'est pas rare que ceux qui suivent la voie du salut individuel s'adonnent à certaines pratiques en apparence vertueuses : 
-nourrir les vagabonds, assister les pauvres, etc.

Mais ils ne le font que comme un entrainement ascétique, un exercice utile à leur propre âme.

Or ce n'est évidemment pas ce genre d'amour que l’Évangile nous enseigne, et ce n'est pas dans un tel exercice que le Christ fut crucifié.

L'amour du Christ dont nous héritons est un authentique amour sacrificiel, c'est le don total de l'âme, non pour la retrouver avec des intérêts à mon profit, mais pour le bénéfice unique du prochain en qui se révèle, par la grâce même de ce don d'amour, l'image de Dieu.

Mais attention. Ce que nous venons de dire ne signifie pas qu'il faille raisonner ainsi, puisque le Christ nous a donné la certitude que nous le rencontrons dans chaque pauvre, témoignons de l'amour à celui qui sous l'apparence de la pauvreté n'est en réalité autre que le Roi céleste, qui ne gaspillera pas nos dons mais nous les rendra au centuple. Non.

Si le Christ est bien présent et souffre bien en lui, le pauvre, le malheureux, n'en est pas moins réellement lui-même, dans la réalité de sa pauvreté et de sa misère.

Nous devons accueillir le pauvre au nom de l'amour du Christ, non parce que nous obtiendrons ainsi une récompense, mais parce que l'amour sacrificiel du Christ nous embrase, que nous nous unissons au Christ dans cet amour, que nous participons à sa souffrance sur la croix, que nous souffrons non pour notre purification et notre salut, mais réellement pour l'autre, le pauvre, le malheureux, pour que nos souffrances allègent les siennes.

Nous ne pouvons pas aimer sacrificiellement en notre propre nom, mais seulement au nom du Christ, au nom de l'image de Dieu qui se révèle à nous dans chaque homme. »

(Mère Marie Skobtsov (1891-1945), Le sacrement du frère, Préface d'Olivier Clément - Biographie spirituelle par Hélène Arjakovsky-Klépinine - Le sel de la terre, Pully, 1995.)
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Discípulo de Cristo ...

"O discípulo de Cristo é aquele que ama o mundo, dá a sua alma pelos outros, aceita inclusive ser separado de Cristo para a salvação dos seus irmãos.

Ao contrário, o homem que segue o caminho do egoísmo era sagrado, lida apenas com a própria salvação, não se sente responsável pelo sofrimento e pelo pecado do mundo; ele não entende o que o Senhor diz, e não entende porque Cristo assumiu o sacrifício do Gólgota.

Não é incomum que aqueles que seguem o caminho da salvação individual se engajem em certas práticas aparentemente virtuosas:
alimentar os vagabundos, ajudar os pobres, etc.

Mas eles fazem isso apenas como um exercício ascético, um exercício útil à sua própria alma.

Mas obviamente não é esse tipo de amor que o evangelho nos ensina, e não é em tal exercício que Cristo foi crucificado.

O amor de Cristo que herdamos é um autêntico amor sacrificial, é o dom total da alma, não encontrá-lo com interesses para meu benefício, mas para o benefício único do próximo em quem é revelado, pelo amor de Deus. graças a este presente de amor, a imagem de Deus.

Mas tenha cuidado. O que acabamos de dizer não significa que seja necessário raciocinar assim, visto que Cristo nos deu a certeza de que o encontramos em todo homem pobre, vamos testemunhar o amor àqueles que sob a aparência de pobreza são na realidade, além do Rei celestial, que não desperdiçará nossos dons, mas os fará cem vezes. Não.

Se Cristo está presente e sofre bem nele, o pobre, o infeliz, é ele mesmo, na realidade de sua pobreza e miséria.

Devemos acolher os pobres em nome do amor de Cristo, não porque assim obteremos uma recompensa, mas porque o amor sacrificial de Cristo nos coloca em fogo, que nos unamos a Cristo neste amor, que participamos de seu amor. sofrendo na cruz, que sofremos não por nossa purificação e nossa salvação, mas realmente pelo outro, pelos pobres, pelos infelizes, para que nossos sofrimentos aliviem os dele.

Não podemos amar sacrificialmente em nosso nome, mas somente em nome de Cristo, em nome da imagem de Deus que se revela a nós em todos os homens. "

(Madre Maria Skobtsov (1891-1945), O Sacramento do Irmão, Prefácio de Olivier Clément - Biografia Espiritual de Hélène Arjakovsky-Klépinine - O Sal da Terra, Pully, 1995.)
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Disciple of Christ ...

"The disciple of Christ is he who loves the world, gives his soul for others, even accepts to be separated from Christ for the salvation of his brothers.

On the contrary, the man who follows the path of selfishness, was he sacred, deals only with his own salvation, does not feel responsible for the suffering and sin of the world; he does not understand what the Lord says, and does not understand why Christ has assumed the sacrifice of Golgotha.

It is not uncommon for those who follow the path of individual salvation to engage in certain apparently virtuous practices:
to feed the vagrants, to assist the poor, etc.

But they do it only as an ascetic exercise, an exercise useful to their own soul.

But it is obviously not this kind of love that the gospel teaches us, and it is not in such an exercise that Christ was crucified.

The love of Christ which we inherit is an authentic sacrificial love, it is the total gift of the soul, not to find it with interests for my benefit, but for the sole benefit of the neighbor in whom it is revealed, by the thanks to this gift of love, the image of God.

But beware. What we have just said does not mean that it is necessary to reason thus, since Christ has given us the certainty that we meet him in every poor man, let us witness to love to those who under the appearance of poverty are in reality other than the heavenly King, who will not waste our gifts but will make them a hundredfold. No.

If Christ is present and suffers well in him, the poor, the unfortunate, is none the less really himself, in the reality of his poverty and misery.

We must welcome the poor in the name of the love of Christ, not because we will thus obtain a reward, but because the sacrificial love of Christ sets us on fire, that we unite ourselves to Christ in this love, that we participate in his love. suffering on the cross, that we suffer not for our purification and our salvation, but really for the other, the poor, the unfortunate, so that our sufferings alleviate his.

We can not love sacrificially in our own name, but only in the name of Christ, in the name of the image of God who reveals himself to us in every man. "

(Mother Mary Skobtsov (1891-1945), The Brother's Sacrament, Preface by Olivier Clément - Spiritual Biography by Hélène Arjakovsky-Klépinine - The Salt of the Earth, Pully, 1995.)

3)Souvenirs photographiques de la Messe de ce 15 Août ( Photographies prises par Hélène Helene Bex)
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Photographic Memories of the Mass of this 15th of August (Photographs taken by Hélène Helene Bex)
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Memórias Fotográficas da Missa deste 15 de Agosto (Fotografias tiradas por Hélène Helene Bex)

Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.

L’ICÔNE : UN ART SACRÉ POUR

NOTRE TEMPS

 

par père Michel Quenot

Peintre de talent et athée convaincu avant de découvrir au hasard du chemin le Christ, l’immigré russe en France Léonide Ouspensky († 1987) a voué sa vie à une redécouverte de l’icône. Il disait avec raison que si l’Église indivise du premier millénaire s’est battue pour l’icône, le temps est venu où l’icône se bat pour l’Église. C’est assez dire la place de l’icône dans la catéchèse mais encore faut-il la connaître suffisamment et éviter l’écueil fréquent aujourd’hui de la réduire à une simple image religieuse, ce qu’elle n’est pas.

Jusqu’au VIIème et dernier concile œcuménique de Nicée II, en 787, puis jusqu’à la victoire définitive de ses défenseurs en 843 – victoire qualifiée de « triomphe de l’Orthodoxie », c’est-à-dire de « la foi et de la louange justes » – l’icône a donné lieu à un affrontement violent au sein de l’Église indivise. Conscients de l’enjeu primordial, puisqu’il s’agit d’un élément essentiel de la foi chrétienne, des moines et des fidèles de tout rang ont payé de leur sang le témoignage pour les saintes images.

L’engouement actuel pour l’icône ne témoigne pas seulement d’une soif de sens, car ses structures et ses symboles sont souvent détournés à des fins étrangères par la publicité et l’art moderne. Certains voient en elle une image exotique qu’ils apprécient pour ses formes inhabituelles et son audace chromatique. Cette image insolite questionne, fascine, dérange, se fait parfois insistante au point de se graver dans l’esprit et le cœur. À peine découverte, elle risque d’être galvaudée. À côté des icônes fortes – véritable théologie par les formes et les couleurs – combien d’images usurpent le terme d’icône, images décadentes, hélas encore trop fréquentes dans les églises des pays de tradition orthodoxe qui se relèvent avec courage d’un asservissement dévastateur.

Mais qu’est-ce l’icône et pourquoi lui accorder une telle importance ? L’Ancien Testament est traversé par le désir de connaître le Nom de Dieu et de contempler sa Face (Ex 3, 13 et 18). En même temps, Dieu interdit les images sculptées (Ex 20, 4 ; Dt 4, 16) et ordonne aux Israélites en marche vers la Terre promise de détruire les images peintes et les statues de métal fondu des peuples dont ils reprennent le territoire (Nb 33, 52). La raison donnée à Moïse : « Ma Face, on ne peut la voir » (Ex 33, 23) s’explique par le fait que Dieu ne s’est pas encore incarné. Dans ces conditions, toute forme d’image et de représentation gravée ou sculptée conduit à l’idole avec pour corollaire un culte idolâtre, infidélité suprême envers celui qui s’est choisi un peuple parmi les nations de la terre.

Gardienne de l’icône jusqu’à ce jour, depuis l’évolution différentiée de la chrétienté d’Occident suite à l’éloignement progressif marqué par le schisme de 1054, l’Église orthodoxe rythme son année liturgique, qui commence le 1er septembre, par douze grandes fêtes dont la première est la Nativité de la Vierge Marie (8 septembre) et la seconde sa Présentation au Temple (21 novembre). Cette insistance marque l’importance de cette femme « plus vénérable que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins » – selon l’expression de la liturgie byzantine –, futur Temple vivant, par qui le Verbe va s’incarner. L’Annonciation (25 mars) prend une dimension cosmique, puisque l’Éternel entre dans le temps, l’Infini dans le fini. Sans semence humaine, la Vierge Marie conçoit par l’Esprit Saint la Deuxième Personne de la Sainte-Trinité. Nouveau buisson ardent et nouvelle Ève, elle est le lieu de la nouvelle Alliance par qui Dieu assume notre humanité.

Par sa Nativité, le Christ renverse le mur de séparation et réduit à néant le culte des idoles. Face visible du Dieu invisible – son image (eikon en grec) – il devient circonscrible par son insertion dans l’espace et le temps. Puisqu’il s’est ainsi manifesté, il peut être représenté. Mais pas n’importe comment ! L’histoire de la chrétienté est en effet jalonnée de tentations qui ont conduit certains à nier la divinité du Christ ou au contraire sa pleine humanité. Or, selon un adage patristique, « ce qui n’est pas assumé ne saurait être sauvé ». L’annonce au monde du Christ « vrai Dieu et vrai homme » implique de le représenter dans sa divino–humanité.

Cette exigence fait de l’iconographe un être à part qui doit être pleinement inséré dans le terreau de l’Église. On sait qu’Alexandre le Grand, l’empereur Auguste et bien d’autres, interdisaient la reproduction de leur effigie par une personne non agréée. Comment dès lors ne pas faire preuve de retenue dans la reproduction des traits du Fils de Dieu ? Bien plus, l’icône est le fruit d’une élaboration séculaire dont le contenu et la structure ne sauraient être laissés au libre arbitre de chacun. Image liturgique de l’Église orthodoxe et de l’Église indivise bien au-delà des limites temporelles de la séparation, elle est l’image verbale de textes liturgiques dont l’iconographe doit s’imprégner et vivre pour devenir un véhicule docile à l’Esprit. Qu’on le veuille ou non, l’ignorance de ces conditions conduit à peindre des icônes plus ou moins étrangères à l’enseignement de l’Église, et au lieu de guider, elles créent la confusion, égarent et frappent souvent par leur rigidité et leur froideur. Tracer les traits du Très-Haut est un ministère que l’on ne saurait s’arroger à la légère car il met en contact avec le feu divin, feu de l’amour, qui, comme le fleuve de feu dans l’icône du Jugement dernier, réchauffe le cœur des amis de Dieu mais brûle ceux qui s’en approchent sans revêtir une robe blanche.

Si l’Incarnation justifie l’icône du Christ, qui rappelle à son tour que « Dieu s’est fait homme afin que l’homme devienne Dieu », selon l’expression des Pères, l’icône du Christ postule aussi celle des hommes et des femmes divinisés. Le jour de sa Transfiguration sur le Mont Thabor, l’« Ami des hommes » – terme fréquent dans les prières de l’Église orthodoxe – se révèle dans sa vraie nature divino-humaine. Jusqu’à ce jour, les apôtres Pierre, Jacques et Jean l’ont regardé avec leur yeux de chair, de sorte que cette lumière intense et subite les jette à la renverse comme le montre l’icône de la fête. À l’encontre de l’icône de la Pentecôte où les apôtres figurent avec un nimbe, car ils ont reçu l’Esprit qui les sanctifie, les apôtres témoins de la Transfiguration n’ont pas encore reçu l’Esprit et ne supportent pas la lumière incandescente de la divinité. Cela explique leur agitation et l’absence de nimbe. Les présenter avec un nimbe témoigne d’une méconnaissance profonde de ce symbolisme puissant.

Dans l’approche du mystère du salut, les mots manquent souvent pour formuler et préciser. La raison raisonnante est crucifiée face au mystère. Quand le langage achoppe, les images prennent le relais des mots à travers le symbole qui relie le monde visible à l’invisible. Pour la Nativité du Christ, par exemple, se limiter à l’événement historique conduit à faire figurer un bébé dans une crèche avec tout le contexte émotionnel des « nativités » à l’italienne. L’horizon reste limité à l’humain et cet enfant ne diffère en rien des autres. L’icône, en revanche, ne colle pas à l’histoire. Elle s’en abstrait pour mieux l’assumer ensuite. L’icône de la Nativité évacue tout élément décoratif et émotionnel pour se concentrer sur l’événement de portée cosmique. En écho aux premiers versets de l’Évangile selon saint Jean, l’Enfant gît dans une cavité obscure, symbole des ténèbres où jaillit la Lumière du monde. Autre particularité, l’Enfant emmailloté de bandelettes comme Lazare au tombeau ne repose pas dans une crèche mais sur une sorte d’autel-tombeau, préfiguration du sacrifice à venir, car il est l’Agneau de Dieu, pain du ciel qui donnera sa chair pour la vie du monde. La présence des anges, ces lumières secondes, miroirs du Trois-fois-Saint, est justifiée par la divinité du Nouveau-né d’avant les siècles, celui qui dit : « Avant qu’Abraham fût, Je Suis » (Jn 8, 58). Étendue sur une couche de pourpre, couleur autrefois impériale et symbolisant sa dignité de Mère de Dieu, la Vierge Marie porte une étoile sur la partie frontale du voile (le Maphorion) couvrant toujours sa tête et sur chaque épaule, rappel de sa virginité avant, pendant et après sa maternité. Comme chacun de nous, Joseph se cabre face au mystère de cette nativité virginale et sa mise à l’écart relève d’une pédagogie remarquable visant à souligner qu’il n’est pas le géniteur de l’Enfant. Créations récentes dans le monde latin, les icônes dites de la Sainte Famille font le jeu de l’humanisme en accordant un semblant de paternité à Joseph. Cet exemple devrait suffire à mettre en garde contre toute tentative d’innovation en méconnaissance de la Tradition.

Pâque hivernale, la Nativité du Christ offre un parallèle avec l’icône de la Descente aux enfers – Anastasis en grec qui signifie relèvement –, image pascale de l’Église orthodoxe. Par sa mort sur la Croix d’où il embrasse l’humanité entière, le Nouvel Adam s’abaisse plus qu’aucun homme car ce sont nos souffrances qu’il porte. Il descend chercher le premier Adam dans ce lieu de ténèbres qu’est l’enfer, lieu de séparation dont il brise les portes d’airain et remplit de la lumière de sa divinité. L’icône le montre jaillissant tel l’éclair, et saisissant Adam et Ève par la main. À travers eux, c’est chaque homme qui est potentiellement relevé, à condition de saisir cette main tendue. Par sa mort sur la Croix, il a vaincu la mort et le signe de la croix est ainsi devenu un signe de victoire sur les ténèbres, sur la séparation et la mort. Nouvel Arbre de vie, la Croix est désormais l’Axe du monde et l’Échelle du Paradis.

Dans notre civilisation post-chrétienne, les chrétiens font les frais d’un emballage parfois désuet. Combien de rejets sont motivés par une vision caricaturale de la foi chrétienne véhiculée par des images et des chants anémiques, pour ne pas dire plus ? Combien se disent athées sans savoir qu’ils récusent un faux dieu confondu avec le vrai Dieu manifesté en Christ dont ils ignorent tout et n’ont surtout aucune expérience de rencontre personnelle ? Comme la musique, l’image sacrée doit retrouver un statut ontologique, toucher les profondeurs de l’être et véhiculer une présence.

L’image est incontournable dans la vie spirituelle. Refuser l’icône – image ontologique par excellence – puisque le fruit d’une vigoureuse Tradition séculaire ancrée dans la liturgie, conduit à se créer ses propres images avec toutes les dérives inévitables d’une imagination laissée à elle-même. Le terme « icônes modernes » est un abus de langage, car image liturgique, cela impliquerait que l’on change la liturgie, expression de la foi.

Dans une vision chrétienne, l’image par excellence est l’icône du Christ. Son nimbe cruciforme porte l’inscription Ο ών – “ Je suis Celui qui suis ”. Les autres icônes lui sont en quelque sorte ordonnées, puisque ses amis participent à ses énergies et le revêtent, accomplissement de l’injonction paulinienne : « vous avez revêtu le Christ » (Gal 3, 27). L’homme créé « à l’image de Dieu » est en effet à l’image de la Face visible du Dieu invisible, avec pour vocation d’accéder « à sa ressemblance ». La similitude des visages observés dans les icônes en découle.

L’icône est l’épiphanie des visages car celui qui entre pleinement dans la Lumière devient lumière – c’est le sens du nimbe doré – et « tout œil ». Quand les communistes russes et les musulmans fanatiques ont saccagé dans leur sphère d’influence les fresques et les icônes des églises et monastères, ils se sont acharnés sur les yeux, ces regards insoutenables posés sur eux, court-circuitant ainsi la présence des personnes qui invitent à la communion. Image matricielle, l’icône relie en effet à des personnes et fait entrer dans le monde à venir déjà mystériquement manifesté par ces visages aux grands yeux ouverts. Intemporelle, elle réalise l’alchimie d’extraire à la fois du temps et d’y insérer.

Rien dans l’icône authentique ne relève du hasard. Elle ignore le naturalisme, évacue le décoratif qui distrait de l’essentiel et rejette l’émotionnel qui traduit les passions. Chaque trait véhicule une énergie et il importe pour cela que l’iconographe se laisse traverser par l’Esprit Saint. Les cheveux, la barbe chez les hommes, les mains appelées « petit visage » et les pieds, les vêtements, les bâtiments etc., tout est porteur de sens et obéit à des formes précises. La chair transfigurée perd son opacité. Si l’on est déboussolé à la vue d’oreilles aux contours étranges, ce retournement vers l’intérieur indique que ces êtres de lumière ne sont plus à l’écoute du brouhaha de ce monde mais attentifs aux voix intérieures. Les bouches aux lèvres fines dépourvues de toute trace de sensualité symbolisent la maîtrise des passions : la chute se fait par l’oralité, c’est-à-dire par l’avidité qui fait préférer la créature au Créateur, de sorte que la restauration en Christ se fait dans un cheminement inverse par une réorientation du désir. Les traits du visage et les corps émaciés rappellent que tout cheminement chrétien s’accompagne du repentir et de l’ascèse, car mort-résurrection forment un couple inséparable.

Le chant pascal : « le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort » imprègne l’icône. Déjà présent dans les visages transfigurés, le Royaume à venir pointe vers le retour du Roi de gloire. C’est assez dire la tension eschatologique provoquée par l’icône qui accompagne dans l’aujourd’hui en donnant un avant-goût d’éternité. Sa perspective inversée qui consiste à projeter la scène vers celui qui la contemple au lieu de développer un point de fuite se perdant à l’horizon engage au dialogue et à la communion. Elle répond à l’esprit des Béatitudes qui inverse les valeurs de ce monde, car le leitmotiv du Royaume à venir n’est pas : bienheureux les riches, les violents et les hédonistes, mais bienheureux les pauvres en esprit, les doux et les cœurs purs.

L’usage des matériaux mériterait une étude à part. Tant la nature malmenée que l’environnement menacé traduisent une crise que le développement d’un monde virtuel aux dépens de la réalité ne fait qu’exacerber. La crise est avant tout de nature spirituelle. Or l’icône clame la beauté de la création et les vieilles icônes témoignent de l’usage de matériaux nobles : bois de tilleul en Russie, pigments naturels pour les couleurs, pierres précieuses concassées et broyées, feuille d’or pour les nimbes et souvent le fond de l’icône. À moins de contraintes économiques particulières, comment justifier une planche en aggloméré qui signalise la même distance au bois que la pierre au béton, matière fragmentée et bâtarde ? L’usage de la couleur acrylique est également sans commune mesure avec des pigments qui véhiculent une énergie que la matière de synthèse n’a pas, sans parler de la beauté. À travers les matériaux de l’icône, c’est toute la matière du monde créé qui est promue à la transfiguration. L’arbre qui fournit la planche de l’icône où s’inscrit le visage du Christ, de sa Mère et des saints rassemble en lui la forêt entière. S’il en est ainsi, on regarde les arbres avec d’autres yeux et il devient possible de faire eucharistie, c’est-à-dire d’offrir en retour à Dieu sa création.

Dans un monde où les dieux païens et l’énergie démoniaque envahissent la place, l’icône se révèle comme un antidote aux images de mort. Elle donne l’occasion de se laver les yeux. « La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton œil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton œil est malade, ton corps tout entier

sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres ! » (Mt 6, 22-23). Occasion de mettre de l’ordre dans nos images et d’être plus vigilants face à celles qui nous assaillent ! Sans une rigueur à ce niveau, nous devenons facilement le jouet des passions qui se développent à partir des images et en créent de nouvelles.

Si la tradition biblique place la genèse de l’histoire humaine dans un face à Face avec Dieu, l’achèvement des temps sera marqué, selon le livre de l’Apocalypse, par une lutte pour imposer l’image de la Bête (Ap 13, 13-17) – c’est-à-dire l’imagerie maléfique de la Grande Prostituée (Ap 17, 1ss), qui sera finalement vaincue. Alors le Christ se manifestera aux hommes : Face visible du Dieu invisible déjà contemplée dans l’icône.

La découverte ou redécouverte de l’icône implique enfin sa vénération. Ce n’est pas la planche de bois qui est vénérée mais celui qui par amour pour les hommes a accepté de devenir matière et de prendre visage humain. L’inscription Ο ών dans le nimbe du Christ invite à l’invocation du Nom qui est au-dessus de tout nom car « quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé », dit l’apôtre Pierre (Ac 2, 21). Et celui qui se donne à voir dans l’icône est le même qui se donne à manduquer dans l’eucharistie.

À la suite du Logos (Λογος) – Parole incarnée qu’est le Christ –, les saints sont devenus parole. Voilà pourquoi leur image verbale qu’est l’icône les rend si proches de nous. À travers leur vénération, ils entrent dans notre vie et deviennent des amis fidèles qui nous soutiennent et nous guident dans notre marche à la suite de l’Ami des hommes.

Puisque l’icône actualise « l’aujourd’hui » des textes liturgiques et rend présent l’histoire du salut, elle constitue le creuset par excellence d’une catéchèse et d’une nouvelle évangélisation. À condition cependant de ne pas brûler les étapes et de prendre le temps d’en assimiler la nature et à travers son ancrage dans la Tradition.

Dans un monde privé de repères, l’icône est une balise qui laisse entrevoir une autre réalité, la Réalité. Il faut faire silence en son cœur pour écouter son message et amorcer un dialogue de vérité. Son contact nous vivifie et nous aide à voir dans l’autre le tout Autre.

Article publié dans la revue 
Catéchèse, No 167, 2002.

4) Souvenirs photographiques de la journée de ce Jeudi 15 Août : Messe, Procession et repas fraternel (Photographies prises par Hélène Helene Bex)
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Memórias fotográficas do dia da quinta-feira, 15 de agosto: Missa, Procissão e refeição fraterna (Fotografias tiradas por Hélène Helene Bex)
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Photographic memories of the day of Thursday, August 15: Mass, Procession and fraternal meal (Photographs taken by Hélène Helene Bex)

Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.
Souvenirs du 15 Août 2019 : Lectionnaire du 1er Dimanche après l'Assomption.

RENOUVELLEMENT DE LA CONSÉCRATION DE LA FRANCE A MARIE SA REINE (VŒUX DE LUIS XIII) tel que prononcée hier au Monastère Syro-Orthodoxe de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Amîn.

Très douce Vierge Marie, qui avez jadis inspiré au Roi Louis XIII de vous consacrer sa personne, son royaume et ses sujets, daignez continuer d’étendre sur notre personne, notre famille, notre paroisse, notre diocèse et notre Patrie, la France, votre protection maternelle.

Nous aussi, et davantage encore que le pieux Roi, sommes en butte aux épreuves, aux divisions, aux révoltes et aux erreurs. Le démon et le monde mènent contre la Sainte Eglise, contre la Royauté de votre Fils, contre les familles chrétiennes et contre nos âmes fragiles, une guerre sans merci, cherchant à détruire tout ce qui glorifie Dieu et tout ce qui est soumis à Sa Sainte Volonté.

Le monde entier souffre de famine spirituelle, et il n’est presque plus personne pour prêcher la Vérité et répandre la grâce des sacrements. Les erreurs et le péché règnent partout, jusque dans le sanctuaire, et la foi de vos enfants est sans cesse menacée par des pasteurs indignes qui renient par leurs paroles ou par leurs actes l’Evangile de votre Divin Fils.C’est pourquoi nous nous tournons vers vous avec ferveur et grande confiance, et nous venons à vos pieds nous consacrer à vous.

Ô Vierge fidèle, conservez en notre intelligence, dans son intégrité, l’orthodoxie de la foi, garante de l'unité catholique; et obtenez-nous la grâce du Saint et Vivifiant Esprit pour, répandant Son règne d' Amour, de Justice et de Vérité être, en votre Fils Jésus, des "Artisans de Paix".

Ranimez en notre cœur l’espérance, afin que nous désirions contempler la Trinité Sainte et vous-même dans le Ciel, et que nous demandions humblement à Dieu la fidélité qui y conduit.

Répandez en notre âme votre charité, pour qu’en toutes choses nous imitions vos vertus et suivions votre exemple.

Rétablissez dans notre patrie et dans ce qui fut la Chrétienté le règne de Jésus-Christ : que les institutions et les mœurs soient animées et réglées par la Sainte Loi de Dieu.

Avec vous et par votre intercession, ô Notre-Dame et notre Souveraine, nous voulons ici-bas travailler à la gloire de Dieu, et en jouir dans l’éternité.

Amîn.
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Louange à l' Assomption de la Sainte Vierge, par Saint Odilon

« Voici venu le jour de joie
Éblouissant de sa lumière ;
Voici que la Reine des vierges
Gravit le céleste chemin.
Voici qu'autour d'elle s'avance
La claire légion des anges
Et derrière elle, célébrée,
La cohorte des vierges saintes.
A tous il est bon de croire ;
Brillant du céleste diadème,
Voici qu'Il court à sa rencontre ;
Le Christ, le Christ naquit d'elle !
Bien plus que la gloire des anges,
Ce rameau pur et sans péché,
Au trône du Père avec Lui,
En fameux gage il le rapporte.
La cité du règne céleste
Et sa plénière dignité
Honorent du Prince la Mère,
De leurs vœux et de leur honneur.
Avec eux chantons l'allégresse
Dans le triomphe de ce jour,
Et dans sa joie, célébrons Dieu,
Louons Dieu et Le supplions.
Accomplissons de cette fête
Les éclatants enseignements ;
Va, mon âme, implore et supplie,
Vous, mes lèvres, chantons la joie. »

(Saint Odilon de Mercoeur (961-1049), cinquième abbé de Cluny : Adest dies laetitiae. Il fut le promoteur de la « Paix de Dieu » et de la fête occidentale des défunts, le 2 novembre)

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RENOVAÇÃO DA CONSAGRAÇÃO DA FRANÇA A MARIA DE SUA RAINHA (VOS DE LUÍS XIII) pronunciada ontem no Mosteiro Siro-Ortodoxo da Bem-Aventurada Virgem Maria, Mãe da Misericórdia:

Em Nome do Pai e do Filho e do Espírito Santo.
Amin.

Muito doce Virgem Maria, que uma vez inspirou o rei Luís XIII a consagrar-lhe a sua pessoa, o seu reino e os seus súditos, digna-se a continuar a nossa pessoa, a nossa família, a nossa paróquia, a nossa diocese e a nossa pátria, a França proteção materna.

Nós também, e mais ainda do que o rei piedoso, estamos sujeitos a provações, divisões, revoltas e erros. O demônio e o mundo lideram contra a Santa Igreja, contra a realeza do teu Filho, contra as famílias cristãs e contra as nossas almas frágeis, uma guerra sem misericórdia, procurando destruir tudo o que glorifica a Deus e tudo o que é submetido ao seu Santo vai.

O mundo inteiro sofre de fome espiritual, e quase não há ninguém para pregar a verdade e espalhar a graça dos sacramentos. Erros e pecados reinam em toda parte, mesmo no santuário, e a fé de seus filhos é constantemente ameaçada por pastores indignos que, por suas palavras ou por suas ações, negam o Evangelho de seu Divino Filho. Vamos nos voltar para você com fervor e grande confiança, e nos levantamos para nos dedicar a você.

Ó Virgem fiel, mantenha em nossa inteligência, em sua integridade, a ortodoxia da fé, garante da unidade católica; e obter-nos a graça do Espírito Santo e Vivificante para, espalhando o seu reinado de amor, justiça e verdade para ser, em seu Filho Jesus, "Artesãos da Paz".

Acalente a esperança em nossos corações, para que desejemos contemplar a Santíssima Trindade e a si mesmo no Céu, e humildemente pedir a Deus a fidelidade que leva a ela.

Espalhe em sua alma sua caridade, para que em todas as coisas imitemos suas virtudes e sigamos seu exemplo.

Restaurar em nosso país e no que era a cristandade o reino de Jesus Cristo: que as instituições e os costumes sejam animados e regulados pela Santa Lei de Deus.

Com você e por sua intercessão, ó Nossa Senhora e nosso Soberano, queremos aqui trabalhar para a glória de Deus e desfrutá-lo na eternidade.

Amin.
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Louvor à Assunção da Santíssima Virgem, por São Odilon

"Aqui é o dia da alegria
Deslumbrando com sua luz;
Aqui está a Rainha das Virgens
Suba o caminho celestial.
Aqui está ao redor dela
A clara legião de anjos
E atrás dela, celebrada
A coorte de virgens sagradas.
Para tudo é bom acreditar;
Diadema celestial brilhante,
Ele está correndo para encontrá-lo;
Cristo, Cristo nasceu dela!
Muito mais que a glória dos anjos
Este ramo puro e sem pecado,
No trono do Pai com ele,
Na famosa promessa ele traz de volta.
A cidade do reino celestial
E sua dignidade plenária
Honre o príncipe a mãe,
Seus desejos e sua honra.
Com eles, vamos cantar a alegria
No triunfo de hoje,
E em sua alegria, vamos celebrar a Deus
Louve a Deus e suplique-o.
Vamos realizar este feriado
Os brilhantes ensinamentos;
Vá, minha alma, implore e implore,
Você, meus lábios, cantam alegria. "

(Saint Odilon de Mercoeur (961-1049), quinto abade de Cluny: Adest dies laetitiae Ele foi o promotor da "Paz de Deus" e do festival ocidental do falecido, 2 de novembro)


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RENEWAL OF THE CONSECRATION OF FRANCE TO MARY HER QUEEN (VOWS OF LUIS XIII) as pronounced yesterday at the Syro-Orthodox Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

In the Name of the Father, and of the Son, and of the Holy Spirit.
Amin.

Very sweet Virgin Mary, who once inspired King Louis XIII to consecrate you his person, his kingdom and his subjects, deign to continue to extend on our person, our family, our parish, our diocese and our Fatherland, France, your maternal protection.

We too, and even more so than the pious King, are subject to trials, divisions, revolts and errors. The demon and the world lead against the Holy Church, against the Kingship of your Son, against Christian families and against our fragile souls, a war without mercy, seeking to destroy everything that glorifies God and all that is submitted to His Holy Will.

The whole world suffers from spiritual hunger, and there is almost no one to preach the truth and spread the grace of the sacraments. Errors and sin reign everywhere, even in the sanctuary, and the faith of your children is constantly threatened by unworthy pastors who by their words or by their deeds deny the Gospel of your Divine Son. Let us turn to you with fervor and great confidence, and we come to your feet to devote ourselves to you.

O faithful Virgin, keep in our intelligence, in its integrity, the orthodoxy of faith, guarantor of Catholic unity; and obtain us the grace of the Holy and Vivifying Spirit for, spreading His reign of Love, Justice and Truth to be, in your Son Jesus, "Artisans of Peace".

Rouse hope in our hearts, so that we desire to contemplate the Holy Trinity and yourself in Heaven, and humbly ask God for the faithfulness that leads to it.

Spread in your soul your charity, so that in all things we imitate your virtues and fol