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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:43
"Que la lumière soit" /  " Voici le Jour que fit le Seigneur" (St Augustin)

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Sermon 258 (trad. SC 116, p. 347s)

« Et Dieu dit : ' Que la lumière soit ' » (Gn 1,2)

« Voici le jour que fit le Seigneur » (Ps 117,24).

Rappelez-vous l'état du monde à l'origine :

« Les ténèbres étaient sur l'abîme et l'Esprit de Dieu planait sur les eaux.

Et Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.

Et Dieu sépara la lumière des ténèbres et il appela la lumière Jour et il appela les ténèbres Nuit » (Gn 1,2s).

« Voici le Jour que fit le Seigneur ».

C'est le jour dont parle l'apôtre Paul :

« Autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur » (Ep 5,8)


Thomas n'était-il pas un homme, un des disciples, un homme de la foule pour ainsi dire ?

Ses frères lui disaient :

« Nous avons vu le Seigneur ».

Et lui :

« Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt dans son côté, je ne croirai pas ».

Les évangélistes t'apportent la nouvelle, et toi tu ne crois pas ?

Le monde a cru et un disciple n'a pas cru ?

Il n'était pas encore devenu ce jour qu'a fait le Seigneur ; les ténèbres étaient encore sur l'abîme, dans les profondeurs du cœur humain, qui était ténèbres.

Que vienne donc celui qui est le point du jour, qu'il vienne et qu'il dise avec patience, avec douceur, sans colère, lui qui guérit :

-« Viens. Viens, touche ceci et crois. Tu as déclaré : ' Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt, je ne croirai pas '.

Viens, touche, mets ton doigt et ne sois plus incrédule, mais fidèle.

Je connaissais tes blessures, j'ai gardé pour toi ma cicatrice ».


En approchant sa main, le disciple peut pleinement compléter sa foi.

Quelle est, en effet, la plénitude de la foi ?

De ne pas croire que le Christ est seulement homme, de ne pas croire non plus que le Christ est seulement Dieu, mais de croire qu'il est homme et Dieu.

Ainsi le disciple auquel son Sauveur donnait à toucher les membres de son corps et ses cicatrices s'écrie :

« Mon Seigneur et mon Dieu ».

Il a touché l'homme, il a reconnu Dieu.

Il a touché la chair, il s'est tourné vers la Parole, car « la Parole s'est faite chair et elle a habité parmi nous » (Jn 1,14).

La Parole a souffert que sa chair soit suspendue au bois ; la Parole a souffert que sa chair soit mise au tombeau.

La Parole a ressuscité sa chair, l'a montrée aux yeux de ses disciples, s'est prêtée à être touchée de leurs mains. Ils touchent, ils crient :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 08:23
Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance (Entre autre) avec le califat ».

Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance (Entre autre) avec le califat ».

« L'État islamique est Satan. » Parole d'exorciste. Dans une interview accordée au journal italien Il Giorno, le père Gabriele Amorth, chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome depuis 1986, revient sur la fureur des djihadistes contre les chrétiens. « Les choses arrivent tout d'abord dans les sphères spirituelles et, ensuite, se concrétisent sur cette terre. Les royaumes spirituels sont seulement au nombre de deux.
L'Esprit Saint et l'esprit démoniaque. Le mal déguisé sous diverses formes – politique, religieuse, culturelle... – a une unique source d'inspiration : le diable. Comme chrétien, je lutte spirituellement contre la Bête. »

Et encore : « La politique mondiale, qui aujourd'hui n'apporte pas de réponse au massacre des chrétiens, devra aussi combattre l’État islamique et le combattre sous une forme différente ». L'exorciste parle de la perte de terrain du christianisme dans le monde actuel : « Interrogeons-nous sur ce que l'Occident a fait au cours des dernières décennies. Il a envoyé Dieu au diable. Il a fini avec les bénédictions d'écoles, il a fini avec les croix, il a tout envoyé promener ».

Le père Amorth conclut en parlant de Satan : « Il me répond seulement lorsque je lui pose une question. Il répète que le monde est en son pouvoir, et en cela il dit la vérité. Bibliquement parlant, nous sommes dans les derniers temps et la Bête travaille frénétiquement ».

(Source Aleteia : TEAM ALETEIA (734) )

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 21:27
12 AVRIL 2015: Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse) Lectures pour la Liturgie.

Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse)

· Saint Qurbana

o 1ère de St Pierre 2 19-25 :

  • 19 En effet, c’est une grâce de supporter, par motif de conscience devant Dieu, des peines que l’on souffre injustement.
  • 20 En effet, si vous supportez des coups pour avoir commis une faute, quel honneur en attendre ? Mais si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu.
  • 21 C’est bien à cela que vous avez été appelés, car C’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces.
  • 22 Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge.
  • 23 Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice.
  • 24 Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris.
  • 25 Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.

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o 2ème à Timothée 2 1 à 13 :

  • 01 Toi donc, mon enfant, trouve ta force dans la grâce qui est en Jésus Christ.
  • 02 Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour.
  • 03 Prends ta part de souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus.
  • 04 Celui qui est dans l’armée ne s’embarrasse pas des affaires de la vie ordinaire, il cherche à satisfaire celui qui l’a enrôlé.
  • 05 De même, dans une compétition sportive, on ne reçoit la couronne de laurier que si l’on a observé les règles de la compétition.
  • 06 Le cultivateur qui se donne de la peine doit être le premier à recevoir une part de la récolte.
  • 07 Réfléchis à ce que je dis, car le Seigneur te donnera de tout comprendre.
  • 08 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile.
  • 09 C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
  • 10 C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
  • 11 Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
  • 12 Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
  • 13 Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même.

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o Saint Jean 20 19-31 :

  • 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
  • 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
  • 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
  • 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
  • 24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
  • 25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
  • 26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
  • 28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
  • 29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
  • 30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
  • 31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

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12 AVRIL 2015: Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse) Lectures pour la Liturgie.
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:54

Jérusalem ce 11 Avril 2015

Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:31
Prescriptions alimentaires dans les religions Chrétiennes,Juive et l'Islam

CHRISTIANISME:

Chez les Catholiques-romains, l’Église a, depuis le dernier Concile du Vatican, assouplie depuis 1966 les règles alimentaires : elle ne demande plus à ses fidèles que de « faire pénitence » chaque vendredi et de jeûner au moins le mercredi des Cendres et le Vendredi saint. Quant à l’abstinence de viande du vendredi, elle est devenue "ad libitum" , sauf pendant le Carême. Il reste que tous les Catholiques-romains fidèles aux Rites Liturgiques de l'avant-Concile conservent aussi la discipline plus stricte qui est en cohérence avec ceux-ci.

Les protestants ne connaissent pas d’interdit alimentaire particulier même si leur éthique de responsabilité les incite à une certaine tempérance.

Les Orthodoxes observent quatre périodes de jeûne : le Grand Carême et la Semaine sainte, le jeûne de Noël (Avent), le jeûne des Apôtres (en juin) et le jeûne de la Vierge (du 1er au 14 août). Sauf les samedis, dimanches et jours de fête, ce jeûne consiste en un seul repas par jour (généralement le soir), abstinence de viandes, œufs, laitages, huile et vin, et d’aliments cuits.

A ceci, il faut ,ajouter pour les Eglises de Tradition Syriaque le Jeûne des Ninivites (Qui fut prescrit par Jonas). Nous jeûnons aussi les mercredis (Jour ou, selon la tradition Juda trahit le Christ) et les Vendredis (Jour où le Christ s'Offrit à Son Père pour notre salut)

Dans le judaïsme, une grande partie des 365 interdictions de la Torah concerne les habitudes alimentaires. On peut les résumer en trois points : choix des animaux (seuls les mammifères ayant le sabot fendu, les poissons à écailles et nageoires et les oiseaux de basse-cour sont autorisés), interdiction de mélanger les laitages et la viande, interdiction de consommer le sang.

L’islam interdit rigoureusement les viandes de porc, de sanglier, de chien et autres animaux domestiques. Les animaux licites (halal) doivent être égorgés rituellement et vidés de leur sang, considéré comme impropre à la consommation. Pendant le mois de Ramadan, il est aussi prescrit au musulman de s’abstenir de toute nourriture et boisson pendant la journée.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:15
Les disciples d'Emmaüs

Deux hommes s’éloignent de Jérusalem. Ils sont venus pour la Pâques et la Pâque est finie. Ils s’entretiennent de leurs espoirs évanouis : ils ont cru en Jésus et voici que Jésus est mort sur la croix... ils cheminent tristement vers le village d’Emmaüs. Un homme les rejoint. Il ralentit sa marche pour voyager de compagnie avec eux : cela se faisait beaucoup en ce temps-là.

Ils s’étonnent :

- Tu es bien le seul étranger venu à Jérusalem qui ignore les choses qui y sont arrivées ces jours-ci !

Le voyageur paraît en effet ne rien savoir. Il souhaite d’être éclairé. Alors les hommes d’Emmaüs lui racontent l’arrestation de Jésus, son procès, sa mort sur la croix. Ils tentent de lui faire comprendre la profondeur de leur déception. Ils avaient tant espéré que ce Jésus délivrerait Israël !

Les disciples d'Emmaüs

Ils font aussi allusion à ce que l’on raconte : on aurait trouvé vide le tombeau de Jésus. Selon certains il serait ressuscité. Comment y croire ? Personne ne l’a revu vivant.

Le voyageur, si attentif jusque-là, si amical, se rembrunit. Il lance aux pèlerins d’Emmaüs :

- Cœurs sans intelligence !

Il leur reproche d’avoir oublié ce qu’avaient annoncé les prophètes :

- Ne comprenez-vous pas qu’il fallait que le Christ endure ces souffrances pour entre dans sa gloire ?

Impressionnés, ils l’écoutent. On continue ainsi jusqu’à l’étape du soir. A l’auberge, les pèlerins invitent à souper ce voyageur qui parle si bien. « Or, pendant qu’il était à table avec eux, raconte Jean, il prit le pain, prononça une bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. »

Ils sont sur le point de se jeter aux pieds de Jésus lorsqu’ils se retrouvent seuls : « Mais lui devint invisible à leurs yeux. »

Aussitôt, les pèlerins rebroussent chemin, courent à Jérusalem, retrouvent les fidèles de Jésus qu’ils connaissent, leur racontent dans tous ses détails la fantastique aventure qu’ils viennent de vivre.

C’est grâce à la relation que l’apôtre Jean en a laissée que nous la connaissons.

Source : Alain Decaux raconte Jésus aux enfants.

Les disciples d'Emmaüs
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:08
DIEU OU RIEN ! Un très intéressant entretien avec le Cardinal R SARAH: Un programme de sainteté

Journaliste et écrivain, Nicolas Diat a mené des entretiens avec le cardinal Robert Sarah, publiés sous le titre Dieu ou rien, entretien sur la foi. Pour L’Homme Nouveau, l’abbé Claude Barthe et Philippe Maxence se sont entretenus à bâtons rompus avec ce cardinal guinéen à la parole aussi étincelante que le matin de la Résurrection.

Philippe Maxence : « Dieu ou rien », Éminence, c’est le programme de la sainteté. Voulez-vous être un saint ?

Cardinal Robert Sarah : Oui, parce que c’est notre première vocation : être saint parce que le Seigneur, notre Dieu, est saint. Par Dieu ou rien, je voudrais parvenir à replacer Dieu au centre de nos pensées, au centre de notre agir, au centre de notre vie, à la seule place qu’Il doit occuper. Afin que notre cheminement de chrétiens puisse graviter autour de ce roc et de cette ferme assurance de notre foi. Avec ce livre, je voudrais témoigner de la bonté de Dieu, à travers le récit de mon expérience. Dieu est premier dans notre vie parce qu’Il nous aime et que la meilleure façon de lui rendre cet amour consiste à L’aimer au centuple. Le monde occidental a malheureusement oublié la centralité de l’amour divin. Il est nécessaire de reprendre cette relation à Dieu. À ce titre, mon témoignage est là pour inviter le monde à ne plus rejeter Dieu. Quand je regarde ma vie, j’y vois, en effet, la trace très concrète de la prédilection divine. Je viens d’une simple famille africaine et d’un village très éloigné du centre-ville. Qui aurait pu dire à ma naissance tout ce que Dieu allait accomplir ? Pour devenir séminariste puis prêtre, je suis allé de la Guinée au Sénégal en passant par la Côte d’Ivoire et la France. Par la suite, je suis devenu évêque de Conakry, dans des conditions difficiles. Puis j’ai été appelé à Rome, au cœur même de l’Église. Comment me taire alors que chaque étape de ma vie forme un signe très clair de l’action de Dieu sur moi ?

Abbé Claude Barthe : Quelles sont les forces et les faiblesses du catholicisme africain ?

Card. R. S. : Vous avez raison de parler de forces et de faiblesses. L’Église en Afrique est encore jeune, et tout ce qui est jeune est fragile. Il est donc nécessaire de ce fait d’accroître le nombre de chrétiens, non seulement en termes quantitatifs, mais également en assimilant toujours mieux l’Évangile, en aidant les chrétiens à vivre pleinement, sans réticence ni compromis, dans la théorie comme dans la pratique, les exigences de la foi chrétienne. Les papes ont toujours poussé dans cette direction. Lorsque Paul?VI,?en 1969, désignait l’Afrique comme la « nouvelle patrie du Christ – nova patria Christi Africa », il évoquait une réalité qui n’empêche pas la nécessité pour nous Africains d’accueillir toujours plus profondément l’Évangile. Quand on rencontre l’Évangile et quand l’Évan­gile nous pénètre, il nous déstabilise, il nous transforme, il nous change radicalement et nous donne des orientations et des références morales nouvelles. C’est pourquoi je demande vraiment de tout cœur que le Christ habite l’Afrique, car désormais l’Afrique est sa nouvelle patrie.Mais en même temps il y a un véritable dynamisme dans l’Église africaine et je crois véritablement ­qu’elle est appelée à jouer un rôle au niveau de l’Église universelle. L’Église en Afrique répond profondément au dessein de Dieu. Il l’a voulu dès l’origine. Quand je parle des origines, je ne me réfère pas seulement à saint Augustin, mais je pense également au fait que c’est un pays africain, l’Égypte, qui a accueilli la Sainte Famille et qui a permis de sauver Jésus. C’est aussi un Africain, Simon de Cyrène, qui a aidé le Christ à porter sa Croix jusqu’au Golgotha. L’Afrique a été impliquée dans l’Histoire du Salut depuis les origines. Et aujourd’hui, dans le contexte de crise profonde, qui voit la foi elle-même remise en cause et les valeurs rejetées, je crois fortement que l’Afrique peut apporter, dans sa pauvreté, dans sa misère, ses biens les plus précieux : sa fidélité à Dieu, à l’Évangile, son attachement à la famille, à la vie, dans un moment historique où l’Occident donne l’impression de vouloir imposer des valeurs inverses.

Abbé C.B. : Il y a beaucoup de prêtres en Afrique. Êtes-vous inquiet du manque de formation du clergé comme c’est encore trop souvent le cas en France ?

Card. R. S. : Nous avons beaucoup de vocations, mais pas assez de formateurs solides et d’expérience. Voyez-vous, nous avons souvent des jeunes prêtres qui, une fois terminé leurs études à Paris ou à Rome, sont tout de suite appelés à enseigner dans les séminaires. Ils n’ont pas l’expérience suffisante ni réellement consolidée par le temps et une relation personnelle avec Jésus. Ils sont dans la situation de ceux qui ont des connaissances sans les avoir réellement assimilées sur le terrain. Notre drame n’est donc pas le manque de prêtres, mais le manque de prêtres réellement configurés au Christ et devenus Ipse Christus : le Christ lui-même. D’une certaine manière, nous sommes trop nombreux, comme prêtres. Nous sommes aujourd’hui plus de 400 000 prêtres dans le monde. Déjà au début du VIIe siècle saint Grégoire le Grand écrivait : « Le monde est rempli de prêtres, mais on rencontre rarement un ouvrier dans la moisson de Dieu ; nous acceptons bien la fonction sacerdotale, mais nous ne faisons pas le travail de cette fonction ». Qu’est-ce qui a bouleversé le monde ? Douze apôtres totalement mangés par Jésus, pris par Jésus. Nous manquons de ce type de prêtres. Certes, ils ont étudié beaucoup de textes scientifiques, mais ils se retrouvent incapables de nourrir le peuple de Dieu et de l’entraîner vers la radicalité de l’Évangile, parce qu’eux-mêmes n’ont pas réellement vu ni rencontré le Christ personnellement. Il faudrait qu’ils soient comme saint Augustin. Malgré sa qualité exceptionnelle de théologien, sa parole sortait de son cœur et de son expérience. Voilà le profil de prêtres que je voudrais !

Abbé C.B. : La manière dont s’est faite la réforme liturgique et du coup l’esprit liturgique dans lequel se réalise la formation des prêtres n’éloignent-ils pas du modèle sacerdotal que vous prônez ?

Card. R. S. : Nous constatons de plus en plus que l’homme cherche à prendre la place de Dieu, que la liturgie devient un simple jeu humain. Si les célébrations eucharistiques se transforment en des lieux d’application de nos idéologies pastorales et d’options politiques partisanes qui n’ont rien à voir avec le culte spirituel à célébrer de la façon voulue par Dieu, le péril est immense. Il me semble urgent de mettre plus de soin et de ferveur dans la formation liturgique des futurs prêtres. Leur vie intérieure et la fécondité de leur ministère sacerdotal dépendront de la qualité de leur relation avec Dieu, dans ce face-à-face quotidien que la liturgie nous donne d’expérimenter.

Abbé C.B. : Vous racontez dans votre livre, à propos de ce type d’options, l’épisode de la suppression du baldaquin de la cathédrale de Conakry par Mgr Tchidimbo.

Card. R. S. : Oui, c’était une réforme liturgique à la française ! On a voulu améliorer la participation du peuple de Dieu à la liturgie, sans s’interroger peut-être suffisamment sur la signification de cette « participation ». Qu’est-ce que veut dire « participer à la liturgie ? ». Cela veut dire entrer pleinement dans la prière du Christ. Rien à voir donc avec le bruit, l’agitation et le fait que chacun joue un rôle comme dans un théâtre. Il s’agit d’entrer dans la prière de Jésus, de s’immoler avec Lui, d’être en quelque sorte transsubstantié et devenir, nous-mêmes, des hosties vivantes, saintes, agréables à Dieu. C’est exactement ce que saint Grégoire de Nazianze affirme, lorsqu’il dit : « Nous allons participer à la Pâque (…). Eh bien quant à nous, participons (…) de façon parfaite (…). Offrons en sacrifice, non pas de jeunes taureaux ni d’agneaux portant cornes et sabots (…). Offrons à Dieu un sacrifice de louange sur l’autel céleste, en union avec les chœurs du Ciel. Ce que je vais dire va plus loin : c’est nous-mêmes que nous devons offrir à Dieu en sacrifice ; offrons-Lui chaque jour toute notre activité. Acceptons tout pour le Christ ; par nos souffrances, imitons sa Passion ; par notre sang, honorons son Sang ; montons vers la Croix avec ferveur ! ». Il ne s’agit pas de nous distribuer des rôles ou des fonctions. Progressivement, nous sommes appelés à entrer dans le mystère eucharistique et à le célébrer comme Jésus et comme l’Église l’a toujours célébré. L’Eucharistie doit nous assimiler au Christ, nous faire devenir un seul et même être avec le Christ. Je deviens moi-même le Christ. Benoît XVI a été clair sur le fait que l’Église ne se bâtit pas à coups de ruptures, mais dans la continuité. Sacrosanctum Concilium, le texte conciliaire sur la sainte liturgie, ne supprime pas le passé. Par exemple, il n’a jamais demandé la suppression du latin ou la suppression de la messe de saint Pie V.

Abbé C.B. : Vous soulignez la nécessaire pérennité de l’enseignement moral de l’Église, malgré la pression des courants relativistes. C’est toute la question du magistère. Comment envisager, pour l’avenir, le fonctionnement de ce magistère ?

Card. R. S. : Il faut absolument conserver fidèlement et précieusement les données essentielles de la foi chrétienne, dans une intelligence qui cherche à les explorer en profondeur et à les comprendre de manière active et toujours nouvelle. Mais nous devons garder intact le dépôt de la foi et le conserver à l’abri de toute violation et de toute altération. Si l’Église commence à parler comme le monde et à adopter le langage du monde, elle devra accepter de changer son mode de jugement moral, et par conséquent, ­elle devra abandonner sa prétention à vouloir éclairer et guider les consciences. Ce faisant l’Église devra renoncer à sa mission d’être pour les peuples une lumière de vérité. « Elle devra renoncer à dire qu’il y a des biens qui sont des fins, qu’il est noble à l’homme de les poursuivre, non seulement comme valeur, mais comme but à atteindre. Surtout, elle devra renoncer à dire qu’il y a des actes qui sont en eux-mêmes intrinsèquement mauvais et qu’aucune circonstance ne les permet ». Je pense donc que le magistère doit rester ferme comme un roc. Car si on crée un doute, si le magistère se situe par rapport au moment où nous vivons, l’Église n’a plus le droit d’enseigner. Aujourd’hui le plus urgent se situe vraiment dans la stabilité que doit avoir l’enseignement de l’Église. L’Évangile reste le même. Il ne bouge pas. Naturellement il faut toujours un travail de formulation pour mieux atteindre les personnes, mais on ne peut pas, sous prétexte qu’elles ne nous écoutent plus, adapter la formulation de l’enseignement du Christ et de l’Église aux circonstances, à l’histoire ou à la sensibilité de chacun. Si l’on crée un magistère instable, on crée un doute permanent. Il y a un immense travail à accomplir à ce sujet : rendre perceptible l’enseignement de l’Église tout en gardant intact le noyau de la doctrine. Et c’est pourquoi il est inadmissible de séparer la pastorale de la doctrine : une pastorale sans doctrine est une pastorale bâtie sur du sable.

Abbé C.B. : On a l’impression qu’il n’y a plus aujourd’hui de frontière définie dans l’Église entre ceux qui sont dehors et ceux qui sont dedans. En France, par exemple, il y a des universités catholiques où des hérésies sont enseignées explicitement et elles restent « catholiques ». Au dernier Synode, certains soutenaient la ligne qui a été la vôtre, mais d’autres disaient le contraire. Or, tous sont donnés comme « catholiques ». Est-ce que pour le bien des âmes, il ne faudrait pas en revenir, non seulement à un enseignement clair, mais aussi à la déclaration explicite que tel ou tel n’est plus catholique ?

Card. R. S. : Je crois que laisser un prêtre ou un évêque dire des choses qui ébranlent ou ruinent le dépôt de la foi, sans l’interpeller, est une faute grave. Au minimum, il faut l’interpeller et lui demander d’expliquer les raisons de ses propos, sans hésiter à exiger de les reformuler de manière conforme à la doctrine et à l’enseignement séculaire de l’Église. On ne peut pas laisser les gens dire ou écrire n’importe quoi sur la doctrine, la morale, ce qui actuellement désoriente les chrétiens et crée une grande confusion sur ce que le Christ et l’Église ont toujours enseigné. L’Église ne doit jamais abandonner son titre de Mater et Magistra : son rôle de mère et d’éducatrice des peuples. Comme prêtres, évêques ou simples laïcs, nous avons tort de ne pas dire qu’une chose est fausse. L’Église ne doit pas hésiter à dénoncer le péché, le mal et toute mauvaise conduite ou perversions humaines. L’Église assume, au nom de Dieu, une autorité paternelle et maternelle. Et cette autorité est un service humble pour le bien de l’humanité. Nous souffrons aujourd’hui d’un défaut de paternité. Si un père de famille ne dit rien à ses enfants sur leur conduite, il n’agit pas comme un véritable père. Il trahit sa raison et sa mission paternelle. Le premier devoir de l’évêque consiste donc à interpeller un prêtre quand les propos de ce dernier ne sont pas conformes à la doctrine. Il s’agit d’une lourde responsabilité. Quand Jean-Baptiste a déclaré à Hérode : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère », il a perdu la vie. Malheureusement, aujourd’hui, l’autorité se tait souvent par peur notamment d’être traitée d’intolérante ou d’être décapitée. Comme si montrer la vérité à quelqu’un revenait à être intolérant ou intégriste alors qu’il s’agit d’un acte d’amour.

Abbé C.B. : En France, le catholicisme institutionnel apparaît vieillissant alors que la base – ce que l’on appelle le « nouveau catholicisme » – est jeune et dynamique. Mais il y a un décalage entre ce catholicisme de terrain et beaucoup de pasteurs. N’y a-t-il pas un problème dans la nomination des évêques ?

Card. R. S. : C’est une question difficile que vous me posez. Laissons l’Esprit Saint nous travailler, nous transformer et nous renouveler. C’est lui en effet qui renouvelle la face de la terre. C’est lui qui vivifie et sanctifie l’Église. Pour ce qui regarde le deuxième aspect de votre question, je voudrais très simplement donner cette information. La liste et les noms des candidats à l’épiscopat sont généralement proposés par la Conférence épiscopale nationale. La Conférence épiscopale, consciente des défis d’aujourd’hui, de la problématique de l’Église de France et du diocèse à pourvoir, suggère des candidats dignes et idoines. La nomination d’un évêque est une énorme responsabilité devant Dieu et devant l’Église. Les noms des candidats à l’épiscopat, en d’autres termes la « terna », sont présentés au nonce apostolique. Le nonce apostolique, après avoir obtenu l’autorisation du dicastère compétent, procède à l’enquête sur chaque candidat. Le nonce et Rome font entièrement confiance à la conscience, à la droiture et à l’honnêteté des informations. Si tout est fait dans la crainte de Dieu et pour le bien de l’Église, il n’y a pas de raison que la contribution des informateurs ne puisse pas aider le Pape à choisir de bons évêques. Tout dépend de l’Église locale. Mais je voudrais aussi souligner que parfois d’excellents prêtres ne sont pas faits pour être évêques. Il arrive aussi qu’un excellent prêtre, une fois évêque, devienne méconnaissable, parce que l’autorité, l’exercice du pouvoir l’ont profondément modifié. Au lieu d’être un père, un guide spirituel et un pasteur, il devient un chef difficile et pauvre en rapports humains.

Dieu ou rien, Entretien sur la foi, Fayard, 422 p., 21,90 €.

Source: l’homme nouveau

DIEU OU RIEN ! Un très intéressant entretien avec le Cardinal R SARAH: Un programme de sainteté
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 12:00

Le point de vue d'un Orthodoxe de la famille Bysantino-slave

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 13:07
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 12:56
Samedi 11 Avril 2005 (SEMAINE APRES PÂQUE.)  Lectures bibliques pour la Liturgie et éléments de méditation : Samedi de Pâque. Hevorae samedi

Soirée

o Saint-Luc 24 35-45 :

  • 35 Ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
  • 36 Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 37 Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
  • 38 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
  • 39 Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
  • 40 Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
  • 41 Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
  • 42 Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
  • 43 qu’il prit et mangea devant eux.
  • 44 Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
  • 45 Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.

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Matin

o Saint Mathieu 28 1 – 20 :

  • 01 Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre.
  • 02 Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus.
  • 03 Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige.
  • 04 Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts.
  • 05 L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
  • 06 Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait.
  • 07 Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. »
  • 08 Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
  • 09 Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.
  • 10 Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
  • 11 Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
  • 12 Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
  • 13 en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
  • 14 Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
  • 15 Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
  • 16 Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
  • 17 Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
  • 18 Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
  • 19 Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
  • 20 apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

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Avant de Saint Qurbana

o Josué 1 5-9 :

  • 05 Personne ne pourra te résister tout au long de ta vie. J’étais avec Moïse, je serai avec toi ; je ne te délaisserai pas, je ne t’abandonnerai pas.
  • 06 Sois fort et courageux, c’est toi qui donneras en héritage à ce peuple le pays que j’avais juré de donner à leurs pères.
  • 07 Quant à toi, sois fort et très courageux, en veillant à agir selon toute la Loi prescrite par Moïse, mon serviteur. Ne t’en écarte ni à droite ni à gauche, pour réussir partout où tu iras.
  • 08 Ce livre de la Loi ne quittera pas tes lèvres ; tu le murmureras jour et nuit, afin que tu veilles à agir selon tout ce qui s’y trouve écrit : alors tu feras prospérer tes entreprises, alors tu réussiras.
  • 09 Ne t’ai-je pas commandé : “Sois fort et courageux !” ? Ne crains pas, ne t’effraie pas, car le Seigneur ton Dieu sera avec toi partout où tu iras. »

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o Lévitique 25 1 à 7 :

  • 01 Le Seigneur parla à Moïse sur le mont Sinaï et dit :
  • 02 « Parle aux fils d’Israël. Tu leur diras : Lorsque vous entrerez dans le pays que je vous donne, la terre observera un repos sabbatique pour le Seigneur.
  • 03 Pendant six ans tu ensemenceras ton champ, pendant six ans tu tailleras ta vigne, et tu récolteras les produits de la terre.
  • 04 Mais la septième année, ce sera un sabbat, un sabbat solennel pour la terre, un sabbat pour le Seigneur : tu n’ensemenceras pas ton champ, tu ne tailleras pas ta vigne,
  • 05 tu ne moissonneras pas ce qui aura poussé tout seul depuis la dernière moisson, et tu ne vendangeras pas les grappes de ta vigne non taillée ; ce sera une année sabbatique pour la terre.
  • 06 Ce que la terre aura fait pousser pendant ce repos sabbatique, vous vous en nourrirez, toi, ton serviteur, ta servante, et le salarié ou l’hôte qui résident chez toi.
  • 07 Tous ses produits serviront de nourriture à ton bétail et aux bêtes qui sont dans le pays.

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o Isaïe 44 23-28 :

  • 23 Cieux, criez de joie pour l’action du Seigneur. Acclamez, profondeurs de la terre ! Montagnes, éclatez en cris de joie, vous, forêts, et tous vos arbres ! Car le Seigneur a racheté Jacob, en Israël il manifeste sa splendeur.
  • 24 Ainsi parle le Seigneur, ton rédempteur, celui qui t’a façonné dès le sein maternel : C’est moi, le Seigneur, qui fais toute chose. Seul, j’ai déployé les cieux, j’ai affermi la terre : qui était avec moi ?
  • 25 J’annule les signes des augures, je fais divaguer les devins, je fais reculer les sages et délirer leur savoir.
  • 26 J’accomplis la parole de mon serviteur, je réalise le projet de mes messagers quand je dis de Jérusalem : « Elle sera habitée ! » et des villes de Juda : « Elles seront rebâties ! J’en relèverai les ruines ! »,
  • 27 et quand je dis à l’abîme : « Dessèche-toi ! Je vais tarir tes fleuves » ;
  • 28 de même, quand je dis à Cyrus : « Mon berger », il accomplira tout mon désir ; il dira de Jérusalem : « Elle sera rebâtie ! » et au Temple : « Tu seras rétabli ! »

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· Saint Qurbana :

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o Actes 26 19-25 :

  • 19 Dès lors, roi Agrippa, je n’ai pas désobéi à cette vision céleste,
  • 20 mais j’ai parlé d’abord aux gens de Damas et à ceux de Jérusalem, puis à tout le pays de Judée et aux nations païennes ; je les exhortais à se convertir et à se tourner vers Dieu, en adoptant un comportement accordé à leur conversion.
  • 21 Voilà pourquoi les Juifs se sont emparés de moi dans le Temple, pour essayer d’en finir avec moi.
  • 22 Fort du secours que j’ai reçu de Dieu, j’ai tenu bon jusqu’à ce jour pour rendre témoignage devant petits et grands. Je n’ai rien dit en dehors de ce que les prophètes et Moïse avaient prédit,
  • 23 à savoir que le Christ, exposé à la souffrance et premier ressuscité d’entre les morts, devait annoncer la lumière à notre peuple et aux nations. »
  • 24 Il en était là de sa défense, quand Festus s’écria : « Tu délires, Paul ! Ta grande érudition te fait délirer ! »
  • 25 Mais Paul répliqua : « Je ne délire pas, Très excellent Festus ! Mais je parle un langage de vérité et de bon sens.

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o Philippiens 2 1-11 :

  • 01 S’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion,
  • 02 alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité.
  • 03 Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
  • 04 Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres.
  • 05 Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus,
  • 06 ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
  • 07 Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,
  • 08 il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
  • 09 C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
  • 10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,
  • 11 et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

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o Saint Matthieu 22: 23-33 :

  • 23 Ce jour-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent :
  • 24 « Maître, Moïse a dit : Si un homme meurt sans avoir d’enfants, le frère de cet homme épousera sa belle-sœur pour susciter une descendance à son frère.
  • 25 Il y avait chez nous sept frères : le premier, qui s’était marié, mourut ; et, comme il n’avait pas de descendance, il laissa sa femme à son frère.
  • 26 Pareillement, le deuxième, puis le troisième, jusqu’au septième,
  • 27 et finalement, après eux tous, la femme mourut.
  • 28 Alors, à la résurrection, duquel des sept sera-t-elle l’épouse, puisque chacun l’a eue pour épouse ? »
  • 29 Jésus leur répondit : « Vous vous égarez, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu.
  • 30 À la résurrection, en effet, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans le ciel.
  • 31 Et au sujet de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce qui vous a été dit par Dieu :
  • 32 Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »
  • 33 Les foules qui l’avaient entendu étaient frappées par son enseignement.

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