Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 02:40
Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Lettre de saint Jacques 1,17-21.

Mes biens-aimés, toute grâce excellente et tout don parfait vient d'en haut, et descend du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement, ni ombre de vicissitude.
De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures.
Mes frères bien-aimés, vous le savez, que l'homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère.
Car la colère de l'homme n'opère point la justice de Dieu.
C'est pourquoi, rejetant toute souillure et toute excroissance de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été entée en vous, et qui peut sauver vos âmes.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-14.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Je m'en vais à Celui qui m'a envoyé et aucun de vous ne me demande : Où allez-vous ?
Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur.
Cependant je vous dis la vérité : il vous est bon que je m'en aille ; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai.
Et quand il sera venu, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement :
Au sujet du péché, parce qu'ils n'ont pas cru en moi ;
Au sujet de la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ;
Au sujet du jugement, parce que le Prince de ce monde est déjà jugé.
J'ai encore beaucoup de choses à vous dire ; mais vous ne pouvez les porter à présent.
Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

L’Esprit de Vérité nous fait vivre

Un point de départ capital dans notre cheminement sur cette Terre où la présence de l’Esprit Saint, de l’Esprit de Vérité se substitue à celle de Jésus qui quitte ce monde.

L’un prend le relais de l’autre et l’Esprit est donc la continuation de la Parole de Jésus.

Cet Esprit vient sur les disciples au moment où Jésus les quitte eux qui sont restés si fortement attachés à lui pendant les trois ou quatre ans où Jésus s’est révélé à eux.

Mais qu’en est-il pour nous, 2000 ans après ?

Comment vivre ce passage, nous qui n’avons, bien entendu, ni vu ni connu Jésus directement ?

Je crois que l’Esprit de Vérité, c’est ce qui façonne notre cœur et notre pensée lorsque nous nous imprégnons de la Parole du Christ qui nous est transmise par les Évangiles.

Cette Parole, cet Esprit nous animent.

L’Esprit, c’est comme une source d’énergie qui ne s’épuise jamais.

Il nous donne aussi le jugement dont nous avons besoin pour vivre en chrétiens.

Il transforme profondément notre être.

Dans sa Lettre aux Galates (5, 16-17), St Paul décrit très bien l’Esprit comme opposé à la chair :

-« Frères, je vous le dis : vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu ; alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair. Car les tendances de la chair s'opposent à l'esprit, et les tendances de l'esprit s'opposent à la chair. »

Et d’ajouter plus loin (5,22) :

-« Voici ce que produit l’esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité, maîtrise de soi. Face à tout cela il n’y a plus de loi qui tienne. L’Esprit nous fait vivre. »

Voilà finalement ce que nous apporte l’Esprit : une façon de vivre.

Tous ces « choix de Vie » que nous avons faits lorsque nous vivons en chrétiens viennent de l’Esprit que nous recevons par la Parole du Christ.

Nous croyons en Jésus notre Sauveur, et son Esprit de Vérité nous fait vivre.

(Bernard Vollerin)

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

CONNAÎTRE DIEU…

La dispute du 14ème siècle entre le théologien augustinien Barlaam de Calabre, un scolastique aristotélicien, et saint Grégoire Palamas, qu'il accusait d'hérésie du fait de son hésychasme (l'enseignement chrétien-orthodoxe sur la prière mystique), était importante, car elle démontrait une des divergences majeures entre l'Occident catholique-romain et l'Orthodoxie. Dans cet Occident-là, Dieu pouvait être connu par le biais d'images et de symboles philosophiques, alors qu'en Orthodoxie, l'on pouvait connaître Dieu personnellement, à travers Ses Énergies Incréées. Les moines athonites enseignaient que l'on pouvait expérimenter personnellement Dieu par Ses Énergies, plutôt que par Son Essence Divine. Barlaam affirmait que nul ne saurait faire l'expérience de Dieu, mais uniquement connaître, voire même prouver l'existence de Dieu, par le biais de la logique et de la raison.

Les moines athonites affirmaient être capables d'expérimenter la Lumière Incréée de Dieu par la prière, en particulier par le biais de la Prière de Jésus. Jusqu'à nos jours, c'est là une des différences de base entre l'Orthodoxie et l'Occident catholique-romain, car nous les Orthodoxes nous croyons que nous pouvons arriver à connaître Dieu par Sa divine révélation, noétiquement (par le coeur).

Vladimir Lossky, un des plus grands théologiens chrétiens modernes, a expliqué que la différence entre le christianisme et le catholicisme-romain était due à l'utilisation de philosophie métaphysique païenne (et son rejeton, la scolastique) par l'Eglise Catholique-Romaine, au lieu de l'expérience mystique mais concrète de Dieu (appeléetheoria, contemplation), pour valider les dogmes théologiques catholiques-romains. Des théologiens orthodoxes renommés tels que le père Joannis Romanides et le métropolite Hierotheos Vlachos ont fait le même constat. Vladimir Lossky a exprimé ceci de la manière suivante : la Révélation a créé un abîme entre la vérité qu'elle déclare, et les vérités qu'on peut arriver à découvrir par la spéculation philosophique. C'est pour cela que Lossky affirme que l'Eglise Orthodoxe et le catholicisme-romain sont devenus des "étrangers" l'un à l'autre.

La logique et la raison ont dominé la théologie du christianisme occidental à partir de saint Jérôme et Augustin de Canterbury, avec pour conséquence une approche juridique de Dieu. Cela aboutira à l'enseignement erroné que Dieu aurait demandé du sang pour apaiser une colère face aux péchés de l'humanité. Depuis l'époque du Christ, l'Eglise enseigne au contraire que l'humanité est malade, et que le remède, c'était de nous ramener en pleine communion avec le Dieu Qui nous aime. La sainte Résurrection du Christ n'était pas là comme un sanglant sacrifice en notre faveur, mais c'est le Christ écrasant la puissance de la mort, laquelle était entrée dans le monde à cause de la chute de l'humanité.

Nous sommes guéris, nous retrouvons la plénitude par la grâce de Dieu, et c'est notre héritage véritable que de retrouver la relation avec Dieu. Le Ciel et l'hadès / l'enfer ne sont pas des endroits créés par Dieu pour ceux qui ont été soit bon soit mauvais, mais plutôt une question de relation. Le Feu de Dieu est le Ciel pour ceux qui ont répondu à l'amour de Dieu, et l'enfer pour ceux qui sont restés malades, enfermés dans les ténèbres du péché, et dont l'ego a fermé la porte à Dieu pour rester tourné vers soi. Le Ciel et l'enfer ne sont pas des endroits, mais une relation.

Il est possible de connaître Dieu, et d'expérimenter Ses Énergies Incréées, parce qu'Il nous a invités à entrer en communion avec Lui, et cette invitation est offerte librement, comme un don. Pour recevoir ce don, cela requiert notre coopération, parce que nous avons notre libre-arbitre. Toute relation basée sur l'amour doit avoir la liberté de choix comme point de départ. Dieu nous choisit, nous sommes libres d'y répondre, ou pas.

Le Christ Se tient devant nous, les bras étendus, attendant notre réponse.

Dans l'amour du Christ,

hiéromoine Tryphon

All-Merciful Saviour Orthodox Christian Monastery (Etats-Unis) Eglise russe hors frontières

Source : http://stmaterne.blogspot.fr


Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

« C’est Le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

PRIÈRE À LA VIERGE DU CALVAIRE

Vierge de toutes grâces,

Regarde-nous, tourne vers nous ton regard miséricordieux, obtiens pour nous ce dont tes fils ont le plus besoin. Ouvre le cœur de ceux qui sont dans l’abondance aux besoins des pauvres et de ceux qui souffrent.

Aide les sans-emploi à rencontrer un employeur. Aide ceux qui sont à la rue à trouver une maison. Aux familles, donne l’amour qui permet de dépasser toutes les difficultés. Aux jeunes, montre le chemin et les perspectives pour l’avenir.

Enveloppe tes enfants dans le manteau de ta protection, pour qu’ils soient protégés du scandale. Encourage les communautés religieuses par la grâce de la foi, de l’espérance et de la charité.

Fais que les prêtres mettent leurs pas dans ceux de ton Fils en offrant chaque jour leur vie pour les brebis. Fais que les évêques obtiennent la lumière de l’Esprit Saint, afin qu’ils guident l’Eglise vers le Royaume de ton Fils sur une route unique et droite.

Très Sainte Mère, Notre Dame du Calvaire, obtiens aussi pour moi les forces du corps et de l’esprit, afin que je puisse accomplir jusqu’à la fin la mission qui m’a été confiée par le Ressuscité.

Je te remets tous les fruits de ma vie et de mon ministère, je te confie l’avenir de l’Eglise. J’ai confiance en toi et une fois encore je redis : Totus Tuus, Maria ! Totus Tuus, Amen.

(Jean-Paul II,Pape de Rome à Cracovie, Août 2002.)

 

+++

Prière à saint Joseph artisan composée et indulgenciée par Pie XII, Pape de Rome

(PIE XII (1876-1958), Pape de Rome instituait en 1955 pour l’Eglise Latine et celles qui lui sont canoniquement unies la fête de saint Joseph Artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année. Pour la sécurité de l’emploi dans nos familles et l’unanimité des cœurs tendus vers Dieu, nous nous unissons à nos frères et sœurs de l’Eglise d’Occident dans cette célébration)

« Notre méditation sur le parcours humain et spirituel de saint Joseph, nous invite à prendre la mesure de toute la richesse de sa vocation et du modèle qu’il demeure pour tous ceux et toutes celles qui ont voulu vouer leur existence au Christ, dans le sacerdoce comme dans la vie consacrée ou dans divers engagements du laïcat.

Joseph a en effet vécu dans le rayonnement du mystère de l’Incarnation. (…) Joseph nous livre le secret d’une humanité qui vit en présence du mystère, ouverte à lui à travers les détails les plus concrets de l’existence. Chez lui, il n’y a pas de séparation entre la foi et l’action.

Sa foi oriente ses actions de façon décisive. Paradoxalement, c’est en agissant, en prenant donc ses responsabilités, qu’il s’efface le mieux pour laisser à Dieu la liberté de réaliser son œuvre, sans y faire obstacle. Joseph est un « homme juste » (Mt 1, 19) parce que son existence est ajustée à la Parole de Dieu ».(Benoit XVI, Pape de Rome à Yaoundé)

PRIERE :

Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés.

Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

Amîn.

(Documentation Catholique, 13 avril 1958.)

 

Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges

 

La vénération de la Vierge Marie est fondée sur la dignité de mère de Dieu et les conséquences qui en découlent. Nous ne pourrons en effet jamais trop estimer celle que le Verbe Incarné révère comme sa mère, que le Père contemple avec amour comme sa fille bien-aimée et que le Saint Esprit regarde comme son temple de prédilection.

Le Père la traite avec le plus grand respect en lui envoyant un Ange qui la salue comme pleine de grâce, et lui demande son consentement à l'œuvre de l' lncarnation pour laquelle il veut se l'associer si intimement ; le Fils la vénère, I’ aime comme sa mère et lui obéit ; le Saint Esprit vient en elle et y prend ses complaisances. En vénérant Marie, nous ne faisons donc que nous associer aux trois divines personnes et estimer ce qu'elles estiment.

(…) Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges et les Saints, parce que par sa dignité de mère de Dieu, son rôle de médiatrice et sa sainteté elle surpasse toutes les créatures. Aussi son culte, tout en étant un culte de dulie (réservé aux saints) et non de latrie (réservé à Dieu), est appelé avec raison le culte d'hyperdulie, étant supérieur à celui qu'on rend aux Anges et aux Saints.

 

(Source:Ad. Tanquerey,
Dans Précis de Théologie Ascétique et Mystique, 10e édition, Desclée et Cie, 1928, 1ère partie, chap. II, par. 163 à 169, pp. 113-119)

 

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 7 (trad. Amis de Dieu, Cerf 1979, t.1, p. 30)

Émondés pour porter du fruit


Le vigneron s'en ira tailler dans sa vigne les pousses folles.

S'il ne le faisait pas et s'il les laissait sur le bon bois, sa vigne ne donnerait qu'un vin aigre et mauvais.

Ainsi doit faire l'homme noble:

-il doit s'émonder lui-même de tout ce qui est désordre, déraciner à fond toutes ses manières d'être et ses inclinations, qu'il s'agisse de joie ou de souffrance, c'est-à-dire tailler les mauvais défauts, et cela ne brise ni la tête, ni le bras, ni la jambe.


Mais retiens le couteau jusqu'à ce que tu aies vu ce que tu dois couper.

Si le vigneron ne connaissait pas l'art de la taille, il couperait tout, aussi bien le bois noble qui doit bientôt donner du raisin que le mauvais bois, et il ruinerait le vignoble.

Ainsi font certaines gens.

Ils ne connaissent pas le métier.

Ils laissent les vices, les mauvaises inclinations dans le fond de la nature, taillant et rognant la pauvre nature elle-même.

La nature en elle-même est bonne et noble :

-que veux-tu y couper ?

Au temps de la venue des fruits, c'est-à-dire de la vie divine, tu n'aurais plus qu'une nature ruinée.


Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 17:49
Christ en majesté (Fresques du Monastère Syriaque N-D de Miséricorde)

Christ en majesté (Fresques du Monastère Syriaque N-D de Miséricorde)

Ô Seigneur mon Dieu, lumière des aveugles et force des faibles, mais en même temps lumière des voyants et force des forts, sois attentif à mon âme, entends-la crier du fond de l'abîme (Ps 129,1).

Car si tu n'es pas à l'écoute même dans l'abîme, où irons-nous ?

Où adresserons-nous nos cris?

« À toi est le jour, à toi aussi la nuit » (Ps 73,16).

Un signe de toi et les instants s'envolent.

Donne désormais largement à nos pensées le temps de fouiller les retraites cachées de ta loi et n'en ferme pas la porte à ceux qui y frappent (Mt 7,7).

Ce n'est pas sans raison que tu as voulu faire écrire tant de pages pleines d'ombre et de mystère.

Ces belles forêts n'ont-elles pas leurs cerfs (Ps 28,9) qui viennent là se réfugier et se ressaisir, se promener et pâturer, se coucher et ruminer ?

Ô Seigneur, conduis-moi au terme et révèle-moi leurs secrets.

Ta parole est toute ma joie, ta parole plus douce qu'un torrent de voluptés.

Donne-moi ce que j'aime, car j'aime et cet amour est un don de toi.

N'abandonne pas tes dons, ne dédaigne pas ton brin d'herbe assoiffé.

Que je proclame tout ce que je découvrirai dans tes livres ; fais que «j'entende la voix de ta louange» (Ps 25,7).

Puissé-je boire ta parole et considérer les merveilles de ta loi (Ps 118,18) depuis le premier instant où tu as créé le ciel et la terre jusqu'au règne éternel avec toi dans la sainte cité.

(Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église.Confessions XI, 2.3)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 17:46
Pas de Paix sans Justice (Jean-Paul II, Pape de Rome)

Par Jean-Paul II (1920-2005), pape de Rome.
Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002, § 14-15 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

« C'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne »


La prière pour la paix n'est pas un élément qui « vient après » l'engagement en faveur de la paix.

Au contraire, elle est au cœur de l'effort pour l'édification d'une paix dans l'ordre, la justice et la liberté.

Prier pour la paix veut dire ouvrir le cœur humain à l'irruption de la puissance rénovatrice de Dieu.

Par la force vivifiante de sa grâce, Dieu peut créer des ouvertures vers la paix là où il semble qu'il n'y ait qu'obstacles et repli sur soi...

Prier pour la paix signifie prier pour la justice...


Il n'y a pas de paix sans justice, il n'y a pas de justice sans pardon :

-voilà ce que je veux annoncer aux croyants et aux non-croyants, aux hommes et aux femmes de bonne volonté, qui ont à cœur le bien de la famille humaine et son avenir.

Il n'y a pas de paix sans justice, il n'y a pas de justice sans pardon :

-voilà ce que je veux rappeler à ceux qui ont entre leurs mains le sort des communautés humaines, afin qu'ils se laissent toujours guider, dans les choix graves et difficiles qu'ils doivent faire, par la lumière du bien véritable de l'homme, dans la perspective du bien commun.

Il n'y a pas de paix sans justice, il n'y a pas de justice sans pardon :

-je ne me lasserai pas de répéter cet avertissement à ceux qui, pour un motif ou un autre, nourrissent en eux la haine, des désirs de vengeance, des instincts destructeurs.


(...) Que s'élève du cœur de tout croyant une prière plus intense pour toutes les victimes du terrorisme, pour leurs familles tragiquement frappées, et pour tous les peuples qui continuent à être meurtris et bouleversés par le terrorisme et la guerre.

Que ne soient pas exclus du rayon de lumière de notre prière ceux-là mêmes qui offensent gravement Dieu et l'homme par ces actes impitoyables :

-qu'il leur soit accordé de rentrer en eux-mêmes et de se rendre compte du mal qu'ils accomplissent ; qu'ils soient ainsi poussés à renoncer à toute volonté de violence et à demander pardon.

En ces temps tumultueux, que la famille humaine puisse trouver la paix véritable et durable, cette paix qui peut naître seulement de la rencontre entre la justice et la miséricorde.


===

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Société
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 17:42
« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »: PRIÈRE DE SAINT BERNARD / Notre-Dame de ZEITOUN (Egypte) : Des apparitions extraordinaires à plus d’un titre

PRIÈRE DE SAINT BERNARD

En la suivant, on ne dévie pas.
En la priant, on ne désespère pas.
En pensant à elle, on ne se trompe pas.
Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas.
Si elle te protège, tu ne craindras pas.
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.
Marie est cette noble étoile dont les rayons illuminent le monde entier,
dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers.
Elle illumine le monde et échauffe les âmes.
Elle enflamme les vertus et consume les vices.
Elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples.
Ô toi qui te vois ballotté au milieu des tempêtes, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer.
Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie.
Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie, regarde l’étoile, crie Marie.
Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie.
Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience, effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir,
pense à Marie.
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton coeur et pour obtenir la faveur de ses prières, n’oublie pas les exemples de sa vie.

(Saint Bernard (1090-1153),
moine fondateur des cisterciens
)

___

Notre-Dame de ZEITOUN (Egypte) :

Des apparitions extraordinaires à plus d’un titre

 

Les apparitions de la Vierge Marie au-dessus d’une Eglise Copte à Zeitoun (Egypte), à partir du 2 avril 1968, ont été extraordinaires à plus d’un titre :

  • elles ont commencé le 2 avril 1968, se sont manifestées à des mécaniciens et chauffeurs musulmans, et se sont prolongées des mois et même plusieurs années ;
  • on possède les témoignages de milliers de personnes, chrétiennes ou musulmanes, qui les ont vues, parmi la foule présente qui atteignait parfois 250.000 personnes ;
  • les apparitions de la Vierge s’accompagnaient de phénomènes visibles extraordinaires - les photos prises en témoignent - et de nombreuses guérisons ;
  • les évêques de la Commission d’enquête du Patriarcat Copte Orthodoxe d’Egypte ont été eux aussi témoins de ces apparitions et la reconnaissance officielle par le pape Kyrillos VI, patriarche orthodoxe d’Alexandrie, a été publiée dès le 5 mai 1968 ;
« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »: PRIÈRE DE SAINT BERNARD / Notre-Dame de ZEITOUN (Egypte) : Des apparitions extraordinaires à plus d’un titre
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 17:39
La Foi de Pierre (St Hilaire de Poitiers)

Par Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
La Trinité, livre 6, 36-37; CCL 62, 239-242. (Catena Aurea)

La foi de Pierre

Pierre dit une parole qu'aucune voix humaine n'avait encore prononcée:

"Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant" (Mt 16,16).

En vérité, alors même que le Christ demeurant dans la chair s'était déjà déclaré Fils de Dieu, l'Apôtre fut alors le premier à reconnaître dans la foi que la nature divine est en lui.

Si Jésus, en effet, a loué Pierre, ce n'est pas uniquement pour l'avoir honoré par sa profession de foi, mais aussi pour avoir reconnu son mystère, car l'Apôtre n'a pas seulement confessé le Christ, mais il l'a aussi proclamé Fils de Dieu.

Pour l'honorer, il lui eût certainement suffi de confesser: "Vous êtes le Christ".

Il eût pourtant été inutile de l'appeler Christ sans le proclamer Fils de Dieu.

De fait, en disant:

"Vous êtes", Pierre a clairement déclaré la perfection et le caractère unique de la vraie nature du Fils.

L'Église est donc bâtie sur la pierre de cette confession.

Mais un esprit de chair et de sang ne peut découvrir le sens de cette profession de foi.

Appeler le Christ Fils de Dieu et, de plus, croire qu'il l'est, est un mystère qui ne peut être révélé que par Dieu.

Ou alors, serait-ce le nom divin qui aurait été révélé à Pierre plutôt que la filiation de nature?

Pour ce qui est du nom, Pierre avait déjà souvent entendu le Seigneur se proclamer Fils de Dieu.

Sur quoi porte donc cette glorieuse révélation? Elle concerne certainement la nature et pas le nom, qui avait déjà été souvent proclamé.

Cette foi est le fondement de l'Église.

Grâce à cette foi, la puissance de la Mort (Mt 16,18) ne pourra rien contre l’Église.

Cette foi possède les clefs du Royaume des Cieux et ce qui a été délié ou lié par elle sur la terre, est délié et lié dans les cieux.

Cette foi est le don de la révélation du Père.

Elle ne déclare pas mensongèrement que le Christ a été créé de rien, mais elle le proclame Fils de Dieu selon la nature qui lui est propre.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:41
Par Anthony Esolen, traduit par Pierre pour "France Catholique".Source: http://www.thecatholicthing.org/201...

Par Anthony Esolen, traduit par Pierre pour "France Catholique".Source: http://www.thecatholicthing.org/201...

Les tout derniers chantres de la "Révolution Sexuelle" — cet immense marais d’épandage d’égouts, de misère humaine, de destruction de la famille, de passe-temps sordide, et de juristes — ont sans cesse soutenu que la radicale rupture anthropologique jamais subie par l’homme, distinction entre mariage et naissances, et autres simples faits naturels n’aura aucune incidence (aucune, pas de souci...) sur le mariage, les naissances, la famille, la vie en société.

À quoi je réponds : « N’avez-vous pas déjà tenu ce langage ? » En quoi, précisément, la révolution sexuelle a-t-elle été bénéfique ? Parmi ces pseudo-prophéties lesquelles ont-elles ont abouti ?

Ils nous ont expliqué que la libéralisation des lois sur le divorce — le "Consentement mutuel" promu sans réfléchir par les "Libertariens" — n’aurait aucune, absolument aucune, conséquence sur la fréquence des divorces. Les nouvelles lois sur le divorce rendraient simplement le divorce moins douloureux pour le couple, et donc pour les enfants. Voici d’excellents effets des "bons" divorces.

Miracle de sympathie et de maturité, en grandissant, les enfants seraient heureux d’assister au bonheur de leurs parents. En fait, ils ne sauraient éprouver de bonheur autrement. Nul n’a pris la peine de demander comment les parents pourraient trouver du bonheur dans le chagrin de leurs enfants. Eh bien, les révolutionnaires se sont trompés là-dessus. Ou alors ce sont des menteurs ; aucune autre définition.

On nous raconte que "tout le monde le fait", le "le" devenant de plus en plus contraire à la morale et à la nature, fondant ces déclarations sur les recherches menées par ce pédophile et imposteur Alfred Kinsey. Par conséquent, disent-ils, considérer la fornication avec le sourire n’allait rien changer, si ce n’est exempter tout le monde de tout reproche, et permettre de faire ouvertement et honnêtement ce qu’on faisait fautivement et secrètement.

En une génération, les rapports entre sexes ont été bouleversés et les filles (et aussi les garçons) qui voulaient pratiquer la vertu de prudence, et même la plus difficile vertu de chasteté, furent "dégradés", rejetés, isolés. Jadis, le cœur d’un garçon bondissait au baiser d’une fille. Désormais, il peut à peine faire semblant d’un peu d’affection à moins que la fille le mène à l’extase. Eh bien, les révolutionnaires se trompaient aussi sur ce sujet. Ou alors, ils mentaient. On nous raconte que la pornographie était un passe-temps innocent pour les gens qui s’y intéressaient. Rien de commun avec la violence. Aucun effet nocif sur la culture. Et facile à tenir hors de portée des enfants. Aucun effet, absolument aucun, pas de souci. Devrai-je ajouter un commentaire ? Ils avaient tort, ou alors, ils mentaient.

On nous a dit que la pilule réduirait le nombre d’enfants conçus hors mariage, et que la libéralisation des lois sur l’avortement n’aurait aucune conséquence, soyez bien rassurés, sur le nombre de femmes souhaitant y avoir recours. S.S. Paul VI prévoyait tout autrement dans "Humanae Vitae". Désormais, aux USA, quarante pour cent des enfants naissent hors mariage, et la plupart grandiront sans logement stable. Et, selon la Cour Suprême elle-même, l’avortement est entré intimement dans la vie des femmes comme une protection contre une grossesse accidentelle survenant en "faisant la chosette", contre quoi il n’y a actuellement aucune perspective de retour en arrière. À nouveau, disons que les révolutionnaires avaient tort. Ou bien, ils mentaient.

Je devrais dire qu’ils mentaient "à nouveau", car les preuves qu’ils présentaient devant les tribunaux avaient toujours été l’œuvre de faussaires. Ils racontent que l’initiation sexuelle des petits enfants par de douces et gentilles personnes plus âgées ne leur ferait guère de mal, sauf si les parents intervenaient. Ils avaient oublié quelque temps l’avoir déjà dit, mais maintenant que l’Église Catholique a fait le ménage, ils oublient qu’ils ont oublié, et commencent à chanter la même chanson : çà ne fait pas de mal, aucune inquiétude. Ils se trompaient, ou alors, ils mentaient et mentent encore.

Ils prétendent que l’Acte "ERA" [Acte sur l’égalité des Droits], jamais promulgué mais utilisé comme si c’était une loi, n’aboutirait à aucune absurdité telle qu’envoyer les femmes au combat, fermer les Facultés pour étudiants de même sexe, ouvrir des toilettes unisexe, et banaliser l’homosexualité. Rien de tout cela, pas de souci. Erreur, ou bien mensonges. Où avaient-ils raison ?

Les relations entre hommes et femmes ont-elles jamais été plus soupçonneuses, plus chargées de colère et de honte ? Selon leurs propres aveux, les Facultés sont des jungles sauvages d’agressions et de viols. Il n’en était pas ainsi avant que les révolutionnaires fassent leur œuvre.

Ils prétendaient que l’avortement n’ouvrirait pas la porte à l’euthanasie. Ils sont maintenant contents que l’euthanasie ait abouti, et ils déclarent que l’euthanasie, extinction médicalement assistée, ne mènerait pas à la mort de personnes âgées sans leur consentement. En fait, elle a abouti à la mort de personnes âgées sans leur consentement. Des vieillards agonisent — sans souffrir, dit-on — tous les jours, dans tous le hopitaux du pays. Pas de souci.

On nous avait raconté qu’étendre aux couples de même sexe la notion (non pas la réalité, inconcevable, mais le faux-semblant) de mariage n’aurait pas le moindre effet, rien du tout, sur la vie dans le pays. Aucun effet sur ce qu’on enseignerait aux enfants à l’école. Aucun effet sur tous les jeunes se lançant dans un essai contre nature. Aucun effet sur la liberté religieuse. Aucun effet sur la liberté de parole.

Aucun effet ne pouvait atteindre de tels domaines car, nous disait-on, le comportement en question était parfaitement naturel, adopté par des gens parfaitement sains. Ce n’était nullement un désordre moral et psychologique, impossible à considérer comme naturel,et ne pouvant être maîtrisé que par la contrainte. Aucune conséquence, absolument aucune, il n’y a pas matière à inquiétude. Et, à propos, si vous n’êtes pas d’accord, disparaissez.

En quoi leurs prédictions ont-elles été justifiées ? Pourquoi leur ferions-nous confiance maintenant ?

Source : http://www.thecatholicthing.org/201...

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:50
Cette parole n'est pas de moi mais du Père qui m'a envoyé (Jean de la Croix)

Par Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église Latine. Dans « La Montée du Carmel », livre 2, ch. 22

« La parole que vous entendez n'est pas à moi : elle est du Père, qui m'a envoyé »


La raison principale pour laquelle sous la Loi ancienne il était permis d'interroger Dieu et qu'il convenait aux prophètes et aux prêtres de désirer des visions et des révélations divines, c'est que la foi n'était pas encore fondée, ni la Loi évangélique promulguée...

Mais maintenant..., il n'y a plus lieu d'interroger Dieu de cette manière, pour qu'il parle et réponde comme autrefois. Car en nous donnant son Fils comme il l'a fait, son Fils qui est son unique Parole (Jn 1,1) car il n'en a pas d'autre, Dieu nous a tout dit en une fois et par cette seule Parole : il n'a plus rien à dire.

C'est le sens du passage où saint Paul dit aux Hébreux... :

-« Dieu a parlé à nos pères par les prophètes, souvent et de bien des manières ; dans les derniers temps, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par le Fils » (He 1,1)...


Voilà pourquoi celui qui voudrait interroger Dieu maintenant ou demander des visions ou des révélations non seulement ferait une sottise mais offenserait Dieu, parce qu'il cesserait de fixer les yeux sur le Christ et voudrait quelque chose d'autre ou de nouveau.

Dieu pourrait lui répondre : « Puisque je t'ai dit tout ce que j'avais à dire par la Parole qui est mon Fils, il ne me reste plus rien à te révéler ou à te répondre.

Fixe les yeux sur lui seul, car en lui j'ai tout déposé, en lui j'ai tout dit, tout révélé ; en lui tu trouveras bien plus que tout ce que tu peux désirer et demander...

Depuis le jour où je suis descendu sur lui avec mon Esprit au mont Thabor, en disant : ' Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour : écoutez-le ' (Mt 17,5), j'ai mis fin à tout autre enseignement, à toute autre réponse...

Écoutez-le, parce que je n'ai plus rien à révéler, plus rien à manifester.

Si j'ai parlé autrefois, c'était pour vous promettre le Christ.

Quand on m'adressait des questions, elles concernaient l'espérance du Christ, en qui vous trouverez tout bien, comme le proclame maintenant la doctrine exposée par les évangélistes et les apôtres ».

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:47

Il était une fois…Quatre bougies et un petit bergé…

Cette histoire s'est passée il y a près de 2000 ans, dans un pays lointain, la Galilée. C'était un jour gris. Le brouillard recouvrait tout, et cachait même le soleil. Alors les deux bergers, Jean et Daniel, décidèrent d’emmener leurs moutons dans la montagne, là où il y a le soleil. Le petit Daniel, qui n'avait que 9 ans, ne quittait pas Jean d’une semelle. Cet épais brouillard lui faisait peur. Mais Jean était grand et fort, il le protègerait ! Un agneau blanc comme neige sautillait autour d’eux en bêlant. Alors Jean le confia à Daniel :
« Tiens, dit-il, c’est notre plus jeune agneau. Veille bien sur lui ! ».
Daniel était fier, il ne lâchait pas des yeux son petit agneau, et la nuit, il le réchauffait contre sa poitrine.
Au bout de six jours, il ne restait plus d’herbe dans le pré. Il fallait rentrer pour mener les moutons ailleurs. Daniel voulut aider Jean à rassembler le troupeau, mais celui-ci refusa :
"Repose-toi, lui dit-il, tu as eu suffisamment à faire avec ton agneau !".
C’était vrai : sans arrêt, le petit berger avait dû le chercher et le rattraper. Daniel s'assit alors sous un arbre et l'agneau se blottit contre lui et s'assoupit. Bientôt, Daniel s’endormit. Alors, il sentit une merveilleuse odeur de roses et de lys. Il essaya d’ouvrir les yeux, mais ses paupières étaient trop lourdes. Il crut entendre aussi des chants de fête. Puis plus rien. Quand il réussit à ouvrir les yeux, Jean se tenait devant lui, l’air fâché :
« Où est l'agneau ? » lui demanda-t-il.
Daniel bondit, il appela l'agneau blanc. Il le chercha partout. Ce fut en vain : il ne le trouva nulle part. L’agneau avait disparu.
Jean lui dit alors : « Il faut absolument que tu le retrouves ! »
Et comme la nuit était noire, et qu’il voyait bien que Daniel avait un peu peur, Jean alla chercher dans sa chambre la lanterne qu’un voyageur lui avait donnée en disant qu’elle guiderait toute personne en détresse. C’était une lanterne à quatre bougies et Jean recommanda à Daniel d’en prendre soin. Muni de cette lumière rassurante, Daniel partit à la recherche de son agneau. Il chercha pendant toute la nuit, et pendant toute la journée, sans trouver trace de l’agneau. Le soleil se couchait. Fallait-il continuer ? Où ? Comment ? Daniel était sur le point d’abandonner tout espoir, lorsqu’il entendit un bruit derrière un rocher.
« Agneau, mon petit agneau ! » cria-t-il.
Une grosse voix répondit :
« Ho ! Qu’est-ce que tu cherches ? Un agneau ? »
Et un grand homme se dressa tout à coup devant Daniel. Effrayé, le petit berger voulut se sauver.
« N’aie pas peur, dit l’homme, mais si tu cherches un agneau, tu le trouveras dans le champ des oliviers, là-bas. Je l’ai vu. Il est tout petit et blanc comme la neige.
« Oh ! Tu as trouvé mon agneau, s’écria Daniel, merci, merci ! Est-ce que je peux t’aider moi aussi ?
- Personne ne peut m'aider, dit l’homme, je suis dans les ténèbres.
- Non, non ! », dit Daniel, en tendant une de ses bougies à l’homme.
- Prends-la, elle t'éclairera ! Pourquoi me faudrait-il quatre bougies alors que tu n’en as aucune ? Trois me suffisent.
- Tu me la donnes ? A moi ?, s’étonna l’homme qui était un voleur, c’est la première fois dans ma vie que quelqu’un me donne quelque chose. Merci beaucoup ! ».
Le jour baissait. Daniel se dépêcha d’aller vers le champ d'oliviers pour enfin retrouver son agneau.
Mais où était-il donc ? S’était-il caché? Là-bas, il y a une grotte toute sombre, et dans la grotte, quelque chose bougeait ! Daniel se précipita… Mais c’était un loup ! Effrayé, Daniel voulut faire demi-tour, mais le loup l’attrapa par son manteau. Tremblant le petit berger essaya de se libérer. Aussitôt, le loup lâcha prise et se mit à gémir. Alors Daniel vit sa patte qui saignait et il n’eut plus peur du tout. Il déchira un morceau de son manteau et lui fit un pansement.
« Là, repose-toi, dit-il, pour que ta blessure guérisse ».
Daniel voulut repartir, mais encore une fois le loup attrapa son manteau et le regarda :
« Tu veux que je reste près de toi ? C’est ça ? Je ne peux pas. Je dois chercher mon agneau. Lui aussi a peut être besoin de mon aide ».
Daniel réfléchit, puis posa une bougie à côté du loup :
« Tiens, loup, cette lumière te réconfortera et te tiendra compagnie. Deux bougies me suffisent. Jean sera d’accord »
Le loup la garda tout content, et Daniel s’en alla.
Daniel chercha toute la nuit sans rien trouver. Au matin, il entra dans une petite ville. Un mendiant l’arrêta sur son chemin :
« Un peu d’argent ! Donne-moi juste une petite pièce, s’il te plaît ? »
Daniel s’arrêta : « Je n'ai rien non plus, je ne suis qu’un pauvre berger à la recherche de son agneau. L'avez-vous vu? »
- Je ne vois que la misère, dit le vieil homme, ma maison c’est une grotte toute sombre et froide »
- Alors, prends cette bougie, c'est tout ce que j'ai ! Elle te donnera un peu de chaleur et de lumière», dit Daniel.
Le mendiant prit la bougie en le remerciant et lui souhaita bonne chance.
Daniel passa toute la journée à demander aux gens s’ils n’avaient pas aperçu son agneau, mais personne ne l'avait vu. Découragé, il repartit dans les champs et s'installa au bord de la route pour passer la nuit. C'est alors qu'il sentit à nouveau le merveilleux parfum de roses et de lys. D’où venait-il donc ? Et voilà qu’il entendit aussi les chants de joie ! Sa dernière bougie n’éclairait presque pas dans le noir, mais Daniel suivit le bruit des chants. Bientôt il distingua une étable, il s’approcha et entra. Dans l’étable, il faisait presque aussi sombre que dehors. Daniel restait timidement près de la porte, il ne vit rien. Mais ensuite, il aperçut une tâche blanche. C’était son agneau !
« Approche-toi », dit gentiment une voix.
Muet de bonheur, Daniel obéit et vit, auprès de son agneau, un petit enfant couché sur la paille. Daniel se mit à genoux et posa sa dernière bougie à côté du bébé. Ce n’était qu‘une toute petite flamme, mais maintenant, elle se mit à briller comme un soleil. La pauvre étable fut éclairée comme une salle de fête ! Dans le ciel, les étoiles brillaient de plus en plus fort et les chants de joie retentissaient jusqu'aux bergers dans les champs !

De Marie Scheidl - Marcus Pfister, éditions Nord Sud

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:44
Sainte Monique qui êtes-vous? : Prière à Ste Monique

Sainte Monique qui êtes-vous?
Mère de Saint Augustin
(332-388
)

À l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332.

Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante.

Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières.

Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs.

Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix.

A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.

Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.

Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur ; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu.

C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu.

Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit :

" Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! "

Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans.

Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.

Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430.

Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.

Prière à Sainte Monique

Voici une Prière à Sainte Monique (332-388), Mère de Saint-Augustin d'Hippone qu'elle enfanta sur la terre et pour le ciel, pour la Conversion d’un fils. Pour toutes les mères qui prient pour que leurs enfants connaissent le vrai bonheur en Dieu.


Prière à Sainte Monique :

« Ô mère, illustre entre toutes les mères, la chrétienté honore en vous l'un des types les plus parfaits de l'humanité régénérée par le Christ. Avant l'Évangile, durant ces longs siècles où la femme fut tenue dans l'abaissement, la maternité ne put avoir qu'une action timide et le plus souvent vulgaire sur l'homme ; son rôle se borna pour l'ordinaire aux soins physiques ; et si le nom de quelques mères a triomphé de l'oubli, c'est uniquement parce qu'elles avaient su préparer leurs fils pour la gloire passagère de ce monde. On n'en rencontre pas dans l'antiquité profane qui se soient donné la tâche de les enfanter au bien, de s'attacher à leurs pas pour les soutenir dans la lutte contre l'erreur et les passions, pour les relever dans leurs chutes ; on n'en trouve pas qui se soient vouées à la prière et aux larmes continuelles pour obtenir leur retour à la vérité et à la vertu. »

« Le christianisme seul a révélé à la mère et sa mission et sa puissance. Quel oubli de vous-même, Ô Sainte Monique, dans cette poursuite incessante du salut d'un fils ! Après Dieu, c'est pour lui que vous vivez ; et vivre de cette manière pour votre fils, n'est-ce pas vivre encore pour Dieu qui daigne s'aider de vous pour le sauver ? Que vous importent la gloire et les succès d'Augustin dans le monde, lorsque vous songez aux périls éternels qu'il encourt, lorsque vous tremblez de le voir éternellement séparé de Dieu et de vous ? »

« Alors il n'est pas de sacrifice, il n'est pas de dévouement dont votre cœur de mère ne soit capable envers cette rigoureuse justice dont votre générosité n'entend pas frustrer les droits. Durant de longs jours, durant de longues nuits, vous attendez avec patience les moments du Seigneur; votre Prière redouble d'ardeur ; et espérant contre toute espérance, vous arrivez à ressentir, au fond de votre cœur, l'humble et solide confiance que le fils de tant de larmes ne périra pas. C'est alors que le Seigneur, « touché de compassion » pour vous, comme il le fut pour la mère éplorée de Naïm, fait entendre Sa Voix à laquelle rien ne résiste. « Jeune homme, s'écrie-t-il, je te le dis, lève-toi » ; et il rend plein de vie à sa mère celui dont elle pleurait le trépas, mais dont elle n'avait pas voulu se séparer. »

« Mais quelle récompense pour votre cœur maternel, Ô Sainte Monique ! Le Seigneur ne s'est pas contenté de vous rendre Augustin plein de vie ; du fond des abîmes de l'erreur et des passions, voici qu'Il l'élève sans intermédiaire jusqu'au bien le plus parfait. Vos instances demandaient qu'il fût chrétien catholique, qu'il rompît enfin des liens humiliants et funestes ; et voici que d'un seul bond, la Grâce l'a porté jusque dans la région sereine des conseils évangéliques. Votre tâche est plus que remplie, heureuse Mère! Montez au Ciel : c'est de là qu'en attendant l'éternelle réunion, vous contemplerez désormais la Sainteté et les œuvres de ce fils dont le salut est votre ouvrage, et dont la gloire si éclatante et si pure entoure dès ici-bas votre nom d'une douce et touchante auréole. »

« Du sein de la félicité que vous goûtez avec ce fils qui vous doit la vie du temps et celle de l'éternité, jetez un regard, Ô Sainte Monique, sur tant de mères chrétiennes qui accomplissent en ce moment sur la terre la dure et noble mission que vous avez remplie vous-même. Leurs fils aussi sont morts de la mort du péché, et elles voudraient, à force d'amour, leur rendre la seule vie véritable. »

« Après la Mère de Miséricorde, c'est à vous qu'elles s'adressent, Ô Sainte Monique, à vous dont les Prières et les larmes furent si puissantes et si fécondes. Prenez en main leur cause ; votre cœur si tendre et si dévoué ne peut manquer de compatir à des angoisses dont il éprouva si longtemps lui-même toute la rigueur. »

« Daignez joindre votre intercession à leurs vœux ; adoptez ces nouveaux fils qu'elles vous présentent, et elles seront rassurées. Soutenez leur courage, apprenez-leur à espérer, fortifiez-les dans les sacrifices au prix desquels Dieu a mis le retour de ces âmes si chères. Elles comprendront alors que la conversion d'une âme est un miracle d'un ordre plus élevé que la résurrection d'un mort ; elles sentiront que la Divine Justice, pour relâcher Ses droits, exige une compensation, et que cette compensation, c'est à elles de la fournir. Leur cœur se dépouillera de l'égoïsme secret qui se mêle si souvent dans les sentiments en apparence les plus purs. Qu'elles se demandent à elles-mêmes si elles se réjouiraient comme vous, Ô Sainte Monique, en voyant leur fils revenu au bien leur échapper pour se donner au Seigneur. S'il en est ainsi, qu'elles soient sans crainte ; elles sont puissantes sur le Cœur de Dieu ; tôt ou tard, la Grâce tant désirée descendra du Ciel sur le prodigue, et il revient à Dieu et à sa mère. »

« Amen. »


« Sainte Monique, Dieu de miséricorde, réconfort de ceux qui sont dans la douleur, les larmes que Sainte Monique vous offrit pour convertir son fils Saint Augustin à la foi du Christ. Par leurs prières, merci de nous aider à nous détourner de nos péchés et à trouver votre tendre pardon. Amen. »

« Ô Dieu, qui avez eu pitié des larmes de Sainte Monique et qui avez accordé à ses ardentes prières non seulement la conversion de son fils, mais son éclatante Sainteté, faites que nous Vous implorions pour nos enfants avec tant de Foi et d'humilité que nous obtenions comme elle leur salut et notre propre sanctification. Nous Vous en prions par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Sainte Monique, modèle des femmes chrétiennes, Priez pour nous !

Sainte Monique, qui, par vos prières et vos larmes, avez obtenu la conversion de votre fils, Priez pour nous !

Sainte Monique, Priez pour nous et pour nos enfants !

Sainte Monique qui êtes-vous? : Prière à Ste Monique
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:42
Notre Divin Médecin (St Athanase)

Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 8 (trad. bréviaire)

« Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher »


Le Verbe de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel, est arrivé dans notre région, bien qu'il n'en ait pas été loin auparavant.

En effet, il n'avait laissé aucune partie de la création privée de sa présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père.

Mais il s'est rendu présent en s'abaissant à cause de son amour pour nous, et il s'est manifesté à nous.

Il a eu pitié de notre race, il a eu compassion de notre faiblesse, il a condescendu à notre condition corruptible.

Il n'a pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les hommes.

Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du nôtre.

Dans le sein de la Vierge, il a construit pour lui-même le temple de son corps ; il en a fait son instrument adapté, pour se faire connaître et pour y demeurer.

Après avoir pris parmi nos corps un corps de même espèce, comme nous sommes tous soumis à la corruption de la mort, il l'a livré à la mort pour nous tous, et l'a offert à son Père.

Il a fait cela par amour pour les hommes.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise

Recherche

Articles Récents

Liens