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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 23:02
L'académicien a cosigné une pétition, relayée par l’hebdomadaire Marianne, dénonçant notamment les persécutions dont sont victimes les chrétiens d’Irak.

L'académicien a cosigné une pétition, relayée par l’hebdomadaire Marianne, dénonçant notamment les persécutions dont sont victimes les chrétiens d’Irak.

 

(Source: Radio Vatican /Aleteia)

L’écrivain Jean d’Ormesson, membre de l’Académie française et ancien directeur général du Figaro, a marqué les esprits il y a quelques semaines en lançant un appel vibrant pour la défense des chrétiens d’Orient et contre le silence des élites politiques et médiatiques en France. Son appel semble avoir porté ses fruits.

Il n’est plus le seul à s’exprimer sur le sujet. Avec d’autres personnalités du monde politique, comme Alain Juppé, Michel Rocard ou Robert Badinter, ou du monde intellectuel comme Jacques Julliard et Michel Onfray, Jean d’Ormesson a cosigné une pétition relayée par l’hebdomadaire Marianne dénonçant notamment le fait que la communauté chrétienne d’Irak, une des plus anciennes du monde et qui se sert encore de l'araméen, la langue de Jésus, soit la proie de persécutions violentes.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé qu’il présiderait personnellement le 27 mars, une réunion de Conseil de sécurité de l’Onu consacrée à la défense des chrétiens d’Orient et des autres minorités mises en danger par les groupes djihadistes en Irak et en Syrie.

Sur Radio Vatican, Cyprien Viet a interrogé Jean d’Ormesson, qui salue ce début de mobilisation, tout en s’inquiétant de la montée en puissance de l’État islamique, dont la barbarie n’est plus cachée mais au contraire mise en scène en jouant sur des ressorts de communication très modernes.

Jean d'Ormesson : Ce massacre des chrétiens avait commencé en Irak il y a déjà quelques années, et il me semble que les réactions avaient été très faibles. Il m’a semblé que ces malheureux chrétiens étaient abandonnés, et la situation a évidemment énormément empiré depuis lors. Le mal s’est étendu de l’Irak à la Syrie, à tout le Moyen-Orient, à la Libye et à l’Égypte, à l’Afrique. Je vois maintenant qu’il y a même eu des problèmes avec des chrétiens en Inde ou en Indonésie. Il y a un mouvement très fort contre les chrétiens et il me semble qu’il fallait défendre les chrétiens, non pas plus que les autres mais au moins autant que les autres minorités. Ce que j’ai dit à propos des chrétiens, je le dirai aussi à propos des yézidis qui sont également poursuivis. Mais il me semble qu’il y a quand même maintenant une sorte de mouvement de prise de conscience qui se fait. Nous avons tous été des juifs allemands. Nous avons tous été derrière les résistants contre Staline. Nous avons tous été Charlie. Je crois qu’il est bien temps que nous soyons tous des chrétiens d’Orient.

Cette année, un décalage s'est fait sentir entre la très forte mobilisation suite aux attentats de Charlie Hebdo et du supermarché casher et une certaine ignorance sur la situation du Nigeria, de l’Irak, de la Syrie. Peut-être que l'on ne peut pas voir ce qui se passe ou peut-être qu’on n’est pas bien informé. N'est-ce pas aussi ce regard des Français sur le reste du monde qui pose problème, ou qui posait problème jusqu’à récemment ?
Jean d'Ormesson :
 Bien sûr, vous savez que le fait que les chrétiens soient maintenant victimes de beaucoup de persécutions a été souligné par plusieurs livres et les réactions ont été plus faibles qu’à l’occasion de Charlie. Avec Charlie Hebdo, les médias se sont sentis touchés. Ils ont donc réagi beaucoup plus fortement. Mais j’espère tout de même qu’il va y avoir une prise de conscience et que le sort des chrétiens va émouvoir les gouvernements, non seulement en Europe mais sur le plan international.

En tant que membre de l’Académie française et ancien dirigeant de presse, sentez-vous actuellement parmi les élites culturelles de France une prise de conscience ?
Jean d'Ormesson : 
Oui, il me semble tout de même que, à droite comme à gauche, il y a une sorte d’indignation.

« Il faut défendre les chrétiens » (Jean d'Ormesson)
 
L’article de Jacques Julliard dans Marianne, récemment, était un très bel article qui montrait tout de même la nécessité d’une prise de conscience plus affirmée.

Dans cet article, il était aussi question des ambiguïtés de certains États arabes. Est-ce aussi la politique arabe de la France qui peut être remise en cause ? Les ambiguités de certains pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar doivent-elles interroger les stratégies de la diplomatie française aussi ?
Jean d'Ormesson :
 Oui, bien sûr. Je me suis souvent posé la question de la provenance de l’armement de l’État islamique. Malheureusement, je crois que celui-ci vient en grande partie du soutien américain qui était destiné à d’autres pays et qui a été détourné. Ils ont été saisis en Irak. Peut-être qu’il y a des aides, évidemment, de pays arabes riches et on voit bien qu’il y a une constante ascension, une surenchère dans la violence et dans l’horreur, et il faut évidemment prendre des mesures pour assécher l’aide accordée à l’État islamique par des puissances étrangères.

Vous venez d’y faire allusion, depuis quelques mois, on voit apparaître sur nos écrans des images incroyables de l’État islamique, très bien mises en scène. Est-ce là aussi une perversion de la société du spectacle ?
Jean d'Ormesson :
 Évidemment, beaucoup ont souligné la qualité esthétique de ces horreurs. Nous avons connu des horreurs : les camps de concentration allemands, le goulag russe, la révolution culturelle en Chine, les Khmers rouges. Tout ça, c’était des horreurs abominables. Mais au moins les assassins essayaient de cacher leurs méfaits. Ici, la propagande saisit cette violence et montre cette violence. On a l’impression que c’est une opération à la fois politique, esthétique et évidemment, c’est un degré de barbarie qui a été rarement atteint dans l’histoire de l’humanité. 
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:59
TEXTES POLÉMIQUES PENDANT LA SEMAINE SAINTE – UN POINT DE VUE

TEXTES POLÉMIQUES PENDANT LA SEMAINE SAINTE – UN POINT DE VUE

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

Les événements de la Passion du Christ, que l’on commémore du Jeudi au Samedi saint, sont évoqués et commentés à travers une hymnographie riche et poétique contenue dans le Triode. Si cette hymnographie nous porte à participer spirituellement au moment essentiel, dans l’œuvre de salut de Dieu pour l’homme, qu’est la mort librement consentie du Christ, certains textes entendus à l’église durant les nombreuses célébrations qui ponctuent les jours saints peuvent susciter notre étonnement, voire choquer.

Prenons l’une des hymnes du lucernaire des vêpres du Jeudi saint :

« Judas est vraiment de cette engeance de vipères, de ceux qui mangèrent la manne dans le désert et murmurèrent contre Celui qui les nourrissait. La nourriture était encore dans leur bouche, et les ingrats parlaient contre Dieu. Et lui l’impie portait à sa bouche le pain céleste et se préparait à trahir le Sauveur. Ô la pensée insatiable et l’audace inhumaine ! Il vendait Celui qui le nourrissait. Il livrait à la mort le Maître qu’il embrassait. L’inique était bien leur fils. Il hérita avec eux de la perdition. Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur incomparable en ta patience. »

Deux thèmes, particulièrement récurrents dans l’hymnographie du Jeudi au Samedi saint, sont ici entremêlés : celui de la trahison de Judas, celui de l’ingratitude des Juifs envers le Christ. Si ces deux aspects comportent une origine évangélique incontestable, la manière dont ils sont déclinés dans nos chants n’est pas sans être problématique pour un auditeur d’aujourd’hui.

Tout d’abord Judas est constamment désigné comme « l’inique », « le félon », « l’impie », « l’homme avide »…, la charge à son encontre culminant dans cette hymne citée où il est clairement décidé qu’il « hérita de la perdition ». À l’heure où le Christ montre le chemin de l’amour véritable en se faisant Serviteur de tous, lavant les pieds de ses disciples, et en pardonnant au moment de mourir à ceux qui L’ont mis en croix, les chants entendus à l’église nous portent davantage vers un esprit de jugement, de condamnation, de haine envers les responsables historiques de sa mort. Le trait a certes une dimension pédagogique, que l’on peut également observer dans l’hymne ci-dessus : « Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur ». La plupart des allusions à l’avarice de Judas comportent une mise en garde qui concerne chacun :

« Détourne-toi, ô mon âme, de l’avarice »… Cependant, cette visée pédagogique peut-elle justifier la violence de la charge, qui va jusqu’à promettre l’enfer au traître là où le Christ propose le salut à tous et où l’Église affirme que le Jugement final ne peut être ni anticipé ni commenté pour personne car il relève de la décision de Dieu seul ? N’est-ce pas là un contresens pur et simple du message évangélique ?

La question est plus brûlante encore concernant le traitement réservé aux Juifs. L’hymnographie dans son ensemble a tendance à assimiler les personnes responsables de la crucifixion historique de Jésus avec le peuple hébreu tout entier. (« Ceux qu’Il a nourris dans le désert en leur donnant la manne à satiété Lui ont offert le vinaigre et le fiel » entend-t-on par exemple dans l’une des stances des matines du samedi saint.) Ceci rejoint un problème plus vaste, celui de l’antijudaïsme de certains textes théologiques et liturgiques qui peut s’expliquer par leur contexte de rédaction, à une époque où l’Église avait besoin de s’affirmer de façon claire face à la synagogue. À notre époque, cet antijudaïsme résonnant sous les voûtes de nos églises est difficilement recevable et ne peut laisser indifférent.

Toute l’interprétation hymnographique des événements de la Passion du Christ est pourtant fondée sur cette condamnation du peuple juif dans son ensemble, tandis que Jésus face à ses bourreaux – prêtres juifs comme soldats romains – ne profère pas une parole – sinon celles de pardon – et se laisse bafouer, insulter, torturer, par amour pour tous les hommes.

C’est là une question plus large que celle de la traduction, qui est l’affaire de spécialistes compétents, mais qui ne peuvent prendre seuls la décision de refondre en profondeur une tradition hymnographique si établie. En Église, par le dialogue entre les fidèles, il s’agit de trouver une manière de faire évoluer ces textes qui portent la prière de tous pour les rendre plus conformes à l’essence même du message évangélique1. Tâche laborieuse, cependant portée par l’inspiration de l’Esprit Saint si elle est menée de façon authentique et conciliaire, en vue de rendre le trésor liturgique dont nous avons hérité parlant pour notre temps, sans l’appauvrir, mais au contraire en y apportant la richesse d’un dialogue ecclésial sur la question.

  1. Certains conciles ont bien interdit des représentations iconographiques – telle celle de Dieu le Père – contraires à la Tradition, mais que l’usage avait cependant répandu. Il pourrait en être de même concernant l’hymnographie.

Olga Laham/Lossky : Quelques remarques sur l’hymnographie de la Semaine sainte ; POINT DE VUE. « Bulletin de la Crypte », Paris, avril 2012, p.12-13.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:51
Notre-Seigneur ouvre les yeux des aveugles (St Ephrem)

Par Saint Ephrem (v. 306-373),

diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 16, 28-31 ; SC 121 (trad. SC, p. 299s)

 

« Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir »

 

« Il fit de la boue avec sa salive, et l'appliqua sur les yeux de l'aveugle. »

Et la lumière a jailli de la terre, comme au commencement, quand la ténèbre était répandue sur tout, et qu'il a commandé à la lumière et qu'elle est née des ténèbres (Gn 1,2-3).

Ainsi il a guéri un défaut qui existait depuis la naissance, pour montrer que lui, dont la main achevait ce qui manquait à la nature, il était bien celui dont la main avait façonné la création au commencement.

Et comme on refusait de croire qu'il était avant Abraham (Jn 8,57), il a prouvé par cette œuvre qu'il était le Fils de celui qui, de sa main,

« forma le premier Adam avec la terre » (Gn 2,7).

Il a fait cela pour ceux qui cherchaient des miracles afin de croire :

« Les juifs cherchent des miracles » (1Co 1,22).

Ce n'est pas la piscine de Siloé qui a ouvert les yeux de l'aveugle, comme ce n'étaient pas les eaux du Jourdain qui ont purifié Naaman (2R 5,14) : c'est le commandement du Seigneur qui accomplit tout. 

Bien plus, ce n'est pas l'eau de notre baptême, mais les noms de la Trinité qu'on prononce sur elle qui nous purifient.

« Il enduisit ses yeux de boue », afin que les pharisiens nettoient l'aveuglement de leur cœur.

Ceux qui voyaient la lumière matérielle étaient conduits par un aveugle qui voyait la lumière de l'esprit ; et, dans sa nuit, l'aveugle était conduit par ceux qui voyaient extérieurement, mais étaient spirituellement aveugles.

L'aveugle a lavé la boue de ses yeux, et il s'est vu lui-même ; les autres ont lavé l'aveuglement de leur cœur, et ils se sont examinés eux-mêmes.

Ainsi, en ouvrant extérieurement les yeux d'un aveugle, notre Seigneur ouvrait secrètement les yeux de beaucoup d'autres aveugles.

Dans ces quelques mots du Seigneur étaient cachés des trésors admirables, et dans cette guérison, était esquissé un symbole : Jésus, fils du Créateur.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:11
« Moi, je suis la résurrection et la vie »(St Ephrem)


Par Saint Ephrem

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 17, 7-10 ; SC 121 (trad. cf SC p. 307)

 

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

 

Quand il a demandé :

« Où l'avez-vous déposé ? », les larmes venaient aux yeux de notre Seigneur.

Ses larmes ont été comme la pluie, Lazare comme le grain, et le sépulcre comme la terre.

Il a crié d'une voix de tonnerre, la mort a tremblé à sa voix, Lazare a jailli comme le grain, est sorti et a adoré le Seigneur qui l'avait ressuscité.

Jésus a rendu la vie à Lazare et est mort à sa place, car, lorsqu'il l'eut tiré du sépulcre et pris place à sa table, lui-même a été enseveli symboliquement par l'huile que Marie a versée sur sa tête (Mt 26,7).

La force de la mort qui avait triomphé depuis quatre jours est écrasée pour que la mort sache qu'il était facile au Seigneur de la vaincre le troisième jour ; sa promesse est véridique : il avait promis qu'il ressusciterait lui-même le troisième jour (Mt 16,21).

Le Seigneur a donc rendu leur joie à Marie et à Marthe en terrassant l'enfer pour montrer que lui-même ne serait pas retenu par la mort pour toujours.

Maintenant, chaque fois qu'on dira que ressusciter le troisième jour est impossible, qu'on regarde celui qui a été ressuscité le quatrième jour.

« Approchez-vous et enlevez la pierre. »

Quoi donc, celui qui a ressuscité un mort et lui a rendu la vie n'aurait-il pas pu ouvrir le sépulcre et renverser la pierre ?

Lui qui disait à ses disciples :

-« Si vous avez la foi gros comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera » (Mt 17,20), n'aurait-il pas pu par un mot déplacer la pierre qui fermait l'entrée du sépulcre ?

Certes, il aurait pu aussi enlever la pierre par sa parole, lui dont la voix, alors qu'il était suspendu à la croix, a fendu les pierres et les sépulcres (Mt 27,51-52).

Mais, parce qu'il était l'ami de Lazare, il dit :

-« Ouvrez, pour que l'odeur de la pourriture vous frappe, et déliez-le, vous qui l'avez enveloppé dans son suaire, pour que vous reconnaissiez bien celui que vous aviez enseveli. »

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:04
« Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie »(St Augustin)

Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'Évangile de Jean, n°35, 4-5.9 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 223 rev.)

 

« Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie »

 

Les pharisiens lui dirent :

« Vous rendez témoignage de vous-même ; votre témoignage n'est pas digne de foi ».

Jésus leur répondit :

-« Oui, je me rends témoignage à moi-même et mon témoignage est valable, car je sais d'où je suis venu et où je vais ».

La lumière montre les objets qu'elle éclaire, et en même temps elle se montre elle-même.

« Je sais d'où je suis venu et où je vais. »

Celui qui est là devant vous et qui parle possède ce qu'il n'a pas quitté : en venant ici-bas, il n'a pas quitté le ciel, et en y retournant, il ne nous a pas abandonnés.

Cela est impossible à l'homme, cela est impossible au soleil lui-même : lorsqu'il se dirige vers l'occident, il abandonne l'orient et, jusqu'à son retour à l'orient, il n'y est plus.

Mais notre Seigneur Jésus Christ vient sur terre et il est dans le ciel ; il retourne au ciel, et il est sur terre.

Saint Pierre écrit :

« Nous avons la parole des prophètes, qui se confirme. Vous avez raison de fixer votre attention sur elle comme une lampe brillant dans l'obscurité, jusqu'à ce que paraisse le jour » (2P 1,19).

Quand donc notre Seigneur viendra, selon les paroles de l'apôtre Paul,

« il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres » (1Co 4,5).

Devant une telle lumière, les flambeaux ne seront plus nécessaires : on ne lira plus les prophètes, on n'ouvrira plus les épitres des apôtres, nous ne demanderons plus le témoignage de Jean Baptiste, nous n'aurons même plus besoin de l'Évangile.

Toutes les Écritures, qui étaient allumées pour nous comme des flambeaux au milieu de la nuit de notre monde, disparaîtront.

Que verrons-nous ?

-« Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1).

Tu viendras puiser à la source d'où la rosée s'est répandue sur toi, d'où sont partis ces rayons brisés qui arrivaient par mille détours jusqu'à ton cœur enveloppé de ténèbres.

Tu verras à découvert la lumière elle-même.

« Ce que nous serons un jour ne paraît pas encore. Nous savons que quand il viendra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est » (1Jn 3,2).

Moi, je vais déposer ce livre ; il nous a été bon de jouir de sa lumière ensemble, mais en nous quittant, nous ne quittons pas cette lumière.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:28
« Abraham a vu mon jour » Imitons la Foi d'Abraham (St Ambroise)

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Abraham, livre I, 19-20 (trad. coll. Pères dans la foi 74, Migne 1999, p. 49)

« Abraham a vu mon jour »

Considérons la récompense qu'Abraham réclame au Seigneur.

Il ne demande pas des richesses comme un avare, ni une longue vie comme celui qui craint la mort, ni la puissance, mais il demande un digne héritier de son travail :

-« Que me donnerez-vous, dit-il ? Je m'en vais sans enfants » (Gn 15,2).

Agar a mis au monde un fils, Ismaël, mais Dieu lui dit :

-« Ce ne sera pas lui ton héritier, mais un autre issu de toi » (Gn 15,4).

De quel autre parle-t-il ?

Il ne s'agit pas d'Ismaël mais de saint Isaac.

Mais dans le fils légitime Isaac, nous pouvons voir le véritable fils légitime, le Seigneur Jésus Christ qui, au début de l'Évangile de saint Matthieu, est appelé fils d'Abraham (Mt 1,1).

Il s'est montré vrai fils d'Abraham en faisant resplendir la descendance de son ancêtre ; c'est grâce à lui qu'Abraham a regardé vers le ciel et a pu voir sa postérité briller comme les étoiles (Gn 15,5).

L'apôtre Paul dit :

-« Une étoile diffère en éclat d'une autre étoile ; il en est ainsi pour la résurrection des morts » (1Co 15,41).

En associant à sa résurrection les hommes que la mort gardait en terre, le Christ leur a donné part au royaume du ciel.

La filiation d'Abraham s'est propagée uniquement par l'héritage de la foi, qui nous prépare au ciel, nous rapproche des anges, nous élève jusqu'aux étoiles.

« Dieu dit : ' Telle sera ta descendance ' et Abraham crut en Dieu » (Gn 15,6).

Il a cru que le Christ par son incarnation serait son héritier. Pour te le faire savoir, le Seigneur a dit :

-« Abraham a vu mon jour et s'est réjoui ».

Dieu l'a considéré comme juste parce qu'il n'a pas demandé d'explication mais a cru sans la moindre hésitation.

Il est bon que la foi devance les explications, sinon nous aurions l'air d'en demander au Seigneur notre Dieu, comme à un homme.

Quelle inconvenance de croire des hommes quand ils témoignent au sujet d'un autre, et de ne pas croire Dieu quand il parle de lui !

Imitons donc Abraham pour hériter le monde par la justification de la foi, qui l'a fait hériter de la terre.

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:16
 La Miséricorde favorise t-elle le péché ? (St Augustin)

 

« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus »

 

« Ils se retirèrent tous, l'un après l'autre. »

Ils ne restèrent plus que deux, la misérable et la Miséricorde.

Mais le Seigneur, après les avoir frappés avec le trait de la justice, ne daigna pas non plus regarder leur chute ; détournant d'eux son regard, « il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol ».


Cette femme étant restée seule, tous les autres étant partis, il leva les yeux vers elle.

Nous avons entendu la voix de la justice, écoutons aussi celle de la bonté...

Cette femme s'attendait à être punie par celui en qui on ne pouvait trouver de péché.

Mais lui, qui avait repoussé ses ennemis par la voix de la justice, levant sur elle les yeux de la miséricorde, l'interrogea :

« Personne ne t'a condamnée ? »

Elle répondit :

« Personne, Seigneur ».

Il lui dit :

« Moi non plus, je ne te condamnerai pas. Tu as pu craindre d'être condamnée par moi parce que tu n'as pas trouvé de péché en moi ; moi non plus je ne te condamnerai pas ».


Qu'est-ce à dire, Seigneur ?

Tu favorises donc les péchés ?

Non, pas du tout.

Remarque ce qui suit :

« Va, et désormais ne pèche plus ».

Le Seigneur a donc condamné, mais il a condamné le péché, non le pécheur...

Qu'ils fassent donc attention, ceux qui dans le Seigneur aiment sa bonté, et qu'ils craignent sa vérité...

Le Seigneur est bon, le Seigneur est lent à la colère, le Seigneur est miséricordieux, mais le Seigneur aussi est juste et le Seigneur est plein de vérité (Ps 85,15).

Il t'accorde le temps de te corriger, mais tu aimes mieux jouir de ce délai que te réformer.

Tu as été méchant hier, sois bonaujourd'hui ; tu as passé cette journée dans le mal, demain au moins change ta conduite.


C'est donc le sens des paroles qu'il adresse à cette femme :

« Moi non plus, je ne te condamnerai pas, mais, assurée pour le passé, sois en garde pour l'avenir.

Moi non plus, je ne te condamnerai pas, j'ai effacé ce que tu as commis ; observe ce que j'ai prescrit pour obtenir ce que j'ai promis ».

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:19
25 Mars. Annonciation à Sainte-Marie Lectures et éléments de méditation

 

Nous célébrons la fête de l'Annonciation à Sainte-Marie deux fois par an. Sur le 3ème dimanche après Koodhosh Eetho et le 25 Mars.

La Sainte Eucharistie doit être célébrée en ce jour même si elle vient pendant le Grand Carême, durant la Semaine de la Passion ou le Vendredi saint.

(La Sainte Eucharistie n'est pas célébrée tous les jours du Grand Carême, sauf tous les samedis et dimanches, mercredis de la mi-carême, 40e vendredi, et le jeudi saint au cours de la semaine de la Passion.)

Saint Qurbana

o 1 de St Jean 3: 2-17 :

  • 02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
  • 03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
  • 04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.
  • 05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
  • 06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.
  • 07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;
  • 08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.
  • 09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.
  • 10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.
  • 11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.
  • 12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.
  • 13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.
  • 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
  • 15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
  • 16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
  • 17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?

o

o Hébreux 6 13 :

o 13 Dieu a-t-il jamais dit à l’adresse d’un ange : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis le marchepied de ton trône ?

o 7 10 :

o 10 car il était en germe dans le corps de son ancêtre quand Melchisédech vint à la rencontre de celui-ci.

o Saint-Luc: 1 26 -38 :

  • 26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
  • 27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
  • 28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
  • 29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
  • 30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
  • 31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
  • 32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
  • 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
  • 34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
  • 35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
  • 36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
  • 37 Car rien n’est impossible à Dieu. »
  • 38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

o

 

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Homélie 4 sur le 'Missus est', 8-9 (Orval)
 

« Soyez sans crainte, Marie »

 

Vous l'avez entendu, ô Vierge, vous concevrez et enfanterez un fils, non d'un homme - vous l'avez entendu - mais de l'Esprit Saint. L'ange, lui, attend votre réponse : il faut qu'il retourne vers celui qui l'a envoyé. Nous attendons nous aussi, ô Notre-Dame. Accablés misérablement par une sentence de condamnation, nous attendons une parole de pitié. Or voici : elle vous est offerte, la rançon de notre salut. Consentez : nous sommes libres. Dans le Verbe éternel de Dieu nous avons tous été créés ; mais hélas ! la mort fait son œuvre en nous. Une brève réponse de vous suffit pour nous recréer, de sorte qu'à la vie nous soyons rappelés.

Ne tardez plus, Vierge Marie, donnez votre réponse. Ô Notre-Dame, prononcez-la cette parole que la terre, les enfers, les cieux-mêmes attendent. Voyez : le Roi et Seigneur de l'univers, lui qui a désiré votre beauté, désire avec non moins d'ardeur le oui de votre réponse ; à votre consentement il a voulu suspendre le salut du monde. Vous lui avez plu par votre silence ; vous lui plairez davantage à présent par votre parole. Voici que lui-même de là-haut vous interpelle « Ô la plus belle des femmes, fais-moi entendre ta voix » (cf. Ct. 2, 13-14). Oui, répondez vite à l'ange, ou plutôt, par l'ange au Seigneur. Répondez une parole, et accueillez le Verbe ; prononcez votre propre parole, et concevez le Verbe divin ; émettez une parole passagère, étreignez le Verbe éternel.

Vierge prudente, si votre réserve fut agréable à Dieu dans le silence, plus nécessaire est maintenant l'accord de votre parole. Heureuse Vierge, ouvrez votre cœur à la foi, vos lèvres à l'assentiment, votre sein au Créateur. Voici qu'au dehors le désiré des nations frappe à votre porte. Levez-vous, courez, ouvrez-lui : levez-vous par la foi, courez par l'empressement à sa volonté, ouvrez-lui par votre consentement.

« Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon votre parole. »

 

UNE METHODE SPIRITUELLE ?

Le mieux est d'observer une règle ordinaire d'activité spirituelle : se repentir, prier (sans cesse, sans imagination, avec l'intellect et avec la participation du cœur), lire les pères de l'Eglise, l'Evangile, rechercher la sobriété spirituelle (se garder des pensées, faire la charité). (Archimandrite Sophrony)

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:13
« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis » (St Athanase)

Par Saint Athanase (295-373),

évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 21-22 (trad. SC 199, p. 343s)

 

« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je Suis »

 

Quelqu'un pourrait demander : si le Christ devait livrer pour tous son corps à la mort, pourquoi ne l'a-t-il pas quitté simplement comme un homme ; pourquoi est-il allé jusqu'à le faire crucifier ?

Car on pourrait dire qu'il était plus convenable pour lui de déposer son corps dans la dignité, que de subir l'outrage d'une telle mort. Cette objection est trop humaine : ce qui est arrivé au Sauveur est vraiment divin et digne de sa divinité pour plusieurs raisons.


D'abord parce que la mort qui survient aux hommes leur arrive à cause de la faiblesse de leur nature ; ne pouvant durer longtemps, ils se désagrègent avec le temps. Des maladies leur surviennent et, ayant perdu leurs forces, ils meurent. Mais le Seigneur n'est pas faible ; il est la Puissance de Dieu, il est le Verbe de Dieu et la Vie en soi. S'il avait déposé son corps en privé, dans un lit, à la manière des hommes, on aurait pensé... qu'il n'avait rien de plus que les autres hommes... Il ne convenait pas que le Seigneur soit malade, lui qui guérissait les maladies des autres...


Pourquoi donc n'a-t-il pas écarté la mort comme il a écarté la maladie ? Parce qu'il possédait un corps justement pour cela, et pour ne pas entraver la résurrection... Mais, dira peut-être quelqu'un, il aurait dû esquiver le complot de ses ennemis, pour conserver son corps tout à fait immortel. Qu'il apprenne donc, celui-là, que cela non plus ne convenait pas au Seigneur. De même qu'il n'était pas digne du Verbe de Dieu, étant la Vie, de donner la mort à son corps par sa propre initiative, de même il ne lui convenait pas de fuir la mort donnée par d'autres... Une telle attitude ne signifiait aucunement la faiblesse du Verbe, mais elle le faisait connaître comme Sauveur et Vie... Le Sauveur ne venait pas consommer sa propre mort mais celle des hommes.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:08
SAINT GABRIEL Archange, qui êtes-vous ?

 

Gabriel appartient aux plus hautes hiérarchies des esprits célestes; il assiste devant la face de Dieu, comme il le dit lui-même à Zacharie.

Les missions qui concernent le salut des hommes par l'Incarnation du Verbe lui sont réservées, parce que c'est dans ce mystère, si humble en apparence, qu'éclate principalement la force de Dieu: or le nom de Gabriel signifie Force de Dieu.

Dès l'Ancien Testament, l'Archange a préludé à ce sublime emploi.

Nous le voyons se manifester à Daniel, après la vision qu'a eue ce prophète sur les deux empires des Perses et des Grecs; et tel est l'éclat dont il brille que Daniel tombe anéanti à ses pieds.

Peu après, Gabriel reparaît encore; et c'est pour annoncer au même prophète le temps précis de la venue du Messie:

Dans soixante-dix semaines d'années, lui dit-il, la terre aura vu le Christ-Roi.

Lorsque les temps sont accomplis, et que le Ciel a résolu de faire naître le dernier des prophètes, celui qui, après avoir averti les hommes de la prochaine manifestation du Divin Envoyé, doit Le montrer au peuple comme l'Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, Gabriel descend du Ciel dans le temple de Jérusalem, et prophétise au prêtre Zacharie la naissance de Jean-Baptiste, prélude de celle de Jésus Lui-même.

Après six mois, le saint Archange reparaît sur la terre, et, cette fois, c'est à Nazareth qu'il se montre.

Il apporte du Ciel la grande nouvelle. Sa céleste nature s'incline devant une fille des hommes; il vient proposer à Marie, de la part de Jéhovah, l'honneur de devenir Mère du Verbe éternel.

C'est lui qui reçoit le consentement de la Très Sainte Vierge; et quand il quitte la terre, il La laisse en possession de Celui qu'Elle attendait comme la rosée des Cieux.

Mais l'heure est venue où la Mère de l'Emmanuel doit donner aux hommes le fruit béni de Ses chastes entrailles.

La naissance de Jésus s'accomplit dans le mystère de la pauvreté; toutefois le Ciel ne veut pas que l'Enfant de la crèche demeure sans adorateurs.

Un ange apparaît aux bergers des campagnes de Bethléem, et les convoque au berceau du Nouveau-né.

Il est accompagné d'un nombre immense d'esprits célestes qui font entendre les plus ravissants concerts, et chantent: Gloire à Dieu et paix aux hommes!

Quel est cet ange supérieur qui parle seul aux bergers, et dont les autres anges forment comme la cour?

De graves docteurs catholiques nous enseignent que cet ange est Gabriel, qui continue son ministère de messager de la bonne nouvelle.

(Source : Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 120-121)

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