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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 20:11
Source : France Catholique / Chronique n° 373 parue dans F.C.-E. – N° 1896 – 15 avril 1983/Notes de Jean-Pierre ROSPARS du 6 avril 2015

Source : France Catholique / Chronique n° 373 parue dans F.C.-E. – N° 1896 – 15 avril 1983/Notes de Jean-Pierre ROSPARS du 6 avril 2015

Qui de nous n’a étourdiment souhaité de toute son âme être l’un de ces deux qui, marchant vers Emmaüs, dans le jour déclinant, rencontrèrent en route le Mystérieux Pèlerin : « – Et commençant par Moïse et les prophètes, il leur expliqua comment les Écritures avaient parlé de Lui » (Luc, 24, 27).

Nous autres, abreuvés de sciences

Comme nous aurions bu ses paroles ! Mais surtout, croyons-nous, combien nous aurions rassasié nos yeux de sa vue, nous autres hommes du XXe siècle abreuvés de sciences, de critique historique, de mythologie comparée, de psychanalyse, et que sais-je encore, plus bardés que Thomas de défenses contre les illusions des sens, de l’esprit, du cœur, dûment chapitrés surtout par force théologiens dont le nom me démange sur ce qu’autorisent ou non les lois naturelles ! [1]

Car, mes chers frères, la Foi, c’est la Foi, c’est entendu, mais gardons-nous de penser bêtement que Jésus notre Maître nous ait donné à croire que sa Résurrection fût (si peu que ce soit) contraire à notre Raison. La Raison, mes chers frères, tout de même, c’est la raison, et Dieu ne s’amuse pas à violer nos lois inviolables de la nature. Lisez, étudiez mon livre (dont le titre me démange), et vous verrez clair comme le jour que, si l’on croit tout bêtement ce qu’il semble que les Évangiles nous racontent, à certains moments il faudrait qu’il y eût trois corps du Christ simultanément pour le moins.

– Mais, mon père, comment expliquez-vous que quand je lis attentivement les Évangiles non point comme M. Hercule Poirot, le fameux détective, mais à genoux et retenant mes larmes, il me semble que j’en comprends très bien les récits, même un peu différents entre eux [2], tandis que quand j’étudie laborieusement les explications que vous m’en donnez, je (si vous permettez que l’on vous parle comme mon jeune fils) n’y entrave que dalle, sauf de temps à autre – mais, alors, pour me sentir soulevé par une rigolade (c’est toujours mon fils qui parle) fort peu évangélique.

Il paraîtrait que la Résurrection, oui, sans doute, saint Paul nous dit bien que si Jésus n’est pas ressuscité, alors notre foi est vaine [3], mais il faudrait s’entendre sur le mot résurrection, car il y a ces fameuses Lois Naturelles.

S’entendre avec qui ?

Singulier « fantôme » : il leur ouvrit les yeux

Si quelqu’un a quelque chose à dire sur les Lois Naturelles, je serais porté à penser que ce sont les savants. Que beaucoup de savants soient enclins à ne croire rien, et surtout pas ce que disent leurs collègues, cela est sûr. Qu’il y ait des Lois Naturelles, c’est l’espoir de tous, puisqu’ils travaillent à les découvrir. Mais quant à en dire les limites, si l’un d’eux affirmait les connaître, il n’obtiendrait qu’un succès modéré, car cela reviendrait à annoncer :

– Messieurs, voilà, j’ai le triste devoir de vous mettre tous à la retraite, car je suis arrivé au dernier mot des choses et vous voudrez bien, je vous prie, vous recycler désormais dans la limonade ou l’artichaut [4].

Mais revenons aux choses sérieuses, c’est-à-dire à la Résurrection.

« Il leur expliquait la loi et les prophètes » et comment il fallait que le Fils de l’Homme mourût, puis revînt d’entre les morts. Tous trois marchaient vers Emmaüs sous le soleil de Pâques, encore en plein jour, puisqu’à la fin de l’étape il est dit que le soir tombe et qu’Emmaüs est à quelque dix ou douze kilomètres de Jérusalem, selon les textes, et à une trentaine, selon les archéologues. Plus tard, quand Il aura disparu, ils se diront l’un à l’autre (Luc 24, 32) : « Notre cœur ne brûlait-il pas lorsqu’il nous parlait en chemin ? »

Voilà donc deux hommes qui marchent aux côtés de leur maître bien-aimé, qui l’écoutent, le regardent, l’interrogent, tout cela en plein jour, et ils ne le reconnaissent pas. « Leurs yeux », est-il dit dans le texte grec, « étaient impuissants à le reconnaître, ekratounto... me (empêchés, écrivent certaines traductions). Un peu plus loin (Luc 24, 36 et la suite), il apparaît parmi les autres, et les voilà épouvantés, ils croient voir un fantôme. Un fantôme ? Reprenons nos sens. Les patientes de Janet à la Salpêtrière [5], les survivants des grandes catastrophes (c’est le cas des Apôtres), croient voir des fantômes : quelques mots magiques tels que traumatisme, choc psychologique, ou même, si l’on veut être plus moderne, hypoglycémie sanguine par suite de stress, etc..., suffisent à faire rentrer le mystère dans le catalogue des Lois Naturelles.

Mais le « Fantôme » les gronde doucement : « Qu’allez-vous chercher là ? Voyez mes mains et mes pieds, touchez-moi », etc. Et mieux encore : « Avez-vous quelque chose à manger ? », et surtout (V. 44/45) : « Il leur ouvrit les yeux » [6].

Il fallait je ne sais quel surcroît du cœur

Il résulte bien de tout cela que l’on pouvait regarder le Ressuscité pendant des heures, manger avec lui, lui parler sans le reconnaître. Pour le reconnaître, il fallait qu’il le voulût. Il fallait je ne sais quel surcroît du cœur et de la pensée que même les Apôtres d’eux-mêmes n’avaient pas. Ah, la Résurrection, que voulez-vous, ce n’est pas un événement livré à la présomption du premier discutailleur venu, ni d’aucun discutailleur du tout. C’est un Mystère. Un Mystère, voilà tout.

« S’il n’est pas ressuscité, alors notre foi est vaine » : ultime secret de la foi, peut-être. L’Apôtre a-t-il voulu dire : « Si sa Résurrection n’est qu’une blague, alors, on nous a bien eus ». Je crois que non, pas du tout.

L’Histoire tourna sur son pivot de ténèbres

Ce n’est pas ce qui est écrit dans les Évangiles.

Mais il ne faut pas refuser de lire ce qui est écrit. Quand Jésus fut mort et enseveli, que croyaient les Apôtres ?

Ce qu’ils croyaient alors, ils le disent, et ce n’est pas le Christianisme (Luc 24, 20, 21) : « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël. Et puis, voilà, il y a trois jours qu’on l’a crucifié et qu’il est mort ». L’enseignement de Tibériade, le Sermon sur la Montagne, l’ont-ils oublié ? Non ! Mais (verset 19) « Jésus était un prophète puissant en œuvres et en paroles », un prophète de plus, grand, certes, mais mort et vaincu comme les autres.

La foi chrétienne n’a été révélée et enseignée qu’après le Golgotha. Le christianisme n’aurait simplement pas existé sans la Résurrection [7].

Sans la Résurrection, quelque chose en fût resté, ce n’eût été qu’une manière d’essénisme. Tout l’enseignement antérieur à la Résurrection ne prend son sens que par elle, n’aurait jamais envahi le cœur des hommes et fait le tour de la terre sans elle.

Si nous sommes là, vous et moi, hommes et femmes du XXe siècle, c’est que notre place est là. Si les cœurs simples et purs parmi lesquels Il choisit de se montrer ne comprirent pas ce qu’ils virent, alors nous !

Le moment où l’Histoire du monde tourna sur son pivot de ténèbres, où l’incompréhensible tragédie devient promesse pour tous les siècles à venir, ne dura que quelques secondes (Jean 20, 11, et la suite) [8].

« Marie se tenait dehors, près du tombeau, et pleurait... Jésus lui dit : « Marie ! » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbouni ! c’est-à-dire : Maître ! » [9]

C’est alors que tout prit un sens, à jamais.

Aimé MICHEL

Chronique n° 373 parue dans F.C.-E. – N° 1896 – 15 avril 1983. Pâques cette année-là était le 3 avril.

Notes de Jean-Pierre ROSPARS du 6 avril 2015

Notes

[1] De nombreux théologiens et exégètes contemporains se sont montré très embarrassés par les « miracles » relatés dans les Écritures. Il est arrivé à Aimé Michel de nommer certains d’entre eux qui ont excité sa verve, par exemple dans les chroniques n° 87, L’énigme du deuxième cadavre (10.05.2010) ou n° 239, Relectures groucho-marxistes (21.12.2012). L’un des plus célèbres de ces théologiens fut Rudolf Bultmann qui, comme on l’a vu, « liquida » la naissance virginale de Jésus, ses miracles, sa résurrection physique, sa descente aux enfers etc. ; qui n’étaient à ses yeux que de simples vestiges d’une conception mythologique du monde aujourd’hui caduque (chronique n° 233, Éloge de Lucky Luke – Il y a folie à vouloir tout expliquer dans le cadre du peu qu’on sait (15.12.2014).

[2] De nombreux ouvrages ont traités en tout ou partie de la Résurrection. Deux d’entre eux, entièrement consacrés à ce sujet, m’ont particulièrement intéressés. Tous deux ont le mérite de s’écarter résolument de l’exégèse majoritaire, laquelle, selon le cardinal jésuite Jean Daniélou, « ne voit dans les évangiles que le témoignage de la foi de la première communauté chrétienne et non le témoignage rendu à un évènement historique par ceux qui y ont été mêlés » (La Résurrection, Seuil, Paris, 1969). Les présupposés positifs (une foi communautaire tardive) et négatifs (l’exclusion du « miracle ») de cette exégèse majoritaire expliquent son caractère flou et « littéraire » (pour ne pas dire verbeux) en contraste avec la précision de l’exégèse prenant le témoignage des évangiles au sérieux.

Le livre du linguiste Maurice Pergnier : La résurrection de Jésus de Nazareth : énigme, mystère et désinformation, Éditions du Rocher, Monaco, 2006 (sur l’auteur, voir http://www.editions-harmattan.fr/in...), est une étude factuelle des récits de la Résurrection dans le Nouveau Testament, leurs contradictions, leur valeur historique et leurs explications possibles.

Celui de l’ingénieur et prêtre Thomas Kowalski (1933-2003), Les témoins de la résurrection de Jésus du tombeau vide à l’Ascension (Parole et Silence, 2002) est un examen minutieux des textes qui se signale par son érudition, sa rigueur, sa clarté et sa concision. C’est le second, et seul publié, des trois tomes que devaient comprendre cet ouvrage. (On aimerait savoir ce que sont devenus les deux autres manuscrits et s’ils seront un jour publiés).

Dans une homélie prononcée le 18 mars 2003 lors des obsèques du père Kowalski, Jean-Marie Lustiger a donné d’utiles précisions sur la vie et les méthodes de ce dernier. « Je me souviens, raconte-t-il, d’un premier congé qu’il m’avait demandé dans les années 63 ou 65, pour un séjour prolongé au bord du lac de Tibériade. Pourquoi ? “Je veux, m’avait-il dit, essayer de comprendre ce que disent les synoptiques sur la traversée du lac lors de la multiplication des pains.”. C’était typique de la manière dont Thomas posait les questions. Au retour, il ne nous a rien dit de ses conclusions. Mais j’ai saisis qu’il avait alors entrepris de mettre toutes ses forces dans une recherche rigoureuse, alors négligée, voire abandonnée par les travaux exégétiques dominants. Il prenait pour hypothèse de départ (au sens du raisonnement scientifique) qu’il ne fallait pas soupçonner a priori l’Évangile de n’être qu’une affabulation de la communauté croyante. Et ce, alors même qu’il pouvait manier - et il le faisait admirablement - tout l‘arsenal de l’analyse des textes ; Thomas partait de l’hypothèse que l’Évangile attestait en vérité le mystère du Christ. Il a pris les choses avec son esprit scientifique, il vérifiait jusqu’au bout ce qui était vérifiable : lieux, chronologie, etc. Mais, poussé par cette quête spirituelle, il a débordé de toutes parts ce que la plupart des exégètes étaient capables de faire : par exemple, pour vérifier des indications climatiques données par la Bible (sécheresse, etc.) il a systématiquement exploité des carottages géologiques des recherches pétrolières ; et combien d’autres domaines encore ! » (http://www.institutlustiger.fr/docu...)

[3] Saint Paul s’est exprimé sans ambiguïté à ce sujet dans sa première lettre à l’église de Corinthe, église qu’il fonda lors d’un séjour de dix-huit mois dans cette ville vers 50-52 :

« Or, si l’on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment certains parmi vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Mais si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vide, vide aussi votre foi. (…) Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. (…) Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » (Cor. 1, chap. 15, v. 12-14, 19 et 32).

On remarquera que la difficulté d’admettre la résurrection ne date pas de l’avènement de la pensée scientifique. Déjà quand Paul en parle aux philosophes athéniens « les uns se moquent, les autres disent : nous t’entendrons une autre fois » (Actes, chap. 17 , v. 32). Ici, la contestation monte de chrétiens de Corinthe. Les choses n’ont guère changé de nos jours où tant la résurrection du Christ que l’existence d’une vie au-delà de la mort sont tenus pour des mythes. « C’est pourquoi, note Jean Daniélou, la réfutation que saint Paul donne dans la première Épître aux Corinthiens de ceux qui contestent la résurrection des morts garde aujourd’hui toute sa valeur. » (op. cit., p. 82).

[4] Aimé Michel a présenté plusieurs fois cet argument de l’inachèvement des sciences. Outre la chronique n° 233 (ci-dessus), il est développé dans les chronique n° 160, La science et le mystère – Rousseau, Gödel et saint Vincent de Paul (18.07.2011) et n° 340, Il faut tourner sept fois sa langue avant de dire que c’est absurde – L’insuffisance du raisonnement purement verbal et la nécessité de la vérification (12.05.2014).

[5] Pierre Janet, concurrent malheureux de Freud, a fait l’objet de la chronique n° 148, Janet et la découverte de la conscience – Ou comment des découvertes importantes peuvent sombrer dans l’oubli (22.07.2013).

[6] Les compagnons d’Emmaüs font l’objet du chapitre 3 du livre de Thomas Kowalski (op. cit.). On y apprend que Cléopas, le seul des compagnons nommés par Luc, est probablement le Clôpas de Jean 19, 25, époux d’une des Maries qui se tenaient au pied de la croix. Ce Cléopas serait le frère de Marie, la mère de Jésus, et le père de Jacques et Joseph, les fameux « frères de Jésus ». Il aurait quitté Jérusalem avec son épouse le dimanche de Pâques vers 9 heures du matin pour rejoindre sans attendre le domicile conjugal en Galilée (ce qui expliquerait l’apparition « en chemin » à deux Maries notée par Matthieu 28, 8-9) si bien que les disciples d’Emmaüs auraient été trois en réalité. Ils auraient parcouru à pied les 30 km (160 stades) les séparant du village arabe d’Amouâs (= Emmaüs), rasé lors de la Guerre des Six Jours en 1967, où ils seraient arrivés vers 15 heures. Après avoir reconnu le Christ, ils auraient loué des montures pour revenir plus rapidement à Jérusalem où ils seraient arrivés vers 19 heures pour avertir les Onze et leurs compagnons rassemblés au Cénacle.

[7] La naissance du christianisme demeure une énigme historique majeure. En effet, si l’on repousse le témoignage des évangiles et que l’on reste dans le cadre des faits scientifiques connus et acceptés, on peine à répondre à deux questions : Comment un prophète crucifié et des apôtres découragés ont-ils pu donner naissance à une religion nouvelle ? Comment un homme, Jésus, a-t-il pu être divinisé en milieu juif ?

Comme l’écrit Jean-Christian Petitfils (Jésus, Fayard, Paris, 2011, pp. 476-478), « l’histoire des religions est emplie de personnages élevés au rang de dieux pendant leur vie ou après leur mort : rois, empereurs, mages ou gourous. L’étonnement tient au fait que c’est du peuple juif, au sein de la religion la plus monothéiste qui soit, qu’un homme crucifié comme un esclave a été porté sur les autels. (…) Un fait demeure, inexplicable rationnellement, outrepassant les frontières de l’improbable. Tout aurait dû s’arrêter à la pierre roulée au tombeau de Joseph d’Arimathie, creusé près d’un jardin, aux portes de Jérusalem. Abattus après l’arrestation de leur maître et la tragédie du Golgotha, les disciples étaient anéantis par sa mort ignominieuse sur une poutre. Or étrangement tout a commencé là. »

Jean Guitton y insiste : « l’idée de la divinité d’un homme avait contre elle toute la tradition antérieure des penseurs religieux juifs. » Pour eux Dieu était unique et irreprésentable, si bien qu’il ne pouvait exister qu’une distance infranchissable entre Lui et le Messie que certains attendaient,. « Un Dieu sous forme d’homme était donc deux fois impensable, deux fois abominable. (…) La divinité de Jésus n’était point dans l’horizon des Juifs. Or, (…) voici que, tout d’un coup, par une mutation brusque, en Asie et en Europe, aussitôt après la mort de Jésus (…) on voit paraître ce culte du Christ-Dieu. (…) Il n’y a pas d’intervalle, ni de progrès, ni de transition, ni de passage. Cela n’était pas. Cela a été (…) » (Jésus, Le livre de poche Grasset, 1956).

[8] Sur « l’incompréhensible tragédie » qu’est la vie dans l’univers voir par exemple la chronique n° 257, Le Dieu des savants – Les horreurs de la nature et la loi morale dans un univers animé par une pensée (25.02.2013).

[9] Ce passage revêt une importance particulière. Les dernières lectures d’Aimé Michel étaient les évangiles. La veille de sa mort, il dit à sa fille « J’ai trouvé la grande paix » en se référant à un passage de l’évangile de saint Jean (chapitre 20, versets 15 et 16). Rappelons ici le passage entier : 11 Cependant Marie se tenait dehors près du tombeau et pleurait. Tout en pleurant, elle se penche vers le tombeau 12 et voit deux anges vêtus de blanc, assis là où reposait le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. 13 Ceux-ci lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « C’est qu’on a enlevé mon seigneur et je ne sais où on l’a mis. » 14 Sur ces mots, elle se retourne et voit Jésus qui se tenait là ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 15 « Femme, lui dit Jésus, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Elle, croyant que c’était le jardinier, lui répond : « Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le prendre. » 16 Jésus lui dit : « Marie ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! » (c’est-à-dire « Maître ! ») – 17 « Ne me retiens pas ainsi, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté vers le Père ; mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (traduction d’E. Osty).

Remarquons au passage que, comme les deux hommes en marche vers Emmaüs, Marie ne reconnaît pas Jésus tout de suite. Cette Marie la Magdaléenne (ce qui a donné Madeleine en français), venue de la petite ville de Magdala sur la côte orientale du lac de Galilée, ne doit pas être confondue avec la pécheresse qui avait oint les pieds de Jésus d’un parfum précieux (Luc, 3-9) dont Jean (12, 1-8) nous apprend qu’il s’agit de Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare. Marie de Magdala, elle, avait été guérie par Jésus d’une grave possession (Marc, 16, 9 ; Luc, 8, 2) que l’on peut interpréter comme un trouble mental. Or, elle est la première personneà laquelle le Christ ressuscité s’est manifesté. Cette priorité qui lui est accordée a fait difficulté pour les disciples. En effet, quand elle vient rapporter la rencontre près du tombeau vide, le groupe rassemblé au Cénacle ne la croit pas (« Mais eux (…) restèrent incrédules », Marc, 16, 11). Ils ont trois raisons de ne pas la croire : c’est une femme, son équilibre psychique est encore sujet à caution, et la révélation dont elle a bénéficié aurait dû leur être réservée d’abord à eux, les Apôtres, que le Christ a choisi pour être ses témoins ! « Le scénario primitif de la Résurrection soulignait donc que le Christ avait choisi parmi la foule des possédés la femme démoniaque la plus indigne d’un tel privilège. » (Kowalski, op. cit., p. 13). Mais c’était un choix bien conforme à l’esprit des évangiles.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans CATECHISME et CATECHESE
13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 20:00
St Grégoire de Narek (Lu dans "France Catholique", article de Vincent AUCANTE)

Grégoire serait né sur les bords du lac de Van (aujourd’hui en Turquie), au milieu du Xe siècle, non loin de l’îlot où siégeait le roi d’Arménie de l’époque, alors sous la tutelle du Calife. L’érémitisme arménien était en plein essor : autour des monastères, des anachorètes vivaient dans des grottes, dont certaines ont conservé de belles fresques. Grégoire a passé tout sa vie dans le monastère de Narek, qui venait d’être fondé et suivait la règle de saint Basile. Le savant mystique a été engagé dans les disputes doctrinales de l’époque, et a enseigné sans répit, jusqu’à sa mort au début du XIe siècle. Il a défendu notamment les racines bibliques de l’Église, « l’épouse », purifiée par les sacrements. Grégoire de Narek a inspiré le monachisme arménien, et de nombreux hommes d’Église sont ses héritiers, mais il joue aussi un rôle essentiel dans la poésie, la littérature et la musique arméniennes. Au XXe siècle, le poète arménien Avetik Issahakian et le compositeur russe Alfred Schnittke le considèrent comme une source profonde d’inspiration.

Dans la pensée de Grégoire de Narek, la liturgie devient un chemin partagé par tous les fidèles : elle initie la conversion du cœur, et se poursuit dans l’oraison personnelle. La pénitence et l’ascétisme jouent un rôle important dans cette ascension vers l’intériorité dans laquelle on pénètre par les « discours à Dieu des profondeurs du cœur ». Grégoire nous a laissé plusieurs textes mystiques et spirituels, généralement écrits à la demande expresse de ses supérieurs. Les thèmes principaux de cette œuvre sont la solidarité dans le péché et le combat spirituel, la confiance en la Miséricorde divine, l’amour de la vie mystique. Les textes qui ont survécu aux affres du temps illustrent cette spiritualité forte qui a profondément influencé les Églises arméniennes : des élégies sacrées, des hymnes et des odes destinés à la liturgie, un Commentaire du Cantique des cantiques, une Histoire de la Croix d’Aparanq relatant le transfert d’une relique de la Vraie Croix en Arménie, divers panégyriques des saints arméniens, et surtout le Livre des lamentations.

Celui-ci a accompagné les Églises arméniennes dans toutes leurs tribulations. On le déposait sur l’autel paroissial, on le lisait au chevet des malades, on le méditait, chaque novice devait recopier lui-même son exemplaire. Grégoire de Narek s’y adresse « à la multitude innombrable des chrétiens assemblés dans tout l’univers », et, se tournant vers l’éternité divine, embrasse en même temps toutes les époques, et touche aussi la nôtre. Il est indéniable que, par ce texte poétique et mystique, Grégoire de Narek rejoint les grands saints spirituels de l’Église universelle comme saint Jean Climaque ou saint Jean de la Croix.

Alexandre, séminariste destiné à l’éparchie Sainte-Croix de Paris des Arméniens catholiques, espère que Grégoire de Narek sera davantage étudié : « De tels saints sont des modèles qui doivent retrouver leur place dans l’Église catholique arménienne : ils apportent un souffle de renouveau. »

.

Prière du soir

Transforme en allègre repos

Ce sommeil pareil à la mort,

Dans les abîmes de la nuit :

Par l’intercession suppliante

De la sainte Mère de ta divinité

Et de tous tes élus.

Protège en ton recueillement

Les fenêtres de mes yeux

Par où je perçois la sagesse.

Soustrais-les à l’épouvante

Et aux troubles tumultueux :

Divertissements de cette vie,

Songes, rêves,

Cauchemars pleins de folie.

Rappelle-moi ton espérance ;

Qu’elle m’en épargne l’offense.

Alors, désormais dégrisé

De la charge de mon sommeil,

Vigilant, toujours attentif,

L’âme rénovée par la joie,

Fermement établi en toi

Puissé-je envoyer jusqu’au ciel

La voix de mes vœux parfumés par la foi.

Vers toi, roi de bénédiction et d’indicible gloire,

En harmonie avec les chœurs te célébrant dans les hauteurs,

Car tu es glorifié par toute créature

Dans les siècles des siècles,

Amen [1]

Notes

[1] G. de Narek, Paroles à Dieu. Livre des Lamentations, 12, 4, trad. A. et J.-P. Mahé, Louvain, Peeters, 2014, p. 81-82.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 09:54
Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :

Livre de la Sagesse 5,1-5.

Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs.
A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.
Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : « Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !
Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?"


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,26-33.

En ce temps-là, Jésus dit aux foules : " Si quelqu'un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
Quiconque ne porte pas sa croix et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.
Qui de vous, en effet, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense, pour voir s'il a de quoi l'achever ?
De peur qu'ayant posé le fondement et ne pouvant pas terminer, tous ceux qui verront cela ne se mettent à le ridiculiser,
disant : " Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu terminer ! "
Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour délibérer s'il est capable de se heurter, avec dix mille hommes, à celui qui vient contre lui avec vingt mille ?
S'il ne l'est pas, tandis qu'il est encore loin, il envoie une ambassade faire demande de paix.
Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple.

Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine
Homélies spirituelles (trad. Deseille, S0 40, Bellefontaine 1984, p.114)

Nous livrer à lui totalement


Comment est-il possible que, malgré de tels encouragements et de telles promesses de la part du Seigneur, nous refusions de nous livrer à lui totalement et sans réserve, de renoncer à toutes choses et même à notre propre vie, conformément à l'Evangile (Lc 14,26), pour n'aimer que lui seul, et rien d'autre avec lui ?

Considère tout ce qui a été fait pour nous : quelle gloire nous a été donnée, que de dispositions en vue de l'histoire du salut faites par le Seigneur depuis les pères et les prophètes, que de promesses, que d'exhortations, quelle compassion de la part du Maître dès les origines !

A la fin, il a manifesté son indicible bienveillance envers nous en venant demeurer lui-même avec nous et en mourant sur la croix pour nous convertir et nous ramener à la vie.

Et nous, nous ne laissons pas de côté nos volontés propres, notre amour du monde, nos prédispositions et nos habitudes mauvaises, apparaissant en cela comme des hommes de peu de foi, ou même sans foi aucune.

Et cependant, vois comment, malgré tout cela, Dieu se montre plein d'une douce bonté.

Il nous protège et nous soigne invisiblement ; malgré nos fautes, il ne nous livre pas définitivement à la méchanceté et aux illusions du monde ; dans sa grande patience, il nous empêche de périr et guette de loin le moment où nous nous tournerons vers lui.

PRIERE DICTEE PAR LE SEIGNEUR A SŒUR FAUSTINE :

Faites que mes yeux soient miséricordieux, pour que jamais je ne juge selon les apparences et ne soupçonne personne, mais que je voie, dans toutes les âmes ce qu’elles ont de beau et qu’à toutes je sois secourable.

Faites que mes oreilles soient miséricordieuses, toujours attentives aux besoins de mes frères et jamais fermées à leur appel.

Faites que ma langue soit miséricordieuse pour que jamais je ne dise du mal de personne, mais que pour tous j’ai des paroles de pardon et de réconfort.

Faites que mes mains soient miséricordieuses et pleines de charité, afin que je prenne sur moi tout ce qui est dur et pénible pour alléger ainsi les fardeaux des autres.

Faites que mes pieds soient miséricordieux et toujours prêts à courir au secours du prochain, malgré ma fatigue et mon épuisement.

Que je me repose en servant !

Faites que mon cœur soit miséricordieux et ouvert à toute souffrance. Je ne le fermerai à personne, même à ceux qui en abusent, et moi-même je m’enfermerai dans le Cœur de Jésus.

Jamais je ne dirai mot de mes propres souffrances.

Puisse Votre Miséricorde se reposer en moi Seigneur !
Transformez-moi en Vous, car tu es mon TOUT.
»

Amen !

Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :
Saint Herménégilde, Prince des Wisigoths,
Martyr 586 A.D.)

Saint Herménégilde était le fils et héritier de Leovigilde, roi des Wisigoths, qui avait embrassé le christianisme des hérétiques ariens.

Mais par l'enseignement de l'évêque Léandre de Séville (fêté le 27 Mars), Herménégilde fut converti à la plénitude de la foi orthodoxe, pour laquelle son père le Roi le fit jeter en prison.

Le jour de Pâques 486, le roi envoya un de ses prêtres donner sa communion à son fils. Mais Herménégilde refusa, en proclamant que communier avec les hérétiques c'est acquiescer à leur croyance et s'enfoncer dans leur erreur; allant plus loin, il dit au prêtre que la communion des hérétiques n'était rien que du pain et du vin, car le Corps et le Sang du Christ ne se trouvent que dans l'offrande faite par l'Eglise.

Le roi enragé envoya ses soldats, qui à ses ordres mirent à mort son propre fils.

Plus tard, le roi se repentit de cet acte inhumain, et il demanda à l'évêque Léandre d'instruire son fils cadet Récarède dans la foi orthodoxe.

Ainsi, le peuple wisigoth fut amené à la foi.

(Source :Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après http://www.abbamoses.com/months/october.html)

Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :

POURQUOI L’ÉGLISE ORTHODOXE NE SE MODERNISE-T-ELLE PAS ?

Il y a des personnes qui critiquent l’Église orthodoxe à cause de son refus de se moderniser. Ces personnes sont dérangées par le fait que nous avons aujourd’hui également les mêmes offices que dans le passé, la même iconographie, les mêmes chants, la même architecture, etc. Vu par l’œil d’un homme séparé de Dieu, ceci indique un manque de nouveauté, et donc une stagnation. L’Église orthodoxe ne marche pas au pas et au rythme des changements du monde parce que sa mission est, pas de s’identifier au monde, mais de sanctifier le monde. Quand l’esprit du monde gagne dans l’Église, nous nous trouvons dans une Église sécularisée. Mais cette Église a sur les fidèles un impact de plus en plus faible, parce que, dans une telle Église, l’homme se met en face, non du Christ, mais de lui-même. Et alors les croyants ne trouvent dans l’Église plus rien de différent de ce qu’ils trouvent dans le monde

Nous ne devons pas cacher le fait qu’il y a des célébrants qui, par désir de nouveauté, sont arrivés à un niveau complet d’innovations liturgiques et de compromissions : leur argument est qu’ils font cela pour rapprocher les hommes davantage de Dieu. Nous ne croyons pas que, par exemple, un mariage officié dans la propriété d’un laïc, par exemple, et non dans l’Église, fasse que ceux qui sont présents se précipitent à la suite du Christ, et que s’enflamme en eux le désir de lui.

Si l’Église avait précisément le monde comme fondateur, il serait alors normal qu’elle cherche à s’assimiler le plus possible à lui. Mais puisque qu’elle est liée à Dieu, qui est sans mélange et sans changement, on peut comprendre pour quelle raison elle ne cherche pas à prendre le monde comme modèle.

Le monde blesse l’homme et le rend malade, tandis que l’Église guérit l’homme des blessures de l’âme et du corps. Si l’Église s’identifiait au monde, l’homme ne ferait qu’approfondir ces blessures, les rendre même mortelles par sa présence dans l’Église.

Il ne faut pas se soucier du fait que l’Église est dans une réelle tension avec ce monde. Puisque le Sauveur a dit que « la sagesse de ce monde est folie », c’est un bon signe que l’Église garde une distance entre son propre modèle et celui du monde.

Retenons que, désuète comme elle paraît l’être à certains, l’Église orthodoxe offre pourtant à celui qui vit en elle le modèle du Christ. Or le saint apôtre Paul dit : « si quelqu’un est dans le Christ, il est un être nouveau » (1 Co 5, 17). De là ressort que l’Église n’est réfractaire ni à ce qui est nouveau ni au renouvellement.

Pourquoi l’Église ne marche-t-elle pas au pas du monde ? Parce que Dieu veut que nous soyons, non pas de simples hommes, mais des dieux par grâce. Pour cette raison, elle donne aux croyants, dans le cadre de la sainte liturgie, non pas du pain et du vin, mais le Corps et le Sang du Christ.

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Source « Sagesse Orthodoxe » qui traduisit du Site CrestinOrtodox.ro du 19.04.2013.; les titres sont de Sagesse Orthodoxe

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,1-8.

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs.
Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. »
Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »
Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? »
Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »




Extrait du Catéchisme de l'Église catholique (Romaine-catholique=
§ 1213-1216

« Naître de l'eau et de l'Esprit »


Le saint baptême est le fondement de toute la vie chrétienne, le porche de la vie dans l'Esprit et la porte qui ouvre l'accès aux autres sacrements.

Par le baptême nous sommes libérés du péché et régénérés comme enfants de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l'Eglise et faits participants à sa mission.

« Le baptême est le sacrement de la régénération par l'eau et dans la parole. »



On l'appelle « baptême » selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie « plonger », « immerger » ; la « plongée » dans l'eau symbolise l'ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d'où il sort par la résurrection avec lui (Rm 6,4), comme « nouvelle créature » (2Co 5,17 ;Ga 6,15).

Ce sacrement est aussi appelé « le bain de la régénération et de la rénovation en l'Esprit Saint » (Tt 3,5), car il signifie et réalise cette naissance de l'eau et de l'Esprit sans laquelle « nul ne peut entrer au Royaume de Dieu » (Jn 3,5).



« Ce bain est appellé illumination, parce que ceux qui reçoivent cet enseignement [catéchétique] ont l'esprit illuminé » (St Justin).

Ayant reçu dans le baptême le Verbe, « la lumière véritable qui illumine tout homme » (Jn 1, 9), le baptisé, « après avoir été illuminé » (He 10,32) est devenu « fils de lumière » (1Th 5,5), et « lumière » lui-même (Ep 5,8) :

« Le baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu... Nous l'appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d'incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu'il y a de plus précieux.

Don, parce qu'il est conféré à ceux qui n'apportent rien ; grâce, parce qu'il est donné même à des coupables ; baptême, parce que le péché est enseveli dans l'eau ; onction, parce qu'il est sacré et royal (tels deviennent ceux qui sont oints) ;

illumination, parce qu'il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu'il voile notre honte ; bain, parce qu'il lave ; sceau, parce qu'il nous garde et qu'il est le signe de la seigneurie de Dieu. »

(St Grégoire de Nazianze)

Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :

LA FOI CHRÉTIENNE ORTHODOXE INCLUT-ELLE UNE RESPONSABILITÉ POLITIQUE ?

Sur la base des paroles du Christ, notre Maître en tout, le chrétien orthodoxe est appelé à « rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César ». Il a des devoirs par rapport à Dieu, ainsi que des devoirs par rapport à la société civile. Il est dans le monde, non par accident, mais parce qu’il y est envoyé par le Christ, avec une mission précise : pratiquer les commandements divins, manifester la sagesse évangélique, agir selon la justice divine, et surtout manifester en toute occasion l’amour de Dieu pour tous ainsi que la joie donnée par le Christ à ses disciples et, par eux, au monde, le matin de sa résurrection. La responsabilité politique du chrétien orthodoxe repose donc sur une mission : annoncer l’Evangile, témoigner de la Résurrection, donner les signes de la libération apportée par le Christ.

Concrètement, cette responsabilité politique du chrétien orthodoxe, cohérente avec l’Evangile, se traduit par :

  • la prière et le jeûne pour le monde, notamment quand des questions importantes sont débattues sur le plan politique, en période d’élection, quand la société est soumise à une crise, et quand des signes positifs et constructifs peuvent être décelés. La prière sera alors louange et action de grâces pour le monde, pour la société civile et pour la création entière.
  • Le repentir personnel, notamment quand la société traverse des souffrances particulières, est une forme de responsabilité politique. Il consiste à déraciner de soi le péché et toutes les causes spirituelles du mal et de la souffrance qui se manifestent dans la société. Le Christ Lui-même, le grand et seul Innocent, est monté sur la Croix par amour pour le monde dont Il veut le Salut.
  • Le non-jugement à l’égard des personnes découle de l’attitude précédente. Il permet au chrétien orthodoxe d’exercer son sens de la responsabilité politique avec humilité, sans triomphalisme ni orgueil, et, si le Christ lui en donne la grâce, avec compassion.
    L’acquisition du discernement : ne pas juger les personnes ne consiste pas à être aveugle devant des situations injustes, intolérables du point de vue de l’Evangile (exploitation de l’être humain, de la création confiée à l’être humain, ou des animaux). Le chrétien orthodoxe exerce sa responsabilité politique en discernant dans la société le plan de Dieu et ce qui est contraire à la volonté de Dieu. Tout advient dans le monde par la permission ou la volonté de Dieu : le chrétien orthodoxe n’est pas passif ; il discerne ce que Dieu a permis comme une épreuve utile pour éveiller la conscience des humains. Le discernement permet d’éviter toute forme de compromission avec des pensées et des comportements contraires à l’Evangile. Il appartient à la responsabilité politique du chrétien orthodoxe de dénoncer ce qui est mauvais pour l’Homme et pour la Création.
  • L’engagement concret. Le chrétien orthodoxe exerce la responsabilité politique qui lui est confiée par son statut de baptisé et par son statut de citoyen. Il vote, il élit et est élu. Il exerce des responsabilités à tous les niveaux de la vie politique ; il travaille à faire triompher le point de vue divin en ce qui concerne la personne humaine et la création tout entière.
  • La parole et l’écrit, l’usage des divers moyens de communication, appartiennent au chrétien orthodoxe pour agir dans le monde en disciple du Christ. Il exerce cette liberté d’expression comme un charisme prophétique, et cela jusqu’au martyre, s’il le faut. Le chrétien orthodoxe exerce sa responsabilité politique en annonçant les voies de Dieu pour son monde.
  • Dans sa prière, pour ses propres péchés, et pour le Salut du monde, le chrétien orthodoxe exerce encore sa responsabilité politique en invoquant la prière de la Mère de Dieu, Protectrice des chrétiens et de tous les êtres humains, ainsi que la prière des saints, en particulier des saints locaux du pays.
Lundi 13 AVRIL 2015: Éléments de méditation :
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 19:24
Grand auteur mystique, Grégoire de Narek est surtout connu pour son recueil de prières, d’environ 20 000 vers, composé en l’an 1000 et utilisé dans la liturgie arménienne. Les thèmes principaux de l’œuvre de saint Grégoire, appréciée pour son expression poétique vigoureuse, sont la solidarité dans le péché, la confiance en la Miséricorde divine malgré la nécessité absolue du combat spirituel et l’amour de la vie mystique. Passionné par l’étude des Pères de l’Église, saint Grégoire a passé presque toute sa vie au monastère de Narek.

Grand auteur mystique, Grégoire de Narek est surtout connu pour son recueil de prières, d’environ 20 000 vers, composé en l’an 1000 et utilisé dans la liturgie arménienne. Les thèmes principaux de l’œuvre de saint Grégoire, appréciée pour son expression poétique vigoureuse, sont la solidarité dans le péché, la confiance en la Miséricorde divine malgré la nécessité absolue du combat spirituel et l’amour de la vie mystique. Passionné par l’étude des Pères de l’Église, saint Grégoire a passé presque toute sa vie au monastère de Narek.

Saint Grégoire de Narek, moine mystique arménien du Xème siècle, est connu pour son recueil de prières de près de 20 000 vers, fréquemment utilisé dans la liturgie arménienne. Lors d’une messe présidée par le Pape François en la basilique Saint-Pierre en mémoire des victimes des massacres des Arméniens en 1915, saint Grégoire de Narek a été officiellement proclamé comme le 36e docteur de l’Eglise reconnu par Rome. Il deviendra ainsi le second à provenir d’une Eglise orientale après Ephrem le Syrien, élevé au doctorat en 1920 par Benoît XV.

Cette annonce arrive alors qu’est commémoré cette année le centenaire du massacre arménien par les Turcs, le 24 avril 1915.Cette question ultra-sensible complique les rapports entre Ankara et la vingtaine de pays qui ont officiellement reconnu le génocide arménien. Jean-Pierre Mahé, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, et traducteur des œuvres de saint Grégoire de Narek, revient avec Anne-Sophie Saint-Martin, de RadioVatican sur cette figure de l’Eglise arménienne.

Qui est Saint Grégoire de Narek, nouveau docteur de l’église ?
Jean-Pierre Mahé
: C’est le plus grand poète et en même temps, le plus grand mystique et théologien de l’histoire de l’Arménie. Ça fait 1000 ans qu’il accompagne la vie religieuse des Arméniens. Il a été l’auteur le plus copié après l’Évangile. Il y avait pratiquement un Narek dans chaque Église du village qui était posé sur la Sainte Table, à côté de l’Écriture Sainte. On avait un Narek dans chaque maison. On le lisait au chevet du malade et dans toutes autres circonstances ou on en copiait les morceaux quand on partait en voyage. Certains pénitents recopiaient le Narek pour confesser leurs péchés. Bref, ça a été vraiment le guide spirituel des Arméniens pendant plus de 1000 ans et jusqu’à aujourd’hui, bien entendu.
Saint Grégoire de Narek est un saint très populaire ?
Jean-Pierre Mahé
: Très populaire et à qui on a attribué toute sorte de miracles. Et évidemment, quand le monastère de Narek a été détruit pendant la Première Guerre mondiale et qu’il y avait encore des Arméniens dans la région, il y avait des pèlerinages interminables vers ce monastère.
Aujourd’hui, quelle a été la réaction de la communauté arménienne à l’annonce du doctorat de Saint Grégoire de Narek ?
Jean-Pierre Mahé :
La réaction, ce n’est pas du tout une surprise parce qu’un saint d’une telle popularité ne peut être reconnu, à leurs yeux, que comme docteur de l’Église. Mais le fait important, c’est que la proclamation d’un nouveau docteur de l’Église, c’est un message qu’adresse le Saint Père et le Collège des cardinaux à la totalité des chrétiens de l’univers, du monde entier et également, du présent et du futur. C’est donc une grande joie pour tous les Arméniens parce que c’est un des leurs. C’est aussi une très grande joie pour les catholiques arméniens parce qu’ils sont tout à fait minoritaires, mais d’une certaine façon, le fait que le plus grand saint de leur nation soit accueilli ainsi parmi les trente-six docteurs de l’Église universelle, c’est une reconnaissance de leur communauté et de l’apport de la nation arménienne à la foi chrétienne. Naturellement, une telle proclamation n’aurait pas été possible si elle n’avait été portée par les défenseurs de ce doctorat. C’est le synode des évêques de l’Église arménienne catholique qui a souhaité promouvoir ce dossier de doctorat qui m’a, avec mon épouse, chargé de préparer une traduction parce que c’était absolument essentiel pour qu’on puisse apprécier l’œuvre de Saint Grégoire. C’est une longue chaîne de collaboration qui fait fête avec l’accord de toute une Église pendant quinze ans de travail pour arriver là.

Grégoire de Narek: Un Saint moine arménien déclaré docteur de l'Église par l'Eglise Romaine-Catholique

Que représente cette annonce, et en particulièrement l’année lors de laquelle on va fêter le centenaire du massacre arménien ?
Jean-Pierre Mahé
: Ce centenaire du massacre arménien ou du « génocide » puisque c’est le terme qui a été reconnu par plusieurs États, c’est terrible parce que c’est quelque chose qui est actuel. J’allais dire que les Arméniens ont été définitivement exclus de leur patrie sauf un tout petit morceau, c’est par exemple le 10° ou 12° de leur pays qui n’a pu être envahi par les Turques et par les Ottomans qui est aujourd’hui l’Arménie indépendante. Mais tous les chrétiens du Proche-Orient qui étaient là bien avant l’Islam sont aujourd’hui persécutés. Et donc, le fait de proclamer un des leurs, c’est-à-dire quelqu’un qui n’est ni de tradition grecque ni de tradition latine mais qui est un oriental comme l’était l’autre docteur de l’Église orientale, Éphrem de Nisibe, me parait extrêmement important dans l’actualité. Évidemment, pour les Arméniens, c’est aussi une consécration des martyrs de leur nation parce que tous ces martyrs étaient des personnes qui lisaient et qui connaissaient par cœur de longs passages de Saint Grégoire de Narek et c’est là qu’ils ont puisé, en partie, la force de subir leur martyr.

Grégoire de Narek: Un Saint moine arménien déclaré docteur de l'Église par l'Eglise Romaine-Catholique
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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:52
PRIERE DICTEE PAR LE SEIGNEUR A SŒUR FAUSTINE* :

Faites que mes yeux soient miséricordieux, pour que jamais je ne juge selon les apparences et ne soupçonne personne, mais que je voie, dans toutes les âmes ce qu’elles ont de beau et qu’à toutes je sois secourable.

Faites que mes oreilles soient miséricordieuses, toujours attentives aux besoins de mes frères et jamais fermées à leur appel.

Faites que ma langue soit miséricordieuse pour que jamais je ne dise du mal de personne, mais que pour tous j’ai des paroles de pardon et de réconfort.

Faites que mes mains soient miséricordieuses et pleines de charité, afin que je prenne sur moi tout ce qui est dur et pénible pour alléger ainsi les fardeaux des autres.

Faites que mes pieds soient miséricordieux et toujours prêts à courir au secours du prochain, malgré ma fatigue et mon épuisement.

Que je me repose en servant !

Faites que mon cœur soit miséricordieux et ouvert à toute souffrance. Je ne le fermerai à personne, même à ceux qui en abusent, et moi-même je m’enfermerai dans le Cœur de Jésus.

Jamais je ne dirai mot de mes propres souffrances.

Puisse Votre Miséricorde se reposer en moi Seigneur !
Transformez-moi en Vous, car tu es mon TOUT.
»

Amen !

*Sainte moniale Polonaise Catholique Romaine

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:48
« Recevez l'Esprit Saint » La chrismation (Saint Cyrille de Jérusalem)

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église . Catéchèse 21, 1-3

« Recevez l'Esprit Saint »

Frères, baptisés dans le Christ, revêtus du Christ (Ga 3,27), vous avez été configurés au Fils de Dieu.

Car Dieu, qui nous a prédestinés à l'adoption (Rm 8,29), nous a modelés (Gn 2,7) sur le corps glorieux du Christ...

Vous êtes devenus des « christs » puisque vous avez reçu la marque du Saint Esprit.

Tout ce qui vous est arrivé, c'est l'image de ce qui est arrivé au Christ, dont vous êtes l'image (Gn 1,27).

Lorsque, baigné dans les eaux du Jourdain..., le Christ en est remonté, le Saint Esprit en personne a fait irruption sur lui.

De même, remontés de la fontaine baptismale, vous avez reçu la chrismation ; vous avez été oints du saint chrême.

Cette marque dont le Christ lui-même a été oint, c'est l'Esprit Saint...

Le Christ, en effet, n'a pas été « chrismé », n'a pas été oint, par les hommes.

C'est le Père qui l'a établi Sauveur de tout l'univers et l'a oint du Saint Esprit, comme l'a proclamé le prophète David :

« Dieu, ton Dieu, t'a oint de l'huile d'allégresse, de préférence à tous tes compagnons. » (Ps 44,8)

De même que le Christ a été réellement crucifié, enseveli et ressuscité, vous aussi, par votre baptême, vous avez été admis à participer symboliquement à sa croix, à son tombeau et à sa résurrection.

Ainsi est-il pour la chrismation :

Christ était oint d'une huile joyeuse et spirituelle, par l'Esprit Saint..., car il est source de joie spirituelle.

Et vous, vous avez été oints d'une huile sainte qui vous a rendus participants et compagnons du Christ lui-même.

C'est d'abord sur le front que vous avez été oints, pour être affranchis de la honte du premier Adam et pouvoir contempler à visage découvert, comme dans un miroir (2Co 3,16), la gloire du Christ.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 14:43
"Que la lumière soit" /  " Voici le Jour que fit le Seigneur" (St Augustin)

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Sermon 258 (trad. SC 116, p. 347s)

« Et Dieu dit : ' Que la lumière soit ' » (Gn 1,2)

« Voici le jour que fit le Seigneur » (Ps 117,24).

Rappelez-vous l'état du monde à l'origine :

« Les ténèbres étaient sur l'abîme et l'Esprit de Dieu planait sur les eaux.

Et Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.

Et Dieu sépara la lumière des ténèbres et il appela la lumière Jour et il appela les ténèbres Nuit » (Gn 1,2s).

« Voici le Jour que fit le Seigneur ».

C'est le jour dont parle l'apôtre Paul :

« Autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur » (Ep 5,8)


Thomas n'était-il pas un homme, un des disciples, un homme de la foule pour ainsi dire ?

Ses frères lui disaient :

« Nous avons vu le Seigneur ».

Et lui :

« Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt dans son côté, je ne croirai pas ».

Les évangélistes t'apportent la nouvelle, et toi tu ne crois pas ?

Le monde a cru et un disciple n'a pas cru ?

Il n'était pas encore devenu ce jour qu'a fait le Seigneur ; les ténèbres étaient encore sur l'abîme, dans les profondeurs du cœur humain, qui était ténèbres.

Que vienne donc celui qui est le point du jour, qu'il vienne et qu'il dise avec patience, avec douceur, sans colère, lui qui guérit :

-« Viens. Viens, touche ceci et crois. Tu as déclaré : ' Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt, je ne croirai pas '.

Viens, touche, mets ton doigt et ne sois plus incrédule, mais fidèle.

Je connaissais tes blessures, j'ai gardé pour toi ma cicatrice ».


En approchant sa main, le disciple peut pleinement compléter sa foi.

Quelle est, en effet, la plénitude de la foi ?

De ne pas croire que le Christ est seulement homme, de ne pas croire non plus que le Christ est seulement Dieu, mais de croire qu'il est homme et Dieu.

Ainsi le disciple auquel son Sauveur donnait à toucher les membres de son corps et ses cicatrices s'écrie :

« Mon Seigneur et mon Dieu ».

Il a touché l'homme, il a reconnu Dieu.

Il a touché la chair, il s'est tourné vers la Parole, car « la Parole s'est faite chair et elle a habité parmi nous » (Jn 1,14).

La Parole a souffert que sa chair soit suspendue au bois ; la Parole a souffert que sa chair soit mise au tombeau.

La Parole a ressuscité sa chair, l'a montrée aux yeux de ses disciples, s'est prêtée à être touchée de leurs mains. Ils touchent, ils crient :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 08:23
Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance (Entre autre) avec le califat ».

Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance (Entre autre) avec le califat ».

« L'État islamique est Satan. » Parole d'exorciste. Dans une interview accordée au journal italien Il Giorno, le père Gabriele Amorth, chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome depuis 1986, revient sur la fureur des djihadistes contre les chrétiens. « Les choses arrivent tout d'abord dans les sphères spirituelles et, ensuite, se concrétisent sur cette terre. Les royaumes spirituels sont seulement au nombre de deux.
L'Esprit Saint et l'esprit démoniaque. Le mal déguisé sous diverses formes – politique, religieuse, culturelle... – a une unique source d'inspiration : le diable. Comme chrétien, je lutte spirituellement contre la Bête. »

Et encore : « La politique mondiale, qui aujourd'hui n'apporte pas de réponse au massacre des chrétiens, devra aussi combattre l’État islamique et le combattre sous une forme différente ». L'exorciste parle de la perte de terrain du christianisme dans le monde actuel : « Interrogeons-nous sur ce que l'Occident a fait au cours des dernières décennies. Il a envoyé Dieu au diable. Il a fini avec les bénédictions d'écoles, il a fini avec les croix, il a tout envoyé promener ».

Le père Amorth conclut en parlant de Satan : « Il me répond seulement lorsque je lui pose une question. Il répète que le monde est en son pouvoir, et en cela il dit la vérité. Bibliquement parlant, nous sommes dans les derniers temps et la Bête travaille frénétiquement ».

(Source Aleteia : TEAM ALETEIA (734) )

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 21:27
12 AVRIL 2015: Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse) Lectures pour la Liturgie.

Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse)

· Saint Qurbana

o 1ère de St Pierre 2 19-25 :

  • 19 En effet, c’est une grâce de supporter, par motif de conscience devant Dieu, des peines que l’on souffre injustement.
  • 20 En effet, si vous supportez des coups pour avoir commis une faute, quel honneur en attendre ? Mais si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu.
  • 21 C’est bien à cela que vous avez été appelés, car C’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces.
  • 22 Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge.
  • 23 Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice.
  • 24 Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris.
  • 25 Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.

o

o 2ème à Timothée 2 1 à 13 :

  • 01 Toi donc, mon enfant, trouve ta force dans la grâce qui est en Jésus Christ.
  • 02 Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour.
  • 03 Prends ta part de souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus.
  • 04 Celui qui est dans l’armée ne s’embarrasse pas des affaires de la vie ordinaire, il cherche à satisfaire celui qui l’a enrôlé.
  • 05 De même, dans une compétition sportive, on ne reçoit la couronne de laurier que si l’on a observé les règles de la compétition.
  • 06 Le cultivateur qui se donne de la peine doit être le premier à recevoir une part de la récolte.
  • 07 Réfléchis à ce que je dis, car le Seigneur te donnera de tout comprendre.
  • 08 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile.
  • 09 C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
  • 10 C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
  • 11 Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
  • 12 Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
  • 13 Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même.

o

o Saint Jean 20 19-31 :

  • 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
  • 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
  • 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
  • 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
  • 24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
  • 25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
  • 26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
  • 28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
  • 29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
  • 30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
  • 31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

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12 AVRIL 2015: Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse) Lectures pour la Liturgie.
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:54

Jérusalem ce 11 Avril 2015

Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
Un grand miracle en Orthodoxie: Le Miraccle du Saint Feu au Saint Sépulcre de Jérusalem
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