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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:31
Prêtre et martyr  († 859)

Prêtre et martyr († 859)

 

 

 

Euloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire :

-« Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

 

Saint Euloge
Prêtre et martyr 
(† 859)

 

E

uloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire : « Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

Saint Euloge
Prêtre et martyr 
(† 859)

 

E

uloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire : « Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:27
Évêque d'Amiens et martyr  (IVe siècle)

Évêque d'Amiens et martyr (IVe siècle)


 

        Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus  riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne,  au IVe siècle, furent convertis à la foi par saint Honestus, prêtre de  Toulouse et disciple de saint Saturnin. Convaincus que de la première  éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils  entre les mains de ce saint ecclésiastique, qui l'instruisit et le prit  pour compagnon de ses courses apostoliques. 

        Prêtre à  vingt-quatre ans, Firmin eut tant de succès dans ses prédications, que  saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse, l'ordonna évêque,  pour évangéliser les païens. L'évêque missionnaire parcourut les  Gaules, évangélisa Agen, Clermont, Angers, Beauvais, essuyant plusieurs  fois la persécution, battu de verges, chargé de chaînes dans les  cachots.

        Amiens fut la dernière et la plus glorieuse  étape de l'apôtre, qui y fixa son siège. Dès les premiers jours, le  sénateur Faustinien fut converti avec toute sa famille. Firmin joignait  aux charmes de son éloquence le témoignage invincible d'une multitude de  miracles. Un jour, c'est un homme borgne qui en est l'objet ; le  lendemain, ce sont deux lépreux ; puis des aveugles, des boiteux, des  sourds, des muets, des paralytiques, des possédés du démon. Peu de temps  après son arrivée, les temples de Jupiter et de Mercure furent  complètement déserts. Firmin eut la tête tranchée.

 

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:11

De passage à Paris, Mère Agnès-Mariam de la Croix a donné une conférence le vendredi 6 mars 2015 sur la situation actuelle en Syrie après quatre années de guerre. Des inhabituels...

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:07

Ce saint Jean de Matha des temps modernes risque sa vie tous les jours pour sortir ces jeunes filles de l’enfer.

Il mériterait le prix Nobel de l’amour. Au péril de sa vie, un homme, qui préfère garder l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité, entre sur des terres contrôlées par le pseudo État islamique (EI). Il y rachète des jeunes filles chrétiennes, musulmanes et yézidi, vendues comme esclaves sexuelles, et les aide ensuite à retrouver leur famille.


Un moment d’intense émotion

Combien en a-t-il ainsi sauvées ? Agit-il seul ? L’histoire ne le dit pas. Mais une vidéo le montre rendant une jeune fille yézidie à sa famille, qui ne savait pas ce qu’elle était devenue, depuis sa capture par des membres de l’EI. Ces images des retrouvailles avec son père sont un moment d’intense émotion, qui ne peuvent laisser indifférent quiconque possède une once d’humanité. 

L’esclavage, justifié par la sourate 4 du Coran, a été établi officiellement par Daesh, qui pratique la traite sexuelle dans son « califat » , comme en atteste une édition de sa revue en ligne Daquib, publiée en anglais. Ce commerce de la honte, qui déshonore tous ceux qui y trempent, concerne le plus souvent des jeunes filles des minorités chrétiennes ou yézidi. Leur prix varie en fonction de leur âge. Il est difficile d’imaginer le calvaire enduré par ces jeunes filles, et la souffrance de leur famille, en particulier de leurs parents. Celles qui ont la chance d’échapper à cet enfer mettront du temps à se reconstruire. Il est d’ailleurs peu probable qu’elles y arrivent vraiment un jour.


Un ordre religieux toujours au service de la libération des esclaves

Au Moyen-Âge, un chrétien, Jean de Matha (1160-1213), a consacré sa vie au rachat des esclaves. Après une vision du Christ libérant deux captifs, un blanc et un noir, il avait créé à cet effetl’ordre des Trinitaires. En 1789, l’ordre, qui n’avait cessé de se développer, avait pu libérer ainsi plus de 600 000 personnes. Saint Jean de Matha a été canonisé par l’Église au XVIIe siècle. Aujourd’hui, son ordre est présent dans de nombreux pays, où il continue d’œuvrer en faveur de la rédemption des personnes victimes des multiples formes d’esclavage de l’époque actuelle.

Adapté de l'italien par Élisabeth de Baudouïn pour "Aleteia"

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:00
L'exode sans retour des chrétiens d'Irak vers le Liban et l'Occident

(Source: Radio Vatican) 

Entretien – Des familles déracinées qui ont tout perdu en quelques heures, voire en quelques minutes ; des réfugiés traumatisés par ce qu’ils ont vécu ou ce qu’ils ont vu ; des personnes désemparées qui recherchent un peu de travail pour subvenir aux besoins de leurs proches : sœur Hanan Youssef, religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur, connue sous le nom de Sœurs du Bon Pasteur d’Angers, travaille dans un dispensaire situé à Roueissat, un bidonville de la banlieue nord de Beyrouth, au Liban. Elle accueille dans cette petite structure des réfugiés irakiens et syriens, notamment des chrétiens qui fuient les persécutions, les attentats, et les menaces des islamistes.

A l’occasion de la Nuit des Témoins, organisée par l’Aide à Eglise en Détresse (AED), sœur Hanan Youssef est en France pour témoigner de la détresse que vivent ces chrétiens réfugiés au Liban, pour demander le soutien et la prière des chrétiens occidentaux et pour raconter ce que, elle, et les autres sœurs du Bon Pasteur d’Angers, accomplissent au quotidien pour soulager la douleur de toutes ces familles.

Sœur Hanan Youssef gère ainsi un centre de soins médicaux dispensant des premiers soins, vaccinant les enfants, suivant les grossesses des femmes, assurant un service social et mettant à disposition des psychologues et des psychiatres.

Si depuis quelques mois, les médias occidentaux parlent plus souvent et plus largement de l’exode des chrétiens irakiens et syriens à cause de l’avancée de l’Etat islamique, sœur Hanan Youssef rappelle que les premiers chrétiens irakiens à avoir fui leur pays sont arrivés au Liban vers 2007-2008. Depuis 2011, et le début de la guerre en Syrie, elle a vu arriver davantage de chrétiens syriens avant de voir d’autres vagues d’Irakiens chercher refuge à partir de l’été 2014.

Jointe par Xavier Sartre, sœur Hanan Youssef explique que la situation des chrétiens syriens et celles des Irakiens est différente 

 

L'exode sans retour des chrétiens d'Irak vers le Liban et l'Occident
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:09
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:33
JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME, ET APRES...

JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME

 

Le regard de Dieu sur la femme

Consacrer une journée par an à la femme, aux femmes ou à une femme, paraît vraiment le minimum ! Notre époque, du reste, résolument féministe au moins dans les médias, focalise chaque jour l’attention sur des personnages ou des types féminins, ainsi que sur la souffrance féminine, faite d’injustice, d’humiliations et d’instrumentalisation. Familière est l’image de la femme captée par le regard intéressé de l’homme, et souvent à cet égard objectivée ; c’est également celle de la femme vue par la femme, miroir d’elle-même, la femme qui, dans les magazines chers ou populaires, se mesure à l’image des autres. Or Dieu pose un regard unique sur la femme – « Dieu créa la femme », rappelle un film célèbre. Il regarde celle qu’Il a créée. Nombre de passages évangéliques nous montrent comment le Seigneur la voit : pensons à ces rencontres du Créateur et de sa créature – la Samaritaine au puits de Jacob, la Cananéenne qui implore la guérison de son enfant, cette veuve anonyme de Naïm dont le Seigneur ressuscite le fils unique, Marie-Madeleine Égale-aux-apôtres, les myrophores dans le jardin au matin de la Résurrection… Cherchons dans l’Évangile qu’est-ce qu’être femme devant Dieu plutôt que devant les hommes ou devant son miroir.

Féminisme

Tout particulièrement, il est une femme, la seule, que Dieu, à Cana de Galilée et au Golgotha, appelle du nom de « femme » : c’est sa Mère selon l’humanité. La Mère de Dieu est vue comme l’archétype du féminin. Les conséquences du regard divin et de la foi chrétienne fondent un féminisme authentique – sans guerre des sexes, sans rivalité, sans virilisation non plus de la femme. Marie est l’icône de l’autonomie en Dieu de la femme par rapport à l’homme : la virginité n’en est-elle pas l’affirmation ? La virginité volontaire est liberté ; elle relativise l’ordre biologique et social, et dénonce le despotisme du sexe et du pouvoir, la tyrannie du plaisir.

Maternité spirituelle

Mais le féminisme de Marie n’est pas seulement dans sa virginité ; il est dans une fécondité qui ne doit rien à l’homme. Elle est rendue mère par Dieu seul et l’homme trouve près d’elle la place modeste du père adoptif. L’homme ne prétend plus être le dieu de la femme, et elle ne doit plus non plus être sa déesse. L’icône de la Vierge Mère conteste les idoles. Moniale ou mère, la femme, suivant le type féminin que porte la Mère de Dieu, est établie dans la maternité : la fécondité et la maternité biologique sont bénies dès le Paradis et dans toute célébration des fiançailles et du couronnement. Mais la femme reçoit également de Dieu la grâce de la maternité spirituelle : « Femme, voici ton fils ! », a dit le Dieu-Homme depuis la Croix. Sa maternité est donnée par Dieu et offerte à Dieu : la femme est appelée à enfanter des fils et des filles pour Dieu, à mettre au monde et à éduquer des enfants de Dieu – les icônes de la Mère de Dieu nous le montrent. C’est pourquoi également, le Seigneur a dit, à Cana de Galilée, à propos de sa Mère très pure : « Faites tout ce qu’elle vous dira ». Dans sa maternité spirituelle, la femme est mandatée par Dieu pour dire sa volonté.

La femme est une personne

« Journée de la femme ou des femmes », « éternel féminin », « la Femme et le salut du monde » (ouvrage de Paul Evdokimov), ces expressions et d’autres ne masquent pas l’aspiration profonde de l’être humain à être reconnu de façon ultime, non comme femme ou comme homme, mais comme personne. La femme est une personne. Or la personne transcende le masculin et le féminin. Le Christ nous offre une masculinité transfigurée et la Mère de Dieu une féminité transfigurée par la personne : s’accomplir en tant que personne, être plus que femme et plus qu’homme, est le grand projet. La femme est une personne qui a une nature féminine, soit, mais elle est plus que femme. Son créateur voit en elle, non seulement la femme qu’Il créa et qu’Il continue à soutenir, mais la personne créée à son image et en vue de sa ressemblance. Dieu n’est ni mâle ni femelle. Nous apprenons, surtout en ce temps de Carême, à regarder autrui, non plus comme un homme ou une femme, mais comme une personne avec laquelle nous aspirons à une communion infinie dans ce monde et dans l’autre (Radio Notre-Dame, Lumière de l’Orthodoxie, 8 mars 2015.).

 

Le regard de Dieu sur la femme

Consacrer une journée par an à la femme, aux femmes ou à une femme, paraît vraiment le minimum ! Notre époque, du reste, résolument féministe au moins dans les médias, focalise chaque jour l’attention sur des personnages ou des types féminins, ainsi que sur la souffrance féminine, faite d’injustice, d’humiliations et d’instrumentalisation. Familière est l’image de la femme captée par le regard intéressé de l’homme, et souvent à cet égard objectivée ; c’est également celle de la femme vue par la femme, miroir d’elle-même, la femme qui, dans les magazines chers ou populaires, se mesure à l’image des autres. Or Dieu pose un regard unique sur la femme – « Dieu créa la femme », rappelle un film célèbre. Il regarde celle qu’Il a créée. Nombre de passages évangéliques nous montrent comment le Seigneur la voit : pensons à ces rencontres du Créateur et de sa créature – la Samaritaine au puits de Jacob, la Cananéenne qui implore la guérison de son enfant, cette veuve anonyme de Naïm dont le Seigneur ressuscite le fils unique, Marie-Madeleine Égale-aux-apôtres, les myrophores dans le jardin au matin de la Résurrection… Cherchons dans l’Évangile qu’est-ce qu’être femme devant Dieu plutôt que devant les hommes ou devant son miroir.

Féminisme

Tout particulièrement, il est une femme, la seule, que Dieu, à Cana de Galilée et au Golgotha, appelle du nom de « femme » : c’est sa Mère selon l’humanité. La Mère de Dieu est vue comme l’archétype du féminin. Les conséquences du regard divin et de la foi chrétienne fondent un féminisme authentique – sans guerre des sexes, sans rivalité, sans virilisation non plus de la femme. Marie est l’icône de l’autonomie en Dieu de la femme par rapport à l’homme : la virginité n’en est-elle pas l’affirmation ? La virginité volontaire est liberté ; elle relativise l’ordre biologique et social, et dénonce le despotisme du sexe et du pouvoir, la tyrannie du plaisir.

Maternité spirituelle

Mais le féminisme de Marie n’est pas seulement dans sa virginité ; il est dans une fécondité qui ne doit rien à l’homme. Elle est rendue mère par Dieu seul et l’homme trouve près d’elle la place modeste du père adoptif. L’homme ne prétend plus être le dieu de la femme, et elle ne doit plus non plus être sa déesse. L’icône de la Vierge Mère conteste les idoles. Moniale ou mère, la femme, suivant le type féminin que porte la Mère de Dieu, est établie dans la maternité : la fécondité et la maternité biologique sont bénies dès le Paradis et dans toute célébration des fiançailles et du couronnement. Mais la femme reçoit également de Dieu la grâce de la maternité spirituelle : « Femme, voici ton fils ! », a dit le Dieu-Homme depuis la Croix. Sa maternité est donnée par Dieu et offerte à Dieu : la femme est appelée à enfanter des fils et des filles pour Dieu, à mettre au monde et à éduquer des enfants de Dieu – les icônes de la Mère de Dieu nous le montrent. C’est pourquoi également, le Seigneur a dit, à Cana de Galilée, à propos de sa Mère très pure : « Faites tout ce qu’elle vous dira ». Dans sa maternité spirituelle, la femme est mandatée par Dieu pour dire sa volonté.

La femme est une personne

« Journée de la femme ou des femmes », « éternel féminin », « la Femme et le salut du monde » (ouvrage de Paul Evdokimov), ces expressions et d’autres ne masquent pas l’aspiration profonde de l’être humain à être reconnu de façon ultime, non comme femme ou comme homme, mais comme personne. La femme est une personne. Or la personne transcende le masculin et le féminin. Le Christ nous offre une masculinité transfigurée et la Mère de Dieu une féminité transfigurée par la personne : s’accomplir en tant que personne, être plus que femme et plus qu’homme, est le grand projet. La femme est une personne qui a une nature féminine, soit, mais elle est plus que femme. Son créateur voit en elle, non seulement la femme qu’Il créa et qu’Il continue à soutenir, mais la personne créée à son image et en vue de sa ressemblance. Dieu n’est ni mâle ni femelle. Nous apprenons, surtout en ce temps de Carême, à regarder autrui, non plus comme un homme ou une femme, mais comme une personne avec laquelle nous aspirons à une communion infinie dans ce monde et dans l’autre (Radio Notre-Dame, Lumière de l’Orthodoxie, 8 mars 2015.).

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:28
« Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? » (Ste Faustine)

Par Sainte Faustine Kowalska

(1905-1938), religieuse .Petit Journal, § 1570 (trad. Eds. Parole et dialogue 2002, p. 521)

 

« Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? »


Ô Dieu de grande miséricorde, Bonté infinie, voilà qu'aujourd'hui l'humanité tout entière appelle de l'abîme de sa misère ta miséricorde, ta pitié, ô Dieu ; et elle appelle avec la voix puissante de la misère. Dieu bienveillant, ne rejette pas les prières des exilés de cette terre.

Ô Seigneur, Bonté inconcevable, tu connais à fond notre misère et tu sais que nous ne pourrions pas de nos propres forces nous élever jusqu'à toi.

C'est pourquoi, nous t'en supplions, devance-nous de ta grâce et augmente sans cesse en nous ta miséricorde, afin que nous accomplissions fidèlement ta sainte volonté durant toute notre vie, ainsi qu'à l'heure de notre mort.

Que la toute-puissance de ta miséricorde nous abrite des attaques des ennemis de notre salut, afin que nous attendions avec confiance, comme tes enfants, ta venue dernière, dont le jour est connu de toi seul.

Et nous, nous attendons à recevoir tout ce qui nous est promis par Jésus, malgré toute notre misère, car Jésus est notre espérance ; par son cœur miséricordieux nous passons comme par les portes ouvertes du ciel.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:13
ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…

(…)C’est une douleur terrible d’être séparé, même provisoirement – puisque nous avons tous rendez-vous dans le monde qui vient, mais cela paraît loin – des êtres que nous aimons et qui nous aiment. Nous sommes inconsolables, parce qu’il n’y a pas de consolation humaine à la mort. Aucun raisonnement n’y fait; la douleur est là; nous avons mal comme à l’endroit d’un membre arraché et qui nous fait souffrir quoiqu’il ne soit plus là. Le temps n’y fait rien non plus: quelque fois au contraire, la douleur et la souffrance s’amplifient dans la durée. Sans nous mettre indiscrètement à votre place, nous pouvons partager fraternellement une expérience parce que nous sommes des êtres humains, et, en l’occurrence, des chrétiens, et des Orthodoxes. Nous savons que le Christ par sa résurrection a vaincu le pouvoir de la mort, et nous voulons dans le concret goûter les conséquences de cet évènement. Un de nos amis, dans une circonstance analogue, a trouvé un soulagement…

 

Il a demandé pardon à Dieu du manque de confiance en lui et même de la révolte contre lui. Le fait de renoncer à ces passions et d’en recevoir du Seigneur lui-même le pardon miraculeux, l’a déjà soulagé et a, pour ainsi dire, ouvert une porte à la consolation divine – c’est-à-dire la grâce du saint Esprit, appelé justement le Consolateur. Cette consolation ne minimise en rien la souffrance; mais c’est comme un baume, une douceur, une sorte de lumière, un calme et une acceptation libre de la volonté incompréhensible de Dieu.

 

Il s’est engagé dans une prière très régulière, en suivant les offices de l’Église orthodoxe, soit à la maison, chez lui, soit à l’église sous la présidence de son prêtre et en présence de la communauté des frères. La consolation est venue également, pas immédiatement, mais dans la continuité de cette prière et de ces offices, parce que notre ami a été libéré de l’isolement qui l’emprisonnait dans la souffrance. Il a connu la grâce de la compassion à son propre égard et, simultanément, sa foi a été fortifiée: il a pu croire que le chemin fait par la personne endormie était un chemin béni. Il a reçu de Dieu la grâce de faire un projet pour la défunte servante de Dieu.

 

Ce qui l’a beaucoup aidé encore, c’est le conseil suivant: essaye de faire ce que cette personne qui repose en paix te dirait de faire; essaye de vivre selon le meilleur de cette personne et de faire sa volonté, chaque fois que c’est possible, de façon à expérimenter l’union avec elle. Si nous faisons ce qui est agréable à nos défunts, à condition bien sûr que cela soit cohérent avec l’Évangile, nous demeurons unis à eux, même jusque dans l’éternité. L’important, c’est de construire l’éternité avec nos défunts en apprenant, dès maintenant, à vivre avec eux. En effet, ils ne sont pas anéantis! Le Christ nous a appris qu’ils « reposent », et nous pouvons les sentir tout proches de nous, comme si nous veillions leur repos, comme une maman qui reste éveillée près de son enfant qui dort… Dans certains cas, nous pouvons les prendre comme intercesseurs devant Dieu.

 

Essayons de parler des défunts, non au passé, mais au présent, surtout quand nous parlons d’eux à Dieu. Nous pouvons ainsi avoir une prière de bénédiction: « Gloire à toi, pour ton serviteur (ou ta servante) N…, Seigneur Jésus, gloire à toi! »; « gloire à toi pour la bonté de ton serviteur ! Gloire à toi pour l’amour qu’il m’a montré! Gloire à toi qui veut le sauver et le glorifier au Dernier Jour, Seigneur Jésus, gloire à toi! »

 

La conséquence de cette attitude est que nous apprenons de Dieu à nous réjouir pour son serviteur endormi, et nous oublions notre peine, en pensant combien le Seigneur l’aime, combien Il voit tout ce qu’il a fait de bon dans sa vie, combien Il veut le sauver. Notre joie pour autrui devient plus grande que notre peine pour nous-mêmes. Dans le cas où la personne serait décédée dans de très mauvaises conditions – portant par exemple un gros fardeau non pardonné – notre inquiétude pour son salut deviendra prioritaire et nous n’aurons plus le temps de penser à nous-mêmes. Nous dirons continuellement à Dieu:

-« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, pardonne à ton serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans ton Paradis et sauve-le au Dernier Jour! »

 

.​(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

 

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

EST-IL CHRETIENNEMENT LEGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DEFUNTS ?

 

« … Est-il vraiment possible que notre monde et l'autre monde communiquent ? Nous est-il possible d'avoir une relation et une communion réelle avec nos enfants, avec notre mari ou notre femme, qui non seulement sont morts, mais dont les chairs sont décomposées ? Cette communion existe, mes bien-aimés ! …

… Lorsque nous dirigeons notre pensée, nos prières, vers l'autre vie, les morts nous entendent, car la terre et le ciel forment une seule Eglise, un seul troupeau, une même famille.

Tout comme un enfant fait retentir ses cris dans une maison, et que ceux-ci parviennent jusqu'aux personnes présentes, en quelqu'endroit qu'elles se trouvent, de même dans notre famille, dans l'Eglise, ce que nous disons sur terre est perçu par ceux qui sont au ciel...

… Nous formons un seul Corps avec les morts. Nous sommes une seule Eglise avec le ciel.

Si l'un de nous sur terre éprouve le besoin de parler à une autre personne, de s'occuper de son prochain, comprenez-vous combien plus les morts ont-ils besoinn que nous communiquions avec eux ?

Ils nous supplient continuellement de penser à eux. Nos morts vivent, ils abaissent leur regard vers nous pour voir si nous les commémorons. Par conséquent, envoyons nos prières vers eux.

Faisons dire pour eux quarante Liturgies. Pour eux, célébrons des offices de commémoration. Faisons l'aumône en leur nom. Tous ces actes les aident réellement, et constituent notre propre communion avec l'autre monde, avec les anges et les saints. « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d'un ministère, envoyés au service de ceux qui doivent recevoir l'héritage du salut ? » (Hébreux 1,14)

Quand nous faisons mémoire des défunts, ils se réjouissent, ils espèrent, ils progressent sans interruption vers le Second Avènement. Ceux d'entre eux qui ne s'opposent pas à Dieu, qui ne le rejettent pas, s'approchent de plus en plus de Lui et, dans leur joie, ils nous envoient sans cesse des messages pour que nous continuions à les commémorer.

Si vous saviez quelle reconnaissance est la leur et comment ils nous l'expriment ! …

… Les défunts regardent vers nous pour voir si nous nous souvenons d'eux dans nos prières. Ils ont besoin de nous, car ils sont désormais sans corps. Lorsqu'ils revêtiront de nouveau leur corps, ils pourront adresser eux-mêmes à Dieu des prières instantes...

… Quand nous communiquons avec le ciel par ce moyen, nous voyons s'accomplir devant nous des miracles, des guérisons, des visions, des apparitions de saints descendus vers nous. Tous les saints nous aident, tous les saints se penchent sur nous, tous les saints s'unissent à nos désirs !

Et les morts – comme nous disons, nous, mais qui sont en réalité vivants – se réjouissent en voyant quelle communion est la nôtre avec l'autre vie...

… Un jour, tandis qu'il lisait de nombreux noms, un moine-prêtre s'est posé les questions suivantes : '' Est-ce que ceux dont nous faisons mémoire sont sauvés ? Est-ce qu'ils sentent quelque chose ? Est-ce que le ciel comprend que, maintenant, je prie pour ceux qui ont quitté cette terre ? Est-ce que les morts sont aidés par mes prières ? ''

Fatigué comme il l'était, il s'est accoudé à sa stalle. Il a fermé les yeux et, entre sommeil et veille, mais dans un état de vigilance spirituelle assortie du labeur de la chair, il a élevé le regard de son cœur vers les cieux, et que voit-il ?

La multitide des esprits des défunts ! Et avec eux les saints et les anges ! Devant le trône du Christ, se tenait la Très-Sainte Mère de Dieu revêtue d'une parure resplendissante. Son visage était lumière. Elle regardait le Christ et Lui montrait les esprits défunts en disant : '' Mon Fils et mon Dieu, j'intercède personnellement pour chacun d'eux. Accueille les voix de Ta sainte Eglise.

'' Alors le moine entendit tous les morts chanter : '' Réjouis-toi, Vierge pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre toutes les femmes, et béni est le Fruit de ton sein, car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes. '' Non seulement tu as mis au monde notre Sauveur – le Christ – mais tu intercèdes jour et nuit pour nous ! Leurs voix devenaient '' comme la voix des grandes eaux '' (Apocalypse 1,15 ; 14,2).

Leurs voix étaient portés par les ailes des anges et se dispersaient partout dans le ciel et sur toute la terre. Au lieu de tambours et d'instruments, les anges frappaient leurs ailes et reprenaient : '' Car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes '' !.. . »

Archimandrite Aimilianos * Catéchèses et discours * Le culte divin, attente et vision de Dieu * La communion des deux mondes * Editions Ormylia * 2004

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 12:01
La fin de vie, c'est toujours la vie ! (Dossier)

La vie est fragile, elle l’est encore plus au début et à la fin du cycle qui nous mène de la naissance à la mort.

Et notre projet de société, notre principe de fraternité, est de rester solidaire tout au long de ce parcours, d’assurer à chacun, quelles que soient les circonstances, que c’est sa vie qui sera privilégiée ; en particulier au moment où il est le plus vulnérable.

C’est le fondement du lien familial, mais c’est aussi celui du lien social qui unit chacun d’entre nous au plus profond de notre conscience.

La proposition de loi créant des nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie brise cette solidarité.

En introduisant la sédation profonde et continue jusqu’au décès, elle bouleverse ce contrat social.

Elle remplace l’accompagnement des personnes en fin de vie par l’autorisation délibérée de mettre un terme à la vie.

Au nom de la dignité, cette loi nous fait renoncer à l’exigence humaine de l’accompagnement, au profit d’une sédation finale dont il sera impossible d’arrêter les contours, ni de tracer les limites.

Défendre la vie est certainement l’acte politique le plus emblématique que l’on puisse poser.

C’est le socle du vivre ensemble que chacun d’entre nous appelle de ses vœux.

La loi Leonetti de 2005 avait permis d’atteindre ce juste compromis pour combattre la douleur et éviter l’acharnement thérapeutique.

Cette loi était néanmoins exigeante.

Elle appelait à ce que nous développions une véritable politique de soins palliatifs ; elle nous interpellait positivement sur la fin de vie ; elle nous permettait d’éviter la tentation d’un expédient qui risque de satisfaire d’autres attentes que celles liées à la dignité de la personne humaine.

Ne renonçons pas à cette exigence. Car la proposition de loi dont nous allons débattre n’est pas un prolongement de la loi actuelle, ni une réponse à ses imperfections, c’est un profond changement de paradigme qui nous laisse à croire que la fin de vie n’est plus tout à fait la vie…

Jean-Christophe Fromantin

Député des Hauts-de-Seine

(Source : www.fromantin.com )

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Déclaration Inter-religieuse pour la Défence de la Vie:

Nous, représentants des trois grandes traditions religieuses monothéistes, conscients des évolutions qui traversent notre société, des nouvelles situations qu’elles génèrent et de la nécessité de rechercher des adaptations, voire des améliorations, des dispositifs législatifs et réglementaires pour accompagner ces évolutions, considérons qu’une telle recherche doit être le fruit d’un débat serein, démocratique et respectueux de la personne humaine et de sa dignité. Le contexte actuel manque de lisibilité, et la période que nous traversons est difficile, secouée par des crises à répétition, politique, économique, financière et morale. Un nouveau débat sur la fin de vie risque d’y ajouter de la confusion.

Il y a moins de dix ans, la République française avait tranché la question par la voix unanime de ses parlementaires, quand fut votée la loi Leonetti, le 22 avril 2005. « Rien ne pourra jamais justifier le droit de donner la mort à un homme » : ni sa santé, ni son inconscience, ni son extrême vulnérabilité, ni même son désir de mourir. Le caractère inviolable de la vie humaine avait franchi une nouvelle étape. Et c’est sur ce socle commun que s’est consolidé l’acte médical face à l’euthanasie.

Source et pour en savoir plus:

http://www.lemonde.fr/idees/article...

http://m.lesechos.fr/politique-soci...

http://tempsreel.nouvelobs.com/soci...

http://www.ladepeche.fr/article/201...

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Chronique de Gérard LECLERC, diffusée sur Radio Notre-Dame le 10 mars 2015.

À la une du Monde d’hier un grand titre : « Chrétiens, juifs, musulmans : l’appel des religions contre la loi sur la fin de vie ». Il s’agit d’un appel pour que « l’interdit de tuer soit préservé dans la loi ». Cinq hauts dignitaires l’ont signé : le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, François Clavairoly, président de la fédération protestante de France, Mgr Emmanuel, président de l’assemblée des évêques orthodoxes de France, Haïm Korsia, grand rabbin de France, Mohammed Moussaoui, président des mosquées de France. Il y a donc unanimité entre les grandes religions monothéistes sur un sujet extrêmement sensible, celui du terme de la vie humaine. Le fait est à noter, alors que le débat fait rage et que les promoteurs du droit à l’euthanasie disposent d’une orchestration médiatique considérable qui a abouti à rallier une bonne part de l’opinion.

En dépit de la pression, les grandes religions ne bronchent pas. Ce n’est pas en raison d’une insensibilité à la souffrance humaine, ce n’est pas pour maintenir des interdits inhumains. C’est en raison de la sauvegarde de la dignité humaine à laquelle l’acte de mort volontairement donné porte une violence extrême. Une violence qu’aucun adoucissement ne saurait abolir. C’est précisément, disent les signataires, au moment où une vie est la plus fragilisée qu’elle doit être entourée de la plus grande attention. Faut-il rappeler que c’est dans des institutions religieuses qu’à commencé l’initiation aux soins palliatifs ? J’ai le souvenir d’articles sur le sujet, très anciens, sous la signature du père Verspieren, qui s’était fait l’écho dans les cahiers Laënnec d’une initiative pionnière, en Angleterre me semble-t-il.

Il n’est pas anodin que des responsables religieux interviennent ensemble, après avoir mûrement réfléchi à la gravité de la situation. Il n’y a pas que la position neutre de la puissance publique pour favoriser le bien commun et la concorde entre citoyens. Il y a aussi la pratique d’un dialogue approfondi entre les religions pour créer plus de compréhension réciproque, plus de fraternité, plus d’actions communes aussi sur le terrain. Le domaine religieux est celui même des finalités humaines, celles qui éclairent les grandes options communes. Il faut souhaiter que le dialogue continuera. Notre pays en récoltera les fruits pour sortir de ses peurs et de ses hantises.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 10 mars 2015.

 

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