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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 07:56
La lumière vient ; crions avec le peuple :  -« Hosanna au Fils de David. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » (Epiphane de Salamine)

Homélie attribuée à saint Epiphane de Salamine (? - 403), évêque .1ère homélie pour la Fête des palmes ; PG 43, 427s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 157)

« Voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur un ânon, le petit d'une ânesse » (Za 9,9)


« Fille de Sion, réjouis-toi » ; sois dans l'allégresse, Église de Dieu ; « voici que ton roi vient à toi » (Za 9,9).

Va au-devant de lui, hâte-toi de contempler sa gloire.

Voici le salut du monde : Dieu vient vers la croix, et le Désiré des nations (Ag 2,8Vulg) fait son entrée dans Sion.

La lumière vient ; crions avec le peuple :

-« Hosanna au Fils de David. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »

Le Seigneur Dieu nous est apparu à nous qui étions assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort (Lc 1,79).

Il est apparu, résurrection de ceux qui sont tombés, libération des captifs, lumière des aveugles, consolation des affligés, repos des faibles, source des assoiffés, vengeur des persécutés, rachat de ceux qui sont perdus, union des divisés, médecin des malades, salut des égarés.

Hier, le Christ ressuscitait Lazare des morts ; aujourd'hui, il s'avance vers la mort.

Hier, il arrachait Lazare aux bandelettes qui le liaient ; aujourd'hui, il tend les mains à ceux qui veulent le ligoter.

Hier, il arrachait cet homme aux ténèbres ; aujourd'hui, pour les hommes, il s'enfonce dans les ténèbres et l'ombre de la mort.

Et l'Église est en fête.

Elle commence la fête des fêtes, car elle reçoit son roi comme un époux, car son roi se tient au milieu d'elle.

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 07:54
SAINT EUSTACHE (ou Eustaise), qui êtes-vous ?

SAINT EUSTACHE (ou Eustaise), qui êtes-vous ?
Abbé
(+
629)


Issu d'une noble famille burgonde, Eustaise naquit dans le pays de Langres, sans doute dans le Bassigny (Haute-Marne). Nous ne savons rien de ses parents, sauf qu'il était le neveu par sa mère de Miétius (ou Michus), évêque de Langres. Dès son plus jeune âge, il fut élevé par Colomban lui-même. On ne sait pas comment il connut Colomban, mais celui-ci eut bientôt fait d'apprécier ses grandes qualités et en fit son minister. «Ses progrès furent si grands en vertu et en science qu'on le jugea capable d'enseigner ». Telle était la confiance qu'il sut inspirer au saint Irlandais, que celui-ci se reposa sur lui d'une des parties les plus difficiles de sa charge, à savoir la direction de l'école du monastère.


Après l’expulsion de Colomban de Luxeuil en 610 avec ses compagnons irlandais, Eustaise fut, avec Attala et Cagnoald, un de ceux qui rejoignirent Colomban, sans doute à Metz, à la Cour de Théodebert. Nous les retrouverons ensuite sur les chemins de l'exil, à travers la Suisse, puis au bord du lac de Constance, à Bregenz (Autriche), où ils eurent permission de s'installer. En 612, au moment de quitter Bregenz, Colomban ordonna à Eustaise de rentrer à Luxeuil et d'y relever Attala et Waldolène qui avaient gouverné le monastère comme prepositi en son absence.


Le roi Clotaire, à la tête des trois royaumes mérovingiens, décida d'envoyer Eustaise à Bobbio pour tenter de décider Colomban à revenir à Luxeuil. Invoquant son âge, ce dernier déclina la royale invitation. Au retour, sur le chemin de Luxeuil il s’arrêta au monastère Saint-Maurice d’Agaune (Suisse) d'où il ramena, non sans difficultés, l'ermite Amatus (futur saint Amé).


Eustaise partit évangéliser les populations au bord du Doubs et jusqu’aux confins du Danube en fondant des monastères (Cusance dans le Doubs, Weltenburg, en Bavière). C’est sous son abbatiat et celui de son successeur saint Valbert que le monastère de Luxeuil devint une école monastique de réputation européenne, pépinière de saints et de bâtisseurs de monastères à travers la Gaule. Il dut combattre l’hérésie du moine Agrestius qui avait déjà converti Saint Amé et Saint Romaric et que Sainte Fare avait rejetée.


Les fondations de cette époque vécurent selon la règle de saint Colomban, probablement déjà assouplie en se mêlant avec celle de Saint Benoit.


Il mourut le 29 mars 629 et il fut enterré dans l’église Saint Pierre de Luxeuil. Ses reliques furent rassemblées avec celle de saint Valbert au cours du VIIIe siècle.



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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 06:26
« Hosanna au fils de David ! » (Bede le vénérable)

Par Saint Bède le Vénérable (v. 673-735),

moine, docteur de l'Église
Sermon n°23 (trad. Tournay rev.)

« Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29)


Vers l'Agneau de Dieu monte l'hosanna du peuple : tous ceux qui le pressent dans la foule le louent dans une seule et même confession de foi :

-« Hosanna au fils de David ! » (Mt 21,9)

Dans cette louange résonne déjà le chœur des saints qui chante :

-« Le salut est donné par notre Dieu qui est assis sur le trône et par l'Agneau ! » (Ap 7,10)

Il monte là où tous les jours il va donner son dernier enseignement (Lc 20,47).

C'est là qu'il va consommer le sacrement de la Pâque juive, observée fidèlement jusque là.

Lui-même il va donner la Pâque nouvelle aux siens quand, sorti au Mont des Oliviers, il va être mis à l'épreuve par ses ennemis et mis en croix le lendemain.

Tel l'agneau pascal, le voilà aujourd'hui qui aborde le lieu de sa Passion et accomplit la prophétie d'Isaïe :

« Comme une brebis, le voilà conduit à l'abattoir, comme un agneau qui se tait devant celui qui le tond » (53,7).

Cinq jours avant sa Passion, il veut arriver en sa ville ; il prouve par là qu'il est bien l'agneau immaculé qui vient enlever le péché du monde (Jn 1,29) ; il est bien l'agneau pascal qui, immolé, libère le nouvel Israël de son esclavage d'Égypte (Ex 12) ; c'est bien cinq jours avant sa Passion, que ses ennemis décident sa mort de façon irréductible.

Aujourd'hui, il nous signifie par là qu'il va nous racheter tous par son sang (Ap 5,9) ; dès aujourd'hui, dans la joie jubilante d'un peuple qui l'entoure et qui l'acclame, il entre dans le Temple de Dieu (Mt 21,12).

Le « médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ » (1Tm 2,5) va souffrir pour le salut du genre humain : c'est pour cela qu'il est descendu du ciel sur la terre, et aujourd'hui il veut approcher du lieu de sa Passion.

Ainsi sera-t-il évident pour tous qu'il va supporter sa Passion de son plein gré, nullement par force.

Invocation à l’ange gardien
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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 05:42
29 MARS : Hosanna. Dimanche des Rameaux  (7ème Dimanche de Carême) Texte scripturaires pour la Liturgie et éléments de méditation :
29 MARS : Hosanna. Dimanche des Rameaux  (7ème Dimanche de Carême) Texte scripturaires pour la Liturgie et éléments de méditation :

Saint Qurbana

o 1ère de St Jean 5: 1 -12 :

  • 01 Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui.
  • 02 Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
  • 03 Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau,
  • 04 puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.
  • 05 Qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
  • 06 C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité.
  • 07 En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
  • 08 l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
  • 09 Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils.
  • 10 Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils.
  • 11 Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.
  • 12 Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie.

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o Romains 8: 18 à 25 :

  • 18 J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous.
  • 19 En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
  • 20 Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance
  • 21 d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
  • 22 Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.
  • 23 Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.
  • 24 Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ?
  • 25 Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

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o Ephésiens 6 1-24 :

  • 01 Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste :
  • 02 Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse :
  • 03 ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.
  • 04 Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur.
  • 05 Vous, les esclaves, obéissez à vos maîtres d’ici-bas comme au Christ, avec crainte et profond respect, dans la simplicité de votre cœur.
  • 06 Ne le faites pas seulement sous leurs yeux, par souci de plaire à des hommes, mais comme des esclaves du Christ qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur,
  • 07 et qui font leur travail d’esclaves volontiers, comme pour le Seigneur et non pas pour des hommes.
  • 08 Car vous savez bien que chacun, qu’il soit esclave ou libre, sera rétribué par le Seigneur selon le bien qu’il aura fait.
  • 09 Et vous, les maîtres, agissez de même avec vos esclaves, laissez de côté les menaces. Car vous savez bien que, pour eux comme pour vous, le Maître est dans le ciel, et il est impartial envers les personnes.
  • 10 Enfin, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
  • 11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
  • 12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
  • 13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
  • 14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice,
  • 15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
  • 16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
  • 17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
  • 18 En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles.
  • 19 Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile
  • 20 dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.
  • 21 Et vous, vous saurez ce que je deviens et ce que je fais, car Tychique, le frère bien-aimé, le fidèle ministre dans le Seigneur, vous informera de tout.
  • 22 Je l’envoie spécialement auprès de vous, afin que vous ayez de nos nouvelles et qu’il réconforte vos cœurs.
  • 23 Que la paix soit avec les frères, ainsi que l’amour et la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ.
  • 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ d’un amour impérissable.

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o Saint Jean 12: 12-19 :

  • 12 La grande foule venue pour la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.
  • 13 Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël ! »
  • 14 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus, comme il est écrit :
  • 15 Ne crains pas, fille de Sion. Voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse.
  • 16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ; mais, quand Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui : c’était bien ce qu’on lui avait fait.
  • 17 La foule rendait témoignage, elle qui était avec lui quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts.
  • 18 C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre ; elle avait entendu dire qu’il avait accompli ce signe.
  • 19 Les pharisiens se dirent alors entre eux : « Vous voyez bien que vous n’arrivez à rien : voilà que tout le monde marche derrière lui ! »

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Pour la Procession (à l'entrée ouest)

o Saint-Luc 19: 28-40 :

  • 28 Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
  • 29 Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,
  • 30 en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.
  • 31 Si l’on vous demande : “Pourquoi le détachez-vous ?” vous répondrez : “Parce que le Seigneur en a besoin.” »
  • 32 Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.
  • 33 Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »
  • 34 Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. »
  • 35 Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus.
  • 36 À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
  • 37 Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus,
  • 38 et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »
  • 39 Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! »
  • 40 Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »

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Pour la bénédiction des palmes

o Zacharie 9: 9-12 :

  • 09 Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.
  • 10 Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays.
  • 11 Quant à toi, par le sang de ton alliance, je fais sortir tes captifs de la citerne sans eau.
  • 12 Revenez à la place forte, captifs pleins d’espérance. Aujourd’hui même, je l’affirme, je te rendrai au double.

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o Isaïe 51: 9-11 :

  • 09 Éveille-toi, éveille-toi, revêts-toi de force, bras du Seigneur ! Éveille-toi comme aux jours anciens, au temps des générations d’autrefois. N’est-ce pas toi qui taillas en pièces Rahab, qui transperças le Monstre marin ?
  • 10 N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand Abîme, qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour que passent les rachetés ?
  • 11 Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.

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o 1ère lettre de St Jean 2: 7-14 :

  • 07 Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement. La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien.
  • 08 Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous ; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière.
  • 09 Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant.
  • 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
  • 11 Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
  • 12 Je vous l’écris, petits enfants : Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.
  • 13 Je vous l’écris, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’écris, jeunes gens : Vous avez vaincu le Mauvais.
  • 14 Je vous l’ai écrit, enfants : Vous connaissez le Père. Je vous l’ai écrit, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’ai écrit, jeunes gens : Vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais.

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o Romains 11: 13-24 :

  • 13 Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,
  • 14 mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
  • 15 Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
  • 16 Si la partie de la pâte prélevée pour Dieu est sainte, toute la pâte l’est aussi ; si la racine de l’arbre est sainte, les branches le sont aussi.
  • 17 De ces branches, quelques-unes ont été coupées, alors que toi, olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches, et tu as part désormais à la sève que donne la racine de l’olivier.
  • 18 Alors, ne sois pas plein d’orgueil envers les branches ; malgré tout ton orgueil, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte.
  • 19 Tu vas me dire : « Des branches ont été coupées pour que moi, je sois greffé ! »
  • 20 Fort bien ! Mais c’est à cause de leur manque de foi qu’elles ont été coupées ; tandis que toi, c’est par la foi que tu tiens bon. Ne fais pas le fanfaron, sois plutôt dans la crainte.
  • 21 Car si Dieu n’a pas épargné les branches d’origine, il ne t’épargnera pas non plus.
  • 22 Observe donc la bonté et la rigueur de Dieu : rigueur pour ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu pour toi, si tu demeures dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché.
  • 23 Quant à eux, s’ils ne demeurent pas dans leur manque de foi, ils seront greffés car Dieu est capable de leur redonner leur place en les greffant.
  • 24 En effet, toi qui étais par ton origine une branche d’olivier sauvage, tu as été greffé, malgré ton origine, sur un olivier cultivé ; à plus forte raison ceux-ci, qui sont d’origine, seront greffés sur leur propre olivier.

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o Saint-Marc 11: 1-11 :

  • 01 Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples
  • 02 et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.
  • 03 Si l’on vous dit : “Que faites-vous là ?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” »
  • 04 Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent.
  • 05 Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
  • 06 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire.
  • 07 Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
  • 08 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
  • 09 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
  • 10 Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »
  • 11 Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.

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Par Saint Bède le Vénérable (v. 673-735),

moine, docteur de l'Église
Sermon n°23 (trad. Tournay rev.)

« Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29)


Vers l'Agneau de Dieu monte l'hosanna du peuple : tous ceux qui le pressent dans la foule le louent dans une seule et même confession de foi :

-« Hosanna au fils de David ! » (Mt 21,9)

Dans cette louange résonne déjà le chœur des saints qui chante :

-« Le salut est donné par notre Dieu qui est assis sur le trône et par l'Agneau ! » (Ap 7,10)

Il monte là où tous les jours il va donner son dernier enseignement (Lc 20,47).

C'est là qu'il va consommer le sacrement de la Pâque juive, observée fidèlement jusque là.

Lui-même il va donner la Pâque nouvelle aux siens quand, sorti au Mont des Oliviers, il va être mis à l'épreuve par ses ennemis et mis en croix le lendemain.

Tel l'agneau pascal, le voilà aujourd'hui qui aborde le lieu de sa Passion et accomplit la prophétie d'Isaïe :

« Comme une brebis, le voilà conduit à l'abattoir, comme un agneau qui se tait devant celui qui le tond » (53,7).

Cinq jours avant sa Passion, il veut arriver en sa ville ; il prouve par là qu'il est bien l'agneau immaculé qui vient enlever le péché du monde (Jn 1,29) ; il est bien l'agneau pascal qui, immolé, libère le nouvel Israël de son esclavage d'Égypte (Ex 12) ; c'est bien cinq jours avant sa Passion, que ses ennemis décident sa mort de façon irréductible.

Aujourd'hui, il nous signifie par là qu'il va nous racheter tous par son sang (Ap 5,9) ; dès aujourd'hui, dans la joie jubilante d'un peuple qui l'entoure et qui l'acclame, il entre dans le Temple de Dieu (Mt 21,12).

Le « médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ » (1Tm 2,5) va souffrir pour le salut du genre humain : c'est pour cela qu'il est descendu du ciel sur la terre, et aujourd'hui il veut approcher du lieu de sa Passion.

Ainsi sera-t-il évident pour tous qu'il va supporter sa Passion de son plein gré, nullement par force.

Invocation à l’ange gardien
29 MARS : Hosanna. Dimanche des Rameaux  (7ème Dimanche de Carême) Texte scripturaires pour la Liturgie et éléments de méditation :

SAINT EUSTACHE (ou Eustaise), qui êtes-vous ?
Abbé
(+
629)


Issu d'une noble famille burgonde, Eustaise naquit dans le pays de Langres, sans doute dans le Bassigny (Haute-Marne). Nous ne savons rien de ses parents, sauf qu'il était le neveu par sa mère de Miétius (ou Michus), évêque de Langres. Dès son plus jeune âge, il fut élevé par Colomban lui-même. On ne sait pas comment il connut Colomban, mais celui-ci eut bientôt fait d'apprécier ses grandes qualités et en fit son minister. «Ses progrès furent si grands en vertu et en science qu'on le jugea capable d'enseigner ». Telle était la confiance qu'il sut inspirer au saint Irlandais, que celui-ci se reposa sur lui d'une des parties les plus difficiles de sa charge, à savoir la direction de l'école du monastère.


Après l’expulsion de Colomban de Luxeuil en 610 avec ses compagnons irlandais, Eustaise fut, avec Attala et Cagnoald, un de ceux qui rejoignirent Colomban, sans doute à Metz, à la Cour de Théodebert. Nous les retrouverons ensuite sur les chemins de l'exil, à travers la Suisse, puis au bord du lac de Constance, à Bregenz (Autriche), où ils eurent permission de s'installer. En 612, au moment de quitter Bregenz, Colomban ordonna à Eustaise de rentrer à Luxeuil et d'y relever Attala et Waldolène qui avaient gouverné le monastère comme prepositi en son absence.


Le roi Clotaire, à la tête des trois royaumes mérovingiens, décida d'envoyer Eustaise à Bobbio pour tenter de décider Colomban à revenir à Luxeuil. Invoquant son âge, ce dernier déclina la royale invitation. Au retour, sur le chemin de Luxeuil il s’arrêta au monastère Saint-Maurice d’Agaune (Suisse) d'où il ramena, non sans difficultés, l'ermite Amatus (futur saint Amé).


Eustaise partit évangéliser les populations au bord du Doubs et jusqu’aux confins du Danube en fondant des monastères (Cusance dans le Doubs, Weltenburg, en Bavière). C’est sous son abbatiat et celui de son successeur saint Valbert que le monastère de Luxeuil devint une école monastique de réputation européenne, pépinière de saints et de bâtisseurs de monastères à travers la Gaule. Il dut combattre l’hérésie du moine Agrestius qui avait déjà converti Saint Amé et Saint Romaric et que Sainte Fare avait rejetée.


Les fondations de cette époque vécurent selon la règle de saint Colomban, probablement déjà assouplie en se mêlant avec celle de Saint Benoit.


Il mourut le 29 mars 629 et il fut enterré dans l’église Saint Pierre de Luxeuil. Ses reliques furent rassemblées avec celle de saint Valbert au cours du VIIIe siècle.





Vie de saint Colomban et de ses disciples, Adalbert de Vogüé, Vie de saint Eustaise, Vie monastique n°19, Abbaye de Bellefontaine

SAINT JEAN CLIMAQUE : LA CONFESSION

(Source : »Sagesse Orthodoxe »)

Dans le 4ème degré de L’Échelle, il est dit que les fautes non confessées pèsent à l’intérieur de la communauté, et empêchent la personne d’être pardonnée. « J’ai dit : je confesserai contre moi mon iniquité au Seigneur, et Toi, Tu as remis l’impiété de mon cœur », dit le Psalmiste (Ps. 31, 5). Pour cela également, saint Jean le Précurseur « exigeait de ceux qui venaient à lui la confession de leurs fautes, avant de les baptiser, non qu’il eût besoin lui-même d’en avoir connaissance, mais parce qu’il se souciait de leur salut » (4, 72). La confession doit être totale, sans mensonge ni réserve, sous peine d’être inefficace (« mets à nu tes plaies devant le médecin » et franchis la barrière de la honte). Du reste, celui qui songe à la confession est retenu de pécher (4, 58).

C’est à lui, « et à lui seul », que nous devons confesser nos fautes (4, 12) en faisant preuve d’une totale confiance en lui (51). S’il est absent, nous pouvons penser à ce qu’il nous dirait et nous conseillerait, en nous souvenant « qu’il est toujours présent à nos côtés » (59). (cf. au 11ème s. saint Syméon le Nouveau Théologien qui, son père spirituel étant entré dans son repos, le consultait dans la prière et obtenait les réponses dont il avait besoin). Il nous est conseillé de ne pas en changer (4, 79) sauf si lui-même avoue son impuissance à nous aider. En tout cas, « il est dangereux, pour un soldat sans expérience, […] de combattre seul. […] », et « Il est bon qu’un fils soit avec son père pour lutter contre les dispositions mauvaises par la puissance de l’Esprit » (81). Contre les esprits mauvais, celui qui entreprend la lutte sans secours « se fait tuer par eux » (82). Le combat spirituel est une lutte pour la vie éternelle, il s’agit de vie et de mort ; d’où le sérieux et la méthode que conseille le Climaque.

Manifesté par les larmes (7ème degré), il est « la restauration du baptême » (5ème degré, 2), parce qu’il lave les péchés commis après ce sacrement. Saint Jean Climaque ne parle pas d’absolution sacramentelle. Il affirme que les péchés avoués et détestés avec une véritable douleur du cœur (« componction », penthos) sont pardonnés. Le signe du pardon est dans le cœur brisé dont parle encore David (Ps. 51) comme du sacrifice « agréé par Dieu ». Nous devons chercher à « recevoir la certitude intime du pardon », dès cette vie (cf. Ps. 38, 14). Ainsi nous anticipons l’heure du jugement. Il y a donc une dimension eschatologique du repentir. Pour le Climaque, il se passe ici un vrai déliement (absolution) : « où est l’Esprit du Seigneur, le lien est rompu ; où se trouve l’humilité profonde, le lien est rompu. Ceux qui ne possèdent pas ces deux assurances, qu’ils ne s’abusent pas : ils sont enchaînés » (5, 40). Comme saint Jean Cassien, dont il cite la Conférence 4, 115 (sur le discernement), Jean Climaque affirme que c’est l’aveu des fautes avec repentir total et sincère qui obtient le pardon (cf. le film L’île, qui illustre cet enseignement).

Homélie attribuée à saint Epiphane de Salamine (? - 403), évêque .1ère homélie pour la Fête des palmes ; PG 43, 427s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 157)

« Voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur un ânon, le petit d'une ânesse » (Za 9,9)


« Fille de Sion, réjouis-toi » ; sois dans l'allégresse, Église de Dieu ; « voici que ton roi vient à toi » (Za 9,9).

Va au-devant de lui, hâte-toi de contempler sa gloire.

Voici le salut du monde : Dieu vient vers la croix, et le Désiré des nations (Ag 2,8Vulg) fait son entrée dans Sion.

La lumière vient ; crions avec le peuple :

-« Hosanna au Fils de David. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »

Le Seigneur Dieu nous est apparu à nous qui étions assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort (Lc 1,79).

Il est apparu, résurrection de ceux qui sont tombés, libération des captifs, lumière des aveugles, consolation des affligés, repos des faibles, source des assoiffés, vengeur des persécutés, rachat de ceux qui sont perdus, union des divisés, médecin des malades, salut des égarés.

Hier, le Christ ressuscitait Lazare des morts ; aujourd'hui, il s'avance vers la mort.

Hier, il arrachait Lazare aux bandelettes qui le liaient ; aujourd'hui, il tend les mains à ceux qui veulent le ligoter.

Hier, il arrachait cet homme aux ténèbres ; aujourd'hui, pour les hommes, il s'enfonce dans les ténèbres et l'ombre de la mort.

Et l'Église est en fête.

Elle commence la fête des fêtes, car elle reçoit son roi comme un époux, car son roi se tient au milieu d'elle.

29 MARS : Hosanna. Dimanche des Rameaux  (7ème Dimanche de Carême) Texte scripturaires pour la Liturgie et éléments de méditation :

• Une joie contagieuse •

La parole de Dieu

Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :
« Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des cieux ! »

Évangile selon saint Marc, chapitre 11, verset 9

La méditation

Aujourd’hui comme il y a deux mille ans, une poignée de chrétiens vont se rassembler aux portes de Bethphagé pour entrer à Jérusalem en chantant : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Ils vont défiler sous l’œil interloqué mais finalement bienveillant de leurs voisins musulmans du quartier arabe de Jérusalem. Ils seront encadrés par la police israélienne qui se laissera rapidement contaminer par la paix et la joie de ces manifestants pas comme les autres.
Comme il y a deux mille ans, ce cortège triomphal aura quelque chose de décalé, de dérisoire. Comment parler de force et de victoire quand on est monté sur un ânon, acclamé par une bande de presque riens ? Comment être joyeux lorsque l’on est aujourd’hui chrétien arabe dans ce petit coin du monde ? Et pourtant, je n’oublierai jamais la joie débordante, subversive, qui était la mienne lorsque nous agitions nos palmes en faisant mémoire de l’entrée triomphale du Messie à Jérusalem, en foulant le même sol que lui. La force de la vérité n’a pas grand-chose à voir avec la puissance des puissants. Et la joie ne tire pas sa source de la réussite et de la sécurité qui viennent des hommes.
Deux mille ans après, dans toutes les églises du monde, en faisant mémoire de cet événement, nous rendons actuelle, agissante, la joie des disciples de Jésus acclamant leur Messie lors de son entrée à Jérusalem. Cette joie imprenable est notre plus grand trésor, notre plus grande force de subversion.

Pour aller plus loin avec la Parole

« Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : “Jésus Christ est Seigneur” à la gloire de Dieu le Père. »

Lettre de saint Paul aux Philippiens, chapitre 2, versets 6 à 11

Source : « Carême dans la Ville »

Sainte Gladys, qui êtes-vous ?

Veuve et ermite

(Ve s.)


Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.

Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine. Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d'être exemplaire.

Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d'influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.

Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l'Ouest de l'Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.

Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique, notre Bretagne, lors de l'invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré saint Gildas, le moine Cadoc portera l'Évangile dans la région de Vannes en Morbihan.

Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui « écrit droit avec les lignes courbes de nos vies ».

De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il avait mené jusqu'au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d'ailleurs le sens, en celtique, de "combattant valeureux".

Cette notice fait référence au dictionnaire hagiographique intitulé Dix mille saints et rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols).



Source principale : lejourduseigneur.com (« Rév. x gpm »).

29 MARS : Hosanna. Dimanche des Rameaux  (7ème Dimanche de Carême) Texte scripturaires pour la Liturgie et éléments de méditation :

Schéma pour un sermon :


Chers frères et sœurs. Aloho m’barekh

Jésus nous a aimés, comme on n’a jamais aimé.

Nous acclamons aujourd’hui avec des « hosanna » le Christ Prince de la Paix, le Divin Roi d’Amour…

Jésus nous a aimés, comme on n’a jamais aimé...

C’est ce qui ressort à l’évidence des passages d’Evangile particulièrement émouvant qui nous relatent sa très amère Passion et que nous serons amenés à méditer en cette Semaine Sainte.

Non, jamais, jamais personne n’aurait pu faire pour nous ce que le Christ fit.
• Pour supporter ce qu’il a supporté, endurer ce qu’il a enduré dans son corps et dans son cœur : l’agonie au jardin des oliviers, l’horrible flagellation, le couronnement d’épines, le portement de la croix, les souffrances indicibles de la crucifixion ainsi que les insultes, les moqueries, la trahison de Judas, la lâcheté des Apôtres, l’hostilité de la foule...
• Pour accepter de payer la facture à notre place (car lui qui était sans péché s’est chargé de nos péchés) il faut être fou, fou d’amour.
Lisez donc, chers amis, comme guide en cette Semaine Sainte ce livre de Paul Evdokimov : « L'Amour fou de Dieu »

Nous laisserons-nous interpeller par ce témoignage si éclatant de cette tendresse, de cette bonté, de cette miséricorde infinie de notre Sauveur ?

Jésus disait un jour à une sainte d’occident : Angèle de Foligno : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimé ».

Mais saint Paul auparavant avait déclaré, dans un grand élan de reconnaissance :

-« Il m’a aimé, moi et il s’est livré pour moi ».

Chacun de nous, frères et sœurs, peut reprendre cette parole à son compte.

Oui le Seigneur m’a aimé,
oui il s’est offert,
oui il s’est sacrifié pour que je sois sauvé :
POUR QUE JE SOIS SAUVÉ...

Cela veut dire qu’étant devenu enfant de Dieu par le Baptême dans l’eau et l’Esprit Saint je suis appelé à participer, dès cette terre, par la foi et l’amour, à la Vie même de Dieu, vie d’intimité avec les Trois Personnes Divines que je dois faire grandir en me laissant transformer à l’image du Christ jusqu’au jour où après le grand passage de la mort mon union avec Lui s’épanouira dans le partage de son propre bonheur divin, (un bonheur insurpassable et inépuisable) un bonheur qui sera infiniment comblant et qui durera éternellement.

A Jérusalem la foule criait :
« Hosanna dans les hauteurs. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d'Israël » (cf Mc 11,10).
Il est bien de dire « celui qui vient », car il vient sans cesse, jamais il ne nous manque :
« Le Seigneur est proche de tous ceux qui l'invoquent en vérité. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Ps 144,18; 117,26).
Le Roi doux et pacifique se tient à notre porte.
(Proclus de Constantinople)

Ah ! Frères et sœurs, si en ce jour des Rameaux, si au cours de cette Semaine Sainte nous pouvions enfin avoir la conviction et fortifier en nous cette conviction que c’est cela l’essentiel et qu’en dehors de cela notre vie n’a pas de sens. Comme nous réviserions nos manières de penser et d’agir, comme nous nous efforcerions de vivre en chrétiens dignes de ce nom !...
Nous ne pourrions plus, dès lors, nous contenter (ce qui, hélas est le cas de beaucoup) de quelques gestes religieux qui ont une certaine valeur, certes, mais sont nettement insuffisants : comme faire bénir du buis le jour des Rameaux et assister à la messe 3 ou 4 fois au cours de l’année !...

Si au cours de cette Semaine Sainte nous pouvions enfin avoir la conviction et fortifier en nous cette conviction que c’est cela l’essentiel :

Oui le Seigneur m’a aimé,
oui il s’est offert,
oui il s’est sacrifié pour que je sois sauvé :
POUR QUE JE SOIS SAUVÉ...

Nous chercherions à nouer de véritables relations d’amitié avec le Seigneur et nous aurions à cœur de les entretenir et de les approfondir...

Comme les quelques grecs, les quelques païens réunis à Jérusalem nous crierions par toute notre vie :
« Nous voulons voir Jésus ».
« Ces païens imitent Zachée ; ils ne montent pas dans un sycomore [pour voir Jésus], mais ils se hâtent de s'élever dans la connaissance de Dieu (Lc 19,3).
« Nous voulons voir Jésus » : non pas tant contempler son visage, mais porter sa croix.
Car Jésus, qui voyait leur désir, a annoncé sans ambages à ceux qui se trouvaient là :
« L'heure vient où le Fils de l'homme sera glorifié », appelant gloire la conversion des païens.

Et il donnait à la croix le nom de « gloire ». Car depuis ce jour jusqu'à maintenant, la croix est glorifiée ; c'est la croix, en effet, qui maintenant encore consacre les rois, pare les prêtres, garde les vierges, affermit les ascètes, resserre les liens des époux, fortifie les veuves.
C'est la croix qui féconde l'Église, illumine les peuples, garde le désert, ouvre le paradis. » (Proclus de Constantinople) ainsi qu’en témoigne les Saints Martyrs Chrétiens qui, en Syrie, en Egypte et ailleurs témoignent du Christ Prince de la Paix du Divin Roi d’Amour et de son Règne d’Amour de Justice et de Paix.

Le véritable amour, nous le savons bien, ne se paye pas de mots, mais se prouve par des actes... Or les actes, pour le chrétien, c’est la pratique. - Puissent nos Saints Martyrs intercéder pour les Chrétiens endormis ! -
• La pratique des commandements libérateurs et vivifiants de Dieu et de l’Evangile.
• La pratique de la prière : Prière fréquente, confiante et persévérante, celle qui facilite l’intimité avec le Seigneur... Elle est comme la respiration de l’âme.
• La pratique de la Messe :
Le Christ par Son Eglise nous fait un devoir d’y participer chaque dimanche pour Le rencontrer, y communier, Le donner...
C’est là, en effet que nous pouvons rencontrer le Christ réellement présent dans le sacrement de son Corps livré et de son Sang versé : unir l’offrande de notre vie à son offrande à Lui, et le recevoir dans la communion qui est l’aliment par excellence de notre âme, car elle transforme par le feu du Saint Esprit jusqu’à notre cœur, notre être unifié dans l’Amour divin, afin que Par Lui, avec Lui et en Lui nous vivions dans l’intimité du Père et soyons Ses témoins jusqu’aux extrémités de la terre…
• Il y a enfin la confession des péchés à un prêtre :
Le Christ par Son Eglise nous demande instamment de la faire au moins 1 fois par an, cette Confession.
Par elle nous somme pardonnés, guéris de ces blessures que sont nos péchés et nous sommes rendus plus forts dans la lutte contre les tentations.
L'Eglise demande aux chrétiens de se confesser et de communier au moins une fois par an, au temps de Pâques, mais c’est un minimum !

Ceux qui « font leurs Pâques », comme on dit, ne doivent pas se contenter de ce devoir minimum.
C'est chaque dimanche, en effet, qu'un chrétien digne de se nom doit participer au St Qurbana (A la Ste Messe) en y communiant au Christ qui se fait Pain de Vie, nourriture indispensable de l'âme pour communier au Christ Tête de l’Eglise et, ce faisant, être Sa présence au monde contemporain...

"Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous" nous dit Jésus.

" Qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui " (Jn 6, 56).

La vie en Christ trouve son fondement dans le banquet eucharistique :

" De même qu’envoyé par le Père, qui est vivant, moi, je vis par le Père, de même, celui qui me mange, vivra, lui aussi, par moi " (Jn 6, 57) :

Le Christ Verbe de Vie se donne à l’humanité par Marie et le feu du St Esprit pour que Par Lui, avec Lui et en Lui, nous retournions au Père et soyons Ses témoins. Par la communion à Son Corps livré et son Sang versé, morts au péché nous vivons pour le Père et l’unité du monde dans la Grâce du St Esprit…

Or nous ne pouvons communier sacramentellement que si, comme membre de l’Eglise Corps Mystique du Christ, nous discernons ce Corps en édification, nous voulons construire avec Lui ce règne d’amour de justice et de paix qu’Il est venu instituer par cette Eglise dont, je le redis, nous sommes les cellules, les membres…

ST Paul nous exhorte à un examen de conscience :

-" Quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur.

Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps " (1 Co 11, 27-29).

Sommes-nous des cellules vivantes, vibrantes d’Amour divin, vibrantes de Vie ou des cellules malades, des cellules cancéreuses ?

Voulons-nous guérir ? Si oui, revenons au Sacrement de la Confession :
C’est un moyen irremplaçable de conversion, "un passage obligé sur le chemin du salut" par lequel non seulement le pardon que le Christ nous a acquis sur la Croix est appliqué à notre âme, mais, plongé dans la mort et la résurrection du Christ Tête de l'Eglise, l'Esprit Saint restaure en nous la grâce du Baptême-Chrismation que nous avions "opacifiée" par nos péchés personnels...Le Christ nous attend au Sacrement de Confession comme Médecin de nos âmes et de nos corps.

Le Seigneur Dieu nous est apparu à nous qui étions assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort (Lc 1,79).
Il est apparu, résurrection de ceux qui sont tombés, libération des captifs, lumière des aveugles, consolation des affligés, repos des faibles, source des assoiffés, vengeur des persécutés, rachat de ceux qui sont perdus, union des divisés, médecin des malades, salut des égarés. [St Epiphane de Salamine]


Malheureusement on constate qu'elles sont nombreuses à l'heure actuelle les personnes qui négligent de confesser régulièrement leurs péchés à un prêtre ; c'est une attitude franchement inquiétante, car ces personnes, pour la plupart, communient très facilement au Corps du Christ sans se demander si elles en sont dignes.

Il ne faut pas oublier en effet, qu'une communion reçue dans "une âme en état de grâce" mais insuffisamment purifiée et fortifiée par les grâces propres au sacrement de pénitence, risque d'être bien peu enrichissante sur le plan spirituel ; mais qu'une communion qui serait reçue dans une âme "en état de péché mortel" c'est-à-dire de séparation avec Dieu, non seulement serait totalement infructueuse mais constituerait un péché très grave, puisqu'il ne s'agit de rien de moins que d’un sacrilège.
Manger ainsi le Corps du Christ, "c'est manger sa propre condamnation" comme disait saint Paul.

Vous l’aurez compris, la confession sacramentelle est un passage obligé sur le chemin du salut, tel est l’ordre donné par le Christ « Sagesse incarnée ».
• Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui.
• 02 Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
• 03 Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau,
• 04 puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.( 1ère de St Jean 5:3à4)
Bien des chrétiens affirment des lèvres être convaincus de la beauté et de la grandeur du sacrement de Réconciliation. Mais de là à aller se confesser, il y a loin ! Serons-nous de ceux-là ?
Dieu nous en garde ! Nous ne manquerons pas de recevoir ce sacrement durant ce temps pascal... Il nous apportera la Paix et la Joie.

Au cours de cette Messe, nous demanderons à la Vierge Marie, humble et docile, Elle qui est devenue notre Mère spirituelle en accueillant le Verbe de Vie lors de l’Annonciation et en s’unissant à Son Sacrifice (Comme Prêtre et Victime) au pied de la Croix de nous guider vers Jésus, de nous apprendre (et de nous aider) à répondre le plus généreusement possible à son Amour par notre amour.
Amîn

29 MARS : Hosanna. Dimanche des Rameaux  (7ème Dimanche de Carême) Texte scripturaires pour la Liturgie et éléments de méditation :
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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 05:13
Christ en magesté du Choeur de notre Monastère yriaque

Christ en magesté du Choeur de notre Monastère yriaque

Dans le 4ème degré de L’Échelle, il est dit que les fautes non confessées pèsent à l’intérieur de la communauté, et empêchent la personne d’être pardonnée. « J’ai dit : je confesserai contre moi mon iniquité au Seigneur, et Toi, Tu as remis l’impiété de mon cœur », dit le Psalmiste (Ps. 31, 5). Pour cela également, saint Jean le Précurseur « exigeait de ceux qui venaient à lui la confession de leurs fautes, avant de les baptiser, non qu’il eût besoin lui-même d’en avoir connaissance, mais parce qu’il se souciait de leur salut » (4, 72). La confession doit être totale, sans mensonge ni réserve, sous peine d’être inefficace (« mets à nu tes plaies devant le médecin » et franchis la barrière de la honte). Du reste, celui qui songe à la confession est retenu de pécher (4, 58).

C’est à lui, « et à lui seul », que nous devons confesser nos fautes (4, 12) en faisant preuve d’une totale confiance en lui (51). S’il est absent, nous pouvons penser à ce qu’il nous dirait et nous conseillerait, en nous souvenant « qu’il est toujours présent à nos côtés » (59). (cf. au 11ème s. saint Syméon le Nouveau Théologien qui, son père spirituel étant entré dans son repos, le consultait dans la prière et obtenait les réponses dont il avait besoin). Il nous est conseillé de ne pas en changer (4, 79) sauf si lui-même avoue son impuissance à nous aider. En tout cas, « il est dangereux, pour un soldat sans expérience, […] de combattre seul. […] », et « Il est bon qu’un fils soit avec son père pour lutter contre les dispositions mauvaises par la puissance de l’Esprit » (81). Contre les esprits mauvais, celui qui entreprend la lutte sans secours « se fait tuer par eux » (82). Le combat spirituel est une lutte pour la vie éternelle, il s’agit de vie et de mort ; d’où le sérieux et la méthode que conseille le Climaque.

Manifesté par les larmes (7ème degré), il est « la restauration du baptême » (5ème degré, 2), parce qu’il lave les péchés commis après ce sacrement. Saint Jean Climaque ne parle pas d’absolution sacramentelle. Il affirme que les péchés avoués et détestés avec une véritable douleur du cœur (« componction », penthos) sont pardonnés. Le signe du pardon est dans le cœur brisé dont parle encore David (Ps. 51) comme du sacrifice « agréé par Dieu ». Nous devons chercher à « recevoir la certitude intime du pardon », dès cette vie (cf. Ps. 38, 14). Ainsi nous anticipons l’heure du jugement. Il y a donc une dimension eschatologique du repentir. Pour le Climaque, il se passe ici un vrai déliement (absolution) : « où est l’Esprit du Seigneur, le lien est rompu ; où se trouve l’humilité profonde, le lien est rompu. Ceux qui ne possèdent pas ces deux assurances, qu’ils ne s’abusent pas : ils sont enchaînés » (5, 40). Comme saint Jean Cassien, dont il cite la Conférence 4, 115 (sur le discernement), Jean Climaque affirme que c’est l’aveu des fautes avec repentir total et sincère qui obtient le pardon (cf. le film L’île, qui illustre cet enseignement).

SAINT JEAN CLIMAQUE : LA CONFESSION
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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 05:10
La génétique rejette la théorie du Gender IN BIOÉTHIQUE ET SANTÉ / BY JEAN-PIERRE DICKÈS / ON 28 MARS 2015  / In M.P.I

En Islande, le "de Code Genetics" qui est un institut de recherche en matière de génomique, a séquencé les gènes de 100.000 personnes de ce pays. Cette recherche est à ce jour unique au monde. L’intérêt de ce travail est considérable pour l’Humanité. Quatre études ont été publiées sur ce sujet dans la revue Nature la dernière datant du 25 mars. Ce sont des textes d’une complexité considérable que nous allons essayer d’expliquer.

Nos lecteurs savent que dans le noyau des cellules des vivants se trouvent les chromosomes qui portent les gènes formés eux-mêmes des chaînes d’ADN ; celles-ci elles-mêmes se présentent comme une suite de quatre acides aminés allant par paires et appelées le code de la vie. Pour une seule cellule les chaînes d’ADN font trois mètres de longs. L’informatique permet de les séquencer. Mais une seule inversion de deux acides aminés en modifiant le gène peut entraîner une maladie ou un changement de la couleur des cheveux ou autres. Ce sont des mutations ; par exemple brutalement dans une famille va apparaître une maladie génétique comme la myopathie.

Or il a été déterminé un taux de mutation ponctuel pour un seul génome. Pour ce faire il suffit (si on peut dire) de comparer le nombre de mutations entre le grand-père, le père et l’enfant. Autrement dit la vitesse de mutation. Prenons une comparaison avec une voiture. Si on sait qu’elle roule régulièrement à 60 km heure il est facile de savoir où elle était à un moment précis au départ de Paris vers Lyon. On établira un itinéraire. Or le taux de mutation entre un père est son enfant est en moyenne de l’ordre de 1-8 (un 1 avec huit zéros derrière). C’est colossal. Ainsi il est possible comme pour notre voiture de remonter dans le temps comme on le ferait d’une horloge. Les mutations ponctuelles sont en quelque sorte le témoin de l’évolution génomique.

Il a été étudié spécialement le chromosome Y qui caractérise l’homme par rapport à la femme qui porte le X. Pourquoi le Y : parce qu’il a des mutations génétiques ponctuelles quatre fois plus rapides que celles du génome de la femme ! On s’est aperçu que les mutations portées par le garçon étaient déterminées par le père au moment de la conception. Il a ainsi été remonté jusqu’à la première organisation chromosomique du Y appelé… Adam Y. C’est un homme qui vivait il y a 290.000 années.

Et la filiation des filles ? Cela a été plus compliqué parce qu’il y avait des interruptions dans les séquences génétiques. On a donc été chercher l’ADN porté par les mitochondries qui sont des petits organites disséminés dans les cellules vivantes ; elles sont les batteries, mais portent aussi une petite partie de l’hérédité. Elles sont indestructibles : on en a retrouvé dans la tombe des pharaons. Il a été remonté dans le séquençage génétique à 150.000 années. C’est l’Ève mitochondriale, l’équivalent de l’Adam-chromosomique Y. Cela veut-il dire pour autant qu’avant cette période il n’y avait pas de femmes ? Bien sûr que non ! Mais cela prouve qu’il y a 150.000 années les hommes et les femmes étaient déjà complètement différents sur le plan génétique.

Les tenants de la théorie du gender et LGBT ont ainsi la prétention de changer un ordre de la nature qui remonte au moins à 150.000 ans. De quel droit ? Pour qui se prennent-ils ? (à suivre)

Dr Jean-Pierre Dickès

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 21:58

Une histoire trépidante, celle d’Édouard, fils aîné du roi des simiens.

Il est considéré à sa naissance comme trop malingre, et, dès lors, est rejeté par son clan.

Il grandit loin de sa tribu.

Il vit près de son ami Ian.

Très ingénieux, voici qu'il découvre le feu, la chasse, l’habitat moderne, l’amour et même… l’espoir.

Généreux, il veut tout partager, veut changer les règles l’ordre établi, et mène son peuple avec éclat et humour vers la véritable humanité… celle où on ne mange pas son père.

Agréable film qui ne saurait cautionner pour autant , bien sûr, le pseudo dogme scientifique évolutionniste...

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 18:48
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 15:54
•	Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui. •	02 Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. •	03 Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau, •	04 puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.( 1ère de St Jean 5:3à4)
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 11:21
« Nous voulons voir Jésus » (Proclus de Constantinople)

Par Proclus de Constantinople (v. 390-446),

évêque .Sermon pour le jour des Rameaux ; PG 65, 772 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 108 rev.)

« Nous voulons voir Jésus »


A Jérusalem la foule criait :

« Hosanna dans les hauteurs. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d'Israël » (cf Mc 11,10).

Il est bien de dire « celui qui vient », car il vient sans cesse, jamais il ne nous manque :

« Le Seigneur est proche de tous ceux qui l'invoquent en vérité. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Ps 144,18; 117,26).

Le Roi doux et pacifique se tient à notre porte.

Les soldats ici-bas, les anges dans les cieux, les mortels et les immortels criaient :

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d'Israël ».

Mais les pharisiens se tenaient à l'écart (Jn 12,19), et les prêtres en étaient outrés.

Ces voix qui chantaient la louange de Dieu retentissaient sans arrêt : la création en était toute joyeuse.


C'est pourquoi, ce jour-là, quelques Grecs, poussés par cette acclamation magnifique à honorer Dieu avec ferveur, se sont approchés d'un apôtre nommé Philippe et lui ont dit :

« Nous voulons voir Jésus ».

Regarde : c'est toute la foule qui remplit la charge de héraut et incite ces Grecs à se convertir.

Aussitôt, ceux-ci s'adressent aux disciples du Christ :

« Nous voulons voir Jésus ».

Ces païens imitent Zachée ; ils ne montent pas dans un sycomore [pour voir Jésus], mais ils se hâtent de s'élever dans la connaissance de Dieu (Lc 19,3).

« Nous voulons voir Jésus » : non pas tant contempler son visage, mais porter sa croix.

Car Jésus, qui voyait leur désir, a annoncé sans ambages à ceux qui se trouvaient là :

« L'heure vient où le Fils de l'homme sera glorifié », appelant gloire la conversion des païens.

« Nous voulons voir Jésus » (Proclus de Constantinople)
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise

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