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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 07:50
Le nouveau régime de recherche sur l’embryon à des fins d’assistance médicale à la procréation adopté le 10 avril par les députés est un pas de plus dans la chosification de l’être humain. ( Lu dans Aleteia, article de PHILIPPE OSWALD  )

Le nouveau régime de recherche sur l’embryon à des fins d’assistance médicale à la procréation adopté le 10 avril par les députés est un pas de plus dans la chosification de l’être humain. ( Lu dans Aleteia, article de PHILIPPE OSWALD )

Encore un « loup » dans le projet de loi Santé, dont les débats se sont terminés en première lecture à l’Assemblée nationale : le gouvernement a introduit en catimini un amendement libéralisant la recherche sur l’embryon. Gènéthique a aussitôt sonné l’alarme sur Twitter : cet amendement (n°2509), adopté vendredi 10 avril 2015 dans un hémicycle quasiment vide, crée un nouveau régime de recherches sur l’embryon dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation (AMP).

Il s’agit d’offrir aux chercheurs toujours plus de latitude pour utiliser l’embryon humain comme un objet de laboratoire, de façon utilitariste et matérialiste. Pendant près de dix ans, de 1994 à 2013, existait un « régime des études sur l’embryon » visant à développer les soins au bénéfice de l'embryon et à améliorer les techniques d'AMP ne portant pas atteinte à l'embryon » – à ceci près qu’il était transféré à des fins de gestation et souvent sacrifié par la « réduction embryonnaire ». Ce régime fut supprimé par le législateur en 2013. Or, explique Gènéthique, « le gouvernement s’est récemment rendu compte que cette suppression fermait des portes à la recherche sur l’embryon dans le cadre de l’AMP. (…) Se rendant compte de la nécessité d’une base légale pour ce décret, le gouvernement a proposé un amendement visant à réintroduire les recherches sur embryons transférables à des fins de gestation. »


Rien ne s’oppose plus à ce que l’embryon humain soit détruit

Il s’agit d’autoriser les chercheurs à étudier l’embryon le plus loin possible dans la grossesse, donc en le maintenant vivant, mais non pas nécessairement de mener celle-ci à son terme : « Alors que l’ancien régime des études sur l’embryon dans le cadre de l’AMP était impérativement "au bénéfice de l'embryon" et ne portait "pas atteinte à l’embryon", le nouveau régime de recherches sur l’embryon menées dans le cadre de l’AMP ne précise ni que les recherches seront faites au bénéfice de l’embryon, ni qu’elles ne porteront "pas atteinte à l'embryon" : dès lors rien ne s’oppose à ce que l’embryon humain soit détruit par les interventions des chercheurs. » Et cela, d’autant plus que l’Agence de la biomédecine (ABM) ne contrôlera plus ces recherches alors que la loi actuelle soumet les recherches sur l’embryon à l’autorisation de l’ABM.


Des chercheurs dissipent l’équivoque

Ce risque accru de conduire à des destructions et à des modifications d’embryons a été aussitôt repéré par des scientifiques, dont Gènéthique résume les principales remarques et objections. Pour Jacques Testart, père scientifique du bébé éprouvette et directeur de recherche honoraire à l’INSERM, la porte est ouverte « pour intensifier la recherche sur l’embryon lui-même, dont la création d’embryons pour la recherche d’une part et la possibilité de transfert in utero des embryons après recherche d’autre part ».

Le Pr Alain Privat, neurobiologiste, ancien directeur de recherche à l'INSERM, et spécialiste des cellules souches, attire l’attention sur l’équivoque de l’expression de « recherches biomédicales menées dans le cadre de l’AMP » : « Cette formulation ne veut pas dire que ces recherches auront pour but de traiter l’infertilité du couple, explique-t-il. "Dans le cadre de" ne signifie pas "dans le but de". Les recherches ne seront pas forcément faites dans le but de l’AMP. Le "cadre de l’AMP" n’est qu’un prétexte pour faire davantage de recherches sur l’embryon ». Il y voit « un moyen de contourner l’interdiction de fabriquer des embryons pour la recherche en créant des voies parallèles d’accès à l’embryon pour les
chercheurs ». Il conclut : « Les recherches dans le cadre de l'AMP pourront être destructrices de l’embryon humain, mais pire encore : elles pourront réaliser des modifications sur l’embryon humain, via la thérapie génique. Encore une fois, on ouvre la porte à l’homme augmenté ».


Des « bébés à trois parents » en France ?

Enfin, ajoute Gènéthique, « le nouveau régime de recherche adopté porte également sur les "gamètes destinées à constituer un embryon". Ce nouveau régime, adopté sans garde-fous, fait immanquablement penser aux "FIV à trois parents" récemment autorisées au Royaume-Uni après un débat national. Bien que plusieurs voix se soient élevées contre les bébés "à trois parents", tant en Europe qu’aux États-Unis, qui peut garantir que le nouveau régime adopté en France ne permettra pas de telles procédures ? ».

sources: GÈNÉTHIQUE

Vote de la loi Santé : L’embryon humain offert aux chercheurs
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie
14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:37
PARADIS, Qu’est-ce à dire ?

Celui qui a été uni au Christ adhère pleinement au Paradis*.

Le mot grec paradeisos signifie à la fois l'Eden, où fut placé l'homme originel, et les temps à venir où ceux qui ont été rachetés et sauvés par le Christ jouiront d'une béatitude éternelle.

Elle peut également s'appliquer à l'étape finale de l'histoire humaine lorsque toute la création sera transformée et que Dieu sera « tout en tous ».

La béatitude du Paradis, dans la tradition chrétienne, se nomme également « Royaume des cieux », « vie du monde à venir », « huitième jour », « ciel nouveau », « Jérusalem céleste ».

La littérature hagiographique et patristique fourmille de descriptions du Paradis, dont certaines sont hautement pittoresques, et se chargent d'arbres, de fruits, d'oiseaux, de villages, etc.

Des saints byzantins, comme André Fol-en-Christ et Théodora furent « ravis au troisième ciel » (II Co 12,2) et à leur retour décrivirent ce qu'ils avaient vu là-bas.

Cependant leurs biographes font ressortir que les mots humains ne peuvent rendre compte d'une participation au divin que jusqu'à un certain point.

La notion de Paradis, comme celle d'Enfer, doivent être détachées des images matérialistes avec lesquelles elles sont habituellement liées.

En outre l'idée des « nombreuses demeures » (Jn 14,2) ne doit pas être prise trop à la lettre: les « demeures » ne sont pas des lieux, mais plutôt divers degrés d'intimité avec Dieu.

Comme l'explique saint Basile, « certains seront honorés de plus grands privilèges par Dieu, d'autres en recevront moins car une étoile diffère en éclat d'une autre étoile (I Co 15,41).

Et de même qu'il y a de nombreuses demeures chez le Père, certains reposeront dans un état de suprême élévation, alors que d'autres seront dans un état inférieur ».

Selon saint Syméon, toutes les images associées au Paradis, pièces ou demeures, bois ou champs, rivières ou lacs, oiseaux ou fleurs ne sont que les différents symboles de la béatitude dont le centre n'est autre que le Christ Lui-même.

Saint Grégoire de Nysse avance une idée similaire sur Dieu, comme le seul et complet délice du Royaume des cieux.

Il se substitue Lui-même à tous les plaisirs éphémères de la vie mortelle:

...Tout en menant notre vie selon des modes variés et nombreux, il y a une foule de choses auxquelles nous avons part, telles que le temps, l'air, le lieu, la nourriture et la boisson, les vêtements, le soleil, la clarté d'une lampe, et bien d'autres nécessités de la vie dont pas une ne s'identifie à Dieu.

La béatitude, objet de notre attente, n'en a que faire, et la divine nature deviendra tout pour nous et remplacera toutes choses, en se chargeant elle-même en bonne et due forme de toutes les nécessités de cette vie [...] ».

Ainsi, selon saint Grégoire et d'autres pères de l'Eglise, l'issue finale de notre histoire sera pleine de gloire et de magnificence.

Après la résurrection universelle et le Jugement dernier, Dieu sera au centre de tout, et rien ne subsistera en dehors de Lui. Le cosmos tout entier sera changé et transformé, transfiguré et illuminé.

Dieu sera « tout en tous » et le Christ règnera dans l'âme des hommes qu'il aura rachetés.

Telle est la victoire finale du bien sur le mal, du Christ sur l'Antéchrist, de la lumière sur les ténèbres, du Paradis sur l'Enfer.

Telle est l'annihilation finale de la mort.

« Alors s'accomplira la parole qui est écrite: la mort a été engloutie dans la victoire.

O mort, où est ton aiguillon?

O Enfer, où est ta victoire? [...]

Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ »

(I Co 15,54-57).


Extrait d'une cathéchèse orthodoxe fondée sur « Le mystère de la foi » par Mgr Hilarion Alfeyev

*Par le St Baptême et ensuite une vie cohérente d’union à Dieu.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans CATECHISME et CATECHESE
14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:34
Que tout homme qui croit obtienne par Lui la vie éternelle (St Basile)

Par Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église .Traité sur le Saint Esprit, 14 (trad. Bible chrétienne, A. Sigier 1989, t. 1*, p. 227 rev.)

« Afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle »


La figure est une manière d'exposer, par imitation, les choses que nous attendons.

Par exemple, Adam est la préfiguration de l'Adam qui devait venir (1Co 15,45) et la pierre [au désert pendant l'Exode] est le Christ figurativement ; l'eau qui coule de la pierre est la figure de la puissance vivifiante du Verbe (Ex 17,6 ;1Co 10,4), car il a dit :

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37).

La manne est la préfiguration du « pain vivant qui est descendu du ciel » (Jn 6,51) ; et le serpent placé sur une hampe est la figure de la Passion, de notre salut consommé sur la croix, puisque ceux qui le regardaient étaient sauvés (Nb 21,9).

De même, ce que dit l'Écriture des Israélites sortant d'Égypte a été raconté comme une préfiguration de ceux qui sont sauvés par le baptême ; car les premiers-nés des Israélites ont été sauvés...par la grâce accordée à ceux qui avaient été marqués du sang de l'agneau pascal et ce sang préfigurait le sang du Christ...

Quant à la mer et à la nuée (Ex 14), en ce temps-là elles conduisaient à la foi par l'admiration ; mais pour le futur, elles figuraient la grâce qui devait venir.

« Qui est sage ? Il comprendra ces choses ! » (Ps 106,43)

Il comprendra que la mer, préfigurant le baptême, séparait de Pharaon comme le baptême nous fait échapper à la tyrannie du diable.

Jadis la mer a étouffé en elle l'ennemi ; aujourd'hui meurt l'inimitié qui nous séparait de Dieu.

De la mer, le peuple est sorti sain et sauf ; et nous, nous remontons des eaux comme revivant d'entre les morts, sauvés par la grâce de Celui qui nous a appelés.

Quant à la nuée, elle était l'ombre du don de l'Esprit, qui rafraîchit nos membres en éteignant la flamme des passions.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:27
Exultet du pape Zosime (Une belle prière Pascale Occidentale)

 

Traduit par Monsieur Yves Avri

 

Exultent, qu’ils exultent, les habitants du ciel ,

Exultent, qu’ils exultent les Anges serviteurs de Dieu, que la trompette du salut fasse retentir le triomphe de notre Roi tout puissant !

Réjouissez-vous, que la terre se réjouisse, car la gloire l’inonde,

Rayonnant de la lumière de son Roi éternel, que tous les lieux de la terre se réjouissent, apprenant la fin de l’obscurité et des ténèbres.

Réjouissez-vous, que notre Mère l’Eglise aussi se réjouisse, parée de l’éclair de sa gloire, que ce saint édifice tremble de joie, remplie des voix puissantes des peuples.

(Donc, très chers amis, debout dans la gloire imposante de cette sainte lumière, invoquez avec moi, je vous le demande, la miséricorde du Dieu tout-puissant, que lui qui a eu la bienveillance de me compter, bien qu’indigne, parmi les Lévites, daigne verser en moi cette lumière sans ombre, que je puisse chanter ce cierge en parfaites louanges.)

V. Le Seigneur soit avec vous.

R. Et avec votre esprit.

V. Elevez vos cœurs.

V. Nous les levons vers le Seigneur.

V. Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.

R. Cela est juste et bon.

Vraiment il est juste et bon, avec un ardent amour de l’esprit et du cœur et avec l’aide fervente de notre voix, d’acclamer notre Dieu invisible, le Père tout-puissant, et Jésus Christ, notre Seigneur, son Fils, son Unique Engendré. qui pour notre salut racheta la dette d’Adam auprès du Père éternel et, versant son propre sang, si cher, effaça complètement le souvenir de notre ancien péché.

Voici, donc, les fêtes de la Pâques, où a été immolé l’Agneau, le seul véritable Agneau, dont le Sang oint les montants des portes des croyants.

Voici la nuit, où autrefois tu fis sortir nos ancêtres, les enfants d’Israël, de la servitude d’Egypte et les fis passer à pied sec la Mer Rouge.

Voici la nuit qui d’une colonne de feu bannit l’obscurité du péché.

Voici la nuit qui même maintenant, partout dans le monde, met les Chrétiens à l’abri des vices du monde

Et des ténèbres du péché, les conduisant à la grâce et les unissant à ses saints.

Voici la nuit, où le Christ brisa les verrous de la prison mortelle et se leva victorieux du monde souterrain.

Notre naissance n’aurait eu aucun profit

Si nous n’avions pas été rachetés

Ô merveille que cet humble souci que vous avez de nous !

Ô amour, Ô charité au-delà de tout dire, pour racheter un esclave vous avez donné votre Fils !

Ô nécessaire faute d’Adam, détruite complètement par la Mort du Christ !

Ô heureuse faute qui gagna un si grand, un si glorieux Rédempteur !

Ô nuit vraiment bénie de laquelle il est écrit : la nuit sera aussi claire que le jour, éblouissante est la nuit pour moi, et pleine de bonheur.

Le pouvoir sanctifiant de cette nuit chasse le mal, lave les fautes, restaure l’innocence de ceux qui sont tombés et la joie de ceux qui pleurent, chasse les haines, nourrit la concorde, et abat le puissant.

Pour elle, votre nuit de grâce, ô Père saint, acceptez ce cierge, offrande solennelle, l’œuvre des abeilles et des mains de vos serviteurs, pour le soir sacrifice de louange, ce don de votre très sainte Eglise.

Mais maintenant nous savons les louanges de cette colonne quel feu brûlant s’enflamme en l’honneur de Dieu, feu divisé en multiples flammes, que jamais encore n’a affaibli la division de sa lumière, car il est nourri de cire fondue, produite par les abeilles maternelles pour façonner une torche si précieuse.

Ô nuit vraiment bénie, où les choses du ciel épousent celles de la terre,

Et le divin à l’humain.

Et donc, Seigneur, nous vous prions de faire que ce cierge, consacré à l’honneur de votre nom, persévère sans faiblir à vaincre l’obscurité de cette nuit.

Recevez-le en odeur agréable, et qu’il se mêle aux lumières du ciel.

Que cette flamme se trouve encore brûlante par l’Etoile du Matin : la seule Etoile du Matin qui jamais ne s’éteint, le Christ votre Fils, qui revenant de l’empire de la mort, a répandu sa paisible lumière sur l’humanité, et vit et règne pour les siècles des siècles.

R. Amen

(Source : http://www.thecatholicthing.org/201...)

 

Zosime ne fut pape que pendant un an (mars 417-décembre 418). On sait peu de chose sur lui avant qu’il fût élu pape, sinon qu’il venait de Calabre. Comme pape il participa à la condamnation du pélagianisme.

 

Exultet du pape Zosime (Une belle prière Pascale Occidentale)
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:22
Quand un chef maure dépose les armes aux pieds de la Vierge

En 778, l’empereur français Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes, en France) s'apprête à lever le siège lorsqu’un compagnon de Charlemagne l’évêque du Puy-en-Velay, ville de la région française d’Auvergne, a une inspiration et obtient l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé.

Quand un chef maure dépose les armes aux pieds de la Vierge

Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prend le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. » Charlemagne signe l'accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.

Quand un chef maure dépose les armes aux pieds de la Vierge
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:18
Saint Justin, qui êtes-vous ?

Saint Justin, Martyr

(† v.165)

Justin naquit vers l'an 100 en Samarie, à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem.

Philosophe païen désabusé des différents systèmes philosophiques qu'il avait suivis, il se convertit au christianisme vers l'an 130.

L'Église avait alors à lutter à la fois contre les erreurs de la pensée païenne et contre le glaive des persécuteurs.

Justin fonda plusieurs écoles de philosophie dans l'Empire, à Beyrouth, à Éphèse, à Rome. Il écrivit de nombreux ouvrages sur le christianisme.

Il essaya même de convertir les empereurs romains au christianisme en leur envoyant ses ouvrages.

Antonin fut sensible à ses arguments et mit fin aux persécutions contre les chrétiens. Mais son sucesseur, Marc-Aurèle, considérant le christianisme comme un danger pour l'Empire, ralluma la persécution qui fit périr des milliers de chrétiens.

Justin fut arrêté puis décapité à Rome vers 165 pour ne pas avoir renié sa foi. Il est le patron des philosophes.

(Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Justin_de_Naplouse)

Le martyre de Saint Justin

NOTICE SUR SAINT JUSTIN LE PHILOSOPHE
Par Paul Monceaux

Justin, dit " le philosophe " , était en effet un vrai philosophe, de tendances et de goûts comme de pro-fession et de costume; un philosophe qui, d'abord païen, se convertit au christianisme, mais qui, après sa conversion et jusqu'à son martyre, resta philosophe.
Il était né dans les premières années du IIeme siècle, en Palestine, à Neapolis, aujourd'hui Naplouse, l'ancienne Sichem, près de Samarie. Il appartenait à une famille païenne, qui lui fit donner une instruc-tion assez complète. Grand travailleur, d'esprit ouvert et curieux, le jeune Justin se passionna pour la philo-sophie. Il suivit successivement les leçons de plusieurs maîtres, appartenant aux écoles les plus diverses. Il fut séduit surtout par l'enseignement des platoni-ciens ; mais, là encore, il ne trouvait pas toute la vérité qu'il cherchait.
Entre temps, il eut l'occasion d'assister à des scènes de martyre ; il fut très ému par ce spectacle et très frappé de l'héroïsme des chrétiens. Un jour, il rencontra un vieillard, qui lui vanta et lui expliqua la religion du Christ. Le jeune philosophe se mit à lire et à étudier les livres sacrés du christianisme, qui produisirent sur lui une grande impression. Enfin, vers 130, étant à Ephèse, il se convertit. Il avait alors environ trente ans.Entre temps, il eut l'occasion d'assister à des scènes de martyre ; il fut très ému par ce spectacle et très frappé de l'héroïsme des chrétiens. Un jour, il rencontra un vieillard, qui lui vanta et lui expliqua la religion du Christ. Le jeune philosophe se mit à lire et à étudier les livres sacrés du christianisme, qui produisirent sur lui une grande impression. Enfin, vers 130, étant à Ephèse, il se convertit. Il avait alors environ trente ans.

Devenu chrétien, et chrétien très ardent, il ne renonça pas pour cela à la philosophie, ni au costume et à la vie nomade des philosophes. Il allait de pays en pays, prêchant la doctrine du Christ, la présentant comme la seule conforme à la raison. I1 finit par arriver à Rome, où il fit un premier séjour, sur lequel nous sommes mal renseignés. Il y revint un peu plus tard, et, cette fois, s'y fixa. Il y ouvrit une école, où il enseignait à des disciples la philosophie nouvelle, qui donnait à la foi chrétienne un fondement ration-nel. Son enseignement ne fut pas du goût de tous ses confrères. On lui chercha querelle à ce propos : il eut à soutenir de très vives polémiques, souvent d'un tour personnel, contre plusieurs philosophes, surtout contre Crescens le cynique.

Apôtre batailleur, champion hardi du christianisme, auteur fécond, Justin avait composé une dizaine d'ouvrages : des livres de controverse, des apologies, un grand traité contre les hérétiques. La plupart de ces ouvrages sont perdus, et connus seulement par quelques fragments ou par divers témoignages. En revanche, on lui a attribué plus tard une série d'opuscules, qui n'étaient pas de lui, et qui nous sont par-venus sous son nom : livres édifiants ou dogmatiques, apologétiques ou polémiques.
Son oeuvre authentique, en dehors des fragments, se réduit pour nous à trois ouvrages : une grande Apologie, adressée vers 150 à l'empereur Antonin le Pieux ; une seconde Apologie, adressée au Sénat vers 155, beaucoup plus courte, sorte d'appendice à la précédente ; le Dialogue avec Tryphon, écrit vers 160, où l'auteur raconte à un rabbin sa conversion et cherche à le convaincre de la vérité du christianisme. Ces trois ouvrages sont fort importants pour l'histoire de l'apologétique et pour celle des dogmes ; car Justin est le premier qui ait exposé dans son ensemble la doctrine chrétienne, et qui ait traité rationnellement la question des rapports de la foi avec la raison. Malheureusement, l'écrivain est fort inégal. Mais, s'il décourage parfois le lecteur par l'incohérence de ses développements et par Ies maladresses de son style embarrassé, il le ramène bientôt par ses saillies imprévues , imprévues et l'entraîne jusqu'au bout par son ardeur communicative : il a le mouvement, la vie, la passion. Style à part, c'était un homme éminent : penseur original et indépendant, avec le plus noble caractère et une âme d'apôtre.

Il fut martyrisé à Rome vers 165 Le cynique Crescens, à bout d'arguments, l'avait plus d'une fois menacé de le dénoncer comme chrétien. Justin lui--même déclare, dans sa seconde Apologie, qu'il s'attend à ce dénouement de leurs polémiques On a supposé que Crescens avait cyniquement tenu parole ; mais nous n'en avons pas la preuve. Les Actes du marityre disent seulement que, pendant une persécution, on arrêta Justin avec six autres chrétiens.
Voici les noms de ces compagnons du philosophe, dont plusieurs, tous peut-être, étaient ses disciples : un esclave dle la maison impériale, Evelpiste, originaire de Cappadoce ; un Phrygien, Hierax ; puis Chariton, Péon, Libérien; enfin, une femme, Charito, sans doute la soeur de Chariton. Aussitôt arrêtés, les chrétiens furent tra-duits devant le tribunal du préfet de Rome qui était alors Rusticus le philosophe, maître et ami de Marc-Aurèle. Au cours d'un émouvant interrogatoire, Justin et ses compagnons proclamèrent leur foi avec une fermeté aussi simple qu' inébranlable Condamnés à mort, ils furent aussitôt conduits au supplice et décapités.
On trouvera ci-dessous les Actes authentiques du martyre : transcription du procès-verbal officiel de l'interrogatoire, avec un très court préambule, ajouté après coup, sur la persécution, et une très courte notice sur le supplice. C'est le plus ancien document de ce genre que nous possédions. Malgré 1a sécheresse apparente du procès-verbal, la scène ne manque ni de grandeur ni d'éloquence.
Nous suivons l'édition de Von Gebllardt, Acta rnartyrum selecta, p. 18-21.

ACTES DE SAINT JUSTIN
et de ses compagnon
s

C'était le temps où sévissaient les défenseurs criminels de l'idolâtrie. Des ordres impies, visant les pieux chrétiens, étaient affichés en ville et à la campagne, enjoignant de les forcer à faire des libations en l'honneur des vaines idoles.
Donc, on arrêta ensemble les saints. On les conduisit au préfet de Rome, qui s'appelait Rusticus.

Quand ils furent devant le tribunal, le préfet Rusticus dit à Justin : " D'abord, obéis aux dieux, et soumets-toi aux empereurs ".
- Justin dit : " On ne mérite ni reproche ni condamnation, pour obéir aux commandements de notre Sauveur Jésus-Christ ".
- Le préfet Rusticus dit : " A quelle science t'adonnes-tu `l "
- Justin dit : " J'ai essayé d'apprendre toutes les sciences. Puis je me suis attaché à la science vraie des chrétiens, quoiqu'elle ne plaise pas aux gens dans l'erreur ".
- Le préfet Rusticus dit : " Et cette science -là te plaît à toi, malheureux ? "
- Justin dit : " Oui; car je m'attache à la doctrine véritable, en suivant les chrétiens ".
- Le préfet Rusticus dit : " Et quelle est ote doctrine ? "
- Justin dit : " C'est notre conception pieuse du Dieu des chrétiens. Ce Dieu, nous croyons qu'il est unique, que dès l'origine il a été le créateur et le démiurge de toutes les créatures visibles ou invisibles. Nous croyons que le Seigneur Jésus-Christ est le Fils de Dieu, le Messie annoncé par les Prophètes comme devant assister la race des hommes, comme devant être le héraut du salut et le maître de belles sciences. Moi, qui suis un homme, je parle faiblement de lui, je le sens, en comparaison de sa divinité infinie ; je reconnais qu'il y faut une puissance de prophète. Mais il y a les pré-dictions sur celui que j'ai dit être le Fils de Dieu. Et je sais que les Prophètes étaient inspirés d'en haut, quand ils ont prédit son arrivée parmi les hommes ".
- Le préfet Rusticus dit : " Où vous réunis-sez-vous ? "
- Justin dit : " Là où chacun veut, où il peut. Crois-tu donc que nous nous réunissons tous au même endroit ? Non pas. Le Dieu des chrétiens n'est pas limité dans l'espace. Il est invisible, il remplit le ciel et la terre; partout, il est adoré et glorifié par les fidèle; ".
- En quel endroit rassembles-tu tes disciples ? "
- Justin dit : " 'Moi, je demeure au-dessus d'un certain Martin, près du bain de Timothée. Depuis tout le temps que j'y demeure (et c'est mon second séjour dans la ville de Rome), je ne connais pas d'autre lieu de réunion que cette maison-là. A tous qui voulaient venir chez moi. j'ai communiqué la doctrine de la vérité " .
- Rusticus dit : " Donc maintenant, tu es chrétien ? "
- Justin dit : " Oui, je suis chrétien ".

- Le préfet Rusticus dit à Chariton : " A ton tour, Chariton. Toi aussi, es-tu chrétien ? " - Chariton dit : " Je suis chrétien par la volonté de Dieu "
Le préfet Rusticus dit à une femme, à Charito : " Et toi que répons-tu, Charito ? "
- Charito dit : " Je suis chrétienne, par la grâce de Dieu ".
- Rusticus dit à Evelpiste : " Et toi ? qu'es -tu ? "
- Evelpiste, esclave de César, répondit : " Moi je suis chrétien. Affranchi par le Christ, je partage la même espérance, par la grâce du Christ ".
- Le préfet Rusticus dit à Hiérax : " Toi aussi, es-tu chrétien ? "
- Hiérax dit : " Oui, je suis chrétien ; car j'honore et j'adore le même Dieu. "
- Le préfet Rusticus dit : " Est-ce Justin qui vous a faits chrétiens ? "
- Hiérax dit : " Moi, j'étais chrétien, et je le serai toujours ".
- Alors, Péon se leva et dit : " Moi aussi, je suis chrétien ".
- Le préfet Rusticus dit : " Quel est celui qui t'a instruit ? "
- Péon dit : " C'est de nos parents que nous avons reçu cette belle croyance ".
- Evelpiste dit : " Sans doute, j'écoutais avec plaisir les leçons de Justin ; mais c'est à mes parents que, moi aussi, je dois d'être chré-tien ".
- Le préfet Rusticus dit : " Où sont tes parents ? "
- Evelpiste dit : " En Cappadoce. "

- Rusticus dit à Hiérax : " Et tes parents, à toi, où sont-ils ? "
- Celui-ci répondit : " Notre vrai père est le Christ; notre vraie mère est notre foi en lui. Quant à mes parents terrestres, ils sont morts. Moi, je suis d' Iconion en Phrygie ; j'en ai été arraché, et je suis venu ici ".
- Le préfet Rusticus dit à Libérien : " Et toi, qu'as-tu à dire ? Es-tu chrétien ? Es-tu, toi aussi, un impie ? "
- Libérien dit : " Moi aussi, je suis chrétien. Je ne suis pas un impie, mais j'adore le seul vrai Dieu ".
- Le préfet dit à Justin : " Ecoute-moi, toi qu'on dit éloquent, toi qui crois connaître la vraie doctrine. Si tu es fouetté, puis décapité, es-tu convaincu que tu dois ensuite monter au ciel ? "
- Justin dit : " J'espère que j'y aurai ma demeure, si j'endure tout cela Je le sais : à tous ceux qui auront ainsi vécu est réservée la récompense divine jusqu'à la consommation du monde entier ".
- Le préfet Rusticus dit : Ainsi. tu t'ima-gines que tu monteras aux cieux pour y recevoir des récompenses ? "
- Justin dit : " Je ne l'imagine pas ; mais je le sais, j'en ai la certitude ".
- Le préfet Rusticus dit : " Finissons-en ; arrivons à la chose qu'on vous demande, et qui presse. Venez tous, et, tous ensemble, sacrifiez aux dieux ".
- Justin dit : " Personne, à moins de folie, n'abandonne la piété pour tomber dans l'impié-té ".
- Le préfet Rusticus dit : " Si vous n'obéissez pas, vous serez punis sans pitié ".
- Justin dit : " C'est notre désir, d'être frappés à cause de notre Seigneur Jésus-Christ, pour être sauvés. Ce sera notre salut et notre sécurité devant le tribunal plus redoutable, où le monde entier passera, de notre Maître et Sauveur. "
- De même, les autres martyrs s'écrièrent : " Fais ce que tu veux. Nous sommes chrétiens, nous ne sacrifions pas aux idoles ".
- Alors le préfet Rusticus rendit sa sentence, ainsi conçue : " Les prévenus, n'ayant pas voulu sacrifier aux dieux en obéissant à l'ordre de l'empereur, seront fouettés et emmenés pour être punis de la peine capitale, conformément aux lois " .

Les saints martyrs glorifièrent Dieu, puis sortirent pour aller au lieu ordinaire des exécu-tions. Là, ils furent décapités, consommant ainsi leur martyre dans la confession du Sau-veur. Quelques-uns des fidèles, secrètement, enlevèrent leurs corps pour les déposer dans un lieu convenable, avec l'aide de la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, à qui soit gloire dans les siècles des siècles. Amen.

(Extrait de " La vraie Légende dorée ", relation de martyre traduites avec introduction et notices, par Paul Monceaux, de l'Institut, professeur au Collège de France. Editions Payot, Paris, 1928.)

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:11

L'héritage Syriaque

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:26
Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,18-25.30.

Frères, la parole de la Croix pour ceux qui se perdent est une folie, mais pour nous qui sommes sauvés, c'est la puissance de Dieu.
Car il est écrit : " Je détruirai la sagesse des sages, et j'anéantirai la science des savants. "
Où est le sage ? où est le docteur ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ?
Car le monde, avec sa sagesse, n'ayant pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.
Les Juifs exigent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse ;
nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils,
mais pour ceux qui sont appelés, soit Juifs, soit Grecs, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car ce qui serait folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui serait faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes.
Or c'est par lui que vous êtes dans le Christ-Jésus, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, et justice, et sanctification, et rédemption,


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,2-8.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Rien n'est voilé qui ne soit un jour révélé ; ou caché, qui ne soit un jour connu.
C'est pourquoi, tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les celliers sera publié sur les toits.
Je le dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui après cela ne peuvent rien faire de plus.
Mais je vais vous apprendre qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, craignez celui-là.
Cinq moineaux ne se vendent-ils pas deux as ? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu.
Mais même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez pas : vous valez plus que beaucoup de moineaux.
Je vous le dis : celui qui me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Par Saint Jean Eudes (1601-1680), prêtre Catholique-romain, prédicateur, fondateur d'instituts religieux . Le Royaume de Jésus, II, 30 (OC I, p. 238-239)

« Jetez en Dieu tous vos soucis, car il a soin de vous » (1P 5,7)


Notre très aimable Sauveur nous assure en divers lieux de ses saintes Écritures qu'il est dans un soin et dans une vigilance continuelle au regard de nous, qu'il nous porte et qu'il nous portera toujours lui-même dans son sein, dans son cœur et dans ses entrailles.

Et il ne se contente pas de dire une fois ou deux qu'il nous porte en cette façon, mais il le dit et le redit jusqu'à cinq fois en un même lieu (Is 46,3-4).

Et ailleurs, qu'encore bien qu'il se trouvât une mère qui vînt à oublier l'enfant qu'elle a porté dans ses entrailles, lui pourtant ne nous oubliera jamais ; qu'il nous a écrit en ses mains, afin de nous avoir toujours devant ses yeux (Is 49,15-17); que quiconque nous touche, touche la prunelle de ses yeux (Za 2,8) ; que nous ne devons point être inquiets des choses qui nous sont nécessaires pour le vivre et le vêtir, qu'il sait bien que nous avons besoin de ces choses-là, et qu'il en a soin pour nous (Mt 6,31-33) ; qu'il a compté tous les cheveux de notre tête, que pas un d'eux ne périra (Mt 10,30 ; Lc 21,18) ; que son Père nous aime comme il l'aime lui, et qu'il nous aime comme son Père l'aime (Jn 17,26;15,9) ; qu'il veut que nous soyons là où il est, c'est-à-dire que nous soyons reposant avec lui dans le sein et dans le cœur de son Père (Jn 17,24).

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Saint Justin, qui êtes-vous

Martyr

(† v.165)

Justin naquit vers l'an 100 en Samarie, à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem.

Philosophe païen désabusé des différents systèmes philosophiques qu'il avait suivis, il se convertit au christianisme vers l'an 130.

L'Église avait alors à lutter à la fois contre les erreurs de la pensée païenne et contre le glaive des persécuteurs.

Justin fonda plusieurs écoles de philosophie dans l'Empire, à Beyrouth, à Éphèse, à Rome. Il écrivit de nombreux ouvrages sur le christianisme.

Il essaya même de convertir les empereurs romains au christianisme en leur envoyant ses ouvrages.

Antonin fut sensible à ses arguments et mit fin aux persécutions contre les chrétiens. Mais son sucesseur, Marc-Aurèle, considérant le christianisme comme un danger pour l'Empire, ralluma la persécution qui fit périr des milliers de chrétiens.

Justin fut arrêté puis décapité à Rome vers 165 pour ne pas avoir renié sa foi. Il est le patron des philosophes.

(Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Justin_de_Naplouse)

Le martyre de Saint Justin

NOTICE SUR SAINT JUSTIN LE PHILOSOPHE
Par Paul Monceaux

Justin, dit " le philosophe " , était en effet un vrai philosophe, de tendances et de goûts comme de pro-fession et de costume; un philosophe qui, d'abord païen, se convertit au christianisme, mais qui, après sa conversion et jusqu'à son martyre, resta philosophe.
Il était né dans les premières années du IIeme siècle, en Palestine, à Neapolis, aujourd'hui Naplouse, l'ancienne Sichem, près de Samarie. Il appartenait à une famille païenne, qui lui fit donner une instruc-tion assez complète. Grand travailleur, d'esprit ouvert et curieux, le jeune Justin se passionna pour la philo-sophie. Il suivit successivement les leçons de plusieurs maîtres, appartenant aux écoles les plus diverses. Il fut séduit surtout par l'enseignement des platoni-ciens ; mais, là encore, il ne trouvait pas toute la vérité qu'il cherchait.
Entre temps, il eut l'occasion d'assister à des scènes de martyre ; il fut très ému par ce spectacle et très frappé de l'héroïsme des chrétiens. Un jour, il rencontra un vieillard, qui lui vanta et lui expliqua la religion du Christ. Le jeune philosophe se mit à lire et à étudier les livres sacrés du christianisme, qui produisirent sur lui une grande impression. Enfin, vers 130, étant à Ephèse, il se convertit. Il avait alors environ trente ans.Entre temps, il eut l'occasion d'assister à des scènes de martyre ; il fut très ému par ce spectacle et très frappé de l'héroïsme des chrétiens. Un jour, il rencontra un vieillard, qui lui vanta et lui expliqua la religion du Christ. Le jeune philosophe se mit à lire et à étudier les livres sacrés du christianisme, qui produisirent sur lui une grande impression. Enfin, vers 130, étant à Ephèse, il se convertit. Il avait alors environ trente ans.

Devenu chrétien, et chrétien très ardent, il ne renonça pas pour cela à la philosophie, ni au costume et à la vie nomade des philosophes. Il allait de pays en pays, prêchant la doctrine du Christ, la présentant comme la seule conforme à la raison. I1 finit par arriver à Rome, où il fit un premier séjour, sur lequel nous sommes mal renseignés. Il y revint un peu plus tard, et, cette fois, s'y fixa. Il y ouvrit une école, où il enseignait à des disciples la philosophie nouvelle, qui donnait à la foi chrétienne un fondement ration-nel. Son enseignement ne fut pas du goût de tous ses confrères. On lui chercha querelle à ce propos : il eut à soutenir de très vives polémiques, souvent d'un tour personnel, contre plusieurs philosophes, surtout contre Crescens le cynique.

Apôtre batailleur, champion hardi du christianisme, auteur fécond, Justin avait composé une dizaine d'ouvrages : des livres de controverse, des apologies, un grand traité contre les hérétiques. La plupart de ces ouvrages sont perdus, et connus seulement par quelques fragments ou par divers témoignages. En revanche, on lui a attribué plus tard une série d'opuscules, qui n'étaient pas de lui, et qui nous sont par-venus sous son nom : livres édifiants ou dogmatiques, apologétiques ou polémiques.
Son oeuvre authentique, en dehors des fragments, se réduit pour nous à trois ouvrages : une grande Apologie, adressée vers 150 à l'empereur Antonin le Pieux ; une seconde Apologie, adressée au Sénat vers 155, beaucoup plus courte, sorte d'appendice à la précédente ; le Dialogue avec Tryphon, écrit vers 160, où l'auteur raconte à un rabbin sa conversion et cherche à le convaincre de la vérité du christianisme. Ces trois ouvrages sont fort importants pour l'histoire de l'apologétique et pour celle des dogmes ; car Justin est le premier qui ait exposé dans son ensemble la doctrine chrétienne, et qui ait traité rationnellement la question des rapports de la foi avec la raison. Malheureusement, l'écrivain est fort inégal. Mais, s'il décourage parfois le lecteur par l'incohérence de ses développements et par Ies maladresses de son style embarrassé, il le ramène bientôt par ses saillies imprévues , imprévues et l'entraîne jusqu'au bout par son ardeur communicative : il a le mouvement, la vie, la passion. Style à part, c'était un homme éminent : penseur original et indépendant, avec le plus noble caractère et une âme d'apôtre.

Il fut martyrisé à Rome vers 165 Le cynique Crescens, à bout d'arguments, l'avait plus d'une fois menacé de le dénoncer comme chrétien. Justin lui--même déclare, dans sa seconde Apologie, qu'il s'attend à ce dénouement de leurs polémiques On a supposé que Crescens avait cyniquement tenu parole ; mais nous n'en avons pas la preuve. Les Actes du marityre disent seulement que, pendant une persécution, on arrêta Justin avec six autres chrétiens.
Voici les noms de ces compagnons du philosophe, dont plusieurs, tous peut-être, étaient ses disciples : un esclave dle la maison impériale, Evelpiste, originaire de Cappadoce ; un Phrygien, Hierax ; puis Chariton, Péon, Libérien; enfin, une femme, Charito, sans doute la soeur de Chariton. Aussitôt arrêtés, les chrétiens furent tra-duits devant le tribunal du préfet de Rome qui était alors Rusticus le philosophe, maître et ami de Marc-Aurèle. Au cours d'un émouvant interrogatoire, Justin et ses compagnons proclamèrent leur foi avec une fermeté aussi simple qu' inébranlable Condamnés à mort, ils furent aussitôt conduits au supplice et décapités.
On trouvera ci-dessous les Actes authentiques du martyre : transcription du procès-verbal officiel de l'interrogatoire, avec un très court préambule, ajouté après coup, sur la persécution, et une très courte notice sur le supplice. C'est le plus ancien document de ce genre que nous possédions. Malgré 1a sécheresse apparente du procès-verbal, la scène ne manque ni de grandeur ni d'éloquence.
Nous suivons l'édition de Von Gebllardt, Acta rnartyrum selecta, p. 18-21.

ACTES DE SAINT JUSTIN
et de ses compagnon
s

C'était le temps où sévissaient les défenseurs criminels de l'idolâtrie. Des ordres impies, visant les pieux chrétiens, étaient affichés en ville et à la campagne, enjoignant de les forcer à faire des libations en l'honneur des vaines idoles.
Donc, on arrêta ensemble les saints. On les conduisit au préfet de Rome, qui s'appelait Rusticus.

Quand ils furent devant le tribunal, le préfet Rusticus dit à Justin : " D'abord, obéis aux dieux, et soumets-toi aux empereurs ".
- Justin dit : " On ne mérite ni reproche ni condamnation, pour obéir aux commandements de notre Sauveur Jésus-Christ ".
- Le préfet Rusticus dit : " A quelle science t'adonnes-tu `l "
- Justin dit : " J'ai essayé d'apprendre toutes les sciences. Puis je me suis attaché à la science vraie des chrétiens, quoiqu'elle ne plaise pas aux gens dans l'erreur ".
- Le préfet Rusticus dit : " Et cette science -là te plaît à toi, malheureux ? "
- Justin dit : " Oui; car je m'attache à la doctrine véritable, en suivant les chrétiens ".
- Le préfet Rusticus dit : " Et quelle est ote doctrine ? "
- Justin dit : " C'est notre conception pieuse du Dieu des chrétiens. Ce Dieu, nous croyons qu'il est unique, que dès l'origine il a été le créateur et le démiurge de toutes les créatures visibles ou invisibles. Nous croyons que le Seigneur Jésus-Christ est le Fils de Dieu, le Messie annoncé par les Prophètes comme devant assister la race des hommes, comme devant être le héraut du salut et le maître de belles sciences. Moi, qui suis un homme, je parle faiblement de lui, je le sens, en comparaison de sa divinité infinie ; je reconnais qu'il y faut une puissance de prophète. Mais il y a les pré-dictions sur celui que j'ai dit être le Fils de Dieu. Et je sais que les Prophètes étaient inspirés d'en haut, quand ils ont prédit son arrivée parmi les hommes ".
- Le préfet Rusticus dit : " Où vous réunis-sez-vous ? "
- Justin dit : " Là où chacun veut, où il peut. Crois-tu donc que nous nous réunissons tous au même endroit ? Non pas. Le Dieu des chrétiens n'est pas limité dans l'espace. Il est invisible, il remplit le ciel et la terre; partout, il est adoré et glorifié par les fidèle; ".
- En quel endroit rassembles-tu tes disciples ? "
- Justin dit : " 'Moi, je demeure au-dessus d'un certain Martin, près du bain de Timothée. Depuis tout le temps que j'y demeure (et c'est mon second séjour dans la ville de Rome), je ne connais pas d'autre lieu de réunion que cette maison-là. A tous qui voulaient venir chez moi. j'ai communiqué la doctrine de la vérité " .
- Rusticus dit : " Donc maintenant, tu es chrétien ? "
- Justin dit : " Oui, je suis chrétien ".

- Le préfet Rusticus dit à Chariton : " A ton tour, Chariton. Toi aussi, es-tu chrétien ? " - Chariton dit : " Je suis chrétien par la volonté de Dieu "
Le préfet Rusticus dit à une femme, à Charito : " Et toi que répons-tu, Charito ? "
- Charito dit : " Je suis chrétienne, par la grâce de Dieu ".
- Rusticus dit à Evelpiste : " Et toi ? qu'es -tu ? "
- Evelpiste, esclave de César, répondit : " Moi je suis chrétien. Affranchi par le Christ, je partage la même espérance, par la grâce du Christ ".
- Le préfet Rusticus dit à Hiérax : " Toi aussi, es-tu chrétien ? "
- Hiérax dit : " Oui, je suis chrétien ; car j'honore et j'adore le même Dieu. "
- Le préfet Rusticus dit : " Est-ce Justin qui vous a faits chrétiens ? "
- Hiérax dit : " Moi, j'étais chrétien, et je le serai toujours ".
- Alors, Péon se leva et dit : " Moi aussi, je suis chrétien ".
- Le préfet Rusticus dit : " Quel est celui qui t'a instruit ? "
- Péon dit : " C'est de nos parents que nous avons reçu cette belle croyance ".
- Evelpiste dit : " Sans doute, j'écoutais avec plaisir les leçons de Justin ; mais c'est à mes parents que, moi aussi, je dois d'être chré-tien ".
- Le préfet Rusticus dit : " Où sont tes parents ? "
- Evelpiste dit : " En Cappadoce. "

- Rusticus dit à Hiérax : " Et tes parents, à toi, où sont-ils ? "
- Celui-ci répondit : " Notre vrai père est le Christ; notre vraie mère est notre foi en lui. Quant à mes parents terrestres, ils sont morts. Moi, je suis d' Iconion en Phrygie ; j'en ai été arraché, et je suis venu ici ".
- Le préfet Rusticus dit à Libérien : " Et toi, qu'as-tu à dire ? Es-tu chrétien ? Es-tu, toi aussi, un impie ? "
- Libérien dit : " Moi aussi, je suis chrétien. Je ne suis pas un impie, mais j'adore le seul vrai Dieu ".
- Le préfet dit à Justin : " Ecoute-moi, toi qu'on dit éloquent, toi qui crois connaître la vraie doctrine. Si tu es fouetté, puis décapité, es-tu convaincu que tu dois ensuite monter au ciel ? "
- Justin dit : " J'espère que j'y aurai ma demeure, si j'endure tout cela Je le sais : à tous ceux qui auront ainsi vécu est réservée la récompense divine jusqu'à la consommation du monde entier ".
- Le préfet Rusticus dit : Ainsi. tu t'ima-gines que tu monteras aux cieux pour y recevoir des récompenses ? "
- Justin dit : " Je ne l'imagine pas ; mais je le sais, j'en ai la certitude ".
- Le préfet Rusticus dit : " Finissons-en ; arrivons à la chose qu'on vous demande, et qui presse. Venez tous, et, tous ensemble, sacrifiez aux dieux ".
- Justin dit : " Personne, à moins de folie, n'abandonne la piété pour tomber dans l'impié-té ".
- Le préfet Rusticus dit : " Si vous n'obéissez pas, vous serez punis sans pitié ".
- Justin dit : " C'est notre désir, d'être frappés à cause de notre Seigneur Jésus-Christ, pour être sauvés. Ce sera notre salut et notre sécurité devant le tribunal plus redoutable, où le monde entier passera, de notre Maître et Sauveur. "
- De même, les autres martyrs s'écrièrent : " Fais ce que tu veux. Nous sommes chrétiens, nous ne sacrifions pas aux idoles ".
- Alors le préfet Rusticus rendit sa sentence, ainsi conçue : " Les prévenus, n'ayant pas voulu sacrifier aux dieux en obéissant à l'ordre de l'empereur, seront fouettés et emmenés pour être punis de la peine capitale, conformément aux lois " .

Les saints martyrs glorifièrent Dieu, puis sortirent pour aller au lieu ordinaire des exécu-tions. Là, ils furent décapités, consommant ainsi leur martyre dans la confession du Sau-veur. Quelques-uns des fidèles, secrètement, enlevèrent leurs corps pour les déposer dans un lieu convenable, avec l'aide de la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, à qui soit gloire dans les siècles des siècles. Amen.

(Extrait de " La vraie Légende dorée ", relation de martyre traduites avec introduction et notices, par Paul Monceaux, de l'Institut, professeur au Collège de France. Editions Payot, Paris, 1928.)

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Quand un chef maure dépose les armes aux pieds de la Vierge

En 778, l’empereur français Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l'actuelle citadelle de Lourdes, en France) s'apprête à lever le siège lorsqu’un compagnon de Charlemagne l’évêque du Puy-en-Velay, ville de la région française d’Auvergne, a une inspiration et obtient l'autorisation d'aller parlementer avec l'assiégé.

Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prend le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu'il rend les armes au serviteur de Notre Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d'Elle seule. » Charlemagne signe l'accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :
Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,7b-15.

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.


Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Exultet du pape Zosime (Une belle prière Pascale Occidentale)

Traduit par Yves Avri

Exultent, qu’ils exultent, les habitants du ciel ,

Exultent, qu’ils exultent les Anges serviteurs de Dieu, que la trompette du salut fasse retentir le triomphe de notre Roi tout puissant !

Réjouissez-vous, que la terre se réjouisse, car la gloire l’inonde,

Rayonnant de la lumière de son Roi éternel, que tous les lieux de la terre se réjouissent, apprenant la fin de l’obscurité et des ténèbres.

Réjouissez-vous, que notre Mère l’Eglise aussi se réjouisse, parée de l’éclair de sa gloire, que ce saint édifice tremble de joie, remplie des voix puissantes des peuples.

(Donc, très chers amis, debout dans la gloire imposante de cette sainte lumière, invoquez avec moi, je vous le demande, la miséricorde du Dieu tout-puissant, que lui qui a eu la bienveillance de me compter, bien qu’indigne, parmi les Lévites, daigne verser en moi cette lumière sans ombre, que je puisse chanter ce cierge en parfaites louanges.)

V. Le Seigneur soit avec vous.

R. Et avec votre esprit.

V. Elevez vos cœurs.

V. Nous les levons vers le Seigneur.

V. Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.

R. Cela est juste et bon.

Vraiment il est juste et bon, avec un ardent amour de l’esprit et du cœur et avec l’aide fervente de notre voix, d’acclamer notre Dieu invisible, le Père tout-puissant, et Jésus Christ, notre Seigneur, son Fils, son Unique Engendré. qui pour notre salut racheta la dette d’Adam auprès du Père éternel et, versant son propre sang, si cher, effaça complètement le souvenir de notre ancien péché.

Voici, donc, les fêtes de la Pâques, où a été immolé l’Agneau, le seul véritable Agneau, dont le Sang oint les montants des portes des croyants.

Voici la nuit, où autrefois tu fis sortir nos ancêtres, les enfants d’Israël, de la servitude d’Egypte et les fis passer à pied sec la Mer Rouge.

Voici la nuit qui d’une colonne de feu bannit l’obscurité du péché.

Voici la nuit qui même maintenant, partout dans le monde, met les Chrétiens à l’abri des vices du monde

Et des ténèbres du péché, les conduisant à la grâce et les unissant à ses saints.

Voici la nuit, où le Christ brisa les verrous de la prison mortelle et se leva victorieux du monde souterrain.

Notre naissance n’aurait eu aucun profit

Si nous n’avions pas été rachetés

Ô merveille que cet humble souci que vous avez de nous !

Ô amour, Ô charité au-delà de tout dire, pour racheter un esclave vous avez donné votre Fils !

Ô nécessaire faute d’Adam, détruite complètement par la Mort du Christ !

Ô heureuse faute qui gagna un si grand, un si glorieux Rédempteur !

Ô nuit vraiment bénie de laquelle il est écrit : la nuit sera aussi claire que le jour, éblouissante est la nuit pour moi, et pleine de bonheur.

Le pouvoir sanctifiant de cette nuit chasse le mal, lave les fautes, restaure l’innocence de ceux qui sont tombés et la joie de ceux qui pleurent, chasse les haines, nourrit la concorde, et abat le puissant.

Pour elle, votre nuit de grâce, ô Père saint, acceptez ce cierge, offrande solennelle, l’œuvre des abeilles et des mains de vos serviteurs, pour le soir sacrifice de louange, ce don de votre très sainte Eglise.

Mais maintenant nous savons les louanges de cette colonne quel feu brûlant s’enflamme en l’honneur de Dieu, feu divisé en multiples flammes, que jamais encore n’a affaibli la division de sa lumière, car il est nourri de cire fondue, produite par les abeilles maternelles pour façonner une torche si précieuse.

Ô nuit vraiment bénie, où les choses du ciel épousent celles de la terre,

Et le divin à l’humain.

Et donc, Seigneur, nous vous prions de faire que ce cierge, consacré à l’honneur de votre nom, persévère sans faiblir à vaincre l’obscurité de cette nuit.

Recevez-le en odeur agréable, et qu’il se mêle aux lumières du ciel.

Que cette flamme se trouve encore brûlante par l’Etoile du Matin : la seule Etoile du Matin qui jamais ne s’éteint, le Christ votre Fils, qui revenant de l’empire de la mort, a répandu sa paisible lumière sur l’humanité, et vit et règne pour les siècles des siècles.

R. Amen

Source : http://www.thecatholicthing.org/201...

Zosime ne fut pape que pendant un an (mars 417-décembre 418). On sait peu de chose sur lui avant qu’il fût élu pape, sinon qu’il venait de Calabre. Comme pape il participa à la condamnation du pélagianisme.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

Par Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église .Traité sur le Saint Esprit, 14 (trad. Bible chrétienne, A. Sigier 1989, t. 1*, p. 227 rev.)

« Afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle »


La figure est une manière d'exposer, par imitation, les choses que nous attendons.

Par exemple, Adam est la préfiguration de l'Adam qui devait venir (1Co 15,45) et la pierre [au désert pendant l'Exode] est le Christ figurativement ; l'eau qui coule de la pierre est la figure de la puissance vivifiante du Verbe (Ex 17,6 ;1Co 10,4), car il a dit :

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37).

La manne est la préfiguration du « pain vivant qui est descendu du ciel » (Jn 6,51) ; et le serpent placé sur une hampe est la figure de la Passion, de notre salut consommé sur la croix, puisque ceux qui le regardaient étaient sauvés (Nb 21,9).

De même, ce que dit l'Écriture des Israélites sortant d'Égypte a été raconté comme une préfiguration de ceux qui sont sauvés par le baptême ; car les premiers-nés des Israélites ont été sauvés...par la grâce accordée à ceux qui avaient été marqués du sang de l'agneau pascal et ce sang préfigurait le sang du Christ...

Quant à la mer et à la nuée (Ex 14), en ce temps-là elles conduisaient à la foi par l'admiration ; mais pour le futur, elles figuraient la grâce qui devait venir.

« Qui est sage ? Il comprendra ces choses ! » (Ps 106,43)

Il comprendra que la mer, préfigurant le baptême, séparait de Pharaon comme le baptême nous fait échapper à la tyrannie du diable.

Jadis la mer a étouffé en elle l'ennemi ; aujourd'hui meurt l'inimitié qui nous séparait de Dieu.

De la mer, le peuple est sorti sain et sauf ; et nous, nous remontons des eaux comme revivant d'entre les morts, sauvés par la grâce de Celui qui nous a appelés.

Quant à la nuée, elle était l'ombre du don de l'Esprit, qui rafraîchit nos membres en éteignant la flamme des passions.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :

PARADIS, Qu’est-ce à dire ?

Celui qui a été uni au Christ adhère pleinement au Paradis*.

Le mot grec paradeisos signifie à la fois l'Eden, où fut placé l'homme originel, et les temps à venir où ceux qui ont été rachetés et sauvés par le Christ jouiront d'une béatitude éternelle.

Elle peut également s'appliquer à l'étape finale de l'histoire humaine lorsque toute la création sera transformée et que Dieu sera « tout en tous ».

La béatitude du Paradis, dans la tradition chrétienne, se nomme également « Royaume des cieux », « vie du monde à venir », « huitième jour », « ciel nouveau », « Jérusalem céleste ».

La littérature hagiographique et patristique fourmille de descriptions du Paradis, dont certaines sont hautement pittoresques, et se chargent d'arbres, de fruits, d'oiseaux, de villages, etc.

Des saints byzantins, comme André Fol-en-Christ et Théodora furent « ravis au troisième ciel » (II Co 12,2) et à leur retour décrivirent ce qu'ils avaient vu là-bas.

Cependant leurs biographes font ressortir que les mots humains ne peuvent rendre compte d'une participation au divin que jusqu'à un certain point.

La notion de Paradis, comme celle d'Enfer, doivent être détachées des images matérialistes avec lesquelles elles sont habituellement liées.

En outre l'idée des « nombreuses demeures » (Jn 14,2) ne doit pas être prise trop à la lettre: les « demeures » ne sont pas des lieux, mais plutôt divers degrés d'intimité avec Dieu.

Comme l'explique saint Basile, « certains seront honorés de plus grands privilèges par Dieu, d'autres en recevront moins car une étoile diffère en éclat d'une autre étoile (I Co 15,41).

Et de même qu'il y a de nombreuses demeures chez le Père, certains reposeront dans un état de suprême élévation, alors que d'autres seront dans un état inférieur ».

Selon saint Syméon, toutes les images associées au Paradis, pièces ou demeures, bois ou champs, rivières ou lacs, oiseaux ou fleurs ne sont que les différents symboles de la béatitude dont le centre n'est autre que le Christ Lui-même.

Saint Grégoire de Nysse avance une idée similaire sur Dieu, comme le seul et complet délice du Royaume des cieux.

Il se substitue Lui-même à tous les plaisirs éphémères de la vie mortelle:

...Tout en menant notre vie selon des modes variés et nombreux, il y a une foule de choses auxquelles nous avons part, telles que le temps, l'air, le lieu, la nourriture et la boisson, les vêtements, le soleil, la clarté d'une lampe, et bien d'autres nécessités de la vie dont pas une ne s'identifie à Dieu.

La béatitude, objet de notre attente, n'en a que faire, et la divine nature deviendra tout pour nous et remplacera toutes choses, en se chargeant elle-même en bonne et due forme de toutes les nécessités de cette vie [...] ».

Ainsi, selon saint Grégoire et d'autres pères de l'Eglise, l'issue finale de notre histoire sera pleine de gloire et de magnificence.

Après la résurrection universelle et le Jugement dernier, Dieu sera au centre de tout, et rien ne subsistera en dehors de Lui. Le cosmos tout entier sera changé et transformé, transfiguré et illuminé.

Dieu sera « tout en tous » et le Christ règnera dans l'âme des hommes qu'il aura rachetés.

Telle est la victoire finale du bien sur le mal, du Christ sur l'Antéchrist, de la lumière sur les ténèbres, du Paradis sur l'Enfer.

Telle est l'annihilation finale de la mort.

« Alors s'accomplira la parole qui est écrite: la mort a été engloutie dans la victoire.

O mort, où est ton aiguillon?

O Enfer, où est ta victoire? [...]

Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ »

(I Co 15,54-57).


Extrait d'une cathéchèse orthodoxe fondée sur « Le mystère de la foi » par Mgr Hilarion Alfeyev

*Par le St Baptême et ensuite une vie cohérente d’union à Dieu.

Mardi 14 AVRIL 2015:  Éléments de méditation :
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 08:15
Suppression du délai de réflexion de sept jours, pratique de l’IVG instrumentale dans les centres de santé, quota d’avortements par établissement de santé : la « culture de mort » poursuit son œuvre.

Suppression du délai de réflexion de sept jours, pratique de l’IVG instrumentale dans les centres de santé, quota d’avortements par établissement de santé : la « culture de mort » poursuit son œuvre.

L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 avril deux mesures du projet de loi Santé relative à l’IVG : la pratique de l’IVG instrumentale dans les centres de santé, une mesure portée par la délégation aux droits des femmes ; la suppression du délai de réflexion de sept jours demandé aux femmes souhaitant avorter. Combien de députés étaient présents à l’Assemblée nationale pour débattre de mesures d’une telle importance ? La suppression du délai de réflexion a été adoptée par 40 voix contre 22…


L’IVG instrumentale dans les centres de proximité

La première mesure consiste à demander aux centres de santé dits « de proximité » de pratiquer des IVG par méthode instrumentale (IVG chirurgicale), alors qu’ils ne pouvaient pratiquer des IVG que par voie médicamenteuse. Une mesure inscrite dans le Programme national d’action relatif à l’IVG et promue au nom du gouvernement par la ministre Marisol Touraine.

« En demandant aux centres de santé de devenir aussi, en quelque sorte, des centres d’orthogénie, les députés développent l’IVG instrumentale en France pour mettre en œuvre une politique d’encouragement et de banalisation de l’IVG toujours plus manifeste », relève Gènéthique.


Le délai de réflexion ? « Infantilisant » !

La suppression du délai de réflexion avant une IVG est due à l’initiative de la députée socialiste Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes. Parmi les députés de l’opposition qui avaient déposé des amendements pour abroger cet article, François de Mazières a rappelé que même la ministre de la santé Marisol Touraine n’était pas favorable à la suppression de ce délai, et sur le fait qu’un délai de réflexion est demandé pour beaucoup de chose de la vie courante, « a fortiori pour une décision autrement plus lourde ». C’était d’ailleurs la raison pour laquelle Simone Veil avait défendu ce délai de réflexion en 1974, soulignant que l’IVG était une « décision grave » ne pouvant être prise « sans en avoir pesé les conséquences ».

Mais rien n’y fit, la majorité estimant que ce délai de réflexion était « infantilisant », « culpabilisant » et qu’il « n’apporte pas de garantie concrète et réelle ».


« Où est le respect des femmes ? »

Alliance VITA s’inquiète de la manière précipitée dont les députés ont supprimé le délai de réflexion entre les deux rendez-vous médicaux pour recourir à l’IVG. « Depuis 15 ans, j’accompagne des femmes confrontées à cette question difficile ; je suis témoin des débats intérieurs profonds que provoque l’IVG », confie Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, qui accompagnent plus de 2 000 femmes ou couples par an. « Les femmes le savent bien : c’est la vie d’un être humain et aussi leur propre destin qui est en jeu. Enfermer les femmes dans une décision précipitée, c’est méconnaître ce qu’elles vivent lors de grossesses imprévues. (…) Beaucoup confient penser à l’IVG à contrecœur sous la pression de leur compagnon, ou encore par peur pour leur emploi. Supprimer ce délai, c’est cautionner une maltraitance faite aux femmes, par l’injonction légale de décider. » Elle conclut : « C’est tellement violent de découvrir a posteriori que l’on n’a pas été suffisamment soutenue et que tout s’est passé de manière précipitée… ».


Deux semaines pour la chirurgie esthétique !

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, relève le paradoxe de cette volonté de banalisation de l’IVG : « La loi exige aujourd’hui aussi un délai pour d’autres actes médicaux sensibles : deux semaines pour la chirurgie esthétique, et même un mois pour l’assistance médicale à la procréation. Donner du temps aux femmes les protège de la panique, mais aussi des pressions qui peuvent les pousser à avorter à contrecœur. Depuis la suppression, en 2001, du dossier-guide qui informait les femmes sur les alternatives à l’IVG, l’avortement s’impose souvent comme une fatalité ».

Alliance VITA s’inquiète aussi de la mesure votée pour autoriser l’IVG chirurgicale dans les centres de santé au détriment de la sécurité sanitaire des femmes. Elle rappelle l’urgence d’une politique de prévention de l’avortement qui ne doit pas se limiter à la « prévention des grossesses non désirées » (72% des femmes qui recourent à l’IVG utilisaient une méthode de contraception dite fiable lorsqu’elles se sont découvertes enceintes).


Un quota d’IVG pour chaque établissement de santé

Comme si la suppression du délai de réflexion et la réalisation d’IVG par les sages-femmes ne suffisaient pas, l’Assemblée a voté un amendement qui conduit à l’instauration d’un quota d’avortements par établissement de santé. « Le nombre d'IVG qu'un établissement de santé devra réaliser dans l'année sera donc prévu à l’avance par établissement, ce qui revient à imposer un quota d’IVG pour chaque établissement de santé » (Gènéthique).

Ainsi, la banalisation de l’avortement s’accompagne de pressions de plus en plus grandes sur les personnels soignants et les établissements hospitaliers. L'élimination des enfants à naître a toujours pour corrolaire les atteintes à la liberté.

Source:PHILIPPE OSWALD (355) pour Aleteia

IVG : la machine infernale . La « culture de mort » poursuit son œuvr
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 08:02
Le Saint Baptême:« Naître de l'eau et de l'Esprit »

« Naître de l'eau et de l'Esprit »


Le saint baptême est le fondement de toute la vie chrétienne, le porche de la vie dans l'Esprit et la porte qui ouvre l'accès aux autres sacrements.

Par le baptême nous sommes libérés du péché et régénérés comme enfants de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l'Eglise et faits participants à sa mission.

« Le baptême est le sacrement de la régénération par l'eau et dans la parole. »



On l'appelle « baptême » selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie « plonger », « immerger » ; la « plongée » dans l'eau symbolise l'ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d'où il sort par la résurrection avec lui (Rm 6,4), comme « nouvelle créature » (2Co 5,17 ;Ga 6,15).

Ce sacrement est aussi appelé « le bain de la régénération et de la rénovation en l'Esprit Saint » (Tt 3,5), car il signifie et réalise cette naissance de l'eau et de l'Esprit sans laquelle « nul ne peut entrer au Royaume de Dieu » (Jn 3,5).



« Ce bain est appellé illumination, parce que ceux qui reçoivent cet enseignement [catéchétique] ont l'esprit illuminé » (St Justin).

Ayant reçu dans le baptême le Verbe, « la lumière véritable qui illumine tout homme » (Jn 1, 9), le baptisé, « après avoir été illuminé » (He 10,32) est devenu « fils de lumière » (1Th 5,5), et « lumière » lui-même (Ep 5,8) :

« Le baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu... Nous l'appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d'incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu'il y a de plus précieux.

Don, parce qu'il est conféré à ceux qui n'apportent rien ; grâce, parce qu'il est donné même à des coupables ; baptême, parce que le péché est enseveli dans l'eau ; onction, parce qu'il est sacré et royal (tels deviennent ceux qui sont oints) ;

illumination, parce qu'il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu'il voile notre honte ; bain, parce qu'il lave ; sceau, parce qu'il nous garde et qu'il est le signe de la seigneurie de Dieu. »(St Grégoire de Nazianze)

Source:Catéchisme de l'Église catholique (Entendez: Romaine-catholique)
§ 1213-1216

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