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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 11:06
« Faire son deuil » après le crash de l’avion Düsseldorf-Barcelone… (Bertrand Vergely.Philosophe et théologien)

Le crash de l'avion Düsseldorf-Barcelone qui vient d'avoir lieu dans les Alpes du Sud est bien évidemment tragique et il ne saurait être question de ne pas être bouleversé face au drame qu'il représente. Néanmoins, sa «gestion» par notre postmodernité ne peut pas ne pas nous interroger quand on a quelque bon sens.

Écoutons la radio relatant ce qui se passe maintenant. Nous apprenons que des avions ont été affrétés pour que les familles puissent se rendre sur les lieux du drame afin de faire leur deuil, le tout accompagnées par des cellules de soutien psychologique. Constatons-le.

Désormais, lorsqu'une catastrophe se produit, le scénario est bien orchestré. Immédiatement nous apprenons que «tout est mis en œuvre» pour qu'il y ait «prise en charge» des familles par des «antennes de soutien psychologique» afin de «mettre des mots» et ainsi de permettre de «faire le deuil».

Dans ce scénario bien rôdé il y quelque chose qui dérange. Le fait qu'il soit bien rôdé. Et derrière ce rodage, une certaine mécanicité. On n'est pas humain. On est mécaniquement humain.

Comme si on avait peur. Peur que les familles endeuillées se révoltent. Peur qu'elles crient au scandale. Peur qu'elles disent haut et fort qu'elles ont été mal traitées. Qu'elles ont été abandonnées. Qu'elles ont été laissées à elles-mêmes, seules avec leur chagrin. Alors, non seulement, on «fait» mais on montre que l'on «fait». On communique. On sur-communique. Pas question qu'il y ait un moment de solitude ni de silence.

Une expression frappe dans ce tourbillon communicationnel: faire son deuil. Se rend-t-on compte de ce que l'on dit quand on prononce ce terme?

Quand Freud a prononcé cette formule, il songeait à certains de ses patients maladivement attachés à des proches décédés. On ne peut pas vivre éternellement dans le regret de nos chers disparus. Il y a un moment où il faut les laisser partir. D'où l'expression «faire son deuil», cette expression désignant le fait de faire son deuil d'un attachement névrotique, hystérique à des proches disparus.

Prise en dehors de son contexte pathologique, constatons le, cette expression est proprement ridicule. Que l'on sache, toute personne qui perd un de ses proches n'est pas dans un état pathologique, névrotique ou hystérique au point de devoir «faire son deuil» avec un psychiatre.

Qu'à cela ne tienne. Notre postmodernité a décidé de psychiatriser le deuil et oblige désormais de «faire son deuil» en dépêchant pour cela des «psys» afin de veiller à ce qu'on le fasse.

Faute d'un discours religieux sur la mort nous avons aujourd'hui affaire à un discours médical et psychiatrique sur celle-ci, une personne endeuillée étant un malade potentiel qu'il faut soigner et le prêtre étant remplacé par le psychiatre.

En fait, ne sachant pas quoi faire en l'absence d'un ordre religieux du monde, la postmodernité qui a tué Dieu médicalise la mort et la psychiatrise faute de la spiritualiser en dépêchant sur les lieux des catastrophes et des tragédies des équipes médico-psychiatriques veillant à ce que l'ordre d'un monde sans Dieu soit bien assuré.

On a psychiatrisé la mort? On a fait en sorte que tout le monde fasse gentiment son deuil comme certains font la Turquie quand ils sont en vacances ou que le petit fait son rôt à la fin du repas? On a bien fait. On a fait ce qu'il fallait faire.

Le monde peut continuer de dormir en paix. On a veillé à ce que la mort ne soit plus un événement spirituel et métaphysique. On a empêché de la penser. On a évité qu'elle bouleverse et que, derrière elle, la vie, bouleverse.

Bertrand Vergely
Philosophe et théologien, il est l'auteur de Deviens qui tu es: La philosophie grecque à l'épreuve du quotidien (Albin Michel, 2014).

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 10:55
Liberté de Conscience: Dans l'Etat de l'Indiana,les croyants peuvent refuser de servir l’immoralité

Etats-Unis – Le 26 mars, Mike Pence, gouverneur de l’État de l’Indiana promulguait une loi destinée à protéger la liberté religieuse en permettant notamment de refuser d’accomplir un service ou une prestation qui irait à l’encontre de ses principes religieux.

Etrangement, le lobby LGBT s’est particulièrement senti visé.

«Aujourd’hui, j’ai signé le Religious Freedom Restoration Act, car je soutiens la liberté de religion pour chaque Hoosier quelle que soit sa croyance. La constitution des États-Unis et la Constitution de l’Indiana fournissent toutes deux une forte reconnaissance de la liberté de culte mais aujourd’hui, beaucoup de croyants ont l’impression que leur liberté religieuse va être attaquée par les actions du gouvernement.»

Cette reconnaissance de la liberté de conscience pour les croyants vaut au gouverneur de cet Etat une belle campagne de dénigrement et des menaces de boycotter son Etat.

Liberté de Conscience: Dans l'Etat de l'Indiana,les croyants peuvent refuser de servir l’immoralité
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 10:31
Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

Nous cheminons vers Pâques ; mais cela nous mettra face à une scène bien étrange. Nous pourrions nous attendre à ce que la Résurrection de Jésus soit manifestée avec la plus grande gloire ! Que sa victoire soit éclatante aux yeux du monde… dans l’Évangile de Jean, il n’en sera rien, et pour cause. L’Évangile de Jean est, au fond, un évangile assez sobre, contrairement à l’image que nous en avons souvent. Chez Matthieu, par exemple, la mort de Jésus s’accompagne d’un tremblement de terre ; tout comme la Résurrection s’accompagne de signes apocalyptiques, de l’apparition d’un ange, d’une grande lumière. La mort et la Résurrection font beaucoup de « bruit » chez saint Matthieu.

Au dimanche de Pâques, dans l’Évangile de Jean, rien. Faisons bien attention au Vendredi Saint, où nous lirons aussi la Passion selon saint Jean : un simple « J’ai soif », « Tout est achevé », « Il rendit l’esprit ». Tout est dit, tout est montré, tout est signifié. Jésus a donné sa vie pour nous. Et pour cause, nous le savons, l’amour vrai, l’amour sincère est celui qui se donne discrètement, sans bruit et sans éclat. Souvenons-nous, là aussi, du premier Évangile que nous avons entendu pour ouvrir notre Carême : « Quand tu fais l’aumône, que ta main droite ignore ce que donne ta main gauche » (Mt 6, 3). Jésus, Lui qui nous fait la véritable aumône, celle de la vie éternelle, le fera dans l’ignorance mondaine la plus totale : seul son Père voit ce qu’Il a fait dans le secret de la Croix. Pour sa Résurrection, idem : sans bruit, sans éclat, dans l’Évangile de Jean : nous n’aurons aucun détail en ce jour. Une simple pierre roulée, et un linceul posé là ; Jean « vit et il crut ». Dieu « repart », si vous me permettez cette expression, comme Il est venu : Noël et Pâques, au fond, sont faits du même bois, celui de la Croix. Dieu, en son humilité, a la victoire modeste.


Mais au fond, n’y aura-t-il vraiment rien dans cet Évangile de Pâques ?

Nous sommes au premier jour de la semaine. Pour Jean, le premier jour est toujours celui d’une création nouvelle. À la manière du livre de la Genèse, au premier jour, Dieu séparera le jour de la nuit (« Que la lumière soit », nous dit la Genèse) ; de même, Jean ajoutera ce petit détail à son Évangile : « Il fait encore sombre ». Dans son prologue, il nous disait déjà que « la lumière a brillé et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée ». À Pâques, ce sera fait : certes, il fera encore sombre, sans doute encore comme dans chacune de nos vies, de nos histoires, mais grâce à cette toute petite indication, nous comprendrons que cette aurore, cette aurore nouvelle, se lève bien.Lire la suite sur Libres Propos

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

L'Eglise demande aux chrétiens de se confesser et de communier au moins une fois par an, au temps de Pâques.

Trop nombreux, hélas, sont ceux qui négligent cette démarche. Mais même ceux qui font leurs Pâques ne doivent pas se contenter de ce devoir minimum.

C'est chaque dimanche, en effet, qu'un chrétien digne de se nom doit participer au St Qurbana (A la Ste Messe) en y communiant au Pain de Vie qui est la nourriture indispensable de l'âme pour être présence du Christ au monde contemporain...

"Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous" nous dit Jésus.

Quant au sacrement de Réconciliation (Pénitence, Confession), il ne faut pas oublier qu'il est un moyen irremplaçable de conversion, "un passage obligé sur le chemin du salut" par lequel non seulement le pardon que le Christ nous a acquis sur la Croix est appliqué à notre âme, mais, plongé dans la mort et la résurrection du Christ Tête de l'Eglise, l'Esprit Saint restaure en nous la grâce du Baptême-Chrismation que nous avions "opacifiée" par nos péchés personnels...

Malheureusement on constate qu'elles sont nombreuses à l'heure actuelle les personnes qui négligent de confesser régulièrement leurs péchés à un prêtre ; c'est une attitude qui inquiète beaucoup les prêtres, car ces personnes, pour la plupart, communient très facilement au Corps du Christ sans se demander si elles en sont dignes.

Il ne faut pas oublier en effet, qu'une communion reçue dans "une âme en état de grâce" mais insuffisamment purifiée et fortifiée par les grâces propres au sacrement de pénitence, risque d'être bien peu enrichissante sur le plan spirituel ; mais qu'une communion reçue dans une âme "en état de péché mortel" c'est-à-dire de séparation avec Dieu, non seulement est totalement infructueuse mais elle constitue un péché trés grave, puisqu'il s'agit en fait d'un sacrilège.

Manger ainsi le Corps du Christ, "c'est manger sa propre condamnation" comme disait saint Paul.

A méditer.

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

Bien des chrétiens sont convaincus de la beauté et de la grandeur du sacrement de Réconciliation. Mais de là à aller se confesser, il y a loin. Voici 2 examens de conscience, l'un pour adultes et l'autre pour jeunes.

Voir le Fichier : Examen_de_conscience_pour_adultes.pdf

Voir le Fichier : Examen_de_conscience_de_Lourdes_pour_ados.pdf

Examen de conscience simple :

Bénissez-moi mon Père, parce que j’ai péché :

ENVERS DIEU :

J’ai fait mes prières sans aucune attention.

J’ai passé des journées entières sans prier DIEU.

J’ai prononcé le nom de DIEU sans respect (…. fois)

J’ai manqué la Messe du dimanche par ma faute (… fois).

J’ai ri et bavardé à l’Eglise au lieu de prier.

J’ai eu honte de me montrer chrétien(ne), devant les autres.

ENVERS LES AUTRES :

J’ai désobéi à mes parents, aux prêtres, aux maîtres d’écoles.

J’ai répondu grossièrement, avec insolence.

J’ai eu de la haine, de la jalousie, de la vengeance.

Je me suis moqué des autres.

J’ai rapporté ce que je savais de mal.

J’ai dit du mal des autres.

J’ai été méchante(e), j’ai donné des coups.

J’ai été envieux(se), jaloux(se).

Je n’ai pas voulu pardonner.

J’ai fait exprès de la peine aux autres.

Je n’ai pas voulu aider, faire plaisir.

Je ne me préoccupe que de moi, j’ai refusé de partager.

J’ai donné le mauvais exemple, j’ai entraîné au mal.

J’ai volé de l’argent (…euros), d’autres choses (dire quoi).

J’ai menti pour m’excuser, pour me vanter, pour faire punir les autres.

J’ai triché en classe, au jeu, dans les examens.

J’ai été hypocrite ( dissimuler sa véritable personnalité).

ENVERS MOI-MÊME :

J’ai été orgueilleux(se), j’ai boudé, j’ai été coléreux(se).

J’ai pensé avec plaisir à de vilaines choses.

J’ai eu de mauvaises conversations.

J’ai été gourmand(e).

J’ai été paresseux(se) dans le travail.

Il existe aux Editions Téqui : le Guide pratique du pénitent par le Père Guillaume de Menthière.

Ce petit manuel se voudrait un outil pratique, à consulter juste avant d'aller se confesser. Il n'a pas d'autre but que de "décontracter le pénitent".

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

 +

Le  Sacrement  de  Pénitence Dans la Tradition Syriaque :

 

La pénitence ou  "Rémission des péchés" est l’un des sept sacrements de la Loi Nouvelle ordonnée par Notre Seigneur. Ce Sacrement fût institué lorsque, soufflant sur ses Apôtres et disciples Il leur dit : "Recevez le Saint Esprit. Tous ceux auxquels vous pardonnerez leurs péchés, ils leur seront pardonnés ; tous ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus"
(St Jean XX: 22–23).

Ce sacrement a été ordonné par Notre Seigneur sous la forme d’une loi, donnant pouvoir et autorité à Ses ministres (aujourd’hui, les Evêques, Successeurs des Apôtres et leurs collaborateurs dans l’Ordre Sacerdotal: les Prêtres) de déclarer  et de prononcer en Son Nom l’absolution (le pardon) des péchés au bénéfice des fidèles qui se confessent et se repentent vraiment des transgressions commises volontairement après le baptême.

Le pécheur repentant doit considérer, lors d’un examen de conscience, les nombreux péchés qu’il ou elle a commis et s’en repentir vraiment et sérieusement. Il se fait alors un devoir de les confesser au prêtre sans rien vouloir dissimuler ou  cacher et, par voie de conséquence, il accepte la pénitence canonique que le Ministre de la Miséricorde lui imposera.

 

Exhortation  générale

 

1 - Le prêtre doit bien connaître les lois divines et  ecclésiastiques, pour être capable de déterminer si oui ou non celui qui se repent est digne de recevoir l’absolution (la formation du "ministre de la miséricorde" est donc essentielle en théologie morale). En conséquence, tel un médecin des âmes, le prêtre doit suivre le pénitent fidèle et prendre grand soin de sa santé spirituelle, que ce soit un homme ou une femme.

2 - Le prêtre doit absolument ne jamais révéler quoi que ce soit de la confession du pénitent, mais plutôt la garder secrète même jusqu’à la mort.

3 -Toutes les fois que le prêtre est appelé à entendre en confession quelques  fidèles pénitents, il doit toujours se montrer prêt à répondre à cet appel et  supplier profondément le Seigneur (qui est à l’origine de cet appel et dont il sera "le canal" pour appliquer à l’âme Son Pardon Miséricordieux) de l’assister pour remplir comme il convient, et avec piété, son service.

4 - La confession devrait, habituellement, être faite uniquement à l’église.

Le prêtre porte une étole autour du cou et est assis sur une chaise (ou un "confessionnal") qui doit être placée dans un endroit spécial de façon à être vu par l’assemblée.

Cependant, dans les cas de  maladie ou pour toutes autres raisons contraignantes, le prêtre peut aller au domicile du malade qui désire se confesser, mais se trouve dans l’incapacité de se rendre à l’église.

Pendant que le pénitent se confesse le prêtre doit pourtant, pour des raisons de prudence, être assis en un endroit spécial où il puisse être vu par ceux qui sont présents tout en respectant la stricte confidentialité de l’acte.

5 - Si le prêtre découvre que le pénitent ignore les vérités fondamentales de la Foi, notamment dans le domaine de la morale Chrétienne, alors il doit, à l’occasion de cette confession, essayer de l’éclairer et de l’instruire sur ces  vérités doctrinales et morales, mais si -faute de temps- c’était impossible, alors il devrait le faire à une autre occasion plus convenable.

6 - S’il arrivait qu’ en raison d’extrême  maladie ou pour tout autre empêchement, un des fidèles soit privé  de la parole, et  soit, de ce fait, incapable d’une confession auriculaire, le prêtre acceptera la confession gestuelle pour lui accorder l’absolution individuelle.

 

 Prière  de  Pénitence

 

Ayez pitié de moi, Ô Père Tout Puissant. Nous Vous louons, nous Vous bénissons ! Nous Vous adorons, humblement agenouillés. Veuillez nous montrer Votre grande miséricorde…

Ô Christ, qui êtes la  Source de la miséricorde, montrez-moi Votre compassion au jour du jugement comme il en fut pour le larron sur la Croix, pour le publicain et à la femme adultère. Amîn.

 

Prière  avant  la  confession

 

Ô Dieu, Qui ne voulez pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se repente et qu’il vive, je confesse en Votre Présence que j’ai péché malgré Votre grande bonté.

Par mon ingratitude, j’ai dérogé à la dignité filiale et ne suis plus digne d’être appelé  fils de Votre grâce.

Acceptez-moi, Ô Père, comme l’un de Vos zélés serviteurs.

Dans Votre Miséricorde, veuillez effacer mes transgressions et me laver de mon péché.

Ô Père de Miséricorde, veuillez détourner Votre face de mes péchés et ne plus Vous souvenir de mes iniquités.

Ne me rejetez pas de devant Votre face, Seigneur débordant  de grâce. Ne me rejetez  pas dans Votre colère, mais soyez attentif au cri de ma détresse. Seigneur, veuillez regarder mes larmes. Qu’elles me lavent en Votre présence, Seigneur mon Dieu, car c’est avec une sincère humilité que je me repends que et je regrette du fond du cœur tout ce que j’ai pu faire de mal.

De plus, je prends la ferme résolution de  ne pas retourner sur les chemins haïssables du péché.

Veuillez agréer ma confession et m’aider dans Votre miséricorde et Votre grâce à vivre d’une  vie qui glorifie Votre Saint Nom, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn.

 

Prière lors de la Confession devant le Prêtre

 

Je confesse à Dieu, le Père Tout Puissant, à Son Fils bien aimé, Jésus Christ, Notre-Seigneur, et au Saint Esprit,

en présence de Notre-Dame, la Bienheureuse Vierge Marie,

et de tous les saints anges : de St Michel et de St Gabriel Archanges, chefs des milices célestes;

de Saint Jean Baptiste,

des Saints Apôtres Pierre et Paul,

des vingt-quatre prophètes,

des douze apôtres,

des quatre évangélistes et des soixante-douze disciples,

 

Je professe la Sainte Foi des trois Conciles Œcuméniques de Nicée, Constantinople et Ephèse

et crois au très noble sacerdoce dont vous êtes revêtu, Prêtre et Père, par lequel vous liez et déliez.

 

J’ai péché à travers tous mes sens, intérieurement et extérieurement, en parole, en acte et en pensée.

C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute,

je me repends très sincèrement de mes péchés, me proposant de n’y jamais retourner.

Plutôt la mort que d’embrasser le péché !

 

Je demande à Dieu, par l’autorité du Saint Sacerdoce dont vous êtes revêtu de  m’absoudre et de me pardonner, par Sa grâce. Amîn.

 

Prière d'Absolution pour le Laïcat

 

Le prêtre pose sa main droite sur la tête du pénitent et prononce les paroles suivantes :

Que Dieu ait pitié de vous et vous guide à la Vie Eternelle !

En vertu de l’Autorité du  Sacerdoce conféré par Notre-Seigneur-Jésus-Christ à Ses Apôtres qui, à leur tour, le transmirent  à leurs successeurs jusqu’à ce qu’il me fût donné à moi, faible et pécheur,

je vous absous, frère (sœur) de tous ces péchés que vous avez confessés et dont vous vous repentez, aussi bien que de toutes les transgressions qui ont échappé à votre mémoire au Nom du Père +, amen ! et du Fils +,amen ! et  du Saint Esprit + pour la vie éternelle. Amîn !

 

 

 

Prière d’Absolution pour le Clergé

 

Puisse le Seigneur qui a béni ses saints disciples, vous bénir!

Puisse-t’ Il vous préserver de toutes actions mauvaises et vous perfectionner dans la vertu, de sorte que vous soyez l’authentique gardien de Ses commandements en accomplissant Ses lois.

Puisse-t-Il faire de vous ce vase d’élection adapté au service de Sa gloire !

Puissiez-vous, en Lui, jouir de la paix  et  puisse-t-Il se complaire en vous ! Et, selon Sa volonté bienveillante,

soyez béni, absous et consacré, au Nom du Père +, amen ! et du Fils +, amen ! et du Saint Esprit + pour la vie éternelle. Amîn!

 

 

Prière  après  la Confession

 

Seigneur Jésus Christ, Vous qui êtes notre grand Médecin et la Fontaine des miséricordes, veuillez me regarder alors que je me tiens en Votre présence comme :

- l‘aveugle qui attend de Vous la vue intérieure

- le malade qui attend de Vous sa parfaite guérison, et

- le pauvre qui attend d’être enrichi de Votre grâce.

Je crois fermement que Vous avez agréé ma confession et que vous vous êtes penché vers mes supplications,

Je crois que Vous  m’avez pardonné et m’avez purifié de mon péché.

Je Vous rends grâce, Seigneur, et Votre Louange sera  toujours sur mes lèvres pour magnifier Votre amour bienveillant.

Je Vous en supplie, puisse Votre grâce me confirmer dans mon ferme propos et ma résolution de ne point retourner au péché, et m’accorder le triomphe sur toutes les tentations afin que je puisse Vous aimer,Vous seul sur la terre, mon esprit exhalant Votre louange jusqu’au jour où je Vous verrai, au Ciel, pour toujours. Amîn.

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...
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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 12:25
SÉDATION PROFONDE!
SÉDATION PROFONDE!

Et Zou, c’est passé, avec une écrasante majorité à l’Assemblée nationale. On peut maintenant piquer Mémé par amour, lui chourer sa mort, la coller dans le coma et la laisser mourir. On ne dira plus : « Elle s’est endormie dans la paix » mais : « On l’a endormie dans la dignité ». La dignité… foutu marqueur franc-mac : blouses blanches, tronches de circonstance et fadaises altruisto-humanistes – « C’est mieux pour elle ».

Si nous étions singes, nous interdirions à l’homme de prétendre descendre de nous, tant ce bipède décadent bousille la Création ! Pas un mammifère, même inférieur, ne se comporte comme ça avec ses congénères. Pas même les cafards des poubelles de HLM ! On en arriverait presque à se réjouir en se disant que les quadragénaires qui ont voté l’avortement atteignent les 80 ans. C’est eux qui verront, dans un indicible effroi qu’un cri silencieux n’apaisera pas, le sédateur fatal s’approcher, suivi des enfants survivants. Ils entendront alors, dans une conscience vacillante : « Un vieux si je veux et quand je veux ! Papa en 74, le Professeur Israël disait : “C’est le projet qui fait l’enfant”. Nous pensons que c’est aussi le projet qui fait le parent et tu n’es plus dans notre projet de vie, au revoir papa. »

Un sondage montre que 96 % des Français sont pour la sédation profonde. On sait la nature manipulatrice des questions de type : « Préférez-vous qu’on laisse lâchement mourir les gens dans des souffrances atroces ou préférez-vous qu’on les aide afin qu’elles puissent mourir dignement ? » Pour autant, on sait aussi que ce pays ne pouvait rien répondre d’autre. La France entière est en sédation profonde. Jamais nous n’avons attendu Pâques avec autant d’impatience : pourvu que la Résurrection soit contagieuse !

Lu sur L’homme nouveau

SÉDATION PROFONDE!

Par Saint Ephrem

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 17, 7-10 ; SC 121 (trad. cf SC p. 307)

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

Quand il a demandé :

« Où l'avez-vous déposé ? », les larmes venaient aux yeux de notre Seigneur.

Ses larmes ont été comme la pluie, Lazare comme le grain, et le sépulcre comme la terre.

Il a crié d'une voix de tonnerre, la mort a tremblé à sa voix, Lazare a jailli comme le grain, est sorti et a adoré le Seigneur qui l'avait ressuscité.

Jésus a rendu la vie à Lazare et est mort à sa place, car, lorsqu'il l'eut tiré du sépulcre et pris place à sa table, lui-même a été enseveli symboliquement par l'huile que Marie a versée sur sa tête (Mt 26,7).

La force de la mort qui avait triomphé depuis quatre jours est écrasée pour que la mort sache qu'il était facile au Seigneur de la vaincre le troisième jour ; sa promesse est véridique : il avait promis qu'il ressusciterait lui-même le troisième jour (Mt 16,21).

Le Seigneur a donc rendu leur joie à Marie et à Marthe en terrassant l'enfer pour montrer que lui-même ne serait pas retenu par la mort pour toujours.

Maintenant, chaque fois qu'on dira que ressusciter le troisième jour est impossible, qu'on regarde celui qui a été ressuscité le quatrième jour.

« Approchez-vous et enlevez la pierre. »

Quoi donc, celui qui a ressuscité un mort et lui a rendu la vie n'aurait-il pas pu ouvrir le sépulcre et renverser la pierre ?

Lui qui disait à ses disciples :

-« Si vous avez la foi gros comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera »(Mt 17,20), n'aurait-il pas pu par un mot déplacer la pierre qui fermait l'entrée du sépulcre ?

Certes, il aurait pu aussi enlever la pierre par sa parole, lui dont la voix, alors qu'il était suspendu à la croix, a fendu les pierres et les sépulcres (Mt 27,51-52).

Mais, parce qu'il était l'ami de Lazare, il dit :

-« Ouvrez, pour que l'odeur de la pourriture vous frappe, et déliez-le, vous qui l'avez enveloppé dans son suaire, pour que vous reconnaissiez bien celui que vous aviez enseveli. »

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 10:41
Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.


Livre de Jérémie 17,13-18.

En ces jours-là, Jérémie parla ainsi : Seigneur, que tous ceux qui vous abandonnent, soient confondus. Ceux qui se détourneront de vous seront inscrits sur la terre, car ils ont abandonné la source d'eau vive.
Guéris-moi, Seigneur, et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé, car tu es ma louange.
Voici qu'ils me disent : "Où est la parole du Seigneur ? Qu'elle s'accomplisse donc !"
Et moi je n'ai pas refusé d'être pasteur à ta suite ; je n'ai pas désiré le jour du malheur, tu le sais ; ce qui est sorti de mes lèvres était présent devant ta face.
Ne sois pas pour moi une cause d'effroi ; tu es mon refuge au jour du malheur.
Que mes persécuteurs soient consternés et que je ne sois pas confondu moi-même ; qu'ils tremblent, eux, et que moi je ne tremble pas ; amène sur eux le jour du malheur, et brise les d'une double brèche.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,47-54.

En ce temps-là, les pontifes et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin contre Jésus, et dirent : "Que ferons-nous ? Car cet homme fait beaucoup de miracles.
Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire notre ville et notre nation."
L'un d'eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit :
"Vous n'y entendez rien ; vous ne réfléchissez pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que toute la nation ne périsse pas."
Il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation,
et non seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui sont dispersés.
Depuis ce jour, ils délibérèrent sur les moyens de le faire mourir.
C'est pourquoi Jésus ne se montrait plus en public parmi les Juifs ; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville nommée Ephrem, et il y séjourna avec ses disciples.







Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 28 sur le Cantique des cantiques (trad. Solms, Christs romans, Zodiaque 1963, p. 147 rev.)

« Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple »


Afin de blanchir la multitude, un seul s'est laissé noircir, car « il est bon, dit l’Écriture, qu'un seul homme meure pour le peuple ». Il est bon qu'un seul prenne « la ressemblance de la chair de péché » (Rm 8,3), et que toute la race ne soit pas condamnée pour le péché. La splendeur de l'essence divine se voile donc en la forme d'esclave, pour sauver la vie de l'esclave. L'éclat de la vie éternelle s'assombrit dans la chair pour purifier la chair. Pour éclairer les fils des hommes, le plus beau des enfants des hommes (Ps 44,3) doit s'obscurcir dans sa Passion, accepter la honte de la croix. Exsangue dans la mort, qu'il perde toute beauté, tout honneur, pour s'acquérir, belle et glorieuse, son Épouse sans tache ni ride, l'Église (Ep 5,27).

Mais sous cette tente noire (Ct 1,5), je reconnais le roi. Je le reconnais et je l'embrasse. Je vois sa gloire qui est à l'intérieur ; je devine l'éclat de sa divinité, la beauté de sa force, la splendeur de sa grâce, la pureté de son innocence. La couleur misérable de l'infirmité humaine le couvre ; son visage est comme caché, défait, à l'heure où pour nous ressembler il est éprouvé comme nous, mais n'a pas péché.

Je reconnais aussi la forme de notre nature souillée, je reconnais cette tunique de peau, le vêtement de nos premiers parents (Gn 3,21). Mon Dieu s'en est revêtu, prenant la forme de l'esclave, devenu semblable aux hommes (Ph 2,7) et habillé comme eux. Sous cette peau de chevreau, signe du péché, dont se couvrit Jacob (Gn 27,16), je reconnais la main qui n'a pas péché, la nuque jamais courbée sous l'emprise du mal. Je sais, Seigneur, que par nature vous êtes doux, humble de cœur, abordable, paisible, souriant, vous qui avez été « oint de l'huile de joie plus que tes compagnons » (Mt 11,29;Ps 44,8). D'où vous viennent donc cette rude ressemblance d'Esaü, cette affreuse apparence du péché ? Ah, c'est la mienne ! Je reconnais mon bien, et sous mon visage je vois mon Dieu, mon Sauveur.

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.

Porter la Croix

L’enjeu du Carême est de progresser dans la ressemblance de Dieu en augmentant notre capacité à aimer comme Il aime. Nous avons l’honneur de porter la croix sur notre corps ; elle nous fut remise au baptême ; portons-la toujours ; ne pas la porter serait une négation de notre identité de disciples de Jésus Christ. « Que chacun prenne sa croix et me suive », dit le Maître. Mais portons-la également à l’intérieur ! Comment ? – en crucifiant tout ce qui nous empêche d’aimer – définition du péché… Toutes les formes que prennent l’égoïsme, l’égocentrisme, l’amour de soi, constituent une contradiction avec l’image de Dieu en nous, faite pour aimer autrui plus que nous-mêmes. Les diverses pratiques du temps de Carême, tels des bistouris, opèrent la chirurgie de notre amour propre, de notre amour du plaisir et du confort, de notre amour d’avoir raison – notre incapacité à aimer comme Dieu aime. Nous connaîtrons la paix de notre âme et la joie du Christ, en ce monde et dans l’autre, en nous sacrifiant librement et par amour (non par devoir…) pour une ou plusieurs personnes. Comment ? – en offrant de notre temps, du meilleur de nous-mêmes, de notre affection, de ce que nous possédons : en nous donnant nous-mêmes, comme le font toutes les personnes qui s’aiment.

L’offrande

La Croix est le signe de l’oblation. Par elle, une personne offre à une autre personne, par amour pour elle, ce qui lui est le plus cher. Par amour pour la volonté divine, Abraham se montra prêt à offrir celui qui lui était le plus cher, son propre fils. Dieu Lui-même a tellement aimé les hommes qu’Il a sacrifié pour eux son propre fils (Jn. 3, 16). Quelquefois, ce à quoi nous tenons est simplement une passion, une habitude, même bonne, un attachement. Mais, quand un être cher entre dans son repos, l’Église nous apprend à nous désapproprier de celui qui nous est si cher pour l’offrir à Dieu, simplement en glorifiant sa volonté : « Béni est le chemin que tu parcours aujourd’hui ! » (office des funérailles).

L’exorcisme

La Croix illumine le Carême parce que, par elle, les démons, et Satan en personne, sont vaincus. Le seul signe de la Croix sur nous-mêmes, sur autrui, sur le monde, exorcise. Les démons tremblent devant la Croix : elle est pour eux la porte de l’enfer ; elle est, pour les justes, la porte du Paradis – victoire sur l’archange de l’orgueil, et gloire des humbles et des doux.

Source : « Sagesse Orthodoxe »

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.

• De « Big Brother » à notre Père •

La parole de Dieu

Le Seigneur Dieu scrute le juste
et voit les reins et le cœur.

Livre de Jérémie, chapitre 20, verset 12a

La méditation

Jonas reçoit de Dieu une mission qu’il n’a aucune envie de réaliser : il lui est demandé d’aller vers l’est, à Ninive pour inviter ses habitants à la conversion. Il fuit alors vers l’ouest, là où il peut, pour mettre de la distance entre lui et la voix de Dieu. Mais partout où il va, Dieu l’a devancé. Cette histoire de Jonas ne vous rappelle-t-elle pas celle contée par George Orwell dans son roman « 1984 » paru en 1948 ? Dieu serait-il comme le « Big Brother » ? Quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, quelle que soit l’activité que vous exercez, le Grand Frère vous regarde et vous surveille.
Mais le Seigneur Dieu n’est pas comme « Big Brother ». S’il s’intéresse à Jonas, c’est pour qu’il comprenne que « le Seigneur Dieu scrute le juste et voit les reins et le cœur »* non pour condamner le juste mais pour l’accompagner sur les chemins de la justice et de l’amour véritable. Après avoir passé trois jours et trois nuits dans les entrailles d’un poisson géant, Jonas va enfin obéir à la demande divine et appeler les Ninivites à la conversion. À Jonas, Dieu se révéla comme un père qui respecte infiniment son fils et veut pour lui le meilleur. Et si nous laissions l’Esprit Saint convertir notre cœur pour passer de l’image de « Big Brother », souvent ancrée dans notre imaginaire, au visage du Père de tout amour ?

*Livre de Jérémie, chapitre 20, verset 12a

Pour aller plus loin avec la Parole

« Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées. Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers. Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais. Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres, tu as mis la main sur moi. Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre ! Où donc aller, loin de ton souffle ? Où m’enfuir, loin de ta face ? Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici. Je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers : même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit. J’avais dit : “Les ténèbres m’écrasent !”, mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis : * étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait. »

Psaume 138, versets 1 à 14

Source : « Carême dans la Ville »

LE PERE MARIE-EUGENE ET MARIE :

Parmi les contemplatifs, il en est qui, comme saint Jean, ont reçu la Vierge Marie en partage. Le Père Marie-Eugène est de ceux-là.

Son amour pour la Vierge s’épanouit dans son milieu familial. Au contact de sa mère, il fait l’expérience de l’amour maternel, un amour fort, exigeant et très doux. Il apprend ainsi à se laisser aimer par Marie, à se laisser façonner par elle et devenir l’apôtre qu’elle s’est choisi pour contribuer à prolonger son action maternelle dans le monde d’aujourd’hui.

Au soir de son sacerdoce, dans l’allocution qu’il prononce au nom des nouveaux ordonnés, il se tourne vers Elle : « Et vous, ô Marie, je vous dois tout puisque c’est vous qui m’avez conduit et fait ce que je suis. Je vous donnerai donc tout, spécialement mon cœur avec la joie dont il est rempli. Vous êtes ma Mère et, prêtre, je veux plus que jamais rester votre enfant ».

Au Carmel, il fait sien l’idéal de son Ordre : contempler Dieu, le Christ Jésus et sa Mère. Il médite souvent sur le mystère de Marie, et en reçoit, dans l’accomplissement de sa vocation carmélitaine, une profonde connaissance expérimentale.

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.


Les Sept Douleurs de la Sainte Vierge

Notre-Dame des Douleurs nous rappelle le martyre inouï qu'endura la Vierge Marie par son adhésion entière à l'œuvre rédemptrice de son Fils pour le salut du genre humain. L'Église honore en ce jour ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'elle ressentit au pied de la croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption.

Après s'être concentrée sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de son Fils, jour où ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de sa très sainte vie. Pour illustrer les douleurs de la Vierge-Mère, les peintres représentent son cœur percé de sept glaives, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent Reine des martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux enfants de Marie:

  1. La prophétie du saint vieillard Siméon.
  2. La fuite en Egypte.
  3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.
  4. La rencontre de Jésus portant sa croix et montant au Calvaire.
  5. Marie debout au pied de la croix.
  6. La descente de Jésus de la croix et la remise à sa Mère.
  7. L'ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

La très Sainte Vierge s'est plu à manifester au monde combien la dévotion à ses douleurs infinies lui était agréable et nous était salutaire. À plusieurs reprises, elle est venue stimuler la foi et la piété des fidèles en apparaissant tout inondée de larmes, dans différents pays. Citons par exemple l'apparition de Notre-Dame de La Salette, en France, en 1846, la manifestation des larmes de la Vierge de Quito, en Équateur, celle de Notre-Dame des Sept-Douleurs de Campocavallo, à Osimo, en Italie, et en 1956, la touchante intervention de la Vierge de Syracuse, dans le port de Sicile, sur la côte est de l'Italie.

Contemplons dans les bras de Marie, l'Homme-Dieu crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du ciel. Joignons nos larmes aux siennes et détestons nos péchés qui, ayant provoqué la mort de son divin Fils, ont également été la cause de son intime martyre. Prions-la de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de ses exemples et imiter ses vertus lorsqu'il lui plaira de nous faire part de ses humiliations, de ses douleurs et de sa croix.

Stabat Mater (Séquence Occidentale)

Stabat Mater dolorosa

iuxta crucem lacrimósa,

dum pendébat Fílius.

Cuius ánimam geméntem,

contristátam et doléntem

pertransívit gládius.

O quam tristis et afflícta

fuit illa benedícta,

mater Unigéniti!

Quæ mærébat et dolébat,

pia Mater, dum vidébat

Nati poenas íncliti.

Quis est homo qui non fleret,

Matrem Christi si vidéret

tanto supplício?

Quis non posset contristári,

piam Matrem contemplári

doléntem cum Fílio?

Pro peccátis suæ gentis

vidit lesum in torméntis,

et flagéllis súbditum.

Vidit suum dulcem Natum

moriéndo desolátum,

dum emísit spíritum.

Eia, Mater, fons amóris

me sentíre vim dolóris

fac, ut tecum lúgeam.

Fac ut árdeat cor meum

in amándo Christum Deum,

ut sibi compláceam.

Sancta Mater, istud agas,

Crucifíxi fige plagas

cordi meo válide.

Tui Nati vulneráti,

tam dignáti pro me pati,

poenas mecum divide.

Fac me tecum pie flere,

Crucifíxo condolére,

donec ego víxero.

Iuxta crucem tecum stare,

ac me tibi sociáre

in planctu desídero.

Virgo vírginum præclára,

mihi iam non sis amára,

fac me tecum plángere.

Fac ut portem Christi mortem,

passiónis fac me sortem,

et plagas recólere.

Fac me plagis vulnerári,

cruce hac inebriári,

et cruóre Filii.

Flammis urar succénsus,

per te, Virgo, sim defénsus

in die iudícii.

Fac me cruce custodíri,

morte Christi præmuníri,

confovéri grátia.

Quando corpus moriétur,

fac ut ánimæ donétur

Paradísi glória.

Debout, la mère des douleurs

Près de la croix était en pleurs

Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante

Toute triste et toute dolente

Un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,

La femme entre toutes bénie,

La Mère du Fils unique!

Dans le chagrin qui la poignait,

Cette tendre Mère pleurait

Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs

Verrait la Mère du Christ

Endurer si grand supplice?

Qui pourrait, sans être affligé

Contempler en cette souffrance

La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,

Elle vit Jésus dans la peine

Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé

Mourir tout seul, abandonné,

Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,

Fais-moi sentir grande tristesse

Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu

Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :

Que je lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer

Les plaies du Crucifié

En mon cœur très fortement.

Ton enfant n'était que blessures,

Lui qui daigna souffrir pour moi ;

Donne-moi d'avoir part à ses tourments.

Pleurer en toute vérité

Comme toi près du crucifié

Au long de mon existence.

Je désire auprès de la croix

Me tenir, debout avec toi,

Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,

Ne sois pas envers moi trop dure,

Fais que je souffre avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,

Revivre le douloureux sort

Et les plaies, au fond de moi.

Fais que ses propres plaies me blessent,

Que la croix me donne l'ivresse

Du sang versé par ton Fils.

Pour que j'échappe aux vives flammes,

prends ma défense, Vierge Marie,

À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,

Puisse ta Mère me conduire

À la palme de la victoire.

À l'heure où mon corps va mourir,

À mon âme fais obtenir

La gloire du paradis.

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.

LA PAROLE DE DIEU

Savez-vous ce que c'est qu'une personne qui n'est pas nourrie de cette parole sainte ou en abuse ?

Elle est semblable à un malade sans médecin, à un voyageur égaré et sans guide, à un pauvre sans ressource ; disons mieux, mes frères, qu'il est tout à fait impossible d'aimer Dieu et de lui plaire sans être nourri de cette parole divine.

Qu'est ce qui peut nous porter à nous attacher à lui, sinon parce que nous le connaissons ?

Et qui nous le fait connaître avec toutes ses perfections, ses beautés et son amour pour nous, sinon la parole de Dieu, qui nous apprend tout ce qu'il a fait pour nous et les biens qu'il nous prépare dans l'autre vie, si nous cherchons à lui plaire ?

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Sermons (Éds Ste Jeanne d'Arc 1982, t. 1, p. 265)

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.

LA JOIE VENUE D’EN HAUT

« Màrtisori »

En Roumanie, on se souhaite, le 1er mars, un joyeux printemps, avec de petits objets en fil rouge et en fil blanc, porte-bonheur ou talismans, appelés « màrtisori » : joyeux mars ! Hier, 21 mars, premier jour de printemps : les jours sont moins courts, les couleurs font, avec le vert, leur première apparition dans les bois et dans les champs. On vend dans le métro et dans les rues des jonquilles ou des narcisses …

La mort du monde

Pourtant, la joie printanière a une amertume : la terre est souillée tous les jours par le meurtre et la violence – bonheur impossible, impensable joie. De fratricides conflits signalent l’instrumentalisation de la religion au profit du pouvoir et des projets nationaux. Sinistre 4ème printemps de la guerre en Syrie – 15 mars 2011… Or, derrière les génocides d’un hémisphère ou de l’autre, il y a le grand meurtre : « Nous savons que, dans ce monde où le Christ mourut, ‘la vie naturelle’ a atteint son terme […] De ce monde, le Christ fut rejeté. Il était l’expression parfaite de la vie telle que Dieu l’avait voulue. […] Son cœur battait la pulsation du monde et le monde l’a tué. Mais, par ce meurtre, le monde est mort. Il a perdu sa dernière chance de devenir le Paradis pour lequel Dieu l’avait créé » (Père Alexandre Schmemann, Pour la vie du monde, Paris, 1969, p. 24). Quelle que soit la beauté du monde et de ces premières journées où chantent les merles, c’est une beauté désenchantée. Si, vus à l’écran, les enfants décapités et le suppliant tiré à bout portant nous coupent l’appétit, nous découvrons, en ce temps de Carême, la profondeur du jeûne.

La mort de Dieu

À plus forte raison, le rejet du Christ, l’auto condamnation du monde sur le Calvaire, l’expulsion de Dieu, de son Incarnation, la mort de Dieu, dont parle Nietzsche, et que, comme il l’écrit, « nous avons tué », nous font oublier de boire, de manger et de jouir. Le Carême, au sein d’une nature en fête, et d’un monde qui propose le bonheur, n’est pas le ramadan des chrétiens – il est le grand deuil : derrière les hommes que l’on tue et les femmes humiliées, c’est Dieu que l’on assassine et que l’on viole, le Christ toujours supplicié en ceux qu’on supplicie. « Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas connu », dit saint Jean (1, 10). Le rejet continue, médiatisé par nos écrans. « Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde », écrit Pascal. Derrière l’homicide, le déicide. Supprimez Dieu, vous supprimez l’Homme. Le rejet du Dieu Homme fut définitif ; « Il a été crucifié pour de bon » (ibid.) et la Croix est dressée pour toujours sur le monde amer. Nous la vénérons en sachant que l’Histoire est un immense Vendredi saint.

La joie pascale

« Pourtant, dès sa naissance, le christianisme a été la proclamation […] de la seule joie possible sur terre » (ibid.). Dans la création désenchantée où les pierres se fendent de douleur, le chrétien triomphe par une joie nouvelle, celle d’en haut, qui ne doit rien à ce monde. « Voici : je vous annonce une grande joie », dit l’ange (Luc 2, 10). L’Église de Dieu invite à la joie pascale : « Entre dans la joie de ton Maitre » (Matthieu 25, 21). Cette joie n’est pas scandaleuse ; elle ne maquille pas l’horreur de ce monde ; elle ne nie pas la torture et le meurtre, ni l’éradication de certains peuples : la résurrection ne nie pas la mort !

Le triomphe de l’amour

Le printemps charismatique du matin de Pâques, la beauté des myrrhophores en femmes transfigurées, la lumière incorporelle et radieuse jaillie du tombeau vide, l’arbre printanier de la Croix de vie, ne mentent pas, ne rassurent pas, n’assurent aucune compromission avec le déicide. Mais, la liturgie est « eucharistique », louange pour un si grand amour, montré par le Christ exécuté, et pour le banquet pascal de son pardon et de sa sagesse. Car, enfin : supplicié, outragé, rejeté et saigné sur la Croix, Il triomphe comme amour ; rien n’empêchera Dieu d’être ce qu’Il est : amour, vérité, vie, bienveillance pour tous y compris pour ceux qui le rejettent. (Radio Notre-Dame, 22 mars 2015)

Source : « Sagesse Orthodoxe »

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.
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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 10:34
Le bébé dont les photos changent le débat sur l'avortement

Né à 19 semaines après une fausse couche, Walter n'a vécu que peu de temps hors du ventre de sa mère. Mais suffisamment pour susciter l'émoi et marquer des vies.

(Source : Aleteia)

« Un amas de cellules », « un simple tissu », « juste un fœtus » : autant d'expressions couramment utilisées par les personnes en faveur de l'avortement pour décrire l'enfant à naître dans le but de diminuer l'humanité de ces nouvelles vies. Cependant, cette façon d'étiqueter le fœtus n'est pas ce qui le définit. En témoigne la vie de ce petit bébé.


Né à seulement 19 semaines

À l'été 2013, Walter Joshua Fretz naît après seulement 19 semaines de grossesse. Il ne va vivre que quelques minutes, mais sa si brève vie aura pourtant un impact durable. Les parents de Walter, Lexi et Joshua Fretz, déjà parents de deux filles, attendent avec impatience l'arrivée de leur nouveau bébé quand, peut-on lire sur le blog de Lexi, la future mère commence à souffrir de saignements, ce qui n'est pas nouveau pour elle durant une grossesse. Tout de même inquiète, elle finit par appeler une sage-femme qui lui conseille de se rendre aux urgences. La mère de famille est alors directement conduite à l'infirmerie.

Lexi n'ayant pas atteint les 20 semaines de grossesse – seulement 19 semaines et 6 jours – délai requis selon les règles de l'hôpital, elle doit rester aux urgences. Une heure plus tard, elle entend, soulagée, les battements du cœur de son bébé. Mais pendant qu'elle patiente pour l'échographie, elle commence à ressentir les douleurs familières de l'accouchement. À peine cinq heures plus tard, Lexi donne naissance à son fils, Walter Joshua Fretz. Elle se souvient : « Je pleurais à chaudes larmes à ce moment-là, mais il était parfait. Complètement formé, tout était à sa place ; je pouvais voir son cœur battre dans sa petite poitrine. Joshua et moi, nous regardions notre fils parfait, et si petit ».

Joshua prend alors une décision, apparemment naturelle et insignifiante, mais qui va marquer un tournant, et même devenir une bouée de sauvetage pour de nombreuses personnes. Avec l'appareil de Lexi, il prend des photos de son fils. Au début, Lexi s'y oppose, mais les photos de Walter se répandent bientôt partout sur Internet, jusqu'à des mères qui ont perdu leur bébé. Ces photos les aideront à faire leur deuil et soutiendront des femmes qui choisissent alors la vie pour leur enfant à naître.


Une pluie de messages

Lexi a reçu de nombreux messages positifs et en a partagé quelques-uns comme ceux-ci : « Je tombe sur les images de Walter... Je suis enceinte et dans une situation difficile cette semaine. J'ai fait ma première échographie la semaine dernière et c'est un garçon aussi. Mais, cette semaine, je me suis mise à prier pour faire une fausse couche ou pour enfin me décider à mettre un terme à la grossesse, son père fuyant toute responsabilité. Aujourd'hui, j'ai demandé à Dieu de me donner un signe que tout irait bien pour nous ou alors je me faisais avorter demain. Quelques heures plus tard, j'ai vu le lien sur Facebook. J'ai pleuré. Mais, le plus important, est que cela m'a fait comprendre que, sans aucun doute, je ne pouvais pas lui faire cela ».

« Je pensais généralement qu'il existait des raisons pour justifier certains avortements. (...) Mais, maintenant, regarder Walter, couché sur votre poitrine, me remplit de honte pour mes opinions passées. »

« J’ai toujours pensé que c'était le choix d'une femme d'interrompre une grossesse ! Encore une fois, je me trompais, Comment penser ou même imaginer qu'une femme, à ce stade, puisse avorter et que ce ne soit qu'un agglomérat de cellules !. Comme je me trompais !!! Je suis contente que vous ayez choisi de partager votre histoire et les belles photos de ce moment si triste de votre vie. Cela est édifiant ! »

Le bébé dont les photos changent le débat sur l'avortement

« J'étais enceinte de huit semaines et, pendant trois semaines, j'ai vécu une véritable agonie, ne sachant pas si je gardais le bébé ou si j'avortais (je n'étais pas en état d'avoir des enfants à ce moment-là) ; mais vous m'avez permis de remettre ma vie en perspective. Je peux aimer ce bébé et "me débrouiller", et ceci me suffit pour le moment. Je vais garder l'enfant que je porte et m'en occuper pour l'éternité. »

Ces photos de Walter montrent que l'enfant à naître est un être humain. Elles prouvent, sans l'ombre d'un doute, qu'il s'agit d'une personne, pas d'un amas de cellules. Ce qui soulève la question suivante : pourquoi la loi autorise-t-elle à mettre fin à la vie d'un être humain à naître ? « Le simple fait que l'enfant in utero ne puisse être vu ne signifie pas qu'il n'est qu'un agglomérat de cellules, écrit Lexi. Walter était parfaitement formé et se montrait très actif dans mon ventre. S'il avait eu quelques semaines de plus, il aurait même eu une chance de survivre. (...) Malgré notre douleur, je me réjouis que quelque chose de bon puisse en sortir. Je prie le Seigneur qu'Il continue à utiliser les photos de Walter pour toucher d'autres personnes. » Pour voir toutes les photos mises en ligne par Joshua et Lexi, cliquez-ici

Le bébé dont les photos changent le débat sur l'avortement
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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 10:53
Puissance de la Croix (Théodore de Mopsueste)

Par Théodore de Mopsueste (?-428),

évêque syro-oriental et théologien . Commentaire de Jean ; CSCO 115,116 (trad. Jean expliqué, DDB 1985, p. 64)
 

« Dieu a tant aimé le monde »

 

« Que la croix ne vous effraie pas, dit le Seigneur Jésus, et ne vous fasse pas douter des paroles que je vous dis. »

Le serpent élevé par Moïse dans le désert était efficace par la puissance de celui qui ordonnait de l'élever...

C'est ainsi que le Seigneur se charge du sort des hommes et souffre les douleurs de la croix, mais grâce à la puissance qui l'habite, il a rendu ceux qui croient en lui dignes de la vie éternelle.

Au temps de Moïse, le serpent d'airain, sans posséder la vie, grâce à la puissance d'un autre, délivrait de la mort ceux qui allaient périr sous la morsure venimeuse, pourvu qu'ils tournent leurs regards vers lui.

Jésus, de la même manière, malgré son apparence mortelle et ses souffrances, donne pourtant la vie à ceux qui croient en lui, grâce à la puissance qui l'habite.



Jésus continue :

-« Dieu a tant aimé le monde qu'il lui a donné son Fils unique, afin que tous ceux qui croient en lui ne périssent pas, mais qu'ils aient la vie éternelle. »

« C'est là encore, dit-il, un signe de l'amour de Dieu... »

Comment a-t-il pu dire :

« Dieu a donné son Fils unique » ?

Il est évident que la divinité ne peut pas souffrir.

Cependant, grâce à leur union, l'humanité et la divinité de Jésus ne forment qu'un.

C'est pourquoi, bien que seul l'homme souffre, tout ce qui touche son humanité est attribué aussi à sa divinité...

 

Saint Paul, pour montrer cette grandeur de la Passion, dit :

-« S'ils l'avaient connu, ils n'auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire » (1Co 2,8).

Il veut révéler, en donnant ce titre-là à Jésus, la grandeur de la Passion ; de la même manière, notre Seigneur, pour montrer la richesse de son amour par les souffrances qu'il a supportées, déclare très justement :

« Dieu a donné son Fils unique. »

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 09:56
Jeudi 26 III 2015 : Eléments de méditations

Méditation matinale :

Livre de Daniel 3,25.34-45.

En ces jours-là, Azarias pria le Seigneur en ces termes :
Ne nous livrez pas pour toujours, à cause de votre nom, et ne détruisez pas votre alliance.
Ne retirez pas de nous votre miséricorde, à cause d'Abraham votre ami, d'Isaac votre serviteur, et d'Israël votre saint,
auxquels vous avez promis de multiplier leur postérité comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le rivage de la mer.
Car, Seigneur, nous sommes réduits devant toutes les nations, et nous sommes aujourd'hui humiliés par toute ta terre, à cause de nos péchés.
Il n'y a plus en ce temps pour nous ni prince, ni chef, ni prophète, ni holocauste, ni sacrifice, ni oblation, ni encens, ni endroit pour apporter devant vous les prémices et trouver grâce.
Mais, Seigneur, puissions-nous être reçus, le cœur contrit et l'esprit humilié,
comme vous recevez tout holocauste de béliers et de taureaux, ou de mille agneaux gras ; qu'il en soit ainsi de notre sacrifice devant vous aujourd'hui, et de notre soumission envers vous, car il n'y a pas de confusion pour ceux qui se fient en vous.
Maintenant, nous vous suivons de tout notre cœur, nous vous craignons et nous cherchons votre visage.
Ne nous confondez pas, mais traitez-nous selon votre douceur, et selon l'abondance de votre miséricorde.
Délivrez-nous par vos prodiges, et donnez, Seigneur, gloire à votre nom.
Qu'ils soient confondus tous ceux qui maltraitent vos serviteurs, couverts de honte par la perte de toute leur puissance, et que leur force soit brisée,
qu'ils sachent que vous êtes le Seigneur, le seul Dieu, et le glorieux souverain de toute la terre ! "


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,36-50.

En ce temps-là, un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Il entra dans la maison du pharisien et se mit à table.
Et voici qu'une femme qui, dans la ville, était pécheresse, ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum ;
et se tenant par derrière, près de ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à arroser ses pieds de ses larmes, et elle essuyait avec les cheveux de sa tête et embrassait ses pieds, et elle les oignait de parfum.
A cette vue, le Pharisien qui l'avait invité se dit en lui-même : " S'il était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, que c'est une pécheresse. "
Et prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " Et lui : " Maître, parlez, " dit-il.
" Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers et l'autre cinquante.
Comme ils n'avaient pas de quoi rendre, il fit remise à tous les deux. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? "
Simon répondit : " Celui, je pense, auquel il a remis le plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
Et, se tournant vers la femme, il dit à Simon : " Vois-tu cette femme, ? Je suis entré dans ta maison, et tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds ; mais elle, elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle ne cessait pas d'embrasser mes pieds.
Tu n'as pas oint ma tête d'huile ; mais elle, elle a oint mes pieds de parfum.
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui l'on pardonne peu, aime peu. "
Et à elle, il dit : " Tes péchés sont pardonnés. "
Et les convives se mirent à se dire en eux-mêmes : " Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? "
Et il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée, va en paix. "


Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine .Homélies spirituelles, 30, 9 (trad. Deseille, coll. Spi. Or. n°40, Bellefontaine 1984, p. 284) :

L'accueil du pharisien et l'accueil de la pécheresse


Accueillons notre Dieu et Seigneur, le véritable médecin qui seul est capable de guérir notre âme en venant à nous, lui qui a tant peiné pour nous.

Il frappe sans cesse à la porte de notre cœur pour que nous lui ouvrions, afin qu'il entre, qu'il repose dans notre âme, que nous lui lavions les pieds et les couvrions de parfum, et qu'il fasse chez nous sa demeure.

En effet, Jésus blâme celui qui ne lui a pas lavé les pieds, et ailleurs il dit :

« Voici que je me tiens à la porte ; si quelqu'un m'ouvre, j'entrerai chez lui » (Ap 3,20).

C'est pour cela en effet qu'il a supporté tant de souffrances, livré son corps à la mort, et nous a rachetés de la servitude : c'est pour venir dans notre âme et y faire sa demeure.

C'est pour cela que le Seigneur dit à ceux qui lors du jugement seront à sa gauche et seront envoyés dans la géhenne :

« J'étais étranger et vous ne m'avez pas accueilli ; j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire » (Mt 25,42s).

Car sa nourriture, sa boisson, son vêtement, son toit, son repos, sont dans notre cœur.

C'est pour cela qu'il frappe sans cesse, voulant entrer chez nous.

Accueillons-le donc et introduisons-le au-dedans de nous, puisqu'il est aussi notre nourriture, notre boisson, notre vie éternelle.

Et toute âme qui ne l'accueille pas maintenant dans son intérieur, pour qu'il y trouve du repos, ou plutôt pour qu'elle se repose en lui, n'héritera pas du Royaume des cieux avec les saints et ne pourra pas entrer dans la cité céleste.

Mais toi, Seigneur Jésus Christ, donne-nous d'y entrer, nous qui glorifions ton nom avec le Père et le Saint Esprit, dans les siècles. Amen.

Jeudi 26 III 2015 : Eléments de méditations

 


 

Saint Liudger (Ludger) von Münster, qui êtes-vous ?


Évêque (v. 745-809)

L'udger de Munster, contemporain de Charlemagne, naît à Utrecht (Pays Bas) vers le 745, issu d'une noble famille de la Frise.

Élevé par ses parents, Thiadgrim et Liafburg, dans la vertu et la piété, il ne tarda pas à donner des marques évidentes d'une vocation extraordinaire; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère où il reçut de St Grégoire d'Utrecht les leçons de la science et de la sainteté. Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles; les livres saints surtout faisaient ses plus chers délices; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard caractériser sa parole apostolique et ramener tant d'âmes à Dieu. 
Saint Grégoire envoya son jeune disciple en Angleterre auprès du célèbre Alcuin, pour y compléter ses études. Simple diacre, il reçut la mission d'aller rétablir l'Église de Deventer, ruinée par les Saxons infidèles; ce qu'il exécuta avec un tel succès qu'il y abolit les restes du paganisme.

Ordonné prêtre, il devint l'apôtre de la Frise et le digne émule de saint Wulfran. Ni les fatigues ni les persécutions ne purent l'arrêter : à la place des idoles renversées, il plantait la Croix et faisait entrer en masse ces populations barbares dans le sein de l'Église. 
Obligé de fuir la persécution du redoutable Witikind, le saint pasteur se réfugia au monastère du Mont-Cassin, en Italie. Il y étudia la règle de saint Benoît en compagnie de son frère saint Hildegrin, qui l'y avait suivi, et y continua sa mission par ses prières et par ses austérités.

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l'infatigable apôtre le secours de sa parole, afin de conquérir à la foi ce peuple déjà conquis au royaume de France, Ludger accourut. Un nouveau diocèse est érigé, qui embrasse toute la Westphalie, et Ludger en est sacré évêque; sa ville épiscopale prend, dans la suite, le nom de Munster, d'un monastère d'Augustins, qu'il avait fondé. Mais sa vertu avait trop d'éclat pour être à l'abri de la jalousie et de la calomnie. 
La frugalité de sa table, sa tendresse pour les pauvres, sa modestie, son humilité, ses austérités excessives déplurent aux hommes mondains, qui le décrièrent auprès du grand empereur des Francs, et l'accusèrent en même temps de dissiper les biens de l'Église par ses grandes charités.

Ludger fut mandé à la cour pour avoir à se justifier : appelé près du prince dans un moment où il récitait son bréviaire, le Saint voulut l'achever et se fit attendre. 
« Pourquoi, lui dit Charles, n'être pas venu tout d'abord? » 
Prince, répond l'évêque, je priais Dieu; quand vous m'avez choisi pour évêque, vous m'avez recommandé de préférer toujours le service de ce Roi des rois à celui des hommes, même de l'empereur.” 
L'empereur, charmé de cette réponse n'en voulut pas entendre davantage: il renvoya avec honneur le pasteur vers ses ouailles, l'exhortant à montrer toujours la même ardeur dans le service du Seigneur et celui de Son Église.

Dieu honora les travaux apostoliques de Son humble serviteur par le don des miracles. Il rendit la vue à un aveugle en faisant le signe de la Croix sur ses yeux. Un autre aveugle ayant un jour demandé à lui parler : 
« Mon frère, que me voulez-vous », lui dit Ludger? 
“ Faites, dit-il, que je voie, pour l'amour de Dieu! ” 
« Que vous voyiez, pour l'amour de Dieu ? » reprit Ludger, s'étonnant de sa demande. Et à l'instant l'aveugle vit.

Il était sur le point de partir pour le Danemark et la Norvège, quand le Ciel mit un terme à sa course ici bas, le 26 mars 809. Les reliques de saint Ludger sont conservées au monastère de Werden. A Munster on vénère deux de ses os.

 

 


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Saint Liudger (Ludger) von Münster, qui êtes-vous ?


Évêque (v. 745-809)

L

udger de Munster, contemporain de Charlemagne, naît à Utrecht (Pays Bas) vers le 745, issu d'une noble famille de la Frise.

Élevé par ses parents, Thiadgrim et Liafburg, dans la vertu et la piété, il ne tarda pas à donner des marques évidentes d'une vocation extraordinaire; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère où il reçut de St Grégoire d'Utrecht les leçons de la science et de la sainteté. Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles; les livres saints surtout faisaient ses plus chers délices; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard caractériser sa parole apostolique et ramener tant d'âmes à Dieu. 
Saint Grégoire envoya son jeune disciple en Angleterre auprès du célèbre Alcuin, pour y compléter ses études. Simple diacre, il reçut la mission d'aller rétablir l'Église de Deventer, ruinée par les Saxons infidèles; ce qu'il exécuta avec un tel succès qu'il y abolit les restes du paganisme.

Ordonné prêtre, il devint l'apôtre de la Frise et le digne émule de saint Wulfran. Ni les fatigues ni les persécutions ne purent l'arrêter : à la place des idoles renversées, il plantait la Croix et faisait entrer en masse ces populations barbares dans le sein de l'Église. 
Obligé de fuir la persécution du redoutable Witikind, le saint pasteur se réfugia au monastère du Mont-Cassin, en Italie. Il y étudia la règle de saint Benoît en compagnie de son frère saint Hildegrin, qui l'y avait suivi, et y continua sa mission par ses prières et par ses austérités.

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l'infatigable apôtre le secours de sa parole, afin de conquérir à la foi ce peuple déjà conquis au royaume de France, Ludger accourut. Un nouveau diocèse est érigé, qui embrasse toute la Westphalie, et Ludger en est sacré évêque; sa ville épiscopale prend, dans la suite, le nom de Munster, d'un monastère d'Augustins, qu'il avait fondé. Mais sa vertu avait trop d'éclat pour être à l'abri de la jalousie et de la calomnie. 
La frugalité de sa table, sa tendresse pour les pauvres, sa modestie, son humilité, ses austérités excessives déplurent aux hommes mondains, qui le décrièrent auprès du grand empereur des Francs, et l'accusèrent en même temps de dissiper les biens de l'Église par ses grandes charités.

Ludger fut mandé à la cour pour avoir à se justifier : appelé près du prince dans un moment où il récitait son bréviaire, le Saint voulut l'achever et se fit attendre. 
« Pourquoi, lui dit Charles, n'être pas venu tout d'abord? » 
Prince, répond l'évêque, je priais Dieu; quand vous m'avez choisi pour évêque, vous m'avez recommandé de préférer toujours le service de ce Roi des rois à celui des hommes, même de l'empereur.” 
L'empereur, charmé de cette réponse n'en voulut pas entendre davantage: il renvoya avec honneur le pasteur vers ses ouailles, l'exhortant à montrer toujours la même ardeur dans le service du Seigneur et celui de Son Église.

Dieu honora les travaux apostoliques de Son humble serviteur par le don des miracles. Il rendit la vue à un aveugle en faisant le signe de la Croix sur ses yeux. Un autre aveugle ayant un jour demandé à lui parler : 
« Mon frère, que me voulez-vous », lui dit Ludger? 
“ Faites, dit-il, que je voie, pour l'amour de Dieu! ” 
« Que vous voyiez, pour l'amour de Dieu ? » reprit Ludger, s'étonnant de sa demande. Et à l'instant l'aveugle vit.

Il était sur le point de partir pour le Danemark et la Norvège, quand le Ciel mit un terme à sa course ici bas, le 26 mars 809. Les reliques de saint Ludger sont conservées au monastère de Werden. A Munster on vénère deux de ses os.

 

 

• Un cœur confiant •

La parole de Dieu

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      Notre Dieu est capable de nous délivrer 
de la fournaise de feu ardent.      

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Livre de Daniel, chapitre 3, verset 17

 

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La méditation

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Daniel, Ananias, Misaël, Asarias, quatre jeunes gens d’Israël fidèles observants et pratiquants de la Loi de leurs pères font partie des jeunes protégés du roi de Babylone Nabuchodonosor. Un nouveau nom leur est imposé. Ils s'appelleront Balthassar, Shadrak, Meshak et Abed Nego. Ils resteront fidèles à leur foi, à leur pratique religieuse. Ayant trouvé grâce aux yeux de l’homme qui a charge d’eux, ils continueront à se nourrir en respectant la loi de Moïse et s’en porteront bien. 
Mais Ananias, Misaël et Asarias ont transgressé une directive royale en refusant de se prosterner et d’adorer la statue d’or érigée par le roi en hommage à ses dieux. Malgré la haute estime que le roi leur voue, en raison de la grande sagesse de Daniel, ils sont condamnés à périr « dans la fournaise chauffée sept fois plus qu’à l’ordinaire. »* Ligotés et jetés dans les flammes, ils s’en remettent à Dieu en qui ils ont déposé toute leur confiance. À la surprise du roi, un ange vient leur tenir compagnie, les délivre de leurs liens et les entraîne dans des chants d’allégresse et d’action de grâce : « Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur ! »**
Malgré les épreuves, les trois jeunes gens sont restés fidèles à la loi de leurs pères. Dans la fournaise, leur cœur est resté confiant, habité par l’esprit et la joie du Dieu vivant : et nous, frères et sœurs, notre cœur est-il cœur confiant, habité par l’esprit et la joie du Dieu vivant, même au milieu des épreuves de la fournaise ?

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*Livre de Daniel, chapitre 3, verset 19.
**Livre de Daniel, chapitre 3, verset 57


 

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Réagir

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Pour aller plus loin avec la Parole

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« Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ; fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. Vous qui craignez le Seigneur , ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde : ce qu’il donne en retour est un don éternel, pour la joie. »

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Livre de Ben Sirac le Sage, chapitre 2, versets 1 à 9.

Source : »Carême dans la Ville »

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Saint Gabriel

La raison pour laquelle Gabriel est célébré est, avant toute autre chose, son rôle dans l’Annonciation et dans d’autres évènements du Nouveau Testament que la Tradition lui attribue (…).

Tout d’abord, dans Luc 1, Gabriel apparaît à Zaccharie, le père de St. Jean Baptiste. Dans un premier instant, Zacharie refuse de croire que sa femme stérile, Elisabeth et lui-même allaient avoir un enfant, vu leur âge avancé. A ce moment-ci, Gabriel dit : « Je suis Gabriel qui me tiens devant Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle » (Luc 1, 19). Par la suite, il rend Zaccharie muet jusqu’à la naissance de son fils à cause de son refus de croire à son annonce.

Souvent, Gabriel est reconnu aussi comme l’ange qui a annoncé la naissance de la Vierge Theotokos à ses parents, Joachim et Anne et qui est apparu à Joseph dans son rêve pour lui dire que Marie avait enfanté de manière miraculeuse et qu’il devait la protéger et en prendre soin.

Il apparaît ensuite aux bergers pour leur annoncer la Nativité. Il est donc la figure principale qui révèle à l’humanité l’Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.

fr.orthodoxwiki.org

 

 

Pour moi, la prière,
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C’est un élan du cœur,

C’est un simple regard jeté vers le Ciel,

C’est un cri de reconnaissance et d’amour

au sein de l’épreuve comme au sein de la joie.

 

(Thérèse de Lisieux)

 

 

Méditation du soir :

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » 
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” 
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » 
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, 
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. 
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » 
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » 
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » 
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple. 



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris 





Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr 
Contre les hérésies, IV, 5, 3-5 ; SC 100 (trad. SC, p. 432 rev.) 

 

« Abraham a vu mon jour et il a été dans la joie »


 

« Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon jour ; il l'a vu, et il s'est réjoui. »

Qu'est-ce à dire ?

« Abraham crut en Dieu, qui le lui compta comme justice » (Gn 15,6; Rm 4,3).

En premier lieu, il a cru que c'était lui le créateur du ciel et de la terre, le seul Dieu ; ensuite, qu'il rendrait sa postérité pareille aux étoiles du ciel (Gn 15,5).

Paul le dit aussi :

-« comme des astres dans l'univers » (Ph 2,15). C'est donc à juste titre que, quittant toute sa parenté en ce monde, il a suivi la Parole de Dieu, devenant un étranger avec le Verbe, afin de devenir citoyen avec le Verbe, le Fils de Dieu (cf Ep 2,19).

C'est à juste titre aussi que les apôtres, ces descendants d'Abraham, ont quitté leur barque et leur père et ont suivi le Verbe (Mt 4,22).

Et c'est à juste titre que nous, qui avons la même foi qu'Abraham, prenant notre croix comme Isaac a pris le bois, nous suivons ce même Verbe (Gn 22,6; Mt 16,24). 


      Car en Abraham, l'homme avait déjà appris et s'était accoutumé à suivre le Verbe de Dieu.

Dans sa foi en effet, Abraham a suivi le commandement de la Parole de Dieu et n'a pas hésité à donner « son fils unique et bien-aimé » en sacrifice à Dieu (Gn 22,2), afin que Dieu aussi accepte, en faveur de toute sa postérité, de livrer son Fils bien-aimé et unique en sacrifice pour notre rédemption (Rm 8,32). 


      Et comme Abraham était prophète et qu'il voyait par l'Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, c'est-à-dire le salut pour lui-même et pour tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu, il a tressailli d'une grande joie.

Le Seigneur Christ n'était donc pas inconnu d'Abraham, puisqu'il désirait voir son jour. Et c'est en tant qu'instruit par le Verbe qu'Abraham a connu le Père du Seigneur aussi et a cru en lui... C'est pourquoi il disait :

« J'étendrai ma main vers le Dieu très-haut, qui a créé le ciel et la terre » (Gn 14,22).

 

 

Le coin des Anglophones :

La Méditation du Père Lazard

"AN INFINITY OF LITTLE MOMENTS"

The infinite space and freedom of the soul ,

Space that knows know limits ,

As vast as silence ,

The silence that is God.

 

Interior freedom and liberty of the present moment ,

We belong to no one ;

No one except God Alone -

Our only question "What is the will of God ?"

 

We can not be held by anyone ,

And neither can we hold or grasp on to anyone -

What we poses in our cells is for a time and season , but it like everything else is passing ,

And what we have or give we never use as a claim on anyone ,as we would not have possessed

it in the first place unless God had given it to us.

 

Each little unfolding transcends worldly structures and divisions ,

There is no division or separation , just wholeness, and unity in "I am "

The illusion is not at this level ,

We laugh at those who are fooled in to seeing it any other way than how

God simply sees it .

 

This is all just so natural to us it is not second nature ;

It becomes our nature ,

The very essence and being of the soul that comes home to rest in God ,

The path of silent love is embracing and living the infinity that unfolds in a single moment

that is but a single movement of the life of God.

 

The soul that becomes lost in God has no feeling of itself ,

But it is forever moved by Gods love  communicated silently without words ,

It has no plan but to respond to what is given in that present of the infinity ,

So predictions , conversations to plan for this or that eventuality are pointless.

 

The unfolding of the infinity of little moments gives us the liberty of the Sons and

Daughters of God ,

It gives us the freedom to explore every question and movement to its very depth and fullness ,

And then to embrace what is God in that  question , or movement ,

Or to have the inner freedom to just let it go and say , "I do not need to consider this any more ."

 

Even if we have an enemy , or one  who does not understand ,

And they set a trap , question , or test on our path ,

We turn it round and see what is God in it , or what we have to eventually say we will consider no more ,

And in this little moment we sat no test for our enemy either.

 

It is so true what the Mystic once wrote ;

"I shoot an Arrow to the right and it goes to the left , and I shoot an arrow to the left but it goes to the right ,

I dig a trap in which to catch my enemy , but I am the one who falls in to it myself ;

Through all these changes I have learnt one thing ; to be be careful of what I wish for other people."

 

 

Father Lazarus-Mariam

 

 

Jeudi 26 III 2015 : Eléments de méditations

• Un cœur confiant •

La parole de Dieu

Notre Dieu est capable de nous délivrer
de la fournaise de feu ardent.

Livre de Daniel, chapitre 3, verset 17

La méditation

Daniel, Ananias, Misaël, Asarias, quatre jeunes gens d’Israël fidèles observants et pratiquants de la Loi de leurs pères font partie des jeunes protégés du roi de Babylone Nabuchodonosor. Un nouveau nom leur est imposé. Ils s'appelleront Balthassar, Shadrak, Meshak et Abed Nego. Ils resteront fidèles à leur foi, à leur pratique religieuse. Ayant trouvé grâce aux yeux de l’homme qui a charge d’eux, ils continueront à se nourrir en respectant la loi de Moïse et s’en porteront bien.
Mais Ananias, Misaël et Asarias ont transgressé une directive royale en refusant de se prosterner et d’adorer la statue d’or érigée par le roi en hommage à ses dieux. Malgré la haute estime que le roi leur voue, en raison de la grande sagesse de Daniel, ils sont condamnés à périr « dans la fournaise chauffée sept fois plus qu’à l’ordinaire. »* Ligotés et jetés dans les flammes, ils s’en remettent à Dieu en qui ils ont déposé toute leur confiance. À la surprise du roi, un ange vient leur tenir compagnie, les délivre de leurs liens et les entraîne dans des chants d’allégresse et d’action de grâce : « Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur ! »**
Malgré les épreuves, les trois jeunes gens sont restés fidèles à la loi de leurs pères. Dans la fournaise, leur cœur est resté confiant, habité par l’esprit et la joie du Dieu vivant : et nous, frères et sœurs, notre cœur est-il cœur confiant, habité par l’esprit et la joie du Dieu vivant, même au milieu des épreuves de la fournaise ?

*Livre de Daniel, chapitre 3, verset 19.
**Livre de Daniel, chapitre 3, verset
57

Pour aller plus loin avec la Parole

« Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ; fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. Vous qui craignez le Seigneur , ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde : ce qu’il donne en retour est un don éternel, pour la joie. »

Livre de Ben Sirac le Sage, chapitre 2, versets 1 à 9.

Source : "Carême dans la Ville"


Saint Gabriel

La raison pour laquelle Gabriel est célébré est, avant toute autre chose, son rôle dans l’Annonciation et dans d’autres événements du Nouveau Testament que la Tradition lui attribue (…).

Tout d’abord, dans Luc 1, Gabriel apparaît à Zaccharie, le père de St. Jean Baptiste. Dans un premier instant, Zacharie refuse de croire que sa femme stérile, Elisabeth et lui-même allaient avoir un enfant, vu leur âge avancé. A ce moment-ci, Gabriel dit : « Je suis Gabriel qui me tiens devant Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle » (Luc 1, 19). Par la suite, il rend Zaccharie muet jusqu’à la naissance de son fils à cause de son refus de croire à son annonce.

Souvent, Gabriel est reconnu aussi comme l’ange qui a annoncé la naissance de la Vierge Theotokos à ses parents, Joachim et Anne et qui est apparu à Joseph dans son rêve pour lui dire que Marie avait enfanté de manière miraculeuse et qu’il devait la protéger et en prendre soin.

Il apparaît ensuite aux bergers pour leur annoncer la Nativité. Il est donc la figure principale qui révèle à l’humanité l’Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.

Pour moi, la prière,

C’est un élan du cœur,

C’est un simple regard jeté vers le Ciel,

C’est un cri de reconnaissance et d’amour

au sein de l’épreuve comme au sein de la joie.

(Thérèse de Lisieux)

Jeudi 26 III 2015 : Eléments de méditations

Méditation du soir :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris





Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 5, 3-5 ; SC 100 (trad. SC, p. 432 rev.)

« Abraham a vu mon jour et il a été dans la joie »


« Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon jour ; il l'a vu, et il s'est réjoui. »

Qu'est-ce à dire ?

« Abraham crut en Dieu, qui le lui compta comme justice » (Gn 15,6; Rm 4,3).

En premier lieu, il a cru que c'était lui le créateur du ciel et de la terre, le seul Dieu ; ensuite, qu'il rendrait sa postérité pareille aux étoiles du ciel (Gn 15,5).

Paul le dit aussi :

-« comme des astres dans l'univers » (Ph 2,15). C'est donc à juste titre que, quittant toute sa parenté en ce monde, il a suivi la Parole de Dieu, devenant un étranger avec le Verbe, afin de devenir citoyen avec le Verbe, le Fils de Dieu (cf Ep 2,19).

C'est à juste titre aussi que les apôtres, ces descendants d'Abraham, ont quitté leur barque et leur père et ont suivi le Verbe (Mt 4,22).

Et c'est à juste titre que nous, qui avons la même foi qu'Abraham, prenant notre croix comme Isaac a pris le bois, nous suivons ce même Verbe (Gn 22,6; Mt 16,24).


Car en Abraham, l'homme avait déjà appris et s'était accoutumé à suivre le Verbe de Dieu.

Dans sa foi en effet, Abraham a suivi le commandement de la Parole de Dieu et n'a pas hésité à donner « son fils unique et bien-aimé » en sacrifice à Dieu (Gn 22,2), afin que Dieu aussi accepte, en faveur de toute sa postérité, de livrer son Fils bien-aimé et unique en sacrifice pour notre rédemption (Rm 8,32).


Et comme Abraham était prophète et qu'il voyait par l'Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, c'est-à-dire le salut pour lui-même et pour tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu, il a tressailli d'une grande joie.

Le Seigneur Christ n'était donc pas inconnu d'Abraham, puisqu'il désirait voir son jour. Et c'est en tant qu'instruit par le Verbe qu'Abraham a connu le Père du Seigneur aussi et a cru en lui... C'est pourquoi il disait :

« J'étendrai ma main vers le Dieu très-haut, qui a créé le ciel et la terre » (Gn 14,22).

Le coin des Anglophones :

La Méditation du Père Lazard

"AN INFINITY OF LITTLE MOMENTS"

The infinite space and freedom of the soul ,

Space that knows know limits ,

As vast as silence ,

The silence that is God.

Interior freedom and liberty of the present moment ,

We belong to no one ;

No one except God Alone -

Our only question "What is the will of God ?"

We can not be held by anyone ,

And neither can we hold or grasp on to anyone -

What we poses in our cells is for a time and season , but it like everything else is passing ,

And what we have or give we never use as a claim on anyone ,as we would not have possessed

it in the first place unless God had given it to us.

Each little unfolding transcends worldly structures and divisions ,

There is no division or separation , just wholeness, and unity in "I am "

The illusion is not at this level ,

We laugh at those who are fooled in to seeing it any other way than how

God simply sees it .

This is all just so natural to us it is not second nature ;

It becomes our nature ,

The very essence and being of the soul that comes home to rest in God ,

The path of silent love is embracing and living the infinity that unfolds in a single moment

that is but a single movement of the life of God.

The soul that becomes lost in God has no feeling of itself ,

But it is forever moved by Gods love communicated silently without words ,

It has no plan but to respond to what is given in that present of the infinity ,

So predictions , conversations to plan for this or that eventuality are pointless.

The unfolding of the infinity of little moments gives us the liberty of the Sons and

Daughters of God ,

It gives us the freedom to explore every question and movement to its very depth and fullness ,

And then to embrace what is God in that question , or movement ,

Or to have the inner freedom to just let it go and say , "I do not need to consider this any more ."

Even if we have an enemy , or one who does not understand ,

And they set a trap , question , or test on our path ,

We turn it round and see what is God in it , or what we have to eventually say we will consider no more ,

And in this little moment we sat no test for our enemy either.

It is so true what the Mystic once wrote ;

"I shoot an Arrow to the right and it goes to the left , and I shoot an arrow to the left but it goes to the right ,

I dig a trap in which to catch my enemy , but I am the one who falls in to it myself ;

Through all these changes I have learnt one thing ; to be be careful of what I wish for other people."

Father Lazarus-Mariam

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 23:02
L'académicien a cosigné une pétition, relayée par l’hebdomadaire Marianne, dénonçant notamment les persécutions dont sont victimes les chrétiens d’Irak.

L'académicien a cosigné une pétition, relayée par l’hebdomadaire Marianne, dénonçant notamment les persécutions dont sont victimes les chrétiens d’Irak.

 

(Source: Radio Vatican /Aleteia)

L’écrivain Jean d’Ormesson, membre de l’Académie française et ancien directeur général du Figaro, a marqué les esprits il y a quelques semaines en lançant un appel vibrant pour la défense des chrétiens d’Orient et contre le silence des élites politiques et médiatiques en France. Son appel semble avoir porté ses fruits.

Il n’est plus le seul à s’exprimer sur le sujet. Avec d’autres personnalités du monde politique, comme Alain Juppé, Michel Rocard ou Robert Badinter, ou du monde intellectuel comme Jacques Julliard et Michel Onfray, Jean d’Ormesson a cosigné une pétition relayée par l’hebdomadaire Marianne dénonçant notamment le fait que la communauté chrétienne d’Irak, une des plus anciennes du monde et qui se sert encore de l'araméen, la langue de Jésus, soit la proie de persécutions violentes.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé qu’il présiderait personnellement le 27 mars, une réunion de Conseil de sécurité de l’Onu consacrée à la défense des chrétiens d’Orient et des autres minorités mises en danger par les groupes djihadistes en Irak et en Syrie.

Sur Radio Vatican, Cyprien Viet a interrogé Jean d’Ormesson, qui salue ce début de mobilisation, tout en s’inquiétant de la montée en puissance de l’État islamique, dont la barbarie n’est plus cachée mais au contraire mise en scène en jouant sur des ressorts de communication très modernes.

Jean d'Ormesson : Ce massacre des chrétiens avait commencé en Irak il y a déjà quelques années, et il me semble que les réactions avaient été très faibles. Il m’a semblé que ces malheureux chrétiens étaient abandonnés, et la situation a évidemment énormément empiré depuis lors. Le mal s’est étendu de l’Irak à la Syrie, à tout le Moyen-Orient, à la Libye et à l’Égypte, à l’Afrique. Je vois maintenant qu’il y a même eu des problèmes avec des chrétiens en Inde ou en Indonésie. Il y a un mouvement très fort contre les chrétiens et il me semble qu’il fallait défendre les chrétiens, non pas plus que les autres mais au moins autant que les autres minorités. Ce que j’ai dit à propos des chrétiens, je le dirai aussi à propos des yézidis qui sont également poursuivis. Mais il me semble qu’il y a quand même maintenant une sorte de mouvement de prise de conscience qui se fait. Nous avons tous été des juifs allemands. Nous avons tous été derrière les résistants contre Staline. Nous avons tous été Charlie. Je crois qu’il est bien temps que nous soyons tous des chrétiens d’Orient.

Cette année, un décalage s'est fait sentir entre la très forte mobilisation suite aux attentats de Charlie Hebdo et du supermarché casher et une certaine ignorance sur la situation du Nigeria, de l’Irak, de la Syrie. Peut-être que l'on ne peut pas voir ce qui se passe ou peut-être qu’on n’est pas bien informé. N'est-ce pas aussi ce regard des Français sur le reste du monde qui pose problème, ou qui posait problème jusqu’à récemment ?
Jean d'Ormesson :
 Bien sûr, vous savez que le fait que les chrétiens soient maintenant victimes de beaucoup de persécutions a été souligné par plusieurs livres et les réactions ont été plus faibles qu’à l’occasion de Charlie. Avec Charlie Hebdo, les médias se sont sentis touchés. Ils ont donc réagi beaucoup plus fortement. Mais j’espère tout de même qu’il va y avoir une prise de conscience et que le sort des chrétiens va émouvoir les gouvernements, non seulement en Europe mais sur le plan international.

En tant que membre de l’Académie française et ancien dirigeant de presse, sentez-vous actuellement parmi les élites culturelles de France une prise de conscience ?
Jean d'Ormesson : 
Oui, il me semble tout de même que, à droite comme à gauche, il y a une sorte d’indignation.

« Il faut défendre les chrétiens » (Jean d'Ormesson)
 
L’article de Jacques Julliard dans Marianne, récemment, était un très bel article qui montrait tout de même la nécessité d’une prise de conscience plus affirmée.

Dans cet article, il était aussi question des ambiguïtés de certains États arabes. Est-ce aussi la politique arabe de la France qui peut être remise en cause ? Les ambiguités de certains pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar doivent-elles interroger les stratégies de la diplomatie française aussi ?
Jean d'Ormesson :
 Oui, bien sûr. Je me suis souvent posé la question de la provenance de l’armement de l’État islamique. Malheureusement, je crois que celui-ci vient en grande partie du soutien américain qui était destiné à d’autres pays et qui a été détourné. Ils ont été saisis en Irak. Peut-être qu’il y a des aides, évidemment, de pays arabes riches et on voit bien qu’il y a une constante ascension, une surenchère dans la violence et dans l’horreur, et il faut évidemment prendre des mesures pour assécher l’aide accordée à l’État islamique par des puissances étrangères.

Vous venez d’y faire allusion, depuis quelques mois, on voit apparaître sur nos écrans des images incroyables de l’État islamique, très bien mises en scène. Est-ce là aussi une perversion de la société du spectacle ?
Jean d'Ormesson :
 Évidemment, beaucoup ont souligné la qualité esthétique de ces horreurs. Nous avons connu des horreurs : les camps de concentration allemands, le goulag russe, la révolution culturelle en Chine, les Khmers rouges. Tout ça, c’était des horreurs abominables. Mais au moins les assassins essayaient de cacher leurs méfaits. Ici, la propagande saisit cette violence et montre cette violence. On a l’impression que c’est une opération à la fois politique, esthétique et évidemment, c’est un degré de barbarie qui a été rarement atteint dans l’histoire de l’humanité. 
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:59
TEXTES POLÉMIQUES PENDANT LA SEMAINE SAINTE – UN POINT DE VUE

TEXTES POLÉMIQUES PENDANT LA SEMAINE SAINTE – UN POINT DE VUE

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

Les événements de la Passion du Christ, que l’on commémore du Jeudi au Samedi saint, sont évoqués et commentés à travers une hymnographie riche et poétique contenue dans le Triode. Si cette hymnographie nous porte à participer spirituellement au moment essentiel, dans l’œuvre de salut de Dieu pour l’homme, qu’est la mort librement consentie du Christ, certains textes entendus à l’église durant les nombreuses célébrations qui ponctuent les jours saints peuvent susciter notre étonnement, voire choquer.

Prenons l’une des hymnes du lucernaire des vêpres du Jeudi saint :

« Judas est vraiment de cette engeance de vipères, de ceux qui mangèrent la manne dans le désert et murmurèrent contre Celui qui les nourrissait. La nourriture était encore dans leur bouche, et les ingrats parlaient contre Dieu. Et lui l’impie portait à sa bouche le pain céleste et se préparait à trahir le Sauveur. Ô la pensée insatiable et l’audace inhumaine ! Il vendait Celui qui le nourrissait. Il livrait à la mort le Maître qu’il embrassait. L’inique était bien leur fils. Il hérita avec eux de la perdition. Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur incomparable en ta patience. »

Deux thèmes, particulièrement récurrents dans l’hymnographie du Jeudi au Samedi saint, sont ici entremêlés : celui de la trahison de Judas, celui de l’ingratitude des Juifs envers le Christ. Si ces deux aspects comportent une origine évangélique incontestable, la manière dont ils sont déclinés dans nos chants n’est pas sans être problématique pour un auditeur d’aujourd’hui.

Tout d’abord Judas est constamment désigné comme « l’inique », « le félon », « l’impie », « l’homme avide »…, la charge à son encontre culminant dans cette hymne citée où il est clairement décidé qu’il « hérita de la perdition ». À l’heure où le Christ montre le chemin de l’amour véritable en se faisant Serviteur de tous, lavant les pieds de ses disciples, et en pardonnant au moment de mourir à ceux qui L’ont mis en croix, les chants entendus à l’église nous portent davantage vers un esprit de jugement, de condamnation, de haine envers les responsables historiques de sa mort. Le trait a certes une dimension pédagogique, que l’on peut également observer dans l’hymne ci-dessus : « Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur ». La plupart des allusions à l’avarice de Judas comportent une mise en garde qui concerne chacun :

« Détourne-toi, ô mon âme, de l’avarice »… Cependant, cette visée pédagogique peut-elle justifier la violence de la charge, qui va jusqu’à promettre l’enfer au traître là où le Christ propose le salut à tous et où l’Église affirme que le Jugement final ne peut être ni anticipé ni commenté pour personne car il relève de la décision de Dieu seul ? N’est-ce pas là un contresens pur et simple du message évangélique ?

La question est plus brûlante encore concernant le traitement réservé aux Juifs. L’hymnographie dans son ensemble a tendance à assimiler les personnes responsables de la crucifixion historique de Jésus avec le peuple hébreu tout entier. (« Ceux qu’Il a nourris dans le désert en leur donnant la manne à satiété Lui ont offert le vinaigre et le fiel » entend-t-on par exemple dans l’une des stances des matines du samedi saint.) Ceci rejoint un problème plus vaste, celui de l’antijudaïsme de certains textes théologiques et liturgiques qui peut s’expliquer par leur contexte de rédaction, à une époque où l’Église avait besoin de s’affirmer de façon claire face à la synagogue. À notre époque, cet antijudaïsme résonnant sous les voûtes de nos églises est difficilement recevable et ne peut laisser indifférent.

Toute l’interprétation hymnographique des événements de la Passion du Christ est pourtant fondée sur cette condamnation du peuple juif dans son ensemble, tandis que Jésus face à ses bourreaux – prêtres juifs comme soldats romains – ne profère pas une parole – sinon celles de pardon – et se laisse bafouer, insulter, torturer, par amour pour tous les hommes.

C’est là une question plus large que celle de la traduction, qui est l’affaire de spécialistes compétents, mais qui ne peuvent prendre seuls la décision de refondre en profondeur une tradition hymnographique si établie. En Église, par le dialogue entre les fidèles, il s’agit de trouver une manière de faire évoluer ces textes qui portent la prière de tous pour les rendre plus conformes à l’essence même du message évangélique1. Tâche laborieuse, cependant portée par l’inspiration de l’Esprit Saint si elle est menée de façon authentique et conciliaire, en vue de rendre le trésor liturgique dont nous avons hérité parlant pour notre temps, sans l’appauvrir, mais au contraire en y apportant la richesse d’un dialogue ecclésial sur la question.

  1. Certains conciles ont bien interdit des représentations iconographiques – telle celle de Dieu le Père – contraires à la Tradition, mais que l’usage avait cependant répandu. Il pourrait en être de même concernant l’hymnographie.

Olga Laham/Lossky : Quelques remarques sur l’hymnographie de la Semaine sainte ; POINT DE VUE. « Bulletin de la Crypte », Paris, avril 2012, p.12-13.

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