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           NOTE PRELIMINAIRE:

 Église Orthodoxe Orientale, notre Église Syriaque Orthodoxe

Antiochienne,  comme notre "Eglise- mère" Syrienne Orthodoxe

du Malankare (Catholicosat de l'Est) ainsi que d'autres "Eglises

locales" et filles elles-même de l'Antique "Eglise- Mère"

d'Antioche doit être distinguée de l'Eglise- mère et patriarcale

Syriaque-Orthodoxe ( Patriarcat d'Antioche et de Tout l'Orient

) qui, par un accords entre leurs Sainteté Jean-Paul II et Ignace

Zacka 1er Iwas, résolut la fracture qui divisait nos Traditions

sur un malentendu théologique.S'il est donc évident que nous

recevons ces accords importants, c'est d'une manière variable

que les Autorités de chaque Eglise les recoivent comme

concernant toutes les Eglises Canoniquement instituées de la

Tradition Syriaque. 

croix-syriaque-du-voile-d-autel.png

DÉCLARATION COMMUNE DU PAPE JEAN-PAUL II ET DE Sa Sainteté MORAN MAR IGNATIUS ZAKKA Ier IWAS, Patriarche d'Antioche et de Tout l'Orient.

 

Ico 086

1. S. S. Jean-Paul II, Évêque de Rome et Pape de l’église catholique, et S. S. Moran Mar Ignatius Zakka 1er Iwas, patriarche syrien d’Antioche et de tout l’Orient et chef suprême de l’Église universelle syrienne orthodoxe s’agenouillent humblement devant le trône de gloire de Notre Seigneur Jésus-­Christ, en rendant grâce à Dieu qui leur a donné la merveilleuse occasion de se recontrer dans son amour pour approfondir les relations entre les deux Églises sœurs, l’Église de Rome et l’Église syrienne orthodoxe d’Antioche, relations déjà excellentes grâce à l’initiative prise en commun par Leurs Saintetés d’heureuse mémoire, le Pape Paul VI et le patriarche Moran Mar Ignatius Jacoub III.


2. Le Pape et le Patriarche désirent affirmer ici solennement tout ce qui les unit déjà dans une profonde communion spirituelle, eux et les évêques, les prêtres et les fidèles de leurs Églises, pour resserrer davantage encore ces liens de foi, d’espérance et d’amour et pour retrouver progressivement une vie ecclésiale entièrement commune.


3. Tout d’abord, Leur Saintetés confessent la foi des deux Églises, formulée par le Concile de Nicée en 325, exprimée dans le Credo de Nicée. 

 

Les mésententes et les schismes qui sont survenus dans les siècles suivants entre les deux Églises, — ils le reconnaissent aujourd’hui — n’atteignent pas la substance de leur foi, étant donné que ces difficultés ont surgi seulement pour des raisons de divergences dans la terminologie, de différences culturelles, de formulations variées préconisées par diverses écoles théologiques pour exprimer la même réalité. 

 

C’est pourquoi, ils estiment qu’aujourd’hui il n’y a pas de fondement réel aux tristes divisions et schismes qui se sont produits par la suite entre les deux Églises en ce qui concerne la doctrine de l’Incarnation. En paroles et en actes, ils confessent la vraie doctrine au sujet du Christ Notre Seigneur en dépit des différences dans l’interprétation de cette doctrine qui ont eu lieu au temps du Concile de Chalcédoine.


4. Nous voulons donc réaffirmer solennellement notre profession de foi en l’Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ, telle que l’ont déjà déclarée en 1971 le Pape Paul VI et le patriarche Moran Mar Ignatius Jacoub III. Ils ont nié qu’il existe une différence dans la foi qu’ils confessent dans le mys­tère du Verbe de Dieu fait chair et devenu réellement homme. A notre tour nous confessons qu’il s’est incarné pour nous, en prenant pour lui-même un corps réel avec une âme raisonnable. Il a partagé en toutes choses notre humanité à l’exclusion du péché. Nous confessons que notre Seigneur et notre Dieu, notre Sauveur et Roi de l’univers, Jésus-Christ, est Dieu parfait pour ce qui est de sa divinité et homme parfait pour ce qui est de son humanité. En lui sa divinité est unie à son humanité. Cette union est réelle, parfaite, sans mélange, sans commixtion, sans confusion, sans altération, sans division, sans la moindre séparation. Lui qui est le Dieu éternel et indivisible est devenu visible dans la chair et a pris la forme du Serviteur. En lui sont unies de façon réelle, parfaite, indivisible et inséparable l’humanité et la divinité et toutes leurs propriétés sont en lui présentes et agissantes.


5. Ayant donc une même conception du Christ, nous confessons aussi une même conception de son mystère. Incarné, mort et ressuscité, notre Seigneur, Dieu et Sauveur a vaincu le péché et la mort. Par lui, durant le temps entre la Pentecôte et la seconde venue, période qui est aussi la fin des temps, il est donné à l’homme de faire déjà l’expérience de la nouvelle création, royaume de Dieu, ferment transformant (cf. Mt 13,33) déjà présent parmi nous. Pour cela Dieu s’est choisi un peuple nouveau, son Église sainte qui est le Corps du Christ. Par la Parole et les sacrements, l’Esprit-Saint agit en elle pour appeler tous les hommes et en faire des membres de ce Corps du Christ. Ceux qui croient sont baptisés dans l’Esprit au nom de la Sainte Trinité pour former un seul corps et, par le sacrement de l’onction de la confirmation, leur foi est accomplie et fortifiée par ce même Esprit-Saint.


6. La vie sacramentelle trouve dans l’Eucharistie son achèvement et son sommet en sorte que c’est par l’Eucharistie que l’Église réalise et manifeste sa nature la plus profonde. Par l’Eucharistie, l’événement de la Pâque du Christ se dilate en Église. Par le baptême et la chrismation, en effet, les membres du Christ sont oints par l’Esprit, greffés sur le Christ. Et par l’Eucharistie, l’Église devient ce qu’elle est appelée à être de par le baptême et la chrismation. Par la communion au Corps et au Sang du Christ, les fidèles croissent en cette divinisation mystérieuse qui, par l’Esprit-Saint, les fait demeurer dans le Fils comme les enfants du Père.


7. Les autres sacrements, que l’Église catholique et l’Église syrienne d’Antioche tiennent ensemble dans une même succession du ministère apostolique, à savoir ceux de l’ordre, du mariage, de la réconciliation des pénitents et de l’onction des malades, sont ordonnés à cette célébration de l’Eucharistie qui est le centre de la vie sacramentelle et l’expression visible majeure de la communion ecclésiale. Cette communion des chrétiens entre eux et des Églises locales unies autour de leurs pasteurs légitimes s’actualise dans la communauté rassemblée qui confesse la même foi, est tendue dans l’espérance du monde à venir et dans l’attende du retour du Seigneur et, par l’Esprit-Saint qui l’habite, est animée de la charité qui ne déçoit pas.


8. Expression majeure de l’unité chrétienne entre les fidèles et entre les pasteurs, l’Eucharistie ne peut pas encore être concélébrée par nous. Une telle célébration suppose une complète identité de foi qui n’existe pas encore entre nous. En effet, certaines questions doivent encore trouver leur solution, qui touchent à la volonté du Seigneur sur son Église, comme aussi aux implications doctrinales et canoniques particulières des traditions propres à nos communautés trop longtemps séparées.


9. Cette identité de foi, quoique incomplète, nous autorise à envisager une collaboration pastorale dans les situations qui se présentent fréquemment de nos jours en raison tant de la dispersion de nos fidèles à travers le monde que des conditions pastorales précaires que créent les difficultés des temps. Il n’est pas rare en effet que, pour nos fidèles, l’accès à un prêtre de leur Église s’avère matériellement ou moralement impossible. Soucieux de répondre à leurs nécessités et en vue de leur utilité spirituelle, nous les autorisons dans ce cas à demander aux pasteurs légitimes de l’autre Église le secours des sacrements de pénitence, d’eucharistie et d’onction des malades, selon leurs besoins. Coopérer aussi dans la formation des prêtres et dans l’enseignement théologique serait un corollaire logique de la collaboration pastorale. Nous encourageons les évêques à promouvoir la mise en commun des moyens à leur disposition pour l’éducation théologique partout où ils jugeront que c’est souhaitable. Ce faisant, nous n’oublions pas que nous devons encore faire tout ce qui est en notre pouvoir pour arriver à la pleine communion visible entre l’Église catholique et l’Église syrienne d’Antioche et implorer sans cesse du Seigneur qu’il nous rende cette unité qui seule nous permettra de donner devant le monde un témoignage pleinement unanime à l’Évangile.


10. Rendant grâce au Seigneur qui nous a donné de nous rencontrer pour jouir du réconfort de la foi qui nous est commune (cf. Rm 1, 12) et pour proclamer devant le monde le mystère de la personne du Verbe de Dieu incarné et de son œuvre de salut, fondement inébranlable de cette foi commune, nous nous engageons solennellement à faire tout ce qui dépend de nous pour faire disparaître les derniers obstacles qui empêchent encore la pleine communion entre l’Église catholique et l’Église syrienne d’Antioche, afin que d’une voix unanime et d’un seul cœur nous puissions annoncer le Verbe «lumière véritable qui éclaire tout homme» et que «tous ceux qui croient en son nom puissent devenir enfants de Dieu» (cf. Jn 1, 9-12).


Rome, 23 juin 1984.

 

Source du Vatican

Lien :http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/anc-orient-ch-docs/rc_pc_christuni_doc_19840623_jp-ii-zakka-i_fr.html

 

 

  19818707 p[1]

Validité de l’Eucharistie, catholique et orthodoxe

 

ROME, Jeudi 13 octobre 2005 (ZENIT.org) - Les neuf représentants du monde orthodoxe ont unanimement reconnu la validité de l’Eucharistie qui unit l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes.

Onze délégués fraternels sont intervenus au cours de la 14e congrégation générale, le 11 octobre après-midi (cf. ZF051012) avant la reprise des interventions de 4 évêques.

Le représentant du patriarcat de Constantinople, le métropolite de Pergame, Zizioulas Johannis, a souligné que l’Eglise ne peut rien offrir de meilleur au monde que l’Eucharistie. Il soulignait que tandis que de nombreuses choses séparent encore catholiques et orthodoxes, la théologie eucharistique en revanche les unit et peut les aider à surmonter mille ans de séparation.

La « diaconie spéciale » de l’évêque Les représentants du patriarcat de Moscou et de celui de Roumanie disaient partager la préoccupation des catholiques pour une catéchèse « mystagogique » qui permette d’approfondir le sens de la divine liturgie et l’importance de la communion avant la communion.

Le représentant de l’Eglise de Grèce auprès de la Communauté européenne, l’archimandrite Sotiriadis Ignatios a souligné que la mise en valeur théologique de la divine liturgie était étroitement liée à « l’expérience de foi vécue » et avec la « foi » dans le mystère de l’Eglise et la « diaconie spéciale » de l’évêque.

Il expliquait : « Le sommet de la manifestation de l’unité dans le Corps du Christ est la participation des fidèles à la Sainte Eucharistie, que l’évêque célèbre comme service pour la gloire du Christ et pour sa manifestation indivisible et unique dans le monde comme Rédempteur. Ce service est une responsabilité pour chaque chrétien à contribuer, à la place qu’il occupe selon la bonté divine, afin qu’il soit accompli de la manière la plus complète possible ».

Il concluait : « Notre prière en ce moment est que nous arrivions tous à la compréhension de cette responsabilité avec la plénitude que donne la grâce de l’Esprit Saint. Que l’Esprit de Vérité inspire les travaux de cet important Synode, afin que la vie dans l’Église de chaque fidèle soit, par la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, une force constante (He 7,16), sans détours dans la foi (2 Tm 1,5), avec l’espérance qui ne déçoit point (Rm 5,5 ) et parfaite dans l’amour (cf. Jn 4,18) ».

« Le Sacrement des Sacrements » Mgr Barnaba El Soryany, évêque général de l’Église Copte Orthodoxe en Italie, participant au synode en tant que représentant du patriarcat copte orthodoxe d’Alexandrie d’Égypte, soulignait que l’Eucharistie « est considérée par l’Église Copte Orthodoxe comme “le Sacrement des Sacrements” et, en tant que tel, il est donné également aux enfants le jour de leur Baptême comme nourriture de vie divine ».

« Les dommages causés par le monde contemporain, les horreurs auxquelles nous assistons au quotidien ne peuvent que nous pousser toujours davantage à rechercher dans la Communion du Christ une source de salut et l’espérance d’un monde meilleur (...). Chaque jour davantage, accablés par mille dangers et par des problèmes de différente nature, nous éprouvons le besoin de nous approcher de la Communion pour trouver en elle la nourriture et la force nouvelle qui nous permettent d’affronter avec sérénité les embûches de la vie de tous les jours », ajoutait l’évêque.

Il concluait en « espérant que ce Sacrement agisse comme moteur sur le chemin commun vers l’unité de tous les chrétiens ».

S. Exc. Mor Severius Malke Mourad, du patriarcat Syro-Orthodoxe, en Syrie, rappelait pour sa part la « Déclaration Commune de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, de vénérable mémoire, et de Sa Sainteté le Patriarche Ignatius Zakka I Iwas, signée en 1984, dans laquelle, au paragraphe 9, ils indiquèrent : “Nous autorisons (nos fidèles)... lorsqu’ils en ont besoin, de demander les sacrements de la Pénitence, de l’Eucharistie et de l’Onction des Malades aux prêtres légitimes de l’une ou l’autre de nos deux Églises soeurs ( l’Église Catholique Romaine et l’Église Syro-orthodoxe) ».

La liturgie eucharistique, véritable catéchèse L’évêque arménien de Lyon, Norvan Zakarian, rappelait que « la liturgie eucharistique est pour le croyant une véritable catéchèse ».Il expliquait : « Cette longue prière chantée par le célébrant, les diacres, le chœur a lieu le dimanche et lors des grandes fêtes. Elle nourrit pleinement le fidèle ».

Il soulignait le lien avec la mission : « La cérémonie terminée, ce dernier est envoyé en mission car Jésus a versé son sang pour « la multitude ». Il nous faut, alors, témoigner de tout ce que nous avons reçu : paix, amour, joie. Notre liturgie a subi très peu de modifications au cours des siècles et nous ne prenons aucune liberté par rapport au rite. Les textes, les gestes sont les mêmes dans toutes les églises d’Arménie et de la Diaspora. Les Arméniens disséminés partant se retrouvent avec joie pour célébrer l’Eucharistie en un rassemblement communautaire ».

L’évêque Nareg (Manoug) Alemezian, responsable œcuménique de la Grande Maison de Cilicie des Arméniens évoquait « l’expérience arménienne du martyria, portant dans l’obéissance la croix jusqu’au point extrême de la négation de soi (cf Mt 16,24) afin d’obtenir, par grâce, la couronne du juste (cf. 2 Tm 2,4. 7-8) et pour que soit manifestée la vie de Jésus dans notre corps (cf. 2Co 4,6-11) ».

Il recommandait, en vue de l’unité « d’étudier l’ecclésiologie eucharistique, qui place l’unité de l’Église dans la célébration locale de la Sainte Eucharistie présidée par l’Évêque en communion avec ses frères dans l’épiscopat. A cet égard, le rôle distinctif de l’Évêque est souligné : c’est celui qui prend soin du troupeau que le Bon Pasteur lui a confié (cf. Jn 10,11), s’occupant de lui avec amour, un amour qui trouve son expression la plus pleine dans le partage eucharistique de l’unique Pain (cf. 1Co 10,17), en vue d’une communion spirituelle et universelle dans le corps mystique du Christ (cf. 1Co 12,27) ».

Jeûne eucharistique L’archevêque Abuna Samual, de l’Église Orthodoxe d’Éthiopie soulignait que dans la tradition de son Eglise, « Les célébrants, les concélébrants, les prêtres, les diacres et tous ceux qui communient doivent jeûner pendant au moins neuf heures avant de recevoir la Sainte Eucharistie et doivent demander pardon pour leurs fautes ».

Et il ajoutait que « tous ceux qui communient, hommes et femmes, tout comme les enfants, s’approchent de la Sainte Table vêtus d’habits blancs à la gloire de l’Eucharistie ». « Cette tradition, disait-il, rappelle les deux anges portant des vêtements blancs assis sur le lieu où avait été déposé le corps de Jésus (cf. Jn 20,12). Tous les fidèles de l’Église Orthodoxe d’Éthiopie sont reconnaissants au Seigneur Jésus pour avoir donné à l’Église un sacrement aussi merveilleux ».

Pour S. G. John Hind, évêque de Chichester (Angleterre et Pays de Galles), qui transmettait les salutations de l’archevêque de Canterbury et sa demande « de prier pour les Anglicans en ce moment si difficile pour eux ».

L’évêque émérite de l’Église luthérienne de Norvège, S. Exc. Per Lonning, et représentant la Fédération luthérienne mondiale, interrogeait : « Si nous croyons vraiment que la présence du Christ Sauveur est liée au mystère de la Sainte Communion, comment pouvons-nous rester avec nos autels divisés et ne pas écouter la question dure que l’apôtre nous adresse : “Est-ce que le Christ a été divisé ?”. »


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