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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:04
Merveilleux "Symbole de Saint Athanase" , Archevêque d'Alexandrie (Egypte. Copte Orthodoxe), qui savait bien, face aux hérésies qui fleurissaient en son temps et divisaient l'Eglise du Christ, que l'Orthodoxie de la Foi est le ciment de l'Unité Catholique.

Merveilleux "Symbole de Saint Athanase" , Archevêque d'Alexandrie (Egypte. Copte Orthodoxe), qui savait bien, face aux hérésies qui fleurissaient en son temps et divisaient l'Eglise du Christ, que l'Orthodoxie de la Foi est le ciment de l'Unité Catholique.


« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique :

s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.

Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance :

autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils,

autre celle du Saint-Esprit ;

mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

égale la gloire,

coéternelle la majesté.

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit :

incréé est le Père, incréé le Fils,

incréé le Saint-Esprit ;

infini est le Père,

infini le Fils,

infini le Saint-Esprit ;

éternel est le Père,

éternel le Fils,

éternel le Saint-Esprit ;

et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ;

tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini.

 

De même,

tout-puissant est le Père,

tout-puissant le Fils,

tout-puissant le Saint-Esprit ;

et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant.

 

Ainsi le Père est Dieu,

le Fils est Dieu,

le Saint-Esprit est Dieu ;

et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un seul Dieu.

 

Ainsi le Père est Seigneur,

le Fils est Seigneur,

le Saint-Esprit est Seigneur ;

et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ;

car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ;

le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ;

le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède.

Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ;

un Fils, non pas trois Fils ;

un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit.

 

Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales.

 

Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité.

 

Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.

C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme.

Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, né de la substance de sa mère, dans le temps ;

Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité.

 

Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne.

Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ.

Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts.

À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.


Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

Symbole de Saint Athanase
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 18:19
LA NUIT DANS LA BIBLE

 

 

 

 

En même temps qu’elle rythme le temps dans son alternance avec le jour, la nuit dans la Bible signifie l’égarement de l’homme éloigné de Dieu qui est lumière. Mais Dieu vient le chercher dans toutes ses nuits…

 

Quelle réalité désignent « ténèbres » et « nuit » ?

 

Du premier chapitre de la Genèse, qui ouvre la Bible chrétienne, au dernier chapitre de l’Apocalypse, qui la clôt, il est question de lumière et de ténèbres, de nuit. « Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit », lit-on dans la première page de la Bible (Gn 1, 4b-5a). Désormais, la nuit est donc nommée par Dieu : laïl (racine d’où vient aussi le prénom Leïla). Au quatrième jour du récit de la création, Dieu place le soleil, la lune et les étoiles, ordonnant le monde dans lequel l’homme pourra vivre.

 

Souvent, l’emploi du mot nuit dans les livres bibliques (223 occurrences dans l’Ancien Testament) est associé au mot jour, exprimant simplement l’écoulement du temps. Mais si la nuit est d’abord le pendant du jour dans un monde ordonné, elle garde une proximité avec les ténèbres d’où elle a été tirée : « J’avais dit : les ténèbres m’écrasent ! mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! », se réjouit un homme heureux d’être rejoint par Dieu alors même qu’il confesse l’ambiguïté de sa relation au Seigneur (Ps 139 [138]).

 

Le P. François Lestang, bibliste (1), remarque que dès les chapitres 6 à 9 du Livre de la Genèse, après le premier péché du couple humain, la séparation que Dieu avait initiée entre la lumière et les ténèbres est remise en cause par le déluge : « Il pleut sur terre pendant 40 jours et 40 nuits, de sorte qu’on ne distingue plus la séparation entre le haut et le bas. Mais l’épisode se conclut par l’engagement de Dieu : “Désormais, jour et nuit ne cesseront plus” (Gn 8, 22). »

 

Au-delà de ce serment, la dernière page de la Bible annonce la nouvelle création dans laquelle il n’y « aura plus de nuit… car le Seigneur Dieu répandra sa lumière » (Ap 21, 5). Désormais, « les hommes peuvent habiter avec Dieu ! » résume le bibliste. Mais en attendant, la réalité inquiétante des ténèbres angoisse l’humanité. Le Livre de Job, longue méditation sur l’incompréhensibilité de Dieu de la part d’un homme confronté à la question du mal, en est le témoin éloquent, rassemblant 23 des 77 occurrences du mot dans l’Ancien Testament.

 

Au cours de la nuit de Noël, la liturgie fait lire ce passage du prophète Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (9, 1). Être sauvé, c’est bien être tiré des ténèbres et de toute complicité avec elles et entrer en présence de Dieu qui est lumière (1 Jn 1, 5 ; 1 Th 5, 5).

 

Dieu est-il présent dans la nuit ?

 

La Bible honore, à travers le thème de la nuit, la condition ordinaire des hommes : ils s’y reposent (Qo 5, 11) ; c’est le moment de la rencontre intime de l’homme et de la femme (Gn 30, 16), de la peur des méchants qui profitent de l’obscurité pour commettre leurs forfaits (Jb 24, 14).

 

La nuit symbolise surtout l’état de l’homme égaré loin de la lumière de Dieu. Et c’est là que Dieu vient le chercher pour le délivrer : « Dieu choisit ce lieu de peur, d’égarement pour passer. Ses interventions la nuit tracent un chemin dans la Bible », souligne François Lestang. Ainsi, c’est de nuit que Dieu noue l’alliance avec le père des croyants, Abraham (Gn 15, 5.12.17).

 

C’est de nuit que Dieu fait sortir d’Égypte les Hébreux (Ex 12, 42). Il en est de même dans le Nouveau Testament. C’est « durant les veilles de la nuit » que l’ange annonce aux bergers la naissance du « Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2, 8.11), et qu’ils se trouvent enveloppés de la « clarté » de « la gloire du Seigneur ». Jésus prie seul la nuit avant de choisir les Douze (Lc 6, 12), et c’est « à la quatrième veille de la nuit » qu’il rejoint en marchant sur les eaux la barque des disciples prise dans la tempête.

 

C’est dans la nuit qu’est instituée l’eucharistie et que Jésus va au bout de la confiance en son Père, à Gethsémani. Même la mort de Jésus sur la croix met en scène l’obscurité de la nuit, pour les évangélistes Matthieu (27, 45) et Luc (23, 44). Enfin bien sûr, la résurrection a lieu de nuit, entre la fin du sabbat et l’aube du premier jour de la semaine (Mt 28, 1).

 

Que fait l’homme de la Bible durant la nuit ?

 

Bien d’autres fameux moments de la révélation biblique ont pour cadre la nuit. Nombre d’entre eux peuvent être lus du point de vue de l’itinéraire personnel d’hommes ou de femmes qui cherchent Dieu ou qui sont cherchés par lui. C’est la nuit que l’homme « baisse la garde », est moins vigilant. Le surmoi desserre son étreinte, dirions-nous aujourd’hui, laissant l’inconscient s’exprimer dans les rêves.

 

Dans la nuit, le cœur de l’homme, son désir, se dévoile. La Bible prête attention, comme les peuples environnant Israël, aux songes, et est sensible à leur ambiguïté. L’évangéliste Matthieu toutefois se plaît à montrer Joseph le juste guidé par Dieu à travers des songes. C’est la réceptivité de l’homme fidèle dont le désir est ajusté à Dieu qui est ainsi soulignée.

 

La nuit dans la Bible met en évidence le besoin humain d’intériorité, et souvent, le rapport personnel à Dieu. Le mystérieux combat de Jacob, de nuit, avec « quelqu’un » – une façon de désigner Dieu – (Gn 32, 23-33), est ainsi un tournant dans la vie de cet homme de désir qui sort du combat « fort contre Dieu (2) ».

 

La Bien-aimée du Cantique des Cantiques, magnifique figure de femme amoureuse en quête du Bien-aimé à travers la ville, dans la nuit, est une référence privilégiée des auteurs mystiques (saint Bernard, saint Jean de la Croix…) : si Dieu comble son bien-aimé, il échappe également à toute prise. La dimension nuptiale de l’union à Dieu apparaît clairement également dans la parabole des dix vierges qui attendent l’époux à son retour des noces (Mt 25, 1-13) : « Au milieu de la nuit, un cri retentit : Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! » La parabole donne à méditer la vérité du désir des unes et des autres.

 

La figure du pharisien Nicodème, qui vient de nuit trouver Jésus (3, 1-21) selon l’évangéliste Jean, illustre un autre aspect de la recherche spirituelle, la quête de la vérité de Dieu. « Celui qui fait la vérité vient à la lumière » (Jn 3, 21).

 

Christophe Chaland

 

(Source: La Croix)

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 07:45
« Qui est-il donc ? » Le (Les) Nom(s) de Jésus...(Saint Cyrille de Jérusalem)

Par Saint Cyrille de Jérusalem 

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église . 

Catéchèses baptismales, n° 10 (trad. Eds. Soleil Levant 1962 ; cf Orval) 

 

« Qui est-il donc ? »
Le (Les) Nom(s) de Jésus...

 

    Si quelqu'un veut honorer Dieu, qu'il se prosterne devant son Fils. 

Sans cela, le Père n'accepte pas d'être adoré. 

Du haut du ciel, le Père a fait entendre ces paroles : 

-« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ». 

Le Père trouve sa joie dans le Fils ; si tu ne trouves pas ta joie en lui toi aussi, tu n'auras pas la vie... 

Après avoir reconnu qu'il y a un seul Dieu, reconnais aussi qu'il y a le Fils unique de Dieu ; crois en « un seul Seigneur Jésus Christ » (Credo). 

Nous disons « un seul » parce que lui seul est Fils, même s'il a plusieurs noms... 


    « Il est appelé Christ » [c'est-à-dire l'Oint], un Christ qui n'a pas reçu son onction de mains humaines, mais qui a été oint de toute éternité par le Père pour exercer en faveur des hommes le sacerdoce suprême... 

Il est appelé « Fils de l'homme », non pas qu'il tienne son origine de la terre, comme chacun de nous, mais parce qu'il doit venir sur les nuées juger les vivants et les morts. 

Il est appelé « Seigneur », non pas abusivement comme les seigneurs humains, mais bien parce que la seigneurie lui appartient par nature de toute éternité. 

Il est appelé fort à propos « Jésus » [c'est-à-dire « le Seigneur sauve »], car il sauve en guérissant. 

Il est appelé « Fils », non pas parce qu'une adoption l'ait élevé à ce titre, mais parce qu'il a été engendré selon sa nature. 


    Il y a encore beaucoup d'autres appellations de notre Sauveur... 

Dans l'intérêt de chacun, le Christ se montre sous divers aspects. Pour ceux qui ont besoin de joie, il se fait « vigne » ; pour ceux qui doivent entrer, il est « la porte » ; et pour ceux qui veulent présenter leurs prières, il est là, « Grand Prêtre » et « Médiateur ». 

Pour les pécheurs, il s'est aussi fait « brebis » afin d'être immolé pour eux. 

Il se fait « tout à tous », en restant lui-même ce qu'il est par nature. 


(Références bibliques : Mt 3,17 ; Mt 1,16 ; Mt 24,30 ; Dn 7,13 ; Mt 24,30 ; Lc 2,11 ; Mt 1,21 ; Mt 3,17 ; Jn 15,1 ; Jn 10,7 ; He 7,26 ; 1Tm 2,5 ; Ac 8,32 ; 1Co 9,22)

 

 

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 07:43
LA TRADITION BIBLIQUE ET ECCLÉSIALE SELON LA VISION ORTHODOXE:

L’idée de Tradition est déjà présente dans l’Ancien Testament. Elle est reprise et développée dans le Nouveau Testament par les Apôtres, qui eux-mêmes se sont faits en premier lieu les hérauts de la Bonne Nouvelle.

Tradition biblique et apostolique

Dans la Bible, Dieu se présente comme le Dieu des Pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Le judaïsme a une conscience très forte de la tradition léguée par les Pères. Les Juifs se définissaient eux-mêmes par rapport à Abraham en s’appelant " Fils d’Abraham " (voir Jn 8 l’épisode sur la postérité d’Abraham). Le Christ a dit qu’il pouvait " faire de ces pierres des enfants d’Abraham " (Mt 3,9). L’autre grande référence est Moïse, qui est le père, le législateur, le prophète par excellence. Jésus se réfère aussi souvent à lui, par exemple dans l’Évangile de Matthieu, même s’il ne le nomme pas : " Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens… moi je vous dis… " (Mt 5,21-48), quand il se présente comme le fondateur de la Loi nouvelle par rapport à la loi ancienne. La référence à Moïse est la référence exemplaire à la grande tradition religieuse d’Israël dont les contemporains de Jésus sont les héritiers.

Et pour bien faire comprendre que ce n’est pas une référence archéologique, le Christ rappelle que " le Seigneur n’est pas le dieu des morts, mais le Dieu des vivants " (Lc 20,38). Les Pères dont il est question sont des réalités vivantes, ce qui permet de valoriser non seulement la généalogie directe de Jésus dans l’ancienne Alliance, mais aussi toute l’histoire du peuple d’Israël et celle de l’humanité avant le Christ, qui préparait, directement ou indirectement, la venue du Messie.

La Tradition apostolique. Dans le temps de la nouvelle Alliance, Jésus " transmet " lui aussi à ses disciples la Révélation. " Tout ce que J’ai entendu auprès de mon Père, Je vous l’ai fait connaître " (Jn 15,15). Il ne parle pas de lui-même mais comme il l’a entendu, et l’Esprit Saint viendra confirmer la parole de Jésus ensemencée dans les cœurs.

Le jour de la Pentecôte inaugure le temps de l’Esprit et le début la Traditionapostolique. À plusieurs reprises saint Paul rappelle qu’il n’a fait que recevoir et transmettre : " Pour moi, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis (paredôka) " (1 Cor 11,23). " Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu … et par lequel vous êtes sauvés si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé. …Je vous ai transmis (paredôka) avant tout, comme je l’avais moi-même reçu (parelabon), que Christ est mort pour nos péchés.... " (1 Cor 15,1-3).

C’est le principe de la transmission de la foi. Paul n’a rien inventé, il a tout reçu du Seigneur et des Apôtres et à son tour il le transmet. C’est le début de la transmission de génération en génération de l’Évangile, donc de la Tradition ecclésiale.

La Tradition ecclésiale. Certains distinguent, surtout dans le monde protestant, entre Tradition apostolique et Tradition ecclésiale. Jusqu’aux années 1960 en effet, les traditions réformées et luthériennes se refusaient de parler de la Tradition. L’adage sola scriptura avait été adopté comme règle de conduite, en réaction extrême contre la surévaluation du magistère de l’Église au Moyen ge. Avec le mouvement œcuménique, les grandes traditions protestantes s’ouvrent de plus en plus à la Tradition mais elles considèrent curieusement que dès que le canon du Nouveau Testament eut été défini, l’Église perdit la faculté de déterminer le contenu de la Tradition sacrée.

Cette séparation entre Tradition apostolique et Tradition ecclésiale est forcément problématique : dès l’instant où nous confessons que l’Église est apostolique dans son être profond, il y a identité entre Tradition ecclésiale et Tradition apostolique ; cela étant, la grande question est d’identifier clairement, avec le discernement nécessaire, ce qu’est la Tradition ecclésiale parmi les nombreuses traditions simplement humaines véhiculées dans la vie historique des Églises. Confesser que la Traditionecclésiale est apostolique n’est pas simplement admettre la présence d’un lien direct avec les Apôtres et leurs premiers successeurs, mais signifie que l’enseignement de l’Église est, jusqu’à la fin des temps, apostolique, c’est-à-dire fidèle à l’enseignement même des Apôtres, qui eux-mêmes l’avaient reçu du Sauveur.

Tradition ecclésiale et Esprit Saint

Il n’existe qu’une seule Tradition, qui est la Tradition des Apôtres et de leurs successeurs jusqu’à aujourd’hui. C’est une Tradition que l’Orthodoxie confesse comme ininterrompue, qui sauvegarde la continuité, la permanence et l’identité de l’Église. L’Église n’existe elle-même que parce qu’elle est une, dans le temps et dans l’espace. Mais de même que l’Église une se diversifie géographiquement à travers des Églises locales, de même la Tradition une se décline dans les différentes Églises à travers des traditions légitimes qui ne portent pas atteinte à son unité foncière.

Coutume et Tradition. Il faut bien reconnaître qu’il existe quelque confusion dans de larges cercles de fidèles orthodoxes entre Tradition et " coutume ", cette dernière étant toujours entendue comme une loi figée et intangible. Sur des points aussi évidents que la rénovation du calendrier liturgique – qui est en décalage avec la vie cosmique et qui, par conséquent, ne rend plus correctement sa fonction symbolique –, la réforme entamée il y a près d’un siècle n’a pu encore aller à son terme, faute de consensus. Le conservatisme de l’Orthodoxie historique est d’abord la conséquence d’une histoire difficile faite de persécutions et de mise en séquestre de l’Église tant par l’Empire ottoman que par l’Empire russe à partir de Pierre le Grand.

La problématique tradition-coutume s’est pourtant posée très tôt dans l’histoire de l’Église. Déjà au IIIe s., dans sa querelle avec le pape Étienne, saint Cyprien de Carthage soulignait que " la coutume sans la vérité est une vieille erreur " (Lettre 74,9). Seule la vérité peut insuffler la nouveauté de l’Esprit dont la coutume ecclésiale a besoin. Ailleurs, Cyprien rappelle, à la suite de Tertullien, que le Christ a dit : " Je suis la vérité " mais n’a pas dit : " Je suis la coutume " soulignant ainsi que la Tradition, pour être ordonnée à la vérité et à la vie, doit demeurer en tension permanente entre coutume et liberté créatrice. La tradition ecclésiale ne constitue pas simplement la transmission linéaire et diachronique du dépôt de la foi apostolique : comme le note saint Irénée de Lyon, c’est une Tradition " de vérité " (“traditioveritatis”), garantie par le " charisme sûr de vérité " (“charisma veritatis certum”) préservé depuis l’origine à travers la succession apostolique et l’assistance permanente et verticale de l’Esprit Saint (Contre les Hérésies, IV, 26,2).

Tradition et Révélation. Dans une belle étude, le théologien Vladimir Lossky a naguère montré, en s’appuyant sur le témoignage de l’Église ancienne, que par-delà la ligne horizontale des traditions dans leur pluralité et leur diversité, la Traditionreprésente dans une perspective verticale " le mode unique de recevoir la Révélation " ; elle est la lumière ou encore l’évidence intérieure dans lesquelles la Révélation est reçue par l’Église. C’est donc la marque même de la présence de l’Esprit Saint dans l’Église. L’intérêt de l’approche de V. Lossky est de cerner le caractère surnaturel dela Tradition au-delà même de la diversité des contenus que celle-ci prend nécessairement dans la culture humaine. Comme le notait le saint évêque Philarète de Moscou au XIXe s., la vraie et sainte Tradition " ne consiste pas uniquement en une transmission visible et verbale des enseignements, des règles, des institutions et des rites : elle est en même temps une communication invisible et actuelle de grâce et de sanctification " (cité par Lossky, p. 152). Ainsi la Tradition ne peut-elle se réduire à une approche purement conceptuelle ; elle est indissociable de la vie charismatique de l’Église.

Révélation et Esprit Saint. Saint Irénée insiste sur le fait que la transmission de la Révélation se fait dans l’Esprit Saint, qu’elle est un mystère permanent dans lequel l’Esprit Saint joue le rôle principal. D’un côté il rend possible la communication de la foi, et de l’autre il rend possible la réception de cette foi. Et tandis que dans la transmission humaine, il peut y avoir déperdition, cette foi ne sort pas diminuée au cours de ce mouvement ininterrompu. Saint Irénée souligne que, dans la transmission du dépôt de la foi, " même le plus intelligent parmi les chefs des Églises n’ajoutera rien, et le plus faible en paroles ne retranchera rien " (Contre les hérésies, I, 10,2). Dans l’Église, il y a donc, par l’Esprit Saint, une identité totale de la foi à travers le temps, les communautés et les personnes.

[…]

(Source: Michel Stavrou Cahier Évangile n° 141 (septembre 2007) pages 86-89.)

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 19:10
L'eau vive le la Parole (Saint Colomban)

Par Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères . Instruction spirituelle, 13,3 (trad. Bouchet ) 
 

L'eau vive le la Parole

 

Le prophète dit :

-« Vous qui avez soif, allez à la fontaine » (Is 55,1).

C'est la fontaine de ceux qui ont soif, non de ceux qui sont abreuvés.

Elle appelle ceux qui ont faim et soif, qu'ailleurs elle dit bienheureux (Mt 5,6), eux dont la soif n'est jamais étanchée, et qui ont d'autant plus soif qu'ils se sont déjà abreuvés à la fontaine.

Nous devons donc désirer, frères, la fontaine de la sagesse, le Verbe de Dieu dans les hauteurs, nous devons la chercher, nous devons l'aimer.

En elle sont cachés, comme le dit l'apôtre Paul, « tous les trésors de la sagesse et de la science » (Col 2,3) et elle invite tous ceux qui ont soif à s'abreuver. 

Si tu as soif, va boire à la fontaine de vie.

Si tu as faim, mange le pain de vie. Bienheureux ceux qui ont faim de ce pain et soif de cette fontaine.

Buvant et mangeant sans fin, ils désirent encore boire et manger ; douce est cette nourriture et douce cette boisson.

Nous mangeons et nous buvons, mais nous avons encore faim et nous avons encore soif ; notre désir est comblé et nous ne cessons de désirer.

C'est pourquoi David, le roi prophète, s'écrie :

-« Goûtez et voyez comme est doux le Seigneur » (Ps 33,9).

C'est pourquoi, frères, suivons notre appel.

La Vie, la fontaine d'eau vive, la fontaine de la vie éternelle, la fontaine de lumière et la source de clarté nous invite elle-même à venir et à boire (Jn 7,37).

Là nous trouvons la sagesse et la vie, la lumière éternelle.

Là, buvons l'eau vive, jaillissant pour la vie éternelle (Jn 4,14). 

L'eau vive le la Parole (Saint Colomban)
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:49
Croire en Jésus aujourd'hui (St Syméon le Nouveau Théologien)

Par St Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec 
Catéchèses, n°29 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 264 rev. ; cf SC 113, p. 165s ) 


 

Croire en Jésus aujourd'hui

 

  Beaucoup ne cessent de dire :

-« Si nous avions vécu au temps des apôtres, et si nous avions été jugés dignes de voir le Christ comme eux, nous serions aussi devenus des saints comme eux ».

Ils ignorent qu'il est le même, lui qui parle, maintenant comme alors, dans tout l'univers…

La situation actuelle n'est sûrement pas la même que celle d'alors, mais c'est la situation d'aujourd'hui, de maintenant, qui est beaucoup plus heureuse.

Elle nous conduit plus facilement à une foi et une conviction plus profondes que le fait de l'avoir vu et entendu alors physiquement. 


Alors, en effet, c'était un homme qui apparaissait à ceux qui étaient sans intelligence, un homme de condition humble ; mais maintenant c'est un Dieu qui nous est prêché, un Dieu véritable.

Alors, il fréquentait physiquement les publicains et les pécheurs et mangeait avec eux (Mt 9,11) ; mais maintenant il est assis à la droite de Dieu le Père (Mc 16,19), n'ayant jamais été séparé de lui en aucune manière...

Alors, même les gens de rien le méprisaient en disant :

-« N'est-il pas le fils de Marie et de Joseph le charpentier ? » (Mc 6,3; Jn 6,42)

Mais maintenant les rois et les princes l'adorent comme le Fils du vrai Dieu, et vrai Dieu lui-même…

Alors, il était tenu pour un homme périssable et mortel parmi tous les autres.

Lui qui est Dieu sans forme et invisible a reçu, sans altération ni changement, une forme dans un corps humain ; il s'est montré totalement homme, sans offrir au regard rien de plus que les autres hommes.

Il a mangé, bu, dormi, transpiré et s'est fatigué ; il a fait tout ce que font les hommes, excepté le péché. 


C'était une grande chose de reconnaître et de croire qu'un homme pareil était Dieu, celui qui a fait le ciel, la terre et tout ce qu'ils contiennent…

Ainsi, celui qui actuellement écoute chaque jour Jésus proclamer et annoncer par les saints évangiles la volonté de son Père béni, sans lui obéir avec crainte et tremblement et sans garder ses commandements, n'aurait pas plus accepté alors de croire en lui.          

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:45
Le péché de Pierre, chemin de miséricorde (Saint Jean Chrysostome)

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélie sur saint Pierre et saint Élie, 1; PG 50, 727-728. (Catena Aurea) 
 

Le péché de Pierre, chemin de miséricorde

 

Pierre devait recevoir les clés de l'Église, plus encore les clés des cieux, et le gouvernement d'un peuple nombreux devait lui être confié.

Le Seigneur lui avait dit :

-« Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16,19).

Si Pierre, avec sa tendance à la sévérité, était resté sans péché, comment aurait-il pu faire preuve de miséricorde pour ses disciples?

Or, par une disposition de la grâce divine, il est tombé dans le péché, si bien qu'après avoir fait lui-même l'expérience de sa misère, il a pu se montrer bon envers les autres. 

Rends-toi compte : celui qui a cédé au péché, c'est bien Pierre, le coryphée des Apôtres, le fondement solide, le rocher indestructible, le guide de l'Église, le port imprenable, la tour inébranlable, lui qui avait dit au Christ :

-« Même si je dois mourir avec vous, je ne vous renierai pas » (Mt 26,35); lui qui, par une divine révélation, avait confessé la vérité : « Vous êtes le Messie, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). 

Comme je l'ai déjà dit, Dieu en a disposé ainsi et a permis que Pierre commette un péché, parce qu'un peuple nombreux allait lui être confié : car il ne fallait pas que, sévère parce que sans péché, il soit incapable de pardonner à ses frères.

Il a été soumis au péché pour que la conscience de sa faute et du pardon reçu du Seigneur, le conduise à pardonner aux autres par amour.

Il accomplissait ainsi une disposition providentielle conforme à la manière d'agir de Dieu. 

Il a fallu que Pierre, lui à qui l'Église devait être confiée, la colonne des Églises, le port de la foi, le docteur du monde, se montre faible et pécheur.

C'était, en vérité, pour qu'il puisse trouver dans sa faiblesse une raison d'exercer sa bonté envers les autres hommes. 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 14:30
Programme des "Vacances familiales" (PARENTS-ENFANTS) du 7 au 16 AOÛT 2015 /  Aidez-nous à emmener en vacances ceux qui,  sans moyens, ne partiraient jamais !...

Programme des "Vacances familiales“ 2015

(Aumônerie assurée par Mgr Philippe-Marie, Rd Père Isaac et Sœur Marie André):

AOUT:

Aidez-nous à emmener en vacances ceux qui,

sans moyens, ne partiraient jamais !...

VACANCES FAMILIALES (PARENTS-ENFANTS) Du 7 au 16 AOUT:

Vendredi 7 Aout, départ à 6h vers les Plages de Vendée : St Gilles Croix de Vie . Pique-nique. Coucher et dîner le soir, sous tentes à JAULDES)

Samedi 8 Août : « Grasse matinée  Bon repas.*Plage de St Yriex et ses multiples activités (Sous surveillance)
 

*Dimanche 9 Aout:-Messe Dominicale en la Paroisse Syriaque de N-D des Grâces-St Ubald Déjeuner avec les moines et fidèles ou en Pique-nique.-Plage de Vars (Sous surveillance)


*Lundi 10 Aout:.-Départ pour Périgueux. Visite de la Vieille Ville-Piquenique autour de la Paroisse Syriaque N-D de la Très Ste Trinité, remise en ordre-Visite de l’Abbaye de Chancelade, retour à Jauldes.

 

*Mardi 11 Aout:-Matinée à la Maison Notre-Dame *Plage de St Yriex et ses multiples activités (Sous surveillance)
En soirée visite d’Angoulême et participation (Sous surveillance parentale) aux activités de rue.
 


*Mercredi 12: Journée de détente (Baignade) et Pique-nique sur les plages de SAINT PALAIS (Côte Atlantique)


*Jeudi 13 AOUT:

Départ à 8h30 pour la Normandie, visite de  l’Abbaye Royale de Fontevrault. Pique-nique et découverte surprise de sites intéressants. Arrivée en soirée au Monastère.

 *Vendredi 14 Aout :

Journée découverte des environs (Verneuil et visite et activités au « Bois des Aigles » ou « Tir à l’Arc »)

*Samedi 15 Aout :

Activités Spirituelles autour de la Solennité Mariale de LA DORMITION-ASSOMPTION DE LA Bse Vierge Marie. Messe, Procession, renouvellement de la consécration de la France au Christ-Roi par Marie.

*Dimanche 16 Aout :

-Messe Dominicale en la Paroisse Syriaque N-D de Miséricorde. Participation au Baptêmes, Chrismations et Communions de plusieurs.*Plage de la Trappe ou de St Léonard des Bois (Sous surveillance)
En soirée visite éventuelle de Verneuil et participation (Sous surveillance parentale) aux activités de rue.


Nous rappelons que ces Vacances familiales ont pour but de permettre à toutes personnes et de toutes conditions de pouvoir se ressourcer.

En conséquence: OFFRANDES LIBRES ET NON OBLIGATOIRES.

Il n'y a donc aucune obligation financière. Les dons, lorsque c'est possible, aussi humbles soient-ils, doivent donc être fait cette année au nom de l'Association Cultuelle de la « Métropolie de l’Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone".

 Merci pour votre générosité
Si certains d'entre vous sont intéressés et (ou) veulent aider des familles en difficultés à bénéficier de vacances qui allieront détente et ressourcement spirituel, 
veuillez libeller vos chèques à

 

 

« Métropolie de l’Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone", Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI. Tel : 0233247958  Courriels :asstradsyrfr@laposte.net

 

Que sont « LES VACANCES FAMILIALES » ?
  - Elles étaient initialement et habituellement organisées par notre Association Caritative «SOLIDARITE SYRO-FRANCOPHONE / ENTRAIDE AUX ENFANTS DU CAMEROUN/..." (  ) Elles se font toute l'année lors des VACANCES SCOLAIRES (Offrandes libres) autour du Monastère en Normandie.L’Association Caritative étant cette année en réorganisation, les Offrandes (En espèces ou par Chèques Bancaires) doivent être faites au nom de l’Association Diocésaine (Association cultuelle de la Métropolie de l’Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas»)

   Notre Association étant reconnue d'Intérêt Général tous dons que vous lui feriez pour permettre aux enfants et familles les plus défavorisées de partir en vacances, seront déduits de vos impôts à raison de 66 pour cent de votre revenu imposable. (Libellez vos chèques à "Association Solidarité Syro-Francophone/Vacances familiales") Merci. 

Prière pour les vacances

Seigneur, notre Dieu, veillez sur ceux qui prennent la route :
qu’ils arrivent sans encombre au terme de leur voyage.

Que ce temps de vacances soit pour nous tous
un moment de détente, de repos, de paix!
Soyez pour nous, Seigneur, l’Ami
que nous retrouvons sur nos routes,
qui nous accompagne et nous guide.

Donnez-nous le beau temps et le soleil qui refont nos forces 
et qui nous donnent le goût de vivre.

Donnez-nous la joie simple et vraie
de nous retrouver en famille et entre amis.

Donnez-nous d’accueillir ceux que nous rencontrerons
pour leur donner un peu d’ombre quand le soleil brûle trop,
pour leur ouvrir notre porte quand la pluie et l’orage les surprennent,
pour partager notre pain et notre amitié 
quand ils se trouvent seuls et désemparés.

Seigneur notre Dieu, veillez encore sur nous quand nous reprendrons le chemin du retour: que nous ayons la joie de nous retrouver pour vivre ensemble une nouvelle année, nouvelle étape sur la route du salut.

(Prière inspirée de l’Itanium, « Prières pour les jours incontournables », Éditions du Signe, 2001)

INSCRIPTIONS AU : 02.33.24.79.58  INSCRIPTIONS CLOSES LE DIMANCHE 27 JUILLET

Programme des "Vacances familiales" (PARENTS-ENFANTS) du 7 au 16 AOÛT 2015 /  Aidez-nous à emmener en vacances ceux qui,  sans moyens, ne partiraient jamais !...
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:29
Quel prêtres pour demain ?

Un prêtre doit être :


À la fois grand et petit,
Noble d’esprit, comme de sang royal,
Simple et naturel, comme de souche paysanne,
Un héros dans la conquête de soi,
Un homme qui s’est battu avec Dieu,
Une source de sanctification,
Un pécheur pardonné,
De ses désirs le maître,
Un serviteur pour les timides et les faibles,
Qui ne s’abaisse pas devant les puissants,
Mais se courbe devant les pauvres,
Disciple de son Seigneur,
Chef de son troupeau,
Un mendiant aux mains largement ouvertes,
Un porteur de dons innombrables,
Un homme sur le champ de bataille,
Une mère pour réconforter les malades,
Avec la sagesse de l’âge,
Et la confiance de l’enfant,
Tendu vers le haut,
Les pieds sur la terre,
Fait pour la joie,
Connaissant la souffrance,
Loin de toute envie,
Clairvoyant,
Parlant avec franchise,
Un ami de la paix,
Un ennemi de l’inertie,
Constant à jamais…
Si différent de moi !

(Manuscrit du Moyenageux trouvé à Salzbourg.)

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:24
 Ne jugez pas, pour ne pas être jugés (Dorothée de Gaza)

Par Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine
Lettre 1 (trad. cf SC 92, p. 495)

 

« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés...Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

 

Certaines personnes convertissent en humeur mauvaise tout aliment qu'ils absorbent, même si cet aliment est sain.

La faute n'en est pas à l'aliment, mais à leur tempérament qui altère les aliments.

De même, si notre âme a une mauvaise disposition, tout lui fait du mal ; elle transforme même les choses utiles en choses nuisibles pour elle.

Si on jette un peu d'herbes amères dans un pot de miel, ne vont-elles pas altérer le pot entier, en rendant tout le miel amer ?

C'est ce que nous faisons : nous répandons un peu de notre amertume et détruisons le bien du prochain, en le regardant d'après notre mauvaise disposition.


D'autres gens ont un tempérament qui transforme tout en bonnes humeurs, même des aliments mauvais...

Les porcs ont une très bonne constitution.

Ils mangent des gousses, des noyaux de dattes et des ordures.

Pourtant, ils transforment cette nourriture en viande succulente. Nous de même, si nous avons de bonnes habitudes et un bon état d'âme, nous pouvons tirer profit de tout, même de ce qui n'est pas profitable.

Le livre des Proverbes dit fort bien :

-« Celui qui regarde avec douceur, obtiendra miséricorde » (12,13).

Mais ailleurs :

-« A l'homme insensé toutes choses sont contraires » (14,7).


J'ai entendu dire d'un frère que si, allant voir un autre, il trouvait sa cellule négligée et en désordre, il se disait en lui-même :

-« Comme ce frère est heureux d'être complètement détaché des choses terrestres et de porter si bien tout son esprit en haut, qu'il n'a même plus le loisir de ranger sa cellule ! »

S'il allait ensuite chez un autre frère, et trouvait sa cellule rangée, propre et bien en ordre, il se disait :

-« La cellule de ce frère est aussi nette que son âme.

Tel l'état de son âme, tel l'état de sa cellule ! »

Jamais il ne disait de quelqu'un :

-« Celui-ci est désordonné » ou : « Celui-là est frivole ».

Grâce à son état excellent, il tirait profit de tout.

Que Dieu dans sa bonté nous donne, à nous aussi, un bon état pour que nous puissions profiter de tout et ne jamais mal penser du prochain.

Si notre malice nous inspire des jugements ou des soupçons, transformons vite cela en bonne pensée.

Car ne pas voir le mal du prochain engendre, Dieu aidant, la bonté.

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