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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 05:03
« Vous êtes la lumière du monde »(Saint Chromace d'Aquilée)

Par Saint Chromace d'Aquilée (?-407), évêque .
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°5, 1.3-4 : CCL 9, 405 (trad. cf bréviaire 11/06 et Orval)

« Vous êtes la lumière du monde »


Saint Jean a eu raison d'affirmer dans sa lettre : « Dieu est lumière », et que « celui qui demeure en Dieu » est « dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière » (1Jn 1,5.7; 3,24).

Puisque nous avons la joie d'être libérés des ténèbres de l'erreur, nous devons toujours « marcher dans la lumière », comme de vrais « enfants de la lumière » (Ep 5,8)...

C'est pourquoi l'apôtre Paul écrit : « Vous brillez comme des sources de lumière dans le monde, vous qui êtes porteurs de la parole de vie » (Ph 2,15-16).

Si nous n'agissons pas ainsi, on verra que, pour notre malheur comme pour celui des autres, nous couvrons et nous cachons par notre manque de foi comme par un voile les bienfaits de cette lumière si nécessaire…


C'est pourquoi cette lampe resplendissante, qui a été allumée pour servir à notre salut, doit toujours briller en nous.

Nous avons en effet la lampe du commandement du ciel et de la grâce spirituelle dont David disait :

-« Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière sur ma route » (Ps 118,105)...

Cette lampe de la Loi et de la foi, nous ne devons donc pas la cacher, mais la dresser dans l'Église comme sur le lampadaire, pour le salut d'un grand nombre, afin de jouir nous-mêmes de la lumière de la vérité, et d'en éclairer tous les croyants.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 05:01
Saint Éphrem le Syrien, qui êtes-vous ?

Saint Éphrem le Syrien, qui êtes-vous ?
Diacre et Docteur de l'Église
(† 373)


Ephrem le Syrien, né au IVe siècle, fut le grand poète de la langue syriaque.

Il est né de parents chrétiens, d’après ce qui ressort de ses propres écrits, à Nisibe, dans la Haute-Mésopotamie.

Cette ville était un avant-poste de l’empire romain oriental et elle remplissait toutes les conditions pour être le point de rencontre entre l’Orient et l’Occident.


Après la chute de Nisibe, en 363, la population chrétienne de la ville fut évacuée et Éphrem finit par arriver à Édesse, qui se trouve à quelque cent cinquante kilomètres plus à l’Ouest, au sud-est de la Turquie, aujourd’hui Urfa.


Éphrem est l’héritier de l’interprétation biblique du judaïsme. Sur ce point S. Brock écrit :


« Et ceci peut être considéré sous deux angles. D’abord en ce qu’il a hérité, comme tout chrétien, de la Bible juive, devenue l’Ancien Testament des chrétiens. Ses œuvres montrent une familiarité intime avec la Bible, particulièrement ses hymnes, qui sont truffées de subtiles allusions littéraires ; il s’attendait, bien sûr, à ce qu’elles soient comprises de ses auditeurs et de ses lecteurs.

Et puis, et ceci est encore plus significatif, Éphrem est aussi l’héritier de nombreuses traditions juives étrangères à la Bible, qu’on peut trouver dans la littérature post-biblique de Targum et des Midrash ».


Éphrem passa ces dernières dix années à Édesse. Il est mort le 9 juin 373.


Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape de Rome Benoît XVI :
>>> Saint Éphrem le Syrien

Saint Éphrem le Syrien, qui êtes-vous ?
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 04:59
SAINT PRIME et SAINT FÉLICIEN, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINT PRIME et SAINT FÉLICIEN, QUI ÊTES-VOUS ?
Frères, Martyrs
(†
286)

Saint Prime et saint Félicien, appelés, déjà vieux, du paganisme à la foi, se montrèrent dignes de cette grâce par une vie toute de zèle et de charité.

Ils furent de ces chrétiens intrépides qui encourageaient les martyrs devant les tribunaux et dans les supplices, nourrissaient les pauvres, faisaient du bien à tous.

Après les avoir longtemps préservés dans leurs saintes audaces, le Seigneur ne voulut pas les priver davantage de la gloire du martyre, objet de leurs aspirations.

Sous l'empereur Dioclétien, la persécution devint plus générale et le paganisme fit un dernier effort pour étouffer la religion du Christ dans le sang et le carnage.

Il y avait trente ans que Prime et Félicien bravaient la cruauté des tyrans, quand les prêtres des idoles déclarèrent que leurs dieux irrités ne voulaient plus rendre d'oracles jusqu'à ce que les deux chrétiens Prime et Félicien eussent sacrifié, ou bien eussent reçu le châtiment qu'ils méritaient. Ils sont aussitôt arrêtés, chargés de fers et amenés devant l'empereur.

Prime avait quatre-vingt-dix ans ; il répondit aux menaces du tyran, en lui déclarant qu'il n'y avait pas d'autre Dieu que le Dieu des chrétiens, ni d'autre religion que la leur, et que par conséquent ils étaient prêts à subir la mort plutôt que de trahir leur foi.

On les frappa d'abord avec des fouets ; puis bientôt on déchira leur corps par lambeaux avec des tenailles.

Les affreuses plaies furent guéries miraculeusement par Jésus-Christ.

Quelques jours après, nouvelles tortures et nouveau triomphe ; on fit pleuvoir sur leur chair une grêle de coups de fouets armés de plomb ; pendant ce supplice, ils chantaient les louanges du Seigneur.


Félicien, âgé lui-même de quatre-vingts ans, sut, comme son frère, résister à toutes les tentations et prêcha la foi et le salut à son cruel persécuteur; mais il fut cloué par les mains et les pieds à un poteau, où on le laissa trois jours entiers sans nourriture ; au bout de ces trois jours, rafraîchi et nourri par les Anges, il parut aussi sain que s'il n'avait pas souffert.

Quant à Prime, on chercha à lui faire croire que son frère avait enfin sacrifié aux idoles : mais il se moqua du juge menteur et lui dit que Félicien était, en prison, heureux comme en Paradis. Cette réponse lui valut des coups de bâtons et le supplice des torches ardentes : " Grâces soient à Vous, ô Jésus-Christ, puisque, dans mes tourments, je ne ressens aucune douleur. " Livrés ensuite aux lions et aux ours, les deux frères les virent venir se coucher à leurs pieds. Enfin le tyran leur fit trancher la tête, le 9 juin de l'an 286.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 07:26
LE CARÊME DES SAINTS APÔTRES JUIN 2015

LE CARÊME DES SAINTS APÔTRES

L’Église orthodoxe a plusieurs périodes de jeûne et d’abstinence, appelés « carêmes », quoiqu’ils ne soient pas toujours des « quarantaines » (sens de « carême »).

Ce sont ceux de Pâques et de Noël (vraies quarantaines), le jeûne de la Mère de Dieu (1-15 août) et de celui des Apôtres (du lundi qui suit le premier dimanche après la Pentecôte, à la fête des saints apôtres, le 30 juin). De plus, il existe des jours marqués pour cette démarche ascétique.

Comme il suit le premier dimanche après la Pentecôte, et dépend donc de la date de Pâques, il est de longueur variable, puisqu'il se clôt toujours le 30 juin.

Les chrétiens s’efforcent de faire fructifier les dons qu’ils ont reçus à la Pentecôte. Tous les dons du saint Esprit étant reçus par ceux qui croient en Jésus-Christ, c’est par le jeûne et la prière, joints à l’application des commandements évangéliques, que ces charismes, manifestes dans la vie des saints que l’on vient précisément de fêter, sont actualisés.

Le jeûne des Apôtres introduit au temps liturgique le plus long de l’année, le temps après la Pentecôte, qui va jusqu’au début du grand Carême de Pâques.

Le fait qu’il naisse en quelque sorte de la fête de tous les saints, le dimanche immédiatement précédent, a un sens. Le charisme apostolique est associé à la sainteté et au martyre.

La grâce apostolique transmise à nos évêques – chaque évêque étant dans la succession de l’apôtre Pierre – a, au long des siècles, fructifié par le martyre, par le jeûne et par le sacrifice de soi. D’innombrables saints évêques en donnent l’exemple.

Le jeûne des saints Apôtres a pour but l’acquisition du « sens de l’Église ». La vie chrétienne est une vie « ecclésiale », celle du Corps du Christ ou Église. Nous inscrivons nos pas dans ceux des apôtres et des premiers disciples du Christ, pour nous montrer nous-mêmes des disciples dignes de ce nom, de véritables « membres » du corps de l’Église.

La grâce apostolique (témoignage et transmission de la foi) appartient ainsi à l’entier peuple de Dieu. En priant tout spécialement les apôtres (« Saints et glorieux apôtres du Christ, priez-le pour nous ! » ou encore : « Réjouissez-vous, saints et glorieux Apôtres, réjouissez-vous ! ») nous nous unissons à leur mission.

Et l’habitation du saint Esprit en nous, et l’habitation du Christ en nous par le saint Esprit (substance même de l’Église), devraient se manifester par les fruits de la grâce apostolique que nous, assemblée des baptisés, porterons.

Carême des Apôtres: quel sens? (Deux opinions)

Saint Léon le Grand (+ 461), pape de Rome et partisan des décisions de Chalcédoine en disait :

"Après la longue fête de Pentecôte, le jeûne est particulièrement nécessaire pour purifier nos pensées et nous rendre dignes de recevoir les Dons du Saint Esprit..

Dès lors, la coutume salutaire a été établie de jeûner après les jours de joie durant lesquels nous avons célébré la Résurrection et l'Ascension de notre Seigneur, et la venue du Saint Esprit."

Saint Syméon de Thessalonique (†1429) explique:

"Le Carême des Apôtres est établi en leur honneur de manière appropriée, car c'est par eux que nous avons reçu tant de bienfaits, et pour nous ils sont des exemples et des maîtres dans le jeûne...

Car une semaine après la descente du Saint Esprit, en accord avec les Constitutions Apostoliques composées par saint Clément, nous fêtons, et puis durant la semaine qui suit, nous jeûnons en l'honneur des Apôtres."

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 05:59
Que ma Maison soit remplie (St Ambroise)

Par Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur l'Évangile de saint Luc, 7, 202-203 (trad. cf SC 52, p. 84 )

« Insiste pour faire entrer les gens afin que ma maison soit remplie »

Les invités s'excusent, alors que le Royaume n'est fermé à personne qui ne s'exclue par sa parole.

Dans sa clémence, le Seigneur invite tout le monde, mais c'est notre lâcheté ou notre égarement qui nous écarte.

Celui qui préfère acheter une ferme est étranger au Royaume ; au temps de Noé, acheteurs et vendeurs ont été engloutis par le déluge (Lc 17,28).

De même celui qui s'excuse parce qu'il prend femme, car il est écrit :

-« Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère et sa femme, il ne peut pas être mon disciple » (Lc 14,26).

Ainsi, après le dédain orgueilleux des riches, le Christ s'est tourné vers les païens ; il fait entrer bons et méchants, pour faire grandir les bons, pour améliorer les dispositions des méchants.

Il invite les pauvres, les infirmes, les aveugles, ce qui nous montre que l'infirmité physique n'écarte personne du Royaume, ou bien que l'infirmité des péchés est guérie par la miséricorde du Seigneur.

Il envoie donc chercher aux croisées des chemins, car « la Sagesse crie aux carrefours » (Pr 1,20).

Il envoie sur les places, car il a fait dire aux pécheurs de quitter les voies larges pour rejoindre le chemin étroit qui conduit à la vie (Mt 7,13).

Il envoie sur les routes et le long des haies, car sont capables d'atteindre le Royaume des Cieux ceux qui, sans être retenus par les biens présents, se hâtent vers ceux à venir, engagés sur la voie de la bonne volonté, opposant le rempart de la foi aux tentations du péché.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 05:53
Corps du Christ et Eucharistie (St Augustin)

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 272 ; éd. des Mauristes 5, 1103-1104 (Delhougne, Les Pères commentent p. 81-82)

Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes


Ce que vous voyez sur l'autel de Dieu, c'est le pain et la coupe : c'est cela que vos yeux vous signalent.

Mais ce dont votre foi veut être instruite, c'est que ce pain est le corps du Christ, que cette coupe est son sang.

Cela tient à une brève formule, qui peut suffire à la foi.

Mais la foi cherche à s'instruire.

Comment ce pain est-il son corps, et cette coupe, ou plutôt son contenu, peut-il être son sang ?


Mes frères, c'est cela que l'on appelle des sacrements :

-ils montrent une réalité, et en font comprendre une autre.

Ce que nous voyons est une apparence corporelle, tandis que ce que nous comprenons est un fruit spirituel.

Si vous voulez comprendre ce qu'est le corps du Christ, écoutez l'Apôtre, qui dit aux fidèles :

-« Vous êtes le corps du Christ, et chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps » (1Co 12,17).

Donc, si c'est vous qui êtes le corps du Christ et ses membres, c'est votre mystère qui se trouve sur la table du Seigneur, et c'est votre mystère que vous recevez.

A cela, que vous êtes, vous répondez :

-« Amen », et par cette réponse, vous y souscrivez.

On vous dit :

-« Le corps du Christ », et vous répondez « Amen ». Soyez donc membres du corps du Christ, pour que cet Amen soit véridique.


Pourquoi donc le corps est-il dans le pain ?

Ici encore, ne disons rien de nous-mêmes, écoutons encore l'Apôtre qui, en parlant de ce sacrement, nous dit :

-« Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps » (1Co 10,17).

Comprenez cela et soyez dans la joie :

-unité, vérité, piété, charité !

« Un seul pain » :

-qui est ce pain unique ?

« Un seul corps, nous qui sommes multitude ».

Rappelez-vous qu'on ne fait pas du pain avec un seul grain, mais avec beaucoup.

Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 05:21
Ancienne hymne eucharistique

Ancienne hymne eucharistique

pour le Samedi saint
[Borgia, Frammenti eucaristici antichissimi, p. 46-50 (trad. Hamman, Prières des premiers chrétiens, DDB 1981, p. 162) ]

« Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répandu pour la multitude »


Aujourd'hui, nous avons contemplé sur l'autel notre Seigneur Jésus Christ.

Aujourd'hui, nous nous sommes nourris du charbon de feu, à l'ombre duquel chantent les Chérubins (Is 6,2s).

Aujourd'hui, nous avons entendu la voix puissante et douce nous dire :


Ce corps brûle les épines des péchés, il illumine les âmes des hommes.

Ce corps, la femme avec des pertes de sang l'a touché et elle a été délivrée de son infirmité.

Ce corps, à sa vue, la fille de la Cananéenne a été guérie.

Ce corps, la pécheresse s'en est approchée de toute son âme et elle a été délivrée de la fange de ses péchés.

Ce corps, Thomas l'a touché, il l'a reconnu en poussant ce cri : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Ce corps, grand et très haut, est le fondement de notre salut.


Autrefois celui qui est le Verbe et la Vie nous a déclaré :

« Ce sang a été versé pour vous et livré pour la rémission des péchés ».

Nous avons bu, bien-aimés, le sang saint et immortel.

Nous avons bu, bien-aimés, le sang qui a coulé du côté du Seigneur,

qui guérit toute maladie, qui libère toutes les âmes.

Nous avons bu le sang par lequel nous avons été rachetés.

Nous avons été achetés et instruits, nous avons été illuminés.

Regardez, frères, quel corps nous avons mangé !

Regardez, enfants, quel sang nous a enivrés !

Regardez l'alliance conclue avec notre Dieu, de peur de rougir, au jour terrible, au jour du jugement (cf 1Co 11,29).


Qui est à même de glorifier le mystère de la grâce ?

Nous avons été jugés dignes de participer au don.

Gardons-nous jusqu'à la fin, pour entendre sa voix bienheureuse, douce et sainte :

« Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous » (Mt 25,34)...


Bien-aimés, nous célébrons les merveilles du baptême de Jésus (cf Mc 10,38),

sa sainte et vivifiante résurrection,

par laquelle le salut a été donné au monde.

Nous en attendons tous l'heureux accomplissement,

dans la grâce et la bienveillance de notre Seigneur Jésus Christ :

à lui sont la gloire, l'honneur et l'adoration.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 04:07
L’Eglise orthodoxe de Russie sera-t-elle l'un des derniers remparts contre le détournement "LGBT" de l’Évangile?

Le 17 mai 2015, le Synode de l’Église protestante Unie de France autorisait la bénédiction des « unions homosexuelles » que refusent les Eglises authentiquement Orthodoxes et les Eglises "Évangéliques".

Pour sa part, l’Église orthodoxe de Russie:

» a accueilli ces décisions des églises protestantes d’Écosse et de France avec une profonde déception, dans la mesure où elles sont incompatibles avec les normes de la morale chrétienne.

Nous constatons que de nouvelles divisions sont intervenues dans le monde chrétien, non seulement sur le plan théologique, mais aussi concernant la morale.

S’appuyant fermement sur une position découlant de l’Écriture Sainte, l’Église orthodoxe russe déclare en conséquence l’inadmissibilité des nouveautés susmentionnées dans la doctrine morale et est forcée de réexaminer le format de ses relations avec les églises et les communautés violant les principes de la morale chrétienne traditionnelle.

Ainsi, en 2003, l’Église orthodoxe russe a suspendu ses contacts avec l’Église épiscopales des États-Unis, cette église ayant consacré évêque un homosexuel notoire.

Des raisons semblables ont motivé la rupture des relations avec l’Église de Suède en 2005, qui avait alors décidé d’autoriser la bénédiction des unions homosexuelles.

(…)

S’appuyant sur les décrets du Concile épiscopal [orthodoxe russe] de 2008 affirmant que « l’avenir des relations avec de nombreux communautés protestantes dépend de leur fidélité aux normes de la morale évangélique et apostolique, conservées par les chrétiens durant des siècles », et sur ceux du Concile épiscopal de 2013, qui estime « impossible le dialogue avec les confessions qui violent ouvertement les normes morales bibliques », le Département des relations ecclésiastiques extérieures ne voit plus de perspectives à la poursuite ultérieures de contacts officiels avec l’Église d’Écosse et l’Église protestante unie de France. »

Dieu merci, l'Eglise Russe tient le bon cap alors que tout se délite en Occident ...

Prions pour que sur ce point comme sur tant d'autre les chrétiens occidentaux, sous le fallacieux prétexte d'une "unité plurielle" qui certes souhaitable ne saurait faire l'économie du respect de la vérité et de l'amour véritable, ne s'avancent pas davantage sur le chemin de l'apostasie ...

Prions à cette intention nos Saints Martyrs de Syrie, d'Egypte, d'Iraq et de partout qui, aujourd'hui, versent leur sang pour le Christ et l’Évangile de Vérité, de Vie et de Paix.

Jusqu’à présent les divisions entre chrétiens se situaient au niveau théologique, tandis que sur le plan de la loi naturelle, c’est-à-dire de la morale, il n’y avait aucune différence.

La loi naturelle et la morale qu'elle implique étaient du reste des lieux de rencontre et d'unanimité avec nos frères Juifs, Musulmans et Bouddhistes.

L’Eglise orthodoxe de Russie sera-t-elle l'un des derniers remparts contre le détournement "LGBT" de l’Évangile?
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 03:58
Du juste sens des choses et du bonheur chrétien (St Jean Chrysostome)

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église . Homélie sur la Deuxième lettre aux Corinthiens, 12, 4; PG 61, 486-487 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.398)

« Réjouissez-vous ; soyez dans l'allégresse car votre récompense sera grande »


Seuls les chrétiens estiment les choses à leur vraie valeur, et ils n'ont pas les mêmes motifs de se réjouir et de s'attrister que le reste des hommes.

A la vue d'un athlète blessé, portant sur la tête la couronne du vainqueur, celui qui n'a jamais pratiqué aucun sport considère seulement les blessures qui font souffrir cet homme ; il n'imagine pas le bonheur que lui procure sa récompense.

Ainsi font les gens dont nous parlons. Ils savent que nous subissons des épreuves, mais ignorent pourquoi nous les supportons.

Ils ne considèrent que nos souffrances. Ils voient les luttes dans lesquelles nous sommes engagés et les dangers qui nous menacent.

Mais les récompenses et les couronnes leur restent cachées, non moins que la raison de nos combats.

Comme l'affirme saint Paul :

« On nous croit démunis de tout, et nous possédons tout » (2Co 6,10).


Pour ce qui nous regarde, quand nous sommes soumis à l'épreuve à cause du Christ, supportons-la vaillamment, bien plus, avec joie.

Si nous jeûnons, bondissons de joie comme si nous étions dans les délices.

Si l'on nous outrage, dansons allègrement comme si nous étions comblés d'éloges.

Si nous subissons un dommage, considérons-le comme un gain.

Si nous donnons au pauvre, persuadons-nous que nous recevons.

Avant tout, rappelle-toi que tu combats pour le Seigneur Jésus.

Alors tu entreras de bon cœur dans la lutte et tu vivras toujours dans la joie, car rien ne nous rend si heureux qu'une bonne conscience.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:22
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur »(Saint Bernard)

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Traité de l'amour de Dieu, ch. 8-10

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur »


Le premier et le plus grand commandement est celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ».

Mais notre nature est faible ; en nous le premier degré de l'amour c'est de nous aimer nous-mêmes avant tout autre chose, pour nous-mêmes...

Pour nous empêcher de glisser trop sur cette pente, Dieu nous a donné le précepte d'aimer notre prochain comme nous-mêmes...

Or nous constatons que cela n'est pas possible sans Dieu, sans reconnaître que tout vient de lui et que sans lui nous ne pouvons absolument rien.

A ce deuxième degré donc l'homme se tourne vers Dieu, mais ne l'aime encore que pour soi et non pour lui...


Il faudrait cependant avoir un cœur de marbre ou de bronze pour ne pas être touché par le secours que Dieu nous donne quand nous nous tournons vers lui dans les épreuves.

Dans les épreuves il nous est impossible de ne pas goûter combien il est doux (Ps 33,9).

Et bientôt nous commençons à l'aimer plus à cause de la douceur que nous trouvons en lui qu'à cause de notre propre intérêt...

Quand nous en sommes là, il n'est pas difficile d'aimer notre prochain comme nous-mêmes...

Nous aimons les autres comme nous sommes aimés, comme Jésus Christ nous a aimés.

Voilà l'amour de celui qui dit avec le psalmiste : « Chantez les louanges du Seigneur, car il est bon » (Ps 117,1).

Louer le Seigneur non pas parce qu'il est bon pour nous, mais simplement parce qu'il est bon, aimer Dieu pour Dieu et non pour nous-mêmes, c'est le troisième degré de l'amour.


Heureux ceux qui ont pu monter jusqu'au quatrième degré de l'amour :

-ne plus s'aimer soi-même que pour l'amour de Dieu...

Quand est-ce que mon âme, enivrée de l'amour de Dieu, s'oubliant elle-même, ne s'estimant pas plus qu'un vase brisé, quand est-ce qu'elle s'élancera vers Dieu pour se perdre en lui et ne plus être qu'un seul esprit avec lui ? (1Co 6,17)

Quand pourra-t-elle s'écrier :

-« Ma chair et mon cœur sont consumés, Dieu de mon cœur, Dieu ma part pour l'éternité » (Ps 72,26) ?

Saints et heureux, ceux qui ont pu éprouver quelque chose de semblable pendant cette vie mortelle, même rarement, même une seule fois.

Ce n'est pas un bonheur humain, c'est déjà demeurer au ciel.

+++

La prière agréable au Seigneur

Priez nuit et jour.

Priez lorsque vous êtes heureux, et priez lorsque vous êtes triste. Priez avec crainte et tremblement, avec un esprit éveillé et vigilant, afin que votre prière soit agréable au Seigneur.

Car l'Écriture le dit, :

- "le Seigneur a les yeux sur les justes et tend l’oreille à leur prière" (1 Pi 3,12).
(Saint Théodore l'Ascète)

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