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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 09:25

I. Hérode

1. Quand Hérode eut vu qu’il avait été joué par les Mages, il entra en grande colère, et il envoya tuer tous les enfants en bas âge. (Mt. 2, 16). Mais toi, injuste Hérode, n’as-tu pas entendu dire que l’étoile était le héraut du nouveau-né? Pourquoi ne pensais-tu pas, puisqu’elle venait du ciel, que tu ne pouvais pas résister à l’œuvre du ciel? Et parce que cet homme a privé des mères de ceux qu’elles chérissaient, il fut châtié dans ses trois fils et son épouse, et lui-même mourut d’une mort terrible.

2. Hérode, aveuglé par l’envie, ne pouvait tirer au clair ni comprendre cette affaire. De même qu’il avait interrogé au sujet d’un oracle du prophète Michée, ainsi interrogeait-il au sujet de l’oracle d’Isaïe. Car la famille, la mère, le village et la date de naissance de cet enfant étaient révélées; sa famille serait de la maison de David, avait dit Jacob (Gn. 49, 10); sa mère serait vierge, d’après Isaïe (Is. 7, 14); son village serait Bethléem, selon Michée (Mi. 5, 1); la date était bien celle que disaient les Mages. Or, grâce au recensement du monde fait par les Romains, Hérode avait appris que Jésus avait été inscrit comme fils de Joseph. Bien qu’il sût toutes ces choses, il n’arrivait pas, enivré d’envie, à reconnaître l’enfant. Il était semblable à Saül; celui-ci avait la possibilité de goûter au sang de David dont il avait soif, mais il ignorait que David était entre ses mains (I Sam. 24 et 26). Salomon au contraire put rendre un juste jugement et discerner le fils de la prostituée (I R. 3, 16-28). Et Dalila put sonder et forcer à s’exprimer la pensée cachée dans le cœur de Samson (Jg. 16, 4-21).

3. Mais parce que ni la famille, ni la date de naissance du libérateur des Hébreux n’étaient claires pour lui, Pharaon fit saisir et tuer beaucoup d’enfants, afin que, parmi leur multitude, mourût le seul dont la mort lui importait. De même qu'il convenait que Saül sût par beaucoup de signes qu’il ne pouvait pas triompher de la puissance de David, ainsi en était-il pour Hérode à l’égard de la puissance du fils de David. Mais la haine, bien loin d’apprendre ou de connaître, se hâte de faire pécher et de perdre. De cette espèce sont les fils de Satan,, lequel pensa: e puis tuer Moïse, perdre David, et mettre en croix le fils de David. Bien plus, Caïn, son disciple, pensait: Je puis tromper Dieu, quand il disait: Suis-je le gardien de mon frère? (Gn. 4, 9). Géhazi aussi pensa pouvoir tromper Élisée (II R. 5, 20-27); et Iscariote, Notre-Seigneur.

4. Les enfants massacrés furent, à un double point de vue, témoins des justes massacrés avant eux, et accusateurs des homicides. De même que les Juifs chassèrent et rejetèrent Notre-Seigneur, parce qu’il avait dit: Je suis Dieu (Jn 10, 30), ainsi massacrèrent-ils des enfants ignorants et innocents avant qu’ils n’eussent pu devenir des hérauts de leur maître. Une voix s’est élevée dans Rama; Rachel pleurant ses fils (Mt. 2, 18; Jér. 31, 15). Si Bethléem de Juda est la cité d’un fils de Lia (Gn. 30, 35), pourquoi Rachel pleurait-elle ses fils, morts pour le Christ? Rachel pleurait, parce que le Rédempteur n’était pas l’un de ses fils, vu que Lia est la figure du premier peuple et Rachel celle de l’Église; mais la stérile a enfanté, et les fils de la veuve sont devenus plus nombreux que ceux de l’épouse (Is. 54, 1). Ou bien il y a allusion à la proximité des deux tribus de Benjamin (Gn. 35, 16-18) et de Juda, car il est écrit: Rachel mourut à un stade de l’entrée d’Ephrata, qui est Bethléem. (Gn. 35, 19). De même Moïse, dans sa bénédiction de Benjamin, dira de lui: Il demeurera entre ses coteaux (Dt. 33, 12); en effet, le repos (c’est-à-dire l’arche, puis le temple de Dieu) s’est fixé à Jérusalem, qui est dans l’héritage de Benjamin (Jos. 18, 28). Et Samuel, lors de l’onction de Saül comme roi d’Israël, lui donnera ce signe: Tu rencontreras trois hommes à Zelzech, près du tombeau de Rachel, à la frontière de Benjamin (I Sam. 10, 2)

5. Rachel pleurait ses fils. Hélas! pleure Rachel, non pas comme lors de cette première lamentation, quand les ennemis vinrent et s’approchèrent de tes enfants, mais pleure sur ceux qui, après avoir été tués, ont été jetés sur les places publiques, non par des étrangers, mais par les fils de leur père Jacob. Pourtant, contiens ta voix dans ta plainte, car la récompense de tes larmes est inscrite; ceux qui sont nés avec le fils de David, à l’époque où il est né lui-même, en ont été les bénéficiaires; ils ont été les hérauts de son joyeux message au temps de son joyeux message au temps de la visite. Voici qu’ils en ont reçu une place de choix dans la Jérusalem d’ en haut, notre mère, que nous avons confessée, qui est apparue à Moïse sur la montagne (Ex. 24, 10); ils en ont hérité. Tiens bon, et accueille la consolation qui te vient de ton fils choisi, Saül, c’est-à-dire Paul, lui, ton consolateur et la récompense de tes larmes et de tes douleurs.

6. Quand il vit qu’il avait été joué par les Mages, il se mit en colère (Mt. 2, 16). O Israélites, aveugles parce que vous ne comprenez pas, sourds parce que vous n’entendez pas et, maintenant encore, ne vous éveillez pas à la voix d’Isaïe: Le Seigneur Dieu vous donnera un signe (Is. 7, 14). Ce signe vous a été donné à tous dans celui-là même qui est né de la vierge. Bien sûr, un signe a été donné à Moïse (Ex. 3. 1-6, 4. 1-9), pour qu’il soit convaincu, comme par un mystère, lui seul, indépendamment des autres; et un signe a été donné à Gédéon (Jg. 6, 17-21, 36-40) et un autre à Ézéchias (II Rois 20, 8-11; Is. 38, 7-8). Mais ces signes étaient privés, tandis que celui qui vous a été envoyé par les Mages était une œuvre claire, et la vraie mise à nu des énigmes de votre loi. Comment n’avez-vous pas compris qu’était venu le temps de la Rédemption, et n’avez-vous pas cru à la mise au monde d’un enfant par une vierge? Étiez-vous peut-être, avec votre roi, établis dans l’ignorance stupide, attendant que les Mages reviennent chez vous, et vous parlent à nouveau de lui?

7. Ne vous suffit-il pas que des étrangers soient venus et vous aient éveillés, pour que vous compreniez que le Christ est né? A moins que vous n’ayez partagé les projets de votre assassin, second Pharaon, Cananéen de la race d’Ascalon (Jos. 13, 3). Quand Saül apprit que, par ignorance, les prêtres avaient secouru David, il ordonna de les envoyer chercher, et il les tua (I Sam. 21, 1-8; 22, 6-19). C’est donc justice qu’il vous soit arrivé, à vous aussi, d’être responsables du sang innocent (Cfr Mt. 27, 25), comme cela arriva à Saül, comme son fils le fut par Hérode. Les prêtres furent tués à cause de David, et les enfants à cause de Notre-Seigneur. Abiathar échappa au massacre des prêtres (I Sam. 22, 20), comme Jean à celui des enfants. Avec Abiathar fgut aboli le sacerdoce de la maison d’Héli, et avec Jean la prophétie des fils de Jacob.

II. Jésus retrouvé au Temple

16. Moi-même et ton père, dans l’affliction, les lèvres exprimant la peine du cœur, nous allions et nous te cherchions (Lc 2, 48). A quoi il répondit: Il faut que je sois sans la maison de mon Père (Lc 2, 49). S’ils le cherchaient, c’est parce qu’ils craignaient qu’on l’ait peut-être tué. Déjà, quand il avait deux ans, certains Juifs, en la personne de leur roi Hérode, avaient pensé à le tuer [1].

III. Jean-Baptiste

Jean au désert

8. Parce que Israël, appelé symboliquement fils depuis l’Égypte (Os. 11, 1; Mt. 2, 15), avait perdu la filiation pour avoir adoré Baal et répandu de l’encens devant les idoles, Jean appela les Juifs d’un titre qui leur convenait: Race de vipères (Mt. 3, 7). Gratifiés, à l’époque de Moïse d’un titre de filiation qu’ils avaient ensuite perdu, ils reçurent de Jean, en châtiment, l’appellation que méritaient leurs œuvres.

9. Après que Notre-Seigneur fut allé dans la terre des Égyptiens et en fut revenu, l’évangéliste dit: Maintenant s’est accomplie la vraie parole dite par le prophète: Je rappellerai mon fils d’Égypte (Mt. 2, 15; Os. 11, 1). On l’appellera Nazaréen (Mt. 2, 23; Is. 1; 53, 2); le prophète l’appelle "Nazor" parce que, en hébreux, "nézer" signifie "sceptre" (diadème) et que Notre-Seigneur est le fils du sceptre. L’évangéliste y ajoute un autre rapprochement; lorsqu’il dit: "On l’appellera Nazaréen", il songe à l’éducation de Notre-Seigneur à Nazaretg, La prophétie est en Jean, et les mystères de la prophétie dans le Seigneur de Jean, comme le sacerdoce est dans le fils de Zacharie, et la royauté et le sacerdoce dans le fils de Marie. La loi nous vient par Moïse, avec le signe de l’agneau et de nombreux mystères: Amalec, les eaux rendues douces, le serpent d’airain; la vérité de ces choses est donnée par Jésus Notre-Seigneur (Jn 1, 17, Cfr Ex. 12; 17, 8-16; 15, 22-25; Nb. 21, 4-9).

Le baptême de Jean était supérieur à la loi, mais inférieur au baptême du Christ, parce que personne ne baptisait au nom de la Trinité jusqu’au temps de l’exaltation du Christ. Jean s’en alla au désert, non pour y devenir sauvage, mais pour adoucir dans le désert la sauvagerie de la terre habitée. Car la passion qui, au milieu de la terre habitée, trouble tout comme une bête féroce, s’adoucit et se calme quand elle part au désert. Convaincs-toi de cela par l’exemple de la passion d’Hérode, au point qu’Hérode perdit le doux et sobre Jean (Mt. 14, 1-11) qui habitait pacifiquement au désert et n’usait même pas du mariage, pourtant légitimé par la loi.

Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous (Jn 1, 14), c’est-à-dire que le Verbe de Dieu, par la chair qu’il a assumée, habite "parmi nous". Il ne dit pas: près de nous, mais: " parmi nous ", pour montrer clairement que c’est pour nous qu’il a revêtu la chair, selon ce qu’il dit: Ma chair est une nourriture (Jn 6, 55).

La voix

10. Les Juifs envoyèrent des délégués à Jean, et ils lui dirent: Qui es-tu? Il confessa, et il dit: Je ne suis pas le Christ. Ils lui dirent: Es-tu Élie? il dit: Non. (Jn 1, 19-21)

Or Notre-Seigneur l’a appelé Élie, comme l’Écriture en témoigne (Mt. 11, 14; 17, 12-13). Pourtant, quand ils l’interrogèrent, il dit: "Je ne suis pas Élie". Mais l’Écriture ne dit pas que Jean est venu dans le corps d’Élie, mais dans la puissance et dans l’esprit d’Élie (Lc 1, 17); Élie, qui a été enlevé aux cieux, n’est pas revenu vers eux, de même que ce n’est pas David qui est devenu roi (après la captivité), mais Zorobabel. Cependant, les Pharisiens ne demandèrent pas à Jean: Es-tu venu dans l’esprit d’Élie? Mais: Es-tu Élie lui-même? C’est pourquoi il leur dit: Non. Quel besoin avait-il d’être Élie lui-même, si on retrouvait en lui les œuvres d’Élie? Pour empêcher un jugement d’opposition entre Élie enlevé dans un char sacré (II R. 2, 11-12), et Jean dont une jeune fille corrompue porta la tête sur un plat (Mt. 14, 11), Élisée intervient entre Jean et Élie.

11. Élisée, dont les Juifs admettent la véracité, leur prouve que Jean n’est pas un menteur. Ils croient qu’Élisée a reçu double part de l’esprit de son maître (II R. 2, 9-11). Était-il nécessaire pour cela qu’Élisée fût enlevé deux fois et dans deux chars différents jusqu’aux cieux, voire jusqu’aux cieux des cieux? Élisée a reçu la puissance d’Élie non pour toutes ses œuvres, mais pour des œuvres semblables, selon l’utilité. L’abondance des miracles d’Élisée prouve qu’il avait reçu double part de l’esprit d’Élie.

12. Ceux qui ont été envoyés pour demander à Notre-Seigneur: Par quelle puissance fais-tu cela? (Mt. 21, 23) sont ceux-là même qui avaient été envoyés à Jean. Jean n’était pas venu enseigner des rebelles; il ne leur répondit donc pas directement. Ils n’étaient pas des hommes désireux d’apprendre la vérité sur Jean, et ils lui demandaient sans aménité: Qui es-tu, toi qui fais ces choses? Aussi ne leur répondit-il pas comme à des gens qui cherchent à s’instruire, mais comme à des rebelles. A tout ce qu’ils avaient demandé, de quelle manière que ce fût, il répondit: Je ne suis ni le Christ, ni Élie, ni le prophète, mais la voix (Jn 1, 20-23). Il était le prophète, et nouvel Élie, et Christ; mais il ne voulait être, pour ceux qui l’interrogeaient, aucun de ces personnages, pas même Jean, ni un autre homme. Ainsi Notre-Seigneur devait-il dire à certains: Je ne suis pas juge (Lc12, 14), alors qu’il était juge; et à d’autres: Je ne suis pas bienfaisant (Mt. 19, 17), alors qu’il était bienfaisant.

13. Comme le cri du coq, héraut de la lumière, frappe l’oreille, ainsi la chandelle qu’on vient d’allumer frappe l’œil; écriture et voix ont de même des fonctions complémentaires. La chandelle et le coq ne font qu’un, tout comme Élie et Jean. Par son cri, le coq nous force à entendre; il est ainsi l’image de Celui qui nous éveille. Et la chandelle, en s’allumant, est le symbole de la lumière de Celui qui nous illumine. Tous deux dissipent les ténèbres; ils sont l’image du Père et du Fils, car ils ont broyé la méchanceté; l’image encore des prophètes et des apôtres, car, de part et d’autre, le soleil l’emportait.

14. Le feu qui brûlait la bouche de Jean était l’image d’Élie; par sa langue il brûla les méchants et les accabla de soif (II R. I, 2-17), comme il les privait d’eau par l’ardeur de sa parole. Le coq, qui chante dans le silence de la nuit, est l’image de Jean, qui prêchait dans le silence du désert. Mais, lorsqu’on allume la chandelle, le soir, on n’entend pas le coq; il ne chante que le matin. En Jean se sont rencontrées symboliquement la voix du matin et la chandelle du soir, et il a témoigné du retour d’Élie.

15. La voix est celle de Jean, mais la parole qui passe par la voix, c’est Notre-Seigneur. La voix les a éveillés, la voix a clamé et les a rassemblés, et le Verbe leur a distribué ses dons. La peine qu’il annonce est proportionnée à leurs péchés; ils s’étaient quelque peu écartés de la religion et Dieu les ayant punis quelque peu: Il fera tomber les branches de la forêt avec la hache (Is. 10, 34), a dit Isaïe; il parle de branches, et non de racines. Mais, lorsque fut comblée la mesure de péchés, Jean vint pour déraciner, il ôta les racines de l’arbre: Maintenant, dit-il, voici que la hache arrive au tronc des arbres (Mt. 3, 10), ce qu’Isaïe avait omis de dire. Et quand cela se produisit-il, sinon à l’apparition de ce Dieu véritable, désigné par l’image de la tige et de la fleur et sur qui repose l’Esprit appelé septiforme (Is. 11, 1-2)

16. Voir supra, entre les paragraphes 7 et 8, et la note explicative.

L’austérité de Jean

Jean était revêtu d’habits en poils de chameau (Mt. 3, 10), parce que notre brebis (le Christ) n’était pas encore tondue.

17. De ces pierres, c’est-à-dire des adorateurs de la pierre et du bois, Dieu peut susciter des fils d’Abraham (Mt. 3, 9), selon ce que dit l’Écriture: Je t’ai fait père de beaucoup de nations (Gn. 17, 4).

Jean a gardé son âme pure de tout péché, parce qu’il devait baptiser Celui qui était sans péché. Ne t’étonne pas, Jean, d’avoir à me baptiser, car il me faudra encore recevoir d’une femme un baptême de parfum: Elle gardera cela pour le jour de ma sépulture (Jn 12, 7), paroles qui caractérisent la mort du Seigneur comme baptême.

Éléazar a fiancé Rébecca près de l’eau du puits (Gn. 24, 1-67); Jacob fit de même pour Rachel (Gn 29, 1-21), et Moïse pour Séphora (Ex 2, 16-21). Tous furent les types de Notre-Seigneur, qui s’est fiancé à son Église dans l’eau du Jourdain. De même que, près de la source, Éléazar a montré à Rébecca son seigneur Isaac qui s’avançait dans les champs à sa rencontre; ainsi Jean, depuis la source du fleuve du Jourdain, a-t-il montré Notre-Seigneur: Voilà celui qui est l’agneau de Dieu, celui-ci est celui qui vient enlever les péchés du monde (Jn 1, 29).

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CHAPITRE IV

I. Le baptême du Christ.

1. Et Jésus avait environ trente ans (Lc 3, 23), au temps où il vint pour recevoir de Jean le sceau de sa mission. Il agit ainsi pour la confusion des Marcionites. Si, en effet, il n’avait pas revêtu la chair, pourquoi s’approchait-il du baptême? La nature divine n’a pas besoin de baptême. Son âge de trente ans manifeste également son humanité. Permets maintenant que nous accomplissions toute justice (Mt. 3, 15), puisque les libérateurs et les rois ont reçu des prêtres l’onction et la loi. De même qu’il a revêtu la chair et qu’il est apparu comme un pauvre, il s’est aussi approché du baptême, pour rendre témoignage à la vérité de son humanité et, plus encore, pour mettre fin par son baptême à celui de Jean, car il baptisa de nouveau ceux qui avaient été baptisés par Jean. Il montrait manifestement que Jean n’avait pas à administrer le baptême que jusqu’à lui (le Christ); le vrai baptême fur révélé par celui qui le purifia des châtiments de la loi.

2. Il dit: "Permets maintenant", pour ne pas paraître entrer dans sa bergerie comme un voleur, et pour confondre les Pharisiens, qui regardaient de haut et méprisaient le baptême de Jean. Pour honorer l’humilité de son héraut, il dit: Quiconque se fera humble sera élevé (Mt. 23, 12; Lc 14, 11; 18, 14). Et parce que Jean avait confessé: Je ne suis pas digne de délier les courroies de ses sandales (Jn 1, 27; Mc 1, 7), Notre-Seigneur prit la main droite de Jean et la posa sur sa tête: "Permets maintenant que nous accomplissions toute justice", parce que Jean est le talon de la loi: La loi et les prophètes vont jusqu’à Jean (Lc 16, 16). Le Christ, lui, est le commencement du Nouveau Testament. Par le baptême, le Seigneur a revêtu la justice de l’Ancien Testament, pour recevoir la perfection de l’onction et la donner pleinement et intégralement à ses disciples; car, en même temps, il a mis fin au baptême de Jean et à la loi. Il fut baptisé dans la justice, parce qu’il était sans péché, mais il a baptisé dans la grâce, parce que les autres hommes étaient pécheurs. Par sa justice il a abrogé la loi, et par son baptême il a détruit celui de Jean.

3. Accomplissons toute justice. Jean était à la porte du bercail où était rassemblé dans l’unité le troupeau des Israélites; Notre-Seigneur y pénétra non par sa puissance, mais par sa justice. L’Esprit qui reposa sur lui pendant son baptême attesta qu’il était le pasteur et, par l’intermédiaire de Jean, Jésus reçut la prophétie et le sacerdoce. Il avait déjà reçu la royauté de la maison de David en naissant de la maison de David (Lc 2, 4); il reçut le sacerdoce de la maison de Lévi par la seconde naissance que lui conférait le baptême du fils d’Aaron. Qui croit à sa seconde naissance dans le monde, ne peut douter qu’elle lui a donné, avec le baptême de Jean, son sacerdoce. Beaucoup furent baptisés ce jour-là, mais l’Esprit ne descendit et ne se reposa que sur un seul, pour distinguer par un signe celui qui, par son apparence, ne se distinguait pas des autres hommes. Et parce que l’Esprit était descendu dans son baptême, l’Esprit fut donné par son baptême.

II. La tentation au désert

Départ au désert

4. En ce même temps, l’Esprit-Saint le poussa et entraîna au désert, pour qu’il fût tenté par Satan. (Mc 1, 12-13; Mt. 4, 1). Pourquoi Satan ne l’a-t-il pas tenté avant trente ans? Parce qu’un signe certain de sa divinité n’avait pas été donné du ciel; il apparaissait modeste comme les autres et son peuple ne lui rendait pas de témoignage éclatant. Satan s’abstint de le tenter jusqu’au moment du baptême. Mais lorsqu’il entendit: Maintenant, voici que vient l’Agneau de Dieu, et celui-ci est celui qui porte les péchés du monde (Jn 1, 29), il fut grandement stupéfié. Pourtant, il attendit le baptême, pour voir s’il serait baptisé à la manière ordinaire.

5. Et quand la splendeur de la lumière apparue sur l’eau et la voix venue du ciel, lui montrèrent que le Christ était descendu dans l’eau, non comme quelqu’un qui a besoin de pardon, mais comme celui qui comble tout besoin, il réfléchit et il se dit: "Tant que je ne l’aurai pas éprouvé par le combat de la tentation, je ne pourrai pas le reconnaître". Or il ne convenait pas que notre bienfaiteur s’opposât à ce désir de son tentateur. Celui-ci, toutefois, ignorant la manière de le tenter, n’osait pas l’attaquer; tant que Notre-Seigneur ne se fut pas préparé et disposé lui-même au choc du combat, et qu’il n’eut pas revêtu la puissance de l’Esprit pour aller combattre, Satan ne s’approcha pas de lui pour le tenter.

6. L’Esprit-Saint l’entraîna et le poussa au désert, pour qu’il fût tenté par Satan. Dans sa douceur, il ne voulut pas résister, de peur de décourager ceux qui entendraient dire: "Il ne pouvait pas résister au combat de Satan; aussi n’a-t-il pas voulu s’avancer contre son tentateur". S’il agit ainsi, ce fut surtout pour empêcher des apostats de dire que l’Esprit est postérieur au Fils. Si en effet l’Esprit n’entraînait le Fils qu’au choc du combat, sans lui ménager honneur et repos, la réflexion que provoquerait l’acquiescement aux positions adverses. Or, si l’Esprit est postérieur au Fils, comment a-t-il eu la puissance de conduire celui-ci au désert? Car, en le conduisant, il s’est montré le maître. L’affirmation: "L’Esprit l’entraîna, et le poussa au désert, pour qu’il fût tenté par Satan", est semblable à cette autre: Personne ne peut entrer dans la maison du fort et piller ses trésors, si d’abord il ne lie le fort; alors il pillera ses trésors (Mc 3, 27; Mt. 12, 29). Le seigneur a donc lié le fort et il l’a vaincu dans sa propre maison, puis il a commencé sa prédication; il nous a ainsi ouvert la voie du jeûne, par lequel nous vaincrons les artifices de ce méprisable Satan.

Triple tentation

7. Et, après quarante jours, parce qu’il jeûnait, il eut faim (Mt. 4, 2). Par sa victoire sur l’adversaire, il l’a flétri et l’a condamné aux yeux de tous les hommes; il nous a aussi appris par ses paroles, à n’avoir faim en ces circonstances que de la seule parole du Seigneur. Pourquoi l’Écriture ne révèle-t-elle nulle part de Moïse et d’Élie qu’ils eurent faim, alors qu’elle le dit de Notre-Seigneur? C’est pour confondre ceux qui disent qu’il n’a pas assumé une chair, et pour donner à Satan l’occasion de l’approcher et de le tenter par ces paroles: Dis à ces pierres de devenir du pain (Lc 4, 3), chose que le Seigneur ne fit pas, pour ne pas céder à la volonté du pécheur. Si pourtant, pour les porcs, il a accordé à Satan ce qu’il désirait, c’était en vue de faire un signe, parce que personne au pays des Gergéséniens ne voulait venir à lui tant qu’il n’aurait pas entrepris d’y faire un miracle (Cf. Mc 5, 1-20).

8. Et comme Satan n’était pas confondu par l’échec de la première tentation, il l’emmena, le plaça sur le faîte d’un temple (Mt. 4, 5; Lc 4, 9). Maintenant encore, cet endroit subsiste, bien que le temple ait été détruit, comme le Seigneur lui-même l’avait dit: Il ne restera pas de lui pierre sur pierre (Mt. 24, 2). La place sur laquelle il s’était tenu debout a été conservée comme un signe. Il lui dit: Jette-toi de haut en bas, car il est écrit qu’ils te garderont, afin que jamais ton pied ne se heurte à la pierre (Lc 4, 9-11; Ps. 91, 11-12). O tentateur, si le psaume s’applique au Christ, n’est-il pas aussi écrit: Il te prendra sur son dos (Ps. 91, 12)? Il est impossible aux oiseaux de tomber, parce que l’air est comme la terre ferme sous leurs ailes. Et n’est-il pas écrit encore: Tu marcheras sur le serpent et l’aspic (Ps. 91, 13)? Mais Satan n’a retenu de l’Écriture que ce qui lui était utile, et il a omis ce qui lui était désavantageux. Ainsi font les hérétiques; ils prennent dans l’Écriture ce qui sert leur scandaleuse doctrine, et ils omettent ce qui la réfute; ils montrent bien par là qu’ils sont les disciples de ce maître.

9. Il le prit de nouveau, le conduisit, l’entraîna sur une très haute montagne et il lui dit: Tous ces royaumes sont miens (Mt. 4, 8-9; Lc 4, 5-6). De ceci certains concluent stupidement que Satan a un domaine. Mais, comme je l’ai dit, ils omettent le mot qui leur est désavantageux pour en prendre un autre. Les mots: " sont miens ", dont ils tirent argument, loin d’attribuer à Satan un domaine, sont plutôt la condamnation de leur opinion. Car les mots qui suivent: Cela m’a été donné (Lc 4, 6), supposent qu’autre est le créateur de ces choses et autre celui à qui elles ont été données. Satan dit encore: J’ai pouvoir sur tout cela (Lc 4, 6). Ce pouvoir, il ne le tient pas de sa nature; il ne l’a que parce que les hommes le veulent bien. Car l’apôtre dit: Vous êtes les serviteurs de celui au service duquel vous vous soumettez (Rom. 6, 16).

10. Satan a dit aussi: Tu tomberas face contre terre, et tu m’adoreras humblement (Mt. 4, 9; Lc 4, 7); ainsi éclate l’arrogant orgueil de celui qui, dès le début, a voulu devenir Dieu. La chair de Notre-Seigneur avertit tous ceux qui sont revêtus de chair que, si quelqu’un descend nu au combat, il sera vaincu; le Seigneur revêtit les armes du jeûne avant de descendre au combat. On a donc besoin d’armes solides contre celui qui envoie les flèches brûlantes et adroites. Dis à ces pierres de devenir pain. Il envoya une flèche comme stimulant à l’assouvissement, afin de tourmenter le Seigneur dans cette faim qu’il ressentait et pour qu’il entrât en tentation. Mais le Seigneur ne voulut pas être dominé par sa faim, parce que sa faim elle-même avait revêtu le jeûne comme une cuirasse. La faim riposta et elle renvoya vers le tentateur les flèches de son assouvissement, pour apprendre à celui qui enseignait l’assouvissement corporel, qu’il y a aussi un assouvissement spirituel, qui n’apparaît pas: L’[homme ne vit pas du seul pain, mais aussi de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Mt. 4, 4; Dt. 8, 3); celui qui était venu pour tenter, fut donc lui-même tenté et réprimandé par le moyen qu’il avait pris pour proposer: Si tue es le Fils de Dieu, dis à ces pierres de devenir aussitôt pain; la bouche de Satan jugeait que celui qui vient de Dieu peut faire du pain avec ces pierres.

Leçons de cette scène

11. Notre-Seigneur a donc fait la leçon au tentateur par cette même Écriture qu’il citait. Si Dieu peut transformer des pierres et en faire du pain, apprends, tentateur, que Dieu peut aussi rassasier sans pain. S’il peut transformer des pierres en nourriture, il peut aussi transformer la faim en satiété. A celui qui a transformé une substance non comestible en nourriture, il n’est pas difficile de transformer la nature de la faim en satiété, sans l’assouvir par quoi que ce soit, mais en changeant substantiellement une chose en l’autre, comme le tentateur l’a dit au sujet de ces pierres, en demandant que le Seigneur en fît du pain. Sur cette montagne, le Seigneur a donc foulé aux pieds les désirs que voulait éveiller le tentateur. Il les a pris et les a jetés à terre, pour que les peuples, jadis foulés aux pieds par eux, les foulent aux pieds à leur tour. A leur place il a apporté tous les biens, pour que règnent sur tout homme ces biens jadis foulés aux pieds par tout homme.

12. De même que Pharaon fut noyé dans les eaux où il avait noyé les enfants (Ex. 1, 22; 14, 23-28), ainsi David trancha la tête de Goliath avec l’épée qui avait servi à tuer beaucoup d’hommes (I Sam. 17, 1-51). Moïse eut confiance dans le mystère de la croix et il fendit la mer; David eut confiance dans le mystère de la pierre et il terrassa Goliath; Notre-Seigneur condamna Satan qui le tentait par la parole de sa propre bouche. Pharaon noyait, et il fut noyé; Goliath fut tué par le glaive avec lequel il tuait; Satan fut vaincu et convaincu qu’il n’était pas Dieu par la chair qui lui servait à perdre les hommes.

Le Rédempteur fut tenté trois fois à la ressemblance des trois immersions par lesquelles il avait été baptisé: Dis à ces pierres de devenir du pain (Lc 4, 3), car c’est le soutien nourricier des hommes. Et de nouveau: Je te donnerai les royaumes et leur gloire (Lc 4, 6), car telle est la promesse de la loi. Et enfin: Jette-toi de haut en bas (Lc 4, 9), ce qui est la descente de la mort. Mais lui ne fut troublé par aucune de ces propositions. Il ne se réjouit aucunement, quand Satan le flattait, pas plus qu’il ne se tourmenta, quand il cherchait à l’effrayer. Mais il allait son chemin, et accomplissait la volonté de son Père.

13. Aucune des machinations et propositions du démon ne fut donc pour le vivificateur un sujet d’angoisse. Ses angoisses nous apaisent, et sa Passion nous procure à tous le repos. Que pouvait-il craindre, celui qui savait qu’aucun dommage ne pouvait lui être fait? La crainte naît continuellement en nous, parce que nous savons bien que le dommage peut nous atteindre.

Ceux qui disent qu’il a été souillé par sa naissance, ignorent qu’ils sont dans l’erreur; ils ne peuvent pas savoir, à cause de leur orgueil. De même, s’ils ne craignent pas, c’est parce qu’ils ne font pas pénitence. Ce monde dans lequel il est venu n’était pas différent du sein maternel, car toutes sortes d’impuretés s’y trouvent aussi. Bien plus, il est entré dans un sépulcre, chose par-dessus toutes répugnantes et immonde. Or il ne pouvait être souillé par un corps, puisque celui-ci est le temple de la divinité (I Co. 6, 19); ce n’est pas une souillure pour Dieu que d’habiter dans son temple. Mais, parce qu’il a voulu tuer la mort et détruire ses traces, il a commencé par les racines des choses, car là où est le corps, là est la mort, et les racines du corps sont dans le sein. C’est là que commence la création et là que la mort commence à corrompre; en effet, il y a beaucoup de femmes dont les enfants meurent pendant le mois même où ils sont conçus, ou qui mettent au monde au second ou au troisième mois, ou à l’un quelconque des suivants. Puisque la mort commence dans le sein et finit dans le tombeau, comment celui qui est le persécuteur de la mort pouvait-il faire autrement que de commencer à lutter avec elle dès le sein, et jusqu’au terme du tombeau, son enclos?

14. Pense donc aux manières variées dont il a voulu vivant, contredire la mort. Il a été un embryon que la mort n’a pu corrompre dans le sien maternel. Il a été bébé, et, pendant qu’on le nourrissait, elle n’a pu le confondre. Il a été enfant, et durant son éducation, elle n’a pu le faire tomber. Il a été jeune homme, et elle n’a pu lui porter atteinte par la concupiscence. Il a été étudiant, et elle n’a pu le vaincre par ses astuces. Il a été docteur, et elle n’a pu le réfuter, à cause de sa sincérité. Il a été conseiller, et elle n’a pu le séduire par ses préceptes. Il a été fort et elle n’a pu l’effrayer en le tuant. Il est mort, et elle n’a pu le garder dans la prison du sépulcre. Étant médecin, il n’a pas été malade; pasteur, il ne s’est pas égaré; docteur, il n’a pas commis d’erreur; et comme il était la lumière, il n’a pas bronché. Telle est la voie parfaite, que le Christ a ouverte à son Église depuis le début, dès sa conception, jusqu’à la consommation de la résurrection.

15. Si donc l’Église est son corps, comme l’a dit Paul, son témoin (Ep. 1, 23), crois que son Église a passé par tout cela sans corruption. De même que, par la condamnation du seul Adam tous les corps sont morts et meurent encore (Rom. 5, 12-21), ainsi par la victoire de l’unique corps du Christ, toute l’Église a vécu et vit encore. Mais, de même que les corps eux-mêmes ont péché et meurent, et que la terre, leur mère, est maudite (Gn. 3, 17-19), ainsi à cause de ce corps, qui est lui-même l’Église incorruptible, sa terre est bénie depuis le commencement. La terre, c’est le corps de Marie, ce temple en qui une semence a été déposée. Regarde l’ange qui vient déposer cette semence dans les oreilles de Marie. C’est par cette parole bien claire qu’il a commencé à semer: Le salut est avec toi, tu es bénie parmi les femmes (Lc 1, 28). Et Élisabeth confirma cette parole, disant une nouvelle fois: " Tu es bénie parmi les femmes " (Lc 1, 42), manifestant ainsi qu’à cause de la première mère qui fut maudite, la seconde mère porte le nom de bénie.

16. L’évangéliste dit aussi: Il s’éloigna de lui pour un temps (Lc 4, 13), jusqu’au jour où, après s’y être longuement préparé, il chercherait à empêcher sa victoire par la calomnieuse envie des scribes. Mais, de même qu’il a été condamné à l’origine, il a été également condamné à la fin, car le Christ a triomphé de lui bien plus encore par la mort. Jésus lui dit: Retire-toi, Satan (Mt. 4, 10), et il l’écarta à cause de son énorme mensonge: Ces royaumes sont miens (Lc 4, 6). Et aussi parce qu’il n’avait pas craint ce que dit le prophète: Dieu domine sur tous les royaumes des hommes, et il les donne à qui il veut (Dn. 4, 14.22.29). Ainsi donc le Seigneur a réprimandé par sa parole l’arrogant orgueil du démon, qui n’a pas pu lui résister; il manifestait de cette manière la puissance de sa vérité, et il apprenait à ceux qui adhèrent à lui qu’ils recevront tous les biens par son don.

Les anges vinrent et ils le servaient (Mt. 4, 11); si, après le baptême, nous entrons en tentation, c’est pour pénétrer ensuite dans le royaume des cieux.

III. La vocation des apôtres

17. Les disciples de Jean, l’ayant entendu parler avec Notre-Seigneur, abandonnèrent leur maître et s’en furent à la suite de Notre-Seigneur. La voix ne pouvait pas retenir des disciples auprès d’elle, et elle les envoya au Verbe (Jn 1, 29-37). Il convient, en effet, qu’à l’apparition de la lumière du soleil, s’éteigne la lumière de la lanterne. Jean ne demeura que pour mettre fin à son propre baptême par le baptême de Notre-Seigneur; puis il mourut, et fut parmi les morts un vaillant héraut, comme il l’avait été dans le sein de sa mère, symbole du tombeau.

18. Les paroles: Nous avons trouvé le Seigneur (Jn 1, 41), manifestent que la renommée du Seigneur s’était répandue depuis l’époque des Mages, et qu’elle s’était fortifiée à cause de Jean qui l’avait baptisé, et du témoignage de l’Esprit. Or le Seigneur s’était éloigné, il s’était à nouveau rendu invisible pour son jeûne de quarante jours. Aussi les âmes attristées désiraient-elles entendre de ses nouvelles; elles étaient ses instruments, selon sa propre parole: Je vous ai choisis avant que le monde fût (Jn 15, 16-19; Ep, 1, 4). Il a choisi des Galiléens, un peuple grossier – les prophètes, en effet, les ont appelés peuple grossier et habitants des ténèbres (Is. 9, 1) –, mais ce sont eux qui ont vu la lumière et les docteurs de la loi en furent confondus: Il a choisi les sots du monde, pour confondre par eux les sages (I Co. 1, 27).

19. De Nazareth est-il possible que sorte quelque chose de bon? ( Jn 1, 46) Il était écrit que le Seigneur naîtrait de la maison de David à Bethléem. Nathanaël crut qu’il venait de Galilée et qu’il était né à Nazareth: "De Nazareth, est-il possible que sorte quelque chose de bon?" vu que le prophète a dit qu’un chef et prince surgirait de Bethléem (Mi. 5, 1). Nathanaël entendit dire qu’il était de Nazareth et c’est pourquoi il dit: Est-il possible qu’un bon chef sorte de Nazareth, alors qu’aucune Écriture ne l’annonce? Aussi Notre-Seigneur, voyant que Nathanaël était un bon témoin, et qu’il n’était pas comme les scribes qui altéraient l’Écriture, pour plier son interprétation à leur propre volonté, dit-il: Voilà vraiment un scribe israélite, en qui il n’y a aucune fausseté (Jn 1, 47). Avant de connaître le Seigneur, il avait demandé s’il était possible qu’un chef sorte de Nazareth, comme de Bethléem. Mais quand il le vit de ses propres yeux, il ne nia plus comme ses compagnons, les scribes; il ne demanda rien, contrairement aux autres, mais il confessa: "Celui-ci est le Christ"; et il sut qu’en lui se réalisait ce qui avait été écrit au sujet de Bethléem et de Nazareth: Un chef est sorti de Bethléem (Mi. 5, 1); et: La lumière s’est levée sur les Galiléens. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière (Is. 9, 1).

Ordre et grandeur des apôtres du Seigneur

20. Ils vinrent à lui pêcheurs de poissons et ils devinrent pêcheurs d’hommes (Lc 5, 10), comme il est dit: Voici que maintenant j’envoie des preneurs d’hommes, et ils les prendront sur toutes les montagnes et sur tous les lieux élevés (Jr. 16, 16). S’il avait envoyé des sages, on aurait dit qu’ils avaient persuadé le peuple et l’avaient trompé et ainsi saisi, S’il avait envoyé des riches, on aurait dit qu’ils avaient berné le peuple en le nourrissant, ou qu’ils l’avaient corrompu avec de l’argent, et ainsi dominé. S’il avait envoyé des hommes forts, on aurait dit qu’ils les avaient séduits par la force, ou contraints par la violence.

Mais les apôtres n’avaient rien de tout cela. Le Seigneur le montra à tous par l’exemple de Simon. Il était pusillanime, car il fut pris de frayeur à la voix d’une servante; il était pauvre, car il ne put même pas payer sa part de tribu, un demi-statère: Je n’ai pas d’or, dit-il, et je n’ai pas d’argent (Ac. 3, 6; cf. Mt. 17, 24-37). Et il était sans culture puisque, lorsqu’il renia le Seigneur, il ne sut pas s’en tirer par la ruse.

Ils partirent donc, ces pêcheurs de poissons, et ils remportèrent la victoire sur les forts, les riches et les sages. Grand miracle! Faibles comme ils l’étaient, ils attiraient, sans violence, les forts à leur doctrine; pauvres, il enseignaient les riches; ignorants, il faisaient des sages et des prudents leurs disciples. La sagesse du monde a fait place à cette sagesse qui est elle-même la sagesse des sagesses.

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CHAPITRE V

I. Les Noces de Cana

1. Il y eut des noces à Cana des Galiléens (Jn 2, 1). Notre-Seigneur y vint et sa mère lui dit: Ils n’ont pas de vin. Jésus lui dit: Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme? Mon temps n’est pas survenu. (Jn 2, 3-4). Ce qui signifie: Je ne m’impose pas à eux; qu’ils remarquent eux-mêmes l’absence de vin, et que tous demandent à boire. En parlant ainsi, Jésus voulait faire éclater aux yeux de Marie la grandeur de son don. L’empressement de Marie avait été excessif; c’est pourquoi il lui fit la leçon.

Ou bien: "Mon temps n’est pas survenu" doit s’entendre du moment de la mort du Christ. Les convives étaient ivres; s’il avait répandu ses dons sur eux de force, peut-être n’aurait-il pas échappé au supplice. Or on n’était encore au début de sa prédication.

2. Marie avait pensé qu’un miracle de son Fils lui vaudrait gloire et honneur auprès de foules; c’est pourquoi il dit: "Mon temps n’est pas survenu". Jésus n’a pas agi pour les raisons que Marie avait imaginées; il a plutôt voulu contrarier ses pensées. Pourtant, elle était consciente du miracle qu’il allait faire: Elle gardait toute chose dans son cœur (Lc 2, 51); tout ce que mon fils vous dira, faites-le (Jn 2, 5); elle vit que le vin manquait et elle comprit que ce n’était pas pour rien qu’il était venu à ces noces. On lit dans le grec: Il avait pris place et le vin manqua. Comme sa mère le lui faisait remarquer, Jésus lui dit: Mon temps n’est-il pas survenu? c’est-à-dire il est tout à fait survenu. Marie savait que Jésus ferait là un miracle; Jésus pourtant blâma le doute de Marie; elle dit donc aux serviteurs: Tout ce qu’il vous dira, faites-le.

3. On dit encore que Marie aurait été perplexe: n’était-ce pas à cause de l’arrivée de Jésus qu’on sollicitait les maîtres des noces d’offrir du vin? "On te critique, dit-elle à Jésus, parce qu’à cause de toi ces gens prêtent à la moquerie; on les raille, depuis qu’on a appris qu’à ton arrivée, ils n’ont pas eu de vin à offrir".

4. Elle lui dit: Mon enfant, ils n’ont plus de vin. Jésus lui dit: Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme? Qu’avait-elle dit de mal? On dit qu’elle avait douté de sa parole, en disant: "Ils n’ont plus de vin". D’où la réponse: "Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme?" Que cette réponse lui ait fait comprendre qu’il allait opérer un miracle, ce qu’elle dit aux serviteurs le montre clairement: "Tout ce que mon fils vous dira, faites-le". Pourtant: "Mon temps n’est pas survenu". Et néanmoins, après les exploits du désert, où il avait terrassé son ennemi, il s’approcha, comme un héros, pour un nouvel exploit à ces noces merveilleuses.

5. Marie s’empressa de remplacer les apôtres pour exécuter les ordres du Seigneur. Cependant, elle n’avait pas pour rôle de donner des conseils, de commander, ou de prévenir la parole de Jésus; aussi la réprimanda-t-il, parce qu’elle avait agit avec précipitation: "Mon temps n’est pas survenu"; ils demanderont du vin, tous verront que le vin manque, et alors se produira le signe miraculeux. Ainsi, quand sa mère le vit, après sa victoire sur les enfers, elle voulut le caresser maternellement (Notes de l’édition: Éphrem confond Marie, mère de Jésus, et Marie-Madeleine). Mais Marie qui l’avait suivi jusqu’à la croix, avait été confiée à Jean en ce jour, par ces paroles: Femme, maintenant voici ton fils; jeune homme, maintenant voici ta mère (Jn 19, 26-27). Aussi, après la résurrection, l’empêcha-t-il de s’approcher à nouveau de lui, parce que, dit-il, depuis lors Jean est ton fils.

6. Pourquoi, comme premier signe, Notre-Seigneur a-t-il changé la nature de l’eau? C’est pour montrer que la divinité qui avait transformé la nature dans des outres, avait transformé cette même nature dans le sein de la vierge. De la même manière, en couronnement de ses miracles, il ouvrit un tombeau pour manifester son indépendance vis-à-vis de la mort avide. Il authentiqua et confirma le double bouleversement de sa naissance et de sa mort par cette eau transformée substantiellement en vin de vigne, sans que les urnes de pierre subissent une transformation parallèle. C’était le symbole de son corps, miraculeusement conçu et merveilleusement créé dans une vierge sans l’œuvre d’un homme.

7. Il a donc transformé l’eau en vin pour prouver comment sa conception et sa naissance s’étaient réalisées. Il appela six urnes pour rendre témoignage à l’unique vierge qui l’avait mis au monde. Les urnes conçurent et mirent au monde, contrairement à leur usage, un vin nouveau; elles ne renouvelèrent plus cette merveille. C’est ainsi que la vierge conçut et mit au monde l’Emmanuel, pour ne plus concevoir ensuite. La mise au monde par les urnes transforma la petitesse en grandeur et la parcimonie en abondance, l’eau des sources en un vin doux. En Marie au contraire, la grandeur et la gloire de la divinité changèrent leur aspect en celui de la faiblesse et de l’ignominie. Ces bassins servaient aux purifications des Juifs: Notre-Seigneur y versa sa doctrine, pour manifester qu’il était venu selon la voie de la loi et des prophètes, mais en vue de tout changer par son magistère, comme l’eau devenue vin.

8. Tout homme sert d’abord le vin doux, puis un vin quelconque (Jn 2, 10); il indiquait ainsi que l’économie précédente était déjà un grenier de provisions, car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et les vérités ont été réalisées par Jésus (Jn 1, 17). L’époux terrestre a invité l’époux céleste, et le Seigneur, prêt pour les noces, s’y est rendu. Ceux qui étaient assis à table ont invité celui qui installe les mondes dans son royaume, et il leur a envoyé un cadeau de noces réjouissant; ses richesses n’ont pas eu horreur de leur pauvreté. Ils n’avaient pas assez de vin, même ordinaire, pour leurs invités, et s’il ne leur avait pas versé un peu de ses richesses, ils se seraient levés de table assoiffés et tristes.

9. En retour de leur invitation, il les invita aux noces. Mais, autant il avait multiplié sa participation à leurs repas, autant leurs âmes eurent horreur de sa table, comme leurs pères de la manne. Des anges ont mangé à la table d’Abraham et de Lot; de même Notre a mangé et bu avec eux sans répulsion. Ils l’ont invité, et il est venu à eux; puis lui-même les a invités, et ils ne sont pas venus à ses no ces. Ils l’ont appelé et il n’a pas refusé de venir; lui-même les a appelés et ils ont refusé son repas. Il a honoré ses invités, et ils ont méprisé ceux qui les invitaient. Il a réjoui les convives, et ils ont tué ses serviteurs (Mt. 22, 1-6). Il a comblé la disette des noces, et ils n’ont rien fait des nourritures qu’il leur avait données. Il les a réjouis d’un vin doux, et ils l’ont exaspéré et provoqué à la colère (Dt. 32, 13-19); au lieu de vin doux, il lui ont donné du vinaigre et du fiel (Ps. 69, 22; Mt. 27, 48 et 34).

10. Il avait été invité, mais il ne vint pas avec les invités. Ils vinrent avant lui absorber le vin ordinaire, pour qu’il vînt ensuite et apportât le vin doux. Il fut invité avec eux, sans qu’il eût distinction entre son aspect et le leur. Mais il fit un signe admirable, pour qu’il leur devînt évident qu’il n’était pas leur égal par sa nature. Si son apparence leur faisait soupçonner qu’il était comme eux, lui-même leur apprit, par son signe admirable, qu’il était plus grand qu’eux. Sans mot dire, il changea l’eau en vin, afin que son divin silence éveillât ses gais hérauts, et que le maître de table proclamât avec joie cette heureuse nouvelle aux convives; car le vin, par sa nature, réjouit. L’ordre de Jésus avait exécuté cela avec rapidité, et le bouquet de ce vin dépassait celui de tout autre vin; aussi demandait-on et recherchait-on qui en était l’auteur.

11. Il était revenu triomphant du combat au désert; les noces le reçurent avec joie le troisième jour. Il manifesta ainsi qu’après le choc des combats, il y a de la joie pour les vainqueurs, et que lui-même, bien qu’invité comme un étranger, était le maître des noces, parce que, par sa parole qui comble tout besoin, il avait remédié à ce qui manquait aux noces. Il n’a ni présenté d’autres créatures, ni agi avec les mêmes vieilles choses, en les gardant telles qu’elles étaient; en effet, sans donner à boire de l’eau au lieu de vin, il a évité de sortir du cercle des créatures; il a créé du vin à partir de l’eau créée.

12. Il n’a donc pas amené là quelque créature étrangère, mais il a transformé les mêmes créatures antérieures, afin de manifester par là qu’il en est le maître, et pour que l’on sache, par le fait qu’il ne les dédaignait pas, qu’elles ne sont ni méprisées, ni réprouvées.

Bien plus, à la fin des temps, ces mêmes créatures seront renouvelées, parce que cette volonté qui, par un ordre, a changé rapidement de l’eau commune en vin doux, a la puissance de rendre à toutes les créatures, dans la consommation finale, une inexprimable saveur. Il a encore manifesté, par cette transformation de la vulgarité en joie, qu’aucune créature n’est mauvaise par nature et que leur Créateur est sage par nature. Car il a su qu’il était nécessaire qu’elles fussent créées, en vue de l’épreuve et de la création, afin que, par elles, les justes fussent éprouvés et couronnés, et que les méchants fussent corrigés et perçussent quelque profit. Celui qui a commandé au feu qui consume et, de moyen de perdition, en a fait une consolation(Dan 3, 49-50), celui-là, a la fin des temps également, commandera aux choses pernicieuses et les rendra utiles, aux choses mauvaises et les fera porteuses de joie. Il a d’abord habitué la bouche au goût de son vin, pour séduire ensuite les oreilles et les amener au goût de sa douce doctrine.

II. Première activité de Jésus

Les temps sont consommés

13. Les temps sont consommés (Mc 1, 15), c’est-à-dire la somme des générations. Premièrement d’Adam à Noé, avec l’alliance que constitua la famille des Séthites quand ils se séparèrent et s’écartèrent de la famille des Caïnites. Ensuite de Noé à Abraham, quand défense fut faite de manger du sang: Je vous ai tout donné comme l’herbe du champ; cependant, ne mangez pas le sang, c’est-à-dire, l’âme, et la chair étouffée (Gn. 9, 3-4). En troisième lieu d’Abraham jusqu’à Moïse par la circoncision mais sans la loi, et finalement, par la loi, de Moïse jusqu’à la naissance du Christ. Et désormais les temps sont consommés; plus personne ne modifie ni n’ajoute rien.

14. La première période, jusqu’à Noé, offrit le sacrifice volontaire d[‘Abel: Il nous consolera par ses sacrifices (Gn. 5, 29). Noé offrit un autre sacrifice sur l’autel qu’il construisit sur le mont des Cordoues (Gn. 8, 20-22); Abraham en offrit un autre sur le mont des Amorrhéens (Gn. 22, 1-18); Jacob un autre à Béthel (Gn. 28, 10-22); Josué un autre encore lors du passage du fleuve du Jourdain (Jos. 8, 30-31); un autre fut aussi offert à Silo, où résidait le tabernacle (I Sam. I, 3-21; 2, 12-19); Salomon offrit un autre sacrifice dans le premier temple de Jérusalem (I R. 8, 62-64). Et ce fut enfin le sacrifice du Christ, qu’il a établi dans son Église jusqu’à la fin des temps, et qui ne connaîtra pas de changement. C’est pourquoi: "Les temps sont consommés", parce que dès à présent, le royaume des cieux est prêché (Mc 1, 15). Ou bien encore: "Les temps sont consommés", c’est-à-dire les temps d’Israël.

Le baptême des disciples.

15. Ses disciples baptisaient (Jn 4, 2), parce qu’ils avaient eux-mêmes été baptisés; ils n’auraient pas pu baptiser les autres, si eux-mêmes ne l’avaient été. Du reste cette parole l’indique: A ceux qui ont été baptisés, plus rien n’est nécessaire (Jn 13, 10). Si tu veux, tu peux comprendre cela en ce sens qu’ils avaient été baptisés dans l’eau. Sinon, voici qu’il leur a dit encore: Vous êtes purs à cause de ma parole, que je vous ai dite (Jn 15, 3). Concède donc que la parole du Christ fut pour eux un baptême, puisque le baptême est sanctifié par la même parole; comme Jean fut sanctifié par le commandement qu’il reçut, ainsi le baptême qui lui avait été confié a été sanctificateur.

16. D’autres disent: Quand il leur a donné son corps, ce fut pour eux un baptême. En effet, s’ils avaient baptisé ou avaient été baptisés sans avoir foi dans son corps et dans son sang, comment à l’avance aurait-il pu dire: Si vous ne mangez de sa chair et ne buvez de son sang, vous n’avez pas la vie (Jn 6, 53)? Et comme ils s’irritaient, il dit aux douze: Voulez-vous, vous aussi, me quitter? Simon lui dit: Nous avons cru et nous avons connu (Jn 6, 67-69). Ils crurent là où les Juifs n’avaient pu croire, ni même écouter.

Le choix de Mathieu

17. Il choisit Jacques le publicain [2], pour stimuler ses collègues à venir avec lui. Il vit des pécheurs, il les appela et les fit asseoir près de lui. Spectacle admirable: les anges sont debout, tremblants, alors que les publicains, assis, se réjouissent! Les anges sont frappés de crainte à cause de sa grandeur, et les pécheurs mangent et boivent avec lui! Les scribes suffoquent d’envie, et les publicains exultent à cause de sa miséricorde! Les cieux virent ce spectacle et l’admirèrent; les enfers le virent et délirèrent; les scribes le virent et en furent troublés. Il y avait de la joie dans les cieux et de l’allégresse chez les anges, parce que les rebelles avaient été domptés, les indociles soumis et les pécheurs amendés, et parce que les publicains avaient été justifiés. Malgré les exhortations de ses amis, il n’a pas renoncé à l’ignominie de la croix et, malgré les moqueries de ses ennemis, il n’a p[as renoncé à la compagnie des publicains, mais il a méprisé la moquerie et dédaigné la louange, contribuant ainsi au mieux à l’utilité des hommes.

La pêche miraculeuse

18. Toute la nuit, dit Simon, nous avons travaillé (Lc 5, 5). Par ces paroles est insinué le mystère des prophètes, la doctrine qui tombe du ciel dans le monde, représenté par la mer. Les deux barques (Lc 5, 2.7) sont la circoncision et le prépuce. Ils faisaient signe à leurs compagnons (Lc 5, 7); ce qui annonce le mystère des soixante-douze disciples, parce que les apôtres ne suffisent pas à la pêche et à la moisson.

Guérison d’un paralytique

19. Notre-Seigneur vit leur foi, et il lui dit: que tes péchés te soient remis (Mt. 9, 2). Vois donc ce que la fois des uns accomplit pour les autres. Le Seigneur n’a pas demandé la foi au malade, car c’était un édifice fragile, – il n’avait jamais songé à son âme –, de même qu’il n’a pas demandé la foi au fils unique, mais à son père (Lc 9, 38; Mc 9, 23-24), ni à la fille, mais à sa mère: Même les chiens, dit celle-ci, sont rassasiés (Mt. 15, 27). Aie donc soin de notre âme, car ce que nous demandons, c’est qu’elle ne languisse pas comme celui-là languissait à cause de ses péchés. La parole du Seigneur universel lui parvint, elle le purifia, et le guérit; elle le purifia de ses péchés cachés, et elle guérit sa chair visible. On put alors croire, par ce qui était visible et par ce qui était caché, qu’il était Dieu dans le secret et homme visible; à cause de son humanité, il apparut clairement qu’il était homme et, à cause de sa grandeur intérieure, on put croire qu’il était Dieu.

20. Que tes péchés te soient remis. Quels péchés a-t-il remis? Ceux qu’il avait commis contre lui-même, c’est-à-dire contre Dieu. Notre-Seigneur n’était nullement opposé à la loi; quelle dette immense ne contractaient-ils donc pas, soit envers lui, soit envers son Père, ces hommes qui ne l’agréaient, ni pour la puissance de ses œuvres, ni pour sa justice, ni pour la beauté de ses préceptes!

Et les péchés dont les hommes étaient coupables auprès du Dieu de la loi, comment Jésus les remettait-il, s’il n’était pas uni à Dieu par la naissance? N’est-il pas bien clair qu’il est son Fils? Parce que le paralytique avait péché contre Dieu, il avait été, selon l’enseignement de Jésus, puni dans sa chair. Les paroles: "Que tes péchés te soient remis" n’ont de raison d’être que si le paralytique devait sa maladie et son infirmité à ses péchés. Pourquoi le Seigneur aurait-il remis les péchés, si le paralytique n’était pas son débiteur? Et quel avantage y avait-il pour le paralytique dans ces paroles: "Que tes péchés te soient remis", si, non remis, ceux-ci ne lui avaient aucunement nui, la miséricordieuse bonté du Seigneur lui épargnant, une fois pour toutes, le châtiment?

Jésus mange avec les pécheurs.

21. Les pharisiens et les scribes murmurent, et disent que vous mangez et buvez avec les pécheurs et les publicains (Lc 5, 30). Et Notre-Seigneur répondit: Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades, et je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs (Lc 5, 31-32). Sans aucun doute, il y avait en Israël des gens sains et justes; ce n’était pas à eux surtout que s’adressait l’effort ardu de Jésus en vue de guérir les hommes et de les justifier. Parmi les païens eux-mêmes, il y avait aussi des gens sains et justes aux yeux du Créateur. Ce ne sont pas eux qui ont le plus urgent besoin de celui (le Christ) qui vient maintenant, car "ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin", ni les justes de la grâce.

Discussion sur le jeûne

22. Tout le temps que Notre-Seigneur a passé en ce monde, il l’a comparé à des noces, et lui-même à l’époux: Il ne sied pas aux compagnons de l’époux de jeûner tant que l’époux est avec eux. (Mc 2, 19).

Les épis arrachés

23. Voici maintenant que tes disciples font le jour du sabbat ce qu’il n’est pas permis de faire (Mt. 12, 2). Mais le Seigneur les avait déjà habitués et exercés à la vérité des justes, afin que, lorsqu’il enfreindrait la loi par sa plénitude, ils ne s’étonnent nullement. Son Père, du reste, y avait manqué également (Jn 5, 17), pour manifester que la création lui appartient, qu’il y a un gouvernement de la loi et que cette liberté était le remède à la séparation, proposé par le vrai médecin pour guérir les douleurs qui couvraient les hommes des pieds à la tête (Is. 1, 5-6).

Ils se mirent à arracher des épis, à la broyer et à les manger (Lc 6, 1). Ces actes furent accomplis comme une norme et un exemple. En effet, la loi ne permet pas de manger des prémices, tant qu’on ne les a pas offertes à l’autel. Mais eux, avant la moisson, prirent le fruit des prémices réservées aux prêtres. Les pharisiens n’eurent pas l’habileté d’en accuser les disciples, mais ils les réprimandèrent pour avoir transgressé le sabbat.

24. Notre-Seigneur leur proposa le clair exemple de David (Mt. 12, 3-4; I Sam. 21, 1-7) qui, puni pour une autre chose, ne le fut pas (II Sam. 11, 1-27) pour celle-là: Il n’était pas permis à David, dit-il, de manger les pains de proposition, parce qu’il n’était pas prêtre. Prêtre, David l’était pourtant parce que temple de l’Esprit. Et comme ils n’avaient pas encore compris, il leur opposa cette claire déclaration: Leurs prêtres, à l’intérieur du temple, transgressant le sabbat, et ils sont sans péché (Mt. 12, 5).

Le Seigneur nous montre ici autre chose encore. Avant d’être persécuté, David n’osa pas s’approcher des choses saintes; mais quand il eut subi la persécution, alors, d’autorité, il les prit et les mangea. De la même manière, Notre-Seigneur, après les persécutions qu’il subit, donna sa chair à ses disciples et son sang à ses fidèles: Le sabbat est fait pour l’homme(Mc 2, 27), car il est le repos après six jours de travail; c’est pourquoi "il est fait pour l’homme", car c’est à cause de lui qu’il a reçu son nom. Ce n’est pas pour Dieu que le sabbat a été fait, mais "pour l’homme"; et celui qui le donne en est le maître (Mc 2, 28).

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CHAPITRE VI

I. Le Sermon sur la montagne

Les béatitudes.

1. Au moment où Notre-Seigneur distribuait l’enseignement des béatitudes, il regardait ses disciples: Jésus leva les yeux vers eux, et il commença à dire: Bonheur soit à ceux qui sont pauvres dans leur âme (Mt. 5, 3), c’est-à-dire aux pauvres qui se sont dépouillés. Et pour qu’ils ne s’enorgueillissent pas de cette pauvreté, il dit: Bonheur aux doux (Mt. 5, 4). Moïse était plus doux que tous les fils de son peuple (Nb. 12, 3) et: Qui regarderai-je, et en qui habiterai-je, sinon dans les doux et les humbles de cœur?(Is. 66, 2) et: Souviens-toi, Seigneur, de David et de toute sa douceur (Ps. 132, 1); et: Faites-vous mes disciples, parce que je suis doux et humble, et vous trouverez le repos pour vos âmes (Mt. 11, 29). Bonheur soit à celui qui aura faim et soif de justice (Mt. 5, 6), selon ce que dit le prophète: N’ayant pas faim de pain, ni soif d’eau, mais d’entendre la parole de Dieu (Amos 8, 11). Bonheur soit à ceux qui sont purs de cœur, parce qu’ils verront Dieu (Mt. 5, 8), comme le prophète l’a demandé dans sa prière, disant: Crée en moi un cœur pur, ô Dieu (Ps. 51, 12). Le cœur des justes est pur: Ils verront Dieu, comme Moïse. Bonheur soit à ceux qui sont purs de cœur, car le cœur est l’organe de la respiration, et il ne cesse de battre; pendant la vie, s’il est saint, il envoie la sainteté à tous les membres: Dans le cœur sont toutes les pensées mauvaises (Mt. 15, 19). Bonheur soit à ceux qui pleureront, car ils riront(Mt. 5, 4; Lc 6, 21) selon ce que dit l’apôtre: Si nous souffrons avec lui, nous serons aussi glorifiés avec lui (Rm. 8, 17). Bonheur soit aux pacifiques, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu (Mt. 5, 9), selon ce que disaient les anges au temps où ils annonçaient la bonne nouvelle: Gloire dans les hauteurs à Dieu, et paix sur las terre (Lc 2, 14); il a fait paix, par le sang de sa croix, tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre (Col. 1, 20). Et, quand il envoyait ses apôtres, Jésus leur disait: Dans la maison où vous entrez, dites d’abord: paix à cette maison (Lc 10, 5; Mt. 10, 12). Les pacifiques sont "appelés fils de Dieu", selon cette parole de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu (Rm. 8, 14). Bonheur soit à ceux qui souffrent persécution à cause de la justice (Mt. 5, 10), selon la parole du Seigneur: Ils vous persécuteront et vous livreront (Lc 21, 12), et celle de l’apôtre: Ceux qui voudront vivre selon la justice de Jésus-Christ, eux aussi souffriront persécution (II Tm. 3, 12). C’est pourquoi, quand les apôtres étaient méprisés, ils étaient joyeux d’avoir été rendus dignes de souffrir l’injure à cause de son nom (Ac. 5, 41), comme le Seigneur le leur avait prescrit: Exultez et soyez dans la joie, car votre récompense est grande dans le ciel (Mt. 5, 12), et: En ce jour-là, réjouissez-vous (Lc 6, 23).

Les malédictions

2. Malheur à vous, riches (Lc 6, 24). Pourtant, Jésus n’a pas étendu sa malédiction à tous les riches. C’est comme lorsqu’il dit: Bonheur soit aux pauvres (Mt. 5, 3), il ajoute dans leur âme, pour ne pas étendre la béatitude à tous les pauvres; de même ici, quand il dit: Malheur à vous, riches, il désigne ceux qui ne cherchent que les richesses.

Les béatitudes ne sont pas promises comme de simples titres; elles ne sont obtenues que par ceux qui en remplissent les conditions. N’importe qui peut obtenir des titres, et sous n’importe quel prétexte, mais l’œuvre signifiée par le titre existe chez celui qui ne veut pas que sa réputation dépasse son mérite. Chaque béatitude est promise à une œuvre, et chaque don est promis à celui qui en mérite la récompense par le travail. La récompense est annoncée en même temps que l’œuvre, et la peine en même temps que la transgression. De même que, par l’association de l’œil et du soleil, apparaît tout ce qui est visible dans le ciel et sur la terre, ainsi le Dieu vivificateur est la lumière des vivants. Quand il s’unit l’intelligence, il l’élève vers les hauteurs et lui montre les choses cachées, il la fait descendre dans les profondeurs et lui montre les choses secrètes. C’est pourquoi: Vous êtes la lumière du monde (Mt. 5, 14), et: Vous êtes le sel de la terre (Mt. 5, 13).

Le Christ parfait la loi

3. Il dit aux scribes et aux pharisiens présents, qui cherchaient une raison pour l’accuser: Je ne suis pas venu abolir la loi ou les prophètes, mais la parfaire (Mt. 5, 17); la perfection est nécessaire à l’imperfection. Et il indique quelle est cette perfection: Maintenant, voici que nous montons à Jérusalem, et tout ce qui est écrit à mon sujet s’accomplira (Lc 18, 31). Des imperfections, l’apôtre a dit: Les choses anciennes sont passées (II Co. 5, 17). Mais, à ceux qui sont baptisés, immergés en vue de l’augmentation de la vertu, et renouvelés par l’abondance du secours divin, le Christ dit: Il est plus facile au ciel et à la terre de passer, qu’à une virgule de la loi de tomber (Lc 16, 17), et: Quiconque transgressera un des commandements du Nouveau Testament… (Mt. 5, 19).

Exigences de la charité et de la pureté chrétienne

4. A celui qui frappe la joue, tends encore l’autre côté (Lc 6, 29; Mt. 5, 39). Il s’avère ainsi que ce précepte: Gifle pour gifle (Ex 21, 24; Lv. 24, 20; Dt. 19, 21) est imparfait relativement à la vérité instaurée et confirmée au temps de la grâce: Si votre justice n’est pas trouvée plus abondante que celle des scribes et des pharisiens, vous ne pouvez pas entrer dans le royaume des cieux (Mt. 5, 20). A ceux-là, il a été dit de ne pas vous mettre en colère; à ceux-là il a été dit de ne pas commettre l’adultère, à vous il est dit de ne pas avoir de mauvais désirs; à ceux-là il a été dit: "Gifle pour gifle", mais ici il est dit: "A celui qui te frappe ta joue, tends encore l’autre côté". Et il enseigne la même chose d’une autre manière: Quand tu fais une offrande sur l’autel, abandonne ton offrande et va te réconcilier (Mt. 5, 23-24); la justice impose bien davantage de ne pas tirer vengeance d’un transgresseur que de ne commettre aucune négligence dans le sacrifice. La loi ordonne et dit: Ne glane pas après les moissonneurs dans ton propre champ, et ne secoue pas les oliviers une seconde fois, et ne grappille pas dans la vigne, mais que cela soit pour les pauvres (Lv. 19, 9-10). C’est adressé à ceux qui sont sous la loi, mais à ceux qui sont chrétiens, Notre-Seigneur a dit davantage: "Si votre justice ne se trouve pas plus abondante que celle des scribes et des pharisiens, vous ne pouvez pas entrer dans le royaume des cieux".

5. Vous avez entendu qu’il a été dit: Ne tue pas, car celui qui tue est passible d’un jugement. Mais moi, je vous dis: Celui qui appelle son frère sot… (Mt. 5, 21-22), parce que cette épithète, à cause de sa grossièreté, offense les hommes simples, ceux qui, au lieu de connaître, comme les sages, le cours des pensées, ne connaissent que le cours des temps. Notre-Seigneur a voulu introduire les parfaits parmi les parfaits, c’est-à-dire parmi les anges. Au regard de la sainteté de Notre-Seigneur, les justes sont coupables; ainsi doivent-ils se considérer les uns les autres. Notre-Seigneur a donné la liberté à l’homme de devenir l’imitateur de Dieu, afin qu’il possède par volonté ce que Dieu a par nature. Lui aussi, du reste, malgré ce qu’il possédait par nature, a vécu parmi les hommes selon la liberté.

6. Vous avez entendu qu’il a été dit: Ne commets pas l’adultère; mais moi je vous dis: Quiconque regarde et désire, a commis l’adultère (Mt. 5, 27-28; Ex. 20, 14). Comme il y en avait qui aimaient les richesses, les délices de la volupté et les paroles pernicieuses, Notre-Seigneur dit: Si ta main ou ton pied est pour toi occasion de scandale… (Mt. 18, 8)… Si je t’ai parlé même des membres de ton corps, pourquoi t’épargnes-tu les richesses, les délices ou les mauvaises paroles, qu’il est facile de supprimer? Si, en retranchant un membre, tu apaises en toi les injures, les blasphèmes et les inimités, pourquoi ne coupes-tu pas ta langue, puisque ce retranchement est nécessaire à l’apaisement de toutes tes douleurs? Ou tu as mal agi, ou tu n’as pas bien entendu. Ou tu n’as pas retranché le membre mauvais, ou tu as sottement compris le précepte. Du fait que tu ne t’es pas mutilé, tu donnes la preuve certaine que tu as mal fait; tu n’as pas coupé le membre, parce que tu as craint la douleur; tu as préféré transgresser le précepte que de perdre le membre.

7. Le blasphème cesse-t-il par l’ablation de la langue? S’il cesse, ceux qui ne se coupent pas la langue font-ils mal? S’il ne cesse pas, ceux qui l’ont coupée, ont-ils mal compris? Comment Notre-Seigneur ordonnerait-il de retrancher les membres qui, supprimés, provoquent la mort du corps, si, par là, un inconvénient certain n’était pas écarté? Ce ne sont pas les membres bien faits, unis par la divinité, qu’il faut retrancher, mais les mauvaises pensées, amassées par la liberté, conformément à la recommandation de Notre-Seigneur de lutter généreusement pour ne pas être vaincus, et selon ce que dit le prophète: Déchirez vos cœurs, et ne déchirez pas vos vêtements (Joël 2, 13). L’œil droit du riche, ce sont ses richesses; elles lui sont une occasion de chute qu’il ne retranche pas et ne rejette pas (Cf. Lc 12, 16-21; 16, 19-31; 18, 18-25). Et la main droite d’Hérode, c’était Hérodiade; au lieu de retrancher et de rejeter cette main souillée, il retrancha et rejeta une tête sainte.

8. Simon avait retranché et rejet tous les membres du vieil homme, de peur qu’ils ne lui soient une occasion de chute: Maintenant, voici que nous avons tout abandonné (Mt. 19, 27). Certes, ils n’ont laissé ni l’œil, ni l’oreille, ni le nez du vieil homme; il ne les ont ni arrachés, ni jetés. L’œil, c’est la concupiscence, nourrie par les yeux; l’oreille, c’est la calomnie, et ainsi de suite. De là vient la parole de l’apôtre: Mortifiez vos corps, c’est-à-dire la fornication (Col. 3, 5). L’œil droit, c’est encore l’amour, car l’homme désire la femme par amour quand il la voit, et les paroles de Notre-Seigneur visent cette situation. La main est l’instrument de nourriture, et le pied une aide. De la langue, le Paraclet n’a pas parlé, parce que le corps n’a pas deux langues. En outre, la langue ne voulait pas parler de sa propre suppression; cependant, par son silence, elle a parlé d’elle-même et contre elle-même.

9. Celui qui dit à son frère: Indigne, ou sot (Mt. 5, 22). Ta rétribution n’est pas assurée selon ton calcul; si tu dis de quelqu’un qui est adultère qu’il commet ce péché, tu ne retires rien de ta médisance, et lui n’en reçoit pas de châtiment plus grand que celui qu’il mérite. Si pourtant il tient compte de ce qu’on dit de lui et s’il fait pénitence, il en tire abondant profit, tandis qu’il t’arrive ce que te dit l’Écriture: Il lui adviendra selon ce qu’il a voulu faire à son frère (Cf. Lc 6, 31 et 38). La justice avec laquelle tu t’es hâté de lui donner son salaire ne sera ni paresseuse ni lente à te rendre ton propre salaire.

10. Il arrive donc que l’homicide qu’on reproche se retourne contre celui qui le souligne. De même l’adultère dont on accuse par calomnie revient sur celui qui a calomnié. L’idolâtrie du peuple d’Israël a été appelée un adultère envers Dieu. La calomnie n’est-elle pas, elle aussi, un adultère, une fornication de la vérité? Examine ces enseignements, et vois leur unité. Parfois, Satan pousse l’homme au mal par un de ses membres et il le bouleverse; d’autres fois, il met un mensonge dans la bouche des autres, il les souille, les pousse à dire des calomnies et ceux qui les entendent à y croire.

11. Vous avez entendu qu’il a été dit: Œil pour œil; mais moi je vous dis: Ne résistez nullement au méchant (Mt. 5, 38-39; Ex. 21, 24; Lv. 24, 20; Dt. 19, 21). Une fois terminés les temps prévus pour une première nourriture, l’aliment solide a été prêché. Il y a d’abord eu les temps de châtiment, parce qu’il convenait de dégager du mal le peuple d’Israël. Une fois finie cette fonction de justice, la miséricorde a manifesté son rôle de grâce. "Œil pour œil": c’est une œuvre de justice; A celui qui frappe ta joue tends encore l’autre côté: c’est une œuvre de grâce. Les deux œuvres répandaient leur parfum sans arrêt, jaillissant des deux testaments. L’Ancien Testament tuait des animaux en expiation, car la justice ne permettait pas qu’un homme meure à la place d’un autre; le second Testament a été constitué par le sang d’un homme qui, par sa grâce, s’est donné lui-même pour tous (He. 9, 11-14). L’un fut donc le commencement et l’autre la fin. Or ce qui détient à la fois le commencement et la fin est parfait. Pour celui à qui manque le sens de la sagesse, le commencement et la fin sont séparés l’un de l’autre, mais, pour celui qui réfléchit, ils ne font qu’un.

12. Aussi ce joue pour joue a-t-il été transformé en perfection:  A celui qui te frappe ta joue, tends encore l’autre côté". Nous connaissions le premier Testament dans sa racine comme une eau, mais si nous observons le précepte: "A celui qui te frappe ta joue…", c’est comme si nous buvions du vin. Ainsi donc, dispensés de la pauvreté des autres hommes, nous sommes chaque jour en quête d’un gain nouveau. Ne pensons pas que nous fassions quelque chose, mais pensons que tout est fait pour nous, parce que c’est pour notre propre avantage que nous avons reçu le précepte d’aime nos ennemis, et non pour le leur.

13. Notre-Seigneur est venu dans le monde comme un enfant innocent, et il n’a infligé aucun de ces maux dont les anciens avaient affligé le peuple; mais, après les avoir séduits et attirés à lui par une guérison visible, il se mit à y mêler des guérisons spirituelles, disant: Si tu crois (Mc 9, 23). Et parce qu’il était plus parfait que tous les docteurs, ce qui avait crû lentement à travers ses prédécesseurs, devint avec lui un fruit mûr plein de saveur. Il fut lui-même frappé à la joue, indiquant ainsi, en même temps que le précepte sa réalisation; il enseigna: "A celui qui frappe ta joue, tends encore l’autre côté".

14. Moïse fit sortire le peuple du degré de la circoncision; il l’éleva et l’installa sur le degré de la justice. Il dit: Ne frappe pas ton prochain injustement; si cependant il te frappe, exige ta vengeance, mais justement (Ex. 21, 12-14; Lv. 24, 17-19). Notre-Seigneur, lui, fit sortir les hommes du degré de la justice; il les éleva et les installa sur le degré de la grâce, afin que tu ne cherches pas à te venger de "celui qui a frappé ta joue", mais "tends-lui encore l’autre côté". Si donc quelqu’un veut frapper en vertu de la justice de Moïse, il perd le profit de cette justice qui lui a appris: Ne frappe pas injustement L’Israélite, en tirant vengeance, n’était pas coupable, il ne commettait pas d’injustice, parce que la vengeance était alors en usage. Celui qui, (obéissant à ce précepte) du Seigneur, a joute à la remise de la somme qu’on lui doit celle de son intérêt, perdra-t-il (au cas où son don ne serait pas accepté, le mérite de l’avoir offert) ce qu’on ne lui demandait pas?> Parce qu’il a pardonné, il sera récompensé pour avoir subi le premier soufflet, bien que ce fût par contrainte, et on lui ajoutera une récompense pour le second, bien qu’il ne lui ait pas été infligé, parce qu’il s’est offert à lui.

15. Comme Moïse, Notre-Seigneur a délivré de l’injustice, mais il a fait bien plus que Moïse. Celui qui se venge perd beaucoup. Notre-Seigneur n’a donc pas voulu que ceux qui sont dépouillés recherchent un gain en cachette. Mais, par sa patience, il leur a enseigné toute la gloire que gagne la patience. Nombreux furent ses vengeurs, parce qu’il ne s’était pas vengé lui-même. Bien plus, quand il fut cloué en croix, les astres, par leur éclipse, réclamèrent pour lui et le vengèrent (Lc 23, 44). La qualité des récompenses annoncées fait le lien de propositions qui semblent se contredire l’une l’autre. Il y a un grand gain pour celui qui ne frappe pas son prochain injustement, une grande utilité pour celui qui ne cherche pas à se venger justement de son bourreau, une grande victoire pour celui qui, par grâce, renonce à rendre "gifle pour gifle". Il n’a pas agi injustement, il n’est donc pas coupable; il n’a pas recherché sa vengeance, c’est pourquoi il a été récompensé; il a donné plus qu’il n’était exigé, il sera donc couronné.

Discrétion du jeûne

16. Mais toi, quand tu jeûnes, lave ta face et oins ta tête (Mt. 6, 17), tout d’abord pour que tu ne te fasses pas remarquer par les hommes, et que ton jeûne ne se fasse pas en vue d’une gloire humaine; secondement le Seigneur nous apprend à chercher à plaire, par un jeûne caché, à celui qui récompense l’œuvre cachée: Afin que tu n’apparaisses pas aux hommes comme jeûnant (Mt. 6, 18), de peur que la louange de ceux qui surprendront le jeûne ne prive le jeûneur de la récompense du jeûne: Ton Père, qui voit ce qui est caché, te récompensera en public (Mt. 6, 18). En disant: "Lave ta figure et oins ta tête", la parole de Dieu t’invite au mystère. Car celui qui oint sa tête est parfumé par la science de Dieu, et l’esprit de celui qui lave son visage est purifié de la souillure. Entends donc ce commandement des membres intérieurs; "lave ta face" de ton esprit de la souillure des injustices, "et oins ta tête" de la sainteté, pour devenir participant du Christ.

Intention droite

17. Si la lumière qui est en toi, est ténèbre (Mt. 6, 18); c’est-à-dire si tu pèches par les aumônes, qui sont pourtant des œuvres de lumière qui justifient, tu pécheras d’autant plus par les fautes qui obscurcissent. L’adultère et le blasphème n’ont qu’un aspect, parce qu’ils provoquent à la transgression; mais les aumônes ont deux aspects; si on les donne à cause de la gloire humaine, elles provoquent à la transgression, mais si la main qui donne est tendue vers l’indigent par charité, la pensée du donateur est également tendue vers Dieu qui récompense. C’est ce que dit le Seigneur: Là où sont vos trésors, là aussi seront vos cœurs (Mt. 6, 21; Lc 12, 34).

Ne jugez pas

18. Ne jugez pas injustement, afin de ne pas être condamnés (Mt. 7, 1; Lc 6, 37) pour injustice. Remettez et il vous sera remis (Lc 6, 37), afin que, lorsqu’un homme juge selon la justice, il remette par grâce, en sorte que, lorsqu’il est lui-même jugé selon la justice, il soit digne de la grâce du pardon. Ou bien c’est à cause des juges qui cherchent à se venger eux-mêmes qu’il a dit: Ne punissez pas (Lc 6, 37), c’est-à-dire ne recherchez pas la vengeance pour vous-mêmes, ou ne jugez pas d’après des apparences et des opinions pour punir aussitôt, mais faites d’abord des reproches et donnez des avertissements.

A celui qui aura, on donnera

19. A celui qui aura, on donnera et à celui qu’ on n’aura pas, ce qu’il espérait devenir sien, cela même on le lui prendra (Lc 8, 18). Selon ce qu’il dit ailleurs: Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende (Mt. 11, 15); à ceux qui avaient les oreilles de l’esprit dans les oreilles du corps pour entendre ses paroles spirituelles, Notre-Seigneur donnait la doctrine de son enseignement à profusion, plus abondamment qu’auparavant. Mais à ceux qui pensaient qu’ils recevraient, il a pris même ce qu’ils avaient, puisqu’il dit: Ils verront clairement et pourtant ne verront pas. (Mc 4, 12). A celui qui aura on donnera, et à celui qui n’aura pas, cela même qu’il a on le lui prendra. Celui qui n’est pas digne de ce qu’il a, comment peut-il espérer recevoir ce qu’il n’a pas? Mais à l’homme qui est digne de ce qu’il a, on ajoutera ce qu’il n’a pas. Si cependant il n’est pas digne, "même ce qu’il aura, on le lui prendra" (Mt. 13, 12). La grâce est donnée à l’homme dans la mesure où il peut la recevoir, en sorte qu’elle est déposée en celui qui l’accepte avec la promesse d’une grâce semblable: A celui qui a, on ajoutera (Mt. 13, 12; 25, 29; Mc 4, 25), pour que lui-même s’enrichisse intérieurement de cette grâce.

20. Ici-bas, aucune augmentation de grâce ne se produit sans un premier don adapté à nos possibilités. L’esprit de sagesse n’est pas donné à un homme qui a de vaines pensées, de peur que cette lumière soit trop forte pour lui. Mais l’Esprit-Saint, révélateur des mystères, est donné à celui qui est capable d’accueillire les mystères, pour que fleurisse en lui la sagesse qui épanouit et que soit à sa portée la parole qui réjouit. Nous avons emprunté; soyons gens qui restituent. Si nous reconnaissons notre dette devant celui qui nous a prêté, il ajoutera à ce que nous avons déjà reçu; si nous refusons de la reconnaître, ne doutons pas qu’il reprendra ce que nous avions reçu. Tout ce que nous avons reçu, bien que cela nous appartienne, il le reprendra, si nous refusons de reconnaître notre dette; mais si nous remercions et si nous croyons, ce qui est auprès de lui, est aussi à nous: "A celui qui a, on donnera". A la justice de la loi, en Paul, a été ajoutée la foi du vivificateur. Mais à celui qui n’a pas même la justice pour accomplir ce qui est la loi, "même ce qu’il aura, on le lui prendra". Car la voie de la loi va jusqu’à Jean-Baptiste (Mt. 11, 13). Celui qui estimerait légitimement que ses péchés lui sont remis, ne devrait pas se contenter de cette rémission.

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens

21. Ne donnez pas les choses saintes aux chiens (Mt. 7, 6). Celui qui n’annonce pas la bonne nouvelle de Notre-Seigneur pèche parce qu’il n’observe pas le commandement, et de même celui qui donne "les choses saintes aux chiens". Même si les chiens ne dévorent pas les choses saintes, et si les porcs n’ont pas besoin de perles, celui qui agit ainsi ressemble à celui qui cache l’argent de son maître (Mt. 25, 18), et il a le même sort. Celui-ci n’a pas fait augmenter, et celui-là n’a pas conservé.

II. Guérison du serviteur d’un centurion

22. Le centurion vint avec les anciens du peuple et il demandait au Seigneur de ne pas dédaigner de venir et de sauver son serviteur. Et comme le Seigneur avait accepté d’aller avec lui (Cf. Lc 7, 3-6; Mt. 8, 5-7), il lui dit: Seigneur, ne te dérange pas, mais dis une parole, et il sera guéri (Lc 7, 6-7). Et quand le Seigneur eut entendu cela, il fut dans l’admiration (Lc 7, 9). Dieu a admiré un homme. Et il dit: Jamais, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi (Mt. 8, 10), afin de confondre les Israélites qui n’avaient pas cru en lui comme cet étranger. Le centurion avait pris avec lui des Israélites et les avait amenés pour lui servir d’avocats, mais ils furent repris, parce qu’ils n’avaient pas la foi de ce centurion. C’est pourquoi: Ils iront dans les ténèbres extérieures (Cf. Mt. 8, 12).

III. Résurrection du fils de la veuve

23. Le fils de la vierge vint au-devant du fils de la veuve; il devint comme une éponge des larmes de celle-ci, et la vie pour son fils défunt. La mort retourna dans sa caverne et elle tourna le dos à celui qui triomphait d’elle (Cf. Lc 7, 11-15).

IV. Austérité de la vocation apostolique

24. Les renards ont leurs tanières, mais le fils de l’homme n’a pas de place où reposer sa tête (Mt. 8, 20); il n’y avait ni repos pour sa tête, ni habitation pour sa divinité: Qui regarderai-je, et en qui habiterai-je, sinon en ceux qui sont doux de cœur? (Is. 66, 2) (Peut-être celui qui reçut cette réponse), voyant des morts ressusciter et des aveugles ouvrir les yeux, pensa-t-il en lui-même que celui qui pouvait réaliser de telles œuvres avait beaucoup d’argent; aussi dit-il: Moi aussi, je viendrai à ta suite (Mt. 8, 19). C’est pourquoi il reçut comme réponse: "Les renards ont leurs tanières", mais le Seigneur ne possède pas ce qu’ont les renards, c’est-à-dire une habitation.

V. La tempête apaisée

25. Celui qui dormait s’est levé et il a apaisé la mer, pour que l’agitation de la mer subitement apaisée manifestât la puissance de sa divinité, qui ne dort jamais: Il apostropha le vent et celui-ci cessa (Lc 8, 24). Qu’est-ce que cette puissance? Et quelle est cette clémence de Jésus? Voici qu’il se soumet la mer par force; par ce qui était en-dehors de lui-même, la tempête de la mer et les démons qu’il réduisit au silence, Notre-Seigneur a manifesté qu’il était le fils du Créateur.

VI. Le démoniaque gérasénien

26. Les Géraséniens avaient décidé de ne pas sortir et de ne pas aller voir le signe de Notre-Seigneur. C’est pourquoi il étouffa leur troupeau de porcs, afin qu’ils sortissent contre leur gré. La Légion qui s’assagit, est l’image du monde dont la fureur s’est assagie et apaisée, grâce au vivificateur de tous. Si les démons n’ont pas pu entrer dans les porcs jusqu’à ce qu’ils en aient reçu la permission, combien plus seront-ils privés du pouvoir d’enter dans l’image de Dieu! Puissent les infidèles comprendre que le Seigneur a le pouvoir de chasser le démon d’un seul homme et de lui donner la permission d’entrer dans les autres, et puissent-ils craindre! Qui, en effet, préserve secrètement les hommes des démons, sinon celui qui a donné aux démons la permission d’entrer dans des porcs, et non dans des hommes? Celui de qui ils ont dit: C’est par Béelzébul qu’il chasse les démons (Lc 11, 15), a combattu contre Satan sur la montagne, et ici contre Légion, son chef (Cf. Mc 5, 9). Et lorsqu’ils furent entrés dans les porcs, au même moment, ils les étouffèrent (Mc 5, 13), afin qu’apparût la bonté du Seigneur qui protégeait cet homme. Et les démons se mirent à le prier de ne pas les chasser de cet endroit, et de ne pas les envoyer prématurément dans la géhenne (Mc 5, 10; Lc 8, 31). Celui qui dit: Allez au feu éternel qui a été gardé pour Satan et ses anges (Mt. 25, 41), comment chassait-il Béelzébul et lui promettait-il la géhenne? Pourtant, cette parole atteste qu’il en fut bien ainsi: "De ne pas les envoyer prématurément dans la géhenne" (Lc 8, 31).

Les Géraséniens chassèrent de leur ville celui qui pouvait chasser les démons de leur terre. Et parce que les habitants de cette terre avaient craint qu’il ne donnât aux démons l’ordre d’entrer en eux, il renvoya l’homme en disant: Va et proclame (Lc 8, 38-39; Mc 5, 19) que des maux leur arriveront, parce que les démons rejetés de partout, entreront bientôt en eux. Ils n’avaient pas laissé entrer chez eux le médecin qui chasse les démons; aussi accrurent-ils encore leurs douleurs. Si donc le Seigneur de toute bonté était le fils d’un dieu étranger, comment a-t-il étouffé des porcs, réputés œuvre impure du créateur, comment a-t-il accompli la volonté même des démons et imposé une perte au propriétaire du troupeau, et comment les démons ont-il reconnu leur bourreau?

Celui qui dormait s’est levé et il a apaisé la mer, pour que l’agitation de la mer subitement apaisée manifestât la puissance de sa divinité, qui ne dort jamais: Il apostropha le vent et celui-ci cessa (Lc 8, 24). Qu’est-ce que cette puissance? Et quelle est cette clémence de Jésus? Voici qu’il se soumet la mer par force; par ce qui était en-dehors de lui-même, la tempête de la mer et les démons qu’il réduisit au silence, Notre-Seigneur a manifesté qu’il était le fils du Créateur.

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CHAPITRE VII

LA GUÉRISON DE L’HÉMORROISSE

I. Divinité invisible rendue visible

1. Louange à toi, fils d’une substance cachée, parce que, par les plaies cachées et les tourments d’une femme affligée d’un flux de sang, ta guérison cachée était annoncée, et les gens voyaient la divinité invisible à travers une femme visible. Tandis que le Fils guérissait, sa divinité apparaissait et la guérison de la femme atteinte d’un flux de sang manifestait sa foi. Elle faisait de lui l’objet de sa prédication, mais elle était elle-même prêchée avec lui; vérité et hérauts de la vérité étaient ensemble proclamés. De même que cette femme était témoin de sa divinité, il était, lui, témoin de sa foi.

2. La femme lui a donné sa foi en gage et, en récompense, il lui a donné la santé. La foi de la femme ayant été publique, sa guérison fut prêchée ouvertement. Parce que la puissance du Fils avait brillé et qu’elle l’avait magnifié, les médecins et leurs remèdes furent confondus. Il apparut combien la foi dépassait l’art, et la puissance cachée les remèdes visibles. Avant que ne soient exposées les pensées de la femme, Notre-Seigneur les a connues, alors qu’on croyait qu’il ne connaissait même pas cette personne. Elle avait interrogé les disciples, qui cherchaient un prétexte pour la mépriser. Mais le Seigneur ne permit pas à ses disciples de la mépriser. Il semblait ne pas savoir, puisqu’il demanda qui l’avait touché (Lc 8, 45); il était pourtant conscient des choses secrètes, lui qui ne l’a guérie qu’à cause de sa foi en lui. Il a vu d’abord la foi cachée de la femme; ensuite il lui a accordé une guérison manifeste. S’il voyait une foi invisible, combien plus une humanité visible.

II. Toucher physiquement et toucher spirituellement

3. Bien que, pour raison d’utilité, Notre-Seigneur se fut présenté comme non informé des choses évidentes, cependant, par cette attitude même, il démontra sa prescience qui lui faisait connaître les choses secrètes. Comment? Mais par la parole de Pierre: Les foules ’entourent de tous côtés et te pressent, et tu dis: Qui m’a touché? (Lc 8, 45; Mc 5, 31) Simon indiquait à Notre-Seigneur que toute la foule le touchait, et Notre-Seigneur indiqua à Simon qu’une seule parmi tous l’avait touché. Tous le touchaient à cause de la bousculade des foules: une seule, cependant, pressée de douleurs, l’avait réellement touché. Simon avait voulu indiquer à Notre-Seigneur combien les gens le touchaient, mais Notre-Seigneur montra à Simon la foi qui l’avait touché.

4. Beaucoup le touchaient; remarque pourtant qu’il fut nécessaire de rechercher parmi beaucoup la seule qui l’avait réellement touché. Si donc tous le touchaient, et si parmi tous on en rechercha une, il est clair qu’il connaissait tous ceux qui le pressaient, puisque pas même une seule femme n’a pu lui être cachée. Et comme tous indistinctement s’approchaient de lui et le touchaient, et que du regard il en recherchait une seule parmi tous, il est clair qu’il les connaissait tous comme celle-ci, puisqu’il avait pu distinguer celle que rien ne distinguait des autres. Beaucoup le touchaient à ce moment, mais comme un homme; on chercha celle qui l’avait touché comme Dieu, pour dénoncer et réprimander ceux qui ne le touchaient que comme homme. Il sépara de tous une seule femme qui l’avait touché avec tous, afin d’enseigner à tous, par un seul mot, qu’il savait pourquoi et comment chacun le touchait.

5. Celui donc qui s’approchait de lui corporellement éprouvait un contact corporel, et celui qui s’approchait spirituellement touchait, à travers l’humanité palpable, la divinité impalpable. Celui qui s’approchait de lui comme d’un homme, entrait en contact avec son humanité, et celui qui s’approchait de lui comme de Dieu, trouvait des trésors de guérison pour ses douleurs.

6. Si, guérie de tout tourment, la femme s’était secrètement retirée, outre que ce miracle serait resté caché à beaucoup, elle serait, bien que guérie de corps, restée spirituellement malade. Parce que le Seigneur l’avait guérie, elle croyait qu’il était juste; cependant, ne le connaissant pas parfaitement, elle aurait douté qu’il fût Dieu. En effet, il y en avait qui, s’approchant des justes, étaient guéris, mais ils le faisaient de telle manière que les justes ne savaient pas qui, parmi ceux qui les approchaient, avaient été guéri. Pour que l’esprit de celle qui avait été guérie de corps ne soit pas malade, le Seigneur prit également soin de le guérir; même dans les guérisons du corps, il visait à la guérison de l’esprit. C’est pourquoi il dit: Qui a touché mes vêtements? (Mc 5, 30). Le Seigneur manifesta qu’une créature humaine l’avait touché, mais il ne voulut pas manifester laquelle l’avait touché. Non pas qu’il ait voulu tromper, lui qui, par cette parole, cherchait à empêcher la fraude. Il n’a pas non plus agi ainsi pour éviter de confesser la vérité, mais pour que les hommes confessent la vérité.

7. Pourquoi donc le Seigneur n’a-t-il pas manifesté qui l’avait touché? Il convenait que celle qui avait été guérie servît de témoin au médecin; celle qui avait été guérie publiquement devait rendre témoignage à la puissance qui l’avait guérie dans le secret. Le Seigneur, vivant au milieu de ses ennemis, ne s’est pas hâté de se rendre témoignage à lui-même; il a attendu que son œuvre devînt son héraut (Cf. Jn 5, 31.36; 10, 25.38). Par sa patience, il encourageait ses amis et dénonçait ses ennemis. Et comme, dans sa longanimité, il avait amené la femme malade au milieu des foules, ses amis et ses ennemis la virent; ils reconnurent que c’était elle qui avait importuné tous les médecins et que tous les médecins avaient importunée (Cf. Mc 5, 26; Lc 8, 43). Une puissance fut envoyée, qui sortit de lui; elle toucha le sein impur sans en avoir horreur. De la même manière, la divinité n’eut pas horreur d’habiter dans un sein sacré. Car, soit selon la loi, soit en dehors d’elle, la vierge était plus sainte que celle que l’abondance de son sang rendait abominable. Les ennemis du Christ reçurent un blâme sévère pour avoir mal agi envers celui à qui avait obéi un flux de sang véhément, inhérent à la nature; car leur libre volonté lui avait désobéi.

8. Ses amis étaient donc fortifiés par sa nature humaine et ses ennemis recevaient de sa divinité un reproche sévère. Ses amis apprirent que, comme sa puissance avait touché le sein torturé par la douleur pour l’utilité de celui-ci, ainsi sa divinité, prenant demeure dans l’humanité, lui avait été unie pour l’utilité de celle-ci, ainsi sa divinité, prenant demeure dans l’humanité, lui avait été unie pour l’utilité de celle-ci. Mais ses ennemis se choisissaient déjà une prière d’achoppement (Cf. Is. 8, 14; 1 Pi 2, 8). Ils disaient: Il ne connaît pas la loi, car une femme impure selon la loi l’a touché et il n’en a pas eu horreur. A ceux qui s’étaient voilé les yeux de leurs propres mains, il n’apparaissait pas comment cette puissance par laquelle des choses impures sont purifiées, n’était-elle pas elle-même souillée par leur souillure. En effet, si la puissance du feu purifie des choses souillées sans être elle-même souillée, combien plus la puissance de la divinité du Seigneur purifie-t-elle sans devenir elle-même impure? Car le feu n’a pas besoin de purification; bien plus, rien ne peut le souiller. Et s’il y a une distance entre les choses pures et impures, un souffle de vent et un coup de soleil les mélangent en les touchant, pour qu’il soit clair que seul est impur ce qui souille la vie de la liberté.

9. Pourquoi Notre-Seigneur a-t-il dit: Qui m’a touché? (Lc 8, 45) C’était afin que celle qui avait perçu sa guérison sût que le Seigneur connaissait sa foi. Par sa santé retrouvée, elle sut qu’il était médecin de tous, et par sa question elle reconnut qu’il était celui qui scrute tout: Mais comme elle avait vu que cela même ne lui était pas caché (Lc 8, 47), elle pensait en elle-même qu’ il était impossible que rien ne lui fût caché. Aussi Notre-Seigneur lui montra-t-il que rien ne lui était caché, afin qu’elle ne le quittât pas déçue. Elle avait appris que le Seigneur guérissait les plaies visibles; elle apprit en outre qu’il était conscient des choses cachées. Elle crut que celui qui guérissait les plaies du corps et scrutait les secrets de la pensée, était aussi le maître du corps et de la pensée. En tant que maître du corps, Notre-Seigneur avait dompté le corps et ses passions; comme juge de la pensée, il avait éclairé l’intelligence et ses réflexions. La femme craignit désormais de transgresser son commandement par la moindre action, parce qu’elle eut conscience d’être vue par celui qui l’avait aperçue quand, par derrière, elle s’était approchée de la frange de son manteau (Mt. 9, 20). Elle craignit de transgresser et de pécher jusque dans ses pensées, car elle sut que rien n’était caché à celui qui lui-même avait témoigné, que "cela même ne lui était pas caché".

10. Si la femme, une fois guérie, s’était retirée en secret, Notre-Seigneur l’aurait privée de la couronne d’une vertu héroïque. Or il convenait de couronner publiquement la foi qui avait brillé dans ce combat caché. C’est pourquoi il orna sa tête d’un couronne spirituelle en lui disant: Va en paix (Mc 5, 34); la paix était la couronne de sa victoire. Mais pour manifester qui était le maître de cette couronne, en disant ici: "Va en paix", Notre-Seigneur ajouta: "Ta foi t’a sauvée" (Mt. 9, 22), pour qu’on vît que la paix donnée par la bouche du Christ était une couronne pour la foi de cette femme: Ta foi t’a sauvée. Il est clair que c’est sa foi qui a été couronnée, puisque c’est la foi qui l’avait rendue à la vie. C’est pourquoi il s’exclama: Qui a touché mes vêtements? indiquant ainsi à tous celle qui avait touché plus que tous. De même qu’elle avait choisi de l’honorer plus que tous, d’abord en s’approchant de lui par derrière, puis en touchant la frange de son vêtement, ainsi convenait-il qu’elle fût plus honorée que tous.

11. Je sais que quelqu’un m’a touché (Cf. Lc 8, 46). Pourquoi n’a-t-il pas amené de force au milieu de tous celle qui l’avait touché? Parce qu’il a voulu enseigner l’audace de la foi, afin qu’elle apprenne à voler dans le secret et à se glorifier de son vol; en effet, le Seigneur, mis en présence de la foi, lui avait enseigné à voler. En louant la foi après son vol, il la préparait à se glorifier de son vol. La foi a volé et elle a été magnifiée; elle avait pris par fraude et elle fut louée. Par là Notre-Seigneur montrait combien s’appauvrit une foi dégradée et qui n’a pas volé, et quelle confusion elle se prépare en n’enlevant pas de force. Rachel fut louée pour son vol d’idoles, et couronnée pour son adhésion à la vérité (Cf. Gn. 31, 19-35). Michel, à son tour, par vérité ( Cf. I Sam. 19, 11-17), cacha David, et à cause de sa fraude, elle fut invitée à partager la récompense du règne. Chose merveilleuse à entendre; alors que tous les vols conduisent les voleurs à l’opprobre, le vol de la foi a provoqué la louange devant les hommes.

12. Qui m’a touché? Le maître du trésor cherchait le voleur de son trésor pour dénoncer et confondre ceux qui n’avaient pas voulu voler ses trésors, alors qu’ils étaient offerts et abandonnés à tous les hommes. Ceux qui étaient timides dans leur foi étaient tourmentés par la pauvreté; mais ceux dont la foi était diligente accouraient et cherchaient, le visage épanoui, et ils se hâtaient de voler en secret. Qui m’a touché? Une vertu puissante est sortie de moi (Lc 8, 45-46). Celui qui a su qu’une force était sortie de lui, ignorait-il par hasard sur qui cette puissance s’était posée? Ou bien la puissance lui aurait-elle été arrachée par force et la guérison volée contre son gré? Les racines donnent, sans le savoir, des remèdes utiles; Notre-Seigneur a voulu montrer à celle qui recevait la santé qu’il était conscient de ce qu’il donnait; il montra en même temps qu’il n’est pas comme un médicament qui, de par sa nature, guérit tous ceux qui le reçoivent, mais qu’il guérit sciemment et volontairement tous ceux qui l’aiment.

III. Le Christ et Élie

13. Cette puissance sortit de la glorieuse divinité et elle guérit le sein souillé, impur selon la loi, pour manifester que la divinité n’a pas horreur de ceux qui vivent dans la foi. La foi est un arbre sur lequel reposent les dons divins. Si à l’impureté qui vient de la loi s’ajoute la foi de la volonté, bien que l’impureté sépare et souille, la foi sanctifie et unit, la volonté réunit et harmonise. La loi commandait la séparation des choses impures: Élie les a sanctifiées par sa foi, non en ennemi de la loi, mais comme assujetti à la loi. Élie ne faisait pas de reproches à la loi, qui interdisait d’utiliser des aliments impurs. Élie n’était pas l’adversaire de la loi, ni celle-ci du législateur. Mais Élie reconnut la faiblesse de la loi; aussi ne voulut-il pas se comporter en infirme avec elle. La loi connaissait la disposition du législateur et c’est pourquoi elle liait et déliait selon sa volonté. Bien qu’ Élie eût reçu sa nourriture de corbeaux impurs (Cf. I R. 17, 4-6), il observait constamment tout ce qu’il recevait de la bouche de Dieu. Au contraire, les père des Israélites, bien qu’ils eussent reçu à boire au désert de la bouche pure du rocher (Cf. Nb. 20, 7-11), ne voulaient pas observer ce qu’ils avaient reçu de la bouche de Dieu. Bien qu’Élie ait été nourri par des corbeaux impurs, il était saintement nourri d’une nourriture spirituelle par la sainte divinité; mais les père des Israélites, bien que nourrissant leurs corps de la nourriture des anges (Cf. Ps. 78, 25; 105, 4-; Sg. 16, 20), nourrissant leur esprit de l’adoration du veau (Cf. Ex. 32, 1-35).

14. Quand Élie dit: Je suis resté seul prophète du Seigneur (I R. 18, 22), il ne veut pas dire du mal des justes et affirmer que nulle part on n’en trouve. Mais, dénonçant les pécheurs, il reprocha à ceux-ci d’avoir fait disparaître ceux-là. (Il ne voulait pas être trouvé seul juste, et, de fait, pendant trois ans on ne le trouva pas (Cf. I Rois 18, 10), parce qu’il avait découvert qu’ils n’étaient pas dignes de la visite de Dieu. De même que la gourmande voracité des prophètes de Baal exultait et se réjouissait de la multitude des convives à la table de Jézabel (Cf. I R. 18, 19), ainsi la persécution des vrais prophètes excitait la jalousie de ceux qui voulaient soumettre avec eux leur cou au glaive.

15. L’exposé précédent semblerait exiger action de grâces et silence. Pourtant ces paroles en appellent d’autres, fort semblables.

IV. Pourquoi le Christ guérit un sein

Qui m’a touché? Je sais qu’une vertu puissante est sortie de moi (Lc 8, 45-46). L’évangéliste écrit: Une vertu puissante sortait de lui et les guérissait tous (Lc 6, 19). En une seule occasion, Notre-Seigneur a avoué qu’une puissance était sortie de lui. Pourquoi a-t-il dit cela en une seule occasion, alors que c’est certes plus souvent qu’un don insigne a jailli de lui, guérissant l’impureté manifeste? Notre-Seigneur savait qu’il était sorti du sein d’une femme, et il connaissait ceux qui ne croyaient pas en cette sortie. C’est pourquoi il envoya sa puissance dans un sein souillé, afin de les amener, par ce sein souillé, à croire à sa sortie d’un sein pur.

16. "Qui m’a touché? Car une vertu puissante est sortie de moi". En aucune autre occasion, il n’est rapporté de notre médecin une semblable parole, parce qu’un aucune autre occasion il n’a rencontré un tel mal. Alors que ce mal avait été présenté à beaucoup de médecins, ayant vu ce mal et l’ayant mal soigné, il ne s’en trouva qu’un pour mettre terme à leur maladresse. L’art de guérir s’occupa de ces maux honteux, mais il y ajouta douleur sur douleur. Plus il venait de médecins, est-il dit, plus la maladie empirait (Cf. Mc 5, 26). La frange du manteau du Maître rencontra ces douleurs, et elle les déracina: Et elle sut en elle-même qu’elle était guérie de ses tourments (Mc 5, 29).

17. Alors que l’art pourvu de toute sagesse humaine s’était tu et retiré, la divinité fut annoncée, cachée sous des vêtements; elle avait revêtu la chair et elle était descendue vers les hommes pour leur enlever leurs misères et, par des signes, se manifester à la foi. Ne regarde pas seulement l’humanité du Christ. Il a montré son humanité pour que les êtres d’en haut croient qu’il est d’en bas, et il a montré sa divinité pour que les êtres d’en bas le croient d’en haut. Il a assumé la chair des hommes pour que les hommes puissent accéder à sa divinité, et il a montré sa divinité pour que son humanité ne soit pas piétinée.

V. La femme pécheresse et l’hémorroïsse

18. Les mains de la femme pécheresse étaient étendues sur les pieds de Notre-Seigneur, pour recevoir de sa divinité les dons de la grâce (Cf. Lc 7, 36-50). Notre-Seigneur montra donc son humanité pour que la femme pécheresse pût accéder à lui, et il montra sa divinité qui dénonçait les pharisiens. La femme pécheresse put, dès lors, se moquer de l’ignominie des pensées dévoilées de celui qui se moquait orgueilleusement de ses larmes. Elle avait répandu par amour les larmes cachées dans ses yeux, et Notre-Seigneur, à cause de son courage, manifesta les pensées cachées du pharisien. La femme pécheresse considérait le Christ comme un Dieu; sa foi en témoignait. Mais Simon le considérait comme un homme; sa pensée, (dévoilée par Notre-Seigneur, le) manifestait. Notre-Seigneur se tenait entre eux deux; il prononça une parabole valable pour tous deux, afin d’encourager la femme pécheresse et, par l’explication de cette parabole, de dénoncer et blâmer le pharisien. Mais maintenant que nous sommes tombés comme Salomon au milieu des femmes, nous n’avons pourtant pas été blessés par elles comme Salomon. Les filles des païens, par leurs appâts, ont amené Salomon du culte de Dieu à celui de leurs idoles (Cf. I R. 11, 1-40). Mais, dans le passage commenté, nous mettons la foi des filles des païens au-dessus du courage des femmes des Hébreux. Celles-ci, par la santé de leur corps, rendirent malade la foi saine de Salomon, mais celles-là, par leur guérison, rendent à la santé notre foi malade. Qui ne serait guéri par la foi de ces dernières?

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CHAPITRE VII

LA GUÉRISON DE L’HÉMORROISSE

I. Divinité invisible rendue visible

1. Louange à toi, fils d’une substance cachée, parce que, par les plaies cachées et les tourments d’une femme affligée d’un flux de sang, ta guérison cachée était annoncée, et les gens voyaient la divinité invisible à travers une femme visible. Tandis que le Fils guérissait, sa divinité apparaissait et la guérison de la femme atteinte d’un flux de sang manifestait sa foi. Elle faisait de lui l’objet de sa prédication, mais elle était elle-même prêchée avec lui; vérité et hérauts de la vérité étaient ensemble proclamés. De même que cette femme était témoin de sa divinité, il était, lui, témoin de sa foi.

2. La femme lui a donné sa foi en gage et, en récompense, il lui a donné la santé. La foi de la femme ayant été publique, sa guérison fut prêchée ouvertement. Parce que la puissance du Fils avait brillé et qu’elle l’avait magnifié, les médecins et leurs remèdes furent confondus. Il apparut combien la foi dépassait l’art, et la puissance cachée les remèdes visibles. Avant que ne soient exposées les pensées de la femme, Notre-Seigneur les a connues, alors qu’on croyait qu’il ne connaissait même pas cette personne. Elle avait interrogé les disciples, qui cherchaient un prétexte pour la mépriser. Mais le Seigneur ne permit pas à ses disciples de la mépriser. Il semblait ne pas savoir, puisqu’il demanda qui l’avait touché (Lc 8, 45); il était pourtant conscient des choses secrètes, lui qui ne l’a guérie qu’à cause de sa foi en lui. Il a vu d’abord la foi cachée de la femme; ensuite il lui a accordé une guérison manifeste. S’il voyait une foi invisible, combien plus une humanité visible.

II. Toucher physiquement et toucher spirituellement

3. Bien que, pour raison d’utilité, Notre-Seigneur se fut présenté comme non informé des choses évidentes, cependant, par cette attitude même, il démontra sa prescience qui lui faisait connaître les choses secrètes. Comment? Mais par la parole de Pierre: Les foules ’entourent de tous côtés et te pressent, et tu dis: Qui m’a touché? (Lc 8, 45; Mc 5, 31) Simon indiquait à Notre-Seigneur que toute la foule le touchait, et Notre-Seigneur indiqua à Simon qu’une seule parmi tous l’avait touché. Tous le touchaient à cause de la bousculade des foules: une seule, cependant, pressée de douleurs, l’avait réellement touché. Simon avait voulu indiquer à Notre-Seigneur combien les gens le touchaient, mais Notre-Seigneur montra à Simon la foi qui l’avait touché.

4. Beaucoup le touchaient; remarque pourtant qu’il fut nécessaire de rechercher parmi beaucoup la seule qui l’avait réellement touché. Si donc tous le touchaient, et si parmi tous on en rechercha une, il est clair qu’il connaissait tous ceux qui le pressaient, puisque pas même une seule femme n’a pu lui être cachée. Et comme tous indistinctement s’approchaient de lui et le touchaient, et que du regard il en recherchait une seule parmi tous, il est clair qu’il les connaissait tous comme celle-ci, puisqu’il avait pu distinguer celle que rien ne distinguait des autres. Beaucoup le touchaient à ce moment, mais comme un homme; on chercha celle qui l’avait touché comme Dieu, pour dénoncer et réprimander ceux qui ne le touchaient que comme homme. Il sépara de tous une seule femme qui l’avait touché avec tous, afin d’enseigner à tous, par un seul mot, qu’il savait pourquoi et comment chacun le touchait.

5. Celui donc qui s’approchait de lui corporellement éprouvait un contact corporel, et celui qui s’approchait spirituellement touchait, à travers l’humanité palpable, la divinité impalpable. Celui qui s’approchait de lui comme d’un homme, entrait en contact avec son humanité, et celui qui s’approchait de lui comme de Dieu, trouvait des trésors de guérison pour ses douleurs.

6. Si, guérie de tout tourment, la femme s’était secrètement retirée, outre que ce miracle serait resté caché à beaucoup, elle serait, bien que guérie de corps, restée spirituellement malade. Parce que le Seigneur l’avait guérie, elle croyait qu’il était juste; cependant, ne le connaissant pas parfaitement, elle aurait douté qu’il fût Dieu. En effet, il y en avait qui, s’approchant des justes, étaient guéris, mais ils le faisaient de telle manière que les justes ne savaient pas qui, parmi ceux qui les approchaient, avaient été guéri. Pour que l’esprit de celle qui avait été guérie de corps ne soit pas malade, le Seigneur prit également soin de le guérir; même dans les guérisons du corps, il visait à la guérison de l’esprit. C’est pourquoi il dit: Qui a touché mes vêtements? (Mc 5, 30). Le Seigneur manifesta qu’une créature humaine l’avait touché, mais il ne voulut pas manifester laquelle l’avait touché. Non pas qu’il ait voulu tromper, lui qui, par cette parole, cherchait à empêcher la fraude. Il n’a pas non plus agi ainsi pour éviter de confesser la vérité, mais pour que les hommes confessent la vérité.

7. Pourquoi donc le Seigneur n’a-t-il pas manifesté qui l’avait touché? Il convenait que celle qui avait été guérie servît de témoin au médecin; celle qui avait été guérie publiquement devait rendre témoignage à la puissance qui l’avait guérie dans le secret. Le Seigneur, vivant au milieu de ses ennemis, ne s’est pas hâté de se rendre témoignage à lui-même; il a attendu que son œuvre devînt son héraut (Cf. Jn 5, 31.36; 10, 25.38). Par sa patience, il encourageait ses amis et dénonçait ses ennemis. Et comme, dans sa longanimité, il avait amené la femme malade au milieu des foules, ses amis et ses ennemis la virent; ils reconnurent que c’était elle qui avait importuné tous les médecins et que tous les médecins avaient importunée (Cf. Mc 5, 26; Lc 8, 43). Une puissance fut envoyée, qui sortit de lui; elle toucha le sein impur sans en avoir horreur. De la même manière, la divinité n’eut pas horreur d’habiter dans un sein sacré. Car, soit selon la loi, soit en dehors d’elle, la vierge était plus sainte que celle que l’abondance de son sang rendait abominable. Les ennemis du Christ reçurent un blâme sévère pour avoir mal agi envers celui à qui avait obéi un flux de sang véhément, inhérent à la nature; car leur libre volonté lui avait désobéi.

8. Ses amis étaient donc fortifiés par sa nature humaine et ses ennemis recevaient de sa divinité un reproche sévère. Ses amis apprirent que, comme sa puissance avait touché le sein torturé par la douleur pour l’utilité de celui-ci, ainsi sa divinité, prenant demeure dans l’humanité, lui avait été unie pour l’utilité de celle-ci, ainsi sa divinité, prenant demeure dans l’humanité, lui avait été unie pour l’utilité de celle-ci. Mais ses ennemis se choisissaient déjà une prière d’achoppement (Cf. Is. 8, 14; 1 Pi 2, 8). Ils disaient: Il ne connaît pas la loi, car une femme impure selon la loi l’a touché et il n’en a pas eu horreur. A ceux qui s’étaient voilé les yeux de leurs propres mains, il n’apparaissait pas comment cette puissance par laquelle des choses impures sont purifiées, n’était-elle pas elle-même souillée par leur souillure. En effet, si la puissance du feu purifie des choses souillées sans être elle-même souillée, combien plus la puissance de la divinité du Seigneur purifie-t-elle sans devenir elle-même impure? Car le feu n’a pas besoin de purification; bien plus, rien ne peut le souiller. Et s’il y a une distance entre les choses pures et impures, un souffle de vent et un coup de soleil les mélangent en les touchant, pour qu’il soit clair que seul est impur ce qui souille la vie de la liberté.

9. Pourquoi Notre-Seigneur a-t-il dit: Qui m’a touché? (Lc 8, 45) C’était afin que celle qui avait perçu sa guérison sût que le Seigneur connaissait sa foi. Par sa santé retrouvée, elle sut qu’il était médecin de tous, et par sa question elle reconnut qu’il était celui qui scrute tout: Mais comme elle avait vu que cela même ne lui était pas caché (Lc 8, 47), elle pensait en elle-même qu’ il était impossible que rien ne lui fût caché. Aussi Notre-Seigneur lui montra-t-il que rien ne lui était caché, afin qu’elle ne le quittât pas déçue. Elle avait appris que le Seigneur guérissait les plaies visibles; elle apprit en outre qu’il était conscient des choses cachées. Elle crut que celui qui guérissait les plaies du corps et scrutait les secrets de la pensée, était aussi le maître du corps et de la pensée. En tant que maître du corps, Notre-Seigneur avait dompté le corps et ses passions; comme juge de la pensée, il avait éclairé l’intelligence et ses réflexions. La femme craignit désormais de transgresser son commandement par la moindre action, parce qu’elle eut conscience d’être vue par celui qui l’avait aperçue quand, par derrière, elle s’était approchée de la frange de son manteau (Mt. 9, 20). Elle craignit de transgresser et de pécher jusque dans ses pensées, car elle sut que rien n’était caché à celui qui lui-même avait témoigné, que "cela même ne lui était pas caché".

10. Si la femme, une fois guérie, s’était retirée en secret, Notre-Seigneur l’aurait privée de la couronne d’une vertu héroïque. Or il convenait de couronner publiquement la foi qui avait brillé dans ce combat caché. C’est pourquoi il orna sa tête d’un couronne spirituelle en lui disant: Va en paix (Mc 5, 34); la paix était la couronne de sa victoire. Mais pour manifester qui était le maître de cette couronne, en disant ici: "Va en paix", Notre-Seigneur ajouta: "Ta foi t’a sauvée" (Mt. 9, 22), pour qu’on vît que la paix donnée par la bouche du Christ était une couronne pour la foi de cette femme: Ta foi t’a sauvée. Il est clair que c’est sa foi qui a été couronnée, puisque c’est la foi qui l’avait rendue à la vie. C’est pourquoi il s’exclama: Qui a touché mes vêtements? indiquant ainsi à tous celle qui avait touché plus que tous. De même qu’elle avait choisi de l’honorer plus que tous, d’abord en s’approchant de lui par derrière, puis en touchant la frange de son vêtement, ainsi convenait-il qu’elle fût plus honorée que tous.

11. Je sais que quelqu’un m’a touché (Cf. Lc 8, 46). Pourquoi n’a-t-il pas amené de force au milieu de tous celle qui l’avait touché? Parce qu’il a voulu enseigner l’audace de la foi, afin qu’elle apprenne à voler dans le secret et à se glorifier de son vol; en effet, le Seigneur, mis en présence de la foi, lui avait enseigné à voler. En louant la foi après son vol, il la préparait à se glorifier de son vol. La foi a volé et elle a été magnifiée; elle avait pris par fraude et elle fut louée. Par là Notre-Seigneur montrait combien s’appauvrit une foi dégradée et qui n’a pas volé, et quelle confusion elle se prépare en n’enlevant pas de force. Rachel fut louée pour son vol d’idoles, et couronnée pour son adhésion à la vérité (Cf. Gn. 31, 19-35). Michel, à son tour, par vérité ( Cf. I Sam. 19, 11-17), cacha David, et à cause de sa fraude, elle fut invitée à partager la récompense du règne. Chose merveilleuse à entendre; alors que tous les vols conduisent les voleurs à l’opprobre, le vol de la foi a provoqué la louange devant les hommes.

12. Qui m’a touché? Le maître du trésor cherchait le voleur de son trésor pour dénoncer et confondre ceux qui n’avaient pas voulu voler ses trésors, alors qu’ils étaient offerts et abandonnés à tous les hommes. Ceux qui étaient timides dans leur foi étaient tourmentés par la pauvreté; mais ceux dont la foi était diligente accouraient et cherchaient, le visage épanoui, et ils se hâtaient de voler en secret. Qui m’a touché? Une vertu puissante est sortie de moi (Lc 8, 45-46). Celui qui a su qu’une force était sortie de lui, ignorait-il par hasard sur qui cette puissance s’était posée? Ou bien la puissance lui aurait-elle été arrachée par force et la guérison volée contre son gré? Les racines donnent, sans le savoir, des remèdes utiles; Notre-Seigneur a voulu montrer à celle qui recevait la santé qu’il était conscient de ce qu’il donnait; il montra en même temps qu’il n’est pas comme un médicament qui, de par sa nature, guérit tous ceux qui le reçoivent, mais qu’il guérit sciemment et volontairement tous ceux qui l’aiment.

III. Le Christ et Élie

13. Cette puissance sortit de la glorieuse divinité et elle guérit le sein souillé, impur selon la loi, pour manifester que la divinité n’a pas horreur de ceux qui vivent dans la foi. La foi est un arbre sur lequel reposent les dons divins. Si à l’impureté qui vient de la loi s’ajoute la foi de la volonté, bien que l’impureté sépare et souille, la foi sanctifie et unit, la volonté réunit et harmonise. La loi commandait la séparation des choses impures: Élie les a sanctifiées par sa foi, non en ennemi de la loi, mais comme assujetti à la loi. Élie ne faisait pas de reproches à la loi, qui interdisait d’utiliser des aliments impurs. Élie n’était pas l’adversaire de la loi, ni celle-ci du législateur. Mais Élie reconnut la faiblesse de la loi; aussi ne voulut-il pas se comporter en infirme avec elle. La loi connaissait la disposition du législateur et c’est pourquoi elle liait et déliait selon sa volonté. Bien qu’ Élie eût reçu sa nourriture de corbeaux impurs (Cf. I R. 17, 4-6), il observait constamment tout ce qu’il recevait de la bouche de Dieu. Au contraire, les père des Israélites, bien qu’ils eussent reçu à boire au désert de la bouche pure du rocher (Cf. Nb. 20, 7-11), ne voulaient pas observer ce qu’ils avaient reçu de la bouche de Dieu. Bien qu’Élie ait été nourri par des corbeaux impurs, il était saintement nourri d’une nourriture spirituelle par la sainte divinité; mais les père des Israélites, bien que nourrissant leurs corps de la nourriture des anges (Cf. Ps. 78, 25; 105, 4-; Sg. 16, 20), nourrissant leur esprit de l’adoration du veau (Cf. Ex. 32, 1-35).

14. Quand Élie dit: Je suis resté seul prophète du Seigneur (I R. 18, 22), il ne veut pas dire du mal des justes et affirmer que nulle part on n’en trouve. Mais, dénonçant les pécheurs, il reprocha à ceux-ci d’avoir fait disparaître ceux-là. (Il ne voulait pas être trouvé seul juste, et, de fait, pendant trois ans on ne le trouva pas (Cf. I Rois 18, 10), parce qu’il avait découvert qu’ils n’étaient pas dignes de la visite de Dieu. De même que la gourmande voracité des prophètes de Baal exultait et se réjouissait de la multitude des convives à la table de Jézabel (Cf. I R. 18, 19), ainsi la persécution des vrais prophètes excitait la jalousie de ceux qui voulaient soumettre avec eux leur cou au glaive.

15. L’exposé précédent semblerait exiger action de grâces et silence. Pourtant ces paroles en appellent d’autres, fort semblables.

IV. Pourquoi le Christ guérit un sein

Qui m’a touché? Je sais qu’une vertu puissante est sortie de moi (Lc 8, 45-46). L’évangéliste écrit: Une vertu puissante sortait de lui et les guérissait tous (Lc 6, 19). En une seule occasion, Notre-Seigneur a avoué qu’une puissance était sortie de lui. Pourquoi a-t-il dit cela en une seule occasion, alors que c’est certes plus souvent qu’un don insigne a jailli de lui, guérissant l’impureté manifeste? Notre-Seigneur savait qu’il était sorti du sein d’une femme, et il connaissait ceux qui ne croyaient pas en cette sortie. C’est pourquoi il envoya sa puissance dans un sein souillé, afin de les amener, par ce sein souillé, à croire à sa sortie d’un sein pur.

16. "Qui m’a touché? Car une vertu puissante est sortie de moi". En aucune autre occasion, il n’est rapporté de notre médecin une semblable parole, parce qu’un aucune autre occasion il n’a rencontré un tel mal. Alors que ce mal avait été présenté à beaucoup de médecins, ayant vu ce mal et l’ayant mal soigné, il ne s’en trouva qu’un pour mettre terme à leur maladresse. L’art de guérir s’occupa de ces maux honteux, mais il y ajouta douleur sur douleur. Plus il venait de médecins, est-il dit, plus la maladie empirait (Cf. Mc 5, 26). La frange du manteau du Maître rencontra ces douleurs, et elle les déracina: Et elle sut en elle-même qu’elle était guérie de ses tourments (Mc 5, 29).

17. Alors que l’art pourvu de toute sagesse humaine s’était tu et retiré, la divinité fut annoncée, cachée sous des vêtements; elle avait revêtu la chair et elle était descendue vers les hommes pour leur enlever leurs misères et, par des signes, se manifester à la foi. Ne regarde pas seulement l’humanité du Christ. Il a montré son humanité pour que les êtres d’en haut croient qu’il est d’en bas, et il a montré sa divinité pour que les êtres d’en bas le croient d’en haut. Il a assumé la chair des hommes pour que les hommes puissent accéder à sa divinité, et il a montré sa divinité pour que son humanité ne soit pas piétinée.

V. La femme pécheresse et l’hémorroïsse

18. Les mains de la femme pécheresse étaient étendues sur les pieds de Notre-Seigneur, pour recevoir de sa divinité les dons de la grâce (Cf. Lc 7, 36-50). Notre-Seigneur montra donc son humanité pour que la femme pécheresse pût accéder à lui, et il montra sa divinité qui dénonçait les pharisiens. La femme pécheresse put, dès lors, se moquer de l’ignominie des pensées dévoilées de celui qui se moquait orgueilleusement de ses larmes. Elle avait répandu par amour les larmes cachées dans ses yeux, et Notre-Seigneur, à cause de son courage, manifesta les pensées cachées du pharisien. La femme pécheresse considérait le Christ comme un Dieu; sa foi en témoignait. Mais Simon le considérait comme un homme; sa pensée, (dévoilée par Notre-Seigneur, le) manifestait. Notre-Seigneur se tenait entre eux deux; il prononça une parabole valable pour tous deux, afin d’encourager la femme pécheresse et, par l’explication de cette parabole, de dénoncer et blâmer le pharisien. Mais maintenant que nous sommes tombés comme Salomon au milieu des femmes, nous n’avons pourtant pas été blessés par elles comme Salomon. Les filles des païens, par leurs appâts, ont amené Salomon du culte de Dieu à celui de leurs idoles (Cf. I R. 11, 1-40). Mais, dans le passage commenté, nous mettons la foi des filles des païens au-dessus du courage des femmes des Hébreux. Celles-ci, par la santé de leur corps, rendirent malade la foi saine de Salomon, mais celles-là, par leur guérison, rendent à la santé notre foi malade. Qui ne serait guéri par la foi de ces dernières?


[1] Les Éditions du Cerf ont restitué la visite au temple, intervenant au milieu du ministère de Jean-Baptiste dans le commentaire d’Ephrem, dans sa place normale pour la traduction française.

[2] Conformément à la leçon tatianique de Mc 2, 14, Éphrem parle de Jacques le publicain au lieu de Matthieu le publicain.

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Published by Eglise Syro-Orthodoxe Francophone - dans CATECHISME et CATECHESE Tradition Syriaque Pères de l'Eglise
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 09:09

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This Saturday, July 22, is the commemoration of the dukhrono of St. Mary Magdalene according to the liturgical calendar of the Malankara Syrian Orthodox Church (Indian Orthodox Church).


Death Mariam was a native of Magdala in Galilee on the Sea of ​​Tiberias and was called Magdalene.

When the Lord Jesus expelled from her seven demons (Mark 16: 9) that tormented her, she became a faithful and inseparable disciple. She followed him all through her public ministry.

She followed him to the Cois where she was present during His Crucifixion (Saint Mark 15:40) and later accompanied His carnal spoil to embalm it when He was buried.

On the day of the resurrection, after having seen the stone removed from the tomb, she ran to carry this news to Peter and John.

After returning immediately to the tomb, she cried outside. It was then that she was judged worthy to be the first to see the Risen Lord (St. Mark 16: 9). When she fell at His feet, she heard him say, "Do not touch me, for I am not yet up to the Father" (St. John 20:16). This is the allusion we have in the processional hymn).
After the Ascension of the Lord, we no longer know anything about it. The tradition of the Church of France wants her to arrive in France around Marseilles with her brother Lazard and her sister Marthe.
O Death Mariam of Magdela! Intercede for us before the throne of God, Source of all graces. Amin.

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Ce samedi 22 juillet, c'est la commémoration du dukhrono de Sainte-Marie-Madeleine conformément au calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare (Eglise Orthodoxe Indienne).
Mort Mariam était originaire de Magdala en Galilée sur la Mer de Tibériade et s'appelait Magdalene.

Lorsque le Seigneur Jésus expulsa d'elle sept démons (saint Marc 16: 9) qui la tourmentaient elle en devint une disciple fidèle et inséparable. Elle le suivit tout au cours de son  ministère public.

Elle le suivit jusqu'à la Cois où elle fût  présente pendant Sa Crucifixion (Saint-Marc 15:40) et, plus tard, accompagna Sa dépouille charnelle pour l'embaumer lorsqu'Il fut enseveli.

Le jour de la résurrection, après avoir vu la pierre enlevée du tombeau, elle courut pour porter cette nouvelle à Pierre et Jean .

Après être retournée immédiatement au tombeau, elle pleurait à l'extérieur. C'est alors qu'elle fut jugée digne d'être la première à voir le Seigneur ressuscité (Saint-Marc 16: 9). Quand elle tomba à Ses pieds,elle Lui entendu dire: "Ne me touche pas, car je ne suis pas encore élevé jusqu'au Père" (saint Jean 20:16). C'est l'allusion que nous en avons dans l'hymne de procession).
Après l'Ascension du Seigneur, on ne sait plus rien de ce qui la concerne. La tradition de l'Eglise de France veut qu'elle soit arrivée en France aux alentours de Marseille avec son Frère
Lazard et sa sœur Marthe . 
Ô Mort Mariam d-Magdela! intercédez-pour nous devant du trône  de Dieu,Source de toutes grâces. Amîn.

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Este sábado, 22 de julho de é a comemoração do dukhrono de Santa Maria Madalena, de acordo com o calendário litúrgico da Igreja Ortodoxa Malankara (Igreja Ortodoxa indiana).

Morte Mariam era de Magdala, na Galiléia Mar da Galiléia e foi chamada Madalena.

Quando o Senhor Jesus expulsou sete demônios dela (São Marcos 16: 9) que a atormentava, ela tornou-se um discípulo fiel e inseparável. Ela o seguiu durante todo o seu ministério público.

Ela o seguiu até a Cois onde ela estava presente durante sua crucificação (São Marcos 15:40) e depois acompanhou seu corpo carnal para embalsamar quando Ele foi sepultado.

No dia da ressurreição, depois de ver a pedra removida do túmulo, ela correu para trazer a notícia para Pedro e João.

Depois de voltar imediatamente para a sepultura, ela gritou. Em seguida, ela foi considerada digna de ser o primeiro a ver o Senhor ressuscitado (São Marcos 16: 9). Quando ela caiu a seus pés, ela o ouviu dizer: "Não me toque, porque eu ainda não estou subido para o Pai" (João 8:16). Esta é a dica que temos na procissão hino).
Depois da Ascensão do Senhor, não sabemos nada do que lhe diz respeito. A tradição da Igreja da França quer que chegou à França em torno de Marseille com seu irmão Lazard e de sua irmã Marta.
O Morte Mariam d-Magdela! interceda por nós antes, o trono de Deus, fonte de todas as graças. Amin.

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Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume : 
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction. 
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, 
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. 
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère. 
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche. 
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi : 
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition. 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. 
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée. 
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. 
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire. 
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli. 
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux. 

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TOUS PRÉSENTS EN NORMANDIE

 

 

 

le Dimanche 23 Juillet pour le

 

 

PÈLERINAGE A SAINT

 

 

CHRISTOPHE

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au Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde, 10h30 Messe et bénédiction des voitures et motos en l'honneur de Saint Christophe.Repas en plein air.

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

(Possibilité de loger la veille.Merci de prévenir le Monastère)

C'est choquant !

La Bible est pleine d'exhortations à être: « soyez donc parfaits » (Mat 5.48) ; « Soyez bons l'un envers l'autre » (Eph. 4.32) ; « soyez saints, parce que Je suis saint » (1 Pierre 1.16) ; « soyez fermes, inébranlables » (1 Cor. 15 :58), etc. Ce sont là des encouragements et même des commandements à devenir: parfaits, saints, fermes, inébranlables... En revanche, Jésus dit dans Marc 9 :50 et Mat 5.13 : « Vous êtes le sel de la terre » ! Ce n'est pas une exhortation à être quelque chose ; ce n'est pas une prophétie, ce n'est pas une suggestion : c'est un fait ! TOUS LES CHRETIENS SONT LE SEL DE LA TERRE.

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Quel que soit votre style de vie, vous êtes le sel de la terre. « Comment ? Je suis le sel de la terre ? Même si je ne vis pas d'une manière digne du Royaume de Dieu ? », diront certains. « Mais je connais quelqu'un qui fréquente la même église que moi, qui ne vit pas du tout comme un chrétien : il jure tout le temps, il ment souvent, il trompe sa femme, et vous me dites qu'il est le sel de la terre ? » Pour être plus précis, ce n'est pas moi, Donato, qui le dit, mais Jésus. Que l'on veuille ou pas, nous sommes tous le sel de la terre. Mais avant de retourner à cet argument percutant, voyons tout d'abord quelles sont les propriétés du sel.

Nous pouvons faire beaucoup de choses avec du sel. Nous pensons souvent que le sel sert seulement à être utilisé dans la nourriture, mais en fait, il y a plus de 14000 usages du sel dans le monde pour faire toutes sortes de choses : la fabrication de produits divers tels le plastic, le papier, le verre, le polyester, le caoutchouc, des fertilisants, de l'eau de javel, du savon, des détergents, des colorants etc.

Nous savons aussi que l'on peut utiliser le sel pour faire fondre la glace ; mettez un peu de sel dans l'eau à bouillir et ensuite mettez-y un oeuf, et il sera plus facile d'enlever la coquille; on peut même faire des cristaux avec du sel ; il sert à enlever les taches de vin sur la nappe, Horace, le grand auteur latin disait qu'il n'y avait rien de mieux qu'une tranche de pain avec un peu de sel pour calmer les douleurs de l'estomac. Les premiers salaires des Romains étaient en sel, le SALAIRIUM, d'où vient notre mot « salaire ». Le sel a aussi une valeur morale puissante, il suffit de se rappeler de la célèbre marche du sel orchestrée par Ghandi pour faire plier l'Empire Britannique, lui enlevant ainsi le monopole du sel, et signant par la même la capitulation symbolique de la Grande Bretagne.

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Mais, du temps de Jésus, le sel avait trois fonctions précises:

Le sel servait à préserver les aliments. Il n'y avait pas de réfrigérateurs et par conséquent, il fallait trouver d'autres moyens pour conserver les aliments. Le sel était le moyen par excellence, il permettait à l'aliment de se préserver ainsi que son goût, et ses facultés.

Je pense juste à Rahab. Elle est inclue dans la fameuse galerie de la foi dans Hébreux 11. En choisissant d'aider Josué et ses guerriers, elle devint sel de la terre pour sa famille. Lorsqu'Israël envahit Jéricho, toute la famille de Rahab s'était réfugiée chez elle – elle qui avait placé un ruban de cramoisi sur sa fenêtre, et par conséquent, elle, ainsi que toute sa famille, furent épargnées. Le sel de la terre préserve.

Le sel servait aussi à guérir. Il avait cette faculté de désinfecter et de soigner. Comme le sel, le chrétien sert à guérir les situations. Laban avait reconnu que ses affaires fonctionnaient grâce à la présence même de Jacob dans sa maison :

27 Laban lui dit : Puissé-je trouver grâce à tes yeux ! Je vois bien que l'Eternel m'a béni à cause de toi;

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On retrouve la même chose avec le fils de Jacob, Joseph. Après avoir été acheté par Potiphar, ce dernier remarque que sa maison prospère grâce à Joseph:

1 On fit descendre Joseph en Egypte; et Potiphar, officier de Pharaon, chef des gardes, Egyptien, l'acheta des Ismaélites qui l'y avaient fait descendre. 2 L'Eternel fut avec lui, et la prospérité l'accompagna; il habitait dans la maison de son maître, l'Egyptien. Lire la suite
Le fait que Potiphar laissa tout dans les mains de Joseph montre qu'il avait compris que sa prospérité était causée par la présence de Joseph.

 

Pensons donc à la servante de l'épouse de Naaman. Elle avait été enlevée toute jeune et devint esclave. Mais malgré sa situation, elle décida qu'elle serait le sel de la terre pour cette famille, et lorsque Naaman sût qu'il était atteint de la lèpre, elle parla du prophète Elisée qui avait le pouvoir de le guérir – ce qu'il fit.

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Où que vous vous trouviez en ce moment, dans quelque situation dans laquelle vous vous trouvez, vous êtes le sel de la terre.

Finalement, le sel servait à plaire. Qui n'a pas goûté un pain sans sel ? Une salade sans sel? De la viande sans sel ? Soyons honnêtes, on ne pourrait se passer de ce condiment exceptionnel. Certes, le monde offre de nombreuses épices et c'est heureux. Mais, il est de ces plats qui sont tellement fades lorsqu'ils manquent de sel.

Nous n'en sommes pas toujours conscients, mais c'est bien parce que nous sommes sur la terre, que le Seigneur tarde à la détruire complètement. Il y a tellement de malheur, de péché, d'abomination sur cette terre, nous sommes pratiquement comme du temps de Noé, et les conditions pour que Jésus revienne et que l'Antichrist se manifeste sont bien là, mais c'est sans compter sur ce qui empêche l'Antichrist de se révéler : selon la plupart des commentateurs, c'est l'Eglise de Jésus Christ, le sel de la terre qui retient l'Antichrist et l'empêche de se déclarer:

1 Pour ce qui concerne l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec lui, nous vous prions, frères,

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Nous ne pouvons rien y faire. Nous sommes et serons toujours le sel de la terre. Ce n'est pas un choix. C'est un fait.

Par contre, il y a un petit hic dans tout cela. Le sel a aussi certaines particularités. Le sel est toujours sel. Mais, Jésus avertit ses disciples :

13 Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

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Le sel peut perdre sa saveur !

Dans ce cas, il ne sert plus à rien. Il est juste bon à être jeté et foulé aux pieds.

50 Le sel est une bonne chose; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres.

Le Seigneur révèle que, bien que nous soyons de fait le sel de la terre, nous pourrions nous trouver dans une situation où notre vie ne reflète plus ce qu'elle devrait être, nous perdons notre saveur, nous ne servons plus au maître, nous n'affectons plus le monde comme nous devrions le faire, notre style de vie n'est plus à la hauteur du Règne de Dieu : nous ne préservons plus le monde, nous ne guérissons plus le monde, nous ne plaisons plus, dans le sens que nous n'attirons plus le monde à la puissance de la présence de Dieu en nous.

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Ainsi, nous sommes tous le sel de la terre. Mais c'est à chacun de nous de définir si ce sel que nous sommes est plein de saveur, ou s'il a perdu toute sa saveur. C'est à nous de voir si nous allons affecter le monde, ou si nous allons nous faire piétiner par le monde. Si nous allons apporter le changement que ce monde cherche, ou si nous allons nous conformer à ce monde.

Ce que l'apôtre Paul dit aux Romains prend toute sa valeur lorsqu'on le connecte avec l'image du sel de la terre :

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

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Nous serons le sel de la terre utile lorsque nous ne nous conformons pas à ce monde, mais nous nous laissons transformer – le mot grec utilisé parle de métamorphose – pour devenir conforme à l'image de Christ.

Certes, nous ne sommes pas laissés à nous-mêmes. Le Seigneur nous a laissé des clés pour être le sel de la terre. Une de ces clés se trouve dans une prière de l'apôtre Paul en Colossiens 1 :9 et suivants :

9 C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, 10 pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu, Lire la suite

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Cette prière est une prière inspirée par le Saint-Esprit. Priez-la pour vous-même. Par exemple, priez comme ceci :

« Père, je te demande que je puisse être rempli de la connaissance de ta volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, afin que je puisse marcher d'une manière digne de toi, Seigneur, t'être entièrement agréable, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par ma connaissance de toi, fortifié à tous égards par ta puissance glorieuse, en sorte que je sois toujours et avec joie persévérant et patient. Amen. »

Ne sous-estimez jamais la puissance des prières inspirées qui se trouvent dans le Nouveau Testament. Elles sont puissantes et efficaces. Si le Saint-Esprit a inspiré l'Apôtre pour qu'elles soient inclues dans la Bible, c'est qu'Il en avait décidé ainsi, et donc, pour que nous puissions à notre tour prier de telle manière. Priez cette prière, elle vous conduira à être en tout temps le sel de la terre.

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J'ai décidé avec toute ma famille d'être le sel de cette terre, un sel plein de saveur, plein de joie, plein de bénédiction pour apporter du mieux dans ce monde, pour y apporter les éléments qui le changeront, et qui empêcheront l'Antichrist de se manifester sur la terre.

Quel sel êtes-vous ? À vous de choisir...

Source: Enseigne-moi.com

21 juillet

Saint Victor, Alexandre, Longin et Félicien, martyrs à Marseille

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Tropaire ton 1

Officier , tu refusas de trahir le Christ,*
En acceptant de sacrifier aux dieux païens.*
Mené en prison, tu convertis les gardiens,*...
Alexandre, Longin et Félicien, au Christ.*
Et comme blé du Pain de Vie, tu fus broyé.*
Saint Victor, prie le Seigneur de sauver nos âmes!

Ce victorieux athlète du Christ naquit d'une famille noble de la ville de Marseille, dans le courant du IIIe siècle. Engagé dans le métier des armes, il servait l'empereur avec vaillance et loyauté. Mais quand Maximien vint en visite à Marseille (vers 388), dans le but de persécuter les Chrétiens, au lieu de cacher sa foi, il refusa de recevoir sa solde et se mit à encourager ses compagnons d'armes, Chrétiens comme lui, à ne pas craindre ceux qui tuent le corps, pour être jugés dignes des trophées célestes. Jour et nuit, il se rendait de maison en maison, pour exhorter les fidèles au combat de la foi, et il accompagnait les Martyrs jusqu'au lieu de leur supplice. Arrêté à son tour, il fut conduit, chargé de chaînes, devant l'empereur. Restant inébranlable devant les menaces comme à l'égard des promesses frauduleuses du tyran, il confondit la vanité du culte des idoles en proclamant le Christ seul vrai Dieu. L' empereur le fit traîner par les rues, et le livra aux coups et aux injures de la populace. Mais, à l'issue de cette épreuve, le Saint en proclama de plus belle sa foi. Étendu ensuite sur un chevalet pour qu'on lui lacère les chairs, le Seigneur lui apparut, tenant en main la Croix, et Il lui promit une couronne immortelle. La nuit suivante, trois Anges étant apparus dans son cachot, ses gardiens: Alexandre, Longin et Félicien, frappés de ce spectacle resplendissant, se convertirent. Ils reçurent le Saint Baptême et moururent Martyrs avant leur maître.

Saint-Victor représenté en chevalier Bas-relief à la clef de voûte du chœur de l’église Saint-Victor de Marseille (vers 1360-1370)

(Saint-Victor représenté en chevalier Bas-relief à la clef de voûte du chœur de l’église Saint-Victor de Marseille (vers 1360-1370))


Trois jours plus tard, Saint Victor comparut de nouveau au tribunal, et il renversa d'un coup de pied une statue de Jupiter que le tyran voulait lui faire adorer. Furieux, Maximien lui fit couper le pied, puis ordonna de placer le Saint sous une meule de moulin, afin d'être broyé comme froment du Christ. Mais l'instrument de mort se brisa, et on dut achever le soldat du Christ en lui tranchant la tête. Lorsque le glaive le frappa, une voix céleste se fit entendre: « Victor, tu as vaincu! ». Les corps des Saints Martyrs, jetés à la mer, furent retrouvés par des Chrétiens et ensevelis dans une crypte taillée dans la pierre(1) Par la suite, les nombreux Miracles accomplis par Saint Victor le firent honorer comme patron de la ville de Marseille.
1). Vers 415, St Jean Cassien fonda, non loin de la cité, un monastère dédié à St Victor, qui contribua à répandre le culte du Martyr et devint un centre de diffusion du monachisme en Gaule. À la suite de fouilles archéologiques entreprises dans cette abbaye en 1963, on découvrit, dans une crypte correspondant aux données de la Passion, les corps de trois Martyrs, dont l'un d'eux semble être celui de St Victor.

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(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

Pour ne pas s'égarer, suivre la sagesse patristique

Je crois fermement que la vision du monde entier et la philosophie de la vie pour un Chrétien Orthodoxe peuvent être trouvées chez les saints Pères. Si nous écoutions leur enseignement au lieu de penser que nous sommes suffisamment sages pour enseigner aux autres notre propre "sagesse", nous ne nous égarerions pas.
Père Seraphim (Rose) de Platina

Acredito firmemente que a visão do mundo e filosofia de vida de um cristão ortodoxo pode ser encontrada nos Padres. Se ouvimos seus ensinamentos em vez de pensar que são sábios o suficiente para ensinar os outros a nossa própria "sabedoria", não égarerions nós.
Pai Seraphim (Rose) de Platina
 




I firmly believe that the whole world outlook and philosophy of life for an Orthodox Christian may be found in the holy Fathers; if we will listen to their teaching instead of thinking we are wise enough to teach others from our own "wisdom," we will not go astray.
Blessed Seraphim of Platina

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Eglise Sainte-Marie-Madeleine - La fresque qui surplombe la statue de Marie-Madeleine évoque les grandes étapes de l'histoire de l'Eglise catholique en France. Y sont notamment représentés Napoléon Ier, Charlemagne, saint Louis, Richelieu ou encore Jeanne d'Arc. On peut aussi y voir le Christ accueillant Marie-Madeleine au ciel. Photo L'Internaute Magazine / Eloïse Bollack

SAINTE MARIE MADELEINE:

Cantique d'entrée pour la Fête (Psaume 63(62),2.3-4.5-6.8-9.  ):

Refrain. Sancta Maggdalena, Sancta Magdalena, ora pro nobis!


Dieu, tu es mon Dieu, 
je te cherche dès l'aube : 
mon âme a soif de toi ; 
après toi languit ma chair, 
terre aride, altérée, sans eau. 

Je t'ai contemplé au sanctuaire, 
j'ai vu ta force et ta gloire. 
Ton amour vaut mieux que la vie : 
tu seras la louange de mes lèvres ! 

Toute ma vie je vais te bénir, 
lever les mains en invoquant ton nom. 
Comme par un festin je serai rassasié ; 
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange. 

Oui, tu es venu à mon secours : 
je crie de joie à l'ombre de tes ailes. 
Mon âme s'attache à toi, 
ta main droite me soutient. 

Cantique des cantiques 3,1-4a. 
Paroles de la bien-aimée. 
Sur mon lit, la nuit, j’ai cherché ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. 
Oui, je me lèverai, je tournerai dans la ville, par les rues et les places : je chercherai ce que mon âme désire ; je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. 
Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : « Ce que mon âme désire, l’auriez-vous vu ? » 
À peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé ce que mon âme désire : je l’ai saisi et ne le lâcherai pas. 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1.11-18. 
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. 
Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. 
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. 
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » 
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » 
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. 
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » 
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. 

22 juillet :

Sainte Marie-Madeleine, Myrophore, Égale-aux-Apôtres

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De ton immatérielle étreinte est réjouie 
celle dont ta parole, Seigneur, fut ouïe 
lui disant: Ne me touche pas! Et celle-là 
mourut le vingt-deux: c'est Marie de Magdala. 
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Tropaire, t. 1

Le Christ qui de la Vierge est né pour nous, * Marie Madeleine, tu l'as suivi, * gardant ses préceptes et ses lois; * et nous qui célébrons ta mémoire sacrée, * avec foi nous t'acclamons * et te glorifions avec amour.

Kondakion, t. 4

Le Dieu suprême, sainte Myrophore, venu en ce monde * dans la chair, * tu l'as aimé en vraie disciple, * portant sur lui tous les désirs de ton cœur; * c'est pourquoi tu accomplis de nombreuses guérisons * et, passée de terre vers les cieux, * tu intercèdes pour le monde en tout temps.

Ikos

La lumière du monde, le Christ, * voyant la vigilance de ta foi * et la fidélité de ton amour, * en premier lieu t'apparut ressuscité du tombeau, * alors que tu t'empressais de lui porter, * à lui l'Inaccessible, la myrrhe avec tes pleurs; * et pour récompense il t'accorda * ce que l'Esprit réservait aux Apôtres: même pouvoir et volonté; * il t'envoie donc annoncer la bonne nouvelle de sa résurrection * à ceux dont il en avait fait les initiés; * et tu intercèdes pour le monde en tout temps.

Exapostilaire (t. 3)

Myrophore Marie, * dont le nom rappelle le Seigneur, * toi la disciple du Christ, * avec les autres myrophores et la Vierge Marie, * l'unique Mère de Dieu, * sans cesse implore le crucifié, le Seigneur, * pour nous tous qui t'honorons avec amour.

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Magdala (ou Magada ou Dalmanoutha), petit village de pêcheurs situé sur la rive occidentale du lac de Gennésareth, à cinq kilomètres de la ville de Tibériade, était la patrie de Sainte Marie Madeleine. Vierge fortunée, elle vécut dans la crainte de Dieu et l'observation de Ses commandements, jusqu'au jour où elle se trouva possédée de sept démons (cf. Marc 16:9; Luc 8:2) [1]. Affligée et ne pouvant trouver aucun répit, elle apprit que Jésus-Christ était parvenu dans la contrée, après avoir traversé la Samarie, et qu'Il attirait de grandes foules à Sa suite, par Ses miracles et Son enseignement céleste. Pleine d'espoir, elle courut vers Lui et, ayant assisté au miracle de la multiplication des pains et des poissons, en nombre suffisant pour nourrir plus de quatre mille hommes (Mat. 15:30-39), elle alla se jeter aux pieds du Sauveur et lui demanda de la guider sur la voie de la vie éternelle. 

SAINTE MARIE MADELEINE, "Égale aux Apôtres"
Ayant été délivrée de cette épreuve, elle renonça à ses biens et à tout attachement au monde pour suivre Jésus dans tous ses périples, avec les Apôtres, la Mère de Dieu et d'autres pieuses femmes qui s'étaient mises à son service après avoir été guéries par lui de diverses maladies: Marie, mère de Jacques le petit et de Joset; Marie de Clopas; Jeanne, femme de Chouza; Suzanne, et Salomé, mère des fils de Zébédée. 
Lorsqu'Il eut rempli Son ministère en Galilée, le Seigneur Se dirigea vers Jérusalem, malgré les avertissements de ses proches. Marie Madeleine le suivit sans hésitation, et se lia d'amitié avec Marthe et Marie de Béthanie. Alors que le Seigneur venait de délivrer un possédé qui était muet, et affirmait qu'Il chassait les démons par l'Esprit de Dieu, une voix s'éleva de la foule et s'écria: « Heureuses les entrailles qui T'ont porté, et les seins qui T'ont allaité! » (Luc 11:27). Cette voix, suppose-t-on, était celle de Marie Madeleine. Elle était présente également lors de la résurrection de Lazare, et fut alors confirmée dans sa foi au Fils de Dieu. Tandis que les autres disciples avaient abandonné le Maître au moment de Son arrestation, elle le suivit jusque dans la cour du grand prêtre puis au tribunal de Pilate, elle assista à Son procès inique, à Sa Passion et se tint auprès de la Croix, en compagnie de la Mère de Dieu et de Saint Jean le Théologien (Jean 19:25). 
Tout étant accompli et le sang du Sauveur ayant coulé de Son côté pour purifier la terre, Marie, surmontant la douleur, prit l'initiative de Son ensevelissement. Sachant que le noble conseiller, Joseph d'Arimathie (cf. 31 juillet), avait fait creuser près de là un tombeau neuf dans le roc, elle alla le trouver et le convainquit de céder ce sépulcre pour ensevelir le Crucifié. Encouragé par la foi résolue de cette femme, Joseph obtint l'autorisation de Pilate et, prenant avec lui Nicodème, le membre du Sanhédrin qui était disciple secret de Jésus, il descendit Le Corps de la Croix et le déposa dans un linceul pour le mettre au tombeau. Marie Madeleine ainsi que la Mère de Dieu assistaient à la scène et elles élevèrent alors une hymne funèbre, accompagnée de larmes, dans lesquelles brillait cependant l'espoir de la Résurrection [2]. Une fois le tombeau fermé par une grosse pierre qu'on avait roulée à l'entrée, Joseph et Nicodème se retirèrent; mais les deux Saintes femmes restèrent assises, en pleurs en face du tombeau, jusque tard dans la nuit. En quittant l'endroit, elles décidèrent, sitôt le repos du sabbat expiré, de revenir au tombeau avec des aromates, pour embaumer une fois encore le corps du Sauveur (Marc 16:1). 
Ayant donc observé le repos légal, au chant du coq, alors que le premier jour de la semaine commençait à peine à poindre, Marie Madeleine et l'"autre Marie" [3] vinrent au sépulcre. Un Ange resplendissant leur apparut, accompagné d'un tremblement de terre, et leur annonça que Jésus ne se trouvait plus à l'intérieur, mais qu'Il était ressuscité (Mat. 28:1). Toutes troublées, elles ne prirent pas même le temps de regarder dans le tombeau et coururent porter la nouvelle aux Apôtres. Le Seigneur ressuscité leur apparut en chemin et les salua en disant: « Réjouissez-vous! » Il convenait en effet qu'Il annonçât à une femme la délivrance de notre nature, déchue et condamnée à la souffrance à la suite de la faute d'Eve. 


En entendant leur récit, les Apôtres crurent qu'elles déliraient. Pierre, cependant, courut jusqu'au sépulcre et, se penchant, vit que seules les bandelettes s'y trouvaient, et il se retira tout perplexe. Le jour s'étant levé, Marie Madeleine se rendit pour la seconde fois sur les lieux, afin de vérifier si elle n'avait pas été victime d'une hallucination. Constatant que le tombeau était effectivement vide, elle alla l'annoncer derechef à Pierre et Jean, qui se rendirent en courant sur les lieux. Une fois les deux disciples repartis, elle resta seule près du tombeau, se demandant qui avait bien pu enlever le corps (Jean 20:11). Deux Anges vêtus de blancs apparurent alors à l'emplacement de la tête et des pieds du Seigneur, et lui demandèrent pourquoi elle pleurait. Comme elle leur répondait, les Anges se levèrent soudain, avec respect. Marie se retourna et vit Jésus qui lui posa la même question. Le prenant pour le jardinier, elle demanda si c'était Lui qui avait enlevé le corps. Mais dès que Jésus l'eut appelée par son nom: "Marie", reconnaissant la voix de son bien-aimé Seigneur, elle s'écria: "Rabbouni (Maître)!" et voulut se jeter à Ses pieds pour les baiser. Désirant l'attirer à une compréhension plus élevée de l'état dans lequel se trouvait Son corps après la Résurrection, Jésus lui dit: « Ne me touche pas, car Je ne suis pas encore monté vers le Père! » Et Il l'envoya annoncer à Ses "frères" ce qu'elle avait vu. 
Devenue pour la troisième fois "apôtre des Apôtres", Marie Madeleine resta avec les disciples et la Mère de Dieu, partageant leur joie. Elle était probablement présente au Mont des Oliviers, lors de l'Ascension, tout comme dans la chambre haute, le jour de la Pentecôte, quand le Saint-Esprit descendit sous forme de langues de feu (Actes 2). 
On raconte que la Sainte quitta ensuite Jérusalem, pour se rendre à Rome et y demander justice à l'empereur Tibère de la condamnation inique prononcée par Pilate [4]. Se présentant devant l'empereur avec un oeuf en main, elle lui déclara qu'après avoir souffert la Passion, le Christ était ressuscité, apportant à tous les hommes la promesse de la résurrection; et l'oeuf se teignit alors en rouge [5]. Le souverain écouta sa requête et convoqua Pilate, ainsi que les grands prêtres Anne et Caïphe. Caïphe mourut en route, en Crète; quant à Anne, il fut supplicié en étant enfermé dans une peau de buffle. Pilate, s'étant présenté au tribunal de l'empereur, essaya de se justifier en avançant les pressions exercées par les Juifs et le risque de rébellion contre l'autorité romaine. Mais César resta insensible à son apologie et le fit jeter en prison. On rapporte que, poursuivant un cerf au cours d'une partie de chasse, organisée non loin de la prison par des amis de Pilate, l'empereur décocha une flèche qui alla frapper Pilate en plein coeur. 
De retour à Jérusalem, Marie Madeleine suivit l'enseignement de Saint Pierre. Quatre ans s'étant écoulés depuis la Résurrection, et les Apôtres s'étant dispersés dans diverses régions du monde, elle se joignit à Saint Maxime, l'un des Soixante-Dix Disciples, pour aller prêcher la Bonne Nouvelle. Ils furent bientôt arrêtés par les Juifs et abandonnés, avec d'autres Chrétiens, en pleine mer, sans nourriture, dans un bateau dépourvu de voile et de rames. L'embarcation fut cependant guidée par le Christ, le Pilote de notre Salut, jusqu'à Marseille, en Gaule [6]. Ayant débarqué sains et saufs, les Saints Apôtres eurent à subir la faim, la soif et le mépris des habitants de l'endroit, païens forcenés qui ne leur procuraient aucun secours. Un jour que ces derniers s'étaient réunis pour un de leurs sacrifices impies, Sainte Marie Madeleine se mêla courageusement à l'assemblée et les exhorta à reconnaître le seul Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Émerveillés par son assurance et par l'éclat de son visage, les païens prêtèrent attention à ses paroles. Elle réitéra son discours devant le gouverneur romain de la province, Hypatios, qui était venu en compagnie de son épouse apporter une offrande aux idoles, afin d'obtenir une progéniture. D'abord réticent, Hypatios, à la suite de trois apparitions de la Sainte, accueillit Marie et ses compagnons en son palais et demanda à être instruit de leur doctrine. Grâce à l'intercession de Marie, il obtint un enfant, mais sa femme mourut en le mettant au monde. Après un court séjour à Rome, Hypatios entreprit un pèlerinage à Jérusalem; mais changeant soudain d'avis, il décida de retourner à l'endroit où il avait enseveli son épouse et l'enfant. Quelle ne fut pas sa stupeur de les retrouver vivants et d'apprendre qu'ils avaient survécu grâce aux prières et aux soins de Sainte Marie Madeleine! Rendant grâces à Dieu, le magistrat et toute sa maison se firent alors baptiser et devinrent de fervents proclamateurs de la Vérité. 
Quittant la Gaule, Sainte Marie Madeleine continua ses périples missionnaires en Égypte, Phénicie, Syrie, Pamphylie et autres lieux, répandant partout la bonne odeur du Christ. Elle passa quelque temps à Jérusalem, puis partit pour Éphèse, où elle retrouva Saint Jean le Théologien, partageant ses épreuves et jouissant de ses enseignements inspirés. 
Ayant rempli la mission que le Seigneur lui avait confiée, elle remit là son âme à Dieu, après une brève maladie, et fut ensevelie à l'entrée de la grotte, où s'endormirent ensuite les Sept Enfants (cf. 4 août). De nombreux miracles se produisirent en cet endroit, jusqu'au jour où, presque dix siècles plus tard (899), le pieux empereur Léon VI le Sage ordonna de transférer les reliques de la Sainte Égale-aux-Apôtres à Constantinople (cf. 4 mai). Il les reçut avec une grande dévotion, en présence de tout le peuple, et les portant sur ses épaules, aidé de son frère Alexandre, il alla les déposer dans la partie gauche du sanctuaire du monastère de Saint Lazare, qu'il avait fondé. 
Survivant aux péripéties de l'histoire, la main gauche de la Sainte Myrophore, qui exhale un suave parfum, est aujourd'hui vénérée au Monastère athonite de Simonos Pétra, qui honore Sainte Marie Madeleine comme sa seconde fondatrice.

[1] La Tradition occidentale, depuis St Grégoire le Grand, a assimilé Marie Madeleine à la pécheresse repentante venue oindre les pieds de Jésus (Luc 7:36-38), et même à Marie soeur de Lazare. Mais rien dans l'Évangile ne porte à faire cette identification, rejetée par la plupart des Pères orientaux. En effet, la possession ne suppose en aucun cas une vie débauchée. St Syméon Métaphraste interprète de manière allégorique les "sept démons" comme les sept passions qui font obstacle à la vertu; toutefois il n'est pas suivi par d'autres Pères.

[2] Cette thrène est le thème de l'Office des matines du Grand Samedi.

[3] D'après St Romanos le Mélode et St Grégoire Palamas l'"autre Marie" ne pouvait être que la Mère de Dieu, car il convenait qu'elle fût la première à contempler la Résurrection de son Fils. Mais, pour la plupart des Pères, ce fut Marie Madeleine qui vit la première le Seigneur, conformément aux paroles de l'Évangile (Marc 16:9), l'"autre Marie" étant Marie, mère de Jacques. Les écrivains ecclésiastiques ont essayé de concilier de diverses manières les récits divergents des Evangiles concernant la ou les visites des Saintes Myrophores au tombeau. Nous résumons ici la version de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVe siècle).

[4] Ce récit de la vengeance contre Pilate et de sa mort n'est rapporté que par St Syméon Métaphraste, probablement sous l'influence de l'Évangile apocryphe de Nicodème (Actes de Pilate, Ves.), qui met en scène Ste Véronique. En 36, Pilate fut déposé de sa charge et renvoyé à Rome pour répondre de sa mauvaise administration, pendant laquelle avaient abondé provocations, violences et exécutions arbitraires. Selon Eusèbe de Césarée, il se serait suicidé (Hist. ecclés. II, 7), ou fut peut-être exécuté. Diverses traditions apocryphes ont tenté de réhabiliter Pilate, supposant même qu'il se serait converti, et reportent toute la responsabilité de la Passion sur les Juifs.

[5] Cette tradition populaire rend compte de la coutume des oeufs de Pâques, répandue dans tout le monde chrétien.

[6] Ce récit de la mission de Ste Marie Madeleine en Gaule, rapporté par St Syméon Métaphraste, fait écho, en quelque manière, aux diverses traditions répandues en France, concernant le culte de la Sainte. La tradition du transfert de Reliques de Marie Madeleine à l'abbaye de Vézelay, en Bourgogne, semble la plus ancienne et fut à l'origine d'un fameux pèlerinage. Selon certains, ces Reliques venaient de Provence, selon d'autres de Palestine. À partir du XIIe siècle on commença à vénérer à la Sainte-Baume, à une cinquantaine de km de Marseille, une caverne où la Sainte aurait mené la vie ascétique pendant trente ans. Parallèlement, un pèlerinage se développa au village de Saint-Maximin, à une vingtaine de km de là, où l'on avait découvert dans une crypte un sarcophage de la Sainte Myrophore. On vénéra dès lors en Provence Ste Marie Madeleine et ses compagnons: St Maximin, premier Evêque d'Aix, St Sidoine, Ste Marcelle et deux autres enfants. Notons qu'on vénère également aux Saintes-Maries de la Mer, en Camargue, les Saintes Myrophores Marie, mère de Jacques, et Marie Salomé, qui auraient accompagné Ste Marie Madeleine dans sa mission.

Aucun texte alternatif disponible.

(Texte extrait du Synaxaire, Vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe, adaptation française par le hiéromoine Macaire de Simonos-Petras)

 

Par Saint Romanos le Mélode

(?-v. 560), compositeur d'hymnes 
Hymne 40 (trad. SC 128, p. 397s rev.)

 

Marie Madeleine, envoyée annoncer la résurrection

      Celui qui sonde les cœurs et les reins (Ps 7,10), sachant que Marie reconnaîtrait sa voix, appelait son agneau en vrai pasteur (Jn 10,4) disant :

« Marie ! »

Elle dit aussitôt :

« Oui, c'est bien mon bon pasteur qui m'appelle pour me compter désormais avec les quatre-vingt-dix-neuf brebis (Lc 15,4).

Je vois derrière lui des légions de saints, des armées de justes...

Je sais bien qui il est, celui qui m'appelle ; je l'avais dit, c'est mon Seigneur, c'est celui qui offre aux hommes déchus la résurrection ». 

      Emportée par la ferveur de l'amour, la jeune femme voulut saisir celui qui remplit toute la création... Mais le Créateur...l'éleva vers le monde divin en disant :

« Ne me touche pas ; me prendrais-tu seulement pour un mortel ? Je suis Dieu, ne me touche pas... Lève là-haut tes yeux et regarde le monde céleste ; c'est là que tu dois me chercher. Car je monte vers mon Père, que je n'ai pas quitté.

J'ai toujours été en même temps que lui, je partage son trône, je reçois le même honneur, moi qui offre aux hommes déchus la résurrection. 

      « Que ta langue désormais proclame ces choses et les explique aux fils du Royaume qui attendent que je m'éveille, moi, le Vivant.

Va vite, Marie, rassemble mes disciples.

J'ai en toi une trompette à la voix puissante ; sonne un chant de paix aux oreilles craintives de mes amis cachés, éveille-les tous comme d'un sommeil, afin qu'ils viennent à ma rencontre.

Va dire : 'L'époux s'est éveillé, sortant de la tombe.

Apôtres, chassez la tristesse mortelle, car il s'est levé, celui qui offre aux hommes déchus la résurrection' »... 

      Marie s'exclame :

« Tout d'un coup mon deuil s'est changé en liesse, tout m'est devenu joie et allégresse. Je n'hésite pas à le dire : j'ai reçu la même gloire que Moïse (Ex 33,18s).

J'ai vu, oui, j'ai vu, non sur la montagne, mais dans le sépulcre, voilé non par la nuée, mais par un corps, le maître des êtres incorporels et des nuées, leur maître hier, maintenant et à jamais.

Il m'a dit : 'Marie, hâte-toi ! Comme une colombe portant un rameau d'olivier, va annoncer la bonne nouvelle aux descendants de Noé (Gn 8,11).

Dis-leur que la mort est détruite et qu'il est ressuscité, celui qui offre aux hommes déchus la résurrection' ».

By Saint Romanos le Mélode

(? -v. 560), composer of hymns
Hymn 40 (SC 128, p 397s rev.)

Mary Magdalene, sent to announce the resurrection

He who searches the hearts and the loins (Ps 7,10), knowing that Mary would recognize his voice, called his lamb a true pastor (Jn 10: 4), saying,

"Mary! "

She immediately said:

"Yes, it is indeed my good pastor who calls me to count me now with the ninety-nine sheep (Lk 15: 4).

I see behind him legions of saints, armies of righteous ...

I know who he is, the one who calls me; I had said it, it is my Lord, it is he who offers fallen men the resurrection. "

Carried away by the fervor of love, the young woman wanted to seize the one who fills all creation ... But the Creator ... raised her to the divine world, saying:

" Do not touch me ; Would you take me for a mortal? I am God, do not touch me ... Raise up your eyes and look at the heavenly world; That's where you gotta get me. For I ascend unto my Father, which I have not left.

I have always been at the same time with him, I share his throne, I receive the same honor, I who offer fallen men the resurrection.

"Let your tongue now proclaim these things and explain them to the sons of the Kingdom who await that I awaken, the Living One.

Go quickly, Mary, gather my disciples.

I have in you a trumpet with a powerful voice; Sounds a song of peace to the fearful ears of my hidden friends, awaken them all as a sleep, so that they come to meet me.

Go and say, 'The bridegroom awoke, coming out of the grave.

Apostles, cast out mortal sadness, for he has risen, he who offers fallen men the resurrection. "

Mary exclaims:

"All of a sudden my mourning changed into jubilation, everything became joyful and joyful to me. I do not hesitate to say: I received the same glory as Moses (Ex 33,18s).

I saw, not in the mountain, but in the sepulcher, veiled not by the cloud, but by a body, the master of incorporeal beings and clouds, their master yesterday, now and forever .

He said to me, 'Mary, hasten! Like a dove carrying an olive branch, will announce the good news to the descendants of Noah (Gen. 8:11).

Tell them that death is destroyed and that he is risen, the one who offers fallen men the resurrection. "

Por São Romano, o Melodista

(? V. 560), compositor de hinos
Hino 40 (Proc. SC 128, pp. 397s rev.)

Marie Madeleine, enviou anunciar a ressurreição

Aquele que sonda os corações e as rédeas (Sl 7,10), sabendo que Mary iria reconhecer sua voz, chamou o seu verdadeiro pastor cordeiro (João 10.4) dizendo:

"Mary! "

Ela imediatamente disse:

"Sim, esse é o meu bom pastor que me chama para contar-me agora com noventa e nove ovelhas (Lc 15,4).

Eu vejo por trás lhe legiões de santos, exércitos dos justos ...

Eu sei quem ele é, o que me chama; Eu disse, este é o meu Senhor, este é o que oferece a homens ressurreição caído. "

Levado pelo fervor do amor, a jovem tentou apoderar-se dele que enche toda a criação ... Mas o Criador ... levantou-o para o mundo divino, dizendo:

"Não me toque; me levá-lo apenas uma mortal? Eu sou Deus, não me toque ... Levante-se acima de seus olhos e olhar para o mundo celestial; este é onde você precisa para me pegar. Pois eu subo para meu Pai, eu não deixei.

Eu estava sempre ao mesmo tempo como ele, eu compartilhar seu trono, eu recebo a mesma honra, eu que oferece aos homens ressurreição caído.

"Deixe sua língua agora proclama estas coisas e explica ao filho do Reino esperando que eu acordar, eu, a Vivo.

Vá depressa, Mary, reunir meus discípulos.

Eu tenho em você um trompete com uma voz poderosa; Parece uma canção de paz para os ouvidos com medo de meu amigo oculto, desperta-los todos como um sono, então eles vêm meu caminho.

Dirão: 'O marido está acordado, fora da sepultura.

Apóstolos, lançou a tristeza mortal, porque ele se levantou, o que oferece a homens ressurreição caído '" ...

Mary exclama:

"De repente, meu luto se transformou em alegria, tudo se tornou minha alegria e júbilo. Eu não hesito em dizer: recebi a mesma glória como (33,18s Ex) e Moses.

Eu vi, sim, vi, e não sobre a montanha, mas na sepultura, não velada pela nuvem, mas por um corpo, o mestre de seres incorpóreos e as nuvens, o seu ontem Mestre, agora e para sempre .

Ele disse, 'Mary, apressa-te! Como uma pomba que leva um ramo de oliveira, vai anunciar uma boa notícia para os descendentes de Noé (Gênesis 8:11).

Diga-lhes que a morte é destruída e ressuscitou, o que oferece a homens ressurreição caído'. "

 

Mercredi 22 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LES RELIQUES DE MARIE MADELEINE...

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Les précieuses dépouilles de cette sainte amante et pénitente ont de tout temps été honorées à Saint-Maximin, mais principalement depuis que Charles II, prince de Salerne et ensuite roi de Naples, de Sicile, de Jérusalem et de Hongrie, y a fait bâtir, sur la fin du XIIIe siècle, le célèbre couvent de l’Ordre de Saint-Dominique, un des plus magnifiques monastères de France. On voit, au-dessus du grand autel, un tombeau de porphyre, présent du pape Urbain VIII, où, l’an 1660, les principaux ossements qui étaient dans le sépulcre furent transférés en présence de Louis XIV et de toute sa cour, par Jean-Baptiste de Marinis, archevêque d’Avignon, du même Ordre de Saint-Dominique ; et, dans un petit caveau qui est dans la nef, on voit le précieux chef de la Sainte sur le front duquel il paraît encore un peu de sa chair, à l’endroit où l’on croit que Notre-Seigneur la toucha après sa résurrection, en lui disant :Noli me tangere. Il y a, au même lieu, une touffe de ses cheveux ; et dans sa chapelle, qui est à l’opposite, un ossement de ses bras qui, sans aucune cause naturelle, exhale une odeur très douce et très agréable, à peu près comme le vrai bois de Sainte-Lucie.

 

Les Grecs, dans leur ménologe, ainsi que les historiens Cédrénus, Jean Curopalat et Zonare, disent que les reliques de sainte Madeleine, étant à Ephèse avec celles de saint Lazare, furent transportées à Constantinople, l’an 886, par le commandement de l’empereur Léon, ce qui est conforme à ce que dit saint Grégoire de Tours au livre 1er des Miracles, chapitre 30, que, de son temps, elles étaient à Ephèse, n’ayant point de couverture au dessus ; et encore à ce que dit Richard de Vassebourg, au livre II des Antiquités de la Gaule-Belgique, que saint Magdalvée, évêque de Verdun, étant allé à Ephèse, dans son pèlerinage de la Terre Sainte, on lui donna deux dents et un peu des cheveux de sainte Madeleine. Mais cette Madeleine, dont parle les Grecs et ceux qui les ont suivis, n’est pas notre sainte pénitente, disciple de Jésus-Christ, mais quelque autre du même nom, qu’ils ont confondue avec elle : cette Madeleine, d’après certains auteurs, était une vierge et martyre.

 

Sigebert, dans sa Chronique sur l’année 745, dit que les Sarrasins ayant saccagé la Provence, le corps de sainte Madeleine fut transporté par Girault, comte de Bourgogne, au monastère de Vézelay,  que lui-même avait fait bâtir : ce que plusieurs autres auteurs ont écrit après lui ; mais, outre que Sigebert ne parle qu’en doutant, la tradition des Eglises de Provence est bien plus certaine, puisque, en 1279, on trouva à Saint-Maximin, dans un lieu fort secret, un sépulcre de marbre dans lequel le corps de sainte Marie-Madeleine avait été caché par crainte des Sarrasins avec deux inscriptions très anciennes et dont même l’une était écrite sur des tables enduites de cire, lesquelles portaient son nom, avec le sujet qui obligea de cacher ce grand trésor. Si Girault, comte de Bourgogne, a fait transférer un corps saint de Provence à Vézelay, ce qui ne lui était pas difficile, étant seigneur d’Avignon, ce n’a pas été celui de sainte Madeleine, mais de quelque autre saint ou sainte que l’on a pris pour elle.

Pendant la Révolution française, l’église de la Sainte-Baume fut profanée et détruite. Celle de Saint-Maximin se vit aussi dépouillée de son trésor : le décemvir Barras fit changer la châsse en numéraire, et les saintes reliques furent jetées pêle-mêle. Cependant l’ancien sacristain laïque des Dominicains, Joseph Bastide, enleva secrètement le chef de sainte Madeleine, la fiole de cristal dite la Sainte-Ampoule, le noli me tangere avec sa boîte, une partie des cheveux et des os du bras. L’église de Saint-Maximin ne fut point incendiée et ruinée comme la Sainte-Baume, grâce à la sage prévoyance de Lucien Bonaparte, qui fit écrire sur la porte :Fournitures militaires. Dès que le calme commença à se rétablir, Bastide rendit à l’église de Saint-Maximin le chef de sainte Madeleine : de plus, on trouva dans la sacristie les corps saints jetés pêle-mêle, comme nous l’avons dit ; on ne put distinguer que deux ossements de saint Maximin, le chef de saint Sidoine et quelques autres, qui furent mis dans des châsses de bois. On renferma, dans un reliquaire de cuivre doré, en forme de bras, négligé par les spoliateurs, les deux ossements qui étaient dans l’ancienne châsse appelée le Bras de sainte Madeleine.

 

Relevée de ses ruines en 1814, et visitée le 5 du même mois par ving-cinq ou trente mille pèlerins, la Sainte-Baume subit de nouvelles dévastations pendant les cent-Jours. Le maréchal Brune, qualifié, dit-on, par Napoléon, d’intrépide déprédateur, renouvela les horreurs, les impiétés de 93.

 

Le 22 août suivant, il périt misérablement à Avignon, victime de la fureur politique du peuple ; son cadavre, jeté à l’eau, partout où le Rhône le porta sur ses bords, fut rejeté dans son cours ; la justice divine le priva d’une sépulture qu’on ne refuse pas aux inconnus. Depuis, la piété des Provençaux, la munificence de Louis XVIII, restaurèrent une seconde fois ce monument. Pie VII accorda de nouveau l’indulgence plénière à ceux qui visiteraient la grotte de sainte Madeleine en quelqu’une des fêtes suivantes : celles de la Pentecôte, de sainte Madeleine, de saint Louis, de saint Maximin et de l’Exaltation de la sainte Croix.

Au mois de mai 1822, tous les ouvrages d’art étant terminés, l’autel de sainte Madeleine et celui de la sainte Vierge entièrement remis à neuf, l’archevêque d’Aix bénit solennellement la grotte ; plus de quarante mille pèlerins y entrèrent successivement. Cela ne suffisait pas sans doute pour l’accomplissement de cette prédiction sortie de la bouche du Sauveur, lorsque Madeleine eut répandu ses parfums sur l’Auteur de toute suavité : « En vérité, je vous le dis, partout où cet Evangile sera prêché, on racontera, à la mémoire de cette femme, l’action qu’elle vient de faire ». Un édifice prodigieux s’éleva, dont Napoléon voulut faire le temple de la Gloire ; en effet, il publie une gloire proclamée par le meilleur juge, par Dieu lui-même : ce temple porte le nom de laMadeleine. Ainsi, cette humble femme éclate dans ce foyer même de toute célébrité, dans ce Paris d’où la renommée rayonne sur le monde. Voilà le reliquaire que la Providence préparait pour les restes de sainte Madeleine.

En 1781, par l’ordre de Louis XVI, on ouvrit, pour la première fois, l’urne de porphyre où le corps de sainte Madeleine était renfermé, et l’on en détacha une relique insigne, qui fut portée à Don Ferdinand, duc de Parme. Dieu prit à temps cette mesure. Douze ans plus tard, tout ce qu’il y avait dans l’urne fut dispersé : il ne resta plus d’autre relique insigne de sainte Madeleine que la portion envoyée au duc de Parme et le chef honoré dans l’église de Saint-Maximin, avec deux ossements d’un bras.

La Providence voulut que Napoléon envoyât à Paris, parmi les dépouilles du duc de Parme qui devaient être converties en numéraire, la châsse même qui renfermait cette précieuse relique ; après la Restauration, ce trésor, cédé en toute propriété par l’ancienne reine d’Etrurie, fut transféré dans le monument qui l’attendait d’après les décrets éternels.

Nous avons dans Origène, une excellente homélie à sa louange, que l’on croit toutefois être originellement latine et non pas grecque. Le cardinal de Bérulle a donné aussi au public un admirable traité de ses excellences ; et Coëffeteau, évêque de Marseille, avec Godeau, évêque de Vence, ont parfaitement bien décrit ses larmes et sa pénitence. Le P. Alexandre, jacobin, au second tome de ses Dissertations sur le 1er siècle, établit fort solidement ce que nous avons avancé dans cette vie touchant la critique de son histoire. – Cf. Monuments inédits de l’apostolat de sainte Madeleine, etc., par M. Faillon, de la Société de Saint-Sulpice, 2 vol. Migne ; etSainte Marie-Madeleine, par le R. P. Lacordaire.

Relique de Ste Marie Madeleine à Villerselve 60 Procession, fête et procession le 22 juillet

Des petites Bollandiste

Pour l'histoire:

 

L'Eglise Sainte Marie Madeleine de Paris était une église construite à la place d’une synagogue

Démolition des fondation de l'église Sainte Marie Madeleine de la Cité par A Bénard

Au début de son règne dans la seconde moitié du XIIe siècle, Philippe Auguste fit expulser les juifs de son royaume. Nombre d’entre eux vivaient dans l’île de la Cité, pas loin du Palais. 

L’évêque de Paris fit convertir la synagogue en église en 1183. Il la dédia à Sainte Marie Madeleine. 

 

L’église fut reconstruite au XIVe siècle. Si bien que le portail et les arcades de la nef de l’église qui passa les siècles dataient de cette période. Elle fut ensuite allongée et élargie le siècle suivant. 

Cette église était située non loin de Saint Denis de la Chartre, en continuité du pont Notre Dame.

On y avait déposé des reliques de Sainte Madeleine, mais aussi de Saint Symphorien.

Chaque jour, on y célébrait les heures canoniales et la grand messe.

 

Avec la réforme des paroisses du milieu du XVIIIe siècle, Sainte Marie Madeleine de la Cité récupéra les territoires de Saint Christophe et de Sainte Geneviève des Ardents. On en profita pour agrandir davantage l’église. 

 

Sainte Marie Madeleine de la Cité fut vendue en 1793, à la Révolution, et détruite ensuite.

 

Les objets saints et l’orthodoxie en France

Le prêtre Nikolaï Nikichine : « Grâce à la ferveur des pèlerins russes, nous assistons à une renaissance du culte de la Couronne d’épines à Notre Dame de Paris »

Si la France contemporaine est un modèle d’État laïc, de nombreuses reliques chrétiennes se conservent pourtant jusqu’à présent sur son territoire. Certaines d’entre elles remontent à la période où les Églises orthodoxe et catholique n’étaient pas encore divisées. À propos de ces objets saints ainsi que de la situation de l’orthodoxie en France, nous nous sommes entretenus avec le prêtre Nikolaï Nikichine, doyen de deux métochions1 – la communauté de Sainte Hélène à Paris et le métochion du saint prélat Nikolaï à Saint-Nicolas-de-Port.

Prière face à la couronne du Christ à Notre-Dame de Paris
Prière face à la couronne du Christ à Notre-Dame de Paris

Koultoura : Père Nikolaï, de quand datent les pèlerinages contemporains depuis la Russie vers la France ?

Nikolaï Nikichine : Tout a commencé en 1997, par la prière que j’ai prononcée dans l’église parisienne Saint-Leu-Saint-Gilles face aux reliques de Sainte Hélène. Il y a alors eu une prise de conscience en Russie : Paris n’est pas seulement un centre de culture, c’est aussi un point crucial de lieux saints.

Koultoura : La principale découverte pour les orthodoxes, ce fut, évidemment, la Couronne d’épines ?

N.N. : Nous avons découvert en effet que Notre-Dame de Paris abritait la Couronne d’épines qu’on sortait pour le culte chaque premier vendredi du mois. J’ai organisé la première prière face à la Couronne en 2004. Et après que le patriarche Alexeï II, en 2007, est venu à Paris et a rendu hommage à la sainte relique, un pèlerinage important a commencé depuis tous les coins de Russie.

La France a quelque chose de plus précieux que les technologies modernes

Koultoura : Comment avez-vous commencé à étudier les reliques orthodoxes ?

N.N. : J’ai terminé la faculté de mathématiques de la MGU et je reste, par ma vocation, un scientifique. Arrivé à Paris, j’ai terminé l’institut orthodoxe de théologie saint-Serge et me suis consacré à l’étude des reliques. Ma première découverte, ce furent les reliques de sainte-Hélène ; et leur authenticité a été ce don qui a prouvé que reposait ici en France, sous le boisseau, quelque chose de plus précieux que les technologies modernes et autres avancées de la civilisation. J’ai élaboré une méthodologie pour l’étude des reliques, qui m’a permis de me convaincre que le tas de brindilles de Notre- Dame n’était pas une contrefaçon mais bien la véritable Couronne d’épines du Sauveur.

Koultoura : Et comment la Couronne d’épines s’est-elle retrouvée à Paris ?

N.N. : En 1239, les croisés ont apporté la Couronne d’épines de Constantinople à Paris. Nous avons coutume de considérer les croisés comme des pillards brutaux. Mais peut-être ont-ils été le bras du métier Divin ? Car beaucoup de ce qu’ils n’ont pas ramené de l’actuelle Turquie n’est déjà plus disponible pour le culte. Et la Couronne d’épines à Paris est ainsi devenue source de grâce pour toute la France et pour beaucoup d’autres pays.

Koultoura : C’est de la bouche de pèlerins russes que j’ai pour la première fois entendu dire que la Sainte-Tunique du Christ se trouvait à Argenteuil.

N.N. : Oui, au VIIIème siècle, Charlemagne a offert cette tunique à sa fille – supérieure du monastère d’Argenteuil. Nous savons que le Shah perse a offert une particule de cette relique du Seigneur au père de Mikhaïl Romanov – le patriarche Philarète.

Koultoura : Le Voile de l’Intercession de la Mère de Dieu, dans la cathédrale de Chartres est un objet d’adoration particulière pour les orthodoxes.

N.N. : Le Voile est le symbole de la protection et de l’intercession de la Sainte mère. L’intercession, tout comme la Couronne d’épines, a été ramenée de Constantinople (quoique beaucoup plus tôt – à la fin du IXème siècle) et a joué un rôle libérateur dans l’histoire de Chartres. En 911, les Vikings ont assiégé la ville. L’évêque est apparu avec ce voile sur le mur de la ville et les Vikings ont soudain été aveuglés, à la suite de quoi ils ont reculé. Dès l’année suivante, leur chef Rollon a été baptisé et le bandit qu’il était est devenu le premier prince de Normandie.

Koultoura : Très peu de Français savent qu’aujourd’hui, les reliques de Marie de Magdala Égale-aux-Apôtres sont conservées dans l’église de la Madeleine.

N.N. : C’est vrai. Dès le XIXème siècle, quand l’église parisienne de la Madeleine a été bâtie, on y a transféré les reliques de sainte Marie de Magdala pour l’exaltation des chrétiens de la capitale. Avant, elles étaient conservées dans le sud de la France, dans le petit village de Saint-Maximin où, selon la légende, Marie de Magdala a passé 30 ans de sa vie.

Koultoura : Y a-t-il encore en France des reliques que nous ne connaissons pas ?

N.N. : Je m’occupe de saintes reliques qui ont joué un grand rôle dans l’histoire de la chrétienté. Il y a, dans la petite ville de Cahors, un voile – c’est celui dans lequel a été enveloppée la tête du Sauveur lors de son enterrement. À 50 kilomètres d’Amiens, dans une petite ville, est conservée la tête de Anne – la mère de la Mère de Dieu. Près de Grenoble, on trouve des reliques d’Antoine le Grand. Vous souvenez-vous de l’exaltation avec laquelle les Russes sont allés rendre hommage à la ceinture de la mère de Dieu, apportée du mont Athos ? En France, dans la vallée de la Loire, est conservée une autre ceinture qui lui a appartenu.

Les Français sont insensibles à leurs reliques

Koultoura : Si je comprends bien, les catholiques n’honorent pas vraiment ces reliques ?

N.N. : Hélas. Les gens ne s’y intéressent pratiquement pas. Ils y sont insensibles. On peut même parler d’indifférence religieuse des Français. Et cela se manifeste, en particulier, dans le fait que leurs cathédrales sont vides. Aujourd’hui, quand le culte de la Couronne d’épines se déroule à Notre-Dame, on me téléphone à chaque fois de Russie pour me demander de l’aide afin de pouvoir y participer. Les Russes ne peuvent tout simplement pas croire que ce culte commence à 15h et se termine une demi-heure plus tard et qu’aucune invitation spéciale n’est requise. Ce laps de temps suffit. Sur les 200 personnes qui y viennent, la moitié sont des orthodoxes.

Koultoura : Quel rapport les catholiques entretiennent avec nos pèlerins ?

N.N. : Il est très bon. L’ordre des Chevaliers du Saint-Sépulcre organise le culte de la Couronne d’épines et vend des cartes postales à Notre- Dame. Ces dernières années, leurs « bénéfices », grâce aux orthodoxes, a été multiplié par 5. En outre, si parmi les catholiques, lors de cette journée, une seule personne chante, j’apporte moi, de Russie, tout un chœur. Pour eux, c’est comme un cadeau. Ils nous sont reconnaissants et se réjouissent. Et aujourd’hui, précisément grâce à la ferveur des pèlerins russes, nous assistons à une renaissance du culte de la Couronne d’épines.

Koultoura : Certains Français de ma connaissance se sont convertis à l’orthodoxie. Est-ce une tendance ?

N.N. : Souvenons-nous, si vous le voulez bien, du XIXème siècle, de cette période où certains représentants de l’élite russe sont passés à la foi catholique. Aujourd’hui, c’est l’inverse. L’élite française devient de plus en plus souvent orthodoxe. Il y a aujourd’hui, parmi les prêtres orthodoxes, des représentants des plus éminentes familles françaises. Ça a représenté pour eux un pas difficile – il leur a fallu surmonter l’appréhension de leurs familles, traverser des conflits. Je dois dire qu’aujourd’hui en France, les prêtres les plus instruits et les plus actifs ne sont pas des Russes mais des représentants de l’intelligentsia française convertis à l’orthodoxie. Ici, on devient orthodoxe dans le milieu de l’émigration. Mais l’émigration, c’est un reflet et non la lumière de l’orthodoxie. La lumière – c’est en Russie.

(Source: https://www.lecourrierderussie.com/)

Mercredi 22 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LA PYRAMIDE DE L'ÉTHIQUE

L’image contient peut-être : texte

Symboliquement la déculpabilisation de l’avortement a réussi à faire « sauter » le verrou éthique suprême qui était l’interdiction de tuer. Si nous comparons l’éthique à une pyramide, son sommet (ou son Saint Graal) était depuis la nuit des temps (certes surtout depuis l’avènement des dix commandements donnés à Moise par le Tout-Puissant) le respect de la vie humaine.

A partir du moment où l’essentiel est discrédité et où le sommet de la pyramide est foulé au pied, c’est l’ensemble de l’édifice qui s’écroule.

Quand le pire est permis que peut-on condamner ?

Peut-on dire à une personne « tu as le droit de tuer ton enfant mais tu n’as pas le droit de voler ma voiture » ?

La déculpabilisation du meurtre de « l’innocent absolu » qui est « l’enfant-à-naître » sans défense, condamne sans appel toute éthique post-moderne à être, en dernière analyse, une sinistre farce. Mais peu importe.

Pour la culture de mort, ce qui compte, c’est l’universalisation de la déculpabilisation (déculpabilisation « pour tous »). Et cela fonctionne parfaitement.

La légalisation de l’avortement, par phénomène de ricochet, étouffe dans l’œuf toutes condamnations des dérives bioéthiques.

Pour ne citer qu’un seul exemple, condamner les recherches sur les cellules souches embryonnaires équivaudrait implicitement à reconnaître que l’avortement est un meurtre. Cela serait bien sûr intolérable.

Ces recherches infâmes sont donc autorisées.

Rappelons que le principe consiste à tuer des embryons pour fabriquer des lignées de cellules souches indifférenciées étant susceptibles de pouvoir se développer, au grès de la demande, en tel ou tel organe ou tissu organique.

Bref, fabriquer des médicaments à partir d’embryons humains afin de pouvoir soigner des adultes. Une sorte d’abominable « vampirisme intergénérationnel » où les plus faibles sont sacrifiés pour nourrir les plus forts.

On l’aura compris, la déculpabilisation de l’avortement, in fine, essentiellement, déculpabilise tout.

Cela explique en creux cet acharnement de la dictature culturelle du politiquement-correct planétaire, à vouloir pénaliser les opposants à l'avortement.

Le jour où nous aurons cédé sur l'avortement (et sur le mariage contre "Dieu et nature" qui fait aussi obstacle à la procréation de la vie voulu par Dieu) nous aurons cédé sur tout.

C'est cela qu'il faut comprendre.


PHOTO: Grammaire "de la vie" pour les nuls.

Source: Jean Pierre AussantLa foire aux (vraies) questions.

 
   
 
GÈNÉTHIQUE VOUS INFORME
 
 
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Le Sénat présentait hier un document de travail « informatif », qui précise d’emblée qu’« il ne contient aucune prise de position susceptible d’engager le...
 
 
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Des chercheurs développent un nouveau type de robot mou et évolutif
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"PMA pour toutes" : quel coût supplémentaire ? Quelle prise en charge ?
L’ouverture de la PMA aux partenaires homosexuelles et aux femmes célibataires peut faire l’objet d’une approche « purement gestionnaire ». « Le coût moyen pour l’Assurance Maladie d’un cycle de FIV...
 
 
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Symbolique originelle de l’arc-en-ciel.

 

Dans la Bible, après le déluge, l’arc-en-ciel devient le signe de l’alliance de Dieu avec les hommes.

Ces dernières décennies, l’arc-en-ciel a été désigné comme un signe de « fierté » et un symbole de ralliement pour la communauté LGBT, mais la signification originale se trouve dans les Ecritures.

Lorsque Dieu a placé l’arc-en-ciel dans le ciel, c’était pour témoigner qu’il ne détruirait plus jamais la terre avec de l’eau (Genèse 9:13).

Il fit alors de l’arc-en-ciel le signe de l’alliance entre lui et les hommes.

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OSER ESPÉRER (SOURCE: "SAGESSE ORTHODOXE")

Un spectacle affligeant –

Ce qui se passe dans le monde contemporain et parmi les chrétiens eux-mêmes est quelquefois bien décourageant : 2000 ans de christianisme semblent n’avoir servi à rien ! Nos communautés sont affaiblies, quelquefois réduites voire minuscules ; l’athéisme grandit dans le monde ; l’apostasie gagne chez les chrétiens ; l’impiété et l’immoralité triomphent dans la société civile… Le règne de la confusion s’étend dans l’opinion publique et jusque dans nos écoles… L’ombre de conflits planétaires obscurcit l’horizon… Nos propres péchés sont accablants. Mais, à ses disciples, le Christ dit : « Courage : J’ai vaincu le monde ! » (Jn 16, 33). Le courage, pour les chrétiens, est essentiellement un commandement divin à accomplir. L’espérance constitue notre identité : sans elle, nous ne sommes même pas chrétiens.

Le charisme

L’espérance est fondée sur le fait de la Résurrection. Tout est possible ; la mort est vaincue ; le pouvoir du Diable est anéanti ; la vie éternelle est donnée à toute la création, particulièrement à ceux qui croient. Elle est un don du saint Esprit, jailli du Père, à la Pentecôte, et descendu sur tous ceux qui croyaient déjà dans le Christ – les apôtres et les disciples – et, par eux, sur toutes les nations. La Mère de Dieu et tous les saints, invisiblement et visiblement présents, procurent un immense encouragement à tous ceux qui sont tentés de désespérer. La Vierge est la Protectrice du genre humain que le Christ lui a confié du haut de la Croix. Et le chrétien, à l’exemple du prophète Abraham, « espère contre toute espérance » (Ro. 4, 18). « Tout est possible pour celui qui croit ! » (Mat. 19, 26 ; Mc 9, 23, etc.)

Le péché de découragement

Le découragement est une tentation venue de Satan, peut-être le « péché contre l’Esprit » : on oublie que Dieu existe, on ne croit plus à son amour, on pense que Dieu n’a pas le pouvoir de résoudre des problèmes trop importants… Le désespoir également peut être un péché, s’il consiste à désespérer de Dieu et de ses saints. L’enfer est peut-être par excellence le lieu où triomphent le découragement et le désespoir, cette heure terrible où « on n’arrive plus à y croire » – à croire qu’il y a un espoir de vie et de Salut. Les démons sont désespérés et cherchent à entraîner les autres dans leur chute au fond du désespoir et du néant : ils sont pessimistes et nihilistes !

Le courage du désespoir

Un autre désespoir consiste à désespérer de soi – extrême humilité : on ne compte plus du tout sur soi pour son Salut et pour celui des autres. C’est le courage d’être nu et désarmé devant l’épreuve. Celui qui désespère ainsi totalement de ses propres forces et de sa propre vertu est un homme libre de tout orgueil. Par le désespoir spirituel et par l’humilité, il a vaincu Satan. Cette forme charismatique du désespoir est au cœur du repentir véritable : rien, en nous-mêmes, ne peut nous mériter le Salut. Mais, dans l’enfer du désespoir du désespoir, nous rencontrerons le Christ vainqueur, car Il est descendu en enfer par son âme, Il a habité l’enfer sur la voie de sa propre résurrection.

Lire la suite…   Oser espérer (Source: "Sagesse Orthodoxe")

Mardi 21 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

DIFFÉRENCE ENTRE LA CRAINTE ET LA PEUR …

Ce qui caractérise l'époque où nous vivons, c'est que l'erreur chez elle a perdu l'équilibre.

L'erreur moderne confond le miracle et le fantastique

Pour rétablir l'ordre, étudions d'abord chez l'homme la nature de la peur.

La peur est fille du péché.

Le paradis terrestre était le temple de la sécurité. La menace relative au fruit défendu y introduisait la crainte, mais non la peur. La crainte et la peur sont, en effet, deux sentiments très différents.La crainte accompagne la joie, et l'amour, et la gloire. La peur est un affaissement qui procède de la défiance et de la haine.

L'Écriture prononce un mot dont nous ne connaî­trons jamais la profondeur : Que mon cœur se réjouisse afin qu'il craigne votre Nom !  La joie inspire la crainte du nom incommunicable, la crainte du nom de Jéhovah ! La joie dont parle l'Écriture, c'est le sentiment profond, ardent, léger et sublime, le sentiment de la présence et de la puissance de Dieu. La joie compte sur la Toute-Puissance, qui éclate dans la gloire quand elle cède et se rend devant les enfants à genoux. C'est pourquoi la joie craint le nom de Dieu. Craindre le nom de Dieu, c'est n'avoir peur de rien.

La peur est la parodie de la crainte. La peur exclut la paix et apporte le trouble. La crainte suppose le res­pect profond de l'ordre qu'on pourrait, mais qu'on ne veut pas troubler. La peur suppose le trouble qui naît du désordre, de la confusion, du pêle-mêle, la défaite de la sérénité, le triomphe de l'accident.

La crainte vient de la majesté de Dieu.

La peur vient du trouble qui nait de la loi violée.

Les choses divines ne troublent pas ; les choses infer­nales troublent toujours. Telle est, par exemple, la dif­férence entre le repentir et le remords.

Le repentir apporte l'espérance qui pacifie le regret.

Le remords apporte le désespoir qui aigrit et exas­père le regret.

Le repentir est une pente qui mène aux larmes ; il a la douceur, comme toute vérité sentie. Le remords mène à l'abîme; il est sans pitié, sans larmes et sans voix, aveugle, sourd et muet. Le repentir peut chanter; les Psaumes de la Pénitence nous indiquent les sons qu'il rend, quand le souffle passe.

Mais le remords ne parle même pas, il désespère et meurt.

Le remords précipite ; le repentir relève.

Le remords naît de la peur, le repentir naît de la crainte.

Beaucoup de gens, confondant le miracle avec l'action satanique, ou plutôt avec l'illusion humaine, car le diable n'est pour eux qu'une création de notre terreur, beaucoup de gens représentent très bien le signe parti­culier du dix-neuvième siècle, la confusion de l'Être et du Néant.

Ils confondent la terreur qui vient de l'illusion et celle qui peut venir du miracle; ils confondent l'ordre fantastique et l'ordre divin.

La vie a ses lois primordiales qui régissaient dans le paradis terrestre la nature innocente.

Les lois de la vie sont actuellement modifiées par les lois de la mort.

La Toute-Puissance peut modifier et vaincre les droits actuels de la mort en vue de la vie, et troubler le désordre en vue d'un ordre supérieur. Voilà la résurrection.

En face d'elle, j'admets la crainte et la terreur fondues dans l'amour.

Mais supposes ce que l'imagination humaine a tou­jours supposé, supposez un être qui échappe aux lois ordinaires de la mort sans rentrer dans l'ordre de la vie, et qui trouble le désordre non pas en vue de l'ordre, mais au profit d'un second désordre : voilà le revenant. Voilà le personnage fantastique. En face de lui, je conçois la peur et la terreur sans amour.

Car le revenant n'est pas délivré: il échappe illégale­ment.

Le ressuscité est vainqueur de la mort

Le revenant est vainqueur de la mort: il ne fait que la tromper un moment ; mais il est sous son empire. Il est avec elle en contravention, en rupture de ban. Mais il lui appartient plus que jamais. Il fait une escapade d'un moment qui le laisse tout entier dans le pouvoir de la mort.

Dieu est avec le ressuscité,

Le revenant est seul.

Le ressuscité est une réalité très supérieure aux réa­lités ordinaires. Le Lazare de là seconde vie a plus d'être en lui que le Lazare de la première vie.

Le revenant est une illusion ; son domaine est celui de l'ombre. Aussi c'est la nuit qu'il paraît paraître. Il ne faut pas confondre une réalité d'un ordre supérieur avec une illusion.

Il ne faut pas confondre le corps honoré par la visite de la Toute-puissance, et le corps restitué, avec une ombre.

Si la résurrection inspire la crainte, cette crainte ras­sure, car elle vient de la présence sentie de Dieu vivant, qui sait donner à la fois la crainte et l'épouvante.

Le revenant, c'est-à-dire l'illusion que ce mot repré­sente, apporte sa peur froide. Dieu, l'homme et la na­ture sont tous les trois absents de lui.

Le ressuscité apporte la plénitude et représente  la surabondance. Le revenant serait la forme du vide, s'il était quelque chose. Le ressuscité est, d'une manière spéciale, fils du Dieu qui est la vie.

Le revenant est la création de notre néant.

Comment ces mots de diables et de miracles ont-ils pu être associés dans une phrase pensée et écrite par un homme ?

Kosmos signifie à la fois le monde et l'ordre. Jusqu'où donc ira, dans ce monde, le triomphe du pêle-mêle ?

La peur est ce sentiment hideux qui de l'enfant de Dieu fait l'esclave tremblant des hommes et des choses. La crainte donne l'humilité. La peur dont je parle donne l'humiliation, mais  cette humiliation laisse  persister l'orgueil, qui est le compagnon de tous les mensonges. La peur fait honte, et cet homme qui a honte et peur se redresse et fait le fier, tandis que la joie fait tomber à genoux.

La crainte rassure : elle donne la tranquillité, elle appuie l'homme sur le souverain domaine de Dieu. La peur oublie Dieu, et divise toutes les choses créées ; la peur est panthéiste : par elle tout devient Dieu, excepté Dieu même.

La crainte et la peur se jouent, dans ce monde invi­sible, sur les confins de deux royaumes ennemis.

Il y a un homme qui a été immortalisé par la terreur: c'est Pascal.  Pascal avait la peur,  il n'avait pas la crainte. S'il avait eu la crainte, il aurait eu la joie. Ayant peur, il fut triste, et cette âme, qui avait un besoin immense de dilatation, un besoin immense de lumière, se rétrécit et se replia sur elle-même. Pascal, qui fut uniquement préoccupé de la sainteté, ne devint pas un saint. Il passa sa vie en face de lui, au lieu de la passer en face de Dieu. Acharné sur sa  propre substance, il fit de lui-même sa pâture, tandis que c'est l'Infini qui est la nourriture de l'homme.

Le jansénisme corrompait, dénaturait, empoisonnait la crainte : il la  tournait en peur. Saint Augustin disait : Voulez-vous vous sauver de Dieu ? Sauvez-vous dans le sein de Dieu. Voilà la crainte: si elle est distincte de l'amour, elle n'est pas séparée de lui.

La peur, au contraire, si elle se sauve de Dieu, se sauve loin de Dieu. Aussi, au lieu de se sauver, elle se perd; au lieu d'épanouir l'homme, elle le parque. Pascal, qui parla tant contre la vanité, fut victime et dupe d'une grande vanité ; car il manqua de simplicité et d'amour. Dans sa tristesse, il ne trouva que l'homme ; dans sa joie, il eût trouvé Dieu.

O réalité suprême, notre résurrection et notre paix, donnez-moi la joie pour que je craigne votre nom. Car vous  seul, Ô Dieu qui  sondez les cœurs, vous  seul connaissez la profondeur de cette parole ; Réjouissez mon cœur à craindre votre nom. Vous savez par quels liens mystérieux, délicats et sublimes, sont unies la joie et la crainte, et de quelles façons, si la joie m'abandonne, la crainte de votre nom m'abandonne au moment même. Jéhovah, qu'invoqué Élie sur le mont Carmel, Jéhovah, qui êtes ce que vous étiez alors, Jéhovah, qui serez ce que vous  êtes éternellement,   Jéhovah   qui savez seul votre plénitude et ma défaillance, Jéhovah, Dieu fidèle,   qui avez promis de donner à ceux qui demandent, je demande la joie, je demande la crainte de votre nom. Jéhovah, écartez de moi la tristesse et la peur. Car je suis si misérable que je peux avoir périr de quelqu'un ou de quelque chose, — et si j'ai peur, je cesse de craindre. Si j'ai peur d'un autre, je cesse de vous craindre ; la tristesse et la peur méprisent votre Nom. O Celui qui Êtes, donnez-moi la crainte et la joie, afin que je sente vivante en moi Sa signification inex­primable de votre Nom sans égal; délivrez-moi de tout mal, passé, présent ou à venir.  Être délivré  du mal passé :quelle parole ! Je la comprends mieux que je ne puis la traduire.Délivrez-moi des souvenirs qui font peur, délivrez-moi des menaces de l'ennemi ! Que je meure à la mémoire des cauchemars  d'autrefois !  Que votre Nom écrase celui qui veut provoquer la peur et étouffer la crainte ; que votre nom règne et domine dans la liberté de nos âmes affranchies !

Que votre Nom nous abrite dans les rayons de sa gloire souveraine, afin que, sans peur et pleins de crainte, nous l'adorions en sécurité, dans la forteresse de la lumière ! Amen à la joie et à la crainte ! Quand je dis Amen, je dis Fiat, et par une providence spéciale je rencontre aussi votre Nom, ô voue qui êtes sans borne et qui vous appelez Amen.

Extrait de : L’HOMME, la vie… Ernest HELLO (1936)

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SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

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« Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l'unité de leur nature »

(Préface)

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Antienne : Que soit béni celui qui t'envoie ! 

 

Prends donc comme symboles le soleil pour le Père 
pour le Fils, la lumière, 
et pour le Saint Esprit, la chaleur. 

Bien qu'il soit un seul être, c'est une trinité 
que l'on perçoit en lui. 
Saisir l'inexplicable, qui le peut ? 

Cet unique est multiple : un est formé de trois, 
et trois ne forment qu'un, 
grand mystère et merveille manifeste ! 

Le soleil est distinct de son rayonnement 
bien qu'il lui soit uni ; 
son rayon est aussi le soleil. 

Mais personne ne parle pourtant de deux soleils, 
même si le rayon 
est aussi le soleil ici-bas. 

Pas plus nous ne disons qu'il y aurait deux Dieux. 
Dieu, Notre Seigneur l'est ; 
au-dessus du créé, lui aussi. 

Qui peut montrer comment et où est attaché 
le rayon du soleil, 
ainsi que sa chaleur, bien que libres ? 

Ils sont ni séparés ni confondus, 
unis, quoique distincts, 
libres, mais attachés, ô merveille ! 

Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ? 
Pourtant ne sont-ils pas 
apparemment si simples, si faciles ? ... 

Tandis que le soleil demeure tout là-haut, 
sa clarté, son ardeur 
sont, pour ceux d'ici-bas, un clair symbole. 

Oui, son rayonnement est descendu sur terre 
et demeure en nos yeux 
comme s'il revêtait notre chair. 

Quand se ferment les yeux à l'instant du sommeil, 
tel des morts, il les quitte, 
eux qui seront ensuite réveillés. 

Et comment la lumière entre-t-elle dans l'œil, 
nul ne peut le comprendre. 
Ainsi, Notre Seigneur dans le sein... 

Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps 
dans toute sa faiblesse, 
pour venir sanctifier l'univers. 

Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source, 
il n'a jamais été 
séparé de celui qui l'engendre. 

Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en bas, 
comme Notre Seigneur 
a laissé l'Esprit Saint aux disciples. 

Regarde ces images dans le monde créé, 
et ne vas pas douter 
quant aux Trois, car sinon tu te perds ! 

Ce qui était obscur, je te l'ai rendu clair : 
comment les trois font un, 
trinité qui ne forme qu'une essence ! 

 

Antienne : Que soit béni celui qui t'envoie !

 

Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église 
Hymne sur la Trinité (trad. Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334) 

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"Um só Deus, um só Senhor, na Trindade de pessoas e unidade de sua natureza"

Antífona: Bem-aventurado é aquele que você enviou!

Portanto, tome o sol como um símbolo para o Pai
pois o Filho, luz,
e do Espírito Santo, o calor.
Embora seja um único ser, é uma trindade
percebemos nele.
Digite o inexplicável, quem pode?
Este é único colector de: um de três compreende,
e de modo a formar uma de três,
grande mistério manifesto e maravilha!
O sol é distinta da sua radiação
embora unidos;
seu raio é também o sol.
Mas ninguém ainda fala de dois sóis,
mesmo se o raio
é o sol aqui em baixo.
Nem podemos dizer que existem dois deuses.
Deus, Nosso Senhor é;
acima do conjunto, também.
Quem pode mostrar como e onde está ligado
o raio do sol,
e seu calor, embora livre?
Eles são separadas ou combinadas,
Estados, embora distinta,
livre, mas anexado, ó maravilha!
Quem pode, examinando-os, assumiram-los?
No entanto, eles não são
aparentemente tão simples, tão fácil? ...
Enquanto o sol ainda está lá em cima,
sua clareza, seu ardor
são para aqueles daqui, um símbolo claro.
Sim, o seu alcance é de terra
e permanece em nossos olhos
como se fosse da nossa carne.
Ao fechar os olhos no momento do sono,
como morto, deixando-os,
-los que depois serão despertados.
E como é que entre a luz no olho,
ninguém pode entender.
Assim, nosso Senhor no ventre ...
corpo Assim, nosso Salvador vestida
em toda a sua fraqueza,
vêm para santificar o universo.
Mas quando o feixe de volta à sua fonte,
nunca foi
separado do que o que engendra.
Ele deixa seu calor para aqueles que estão abaixo,
como Nosso Senhor
deixe o Espírito Santo aos discípulos.
Ver estas imagens no mundo criado,
e não vai duvidar
sobre os três, porque se você se perder!
Estava escuro, eu vou ter deixado claro:
como os três são um,
trindade que se forma apenas gasolina!

Antífona: Bem-aventurado é aquele que você enviou!

Santo Efrém (c. 306-373), Deacon na Síria, doutor da Igreja
Hino Trinidad (Proc. Bellefontaine 1991, Coll. SO 50, p.334)

 

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"One God, one Lord, in the trinity of persons and the unity of their nature"

Antiphon: Blessed is he that sends you.

Take as the sun's symbols for the Father
For the Son, light,
And for the Holy Spirit, the heat.
Although it is one being, it is a trinity
That one perceives in him.
Seize the inexplicable, who can?
This unique is multiple: one is formed of three,
And three are only one,
Great mystery and manifest marvel!
The sun is distinct from its radiance
Although it is united to him;
Its radius is also the sun.
But no one speaks of two suns,
Even if the radius
Is also the sun here below.
No more do we say there would be two gods.
God, Our Lord is;
Above the created, too.
Who can show how and where is attached
The ray of the sun,
As well as its warmth, though free?
They are neither separated nor confused,
United, though distinct,
Free, but bound, O marvel!
Who can scrutinize them?
Yet they are not
Apparently so simple, so easy? ...
While the sun remains up there,
Its clarity, its ardor
Are, for those here below, a clear symbol.
Yes, its radiation came down on earth
And remains in our eyes
As if he were clothed in our flesh.
When the eyes close at the moment of sleep,
Like the dead, he leaves them,
Who will then be awakened.
And how does light enter into the eye,
No one can understand it.
So, Our Lord in the bosom ...
Thus, our Savior has clothed a body
In all its weakness,
To sanctify the universe.
But when the ray goes up to its source,
It has never been
Separate from that which engenders it.
It leaves its heat for those who are below,
As Our Lord
Has left the Holy Spirit to the disciples.
Look at these images in the created world,
And will not doubt
As for the Three, for otherwise you are lost!
What was obscure, I made it clear to you:
How the three make one,
Trinity that forms only one essence!

Antiphon: Blessed is he that sends you.

Saint Ephrem (306-373), Deacon in Syria, Doctor of the Church
Hymn on the Trinity (Trademark of Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334)

L’image contient peut-être : personnes assises et intérieur

Évangéliaire de Charlemagne dit « de Godescalc ». Folio 3. École du palais de Charlemagne, 781-783. Paris, BNF, Manuscrits, NAL 1203

Où nous trouver ?

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):
 

NORMANDIE :

  CHANDAI (61):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

DSC01245-copie-2

(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

 

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Résultat de recherche d'images pour "Icône de Sainte Anne"

PROGRAMME LITURGIQUE (Mis à jour) pour  JUILLET et début AOUT:

-PARIS:
Prochaine permanence pastorale du Vendredi 4 AOUT de 15h à 18h30 au Samedi 5 AOUT de 8h à 12h.


*Le Samedi  5 AOUT
RAMASSAGE DES FIDÈLES de Paris et sa région pour le WE du Pèlerinage à N-D de Miséricorde ,
en Normandie, au Monastère
à 15h au point de rendez-nous habituel .

*Le lundi 14 Août,RAMASSAGE DES FIDÈLES  de Paris et sa région pour le WE du Pèlerinage de la Dormition Assomption de la Très Sainte Vierge Marie au Monastère N-D de Miséricorde ,
en Normandie à 15h au point de rendez-nous habituel .


NORMANDIE:


-CAEN: Une permanence pastorale sera assurée du 29 JUILLET au soir au lundi 31  JUILLET au matin (Prenez Rdv 07 87 11 06 03  ou au 06 48 89 94 89 par sms).
-LISIEUX (Coquainvillier) , Tous les troisièmes Vendredi du mois à 18h (Abouna Isaac au 07 87 11 06 03 par sms).

-AU MONASTÈRE DE CHANDAI :

*Dimanche 16 Juillet:

Messe matinale à 7h30. Départ pour  une Visite de Paris: Rue du Bac, Cathédrale Russe Orthodoxe, Tour Eiffel,Sacré coeur...

 

*Samedi 22 Juillet:

Matinée au Monastère, Messe mensuelle du Pèlerinage autour des reliques de Sainte Rita et Saint Charbel.*

 

¤Dimanche 23 Juillet: 

Image associée

 

Pèlerinage à Saint Christophe au Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde, 10h30 Messe et bénédiction des voitures en l'honneur de Saint Christophe.Repas en plein air et anniversaire (Avec deux jours d'avance) de notre métropolite: Mor Philipose-Mariam. 

PELERINAGE A SAINTE ANNE D'AURAY

Mardi 25, Mercredi 26 et Jeudi 27 JUILLET:

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(Ramassage à Paris le 25 Juillet en fin d'après-midi)

 

*Mardi 25 Juillet, Dîner et coucher au Monastère. Office de Southoro.

*Mercredi 26 Juillet, départ du Monastère à 6h. Matinée à Sainte Anne d'Auray. Déjeuner sur place. Après-midi , visite à Mère Ivonne-aimée de Jésus à MALESTROIT, retour au Monastère.

*Jeudi 27, Pèlerinage en matinée à Sainte Anne du Perche, Notre-Dame de Pitié et Notre-Dame de Montligeon, déjeuner en plein air.

(Retour de tous chez soi et sur Paris pour les parisien après le déjeuner)

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BRETAGNE, PAYS DE LOIRE:

Suite du Festival de St Koorilose...

 


-NANTES :
¤Jeudi 7 SEPTEMBRE ,  Permanence pastorale de 9h à 17h, Messe à 18h .(Visites à domicile ou à l'hôpital 6 et le 8)

 

CHARENTES- AQUITAINE,LIMOUSIN-CENTRE:


-ANGOULÊME (JAULDES ):
¤Dimanches  13  et 27 Août 

-LOURDES :
¤Permanence pastorale les . 
-PÉRIGUEUX (LA CHAPELLE FAUCHER) :
Supprimé en Juillet en raison du 1er Camp des vacances familiales en Normandie. Samedi 26 AOUT *. . .
-----------
*MESSES À 10H 30
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Nota bene :
Les "permanences pastorales" sont prévues pour vous assurer la proximité des sacrements (Messes, Confessions, Onction des malades), catéchisme, entretiens et accompagnements spirituels , prières de délivrance ( voir d'exorcismes ) ou de guérison intérieure .(RÉCEPTION SUR RDV) en fonction de la région où vous vivez

WEEKEND DE L'ASSOMPTION:

 

*Dimanche 13 AOÛT à Jauldes (Charente). 

 

-10h30, Messe du jour,

*vénération de la relique et de l'Icône de Ste Philomène  et 

*prières mariales de vigile 

de la Dormition Assomption" de la Très Sainte 

Vierge Marie)

 

(Après la Messe, possibilité de rejoindre avec le Monastère en  Normandie avec le prêtre desservant pour le Pèlerinage de l'Assomption à N-D de Miséricorde.

VEUILLEZ VOUS INSCRIRE !Retour le 16 Août dans l'après-midi)

 

 

Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Dimanche 13 Août à 15 heure au lieu habituel pour le WEEKEND DE

 

L'ASSOMPTION. 

 

ATTENTION: Dimanche 13 Août, pas de Messe au Monastère Syriaque (Normandie).

 

 

 

 

 See original image

*Mardi 15 AOÛT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

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The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

DU 15 Août au 22 Août,

RETRAITE D’ENSEIGNEMENTS, DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE

au Monastère.

(Conduite par Mor Philipose, Abouna Isaac et Abouna Siméon)

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Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

Cliquez sur ce lien:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

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VACANCES FAMILIALES (PARENTS-ENFANTS)

 

JUILLET (Du 13 au  24):

 

AOÛT (Du 5 au 16)

L’image contient peut-être : plein air et nature

cliquez ci-dessous pour le programme:

Aidez-nous à emmener en vacances ceux qui,

sans moyens, ne partiraient jamais !...

-----------------------------------------------------------------------------------------------PELERINAGE DU CENTENAIRE A FATIMA du 7 au 16 Octobre 2017

Programme et inscription, cliquez ci dessous:

PÈLERINAGE DU CENTENAIRE A FATIMA DU 7 AU 16 OCTOBRE 2017, INSCRIVEZ-VOUS !

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Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St Thomas" à FATIMA

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Note:

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).