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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 07:51
Christ is everything. It is joy. It is life. He is the light. He is the true light that makes the happy man, makes it full of happiness; enables him to see everything and everyone; open to all makes, makes it accessible to all, wanting everyone to Christ.  (Saint Porphyrios)

Christ is everything. It is joy. It is life. He is the light. He is the true light that makes the happy man, makes it full of happiness; enables him to see everything and everyone; open to all makes, makes it accessible to all, wanting everyone to Christ. (Saint Porphyrios)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,12-17.

Mes frères, nous ne sommes pas redevables à la chair pour vivre selon la chair. 
Car si vous vivez, selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez ; 
car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. 
En effet, vous n'avez point reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, en qui nous crions : Abba ! Père ! 
Cet Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. 
Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, pour être glorifiés avec lui. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,1-9.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Un homme riche avait un économe qu'on accusa devant lui de dissiper ses biens. 
Il l'appela et lui dit : " Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends compte de ton intendance, car tu ne pourras plus être intendant. " 
Or l'intendant se dit en lui-même : " Que ferai-je, puisque mon maître me retire l'intendance ? Bêcher, je n'en ai pas la force ; mendier, j'en ai honte. 
Je sais ce que je ferai pour que, quand je serai destitué de l'intendance, il y ait des gens qui me reçoivent chez eux. "
Ayant convoqué chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : " Combien dois-tu à mon maître ? " 
Il dit : " Cent mesures d'huile. " Et il lui dit : " Prends ton billet, assieds-toi vite et écris : cinquante. " 
Ensuite il dit à un autre : " Et toi, combien dois-tu ? " Il dit : " Cent mesures de froment. " Et il lui dit : " Prends ton billet et écris : quatre-vingts. " 
Et le maître loua l'intendant malhonnête d'avoir agi d'une façon avisée. C'est que les enfants de ce siècle sont plus avisés à l'égard de ceux de leur espèce que les enfants de la lumière. 
Et moi je vous dis : Faites-vous des amis avec la richesse malhonnête, afin que, lorsqu'elle viendra à manquer, ils vous reçoivent dans les pavillons éternels. 
 




Par Saint Basile

(v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église 

 

Se montrer habile

 

Considère, homme, celui qui t'a comblé de ses dons. Souviens-toi de toi-même.

Rappelle-toi qui tu es, quelles affaires tu conduis, qui te les a confiées, pour quelle raison tu as été préféré à beaucoup.

Tu es le serviteur du Dieu bon ; tu as la charge de tes compagnons de service.

Ne crois pas que tous ces biens sont destinés à ton ventre.

Dispose des biens que tu as entre les mains comme s'ils appartenaient à autrui ; ils te donneront du plaisir pendant quelque temps, puis s'évanouiront et disparaîtront.

Mais il t'en sera demandé un compte détaillé. 

« Que vais-je faire ? »

La réponse était simple :

Je rassasierai les affamés ;

j'ouvrirai mes greniers et

j'inviterai les pauvres.

Vous tous qui manquez de pain, venez à moi.

Que chacun prenne une part suffisante des dons que Dieu m'a accordés.

Venez y puiser comme à la fontaine publique.

 

« Seigneur, vous écoutez la plus humble prière,
Et le cri de l'insecte et celui de l'oiseau,
Et cet agneau perdu qui demande sa mère,
Et cette herbe séchée à qui manque un peu d'eau.

Votre nom prononcé rafraîchit la pensée ;
Il rayonne dans l'ombre où je m'enveloppais.
Toute larme pieuse, à vos genoux versée,
Est, pour un cœur souffrant, le baume de la paix.

Vous m'entendrez, Seigneur, car je pleure et j'espère !
J'élève à vous mon cœur par le monde abattu.
J'espère ! et votre loi, tendre comme une mère,
De la douce espérance a fait une vertu.

Redonnez-moi, Seigneur, la vie et le courage ;
Que j'aille en vous servant jusqu'à la fin du jour ;
Dissipez des erreurs le stérile nuage
Au rayon de la foi rallumé par l'amour.

L'orgueil ferme le cœur aux innocentes joies
Et tient la porte ouverte à l'ennui triomphant.
Donnez-moi, pour marcher humblement dans vos voies,
La raison du vieillard et la foi de l'enfant.

Alors, Seigneur, alors, mon âme calme et forte
Souffrira, sans colère et sans fougueux transports
Le mal que chaque jour et chaque nuit apporte
       A cette argile de mon corps.

       1852. »


Victor de Laprade (1812-1883), Extrait de Les œuvres de la foi (V)
"Œuvres poétiques de Victor de Laprade. Poèmes évangéliques", Paris, Alphonse Lemerre, s.d. (v.1875)
Texte intégral en ligne sur Wikisource.

 

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Le Christ est tout. Il est la joie. Il est la vie. Il est la lumière. Il est la vraie lumière qui rend l'homme joyeux, le rend débordant de bonheur; le rend capable de voir tout et tout le monde; le rend ouvert à tous, le rend accessible à tous, voulant tout le monde avec le Christ.

(Saint Porphyrios)



 

 

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

 

 

SAINT EUGÈNE
Évêque de Carthage 
(† 505)

6212 - Milano - Sant'Eugenio - Sant'Eustorgio Museo - Foto Giovanni Dall'Orto 1-Mar-2007.jpg

        On ne sait rien sur la naissance et les premières années de saint Eugène. Son nom apparaît pour la première fois dans l'histoire quand il est choisi pour évêque de Carthage, en 481, à une époque où le fanatisme arien, joint à la barbarie des Vandales, faisait, presque à coup sûr, de tous les évêques orthodoxes  africains des martyrs de la vraie foi. 

        Sa conduite dans l'épiscopat fut celle d'un vrai pasteur des âmes. Malgré la pauvreté de son Église, il trouvait le moyen de répandre dans le sein des pauvres de si larges aumônes, que Dieu semblait multiplier à plaisir les ressources entre ses mains. 

        Hunéric, roi des Vandales, lui fit défendre de recevoir dans son église aucun chrétien de la race des Vandales ou en portant le vêtement; mais Eugène refusa d'obéir: 
« La maison de Dieu, répondit-il, est ouverte à tout le monde; nul ne peut en chasser ceux qui y entrent. » Ce fut le signal d'une affreuse persécution. 

        Dieu voulut prouver par un miracle éclatant l'orthodoxie de la foi, garante de l'unité catholique de l'unique Eglise di Christ divisée par l'orgueil des fils indignes contre la fourberie de ses ennemis. Un aveugle de Carthage, nommé Félix, vint trouver l'évêque et lui dit : « Je viens ici sur l'ordre de Dieu, et je n'en sortirai pas que vous ne m'ayez rendu la vue. » Eugène le repoussa d'abord avec bonté, protestant qu'il n'était pas homme à faire des miracles ; mais l'aveugle insista; il lui fit alors un signe de Croix sur les yeux, qui s'ouvrirent aussitôt à la lumière. Peu après, il rendit la vue à un homme que l'évêque arien avait suborné pour se donner à lui-même la réputation d'un thaumaturge, et qui était devenu réellement aveugle au moment même où il jouait son triste rôle. Malgré le bruit de ces prodiges dans le pays, la persécution ne fit qu'augmenter. 

        Saint Eugène fut exilé; il eut à subir toutes sortes de mauvais traitements. Le persécuteur Hunéric périt d'une mort effrayante, faisant horreur à ceux mêmes des hérétiques qui avaient fait de lui un prince pervers et cruel. 

        Eugène put revenir à Carthage et y continuer son apostolat; mais la paix ne fut pas de longue durée, car, sous le second successeur d'Hunéric, la persécution sévit de nouveau ; Eugène, toujours invincible, fut d'abord menacé des plus horribles supplices, puis envoyé en exil à Albi, dans les Gaules, où le vaillant athlète de la foi vit la fin de ses travaux.

Saint Eugène

 

 

Saint Anaclet

Pape et martyr

v.76 † 91

 

Saint Anaclet, grec de nation, était originaire de la fameuse ville d'Athènes. Les bonnes qualités de cet adolescent frappèrent vivement saint Pierre qui le convertit lorsqu'il prêcha à Athènes. Charmé de sa piété exemplaire, de son zèle pour la religion, de l'intégrité de ses moeurs et des rares talents dont le SEIGNEUR l'avait doué, le vicaire du CHRIST admit Anaclet dans le clergé, le reçut diacre, et lui conféra la dignité sacerdotale.
 
Revêtu de ce caractère sacré, saint Anaclet servit généreusement saint Pierre dans les fonctions de son apostolat et devint le compagnon inséparable de ses travaux et de ses voyages.  Ange par la pureté de sa vie et par son zèle indéfectible au service de DIEU, Anaclet devint vite un des plus saints ministres de l'Église naissante. 
 
Après que saint Pierre eut couronné son apostolat par un glorieux martyre, son fidèle disciple Anaclet se dévoua sous le pontificat de saint Lin et de saint Clet, avec le même empressement et le même succès.  Il coopéra pour une large part aux merveilleux progrès que connut l’Église de Rome en ces temps si difficiles.  L'excellence et la sainteté d'Anaclet devenait de jour en jour plus manifeste aux yeux de tous, lorsqu'en l'an 83,  sous l'empire de Domitien, les voix des fidèles se réunirent à l'unanimité pour l'élire au souverain pontificat.  Son élévation sur le trône de saint Pierre causa une joie universelle dans la chrétienté. 
 
Dans ces premiers jours de l’Église, tout était à craindre: la puissance, la cruauté et la multitude des ennemis du SAUVEUR, la fureur des païens, la rage des Juifs, la timidité et le relâchement des fidèles.  Durant la troisième persécution que Trajan excita contre l’Église en l'an 107, saint Anaclet constata avec douleur les ravages causés dans le troupeau de JÉSUS-CHRIST.  Quoique Trajan n'avait porté aucune loi officielle contre les chrétiens, une guerre sournoise d'extermination sévissait contre les fidèles et surtout les évêques.  Le sang des martyrs coulait avec abondance dans l'Orient et dans l'Occident. 
 
Au sein de la tourmente, Anaclet encourageait les uns et confondait les autres. Comme la violence de la persécution augmentait de jour en jour, ce pasteur vigilant n'oublia rien pour animer les fidèles à témoigner de leur foi en JÉSUS-CHRIST.  Il publia de belles ordonnances pour retenir ses ouailles dans leur devoir.  Il regardait comme chrétiens à demi vaincus ceux qui ne recevaient que rarement la divine Eucharistie.
 
Pour donner quelque marque de sa dévotion et de sa reconnaissance au prince des apôtres auquel il était redevable de sa conversion, saint Anaclet fit bâtir et orner une église à son sépulcre.  Par une providence toute particulière, elle se conserva intacte au milieu des persécutions.
 
Ce digne représentant de JÉSUS-CHRIST sut conserver intact le dépôt sacré de la foi. Il travailla avec succès à établir la discipline de l’Église, conserva le bon règlement dans les affaires temporelles de l’Église et s'opposa aux désordres qui s'y étaient glissés. Ce saint pape ne pouvait échapper longtemps aux recherches du tyran qui envoyait chaque jour une multitude de condamnés au martyre. 
 
L'année précédent sa mort, en prévision du sort qui l'attendait, saint Anaclet conféra l'ordination épiscopale au prêtre Évariste qui devait lui succéder dans la charge du souverain pontificat. Après avoir gouverné l’Église neuf ans, trois mois et dix jours, saint Anaclet remporta la palme du martyre et fut enseveli au Vatican
 

 

 

13 juillet :

Synaxe de l'Archange Gabriel

Tropaire, t. 4

Gabriel, chef des milices célestes,
Nous te supplions, indignes que nous sommes,
de nous protéger par tes prières
et de nous garder à l'ombre des ailes
de ton immatérielle gloire.
Nous qui à genoux, t'implorons instamment:
" Délivre nous des dangers,
Ô Prince des Puissances d'en haut ".

Synaxe-de-l-Archange-Gabriel.jpg

Kontakion (Ton 8)

Suprême commandant, Gabriel 
glorieux serviteur de la Très-radieuse, digne, tout-puissante, infinie et admirable Trinité 
Prie donc sans cesse pour nous, ô notre intercesseur, pour nous délivrer de toute tribulation et tourment, pour que nous puissions te clamer: 
"Réjouis-toi, protection de tes serviteurs!"

Exapostilaire, t. 3

Eclairé par l'ineffable splendeur * qui surpasse toute lumière en la divine Trinité, * tu parcours, tel un éclair, la création entière, * archange Gabriel au clair aspect, * pour accomplir ce que t'ordonne le Seigneur, * toi qui défends, garde et protèges les fidèles qui te chantent avec joie.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

L'image excellente que j'avais reçue par œuvre divine, * je m'en suis éloigné, malheureux que je suis, * par l'intempérance dont je fis preuve jadis; * mais toi, ô Christ, dans la tendresse de ton cœur * et par ta communion ineffable avec moi, * tu as pris ma piètre image sur toi, * renouvelant mon être, Sauveur, * dans les entrailles de la Vierge immaculée.


 

 

 

Jonas dans le poisson criait vers le Seigneur: / Je t'en prie, retire-moi des antres de l'Hadès, / Rédempteur, pour que je t'offre un sacrifice / dans les chants de laude et en esprit de vérité.

Croisant les mains sur les têtes des enfants, / Jacob préfigura, ô Christ, Votre sainte croix / sur laquelle Vous avez étendu les mains, / sauvant le genre humain de la griffe du Démon.

Roi de tous, par la croix où Vous voulûtes souffrir / le règne du péché, ô Christ, fut aboli: / Adam jadis banni du Paradis / s'y installe de nouveau dans les hymnes de joie.

Ornés de leurs blessures et drapés de sainteté, / revêtus de splendeur, de céleste majesté, / voici les saints Martyrs qui ont aimé le Seigneur: / nous les chanterons de tout l'élan de notre cœur.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit

Ayant tenu leurs lampes allumées / et s'étant lavés dans le sang qu'ils ont versé, / les saints Martyrs ont pu rejoindre / dans l'allégresse la salle du festin.

Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Nous te chantons, Vierge toute-digne de nos chants, / toi qui as conçu le Dieu dont le nom est au dessus de tous noms, / dont la force a terrassé le pire des tyrans / sur la croix, pour nous offrir le salut et la fierté.

 

 

Commentaires de l'Ecriture

par Saint Théophane le reclus.
 

(Romains 11:2-12; Matthieu 11:20-26)

Le Seigneur donna de nombreux signes à Capharnaüm, à Bethsaïde et à Chorazin, et pourtant le nombre de ceux qui croyaient ne correspondait pas à la puissance des signes. C'est pourquoi il a sévèrement dénoncé ces villes et les a condamnées: le Jour du Jugement sera plus tolérable pour Tyr et Sidon, Sodome et Gomorrhe, que pour ces villes. Nous devons nous juger selon un tel modèle. Combien de signes le Seigneur a montré à la Russie, la sauvant de ses ennemis les plus puissants et lui soumettant les peuples! Combien de trésors lui a-t-Il accordée, déversant sans cesse des signes dans les saintes reliques et les icônes thaumaturge disséminées dans toute la Russie! Et pourtant, de nos jours les russes commencent à se détourner de la foi: un groupe tombe dans l'incrédulité totale, un autre groupe chute dans le protestantisme, il y a un troisième groupe qui tisse secrètement ses propres croyances, pensant combiner le spiritisme et les délires théologiques avec la Divine Révélation. Le Mal est en croissance; les croyances mauvaises et l'incrédulité élèvent leur tête, tandis que la foi et l'orthodoxie s'affaiblissent. Retrouverons-nous nos esprits?... 
Nous finirons comme les Français, par exemple, ou d'autres... Mais si cela arrive, que pensez-vous qu'il nous adviendra au jour du jugement, après que Dieu ait montré tant de miséricorde pour nous? Ô Seigneur! Aie pitié et sauve la Rus' orthodoxe de ta menace juste et droite!

(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 +)

 

 

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Icon of the Mother of God “It Is Truly Meet”


Commemorated on July 13

The “It is Truly Meet” Icon of the Mother of God is in the high place of the altar of the cathedral church of the Karyes monastery on Mount Athos.

One Saturday night an Elder went to Karyes for the all-night Vigil. He left, instructing his disciple to remain behind and read the service in their cell. As it grew dark, the disciple heard a knock on the door. When he opened the door, he saw an unknown monk who called himself Gabriel, and he invited him to come in. They stood before the icon of the Mother of God and read the service together with reverence and compunction.

During the Ninth Ode of the Canon, the disciple began to sing “My soul magnifies the Lord...” with the Irmos of St Cosmas the Hymnographer (October 14), “More honorable than the Cherubim....”

The stranger sang the next verse, “For He has regarded the low estate of His handmaiden....” Then he chanted something the disciple had never heard before, “It is truly meet to bless Thee, O Theotokos, ever-blessed and most pure, and the Mother of our God...” Then he continued with, “More honorable than the Cherubim....”

While the hymn was being sung, the icon of the Theotokos shone with a heavenly light. The disciple was moved by the new version of the familiar hymn, and asked his guest to write the words down for him. When the stranger asked for paper and ink, the disciple said that they did not have any.

The stranger took a roof tile and wrote the words of the hymn on its surface with his finger. The disciple knew then that this was no ordinary monk, but the Archangel Gabriel. The angel said, “Sing in this manner, and all the Orthodox as well.” Then he disappeared, and the icon of the Mother of God continued to radiate light for some time afterward.

The Eleousa Icon of the Mother of God, before which the hymn “It Is Truly Meet” was first sung, was transferred to the katholikon at Karyes. The tile, with the hymn written on it by the Archangel Gabriel, was taken to Constantinople when St Nicholas Chrysoberges (December 16) was Patriarch.

Numerous copies of the “It Is Truly Meet” Icon are revered in Russian churches. At the Galerna Harbor of Peterburg a church with five cupolas was built in honor of the Merciful Mother of God, and into it they put a grace-bearing copy of the “It Is Truly Meet” icon sent from Athos.

 

'If we knew at what time we were to depart from this world,

we would be able to select a season for pleasure and another for repentance. But God, who has promised pardon to every repentant sinner, has not promised us tomorrow.

Therefore we must always dread the final day, which we can never foresee.

This very day is a day of truce, a day for conversion.

And yet we refuse to cry over the evil we have done!

Not only do we not weep for the sins we have committed, we even add to them. . .

If we are, in fact, now occupied in good deeds, we should not attribute the strength with which we are doing them to ourselves.

We must not count on ourselves, because even if we know what kind of person we are today, we do not know what we will be tomorrow.

Nobody must rejoice in the security of their own good deeds.

As long as we are still experiencing the uncertainties of this life, we do not know what end may follow. . . we must not trust in our own virtues.'

(St. Gregory the Great)

 

 

« J'ai vu Claude debout là-bas. La Sainte Vierge se tenait derrière lui... » (I)

See original image

Le Père R. O'Leary (Canada) fut appelé une certaine nuit auprès d'un jeune Noir, en prison et condamné à mort.

Ce garçon lui dit qu'une belle Dame lui était apparue et lui avait dit :

"Si tu veux que je sois ta Mère, et si tu veux devenir mon fils, demande à voir un prêtre ."

Le condamné, effrayé, se mit à réclamer un prêtre à corps et à cri.

On fit venir le dit prêtre.

Peu avant cette vision, le condamné avait remarqué une médaille au cou d'un autre prisonnier.

Il lui demanda ce que c'était. L'autre, l'arrachant de son cou, la lui jeta avec un juron.

Le jeune condamné, qui s'appelait Claude Newman, reçut la médaille et se la mit au cou.

C'était une Médaille Miraculeuse.

Le prêtre se mit à instruire Claude.

Il fut grandement surpris de l'intelligence et des réponses d'un garçon qui ne savait ni lire ni écrire.

Celui-ci lui expliqua que la Sainte Vierge était venue trois fois pour l'instruire.

Claude lui dit aussi que la Sainte Vierge lui avait révélé une promesse que le Père avait faite dans les tranchées. 

Cette fois, le Père bouleversé, crut aux visions de son néophyte. Il le baptisa et le communia.

 

(Ave Maria, 1er Mars 1973)
Recueil marial 1975

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIA

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 

 

EN VRAC...ÉLÉMENTS ÉPARS POUR VOTRE

 

RÉFLEXION PERSONNELLE ET...ALIMENTER

 

VOTRE PRIERE...

 

 

 

 

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AFRIQUE/EGYPTE -

Quatre maisons attaquées et incendiées à Kom el Loofy dans le cadre de violences sectaires contre les coptes 

Samalut (Agence Fides) – Quatre maisons appartenant à des familles coptes ont été attaquées par quelques 300 fanatiques islamistes dans le village de Kom el Loofy, non loin de la ville de Samalut, en Haute Egypte. L'assaut a eu lieu après que se soit propagée la rumeur d'un projet de construction d'une nouvelle église dans la zone et ce malgré les démentis du propriétaire des terrains sur lesquels aurait dû être construit le lieu de culte, démentis qui avaient également été communiqués à la police. Aux violences sectaires du début de semaine, a suivi une tentative de conciliation inspirée par les autorités locales.
Le Diocèse copte orthodoxe de Samalut a cependant contesté dans ce cas la praxis des rencontres de réconciliation, imposées de facto par les forces de sécurité, soulignant la nécessité de poursuivre les comportements criminels en application de la loi en vigueur, et faisant remarquer que, souvent, les victimes de violences sectaires demeuraient dans leur condition de partie offensée sans qu'aucune justice ne soit faite. Entre temps, selon des sources égyptiennes consultées par l'Agence Fides, les représentants locaux de la Maison de la Famille égyptienne, organisme de liaison interreligieux institué voici quelques années comme instrument visant à prévenir et à mitiger les oppositions sectaires, ont lancé une collecte de fonds afin de financer la réparation des maisons attaquées par les fanatiques. (GV) (Agence Fides 09/07/2016)

 

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Des migrants africains, en provenance d’un camp de réfugiés qui a été évacué près de Dunkerque, sont arrivés dans la commune de Chardonnay, au sud de la Bourgogne, lundi 11 juillet 2016.(…)
 

Ces migrants sont originaires d’Érythrée et du Soudan. Le maire a été averti de leur arrivée ce matin par un appel téléphonique de la préfecture. Cet événement suscite l’émoi dans ce village viticole qui compte une centaine d’habitants. Le directeur de cabinet du préfet s’est rendu sur place pour s’entretenir avec les élus.

Les nouveaux venus doivent être logés au château de Montlaville, une propriété mise en vente par les Eclaireurs de France. Ces locaux servent notamment à l’organisation de classes de découvertes sur l’environnement.

France 3 Bourgogne

Qui s'occupe de l'Aumônerie des Chrétiens Orthodoxes Orientaux Erythréen ?...

source

 

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Seit 15 Jahren auf diesen Tag gewartet

Volker Bouffier, Patriarch Ignatius II. und Bischof Philoxenus Mattias Nayis, der Erzbischof der syrisch-orthodoxen Kirche Deutschlands (von links) während der Feier.	Fotos: Pfeiffer

KIRCHE Feierlicher Gottesdienst zur Einweihung der syrisch-orthodoxen Kirche St. Afrem und St. Theodoros im Steinberger Weg

GIESSEN - (ebp). „Das ist ein Tag der Freude für die Gemeinde, für die Aramäer und für uns alle“, sagte Ministerpräsident Volker Bouffier gestern anlässlich der Einweihung der syrisch-orthodoxen Kirche St. Afrem und St. Theodoros. Die Kirche mit den zwei großen Türmen, die bereits von Weitem sichtbar sind, ist im Steinberger Weg errichtet worden. Es ist die einzige aramäische Kirchengemeinde in Gießen. „Wir warten seit über 15 Jahren auf diesen Tag“, sagte Samuel Gergin, Pressesprecher der Gemeinde. Der „Traum eines eigenen Gebetshauses“ sei nun endlich wahr geworden und ein „denkwürdiges Ereignis“.

Eingeweiht wurde der Bau in einem mehrstündigen Gottesdienst durch das Oberhaupt der syrisch-orthodoxen Kirche von Antiochien, Patriarch Ignatius II. Der gebürtige Syrer hatte sich in der vergangenen Woche mit Bundespräsident Joachim Gauck über die kritische Lage der Christen in Syrien ausgetauscht. „Durch Flucht und Vertreibung sind wir auf der ganzen Welt verstreut. Wir sind sehr dankbar, hier sein zu dürfen“, so Gergin.

Es sei eine große Ehre, den Patriarchen hier begrüßen zu dürfen, freute er sich. Sein Erscheinen sei keine Selbstverständlichkeit, zumal Ignatius II. erst vor wenigen Wochen einem Attentat entkommen sei. Das Interesse an der Einweihung der Kirche und dem Erscheinen des Patriarchen war so groß, dass die Kirche aus allen Nähten platzte. Gut 500 Gäste fasst das Gotteshaus, dessen Bau ohne Steuergelder finanziert wurde, doch mehrere Hundert Personen mussten den Gottesdienst draußen auf einer Leinwand verfolgen.

An der Messe nahmen auch der Landtagsabgeordnete Gerhard Merz, Stadträtin Astrid Eibelshäuser sowie der hessische Polizeipräsident Manfred Schweizer teil. Im Anschluss gab es ein Mittagessen für die Gäste des Gottesdienstes. Bei Lammfleisch, Couscous und gefüllten Weinblättern feierte man die Einweihung.

 

Der Ministerpräsident erinnerte auch an die derzeitige Situation in Syrien: „Viele von Ihnen haben Verwandte in Syrien. Wir feiern und essen hier, aber zur selben Zeit sterben dort viele Menschen. Wir wünschen uns, dass dieser furchtbare Krieg bald vorbei ist“. Die Christen, die in ihrer Heimat verfolgt wurden und nach Deutschland geflohen sind, „gehören zu uns“, befand Bouffier. „Sie sind ein gutes Beispiel für gelungene Integration. Sie haben sich Ihre Identität bewahrt, aber sind in unserem Land angekommen. Darauf können Sie stolz sein“, lobte Bouffier.

(Source:http://www.giessener-anzeiger.de/lokales/stadt-giessen/nachrichten-giessen/seit-15-jahren-auf-diesen-tag-gewartet_17071142.htm)

 

 


قداسة سيدنا البطريرك أفرام الثاني يشارك في يوم العائلة
المنظّم في دير مار يعقوب السروجي بفاربورغ - ألمانيا
12.07.2016

شارك قداسة سيدنا البطريرك مار إغناطيوس أفرام الثاني في فعاليات يوم العائلة حيث احتشدت العديد من العائلات السريانية المتوافدة من مختلف المناطق والمدن في ألمانيا إلى دير مار يعقوب السروجي في فاربورغ للمشاركة في نشاطات وفعاليات هذا اليوم وتم ذلك بتاريخ 9 تموز 2016.
شاركت جوقة "الموسيقى السريانية" من السويد في هذا اليوم المميز وأنشدت العديد من التراتيل والأغاني السريانية للمناسبة،
حيث قدّر عدد المشاركين بحوالي 4000 شخص تجمّعوا في دير مار يعقوب السروجي قادمين من مختلف المدن في ألمانيا وهولندا.
شارك في يوم العائلة أصحاب النيافة المطارنة الأجلاء: مار فيلوكسينوس متياس نايش، النائب البطريركي في ألمانيا، ومار يوليوس حنا أيدين، مدير العلاقات الخارجية في ألمانيا، ومار ديوسقوروس بنيامين أطاش، النائب البطريركي في السويد، ومار بوليكاربوس أوكين أيدين، النائب البطريركي في هولندا، ومار تيموثاوس متى الخوري، النائب البطريركي في أبرشية دمشق البطريركية إلى جانب عدد كبير من الآباء الكهنة والرهبان وممثلين عن الكنائس الشقيقة.

 

 

 

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Manuel Valls a présenté hier le troisième rapport du comité de suivi des retraites. On peut noter une "amélioration lente mais sensible" du système des retraites et envisager avec "sérénité" l'avenir des retraites en France. Les conclusions du rapport "confirment le très net rétablissement de notre système de retraites". Tout cela c'est très bien, mais personne, aucun média n'a noté une phrase très inquiétante de ce rapport officiel "Néanmoins la divergence d’évolution entre les revenus des actifs et ceux des retraités pourrait faire resurgir un risque de pauvreté ce qui appelle, pour l’avenir, une vigilance particulière". Mais malheureusement ce n'est pas un risque, c'est une réalité : 101 000 personnes supplémentaires de plus de 50 ans pauvres en 1 an !

http://blog.seniorenforme.com/

On peut bien se réjouir des bons résultats comptables, financiers de notre système des retraites. Mais derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes, pour qui la retraite n'est pas une période facile. Cependant, personne n'en parle, les experts préfèrent évoquer "que la France a su remettre son système de retraites sur la voie d'un équilibre financier durable".

http://blog.seniorenforme.com/categorie/retraite-2/

Le Premier Ministre a dit "nos efforts pour préserver le système de retraites par répartition, un modèle de solidarité auquel les Français sont attachés, portent leurs fruits". Le rapport à la page 16 déclare "Le comité constate que l’objectif d’un niveau de vie satisfaisant des retraités est à ce jour assuré par le système de retraite". Satisfaisant, au fait cela veut dire quoi ? Ça c'est l'emballage mais pour ce qui est de la pauvreté des retraités, on préfère mettre la poussière sous le tapis.

D'ailleurs dans ce rapport, nous pouvons voir des grandes et belles courbes sur l'évolution du taux de pauvreté de 1996 à 2013 mais pour les chiffres concrets, il faut aller voir dans les conclusions de l'INSEE et notamment dans leurs notes sur les revenus fiscaux et sociaux.

En l'espèce, malheureusement, ce n'est plus un risque de pauvreté des retraités mais une réalité. Jugez vous-mêmes :

-En 2013, 2 196 000 personnes de plus de 50 ans sont pauvres pour 2 095 000 en 2012. Soit 101 000 personnes supplémentaires de plus de 50 ans pauvres en 1 an !

-En 2013, 1 078 000 retraités sont pauvres pour 1 039 000 en 2012. Soit 39 000 retraités pauvres en 1 an en plus dans notre pays. Le taux de pauvreté des retraités était de 7,7% en 2012 et il est de 7,9% en 2013. Soit une augmentation de 0,2% ! 

Personne n'en parle, personne ne l'évoque....

http://blog.seniorenforme.com/categorie/retraite-2/

Alors quand le rapport du comité de suivi des retraites déclare qu'il y a un risque de pauvreté, c'est faux, ce n'est plus un risque mais malheureusement c'est une réalité et ce n'est pas avec l'augmentation ridicule du minimum vieillesse de 80 centimes d'euros par mois qui va changer la donne...

Alors, quand le rapport du comité de suivi des retraites, préconise une vigilance particulière concernant la pauvreté des retraités, nous disons la vigilance c'est terminé, maintenant il faut de l'action et des mesures concrètes car la situation est préoccupante. Il faut que les gouvernements arrêtent la procrastination et s'attaquent dès maintenant au sort du million de retraités pauvres.

Vigilance Non, Action Oui !

source

 

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കോലഞ്ചേരി വലിയപള്ളിയിൽ പരിശുദ്ധ
പത്രോസ് പൗലോസ് ശ്ലീഹന്മാരുടെ
ഓർമ്മപ്പെരുന്നാൾ സമാപിച്ചു.

 

 

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DES DÉCISIONS IMPORTANTES S’EN SUIVENT 

À la veille de la rencontre de l’OTAN à Varsovie, Vladimir Poutine a annulé tous ses déplacements pour se retirer dans un silence qui ne peut que présager de décisions importantes. Ces dernières seront des réponses aux actions provocatrices de l’OTAN, véritables menaces à la sécurité du peuple russe et à la paix mondiale. Nous savons que le président Poutine n’est pas du genre à réagir sous l’effet de la passion ou de la provocation, mais sous ceux de faits soigneusement analysés et d’une stratégie d’intervention soigneusement orientée à prendre l’ennemie là où il s’y attend le moins. Il ne faut pas oublier cet aveu de Poutine, devenue incontournable : « Dans mon enfance, les rues de St-Petersburg m’ont appris que lorsque l’entente devient impossible, il faut frapper le premier ».

Une première réaction du ministère des Affaires extérieures de Russie demande aux dirigeants de l’OTAN des explications sur ce déploiement tous azimuts des forces de l’OTAN aux frontières de la Russie. 

 "Au mépris de l'impératif objectif du maintien de la paix et de la stabilité en Europe et contrairement à la nécessité d'œuvrer en synergie pour relever les défis effectifs, et non imaginaires, l'OTAN se concentre sur la +dissuasion+ d'une menace inexistante à l'Est »

Et d’ajouter la représentante du ministère extérieur russe, Maria Zakharova : 

« L'OTAN refuse de voir ces conséquences négatives et risquées à long terme pour l'ensemble de la sécurité euro-atlantique que recèlent les démarches de Washington et Bruxelles visant à perturber l'équilibre de forces actuel", a indiqué la porte-parole, citant en exemple le déploiement accéléré d'éléments du bouclier antimissile É.-U./OTAN en Europe. »

Tout le scénario de l’OTAN consiste à couvrir ce déploiement majeur sur les frontières russes par un discours qui fait de la Russie l’ennemie aux prétentions de conquêtes et de domination des pays qui lui sont frontaliers. Elle fait de la Russie l’envahisseur de l’Ukraine et, de ce fait, le conquérant potentiel de tous les pays qui lui sont frontaliers. 

« Elle (OTAN) a (…) suspendu toute coopération avec ce pays (RUSSIE) en réponse à l’intervention militaire de ce dernier en Ukraine, que les Alliés condamnent avec la plus grande fermeté. Les canaux de communication politiques et militaires, quant à eux, restent ouverts. L'OTAN demeure préoccupée par les activités militaires et le discours agressif de la Russie, qui font songer à une manoeuvre de déstabilisation, qui viserait l'Ukraine, mais pas seulement elle.  »

Le mensonge de l’intervention militaire de la Russie en Ukraine est énorme et dire qu’il est avalé par les 28 pays membres de l’OTAN. C’est tout de même incroyable. 

Il faut lire ici les dessous d’un coup d’État en Ukraine que nous présente l’excellent analyste, Michel Collon et, également, ici , ce qu’en pense Poutine. Si G.W. Bush s’est servi d’un monstrueux mensonge pour envahir l’Irak, Obama et ses pairs de l’OTAN peuvent en faire tout autant pour envahir la Russie. Sauf que dans ce dernier cas la situation de Poutine est toute autre de celle de Saddam Hussein. 

Il est incroyable que ces 28 chefs d’État qui chapeautent l’OTAN se disent « préoccupés par les activités militaires et le discours agressif de la Russie qui font songer à une manœuvre de déstabilisation qui viserait l’Ukraine et pas seulement elle. » À ce que je sache, le déploiement militaire se fait sur le territoire russe et en Syrie, à la demande du Président de ce pays pour lutter contre le terrorisme. Cette situation n’a rien de comparable avec ce déploiement des forces de l’OTAN sur les frontières russes et un peu partout dans le monde.

Que dire maintenant de ce discours agressif de Poutine ? Il n’est pas du genre à menacer à tout vent et à s’ingérer dans les affaires intérieures des autres pays comme le font les États-Unis et plusieurs pays de l’OTAN. Pour ne parler que des États-Unis, voyons ce qu’ils font en Amérique latine, tout particulièrement au Venezuela qu’ils déclarent comme une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Une déclaration qui devient une véritable menace de guerre. Si ce n’est pas là un discours agressif de Washington, je n’y comprends rien. Le Venezuela n’est pas à la frontière des États-Unis et n’en constitue d’aucune manière une menace militaire pour les États-Unis. C’est une situation tout autre que vit la Russie avec les forces de l’OTAN à sa frontière.

Que va décider Poutine ?

Lui, plus que tout autre, sait les mensonges qui servent à manipuler l’opinion publique occidentale contre la Russie. Il sait que les peuples de l’Occident ne sont pas des ennemis de la Russie, mais que leurs dirigeants, soumis aux volontés de Washington, le sont. Plus que tout, il sait que Washington est effectivement son véritable ennemi. Ce sont les ambitions de ce dernier qui mettent en péril la Russie et une grande partie du monde.

Il sait également que l’unité de l’Europe se fragilise et que les peuples deviennent de plus en plus conscients de la manipulation dont ils sont victimes. La France, l’Italie, l’Espagne font toujours plus partie de ces peuples soumis au pouvoir des marionnettes qui les dirigent.

Si Poutine décide de frapper le premier, ce ne sera pas contre les peuples, mais contre ces forces sur lesquelles compte Washington pour envahir la Russie. Je lui souhaite bonne chance.

Je pense qu’on s’approche d’un automne qui risque d’être chaud.

 

Oscar Fortin

Le 10 juillet 2016 

http://humanisme.blogspot.com

 

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Moscou a dénoncé le 10 juillet la focalisation de l'Alliance atlantique sur une menace russe «qui n'existe pas», après le sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, largement consacré à renforcer son flanc oriental, à Varsovie.

«Une analyse préliminaire des résultats de la rencontre montre que l'OTAN continue de voir le monde politico-militaire à travers une sorte de miroir déformant», a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. «Contrairement à l'intérêt objectif de maintenir la paix et la stabilité en Europe [...] l'Alliance concentre ses efforts sur la dissuasion d'une menace qui n'existe pas venant de l'est», poursuit la déclaration.

L'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN)  a tenu à afficher son unité lors d'un sommet qui s'est tenu les 8 et 9 juillet à Varsovie consacré aux grands défis auxquels elle doit faire face : l'action de la Russie en Ukraine, en proie à une insurrection pro-russe dans sa partie orientale et le rattachement de la Crimée à la Russie.

D'après l'Otan : «Les actions de la Russie portent atteinte à l'ordre en Europe»

«Les actions de la Russie, en particulier en Ukraine [...] portent atteinte à l'ordre fondé sur des règles en Europe», indique le document adopté par les 28 pays de l'OTAN. L'Alliance a décidé de déployer quatre bataillons dans les Etats baltes et en Pologne, un défi sans précédent envers Moscou depuis la fin de la guerre froide.

«Nous ne voyons aucune menace immédiate vis-à-vis d'un allié de l'OTAN» venant de la Russie, a toutefois assuré le 10 juillet le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg.

Le président russe Vladimir Poutine avait accusé fin juin l'OTAN de vouloir entraîner son pays dans une course aux armements «frénétique» et de rompre «l'équilibre militaire» en vigueur en Europe depuis la chute de l'URSS.

A lire aussi : Mikhaïl Gorbachev : «l'OTAN veut faire de la Guerre froide une guerre chaude»

 

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Les banques ne sont pas toujours associées à une stabilité financière, et les pays de l’Union européenne ont aujourd’hui beaucoup à reprocher à leurs secteurs bancaires. Cela doit-il faire craindre une nouvelle crise européenne?

Il semble que les banques européennes constituent une vraie source d'inquiétude pour la population et pour les autorités des pays de l'UE. Le secteur bancaire allemand en est un exemple frappant.

 

"Le secteur bancaire européen est actuellement peu capitalisé (…) les banques italiennes sont dans un état relativement mauvais comparé aux banques d'autres pays. Clairement, toutes ces banques font encore les frais de la crise des dettes souveraines. Très peu ont réussi à atteindre des niveaux de capitalisation suffisants pour assurer leur solidité sur le long terme", explique Guillaume Vuillemey, professeur d'économie à HEC, dans un entretien accordé à Sputnik.

 

Selon l'expert, les banques sont actuellement confrontées à deux questions principales. D'abord, elles ont besoin de fonds propres. Mais qui devrait apporter ces fonds propres aux banques? Soit l'Union européenne ou les gouvernements, soit les marchés, souligne l'économiste.

 

"Clairement, ce qui est aujourd'hui préférable, ce ne sont pas des recapitalisations publiques, mais des recapitalisations par le marché. Il faut donner des incitations pour que les actionnaires détiennent davantage et supportent les risques des banques, et non les contribuables", poursuit l'interlocuteur de Sputnik. La politique financière actuelle de la Banque centrale européenne (BCE) a un caractère d'assouplissement quantitatif, ce qui a des effets sur le système des obligations souveraines et sur les dettes.

 

La fragilité financière? C'est ce qui caractérise aujourd'hui le secteur bancaire allemand, déclare l'économiste. Et si le secteur industriel de l'économie allemande et les autres secteurs représentant le côté réel fonctionnent bien, les banques du pays, et en particulier les grandes banques, manifestent un niveau très élevé de fragilité, conclut l'interlocuteur de Sputnik.

 

SOURCE

 

 

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RÉFLEXION PERSONNELLE ET...ALIMENTER

 

VOTRE PRIERE...

 

 

 

 

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LE COIN DU CATECHISME...ET DE LA

 

TRANSMISSION FAMILIALE:

 

Histoire Sainte:

 

SAMUEL ECOUTE SON DIEU...

 

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Élie.

La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu fréquente.  

Un jour, Élie était couché à sa place habituelle.

Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu.

Le Seigneur appela Samuel, qui répondit :

« Me voici ! »

Il courut vers Élie, et il dit :

« Tu m’as appelé, me voici ».

Élie répondit :

« Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher ».

L’enfant alla se coucher.

De nouveau, le Seigneur appela Samuel.

Et Samuel se leva.

Il alla auprès d’Élie, et il dit :

« Tu m’as appelé, me voici ».

Élie répondit :

« Je n’ai pas appelé, mon fils.

Retourne te coucher ».

Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.

De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Élie, et il dit :

« Tu m’as appelé, me voici ».

Alors Élie comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit :

« Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras :

-Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ».

Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.

Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois :

-« Samuel ! Samuel ! »

Et Samuel répondit :

-« Parle, ton serviteur écoute ».

Samuel grandit en écoutant la parole de Dieu.

Petit diaporama : Samuel, écoute Dieu

 

Source :http://levangelisation.eklablog.com/bible-god-s-story-for-me-a86194810

 

 

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PENDANT LES VACANCES:

Prier avec les enfants 

POUR LES VOCATIONS....

Le bon pasteur

Chers amis,

Le temps de l’été est pour beaucoup celui des camps et des vacances. Partir avec des enfants, c’est leur donner la possibilité d’expérimenter la prière quotidienne, et les entraîner à vivre cette fidélité au Seigneur.

A travers ce livret, nous voulons vous proposer de prier avec les enfants pour les vocations. Jésus nous y invite dans l’Evangile : « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Luc 10, 2). Lorsque nous prions pour les vocations, nous demandons au Seigneur de faire entendre parmi nous son appel et d’envoyer ceux dont il a besoin, dont l’Eglise et le monde ont besoin : prêtres, religieuses, religieux…

C’est aussi l’occasion de se souvenir que nous avons tous une vocation. Le Seigneur nous appelle tous, à la vie, au bonheur, à l’amour, au don, au service… chacun selon son chemin. Il nous est bon d’y penser, de demander à Dieu de nous éclairer sur notre propre appel, et de nous aider à cultiver notre disponibilité.

Ce livret vous propose de prier à partir de l’exemple d’aînés dans la foi, qui nous ont précédés et qui ont répondu, chacun à leur manière, à l’appel de Dieu. Les premiers sont des personnages de la Bible : Abraham, Samuel, Jérémie, saint Jean-Baptiste, la Sainte Vierge Marie, les douze Apôtres et saint Paul. Trois autres font partie de l’histoire plus récente de l’Eglise : sainte Thérèse de Lisieux et les bienheureux Charles de Foucauld et Jean-Paul II. Chacun à leur manière, ils nous montrent le chemin du « oui » à l’appel de Dieu.

En communion les uns avec les autres et avec toute l’Eglise, prions pour toutes les vocations afin que la Bonne nouvelle de Jésus Sauveur parvienne à tous les hommes !

 

Avec Abraham

Abraham

Le Seigneur dit à Abraham : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai. […] En toi seront bénis toutes les familles de la terre. » Abraham partit, comme le Seigneur le lui avait dit. Gen12, 1-4

Dieu appelle Abraham à le suivre, et Abraham lui fait confiance… Il se met en route, quitte un pays qu’il connaît pour un pays inconnu… en s’appuyant uniquement sur la promesse que Dieu lui a faite.

Seigneur Jésus, Tu veux mon bonheur. Comme Abraham, aide-moi à sortir de mon confort et de mes habitudes pour te suivre. Comme Abraham, apprends-moi à te faire confiance chaque jour malgré les difficultés rencontrées. Nous te prions pour tous les prêtres et consacrés que Tu as appelés à quitter pays et famille pour annoncer ton Evangile. Nous te prions pour que d’autres entendent ton appel.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, Tu as ouvert mes oreilles ; Tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. » Dans le livre, est écrit pour moi ce que Tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles.
Ps 39 

Avec Samuel

livre ouvert

Une troisièmre fois, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Eli, et il dit : « Tu m’as appel », me voici. » Alors Eli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et lui dit : « Retourne te coucher, et si l’on t’appelle, tu diras : »Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. » Samuel retourna se coucher. Le Seigneur vint se placer près de lui, et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » et Samue répondit : « Parle, ton serviteur écoute. » 1 S 3, 8-10

Samuel était au service de Dieu dans le Temple. Dans le silence, et grâce à Eli, il découvre que le Seigneur lui parle et se fait proche de lui. Et par sa disponibilité il entre ainsi dans une relation d?amitié avec Dieu.

Seigneur Jésus, Comme Samuel, apprends-moi à faire silence dans mon coeur pour mieux entendre ce que Tu attends de moi. Comme Samuel, apprends-moi à me mettre au service des autres. Nous te prions pour les moines et moniales qui se sont retirés dans le silence des monastères pour mieux être à ton écoute et prier pour le monde. Nous te prions pour ceux que Tu appelles à ce service de louange : donne leur de découvrir et d’aimer de plus en plus ta Parole.

Comment, jeune, garder pur son chemin ? En observant ta parole. De tout mon coeur, je te cherche ; garde-moi de fuir tes volontés. Des chemins du mal, je détourne mes pas, afin d’observer ta parole. Qu’elle est douce à mon palais ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche ! Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.
Ps 118 

Avec Jérémie

clocher

Le Seigneur m’adressa la parole et me dit : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples. » Et je dis : « Oh ! Seigneur mon dieu ! Voici donc : je ne sais pas parler, je ne suis qu’un enfant ! » Le Seigneur reprit : « Ne dis pas : ‘Je ne suis qu’un enfant !’ Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai, tu diras tout ce que je t’ordonnerai. Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer, déclare le Seigneur. » Puis le Seigneur étendit la main, il me toucha la bouche et me dit : « Ainsi, je mets dans ta bouche mes paroles ! » Jr 1, 4-9

Jérémie ne se sentait pas à la hauteur, pas assez fort pour être prophète. Mais Dieu l’a appelé et il l’a rendu capable d’accomplir cette mission. Jérémie est devenu un grand prophète.

Seigneur Jésus, Même si je suis un enfant, tu m’envoies en mission. Même si je ne sais pas très bien parler, tu me demandes de témoigner de ton amour. Aide-moi à vraiment croire que tu m’appelles, moi aussi, que tu veux agir à travers moi, même si je me sens encore petit. Apprends-moi à te faire confiance, à croire que si tu me donnes une mission, tu me permettras de l’accomplir. Nous te prions pour tous les jeunes que tu appelles à te donner leur vie, mais qui n’osent pas répondre. Donne-leur plus de confiance en toi. 

Avec Jean-Baptiste

Jean-Baptiste

La parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain ; il proclamait un baptême de conversion, pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans un livre du prophète Isaïe : à travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Luc 3, 2-4

Jean-Baptiste parcourait la régionen appelant les hommes à se « convertir » : tourner leur coeur vers Dieu en changeant quelque chose dans leur vie. Mais ayant découvert en Jésus le Messie tant attendu, il entraîne les foules vers Jésus puis s’efface dans une grande humilité.

Seigneur Jésus, Apprends-moi à voir, dans ma vie, ce qui doit être changé pour être plus proche de Toi. Aide-moi à découvrir ma vocation dans l’Eglise pour te servir. Nous te prions pour tous ceux qui annoncent l’Evangile en donnant leur vie. Donne-leur ta force pour accomplir leur mission et envoie dans notre monde de nouveaux et audacieux prophètes.

Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car Tu es le Dieu qui me sauve.
C’est Toi que j’espère tout le jour en raison de ta bonté, Seigneur.
Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours.
Ps 25 (24), 4-6
 

Avec Marie

L'adoration des magesL’ange Gabriel entra chez Marie et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. […] L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. »

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Marie était disponible pour accepter le projet de Dieu qui allait changer sa vie. En acceptant d’accueillir en elle le Fils de Dieu, elle nous apprend à l’accueillir en nous pour qu’Il puisse demeurer en nous et nous en Lui.

Seigneur Jésus, Comme Marie, apprends-moi à dire oui. Comme Marie, apprends-moi à t’accueillir en mon coeur. Nous te prions pour les prêtres grâce auxquels Tu continues à te donner à nous dans l’Eucharistie. Qu’ils puisent en Toi la force pour accomplir leur ministère. Nous te prions pour tous les baptisés : qu’ils se laissent transformer par ta Présence dans l’Eucharistie. 

Avec les apôtres

Les disciples d'Emmaüs

Jésus gravit la montagne, et Il appela ceux qu’Il voulait. Ils vienrent près de Lui, et Il en institua douze pour qu’ils soient avec Lui, et pour les envoyer prêcher. Marc 3, 13-14

Jésus a choisi ses Apôtres parmi leshommes de Galilée, avec leurs qualités et leurs défauts. C’est ainsi qu’Il nous appelle. Il nous connaît chacun par notre nom et nous reste fidèle, malgré nos infidélités.

Seigneur Jésus, malgré mes faiblesses, Tu m’appelles à te suivre et à participer à ta mission. Pardonne-moi quand je m’éloigne de Toi, et envoie ton Esprit me remplir de ta force. Nous te prions pour les successeurs des Apôtres et particulièrement notre évêque, Monseigneur Eric Aumonier. Fais-les vivre de ton Esprit, pour que leurs décisions soient éclairées par ta lumière, que leurs gestes soient animés par ton amour, et qu’ils restent signes d’unité dans leur Eglise diocésaine. 

Avec Saint Paul

croix

« Le Seigneur m’a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu’au bout l’Evangile et le faire entendre à toutes les nations ». 2 Tm 4, 17

Saint Paul fut choisi parDieu alors qu’il persécutait les chrétiens… Il se convertit et mit alors toute son énergie à annoncer le Christ mort et ressuscité, en parcourant le monde et en fondant des communautés chrétiennes. Il a souvent évoqué dans ses lettres ses faiblesses, pour mieux souligner la puissance de Dieu qui se déployait en lui.

Seigneur Jésus, Donne-moi le zèle de Saint Paul pour oser témoigner de Toi là où je vis. Comme Saint Paul, donne-moi ton Esprit pour m’aider à vivre en chrétien et découvrir peu à peu ma mission dans l’Eglise.

Nous te prions pour tous ceux qui ne Te connaissent pas, ou qui sont dans le doute. Ouvre leur coeur et leur esprit pour qu’ils puissent accueillir une parole de vérité et d’amour, et renouvelle tous les baptisés dans la foi de leur baptême pour que le monde perçoive le Dieu qui les habite. 

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois)

 

 

 

*Dimanche 24 JUILLET:

 

Pèlerinage à Saint Christophe

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-10h30, Messe suivie de la Bénédiction des Voitures et d'un repas fraternel.

 

(Programme habituel)

 

 

 

 

*Dimanche 7 AOUT:

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !



10h30, Messe suivie de la BENEDICTION DES VOITURES et du repas fraternel,

possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 6 Aoüt à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, Auguste 7:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

 

*Dimanche 14 à Jauldes (Charente)

 

-10h30, Messe du jour et prières mariales de vigile

 

 

de la "Dormition Assomption" de la Très Sainte

 

 

Vierge Marie)

 

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*Lundi 15 AOUT au Monastère

 

 Pèlerinage de l' Assomption (Dormition de la Très Ste

 

Vierge Marie)

 

10h30, Messe suivie de la PROCESSION MARIALE et des

 

prières au monument du "SAYFO" et des autres reposoirs.

 

Repas fraternel,

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

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*Dimanche 28 AOUT,

 

 Pèlerinage de Préparation à la Rentrée scolaire

 

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-9h Baptêmes d’Axel et Cyprien

 

-10h30, Messe suivie des prières et bénédictions des

 

enfants, écolier, étudiants, parents et. Repas fraternel,

 

Possibilité de rencontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-27.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. 
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. 
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » 
 





Par Élisabeth de la Trinité (1880-1906), moniale Romaine-catholique (carmélite) 
Le Ciel dans la foi (OC, Cerf 1991, p. 125) 
 

« Je proclame ta louange »

 

Nous avons été prédestinés par un décret de Celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, afin que nous soyons la « louange de sa gloire » (Ep 1,6.12.14). C'est saint Paul qui parle ainsi, saint Paul instruit par Dieu lui-même. Comment réaliser ce grand rêve du Cœur de notre Dieu, ce vouloir immuable sur nos âmes ? Comment, en un mot, répondre à notre vocation et devenir parfaites « louanges de gloire » de la très sainte Trinité ? 

Au ciel, chaque âme est une louange de gloire au Père, au Verbe, à l'Esprit Saint, parce que chaque âme est fixée dans le pur amour et ne vit plus de sa vie propre, mais de la vie de Dieu. Alors elle le connaît, dit saint Paul, « comme elle est connue de lui » (1Co 13,12) ; en d'autres termes, son entendement est l'entendement de Dieu, sa volonté est la volonté de Dieu, son amour est l'amour même de Dieu. C'est en réalité l'Esprit d'amour et de force qui transforme l'âme, car lui ayant été donné pour suppléer à ce qui lui manquait, comme dit encore saint Paul, il opère en elle cette glorieuse transformation (cf. Rm 8,26)... 

Une louange de gloire, c'est une âme qui demeure en Dieu, qui l'aime d'un amour pur et désintéressé, sans se rechercher dans la douceur de cet amour ; c'est une âme qui l'aime par dessus tous ses dons et quand même elle n'aurait rien reçu de lui... Une louange de gloire est un être toujours dans l'action de grâces. Chacun de ses actes, de ses mouvements, chacune de ses pensées, de ses aspirations, en même temps qu'ils l'enracinent plus profondément dans l'amour, sont comme un écho du Sanctus éternel.

 

A ceux qui manquent de confiance, qui doutent, pinaillent et n'utilisent que les facultés de la raison et ne sont pas ouverts à Dieu, Dieu ne Se montrera pas.

Dieu n'entre pas dans les âmes fermées. Il n'entre pas de force.


(Saint Porphyrios)

 

 

 
'First of all, we know that God is the beginning, middle and end of everything good; and it is impossible for us to have faith in anything good or to carry it into effect except in Christ Jesus and the Holy Spirit.' (St. Mark the Ascetic)

'First of all, we know that God is the beginning, middle and end of everything good; and it is impossible for us to have faith in anything good or to carry it into effect except in Christ Jesus and the Holy Spirit.' (St. Mark the Ascetic)

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 05:38
PRAYER FOR DAD. PRAYER CHILD: The child: Oh God, let me be like my dad .. big and strong and smart .. The dad : Lord, make me become like my child .. obedient, faithful and confident

PRAYER FOR DAD. PRAYER CHILD: The child: Oh God, let me be like my dad .. big and strong and smart .. The dad : Lord, make me become like my child .. obedient, faithful and confident

Lettre aux Hébreux 9,11-15.

Mes frères, le Christ, grand-prêtre des biens à venir, est entré une seule fois dans le sanctuaire, par un tabernacle plus digne et plus parfait, qui n'a point été fait de main d'homme et n'a pas été formé à la manière de ce monde.
Et ce n'est pas avec le sang des boucs et des taureaux, mais avec son propre sang, qu'il est entré une fois pour toutes dans le Saint des saints, après nous avoir acquis une rédemption éternelle. 
Car si le sang des boucs et des taureaux, si la cendre d'une génisse, dont on asperge ceux qui sont souillés, sanctifient de manière à procurer la pureté de la chair, 
combien plus le sang du Christ qui, par l'Esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant ? 
Et c'est pour cela qu'il est médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, sa mort ayant eu lieu pour le pardon des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 19,30-35.

En ce temps-là, lorsque Jésus eut pris le vinaigre, il dit : "Tout est consommé". Et inclinant la tête il rendit l'esprit. 
Or, comme c'était la Préparation, de peur que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, car le jour de ce sabbat était très solennel, les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés et qu'on les détachât. 
Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. 
Mais quand ils vinrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes. 
Mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. 
Et celui qui l'a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez. 

 

 

« Désormais, par la croix, les ombres sont dissipées et la vérité se lève,

comme nous le dit l'apôtre Jean : « L'ancien monde est passé, toutes choses sont nouvelles » (Ap 21,4-5). La mort est dépouillée, l'enfer livre ses captifs, l'homme est libre, le Seigneur règne, la création est dans la joie.

La croix triomphe et toutes les nations, tribus, langues et peuples (Ap 7,9) viennent pour l'adorer.

Avec le bienheureux Paul qui s'écrie :

« Loin de moi la pensée de trouver ma gloire ailleurs que dans la croix de Jésus Christ notre Seigneur » (Ga 6,14), nous trouvons en elle notre joie.

La croix rend la lumière à l'univers entier, elle chasse les ténèbres et rassemble les nations de l'Occident, de l'Orient, du Nord et de la mer en une seule Église, une seule foi, un seul baptême dans la charité.

Elle se dresse au centre du monde, fixée sur le Calvaire.

Armés de la croix, les apôtres s'en vont prêcher et rassembler dans son adoration tout l'univers, foulant aux pieds toute puissance hostile.

Par elle, les martyrs ont confessé la foi avec audace et n'ont pas craint les ruses des tyrans.

S'en étant chargés, les moines, dans une immense joie, ont fait de la solitude leur séjour.

Lors du retour du Christ, cette croix paraîtra d'abord dans le ciel, sceptre précieux, vivant, véritable et saint du Grand Roi :

« Alors, dit le Seigneur, apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme »

(Mt 24,30).

Nous la verrons, escortée par les anges, illuminant la terre, d'un bout de l'univers à l'autre, plus claire que le soleil, annonçant le Jour du Seigneur. »

(Homélie de Saint Ephrem le Syrien(v.306-373), (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.181)

crucifixion_giovan_1a.jpg

Méditation et Prière au pied de la Croix:

« Je me mets devant vous à deux genoux, Seigneur Jésus, vous que je vois suspendu pour moi à la croix.

Je vous salue, ô vénérable image de mon Maître, de Jésus crucifié, de Jésus dont le sang m'a racheté des mains de l'ennemi.

Salut, Sauveur du monde, qui avez enduré pour moi une mort aussi amère !

Je vous en conjure, doux Jésus, accordez-moi, selon toute l'étendue de votre miséricorde, de compatir à toutes vos peines, de partager, du fond du cœur, les douleurs de votre sainte Mère, et de verser des torrents de larmes, avec le bienheureux apôtre saint Jean, au pied de la croix.

Quelle consolation pour moi, si la vivacité de cette compassion pouvait me faire verser extérieurement des larmes devant l'image de votre croix ; ô vous qui, pour moi, avez si souvent versé par flots votre sang précieux !

Mais comme tout don excellent vient de vous (Jac., I, 17), remplissez, pour votre gloire, le désir que je vous manifeste, et que la mémoire de votre sainte Passion, et le souvenir spécial de votre glorieuse Mère, toujours accompagnée de son fidèle gardien, saint Jean, votre disciple chéri, produise dès cette heure, et à l'avenir, en moi, une ferveur plus vive, une vertu plus généreuse, un sentiment de piété plus intime, et une plus grande perfection de vie et de mœurs.

Jamais je ne me lasserai de vous contempler sur la croix ; les douleurs de votre Mère seront ma consolation, et les larmes de saint Jean intercéderont pour moi.

Jamais je ne considérerai cette mort ignominieuse, sans que mon âme éprouve intérieurement une vive compassion ; tel est du moins mon désir.

Accordez-moi donc, chaque fois que je me rappelle le souvenir de votre Passion, ou que je vois le crucifix, votre fidèle image, d'éprouver intérieurement, en mon cœur, les sentiments que vous avez fait éprouver à tant d'âmes dévotes ; ô vous qui, étant Dieu, vivez et régnez pendant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il ! »

Thomas A Kempis (1380-1471), in "Œuvres spirituelles" Tome VI, "Les Trois Tentes. Prières et autres opuscules" (Recueil de prières, III. Sur la Passion de Jésus-Christ, Troisième prière), Traduits du latin par le P. P.-M.-B. Saintyves, Paris, Victor Sarlit, 1860.

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(Crucifix de l'église Sanbuenaventura de Yaguaron, au Paraguay)

 

Par Saint Isaac le Syrien,

Moine et Evêque Syriaque Orthodoxe (vers 630-700) 


« Qu’est-ce qu’un cœur miséricordieux ? » 

« La « Miséricorde », c’est une flamme qui embrase le cœur pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les animaux, pour les démons, et pour tout être créé. Quand l’homme miséricordieux se souvient d’eux, et quand il les voit, ses yeux répandent des larmes, à cause de l’abondante et intense miséricorde qui étreint son cœur. À cause de sa grande compassion, son cœur devient humble et il ne peut plus supporter d’entendre ou de voir un tort, ou la plus petite offense, faits à une créature. C’est pourquoi il offre continuellement des prières accompagnées de larmes pour les animaux sans raison, pour les ennemis de la vérité et pour ceux qui lui ont fait du tort, pour qu’ils soient protégés et qu’il leur soit fait miséricorde ; il prie de même pour les reptiles, à cause du la grande miséricorde qui remplit son cœur au-delà de toute mesure, à la ressemblance de Dieu. » 

(...)

« C'est la Miséricorde que je désire » 

« Si tu possèdes davantage que ce dont tu as besoin chaque jour, donne-Ie aux pauvres, puis viens avec une confiance filiale offrir tes prières. C'est-à-dire, parle avec Dieu comme un fils avec son père. Rien ne peut autant rapprocher notre cœur de Dieu que la Miséricorde. Quand tu donnes, fais-le avec générosité, le visage joyeux, et donne plus qu'il ne t'est demandé. Ne fais pas de distinction entre le riche et le pauvre, et ne cherche pas à savoir qui est digne et qui ne l'est pas ; mais que tous les hommes soient également bons à tes yeux. Tu pourras ainsi attirer même les indignes vers le bien, car l'âme est vite attirée à la crainte de Dieu par les bienfaits accordés au corps. Le Seigneur mangeait à la table des publicains et des prostituées, il n'écartait pas les indignes, afin d'attirer par là tous les hommes vers la crainte de Dieu et de leur donner, par les choses du corps, de s'approcher des choses spirituelles. C'est pourquoi tiens pour égaux tous les hommes lorsqu'il s'agit de leur faire du bien ou de les honorer, fussent-ils juifs, incroyants ou criminels, surtout parce que chacun est ton frère et possède la même nature que toi. Que la miséricorde surpasse toujours tout en toi. Un cœur dur et peu miséricordieux ne sera jamais pur. Voici, mon fils, un commandement que je te donne : que la Miséricorde l’emporte toujours dans ta balance, jusqu’au moment où tu sentiras en toi la Miséricorde que Dieu éprouve envers le monde. Quand l’homme reconnaît-il que son cœur a atteint la pureté ? Lorsqu’il considère tous les hommes comme bons sans qu’aucun lui apparaisse impur et souillé. Alors en vérité il est pur de cœur (Mt 5, 8). Qu’est-ce que cette pureté ? En peu de mots, c’est la Miséricorde du cœur à l’égard de l’univers entier. » 

===

PRIERE D'UN PAPA. PRIERE DE SON ENFANT:

L'enfant : 

Oh Dieu, fais-moi devenir comme mon papa.. grand et fort et intelligent..

Le papa : 

Seigneur, fais-moi devenir comme mon enfant.. obéissant, fidèle et confiant..

MESSAGE ET CONVOCATION (Rappel):

 

Chers amis. Aloho m’barekh,

 

L'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone en France et

 

en Afrique est une fois de plus, par l'amour compatissant

 

qui doit unir chacun de ses membres à tous et chacun de nos

 

frères humain, l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone est

 

une fois de plus plus atterrée face à l'incompréhensible et

 

inacceptable violences de ces actes terroristes qui viennent

 

s'ensanglanter le bien-aimé Liban et l'infortunée

 

Turquie. 


Nous prions pour les victimes, leurs familles et la

 

conversion de leurs bourreaux, lesquelles, tant qu'ils

 

persévèrent dans leurs ignominies, déshonorent notre race

 

humaine et la religion dont ils se réclament.

 


Puisse le Dieu de toute bonté recevoir les défunts et

 

soutenir ceux qui souffrent ! Puisse la Mère de

 

Miséricorde accompagner les défunts vers la lumière

 

céleste et , de son intercession et sa protection maternelle,

 

assister ceux qui restent et pâtissent des conséquences de ces

 

actes insensés !


Lorsque vous recevrez cette "newsletter", la fête des princes

 

des Apôtres saint Pierre et saint Paul (29 Juin) la

 

fête des douze Apôtres(30) auront été célébrées.


La célébration du 29 marquait la fin du jeûne des

 

Apôtres (Sawmo da-Shlihe) et elle était ou aurait dû

 

être occasion pour nous, fils et filles de l’Eglise Syrienne

 

de l’Inde (Chrétienté de Saint Thomas), une occasion

 

de rendre grâce au Seigneur de continuer d’être présent au

 

monde à travers le ministère de Ses Apôtres et, en

 

conséquent, par la Grâce d Saint Esprit: Emmanuel,

 

Dieu présent au milieu de Son Peuple.

 

 

Le 29, il était bon que les « Chrétiens de Saint

 

Thomas » de l’Eglise-mère comme de ses missions se

 

souviennent et se tournent dans la prière et la

 

reconnaissance vers l’Eglise d’Antioche et de Tout

 

l’Orient que fonda l’Apôtre Pierre et dont nous avons

 

reçu la pérennité apostolique, aujourd'hui une Eglise

 

Martyre, un modèle de fidélité au Christ Prince de la

 

Paix.

 

Puisse la prière des saints Apôtres Pierre et Paul nous

 

accompagner alors que notre Métropolie (Archidiocèse) se

 

porte si mal ! Puissent l’intercession du Collège

 

Apostolique accompagner nos Patriarches, Catholicos,

 

Métropolites et Evêques pour que se manifeste toujours

 

davantage l’unanimité du Témoignage Chrétien, l’unité

 

en Christ !

 

 

Par ailleurs, je rappelle à tous nos amis et Diocésains

 

la convocation suivante à la prière et, si possible, à votre

 

présence active à l’AG O

 

 

De l’Association Cultuelle de la

 

Métropolie de l’Eglise Syro-Orthodoxe

 

Francophone :

 

« En tant que Métropolite et, dès lors, responsable

 

 

de notre Eglise locale Syro-Orthodoxe Francophone Mar

 

Thoma, fondée etcanoniquement établie grâce à

 

la volonté et l'élan missionnaire des Chrétiens de

 

St Thomas (Eglise Orthodoxe Malankare ,

 

Eglise Orthodoxe des Indes),

 

il est de mon devoir,

pour toujours mieux servir les Fidèles du Christ

 

 

qui nous honorent de leur confiance, d'établir notre

 

 

Mission sur le Roc de la Foi et une sécurité

 

 

canonique incontestable.

 

 

Je vous convie donc:

 

 

1) A l'Assemblée Générale Ordinaire de

 

 

l’Association cultuelle de la Métropolie

 

 

(Archidiocèse) qui se tiendra lors du repas le

 

 

dimanche 3 Juillet prochain ainsi que nous vous y

 

 

avons invité par S.MS et lors des Messes.

 

 

(Si vous ne pouvez pas être présent, veuillez envoyer d’ic samedi 2 Juillet

 

un « pouvoir » pour vous faire représenter par l’un ou l’autre des diocésains)*

 

 

2) A prier dès maintenant l'Esprit Saint pour

 

 

une réunion très importante que j'aurai en

 

 

Allemagne le Mercredi 6

 

 

Juillet avec une haute Autorité des Eglises de

 

 

Tradition Syro-Orthodoxe.

 

 (Cette réunion initialement prévue le 4 Juillet est reportée au 6 Juillet )

 

 

Nous vous invitons soutenir par vos ferventes prières cette réunion

 

 

importante pour les intérêts de l'Eglise et l'unanimité du

 

 

témoignage chrétien des Eglises de Tradition Syriaque.

 

 

Puisse la Mère de Miséricorde être à nos côtés et

 

 

près de vous tous comme "Mère du Bon Conseil" ! »

 

Votre fidèlement en Notre-Seigneur. Aloho

 

m'barekh (Dieu vous bénisse) !

 

 

+Métropolite Mor Philipose-Mariam

 

 

 

*Modèle de « pouvoir » (Procuration):

 

 

 

Je Soussigné :………., ne pauvant être présent à l’A.G O de la Métropolie (Archidiocèse) de l’Eglise Syro-Orthodoxe Mar Thoma qui se tiendra le dimanche 3 Juillet à partir de 13 h, donne procuration à : (Mr, Mme, Melle, le Père, la sœur)…………………pour me représenter lors des votes et délibérations .

Fait à (Ville):…., ce (Date) :….

Signature :

 

 

 

============

 

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

et aux Saints du Kerala.

 

 

St Abraham Koorilose Bava,priez pour nous!

10h30, Messe suivie  du repas fraternel,

possibilité de recontrer un prêtre (Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

St Gregorios de Parumala, priez pour nous !

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 2 Juillet  à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, June 5:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

 

The Malankara Orthodox Church

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OCT

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  • FEASTS DAYS
  • MARANAYA DAYS
 

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DU CÔTE DE NOS FRERES AÎNES LES SAINTS...

 

 

Saint Thierry (Théodoric)
Abbé
(† 533)

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        Son père vivant de rapines et de vols, Thierry, qui voulait vivre autrement,

se fit moine puis se retira dans la solitude sur les conseils de Saint Rémi.

        Là, de nombreux disciples vinrent à lui, dont son père qui se convertit.

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Thierry était né à Auménancourt en Champagne, son père était un seigneur pillard qui décida de marier son fils sous la contrainte, sans le consulter.

Mais à peine  le mariage célébré, Thierry comprit qu’il avait la vocation religieuse, il voulut se retirer au couvent mais son épouse, elle, n’en avait nulle envie.

 

L'évêque de Reims, saint Rémi, trancha et constatant la pression paternelle exercée, constata l'invalidité d'un mariage qui, de plus, n’avait pas été consommé.

C'est ainsi, et Thierry put devenir moine. 

Une légende dit qu'un aigle blanc survolant la colline lut indiqua 1e lieu de l'implantation de son abbaye, c’était le Mont d’Hor, village devenu Saint-Thierry aujourd’hui.

L’abbaye prospéra et le père de Thierry se convertit et rejoignit son fils. 

 

Et son "épouse", que devint elle ?

 

L’abbaye servait de première étape aux rois qui revenaient du sacre de Reims,  mais un archevêque  du XVIIIème s. en fit sa résidence d’été, puis elle fut détruite.

Depuis 1968 une communauté de bénédictine s’est installée dans ce qu’il en reste.

carte-mst

 Saints thaumaturges

et Anargyres

Cosme et Damien,

les Romains

Côme et Damien étaient jumeaux ils naquirent dans la ville d'Egée, d'une sainte. mère nommée Théodote. Instruits dans l’art de la médecine, ils reçurent une telle abondance de grâces du Saint-Esprit qu'ils guérissaient toutes les maladies non seulement des hommes, mais encore des animaux ; et ils donnaient leurs soins sans exiger de salaire.

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Une dame appelée Palladie, qui avait dépensé tout son bien en frais de médecins, s'adressa à eux et ils lui. rendirent une parfaite santé. Alors elle offrit un petit présent à saint Damien, et comme celui-ci ne voulait pas l’accepter, elle le conjura, avec les serments les plus terribles, de le recevoir. Ce à quoi il acquiesça, non que la cupidité le poussât à se procurer cette récompense, mais bien par complaisance pour cette dame qui lui offrait ce témoignage de sa reconnaissance, et pour ne paraître pas mépriser le nom du Seigneur par lequel elle l’avait conjuré.

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Dès que saint Côme sut cela, il commanda de ne pas mettre son corps avec celui de son frère. Mais la nuit suivante, le Seigneur apparut à Côme et disculpa Damien au sujet du don qu'il avait accepté. Le proconsul Lysias, instruit de leur renommée; les fit appeler devant lui et commença par demander leur nom, leur patrie et quelle fortune ils possédaient. Les saints martyrs répondirent : « Nos noms sont Côme et Damien, nous avons trois autres frères qui s'appellent Antime, Léonce et Euprépius notre patrie, c'est l’Arabie : quant à la fortune, les chrétiens n'en connaissent point. » Le proconsul leur ordonna d'amener leurs frères pour immoler ensemble aux idoles : mais comme ils refusaient absolument d'immoler, il donna l’ordre qu'ils fussent, tourmentés aux mains et aux pieds.

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Et comme ils tournaient ces tourments en dérision, Lysias les fit lier avec des chaînes et précipiter dans la mer : mais aussitôt un ange les sauva des flots et il les amena devant le président. Ayant vu cela : « Par la grandeur des dieux! dit-il, c'est à l’aide des maléfices que vous l’emportez, puisque vous méprisez les tourments et que vous calmez la mer. Enseignez-moi donc ces maléfices dont vous faites usage, et au nom du dieu d'Adrien, je vous suivrai. » A peine eut-il parlé ainsi que parurent deux démons qui le frappèrent très rudement an visage. Alors, il se mit à crier : « Je vous en conjure, ô hommes de bien, priez pour moi votre Seigneur. » Les saints se mirent en prières et de suite les démons se retirèrent. Alors le président leur dit : « Vous voyez comme les dieux sont indignés contre moi pour avoir pensé à les abandonner, aussi, ne souffrirai-je plus due vous blasphémiez mes divinités. » Aussitôt il les fit jeter dans un grand feu, ont ils n'eurent toutefois rien à souffrir. Bien au contraire, la flamme jaillit au loin et fit mourir une foule de ceux qui se trouvaient là.

 

On les suspendit ensuite à un chevalet, (104) mais ils furent protégés par un ange qui les amena devant le juge, sans qu'ils eussent été blessés, bien que les bourreaux se fussent épuisés à les battre, Alors Lysias fit emprisonner les trois frères et ordonna que Côme et Damien fussent crucifiés et lapidés par le peuple : mais les pierres retournaient sur ceux qui les lançaient et en blessaient un grand nombre. Le président rempli de fureur, après avoir fait venir les trois frères et les avoir fait placer vis-à-vis de la croix, ordonna de crucifier Côme et Damien, ensuite de les faire percer à coups de flèches par quatre soldats : mais les flèches revenant en arrière, blessaient beaucoup de personnes, sans faire aucun mal aux saints martyrs. Or, le président se voyant confus de toutes manières, en fut troublé comme s'il souffrait la mort, et le matin il fit décapiter les cinq frères ensemble. Alors les chrétiens, se rappelant ce qu'avait dit saint Côme qu'il ne voulait pas être enseveli dans le même lieu, pensaient à la manière dont les martyrs voulaient être ensevelis, quand tout à coup arriva un chameau qui, avec une voix humaine, commanda que les saints fussent ensevelis en un même endroit. Ils souffrirent sous Dioclétien qui commença à régner vers l’an du Seigneur 287.

Un paysan, après avoir travaillé à la moisson, dormait la bouche ouverte et un serpent pénétra jusque dans ses entrailles. En se réveillant il ne sentit rien, et revint chez lui, mais le soir il éprouva d'atroces souffrances : il poussait des cris lamentables et invoquait à son secours les saints de Dieu Côme et Damien La douleur s'aggravant toujours, il se réfugia dans (105) l’église des saints martyrs, et s'y endormit subitement ; alors le serpent sortit par sa bouche comme il y était entré. — Un homme qui devait faire un voyage lointain, recommanda sa femme aux saints martyrs Côme et,Damien, et lui donna un signe au moyen duquel elle connaîtrait qu'elle devait aussitôt se rendre auprès de lui, s'il lui arrivait de la mander. Après quoi le diable, qui sut quel signe le mari lui avait donné, prit la figure d'un homme et lui dit eu lui présentant le signe convenu : « Ton mari  m’a envoyé de telle ville pour te conduire vers lui. » Et comme cette femme craignait encore de partir, elle dit : « Je reconnais bien le signe, mais parce que j'ai été mise sous la protection des saints martyrs Côme et Damien, jure-moi, sur leur autel, que tu me mèneras en toute sécurité, et aussitôt je partirai. » Le diable fit le serment qu'elle demandait. Elle le suivit donc, et quand ils furent arrivés dans un lieu écarté, le diable voulut la jeter en bas de sort cheval pour la tuer. La femme s'en aperçut et cria : « Dieu des saints Côme et Damien, aidez-moi. Je me suis fiée à vous et je l’ai suivi. » Aussitôt apparurent là, accompagnés d'une multitude de personnages revêtus de robes blanches, les saints qui la délivrèrent. Or, le diable avait disparu ; et ils dirent à la femme : « Nous sommes Côme et Damien au serment desquels tu t'es confiée ; et c'est pour cela que nous nous sommes hâtés de venir à ton secours. » — Le pape Félix, aïeul de saint Grégoire, fit construire à Rome une magnifique église en l’honneur des saints Côme et Damien. En cette église se trouvait un serviteur des saints martyrs auquel un (106) chancre avait dévoré toute une jambe. Or, voilà que, pendant son sommeil, lui apparurent les saints Côme et Damien qui portaient avec eux des onguents et des instruments. L'un dit à l’autre : « Où aurons-nous de quoi remplir la place où nous couperons la chair gâtée ? » Alors l’autre répondit : « Dans le cimetière de saint Pierre-aux-Liens, se trouve un Ethiopien nouvellement enseveli; apporte de sa chair pour remplacer celle-ci. » Il s'en alla donc en toute hâte au cimetière et apporta la jambe du maure. Ils coupèrent ensuite celle du malade, lui mirent à la place la jambe du maure, oignirent la plaie avec soin; après quoi ils portèrent la jambe du malade au corps du maure. Comme cet homme en s'éveillant ne ressentait plus de douleur, il porta la main à sa jambe, et n'y trouva rien d'endommagé. Il prit donc une chandelle, et ne voyant aucune plaie sur la jambe, il pensait que ce n'était plus lui, mais que c'était un autre qui était à sa place. Enfin revenu à soi, il sauta tout joyeux hors du lit, et raconta à tout le monde ce qu'il avait vu en dormant et comment il avait été guéri. On envoya de suite au cimetière, et on trouva la jambe du maure coupée et celle de l’autre mise dans le tombeau.

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Tropaire, t. 8

Saints Anargyres et thaumaturges Cosme et Damien, * visitez- nous lorsque nous frappe l'infirmité: * gratuitement vous avez reçu, * gratuitement donnez-nous, vous aussi.

Kondakion, t. 2

Ayant reçu le pouvoir des guérisons, * à ceux qui en manquent vous conférez la vigueur: * illustres médecins, thaumaturges renommés, * renversez aussi par votre visite l'audace des ennemis * et par vos miracles sauvez le monde entier.

Ikos

Le diagnostic de ces habiles médecins * surpasse toute sagesse, tout savoir; * à tous ils rendent la vigueur, sans qu'on les voie, * ayant reçu du Très-Haut ce pouvoir; * moi aussi, je leur dois la grâce de les chanter * comme divins bienfaiteurs accordant une multitude de guérisons, * car ils délivrent de toute douleur * et par leurs miracles ils sauvent le monde entier.

Exapostilaire, t. 3

Ayant reçu de Dieu le pouvoir des guérisons, * Anargyres bienheureux, * vous soignez les maladies * et guérissez tous les fidèles s'approchant de votre temple sacré; * c'est donc à juste titre que nous disons * bienheureuse votre mémoire, en la chantant d'un même chœur.

Vierge immaculée, tu enfantas * celui que Dieu engendre, le Verbe divin * qui porte au monde le salut * et très sagement accomplit la rédemption; * c'est pourquoi tous ensemble nous te chantons * comme celle qui intercède auprès de lui * pour nous délivrer de tout péril et de toute maladie
(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/stsj…/juillet01.html)

 

Cosmas & Damian

 

There are three pairs of Unmercenary Physicians named Cosmas and Damian. The two commemorated today were brothers from Rome. Though they inherited great wealth, they gave most of it to the poor and needy, only setting aside enough for themselves to devote their lives to the service of Christ.

 

 

 As Christian physicians, they freely performed their healing services for men and for beasts, asking the healed only to believe in Christ in thanks for their healing. They ended their lives in martyrdom.

 

 

 According to the Prologue, They were summoned before the Emperor Galerius, who interrogated them and commanded them to worship the gods. The brothers refused to do so, but to show the truth of the Christianfaith, they healed the Emperor of a grave infirmity. At this he proclaimed the truth of Christianity and released them. But a doctor and a former teacher who envied their reputation lured them into the countryside on the pretext of collecting herbs, then killed them.

 

 

At that time, Jesus called to him his twelve disciples and gave them authority over unclean spirits, to cast them out, and to heal every disease and every infirmity. These twelve Jesus sent out, charging them,

"Go nowhere among the Gentiles, and enter no town of the Samaritans, but go rather to the lost sheep of the house of Israel. And preach as you go, saying, 'The kingdom of heaven is at hand.' Heal the sick, raise the dead, cleanse lepers, cast out demons. You received without paying, give without pay."

Glory to Thee, O Lord, glory to Thee

St. Angelina,

despotina of Serbia (16th c.)

Commemorated on July 1, December 10

The life of the Serbian ruler Stefan Brankovich and his family was filled with instability and misfortune. After Serbia was seized in 1457 by the Turks, the then Serbian ruler's middle son, Stefan, distinguished by meek disposition and fine knowledge of Holy Scripture, set out to the capital of Turkey after his sister, who had been given to sultan Murat in marriage. But learning however, that the Turks with fanatic cruelty had burned the Mileshevsk monastery, Blessed Stefan rose up in defense of Serbia from oppression. When he married Angelina, the daughter of the prince of Albania, the Turks threatened Blessed Stefan and his family with punishment. With his wife and three children he was forced to hide first in Albania, and then in Italy, where later he died.
Blessed Angelina transferred the undecayed remains of her spouse to Kupinovo. At the end of the XV Century a son of Righteous Stefan and Angelina, Blessed John, became ruler of Serbia. The undecayed relics of Righteous John and his parents were afterwards glorified by many miracles.

(Source: 1996-2001 by translator Fr. S. Janos.)

"They did not shrink from denouncing the people’s sins and calling them to repentance. They did not care at all that most of society felt differently, and did not agonize over whether or not the people would think their message was “relevant.” If their proclamation of the Gospel alienated some people from the Church, that was fine; the hardened unbelief of man did not invalidate the timeless truth of God. These were men who were sure of the absolute truth of their message, and sure that God would help them proclaim it, come what may."

 

(Fr. Lawrence Farley, 21st Century priest and author, on evangelism) [Evangelism; Missions; Witness]

BONNE FETE AUX COSME, DAMIEN, ANGELINA, THIERRY, DIETRICH ET DIRK

 

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Prière de St Ephrem de Syrie à Marie

O Marie, notre Médiatrice,

c’est en vous que le genre humain met toute sa joie. Il attend votre protection.

En vous seule il trouve son refuge.

Et voici que, moi aussi, je viens avec toute ma ferveur, car je n’ai pas le courage d’approcher votre Fils : aussi j’implore votre intercession pour obtenir mon salut.

O vous qui êtes compatissante, ô vous qui êtes la Mère du Dieu de miséricorde, ayez pitié de moi.

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Prière de St Grégoire de Narek à Marie

Il en sera ainsi, ô Mère du Seigneur,

Si dans ma recherche incertaine tu m’accueilles, ô toi, toute disponible,

Si dans mon agitation tu me tranquillises, ô toi qui es en repos,

Si le trouble de mes passions, tu le change en paix, ô pacificatrice,

Si mes amertumes, tu les adoucis, ô toi qui es douceur,

Si mes impuretés, tu les enlèves, ô toi qui as surmonté toute corruption,

Si mes sanglots, d’un seul coup tu les arrêtes,

ô allégresse !

Je te le demande, Mère du Très Haut Seigneur Jésus,

Lui que tu as enfanté Homme et Dieu à la fois,

Lui qui est aujourd’hui glorifié avec le Père et l’Esprit Saint,

Lui qui est tout et en toutes choses.

A Lui soit la gloire dans les siècles des siècles.

Amen.

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIA

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

UNE VISION DES REALITES:

L’amour et la miséricorde chez saint Isaac le Syrien

Débutavril, à Rome, un congrès mondial sur la miséricorde divine, organisé par l’Eglise
catholique, a eu lieu.

Au cours de celui-ci, le troisième jour, Mgr Hilarion (Alfeyev) (1 2) du Patriarcat de Moscou, a pris la parole pour évoquer saint Isaac le Syrien (ou de Ninive).

Voici un extrait du compte rendu de l’agence Zenit sur cette intervention :

 

« Le second témoignage de la matinée a été donné par un hôte exceptionnel, l’évêque
orthodoxe russe représentant du patriarcat de Moscou à Vienne et auprès de la
Communauté européenne, Hilarion Alfeyev. L’évêque est un brillant théologien,
professeur à Fribourg, mais aussi un musicien d’envergure, auteur notamment
d’une Passion selon saint Matthieu donnée pour la première fois l’an dernier à Moscou
puis à Rome, grâce au Conseil pontifical de la culture alors sous la houlette
du cardinal Paul Poupard.

L’évêque Hilarion a évoqué de façon approfondie la spiritualité d’Isaac le Syrien ou « de
Ninive » (VIIe s.), grand mystique, et « l’un de plus grands théologiens de la tradition orthodoxe » à partir du thème « de l’amour et de la miséricorde ». 
Né dans le Qatar actuel, saint Isaac mourut au monastère de Rabban Shabour,
aujourd’hui au nord du Kurdistan.

Il avait été pendant quelque temps évêque de Ninive. Ermite dans le désert de Syrie et s’était rendu à Constantinople et il y avait joué un rôle important auprès de l’empereur, à une époque où la crise arienne avait laissé la ville sans monastères.

Saint Isaac en restaura un grand nombre, ce qui lui valut d’être honoré comme un père des moines. 
Dans un exposé dense, de plus de 15 pages, en anglais, on trouvait même quelques
accents modernes, quasi « écologiques » mais d’une écologie théologique fondée
sur une théologie de la Création, quasi une mystique.

En effet, expliquait l’évêque,saint Isaac s’interroge sur ce qu’est un « cœur miséricordieux ».

Et Isaac répond en substance que c’est un cœur à l’image et la ressemblance de la miséricorde de Dieu qui embrasse la totalité de la création.


Chez Dieu, il n’y a de haine pour personne, mais seulement un amour qui embrasse tout, car chaque être crée est précieux aux yeux de Dieu qui prend soin de chaque créature, et chacun trouve en lui un Père plein d’amour.


« C’est un cœur, explique en effet saint Isaac, qui brûle pour toute la création, les hommes, les oiseaux, les animaux, les démons et pour toute chose crée.

Et pour leur restauration, les yeux d’un homme de miséricorde verse des larmes abondantes.

Du fait de sa miséricorde forte et véhémente, qui saisit son cœur et de sa grande
compassion, son cœur s’humilie et il ne peut pas supporter d’entendre ou de
voir des blessures ou la moindre tristesse dans la création.

C’est pourquoi il offre continuellement des prières accompagnées de larmes même pour des bêtes sans raison, pour les ennemis de la vérité, et pour ceux qui le blessent, afin
qu’ils soient protégés et obtiennent miséricorde.

Et de même, il prie aussi pour la famille des reptiles, en raison de la grande compassion qui brûle démesurément dans son cœur fait à l’image de Dieu ». »

(Source:Orthodoxie.com)

 

La « Miséricorde » selon Saint Isaac le Syrien

Voici plusieurs textes sur la Miséricorde « Qu’est-ce qu’un cœur miséricordieux ? », « C'est la Miséricorde que je désire » de Saint Isaac le Syrien (vers 630-700), Moine puis Evêque de Ninive né dans la région du Qatar et mort au Monastère de Rabban Shabour au nord du Kurdistan.
 


« Qu’est-ce qu’un cœur miséricordieux ? » selon Saint Isaac le Syrien :

« La « Miséricorde », c’est une flamme qui embrase le cœur pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les animaux, pour les démons, et pour tout être créé. Quand l’homme miséricordieux se souvient d’eux, et quand il les voit, ses yeux répandent des larmes, à cause de l’abondante et intense miséricorde qui étreint son cœur. À cause de sa grande compassion, son cœur devient humble et il ne peut plus supporter d’entendre ou de voir un tort, ou la plus petite offense, faits à une créature. C’est pourquoi il offre continuellement des prières accompagnées de larmes pour les animaux sans raison, pour les ennemis de la vérité et pour ceux qui lui ont fait du tort, pour qu’ils soient protégés et qu’il leur soit fait miséricorde ; il prie de même pour les reptiles, à cause du la grande miséricorde qui remplit son cœur au-delà de toute mesure, à la ressemblance de Dieu. » 

Saint Isaac le Syrien (vers 630-700) - Discours Ascétiques N°81


« C'est la Miséricorde que je désire » de Saint Isaac le Syrien :

« Si tu possèdes davantage que ce dont tu as besoin chaque jour, donne-Ie aux pauvres, puis viens avec une confiance filiale offrir tes prières. C'est-à-dire, parle avec Dieu comme un fils avec son père. Rien ne peut autant rapprocher notre cœur de Dieu que la Miséricorde. Quand tu donnes, fais-le avec générosité, le visage joyeux, et donne plus qu'il ne t'est demandé. Ne fais pas de distinction entre le riche et le pauvre, et ne cherche pas à savoir qui est digne et qui ne l'est pas ; mais que tous les hommes soient également bons à tes yeux. Tu pourras ainsi attirer même les indignes vers le bien, car l'âme est vite attirée à la crainte de Dieu par les bienfaits accordés au corps. Le Seigneur mangeait à la table des publicains et des prostituées, il n'écartait pas les indignes, afin d'attirer par là tous les hommes vers la crainte de Dieu et de leur donner, par les choses du corps, de s'approcher des choses spirituelles. C'est pourquoi tiens pour égaux tous les hommes lorsqu'il s'agit de leur faire du bien ou de les honorer, fussent-ils juifs, incroyants ou criminels, surtout parce que chacun est ton frère et possède la même nature que toi. Que la miséricorde surpasse toujours tout en toi. Un cœur dur et peu miséricordieux ne sera jamais pur. Voici, mon fils, un commandement que je te donne : que la Miséricorde l’emporte toujours dans ta balance, jusqu’au moment où tu sentiras en toi la Miséricorde que Dieu éprouve envers le monde. Quand l’homme reconnaît-il que son cœur a atteint la pureté ? Lorsqu’il considère tous les hommes comme bons sans qu’aucun lui apparaisse impur et souillé. Alors en vérité il est pur de cœur (Mt 5, 8). Qu’est-ce que cette pureté ? En peu de mots, c’est la Miséricorde du cœur à l’égard de l’univers entier. » 

Saint Isaac le Syrien (vers 630-700) 

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Un prêtre copte assassiné par l'EI dans le Sinaï égyptien :

Un prêtre copte égyptien a été tué jeudi par balles dans le nord de la péninsule du Sinaï, dans l'est de l'Egypte, une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Abouna Raphaël Moussa, 46 ans, a été atteint mortellement lorsqu'un homme non identifié lui a tiré dans la tête dans la localité d'al-Arich, a indiqué Boulos Halim, un porte-parole de l'Eglise. La victime venait d'assister à une messe à l'église et se trouvait près de sa voiture au moment de la fusillade.
Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué que le prêtre avait été tué par un inconnu après s'être rendu auprès d'un mécanicien pour réparer sa voiture.

Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, la branche égyptienne de l'EI a revendiqué l'attaque, en affirmant que ses hommes avaient tiré sur le prêtre accusé de "combattre l'islam".
L'EI a commis de nombreux attentats visant policiers et soldats dans son bastion du nord du Sinaï, cette péninsule désertique de l'est, frontalière avec Israël et l'enclave palestinienne de Gaza.

 

En juillet 2013, un autre prêtre copte avait été tué par balles dans la même localité, trois jours après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, dont les partisans ont été ensuite réprimés par les nouvelles autorités.
Des pro-islamistes avaient ensuite attaqué et incendié des dizaines d'églises et de maisons chrétiennes, accusant la minorité copte d'avoir soutenu le renversement de Morsi. Les organisations jihadistes dont la branche égyptienne de l'EI ont elles aussi ciblé des chrétiens ainsi que des musulmans accusés de collaborer avec le pouvoir.

 


"La situation générale à Al-Arich et dans le Nord-Sinaï est menacée", a dit M. Halim. "Beaucoup de gens (chrétiens) sont partis".

 

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Voici un article passionnant du grand journaliste économique Ambrose Evans-Pritchard duTelegraph qui revient sur ce qu’il se passe dans le secteur bancaire italien, victime collatérale du Brexit et de la chute des marchés financiers.

Depuis vendredi, les actions bancaires sont malmenées, surtout les européennes. Comme l’écrit Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph, le gouvernement italien est en état d’alerte et devrait bientôt intervenir :

« L’Italie est en train de préparer un plan de renflouement de 40 milliards d’euros de son système financier alors que les actions bancaires se sont effondrées à la Bourse de Milan suite aux secousses du Brexit qui ont ébranlé les marchés européens.

Un groupe de travail spécial du gouvernement italien suit les événements heure après heure, s’engageant à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité des banques. « L’Italie fera tout ce qui est nécessaire pour rassurer les gens, » a déclaré le Premier ministre Matteo Renzi.

« Il s’agit du moment de vérité que nous avons longtemps attendu. Nous ignorions juste que ce serait le Brexit qui allait lâcher l’éléphant, » a déclaré un banquier italien de premier plan.

Les actions des banques se sont effondrées pour une seconde session consécutive : Sanpaolo a chuté de 12,5 %, Banka MPS de 12 %, Mediobana de 10,4 % et Unicredit de 8 %. Les organismes de crédit ont perdu un tiers de leur valeur depuis le référendum tenu au Royaume-Uni.

« Lorsque le Royaume-Uni éternue, l’Italie s’enrhume. Il s’agit du maillon faible de la chaîne européenne, » a déclaré Lorenzo Codogno, ancien directeur général du Trésor italien et désormais employé de LC Macro Advisors.

L’Italie est la première victime sérieuse de la contagion du Brexit ainsi qu’un rappel que les destins économiques de la Grande-Bretagne et de l’Europe sont étroitement liés.  Morgan Stanley a averti dans un nouveau rapport que le PIB de la zone euro se contracterait presque autant que celui de la Grande-Bretagne en cas de « scénario à haut stress ».

Les autorités italiennes étudient la recapitalisation directe des banques par l’État, qui serait financée par une émission obligataire spéciale. Elles souhaitent également un moratoire des règles sur le renflouement interne et sur l’annulation des émissions obligataires, ce qui est impossible en vertu de la loi européenne.M. Renzi a soulevé en urgence ce sujet à l’occasion d’une réunion avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande au sommet sur le Brexit qui s’est tenu ce lundi à Berlin.

« Il doit y avoir une suspension des règles de renflouement interne (bail-in) et des règles sur les aides d’État au plus haut niveau politique de l’UE, sinon je ne vois pas comment cela pourrait fonctionner, » a déclaré M. Codogno.

Contrairement à la crise de la dette de la zone euro de 2011-2012, il n’y a pas encore de soucis sérieux sur les marchés de la dette souveraine. La BCE plafonne de facto les taux avec son assouplissement quantitatif. (...)

Les banques italiennes, talon d’Achille de la zone euro

Les banques italiennes sont le talon d’Achille du système financier de la zone euro. Les crédits non performants y atteignent 18 % depuis la récession engendrée par la crise de 2008.

La nouvelle réforme concernant le renflouement interne a empiré les choses et pris les autorités européennes par surprise. L’objectif était de protéger les contribuables en s’assurant que les créditeurs supportent en priorité le gros des pertes en cas de problèmes avec une banque, mais la réforme a été mal conçue si bien qu’elle a provoqué un désamour pour les actions bancaires. La banque d’Italie a demandé la refonte complète des règles de bail-in.

Aujourd’hui, il est quasi impossible pour les banques italiennes d’augmenter leur capital. Elles sont prises en étau alors que la BCE demande simultanément de respecter des critères de capitalisation toujours plus sévères, allant jusqu’à demander parfois des injections de capitaux 3 à 4 fois. M. Codogno a déclaré que la BCE déstabilise involontairement les banques européennes dans sa tentative trop zélée de rendre les banques européennes plus sûres.

L’Italie est désormais paralysée par la structure de la zone euro. Les analystes affirment qu’elle a désespérément besoin d’un plan de sauvetage bancaire à l’américaine, comme ce fut fait en 2008 avec le TARP (Troubled Asset Relief Program, programme de rachats des actifs toxiques des banques). C’est cependant interdit dans la zone euro.

Le gouvernement a introduit en début d’année un fonds de sauvetage de 5 milliards d’euros, baptisé Atlante, mais il fut principalement alimenté par les banques et bien insuffisant pour faire face aux événements. (…)

L’étranglement bancaire est devenu politiquement explosif en Italie après que des milliers de petits épargnants furent ruinés par la faillite de 4 banques régionales en fin d’année dernière. Ils furent traités en tant que « porteurs d’obligations juniors », même si la plupart d’entre eux étaient de simples épargnants qui ne comprenaient pas ce que la banque faisait avec leur argent.

Renzi pourrait être forcé de prendre les choses en main pour mettre en place un plan de sauvetage national unilatéral du système bancaire italien en désobéissant ainsi à l’Union européenne, à moins qu’il n’obtienne des concessions de Bruxelles. Ceux qui le connaissent bien affirment qu’il ne descendra pas en enfer au nom de la pureté idéologique européenne. »

Non les banques ne sont pas solides, elles sont des colosses aux pieds d’argile !

Encore une fois, il ne faut pas céder ni à la panique et à la peur, bien mauvaises conseillères, mais pas plus à la fiction imaginaire du tout va bien et nous ne risquons rien !

La vérité est évidemment quelque part entre les deux.

(...)

Il est évident que nous sommes dans une période financière charnière où de très nombreuses crises rentrent en résonance, les unes et les autres augmentant considérablement les risques dits « systémiques ».

C’est à cela que vous devez vous préparer avec constance, sans écouter les benêts béats qui prédisaient déjà depuis 3 ans l’effondrement des cours de l’or et son retour vers 0 alors que nous assistons au phénomène inverse – et ce n’est pas faute de l’avoir dit.

(...)

Il va y avoir des morts dans le système bancaire. La question est de savoir comment une Europe en décomposition et où on ne peut pas dire qu’il règne une grande harmonie politique va gérer la situation… A priori, cela sera de plus en plus mauvais car il n’y aura pas plus d’Europe malgré ce que l’on nous dit, mais chaque fois un peu moins.

C’est la raison pour laquelle je vais consacrer tout mon temps du mois de juillet à la rédaction de ce numéro hors série sur les banques que j’offrirai à tous les abonnés à ma lettre STRATÉGIES. Vous êtes nombreux à attendre des éléments précis de réflexion pour vous aider à trouver la ou les meilleures banques. Je vous demande 3 semaines de patience car il y a du travail pour vous mettre tout ça en forme. Vous pouvez d’ores et déjà vous abonner ici.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

(Source :Article écrit par Charles Sannat pour son blog)

 

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Peut-être vous souvenez-vous de cette affaire qui avait vu l'intervention à Joué-lès-Tours de Farida Belghoul et Dalila Hassan (vidéo) dans le cadre de la Journée de Retrait de l'Ecole (JRE), après qu'un enfant de 3 ans ait été traumatisé par des "travaux pratiques" en lien avec la théorie du genre.

Toujours est-il que la maman qui avait porté plainte a retiré sa plainte (sous la pression sans doute), et Farida Belghoul et Dalila Hassan se sont retrouvées face à un procès et des amendes très lourdes. Ci-dessous, l'intervention de Patrick Bray, Président de Rivage, sous les fenêtres de la mairie :

Patrick Bray écrivait le 27 mai 2016 :

"Farida Belghoul a eu raison, mille fois raison, malgré la tempête judiciaire qui s’abat actuellement sur elle et sur Dalila Hassan. Farida a eu raison lorsqu’elle s’est déplacée, sans attendre, prenant de son temps personnel en tant que porte-parole de la JRE, pour se porter au secours de familles désemparées à Joué-lès-Tours, face au mur de l’Education Nationale.

Le parti-pris idéologique du tribunal de Tours, qui n’hésite pas à prétendre que « la théorie du genre n’est pas une agression sexuelle » est tout autant scandaleux que les peines exorbitantes prononcées à l’encontre des deux prévenues.

 

La théorie du genre EST au minimum une agression psychologique, et une agression psychologique qui concerne le sexe. C’est donc bien une agression sexuelle. Chercher à faire croire à des élèves, qui plus est en bas âge, que leur identité sexuelle n’est pas en rapport avec leur sexe biologique est une infamie.

Pas seulement de la bêtise, mais un véritable virus idéologique qui n’a d’autre but que de détruire l’identité profonde des individus dans une société déjà déstructurée.

 

Et les conséquences d’un tel arrêt sont gravissimes, si elles font jurisprudence : demain, quel parent osera protester contre l’inoculation de ce poison idéologique à son enfant, à part quelques résistants courageux ?

Des juges, qui ne sont pas des spécialistes de l’enfance, ont décidé d’adopter un positionnement militant et ont donc rendu un avis partisan. Là est toute l’iniquité de ce jugement.

Et, comble du cynisme, ce sont les deux femmes qui ont été dans une démarche de protection de l’enfance qui ont été sanctionnées ! On croit rêver."[...]

source

 

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ROME ET LA FRATERNITE SAINT PIE X

A new priest receive insignia from Bishop Bernard Fellay of Switzerland during the ordination mass of the breakaway Traditionalist Catholic Roman Society of St Pius X  in Econe, western Switzerland on June 29, 2009. Eight fundamentalist priests and 10 deacons have been inducted by the society based in Econe in a ceremony already declared "illegitimate" by the Catholic church. The ordinations come five months after the pope lifted the excommunication of four of the society's bishops, including Holocaust denier Richard Williamson, infuriating Jews and many Catholics.  AFP PHOTO / Fabrice COFFRINI / AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

Trois mois à peine après « son entretien privé et informel » avec le pape François au Vatican, le 1er avril dernier, présenté comme « un pas supplémentaire positif sur le chemin de la réconciliation » entre Rome et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), Mgr Bernard Fellay, supérieur général et successeur de Mgr Marcel Lefebvre à la tête de la Fraternité, semble revenir à un ton plus caustique. « La Fraternité ne recherche pas avant tout la reconnaissance canonique (…) à laquelle elle a droit en tant qu’œuvre catholique », déclare-t-il dans uncommuniqué publié à l’issue d’une série de discussions avec les supérieurs de la FSSPX, du 25 au 28 juin dernier, à Anzère, dans les Alpes suisses.

La proposition

Une proposition de prélature personnelle a été faite l’année dernière à la Fraternité par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Celle-ci était accompagnée d’une proposition de déclaration doctrinale, sur laquelle tous les supérieurs majeurs et quelques théologiens de la Fraternité, ainsi que les évêques étaient invités à se pencher pour donner leur avis. Un des évêques de la Fraternité, Mgr Alfonso de Galarreta avait commenté cette possibilité en disant qu’elle « aurait un effet bon, bénéfique » qui scellerait « une ouverture apostolique assez extraordinaire ».

Or, au deuxième point du communiqué paru ce jeudi 30 juin, il est clairement précisé que « dans l’état présent, de grave nécessité qui lui donne le droit et le devoir de distribuer les secours spirituels aux âmes qui recourent à elle, la Fraternité ne recherche pas avant tout une reconnaissance canonique », à laquelle elle estime avoir droit en tant qu’œuvre catholique. Son seul désir, écrit Mgr Fellay : « Porter fidèlement la lumière de la Tradition bimillénaire qui montre la seule route à suivre en cette époque de ténèbres où le culte de l’homme se substitue au culte de Dieu, dans la société comme dans l’Église ».

« Grande et douloureuse confusion »

Le communiqué, décliné en quatre points, déplore au premier point un état de « grande et douloureuse confusion » dans l’Église, dues selon les lefebvristes à « des erreurs qui ont pénétré en son sein, malheureusement encouragées par un grand nombre de pasteurs, jusqu’au Pape lui-même », un lien hypertexte renvoyant au pape François. Pour Mgr Fellay, la formation des prêtres est « la condition essentielle du renouveau de l’Église et de la restauration de la société ».

Au troisième point, il déclare : La « restauration de toutes choses dans le Christ, voulue par saint Pie X à la suite de saint Paul, ne pourra se réaliser sans le soutien d’un Pape qui favorise concrètement le retour à la Sainte Tradition ». En attendant, la Fraternité annonce qu’elle entend « redoubler d’efforts pour établir et diffuser, avec les moyens que lui donne la divine Providence, le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ ».

D’ici le centenaire de Fatima

Enfin, au quatrième et dernier point, Mgr Fellay fait savoir que « la Fraternité Saint-Pie-X prie et fait pénitence pour que le Pape ait la force de proclamer intégralement la foi et la morale ». Ainsi, espère-t-il, « il hâtera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie que nous appelons de nos vœux, à l’approche du centenaire des apparitions de Fatima« .

Réaction de Rome

 

Interpellé par l’agence I. Media, le prélat chargé au Vatican des relations avec les traditionnalistes a déclaré ne voir en ces propos « absolument pas une porte fermée » aux discussions en cours, mais plutôt une attitude « attentiste » de la part de Mgr Fellay.

(Source: Aleteia)

 

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Ali le musulman devient le père Paul-Elie à Fréjus

Lundi à l'église Saint-Roch, cet homme de 41 ans né en Kabylie officiait pour la première fois devant des dizaines de fidèles. 

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Transfer of the Relics of Patriarch Mor Ignatius Yacoub III

by ORTHODOXY COGNATE PAGE on JULY 1, 2016

in FEATURED NEWSNEWS

 

Syriac Orthodox Church – July 2016

On the occasion of the 36th anniversary of the passing away of His Holiness Late Patriarch Mor Ignatius Yacoub III of blessed memory, His Holiness Patriarch Mor Ignatius Aphrem II gave his directions to transfer the remains of the Late Patriarch Mor Ignatius Yacoub III from his tomb in St. Georges Patriarchal Cathedral in Bab Touma, Damascus, to the shrines of the Patriarchs in St. Peter and St. Paul Cathedral at Mor Aphrem Monastery in Maarat Saydnaya.
The remains were received and a special prayer was offered after the Holy Qurobo celebrated on the occasion of the Feast of St. Peter and St. Paul.

His Holiness presided over the Holy Qurobo which was attended by their Eminences Mor Selwanos Boutros Al-Nehmeh, Archbishop of Homs, Hama and Environs, Mor Timotheos Matta Al-Khoury, Patriarchal Vicar for the Patriarchal Archdiocese of Damascus, His Grace Bishop Mor George Kourieh, Dean of Mor Aphrem Theological Seminary in Maarat Saydnaya, and the monks, nuns and seminarians of the Seminary as well as the faithful who came for the occasion. The remains were placed in a special place in the shrines of the Patriarchs and His Holiness offered a special prayer before the tomb was sealed.

Source:

 

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Le rapport annuel de l’OCDE confirme le retard français en matière d’économie numérique… donc non, « ça ne va pas mieux ! »

 

Le rapport annuel de l’OCDE sur le numérique mérite vraiment d’être lu. Il illustre le décrochage français dans les filières d’avenir, en parfaite contradiction avec le mensonge idéologique du « ça va mieux ! ». Les analyses de l’OCDE sur la part du numérique dans la valeur ajoutée, et sur l’emploi des ingénieurs du numérique dans l’économie en sont les parfaites illustrations.

Le numérique joue un rôle secondaire dans la valeur ajoutée

L’OCDE  produit ce tableau saisissant sur la part du numérique dans la valeur ajoutée :

source OCDE

Le classement est sans ambiguïté, malheureusement pour la France. En moyenne, dans l’OCDE, le numérique représente environ 5,5% de la valeur ajoutée. Des pays comme la Corée, le Japon, l’Irlande, la Suède, explosent cette moyenne en dépassant les 6% de la valeur ajoutée. La France appartient à la deuxième partie du tableau, aux côtés de la Slovénie ou du Danemark. Avec à peine 4% de sa valeur ajoutée provenant du numérique, la France se situe en plein décrochage…

Un cataclysme numérique sur le marché du travail

Pire encore, les chiffres sur la place des « spécialistes de l’information et de la communication » sur le marché du travail sont accablants :

Source OCDE

numérique rené le honzecAlors que des pays comme la Finlande comptent parmi leurs salariés 6% de spécialistes des technologies de l’information et de la communication, la France se situe en queue de peloton, avec moins de 3% de salariés appartenant à ce secteur.

Parmi les « grands pays », seule l’Italie et la Pologne font moins bien. On notera la liste des pays qui dépassent la France : l’Espagne, le Portugal, la Slovénie, l’Estonie, l’Islande, l’Australie… entre autres.

Si la France peut se targuer d’avoir amélioré son score global depuis 2011, certains pays ont fait beaucoup mieux. Le Portugal, par exemple, comptait, en 2011, beaucoup moins de spécialistes des TIC que la France. Mais une politique volontaire lui a permis de rattraper son retard.

Une fois de plus, ce qui est en cause n’est pas forcément le retard français, mais l’incapacité de la France à le combler. Mais, c’est vrai, « ça va mieux ».

Sur le web

 

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ETHIOPIAN BIBLE IS OLDEST AND MOST COMPLETE ON EARTH

by ORTHODOXY COGNATE PAGE on JULY 1, 2016

in FEATURED NEWSNEWS

 

A page from the Garima Gospels – the world's oldest Christian book found in a remote monastery in Ethiopia

A page from the Garima Gospels – the world’s oldest Christian book found in a remote monastery in Ethiopia

The incredible relic has been kept ever since in the Garima Monastery near Adwa in the north of Ethiopia

The incredible relic has been kept ever since in the Garima Monastery near Adwa in the north of Ethiopia

ancient-origine.com – July 2016

World’s first illustrated Christian Bible discovered at Ethiopian monastery

The world’s earliest illustrated Christian book has been saved by a British charity which located it at a remote Ethiopian monastery.

The incredible Garima Gospels are named after a monk who arrived in the African country in the fifth century and is said to have copied them out in just one day.

Beautifully illustrated, the colours are still vivid and thanks to the Ethiopian Heritage Fund have been conserved.

Abba Garima arrived from Constantinople in 494 AD and legend has it that he was able to copy the Gospels in a day because God delayed the sun from setting.

The incredible relic has been kept ever since in the Garima Monastery near Adwa in the north of the country, which is in the Tigray region at 7,000 feet.

Experts believe it is also the earliest example of book binding still attached to the original pages.

The survival of the Gospels is incredible considering the country has been under Muslim invasion, Italian invasion and a fire in the 1930s destroyed the monastery’s church.

They were written on goat skin in the early Ethiopian language of Ge’ez.

There are two volumes which date from the same time, but the second is written in a different hand from the first. Both contain illustrations and the four Gospels.

Though the texts had been mentioned by the occasional traveller since the 1950s, it had been thought they dated from the 11th century at the earliest.

Carbon dating, however, gives a date between 330 and 650 – which tantalisingly overlaps the date Abba Garima arrived in the country.

So the first volume could be in his hand – even if he didn’t complete the task in a day as the oral tradition states.

The charity Ethiopian Heritage Fund that was set up to help preserve the treasures in the country has made the stunning discovery.

It was also allowed incredibly rare access to the texts so experts could conserve them on site.

It is now hoped the Gospels will be put in a museum at the monastery where visitors will be able to view them.

Blair Priday from the Ethiopian Heritage Fund said: “Ethiopia has been overlooked as a source of these fantastic things.

“Many of these old Christian relics can only be reached by hiking and climbing to remote monasteries as roads are limited in these mountainous regions.

“All the work on the texts was done in situ and everything is reversible, so if in future they can be taken away for further conservation we won’t have hindered that.

“The pages had been crudely stitched together in a restoration in the 1960s and some of the pages wouldn’t even turn. And they were falling to pieces.

“The Garima Gospels have been kept high and dry which has helped preserve them all these years and they are kept in the dark so the colours look fresh.

“This was the most astounding of all our projects and the Patriarch, the head of the Ethiopian Church, had to give his permission.

“Most of the experts did the work for nothing.

“We are currently undertaking other restoration programmes on wall paintings and religious texts.

“We believe that preserving Ethiopia’s cultural heritage will help to increase visitor revenue and understanding of the extraordinary history of this country.”

Source:

 

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LE COIN DU CATECHISME...ET DE LA

 

TRANSMISSION FAMILIALE:

 

Histoire Sainte:

 

L'Aventure de David (Histoire et coloriages)

1

David et ses frères

Les années ont passé et Samuel est devenu adulte.

Un jour, Dieu envoie Samuel chez Jessé.

« C’est dans sa famille que j’ai choisi le futur roi ».

Jessé fait venir sept de ses fils et il les présente à Samuel un à un. Il ne manque que David, le plus petit, qui garde le troupeau.

« C’est justement David que je veux voir ! » dit Samuel à Jessé.

« Qu’il vienne ! » Jessé l’envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.

Samuel pose sa main sur la tête de David : « David, tu seras le roi d’Israël ».

David et Goliath

Les Hébreux et les Philistins se font encore la guerre.

Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent, et ils se rangèrent en bataille en face des Philistins.

Les Philistins se tenaient sur la montagne d’un côté, les Israélites se tenaient sur la montagne de l’autre côté et la vallée entre eux.

Alors sortit des lignes philistines un champion qui s’appelait Goliath, de Gat. Sa taille était de près de 3 mètres.

Il avait sur la tête un casque de bronze, et il était revêtu d’une cotte de mailles, de jambières ; il était armé d’un javelot, d’une lance.

Goliath vint à proximité des positions israélites et cria :

« Pourquoi ranger tant de monde en bataille ? Ne suis-je pas un Philistin et n’êtes-vous pas les soldats de Saül ?

Choisissez un homme pour vous représenter ; qu’il vienne lutter contre moi.

S’il me tue, nous deviendrons vos esclaves, et si c’est moi qui le tue, c’est vous qui serez les nôtres. Mais personne ne voulait affronter Goliath.

Ils avaient tous bien trop peur.

David avait trois de ses frères dans l’armée de Saül.

Un jour, alors qu’il leur apportait de la nourriture, il entendit les provocations de Goliath résonner dans la vallée.

« Qui est-il pour oser défier l’armée du Dieu vivant ? dit David.

Je vais aller me battre avec lui ».

Alors David alla voir Saül et lui dit :

« Quand je gardais les moutons de mon père, si un lion ou un ours enlevait un agneau, je le poursuivais, je le frappais et lui arrachais sa proie de la gueule.

Et, s’il se retournait contre moi, je le saisissais par la crinière et le frappais à mort.

J’ai tué le lion et l’ours ; il en sera de même avec ce païen de Philistin.

Le Seigneur m’a protégé de la griffe du lion et de celle de l’ours, il me sauvera de la main de ce Philistin ».

Saül accepta le défi.

David, trop jeune ne pouvait pas prendre l’armure, elle était si grande et si lourde, alors il prit sa fronde et ramassa cinq cailloux bien lisses dans le torrent et s’avança au-devant du géant.

Lorsque Goliath le vit s’approcher, il éclata de rire.

« C’est lui votre champion ? »

« Je viens à ta rencontre au nom du Dieu d’Israël, dit David, avec sang-froid ».

Il tira une pierre de son sac, la mit dans sa fronde et visa.

La pierre fendit l’air en direction de Goliath et le toucha au front avec une telle force que le Philistin s’écroula face contre terre.

David avait vaincu le géant.

Quand les Philistins virent leur colosse mort, ils prirent la fuite dans les montagnes. Les Israélites les poursuivirent.

Le pays des Philistins était à eux !

 

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,9-13.

En ce temps-là, Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. 
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 
Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. 
Allez apprendre ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » 
 



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris 

Par Jean Tauler

(v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg 
Sermon 64 (trad. Cerf 1980 rev.) 

 

« L'homme se leva et le suivit »

 

 

Notre Seigneur a dit à saint Matthieu :

« Suis-moi ».

Ce saint aimable a été un modèle pour tous les hommes.

Il avait tout d'abord été un grand pécheur, comme l'Évangile le dit de lui, et il est devenu plus tard un des grands parmi tous les amis de Dieu.

Car notre Seigneur lui a parlé au fond de son être, et alors il a tout abandonné pour suivre le Maître. 

Suivre Dieu dans la vérité : en effet tout est là, et pour le faire, il faut vraiment et complètement abandonner toutes les choses qui ne sont pas Dieu, quelles qu'elles soient.

Dieu est amoureux des cœurs ; il ne s'intéresse pas à ce qui est extérieur, mais il veut de nous une dévotion intérieure vivante.

Cette dévotion a en soi plus de vérité que si je faisais des prières autant que le monde entier, ou que si je chantais si fort que mon chant monte jusqu'au ciel, plus de vérité que tout ce que je pourrais faire extérieurement en jeûnes, veilles et d'autres pratiques.

 

Prière à Notre-Dame pour les vocations sacerdotales:
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Vierge Marie, Mère du Christ, unique , souverain et Eternel Prêtre,
vous êtes la mère du Christ notre Chef, vous êtes la mère des prêtres du monde entier puisqu'en Lui ils sont dévoués au Culte dû au Père Céleste, à la rédemption et à l'unification du monde par et dans l'Esprit Saint.

Vous aimez tout particulièrement les prêtres
parce qu'ils sont d'autres Christ.

Pendant toute votre vie terrestre, vous avez été unie au Christ-prêtre, dans l'Esprit Saint, à l'oeuvre du Salut.
 
Aujourd'hui vous intercédez pour ceux qui Le suivent dans la consécration totale de tout leur être, hosties pour le salut du monde... 

Nous vous en supplions, ô Mère de Miséricorde, priez pour les prêtres !

"Priez le Père des Cieux
pour qu'il envoie des ouvriers à sa moisson".

Priez pour que nous ayons toujours des prêtres
qui nous donnent les Sacrements,
nous expliquent l'Evangile du Christ,
et nous enseignent à devenir
de vrais enfants de Dieu que comme le dit saint Paul ils puissent dire, et nous avec eux et à leur suite: "Ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi"!...

Oui, Mère de Miséricorde, demandez  à Dieu le Père
les prêtres dont nous avons tant besoin ;
obtenez nous des prêtres, obtenez-nous de nombreux prêtres, obtenez-nous de nombreux et saints prêtres 

Amîn


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Prière à Notre-Dame du Sacerdoce
 
Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre,
Mère des prêtres du monde entier,
Vous aimez tout particulièrement les prêtres
parce qu'ils sont les images vivantes
de votre Fils Unique.

Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre,
et vous l'aidez encore dans le Ciel.
Nous vous en supplions, priez pour les prêtres !
"Priez le Père des Cieux
pour qu'il envoie des ouvriers à sa moisson".

Priez pour que nous ayons toujours des prêtres
qui nous donnent les Sacrements,
nous expliquent l'Evangile du Christ,
et nous enseignent à devenir
de vrais enfants de Dieu !

Vierge Marie, demandez Vous-même à Dieu le Père
les prêtres dont nous avons tant besoin ;
et puisque votre Coeur a tout pouvoir sur Lui,
obtenez-nous, ô Marie, des prêtres
qui soient des saints !

Amen

Imprimatur - Toulon, le 1er octobre 2008 - Mgr Dominique Rey
 

 

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 05:32
The devil is afraid of us when we pray and make sacrifices. He also afraid when we are humble and good. It is particularly scared when we love Jesus. He fled when we make the sign of the Cross.(St Antony the great)

The devil is afraid of us when we pray and make sacrifices. He also afraid when we are humble and good. It is particularly scared when we love Jesus. He fled when we make the sign of the Cross.(St Antony the great)

Fête de la Saint-Pierre et Saint-Paul (Juin 29)

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{C}o    {C}Saint Qurbana :

{C}o    {C} 

{C}o    {C}Actes 1:12-14 :

·         {C}12 Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.

·         {C}13 À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.

·         {C}14 Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.

{C}o    {C} 

{C}o    {C}I Corinthiens 12: 28 :

{C}o    {C}28 Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses.

{C}o    {C}-13:

{C}o    {C}13 C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.

{C}o    {C}10 :

{C}o    {C}10 A l‘un est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.

{C}o    {C} 

{C}o    {C}Saint Matthieu 20, 1-16 :

·         {C}01 « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.

·         {C}02 Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.

·         {C}03 Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.

·         {C}04 Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”

·         {C}05 Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.

·         {C}06 Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?”

·         {C}07 Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”

·         {C}08 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”

·         {C}09 Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier.

·         {C}10 Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.

·         {C}11 En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :

·         {C}12 “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !”

·         {C}13 Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?

·         {C}14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :

·         {C}15 n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?”

·         {C}16 C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

{C}o    {C} 

Par Saint Maxime de Turin

(?-v. 420), évêque 

Sermon CC 1 ; PL 57,402 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 166) 

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« Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux »

 

Le Seigneur a reconnu en Pierre un intendant fidèle auquel il a confié la clef du Royaume, et en Paul un maître qualifié à qui il a donné la charge d'enseigner dans l'Eglise.

Pour permettre à ceux qui ont été formés par Paul de trouver leur salut, il fallait que Pierre les accueille pour leur repos.

Quand Paul aura ouvert les cœurs en prêchant, Pierre ouvre aux âmes le Royaume des cieux.

C'est donc une sorte de clef que Paul a également reçue du Christ, la clef de la connaissance, qui permet d'ouvrir les cœurs endurcis à la foi, jusqu'en leur tréfonds ; ensuite elle fait apparaître au grand jour, dans un dévoilement spirituel, ce qui était caché à l'intérieur.

Il s'agit d'une clef qui laisse échapper de la conscience la confession du péché et qui y renferme à jamais la grâce du mystère du Sauveur. 

Tous deux ont donc reçu des clefs des mains du Seigneur, clef de la connaissance pour l'un, clef du pouvoir pour l'autre ; celui-ci dispense les richesses de l'immortalité, celui-là distribue les trésors de la sagesse.

Car il y a des trésors de la connaissance, comme il est écrit :

« Ce mystère, c'est le Christ, dans lequel se trouvent, cachés, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance »

(Col 2,3).

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APRES SA CHUTE, LES LARMES DE PIERRE...

 

Pierre s'en prit donc à ses yeux, mais aucune prière ne tomba de ses lèvres. Je lis dans l’Évangile qu'il pleura, mais, nulle part, je ne lis qu'il prononça un mot de prière ; je vois couler ses larmes, mais je n'entends pas l'aveu de sa faute.

Oui, Pierre a pleuré et il s'est tû :

*c'était justice, car, d'ordinaire, ce qu'on pleure ne s'excuse pas, et ce qu'on ne peut excuser peut se pardonner.

Les larmes effacent la faute que la honte empêche d'avouer.

Pleurer, c'est donc, tout à la fois, venir en aide à la honte et obtenir indulgence : par là, on ne rougit pas à demander son pardon, et on l'obtient en le sollicitant.

Oui, les larmes sont une sorte de prière muette : elles ne sollicitent pas le pardon, mais elles le méritent ; elles ne font aucun aveu, et pourtant elles obtiennent miséricorde.

En réalité, la prière de larmes est plus efficace que celle de paroles, parce qu'en faisant une prière verbale, on peut se tromper, tandis que jamais on ne se trompe en pleurant.

A parler, en effet, il nous est parfois impossible de tout dire, mais toujours nous témoignons entièrement de nos affections par nos pleurs.

Aussi Pierre ne fait-il plus usage de sa langue, qui avait proféré le mensonge, qui lui avait fait commettre le péché et perdre la foi ; il a peur qu'on ne croie pas à la profession de foi sortie d'une bouche qui a renié son Dieu :

de là sa volonté bien arrêtée de pleurer sa faute, plutôt que d'en faire l'aveu, et de confesser par ses larmes ce que sa langue avait déclaré ne pas connaître.

Si je ne me trompe, voici encore pour Pierre un autre motif de garder le silence : demander son pardon sitôt après sa faute, n'était-ce pas une impudence plus capable d'offenser Dieu, que de l'amener à se montrer indulgent ?

Celui qui rougit en sollicitant son pardon, n'obtient-il pas ordinairement plus vite la grâce qu'il demande ?

Donc, en tout état de faute, mieux vaut pleurer d'abord, puis prier. Nous apprenons ainsi, par cet exemple, à porter remède à nos péchés, et il s'ensuit que si l'Apôtre ne nous a pas fait de mal en reniant son Maître, il nous a fait le plus grand bien par la manière dont il a fait pénitence de son péché.Enfin, imitons-le relativement à ce qu'il a dit en une autre occasion.

Le Sauveur lui avait, trois fois de suite, adressé cette question : « Simon , m'aimes-tu (3)? » et, chaque fois, il avait répondu :

-« Seigneur, vous le savez, je vous aime ».

Et le Seigneur lui dit :

-« Pais mes brebis ».

La demande et la réponse ont eu lieu trois fois pour réparer le précédent égarement de Pierre.

Celui qui, à l'égard de Jésus, avait proféré un triple reniement, prononce maintenant une triple confession, et autant de fois sa faiblesse l'avait entraîné au mal, autant de fois, par ses protestations d'amour, il obtient la grâce du pardon.

Voyez donc combien il a été utile à Pierre de verser des larmes : avant de pleurer, il est tombé ; après avoir pleuré, il s'est relevé : avant de pleurer, il est devenu prévaricateur ; après avoir pleuré, il a été choisi comme pasteur du troupeau, il a reçu le pouvoir de gouverner les autres, bien qu'il n'ait pas su, d'abord, se diriger lui-même.

Telle fut la grâce que lui accorda Celui qui, avec Dieu le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il. »


1. Gen. III, 9. - 2. Ps XXXIII, 16. - 3. Jean, XXI, 13. - 2. Ibid. 1.


St Augustin (345-430), extraits du Onzième Sermon sur la chute de Pierre (3-4), in "Œuvres complètes de Saint Augustin" (Suite du Tome XI : sixième série, sermons inédits, troisième Supplément), traduites pour la première fois en français sous la direction de M. l'abbé Raulx, Bar-Le-Duc, L. Guérin et Cie Éditeurs, 1868.
Source : Abbaye Saint Benoît de Port-Valais - CH 1897 Le Bouveret (VS).

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Le diable a peur de nous lorsque nous prions et faisons des sacrifices. Il a aussi peur lorsque nous sommes humbles et bons. Il est particulièrement effrayé lorsque nous aimons beaucoup Jésus. Il s'enfuit lorsque nous faisons le signe de Croix.
(saint Antoine le Grand)

 

 

 

 

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Au calendrier Malankare Orthodoxe:

Hier soir se terminait le "Jeûne des Apôtres" (Préparant les Fêtes de St Pierre et Paul (29 Juin) et des Saints Apôtres (30 Juin)

 

Solennité des Saints Pierre et Paul, apôtres

 

 

 

 

Pour la SOLENNITÉ DES SAINTS PIERRE ET PAUL 
Une homélie de Jean-Paul II, pape de Rome du Jeudi 29 juin 2000:

 

Saints, glorieux et illustres Apôtres Pierre et Paul,

les Premiers-Coryphées

Tropaire, t. 4

Princes des Apôtres divins * et docteurs de l'univers, * intercédez auprès du Maître universel * pour qu'au monde il fasse don de la paix * et qu'à nos âmes il accorde la grâce du salut.

Hypakoï, t. 8

Quelle prison ne t'a vu passer en captif, * quelle Eglise n'a entendu ta prédication? * Damas s'enorgueillit, saint Paul, à ton sujet, * car elle t'a vu terrassé par la clarté, * Rome se glorifie d'avoir reçu ton sang * et Tarse joyeusement vénère ton berceau. * Avec Pierre, cette pierre de la foi, * hâte-toi, viens de Rome nous affermir, * saint Paul, toi la gloire de tout l'univers.

Kondakion, t. 2

Les infaillibles prédicateurs de la parole de Dieu, * les Coryphées de tes Apôtres, Seigneur, * auprès de toi ont trouvé le lieu de leur repos, * dans la jouissance de tes biens, * car tu as accueilli leurs souffrances et leur mort * mieux que toute offrande des prémices de la terre, * toi qui seul peux lire dans le cœur des hommes.

Ikos

Rendez claire ma langue, Sauveur, * ouvrez large ma bouche; * l'emplissant de Votre Esprit, donnez à mon cœur la componction, * afin que, le premier, j'observe et accomplisse ce que j'enseigne et prescris; * seul celui qui fait ce qu'il enseigne est vraiment grand: * si je ne joins pas les actes aux paroles, je suis une cymbale qui retentit; * donnez-moi donc d'énoncer ce qu'il faut et d'agir utilement, * Vous qui seul pouvez lire dans le cœur des hommes.

Exapostilaire

Frères, chantons tous ensemble la cime où culminent les Apôtres, * Pierre et Paul, qui ont répandu sur la terre entière * le feu de leur éclat divin, comme luminaires; * ils sont vraiment les hérauts de la foi et révèlent la doctrine, * ils annoncent la divinité comme des trompettes; * sur eux tout comme sur des colonnes repose l'Eglise, * les temples de l'erreur sont tombés en ruine.

Théotokion, t. 3 
Le sublime et prodigieux mystère de ton enfantement, * Vierge pleine de grâce et Mère de Dieu, * les Prophètes l'ont annoncé, * les Apôtres l'ont enseigné, * les Martyrs l'ont confessé, * les Anges le chantent dans les cieux * et sur terre les hommes se prosternent devant lui.


(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/s…/stsjuin/juin29.html)

VIE DES SAINTS PIERRE ET PAUL:

Le Saint Apôtre Pierre, appelé préalablement Simon, naquit dans la bourgade de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Gennésareth. Il était fils de Jonas, de la tribu de Nephtali. Il s'était marié (1) et vivait à Capharnaüm, exerçant la modeste profession de pêcheur avec son frère André, qui était disciple de Saint Jean le Précurseur (cf. 30 nov.). Au début du ministère publique de Notre Seigneur, le Saint Précurseur désigna à André et à Jean, fils de Zébédée, Celui qu'il appelait l'"Agneau de Dieu". André rejoignit son frère et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie! » Et le lendemain, il l'emmena auprès de Jésus qui, posant son regard sur lui, dit : « Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas » — ce qui signifie Pierre, Ce changement de nom signifiait pour lui la transformation de sa vie et, dès lors, il suivit Jésus qui parcourait la Galilée, annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toutes les maladies, sans toutefois abandonner complètement la pêche. Quand Jésus eut enseigné dans la synagogue de Capharnaüm, Pierre l'invita dans sa maison, où sa bellemère se trouvait alitée souffrant d'une forte fièvre. Jésus la guérit, et elle se leva aussitôt pour le servir. Un jour, le Seigneur monta dans la barque de Pierre pour prêcher à la foule qui le serrait de trop près. Quand il eut fini de parler, il ordonna à Simon de s'éloigner au large et de jeter ses filets. Le disciple et ses compagnons obéirent, alors qu'ils avaient peiné inutilement toute la nuit précédente, et ils prirent tant de poissons que leurs filets s'en rompaient. Admirant ce signe de la puissance de Jésus, Pierre tomba à ses pieds et s'exclama : « Eloigne-Toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur! » Mais Jésus le releva et lui dit : « Sois sans crainte, désormais ce sera des hommes que tu prendras. » Pierre abandonna alors définitivement sa barque, ses filets et sa famille, pour suivre Jésus. Son amour était si ardent qu'il s'imposa à la tête du choeur des douze Apôtres élus par le Seigneur, non comme un chef possédant une autorité coercitive — comment cela aurait-il été possible alors que le Seigneur leur avait interdit d'avoir entre eux des prétentions hégémoniques (cf. Mat. 20:27; 23:10)? — mais plutôt comme le porte-parole des Apôtres et l'interlocuteur privilégié du Maître. Cest aussi à cause de son zèle et de son amour ardent qu'il le choisit, avec Jacques et Jean, pour être témoins des manifestations les plus éclatantes de Sa nature divine : lors de la résurrection de la fille de Jaïre, le chef de la synagogue (cf. Mat. 5:37) et, surtout, lors de Sa transfiguration sur le Mont Thabor (cf. 6 août). Ce caractère de disciples privilégiés les fit reconnaître comme les "colonnes" de l'Eglise par les autres Apôtres (cf. Gal. 2:9).

Après que le Seigneur eut multiplié les pains pour nourrir plus de cinq mille personnes, Il ordonna à ses disciples de monter en barque et de le devancer, pendant qu'il renverrait la foule. La nuit venue, comme l'embarcation se trouvait harcelée par les vagues, avec un vent contraire, Jésus vint vers eux en marchant sur les eaux. Les disciples effrayés crurent voir un fantôme, mais Pierre, porté par sa foi, descendit de la barque, sur l'ordre de Jésus, et marcha lui aussi sur les eaux à sa rencontre. Mais saisi soudain d'un sentiment humain, il prit peur et commença à s'enfoncer dans l'eau et cria : « Seigneur, sauve-moi! » Jésus lui tendit la main et le saisit, en disant : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? » Et dès qu'ils montèrent dans la barque, le vent tomba. Tel était en effet Pierre, tant que le Saint-Esprit n'eut pas scellé sa foi par la perfection de la grâce déifiante : un homme au caractère ardent et impulsif, à l'amour sans réserve pour le Messie, qui lui faisait dépasser les limites de la nature, mais revêtu aussi de faiblesse et d'imperfection. Quand, un peu plus tard, Jésus exposa qu'Il était Lui-même le Pain de vie descendu du ciel et que quiconque ne mangerait pas la Chair du Fils de l'homme et ne boirait pas son Sang ne pourrait avoir la vie éternelle (cf. Jn. 6), beaucoup de ses disciples l'abandonnèrent trouvant ces paroles trop dures. Jésus se tourna alors vers les Douze et leur demanda s'ils voulaient partir eux aussi. Pierre rétorqua aussitôt : « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de vie éternelle. » Une autre fois, parvenu dans la région de Césarée de Philippe, Jésus, après avoir interrogé ses disciples sur les opinions qu'on se faisait sur le Fils de l'homme, leur demanda : « Pour vous, qui dites-vous que je suis? » Devançant les autres, Pierre s'exclama : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant! » Le Seigneur loua Pierre de cette confession de foi en Sa divinité, en disant qu'elle lui avait été révélée par le Père, et il ajouta : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. A toi, je te donnerai les clés du Royaume des cieux, et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mat. 16:18-19) (2).

Immédiatement après cette scène, qui avait manifesté que l'amour de Pierre pour le Seigneur lui procurait la connaissance de la Vérité, Jésus commença à annoncer Sa Passion et Sa Résurrection, et Pierre, retombant derechef dans des sentiments humains, le réprimanda, en disant : « Seigneur! Non cela ne T'arrivera pas. » Jésus se détourna de lui et dit : « Retire-toi, derrière moi Satan! Tu es pour moi un obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes! »

De même, lors de la dernière Cène, comme le Seigneur lavait les pieds de ses disciples, Pierre refusa avec véhémence. Jésus lui répondit doucement : « Si Je ne te lave pas, tu n'auras plus rien de commun avec Moi. » Le repas achevé, le Seigneur annonça, plus clairement que jamais, qu'Il devrait être livré à la mort pour ressusciter ensuite, et Il prédit qu'Il allait être abandonné par Ses disciples. Pierre, encore une fois emporté par son zèle, s'écria avec présomption, en s'élevant au-dessus de ses compagnons : « Même si tous trébuchent, eh bien! pas moi! » Jésus répondit avec calme et tristesse : « En vérité, Je te le dis, cette nuit même, le coq n'aura pas chanté deux fois que tu M'auras renié par trois fois. »

Pierre suivit Jésus au jardin de Gethsémani, avec Jacques et Jean, et ceux qui avaient été jugés dignes de la lumière de Sa gloire au Thabor furent témoins de Son agonie, de l'extrême manifestation de Sa nature humaine; mais succombant encore à leur faiblesse, ils s'endormirent, tandis que le Maître versait des larmes de sang dans Sa prière. Toutefois, quand les serviteurs du grand prêtre arrivèrent et portèrent la main sur Jésus, Pierre saisit son glaive et coupa l'oreille droite de Malchus. Jésus le rabroua et lui ordonna de remettre son épée au fourreau, en rappelant qu'il convenait qu'Il soit arrêté pour que les Ecritures s'accomplissent. Cet élan ayant été retenu, Pierre abandonna le Seigneur, avec tous les autres disciples, et suivit de loin le cortège, jusqu'au palais du grand prêtre. Ayant réussi à pénétrer à l'intérieur, dans la cour, une servante le reconnut et dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Nazaréen. » Saisi de crainte par les paroles d'une femme, celui qui avait juré qu'il irait volontiers à la mort pour le Seigneur, le renia. Interrogé pour la troisième fois, il porta serment, avec fortes imprécations, disant : « Je ne connais pas cet homme! » Aussitôt, un coq chanta, et Pierre se souvenant des paroles de Jésus, sortit et pleura amèrement son reniement.

Au matin du troisième jour après la Passion, Marie Madeleine et les autres Saintes femmes qui avaient vu le tombeau vide et l'Ange resplendissant leur annonçant la Résurrection du Seigneur, allèrent l'annoncer à Pierre et Jean. Les deux disciples coururent vers le tombeau et, le disciple Bien-aimé étant, arrivé le premier, il laissa Pierre entrer avant lui dans le sépulcre, où ils virent les bandelettes déposées dans un coin. Ce jour-là, semble-t-il, le Seigneur ressuscité apparut à Pierre, seul (cf Luc 24:34; 1 Cor. 15:5). Quelque temps après, les disciples étant retournés à leurs occupations sur le lac de Tibériade, et alors qu'ils avaient travaillé en vain toute la nuit, quelqu'un les interpella du rivage et leur prescrivit de jeter encore une fois leurs filets. Comme ils peinaient pour remonter à bord les 153 gros poissons qu'ils avaient pris, Jean dit à Pierre : « C'est le Seigneur! » Aussitôt, lâchant le filet, Pierre mit son vêtement et se jeta à l'eau pour gagner au plus vite le rivage à la nage et se prosterner aux pieds de Jésus. Après avoir partagé avec eux le repas, pour leur montrer qu'Il était bien vivant, en chair et en os, Jésus demanda à trois reprises à Pierre : « M'aimes-tu? » Et Pierre, corrigeant son triple reniement par la triple confession de son amour, fut restauré dans sa position de coryphée du choeur apostolique par la puissance divine du repentir, et il se vit confier par le Seigneur la responsabilité pastorale de Son Eglise.

Après avoir assisté à l'Ascension de Notre Seigneur, Pierre prit la tête de la Communauté, d'environ cent vingt personnes, qui s'était réunie dans la chambre haute, persévérant dans la prière dans l'attente de l'effusion du Saint-Esprit. Il proposa de tirer au sort un remplaçant pour occuper la place de Judas le traître, et Matthias fut élu au nombre des Apôtres. Le jour de la Pentecôte, les Apôtres ayant été remplis du Saint-Esprit, parvinrent à la pleine connaissance du Grand Mystère du Salut, et ils furent dès lors capables de porter témoignage sur le Seigneur devant les peuples, en publiant les merveilles de Dieu en diverses langues. Pierre, comme toujours premier par le zèle, prit alors la parole et annonça aux nombreux Juifs présents que Jésus, cet homme qu'ils avaient mis à mort, était bel et bien ressuscité, et que désormais siégeant à la droite du Père comme Christ et Seigneur, Il avait répandu sur eux le Saint-Esprit. Plus de trois mille personnes, saisies de componction, se repentirent et furent baptisées ce jour-là. La Communauté grandissait rapidement, mais les Apôtres fréquentaient encore le Temple pour l'observance des prières juives. Un jour, comme Pierre et Jean se rendaient au Temple pour y prier, un impotent de naissance leur demanda l'aumône. Pierre le regarda et dit : « De l'argent et de l'or, je n'en ai pas, mais ce que j'ai je te le donne : au Nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche! » Et le mendiant se releva, guéri. Une très grande foule s'étant rassemblée, Pierre leur annonça, plus clairement cette fois, que ce miracle n'avait été accompli que par la puissance de Jésus, le Messie annoncé par les Prophètes; et que c'était pour leur salut, à eux Juifs, en premier lieu, qu'Il était ressuscité des morts. Beaucoup de ses auditeurs embrassèrent la foi, et le nombre des fidèles s'éleva à environ cinq mille. Mais les gardes du Temple vinrent arrêter les Apôtres et les conduisirent en prison. Ils comparurent le lendemain devant le grand prêtre et le Sanhédrin, et Pierre, rempli de l'Esprit Saint, déclara qu'il avait agi au Nom de Jésus, qu'ils avaient crucifié mais qui était ressuscité, et qu'il « n'y a pas sous le ciel d'autre nom, par lequel nous devions être sauvés. » Constatant leur assurance les juges les relâchèrent en leur défendant d'enseigner au Nom de Jésus. Mais Pierre répliqua : « Nous ne pouvons pas ne pas publier ce que nous avons vu et entendu »; et il continua d'annoncer avec audace la Bonne Nouvelle, prenant soin des fidèles et veillant à la bonne organisation de la Communauté. Un certain Ananie, et sa femme Saphire, ayant menti sur le prix du champ dont ils avaient déposé la somme aux pieds des Apôtres, se vit sévèrement repris par Pierre, il expira sur-le-champ, et sa femme peu après.

Comme les Apôtres continuaient de prêcher dans le Temple, en accomplissant de nombreux signes et prodiges, ils furent à nouveau mis en prison, mais un Ange vint de nuit les délivrer. Les gardes les retrouvèrent au Temple et les amenèrent devant le grand prêtre. Comme celui-ci leur rappelait son interdiction, Pierre répliqua : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes! » et il déclara qu'ils étaient "témoins" que Jésus-Christ est ressuscité pour accorder le repentir et la rémission des péchés. Relâchés après avoir été battus de verges, les Apôtres n'en continuèrent pas moins, chaque jour, leur prédication.

Pierre s'étant rendu à Samarie pour y confirmer les nouveaux baptisés, Simon le Mage lui proposa de l'argent en vue d'obtenir, lui aussi, le pouvoir du Saint-Esprit; mais l'Apôtre lui répondit violemment : « Que ton argent périsse avec toi, parce que tu as estimé que le don de Dieu peut s'acquérir avec de l'argent. » Il passa ensuite à Lydda, où il guérit un paralytique, nommé Enée, et il ressuscita Tabitha à Joppé. Comme il s'était arrêté pour quelques jours dans cette ville, résidant dans la maison de Simon le corroyeur, il eut par trois fois une vision l'invitant à manger sans faire de distinction entre les animaux purs et impurs, proscrits par la Loi. Peu après, des messagers, venus de Césarée, se présentèrent et dirent qu'averti par un Ange, le centurion romain Corneille les avait envoyés à sa recherche. Parvenu à Césarée, Pierre commença à parler de Jésus dans la maison de Corneille, et l'Esprit Saint descendit sur ses auditeurs païens. comme le jour de la Pentecôte. Malgré l'étonnement des croyants juifs, il ordonna de les baptiser, en disant : « Peut-on refuser l'eau du Baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit comme nous? » A son retour à Jérusalem il fut pris à partie par les Juifs et dut raconter sa vision pour les convaincre que les païens devaient eux aussi être admis dans l'Eglise.

Quand le roi Hérode Agrippa eut fait périr Saint Jacques, le frère de Jean (41-44), il fit aussi arrêter Pierre. La nuit précédant le jour où il devait comparaître en jugement, alors qu'il était endormi, enchaîné dans sa prison, un Ange du Seigneur apparut, inondant le cachot de lumière. Dès qu'il eut touché Pierre, les chaînes lui tombèrent des mains et sur l'ordre de l'Ange, il se vêtit, passa les portes qui s'étaient ouvertes d'elles-mêmes et se rendit dans la maison de la mère de Marc, où une assemblée de fidèles priait (cf 16 janv.). Il descendit alors à Césarée et de là continua ses prédications en Judée et dans des contrées plus lointaines. Dans sa Première Epître, Saint Pierre s'adresse aux Chrétiens du Pont, de Galatie, de Cappadoce, d'Asie et de Bithynie, ce qui fait supposer qu'il s'était rendu dans ces régions pour les évangéliser. D'autres traditions (3) rapportent que de Césarée, il visita Sidon, Béryte et le reste de la Phénicie, puis, après un séjour dans l'île d'Antarados, il évangélisa plusieurs villes jusqu'à Laodicée. A Antioche de Syrie, il affronta Simon le Mage, qui trompait beaucoup de monde par ses subterfuges sataniques, et ordonna Saint Marcien et Saint Pancratios (cf. 9 juil.) pour aller évangéliser la Sicile. Il se rendit ensuite à Tyane en Cappadoce, puis Ancyre en Galatie, où il ressuscita un mort. Poursuivant son périple dans le Pont, il retrouva son frère André à Sinope, puis évangélisa Amasée, Gangres en Paphlagonie, Claudiopolis de la province d'Honorias, et parvenu en Bithynie, il séjourna à Nicomédie et Nicée, où il sema la parole de Vérité.

On rapporte que c'est alors qu'il reprit le chemin de Jérusalem, et qu'il s'y trouvait lorsque Paul et Barnabé arrivèrent pour rendre compte de leurs missions auprès des païens. Comme certains fidèles du parti des pharisiens déclaraient qu'il fallait circoncire les païens qui avaient adhéré au Christ, une longue discussion s'éleva. Pierre prit la parole et soutint qu'il était inutile d'imposer à ces fidèles le fardeau de la Loi, puisque tous, Juifs et païens, sont sauvés par la Grâce du Seigneur Jésus. Finalement, après le discours de Jacques, qui présidait cette assemblée, on décida de ne pas tracasser les païens convertis par les exigences caduques de l'ancienne Alliance, et de leur demander seulement de s'abstenir des mets offerts aux idoles, des unions illégitimes et du sang des animaux étouffés.

Saint Pierre se rendit ensuite à Antioche, y frayant librement avec les fidèles d'origine païenne; mais quand des frères arrivèrent de Jérusalem, il s'abstint de fréquenter les Chrétiens issus de la gentilité. Paul le reprit alors, devant tout le monde, et l'exhorta à vivre en conformité avec l'enseignement de l'Evangile et des décisions prises au concile de Jérusalem (cf Gal. 11:14).

Reprenant ses courses apostoliques, Pierre aurait alors ordonné Evode Evêque d'Antioche (cf. 7 sept.), puis Prochore à Nicomédie et Corneille le Centurion à Héliopolis (4). Il eut là, dit-on, une vision du Seigneur qui lui ordonnait de pousser vers l'Occident. En passant à Tarse, il y ordonna Orcanos; à Ephèse, il plaça Phrygèle qui ensuite se sépara de l'Eglise pour suivre Simon le Mage; à Smyrne il ordonna Apelle (10 sept.), frère de Saint Polycarpe; Olympas à Philippes en Macédoine (10 nov.); Jason à Thessalonique (5); Silas à Corinthe (30 juil.) et Hérodion à Patras (28 mars). Abordant en Sicile, il fut reçu avec de grands honneurs par son disciple, Saint Pancratios, et parvint enfin à Rome, où il enseigna quotidiennement le peuple sur la vraie foi en la Sainte Trinité. Jaloux de la renommée grandissante de l'Apôtre, Simon le Mage qui, ayant été amené à Rome pour y être exécuté, avait réussi à subjuguer l'empereur Claude par ses prodiges, rassembla une grande foule et feignit de ressusciter un mort par un de ses artifices. Il prenait aussi diverses apparences, suscitant l'étonnement admiratif de ses spectateurs. Comme il était porté en l'air par deux démons, Pierre pria, et le Mage s'abattit à terre et périt lamentablement. Le peuple poussa des cris d'admiration devant la puissance accordée par Dieu à Ses Apôtres et écouta avec ferveur sa prédication. Après avoir ordonné Lin comme Evêque de Rome (6) il passa à Terracine, ordonna Epainétos en Espagne (30 juil.), Crescens à Carthage (30 juil.) et, parvenu en Egypte, il institua Rufus Evêque en Thébalide et Saint Marc à Alexandrie (25 av.). Il se trouvait à Jérusalem pour assister à la Dormition de la Mère de Dieu, puis retourna à Rome pour y confirmer les fidèles, et termina, disent certains, ses voyages apostoliques par Milan, poussant même jusqu'à la GrandeBretagne (7).

Ayant reçu d'un Ange la révélation qu'il devrait trouver la mort à Rome, Saint Pierre obéit au dessein de la Providence et retourna dans la capitale, où il ordonna Saint Clément (24 nov.), pour succéder à Lin qui venait de décéder. On raconte qu'il fut arrêté sur ordre de l'empereur Néron, dont il avait converti les deux épouses, et que, ses deux disciples ayant été libérés, il fut crucifié la tête en bas, à sa demande : car, dit-il, le Seigneur ayant été crucifié debout, comme pour regarder vers la terre et vers les damnés qu'Il allait délivrer, il convenait que lui, disciple, regardât vers le ciel où il allait se rendre (8).

1). Selon certains sa femme était fille d'Aristobule, le frère de l'Apôtre Barnabé Quelques documents commémorent au 31 mai, Ste Pétronille, fille de St. Pierre, mais il s'agit en fait d'une vierge romaine, martyre du IIIe s.

2). De cette fameuse promesse du Christ les apologistes catholiques ont tiré leur principal argument pour justifier la prétention du pape de Rome à une juridiction universelle, au-dessus des autres Evêques. Mais pour les Saints Pères, tant grecs que latins, c'est moins sur la personne de Pierre que sur la "pierre" de sa confession de foi en la divinité du Christ que le Seigneur a promis de fonder Son Eglise; de sorte que c'est à tous ceux qui Le confesseront, comme Pierre, qu'Il promet de donner "les clés du Royaume des cieux", en particulier aux Evêques qui, tous, siègent sur la "chaire de Pierre" (St. Cyprien), étant donné que toutes les Eglises locales possèdent la même plénitude de grâce (catholicité). En effet, si nul n'a jamais songé à remettre en question la primauté de l'Evêque de Rome, reconnue dans toute l'Eglise ancienne, celle-ci était moins due à l'"apostilicité" de ce siège — car Pierre a fondé bien d'autres Eglises, notamment celle d'Antioche — qu'au fait de la notoriété de Rome comme capitale de l'Empire (cf Concile de Chalcédoine, canon 28). Cette primauté n'avait donc aucun caractère de juridiction universelle, mais consistait seulement en une "présidence dans l'amour", pour le bon ordre des affaires ecclésiastiques. Une telle conception de la primauté reste celle de l'Eglise Orthodoxe, et dans l'éventualité d'un retour du siège romain à la Communion Orthodoxe, le Pape y retrouverait sa place naturelle de "premier entre les égaux".

3). La liste de ces villes évangélisées par St. Pierre, qui a été préservée dans la tradition hagiographique, est issue des sources apocryphes, en particulier des Homélies attribuées à St. Clément de Rome. La doctrine de ces textes a été rejetée, mais ils ont peut-être conservé le souvenir de lieux effectivement évangélisés par l'Apôtre ou par ses disciples.
4). Selon d'autres à Sképsis, ou encore Césarée (cf. 13 sept.).
5). Plutôt Silvain (cf 30 juil.). Jason, Silas et Hérodion étaient toutefois disciples de S. Paul.
6). Car Pierre ne fut jamais lui-même Evêque de Rome, la mission apostolique étant distincte du ministère épiscopal.
7). Plus encore que les précédentes, ces dernières étapes sont hautement improbables.

8). Il semble, en fait, certain que l'Apôtre souffrit le Martyre lors de la soudaine et sauvage persécution que Néron déclencha en 64, reportant sur les Chrétiens la responsabilité du grand incendie qui venait de ravager la ville, et dont il était probablement lui-même l'auteur. Les historiens de l'époque (Tacite) racontent qu'aux supplices accoutumés, le tyran dément ajouta d'outrageantes dérisions : certains moururent déchirés par les chiens après avoir été recouverts de peaux de bêtes, d'autres, dont Saint Pierre, furent attachés à des croix dans les grands jardins voisins du cirque, sur la colline du Vatican, et la nuit venue, ils furent brûlés en guise de torches nocturnes, pour distraire les invités de l'empereur.

 


 

 

De saint Paul, le "Premier après l'Unique", que dire? alors que le maître de l'éloquence, Saint Jean Chrysostome, était pris d'une sorte d'ivresse dès qu'il prononçait son nom, et qu'il interrompait son discours pour chanter ses louanges. Lui qui s'estimait le dernier des Apôtres, et indigne même du nom d'Apôtre, devint le Vase d'élection de la grâce, à nul autre semblable, tant par l'abondance des révélations et des dons spirituels, mais surtout par les travaux et les tribulations endurées au nom du Christ, de sorte qu'en vérité il a pu être nommé l'Apôtre par excellence.

Juif de la tribu de Benjamin, il naquit à Tarse, en Cilicie (vers l'an 10), dans une de ces communautés juives de la Dispersion, qui restaient farouchement fidèles aux traditions de leurs pères. Il avait reçu le nom de Saül et jouissait, par son père, du statut privilégié de citoyen romain. Il grandit dans cette ville cosmopolite au contact de la civilisation grecque, mais son zèle pour la Loi porta ses parents à l'envoyer à Jérusalem, où, étant entré dans la secte des Pharisiens, il suivit l'enseignement du fameux rabbi Gamaliel l'Ancien. Il partageait la haine de ses pères pour les Chrétiens, qu'il considérait comme de dangereux transgresseurs de la Loi, et c'est en l'approuvant qu'il assista à la lapidation de Saint Etienne. Animé d'un furieux empressement et ne "respirant que menace et carnage à l'égard des disciples du Seigneur", il pénétrait dans les maisons, en arrachait hommes et femmes, et les jetait en prison. Ayant obtenu du grand prêtre des lettres de recommandation, il se mit en route pour la synagogue de Damas, afin d'emmener enchaînés à Jérusalem les adeptes du Christ qu'il y trouverait.

Comme il approchait de Damas, une lumière venue du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Tombant à terre, il entendit une voix qui disait : « Saül, Saül, pourquoi Me persécutes-tu? » — « Qui es-tu, Seigneur? » demanda-t-il. — « Je suis Jésus, c'est Moi que tu persécutes », reprit la voix, et Elle lui recommanda d'entrer dans la ville. Saül se releva de terre, mais il ne voyait plus rien, ses yeux ayant été comme brûlés par l'éclat excessif de cette lumière, que lui seul avait vue, et il dut être conduit par la main à Damas par ses compagnons. Il resta trois jours, sans boire ni manger, jusqu'au moment où un disciple, nommé Ananie (cf. 1er oct.), ayant été prévenu par un Ange, vint lui imposer les mains au Nom de Jésus pour lui rendre la vue, et il le baptisa. Devenu aussitôt un autre homme et rempli de 1 'Esprit Saint, Paul se mit à proclamer Jésus Fils de Dieu dans les synagogues, à la grande stupéfaction des Juifs qui avaient entendu parler de lui comme d'un ennemi acharné des Chrétiens. Ils finirent par se concerter pour le faire mourir; mais, prévenu à temps, Paul put s'enfuir en étant descendu le long de la muraille dans une corbeille. Il se rendit alors en Arabie, à l'est du Jour dain (cf. Gal. 1:17), où il passa deux ans, préparant ses missions dans la retraite, par le jeûne et la prière.

A partir de ce moment, toute sa vie fut entièrement consacrée au service du Seigneur qui l'avait "saisi", allant droit de l'avant, tendu de tout son être, en vue du prix que Dieu réserve, dans le Christ, à ses fidèles serviteurs (cf Phil. 3:14). Il pouvait se vanter d'être "mort à la Loi, afin de vivre à Dieu", proclamant à haute voix : « Ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi! » (Gal. 2:20). Le Seigneur se révéla à lui, en effet, par quantité de visions et de révélations; et, un jour (9), il fut même ravi jusqu'au troisième ciel et y entendit des paroles ineffables, qu'aucun homme avant lui n'avait pu entendre (cf IICor. 12). Loin de s'enorgueillir cependant de l'excellence de ces révélations, il ne s'en dépensait que davantage au ministère de l'Evangile, avec une fougue qui lui faisait mépriser tous les risques : Sept fois il fut emprisonné (10), cinq fois flagellé par les Juifs, trois fois battu de verges, une fois lapidé, à trois reprises il fit naufrage. « Voyages sans nombre, dangers des rivières, dangers des brigands, dangers de mes compatriotes, dangers des païens, dangers de la ville, dangers du désert, dangers de la mer, dangers des faux frères! Labeurs et fatigues, veilles fréquentes, faim et soif, jeûnes répétés, froid et nudité! Et sans parler du reste, mon obsession quotidienne, le souci de toutes les Eglises! » (IICor. 11:25 -28). De toutes ces faib lesses, il se glorifiait pourtant, et il se complaisait dans les outrages et les persécutions endurées pour le Christ, car le Seigneur lui avait Lui-même déclaré en vision : « Ma grâce te suffit : car la puissance se déploie dans la faiblesse » (II Cor. 12:9). Accomplissant le ministère de la Prédication par des signes, des prodiges et par la puissance de l'Esprit, depuis Jérusalem jusqu'à l'Illyrie et aux confins de l'Occident, l'Apôtre se présentait, "faible et tout tremblant", sans que son discours n'eût rien de la sagesse du monde, et ne voulant rien proclamer d'autre que « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (cf. 1 Cor. 2). Il se faisait "tout à tous, afin d'en sauver à tout prix quelques-uns", engendrant dans le Christ des disciples, pour lesquels il ne cessait de souffrir volontairement, jusqu'à ce que le Christ fût pleinement formé en eux, par la grâce de l'Esprit de filiation (cf Gal. 4).

Ayant fait un bref séjour à Damas après sa retraite en Arabie, Paul dut s'enfuir à nouveau et il se rendit à Jérusalem. Comme les fidèles avaient peur de lui et ne pouvaient croire qu'il fût vraiment devenu disciple, Barnabé le présenta aux Apôtres Pierre et Jacques, et se porta garant de l'authenticité de sa vision. Dès lors, Paul allait et venait avec eux, prêchant avec assurance au Nom du Seigneur. Mais, au bout de deux semaines seulement (Gal. 1:18), des Juifs "hellénistes"" ayant formé le projet de le tuer, il fut emmené par des disciples à Césarée, où il s'embarqua pour Tarse, sa patrie.

Peu après, la nouvelle étant parvenue à Jérusalem, que des païens avaient embrassé la foi à Antioche, on y députa Barnabé. Celui-ci y constata la grâce accordée par Dieu et partit chercher Paul à Tarse, et pendant un an ils vécurent à Antioche y instruisant une foule considérable. C'est là que les disciples reçurent pour la première fois le nom de Chrétiens. Un Prophète ayant annoncé qu'une grande famine allait affliger l'Empire, et en particulier la Palestine (49-50), les fidèles d'Antioche firent une collecte et chargèrent Paul et Barnabé de porter ces secours aux frères de Jérusalem. Quand ils furent de retour à Antioche, un jour où la Communauté était en prière, l'Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saül en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. » Après avoir jeûné et prié, les frères leur imposèrent les mains et les envoyèrent en mission. Ils s'embarquèrent à Séleucie pour Chypre. A Salamine, ils se mirent aussitôt à annoncer la Parole de Dieu dans les synagogues, et ils traversèrent l'île, jusqu'à Paphos, où le proconsul romain, Sergius Paulus, embrassa la foi, malgré l'opposition du magicien Elymas que Paul frappa de cécité. De Paphos, ils gagnèrent Pergé en Pamphylie, et de là Antioche de Pisidie, où Paul convertit nombre de Juifs et de prosélytes après avoir prêché le repentir dans la synagogue. Le sabbat suivant, presque toute la ville s'assembla pour entendre la Parole de Dieu; et comme les Juifs faisaient opposition à l'Apôtre, en l'interrompant par des blasphèmes, il rétorqua : « Puisque vous ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien! nous nous tournons vers les païens! » Tout joyeux, les païens qui étaient présents accueillirent sa prédication et embrassèrent la foi. Mais les Juifs ayant gagné les notables, firent chasser de la cité Paul et Barnabé, qui se rendirent alors à Iconium. Ils commencèrent, là aussi, leur prédication par la synagogue, et une grande foule de Juifs et de païens adhérèrent à la foi. Les Apôtres prolongèrent leur séjour, le Seigneur rendant témoignage à leur enseignement par des signes et des prodiges. Cependant leur succès suscita là encore l'opposition des Juifs restés incrédules, et ils durent chercher refuge en Lycaonie. A Lystres, Paul guérit un impotent de naissance, et la foule, prenant les deux Apôtres pour des dieux, voulut leur offrir un sacrifice. Cependant des Juifs vinrent d'Antioche et d'Iconium, et ils réussirent à tourner en haine l'enthousiasme des habitants de Lystres. Paul fut lapidé, puis traîné comme mort en dehors de la ville. Dès qu'il se fut relevé, il partit pour Derbé, où il fit bon nombre de disciples, puis il retourna à Lystres, Iconium et Antioche pour affermir le cœur des croyants, leur disant : « Il faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu. » Dans chaque Eglise qu'il fondait, l'Apôtre désignait des anciens, pour régir la communauté, régler les différents et poursuivre son enseignernemt. Les ayant tous confiés à la protection du Seigneur, ils reprirent le chemin du retour vers Antioche de Syrie.

A leur arrivée, ils rassemblèrent l'Eglise et racontèrent tout ce que Dieu avait réalisé par leur entremise, et comment Il avait ouvert aux païens la porte de la foi. C'est alors que des frères, venus de Judée, prétendirent qu'il était nécessaire pour les païens convertis de se faire circoncire. Une vive discussion s'ensuivit, et Paul et Barnabé furent envoyés auprès des Apôtres à Jérusalem pour trancher ce litige. Ils y rapportèrent tout ce que Dieu avait accompli parmi les païens et, après avoir statué pour ne pas imposer aux Gentils le fardeau inutile de la Loi, les "colonnes" : Pierre, Jacques et Jean, tendirent la main à Paul et Barnabé, en signe de communion, leur confiant l'évangélisation des païens, tandis qu'eux se réservaient celle des circoncis (Gal. 2).

De retour à Antioche, Paul y annonça assez longtemps la Bonne Nouvelle. C'est alors qu'il blâma Pierre qui, par crainte des fidèles issus du Judaïsme, avait cessé de fréquenter les frères d'origine païenne. Quelque temps après, Paul décida d'entreprendre un second grand voyage missionnaire, pour visiter et encourager les frères dans les villes précédemment évangélisées (de 49 à 53). Etant entré en désaccord avec Barnabé, à propos de Marc qui les avait abandonnés en Pamphylie, ils se séparèrent : Barnabé et Marc partirent pour Chypre, alors que Paul, prenant avec lui Silas (cf. 30 juil.), partit à pied vers le nord. Ils traversèrent la Syrie et la Cilicie, où ils affermirent les disciples, puis visitèrent Derbé, Lystres et Iconium.

A Lystres, ils s'adjoignirent Timothée (cf. 22 janv.), puis, leur mission ayant rencontré des obstacles en Asie et en Bithynie, ils se rendirent à Troas, où Paul eut une vision l'engageant à porter l'Evangile en Macédoine. Parvenus à Philippes, par Samothrace et Néapolis (Thrace), les Apôtres adressèrent la parole, le jour du sabbat, à des femmes qui s'étaient rassemblées hors de la ville pour y prier. Le Seigneur ouvrit le cœur de Lydie, qui se fit baptiser avec tous les siens, et offrit l'hospitalité aux Apôtres. Mais quand Paul eut chassé le démon d'une esclave qui rendait des oracles, ses maîtres, voyant disparaître leurs espoirs de gain, livrèrent Paul et Silas aux magistrats, en les accusant de jeter le trouble dans la ville. Ils furent roués de coups et jetés dans un profond cachot, les pieds serrés dans des ceps. Vers minuit, alors que les deux Apôtres chantaient les louanges de Dieu, un violent tremblement de terre ébranla la prison, les liens des prisonniers se détachèrent et les portes s'ouvrirent. Devant ce prodige leur geôlier demanda à recevoir aussitôt le baptême, avec tous les siens. Au matin, les licteurs venus les relâcher, furent effrayés en apprenant quils étaient citoyens romains, et ils leurs firent publiquement des excuses.

Lorsqu'ils arrivèrent à Thessalonique, Paul se rendit, comme de coutume, à la synagogue pour y prêcher d'abord aux Juifs le Christ ressuscité des morts. Quelques-uns d'entre eux se laissèrent convaincre, ainsi qu'un grand nombre de païens et certaines dames de la haute société. Les Juifs ne se lassaient pas cependant de provoquer des troubles et ils avertirent les autorités, accusant les Apôtres d'agir à l'encontre des édits de l'empereur en proclamant un autre roi : Jésus. Sortant de la ville, de nuit, à la dérobée, Paul et Silas se rendirent à Bérée, où les Juifs accueillirent avec grand empressement leur prédication, et de nombreuses conversions s'ensuivirent. Mais des perturbateurs étant arrivés de Thessalonique, Paul dut partir pour Athènes, laissant Silas et Timothée derrière lui pour confirmer 1'oeuvre accomplie.

Parvenu dans la capitale de l'Hellénisme, Paul fut bouleversé de voir cette ville pleine d'idoles. Il s'entretenait avec les Juifs à la synagogue et chaque jour sur l'agora, avec les passants, philosophes ou curieux à l'affût des dernières nouveautés. Prenant la parole un jour, debout au milieu de l'Aréopage, l'Apôtre leur dit que, parcourant la ville, il avait trouvé un autel portant l'inscription : « Au dieu inconnu ». « Eh bien! ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l'annoncer! » dit-il à haute voix. Et il continua son discours sur le Dieu Créateur du ciel et de la terre, utilisant avec habileté les meilleures intuitions des philosophes païens relativement à la vocation divine de l'homme. Mais quand il se mit à parler d'un homme ressuscité des morts, ses auditeurs se moquèrent de lui, excepté Denys l'Aréopagite (cf. 3 oct.), une femme nommée Damaris (cf. 2 oct.) et quelques autres qui embrassèrent la foi. Quittant alors Athènes, Paul se rendit à Corinthe, où il demeura dans la maison de Priscille et Aquila (cf 13 fév.), qui exerçaient comme lui la profession de fabricants de tentes. Pendant la semaine, il gagnait son pain à la sueur de son front, sans profiter de son droit à vivre de la prédication de l'Evangile, afin de n'être à charge à personne et de ne pas donner à ses opposants prétexte à accusation; et le jour du sabbat, il discourait à la synagogue. Se heurtant une fois encore à l'opposition des Juifs, il se tourna vers les païens, et beaucoup de Corinthiens se firent baptiser. A part de rares exceptions, Paul ne baptisait pas lui-même, car son oeuvre était de "poser des fondements"' par la prédication de la Bonne Nouvelle, et il laissait ses disciples bâtir le Temple de Dieu dans le cœur des fidèles et organiser la communauté ecclésiale. Par la suite, il écrira aux Chrétiens de Corinthe ses deux Epîtres qui nous sont conservées, et peut-être d'autres, pour les réprimander sur les rivalités qui les divisaient, blâmer les pratiques qui s'écartaient de la conduite évangélique et leur enseigner à tout faire "dignement et dans l'ordre", en recherchant les dons spirituels, dont le couronnement est la Charité, pour leur édification commune, en un seul Corps.

Encouragé à persévérer dans sa prédication, Paul resta dans cette ville un an et demi, et c'est là qu'il écrivit sa première Epître, adressée aux Chrétiens de Thessalonique, qui s'inquiétaient sur le sort des défunts lors du retour glorieux du Christ. Les Juifs, insatiables en intrigues, parvinrent à le traduire en justice devant le proconsul d'Achaïe, Gallion, mais celui-ci refusa de prendre parti dans une controverse concernant la Loi, et il le renvoya. Prenant finalement congé des frères de Corinthe, Paul s'embarqua pour Antioche. Faisant halte à Ephèse, il prêcha brièvement à la synagogue, et quitta la ville en promettant à ceux qui l'avaient écouté avec intérêt de revenir bientôt. Effectivement, après avoir passé quelque temps à Antioche, il repartit pour un troisième périple (de 53 à 58). Ayant parcouru la Galatie et la Phrygie en confirmant la foi des disciples, il revint à Ephèse pour y poursuivre l'oeuvre entreprise. Il trouva là une douzaine de Chrétiens, convertis par Apollos, mais qui n'avaient reçu que le baptême de Jean. Dès qu'ils furent baptisés et que Paul leur eut imposé les mains, ils se mirent à prophétiser, remplis de l'Esprit Saint. Pendant trois ans, Paul parla à Ephèse du Royaume des cieux, et comme il se heurtait à l'opposition des Juifs à la synagogue, il prit à part les disciples et compléta leur instruction dans une salle louée. C'est ainsi que la Bonne Nouvelle put se propager dans toute la province d'Asie. De plus l'Apôtre soutenait de loin, grâce à ses lettres, les Chrétiens de Corinthe et de Galatie". Dieu opérait par ses mains de nombreux miracles, à tel point quil suffisait d'appliquer sur les malades des mouchoirs ou des linges qui avaient touché son corps, pour qu'ils soient guéris. Un tel succès inquiétait les orfèvres qui vivaient du culte d'Artémis. Ils se soulevèrent, provoquant une grande confusion dans la ville, et la foule traîna les compagnons de Paul au Théâtre. Quand le tumulte eut pris fin, par peur des autorités romaines, Paul décida de partir pour la Macédoine et, exhortant les fidèles de lieu en lieu, il revint à Corinthe où il passa l'hiver (57-58). Il y corrigea les déviations qu'il avait déjà condamnées par lettre, et c'est là qu'il écrivit sa grande Epître aux Romains, qui définit de manière capitale la doctrine du Salut, comme don gratuit accordé par la grâce de Dieu, moyennant la foi en Jésus-Christ.

Ayant reçu les fruits de la collecte destinée aux frères de Jérusalem, il projeta d'aller la leur remettre en main propre, le jour de la Pentecôte. Les Juifs ayant de nouveau suscité un complot contre lui, il voulut s'embarquer pour la Syrie, mais l'Esprit lui dit de s'en retourner par la Macédoine. A Troas, comme il enseignait les frères, toute la nuit, après la célébration de l'Eucharistie, un adolescent, nommé Eutyque, entraîné par le sommeil, tomba du troisième étage. On le releva mort, mais Paul le ressuscita. Il se rendit ensuite à pied à Assos et Myre, puis s'embarqua pour Milet, où les anciens de la communauté d'Ephèse vinrent le voir. Il leur annonça que l'Esprit Saint l'avait averti que chaînes et tribulations l'attendaient à Jérusalem, mais il ajouta : « Je n'attache aucun prix à ma propre vie, pourvu que je mène à bonne fin ma course et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l'Evangile de la grâce de Dieu ». Puis, leur rappelant les labeurs qu'il avait dépensés pour la fondation de leur Eglise, il les exhorta à se sacrifier pour l'édification des fidèles et, après avoir prié à genoux, tous se jetèrent, en sanglots, au cou de Paul pour lui dire adieu.

Passant par Kos, Rhodes et Patare, l'Apôtre fit halte à Tyr pour y enseigner les fidèles, puis il repartit par Ptolémais et continua à pied jusqu'à Césarée de Palestine, où il fut reçu dans la maison de Philippe le Diacre (cf. 11 oct.). Malgré les avertissements du Prophète Agabus, il continua sa marche volontaire vers Jérusalem, disant à ses compagnons qu'il était prêt non seulement à être arrêté, mais encore à mourir à Jérusalem pour le Nom du Seigneur.

Il fut accueilli avec joie par les frères de la Ville sainte et, les anciens s'étant réunis chez Jacques, Paul leur exposa en détail toutes ses missions parmi les païens, et il leur remit l'argent réuni par les jeunes communautés pour venir en aide aux pauvres de Jérusalem. Averti par les Apôtres que les Juifs ne manqueraient pas de l'accuser d'avoir abandonné les pratiques de la Loi, il se joignit alors à un groupe d'hommes qui, tenus par un voeu, allaient offrir un sacrifice au Temple. Lorsque les sept jours de ce voeu touchèrent à leur fin, des Juifs d'Asie ayant aperçu Paul dans le Temple, ameutèrent la foule et mirent la main sur lui, en l'accusant de prêcher partout contre le Temple et les prescriptions du Judaïsme. On le traîna hors du Temple, en cherchant à le faire mourir, mais des soldats intervinrent pour le dégager et le portèrent jusqu'aux degrés montant à la forteresse Antonia. Paul, s'adressant en araméen au peuple, réussit à imposer le silence et il raconta sa conversion, mais dès qu'il mentionna sa mission auprès des païens, la foule hurla : « Otez de la terre un pareil individu! Il n'est pas digne de vivre! » Le tribun ordonna de lui donner la question, mais Paul ayant révélé qu'il était citoyen romain, il fut épargné. Le lendemain, il comparut devant le Sanhédrin et déclara qu'il était emprisonné pour son espérance en la résurrection. Ces paroles suscitèrent une querelle entre Saducéens et Pharisiens, qui étaient justement divisés sur cette question, et il fut reconduit à la forteresse. Le Seigneur lui apparut la nuit suivante, et lui dit : « Courage! de même que tu as rendu témoignage de Moi à Jérusalem, ainsi faut-il encore que tu témoignes à Rome. » Le tribun, ayant appris que les Juifs avaient fomenté un complot pour le tuer, fit transférer Paul, sous bonne escorte, à Césarée, où résidait le procurateur Félix. Le grand prêtre et quelques anciens vinrent y déposer contre lui, mais Paul démontra que sa conduite n'était en rien condamnable, tant au regard des lois romaines que du Judaïsme. Félix reporta l'affaire jusquau retour du tribun Lysias et, entre temps, il vint avec sa femme écouter le prisonnier parler du Seigneur Jésus; mais dès que Paul évoqua la continence et le Jugement à venir, Félix le renvoya effrayé. L'Apôtre resta deux années prisonnier à Césarée, jusqu'à ce que Porcius Festus, ayant succédé à Félix (60), voulût le transférer à Jérusalem pour y être jugé; mais Paul en appela à l'empereur, en qualité de citoyen romain. Il comparut devant le roi

Agrippa, venu à Césarée saluer Festus, et, après avoir entendu son apologie, ce dernier déclara qu'il aurait pu être relâché s'il n'en avait appelé à César.

Embarquant avec son escorte de soldats et quelques disciples, ils parvinrent à Myre en Lycie, où ils trouvèrent un navire en partance pour l'Italie. C'est à grand peine qu'ils arrivèrent au sud de la Crète, et, ne voulant pas y passer l'hiver, ils reprirent la route malgré les avertissements de Paul. Peu après, le navire fut pris dans une violente tempête. Alors qu'on avait perdu tout espoir de salut, Paul annonça qu'un Ange lui était apparu pour l'avertir que Dieu lui accorderait la vie sauve, ainsi qu'à tous les passagers, car il convenait qu'il parvînt à Rome. Au bout de quatorze jours, le navire échoua à Malte, où les rescapés purent passer l'hiver. Ils reprirent la mer trois mois plus tard et, passant par Syracuse et Rhégium, abordèrent. au port de Puteoli (Puzzoles), puis gagnèrent de là Rome à pied, par la voie Appia. Des frères, informés de sa venue, vinrent à la rencontre de l'illustre prisonnier et, une fois parvenu dans la capitale, Paul put jouir d'un régime de faveur, logeant dans un appartement où il pouvait recevoir librement des visiteurs. C'est pendant cette détention de deux ans (61-63) qu'il écrivit ses Epîtres aux Eglises de Colosses, (Philippes) et Ephèse, dans lesquelles il évoque toute la profondeur du Mystère du Christ, tenu caché en Dieu depuis l'origine et révélé, à l'accomplissement des temps, afin qu'en Lui, en qui toute la plénitude de la divinité habite corporellement, tous les êtres, aussi bien sur la terre que dans les cieux, soient réconciliés par la Croix, et que les hommes deviennent fils adoptifs de Dieu par la grâce du Saint Esprit. Prescrivant inlassablement aux Eglises de tout accomplir dans l'ordre et la charité, l'Apôtre exhortait ses disciples à revêtir l'Homme Nouveau, afin que, grandissant dans la charité et la vérité de l'Evangile vers Celui qui est la Tête, ils réalisent la plénitude du Corps du Christ.

Le procès devant le tribunal de l'empereur s'étant terminé par un non-lieu, Paul fut libéré et, de Rome, il se rendit peut-être en Espagne, comme il le désirait depuis longtemps (cf. Rom. 15, 24) (13). Il semble qu'il ait fait ensuite un autre voyage en Orient, passant par la Crète, l'Asie Mineure, Troas et la Macédoine, comme en témoignent ses Epîtres à Timothée et à Tite. De nouveau arrêté (67), dans des circonstances qui sont restées inconnues, il fut conduit à Rome, seul avec Luc, et soumis à une réclusion de beaucoup plus pénible que lors de son premier emprisonnement. Du fond de son cachot, insalubre, froid, ténébreux et humide, l'Apôtre écrivait : « Le moment de mon départ est venu. J'ai combattu le bon combat jusqu'au bout, j'ai achevé ma course. Et maintenant, voici qu'est préparée pour moi la couronne de justice... » (II Tim. 4:7). Après avoir été soumis à un jugement en tant que citoyen romain, il fut décapité, sur la route d'Ostie, à quelque distance de la ville. On rapporte que la tête de l'Apôtre rebondit à trois reprises sur le sol et que trois sources jaillirent là (14).

9). Vers l'an 44, à Antioche, semble-t-il.
10). D'après le témoignage de St. Clément de Rome.
11). C'est-à-dire des Juifs de la Dispersion, qui parlaient le grec.
12). Selon certains, c'est alors qu'il écrivit aussi son Epître aux Philippiens, qui, selon d'autres, doit être rangée parmi les Epîtres de la Captivité.
13). Le récit des Actes des Apôtres s'interrompt sur la captivité de Paul à Rome.
14). Les chefs des Saints Apôtres Pierre et Paul sont conservés dans la basilique Saint-Jean du Latran; une partie du corps de St. Paul se trouve sous l'autel de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, et l'autre, avec le corps de St. Pierre, sous l'autel de la basilique Saint-Pierre du Vatican. La fête d'aujourd'hui commémore, depuis le IVe s., le transfert des corps des deux Coryphées à la catacombe de St. Sébastien, sur la voie Appia, pour échapper à la profanation, lors de la persécution de Valérien (258). Le calme revenu, l'Evêque Silvestre les restitua à leurs sépultures d'origine.

The Holy, Glorious and All-praised Leaders of the Apostles, Peter and Paul

June 29For the lives of these two great Apostles, we can only recommend a reading of the entire New Testament, which contains accounts of their lives and many of their inspired writings.

 

 St Peter, after preaching in JudeaAntioch and parts of Asia, came to Rome, where he was crucified by order of the Emperor Nero, about the year 66. Being led to the cross, he begged the executioner to crucify him upside-down, because he felt unworthy to partake of the same death as the Savior.

 

  St Paul's apostolic labors extended from Arabia to Spain. He also ended his earthly course in Rome, beheaded by order of Nero, some say at the same time that St Peter was crucified.

« Mais pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 15)
        Cette question sur son identité, Jésus la pose aux disciples, alors qu'il se trouve avec eux en haute Galilée. Il était arrivé plusieurs fois que ce soit eux qui posent des questions à Jésus ; désormais, c'est Lui qui les interpelle. Il pose une question précise, qui attend une réponse. C'est Simon-Pierre qui prend la parole au nom de tous : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). La réponse est extraordinairement lucide. La foi de l'Église s'y reflète de façon parfaite. Nous aussi, nous nous y reflétons. De façon particulière, dans les paroles de Pierre se reflète l'Evêque de Rome, par volonté divine son indigne successeur. (...)

« Tu es le Christ ! » 
        À la confession de Pierre, Jésus répond : « Tu es heureux Simon, fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 16, 17) 
        Tu es heureux, Pierre ! Heureux, car cette vérité, qui est centrale dans la foi de l'Église, ne pouvait naître dans ta conscience d'homme que par l'œuvre de Dieu. « Nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11, 27). Nous réfléchissons sur cette page de l'Évangile particulièrement riche : le Verbe incarné avait révélé le Père à ses disciples ; à présent est venu le moment où le Père lui-même leur révèle son Fils unique. Pierre accueille l'illumination intérieure et proclame avec courage : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ! Ces paroles sur les lèvres de Pierre proviennent du plus profond du mystère de Dieu. Elles révèlent l'intime vérité, la vie même de Dieu. Et Pierre, sous l'action de l'Esprit divin, devient témoin et confesseur de cette vérité surhumaine. Sa profession de foi constitue ainsi la base solide de la foi de l'Église « Sur toi je bâtirai mon Église » (cf. Mt 16, 18). Sur la foi et sur la fidélité de Pierre est édifiée l'Église du Christ. La première communauté chrétienne en était bien consciente, elle qui, comme le rapportent les Actes des Apôtres, lorsque Pierre se retrouva en prison, se recueillit pour élever à Dieu une prière implorante pour lui (cf. Ac 12, 5). Elle fut écoutée, car la présence de Pierre était encore nécessaire à la communauté qui accomplissait ses premiers pas : le Seigneur envoya son ange le libérer des mains des persécuteurs (cf. ibid., 12, 7-11). Il était écrit dans les desseins de Dieu que Pierre, après avoir confirmé longuement ses frères dans la foi, souffrirait le martyre ici à Rome, avec Paul, l'Apôtre des Nations, ayant lui aussi échappé plusieurs fois à la mort.

« Le Seigneur lui, m'a assisté et m'a rempli de force afin que, par moi, le message fût proclamé et qu'il parvînt aux oreilles de tous les païens » (2 Tm 4, 17)  
        Ce sont les paroles de Paul au fidèle disciple. Elles témoignent de l'œuvre qui a été accomplie en lui par le Seigneur, qui l'avait choisi comme ministre de l'Évangile, « le saisissant » sur la route de Damas (cf. Ph 3, 12). Enveloppé dans une lumière fulgurante, le Seigneur s'était présenté à lui, disant : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Ac 9, 4), tandis qu'une puissance mystérieuse le jetait à terre (cf. Ac 9, 5). « Qui es-tu, Seigneur ? », avait demandé Saul. « Je suis Jésus que tu persécutes » ! (Ac 9, 5). Telle fut la réponse du Christ. Saul persécutait les fidèles de Jésus et Jésus lui faisait savoir que c'était Lui-même qui était persécuté à travers eux. Lui, Jésus de Nazareth, le Crucifié, que les chrétiens affirmaient être ressuscité. Si, à présent, Saul en ressentait la puissante présence, il était clair que Dieu l'avait réellement ressuscité des morts. C'est véritablement Lui le Messie attendu par Israël, c'était Lui le Christ vivant et présent dans l'Église et dans le monde ! Saul aurait-il pu par sa seule raison comprendre tout ce qu'un tel événement comportait ? Certainement pas ! Cela faisait partie en effet des desseins mystérieux de Dieu. Ce sera le Père qui donnera à Paul la grâce de connaître le mystère de la rédemption, opérée par le Christ. Ce sera Dieu qui lui permettra de comprendre la réalité merveilleuse de l'Église, qui vit pour le Christ, avec le Christ et dans le Christ. Et lui, participant à cette vérité, ne cessera de la proclamer inlassablement jusqu'aux extrémités de la terre. De Damas, Paul commencera son itinéraire apostolique qui le conduira à diffuser l'Évangile dans tant de parties du monde alors connu. Son élan missionnaire contribuera ainsi à la réalisation du mandat du Christ aux Apôtres : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19). (...)

La pleine unité de l'Église !
        Je sens retentir en moi la consigne du Christ. Il s'agit d'une consigne ô combien urgente en ce début de nouveau millénaire. Prions pour cela, et œuvrons sans jamais nous lasser d'espérer. (...) 
        Que Dieu nous accorde de parvenir le plus tôt possible à la pleine unité de tous les croyants dans le Christ. Que les Apôtres Pierre et Paul nous obtiennent ce don, eux que l'Église rappelle en ce jour, au cours duquel on fait mémoire de leur martyre, et donc de leur naissance dans la vie de Dieu. Pour l'Évangile, ils ont accepté de souffrir et de mourir et ils ont participé à la résurrection du Seigneur. Leur foi, confirmée par le martyre, est la même foi que Marie, la Mère des croyants, des Apôtres, des saints et des saintes de tous les siècles. Aujourd'hui, l'Église proclame à nouveau leur foi. Il s'agit de notre foi, la foi immuable de l'Église en Jésus, unique Sauveur du monde ; dans le Christ, le Fils du Dieu vivant, mort et ressuscité pour nous et pour toute l'humanité.



Source: Site officiel du Vatican - Copyright © Libreria Editrice Vaticana

 

ഇന്ന് ജൂൺ 29,(ശുദ്ധമുള്ള ശ്ലീഹാ നോമ്പ്‌ വീടൽ);

വി.സഭ ഇന്ന് ശ്ലീഹേന്മാരിൽ തലവനായ ഉന്നതപ്പെട്ട മോർ പത്രോസിന്റെയും മോർ പൗലൂസിന്റെയും ഓർമ്മയേ കൊണ്ടാടുന്നു...

"ഒരുപോലിങ്ങും മോർ പത്രോസ് പൗലോസ് ശ്ലീഹാ ഉണ്ടെമേലും നിന്നോര്‍മ്മ ഉതകണമേ നിന്‍ പ്രാര്‍ത്ഥന നിന്‍ – ഓര്‍മ്മയെ ബഹുമാനിച്ചോര്‍ക്കായ്"

ആ പരിശുദ്ധ പിതാക്കന്മാരുടെ പ്രാർത്ഥന നമുക്ക്‌ കോട്ടയായിരിക്കട്ടെ.

 

 

« Je dépends entièrement de Lui et de la Vierge Marie »

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Samedi 23 avril 2016, une religieuse missionnaire irlandaise, Sœur Claire Crockett, et cinq autres postulantes de la communauté espagnole des Sœurs Siervas del Hogar de la Madre (« Servantes du Foyer de la Mère »), ont perdu la vie dans le tremblement de terre de 7,8 degrés sur l’échelle de Richter qui a frappé l’Équateur.

Depuis quinze ans, Sœur Claire Crockett était toute donnée à Dieu. Entrée à 18 ans dans la congrégation, elle avait choisi comme nom de religieuse Claire Marie de la Trinité et du Cœur de Marie. Sa communauté se souvient d’elle comme d’une sœur d’une grande générosité, dotée d’un don de sympathie très particulier et d’un charisme spécial pour s’occuper des enfants et des jeunes.

Le Seigneur, disait sœur Claire, m’a montré comment ma folle vie passée blessait son Cœur. Il me demandait de Lui faire confiance, de mettre ma vie entre ses mains et d’avoir la foi. Maintenant je suis heureuse, consacrée au sein des Servantes du Foyer de la Mère. Je remercie le Seigneur de sa patience. Je ne Lui demande pas pourquoi Il m’a choisie, j’accepte qu’Il l’ait fait. Je dépends entièrement de Lui et de la Vierge Marie et leur demande de me donner la grâce d’être ce qu’ils veulent que je sois.

 

 

L’histoire d’une âme, emportée dans un tremblement de terre… jusqu’au Ciel

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

 

"You may learn, if you will, the crowning wisdom of the all-holy Shepherd and Instructor, of the omnipotent and paternal Word, when He figuratively represents Himself as the Shepherd of the sheep…

Such are the promises of the good Shepherd. Feed us, the children, as sheep.

Yea, Master, fill us with righteousness, Thine own pasture; yea, O Instructor, feed us on Thy holy mountain the Church, which towers aloft, which is above the clouds, which touches heaven."

(Clement of Alexandria, The Instructor, I:9 (A.D. 202).) 

 

 

 

 

 

 

BIEN AU DELA DES CREUX "DISCOURS POLITIQUES",

ET DES DISCOURS DES "FOSSOYEURS DE LA FOI" ,

UN TEMOIN DE LA TRANSCENDANCE PARLE...

 

Le krach de la transcendance

J'avais grandi au rythme de la messe des anges et du credo grégorien. Je suivais les enfants de chœur du reposoir avec leurs paniers débordantde pétales de roses.Je tenais une petite bannière de sainte Thérèse, au milieu de la procession des Rogations qui implorait la clémence du Ciel, après les semailles, pour une juste récolte. Les surplis rouge et blanc tenaient les cordons du dais qui abritait l'ostensoir à paillettes dorées. C'était beau.

En ce temps-là, la dévotion populaire était le terreau de la liturgie. On priait avec des gestes, avec son corps, on tombait à genoux, on joignait les mains pour supplier, on frissonnait en chantant le Lauda Sion immémorial.

Au mois de mai, on marchait chaque soir d'une maison à l'autre, avec une Sainte Vierge portée à bout de bras sur un brancard. C'était le mois de Marie. J'aimais l'odeur d'encens et la plainte du requiem qui faisaient descendre en majesté un peu de ciel dans nos cœurs. Et puis la Fête-Dieu, les œufs de Pâques, la crèche, les pèlerins de Lourdes, les cloches du glas et du baptême, les croix de mission. C'était une société.

Soudain, un dimanche, tout chavire. On nous exhorte à tutoyer Dieu, dans un nouveau Notre-Père. Les agenouillons ont été descellés dans la semaine. Ils ont disparu.

On comprend que le remembrement ne s'est pas arrêté au porche de l'église, il est entré dans le chœur, en pleine messe.

On a remembré les missels. On a voulu éloigner le faste et le triomphalisme. On a descendu les statues, les tentures, on a remisé le dais : il fallait du dépouillement, revenir aux pauvretés, aux austérités des origines, aux pieds nus des catacombes ; les accessoires chamarrés de la dramaturgie sacramentelle ont été placés « en dépôt » chez le « conservateur départemental des antiquités et objets d'art », ravi de l'aubaine. Bientôt le dépôt deviendrait un dépotoir.

On nous avait expliqué, jadis, que l'autel était « orienté », qu'il devait regarder, avec les fidèles, en direction de l'est, vers le soleil levant qui triomphe de la nuit et symbolise le Christ ressuscité. Et voici qu'on installe une table à repasser au milieu du chœur, avec des tréteaux et des planches. Le curé nous regarde, convivial, collégial, « il faut participer ». Il a congédié ses ornements et son calice. Il boit le vin consacré dans un verre à moutarde, il veut être comme tout le monde. Il a laissé la soutane et porte un débardeur marron. Selon le mot de Claudel, il dit « la messe à l'envers » pour « être à l'écoute des gens » et pour « faire église ».

Un jeune paroissien avec une guitare, qui ressemble à Leny Escudero, entonne le chant que j'apprendrai par cœur :
Si tu en as envie, Comme Jésus-Christ lui-même, Tu peux faire de ta vie Un... je t'aime.
  
C'est la religion de l'amour. Enfin ! On n'est plus dans un règlement. On est dans l'amour. Et, si on tutoie Dieu dans le nouveau Notre-Père, c'est pour se rapprocher de lui. Ce n'est plus un Dieu de tonnerre et qui condamne. Il n'est plus au-dessus de nous, il est en nous, au milieu de nous, il chemine. C'est un voisin et non plus un Père. Si les agenouilloirs ont disparu, c'est que Dieu n'a pas besoin de ces théâtrales démonstrations d'obéissance où l'on se couvre de cendre jusqu'à s'anéantir. Dieu est Esprit. Une religion trop sensible perd l'esprit.

C'est l'aggiornamento, la nouvelle Pentecôte, le temps du Renouveau et du retour aux sources.

Le fils de Samuel mon voisin devient lecteur à la messe, entouré de social-sacristines qui déplacent le lutrin des homélies. Il se réclame d'un cousin fameux, fierté de la famille, qui est entré au Grand Séminaire de Luçon. Une tête. Lui aussi est à la JAC, la Jeunesse agricole chrétienne. Lui aussi veut que ça bouge et qu'on en finisse avec ce qu'on appelle, pour le fustiger, le « christianisme sociologique », c'est-à-dire ces paroisses où « tout le monde va à la messe ». Il cite souvent monseigneur Marty, l'archevêque de Paris, qui veut « un Dieu de fête et d'amitié » et non plus un Dieu de foudre punitive, au-dessus des nuages. Il faut « mettre l'Eglise en risque ». Joël - le séminariste - relève l'audace du cardinal qui fera exploser sa joie en mai 68 : « Dieu n'est pas conservateur ! »

Joël se méfie de la dévotion populaire et de ces chrétiens d'habitude installés dans le rituel. Il faut se fondre dans la masse, dit-il : la soutane était une séparation, le latin aussi ; car, pour aller au monde, il faut parler et s'habiller comme le monde. L'idée d'une langue ancienne, figée, pour exprimer le sacré, même si elle est universelle, ressemble à nos vieilles haies du bocage qui bouchent l'horizon des hommes et créent des champs clos, des univers sans ouverture au monde.

Un peu plus tard, Joël me parle de la signification chrétienne de la lutte des classes ; sa nouvelle trinité devient bientôt Marx, Freud et Nietzsche, il voit dans leurs prophéties l'irruption de l'esprit de Pentecôte. Il ne veut plus d'un ciel au-dessus, lointain, mais ici-bas et tout de suite. Une humanité en marche, « tournée vers l'avenir ». Il pense que la « déclergification » s imposera comme un temps nécessaire pour redessiner les nouvelles figures du sacerdoce. La Vendée est « une terre à prêtres ». Il n'en veut plus. Il cherche le pendant de la culture hors-sol, la religion hors-ciel. Une Église sans prêtres, un risque ? Non, selon lui, une chance.

Dans quelques mois, Joël aura quitté le séminaire, il aura défroqué après un passage chez les Frères du Monde qui l'auront guidé dans son discernement. Peu à peu, il va glisser de Teilhard de Chardin et Mounier à Mao, Castro, Hô Chi Minh, Che Guevara. C'est le temps des théologiens sociologues ; ils traitent par l'ironie et le mépris la « foi des charbonniers » qui font leurs Pâques avant d'aller au bistrot.

Ainsi vient le temps d'une Eglise dépouillée, d'une eschatologie sans transcendance et d'un messianisme sans messie.

La boucle est bouclée : les chrétientés charnelles disparaissent, les vocations se tarissent, les églises se vident. On y parle une nouvelle langue, la langue de buis. Joël est le petit dernier de la cordée de trois générations : le grand-père fut un chrétien militant ; le père, un militant chrétien ; le fils, un militant tout court. Tout cela est allé très vite.

En 1950, le diocèse de Luçon, qui fut celui de Richelieu, avait ouvert un nouveau séminaire aux Herbiers. Le père de Joël était là, au premier rang de la cérémonie grandiose, il servait la messe au nonce apostolique, le futur Jean XXIII.

En 1968, le drapeau noir se met à flotter sur le Grand Séminaire de Luçon. Joël s'en vante comme d'un acte prémonitoire pour « libérer l'Esprit ».

Trois ans après, le Grand Séminaire ferme ses portes. La « terre à prêtres » devient un désert de vocations.

Vingt ans plus tard, j'apprends que le bâtiment est à vendre. C'est un beau monument, construit par l'architecte du Prytanée de La Flèche. L'évêque de Luçon, monseigneur Paty, m'invite, avec élégance, à comprendre sa démarche : le diocèse n'a plus d'argent pour entretenir une bâtisse pareille. Il y a un acheteur de la grande distribution qui veut le raser pour en faire un Carrefour. On fait le tour du parc. C'est imposant. Il y a des buis sculptés partout en forme de croix et de cœurs vendéens, un Sacré-Cœur dans la broussaille.

Par curiosité, je visite les pièces de cette immense bâtisse, je suis abasourdi : dans l'ancien dortoir, je ramasse, par terre, des images pieuses de communion, des missels éventrés ; dans la chapelle, les vitraux ont été arrachés ; sur l'autel saccagé, il est écrit « fucking mother». La plaque de marbre sur laquelle sont inscrits les noms des anciens séminaristes tombés en 14^18 a été fracturée, maculée, déshonorée. Visiblement, le diocèse est dans un autre monde, il « ne veut plus se retourner vers le passé », il « cherche une dynamique qui ne soit pas une dynamique du souvenir ». L'homme qui sauvera le séminaire est le maire de Luçon, Jean de Mouzon, un amoureux du patrimoine, par ailleurs radical de gauche et franc-maçon.

Le 19 septembre 1996, lorsque le pape Jean-Paul II vient à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour commémorer le millénaire de la France, l'esplanade est déserte. Le pape prononce un beau discours « aux jeunes et à la population » devant une assistance d'une centaine de fidèles, chargés du service d'ordre. En effet, le nouvel évêque de Luçon, monseigneur Garnier, par crainte de débordements d'enthousiasme, ajugé nécessaire d'interdire la présence des chrétiens de Vendée. Je me souviens de ma rencontre avec le pape, à l'entrée de la basilique, il avait l'air tout étonné et fit savoir son incompréhension.

Dix ans plus tard, le dimanche 2 avril 2006, le nouvel évêque, monseigneur Santier, délivre une homélie retentissante pour clôturer le synode de Vendée, à La Roche-sur-Yon. Il fait « repentance pour l'emprise de l'Église catholique en Vendée ». Il confesse : « Dans le passé, en Vendée, l'Église était très présente, elle occupait l'espace social et laissait peu de place à des manières de penser et de vivre la vie humaine et la foi d'une manière différente. Au nom de l'Église, comme évêque, je vous demande pardon. »

Tout cela m'a aidé à comprendre le pape Benoît XVI, que j'avais rencontré pendant un long moment à Rome, avec le sénateur Bernard Seillier, le 28 janvier 1993. Il nous parlait d'une véritable tornade qui s'était abattue sur la chrétienté, d'une immense apostasie silencieuse : « C'est le vide qui s'est propagé, le désert spirituel. On a perdu bien souvent la dignité et le mystère du sacré. On a dépouillé les églises de leurs splendeurs. Beaucoup de clercs ont réduit la liturgie au langage et aux gestes de la vie de tous les jours par le moyen de salutations, de signes d'amitié. »

Il se lamentait sur « l'effrayant appauvrissement qui se manifeste là où l'on chasse la beauté. On a une liturgie en show. Je suis convaincu, ajoutait-il, que la crise de l'Eglise que nous vivons aujourd'hui repose largement sur la désintégration de la liturgie ». Et le cardinal Ratzinger d'ajouter : « En refusant de reconnaître ses racines chrétiennes, l'Europe se refuse à elle-même. Elle se renie. »

On a déraciné la Foi. Ce qui est au cœur de la crise, c'est la sécularisation. Ce qu'a vécu Joël, c'est une rupture de la transmission, le refus de toute métaphysique, l'idée que l'homme est aujourd'hui assez grand pour se sauver seul, comme être historique et comme être social.

On désincarné l'homme, on le met hors de sa culture. Et en refusant la grâce, on finit par refuser la nature. La culture, c'est l'ensemble des pensées et des œuvres par lesquelles l'homme développe sa nature. Hors de sa culture, l'homme meurt à sa nature.

La société regarde avec effarement le grand vaisseau qui sombre. Elle perd ses valeurs et elle en perd la tête.

La déchristianisation de la France laisse une société de zombies désorientés qui tournent dans le vide. C'est le krach de la transcendance, la chute vertigineuse des valeurs fondamentales, la grande dépression.

Pendant longtemps, on a vécu sur la vitesse acquise. Je relisais récemment, au Journal officiel, le compte rendu du dialogue saisissant qui eut lieu dans l'hémicycle, en 1883, entre Jules Ferry et un député de l'opposition. Le ministre de l'Instruction publique annonçait les principes de l'école publique : Oui, bien sûr, nous enseignerons la morale à l'école...

La morale, l'interrompt le député, mais quelle morale ? Alors Jules Ferry hésite un instant puis martèle : Eh bien... la morale de toujours... la morale de nos pères ! Hé oui, la morale de toujours, celle de la civilisation chrétienne. On a longtemps pensé que le progrès allait renvoyer aux
oubliettes l'homme religieux, l'homme relié, l'homme qui relie. Jaurès le proclamait : « Nous avons interrompu la vieille chanson qui berçait la misère humaine. Et la misère humaine s'est réveillée avec des cris. » Et elle a entonné l'Internationale.

La vieille chanson, c'était la chrétienté chantante. Et le socialiste Viviani crut pouvoir saluer à son tour la fin des vieilles croyances : « Nous avons éteint une à une les étoiles qui brillaient dans le ciel. On ne les rallumera plus. »

Il y eut le temps des illusions, puis celui des désillusions. On a célébré le Progrès, on commence à comprendre que, depuis les Lumières, il n'est qu'une contrefaçon de l'espérance chrétienne. Le triomphe de la Raison n'a pas réconcilié l'humanité avec elle-même. Celle-ci s'est mise à douter de tout.

La modernité croyait en elle-même et en sa raison. La postmodernité ne croit plus à rien. Elle verse dans l'hédonisme narcissique, elle honore un nouveau dieu, l'argent. Le dieu de Sade et de Mammon. L'homme délié devient une marchandise, une machine désirante. Le curé d'Ars l'avait prophétisé : « Laissez une paroisse cinquante ans sans prêtre, on y adorera les bêtes. »

Le temps est venu de la Bête abstraite et désincarnée, de l'idole glacée. La compassion, la charité et l'ensemble des vertus sociales, polies par la civilisation des grands sentiments, n'ont plus de place légitime dans une société fondée exclusivement sur la production de marchandises. Quand la seule consommation est célébrée comme une forme de culture à part entière, le seul exotisme est dans la fabrication ininterrompue de pseudo-besoins matériels, créés pour tromper l'ennui.

Alors le nouveau face-à-face peut commencer, entre la fin de l'absolu et la soif d'absolu. Les laïcards ont fait le vide. Les islamistes le remplissent. Comme l'a écrit Sayyid Qutb, un des penseurs des Frères musulmans : « L'islam ne peut que gagner parce que la modernité est intrinsèquement incapable d'étancher la soif de spiritualité de l'homme. »

On songe à la lettre ouverte de Philippe Muray : « Chers djihadistes, craignez la colère du consommateur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car ! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont rassemblés ? Eh bien, nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement. Nous nous battrons pour tout, pour les mots qui n'ont plus de sens et pour la vie qui va avec[Philippe Muray, Chers djihadistes, Fayard/Mille et une nuits, 2002.]. »

Nous assistons à l'islamisation douce de l'Europe, qui s'opère du fait de notre double asthénie, religieuse et sexuelle. Un philosophe lucide, Fabrice Hadjadj, a très bien pénétré cette nouvelle réalité : « Nous croyons à tort que les mouvements islamistes sont des mouvements pré-Lumières, qui découvriront bientôt les splendeurs du consumérisme. En vérité, ce sont des mouvements post-Lumières. Ils savent que les utopies humanistes, qui s'étaient substituées à la foi religieuse, se sont effondrées. »

Le relativisme libertaire et le nihilisme nous portent vers une impasse.

Ce n'est plus seulement un pan de mur qui est tombé. C'est un mur porteur. En reniant ses racines chrétiennes, la France oublie la civilisation qui l'a pétrie. Et le Pouvoir est vide.

C'est pourquoi, quand Jean-Paul II est venu au Bourget, en 1980, il a rappelé la France au souvenir de Clovis et de Clotilde, au baptistère de Reims : « France, fille aînée de l'Église, qu'as-tu fait des promesses de ton baptême ? »

[...]

Les dernières paroles de Soljénitsyne furent elliptiques. Et prophétiques. Au cours d'un aparté inattendu, le maître s'élança. C'était du côté de Tambov, à mi-chemin entre Moscou et Volgograd où il m'avait emmené pour la visite d'une future bibliothèque construite avec le concours actif du Puy du Fou. Ce lieu parlait au cœur du maître parce que là, en 1921, les paysans koulaks s'étaient révoltés contre l'Armée rouge et l'ordre avait été donné par les commissaires politiques de nettoyer les forêts à l'arme chimique. Nous marchions sur la terre noire anthracite d'une plaine sans contours, immémoriale, en attente d'être fécondée.

D'un geste large, embrassant les blés à venir, le grand penseur dessina deux cercles entremêlés en murmurant, tête baissée :

Pendant longtemps, le sort de la Russie fut lié à celui de l'Europe. Dostoïevski écrivait en français. Mais aujourd'hui, c'est fini, nos routes divergent. Vous roulez à l'abîme. Alors que, tout endoloris, nous nous relevons du néant.

Vous espérez encore pour la Russie, mais pas pour l'Europe ?

Si, pour les deux. Mais avec un décalage dans le temps. Mon instinct me dit que la Russie va renaître dès maintenant.

Derrière le visionnaire, le bûcheron de Cavendish n'était pas loin, il battit du pied sur une souche bourgeonnante, comme pour la prendre à témoin, et ajouta d'un ton assuré :

Ici, il reste encore des racines vivantes, tnes sum vu train de donner des pousses. Il y aura une restauration des valeurs civiques et spirituelles. Vous, en Europe, vous êtes dans une éclipse de l'intelligence. Vous allez souffrir. Le gouffre est profond. Vous êtes malades. Vous avez la maladie du vide. J'ai senti tout cela dans le Vermont. Le système occidental va vers son état ultime d'épuisement spirituel : le juridisme sans âme, l'humanisme rationaliste, l'abolition de la vie intérieure... Toutes vos élites ont perdu le sens des valeurs supérieures. Elles ont oublié que le premier droit de l'homme, c'est le droit de ne pas encombrer son âme avec des futilités.

Et comment croyez-vous qu'on puisse désencombrer notre âme ?

Par l'affleurement de l'instinct de vie.

Alors le maître laissa entendre qu'il y aurait un point de retournement. A partir d'une nécessité immuable qui est dans les lois de l'Univers.

Le gouffre s'ouvrira à la lumière. De petites lucioles dans la nuit vacilleront au loin. Au début, peu de gens les distingueront et sauront abriter ces lueurs tremblantes, fragiles, contre toutes les tempêtes hostiles. Il y aura des hommes qui se lèveront, au nom de la vérité, de la nature, de la vie ; ils cacheront, dans leurs pèlerines, des petits manifestes de refuzniks. Ils exerceront leurs enfants à penser différemment, à remettre l'esprit au-dessus de la matière. Ils briseront la spirale du déclin du courage. Ainsi viendra l'éclosion des consciences dressées. Aujourd'hui les dissidents sont à l'Est, ils vont passer à l'Ouest.

Soljénitsyne nous a quittés en 2008. Son intuition ne l'avait pas trompé. Sa chère patrie, après bien des convulsions, a retrouvé le chemin de ses anciennes harmonies. Dans le même temps, à la minute même où nous inaugurons un McDonald's en Europe, les Russes inaugurent l'iconostase d'une nouvelle église orthodoxe.

LA PRIÈRE POUR LE MONDE

Saint SilouaneL’assimilation à Dieu –

La prière pour autrui, et surtout pour les ennemis, l’amour égal pour les bons et les méchants, l’égalité de bienveillance à l’égard de toutes les créatures est le signe de la participation au Banquet de l’Agneau dans le Royaume.

« Lors donc que quelqu’un sera parvenu à cet amour du bien et à cette imitation de Dieu dont nous avons parlé, il revêtira les sentiments de longanimité qui furent ceux du Seigneur, et priera aussi, comme Lui, pour ses persécuteurs : ‘ Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ‘ » (saint Jean Cassien). C’est l’assimilation à Dieu qui nous donne la possibilité de prier pour le monde.

Prier avec douleur

On peut prier pour le monde quand on voit son Salut comme un absolu. La souffrance du Christ quand il pleure sur Jérusalem ou quand Il est en Croix vient de ce qu’Il voit la folie des hommes qui rejettent  ce qui pourrait les sauver et les amener à la perfection de leur être. Telle est aussi la souffrance de Marie la Mère de Dieu qui a vu cela : les hommes rejettent leur unique chance. Les hommes détruisent dans leur folie ce qui est bon. Quand on perçoit cela à la lumière de l’amour divin, c’est-à-dire sans l’ombre d’un jugement, on n’a plus « mal à soi », on commence à avoir mal au monde, mal à l’humanité, voire mal à l’Église…

La souffrance de l’Agneau

Le Christ souffre de voir l’humanité qui se fait du mal à elle-même, qui refuse follement le banquet présenté sur un plateau. Tous les saints, tous les vrais chrétiens ont vécu cette souffrance-là depuis deux mille ans au cœur de l’Église, elle-même au cœur du monde. Dans l’Église, la prière des saints pour le monde est nourrie par la souffrance de l’Agneau. Les saints ont cette prière du Christ en Croix, tel le bienheureux Silouane sur la sainte Montagne. Beaucoup de baptisés quand ils voient les drames dans l’Église et dans le monde ont ainsi mal à leur Église, mal à l’humanité. C’est une souffrance divine. Ils souffrent vraiment comme le Christ a souffert, sans intérêt pour eux-mêmes, sans se soucier d’un salut individuel qui devient alors tout à fait secondaire, sans se soucier de leur expérience individuelle, de leurs exploits ascétiques, mais avec cette compassion que donne la vue des hommes qui, dans leur folie, détruisent un bien.

L’amour-charité

« Le juste a pitié des bêtes qui sont à lui, mais les entrailles de l’impie sont sans miséricorde » (Proverbes12,10). La plénitude de la Loi est la perfection d’un cœur plein de charité. « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez la Loi du Christ » (Galates 6,2). Pour porter le fardeau de nos frères dans une prière pleine de charité nous devons être affranchis et purifiés de tout jugement à leur égard. C’est la prière incessante, soudée à l’application des commandements du Christ qui nous fait gagner la divine charité, sans laquelle nous ne sommes rien (1 Corinthiens 13).

(Source:"Sagesse Orthodoxe")

La « Miséricorde » selon Saint Isaac le Syrien

 

Voici plusieurs textes sur la Miséricorde « Qu’est-ce qu’un cœur miséricordieux ? »,

« C'est la Miséricorde que je désire » 

de Saint Isaac le Syrien (vers 630-700),

Moine puis Evêque de Ninive né dans la région du Qatar et mort au Monastère de Rabban Shabour au nord du Kurdistan.
 


« Qu’est-ce qu’un cœur miséricordieux ? » selon Saint Isaac le Syrien :

« La « Miséricorde », c’est une flamme qui embrase le cœur pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les animaux, pour les démons, et pour tout être créé. Quand l’homme miséricordieux se souvient d’eux, et quand il les voit, ses yeux répandent des larmes, à cause de l’abondante et intense miséricorde qui étreint son cœur. À cause de sa grande compassion, son cœur devient humble et il ne peut plus supporter d’entendre ou de voir un tort, ou la plus petite offense, faits à une créature. C’est pourquoi il offre continuellement des prières accompagnées de larmes pour les animaux sans raison, pour les ennemis de la vérité et pour ceux qui lui ont fait du tort, pour qu’ils soient protégés et qu’il leur soit fait miséricorde ; il prie de même pour les reptiles, à cause du la grande miséricorde qui remplit son cœur au-delà de toute mesure, à la ressemblance de Dieu. » 

Saint Isaac le Syrien (vers 630-700) - Discours Ascétiques N°81


« C'est la Miséricorde que je désire » de Saint Isaac le Syrien :

« Si tu possèdes davantage que ce dont tu as besoin chaque jour, donne-Ie aux pauvres, puis viens avec une confiance filiale offrir tes prières. C'est-à-dire, parle avec Dieu comme un fils avec son père. Rien ne peut autant rapprocher notre cœur de Dieu que la Miséricorde. Quand tu donnes, fais-le avec générosité, le visage joyeux, et donne plus qu'il ne t'est demandé. Ne fais pas de distinction entre le riche et le pauvre, et ne cherche pas à savoir qui est digne et qui ne l'est pas ; mais que tous les hommes soient également bons à tes yeux. Tu pourras ainsi attirer même les indignes vers le bien, car l'âme est vite attirée à la crainte de Dieu par les bienfaits accordés au corps. Le Seigneur mangeait à la table des publicains et des prostituées, il n'écartait pas les indignes, afin d'attirer par là tous les hommes vers la crainte de Dieu et de leur donner, par les choses du corps, de s'approcher des choses spirituelles. C'est pourquoi tiens pour égaux tous les hommes lorsqu'il s'agit de leur faire du bien ou de les honorer, fussent-ils juifs, incroyants ou criminels, surtout parce que chacun est ton frère et possède la même nature que toi. Que la miséricorde surpasse toujours tout en toi. Un cœur dur et peu miséricordieux ne sera jamais pur. Voici, mon fils, un commandement que je te donne : que la Miséricorde l’emporte toujours dans ta balance, jusqu’au moment où tu sentiras en toi la Miséricorde que Dieu éprouve envers le monde. Quand l’homme reconnaît-il que son cœur a atteint la pureté ? Lorsqu’il considère tous les hommes comme bons sans qu’aucun lui apparaisse impur et souillé. Alors en vérité il est pur de cœur (Mt 5, 8). Qu’est-ce que cette pureté ? En peu de mots, c’est la Miséricorde du cœur à l’égard de l’univers entier. » 

Saint Isaac le Syrien (vers 630-700) 

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Syriac Orthodox Patriarch Issues Statement After Assassination Attempt


Assyrian International News Agency
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Syriac Orthodox Patriarch Issues Statement After Assassination Attempt


2016-06-29 00:50 GMT

 

Patriarch Aphrem, head of the Syrian Orthodox Church.(AINA) -- Patriarch Ignatius Aphrem II Karim of the Syriac Orthodox Church issued a statement on the assassination attempt on his life last week. On June 19, while the Patriarch was leading a commemoration service for the Turkish genocide of Assyrians in World War One, a suicide bomber attacked the service but was stopped by the Assyrian Sutoro military forces in Qamishli, Syria (AINA 2016-06-19).

 

Related: The Assyrian Genocide

 

Here is the text of the statement.

 

 

The Syriac Orthodox Patriarchate of Antioch and All the East 
Damascus, Wednesday June 22, 2016

 

After returning safely to the Patriarchate in Damascus following his pastoral visit to the city of Qamishly, His Holiness Patriarch Mor Ignatius Aphrem II, Syriac Orthodox Patriarch of Antioch and All the East, offered prayers ofthanksgiving and condemned the suicide bombing which took place during His Holiness' visit. On Sunday June 19, 2016 following the celebration of the feast of the Pentecost and after the inauguration of a monument for the Syriac Genocide Sayfo which His Holiness presided over, the faithful were gathered inside the auditorium of St. Gabriel School to celebrate the 101st annual Sayfo commemoration when a suicide bomber set himself off a short distance from the place. Two members of the Sutoro Protection Units fell martyrs and several were injured. This terroristic act is planned and executed by people who want to spread hatred and create division among the people of the region. Such acts cause great suffering to the people and aim at destroying the unity of our beloved country Syria.

His Holiness gives thanks to God Almighty for protecting him and all the others who participated in the said event, by His divine care.

He prays for the souls of the martyrs, especially the two young people who lost their lives as a result of this act of terrorism, and offers condolences to their families. He likewise prays for the quick recovery of the injured. His Holiness expresses his thanks and gratitude to their Holinesses and Beatitudes the Patriarchs of the sister churches, as well as different governments and community leaders who offered their sympathies and prayers for His Holiness' safety by calling or writing. He, likewise, thanks the hierarchy, members of the clergy, and the entire faithful of the church who offered their prayers and expressed their concerns through phone calls, emails or text messages.

His Holiness prays the Lord to bless Syria with peace and security so that these difficult times come to an end and life returns to normal in this dear country Syria.

On 27 June 2016, Under the auspices of His Holiness Patriarch Mor Ignatius Aphrem II, St. Ephrem Patriarchal Development Committee (EPDC) organized an Iftar "Ramadan Charity Banquet"

on the occasion of Ramadan for the Muslim Benevolent Institutions in Damascus. The event was hosted at the Patriarchate in Bab Touma. Her Excellency Dr. Rima Al-Qaderi, Syrian Minister for Social Affairs, was present as well as His Eminence Mor Timotheos Matta Al-Khoury, Patriarchal Vicar for thePatriarchal Archdiocese of Damascus, and Mr. Shady Sarweh, Executive Director of EPDC. 


Mr. Sarweh welcomed His Holiness and Her Excellency and spoke about the role of the associations and institutions in offering charity work to the needy and relief to those affected by the crisis in Syria. 
Her Excellency spoke about the power of the Syrian benevolent institutions to do the humanitarian work and assist the government in the relief work orffered to the Syrian people of all confessions and religions. 


His Holiness stressed that the Syrian people has proved to be strong, with a great potential, due to their unity against crisis. He added that the initiatives of the social associations support the work of the public sector in offering humanitarian aid to the poor and needy. He said: "we are gathered here together to thank those who work with nothing material in return. Your work is sacred and it is in response to the heavenly mission that incites us to love unconditionally". 
At the end of his speech, His Holiness thanked Her Excellency for being always close to the people, listening to their needs and diligently doing her best to help them.

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Après avoir chassé Dieu de la société, la science s’arroge le droit de vie et de mort sur ses robots humains.

 

Le lobby de l’euthanasie, l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) va promouvoir son action grâce à un joyeux tour de France en camping-car, du 3 au 30 juillet. 25 militants de 18 à 36 ans sillonneront les routes pour prêcher la bonne parole dans 23 villes. Une ambiance décontractée pour « parler de la fin de vie sans tabou ». Un joyeux convoi, surnommé « bus de la liberté », avec une affiche aux couleurs de l’été, parasols et paire de tongs, pour symboliser, peut-être, les vacances éternelles auxquelles les jeunes invitent les personnes âgées.

 

Il paraît que « la liberté de choisir sa fin de vie doit être un droit ». Faute de choisir sa naissance – les parents s’en chargent, les options se multiplient, c’est rentable -, les individus choisiront leur mort. Comme l’écrivait à juste titre, avec ironie, Jean de Viguerie, l’histoire de la République des Lumières nous montre qu’« un bon citoyen est un citoyen mort ».

Et ce n’est pas Jacques Attali qui nous contredira ! En 1981, la plume de l’écrivain traçait déjà cette sentence pleine de… pragmatisme : « Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. »

 

Sinistre écho avec les propos récurrents de nombreuses personnes sans emploi se sentant « inutiles », et le nombre de suicides ou d’immolations honteusement passés sous silence par nos médias. Les entreprises ne parlent pas d’autre chose avec leur jargon de « capital humain ». Bernanos était bien visionnaire dans sa France contre les robots (1947), en dénonçant le fait que « rivé à lui-même par l’égoïsme, l’individu n’apparaît plus que comme une quantité négligeable, soumise à la loi des grands nombres ; on ne saurait prétendre l’employer que par masses, grâce à la connaissance des lois qui le régissent ».

Par un métalangage scientifique (le fœtus, l’embryon, etc.), l’avortement dissimulait déjà sa véritable nature (la mise à mort d’un être vivant), se réduisant à un simple dispositif médical, remboursé par la Sécurité sociale. Au tour des vieux, maintenant !

L’ADMD réclame donc une loi pour « égaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs ».
D’ailleurs, il n’y a pas d’âge pour mourir : le mois dernier, aux Pays-Bas, jugeant sa souffrance « incurable » et « insupportable », des médecins ont donné leur aval pour l’euthanasie d’une femme de 20 ans, victime d’abus sexuels.

Après avoir chassé Dieu de la société, la science s’arroge le droit de vie et de mort sur ses robots humains. En s’affranchissant de sa propre nature, l’homme du XXIe siècle perd en route tout sens de responsabilité et de devoir moral face la valeur de la vie. Invitons alors nos élites défraîchies à montrer l’exemple !

source

 

 

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His Eminence Zachariah Mar Nicholovos Metropolitan has been elected to the Executive Committee of the World Council of Churches.

H.G.Zacharias Mar Nicholovos Metropolitan has been elected to the Executive Committee of the World Council of Churches

The Executive Committee is constituted out of the Central Committee of the WCC and is responsible to monitor the ongoing works of the Organization. 

After His Grace Paulose Mar Gregorios, this is the first time that a Metropolitan has been elected as a member of the Executive Council.

Fr. Dr. K. M George has worked as an ex-officio in the Executive Committee, in his position as the Moderator of the Planning Committee.

Biography of H. G. Dr. Thomas Mar Athanasius Metropolitan

(taken fromwww.mosc.in)

His Grace was born on 28 June 1952 at Arikuzha, Thodupuzha, to Rev. Fr Yohannan Puttanil and Mrs Mariam. He did his schooling at Government UPS School Arikuzha and NSS High School, Manakad. Thereupon he joined New Man College, Thodupuzha and passed out his Pre-degree and Degree from there. He did his MA from St John’s College, Agra.

In the theological front, he took his BD degree from Serampore College and United Theological College, Bangalore. And went for his DTh from Protestant Faculty, University of Munich.

He was ordained a priest in 1990 and the very same year was consecrated as Bishop and was given the charge of Kandanad Diocese. He was a teacher at Syrian Orthodox Theological Seminary at Vettickal during 1990-95. From 1992, His Grace was the President of Kerala Council of Churches till 1998.

Dr Athanasius is a known social worker and a philanthropist. He runs Swasraya Rehabilitation & Training Centre at Vettickal, Mulanthuruthy; Trinity Retirement Home, Kolenchery; Samanvaya Study and Dialogue Centre, Pampakuda; Sukhada Retreat Centre, Kolenchery; Santhula Hospital and Deaddiction Centre, Vadakara; and Giliyad, Retreat Centre & Orphanage, Vadkara.

His Grace is an author of few well-known books. A Comparative Study of Theological Methodologies of Irenaeus and Sri Sankara (1990); Church and Society (1992); Neethi Samooham; and Anthyokya Malankara Bandham: Oru Punarchintanam are the main titles....

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http://www.citoyens-et-francais.fr/

Le dirigeant de l'agence européenne de contrôle des frontières Frontex, Fabrice Leggeri, s'inquiète mardi dans la presse allemande du nombre grandissant de migrants qui tentent de rejoindre l'Europe en entamant une traversée "très dangereuse" au départ d'Egypte.

"L'Egypte commence maintenant aussi à être un pays de départ", estime le directeur de Frontex dans un entretien au groupe Funke, qui réunit plusieurs titres de la presse régionale allemande. "Cette année, le nombre est d'environ 1.000 traversées sur des bateaux de passeurs d'Egypte vers l'Italie et cette route croît", a-t-il ajouté.
Il a toutefois averti que cette traversée était "très dangereuse. Le voyage dure souvent plus de dix jours. Il y a peu de bateaux sur cette route qui peuvent sauver des migrants sur des bateaux en train de couler", a-t-il encore souligné.

Depuis le début du printemps, un nombre croissant de bateaux de pêche partis d'Egypte avec des centaines de personnes à bord ont été secourus. Selon le Haut Commissariat de l'Onu aux réfugiés, ils représentent environ 10% des arrivées. Ce voyage comporte souvent plusieurs transferts périlleux en pleine mer sur des bateaux en mauvais état.

M. Leggeri a également confirmé que depuis la fermeture de la route des Balkans aux migrants, les départs se faisaient depuis les côtes d'Afrique du Nord, en particulier de Libye, vers l'Italie. "La route méditerranéenne centrale n'a jamais été autant fréquentée", selon lui. "Treize à 14 fois plus de réfugiés rejoignent l'Italie depuis la Libye que de migrants la Grèce en provenance de la Turquie", a-t-il indiqué.
Plus de 10.000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée en tentant de rejoindre l'Europe depuis 2014, dont plus de 2.800 depuis le début de l'année 2016, a indiqué le HCR début juin.

SOURCE

 

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