Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 02:06
Il ne devrait pas se passer une heure sans que nous ne prenions du temps pour examiner notre cœur, car l'heure du jugement pour survenir à tout instant, et nous devons être prêts à rendre compte de nos vies à Dieu. Il n'y a pas d'amélioration spirituelle si nous ne cherchons pas à plaire à Dieu par une vie de sainteté. Si nous voyons du bien dans nos actes, nous devons l'attribuer à Dieu. Si nous trouvons que nous avons négligé notre lutte spirituelle, et avons agit en le négligeant sottement, dans notre faiblesse, nous devons nous tourner vers Dieu dans la repentance. Nous devons nous décider à changer de voie, avec l'aide de Dieu, et lutter contre l'ennemi de nos âmes. La sainteté ne vient que pour ceux qui luttent.  Dans l'amour du Christ. ( Higoumène Tryphon )

Il ne devrait pas se passer une heure sans que nous ne prenions du temps pour examiner notre cœur, car l'heure du jugement pour survenir à tout instant, et nous devons être prêts à rendre compte de nos vies à Dieu. Il n'y a pas d'amélioration spirituelle si nous ne cherchons pas à plaire à Dieu par une vie de sainteté. Si nous voyons du bien dans nos actes, nous devons l'attribuer à Dieu. Si nous trouvons que nous avons négligé notre lutte spirituelle, et avons agit en le négligeant sottement, dans notre faiblesse, nous devons nous tourner vers Dieu dans la repentance. Nous devons nous décider à changer de voie, avec l'aide de Dieu, et lutter contre l'ennemi de nos âmes. La sainteté ne vient que pour ceux qui luttent. Dans l'amour du Christ. ( Higoumène Tryphon )

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,4-7.

Frères, soyez toujours joyeux dans le Seigneur ; je le répète : soyez joyeux.
Que votre modération soit connue de tous les hommes : le Seigneur est proche.
Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute circonstance faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce.
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,19-28.

En ce temps-là, les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites auprès de Jean pour lui demander : "Qui êtes-vous ?"
Il déclara, et ne le nia point ; il déclara : "Je ne suis point le Christ."
Et ils lui demandèrent : "Quoi donc ! Êtes-vous Elie ?" Il dit " Je ne le suis point." " Êtes-vous le prophète ?" Il répondit " Non."
"Qui êtes-vous donc, lui dirent-ils, afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dites-vous de vous-même ?"
Il répondit : "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Isaïe."
Or ceux qu'on lui avait envoyés étaient des Pharisiens.
Et ils l'interrogèrent, et lui dirent : "Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n'êtes ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète ?"
Jean leur répondit : "Moi je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas,
C'est celui qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure."
Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Jeudi 17 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par le Bx Guerric d'Igny

(v. 1080-1157),

abbé cistercien 
Sermon 5 pour l'Avent (trad. Bouchet, Lectionnaire ; cf SC 166, p. 151) 


 

« Aplanissez le chemin du Seigneur »

 

« Préparez le chemin du Seigneur. »

Frères, même si vous vous êtes beaucoup avancés sur ce chemin, il vous reste toujours à le préparer, afin que, du point où vous êtes parvenus, vous alliez toujours de l'avant, toujours tendus vers ce qui est au-delà.

Ainsi, à chaque pas que vous faites, la voie étant préparée pour son avènement, le Seigneur viendra au-devant de vous, toujours nouveau, toujours plus grand.

C'est donc avec raison que le juste prie ainsi :

« Enseigne-moi le chemin de tes volontés et je le chercherai toujours. »

(Ps 118,33)

Et on appelle cette voie « chemin d'éternité »

(Ps 138,24)...parce que la bonté de celui vers qui nous nous avançons n'a pas de limite. 


C'est pourquoi le voyageur sage et décidé, même arrivé au terme, pensera à commencer ; « oubliant ce qui est derrière lui » (Ph 3,13) il se dira chaque jour :

« Maintenant, je commence »

(Ps 76,11 Vlg)...

Nous qui parlons d'avancer sur ce chemin, plût au ciel que nous nous soyons au moins mis en route !

A mon sens, quiconque s'est mis en route est déjà sur la bonne voie.

Il faut toutefois vraiment commencer, trouver « le chemin de la Ville habitée »

(Ps 106,4).

Car « ils sont peu nombreux ceux qui le trouvent », dit la Vérité (Mt 7,14) ; ils sont nombreux « ceux qui errent dans les solitudes » (Ps 106,4)... 

Et toi, Seigneur, tu nous as préparé un chemin, si seulement nous consentons à nous y engager...

Par ta Loi, tu nous as enseigné le chemin de tes volontés en disant :

« Voici le chemin, suivez-le sans vous égarer à droite ou à gauche »

(Is 30,21).

C'est le chemin que le prophète avait promis :

« Il y aura une route droite et les insensés ne s'y égareront pas » (Is 35,8)...

Je n'ai jamais vu un insensé s'égarer en suivant ton chemin, Seigneur... ; mais malheur à vous qui êtes sages à vos propres yeux (Is 5,21), votre sagesse vous a éloignés du chemin du salut et ne vous a pas permis de suivre la folie du Sauveur...

Folie désirable, qui sera appelée sagesse au jugement de Dieu, et qui ne nous laisse pas nous égarer hors de son chemin. 

Aujourd'hui en France Mémoire des saints :

LAZARE de Béthanie, premier évêque de Marseille, martyr († Ie s.)

FLORIAN, CALLINIQUE et leurs compagnons martyrs en Palestine (VIIe siècle)

STURM, abbé de Fulda († 779)

MAXENCEUL, disciple de saint Martin, abbé fondateur de Cunault († 555)

OLYMPIADE, veuve, diaconesse de saint Jean Chrysostome († 408)

 

Aujourd'hui, le monde se prépare à Votre avènement, ô Christ notre Dieu. La désolation des hommes touche à son terme, et la mort est à l'agonie. Vous venez en gloire juger les vivants et les morts, et nous ressusciter par le souffle de Votre Père. 

Fidèles, relevons la tête et clamons : alléluia, alléluia, alléluia !

Bénédiction des fidèles

Seigneur, daignez répandre sur cette famille qui Vous appartient Vos bienfaits célestes. Que chacun de nous produise des fruits spirituels comme la Vierge Marie a produit dans ses entrailles le Sauveur du monde .
Amen !

Que la terre offre une grotte à l'Inaccessible .
Amen !

Que les anges composent un cantique nouveau à Dieu qui Se manifeste .
Amen!

Que les mages se mettent en route, suivant l'étoile du matin de la vie nouvelle .
Amen !

Que l'humanité offre une vierge pour engendrer selon la chair le Verbe prééternel .
Amen !

Que Bethléem, la ville du pain, reçoive le Pain de vie .
Amen !

Que personne parmi nous ne dorme plus, que nos âmes veillent avec le Pasteur des brebis .
Amen !

Car de la source paternelle vient vers nous le Verbe créateur ; le Soleil de justice se lève à l'horizon ; l'aurore de la connaissance chasse les ténèbres de l'ignorance ; la vie va à la rencontre de la mort ; Celui qui est transcendant vient vers nous afin de nous amener vers son royaume de liberté et de félicité éternelles, Lui notre Rédempteur aux siècles des siècles .
Amen !

Les Sept Grandes Antiennes
(17-23 décembre)
ANNONCE LITURGIQUE (17 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise ouvre la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son premier appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O SAGESSE.
LECTURE
(Sagesse 7, 15 à 8-1)
Que Dieu m'accorde de parler comme je voudrais,
et d'avoir des pensées dignes des dons que j'ai reçu, parce que c'est lui-même qui guide la Sagesse
et redresse les sages.
Car nous sommes dans sa main, nous et nos discours, toute notre intelligence et notre habileté ;
c'est lui qui m'a donné la vraie science de toutes choses,
qui m'a fait connaître l'ordonnance du monde et les vertus la le commencement, la fin et le milieu des temps,
la succession des solstices et les mutations des saisons, les cycles de l'année et les positions des astres.
la nature des animaux et les instincts des bêtes.
les pouvoirs des esprits et les pensées des hommes,
les variétés des plantes et les propriétés des racines.
Tout ce qui est caché et tout ce qui est apparent, je le connais :
car c'est la Sagesse, créatrice de toutes choses, qui me l'a enseigné.
Il y a en elle, en effet, un esprit intelligent, saint, unique, multiple, subtil,
mobile, pénétrant, pur,
clair, inoffensif, porté au bien, aigu,
libre, bienfaisant, bienveillant, stable, sûr, exempt d'inquiétude
qui peut tout, qui veille à tout,
qui pénètre tous les esprits,
les intelligents, les purs, les plus subtils.
Plus agile que tout mouvement est la Sagesse.
elle traverse et pénètre tout, grâce à sa pureté.
Elle est un souffle de la puissance de Dieu,
un rayonnement limpide de la gloire du Tout-Puissant, aussi rien de souillé ne peut s'insinuer en elle.
Elle est Lui reflet de la lumière éternelle
un miroir sans tache de l'activité de Dieu
et une image de sa bonté.
Quoique unique, elle peut tout,
immuable en elle-même, elle renouvelle toutes choses.
Elle se répand de génération en génération  dans les âmes saintes
elle en fait des amis de Dieu et des prophètes.
Car Dieu n'aime que celui qui vit avec la Sagesse !
Elle est, en effet, plus belle que le soleil
et surpasse l'ensemble des astres.
Si on la compare à la lumière du jour, on la trouve supérieure,
car à celle-ci succède la nuit,
tandis que jamais, sur la Sagesse, le mal ne prévaut.
Elle porte sa vigueur d'une extrémité du monde à l’autre
et gouverne toutes choses avec bonheur.
 
GRANDE ANTIENNE DU PREMIER NOM DIVIN
          O Sagesse, Toi qui es sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteins d'une extrémité du monde à l'autre, et qui disposes toutes choses avec force et douceur, viens et ne tarde pas, viens nous enseigner la voie de la prudence et l'amour de ta beauté.
 
***

O Sagesse, Toi qui es sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteins d'une extrémité du monde à l'autre, et qui disposes toutes choses avec force et douceur, viens et ne tarde pas, viens nous enseigner la voie de la prudence et l'amour de ta beauté.

Chers amis. Aloho m'barekh. 

 

L'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas se joint à la Communauté Chaldéenne Catholique pour pleurer ce serviteur de l'Eglise que fut sans conteste Mgr Petrus YOUSIF. 

 

"Le père Petrus Youssif, vicaire patriarcal et prêtre chaldéen de la paroisse Notre Dame de Chaldée à Paris, est décédé hier soir. 

 

Paix à son âme pour celui qui a beaucoup oeuvré pour la communauté assyro-chaldéenne en France."

 

(Mgr Petrus YOUSIF / Karmeles-Mossoul (Irak) 1936 - 2015 Paris (France))

 

Nos prières accompagnent les fils et filles de l'Eglise Chaldéenne, l'âme du regretté Prélat afin que la Mère de Miséricorde; accompagnée des Saints Pères et Docteurs de notre vivifiante Tradition Syriaque et des Saints Anges;l'introduise dans l'intimité du Christ Ressuscité. 

 

Je recommande à vos prières fraternelles l'un de nos Sous-diacre Camerounais de Yaoundé: Dieudonné TONA qui vient de "naître au Ciel". 

 

Votre respectueusement dévoué en Christ.Christ. Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !

 

 

 

+Mor Philipose-Mariam,métropolite.

 

+++

 

 

 

COMMUNIQUE DE LA PAROISSE

Assyro-Cahaldéenne

ST THOMAS

 

(SARCELLE):

 

 

 

Chers amis et fidèles,

 

Demain soir, vendredi 18 décembre, de 19h à 22h à l'église Saint Thomas Apôtre de Sarcelles, aura lieu une veillée de prière pour feu Mgr Petrus YOUSIF.

Vous pourrez venir vous recueillir sur son corps et lui adresser un dernier au revoir. 

(La veillée pénitentielle est donc annulée pour laisser place à cette veillée de prière).

Samedi 19 décembre, de 15h à 17h à Saint Thomas Apôtre, vous pourrez venir présenter vos condoléances au clergé de l'Eglise chaldéenne en Ile-de-France.

L'enterrement aura lieu lundi 21 décembre en l'église Saint Thomas Apôtre de Sarcelles à 13h (heure susceptible de changer, à confirmer).

Merci pour toutes vos prières.

NB : vous pouvez partager ce message afin de donner l'information à tout le monde. Merci.

 

 

 

 

Comme moines Chrétiens Orthodoxes, nous sommes attachés à l'importance du respect de l'environnement, qui requiert de nous d'être de bons gestionnaires de ce que Dieu nous a donné. Une partie importante de cette gestion, c'est d’œuvrer à la durabilité, basée sur un principe simple que tout ce dont nous avons besoin pour notre survie et le bien-être dépend, directement ou indirectement, de notre environnement naturel. Quand l'équilibre est maintenu, nous pouvons coexister avec l'environnement, plutôt que le combattre ou l'exploiter.  Avec notre but de durabilité en vue, nous avons des ruches d'abeille et produisons le plus possible notre nourriture, toujours sans pesticides. Nos légumes sont viennent graines rustiques, signifiant que ce sont des variétés qui sont fécondées par pollinisation. Contrairement aux hybrides, ils produisent des graines que vous récoltez, qui produiront des plantes avec la plupart des caractéristiques de la plante originale, ce qui est essentiel pour leur durabilité. Nous mangeons les œufs de nos heureuses volailles en liberté, des poules Rhode Island Reds et des coqs Bard Rock. Nous limitons notre utilisation d'eau, maintenons nos thermostats aux températures inférieures et éteignons les lumières quand elles ne sont pas nécessaires. Nous essayons du mieux que nous pouvons pour ne pas gaspiller l'énergie, nous efforçant de témoigner de l'importance, comme Chrétiens, de prendre grand soin de ce merveilleux monde que Dieu nous a donné. Notre prochaine étape, ce sera l'installation de panneaux solaires sur nos nombreuses batisses orientées au sud.  Nous venons de terminer la construction de notre premier grand potager clos, un système de croissance verticale [ndt: comme sur de la permaculture]. C'est souvent construit en forme de cercle mesurant 1m 80 de diamètre, avec un muret qui l'entoure et une avancée dedans formant comme une sorte de gâteau dont on aurait coupé une tranche. Le trou au centre sert à déverser le compost qui humidifiera et nourrira le sol. Notre but est d'en construire au moins 5, qui nous permettrons de faire pousser des légumes et des fruits avec très peu d'eau.  En tant que moines, nous croyons qu'il est important de laisser la "plus petite empreinte" possible, utilisant les ressources naturelles en étant reconnaissant à Dieu. L'éthique eucharistique signifie que nous devons utiliser les ressources naturelles avec reconnaissance, et les offrir à Dieu. Une telle attitude est pour nous, Chrétiens, incompatible avec le gaspillage. Comme moines, nos pratiques ascétiques nous rappellent que même les plus simples aliments et les plus simples conforts, qui ont été donnés pour nos besoins, sont des dons de Dieu. Ils ne sont pas à notre disposition pour être abimés ou gaspillés.  Dans l'amour du Christ. (Higoumène Tryphon)

Comme moines Chrétiens Orthodoxes, nous sommes attachés à l'importance du respect de l'environnement, qui requiert de nous d'être de bons gestionnaires de ce que Dieu nous a donné. Une partie importante de cette gestion, c'est d’œuvrer à la durabilité, basée sur un principe simple que tout ce dont nous avons besoin pour notre survie et le bien-être dépend, directement ou indirectement, de notre environnement naturel. Quand l'équilibre est maintenu, nous pouvons coexister avec l'environnement, plutôt que le combattre ou l'exploiter. Avec notre but de durabilité en vue, nous avons des ruches d'abeille et produisons le plus possible notre nourriture, toujours sans pesticides. Nos légumes sont viennent graines rustiques, signifiant que ce sont des variétés qui sont fécondées par pollinisation. Contrairement aux hybrides, ils produisent des graines que vous récoltez, qui produiront des plantes avec la plupart des caractéristiques de la plante originale, ce qui est essentiel pour leur durabilité. Nous mangeons les œufs de nos heureuses volailles en liberté, des poules Rhode Island Reds et des coqs Bard Rock. Nous limitons notre utilisation d'eau, maintenons nos thermostats aux températures inférieures et éteignons les lumières quand elles ne sont pas nécessaires. Nous essayons du mieux que nous pouvons pour ne pas gaspiller l'énergie, nous efforçant de témoigner de l'importance, comme Chrétiens, de prendre grand soin de ce merveilleux monde que Dieu nous a donné. Notre prochaine étape, ce sera l'installation de panneaux solaires sur nos nombreuses batisses orientées au sud. Nous venons de terminer la construction de notre premier grand potager clos, un système de croissance verticale [ndt: comme sur de la permaculture]. C'est souvent construit en forme de cercle mesurant 1m 80 de diamètre, avec un muret qui l'entoure et une avancée dedans formant comme une sorte de gâteau dont on aurait coupé une tranche. Le trou au centre sert à déverser le compost qui humidifiera et nourrira le sol. Notre but est d'en construire au moins 5, qui nous permettrons de faire pousser des légumes et des fruits avec très peu d'eau. En tant que moines, nous croyons qu'il est important de laisser la "plus petite empreinte" possible, utilisant les ressources naturelles en étant reconnaissant à Dieu. L'éthique eucharistique signifie que nous devons utiliser les ressources naturelles avec reconnaissance, et les offrir à Dieu. Une telle attitude est pour nous, Chrétiens, incompatible avec le gaspillage. Comme moines, nos pratiques ascétiques nous rappellent que même les plus simples aliments et les plus simples conforts, qui ont été donnés pour nos besoins, sont des dons de Dieu. Ils ne sont pas à notre disposition pour être abimés ou gaspillés. Dans l'amour du Christ. (Higoumène Tryphon)

LE BANQUET ESCHATOLOGIQUE:

Le temps de la joie –Hospitalité d'Abraham

Si nous voulons méditer l'Evangile de aint Luc au Chapitre 14 du verset 16 au verset 24 en ce temps de carême de Noël, nous y voyons "une invitation à nous préparer personnellement, familialement et paroissialement à célébrer avec joie la glorieuse Nativité de notre Seigneur Jésus Christ." 

16 Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.
17 À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”
18 Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.”
19 Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.”
20 Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”
21 De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.”
22 Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.”
23 Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.
24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »

La vie des baptisés est ponctuée, pendant toute l’année, de grandes ou de petite fêtes qui donnent au temps sa signification profonde. Le temps, créature de Dieu, est donné à la créature pour son bonheur et pour sa joie.

Le temps est le temps de la joie.

« Venez, exultons pour le Seigneur ; acclamons Dieu notre Sauveur ! Présentons-nous devant lui avec des actions de grâces, avec des psaumes acclamons-le ! Venez, adorons et prosternons-nous devant lui ».

Le but de l’Incarnation

L’étroite correspondance entre le saint évangile et les prières est fondée sur l’annonce de la joie que Dieu veut faire partager à son peuple.

Le Fils unique et Verbe de Dieu s’est fait chair et homme pour cela : pour que les hommes « aient sa joie en plénitude » (Jean 17, 13).

L’Église, l’Israël de Dieu, est une culture de la joie divino humaine, de l’exultation, de l’allégresse angélique et humaine, bonheur auquel toutes les créatures sont appelées :

-les montagnes, les fleuves, les arbres, les oiseaux, les pierres elles-mêmes, sont faits pour être la joie de leur Seigneur et pour se réjouir de lui et en lui.

L’ingratitude

Le péché empêche la créature d’être heureuse. Dans l’évangile de ce jour, on le voit bien : prisonniers de leurs préoccupations égoïstes, les hommes se privent eux-mêmes du banquet.

L’enfer est moins la sanction extérieure prononcée par un Juge, que l’extrême frustration que les hommes s’infligent à eux-mêmes par leurs passions.

Il n’est pas mauvais d’acheter une terre, une paire de bœufs, une belle voiture ;  il est infiniment bon de se marier et de réjouir ses amis par la noce.

Mais tous ces biens nous viennent de Dieu ; c’est dans l’action de grâces, dans la fête que Celui-ci nous prépare, que nous en jouirons le mieux.

Loin du Donateur de la vie et de la joie, loin de Celui qui est le Sujet suprême de toute joie, celle-ci est une moindre joie.

Or, une joie moindre tend à la tristesse. Le péché méprise la fête préparée par Dieu et lui fait la concurrence de son propre plaisir.

Le péché est la préférence de quoi que ce soit à l’amour de Dieu et à la jouissance sans nom que l’on trouve à faire la fête avec son Père, son Seigneur et son Dieu.

La fête divine

La préparation à Noël, préparation à jouir des cadeaux de Dieu, et particulièrement du cadeau qu’Il fait de lui-même, est, comme toute la vie chrétienne, un apprentissage de la joie.

Le Seigneur veut que notre joie soit parfaite. Notre cœur également a soif d’une joie sans limite.

Le banquet préparé par  le Seigneur correspond aux aspirations les plus naturelles du cœur humain.

Dieu nous invite à ce qu’Il a préparé dès le principe : Il voulut associer des personnes qui n’existaient pas, à la joie qui est la sienne, au banquet prééternel des Personnes divines, que montre en figures angéliques l’icône de l’Hospitalité d’Abraham.

C’est son propre banquet divin et trinitaire que nous sert le Seigneur venu pour nous servir.

« Tout est prêt » pour la réjouissance eucharistique !

Ne manquons pas le repas ; ne mangeons pas froid et tristement !

Nous nous apprêtons pour la  célébration et la communion en abandonnant, non par les biens, mais l’attachement aux biens ; en renonçant surtout à l’ingratitude qui nous fait oublier que tout bien vient du Père des lumières."

(radio Notre-Dame 13.12.15)

 

LES SYMBOLES AUTOUR DE NOËL

Le sapin de Noël

Afficher l'image d'origine

Dès le XIe siècle, dans toute la France, des écrits attestent que des sapins sont installés sous le porche et dans les églises. Un grand cierge est placé au sommet. Pourquoi ? Parce qu’ainsi éclairé, il associe deux symboles religieux, celui de la vie et celui de la lumière. En effet, le sapin reste vert pendant tout l’hiver alors que le reste de la nature semble mort. Il est donc symbole de vie. La flamme du cierge rappelle l’étoile de Bethléem qui éclaire la nuit, comme Jésus en venant dans le monde éclaire tous les hommes.

La Crèche

Afficher l'image d'origine

Le mot crèche désigne une mangeoire pour les animaux. Selon l’évangile de Luc, Marie a déposé l’enfant Jésus dans la crèche de l’étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. Les plus anciennes crèches connues datent du Ive siècle. La légende attribue la première crèche vivante à St François d’Assise au XIIIe siècle, en Italie. Les personnages sont ceux qui figurent dans les évangiles : Marie, Joseph, l’enfant Jésus, les anges, les bergers et les mages. Depuis le début du XXe siècle, les santons de Provence sont venus enrichir le nombre des personnages traditionnels. Ces petits sujets d’argile représentent les habitants des villages du Midi apportant leur cadeau à l’enfant Jésus.

La messe de minuit

Russische Katholiken feiern Weihnachten

Pour fêter la naissance de Jésus, la tradition a retenu le milieu de la nuit du 24 au 25 décembre. Pourtant, on ignore le jour et l’heure exacte de la naissance de Jésus. Rien n’en est dit dans les évangiles. La date du 25 décembre a probablement été fixée par les communautés chrétiennes au IIIe siècle de notre ère. A cette date, les Romains fêtaient la naissance du Soleil à l’occasion du solstice d’hiver. C’est l’époque où la durée de la lumière du jour l’emporte sur celle de la nuit. Pour les chrétiens, ce moment était favorable pour célébrer la naissance de Jésus car cette victoire du jour sur la nuit leur rappelait la victoire de Jésus sur la mort. Le milieu de la nuit a été choisi car c’est l’heure qui marque l’arrivée du nouveau jour. Dans notre Rite Syro-Orthodoxe, on bénit un "Feu Nouveau"

et, dans nos Paroisses Syro-Francophones, suit, selon l'usage local, le Saint Qurbana de la Nativité (Messe de Minuit) . Et même si , dans l'Eglise Romaine-catholique d'aujourd’hui, la messe n’est plus forcément célébrée à minuit précise, elle reste le moment fort de la fête de la naissance de Jésus.

La couronne de l’Avent

Afficher l'image d'origine

C’est une tradition qui nous vient d’Europe centrale. Cette tradition (Etrangère à notre Tradition Syriaque) a maintenant gagné toutes nos régions. Faite de branches de pin ou de paille, cette couronne est décorée de quatre bougies. Le premier des quatre dimanches du temps de l’Avent, les Chrétiens d'Occident  allument la première bougie. Chaque semaine, une bougie supplémentaire est allumée. Ainsi, la nuit de Noël, les quatre bougies brillent ensemble pour annoncer la grande lumière de Jésus venu sur terre rejoignant ainsi , en finale, la symbolique du Rite Syriaque de la Bénédiction du Feu Nouveau. La couronne de feuillage et de rubans qui décore la porte des maisons a un sens un peu différent. Il s’agit d’un signe de paix et d’hospitalité qui nous vient des pays anglo-saxons.

La bûche

Afficher l'image d'origine

Ce gâteau figure traditionnellement au menu de nos repas de Noël en Occident. Sa forme allongée rappelle la vraie bûche de bois qu’on faisait brûler autrefois dans la cheminée pendant la veillée de Noël. Elle était choisie avec un soin particulier car elle devait tenir le feu pendant tout le temps de la veillée et brûler encore quand la maisonnée rentrait de la messe de minuit. Ses cendres étaient symbole de bénédiction et on en gardait jusqu’au Noël suivant pour protéger la maison.Dans notre Tradition Syriaque, on peut faire de même avec les cendres du Feu Nouveau bénit pour minuit.

(Inspiré et adapté d'un livre: « Le Noël de François d’Assise » du frère Eloi Leclerc – Editions Franciscaines)

 

Dans les églises syro-orthodoxes,

 

La fête de Noël célèbre la venue du Fils de Dieu, le Seigneur, le

 

Pasteur, le Verbe de Dieu, l'Agneau, le Sauveur, celui qui revêt

 

de beauté toute chose.

 

Et, le lendemain, le 26 décembre est aussi une fête, appelée

 

« Qulosoh d'Yoldat Aloho »

 

ou « félicitations de la Mère de Dieu ».

 

Cette fête correspond dans l'Eglise byzantine à la fête de la

 

maternité divine de Marie célébrée le même jour.

 

 

Une hymne de saint Ephrem nous fait entrer dans la profondeur

 

de ces deux fêtes :

 

Le Seigneur vint en elle pour se faire serviteur.

Le Verbe vint en elle

pour se taire dans son sein.

La foudre vint en elle

pour ne faire aucun bruit.

Le pasteur vint en elle

et voici l'Agneau né, qui pleure sans bruit.

Car le sein de Marie

a renversé les rôles:

Celui qui créa toutes choses

est entré en possession de celles-ci, mais pauvre.

Le Très-Haut vint en Elle (Marie),

mais il y entra humble.

La splendeur vint en elle,

mais revêtue de vêtements humbles.

Celui qui dispense toutes choses

connut la faim.

Celui qui étanche la soif de chacun

connut la soif.

Nu et dépouillé, il naquit d'elle,

lui qui revêt (de beauté) toutes choses."

 


Saint EphremHymne "De Nativitate" 11, 6-8,

 

`al béth lhém dihoudo 'ebréth, 

Ouqolo dnousrotho chém`éth
Habibotho ouahdan doumoro.
Passant par Bethléem
J'entendis une berceuse très douce Qui m'a touché.
 
Qoloh dmaryam damnasro
Labroh, Sbayt bi mor ouahouit
émokh, Aboukh manou démokh
lo rghicho.
La voix de Marie chantant
A son fils: Il t'a plu, Seigneur, que je devienne Ta mère
Or Ton Père je ne le connais point.
Fqoud lasrofé dtolén
guéfayhoun,
Bghoudayhoun ouabsedrayhoun,
Bhouloléyhoun ouabqoudochayhoun
Ordonne aux Anges qu'ils élèvent leurs ailles.
selon leurs degrés, qui Te rendent louange en Sainteté.
Fqoud loh lémokh dtébroukh
outésghoud loch, Outétél loch
halbo lhoy nouro dahzo
Mouché `al Touro dsina
Ordonne à Ta Mère de tomber à genoux
pour T'adorer et donner du lait au feu,
que vit Moïse sur le mont Sinaï.
Brikhou dachbaq markabtho
braoumo, Oubam `artho ourio
gbo léh Halellu ., oubho
lmoukokhé.
 
Béni est celui qui abandonna son
char dans les cieux et a choisi
une étable dans une grotte, pour
y naître

 

Cette édition de décembre 2013 s'inscrit dans les lumières de la Nativité du Christ et de Son Baptême. Il sera question en premier de la "sainteté dans l'Église orthodoxe" à l'occasion de la proclamation de la sainteté du père Porphyrios (+1906-1991) un des plus remarquables spirituels orthodoxes du XXe siècle, d'origine grecque, par le Patriarcat de Constantinople le 27 novembre dernier, soit 23 ans après sa dormition en 1991. L'entretien, avec l'archiprêtre Marc-Antoine de Costa de Beauregard, portera sur la Nativité dans les écrits des Pères et sur son sens dans le monde d'aujourd'hui. Le reportage revient sur l'exposition, "De l'Incarnation à la Résurrection", de l'artiste orthodoxe biélorusse Irina Kotova. La présentation de l'actualité orthodoxe sera suivie par une évocation du thème de la Théophanie (Baptême du Christ au Jourdain), indissociable de la Nativité. L'Orthodoxie, ici et maintenant du 31/12/2013.

L'ICONE DE LA NATIVITE

icône Nativité

Regardons l'icône, elle nous réconcilie d'emblée avec la fête de Noël et nous fait oublier l'excitation qui l'accompagne. Il y règne une telle paix, une telle harmonie ; tout est en fête, c'est-à-dire dans la joie. Les astres rayonnent dans les cieux, les rochers s'ouvrent pour accueillir leur Créateur, les animaux sont pacifiés, les bergers partagent leur joie avec les anges, les mages galopent joyeusement vers la découverte de la Vérité révélée par l'étoile. Tout baigne dans la lumière, une lumière d'un éclat particulier, celle dont parle saint Luc : " L'Ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté " (Luc 2, 9).
La Vierge aujourd'hui met au monde l'Éternel
Et la Terre offre une grotte à l'Inaccessible.
Les anges et les pasteurs le louent
Et les mages avec l'étoile s'avancent,
Car Tu es né pour nous,
Petit Enfant, Dieu éternel!
(Hymne de Romain le Mélode), Kontakion.

Le poète, Romain le Mélode, et le peintre anonyme retrouvent la même inspiration, la même source puisée dans l'Évangile.

A part le bain de l'enfant, détail très humain sur l'accouchement, et l'affairement inévitable autour d'un nouveau-né, l'iconographe est très fidèle à l'esprit de l'Évangile. Si nous relisons les deux récits de la Nativité, celui de Matthieu et celui de Luc, nous retrouvons tous les éléments réunis sur la planche. Faisons le parallèle entre l'Evangile et l'icône (Matthieu 1, 18-25).Tout d'abord le doute de Joseph sur la virginité de Marie et l'origine divine de Jésus. Dans le bas de l'image Joseph est assis accablé, la tête dans les mains, il est tenté par le démon du doute, sous l'aspect d'un vieux berger. (Saint Joseph ne sera pas le seul dans l'histoire de l'humanité à douter de ce mystère, trop grand pour l'entendement humain.) Après l'épisode de Joseph auquel un ange révèle la vérité sur les natures humaine et divine réunies en Jésus, Matthieu passe très rapidement sur la naissance même à Bethléem et relate en détail la visite des mages (Matthieu 2, 1-12).
Sur l'icône, nous voyons ces personnages de haut rang à la recherche du Roi des Juifs. Le tropaire de la fête développe le thème des mages :
" Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de la Connaissance. En elle les serviteurs des astres, enseignés par l'étoile, apprennent à T'adorer, Toi, Soleil de Justice, et à Te connaître, Orient d'En-Haut. Seigneur, gloire à Toi ! " (Tropaire de Noël.)
Les mages représentent les maîtres de la science antique (note 1). Ils sont enseignés par les astres et, grâce à une étoile, ils prennent la route à la recherche d'un roi qui vient de naître et trouvent un enfant couché sur la paille. Ils voulaient rendre hommage au Roi des Juifs, disaient-ils à Hérode, mais quand ils trouvèrent l'enfant, ils furent remplis d'une grande joie et remplacèrent l'hommage par l'adoration. Ils offrirent alors des dons : l'or pour le Roi, l'encens pour Dieu, la myrrhe pour l'homme mortel. Ces savants venus d'Orient ont trouvé la Vérité elle-même, celle qu'ils ont toujours cherchée dans les astres. Maintenant ils connaissent le Soleil de Justice, l'Orient d'en haut, celui qui vient du ciel. Mais ce ciel n'est pas celui qui a été créé aux premiers jours de la Création, -celui où les astres évoluent. Ces astres-là ne pouvaient donner aux mages qu'une connaissance partielle. Le Soleil de Justice est incréé, la Lumière de la Connaissance révèle Dieu, l'Orient d'en haut qui se fait connaître aux mages, c'est le Verbe qui était au commencement avec Dieu, qui était Dieu (Jean 1, 1), celui d'avant les siècles. C'est-à-dire, celui qui est avant le temps et avant la matière créée.
Nous pouvons faire un parallèle entre la quête des mages et la révélation aux bergers racontée par saint Luc (Luc 2, 1-19).
Il a fallu aux savants une longue recherche pour arriver jusqu'à Dieu. Les bergers, eux, ont reçu la Bonne Nouvelle directement d'un ange, sans transition ni préparation.
Le texte de saint Luc est composé avec une grande perfection. Comme l'iconographe et l'hymnographe, l'évangéliste contemple l'événement avec l'acuité d'un regard éveillé par l'Esprit et le retranscrit à cette même Lumière qui transcende et transfigure la pure narration descriptive.
L'évangéliste situe d'emblée l'événement dans l'histoire : l'édit de César Auguste, le recensement, le nom du gouverneur de Syrie à cette époque. Puis il situe les principaux personnages dans l'espace géographique : Joseph et Marie se déplacent de Galilée à Bethléem, car ils sont de la tribu de Juda, issus de la Maison de David. Ici l'histoire se recoupe avec le plan divin. C'est en effet par la volonté de Dieu, par sa Providence, et non par hasard que Jésus naît à Bethléem, ville d'origine du roi David. Jésus est l'Oint du Seigneur (Messie en hébreu, Christ en grec), Il est le Roi d'Israël, le fils de David. (Prophétie de Michée 5, 1.)
Saint Luc représente la naissance de Jésus hors des lieux d'habitation, dans la campagne, le voisinage des bergers aux champs témoigne que la scène se passe en pleine nature. Mais, direz-vous, le narrateur ne fait pas mention de la grotte, il ne parle que de la crèche. Une crèche suppose une étable, puisque c'est une mangeoire pour le bétail, et les bergers se servaient de grottes pour parquer leurs troupeaux et s'abriter eux-mêmes.
L'évangéliste ne mentionne pas non plus l'âne et le bœuf. La logique supplée au récit : Joseph pour voyager avait un âne et la crèche était remplie de foin pour nourrir les bêtes. Le bœuf rappelle ici la présence du bétail. Mais ce n'est pas par souci de vraisemblance que les animaux sont représentés sur l'icône, car de tout temps et dans tous les pays l'iconographie de Noël fait référence à la prophétie d'Isaïe : " Le bœuf reconnaît son bouvier et l'âne la crèche de son maître, Israël ne connaît rien, mon peuple ne comprend rien. " (Isaïe 1, 3.)
Devant la grotte, Marie est allongée dans la position habituelle d'une accouchée. Sa silhouette est monumentale, elle tient une grande place dans la composition de l'icône; cela exprime l'importance de la Vierge dans le mystère de l'Incarnation : Marie, par la naissance de son Fils, devient Mère de Dieu, Théotokos (note 2).Mais, s'étonne-t-on fréquemment, pourquoi Marie tourne-t-elle le dos à l'enfant ? Elle regarde avec compassion Joseph, qui est dans le doute et à travers lui l'humanité tout entière plongée dans les ténèbres de l'ignorance. Sa main semble désigner le nouveau-né, par ce geste elle guide tout homme vers le Fils de Dieu(note 3). Elle l'a mis au monde pour le salut du genre humain, afin de révéler la grande gloire de Dieu. Sa joie est un dépassement de la fierté maternelle qui est un sentiment bien naturel mais encore trop humain. La main de Marie est en même temps dirigée vers l'enfant et posée sur sa poitrine, l'iconographe ne voudrait-il pas, par ce geste discret, faire allusion aux paroles de saint Luc : "Quant à Marie elle conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait en son cœur" (Luc 2, 19) ?
Toute la composition picturale est centrée sur la grotte, vers elle tout converge. C'est comme une spirale dont le point central serait ce trou sombre d'où luit la Lumière. Jésus est au creux de la grotte, comme s'il était issu de la terre elle-même. Cette image nous donne le vrai sens de l'Incarnation. Lorsque Adam a été créé, il a été tiré de la terre, aujourd'hui - le second Adam - le Christ, recrée l'homme dans sa personne. Le Fils de Dieu, au creux de la grotte, a pris notre condition humaine : il est né de la terre et retournera à la terre, lors de son ensevelissement : " Le premier homme, issu du sol est terrestre ; le second homme, lui, vient du ciel... Et de même que nous avons revêtu l'image du terrestre, il nous faut revêtir l'image du céleste" (1 Corinthiens 15, 47,49).
Si le Christ est descendu du ciel jusqu'au creux de la terre (note 4), et plus tard même jusqu'au fond de l'enfer, c'est pour que nous ressuscitions avec Lui ! Avec la fête de Noël, une grande joie nous envahit, comme les mages et les bergers ; rien ne peut nous retirer cette joie, car " Dieu est avec nous ", ce qui en hébreu se dit : "EMMANUEL ! "

NOTES
1.- Du temps de Moïse, une prophétie a été annoncée aux ennemis d'Israël, afin de révéler le Messie aux nations. En effet, Balaq le roi de Moab prit peur devant le nombre et la force du peuple juif. Il fit venir le devin Balaam ; celui-ci bien qu'étranger à Israël, reconnaissait et servait le vrai Dieu. Balaq demanda à Balaam de maudire Israël, afin de lui faire perdre le combat. Balaam, malgré lui, au lieu de maudire prononça trois bénédictions sur Israël puis il prophétisa et rendit hommage au descendant de Jacob : "Je le vois... un astre issu de Jacob devient chef, un sceptre se lève, issu d'Israël " (Nombres 24, 17). Nous pouvons reconnaître en Balaam l'ancêtre des mages. Ceci nous fait entrevoir l'attente du Messie en dehors d'Israël, comme le dira clairement Siméon dans le Temple, devant l'enfant Jésus : " Mes yeux ont vu ton Salut, que Tu as préparé à la face de tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël " (Luc 2, 30-32). Il est important à notre époque de nous souvenir que Dieu n'a pas changé d'attitude vis-à-vis des hommes étrangers à la foi. Si les chrétiens ont reçu d'Israël l'héritage messianique, s'ils reconnaissent dans la personne du Christ le Fils de Dieu, ce n'est pas pour l'enclore et le garder jalousement dans l'enceinte de l'Église, mais pour faire rayonner sa gloire sur le monde entier.

2.- Théotokos : mot grec qui signifie "Mère de Dieu" ou plutôt "Celle qui enfante Dieu". C'est par ce terme que tous les hymnes byzantins désignent Marie.

3.- Le geste de Marie désignant son Fils rappelle l'icône dite " Hodigitria ", mot qui signifie "Celle qui guide" et par cela fait connaître aux hommes le Fils de Dieu. D'après la tradition byzantine cette icône serait le plus ancien modèle, qui remonterait au tableau original peint par saint Luc (d'après The meaning of Irons de L. OUSPENSKY et V. LOSSKY, Urs Graf-Verlag, Olten, Suisse 1952, p. 81.)

4.- Nous avons beaucoup parlé, dans ce chapitre sur l'Incarnation, du ciel et de la terre réunis dans la personne du Christ. Il faut éviter de faire une erreur sur le terme de ciel. La terre, nous la connaissons bien, c'est la matière créée. Le ciel ne doit pas être confondu avec le firmament, créé lui aussi aux premiers jours de la création. Les enfants, jusqu'à l'âge adulte parfois, sont gênés par ce Dieu du ciel que les cosmonautes n'ont pas rencontré. Lorsque nous disons aux enfants que grand-père ou grand-mère sont au ciel avec Dieu, nous avons presque toujours la question : " Comment sont-ils montés, en avion ? ". Le ciel où le Christ siège à la droite du Père n'est pas un lieu, ce ciel n'est pas localisable. Dans les Actes des Apôtres, où l'Ascension de Jésus nous est racontée, les apôtres regardent le ciel et deux hommes vêtus de blanc, des anges, leur disent : " Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? " (Actes 1, 11). Prenons cette question pour nous-mêmes et ne regardons pas ce ciel comme un lieu, mais comme la gloire, où Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, règne pour l'éternité.

D'après "DIEU EST VIVANT", Catéchisme pour les familles Ed. du Cerf,1991, p:51-53 et p: 56-58

 
 
 
La parole de Dieu
 
 
 
         Je suis issue de la bouche du Très-Haut.         
 
Livre de Sirac le Sage, chapitre 24, verset 3
 
 
 
La méditation
 
 
« Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur. »*
Le compte à rebours est commencé. Dans sept jours viendra la fête. À partir d’aujourd’hui, on chante des refrains spéciaux appelés « grandes antiennes de l’Avent ». Créées au tout début du christianisme, elles sont aussi appelées « grandes Ô », car elles s’adressent au Christ de façon très solennelle. À l’image des « grandes eaux » du château de Versailles, elles font monter vers le Ciel, dans une ardente supplication, l’immense désir de l’humanité d’être sauvée par le haut.
Beaucoup d’entre nous sont déçus par la médiocrité des humains. Mais dès que l’un d’entre nous est reconnu vrai « sage », il devient notre référence, notre phare, dans cette nuit où tout est devenu relatif. Nous lui signons un chèque en blanc, car être reconnu sage montre qu’il est passé maître dans l’art de vivre et de gouverner sa vie dans l’équilibre que nous recherchons tous.
Aujourd’hui, le Christ est interpellé comme « Sagesse » du Père. Comme si, en ce jour, nous lui disions : « À l’image de ton Père, tu vas venir sans bruit. » « Avec force et douceur », tu nous montres le bon chemin. Ta manière si discrète et si présente de venir dans la nuit de ce monde nous déroute. Mais cette façon si personnelle de te manifester dans le mystère de Noël, nous le confessons, nous ravit. Nous te signons un chèque en blanc : « Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »
 
* Première antienne de l’Avent(Source:Avent dans la Ville)
Jeudi 17 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

"Le christianisme est un don fait aux nations", soulignent 25 rabbins

12.12.2015 par Raphaël Zbinden

“Le christianisme est un don fait aux nations”, soulignent 25 rabbins orthodoxes, dans une déclaration publiée début décembre 2015. Le texte a été rédigé par le groupe internationalCenter for Jewish-Christian Understanding and Cooperation, basé en Israël. Il est composé de rabbins israéliens, américains et européens.

La déclaration présente le christianisme comme un partenaire du judaïsme, rapporte le 11 décembre Radio Vatican. La religion chrétienne est ainsi issue d’une “volonté divine”, selon laquelle juifs et chrétiens sont appelés à travailler ensemble à la rédemption du monde.

Ce texte intitulé “Faire la volonté de notre Père aux cieux: vers un partenariat entre juifs et chrétiens” marque un tournant important, assure Radio Vatican. Il ne s’agit pas seulement d’une déclaration sur les réalisations communes en faveur de la paix et de la justice dans le monde mais aussi d’une réflexion sur l’actualité de Nostra Aetate et sur la nature des rapports avec les chrétiens à partir de la tradition juive.

Le fruit d’une volonté divine

“Nous reconnaissons, écrivent ces rabbins orthodoxes, que depuis le concile Vatican II l’enseignement officiel de l’Eglise catholique sur le judaïsme a changé de manière radicale et irrévocable”. Le christianisme, précisent-ils, “n’est ni un accident ni une erreur, mais le fruit d’une volonté divine et un cadeau fait aux nations (…) En séparant le judaïsme et le christianisme, Dieu a voulu une séparation entre des partenaires aux différences théologiques significatives, et non une séparation entre des ennemis”.

Ce texte a été rendu public 50 ans après la Déclaration conciliaire Nostra Aetate, et juste avant la publication au Vatican d’un document de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme. Parmi les signataires se trouve le rabbin David Rosen, du Comité juif américain. Il était aux côtés du cardinal suisse Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, dicastère dont dépendent les rapports avec le judaïsme, lors de la présentation, le 10 décembre du document du Saint-Siège.

Un document que le rabbin Rosen a salué, évoquant un “changement véritablement révolutionnaire dans l’approche catholique envers les juifs et le judaïsme”. (cath.ch-apic/rv/rz)

___

On célébrait cet automne le cinquantième anniversaire de la déclaration du second Concile de l'Eglise Romaine au Vatican Nostra Ætate .

Ce document rejetait vigoureusement la théorie de la substitution, qui avait favorisé le mépris et la persécution des juifs, accusés de n’avoir pas reconnu en Jésus le Messie promis par Dieu et de s’être par là rendus indignes de leur élection.

"Non, affirmait le Concile en s’appuyant sur saint Paul, c’est au sein du peuple d’Israël que le Fils de Dieu a pris chair, le Nouveau Testament n’a de sens qu’en recevant le Premier, et les descendants d’Abraham fidèles à la Loi reçue par Moïse « demeurent très chers à Dieu, dont l’appel et les dons sont sans repentance ».

À partir de là se sont développées des relations entre des organisations israélites et l’Église catholique. "

Le pape de Rome : "Jean Paul II a posé des gestes . D’abord en se rendant à la grande synagogue de Rome en 1986.

C’est là qu’il a salué les juifs comme « en quelque sorte nos frères aînés ».

Puis en allant à Jérusalem en 2000, pour déposer au mur occidental du Temple un billet signé de sa main, exprimant la « repentance » pour les souffrances infligées aux juifs.

Tout cela a été généralement bien accueilli par les rabbins, appréciant de se voir respectés et écoutés, expliquant volontiers, quand l’occasion s’en présentait, leurs traditions et leurs interprétations des Écritures, régulièrement stimulantes pour des chrétiens.

Mais une réciprocité dans la reconnaissance restait attendue : comment les juifs voient-ils désormais les chrétiens ?

Sont-ils pour eux toujours de simples goyim, c’est-à-dire des païens, des « Gentils », qui ne peuvent qu’abusivement s’inscrire au nom de Jésus dans la filiation d’Abraham, de Moïse et de David ?

Ou bien la part d’héritage juif qu’ils revendiquent leur confère-t-elle une certaine proximité, qui mérite d’être admise à partir du moment où ils renoncent à accaparer cet héritage ?

C’est la seconde réponse qu’ont donnée récemment, un demi-siècle après Nostra Ætate, deux déclarations d’autorités juives, et ce double événement pourrait avoir une portée plus considérable que les attentats du 13 novembre, les élections régionales en France et l’accord obtenu à la COP21.

« Le christianisme comme la religion de nos frères et sœurs »

Le 23 novembre, le grand rabbin de France, le rabbin et le président de la synagogue « libérale » de la rue Copernic à Paris, un rabbin du mouvement « massorti » (plus traditionnel) et les leaders deux autres institutions juives ont solennellement remis au cardinal Vingt-Trois un texte intitulé Déclaration pour le Jubilé de fraternité à venir. Une nouvelle vision juive des relations judéo-chrétiennes.

On y lit notamment :

-« Quel est notre devoir, maintenant que les plus hautes institutions chrétiennes ont exprimé le vœu de se réimplanter, de se regreffer sur le tronc d’Israël ?

Accueillir, en synergie avec le judaïsme, le christianisme comme la religion de nos frères et sœurs ».

Le 3 décembre, 25 rabbins israéliens, américains et européens, conduits par le rabbin David Rosen de l’American Jewish Committee, ont signé un document dont le titre était : Faire la volonté de notre Père aux cieux : vers un partenariat entre juifs et chrétien.

L’affirmation la plus saisissante est que « le christianisme n’est ni un accident, ni une erreur, mais le fruit d’une volonté divine et un cadeau fait aux nations ».

Ce texte a été publié huit jours plus tard, conjointement avec un autre présenté par le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (y compris avec les « frères aînés »), confirmant vigoureusement les orientations définies par Nostra Ætate.

Cette double reconnaissance – en France et au niveau international – constitue assurément une avancée sensible.

Sans doute n’est-ce qu’un pas, même s’il était encore inimaginable il y a peu, sur une route encore longue et dont le terme ne sera que la fin des temps, lorsque, comme l’écrivit en 2003 le cardinal Ratzinger au cardinal Lustiger, « Israël et l’Église formeront l’unique Peuple de Dieu ».

En attendant, le rapprochement doit entrer dans les mentalités « à la base », aussi bien du côté chrétien que du côté juif.

Développer une fraternité fondée la volonté divine

La nouveauté est qu’ « au sommet », la proximité cultivée depuis 50 ans par une bonne part du judaïsme « libéral » et ouvert à la « modernité » (appelé « réformé » en Amérique) est désormais admise dans la mouvance dite « massorti » en Europe occidentale (et « conservatrice » aux États-Unis).

Les communautés « orthodoxes » et « hassidiques », plus intransigeantes encore dans le souci de résister à la sécularisation, n’en sont, semble-t-il, pas encore tout à fait là.

 

Beaucoup cependant s’attachent à ne pas s’enfermer dans des ghettos alors qu’elles n’y sont plus contraintes.

La conscience s’affine ainsi d’une vocation originelle au service de l’humanité, et c’est sur ce terrain, où le désir de coopération encourage à échanger afin de parler et d’agir avec d’autres, que peut se développer concrètement avec les chrétiens (spécialement, mais pas uniquement les catholiques, et même des musulmans, des bouddhistes, etc.) une fraternité fondée non pas sur des percées théologiques, mais directement sur la volonté divine.

___

 

L'ONG Amnesty International affirme que la Turquie a arrêté et expulsé des réfugiés vers la Syrie et l'Irak. Et met en garde l'Union européenne sur sa complicité après l'accord signé avec la Turquie pour la gestion des migrants.

Les autorités turques sont loin d'être exemplaires dans leur gestion des migrants, dénonce Amnesty International

Un rapport publié le 15 décembre par Amnesty International met en cause la façon dont la Turquie gère la crise migratoire. Selon l’ONG, la Turquie détiendrait illégalement des réfugiés et ferait pression sur ces derniers pour qu’ils retournent dans leur pays, malgré la guerre.

Depuis le mois de septembre, selon Amnesty International, les autorités turques auraient arrêté de nombreux réfugiés, qui auraient ensuite été conduits à bord de bus à plus de 1 000 kilomètres de leur point d’arrivée. Ils seraient par ailleurs détenus dans des centres isolés et tenus au secret.

 

===

Les délégués du "Dialogue Islamo-Catholique-Orthodoxe" avec Sa Sainteté le Catholicos , Basilic Mar Dayara Njaliyakuzhy, Kottayam le 15/12/15

Photo de Sobin Chacko.

 

 

Gaultier Bès, 27 ans, est professeur agrégé de Lettres modernes. Il est marié et père d’un enfant. Il est l’auteur de Nos Limites – Pour une écologie intégrale (Le Centurion, 2014) et le directeur adjoint de la revue Limite.

WEB GAULTIER BES FAMILLE NOMBREUSE NATURE Zurijeta-Shutterstock AI

Aleteia : Les ginks sont des personnes qui ne veulent pas procréer pour sauver la planète. Peut-on parler d’une vraie conscience écologique chez ces militants jusqu’au-boutistes ?
Gaultier Bès : La population mondiale approchera les 10 milliards d’humains d’ici quelques décennies. Quand on voit que nous sommes incapables de répondre aux besoins élémentaires d’une grande partie des 7 milliards d’habitants de la planète et de respecter les fragiles équilibres de nos écosystèmes, il y a de quoi être inquiets pour l’avenir. Comment ferons-nous quand nous serons encore plus nombreux ?

À lire les justifications de ces personnes qui ne souhaitent pas avoir d’enfants pour des raisons écologiques, il me paraît difficile de douter de leur sincérité. Même si ce choix interroge, qui suis-je pour les juger ? Il y a bien d’autres types de fécondité que la famille ! Je ne vois pas en quoi ce choix, pourvu qu’il soit libre et serein, fait en conscience et sans culpabilisation de ceux qui ont des enfants, devrait être suspect.

En revanche, lorsque des politiques de réduction des naissances sont imposées de manière plus ou moins coercitive aux pauvres, avec un vernis environnemental, cela n’a rien à voir avec le bien commun écologique, et tout avec des intérêts privés…

La surpopulation est-elle la cause de tous les problèmes écologiques ?
C’est précisément le sujet du premier dossier de notre revue Limite. Nous avons essayé de clarifier les liens entre écologie et démographie. L’écologie a été définie comme la « science des conditions d’existence ». Elle pose donc nécessairement la question de la natalité, des conditions d’une fécondité responsable, c’est-à-dire dont on puisse répondre, assumer les conséquences aujourd’hui comme demain. Notre intention était de montrer que si nous voulons continuer à donner le jour à des enfants sans les faire naître dans un monde invivable, nous devons changer radicalement de mode de vie. Autrement dit, qu’une croissance démographique équilibrée passe par une certaine forme de décroissance matérielle, qui privilégie la qualité sur la quantité, et la durabilité sur la rentabilité. D’où notre titre provocateur : « Décroissez et multipliez-vous ! ».

S’attaquer à la surpopulation, n’est-ce pas une manière pour les plus gros pollueurs de s’exonérer de leurs responsabilités et de les rejeter sur les pays plus pauvres, qui ont une plus forte natalité ?
Ce ne sont pas les pays pauvres qui polluent le plus, même quand ils ont une natalité très importante, ce sont les pays riches ! De même, ce ne sont pas les familles qui rejettent le plus de CO2, mais les grosses entreprises et les armées. Dans Une planète trop peuplée ? Le mythe de la surpopulation, l’immigration et la crise écologique (Écosociété, 2014), Ian Angus et Simon Butler montrent que ce n’est pas parce que nous serions « trop nombreux » que les multinationales et les forces armées polluent et détruisent les écosystèmes mais parce que le système actuel est fondé sur la logique du toujours plus. Ce ne sont pas les familles nombreuses qui sont responsables du désastre environnemental, ce sont les structures mêmes de notre modèle de développement fondé sur l’illusion d’une croissance infinie et un gaspillage gigantesque des ressources et des richesses produites.

Est-ce l’homme qui doit s’adapter à sa consommation, ou l’inverse ?
Le système publicitaire nous fait croire que nos envies sont des besoins, et que la consommation d’artefacts est nécessaire à notre bonheur. « I love technology », lisais-je récemment sur une pub dans une gare. On voit que l’amour se déplace des personnes aux choses, comme si les moyens devenaient les finalités.

Pour revenir à la natalité, le problème d’une dérive néo-malthusienne du discours écologiste est qu’au lieu de remettre en cause nos modes de production et de consommation, on préfère renoncer à avoir des enfants. Il n’est pas possible que 8 milliards d’êtres humains aient chacun une voiture, un écran plat, de la viande à chaque repas ? Réduisons la population pour conserver notre consommation ! C’est ainsi que les riches protègent leurs privilèges en reportant leurs responsabilités sur les plus défavorisés…

Dans un monde où les ressources sont accaparées par une minorité, l’essentiel peut manquer aux plus pauvres, qui se trouvent aussi être ceux qui ont le plus d’enfants. De fait, le mode de vie occidental n’est pas généralisable : on sait qu’il faudrait plusieurs planètes comme la nôtre pour subvenir aux besoins de l’humanité si tout le monde consommait comme vous et moi. C’est ce qu’affirme le pape François au paragraphe 50 de son encyclique Laudato Si’ :

« Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “santé reproductive”. Accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes. On prétend légitimer ainsi le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser, parce que la planète ne pourrait même pas contenir les déchets d’une telle consommation ».

L’écologie intégrale est au contraire source d’espérance, puisqu’elle invite à sauvegarder la maison commune : « Vivons plus simplement pour que chacun puisse simplement vivre ».

Propos recueillis par Théophane Leroux dans ALETEIA

===

Peu de surprises dans les dernières statistiques de l’INSEE sur la vie conjugale et familiale publiées ce 16 décembre : les couples se fragilisent avec des ruptures plus fréquentes, l’union libre et la monoparentalité continuent d’augmenter.

Le modèle familial traditionnel tient le coup

Mais cette étude « Couples et familles » de l’INSEE confirme aussi que la majeure partie de la population vit en couple et que la grande majorité est mariée : « Deux adultes sur trois sont en couple, dont 73% mariés, 4% pacsés, 23% en union libre ».

De plus en plus de couples se séparent chaque année – entre 2009 et 2012, 253 000 couples par an en moyenne (Europe 1)– mais le lien conjugal continue d’être préféré en France comme dans toute l’Europe : « L’office européen des statistiques Eurostat a publié le 27 novembre un portrait chiffré de la population de l’Union européenne et de ses modes de vie. On y apprend que les citoyens des 28 pays de l’Union vieillissent, que la solitude augmente, particulièrement chez les personnes âgées, mais aussi que l’établissement de liens conjugaux, mariages ou unions officialisées de type Pacs, reste le choix de vie dominant des familles européennes » (La Croix).

Les enfants demeurent majoritairement avec leurs deux parents constate l’INSEE : « Malgré la diversification des formes de vie de couple et de vie de famille, trois enfants sur quatre habitent avec leurs deux parents en France métropolitaine ».

Malgré la chute de la nuptialité relevée ces dernières années en France (les mariages de 2013 sont en baisse de 6% par rapport à 2012 et ont été, pour 20% d’entre eux, des remariages rappellent les AFC), sur la distance, le modèle traditionnel tient le coup : « En France, constatent les co-auteurs de “Couples et familles”, vivre en couple marié reste la situation conjugale la plus répandue et les familles “traditionnelles” de parents mariés représentent encore plus d’une famille avec enfants mineurs sur deux ».

« Un papa, une maman et leurs enfants sous le même toit : ce modèle “classique” de la famille reste majoritaire puisqu’il représente un peu plus de 70 % des 7,8 millions de familles avec au moins un enfant mineur à la maison en 2011 », résume Madame Figaro.

Les familles recomposées avec enfants mineurs augmentent régulièrement, passant de 8,7% en 1999 à 9,3% en 2011. Quant aux duos homosexuels, ils restent une rareté : « Parmi les couples, 0,6 % ont un conjoint de même sexe (avant la loi sur le mariage pour tous de 2013) » (France 24).

L’explosion dramatique des familles monoparentales

Le plus préoccupant est l’augmentation des familles monoparentales, autrement dit des femmes élevant seules leur(s) enfant(s) en France : elles ont augmenté de 4 points en une douzaine d’années, passant de 16% des familles avec enfants mineurs en 1999 à 20% en 2011. « C’est le type de famille qui s’est le plus développé au détriment des familles traditionnelles », souligne Émilie Raynaud, l’une des coauteurs. (La Voix du Nord)

« La monoparentalité, toujours essentiellement maternelle, s’est répandue surtout parmi les mères les moins diplômées. Les parents de famille monoparentale, du fait notamment de leur plus faible niveau de diplôme, connaissent des difficultés d’insertion sur le marché du travail. De ce fait, les conditions de vie de ces familles sont moins favorables : niveaux de vie plus faibles, logements plus petits et de moins bonne qualité par exemple. Les parcours des hommes et leur situation familiale restent très différents de ceux des femmes, avec une plus faible monoparentalité et une remise en couple plus rapide après une rupture. »

Le prix social de l’absence des pères

La France est en pointe de la monoparentalité mais la tendance s’observe pour l’ensemble de l’Europe : de 14% en moyenne en 1996, les familles monoparentales grimpent à 19% en 2012. C’est bien sûr une conséquence de la multiplication des « unions libres » qui laissent surtout libres… les hommes , tandis que les femmes et les enfants paient le prix de cette « liberté » en vivant dans l’insécurité affective et matérielle : 40% des familles monoparentales avec enfants mineurs vivent sous le seuil de pauvreté.

L’année suivant la rupture, le niveau de vie des femmes recule de 20% contre 3% pour les hommes (qui sont par ailleurs beaucoup plus nombreux à « refaire leur vie »). La mère porte le poids principal d’un divorce ou d’une séparation : la résidence des enfants chez la mère (75% des cas en 2012) reste bien plus fréquente que la résidence alternée (16%) ou chez le père (7%).

Notre époque aura fait payer cher aux femmes et aux enfants sa dérive libertaire. Mais c’est l’ensemble de la société qui subit déjà et subira plus lourdement encore au fil des années les multiples conséquences de l’absence des pères – conséquences sociales et économiques mais aussi éducatives et sécuritaires : nombre de jeunes délinquants ont manqué d’un référent paternel. (Source ALETEIA)

 

===

 

BON SENS:

 

 
 
 
 
 
Photo de Abbé Claude De Grand-Rivière.

Par l'Abbé Claude De Grand-Rivière sur Facebook:

 

Permettez-moi encore une intervention. Dans le christianisme, il y a les grandes Eglises. Et c'est tant mieux ! Il y a aussi les petites Eglises..... qui sont différentes.... mais qui confessent la même foi. Il y a plus de points d'adhésion que de refus. Il y a des sensibilités différentes mais un seul et unique Christ. Un seul et unique Dieu et un seul et unique Esprit.
Dans l'Eucharistie, la prière pour l'unité de l'Eglise devrait nous contraindre à cette unité visible !

Certes, il y a des différences d'approche qu'il ne faut pas sous-estimer,, des rancoeurs historiques qu' il faut dépasser... des réflexes qu'il faut faire sauter....
Ne soyons pas sectaires !
Le salut n'est pas la chasse gardée d'une confession, d'une Eglise, d'un groupe de prière. Il est universel !
Que les chrétiens comprennent et surtout appliquent l'universalité du message du Christ !
Parlons-nous, rencontrons-nous dans nos différences.....
Prions ensemble ! dans nos différences.
Nos différences sont une richesse pour une Eglise Unie dans le Christ.

 

 

 
 
Photo de Abbé Claude De Grand-Rivière.
Abbé Claude De Grand-Rivière
7 h
 

Permettez-moi encore une intervention. Dans le christianisme, il y a les grandes Eglises. Et c'est tant mieux ! Il y a aussi les petites Eglises..... qui sont différentes.... mais qui confessent la même foi. Il y a plus de points d'adhésion que de refus. Il y a des sensibilités différentes mais un seul et unique Christ. Un seul et unique Dieu et un seul et unique Esprit.
Dans l'Eucharistie, la prière pour l'unité de l'Eglise devrait nous contraindre à cette unité visible !
Certes, il y a des différences d'approche qu'il ne faut pas sous-estimer,, des rancoeurs historiques qu' il faut dépasser... des réflexes qu'il faut faire sauter....
Ne soyons pas sectaires !
Le salut n'est pas la chasse gardée d'une confession, d'une Eglise, d'un groupe de prière. Il est universel !
Que les chrétiens comprennent et surtout appliquent l'universalité du message du Christ !
Parlons-nous, rencontrons-nous dans nos différences.....
Prions ensemble ! dans nos différences.
Nos différences sont une richesse pour une Eglise Unie dans le Christ.

Jeudi 17 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

AVONS-NOUS BON CARATERE ?

(Suite de la méditation d'hier, mercredi 16 décembre)

« 2° Il ne donne rien à souffrir aux autres. - Pour épargner à son prochain toute souffrance, il veille sur lui-même avec une extrême délicatesse. Pour épargner même aux yeux des spectacles pénibles, il règle sa tenue selon la décence et la propreté, évitant avec un soin égal une malpropreté dégoûtante et une recherche choquante. Il observe les bienséances de son état, et, dans sa démarche comme dans ses relations, il prend garde que rien ne rabaisse la dignité de sa condition. Cependant, il n'a rien qui sente la pose ou la morgue ; en lui rien n'éloigne ; les petites gens l'abordent sans peine. Fidèle aux convenances, il fait les visites ou il écrit les lettres dont les circonstances lui font un devoir ; mais il ne s'y rend point à charge par des indiscrétions, pas plus qu'il n'y use de termes choquants. Il ne fatigue point par la multiplicité de ses paroles ; jamais encombrant dans la conversation, il ne coupe la parole à personne, il ne fait point éclater sa voix, il parle à son tour, et il ne paraît point incommodé d'avoir à garder le silence. Ses propos ne sont point violents ; si la douceur n'est point chez lui un don de nature, il la pratique par vertu ; même quand il est le plus ému, il s'exprime avec mesure. Il retient sur ses lèvres les paroles piquantes, les reproches amers, les critiques acerbes. Il serait inconsolable d'avoir versé dans un cœur une seule goutte de fiel. Et s'il lui semble qu'il a causé du chagrin, il s'empresse, par de discrètes réparations, de guérir les plaies qu'il aurait faites. Lorsqu'il est dépositaire de quelque autorité, il n'est point hautain avec ses subordonnés ; il prie plutôt qu'il ne commande. A-t-il à reprendre des inférieurs, il ne le fait point d'une façon mordante ; il ne relève pas même toutes les fautes qu'il déplore, parce qu'il sait que les avis trop fréquents des supérieurs sont douloureux à porter, brisent les volontés au lieu de les soutenir. Ce n'est point qu'il recule jamais devant un devoir à accomplir, mais il s'en acquitte avec tant de tact qu'il conduit les hommes sans les froisser. Il observe la même retenue avec les absents. Il prend leurs intérêts comme s'ils étaient là pour les défendre eux-mêmes. Il ne commet point cette lâcheté de révéler leurs fautes et leurs faiblesses ; il ne voudrait pas que l'écho même le plus affaibli de ses critiques vint leur causer le plus léger chagrin. Chacun se sent à l'abri près du bon caractère : voilà pourquoi on l'aime et on le recherche. »

(Suite et fin demain)

J. GuibertRetraite spirituelle, Treizième méditation (III), Paris, Librairie Vve Ch. Poussielgue, 1909.

La famille fragilisée, c’est plus de pauvreté.

 Selon l’Insee, 2 familles sur 10 sont désormais

monoparentales.

 

Ce sont souvent les mères de famille qui élèvent

seules leurs enfants. Et les mois sont souvent

difficiles.

Presque la moitié (40 %) des familles

monoparentales sont considérées comme

pauvres.

C’est le cas d’Isabelle qui vit près de Rouen.

 

A 41 ans, après avoir quitté son mari, elle a changé

de vie et s’adapte pour élever ses enfants.

 

Mais malgré le manque d’argent, elle reste positive

et fait tout pour le bonheur de ses trois fils

Ces familles monoparentales servent de prétexte à

l’Etat pour grossir sans cesse.

 

Et cette aide sociale qui enfle sans cesse n’est pas

pour rien dans le fiscalisme ambiant qui pénalise nos

entreprises et par conséquent notre pays.

 

Nos élites ont oublié que la nation n’est rien d’autre

qu’une famille de familles.

 

Si celles-ci sont malades, c’est toute la nation qui

l’est. (Source: N de F)

POUR VOTRE RÉFLEXION PERSONNELLE, CE DOCUMENT:Le Colonel Régis Chamagne, ancien commandant d’une base aérienne, se révolte contre l’appartenance de la France à l’organisation militaire qu’est l’OTAN .et accuse les USA de redessiner, selon ses vues, l'échiquier geographico-politique du Moyen Orient. Si de tels propos sont exacts , comment imaginer que la lutte des USA contre le terrorisme Islamiste soit sincère...

Jeudi 17 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,1-17.

Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Jeudi 17 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Irénée de Lyon

(v. 130-v. 208),

évêque, théologien et martyr 
Contre les hérésies, IV,  20, 4-5 ; SC 100 (trad. SC p. 635) 


 

« Voici le livre de la genèse de Jésus Christ »

 

            Il n'y a qu'un seul Dieu, qui par son Verbe, sa Parole, sa Sagesse, a fait et harmonisé toutes choses.

Lui le Créateur, il a donné ce monde au genre humain...

 

Selon sa grandeur, il est inconnu de tous les êtres faits par lui, car personne n'a scruté son origine...

Cependant, selon son amour, il est connu de tous temps grâce à celui par qui il a créé toutes choses (Rm 1,20) ; celui-ci n'est autre que son Verbe, notre Seigneur Jésus Christ, qui, dans les derniers temps, s'est fait homme parmi les hommes afin de rattacher la fin au commencement, c'est-à-dire l'homme à Dieu. 


            Voilà pourquoi les prophètes, après avoir reçu de cette même Parole le don de la prophétie, ont prêché à l'avance sa venue selon la chair, par laquelle la communion de Dieu et de l'homme a été réalisée selon le bon plaisir du Père.

Dès le commencement, en effet, le Verbe a annoncé que Dieu serait vu des hommes, qu'il vivrait et converserait avec eux sur la terre (Ba 3,38), et qu'il se rendrait présent à l'ouvrage qu'il avait modelé, pour le sauver...

Les prophètes annonçaient donc d'avance que Dieu serait vu des hommes, conformément à ce que dit aussi le Seigneur : « Bienheureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu »

(Mt 5,8).

Certes, selon sa grandeur et sa gloire inexprimable, « nul homme ne peut voir Dieu et vivre » (Ex 33,20), car le Père est insaisissable.

Mais selon son amour, sa bonté envers les hommes et sa toute-puissance, il va jusqu'à accorder à ceux qui l'aiment le privilège de voir Dieu...car « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu »

(Lc 18,27).

 

 

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Ne restez pas seul pour les Fêtes de la Nativité ! 

Do not stay alone for the holidays of the Nativity!


Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous,en communion avec

les Chrétiens d'Orient,

avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St

Thomas (Mar Thoma)* en France pour fêter Noël!

 

If you are not a family, you find yourself in communion with

Eastern Christians,

with your brothers of the French speaking Syrian Orthodox Church of St

Thomas (Mar Thoma) * in France to celebrate Christmas!





Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en famille,

grâce au partagec'est possible ! Venez fêter la Nativité

au Monastère en famille !

 

If you have few resources to decently celebrate Christmas with family,

through shared it's possible! Come celebrate the Nativity

Monastery family!





(Pour ceux qui doivent loger, Inscriptions closes le 20 Décembre)

(For those who need housing, Registration closed on 20 December)

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Programme:

*Jeudi 24 Décembre. Nativité de Notre-Seigneur
18h, réveillon avec les fidèles familiers. Veillée de Noël (Plusieurs Baptêmes et Chrismations), Bénédiction du Feu nouveau et Procession de l’Enfant-Jésus à l’Eglise.Messe de minuit.

 

* Thursday, December 24. Nativity of Our Lord
18h Eve familiar with the faithful. Christmas Eve (Several Baptisms and Chrismations), Blessing of the New Fire and Procession of the Infant Jesus to the Church. Midnight Mass.




*Vendredi 25, Nativité de Notre-Seigneur
Messe du jour à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* Friday 25, Nativity of Our Lord
Mass of the day at 10.30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30.




*Samedi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »
Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Saturday, December 26, Feast of "Congratulations to the Mother of God"
Mass in honor of "All Pure and Immaculate Mother of the Word-God" at 10:30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30



VEILLEE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

VIGIL FOR LIFE on the night of 26 to 27

*Dimanche 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »
Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Sunday, December 27, day of the "Holy Innocents"
Mass in honor to unborn children and victims of abortion at 10:30 fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

 

*l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
Jeudi 17 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
Repost 0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 06:56
"Everyone has a cross to carry. Why? Since the leader of our faith endured the cross, we will also endure it. On one hand, the cross is sweet and light, but, on the other, it can also be bitter and heavy. It depends on our will. If you bear Christ’s cross with love then it will be very light; like a sponge or a cork. But if you have a negative attitude, it becomes heavy; too heavy to lift." (Elder Ephraim of Katounakia)

"Everyone has a cross to carry. Why? Since the leader of our faith endured the cross, we will also endure it. On one hand, the cross is sweet and light, but, on the other, it can also be bitter and heavy. It depends on our will. If you bear Christ’s cross with love then it will be very light; like a sponge or a cork. But if you have a negative attitude, it becomes heavy; too heavy to lift." (Elder Ephraim of Katounakia)

Livre d'Isaïe 7,10-15.

En ces jours-là, le Seigneur parla à Achaz, et lui dit :
"Demande un signe à Yahweh, ton Dieu, demande-le dans les profondeurs du schéol ou dans les hauteurs du ciel." Maïs Achaz dit :
"Je ne le demanderai pas, je ne tenterai pas Yahweh."
Et Isaïe dit : "Ecoutez, maison de David : Est-ce trop peu pour vous de fatiguer les hommes, que vous fatiguiez aussi mon Dieu ?
C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel.
Il mangera de la crème et du miel, jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.

En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie.
Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. "
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.
L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus."
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. "
Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme ? "
L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile,
car rien ne sera impossible pour Dieu. "
Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta.

Par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

[Édith Stein]

(1891-1942),

carmélite, martyre, copatronne de l'Europe 
Les Noces de l'Agneau (trad. Source cachée, p. 261) 


 

« Mère de tous les vivants » (Gn 3,20)

 

« J'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux » (Ap 21, 2).

Comme le Christ lui-même est descendu du ciel sur la terre, son épouse, la sainte Église, a aussi son origine dans le ciel ; elle est née de la grâce de Dieu, elle est descendue avec le Fils de Dieu lui-même et lui est indissolublement unie.

Elle est construite de pierres vivantes (1P 2,5) ; et sa pierre de fondation (Ep 2,20) a été posée quand le Verbe de Dieu a assumé la nature humaine dans le sein de la Vierge.

En cet instant-là s'est noué entre l'âme de l'enfant divin et l'âme de sa mère virginale le lien de l'union la plus intime, que nous appelons nuptiale. 

Cachée du monde entier, la Jérusalem céleste était descendue sur la terre.

De cette première union nuptiale devaient naître toutes les pierres qui s'ajouteraient à la puissante construction, toutes les âmes que la grâce éveillerait à la vie.

La mère épouse devait ainsi devenir la mère de tous les rachetés.

 

16 décembre 882 :

Naissance au ciel de Jean VIII pape et patriarche orthodoxe de Rome. (empoisonné puis, comme il ne mourait pas assez vite, frappé à coups de marteau)
Source: http://stmaterne.blogspot.fr/2008/12/jean-viii-sceau-de-la-papaut-romaine.html
http://www.nistea.com/papifr.htm

Saint Prophète AGGÉE
 

Célébrant, Seigneur, la mémoire de Votre prophète saint Aggée, * par ses prières, * nous Vous en supplions, sauvez nos âmes. 
 


Le Dieu qui voit l'univers et le connaît * illumina le pur regard de ton âme,

 Prophète plein de renommée +,  et fit de toi pour le monde un guide inspiré; * célébrant ta mémoire sacrée,

 Aggée, nous comptons sur ta précieuse intercession * et sur ta médiation auprès de Dieu. 
Gloire au Père, t. 3 
Recevant dans ton âme les clartés du saint Esprit*,  tu annonces, Prophète, les mystères de Dieu,

 révélant l'interprétation de l'avenir + tout comme l'explication des choses accomplies *;  bienheureux Aggée, supplie le Christ notre Dieu,  pour qu'il accorde à nos âmes la grâce du salut. 
Maintenant ... 
Du Verbe tu es devenue  le tabernacle divin +, Vierge Mère tout-immaculée * qui dépasses les Anges en sainteté;

 plus que tous je suis couvert de boue  +,  souillé par les passions charnelles; * aux flots divins purifie-moi,

 toi qui nous procures par tes prières * la grâce du salut. 

 

Kourie Eleïson, Kourie Eleïson, Kourie Eleïson...

 

+++

 

 

Durant la semaine précédant Noël, l'Eglise d'Occident chante la venue du Messie à partir de textes prophétiques des Saintes Ecritures.


Voici ces célébrations, jour après jour :



 

 

Les Sept Grandes Antiennes
Révélation des noms divins du Christ
(17-23 décembre)
ANNONCE LITURGIQUE (17 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise ouvre la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son premier appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O SAGESSE.
LECTURE
(Sagesse 7, 15 à 8-1)
Que Dieu m'accorde de parler comme je voudrais,
et d'avoir des pensées dignes des dons que j'ai reçu, parce que c'est lui-même qui guide la Sagesse
et redresse les sages.
Car nous sommes dans sa main, nous et nos discours, toute notre intelligence et notre habileté ;
c'est lui qui m'a donné la vraie science de toutes choses,
qui m'a fait connaître l'ordonnance du monde et les vertus la le commencement, la fin et le milieu des temps,
la succession des solstices et les mutations des saisons, les cycles de l'année et les positions des astres.
la nature des animaux et les instincts des bêtes.
les pouvoirs des esprits et les pensées des hommes,
les variétés des plantes et les propriétés des racines.
Tout ce qui est caché et tout ce qui est apparent, je le connais :
car c'est la Sagesse, créatrice de toutes choses, qui me l'a enseigné.
Il y a en elle, en effet, un esprit intelligent, saint, unique, multiple, subtil,
mobile, pénétrant, pur,
clair, inoffensif, porté au bien, aigu,
libre, bienfaisant, bienveillant, stable, sûr, exempt d'inquiétude
qui peut tout, qui veille à tout,
qui pénètre tous les esprits,
les intelligents, les purs, les plus subtils.
Plus agile que tout mouvement est la Sagesse.
elle traverse et pénètre tout, grâce à sa pureté.
Elle est un souffle de la puissance de Dieu,
un rayonnement limpide de la gloire du Tout-Puissant, aussi rien de souillé ne peut s'insinuer en elle.
Elle est Lui reflet de la lumière éternelle
un miroir sans tache de l'activité de Dieu
et une image de sa bonté.
Quoique unique, elle peut tout,
immuable en elle-même, elle renouvelle toutes choses.
Elle se répand de génération en génération  dans les âmes saintes
elle en fait des amis de Dieu et des prophètes.
Car Dieu n'aime que celui qui vit avec la Sagesse !
Elle est, en effet, plus belle que le soleil
et surpasse l'ensemble des astres.
Si on la compare à la lumière du jour, on la trouve supérieure,
car à celle-ci succède la nuit,
tandis que jamais, sur la Sagesse, le mal ne prévaut.
Elle porte sa vigueur d'une extrémité du monde à l’autre
et gouverne toutes choses avec bonheur.
 
GRANDE ANTIENNE DU PREMIER NOM DIVIN
          O Sagesse, Toi qui es sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteins d'une extrémité du monde à l'autre, et qui disposes toutes choses avec force et douceur, viens et ne tarde pas, viens nous enseigner la voie de la prudence et l'amour de ta beauté.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (18 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son deuxième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O ADONAÏ.
LECTURE
(Exode 3, 1-15)
              Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro, son beau-père, prêtres de Madian ; et il mena le troupeau derrière le désert, et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.
L'ange du Seigneur lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point. Moïse dit : Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point.
Le Seigneur vit qu'il se détournait pour voir ; et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Et Il ajouta : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.
Le Seigneur dit : J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, et J'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car Je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, dans les lieux qu'habitent les Cananéens, les Héthiens, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.
Voici, les cris d'Israël sont venus jusqu'à Moi, et J'ai vu l'oppression que leur font souffrir les Egyptiens. Maintenant, va, Je t'enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les enfants d'Israël.
Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, pour aller vers Pharaon, et pour faire sortir d'Egypte les enfants d'Israël ?
Dieu dit : Je serai avec toi ; et ceci sera pour toi le signe que c'est Moi qui t'envoie : quand tu auras fait sortir d'Egypte le peuple, vous servirez Dieu sur cette montagne.
Moïse dit à Dieu : J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai : Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous.
Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ?
Dieu dit à Moïse : Je suis Celui qui suis. Et Il ajouta : C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël : Celui qui s'appelle « Je suis » m'a envoyé vers vous.
Dieu dit encore à Moïse : Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël : Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous. Voilà mon nom pour l'éternité, voilà mon nom de génération en génération.
 
GRANDE ANTIENNE DU DEUXIEME NOM DIVIN
 
              O Adonaï, chef de la maison d’Israël, Toi qui apparu à Moïse dans la flamme du Buisson ardent et qui lui as donné la Loi sur le mont Sinaï, viens et ne tardes pas, viens nous racheter en étendant ton bras.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (19 décembre)
           Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son troisième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O REJETON DE JESSE.
LECTURE
(Isaïe 11, 1 à 9)
Ainsi parle le Seigneur :
Un rameau sortira du tronc de Jessé,
Et un rejeton naîtra de ses racines.
L'Esprit du Seigneur reposera sur Lui :
Esprit de sagesse et d'intelligence,
Esprit de conseil et de force,
Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.
Il respirera la crainte du Seigneur ;
Il ne jugera point sur l'apparence,
Il ne prononcera point sur un ouï-dire.
Mais Il jugera les pauvres avec équité,
Et Il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre ;
Il frappera la terre de sa parole comme d'une verge,
Et du souffle de ses lèvres Il fera mourir le méchant.
La justice sera la ceinture de ses flancs,
Et la fidélité la ceinture de ses reins.
Le loup habitera avec l'agneau,
Et la panthère se couchera avec le chevreau ;
Le veau, le lionceau, et le bétail qu'on engraisse, seront ensemble,
Et un petit enfant les conduira.
La vache et l'ourse auront un même pâturage,
Leurs petits un même gîte ;
Et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille.
Le nourrisson s'ébattra sur l'antre de la vipère,
Et l'enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic.
Il ne se fera ni tort ni dommage
Sur toute ma montagne sainte ;
Car la terre sera remplie de la connaissance du Seigneur
Comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent.
 
GRANDE ANTIENNE DU TROISEME NOM DIVIN
 
O  Rejeton de Jessé, étendard des peuples, devant lequel les rois garderont le silence, et que les nations invoqueront ; viens et ne tarde pas, viens nous libérer, ne tarde plus.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (20 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son quatrième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O CLE DE DAVID.
LECTURE
(Isaïe 22, 20 à 23)
Ainsi parle le Seigneur :
En ce jour-là, J'appellerai mon serviteur Eliakim « celui que Dieu établit », fils de Hilkiya.
Je le revêtirai de ta tunique, Je le ceindrai de ta ceinture, Et Je remettrai ton pouvoir entre ses mains ;
Il sera un père pour les habitants de Jérusalem
Et pour la maison de Juda.
Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David : Quand il ouvrira, nul ne fermera ;
Quand il fermera, nul n'ouvrira.
Je l'enfoncerai comme un clou dans un lieu sûr,
Et il sera un siège de gloire pour la maison de son père.
 
GRANDE ANTIENNE DU QUATRIEME NOM DIVIN
 
O Clef de David et Sceptre de la maison d'Israël, qui ouvres sans que personne puisse fermer, et fermes sans que personne puisse ouvrir, viens et ne tarde pas, viens libérer le captif plongé dans les ténèbres et l'ombre de la mort.
 
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (21 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son cinquième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O ORIENT.
LECTURE
(Isaïe 60, 1 à 3)
Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive,
Et la gloire du Seigneur se lève sur toi.
Voici, les ténèbres couvrent la terre,
Et l'obscurité les peuples ;
Mais sur toi le Seigneur se lève,
Sur toi sa gloire apparaît.
               Des nations marchent à ta lumière
Et des rois à la clarté de tes rayons.
 
GRANDE ANTIENNE DU CINQUIEMENOM DIVIN
 
              O Orient, splendeur de la lumière éternelle et Soleil de justice, viens et ne tarde pas, viens éclairer ceux qui sont dans les ténèbres et l'ombre de la mort.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (22 décembre)
Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son sixième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O ROI DES NATIONS.
LECTURE
(Jérémie 10, 6-7)
Nul n'est semblable à toi, ô Seigneur !
Tu es grand, et ton nom est grand par ta puissance.
Qui ne Te craindrait, roi des nations ?
C'est à Toi que la crainte est due ;
Car, parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes,
Nul n'est semblable à Toi.
 
GRANDE ANTIENNE DU SIXIEME NOM DIVIN
              
              O Roi des nations, leur désiré, pierre angulaire réunissant les deux peuples, viens et ne tarde pas, viens sauver l'homme que Tu formas du limon.
 
***
ANNONCE LITURGIQUE (23 décembre)
              Bien-aimés frères, l'Eglise continue la série septénaire des noms divins, qui précède la vigile de Noël. Tous les jours, à vêpres, c'est-à-dire maintenant, elle lance par une antienne solennelle un cri vers le Messie. Aujourd'hui, l'Eglise fait entendre son septième appel au Fils de Dieu et Fils de l'homme : O EMMANUEL.
LECTURE
(Isaïe 8, 5 à 8)
Le Seigneur me parla encore, et me dit :
Parce que ce peuple a méprisé les eaux de Siloé qui coulent doucement
Et qu'il s'est réjoui au sujet de Retsin et du fils de Remalia,
Voici, le Seigneur va faire monter contre eux
Les puissantes et grandes eaux du fleuve
(Le roi d'Assyrie et toute sa gloire) ;
Il s'élèvera partout au-dessus de son lit,
Et il se répandra sur toutes ses rives ;
Il pénétrera dans Juda, il débordera et inondera,
Il atteindra jusqu'au cou.
Le déploiement de ses ailes
Remplira l'étendue de ton pays, ô Emmanuel !
 
GRANDE ANTIENNE DU SEPTIEME NOM DIVIN
 
O Emmanuel, notre Roi et notre Législateur, Attente des nations et leur Sauveur, viens et ne tarde pas, viens nous sauver, notre Seigneur et notre Dieu.


 

LES ANTIENNES PREPARATOIRES A NOËL

L’OFFICE DE VÊPRES

La liturgie occidentale, pendant l’octave qui précède Noël, glorifie les noms divins donnés au Christ, à la fin de l’office de vêpres. Dans l’office byzantin (ou dans l’Office Syriaque), elles pourraient être chantées après la bénédiction finale pour jouir de ce précieux trésor (Elles peuvent être prise aussi avant le Kourie Eleïson (Si il y a chaque jour un Qurbana)).

Les Noms

Le soir, quand les ténèbres du monde augmentent avant que resplendisse la Lumière, ils sont « un cri vers le Messie » qui est venu et qui est attendu en son second et glorieux Avènement (Dom Guéranger). La Divinité est au-delà de tout nom et les Noms divins sont « des louanges concédées à la mesure de nos capacités » (Denys l’Aréopagite).

« Ô Sagesse ! »

Le Christ est « la sagesse hypostasiée du Père », la Sagesse divine en personne. Par Lui, Dieu a tout créé (Ps. 103, 24). Jésus a manifesté la Sagesse du Père (Luc 2, 40) ; en lui « sont cachés les trésors de la Sagesse » (Col.2, 3). Mais la Sagesse resplendit tout particulièrement sur la Croix (1 Co. 1, 18-25), dans sa Résurrection et par l’envoi de l’Esprit du Père. Et « de nouveau, avec gloire, Il vient ! » (Symbole de la Foi).

« Ô Adonaï ! »

Traduit par Seigneur, il remplace l’imprononçable Nom de YHVH. Jésus est le Seigneur Dieu, qui a parlé à Abraham dans la nuit étoilée et à Moïse dans le buisson ardent, et qui s’est révélé comme Je-suis. Il est « un seul Seigneur Jésus-Christ » (Symbole).

« Ô Rejeton de Jessé ! »

« Un rejeton sortira de la souche de Jessé » (Is. 11, 1 ; 11, 10). Sa généalogie est lue en Saint-Mathieu le dimanche précédant Noël, attestant la filiation humaine historique du Fils de Dieu.

« Ô Clef de David ! »

Du Christ il est dit : « sur son épaule est la clef de la maison de David » (Is. 22, 22). Il « détient la clef de David » (Apoc. 3, 7) et dit : « Je détiens les clefs de la mort » (1, 18). Il est la Clef qui ouvre le trésor des Écritures dont Il est le Sens.

« Ô Orient ! »

Il vient de l’orient (Is.41, 25) ; et Il est l’Orient de toute connaissance. Les chrétiens prient vers l’Orient, tournés vers lui qui vient, qui se lève du royaume des ombres pour illuminer la terre.

« Ô Roi des nations ! »

« Qu’on dise parmi les nations : le Seigneur est Roi ! » (1 Ch. 16, 31 ; Ps. 95, 10). « Le Seigneur Dieu est Roi des nations » (Apoc. 15, 3) ; « Jésus Christ est le souverain des rois de la terre » (1, 5), « l’agneau est roi des rois » (17, 14), ce roi sans pouvoir de ce monde et qui règne par l’amour immolé par amour…

« Ô Emmanuel ! »

« Je serai avec toi » (Ex. 3, 12), dit le Seigneur. « Avec-toi » ou « Avec-nous » est son Nom, un refrain de l’office byzantin. Dans toute l’histoire sainte, Dieu est avec son peuple ; devenu homme, Défenseur et Consolateur, Il a pris parti pour les hommes. Il leur donne la victoire sur la peur de la mort.

« Ô Jésus ! »

Le huitième Nom divin glorifiant le Messie et Fils de Dieu est « Dieu-sauve » ou « Salut-de-Dieu ». À ce Nom, « tout genou fléchisse ! » (Phi. 3, 3). Nos Pères d’Israël ont toujours glorifié le Dieu sauveur. Devenu homme tout en demeurant Dieu, Il sauve l’humanité de l’intérieur. Par le saint Esprit l’action salvatrice de la Divinité s’est faite immanente à la création et au genre humain tout entier. Nous invoquons ce Nom sans cesse, sur nous-mêmes, nos amis, nos ennemis, et sur le monde entier que Dieu veut sauver.(Source:"Sagesse Orthodoxe)

Chacun d'entre nous a une croix à porter. Pourquoi? Puisque le Maître de notre Foi a enduré la Croix, alors nous aussi, nous aurons à l'endurer. D'un côté, la croix est douce et légère, mais d'un autre côté, elle peut aussi être amère et lourde. Cela dépend de notre propre volonté. Si nous portons la croix du Christ avec amour, alors elle sera très légère, comme une éponge ou un bouchon. Mais si nous avons une attitude négative, alors elle s'alourdira, et sera trop lourde à porter. (Ancien Ephrem de Katounakia)

Chacun d'entre nous a une croix à porter. Pourquoi? Puisque le Maître de notre Foi a enduré la Croix, alors nous aussi, nous aurons à l'endurer. D'un côté, la croix est douce et légère, mais d'un autre côté, elle peut aussi être amère et lourde. Cela dépend de notre propre volonté. Si nous portons la croix du Christ avec amour, alors elle sera très légère, comme une éponge ou un bouchon. Mais si nous avons une attitude négative, alors elle s'alourdira, et sera trop lourde à porter. (Ancien Ephrem de Katounakia)

 
Théobule
 
16/12/2015   
les enfants connectés à parole de Dieu
   
  Marcher vers la crèche - Marie et sa cousine  
   
À Nazareth, un ange est venu annoncer à Marie qu'elle allait être la mère du Sauveur attendu par les prophètes et par le peuple de Dieu.
Marie est remplie d'une joie qu'elle partage avec sa cousine Elisabeth. Elle exprime cette joie dans une prière : le Magnificat. Relisons aujourd'hui cette belle prière et réjouissons-nous avec Marie !
   
  Suivre Théobule  
   

Avec Théobule, venez découvrir :
Bonne nouvelle Bonne Nouvelle
"Marie et sa cousine Élisabeth"
les vidéos
     
A toi la parole À toi la Parole
"Jean et le Magnificat"
les vidéos
     
La question de Théobule La question de Théobule
"Marie est-elle amoureuse de Dieu ou de Joseph ?"
les vidéos
     
Les jeux Les jeux
"Complète le texte et prépare des anges pour Noël"
Le puzzle et le coloriage de la semaine
les jeux
     
Pour Noël, Théobule vous propose son nouveau DVD "Une année avec Théobule".
Retrouvez sur DVD les 93 vidéos publiées sur ce site entre septembre 2014 et juin 2015. Une idée de cadeau pour vous ou pour vos proches.
J'achète le DVD "Une année avec Théobule"
Chaque semaine, les enfants retrouvent Théobule pour une nouvelle balade instructive et ludique.


Disponible sur AppStore
Théobule   L'équipe de Théobule et les frères Dominicains de la province de France.


Théobule, Couvent des Dominicains, 7 avenue Salomon 59000 Lille
theobule@retraitedanslaville.org

INVITATION:

Retenez votre soirée du mardi 22 mars à l'Hôtel de Ville de Paris !

 

La mairie de Paris accueillera les

« Voix de la Paix »

en réponse aux attentats de janvier et novembre 2015. 

 

 

"Les religions et les spiritualités souhaitent s’unir pour réaffirmer le cadre de la laïcité et oeuvrer pour le vivre-ensemble"

 

Au programme :

les temps de la réflexion (2 table-rondes), du politique avec la remise des prix en présence de la Maire de Paris et de la création musicale (détails en PJ).

 

Amitiés interculturelles

 

Marc Lebret

+ 33 6 87 79 62 89
www.carrefourdesmondesetdescultures.org

 

 

Les blessures laissées par les événements de janvier et du 13 novembre 2015 résonnent avec les fractures grandissantes de la société française.

Il est de notre devoir à tous de prendre la parole pour progresser vers plus de paix, plus de cohésion et plus de fraternité.

En France pourtant, la parole religieuse revêt une dimension particulière.

Elle est soupçonnée autant qu'attendue, rejetée et amplifiée.

Elle est souvent au cœur de crispations identitaires.

Il nous faut parler pour faire reculer le silence et l'obscurité.

Il nous appartient d'inverser la spirale de la méfiance et du repli, pour recréer les conditions de la fraternité et d'une pluralité apaisée.

Le mardi 22 mars 2016, de hauts dignitaires religieux, des intellectuels, des militants, des agnostiques se réuniront pour affirmer d'une même voix qu'ils sont avant tout français et républicains.

Contre toutes les idées reçues, ils proclameront ensemble que la laïcité constitue leur seul cadre de pensée, de pratique et de référence.

Contre tous les préjugés, ils chercheront ensemble comment les religions et leur spiritualité peuvent être plus créatives et plus enrichissantes pour retisser le lien social.

Sans faux-semblants, ils évoqueront les défis et les promesses de la spiritualité dans la République.

Ensemble, à hauteur d'hommes.

 

L'événement se déroulera en 3 temps:

*16h - 18h30 Le temps de la réflexion et du colloque autour de 2 tables rondes En présence de Leili Anvar, Jean Baubérot, Marie-Stella Boussemart, Charles Conte, Antoine Guggenheim, Delphine Horvilleur, Daniel Keller, Haïm Korsia, Jean-Paul Morley et Tareq Oubrou

*18h30 - 19h15 Le temps du politique avec remise officielle du prix « Les Voix de la Paix » en présence de Madame la Maire de Paris et d'autres personnalités 19h15

*20h15 Le temps de la création avec une cérémonie musicale inter-convictionnelle

 
(…) La Vierge Marie est en train de tisser un immense réseau de ses fils spirituels dans le monde entier pour lancer une forte offensive contre les forces du Malin, pour l’enfermer et préparer ainsi la victoire finale de son Fils divin, Jésus Christ.(…). ( Ivan Dias)

(…) La Vierge Marie est en train de tisser un immense réseau de ses fils spirituels dans le monde entier pour lancer une forte offensive contre les forces du Malin, pour l’enfermer et préparer ainsi la victoire finale de son Fils divin, Jésus Christ.(…). ( Ivan Dias)

La parole de Dieu
 
 
 
         Je fais la lumière et je crée les ténèbres.         
 
Livre d’Isaïe, chapitre 45, verset 7
 
 
 
La méditation
 
 
Ce matin, la lecture du jour a de quoi nous faire sursauter : « Je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur. C'est moi, le Seigneur, qui fais tout cela. »
Les spécialistes disent que ce texte est le seul de la Bible* affirmant que Dieu n'a pas seulement créé le « Shalom », c'est-à-dire l’ordre harmonieux de la création, mais aussi le malheur et le chaos.
Pourquoi le prophète Isaïe dresse-t-il un portrait de Dieu si différent de celui que nous donne Jésus ? Dire que Dieu crée à la fois la paix et le malheur peut devenir franchement ambigu.
D'après les spécialistes, Isaïe met en garde les juifs exilés à Babylone qui se laissent charmer par les sirènes des religions orientales. Celles-ci opposent un dieu créant le bien à un autre créant le mal. Devant cette façon de résoudre le problème du mal, la réponse du prophète est vigoureuse, sans nuance. Le Dieu d'Israël est l’Unique. « Il n’y a pas d'autre Dieu que moi. Je fais la lumière et je crée les ténèbres ».
Aujourd’hui, en méditant la parole de Paul, nous comprenons mieux la toute-puissance de Dieu : « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour »**. Même les pires noirceurs de nos nuits sont dans Sa main. Il les recycle, comme on recycle les déchets. Ce mal, il le répare lui-même et en tire un bien, à condition que nous y consentions. Ce recyclage est une facette de sa toute-puissance, elle a un nom : « Miséricorde ».
 
* Avec un passage de l'Ecclésiaste
** Lettre de saint Paul aux Romains, chapitre 8, verset 28(Source:Avent dans la Ville)

 

 

ETRANGER,

 

QUI ES-TU ?

(Trésor spirituel de Saint Tikhon de Zadonck)

Celui qui quitte sa maison et sa patrie pour s’installer sur une nouvelle terre s’apprête à vivre en étranger, en voyageur de passage. Dans ce monde de calamités éloigné de la patrie céleste, le chrétien est lui aussi un étranger, un voyageur de passage. Nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir, dit le saint apôtre Paul (Hb.13,14). David aussi confesse : je suis un étranger chez Toi, un pèlerin, ainsi que tous mes pères (Ps.38,14). Et il ajoute dans sa prière : je suis un étranger sur la terre, ne me cache pas Tes commandements (Ps.118,19).

L’homme qui s’est exilé sur une terre étrangère multiplie les efforts pour atteindre le but qui a motivé cet exil. Le chrétien, appelé par la Parole de Dieu et renouvelé par le Saint Baptême en vue de la vie éternelle, multiplie aussi les efforts pour ne pas être privé de celle-ci, car elle se conquiert ou se perd en ce monde.

L’homme qui vit sur une terre étrangère agit avec crainte, car il évolue en milieu inconnu. Le chrétien aussi a peur de tout en ce monde : il se garde des esprits méchants, du péché, des illusions, des méchants et des impies.

Tous s’écartent de l’étranger et se méfient de lui, car il n’est pas des leurs. Ceux qui aiment le monde, les fils de ce siècle, s’éloignent aussi du vrai chrétien et le haïssent, car sa conduite s’oppose à la leur. Le Seigneur dit d’ailleurs : si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque Mon choix vous a tirés du monde, le monde vous hait(Jn.15,19). On dit que la mer ne garde pas les cadavres, mais les rejette. Le monde inconstant, lui aussi, rejette les âmes pieuses, mortes au monde. Celui qui aime le monde est son enfant chéri, mais celui qui méprise ses convoitises illusoires est son ennemi.

L’homme de passage sur une terre étrangère ne fait pas d’acquisition : ni maison, ni jardin, ni rien de tout cela, si ce n’est le strict nécessaire pour vivre. Le vrai chrétien sait aussi que rien dans ce monde n’est immuable : il devra tout abandonner, même son propre corps. Nous n’avons rien apporté dans le monde ; de même, nous n’en pouvons rien emporter (1Tim.6,7). C’est pourquoi le vrai chrétien ne recherchera rien d’autre en ce monde que le nécessaire, suivant les paroles de l’Apôtre : lors donc que nous avons nourriture et vêtement, sachons être satisfaits (1Tim.6,8).

L’étranger retournera dans sa patrie avec des biens mobiliers, comme de l’argent ou des marchandises. Les biens mobiliers que le vrai chrétien pourra emporter avec lui dans l’autre monde sont ses bonnes oeuvres. Ce sont elles qu’il s’efforcera d’amasser ici-bas, tel un marchand qui acquiert des denrées spirituelles. C’est avec elles aussi qu’il se présentera devant le Père Céleste. A cela nous appelle le Seigneur : Amassez-vous des trésors dans le ciel : là, ni la teigne ni la rouille ne détruisent, point de voleurs qui percent et dérobent (Mt.6,20).

Les fils de ce monde se préoccupent du corps corruptible, mais les âmes pieuses se préoccupent de l’âme immortelle. Les fils de ce monde cherchent des trésors temporels et terrestres, mais les âmes pieuses aspirent aux biens éternels et célestes, que l’oeil n’a point vus, que l’oreille n’a point entendus, et qui ne sont pas montés au coeur de l’homme (1Cor.2,9). Contemplant avec l’oeil de la foi ce trésor imprenable et inconcevable, ils dédaignent toutes les richesses terrestres.

Les fils de ce monde courent derrière la gloire d’ici-bas, mais les vrais chrétiens recherchent la gloire du ciel, leur vraie patrie. Les fils de ce monde parent leur corps de précieux vêtements, mais les fils du Royaume de Dieu cherchent à parer leur âme immortelle d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience (Col.3,12). Les fils de ce siècle sont insensés et fous, ils recherchent ce qui n’a aucune valeur. Les fils du Royaume sont raisonnables et sages, ils s’intéressent à ce qui renferme la béatitude éternelle.

L’étranger s’ennuie loin de sa patrie ; le vrai chrétien s’ennuie et trouve pénible de vivre en ce monde. Pour lui, tout ici-bas n’est qu’exil, bannissement ou prison, puisqu’il est loin de sa patrie céleste. Malheur à moi car mon exil s’est prolongé, dit David (Ps.119,5) entouré du choeur des soupirs de tous les saints.

L’étranger s’ennuie sur une terre étrangère, mais il tient bon car il se souvient de ce qui motive son exil. Le vrai chrétien lui aussi s’ennuie en ce monde, mais il supportera tant que Dieu l’ordonne, gardant toujours à l’esprit le souvenir de sa patrie. Les juifs exilés à Babylone se languissaient sans cesse de Jérusalem, ils attendaient avec ferveur le retour. Les vrais chrétiens sont dans ce monde comme sur les rives de Babylone, assis à pleurer et gémir au souvenir de la Jérusalem Céleste (Ps.136). Nous sommes pleins de hardiesse et préférons quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur (2Cor.5,8), dit en soupirant Saint Paul.

Les fils de ce monde s’attachent à lui comme à une patrie, un paradis, c’est pourquoi ils ne veulent pas le quitter. Mais les fils du Royaume s’éloignent de lui par le coeur, et supportent toutes sortes de tribulations pour parvenir dans leur patrie, car pour un vrai chrétien, la vie en ce monde n’est qu’une souffrance et une croix.

Quand l’étranger revient au pays, ses parents, ses voisins et ses amis se réjouissent de son retour, le saluent, lui souhaitent bienvenue. Quand le vrai chrétien termine son pèlerinage ici-bas et parvient à la patrie céleste, les anges et les saints se réjouissent de son arrivée. Quand l’étranger rentre au pays, il vit sans danger, en toute quiétude. De même le vrai chrétien parvenu dans sa patrie céleste se repose, ne craint plus, et vit dans la béatitude et l’allégresse.

Alors regarde, ô chrétien !

Notre vie ici-bas n’est rien d’autre qu’un voyage : la terre M’appartient, dit le Seigneur, et vous n’êtes pour Moi que des étrangers et des hôtes (Lev.25,23).

Notre vraie patrie n’est pas ici mais au ciel. Pour elle nous avons été créés, appelés par la Parole de Dieu, et renouvelés par le Saint Baptême.

Nous ne devons pas, compte tenu de notre vocation céleste, rechercher les biens terrestres ou nous y attacher, sauf pour le nécessaire : la nourriture, les vêtements, un toit...

Le chrétien ne doit rien désirer d’autre en ce monde que la vie éternelle : là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur (Mt.6,21).

Celui qui veut être sauvé doit détacher son coeur du monde tant que son âme n’a pas émigré vers les demeures éternelles.

Celui qui cherche la richesse ou la gloire montre qu’il a le monde et non le ciel pour patrie : il comprendra son erreur le jour de sa mort...

 

(Trésor spirituel de Saint Tikhon de Zadonck)

Celui qui quitte sa maison et sa patrie pour s’installer sur une nouvelle terre s’apprête à vivre en étranger, en voyageur de passage. Dans ce monde de calamités éloigné de la patrie céleste, le chrétien est lui aussi un étranger, un voyageur de passage. Nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir, dit le saint apôtre Paul (Hb.13,14). David aussi confesse : je suis un étranger chez Toi, un pèlerin, ainsi que tous mes pères (Ps.38,14). Et il ajoute dans sa prière : je suis un étranger sur la terre, ne me cache pas Tes commandements (Ps.118,19).

L’homme qui s’est exilé sur une terre étrangère multiplie les efforts pour atteindre le but qui a motivé cet exil. Le chrétien, appelé par la Parole de Dieu et renouvelé par le Saint Baptême en vue de la vie éternelle, multiplie aussi les efforts pour ne pas être privé de celle-ci, car elle se conquiert ou se perd en ce monde.

L’homme qui vit sur une terre étrangère agit avec crainte, car il évolue en milieu inconnu. Le chrétien aussi a peur de tout en ce monde : il se garde des esprits méchants, du péché, des illusions, des méchants et des impies.

Tous s’écartent de l’étranger et se méfient de lui, car il n’est pas des leurs. Ceux qui aiment le monde, les fils de ce siècle, s’éloignent aussi du vrai chrétien et le haïssent, car sa conduite s’oppose à la leur. Le Seigneur dit d’ailleurs : si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque Mon choix vous a tirés du monde, le monde vous hait(Jn.15,19). On dit que la mer ne garde pas les cadavres, mais les rejette. Le monde inconstant, lui aussi, rejette les âmes pieuses, mortes au monde. Celui qui aime le monde est son enfant chéri, mais celui qui méprise ses convoitises illusoires est son ennemi.

L’homme de passage sur une terre étrangère ne fait pas d’acquisition : ni maison, ni jardin, ni rien de tout cela, si ce n’est le strict nécessaire pour vivre. Le vrai chrétien sait aussi que rien dans ce monde n’est immuable : il devra tout abandonner, même son propre corps. Nous n’avons rien apporté dans le monde ; de même, nous n’en pouvons rien emporter (1Tim.6,7). C’est pourquoi le vrai chrétien ne recherchera rien d’autre en ce monde que le nécessaire, suivant les paroles de l’Apôtre : lors donc que nous avons nourriture et vêtement, sachons être satisfaits (1Tim.6,8).

L’étranger retournera dans sa patrie avec des biens mobiliers, comme de l’argent ou des marchandises. Les biens mobiliers que le vrai chrétien pourra emporter avec lui dans l’autre monde sont ses bonnes oeuvres. Ce sont elles qu’il s’efforcera d’amasser ici-bas, tel un marchand qui acquiert des denrées spirituelles. C’est avec elles aussi qu’il se présentera devant le Père Céleste. A cela nous appelle le Seigneur : Amassez-vous des trésors dans le ciel : là, ni la teigne ni la rouille ne détruisent, point de voleurs qui percent et dérobent (Mt.6,20).

Les fils de ce monde se préoccupent du corps corruptible, mais les âmes pieuses se préoccupent de l’âme immortelle. Les fils de ce monde cherchent des trésors temporels et terrestres, mais les âmes pieuses aspirent aux biens éternels et célestes, que l’oeil n’a point vus, que l’oreille n’a point entendus, et qui ne sont pas montés au coeur de l’homme (1Cor.2,9). Contemplant avec l’oeil de la foi ce trésor imprenable et inconcevable, ils dédaignent toutes les richesses terrestres.

Les fils de ce monde courent derrière la gloire d’ici-bas, mais les vrais chrétiens recherchent la gloire du ciel, leur vraie patrie. Les fils de ce monde parent leur corps de précieux vêtements, mais les fils du Royaume de Dieu cherchent à parer leur âme immortelle d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience (Col.3,12). Les fils de ce siècle sont insensés et fous, ils recherchent ce qui n’a aucune valeur. Les fils du Royaume sont raisonnables et sages, ils s’intéressent à ce qui renferme la béatitude éternelle.

L’étranger s’ennuie loin de sa patrie ; le vrai chrétien s’ennuie et trouve pénible de vivre en ce monde. Pour lui, tout ici-bas n’est qu’exil, bannissement ou prison, puisqu’il est loin de sa patrie céleste. Malheur à moi car mon exil s’est prolongé, dit David (Ps.119,5) entouré du choeur des soupirs de tous les saints.

L’étranger s’ennuie sur une terre étrangère, mais il tient bon car il se souvient de ce qui motive son exil. Le vrai chrétien lui aussi s’ennuie en ce monde, mais il supportera tant que Dieu l’ordonne, gardant toujours à l’esprit le souvenir de sa patrie. Les juifs exilés à Babylone se languissaient sans cesse de Jérusalem, ils attendaient avec ferveur le retour. Les vrais chrétiens sont dans ce monde comme sur les rives de Babylone, assis à pleurer et gémir au souvenir de la Jérusalem Céleste (Ps.136). Nous sommes pleins de hardiesse et préférons quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur (2Cor.5,8), dit en soupirant Saint Paul.

Les fils de ce monde s’attachent à lui comme à une patrie, un paradis, c’est pourquoi ils ne veulent pas le quitter. Mais les fils du Royaume s’éloignent de lui par le coeur, et supportent toutes sortes de tribulations pour parvenir dans leur patrie, car pour un vrai chrétien, la vie en ce monde n’est qu’une souffrance et une croix.

Quand l’étranger revient au pays, ses parents, ses voisins et ses amis se réjouissent de son retour, le saluent, lui souhaitent bienvenue. Quand le vrai chrétien termine son pèlerinage ici-bas et parvient à la patrie céleste, les anges et les saints se réjouissent de son arrivée. Quand l’étranger rentre au pays, il vit sans danger, en toute quiétude. De même le vrai chrétien parvenu dans sa patrie céleste se repose, ne craint plus, et vit dans la béatitude et l’allégresse.

Alors regarde, ô chrétien !

Notre vie ici-bas n’est rien d’autre qu’un voyage : la terre M’appartient, dit le Seigneur, et vous n’êtes pour Moi que des étrangers et des hôtes (Lev.25,23).

Notre vraie patrie n’est pas ici mais au ciel. Pour elle nous avons été créés, appelés par la Parole de Dieu, et renouvelés par le Saint Baptême.

Nous ne devons pas, compte tenu de notre vocation céleste, rechercher les biens terrestres ou nous y attacher, sauf pour le nécessaire : la nourriture, les vêtements, un toit...

Le chrétien ne doit rien désirer d’autre en ce monde que la vie éternelle : là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur (Mt.6,21).

Celui qui veut être sauvé doit détacher son coeur du monde tant que son âme n’a pas émigré vers les demeures éternelles.

Celui qui cherche la richesse ou la gloire montre qu’il a le monde et non le ciel pour patrie : il comprendra son erreur le jour de sa mort...

 

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

AVONS-NOUS "BON CARACTERE" ?

Saint_Eusebe-de-Verceil_1.jpg

 

« Saint Paul, dans sa première épître aux Corinthiens, nous décrit précisément le bon caractère, lorsqu'il fait l'éloge de la charité. A moi d'en recueillir et d'en méditer tous les traits.
"La charité, dit-il est patiente ; elle est pleine de bonté. Elle n'est point envieuse, elle n'agit pas avec témérité ; elle ne s'enfle point d'orgueil ; elle n'est pas ambitieuse, elle ne recherche pas ses propres intérêts, elle ne s'irrite pas, elle ne pense pas le mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle souffre tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout." (1)
Le bon caractère est celui qui s'inspire, dans ses pensées, dans ses paroles, dans ses démarches, de ce très pur esprit de charité. Trois traits principaux suffisent à le peindre : patient, il supporte qu'on le blesse ; délicat, il ne froisse jamais personne ; prévenant, il s'ingénie à mettre de la joie dans les cœurs. Il souffre tout, il ne donne rien à souffrir, il rend heureux.

1° Il souffre tout de tout le monde. - Il ne montre point de répugnance à converser avec les gens rustres et grossiers ; il ne s'offense point de ce qu'on n'use pas à son égard des formules de politesse auxquelles il aurait droit par son rang. Si on ne lui accorde point la place qui lui est due, il n'en fait point d'éclat ni de plainte. Lors même qu'il est l'objet d'oublis fâcheux ou de procédés indélicats, quelque émoi qu'en éprouve sa sensibilité, il réfrène sa susceptibilité et réprime tout mouvement de colère. Et non seulement il se tait devant ceux qui le froissent, mais il se garde bien de donner libre cours à son humeur devant ses amis. Il s'abstient même de mal penser : il trouve des excuses ; sa bienveillance n'est point altérée par les souffrances spontanées de son amour-propre. Aussi, ce n'est point lui qu'on voit bouder les gens qui lui ont même gravement manqué : il les recherche plutôt, il leur sourit, il leur est bon, jusqu'à ce qu'il sente que sa blessure est guérie. A plus forte raison ne va-t-il point les décrier, répandre de perfides insinuations sur leur compte, miner sourdement à leur honneur ou leur influence. S'il apprend que des ennemis attaquent sa réputation, rabaissent son talent ou sa fortune, ou préparent la ruine de ses œuvres, il ne s'abandonne point à la colère, il ne rend point le mal pour le mal, il ne forme même pas de mauvais souhaits pour ses calomniateurs : fort de la conscience d'avoir bien agi, plein d'espoir dans le succès final de la charité patiente, il continue de travailler activement dans le silence, et il compte sur Dieu pour la défense de sa cause. De ce qu'il supporte le mal qu'on lui fait, il n'en résulte pas qu'il s'abat, ni qu'il se résigne à ne plus accomplir son devoir de vivre, ni même qu'il se laisse impunément fouler aux pieds. La patience n'est pas une vertu qui mène au néant ; gardant la gaieté et l'espérance dans l'épreuve, le bon caractère agit quand même ; si les mauvais traitements ne le tirent pas de son calme, ils ne le brisent pas non plus ; il a sa fierté, et il poursuit son chemin ; dans l'occasion, il se défend lui-même, mais sans attaquer personne. »


1. I Cor. CIII, 4-7.

(A suivre demain)

J. GuibertRetraite spirituelle, Treizième méditation (III), Paris, Librairie Vve Ch. Poussielgue, 1909.

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

ÉCOLOGIE ET THÉOLOGIE

La dégradation –Coucher de soleil

« Au cours des trois décennies, le monde a été témoin d’une dégradation écologique alarmante, d’un échec croissant dans la mise en œuvre des mesures environnementales et d’un écart toujours grandissant entre les riches et les pauvres […] La réponse à ces problèmes urgents n’est pas seulement d’ordre politique ou économique. Elle est fondamentalement d’ordre spirituel et moral […]

Engagement spirituel

Notre conviction profonde  est que la spiritualité et l’éthique, lorsqu’elles se désengagent du monde créé qui nous est extérieur, se désengagent également du mystère intérieur. La théologie et l’Église doivent s’attaquer aux racines du problème écologique, ce qui exige à la fois de la compassion et du sacrifice, et de cesser d’ignorer les pauvres qui sont le reflet le plus manifeste de l’être même de Dieu […] ; il s’agit de discerner notre vocation au service de la mission de l’Église dans le futur. Par des liens mystérieux que nous ne comprenons pas toujours (et que parfois nous choisissons d’ignorer), la terre nous rappelle notre vocation à être humbles et sensibles. Nous serons jugés, croyons-nous, sur la tendresse et la délicatesse que nous manifestons envers la nature, car elles reflètent  la manière dont nous prions Dieu et traitons les êtres humains.

L’humble Terre

La voie de l’humilité est de marcher avec légèreté et douceur. C’est l’humilité qui nous relie les uns aux autres, tandis que l’orgueil nous sépare des autres et de la Terre. Celle-ci a l’humilité et le pouvoir de nous guérir tous, si seulement nous lui permettons de survivre […] Notre péché réside en notre refus obstiné, en tant qu’êtres humains, de recevoir le monde comme un don de réconciliation avec la planète et comme un sacrement de communion avec le reste de l’humanité. Ainsi la crise à laquelle nous sommes confrontés concerne moins l’environnement lui-même que la façon dont nous envisageons et imaginons le monde […] Nous traitons notre planète de façon inhumaine et impie parce que nous refusons de la considérer comme un don reçu en héritage […]

La beauté de la Création

Avant de pouvoir commencer à agir de manière responsable, nous sommes appelés à nous tenir paisibles et à voir la merveille de Dieu dans la beauté de la création. Les théologiens cherchent souvent des réponses métaphysiques aux problèmes contemporains. La vérité est que nous avons besoin de plus de poésie en théologie et dans l’Église. Nous devons apprendre à discerner l’étincelle divine en toute chose. Souvenons-nous des mots du psalmiste : ‘Tout être vivant chante la louange du Seigneur.’ Tout est rempli de la vie de l’Esprit. Le monde entier est ‘un buisson brûlant des énergies divines’ (saint Grégoire Palamas).

Le sens liturgique

Deux mystiques du septième siècle décrivent avec éloquence cette relation entre la nature, l’humanité et Dieu en termes de liturgie et de miséricorde. Saint Maxime le Confesseur parlait de célébrer une ‘liturgie cosmique’, le monde étant à ses yeux un magnifique autel sur lequel les humains rendent gloire et action de grâces. Et Abba Isaac le Syrien écrivait sur la nécessité ‘d’acquérir un cœur miséricordieux, brûlant d’amour pour l’ensemble de la création : les humains, les oiseaux, les bêtes des champs.’

Si nous sommes coupables d’un gaspillage effroyable dans notre monde, c’est peut-être parce que nous avons perdu ce sens de la liturgie et cette spiritualité de la compassion. Nous avons l’obligation morale de redécouvrir cette approche : ‘dans le monde’, ‘du monde’ et ‘pour la vie du monde’[…] ». (Les cahiers de Saint-Lambert, printemps 2009, p. 64).

(Bartholomée I de Constantinople, message à l’ouverture du colloque « l’avenir de la terre », le 27 janvier 2009 à Paris)

Ô Mère des hommes et des peuples, aide - nous à vaincre la menace du mal qui s'enracine si facilement dans le coeur des hommes d'aujourd'hui et qui, avec ses effets incommensurable pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l'avenir O Marie, Mère de Miséricorde, priez pour nous qui avons recours à vous Amîn

Ô Mère des hommes et des peuples, aide - nous à vaincre la menace du mal qui s'enracine si facilement dans le coeur des hommes d'aujourd'hui et qui, avec ses effets incommensurable pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l'avenir O Marie, Mère de Miséricorde, priez pour nous qui avons recours à vous Amîn

« Culture de mort » :

 

L'EI se met à exécuter les enfants trisomiques

Un juge de Daech faisant appliquer la charia a donné l'autorisation à ses membres de tuer les nouveaux-nés et les bambins atteints de trisomie ou de handicap.

 

Le groupe Etat islamique a émis une fatwa donnant l'autorisation à ses militants d'exécuter les enfants atteints de trisomie ou d'un handicap, rapporte le «Daily Mail». Plus de 38 enfants âgés entre une semaine et 3 mois et atteints de malformations ou de trisomie ont déjà été tués par injection létale ou par étouffement, assure le groupe activiste irakien Mosul Eye.

Vidéo à l'appui, l'organisation explique que les exécutions sont survenues dans les bastions de l'EI en Syrie et à Mossoul (nord de l'Irak). La plupart des bambins tués étaient le fruit d'une union entre des combattants étrangers et des femmes syriennes ou irakiennes. Mosul Eye ajoute que cette fatwa a été émise par un juge du groupe EI faisant appliquer la charia. Un Saoudien nommé Abu Said Aljazrawi.

«En enregistrant (...) les décès d'enfants (...), nous avons appris que le Conseil de la charia de l'EI avait émis une fatwa autorisant ses membres à tuer les nouveaux-nés atteints de trisomie ou de malformations congénitales ainsi que les enfants handicapés», écrit l'organisation. Cette pratique, si elle était confirmée, rappelle celle des nazis, qui supprimaient les enfants handicapés parce qu'ils représentaient «un fardeau pour l'Etat». Au moins 5000 personnes de moins de 16 ans avaient été exécutés sous le gouvernement d'Adolf Hitler.

  • Source : http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/11818933

 

Les délégués du "Dialogue Iislamo-Catholique-Orthodoxe" avec Sa Sainteté le Catholicos , Basilic Mar Dayara Njaliyakuzhy, Kottayam le 15/12/15

 

 

 
Photo de Sobin Chacko.

 

==========

Situation des chrétiens en Irak

L’Aide à l’Église en détresse, SOS Chrétiens d’Orient et l’ECLJ ont été autorisés par la Cour européenne des droits de l’homme à témoigner de la situation des chrétiens en Irak, à l’occasion d’une affaire introduite par un couple d’irakiens catholiques contestant à Strasbourg le refus des autorités suédoises de leur accorder l’asile.

La Cour européenne doit juger si la situation en Irak permet ou non le renvoi de ce couple dans leur pays d’origine.

Pour éclairer la Cour, l’ECLJ s’est associé à deux organisations de terrain, l’Aide à l’Eglise en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient, afin d’apporter des informations et témoignages récents et concrets, rendant compte de la complexité des situations locales. L’Aide à l’Eglise en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient œuvrent en soutien aux communautés chrétiennes persécutées, afin notamment de les aider à demeurer dans leur pays.

Dans le mémoire remis à la Cour, ces organisations rappellent le véritable exode des chrétiens dans ce pays dont ils constituaient 10% de la population il y a encore deux décennies. Depuis, ils ont été chassés par les attentats, les persécutions et surtout aujourd’hui par l’organisation de « l’État islamique ». Il ne reste tout simplement plus de chrétiens à Mossoul et depuis des années, des attentats meurtriers parsèment la vie des derniers chrétiens dans l’ensemble du pays.

Le mémoire contient aussi six témoignages récents de chrétiens vivants en Irak : ils racontent comment leur vie a été bouleversée, comment ils ont perdus des proches et leurs biens matériels, comment ils ont dû fuir devant l’avancée de l’islam radical, et comment l’Église constitue leur principal et ultime soutien.

 

L’ECLJ espère que ces observations permettront à la Cour de prendre la juste mesure de l’ampleur du désastre que vit ce pays et des conditions de vie des chrétiens qui y demeurent encore grâce notamment à l’aide d’organisations comme l’Aide à l’Eglise en Détresse et SOS Chrétiens d’Orient.

++++++++++++

Thérapie post-traumatique pour les rescapés de DAECH ?

 

Les massacres perpétrés par Daech ces dernières années dans le nord de l’Irak ont laissé dans leur sillage une population profondément traumatisée. Les besoins des rescapés sont tels que les organisations déploient des trésors d’inventivité pour y répondre.

“Je connais des septuagénaires qui ne dorment plus, des femmes qui ont peur lorsqu’un homme leur demande si ça va, et un enfant de moins de six ans qui m’a raconté comment ses parents avaient été tués”, explique Salah Ahmad, un psychologue kurde installé en Allemagne qui dirige la Jiyan Foundation for Human Rights.

yeazidis

M. Ahmad a fondé cette organisation en 2005 pour venir en aide aux victimes de la torture sous le régime de Saddam Hussein. Le groupe apporte aujourd’hui son aide, tant médicale que psychologique, sur tout le territoire kurde semi-autonome du nord de l’Irak. “Des millions de personnes souffrent de traumatismes dans notre pays et nous ne pouvons toutes les prendre en charge”, nous dit-il.

En collaboration avec la Free Yezidi Foundation, association à but non lucratif créée en août dernier pour informer l’opinion des massacres dont est victime la minorité yézidie en Irak et soutenir ses rescapés, la Jiyan Foundation cherche à mettre en œuvre une nouvelle forme de thérapie pour traiter le traumatisme dans une région dévastée par la brutalité de Daech.

Début novembre, un groupe d’experts internationaux s’est rendu à Souleimaniye, en Irak, pour former une équipe de trente psychothérapeutes de la Jiyan Foundation et d’autres organisations à but non lucratif. Ils leur ont expliqué les bases d’une thérapie relativement nouvelle du traumatisme, la “désensibilisation et reprogrammation par mouvement des yeux” (EMDR en anglais).

yezidis

Des centaines de femmes et d’enfants yézidis sont encore portés disparus après le massacre perpétré l’an dernier par Daech. (Seivan M.Salim/ASSOCIATED PRESS)

“Nous avons affaire à une population déjà fortement traumatisée, qui souffre d’un manque réel de soins. Si l’on y ajoute Daech et son génocide des yézidis, nous sommes confrontés à un nombre extrêmement élevé de personnes traumatisées, et nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour y faire face”, explique Derek Farrell, un psychologue britannique qui donne des conférences à l’université de Worcester au Royaume-Uni. C’est lui qui a piloté le premier stage de six jours à Souleimaniye.

En avril 2016, M. Farrell, qui est membre du conseil d’administration de la Free Yezidi Foundation, encadrera une seconde formation d’EMDR portant sur la gestion de situations plus complexes, après quoi il assurera le suivi des stagiaires par Skype.

L’EMDR, conçu par la psychologue américaine Francine Saphiro en 1987, consiste à soumettre les patients à une “stimulation bilatérale” pendant qu’ils évoquent leurs traumatismes. Les thérapeutes demandent habituellement à leurs patients de tourner les yeux d’un côté, puis de l’autre, offrent des stimulations auditives et visuelles, et donnent de petites tapes du côté gauche et droit du corps.

Les spécialistes estiment que cette méthode permet de déclencher la capacité du cerveau à gérer le traumatisme à travers une “désensibilisation” et un “retraitement” des émotions. En d’autres termes, il s’agit, en établissant de nouvelles connexions mentales, d’affaiblir le traumatisme du souvenir.

yezidis

Des membres de l’armée kurde fouillent une fosse commune dont ils affirment qu’elle contient les restes de plus de 50 Yézidis tués par Daech à Sinjar, en Irak. Ils ont découvert au moins six charniers dans les environs. (John Moore/Getty Images)

Pour ses adeptes, l’EMDR est particulièrement adaptée aux crises humanitaires telles que les catastrophes naturelles et les guerres, au cours desquelles des populations entières de réfugiés sont obligées de gérer leurs traumatismes. Ils soutiennent qu’en plus du fait d’être rapide et de n’engendrer aucun travail de longue haleine, à l’inverse d’une thérapie comportementale cognitive, elle peut être pratiquée en groupe sans que les participants doivent exposer leur expérience en détail.

“L’EMDR est très efficace dans la mesure où la durée des séances se compte en jours plutôt qu’en mois”, indique Rolf Carriere, économiste du développement et membre du conseil d’administration de la Free Yezidi Foundation. “C’est aussi un traitement mieux adapté, culturellement parlant”, ajoute-t-il, car les patients n’ont pas de besoin de raconter les expériences traumatisantes, mais aussi socialement stigmatisantes, qu’ils ont subies, comme la violence sexuelle.

Plus d’un an après l’invasion de régions entières d’Irak et de Syrie -occupées après le massacre de milliers de personnes, et l’asservissement de centaines de femmes et d’enfants yézidis-, l’Occident n’a pas encore pris la pleine mesure des atrocités commises par Daech. Pour l’organisation terroriste, les Yézidis, membres d’une ancienne communauté religieuse, "vouent un culte à Satan".

À la suite de leur reconquête du bastion yézidi de Sinjar, le mois dernier, les Kurdes ont découvert six charniers contenant des centaines de corps. Les femmes qui ont été libérées parlent de viols et de torture, et on est encore sans nouvelles de centaines de personnes.

Alors qu’il y a aujourd’hui plus d’un million de réfugiés dans le Kurdistan irakien, les dernières statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, en date de 2011, ne font état que d’un psychiatre pour 400 000 personnes sur la totalité du territoire irakien.

yezidis

Les Yézidis ont puisé leur croyance ancestrale dans un zoroastrisme enrichi d’apports islamiques, chrétiens et judaïques. (Seivan M.Salim/ASSOCIATED PRESS)

Ceux qui souhaitent entamer une thérapie sont aussi fortement stigmatisés, remarque M. Ahmad. Très peu de femmes exercent dans ce domaine, alors que les victimes de viol se tournent de préférence vers les femmes psychothérapeutes.

Après avoir vu l’EMDR à l’œuvre en Allemagne, M. Ahmad s’est dit qu’il pouvait aider les Irakiens. Mais elle suscite des réserves en raison de sa nouveauté relative, et de ses méthodes apparemment non conventionnelles.

“Il a fallu un moment avant que l’EMDR soit accepté, mais après un quart de siècle, il existe désormais suffisamment de preuves issues de plus de vingt essais cliniques", souligne Louise Maxfield, psychologue et rédactrice du Journal of EMDR Practice and Research. En 2013, l’OMS a reconnu que le traitement était efficace contre le traumatisme.

Elle a pourtant ses limites. “Il n’existe pas de thérapie universelle. […] Certaines personnes n’y sont pas réceptives", ajoute-t-elle. "D’autres traitements reposent sur un réveil du traumatisme, au cours duquel de fortes réactions sont à craindre, bien que la gestion de telles situations soit prévue dans les traitements en question.”

yezidis

Des dizaines de milliers de Yézidis ont dû fuir l’avancée de Daech l’an dernier. (ASSOCIATED PRESS)

Bien qu’il soit encore trop tôt pour mesurer le succès de l’EMDR dans le Kurdistan irakien, l’espoir (prudent) est de mise pour Pari Ibrahim, fondateur de la Free Yezidi Foundation.

“La formation va mettre à la disposition de ces praticiens un nouvel outil leur permettant de prendre en charge non seulement les Yézidis, mais aussi tous ceux qui ont besoin d’aide. Le traumatisme, extrêmement profond, va nécessiter un traitement de longue durée. Pour être mené à bien, il demandera beaucoup de temps et d’argent pour planifier les actions et former les gens.”

Selon M. Farrell, il faudra probablement huit à dix ans pour que le nord de l’Irak soit capable de gérer ses traumatismes. "L’EMDR n’est pas une solution miracle", a-t-il prévenu.

Il a déjà contribué à l’introduction de cette thérapie EMDR au Pakistan, lors du séisme de 2005, à la suite duquel le maigre secteur de la santé mentale s’est retrouvé débordé. Aujourd’hui, les thérapeutes EMDR pakistanais sont pratiquement autonomes et viennent en aide aux pays voisins comme le Népal et la Birmanie.

Pour M. Ahmad, au vu des bénéfices que pourront en retirer les rescapés des violences de Daech, et la région dans son ensemble, l’investissement en vaut la peine. “Si l’on aide un individu à retrouver la paix, sa famille en bénéficiera. Et si les familles sont en paix, il en va de même pour la société, et donc pour le pays”, conclut-il.

SOURCE: LHuffington Post

 (Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Catherine Biros pour Fast for Word.)

 

+++

 

 

Le démontage de la statue

 

de Jean-Paul II à

 

PLOERMEL est annulé

15 décembre 2015 à 14h01/ Guillaume Frouin /

 

Comme le lui avait préconisé le rapporteur public le 24 novembre, la cour administrative d'appel de Nantes a annulé mardi le jugement du tribunal administratif de Rennes qui avait ordonné en avril dernier à la ville de Ploërmel de démonter sa statue monumentale de l'ancien pape Jean-Paul II. Les juges rennais avaient été saisis par la Fédération de la Libre Pensée, une association de "défense de la liberté de conscience", et par Raymonde Protin et Gilles Kerouédan, deux habitants de la commune. Ils avaient alors annulé le "refus implicite" de la mairie de retirer cette statue de 7,50 m de haut, et l'avaient enjoint de s'exécuter sous six mois.  Mais leurs homologues nantais ont considéré que la requête aurait dû viser la délibération initiale du conseil municipal de Ploërmel, autorisant en 2006 l'installation de la statue, et non le "refus implicite" du maire de l'enlever.  "La Cour a estimé que les demandes (...) tendaient implicitement mais nécessairement à l'abrogation de la délibération du conseil municipal (...), devenue définitive", estime la juridiction dans un communiqué de presse. "Elle a donc jugé que la méconnaissance des dispositions (...) de la loi de 1905, qui affectait la délibération dès son origine, ne pouvait être invoquée pour contester la légalité des décisions refusant de procéder à l'abrogation de celle-ci."  "Hommage à l'homme d'Etat" Les juges nantais, dont les motivations précises devraient être connues sous 48 heures, semblent ainsi rejoindre l'avis de leur rapporteur public : sur le fond, il n'avait rien trouvé à redire sur le caractère "illégal" de cette statue de Jean-Paul II, qui avait été offerte à l'époque par le sculpteur russe de renommée internationale Zourab Tsereteli. Entourée d'une arche surmontée d'une croix latine, elle avait été installée sur une place au nom de l'ancien pape.  La loi de 1905, sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, interdit en effet aux communes d'édifier des emblèmes religieux à des endroits autres que les lieux de culte, les cimetières, les musées ou les expositions. "Quand bien même cette statue serait une oeuvre d'art, la place Jean-Paul-II n'est pas un musée ou un lieu d'exposition", avait commenté le rapporteur public à l'audience, pour qui "l'intérêt touristique" ou "le passé religieux de Ploërmel" ne change en rien la donne.  "Cette statue avait vocation à rendre hommage à l'homme d'Etat qu'était Jean-Paul II, et s'insère parfaitement dans la tradition locale de Ploërmel", avait maintenu pour sa part à l'audience l'avocate de la commune, Me Catherine Logéat.  "Mes clients n'ont absolument rien contre la statue de Jean-Paul II, qui n'a rien de répréhensible : c'est la croix qui pose problème", avait répliqué Me Aline Vérité, l'avocate de la Fédération de la Libre Pensée. "A Paris, une copie de cette statue a été installée derrière Notre-Dame-de-Paris, et là-bas, ils ont eu l'intelligence d'enlever l'arche et la croix."  L'avocate avait ainsi annoncé, sitôt la fin de l'audience, que ses clients contesteraient devant le Conseil d'Etat la décision de la cour administrative d'appel de Nantes, si celle-ci venait à suivre les conclusions de son rapporteur public. Imprimer Envoyer 

SOURCE : © Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/local/editions/AU/ploermel-le-demontage-de-la-statue-de-jean-paul-ii-bel-et-bien-annule-15-12-2015-10889563.php

Le 14 Juillet,PRIÈRES POUR LA FRANCE en l'honneur des Martyrs de la Révolution:

 

 

PRIÈRES POUR LA FRANCE en l'honneur des Martyrs

de la Révolution:

Je vous propose la prière suivante pour notre Pays:

Seigneur Jésus, Ô Christ notre Dieu, Vous qui êtes venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver; Vous qui êtes monté librement sur la Croix pour tous les humains;
Vous qui, dans Votre amour ineffable et Vôtre indicible compassion, veillez au bien et au libre salut de chacun;
Vous qui êtes invisiblement présent dans ce monde qui Vous appartient et dans notre pays par le Corps de Votre sainte Eglise, acceptez les prières de supplication et de louange que nous Vous adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France : 
Eclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple.

A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous.

Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon.

Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple.

Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

 

+++++++++++

 

« Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la Crèche."

Publiée le 23-12-2014

Nous sommes en 1940, en Allemagne, dans un camp de prisonniers français.

Des prêtres prisonniers demandent à Jean-Paul Sartre, prisonnier depuis quelques mois avec eux, de rédiger une petite méditation pour la veillée de Noël. Sartre, l’athée, accepte. Et offre à ses condisciples ces quelques lignes magnifiques. Comment douter que la grâce soit venu le visiter à ce moment là, même si le philosophe s’en défend ?

 

--------------------------------------------

« Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la Crèche. La voici. Voici la Vierge, voici Joseph et voici l’Enfant Jésus. L’artiste a mis tout son amour dans ce dessin, vous le trouverez peut-être naïf, mais écoutez. Vous n’avez qu’à fermer les yeux pour m’entendre et je vous dirai comment je les vois au-dedans de moi.

La Vierge est pâle et elle regarde l’enfant. Ce qu’il faudrait peindre sur son visage, c’est un émerveillement anxieux, qui n’apparut qu’une seule fois sur une figure humaine, car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles. Elle l’a porté neuf mois. Elle lui donna le sein et son lait deviendra le sang de Dieu. Elle le serre dans ses bras et elle dit : « mon petit » !

Mais à d’autres moments, elle demeure toute interdite et elle pense : « Dieu est là », et elle se sent prise d’une crainte religieuse pour ce Dieu muet, pour cet enfant, parce que toutes les mères sont ainsi arrêtées par moment, par ce fragment de leur chair qu’est leur enfant, et elles se sentent en exil devant cette vie neuve qu’on a faite avec leur vie et qu’habitent les pensées étrangères.

Mais aucun n’a été plus cruellement et plus rapidement arraché à sa mère, car Il est Dieu et Il dépasse de tous côtés ce qu’elle peut imaginer. Et c’est une rude épreuve pour une mère d’avoir crainte de soi et de sa condition humaine devant son fils. Mais je pense qu’il y a aussi d’autres moments rapides et glissants où elle sent à la fois que le Christ est son fils, son petit à elle et qu’il est Dieu. Elle le regarde et elle pense : « ce Dieu est mon enfant ! Cette chair divine est ma chair, Il est fait de moi, Il a mes yeux et cette forme de bouche, c’est la forme de la mienne. Il me ressemble, Il est Dieu et Il me ressemble ».

Et aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule. Un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui vit, et c’est dans ces moments là que je peindrais Marie si j’étais peintre, et j’essayerais de rendre l’air de hardiesse tendre et de timidité avec lequel elle avance le doigt pour toucher la douce petite peau de cet enfant Dieu dont elle sent sur les genoux le poids tiède, et qui lui sourit. Et voilà pour Jésus et pour la Vierge Marie.

Et Joseph. Joseph ? Je ne le peindrais pas. Je ne montrerais qu’une ombre au fond de la grange et aux yeux brillants, car je ne sais que dire de Joseph. Et Joseph ne sait que dire de lui-même. Il adore et il est heureux d’adorer. Il se sent un peu en exil. Je crois qu’il souffre sans se l’avouer. Il souffre parce qu’il voit combien la femme qu’il aime ressemble à Dieu. Combien déjà elle est du côté de Dieu. Car Dieu est venu dans l’intimité de cette famille. Joseph et Marie sont séparés pour toujours par cet incendie de clarté, et toute la vie de Joseph, j’imagine, sera d’apprendre à accepter. Joseph ne sait que dire de lui-même : il adore et il est heureux d’adorer ».

Preuve que le texte dérange les partisans de Sartre, sa compagne Simone de Beauvoir, essayera de réfuter l’origine de ce texte. Mais Sartre confirmera en être l’auteur, en 1962, dans la note suivante : « si j’ai pris mon sujet dans la mythologie du Christianisme, cela ne signifie pas que la direction de ma pensée ait changé, fût-ce un moment pendant la captivité. Il s’agissait simplement, d’accord avec les prêtres prisonniers, de trouver un sujet qui pût réaliser, ce soir de Noël, l’union la plus large des chrétiens et des incroyants ».

 

[Extrait de « Baronia ou le Fils du tonnerre », le texte se trouve intégralement dans l’ouvrage Les écrits de Sartre de M. Contat et M. Rybalka, NRF 1970].

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,18b-23.

En ce temps-là, Jean le Baptiste appela deux de ses disciples
et les envoya demander au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean le Baptiste nous a envoyés te demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
À cette heure-là, Jésus guérit beaucoup de gens de leurs maladies, de leurs infirmités et des esprits mauvais dont ils étaient affligés, et à beaucoup d’aveugles, il accorda de voir.
Puis il répondit aux envoyés : « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! »

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Commentaire sur l'évangile de Luc, 5, 99-102 ; SC 45 (trad. cf SC p. 220) 

 

« Es-tu celui qui doit venir ? »

 

            Le Seigneur, sachant que sans l'Évangile personne ne peut avoir une foi plénière — car si la Bible commence par l'Ancien Testament, c'est dans le Nouveau qu'elle s'accomplit — n'éclaire pas les questions qu'on lui pose sur lui-même par des paroles, mais par ses actes.

« Allez, dit-il, rapportez à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les sourds entendent, les lépreux sont purifiés, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. »

Ce témoignage est complet car c'est de lui qu'on avait prophétisé :

« Le Seigneur délie les enchaînés ; le Seigneur rend la vue aux aveugles ; le Seigneur redresse les courbés... Le Seigneur règne pour les siècles »

(Ps 145,7s).

Ce sont les marques d'un pouvoir non pas humain mais divin... 


            Pourtant ce ne sont encore là que les moindres exemples du témoignage apporté par le Christ.

Ce qui fonde la plénitude de la foi, c'est la croix du Seigneur, sa mort, son ensevelissement.

Et c'est pourquoi, après la réponse que nous avons citée, il dit encore :

« Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi ».

En effet, la croix pouvait provoquer la chute des élus eux-mêmes, mais il n'y a pas de témoignage plus grand d'une personne divine, rien qui paraisse davantage dépasser les forces humaines, que cette offrande d'un seul pour le monde entier.

Seulement par cela le Seigneur se révèle pleinement.

D'ailleurs, c'est ainsi que Jean l'a désigné :

« Voici l'Agneau de Dieu ; voici celui qui enlève le péché du monde »

(Jn 1,29).




 

Mercredi 16 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Ne restez pas seul pour les Fêtes de la Nativité ! 

Do not stay alone for the holidays of the Nativity!


Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous,en communion avec

les Chrétiens d'Orient,

avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St

Thomas (Mar Thoma)* en France pour fêter Noël!

 

If you are not a family, you find yourself in communion with

Eastern Christians,

with your brothers of the French speaking Syrian Orthodox Church of St

Thomas (Mar Thoma) * in France to celebrate Christmas!





Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en famille,

grâce au partagec'est possible ! Venez fêter la Nativité

au Monastère en famille !

 

If you have few resources to decently celebrate Christmas with family,

through shared it's possible! Come celebrate the Nativity

Monastery family!





(Pour ceux qui doivent loger, Inscriptions closes le 20 Décembre)

(For those who need housing, Registration closed on 20 December)

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Programme:

*Jeudi 24 Décembre. Nativité de Notre-Seigneur
18h, réveillon avec les fidèles familiers. Veillée de Noël (Plusieurs Baptêmes et Chrismations), Bénédiction du Feu nouveau et Procession de l’Enfant-Jésus à l’Eglise.Messe de minuit.

 

* Thursday, December 24. Nativity of Our Lord
18h Eve familiar with the faithful. Christmas Eve (Several Baptisms and Chrismations), Blessing of the New Fire and Procession of the Infant Jesus to the Church. Midnight Mass.




*Vendredi 25, Nativité de Notre-Seigneur
Messe du jour à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* Friday 25, Nativity of Our Lord
Mass of the day at 10.30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30.




*Samedi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »
Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Saturday, December 26, Feast of "Congratulations to the Mother of God"
Mass in honor of "All Pure and Immaculate Mother of the Word-God" at 10:30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30



VEILLEE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

VIGIL FOR LIFE on the night of 26 to 27

*Dimanche 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »
Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Sunday, December 27, day of the "Holy Innocents"
Mass in honor to unborn children and victims of abortion at 10:30 fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

 

*l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
Repost 0
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 08:53
"Being filled with the Gospel teaching and trying to live by it, we should have love and compassion for the miserable humanity of our days. Probably never have people been more unhappy than the people of our days, even with all the outward conveniences and gadgets our society provides us with. People are suffering and dying for the lack of God—and we can help give God to them. The love of many has truly grown cold in our days—but let us not be cold. As long as Christ sends us His grace and warms our hearts, we do not need to be cold." (Fr. Seraphim Rose)

"Being filled with the Gospel teaching and trying to live by it, we should have love and compassion for the miserable humanity of our days. Probably never have people been more unhappy than the people of our days, even with all the outward conveniences and gadgets our society provides us with. People are suffering and dying for the lack of God—and we can help give God to them. The love of many has truly grown cold in our days—but let us not be cold. As long as Christ sends us His grace and warms our hearts, we do not need to be cold." (Fr. Seraphim Rose)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,4-7.

Frères, soyez toujours joyeux dans le Seigneur ; je le répète : soyez joyeux.
Que votre modération soit connue de tous les hommes : le Seigneur est proche.
Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute circonstance faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce.
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,19-28.

En ce temps-là, les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites auprès de Jean pour lui demander : "Qui êtes-vous ?"
Il déclara, et ne le nia point ; il déclara : "Je ne suis point le Christ."
Et ils lui demandèrent : "Quoi donc ! Êtes-vous Elie ?" Il dit " Je ne le suis point." " Êtes-vous le prophète ?" Il répondit " Non."
"Qui êtes-vous donc, lui dirent-ils, afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dites-vous de vous-même ?"
Il répondit : "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Isaïe."
Or ceux qu'on lui avait envoyés étaient des Pharisiens.
Et ils l'interrogèrent, et lui dirent : "Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n'êtes ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète ?"
Jean leur répondit : "Moi je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas,
C'est celui qui vient après moi ; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure."
Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Mardi 15 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie 16 sur St Jean (Catena Aurea) 

 

Je ne suis point le Christ

 

 

      Jean-Baptiste était à leurs yeux si digne de foi, qu'ils étaient disposés à croire au témoignage qu'il rendrait de lui-même. 

      Les Juifs avaient à l'égard de Jean-Baptiste, des sentiments beaucoup trop humains.

Ils regardaient comme indigne de lui d'être inférieur au Christ, à cause de l'éclat extraordinaire qui entourait toutes les circonstances de sa vie, sa naissance illustre (il était fils du prince des prêtres), son éducation austère, et le mépris qu'il faisait des choses humaines.

Jésus-Christ, au contraire, paraissait venir d'une famille obscure, comme les Juifs le lui reprochaient :

« Est-ce qu'il n'est pas le fils du charpentier ? »

et sa manière de se nourrir et de se vêtir n'avait rien qui le distinguât des autres hommes.

Or, comme Jean envoyait continuellement à Jésus-Christ, et que les Juifs cependant préféraient l'avoir pour maître, ils lui envoient une députation, dans l'espérance de l'amener par leurs flatteries, à déclarer qu'il était le Christ.

Ce ne sont donc point des hommes du peuple qu'ils lui députent (comme lorsqu'ils envoient au Christ des serviteurs et des hérodiens), mais des prêtres et des lévites, et encore n'étaient-ce pas les premiers venus, mais des prêtres de Jérusalem, c'est-à-dire, les plus honorables et les plus distingués d'entre eux.

Ils lui envoient donc demander :

« Qui êtes-vous ? » non pas qu'ils ignorent ce qu'il est, mais parce qu'ils veulent l'amener à donner une réponse conforme à leurs désirs.

Aussi Jean-Baptiste répond à leurs pensées plutôt qu'à leur question :

« Il confessa, et il ne le nia point, il confessa : Je ne suis pas le Christ. »

Et voyez la sagesse de l'Evangéliste, il répète trois fois à peu près la même expression, pour faire ressortir la vertu de Jean-Baptiste, et la malice insensée des Juifs ; car c'est le devoir d'un serviteur fidèle, non-seulement de ne pas ravir la gloire qui appartient à son maître, mais de la rejeter quand elle lui est offerte, même par un grand nombre.

C'était par ignorance que le peuple conjecturait que Jean-Baptiste pourrait être le Christ, tandis que c'est avec mauvaise intention que les prêtres et les lévites lui adressent cette question, espérant l'amener par leurs flatteries au résultat qu'ils désiraient.

 

 

 

Étant nourri de l'enseignement évangélique et nous efforçant d'en vivre, nous devrions faire preuve d'amour et de compassion envers la misérable humanité qui nous entoure de nos jours. Il n'y a probablement jamais eu autant de gens malheureux que de nos jours, même avec toutes les facilités matérielles et gadgets que notre société nous apporte. Les gens souffrent et meurent du manque de Dieu - et nous pouvons les aider en lui apportant Dieu. De nos jours, l'amour s'est considérablement refroidi chez beaucoup - mais nous-mêmes, ne nous refroidissons pas. Aussi longtemps que le Christ nous enverra Sa grâce et réchauffera nos coeurs, nous n'avons pas à être froids. (P. Seraphim Rose)

Étant nourri de l'enseignement évangélique et nous efforçant d'en vivre, nous devrions faire preuve d'amour et de compassion envers la misérable humanité qui nous entoure de nos jours. Il n'y a probablement jamais eu autant de gens malheureux que de nos jours, même avec toutes les facilités matérielles et gadgets que notre société nous apporte. Les gens souffrent et meurent du manque de Dieu - et nous pouvons les aider en lui apportant Dieu. De nos jours, l'amour s'est considérablement refroidi chez beaucoup - mais nous-mêmes, ne nous refroidissons pas. Aussi longtemps que le Christ nous enverra Sa grâce et réchauffera nos coeurs, nous n'avons pas à être froids. (P. Seraphim Rose)

 

 

Chers amis. Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !

 

Nous regardons ces images (horribles à certains 

égards ),

qui nous sont partagées sur "Facebook".

Cet homme a été pendu en Irak pour avoir refusé de

renoncer à Jésus-Christ.

 

 

Regardez ces photos, la joie sur le visage de ce jeune homme, notre Frère Chrétien, alors que, sur le point d'être exécutté, il envoie un dernier "au revoir" à sa famille.

Regardez le sourire sur son visage.

Oh mon Dieu, que son âme repose en paix dans le

Christ Jésus notre Sauveur ! Et qu'il intercède pour nous

ce jeune homme dont je ne puis douter que les Saints

Anges escortant la Mère du Premier Né soient venus à

sa rencontre pour l'introduire aux demeures

éternelles ! Que lui, si fier et heureux de servir Jésus

intercède pour nous qui sommes si peu fervents !

 

Qu'avec nos Saints Martyrs il intercède pour ceux qui, au

nom de Dieu,

prétendent accomplir de si horribles crimes !

 

S'il vous plaît partagez ces images horribles à certains

égards , mais aussi ce Témoignage qui devrait nous

entrainner à servir Dieu et les Frères dans l'Amour et la

dignité des disciples du Christ, Prince de la Paix,

"le Divin Roi d'Amour"...Votre fidèlement dévoué.

 

+Mor Philipose-Mariam.

 

 

 

 

+++

 

 

Syrie : crimes et propagande –

 

Conférence de Damien Viguier et

 

Jean-Claude Antakli à Nice

 

 

Damien Viguier est avocat aux barreaux de l’Ain et de Genève, docteur en droit privé et sciences criminelles, chargé d’enseignement à l’université, spécialiste en droit pénal et international. À la demande de 14 victimes syriennes de Daesch, il a porté plainte contre le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius. Connu pour aller voir de ses yeux sur le terrain les situations de conflit comme cela fut le cas durant ses divers déplacements en Syrie, mais également dans le Dombass pour discuter avec des responsables militaires, politiques. Il nous livrera sa vision en terme de droit international sur la notion de « droit d’ingérence », celle de crime de guerre, de terrorisme et de crimes contre l’humanité.

Jean Claude Antakli est biologiste, écrivain Franco-Syrien, né à Alep en Syrie. Diplômé de l’université de Médecine de Montpellier, militant de la paix au Proche Orient, il a animé de nombreuses conférences, publié bon nombre d’articles relatifs à cette région du monde et enfin plusieurs livres dont le « Silence de Dieu » et « itinéraire d’un chrétien d’Orient ». Dans son dernier livre « Syrie, une guerre sans nom », il nous livre son expérience, son témoignage de chrétien d’orient, d’une Syrie qui s’enfonce peu à peu dans la guerre et la désolation, une ville, Alep, sous les bombes alors qu’il s’efforçait avec l’aide de son épouse, pharmacienne biologiste, de créer un centre de formation d’infirmiers à la française. Tout en n’étant pas avare de critiques envers le pouvoir en place en Syrie, il s’efforce de rétablir des vérités maintes fois piétinées par les médias occidentaux et fait l’éloge d’un pays qui malgré une guerre civile dévastatrice, tient bon grâce à un patriotisme qui transcende les croyances religieuses.

Cette conférence sera suivie d’une séance de questions du public et d’une séance de dédicaces d’ouvrages. L’association Culture Populaire, en partenariat avec les éditions Kontre Kulture, mettra à votre disposition toute une série d’ouvrages en vente libre, ainsi qu’un espace vente / exposition de tableaux par nos artistes maison. Un espace rafraîchissements sera également à votre disposition.

 

Entrée : 7 €, à payer sur place en espèces.

 

Les réservations s’effectuent par formulaire à l’adresse suivante : cultpop.fr

Pour des raisons de sécurité, le lieu de l’événement sera communiqué 48h à l’avance aux adresses de réservation.

 

 

250 CHRETIENS L'ATTENDAIENT...

Le père Jacques Mourad, prêtre de l’Église syriaque catholique du diocèse de Homs en Syrie, enlevé le 21 mai dernier dans son couvent de Qaryatayn par un groupe de l’ « Etat islamique », a retrouvé la liberté samedi 10 octobre 2015. Pendant les 4 mois de sa captivité, il a été emprisonné à Raqqa (centre de la Syrie).

Ses geôliers tentent de le convaincre, ainsi que son diacre Boutros, de se convertir à l’Islam en les menaçant de décapitation. Ils ont toujours refusé.

Pour supporter cette souffrance, le Père Jacques prie quotidiennement la Vierge Marie et  Notre Dame de Lourdes. Par elle, il retrouve la paix intérieure : il sent la prière du monde pour lui mais doute d’être relâché et pense chaque jour être tué.

Au 83ème jour de captivité, un combattant leur demande qui est Jacques Mourad. Le Père se présente. L’homme lui dit : chaque jour les gens nous disent : rendez-nous  le Père Jacques...

Le combattant l’emmène à Palmyre avec Boutros, les fait rentrer dans une maison, leur débande les yeux et pousse la porte et, «Ô surprise, il y avait 250 chrétiens de Qaraytayn » dans la pièce. ( www.oeuvre-orient.fr 

 

 

 

Mardi 15 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

« Au fond du cœur de tout homme venant en ce

monde, il y a une soif, la soif de l'infini.

 

Cette soif, c'est quelque chose que l'homme ne peut pas arracher de son cœur ; Dieu lui-même l'y a mise comme sa marque de fabrique. Nous sommes libres de chercher cet infini hors de Dieu, mais nous ne sommes pas libres de ne pas chercher l'infini. Si l'homme le cherche en Dieu, il le trouve, mais si, oubliant son Dieu, il le demande aux créatures, au lieu de l'eau vive, il ne trouve en ces pauvres créatures que quelques gouttes d'une eau bourbeuse qui ne saurait apaiser sa soif. [...]

« Fecisti nos ad te, Domine, et irrequietum est cor nostrum donec requiescat in te. »
« Vous nous avez faits pour vous, Seigneur, c'est pourquoi notre cœur ne sera jamais tranquille tant qu'il ne reposera pas en vous. »
St Augustin

« Seigneur, vous nous avez faits pour vous ». « Pour vous » est une traduction un peu faible. Le Docteur, en effet, ne dit pas tibi mais bien ad te ; or ad exprime la tendance ; il faut dire : « Seigneur, vous nous avez faits vers vous ». Dieu nous a créés dans une tendance vers lui ; tout notre être est une tendance vers l'infini et alors la conséquence : irrequietum est cor nostrum - notre coeur est sans repos possible, - donec requiescat in te - jusqu'à ce qu'il se repose en vous. [...]

Quand l'homme s'éloigne de Dieu qui est la source des eaux vives, il se met à creuser d'autres citernes et, en les creusant, il les crève du même coup, parce qu'il veut y mettre l'infini ; il les fabrique, il les fait éclater par l'immensité de son désir : Foederunt sibi cisternas dissipatas... »

[P. Pierre-Thomas Dehau (1870-1956)], Des fleuves d'eau vive (Les nourritures terrestres), Lyon, Les Éditions de l'Abeille, 1941.

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Ne restez pas seul pour les Fêtes de la Nativité ! 

Do not stay alone for the holidays of the Nativity!


Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous,en communion avec

les Chrétiens d'Orient,

avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St

Thomas (Mar Thoma)* en France pour fêter Noël!

 

If you are not a family, you find yourself in communion with

Eastern Christians,

with your brothers of the French speaking Syrian Orthodox Church of St

Thomas (Mar Thoma) * in France to celebrate Christmas!





Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en famille,

grâce au partagec'est possible ! Venez fêter la Nativité

au Monastère en famille !

 

If you have few resources to decently celebrate Christmas with family,

through shared it's possible! Come celebrate the Nativity

Monastery family!





(Pour ceux qui doivent loger, Inscriptions closes le 20 Décembre)

(For those who need housing, Registration closed on 20 December)

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Programme:

*Jeudi 24 Décembre. Nativité de Notre-Seigneur
18h, réveillon avec les fidèles familiers. Veillée de Noël (Plusieurs Baptêmes et Chrismations), Bénédiction du Feu nouveau et Procession de l’Enfant-Jésus à l’Eglise.Messe de minuit.

 

* Thursday, December 24. Nativity of Our Lord
18h Eve familiar with the faithful. Christmas Eve (Several Baptisms and Chrismations), Blessing of the New Fire and Procession of the Infant Jesus to the Church. Midnight Mass.




*Vendredi 25, Nativité de Notre-Seigneur
Messe du jour à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* Friday 25, Nativity of Our Lord
Mass of the day at 10.30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30.




*Samedi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »
Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Saturday, December 26, Feast of "Congratulations to the Mother of God"
Mass in honor of "All Pure and Immaculate Mother of the Word-God" at 10:30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30



VEILLEE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

VIGIL FOR LIFE on the night of 26 to 27

*Dimanche 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »
Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Sunday, December 27, day of the "Holy Innocents"
Mass in honor to unborn children and victims of abortion at 10:30 fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

 

*l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
Mardi 15 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 
 
 

 

 
Association Juristes pour l'enfance
Communiqué de presse du 12 décembre 2015
 

 

 

 

Aidez-nous à faire connaître
 
les actions de JPE !
 
 

Chers membres et amis de Juristes pour l’enfance,

 

Quelques mots pour vous tenir au courant de nos procédures en cours en vue de la défense devant les tribunaux des droits des enfants.
 
Les deux plaintes que nous avons déposées contre des sociétés américaines de GPA démarchant la France pour trouver des clients, après des enquêtes menées par nos soins au sein de ces sociétés, ont été classées sans suite. Nous avons informé le parquet de notre intention de nous constituer partie civile dans les jours prochains. Un juge d’instruction sera saisi et fixera la montant de la consignation que nous devrons payer. Le montant devrait s’élever à plusieurs milliers d’euros.
 
Par ailleurs, nous venons de « boucler » les écritures dans trois interventions volontaires que nous menons devant la Cour d’appel de Rennes dans des affaires de transcription des actes de naissance après gestation pour autrui à l’étranger. L’ordonnance de clôture a été rendue le 10 décembre et les audiences auront lieu le 11 janvier 2016.
 
La Cour d’appel de Versailles nous ayant déclarés irrecevables dans trois affaires où nous dénoncions un détournement de l’adoption d’enfants privés délibérément de leurs pères pour être rendus adoptables, de manière à éviter de répondre à nos arguments, nous avons formé des pourvois en cassation. L’audience est fixée au 9 mars 2016.
 
Enfin, nous intervenons dans une affaire à Blois où une femme ayant vendu 4 de ses enfants est poursuivie pour escroquerie à l’égard des acheteurs, afin de faire valoir le droit des enfants et faire requalifier les faits en vente d’enfant. L’audience aura lieu le 24 janvier 2016.
 
Nos autres affaires en cours n’ont pas donné lieu à de nouvelles avancées procédurales.
 
Nous avons besoin de vous. Nous ne vous demandons pas de dons aujourd’hui, mais de nous aider à faire connaître nos actions afin que de nouvelles personnes, plus nombreuses, puissent contribuer et elles-mêmes faire connaître JPE.
 
Aussi, voici notre requête : pouvez-vous transférer le message ci-joint à votre carnet d’adresses, afin que nos actions soient connues et puissent être soutenues par de nombreuses personnes ? 
 
Soyez assurés, chers membres et amis, de notre entier dévouement au service de la défense des enfants
 

Aude Mirkovic,
Maitre de conférences en droit privé
Porte-parole de l’association

 

 

 

 

Association Juristes pour l’enfance

Juristespourlenfance.com

 

Découvrez l’association Juristes pour l’enfance !

 

 

Juristes pour l’enfance (JPE) est une association loi 1901, déclarée à la préfecture de Paris le 1er septembre 2008.

Les membres de JPE sont des juristes ou des personnes investies auprès de l’enfance qui désirent mettre leur expertise, notamment juridique, au service de la défense des droits des enfants.

  • L’objectif premier de l’Association est d’agir en justice pour faire respecter les droits  de l’enfant. Nous agissons essentiellement de trois manières : 

 

  • Pour faire cesser des atteintes constatées aux droits de  l’enfant : par exemple, l’association agit actuellement contre le musée de l’Homme pour faire retirer une affiche en ligne mettant en scène la nudité des enfants.
  • pour contester la légalité  de textes réglementaires qui ne respectent pas les droits des enfants : par exemple, l’association a contesté la légalité de la circulaire Taubira de janvier 2013 relative à la GPA.
  • pour intervenir des dans affaires impliquant les enfants et dans lesquelles il apparait que leurs  droits sont menacés : par exemple, l’association intervient dans une affaire de GPA moyennant finance afin que les faits, poursuivis sous le délit d’escroquerie, soient requalifiés en vente d’enfant. En matière de GPA, l’association intervient dans plusieurs affaires pour s’opposer à la transcription des actes de naissance étrangers des enfants, transcription qui ne présente pas d’utilité pour eux mais réalise au contraire un déni de la violation de leurs droits résultant du recours à la GPA. Encore, l’association intervient pour dénoncer devant les juges le détournement de l’adoption que constitue la conception d’enfants délibérément privés de père par le recours au don de gamètes à l’étranger, de manière à les rendre « adoptables ».

 

  • Par ailleurs l’association, de façon habituelle, alerte et informe l’opinion publique et le monde politique, et assure la diffusion de la culture du respect des droits de l’enfant en s’exprimant sous forme de communiqués de presse chaque fois que les droits de l’enfant sont mis en cause  par l’actualité.

Retrouvez nous sur notre blog (www.juristespourlenfance.com), twitter (@JuristePLE)  et facebook (www.facebook.com/JuristesPourlEnfance).

 

Ces actions exigent des moyens financiers importants et l’association a besoin de votre soutien. 

Pour être tenu au courant des actions en justice menées par Juristes pour l’enfance et recevoir (gratuitement et sans aucune engagement) notre lettre d’information, adressez-nous un message à l’adresse suivante : juristespourlenfance@gmail.com

Vous pouvez aussi faire un don en ligne sur notre blog http://juristespourlenfance.com ou envoyer votre chèque à l’adresse suivante :

Juristes pour l’enfance 
BP 32   69591 L’Arbresle cedex

 

D’AVANCE, MERCI !

La parole de Dieu
 
 
 
         Un pauvre crie, le Seigneur l'entend.         
 
Psaume 33, verset 7
 
 
 
La méditation
 
 
Le roi David a connu des moments difficiles. Poursuivi par la jalousie du roi Saül, il doit se réfugier chez les Philistins, les ennemis intimes d'Israël. Pour ne pas se faire mettre en pièce, il simule la folie, afin d'émouvoir le zeste de compassion de ces hôtes inattendus*. Cet épisode à haut risque inspire à David un superbe psaume d’action de grâce, qui rappelle le « Magnificat » de la Vierge Marie**.
Après l'angoisse de l’épreuve, ce psaume rayonne d'un grand calme, comme en mer, quand l'accalmie succède à la tempête. Ce moment de terreur induit par sa ruse devient pour David l'occasion d’un apprentissage. Lui, le grand roi, est à ce moment comme le pauvre. Et « quand un pauvre crie, Dieu entend. Il le sauve de toutes ses angoisses ». Toujours. Je suis vraiment croyant quand, dans une situation délicate, dans laquelle je risquais de me fourvoyer, je deviens humble, pauvre comme David. 
Ma peur m’a fait crier vers le Seigneur, mais plus forte que la peur, c’est le cri de ma grande confiance. Et le Seigneur m'a répondu. Rarement comme je l'aurais imaginé. Il me montre alors que parmi des milliards d'autres humains, il prend soin de ma petite personne. « En fait, disent les maîtres spirituels, tant que tu n'as pas crié, tu n'as pas vraiment prié. » Et lorsqu'il a répondu à ton cri, tu peux dire comme David : « Je bénirai le Seigneur en tout temps », de nuit comme de jour. « Sa louange sans cesse à mes lèvres », dans le bonheur ou dans les épreuves.
 
 
* Premier livre de Samuel, chapitre 21, versets 11 à 16
** Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 46 à 55(Source:Avent dans la Ville)
 

CATECHESE BAPTISMALE:

LE SYMBOLISME DE L'EAU chez Tertullien :

Extraits du Traité du baptême

[...] Examinons plus au long s'il est ridicule ou impossible que l'homme soit régénéré de l'eau. Pour être moins surpris que cette matière ait pu être élevée à une si haute dignité, il est bon de considérer cet élément jusque dans son origine.

Elle est noble, cette origine, elle et illustre dès le commencement du monde ; car l'eau est un de ces éléments, lequel avant que l'univers eût reçu toute sa perfection demeurait comme caché dans la puissance de Dieu. Au commencement, dit l'Ecriture sainte, Dieu créa le ciel et la terre.

La terre était invisible et sans ornements ; les ténèbres étaient sur l'abîme et l'Esprit de Dieu était porté sur les eaux. [Gn 1, 1]

Voilà d'abord, ô hommes, de quoi révérer la substance de l'eau par l'ancienneté de son usage et de quoi respecter ensuite sa dignité ; elle était le siège de l'Esprit divin et plus privilégiée alors que les autres éléments.

Tout n'était qu'un chaos affreux ; les étoiles ne rendaient point encore de lumière ; tout était informe, la mer était lugubre, la terre sans ornement, les cieux sans beauté.

L'eau, la seule eau, toujours matière parfaite, toujours excellente, toujours pure, servait de trône à l'esprit de Dieu.

Ajoutez que, quand Dieu fit ensuite l'arrangement des différentes parties de l'univers, il le fit par le moyen des eaux ; car, pour suspendre au milieu du monde le firmament, il sépara les eaux d'avec les eaux.

Pour suspendre la terre, il fit une semblable séparation.

le monde étant enfin arrangé dans toutes ses parties par la disposition de ses divers éléments, comme il devait être habité, ce fut aux eaux, en premier lieu, qu'il commanda de produire des âmes vivantes.

C'est donc l'eau qui, la première, produisit ce qui a vie, afin qu'on ne soit pas surpris que dans le baptême, l'eau puisse donner la vie éternelle à notre âme. Dans la formation même de l'homme, Dieu employa l'eau pour achever ce sublime ouvrage.

La terre est, à la vérité, la matière dont l'homme fut fait ; mais cette terre n'eût pas été assez disposée pour cet ouvrage si elle n'avait été humide et détrempée.

Ce limon, en effet, demeurait imprégné dans une juste mesure de l'eau qui depuis quatre jours, avait été isolée en son lieu.

S'il était nécessaire de descendre dans un plus long détail des principales prérogatives de l'eau, que ne pourrais-je pas dire de sa vertu et de sa fécondité ?

Quels bienfaits, quelle fertilité, quels secours le monde n'en reçoit-il pas ?

Mais je craindrais qu'on ne m'accusât de faire plutôt un panégyrique de l'eau que d'expliquer la matière du baptême.

Cependant, par là, je montrerais plus sensiblement que si Dieu fait servir l'eau à tant de choses et à tant d'ouvrages, il n'est pas hors de vraisemblance qu'il l'ait employée aussi dans les sacrements : si elle gouverne la vie de la terre, elle la procure aussi pour le ciel.

+++

CATECHESE SUR LA CONFESSION:

OBJECTION À LA CONFESSION : JE SUIS TELLEMENT PÉCHEUR. DIEU PEUT-IL ME PARDONNER ?

Divine puissance –Confession et absolution

« Cette objection exprime une attitude d’orgueil. L’homme attribue plus de poids à ses actes qu’à la miséricorde de Dieu. Elle révèle un manque de foi et d’espérance en son infinie bonté. Mais si un  homme se repent sincèrement, tout péché peut lui être pardonné. ‘La puissance du repentir est fondée sur le pouvoir de Dieu. Le Médecin est tout-puissant et la médication donnée par lui est toute-puissante’ (saint Ignace Briantchaninov).

Thérapeutique

« Saint Jean Chrysostome, évaluant les résultats miraculeux d’un repentir sincère, dit : ‘Le repentir est une médication qui détruit le péché. C’est un don céleste, une force merveilleuse qui, par la grâce de Dieu, surmonte la puissance et la rigueur de la loi. Il ne rejette pas le fornicateur, ne renvoie pas l’adultère, ne dédaigne pas l’ivrogne, n’anathématise pas l’idolâtre, ne néglige pas le fauteur de scandale, ne persécute pas celui qui abuse, pas même l’homme hautain. Il régénère chacun parce qu’il est un fourneau purifiant le péché. La blessure et la médication, ce sont le péché et le repentir’.

L’innocence

« Ne dis pas : J’ai beaucoup péché, comment puis-je être sauvé ? Tu ne le peux pas ; Dieu seul le peut, et Il peut le faire de telle façon que tous tes péchés soient détruits. Écoute attentivement ces paroles : Notre Dieu détruit tes péchés d’une manière telle qu’il n’y ait ni un endroit, ni une trace qui subsistent, et Il restaure alors ta santé, Il te présente la justice qui te libère de la peine de mort. Il te donne la justice ; et celui qui a péché, Il le rend égal à celui qui n’a pas péché parce qu’Il détruit le péché comme s’il n’avait jamais existé (cf. Is.1, 18).

L’amour sans limite

« Mais, diras-tu : Est-ce possible pour celui qui se repent d’être sauvé ? – C’est parfaitement possible. – Mais, j’ai passé toute ma vie dans le péché ; si je me repens, serai-je sauvé ? – Bien sûr ! – Comment le savons-nous ? – Par l’amour que Dieu a pour l’homme. Est-ce que Je me fie à votre repentir pour détruire vos péchés si lourds ?, nous rapporte l’Écriture (Os.13, 14). En effet, Dieu connaît les limites du repentir de l’homme et cela ne l’empêche pas de remettre les péchés. Si tu devais te fier uniquement à ton repentir, alors, en effet, tu devrais trembler ; mais la miséricorde de Dieu s’unit au repentir. Et la miséricorde divine n’a pas de limites, les mots ne peuvent exprimer sa bonté. Notre malice a une fin, mais la médication est sans limite. La mer,  si grande soit-elle, a une fin ; mais l’amour de Dieu pour l’homme est infini’ ».

(extrait de The Forgotten Medicine : The Mystery of Repentance, St. Xenia Skete Press. Wilwood CA, 1994)(Source:"Sagesse Orthodoxe")

 

 

 

Lorsque l’âme est dans son fond, elle échappe à tous les noms et à ses propres puissances. Car les puissances elles aussi sont une chute au dehors. Comme on ne peut donner aucun nom à Dieu, on ne peut donner aucun nom à l’âme dans sa propre nature. Et lorsque ces deux deviennent un, c’est alors la sainteté. L’être est si noble qu’il donne l’être à toutes choses. Et s’il n’y avait pas d’être, un ange serait comme une pierre. (Les Dits de Maître Eckhart)

Lorsque l’âme est dans son fond, elle échappe à tous les noms et à ses propres puissances. Car les puissances elles aussi sont une chute au dehors. Comme on ne peut donner aucun nom à Dieu, on ne peut donner aucun nom à l’âme dans sa propre nature. Et lorsque ces deux deviennent un, c’est alors la sainteté. L’être est si noble qu’il donne l’être à toutes choses. Et s’il n’y avait pas d’être, un ange serait comme une pierre. (Les Dits de Maître Eckhart)

CINEMA:


Dans "Mia Madre",

c’est la mort de la mère qui agit comme un véritable révélateur pour Margherita. Alors qu’elle a parfaitement réussi professionnellement, la mort de sa mère lui fait perdre pied et l’amène à un retour sur soi, au fond un retour à l’essentiel. C’est le temps des interrogations, des plus futiles aux plus triviales. Ces consignes qu’elle a toujours donné aux acteurs et auxquelles elle-même n’a jamais cru, sa fille, qui traverse une crise d’adolescence ou encore cette relation adultère qui ne la satisfait plus, la perte d’un être cher entraine un retour au réel brutal et d’une remise en question sincère.Sortie de Réalisatrice, la charmante Margherita (Maegherita Buy) tourne un nouveau film. Un film sur la fermeture d’une usine italienne, le licenciement et le dialogue social difficile. Un tournage compliqué et qui traine en longueur, d’autant que l’état de santé de sa mère décline gravement. Alors que cette dernière est mise sous surveillance à l’hôpital, c’est le frère de Margherita, incarné par Nanni Moretti lui-même, qui s’en occupe efficacement. Le déclin puis la perte d’un proche, voilà le thème du dernier film de Nanni Moretti, rappelant La Chambre du fils, film qui avait obtenu la Palme d’or à Cannes en 2001.

Drame et beauté

Qui dit perte d’un être cher dit tristesse et parfois lourdeur. Loin de se complaire dans un pathos tire-larmes et une atmosphère macabre, Mia Madre parvient même à faire rire. Dans son film, Margherita dirige un célèbre acteur américain, Barry Huggins (John Turturro), dont le talent n’a d’égal que son incapacité à apprendre ses textes. Caractériel, mégalomane, il a tous les vices de l’acteur américain parvenu. Le contraste est saisissant, entre une réalisatrice inquiète pour sa mère et un acteur vedette mal dégrossi, le tout participant d’une beauté vraie.

Jeu d’acteur remarquable, réalisation d‘une grande finesse et sujet traité avec délicatesse font de Mia Madre un petit chef d’œuvre. Une dimension spirituelle aurait été aussi pertinente que bienvenue, et aurait permis de sublimer cette belle mort. Force est de constater que ce film est tout de même une réussite. Un film sur la famille, une bonne opportunité en ce temps de l’Avent !

En salles depuis le 2 décembre, Nanni Moretti, Mia Madre, adultes et adolescents.

 

Mardi 15 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,28-32.

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens :
« Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”
Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

Mardi 15 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Pierre Chrysologue

(v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église 
Sermon 167 ; CCL 248, 1025, PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 34 rev.) 


 

« Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole »

 

      Jean Baptiste enseigne en paroles et en actes.

Vrai maître, il montre par son exemple ce qu'affirme son langage.

Le savoir fait le maître, mais c'est la conduite qui confère l'autorité...

Enseigner par les actes est la seule règle de celui qui veut instruire.

L'instruction par les paroles, c'est le savoir ; mais quand elle passe dans les actes, c'est la vertu.

Est donc authentique le savoir joint à la vertu : c'est elle, elle seule qui est divine et non humaine... 


      « En ces jours-là, survient Jean le Baptiste, proclamant dans le désert de Judée : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' »

(Mt 3,1-2).

« Convertissez-vous. »

Pourquoi ne dit-il pas plutôt :

« Réjouissez-vous » ?

« Réjouissez-vous plutôt, parce que les réalités humaines cèdent la place aux réalités divines,

les terrestres aux célestes,

les temporaires aux éternelles,

le mal au bien,

l'incertitude à la sécurité,

le chagrin au bonheur,

les réalités périssables à celles qui demeureront toujours.  

Le Royaume des cieux est tout proche. Convertissez-vous. »

Que ta conduite de converti soit évidente.

Toi qui as préféré l'humain au divin, qui as voulu être esclave du monde plutôt que vainqueur du monde avec le Seigneur du monde, convertis-toi.

Toi qui as fui la liberté que les vertus t'auraient procurée parce que tu as voulu subir le joug du péché, convertis-toi ; convertis-toi vraiment, toi qui, par peur de posséder la Vie, t'es livré à la mort.


 

Le savoir fait le maître, mais c'est la conduite qui confère l'autorité...  Enseigner par les actes est la seule règle de celui qui veut instruire.

Le savoir fait le maître, mais c'est la conduite qui confère l'autorité... Enseigner par les actes est la seule règle de celui qui veut instruire.

Repost 0
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:32

Comment préparer nos enfants à Noël ? Pendant l'Avent, Théobule vous invite à marcher vers la crèche. Inscrivez-vous pour recevoir les vidéos et activités

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans CATECHISME et CATECHESE
commenter cet article
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 08:56
"For the Divine Liturgy, the Elder would tell the monk who came to help him and act as chanter to come in the morning when it was light. During the Divine Liturgy, he would tell the monk to stay in the narrow corridor outside the chapel and chant ‘Lord, have mercy’ from there, so that he, Father Tychon, could feel entirely alone and at ease in his prayer. When they got to the Cherubic Hymn, Father Tychon would be taken up in spiritual contemplation for twenty to thirty minutes and the chanter was obliged to repeat the Hymn many times, until he heard the footsteps of the elder at the Great Entrance. When the service was over and I asked the elder what he saw, he replied: ‘The Cherubim and the Seraphim glorifying God!’ And he went on to say: ‘After half an hour, my guardian angel brings me back down and then I continue with the Divine Liturgy.’ " (Saint Paisios)

"For the Divine Liturgy, the Elder would tell the monk who came to help him and act as chanter to come in the morning when it was light. During the Divine Liturgy, he would tell the monk to stay in the narrow corridor outside the chapel and chant ‘Lord, have mercy’ from there, so that he, Father Tychon, could feel entirely alone and at ease in his prayer. When they got to the Cherubic Hymn, Father Tychon would be taken up in spiritual contemplation for twenty to thirty minutes and the chanter was obliged to repeat the Hymn many times, until he heard the footsteps of the elder at the Great Entrance. When the service was over and I asked the elder what he saw, he replied: ‘The Cherubim and the Seraphim glorifying God!’ And he went on to say: ‘After half an hour, my guardian angel brings me back down and then I continue with the Divine Liturgy.’ " (Saint Paisios)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,10-18.

Frères, on croit avec son cœur pour parvenir à la justice, on professe la foi avec sa bouche pour parvenir au salut,
selon ce que dit l'Ecriture : " Quiconque croit en lui ne sera pas confondu. "
Il n'y a pas de différence entre le Juif et le Gentil, parce que le même Christ est le Seigneur de tous, étant riche envers tous ceux qui l'invoquent.
Car " quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. "
Comment donc invoquera-t-on celui en qui on n'a pas encore cru ? Et comment croira-t-on en celui dont on n'a pas entendu parler ? Et comment en entendra-t-on parler s'il n'y a pas de prédicateur ?
Et comment seront-ils prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés ? selon qu'il est écrit : " Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent le bonheur ! "
Mais tous n'ont pas obéi à l'Evangile ; car Isaïe dit : " Seigneur, qui a cru à notre prédication ? "
Ainsi la foi vient de la prédication entendue, et la prédication se fait par la parole de Dieu.
Mais je demande : n'ont-ils pas entendu ? Au contraire : " Leur voix est allée vers toute la terre, et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde. "


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-18.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : " Allez par le monde entier, prêchez l'Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné.
Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ;
ils prendront des serpents, et s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. "

"Pour la Divine Liturgie, l'Ancien demandait au moine qui venait l'aider et servir comme chantre de se présenter au matin lorsqu'il faisait clair. Pendant la Divine Liturgie, il demandait au moine de rester dans l'étroit couloir hors de la chapelle et de chanter "Kyrie eleison" à cet endroit, afin que lui, père Tychon, puisse se sentir totalement seul et à l'aise pour sa prière. Lorsqu'ils arrivaient au Cherubikon, père Tychon était enlevé dans une extase spirituelle qui durait de 20 à 30 minutes, et le chantre était obligé de répéter l'hymne des Chérubins tout ce temps, jusqu'à ce qu'il entende les pas de l'ancien à la Grande Entrée. Lorsque le service liturgique était achevé et que je demandais à l'ancien ce qu'il avait vu, il répondait "Les chérubins et les séraphins glorifiant Dieu!" Et il ajoutait "Après une demi-heure, mon Ange gardien me ramène et alors je continue à célébrer la Divine Liturgie" (saint Païssios)

"Pour la Divine Liturgie, l'Ancien demandait au moine qui venait l'aider et servir comme chantre de se présenter au matin lorsqu'il faisait clair. Pendant la Divine Liturgie, il demandait au moine de rester dans l'étroit couloir hors de la chapelle et de chanter "Kyrie eleison" à cet endroit, afin que lui, père Tychon, puisse se sentir totalement seul et à l'aise pour sa prière. Lorsqu'ils arrivaient au Cherubikon, père Tychon était enlevé dans une extase spirituelle qui durait de 20 à 30 minutes, et le chantre était obligé de répéter l'hymne des Chérubins tout ce temps, jusqu'à ce qu'il entende les pas de l'ancien à la Grande Entrée. Lorsque le service liturgique était achevé et que je demandais à l'ancien ce qu'il avait vu, il répondait "Les chérubins et les séraphins glorifiant Dieu!" Et il ajoutait "Après une demi-heure, mon Ange gardien me ramène et alors je continue à célébrer la Divine Liturgie" (saint Païssios)

Par Saint Augustin

(354-430),

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 233 ; PL 38, 1112 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 332) 


 

« Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création »

 

Vous avez entendu ce que dit le Seigneur à ses disciples après la résurrection.

Il les envoie prêcher l'Évangile, et ils l'ont fait.

Écoutez :

« Sur toute la terre s'en va leur message et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde »

(Ps 18,5).

Pas à pas, l'Évangile est parvenu jusqu'à nous et jusqu'aux confins de la terre.

En peu de mots, le Seigneur s'adressant à ses disciples établit ce que nous devons faire et ce que nous devons espérer.

Il dit, en effet, comme vous l'avez entendu :

« Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. »

Il demande notre foi et il nous offre le salut.

Si précieux est ce qu'il nous offre que ce qu'il nous demande n'est rien. 

« Ainsi, mon Dieu, les fils des hommes à l'ombre de tes ailes ont abri..., au torrent de tes délices tu les abreuves, car en toi est la source de vie »

(Ps 35,8s).

Jésus Christ est la source de la vie.

Avant que la source de vie ne parvienne jusqu'à nous, nous n'avions qu'un salut humain, semblable à celui des animaux dont parle le psaume :

« L'homme et le bétail, tu les sauves, Seigneur »

(Ps 35,7).

Mais maintenant la source de la vie est venue jusqu'à nous, la source de la vie est morte pour nous.

Nous refusera-t-il sa vie, celui qui pour nous a donné sa mort ?

Il est le salut, et ce salut n'est pas vain comme l'autre.

Pourquoi ?

Parce qu'il ne passe pas. Le Sauveur est venu. Il est mort, mais il a tué la mort.

Il a mis à la mort un terme en lui.

Il l'a assumée et il l'a tuée.

Où donc est maintenant la mort ?

Cherche-la dans le Christ et elle n'y est plus.

Elle y a été, mais elle est morte là.

Ô vie, mort de la mort !

Reprenez courage : elle mourra aussi en nous.

Ce qui s'est accompli dans la Tête s'accomplira aussi dans les membres, et la mort mourra aussi en nous.

 

« Ô Marie, notre Médiatrice, c'est en Vous que le genre humain met toute sa joie. Il attend Votre protection. En Vous seule il trouve refuge et voici que, moi aussi, je viens avec toute ma ferveur, car je n'ai pas le courage d'approcher votre Fils : aussi j'implore Votre intercession pour obtenir mon salut. Ô Vous qui êtes compatissante, ô Vous qui êtes la Mère du Dieu de miséricorde, ayez pitié de moi. Amîn. »   (Saint Éphrem le Syrien (306-373))

« Ô Marie, notre Médiatrice, c'est en Vous que le genre humain met toute sa joie. Il attend Votre protection. En Vous seule il trouve refuge et voici que, moi aussi, je viens avec toute ma ferveur, car je n'ai pas le courage d'approcher votre Fils : aussi j'implore Votre intercession pour obtenir mon salut. Ô Vous qui êtes compatissante, ô Vous qui êtes la Mère du Dieu de miséricorde, ayez pitié de moi. Amîn. » (Saint Éphrem le Syrien (306-373))

Imaginez des dizaines de milliers de personnes priant ensemble pour les âmes des victimes des attentats, la conversion des djihadistes ou encore pour que le Président de la République se mette à l’écoute de l’Esprit Saint… C’est le pari qu’on fait huit jeunes catholiques français : « Ils ont la vingtaine : 22, 24, 25, 26, 28 ou 30 ans.

Ils ont l’âge des victimes des attentats du 13 novembre.

Ils les pleurent, mais ils ont aussi l’âge des bourreaux », c’est ainsi que démarre la présentation de leur initiative baptisée « Pray for France », reprenant le célèbre message « Pray for Paris », partagé des millions de fois partout dans le monde après les attaques.

« Mobiliser la France déboussolée »

Se sentant particulièrement concernés par les tragédies qui ont marqué récemment leur pays, ces jeunes Français se sont lancés dans ce projet qui n’a qu’une ambition :

-« mobiliser la France déboussolée ».

Pour rassembler le plus simplement et le plus efficacement la population, ce groupe de jeunes a eu l’idée d’inviter un maximum de croyants à se réunir pour prier autour d’une intention commune pendant quatre soirs. Afin de bénéficier de l’intercession de la Vierge Marie, les organisateurs ont décidé de prier du 5 décembre jusqu’au jour de l’Immaculée Conception et de la Fête des Lumières le 8 décembre.

L’occasion ou jamais de passer des mots aux actes, du traumatisme à la prière.

____

 

Orage noir

 

L’orage    noir    n’en finit    de noircir

 

Au milieu    des cris    ses éclairs   

sifflent 

la mort

 

Et des têtes    tombent

Empourprant    la poussière

de puanteur

 

Et des femmes    crucifiées

Crispent    de douleur   

leurs paupières    et leur chair

 

Et des mains    d’enfants    décharnés

Dépassent    des gravats

Fleurs fanées    avant    que de s’ouvrir

 

Quand

vont s’éteindre    les volcans

 

Entre    les laves    refroidies   

Les fleurs   minuscules    de la Paix 

Seront-t-elles    jamais    espérance  

de blés    à venir

 

Car l’orage    noir    n’en finit    de noircir

                                                                      

                                                                                                                                                                                                   georges meckler

 

13 novembre

 

 

Dans l’odeur    de ton sang    qui de partout

gicle

Et dans les chairs    d’espérance    folle    éclatées

Se baptise    Siècle    enfant    de quinze ans

ton devenir

 

Le dégout   

Et l’angoisse

me prennent    au cœur    et au ventre    mais

 

Entre les balles    plane    ton âme    fleur

Au-dessus    de notre glèbe

Au-dessus    de notre temps

 

Et par millions    nos bras    se dressent

Nos bras    de diamant    et d’Amour

Nos bras    de Lumière    à venir

 

Et par millions    nos arcs-en-ciel

Finiront bien    par éclipser

les éclairs

de la Haine 

 

georges meckler

http://georges.meckler.over-blog.com/

 

Proposition de prière du Père Rougé: O Marie

Immaculée

 

 

Père Matthieu Rougé
image-2642

 

O Marie Immaculée, Notre-Dame de France, Reine de la paix,

Priez, à quelques jours de « l’heure de leur mort », pour les victimes des attentats de Paris, pour leurs familles et pour leurs proches.

Permettez que, par votre intercession, tous aient la force spirituelle de prier aussi pour leurs assassins.

Vierge de lumière et de douceur, apprenez-nous à lutter, avec sérénité et avec détermination, contre tout ce qui blesse la dignité humaine.

Mère de la vie, aidez-nous à n’avoir aucune complicité avec les forces de mort qui ensanglantent la terre.

Mère de la foi, apprenez-nous à témoigner vigoureusement de l’espérance qui nous fait vivre auprès des jeunes qui sont fascinés par des idéologies meurtrières.

Vierge des chemins de France, priez pour ceux qui prétendent contribuer à la paix sociale en expulsant toute expression religieuse de notre société. Qu’ils découvrent que les hommes ont besoin de manifester la soif spirituelle qui habite le plus profond de leurs cœurs.

Vierge de Bethleem, vous qui étiez loin de chez vous au moment de mettre votre divin Enfant au monde, vous qui avez trouvé refuge dans une étable, permettez que le signe de la crèche continue d’être accueilli en notre temps, signe de douceur et d’humilité, signe de joie et de simplicité, signe de vie, de lumière et de paix.

Heureuse Vierge Marie, Vierge pacifique, Mère de miséricorde, aidez-vous à devenir des artisans de paix en accueillant Celui qui a réconcilié le monde par le sang de sa croix. Amen !

 

P. Matthieu Rougé

 

La fête de Saint-Barbara (Ste Barbe), patronne de notre Oratoire et de notre maison de Chaise-Dieu du Theil (Depuis que Son Em Joseph Mar Koorilose les lui dédia), est célébrée demain le 4 décembre . Ce soir, au moyen-Orient, les enfants seront déguisés avec des masques et de vieux vêtements, ils frapperont aux portes pour avoir des bonbons, en particulier, le "Qamx bsokkar", Le blé cuit avec du sucre et des bonbons au-dessus. Cette fête ressemble un peu à celle d'occident dite "Halloween" , avec des masques terrifiants et  la citrouille !

La fête de Saint-Barbara (Ste Barbe), patronne de notre Oratoire et de notre maison de Chaise-Dieu du Theil (Depuis que Son Em Joseph Mar Koorilose les lui dédia), est célébrée demain le 4 décembre . Ce soir, au moyen-Orient, les enfants seront déguisés avec des masques et de vieux vêtements, ils frapperont aux portes pour avoir des bonbons, en particulier, le "Qamx bsokkar", Le blé cuit avec du sucre et des bonbons au-dessus. Cette fête ressemble un peu à celle d'occident dite "Halloween" , avec des masques terrifiants et la citrouille !

FIORETTI DE NOTE-DAME:

Ménestrel de grand renom, Pierre chantait volontiers à travers villes, bourgs et villages, les lais de la Mère du Sauveur. Il arriva en pèlerinage à Rocamadour (1). Il fit d’abord sa génuflexion devant l’image de Notre Dame, puis, pour mieux l’honorer, fit sentir l’archet aux cordes de sa vielle. Et Pierre, joue si bien qu’il semble que sa vielle veuille parler. Quand il eut salué et loué de tout cœur la Sainte Vierge, il lui fit cette demande à haute voix : « Pour faire fête à mon souper, Un de tes beaux cierges m’envoie ».

Et Notre Dame l’entendit, car aussitôt un cierge glisse jusque sur la vielle ; un très beau cierge, le mieux fait de l’autel. Mais un moine gardait en ce moment le moûtier. Il prit Pierre pour un enchanteur, et la glissade du cierge pour un sortilège. Tout grommelant, il reprit le cierge à l’escamoteur et le replaça en haut. Mais le jongleur juge ce moine mauvais et fou, et comprend que Notre Dame l’a entendu. De nouveau son archet soupire et pleure, et derechef la blanche cire descend sur la vielle. (…).

Dans le moûtier on fait si grande fête et tant de cloches s’en vont sonnant qu’on n’y pourrait entendre Dieu tonner. Pierre offrit son cierge à l’autel de la Vierge. Puis, vaillant et sage, il revint chaque année, offrir un beau cierge à Notre Dame.

-----
(1) Rapporté par Gautier de Coinci, moine de saint Médard, dans Miracle de la Sainte Vierge, en 1193.

Source:M. de Vloberg, Les Fêtes de France, Ed. Arthaud, Grenoble, 1942. 

PRIONS POUR NOS AMIS DE LA RÉGION DE CHENAI (Inde. Kerala) QUI SONT SOUS DES PLUIES TORRENTIELLES QUI RISQUENT DE DURER PLUSIEURS JOURS...

PRIONS POUR NOS AMIS DE LA RÉGION DE CHENAI (Inde. Kerala) QUI SONT SOUS DES PLUIES TORRENTIELLES QUI RISQUENT DE DURER PLUSIEURS JOURS...

 Humilité et Providence divine (suite et fin

de la méditation proposée hier)


« Après avoir bien considéré mon impuissance, je lèverai les yeux et je verrai comment la Bonté infinie et la Providence paternelle de Dieu s'empressent d'y remédier avec une sollicitude plus grande encore que celle des mères envers leurs petits enfants, car il n'est pas impossible, nous laisse entendre le Seigneur lui-même, qu'une mère oublie le fruit de ses entrailles, tandis que moi je ne vous oublierai jamais (1). Dans sa vigilance, il s'empresse donc de me purifier, de me relever, de me soutenir, de me donner la nourriture qui convient, de me défendre de mes ennemis et de m'apprendre à prier, en sorte que sa Providence, loin de me faire défaut en quoi que ce soit, me secourt avec plus d'à-propos que si j'étais capable de pourvoir à mes besoins.

Si le fait de me trouver impuissant comme un petit enfant doit m'inspirer des sentiments d'humilité et de défiance de moi-même, la vue de la sollicitude avec laquelle Dieu m'assiste doit me remplir d'amour et de confiance ; et ainsi la conscience de ma petitesse, loin de me rendre pusillanime, augmentera mon courage. Car de même qu'une mère veille avec autrement d'attention sur son nourrisson qui ne peut s'aider en rien, que sur son grand garçon, ainsi Dieu s'occupe de ceux qui se font humbles et petits à ses yeux, avec une tendresse et une providence autrement attentives que s'ils se croyaient quelque chose et comptaient sur eux-mêmes. Il promet en effet, par la bouche d'Isaïe, de les allaiter, de les porter sur son sein, de les caresser sur ses genoux, de les consoler à la manière d'une mère (2).

Oh ! heureux le juste qui se fait enfant par l'humilité, et mérite par là de si admirables privautés de la Providence ! Bienheureuse humilité, à laquelle le Seigneur réserve des largesses de choix !

O Père des miséricordes, plus je comprends mes misères, et plus je vous aime, tant je vois votre sollicitude à y remédier. Et puisque je suis sorti de vos mains toutes-puissantes comme un enfant qui a sans cesse besoin de vous, aidez-moi à tout instant par votre paternelle providence, afin que jamais je ne cesse de vous louer, car c'est de la bouche des tout-petits, de ceux qu'on porte à la mamelle, que vous tirez, et que vous tirerez à jamais la louange (2) qui vous agrée. »

1. Isaïe XLIX, 15. - 2. Isaïe LXVI, 12. - 3. Ps 8, 3.

P. J.-B. Gosselin s.j., Sujets d'oraison pour tous les jours de l'année, Tome V (55), 2ème édition revue et augmentée, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1947.
Traduction littérale de la Méditation du Vénérable Louis du Pont (VIe partie, sujet I), faite sur l'édition castillane.

Gosselin,humilité,Providence divine,impuissance,humilité,bonté,tendresse,Dieu,enfant,tout-petit

Jeudi 3 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

CULTURE ET PATRIMOINE:

 

PATRIMOINE RELIGIEUX

colloque lyon 16 novembe 2015Le 16 novembre 2015, j’ai eu l’honneur d’animer une riche journée entièrement dédiée à l’avenir des édifices cultuels. Voici la restitution de ma conclusion de la journée.

Cette rencontre était remarquablement organisée par Patrimoine Rhône Alpin, présidé par Eddie Gilles-Di Pierno, sous l’égide des délégations régionales de la Demeure Historique, des Maisons Paysannes de France,  de Patrimoine-Environnement, de Rempart, de La Sauvegarde de l’Art français, de la Société de Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France, et de Vieilles Maisons Françaises.

J’ai déjà eu l’occasion de livrer ici, le message original que j’avais prévu pour l’introduction des débats de la journée. Il est venu, maintenant, de restituer l’esprit de ma conclusion, improvisée à la suite des différentes interventions.

Un très brève synthèse de chaque intervention est proposée, suivie en italique d’un commentaire personnel.

Philippe Martin, directeur de l’Institut Supérieur d’Étude des Religions et de la Laïcité (ISERL), a fait œuvre d’historien en évoquant « le patrimoine religieux, entre désacralisation, requalification et réappropriation ». De son propos j’ai appris que la question de l’avenir des lieux de culte chrétiens s’était posée dès les origines. Les conciles d’Antioche (341) et de Carthage (419) déclarent l’inaliénabilité du domaine ecclésiastique. Une règle qui sera néanmoins nuancée dès le IVe siècle par la condition de la notion d’usage. Cette notion d’usage est variablement interprétée au cours des siècles suivant avant de se fixer au XVIe siècle autour de trois dimensions : le culte, l’action sociale, l’art. Ces trois critères (dimensions cultuelle, sociale et artistique) définissant l’inaliénabilité d’un édifice religieux seraient sans doute à remettre à l’ordre du jour quand nous nous posons la question de l’avenir d’un lieu de culte, même désaffecté. Il y a là pour moi matière à réflexion.

Maxime Cumunel, délégué général de l’Observatoire du Patrimoine Religieux (OPR), tout en dessinant un paysage général du patrimoine religieux en France, a évoqué de nombreux points qui ont fait écho dans mon esprit, dont celui-ci :

Notre orateur a notamment insisté sur l’obligation que tout propriétaire d’édifice cultuel de faire réaliser régulièrement un diagnostic du bâtiment dont il a la responsabilité, soulignant au passage le cercle vertueux de l’entretien, qui notamment pèse moins lourdement dans le budget du propriétaire que les travaux de restauration nécessités, dans la plupart des cas par une longue absence d’entretien. Ce point pertinent évoque chez moi deux choses : le premier est de me rappeler l’excellente initiative de nos voisins flamands qui en créant Monumentem Wacht assurent pour leurs adhérents (collectivités territoriales des un suivi régulier de l’état sanitaire des édifices inscrits dans leur patrimoine, dont la plupart sont des églises.  Pourquoi une telle initiative ne verrait-elle pas le jour en France ? La seconde, suivant la sage devise « prévenir vaut mieux que guérir », nous rappelle les devoirs du propriétaire de gerer ses biens « en bon père de famille », formule qui peut paraitre désuète mais qui nous renvoie à la racine même du mot « économie » (qui en grec signifie la gestion des biens de la maison, ou de la fortune familiale).

Concernant les démolitions d’églises, je rappelle à cette occasion le combat menée actuellement par Patrimoine Environnement qui voudrait voir inscrite dans la future loi Patrimoine, l’obligation de consulter la population locale via un référendum, sur tout projet d’arasement d’une église appartenant au patrimoine communal ou intercommunal.

Roland Chenat, professeur d’Histoire honoraire, a rappelé ensuite « le contexte historique, le contenu puis l’impact de la loi de séparation des Églises et de l’État (1905) sur les lieux de culte hier et aujourd’hui. » Son propos très précis et fort documenté, a notamment souligné le climat de violence générale qui a précédé, entouré et suivi l’adoption de cette loi par le parlement. Si l’Eglise catholique s’est fait purement et simplement spoliée de ses biens à cette occasion, on peut néanmoins, avec le recul que nous permet l’époque d’aujourd’hui, émettre l’avis que cette loi a davantage protégé nos églises et notre patrimoine religieux que les concordats qui, dans les pays voisins, ont laissé aux Eglises la gestion de leurs églises et de leurs temples. Effectivement, la situation des édifices religieux en Belgique, aux Pays-Bas ou en Allemagne, pour ne citer qu’eux, n’est guère enviable comme on peut le mesurer dans une note sur mon blog sur l’avenir des églises

Après cette première partie qui a permet de mieux connaitre ce patrimoine, viennent des questions autour de sa conservation. Pour préserver et restaurer ce patrimoine,  Ludovic Jal Billet, architecte DPLG, architecte du patrimoine, propose une méthode, qu’on peut résumer ainsi : connaitre le site et se documenter sur son histoire, sa construction, des aménagements successifs, l’étudier et analyser ses désordres, intégrer les équipements techniques (en fonction des normes imposées), proposer des solutions adaptées…

Représentant un mécène éprouvé dans la restauration des églises, la Sauvegarde de l’art de français, qui chaque année débourse 1,2 million d’euros à leur sauvetage, Lionnel Bonneval, responsable du mécénat, a présenté une campagne innovante, menée avec l’aide de jeunes étudiants de Sciences Po, qui vise à faire connaitre et à sauver les nombreuses œuvres d’arts qui sont exposées dans les églises. Cette campagne a un nom évocateur « Le plus grand musée de France »Lionel Bonneval a incontestablement fait souffler un vent de jeunesse sur notre assemblée. Cette belle initiative révèle plusieurs réalités : 1) la jeunesse n’est pas indifférente au patrimoine religieux et peut s’enthousiasmer pour le faire connaître, le faire aimer, le sauver ; 2) en mains lieux, cette campagne a permis de révéler aux yeux des responsables politiques locaux, des habitants et des paroissiens l’existence d’un chef d’œuvre dont ils ne soupçonnaient pas la qualité dans leur église. Avant de sauver, il faut aimer, avant d’aimer, il faut connaître. Une initiative bien vertueuse.

Autre mécène, la Fondation du patrimoine qui consacre chaque année en 70 et 80% de sa dotation au patrimoine religieux. Elle était représentée par Jean-Bernard Nuiry, délégué régional Rhône-Alpes et Guy Sallavuard, directeur des relations institutionnelles et de l’action internationale. La Fondation a remis au goût du jour le mécénat populaire à travers la souscription qui montre le grand attachement des Français à leur patrimoine local, et la popularité de cet exercice dont on ne parle pas assez : le devoir de mémoire (Guy Sallavuard). Je retiens également de Jean-Bernard Nuiry, ce constat mainte fois éprouvé que la restauration d’un élément de notre patrimoine commun et a fortiori d’une église fédère au sens fort du terme toute une population locale. Ce que tout observateur et acteur du patrimoine a pu constater : la restauration d’une église rassemble, sa démolition -quels qu’en soient les motifs- divise !

Violaine Savereux, ancienne responsable du Service diocésain de l’Art sacré de Belley-Ars et future Présidente de la Commission diocésaine d’Art sacré de Lyon, Conservateur délégué des Antiquités et Objets d’Art (CDAOA) de l’Ain, a livré un édifiant retour d’expériences sur l’inventaire et la formation contre les vols au Service diocésain de l’Art Sacré (SDAS) de Belley-Ars. Salariée par son diocèse depuis 2004 et pionnière, Violaine Savereux semble avoir fait école aujourd’hui dans l’Eglise catholique, puisqu’ils sont désormais près d’une dizaine à occuper une telle fonction dans d’autres diocèses de France. 25 000 objets ont été inventoriés dans les églises, dans 60% des 419 communes de l’Ain. Ce travail est tout sauf vain. Outre une connaissance précise des objets, il a permis de recueillir également la mémoire orale des églises, de donner aux propriétaires l’envie de restaurer et de valoriser certaines pièces, de monter des expositions pour faire connaître à la population les trésors de leurs églises… Il permet aussi à l’Eglise catholique, dans le cadre d’une « laïcité positive », ne nouer de féconds partenariats avec les élus locaux, la gendarmerie, le conservateur des antiquités et objets d’art du département… Inventaire et partenariats se sont révélés d’autant plus nécessaires quand il fallut affronter durant neuf mois en 2014-2015, 22 faits de vols dans les églises dont quatre profanations du Saint-Sacrement.

Retenue dans sa commune après les événements tragiques du 13 novembre 2015, Jean-Jacques Grandcollot, maire de Samoëns, n’a pu présenter personnellement l’effort de valorisation du patrimoine. Eddie Gilles-Di Pierno, l’a fait en son nom. La municipalité de Samoëns compte neufs chapelles (XVIIe-début XXe siècles). Entre 2010 et 2011n la commune a entrepris la mise en lumière de six d’entre elles… Cette belle initiative renforce le constat que je fais depuis longtemps : La valorisation de son patrimoine est d’abord une question de décision politique avant d’être une question budgétaire. Quand on veut vraiment, on trouve les moyens. Des communes mettent parfois une quinzaine d’années pour restaurer leur église, mais elles le font. L’expérience dicte que ce ne sont pas les communes les plus riches qui entretiennent le mieux leur patrimoine et que ce ne sont pas les communes les plus pauvres qui l’entretiennent le moins bien.

Bernard Croissant, du Musée du protestantisme dauphinois de Poët Laval (Drôme)a eu le double mérite de nous rappeler qu’il existe aussi un patrimoine religieux protestant en France et que nous aurions tort de l’oublier et de le mésestimer. Il nous a prouvé également que le sauvetage d’un temple pouvait créer une dynamique vertueuse sur tout le patrimoine d’un village, fut-il partiellement abandonné ! Une belle leçon.

Anne da Rocha Carneiro, responsable de la Commission Diocésaine d’Art Sacré de Lille, membre du comité artistique de Narthex, est venue présenter la restauration exemplaire de L’église Saint-Martin à Croix (Nord).  5 ans de restauration, pour un budget de 5 millions d’euros… 3500 m2 de décors peints sont redevenus éclatants. Les images projetées par l’intervenante nous ont éblouis. Là encore, Anne da Rocha Carneiro nous révèle l’importance de la décision politique. Le maire voulait cette restauration, de même qu’il veut que cette église soit ouverte également à une activité culturelle (concerts…). Mais elle nous a montré également que des habitants et une communauté chrétienne pouvait aussi se mobilier pour se réapproprier le langage de son église et avoir envie de le transmettre. 25 à 30 guides bénévoles et volontaires ont pu être formés pour cela… (Voir à ce sujet le reportage de France 3)

Nos débats se situaient dans une ancienne chapelle devenue pour l’occasion, salle de conférence. Notre hôte,le Père Thierry Jacoud, curé des paroisses de Vaise, a expliqué le projet qui soutient cette reconversion de l’édifice religieux. Cette ancienne chapelle tout en béton d’après-guerre, attenante à l’église mais indépendante d’elle, est devenu un lieu, nommé La Halte. « Il nous a paru important, a déclaré le P. Jacoud, que la paroisse, y compris architecturalement, s’inscrive dans le quartier qui est le sien. Cette ancienne chapelle, reconvertie à de nouveaux usages, répond à une triple vocation : 1) un outil au service de la vie paroissiale ; 2) lieu de services de la paroisse à destination des habitants du quartier (café des mamies, repas solidaires, concerts, jeux…) ; 3) un lieu d’accueil pour des événements extérieurs. Un beau projet, bien pensé, qui me rappelle les critères d’usages rappelés précédemment, notamment l’action sociale et l’art… L’usage de cette ancienne chapelle est digne de sa vocation initiale.

L’avenir des églises ou les enjeux d’une mutation, tel était la question à laquelle devait répondre Philippe Dufieux, professeur à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon (LAURE / CNRS UMR5600 EVS)Dans cet inventaire parfait de notre intervenant, je peux tout signer. Philippe Dufieux a raison rappeler qu’une église n’est pas un édifice comme les autres et que les questions posées par Maurice Barrès dans la grande pitié des églises de France à la veille de la Première guerre mondiale demeurent d’une étonnante actualité.

« Faire vivre nos églises » partout tel est le vœu et la mission que remplit le Père Jean-Luc Darodes, président de la commission diocésaine d’art sacré de Lyon. Cela passe par la formation des gens, la rencontre avec les acteurs locaux, l’ouverture régulière des églises, leur fleurissement (« Rien n’est plus triste qu’une église qui a l’air abandonnée »), la proposition de visites guidées de l’église, l’animation d’une crèches… Les exemples fourmillent pour rendre une église vivante et accueillante. le P. Jean-Luc Darodes aurait pu citer également La Nuit des églises, une proposition de l’Eglise de France via narthex.fr qui invite les acteurs locaux à ouvrir une église la nuit pour un temps festif pouvant accueillir toute personne, qu’elle soit croyante ou non. Il a très justement souligné que, surtout dans le monde rural, toute la population, chrétienne ou non, reste attachée à son église, et que sa restauration était l’occasion de fédérer tout le monde : élus, paroissiens, habitants, associations de sauvegarde…

Existe-t-il des limites à la reconversion des lieux de cultes ? Bruno Morel,  Architecte DPLG, Ingénieur TPE, architecte du Patrimoine et enseignant à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon), a tenté de répondre à cette question à partir d’exemples concrets et de retours d’expérience. Bruno Morel a posé une bonne question, la toute première que chacun devrait poser avant d’engager tous travaux : Nous restaurons mais pour quoi faire ? Il a rappelé que la conversion d’églises à de nouveaux usages n’est pas nouvelle. La vente des biens du clergé sous la Révolution française en fournit de nombreux exemples. « Même désacralisé, fait-il observer, un ancien lieu de culte reste profondément lié à sa vocation initiale par son histoire, sa morphologie et le faire muter exige une grande ouverture d’esprit, de l’argent et beaucoup d’envie. » Certes les besoins d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier, et de plus en plus d’édifices cultuels se retrouvent sans usages. Il existe, comme l’a montré l’architecte des exemples reconversion réussie. Une des surprises de son intervention fut notamment de souligner à travers un sondage, réalisé par des étudiants, que la grande majorité des personnes questionnées restaient sensibles à la gratuité d’accès à une ancienne église convertie. La privatisation d’un ancien lieu de culte se révélant choquante ou perturbante… Etonnant non ?

Fin de nos travaux. J’ai bien conscience que cette modeste conclusion n’offre pas de réelle synthèse des différentes et intéressantes interventions. Que les intervenants veuillent bien m’en excuser.

Benoit de Sagazan

Les funérailles ont eu lieu hier à Ankawa, l'Irak pour les sept Assyriens qui se sont noyés en traversant la mer Egée à la Grèce. Tous les sept étaient de Baghdede (Qaraqosh), Irak. Ils étaient membres de deux familles. Ils s'appellent:  Stephen Marzena Marogeh Silvana Sami Marogeh (épouse) Angie Marogeh (Fille) Mark Marogeh (fils) Samah Sami Marogeh (la soeur de Silvana) Haneen Salem Saman Shasha (la fille de Samah) Marvin Shasha (le fils de Samah) Connexes: Chronologie de l'ISIS en Irak Baghdede, autrefois la plus grande ville assyrienne en Irak avec 50.000 habitants, a été capturé par ISIS l'année dernière le 7 Août, provoquant tous les 50.000 Assyriens à fuir (AINA 07/08/2014). Ils ne sont pas rentrés et vivent dans Ankawa, une banlieue de Arbel, et Dohouk (assyrienne Noohadra). Beaucoup ont quitté le pays et la plupart des autres ont exprimé le désir de quitter.
Les funérailles ont eu lieu hier à Ankawa, l'Irak pour les sept Assyriens qui se sont noyés en traversant la mer Egée à la Grèce. Tous les sept étaient de Baghdede (Qaraqosh), Irak. Ils étaient membres de deux familles. Ils s'appellent:  Stephen Marzena Marogeh Silvana Sami Marogeh (épouse) Angie Marogeh (Fille) Mark Marogeh (fils) Samah Sami Marogeh (la soeur de Silvana) Haneen Salem Saman Shasha (la fille de Samah) Marvin Shasha (le fils de Samah) Connexes: Chronologie de l'ISIS en Irak Baghdede, autrefois la plus grande ville assyrienne en Irak avec 50.000 habitants, a été capturé par ISIS l'année dernière le 7 Août, provoquant tous les 50.000 Assyriens à fuir (AINA 07/08/2014). Ils ne sont pas rentrés et vivent dans Ankawa, une banlieue de Arbel, et Dohouk (assyrienne Noohadra). Beaucoup ont quitté le pays et la plupart des autres ont exprimé le désir de quitter.

Les funérailles ont eu lieu hier à Ankawa, l'Irak pour les sept Assyriens qui se sont noyés en traversant la mer Egée à la Grèce. Tous les sept étaient de Baghdede (Qaraqosh), Irak. Ils étaient membres de deux familles. Ils s'appellent: Stephen Marzena Marogeh Silvana Sami Marogeh (épouse) Angie Marogeh (Fille) Mark Marogeh (fils) Samah Sami Marogeh (la soeur de Silvana) Haneen Salem Saman Shasha (la fille de Samah) Marvin Shasha (le fils de Samah) Connexes: Chronologie de l'ISIS en Irak Baghdede, autrefois la plus grande ville assyrienne en Irak avec 50.000 habitants, a été capturé par ISIS l'année dernière le 7 Août, provoquant tous les 50.000 Assyriens à fuir (AINA 07/08/2014). Ils ne sont pas rentrés et vivent dans Ankawa, une banlieue de Arbel, et Dohouk (assyrienne Noohadra). Beaucoup ont quitté le pays et la plupart des autres ont exprimé le désir de quitter.

La parole de Dieu
 
 
 
         Par ta lumière nous voyons la lumière.         
 
Psaume 35, verset 10b.
 
 
 
La méditation
 
 
Nous lisons dans l’Évangile : « Heureux, vous les pauvres […] Heureux, vous qui avez faim […] Heureux, vous qui pleurez […] Heureux êtes-vous quand on vous insulte. »* Oui, bienheureux sommes-nous d’être enrichis, nourris, visités et consolés par l'Astre d’en haut, celui qui vient réaliser en Lui toute béatitude, le Christ. Heureux sommes-nous d’avoir un tel Père, un tel Consolateur, un tel Sauveur.
Et voici une autre raison de nous réjouir : pour nous sanctifier, ce même Christ se rend pauvre, affamé, méprisé, étranger, et prend sur lui toutes nos misères. Le Seigneur nous dit également : « […] j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! »**. En s’identifiant à ceux qui, peut-être plus que nous, ont faim, à ceux qui sont étrangers, à ceux qui sont démunis, aux malades et aux prisonniers, le Christ nous donne l’occasion, en su ivant son exemple, d’exercer la charité. Il nous permet de l’imiter en secourant un proche en difficulté : une famille qui a du mal à finir le mois et que l’on peut aider de multiples manières, un voisin malade que notre visite réjouira. Ce sont là des gestes simples à la portée de chacun pour que, tout près de nous, transparaisse un peu plus de lumière, un peu plus de chaleur, de douceur et de tendresse. Et ce bonheur est contagieux !
 
* Évangile selon saint Luc, chapitre 6, versets 20 à 22
** Évangile selon saint Matthieu, chapitre 25, versets 35 à 36(Source:Avent dans la Ville)
Jeudi 3 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Ce samedi 5 décembre, à 19 h 30 (GMT), les églises de Bethléem sonneront leurs cloches pour la paix ; toutes les églises du monde sont invitées à se joindre à l’événement.

L’Église est entrée en Avent, temps liturgique de l’attente préparant à la naissance du Christ ; et comme chaque année, les regards se tournent vers Bethléem, ville de l’Incarnation, où les préparatifs en vue de la fête de Noël vont bon train.

Eu égard au climat général qui prévaut actuellement en Terre Sainte, la municipalité de Bethléem a décidé de maintenir le calendrier des événements prévus, mais d’y apporter quelques changements. Ainsi, le traditionnel repas suivant l’illumination du sapin, Place de la Mangeoire, est annulé ; les décorations seront moins nombreuses, les divers concerts initialement prévus n’auront pas lieu. Des décisions prises « par respect pour nos martyrs (les Palestiniens originaires de Bethléem et morts ces dernières semaines lors d’affrontements avec les forces israéliennes, pour leurs familles, et pour la situation elle-même », explique Vera Baboun, maire de la ville.

« Bethléem reste la ville de la paix, affirme-t-elle avec force, et à l’approche de Noël, nous devons prier plus que jamais pour cette paix ». Et comme pour signifier ce désir de paix, de justice et de dignité, les cloches de Bethléem sonneront à toute volée samedi 5 décembre, à 19 h 30 (GMT) après l’illumination de l’arbre de Noël, au lieu du traditionnel feu d’artifice.

Une prière, un geste symbolique auxquels toutes les églises du monde sont invitées à participer. Il suffit pour cela de faire parvenir les informations suivantes à cette adresse : info@bethlehem-city.org, avant le jeudi 3 décembre :

1- Nom complet et adresse de l’église

2- Envoyer une photo en haute définition de l’extérieur de l’église

3- Envoyer un numéro de téléphone (portable) afin de recevoir un message au moment de faire sonner les cloches.

(CV- Communiqué de Manuella Affejee, du Patriarcat Latin de Jérusalem)

Réponse reçue de la Mairie de Bethléem ci-dessous. (Nous avions rencontré Carmen lors du Pèlerinage des Artisans de Paix en Terre Sainte voici quelques années déjà):

 

"MERCIIIIIIIIIII"

 

 

 

 

 

Carmen J. Ghattas

 

From: asstradsyrfr@laposte.net [mailto:asstradsyrfr@laposte.net
Sent: Thursday, December 03, 2015 10:27 AM
To: info@bethlehem-city.org
Subject: Prière et sonnerie des cloches

 

Chers amis. Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse)

 

Avec vous, en union à tous, nous souhaitons prier dans chacune de nos paroisses de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone en France et au Cameroun.

Voici l'adresse et une photo de notre Monastère Métropolitain (Siège de l’Évêque) où nous feront sonner les cloches (Puisqu'il n'y en a pas dans chaque paroisse de France et d'Afrique où, cependant moines et fidèles s'uniront à vous, à nous, dans la prière):

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89
Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Votre respectueusement et fraternellement dévoué en Notre-Seigneur.

 

+Mor Philipose-Mariam


 

Note:
Notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale (Mission de l'Eglise Malankare Orthodoxe).
Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

N'oublions-pas, dans la prière et l'amour fraternel, les deux Evêques toujours "retenus" par les "Islamistes" ainsi que les prêtres disparus...

N'oublions-pas, dans la prière et l'amour fraternel, les deux Evêques toujours "retenus" par les "Islamistes" ainsi que les prêtres disparus...

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Jeudi 3 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

[Édith Stein] (1891-1942),

carmélite, martyre, copatronne de l'Europe 
Das Weihnachtsgeheimnis, 31/1/1931 (trad. La crèche, Ad Solem 1995, p.42) 


 

« Il ne suffit pas de me dire : ' Seigneur, Seigneur '... mais il faut faire la volonté de mon Père »

 

« Que ta volonté soit faite. »

Pris dans toute sa plénitude, cet acte d'abandon doit être la règle de la vie chrétienne.

Il doit régir la journée, du matin au soir, le cours de l'année, la vie entière.

Tel doit être l'unique souci du chrétien ; tous les autres sont pris en charge par le Seigneur, mais celui-là reste le nôtre jusqu'à notre dernier jour.

C'est un fait objectif ; nous ne sommes pas définitivement assurés de toujours rester dans les voies du Seigneur... 


Dans l'enfance de la vie spirituelle, quand nous avons juste commencé à nous laisser conduire par Dieu, nous sentons, forte et ferme, sa main qui nous guide ; nous voyons de façon évidente ce que nous devons faire et ce que nous devons laisser.

Mais il n'en ira pas toujours de même.

Celui qui appartient au Christ doit vivre toute la vie du Christ.

Il doit mûrir jusqu'à atteindre l'âge adulte du Christ, et un jour entamer son chemin de croix...

Ainsi uni au Christ, le chrétien tiendra bon, même dans la nuit obscure...

C'est pourquoi, encore, et précisément au cœur de la nuit la plus obscure,

« que ta volonté soit faite ».



 

Jeudi 3 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
Repost 0
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 08:55
Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux; vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l'enfant divin de votre virginale Épouse est béni.  Saint Joseph donné pour père au fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu'à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Amîn

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux; vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l'enfant divin de votre virginale Épouse est béni. Saint Joseph donné pour père au fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé, de travail, jusqu'à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Amîn

En partage, quelques photos souvenir d'une "RETRAITE INTER-RELIGIEUSE ARTISANS DE PAIX" du 27 AU 29 NOVEMBRE 2015 organisée sans syncrétisme par l’association "ARTISANS DE PAIX" sur le thème: AU COMMENCEMENT, « BERESHIT » (Début du Livre de la Genèse tel que compris par les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans)...Aux lendemains des événements qui ensanglantèrent notre pays, il était assurément réconfortant de se retrouver entre "hommes et femmes de bonne volonté" se réclamant de l'une ou l'autre Tradition Religieuse pour s'adresser, chacun selon sa voie, à Celui que nous prétendons Servir et aimer..."Un seul cœur une seule âme tendus vers Dieu" sans peur ni faux irénisme...

En partage, quelques photos souvenir d'une "RETRAITE INTER-RELIGIEUSE ARTISANS DE PAIX" du 27 AU 29 NOVEMBRE 2015 organisée sans syncrétisme par l’association "ARTISANS DE PAIX" sur le thème: AU COMMENCEMENT, « BERESHIT » (Début du Livre de la Genèse tel que compris par les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans)...Aux lendemains des événements qui ensanglantèrent notre pays, il était assurément réconfortant de se retrouver entre "hommes et femmes de bonne volonté" se réclamant de l'une ou l'autre Tradition Religieuse pour s'adresser, chacun selon sa voie, à Celui que nous prétendons Servir et aimer..."Un seul cœur une seule âme tendus vers Dieu" sans peur ni faux irénisme...

Livre de l'Ecclésiastique 51,13-17.

Seigneur, mon Dieu, j'ai fait monter de la terre ma supplication, j'ai prié pour être arrachée à la mort.
J'ai invoqué le Seigneur, Père de mon seigneur, pour qu'il ne m'abandonne pas aux jours de la détresse, à l'heure de l'orgueil où l'on est sans soutien.
Inlassablement, je ferai l'éloge de ton nom, je le chanterai dans l'action de grâce.
Ma prière a été exaucée car tu m'as sauvée de la perdition, tu m'as délivrée de l'heure mauvaise.
C'est pourquoi je te rendrai grâce et je ferai ton éloge, Seigneur notre Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache, et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherchait de belles perles.
Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en alla vendre tout ce qu'il avait, et il l'acheta.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un filet qu'on a jeté dans la mer et qui a ramené des poissons de toute sorte.
Lorsqu'il fut rempli, les pêcheurs le tirèrent au rivage et, s'étant assis, ils recueillirent les bons dans des paniers et rejetèrent les mauvais.
Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants d'avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.
Avez-vous compris toutes ces choses ? "
Ils lui dirent : " Oui. " Et il leur dit : " C'est pour cela que tout scribe devenu disciple du royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. "

Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Basile

(v. 330-379),

moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église 
Grandes Règles monastiques, § 8 (trad. Lèbe, Maredsous 1969, p. 71 rev.) 

 

« Il va vendre tout ce qu’il possède »

 

Notre Seigneur Jésus Christ a vivement et souvent insisté :

« Si quelqu’un veut venir à moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »

(Mt 16,24).

Et ailleurs :

« Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres »,

après quoi il ajoute :

« puis viens et suis-moi »

(Mt 19,21). 

Pour celui qui sait comprendre, la parabole du marchand veut dire la même chose :

« Le Royaume des cieux est semblable à un marchand qui recherche des pierres précieuses ; lorsqu’il en a trouvé une d’un grand prix, il court vendre tout ce qu’il a, afin de pouvoir l’acheter. »

La pierre précieuse désigne certainement ici le Royaume des cieux, et le Seigneur nous montre qu’il est impossible de l’obtenir, si nous n’abandonnons pas tout ce que nous possédons : richesse, gloire, noblesse de naissance et tout ce que tant d’autres recherchent avidement. 

Le Seigneur a aussi déclaré qu’il est impossible de s’occuper convenablement de ce que l’on fait quand l’esprit est sollicité par diverses choses :

« Personne ne peut servir deux maîtres », a-t-il dit

(Mt 6,24).

C’est pourquoi « le trésor qui est dans le ciel » est le seul que nous puissions choisir pour y attacher notre cœur :

« Car où est votre trésor, là est votre cœur »

(Mt 6,24s).

Pour tout dire, il s’agit de transporter notre cœur dans la vie du ciel, en sorte qu’on puisse dire :

« Notre patrie est dans les cieux »

(Ph 3,20).

Surtout c’est commencer à devenir semblable au Christ,

« qui, de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous »

(2Co 8,9). 

UNE PRIÈRE POUR LE CARÊME DE NOËL

 

Annonce :


Aujourd'hui, le monde se prépare à Votre avènement, ô Christ notre Dieu. 
La désolation des hommes touche à son terme, et la mort est à l'agonie.
Vous venez en gloire juger les vivants et les morts, et nous ressusciter par le souffle de Votre Père. 
Fidèles, relevons la tête et clamons : alléluia, alléluia, alléluia !


Bénédiction des fidèles


Seigneur, daignez répandre sur cette famille qui Vous appartient Vos bienfaits célestes. Que chacun de nous produise des fruits spirituels comme la Vierge Marie a produit dans ses entrailles le Sauveur du monde.
Amîn !


Que la terre offre une grotte à l’Inaccessible.
Amîn !


Que les anges composent un cantique nouveau à Dieu qui Se manifeste.
Amîn!


Que les mages se mettent en route, suivant l'étoile du matin de la vie nouvelle.
Amîn !


Que l'humanité offre une vierge pour engendrer selon la chair le Verbe éternel.
Amîn !


Que Bethléem, la ville du pain, reçoive le Pain de vie.
Amîn !


Que personne parmi nous ne soit dans la torpeur, que nos âmes veillent avec le Pasteur des brebis.
Amîn !


Car de la source paternelle vient vers nous le Verbe créateur ; le Soleil de justice se lève à l'horizon ; l'aurore de la connaissance chasse les ténèbres de l'ignorance ; la vie va à la rencontre de la mort ; Le Transcendant vient vers nous afin de nous amener vers son royaume de liberté et de félicité éternelles, Lui notre Rédempteur aux siècles des siècles.
Amîn !

 

Note:
Notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.
Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

 

Adresse de notre Monastère:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89
Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

« Si vous ne vous rendez semblables à des enfants, vous n'entrerez point dans le royaume du ciel... Laissez venir à moi les petits enfants, car c'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux. (Mt XVIII, 3-4 ; Lc XVIII 16-17) »

« Lorsque l'enfant s'est souillé, il ne peut se laver ; un autre doit lui rendre ce service ; s'il tombe, il est incapable de se relever sans le secours d'autrui ; une fois relevé, il ne peut même pas se tenir debout si on ne le soutient, ni faire un pas sans appui ; a-t-il faim ou soif, il ne peut ni manger, ni boire que ce qu'on lui présente ; qu'un ennemi le mette en danger, qu'il souffre du froid ou de quelque incommodité, il ne pourra ni se défendre, ni se soulager par lui-même. Enfin, pour comble de misère, il ne sait ni ne peut demander ce qui lui manque, ne s'en rendant même pas compte.

Voilà ce qui caractérise les tout-petits ; telles sont leurs misères ; elles n'ont qu'un remède : la tendre sollicitude, l'amour plein de compassion de leur maman... Je me verrai donc devant Dieu comme un tout-petit, et m'appliquerai les différentes marques de faiblesse que nous venons d'énumérer.

1. Ma misère est telle que ma volonté libre, laissée à elle-même, peut pécher et se souiller de mille manières ; mais ensuite, impossible de me laver, de me purifier si Dieu ne le fait lui-même :Seigneur, dois-je donc dire avec David, lavez-moi complètement de mon iniquité et purifiez-moi de mon péché (1).

2. Le poids de mes inclinations charnelles et de ce corps terrestre, qui alourdit l'âme, me fait pour un rien donner du nez en terre, et j'y reste fixé par mon affection désordonnée aux choses de ce monde, car je suis le fils de l'Adam terrestre ; une fois tombé, je ne puis donc pas me relever, mais il faut que Dieu me tende la main et me redresse, sans quoi je resterais toujours dans la poussière, comme la maison d'Israël dont parlait Amos : La voilà tombée, jamais elle ne retrouvera sa splendeur (2).

3. Si Dieu, par miséricorde, me relève ; s'il me place debout en me communiquant quelque courage ou sentiment de dévotion, je reste impuissant à me maintenir debout, à conserver ses dons, à réaliser le moindre progrès sans son aide ; aussi devrai-je toute ma vie craindre les rechutes, selon l'avertissement de saint Paul : Que celui qui pense se tenir debout prenne garde de tomber (3).

4. Si j'ai faim et soif des choses saintes, comme des sacrements, de la parole de Dieu, et autres bonnes œuvres, je ne puis par mes seules forces ni les chercher efficacement, ni m'en nourrir avec profit, à moins qu'en tout cela Dieu ne me secoure ; et s'il naît en moi quelque désir de me rendre meilleur, ce désir restera vain si le Seigneur, qui me l'a donné, ne m'accorde encore sa grâce pour le réaliser.

5. Le démon, la chair et le monde me tentent et m'entourent si dangereusement que, livré à moi-même, je suis perdu : Dieu seul peut me délivrer. Quant aux armes pour me défendre, c'est encore le Seigneur seul qui me les donne. Toujours je resterais avec mes fautes, tiède et froid, si Dieu ne me réchauffait du feu de son amour ; et s'il ne me rafraîchissait avec l'eau vive de sa grâce, l'incendie de l'amour-propre ne s'éteindrait jamais dans mon cœur.

6. Enfin, telle est ma misère que je ne sais même pas ce que je dois, selon mes besoins, demander dans mes prières (4) : il faut que ce soit l'Esprit Saint qui me l'enseigne ; même aveuglement sur mes périls et mes besoins, à moins que Dieu ne m'en découvre la gravité. »

« C'est vouloir que Dieu nous abandonne que de nous attribuer ce qu'il y a de bien en nous. Il faut ne rien être à ses propres yeux pour devenir un instrument entre les mains du Créateur. Voulez-vous ne cesser jamais de lui être agréable, n'oubliez en aucun temps que vous n'êtes absolument que ce que sa main vous a faites, que vous ne pouvez rien que par sa grâce, et que vous ne réussirez que là où il aura mis sa bénédiction. »
Sainte Angèle Merici, dernier avis à ses filles.

1. Ps. 50. - 2. Amos V, 2. - 3. I Cor X, 12. - 4. Rom VIII, 26.

P. J.-B. Gosselin s.j., Sujets d'oraison pour tous les jours de l'année, Tome V (54), 2ème édition revue et augmentée, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1947.
Traduction littérale de la Méditation du Vénérable Louis du Pont (VIe partie, sujet I), faite sur l'édition castillane.

(à suivre demain)

mains_enfant_pere_9a.jpg

Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Sainte Bibiane,qui êtes-vous?


Vierge et martyre
(† 363)

 

Bibiane (ou Viviane) naquit à Rome. Son père Flavien, préfet de Rome fut jeté en prison sous Julien l'Apostat. Flavien, s'étant déclaré contre ce prince, fut marqué au front d'un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé. 
 

Sa femme Dafrose, et ses filles Bibiane et Démétrie, restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua sa persécution contre les deux vierges chrétiennes. Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais : « Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle. – Les biens de ce monde, répondent-elles, ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n'aspirons qu'à posséder Jésus-Christ ; plutôt mille morts que la trahison de nos promesses ! »
 

À ces mots, Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur. Quant à Bibiane, le juge la livra aux mains d'une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir ; elle employa d'abord les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux. La méchante femme dut avouer au juge qu'elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu'à ce qu'elle eût rendu l'esprit. 
 

Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux s'acharnèrent sur son corps innocent jusqu'au moment où elle s'affaissa mourante à leurs pieds. Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens ; mais il est écrit que « Dieu veille sur les restes de ses saints ». Deux jours après, un prêtre courageux put s'emparer de cette dépouille et l'ensevelir à côté de Dafrose, sa mère, et de Démétrie, sa sœur.

Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Notre-Dame nous sauvera de la barbarie.

 

Traumatisés par les attentats du 13 novembre, beaucoup de Français mesurent aujourd’hui la gravité de la situation : les attentats peuvent se reproduire n’importe où et n’importe quand… Il n’est plus possible d’ignorer les causes de cette barbarie. C’est cette question qu’il nous faut nous poser : pour ces terroristes la cause était-elle sociale, politique ou s’agissait-il d’une idéologie religieuse ?

carte des communautés

 

Abbé Loiseau
image-2637
L’enseignement qu’ils ont reçu des fanatiques prend la sourate 9,31 au pied de la lettre : « Les juifs disent :Uzayr (sans doute Esdras) est fils d’Allah et les chrétiens disent : Le Christ est fils d’Allah.

 

Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux.

Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils de la vérité ? » ou encore la sourate 5,17 : « Certes sont mécréants ceux qui disent : Allah, c’est le Messie, fils de Marie ! ». C’est cette doctrine que les terroristes ont voulu appliquer. Il s’agissait pour eux de tuer le maximum de personnes refusant la révélation d’Allah.

Un grand nombre de musulmans refusent cette interprétation mais sont démunis pour répondre aux islamistes. Il faut savoir que le communiqué de l’État Islamique identifie la France aux Croisés. Luc Ferry, peu suspect d’une vision intégriste, a rappelé que ces terroristes se sont attaqués à la France fille aînée de l’Église ! Cela nous paraît aberrant que les victimes des attentats soient vus comme des croisés, mais dans la pensée des terroristes islamistes notre nation devenue hédoniste et matérialiste est corrompue par le christianisme. La haine de la France est d’abord la haine de la foi chrétienne.

L’enjeu est donc spirituel. Ni les services de police, ni l’armée n’arriveront à maîtriser la violence islamiste à eux seuls. Si plusieurs actions politiques, sociales et militaires doivent être menées, elles risquent hélas d’être insuffisantes. Le drame que nous avons vécu et que nous continuerons de vivre ne peut être dépassé que par un renouveau spirituel de notre pays.

En effet, l’Islam refuse les trois principaux mystères de la Foi chrétienne : la Trinité qui pour eux est une forme de polythéisme, l’Incarnation qui est de l’associationnisme (Dieu est associé à une réalité humaine) et la Rédemption puisque Jésus n’a pas été crucifié (c’est un sosie qui le fut à sa place).

La perception de la révélation chez la pensée islamique apparaît alors comme un refus du Dieu Amour, Père et Sauveur, c’est-à-dire l’essence de notre foi catholique. Jean-Paul II dans son livre Entrez dans l’Espérance expliquait que l’Islam est le refus de toute dimension sotériologique (la théologie du Salut).

Notre réponse doit d’abord être spirituelle. Il nous revient de vivre profondément des mystères de notre foi pour nous ancrer dans notre espérance du Salut. Face à la barbarie, nous avons le devoir de vivre davantage l’intériorité et de la piété. Ou en sommes-nous dans notre vie d’oraison ? Dans la pratique des sacrements ? Dans notre connaissance de l’Écriture et de la Tradition ? Dans le rayonnement de notre famille et dans l’élan missionnaire ?

Face au défi qui nous attend, la tiédeur n’est plus possible. C’est dans l’espérance du triomphe du Cœur Immaculé que nous devons nous mettre à la tâche. Puisque Notre-Dame a touché le cœur de tant de musulmans et à l’approche du Jubilé de la Miséricorde, lançons une grande campagne de prières pour demander à notre Mère que nos frères musulmans découvrent eux-aussi le visage de la Miséricorde Divine, c’est-à-dire Notre Seigneur Jésus Christ, crucifié et ressuscité, l’Alpha et l’Oméga de l’histoire humaine.

La charité qui doit nous animer envers les musulmans nous invite au respect de tout ce qui demeure vrai en eux, au dialogue et enfin à l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Abbé Fabrice Loiseau

Fondateur des Missionnaires de la Miséricorde Divine

Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

 

DIJBRIL CISSE RACONTE...

Né musulman et éduqué dans l’Islam, l’un de ses frères deviendra imam en Belgique, Djibril Cissé abandonne jeune l’Islam et se fait catholique. Il est revenu rapidement sur cet épisode de sa vie lors de l’émission de Laurent Ruquier samedi dernier dans On n’est pas couché.

Durant cette émisison il a rendu un poignant témoignage à sa maman :

« Déjà, ma mère elle nous a élevé toute seule. On était sept enfants…toute seule ! Moi quand j’ai mon petit de sept mois déjà au bout d’une heure je n’en peux plus alors… Imaginez ma mère avec sept, mais sept -j’avais envie d’utiliser le mot ‘voyous’ mais en ce moment, je ne pense pas- garçons très très turbulents. Elle faisait des ménages à droite à gauche du lundi au lundi sans s’arrêter. Je ne pourrai jamais la remercier assez de tous les sacrifices qu’elle a pu faire. Elle n’a pas eu de vie, sa vie c’était mettre à manger dans la bouche de ses enfants et voilà, aujourd’hui je me dois de lui rendre ».

Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

SAINT NICOLAS, QUI ÊTES-VOUS ?

Né en Turquie selon la tradition

Aux termes de la légende, Nicolas naît vers 270 en Lycie (région située au sud-ouest de la Turquie) au sein d’une famille aisée, et devient évêque de la ville de Myre. Grâce à son énergie, à la dévotion dont il fait preuve et aux miracles qu’il accomplit, il parvient à réformer ce diocèse qui est auparavant tombé en décadence. Il existe des mentions du culte rendu à Nicolas au IVe siècle en Orient et au Xe siècle en Occident. Mais la vénération dont il fait l’objet se développe essentiellement après le transfert de ses reliques dans la ville italienne de Bari, après que les musulmans se sont emparés de Myre. Selon la légende, un parfum s’échappe alors de la tombe du saint.

La légende des trois bourses

Selon la tradition, un noble qui ne peut pas, parce qu’il est ruiné, constituer la dot de chacune de ses trois filles, est sur le point de les abandonner. Nicolas apprend ce dessein. Trois nuits de suite, il vient en secret près de la maison où reposent les trois sœurs. Par la fenêtre ouverte, il jette à l’intérieur de la demeure trois sacs d’or, un pour chaque jeune fille. Ces trois bourses figuraient autrefois sur l’enseigne des prêteurs sur gages.

Le miracle des trois petits enfants

Au fil du temps, cette légende se transforme : d’après une autre tradition, lors d’une famine, un boucher (ou un aubergiste) tue trois jeunes enfants (ou trois clercs, ou trois soldats) venus chercher l’hospitalité, et met leur tête dans le saloir pour servir cette chair à ses clients. Nicolas découvre le corps des trois petits malheureux, en rassemble les morceaux en faisant le signe de croix et les ramène à la vie (une célèbre chanson traditionnelle raconte ce miracle). Le nombre de trois paraît, en fait, très souvent associé à Nicolas : un jour, il sauve trois condamnés à mort en prenant, dans un songe, leur défense devant l’empereur Constantin. Une autre fois, Nicolas sauve de la tempête trois marins dont le navire est en difficulté au large de la Turquie.

 

L’ancêtre du Père Noël

Nicolas serait mort vers 343. Il acquiert, à partir du XIIe siècle, une immense importance dans le christianisme et le folklore européen, et notamment en Lorraine, dans l’Est de la France et en Allemagne rhénane. Son tombeau est le lieu de passage obligé des pèlerins qui se rendent en Terre sainte. À la fin du Moyen Âge, Nicolas devient le saint qui distribue les étrennes, sans doute en souvenir des bourses d’or offertes aux trois jeunes filles et parce que sa fête est située au mois de décembre. Nicolas est ainsi le précurseur du Père Noël. Du reste, en Angleterre et en Amérique, c’est Santa Claus qui distribue les cadeaux de Noël aux enfants.

Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

UNE BELLE HISTOIRE SUR SAINT NICOLAS:

 

Voyage des marins de Bari

Ils sont tous là, affairés autour des trois navires. Sous le beau soleil de ce printemps 1087 qui fait étinceler la mer Adriatique, c’est l’agitation dans le port de Bari. On s’interpelle, on charge les navires de blé.

- Paolo, tu sais ce que je viens d’apprendre d’un marin en provenance de Venise ? Les Vénitiens, ils veulent arriver avant nous !

- Non ! vite, dépêchons-nous. C’est à nous d’y aller !

translation-reliques-saint-nicolas.jpgMais où vont-ils ? Ils partent pour Myre, en Asie Mineure, de l’autre côté de la mer. Leur but ? Aller chercher la dépouille de Nicolas, l’ancien évêque de Myre, décédé il y a plus de 700 ans. Pourquoi ? Nicolas a toujours été considéré comme le patron des marins : on dit qu’il avait le pouvoir d’apaiser les mers déchaînées. On dit aussi que saint Nicolas, à l’un de ses retours de Rome, passant par Bari avait prédit que son corps y reposerait un jour.

Depuis que les musulmans, en 1036, ont envahi Myre, agir est devenu urgent. Bien sûr d’autres marins, d’autres chrétiens, ont essayé d’arracher les ossements aux musulmans. Sans succès. Mais les marins de Bari, forts de la prédiction de Nicolas, sont persuadés qu’ils réussiront. Ils partent sur des navires chargés de blé pour faire croire qu’ils vont à Antioche. La traversée est longue... très longue. Enfin, les voilà à Myre. Ils sont arrivés avant les Vénitiens !

Devant les moines médusés qui gardent le tombeau de Nicolas sur les ruines du monastère de Sainte-Sion, ils font sauter les scellés et enveloppent les précieux ossements dans la soie qu’ils ont apportée. Ils ont pris soin auparavant de recueillir la myrrhe dans des ampoules. Depuis sa mort, en effet, le corps de saint Nicolas distille une myrrhe parfumée. Nos marins ont toujours entendu dire qu’elle a le mouvoir de guérir les yeux et la gorge. Ils prennent donc grand soin de la manne de saint Nicolas.

Rapidement, ils repartent pour Bari. Il ne faut pas qu’ils soient pris par les musulmans ! Le 9 mai 1087, ils sont de retour. Tout le port les acclame. Ce sont eux, les petits marins de Bari, qui ont réussi là où leurs pères avaient échoué. La prophétie de Nicolas s’est accomplie.

Paolo, Mario et tous les autres sont fiers de remettre à l’archevêque Urson les précieuses reliques. Ils le sont davantage encore lorsque Urbain II en personne vient bénir, quelque temps plus tard, le sanctuaire marin où ont été déposés les ossements.

Saint Nicolas se met alors à répandre ses bienfaits sur la ville. On a en effet ouvert l’autel dans lequel a été placé le corps du saint homme pour récupérer la précieuse myrrhe.

Aussitôt des choses surprenantes se produisent : les malades qui s’inclinent devant l’autel sont guéris, les aveugles recouvrent la vue... Les pèlerins affluent de toute l’Italie, puis de plus en plus loin. Des pèlerins célèbres, des rois, l’empereur viennent de toute part s’agenouiller dans le sanctuaire.

On raconte même que Pierre l’Ermite demanda à saint Nicolas de protéger sa première croisade.

Depuis cette date, Bari n’a cessé d’attirer les pèlerins qui viennent prier ce saint patron des fiancés, des marins, des écoliers... si populaire dans toute la chrétienté.

Source : Livre des merveilles

 
Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
La parole de Dieu
 
 
 
         Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent.         
 
Évangile selon saint Luc, chapitre 24, verset 31
 
 
 
La méditation
 
 
Un saint dominicain écrit : « L’eucharistie est une marque d’amitié donnée par Dieu, un rendez-vous entre deux amis. L’eucharistie, c’est comme un ami qu’on ne peut pas voir encore à cause de l’obscurité de la nuit, mais dont on tient déjà la main. »
C’est là l’expérience inouïe des disciples d’Emmaüs au soir de la résurrection. Deux disciples marchent et discutent entre eux au sujet des événements dont ils viennent d’être les témoins : le Christ livré aux chefs des prêtres de Jérusalem, sa condamnation à mort, la découverte du tombeau vide. Et puis ce trou noir, cette déception, cette lassitude, ce temps qui semble perdu. Voici qu’un étranger s’approche d’eux, c’est Jésus, mais « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître »*. C’est lui, cet « ami qu’on ne peut pas voir à cause de l’obscurité de la nuit ». Pour les aider à le reconnaître, Jésus « leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait »**. Puis , à l’heure où « le soir approche et déjà le jour baisse », comme signe ultime de reconnaissance, il partage avec eux le pain. « Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent .»***
Chaque eucharistie nous donne de vivre, ici et maintenant, la rencontre d’Emmaüs, dans la communion avec toute l’église, l’écoute de la Parole, le partage du pain et du vin, corps et sang du Christ. Chaque eucharistie nous offre, comme aux disciples d’Emmaüs, cette illumination tout intérieure qui ouvre nos yeux et nous remet en route, le cœur brûlant.
 
* Évangile selon saint Luc, chapitre 24, verset 16
** Évangile selon saint Luc, chapitre 24, verset 27
*** Évangile selon saint Luc, chapitre 24, verset 31(Source: Avent dans la Ville")
« Seigneur Jésus-Christ, roi des rois, qui as puissance sur la vie et sur la mort ; tu connais ce qui est secret et caché, ni nos pensées ni nos sentiments ne sont voilés pour toi. Guéris mes menées, j'ai fait le mal en ta présence. Voici que ma vie décline de jour en jour, et mes péchés ne font que croître. Ô Seigneur, Dieu des esprits et des corps, tu connais l'extrême fragilité de mon âme et de ma chair. Accorde-moi, Seigneur, la force dans ma faiblesse, et soutiens-moi dans ma misère.  Tu sais que j'ai été pour beaucoup un sujet d'étonnement, tu es mon puissant soutien. Donne-moi une âme reconnaissante ; que sans cesse je me souvienne de tes bienfaits, Seigneur plein de bonté. Ne garde pas la mémoire de mes nombreux péchés, mais pardonne toutes mes forfaitures.  Seigneur, ne dédaigne pas ma prière - une prière de misérable - conserve-moi ta grâce jusqu'à la fin ; qu'elle me garde comme par le passé. C'est elle qui m'a enseigné la sagesse : bienheureux ceux qui empruntent ses chemins, car ils recevront la couronne de gloire.  Seigneur, je te loue et te glorifie, malgré mon indignité, parce que ta miséricorde à mon égard n'a pas eu de borne. Tu as été pour moi aide et protection. Que le nom de ta majesté soit loué à jamais ! A toi, ô notre Dieu, la gloire ! »  (Saint Ephrem, in Prières des premiers chrétiens par A. Hamman O.F.M., Librairie Arthème Fayard, Paris, 1951.)

« Seigneur Jésus-Christ, roi des rois, qui as puissance sur la vie et sur la mort ; tu connais ce qui est secret et caché, ni nos pensées ni nos sentiments ne sont voilés pour toi. Guéris mes menées, j'ai fait le mal en ta présence. Voici que ma vie décline de jour en jour, et mes péchés ne font que croître. Ô Seigneur, Dieu des esprits et des corps, tu connais l'extrême fragilité de mon âme et de ma chair. Accorde-moi, Seigneur, la force dans ma faiblesse, et soutiens-moi dans ma misère. Tu sais que j'ai été pour beaucoup un sujet d'étonnement, tu es mon puissant soutien. Donne-moi une âme reconnaissante ; que sans cesse je me souvienne de tes bienfaits, Seigneur plein de bonté. Ne garde pas la mémoire de mes nombreux péchés, mais pardonne toutes mes forfaitures. Seigneur, ne dédaigne pas ma prière - une prière de misérable - conserve-moi ta grâce jusqu'à la fin ; qu'elle me garde comme par le passé. C'est elle qui m'a enseigné la sagesse : bienheureux ceux qui empruntent ses chemins, car ils recevront la couronne de gloire. Seigneur, je te loue et te glorifie, malgré mon indignité, parce que ta miséricorde à mon égard n'a pas eu de borne. Tu as été pour moi aide et protection. Que le nom de ta majesté soit loué à jamais ! A toi, ô notre Dieu, la gloire ! » (Saint Ephrem, in Prières des premiers chrétiens par A. Hamman O.F.M., Librairie Arthème Fayard, Paris, 1951.)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 15,29-37.

Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »
Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.

Mercredi 2 DECEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par St Ephrem le Syrien,

 Commentaire patristique

La multiplication des pains

Au désert, notre Seigneur a multiplié le pain, et à Cana il a changé l'eau en vin.

Il a habitué ainsi la bouche de ses disciples à son pain et à son vin, jusqu'au temps où il leur donnerait son corps et son sang.

Il leur a fait goûter un pain et un vin transitoires pour exciter en eux le désir de son corps et de son sang vivifiants.

Il leur a donné ces petites choses généreusement, pour qu'ils sachent que son don suprême serait gratuit.

Il les leur a données gratuitement, bien qu'ils auraient pu les lui acheter, afin qu'ils sachent qu'on ne leur demanderait pas de payer une chose inestimable : car, s'ils pouvaient payer le prix du pain et du vin, ils ne pourraient pas payer son corps et son sang.

Non seulement il nous a comblés gratuitement de ses dons, mais encore il nous a traités avec affection.

Car il nous a donné ces petites choses gratuitement pour nous attirer, afin que nous venions à lui et recevions gratuitement ce bien si grand qu'est l'eucharistie.

Ces petites portions de pain et de vin qu'il a données étaient douces à la bouche, mais le don de son corps et de son sang est utile à l'esprit.

Il nous a attirés par ces aliments agréables au palais afin de nous entraîner vers ce qui donne la vie à nos âmes...

L'œuvre du Seigneur atteint tout : en un clin d'œil, il a multiplié un peu de pain.

Ce que les hommes font et transforment en dix mois de travail, ses dix doigts l'ont fait en un instant...

D'une petite quantité
de pain est née une multitude de pains ; il en a été comme lors de la première bénédiction :

« Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre » (Gn 1,28).

Analyse d'audience
Le Seigneur a démontré la vigueur pénétrante de sa parole à ceux qui l'exécutaient, et la rapidité avec laquelle il octroyait ses dons à ceux qui en bénéficiaient. Il n'a pas multiplié le pain autant qu'il l'aurait pu, mais jusqu'à la mesure suffisante pour les convives. Ce n'est pas sa puissance qui a mesuré son miracle, mais la faim des affamés. Si, en effet, le miracle avait été mesuré à la puissance, il serait impossible d'évaluer la victoire de celle-ci. Mesuré à la faim de milliers de gens, le miracle a dépassé les douze corbeilles (Mt 14,20). Chez tous les artisans, la puissance est inférieure au désir des clients ; ils ne peuvent pas faire tout ce que demandent leurs clients. Les réalisations de Dieu, au contraire, surpassent les désirs. Et il est dit : «Rassemblez les morceaux, de manière qu'absolument rien ne périsse» (Jn 6,12) pour qu'on ne pense pas que le Seigneur n'a agi qu'en imagination. Mais, lorsque les restes auront été conservés un jour ou deux, ils croiront que le Seigneur a agi en vérité, et que ce ne fut pas une vision inconsistante.(St Ephrem)

Le Seigneur a démontré la vigueur pénétrante de sa parole à ceux qui l'exécutaient, et la rapidité avec laquelle il octroyait ses dons à ceux qui en bénéficiaient. Il n'a pas multiplié le pain autant qu'il l'aurait pu, mais jusqu'à la mesure suffisante pour les convives. Ce n'est pas sa puissance qui a mesuré son miracle, mais la faim des affamés. Si, en effet, le miracle avait été mesuré à la puissance, il serait impossible d'évaluer la victoire de celle-ci. Mesuré à la faim de milliers de gens, le miracle a dépassé les douze corbeilles (Mt 14,20). Chez tous les artisans, la puissance est inférieure au désir des clients ; ils ne peuvent pas faire tout ce que demandent leurs clients. Les réalisations de Dieu, au contraire, surpassent les désirs. Et il est dit : «Rassemblez les morceaux, de manière qu'absolument rien ne périsse» (Jn 6,12) pour qu'on ne pense pas que le Seigneur n'a agi qu'en imagination. Mais, lorsque les restes auront été conservés un jour ou deux, ils croiront que le Seigneur a agi en vérité, et que ce ne fut pas une vision inconsistante.(St Ephrem)

Repost 0
30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 13:54
UN CHEMIN DE L'AVENT POUR LES PETITS ENFANTS DU CATECHISME (A dupliquer et distribuer pour vivre le "Carême de l'Avent" en famille)

UN CHEMIN DE L'AVENT POUR LES ENFANTS DU CATECHISME

(A dupliquer et distribuer pour vivre le "Carême de l'Avent" en famille)naissance.jpg
 

Vous trouverez chaque jour un court récit relatant l’histoire du Peuple de Dieu en marche vers son Sauveur.

dieu_2.gif1er Décembre : La Création

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre et tout ce qui existe : le soleil et la pluie, la lune et les étoiles, les arbres, les fleurs et les fruits, les poissons, les oiseaux et tous les animaux. Il créa ensuite l’homme et la femme, à son image et à sa ressemblance. Dieu regarda sa création et vit que tout cela était bon. Dieu bénit toute la Création.

Dieu est  notre Père, nous sommes ses enfants.

 

Adam-Eve.jpg2 Décembre : Adam et Eve

Adam est le premier homme et Eve la première femme. Ils vivent heureux dans le splendide jardin que l’on appelle : « jardin d’Eden ou paradis ». Ils prennent soin de ce beau jardin, en le cultivant. Ils peuvent manger tous les fruits sauf un. Savez-vous lequel ? Oui, c’est bien l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Mais un jour tentés par Satan(Le diviseur) sous la forme d'un serpent, Adam et Eve désobéissent à Dieu. Suite à cette désobéissance, ils durent quitter le jardin, mais Dieu ne les abandonne pas. Un jour bientôt le mal sera vaincu.

Nous pouvons souvent redire cette phrase :

-"Seigneur, pardonnez-nous nos offenses et délivrez-nous du mal".

 

l-arche-de-Noe.jpg3 Décembre : Le Déluge

La terre se peuple et les hommes oublient Dieu. Ils deviennent méchants et ne pensent qu’à faire le mal et en particulier la guerre.

Dieu est triste devant tant de mal. Il décide un jour de noyer la terre et de la faire disparaître sous un énorme déluge.

Un homme était pourtant resté fidèle à Dieu, c’est Noé.

En récompense, Dieu décida de lui faire construire une arche pour l’épargner lui et sa famille, ainsi que les animaux, mâles et femelles de chaque espèces.

Noé fit tout ce que le Seigneur lui ordonna. Et la pluie tomba sans cesse durant 40 jours et 40 nuits.

La terre était entièrement recouverte d’eau. Plus de bruits, c’était un silence lourd et pesant.

Seule l’arche de Noé, l'homme fidèle , voguait au fil de l’eau en l'attente du jour de la régénération humaine.

Toi aussi, ouvre la porte de ton cœur à Dieu.

 

colombe-de-la-paix.jpg4 Décembre : Noé

Enfin la pluie s’arrête, et l’eau commence à redescendre. Le bateau de Noé va s’échouer en haut d’une montagne.

Noé, sa famille et tous les animaux sortent de l’arche. Noé et sa famille sont très heureux, ils n’oublient pas de remercier Dieu pour le grand cadeau de la vie.

Dieu va lui faire une promesse de ne plus noyer la terre et Il va laisser un signe visible en le ciel et la terre, entre Dieu et les hommes :

-l’arc-en-ciel, signe de l’Alliance.

Notre Père nous aime avec tendresse.

 

abraham.gif5 Décembre : Abraham, Père des Croyants

Sara et Abraham sont vieux et malheureusement ils n’ont pas d’enfant.

Mais un jour Dieu parla à Abraham et lui dit :

-« Quitte ton pays, ta famille et va vers le pays que je t’indiquerai ».

Au terme d’un grand voyage, Abraham arriva au pays de Canaan, et Dieu lui dit :

-« Tout le pays que tu vois, je te le donne », mais Dieu fit un véritable cadeau à Sara et Abraham : un fils qui se nommera Isaac.

Seigneur, je suis sûr de Votre parole.

 

bible_abraham.gif6 Décembre : Isaac

Abraham et Sara sont heureux de vous annoncer la naissance de leur fils : Isaac.

Oui, c’est une grande joie pour les parents de voir grandir Isaac.

Un jour, Dieu va demander une chose extraordinaire :

-« Abraham, donne-moi ton fils unique en sacrifice ». Le cœur gros, Abraham obéit à Dieu car il a confiance. Dieu ne veut pas la mort de l’enfant, non bien sûr, il veut juste mettre Abraham à l’épreuve.

Abraham s’exécute mais au moment de sacrifier son fils, un ange, envoyé de Dieu stoppa la main de ce brave et courageux Abraham.

Isaac fut sauvé.

Pour récompenser Abraham de sa fidélité héroique, Dieu va le combler de bénédiction, ainsi sa descendance sera aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel.

Oui, Seigneur, moi aussi j’ai confiance en Vous !

.

 

jacob esau7 Décembre : Jacob

Isaac fut le père de deux garçons : Esaü et Jacob.

Une nuit Jacob fit un rêve étrange. Il voit des anges qui montent et descendent une grande échelle reliant le ciel à la terre.

La voix de Dieu se fit entendre et lui dit :

-« Je suis ton Dieu, la terre sur laquelle tu es couché, je te la donne à toi, à tes enfants et aux enfants de tes enfants.

Je suis avec toi pour toujours ».

Jacob aura 12 fils et ils formeront ainsi les 12 tribus d’Israël.

Oui, Seigneur, je sais que Vous veillez sur moi.

 

bible_moses_red_sea.gif8 Décembre : Moïse

La majorité du peuple Hébreu habite en Egypte. Ils sont devenus esclaves de Pharaon. 

La vie est dure et un jour Dieu appela Moïse et lui dit :

-« Va, je t’envoie auprès de Pharaon pour faire sortir mon peuple d’Egypte ».

Avec beaucoup de persévérance, Moïse réussit avec l’aide de Dieu à faire sortir son peuple. Mais Pharaon ne tient pas sa promesse et il se lance à sa poursuite.

Dieu ouvrit un passage dans la mer, et son peuple traversa la mer à pied sec.

Dieu sauva ainsi son peuple de l’esclavage.

Le Seigneur est ma force.

  

bible ten commandments9 Décembre : Moïse et les tables de la Loi

Le peuple hébreu a marché dans le désert pendant quarante ans.

Dieu était là, il a nourrit son peuple avec la manne (pain descendu du ciel).

Un jour Dieu appela Moïse et lui donna une Loi que l’on appelle le Décalogue ou les 10 Commandements.

Seigneur, apprenez-nous à suivre Vos Commandements.

 

L-arche.gif10 Décembre : l’Arche d’Alliance

Pour protéger les Tables de la Loi, Dieu a demandé à Moïse de faire un très beau coffre en bois recouvert d’or surmonté de deux anges. Pourquoi un tel coffre ?

Tout simplement parce que c’est le signe de la présence de Dieu sur terre.

Le peuple hébreu après quarante dans le désert va enfin arrivé en Terre promise avec l’Arche d’Alliance.

Seigneur, apprenez-moi à Vous aimer de tout mon cœur.

 

samuel.gif11 Décembre : Samuel

Samuel est un enfant qui habite dans le Temple avec le prêtre Eli.

Pendant une nuit Samuel attend une voix qui disait :

-« Samuel, Samuel ! ».

Samuel se lève d’un bond et court vers le prêtre Eli et lui dit :

-« Me voici ». Mais Eli n’avait pas appelé Samuel. 

Par trois fois Samuel entend la même voix, alors Eli comprit que le Seigneur voulait parler à Samuel.

La quatrième fois Samuel se lève et dit au Seigneur :

-« Parle Seigneur, ton serviteur écoute », alors Dieu parla à Samuel et lui demanda de parler à tout le peuple en son Nom.

Moi aussi, Seigneur, je suis là et je Vous écoute, attentif à Votre volonté d'amour bienveillant.

 

bible_psalms.gif12 Décembre : David et l’Arche d’Alliance

Samuel est envoyé par Dieu auprès du jeune David, petit berger, qui deviendra roi un jour.

En attendant il garde les moutons.

David joue de la harpe et aime chanter et inventer des psaumes.

Il est courageux, il affrontera un jour un géant nommé Goliath et avec l’aide de Dieu, il gagnera l