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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 14:07
Lundi 11 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 12,1-5.

Frères, je vous invite, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos corps en victime vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là votre culte spirituel.
Et ne vous conformez pas au siècle présent, mais transformez-vous par le renouvellement de l'esprit, afin que vous éprouviez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait.
En vertu de la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas s'estimer plus qu'il ne faut ; mais d'avoir des sentiments modestes, chacun selon la mesure de la foi que Dieu lui a départie.
Car, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction,
ainsi nous qui sommes plusieurs, nous ne faisons qu'un seul corps dans le Christ, et chacun en particulier nous sommes membres les uns des autres.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,42-52.

Quand il eut douze ans, comme ils étaient montés selon la coutume de la fête,
et qu'ils s'en retournaient, le temps étant passé, l'enfant Jésus resta à Jérusalem et ses parents ne le surent pas.
Pensant qu'il était avec la caravane, ils marchèrent tout un jour, puis ils le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances.
Ne l'ayant point trouvé, ils s'en retournèrent à Jérusalem en le recherchant.
Or, au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ;
et tous ceux qui l'entendaient étaient ravis de son intelligence et de ses réponses.
En le voyant, ils furent stupéfaits, et sa mère lui dit : " Mon enfant, pourquoi nous avez-vous fait cela ? Voyez, votre père et moi, nous vous cherchions tout affligés. "
Et il leur répondit : " Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être dans les choses de mon Père ? "
Mais ils ne comprirent pas la parole qu'il leur dit.
Et il descendit avec eux, et il vint à Nazareth, et il leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces choses en son cœur.
Et Jésus progressait en sagesse, en taille et en grâce, auprès de Dieu et des hommes.

Aujourd'hui en France, mémoire des saints :

HYGIN, pape de Rome († 142)

SALVE, martyr en Afrique

PAULIN, évêque d'Aquilée (726-802)

TETHWIN, moine à Redon

HONORATE, vierge à Pavie

Lundi 11 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

L'Église? Un grand paquet de pécheurs, devant pourtant vivre

 

comme étant présence du Christ

 

(p. Tryphon / Eorhf)

 

 



Selon saint Ephrem le Syrien (306-373), "L'Église n'est pas l'assemblée des saints, elle est cette masse de pécheurs qui se repentent, qui bien que pécheurs, se sont tournés vers Dieu et restent orientés vers Lui." En tant que peuple centré sur Dieu, nous sommes des pécheurs engagés à vivre comme étant la présence du Christ dans le monde, et notre sainteté ne saurait être séparée de la sainteté de Dieu à l'oeuvre en ce monde.

Notre péché est une maladie pénétrante ou un échec à atteindre le but d'être vraiment humain. Nous sommes appelés à accomplir notre divine destinée et fonction, étant comme l'image créée de Dieu. Notre péché, donc, n'implique pas simplement la culpabilité de violer les Commandements de Dieu, mais doit être l'impulsion pour devenir quelque chose d'autre que ce que nous sommes dans notre état de déchéance. Parce que chacun d'entre nous a une expérience qui est unique, vaincre nos habitudes coupables personnelles exige toute notre attention et correction.

Le but suprême de ce processus salutaire, c'est de parvenir à la déification, qui est simplement de refléter l'apparence divine. En devenant semblable au Christ dans notre comportement et dans notre pensée, nous coopérons avec Dieu dans ce processus de guérison et sommes rendus à la ressemblance de Dieu.

C'est de ce point de vue que nous reconnaissons notre vocation, c'est d'être le Christ au milieu de ce monde déchu. Car ce monde, tout autant que nous, est appelé à participer au processus de déification, et nous autres, comme nous dit saint Seraphim de Sarov, nous pouvons en amener des milliers autour de nous à être sauvés, en acquérant la paix intérieure. Comme nous acquérons un coeur humble et contrit, nous révélons le Christ au monde et aidons à la transformation de tout le Cosmos en l'image et la ressemblance de notre Dieu  Créateur.

Dans l'amour du Christ,Higoumène Tryphon (Source Saint Materne)

« Très Miséricordieux Jésus, ta bonté est infinie et les trésors de ta grâce sont innombrables.

J'ai une confiance sans bornes en ta miséricorde qui est par-dessus toutes tes œuvres (Psaume 144, 8-9).

Je me donne à Toi entièrement et sans restriction pour pouvoir vivre ainsi et tendre à la perfection chrétienne.

Je désire propager ta miséricorde en accomplissant des œuvres de miséricorde, quant à l'âme et quant au corps, et surtout m'efforcer de convertir des pécheurs, porter la consolation aux nécessiteux, à des malades et à des affligés.

Protège-moi donc, mon Jésus, comme ta propriété et ta gloire.

Bien que je tremble de peur parfois en voyant ma misère, j'ai une confiance infaillible en ta miséricorde.

Que tous les gens connaissent ta miséricorde, tant qu'il en est temps ; qu'ils aient confiance en elle et qu'ils la louent pour l'éternité.

Amen. »

Apostolat de la Miséricorde Divine.

Lundi 11 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

St Théodose d'Antioche, moine

(† 412)

 

 

Durant ses jeunes années, Saint Théodose quitta le riche domicile de ses illustres parents et entra dans le chemin étroit et ardu de la vie ascétique.

Il s'installa dans une petite cellule sur les rives du golfe d'Isska, près de la ville d'Ossos.

Le saint affaiblit son corps par des prosternations et en se couchant à même le sol.

Il portait aussi un cilice et de lourdes chaînes de fer.

Ses cheveux étaient si longs qu'ils couvraient ses pieds.

Par ses exploits continuels de jeûne et de prière, il vainquit ses passions charnelles et spirituelles, il apaisa son tempérament et chassa au loin les pensées impures.

Il travailla beaucoup, labourant son jardin et tressant des cordes.

Dans sa terre natale, saint Théodose fonda un monastère (Skupela).

Il communiqua aux moines l'amour du travail physique et des actions spirituelles.

Saint Théodose avait grand soin des étrangers.

La vie sublime du saint était connue bien au-delà des confins du monastère.

Tant Chrétiens que païens le connaissaient.

En cas de péril, les marins invoquaient l'aide du "Dieu de Théodose".

Il advint qu'à la simple évocation de saint Théodose, les vagues de la mer étaient apaisées.

Les brigands le redoutaient et le respectaient, et sollicitaient ses prières.

Fuyant les louanges du peuple, le saint s'établit près du village de Maraton, fondant le monastère Maratonia.

C'est là que le grand ascète acheva paisiblement les jours de sa vie agréable à Dieu (412).

Saint Théodose, chef et pilote de ceux qui menaient la vie communautaire en Palestine (cénobiarque = «chef des cénobites») et astre brillant pour l'éternité dans le firmament spirituel, naquit vers 423 dans le village de Garissos, en Cappadoce, de parents pieux et craignant Dieu, qui lui inspirèrent l'amour des saintes vertus et de l'application aux Saintes Ecritures. Devenu lecteur dès son jeune âge, il aimait à méditer sur l'histoire d'Abraham, le modèle de tous ceux qui s'exilent par amour du Seigneur (Gen. 12), et sur les paroles de l'Evangile qui recommandent de quitter parents, biens et amis pour hériter la vie éternelle (Mat. 19:29). L'âme brûlante d'une divine ardeur il décida un jour d'appliquer ces préceptes et prit la route de Jérusalem. Passant dans la région d'Antioche, il alla prendre la bénédiction de l'illustre Saint Syméon le Stylite (mémoire le 1er septembre). Le vieillard le salua de loin, en disant: «Théodose, homme de Dieu, sois le bienvenu! » Il le fit monter en haut de sa colonne, l'embrassa tendrement et lui prédit qu'il deviendrait le pasteur d'un immense troupeau de brebis spirituelles.

Parvenu à Jérusalem, après avoir vénéré les Lieux Saints, Théodose se demanda comment il pouvait commencer dans la vie ascétique. Certes, il désirait mener la vie solitaire; mais, averti des dangers d'entrer dans la lutte contre les ennemis invisibles sans avoir été préalablement exercé au combat par un maître expérimenté, il se mit à la recherche d'un tel guide et le trouva en la personne d'un vieillard originaire de Cappadoce, nommé Longin, qui brillait de toutes sortes de vertus parmi les moines consacrés au service de la basilique de la Résurrection (les spoudaioi). Une fois instruit, par l'obéissance, à ne faire, comme le Christ, que la volonté de Dieu le Père et à discerner avec science le bien et le mal, il s'installa seul dans une église située sur le chemin de Bethléem. Lorsque la riche et pieuse fondatrice de cette église voulut le mettre à la tête d'une communauté de moines, il se retira dans une grotte située sur une montagne déserte, où, disait-on, les Mages avaient logé après avoir vénéré l'Enfant-Dieu. Tendu avec ardeur vers le ciel et oubliant tout ce qui est de la terre, Théodose y purifiait son âme par la mortification sans relâche des plaisirs de la chair, par la station debout durant toute la nuit, soutenu par des cordes qu'il avait suspendues au plafond, par la psalmodie et la prière incessantes. Il demeura trente ans sans manger un morceau de pain, en ne se nourrissant que de dattes, de fèves et de quelques herbes qui poussaient dans la grotte. La renommée de ses combats et de la vie divine qui brillait en lui attirèrent bientôt vers la grotte de nombreux disciples. Il n'en reçut d'abord que six, puis douze, et enfin accepta tous ceux que Dieu lui envoyait.

En premier lieu, il leur enseignait à tenir toujours devant leurs yeux la pensée de la mort, comme fondement de la vie en Christ. Un jour, il leur fit creuser un vaste sépulcre et leur dit: «Voici votre tombeau, qui de vous veut l'inaugurer?» Un prêtre, nommé Basile, tomba à genoux et demanda au Saint sa bénédiction pour partir le premier vers le Seigneur. Théodose ordonna alors de célébrer les offices de commémoration du 3e, du 9e et du 40e jour, comme il est coutume jusqu'à nos jours pour les défunts. Sitôt venu le 40e jour, Basile expira, et pendant les 40 jours suivants Théodose le vit se tenir spirituellement au milieu des frères pendant la psalmodie.

Une veille de Pâques, les frères, manquant de toute nourriture et même de pain pour célébrer la Sainte Liturgie, s'agitaient inquiets. Théodose, recueilli en lui-même dans un endroit isolé, leur recommanda de ne mettre leur espérance qu'en Dieu. De fait, la nuit venue, deux mulets arrivèrent à la porte du Monastère chargés de provisions qui durèrent jusqu'à la Pentecôte.

La grotte devint vite trop étroite pour le nombre grandissant de disciples, et de riches amis, prêts à contribuer à toutes les dépenses, pressaient le Saint de choisir un emplacement convenable pour édifier un grand monastère, conformément à la prophétie de Saint Syméon. Dabord hésitant, de peur de perdre les fruits de la vie solitaire, Théodose parvint à la conclusion, qu'avec l'aide de Dieu, il pourrait garder son âme dans une paix imperturbable, tout en menant un grand nombre d'hommes sur la voie du Salut. Il prit donc un encensoir, l'emplit de charbon, et s'avança droit devant lui, en priant Dieu d'allumer» Lui-même l'encens lorsqu'il parviendrait à l'endroit convenable. Le Seigneur accorda ce signe à son serviteur dans un lieu situé à environ 7 km de Bethléem. On y construisit bientôt de vastes bâtiments pour les moines, avec des ateliers et tout ce qui est nécessaire pour les libérer des distractions causées par les relations avec le monde extérieur. A cette cité évangélique étaient jointes plusieurs annexes: une hôtellerie pour les moines étrangers, une autre pour recevoir les pauvres et les indigents, un hôpital pour les malades, un hospice pour les moines âgés et un asile pour les aliénés. Oeil pour les aveugles, pied pour les boiteux, toit pour les sans-toit, vêtement pour ceux qui étaient nus, le Saint se faisait tout pour tous, il soignait lui-même les plaies les plus répugnantes et embrassait tendrement les lépreux. Les indigents accourraient en si grand nombre au monastère, en ces temps de disette, qu'on allait jusqu'à dresser la table cent fois par jour. Pour subvenir à de tels besoins, Dieu intervenait fréquemment par des miracles et multipliait le pain et les vivres.

La communauté était composée de plus de 400 moines de nationalités différentes. C'est pourquoi le Saint avait fait construire quatre églises dans l'enceinte du monastère: une où l'on célébrait la louange de Dieu en grec, l'autre en syriaque, une autre en arménien, et la quatrième était réservée aux aliénés et aux possédés. Sept fois le jour les hymnes s'élevaient vers le ciel en un accord harmonieux de diverses langues, et tous se réunissaient dans l'église des Grecs, après la lecture de l'Evangile, pour célébrer en commun la Sainte Eucharistie. Père unique, Théodose prenait soin de chacun et montrait à tous, par sa conduite et ses enseignements, une vivante image du Christ. A la mort de Gérontios, le supérieur du monastère fondé par
 Sainte Mélanie (31 décembre), il fut élu comme supérieur (archimandrite) et chef de tous les moines vivant en communautés, alors que Saint Sabas (5 décembre) était placé à la tête des ermites et de ceux qui vivaient dans les laures. Les deux Saints étaient unis par une grande charité, ils se rencontraient souvent pour s'entretenir de sujets spirituels et luttèrent de concert contre les hérétiques.

En ce temps-là (513), l'Eglise était en effet troublée par l'empereur Anastase, qui avait pris la défense des monophysites, ennemis du Concile de Chalcédoine. Il déposa le Patriarche de Jérusalem Elie, lui substitua un hérétique, et tenta d'attirer à lui tous les moines éminents de Palestine, en particulier Saint Sabas et Saint Théodose. Si, par humilité, saint Théodose se laissait vaincre et contrarier en toute chose, il se montrait toutefois intraitable en ce qui concernait Dieu et les Saints Dogmes de l'Eglise. Il rassembla tous les habitants des déserts, leur déclara que le temps était venu pour le «doux de se changer en guerrier» (Joël 3:11), et écrivit au souverain une lettre, où il annonçait la ferme décision des moines de rester fidèles jusqu'au sang à la doctrine des Saints Conciles OEcuméniques. Impressionné par ce courage, Anastase relâcha pour un peu de temps ses persécutions, mais les reprit bientôt de plus belle. Théodose se rendit alors à la basilique de la Résurrection et, du haut de l'ambon, s'écria: «Si quelqu'un refuse d'accepter les quatre Saints Conciles au même titre que les quatre Saints Evangiles, qu'il soit anathème!» Puis, à la tête d'une armée de moines, il parcourut la ville en confirmant le peuple dans la foi par sa parole et ses miracles. Envoyé en exil sur ordre de l'empereur, il put regagner son monastère, deux ans plus tard, lors de l'avènement de Justin 1er, favorable à l'Orthodoxie (518).

Un fois la paix rétablie, le bienheureux continua de répandre la bénédiction de Dieu sur les hommes: il guérit des maladies incurables, d'un seul grain de blé il remplit un grenier entier, il rendit fécondes des femmes stériles, chassa des nuées de sauterelles, fit venir la pluie, délivra des voyageurs en danger, annonça sept ans à l'avance le séisme qui détruisit la ville d'Antioche (526). Mais ne comptant pour rien tant de grâces, il montait sans cesse vers Dieu, en s'enfonçant dans l'abîme de l'humilité. Voyant un jour deux de ses disciples qui se disputaient, il se jeta à leurs pieds et refusa de se relever tant qu'ils ne se furent pas réconciliés. Une autre fois, comme il avait interdit la communion à un moine responsable d'une faute grave, celui-ci répliqua en faisant la même défense au Père. Théodose obéit, et ne se présenta à la communion que lorsque le moine se fût rétracté.

Affligé, vers la fin de ses jours, d'une longue et douloureuse maladie, il supportait tout, comme Job, avec action de grâces, refusait de prier Dieu d'en être délivré et ne relâchait en rien sa règle d'ascèse et de prière. Un peu avant son trépas, il exhorta ses moines à la persévérance dans les épreuves, leur promit de toujours intercéder au ciel pour son monastère; puis, après avoir rassemblé tous les Higoumènes de Palestine, il les bénit et remit son âme à Dieu. Il était âgé de 105 ans (529). Ses funérailles furent célébrées avec tous les honneurs possibles par le Patriarche, en présence d'une foule immense de moines et de laïcs. On ensevelit son corps dans la première grotte où il avait demeuré, et peu de temps après les miracles commencèrent à abonder.

De toutes les vertus de Saint Théodose, trois restèrent à ses disciples comme un vivant héritage: une sévère ascèse jusqu'à la mort, accompagnée d'une foi inébranlable; la miséricorde envers les pauvres et les malades, et l'assiduité continuelle à la prière et à la louange de Dieu.
Saint Théodose, chef et pilote de ceux qui menaient la vie communautaire en Palestine (cénobiarque = «chef des cénobites») et astre brillant pour l'éternité dans le firmament spirituel, naquit vers 423 dans le village de Garissos, en Cappadoce, de parents pieux et craignant Dieu, qui lui inspirèrent l'amour des saintes vertus et de l'application aux Saintes Ecritures. Devenu lecteur dès son jeune âge, il aimait à méditer sur l'histoire d'Abraham, le modèle de tous ceux qui s'exilent par amour du Seigneur (Gen. 12), et sur les paroles de l'Evangile qui recommandent de quitter parents, biens et amis pour hériter la vie éternelle (Mat. 19:29). L'âme brûlante d'une divine ardeur il décida un jour d'appliquer ces préceptes et prit la route de Jérusalem. Passant dans la région d'Antioche, il alla prendre la bénédiction de l'illustre
 Saint Syméon le Stylite (mémoire le 1er septembre). Le vieillard le salua de loin, en disant: «Théodose, homme de Dieu, sois le bienvenu! » Il le fit monter en haut de sa colonne, l'embrassa tendrement et lui prédit qu'il deviendrait le pasteur d'un immense troupeau de brebis spirituelles.

Parvenu à Jérusalem, après avoir vénéré les Lieux Saints, Théodose se demanda comment il pouvait commencer dans la vie ascétique. Certes, il désirait mener la vie solitaire; mais, averti des dangers d'entrer dans la lutte contre les ennemis invisibles sans avoir été préalablement exercé au combat par un maître expérimenté, il se mit à la recherche d'un tel guide et le trouva en la personne d'un vieillard originaire de Cappadoce, nommé Longin, qui brillait de toutes sortes de vertus parmi les moines consacrés au service de la basilique de la Résurrection (les spoudaioi). Une fois instruit, par l'obéissance, à ne faire, comme le Christ, que la volonté de Dieu le Père et à discerner avec science le bien et le mal, il s'installa seul dans une église située sur le chemin de Bethléem. Lorsque la riche et pieuse fondatrice de cette église voulut le mettre à la tête d'une communauté de moines, il se retira dans une grotte située sur une montagne déserte, où, disait-on, les Mages avaient logé après avoir vénéré l'Enfant-Dieu. Tendu avec ardeur vers le ciel et oubliant tout ce qui est de la terre, Théodose y purifiait son âme par la mortification sans relâche des plaisirs de la chair, par la station debout durant toute la nuit, soutenu par des cordes qu'il avait suspendues au plafond, par la psalmodie et la prière incessantes. Il demeura trente ans sans manger un morceau de pain, en ne se nourrissant que de dattes, de fèves et de quelques herbes qui poussaient dans la grotte. La renommée de ses combats et de la vie divine qui brillait en lui attirèrent bientôt vers la grotte de nombreux disciples. Il n'en reçut d'abord que six, puis douze, et enfin accepta tous ceux que Dieu lui envoyait.

En premier lieu, il leur enseignait à tenir toujours devant leurs yeux la pensée de la mort, comme fondement de la vie en Christ. Un jour, il leur fit creuser un vaste sépulcre et leur dit: «Voici votre tombeau, qui de vous veut l'inaugurer?» Un prêtre, nommé Basile, tomba à genoux et demanda au Saint sa bénédiction pour partir le premier vers le Seigneur. Théodose ordonna alors de célébrer les offices de commémoration du 3e, du 9e et du 40e jour, comme il est coutume jusqu'à nos jours pour les défunts. Sitôt venu le 40e jour, Basile expira, et pendant les 40 jours suivants Théodose le vit se tenir spirituellement au milieu des frères pendant la psalmodie.

Une veille de Pâques, les frères, manquant de toute nourriture et même de pain pour célébrer la Sainte Liturgie, s'agitaient inquiets. Théodose, recueilli en lui-même dans un endroit isolé, leur recommanda de ne mettre leur espérance qu'en Dieu. De fait, la nuit venue, deux mulets arrivèrent à la porte du Monastère chargés de provisions qui durèrent jusqu'à la Pentecôte.

La grotte devint vite trop étroite pour le nombre grandissant de disciples, et de riches amis, prêts à contribuer à toutes les dépenses, pressaient le Saint de choisir un emplacement convenable pour édifier un grand monastère, conformément à la prophétie de Saint Syméon. Dabord hésitant, de peur de perdre les fruits de la vie solitaire, Théodose parvint à la conclusion, qu'avec l'aide de Dieu, il pourrait garder son âme dans une paix imperturbable, tout en menant un grand nombre d'hommes sur la voie du Salut. Il prit donc un encensoir, l'emplit de charbon, et s'avança droit devant lui, en priant Dieu d'allumer» Lui-même l'encens lorsqu'il parviendrait à l'endroit convenable. Le Seigneur accorda ce signe à son serviteur dans un lieu situé à environ 7 km de Bethléem. On y construisit bientôt de vastes bâtiments pour les moines, avec des ateliers et tout ce qui est nécessaire pour les libérer des distractions causées par les relations avec le monde extérieur. A cette cité évangélique étaient jointes plusieurs annexes: une hôtellerie pour les moines étrangers, une autre pour recevoir les pauvres et les indigents, un hôpital pour les malades, un hospice pour les moines âgés et un asile pour les aliénés. Oeil pour les aveugles, pied pour les boiteux, toit pour les sans-toit, vêtement pour ceux qui étaient nus, le Saint se faisait tout pour tous, il soignait lui-même les plaies les plus répugnantes et embrassait tendrement les lépreux. Les indigents accourraient en si grand nombre au monastère, en ces temps de disette, qu'on allait jusqu'à dresser la table cent fois par jour. Pour subvenir à de tels besoins, Dieu intervenait fréquemment par des miracles et multipliait le pain et les vivres.

La communauté était composée de plus de 400 moines de nationalités différentes. C'est pourquoi le Saint avait fait construire quatre églises dans l'enceinte du monastère: une où l'on célébrait la louange de Dieu en grec, l'autre en syriaque, une autre en arménien, et la quatrième était réservée aux aliénés et aux possédés. Sept fois le jour les hymnes s'élevaient vers le ciel en un accord harmonieux de diverses langues, et tous se réunissaient dans l'église des Grecs, après la lecture de l'Evangile, pour célébrer en commun la Sainte Eucharistie. Père unique, Théodose prenait soin de chacun et montrait à tous, par sa conduite et ses enseignements, une vivante image du Christ. A la mort de Gérontios, le supérieur du monastère fondé par
 Sainte Mélanie (31 décembre), il fut élu comme supérieur (archimandrite) et chef de tous les moines vivant en communautés, alors que Saint Sabas (5 décembre) était placé à la tête des ermites et de ceux qui vivaient dans les laures. Les deux Saints étaient unis par une grande charité, ils se rencontraient souvent pour s'entretenir de sujets spirituels et luttèrent de concert contre les hérétiques.

En ce temps-là (513), l'Eglise était en effet troublée par l'empereur Anastase, qui avait pris la défense des monophysites, ennemis du Concile de Chalcédoine. Il déposa le Patriarche de Jérusalem Elie, lui substitua un hérétique, et tenta d'attirer à lui tous les moines éminents de Palestine, en particulier Saint Sabas et Saint Théodose. Si, par humilité, saint Théodose se laissait vaincre et contrarier en toute chose, il se montrait toutefois intraitable en ce qui concernait Dieu et les Saints Dogmes de l'Eglise. Il rassembla tous les habitants des déserts, leur déclara que le temps était venu pour le «doux de se changer en guerrier» (Joël 3:11), et écrivit au souverain une lettre, où il annonçait la ferme décision des moines de rester fidèles jusqu'au sang à la doctrine des Saints Conciles OEcuméniques. Impressionné par ce courage, Anastase relâcha pour un peu de temps ses persécutions, mais les reprit bientôt de plus belle. Théodose se rendit alors à la basilique de la Résurrection et, du haut de l'ambon, s'écria: «Si quelqu'un refuse d'accepter les quatre Saints Conciles au même titre que les quatre Saints Evangiles, qu'il soit anathème!» Puis, à la tête d'une armée de moines, il parcourut la ville en confirmant le peuple dans la foi par sa parole et ses miracles. Envoyé en exil sur ordre de l'empereur, il put regagner son monastère, deux ans plus tard, lors de l'avènement de Justin 1er, favorable à l'Orthodoxie (518).

Un fois la paix rétablie, le bienheureux continua de répandre la bénédiction de Dieu sur les hommes: il guérit des maladies incurables, d'un seul grain de blé il remplit un grenier entier, il rendit fécondes des femmes stériles, chassa des nuées de sauterelles, fit venir la pluie, délivra des voyageurs en danger, annonça sept ans à l'avance le séisme qui détruisit la ville d'Antioche (526). Mais ne comptant pour rien tant de grâces, il montait sans cesse vers Dieu, en s'enfonçant dans l'abîme de l'humilité. Voyant un jour deux de ses disciples qui se disputaient, il se jeta à leurs pieds et refusa de se relever tant qu'ils ne se furent pas réconciliés. Une autre fois, comme il avait interdit la communion à un moine responsable d'une faute grave, celui-ci répliqua en faisant la même défense au Père. Théodose obéit, et ne se présenta à la communion que lorsque le moine se fût rétracté.

Affligé, vers la fin de ses jours, d'une longue et douloureuse maladie, il supportait tout, comme Job, avec action de grâces, refusait de prier Dieu d'en être délivré et ne relâchait en rien sa règle d'ascèse et de prière. Un peu avant son trépas, il exhorta ses moines à la persévérance dans les épreuves, leur promit de toujours intercéder au ciel pour son monastère; puis, après avoir rassemblé tous les Higoumènes de Palestine, il les bénit et remit son âme à Dieu. Il était âgé de 105 ans (529). Ses funérailles furent célébrées avec tous les honneurs possibles par le Patriarche, en présence d'une foule immense de moines et de laïcs. On ensevelit son corps dans la première grotte où il avait demeuré, et peu de temps après les miracles commencèrent à abonder.

De toutes les vertus de Saint Théodose, trois restèrent à ses disciples comme un vivant héritage: une sévère ascèse jusqu'à la mort, accompagnée d'une foi inébranlable; la miséricorde envers les pauvres et les malades, et l'assiduité continuelle à la prière et à la louange de Dieu.
Lundi 11 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
Marcher avec ton Dieu
Livre de Michée 6, 1-8
L'homme qui entre dans le Temple pose cette question : « Comment dois-je me présenter devant le Seigneur, me prosterner devant le Très-Haut ?»
Les neuf manières de prier de Dominique
« Comment dois-je me présenter devant le Seigneur ?, demande le peuple. Comment m’incliner devant le Très-Haut ? Cette question me fait penser aux neuf manières de prier de saint Dominique. De lui, on ne sait pas grand-chose et la seule chose que nous ont transmise les premiers frères est l’observation de sa manière de prier. L’inclination est la première manière de prier : de l’inclination du corps à l’humilité du cœur : « incline ton cœur ». La tête profondément inclinée, Dominique entrait dans la prière. Comme à la manière des gens qui se saluaient d’un hochement de tête poli en se croisant dans la rue. Bonjour. Comme si Jésus lui était réellement présent, Dominique appliquait tout son être à lui manifester sa vénératio n. 
Et tout son être n’est pas un vain mot. Regardez les huit autres manières de prier : face contre terre, se donnant la discipline, à genoux, bien droit les bras étendus en forme de croix, les mains étendues devant lui à la façon d’un livre ouvert… A chaque attitude correspond une prière d’offrande, de bénédiction, d’imploration…

Chaque attitude reflète une tonalité particulière de la prière : humilité face à Dieu, imploration, supplication intense, confiance en la miséricorde de Dieu, méditation attentive et offrande… 
« Il passait en prière la plus grande partie de la nuit et très souvent la nuit entière » témoigne le frère Ventura. N’allez pas suivre saint Dominique sur ce chemin… Si sa prière du jour était plutôt sereine et silencieuse, celle de la nuit était douloureuse et bruyante, « pleurant et gémissant pour les péchés des autres », ainsi le décrit-on.
Que nous dit Dominique aujourd’hui ? Qu’en Dieu seul est la source du bonheur. Lui qui ne parlait que de Dieu aux hommes et à Dieu que des hommes, le jour comme la nuit.(Source:Signe dans la Bible)

LE COIN DU CATECHISME ET...DE LA TRANSMISSION CHRETIENNE EN FAMILLE

 

 

noce-de-Cana-11.jpg

Peu de temps après avoir appelé ses disciples à le suivre, Jésus fut invité avec ses amis à Cana en Galilée. La mère de Jésus, Marie, était conviée aussi. Il y avait beaucoup d’invités au festin de noces, et les hôtes offrirent tout ce qu’ils avaient de meilleur. Les serviteurs s’empressaient auprès des invités, leur offrant à satiété une nourriture fastueuse et de délicieux vins. Mais, dans les cuisines, il y eut une véritable panique. L’un des serviteurs s’aperçut que le vin manquait. Ils ne savaient que faire. Car, en ce temps-là, on ne pouvait aller dans les magasins acheter d'autres provisions. Et, ne pas recevoir dignement ses invités, c’était un déshonneur pour la famille. La mère de Jésus entendit ces murmures. Étant une grande amie de la famille, elle désirait l’aider d’une manière quelconque.

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Marie dit à voix basse à Jésus : « Ils n’ont plus de vin ! » Jésus comprit que sa mère lui suggérait de se servir de son pouvoir pour faire en sorte que la journée ne soit pas gâchée. Mais il savait aussi que c’est à Dieu d’abord qu’il devait obéir, pas à sa mère. « En quoi cela te concerne-t-il ? lui demanda-t-il. Ce n’est pas encore le mom ent d’agir. Je dois attendre l’heure de Dieu ». Marie écouta son Fils, mais elle dit aux serviteurs : « Faites tout ce que mon fils vous dira ». Elle en était certaine, Dieu autoriserait Jésus à aider leurs amis. Jésus regarda autour de lui. Or il y avait là six énormes jarres de pierre, qui contenaient chacune au début du repas une centaine de litres d’eau. Elles étaient maintenant vides car les invités avaient utilisé l’eau pour se laver les mains avant le repas. En ce temps-là, leur religion prescrivait aux Juifs de se laver les mains plusieurs fois au cours de la cérémonie, aussi une énorme quantité d’eau était-elle nécessaire pour une fête comme celle-ci. « Remplissez d’eau ces jarres », ordonna Jésus à l’un des serviteurs. Celui-ci s’empressa d’obéir. « Maintenant, dit Jésus, puisez-en un peu et portez-la aux convives ». Les serviteurs en remplirent des cruches et les portèrent aux invités. Le premier qui en goûta se tourna vers le marié : « Dieu, quel vin délicieux ! s’exclama-t-il. Généralement, tout le monde sert d’abord le bon vin et ensuite l’ordinaire. Mais toi, tu as gardé le meilleur pour la fin ! » Personne ne savait d’où venait ce vin, sauf les serviteurs et les disciples. Et ils étaient émerveillés de ce qu’ils avaient vu. Ce fut le premier miracle de Jésus. Pour cela, les disciples en étaient maintenant certains : leur maître n’était pas comme les autres, et ils crurent en lui.

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Lundi 11 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

« Je vous salue, pleine de grâce »

Répéter ces paroles de l’ange – « Je vous salue, pleine de grâce »– représente une arme spirituelle, comme le saint Padre Pio de Pietrelcina aimait appeler le Rosaire. Mais une arme pour quoi ? Contre qui, en fin de compte ? « Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair », répond saint Paul, « mais  contre les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes » (Eph 6, 12).

Dans ce sens, le Rosaire est une arme contre Lucifer et ses démons : il leur jette à la face la grandeur de la Vierge Marie ; il blesse leur orgueil en  montrant comment Notre Dame peut, par l’humilité et par l’amour, devenir Reine du Ciel et de la terre. C’est en raison de cet immense amour de la Vierge pour Dieu que Gabriel lui dit : « Le Seigneur est avec toi »(…).

Cette vérité d’amour de Dieu dans le cœur de Marie  est une des armes les plus efficaces contre les assauts du diable, contre les attaques de ceux qui ne peuvent pas accepter que ce ne soit pas l’orgueil, mais seulement l’humilité qui nous fait régner avec Dieu. Prions donc le Rosaire tous les jours et demandons à la Vierge Très Sainte, sa douce aide maintenant, mais surtout à l’heure de notre mort.(Père Paulo Ricardo / fr.aleteia.org )

Lundi 11 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

EN VRAC...POUR VOTRE REFLEXION PERSONNELLE....

NE LES OUBLIONS PAS !

https://www.facebook.com/MesopotamiaAram/photos/a.1645245489054978.1073741829.1640519366194257/1681794662066727/?type=3&theater
Pray for Qamishly... 3 suicide bombs, 17 Syriac people dead, 40 injured... Will a single western government notice?!!

 
 
Photo de Mesopotamia.

En mars 2014, Jean-Marie Guenois écrivait à propos de "l'Effet François" dans Le Figaro :

 

« l’Etat de grâce toujours actif à l’extérieur de l’Eglise est donc beaucoup moins partagé dans le petit monde du Vatican, et dans certains milieux d’Eglise où monte une certaine perplexité même s’il n’est pas de bon ton d’émettre des critiques dans cette culture.

Mais les sentences à répétition contre les fidèles des premiers rangs ou contre les prêtres un peu trop classiques pourraient finir par être contre-productives et décourager ce public qui se sent injustement caricaturé par le pape lui même.

Les critiques acides du pape réveillent certes un catholicisme endormi mais elles peuvent parfois créer des clivages artificiels au sein de communautés entre les «vrais» chrétiens et les autres.

Quand ce n’est pas les fidèles qui s’adressent à des prêtres totalement dédiés à leur mission pour leur faire à présent la leçon! »


Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

Démantèlement d’une cellule terroriste

à Dar Bouazza, à 25 km au sud-ouest de la ville de Casablanca

C’est par le biais d’un communiqué du ministère  de l’intérieur que le gouvernement marocain a annoncé  ce 8 janvier le démantèlement d’une cellule terroriste à Dar Bouazza, à 25 km au sud-ouest de la ville de Casablanca.

 « Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ, le « FBI marocain »), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire national a procédé vendredi au démantèlement d’une cellule terroriste composée de sept extrémistes partisans de l’organisation dite État islamique ». Parmi eux, le chef de ce groupe qui avait des contacts étroits avec l’État islamique en Irak et en Syrie.

Le groupe opérait dans la ville de Dar Baouazza, à 25 kilomètres au sud-ouest de Casablanca. Il cherchait notamment à recruter des hommes pour qu’ils aillent en Irak et en Syrie et reviennent ensuite dans le royaume pour y compromettre des attentats, précise le communiqué.


En savoir plus sur http://www.medias-presse.info/maroc-demantelement-dune-cellule-jihadiste-a-dar-bouazza/47107#LspJPlqzPFWtA6mU.99

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Présentation aux Mages fresque en Capadoce

PADRE PIO A ROME:

 

Pour le Jubilé de la Miséricorde, il a été décidé de la translation temporaire de la dépouille mortelle de Padre Pio du 3 au 16 février 2016.

 

 

Père capucin, Padre Pio de Pietralcina fut un grand confesseur qui passa des heures et des heures dans son confessionnal pour soulager les âmes souffrantes et pénitentes.

 

C'est également le deuxième grand stigmatisé de l’histoire de l’Église après son maître, Saint François d’Assise.

 

Pour la première fois, son corps quittera donc San Giovanni Rotondo où il repose en paix depuis sa mort le 23 septembre 1968.

 

Il sera exposé deux jours à Rome, dans la basilique Saint Laurent de Verano en compagnie des reliques venant de Padoue de saint Léopold Mandic, autre capucin.

A partir du 5 février, la dépouille mortelle sera transférée au Vatican, à la Basilique Saint-Pierre où elle restera jusqu’au 11 au matin.

 

Plusieurs cérémonies  présidées par la pape de Rome sont programmées.

 

Ensuite, dans sa ville natale de Pietralcina,le reliquaire du Padre Pio sera visible et offert à la vénération des fidèles.

 

Une dernière étape sera le 14 février, quelques heures au couvent Sainte-Anne des Frères Mineurs de Fioggia, avant de repartir pour les Pouilles, à San Giovanni Rotondo.

 

Là, avant de retourner dans la crypte de l’église qui lui est dédiée depuis sa canonisation par l'Eglise de Rome, il demeurera pour deux jours dans l’hôpital qu'il avait fondé , la Casa Sollievo della Sofferenza (« la maison pour soulager la souffrance« ) pour le plus grand réconfort des patients et du personnel hospitalier.

 

Padre Pio est un des saints les plus vénérés d’Italie et dans le monde.

François, le pape de Rome, n’a jamais caché sa  dévotion personnelle envers le capucin stigmatisé.

 

Voici, pour votre réflexion quelques lignes suivantes, écrites par un père capucin d’aujourd’hui, le père Jean, du monastère capucin de Morgon sur ce que fut l'attitude du Père Pio lors des "agioramento" de l'Eglise romaine au moment de son dernier Concile: 

Le saint moine envoyé par Dieu comme un signe pour notre temps.... 

 

Il était un modèle de respect et de soumission envers ses supérieurs religieux et ecclésiastiques, spécialement quand il était persécuté.

 

Malgré cela, il ne put rester silencieux devant les déviations qui étaient funestes à l’Église.

 

Avant même la fin du Concile, en février 1965, quelqu’un lui annonça qu’il allait bientôt devoir célébrer la Messe selon le nouveau rite, ad experimentum, en langue vernaculaire, rite qui avait été composé par une commission liturgique conciliaire en vue de répondre aux aspirations de l’homme moderne. Padre Pio écrivit immédiatement au pape Paul VI, avant même d’avoir vu le texte, pour lui demander d’être dispensé de cette expérience liturgique et de pouvoir continuer à célébrer la Messe de saint Pie V.

 

Quand le cardinal Bacci vint le visiter pour lui apporter l’autorisation demandée, Padre Pio laissa échapper une plainte en présence du messager du pape : « Par pitié, mettez fin, vite, au Concile. »

 

« En 1966, le Père Général (des Franciscains) vint à Rome un peu avant le chapitre spécial qui devait traiter des constitutions, en vue de demander au Padre Pio ses prières et bénédictions.

 

Il rencontra Padre Pio dans le cloître.

‘Padre, je suis venu pour recommander à vos prières le chapitre spécial pour les nouvelles constitutions…’ I

l avait à peine prononcé les mots ‘chapitre spécial’ et ‘nouvelles constitutions’ que Padre Pio fit un geste violent et s’écria :

-‘Tout cela n’est que du non-sens destructeur’. ­‑ ‘Mais, Padre, après tout, il faut tenir compte des jeunes générations… les jeunes évoluent d’après leurs propres modes… il y a des besoins, des demandes nouvelles…’

‘La seule chose qui manque, fit le Padre, c’est l’âme et le cœur, c’est tout, intelligence et amour.

Il partit pour sa cellule, puis se retourna et dit, en pointant son doigt : ‘Nous ne devons pas nous dénaturer, nous ne devons pas nous dénaturer!

 

Au jugement du Seigneur, saint François ne nous recevra pas comme ses fils!’ »

 

Si nous considérons que Padre Pio était un véritable alter Christus (autre Christ), que sa personne entière, corps et âme, était aussi conforme que possible à celle de Jésus-Christ, son refus total d’accepter le Novus Ordo et l’aggiornamento devraient être pour nous une leçon. »

(Père Jean dans Padre Pio, Vatican II et le Novus Ordo Missae)

 

 

 

LE VEILLEUR DE NINIVE:

 

France : Incendies criminels dans deux Eglises....le même jour.....

Posted: 10 Jan 2016 10:00 AM PST

 

L’église Saint-Louis à Fontainebleau et l’église de Veneux-les-Sablons ont été victimes d’incendies importants ce dimanche matin. A Fontainebleau, le sinistre est d’origine criminelle avec trois mises à feu en différents points de l’édifice. Il s’est déclaré vers 7 h 15. Immédiatement, les sapeurs-pompiers ont envoyé sur place deux fourgons pompe-tonne, une échelle, un véhicule de commandement et un véhicule de ventilation, soit dix-huit soldats du feu et un officier.
 
Eglise de Veneux-le-Sablons incendiée
L’incendie a touché la chapelle de Franchard où les flammes ont détruit l’autel du XVIIe siècle et la statue de Franchard du XIVe siècle. Un départ de feu a eu lieu également sur quelques fauteuils du chœur de l’église. Enfin, le sinistre a touché la chapelle Saint-Joseph, où plusieurs statues ont été renversées « ce qui laisse penser à des actes de profanation », confie le père José Antonini, curé du pôle missionnaire de Fontainebleau. Aucun blessé n’a été recensé.
 
 
Les messes du dimanche ont été annulées à Saint-Louis. Mais la grande galette des rois de la paroisse, qui réunit chaque année près de 600 personnes, est maintenue et se déroulera ce dimanche à 17 heures au théâtre municipal, que la mairie a accepté de prêter à la paroisse pour l’occasion.
 
A Veneux-les-Sablons, « l’incendie est d’origine accidentelle, dû à un chauffage déféctueux », annonce Jean-Luc Marx, le préfet de Seine-et-Marne. Mais les dégâts sont considérables : le feu a pris vers 10 h 20 et la charpente s’est en partie effondrée. Trente pompiers ont été mobilisés, dont des équipes spécialisées dans la protection des œuvres d’art et la protection de bâtiments afin d’éviter le risque d’effondrement du pignon de l’église.
 
 
Par précaution, le préfet a demandé ce dimanche matin à redéployer vers les lieux de culte les patrouilles de police, gendarmes et militaires.
 
Source : Marine Legrand et Sébastien Roselé (avec P.V.) | 10 Janv. 2016, 13h32 | MAJ : 10 Janv. 2016, 14h20
 

 

 

 

Nativité

UN LIVRE:

"La Russie de Poutine"

 

Ancien énarque, homme politique et essayiste français, Ivan Blot se rend régulièrement en Russie puisqu’il participe aux réunions du groupe de Valdaï, un forum international rassemblant des experts dans le but de discuter de la Russie et de son rôle dans le monde. Avec La Russie de Poutine, il signe un lire de philosophie politique pratique édifiant, un livre qui prend le contre-pied des préjugés répandus sur la Russie.

Aleteia : Vous tordez le cou à un préjugé très répandu sur l’économie russe qui en dépit des sanctions et d’une crise passagère devrait retrouver rapidement la croissance. Quelles en sont les caractéristiques et quelles sont les convictions du président Poutine à cet égard ?
Ivan Blot : Le président Poutine est confiant et vient d’annoncer une croissance de 0,7% pour 2016 et un fort taux pour 2017. Dans le passé de 2000 (année d’arrivée de Poutine à la présidence) à maintenant, le niveau de vie a été multiplié par quatre. D’après les chiffres de la banque mondiale, le produit intérieur brut en parité de pouvoir d’achat, c’est-à-dire sans tenir compte des phénomènes monétaires, a doublé celui de l’Allemagne il y a deux ans : personne, je dis bien personne, n’écrit cela aujourd’hui alors que les chiffres sont ceux de la banque mondiale, très accessibles. La Russie a beaucoup de domaines d’excellence, l’armement mais aussi l’électronique en général. Savez-vous que l’antivirus le plus courant, que vous utilisez certainement, est Kaspersky ? C’est un brevet russe. Les cosmonautes qui vont dans la station orbitale habitée autour de la terre sont transportés par des fusées russes car les Américains ont renoncé pour des raisons financières à construire de tels engins. La Russie exporte beaucoup de centrale nucléaires, ce que ne fait jamais un pays sous développé. Le pétrole ne représente que 9% du PIB russe (50% en Arabie saoudite). Les propos sur le sous-développement de la Russie relèvent d’une ignorance crasse ou de la mauvaise foi.

La renaissance de la Russie est également spirituelle, le pouvoir agissant en collaboration étroite avec l’église orthodoxe. Peut-on parler de laïcité en Russie ? Comment traitent-ils la question de l’islam ?
La Fédération de Russie est un État laïque. Mais il y a un renouveau religieux important. La laïcité à la russe n’interdit pas la coopération avec les religions mais selon le principe de la proportionnalité (c’est un peu la laïcité « positive » que Sarkozy avait défendue). L’État aide en fonction de la proportion de citoyens ayant telle ou telle confession : 80% à l’orthodoxie, 10% à l’islam et le reste aux confessions bouddhiste et juive. Ce sont les religions historiquement traditionnelles et admises comme telles. Les musulmans russes dans leur grande majorité sont aussi des patriotes russes. Le grand muphti a demandé aux musulmans de prier pour l’âme de saint serge de Radonège (XIVe siècle) parce qu’il était aussi un grand patriote !

On construit actuellement dans l’agglomération de Moscou plus de 200 églises ! On est dans un monde fort différent de la France actuelle.

Qu’en est-il de la famille en Russie ? Est-elle soumise aux mêmes attaques qu’en Occident ?
La politique familiale est une des grandes réussites de Poutine. La natalité s’est redressée et la population augmente depuis quatre ans. La politique familiale a un volet financier et un volet moral. Par exemple, dès la deuxième naissance, une famille touche 7 000 euros de prime. On l’aide aussi à rembourser les prêts du logement. Les bébés nés le jour de la fête nationale sont qualifiés de « bébés patriotes » et certaines régions offrent une voiture aux parents !

Par ailleurs, le statut moral de la famille est revalorisé. Pas question de « mariage pour tous » et la propagande homosexuelle envers les enfants est interdite. L’État a créé la fête de l’amour du mariage et de la fidélité et décore les couples méritants. Des publicités dans le métro de Moscou vantent les mères qui ont trois enfants.

À quoi attribuez-vous notre méfiance (ou en tout cas celle de nos dirigeants) à l’égard de la Russie ?
La méfiance est due à deux raisons, géopolitique et culturelle, voire spirituelle. Tout d’abord, l’Europe est soumise politiquement aux États-Unis, or ceux-ci ont dévoilé leur politique de domination mondiale dans un livre Le grand échiquier. L’auteur Zbigniew Brzesinski explique que les USA dominent le monde et le civilisent en même temps (sic). Un français appréciera de savoir qu’il doit la civilisation aux Américains ! Mais les USA sont situés sur un continent marginal, l’Amérique alors que le continent eurasiatique rassemble les Européens, les Russes, les Chinois et les Indiens entre autre. Si l’Eurasie s’unifie, elle sera plus puissante que l’Amérique. Le conseiller des présidents américains note que l’Europe reste soumise, qu’il faut surveiller la Chine mais surtout qu’il faut démembrer l’empire russe qui concurrence les USA ; il propose d’abord de séparer la Russie et l’Ukraine d’où le coup d’État qui eut lieu à Kiev et la guerre de Kiev contre ses propres citoyens autonomistes de l’est (Donbass). Ensuite, il propose de diviser entre trois Etats ce qui reste de la Russie : tout cela est exposé sans la moindre gêne. L’ennemi est russe. Aujourd’hui, un autre ennemi est apparu, Daesh, et cela gêne bien les élites américaines.

La deuxième cause de la propagande anti-russe est le côté conservateur traditionaliste et patriote de la Russie. Les élites occidentales ont renié le christianisme et défendent un égalitarisme et un matérialisme agressifs. Les peuples européens et aussi américain commencent à se rebeller contre ces élites qui nient l’héritage de notre civilisation. Poutine a dit que l’Occident était devenu relativiste et mettait sur le même plan les valeurs de Dieu et de Satan. Première conséquence selon lui : l’effondrement démographique. La baisse de la natalité et l’immigration menacent de faire disparaitre l’Occident (voir son « discours de Valdai » de 2013).

La Russie de Poutine
La Russie de Poutine

Les élites gauchisantes et coupées du peuple (oligarchies) ne supportent pas ce discours de la nouvelle Russie. On voit donc que le malaise est profond mais on doit conserver l’espoir. Les milieux économiques européens sont très hostiles aux sanctions antirusses et veulent coopérer avec la Russie même si cela déplait à l’Amérique. Par ailleurs, les peuples se révoltent peu à peu contre cette nouvelle classe oligarchique qui les dominent et qui n’a que mépris pour les angoisses des simples citoyens face à la criminalité croissante, l’invasion migratoire et l’abandon des valeurs traditionnelles, famille, propriété et patrie. Je pense qu’à l’avenir, l’Europe et la Russie se rapprocheront car l’Histoire, la géographie et nos racines chrétiennes communes nous mèneront à un tel résultat.

Propos recueillis par Jean Muller pour ALETEIA

La Russie de Poutine d’Yvan Blot. B. Giovanangeli, janvier 2016, 15 euros.

DIMANCHE 10 JANVIER 2016 : PREMIER DIMANCHE APRÈS LE BAPTÊME DE NOTRE SEIGNEUR (ACCORDÉ AU CALENDRIER LITURGIQUE DE L'EGLISE ORTHODOXE MALANKARE)/ ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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NOS PELERINAGES:
Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)
PÈLERINAGE SYRO-ORTHODOXE FRANCOPHONE À STE GENEVIÈVE LE SAMEDI 16 JANVIER 2016 / PRIÈRES À STE GENEVIÈVE

 

Pèlerinage Syro-Orthodoxe Francophone à Ste Geneviève le Samedi 16 Janvier 2016 / Prières à Ste Geneviève

Les Chrétiens Syro-Orthodoxes Francophones 

de Saint Thoma (Mar Thoma) 

dont Ste Geneviève est co-patronne du "Relais Paroissial" de Paris et sa région  

organisent un pèlerinage privé au tombeau de Sainte Geneviève 

à l’église Saint Etienne du Mont (Métro ou RER Luxembourg).

Cette année, 

le pèlerinage aura lieu le samedi 16 janvier à 15h30.

Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)

 

*Départ du Monastère en Normandie à 10h30

*Vers 12h30, Repas fraternel avec les fidèles de région parisienne (Offrande libre).

SOYEZ NOMBREUX !

 

RAPPEL:

Ste Geneviève est co-patronne avec Mar Thomas (St Thomas) de notre "Relais Paroissial" de Région Parisienne.

Ce "Relais" (Dépendant da la "Grande Paroisse N-D de Miséricorde de l'Ouest,Nord-Ouest et Nord Est) est sans local depuis presque trois ans.

La Métropolie (Archidiocèse) de notre Eglise Syro-Orthodoxe Francophone  recherche toujours en Région Parisienne ou sur Paris un local à louer à un prix raisonnable ou, une communauté religieuse nous accueillant fraternellement...

En l'attente, les Messes sur Paris sont dîtes chez des particuliers et, d'une manière habituelle, les fidèles remontent sur le Monastère Syriaque (En Normandie), surtout les premiers Weekend du mois.

Nous faisons un ramassage chaque Samedi précédent le 1er Dimanche du Mois à 15 h en Place du Chatelet (Devant le Bar des Bords de Seine)

SAINTE GENEVIEVE, AIDEZ-NOUS A RETROUVER SUR PARIS UN LOCAL !

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Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)

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Pèlerinage à Lourdes :

*Normandie et Région Parisienne : départ le Vendredi 29 à 7 h du Monastère, coucher à Jauldes

 

*Charente : Départ le Samedi 3 à 7h

 

*Dimanche 31 Janvier, journée à LOURDES.

 

*Lundi 1er Février, pour les Normands et Parisiens, retour enNormandie.Pour ceux qui rejoignent la Charente, matinée à Lourdes, visite à Ferrières, couché à JAULDES

 

*Mardi 2 Février, Purification de la Très Sainte Vierge.10h30, Messe à JAULDES ou au Monastère pour les Normands et Parisiens. Bénédiction des Cierges de la Chandeleur.. Le 2 au soir, retour des Parisiens sur Paris.

 

*Le 3 Février, retour des « Charentais » sur Le Monastère puis Paris dans l’Après-midi .  

 

(Offrandes libres)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

+++
 

Toute offrande fait  l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

+++

 

 

 

Note: 

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

JÉSUS CHRIST, NOTRE BUT ULTIME

L’homme parfait –Baptème du Christ

« En Christ nous a été ouverte la voie vers l’enjeu de la pleine humanisation et Il est la voie vers cela, car Il est la voie vers la communion avec Dieu en tant que communauté de personnes que nous ne pouvons pas réduire à l’état d’objets, et, par cela, la voie vers la communion plénière avec nos semblables. Par son incarnation en tant qu’Homme, le Christ nous a rendue accessible, dans la forme humaine culminante, la communion avec lui-même comme Dieu, pour mieux dire : avec l’entière Trinité. Seul Jésus Christ nous a donné le pouvoir de sortir pleinement de l’égoïsme du péché, de l’emprisonnement dans les limites naturelles en tant que processus systématique de composition et de décomposition, ou de la corruptibilité qui se termine avec la mort.

Le sens de l’univers

Mais en Jésus-Homme, qui se trouve au terme ultime de l’humain, l’univers lui-même s’est découvert son sens intégral et son projet : la transparence à Dieu. Le Christ est la « lumière du monde » (lumina lumii, jeu de mots intraduisible, n.t.), lumière qui illumine le monde, lumière dans laquelle s’illumine le monde. Chacun d’entre nous est d’une certaine façon une lumière du monde. Mais cette qualité est également une mission, que nous ne pouvons pas accomplir par nous-mêmes de façon complète. Nous la voyons accomplie dans le Christ et, par le Christ, nous nous voyons participer nous aussi à cet accomplissement ; le Christ est l’accomplissement de l’être réel de l’Homme – couronne de la création – parce qu’en lui l’Homme est pleinement uni avec Dieu. C’est ainsi que le Christ est tellement « historique », tellement non construit, et que, de ce point de vue, Il est l’image la plus humaine de l’Homme, et, en même temps, au-delà du niveau auquel peut atteindre notre être par ses propres capacités. Pour cette raison, le Christ, être humain tellement réel, est, en son accomplissement comme Homme, également Dieu.

L’homme uni à Dieu

Plus précisément, le Christ est l’Homme accompli, parce qu’Il est uni avec le modèle de l’Homme, avec le Logos divin. Mais en Jésus Christ, en tant que Logos incarné et ressuscité, et en ceux qui sont unis avec lui, le monde atteindra également sa perfection ou son but. Le Christ est l’Homme du sommet en lequel s’accomplit la Création, dans la mesure où Il est dans une communion plénière avec Dieu. « La référence à la Création… montre l’Homme comme couronne et accomplissement de la Création. Dans l’œuvre des cinq premiers jours, la parole de Dieu se manifeste comme simple commandement… L’Homme est appelé à l’existence et intronisé dans la Création par une mission qui lui est confiée. Dès cet acte, la Création est parfaite (Gn 2, 1). Elle se présente comme un ordre organisé en degrés, orienté vers l’Homme, et qui atteint son accomplissement suprême en l’Homme. Seul l’Homme est mis en relation avec Dieu sans autres degrés intermédiaires » ([1]). Par l’Homme Dieu unit le monde avec lui-même. Par sa nature humaine le Christ rassemble le monde en lui-même de façon plénière. En tant qu’être humain uni à Dieu de façon culminante, ou en tant que Dieu agissant par l’Homme, le Christ guérit les malades, commande à la mer et aux vents, ressuscite les morts et ressuscite Lui-même pour la vie éternelle, montrant l’état final du monde. C’est un autre sens dans lequel lui a été donné après la Résurrection « tout pouvoir au ciel et sur la terre » (Matt 28, 18). Dans la mesure où, avant même la Résurrection, Il est l’accomplissement de l’Homme réel, Il conduit celui-ci par la Résurrection au terme qui lui est promis. »

(P. Dumitru Stàniloae, Dogmatique II)

[1] W. Beinert, Christus und der Kosmos, p. 17.

DIMANCHE 10 JANVIER 2016 : PREMIER DIMANCHE APRÈS LE BAPTÊME DE NOTRE SEIGNEUR (ACCORDÉ AU CALENDRIER LITURGIQUE DE L'EGLISE ORTHODOXE MALANKARE)/ ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Programme de ces prochaines semaines au

Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

 

*Mardi 2 Février:

10h30, Messe au Monastère. Bénédiction des Cierges de la Chandeleur.

* Tuesday, February 2:
10:30 Mass at the Monastery. Candles Blessing of Candlemas.

 

 *Mercredi 3 Février:

 Messe et Bénédiction des cierges de St Blaise (Contre les maladies de gorges)

* Wednesday, February 3:
  Mass and Blessing of St. Blaise candles (Against Gorge diseases)

 

*Dimanche 7 Février, Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 Messe à 10h30, distribution des cierges de la Chandeleur et de St Blaise (Imposition de ces derniers à 15h ).Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

* Sunday, February 7, monthly Pilgrimage to Our Lady of Mercy
  Mass at 10:30, distributing candles of Candlemas and St. Blaise (Imposition of these to 15h) .Repas fraternal and loyal reception from 13:30 to 17:30.

 

 

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

 

 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet)

La vie, elle est à recevoir, à donner, à faire grandir dans l’échange, là où nous sommes avec ce qui s’offre à nous. Le Seigneur ne cesse de le faire, lui qui ne cesse de débouler dans de nouveaux contextes, rencontrant une multitude de personnes dans des situations infiniment variées. Cette attitude, il nous l’enseigne, dans le quotidien de nos jours, aussi comme ici aux disciples. Ces disciples qui viennent à lui gros d’un souci, d’une préoccupation qui donne avec elle une première solution : renvoyer les personnes, ou alors se ruiner… Bref aller vers de l’impossible… Jésus ne fait qu’une chose, une simple chose : arriver dans la situation, la recevoir, la contempler et, de là, percevoir, discerner, dans un simple mouvement, ce qu’il y a de bon, sous la forme d’une motion, éprouver de la compassion, et puis agir en conséquence souvent sous la forme d’une simple demande adressée avec confiance au Père. C’est bien le chemin à vivre, tout simple… celui qui permet que tout devienne eucharistie.(Père J-Luc Fabre dans "Jardinier de Dieu")
 
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 09:40
Dear friends. Between this Wednesday, Saturday and Sunday, I will be on a pastoral tour between Fougeres, Nantes, Paris and Angouleme. Appointment our practically daily risk of being disturbed. Please forgive me. You will be in my prayers. Your Faithfully in Christ. Aloho m'barekh! + Mor Philipose Mariam / Dear friends. Between this Wednesday, Saturday and Sunday, I will be on a pastoral tour between Fougeres, Nantes, Paris and Angouleme. Appointment our practically daily risk of being disturbed. Please forgive me. You will be in my prayers. Your Faithfully in Christ. Aloho m'barekh! + Mor Philipose Mariam

Dear friends. Between this Wednesday, Saturday and Sunday, I will be on a pastoral tour between Fougeres, Nantes, Paris and Angouleme. Appointment our practically daily risk of being disturbed. Please forgive me. You will be in my prayers. Your Faithfully in Christ. Aloho m'barekh! + Mor Philipose Mariam / Dear friends. Between this Wednesday, Saturday and Sunday, I will be on a pastoral tour between Fougeres, Nantes, Paris and Angouleme. Appointment our practically daily risk of being disturbed. Please forgive me. You will be in my prayers. Your Faithfully in Christ. Aloho m'barekh! + Mor Philipose Mariam

Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ   (6 Janvier)

Cette Fête est appelée "Danaha" et en  syriaque «Dawn». C’est la Fête de l’Epiphanie ou Théophanie.

 

Baptism of our Lord Jesus Christ (January 6)
This feast is called "Danaha" and Syriac "Dawn." It is the Feast of the Epiphany or Theophany.

En France, mémoire des saints :

NILAMMON, ermite en Égypte

MELAINE, évêque de Rennes († 530)

In France, memory of the saints:

NILAMON hermit in Egypt

MELAINE, Bishop of Rennes († 530)

 

 

Quand le 6 Janvier ne tombe pas un dimanche, cette Fête est solennisée en France le dimanche le plus proche, c'est pourquoi nous l'avons solennisée dimanche dernier.

When January 6 does not fall on a Sunday and therefore is not busy, this festival is solemnized in France on the nearest Sunday,that is why we have solemnized last Sunday..

 

Saint Qurbana

o    Actes 19: 1 -7 :

  • 01 Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
  • 02 Il leur demanda : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint. »
  • 03 Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean le Baptiste. »
  • 04 Paul dit alors : « Jean donnait un baptême de conversion : il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. »
  • 05 Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
  • 06 Et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues mystérieuses et à prophétiser.
  • 07 Ils étaient une douzaine d’hommes au total.

o     

o    Epître de St Paul Apôtre à Tite 2: 11 :

o    11 La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.

o     3: 9 :

o    09 Quant aux recherches folles sur les généalogies, les disputes et les polémiques sur la Loi, évite-les, car elles sont inutiles et vaines.

o    Evangile de Notre-Seigneur J-C selon Saint-Luc 3:7-22 :

  • 07 Jean disait aux foules qui arrivaient pour être baptisées par lui : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?
  • 08 Produisez donc des fruits qui expriment votre conversion. Ne commencez pas à vous dire : “Nous avons Abraham pour père”, car je vous dis que, de ces pierres, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.
  • 09 Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. »
  • 10 Les foules lui demandaient : « Que devons-nous donc faire ? »
  • 11 Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »
  • 12 Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
  • 13 Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
  • 14 Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »
  • 15 Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
  • 16 Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
  • 17 Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
  • 18 Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.
  • 19 Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, avait reçu des reproches de Jean au sujet d’Hérodiade, la femme de son frère, et au sujet de tous les méfaits qu’il avait commis.
  • 20 À tout cela il ajouta encore ceci : il fit enfermer Jean dans une prison.
  • 21 Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit.
  • 22 L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

o     

Bénédiction de l'eau

o    Actes 8:35-40 :

  • 35  Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
  • 36 Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
  • 38 Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque.
  • 39 Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
  • 40 Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.

o     

o    Epître aux Hébreux 10: 15-25 :

  • 15 L’Esprit Saint, lui aussi, nous l’atteste dans l’Écriture, car, après avoir dit :
  • 16 Voici quelle sera l’Alliance que j’établirai avec eux quand ces jours-là seront passés, le Seigneur dit : Quand je leur donnerai mes lois, je les inscrirai sur leurs cœurs et dans leur pensée
  • 17 et je ne me rappellerai plus leurs péchés ni leurs fautes.
  • 18 Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché.
  • 19 Frères, c’est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire grâce au sang de Jésus :
  • 20 nous avons là un chemin nouveau et vivant qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ; or, ce rideau est sa chair.
  • 21 Et nous avons le prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu.
  • 22 Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure.
  • 23 Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis.
  • 24 Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir.
  • 25 Ne délaissons pas nos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude, mais encourageons-nous, d’autant plus que vous voyez s’approcher le Jour du Seigneur.

o     

o    Evangile selon Saint-Jean 4:1-42 :

  • 01 Les pharisiens avaient entendu dire que Jésus faisait plus de disciples que Jean et qu’il en baptisait davantage. Jésus lui-même en eut connaissance.
  • 02 – À vrai dire, ce n’était pas Jésus en personne qui baptisait, mais ses disciples.
  • 03 Dès lors, il quitta la Judée pour retourner en Galilée.
  • 04 Or, il lui fallait traverser la Samarie.
  • 05 Il arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
  • 06 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.
  • 07 Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
  • 08 – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.
  • 09 La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
  • 10 Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
  • 11 Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ?
  • 12 Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
  • 13 Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ;
  • 14 mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
  • 15 La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
  • 16 Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
  • 17 La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :
  • 18 des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. »
  • 19 La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...
  • 20 Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
  • 21 Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.
  • 22 Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
  • 23 Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.
  • 24 Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
  • 25 La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
  • 26 Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »
  • 27 À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
  • 28 La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :
  • 29 « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? »
  • 30 Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
  • 31 Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. »
  • 32 Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
  • 33 Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
  • 34 Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.
  • 35 Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant,
  • 36 le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
  • 37 Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.”
  • 38 Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »
  • 39 Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
  • 40 Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.
  • 41 Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui,
  • 42 et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

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"Preaching doesn’t always have to be in the form of words. Performing merciful deeds and actions is also preaching. I think that every Orthodox Christian must be a missionary. We all have families, but not all of our relatives are believers. Who will reveal Christ to people around us at work or school? Who will be a living witness to them?" (Fr. Stanislav Rasputin, 21st Century convert, via orthodoxoutreach.net)  /  Prêcher, ça ne doit pas toujours être sous forme verbale. Accomplir des actions miséricordieuses et des bonnes oeuvres, c'est aussi prêcher. Je pense que tout Chrétien Orthodoxe doit être missionnaire. Nous avons tous des familles, mais tous nos proches ne sont pas croyants. Qui va faire découvrir le Christ aux gens qui nous entourent, au travail et à l'école? Qui sera un témoin vivant parmi eux? (Prêtre Stanislav Rasputin)

"Preaching doesn’t always have to be in the form of words. Performing merciful deeds and actions is also preaching. I think that every Orthodox Christian must be a missionary. We all have families, but not all of our relatives are believers. Who will reveal Christ to people around us at work or school? Who will be a living witness to them?" (Fr. Stanislav Rasputin, 21st Century convert, via orthodoxoutreach.net) / Prêcher, ça ne doit pas toujours être sous forme verbale. Accomplir des actions miséricordieuses et des bonnes oeuvres, c'est aussi prêcher. Je pense que tout Chrétien Orthodoxe doit être missionnaire. Nous avons tous des familles, mais tous nos proches ne sont pas croyants. Qui va faire découvrir le Christ aux gens qui nous entourent, au travail et à l'école? Qui sera un témoin vivant parmi eux? (Prêtre Stanislav Rasputin)

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2,11-15.

Fils bien-aimé, voici manifestée à tous les hommes la grâce de Dieu, notre Sauveur ;
elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent avec tempérance, justice et piété,
en attendant la bienheureuse espérance et l'apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur
Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire, en nous purifiant, un peuple qui lui appartienne, et qui soit zélé pour les bonnes œuvres.
Voilà ce que tu dois prêcher, recommander et revendiquer avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise.

"Love sinners, but hate their deeds, and do not disdain sinners for their failings, so that you yourself do not fall into the temptation in which they abide."  (St. Isaac the Syrian)
"Love sinners, but hate their deeds, and do not disdain sinners for their failings, so that you yourself do not fall into the temptation in which they abide."  (St. Isaac the Syrian)
"Love sinners, but hate their deeds, and do not disdain sinners for their failings, so that you yourself do not fall into the temptation in which they abide."  (St. Isaac the Syrian)

"Love sinners, but hate their deeds, and do not disdain sinners for their failings, so that you yourself do not fall into the temptation in which they abide." (St. Isaac the Syrian)

 

 

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Dear friends. Aloho M'Barek.

May this new year be for you and your friends bathed in the light of Christ our Redeemer, "Rising Sun who comes to visit us!"

Remember, in your prayers, our Christian brothers around the world suffer all sorts of indignities and vigorously testify of Christ and the Gospel of Love, Truth, Justice and Peace, sometimes up the supreme witness of Martyr ...

May they teach us by their heroic fidelity!

Again: Happy and Holy Year to you and all those you love: Peace, health, strength and serenity!

May the Mother of Mercy, Saint Abraham Koorilose Bava and St. Gregorios of Parumala accompanies you during this new year of their intercessions!

You are in our prayers, thank you to remember us in your own. Aloho m'barekh (God bless you)!

Your fraternally devoted and faithful in the Lord.

+ Mor Philipose -Mariam, Metropolitan

 

A WORD OF ST John Chrysostom FOR THE NEW YEAR:


"The year will be happy for you, not when you drink to be drunk on the first day, but when and the first and each of the other days you will do what is in accordance with God.
The day may be good or bad, not its essence because one day is not differentiated in any way another day, but because of our diligence or laziness.
If you have worked well when the day is good, but if you have sinned the day is bad and painful.
If you're going to think that way and have yourself so as to perform the prayers and works of charity, then the whole year will be happy for you;
if you start to neglect virtue for yourself and wait for your spiritual happiness in the early months of the day of days, so you will not have anything good. "

 

Chers amis. Aloho m'barekh.
Que cette année nouvelle soit pour vous et vos amis toute baignée de la lumière du Christ notre Rédempteur, "Soleil levant qui vient nous visiter" !

N'oubliez pas, dans vos prières, nos frères Chrétiens qui, partout dans le monde subissent toutes sortes d'affronts et témoignent vigoureusement  du Christ et de l'Evangile d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix, parfois jusqu'au témoignage suprême du Martyr...
Puissent-ils nous enseigner par leur fidélité héroïque !


Encore une fois : Bonne et Sainte année à vous et à tous ceux que vous aimez :
Paix, santé, force et sérénité !

« Que le Seigneur vous bénisse et vous garde! 

Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage, et qu’il vous fasse grâce! 

Que le Seigneur tourne vers vous son visage, et qu’il vous apporte la paix! »

(Nb VI, 24-26)
« Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. Amen. »
(2 Co XIII, 13)

Que la Mère de Miséricorde, Saint Abraham Koorilose Bava et Saint Gregorios de Parumala vous accompagne tout au cours de cette nouvelle année de leurs intercessions !

 

 Puisse la sérénité tout au long de cette année 2016, régner dans votre cœur ! Heureux ceux qui laissent la lumière du Christ les éclairer pour faire des choix ou pour prendre les décisions dans leurs vies et agir en conséquence...


Vous êtes dans nos prières, merci de ne pas nous oublier dans les vôtres.
Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !


Votre fraternellement et fidèlement dévoué en Notre-Seigneur.


+Mor Philipose-Mariam, métropolite

 

UN MOT DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME POUR LE NOUVEL AN :

« L'année sera heureuse pour toi non pas quand tu boiras jusqu'à en être ivre le premier jour, mais lorsque et le premier et chacun des autres jours tu vas faire ce qui est conforme à Dieu. 


La journée peut-être bonne ou mauvaise non pas par son essence car un jour ne se différencie en rien d'un autre jour, mais du fait de notre assiduité ou de la paresse. 


Si tu as œuvré le bien, alors la journée sera bonne, en revanche si tu as péché la journée sera mauvaise et pénible. 


Si tu vas raisonner de cette façon et disposer de toi-même de façon à effectuer les prières et les œuvres de charité, alors toute l'année sera heureuse pour toi; 
si tu commences à négliger la vertu par toi-même et attendre ton bonheur spirituel dès le début des mois et du compte des jours, alors tu n'auras rien de bon.»

 

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Après avoir fêté la Nativité et l'Adoration des Mages qui étaient la manifestation de Dieu dans le petit enfant de la crèche, voici que nous célébrons en ce jour de la Théophanie une autre Epiphanie :

*la manifestation qui inaugure la Vie publique de Jésus, sa vie de grand missionnaire envoyé par le Père.

Il s’agit de son Baptême. Une question se pose chaque fois que nous entendons cet Evangile : pourquoi Jésus a-t-il voulu recevoir le Baptême de pénitence donné par Jean-Baptiste ?

-Ce n’est pas pour Lui, c’est pour nous.

Ce n’est pas pour Lui : certes, il est là dans la foule, attendant d’être plongé à son tour dans les eaux du Jourdain, en apparences, rien ne le distingue et pourtant il n’est pas un homme comme les autres, car il porte au fond de lui-même un secret, un très grand mystère... et c’est la voix de Dieu le Père qui lève le voile sur ce mystère lorsque depuis le ciel qui s’est déchiré au-dessus de Jésus, il déclare très solennellement  « Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré »  "Tu es mon Fils Bien-aimé, en Toi j’ai mis tout mon amour ».

La voilà mise en lumière dès le commencement de sa vie publique, la véritable personnalité, absolument unique de Jésus :

*Il est le Fils Bien-aimé du Père, à la fois Dieu et Homme parfaitement Dieu et parfaitement homme.

Lui, qui de toute éternité est la parfaite Image du Père, qui lui est égal en toutes choses, il a voulu prendre dans le sein de la Vierge Marie une nature en tout semblable à la nôtre, sauf le péché.

Etant sans péché, d’une sainteté totale, Jésus n’a pas besoin de recevoir le Baptême de Jean qui est un rite symbolique, réservé aux pécheurs qui veulent se convertir après avoir reconnu et avoué leurs fautes.

S’il tient à accomplir cette démarche exceptionnelle dans un grand acte d’humilité, un grand abaissement, ce n’est donc pas pour Lui, c’est pour nous.

Lui qui est descendu du ciel pour être notre Rédempteur et Sauveur, il veut se rendre solidaire des pauvres pécheurs que nous sommes, il veut prendre sur Lui tous les péchés de tous les hommes, signifiant ainsi que Dieu se fait présent à l’intérieur de nos misères et que là où abonde le péché, surabonde son amour miséricordieux.

On peut dire qu’en plongeant son corps très saint dans les eaux du Jourdain, Jésus nous y plongeait tous avec Lui et y noyait déjà tous les péchés du monde.

Ce qu’il importe aussi de bien comprendre, frères et sœurs, c’est que pour Jésus, le fait d’entrer dans l’eau du Jourdain signifie qu’il a conscience de s’engager sur une voie qui le conduira jusqu’en sacrifice suprême, ce sacrifice de la Croix, grâce auquel il pourra donner la mesure la plus extrême de son amour et procurer ainsi à tous les hommes, pardon et purification.

N’oublions pas que pour désigner ce sacrifice rédempteur, Jésus lui-même s’est servi de l’image du Baptême : « Je dois recevoir un Baptême et comme j’ai hâte qu’il soit consommé ».

Quel mystère, frères et sœurs !

Jésus, sur la Croix a reçu un Baptême de Sang, et c’est dans ce sang que l’humanité toute a été baptisée d’un Baptême collectif d’une efficacité infinie. Baptême que chaque être humain dans le temps de son existence n’a plus qu’à accepter volontairement dans un acte personnel d’union au Christ.

C’est incorporation au Christ, c’est le sacrement de Baptême donné par l’Eglise qui l’a réalisée pour chacun et chacune d’entre nous.

Voilà pourquoi il fut un évènement décisif sont on ne soulignera jamais assez l’importance.

C’est à ce moment-là en effet, que nous sommes « nés de Dieu », devenus des fils et filles de Dieu appelés à être d’autres christ, des copies vivantes de Jésus !

N’est-ce pas merveilleux, frères et sœurs ? Mais avons-nous bien mesuré tout ce que cela implique ?

Nous savons que depuis sa Résurrection et son retour au ciel au jour de son Ascension, Jésus ne vit plus ici-bas dans son Corps historique (ce corps physique semblable au nôtre qui a été le sien durant 33 ans) mais qu’il continue cependant à vivre sur terre à travers les membres de son Corps mystique, c’est-à-dire à travers les baptisés.

C’est donc à travers nos vies qu’il désire continuer tous ses mystères, propager son message de salut et transfuser son amour.

C’est à travers nos décisions qu’il veut agir concrètement dans le monde. C’est grâce à nos paroles et à notre témoignage qu’il veut conduire les hommes à la Lumière de la Foi, c’est avec nos cœurs remplis de son amour qu’il veut aimer nos frères les plus proches comme les plus lointains.

Autrement dit : le baptisé, c’est quelqu’un qui prête son humanité à Dieu pour qu’il en dispose à son gré en faveur de la mission, pour l’extension de son règne.

Le baptisé, le chrétien c’est quelqu’un qui joue le rôle de Jésus, qui le joue vraiment se comportant entres choses comme Jésus se comporterait s’il était à sa place.

Frères et sœurs, si nous avons bien compris cela, nous n’avons pas de droit de vivre dans la médiocrité, dans cette tiédeur qui caractérise aujourd’hui tant et tant de baptisés.

Nous savons que le Seigneur juge avec une particulière sévérité cet état de paresse spirituelle :

« Je connais ta conduite, déclare-t-il, à celui qui est tiède, tu n’es ni froid ni chaud, que n’es-tu l’un ou l’autre ? Ainsi puisque te voilà tiède, ni chaud, ni froid, je vais te vomir de ma bouche... » (Apoc. 3)

"Je pense que tout Chrétien Orthodoxe doit être missionnaire.

Nous avons tous des familles, mais tous nos proches ne sont pas croyants.

Qui va faire découvrir le Christ aux gens qui nous entourent, au travail et à l'école?

Qui sera un témoin vivant parmi eux? (Père Stanislav )

Alors, si cela s’avère nécessaire, ressaisissons-nous, ravivons notre ferveur de manière à pouvoir répondre pleinement à notre vocation baptismale qui est une vocation à la sainteté, à l’image de Marie, la Toute-Sainte.

Une dernière remarque pour conclure.

Chacun devient ce pour quoi il vit ou ce qu’il recherche.

  • Qui recherche les choses vaines deviendra superficiel et inconsistant.
  • Qui recherche le péché, deviendra pécheur.
  • Mais qui recherche Dieu et une communion intime avec Lui sera Divinisé puisque ce que le Christ-Tête de l'Eglise est par nature, nous le devenons par la grâce !

 

 

O Dieu, mon Créateur et mon Seigneur,

Vous connaissez les désirs de mon cœur et mes gémissements ne Vous sont point cachés ; mais comme les besoins de la vie présente ne me permettent pas d'appliquer constamment mon esprit à Vos louanges, je fais en cemoment avec Vous un pacte pour l'année entière. (*)

 

  1. Chaque fois que mes yeux se lèveront vers le Ciel, je Vous féliciterai et je me réjouirai avec Vous de ce qu'étant infiniment parfait, Vous êtes Celui qui est infini dans Sa puissance, dans Sa sagesse, dans Sa bonté et dans Sa justice.
  2. Chaque fois que j'ouvrirai ou que je fermerai les yeux, je veux louer et avoir pour agréables toutes les actions que Votre Fils unique, que tous les Saints et les Justes ont jamais faites pour Votre gloire et celles qu'ils feront dans la suite, et je désire prendre part à chacune d'elles.
  3. Chaque fois que je respirerai, je veux Vous offrir, ô mon Dieu, la vie, la passion et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les mérites et les souffrances de tous les Saints, pour le salut et la gloire éternelle de tous les hommes et pour l'expiation des péchés du monde entier.
  4. Chaque fois que je soupirerai, je veux détester et abhorrer, en général et en particulier, tous mes péchés et ceux que tous les hommes ont jamais commis contre Votre honneur, depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour. Ah ! que ne m'est-il donné de réparer, au moins en partie, par l'effusion de mon sang, tant de crimes et de forfaits !
  5. Enfin, chaque fois que je remuerai les mains et les pieds, je veux, par amour pour Vous, me remettre et me confier tout entier à Votre très sainte Volonté, désirant que, dans le temps et dans l'éternité, vous disposiez de moi selon Votre bon plaisir.

Et, pour que ces cinq actes ne puissent jamais être révoqués, je les mets sous le sceau sacré de Vos cinq plaies et je veux qu'à jamais ils conservent toute leur force et leur validité, lors même qu'ils ne seraient nullement présents à ma pensée, au moment où je poserai un des actes qui y sont compris.Amen

(Ste Gertrude)

+++

 

Dear friends. Aloho M'Barek.

May this new year be for you and your friends bathed in the light of Christ our Redeemer, "Rising Sun who comes to visit us!"

Remember, in your prayers, our Christian brothers around the world suffer all sorts of indignities and vigorously testify of Christ and the Gospel of Love, Truth, Justice and Peace, sometimes up the supreme witness of Martyr ...

May they teach us by their heroic fidelity!

Again: Happy and Holy Year to you and all those you love: Peace, health, strength and serenity!

You are in our prayers, thank you to remember us in your own. Aloho m'barekh (God bless you)!

Your fraternally devoted and faithful in the Lord.

+ Mor Philipose -Mariam, Metropolitan

 

A WORD OF ST John Chrysostom FOR THE NEW YEAR:


"The year will be happy for you, not when you drink to be drunk on the first day, but when and the first and each of the other days you will do what is in accordance with God.
The day may be good or bad, not its essence because one day is not differentiated in any way another day, but because of our diligence or laziness.
If you have worked well when the day is good, but if you have sinned the day is bad and painful.
If you're going to think that way and have yourself so as to perform the prayers and works of charity, then the whole year will be happy for you;
if you start to neglect virtue for yourself and wait for your spiritual happiness in the early months of the day of days, so you will not have anything good. "

 

Chers amis. Aloho m'barekh.
Que cette année nouvelle soit pour vous et vos amis toute baignée de la lumière du Christ notre Rédempteur, "Soleil levant qui vient nous visiter" !

N'oubliez pas, dans vos prières, nos frères Chrétiens qui, partout dans le monde subissent toutes sortes d'affronts et témoignent vigoureusement  du Christ et de l'Evangile d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix, parfois jusqu'au témoignage suprême du Martyr...
Puissent-ils nous enseigner par leur fidélité héroïque !


Encore une fois : Bonne et Sainte année à vous et à tous ceux que vous aimez :
Paix, santé, force et sérénité !

« Que le Seigneur vous bénisse et vous garde! 

Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage, et qu’il vous fasse grâce! 

Que le Seigneur tourne vers vous son visage, et qu’il vous apporte la paix! »
(Nb VI, 24-26)
« Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. Amen. »
(2 Co XIII, 13)

 Puisse la sérénité tout au long de cette année 2016, régner dans votre cœur ! Heureux ceux qui laissent la lumière du Christ les éclairer pour faire des choix ou pour prendre les décisions dans leurs vies et agir en conséquence...


Vous êtes dans nos prières, merci de ne pas nous oublier dans les vôtres.
Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !


Votre fraternellement et fidèlement dévoué en Notre-Seigneur.


+Mor Philipose-Mariam, métropolite

 

UN MOT DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME POUR LE NOUVEL AN :

« L'année sera heureuse pour toi non pas quand tu boiras jusqu'à en être ivre le premier jour, mais lorsque et le premier et chacun des autres jours tu vas faire ce qui est conforme à Dieu. 


La journée peut-être bonne ou mauvaise non pas par son essence car un jour ne se différencie en rien d'un autre jour, mais du fait de notre assiduité ou de la paresse. 


Si tu as œuvré le bien, alors la journée sera bonne, en revanche si tu as péché la journée sera mauvaise et pénible. 


Si tu vas raisonner de cette façon et disposer de toi-même de façon à effectuer les prières et les œuvres de charité, alors toute l'année sera heureuse pour toi; 
si tu commences à négliger la vertu par toi-même et attendre ton bonheur spirituel dès le début des mois et du compte des jours, alors tu n'auras rien de bon.»

 

+++

God is a fire that warms and kindles the heart and inward parts. And so, if we feel in our hearts coldness, which is from the devil - for the devil is cold - then let us call upon the Lord, and He will come and warm our hearts with perfect love not only for Him, but for our neighbor as well. ( St Seraphim of Sarov, Spiritual Instructions) /  Dieu est un feu qui réchauffe et embrase les cœur et les reins. Si donc  nous nous sentons dans nos cœurs de la froideur, c'est du diable - Pour le diable tout est froid - alors,  demandons à L'Éternel, et il viendra et réchauffera nos cœurs avec  parfait amour, non seulement pour lui, mais pour nous-même et notre prochain. ( St Séraphin de sarov, instructions spirituelles)
God is a fire that warms and kindles the heart and inward parts. And so, if we feel in our hearts coldness, which is from the devil - for the devil is cold - then let us call upon the Lord, and He will come and warm our hearts with perfect love not only for Him, but for our neighbor as well. ( St Seraphim of Sarov, Spiritual Instructions) /  Dieu est un feu qui réchauffe et embrase les cœur et les reins. Si donc  nous nous sentons dans nos cœurs de la froideur, c'est du diable - Pour le diable tout est froid - alors,  demandons à L'Éternel, et il viendra et réchauffera nos cœurs avec  parfait amour, non seulement pour lui, mais pour nous-même et notre prochain. ( St Séraphin de sarov, instructions spirituelles)
God is a fire that warms and kindles the heart and inward parts. And so, if we feel in our hearts coldness, which is from the devil - for the devil is cold - then let us call upon the Lord, and He will come and warm our hearts with perfect love not only for Him, but for our neighbor as well. ( St Seraphim of Sarov, Spiritual Instructions) /  Dieu est un feu qui réchauffe et embrase les cœur et les reins. Si donc  nous nous sentons dans nos cœurs de la froideur, c'est du diable - Pour le diable tout est froid - alors,  demandons à L'Éternel, et il viendra et réchauffera nos cœurs avec  parfait amour, non seulement pour lui, mais pour nous-même et notre prochain. ( St Séraphin de sarov, instructions spirituelles)

God is a fire that warms and kindles the heart and inward parts. And so, if we feel in our hearts coldness, which is from the devil - for the devil is cold - then let us call upon the Lord, and He will come and warm our hearts with perfect love not only for Him, but for our neighbor as well. ( St Seraphim of Sarov, Spiritual Instructions) / Dieu est un feu qui réchauffe et embrase les cœur et les reins. Si donc nous nous sentons dans nos cœurs de la froideur, c'est du diable - Pour le diable tout est froid - alors, demandons à L'Éternel, et il viendra et réchauffera nos cœurs avec parfait amour, non seulement pour lui, mais pour nous-même et notre prochain. ( St Séraphin de sarov, instructions spirituelles)

Les Chrétiens Syro-Orthodoxes Francophones

de Saint Thoma (Mar Thoma) 

dont Ste Geneviève est co-patronne du "Relais Paroissial" de Paris et sa région  

organisent un pèlerinage privé au tombeau de Sainte Geneviève

à l’église Saint Etienne du Mont (Métro ou RER Luxembourg).

Cette année, 

le pèlerinage aura lieu le samedi 16 janvier à 15h30.

 

*Départ du Monastère en Normandie à 10h30

*Vers 12h30, Repas fraternel avec les fidèles de région parisienne (Offrande libre).

SOYEZ NOMBREUX !

Sainte Geneviève, qui êtes-vous ?


Vierge, Patronne de Paris

RAPPEL:

Ste Geneviève est co-patronne avec Mar Thomas (St Thomas) de notre "Relais Paroissial" de Région Parisienne.

Ce "Relais" (Dépendant da la "Grande Paroisse N-D de Miséricorde de l'Ouest,Nord-Ouest et Nord Est) est sans local depuis presque trois ans.

La Métropolie (Archidiocèse) de notre Eglise Syro-Orthodoxe Francophone  recherche toujours en Région Parisienne ou sur Paris un local à louer à un prix raisonnable ou, une communauté religieuse nous accueillant fraternellement...

En l'attente, les Messes sur Paris sont dîtes chez des particuliers et, d'une manière habituelle, les fidèles remontent sur le Monastère Syriaque (En Normandie), surtout les premiers Weekend du mois.

"Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ." (Lettre aux Galates 3, 27)

"Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ." (Lettre aux Galates 3, 27)

Le Baptême du Christ dans le Jourdain ou La libération du cosmos

Le Baptême du Christ dans le Jourdain ou La libération du cosmos

 

La Théophanie est la fête sacrée et magnifique des Orthodoxes1. Cette manifestation du Dieu trinitaire a lieu à l’occasion d’un évènement surprenant, déconcertant, qui est le Baptême du Christ dans le Jourdain par St Jean‑Baptiste. Si la Divine Trinité Se manifeste en tant que telle, à ce moment‑là, c’est parce que l’Une des personnes divines accepte le plus grand abaissement possible. En effet, le Fils de Dieu incarné – Jésus‑Christ – accepte d’être baptisé comme un pêcheur, Lui qui est le seul homme sans péché. C’est cet aspect de la fête que je veux aborder ici. L’évènement est rapporté par les trois Synoptiques : à la Liturgie du 6 janvier, on lit Mt. 3, 13‑17 et à la Bénédiction des eaux Mc. 1, 9‑112.2

Il faut d’abord rappeler dans quel contexte cet évènement se passe.

Au temps choisi par le Père, le Fils de Dieu S’est incarné, par le Saint‑Esprit : Il est devenu Homme par amour pour les hommes et pour les sauver de la mort éternelle, pour les réconcilier avec Dieu. Le Christ S’est préparé à Sa mission terrestre pendant 30 ans, dans le silence et la discrétion, Il a parlé pendant 3 ans, révélant aux hommes les pensées du Père, et Il a sauvé le monde en 3 jours. Les préparations sont toujours longues et les accomplissements rapides. Nous sommes ici exactement à la charnière de deux périodes de la vie terrestre du Christ : Il sort de Sa vie cachée et commence Sa vie publique. C’est à ce moment‑là qu’apparaît dans l’Evangile celui que la Tradition appelle le « Précurseur » et que la Bible appelle le « Baptiste », Jean le prophète, celui qui avait été annoncé huit siècles avant par le prophète Isaïe (en de nombreux endroits, mais surtout au chapitre 40), puis par le prophète Malachie au 5e siècle : Voici que j’envoie devant Toi mon messager3.

Jean‑Baptiste est un personnage extraordinaire. Il a été conçu six mois avant le Seigneur, d’une façon miraculeuse, par un couple de justes, âgés et stériles, le prêtre Zacharie et Elizabeth, cousine de Marie la Théotokos et il est donc né six mois avant le Christ. C’est à sa naissance que son père Zacharie fut guéri de son mutisme (imposé par l’archange Gabriel pour son doute), et que rempli du Saint‑Esprit (Lc 1, 67) il chanta le magnifique cantique prophétique du « Benedictus » (Lc 1, 68‑79), dans lequel il est dit : « ….et toi, petit enfant, tu sera appelé prophète du Très‑haut, car tu marcheras devant la face du Seigneur pour Lui préparer les voies… »4.

Comme le Seigneur, il se prépara à sa mission pendant environ 30 ans, dans le silence et l’ascèse. Puis Il se retira au désert vêtu de peaux de bêtes, pour signifier l’état spirituel de l’humanité déchue : désert de l’absence de Dieu et régression vers un état animal. Et dans ce désert le Saint‑Esprit lui ouvrit la bouche et il prophétisa expressément la venue proche du Messie. L’essentiel de cette prophétie est dans cette parole : Repentez‑vous car le Royaume des Cieux est proche (Mt. 3, 2), qui sera reprise exactement par le Christ lorsqu’Il commencera à enseigner (Mt. 4, 17), pour bien montrer aux Juifs qu’Il est Celui qui était annoncé par Jean‑Baptiste.

Jean ne se contente pas d’annoncer la venue du Messie, mais il donne aussi des conseils spirituels et surtout il baptise5 : il plonge les gens dans les eaux du Jourdain. Ce baptême est un baptême de repentance, prophétique et symbolique : de même que l’eau lave le corps, les larmes du repentir lavent l’âme. Il ne sauve pas l’homme de la mort éternelle. Mais Jean ajoute : Moi je vous baptise dans l’eau, en vue du repentir, mais Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi… Lui vous baptisera dans l’Esprit‑Saint et le feu… (Mt. 3, 11). Et les foules accourent pour se faire baptiser. Jean est l’homme le plus célèbre de la Judée.

Le premier acte public du Christ est de monter de la Galilée en Judée pour recevoir le baptême de Jean dans le Jourdain. Quelle démarche incroyable, étonnante, déconcertante ! Bien qu’ils soient cousins selon la chair, il n’y a aucune relation d’ordre biologique entre eux : leur relation est purement spirituelle6. Le Saint‑Esprit a désigné Jésus à Jean en lui disant : Voici l’Agneau de Dieu (Jn. 1, 29) ; c’est Lui, le rabbi Ieshouah de Nazareth, qui est le Messie, Celui que tu annonces. Jean sait donc que cet homme qui vient vers lui est le Messie. Mais il est stupéfait qu’Il lui demande le baptême : on pourrait même dire qu’il est écrasé. C’est totalement impensable pour un juste : comment la créature déchue pourrait‑elle baptiser – et donc purifier – le Christ Fils de Dieu ? Il l’exprime clairement : c’est moi qui ai besoin d’être baptisé par Toi, et Toi Tu viens à moi ! (Mt. 3, 14). Le Christ fait alors cette réponse étonnante qui est une révélation théologique de première importance : Laisse faire maintenant ; en effet, il nous convient d’accomplir ainsi toute justice (Mt. 3, 15). C’est une réponse trinitaire : il nous convient à Nous, le Père, l’Esprit‑Saint et Moi, d’agir ainsi ; c’est ce que Nous avons décidé. La justice dont il est question n’a rien à voir avec la morale ou le droit : il s’agit des pensées justes de Dieu, qui constituent le fondement de la création. Quant à ainsi, il s’agit de la façon de faire : pour sauver l’homme tout en respectant sa liberté, Je dois m’abaisser, descendre au fond de l’abîme grâce à Ma nature humaine ; et ainsi Je pourrai tromper Satan, qui avait trompé l’Homme dans le Jardin d’Eden. Si le Seigneur dit maintenant, c’est qu’il n’en sera pas toujours ainsi. En effet, 40 jours après Sa résurrection, Il sera élevé, avec Sa nature humaine déifiée, au plus haut des Cieux : Celui qui S’est abaissé le plus bas sera élevé le plus haut.

Et l’évènement qui suit confirme cela. Le Seigneur est plongé dans les eaux par Jean et aussitôt qu’Il fut remonté, les cieux s’ouvrirent, c’est‑à‑dire que le monde angélique s’écarta pour que fût dévoilé un mystère divin. L’Esprit‑Saint, le Doigt de Dieu7, désigna Jésus de Nazareth comme Messie et Fils de Dieu, et le Père, par la bouche d’un séraphin8, témoigna de Son amour pour Son Fils. C’est parce que Jésus a accompli cette kénose admirable que le Saint‑Esprit l’a révélé comme Messie et que le Père a manifesté devant les créatures Son amour pour Lui.

Nous sommes devant un grand mystère qui constitue le début du salut de la création. Au moment où Jésus est immergé dans le Jourdain, ce n’est pas l’eau qui Le purifie, c’est Lui qui purifie les eaux. C’est Sa présence même, en tant que Verbe incarné, dans les eaux qui les purifie, qui en chasse les esprits impurs qui les infestaient et les souillaient depuis la chute de l’Homme (qui a entraîné dans sa chute toute la création, parce qu’il la porte en lui). Or les eaux représentent la matière primordiale de la création, le cosmos. En acceptant de descendre dans les eaux (image de Son incarnation, car le Fils est descendu des Cieux), le Seigneur purifie et libère le cosmos. C’est le premier acte du salut.

Le deuxième acte aura lieu trois ansaprès, à Pâques : le Seigneur sauvera l’Homme de la mort éternelle, par Sa mort et Sa résurrection. Il y a une analogie profonde entre les deux : sur les icônes de la Théophanie, on voit que les eaux sont très sombres, quasiment noires, ressemblant à l’Enfer de l’icône de la Résurrection. Le cosmos est enfin libéré de la tyrannie des démons9. C’est cela qui va rendre le baptême chrétien possible : dans cette eau purifiée, le Saint‑Esprit va descendre10. Et l’homme plongé dans cette eau sainte sera aussi plongé dans l’Esprit‑Saint. C’est le baptême dans l’Esprit‑Saint : la nouvelle naissance de l’eau et de l’Esprit.

Cette libération du Cosmos, premier acte salvateur depuis la chute de l’Homme, est aussi l’annonce de la fin de la magie. Les hommes coupés de Dieu, mais qui en avaient gardé la nostalgie, s’étaient trouvés face aux puissances sous‑Ciel et ils avaient élaboré des rituels magiques, selon le procédé analogique (le visible étant un reflet de l’invisible, la matière un reflet de l’esprit), pour se protéger des démons ou pour utiliser leur puissance. A partir du moment où le cosmos retrouve sa liberté et sa pureté, la magie devient inutile, puisque les démons n’ont plus d’emprise sur lui. C’est un évènement spirituel capital, à l’échelle du destin de l’Homme.

Père Noël TANAZACQ (Paris)

Notes :

1. Anaphore de la Bénédiction des eaux, de St Sophrone de Jérusalem (7ème s.), qui est un des « monuments » du rite byzantin, une leçon de théologie et une splendeur liturgique.
2. Chez St Luc. 3, 21‑22, qui, curieusement, n’est pas lu à la liturgie des vigiles (la lecture s’arrête au verset 18).
3. Mal. 3, 1, cité en Mc. 1, 2.
4. Le « Benedictus » ou Cantique de Zacharie n’est jamais chanté dans le rite byzantin, mais il est un des trésors du rite des Gaules, appelé « la prophétie » par St Germain de Paris dans  ses célèbres lettres décrivant l’ordo du rite des Gaules (6e siècle).
5. Du grec baptizein  = plonger dans l’eau, immerger. On disait cela aussi d’un bateau qui coulait.
6. Conformément à l’enseignement et au comportement du Christ, qui relativise toujours les liens biologiques, pour nous initier aux relations spirituelles.
7. Le Christ l’appelle ainsi en Lc. 11, 20.
8 Le Père est inconnaissable, invisible et inaudible. La bouche du Père, c’est le Fils, Son Verbe. Mais le Fils ne pouvait pas témoigner pour Lui‑même, selon son propre enseignement sur le témoignage, et l’Esprit se manifestait déjà sous la forme d’une colombe. La révélation a donc été faite par la bouche d’un Séraphin, probablement le chef des armées célestes. Nulle part dans l’Evangile, à ce moment‑là, il n’est dit qu’il s’agisse de la voix du Père. Il y a d’une part « une voix qui se fait entendre » et d’autre part un message dont le contenu indique qu’il ne peut provenir que du Père (« Mon Fils »).
9. Les démons ne se sont pas méfiés de cet homme « ordinaire » qui est venu, comme tout le monde, se faire baptiser par Jean. Ils ont été trompés par le Christ. Mais désormais, ils seront sur leur garde. Aussitôt après, l’Esprit‑Saint conduira Jésus au désert. Et là, Satan va attaquer. Car il voulait en avoir le cœur net : qui était vraiment cet homme Jésus ?
10. C’est le rite même de la bénédiction des eaux baptismales, en Orient comme en Occident : on purifie d’abord les eaux    par les exorcismes, puis on supplie le Père d’envoyer l’Esprit‑Saint pour les sanctifier. (Source: http://www.apostolia.eu/fr/articol_982/le-bapteme-du-christ-dans-le-jourdain-ou-la-liberation-du-cosmos.html )

Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)

Q: Pourquoi y-a-t'il deux serpents en haut de la crosse de l'évêque?

R: La crosse que porte l'évêque est là pour rappeler qu'en temps qu'évêque ou "superviseur" [epi-skopos, ndt], il a été appelé par Dieu pour être un berger de la Sainte Église du Christ.

Dès lors, ce baton de berger est généralement orné de la Croix du Christ au somet, et de 2 serpents sur les côtés.

Cela peut sembler déconcertant de prime abord, mais son symbolisme est purement basé sur l'Écriture. Le motif rappelle le serpent d'airain que Moïse éleva dans le désert (Nombres 21).

Lorsque les Israélites étaient mordus par les serpents venimeux (qui évoquent le péché et la sagesse terrestre / démoniaque), le serpent qui était élevé est devenu l'archétype de la Croix elle-même :

-l'instrument qui triompherait du pouvoir vénéneux et mortel du péché.

Dès lors, ces serpents sur la crosse rappellent ce récit et les paroles du Seigneur "De même que Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi le Fils de l'Homme doit être élevé" (Jn 3,14).
Une autre manière de voir, c'est non pas de les considérer comme la fausse sagesse (Jacques 3,15) mais comme la vraie et sainte sagesse, comme enseignait notre Seigneur :

-"Voyez, Je vous envoie comme des moutons au milieu des loups; soyez prudents comme la couleuvre, et innocent comme la colombe" (Mt 10,16).

P. John

 

Q: Why does the Bishop’s staff have two serpents around the top?


A: The episcopal staff carried by the bishop is a reminder that he, as bishop or “overseer,” has been called upon by God to be a shepherd to Christ’s Holy Church. Therefore, this [shepherd’s] staff is generally embellished with the Cross of Christ on top and two snakes on either side. At first this this may seem disconcerting, but its symbolism is based purely on scripture. The motif is reminiscent of the brass serpent erected by Moses in the desert (Numbers 21). When the Israelites were bitten by poisonous snakes (being the sign of sin and earthly/demonic wisdom) the brass serpent that was lifted up became an archetype of the Cross itself: the instrument that would triumph over the poisonous and lethal power of sin. Hence, the snakes on the staff recall this story and the words of the Lord: “As Moses lifted up the serpent in the wilderness, even so must the Son of man be lifted up” (John 3:14).

Another way to consider these snakes it to see them not as symbols of false wisdom (James 3:15) but of true and holy wisdom, as in our Lord’s teaching: “Behold, I send you out as sheep in the midst of wolves; so be wise as serpents and innocent as doves” (Matt. 10:16).

Fr. John

 

(Source :St Materne)

Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)
 
Théobule
 
06/01/2016   
les enfants connectés à parole de Dieu
   
  Rejoindre Dieu sur la montagne - Les 10 commandements  
   
Une nouvelle saison démarre aujourd'hui avec Théobule. Pendant les 4 prochaines semaines, Théobule vous invite à le suivre sur la montagne où Dieu parle aux hommes. 
Nous allons cette semaine au pied du mont Sinaï où Moïse transmets au peuple les 10 commandements reçus de Dieu.
   
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Avec Théobule, venez découvrir :
Bonne nouvelle Bonne Nouvelle
"Les 10 commandements "
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A toi la parole À toi la Parole
"Aélia, Armand et les 10 commandements"
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La question de Théobule La question de Théobule
"À quoi servent les 10 commandements ?"
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"Complète le texte et cuisine une bonne galette des rois"
Le puzzle et le coloriage de la semaine
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Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)



Ste ThéophanieAu terme de trente années de vie cachée, pendant lesquelles, passant par tous les stades de la vie d'un homme ordinaire, Il avait montré en sa conduite le modèle de l'humilité, de l'obéissance à ses parents et de la soumission à la Loi, Notre Seigneur Jésus-Christ inaugura son ministère public et la marche qui allait le mener jusqu'à Sa Passion, par une révélation éclatante de Sa divinité. Le Père et le Saint-Esprit rendirent alors témoignage que Jésus est vraiment le Fils Unique de Dieu, consubstantiel au Père, la Seconde Personne de la Sainte Trinité, le Verbe incarné pour notre salut, le Sauveur annoncé par les Prophètes, et qu'en Sa Personne la Divinité S'est unie sans mélange à notre humanité et l'a faite resplendir de Sa gloire. C'est pourquoi cette Fête du Baptême du Christ a été appelée Epiphanie («manifestation») ou Théophanie: c'est-à-dire manifestation de la Divinité du Christ et première claire révélation du Mystère de la Sainte Trinité.

De Galilée (Nazareth), Jésus se rendit alors en Judée, sur les rives du Jourdain1, là où Saint Jean Baptiste, sorti du désert après trente années de préparation dans l'ascèse, la mortification de la chair et la prière, avait coutume de prêcher le repentir et de baptiser dans les eaux du fleuve les Juifs qui venaient en foule, attirés par sa renommée de juste et de grand Prophète de Dieu. Supérieur aux ablutions et lustrations prescrites par la Loi pour la purification des souillures corporelles (Lévitique 15), le baptême de Jean n'en accordait pas pour autant la rémission des péchés -celle-ci ne devant être obtenue que par la Croix et le Sacrifice du Christ-; mais, condamnant leur conduite impie et leurs transgressions par le rappel de la proximité du Jugement divin, le plus grand parmi les enfants nés de la femme (Mat. 11:11) les amenait à la connaissance de leurs péchés, au désir du repentir et préparait les coeurs à rechercher Celui dont il avait été institué le Précurseur. «Moi je vous baptise dans l'eau, disait-il, en vue du repentir, mais Celui qui vient derrière moi est plus grand que moi et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales (c'est-à-dire d'expliquer le Mystère de l'union de la Divinité et de l'humanité); Lui va baptiser dans le Saint-Esprit et le feu» (Mat. 3:11-12; Luc 3:16; Marc 1:8).

Perdu dans la foule de ceux qui confessaient leurs péchés et se plongeaient dans l'eau, Jésus s'avança alors vers Jean et lui demanda de recevoir le Baptême. Dans son amour infini des hommes le Fils de Dieu ne se contentait pas en effet de revêtir notre chair mortelle, mais Lui, l'Innocent, l'Agneau de Dieu sans tâche, assumait même la condition de pécheur. Celui qui, dès le ventre de sa mère, L'avait reconnu comme le Messie en sursautant de joie (Luc 1:41), se mit à trembler d'effroi devant une telle audace: Comment le serviteur oserait-il purifier dans l'eau le Roi de l'univers? Comment la créature, l'argile, aurait-elle l'audace d'approcher le Verbe incarné sans crainte d'être brûlée par la divinité comme la paille par le feu? Moïse et les plus grands des Prophètes ne l'avaient-ils pas aperçu que de loin (Exode 33:20-23) ou sous forme de figures et de symboles? Comment oserait-il porter la main sur la tête inclinée de son Créateur pour la plonger dans l'eau? Jésus lui dit: «Laisse faire pour l'instant, car c'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice» (Mat. 3:15).

De même qu'au seuil de Sa Passion Il intima l'ordre à Pierre de se laisser laver les pieds par Lui (voir Jean 13:6-9), de même aujourd'hui le Christ repousse la crainte tout humaine du serviteur effrayé devant un tel abaissement de la Divinité et annonce ainsi que, par Son Incarnation, Il est venu non seulement pour accomplir les préceptes de la Loi, mais pour introduire une justice nouvelle et plus parfaite: celle de l'humilité, du sacrifice volontaire et de la charité. Jean, le représentant de l'Ancienne Alliance, se soumit à l'ordre du Seigneur et devint ainsi le ministre de cet acte inaugural de la Nouvelle Alliance.

 

Pur et innocent de tout péché, et par conséquent de la honte d'Adam (voir Genèse 3:7-11), le Christ, nouvel Adam, descendit nu dans ce tombeau liquide, en signe de Sa prochaine descente dans les ténèbres de la mort et de Son séjour au tombeau. Il Se plonge dans les eaux et, conformément aux prédictions des Prophètes, foule aux pieds la puissance de Satan qui avait établi sa retraite dans leurs profondeurs (Ps 73:13 : Il écrasa dans les eaux la tête des dragons), puis remonte en vainqueur, annonçant ainsi Sa Résurrection le troisième jour et le relèvement de l'humanité lavée de sa faute. Les cieux, fermés par la chute du premier homme, s'ouvrirent alors au-dessus de Lui et la voix du Père venue d'en-haut lui porta témoignage devant tous: « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, qui a toute Ma faveur» (Mat. 3:17). Le Saint-Esprit joignit lui aussi son témoignage, en apparaissant sous forme d'une colombe blanche - symbole de paix, de douceur et de réconciliation entre Dieu et les hommes (voir au déluge: Gen. 8)—, et désigna, comme un «doigt de Dieu», que cet homme nu était le Fils unique du Père incarné et que c'était bien Lui, et non pas Jean, comme le pensaient bien des Juifs, le Sauveur promis par Dieu. Par Son Baptême dans le Jourdain, le Christ annonçait à l'avance qu'Il allait délivrer l'humanité de la mort et l'amener à la connaissance de la Sainte Trinité par Sa mort et Sa Résurrection.

De nombreuses fois auparavant Dieu s'était en effet révélé par des prodiges, des miracles, des signes, dans des songes et des visions, par l'intermédiaire des Anges, dans des messages inspirés à ses serviteurs les Prophètes ou par ses interventions providentielles dans l'histoire d'Israël pour éduquer, châtier ou consoler son peuple rebelle toujours porté à l'idolâtrie et au polythéisme. Cest pourquoi Il leur manifestait alors avec puissance Son UNITE. «Je suis Celui qui est», dit-il à Moïse dans le buisson (Exode 3:14); et lorsqu'Il se révéla dans le feu au Sinaï «Ecoute Israël: le Seigneur ton Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force» (Deut. 6:4; Mat. 22:37). Mais aujourd'hui le Père et le Saint Esprit joignent leur témoignage pour attester que cet homme remontant des eaux est le Fils unique et Verbe de Dieu qui, par son Incarnation, nous a révélé la Gloire de Dieu et nous a fait connaître que l'Unique Nature Divine est ineffablement partagée, sans toutefois être divisée, par le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le Père est Dieu, le Fils est Dieu et le Saint-Esprit est Dieu: non pas trois dieux, mais trois Personnes (hypostases) en une seule nature (essence). Ils sont comme trois soleils ou trois luminaires, unis sans être confondus dans leur unique lumière. Mystère des mystères, inaccessible à la pensée humaine et à la contemplation des anges, que le Seigneur Jésus-Christ, par Son baptême au Jourdain et Son «baptême» dans la mort, nous a non seulement fait connaître extérieurement, mais dont Il nous a rendus participants. «Le Verbe s'est fait chair et a habité parmi nous, et nous avons contemplé Sa gloire, gloire qu'Il tient de Son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité» (Jean 1:14). Remontant vers Dieu, après Sa Résurrection des morts, pour siéger avec Son corps à la droite du Père, Il a définitivement ouvert les cieux pour la nature humaine tout entière et la rendue capable de participer, par la Grâce du Saint-Esprit, à la gloire et à la lumière commune et éternelle de la Sainte Trinité. Certains rapportent que cet éclat de la gloire de Dieu, cette lumière plus lumineuse que toute lumière de ce monde, devint sensible au moment du Baptême du Christ, comme elle apparut le jour de la Transfiguration
au Thabor , car c'est en effet dans la lumière resplendissante de l'humanité divinisée du Christ que nous sommes initiés à la Lumière de la Sainte Trinité. « Verbe lumineux que le Père a envoyé pour dissiper les ombres funestes de la nuit, Tu viens aussi déraciner le péché des mortels et faire surgir, par Ton Baptême, des eaux du Jourdain des fils de lumière» (4e ode du second canon des Matines). C'est pourquoi la Fête de la Théophanie est aussi appelée Fête des lumières. Cette première révélation de Dieu comme Trinité (Tri-Unité) est aussi la manifestation de la vocation ultime de l'homme, appelé à devenir fils adoptif de Dieu, oint («christ») du Saint-Esprit et participant de la triple Lumière par sa configuration au Christ dans le mystère du Saint Baptême, inauguré aujourd'hui.

Ste ThéophanieDieu avait annoncé par avance à Jean que son baptême de repentir devait prendre fin le jour du Baptême du Christ: « Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est Lui qui baptise dans l'Esprit Saint» (Jn. 2:34). Le baptême de Jean prend donc fin en ce jour pour laisser la place au Baptême qui sera -conféré par les Apôtres «au nom de Jésus-Christ» (Actes 2:38), et qui a désormais le pouvoir de pardonner les péchés et de communiquer le Saint-Esprit. En se plongeant dans les eaux, devenues par la prière de l'Eglise identiques aux eaux du Jourdain, les néophytes entrent dans l'Eglise de la même manière que le Seigneur a commencé sa vie publique; mais plus encore, imitant Sa mort et Sa descente au tombeau et devenant ainsi participants de Sa Résurrection, ils sont «revêtus du Christ» (Galates 3:27) et initiés à une vie nouvelle dans la lumière de l'Esprit Saint: «Baptisés dans le Christ Jésus c'est dans Sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons donc été ensevelis avec Lui par le Baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi d'une vie nouvelle» (Romains 6:3-4).
De même que Moïse, figure du Christ, avait fait ouvrir en deux les flots de la mer Rouge en les frappant de son bâton, comme d'une croix, et, après la traversée du peuple à pied sec, avait fait revenir les eaux à leur état naturel, en engloutissant Pharaon et son armée (Exode 14); de même, lorsque Jésus descendit dans les eaux du Jourdain, celles-ci ne purent supporter le feu de Sa Divinité et, selon les prophéties, «retournèrent en arrière» (Ps. 113, 3): c'est-à-dire renversèrent les lois de la nature corrompue à la suite du péché d'Adam. Porteuses de mort et de corruption, séjour des esprits impurs, lors de la descente en elles du Soleil de Justice, les eaux devinrent porteuses de lumière et de purification des péchés2. «Le Christ se manifeste au Jourdain pour sanctifier les eaux et le monde». En relevant avec lui l'humanité assise dans les ténèbres de la mort et en l'amenant à la connaissance de la lumière de la Trinité, le Seigneur bouleverse et transforme aujourd'hui en profondeur les lois du monde sensible et du cosmos. Comme les Prophètes l'avaient annoncé, recréé et pénétré de Lumière dans le Mystère du Christ, le monde sensible, que symbolise le Jourdain, devient participant du salut et de la joie de l'humanité recréée par le Saint-Esprit. «La terre du Jourdain se couvrira d'abondantes fleurs et jubilera de joie (...) et mon peuple verra la gloire du Seigneur, la magnificence de Dieu» (Isaïe 35:12). « Vous tous qui êtes altérés, venez à la source des eaux (...) Car voici ce que dit le Seigneur tout-puissant: Vous puiserez de l'eau avec joie aux sources du salut, et vous direz ce jour-là: Chantez le Seigneur, proclamez Son Nom, annoncez Sa gloire parmi les nations, rappelez que Son Nom est sublime (...)» (Isaïe 55). Devenue à nouveau eau vive (Jn. 4:10), bain de la nouvelle naissance, l'eau que nous sanctifions avant chaque Baptême, le jour de la fête de la Théophanie et en de nombreuses autres circonstances, en y plongeant la Croix et en invoquant le Saint-Esprit, acquiert un divin pouvoir de guérison et de purification des âmes et des corps. L'eau ainsi sanctifiée devient porteuse de la puissance de la Rédemption, de la Grâce du Christ, de la bénédiction du Jourdain, elle est «source d'incorruptibilité, don de sanctification, rémission des péchés, guérison des maladies, défaite des démons... » (prière de St Sophrone pour la sanctification des eaux). C'est pourquoi, après en avoir été aspergés dans l'église, les fidèles boivent aujourd'hui de cette eau et en emplissent des flacons qu'ils emportent chez eux pour en asperger maisons, champs, objets de la vie quotidienne... Demeurant miraculeusement incorruptibles pendant des mois et mêmes des années, les Eaux de la Théophanie, et toute eau sanctifiée par l'Eglise, pourront donc être utilisées en toute circonstance pour parachever le renouvellement et la sanctification du monde, et faire de toute la vie des Chrétiens une perpétuelle Théophanie, une révélation de la lumière de la Gloire de Dieu.

1. A Béthanie, à 7 ou 8 km de la mer Morte.
2. Voir l'épisode prophétique de l'adoucissement des eaux amères de Mara par Moïse en y jetant un morceau de bois (symbole de la Croix): Exode 15.

Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)
Le repas des noces de l'agneau
Livre de l'Apocalypse 19, 4-9
« Soyons dans la joie, exultons, rendons-lui gloire, car voici les noces de l'Agneau. »

 

Chanter les louanges de notre Dieu.
Et que fait-on au ciel ? On chante ! Comment, mais ici-bas déferle la débâcle ! Et eux, dans l’insouciance, poursuivent leur louange. Le chant de tous ces anges couvrirait-il les pleurs ? Le son de nos fusils serait-il assourdi par la voix des cantiques ? N’ont-ils pas mieux à faire que de louer sans cesse le trône et sa victoire, alors que rien sur cette terre ne semble s’accorder à leurs hymnes sublimes. Une fête comme seul écho à nos cris d’injustice, en réponse insolente à nos plaintes épuisées. 
La révolte me prend : arrêtez donc ce bruit ! Silence dans les cieux ! Ni musique ni joie, partagez bien plutôt le deuil qui doucement dévore tout ce monde voué à l’agonie. Que l’on repeigne en noir vos parures chatoyantes, qu’un jeûne séculaire interrompt le banquet. Que le ciel se fige. Qu’il sombre dans ma nuit.

Mais l’ange me dit : écris. Heureux. Un seul mot, dicté par le Puissant. Heureux, l’ultime parole jetée comme un remède à notre désespoir. Heureux, parce que la vague immense qui roule dans les cieux, débordante de vie, étincelant de gloire, vient noyer toute mort. Heureux : la force redoutable nous vient de la louange. La puissance éternelle accompagne celui qui n’attend pas le ciel pour se joindre à la danse. Heureux, qui dans la nuit reprend, debout, sans crainte, le cantique des anges et des armées célestes, vivant, plus que jamais. O seigneur, apprends-moi à chanter dès ici-bas ta gloire réveillant de ma voix le monde résigné.(Source:Signe dans la Bible)
Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)

 

Pèlerinage Syro-Orthodoxe Francophone à Ste Geneviève le Samedi 16 Janvier 2016 / Prières à Ste Geneviève

Les Chrétiens Syro-Orthodoxes Francophones 

de Saint Thoma (Mar Thoma) 

dont Ste Geneviève est co-patronne du "Relais Paroissial" de Paris et sa région  

organisent un pèlerinage privé au tombeau de Sainte Geneviève 

à l’église Saint Etienne du Mont (Métro ou RER Luxembourg).

Cette année, 

le pèlerinage aura lieu le samedi 16 janvier à 15h30.

 

*Départ du Monastère en Normandie à 10h30

*Vers 12h30, Repas fraternel avec les fidèles de région parisienne (Offrande libre).

SOYEZ NOMBREUX !

Sainte Geneviève, qui êtes-vous ?


Vierge, Patronne de Paris

RAPPEL:

Ste Geneviève est co-patronne avec Mar Thomas (St Thomas) de notre "Relais Paroissial" de Région Parisienne.

Ce "Relais" (Dépendant da la "Grande Paroisse N-D de Miséricorde de l'Ouest,Nord-Ouest et Nord Est) est sans local depuis presque trois ans.

La Métropolie (Archidiocèse) de notre Eglise Syro-Orthodoxe Francophone  recherche toujours en Région Parisienne ou sur Paris un local à louer à un prix raisonnable ou, une communauté religieuse nous accueillant fraternellement...

En l'attente, les Messes sur Paris sont dîtes chez des particuliers et, d'une manière habituelle, les fidèles remontent sur le Monastère Syriaque (En Normandie), surtout les premiers Weekend du mois.

Nous faisons un ramassage chaque Samedi précédent le 1er Dimanche du Mois à 15 h en Place du Chatelet (Devant le Bar des Bords de Seine)

SAINTE GENEVIEVE, AIDEZ-NOUS A RETROUVER SUR PARIS UN LOCAL !

+++

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

+++

 

 

 

Note: 

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 
Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)

+++

Pèlerinage à Lourdes :

*Normandie et Région Parisienne : départ le Vendredi 29 à 7 h du Monastère, coucher à Jauldes

 

*Charente : Départ le Samedi 3 à 7h

 

*Dimanche 31 Janvier, journée à LOURDES.

 

*Lundi 1er Février, pour les Normands et Parisiens, retour enNormandie.Pour ceux qui rejoignent la Charente, matinée à Lourdes, visite à Ferrières, couché à JAULDES

 

*Mardi 2 Février, Purification de la Très Sainte Vierge.10h30, Messe à JAULDES ou au Monastère pour les Normands et Parisiens. Bénédiction des Cierges de la Chandeleur.. Le 2 au soir, retour des Parisiens sur Paris.

 

*Le 3 Février, retour des « Charentais » sur Le Monastère puis Paris dans l’Après-midi .  

 

(Offrandes libres)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

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Toute offrande fait  l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

Mercredi 6 JANVIER 2016 / Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ (en  syriaque «Dawn»)
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 14:27
"Preaching doesn’t always have to be in the form of words. Performing merciful deeds and actions is also preaching. I think that every Orthodox Christian must be a missionary. We all have families, but not all of our relatives are believers. Who will reveal Christ to people around us at work or school? Who will be a living witness to them?" (Fr. Stanislav Rasputin, 21st Century convert, via orthodoxoutreach.net)  /  Prêcher, ça ne doit pas toujours être sous forme verbale. Accomplir des actions miséricordieuses et des bonnes oeuvres, c'est aussi prêcher. Je pense que tout Chrétien Orthodoxe doit être missionnaire. Nous avons tous des familles, mais tous nos proches ne sont pas croyants. Qui va faire découvrir le Christ aux gens qui nous entourent, au travail et à l'école? Qui sera un témoin vivant parmi eux? (Prêtre Stanislav Rasputin)

"Preaching doesn’t always have to be in the form of words. Performing merciful deeds and actions is also preaching. I think that every Orthodox Christian must be a missionary. We all have families, but not all of our relatives are believers. Who will reveal Christ to people around us at work or school? Who will be a living witness to them?" (Fr. Stanislav Rasputin, 21st Century convert, via orthodoxoutreach.net) / Prêcher, ça ne doit pas toujours être sous forme verbale. Accomplir des actions miséricordieuses et des bonnes oeuvres, c'est aussi prêcher. Je pense que tout Chrétien Orthodoxe doit être missionnaire. Nous avons tous des familles, mais tous nos proches ne sont pas croyants. Qui va faire découvrir le Christ aux gens qui nous entourent, au travail et à l'école? Qui sera un témoin vivant parmi eux? (Prêtre Stanislav Rasputin)

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2,11-15.

Fils bien-aimé, voici manifestée à tous les hommes la grâce de Dieu, notre Sauveur ;
elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent avec tempérance, justice et piété,
en attendant la bienheureuse espérance et l'apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur
Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de se faire, en nous purifiant, un peuple qui lui appartienne, et qui soit zélé pour les bonnes œuvres.
Voilà ce que tu dois prêcher, recommander et revendiquer avec une pleine autorité. Que personne ne te méprise.

"Love sinners, but hate their deeds, and do not disdain sinners for their failings, so that you yourself do not fall into the temptation in which they abide."  (St. Isaac the Syrian)
"Love sinners, but hate their deeds, and do not disdain sinners for their failings, so that you yourself do not fall into the temptation in which they abide."  (St. Isaac the Syrian)
"Love sinners, but hate their deeds, and do not disdain sinners for their failings, so that you yourself do not fall into the temptation in which they abide."  (St. Isaac the Syrian)

"Love sinners, but hate their deeds, and do not disdain sinners for their failings, so that you yourself do not fall into the temptation in which they abide." (St. Isaac the Syrian)

Par l'Abbé Duquesne

(1732-1791) 
L'évangile médité, 12ème Méditation 


 

La Circoncision : offrande de Notre Seigneur

 

Jésus, n'ayant encore que huit jours, soumet sa tendre et innocente chair ou couteau de la circoncision; il en ressent les vives douleurs, son sang coule, il en offre les prémices à son Père pour notre salut, et il en versera un jour jusqu'à la dernière goutte.

Ô Jésus ! pour me sauver, vous versez votre sang, et moi, pour mon salut, je ne veux rien souffrir !

Ô Joseph ! Ô Marie ! vous seuls sur la terre avez connu le prix de ce sang divin, plus que suffisant déjà pour la rédemption des hommes, si Dieu eût voulu s'en contenter.

Quelle plaie pour votre cœur lorsque vous le vîtes couler ! Que vous vous hâtez, ô mon sauveur, de me donner votre sang ! Différerai-je encore à vous donner mon cœur ?

Ô Dieu ! que j'ai tant offensé, recevez-le ce sang précieux pour l'expiation de mes crimes.

Divin Jésus, appliquez-m'en le mérite et la vertu, afin que du moins je ne vous offense plus.

Qu'une goutte de ce sang adorable tombe sur mon cœur pour en amollir la dureté.

Hélas ! je le reçois tout entier et si souvent ce précieux sang dans la communion; comment se peut-il que je ne sois pas embrasé, consumé d'amour !

 

+++

 

Dear friends. Aloho M'Barek.

May this new year be for you and your friends bathed in the light of Christ our Redeemer, "Rising Sun who comes to visit us!"

Remember, in your prayers, our Christian brothers around the world suffer all sorts of indignities and vigorously testify of Christ and the Gospel of Love, Truth, Justice and Peace, sometimes up the supreme witness of Martyr ...

May they teach us by their heroic fidelity!

Again: Happy and Holy Year to you and all those you love: Peace, health, strength and serenity!

May the Mother of Mercy, Saint Abraham Koorilose Bava and St. Gregorios of Parumala accompanies you during this new year of their intercessions!

You are in our prayers, thank you to remember us in your own. Aloho m'barekh (God bless you)!

Your fraternally devoted and faithful in the Lord.

+ Mor Philipose -Mariam, Metropolitan

 

A WORD OF ST John Chrysostom FOR THE NEW YEAR:


"The year will be happy for you, not when you drink to be drunk on the first day, but when and the first and each of the other days you will do what is in accordance with God.
The day may be good or bad, not its essence because one day is not differentiated in any way another day, but because of our diligence or laziness.
If you have worked well when the day is good, but if you have sinned the day is bad and painful.
If you're going to think that way and have yourself so as to perform the prayers and works of charity, then the whole year will be happy for you;
if you start to neglect virtue for yourself and wait for your spiritual happiness in the early months of the day of days, so you will not have anything good. "

 

Chers amis. Aloho m'barekh.
Que cette année nouvelle soit pour vous et vos amis toute baignée de la lumière du Christ notre Rédempteur, "Soleil levant qui vient nous visiter" !

N'oubliez pas, dans vos prières, nos frères Chrétiens qui, partout dans le monde subissent toutes sortes d'affronts et témoignent vigoureusement  du Christ et de l'Evangile d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix, parfois jusqu'au témoignage suprême du Martyr...
Puissent-ils nous enseigner par leur fidélité héroïque !


Encore une fois : Bonne et Sainte année à vous et à tous ceux que vous aimez :
Paix, santé, force et sérénité !

« Que le Seigneur vous bénisse et vous garde! 

Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage, et qu’il vous fasse grâce! 

Que le Seigneur tourne vers vous son visage, et qu’il vous apporte la paix! »

(Nb VI, 24-26)
« Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. Amen. »
(2 Co XIII, 13)

Que la Mère de Miséricorde, Saint Abraham Koorilose Bava et Saint Gregorios de Parumala vous accompagne tout au cours de cette nouvelle année de leurs intercessions !

 

 Puisse la sérénité tout au long de cette année 2016, régner dans votre cœur ! Heureux ceux qui laissent la lumière du Christ les éclairer pour faire des choix ou pour prendre les décisions dans leurs vies et agir en conséquence...


Vous êtes dans nos prières, merci de ne pas nous oublier dans les vôtres.
Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !


Votre fraternellement et fidèlement dévoué en Notre-Seigneur.


+Mor Philipose-Mariam, métropolite

 

UN MOT DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME POUR LE NOUVEL AN :

« L'année sera heureuse pour toi non pas quand tu boiras jusqu'à en être ivre le premier jour, mais lorsque et le premier et chacun des autres jours tu vas faire ce qui est conforme à Dieu. 


La journée peut-être bonne ou mauvaise non pas par son essence car un jour ne se différencie en rien d'un autre jour, mais du fait de notre assiduité ou de la paresse. 


Si tu as œuvré le bien, alors la journée sera bonne, en revanche si tu as péché la journée sera mauvaise et pénible. 


Si tu vas raisonner de cette façon et disposer de toi-même de façon à effectuer les prières et les œuvres de charité, alors toute l'année sera heureuse pour toi; 
si tu commences à négliger la vertu par toi-même et attendre ton bonheur spirituel dès le début des mois et du compte des jours, alors tu n'auras rien de bon.»

 

+++

Après avoir fêté la Nativité et l'Adoration des Mages qui étaient la manifestation de Dieu dans le petit enfant de la crèche, voici que nous célébrons en ce jour de la Théophanie une autre Epiphanie :

*la manifestation qui inaugure la Vie publique de Jésus, sa vie de grand missionnaire envoyé par le Père.

Il s’agit de son Baptême. Une question se pose chaque fois que nous entendons cet Evangile : pourquoi Jésus a-t-il voulu recevoir le Baptême de pénitence donné par Jean-Baptiste ?

-Ce n’est pas pour Lui, c’est pour nous.

Ce n’est pas pour Lui : certes, il est là dans la foule, attendant d’être plongé à son tour dans les eaux du Jourdain, en apparences, rien ne le distingue et pourtant il n’est pas un homme comme les autres, car il porte au fond de lui-même un secret, un très grand mystère... et c’est la voix de Dieu le Père qui lève le voile sur ce mystère lorsque depuis le ciel qui s’est déchiré au-dessus de Jésus, il déclare très solennellement  « Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré »  "Tu es mon Fils Bien-aimé, en Toi j’ai mis tout mon amour ».

La voilà mise en lumière dès le commencement de sa vie publique, la véritable personnalité, absolument unique de Jésus :

*Il est le Fils Bien-aimé du Père, à la fois Dieu et Homme parfaitement Dieu et parfaitement homme.

Lui, qui de toute éternité est la parfaite Image du Père, qui lui est égal en toutes choses, il a voulu prendre dans le sein de la Vierge Marie une nature en tout semblable à la nôtre, sauf le péché.

Etant sans péché, d’une sainteté totale, Jésus n’a pas besoin de recevoir le Baptême de Jean qui est un rite symbolique, réservé aux pécheurs qui veulent se convertir après avoir reconnu et avoué leurs fautes.

S’il tient à accomplir cette démarche exceptionnelle dans un grand acte d’humilité, un grand abaissement, ce n’est donc pas pour Lui, c’est pour nous.

Lui qui est descendu du ciel pour être notre Rédempteur et Sauveur, il veut se rendre solidaire des pauvres pécheurs que nous sommes, il veut prendre sur Lui tous les péchés de tous les hommes, signifiant ainsi que Dieu se fait présent à l’intérieur de nos misères et que là où abonde le péché, surabonde son amour miséricordieux.

On peut dire qu’en plongeant son corps très saint dans les eaux du Jourdain, Jésus nous y plongeait tous avec Lui et y noyait déjà tous les péchés du monde.

Ce qu’il importe aussi de bien comprendre, frères et sœurs, c’est que pour Jésus, le fait d’entrer dans l’eau du Jourdain signifie qu’il a conscience de s’engager sur une voie qui le conduira jusqu’en sacrifice suprême, ce sacrifice de la Croix, grâce auquel il pourra donner la mesure la plus extrême de son amour et procurer ainsi à tous les hommes, pardon et purification.

N’oublions pas que pour désigner ce sacrifice rédempteur, Jésus lui-même s’est servi de l’image du Baptême : « Je dois recevoir un Baptême et comme j’ai hâte qu’il soit consommé ».

Quel mystère, frères et sœurs !

Jésus, sur la Croix a reçu un Baptême de Sang, et c’est dans ce sang que l’humanité toute a été baptisée d’un Baptême collectif d’une efficacité infinie. Baptême que chaque être humain dans le temps de son existence n’a plus qu’à accepter volontairement dans un acte personnel d’union au Christ.

C’est incorporation au Christ, c’est le sacrement de Baptême donné par l’Eglise qui l’a réalisée pour chacun et chacune d’entre nous.

Voilà pourquoi il fut un évènement décisif sont on ne soulignera jamais assez l’importance.

C’est à ce moment-là en effet, que nous sommes « nés de Dieu », devenus des fils et filles de Dieu appelés à être d’autres christ, des copies vivantes de Jésus !

N’est-ce pas merveilleux, frères et sœurs ? Mais avons-nous bien mesuré tout ce que cela implique ?

Nous savons que depuis sa Résurrection et son retour au ciel au jour de son Ascension, Jésus ne vit plus ici-bas dans son Corps historique (ce corps physique semblable au nôtre qui a été le sien durant 33 ans) mais qu’il continue cependant à vivre sur terre à travers les membres de son Corps mystique, c’est-à-dire à travers les baptisés.

C’est donc à travers nos vies qu’il désire continuer tous ses mystères, propager son message de salut et transfuser son amour.

C’est à travers nos décisions qu’il veut agir concrètement dans le monde. C’est grâce à nos paroles et à notre témoignage qu’il veut conduire les hommes à la Lumière de la Foi, c’est avec nos cœurs remplis de son amour qu’il veut aimer nos frères les plus proches comme les plus lointains.

Autrement dit : le baptisé, c’est quelqu’un qui prête son humanité à Dieu pour qu’il en dispose à son gré en faveur de la mission, pour l’extension de son règne.

Le baptisé, le chrétien c’est quelqu’un qui joue le rôle de Jésus, qui le joue vraiment se comportant entres choses comme Jésus se comporterait s’il était à sa place.

Frères et sœurs, si nous avons bien compris cela, nous n’avons pas de droit de vivre dans la médiocrité, dans cette tiédeur qui caractérise aujourd’hui tant et tant de baptisés.

Nous savons que le Seigneur juge avec une particulière sévérité cet état de paresse spirituelle :

« Je connais ta conduite, déclare-t-il, à celui qui est tiède, tu n’es ni froid ni chaud, que n’es-tu l’un ou l’autre ? Ainsi puisque te voilà tiède, ni chaud, ni froid, je vais te vomir de ma bouche... » (Apoc. 3)

"Je pense que tout Chrétien Orthodoxe doit être missionnaire.

Nous avons tous des familles, mais tous nos proches ne sont pas croyants.

Qui va faire découvrir le Christ aux gens qui nous entourent, au travail et à l'école?

Qui sera un témoin vivant parmi eux? (Père Stanislav )

Alors, si cela s’avère nécessaire, ressaisissons-nous, ravivons notre ferveur de manière à pouvoir répondre pleinement à notre vocation baptismale qui est une vocation à la sainteté, à l’image de Marie, la Toute-Sainte.

Une dernière remarque pour conclure.

Chacun devient ce pour quoi il vit ou ce qu’il recherche.

  • Qui recherche les choses vaines deviendra superficiel et inconsistant.
  • Qui recherche le péché, deviendra pécheur.
  • Mais qui recherche Dieu et une communion intime avec Lui sera Divinisé puisque ce que le Christ-Tête de l'Eglise est par nature, nous le devenons par la grâce !

« Quelle puissance le nom de Jésus-Christ donne

à nos prières ! elles cessent alors visiblement de ramper sur la terre, elles s'élèvent vers le ciel comme un encens d'agréable odeur. O nom de Jésus-Christ ! nom auguste, au-dessus de tout nom : Nomen quod est super omne nomen. Nom consolant, puisqu'il nous rappelle la miséricorde de Jésus-Christ pour l'homme ; nom qui nous rend par la prière tout puissants auprès de Dieu : car la parole de Jésus-Christ y est formelle ; c'est la parole du Dieu de vérité, il a daigné la confirmer par serment : en vérité, en vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, vous sera accordé. On voit que rien n'est excepté, mais seulement dans l'ordre du salut ; car, dit saint Augustin, au nom d'un Dieu qui est venu pour nous sauver, peut-on demander comme des biens ce qui serait étranger ou quelquefois contraire à notre salut ?

On sent bien que, pour obtenir ces heureux effets du nom de Jésus-Christ, il doit être prononcé avec foi et dans de saintes dispositions ; la parole de l’Écriture y est formelle : tous ceux qui diront, Seigneur, Seigneur, c'est-à-dire, qui ne le diront que des lèvres, n'entreront point dans le royaume des cieux. Ce nom a été sur les lèvres de l'aveugle de Jéricho. Jésus, fils de David, s'écriait-il, ayez pitié de moi. En vain on lui imposa le silence ; sa foi le fit triompher de ces obstacles, et lui obtint un miracle. Combien de fois de nom de salut et de bénédiction est-il répété par nous chaque jour dans ces litanies si connues, composées en l'honneur de Jésus-Christ. On ne voit point que ce nom, quoique tout-puissant, nous guérisse d'aucune de nos passions. Croyons avec l’Écriture que nul ne peut dire Seigneur Jésus que par un mouvement de l'Esprit Saint. Alors ce nom sera prononcé avec intelligence, avec amour ; alors il excitera dans nos cœurs cet heureux tressaillement qu'éprouvait saint Bernard (*). Nous ne le prononcerons point, selon la pensée de saint Augustin, sans goûter les consolations de l'espérance, et le tentateur effrayé s'éloignera de nous. »

(*) : cf. la méditation proposée hier.

Athanase René Merault de Bizyin "Instructions pour les fêtes de l'année", Tome premier (Sur le saint nom de Jésus), Librairie catholique de Perisse Frères, Lyon - Paris, 1841.

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Aujourd'hui, Saint TITE, disciple de saint Paul, apôtre de la Crête († 96)

 

Mémoire d'autres saints:

PRISQUE, PRISCILLIEN, BÉNÉDICTE et DAFROSE, martyrs à Rome († IVe s.)

AQUILIN et ses compagnons, martyrs en Afrique († 484)

RIGOBERT (Robert), archevêque de Reims  († 743)

 

 

O Dieu, mon Créateur et mon Seigneur,

Vous connaissez les désirs de mon cœur et mes gémissements ne Vous sont point cachés ; mais comme les besoins de la vie présente ne me permettent pas d'appliquer constamment mon esprit à Vos louanges, je fais en cemoment avec Vous un pacte pour l'année entière. (*)

 

  1. Chaque fois que mes yeux se lèveront vers le Ciel, je Vous féliciterai et je me réjouirai avec Vous de ce qu'étant infiniment parfait, Vous êtes Celui qui est infini dans Sa puissance, dans Sa sagesse, dans Sa bonté et dans Sa justice.
  2. Chaque fois que j'ouvrirai ou que je fermerai les yeux, je veux louer et avoir pour agréables toutes les actions que Votre Fils unique, que tous les Saints et les Justes ont jamais faites pour Votre gloire et celles qu'ils feront dans la suite, et je désire prendre part à chacune d'elles.
  3. Chaque fois que je respirerai, je veux Vous offrir, ô mon Dieu, la vie, la passion et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les mérites et les souffrances de tous les Saints, pour le salut et la gloire éternelle de tous les hommes et pour l'expiation des péchés du monde entier.
  4. Chaque fois que je soupirerai, je veux détester et abhorrer, en général et en particulier, tous mes péchés et ceux que tous les hommes ont jamais commis contre Votre honneur, depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour. Ah ! que ne m'est-il donné de réparer, au moins en partie, par l'effusion de mon sang, tant de crimes et de forfaits !
  5. Enfin, chaque fois que je remuerai les mains et les pieds, je veux, par amour pour Vous, me remettre et me confier tout entier à Votre très sainte Volonté, désirant que, dans le temps et dans l'éternité, vous disposiez de moi selon Votre bon plaisir.

Et, pour que ces cinq actes ne puissent jamais être révoqués, je les mets sous le sceau sacré de Vos cinq plaies et je veux qu'à jamais ils conservent toute leur force et leur validité, lors même qu'ils ne seraient nullement présents à ma pensée, au moment où je poserai un des actes qui y sont compris.Amen

(Ste Gertrude)

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Dear friends. Aloho M'Barek.

May this new year be for you and your friends bathed in the light of Christ our Redeemer, "Rising Sun who comes to visit us!"

Remember, in your prayers, our Christian brothers around the world suffer all sorts of indignities and vigorously testify of Christ and the Gospel of Love, Truth, Justice and Peace, sometimes up the supreme witness of Martyr ...

May they teach us by their heroic fidelity!

Again: Happy and Holy Year to you and all those you love: Peace, health, strength and serenity!

You are in our prayers, thank you to remember us in your own. Aloho m'barekh (God bless you)!

Your fraternally devoted and faithful in the Lord.

+ Mor Philipose -Mariam, Metropolitan

 

A WORD OF ST John Chrysostom FOR THE NEW YEAR:


"The year will be happy for you, not when you drink to be drunk on the first day, but when and the first and each of the other days you will do what is in accordance with God.
The day may be good or bad, not its essence because one day is not differentiated in any way another day, but because of our diligence or laziness.
If you have worked well when the day is good, but if you have sinned the day is bad and painful.
If you're going to think that way and have yourself so as to perform the prayers and works of charity, then the whole year will be happy for you;
if you start to neglect virtue for yourself and wait for your spiritual happiness in the early months of the day of days, so you will not have anything good. "

 

Chers amis. Aloho m'barekh.
Que cette année nouvelle soit pour vous et vos amis toute baignée de la lumière du Christ notre Rédempteur, "Soleil levant qui vient nous visiter" !

N'oubliez pas, dans vos prières, nos frères Chrétiens qui, partout dans le monde subissent toutes sortes d'affronts et témoignent vigoureusement  du Christ et de l'Evangile d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix, parfois jusqu'au témoignage suprême du Martyr...
Puissent-ils nous enseigner par leur fidélité héroïque !


Encore une fois : Bonne et Sainte année à vous et à tous ceux que vous aimez :
Paix, santé, force et sérénité !

« Que le Seigneur vous bénisse et vous garde! 

Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage, et qu’il vous fasse grâce! 

Que le Seigneur tourne vers vous son visage, et qu’il vous apporte la paix! »
(Nb VI, 24-26)
« Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. Amen. »
(2 Co XIII, 13)

 Puisse la sérénité tout au long de cette année 2016, régner dans votre cœur ! Heureux ceux qui laissent la lumière du Christ les éclairer pour faire des choix ou pour prendre les décisions dans leurs vies et agir en conséquence...


Vous êtes dans nos prières, merci de ne pas nous oublier dans les vôtres.
Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !


Votre fraternellement et fidèlement dévoué en Notre-Seigneur.


+Mor Philipose-Mariam, métropolite

 

UN MOT DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME POUR LE NOUVEL AN :

« L'année sera heureuse pour toi non pas quand tu boiras jusqu'à en être ivre le premier jour, mais lorsque et le premier et chacun des autres jours tu vas faire ce qui est conforme à Dieu. 


La journée peut-être bonne ou mauvaise non pas par son essence car un jour ne se différencie en rien d'un autre jour, mais du fait de notre assiduité ou de la paresse. 


Si tu as œuvré le bien, alors la journée sera bonne, en revanche si tu as péché la journée sera mauvaise et pénible. 


Si tu vas raisonner de cette façon et disposer de toi-même de façon à effectuer les prières et les œuvres de charité, alors toute l'année sera heureuse pour toi; 
si tu commences à négliger la vertu par toi-même et attendre ton bonheur spirituel dès le début des mois et du compte des jours, alors tu n'auras rien de bon.»

 

+++

God is a fire that warms and kindles the heart and inward parts. And so, if we feel in our hearts coldness, which is from the devil - for the devil is cold - then let us call upon the Lord, and He will come and warm our hearts with perfect love not only for Him, but for our neighbor as well. ( St Seraphim of Sarov, Spiritual Instructions) /  Dieu est un feu qui réchauffe et embrase les cœur et les reins. Si donc  nous nous sentons dans nos cœurs de la froideur, c'est du diable - Pour le diable tout est froid - alors,  demandons à L'Éternel, et il viendra et réchauffera nos cœurs avec  parfait amour, non seulement pour lui, mais pour nous-même et notre prochain. ( St Séraphin de sarov, instructions spirituelles)
God is a fire that warms and kindles the heart and inward parts. And so, if we feel in our hearts coldness, which is from the devil - for the devil is cold - then let us call upon the Lord, and He will come and warm our hearts with perfect love not only for Him, but for our neighbor as well. ( St Seraphim of Sarov, Spiritual Instructions) /  Dieu est un feu qui réchauffe et embrase les cœur et les reins. Si donc  nous nous sentons dans nos cœurs de la froideur, c'est du diable - Pour le diable tout est froid - alors,  demandons à L'Éternel, et il viendra et réchauffera nos cœurs avec  parfait amour, non seulement pour lui, mais pour nous-même et notre prochain. ( St Séraphin de sarov, instructions spirituelles)
God is a fire that warms and kindles the heart and inward parts. And so, if we feel in our hearts coldness, which is from the devil - for the devil is cold - then let us call upon the Lord, and He will come and warm our hearts with perfect love not only for Him, but for our neighbor as well. ( St Seraphim of Sarov, Spiritual Instructions) /  Dieu est un feu qui réchauffe et embrase les cœur et les reins. Si donc  nous nous sentons dans nos cœurs de la froideur, c'est du diable - Pour le diable tout est froid - alors,  demandons à L'Éternel, et il viendra et réchauffera nos cœurs avec  parfait amour, non seulement pour lui, mais pour nous-même et notre prochain. ( St Séraphin de sarov, instructions spirituelles)

God is a fire that warms and kindles the heart and inward parts. And so, if we feel in our hearts coldness, which is from the devil - for the devil is cold - then let us call upon the Lord, and He will come and warm our hearts with perfect love not only for Him, but for our neighbor as well. ( St Seraphim of Sarov, Spiritual Instructions) / Dieu est un feu qui réchauffe et embrase les cœur et les reins. Si donc nous nous sentons dans nos cœurs de la froideur, c'est du diable - Pour le diable tout est froid - alors, demandons à L'Éternel, et il viendra et réchauffera nos cœurs avec parfait amour, non seulement pour lui, mais pour nous-même et notre prochain. ( St Séraphin de sarov, instructions spirituelles)

Les Chrétiens Syro-Orthodoxes Francophones

de Saint Thoma (Mar Thoma) 

dont Ste Geneviève est co-patronne du "Relais Paroissial" de Paris et sa région  

organisent un pèlerinage privé au tombeau de Sainte Geneviève

à l’église Saint Etienne du Mont (Métro ou RER Luxembourg).

Cette année, 

le pèlerinage aura lieu le samedi 16 janvier à 15h30.

 

*Départ du Monastère en Normandie à 10h30

*Vers 12h30, Repas fraternel avec les fidèles de région parisienne (Offrande libre).

SOYEZ NOMBREUX !

Sainte Geneviève, qui êtes-vous ?


Vierge, Patronne de Paris

RAPPEL:

Ste Geneviève est co-patronne avec Mar Thomas (St Thomas) de notre "Relais Paroissial" de Région Parisienne.

Ce "Relais" (Dépendant da la "Grande Paroisse N-D de Miséricorde de l'Ouest,Nord-Ouest et Nord Est) est sans local depuis presque trois ans.

La Métropolie (Archidiocèse) de notre Eglise Syro-Orthodoxe Francophone  recherche toujours en Région Parisienne ou sur Paris un local à louer à un prix raisonnable ou, une communauté religieuse nous accueillant fraternellement...

En l'attente, les Messes sur Paris sont dîtes chez des particuliers et, d'une manière habituelle, les fidèles remontent sur le Monastère Syriaque (En Normandie), surtout les premiers Weekend du mois.

Nous faisons un ramassage chaque Samedi précédent le 1er Dimanche du Mois à 15 h en Place du Chatelet (Devant le Bar des Bords de Seine)

SAINTE GENEVIEVE, AIDEZ-NOUS A RETROUVER SUR PARIS UN LOCAL !

+++

Patronne de Paris, de la France et des gendarmes

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Geneviève naît en 422 à Nanterre. A l'âge de quatorze ans elle rencontre Germain, évêque d'Auxerre, et Loup, évêque de Troyes en partance pour la Bretagne (la Grande Bretagne actuelle) afin d’y combattre l’hérésie du pélagianisme.

La tradition rapporte que l'Esprit de Dieu communiqua à l'évêque Germain une lumière subite qui lui révéla la mission de la fillette en la voyant en prière dans l'église de Nanterre.

Germain prophétisa devant les parents de Geneviève le destin exceptionnel de l'enfant. 

Puis, ayant vu à terre une pièce de monnaie de cuivre marquée du signe de la croix, il la ramassa et la donna à Geneviève, lui ordonnant de la porter au cou.

Geneviève promet à Germain de se consacrer au Christ et, à 15 ans, elle reçoit le voile des vierges.

 

A l'époque, en effet, il n'existait pas de monastères de femmes et celles qui souhaitaient se consacrer au Seigneur continuaient à vivre dans le monde, simplement distinguées par le voile de leur consécration.

A la mort de ses parents, Geneviève vient habiter à Paris chez sa marraine.

Elle vit dans le silence, la prière et la mortification, ne se nourrissant que deux fois par semaine.

Elle est aussi favorisée de grâces extraordinaires, en lisant dans les consciences et en guérissant les corps au nom du Christ par des onctions d'huile.

Aux exercices de la mortification, elle joint une inviolable pureté, une humilité profonde, une foi vive, une charité ardente, une onction dans la prière qui lui fait répandre des larmes abondantes.

Sa grande sainteté lui suscite des ennemis qui parvinrent à la faire passer dans le peuple pour illuminée.

Saint Germain d’Auxerre, de retour à Paris fit taire les calomniateurs.

En 451, Attila franchit le Rhin et envahit la Gaule. Les Parisiens prennent peur et veulent fuir.

Geneviève, qui n'a que 28 ans, les convainc de demeurer dans la ville:

« Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »

Elle rassemble les femmes de Paris dans l'église-baptistère près de Notre-Dame et leur demande de supplier le ciel d'épargner leur ville.

C'est ce qui se produit.

Abandonnant la route de Paris, les Huns se dirigent vers Orléans qu'ils assiègent.

Repoussés par le général romain Aetius, ils se replient vers le Nord et sont définitivement vaincus aux Champs Catalauniques.

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Plus tard, lorsque les Francs assiègent Paris, Geneviève sauve cette fois la ville de la famine :

-elle organise à ses frais une expédition au moyen de bateaux qui, par la Seine, vont chercher le ravitaillement jusqu'en Champagne.

Sa réputation s'étend jusqu'en Orient.

Saint Siméon le Stylite, ayant entendu parler de ses miracles, voulut être recommandé à ses prières.

Le roi Clovis et sainte Clotilde lui vouaient une particulière vénération.

Geneviève meurt en 512 à près de 90 ans.

Elle est enterrée auprès du roi Clovis dans l'église des Saints-Apôtres que sainte Clotilde avait fait construire et qui prendra le nom dès le VIIe siècle de Sainte-Geneviève (maintenant le Panthéon).

Son corps, emporté en 845 à Marizy en Bourgogne par crainte des Normands, est rapporté à Paris en 890.

A partir du douzième siècle la châsse contenant ses reliques est portée en procession à travers Paris en particulier dans des circonstances dramatiques, et des miracles ont lieu sur son passage.

Ses reliques furent brûlées par les révolutionnaires en 1793, mais certaines furent ensuite retrouvées et son tombeau continue d'être vénéré dans l'église Saint-Etienne-du-Mont.

Elle a été la patronne de la première paroisse orthodoxe de langue française et est co-patronn avec Saint Thomas Apôtre de notre "Relais Paroissial" (Actuellement S.D.F) de Region Parisienne.

Elle demeure sans conteste la protectrice de la ville de Paris.

 

D'innombrables miracles ont été opérés par son intercession.

Son tombeau est toujours entouré de vénération dans l'église de Saint-Étienne-du-Mont, à Paris.

Elle est une des grandes patronnes de la France.

 

+++

Intention de prière :

Sainte Geneviève, entreprenante, courageuse et persévérante, intercède pour nous. Qu’à ton exemple nous puissions, en grande simplicité, servir Dieu et nos frères, dociles à l’Esprit Saint.

 

PRIERE A SAINTE GENEVIEVE

Répandez sur nous, Seigneur, l'esprit d'intelligence et d'amour dont vous avez rempli sainte Geneviève, votre servante, pour qu'attentifs à vous servir et cherchant à lui ressembler, nous obtentions par son intercession dans le ciel, de vous plaire sur la terre par notre foi, et toute notre vie. Par Jésus-Christ, votre Fils unique, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit. Pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

PRIERE A SAINTE GENEVIEVE

Sainte Geneviève, vous qui par les veilles, les pénitences et la prière, assuriez la protection de Lutèce, intercédez auprès de Dieu pour Paris, pour notre Patrie, pour les foyers chrétiens et les âmes consacrées.

Vous qui guérissiez les aveugles et chassiez les démons, obtenez-nous la lumière de Dieu et rendez-nous plus forts dans les tentations.

Vous qui aviez d'abord le souci des pauvres, protégez les malades, les isolés, les chômeurs.

Vous qui résistiez aux armées et encouragiez les assiégés, donnez-nous le sens de la vérité et de la justice.

Vous qui résistiez aux armées et encouragiez les assiégés, donnez-nous le sens de la vérité e de la justice.

Vous qui à travers les siècles n'avez jamais cessé de veiller sur Paris, aidez-nous à garder la grandeur et le rayonnement de notre capitale. Que votre exemple soit pour nous un encouragement à toujours chercher Dieu et à le servir en nos frères. Ainsi soit-il.

 

PRIERES DES ORTHODOXES RUSSES AUPRES DU TOMBEAU DE LA PATRONNE DE PARIS

Consolatrice des exilés, vous vous êtes manifestée aux émigrés de la Russie orthodoxe.

En tous temps à votre tombeau, ils vous vénèrent.

Ô sainte Geneviève, sois pour nous apôtre de l'Unité.

(C.L.A.)

 

PRIERE Seigneur, Vous avez conduit la bienheureuse vierge Geneviève sur les sentiers de la justice dès son enfance, et Vous lui avez accordé le don de guérison ; conduisez-nous également sur le chemin de la sainteté, selon Votre très sainte volonté, en nous accordant les dons nécessaires à notre salut et au bien de ceux qui nous entourent. Par Le Christ Jésus Notre Seigneur qui vit et règne avec Vous Ô Père et le Saint Esprit aux siècles des siècles Amîn.

+++

 

Les Chrétiens de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone (Chrétienté francophone de l'Eglise des Indes , dite de Saint Thomas (Mar Thoma) )

dont Ste Geneviève est co-patronne du "Relais Paroissial" de Paris et sa région  

organisent un pèlerinage privé au tombeau de Sainte Geneviève à l’église Saint Etienne du Mont (Métro ou RER Luxembourg).

Cette année,

le pèlerinage aura lieu le samedi 16 janvier à 15h30.

 

*Départ du Monastère en Normandie à 10h30

*Vers 12h30, Repas fraternel avec les fidèles de région parisienne (Offrande libre).

SOYEZ NOMBREUX !

 

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

+++

 

 

 

Note: 

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 
 

 

 

 

"Without winter there would be no spring, and without spring there would be no summer. So it is also in the spiritual life: a little consolation, and then a little grief—and thus little by little we work out our salvation. Let us accept everything from the hand of God. If He comforts us, let us thank Him. And if He doesn’t comfort us—let us thank Him." (St. Anatoly of Optina) /  "Sans l'hiver il n'y aurait pas de printemps, sans printemps,  il n'y aurait pas d'été. Il en est de même dans la vie spirituelle : un peu de consolation, et puis un petit chagrin et c'est ainsi que , peu à peu, on travaille pour notre salut. Acceptez tout, comme venant de la main de Dieu. S'il nous réconforte, rendez-Lui grâces. Et s'il ne  nous consoler pas, remercions-le." (St. Anatoli de optina)
"Without winter there would be no spring, and without spring there would be no summer. So it is also in the spiritual life: a little consolation, and then a little grief—and thus little by little we work out our salvation. Let us accept everything from the hand of God. If He comforts us, let us thank Him. And if He doesn’t comfort us—let us thank Him." (St. Anatoly of Optina) /  "Sans l'hiver il n'y aurait pas de printemps, sans printemps,  il n'y aurait pas d'été. Il en est de même dans la vie spirituelle : un peu de consolation, et puis un petit chagrin et c'est ainsi que , peu à peu, on travaille pour notre salut. Acceptez tout, comme venant de la main de Dieu. S'il nous réconforte, rendez-Lui grâces. Et s'il ne  nous consoler pas, remercions-le." (St. Anatoli de optina)
"Without winter there would be no spring, and without spring there would be no summer. So it is also in the spiritual life: a little consolation, and then a little grief—and thus little by little we work out our salvation. Let us accept everything from the hand of God. If He comforts us, let us thank Him. And if He doesn’t comfort us—let us thank Him." (St. Anatoly of Optina) /  "Sans l'hiver il n'y aurait pas de printemps, sans printemps,  il n'y aurait pas d'été. Il en est de même dans la vie spirituelle : un peu de consolation, et puis un petit chagrin et c'est ainsi que , peu à peu, on travaille pour notre salut. Acceptez tout, comme venant de la main de Dieu. S'il nous réconforte, rendez-Lui grâces. Et s'il ne  nous consoler pas, remercions-le." (St. Anatoli de optina)

"Without winter there would be no spring, and without spring there would be no summer. So it is also in the spiritual life: a little consolation, and then a little grief—and thus little by little we work out our salvation. Let us accept everything from the hand of God. If He comforts us, let us thank Him. And if He doesn’t comfort us—let us thank Him." (St. Anatoly of Optina) / "Sans l'hiver il n'y aurait pas de printemps, sans printemps, il n'y aurait pas d'été. Il en est de même dans la vie spirituelle : un peu de consolation, et puis un petit chagrin et c'est ainsi que , peu à peu, on travaille pour notre salut. Acceptez tout, comme venant de la main de Dieu. S'il nous réconforte, rendez-Lui grâces. Et s'il ne nous consoler pas, remercions-le." (St. Anatoli de optina)

Elie nourrit dans le désert
Livre des Rois 19,1-8
« Lève-toi et mange »
Lève-toi et mange.
On m’avait dépêché vers Elie le prophète. Comme souvent chez les hommes légèrement trop zélés, la flamme qui brûlait au début notre ami se consuma bien vite. La fougue dont il usa contre les hérétiques se tournait contre lui. Il fallait consoler ce turbulent athlète. Je voulus le reprendre en un éclat terrible, une horde de trompettes, des flammes et des éclairs ; mais un vieil ange sage surprit mon attirail : « Où vas-tu cher ami ? » « Réveiller le prophète qui pleure endormi ! » « Renonce donc aux attraits de la pompe angélique. Ne vas pas vers Elie armé de telle manière. Il se trompe en pensant que notre Dieu aimant apprécie la vengeance, et se repaît de sang. 

Vole plutôt désarmé vers le pauvre proph&e grave;te. Une sobre douceur lui ouvrira les yeux. » Je troquais ma fanfare pour du pain et de l’eau. Doucement j’effleurai le manteau du saint homme : « Lève-toi et mange ». La concision même. Mais l’autre se rendormit. Je réfléchis un peu. Au risque qu’il me prenne pour un ange benné, je me fis explicite, l’effleurant à nouveau : « autrement le chemin sera trop long ». Je compris alors qu’une grande douceur et quelque humilité vont à bout de bien des résistances. Clair, doux et précis : vous ferez des merveilles. Gagné par ma candeur, le zèle le reprit. Mon réveil en douceur lui fut des plus utiles. Plus tard, quand Elie reconnut dans la brise légère la parole de Dieu doucement murmurée, je crois que de mes ailes au doigté le plus fin le sublime prophète eut le bon souvenir. (Source:Signe dans la Bible)
Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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SAINT GREGOIRE, EVÊQUE DE LANGRES EN HAUTE MARNE

De famille sénatoriale, Grégoire gouverna le pays d'Autun, en qualité de comte, pendant quarante ans ; il remplit cette charge avec un grand sentiment de l'équité et avec une fermeté qui en faisait la terreur des méchants. De son épouse Armentaire, il eut deux fils, dont l'un, Tetricus, fut son successeur sur le siège de Langres, et l'autre fut le grand-père de l'historien Grégoire de Tours. Il était déjà avancé en âge quand, devenu veuf, il abandonna le monde et se donna à Dieu sans réserve. C'est alors que le Clergé et les fidèles de Langres l'élurent comme Evêque. Après son Sacre, on vit en lui un admirable exemple de fidélité à tous les devoirs de sa charge pastorale ; sans le laisser paraître extéricurement, il pratiquait une rigoureuse abstinence, ne vivait que de pain d'orge, ne mêlait que quelques gouttes de vin à l'eau qu'il buvait, consacrait de longues heures à la prière durant la nuit.

La ville de Dijon, à cette époque, faisait partie du Diocèse de Langres ; Grégoire y faisait d'assez longs séjours. Sa résidence était contiguë au baptistère de Saint-Vincent, non loin de l'endroit où se trouve l'église Saint-Étienne. De nombreuses Reliques étaient exposées dans ce baptistère, et Grégoire venait les vénérer pendant la nuit. Un de ses Clercs, qui épiait ses démarches, raconta que, durant l'une de ces veilles, les Saints dont les Reliques étaient ainsi exposées vinrent se joindre à lui pour chanter les louanges du Seigneur. Il entendit Saint Bénigne, dont le culte était négligé, se plaindre de cet oubli ; ce qui amena Grégoire à renouveler la châsse du Saint Martyr.

Grégoire gouverna pendant trente-trois ans le Diocèse de Langres ; il assista en personne aux conciles d'Épaone et de Clermont, en 517 et 525, il se fit représenter à celui d'Orléans de 538. Il se rendait à Langres pour les fêtes de l'Épiphanie quand il fut atteint de la fièvre et passa à une vie meilleure le 4 janvier 539 ; il était plus qu'octogénaire. Selon son désir, son corps fut inhumé dans le baptistère de Dijon.

L'épitaphe composée par Venance Fortunat laisse entendre que le saint homme sut réparer ses excès de sévérité comme gouverneur séculier par la tendre charité dont il usa envers tous durant la dernière partie de sa vie. De fait, les miracles accomplis après sa mort, par son intercession, furent de préférence en faveur de captifs frappés par la justice humaine.

Lorsque Tetricus, fils et successeur de Grégoire, voulut lui élever un monument plus somptueux, on procéda à l'exhumation, et le corps fut trouvé dans l'attitude du sommeil et sans corruption ; l'anniversaire de cette translation se célèbre le 6 novembre.

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Que le Corps saint du Christ sanctifie nos corps, que son Sang purificateur purifie nos âmes et que sa grâce nous accompagne tous les jours de notre vie

Que le Corps saint du Christ sanctifie nos corps, que son Sang purificateur purifie nos âmes et que sa grâce nous accompagne tous les jours de notre vie

L’ENFANT EN OTAGE

Maltraitance –enfants-nes-etre-heureux

La fête de Noël, l’évènement même de la naissance humaine du Fils unique et Verbe de Dieu, met évidemment en exergue le mystère de l’enfant – enfant prophète, enfant vulnérable, enfant exploité, enfant objet à la merci des adultes et de tous ceux qui ont le pouvoir. Rien de nouveau – ou plutôt tout est dans ce domaine toujours nouveau. L’année que nous venons de passer est marquée par l’infanticide sous diverses formes, enfants, chrétiens ou non, qu’on décapite, qu’on brûle vifs; enfants victimes de la télé maltraitance, témoins du conflit des adultes, des disputes parentales, ou encore – autre forme de maltraitance – pourris par la richesse. En voilà un qui faisait la tête parce que, dans ses cadeaux, il avait moins qu’un autre, il n’avait pas tout ce que la Pub lui promettait pour le tourmenter… Les passions sont excitées chez nos enfants – la convoitise, la rivalité, la violence… Et l’éducation sexuelle prématurée corrompt, dans plusieurs cas, leur discernement.

Otage

Pomme de discorde entre les adultes dont il gêne les caprices, argument dans le divorce, objet à acquérir par tous les moyens chez certains stériles, banque d’organes dans d’autres cas, embryon arraché et avorté, promis à l’exploitation de son petit corps – l’enfant est sans défense. Il faut, avec Victor Hugo, déchiffrer toutes les Cosette du monde, celle que l’on marchande. Mais l’otage n’empêche pas les grands de jouer dans la cour. Quelle que soit l’action des associations de défense de l’enfant, l’impuissance mondiale est retentissante; il y a des images de Facebook qu’on voudrait ne pas avoir vues.

Jésus Christ

Dieu a choisi de se faire homme dans ce contexte. Dans sa sagesse, Il a prévu que, se manifester dans l’enfant, faire de l’enfance le lieu théophanique par excellence, serait le message universel. Même ceux qui ne connaissent pas Dieu, ou qui ne croient pas en lui, peuvent être saisis par ce mystère sans voix – car „enfant”, infans, est celui qui ne parle pas. L’enfant ne parle que par sa présence – ou par ses cris, quand il peut encore crier. Le Verbe, Celui qui par excellence parle, Lui la parole du Père, la Parole divine en personne, s’est indentifié à ceux – et celles – qui n’ont pas la parole en ce monde. Il s’est fait vulnérable, Lui le Souverain du ciel et de la terre. Pourquoi? En fait, seule la vulnérabilité est éloquente, parole sans pouvoir et baillonnée, sans autre puissance qu’elle-même; silence impuissant qui n’a d’autre autorité que son innocence.

Le Salut

En vénérant le nouveau-né de la Crèche – cette crèche si pauvre, si dérisoire, elle-même si vulnérable et menacée – nous affirmons notre foi: l’amour sans défense répare; l’innocent plaide pour ses bourreaux; sur l’Icône, l’Otage divin, enveloppé de linceuls, couché dans une crèche en forme de tombeau, annonce par son irradiation, la victoire de la Résurrection. Noël – Pâques: même combat, même victoire sur l’inintelligence, sur la violence, la méchanceté, la corruption et la mort. Même virginité sans souillure, même innocence sans défense, même triomphe de l’amour que personne ne peut empêcher d’être amour, sur la paille et dans la boue du monde – Dieu en otage… „ ce que vous avez fait au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous l’avez fait” (Matt 25, 40).

(Source:"Sagesse Orthodoxe")

LE COIN DU CATECHISME ET ... DES FAMILLES:

Coloriages et Histoire du Baptème de Notre-Seigneur Jésus-Christ

 

Le-bapteme-de-Jesus-18.jpgLes années passèrent. Jésus et son cousin Jean étaient maintenant à l’âge d’homme. Ainsi que l’avait prophétisé son père Zacharie, Jean devin un prophète de Dieu. Il vivait comme Elie dans le désert, se nourrissant de miel sauvage et de sauterelles.

Jean parcourait toute la région du Jourdain, en prêchant aux foules : « Ecoutez-moi, vous tous ! disait-il. Le royaume de Dieu est proche. Changez donc de vie et obéissez aux lois de Dieu ». A ceux qui étaient venus l’écouter, il disait que, s’ils se repentaient du mal qu’ils avaient fait, ils pourraient être « baptisés », c'est-à-dire lavés de leurs péchés, et que Dieu leur pardonnerait.

Les foules l’interrogeaient : « Que devons-nous donc faire ? »

Jean leur enseignait à être honnêtes, généreux et charitables : « Contentez-vous de ce que vous avez, disait Jean. Partagez votre nourriture et vos biens avec ceux qui n’en ont pas ». Une multitude de gens accourait pour l’écouter, et il les baptisait dans le Jourdain.

 

The Eagle does not fight the snake on the ground. It picks it up into the sky and changes the battle ground, and then it releases the snake into the sky. The snake has no stamina, no power and no balance in the air. It is useless, weak and vulnerable unlike on the ground where it is powerful wise and deadly. Take your fight into the spiritual realm by praying and when you are in the spiritual realm God takes over your battles. Don't fight the enemy in his comfort zone, change the battle grounds like the Eagle and let God take charge through your earnest prayer. You'll be assured of clean victory. Pray without ceasing. (Monk Seraphim) L'Aigle ne combat pas le serpent au sol. Il l'emporte dans le ciel, changeant de champ de bataille, et là, il laisse le serpent choir du haut du ciel. Le serpent n'a aucune endurance, aucune puissance et aucun équilibre en l'air. Il est impuissant, faible et vulnérable contrairement à lorsqu'il est sur le sol, où il est puissant, habile et mortel. Emportez votre combat dans le royaume spirituel en priant, et quand vous serez dans le royaume spirituel, Dieu reprendra le contrôle de vos batailles. Ne vous battez pas avec l'ennemi sur son propre terrain, déplacez le champ de bataille comme le fait l'Aigle et laissez Dieu Se charger de tout, par votre prière ardente. Vous serez assuré de la vraie victoire. Priez sans cesse. (Moine Seraphim)

Le  6 janvier nous fêtons l'Epiphanie du Seigneur(Qu'on solennise le dimanche le plus proche lorsque le 6 n'est pas chômé).

Dans la liturgie orientale, la fête de l'Épiphanie célèbre la manifestation de Dieu au moment du Baptême de Jésus. 

Le récit du baptême de Jésus exprime une manifestation divine assez différente de la manifestation aux mages. 

C'est une "théophanie" trinitaire, c'est à dire que les trois personnes de la Sainte Trinité sont manifestées.

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 3, 15-16 21-22

Le peuple venu auprès de Jean-Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu ».

Certains Juifs se demandaient si cet homme de Dieu n’était pas le sauveur promis par Dieu, le Messie.

Mais Jean leur disait : « Moi, je vous baptise dans l’eau, mais je prépare la venue de quelqu’un de très grand. Ecoutez ! Il vient, celui qui est beaucoup plus puissant que moi. Je ne suis même pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Il vous baptisera avec la puissance de Dieu. Il est le Messie, le roi promis par Dieu ».

Comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait, après avoir été baptisé lui aussi, alors le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint se manifesta au dessus de Jésus, sous une apparence corporelle, tel une colombe, du ciel, une voix se fit entendre : « Tu es mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ».

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Le-Bapteme-de-Jesus-01.jpgLe-Bapteme-de-Jesus-02.jpgLe-Bapteme-de-Jesus-03.jpgLe-Bapteme-de-Jesus-04.jpgLe-Bapteme-de-Jesus-05.jpgLe-Bapteme-de-Jesus-06.jpg

 

 

 

 

 

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Réalisation

1) Découper les éléments de la planche 1

2) Découper au cutter la fente au dessus de la tête de Jésus.

3) Coller le nuage aux endroits indiqués sur la planche 2

4) Monter la colombe en collant la languette au dos de la colombe

5) insérer la languette dans la fente de la planche 2

 

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Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

DIEU HABITANT TOUT ÊTRE HUMAIN, LE BAPTÊME EST-IL NÉCESSAIRE?

Universalité –Baptême

Tout être humain est créé selon l’image de Dieu; il a donc la capacité naturelle de parvenir à la ressemblance avec Dieu, ce que la Tradition appelle « sanctification », « sainteté », déification » ou encore « divinisation ». Tout être humain a reçu au Paradis l’insufflation initiale de Dieu, les arrhes du saint Esprit; il a ainsi une affinité naturelle avec Dieu par la grâce incréée du saint Esprit. Tout être humain est également assumé par le Christ en son Incarnation, car, en se faisant Homme, le Fils unique et Verbe de Dieu, s’est fait le Sujet de toute la nature humaine. Tout homme est donc potentiellement sauvé.

Nature et personne

Mais la Tradition fait une distinction importante entre la nature et la personne. Ce que tout être humain possède, il le possède par nature; encore faut-il qu’il se l’approprie par un choix libre de sa personne. Le Salut dépend, non seulement de la sanctification de la nature humaine par l’Incarnation du Verbe et son habitation en l’homme par le saint Esprit, mais encore de la réponse de chaque personne créée. D’où l’importance du saint baptême. Par le baptême, la personne humaine entre en possession de l’héritage; elle reçoit la capacité, et elle fait le choix, de s’approprier l’œuvre du Christ. Le Salut n’est pas automatique; il dépend d’une synergie divino humaine, la personne humaine répondant à la personne divine et s’unissant à elle volontairement, comme le montre le dialogue qui précède immédiatement le baptême proprement dit. La prononciation à haute et intelligible voix, et devant toute l’Église, de la foi chrétienne (« Je crois… ») est un acte de la personne. Le baptême est la libération et l’expression de la liberté personnelle: et toute la vie de baptisé n’est pas autre chose que la mise en œuvre et la réitération de cet acte de liberté, l’accomplissement du saint baptême, l’activation de la grâce baptismale.

Affiliation à Dieu

La vie en Christ est l’épanouissement de la personne humaine en Dieu, parce que celle-ci devient fils et fille du Père par le saint Esprit. Mais l’affiliation à Dieu n’est pas seulement une adoption de type juridique: elle est une adhésion de la personne qui, dans le saint Esprit, se reconnaît fils ou fille du Père céleste qui, Lui-même, le ou la reconnaît comme son « fils bien-aimé ». C’est pourquoi, sans le baptême il n’y a pas d’itinéraire clair pour le Salut. Toutefois, nous savons que le baptême, s’il est celui du sacrement, peut être celui du sang, de toute démarche spirituelle par laquelle le croyant « se joint au Christ ». Il y a des martyrs qui sont reconnus comme baptisés alors qu’ils n’ont pas pu été immergés (« baptiser » veut dire « immerger ») dans l’eau baptismale: ils ont été baptisés par leur confession de la vraie foi et par l’immersion dans leur propre sang. L’immersion, dans l’eau sainte ou dans le sang martyr, est une immersion dans le Christ (« vous tous qui avez été baptisés en Christ ») et dans le saint Esprit.(Source:Sagesse Orthodoxe)

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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SAINT TITE, QUI ÊTES-VOUS ?

Né païen, Tite aurait été, selon une ancienne tradition, issus de la race royale de Minos, roi de Crète.

Cette même tradition ajoute qu’il aurait fait de solides études en lettres profanes.

Il aurait un jour entendu une voix mystérieuse lui ordonnant de quitter son pays et de sauver son âme, ajoutant que la science profane, des Grecs lui serait peu utile pour son salut.

Il aurait attendu un an au bout duquel la même voix lui aurait dit de lire les Ecritures des Hébreux.

Son oncle, proconsul de Crète, ayant appris la naissance du Messie d’Israël, l’aurait envoyé à Jérusalem où il aurait connu le Seigneur qui l’aurait compté parmi ses soixante-douze disciples.

Témoin de la vie publique de Jésus, de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, il aurait été consacré par les apôtres et adjoint à saint Paul.


Selon d’autres sources, Tite aurait été converti par saint Paul qui, quatorze ans plus tard, l’emmena à Jérusalem pour assister au fameux « concile des apôtres».

Il accompagna saint Paul dans ses voyages et lui servit de messager, singulièrement auprès des Eglises de Corinthe et d’Ephèse.

Après la première captivité de saint Paul, il aborda en Crète avec l’apôtre qui l’y laissa avant de l’envoyer en Dalmatie.

Après le martyre de saint Paul, Tite revint en Crète où, dit-on, il mourut à l’âge très avancé de quatre-vingt-quatorze ans.

Son corps resta dans la cathédrale de Gortyne jusqu’à la destruction de la cité par les musulmans en 823 ; on ne retrouva que sa tête, qui fut transportée à Venise, où elle est vénérée dans la basilique Saint-Marc.

EN VRAC...POUR VOTRE REFLEXION PERSONNELLE...

RAPPEL A DIEU DE MICHEL DELPECH

À 69 ans, le chanteur, auteur et compositeur Michel Delpech est mort samedi soir, a annoncé son épouse. Il a été emporté par un cancer de la gorge contre lequel il se battait depuis plusieurs années.

Il y a six mois, Michel Drucker avait confié au grand public que son grand ami Michel Delpech n’avait plus que quelques mois à vivre. Lui qui chantait dans son dernier titre : « Voici la fin de mon chemin sur terre… Je suis à Toi, accueille-moi mon Père. Voici mon âme, séchez vos larmes, mes frères, je m’en vais là où brille la lumière ».

Qui est Dieu ? À quoi servent les rites (...), la messe ? Quel sens a la vie ? Quelle porte ouvre la mort ? Ce sont les questions dans lesquelles Michel Delpech, la star des Yé-yé des années 60 se plongeait quand il n’était pas sur scène, menant une double vie, de paillettes et de croyant.

Cette double vie, il a fini par la révéler début 2014 à son public à l’âge de 68 ans dans un petit livre de 240 pages baptisé J’ai osé Dieu…. La vedette se remettait alors d’un cancer de la gorge, une épreuve contre laquelle son amour du Christ, rencontré dans son enfance puis perdu et retrouvé entre 15 et 30 ans, pour finalement ne plus le quitter, était parvenu à l’armer, lui faisant oublier toutes les pudeurs à parler du vrai moteur de sa vie : la foi.

« La » rencontre se déroula en 1985. Michel vient d’épouser religieusement Geneviève à l’Église copte. Tous deux, ils se rendent à Jérusalem et visitent le Saint-Sépulcre. Le chanteur fait alors une expérience bouleversante : « Devant le tombeau du Christ, je me suis agenouillé et Jésus est entré dans ma vie, dans mon cœur. C’était très doux. J’ai vraiment ressenti que je revenais vers Lui. Comme des épousailles », a-t-il témoigné par la suite.

« Un chanteur de variétés qui lit les Pères de l’Église et ceux du désert est-il crédible ? »

Michel Delpech a alors eu envie d’écrire.  » Je sais, dit-il, que ce langage est difficilement audible, venant d’un chanteur populaire. Un chanteur de variétés qui lit les Pères de l’Église et ceux du désert est-il crédible ? Une star qui cultive sa vie intérieure en se passionnant pour la théologie a-t-elle le droit de dire qu’il ne s’agit pas d’une toquade passagère ? Je m’y risque quand même parce que je sais que si je m’en allais sans jamais en avoir parlé, j’aurais des regrets. »

Cette foi, il la taisait par « peur des railleries ». Crainte d’ennuyer son auditoire. De dévoiler ce qu’il a de « bien plus intime que sa vie privée », commente François Vercelletto sur son blog « États d’âme« .  Mais l’interprète de « Chez Lorette » et de « Pour un flirt » a franchi le pas et racontait dans son livre plus de 40 années d’intimité partagée, en coulisse, avec un « guide », un « ami », un « frère » nommé Jésus. « Un Dieu dont il s’était éloigné pendant une quinzaine d’années… avant d’être “happé” par le témoignage d’un moine, à la télé, au début des années 1980 », rapporte François Vercelletto, et qui lui a permis de ne pas sombrer.

« Dieu attend toujours que nous venions à Lui. Il n’est pas rancunier. Il nous reçoit même si on Le fait patienter », confiait-il encore récemment… comme un souhait, réalisé ?(Source ALETEIA)

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La tension dans le Golfe Persique a

 

atteint un nouveau sommet, avec

 

l’exécution d’un religieux chiite,

 

l’imam Baqr al-Nimr,

 

aussi connu comme cheikh Nimr, devenu célèbre pour son opposition frontale au gouvernement sunnite de Riyad qui l’a arrêté en 2012, après les émeutes qui ont marqué l’opposition au Printemps arabe dans le pays, et qui l’a condamné à mort en 2014 en l’accusant d’encourager la violence parmi ses coreligionnaires. Les chiites sont minoritaires dans la plupart des pays musulmans, sauf en Iran, Azerbaïdjan et Irak, ainsi qu’au Liban, où ils représentent la moitié de la population musulmane.

incendie ambassade saoudienne

 

 

Cette exécution a donné lieu à de violentes manifestations et protestations dans la région.

L’Iran a condamné l’exécution de l’imam al-Nimr et a convoqué le chargé d’affaires saoudien alors que l’Arabie saoudite convoquait l’ambassadeur iranien  en réponse à la réaction « hostile » de Téhéran.

«Le gouvernement de l’Arabie saoudite soutient les terroristes et les mouvements extrémistes, et affronte les critiques à l’intérieur du pays par l’oppression et les exécutions», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Hossein Ansari Jaber, avertissant que « le gouvernement saoudien paiera un prix lourd pour cette politique », selon l’agence de presse iranienne IRNA.

Un des religieux les plus importants de l’Iran, l’ayatollah Ahmad Khatami, a condamné l’exécution prédisant que celle-ci «effacera des pages de l’histoire »  les Saoud qui gouvernent à Riyad.

La mort de cheikh Nimr a suscité une forte réaction, non seulement parmi les représentants de l’Iran, mais aussi parmi la population. Samedi, des manifestants ont incendié le consulat d’Arabie Saoudite à Mashhad, deuxième plus grande ville en Iran. Quelques heures après, l’ambassade saoudienne à Téhéran était également l’objet d’attaques. Des manifestants ont lancé des cocktails molotov, puis ont pris d’assaut le bâtiment et mis le feu. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser.

L’Irak et le Liban ont rejoint le mouvement de protestation iranien. Khalaf Abdelsama, chef du bloc parlementaire irakien du parti chiite gouvernant, Dawa, demande la fermeture de l’ambassade d’Arabie Saoudite à Bagdad –ambassade qui avait rouvert le 15 Décembre dernier, pour la première fois depuis 25 ans– et l’expulsion de l’ambassadeur arrivé il y a à peine trois jours. Abdelsama propose également d’ »exécuter tous les terroristes saoudiens qui sont dans les prisons irakiennes« , soit 61 selon les chiffres donnés mi-2015, selon l’AFP.  De nombreuses protestations ont eu lieu en Irak et  en particulier dans la ville de Kerbala.

Pour sa part, le mouvement libanais du Hezbollah a également protesté, accusant Washington d’avoir « une responsabilité directe » dans cet « assassinat » en tant que complice de l’Arabie saoudite.

Craignant des protestations au sein de ses frontières, Riad a envoyé samedi des centaines de véhicules anti-émeute armés dans le village d’Awamia dans la région de Qatif, lieu de naissance de l’imam chiite exécuté. Les alliés des Saoud comme le Bahreïn et les Émirats arabes unis ont, pour leur part,  exprimé leur soutien au Royaume wahhabite.

L’exécution en Arabie saoudite du religieux chiite et de 47 autres personnes a donc provoqué une vague d’indignation dans le Moyen-Orient et Robert Fisk, correspondant de The Independent et spécialiste de la région, estime que ces actions de Ryad sont comparables aux atrocités de l’État islamique. « La seule chose qui manque, c’est la vidéo des décapitations. Les 158 décapitations de la monarchie arabe de l’an dernier sont en parfaite harmonie avec les enseignements wahabites de l’Etat islamique ». « Le Cheikh al-Nimr aurait reçu le même traitement de la part de l’État islamique que celui qu’il a eu de la part des Saoudiens, mais sans la nécessité d’un burlesque pseudo-jugement légal», écrit-il.

En 2015, le Royaume d’Arabie Saoudite a effectué au moins 158 exécutions. Dans ce pays, les juges ont toute latitude pour prendre leurs décisions.


(Source:MPI)

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CRI D'ALERTE D'UNE MUSULMANE CONVERTIE AU CHRIST

 

Sabatina James est une militante pour les droits de l’homme pakistano-autrichienne convertie au catholicisme ; elle a échappé de peu à un mariage forcé avec un de ses cousins au Pakistan qui a abusé d’elle sexuellement de manière répétée. Menacée de mort par sa propre famille à cause de sa conversion, Sabatina James vit depuis 2004 sous haute protection 24h/24. Elle a fondé en 2006 l’organisation caritative Sabatina qui vient en aide aux musulmanes que l’on souhaite marier de force. Elle assure aux victimes la possibilité de fuir, une aide juridique ainsi qu’une aide psychologique.

Cette ancienne musulmane a émis récemment d’importantes critiques envers la gestion allemande de la crise des migrants. Comme nous le rapporte nos confrères du site kath.net, elle a évoqué les réelles menaces d’une immigration musulmane incontrôlée venue de pays non démocratiques. Elle exprime ses inquiétudes de manière frontale, quitte à choquer la modération habituelle des catholiques d’outre-Rhin. Elle a dit notamment dans une interview au Neuen Osnabrücker Zeitung : « Nous devons nous poser deux questions : voulons-nous continuer à préserver les droits de l’homme en Allemagne ? Peut-on laisser l’Allemagne devenir un pays majoritairement musulman ? ».

Donner un passeport à tous les réfugiés sans s’assurer qu’ils soient « capables d’être démocrates ou de savoir s’ils sont prêts ou non à utiliser la violence » est une politique irresponsable « vis-à-vis des droits de l’homme » d’après elle. S’il s’avère que l’on rencontre parmi eux de violents islamistes, qu’ils soient ou non liés à Daesh, l’Allemagne ne pourra pas refuser d’en endosser la responsabilité.

L’équivalent d’une nouvelle ville chaque mois

Elle poursuit en disant que si jamais, dans les dix années à venir, plus de 10 millions de musulmans venaient, ils pourraient constituer la majorité de leur classe d’âge. C’est justement le rythme actuel des arrivées ; or, la natalité allemande est dramatiquement faible. Ce pourrait tout à fait être le cas si l’on se refuse à réguler l’immigration. Il faut savoir que pour le seul mois de novembre, le nombre de 180 000 réfugiés a été dépassé en seulement trois semaines (chiffre du 23 novembre). C’est donc une ville de taille moyenne de plus chaque mois qui peut transformer radicalement la société allemande. Ce n’est pas un fantasme mais simplement la réalité. De nombreuses critiques, venues même de la gauche, commencent d’ailleurs à émerger en Allemagne.

Elle s’étonne également du fait que les jeunes hommes violents qui attaquent les chrétiens, les yézidis ou les musulmans démocrates, puissent tout de même rester en Allemagne. « Ils doivent repartir. » Il serait impensable de leur donner le droit d’asile. C’est une grave erreur et une illusion de notre trop belle âme, selon elle, de supposer d’avance que tous les réfugiés partagent les valeurs démocratiques. Ils sont nés dans un pays, que ce soit la Syrie, l’Afghanistan ou le Pakistan qu’elle connait bien, « avec l’idée que les femmes n’ont pas les mêmes droits ni la même dignité que les hommes et que les non-musulmans ne sont pas des êtres humains à part entière ».

Se protéger des prédicateurs radicaux

Sabatina James critique par ailleurs le fait que l’Allemagne ne mette aucune limite aux prédicateurs les plus radicaux. « Nous les laissons faire et l’on s’étonne ensuite que la jeunesse suive. » Connaissant des repentis de la mouvance salafiste, elle sait que ce sont des personnes en recherche de Dieu. C’est d’ailleurs une preuve de la triste situation des Églises en Allemagne selon cette convertie : il est devenu plus fréquent aujourd’hui dans les rues allemandes de croiser un salafiste qui distribue le Coran qu’un chrétien pouvant « expliquer le Sermon sur la montagne » et de paroles si fortes telles que celles du Christ : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent ».

Et c’est bien pour préserver les droits de l’homme, et tout particulièrement ceux des femmes, ainsi que les valeurs de ce même sermon sur la montagne que l’Allemagne ne peut tout accepter : c’est la garantie du caractère démocratique de ce pays qui risque fort de se réduire à peau de chagrin si l’Allemagne ne change rien à son action.(Source ALETEIA)

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Iran Regime Plans to Forcibly Turn Tehran Assyrian Church Grounds Into Mosque


Assyrian International News Agency
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Iran Regime Plans to Forcibly Turn Tehran Assyrian Church Grounds Into Mosque

http://www.ncr-iran.org
2016-01-03 06:31 GMT

 

Authorities in Tehran are planning to transform illegally-confiscated church grounds into an 'Islamic prayer center.'

The land belonging to the Iranian Assyrian community's Chaldean Catholic Church in Tehran's Patrice Lumumba Street (in Western Tehran) was illegally confiscated two years ago under the pretext of constructing an Islamic prayer hall and the authorities have refused to hand it back, a member of the regime's Majlis (Parliament) was quoted as saying by the state-run newspaper Sharq on Wednesday, December 30.

Repeated complaints about the illegal confiscation of the church grounds have fallen on deaf ears despite repeated pleas by the representatives of the Christian minority, said Jonathan Bet-Kelia, a member of the regime's Majlis.

Bet-Kelia told Sharq that he had approached Ali Younesi, special assistant to the regime's President Hassan Rouhani on ethnic minorities affairs, on this matter but was told that nothing could be done about it. Younesi is a former Minister of Intelligence and Security (MOIS) and is personally responsible for ordering numerous arrests and assassinations of dissidents.

Commenting on the regime's admission that it had usurped church grounds to build its own prayer hall, Ali Safavi of the Foreign Affairs Committee of the National Council of Resistance of Iran (NCRI) said: "The brazen admission displays first and foremost the discriminatory and sectarian policies of the regime vis-�-vis Iran's religious minorities. At the same time, it speaks to the failure of Western policy to accommodate the regime in the futile hope that it will promote moderation and tolerance on the domestic front."

Under the banner of Shiite Islam, the ruling clerics have systematically suppressed people of different faiths and even denied the minority Sunni Muslim population their basic rights.

On July 29, the regime destroyed a Sunni prayer hall in the capital Tehran.

Officials from the Tehran municipality, backed by state suppressive forces (police), raided and destroyed the Sunni 'Pounak' prayer hall. They also searched the premises of the mosque's Sunni imam Abdullah Moussa-Zadeh and confiscated his mobile phone.

The Tehran municipality had shut down the Pounak prayer hall and placed seals on its entrance earlier in the year. Although the seals were later removed, Sunni Muslims had been prevented from praying in the center.

At the time, Mrs. Maryam Rajavi, the president-elect of the Iranian Resistance, described the destruction of the Sunni prayer hall in the Pounak district of Tehran as an anti-Islamic, sectarian and criminal act, and she called on all defenders of human rights and freedom of religion and belief and the international community, especially Muslim countries, Europe and the US, to protest against it.

The prayer hall's destruction also drew immediate criticisms from Iranian Sunni leaders. Mowlavi Abdulhamid, the Sunni imam in the city of Zahedan, south-eastern Iran, sent letters of protest to the mullahs' Supreme Leader Ali Khamenei and to Hassan Rouhani condemning the raid.

In his letter to Rouhani, Abdulhamid wrote: "Intolerance towards even a single ordinary prayer hall and its destruction in a city that does not allow Sunnis to build a mosque ... not only hurts the sentiments of Iran's Sunni community, but also offends all Muslims of the world."

The regime's security forces have on numerous occasions prevented Sunni Iranians from holding prayers in particular during the religious Eid festivals.

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MESSE DU 1er JANVIER A TEHERAN

L’Eglise apostolique arménienne (L'Eglise Arménienne Apostolique appartient à la famille des Eglises Orthodoxes Orientales) a diffusé quelques photos de sa messe du 1er jour de l’An en la Cathédrale Saint-Sarkis, à Téhéran, en Iran.

 

 

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(Source:MPI)

 

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Musulman pratiquant, Physicien de formation et essayiste, Malik Bezouh est un spécialiste de la question de l’islam de France. Il est l’auteur du livre France-Islam : le choc des préjugés

Aleteia : Comment analysez-vous l’atmosphère qui règne dans la société française suite aux attentats ?
Malik Bezouh : C’est l’effroi général, les gens ont clairement peur. En ce qui concerne les musulmans, ils sont dans l’inquiétude et ont peur de l’amalgame évidemment : il faut pourtant qu’ils sortent de cette posture victimaire. Mais simplement balayer l’amalgame d’un revers de la main est stérile. Nous ne pouvons pas nous contenter d’éluder l’amalgame en question. Il faut au contraire faire un pas pour s’expliquer et faire preuve de pédagogie. Notre société est à la croisée des chemins, ce drame est l’occasion ou jamais à saisir pour réaliser une sorte de psychothérapie nationale.

Quelle position doivent adopter les musulmans de France ?
Il y a une difficulté avec notre religion : l’intégrisme qui s’exprime à travers ces attentats n’est pas une maladie, c’est un symptôme bien plus profond. Nous devons être capables de dire que le monde musulman est malade. Il serait bon que nous reconnaissions nos failles car l’islam peut poser problème. Quelques jours avant les attentats, J’ai reçu une fatwa sur les réseaux sociaux me condamnant à mort parce que je suis un réformateur. Je ne faiblirai pas pour autant car je suis aussi un militant patriote. Je crois en l’amour de la France, je dois m’engager, c’est dans mes tripes. Les catholiques ont appris à faire face à l’anticléricalisme déchaîné et disons-le, à la christianophobie. L’islam à son tour doit apprendre à composer avec cette réalité.

Comment trouvez-vous la réaction des Français de « culture » catholique ?
Je trouve que leur réaction est globalement saine. La culture catholique fait que la France a des valeurs nobles qui permettent d’apaiser les tensions. Heureusement que la culture catholique est là pour offrir une volonté de fraternité chez les Français ! Cette culture a façonné la France, et l’imaginaire des Français baigne dedans. Des rapprochements, des rencontres et des débats sont donc plus que jamais possibles. Je suis optimiste car la France est solide, elle en a vu d’autres depuis Clovis. Aujourd’hui, nous sommes nombreux à travailler pour ressouder les liens des différentes communautés.

En tant que musulman, de quelle manière contribuez-vous à ce dialogue ? 
Je prône et suis engagé en faveur d’un « prosélytisme patriotique », je souhaite donc manifester de façon ostentatoire mon amour pour la patrie française.

Propos recueillis par Arthur Herlin 

9782259229418

France-islam : le choc des préjugés. Notre histoire, des croisades à nos jours, de Malik Bezouh. Éditions Plon, 2015, 18 euros.

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,12-17.23-25.

En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations !
Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit.
De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Odes de Salomon

(texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle) 
N° 15 (trad. DDB 1981, p.35) 


 

« Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée »

 

Comme le soleil est la joie 
de ceux qui recherchent son jour, 
ainsi ma joie c'est le Seigneur, 
car il est mon soleil. 
Ses rayons m'ont redressé, 
sa lumière a dissipé toute ténèbre de mon visage. 

Grâce à lui j'ai acquis des yeux, 
et j'ai vu son jour saint ; 
j'ai eu des oreilles 
et j'ai entendu sa vérité ; 
j'ai eu la pensée de la science 
et par son moyen je me suis réjoui. 

J'ai abandonné la route de l'erreur, 
je suis allé vers lui, 
et j'en ai reçu généreusement le salut. 
Il m'a donné, selon sa bienveillance, 
et sa beauté m'a façonné. 
En son nom, j'ai revêtu l'incorruptibilité, 
j'ai abandonné la corruption par sa grâce. 

La mortalité a disparu de devant mon visage, 
le séjour des morts a été anéanti par ma parole, 
une vie immortelle est montée en la terre du Seigneur. 
Elle a été révélée à ses croyants 
et accordée sans réserve 
à tous ceux qui se confient en lui. 
Alléluia !

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Programme de ces prochaines semaines au

Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Dieu nous a toujours aimés et il a de tout temps voulu nous voir répondre à son amour en entrant librement dans son projet pour nous : être des fils, à l’image de son Fils. Il a donné à Israël une Loi pédagogique pour entrer en contact avec lui et commencer à le servir. Mais avant la venue du Christ, il manquait toujours quelque chose du côté de l’homme : personne n’a pu être justifié devant Dieu par la pratique de la Loi, comme le rappelle saint Paul.
 

 

*Mercredi 6 Janvier Théophanie 

Ce mercredi 6 janvier nous fêtons l'Epiphanie du Seigneur.

Dans la liturgie orientale, la fête de l'Épiphanie célèbre la manifestation de Dieu au moment du Baptême de Jésus.

Le récit du baptême de Jésus exprime une manifestation divine assez différente de la manifestation aux mages.

C'est une "théophanie" trinitaire, c'est à dire que les trois personnes de la Sainte Trinité sont manifestées.

10h30, Messe au Monastère

* Wednesday, January 6 Theophany
10:30 Mass at the Monastery

 

*Mardi 2 Février:

10h30, Messe au Monastère. Bénédiction des Cierges de la Chandeleur.

* Tuesday, February 2:
10:30 Mass at the Monastery. Candles Blessing of Candlemas.

 

 *Mercredi 3 Février:

 Messe et Bénédiction des cierges de St Blaise (Contre les maladies de gorges)

* Wednesday, February 3:
  Mass and Blessing of St. Blaise candles (Against Gorge diseases)

 

*Dimanche 7 Février, Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 Messe à 10h30, distribution des cierges de la Chandeleur et de St Blaise (Imposition de ces derniers à 15h ).Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

* Sunday, February 7, monthly Pilgrimage to Our Lady of Mercy
  Mass at 10:30, distributing candles of Candlemas and St. Blaise (Imposition of these to 15h) .Repas fraternal and loyal reception from 13:30 to 17:30.

 

 

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

 

 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet)

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 08:20

 

Sacra_Famiglia.jpg

Photo de Syriac Aramaic Lessons.
La translittération :
--------------------
B-hono lilyo : Brikho W-Shalyo
B-Domekh Uryo Rawmé : Moré
Ctiph Cazruré : W-Yoneq Halvo
W-Mariam Emeh : Tcanteh W-Amnasro leh
Dmakh Ber habivo yeshuc
Dmakh Ber habivo yeshuc

B-hono lilyo : Brikho W-Shalyo
Etiled wo : Moryo Mshiho
Rhat W-Asghed Leh : Rocawoto
W-Ciray Rawmo : Zamar Haleluyah
Teshbuhto L-Aloho B-Rawmo
En-Cal Arco Shlomo en-Shayno


Traduction :
----------------
Dans cette sainte et douce nuit, sainte nuit
Le Seigneur des cieux est en train de dormir dans une mangeoire
Il est enveloppé de langes et 
Marie, sa mère le tient en l'allaitant et en chantant
Dors, Jésus,mon fils bien-Aimé 

Dans cette sainte et douce nuit, sainte nuit
Seigneur Jésus est né
Les bergers se précipitent à genoux devant lui
Et les anges du ciel chantent alléluia
Gloire à Dieu au plus haut !
Que la paix soit sur terre !

Sacra_Famiglia.jpg

Photo de Syriac Aramaic Lessons.
La translittération :
--------------------
B-hono lilyo : Brikho W-Shalyo
B-Domekh Uryo Rawmé : Moré
Ctiph Cazruré : W-Yoneq Halvo
W-Mariam Emeh : Tcanteh W-Amnasro leh
Dmakh Ber habivo yeshuc
Dmakh Ber habivo yeshuc

B-hono lilyo : Brikho W-Shalyo
Etiled wo : Moryo Mshiho
Rhat W-Asghed Leh : Rocawoto
W-Ciray Rawmo : Zamar Haleluyah
Teshbuhto L-Aloho B-Rawmo
En-Cal Arco Shlomo en-Shayno


Traduction :
----------------
Dans cette sainte et douce nuit, sainte nuit
Le Seigneur des cieux est en train de dormir dans une mangeoire
Il est enveloppé de langes et 
Marie, sa mère le tient en l'allaitant et en chantant
Dors, Jésus,mon fils bien-Aimé 

Dans cette sainte et douce nuit, sainte nuit
Seigneur Jésus est né
Les bergers se précipitent à genoux devant lui
Et les anges du ciel chantent alléluia
Gloire à Dieu au plus haut !
Que la paix soit sur terre !

O Holy Night
The stars are brightly shining
It is the night of our dear Savior's birth
Long lay the world in sin and e'er pining
'Til He appeared and the soul felt its worth
A thrill of hope the weary world rejoices
For yonder breaks a new and glorious morn.

Fall on your knees O hear the angels voices.
O night divine O night when Christ was born
O night divine, O night, O night divine.

Led by the light of Faith serenely beaming,
With glowing hearts by His cradle we stand.
So led by light of a star sweetly gleaming,
Here came the wise men from Orient land.
The King of Kings lay thus in lowly manger;
In all our trials born to be our friend.

He knows our need, to our weakness is no stranger,
Behold your King! Before Him lowly bend!
Behold your King! Before Him lowly bend!

Truly He taught us to love one another;
His law is love and His gospel is peace.
Chains shall He break for the slave is our brother;
And in His name all oppression shall cease.
Sweet hymns of joy in grateful chorus raise we,
Let all within us praise His holy name.

Christ is the Lord! O praise His Name forever,
His power and glory evermore proclaim.
O Holy Night, O Holy Night, O Holy Night

Traduction partielle

Oh sainte nuit
Les étoiles brillent et rayonnent
C'est la nuit 
De la naissance de notre Sauveur
Longtemps le monde a vécu 
Dans le péché et l'erreur
Jusqu'à ce qu'il apparaisse 
Et que l'âme prenne sa valeur
Le monde fatigué
Revit d'un regain d'espoir
Là où l'horizon s'arrête, 
Un nouveau et glorieux espoir
Mets-toi à genoux, 
Oh écoute les voix des anges
Oh nuit divine, 
Oh nuit où le Christ est né
Oh nuit divine, 
Oh nuit, 
Oh nuit divine
Il nous a montré 
A nous aimer sincèrement les uns les autres
Cette loi est l'amour et 
Son mot d'ordre est la paix (Son mot d'ordre est la paix)
Les chaînes, Il peut briser 
pour libérer son frère de l'esclavage
Et en son nom 
L'oppression doit cesser
(Doux hymnes de joie 
Qui s'élèvent 
Sans les chorales reconnaissantes)
Prions chacun son nom saint.
Mets-toi à genoux, 
Oh écoute les voix des anges
Oh nuit divine, 
Oh nuit où le Christ est né
Oh nuit divine, 
Oh nuit, 
Oh nuit divine
Oh nuit divine (Oh nuit divine)

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 06:19
"God saves you from the blindness of sin and opens your eyes to the light." Amin! "Let him put in your hearts the same joy and take you as messengers of the Good News. "Amin! "Let it give you peace, it takes you in his benevolence, which you now united to the Church of heaven. "Amin /  « Que Dieu vous sauve de l'aveuglement du péché et qu'il ouvre vos yeux à la lumière.» Amîn !  « Qu'il mette en vos cœurs cette même joie et vous prenne comme messagers de la Bonne Nouvelle. » Amîn !  « Qu'il vous donne sa paix, qu'il vous tienne en sa bienveillance, qu'il vous unisse dès maintenant à l'Eglise du ciel. » Amîn

"God saves you from the blindness of sin and opens your eyes to the light." Amin! "Let him put in your hearts the same joy and take you as messengers of the Good News. "Amin! "Let it give you peace, it takes you in his benevolence, which you now united to the Church of heaven. "Amin / « Que Dieu vous sauve de l'aveuglement du péché et qu'il ouvre vos yeux à la lumière.» Amîn ! « Qu'il mette en vos cœurs cette même joie et vous prenne comme messagers de la Bonne Nouvelle. » Amîn ! « Qu'il vous donne sa paix, qu'il vous tienne en sa bienveillance, qu'il vous unisse dès maintenant à l'Eglise du ciel. » Amîn

Fête des Félicitations  de Sainte Marie, Mère de Dieu

(26 Décembre)

En France, mémoire des saints:

MARIN, martyr à Rome († 283)

ZOZIME, pape de Rome († 418)

ARCHELAÜS, évêque de Cascar en Mésopotamie († 278)

 

Saint Qurbana

o    Actes 7:30-43 :

  • 30 Quarante années s’écoulèrent ; un ange lui apparut au désert du mont Sinaï dans la flamme d’un buisson en feu.
  • 31 Ayant vu, Moïse s’étonna de la vision, et lorsqu’il s’approcha pour regarder, la voix du Seigneur se fit entendre :
  • 32 Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Moïse se mit à trembler, et il n’osait plus regarder.
  • 33 Le Seigneur lui dit : Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte.
  • 34 J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte ; j’ai entendu leurs gémissements et je suis descendu pour les délivrer. Et maintenant, va ! Je t’envoie en Égypte.
  • 35 Ce Moïse que l’on avait rejeté en disant : Qui t’a établi chef et juge ?, Dieu l’a envoyé comme chef et libérateur, avec l’aide de l’ange qui lui était apparu dans le buisson.
  • 36 C’est lui qui les a fait sortir en faisant des prodiges et des signes au pays d’Égypte, à la mer Rouge, et au désert pendant quarante ans.
  • 37 C’est ce Moïse qui a dit aux fils d’Israël : Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi.
  • 38 C’est lui qui était présent lors de l’assemblée au désert, avec l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï et avec nos pères : il reçut des paroles vivantes pour nous les donner,
  • 39 mais nos pères n’ont pas voulu lui obéir bien plus, ils le repoussèrent. De cœur ils retournaient en Égypte,
  • 40 quand ils dirent à Aaron : Fabrique-nous des dieux qui marcheront devant nous. Car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé.
  • 41 Et en ces jours-là, ils fabriquèrent un veau et offrirent un sacrifice à cette idole : ils se réjouissaient de l’œuvre de leurs mains !
  • 42 Alors Dieu se détourna et les laissa rendre un culte à l’armée du ciel, comme il est écrit dans le livre des prophètes : Des victimes et des sacrifices, m’en avez-vous présentés pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ?
  • 43 Mais vous avez porté la tente de Molok et l’étoile de votre dieu Réphane, ces images que vous avez fabriquées pour vous prosterner devant elles. Je vous déporterai au-delà de Babylone !

o     

o    Epître aux Romains 1:1-10 :

  • 01 PAUL, SERVITEUR du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome.
  • 02 Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures,
  • 03 concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David
  • 04 et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.
  • 05 Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes,
  • 06 dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés.
  • 07 À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
  • 08 Tout d’abord, je rends grâce à mon Dieu par Jésus Christ pour vous tous, puisque la nouvelle de votre foi se répand dans le monde entier.
  • 09 Car Dieu m’en est témoin, lui à qui je rends un culte spirituel en annonçant l’Évangile de son Fils : je fais sans cesse mémoire de vous,
  • 10 lorsqu’à tout moment, dans mes prières, je demande que, par la volonté de Dieu, l’occasion me soit bientôt donnée de venir enfin chez vous.

o     

o    Evangile selon Saint Luc 8:16-21 :

  • 16 Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.
  • 17 Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
  • 18 Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »
  • 19 La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule.
  • 20 On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »
  • 21 Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

o     

 

 

Dans les églises Syro-Orthodoxes (Utilisant le Rite Syro-Occidental . Liturgie de St Jacques)

Saint Ephrem le Syrien médite le Mystère de Noël...

La fête de Noël célèbre la venue du Fils de Dieu, le Seigneur, le Pasteur, le Verbe de Dieu, l'Agneau, le Sauveur, celui qui revêt de beauté toute chose.

Et, le lendemain, le 26 décembre est aussi une fête, appelée « Qulosoh d'Yoldat Aloho » ou « félicitations de la Mère de Dieu ». Cette fête correspond dans l'Eglise byzantine à la fête de la maternité divine de Marie célébrée le même jour.

Une hymne de saint Ephrem nous fait entrer dans la profondeur de ces deux fêtes :

 

Le Seigneur vint en elle pour se faire serviteur.

Le Verbe vint en elle

pour se taire dans son sein.

La foudre vint en elle

pour ne faire aucun bruit.

Le pasteur vint en elle

et voici l'Agneau né, qui pleure sans bruit.

Car le sein de Marie

a renversé les rôles:

Celui qui créa toutes choses

est entré en possession de celles-ci, mais pauvre.

Le Très-Haut vint en Elle (Marie),

mais il y entra humble.

La splendeur vint en elle,

mais revêtue de vêtements humbles.

Celui qui dispense toutes choses

connut la faim.

Celui qui étanche la soif de chacun

connut la soif.

Nu et dépouillé, il naquit d'elle,

lui qui revêt (de beauté) toutes choses."


Saint EphremHymne "De Nativitate" 11, 6-8,

« Que Dieu vous sauve de l'aveuglement du péché et qu'il ouvre vos yeux à la lumière.» Amîn ! 

« Qu'il mette en vos cœurs cette même joie et vous prenne comme messagers de la Bonne Nouvelle. » Amîn ! 

« Qu'il vous donne sa paix, qu'il vous tienne en sa bienveillance, qu'il vous unisse dès maintenant à l'Eglise du ciel. » Amîn 

 

« Que nous apporte la révélation chrétienne proclamée à Noël ? Nous ne retournons pas seulement en Dieu, nous ne revenons pas seulement à la source, nous ne sommes pas seulement sauvés de l'enfer et de la mort, nous recevons quelque chose de neuf. Qu'est-ce donc ? C'est l'homme qui devient Mère de Dieu, l'humanité qui porte Dieu dans ses entrailles, l'être humain appelé à donner la réplique à Dieu qui devient comme lui pour que l'homme devienne dieu. Voyez la nouveauté, contemplez cette miséricorde inimaginable ! Déjà le mystère était grand : l'Insaisissable, l'Indéfinissable. le Dépassant tout S'incarnant pour notre salut. L'avez-vous "pensé" ce mystère ? Eh bien, un autre mystère brille à travers et découle de celui-là : par cette Vierge Marie qui est nous, cette femme Marie qui est nous tous présents dans l'univers, nous sommes devenus "Mère de Dieu" par elle, en elle. Et par elle, à la fin des temps, auprès de Dieu seront l'homme et le monde déifiés. »  (Monseigneur Jean (Kovalevsky), évêque de l'Eglise orthodoxe en la nuit de Noël 1956)

« Que nous apporte la révélation chrétienne proclamée à Noël ? Nous ne retournons pas seulement en Dieu, nous ne revenons pas seulement à la source, nous ne sommes pas seulement sauvés de l'enfer et de la mort, nous recevons quelque chose de neuf. Qu'est-ce donc ? C'est l'homme qui devient Mère de Dieu, l'humanité qui porte Dieu dans ses entrailles, l'être humain appelé à donner la réplique à Dieu qui devient comme lui pour que l'homme devienne dieu. Voyez la nouveauté, contemplez cette miséricorde inimaginable ! Déjà le mystère était grand : l'Insaisissable, l'Indéfinissable. le Dépassant tout S'incarnant pour notre salut. L'avez-vous "pensé" ce mystère ? Eh bien, un autre mystère brille à travers et découle de celui-là : par cette Vierge Marie qui est nous, cette femme Marie qui est nous tous présents dans l'univers, nous sommes devenus "Mère de Dieu" par elle, en elle. Et par elle, à la fin des temps, auprès de Dieu seront l'homme et le monde déifiés. » (Monseigneur Jean (Kovalevsky), évêque de l'Eglise orthodoxe en la nuit de Noël 1956)

Par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

[Édith Stein] (1891-1942),

carmélite, victime du Nazisme et Martyre.
Méditation pour le 6 janvier 1941 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 271) 

 

« Me voici, je viens pour faire ta volonté » (He 10,7)

 

Nous nous agenouillons une fois encore devant la crèche...

Tout près du Sauveur nouveau-né, nous voyons saint Étienne. Qu'est-ce qui a valu cette place d'honneur à celui qui le premier a rendu au Crucifié le témoignage du sang ?

Il a accompli dans son ardeur juvénile ce que le Seigneur a déclaré en entrant dans le monde :

« Tu m'as donné un corps.

Me voici, je viens pour faire ta volonté »

(He 10,5-7).

Il a pratiqué l'obéissance parfaite, qui plonge ses racines dans l'amour et s'extériorise dans l'amour.

Il a marché sur les traces du Seigneur en ce qui, selon la nature, est peut-être pour le cœur humain le plus difficile, qui semble même impossible : comme le Sauveur lui-même, il a accompli le commandement de l'amour des ennemis.

L'Enfant dans la crèche, qui est venu pour accomplir la volonté de son Père jusqu'à la mort sur la croix

(Ph 2,8),

voit en esprit devant lui tous ceux qui le suivront sur cette voie. Il aime ce jeune homme qu'il attendra un jour pour le placer le premier près du trône du Père, une palme à la main.

Sa petite main nous le désigne comme modèle, comme s'il nous disait :

« Voyez l'or que j'attends de vous. »

 

UNE PRIERE A LA CRÊCHE:

Par le Père Nicolas de Mac Carthy(1769-1833)

« O Sauveur adorable, qui êtes la bonté et l'humanité de Dieu incarnées et rendues visibles sous une forme mortelle : 

Benignitas et humanitas apparuit Salvatoris nostri Dei (1) !

Que tous les hommes viennent donc aujourd'hui se prosterner au pied de votre humble berceau ; que tous contemplent avec respect et attendrissement un mystère aussi touchant que profond et sublime. Que les grands et les superbes viennent abaisser leur orgueil devant la grandeur toute divine qui perce à travers tant d'humiliations. Que les savants et les prudents du siècle viennent abjurer leur vaine science, et qu'ils adorent la sage et admirable folie de l'enfance d'un Dieu. Que les cœurs affligés et les âmes pénitentes viennent, en mêlant leurs larmes aux vôtres, puiser de solides consolations dans vos douleurs. Enfin, que courant tous à Bethléem, sur les traces des heureux bergers qui les premiers vous rendirent leurs hommages, nous revenions comme eux pleins d'une sainte joie, pénétrés d'amour et de reconnaissance, et que nous consacrions désormais notre vie entière à vous glorifier et à vous servir, afin de pouvoir, après la mort, vous louer éternellement dans votre royaume.

Amen. »


(1) : Tite III, 4.

 

 

 

Par Andrea Bocelli – Adeste fideles (en français: «Accourez, fidèles…») est un cantique traditionnel en latin chanté lors des fêtes de Noël. Dans une adaptation française le titre est: Peuple fidèle. Adeste fideles est attribué à plusieurs auteurs, tels le roi Jean IV de Portugal, qui l’aurait composé vers 1640, ou le britannique John F. Wade (1711-1786) À une autre époque, l’hymne fut attribué au compositeur allemand Christoph Willibald Gluck (1714-1787), célèbre réformateur de l’opéra français et contemporain de Wade. Le chant parut notamment en 1782, dans un essai de Samuel Webbe I (1740-1816), compositeur catholique anglais, organiste de la chapelle de la Légation portugaise à Londres à partir de 1776./ Adeste Fideles Laeti triumphantes Venite, venite in Bethlehem Natum videte Regem angelorum Venite adoremus Dominum Cantet nunc io Chorus angelorum Cantet nunc aula caelestium Gloria, gloria In excelsis Deo Venite adoremus Dominum Ergo qui natus Die hodierna Jesu, tibi sit gloria Patris aeterni Verbum caro factus Venite adoremus Dominum

« Frères bien aimés, en cette nuit très sainte où le Verbe Eternel, le Fils du Père vient en notre chair pour illuminer les ténèbres de notre monde de la lumière de la Vérité et le réchauffer du feu de la Charité, l’Eglise invite tous ses enfants disséminés de par le monde à se réunir pour veiller, prier et accueillir la grâce du Christ Prince de la Paix.

« Frères bien aimés, en cette nuit très sainte où le Verbe Eternel, le Fils du Père vient en notre chair pour illuminer les ténèbres de notre monde de la lumière de la Vérité et le réchauffer du feu de la Charité, l’Eglise invite tous ses enfants disséminés de par le monde à se réunir pour veiller, prier et accueillir la grâce du Christ Prince de la Paix.

• Il vient demeurer chez nous •
 
« Grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’Astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas au chemin de la paix. »
(Luc 1, 77-79)

Puer natus est nobis, et filius datus est nobis : cujus imperium super humerum ejus : et vocabitur nomen ejus magni consilii Angelus.

Un Enfant nous est né, un Fils nous est donné : la souveraineté est sur Son épaule. On l'appellera du nom d'Ange du Grand Conseil.



ndt : le Grand Conseil étant une expression de l'harmonie interne à la Sainte Trinité, "ange" signifiant "envoyé" ("machal")

  
 
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La Synaxe de la Mère de Dieu est probablement la plus
 
ancienne des fêtes mariales (Ve siècle) dans l’Eglise Byzantine.


Le petit enfant couché dans la crèche n'est pas en effet un simple homme appelé à recevoir par la suite la grâce divine en récompense de ses vertus, comme les Saints, ou comme les Prophètes, un élu de Dieu, ou encore un homme divinisé (théophore); mais Il est véritablement le Verbe, la seconde Personne de la Sainte Trinité, qui a pris sur Lui l'humanité pour la renouveler, pour la recréer et restaurer en Lui-même l'image de Dieu ternie et déformée par le péché.

Paradis spirituel du «Second Adam», Temple de la Divinité, Pont qui relie la terre au Ciel, Echelle par laquelle Dieu descend sur la terre et l'homme remonte au Ciel, la Mère de Dieu est devenue plus vénérable que les Chérubins, les Séraphins et toutes les Puissances célestes; en abritant le Christ son sein est apparu «plus vaste que le ciel», car il est désormais le Trône de Dieu.

Grâce à elle, l'homme est élevé plus haut que les Anges et la gloire de la Divinité resplendit dans son corps.

Cathisme II, t. 4 

Pourquoi, Marie, te frappe d'étonnement * ce qui se produit au fond de toi? * - C'est que, dit-elle, j'enfante dans le temps un Fils intemporel, * sans que la conception de l’enfant m’ait été enseignée. * Etant vierge, comment puis-je avoir un fils? * Qui vit jamais conception virginale? * Mais lorsque Dieu le veut ainsi, * l'ordre naturel est vaincu, c'est écrit. * Le Christ est né de la Vierge à Bethléem de Judée. 

Kondakion, t. 6 
Celui que le Père engendre avant l'aurore sans mère dans le ciel * sans père s'incarne de toi sur la terre en ce jour; * un astre en donne aux Mages la bonne nouvelle, * tandis que les Anges en compagnie des Bergers * chantent ton pur enfantement, * Vierge comblée de grâce par Dieu. 

Ikos 
La Vigne mystique ayant produit * sans labours le Raisin de la vie * comme sur des branches en ses bras * le portait, lui disant: * Tu es mon fruit, tu es ma vie, tu es mon Dieu, * par toi j'ai su que je demeure ce que j'étais; * voyant en effet que le sceau de ma virginité n'est pas brisé, * je proclame que tu es le Verbe immuable devenu chair. * Je n'ai pas connu les semailles et je sais que tu m'affranchis de la corruption, * car je suis pure après ta sortie de mon sein: * comme tu l'as trouvé, tu l'as laissé. * Aussi l'entière création * partage mon allégresse et me crie: * Réjouis-toi, ô Vierge comblée de grâce par Dieu.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsdecembre/dec26.html

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DEUX MIRACLES DE SAINT SERAPHIM DE SAROV
 
100 years canonisation of St Seraphim of Sarov
Le manteau
 
Un jour, alors  que j'étais en visite au monastère de Sarov, ils m'ont donné le manteau du Père Séraphim, celui qu'il portait durant sa vie, pour me couvrir pendant la nuit. 
 
Toute la nuit je ne pus dormir, parce que j'entendais un chant céleste. Au matin, j'ai dit à un moine que je n'avais pas pu dormir et que j'avais entendu un chant céleste remarquable. 
 
Le moine m'a dit: "Peu importe à qui que nous le donnons, ce manteau provoque toujours ce même effet que vous avez connu. " 
 
"Bois de l'eau de ma source!" 
 
Au cours de l'année 1950, j'ai eu une grave maladie du foie. Une ou deux fois par année, j'ai eu des crises aiguës à cause de calculs. L'année 1953 a été la plus difficile: j'ai eu des attaques quotidiennes de douleur. Il me fut difficile de travailler 8 heures par jour dans un poste où j'avais beaucoup de responsabilités. 
 
Je ne pouvais même pas penser à une pension d'invalidité, parce que je devais m'occuper de ma mère malade, qui vivait dans la banlieue. Les fréquentes visites avec de lourdes valises que je lui rendais, ne faisaient qu'augmenter mes douleurs. 
 
Enfin, ce fut l'été, et le moment de prendre mes vacances tant attendues. Mais juste avant, j'ai eu un moment d'inquiétude, et dès le début une attaque a commencé, qui a duré 5 jours. Je me suis retrouvé sans aucune assistance médicale et sans analgésiques. Les pierres sont sorties, et une inflammation du foie a commencé. J'étais si faible, que je ne pouvais guère prendre soin de ma mère malade. 
 
Le soir, couché dans le lit, j'aimais à lire mon livre préféré, "La vie du Saint Père Séraphim de Sarov." Une fois, à la lecture d'une de ses nombreuses guérisons, je me suis adressé au saint dans mes pensées avec approximativement ces paroles: " Tu as guéri beaucoup de gens, pourquoi ne pas me guérir moi, car tu vois combien je souffre, mais je dois travailler pour les autres. " 
 
À ce moment-là, j'ai vu saint Séraphim debout à côté de moi, avec mon regard intérieur. Il a appuyé sa grande croix de cuivre contre mon foie malade, et j'ai entendu sa voix, en moi: "Maintenant, bois l'eau bénite de ma source, et ensuite tu seras complètement rétabli." 
 
J'avais l'habitude d'analyser mes expériences spirituelles, de manière à ne pas tomber dans la tentation, c'est pourquoi j'ai pensé que cela ne pouvait être que le produit de mon imagination, en raison de l'influence de ce que je venais de lire. Les derniers mots, "bois de l'eau de ma source» m'ont troublé plus que tout. D'où pourrais-je obtenir de l'eau, si j'étais à Moscou, et que je savais qu'il était interdit d'approcher de la source? 
 
Mais les paroles du staretz sont devenues réalité merveilleuse le jour suivant: j'ai reçu une bouteille d'eau bénite, apportée ce jour-là de Sarov. Les gens qui me l'ont donnée avaient obtenu cette eau complètement par hasard. " 
 
En un mot, j'ai vécu un miracle, j'ai bu l'eau et, depuis lors, je n'ai pas de douleurs et je ne cesse de remercier le cher staretz pour cette guérison miraculeuse.
 
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
100 years canonisation of St Seraphim of Sarov
 
Le manteau
 
Un jour, alors  que j'étais en visite au monastère de Sarov, ils m'ont donné le manteau du Père Séraphim, celui qu'il portait durant sa vie, pour me couvrir pendant la nuit. 
 
Toute la nuit je ne pus dormir, parce que j'entendais un chant céleste. Au matin, j'ai dit à un moine que je n'avais pas pu dormir et que j'avais entendu un chant céleste remarquable. 
 
Le moine m'a dit: "Peu importe à qui que nous le donnons, ce manteau provoque toujours ce même effet que vous avez connu. " 
 
"Bois de l'eau de ma source!" 
 
Au cours de l'année 1950, j'ai eu une grave maladie du foie. Une ou deux fois par année, j'ai eu des crises aiguës à cause de calculs. L'année 1953 a été la plus difficile: j'ai eu des attaques quotidiennes de douleur. Il me fut difficile de travailler 8 heures par jour dans un poste où j'avais beaucoup de responsabilités. 
 
Je ne pouvais même pas penser à une pension d'invalidité, parce que je devais m'occuper de ma mère malade, qui vivait dans la banlieue. Les fréquentes visites avec de lourdes valises que je lui rendais, ne faisaient qu'augmenter mes douleurs. 
 
Enfin, ce fut l'été, et le moment de prendre mes vacances tant attendues. Mais juste avant, j'ai eu un moment d'inquiétude, et dès le début une attaque a commencé, qui a duré 5 jours. Je me suis retrouvé sans aucune assistance médicale et sans analgésiques. Les pierres sont sorties, et une inflammation du foie a commencé. J'étais si faible, que je ne pouvais guère prendre soin de ma mère malade. 
 
Le soir, couché dans le lit, j'aimais à lire mon livre préféré, "La vie du Saint Père Séraphim de Sarov." Une fois, à la lecture d'une de ses nombreuses guérisons, je me suis adressé au saint dans mes pensées avec approximativement ces paroles: " Tu as guéri beaucoup de gens, pourquoi ne pas me guérir moi, car tu vois combien je souffre, mais je dois travailler pour les autres. " 
 
À ce moment-là, j'ai vu saint Séraphim debout à côté de moi, avec mon regard intérieur. Il a appuyé sa grande croix de cuivre contre mon foie malade, et j'ai entendu sa voix, en moi: "Maintenant, bois l'eau bénite de ma source, et ensuite tu seras complètement rétabli." 
 
J'avais l'habitude d'analyser mes expériences spirituelles, de manière à ne pas tomber dans la tentation, c'est pourquoi j'ai pensé que cela ne pouvait être que le produit de mon imagination, en raison de l'influence de ce que je venais de lire. Les derniers mots, "bois de l'eau de ma source» m'ont troublé plus que tout. D'où pourrais-je obtenir de l'eau, si j'étais à Moscou, et que je savais qu'il était interdit d'approcher de la source? 
 
Mais les paroles du staretz sont devenues réalité merveilleuse le jour suivant: j'ai reçu une bouteille d'eau bénite, apportée ce jour-là de Sarov. Les gens qui me l'ont donnée avaient obtenu cette eau complètement par hasard. " 
 
En un mot, j'ai vécu un miracle, j'ai bu l'eau et, depuis lors, je n'ai pas de douleurs et je ne cesse de remercier le cher staretz pour cette guérison miraculeuse.
 
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
Afin que par la grâce du Christ soit dissipées les ténèbres et que notre monde soit illuminé par la lumière de la Vérité et réchauffé du feu de la Charité, que cette créature du feu soit bénite : Au Nom du Père ♱  AMÎN ! Et du Fils ♱ AMÎN ! Et du Saint Esprit ♱ pour la vie éternelle. AMÎN !

Afin que par la grâce du Christ soit dissipées les ténèbres et que notre monde soit illuminé par la lumière de la Vérité et réchauffé du feu de la Charité, que cette créature du feu soit bénite : Au Nom du Père ♱ AMÎN ! Et du Fils ♱ AMÎN ! Et du Saint Esprit ♱ pour la vie éternelle. AMÎN !

JE CROIS EN L'EGLISE: UNE,SAINTE,

CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE...

(Par Saint Nectaire d'Egine)

 

1. DE L'ÉGLISE, UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE

D’après la pensée orthodoxe, l'Église a une double signification. L'une exprime son caractère dogmatique et religieux, autrement dit intérieur et spirituel ; l'autre, son caractère extérieur, selon le sens même du terme. D'après l'esprit et la confession orthodoxes, l'Église se définit comme une institution religieuse et comme une société religieuse.

La définition de l'Église comme institution religieuse peut être formulée ainsi : l'Église est une institution religieuse de la Nouvelle Alliance. Notre Sauveur Jésus Christ l'a fondée par l'économie de son Incarnation ; elle repose sur la foi en lui, sur la confession juste. Elle a été inaugurée le jour de la Pentecôte, lors de la descente de l'Esprit Saint sur les saints disciples et apôtres du Christ Sauveur. Il en a fait les instruments de la grâce divine afin de perpétuer l'œuvre rédemptrice du Sauveur. En cette institution a été déposée la totalité des vérités révélées ; en elle agit la grâce divine, par les Mystères ; en elle renaissent par la foi en Christ Sauveur, ceux qui y viennent ; en elle est conservée la doctrine apostolique et la tradition tant écrite qu'orale.

La définition de l'Église comme société religieuse est la suivante : l'Église est une société de personnes unies dans l'unité de l'Esprit et dans le lien de la paix (voir Ép 4,3)

Son œuvre apostolique peut être formulée ainsi : l'Église est l'instrument de la grâce divine qui réalise la communion de Dieu et des hommes par la foi dans le Sauveur Jésus Christ.

Monté aux cieux, notre Seigneur a envoyé son très Saint Esprit, sous forme de langues de feu, sur ses saints disciples et apôtres. Sur ses apôtres Il a fondé l'Église une sainte, catholique et apostolique, société de Dieu et des hommes. Il lui a donné la grâce de la rédemption pour sauver le genre humain, en le ramenant de l'égarement, en le régénérant par les sacrements, et après l'avoir nourri du pain céleste, le faire digne de la vie future.

Dans la sainte Écriture, le mot Église a deux sens. Le plus fréquent, c'est celui d’une société d'hommes unis par le lien religieux ou encore celui de temple de Dieu où se rassemblent les fidèles pour le culte en commun. Cyrille de Jérusalem dit que l'Église est ainsi appelée parce que elle invite tous les hommes et qu'elle les rassemble.

Le mot Église (appeler) vient du grec ancien. Il signifie assemblée d'hommes appelés en vue d'un certain but et aussi le lieu où ils se réunissent. Elle est le contenant et le contenu.

Dans le sens large et chrétien, l'Église est la société de tous les êtres libres et raisonnables, de tous ceux qui croient dans le Sauveur, les anges y compris. Cette société, l'apôtre Paul l'appelle "Corps du Christ, la plénitude de celui qui remplit tout en tous." (cf. Ép 1,10 et 2-23). Ainsi, elle rassemble tous ceux qui ont cru en Christ avant sa venue, qui ont formé l'Église de l'Ancien Alliance que régissaient, au temps des patriarches, les promesses et la foi donnée par révélation, c'est-à-dire oralement. Puis, au temps de Moïse et des prophètes, elle fut régie par la Loi et les oracles, autrement dit par écrit.

Dans le sens ordinaire et restreinte, l'Église du Christ, c'est celle de la Nouvelle Alliance, l'Église de la grâce du Christ. Elle comprend tous ceux qui croient en lui dans la vraie foi. Elle est aussi appelée Maison de Dieu, parce que Dieu y demeure particulièrement et que là il est adoré.

Les fondements de l'Église sont les prophètes et les apôtres. La pierre angulaire c'est le Sauveur. Les colonnes sont les pères qui ont gardé l'unité de la foi. Les pierres sont les fidèles. "Vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, "édifiés sur le fondement des apôtres, Christ étant la pierre angulaire" (Ép 2,19 et 22)

Enfin, l'Église est appelée par l'Écriture divine et inspirée, Épouse du Christ : "Je vous ai fiancée à un seul époux, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure" (2 Cor 11,2). Et aussi Maison du Dieu vivant, colonne et appui de la vérité, de même que Corps du Christ : "Vous êtes le Corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part" (1 Cor 12,27).

Méthode, l'évêque de Lycie, vers la fin du troisième siècle, dans la Symposium des dix vierges, appelle l'Église "réceptacle des forces divines, épouse du Verbe éternellement jeune. Elle est une créature divine supérieure à tout ce qui est humain". Il la présente à la fin, comme "assemblée, multitude, de tous ceux qui croient" où les anciens enseignent les jeunes et les parfaits les faibles.

Hippolyte, le célèbre père de l'Église de Rome, disciple d'Irénée, au début du troisième siècle, dans son œuvreLe Christ et l'antichrist parle longuement de l'Église et la présente comme un navire sur la mer agitée. En lui se trouve le capitaine, se trouvent les marins, les voiles, les ancres et tout l'armement, symboles du Christ, des anges et des fidèles.

En croyant en l'Esprit Saint qui a inspiré ces figures de l'Église, nous croyons nécessairement en l'Église sainte, objet de ces appellations données par l'Esprit très saint.


2. SUR LA FONDATION SUR TERRE DU ROYAUME DE DIEU, C’EST-À-DIRE L'ÉGLISE, PAR NOTRE SAUVEUR JÉSUS CHRIST

En tant que Roi, notre Seigneur Jésus Christ a fondé sur la terre, un royaume céleste, sitôt après son Ascension, quand Il s'assit à la droite de Dieu le Père et qu'Il reçut de son Père éternel tout pouvoir dans le ciel et sur la terre.

Son royaume sur la terre, c'est son Église. En tant que Roi, Jésus en prend soin, Il donne des règles, Il scelle vision et prophétie et fait cesser l'oblation et le sacrifice (voir Dn 9). Il le dirige, le gouverne, le guide éternellement par ses ministères sacrés. Sans arrêt et avec abondance, Il distribue les charismes de son saint Esprit, afin de l'affermir, le faire croître, l'étendre. Le Sauveur-Roi sanctifie, console, garde, relève et glorifie son peuple (cf. Jn 15,26 et Ac 2,33-36) .

En tant que Roi, le Seigneur fait régner dans son royaume l'ordre, en donnant à l'Église des ministères. Jésus, en tant que Roi a donné des lois à son peuple. En tant que Roi, Il a invité les nations à croire en lui. En tant que Roi, Il a demandé à ses adeptes le sacrifice même de leur vie pour lui et son royaume. En tant que Roi, Il a déclaré la guerre au mal et a dispensé la paix par la vertu. Jésus en tant que Roi, règne dans les cœurs des fidèles, unis à lui par sa sainte Église

Ceux qui ne sont pas unis à l'Église se trouvent hors du royaume du Christ et sont privés de l'honneur d'être des fils du royaume du Christ.

La sainte Église du Christ est l'institution divine religieuse fondée par notre Sauveur Jésus Christ, pour le salut du genre humain. L'Église a été donnée par le Sauveur, comme instrument de son Amour divin et de sa Bienveillance envers l'homme. Elle est l'éternel porteur de la grâce divine et le consommateur du salut des hommes. En tant que Chef et Accomplissement du salut des hommes, en tant que Dieu, notre Seigneur Jésus Christ, toujours identique à lui-même, sauve tous ceux qui croient en lui, dans tous les siècles.

Pour cette fin il a fondé son Église éternelle. Elle englobe les fidèles, depuis les premiers jusqu'aux derniers. Il en est la tête et la garde vivante et agissante et il l'affermit pour l'éternité. Tête de l'Église en Eden, Jésus Christ, était le centre de l'Église des patriarches, l'objet de la loi mosaïque qui a préfiguré l'Église par des images et des symboles. Jésus Christ est et sera la Tête de la Nouvelle Alliance.

L'Église du Christ, c'est l'Église une, sainte, catholique et apostolique, prédestinée dès la fondation du monde au salut des hommes, fondée pour demeurer éternellement.

Saint Épiphane, dans sa lettre à Panarios, parle de l'Église et dit à la fin : "L'Église a été créée avec Adam ; elle été prêchée aux patriarches avant Abraham ; elle a été crue après Abraham ; révélée par Moïse ; prophétisée par Isaïe ; donnée en Christ et existant avec lui et maintenant célébrée par nous." Dans son Exposé sur la Foi catholique, au § 78, il dit ceci : "Le caractère de l'Église est forme par la Loi, les prophètes, les apôtres et les évangélistes."

Saint Cyrille de Jérusalem dit que l'Église comprend tous ceux qui ont cru au Christ avant sa venue ; ils ont formé l'Église de l'Ancien Alliance, et que l'Église était guidée, au temps des patriarches, par les promesses et la foi venant de la révélation, c'est-à-dire non écrite - orale. Depuis Moïse et les prophètes, l'Église a été guidée par la loi et les prophéties, c'est à dire par la tradition écrite.

L'Église est donc le royaume du Christ fondé sur la terre et saint Jean Chrysostome dit qu'elle est "le lieu des anges, le lieu des archanges, le royaume de Dieu, le ciel lui-même." (Hom 6 in Cor. ) L'Esprit Saint qui est descendu en elle y demeure à jamais, comme le Sauveur l'a dit à ses disciples : "Et moi je prierai le Père et il vous donnera un autre Consolateur que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas. Vous vous le connaissez, car il demeure avec vous et sera en vous" (Jn 14,16).

L'Esprit Saint qui est descendu donne avec abondance tous les charismes divins à l'Église. Elle a reçu le droit de lier et de délier les péchés ; de prêcher l'Évangile ; d'appeler les nations au salut. Elle a reçu la force de recréer les hommes moralement déchus, d'en faire des images de Dieu, en leur donnant l'image et la ressemblance. Elle a reçu la force de les réconcilier avec le divin et d'en faire des participants de la grâce divine, de les unir au Sauveur, de donner le Saint Esprit à tous ceux qui viennent à elle, et d'en faire des fils de Dieu. Elle a reçu la force pour vaincre tous ses adversaires, de demeurer à jamais invincible, de réduire ses ennemis, de demeurer invulnérable.

Selon saint Jean Chrysostome, "combattue, elle est victorieuse ; outragée, elle n'est que plus lumineuse. Elle reçoit des blessures sans pour cela être abattue ; elle est ballottée mais pas submergée ; elle est assaillie mais ne fait pas naufrage. Elle n'est pas passive, mais elle lutte sans être vaincue."

L'Église du Sauveur c'est vraiment le royaume du ciel sur la terre. En elle règnent l'amour, la joie, la paix. En elle se trouve la foi en Dieu ; par le sentiment religieux, l'information intérieure du cœur, on parvient à la connaissance de Dieu, à la connaissance des mystères cachés, à la connaissance de la vérité révélée. En elle l'espérance s'avère certaine et sûre ; en elle se réalise le salut ; en elle l'Esprit Saintse répand et déverse avec abondance les fruits de sa grâce toute divine. En elle s'épanouit l'amour divin pour Dieu, l'amour parfait et la consécration à lui, de même que le désir incessant de l'union sans fin avec Dieu.

Dans l'Église de Dieu, les vertus morales parviennent au sommet de la perfection accessible à l'homme. L'esprit purifié, le cœur réformé par le mystère du baptême divin, l'homme autrefois enténébré d'esprit et endurci de cœur, développe des vertus totalement nouvelles et court avec zèle et ardeur dans le stade de la vertu. L'Église a vraiment renouvelé, recréé l'homme, elle en a fait une image de Dieu. Le saint autel de l'église est une table véritable qui nourrit les croyants pour la vie éternelle ; elle dispense aux fidèles le pain céleste, le corps céleste, et ceux qui le mangent ne meurent point. Le saint autel dressé au milieu de l'Église du Christ, c'est la table céleste ; elle reçoit les choses de la terre et les fait monter au ciel. Le saint autel de l'Église touche la terre et en même temps le trône d'en-haut. L'autel est redoutable pour les anges eux-mêmes qui volent sous les voûtes des cieux.

L'Église, c'est espérance, le refuge, la consolation de tous ceux qui croient en Christ. Le divin Chrysostome dit : "Comme un port dans l'océan, telle est l'Église plantée par Dieu dans les cités. En fuyant les tracas de la vie, en elle nous trouvons un refuge et jouissons de la paix." Et plus loin : "Ne t'éloigne pas de l'Église ; rien n'est plus fort que l'Église ; elle est plus solide que le roc, plus haute que le ciel, plus vaste que la terre. Jamais elle ne vieillit, mais elle s'épanouit sans cesse. Pourquoi l'Écriture l'appelle-t-elle montagne ? - c'est à cause de sa stabilité. Pourquoi elle l'appelle aussi roc ? - à cause de son incorruptibilité. Par elle, toutes les bêtes sauvages ont été apprivoisées, par la divine incantation qu'est l'audition de l'Écriture sainte, elle frappe l'oreille de chacun, pénètre dans l'âme et y endort les passions déréglées."`

Selon saint Ignace d'Antioche, l'Église véritable est une : "Un seul Jésus Christ et rien n'est plus précieux que lui. Venez à l'Église qui est le seul temple de Dieu, le seul autel du seul Seigneur Jésus Christ né du Père seul" (Ép. ad Magn § 37). L'Église est incorruptible : "La Tête du Seigneur est ointe du parfum afin que l'Église respire l'incorruptibilité" (Ép. ad Eph. § 17). L'Église est catholique : "Là où est le Christ, là est l'Église catholique" (Ép. ad Smyr. § 8).

Saint Irénée de Lyon, disciple de saint Polycarpe de Smyrne, l'auditeur de l'évangéliste Jean, dans son livreContre les hérésies, dit ceci de l'Église : "On ne peut énumérer les charismes que l'Église a reçus de Dieu à travers le monde, au Nom du Seigneur Jésus Christ, crucifié sous Ponce Pilate, pour le bien de nations. Sans les tromper, sans les égarer, - gratuitement elle donne ce que gratuitement elle a reçu de Dieu."

Sous la mission de l'Église du Christ, saint Théophile l'évêque d'Antioche au deuxième siècle, dans son second livre au § 14, compare l'Église aux "îles de la mer. certaines d'entre elles sont habitées, ont de l'eau, produisent des fruits, possèdent des rades et des ports pour abriter ceux que ballotte la mer. De même, Dieu a donné au monde, agité et tourmenté par les péchés, des temples appelés églises saintes, dans lesquelles comme en des ports sûrs des îles se trouvent les doctrines de l'Église. Ceux qui veulent être sauvés y ont recours ; ils deviennent des amants de la vérité et échappent ainsi à la colère et au jugement de Dieu.

"D'autres îles sont rocailleuses, sans eau, sans fruits, sauvages et inhabitées. Elles sont un danger pour les navigateurs comme pour les naufragés. Contre elles les navires se brisent et les passagers sont perdus. Telles sont les doctrines perverses, je veux dire les hérésies. N'étant pas guidées par le Verbe de vérité, elles égarent ceux qui s'attachent à elles. Elles ressemblent à des pirates qui après avoir rempli leurs navires, errent ça et là, vont les briser contre ces îles et les perdre à jamais. De même en est-il de ceux qui s'égarent loin de la vérité, ils sont perdus par l'erreur."

Le divin Grégoire de Naziance, dans son Premier discours contre Julien, dit ceci de l'Église : "Tu es contre le grand héritage du Christ, le grand qui ne cessera jamais… qu'il a créé en tant que Dieu et en a hérité en tant qu'homme. La loi l'a figuré, la grâce l'a rempli, le Christ l'a renouvelé, les prophètes l'ont planté, les apôtres l'ont lié, les évangélistes l'ont cultivés…" Saint Épiphane de Chypre, dans son Discours sur la foi catholique dit : "L'Église est notre mère. Elle est l'épouse venue du Liban, la toute belle et pure ; le paradis du grand artiste ; la cité du Roi saint ; l'épouse du Christ immaculé ; la vierge innocente, fiancée à un seul époux, diaphane comme l'aurore, belle comme la lune, élue comme le soleil. Proclamée bienheureuse par les Rois, elle se tient à la droite du Roi."

L'Église, c'est la révélation permanente dans le monde. En elle Dieu se révèle de différentes et multiples manières et confirme sa Présence par ses divines énergies. Écrivant aux Corinthiens, Paul dit de l'Église fondée par le Christ : Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues (1 Co 12,28).


3 L'ŒUVRE DE L'ÉGLISE

L'œuvre de l'Église, l'apôtre Paul la définit quand il écrit : Il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du Corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu (Ép 4,11-13).

L'Église fondée par le Christ Sauveur possède donc une organisation parfaite ; elle est un corps organique. Le Christ en est la tête et l'Esprit Saint la guide, qui l'instruit et lui donne en abondance les dons divins.

L'Église est un corps organique ; elle est visible ; elle rassemble en un tout, tous ses membres, les faibles comme les saints. Les membres malades de l'Église ne cessent jamais d'être des parties de son corps. Régénérés par les saints Mystères et devenus enfants de son Corps, ils ne peuvent plus êtres séparés d'elle, même s'ils sont sous le coup de sentences ecclésiastiques ; car une fois délivrés du péché originel, il n'y a plus pour eux d'autre lieu que l'Église. Dans le monde, il n'y a qu'un seul lieu de séjour pour l'homme : le paradis ; là se trouve l'Église et en elle le salut de l'homme. Après la chute des premiers parents et la genèse du péché, un autre lieu fut créé par ceux qui s'étaient séparés de Dieu, le lieu du péché. L'Église de Dieu, qui est éternelle, contenait en elle que ceux là seuls qui s'étaient tournés vers Dieu et attendaient la venue du Sauveur. L'Église portait en elle la foi et l'espérance du salut dans le Sauveur de l'humanité qui avait été promis. Ceux qui possédaient cette foi et cette espérance se trouvaient dans l'Église de Dieu, attendant la rédemption de l'humanité par le Sauveur et ils l'ont obtenue. Ceux qui n'avaient pas cette foi et cette espérance se trouvaient hors de l'Église. En ce monde donc, et cela depuis la chute d'Adam, il y a deux lieux : celui de l'Église et celui qui est hors de l'Église.

Ceux qui viennent du lieu du péché et entrent par la foi et les sacrements dans le lieu de l'Église du Christ, ceux-là demeurent ses membres pour l'éternité ; il est impossible et il leur est impossible de revenir au lieu du péché, ayant été régénérés par le baptême et lavés du péché originel. Puisque donc il n'existe pas d'autre lieu, ceux qui entrent dans l'Église demeurent en elle, même pécheurs. L'Église les sépare, comme le berger sépare les brebis malades des bien-portantes, mais les brebis malades ne sont pas moins les brebis de la bergerie. Quand les malades reviennent à la santé, elles sont à nouveau réunies aux saines. Mais si elles s'avèrent incurables, elles meurent alors dans leur péché, et elles seront jugées par leurs péchés. Tant qu'elles sont en cette vie, elles sont considérées comme brebis de la bergerie, autrement dit enfants de l'Église du Christ.

Selon la pensée orthodoxe, il n'y a qu'une Église, l'Église visible du Christ. En elle, l'homme qui vient du lieu du péché est régénéré, en elle il demeure, qu'il soit saint ou pécheur. Le pécheur, comme membre de l'Église, ne communique pas la corruption au reste du corps de celle-ci, parce que les membres de l'Église sont des êtres moraux, libres et non privés de liberté, comme le sont les membres du corps animal où la maladie d'un seul influe sur tous les autres.

Ceux qui croient en une Église invisible, composée d'élus connus de Dieu seul, se trompent. Une Église invisible ne peut exister. Puisque les hommes ne sont pas immaculés et que nul n'est sans péché, où sont donc les élus ? Une Église invisible d'élus, souffrirait d'une perpétuelle mutation, d'une permanente substitution de ses membres, de par la faculté même de l'homme à glisser et à chuter d'une part, et de l'autre, par la Compassion de Dieu et son Amour pour l'homme, qui accueille tous ceux qui reviennent à lui.

La juste conception de l'Église, c'est que l'Église se partage en militante et en triomphante. Elle est militante quand elle lutte contre le mal et pour le règne du bien ; elle est triomphante dans les cieux, dans le chœur des justes qui ont lutté et se sont parfaits dans la foi en Dieu et les vertus.

Ceux qui croient en l'Église invisible des élus sont en contradiction avec le véritable esprit de l'Église qui ne sépare pas ceux qui sont en voie de perfection de ceux qui sont déjà parfaits. Cette distinction est l'affaire de Dieu ; lui seul séparera après la mort les justes des pécheurs. Christ ne se détourne pas de ceux qu'Il a délivrés par son Sang, comme il ne s'est pas détourné des pécheurs durant son économie terrestre. Jésus les considère comme membres de son Église et attend, jusqu'au dernier moment, leur conversion.

 Ceux qui divisent l'Église militante en visible et invisible,1) divisent l'indivisible et, 2) pèchent contre le sens même du nom Église. Premièrement, ils divisent l'Église. L'Église du Christ est l'Église des saints ou elle n'est pas du tout l'Église du Christ. Une Église de pécheurs ne peut être l'Église des saints. Ainsi donc, l'Église du Christ est l'Église des saints.

Si l'Église une, sainte, catholique et apostolique est l'Église des saints, à quoi sert alors l'Église invisible des élus ? Qui sont-ils ces élus ? Qui peut appeler saints ceux qui ne sont pas encore sortis victorieux et couronnés du stade ? Qui peut être appelé bienheureux avant la fin ?

Deuxièmement, ils pèchent contre le sens même du nom Église, en la séparant en deux, en visible et invisible, alors que le concept d'Église signifie le visible seul. S'ils croient que l'Église reste indivisible, parce que les membres de l'Église invisible sont en même temps membres de la visible, que la visible se trouve incluse dans l'invisible, on se demande alors comment l'Église des imparfaits, c'est à dire des pécheurs, peut porter des son sein l'Église des parfaits ? Si l'Église visible des imparfaits, de ceux qui ne sont pas saints, engendre des enfants saints, comment est-elle privée des sainteté ? Si les membres de la Congregatio Sanctorum, ne sont pas issus des enfants de l'Église visible, à quoi sert alors l'Église visible ? Pour éviter de se contredire et être conséquents avec eux-mêmes, ceux qui croient en la Congregatio Sanctorum devraient cesser de croire en l'Église visible, cesser d'utiliser le terme Église. Ainsi ils ne pécheraient pas contre le concept d'Église et ne diraient plus des choses paradoxales, croyant ici en l'Église et là la niant.

Car, si les membres de l'Église invisible ne sont pas issus de l'Église invisible, mais s'unissent mystérieusement en Dieu par la seule foi en Christ, en qui le Sauveur agit et sur qui descend le saint Esprit, qui deviennent saints et parfaits, à quoi sert alors, on se le demande, l'Église visible, puisqu'elle ne contribue en rien à l'union et là la perfection isolés et inconnus les uns des autres, s'ils ne forment pas un ensemble organique, une union indissoluble, selon le sens même de ce nom ?

La vérité, c'est que ceux qui admettent une Église invisible rejettent au fond, l'Église visible. Et pour éviter de se décomposer définitivement, ils admettent une forme d'Église, un genre d'assemblée où se réunissent les adeptes pour glorifier Dieu et entendre la prédication. Mais tout cela n'est pas l'Église une, sainte, catholique et apostolique, que nous confessons dans le Symbole sacré de la foi. Ils forment une assemblée d'adeptes du Seigneur, qui croient en lui, sans avoir été vraiment régénérés par le bain de la renaissance, sans être véritablement saints et parfaits. A moins que leur Église visible soit celle des imparfaits, tandis que l'autre, l'invisible, serait celles des parfaits et n'aurait d'existence que dans leur imagination.

Appeler assemblée des saints, Église invisible, l'ensemble des élus, qui ne se connaissent pas les uns les autres, qui ne sont pas organiquement liés en un tout, il y a contradiction. Car 1) Comment ceux qui ne sont jamais réunis ensemble peuvent-ils être une assemblé ? 2) Comment l'Église composée d'individus peut-elle être invisible ? Église et invisible sont deux concepts contradictoires ou plutôt opposés.

Dans le premier cas, ils considèrent comme assemblée, Église, donc quelque chose de visible, ce qui n'a pas encore été réuni et, dans le second, ils se contredisent en l'appelant invisible.

La Congregatio Sanctorum n'existe pas et ne peut exister. Elle n'existe pas, parce que Une est l'Église sainte, catholique et apostolique, indivisible et visible, formée par tous ceux qui sont régénérés en elle. Quelque chose qui soit à la fois visible et invisible n'existe pas.

Ceux qui n'ont pas été régénérés par la grâce divine qui opère dans l'Église une, sainte, catholique et apostolique, ne forment aucune Église, ni visible ni invisible.

L'Église dite protestante n'est qu'une notion abstraite. Elle est privée du principe divin, de l'autorité divine et historique. Elle est tout entière tributaire des pensées et des actes humains, sans caractère stable et inaltérable. Si les protestants considèrent comme Congregatio Sanctorum, l'Église visible qu'ils forment, à quoi sert alors l'Église invisible ? Et à nouveau on se demande, comment ceux qui la composent sont-ils saints, puisque selon leurs propres principes, l'homme s'est définitivement corrompu après le péché ?

Qui leur a confirmé leur renaissance, leur sainteté, leur réconciliation et leur communion avec Dieu ? Qui leur a prouvé que la grâce du Christ opérait en eux ? Qui a témoigné de l'effusion de l'Esprit Saint en eux, de l'abondance des dons divins, des charismes divins ?

Tout n'est donné avec certitude et autorité que dans l'Église une, sainte, catholique et apostolique seulement. Celui qui a été régénéré en elle, reçoit la parfaite assurance de sa communion avec Dieu.


 4. AUTHENTICITÉ ET AUTORITÉ DE L'ÉGLISE

L'Église en tant qu'institution divine est dirigée par le saint Esprit ; Il demeure en elle et en fait la règle infaillible des dogmes, "la colonne et le fondement de la vérité." C'est l'Église qui garde pure et inaltérée la doctrine apostolique. Elle seule peut conduire à la vérité, être le seul juge infaillible, en mesure de se prononcer sur les vérités salutaires de la doctrine révélée. L'Église, une, sainte, catholique et apostolique, représentée par tous ses ministres en Conciles œcuméniques, est le seul juge authentique, le seul gardien naturel proposé à la garde de la doctrine inspirée. L'Église seule décide de l'authenticité et de l'autorité des Saintes Écritures. C'est elle qui garantit et conserve rigoureusement dans son sein la tradition et la doctrine apostolique pures et inaltérées. Elle seule peut confirmer, expliquer et formuler les vérités, assistée par le Saint Esprit.

Seule l'Église conduit au Christ ceux qui croient en lui et leur donne la droite intelligence des Saintes Écritures. Elle seule garde ses enfants sur la voie du salut. Elle seule les guide avec certitude vers le salut. En elle seule les fidèles possèdent la ferme assurance des vérités auxquelles ils croient et le salut de leur âme. Hors de l'Église, cette arche de Noé, il n'y a aucun salut. "Nous croyons que le saint Esprit enseigne l'Église, dit la Confession de Dosithée. Il est le vrai Consolateur que le Christ envoie de la part du Père pour enseigner la vérité et chasser les ténèbres loin de l'esprit des croyants."

Sans l'autorité de l'Église, il n'y a rien de stable, rien de rigoureux, rien de sûr pour le salut. Seule l'autorité de l'Église conserve pur et sans tâche le dépôt apostolique ; par elle seule sont transmises pures et sans tâche les vérités de la prédication apostolique. Sans l'autorité de l'Église, le contenu de la foi peut être altéré, la prédication apostolique n'être plus qu'un vain mot. Sans l'Église visible fondée par Dieu, aucune union peut exister entre les membres d'une quelconque communauté qui ne serait pas le Corps du Christ, car, le Corps du Christ, c'est son Église, dont il est la tête. Sans l'Église, personne ne peut être uni au Corps du Christ ; nul, s'il n'a pas été régénéré, s'il n'est pas devenu participant de la grâce qui est dans l'Église, ne peut devenir membre du Christ.

Ceux qui définissent l'Église comme une société invisible, une assemblée d'élus, de saints, le Congregatio Sanctorum, société de foi et d'Esprit Saint, dans laquelle agirait le Sauveur, s'excluent eux-mêmes de la grâce divine dispensée par l'Église, à laquelle ils n'appartiennent pas.

Ceux qui nient l'Église visible du Christ, nient également la nature de l'Église, c'est-à-dire son caractère concret, qui en fait une institution divine sur la terre où est perpétuée l'œuvre rédemptrice du Sauveur.

Ceux qui aiment à se croire de la société invisible des saints, faite des saints de toute la terre connus de Dieu seul, ceux qui pensent que par une foi toute théorique dans le Sauveur deviennent participants du Saint Esprit, qui croient que le Sauveur opère leur salut sans la méditation de l'Église qu'Il a fondée, ceux-là s'égarent, carextra ecclésiam nulla salus. Hors de l'Église une, sainte, catholique et apostolique, il n'y a aucun salut. Cette Église est visible, elle n'est pas une simple association d'hommes qui croient en Christ. Elle est une institution divine. En elle s'opère la rédemption de l'homme. En elle l'homme communie avec Dieu et devient fils de Dieu.

Les protestants qui ont abandonné l'Église visible du Christ pour fonder leurs propres communautés de saints pèchent contre le caractère essentiel de l'Église. Ils interprètent l'œuvre de la rédemption comme une théorie théologique capable de sauver celui qui l'étudie ou l'accepte. Mais l'œuvre de la rédemption n'est pas une simple théorie théologique. Elle est un acte mystique accompli dans l'Église visible du Christ. C'est cette œuvre qui donne le salut, qui fait des fidèles des participants du saint Esprit. Hors de l'Église, il n'y a aucune théorie de la foi, aucune société qui mène à la communion avec Dieu. Le Seigneur a dit: "Celui qui croira et se fera baptiser sera sauvé." C'est le Seigneur qui a dressé l'autel visible de l'Église. C'est pourquoi il existe avec la théorie l'acte, l'acte selon la vérité qu'il a transmise à sa sainte Église, unique accès à la vie, et dont le Christ en est la tête. C'est à elle que nous devons nous remettre. C'est d'elle que nous devons apprendre la vérité et recevoir notre salut. Elle seule est la colonne et le fondement de la vérité, parce que l'Esprit, le Consolateur, demeure à jamais en elle. Le vénérable Dosithée dit à propos de l'Église ceci: "Nous devons, sans aucune hésitation, croire en l'Écriture, mais pas autrement que ne l'enseigne l'Église catholique. Les hérétiques reçoivent certes la sainte Écriture, mais ils la déforment par des métaphores, des homonymies, des sophismes de la sagesse humaine qui confond l'inconfondable et se joue de ce qui ne peut l'être. Si chaque jour on devait adopter les opinions des uns et des autres, l'Église catholique ne serait pas ce qu'elle a été jusqu'à ce jour, par la grâce du Christ, ayant une seule opinion sur la foi, croyant inébranlablement la même choses. Elle serait déchirée par une multitude d'hérésies, elle ne serait plus l'Église sainte, la colonne et le fondement de la vérité, sans tâche, sans rides. Elle serait celle des malicieux, celles des hérétiques, qui après avoir été instruits par elle l'ont, sans scrupules, rejetée. Aussi nous croyons que le témoignage de l'Église catholique n'est pas inférieur à l'autorité de l'Écriture divine. Les deux sont l'œuvre du même et seul Esprit. Un homme qui parle de lui-même peut pécher, égarer et s'égarer. L'Église catholique ne parle jamais d'elle-même, mais par l'Esprit de Dieu, le Maître qui l'enrichit perpétuellement. Il lui est impossible de pécher, de s'égarer et d'égarer. Elle est égale à la divine Écriture et possède l'autorité infaillible et perpétuelle."

Saint Cyrille de Jérusalem dit : "Aime à t'instruire et apprends de l'Église quel sont les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament acceptés par tous. Pourquoi perdre son temps avec ceux qui sont douteux ? Lis donc les vingt-deux livres de l'Ancien Testament, traduits par les soixante-dix docteurs."

Derrière les paroles de Cyrille apparaît l'autorité de l'Église. Le patriarche Denys, lors du Concile de Constantinople de 1672, a dit à propos de l'infaillibilité de l'Église : " Quant à l'Église catholique orthodoxe, nous disons qu'elle est infaillible, guidée qu'elle est par sa propre tête, le Christ, et enseignée par l'Esprit de vérité. Il lui est donc impossible de se tromper ; c'est pourquoi elle est appelée par l'Apôtre colonne et fondement de la vérité. Elle est visible et ne fera jamais défaut aux orthodoxes jusqu'à la fin du monde."

L'Enfant dans la crèche, qui est venu pour accomplir la volonté de son Père jusqu'à la mort sur la croix  (Ph 2,8)

L'Enfant dans la crèche, qui est venu pour accomplir la volonté de son Père jusqu'à la mort sur la croix (Ph 2,8)

EN VRAC...POUR VOTRE REFLEXION

PERSONNELLE...

Homélie pour le jour de Noël

VIRGINITE PERPETUELLE DE MARIE ?...

  • 1. L’Église confesse depuis l’origine que Marie est « la Vierge du Seigneur » et toutes les icônes de la Mère de Dieu la présentent « aei parthénos » (Toujours Vierge), mais l’affirmation dogmatique de cette virginité totale et perpétuelle de la mère de Dieu avant, pendant et après l’enfantement de son Fils ne s’est imposée unanimement que progressivement chez les Pères de l’Église, puis dans plusieurs conciles et dans le Magistère de l’Église.
  • 2. La conception virginale de Jésus n’a jamais fait débat. Elle est très puissamment affirmée par l’Évangile. C’est le signe essentiel, annoncé par la célèbre prophétie d’Isaïe 7,14, qui convient pour exprimer le mystère de l’Incarnation du Fils unique de Dieu.
  • 3. La virginité in partu, dans l’enfantement, est mise en relation avec la Résurrection. Jésus sort victorieux du tombeau comme il sort du sein inviolé de sa mère. Cette connexion des mystères, si essentielle aux yeux de Pères de l’Église, échappe souvent aux chrétiens d’aujourd’hui. Noël est incompréhensible sans Pâques.
  • 4. La virginité post partum, après l’enfantement, a toujours été tenue par les Pères de l’Église et la Tradition, mais trois expressions du Nouveau Testament ont suscité quelques objections, sans troubler la foi des premiers lecteurs attentifs de l’Écriture qui connaissaient le contexte : les mots « premier-né » (Luc 2,7), « jusqu’à » (Matthieu 1,25) et la question des « frères et sœurs de Jésus » (Marc 6,3 ; Matthieu 13,55). Les deux premières objections n’ont pas beaucoup de poids : car Jésus « Premier né » ne signifie pas qu’il y a eu un second enfant. Et dans la Bible, l’expression « jusqu’à » ne signifie pas forcément un changement subséquent, mais une mesure de temps.
  • 5. La question des « frères et sœurs » de Jésus appelle une réponse plus argumentée qui prend en compte plusieurs arguments forts : Jacques et Joset sont appelés frères de Jésus mais ils sont sûrement les fils d’une autre Marie ; Simon et Jude sont des cousins du Seigneur selon Hégésippe ; L’Évangile mentionne aussi des « sœurs » ce qui supposerait au moins sept enfants, qui ne sont jamais appelés « fils ou filles de Marie » ; enfin, Jésus n’aurait pas confié sa mère à Jean au pied de la Croix (Jean 19, 26) si elle avait eu de nombreux autres enfants ; tout cela vient en fait de l’absence de mot en hébreu ou en araméen pour dire « cousin » ; dans le grec du Nouveau Testament, le mot frère a souvent une signification qui n’est pas biologique.
  • 6. Même si le sujet revient régulièrement comme un « scoop » dans la presse ou les ouvrages de vulgarisation, les Pères de l’Église ont déjà tranché la question dès le Ve siècle, avec, au-delà de toutes ces raisons bien fondées, l’argument de bon sens que toutes les Églises apostoliques d’Orient et d’Occident confessent et reconnaissent depuis toujours : Marie n’a pas eu d’autre enfant car elle est « la Vierge du Seigneur », qui lui est totalement consacrée.
  • 7. Au-delà du signe il faut comme toujours chercher le sens profond : Marie, Vierge et Mère, est le modèle admirable de l’Église. Sa virginité parfaite est le signe de sa foi que nul doute n’altère et le signe de son entière consécration à Dieu qui est au fondement de sa mission unique de Mère de Dieu et de mère des hommes. Elle n’a selon la chair qu’un seul enfant, parce que selon l’esprit, elle est appelée à devenir la mère de tous. Sa virginité l’ouvre à sa maternité spirituelle.

Pour en savoir plus, rendez-vous à la rubrique Questions d’Aleteia.

Pour en savoir beaucoup plus, rendez-vous ici !

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Noël à Damas sans tyrannie et sans haine…Tel que les médias occidentaux majoritaires ne vous le montreront pas... 

 

Encore des images du « régime de Bachar el Assad » que vous ne verrez certainement pas dans les médias français! Elles s’accordent si mal avec la tyrannie qu’on vous y décrit habituellement! Contrairement aux alliés arabes du régime de François Hollande, dans la capitale syrienne on trouve même de belles et grandes crèches, tandis qu’en France le régime républicain voudrait bien les faire définitivement disparaître. La France pourtant baptisée par Saint-Rémi et confirmée 1000 ans plus tard dans la ville de Saint-Rémi -Reims-, par l’œuvre de sainte Jeanne d’Arc qui y a fait couronner le roi de France après en avoir bouté les Anglais dehors.


Hollande, Fabius, Valls & Cie, qui se sont vantés d’avoir fourni des armes aux prétendus « rebelles modérés » démocrates, « opposants de Bachar-el-Assad, seraient bien en peine de nous fournir des images montrant des crèches et des sapins de Noël au royaume d’Arabie ou dans les émirats… Même les soldats de l’OTAN qui transitent sur leurs territoires voient leurs croix confisquées à l’aéroport par les imams-amis de la France…
(Source :M.P.I)

 

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Ali Mohammed al-Nimr 

a été condamné à mort en mai 2014 pour « sédition »,

« désobéissance au souverain »

et « port d’armes ».

 

Au terme de huit mois de procès, Ali Mohammed al-Nimr  a été condamné à mort en mai 2014 pour « sédition », « désobéissance au souverain » et « port d’armes ». La justice saoudienne vient de rejeter son appel, examiné dans le plus grand secret. Son exécution est désormais une affaire de jours. Une fois décapité, son corps, monté sur une croix, sera exposé publiquement jusqu’au pourrissement de ses chairs.

Le jeune homme a reconnu faire partie d’une organisation terroriste et jeté des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Des aveux signés sous la torture selon l’ONG Reprieve, qui assure la défense d’Ali Mohammed al-Nimr. Aucune preuve des faits incriminés n’a pu être produite devant la « Cour criminalisée spécialisée » au fonctionnement opaque, qui siègeait pour l’occasion.

Le gouvernement semble avoir pesé de tout son poids pour que l’affaire connaisse cette issue effrayante. Notamment pour faire payer sa rébellion à l’oncle du jeune homme, le cheikh Nimr al-Nimr, un haut dignitaire chiite et l’un des plus virulents opposants de la monarchie.

La condamnation barbare intervient au moment même où l’on apprend la nomination de l’ambassadeur saoudien auprès des Nations Unies à Genève, à la tête du Groupe consultatif du Conseil des droits de l’homme* de l’institution internationale.

Le pays bafoue pourtant ostensiblement les droits de l’homme, ignore totalement le respect de la liberté religieuse, nie aux femmes leurs droits les plus élémentaires et multiplie les décapitations publiques devenues si nombreuses qu’il lui a fallu recruter huit bourreaux au mois de mai dernier. Selon le décompte de Human Rights Watch, plus de 134 personnes ont déjà été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année. Les rares opposants ou intellectuels que compte encore le royaume y subissent des outrages continuels comme ce blogueur condamné à 1 000 coups de fouet pour « insulte à l’islam ».

Quand « les pétrodollars et la politique l’emportent sur les droits de l’homme »

Depuis, un mouvement de protestation enfle dans toute la communauté internationale. L’ONU a rappelé que « toute sentence infligeant la peine de mort à des personnes mineures à l’époque du délit ainsi que son exécution sont incompatibles avec les obligations internationales de l’Arabie saoudite ».

François Hollande, pour sa part, a demandé à l’Arabie saoudite de « renoncer à cette exécution au nom de ce principe essentiel que la peine de mort doit être abolie et les exécutions empêchées ». Une posture difficile à tenir pour le président français quand « les pétrodollars et la politique l’emportent sur les droits de l’homme », aux dires de Hillel Neuer, directeur exécutif de l’ONG UN Watch.

En quelques mois, le royaume saoudien s’est en effet porté directement acquéreur d’une escadrille de Rafale et aurait contribué indirectement au financement de la livraison de près de 8 milliards d’euros d’armes françaises au Liban et du rachat des navires Mistral par son fidèle allié égyptien.

* Organe intergouvernemental, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a pour mission de renforcer et de promouvoir les droits de l’homme dans le monde. Faisal bin Hassan Trad préside le groupe d’experts du Conseil, chargé de désigner les fonctionnaires qui vont édicter les standards internationaux en matière de droits de l’homme et rendre compte de leurs violations dans le monde entier.(Source: Aleteia)

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Crèche vivante à Alqosh, dans le nord de la

 

plaine de Ninive, à une quinzaine de kilomètres de la ligne de front... Les chrétiens d'Irak et les membres de Fraternité en Irak vous souhaitent un joyeux Noël !

 

 

 
Photo de Fraternité en Irak.
Photo de Fraternité en Irak.
Fraternité en Irak a ajouté 2 nouvelles photos.

Crèche vivante à Alqosh, dans le nord de la plaine de Ninive, à une quinzaine de kilomètres de la ligne de front... Les chrétiens d'Irak et les membres de Fraternité en Irak vous souhaitent un joyeux Noël !

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Pour Rappel Noel c'est l'anniversaire de la naissance de Jésus (Issa) le plus grand des prophètes après Mohamed dans le Coran !

Dieu à beaucoup d'humour car Il à fait coïncidé les deux fêtes le même jour, Le Mouled (naissance du prophète Mahomed et Noel naissance de Jésus en ce 25 décembre 2015 , à réfléchir !!!

Les gouvernements somalien et tadjik ont interdit les célébrations de Noël cette année, avec des sanctions allant jusqu'à une peine d'emprisonnement de cinq ans. Plus tôt, Bruneï avait lui aussi interdit la plus importante des fêtes chrétiennes.

Le minsitre de la Religion de la Somalie, Cheikh Mohamed Kheyrow a émis une interdiction sur les festivités de Noël et du Nouvel An mercredi, affirmant que ces fêtes n'avaient «rien à voir avec l'Islam». 

«C'est une question de foi», a-t-il martelé, ajoutant avoirenvoyé des lettres à la police, aux services des renseignements et de la sécurité nationale de la capitale Mogadiscio, demandant de prévenir toute célébration chrétienne en lien avec Noël et/ou le Nouvel An. 

Les motivations de ce choix radical de la Somalie reste inexpliqué. La Somalie est presque entièrement de confession musulmane, mais accueille des milliers de soldats de l'Union africaine (UA), dont une partie importante est issue de pays à majorité chrétienne tels que le Burundi, l'Ouganda ou encore le Kenya.

Par ailleurs, le pays, qui peine à sortir de deux décennies de combats et de chaos, a également vu un nombre croissant de ses ressortissants revenir d'Europe et d'Amérique du Nord, qui ont eu le temps de s'habituer aux coutumes et traditions occidentales. 

Les fonctionnaires somaliens ont également dit que les célébrations de Noël pouvaient provoquer des attques de militants islamistes des Shebabs. 

«La fête de Noël ne sera pas célébrée en Somalie pour deux raisons : d'abord parce que tous les Somaliens sont musulmans et il n'y a aucune communauté chrétienne en Somalie, ensuite pour des raison évidentes de sécurité», a annoncé Abdifatah Halane, porte-parole du maire de Mogadiscio.

La plus importante fête chrétienne a également été interdite au Tadjikistan, où le gouvernement s'est prononcé contre l'installation d'arbres de Noël dans les écoles et la distribution de cadeaux aux enfants. 

Déjà en 2013, le pays avait banni le Diéd Moroz ('Grand-père gel, l'équivalent du Père Noël en Russie) des écrans de télévision. La-même année, la police avait arrêté de nombreux manifetstants qui s'en étaient pris aux forces de l'ordre déguisés en zombies lors d'un défilé non-autorisé en célébration de la fête occidentale anglo-saxonne d'Halloween. 

Il y a quelques jours, le sultan de Bruneï, pays d'Asie régi par la charia, a prévenu que les citoyens qui décideraient de braver la loi, qui restreint sévèrement la célébration de la fête de Noël, encouraient une amende de 20 000 dollars, cinq ans de prison, ou les deux.

 

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25 Assyrian Christian hostages have been released. Merry Christmas! They were captured on February 23 when the 35 Assyrian villages on the Khabur river were attacked in the Hasaka province. ISIS captured 253 in the initial attack and drove 3,000 Assyrians from their villages. Most have not returned.

 

Photo de Nahren Anweya.
Photo de Nahren Anweya.
Photo de Nahren Anweya.
 

Two of the hostages are men, seven are women, and the rest are children between the ages of 3 and 11. The hostages are in good health. They arrived in Tel Tamer in the morning.

The 16 children belong to six of the seven women in the group.

The following is a list of the names of the released hostages. The names of the children follow the name of their mother.

Sammy Awisha Malham (male,41)
Fadi Michael Eesa (male,41)
Juliet Yourish Talya (female, 40, 2 children)
Stella Farid Joseph (female, 10)
Tony Farid Joseph (male, 7)
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Ghada Moshe Baram (female, 40, 1 child)
Maria Akram Odisho (female, 8)
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Hanan Youkhana Enwiya (female, 46, 4 children)
Francis Walid Sawa (male, 11)
Aurinya Walid Sawa (female, 9)
Ashurina Walid Sawa (female, 7)
Nahren Walid Sawa (female, 4)
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Muna Marcus Adam (female, 41, 5 children)
Louise Ashur Gabriel (male, 9)
Lamasu Ashur Gabriel (male, 7)
Ankidu Ashur Gabriel (male, 6)
Amilio Ashur Gabriel (male, 4)
George Ashur Gabriel (male, 2)
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Lena Nawaf Marjan (female, 39, 3 children)
Ninos Elias Youkhana (male, 10)
Ishtar Elias Youkhana (female, 7)
Junior Elias Youkhana (male, 3)
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Laila Odisho Odisho (female, 47, 1 child)
Alexander Samih Simon (female, 11)
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Jamila Kako Kako (female, 41)
https://www.facebook.com/nahren.nora/posts/1304387872920200

 

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Source

Ce n’est pas seulement au Moyen-Orient que les chrétiens font face à des persécutions.

Dans l’immense Indonésie, le plus grand pays musulman, l’intégrisme poursuit son œuvre. En octobre, deux églises ont été attaquées et brûlées dans la province d’Aceh. Et en Malaisie, les menaces se multiplient.

 

Un lecteur m’a fait observer que je ne parlais jamais des chrétiens d’Asie du Sud Est qui sont eux aussi  confrontés à l’intolérance musulmane. A la veille de Noël, je me rachète un peu avec ce bref tour d’horizon et une pensée particulière pour ces populations qui vivent dans une insécurité croissante qu’une actualité plus sanglante éclipse.

Des églises flambent ou sont détruites

Aceh.jpg

En Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, on est encore loin des persécutions que vivent les minorités du Moyen Orient. Les groupes islamistes sont à la fois très minoritaires et très puissants. Ils harcèlent et attaquent les membres de minorités religieuses et leurs lieux de cultes. Les chrétiens représentent plus de 10% de la population, soit 26 millions.

Lorsque des églises sont fermées, c’est la plupart du temps une décision du gouvernement local ou régional qui cède aux pressions des radicaux. Certaines églises ne réussissent pas à se faire enregistrer officiellement auprès des autorités, alors même qu’elles remplissent les critères. C’est surtout le cas dans les régions où l’islam est très présent. Même quand une église est en règle, les autorités locales peuvent facilement lui retirer son autorisation.

Le 8 décembre 2013, une foule de 150 musulmans radicaux a fermé de force quatre églises évangéliques sur l’île de Java et les fidèles ont été expulsés. Non seulement la police n’est pas intervenue, mais elle a même aidé à apposer le sceau de fermeture sur les entrées.

Aceh (98% de musulmans), province de la pointe nord de l’île de Sumatra, avait des velléités séparatistes. Une sanglante guerre civile a opposé les guérilleros au gouvernement, mais le tsunami de 2004 a calmé les ardeurs, de même que l’octroi par le gouvernement d’un statut d’autonomie qui permet aux islamistes d’implanter la charia. Pratiquer l’homosexualité, le jeu ou boire de l’alcool sont sanctionnés par des coups de bâtons. Les femmes sont obligées de porter la tenue islamique. Le harcèlement des chrétiens est comme de juste au programme.

Depuis toujours, les permis de construire ou de gérer des églises ne sont jamais accordés aux quelques milliers de chrétiens qui habitent la province. Les demandes restent sans réponses. Les chrétiens se sont débrouillés en s’installant dans des locaux précaires et illégaux.

Le 13 octobre, dans la région de Singkil, plusieurs centaines de jeunes musulmans répondant à l’appel de l’Association des étudiants musulmans d’Indonésie (bonjour le futur!) mettent le feu àAceh_pleurs.jpgune chapelle protestante. Ils tentent d’incendier un deuxième lieu de culte, mais les chrétiens résistent. Au cours de l’assaut, des coups de feu sont tirés, et l’un des assaillants, 21 ans, est tué et d’autres personnes blessées. Dans la panique, des milliers d’habitants fuient dans la province voisine. «Nous ne cesserons pas de chasser les chrétiens et de brûler les églises. Les chrétiens sont les ennemis d’Allah!», crient les extrémistes.

Sous la pression de ces fous d’Allah, un accord avait été conclu entre responsables chrétiens et musulmans qui prévoyait la destruction de dix lieux de culte chrétiens dans la région de Singkil. Celle qui a été la cible des extrémistes n’y figurait pas. Les opérations devaient commencer quelques jours après, le 19 octobre.

Et effectivement, le lundi 19 octobre, les chrétiens assistent en silence et certains en pleurs, à la démolition de trois chapelles, une catholique et deux protestantes.

Le nouveau président du pays, Joko Widodo, défend la tolérance religieuse -il a fait supprimer au début de l’année la mention de la religion sur les cartes d’identité- et de nombreux mouvements tentent de contrer les islamistes. Mais la capacité de nuisance de ces derniers reste inquiétante.

Interdiction d’utiliser le mot «Allah»

Chez la voisine malaise, 30 millions d’habitants, la situation est plus grave. Bien que les non-musulmans aient en théorie droit à la liberté de croyance, ils sont victimes au quotidien de sévères restrictions. Les musulmans pour leur part n’ont pas le droit de changer de religion. Le crime d’apostasie est très sévèrement puni, la sanction allant selon les États de séjours en prison à la peine de mort.

Malaisie_Radio Canada.jpg

Le fait le plus exemplaire de ces dernières années est la longue procédure qui a opposé The Herald, principal journal catholique du pays, à propos du droit d’utiliser le mot Allah (arabe) dans ses colonnes en malais. La Cour fédérale a confirmé l’interdiction de cet usage en juin 2014.

Le 25 juin de la même année, le Conseil des Affaires islamiques de Selangor a affirmé qu’il était en droit de saisir toute bible portant le mot Allah et qu’il n’hésiterait pas à faire arrêter toute personne distribuant une telle bible.

Les deux péripéties qui suivent, parmi d’autres, sont plus révélatrices de l’intolérance qui s’étend que l’incendie d’églises.

En janvier 2014, plus de 300 exemplaires d’une Bible éditée en malais et en langue iban ont été saisies et restituées, après de houleuses péripéties, le 14 novembre. Les responsables chrétiens découvrent alors que tous les volumes sont tamponnés sur les pages intérieures de la mention:«Strictement et uniquement réservé à l’usage de non-musulmans. Ne peut être ni publié ni utilisé où que ce soit dans l’État du Selangor conformément à la section 9 (1) de la promulgation de 1988 sur Les religions non musulmanes (Du contrôle de la diffusion parmi les musulmans)».

Le 5 décembre 2014, le Père Cyril Mannayagam fait porter un recueil de chants à un service de reprographie de Tangkak dans l’Etat de Johor, pour le faire photocopier à une trentaine d’exemplaires en vue de la célébration de Noël. Il est arrêté «pour avoir fomenté des troubles et incité à la haine religieuse» au titre de l’article 298A du Code pénal. «Quand je leur ai demandé pourquoi ils m’arrêtaient, ils m’ont répondu que le mot Allah ne pouvait être utilisé que par les musulmans», rapporte le religieux au Malaysian Insider.

Les défenseurs du Herald perdent la dernière bataille d’«Allah» en 2015. Le 21 janvier, les cinq juges de la Cour fédérale n’examinent pas la question de fond, mais se limitent à vérifier l’existence ou non de vices de forme dans les précédentes procédures. Les magistrats estiment à l’unanimité qu’il n’y en a pas.

La liberté religieuse est assurée par la constitution, mais de moins en moins respectée. «A d’innombrables reprises, le premier Ministre Najib Razak a publiquement affirmé que la religion, en l’occurrence l’islam, l’emporterait toujours sur la politique et il a rappelé que la population devait défendre l’islam, que le pluralisme, et le libéralisme, entre autres, sont ennemis de l’islam et que les Droits de l’Homme ne doivent s’exercer que «dans les limites de ce qui est permis par l’islam».

La population a faim d’islam. La dernière illustration vient de  Rayani Air: sonBoeing 737, qui décolle de Kuala Lumpur, vient d’organiser pour la première fois un vol 100% islamique. Les passagers se voient offrir des boissons et un repas halal par des hôtesses coiffées d’un hijab strict. Pas de porc ni d’alcool. La démonstration de sécurité, juste avant le décollage, est accompagnée d’un récital de prières.«Nous sommes la première compagnie de Malaisie à nous soumettre à la charia, nous en sommes très fiers», explique Jaafar Zamhari, le directeur. Il promet que le respect des préceptes religieux sera encore amélioré.

Dans les deux pays, l’excision est très répandue. La lutte est au point mort, notamment parce que les oulémas tiennent farouchement à cette pratique. Faire du prosélytisme pour d’autres religions est interdit et quitter l’islam impossible.

Jusqu’à quand les mensonges?

Quand les musulmans se radicalisent, la présence de chrétiens et d’autres minorités est systématiquement menacée, jusqu’à l’épuration. C’est la règle et elle s’explique.

L’islam est apparu trois millénaires après le judaïsme et six siècles après le christianisme, il n’est donc pas mentionné dans leurs textes. Le Coran et son prophète en revanche peuvent tomber à bras raccourcis sur ceux qui étaient là avant lui. Le «livre saint» ne s’en prive pas, qui les condamne dans des dizaines et des dizaines de versets. Associer une autre divinité à Dieu -Jésus- est un péché majeur, qui ne peut être pardonné.

Les hadiths renforcent cette insondable intolérance. Mais ici comme ailleurs, il est impossible aux religieux de reconnaitre la réalité.

Ce déni comme le refus d’affirmer qu’ils renoncent à ces injonctions les rendent eux aussi responsables des innombrables vexations et persécutions qui frappent les minorités et s’étendent dans la sphère musulmane.

Pour en savoir plus : https://www.portesouvertes.fr et http://eglasie.mepasie.org/

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