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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 05:18
Faith has taught me that the Holy Fathers, I have taught at all times, without adapting to please the time, I shall never cease to teach the Faith, I was born with it, and I live by it . (Saint Gregory the Theologian)

Faith has taught me that the Holy Fathers, I have taught at all times, without adapting to please the time, I shall never cease to teach the Faith, I was born with it, and I live by it . (Saint Gregory the Theologian)

SEMAINE APRES PÂQUE.

 

LETTRE DU METROPOLITE MOR PHILIPOSE POUR PÂQUES:

 

Biens chers amis, Aloho m'barekh

 

Christ est ressuscité Alléluia !

Il est vraiment ressuscité, ainsi qu’Il l’avait promis,

Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

 

Le Christ Soleil de Justice Se lève pour écarter les ténèbres et répandre Sa Lumière, Il a vaincu la mort et le pouvoir de Satan.

« Jésus, notre Seigneur, le Christ, nous est apparu du sein de son Père. Il est venu et nous a tirés des ténèbres et nous a illuminés de Sa joyeuse Lumière.

Le jour s’est levé pour les hommes ; la puissance des ténèbres est chassée.

De sa Lumière s’est levée pour nous une Lumière qui a éclairé nos yeux obscurcis. Il a fait lever Sa gloire sur le monde et a éclairé les plus profonds abîmes.

La mort est anéantie, les ténèbres ont pris fin, les portes de l’enfer sont en pièces.

Il a illuminé toutes les créatures, ténèbres depuis les temps anciens.

Il a réalisé le salut et nous a donné la vie ; ensuite il viendra dans la gloire et il éclairera les yeux de tous ceux qui l’auront attendu.

Notre Roi vient dans Sa grande gloire : allumons nos lampes, sortons à Sa rencontre (Mt 25,6) ; réjouissons-nous en Lui comme Il s’est réjoui en nous et nous réjouit par sa glorieuse Lumière.

Mes frères, levez-vous, préparez-vous pour rendre grâce à notre Roi et Sauveur qui viendra dans Sa gloire et nous réjouira de Sa joyeuse lumière dans le Royaume. Amen. »

(St Ephrem) 

« Maintenant le diable se tient vers l’occident, grinçant des dents, s’arrachant les cheveux, se tordant les bras, se mordant les lèvres, hurlant, comme un fou, sa solitude, ne pouvant croire à votre libération*. 

Le Christ vous met face-à-face avec le diable pour que, après l’avoir renié et soufflé sur lui, vous puissiez entamer le combat contre lui.

Le diable se tient vers l’occident parce que là commencent les ténèbres.

Renoncez à lui et soufflez. Ensuite tournez-vous vers l’orient et joignez-vous au Christ. » 

(Sacramentaire de Constantinople)

 

Hier, jour de Pâques, l’un de nos Catéchumène : Jonathan était baptisé avant la Messe de 10h30, Il recevait le Sacrement du Baptème et de la Chrismation et , après que leur mariage est été confirmé (Ils avaient été précédemment imprudemment acceptés au mariage dans une autre Eglise Apostolique alors que Jonathan n'était ni baptisé, ni chrismé) , il recevait  avec son épouse la Communion lors de cette Messe, exprimant leur unanimité désormais parfaite en Dieu et la fidélité à la Tradition Apostolique telle que véhiculée par nos Eglises Orthodoxes Orientales.

Ils renoncaient à Satan se tournant vers l’Ouest, symbole des ténèbres et proclameront leur adhésion au Christ en se tournant vers l’Est symbole du Christ Soleil Levant qui vient nous visiter …

Veuillez prier pour lui, veuillez accompagner ce jeune couple de votre amour fraternel.

 

En cette période difficile nombreux sont ceux qui seraient tentés de succomber à une tentation de peur et de repli communautaire.

Je sais, c’est facile à dire, mais tout de même :

 

-Confiance, le Christ est vainqueur !

« La Croix du Christ est devenue véritablement une source de biens infinis : elle nous a libérés de l’erreur, elle a dispersé nos ténèbres, elle nous a réconciliés avec Dieu.

Cette Croix est la destruction de l’inimitié, la source de la paix, l’écrin de notre trésor. »

(saint Jean Chrysostome).

Vivant et mourant, Jésus n’a pensé qu’à notre salut.

Demandons-Lui d’imprimer en notre âme les marques de Son amour, de la vie nouvelle et éternelle.

Ne cédons pas à cette peur qui tend à nous faire perdre la paix et nous dresser les uns contre les autres…

Confiance en Celui qui est notre Rocher !

Prions, souffrons et sachons nous taire, dans le silence contemplatif nous obtiendrons tout ce dont nous avons besoin…

 

Fils et filles de l’Eglise, comportons nous en enfants de lumière pour rendre témoignage à Celui qui vient réconcilier tous les êtres et tout récapituler en Lui, le Christ Roi des Martyrs, le Christ Prince de la Paix.

 

« La ligne qui sépare le bien du mal ne passe pas entre les États, ni entre les partis politiques. Mais elle travers le cœur de chaque être humain." 

( Alexandre Soljénitsine) 

 

Réjouissons-nous aujourd’hui et soyons dans l’allégresse, fortifions-nous dans la foi

« Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat » !

 

Que la Mère de Miséricorde, la Vierge sage et fidèle, que les Saints de France et de notre Tradition Syriaque Orthodoxe du Kerala :

-Koorilose, Grégorios,etc…, nous accompagnent de leur fraternelle intercession eux qui, en l’attente de la Résurrection finale reposent dans le Christ Ressuscité, Lui notre Chef !

 

Votre fidèlement dans la prière à vos intentions et le zèle pastoral, implorant pour moi-même, mes confrères et l’ensemble de la Métropolie (Archidiocèse) vos prières fraternelles et aimantes.

Bonnes et Saintes Fêtes de Pâques à tous et chacun, qu'Il règne en nos vies pour pacifier le monde !

Aloho m'barekh(Dieu vous bénisse) !

 

+Métropolite Mor Philipose-Mariam

 

SaintAbrahamMarKoorilose.BAVA 

*Vous comprenez bien qu’il ne s’agit que d’analogies pour exprimer sa détresse face à sa défaite. En effet, pur esprit, un ange, déchu ou non, ne saurait avoir ni dents, ni cheveux, etc…

 

 

 

parumala_therumeni

 

 

 

Hans Memling, "La Résurrection", vers 1490, huile sur bois, Musée du Louvre, Paris © Musée du Louvre

Lundi de Pâque d' "Hevorae" 

Soirée

o    Saint-Luc 24, 13-35 :

  • 13 Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
  • 14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
  • 15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
  • 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
  • 17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
  • 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
  • 19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
  • 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
  • 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
  • 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
  • 23 elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
  • 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
  • 25 Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
  • 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
  • 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
  • 28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
  • 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
  • 30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
  • 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
  • 32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
  • 33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
  • 34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
  • 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

o     

Matin

(  ܗܳܫܳܐ ܕ݁ܶܝܢ ܡܫܺܝܚܳܐ ܩܳܡ ܡܶܢ ܒ݁ܶܝܬ݂ ܡܺܝܬ݂ܶܐ . ܘܰܗܘܳܐ ܪܺܫܺܝܬ݂ܳܐ ܕ݁ܕ݂ܰܡܟ݁ܶܐ .
(Peshitta 1 Corinthians 15:20))

o    Saint Matthieu 28: 11-20 :

  • 11 Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
  • 12 Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
  • 13 en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
  • 14 Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
  • 15 Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
  • 16 Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
  • 17 Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
  • 18 Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
  • 19 Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
  • 20 apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

o     

Avant de Saint Qurbana

o    Genèse 41: 41-46 :

  • 41 Pharaon dit à Joseph : « Vois ! Je t’établis sur tout le pays d’Égypte. »
  • 42 Il ôta l’anneau de son doigt et le passa au doigt de Joseph ; il le revêtit d’habits de lin fin et lui mit autour du cou le collier d’or.
  • 43 Il le fit monter sur son deuxième char et on criait devant lui : « À genoux ! » Et ainsi il l’établit sur tout le pays d’Égypte.
  • 44 Pharaon dit encore à Joseph : « Je suis Pharaon. Mais sans ta permission, personne ne lèvera le petit doigt dans tout le pays d’Égypte. »
  • 45 Pharaon appela Joseph Safnath-Panéah et lui donna pour femme Asnath, fille de Poti-Phéra, prêtre de One. Alors Joseph partit inspecter le pays d’Égypte.
  • 46 Joseph avait trente ans quand il se tint en présence de Pharaon, le roi d’Égypte. Il prit congé de lui et parcourut tout le pays d’Égypte.

o     

o    Jérémie 1: 4-12 :

  • 04 Soyez donc sur vos gardes : ne devenez pas, vous aussi, pareils aux étrangers ; ne vous laissez pas envahir par la crainte envers ces dieux,
  • 05 lorsque vous verrez la foule se prosterner devant et derrière eux. Dites-vous plutôt en pensée : « C’est devant toi, ô Maître, qu’il faut se prosterner. »
  • 06 Car mon ange est avec vous, lui qui demandera compte de vos âmes.
  • 07 La langue de ces dieux est poncée par un artisan, elle est recouverte d’or et d’argent, mais ils ne sont que mensonge, ils ne peuvent parler.
  • 08 Comme pour une jeune fille qui aime à se parer, ces gens prennent de l’or
  • 09 dont ils fabriquent des couronnes pour les têtes de leurs dieux. Il arrive même parfois que les prêtres dérobent à leurs dieux de l’or et de l’argent pour leurs propres dépenses,
  • 10 et qu’ils en donnent aussi aux prostituées sacrées. Ces dieux d’argent, d’or et de bois, on les pare de vêtements comme des hommes,
  • 11 eux qui ne peuvent se défendre ni de la rouille, ni des mites. Ils sont revêtus d’un habit de pourpre,
  • 12 mais on leur essuie le visage, à cause de la poussière du temple qui s’accumule sur eux.

o     

o    Isaïe 40: 9-15 :

  • 09 Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! »
  • 10 Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage.
  • 11 Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.
  • 12 Qui a jaugé les eaux des mers dans le creux de sa main, et, de ses doigts, mesuré les cieux, évalué en boisseaux la poussière de la terre, pesé les montagnes au crochet et les collines sur la balance ?
  • 13 Qui mesuré l’esprit du Seigneur ? Qui l’a conseillé pour l’instruire ?
  • 14 De qui a-t-il pris conseil pour discerner, pour apprendre les chemins du jugement, pour acquérir le savoir et s’instruire des voies de l’intelligence ?
  • 15 Voici les nations : elles sont pour lui comme une goutte au bord d’un seau, un grain de sable sur le plateau de la balance ! Voici les îles, comme une poussière qu’il soulève !

o     

·         Saint Qurbana

o    I Pierre 5: 1 à 8 :

  • 01 Quant aux anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler :
  • 02 soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu ; non par cupidité mais par dévouement ;
  • 03 non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau.
  • 04 Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas.
  • 05 De même, vous les jeunes gens, soyez soumis aux anciens. Et vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.
  • 06 Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu.
  • 07 Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous.
  • 08 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer.

o     

o    Romains 6 12-23 :

  • 12 Il ne faut pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à ses désirs.
  • 13 Ne présentez pas au péché les membres de votre corps comme des armes au service de l’injustice ; au contraire, présentez-vous à Dieu comme des vivants revenus d’entre les morts, présentez à Dieu vos membres comme des armes au service de la justice.
  • 14 Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous : en effet, vous n’êtes plus sujets de la Loi, vous êtes sujets de la grâce de Dieu.
  • 15 Alors ? Puisque nous ne sommes pas soumis à la Loi mais à la grâce, allons-nous commettre le péché ? Pas du tout.
  • 16 Ne le savez-vous pas ? Celui à qui vous vous présentez comme esclaves pour lui obéir, c’est de celui-là, à qui vous obéissez, que vous êtes esclaves : soit du péché, qui mène à la mort, soit de l’obéissance à Dieu, qui mène à la justice.
  • 17 Mais rendons grâce à Dieu : vous qui étiez esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout votre cœur au modèle présenté par l’enseignement qui vous a été transmis.
  • 18 Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
  • 19 J’emploie un langage humain, adapté à votre faiblesse. Vous aviez mis les membres de votre corps au service de l’impureté et du désordre, ce qui mène au désordre ; de la même manière, mettez-les à présent au service de la justice, ce qui mène à la sainteté.
  • 20 Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres par rapport aux exigences de la justice.
  • 21 Qu’avez-vous récolté alors, à commettre des actes dont vous avez honte maintenant ? En effet, ces actes-là aboutissent à la mort.
  • 22 Mais maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous êtes devenus les esclaves de Dieu, vous récoltez ce qui mène à la sainteté, et cela aboutit à la vie éternelle.
  • 23 Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur.

o     

o    St. Jean 2 18-25 :

  • 18 Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
  • 19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
  • 20 Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
  • 21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
  • 22 Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
  • 23 Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait.
  • 24 Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous
  • 25 et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

o     

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 235 ; PL 38, 1117 


 

« Reste avec nous »

 

Frères, quand est-ce que le Seigneur s'est fait reconnaître ?

A la fraction du pain.

Nous en sommes donc assurés nous-mêmes : quand nous rompons le pain, nous reconnaissons le Seigneur.

S'il n'a voulu être reconnu qu'à cet instant, c'est pour nous, nous qui ne devions pas le voir dans la chair, et qui pourtant devions manger sa chair.

Toi donc qui crois en lui, qui que tu sois, toi qui ne portes pas en vain le nom de chrétien, toi qui n'entres pas au hasard dans l'église, toi qui écoutes la parole de Dieu dans la crainte et l'espérance, la fraction du pain sera pour toi une consolation.

L'absence du Seigneur n'est pas une vraie absence.

Aie foi, et il est avec toi, quoique tu ne le voies pas. 

Quand le Seigneur les a abordés, les disciples n'avaient pas la foi.

Ils ne croyaient pas en sa résurrection ; ils n'espéraient même pas qu'il puisse ressusciter.

Ils avaient perdu la foi ; ils avaient perdu l'espérance.

C'étaient des morts qui marchaient avec un vivant ; ils marchaient, morts, avec la vie.

La vie marchait avec eux, mais en leur cœur, la vie n'était pas encore renouvelée. 

Et toi, désires-tu la vie ?

Imite les disciples, et tu reconnaîtras le Seigneur.

Ils ont offert l'hospitalité ; le Seigneur semblait résolu à poursuivre sa route, mais ils l'ont retenu...

Toi aussi, retiens l'étranger si tu veux reconnaître ton Sauveur...

Apprends où chercher le Seigneur, où le posséder, où le reconnaître : en partageant le pain avec lui.

La Foi que m'ont enseignée les Saints Pères, que j'ai enseignée en tous temps, sans l'adapter pour plaire au temps, je ne cesserai jamais d'enseigner cette Foi, je suis né avec elle, et je vivrai par elle.
(Saint Grégoire le Théologien)

===

« Même dans les heures sombres, garde toujours

*ta volonté de joie,

*ta volonté d'optimisme,

non l'optimisme satisfait qui croit que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais

*l'optimisme surnaturel et viril.

Aie confiance dans la vie ; combats tout ce qui mène à être sceptique, désabusé, fatigué de l'existence.

Les événements extérieurs sont heureux ou malheureux selon la qualité de l'âme sur laquelle ils font impression.

Pour toi, il faut que tout contribue à ton bien.

Il faut que tu saches sourire à la lutte, à l'adversité comme à la prospérité.

 

Aime à te baigner dans ce qu'il y a de beau et de bon dans la vie ; fuis tout ce qui est malsain, démoralisant ; aime le travail, sois généreux et bon ; et tu ne manqueras pas d'envisager de plus en plus la vie avec confiance, sérénité et joie.

Que la conscience de ta condition de ressuscité éveille et ranime en toi l'amour et la valeur de la vie, l'enthousiasme pour tout ce qu'il y a de grand et de noble ! »

(Dom Idesbald Van Houtryve, o.s.b. (1886-1964), La Vie dans la Paix Tome II (Livre dixième chap.4), Abbaye du Mont César, Louvain, 1944.)

 

"The Cross of Christ has become truly a source of infinite good: it has freed us from error, it has dispelled our shadows, it has reconciled us with God. This Cross is the destruction of enmity, the source of peace, the casket of our treasure. "(St. John Chrysostom). /  « La Croix du Christ est devenue véritablement une source de biens infinis : elle nous a libérés de l’erreur, elle a dispersé nos ténèbres, elle nous a réconciliés avec Dieu. Cette Croix est la destruction de l’inimitié, la source de la paix, l’écrin de notre trésor. » (saint Jean Chrysostome).

"The Cross of Christ has become truly a source of infinite good: it has freed us from error, it has dispelled our shadows, it has reconciled us with God. This Cross is the destruction of enmity, the source of peace, the casket of our treasure. "(St. John Chrysostom). / « La Croix du Christ est devenue véritablement une source de biens infinis : elle nous a libérés de l’erreur, elle a dispersé nos ténèbres, elle nous a réconciliés avec Dieu. Cette Croix est la destruction de l’inimitié, la source de la paix, l’écrin de notre trésor. » (saint Jean Chrysostome).

NOTRE DAME DE BOULOGNE...POUR UN GRAND RETOUR DE LA FRANCE VERS SON ESPERANCE...

 

 

Bientôt un pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxe francophones de St Thomas à N-D de Boulogne en Mai ? (Vous inscrire dès maintenant)

 

Une barque conduite par une statue en bois de la Vierge Marie…

Au VIIe siècle, une barque conduite par une statue en bois de la Vierge Marie accoste sur le rivage de Boulogne-sur-Mer, au nord de la France. Une église est alors édifiée sur les lieux de cette "apparition miraculeuse" pour abriter la statue. Aux  XIIe et XIIIe siècles, Boulogne devient une étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et attire des foules. Mais la statue est brûlée lors de la Révolution.

Notre Dame de Boulogne réapparaît pendant la Seconde Guerre mondiale. Portées de paroisse en paroisse, quatre reproductions de la statue sillonnent la France de 1943 à 1948 de Lourdes à  Boulogne-sur-Mer. Ce voyage spectaculaire est orchestré par l’Eglise catholique qui veut ainsi provoquer un élan de retour à la foi et de conversions. 

Ce pèlerinage du "grand retour" désignait le retour de la statue à Boulogne et le retour à la foi. Dans une France meurtrie par le conflit, les habitants y virent aussi une troisième signification : le retour de la paix.

Or la statue arriva à Boulogne au moment de la Libération. A Lussault-sur-Loire, elle passa le 14 juillet 1944, soit quelques jours seulement avant que le village ne soit libéré. Et à Pithiviers, elle fit étape en mai 1945, juste au moment des fêtes de la Victoire... 

 

Le singulier voyage de Notre-Dame de Boulogne

 

GONTRAN 28 MARS

Saint Gontran est un roi de Bourgogne mort en 592


Gontran était le petit fils de Clovis et de Clotilde, à 36 ans à la mort de son père Clotaire Ier, il reçut les royaumes de Bourgogne et d’Orléans, s’installa à Chalon-sur-Saône et gouverna avec une certaine sagesse, réussissant à repousser les invasions lombardes.

 La période était troublée et la famille se déchirait, c’est l’époque des crimes de Frédégonde et Brunehaut. Il s’efforça de calmer ses frères, et après leur mort il se déclara protecteur de ses neveux dont il se trouvait l’arbitre mais dont il se contenta de maintenir les ambitions en équilibre.

 

 

Malgré trois mariages il n’eut comme enfant survivant qu’une fille, qui devint religieuse ; aussi il choisit comme héritier Chidebert II, à qui il s’adresse sur la miniature du XVème s. ci-contre.

 

 

Il fut le premier roi franc que l'Église admit au nombre des saints, ce qui ne signifie pas qu'il fut un modèle.  Il répudia sa première femme, eut des  concubines, se montra brutal au point de tuer son médecin… tous les vices de son siècle ! Mais il se montra généreux envers les pauvres, dota les églises et les monastères, réunit des conciles et termina sa vie à l’abbaye de Saint Marcel de Chalon, qu’il avait fondée. Peu après sa mort, "le bon roi Gontran" fut proclamé saint par le peuple.

 

 

Le 28 Mars, mémoire du pieux et bon roi, saint Gontran de Bourgogne, qui répara les fautes de sa jeunesse par une exemplaire charité.

Auriez-vous préféré qu'il eût bien commencé 
et qu'il eût mal fini? La voie qu'il a suivie 
est celle du pécheur ayant, puis, embrassé 
la sainte pénitence au milieu de sa vie. 
Si bien il réussit qu'on loua sa bonté, 
et ce saint, le vingt-huit, vers le ciel est monté.

Par ses prières, ô Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve nous. Amen. 
(http://orthodoxievco.net/ecr…/vies/synaxair/mars/gontran.pdf)

 

 

 

BONNE FETE AUX GONTRAN

 

 

 Demain nous fêterons les Gladys

Living and dying, Jesus thought only our salvation. Ask Him to print in our souls the marks of His love of the new and eternal life./Vivant et mourant, Jésus n’a pensé qu’à notre salut. Demandons-Lui d’imprimer en notre âme les marques de Son amour, de la vie nouvelle et éternelle.

Living and dying, Jesus thought only our salvation. Ask Him to print in our souls the marks of His love of the new and eternal life./Vivant et mourant, Jésus n’a pensé qu’à notre salut. Demandons-Lui d’imprimer en notre âme les marques de Son amour, de la vie nouvelle et éternelle.

LE COIN DU CATECHISME ET DE LA TRANSMISSION FAMILIALE...

 

 

Coloriages, un chemin de lumière avec Jésus Ressuscité:

 

 

 

« Moi, je suis la résurrection et la vie »(St Ephrem)


Par Saint Ephrem

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 17, 7-10 ; SC 121 (trad. cf SC p. 307)

 

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

 

Quand il a demandé :

« Où l'avez-vous déposé ? », les larmes venaient aux yeux de notre Seigneur.

Ses larmes ont été comme la pluie, Lazare comme le grain, et le sépulcre comme la terre.

Il a crié d'une voix de tonnerre, la mort a tremblé à sa voix, Lazare a jailli comme le grain, est sorti et a adoré le Seigneur qui l'avait ressuscité.

Jésus a rendu la vie à Lazare et est mort à sa place, car, lorsqu'il l'eut tiré du sépulcre et pris place à sa table, lui-même a été enseveli symboliquement par l'huile que Marie a versée sur sa tête (Mt 26,7).

La force de la mort qui avait triomphé depuis quatre jours est écrasée pour que la mort sache qu'il était facile au Seigneur de la vaincre le troisième jour ; sa promesse est véridique : il avait promis qu'il ressusciterait lui-même le troisième jour (Mt 16,21).

Le Seigneur a donc rendu leur joie à Marie et à Marthe en terrassant l'enfer pour montrer que lui-même ne serait pas retenu par la mort pour toujours.

Maintenant, chaque fois qu'on dira que ressusciter le troisième jour est impossible, qu'on regarde celui qui a été ressuscité le quatrième jour.

« Approchez-vous et enlevez la pierre. »

Quoi donc, celui qui a ressuscité un mort et lui a rendu la vie n'aurait-il pas pu ouvrir le sépulcre et renverser la pierre ?

Lui qui disait à ses disciples :

-« Si vous avez la foi gros comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera »(Mt 17,20), n'aurait-il pas pu par un mot déplacer la pierre qui fermait l'entrée du sépulcre ?

Certes, il aurait pu aussi enlever la pierre par sa parole, lui dont la voix, alors qu'il était suspendu à la croix, a fendu les pierres et les sépulcres (Mt 27,51-52).

Mais, parce qu'il était l'ami de Lazare, il dit :

-« Ouvrez, pour que l'odeur de la pourriture vous frappe, et déliez-le, vous qui l'avez enveloppé dans son suaire, pour que vous reconnaissiez bien celui que vous aviez enseveli. »

 

En vrac...Eléments pour votre réflexion

 

personnelle...

 

 

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Le roi de Jordanie accuse la Turquie de préparer le jihad en Europe

source Le 11 janvier 2016, le roi Abdallah de Jordanie participait à Washington à une réunion avec des membres de trois commissions sénatoriales (Renseignement, Affaires étrangères et Armées). Selon David Hearst (ancien journaliste du Scotman, puis du Guardian, actuel rédacteur en chef de Middle East Eye) qui a pu consulter les minutes de la rencontre, le roi aurait accusé le président Recep Tayyip Erdoğan d’avoir organisé la vague de migrants vers l’Europe et d’y avoir intentionnellement placé des jihadistes.

 

Le roi aurait affirmé, concernant la Syrie, que la Turquie œuvre pour une solution confessionnelle, à l’encontre des efforts de la Jordanie.

Le roi aurait confirmé la responsabilité de la Turquie dans le trafic de pétrole volé par Daesh. Observant que l’armée turque entraîne l’armée somalienne, le roi aurait accusé la Turquie de contrôler des groupes jihadistes non seulement en Syrie et en Irak, mais aussi en Libye et en Somalie.

Enfin, le roi se serait interrogé sur la promesse européenne [désormais actée par le Sommet des 17 et 18 mars] de verser 3 milliards d’euros à la Turquie pour l’aider à faire face à ses réfugiés. Il aurait noté le caractère disproportionné de cette aide, laissant entendre que les Européens financent indirectement les ambitions turques.

Source

Jordan’s king accuses Turkey of sending terrorists to Europe”, David Hearst, Middle East Eye, March 25, 2016.

 

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In Syria, Assyrians Cling On After ISIS Onslaught


Assyrian International News Agency
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In Syria, Assyrians Cling On After ISIS Onslaught
By Alice Fordham
National Public Radio
2016-03-27 18:07 GMT

 

An Assyrian Christian man kisses a cross after taking communion in Tell Tamer, Syria. A photograph shows one of at least three people killed after ISIS took about 300 people captive in March 2015. ( Alice Fordham/NPR)On a sky-blue Sunday morning in the little town of Tell Tamer in northeastern Syria, sunlight pours through olive trees, dappling the path to a church that has for almost a century been the center of an Assyrian Christian community.

But inside the Church of Our Lady, the sound of sobbing mixes with the ancient Aramaic chants. Photographs of three people are on display at the front, propped up on white cloths embroidered with roses, next to silver crosses and golden bells; the mass is in their memory.

A year ago, ISIS fighters staged an offensive from the nearby Abdelaziz mountain, pouring into a string of small villages along the Khabur River Valley. The hamlets were mainly populated by Christians from the ancient Assyrian ethnicity, which traces its roots in the Middle East back more than 6,000 years, and which is now Christian.

"At 4 in the morning, we heard clashes," says Georgette Melki, speaking after the service. "Tak-tak-tak-tak-tak." After four years of Syria's civil war they were used to sporadic fighting. But as it got louder she got out of bed to see Islamic State fighters overrunning her tiny village of Tell Shamiran -- "like ants," she says.

Melki says the extremists destroyed the church, looted houses and captured about 300 people from several villages. The extremists separated their captives into men and women and drove for miles to the town of Shadadi, where they were held. Some prisoners were later moved to the Islamic State's Syrian stronghold of Raqqa.

She says they were imprisoned but their treatment was not cruel. ISIS has raped, injured and killed thousands of people from the Yazidi religious minority and Shiite Muslims, whom it considers infidels. But they do not usually subject Christians to the same treatment.

An Assyrian Christian woman prays at a church service in Tell Tamer, Syria. The service is to remember members of the community killed after about 300 people were taken captive by ISIS in March 2015. ( Alice Fordham/NPR)

After months of negotiations between Assyrian clergy and representatives of the militants, most of those captured were released. No one will confirm the terms of the deal but several people close to the negotiations say ransoms were paid.

But at least three people were killed, among them one of Melki's sons. She doesn't know why he was killed.

"I don't know why they treated us like this," she says. "We didn't do anything. We were in our village, in our houses."

The ISIS assault was the latest shock to a community which has struggled to cling to this verdant -- if remote -- area. Although Assyrians have lived for millennia in an area now divided between Turkey, Syria and Iraq, there were none in the Khabur River Valley a century ago.

But after an Assyrian community was attacked in Iraq, they came here as refugees, resettled when Syria was under the French Mandate in the 1930s. According to research by former U.S. diplomat Alberto M. Fernandez in the 1990s, many of their children emigrated, meaning the villages remained tiny, with just a few hundred people in some of them. Miniature mud-built churches were only gradually replaced with cinderblock ones.

Georgette Melki and her surviving children hold a picture of her son, who was one of at least three people killed after ISIS overran a string of Assyrian Christian villages last year. ( Alice Fordham/NPR)

In Tell Tamer, the largest settlement, the larger Church of Our Lady was built in the 1980s. It became these Assyrians' focal point, even as the Muslim -- mainly Kurdish -- population of the town grew and the Assyrians became a minority there.

Still, hundreds of families remained. But the ISIS threat has brought the community to the brink of extinction, says priest Bekos Ishaya.

With Kurdish forces helping the Assyrians, Islamic State fighters were pushed out of the string of villages along the river. They never entered Tell Tamer, which was better protected.

But the experience, and subsequent attacks including a devastating bombing, drove hundreds to leave the area or the country, says Ishaya. "There were only 450 [Assyrian] families in Tell Tamer before the crisis," he says. "Now there are 100."

But the grey-bearded priest, who remembers when the church that he lives behind was built, swears he will remain. He says God compared priests with light in the darkness.

"The priest must be an example for the people, and he must be first in everything," he says.

He adds that the people who left Syria "are not comfortable. I talk to them every day on the phone, our people. They are not happy."

They will only be happy, he insists, if they return to their roots.

Women at a service in the Church of Our Lady in northern Syria. The women sit at the back, and cover their heads with scarves -- a selection of colorful headscarves are kept at the back of the church. ( Alice Fordham/NPR)

There are also young men in uniform with weapons here. To protect their area, they have formed a militia, which is now part of the Syrian Democratic Forces, an alliance supported by the U.S. in its fight against ISIS.

Their spokesman is Kino Gabriel: tall, broad-chested, 26 years old. He says the community decided to arm themselves when they looked to the Christians of Iraq, who have been brutally targeted but never formed organized armed groups.

I ask how it felt the first time he put on a uniform.

"You feel strong," he says, laughing. "It is l think something cultural that when you wear a uniform, take up arms, you feel stronger."

Gabriel urges people not to leave these villages and tells people living abroad to come back and help rebuild. He believes people should return to their roots and their homeland.

"Staying in our land -- that is the only way that we can preserve our life, our culture -- our everything."

 

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Libération: Palmyre entièrement repris par l'armée syrienne

D'après l'OSDH et les médias officiels syriens, l'armée de Bachar al-Assad a repris dimanche le contrôle total de Palmyre, après en avoir chassé les jihadistes de l'EI qui tenaient la ville antique depuis près d'un an.

L'armée syrienne a repris dimanche 27 mars la totalité de la ville de Palmyre aux jihadistes de l'organisation État islamique, infligeant un revers à l'organisation jihadiste qui s'en était emparé en mai 2015, ont annoncé dimanche les médias officiels syriens ainsi que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

 

Citant une source militaire, la télévision officielle syrienne a rapporté que l'armée et ses supplétifs avaient "pris le contrôle total de la ville de Palmyre". "Après de violents combats nocturnes, l'armée contrôle entièrement la ville de Palmyre, y compris le site antique et la partie résidentielle. Ils (les jihadistes) s'en sont retirés", a dit une source militaire au correspondant de l'AFP sur place dans cette ville du centre de la Syrie.

L'OSDH s'est fait plus nuancé, en déclarant qu'il y avait toujours des tirs dans la partie orientale de la ville samedi matin mais que l'essentiel des combattants de l'EI s'était retiré en direction de l'est, laissant Palmyre sous le contrôle de l'armée syrienne. Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahman, 400 jihadistes de l'EI ont péri dans la bataille de Palmyre.

L'armée syrienne, soutenue par l'aviation et les forces spéciales russes ainsi que par le Hezbollah libanais, avait lancé le 7 mars une offensive pour reprendre Palmyre à l'EI qui s'était emparé en mai 2015 de la ville et ses ruines antiques classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

"Si nous gagnons, ce serait la première grande défaite infligée par l'armée à Daech", avait indiqué samedi une source militaire à l'AFP.

 

Source

 

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source    Terrorisme, révolte dans la jeunesse, campagne antiraciste absurde, Europe impuissante, le titre du dernier livre de Jean-Pierre Le Goff, Malaise dans la démocratie, est plus que jamais approprié à la situation actuelle. Le sociologue et philosophe fait le point pour FigaroVox. Jean-Pierre Le Goff est un philosophe, écrivain et sociologue français. Son dernier livre « Malaise dans la démocratie » vient de paraître chez Stock.

La présidence de François Hollande représente le summum du pouvoir incohérent et informe qui ne date pas d’aujourd’hui. [...] La concertation, la démocratie participative, la recherche d’un compromis acceptable… ont bon dos pour masquer l’absence de tout projet clair et cohérent.

On assiste bien à la fin d’un monde avec des risques de conflits ethniques et de violences, une accentuation du chaos.

 

De quelque côté que l’on se tourne, c’est l’impression de confusion et de délitement qui domine avec le sentiment d’impuissance des États à s’attaquer aux causes des maux dont ils déplorent les effets. On réagit au plus vite pour essayer tant bien que mal de gérer des problèmes qui s’emballent: lutte contre le terrorisme, flux de migrants, Union européenne à la dérive, chiffres du chômage…, tout en ayant en vue des échéances électorales qui se rapprochent à grands pas.

Chaque jour nous confronte à la vision d’un pays désorienté, d’une Union européenne à la dérive et d’un monde livré au chaos. Les images du flot de réfugiés et de migrants bloqués aux frontières criant leur colère renforcent l’angoisse des peuples européens: pour ces migrants l’Europe est une terre promise quoiqu’il en soit du chômage, des différences de culture et des mœurs ; réfugiés politiques et migrants économiques se mélangent dans la plus grande confusion, sans parler des terroristes islamistes qui peuvent profiter de l’occasion. 

Les grands discours généraux sur la lutte contre la xénophobie, l’islamophobie, le racisme…, les leçons de morale données aux peuples européens qui craignent de voir à terme leur pays et leur culture s’en aller à vau l’eau n’y changeront rien. [...]

Une police de la pensée et de la parole a accusé systématiquement nombre d’intellectuels et de journalistes d’«islamophobie», faisant pression et rendant plus difficile toute critique, toute réflexion et débat sur l’islam et son adaptation difficile à la civilisation européenne, réflexion et débat indispensables à son intégration.

[...]

Comme je le souligne dans mon livre, cela pose le problème du bouleversement du terreau éducatif et sociétal des démocraties européennes, bouleversement qui a abouti à la dépréciation de leur propre histoire et à la mésestime d’elles-mêmes, au profit d’un multiculturalisme invertébré et sentimental qui a le plus grand mal à reconnaître qu’existe une pluralité des peuples et des civilisations.

 C’est une mentalité nouvelle qui a vu le jour pour qui la démocratie est devenue synonyme de relativisme culturel, la nation de xénophobie et de racisme, l’Europe et l’Occident étant eux-mêmes considérés, peu ou prou, comme les responsables de tous les maux de l’humanité. 

Les guerres, les totalitarismes et la shoah, le colonialisme… se sont trouvés intégrés dans un récit de plus en plus dépréciatif de notre histoire et la critique salutaire de l’ethocentrisme européen a versé dans un règlement de compte qui n’en finit pas. 

En contrepoint, les autres peuples du monde peuvent être considérés comme porteurs de vertus qui nous font défaut. [...]

Le Figaro

 

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INVITATION(S):

 

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De : "haydar demiryurek"

<haydar.demiryurek@gmail.com>


ENSEMBLE AVEC MARIE
réunit des Chrétiens et des Musulmans, autour de la figure commune de la Vierge Marie.

Pour la seconde année consécutive, une rencontre spirituelle, conviviale et festive aura lieu le samedi 2 avril 2016, à la Basilique de Longpont-sur-Orge (Essonne). 
Vous y êtes cordialement invités et je vous propose de le diffuser autour de vous.

Interviendront notamment : Monseigneur Michel Dubost (Président du Conseil pour la dialogue interreligieux), Anouar Kbibech (Président du Conseil français du culte musulman), Bernard Thibaud (Secrétaire général du Secours catholique), Bariza Khiari (Sénatrice de Paris), Monseigneur Maroun Nasser Gemayel (Évêque de l’Éparchie Notre-Dame-du-Liban de Paris des Maronites), Latifa Ibn Ziaten (Présidente de l’association Imad pour la jeunesse et la Paix). 

D’autres rencontres ENSEMBLE AVEC MARIE sont également organisées cette année à Créteil, Lyon, Bruxelles et Tunis.

La rencontre du 2 avril à Longpont-sur-Orge sera ponctuée de temps de prière, de chants, de témoignages et d’interventions de représentants des deux communautés religieuses.

Vous trouverez plus de détails dans le communiqué joint 
http://www.ensembleavecmarie.org/index.php

Amicalement
Haydar DEMIRYUREK

 

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Plus de 100 débats sont proposés à Paris lors de la Nuit des Débats

du samedi 2 avril organisée par la mairie de Paris 

 

http://www.paris.fr/nuitdesdebats

 
 
De: Myriam BOUREGBA <mbouregba@free.fr>
 
De : Michel Bourdeau <mb.com@wanadoo.fr>
Date : 18 mars 2016 21:15:20 HNEC
À : DEB1 <mb.com@wanadoo.fr>
Objet : Nuit des Débats - 2 avril
 
Bonsoir,
Dans le cadre de la “Nuit des Débats“, initiative de la Ville de Paris, le Centre Pastoral Saint-Merry et le GAIC (Groupe d’amitié islamo-chrétienne) vous invitent à débattre sur le thème :
 

La laïcité peut-elle cohabiter avec Dieu ?
Samedi 2 avril 2016 de 20 H à 22 H 
Eglise Saint-Merry - 76 rue de la Verrerie 75004 Paris 
(Métro Hôtel de Ville)
 
La carte invitation ci-jointe présente les intervenants :
Alain ChristnachtDanièle Hervieu-Léger et Mohamed Beddy Ebnou
ainsi que l’animateur : Bernard Gorce.
 
En diffusant ce message avec sa pièce jointe dans tous vos réseaux,
vous participerez à faire connaître cet événement.
Nous vous en remercions vivement.

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Une association française nous offre la joie d'écouter 114 jeunes syriens chanter la foi et la paix.

Posted: 25 Mar 2016 12:06 PM PDT

Evènement organisé par SOS Chrétien d'Orient, 114 enfants syriens de la Chorale Choeur-Joie sont venus chanter à Lourdes montrant ainsi le visage souriant qu'était celui de la Syrie, mais aussi que l'écart entre les chrétiens syriens et la France n'est guère profond. Hélas, le gouvernement français a pris le mauvais pli de combattre ses amis bienveillants pour donner de la voix à des étrangers parfois bien malveillants. Il suffit d'écouter cette jeunesse de l'Espérance. (source)
 
 
 
En l'Eglise Notre-Dame des Champs....
 
 
 
Le Père Zahlaoui, Fondateur de la Chorale à Choeur-Joie...dit quelques mots sur la Syrie et explique la motivation des chanteurs... 

 

 

 

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N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

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The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

La joie de la Résurrection est la première tradition chrétienne1.

Samedi Saint et Dimanche de Pâques 2016 (Lectionnaire accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

Tradition à la fois spirituelle et théologique, elle est enracinée dans l’Église. Notre joie venant de la Résurrection devrait être exactement semblable à la joie qui inonda le cœur de Pierre et de Jean, celui des disciples sur la route d’Emmaüs, et celui des Onze assemblés dans la chambre haute.

1. Ce fut une joie profondément ressentie, humainement parlant, une joie bouleversante, qui envahit le cœur et la sensibilité des disciples.

2. Une joie assurée par la présence tangible et visible du Christ; une joie qui ne demande point de preuve logique, théologique ou intellectuelle.

3. Une joie qui a illuminé le passé et surmonté tous les événements de la Passion du Christ. Une joie qui a éclairé tous les enseignements que le Christ avait donnés au cours des trois années précédentes. Cette joie est l’essentiel de la Bonne Nouvelle évangélique. Toute chose doit être considérée dorénavant, à la lumière de la Résurrection.

4. Une joie ressentie dans toute sa dimension éternelle, une joie qui surpasse le temps, la mort et toute la création présente, avec tout ce qu’elle comporte d’imperfections, de fautes et de faiblesses. Une joie qui transfigure l’échec actuel, et en fait le moyen, la porte et le chemin par lesquels nous tendons vers la perfection chrétienne future. Nous vivons alors cette perfection en espérance, dès le moment présent (dans « l’espérance vivante » de 1 Pi 1,3).

La Résurrection est la réalité de l’avenir anticipé aujourd’hui. L’Église tient à exprimer cette dimension éternelle déjà présente, en faisant de chaque dimanche une célébration de la Résurrection du Seigneur. Chaque jour de la semaine devient alors une préparation au dimanche. C’est un défi jeté au temps et une tentative sérieuse pour le rénover ou pour le transfigurer par l’Esprit.

5. La joie de la Résurrection doit être inséparable de la nouvelle création que nous vivons actuellement, grâce à notre union au Christ, dans le mystère de son corps et de son sang. La joie de la Résurrection grandit alors en nous, dans la mesure où nous sommes nourris, jour après jour, par le Pain Vivant descendu du ciel, Pain qui réjouit l’esprit et le cœur de l’homme, et qui oriente son espérance vers le ciel.

6. La joie de la Résurrection doit être la puissante énergie qui stimule chaque jour nos efforts et ravive sans cesse notre vigilance, pour sauvegarder dans une pureté irréprochable, le trésor qui nous est confié jusqu’à la venue du Seigneur. La Résurrection représente pour nous la victoire certaine de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de la vérité sur le mensonge, de la pureté sur la souillure, de la justice sur l’oppression, du repos sur la fatigue, de la joie sur la tristesse et de la paix sur l’angoisse.

7. La joie de la Résurrection doit être la vive consolation qui nous réconforte, en toute certitude, de toute perte subie actuellement, quelque grande qu’elle soit, morale ou physique, serait-ce même la mort. Le Christ est ressuscité pour nous donner la preuve certaine que tous les malheurs, toutes les machinations du démon et des hommes corrompus en ce monde, sont anéantis par un verdict céleste irréversible, proclamé par la cour suprême, qui siège au ciel, afin de « rendre la tribulation à ceux qui nous l’infligent » (2 Th 1,6), selon la justice de Dieu qui ne peut faillir.

La Résurrection est une puissance mystérieuse, grâce à laquelle tout mal dirigé contre nous et toute perte qui nous atteint sont transformés en récompense céleste. Nous en recevons dès maintenant l’avant-goût mystique, sous forme de consolation et de joie : « De même, en effet, que les souffrances du Christ abondent pour nous, de même, par le Christ abonde aussi notre consolation » (2 Cor 1,5).

Cette transformation se poursuit toujours. Saint Paul l’affirme fréquemment :

« Ainsi la mort est à l’œuvre en nous, mais la vie en vous » (2 Cor 4,12).

« Pour moi, bien volontiers, je dépenserai et me dépenserai moi-même tout entier pour vous » (2 Cor 12,15).

« Nous prions Dieu que vous ne fassiez aucun mal ; nous ne désirons pas donner nos preuves, mais vous voir faire le bien et que l’épreuve paraisse tourner contre nous » (2 Cor 13,7).

« Car nous sommes dans la joie, chaque fois que nous sommes faibles et que vous êtes forts » (2 Cor 13,9).

« Sommes-nous en difficulté ? C’est pour votre consolation et votre salut ! Sommes nous consolés ? C’est pour votre consolation ! » (2 Cor 1,6)

« Or toutes ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai considérées comme une perte, à cause du Christ. Mais oui, je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu’est la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur. ? cause de lui, j’ai tout perdu et je considère cela comme ordures afin de gagner le Christ » (Ph 3,7-8).

 

Icône de la Résurrection

Atelier Le Roseau - Michèle Koné ©

8. La Résurrection nous donne la réponse à toute question que pose le silence de Dieu, à l’époque actuelle : Pourquoi ne montre-t-il pas sa justice et sa miséricorde et ne tire-t-il pas vengeance du mensonge, de l’injustice, du blasphème proféré contre lui ou contre ses enfants fidèles et croyants ?

La réponse est celle ci : la récompense est proche, fidèle, parfaite, pleine de la sagesse de Dieu. Elle se modèle sur la Résurrection du Christ, lui qui est mort dans la faiblesse, l’ignominie, la honte, lui qui a tout perdu, mais qui est ressuscité pour nous appeler « par sa propre gloire et sa force agissante, (...) à devenir participants de sa nature divine », comme le dit l’Apôtre Pierre dans sa deuxième Épître. (cf. 1 Pi 1,4).

Il est ressuscité des morts, non seulement en sa propre personne, mais en ressuscitant avec lui chacun de ceux qui sont morts comme lui et qui meurent comme lui, injustement persécutés pour l’amour de la vérité, battus et humiliés, pour avoir observé les commandements. La compensation de l’injustice de cette vie nous est assurée par la Résurrection du Seigneur. Nous devons la recevoir maintenant comme une réalité vivante et actuelle. Nous pouvons la goûter déjà, par la foi en la Résurrection du Christ. Nous attendons sa pleine manifestation, dans la patience et l’espérance vivante dans le Christ. Pour le moment, il suffit qu’il intercède pour nous, ou plutôt qu’il juge déjà en notre faveur, sans tarder : « Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils, ne nous donnerait-il pas tout ? Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu justifie ! Qui est celui qui juge et condamne ? Jésus Christ qui est mort, bien plus, qui est ressuscité, qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous » (Ro 8,32-34).

Aussi S. Paul nous dit-il avec assurance :

« Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais en toute occasion, par la prière et la supplication, accompagnées d’actions de grâces, faites connaître vos demandes à Dieu » (Ph 4,4-6).

« Vous êtes notre orgueil parmi les Églises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi dans toutes les persécutions et les épreuves que vous supportez. Elles sont les signes du juste jugement de Dieu : leur but est de vous rendre dignes du Royaume de Dieu pour lequel vous souffrez.. Il est juste, en effet, que Dieu rende détresse pour détresse à vos oppresseurs et que Dieu vous donne, à vous, les opprimés, le repos avec nous lors de la révélation du Seigneur Jésus, qui viendra du ciel avec les anges de sa puissance » (2 Th 1,4-7).

 

9. Imminence de la Résurrection

La Résurrection du Christ n’a pas tardé. Juste trois jours après la crucifixion, Dieu intervint pour mettre fin à l’injustice et donner la preuve que son jugement était rapide, sa condamnation immédiate et sa riposte fulgurante à toute action injuste et malfaisante. S’il nous semble parfois qu’il tarde à intervenir, ce retard n’existe, en fait, que dans notre manière d’évaluer le temps, d’après notre logique. L’intervention divine à notre égard a lieu en vertu de la Résurrection. Celle-ci est déjà accomplie et reste toujours actuelle : « C’est maintenant le jugement de ce monde » (Jn 12,31).

L’acceptation de la condamnation, de l’humiliation ou de l’injustice se fonde sur la confiance dans le jugement suprêmement équitable de Dieu :

« J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues, à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai pas caché mon visage face aux outrages et aux crachats. C’est que le Seigneur me vient en aide : dès lors je ne cède pas aux outrages, dès lors j’ai rendu mon visage dur comme un silex, j’ai su que je n’éprouverais pas de honte. Il est proche, celui qui me justifie. Qui veut me quereller ? Comparaissons ensemble. Qui sera mon adversaire en jugement ? Qu’il s’avance vers moi. Oui, le Seigneur Dieu me vient en aide : qui donc me convaincrait de culpabilité ? » (Is 50,6-9).

Toute intervention divine aujourd’hui, tout jugement miséricordieux, toute rémission et toute abolition de l’injustice se fondent sur le jugement rendu en faveur du Christ et sur l’intervention divine à son endroit : « Avant la venue de la foi (au Christ), nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée » (Ga 3,23).

Sans le Christ, nous étions tous « enfermés dans la désobéissance » (cf. Ro 11,32) : « Ils sont tous dévoyés, ensemble pervertis, pas un qui fasse le bien, pas un seul » (Ro 3,12). Mais dans le Christ, nous avons reçu un pardon gratuit, une justification plénière et générale, car il a accompli en lui-même toute la justice divine et a enduré toute la peine méritée par les pécheurs. Aussi il est devenu notre justice (cf. 1 Co 1,30), et le jugement rendu en sa faveur nous est fermement assuré.

Nous devrions alors constamment méditer ces paroles de S. Paul déjà citées, afin de nous convaincre que les jugements de Dieu en faveur de ses élus se réalisent dès maintenant, d’une manière vivante, effective, et instantanée. Il ne leur manque que d’être manifestés au temps opportun :

« Lui, qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils ne nous donnerait-il pas tout ? Qui accusera les élus de Dieu (maintenant ou à l’avenir) ? C’est Dieu qui justifie. Qui est celui qui juge et condamne (pas au futur mais au présent) ? Jésus Christ qui est mort, bien plus, qui est ressuscité (c’est-à-dire qui a subi une sentence injuste et qui l’a annulée par sa Résurrection), lui qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous. Qui nous séparera de l’amour du Christ ? » (Ro 8,32-35).

Aussi nous n’attendons pas que Dieu nous fasse justice, comme si quelque chose devait encore arriver. Nous avons plutôt l’assurance qu’il est toujours avec nous, toujours présent :

« Il est proche celui qui me justifie » (Is 50,8).

 

10. Résurrection et vivante espérance

L’espérance est devenue une part vivante de notre foi et de notre conduite; le verset-clé pour nous est :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance, par la Résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 Pi 1,3).

Grâce à la Résurrection, notre foi chrétienne ne porte pas sur de vagues réalités futures, mais sur des réalités du monde à venir déjà vues et touchées, bien que, selon leur véritable nature, elles soient totalement suprasensibles. La miséricorde de Dieu a été si abondante dans le Christ, que les choses qui semblaient impossibles et illusoires pour la logique humaine, sont devenues, grâce à la foi, des réalités que nous vivons dans l’Esprit, et que nous sentons et touchons par la foi. Ces réalités sont perçues par les enfants et ressenties par les simples. Ainsi notre foi chrétienne, ou notre foi dans le Christ, est-elle devenue « la garantie des biens que l’on espère », les sachant déjà actuels par la foi, et « la certitude des réalités à venir » (cf. He 11,1), les sachant déjà commencées mystiquement, bien qu’elles demeurent invisibles aux yeux du monde :

« C’est lui, l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas » (Jn 14,17).

« L’homme, laissé à sa seule nature, n’accepte pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu. C’est une folie pour lui, il ne peut le connaître car c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Cor 2,14).

La Résurrection est alors la base de la foi chrétienne ; elle est également sa puissance qui agit en nous, sa joie présente en nous, et sa paix qui nous inonde au delà de toute compréhension.

« En effet, il est écrit (à propos d’Abraham): “J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de peuples”. Il est notre père devant celui en qui il a cru, le Dieu qui fait vivre les morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi le père d’un grand nombre de peuples, selon la parole : « Telle sera ta descendance ». Il ne faiblit pas dans la foi en considérant son corps – il était presque centenaire – et le sein maternel de Sara, l’un et l’autre atteints par la mort. Devant la promesse divine, il ne succomba pas au doute, mais il fut fortifié par la foi et rendit gloire à Dieu, pleinement convaincu que, ce qu’il a promis, Dieu a aussi la puissance de l’accomplir. Voilà pourquoi cela lui fut compté comme justice. Or, ce n’est pas pour lui seul qu’il est écrit “cela lui fut compté”, mais pour nous aussi, nous à qui la foi sera comptée puisque nous croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification » (Ro 4,17-25).

« Ainsi donc, justifiés par la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ ; par lui, nous avons accès, par la foi, à cette grâce en laquelle nous sommes établis et nous mettons notre orgueil dans l’espérance de la gloire de Dieu. (…) Si en effet, quand nous étions ennemis de Dieu, nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils, à plus forte raison, réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Ro 5,1,2-10).

La Résurrection du Christ devient par la foi notre propre résurrection :

« Avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir dans les cieux, en Jésus Christ » (Ep 2,6).

Nous croyons également que :

« Lorsque le Christ, notre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez, avec lui, dans la gloire » (Col 3,4).

C’est dire que sa Résurrection, sa manifestation devant le Père et sa glorification sont, par la foi vivante, devenues notre propre résurrection, notre manifestation devant le Père et notre glorification, avec toute leur efficacité et leur puissance.

Au baptême, nous participons au mystère de la mort du Christ, et immédiatement après, à celui de sa Résurrection:

« Nous tous, baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle. Car si nous avons été totalement unis, assimilés à sa mort, nous le serons aussi à sa Résurrection » (Ro 6,3-5).

Notre participation à la Résurrection est conditionnée par deux forces : la première réside dans le Christ lui-même qui ressuscita d’entre les morts pour nous conférer sa propre justice2 et la gloire qu’il a acquise par son obéissance jusqu’à la mort. La deuxième force est celle de notre foi : il nous est demandé seulement de croire que Dieu a ressuscité le Christ, tout comme Abraham crut en Dieu lorsqu’il lui offrit son fils Isaac. Toutefois Abraham « espérait contre toute espérance » (Ro 4,18), que Dieu était capable de relever son fils d’entre les morts (cf. He 11,19), tandis que dans notre cas, l’espérance est déjà réalisée.

 

11. Résurrection et Esprit de vie

Grâce à la venue de l’Esprit Saint, la Résurrection est devenue la source d’où jaillit, à partir de la mort, la vie éternelle. La vie du Christ est dorénavant, la source débordante de l’Esprit de vie, qui nous a délivrés du pouvoir de la mort :

« Car la loi de l’Esprit de vie en Jésus Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Ro 8,2).

« Si en effet, quand nous étions ennemis de Dieu, nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils, à plus forte raison, réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Ro 5,10).

 

12. Résurrection et nouvelle création

La Résurrection du Christ est le modèle actuel et visible de la nouvelle création. Le Christ est ressuscité avec un corps spirituel, nouveau, doué de capacités supérieures. Il l’a créé en lui-même, en vue de nous le communiquer, à la place du corps de l’ancienne création, usé sans remède par le péché, et condamné à mourir et à sombrer dans l’oubli.

C’est la puissance de la résurrection du Christ qui a fait naître en nous, grâce à l’Esprit Saint, une nouvelle création, immortelle, affranchie du péché.

La nouvelle création s’est manifestée dans le Christ, capable de manger et de boire. Toutefois, douée d’un corps spirituel, elle ne tient pas sa vie de la nourriture ni de la boisson. Elle peut être sentie, touchée et vue ; elle peut parler, entendre et se mouvoir, sans être toutefois limitée ni asservie à la nature matérielle de la terre. La puissance de cette nouvelle création réside déjà en nous. Dès maintenant elle agit par l’Esprit Saint, se nourrissant de la Parole de Dieu, croissant en grâce et recherchant les choses d’en haut. Toute sa joie et son réconfort se trouvent dans l’attente du Seigneur. Elle espère sa venue alors qu’il descendra des cieux (cf. 1 Th 1,10), car lors de sa manifestation, elle sera manifestée avec lui (cf. Col 3,4), lorsqu’il « transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu’il a de pouvoir même se soumettre tout l’Univers » (Ph 3,21).

« Et de même que nous avons revêtu l’image du terrestre, il nous faut revêtir aussi l’image du céleste » (1 Co 15,49).

La Résurrection du Christ est donc pour nous une source de vie nouvelle, de conduite nouvelle, d’un esprit renouvelé, de nouveaux sentiments, d’un nouvel amour et de nouvelles joies :

« Aussi, si quelqu’un est dans le Christ, il est une nouvelle créature : le monde ancien est passé, voici que tout est nouveau » (2 Co 5,17).

« Afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions, nous aussi, une vie nouvelle » (Ro 6,4).

 

13. Résurrection et unité

Nous participons tous à une seule Résurrection que nous recevons dès maintenant par la communion à un seul corps et un seul sang (cf. 1 Co 10,17). Vivre déjà en esprit la Résurrection, avec sa vive espérance, est la seule chose qui puisse effacer les divisions introduites parmi nous par la chair, la raison, les différences de tempérament et d’humeurs, la maladie, le milieu et l’éducation. Toutes ces divisions sont l’œuvre du monde présent, mais la véritable unité est le fruit de notre union au Christ unique. La nouvelle création que nous tenons de lui n’a qu’une forme, un Esprit, un amour.

 

14. Résurrection et amour unifiant

L’unité dans laquelle le Christ nous rassemble par son corps brisé et par son sang versé, est d’abord une communion à une même souffrance, puis une communion à un même amour. Or, c’est l’amour qui nous fait grandir et progresser sans fin : plus nous nous aimons les uns les autres, plus nous devenons capables d’aimer, et plus notre unité progresse, et avec elle notre perception du mystère d’unité qui existe entre le Père et le Fils. La résurrection nous transmet alors un don nouveau, celui de la responsabilité de rassembler dans l’unité ceux qui sont dispersés : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » (Jn 12,32).

Plus une personne vit dans la Résurrection du Christ, plus elle s’élève dans l’Esprit et ressent la nécessité d’attirer les autres en les servant, dans l’amour, le sacrifice, le don de soi par amour pour eux, car le bonheur de ceux qui sont ressuscités avec le Seigneur réside dans le fait d’attirer tous les hommes à lui.

 

 

Notes:

1 En donnant cette homélie, l’orateur en a développé oralement certains points. Notamment au sujet de la joie de la Résurrection comme première tradition chrétienne, il a évoqué la joie des disciples à la vue du Christ, au soir de Pâques: «Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur» (Jn 20, 20), et comment dans les premiers jours après Pâques, la nouvelle retentissait dans toute la Judée et la Galilée, de village en village: «Jésus est ressuscité!» Et la joie de la Résurrection se transmettait avec cette bonne nouvelle, d’une personne à l’autre. C’est dans ce sens que la joie de la Résurrection est la première tradition chrétienne, la première vérité transmise. Première dans le temps, cela est évident. Mais première aussi en importance car c’est sur elle que se fonde tout le message chrétien.???

2« Mon serviteur juste justifiera une multitude » (Is 53,11).

« ... ressuscité pour notre justification » (Ro 4,25).

 

Droits d'auteur et propriété intellectuelle:

Père Matta El-Maskine (1919-2006) fut le Père spirituel du monastère de Saint Macaire le Grand, à Wadi El-Natroun en Egypte.

Ce texte a été traduit au Monastère de Saint Macaire en Egypte. Tous les droits d'auteur de cette traduction en français, écrite et audio, sont réservés au Monastère de Saint Macaire Le Grand ©, en Egypte. Merci de ne pas la reproduire sauf pour un usage privé. 

(Source: http://www.spiritualite-orthodoxe.net/vie-de-priere/index.php/lettres-et-articles-matta-el-maskine/la-joie-de-la-resurrection )

Dieu est riche en miséricorde : à cause du grand amour dont il nous a aimés, alors que nous étions morts, par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ - c'est par grâce que vous êtes sauvés -, avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux dans le Christ Jésus. (Éphésiens 2, 4-6)  Nous voilà au lendemain de Pâques, le tombeau est ouvert, le cri de joie a retenti sur le monde : « Christ est ressuscité ! » La vie est victorieuse de la mort. Chacun d’entre nous, nous sommes aimés de cet amour extraordinaire : Dieu ne veut pas la mort de l’homme, Dieu est venu rendre la vie à l’homme, redonner à chacun de pouvoir vivre.  Ainsi, nous découvrons, en regardant le Christ mort et ressuscité, que notre Dieu n’est pas insensible à la souffrance de l’homme. Au contraire, il est scandalisé par la mort. Il est habité par un amour qui ne laissera jamais notre vie comme une proie saisie par la puissance de la mort. Il est venu sauver tout homme depuis le premier homme. Il est venu nous ressaisir pour nous conduire vers le Père et nous mener en communion avec lui.  Chacun d’entre nous sommes ainsi aimés d’un amour unique, pour nous-mêmes. Chacun d’entre nous, avec ce que nous sommes, avec nos limites, non pas tels que nous rêverions d’être, mais tels que nous sommes en réalité, nous sommes aimés et le Seigneur veut pour nous la Vie. Le Seigneur veut pour nous la joie, il veut pour nous le bonheur.  Entendons ce cri qui retentit par toute la terre : « Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il est vraiment ressuscité ! » Laissons entrer la Vie dans nos vies, laissons entrer l’Amour dans notre amour. Laissons-nous exulter de joie car aujourd’hui l’Amour et la Vie sont victorieux : « Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il est vraiment ressuscité ! »(Extrait de retraite adressée à des jeunes qui désirent devenir prêtres, donnée par Mgr Beau, Évêque auxiliaire de Paris pour l'Eglise Romaine-catholique.)

Dieu est riche en miséricorde : à cause du grand amour dont il nous a aimés, alors que nous étions morts, par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ - c'est par grâce que vous êtes sauvés -, avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux dans le Christ Jésus. (Éphésiens 2, 4-6) Nous voilà au lendemain de Pâques, le tombeau est ouvert, le cri de joie a retenti sur le monde : « Christ est ressuscité ! » La vie est victorieuse de la mort. Chacun d’entre nous, nous sommes aimés de cet amour extraordinaire : Dieu ne veut pas la mort de l’homme, Dieu est venu rendre la vie à l’homme, redonner à chacun de pouvoir vivre. Ainsi, nous découvrons, en regardant le Christ mort et ressuscité, que notre Dieu n’est pas insensible à la souffrance de l’homme. Au contraire, il est scandalisé par la mort. Il est habité par un amour qui ne laissera jamais notre vie comme une proie saisie par la puissance de la mort. Il est venu sauver tout homme depuis le premier homme. Il est venu nous ressaisir pour nous conduire vers le Père et nous mener en communion avec lui. Chacun d’entre nous sommes ainsi aimés d’un amour unique, pour nous-mêmes. Chacun d’entre nous, avec ce que nous sommes, avec nos limites, non pas tels que nous rêverions d’être, mais tels que nous sommes en réalité, nous sommes aimés et le Seigneur veut pour nous la Vie. Le Seigneur veut pour nous la joie, il veut pour nous le bonheur. Entendons ce cri qui retentit par toute la terre : « Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il est vraiment ressuscité ! » Laissons entrer la Vie dans nos vies, laissons entrer l’Amour dans notre amour. Laissons-nous exulter de joie car aujourd’hui l’Amour et la Vie sont victorieux : « Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il est vraiment ressuscité ! »(Extrait de retraite adressée à des jeunes qui désirent devenir prêtres, donnée par Mgr Beau, Évêque auxiliaire de Paris pour l'Eglise Romaine-catholique.)

 

PRIERE DE SAINT PATRICK

St Patrick

J’avance sur ma route avec la force de Dieu pour me protéger,

La sagesse de Dieu pour me diriger,

L’œil de Dieu pour me guider,

L’oreille de Dieu témoin de mon langage.

Que la parole de Dieu soit sur mes lèvres,

Que la main de Dieu me garde,

Que le chemin qui mène à Dieu s’étende devant moi,

Que le bouclier de Dieu me protège

Que l’armée invisible de Dieu me sauve de toutes les embuches du démon

De tout vice qui pourrait me réduire en esclavage Et de tous ceux qui me veulent du mal,

Au cours de mon rapide ou long voyage, seul ou avec la multitude.

Que le Christ sur ma route me garde de la prison me garde du feu

De la noyade ou de la blessure provoquée par la colère de l’ennemi

Afin qu’une moisson fructueuse puisse accompagner ma mission.

Christ devant moi,

Christ derrière moi,

Christ sous moi,

Christ sur moi

Christ en moi et à mes côtés,

Christ autour et alentour

Christ à ma gauche et à ma droite

Christ avec moi le matin, avec moi le soir

Christ dans chaque cœur qui pensera à moi

Christ sur chaque lèvre qui parlera de moi

Christ sur chaque regard qui se posera sur moi

Christ dans chaque oreille qui m’écoutera.

Sur ma route me conduisant vers le roi d’Irlande et sa colère,

J’invoque le pouvoir de la Trinité Sainte,

Par ma foi dans la Triade

Par ma foi dans le Père

Dans la divinité éternelle du Créateur

 

 

Resurrection does not remove the dead; it is engulfed in life ... Easter is inseparable from the Cross. Resurrection does not remove the dead; it engulfed in life which is received and is to give .... is the absorption of death in life, the revelation in human terms the ultimate secret: the momentum in which the Father gives to his Son, and the Son, making him, sends him with their spirit that in turn transmits .../La Résurrection ne supprime pas la mort ; elle l’engloutit dans la vie... Pâques est inséparable de la Croix. La Résurrection ne supprime pas la mort ; elle l’engloutit dans la vie qui est reçue et consiste à se donner....,c’est l’absorption de la mort dans la vie, la révélation en termes humains du secret ultime : l’élan dans lequel le Père donne tout à son Fils, et le Fils, en lui rendant tout, émet avec lui leur Esprit qui à son tour transmet ...

Resurrection does not remove the dead; it is engulfed in life ... Easter is inseparable from the Cross. Resurrection does not remove the dead; it engulfed in life which is received and is to give .... is the absorption of death in life, the revelation in human terms the ultimate secret: the momentum in which the Father gives to his Son, and the Son, making him, sends him with their spirit that in turn transmits .../La Résurrection ne supprime pas la mort ; elle l’engloutit dans la vie... Pâques est inséparable de la Croix. La Résurrection ne supprime pas la mort ; elle l’engloutit dans la vie qui est reçue et consiste à se donner....,c’est l’absorption de la mort dans la vie, la révélation en termes humains du secret ultime : l’élan dans lequel le Père donne tout à son Fils, et le Fils, en lui rendant tout, émet avec lui leur Esprit qui à son tour transmet ...

Mardi de Pâque, d' Hevorae 

Soirée

o    Saint-Marc 15: 37 – 47 :

  • 37 Poussant un grand cri, Jésus expira.
  • 38 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.
  • 39 Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »
  • 40 Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
  • 41 qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
  • 42 Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat,
  • 43 Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.
  • 44 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.
  • 45 Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.
  • 46 Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.
  • 47 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.

o    16: 1 – 8 :

  • 01 Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
  • 02 De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil.
  • 03 Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? »
  • 04 Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.
  • 05 En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur.
  • 06 Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé.
  • 07 Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »
  • 08 Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

o     

Matin

o    Saint-Marc 16: 9-18 :

  • 09 Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
  • 10 Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
  • 11 Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
  • 12 Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
  • 13 Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
  • 14 Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
  • 15 Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
  • 16 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
  • 17 Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ;
  • 18 ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

 

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie sur le Grand Samedi, 10-12 (attrib.) ; PG 88, 1860-1866 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 55) 

 

« Jésus vint à leur rencontre et leur dit : Je vous salue ; réjouissez-vous »

 

« Venez voir l'endroit où reposait le Seigneur » (Mt 28,6)...    

Venez voir l'endroit où a été rédigé l'acte garantissant votre résurrection.

Venez voir l'endroit où la mort a été ensevelie.

Venez voir l'endroit où un corps, grain non semé par l'homme, a produit une multitude d'épis pour l'immortalité...

« Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront.

Annoncez à mes disciples les mystères que vous avez contemplés. » 

Voilà ce que le Seigneur a dit aux femmes.

Et maintenant encore, au bord de la piscine baptismale, il se tient invisible auprès des croyants, il embrasse les nouveaux baptisés comme des amis et des frères...

Il remplit leurs cœurs et leurs âmes d'allégresse et de joie.

Il lave leurs souillures dans les fontaines de sa grâce. Il oint du parfum de l'Esprit ceux qui ont été régénérés.

Le Seigneur devient celui qui les nourrit et il devient leur nourriture.

Il procure à ses serviteurs leur part de nourriture spirituelle.

Il dit à tous les fidèles :

« Prenez, mangez le pain du ciel, recevez la source qui jaillit de mon côté, celle où l'on puise toujours sans que jamais elle se tarisse.

Vous qui avez faim, rassasiez-vous ; vous qui avez soif, enivrez-vous d'un vin sobre et salutaire. »

 

     

Lundi 28 Mars, Semaine après Pâques 2016, lundi (Hevorae)// ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 08:11
"Each person must bear the weaknesses of others. Who is perfect? Who can boast that he has kept his heart undefiled? Hence, we are all sick, and whoever condemns his brother does not perceive that he himself is sick, because a sick person does not condemn another sick person." (Elder Ephraim of Philotheou & Arizona)/Chacun doit supporter les faiblesses des autres. Qui est parfait? Qui peut se vanter qu'il a gardé son coeur pur? Dès lors, nous sommes tous malades, et quiconque condamne son frère ne réalise pas qu'il est lui-même malade, car un malade conscient ne condamnerait pas un autre malade. (Ancien Ephraim de Philotheou et Arizona)

"Each person must bear the weaknesses of others. Who is perfect? Who can boast that he has kept his heart undefiled? Hence, we are all sick, and whoever condemns his brother does not perceive that he himself is sick, because a sick person does not condemn another sick person." (Elder Ephraim of Philotheou & Arizona)/Chacun doit supporter les faiblesses des autres. Qui est parfait? Qui peut se vanter qu'il a gardé son coeur pur? Dès lors, nous sommes tous malades, et quiconque condamne son frère ne réalise pas qu'il est lui-même malade, car un malade conscient ne condamnerait pas un autre malade. (Ancien Ephraim de Philotheou et Arizona)

Vendredi Saint

Soirée

o    Saint-Luc 22: 1-30 :

  • 01 La fête des pains sans levain, qu’on appelle la Pâque, approchait.
  • 02 Les grands prêtres et les scribes cherchaient par quel moyen supprimer Jésus, car ils avaient peur du peuple.
  • 03 Satan entra en Judas, appelé Iscariote, qui était au nombre des Douze.
  • 04 Judas partit s’entretenir avec les grands prêtres et les chefs des gardes, pour voir comment leur livrer Jésus.
  • 05 Ils se réjouirent et ils décidèrent de lui donner de l’argent.
  • 06 Judas fut d’accord, et il cherchait une occasion favorable pour le leur livrer à l’écart de la foule.
  • 07 Arriva le jour des pains sans levain, où il fallait immoler l’agneau pascal.
  • 08 Jésus envoya Pierre et Jean, en leur disant : « Allez faire les préparatifs pour que nous mangions la Pâque. »
  • 09 Ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs ? »
  • 10 Jésus leur répondit : « Voici : quand vous entrerez en ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il pénétrera.
  • 11 Vous direz au propriétaire de la maison : “Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
  • 12 Cet homme vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée. Faites-y les préparatifs. »
  • 13 Ils partirent donc, trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
  • 14 Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui.
  • 15 Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir !
  • 16 Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie dans le royaume de Dieu. »
  • 17 Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : « Prenez ceci et partagez entre vous.
  • 18 Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »
  • 19 Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
  • 20 Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous.
  • 21 Et cependant, voici que la main de celui qui me livre est à côté de moi sur la table.
  • 22 En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré ! »
  • 23 Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.
  • 24 Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ?
  • 25 Mais il leur dit : « Les rois des nations les commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs.
  • 26 Pour vous, rien de tel ! Au contraire, que le plus grand d’entre vous devienne comme le plus jeune, et le chef, comme celui qui sert.
  • 27 Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
  • 28 Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves.
  • 29 Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi.
  • 30 Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël.

o     

Minuit

·         Première Qauma

o    Saint Matthieu 26, 31-46 :

  • 31 Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.
  • 32 Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »
  • 33 Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. »
  • 34 Jésus lui répondit : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »
  • 35 Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples dirent de même.
  • 36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »
  • 37 Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse.
  • 38 Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »
  • 39 Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
  • 40 Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ?
  • 41 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
  • 42 De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
  • 43 Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil.
  • 44 Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. 
  • 45 Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
  • 46 Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

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·         Deuxième Qaumo

o    Saint-Marc 14: 27-52 :

  • 27 Jésus leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.
  • 28 Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »
  • 29 Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. »
  • 30 Jésus lui répond : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. »
  • 31 Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous en disaient autant.
  • 32 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. »
  • 33 Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse.
  • 34 Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »
  • 35 Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui.
  • 36 Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »
  • 37 Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?
  • 38 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
  • 39 De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles.
  • 40 Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre.
  • 41 Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
  • 42 Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »
  • 43 Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.
  • 44 Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. »
  • 45 À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa.
  • 46 Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent.
  • 47 Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille.
  • 48 Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ?
  • 49 Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »
  • 50 Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.
  • 51 Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter.
  • 52 Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.

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·         Troisième Qaumo

o    Saint-Luc 22: 31-62 :

  • 31 Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé.
  • 32 Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. »
  • 33 Pierre lui dit : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. »
  • 34 Jésus reprit : « Je te le déclare, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd’hui avant que toi, par trois fois, tu aies nié me connaître. »
  • 35 Puis il leur dit : « Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni sac, ni sandales, avez-vous donc manqué de quelque chose ? »
  • 36 Ils lui répondirent : « Non, de rien. » Jésus leur dit : « Eh bien maintenant, celui qui a une bourse, qu’il la prenne, de même celui qui a un sac ; et celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acheter une.
  • 37 Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture : Il a été compté avec les impies. De fait, ce qui me concerne va trouver son accomplissement. »
  • 38 Ils lui dirent : « Seigneur, voici deux épées. » Il leur répondit : « Cela suffit. »
  • 39 Jésus sortit pour se rendre, selon son habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent.
  • 40 Arrivé en ce lieu, il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »
  • 41 Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, il priait en disant :
  • 42 « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. »
  • 43 Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait.
  • 44 Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre.
  • 45 Puis Jésus se releva de sa prière et rejoignit ses disciples qu’il trouva endormis, accablés de tristesse.
  • 46 Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. »
  • 47 Il parlait encore, quand parut une foule de gens. Celui qui s’appelait Judas, l’un des Douze, marchait à leur tête. Il s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
  • 48 Jésus lui dit : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »
  • 49 Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent : « Seigneur, et si nous frappions avec l’épée ? »
  • 50 L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite.
  • 51 Mais Jésus dit : « Restez-en là ! » Et, touchant l’oreille de l’homme, il le guérit.
  • 52 Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ?
  • 53 Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple, et vous n’avez pas porté la main sur moi. Mais c’est maintenant votre heure et le pouvoir des ténèbres. »
  • 54 S’étant saisis de Jésus, ils l’emmenèrent et le firent entrer dans la résidence du grand prêtre. Pierre suivait à distance.
  • 55 On avait allumé un feu au milieu de la cour, et tous étaient assis là. Pierre vint s’asseoir au milieu d’eux.
  • 56 Une jeune servante le vit assis près du feu ; elle le dévisagea et dit : « Celui-là aussi était avec lui. »
  • 57 Mais il nia : « Non, je ne le connais pas. »
  • 58 Peu après, un autre dit en le voyant : « Toi aussi, tu es l’un d’entre eux. » Pierre répondit : « Non, je ne le suis pas. »
  • 59 Environ une heure plus tard, un autre insistait avec force : « C’est tout à fait sûr ! Celui-là était avec lui, et d’ailleurs il est Galiléen. »
  • 60 Pierre répondit : « Je ne sais pas ce que tu veux dire. » Et à l’instant même, comme il parlait encore, un coq chanta.
  • 61 Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. »
  • 62 Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

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Matin

o    Lévitique 4: 1-7 :

  • 01 Le Seigneur parla à Moïse et dit :
  • 02 « Parle aux fils d’Israël. Tu leur diras : Si quelqu’un commet une faute par inadvertance contre l’un des commandements du Seigneur, en faisant ce qui ne doit pas se faire,
  • 03 si c’est le prêtre consacré par l’onction qui commet une faute et rend ainsi le peuple coupable, il amènera au Seigneur, pour la faute qu’il a commise, un taureau sans défaut, en sacrifice pour la faute.
  • 04 Il fera venir ce taureau devant le Seigneur à l’entrée de la tente de la Rencontre, il posera sa main sur la tête du taureau et immolera le taureau devant le Seigneur.
  • 05 Puis le prêtre consacré par l’onction prendra du sang de ce taureau et le portera dans la tente de la Rencontre.
  • 06 Le prêtre trempera son doigt dans le sang et, avec un peu de ce sang, aspergera sept fois le côté visible du rideau du sanctuaire, devant le Seigneur.
  • 07 Le prêtre mettra alors un peu de ce sang sur les cornes de l’autel des encens aromatiques, qui est devant le Seigneur dans la tente de la Rencontre ; il versera tout le reste du sang du taureau à la base de l’autel des holocaustes, qui se trouve à l’entrée de la tente de la Rencontre.

o     16 : 3 à 34 :

  • 03 Voici comment Aaron entrera dans le sanctuaire : avec un taureau destiné au sacrifice pour la faute et un bélier pour l’holocauste.
  • 04 Il revêtira une tunique de lin consacrée, il portera à même le corps un caleçon de lin, il se ceindra d’une ceinture de lin et se coiffera d’un turban de lin. Ces vêtements sacrés, il les revêtira après avoir baigné son corps dans l’eau.
  • 05 Il recevra, de la communauté des fils d’Israël, deux boucs destinés au sacrifice pour la faute et un bélier pour l’holocauste.
  • 06 Aaron présentera le taureau du sacrifice pour sa faute et accomplira le rite d’expiation pour lui et pour sa maison.
  • 07 Puis il prendra les deux boucs et les placera devant le Seigneur à l’entrée de la tente de la Rencontre.
  • 08 Aaron tirera les sorts pour les deux boucs : un sort “Pour le Seigneur” et un sort “Pour Azazel.”
  • 09 Aaron présentera le bouc sur lequel est tombé le sort “Pour le Seigneur” et en fera un sacrifice pour la faute.
  • 10 Quant au bouc sur lequel est tombé le sort “Pour Azazel”, on le placera vivant devant le Seigneur afin d’accomplir sur lui le rite d’expiation, en l’envoyant vers Azazel, dans le désert.
  • 11 Aaron présentera le taureau du sacrifice pour sa faute, puis il accomplira le rite d’expiation pour lui et pour sa maison, et il immolera ce taureau en sacrifice pour sa faute.
  • 12 Il prendra alors un brûle-parfum rempli de charbons ardents qui étaient sur l’autel, devant le Seigneur, puis il prendra deux pleines poignées de poudre d’encens aromatique et portera le tout au-delà du rideau.
  • 13 Il mettra l’encens sur le feu, devant le Seigneur : un nuage d’encens recouvrira le propitiatoire qui est sur le Témoignage. Ainsi Aaron ne mourra pas.
  • 14 Il prendra alors du sang du taureau et en aspergera avec le doigt le côté oriental du propitiatoire ; puis, devant le propitiatoire, il fera sept aspersions de ce sang avec le doigt.
  • 15 Il immolera alors le bouc destiné au sacrifice pour la faute du peuple, et il en portera le sang au-delà du rideau. Il fera avec ce sang comme il a fait avec celui du taureau : il en aspergera le dessus et le devant du propitiatoire.
  • 16 Il accomplira ainsi le rite d’expiation sur le sanctuaire pour les impuretés des fils d’Israël, leurs transgressions et toutes leurs fautes. Ainsi fera-t-il pour la tente de la Rencontre qui demeure avec eux au milieu de leurs impuretés.
  • 17 Que personne ne se trouve dans la tente de la Rencontre depuis l’instant où Aaron entre pour accomplir le rite d’expiation dans le sanctuaire, jusqu’à ce qu’il en sorte ! Ainsi Aaron accomplira-t-il le rite de l’expiation pour lui-même, pour toute sa maison et pour toute l’assemblée d’Israël.
  • 18 Ensuite il sortira vers l’autel qui est devant le Seigneur et accomplira pour lui-même le rite d’expiation. Il prendra du sang du taureau et du sang du bouc, et il en mettra sur les cornes de l’autel, tout autour.
  • 19 De ce sang il fera sept fois l’aspersion sur l’autel, avec son doigt. Ainsi il purifiera et sanctifiera l’autel, le séparant des impuretés des fils d’Israël.
  • 20 Une fois achevé le rite d’expiation du sanctuaire, de la tente de la Rencontre et de l’autel, Aaron fera approcher le bouc vivant.
  • 21 Il posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant et il prononcera sur celui-ci tous les péchés des fils d’Israël, toutes leurs transgressions et toutes leurs fautes ; il en chargera la tête du bouc, et il le remettra à un homme préposé qui l’emmènera au désert.
  • 22 Ainsi le bouc emportera sur lui tous leurs péchés dans un lieu solitaire. Quand le bouc aura été emmené au désert,
  • 23 Aaron rentrera dans la tente de la Rencontre, retirera les vêtements de lin qu’il avait mis pour entrer au sanctuaire et les déposera là.
  • 24 Il baignera son corps dans l’eau, en un lieu consacré, puis reprendra ses vêtements, sortira et offrira son holocauste et celui du peuple, accomplissant ainsi le rite d’expiation pour lui et pour le peuple ;
  • 25 il fera fumer à l’autel la graisse du sacrifice pour la faute.
  • 26 Celui qui aura emmené le bouc pour Azazel devra nettoyer ses vêtements et baigner son corps dans l’eau ; après quoi il pourra rentrer au camp.
  • 27 Le taureau et le bouc offerts en sacrifice pour la faute et dont le sang a été porté dans le sanctuaire pour accomplir le rite d’expiation, on les emportera hors du camp, et leur peau, leur chair et leurs excréments seront brûlés au feu.
  • 28 Celui qui les aura brûlés devra nettoyer ses vêtements et baigner son corps dans l’eau ; après quoi il pourra rentrer au camp.
  • 29 C’est pour vous un décret perpétuel : le septième mois, le dix du mois, vous ferez pénitence, et ne ferez aucun travail, ni l’israélite de souche ni l’immigré qui réside parmi vous.
  • 30 C’est en effet en ce jour que l’on accomplira pour vous le rite d’expiation afin de vous purifier de toutes vos fautes, et devant le Seigneur vous serez purs.
  • 31 Ce sera pour vous un sabbat, un sabbat solennel, durant lequel vous ferez pénitence. C’est un décret perpétuel.
  • 32 Le prêtre qui aura reçu l’onction et l’investiture pour exercer le sacerdoce à la place de son père accomplira le rite d’expiation. Il revêtira les vêtements de lin, vêtements consacrés ;
  • 33 il accomplira le rite d’expiation pour la partie très sainte du sanctuaire, et il purifiera la tente de la Rencontre et l’autel. Il accomplira ensuite le rite d’expiation pour les prêtres et pour toute l’assemblée du peuple.
  • 34 C’est pour vous un décret perpétuel ; une fois par an, pour les fils d’Israël, on accomplira le rite d’expiation de toutes leurs fautes. » Et l’on fit comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.

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o    Nombres 19: 1-11 :

  • 01 Le Seigneur parla à Moïse et Aaron. Il dit :
  • 02 « Voici la disposition de la loi que le Seigneur a prescrite. Parle aux fils d’Israël : Qu’ils te procurent une vache rousse sans défaut, sans tare, qui n’a jamais porté le joug.
  • 03 Vous la donnerez au prêtre Éléazar ; il la fera sortir hors du camp et on l’égorgera devant lui.
  • 04 Le prêtre Éléazar prendra du sang de la vache avec son doigt et, de ce sang, il fera sept fois l’aspersion vers l’entrée de la tente de la Rencontre.
  • 05 Puis on brûlera la vache sous ses yeux ; la peau, la chair, le sang et même la bouse, on les brûlera.
  • 06 Ensuite le prêtre prendra du bois de cèdre, de l’hysope et du cramoisi éclatant et les jettera au milieu du brasier où se consume la vache.
  • 07 Puis le prêtre lavera ses vêtements et baignera son corps dans l’eau ; après quoi il rentrera au camp. Le prêtre restera impur jusqu’au soir.
  • 08 Celui qui a brûlé la vache lavera également ses vêtements dans l’eau et baignera son corps dans l’eau. Il restera impur jusqu’au soir.
  • 09 Un homme en état de pureté recueillera les cendres de la vache et les déposera hors du camp dans un lieu pur. La communauté des fils d’Israël les gardera pour la préparation de l’eau lustrale. C’est un sacrifice pour la faute.
  • 10 Puis, celui qui a recueilli les cendres de la vache lavera ses vêtements ; il restera impur jusqu’au soir. Ce sera un décret perpétuel pour les fils d’Israël et pour l’immigré résidant parmi eux.
  • 11 « Celui qui touche un mort – n’importe quel corps humain – restera impur pendant sept jours.

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o    Actes 22:

o    30 :

o    30 Le lendemain, le commandant voulut savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient. Il lui fit enlever ses liens ; puis il convoqua les grands prêtres et tout le Conseil suprême, et il fit descendre Paul pour l’amener devant eux.

o    23:

o    23 Ils poussaient des cris, arrachaient leurs vêtements, jetaient de la poussière en l’air.

o    16:

o    16 Et maintenant, pourquoi tarder ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant son nom.”

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o    I Corinthiens 1: 18-31 :

  • 18 Le langage de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu.
  • 19 L’Écriture dit en effet : Je mènerai à sa perte la sagesse des sages, et l’intelligence des intelligents, je la rejetterai.
  • 20 Où est-il, le sage ? Où est-il, le scribe ? Où est-il, le raisonneur d’ici-bas ? La sagesse du monde, Dieu ne l’a-t-il pas rendue folle ?
  • 21 Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile.
  • 22 Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse,
  • 23 nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes.
  • 24 Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
  • 25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
  • 26 Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance.
  • 27 Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ;
  • 28 ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ;
  • 29 ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.
  • 30 C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption.
  • 31 Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur.

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o    Hébreux 9: 11 -14 :

  • 11 Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création,
  • 12 il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive.
  • 13 S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair,
  • 14 le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.

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o    Saint Matthieu 27: 3 -10 :

  • 03 Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens.
  • 04 Il leur dit : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Ils répliquèrent : « Que nous importe ? Cela te regarde ! »
  • 05 Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre.
  • 06 Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent : « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. »
  • 07 Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers.
  • 08 Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang.
  • 09 Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël,
  • 10 et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.

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o    Saint-Marc 15: 1-10 :

  • 01 Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
  • 02 Celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. »
  • 03 Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
  • 04 Pilate lui demanda à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
  • 05 Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné.
  • 06 À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient.
  • 07 Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
  • 08 La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude.
  • 09 Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
  • 10 Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.

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o    Saint-Luc 22: 63-71 :

  • 63 Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le rouaient de coups.
  • 64 Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? »
  • 65 Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres blasphèmes.
  • 66 Lorsqu’il fit jour, se réunit le collège des anciens du peuple, grands prêtres et scribes, et on emmena Jésus devant leur conseil suprême.
  • 67 Ils lui dirent : « Si tu es le Christ, dis-le nous. » Il leur répondit : « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas ;
  • 68 et si j’interroge, vous ne répondrez pas.
  • 69 Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. »
  • 70 Tous lui dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? » Il leur répondit : « Vous dites vous-mêmes que je le suis. »
  • 71 Ils dirent alors : « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes, nous l’avons entendu de sa bouche. »

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Heure de Tierce (9 h)

o    Saint Matthieu 27: 26 à 31 :

  • 26 Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié.
  • 27 Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde.
  • 28 Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge.
  • 29 Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! »
  • 30 Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête.
  • 31 Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

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o    Saint-Luc 23:

o    2-3 :

  • 02 On se mit alors à l’accuser : « Nous avons trouvé cet homme en train de semer le trouble dans notre nation : il empêche de payer l’impôt à l’empereur, et il dit qu’il est le Christ, le Roi. »
  •  
  • 04 Pilate s’adressa aux grands prêtres et aux foules : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. »
  • 05 Mais ils insistaient avec force : « Il soulève le peuple en enseignant dans toute la Judée ; après avoir commencé en Galilée, il est venu jusqu’ici. »
  • 06 À ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen.
  • 07 Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya devant ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là.
  • 08 À la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle.
  • 09 Il lui posa bon nombre de questions, mais Jésus ne lui répondit rien.
  • 10 Les grands prêtres et les scribes étaient là, et ils l’accusaient avec véhémence.
  • 11 Hérode, ainsi que ses soldats, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate.
  • 12 Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux.
  • 13 Alors Pilate convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple.
  • 14 Il leur dit : « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation.
  • 15 D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.
  • 16 Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. »

23-25 :

  • 23 Mais ils insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient.
  • 24 Alors Pilate décida de satisfaire leur requête.
  • 25 Il relâcha celui qu’ils réclamaient, le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, et il livra Jésus à leur bon plaisir.

o     

o     

o    Saint-Jean 18 :28-40 :

  • 28 Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal.
  • 29 Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
  • 30 Ils lui répondirent : « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
  • 31 Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
  • 32 Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
  • 33 Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
  • 34 Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
  • 35 Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
  • 36 Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
  • 37 Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
  • 38 Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
  • 39 Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
  • 40 Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit.

o     

o    Saint Marc 15: 12 – 18 :

  • 12 Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? »,
  • 13 de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! »
  • 14 Pilate leur disait : « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! »
  • 15 Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié.
  • 16 Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde,
  • 17 ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
  • 18 Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! »

o     

Midi (12 h)

o    Saint Luc 23: 26 -34 :

  • 26 Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus.
  • 27 Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus.
  • 28 Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !
  • 29 Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !”
  • 30 Alors on dira aux montagnes : “Tombez sur nous”, et aux collines : “Cachez-nous.”
  • 31 Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? »
  • 32 Ils emmenaient aussi avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.
  • 33 Lorsqu’ils furent arrivés au lieu-dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche.
  • 34 Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.

o     

o    Saint Matthieu 27 34 :

o    34 ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire.

o    Saint Jean 19 :23-24 :

  • 23 Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
  • 24 Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.

o     

o    Saint Matthieu 27: 36 – 37 :

  • 36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »
  • 37 Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse.

o    39-43 :

  • 39 Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
  • 40 Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ?
  • 41 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
  • 42 De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
  • 43 Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil.

o     

o    Saint Luc 23: 39 -45 :

  • 39 L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
  • 40 Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
  • 41 Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
  • 42 Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »
  • 43 Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

o     

o    Saint-Jean 19: 25 – 27 :

  • 25 Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
  • 26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
  • 27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

o     

Neuvième heure (15 h)

o    Saint Matthieu 27: 55 :

o    55 Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir.

o    56 :

o    56 Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

o    49 :

o    49 Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »

o    Saint-Marc 15: 33-41 :

  • 33 Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.
  • 34 Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
  • 35 L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
  • 36 L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »
  • 37 Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.
  • 38 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.
  • 39 Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »
  • 40 Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
  • 41 qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

o     

o    Saint-Luc 23: 44-49 :

  • 44 C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure,
  • 45 car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.
  • 46  Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira.
  • 47 À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. »
  • 48 Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine.
  • 49 Tous ses amis, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, se tenaient plus loin pour regarder.

o     

o    Saint Jean 19: 23-30 :

  • 23 Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
  • 24 Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.
  • 25 Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
  • 26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
  • 27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
  • 28 Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
  • 29 Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
  • 30 Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

o     

La vénération de la Sainte Croix

o    Genèse 22: 1-14 :

  • 01 Après ces événements, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! »
  • 02 Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. »
  • 03 Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué.
  • 04 Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin.
  • 05 Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. »
  • 06 Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble.
  • 07 Isaac dit à son père Abraham : « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? »
  • 08 Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensemble.
  • 09 Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
  • 10 Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.
  • 11 Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! »
  • 12 L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
  • 13 Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
  • 14 Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ». On l’appelle aujourd’hui : « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. »

o     

o    Exode 17: 8-14 :

  • 08 Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.
  • 09 Moïse dit alors à Josué : « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites. Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. »
  • 10 Josué fit ce que Moïse avait dit : il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.
  • 11 Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort.
  • 12 Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.
  • 13 Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.
  • 14 Alors le Seigneur dit à Moïse : « Écris cela dans le Livre pour en faire mémoire et déclare à Josué que j’effacerai complètement le souvenir d’Amalec de dessous les cieux ! »

o     

o    Isaïe 52: 13 :

o    13 Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté !

o    53: 12 :

o    12 C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

o    I Pierre 2: 19-25 :

19 En effet, c’est une grâce de supporter, par motif de conscience devant Dieu, des peines que l’on souffre injustement.

20 En effet, si vous supportez des coups pour avoir commis une faute, quel honneur en attendre ? Mais si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu.
21 C’est bien à cela que vous avez été appelés, car C’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces.
22 Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge.
23 Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice.
24 Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris.
25 Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.

o     

o    Galates 2: 20 :

o    20 Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi.

o     3: 14 :

o    14 Tout cela pour que la bénédiction d’Abraham s’étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et que nous recevions, par la foi, l’Esprit qui a été promis.

o     6: 11 -18 :

  • 11 Regardez ce que j’écris en grandes lettres pour vous de ma propre main.
  • 12 Tous ceux qui veulent faire humainement bonne figure, ce sont ceux-là qui vous obligent à la circoncision ; ils le font seulement afin de ne pas être persécutés pour la croix du Christ.
  • 13 Car ceux qui se font circoncire n’observent pas eux-mêmes la Loi ; ils veulent seulement vous imposer la circoncision afin que votre chair soit pour eux un motif de fierté.
  • 14 Mais pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste ma seule fierté. Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde.
  • 15 Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis, c’est d’être une création nouvelle.
  • 16 Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie et pour l’Israël de Dieu, paix et miséricorde.
  • 17 Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter, car je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus.
  • 18 Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.

o     

o    Saint Luc 23: 55 - 56 :

  • 55 Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé.
  • 56 Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.

o     

o    Saint-Jean 19: 31 à 42 :

  • 31 Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
  • 32 Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
  • 33 Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
  • 34 mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
  • 35 Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez.
  • 36 Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé.
  • 37 Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
  • 38 Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
  • 39 Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres.
  • 40 Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
  • 41 À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne.
  • 42 À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

o     

 

 

UNE MEDITATION:

Par Sévérien de Gabala

(?-vers 408), évêque en Syrie 
6e Homélie sur la création du monde, 5-6 (trad. Sœur Isabelle de la Source, Lire la Bible; Médiaspaul 1988, t. 1, p. 31) 


 

La croix, arbre de vie

 

Il y avait au milieu du Paradis un arbre.

Le serpent s'en servit pour tromper nos premiers parents.

Remarquez cette chose étonnante : pour abuser l'homme, le serpent va recourir à un sentiment inhérent à sa nature.

En façonnant l'homme, le Seigneur en effet avait mis en lui, outre une connaissance générale de l'univers, le désir de Dieu.

Dès que le démon découvrit ce désir ardent, il dit à l'homme :

« Vous deviendrez comme des dieux (Gn 3,5).

Maintenant vous n'êtes que des hommes et vous ne pouvez pas être toujours avec Dieu ; mais si vous devenez comme des dieux, vous serez toujours avec lui »...

Ainsi, c'est le désir d'être égal à Dieu qui séduisit la femme..., elle mangea et elle engagea l'homme à en faire autant...

Or, après la faute, « Adam entendit la voix du Seigneur qui se promenait dans le Paradis vers le soir » (Gn 3,8)...

Béni soit le Dieu des saints d'avoir visité Adam vers le soir !

Et de le visiter encore maintenant vers le soir, sur la croix. 

Car c'est bien à l'heure où Adam venait de manger que le Seigneur souffrit sa passion, à ces heures marquées par la faute et le jugement, c'est-à-dire entre la sixième heure et la neuvième.

À la sixième heure, Adam mangea, selon la loi de la nature ; ensuite il se cacha.

Et vers le soir, Dieu vint à lui. 

Adam avait désiré devenir Dieu ; il avait désiré une chose impossible.

Le Christ a comblé ce désir.

« Tu as voulu devenir, dit-il, ce que tu ne pouvais être ; mais moi, je désire devenir homme, et je le peux.

Dieu fait tout le contraire de ce que tu as fait en te laissant séduire.

Tu as désiré ce qui était au-dessus de toi ; je prends, moi, ce qui est au-dessous de moi.

Tu as désiré être l'égal de Dieu ; je veux, moi, devenir l'égal de l'homme...

Tu as désiré devenir Dieu et tu ne l'as pas pu.

Moi, je me fais homme, pour rendre possible ce qui était impossible. »

Oui, c'est bien pour cela que Dieu est venu.

Il en témoigne à ses apôtres :

« J'ai désiré d'un grand désir manger cette pâque avec vous » (Lc 22,15)...

Il est descendu vers le soir et il a dit :

« Adam, où es-tu ? »

(Gn 3,9)...

Celui qui est venu pour souffrir est le même que celui qui est descendu dans le Paradis.

Une Hymne Occidentale:

VEXILLA Regis prodeunt ;                     Les étendards du Roi s’avancent
fulget Crucis mysterium,                        La Croix rayonne en son mystère.
quo carne carnis conditor                      En croix, la Vie subit la mort,
suspensus est patibulo.                        Et par sa mort eut fruit de vie.

 

Quo vulneratus insuper                         Toi qui reçus le coup de lance

mucrone diro lanceae,                          Au fer brutal, pour nous laver
ut nos lavaret crimine,                          De la souillure du péché,

manavit unda et sanguine.                    Tu ruisselas d’eau et de sang.

 

Impleta sunt quae concinit                    C’est accompli ce qu’a chanté
David fideli carmine,                             

About faithfulness in suffering and the crown of life



"Do not be afraid of anything that you are going to suffer.Remain faithful until death,and I will give you the crown of life" (Revelation 2:10).

By His suffering our Lord eased our suffering. He endured the greatest of pain and emerged as the Victor. That is why He can encourage us in our lesser sufferings. He suffered and endured in righteousness while we suffer and endure in expiating our own sins. This is why He can doubly remind us to endure to the end as He, the Sinless One, endured. Not one of us has helped nor alleviated His pains and endurance, yet He stands along side each one of us when we suffer and alleviates our pains and misfortunes. That is why He has the right to tell each one who suffers for His Name's sake: "Do not be afraid! Do not be afraid of anything that you are going to suffer," says Christ, for I alone have endured all suffering and am familiar with them. I was not frightened at not a single suffering. I received them upon Myself and, in the end, overcame them all. I did not overcome them by dismissing them or fleeing from them but receiving them all upon Myself voluntarily and enduring them all to the end. And so you also should accept voluntary suffering, for I see and know how much and for how long you can endure.

If your suffering should continue to death itself and if it is the cause of your death, nevertheless, do not be afraid; "I will give you the crown of life." I will crown you with immortal life in which I reign eternally with the Father and the Life-Giving Spirit. God did not send you to earth to live comfortably, rather to prepare for eternal life. It would be a great tragedy if your Creator were unable to give you a better, longer, and brighter life than that which is on earth which reeks of decay and death and is shorter than the life of a raven.

O my brethren, let us listen to the words of the Lord and all of our sufferings will be alleviated. If the blows of the world seem as hard as stones, they will become as the foam of the sea when we obey the Lord.

O Victorious Lord, teach us more about Your long-suffering; and when we become exhausted, extend Your hand and sustain us. 

(Prologue from Ochrid)

Abba Daniel and Abba Ammoe were traveling.

Abba Ammoe said, "Father, when will we arrive at the cell?" (that is, so that they could to pray to God). 

Abba Daniel replied, "And who is taking God away from us now?"

The same God is in the cell and outside the cell..

By this we are taught uninterruptedness of prayer, thoughts about God, and contemplation of God's works in us and around us.

The Church facilitates prayer and intensifies it.

So it is the same with solitude and confinement; each in its own way facilitates and intensifies it.

He who does not want to pray will not be bound either by a church or a cell.

Neither will he who has felt the pleasure of prayer be able to separate his nature or journeying from prayer.

 

(Prologue from Ochrid)

 

Réagir en Chrétiens face aux attentats (Entretien avec JEAN VANNIER)
 
 
Aleteia : À 87 ans, vous qui vous êtes consacré toute votre vie aux personnes vulnérables, comment accueillez-vous votre propre vulnérabilité ?
Jean Vanier : Je suis fatigué mais ça va ! Mais j’aime être dépendant des autres vous savez, c’est génial… C’est une très bonne chose d’avoir besoin des autres, d’être guidé pour ne pas tomber, de pouvoir tendre la main. Être totalement autonome et n’avoir besoin de personne est triste. Enfin je dis cela aujourd’hui, mais cela changera peut-être ! Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. Si la vulnérabilité ne me gène pas tellement, j’ai en revanche plus peur de déranger et de souffrir.
 
Vous dites que les gens « attendent une espérance », c’était d’ailleurs l’un des sous-titre de votre conférence à Paris en janvier dernier : l’espérance de l’accueil de la vulnérabilité. En quoi cette dernière peut-elle être source d’espérance ? 
Je ne sais pas ce qu’attendent ceux qui parlent avec espérance. J’ai surtout envie de demander aux gens : « Comment vivez-vous les attentats du 13 novembre ? Sont-ils un appel pour vous ? Ou est-ce l’occasion de sombrer dans le découragement, la peur et l’insécurité ? ». La question est finalement là : sommes-nous chrétiens ? Nous laissons-nous embobiner dans ce monde d’inquiétude ou de doute ? Mais c’est peut-être plus facile pour moi parce que je vis à la campagne, loin de Paris.
 
Je crois fermement aussi en la force de la communauté, le fait d’être ensemble et de se soutenir. Il faut créer des communautés dans lesquelles nous puissions partager nos difficultés, nos fragilités et recevoir un soutien, celui d’être ensemble et de grandir dans une mission commune. Le monde change à une vitesse folle. Nous avons vécu des années confortables et soudainement nous faisons face à une situation plus difficile financièrement, économiquement, politiquement, à tous les niveaux. Les gens sont fragilisés. Face à cette situation, nous avons tous notre rôle à jouer : œuvrons ensemble et ne passons pas notre temps à être tristes et inquiets !
 
Dans votre lettre de Noël, vous lanciez un appel à ce que nous soyons tous des artisans de paix. Où sont-ils dans notre société au vu des derniers événements violents ?
Je vois beaucoup de personnes, peut-être des gens plus simples, plus pauvres, qui sont plus ouvert aux autres. Plus nous sommes dans l’aisance, plus nous avons peur de perdre ce que nous possédons. Le secret de la paix est de reconnaître que j’ai besoin de l’autre. Être un homme ou une femme de paix, c’est accueillir l’autre différent et entrer en conversation amicale et ouverte avec lui. Dans notre quotidien stressé et pressé, comment être ouvert à l’autre ? Pour moi, être un artisan de paix, c’est tout simplement être ouvert aux autres. À l’autre qui est peut-être d’une religion différente, qui n’a pas la même foi que moi mais qui est un être humain et en tant que tels tous les hommes sont « super » et ont besoin qu’on les regarde avec le sourire. je trouve qu’il y a beaucoup d’hommes et femmes qui sont « super » et ouverts mais peut-être que ce sont le types de personnes qui viennent dans nos communautés…
 
Pensez-vous que le modèle communautaire vécu à l’Arche, puisse être appliqué à d’autres communautés, comme par exemple dans l’accompagnement des personnes âgées ? 
Oui oui, et cela a déjà commencé. Quelques animateurs essaient de rassembler les gens et de créer des communautés. Il y a une recherche aujourd’hui pour vivre ceux qui ont connu le découragement et qui recherchent donc cette idée d’être et de vivre ensemble, entre personnes différentes. Cet état d’esprit nous aide à grandir et je pense que l’un des avantages des attentats qui ont lieu à paris en novembre est que cela nous oblige à nous poser la question de l’avenir que nous voulons construire.
 
Beaucoup de gens savent qu’il faut trouver autre chose qu’un bon travail et être « gavé » d’argent. Je crois qu’il y a quand même de nombreuses personnes qui connaissent une sorte de réveil et se posent la question du sens du « vivre ensemble » ou d’ « être ensemble ». Le fait que certains soient volontaires pour dormir avec des sans-abris dans les cryptes des églises est édifiant. Les choses sont en train de changer et je suis certain que cela continuera. La pauvreté devient également bien plus visible, ce qui nous oblige tous, et pas uniquement des chrétiens, à nous poser de nouvelles questions. Nous sommes tous frères et sœurs ; le mendiant que je croise est mon frère ou ma sœur.
 
Si vous aviez un dernier message à faire passer lequel serait-il ?
Aie confiance en toi pour découvrir le chemin de vérité qui t’appartient. Tu es plus beau que tu n’oses le croire ! Les gens ont peut être perdu confiance dans la politique, mais le pire est qu’ils ont perdu confiance en eux-mêmes comme étant capable de faire bouger des choses.
 
Propos recueillis par Mathilde Rambaud (Source Aleteia)

LE COIN DU CATECHISME ET...DE LA TRANSMISSION FAMILIALE...

 

Image pour la Semaine Sainte

Scènes de la semaine sainte - 1
Scènes de la semaine sainte - 1
Scènes de la semaine sainte - 1

Le Père François Vidil a lancé, au Nord Cameroun, l’idée originale d’une Catéchèse, qui retrace la Vie de Jésus en images. Jésus, ses apôtres, la Vierge et tous les personnages appartiennent au monde qui les entoure ; ils sont noirs dans un environnement africain.
En 1973, au Nord Cameroun, des communautés chrétiennes chez les Mafa ont exprimé leur volonté d’une représentation locale, africaine de l’Evangile.
Une équipe de réflexion se met alors au travail. Les scènes essentielles du Nouveau Testament sont mises en scène et mimées par les chrétiens des villages. De ces tableaux vivants photographiés et dessinés sont nés les tableaux Vie de Jésus Mafa, œuvre de l’artiste, Bénédite de la Roncière.
Ils illustrent en soixante deux scènes, de l’Annonciation à la Pentecôte, les évangiles des dimanches des trois années du missel. Comme sur les porches ou les vitraux des cathédrales, le Christ, ses Apôtres, la Vierge et tous les personnages appartiennent au monde qui les entoure ; ils expriment ainsi l’universalité du salut révélé ; ici donc, ils sont noirs dans un environnement africain.

http://www.jesusmafa.com/

 


Quand Jésus mourait au Calvaire


 

1 Quand Jésus mourait au Calvaire,
Rejeté par toute la terre,
* Debout, la Vierge, sa mère
Souffrait auprès de lui
2 Qui pourrait savoir la mesure
Des douleurs que votre âme endure,
* O Mère, alors qu'on torture
L'enfant qui vous est pris ?  
3 Se peut-il que tant de souffrances
Ne nous laisse qu'indifférence,
* Tandis que par nos offenses
Nous lui donnons la mort ?
4 Mais nos pauvres larmes humaines
Sont bien peu devant votre peine. 
* Que votre Fils nous obtienne
D'y joindre un vrai remords !
5 Pour qu'enfin l'amour nous engage
Et nous livre à lui davantage,
* Gravez en nous ce visage
Que vous avez chéri.
6 Quand viendra notre heure dernière,
Nous aurons besoin d'une mère
* Pour nous mener, de la terre,
En votre Paradis.

 

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

===

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

 

(Période popice pour les préparation au Baptêmes et receptions dans l'Eglise par Chrismation.)

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

 

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit

 

INSCRIVEZ-VOUS !...

 

Inscrivez-vous pour suivre au plus près le Christ, divin Médecin de nos Esprits,de nos âmes et de nos corps pour vous laisser guérir par Lui !...

 

 

RETIREMENT OF HOLY WEEK Palm Sunday to Easter Monday.


SIGN UP! ...​ 

Sign up to follow closely the Christ, Divine Physician of our spirits, our souls and our bodies to let you heal Him! ...

 

 

 

 

*25 Mars:

Vendredi Saint, 15 h Office Liturgique Syriaque de la Crucifixion...

 

* March 25:
Holy Friday, 15h Syriac Liturgical Service of the Crucifixion ...

 

 

*26 Mars :

Samedi Saint: 21h , Bénédiction du feu nouveau et Veillée pascale  au rythme  des Services Liturgiques Syriaques, Messe de la Résurection de Notre-Seigneur.

 

* March 26:
Holy Saturday: 21h, Blessing of the New Fire and Vigil at the whim of Liturgical Services Syriacs, Mass of the Resurrection of Our Lord.

 

 

*27 Mars :

PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* March 27:
EASTER Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

===

 

PÈLERINAGES 2016 (N-D DE MISÉRICORDE, LISIEUX-DOZULÉ, ARGENTEUIL, ROME...)

 

Pèlerinages 2016 (N-D de Miséricorde, Lisieux-Dozulé, Argenteuil, Rome...)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

===

LISIEUX DOZULE

 

*Lundi 28 Mars:

PELERINAGE A LA CROIX GLORIEUSE

Messe à 7h au Monastère, départ pour Lisieux.Prières à Lisieux en matinée et déjeuner sur place.

Procession et Prières à la Croix Glorieuse de Dozulé dans  l'après-midi.

Retour au Monastère vers 19h.

 

* Monday, March 28:


PILGRIMAGE TO THE GLORIOUS CROSS


Mass at 7 am at the Monastery, departure for Lisieux.Prières to Lisieux in the morning and lunch.


Procession and Prayers to the Glorious Cross of Dozulé in the afternoon.


Back at the monastery around 19h.

 

*Pèlerinage à Argenteuil:ou

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE 

du 25 mars au 10 avril 2016 

*Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

 

 

Pèlerinage à ROME

Marché de Trajan

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

*Notre-Dame de la Salette

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

 

 

Dimanche 20 Mars 2016 / Hosanna. Dimanche des Rameaux , lectionnaire (Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare):
"We know that prayer in and of itself cannot save us, but carrying it out before God can. For when the Lord's eyes are upon us He sanctifies us, as the sun warms everything upon which it shines." (St. Gregory Palamas)

"We know that prayer in and of itself cannot save us, but carrying it out before God can. For when the Lord's eyes are upon us He sanctifies us, as the sun warms everything upon which it shines." (St. Gregory Palamas)

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 18:32
Pourquoi se confesser ?S'y préparer? Faire ses Pâques?... Eléments de discernement...

POURQUOI IRAI-JE ME CONFESSER ? JE N’AI PAS DE PÉCHÉS PARTICULIERS

 

L’erreur –confession orthodoxe

« … Mais en est-il vraiment ainsi ? Quand un homme, durant un temps prolongé, demeure dans une chambre fermée, il s’habitue à l’air vicié et ne se rend plus compte combien c’est désagréable. Mais quelqu’un qui viendra de l’extérieur ne supportera pas l’odeur ambiante dans la chambre et prendra la fuite !

Que ceux qui disent ‘Je n’ai pas de péchés particuliers’ répondent si le Christ habite dans leur cœur. Jésus Christ se plaît à habiter les cœurs purs. Mais leurs cœurs sont-ils purs ? À peine…Ils s’imaginent être purs, mais l’imagination n’est pas la réalité. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous (1 Jn 1, 8) ; et, là où il y a mensonge, le Christ ne se trouve pas.

Voir son péché

Alors : que faire ? – Confessons-nous ! Retrouver une attitude digne et juste nous purifie de toute injustice (1 Jn 1, 9). Les saints Pères nous enseignent qu’il est très difficile pour un homme de voir ses péchés. Ils expliquent cela par l’aveuglement causé par le démon. Abba Isaïe dit : ‘Qu’un homme se sépare de celui qui est à sa gauche, c’est-à-dire de la communion avec les démons et de leurs suggestions, il verra pleinement ses péchés contre Dieu et il connaîtra Jésus Christ. Mais un homme ne peut voir ses péchés tant qu’il ne se sépare pas de ceux-ci, et cela exige du travail et de l’affliction. Ceux qui ont atteint cette condition ont trouvé les larmes lorsqu’ils se rappellent leur affection vicieuse pour les passions, ils n’osent pas regarder Dieu, et ils vivent constamment avec un cœur brisé’. S’il était simple de voir nos fautes, saint Éphrem le Syrien n’aurait pas prié en disant : ‘Seigneur, donne-moi de voir mes fautes !’De même saint Jean de Kronstadt ne pourrait pas dire :’Ceci est vraiment un don de Dieu : voir nos péchés dans leur multitude et dans leur horreur’.

La cécité

Ceux qui croient n’avoir aucun péché substantiel à se reprocher sont en fait aveugles. Ils doivent prier Dieu pour que Celui-ci leur donne de percevoir leurs péchés et pour se défaire ainsi de l’extrême et fatale illusion qu’ils n’ont aucun péché particulier. Leurs péchés sont-ils petits comme des grains de sable, s’ils ne sont pas effacés par la confession continuelle, ils s’accumulent et souillent la chambre du cœur si bien que l’illustre Hôte céleste ne peut y pénétrer.

Petits et redoutables

Les petits péchés sont souvent bien plus dangereux que les plus grands délits ou crimes. En effet, ces derniers pèsent lourdement sur la conscience et demandent à être confessés, réparés, clarifiés, effacés. Les petits péchés, en revanche, ne pèsent pas lourdement sur l’âme, et ils ont la particularité de rendre celle-ci insensible à la grâce divine et indifférente au Salut. Moins d’hommes ont péri sous les coups des bêtes féroces qu’au contact de petits microbes imperceptibles à l’œil nu. Considérés comme insignifiants, les petits péchés ne font généralement pas l’objet de notre attention. Ils sont facilement oubliés et créent chez l’homme la plus mauvaise habitude, celle de pécher inconsciemment et d’endormir la conscience morale. Ainsi, le misérable pécheur en arrive à se tromper en croyant qu’il n’est pas pécheur, que tout va pour le mieux  pour lui alors qu’il est misérablement asservi au péché.

Les petits péchés créent une véritable stagnation de la vie spirituelle. Une pendule s’arrête sous l’accumulation de la poussière : ainsi le pouls spirituel de l’homme s’éteint par degrés sous la couche dense que forme la multitude des petits péchés. Pour que la pendule fonctionne à nouveau, il faut enlever la poussière. Pour restaurer sa vie spirituelle, l’homme doit confesser le moindre péché ».

(extrait de The Forgotten Medicine : The Mystery of Repentance, St. Xenia Skete Press. Wilwood CA, 1994)

"...Man has been endowed with the innate desire for and the ability to acquire wisdom and learning and it is the duty of leaders to inspire and guide our peoples in this quest.." (Haile Selassie I)

POURQUOI IRAI-JE ME CONFESSER ? JE N’AI PAS DE PÉCHÉS PARTICULIERS

L’erreur –confession orthodoxe

« … Mais en est-il vraiment ainsi ? Quand un homme, durant un temps prolongé, demeure dans une chambre fermée, il s’habitue à l’air vicié et ne se rend plus compte combien c’est désagréable. Mais quelqu’un qui viendra de l’extérieur ne supportera pas l’odeur ambiante dans la chambre et prendra la fuite !

Que ceux qui disent ‘Je n’ai pas de péchés particuliers’ répondent si le Christ habite dans leur cœur. Jésus Christ se plaît à habiter les cœurs purs. Mais leurs cœurs sont-ils purs ? À peine…Ils s’imaginent être purs, mais l’imagination n’est pas la réalité. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous (1 Jn 1, 8) ; et, là où il y a mensonge, le Christ ne se trouve pas.

Voir son péché

Alors : que faire ? – Confessons-nous ! Retrouver une attitude digne et juste nous purifie de toute injustice (1 Jn 1, 9). Les saints Pères nous enseignent qu’il est très difficile pour un homme de voir ses péchés. Ils expliquent cela par l’aveuglement causé par le démon. Abba Isaïe dit : ‘Qu’un homme se sépare de celui qui est à sa gauche, c’est-à-dire de la communion avec les démons et de leurs suggestions, il verra pleinement ses péchés contre Dieu et il connaîtra Jésus Christ. Mais un homme ne peut voir ses péchés tant qu’il ne se sépare pas de ceux-ci, et cela exige du travail et de l’affliction. Ceux qui ont atteint cette condition ont trouvé les larmes lorsqu’ils se rappellent leur affection vicieuse pour les passions, ils n’osent pas regarder Dieu, et ils vivent constamment avec un cœur brisé’. S’il était simple de voir nos fautes, saint Éphrem le Syrien n’aurait pas prié en disant : ‘Seigneur, donne-moi de voir mes fautes !’De même saint Jean de Kronstadt ne pourrait pas dire :’Ceci est vraiment un don de Dieu : voir nos péchés dans leur multitude et dans leur horreur’.

La cécité

Ceux qui croient n’avoir aucun péché substantiel à se reprocher sont en fait aveugles. Ils doivent prier Dieu pour que Celui-ci leur donne de percevoir leurs péchés et pour se défaire ainsi de l’extrême et fatale illusion qu’ils n’ont aucun péché particulier. Leurs péchés sont-ils petits comme des grains de sable, s’ils ne sont pas effacés par la confession continuelle, ils s’accumulent et souillent la chambre du cœur si bien que l’illustre Hôte céleste ne peut y pénétrer.

Petits et redoutables

Les petits péchés sont souvent bien plus dangereux que les plus grands délits ou crimes. En effet, ces derniers pèsent lourdement sur la conscience et demandent à être confessés, réparés, clarifiés, effacés. Les petits péchés, en revanche, ne pèsent pas lourdement sur l’âme, et ils ont la particularité de rendre celle-ci insensible à la grâce divine et indifférente au Salut. Moins d’hommes ont péri sous les coups des bêtes féroces qu’au contact de petits microbes imperceptibles à l’œil nu. Considérés comme insignifiants, les petits péchés ne font généralement pas l’objet de notre attention. Ils sont facilement oubliés et créent chez l’homme la plus mauvaise habitude, celle de pécher inconsciemment et d’endormir la conscience morale. Ainsi, le misérable pécheur en arrive à se tromper en croyant qu’il n’est pas pécheur, que tout va pour le mieux  pour lui alors qu’il est misérablement asservi au péché.

Les petits péchés créent une véritable stagnation de la vie spirituelle. Une pendule s’arrête sous l’accumulation de la poussière : ainsi le pouls spirituel de l’homme s’éteint par degrés sous la couche dense que forme la multitude des petits péchés. Pour que la pendule fonctionne à nouveau, il faut enlever la poussière. Pour restaurer sa vie spirituelle, l’homme doit confesser le moindre péché ».

(extrait de The Forgotten Medicine : The Mystery of Repentance, St. Xenia Skete Press. Wilwood CA, 1994)

"Would that I forget all, O Lord, so that You alone  remain to satisfy my life"(+ Pope Shenouda +)

"Would that I forget all, O Lord, so that You alone remain to satisfy my life"(+ Pope Shenouda +)

Pourquoi se confesser ?S'y préparer? Faire ses Pâques?... Eléments de discernement...

«  Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous abusons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.  »

Première lettre de saint Jean, chapitre 1, verset 8


Il est très facile de voir le péché chez les autres, les terroristes en premier. Mais moi, suis-je sans péché ?

Désarme-les, désarme-nous, priait le frère Christian de Chergé à Tibhirine, en Algérie.

Se reconnaître pécheur, c’est accepter de se laisser désarmer. Saint Jean n'agit pas autrement.

Tout en étant disciple du Christ, prédicateur de la Bonne Nouvelle, il prend soin de préciser qu’il est lui-même pécheur.

Désarme-moi, Seigneur, de toutes ces pensées qui me font croire que je suis toujours juste, toujours mieux que l’autre.

Moi qui suis croyant et peut-être baptisé, est-ce parce que je prie que je suis bon ?

Est-ce que je me trouve parfait parce que je suis pratiquant et que je vais à l'Église ?

En fait, c’est l’inverse : la Sainte Église rassemble en elle les croyants, les pratiquants qui sont tous d’abord des pécheurs, du pape au simple fidèle.

Car nul n’est bon sinon Dieu seul.

Sommes-nous capables, en ces premiers jours de carême, de reconnaître nos péchés contre nos proches, contre ceux à qui nous avons fait du mal en actes ou en paroles ? 

Mais, pour suivre Jésus, il y a mieux encore : ses vrais fidèles sont ceux qui, en même temps, reconnaissent et leurs péchés et la miséricorde de Dieu.

Nous confessons que ses bras nous sont ouverts quand nous retournons à lui.

Sa miséricorde nous éloigne des chemins du péché et nous fait cheminer vers la sainteté.

Revenons : Il nous attend.

Frère Sarmad Najeeb
Frère Sarmad Najeeb est irakien. Devenu dominicain en 2004, il étudie à Lille et à Strasbourg avant de partir en Irak. En 2015, il revient à Lille où il est investi auprès des scouts, des étudiants du foyer Saint-Dominique et de la communauté irakienne.

Christ en magesté du Choeur de notre Monastère yriaque

Christ en majesté du Chœur de notre 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde.

Brévilly

61300 CHANDAI (France)

Tel: 02.33.24.79.58

 

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

(Selon la pratique et les rites de l'Eglise, un prêtre s'y tient toujours à votre disposition pour:

Un accompagnement spirituel, une Confession, des prières de délivrance ou d'exorcisme,des prières de guérison ...)

 

Dans le 4ème degré de L’Échelle, il est dit que les fautes non confessées pèsent à l’intérieur de la communauté, et empêchent la personne d’être pardonnée.

« J’ai dit : je confesserai contre moi mon iniquité au Seigneur, et Toi, Tu as remis l’impiété de mon cœur », dit le Psalmiste

(Ps. 31, 5).

Pour cela également, saint Jean le Précurseur « exigeait de ceux qui venaient à lui la confession de leurs fautes, avant de les baptiser, non qu’il eût besoin lui-même d’en avoir connaissance, mais parce qu’il se souciait de leur salut »

(4, 72).

La confession doit être totale, sans mensonge ni réserve, sous peine d’être inefficace (« mets à nu tes plaies devant le médecin » et franchis la barrière de la honte).

Du reste, celui qui songe à la confession est retenu de pécher

(4, 58).

C’est à lui, « et à lui seul », que nous devons confesser nos fautes

(4, 12)

en faisant preuve d’une totale confiance en lui (51).

S’il est absent, nous pouvons penser à ce qu’il nous dirait et nous conseillerait, en nous souvenant « qu’il est toujours présent à nos côtés »

(59).

(cf. au 11ème s. saint Syméon le Nouveau Théologien qui, son père spirituel étant entré dans son repos, le consultait

dans la prière et obtenait les réponses dont il avait besoin).

Il nous est conseillé de ne pas en changer (4, 79) sauf si lui-même avoue son impuissance à nous aider.

En tout cas, « il est dangereux, pour un soldat sans expérience, […] de combattre seul. […] », et « Il est bon qu’un fils soit avec son père pour lutter contre les dispositions mauvaises par la puissance de l’Esprit »

(81).

Contre les esprits mauvais, celui qui entreprend la lutte sans secours « se fait tuer par eux » (82).

Le combat spirituel est une lutte pour la vie éternelle, il s’agit de vie et de mort ; d’où le sérieux et la méthode que conseille le Climaque.

 

Manifesté par les larmes (7ème degré), il est « la restauration du baptême » (5ème degré, 2), parce qu’il lave les péchés commis après ce sacrement. Saint Jean Climaque ne parle pas d’absolution sacramentelle.

Il affirme que les péchés avoués et détestés avec une véritable douleur du cœur (« componction », penthos) sont pardonnés.

Le signe du pardon est dans le cœur brisé dont parle encore David (Ps. 51) comme du sacrifice « agréé par Dieu ».

Nous devons chercher à « recevoir la certitude intime du pardon », dès cette vie

(cf. Ps. 38, 14).

Ainsi nous anticipons l’heure du jugement.

Il y a donc une dimension eschatologique du repentir.

Pour le Climaque, il se passe ici un vrai déliement (absolution) :

« où est l’Esprit du Seigneur, le lien est rompu ; où se trouve l’humilité profonde, le lien est rompu. Ceux qui ne possèdent pas ces deux assurances, qu’ils ne s’abusent pas : ils sont enchaînés »

(5, 40).

Comme saint Jean Cassien, dont il cite la Conférence 4, 115 (sur le discernement), Jean Climaque affirme que c’est l’aveu des fautes avec repentir total et sincère qui obtient le pardon (cf. le film L’île, qui illustre cet enseignement).

SAINT JEAN CLIMAQUE : LA CONFESSION
transfiguration copte

Refléchissons à LA CONFESSION:

«Le Saint n’est pas celui qui ne chute jamais. C’est celui qui se relève après chaque chute»

 

“Le mot “péché” ça fait flipper !”

 

Yenofa raconte (Dans Hozana) : 

“Le mot “péché” ça fait flipper !

On peut parfois avoir cette image de la morale chrétienne très culpabilisante qui nous enferme dans la honte.

Mais moi ce sacrement de la réconciliation je le vis avec beaucoup de joie et je trouve que c’est important de le dire.

Cela me rend triste toutes ces idées reçues qu'on entend parfois, sur une Eglise coincée qui voudrait nous faire culpabiliser parce qu’elle a peur du péché, ou qui voudrait nous envoyer à la confession par punition, à l’image d’une marâtre, d’une méchante mère.

Cette vision de la confession qui nous enferme dans la culpabilité elle est fausse, il faut la dépasser.

Parce que c’est beau, c’est tellement beau ce sacrement, le pardon de Jésus. Tu arrives avec une âme trouble et elle ressort transparente.

Si tu meures 30 sec après une vraie confession : saute de joie, tu vas direct au ciel, ton âme est toute prête à s’unir à Jésus. En tous cas tu peux foncer à la messe.

 

La communion c’est l’union de ton âme avec Jésus. Et là ton âme est toute préparée à cette union, la communion va être totale.Tu reçois Jésus présent sacramentellement pour être toi-même présence du Christ au Monde que tu collabore ainsi à réunir par Lui, avec Lui et en Lui...

 

C'est important le fait de dire à l’oral nos péchés à un prêtre, un "pauvre type pecheur comme moi, c’est important puisque c'est l' effort  que nous demande le Christ Sagesse Incarnée !... Ca nous force à nous bouger un peu et à aller voir en nous ce qu’on a pas forcément envie de voir, de nous rendre compte, de voir qu’on est pas tout blanc, qu’il y a une part de compromission avec le mal en nous.

Nous n'allons pas nous confesser  pour nous culpabiliser, mais pour laisser Dieu nous remplir de son pardon, nous sauver et, par la force de Son Bon, Saint et Vivifiant Esprit, nous régénèrer et construire Son Eglise.

De plus le prêtre est là pour te donner des conseils.

Un bon prêtre qui donne des bons conseils qui réparent ça peut vraiment faire avancer.

De plus, dans notre Tradition Syriaque Orthodoxe Malankare comme chez tous les Orthodoxes, qu'ils soient Bysantins ou Orientaux, chaque fidèle devrait se trouver un prêtre de confiance qui le connaisse à fond pour le guider: Un Père Spirituel.

 

Avec un de mes meilleurs amis quand on ressort d’une confession on s’écrit par texto

-“Je peux mourir maintenant”, on comprend tous les deux ce que ça veut dire. On s’est confessé : on est trop heureux.”

 

L’amour de Dieu

 

Laissons-nous aimer totalement et devenons saints par la grâce de Dieu lui-même. Lorsque nous allons nous confesser, nous avons l’humilité de reconnaître que nous sommes malades, blessés et nous nous laissons guérir par le pardon de Dieu.

En se confessant, c'est la résurrection du Christ qui agit en nous, qui fait que le péché et la mort n'ont pas le dernier mot sur mes maux.

La confession me remet dans la communion d'Amour avec le Père et mes frères.

Souvent, les gens ont peur de ce que le prêtre peut penser mais ce n’est que la rencontre d’un pêcheur avec un autre pêcheur.

Et puis si on a peur de ce que Dieu peut penser de nous, c’est plutôt de l’orgueil !

Un prêtre disait : “On est si peu original dans le péché. On n’impressionnera pas Dieu avec nos péchés.”

 

Quand on y va à reculons...

 

Voici le témoignage de Clémentine (Dans Hozana) : 

-“La confession me faisait très peur et je détestais aller raconter ce dont j’avais honte :

*mes péchés,

*mes faiblesses à un prêtre, une personne que je ne connaissais pas, ou alors pire, que je connaissais et qui peut-être me jugerait ensuite.

D’un autre côté, je connaissais les bienfaits de la confession et je savais que l’Eglise nous encourage à nous confesser.

Avec deux amies qui partageaient avec moi la difficulté de se rendre à confess, nous avons décidé de nous retrouver une fois par mois pour nous rendre ensemble dans une église, "passer à la casserole" et ensuite partager un bon repas pour se remonter le moral !

Ce soutien fraternel a porté d’immenses fruits. Cela fait maintenant deux ans que nous suivons fidèlement ce rituel et nous avons chacune vécu une grande conversion :

je vais maintenant me confesser avec joie en sachant l’amour et la joie qui m’attendent de la part du Seigneur, véhiculés par le prêtre. J’ai vécu de grandes grâces… de paix, de charité, de profonde miséricorde.

Pourtant j’avais commencé par y aller à reculons et ma première motivation était quand même de retrouver mes amis plutôt que le Seigneur. Maintenant c’est l’inverse ! Retrouver mes amies est devenu la cerise sur le gâteau. Merci Seigneur”

 

Une question à te poser :

 

"Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel : pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion."  (St Luc 15,1-10)

 

A quand remonte le dernier "ménage" dans ton âme ?

St Isaac le Syrien (Celui qui prie...Rancune...)

"Celui qui prie la rancune au coeur, ressemble à un homme qui tâche de planter dans les eaux mouvantes de la mer" (St Isaac le Syrien)

 

Pourquoi se confesser ?S'y préparer? Faire ses Pâques?... Eléments de discernement...

FAUT-IL SE PRÉPARER À LA CONFESSION ?

La démarche eucharistique –

Notre pratique de la confession des péchés dérive probablement de l’expérience pascale de l’Église. Pendant le Carême, les catéchumènes se préparent au saint baptême pour la rémission de tous leurs péchés et l’acquisition de la vie éternelle dans le Christ par le saint Esprit ; les pénitents se préparent à l’absolution de leurs péchés et à la réintégration dans l’Église, le Corps du Christ. Le lien entre confession et communion eucharistique est donc simple : renoncer à ce qui nous séparer du Christ et de son amour ; nous convertir ; faire un nouveau projet de vie. Même si la confession ne précède pas mécaniquement la communion, on peut dire qu’elle en constitue la préparation normale. Elle est en tout cas l’initiation à la miséricorde de Dieu et l’acquisition de l’Esprit de vie.

La préparation

Venir à la confession sans préparation n’est pas toujours fructueux. On ne sait pas trop quoi dire. On a le cœur sec. La rencontre se transformerait en conversation, ou en analyse psychologique. Souvenons-nous que nous venons demander le pardon de nos péchés et non l’explication humaine de nos comportements. Nous venons reconnaître devant Dieu nos torts, nos fautes, nos erreurs, nos transgressions, tout ce qui a pu nous opposer à sa volonté ou nous en éloigner. Or, bien souvent, nous ne rendons pas compte de la situation où nous sommes. Pour cela, plusieurs conseils nous sont donnés par les anciens. D’abord, regarder notre vie dans le miroir de la Parole de Dieu : lire les psaumes et surtout le saint Évangile, notamment les chapitres 5 à 7 de Saint-Matthieu. Ensuite, lire l’office de préparation à la confession qui est proposé dans les livres de prière. À cela, joindre le jeûne ou au moins l’abstinence. Pendant le grand Carême, dire fréquemment la prière de saint Éphrem le Syrien : « Donne-moi devoir mes fautes… »

Le besoin

Il arrive souvent que nous sommes appelés à la confession par la souffrance urgente de notre cœur. C’est ce que dit le prophète David : « Parce que je taisais mon péché, mes os se consumaient, à force de crier tout le jour » (Ps. 31, 3). Nous venons nous confesser parce que quelque chose pèse lourdement sur notre conscience. Nous venons déposer notre fardeau et obtenir le soulagement de notre peine : J’ai péché, ô Dieu, pardonne-moi ! Ce besoin douloureux du pardon de Dieu est lié au repentir, qui est un dégoût et une horreur du péché. Notre démarche de confession n’est plus alors liée seulement à la  préparation à la communion. Nous courons vers le Seigneur qui, par le ministère de ses prêtres, veut nous pardonner, nous guérir et nous sauver. Quel soulagement, quelle paix, quand nous sommes pardonnés de l’impardonnable ! Seul le pardon peut donner la  paix à notre âme.(Source: Sagesse Orthodoxe)

Pourquoi se confesser ?S'y préparer? Faire ses Pâques?... Eléments de discernement...
Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

Nous cheminons vers Pâques ; mais cela nous mettra face à une scène bien étrange. Nous pourrions nous attendre à ce que la Résurrection de Jésus soit manifestée avec la plus grande gloire ! Que sa victoire soit éclatante aux yeux du monde… dans l’Évangile de Jean, il n’en sera rien, et pour cause. L’Évangile de Jean est, au fond, un évangile assez sobre, contrairement à l’image que nous en avons souvent. Chez Matthieu, par exemple, la mort de Jésus s’accompagne d’un tremblement de terre ; tout comme la Résurrection s’accompagne de signes apocalyptiques, de l’apparition d’un ange, d’une grande lumière. La mort et la Résurrection font beaucoup de « bruit » chez saint Matthieu.

Au dimanche de Pâques, dans l’Évangile de Jean, rien. Faisons bien attention au Vendredi Saint, où nous lirons aussi la Passion selon saint Jean : un simple « J’ai soif », « Tout est achevé », « Il rendit l’esprit ». Tout est dit, tout est montré, tout est signifié. Jésus a donné sa vie pour nous. Et pour cause, nous le savons, l’amour vrai, l’amour sincère est celui qui se donne discrètement, sans bruit et sans éclat. Souvenons-nous, là aussi, du premier Évangile que nous avons entendu pour ouvrir notre Carême : « Quand tu fais l’aumône, que ta main droite ignore ce que donne ta main gauche » (Mt 6, 3). Jésus, Lui qui nous fait la véritable aumône, celle de la vie éternelle, le fera dans l’ignorance mondaine la plus totale : seul son Père voit ce qu’Il a fait dans le secret de la Croix. Pour sa Résurrection, idem : sans bruit, sans éclat, dans l’Évangile de Jean : nous n’aurons aucun détail en ce jour. Une simple pierre roulée, et un linceul posé là ; Jean « vit et il crut ». Dieu « repart », si vous me permettez cette expression, comme Il est venu : Noël et Pâques, au fond, sont faits du même bois, celui de la Croix. Dieu, en son humilité, a la victoire modeste.


Mais au fond, n’y aura-t-il vraiment rien dans cet Évangile de Pâques ?

Nous sommes au premier jour de la semaine. Pour Jean, le premier jour est toujours celui d’une création nouvelle. À la manière du livre de la Genèse, au premier jour, Dieu séparera le jour de la nuit (« Que la lumière soit », nous dit la Genèse) ; de même, Jean ajoutera ce petit détail à son Évangile : « Il fait encore sombre ». Dans son prologue, il nous disait déjà que « la lumière a brillé et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée ». À Pâques, ce sera fait : certes, il fera encore sombre, sans doute encore comme dans chacune de nos vies, de nos histoires, mais grâce à cette toute petite indication, nous comprendrons que cette aurore, cette aurore nouvelle, se lève bien.Lire la suite sur Libres Propos

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

L'Eglise demande aux chrétiens de se confesser et de communier au moins une fois par an, au temps de Pâques.

Trop nombreux, hélas, sont ceux qui négligent cette démarche. Mais même ceux qui font leurs Pâques ne doivent pas se contenter de ce devoir minimum.

C'est chaque dimanche, en effet, qu'un chrétien digne de se nom doit participer au St Qurbana (A la Ste Messe) en y communiant au Pain de Vie qui est la nourriture indispensable de l'âme pour être présence du Christ au monde contemporain...

"Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous" nous dit Jésus.

Quant au sacrement de Réconciliation (Pénitence, Confession), il ne faut pas oublier qu'il est un moyen irremplaçable de conversion, "un passage obligé sur le chemin du salut" par lequel non seulement le pardon que le Christ nous a acquis sur la Croix est appliqué à notre âme, mais, plongé dans la mort et la résurrection du Christ Tête de l'Eglise, l'Esprit Saint restaure en nous la grâce du Baptême-Chrismation que nous avions "opacifiée" par nos péchés personnels...

Malheureusement on constate qu'elles sont nombreuses à l'heure actuelle les personnes qui négligent de confesser régulièrement leurs péchés à un prêtre ; c'est une attitude qui inquiète beaucoup les prêtres, car ces personnes, pour la plupart, communient très facilement au Corps du Christ sans se demander si elles en sont dignes.

Il ne faut pas oublier en effet, qu'une communion reçue dans "une âme en état de grâce" mais insuffisamment purifiée et fortifiée par les grâces propres au sacrement de pénitence, risque d'être bien peu enrichissante sur le plan spirituel ; mais qu'une communion reçue dans une âme "en état de péché mortel" c'est-à-dire de séparation avec Dieu, non seulement est totalement infructueuse mais elle constitue un péché trés grave, puisqu'il s'agit en fait d'un sacrilège.

Manger ainsi le Corps du Christ, "c'est manger sa propre condamnation" comme disait saint Paul.

A méditer.

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

Bien des chrétiens sont convaincus de la beauté et de la grandeur du sacrement de Réconciliation. Mais de là à aller se confesser, il y a loin. Voici 2 examens de conscience, l'un pour adultes et l'autre pour jeunes.

Voir le Fichier : Examen_de_conscience_pour_adultes.pdf

Voir le Fichier : Examen_de_conscience_de_Lourdes_pour_ados.pdf

Examen de conscience simple :

Bénissez-moi mon Père, parce que j’ai péché :

ENVERS DIEU :

J’ai fait mes prières sans aucune attention.

J’ai passé des journées entières sans prier DIEU.

J’ai prononcé le nom de DIEU sans respect (…. fois)

J’ai manqué la Messe du dimanche par ma faute (… fois).

J’ai ri et bavardé à l’Eglise au lieu de prier.

J’ai eu honte de me montrer chrétien(ne), devant les autres.

ENVERS LES AUTRES :

J’ai désobéi à mes parents, aux prêtres, aux maîtres d’écoles.

J’ai répondu grossièrement, avec insolence.

J’ai eu de la haine, de la jalousie, de la vengeance.

Je me suis moqué des autres.

J’ai rapporté ce que je savais de mal.

J’ai dit du mal des autres.

J’ai été méchante(e), j’ai donné des coups.

J’ai été envieux(se), jaloux(se).

Je n’ai pas voulu pardonner.

J’ai fait exprès de la peine aux autres.

Je n’ai pas voulu aider, faire plaisir.

Je ne me préoccupe que de moi, j’ai refusé de partager.

J’ai donné le mauvais exemple, j’ai entraîné au mal.

J’ai volé de l’argent (…euros), d’autres choses (dire quoi).

J’ai menti pour m’excuser, pour me vanter, pour faire punir les autres.

J’ai triché en classe, au jeu, dans les examens.

J’ai été hypocrite ( dissimuler sa véritable personnalité).

ENVERS MOI-MÊME :

J’ai été orgueilleux(se), j’ai boudé, j’ai été coléreux(se).

J’ai pensé avec plaisir à de vilaines choses.

J’ai eu de mauvaises conversations.

J’ai été gourmand(e).

J’ai été paresseux(se) dans le travail.

Il existe aux Editions Téqui : le Guide pratique du pénitent par le Père Guillaume de Menthière.

Ce petit manuel se voudrait un outil pratique, à consulter juste avant d'aller se confesser. Il n'a pas d'autre but que de "décontracter le pénitent".

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

 +

Le  Sacrement  de  Pénitence Dans la Tradition Syriaque :

 

La pénitence ou  "Rémission des péchés" est l’un des sept sacrements de la Loi Nouvelle ordonnée par Notre Seigneur. Ce Sacrement fût institué lorsque, soufflant sur ses Apôtres et disciples Il leur dit : "Recevez le Saint Esprit. Tous ceux auxquels vous pardonnerez leurs péchés, ils leur seront pardonnés ; tous ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus"
(St Jean XX: 22–23).

Ce sacrement a été ordonné par Notre Seigneur sous la forme d’une loi, donnant pouvoir et autorité à Ses ministres (aujourd’hui, les Evêques, Successeurs des Apôtres et leurs collaborateurs dans l’Ordre Sacerdotal: les Prêtres) de déclarer  et de prononcer en Son Nom l’absolution (le pardon) des péchés au bénéfice des fidèles qui se confessent et se repentent vraiment des transgressions commises volontairement après le baptême.

Le pécheur repentant doit considérer, lors d’un examen de conscience, les nombreux péchés qu’il ou elle a commis et s’en repentir vraiment et sérieusement. Il se fait alors un devoir de les confesser au prêtre sans rien vouloir dissimuler ou  cacher et, par voie de conséquence, il accepte la pénitence canonique que le Ministre de la Miséricorde lui imposera.

 

Exhortation  générale

 

- Le prêtre doit bien connaître les lois divines et  ecclésiastiques, pour être capable de déterminer si oui ou non celui qui se repent est digne de recevoir l’absolution (la formation du "ministre de la miséricorde" est donc essentielle en théologie morale). En conséquence, tel un médecin des âmes, le prêtre doit suivre le pénitent fidèle et prendre grand soin de sa santé spirituelle, que ce soit un homme ou une femme.

2 - Le prêtre doit absolument ne jamais révéler quoi que ce soit de la confession du pénitent, mais plutôt la garder secrète même jusqu’à la mort.

3 -Toutes les fois que le prêtre est appelé à entendre en confession quelques  fidèles pénitents, il doit toujours se montrer prêt à répondre à cet appel et  supplier profondément le Seigneur (qui est à l’origine de cet appel et dont il sera "le canal" pour appliquer à l’âme Son Pardon Miséricordieux) de l’assister pour remplir comme il convient, et avec piété, son service.

4 - La confession devrait, habituellement, être faite uniquement à l’église.

Le prêtre porte une étole autour du cou et est assis sur une chaise (ou un "confessionnal") qui doit être placée dans un endroit spécial de façon à être vu par l’assemblée.

Cependant, dans les cas de  maladie ou pour toutes autres raisons contraignantes, le prêtre peut aller au domicile du malade qui désire se confesser, mais se trouve dans l’incapacité de se rendre à l’église.

Pendant que le pénitent se confesse le prêtre doit pourtant, pour des raisons de prudence, être assis en un endroit spécial où il puisse être vu par ceux qui sont présents tout en respectant la stricte confidentialité de l’acte.

5 - Si le prêtre découvre que le pénitent ignore les vérités fondamentales de la Foi, notamment dans le domaine de la morale Chrétienne, alors il doit, à l’occasion de cette confession, essayer de l’éclairer et de l’instruire sur ces  vérités doctrinales et morales, mais si -faute de temps- c’était impossible, alors il devrait le faire à une autre occasion plus convenable.

6 - S’il arrivait qu’ en raison d’extrême  maladie ou pour tout autre empêchement, un des fidèles soit privé  de la parole, et  soit, de ce fait, incapable d’une confession auriculaire, le prêtre acceptera la confession gestuelle pour lui accorder l’absolution individuelle.

 

 Prière  de  Pénitence

 

Ayez pitié de moi, Ô Père Tout Puissant. Nous Vous louons, nous Vous bénissons ! Nous Vous adorons, humblement agenouillés. Veuillez nous montrer Votre grande miséricorde…

Ô Christ, qui êtes la  Source de la miséricorde, montrez-moi Votre compassion au jour du jugement comme il en fut pour le larron sur la Croix, pour le publicain et à la femme adultère. Amîn.

 

Prière  avant  la  confession

 

Ô Dieu, Qui ne voulez pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se repente et qu’il vive, je confesse en Votre Présence que j’ai péché malgré Votre grande bonté.

Par mon ingratitude, j’ai dérogé à la dignité filiale et ne suis plus digne d’être appelé  fils de Votre grâce.

Acceptez-moi, Ô Père, comme l’un de Vos zélés serviteurs.

Dans Votre Miséricorde, veuillez effacer mes transgressions et me laver de mon péché.

Ô Père de Miséricorde, veuillez détourner Votre face de mes péchés et ne plus Vous souvenir de mes iniquités.

Ne me rejetez pas de devant Votre face, Seigneur débordant  de grâce. Ne me rejetez  pas dans Votre colère, mais soyez attentif au cri de ma détresse. Seigneur, veuillez regarder mes larmes. Qu’elles me lavent en Votre présence, Seigneur mon Dieu, car c’est avec une sincère humilité que je me repends que et je regrette du fond du cœur tout ce que j’ai pu faire de mal.

De plus, je prends la ferme résolution de  ne pas retourner sur les chemins haïssables du péché.

Veuillez agréer ma confession et m’aider dans Votre miséricorde et Votre grâce à vivre d’une  vie qui glorifie Votre Saint Nom, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn.

 

Prière lors de la Confession devant le Prêtre

 

Je confesse à Dieu, le Père Tout Puissant, à Son Fils bien aimé, Jésus Christ, Notre-Seigneur, et au Saint Esprit,

en présence de Notre-Dame, la Bienheureuse Vierge Marie,

et de tous les saints anges : de St Michel et de St Gabriel Archanges, chefs des milices célestes;

de Saint Jean Baptiste,

des Saints Apôtres Pierre et Paul,

des vingt-quatre prophètes,

des douze apôtres,

des quatre évangélistes et des soixante-douze disciples,

 

Je professe la Sainte Foi des trois Conciles Œcuméniques de Nicée, Constantinople et Ephèse

et crois au très noble sacerdoce dont vous êtes revêtu, Prêtre et Père, par lequel vous liez et déliez.

 

J’ai péché à travers tous mes sens, intérieurement et extérieurement, en parole, en acte et en pensée.

C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute,

je me repends très sincèrement de mes péchés, me proposant de n’y jamais retourner.

Plutôt la mort que d’embrasser le péché !

 

Je demande à Dieu, par l’autorité du Saint Sacerdoce dont vous êtes revêtu de  m’absoudre et de me pardonner, par Sa grâce. Amîn.

 

Prière d'Absolution pour le Laïcat

 

Le prêtre pose sa main droite sur la tête du pénitent et prononce les paroles suivantes :

Que Dieu ait pitié de vous et vous guide à la Vie Eternelle !

En vertu de l’Autorité du  Sacerdoce conféré par Notre-Seigneur-Jésus-Christ à Ses Apôtres qui, à leur tour, le transmirent  à leurs successeurs jusqu’à ce qu’il me fût donné à moi, faible et pécheur,

je vous absous, frère (sœur) de tous ces péchés que vous avez confessés et dont vous vous repentez, aussi bien que de toutes les transgressions qui ont échappé à votre mémoire au Nom du Père +, amen ! et du Fils +,amen ! et  du Saint Esprit + pour la vie éternelle. Amîn !

 

 

 

Prière d’Absolution pour le Clergé

 

Puisse le Seigneur qui a béni ses saints disciples, vous bénir!

Puisse-t’ Il vous préserver de toutes actions mauvaises et vous perfectionner dans la vertu, de sorte que vous soyez l’authentique gardien de Ses commandements en accomplissant Ses lois.

Puisse-t-Il faire de vous ce vase d’élection adapté au service de Sa gloire !

Puissiez-vous, en Lui, jouir de la paix  et  puisse-t-Il se complaire en vous ! Et, selon Sa volonté bienveillante,

soyez béni, absous et consacré, au Nom du Père +, amen ! et du Fils +, amen ! et du Saint Esprit +pour la vie éternelle. Amîn!

 

 

Prière  après  la Confession

 

Seigneur Jésus Christ, Vous qui êtes notre grand Médecin et la Fontaine des miséricordes, veuillez me regarder alors que je me tiens en Votre présence comme :

- l‘aveugle qui attend de Vous la vue intérieure

- le malade qui attend de Vous sa parfaite guérison, et

- le pauvre qui attend d’être enrichi de Votre grâce.

Je crois fermement que Vous avez agréé ma confession et que vous vous êtes penché vers mes supplications,

Je crois que Vous  m’avez pardonné et m’avez purifié de mon péché.

Je Vous rends grâce, Seigneur, et Votre Louange sera  toujours sur mes lèvres pour magnifier Votre amour bienveillant.

Je Vous en supplie, puisse Votre grâce me confirmer dans mon ferme propos et ma résolution de ne point retourner au péché, et m’accorder le triomphe sur toutes les tentations afin que je puisse Vous aimer,Vous seul sur la terre, mon esprit exhalant Votre louange jusqu’au jour où je Vous verrai, au Ciel, pour toujours. Amîn.

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...
 
 

 

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 07:41
The first lesson in life is to be planted in the soul from an early age. The first lesson for children is to know the eternal God, the Giver of eternal life. (St. Clement) /La première leçon de vie doit être plantée dans l'âme dès le plus jeune âge. La première leçon pour les enfants, c'est de connaître le Dieu éternel, Celui Qui donne la vie éternelle. (Saint Clément)

The first lesson in life is to be planted in the soul from an early age. The first lesson for children is to know the eternal God, the Giver of eternal life. (St. Clement) /La première leçon de vie doit être plantée dans l'âme dès le plus jeune âge. La première leçon pour les enfants, c'est de connaître le Dieu éternel, Celui Qui donne la vie éternelle. (Saint Clément)

Vendredi avant Hosanna

(40 ème vendredi)

Saint Qurbana

o    I Pierre 1: 13 à 22 :

  • 13 Après avoir disposé votre intelligence pour le service, restez sobres, mettez toute votre espérance dans la grâce que vous apporte la révélation de Jésus Christ.
  • 14 Comme des enfants qui obéissent, cessez de vous conformer aux convoitises d’autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance,
  • 15 mais, à l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite,
  • 16 puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car moi, je suis saint.
  • 17 Si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers.
  • 18 Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ;
  • 19 mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.
  • 20 Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.
  • 21 C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.
  • 22 En obéissant à la vérité, vous avez purifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères ; aussi, d’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres

o     

o    Romains

o    13: 11 :

o    11 Vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.

o    14: 9 :

o    09 Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

o     

o    Saint Matthieu 4: 1-11 :

  • 01  Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable.
  • 02 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
  • 03 Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
  • 04 Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
  • 05 Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple
  • 06 et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
  • 07 Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
  • 08 Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.
  • 09 Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
  • 10 Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »
  • 11 Alors le diable le quitta. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

o     


 

Par Rupert de Deutz

(v. 1075-1130), moine bénédictin 
Commentaire de l'Evangile de saint Jean, livre 10 ; PL 169, 646 ss. (trad. En Calcat) 

 

« Afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés »

 

 


« Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : 'Vous n'y entendez rien ; vous ne voyez pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple afin d'éviter que la nation ne périsse toute entière.' Il ne dit pas cela de lui-même... » 

Que signifient ces derniers mots :

« Il ne dit pas cela de lui-même »

sinon que Caïphe ne tira pas cette parole de son propre fond ?

En vérité, avant que Caïphe n'existât, déjà avait été dite cette parole :

« Jésus devait mourir pour le peuple. »

Oui, cette parole avait été révélée aux saints prophètes, elle avait même été prononcée avant que les prophètes ne viennent au monde, avant qu'Abraham ait reçu l'existence, avant qu'Adam ait été façonné.

Cette parole était déjà dans le bon plaisir du Père lorsqu'il déclara :

« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance » (Gn 1, 26).

C'est alors qu'il fut dit que Jésus devait mourir pour le peuple. 

Caïphe ne dit donc pas cela de lui-même.

Mais  "comme il était grand prêtre cette année-là, il prophétisa."  

Et quoi donc ? ...

Qu'il fallait qu'un seul homme, un homme unique, le Saint des saints, le Soleil de justice, Jésus-Christ, meure pour le peuple, et non seulement pour le peuple issu d'Abraham, mais encore pour tous ceux que Dieu avait destinés, dès la création du monde, à devenir pour lui des fils (cf. Ep 1, 5).

Ils avaient été jetés hors du Paradis originel et dispersés aux quatre vents du monde ; il fallait les rassembler de toute la masse humaine, jusqu'au dernier élu.

 

 

« Il y en a qui demandent des croix, et ne leur semble jamais que Notre-Seigneur leur en donnera assez pour satisfaire à leur ferveur ; moi, je n’en demande point, seulement je désire de me tenir prêt pour porter celles qu’il plaira à sa Bonté de m’envoyer, le plus patiemment et humblement que je pourrai. [...]

J’aimerais mieux porter une petite croix de paille que l’on me mettrait sur les épaules sans mon choix, que non pas d’en aller couper une bien grande dans un bois avec beaucoup de travail, et la porter par après avec une grande peine ; et je croirais, comme il serait véritable, être plus agréable à Dieu avec la croix de paille que non pas avec celle que je me serais fabriquée avec plus de peine et de sueur, parce que je la porterais avec plus de satisfaction pour l’amour-propre qui se plaît tant à ses inventions, et si peu à se laisser conduire et gouverner en simplicité, qui est ce que je vous désire le plus.

Faire tout simplement tout ce qui nous est commandé ou par les Règles, ou par lesConstitutions, ou bien par nos Supérieurs, et puis nous tenir en repos pour tout le reste, tant près de Dieu que nous pourrons. »

St François de SalesEntretiens spirituels, XV (De la tendreté que l'on a sur soi-même), in"Œuvres", nrf / Gallimard, 1969.
Texte intégral en ligne à l'Abbaye Saint Benoît de Port-Valais (Suisse).

 

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« Et à cet endroit beaucoup crurent en lui. » 

(St Jn 10, 42) 

C'est l’hostilité à présent clairement avouée
à l'encontre du Christ qui éclaire ses contemporains ...

Cette oposition emporte finalement leur adésion à la personne de Jésus qu'ils reconnaissent comme le Messie promis.
 

 Croyons ! 

Clairement le Christ s'affirme Dieu. Venu pour pardonner les péchés Il s'arroge une prérigative divine. Dès lors on cherche à le faire mourir car Il s'afirme  comme Dieu. Aux yeux de beaucoup c'est un blasphème, aux yeux de tous ceux qui, parmi Ses creligionaires Juifs, refusent le messianisme voulu par Dieu pour le limiter à leurs petits projets humains...

Jésus  nous dévoile tout au cours de sa vie l'Amour bienveillant du Père, sa Miséricorde . Il entend susciter en chacun de ses auditeurs un acte de foi.

Vous avez souvent contemplé dans les Evangiles un Jésus en admiration devant la foi de diverses personnes rencontrées lors de ses pérégrinations : *le fonctionnaire d’État,

*le centurion romain, et tant d’autres encore...

Jésus respecte notre "libre arbitre" a toujours laissé libre de le suivre ou pas....

Aujourd'hui pourtant le Bon Pasteur laisse transparaître sa lassitude:

 « Si je n'accomplis pas les œuvres de mon Père,

continuez à ne pas me croire.

Mais si je les accomplis,

quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. » 

(St Jn 10, 37-38)

 

 La Foi donne la paix 

Aujourd'hui nous avons le recul de plus de 2000 ans d’histoire chrétienne, mais hélas si peu de de christianisme vécu de manière cohérente. 
Aujourd'hui , malgré nos faiblesses et celles de nos frères et soeurs qui obscurcissent le rayonnement et l'élan misionnaire de l'Eglise du Christ, nous avons pour nous stimuler à la conversion le témoignage de cette Foi très ferme, parfois sanglant, de nos frères et soeurs "Chrétiens d'Orient". 

 

Offrons au Christ Tête de l'Eglise le témoignage de notre amour et de  notre foi ! 

« Le Fils de Dieu, quand Il reviendra sur la Terre, trouvera-il la Foi ? » 

(St Lc 18, 8)

De plus,  la foi procure à l’âme:

*Une paix profonde. 

*Une joie que le monde ne peut donner. Une joie qui, lorsqu'elle ne suprime la souffrance que le Christ a voulu assumer, lui confère un  sens: de "massacre", si nous le voulons et dans la force du St Esprit, elle peut devenir "sacrifice".

 

  Aujourd'hui, je fais un pas de plus                                                         

 

ACTE DE FOI

 Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper.

 

ACTE D’ESPÉRANCE

 Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que Vous l’avez promis et que Vous êtes toujours fidèles dans Vos promesses.

 

ACTE DE CHARITE

 Mon Dieu, je Vous aime par dessus toutes choses, de tout mon coeur, de toute mon âme et de toutes mes forces, parce que Vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable. J’aime aussi mon prochain comme moi-même pour l’amour de Vous.

 

Ai-je vraiment le souci que la foi augmente déjà en moi, mais aussi autour de moi ?

 

 

 

Vendredi 18,Samedi 19 , Dimanche 20 Mars (Lectures accordées au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

PRIER...LA PRIERE EFFICASSE...

Un pasteur disait un soir, assez soucieux, au sacristain de son église :

"Avez-vous remarqué le vieux aux habits râpés qui, chaque jour à midi, entre dans l'église et en ressort presque aussitôt ?

Je le surveille par la fenêtre du presbytère.

Cela m'inquiète un peu car, dans l'église, il y a des objets de valeur.

Tâchez un peu de le questionner".


Dès le lendemain, le sacristain attendit notre visiteur et l'accosta :
- Dites donc, l'ami, qu'est-ce qui vous prend de venir ainsi dans l'église ?
- Je viens prier, dit calmement le vieillard.

 

- Allons donc ! Vous ne restez pas assez longtemps pour cela. Vous ne faites qu'aller jusqu'à l'autel et vous repartez.

Qu'est-ce que cela signifie ?


- C'est exact, répondit le pauvre vieux; moi, je ne sais pas faire une longue prière; alors je viens chaque jour à midi et je Lui dis tout simplement : "Jésus ! ... c'est Simon".

 

C'est une petite prière, mais je sens qu'Il m'entend.


Peu de temps après le vieux Simon fut renversé par un camion et soigné à l'hôpital.


- Vous avez toujours l'air heureux malgré vos malheurs, lui dit un jour une infirmière.


- Comment ne le serais-je pas ? Mais c'est grâce à mon visiteur.
- Votre visiteur ? reprit l'infirmière avec surprise, je n'en vois guère... et quand donc vient-il ?


- Tous les jours à midi, il se tient là, au pied de mon lit, et il me dit : "Simon... c'est Jésus !".

 

Extrait de "Jésus, Marie et notre temps", mai 1983
Paru au bulletin des Amitiés Spirituelles, n°144, octobre 1985

The mercy of God is hidden in sufferings not of our choice; and if we accept such sufferings patiently, they bring us to repentance and deliver us from everlasting punishment.  (Saint Kosmas Aitolos +1779) / La miséricorde de Dieu est cachée dans ces souffrances qui ne sont pas notre choix. Et si nous acceptons patiemment ces souffrances, elles nous amèneront à la repentance, et nous délivrerons de la peine éternelle. (Saint Cosmas d'Étolie +1779)

The mercy of God is hidden in sufferings not of our choice; and if we accept such sufferings patiently, they bring us to repentance and deliver us from everlasting punishment. (Saint Kosmas Aitolos +1779) / La miséricorde de Dieu est cachée dans ces souffrances qui ne sont pas notre choix. Et si nous acceptons patiemment ces souffrances, elles nous amèneront à la repentance, et nous délivrerons de la peine éternelle. (Saint Cosmas d'Étolie +1779)

Samedi avant Hosanna, lectionnaire:

(samedi de Lazare)

Saint Qurbana

o    1 de St Pierre 2: 6-10 :

  • 06 Il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte.
  • 07 Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle,
  • 08 une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver.
  • 09 Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple , pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
  • 10 Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde.

o     

o    Ephésiens 1: 15 :

o    15 C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de la foi que vous avez dans le Seigneur Jésus, et de votre amour pour tous les fidèles,

o    2: 7 :

o    07 Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.

o     

o    Saint Jean 11: 28-46 :

  • 28 [Marthe] lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. »
  • 29 Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.
  • 30 Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
  • 31 Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
  • 32 Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
  • 33 Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
  • 34 et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. »
  • 35 Alors Jésus se mit à pleurer.
  • 36 Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! »
  • 37 Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
  • 38 Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
  • 39 Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. »
  • 40 Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
  • 41 On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé.
  • 42 Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
  • 43 Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »
  • 44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
  • 45 Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
  • 46 Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.

o     

« Joseph est un abîme, un sanctuaire, un

tabernacle. Tout en lui appartient à Dieu ; non seulement en droit et par la loi de sa prédestination, mais en fait et par son choix libre qui l'ajuste à sa destinée, et le rend merveilleusement fidèle à sa grâce. Dieu se sert de lui comme de personne, hormis de Jésus et de Marie ; Dieu l'emploie à des usages auxquels il n'a employé ni n'emploiera jamais personne, ni homme, ni ange. Il pousse envers lui son droit de souverain propriétaire à des extrémités où, en dehors de l'Homme-Dieu et de sa mère, il ne l'a point poussé. Et Joseph s'étend tout entier et toujours, il s'étend volontairement, mais comme une cire fondante, sous cet adorable pression de son Créateur et Seigneur. Il écoute toujours : on dirait qu'il n'est qu'une oreille. Il parle sans doute, mais au dedans et ne rompt point le silence. On n'imagine rien de plus auguste, de plus grave, de plus égal, de plus tranquille, de plus digne, de plus doux. Il est comme un reflet du Père céleste et une sorte de forme divine. On ne le contemple pas sans avoir le cœur tout entier tiré au dedans, et se sentir comme forcé de se taire. On pense trop de choses en le voyant, et des choses trop solennelles, trop saintement touchantes aussi, pour pouvoir en dire un seul mot. D'ordinaire, les paroles sont les fleurs de l'âme ; ici toute parole déflorerait l'âme et la trahirait. C'est un bonheur exquis de considérer ce qu'on découvre ; c'est un supplice inexprimable de ne pouvoir le raconter. On ne se le formule point à soi-même. Toute formule est si petite quand il s'agit de Joseph, qu'elle devient à tout ce qu'on y voudrait faire entrer une sorte de geôle. Rien n'est moins vague pourtant que ce qu'on voit ; mais on n'en voit pas les limites. On est si proche du ciel, que la terre se dérobe et qu'on n'y peut plus prendre pied. Toutefois, même en sentant ce tourment de son insuffisance, l'âme ne perd rien de sa paix. On ne peut être agité en face de saint Joseph, et si on l'est quand on l'aborde, dès qu'on l'a regardé, on s'apaise. »

Mgr Charles Gay (1814-1891), De Saint Josephin "Élévations sur la vie et la doctrine de Notre-Seigneur Jésus-Christ" (Vingt-deuxième élévation), Tome I, Oudin Frères, Poitiers - Paris, 1879.

Repentance is admission of the way of sin. Repentance opens up a new way. The penitent's eyes are open to two ways: to the way which he is going, and to the way he should be going. There are more who feel repentant than there are who turn their wheels onto a new way. I tell you: the penitent must have two types of courage--he must have the courage to weep over his old way, and he must have the courage to prepare himself for a new way. What good is it for you to feel repentant and still tread the old way? How do you describe a person who is drowning and shouts for help, but when help arrives will not grab hold of the life line? (St Nikolai (Prayers by the Lake))

Repentance is admission of the way of sin. Repentance opens up a new way. The penitent's eyes are open to two ways: to the way which he is going, and to the way he should be going. There are more who feel repentant than there are who turn their wheels onto a new way. I tell you: the penitent must have two types of courage--he must have the courage to weep over his old way, and he must have the courage to prepare himself for a new way. What good is it for you to feel repentant and still tread the old way? How do you describe a person who is drowning and shouts for help, but when help arrives will not grab hold of the life line? (St Nikolai (Prayers by the Lake))

Saint Cyrille de Jérusalem

CYRILLE 18 MARS
Évêque, docteur de l'Église 
(315- 387)

 

 

Cyrille naquit autour de 315 à Jérusalem ou aux environs. Sa vie représente le  mélange de deux dimensions: d'une part, le soin pastoral et, de l'autre,  la participation, malgré lui, aux controverses enflammées qui  troublaient alors l'Église d'Orient.

Il reçut une excellente formation littéraire; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l'étude de la Bible.

 

Ordonné  prêtre par l'Évêque Maxime, lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en  348, il fut ordonné Évêque par Acacius, Archevêque métropolitain  influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu  d'avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d'avoir obtenu la  nomination épiscopale grâce à des concessions à l'arianisme.

En  réalité, Cyrille se heurta très vite à Acacius non seulement sur le  terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car  Cyrille revendiquait l'autonomie de son siège par rapport à l'Église  métropolitaine de Césarée.

 

En  vingt ans, Cyrille connut trois exils: le premier en 357, à la suite  d'une déposition de la part d'un Synode de Jérusalem, suivi en 360 par  un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus  long - il dura onze ans - en 367, à l'initiative de l'empereur  philo-arien Valente.

Ce  n'est qu'en 378, après la mort de l'empereur, que Cyrille put reprendre  définitivement possession de son siège, en rétablissant l'unité et la  paix entre les fidèles.

 

D'autres  sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise  en doute par plusieurs sources de l'époque. Parmi celles-ci, la lettre  synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople  (381), auquel Cyrille avait participé en jouant un rôle important, est  celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife  romain, les Évêques orientaux reconnaissent officiellement l'orthodoxie  la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale  et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387.

 

Pour approfondir, lirela Catéchèse du Pape émérite de l'Eglise de Rome S S Benoît XVI :

>>>Saint Cyrille de Jérusalem

 

et des écrits >>>Cyrille de Jérusalem

BONNE FETE AUX CYRILLE

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St. Ephrem the Syrian


Feast Day: March 19,2016

Saint Ephraim the Syrian, a teacher of repentance, was born at the beginning of the fourth century in the city of Nisibis (Mesopotamia) into the family of impoverished toilers of the soil. His parents raised their son in piety.
The young man ran off to the mountains to join the hermits. This form of Christian asceticism had been introduced by a disciple of St Anthony the Great, the Egyptian desert dweller Eugenius.
St James of Nisibis (January 13) was a noted ascetic, a preacher of Christianity and denouncer of the Arians. St Ephraim became one of his disciples. Under the direction of the holy hierarch, St Ephraim attained Christian meekness, humility, submission to God’s will, and the strength to undergo various temptations without complaint.
St James transformed the wayward youth into a humble and conrite monk. Realizing the great worth of his disciple, he made use of his talents. He trusted him to preach sermons, to instruct children in school, and he took Ephraim with him to the First Ecumenical Council at Nicea (in the year 325). St Ephraim was in obedience to St James for fourteen years, until the bishop’s death in 338.
After the capture of Nisibis by the Persians in 363, St Ephraim went to a monastery near the city of Edessa. Here he saw many great ascetics, passing their lives in prayer and psalmody. Their caves were solitary shelters, and they fed themselves with a certain plant.

He became especially close to the ascetic Julian (October 18), who was of one mind with him. St Ephraim combined asceticism with a ceaseless study of the Word of God, taking from it both solace and wisdom for his soul. The Lord gave him a gift of teaching, and people began to come to him, wanting to hear his counsel, which produced compunction in the soul, since he began with self-accusation. Both verbally and in writing, St Ephraim instructed everyone in repentance, faith and piety, and he denounced the Arian heresy, which at that time was causing great turmoil. Pagans who heard the preaching of the saint were converted to Christianity.

He also wrote the first Syriac commentary on the Pentateuch (i.e. “Five Books”) of Moses. He wrote many prayers and hymns, thereby enriching the Church’s liturgical services. Famous prayers of St Ephraim are to the Most Holy Trinity, to the Son of God, and to the Most Holy Theotokos. He composed hymns for the Twelve Great Feasts of the Lord (the Nativity of Christ, the Baptism, the Resurrection), and funeral hymns. St Ephraim’s Prayer of Repentance, “O Lord and Master of my life...”, is recited during Great Lent, and it summons Christians to spiritual renewal.

From ancient times the Church has valued the works of St Ephraim. His works were read publicly in certain churches after the Holy Scripture, as St Jerome tells us. At present, the Church Typikon prescribes certain of his instructions to be read on the days of Lent. Among the prophets, St David is the preeminent psalmodist; among the Fathers of the Church, St Ephraim the Syrian is the preeminent man of prayer. His spiritual experience made him a guide for monastics and a help to the pastors of Edessa. St Ephraim wrote in Syriac, but his works were very early translated into Greek and Armenian. Translations into Latin and Slavonic were made from the Greek text.
St Ephraim, accounting himself as the least and worst of all, went to Egypt at the end of his life to see the efforts of the great ascetics. He was accepted there as a welcome guest and received great solace from conversing with them. On his return journey he visited at Caesarea in Cappadocia with St Basil the Great (January 1), who wanted to ordain him a priest, but he considered himself unworthy of the priesthood. At the insistence of St Basil, he consented only to be ordained as a deacon, in which rank he remained until his death. Later on, St Basil invited St Ephraim to accept a bishop’s throne, but the saint feigned madness in order to avoid this honor, humbly regarding himself as unworthy of it.
After his return to his own Edessa wilderness, St Ephraim hoped to spend the rest of his life in solitude, but divine Providence again summoned him to serve his neighbor. The inhabitants of Edessa were suffering from a devastating famine. By the influence of his word, the saint persuaded the wealthy to render aid to those in need. From the offerings of believers he built a poor-house for the poor and sick. St Ephraim then withdrew to a cave near Edessa, where he remained to the end of his days.

 

 

 

 

Le 19 Mars l'Occident Chrétien fête saint Joseph:

 

 

BONNE FETE AUX JOSEPH, JOS, JOSE, JOSEPHE, JOSIANE, JOSETTE, JOSEPHINE …

 

Demain nous fêterons saint Herbert

 

Livre de l'Ecclésiastique 45,1-5.

Il a été aimé de Dieu et des hommes : sa mémoire est en bénédiction. 
Dieu lui a donné une gloire semblable à celle des saints, il l'a rendu grand par la terreur qu'il inspira aux ennemis. 
Par sa parole, il a fait cesser des prodiges. Il l'a glorifié devant les rois, il lui a donné un commandement devant son peuple et il lui a montré sa gloire.
A cause de sa foi et de sa douceur, il l'a sanctifié et l'a choisi entre tous les hommes. 
Il lui a fait entendre sa voix et l'a introduit dans la nuée. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,18-21.

Marie, mère de Jésus, ayant épousé Joseph, il se trouva, avant qu'ils eussent habité ensemble, qu'elle avait conçu par l'opération du Saint-Esprit.
Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. 
Comme il était dans cette pensée, voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : " Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. 
Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. " 
 


« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit. » 

(Mt 12, 24a) 

De saint Joseph, nous savons peu de choses, et comme ce qui est rare est précieux, c’est avec une grande foi que nous sommes invités à méditer aujourd’hui une des vertus principales de ce saint très discret.
 

 St Joseph, l'exemple d'un cœur confiant 

Cette vertu n'est autre que la confiance, l’abandon à la volonté de Dieu.

Oui, saint Joseph a fait confiance, il n’a pas dû comprendre tout ce qui se passait, tout ce qui lui était demandé, et pourtant, il a obéi. Cette « obéissance de la foi », ce n’est pas une démission de l’intelligence, ce n’est pas une obligation que Dieu nous impose de l’extérieur, c’est une confiance filiale.

C’est un cœur qui accepte de se laisser conduire par le Seigneur, à travers les évènements, les personnes. C’est croire que Dieu est toujours là, c’est accepter de ne pas tout comprendre ici-bas.

 

 Participer à l'œuvre du Salut 

Bien souvent, nos vies semblent parsemées d’évènements imprévus, et même douloureux. Dieu nous demande de lui faire confiance, de lui confier tout ce que nous portons, d’heureux ou de difficile, et de croire que par cette offrande de nous-mêmes, nous participons à cette grande œuvre de salut, comme saint Joseph a participé, par l’humble offrande de sa vie et de ses interrogations légitimes, au début de l’œuvre de salut, tout près de Marie

Par 

l’intercession puissante de saint Joseph

, je demande une grâce toute particulière de 

confiance

, pour ce que je vis : une joie, une épreuve, des inquiétudes pour ceux que j’aime, mon avenir, celui de ma famille, de l’Église... J'ai tant d’intentions à déposer dans le cœur du Seigneur qui attend de moi une confiance 

humble

 et 

persévérante !

(Source: l'équipe sacerdotale de Montligeon)



Par St François de Sales

(1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église 
Entretiens, n° 19 (français modernisé) 

 

« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit »

 

Combien ce grand saint [que nous fêtons] a été fidèle en humilité ! Cela ne se peut dire selon sa perfection, car malgré ce qu'il était, en quelle pauvreté et en quelle abjection ne vécut-il pas tout le temps de sa vie ! Pauvreté et abjection sous laquelle il tenait cachées et couvertes ses grandes vertus et dignités…

Vraiment, je ne doute nullement que les anges, ravis d'admiration, ne soient venus, troupes à troupes, le considérer et admirer son humilité, lorsqu'il tenait ce cher enfant dans sa pauvre boutique, où il travaillait de son métier pour nourrir le fils et la mère qui lui étaient confiés. 

Il n'y a point de doute que saint Joseph n'ait été plus vaillant que David et n'ait eu plus de sagesse que Salomon [ses ancêtres] ; néanmoins, le voyant réduit en l'exercice de la charpenterie, qui aurait pu juger cela sans être éclairé de la lumière céleste, tant il tenait cachés tous les dons remarquables dont Dieu l'avait gratifié ?

Mais quelle sagesse n'avait-il pas, puisque Dieu lui donnait en charge son Fils très glorieux…, Prince universel du ciel et de la terre ?…

Néanmoins, vous voyez combien il était rabaissé et humilié plus qu'il ne peut se dire ou imaginer… : il s'en va en son pays et en sa ville de Bethléem, et nul n'est rejeté de tous les logis que lui… Regardez comment l'ange le tourne à toutes mains.

Il lui dit qu'il faut aller en Égypte, il y va ; il commande qu'il revienne, il s'en revient. Dieu veut qu'il soit toujours pauvre…, et il s'y soumet amoureusement, et non pour un temps, car il a été pauvre toute sa vie.

 

Repentance is admission of the way of sin.

Repentance opens up a new way. The penitent's eyes are open to two ways: to the way which he is going, and to the way he should be going.

There are more who feel repentant than there are who turn their wheels onto a new way. I tell you: the penitent must have two types of courage--he must have the courage to weep over his old way, and he must have the courage to prepare himself for a new way.

What good is it for you to feel repentant and still tread the old way? How do you describe a person who is drowning and shouts for help, but when help arrives will not grab hold of the life line?

(St Nikolai (Prayers by the Lake))

 

LA CRAINTE DE DIEU

« Que ressentons-nous lorsque nous nous tenons devant Dieu ?

Ce que tous les saints et les prophètes ont éprouvé, eux qui ont été engendrés par Dieu : la crainte.

La crainte est un sentiment tout à fait naturel quand nous comprenons la grandeur de Dieu, quand nous sentons que le Seigneur est mon Seigneur, mon Maître, celui dont ma vie ou ma mort dépendent. Sans crainte de Dieu il n'existe rien sinon le parvis du péché.

Quelqu'un pour qui la crainte de Dieu n'existe pas, ne peut entrer dans la sagesse, car « le début de la sagesse est la crainte de Dieu. »

(Proverbes, 1, 7).

Sans la crainte, aucune révélation ne sera possible pour nous. »

Archimandrite Aimilianos higoumène du monastère de Simonos Pètra (Athos) de 1974 à 2000

* Sous les ailes de la Colombe * Editions Ormylia

« Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez ! »
(Invitation du diacre dans le rite bysantin pour la communion des fidèles)

 

En vrac...Eléments pour votre réflexion

 

personnelle...

 

 

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A leap of faith! Ethiopia's 'church in the sky' is

perched on a 2,500ft cliff...

with a wall of rock devotees must climb barefoot

Source : dailymail.co.uk

Abuna Yemata Guh has been on the clifftop on Northern Ethiopia since 5th century AD
To visit requires a six-metre climb up sheer wall of rock with no ropes and crossing narrow ledges with 200m drops 


Lonely Planet Traveller features the church in a new 'bookazine' of the most inspiring destinations


It would certainly be a test of even the most faithful's devotion.
At 2,500 feet, Ethiopa's 'church in the sky' is arguably the most inaccessible place of worship on earth, perched on top of a vertical spire of rock, with sheer, 650 feet drops on all sides.


To reach the extraordinary church on a clifftop in Tigray, one must scale a sheer 19 feet-high wall of rock without any climbing ropes or harnesses, inching along narrow ledges and crossing a rickety makeshift bridge.

And people are willing to risk the ascent: Families have brought their newborn babies up here to be baptised, and corpses have been carried up to be buried on the mountain.


It is said that in 5th century AD Egyptian priest Father Yemata walked to Ethiopia, climbed the mountains and quarried the church out of the rock. 
'Father Yemata, it seems, liked a dose of extreme sports with his divinity,' writes Lonely Planet Traveller. The magazine features the church, Abuna Yemata Guh, in its new bookazine collating the best and most inspiring destinations visited by the publication.

Despite coming prepared with specialty rock-climbing footwear, Harvey's guide tells him the ascent is best made barefoot. 
'It's easily the most inaccessible place I've ever been asked to photograph,' the photographer says. 'It was easier getting to Antarctica.'
'It's the most extraordinary place I've ever been.' 
Inside, frescoes on the roof and walls depict angels and apostles, while candle wax puddles on the floor.
Some of the priests at the church have not been down the mountain in 30 or 40 years.
Lonely Planet reporter Oliver Smith tells of his own experience climbing to the church in the sky in the bookazine. 'I begin the walk up to Yemata Guh, and views of vast, Old Testament landscapes unfurl to the horizon. 
'Cloud shadows shift across the farmland, and shepherds guide flocks over the stony soil,' he writes.
'The adrenaline rush of the climb makes stepping inside the church all the more sublime, your pulse slowing and eyes adjusting to the darkness, watching angels and archangels emerging from the shadows.
'It is a place of the utmost sanctity and tranquillity. That is, but for one small consideration – taking just three paces outside that same timber door means certain death.'
Ethiopia is home to some of the world's oldest strands of Christianity - a tradition that traces its origins to the time of the Old Testament.
Lonely Planet Traveller Dream Trips 2015, a collection of beautifully photographed travel stories to inspire your adventures in 2015, is on sale now.

 

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HOLY ORDINATION

I thank our Lord Jesus Christ who has given me strength and has counted me trust worthy and has appointed me to his Ministry. (1Thimothy 1:12)


By the Love & Grace of Holy Spirit

H. G. DR. JOSEPH MAR DIONYSUS 
(Metropolitan of Calcutta Diocese )

has graciously consented to ordain our son

Dn.Joshua Padanilathu (Jobin P Abraham )

to the order of Priesthood (Kasheesho)

on Wednesday 30th March 2016

at

St. Mary's Orthodox Syrian Church, Thalayinathadom, Mukkoottuthara, Erumely, 686510.

Morning Prayer will begin at 6 am followed by the Holy Eucharist and the service of Holy Ordination.

We earnestly request your prayerful presence with family on this solemn occasion

With love and prayers: family

 

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Kerry Declares Islamic State Has Committed Genocide


Assyrian International News Agency
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Kerry Declares Islamic State Has Committed Genocide
By William Branigin, Michelle Boorstein and Carol Morello
Washington Post
2016-03-17 18:19 GMT

 

U.S. Secretary of State John Kerry. ( Susan Walsh/AP)Secretary of State John F. Kerry formally declared Thursday that the Islamic State extremist group has committed genocide against Christians and other religious minorities, including Shiite Muslims, in its rampages across the Middle East.

Responding to a March 17 deadline set by Congress late last year, Kerry issued a finding that largely concurred with a resolution passed unanimously Monday night by the House of Representatives declaring the Islamic State guilty of genocide. The vote was 393 to 0.

Kerry said a review by the State Department and U.S. intelligence determined that Christians, Yazidis and Shiite groups are victims of genocide by the radical al-Qaeda offshoot, a Sunni Muslim group also known as ISIS, ISIL and Daesh, its Arabic acronym.

In a statement read to reporters at the State Department, Kerry said that in his judgment, "Daesh is responsible for genocide" against the groups.

Kerry said that "Daesh is genocidal" in its actions and overall policy and that the group "has self-defined itself as genocidal." He said, "We must hold the perpetrators accountable," adding: "Naming these crimes is important, but what is essential is to stop them."

The genocide designation does not legally require the United States do anything more than what it already is doing in its military campaign against the Islamic State and in Washington's push for Syrian peace talks, said Mark Toner, deputy spokesman for the State Department.

 

Related: Timeline of ISIS in Iraq
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"It's more a moral statement," he said. "It's a recognition of what groups have gone through, suffered. It's a rallying cry for the international community. But it doesn't change our overall strategy, except to intensify what we are doing."

Kerry went to great lengths to mention atrocities committed by Islamic State fighters against a broad swath of religious and ethnic minorities, including Kurds, Shiites and Turkmens, as well as Christians. That was because he does not want to fuel perceptions that the United States is engaged in a modern-day Crusade, a so-called clash of civilizations between Muslims and Christians, aides said.

 

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Kerry said that he was "neither judge nor prosecutor nor juror" on genocide and that an independent investigation must bring to light the full facts of Islamic State atrocities. But he said the United States would turn over any evidence it has to any criminal court that investigates the group.

The State Department had indicated Wednesday that Kerry would miss the congressional deadline, prompting sharp criticism from lawmakers. U.S. officials said that Kerry concluded his review just hours after that announcement and that the criticism had not affected his decision, the Associated Press reported.

The formal U.S. finding of Islamic State genocide is important to many Christian conservatives in the United States, giving it potential political ramifications during this highly charged election year.

In late December, former secretary of state Hillary Clinton, the front-runner for the Democratic presidential nomination, said at a town hall meeting in New Hampshire that the Islamic State's depredations can be properly called "genocide." Responding to a voter's question, she said that she had held back on using the term because of its legal implications and weight but that now "I will because now we have enough evidence."

Kerry's declaration Thursday appeared to mollify some congressional critics.

"I commend Secretary Kerry and the State Department for making this important designation," Rep. Jeff Fortenberry (R-Neb.) said in a statement. "The genocide against Christians, Yezidis, and others is not only a grave injustice to these ancient faith communities -- it is an assault on human dignity and an attack on civilization itself. The United States has now spoken with clarity and moral authority."

Fortenberry, a sponsor of the congressional resolution that passed Monday, added: "I sincerely hope that the genocide designation will raise international consciousness, end the scandal of silence, and create the preconditions for the protection and reintegration of these ancient faith communities into their ancestral homelands."

Sen. Ben Sasse (R-Neb.), who introduced a similar resolution in the Senate this week, also praised Thursday's declaration.

"The administration made the right call by stating the obvious truth that ISIS is responsible for genocide against Christians and other religious minorities in the Middle East," he said in a statement. "Telling the truth and condemning genocide against those who seek to worship or not worship as they see fit is a small but important step to recovering a coherent American foreign policy. This decision does not end the atrocities but it does name them."

The Holocaust Memorial Museum issued a report last year saying its investigators had found evidence that Yazidis -- an ancient faith made up of mostly ethnic Kurds -- were victims of genocide in Iraq at the hands of the Islamic State. The Catholic organization Knights of Columbus last week released a 280-page research document highlighting Christians as victims of ISIS genocide.

Dozens of members of the International Association of Genocide Scholars signed a document last fall saying it believed the Islamic States has perpetrated genocide against "Chaldean, Assyrian, Melkite Greek and Coptic Christians; Yazidis, Shia Muslims, Sunni Kurds and other religious groups."

In his statement Thursday, Kerry said a U.S.-led coalition that has been conducting airstrikes against Islamic State targets in Iraq and Syria has helped push the militants out of 40 percent of the territory they controlled in Iraq and 20 percent of their territory in Syria.

Although it is "impossible to develop a fully detailed and comprehensive picture of all that Daesh is doing," Kerry said, the U.S. review highlighted a number of cases of Islamic State atrocities. For example, he said, Islamic State fighters in August 2014 killed hundreds of Yazidis in their village in northern Iraq, trapped others on nearby Mount Sinjar and "enslaved thousands of Yazidi women and girls," raping many of them.

He said the Islamic State has summarily executed Christians in Mosul, the group's main stronghold in northern Iraq, and in Libya, where the group has been making inroads.

Kerry also cited the massacre of hundreds of Shiite Turkmens, an ethnic and religious minority, and the systematic destruction of antiquities, churches, monasteries and other elements of the cultural heritage of ancient communities.

Recounting the story of a 14-year-old boy who was recruited by the Islamic State and sent to carry out a suicide bombing against Shiites, Kerry quoted the group as having declared that "it is a duty imposed upon us to kill them .?.?. and cleanse the land of 

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Le président russe a ainsi annoncé hier le début du retrait, à partir d'aujourd'hui, de la majeure partie de son contingent militaire, compte tenu du fait que la mission a été « globalement accomplie ». Le nouveau coup de poker du maître du Kremlin a surpris tout le monde. Mais que signifie réellement cette annonce ? Est-ce un nouveau tournant majeur, au moment de la reprise des négociations de Genève, ou un coup de communication savamment orchestré ?

Plusieurs hypothèses sont plausibles. L'intervention russe, débutée le 30 septembre dernier, a effectivement permis d'atteindre les objectifs officieux, à savoir sécuriser le réduit alaouite – notamment la province de Lattaquié – et reprendre la main sur le dossier diplomatique. Les Russes sont revenus sur le devant de la scène internationale, ont écarté l'hypothèse d'une défaite militaire de leur allié Bachar el-Assad et ont fait une démonstration grandeur nature de leurs avancées technologiques en matière de défense.

Mais leur objectif officiel, à savoir la lutte contre le terrorisme, est quant à lui loin d'être atteint. L'État islamique (EI) est encore là tout comme la branche syrienne d'el-Qaëda, le Front al-Nosra.

Qu'est-ce qui motive alors la décision de M. Poutine de retirer les forces russes ? La première interrogation peut concerner la réalité de ce retrait dans le sens où le Kremlin a précisé que « la partie russe conserve sur le territoire syrien un site de maintenance de vols », sûrement la base aérienne de Hmeïmim, dans la province de Lattaquié. Cela devrait lui permettre de continuer de bombarder l'opposition armée à M. Assad, sous prétexte de lutte contre le terrorisme.
 

(Éclairage : Washington et Moscou, maîtres du jeu en Syrie)

Cadeau empoisonné
Avec cette déclaration, M. Poutine réalise en fait un triple coup. Un : c'est un moyen d'éviter l'enlisement alors que l'opération syrienne a un prix exorbitant pour une économie russe asphyxiée par les sanctions internationales et la baisse des prix du pétrole.

Deux : c'est un gage de bonne volonté, adressée aux Occidentaux, à la veille des négociations syriennes. Moscou veut montrer qu'il n'est pas inflexible et envisage peut-être de coopérer avec les Occidentaux pour préparer la reprise des territoires de l'Est syrien, sous le joug de l'EI.

Trois : c'est enfin un moyen de mettre le président Assad sous pression, en lui montrant que les Russes ne lui sont pas définitivement acquis. Les Russes ne semblent pas favorables, contrairement au président syrien, à une opération visant à reconquérir l'Est syrien. Certaines rumeurs font également écho d'un certain agacement des Russes vis-à-vis du manque de coopération de M. Assad.

Après l'annonce du Kremlin d'un accord entre le président Poutine et son homologue syrien sur les modalités de ce retrait, le régime a affirmé dans la soirée que la Russie continuera à le soutenir dans sa lutte contre le « terrorisme ».

Damas a fait cette déclaration alors que Moscou, par le biais de son ambassadeur à l'Onu, a insisté sur le fait qu'il était désormais passé en « mode politique, en mode de cessation des hostilités », et que la diplomatie russe avait reçu l'ordre « d'intensifier (ses) efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie ».

Deux messages qui pourraient sembler contradictoires, compte tenu du fait que Moscou et Damas considèrent comme terroristes tous les opposants armés à Bachar el-Assad. L'annonce du président russe ressemble fortement à un cadeau empoisonné. Mais pour qui ? Pour Damas ? Pour les Occidentaux ? Pour l'opposition syrienne ? Ou pour les trois ?
 

 

lire la suite

 

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LIVRES DE JEAN-CLAUDE ANTAKLI

Le bénéfice de la vente de mes livres à l'occasion de ma participation aux 3 journées du Liban, ira directement aux bénéfices d'associations caritatives (Baroudeurs de l'Espoir et de SOS Chrétiens d'Orient) qui sont engagés activement au profit des enfants et des plus démunis qui se trouvent en Syrie, au Liban et en Irak. JCA.

 

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INAUGURATION DE LA NOUVELLE EGLISE RUSSE ORTHODOXE DE PARIS

(QUAI BRANLY)

 

L'inauguration aura lieu samedi 19 mars, quai Branly en présence du vice-Premier ministre russe.

 

 

Situé quai Branly, dans l'ancien siège de Météo France et a deux pas de la tour Eiffel, l'édifice comprendra un centre paroissial (avec bureaux et appartements meublés), une école primaire franco-russe, un centre culturel comprenant une librairie, des salles d’exposition et un café. 

L’opération, chapeautée par Bouygues Construction, devrait prendre toute la matinée. L'avenue Rapp sera fermée à la circulation pour l'occasion ce vendredi 18 et ce samedi 19 mars, de la place de la Résistance à la rue de l’Université.

Car ce weekend, en présence du vice-Premier ministre russe, il s’agira de débuter la pose des cinq dômes prévus sur le toit de la future église. Construits par Multiplast, une entreprise vannetaise, et acheminés par convoi exceptionnel à Paris, ces dômes seront constitués de vingt pétales dorés.

Pourtant ce samedi, seul le dôme central sera mis en place. Jean-Michel Wilmotte, l’architecte du projet, en parle comme «un phare urbain dans le paysage parisien». Lourd de neuf tonnes, il fait en effet 12 mètres de haut et 11 mètres de diamètre. 

Depuis 2009, le terrain de 4200 m² est propriété du Kremlin, qui a entrepris d’y construire un centre spirituel et culturel orthodoxe. Mis en vente par l'Etat, la Russie avait été la première à revendiquer ce terrain, devançant le Canada et l’Arabie Saoudite. Le gouvernement russe aurait déboursé la somme de 170 millions d’euros pour faire aboutir ce projet.

Pour les auteurs du projet, parmi les principaux avantages du futur centre, on trouve une intégration harmonieuse du nouvel ensemble architectural dans l'environnement urbain existant, tout en restant soumis aux exigences des monuments historiques, ainsi que la fonctionnalité et de la facilité d'utilisation de bâtiments qui répondent aux normes environnementales élevées.

L'église de la Sainte Trinité combine les traditions de l'architecture orthodoxe russe avec des éléments d'architecture moderne, ce qui se manifeste en particulier par le choix des matériaux - la pierre de Bourgogne classique, avec laquelle est construit la plupart des bâtiments de Paris, et des matériaux composites modernes qui composent les dômes. Le Patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, a participé de manière directe au développement du projet qui a été également approuvé par les présidents russe et français. 

Le chemin a néanmoins été semé d'embuches pour en arriver jusque là. L'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, ne portant pas le projet dans son coeur - il a qualifié son architecture de «parodie» - aurait tenté d’empêcher la délivrance d'un permis de construire explique le site d'architecture le Courrier de l'architecte. Le projet aurait aussi coincé sur le plan architectural : la première esquisse de l’architecte espagnol d’origine russe Manuel Nunez Yanowski, qui prévoyait une immense canopée de verre, avait rencontré la nette opposition de Bertrand Delanoë.

En outre, le projet aurait également posé quelques contraintes sur le plan sécuritaire. Les services du renseignement français auraient ainsi obtenu que des systèmes de brouillages soient déployés sur la zone.

Pourtant, le destin du futur centre orthodoxe russe à Paris aurait été scellé dès 2007, lorsque le président Nicolas Sarkozy, fraîchement élu à l’époque, avait rencontré le Patriarche Alexis II (décédé en décembre 2008). Ce dernier avait convaincu le président français de la nécessité de construire un grand centre religieux russe à Paris, le seul lieu de culte orthodoxe russe d’envergure étant la cathédrale Alexandre Nevski dans le 8ème arrondissement. 

Pour Moscou, il s'agit surtout de favoriser le rayonnement de la Russie comme un acteur majeur dans le paysage orthodoxe français, qui compte environ 500 000 fidèles. (Source : https://francais.rt.com/france/17385-samedi-paris-inaugurera-nouvelle-eglise )

 

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Le Veilleur de Ninive

 

Syrie: Le général français Castres enterre le mythe des "rebelles modérés.

Posted: 17 Mar 2016 09:27 AM PDT

 
La vérité finit toujours par être dévoilée. Ce sont au départ de simples “signaux faibles” (comme le titre de cette série d’articles) et autres “bas bruits” qui deviennent peu à peu visibles jusqu’à irriguer entièrement le débat public et atteindre enfin le noyau dur des thèses officielles.

S’agissant des rebelles syriens, aimablement qualifiés depuis quelques années de “modérés”, nous en sommes encore au stade des “signaux faibles”, mais la situation évolue dans le bon sens. On ne peut que se réjouir du reportage “Un œil sur la Syrie” (dirigé par Anthony Forestier, présenté par Sarah Soulah et diffusé sur France 2 le 18 février) qui présente enfin un regard neuf sur le conflit syrien … cinq ans après son commencement.
 
Face aux inconséquences de la politique étrangère nationale et à leurs conséquences militaires opérationnelles difficiles à gérer au plan opérationnel, l’Establishment militaire lui-même ose parfois mettre le doigt sur certains faits embarrassants. Les faits sont têtus et à mille lieues de la moraline que distille notamment le Quai d’Orsay depuis trois ans.
Ainsi, le général Didier Castres, Sous-chef opérations de l’Etat-major des Armées, a-t-il été auditionné le 16 décembre 2015 par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat.
Voici ce que l’officier français révèle au grand jour :
“Les forces combattantes de Daech sont estimées à un effectif de 30 000 en Syrie et en Irak, dont 40 % de combattants étrangers. Ils sont opposés à 140 000 Kurdes du nord de l’Irak, 7 000 Kurdes syriens et 130 000 membres des forces de sécurité irakiennes. En outre, il existe en Syrie une constellation de combattants très divers de l’ordre de 100 000 personnes, dont la France estime que 80 000 d’entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes.”
Démêlons ces quelques chiffres pour mesurer l’ampleur de l’écart entre les données du commandement militaire et les gesticulations de notre chancellerie:
Première information : la puissance de Daesh est largement surestimée dans nos médias. Avec seulement 30 000 hommes (d’autres sources parlent de 50 000) en Irak et en Syrie, l’Etat islamique n’est pas d’un poids considérable sur un plan militaire. Son expansion territoriale depuis trois ans montre ce que plusieurs observateurs syriens (dont l’archevêque d’Alep) ont déjà amèrement dénoncé : les Occidentaux ont beaucoup parlé, mais étrangement peu agi pour détruire cette hydre vert foncé.
Seconde information : si les membres de l’EI sont répartis de façon à peu près équilibrée entre l’Irak et la Syrie, on peut considérer qu’il y a entre 15 et 20 000 combattants de Daech présents principalement autour de Raqqa. C’est donc bien moins que les autres terroristes islamistes présents en Syrie, dont le général Castres nous dit qu’ils sont probablement autour de 80 000 dans les zones que nos médias et nos représentants politiques qualifient facilement de “rebelles”. On a donc un rapport de 1 à 4 entre les islamistes de l’Etat islamique et les “autres” (dont une écrasante majorité, autour du Front al-Nosra, sont affiliés officiellement ou officieusement à Al-Qaïda, berceau originel…de Daech). Les chancelleries occidentales, si elles tenaient compte des chiffres que leur fournit le renseignement notamment militaire, devraient en conséquence tenir des propos beaucoup plus proches de ceux tenus par Sergueï Lavrov ou … Bachar el-Assad lui-même. 
Mais le déni de réalité est un pêché fort répandu et il reste plus facile d’accuser les journalistes de France 2 de reprendre la propagande du régime syrien que d’admettre un biais politique ou un déficit d’intelligence de situation (comme il fut d’ailleurs plus facile il y a quelques semaines d’accuser les journalistes de Canal + de reprendre la propagande du Kremlin dans leur reportage sur la révolution du Maïdan et la guerre civile ukrainienne dans le Donbass).

Troisième information : il reste donc à peu près 20 000 rebelles dits “modérés” d’après le renseignement militaire français. C’est peu … d’autant qu’ils combattent dans les mêmes zones que les 80 000 “terroristes”, dont ils sont de facto les alliés sur le terrain. Je vous invite sur ce point à lire l’article de “Bouger les Lignes” sur le “camaïeu des rebelles” qui retrace la mosaïque des coalitions en Syrie au sein desquelles toutes les phalanges rebelles, du vert pâle au très foncé, qui sont pour certaines rivales et pour beaucoup des avatars présentables des groupuscules les plus radicaux, combattent le plus souvent ensemble, notamment avec ou pour le compte du Front al-Nosra.

La veille de cette édifiante audition du Général Castres, le 15 décembre 2015, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian était lui-même auditionné devant cette même Commission du Sénat. Si l’on croise leurs deux déclarations, et compte tenu du fait que notre ministre ne pouvait ignorer ces informations du renseignement militaire, le grand écart devient inquiétant.

“En Syrie, les difficultés se concentrent à l’ouest, à la frontière avec la Turquie, où les armées loyalistes, soutenues par la Russie et les Pasdarans iraniens, grignotent les territoires contrôlés par les insurgés mais moins vite qu’ils ne l’espéraient. La présence russe est significative avec une quarantaine d’avions de chasse basés près de Lattaquié. La Russie engage également son aviation à long rayon d’action, pour les frappes menées contre Raqqa et Deir Eizzor par des bombardiers décollant de l’aérodrome de Mozdok au sud de la Géorgie ou encore elle effectue des tirs de missiles depuis le croiseur Moskva au large de Lattaquié. On note une inflexion de l’action militaire russe. Nous estimons ainsi que les frappes contre Daech représentent entre 20 et 30 % du total des frappes russes ces dernières semaines, contre 5 % auparavant (…) Concernant le soutien aux insurgés, l’action militaire américaine et française s’est renforcée, confortée depuis peu par les frappes britanniques.”
Première information : si l’on s’en tient aux estimations chiffrées du ministre Le Drian et qu’on les croise avec celles du général Castres, on en conclut que la Russie répartit ses frappes entre 20/30% sur les 15/20 000 combattants de l’Etat islamique et 70/80% pour les 100 000 “insurgés” (dont 80 000 sont des terroristes islamistes). Les frappes russes sont donc en parfaite cohérence avec les renseignements militaires français, ce qui n’est pas le cas en revanche des frappes … françaises.
Deuxième information : comment croiser en revanche la déclaration du ministre de la Défense sur le renforcement de l’aide aux “insurgés” et celle du général Castres sur les 80 000 terroristes parmi les 100 000 “rebelles” sans conclure à l’impossibilité manifeste d’un tel croisement … sauf à comprendre que la France et les pays occidentaux soutiennent directement ou indirectement le terrorisme islamiste.
Tandis qu’un très fragile et partiel cessez-le-feu semble se mettre en place, mais que les contours d’un règlement politique de la question syrienne paraissent encore dans les limbes, ces informations officielles présentées devant la représentation nationale nous font mesurer toute l’inconscience et l’aveuglement qui ont conduit depuis cinq ans l’Occident à s’ingérer au Levant. Ces éléments sont éloquents mais fort inquiétants. Comment ne pas s’interroger sur la fonction de “leurre” de l’Etat islamique ? Daech et ses modes d’actions terrifiants et spectaculaires ne sont-ils pas au moins partiellement le paravent horrifiant qui cristallise l’attention populaire, médiatique et politique, la détournant ainsi d’une entreprise bien plus grave de déstabilisation profonde de la région et du monde.
Daech fait oublier al-Qaïda qui agit en deuxième (et performant rideau), de manière rhizomique. Ses multiples avatars désormais labellisés “rebelles”, “insurgés”, ou “islamistes modérés” en sont par contraste, redevenus fréquentables et poursuivent leur démembrement méthodique de l’Etat.
 
Par Caroline GALACTEROS : Administratrice de l’ASAF (Association de soutien à l’Armée de France)

 

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Selon la tradition populaire, saint Antoine donna une prière

à une pauvre femme qui cherchait de l’aide contre les tentations du démon. Le pape franciscain Sixte V fit graver cette prière – connue également comme étant la devise de Saint Antoine – sur le socle de l’obélisque qu’il fit ériger sur la place Saint-Pierre à Rome.

Voici la version originale en latin :

Ecce Crucem Domini! 
Fugite partes adversae! 
Vicit Leo de tribu Juda, 
Radix David! Alleluia!

Traduit en français, cela donne :

Voici la croix du Seigneur! 
Fuyez, puissances ennemies! 
Le lion de la tribu de Juda, 
Le rejeton de David, a vaincu !
Alleluia! 

Cette courte prière ressemble à un petit exorcisme. Nous aussi nous pouvons la dire – en latin ou en français – pour nous aider à surmonter les tentations de toutes sortes.

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

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INVITATION(S):

 

 

 

PRIER POUR LA PAIX

Répondre à: 

jean-marie roziere

<jmr.lfsa@wanadoo.fr>

 

Bonjour à toutes et à tous. 

Vous tous êtes invités à nous rejoindre pour la rencontre de dimanche 20 mars

à 17h au n° 37 rue Tournefort

(Paris 5e, métro place Monge, RER Luxembourg).

Le sujet traité sera :

"Prier pour la paix ?"

 

Avec :

Pauline Bebe, Rabbin  de la Communauté Juive Libérale (Ile-de-France), auteur de Saisir le merveilleux dans l’instant (Le Passeur, 2015) et de A la lumière de ton visage (Actes Sud, 2014)

Antoine Peillon, journaliste (grand reporter) au quotidien La Croix, écrivain  (Essais aux éditions du Seuil etc.) et documentariste  (France 5, la Chaîne parlementaire etc.)

Younès Aberkaneprofesseur de mathématiques à l'Université de Cergy Pontoise, ancien président des Scouts musulmans de France, co-fondateur des Amitiés Judéo-musulmanes de France

Pour le groupe organisateur, trés cordialement,
 Jean-Marie Rozière.
 
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From: insistance@free.fr
To: beitham-france@hotmail.fr

 

 

 

Université Paris VII Denis Diderot 

Collège doctoral Paris Jérusalem 
Revue Insistance  

 
Lundi 21 mars 2016
9h00 – 13h00
Conférence ED
Halle  aux Farines - Salle 027C
(rez-de-chaussée, hall C) 
Esplanade Pierre Vidal-Naquet 
75013 Paris
A l’occasion de la parution du numéro 11 de la revue Insistance
Eduquer, Soigner, Gouverner… Faire désirer

 

 

 

9h – 11h : Les espaces intermédiaires et les maisons chaleureuses
 
Ouverture : Henri Cohen Solal et Paolo Lollo

Dominique Rividi
Henri Cohen Solal
Françoise Savelli
Bénédicte d’Eau
Nathalie Moshnyager
Joëlle Bordet

 

11h15 – 13h00 : Les trois métiers impossibles
 
Ouverture : Alain Didier Weill
 
Paolo  Lollo
Abram Coën
Patrick Landmann
Xavier Gassmann

 

 

 

 

 
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impot-mondial-onu_c-fam.jpg

à l'impôt mondial de l'ONU

 
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WE Doctrine Sociale de l'Église
au Sanctuaire de Montligeon

View this email in your browser (http://us6.campaign-archive1.com/?u=d3fef8b0f2823bc152bba8eac&id=200930e621&e=056e2e80ea)

http://montligeon.org/fr/agenda/icalrepeat.detail/2016/04/23/512/-/we-doctrine-sociale-de-l-eglise?utm_source=Liste+de+diffusion&utm_campaign=200930e621-WE_Doctrine_Sociale_de_l_glise2_16_2016&utm_medium=email&utm_term=0_5df13045e4-200930e621-49845253



** Une formation pour comprendre
la vision chrétienne du travail !
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Nous vous donnons rendez-vous les samedi 23 et dimanche 24 avril
pour participer à la toute première formation de l'année, avec pour fil conducteur la pensée Sociale de l'Église et plus particulièrement :
"L'épanouissement spirituel au travail"

Le but de la formation est de chercher des pistes réelles
pour remettre l'homme au centre du travail,
afin qu'il puisse s'y épanouir intégralement jour après jour.
À cet effet les chapelains du Sanctuaire proposeront cinq points de réponses
au cours de cinq conférences  :


"La créativité dans le travail"
"Le travail et la dignité humaine"
"L'épanouissement personnel et communautaire au travail"
"Le mystère pascal du travail"
"La sanctification par le travail"


Informations et inscriptions en cliquant ici(http://montligeon.org/fr/agenda/icalrepeat.detail/2016/04/23/512/-/we-doctrine-sociale-de-l-eglise?utm_source=Liste+de+diffusion&utm_campaign=200930e621-WE_Doctrine_Sociale_de_l_glise2_16_2016&utm_medium=email&utm_term=0_5df13045e4-200930e621-49845253) 
Vous pouvez également nous contacter par téléphone : 02 33 85 17 00
ou par mail : receptionmf@montligeon.org (mailto:receptionmf@montligeon.org)
 

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LE COIN DU CATECHISME ET...DE LA TRANSMISSION FAMILIALE...

 

 

A colorier, à compléter et à retenir.

Source : http://dibujosparacatequesis.blogspot.fr/

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

 

 

*20 Mars : 

RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Bénédiction solennelle des rameaux  et Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

* March 20:
PALM (Sunday Hosanna) Solemn Blessing of the Palms, Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

(Photo: Son Eminence Joseph Mar Koorilose (Misc) lors d'une procession des Rameaux au Kerala )

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

(Période popice pour les préparation au Baptêmes et receptions dans l'Eglise par Chrismation.)

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit

INSCRIVEZ-VOUS !...

Inscrivez-vous pour suivre au plus près le Christ, divin Médecin de nos Esprits,de nos âmes et de nos corps pour vous laisser guérir par Lui !...

 

 

RETIREMENT OF HOLY WEEK Palm Sunday to Easter Monday.


SIGN UP! ...​ 

Sign up to follow closely the Christ, Divine Physician of our spirits, our souls and our bodies to let you heal Him! ...

 

*24 Mars

Jeudi-Saint, 10h30, Messe chrismale. 19h, Cérémonie du Lavement des Pieds...NUIT DE PRIERES D'ADORATION

 

* March 24


Holy Thursday, 10:30 am, Chrism Mass. 19h Feet Enema Ceremony ... PRAYERS NIGHT OF WORSHIP

 

*25 Mars:

Vendredi Saint, 15 h Office Liturgique Syriaque de la Crucifixion...

 

* March 25:
Holy Friday, 15h Syriac Liturgical Service of the Crucifixion ...

 

 

*26 Mars :

Samedi Saint: 21h , Bénédiction du feu nouveau et Veillée pascale  au rythme  des Services Liturgiques Syriaques, Messe de la Résurection de Notre-Seigneur.

 

* March 26:
Holy Saturday: 21h, Blessing of the New Fire and Vigil at the whim of Liturgical Services Syriacs, Mass of the Resurrection of Our Lord.

 

 

*27 Mars :

PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* March 27:
EASTER Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

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PÈLERINAGES 2016 (N-D DE MISÉRICORDE, LISIEUX-DOZULÉ, ARGENTEUIL, ROME...)Pèlerinages 2016 (N-D de Miséricorde, Lisieux-Dozulé, Argenteuil, Rome...)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

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LISIEUX DOZULE

 

*Lundi 28 Mars:

PELERINAGE A LA CROIX GLORIEUSE

Messe à 7h au Monastère, départ pour Lisieux.Prières à Lisieux en matinée et déjeuner sur place.

Procession et Prières à la Croix Glorieuse de Dozulé dans  l'après-midi.

Retour au Monastère vers 19h.

 

* Monday, March 28:


PILGRIMAGE TO THE GLORIOUS CROSS


Mass at 7 am at the Monastery, departure for Lisieux.Prières to Lisieux in the morning and lunch.


Procession and Prayers to the Glorious Cross of Dozulé in the afternoon.


Back at the monastery around 19h.

 

*Pèlerinage à Argenteuil:ou

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE 

du 25 mars au 10 avril 2016 

*Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

 

 

Pèlerinage à ROME

Marché de Trajan

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

*Notre-Dame de la Salette

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

Jeudi 17 MARS 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Hosanna. Dimanche des Rameaux , lectionnaire

(7ème Dimanche de Carême):

Saint Qurbana

o    1ère de St Jean 5: 1 -12 :

  • 01 Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui.
  • 02 Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
  • 03 Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau,
  • 04 puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.
  • 05 Qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
  • 06 C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité.
  • 07 En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
  • 08 l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
  • 09 Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils.
  • 10 Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils.
  • 11 Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.
  • 12 Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie.

o     

o    Romains 8: 18 à 25 :

  • 18 J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous.
  • 19 En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
  • 20 Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance
  • 21 d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
  • 22 Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.
  • 23 Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.
  • 24 Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ?
  • 25 Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

o     

o    Ephésiens  6 1-24 :

  • 01 Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste :
  • 02 Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse :
  • 03 ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.
  • 04 Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur.
  • 05 Vous, les esclaves, obéissez à vos maîtres d’ici-bas comme au Christ, avec crainte et profond respect, dans la simplicité de votre cœur.
  • 06 Ne le faites pas seulement sous leurs yeux, par souci de plaire à des hommes, mais comme des esclaves du Christ qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur,
  • 07 et qui font leur travail d’esclaves volontiers, comme pour le Seigneur et non pas pour des hommes.
  • 08 Car vous savez bien que chacun, qu’il soit esclave ou libre, sera rétribué par le Seigneur selon le bien qu’il aura fait.
  • 09 Et vous, les maîtres, agissez de même avec vos esclaves, laissez de côté les menaces. Car vous savez bien que, pour eux comme pour vous, le Maître est dans le ciel, et il est impartial envers les personnes.
  • 10 Enfin, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
  • 11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
  • 12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
  • 13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
  • 14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice,
  • 15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
  • 16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
  • 17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
  • 18 En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles.
  • 19 Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile
  • 20 dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.
  • 21 Et vous, vous saurez ce que je deviens et ce que je fais, car Tychique, le frère bien-aimé, le fidèle ministre dans le Seigneur, vous informera de tout.
  • 22 Je l’envoie spécialement auprès de vous, afin que vous ayez de nos nouvelles et qu’il réconforte vos cœurs.
  • 23 Que la paix soit avec les frères, ainsi que l’amour et la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ.
  • 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ d’un amour impérissable.

o     

o    Saint Jean 12: 12-19 :

  • 12 La grande foule venue pour la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.
  • 13 Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël ! »
  • 14 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus, comme il est écrit :
  • 15 Ne crains pas, fille de Sion. Voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse.
  • 16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ; mais, quand Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui : c’était bien ce qu’on lui avait fait.
  • 17 La foule rendait témoignage, elle qui était avec lui quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts.
  • 18 C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre ; elle avait entendu dire qu’il avait accompli ce signe.
  • 19 Les pharisiens se dirent alors entre eux : « Vous voyez bien que vous n’arrivez à rien : voilà que tout le monde marche derrière lui ! »

o     

Pour la Procession (à l'entrée ouest)

o    Saint-Luc 19: 28-40 :

  • 28 Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
  • 29 Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,
  • 30 en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.
  • 31 Si l’on vous demande : “Pourquoi le détachez-vous ?” vous répondrez : “Parce que le Seigneur en a besoin.” »
  • 32 Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.
  • 33 Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »
  • 34 Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. »
  • 35 Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus.
  • 36 À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
  • 37 Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus,
  • 38 et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »
  • 39 Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! »
  • 40 Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »

o     

Pour la bénédiction des  palmes

o    Zacharie 9: 9-12 :

  • 09 Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.
  • 10 Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays.
  • 11 Quant à toi, par le sang de ton alliance, je fais sortir tes captifs de la citerne sans eau.
  • 12 Revenez à la place forte, captifs pleins d’espérance. Aujourd’hui même, je l’affirme, je te rendrai au double.

o     

o    Isaïe 51: 9-11 :

  • 09 Éveille-toi, éveille-toi, revêts-toi de force, bras du Seigneur ! Éveille-toi comme aux jours anciens, au temps des générations d’autrefois. N’est-ce pas toi qui taillas en pièces Rahab, qui transperças le Monstre marin ?
  • 10 N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand Abîme, qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour que passent les rachetés ?
  • 11 Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.

o     

o    1ère lettre de St Jean 2: 7-14 :

  • 07 Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement. La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien.
  • 08 Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous ; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière.
  • 09 Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant.
  • 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
  • 11 Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
  • 12 Je vous l’écris, petits enfants : Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.
  • 13 Je vous l’écris, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’écris, jeunes gens : Vous avez vaincu le Mauvais.
  • 14 Je vous l’ai écrit, enfants : Vous connaissez le Père. Je vous l’ai écrit, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’ai écrit, jeunes gens : Vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais.

o     

o    Romains 11: 13-24 :

  • 13 Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,
  • 14 mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
  • 15 Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
  • 16 Si la partie de la pâte prélevée pour Dieu est sainte, toute la pâte l’est aussi ; si la racine de l’arbre est sainte, les branches le sont aussi.
  • 17 De ces branches, quelques-unes ont été coupées, alors que toi, olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches, et tu as part désormais à la sève que donne la racine de l’olivier.
  • 18 Alors, ne sois pas plein d’orgueil envers les branches ; malgré tout ton orgueil, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte.
  • 19 Tu vas me dire : « Des branches ont été coupées pour que moi, je sois greffé ! »
  • 20 Fort bien ! Mais c’est à cause de leur manque de foi qu’elles ont été coupées ; tandis que toi, c’est par la foi que tu tiens bon. Ne fais pas le fanfaron, sois plutôt dans la crainte.
  • 21 Car si Dieu n’a pas épargné les branches d’origine, il ne t’épargnera pas non plus.
  • 22 Observe donc la bonté et la rigueur de Dieu : rigueur pour ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu pour toi, si tu demeures dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché.
  • 23 Quant à eux, s’ils ne demeurent pas dans leur manque de foi, ils seront greffés car Dieu est capable de leur redonner leur place en les greffant.
  • 24 En effet, toi qui étais par ton origine une branche d’olivier sauvage, tu as été greffé, malgré ton origine, sur un olivier cultivé ; à plus forte raison ceux-ci, qui sont d’origine, seront greffés sur leur propre olivier.

o     

o    Saint-Marc 11: 1-11 :

  • 01 Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples
  • 02 et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.
  • 03 Si l’on vous dit : “Que faites-vous là ?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” »
  • 04 Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent.
  • 05 Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
  • 06 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire.
  • 07 Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
  • 08 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
  • 09 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
  • 10 Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »
  • 11 Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.

o     

 



Thomas More

(1478-1535), homme d'État anglais, martyr 
Traité sur la Passion, Le Christ les aima jusqu'au bout, homélie 1 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 218) 

 

Le Christ donne sa vie pour ses ennemis

 

 

      Méditons profondément sur l'amour du Christ notre Sauveur, qui « a aimé les siens jusqu'au bout » (Jn 13,1), à tel point que pour leur bien, volontairement, il a souffert une mort douloureuse et a manifesté le plus haut degré d'amour qui puisse exister.

Car il a dit lui-même :

-« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13).

Oui, c'est bien là le plus grand amour qu'on ait jamais montré.

Et pourtant notre Sauveur en donna un plus grand encore, car il donna cette preuve d'amour à la fois pour ses amis et pour ses ennemis. 

      Quelle différence entre cet amour fidèle et les autres formes d'amour faux et inconstant que l'on trouve dans notre pauvre monde !...

Qui peut être sûr, dans l'adversité, de garder beaucoup de ses amis, quand notre Sauveur lui-même, lorsqu'il a été arrêté, est resté seul, abandonné des siens?

Quand vous partez, qui voudra partir avec vous?

Seriez-vous roi, votre royaume ne vous laisserait-il pas partir seul pour vous oublier aussitôt?

Même votre famille ne vous laisserait-elle pas partir, comme une pauvre âme abandonnée qui ne sait où aller? 

      Alors, apprenons à aimer en tout temps, comme nous devrions aimer :

Dieu par-dessus toute chose, et toutes les autres choses à cause de lui.

Car tout amour qui ne se rapporte pas à cette fin, c'est-à-dire à la volonté de Dieu, est un amour tout à fait vain et stérile.

Tout amour que nous portons à un être créé quelconque et qui affaiblit notre amour envers Dieu est un amour détestable et un obstacle à notre marche vers le ciel...

Donc, puisque notre Seigneur nous a tant aimés pour notre salut, implorons assidûment sa grâce, de crainte qu'en comparaison de son grand amour, nous soyons trouvés remplis d'ingratitude.


 

One day Abba Isaac went to a monastery. He saw a brother committing a sin  and he condemned him. When he returned to the desert, an angel of the Lord came  and stood in front of the door of his cell, and said, "I will not let you  enter." But he persisted saying, "What is the matter?" And the angel  replied, "God has sent me to ask you where you want to throw the guilty  brother whom you have condemned." Immediately he repented and said, "I have  sinned, forgive me." Then the angel said, "Get up, God has forgiven you.  But from now on, be careful not to judge someone before God has done so."

One day Abba Isaac went to a monastery. He saw a brother committing a sin and he condemned him. When he returned to the desert, an angel of the Lord came and stood in front of the door of his cell, and said, "I will not let you enter." But he persisted saying, "What is the matter?" And the angel replied, "God has sent me to ask you where you want to throw the guilty brother whom you have condemned." Immediately he repented and said, "I have sinned, forgive me." Then the angel said, "Get up, God has forgiven you. But from now on, be careful not to judge someone before God has done so."

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 03:56

Un  docteur de la loi  demande à Jésus :
« Et qui est mon prochain ? » 


Jésus reprend la parole :
« Un homme descend de Jérusalem à  Jéricho  et il tombe sur des bandits.

Ceux-ci lui volent toutes ses affaires, lui donnent des coups et partent, le laissant à moitié mort. 


Par hasard, un prêtre descend par ce chemin.

Il le voit et passe de l’autre côté.

De même, un  lévite arrive à cet endroit.

Il le voit et passe de l’autre côté.

Mais un  Samaritain  qui était en route le voit et le prend en pitié.

Il s’approche et soigne ses blessures en y versant de l’huile et du vin.

Puis, il le charge sur son propre cheval, le conduit dans une auberge et prend soin de lui.

Le lendemain, il sort deux pièces d’argent et les donne à l’aubergiste en lui disant :

“Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” » 


Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » 


Le docteur de la loi répond :


« Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »


Jésus lui dit :


« Va, et toi aussi, fais de même. » 

(Évangile selon saint Luc chapitre 10, versets 29 à 37)

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 07:34

Jésus raconte une nouvelle  parabole  à la foule venue l’écouter :
« Un homme avait deux fils.

Le plus jeune dit à son père :
“Père, donne-moi ma part d’héritage.“
Le père partage alors ses biens entre ses deux fils.


Peu de jours après, le plus jeune rassemble tout ce qu’il a et part pour un pays lointain où il dépense toute sa fortune en menant une vie de désordre.

Il a tout dépensé quand une grande famine touche le pays et il commence à se trouver dans le besoin. 


Il trouve un emploi auprès d’un habitant du pays qui l’envoie dans ses champs garder les porcs.

Il voudrait bien se remplir le ventre avec les gousses que mangent les porcs, mais personne ne lui donne rien. 


Alors il réfléchit et se dit : 
“Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! 


Je me lèverai, j’irai vers mon père et lui dirai :

Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.“ 
Il se lève et s’en va vers son père.

Alors qu’il est encore loin, son père l’aperçoit.

Saisi de compassion, il se jette à son cou et le couvre de baisers. 


“Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”


Mais le père dit à ses serviteurs :
“Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et faisons la fête, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé.”


Et ils commencent à faire la fête. 


Or le fils aîné était aux champs.

Quand il revient à la maison, il entend la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il lui demande ce qui se passe.

Celui-ci répond :
“Ton frère est arrivé et ton père a tué le veau gras parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”


Alors le fils aîné se met en colère et refuse d’entrer. Quand son père vient le supplier de les rejoindre, il lui dit :
“Il y a tant d’années que je suis à ton service sans t’avoir jamais désobéi, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour faire la fête avec mes amis. Mais quand ton fils revient après avoir dépensé tout son argent n’importe comment, tu fais tuer pour lui le veau gras !” 


Le père répond :
“Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi. Il faut faire la fête et se réjouir, car ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé !” » 

Évangile selon saint Luc chapitre 15, versets 11 à 32

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:38
The grace of the New Testament is mystically hidden in the letter of the Old; thus, the Apostle says that “the Law is spiritual” (Rom. 7:14). The Law, consequently, although in the letter it ages and grows old when not being practiced (cf. Heb. 8:13), nevertheless in the spirit it constantly grows young, being energized. For grace is absolutely unaging. (St Maximus the Confessor)

The grace of the New Testament is mystically hidden in the letter of the Old; thus, the Apostle says that “the Law is spiritual” (Rom. 7:14). The Law, consequently, although in the letter it ages and grows old when not being practiced (cf. Heb. 8:13), nevertheless in the spirit it constantly grows young, being energized. For grace is absolutely unaging. (St Maximus the Confessor)

Bible:

Quelle traduction?

(p. Denis / Lecteur Claude)

 

Si l'épiscopat en milieu anglo-saxon a veillé à ce que son peuple puisse bénéficier de la Parole de Dieu dans la "langue du peuple", qui est donc la langue du pays où le peuple habite et non pas celle d'un lointain peuple du passé, pour ce qui est des Chrétiens Orthodoxes d'autres cultures, c'est "un gros problème" (euphémisme!). Jamais un Apôtre, un évangélisateur, n'aurait exigé d'un peuple d'apprendre une autre langue pour s'adresser à Dieu.

Si vous comprennez l'anglais, vous avez la Orthodox Study Bible, qui a été mise au point par l'intégralité des juridictions anglo-saxonnes aux USA, une coopération sans équivalent sur le vieux Continent, hélas.

http://store.ancientfaith.com/orthodox-study-bible/


 



L'archimandrite Denis Guillaume (R.I.P!), précurseur courageux et infatigable pour l'inculturation de la Foi Chrétienne dans le paysage francophone, en disait ceci :

"par Claude le Liseur, Ven 11 Déc 2009 1:27 

Voici tout de même la citation exacte de l'archimandrite Denis Guillaume à laquelle je faisais référence dans mon message du 13 juillet 2004 à 10h55:

"Au bout de quinze ans de service dans le diaconat, j'avais réuni un dossier presque complet des évangiles dominicaux et festifs. Il y manquait les péricopes des jours ordinaires. Au cours de l'été 1979, comme j'étais invité à passer un mois en Calabre, j'avais emporté ce dossier, ainsi que toutes sortes de traductions, françaises et étrangères, de l'Evangile et, bien sûr, l'original grec, non pas celui de Nestle-Aland, mais l'Evangéliaire liturgique, conforme au codex R m . Je m'aperçus alors que la traduction la plus fidèle à ce codex est celle de J. N. Darby, datant de 1896 et rééditée en 1940 par l'Université d'Oxford. Les variantes du codex R m y sont signalées et traduites en notes, au bas des pages. Evidemment, les traductions plus récentes de Maredsous-Hautecombe et de Jérusalem me donnaient souvent une meilleure compréhension du texte, dans un langage plus adapté à notre temps. Je m'aidais aussi des traductions anglaise, allemande et italienne en ma possession, chaque langue apportant quelque lumière supplémentaire."


(Archimandrite Denis Guillaume, L'Evangéliaire byzantin, САМИЗДАТ (auto-édition), Nîmes 2003, p. 7.)

Je publie ce petit texte en mémoire du RP Denis et pour donner aux lecteurs une petite idée de ce que pouvait être son énorme tâche en tant que traducteur. Αἰωνία η μνήμη ! Вечная Память ! Mémoire éternelle !

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Bref, en attendant que notre épiscopat se décide à lancer cette oeuvre salutaire et essentielle, pour lire les textes non-traduits par le père Denis, c'est la Darby pour la précision, et la Maredsous pour la beauté du français, c'est tout ce qui nous reste.

 

(Source : Blog de Saint Materne)
A true Christian never forgets that in this world he is the prisoner of the Devil, and he continually sighs for the spiritual freedom given by the Son of God to all those who believe in Him and strive to free themselves from the bondage of sins; a true Christian lives watchfully, using all earthly things in moderation; he does not spend his time in idle talk or idle amusements; he is not extortionate, does not envy, prays constantly, and repents of his sins. - St John of Kronstadt, My Life in Christ

A true Christian never forgets that in this world he is the prisoner of the Devil, and he continually sighs for the spiritual freedom given by the Son of God to all those who believe in Him and strive to free themselves from the bondage of sins; a true Christian lives watchfully, using all earthly things in moderation; he does not spend his time in idle talk or idle amusements; he is not extortionate, does not envy, prays constantly, and repents of his sins. - St John of Kronstadt, My Life in Christ

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:30
LA PRIÈRE DU CŒUR,PEUT-ON LA DIRE EN COMMUNAUTE ?

PEUT-ON DIRE LA PRIÈRE DU CŒUR EN GROUPE ?

Monastère MaldonePrière solitaire –

La prière du Nom, prière de Jésus, prière du Cœur, suivant les diverses dénominations, est celle des ermites.

Quelquefois ceux-ci disent cette prière sur le chapelet avec leur disciple.

Pendant que l’un dit à haute voix la Prière, l’autre est prosterné, ou assis, ou agenouillé, dans une intériorisation maximale de la prière.

Ensuite, on alterne, celui qui la disait à haute voix devient silencieux et l’autre prend le relais, le temps d’un chapelet, par exemple.

C’est une prière liée au retrait, au silence, à la solitude volontaire – une prière non liturgique.

Prière communautaire

À partir de l’expérience de la Prière dite dans l’ermitage par l’Ancien et ses disciples, a pu se développer celle qui consiste à dire le chapelet en un groupe plus important.

L’exemple le plus connu est celui du monastère Saint-Jean-le-Précurseur en Angleterre :

-le chapelet, dit avec un nombre important de personnes, devient un office communautaire qui remplace bien souvent les offices liturgiques, en tout cas pendant la semaine.

Cette méthode a l’avantage que l’on se passe de livres et de partitions, et qu’on apprend à se rendre mutuellement le service de dire à haute voix les invocations :

-celui qui en est chargé les prononce, non pour lui-même, mais pour les frères. Dans le cas d’une récitation communautaire de la prière du Nom, la formule est rigoureusement « Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu aie pitié de nous » et non « de moi, pécheur ».

Formes de la prière

Il faut savoir que, dans le contexte communautaire comme dans la solitude, la formule du Nom de Jésus a donné naissance à d’autres formes de la prière répétitive, celle qu’on adresse à la Mère de Dieu (« très sainte Mère de Dieu, sauve nous – ou sauve-moi, pécheur ! ») et à un saint (« saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour nous – ou pour moi pécheur !»).

Elle a donné naissance également au chapelet d’intercession, où l’on prie pour les vivants et les défunts – « Seigneur Jésus Christ notre Dieu (notez la formule différente), aie pitié de tes serviteurs Untel et Untel… ! » ou « très sainte Mère de Dieu, sauve tes serviteurs… »).

Discernement

Dans ces diverses situations, le discernement est important. Plusieurs conditions sont importantes afin de ne pas perdre un temps précieux, de s’égarer ou de tomber dans l’illusion.

Premièrement, il est indispensable d’être membre de l’Église.

En effet, c’est en celle-ci que nous est transmise toute la grâce  du saint Esprit, ainsi que l’expérience vivante des saints Pères.

La prière, même solitaire, même érémitique, est la prière de l’Église. Cela veut dire que l’on confesse ce que l’Église confesse :

-c’est pourquoi le Symbole de foi traditionnel est généralement dit avant de commencer le chapelet.

Ensuite, il est indispensable de se confesser régulièrement afin de révéler et de reconnaître ce qui advient dans le cadre de la prière – pensées, sentiments, etc.

Pour cela, on a vraiment besoin d’un père plus expérimenté avec lequel on a une relation d’obéissance spirituelle.

Ses conseils, ses avertissements, son expérience, sa connaissance de la tradition des saints Pères, sont infiniment utiles.

En paroisse

L’expérience paroissiale de la prière du chapelet existe.

Cela correspond à un véritable office hérité généralement du monastère cité plus haut.

Il peut avoir lieu à la suite d’un office comme celui de vêpres.

On peut le trouver également dans telle ou telle famille de paroissiens, par exemple pendant le grand Carême.

Mais, en tout cas, il ne remplacera pas les offices classiques et il supposera toujours la bénédiction du prêtre responsable et la présence d’une personne expérimentée.

Celle-ci peut intervenir si l’on se trompe dans les mots, si l’on adopte un ton sentimental, dès qu’une déformation affecte la transmission authentique de l’expérience.

(Source: Sagesse Orthodoxe)

Ne les oublions pas ! Continuons de prier inlassablement pour leur libération...

Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare