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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 05:45
Tout homme, baptisé ou non, est appelé à vivre de Dieu. Qui que l’on soit, nous sommes donc tous appelés à la sainteté qui n’est pas réservée à une élite. Nos mérites ne déterminent pas notre capacité à être saint, c’est l’œuvre de l’Esprit. A la Toussaint, nous fêtons notre vocation à être unis les uns aux autres dans le Christ. En rappelant l’existence des saints connus et inconnus, nous rendons la personne présente devant Dieu. ...

Tout homme, baptisé ou non, est appelé à vivre de Dieu. Qui que l’on soit, nous sommes donc tous appelés à la sainteté qui n’est pas réservée à une élite. Nos mérites ne déterminent pas notre capacité à être saint, c’est l’œuvre de l’Esprit. A la Toussaint, nous fêtons notre vocation à être unis les uns aux autres dans le Christ. En rappelant l’existence des saints connus et inconnus, nous rendons la personne présente devant Dieu. ...

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) de Toussaint présidé par le Métropolite. Prières à StGregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean Ap 7, 2-4.9-14

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer :« Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »

Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël.

Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! »

Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »

L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »

Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. »

Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.

 

lecture de la première lettre de saint Jean Jn 3, 1-3

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Mt 5, 1-12a


 Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Priére à tous les saints de Saint Augustin

 
Reine de tous les saints, glorieux Apôtres et Évangélistes, Martyrs invincibles, généreux Confesseurs, savants Docteurs, illustres Anachorètes, dévoués Moines et Prêtres, Vierges pures et pieuses femmes, je me réjouis de la gloire ineffable à laquelle vous êtes élevés dans le Royaume de Jésus-Christ, notre divin Maître. 
 
 
Je bénis le Très-Haut des dons et des faveurs extraordinaires dont il vous a comblés et du rang sublime où il vous élève. O amis de Dieu ! 
 
O vous qui buvez à longs traits au torrent des délices éternelles, et qui habitez cette patrie immortelle, cette heureuse cité, où abondent les solides richesses ! Puissants Protecteurs, abaissez vos regards sur nous qui combattons, qui gémissons encore dans l'exil, et obtenez-nous la force et les secours que sollicite notre faiblesse pour atteindre vos vertus, perpétuer vos triomphes et partager vos couronnes. 
 
O Vous tous, bienheureux habitants du ciel, saints amis de Dieu qui avez traversé la mer orageuse de cette vie périssable, et qui avez mérité d'entrer dans le port tranquille de la paix souveraine et de l'éternel repos ! 
 
O saintes âmes du paradis, vous qui, maintenant à l'abri des écueils et des tempêtes, jouissez d'un bonheur qui ne doit pas finir, je vous en conjure, au nom de la charité qui remplit votre coeur, au nom de Celui qui vous a choisis et qui vous a faits tels que vous êtes, écoutez ma prière. 
 
Prenez part à nos travaux et à nos combats, vous qui portez sur vos vos fronts vainqueurs une couronne incorruptible de gloire ; ayez pitié de nos innombrables misères, vous qui êtes à jamais délivrés de ce triste exil ; souvenez-vous de nos tentations, vous qui êtes affermis dans la justice ; intéressez-vous à notre salut, vous qui n'avez plus rien à redouter pour le vôtre ; tranquillement assis sur la montagne de Sion, n'oubliez pas ceux qui gisent encore couchés dans la vallée des larmes. 
 
Puissante armée des saints, troupe bienheureuse des apôtres et évangélistes, des martyrs, des confesseurs, des docteurs, des anachorètes et des moines, des prêtres, des saintes femmes et des vierges pures, priez sans cesse pour nous misérables pécheurs. Tendez-nous une main secourable, détournez de nos têtes coupables la justice irritée de Dieu ; faites entrer par vos prières notre frêle navire dans le port de la bienheureuse éternité.
 
Saint Augustin
Dimanche 1er NOVEMBRE 2015. "Toussaint". Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Sainte Catherine de Sienne

(1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe 
Le Dialogue, ch. 41 (trad. Hurtaud, Téqui 1976, p. 131 rev) 

 

 

« Je crois à la communion des saints » (Credo)

 

 

Dieu a dit à sainte Catherine : L'âme juste qui achève sa vie dans la charité est enchaînée désormais dans l'amour et ne peut plus croître en vertu ; le temps est passé. Mais elle peut toujours aimer de l'amour qu'elle avait quand elle est venue à moi, et qui est la mesure de son amour (Lc 6,38). Toujours elle me désire, toujours elle m'aime, et son désir n'est jamais frustré : elle a faim et elle est rassasiée ; rassasiée, elle a encore faim ; elle échappe au dégoût de la satiété comme à la souffrance de la faim. C'est dans l'amour que les bienheureux jouissent de mon éternelle vision, et qu'ils participent à ce bien que j'ai en moi-même et que je communique à chacun selon sa mesure ; cette mesure, c'est le degré d'amour qu'ils avaient en venant à moi.

Parce qu'ils sont demeurés dans ma charité et dans celle du prochain et qu'ils sont unis par la charité..., chacun se réjouit de participer au bien des autres, en plus du bien universel qu'il possède. Les saints partagent la joie et l'allégresse des anges, au milieu desquels ils sont placés... Ils participent aussi tout particulièrement au bonheur de ceux qu'ils aimaient sur terre, plus étroitement, d'une affection à part. Par cet amour ils croissaient ensemble en grâce et en vertu ; l'un était pour l'autre une occasion de manifester ma gloire et de louer mon nom... Cet amour ils ne l'ont pas perdu dans l'éternelle vie, ils le gardent toujours. C'est lui qui fait surabonder leur bonheur, par la joie que chacun ressent du bonheur de l'autre...

 

Le Seigneur Jésus est glorifié dans ses saints et saintes.

Saints et saintes de tous les temps

Il est le Premier-né d’entre les morts, entraînant à sa suite une foule innombrable de témoins de l’Évangile. On fait mémoire d’eux le 1er novembre, fête de Tous les saints, immense réseau de foi, « foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Apocalypse 7, 9).

Il y a d’abord ceux et celles qui sont béatifiés et canonisés officiellement par l’Église. Il y a aussi les autres qui ne sont pas élevés sur les autels. Ces saints et saintes anonymes, membres du Corps du Christ, sont des phares dans notre nuit. Ils ne brillent pas comme des stars, mais éclairent humblement de la lumière même du Christ.

Toussaint

Les saints et saintes anonymes

Les saints et saintes connus de Dieu seul ne sont d’aucun calendrier. Ils appartiennent au réel quotidien; on les retrouve souvent dans nos propres familles : ces ancêtres qui nous ont précédés dans le Royaume; ces pères et mères de famille qui, en se donnant à leurs enfants jour et nuit, ont bâti l’Église; ces jeunes de nos villes qui n’ont souvent que leurs blessures pour y faire jaillir l’eau vive de l’Esprit. Ce sont aussi ces prêtres, religieux et religieuses, laïcs et missionnaires, qui ont enfanté les autres à la foi au Christ ressuscité. Le souvenir de leur témoignage nous inspire la route à prendre pour arriver à bon port.

Cette liste de saints et saintes anonymes de tous les temps, jeunes et vieux, blessés et aimés, faibles et vulnérables, est dressée au carrefour des chemins du monde. Ce sont des icônes du Royaume qui nous révèlent la beauté du Dieu fait homme. Ils sont les plus heureux des hommes et des femmes, parce qu’ils ont su accorder librement leurs corps à la danse de l’Évangile et à la musique des Béatitudes, jouissant ainsi de la félicité éternelle que donne la vision de Dieu.

Les saints et saintes ordinaires

L’Église a choisi le texte des béatitudes pour l’évangile de la Toussaint afin de nous montrer que cette sainteté est accessible à chaque personne. C’est d’abord un portrait de lui-même que Jésus dresse : heureux les pauvres en esprit, les affligés, les doux, les cœurs purs, les miséricordieux, les artisans de paix, ceux qui ont faim et soif de justice, car le royaume de Dieu est à eux (Cf. Matthieu 5, 1-12).

Ce ne sont pas nos œuvres que Dieu désire, mais l’amour qui fait les œuvres. La vie ordinaire et les réalités conjugales et familiales (conjoint, enfant, sexualité, métier, maison, quartier, école, repas, loisir, etc.) deviennent alors le lieu de la sainteté, c’est-à-dire le lieu de l’accueil et de l’amour. Depuis l’incarnation du Christ, il ne peut pas y avoir d’opposition entre amour de Dieu et amour du prochain, spiritualité et sexualité, prière et travail, sainteté et vie ordinaire. « Tout est grâce », disait Thérèse de Lisieux, qui passe son ciel à faire du bien sur la terre. Ses parents, Louis et Zélie Martin, ont d’ailleurs été canonisés en couple à Rome le 18 octobre 2015 par le pape François.

La sainteté n’est pas réservée aux papes, évêques, prêtres, religieux et religieuses. Elle ne se limite pas à un état de vie particulier et ne porte pas toujours des habits à la mode. Elle déborde des cloîtres et des églises. Nous la retrouvons assise dans nos maisons. Elle prend spécialement sa joie chez les exclus de la société, les blessés de la vie, les petits de vertus, les souffrants de partout. La sainteté est essentiellement une expérience de la miséricorde. Qui pense la posséder l’échappe. On ne peut la saisir qu’avec des mains vides. La sainteté est comme l'amour du Père, elle s’accueille, tout simplement, avec un cœur d’enfant.

Jacques Gauthier

« Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (1 Jean 3, 1).

Des extraits de ce texte sont parus dans Prions en Église Canada, 1er novembre 2015, p. 35-36.
Pour aller plus loin : Tous appelés à la sainteté (Parole et Silence) ; Les maîtres spirituels chrétiens (Novalis).

Extrait de : http://www.jacquesgauthier.com/blog/entry/saints-et-saintes-de-tous-les-temps.html

Dimanche 1er NOVEMBRE 2015. "Toussaint". Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

IL ÉTAIT UNE FOIS...DANS UN COIN DE BRETAGNE...

Vers le milieu du XIVe siècle vivait dans une clairière proche du bourg du Folgoët, (Finistère, France) un homme nommé Salaün. Considéré comme un "innocent", Salaün demandait l'aumône, en répétant inlassablement : "Ave Maria ! Salaün mangerait bien un morceau de pain ! » Il aimait à se balancer sur la branche d'un arbre, au-dessus de la fontaine, et il chantait à pleine voix : "Ô Maria".

Sa mort survenue vers 1358 (à 48 ans) laissa les gens indifférents. Il fut enterré au village de Lannuchen, près du manoir de Kergoff. Aujourd'hui encore on peut voir le calvaire encadré des quatre pierres qui proviennent de son tombeau. Mais peu de temps après sa mort, on découvrit sur sa tombe, près du chêne où il se balançait et de la fontaine où il trempait son pain, un lys sur lequel on lisait ces mots écrits en lettres d'or : "Ave Maria". En ouvrant la tombe, on constata que ce lys avait pris racine dans la bouche du défunt. Le miracle attira rapidement les foules et on bâtit une chapelle sur la tombe de "l'innocent".

En 1365, on posa la première pierre d’un sanctuaire. En 1419, l’évêque de Léon, bénit le sanctuaire qui fut érigé en Collégiale par Jean V en 1423.

LA FÊTE PAÏENNE D’HALLOWEEN : UNE ANTI-FÊTE DE TOUS LES SAINTS

 

citrouille HalloweenLa fête d’Halloween, si tant est qu’on puisse la qualifier de fête, vient du paganisme celtique (surtout d’Irlande et d’Ecosse). Elle était une fête de la fin des récoltes et de l’entrée dans l’hiver, ce qui est courant dans le paganisme antique. Mais elle était aussi une fête des morts, sous la forme de « revenants1 » et, par assimilation, une fête des mauvais esprits et des personnages mythologiques, tels que les fées. Il y avait à cette occasion des feux de joie et il est possible qu’il y ait eu aussi des sacrifices humains. Elle durait 4 jours, mais le plus important était le 1er jour : or celui-ci coïncidera, à partir du 8ème s. apr. J-C,  avec les vigiles de la Toussaint2, c’est-à-dire le 31 octobre au soir. D’où son nom de Halloween, « veille de tous les Saints ».

Puis cette fête sera implantée en Amérique, surtout à partir du 19ème s., avec l’arrivée massive aux Etats-Unis d’immigrés irlandais. Et depuis une vingtaine d’années on essaye de l’implanter en France, pour des raisons essentiellement commerciales. Mais je pense que l’activité des esprits sous-Ciel et la déchristianisation de notre pays n’y sont pas étrangers.

Que faut-il en penser sur le fond ? Basons-nous sur la phrase du Seigneur : on juge l’arbre à ses fruits. D’abord, il faut rappeler que le paganisme, qui est vu souvent à notre époque sous un angle culturel, sympathique, était une horreur spirituelle et morale : il consistait  à adorer des idoles, qui étaient des démons, comme l’enseigne le Christ Lui-même (Il qualifie « Beelzeboul », l’antique divinité phénicienne, de « prince des démons », c’est-à-dire de Satan, en Mt 12/24), à accomplir des sacrifices sanglants (à l’origine humains, puis animaux) et à pratiquer la magie et la sorcellerie. On ne se rend plus compte à notre époque que le Christ nous a délivré de l’emprise des démons, qui était terrible.

Dans les manifestations d’Halloween, on se déguise en tout ce qui peut rappeler la mort, la laideur et de la peur : en squelettes, en personnages horribles qui font peur, en sorciers ou sorcières… Mais la mort est une horreur, qui n’a pas été voulue par Dieu. La laideur et la peur viennent exclusivement du monde enférique, car Dieu est beau : Il est la beauté suprême et tout ce qu’Il a créé est beau ; et Il est celui qui rassure toujours et met en confiance3. La peur est l’arme des démons, car elle permet d’avoir de l’emprise sur les êtres, tandis que Dieu libère toujours. Ceux qui se déguisent en personnages horribles et ridicules oublient que les démons s’efforcent de défigurer l’Homme, parce qu’il est l’image de Dieu et qu’ils en sont jaloux.

Quant à la sorcellerie, elle est une abomination : elle a toujours pour but d’obliger quelqu’un à faire ce qu’il ne veut pas ou de l’empêcher de faire ce qu’il veut ; elle asservit les êtres, les emprisonne, les mutile et peut même les détruire. Il n’y a pas de bonne magie : toute magie vient d’en bas. Et tout cela se passe dans l’obscurité, avec de la fumée, des toiles d’araignée et des araignées…Mais qui aimerait vivre dans l’obscurité, au milieu des araignées ? Aucun être humain normal ne peut réellement prendre plaisir à ces choses-là, à la laideur, à la peur, à la méchanceté. C’est un leurre de croire que cela puisse être agréable. Si ceux qui le disent se trouvaient réellement dans les situations qu’ils simulent, ils « pleureraient et grinceraient des dents », comme le dit l’Ecriture. L’Enfer ne peut pas être agréable : il est le contraire du Royaume de Dieu, le contraire du « Jardin des délices ».

Il faut refuser cela, dénoncer cette imposture et cette stupidité. Il y a un saint qui nous a montré l’exemple, c’est St Jean de San Francisco et Shanghaï. Il a lutté fortement contre cette pseudo-tradition dans le milieu américano-russe de San Francisco. La veille du 1er novembre 1964, constatant qu’il n’y avait personne aux vigiles du jour où l’on devait canoniser St Jean de Cronstadt (cause pour laquelle il s’était battu), il fit irruption dans un lieu où il y avait un grand bal « costumé » pour la fête d’Halloween et fit le tour de la salle en regardant bien les gens, sans dire un mot. Tous étaient pétrifiés, et ils eurent honte.

Cette pseudo-fête est exactement le contraire de celle de la Toussaint, associée à celle des défunts. A la Toussaint, nous fêtons les hommes qui, par leur martyre ou leur ascèse, sont parvenus au but de la vie, à savoir devenir ressemblants à Dieu, ceux qui sont « devenus des dieux par la grâce »5, c’est-à-dire qui sont déifiés. Et le jour des Défunts, nous prions pour que nos défunts achèvent dans leur chemin céleste ce qu’ils ont commencé dans leur chemin terrestre, à savoir  « parvenir à la gloire du Royaume céleste »6. Tandis que les tenants d’Halloween, eux, sont centrés sur la mort  et le royaume des morts, en oubliant que le Christ est ressuscité  et qu’Il a vaincu la mort. Nous fêtons ceux qui jouissent de la béatitude et de la vie éternelle, eux se satisfont que  leurs ancêtres soient couchés dans la mort, en compagnie des démons. Ce sont deux chemins antagonistes.

Si vous voyez des enfants sonner à votre porte, déguisés en squelettes, en sorciers ou en diables, pour vous réclamer des bonbons, ayez l’audace de dire : je n’aime pas la mort, je préfère la vie. Christ est ressuscité !

Source: Père Noël Tanazacq  dans "Sagesse Orthodoxe"

 

(1) Les « revenants » sont des âmes de défunts qui, ne parvenant pas à s’élever vers le trône de Dieu, ne trouvent pas le repos. Etant errantes, elles peuvent se manifester dans les lieux où elles ont vécu sur terre. Les fantômes [du grec phantasma : illusion, apparence] en sont la manifestation la plus connue : il s’agit d’âmes de défunts qui se manifestent avec la forme de leurs corps, parce que l’âme garde la mémoire du corps et que, comme le dit St Jean Damascène, elle a l’aptitude à reconnaître les atomes de son corps dans l’univers.

 (2) La Toussaint doit son origine à la dédicace de l’ancien temple païen du Panthéon, à Rome, en église de Ste Marie et de tous les martyrs, en 609, par le pape  Boniface IV, qui y fit transférer un grand nombre de reliques de martyrs provenant des Catacombes. La date était probablement le 13 mai, qui correspond à celle d’une fête de la Toussaint en Syrie à la même époque. L’anniversaire de cette dédicace deviendra notre fête de la Toussaint. Mais en Angleterre, puis en Gaule la fête sera translatée au 1er novembre  à la fin du 8ème s. et elle  ne deviendra universelle pour l’Occident que sous Louis le Pieux (+ 840). La mémoire universelle des défunts ne sera instituée par St Odilon de Cluny que vers 998, mais sera expressément  placée le lendemain de la Toussaint, car tous les défunts sont des saints à venir.

Il n’existe rien d’équivalent dans les rites orientaux, car la Toussaint fêtée le 1er dimanche après Pentecôte passe quasiment inaperçue et il y a tellement de jours dans l’année  où l’on prie pour les défunts  qu’aucun ne prédomine  sur les autres.

(3) Lorsque le Christ vient au-devant de Ses disciples  la nuit, en marchant sur les eaux déchaînées de la mer de Galilée, et qu’ils croient voir un fantôme, ce qui les effraye,  Il leur dit immédiatement : «Rassurez-vous,  c’est Moi, n’ayez pas peur » (Mt14/27). Dieu ne fait jamais peur. Ce qui fait peur ne vient pas de Dieu.

(4) Il ne s’agissait pas de la Toussaint, qui est à cette date-là une fête occidentale, mais le Saint Synode de l’Eglise Russe Hors Frontières avait décidé que la canonisation de St Jean de Cronstadt se ferait le 1er novembre. 11 jours plus tard, en la fête de St Martin, St Jean de San Francisco  sacrera le P. Eugraph Kovalevsky (1905-1970) sous le nom de Jean de Saint-Denis, qui sera ainsi  le 1er à recevoir le patronage de St Jean de Cronstadt.

(5) Epiclèse de la liturgie de la Pentecôte du rite des Gaules restauré.

(6) Litanie des défunts du rite byzantin.

 

QUAND UN PROPHETE ENTRE DANS LA SALLE OU L'ON FÊTE HALLOWEEN

La veille du dimanche 19 octobre/2 novembre 1964, où l’Eglise devait, pour la première fois, célébrer solennellement la mémoire de saint Jean de Cronstadt, Monseigneur Jean constata, aux Vêpres, l’absence de beaucoup de paroissiens. En effet, ce dimanche coïncidait avec la fête catholique-romaine de tous les saints [ndt : Toussaint] et une tradition veut que la veille, les forces du mal célèbrent leur propre cérémonie noire, appelée Halloween. Déguisés en diables et en sorciers, les jeunes s’adonnent à des danses et à des réjouissances qui sont une parodie du christianisme. Or un groupe de Russes avaient organisé une telle mascarade. Après l’office vespéral, Monseigneur Jean dit à son fidèle acolyte, Paul Loukianoff : «Maintenant, emmène-moi au bal». Avec son bâton d’évêque à la main, Monseigneur Jean fit irruption dans la pièce et, lentement, foudroyant du regard l’assistance, sans prononcer un mot, il fit le tour de la pièce. La musique avait cessé. Sous le regard de leur maître, les yeux de la conscience s’ouvraient et chacun des danseurs connaissait qu’il était nu spirituellement. Le lendemain, en chaire, Vladika Jean, cet ange de douceur, tonna tel un nouveau Moïse chantant le cantique de pénitence. Saint Tykhon de Zadonsk avait, en son temps, mit fin de même, par sa seule présence, à une célébration païenne.
Vie de notre Père dans les Saints, Jean Maximovitch, Archevêque de Shangaï, Bruxelles et San Francisco (1896-1966). par Presbytera Anna

Saints Cosme et Damien, qui êtes-vous ?

Ils étaient frères selon la chair et originaires de la province d'Asie (région d'Ephèse). Leur père, un noble païen, embrassa la foi chrétienne quelque temps après leur naissance. Mais sa mort prématurée laissa les deux enfants aux seuls soins de leur pieuse mère, Théodote, qui était chrétienne depuis son enfance et s'appliqua à élever ses deux fils dans la piété et l'imitation de ses vertus. Cosme et Damien furent instruits dans les diverses sciences du temps, mais ils abandonnèrent bientôt ces vaines connaissances pour se livrer à l'art médical et délivrer leurs prochains de toutes maladies et infirmités. De même que les Apôtres envoyés en mission par le Christ (cf. Mat. 10), ils reçurent le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toutes sortes de maladies sans autre remède que leur prière. Ayant reçu gratuitement la grâce du Saint-Esprit, ces nouveaux Apôtres donnaient gratuitement, soignaient sans aucune distinction les riches, comme les pauvres, les étrangers comme leurs proches, sans jamais demander quoi que ce fût en contre-partie. Leur charité était telle, qu'ils prodiguaient aussi leurs bienfaits aux animaux sans raison. Bien que versés dans la science médicale, ils n'utilisaient en guise de remède, de bistouri ou d'emplâtre que le nom vivifiant du Christ, et joignaient la prédication de l'Evangile du Salut à la guérison, si bien qu'en eux c'était le Christ-Médecin lui-même qui poursuivait son oeuvre et guérissait les âmes et les corps. On accourait de tous les horizons vers leur demeure, et chacun y trouvait guérison et réconfort dans la mesure de sa foi.

Saint Damien, le plus jeune des deux frères, s'endormit le premier dans la paix, suivi quelque temps plus tard par son frère Cosme. Par la suite, des multitudes de Chrétiens ne cessèrent d'affluer vers l'église qui avait été construite à l'emplacement de leur tombeau, au lieu-dit Féréman. Leurs précieuses Reliques et leur Icône étaient une source abondante de guérisons pour les malades qu'on y amenait et qu'on laissait séjourner plusieurs jours dans l'église au milieu des prières et des supplications. Personne ne s'en retirait sans avoir obtenu soit la guérison soit la force d'endurer avec patience et espérance la maladie permise par Dieu pour le salut de son âme.


1. La première des trois paires de Saints du même nom distinguées par la tradition. Cf. 17 oct.

LA FÊTE DE TOUS LES SAINTS (TOUSSAINT) DU 1ER NOVEMBRE ET LA COMMÉMORATION DE TOUS LES DÉFUNTS (2 NOVEMBRE)

toussaint-icone-330La  fête de tous les saints (Toussaint) – 1er novembre –

La Toussaint doit son origine à la dédicace de l’ancien temple païen du Panthéon, à Rome, en église de Ste Marie et de tous les martyrs, en 609, par le pape Boniface IV, qui y fit transférer un grand nombre de reliques de martyrs provenant des Catacombes. La date primitive était probablement le 13 mai, qui correspond à celle d’une fête de la Toussaint en Syrie à la même époque. L’anniversaire de cette dédicace deviendra la Toussaint, telle que nous la connaissons. Mais,en Angleterre puis en Gaule, la fête sera translatée au 1er novembre à la fin du 8ième s. et, selon le célèbre hagiographe Adon (archevêque de Vienne. 799-875) elle serait devenue universelle en Occident (c’est-à-dire dans l’Empire carolingien) sous Louis le Pieux (+ 840).

En Orient, la fête de tous les saints (qui n’est jamais appelée « Toussaint », expression exclusivement occidentale) est le 1er dimanche après la Pentecôte (1). Mais elle passe quasiment inaperçue, car il n’y a pas de liturgies du sanctoral en Orient : les saints sont vénérés dans l’office divin, et donc presqu’uniquement dans les monastères, essentiellement dans les stichères des Vêpres et dans les tropaires du canon des Matines (Orthros) ou dans des « molébènes », qui sont des offices propres, liés à certaines circonstances (2).  Les Vêpres et Matines du 1er dimanche après la Pentecôte (3) comportent de beaux textes sur les saints, mais sont très peu suivies par les fidèles.

La commémoration de tous les défunts – 2 novembre

En Occident, la commémoration universelle des défunts a été instituée par St Odilon de Cluny en 998 (4), et donc à l’époque de l’Eglise indivise, et elle a été expressément placée le lendemain de la Toussaint, car tous les défunts sont des saints à venir. A l’origine, il ne s’agissait que des défunts de l’ordre  de Cluny (5), mais cet usage passera petit à petit dans le reste de l’Eglise, dans les cathédrales et les paroisses. Cette « fête » aura une audience immense, car le culte des défunts est probablement le rite le plus ancien et le plus universel de toutes les religions, depuis la chute de l’Homme. Tous les êtres humains, toutes les grandes civilisations ont cru à une vie de l’âme après ma mort. Cela devint naturellement beaucoup plus fort chez les Chrétiens, en raison de la Résurrection du Christ, qui nous sauve de la mort éternelle, nous rouvre les portes du Paradis (le Royaume de Dieu) et permet à l’Homme d’accomplir à sa véritable destinée, qui est la déification. Le Christ est le seul à donner un avenir à l’Homme. On peut même dire qu’elle fut et qu’elle demeure la fête la plus universellement suivie en Occident. Même ceux qui, sous l’influence de l’athéisme philosophique – issu de la Réforme – puis des soi-disant « Lumières » – qui furent en fait des ténèbres spirituelles – puis de l’idéologie de la Révolution française – violemment anti-chrétienne – et enfin de l’idéologie marxiste et du communisme, se sont éloignés de l’Eglise, même eux vont « fleurir les tombes » de leurs familles. Le Saint-Esprit est merveilleux, car il leur fait accomplir un geste prophétique : fleurir une tombe, c’est offrir des fleurs aux défunts qui y sont enterrés en leur disant : vous allez refleurir, vous allez retrouver la vie, la beauté et le parfum. Nos frères d’Orient, qui nous ont permis de retrouver la foi orthodoxe de nos Pères, nous ont appris à mettre aussi sur nos tombes une veilleuse, la lumière de la Résurrection. Qu’ils soient bénis !

Dans cet office, qui est de style et d’ordo occidental, il y a deux trésors liturgiques : le « psaume ecclésiastique », tiré de l’Ecclésiaste (Qohélet), à la beauté tragique, trésor occidental, et les « strophes des défunts » (6), composées pendant la révolution russe par un évêque martyr (mort dans un camp de concentration ) et recueillies par le monastère St Job de Potchaïeff (7), trésor oriental,  mais, hélas, rarement chantées dans les paroisses de rite byzantin.

Il n’existe rien d’équivalent en Orient, car, dans le cycle hebdomadaire du  rite byzantin,  tous les samedis sont consacrés à la prière pour les saints et les défunts, mais avec des temps forts : la veille de la Pentecôte, la veille du Carnaval (3ème dimanche du Pré-Carême), les samedis des 2ème, 3ème et 4ème dimanches du Carême, ainsi que le mardi de la 2ème semaine après Pâques, le 29 août (martyre de St Jean Baptiste), et le samedi avant la St Dimitri [26 octobre]. Cela signifie que cet office est très « dilué » dans l’année liturgique et n’a donc pas le même relief qu’en Occident.

Père Noël Tanazacq

Dimanche 1er NOVEMBRE 2015. "Toussaint". Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:59
Ne discutez pas de vérité avec quelqu'un qui ne connaît pas la vérité. Mais avec la personne qui est avide de connaître la vérité, ne l'en privez pas. (Saint Isaac le Syrien)

Ne discutez pas de vérité avec quelqu'un qui ne connaît pas la vérité. Mais avec la personne qui est avide de connaître la vérité, ne l'en privez pas. (Saint Isaac le Syrien)

Livre de l'Ecclésiastique 24,9-12.

Dès le commencement et avant tous les siècles il m'a créée, et je ne cesserai pas d'être jusqu'à l'éternité.
J'ai exercé le ministère devant lui dans le saint tabernacle, et ainsi j'ai eu une demeure fixe en Sion.
De même, il m'a fait reposer dans la cité bien-aimée, et dans Jérusalem est le siège de mon empire.
J'ai poussé mes racines dans le peuple glorifié, dans la portion du Seigneur, dans son héritage.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

Samedi 31 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Sophrone de Jérusalem

(?-639), moine, évêque 
Homélie pour l'Annonciation, 2 ; PG 87, 3, 3241 (trad. bréviaire ) 


 

« Heureuse la mère qui t'a porté »

 

      « Réjouissez-vous, comblée de grâce, le Seigneur est avec vous. » (Lc 1,28)

Et que peut-il y avoir de supérieur à cette joie, ô Vierge Mère ?

Que peut-il y avoir au-dessus de cette grâce ?...

Vraiment « vous êtes bénie entre toutes les femmes » (Lc 1,42), parce que vous avez transformé la malédiction d'Ève en bénédiction ; parce que Adam, qui auparavant était maudit, a obtenu d'être béni à cause de vous. 


      Vraiment « vous êtes bénie entre toutes les femmes », parce que, grâce à vous, la bénédiction du Père s'est levée sur les hommes et les a délivrés de l'antique malédiction. 


      Vraiment « vous êtes bénie entre toutes les femmes », parce que, grâce à vous, vos ancêtres sont sauvés, car c'est vous qui allez engendrer le Sauveur qui leur procurera le salut. 


      Vraiment, « vous êtes bénie entre toutes les femmes », parce que, sans avoir reçu de semence, vous avez porté ce fruit qui fait don à la terre entière de la bénédiction, et la rachète de la malédiction d'où naissent les épines. 


      Vraiment, « vous êtes bénie entre toutes les femmes », parce que, étant femme par nature, vous devenez effectivement Mère de Dieu.

Car si celui que vous devez enfanter est en vérité Dieu incarné, vous êtes appelée Mère de Dieu à très juste titre, puisque c'est Dieu que vous enfantez en toute vérité.



 

Saint Quentin , qui êtes-vous ?


Martyr 
(† IIIe siècle)

Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, comme les saints Crépin et Crépinien, vinrent prêcher l'Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu'ils avaient reçu. Amiens fut le centre de son apostolat. 

Les miracles confirmaient son enseignement : 
- il traçait le signe de la Croix sur les yeux des aveugles, et ils voyaient ; 
- il faisait parler les muets, entendre les sourds, marcher les paralytiques. 
Ces éclatants prodiges excitaient l'admiration des uns et la haine des autres. Quentin fut bientôt dénoncé à Rictiovarus, gouverneur romain, et il comparut devant lui : « Comment t'appelles-tu ? lui demande Rictiovarus. “Je m'appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j'ai reçu le nom de Quentin. Quoi ! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! - La vraie noblesse, c'est de servir Dieu ; la religion chrétienne n'est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles. - Quitte ces folies et sacrifie aux dieux. - Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c'est de les adorer. - Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu'à la mort. - Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme.” »

Cette si généreuse confession est suivie de cruels supplices ; mais Dieu soutient son martyr, et l'on entend une voix céleste, disant : « Quentin, persévère jusqu'à la fin, je serai toujours auprès de toi. » En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse. Jeté dans un sombre cachot, Quentin en est deux fois délivré par un ange, va prêcher au milieu de la ville, et baptise six cents personnes. Après de nouveaux et plus cruels supplices, Quentin eut la tête tranchée à Vermand, ville qui prendra son nom : Saint Quentin. Les assistants virent son âme s'envoler au Ciel sous la forme d'une blanche colombe.

Samedi 31 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
L’EUCHARISTIE 
 
 
protège le monde et déjà, secrètement, l’illumine. L’homme y trouve sa filiation perdue, il puise sa vie dans celle du Christ, l’ami secret, qui partage avec lui le pain de la nécessité et le vin de la fête.
Et le pain est son corps, et le vin est son sang, et dans cette unité plus rien ne nous sépare de rien ni de personne.
Que peut-il y avoir de plus grand ?  
C’est la joie de Pâques, la joie de la transfiguration de l’univers.
Et nous recevons cette joie dans la communion de tous nos frères, vivants et morts, dans la communion des saints et la tendresse de la Mère.
Alors plus rien ne peut nous faire peur.
Nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, nous sommes des dieux.
Désormais, tout a un sens. 
Toi, et toi encore, tu as un sens.
Tu ne mourras pas.
Ceux que tu aimes, même si tu les crois morts, ne mourront pas. Ce qui est vivant et beau, jusqu’au dernier brin d’herbe, jusqu’à cet instant fugitif où tu as senti tes veines pleines d’existence, tout sera vivant, à jamais.
Même la souffrance, même la mort ont un sens, elles deviennent les chemins de la vie.
Tout est déjà vivant.
Parce que le Christ est ressuscité.
II existe ici-bas un lieu où il n’y a plus de séparation, où il y a seulement le grand amour, la grande joie. Et ce lieu c’est le Saint Calice, le Saint-Graal au cœur de l’Eglise.
Et par là, dans ton cœur.
Voilà ce que nous devrions pouvoir dire.
Voilà ce que devrait être le culte.
 
Patriarche Athénagoras
Samedi 31 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
« Je ne fais pas le bien que je voudrais faire et je commets le mal que je ne voudrais pas commettre… »

Saint Paul déjà l’avouait sans détour : « Je ne fais pas le bien que je voudrais faire et je commets le mal que je ne voudrais pas commettre… » (Rom 7, 19). Notre pauvre nature humaine ne serait-elle bonne qu’à succomber à la tentation ? Le corps humain, notre corps, celui où le Fils de Dieu s’est incarné, peut-il être foncièrement mauvais ?

Pas si l’on en croit le père jésuite Tomas Spidlik (1919-2010) qui disait que « le Corps du Christ est saint, et notre propre corps est sanctifié lorsque nous communions avec Lui ». Voilà pourquoi saint Paul continuait : « Si je fais le mal que je ne veut pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais c’est le péché, lui qui habite en moi. » (ibid)

Le mal provient du péché que nous commettons de plein gré. La tentation vient du démon ou devient la notre si nous choisissons librement de nous éloigner de Dieu. Le péché est en effet étroitement lié à l’usage que nous faisons de notre liberté. Mais si nous tombons dans le péché, nous pouvons également nous en libérer.

Comment fonctionne le péché ?

Pour le comprendre, revenons au péché originel d’Adam et Ève. Le serpent entre au jardin d’Eden et convainc Ève à force de mensonges, jeux et séductions. De même, le démon connaît nos faiblesses, nos pensées. À nous de les connaître aussi.

  1. La suggestion faite à Ève par le serpent

Notre cœur est comme un paradis. Le serpent y pénètre à l’insu d’Adam et Ève. Il insinue une pensée : « Dieu a-t-Il vraiment dit : ‘Ne touchez pas aux fruits du jardin ?' » Cette première idée fait son chemin chez Ève qui peut-être se dit : « J’aimerais bien goûter au fruit défendu ». La porte d’entrée du péché peut être une simple pensée. Ce n’est pas un péché, mais c’est là que tout commence. Nos idées sont parfois tenaces. Il faut les ignorer.

  1. La conversation : on ne discute pas avec la tentation

Ève ne refoule pas ces pensées et dialogue avec le serpent : « (…) Dieu a dit : ‘Ne mangez ni ne touchez aux fruits de l’arbre au milieu du jardin, ou vous mourrez' ». Le serpent suggère une autre idée irrésistible : « Vous pourriez être comme Dieu ». Le péché n’a pas encore été commis, mais il est dangereux de converser avec la tentation. Combien de fois avons-nous engagé cette conversation !

  1. La lutte et le consentement : le péché est commis

Ève explique au serpent qu’ils sont heureux sans ce fruit, mais les arguments du serpent sont affûtés. Ève sait qu’elle ne doit pas, pourtant elle le fait. La lutte consiste à résister contre le mal, à ces choses qui nous tentent. Nous choisissons librement de faire du mal et perdons ainsi notre Paradis.

  1. La passion nous prive de liberté

Ève succombe et devient esclave de sa décision. Elle est exclue du Paradis pour n’avoir su résister. Cette dernière étape est la plus tragique. Nous aussi tombons souvent et il est chaque fois plus difficile de se relever.

  1. La transmission du péché

Ève a donné le fruit défendu à Adam, qui cède à son tour. Nous-mêmes ne péchons pas seuls. Aussi petit soit-il, un péché a toujours des conséquences pour les autres. Le mal se transmet et se multiplie.

  1. La honte et la culpabilité

Après avoir goûté au fruit défendu, Adam et Ève se voient nus et en éprouvent de la honte, symbole de leur désunion avec Dieu. Rongés par ce sentiment, ils s’accusent mutuellement. C’est aussi ce que provoque le péché en nous : après la prise de conscience vient la culpabilité qui nous sépare de Dieu si nous ne reconnaissons pas humblement nos fautes et ne demandons pas pardon. Connaître le péché nous permet de le combattre. Plus qu’un examen de conscience journalier, nous devons comprendre comment nos pensées nous poussent à agir.

Samedi 31 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,1.7-11.

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »

Samedi 31 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église 
Sermon 37 sur le Cantique des Cantiques (trad. Beguin, Seuil 1953, p. 438 rev) 


 

Le secret de la dernière place

 

Si nous savions clairement à quelle place Dieu nous met chacun, nous devrions acquiescer à la vérité, sans nous situer jamais ni au-dessus, ni au-dessous de cette place.

Mais dans notre état présent, les décrets de Dieu sont enveloppés de ténèbres, et sa volonté nous est cachée.

Il est donc plus sûr, selon le conseil de la Vérité elle-même, de choisir la dernière place, d'où on nous tirera ensuite avec honneur pour nous en donner une meilleure.

Si l'on passe sous une porte trop basse, on peut se baisser tant qu'on voudra sans rien craindre, mais si l'on se redresse ne serait-ce que d'un doigt au-dessus de la hauteur de la porte, on se cognera la tête.

C'est pourquoi il ne faut craindre aucune humiliation, mais redouter et réprimer le moindre mouvement de suffisance. 


Ne vous comparez ni à ceux qui sont plus grands que vous, ni à vos inférieurs, ni à d'autres, ni même à un seul.

Qu'en savez-vous ?

Imaginons un homme qui vous paraît le plus vil et le plus méprisable de tous, dont la vie infâme vous fait horreur.

Vous pensez pouvoir le mépriser non seulement par rapport à vous-même, qui vivez soi-disant dans la sobriété, la justice et la piété, mais même comparé à d'autres malfaiteurs, vous disant qu'il est le pire.

Mais savez-vous s'il ne sera pas un jour meilleur que vous et s'il ne l'est pas déjà au regard du Seigneur ?

C'est pourquoi Dieu n'a pas voulu que nous prenions une place moyenne, ni l'avant-dernière, ni même l'une des dernières, mais il a dit :

«     Prends la dernière place »,

afin d'être vraiment seul au dernier rang.

Alors tu ne songeras pas, je ne dis pas à te préférer, mais simplement à te comparer, à qui que ce soit.

 

Samedi 31 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 08:08
Comment adopter une sexualité responsable et partagée dans l'harmonie du couple ?

Comment adopter une sexualité responsable et partagée dans l'harmonie du couple ?

Source: ALETEIA du 29:X.15/Camille TRONC

 

Depuis les années 70 et l’apparition de la pilule, les méthodes de contraception artificielle se sont multipliées : pilule, contraceptif, implant, diaphragme, stérilet…

Face à cette abondance de procédés contraceptifs, les jeunes générations ont perdu le sens de leur sexualité, en même temps que le contact profond avec leur corps.

Car ces méthodes artificielles ne sont pas innocentes : dérèglement des hormones, trouble des cycles de la femme, perte de repères quant au sens de la sexualité… les critiques sont nombreuses.

Les scandales successifs sur les pilules Diane 35 et Jasmine ont cependant diminué l’enthousiasme qui jusque-là ne faiblissait pas sur la contraception artificielle, et permis à d’autres voix de s’élever dans le débat public. Catholiques, féministes traditionnelles et écologistes ont tour à tour pris la parole pour dénoncer le caractère désincarné que les méthodes de contraception artificielle donnaient à la sexualité.

Lors des débats sur le mariage homosexuel, le mouvement féministe des Antigone notamment a permis aux méthodes naturelles d’acquérir un regain de visibilité.

Les méthodes naturelles tendent à respecter à la fois les désirs du couple et le besoin du corps de la femme et de l’homme. Elles ne peuvent cependant s’envisager que dans un couple stable et engagé ensemble, loin du mode de sexualité consumériste auquel on assiste de plus en plus.

Il existe cinq principales méthodes développées au siècle dernier, dont chacun se fera son opinion propre.

1930 : la méthode Ogino s’appuie sur les cycles naturels du corps de la femme. Elle a pour avantage de permettre à celle-ci de retrouver un contact profond avec elle-même, ses besoins et sa nature. Cependant, cette méthode a été peu à peu abandonnée pour son caractère trop aléatoire. En effet, les cycles varient d’une femme à l’autre et d’une période de sa vie à une autre. Les détracteurs de cette méthodes ont nommés « bébés Ogino » les enfants nés de couples qui pratiquaient cette méthode, pour décrier son inefficacité.

1950 : la méthode des températures suit les changements de température du corps de la femme qui accompagnent son ovulation. La femme doit prendre sa température chaque matin. Après trois jours de température haute, le couple est certain d’être infertile. Cette méthode est jugée fiable, mais très contraignante pour la femme qui doit surveiller son corps en permanence.

1970 : la méthode Billings impose l’observation quotidienne des changements du col de l’utérus de la femme et ses écoulements de perte blanche. Comme la méthode des températures, la méthode Billings est reconnue comme fiable par l’OMS, mais jugée souvent trop contraignante pour les couples.

1980 : la MAMA (alias « méthode de l’allaitement naturel ») s’appuie sur le fait que l’allaitement naturel bloque l’ovulation. Cette méthode est efficace et naturelle pour une femme en période d’allaitement, mais ne concerne donc pas la majorité des femmes qui ne sont pas en période post-maternité.

1990 : les appareils de lecture de fertilité et les tests d’ovulationsont des méthodes fiables pour connaître les périodes d’infertilité d’un couple. On leur reproche cependant de se rapprocher de plus en plus des méthodes de contraceptions artificielles. De plus, ces appareils ont un coût trop élevé pour être accessibles les couples modestes.

Le principe de la contraception naturelle est louable. Il a pour vertu d’associer l’homme et la femme du couple à la prévention de l’enfantement, sans laisser à un seul la charge de la contraception, préservatif pour l’homme, pilule ou autre moyen pour la femme.

Deux reproches majeurs sont faits aux méthodes de contraception naturelle. D’une part, elles sont trop exigeantes pour un couple lambda et requièrent une vigilance constante quant à notre corps difficilement compatible avec un emploi-du-temps moderne.

D’autre part, la question du principe même de la contraception est posée. Les détracteurs de ces méthodes accusent d’hypocrisie ceux qui la pratiquent pour des raisons religieuses. La position de l’Église est de ne pas recourir du tout à la contraception. Un couple qui la pratiquerait en surveillant les pertes blanches de la femme ou en utilisant un préservatif serait alors dans les deux cas considéré dans l’erreur.

© Éditions Saint-Paul
© Éditions Saint-Paul

Pour aller plus loin : Ils ont osé les méthodes naturelles ! Une écologie de la sexualité pour un amour durable de Céline et Gaëtan Marion, éditions Saint Paul, 2015, 17 euros.

COUPLE Le point sur les méthodes naturelles de contraception
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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 05:47
Salutation à saint Raphaël Archange:   Médecine du Ciel, je vous salue.  Guide si cher au jeune Tobie,  Acceptez que je vous offre mon coeur en tribut.  Guidez mes pas, éclairez-moi.  Vous qui avez délivré les yeux du vieux Tobie  Du voile qui les couvrait, et Sara d'Asmodée,  Daignez être pour moi, en cette vallée perfide,  Maître, protecteur, médecin et guide.  Amîn.

Salutation à saint Raphaël Archange: Médecine du Ciel, je vous salue. Guide si cher au jeune Tobie, Acceptez que je vous offre mon coeur en tribut. Guidez mes pas, éclairez-moi. Vous qui avez délivré les yeux du vieux Tobie Du voile qui les couvrait, et Sara d'Asmodée, Daignez être pour moi, en cette vallée perfide, Maître, protecteur, médecin et guide. Amîn.

Livre de Tobie 12,7-15.

L'ange Raphaël, seul avec Tobie et son fils, leur dit: " Il est bon de tenir caché le secret du roi, mais il est honorable de révéler et de publier les œuvres de Dieu.
La prière est bonne avec le jeûne, et l'aumône vaut mieux que l'or et les trésors.
Car l'aumône délivre de la mort, et c'est elle qui efface les péchés, et qui fait trouver la miséricorde et la vie éternelle.
Mais ceux qui commettent le péché et l'iniquité sont leurs propres ennemis.
Je vais donc vous découvrir la vérité, et je ne veux vous rien cacher.
Lorsque tu priais avec larmes et que tu donnais la sépulture aux morts; lorsque, quittant ton repas, tu cachais les morts dans ta maison pendant le jour, et que tu les mettais en terre pendant la nuit, je présentais ta prière au Seigneur.
Et parce que tu étais agréable à Dieu, il a fallu que la tentation t'éprouvât.
Maintenant, le Seigneur m'a envoyé pour te guérir, et pour délivrer du démon Sara, la femme de ton fils.
Je suis l'ange Raphaël, un des sept qui nous tenons en présence du Seigneur. "


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,1-15.

En ce temps-là, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.
Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d'aveugles, de boiteux et de paralytiques. Ils attendaient le bouillonnement de l'eau.
Car un ange du Seigneur descendait à certains temps dans la piscine, et agitait l'eau. Et celui qui y descendait le premier après l'agitation de l'eau, était guéri de son infirmité quelle qu'elle fût.
Là se trouvait un homme malade depuis trente huit ans.
Jésus l'ayant vu gisant et sachant qu'il était malade depuis longtemps, lui dit :
"Veux-tu être guéri ?" Le malade lui répondit : "Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi."
Jésus lui dit " Lève-toi, prends ton grabat et marche."
Et à l'instant cet homme fut guéri ; il prit son grabat et se mit à marcher. C'était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : "C'est le sabbat, il ne t'est pas permis d'emporter ton grabat."
Il leur répondit : " Celui qui m'a guéri m'a dit : Prends ton grabat et marche."
Ils lui demandèrent : "Qui est l'homme qui t'a dit : Prends ton grabat et marche ?"
Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était ; car Jésus s'était esquivé, grâce à la foule qui était en cet endroit.
Plus tard, Jésus le trouva dans le temple et lui dit : "Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire."
Cet homme s'en alla, et annonça aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.

Samedi 24 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Maxime de Turin

(?-v. 420), évêque 
Sermon pour le Carême ; CC Sermon 50, p.202-204 ; PL 57, 585A-586B (trad. Plazanet-Siarri, Migne/Brépols 1996, p.89) 

 

« Un ange du Seigneur descendait dans la piscine »

 

 

Le Sauveur devait instituer un baptême pour la rémission des péchés, et dont nous trouvons un emblème dans cette piscine et dans d'autres figures semblables. 


Dieu ordonna d'abord des purifications extérieures pour laver les souillures du corps et les taches qui n'existaient pas en réalité, mais qu'on regardait comme telles, par exemple, celles que l'on contractait par le contact d'un cadavre, par la lèpre ou par d'autres causes du même genre.

Dieu voulut ensuite que l'eau fût encore un remède efficace pour diverses maladies.

Pour nous préparer de plus près à la grâce du baptême, il ne se contente plus de purifier les souillures extérieures, il guérit encore les maladies.

Ceux qui approchent de plus près les rois, occupent aussi un rang plus éminent que ceux qui sont plus éloignés, il en est de même des figures de l'ancienne loi. 


Or, cette eau ne guérissait pas les malades en vertu de sa nature (autrement, elle aurait toujours eu cette efficacité), mais seulement lorsque l'ange descendait.

Il en est de même dans le baptême, l'eau n'agit point par elle-même, mais ce n'est qu'après avoir reçu la grâce de l'Esprit saint, qu'elle efface tous les péchés.

L'ange qui descendait du ciel agitait cette eau, et lui communiquait une vertu toute particulière contre les maladies, pour apprendre aux Juifs, qu'à plus forte raison le Seigneur des anges avait le pouvoir de guérir toutes les maladies de l'âme. 


Maintenant, chacun peut avoir accès ; car ce n'est point un ange qui vient agiter l'eau, mais le Dieu des anges qui opère toutes ces merveilles.

L'univers entier se présenterait que la grâce ne serait point épuisée, elle reste toujours la même ; de même que les rayons du soleil éclairent tous les jours qui se succèdent, sans qu'ils soient jamais épuisés, sans que la profusion avec laquelle le soleil répand sa lumière en diminue l'éclat ; ainsi, et à plus forte raison la multitude de ceux qui participent à la grâce de l'Esprit saint n'en amoindrit en rien l'efficacité toute divine.

Or, un seul homme était guéri après que l'eau était agitée, afin que ceux qui connaissaient la puissance de cette eau pour guérir les maladies du corps, instruits par une longue expérience, pussent croire plus facile

Saint Raphaël
Archange,qui êtes-vous ?

        L'Archange Raphaël est mêlé intimement à l'histoire de Tobie qui est si touchante et si pleine d'enseignements.

        Tobie est un Israélite captif à Babylone, qui est resté fidèle à son Dieu au milieu de la lâcheté générale qui a porté le grand nombre à adorer les idoles.

Il réconforte ses compatriotes, et, malgré les ordres du tyran, il ensevelit leurs morts pendant la nuit.

Il a perdu accidentellement la vue, et il se trouve dans le besoin. Gabélus de Ragès, qu'il a assisté autrefois, lui doit une somme d'argent qu'il pourrait réclamer.

Mais, comment risquer son jeune fils, tout seul, dans un voyage si long et si périlleux ?

Or, il se présente un homme qui paraît digne de confiance et qui s'offre à lui servir de guide.

Avec lui, le jeune Tobie part pour Ragès à travers la vallée du Tigre et à travers les montagnes.

Le voyage est fécond en péripéties, et Azarias sauve la vie de son jeune ami.

Suivant ses conseils, Tobie emporte le foie et le fiel d'un gros poisson qu'il a capturé ; il épouse Sara, la fille de son riche parent Raguel; il entre en possession de la dette de Gabélus.

        Quand les voyageurs sont de retour à Ninive, où Tobie commençait à se désespérer, le fiel du poisson, appliqué sur les yeux du vieillard lui rend la vue.

Émus de tant de bienfaits, Tobie et son fils offrent à Azarias la moitié de leurs biens.

Le mystérieux guide se fait alors connaître : il est l'Archange Raphaël, un des sept qui se tiennent devant le Seigneur ; il a été chargé par Dieu de noter toutes les bonnes actions de Tobie, sa fidélité, sa charité, sa patience, et de l'en récompenser.



Calvet & Martin

PRIERE AU SAINT ARCHANGE RAPHAËL :  Glorieux Archange saint Raphaël, grand prince de la cour Céleste, illustre par les dons de la sagesse et de la grâce, guide des voyageurs sur terre et sur mer, consolation des malheureux et refuge des pécheurs, je vous supplie de m'assister dans toutes mes nécessités et les peines de cette vie comme vous avez secouru le jeune Tobie dans ses pérégrinations.  Puisque vous êtes le remède de DIEU, je vous prie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités et mon corps des maux qui l'affligent, si cette grâce me convient.  Je vous demande en particulier une angélique pureté afin de mériter ainsi d'être le Temple Vivant du SAINT-ESPRIT.  Amîn

PRIERE AU SAINT ARCHANGE RAPHAËL : Glorieux Archange saint Raphaël, grand prince de la cour Céleste, illustre par les dons de la sagesse et de la grâce, guide des voyageurs sur terre et sur mer, consolation des malheureux et refuge des pécheurs, je vous supplie de m'assister dans toutes mes nécessités et les peines de cette vie comme vous avez secouru le jeune Tobie dans ses pérégrinations. Puisque vous êtes le remède de DIEU, je vous prie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités et mon corps des maux qui l'affligent, si cette grâce me convient. Je vous demande en particulier une angélique pureté afin de mériter ainsi d'être le Temple Vivant du SAINT-ESPRIT. Amîn

POUR LA PRIERE: LA FOI PURE ET UNE INTENTION DROITE SUFFISENT

Comme la foi est la seule clef qui nous fait entrer dans tous les mystères de Jésus et de Marie renfermés dans le saint Rosaire, il faut le commencer en récitant le Credo avec une grande attention et dévotion, et plus notre foi sera vive et forte, et plus le Rosaire sera méritoire.

Il faut que cette foi soit vive et animée par la charité, c'est-à-dire que pour bien réciter le saint Rosaire, il faut être en grâce de Dieu ou dans la recherche de cette grâce; il faut que la foi soit forte et constante, c'est-à-dire qu'il ne faut pas chercher dans la pratique du saint Rosaire seulement son goût sensible et sa consolation spirituelle.

Cela veut dire qu'il ne faut pas l'abandonner parce qu'on a une foule de distractions involontaires dans l'esprit, un dégoût étrange dans l'âme, un ennui accablant et un assoupissement presque continuel dans le corps.

Il n'est pas besoin de goût ni de consolation, ni de soupirs, ni d'élans, ni de larmes, ni d'application continuelle de l'imagination, pour bien réciter son Rosaire. La foi pure et la bonne intention suffisent.

(St L-M Grignon de Montfort)

 

Le Saint  Martyr ARÉTHAS et ses compagnons

Sous le règne du pieux empereur de Byzance Justin (vers 523), le Saint roi Elesbaan1 régnait à Axoum sur le royaume d'Ethiopie.

Le royaume voisin d'Arabie (l'ancienne Saba et l'actuel Yemen)2était lui aux mains d'un juif cruel et belliqueux, Dhû-Nowas, qui ne cessait d'assaillir le royaume Chrétien d'Ethiopie.

A la suite de brillantes victoires, Elesbaan était parvenu à le soumettre, à pénétrer jusque dans son royaume et à le contraindre à payer tribut.

Après quelque temps toutefois Dhù-Nowas réussit à lever une puissante armée et à s'attaquer aux villes chrétiennes de son royaume, afin d'en exterminer tous ceux qui refuseraient de renier le Christ et de piétiner la Sainte et Vivifiante Croix.

Il se dirigea alors vers la ville de Nedjran (dans le Yémen du Nord), cité riche et fortement peuplée, qui était chrétienne depuis le règne de Constance, fils de Saint Constantin le Grand (337-360).

A la tête de la cité et de sa région siégeait un sage et vénérable vieillard à la barbe blanche, Aréthas, dont la vertu était renommée et respectée par tous. Après avoir disposé ses douze mille hommes pour le siège, Dhû-Nowas se mit à provoquer les défenseurs de la ville du bas des remparts, leurs criant mille menaces et leur promettant de tous les passer au fil de l'épée, s'il ne se livraient pas et ne reniaient pas leur foi.

A sa déception, il vit que ses menaces n'avaient pour effet que de renforcer encore l'ardeur des Chrétiens à répandre leur sang pour le Christ.

Craignant alors un siège qui pourrait lui coûter des pertes importantes, il décida de changer de tactique et employa la ruse. A force de flatteries et de promesses mensongères, le fourbe parvint à décider les notables à le laisser pénétrer avec une petite escorte dans la ville, pour une visite protocolaire, en tant que souverain de la région. On lui ouvrit donc les portes, plein de confiance en ses promesses et en la protection de Dieu.

Affable et souriant, Dhû-Nowas montra une amabilité qui lui était peu coutumière et loua fort la ville pour la richesse de ses monuments, sa prospérité et la concorde de ses habitants.

En s'en allant, il invita les chefs du peuple et les notables à venir le lendemain visiter son camp. Lorsqu'au matin, on ouvrit les portes pour en laisser sortir les notables, à la tête desquels se trouvait Saint Aréthas, Dhû-Nowas donna l'ordre de tous les capturer.

Profitant de l'émotion et de la confusion qui s'étaient emparées des habitants de la cité, ses soldats y pénétrèrent et s'en emparèrent en un clin d'oeil.

Le tyran s'en prit d'abord au Saint Evêque Paul, mort deux années auparavant.

Il se fit ouvrir son tombeau et donna l'ordre de jeter au feu ses Saintes Reliques, qui étaient vénérées avec ferveur par les habitants.

Il fit ensuite brûler vifs tous les Prêtres, Clercs, moines et moniales de la ville, au nombre de 427. Puis ce furent 127 pieux laïcs qui offrirent leur vie au Christ en ayant la tête tranchée.

Dhù-Nowas fit aussi comparaître devant lui une riche et noble veuve, qu'il essaya de convaincre par des promesses, puis par les menaces d'effrayants supplices. Voyant sa mère insultée par le tyran et maltraitée par ses soldats, la fille de la noble femme se précipita vers Dhû-Nowas et lui cracha au visage.

Plein de rage celui-ci fit sur le champ couper la tête de la jeune fille de douze ans; et, comble de cruauté, il contraignit sa mère à boire une coupe du sang de la fillette, avant d'être à son tour décapitée.

Le lendemain, le tyran, siégeant sur un trône élevé, fit comparaître devant lui Saint Aréthas et ses 340 compagnons.

Aréthas était si vieux et si affligé par les tourments qui s'abattaient sur ses concitoyens qu'on dut le porter jusqu'au lieu du jugement.

Malgré sa vieillesse, il montra devant le roi une assurance et une bravoure dignes de la fougue d'un jeune guerrier.

Avec douceur et sérénité, il encourageait ses compagnons à achever la voie de la perfection par le Martyre, à s'offrir avec allégresse à la participation de la Passion du Seigneur, pour avoir part à la jouissance éternelle de Sa gloire.

En entendant ses exhortations, le peuple versait de chaudes larmes et d'une seule voix assurait le Saint que la charité qui les avait unis dans cette vie passagère resterait indissoluble jusque dans la mort et que tous étaient prêts à recevoir avec lui la couronne du Martyre.

Devant leur inébranlable résolution, le roi abandonna toute autre tentative de les faire renier leur foi et ordonna de les décapiter près du fleuve.

Après une dernière prière, les Martyrs échangèrent un saint baiser, comme les Prêtres qui se préparent à célébrer le Saint Sacrifice et, premier d'entre eux, Aréthas eut la tête tranchée.

Les autres s'oignirent pieusement le front avec le sang du Saint, et s'offrirent avec joie à la mort.

Une femme et son enfant de trois ans vint quelques instants après l'exécution sur les lieux,afin de s'oindre elle aussi de quelques gouttes du sang des Martyrs.

Les soldats la capturèrent et la présentèrent au tyran. Aussitôt, celui-ci donna l'ordre de la brûler vive. Comme le jeune oiseau privé de sa mère, l'enfant criait de détresse. Touché par la beauté et la charme du petit, le roi le prit sur ses genoux et tenta de le consoler. Son étonnement fut grand cependant lorsqu'après avoir demandé à l'enfant ce qu'il désirait le plus, il entendit le petit lui bredouiller qu'il ne demandait qu'à partager avec sa mère le Martyre. -«Mais qu'est-ce que le Martyre?»

lui demanda-t-il. - «C'est mourir pour le Christ, pour revivre à nouveau», répondit le nourrisson. -«Mais sais-tu seulement qui est ce Christ?» - «Viens à l'église et je te montrerai», répliqua l'enfant plein d'assurance. Rien ne pouvait parvenir à ébranler la décision de cet enfant plus sage que beaucoup de vieillards de ce monde.

Et lorsqu'il vit que l'on jetait sa mère au feu, il se dégagea d'un coup des bras du roi, courut vers le brasier et sans hésiter pénétra dans les flammes pour la rejoindre et être, avec elle, uni au Christ.

Le bruit de ces massacres parvint jusqu'aux oreilles du pieux Justin à Constantinople. Celui-ci écrivit au Patriarche d'Alexandrie, Astérios, de décider le roi d'Ethiopie Elesbaan à lancer une expédition de représailles contre le cruel Dhû-Nowas.

Astérios réunit les moines de Nitrie et des autres déserts, qui célébrèrent des Vigiles de prières et jeûnèrent pour la réussite de l'expédition et la libération des Chrétiens.

Elesbaan craignait de ne pouvoir vaincre et désirait un signe de Dieu. Aussi se rendit-il chez un ermite réputé de son royaume. Celui-ci lui assura que par les prières et les larmes de l'empereur Justin, du Patriarche d'Alexandrie et de ses moines, et des siennes propres, Dieu livrerait l'impie entre ses mains de manière si sûre qu'il lui commanda de ne prendre que vingt jours de vivres pour ses troupes.

L'armée chrétienne combattit vaillamment et reconquit rapidement, avec l'aide de Dieu, la ville de Nedjran et la région de Momérite. Le roi Elesbaan fut l'instrument de la colère de Dieu à l'égard des juifs et des ennemis des Chrétiens. Il fit installer un nouvel Evêque dans la ville (St Grégentios, fêté le 19 déc.), fit édifier de nouvelles églises avec la fortune que Saint Aréthas avait laissée, puis retourna en paix sur ses terres.

1. Appelé aussi Caleb. Sur la première mission chrétienne en Abyssinie, cf. la vie de Saint Frumence: 30 novembre.
2. Appelé encore royaume d'Himyar ou Homer.

 

===

 

 

 

Saint RAPHAËL, archange, protecteur des voyageurs

 

Mémoire des saints :

FÉLIX, martyr avec ses compagnons à Thibare n († 303)

MAGLOIRE, évêque de Dol († 586)

MARTIN, abbé à Vertou († 601)

NORTBURGE, vierge à Cologne († VIIIe s.)

SENOCH, abbé à Tiffauges († 579)

 

Temporal :                                  

 2 Th 3/1-8                                  

3 1 Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur se répande et soit estimée comme elle l'est chez vous, 2 et que nous soyons délivrés des hommes méchants et pervers; car tous n'ont pas la foi. 3 Mais le Seigneur est fidèle; il vous affermira et vous préservera du mal. 4 À votre endroit, nous avons dans le Seigneur pleine confiance que vous faites et ferez ce que nous vous recommandons. 5 Que le Seigneur oriente vos cœurs vers l'amour de Dieu et la patience du Christ. 6 Frères, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, nous vous enjoignons de vous tenir à distance de tout frère vivant dans la paresse, sans observer la tradition que vous avez reçue de nous. 7 Vous savez vous-mêmes ce que vous avez à faire pour nous imiter. Nous n'avons pas vécu parmi vous dans ce dérèglement; 8 nous n'avons mangé sans rétribution le pain de personne; mais, nuit et jour, avec fatigue et avec peine, nous avons travaillé pour n'être à charge à personne d'entre vous.

 

 Mc 10/46-52                            

46 Ils arrivent à Jéricho. Comme Jésus en sortait avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis au bord de la route. 47 Il apprit que c'était Jésus de Nazareth, et se mit à crier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi! » 48 Plusieurs le gourmandaient pour le faire taire; mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi! » 49 Jésus s'arrêta et dit : « Appelez-le. » On appelle l'aveugle avec ce conseil : « Courage! Lève-toi, il t'appelle. » 50 L'aveugle jeta son manteau et, d'un bond, vint à Jésus. 51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je te fasse? »_« Maître, lui répondit l'aveugle, que je recouvre la vue. » 52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » Aussitôt il recouvra la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 

 Sanctoral Saint Raphaël :        

 To 12/7-15                               

7 S'il est bien de cacher le secret du roi, il est digne d'autre part de publier les œuvres de Dieu et de lui rendre grâces. Témoignez-lui la reconnaissance qu'il mérite. Faite le bien, et le malheur ne vous atteindra pas. 8 Mieux vaut une prière sincère et l'aumône dans la justice que la richesse née de l'iniquité. Mieux vaut faire l'aumône qu'accumuler de l'or. 9 L'aumône protège de la mort et purifie toute faute. Celui qui fait l'aumône est rassasié de jours. 10 Tandis que le pécheur et l'homme malfaisant sont les ennemis de leur propre vie.11 « Je vous dirai toute la vérité et ne vous cacherai rien. Je vous ai tantôt déclaré qu'il est bien de garder le secret du roi, mais de révéler dans leur splendeur les actions de Dieu. 12 Quand tu priais en même temps que Sarra, c'était moi qui présentais devant la gloire de Dieu vos supplications. Et je faisais de même lorsque tu enterrais les morts. 13 Quand tu n'as pas hésité à te lever, à laisser ton repas et à partir ensevelir un mort, 14 j'ai été dépêché par Dieu pour t'éprouver, mais aussi pour te guérir ainsi que Sarra, ta belle-fille. 15 Je suis Raphaël, un des sept anges qui se tiennent devant la gloire de Dieu et font pour lui toute démarche. »

 

 Jn 5/1-9

5 1 Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. 2 Or à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda; elle compte cinq portiques. 3 Sous ces portiques gisaient un grand nombre de malades, des aveugles, des boiteux, des impotents (qui attendaient le bouillonnement de l'eau. 4 L'ange du Seigneur, en effet, descendait par intervalles dans la piscine et mettait l'eau en mouvement; et, quelle que fût son infirmité, le premier à s'y plonger après l'agitation de l'eau était guéri.) 5 Il y avait là un homme malade depuis 38 ans. 6 Jésus l'aperçut couché; le sachant depuis si longtemps dans cet état, il lui dit : « Veux-tu guérir? »_ 7 « Seigneur, lui répondit le malade, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau bouillonne; et pendant que j'y vais, un autre y descend avant moi. » 8 Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat, et marche. » 9 À l'instant l'homme fut guéri, prit son grabat et se mit à circuler.

 

PRIÈRE ET CONSÉCRATION À SAINT RAPHAËL 
POUR LE JOUR DE SA FÊTE:

 

 

O saint Raphaël, grand prince de la cour céleste, l'un des sept Esprits qui se tiennent devant le trône du Très-Haut, moi ....... en présence de Marie Immaculée, notre Reine, et des neuf chœurs des Anges, je me consacre à vous, pour être un de vos serviteurs tout le temps de ma vie. Je ne passerai pas un jour sans vous vénérer et vous offrir mes humbles hommages.
Autant qu'il dépendra de moi, je contribuerai à ce que d'autres vous honorent aussi, afin que nous éprouvions ensemble les effets de votre protection.

 

O saint Archange, agréez mon offrande et recevez-moi au nombre de vos protégés, qui connaissent par expérience la valeur de votre patronage.

 

Guide des voyageurs, dirigez-moi pendant le pèlerinage de cette vie !

 

Protecteur de ceux qui sont en danger, délivrez-moi de tous les périls qui peuvent menacer mon âme et mon corps.

 

Refuge des malheureux, secourez-moi dans mon indigence spirituelle et corporelle.

 

Consolateur des affligés, dissipez les douleurs qui tiennent mon cœur oppressé et mon esprit dans l'angoisse.

 

Médecin des malades, guérissez les infirmités de mon âme et conservez-moi la santé, pour que je l'emploie à servir d'une manière plus fervente notre commun Seigneur.

 

Protecteur des familles, jetez sur la mienne un regard de bonté ; que mes parents et mes biens éprouvent l'effet de votre patronage.

 

Protecteur des âmes tentées, délivrez-moi de toutes les suggestions de l'infernal ennemi et ne permettez pas que je tombe jamais dans ses filets.

 

Bienfaiteur des âmes charitables, je sais combien il vous plaît que vos protégés s'exercent à la charité envers le prochain. Pour jouir de vos bienfaits, je prends en votre présence la résolution de ne jamais négliger l'occasion de venir en aide à mon prochain, selon l'étendue de mes ressources.
Acceptez mon humble offrande, ô saint Archange, et faites-moi la grâce de goûter, pendant toute ma vie et au moment de ma mort, les effets de votre protection et de votre assistance.

 

Amîn.

Samedi 24 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,1-9.

À ce moment, des gens qui se trouvaient là rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Samedi 24 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prière d'un pénitent au Dieu Miséricordieux

Par  Guillaume de Saint-Thierry

(v. 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien 
Oraisons méditatives, n° 5 (trad. cf. Pain de Cîteaux, 21 et SC 324, p. 99) 


 

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez »

 

Pauvre de moi, ma conscience m'accuse sans cesse et la vérité ne peut pas m'excuser en disant :

il n'a pas su ce qu'il faisait.

Pardonne donc, Seigneur, au prix de ton précieux sang, tous les péchés où je suis tombé, consciemment ou inconsciemment... Oui, Seigneur, j'ai vraiment péché, et volontairement, et beaucoup.

Après avoir reçu la connaissance de ta vérité, j'ai offensé l'Esprit de grâce ; pourtant, lors de mon baptême, il m'avait accordé gratuitement la rémission des péchés.

Mais moi, après avoir reçu la connaissance de ta vérité, je suis revenu à mes péchés, « comme le chien à son vomissement » (2P 2,22 ; Pr 26,11). 


Ô Fils de Dieu, t'ai-je foulé aux pieds en te reniant ? Pourtant je ne peux pas dire que Pierre, en te reniant, t'a foulé aux pieds, lui qui t'aimait si ardemment, même s'il t'a renié une première fois, une deuxième et une troisième fois...

À moi aussi Satan a parfois réclamé ma foi pour la passer au crible comme du froment ; mais ta prière est descendue jusqu'à moi, de sorte que ma foi n'a jamais failli (Lc 22,31-32), elle ne t'a pas abandonné...

Tu sais combien j'ai toujours voulu adhérer à la foi en toi ; toi donc, garde-moi dans cette volonté jusqu'au bout. 

Toujours j'ai cru en toi..., toujours je t'ai aimé, même quand j'ai péché contre toi.

Mes péchés, je les regrette, et à en mourir.

Mais de mon amour, je n'ai aucun regret, sinon de ne pas t'avoir aimé autant que je l'aurais dû.

 

Samedi 24 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 07:19
Les personnes homosexuelles sont-elles appelées à la Sainteté ? Quel message les "gays" attendent-ils de l'Eglise ?.../POUR UNE JUSTE REFLEXION: Quelques points de vue d' Églises orthodoxes

Dans le contexte du "Synode pour la Famille" qui s'achève dans l'Eglise Romaine-catholique, le quotidien d’actualités indépendant italien IntelligoNews a rencontré Clément Borioli, ancien membre de la Manif pour tous, pour aborder sans tabou son homosexualité et sa foi catholique. Ce jeune homme lance un appel au pape François et donne d'intéressantes pistes de réflexion.

Extraits:

IntelligoNews :

Reparlons de l’affaire Charamsa, ce prêtre polonais qui déclarait récemment :

« Je veux que l’Église et ma communauté sachent qui je suis, un prêtre homosexuel, heureux et fier de mon identité (…). Il est temps que l’Église ouvre les yeux sur les croyants gays et qu’elle comprenne que la solution qu’elle leur propose, l’abstinence totale dans la vie amoureuse homosexuelle est inhumaine ».

Pardonnez-nous notre franchise mais votre vie est-elle inhumaine ?


Clément Borioli : 

C’est certain, l’abstinence totale de toute vie amoureuse est inhumaine, mais ce n’est pas ce que me propose l’Église et ce n’est pas cela que je vis (…). L’Église suit Jésus et nous guide pour vivre la vertu de chasteté (…). Cela concerne tout le monde, les prêtres comme les personnes attirés par le même sexe. La chasteté nous apprend à vivre en harmonisant le plaisir sexuel et affectif (…) en vivant avec amour et intelligence notre besoin charnel. La chasteté est certainement la vertu pour laquelle nous avons besoin de plus grand soutien, car notre société a perdu le sens de cette vertu et avec elle le sens même de l’amitié.

 

IntelligoNews : 

Charamsa dit vouloir secouer son Église.

Quel message souhaiteriez-vous envoyer à l’Église ?

Clément Borioli : 


L’Église doit promouvoir l’amitié nécessaire à une vie chaste en Christ. Je voudrais que nous tous chrétiens, avec humilité et honnêteté, reconnaissions nos faiblesses sur ce point. C’est la maladie de notre époque. Le groupe Courage soutient cette idée : plus d’amitié pour vivre une vie d’amour comme Jésus nous l’a enseigné. (…) Nous ne pouvons ni ne devons affronter seuls notre homosexualité, ça c’est inhumain.(NDC: C'était déjà les propositions émises par un éminent théologien Catholique Romain: le Dominicain  Jean-Michel Garigue)

IntelligoNews : 

 

Face à la famille naturelle et celle que voudraient construire de nombreux homosexuels, quelles aspirations avez-vous ? Voulez-vous tous avoir un enfant ? Pourquoi refuser les mères porteuses ?

Clément Borioli : 

Vouloir donner la vie à un enfant est quelque chose de beau, (…) c’est le signe que notre désir le plus profond est la vie (…). Enfant, je n’ai manqué de l’affection de mon père et j’en souffre encore aujourd’hui. (…) Si des études disent qu’ils n’ont pas trouvé de problèmes chez les enfants qui n’ont pas de mère ou de père, cela signifie qu’ils n’ont pas cherché où il fallait. Les études comme celle du docteur Regnerus ont trouvé des choses et je peux en témoigner. L’enfant et le corps de la femme ne sont pas des marchandises.

IntelligoNews : 

En tant qu’homosexuel, votre message au Pape et au synode…

Clément Borioli : 
Regardez avec miséricorde le cœur de vos enfants attirés par les personnes de même sexe. Et soutenez-les pour qu’ils se dirigent vers une vraie sainteté, juste et pleine d’amour. Nous avons besoin de votre secours paternel, surtout dans ces moments où le diable nous tire vers le bas. Aidez-nous à emprunter cette voie de la sainteté et pas une voie de garage.

Les personnes homosexuelles sont-elles appelées à la Sainteté ? Quel message les "gays" attendent-ils de l'Eglise ?.../POUR UNE JUSTE REFLEXION: Quelques points de vue d' Églises orthodoxes

POUR UNE JUSTE REFLEXION:

Quelques points de vue d' Églises orthodoxes (Wikipédia)

Le patriarche orthodoxe de Moscou et de toute la Russie Alexis II déclara devant l'assemblée du Conseil de l'Europe, en octobre 2007, que « l'Église orthodoxe russe éprouve amour et compassion pour le pécheur mais pas pour ses péchés. Tel est l'enseignement moral de la Bible.

Le péché, c'est l'adultère, l'infidélité, des relations sexuelles irresponsables et tous les actes qui altèrent la conscience de l'homme. (…)

Si certains se livrent à une propagande en faveur de l'homosexualité, il est du devoir de l'Église de dire où est le Bien car l'homosexualité est une maladie qui modifie la personnalité de l'homme.

Ce n'est donc pas l'une de ces pathologies dont on peut parler avec détachement comme de la kleptomanie par exemple. (…)

Ces convictions ne doivent conduire à aucune discrimination »107.

Son successeur, le patriarche Cyrille Ier, à l'occasion d'un voyage en Ukraine, en juillet 2010108, exprima partager la vision du pape Benoît XVI sur de nombreuses questions actuelles, spécialement les questions morales et ecclésiales.

Concernant l'homosexualité, il nota que « la Parole de Dieu est déformée afin de correspondre au critère laïciste libéral.

Il est écrit très clairement qu'il s'agit d'un péché109 ».

Le , les 13 membres du comité permanent de l'Église orthodoxe de Grèce déclarèrent que la proposition de loi d'union matrimoniale civile, envisagée par le gouvernement grec, serait une « bombe catastrophique » logée dans les fondements même de la société grecque, minant le mariage et la vie de famille110.

Le Synode affirma, de la part de l'Église de Grèce, que « l'Église accepte et bénit le mariage établit selon les traditions orthodoxes, et considère tout autre type de relation semblable comme étant de la prostitution ».

Dans son document portant sur « le mariage, la famille, la sexualité et la sainteté de la vie111 », le Saint Synode de l'Église orthodoxe aux États-Unis déclara en juillet 1992 que

« l'homosexualité doit être perçue comme le résultat de la rébellion de l'humanité contre Dieu, et donc, contre sa nature propre et son propre bien-être.

Elle ne doit pas être considérée comme une manière de vivre et d'agir pour des hommes et des femmes faits à l'image et à la ressemblance de Dieu.

Les hommes et les femmes ayant des sentiments et des émotions homosexuels doivent être traités avec la compréhension, l'acceptation, l'amour, la justice et la miséricorde dus à tous les êtres humains. (…)

Les personnes [homosexuelles] instruites et trouvant conseil dans la foi chrétienne orthodoxe et la vie ascétique et qui veulent encore justifier leur attitude, ne peuvent pas participer aux mystères sacramentels de l'Église, puisque le faire ne les aiderait pas, mais, au contraire, leur ferait du mal ».

En Roumanie, le patriarche Théoctiste et le Saint Synode ont demandé à deux reprises, en 1994 et 2000, à l'État, de ne pas légaliser l'homosexualité112.

Pour l'Église copte orthodoxe, selon la Bible, la tradition copte et le credo, l'homosexualité est un péché et Dieu les condamne113.

Le père M. Mikhail (États-Unis)114 affirme que l'orientation sexuelle vient d'une prédisposition datant de la petite enfance, est donc acquise et constitue un choix113.

« Une personne homosexuelle se fait des illusions si elle pense pouvoir pratiquer ce style de vie et aller au ciel.

L'homosexualité est un péché et la personne homosexuelle qui veut guérir doit la reconnaître comme telle et se repentir »113.

Le Saint Synode de l’Église d’Amérique quant à lui, s'est opposé à cette attitude et s'est exprimé en 1992 par une écoute pastorale à ce sujet, tout en soulignant que l’homosexualité, comme telle, était une révolte de la nature contre Dieu, comme le sont tous les péchés :

« Les hommes et les femmes ayant des sentiments et des émotions homosexuels doivent être traités avec la compréhension, l'acceptation, l'amour, la justice et la miséricorde dus à tous les êtres humains.

(…)

Les personnes (homosexuelles) instruites et trouvant conseil dans la foi chrétienne orthodoxe et la vie ascétique et qui veulent encore justifier leur attitude, ne peuvent pas participer aux mystères sacramentels de l'Église, puisque le faire ne les aiderait pas, mais, au contraire, leur ferait du mal ».

La voie proposée reste donc la compréhension, l'écoute, l'abstinence et l'ascèse.

Le métropolite Michel Laroche du représentant du patriarcat de Kiev en France partage la même opinion115 et propose de laisser les solutions pastorales de ces questions aux prêtres de paroisses et aux moines tout en citant Luc (évangéliste) :

« Ne jugez-pas et vous ne serez pas jugés ».

Les personnes homosexuelles sont-elles appelées à la Sainteté ? Quel message les "gays" attendent-ils de l'Eglise ?.../POUR UNE JUSTE REFLEXION: Quelques points de vue d' Églises orthodoxes
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:25
Après dix années de fouille, une équipe de chercheurs américains a mis au jour les ruines d'une immense cité de l'ère du Bronze correspondant aux descriptions bibliques.

Après dix années de fouille, une équipe de chercheurs américains a mis au jour les ruines d'une immense cité de l'ère du Bronze correspondant aux descriptions bibliques.

Sodome, la ville incarnant dans la bible la dépravation la plus extrême, pourrait bien avoir été localisée par une équipe d’archéologues dans l’actuelle Jordanie.

Le professeur d’études bibliques et apologétiques de l’Université de Trinity Southwest, Steven Collins est formel :

« le gigantesque site de Tall El Hamman » dans le sud de la vallée du Jourdain, à quelques kilomètres au nord de la mer Morte, réunit « tous les critères » de la ville de Sodome telle qu’elle est décrite dans la Bible, rapporte la revue scientifique Popular Archaeology.

Sodome apparaît avec sa voisine Gomorrhe, dans le livre de la Genèse ainsi que dans le Livre de la Sagesse parmi trois autres cités formant « les villes de la plaine » située dans la vallée du Jourdain au sud du pays de Canaan.

Dieu, en réaction à la perversion qui régnait à Sodome, envoya deux anges pour vérifier si le péché était bien avéré.

« La clameur qui s’élève de Sodome et Gomorrhe est immense et leurs péchés sont énormes… », témoignèrent-ils. « Alors l’Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de souffre et de feu ; ce fut l’Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau.

Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Lot regarda en arrière, et elle se transforma en statue de sel.

Abraham se leva de bon matin et se rendit à l’endroit où il s’était tenu en présence de l’Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l’étendue de la plaine; et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d’une fournaise. » peut-on lire dans l’Ancien Testament (Genèse, XVIII).

web-ancient-city-of-sodom-tall-el-hammam-excavation-project-c2a9

Plus la moindre présence humaine durant 700 ans

Selon les textes, Sodome était décrite comme la plus grande cité du Kikkar (la plaine fertile mentionnée dans la Bible ) à l’est du Jourdain.

« J’en ai immédiatement conclu qu’il convenait de chercher quel site abritait les plus grandes ruines d’une cité de l’âge du Bronze » explique le docteur Collins.

Ainsi, pendant plus de dix années de fouilles, les archéologues ont sorti de terre des objets ainsi que les ruines d’une immense cité appartenant à l’ère du Bronze (3500 – 2350 av. J.c.), en particulier un mur d’enceinte de plus de dix mètres ainsi que des tourelles défensives.

« Une réalisation remarquable qui a demandé des millions de briques et, évidemment, un grand nombre d’ouvriers » souligne le docteur Collins.

En comparant ces découvertes avec celles des villes avoisinantes, il apparaît que celle-ci était 5 à 10 fois plus grande que les autres.

Plus étonnant encore, sur ce site, tout semble indiquer que l’activité humaine s’est éteinte pendant 700 ans…

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 16:59
LE CATÉCHISME REPREND : EST-CE UTILE ?

LE CATÉCHISME REPREND : EST-CE UTILE ?

« Enseigner » –

L’enseignement du cétéchisme est, pour les enfants baptisés, dans la logique du saint baptême et des engagements pris par les parents à ce moment-là, du choix éducatif qu’ils ont fait. Pour ceux qui, déjà grands doivent être baptisés, ils sont dans la logique de leur préparation consciente au Baptême-Chrismation-Communion.

Le Christ nous enjoint de « baptiser » et d’« apprendre à garder tout ce qu’Il nous a commandé » (Mat. 28, 19-20).

C’est la responsabilité de la communauté chrétienne, présente de façon active lors de la célébration du baptême, d’assumer la transmission de la révélation parmi ses membres.

Elle le fait par l’exemple, par la parole et par la prière mutuelle.

Les parents

La mission des parents est fondamentale. Le couple a reçu, dans le sacrement du couronnement, entre autres grâces, celle de la paternité et de la maternité spirituelles à l’égard des enfants que le Seigneur lui a confiés.

Son but éducatif est principalement d’accompagner ceux-ci dans l’accomplissement de la grâce baptismale – en d’autres mots, de les aider à devenir chrétiens.

Il est relayé dans cette mission par les parrains et par les divers ministères de l’Église (épiscopat, prêtrise, diaconat, et ordres dits « mineurs »).

Le catéchisme paroissial ne se substitue pas à la responsabilité première de la famille. Il la soutient et l’encourage.

Les parents ne renoncent donc pas à leur responsabilité pédagogique au profit d’une quelconque institution.

La Liturgie

C’est dans la célébration des saints mystères (Des Sacrements) que se développe principalement la grâce du saint baptême.

Aussi, l’enseignement prodigué aux jeunes chrétiens est-il d’abord une préparation à la célébration consciente et gratifiante.

Il tend à ce que l’enfant devienne à son tour un gardien et un transmetteur de la tradition du Christ.

Les rites et les symboles, l’Icône (par exemple, celle de l’Entrée de la Mère de Dieu au Temple), la parole de Dieu, dans l’Évangile et dans les textes prophétiques, ne sont pas d’emblée explicites.

Leur interprétation dégage le sens profond de la présence invisible du Christ dans l’ÉgliseJe suis avec vous jusqu'à la fin des temps… », Mat. 28, 20).

L’apprentissage de la tradition de prière et d’ascèse est, avec la révélation du sens de la vie, au cœur du catéchisme.

Certes, le saint Esprit parle directement à l’enfant dans les signes et les paroles.

Mais la catéchèse prépare ou guide cette révélation intuitive de Dieu.

Elle s’abstient donc d’être trop didactique, et privilégie ce que l’enfant peut découvrir par lui-même grâce à une méthode interactive.

L’actualité

Le catéchisme revêt à notre époque une importance particulière pour aider l’enfant et ses parents à gérer de façon chrétienne la multitude d’informations qui lui parviennent par l’École et par les médias.

Le respect de son corps, l’acceptation de son sexe et de la sexualité que le Seigneur lui a confiée ; la prise au sérieux de l’altérité sexuelle donnée par Dieu ; le respect du corps et de la sexualité d’autrui – ces sujets, que les chrétiens n’ont pas suffisamment abordés dans le passé le plus récent, sont maintenant d’une urgente actualité.

Leur profondeur se trouve dans les écrits de l’Évangile, d’abord, des Apôtres, et de l’ensemble de la Bible (la Genèse).

Une autre responsabilité de la catéchèse des enfants est dans la lecture chrétienne du monde dans lequel ils vivent.

Ils ne savent pas toujours qu’il y a sur terre des enfants moins heureux qu’eux, parce qu’ils ne connaissent pas Dieu, ou parce qu’ils vivent dans la pauvreté ou au milieu des guerres fratricides.

Par les médias, les enfants sont informés – ou désinformés – à l’égard de ces réalités : ils les interprètent quelquefois comme les images fictives d’une réalité virtuelle.

À l’École même, ils peuvent être exposés à des influences qui contredisent le projet baptismal.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 06:26
Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Livre de Jérémie 1,17-19.

En ces jours-là, la parole de Dieu me fut adressée : "Pour toi, serre ta ceinture sur tes reins, lève-toi, et tu diras tout ce que je t'ordonnerai. Ne crains rien, sinon je t'abandonnerai à ta crainte.
Voici que je t'établis en ce jour comme une ville forte, une colonne de fer et une muraille d'airain, contre tout le pays, contre les rois de Juda, contre ses princes, contre ses prêtres et contre le peuple.
Ils te feront la guerre, mais ils ne pourront rien sur toi, car je suis avec toi pour te délivrer, dit le Seigneur."


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,17-29.

En ce temps-là, Hérode avait fait arrêter Jean et l'avait enchaîné en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, parce qu'il l'avait épousée.
Jean en effet disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
Hérodiade lui gardait rancune et voulait le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas,
car Hérode craignait Jean, le sachant homme juste et saint, et il le préservait ; en l'écoutant il était dans la perplexité, mais il l'écoutait volontiers.
Il arriva un jour propice, quand Hérode, pour l'anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux tribuns et aux principaux de la Galilée.
La fille d'Hérodiade elle-même, étant entrée, dansa et plut à Hérode et aux convives. Et le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. "
Et il lui fit serment : " Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. "
Elle sortit et dit à sa mère : " Que demanderai-je ? " Celle-ci dit : " La tête de Jean le Baptiste. "
Rentrant aussitôt avec empressement vers le roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tu me donnes, à l'instant, sur un plateau, la tête de Jean le Baptiste. "
Le roi, très attristé, ne voulut pas, à raison des serments et des convives, la repousser.
Envoyant aussitôt un garde, le roi commanda d'apporter sa tête. Il s'en alla décapiter Jean dans la prison,
et il apporta sa tête sur un plateau ; il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ses disciples, l'ayant appris, vinrent prendre son corps et le mirent dans un tombeau.

Si vous êtes trop occupé pour avoir le temps de prier, alors vous êtes bien plus chargé que ce que Dieu ne veut pour vous!

Si vous êtes trop occupé pour avoir le temps de prier, alors vous êtes bien plus chargé que ce que Dieu ne veut pour vous!

Par Origène

(v. 185-253), prêtre et théologien 
Homélie 27 sur St Luc, 2-4 (trad. SC 87, p. 347) 


 

Précurseur du Christ dans sa naissance et dans sa mort

 

      Admirons Jean Baptiste surtout à cause du témoignage suivant :

« Parmi les enfants des femmes, personne ne dépasse Jean Baptiste » (Lc 7,28) ; il a mérité de s'élever à une telle réputation de vertu que bien des gens pensaient qu'il était le Christ (Lc 3,15).  

Mais il y a bien plus admirable encore : Hérode le tétrarque jouissait du pouvoir royal et était à même de le faire mourir quand il le voudrait.

Or, il avait commis une action injuste et contraire à la loi de Moïse en prenant la femme de son frère. Jean, sans avoir peur de lui, ni faire acception de la personne, sans se soucier du pouvoir royal, sans craindre la mort, sans se dissimuler tous ces dangers, a réprimandé Hérode avec la liberté des prophètes et lui a reproché son mariage.

Jeté en prison pour cette audace, il ne se préoccupe ni de la mort ni d'un jugement à l'issue incertaine, mais, dans ses chaînes, ses pensées allaient au Christ qu'il avait annoncé. 

      Ne pouvant aller le trouver en personne, il envoie ses disciples pour s'informer :

« Êtes-vous celui qui doit venir ou faut-il en attendre un autre ? » (Lc 7,19)

Notez bien que, jusque dans sa prison, Jean enseignait.

Même dans ce lieu il avait des disciples ; même en prison Jean accomplissait son devoir de maître et instruisait ses disciples par des entretiens sur Dieu.

Dans ces circonstances, le problème de Jésus se trouvait posé, et Jean lui envoie donc quelques disciples.

      Les disciples reviennent et rapportent à leur maître ce que le Sauveur les avait chargés d'annoncer.

Cette réponse est pour Jean une arme pour affronter le combat ; il meurt avec assurance et de grand cœur se laisse décapiter, assuré par la parole du Seigneur lui-même que celui en qui il croyait était vraiment le Fils de Dieu.

Telle a été la liberté de Jean Baptiste, telle a été la folie d'Hérode qui, à de nombreux crimes, a ajouté d'abord l'emprisonnement, puis le meurtre de Jean Baptiste.

 

Ce n'est pas important de rassembler vos pensées pour dire la prière de Jésus. Cela ne nécessite pas un effort particulier si vous avez acquis l'amour divin. Partout où vous vous trouvez dans votre routine quotidienne : sur un banc, dans un fauteuil, dans une voiture, partout, sur la route, à l'école, au bureau et au travail, vous pouvez dire la prière de Jésus doucement, sans effort, et sans en être conscient pour cela. L'importance de la prière de Jésus est pas dans la longueur de la prière, mais dans l'intensité de la prière. Priez même cinq minutes, mais faites cette prière à Dieu avec amour et ferveur. Il peut arriver qu'une prière de cinq minutes s'avère plus efficace qu'une prière d'un mois entier. Bien sûr, c'est un mystère, mais c'est ainsi. ( St Porphyre )

Ce n'est pas important de rassembler vos pensées pour dire la prière de Jésus. Cela ne nécessite pas un effort particulier si vous avez acquis l'amour divin. Partout où vous vous trouvez dans votre routine quotidienne : sur un banc, dans un fauteuil, dans une voiture, partout, sur la route, à l'école, au bureau et au travail, vous pouvez dire la prière de Jésus doucement, sans effort, et sans en être conscient pour cela. L'importance de la prière de Jésus est pas dans la longueur de la prière, mais dans l'intensité de la prière. Priez même cinq minutes, mais faites cette prière à Dieu avec amour et ferveur. Il peut arriver qu'une prière de cinq minutes s'avère plus efficace qu'une prière d'un mois entier. Bien sûr, c'est un mystère, mais c'est ainsi. ( St Porphyre )

SAINT JEAN LE BAPTISTE, QUI ÊTES-VOUS ?

 

St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.
St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.

Le glorieux prophète et précurseur Jean le Baptiste, aussi appelé Jean le Précurseur, car il était le précurseur du Christ, le prophète qui a annoncé Sa venue, l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu ». C'est l'un des saints les plus vénérés de l'Église orthodoxe. Jean est le cousin du Christ, par sa mère Élisabeth, qui était la fille de Zoia. Zoia est la sœur de la grand-mère du Christ. Il a été décapité par Hérode au premier siècle, pour satisfaire sa belle-fille Salomé et sa femme Hérodiade. Parce qu'il baptisa le Christ, il est le saint patron des parrains. Il est quelque fois appelé l'Ange du désert ; du fait de ce titre, il est parfois représenté avec des ailes.

Isaïe 40:3-5 est communément interprété comme une prophétie de Jean. Son père, Zacharie, a été un prêtre du cours d'Abia (1 Chr. 24:10), et sa mère, Élisabeth, était une des filles d'Aaron (Luc 1:5). John tient la prêtrise, le sacerdoce d'Aaron, lui donnant le pouvoir d'effectuer des baptêmes pour Dieu.

Sa naissance a eu lieu six mois avant celle de Jésus, et selon le récit évangélique a été prévu par prophétie (Matthieu 3:3; Isa. 40:3; Mal. 3:1) et annoncée par un ange. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l'Esprit Saint et aura la puissance d'Élie. Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange qui le punit en le rendant muet et sourd. Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après que Zacharie eut écrit sur une tablette « Jean est son nom » qu'il retrouva la parole et l'ouïe.

Jean était un Nazaréen depuis sa naissance (Luc 1:15; Num. 6:1-12). Il a passé ses premières années dans les montagnes de Judée située entre Jérusalem et la mer Morte (Matthieu 3:1-12). Il a mené une vie simple, d'ascèse, "caché dans le désert", vêtu de peau de bête et se nourrissant de "sauterelles et de miel sauvage" (Matthieu 3:4).

Adulte, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu 3:11). L'essence même de sa prédication était la nécessité de se repentir et de se détourner des desseins égoïstes. Il a dénoncé les Pharisiens et Sadducéens comme une "génération de vipères," et a mis en garde à ne pas considérer leur héritage comme un privilège spécial (Luc 3:8). Il a mis en garde les collecteurs d'impôts et les soldats contre l'extorsion et de pillage. Sa doctrine et son mode de vie ont suscité l'intérêt, rapprochant des personnes venues de toutes parts pour le voir sur les rives du Jourdain. Là, il a baptisé des milliers de personne pour le repentir.

Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé (Matthieu 3:13-17). Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

Son ministère public a été soudainement interrompu (après environ six mois probablement) par son emprissonement sur l'ordre d'Hérode, à qui il reprochait le péché d'avoir épouser la femme de son frère Philippe (Luc 3:19).

He was shut up in the castle of Machaerus, a fortress on the southern extremity of Peraea, 9 miles east of the Dead Sea, and here he was beheaded at the instigation of Herodias; later tradition also implicates Salomé.

Il a été enfermé dans le château de Machaerus, une forteresse sur l'extrémité sud de Peraea, 9 miles à l'Est de la mer Morte ; là, il a été décapité à l'instigation d'Hérodiade et Salomé. Ses disciples, après avoir enterré le corps sans tête, vinrent trouvé Jésus et lui dire tout ce qui était arrivé (Matthieu 14:3-12). La mort de Jean est apparemment survenue juste avant la troisième Pâque du ministère de Jésus.

Jésus lui-même a témoigné, en ce qui concerne Jean, qu'il était un "incendie et une lumière brillante" (Jean 5:35). Jean était le dernier prophète de l'Ancien Testament, faisant ainsi figure de pont entre cette période et de la révélation de Jésus. Il existe également une tradition selon laquelle, à la suite de sa mort, Jean serait descendu aux enfers, et aurait prêché une fois encore que Jésus était le Messie à venir.

La naissance de Jean selon St Luc

Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean :

Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.(…) Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean. (Luc 1.13-60)

DÉCOLLATION

de
SAINT JEAN-BAPTISTE

                                                                           

         Saint Jean-Baptiste, inspiré par l'Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

         Déjà le Sauveur lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du saint Précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur ; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale ; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

         Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : « Que dois-je demander ? dit-elle à Hérodiade. - Demande la tête de Jean-Baptiste » répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il mit un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste ; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu'elle alla aussitôt montrer à sa mère. Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par sa science divine, il manifesta une profonde douleur.

         Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l'Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.
St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.

Le glorieux prophète et précurseur Jean le Baptiste, aussi appelé Jean le Précurseur, car il était le précurseur du Christ, le prophète qui a annoncé Sa venue, l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu ». C'est l'un des saints les plus vénérés de l'Église orthodoxe. Jean est le cousin du Christ, par sa mère Élisabeth, qui était la fille de Zoia. Zoia est la sœur de la grand-mère du Christ. Il a été décapité par Hérode au premier siècle, pour satisfaire sa belle-fille Salomé et sa femme Hérodiade. Parce qu'il baptisa le Christ, il est le saint patron des parrains. Il est quelque fois appelé l'Ange du désert ; du fait de ce titre, il est parfois représenté avec des ailes.

Isaïe 40:3-5 est communément interprété comme une prophétie de Jean. Son père, Zacharie, a été un prêtre du cours d'Abia (1 Chr. 24:10), et sa mère, Élisabeth, était une des filles d'Aaron (Luc 1:5). John tient la prêtrise, le sacerdoce d'Aaron, lui donnant le pouvoir d'effectuer des baptêmes pour Dieu.

Sa naissance a eu lieu six mois avant celle de Jésus, et selon le récit évangélique a été prévu par prophétie (Matthieu 3:3; Isa. 40:3; Mal. 3:1) et annoncée par un ange. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l'Esprit Saint et aura la puissance d'Élie. Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange qui le punit en le rendant muet et sourd. Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après que Zacharie eut écrit sur une tablette « Jean est son nom » qu'il retrouva la parole et l'ouïe.

Jean était un Nazaréen depuis sa naissance (Luc 1:15; Num. 6:1-12). Il a passé ses premières années dans les montagnes de Judée située entre Jérusalem et la mer Morte (Matthieu 3:1-12). Il a mené une vie simple, d'ascèse, "caché dans le désert", vêtu de peau de bête et se nourrissant de "sauterelles et de miel sauvage" (Matthieu 3:4).

Adulte, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu 3:11). L'essence même de sa prédication était la nécessité de se repentir et de se détourner des desseins égoïstes. Il a dénoncé les Pharisiens et Sadducéens comme une "génération de vipères," et a mis en garde à ne pas considérer leur héritage comme un privilège spécial (Luc 3:8). Il a mis en garde les collecteurs d'impôts et les soldats contre l'extorsion et de pillage. Sa doctrine et son mode de vie ont suscité l'intérêt, rapprochant des personnes venues de toutes parts pour le voir sur les rives du Jourdain. Là, il a baptisé des milliers de personne pour le repentir.

Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé (Matthieu 3:13-17). Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

Son ministère public a été soudainement interrompu (après environ six mois probablement) par son emprissonement sur l'ordre d'Hérode, à qui il reprochait le péché d'avoir épouser la femme de son frère Philippe (Luc 3:19).

He was shut up in the castle of Machaerus, a fortress on the southern extremity of Peraea, 9 miles east of the Dead Sea, and here he was beheaded at the instigation of Herodias; later tradition also implicates Salomé.

Il a été enfermé dans le château de Machaerus, une forteresse sur l'extrémité sud de Peraea, 9 miles à l'Est de la mer Morte ; là, il a été décapité à l'instigation d'Hérodiade et Salomé. Ses disciples, après avoir enterré le corps sans tête, vinrent trouvé Jésus et lui dire tout ce qui était arrivé (Matthieu 14:3-12). La mort de Jean est apparemment survenue juste avant la troisième Pâque du ministère de Jésus.

Jésus lui-même a témoigné, en ce qui concerne Jean, qu'il était un "incendie et une lumière brillante" (Jean 5:35). Jean était le dernier prophète de l'Ancien Testament, faisant ainsi figure de pont entre cette période et de la révélation de Jésus. Il existe également une tradition selon laquelle, à la suite de sa mort, Jean serait descendu aux enfers, et aurait prêché une fois encore que Jésus était le Messie à venir.

La naissance de Jean selon St Luc

Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean :

Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.(…) Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean. (Luc 1.13-60)
Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre, Mère des prêtres du monde entier, vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils Unique.  Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, et vous l’aidez encore dans le Ciel. Nous vous en supplions, priez pour les prêtres ! « Priez le Père des Cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ».  Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les Sacrements, nous expliquent L'Évangile du Christ, et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu !  Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin; et puisque votre intercession maternelle a tout pouvoir sur lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints !  AMÎN !

Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre, Mère des prêtres du monde entier, vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils Unique. Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, et vous l’aidez encore dans le Ciel. Nous vous en supplions, priez pour les prêtres ! « Priez le Père des Cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ». Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les Sacrements, nous expliquent L'Évangile du Christ, et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu ! Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin; et puisque votre intercession maternelle a tout pouvoir sur lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints ! AMÎN !

JESUS CHRIST, VIE DU MONDE

Patriarche Daniel


Cloué sur la Croix,
le Christ s'offre de Lui-même pour la vie et le salut du monde.

 

Intimement unie à la divinité, l'âme du Christ, apparemment vaincu sur la Croix, descend dans l'enfer pour partager le sort de tous les morts, c'est-à-dire le mode d'existence des âmes après la mort, là où la solitude se trouvait à son extrême.

 

Il assume la condition de l'enfer par solidarité avec toute l'humanité d'avant Lui (1 P 3, 18-19 ; 4,6), mais aussi pour triompher de cette condition.

 

Il assume l'enfer - séparation - pour en sortir victorieux, pour y annoncer la communion d'amour. L'âme déifiée du Christ se met en relation immédiate avec les âmes séjournant dans l'enfer, et c'est ainsi que l’enfer-séparation est vaincu ; il est vaincu par la nouvelle communion que le Christ rétablit avec l'humanité d'avant Lui, l'humanité qui espérait en Lui ou aspirait vers Lui, qui est plénitude de la vie.

 

La descente du Christ dans l'enfer est en quelque sorte une récupération de l'humanité au-delà des catégories de l'espace et du temps.

 

Saint Irénée de Lyon dit à ce propos :

 

« Le Christ n'est pas venu pour ceux-là seuls qui, à partir de l'empereur Tibère, ont cru en Lui, et le Père n'a pas exercé Sa providence en faveur seulement des hommes qui vivent maintenant, mais en faveur de tous les hommes sansexception qui, depuis le commencement, selon leurs capacités et celles de leur époque, ont craint et aimé Dieu, pratiqué la justice et la bonté envers le prochain, ont désiré voir le Christ et entendre sa voix. »

 

Et « c'est pourquoi le Seigneur est descendu dans les lieux inférieurs de la terre » (Ep 4, 9) pour porter à tous les morts la bonne nouvelle de sa venue, qui est la rémission des péchés pour ceux qui croient en lui.

 

La descente dans l'enfer coïncide avec le rétablissement du paradis en tant que communion en Dieu.

 

Le jour même de sa mort, Jésus dit au bon larron : « Aujourd'hui tu seras avec Moi dans le Paradis » (Lc 23, 43).

 

En ce sens, la puissance de la Résurrection comme puissance de communion est déjà active dans la descente aux "enfers".

 Heureux celui qui, à chaque don de la grâce, revient à celui en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces, car si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu, nous préparons en nous la place à la grâce en plus grande abondance. En effet, il n'y a que notre ingratitude qui arrête nos progrès après notre conversion. (St Bernard)

Heureux celui qui, à chaque don de la grâce, revient à celui en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces, car si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu, nous préparons en nous la place à la grâce en plus grande abondance. En effet, il n'y a que notre ingratitude qui arrête nos progrès après notre conversion. (St Bernard)

Là où Dieu lève la honte de ceux qui n’osent pas dire leur péché

Au Laus (France), la Vierge apparaît durant de nombreuses années (1664-1718) à Benoîte Rencurel, bergère et le Laus est devenu un haut lieu de la réconciliation :

« Combien de personnes ont dit que le Laus était le refuge des pécheurs, là où Dieu les inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui ne les osent pas dire, assistés des avis de Benoîte qui leur découvre tout leur intérieur, leur donne courage le temps de bien s'examiner, et de bons confesseurs qui les renvoient très contents ! » (Manuscrits du Laus, Pierre Gaillard).

Guerre des étoiles

Livre de l'Apocalypse 12,1-18

Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.

Guerre des étoiles
« Un grand signe apparu dans le ciel » : une femme enceinte, entourée de soleil, de lune et d’étoiles. Et un autre signe terrifiant : « un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème ». Nous sommes comme plongés dans un univers de science-fiction, du type « Guerre des étoiles ». Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, la république galactique est en proie à une constante lutte du bien contre le mal, côté obscur de la Force.
Là s’arrête la comparaison. N’en déplaise aux amateurs de sensationnel, Apocalypse ne signifie ni fin des temps, ni catastrophe, mais révélation : révélation accordée à Jean que Dieu vaincra tous les obstacles et toutes les puissances du mal. Laissons les chevaliers du Jedi et Dark Vador. La femme représente le peuple que Dieu protège. Le dragon, lui, évoque les puissances du mal déchaînées contre les croyants.

Et pour nous, aujourd’hui ? Le combat continue qui met sur les routes de l’exode tant de chrétiens persécutés pour leur foi.
J’ai récemment partagé un temps de prière et de relecture avec des femmes irakiennes réfugiées en France avec leur famille… Elles m’ont rappelée, dans la situation de très grande crise qui est la leur, que la Parole de Dieu donne confiance aux croyants en leur promettant un avenir meilleur. Ce sont elles, ces femmes enceintes de l’histoire d’un peuple de croyants aujourd’hui persécutés… des résistantes qui demeurent fermes dans leur foi en Jésus.
Je crois qu’elles vivent aujourd’hui cet appel de Jean aux Églises d’Asie du 1er siècle : devant le danger ne pas se renier, ni perdre leur ferveur devant le danger.
Bénies soient-elles pour le chemin de foi dont elles témoignent aujourd'hui. (Source: Signe dans la Bible)

Heureux donc celui qui se regarde comme un étranger, et qui rend de grandes actions de grâces même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu'on donne à un étranger et à un inconnu est un don purement gratuit. Au contraire, que nous sommes malheureux et misérables lorsque, après nous être montrés d'abord timorés, humbles et dévots, nous oublions ensuite combien était gratuit ce que nous avons reçu. (St Bernard)

Heureux donc celui qui se regarde comme un étranger, et qui rend de grandes actions de grâces même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu'on donne à un étranger et à un inconnu est un don purement gratuit. Au contraire, que nous sommes malheureux et misérables lorsque, après nous être montrés d'abord timorés, humbles et dévots, nous oublions ensuite combien était gratuit ce que nous avons reçu. (St Bernard)

 L'ÂME HUMAINE EST LE TRÔNE DE DIEU

 

Imaginons qu'il y a en nous un palais d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres précieuses, digne enfin du Maître auquel il appartient.

Puis dites-vous, mes sœurs, que la beauté de cet édifice dépend aussi de vous.

C'est vrai, car est-il plus bel édifice qu'une âme pure et pleine de vertus ?

Plus elles sont grandes, plus les pierreries resplendissent. Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père ; il se tient sur un trône de très haut prix, qui est votre cœur...

      Peut-être rirez-vous de moi, et direz-vous que c'est fort clair, et vous aurez raison, mais cela a été obscur pour moi pendant un certain temps.

Je comprenais bien que j'avais une âme, mais l'estime que méritait cette âme, la dignité de celui qui l'habitait, voilà ce que je ne comprenais pas.

 

Les vanités de la vie étaient comme un bandeau que je mettais sur les yeux.

Si j'avais compris, comme je le fais aujourd'hui, qu'en ce tout petit palais de mon âme habite un si grand Roi, je ne l'aurais pas laissé seul si souvent ; je me serais tenue de temps en temps près de lui, et j'aurais fait le nécessaire pour que le palais soit moins sale.

 

Qu'il est donc admirable de songer que celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en une si petite demeure !    

 

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 28, 9-11 (trad. OC, Cerf 1995, p. 805)

Frères, tenons-nous de plus en plus humblement sous la main puissante de Dieu (1P 5,6). Tenons-nous avec une grande dévotion dans l'action de grâces, et il nous accordera la grâce qui seule peut sauver nos âmes. Montrons notre reconnaissance, non seulement en paroles et du bout des lèvres, mais par les œuvres et en vérité.(St Bernard)

Frères, tenons-nous de plus en plus humblement sous la main puissante de Dieu (1P 5,6). Tenons-nous avec une grande dévotion dans l'action de grâces, et il nous accordera la grâce qui seule peut sauver nos âmes. Montrons notre reconnaissance, non seulement en paroles et du bout des lèvres, mais par les œuvres et en vérité.(St Bernard)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,17-29.

Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Saint Jean-Baptiste, précurseur du Divin Maître, intercédez pour nous ! Obtenez la force à tous nos frères Chrétiens d'Orient et de tous autres lieux où ils seraient appelés au témoignage suprême du Martyr ! Intercédez pour nous qui, en Occidents, sommes souvent "enténèbrés" par une "culture de mort", qui par notre dignité et notre intrépidité dans une pacifique résistance, nous nous laissions conduire par l'Esprit de Lumière, de Vérité et de Force et honorions la mémoire de ceux qui versent leur sang pour le Christ Prince de la Paix et Son Évangile vivifiant !

Saint Jean-Baptiste, précurseur du Divin Maître, intercédez pour nous ! Obtenez la force à tous nos frères Chrétiens d'Orient et de tous autres lieux où ils seraient appelés au témoignage suprême du Martyr ! Intercédez pour nous qui, en Occidents, sommes souvent "enténèbrés" par une "culture de mort", qui par notre dignité et notre intrépidité dans une pacifique résistance, nous nous laissions conduire par l'Esprit de Lumière, de Vérité et de Force et honorions la mémoire de ceux qui versent leur sang pour le Christ Prince de la Paix et Son Évangile vivifiant !

Un extrait de la Liturgie byzantine 
Tropaires et kondakion de Saint Jean Baptiste 

 

Précurseur du Seigneur dans sa vie comme dans sa mort

 

    Le Jourdain, effrayé par ta venue dans la chair, ô Christ, remonta son cours en tremblant ; accomplissant son office spirituel, Jean se fit tout petit dans sa crainte.

L'armée des anges était saisie de stupeur en te voyant dans le fleuve, baptisé selon la chair ; quant à ceux des ténèbres, ils ont été éclairés, et nous te chantons, Seigneur, toi qui te manifestes et qui illumines l'univers. 


    La mémoire du juste doit être exaltée, mais à toi, Jean le Précurseur, le témoignage du Seigneur suffit.

En vérité, tu es le plus vénérable de tous les prophètes, car tu as été trouvé digne de baptiser dans les eaux celui que les autres prophètes avaient seulement annoncé.

C'est pourquoi, après avoir lutté pour la vérité, tu es allé annoncer jusque dans le domaine des morts Dieu apparu dans la chair, celui qui enlève le péché du monde (Jn 1,29) et qui nous donne sa grande pitié. 


    Le glorieux martyre du Précurseur a été une étape dans l'œuvre du salut, puisque même au séjour des morts il a annoncé la venue du Sauveur.

Qu'Hérodiade gémisse à présent, elle qui réclame ce meurtre impie, car ce n'est pas la loi de Dieu ni la vie éternelle qu'elle a aimé, mais les illusions qui ne durent qu'un moment.

 
"Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde... "

"Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde... "

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 09:04
Le Seigneur veut, pour chacun de nous, la vie véritable. Cette vie véritable, elle est don mais elle est aussi fruit de notre activité. En ces quelques phrases, le Seigneur Jésus nous donne quelques recommandations pour bien vivre en nous-même. Sa présence est de toujours mais il veut notre liberté, notre mouvement propre. Sa présence se voile donc parfois, pour nous ouvrir à son retour. Il formule ainsi trois recommandations. Une recommandation générale à laquelle nous pouvons acquiescer mais que nous ne pouvons pas mettre en œuvre dans la durée : veiller et deux autres recommandations bien plus opératoires, être en activité et ne pas dévier… Laissons-nous toucher par elles(Père Jean-Luc Fabre)

Le Seigneur veut, pour chacun de nous, la vie véritable. Cette vie véritable, elle est don mais elle est aussi fruit de notre activité. En ces quelques phrases, le Seigneur Jésus nous donne quelques recommandations pour bien vivre en nous-même. Sa présence est de toujours mais il veut notre liberté, notre mouvement propre. Sa présence se voile donc parfois, pour nous ouvrir à son retour. Il formule ainsi trois recommandations. Une recommandation générale à laquelle nous pouvons acquiescer mais que nous ne pouvons pas mettre en œuvre dans la durée : veiller et deux autres recommandations bien plus opératoires, être en activité et ne pas dévier… Laissons-nous toucher par elles(Père Jean-Luc Fabre)

Livre de la Sagesse 10,10-14.

La Sagesse de Dieu a conduit le juste sur des chemins sans obstacles ; elle lui a montré le Royaume de Dieu et lui a donné la science des saints. Elle l'a fait réussir dans ses peines, et a couronné de succès ses efforts.
Elle l'assista contre d'avares oppresseurs, et lui fit acquérir des richesses.
Elle le garda contre ses ennemis, et le protégea contre ceux qui lui dressaient des embûches ; elle lui donna la victoire dans un rude combat, pour lui apprendre que la piété est plus puissante que tout.
Elle n'abandonna pas le juste vendu, mais le préserva du péché ;
elle descendit avec lui dans la fosse, et ne le quitta pas dans les chaînes, jusqu'à ce qu'elle lui eût procuré le sceptre royal, et la puissance sur ses oppresseurs ; elle convainquit de mensonge ceux qui l'avaient accusé, et lui donna une gloire éternelle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-5.

En ce temps-là, les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?
Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d'eux
et dit : Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux.
Et celui qui reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il reçoit.

« Veillez » un appel fort, qui nous donne de nous situer d’une certaine manière dans notre existence. Lorsque je veille, je suis dans une réalité ouverte, en attente, je suis ouvert à l’autre, sans la capacité de lui donner a priori un visage, une forme. J’apprends à me fier à une parole… Mais la veille peut s’épuiser de par la fatigue, cette ouverture risque d’être sans rythme, se figer. Je risque aussi de me trouver à douter, à avoir peur des voleurs, à craindre des fantômes… Veiller est un don que nous pouvons demander mais que nous ne pouvons maintenir sans rien faire. C’est aussi là que la deuxième recommandation du Seigneur prend son sens : être au travail…(Père Jean-Luc Fabre)

« Veillez » un appel fort, qui nous donne de nous situer d’une certaine manière dans notre existence. Lorsque je veille, je suis dans une réalité ouverte, en attente, je suis ouvert à l’autre, sans la capacité de lui donner a priori un visage, une forme. J’apprends à me fier à une parole… Mais la veille peut s’épuiser de par la fatigue, cette ouverture risque d’être sans rythme, se figer. Je risque aussi de me trouver à douter, à avoir peur des voleurs, à craindre des fantômes… Veiller est un don que nous pouvons demander mais que nous ne pouvons maintenir sans rien faire. C’est aussi là que la deuxième recommandation du Seigneur prend son sens : être au travail…(Père Jean-Luc Fabre)

Par St Clément de Rome,

pape de 90 à 100 environ . Lettre aux Corinthiens, § 7-13 ; PA 1, 108-110 

 

« Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2,12)

 

Parcourons tous les âges et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se tourner vers lui.

Noé prêcha la conversion, et ceux qui l'écoutèrent furent sauvés.

Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait ; ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu'étrangers à Dieu. 

Par sa volonté toute-puissante, il veut faire participer tous ceux qu'il aime à la conversion.

C'est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté.

Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté ; confions-nous à sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui ne conduisent qu'à la mort. 

Restons humbles, mes frères, rejetons tous les sentiments d'orgueil, de jactance, de vanité et de colère.

Attachons-nous fermement aux préceptes et aux commandements du Seigneur Jésus, nous rendant dociles et humbles devant ses paroles.

Car voici ce que dit la parole sainte :

« Vers qui tournerai-je mon regard, sinon vers l'homme doux, pacifique, qui tremble à mes paroles ? » (Is 66,2).

 

Jeudi 27 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Pécheur, prie Marie, Mère de Miséricorde, refuge des pécheurs !

 

O pécheur,

ne perds pas courage.

Pour tout ce qu'il te faut,

adresse-toi à Marie,

implore son assistance ;

toujours tu la trouveras prête à te secourir,

car c'est la volonté de Dieu

qu'elle nous donne aide et protection à tous et en tout.

Cette Mère de miséricorde

a elle-même un tel désir de sauver les pécheurs,

qu'elle s'en va à leur poursuite,

et, s'ils consentent à l'invoquer,

elle se charge de les ramener vers Dieu.


(Saint Basile de Césarée

330-379

Evêque de Césarée en Cappadoce - Père de l'Église.)

« Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! » Le travail en physique, c’est une force multipliée par une distance dans une direction. Le travail manifeste aussi l’attente d’un fruit par la mise en œuvre d’un effort, je travaille dans une perspective, le travail me mobilise, me met et me maintient en éveil… J’entre aussi dans le calme d’un temps organique qui trouve, en lui-même, sa consistance, mes facultés se rassemblent dans cet exercice. Je puis ainsi demeurer rassemblé dans l’attente, dans la veille, dans l’ouverture. Le Seigneur nous encourage à être à notre travail propre à chacun, à ce travail qui nous maintient dans l’ouverture parce qu’il nous correspond et nous donne d’être dans un repos qui nous convient. Sachons reconnaître et trouver ce travail qui est nôtre, sachons revenir à lui, sachons le remettre sur le chantier patiemment. Cela peut être celui de la prière régulière, celui du service du proche, celui du maintien de la relation avec autrui, celui de la quête définie qui, par-là, s’approfondit… Pensons à ce vieil homme dans l’église d’Ars, qui répond au curé qui lui demande ce qu’il fait : je L’avise et Il m’avise. Sachons bien désirer et choisir uniquement celui qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés et sachons y demeurer, travaillons, peinons pour cela...(Père Jean-Luc Fabre)

« Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! » Le travail en physique, c’est une force multipliée par une distance dans une direction. Le travail manifeste aussi l’attente d’un fruit par la mise en œuvre d’un effort, je travaille dans une perspective, le travail me mobilise, me met et me maintient en éveil… J’entre aussi dans le calme d’un temps organique qui trouve, en lui-même, sa consistance, mes facultés se rassemblent dans cet exercice. Je puis ainsi demeurer rassemblé dans l’attente, dans la veille, dans l’ouverture. Le Seigneur nous encourage à être à notre travail propre à chacun, à ce travail qui nous maintient dans l’ouverture parce qu’il nous correspond et nous donne d’être dans un repos qui nous convient. Sachons reconnaître et trouver ce travail qui est nôtre, sachons revenir à lui, sachons le remettre sur le chantier patiemment. Cela peut être celui de la prière régulière, celui du service du proche, celui du maintien de la relation avec autrui, celui de la quête définie qui, par-là, s’approfondit… Pensons à ce vieil homme dans l’église d’Ars, qui répond au curé qui lui demande ce qu’il fait : je L’avise et Il m’avise. Sachons bien désirer et choisir uniquement celui qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés et sachons y demeurer, travaillons, peinons pour cela...(Père Jean-Luc Fabre)

LA PRIERE DU PARA

 

Je m'adresse à vous, mon Dieu,

 

Car vous donnez ce qu'on ne peut obtenir que de soi.

 


Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,


Donnez-moi qu'on ne vous demande jamais.

 


Je ne vous demande pas le repos,


Ni le succès, ni même la santé.

 


Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,


Que vous ne devez plus en avoir!

 


Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,


Donnez-moi ce que l'on vous refuse.

 


Je veux l'insécurité et l'inquiétude.

 


Je veux la tourmente et la bagarre.

 


Et que vous me les donniez, mon Dieu,


Définitivement.

 


Que je sois sûr de les avoir toujours


Car je n'aurai pas toujours le courage


De vous les demander.

 


Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.

 


Mais donnez-moi aussi le courage,


Et la force et la foi.

 


Car vous êtes seul à donner


Ce qu'on ne peut obtenir que de soi. 

 

 

Un film "Muhammad"  espère casser «l'image violente» de l'islam

L’un des grands cinéastes iraniens, Majid Majidi, a réalisé Muhammad, une superproduction sur l’enfance du prophète pour en finir avec «l’image violente» de l’islam, a-t-il déclaré dans un entretien à l’AFP avant la sortie du film  en Iran.

Avec un budget d’environ 40 millions de dollars, en partie financé par l’État, ce long métrage le plus cher de l’histoire du cinéma iranien a été tourné dans une cité de La Mecque reconstituée au sud de Téhéran. Outre sa sortie dans 143 salles en Iran, ce film de deux heures sera projeté jeudi en ouverture du Festival des films du monde de Montréal. Le réalisateur espère qu’il y suscitera l’intérêt de distributeurs européens.

Pour Majid Majidi, ancien acteur de 56 ans qui a réalisé une bonne dizaine de films dont plusieurs primés à l’étranger (Le secret de Baran, Les enfants du ciel…), le choix du sujet était évident.

«Ces dernières années, une mauvaise lecture de l’islam dans le monde occidental en a donné une image violente qui n’a strictement aucune relation avec sa vraie nature», affirme-t-il. À ses yeux, cette «mauvaise lecture» vient «de groupes terroristes» comme «l’État islamique qui n’ont pas de lien avec l’islam dont ils ont volé le nom» et qui veulent en projeter «une image terrifiante dans le monde».

«En tant qu’artiste musulman (…) mon objectif était de créer une vision (de l’islam) qui change de celle qu’a l’Occident» et qui se résume souvent à un «terrorisme islamique attaché à la violence», affirme le cinéaste. Or, selon lui, «l’islam c’est la concertation, la bonté et la paix».

«Dans ce film, nous avons rendu hommage à d’autres religions, y compris le christianisme et le judaïsme», ajoute-t-il.

Interrogé sur la polémique et les violences que pourrait provoquer son long-métrage dans le monde musulman qui proscrit toute représentation du prophète, Majid Majidi se veut confiant. «Des pays comme l’Arabie saoudite auront des problèmes avec ce film mais beaucoup d’autres pays musulmans l’ont réclamé», affirme-t-il.

Au début de l’année, le grand imam de l’université Al-Azhar du Caire, Ahmed al-Tayeb, une des plus hautes autorités de l’islam sunnite, avait rappelé son opposition à toute représentation du prophète, affirmant que cela équivalait «à rabaisser son statut spirituel».

Muhammad ne dépeint pas le prophète lui-même mais le monde tyrannique qui l’entoure tel qu’il le voit à travers ses yeux d’enfant, de sa naissance à l’âge de 13 ans, insiste le cinéaste. Par un jeu d’effets spéciaux, son visage n’apparaît jamais, «mais on voit sa silhouette et son profil». «Cela peut être dénoncé par les plus radicaux», reconnaît le réalisateur.

Il pense que son film doit «unir» et non diviser les musulmans sunnites et chiites qui se déchirent pourtant dans plusieurs pays de la région, de l’Irak au Yémen en passant par la Syrie. «Il n’y avait pas de querelle à cette période» entre les deux grands courants à l’époque de Mohammet, précise-t-il.

Le film a été montré avant sa sortie à des leaders religieux chiites et sunnites en Iran et en Turquie qui l’ont jugé «positivement», affirme Majid Majidi. Il souhaite que Muhammad soit le premier d’une trilogie, car «on ne peut pas changer la mauvaise image de l’islam avec un seul film». Mais les autres productions ne seront pas «nécessairement réalisées par moi-même», affirme-t-il, invitant «tous les cinéastes musulmans» à suivre la voie.

Un précédent film sur le prophète Mahomet, Le message, avait été réalisé en 1976 par le cinéaste américain d’origine syrienne Moustafa Akkad. Il comportait deux versions, anglaise et arabe, avec des acteurs différents, Anthony Quinn et Irène Papas étant les stars de celle en anglais. À l’époque, Le message avait suscité la polémique et plusieurs salles où il était projeté avaient reçu des menaces de musulmans radicaux le jugeant blasphématoire.

Source

Jeudi 27 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

VIE DE SAINT AUGUSTIN

Le prénom Augustin possède la même racine que le nom latin augustus, devenu, au 1er siècle, un des titres des empereurs. Fêté le 28 août, Augustin est le patron de l’Afrique, des imprimeurs et des théologiens.

Un père païen, une mère chrétienne

Augustin naît en 354, en Numidie (aujourd’hui une région d’Algérie), dans une famille probablement d’origine berbère. Son père, Patricius, est un notable païen. Sa mère, Monique, est chrétienne et l’élève dans la foi du Christ. À l’âge de seize ans, Augustin va à Carthage afin de professer l’éloquence. Là, il s’éloigne du christianisme et prend une maîtresse qui lui donne un fils, Adéodat, en 372. Après avoir professé en diverses villes, Augustin s’établit à Rome où il rencontre l’évêque Faustus.

Le retour à la foi chrétienne

Puis, à Milan, Augustin rencontre l’évêque Ambroise. Hésitant entre la poursuite d’une vie de plaisirs et le retour à la foi chrétienne, Augustin décrit, dans lesConfessions, le conflit intérieur qui est le sien. En 387, après qu’une voix, entendue dans un jardin, lui a demandé de lire la Bible, il se fait baptiser (à l’époque, seuls les adultes l’étaient) en compagnie de son frère et de son fils. Après la conversion de Paul, celle d’Augustin est sans doute une des plus importantes de toutes celles qui ont marqué l’histoire du christianisme.

Prêtre puis évêque d’Hippone, en Numidie

Augustin retourne en Afrique du Nord et fonde une communauté aux règles semi-monastiques (le continuateur de celle-ci, l’ordre des Augustins, se consacrera plus tard à perpétuer ses principes). En 391, il accepte de devenir prêtre à Hippone et commence alors, chose rare à l’époque, à prononcer des prêches dans la cathédrale de cette ville (il en devient l’évêque en 395). Dès lors, Augustin mène une vie ascétique et participe, à la satisfaction générale, à la vie spirituelle et temporelle de la cité. Il meurt à Hippone le 28 août 430 à l’âge de 76 ans, alors que sa ville est assiégée par les Vandales.

Le plus important penseur de toute l’Eglise occidentale

Augustin a laissé une œuvre extrêmement abondante (lettres, sermons, traités, etc…) qui en fait le penseur le plus important de toute l’Eglise occidentale et, à son époque, l’adversaire de tous les schismatiques. Il est opposé à la peine de mort. Mais il développe la théorie de la prédestination, voue à la damnation les enfants morts avant le baptême. Nombre de ses écrits, qui constituent, depuis Paul, l’héritage le plus précieux de tout le christianisme d’Occident, sont parvenus jusqu’à l’époque actuelle. Augustin est canonisé par acclamation populaire en 1298 et reconnu comme Docteur de l'Église la même année par le pape Boniface VIII.

Jeudi 27 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Quand le Brésil fut sauvé par la prière avec Marie...

Au Brésil, dans les années 60, au XXe siècle, les paysans souffraient beaucoup et une nouvelle répartition des terres était devenue indispensable.

C’était l’époque de la guerre froide et des comités communistes, profitant de la misère populaire, se formaient un peu partout, dissimulant des dépôts d’armes afin de perpétrer un coup d’Etat et de s’emparer du pouvoir de façon imminente.

Peu auparavant, un prêtre, le père Patrick Peyton, avait réuni à Rio de Janeiro une assemblée de près de deux millions de fidèles pour une croisade du Rosaire.

Or au moment où un congrès communiste qui devait décider des mesures à prendre pour s’emparer du pouvoir, s’ouvrait à Belo Horizonte (l’une des plus grandes villes du pays), des dizaines de milliers de femmes de la ville envahirent les rues et, chapelet en mains qu’elles récitaient tout haut, vinrent occuper la salle du congrès juste avant la séance, empêchant les Communistes d’entrer.

La nouvelle du fiasco se répandit et partout des scènes analogues eurent lieu. Les Communistes durent s’enfuir à l’étranger.

Ce fut le Rosaire qui sauva le Brésil de ce coup d’Etat et l’on compara l’épisode à un ‘nouveau Lépante’

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,
et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

« Mais si ce mauvais serviteur se dit » Notre esprit est volatil, capable de virevolter, d’aller ailleurs, d’envisager d’autres chemins, sa force et sa faiblesse… Soyons prudents, mesurons aussi combien nous pouvons facilement nous retirer de là, où la vie nous appelle, nous laisser entraîner dans un chemin qui nous perd… prenons l’habitude de revenir à notre travail, de prendre le temps de le considérer, de nous considérer. Bâtissons ce cadre souple qui nous maintient, découvrons que ce cadre nous est gracieusement offert par la présence de nos frères et de nos sœurs en humanité qui nous aident à demeurer dans l’ouvert de nos vies simplement, ils nous soutiennent. C’est ce qui se vit dans les communautés locales, c’est ce qui peut se vivre entre amis, entre conjoints…(Père Jean-Luc Fabre)

« Mais si ce mauvais serviteur se dit » Notre esprit est volatil, capable de virevolter, d’aller ailleurs, d’envisager d’autres chemins, sa force et sa faiblesse… Soyons prudents, mesurons aussi combien nous pouvons facilement nous retirer de là, où la vie nous appelle, nous laisser entraîner dans un chemin qui nous perd… prenons l’habitude de revenir à notre travail, de prendre le temps de le considérer, de nous considérer. Bâtissons ce cadre souple qui nous maintient, découvrons que ce cadre nous est gracieusement offert par la présence de nos frères et de nos sœurs en humanité qui nous aident à demeurer dans l’ouvert de nos vies simplement, ils nous soutiennent. C’est ce qui se vit dans les communautés locales, c’est ce qui peut se vivre entre amis, entre conjoints…(Père Jean-Luc Fabre)

Dans "La Didachè"

(entre 60-120),

catéchèse judéo-chrétienne 
§ 10 et 16 


 

« Veillez car vous ne connaissez pas le jour »

 

      Une fois rassasiés de l'eucharistie, remerciez ainsi :

-« Nous Vous rendons grâce, Père Saint, pour Votre saint nom que Vous avez fait habiter en nos cœurs, et pour la connaissance, la foi, l'immortalité que Vous nous avez révélées par Jésus, Votre Serviteur.

Gloire à toi dans les siècles. Amen !…

 

Avant tout, nous Vous rendons grâce, parce que Vous êtes tout-puissant :

Gloire à toi dans les siècles. Amen !

Souvenez-vous de Votre Église, Seigneur, pour la délivrer de tout mal et la rendre parfaite dans Votre amour.

Rassemble des quatre vents cette Église sanctifiée, dans Votre Royaume puisque Vous le lui avez  préparé.

Car à Vous sont puissance et gloire dans les siècles. Amen !

Que la grâce vienne et que ce monde passe. Amen !

Si quelqu'un est saint, qu'il s'approche ; s'il ne l'est pas, qu'il fasse pénitence. Marana tha ! Amen » (Ap 22,20)… 


      Oui, « veillez » sur votre vie ; ne laissez pas « s'éteindre vos lampes » ni « se détendre la ceinture sur vos reins » ; « Soyez prêts, car vous ignorez l'heure où Notre-Seigneur viendra » (Lc 12,35; Mt 24,42s).

Réunissez-vous fréquemment pour chercher ensemble ce qui est utile à vos âmes.

Car tout le temps de votre foi ne vous servira de rien si, au dernier moment, vous n'êtes pas devenus parfaits.

 

Jeudi 27 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 09:47
Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

POUR RÉFLÉCHIR SUR CE QUE VOUS ATTENDEZ DE VOS 

 

PRÊTRES:

 

Il est excellent de toujours se souvenir que jamais le pasteur ne 

 

saurait satisfaire le bon "laïc". 

 

 

Quand je prêche la foi et la grâce seule (à l'église de la Trinité), tu me 

 

demandes :

 

-"Où donc reste la vie chrétienne ?"

 

 

 Quand je parle du Sermon sur la Montagne (en cours), tu me 

 

demandes :

 

-"Où reste la vie réelle ?". 

 

 

Quand je commente la vie très réelle et pécheresse d'un homme de

 

la Bible, tu me demandes : "Où restent les vérités éternelles ?". 

 

 

Et à travers tout cela, il faut sans doute entendre une seule 

 

préoccupation : 

 

-Comment est-ce que je vis une vie chrétienne dans ce monde réel,

 

et où sont les autorités ultimes d'une telle vie, qui seule vaut d'être

 

vécue ?

                                                                             (Dietrich Bonhoeffer)

Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,16-22.

Frères, les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n'est pas dit : " Et à ses descendants, " comme pour plusieurs, mais, comme pour un seul : " Et à ta descendance, " c'est à dire au Christ.
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi qui est venue quatre cent trente ans après ne la rend pas nulle, de manière à rendre vaine la promesse.
Car si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse ; or, c'est par une promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.
Pourquoi donc la Loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu'à ce que vint " la descendance " à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par les anges, par l'entremise d'un médiateur.
Or le médiateur n'est pas médiateur d'un seul ; et Dieu est un.
La Loi va-t-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S'il eût été donné une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
Mais l'Ecriture a tout enfermé sous le péché, afin que, par la foi en Jésus-Christ, ce qui avait été promis fût donné à ceux qui croient.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,11-19.

En ce temps-là, Jésus faisait route vers Jérusalem et passait aux confins de la Samarie et de la Galilée.
Et alors qu'il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance ;
et, élevant la voix, ils dirent : " Maître Jésus, ayez pitié de nous ! "
Les ayant vus, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et, comme ils y allaient, ils furent guéris.
L'un d'entre eux, voyant qu'il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix,
tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c'était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été guéris ? Et les neuf, où sont-ils ?
Ne s'est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu ? "
Et il lui dit : " Lève-toi, va ; ta foi t'a sauvé. "

Le Christ Jésus se trouve en opposition avec des scribes, des pharisiens. Il a des propos durs envers eux. Il les traite ainsi de « malheureux, hypocrites, aveugle… ». Mais il ne cesse pas de leur proposer aussi un chemin de vie. En cela, Jésus est dans l’attitude de l’accompagnateur qui, tout à la fois, conduit, guide et escorte. La conduite en indiquant le terme objectif est l’attitude qui donne à la guidance et à l’escorte d’être ajustées. Jésus est ainsi juste dans sa conduite maintenue. C’est les éléments de cette conduite que nous retenons… pour laisser résonner en nous, là où nous sommes, cet appel à la vraie vie, qui ne va pas sans un appel à l’effort… le don de la liberté que le Seigneur nous fait est toujours sous le mode du travail, de la tâche à accomplir…(Père Jean-Luc Fabre)

Le Christ Jésus se trouve en opposition avec des scribes, des pharisiens. Il a des propos durs envers eux. Il les traite ainsi de « malheureux, hypocrites, aveugle… ». Mais il ne cesse pas de leur proposer aussi un chemin de vie. En cela, Jésus est dans l’attitude de l’accompagnateur qui, tout à la fois, conduit, guide et escorte. La conduite en indiquant le terme objectif est l’attitude qui donne à la guidance et à l’escorte d’être ajustées. Jésus est ainsi juste dans sa conduite maintenue. C’est les éléments de cette conduite que nous retenons… pour laisser résonner en nous, là où nous sommes, cet appel à la vraie vie, qui ne va pas sans un appel à l’effort… le don de la liberté que le Seigneur nous fait est toujours sous le mode du travail, de la tâche à accomplir…(Père Jean-Luc Fabre)

Par St Bruno de Segni

(v. 1045-1123), évêque . Commentaire sur l'Évangile de Luc, 2, 40 ; PL 165, 426-428 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 449) 
 

La foi qui purifie

 

      Que représentent les dix lépreux sinon l'ensemble des pécheurs ?

Lorsque vint le Christ notre Seigneur, tous les hommes souffraient de la lèpre de l'âme, même s'ils n'étaient pas tous atteints de celle du corps.

Or la lèpre de l'âme est bien pire que celle du corps.

      Mais voyons la suite.

« Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : Jésus, Maître, prends pitié de nous ».

Ces hommes se tenaient à distance car ils n'osaient pas, étant donné leur état, s'avancer plus près de lui.

Il en va de même pour nous : tant que nous demeurons dans nos péchés, nous nous tenons à l'écart.

Donc, pour recouvrer la santé et guérir de la lèpre de nos péchés, supplions d'une voix forte et disons :

« Jésus, Maître, prends pitié de nous ».

Cette supplication ne doit toutefois pas venir de notre bouche, mais de notre cœur, car le cœur parle d'une voix plus forte.

La prière du cœur pénètre dans les cieux et s'élève très haut, jusqu'au trône de Dieu.

« Vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi » le poids des choses, savoir se laisser conduire, guider  par la réalité objective et non par son propre goût. Dans la Loi, il y a une vraie parole qui nous est adressée par une vraie personne, et certaines parties de la Loi ont plus d’importance que d’autres pour celui qui l’a émise. Sinon comment Jésus aurait-il pu déclarer dans la controverse quel est le plus grand commandement et celui qui lui est semblable : l’amour de Dieu et du prochain… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… (Père Jean_Luc Fabre)

« Vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi » le poids des choses, savoir se laisser conduire, guider par la réalité objective et non par son propre goût. Dans la Loi, il y a une vraie parole qui nous est adressée par une vraie personne, et certaines parties de la Loi ont plus d’importance que d’autres pour celui qui l’a émise. Sinon comment Jésus aurait-il pu déclarer dans la controverse quel est le plus grand commandement et celui qui lui est semblable : l’amour de Dieu et du prochain… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… (Père Jean_Luc Fabre)

Cette prière des couples qui peut cimenter  

votre mariage

Et s'il vous suffisait de prier, ensemble, cinq minutes par jour, pour que votre

mariage dure toute la vie ?

 

Si l'on vous disait qu'il y a quelque chose que vous pouvez faire pour que votre mariage dure toute la vie, et que cela ne vous prendra que cinq minutes par jour, ne le feriez-vous pas ? Alors, priez ensemble tous les jours, c'est tout ! Le mariage n'est pas un couple, mais une trinité, la troisième personne étant Dieu. Nous devons Lui permettre de faire partie intégralement de notre mariage pour qu'il soit salutaire.

Il existe bien des manières magnifiques de prier ; cependant, je vous soumets une prière spéciale qui transforme les couples mariés. J'ai constaté des résultats durables lors de diverses retraites que j'ai eu le privilège d'animer. Considérez cette prière comme un cadeau pour vous et la personne que vous aimez, et je vous invite à la dire ensemble, fréquemment.

Prier lentement, ensemble

Faites en sorte de prier lentement, la main dans la main et les yeux dans les yeux, si possible, pendant la prière. Vous pouvez le faire ! Et n'ayez pas peur de vous parler avant, ou mieux encore, après avoir prié ensemble, parlez seulement pour le plaisir de parler et d'être présents l'un à l'autre.

Une suggestion : pendant la prière des couples mariés, essayez d'évoquer le souvenir de votre première rencontre, ainsi que le jour de votre mariage. Lui, ou elle, est toujours la même personne. Peut-être que la vie vous a réservé maintes difficultés que vous n'attendiez pas alors, mais vous les avez traversées ensemble, et le feu providentiel de vos peines et de votre amour vous a forgés dans le corps unique que vous êtes à présent, et c'est très beau.

La prière qui transforme les mariages

Très Sainte Trinité,
Père, Fils et Esprit Saint,

Merci pour le don profond du sacrement du mariage. Merci pour le magnifique cadeau qu'est mon époux(se), que votre Providence parfaite a prévu pour moi de toute éternité. Permettez que je le/la traite avec tout l'honneur, le respect et la dignité qu'il/elle mérite. Aidez-moi, mon Dieu, à ne pas être égoïste dans mon mariage, à tout donner à mon époux(se), sans rien retenir, rien attendre en retour, mais en reconnaissant et en remerciant pour tout ce qu'il/elle fait pour moi et notre famille, tous les jours, et c'est beaucoup ! 

Veuillez renforcer et protéger notre mariage, tous les mariages. Aidez-nous à prier ensemble, tous les jours. Faites que nous ayons entièrement confiance en Vous tous les jours. Faites que notre mariage soit fructueux et ouvert à votre volonté dans le privilège de la procréation. Aidez-nous à construire une famille forte, sûre, aimante, pleine de foi, une Église domestique.

Très Sainte Vierge Marie, nous Te confions notre mariage, garde toujours notre famille sous ton manteau. Seigneur Jésus, nous avons une confiance totale en Toi, car Tu es toujours avec nous, et que Tu recherches constamment le meilleur pour nous, tirant le bien de tout, même des croix que Tu as permises dans nos vies.

Cher/chère (nom du conjoint), toi et moi sommes un. Je te promets de t'aimer toujours et de t'être fidèle, jamais je ne t'abandonnerai, je donnerais ma vie pour toi. Avec Dieu et avec toi dans ma vie, j'ai tout. Merci Jésus, Tu es le grand Serviteur. Nous t'aimons. Amen.


Dieu est amour, le mariage est amour

Le monde en soi nécessite les témoignages de mariages forts et beaux, aspire désespérément à cette lumière. Il nous faut créer une culture qui revalorise le mariage et la famille, ces paroles doivent être dites avec respect : le mariage et la famille sont des sacrements sacrés de l'Amour inestimable de Dieu pour le monde. "Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer" (Mc 10, 9-10).

Ne permettez jamais qu'aucune personne ou qu'une chose inférieure à vous ne vous sépare vous et votre conjoint. Dieu est un avec vous, Dieu est amour, le mariage est amour, et l'amour dure quoi qu'il arrive, il ne finira pas (Lire 1Co 13, 7-8).

Rendons grâce à Dieu pour le don de notre époux(se), nous sommes appelés à être un avec eux dans le temps et l'éternité.

Article publié dans Pildorasdefe.net et adapté de l'espagnol par Élisabeth

de Lavigne pour "Aleteia"

sources: PILDORAS DE FE
Notre chemin s’éclaire lorsque nous prenons le temps de vraiment peser, soupeser ce qui a vraiment du poids dans nos vie, ce qui nous nourrit vraiment. C’est un travail incessant que nous avons à mener aussi bien au niveau individuel qu’au niveau du groupe, le couple, la famille, les amis, les associations, les entreprises, les collectivités locales et autres… Oser se laisser toucher par l’extérieur, ressentir, éprouver… ce qui demande de ne pas avoir peur d’éprouver des choses qui ne sont pas forcément de prime abord agréables. Mais là se trouve la possibilité d’une réponse ajustée de notre part. Jésus donne ensuite deux autres orientations qui indiquent des manières de faire : la nécessité de la pratique, le lieu par lequel commencer.(Père Jean-Luc Fabre)

Notre chemin s’éclaire lorsque nous prenons le temps de vraiment peser, soupeser ce qui a vraiment du poids dans nos vie, ce qui nous nourrit vraiment. C’est un travail incessant que nous avons à mener aussi bien au niveau individuel qu’au niveau du groupe, le couple, la famille, les amis, les associations, les entreprises, les collectivités locales et autres… Oser se laisser toucher par l’extérieur, ressentir, éprouver… ce qui demande de ne pas avoir peur d’éprouver des choses qui ne sont pas forcément de prime abord agréables. Mais là se trouve la possibilité d’une réponse ajustée de notre part. Jésus donne ensuite deux autres orientations qui indiquent des manières de faire : la nécessité de la pratique, le lieu par lequel commencer.(Père Jean-Luc Fabre)

QUELLE EST NOTRE RESPONSABILITE ?...
 
Responsabilité

Quand un pauvre meurt de faim,

ce n'est pas parce que Dieu l'a oublié.

Si cela arrive,

c'est que ni moi ni vous ne nous sommes souciés

d'offrir à cette personne ce dont elle avait besoin.

 

(Par Mère Teresa)

La pratique effective, le tâtonnement nous font avancer vraiment, nous aident à percevoir, en étant dans une attitude large, ce qui a du poids véritable, de la densité. Nous apprenons, nous découvrons en faisant, et nous avançons ainsi. L’enjeu de transmission d’une culture est de pouvoir rendre possible ce premier travail aux nouveaux membres de la culture. Cela est vrai pour les membres de la Communauté de Vie Chrétienne qui doivent apprendre à s’exercer aux manières de faire de la Communauté dans ce qu’elles ont d’essentiel. C’est vrai aussi des enfants qui doivent s’exercer dans l’apprentissage de la langue française… N’ayons pas peur de pratiquer, parfois longuement et soudain la réalité devient autre, plus accessible, plus riche, plus porteuse, plus simple, plus lumineuse… Cela n’interdit pas de détendre l’arc, de s’attacher à des choses plus annexes mais l’effort doit porter toujours sur ce qui compte, ce qui est essentiel… un effort bien sûr à proposer avec délicatesse, avec tact… il s’agit dans le cadre de la conduite de savoir guider, voir si cela devient nécessaire escorter mais demeure la nécessité de conduire…(Père Jean-Luc Fabre)

La pratique effective, le tâtonnement nous font avancer vraiment, nous aident à percevoir, en étant dans une attitude large, ce qui a du poids véritable, de la densité. Nous apprenons, nous découvrons en faisant, et nous avançons ainsi. L’enjeu de transmission d’une culture est de pouvoir rendre possible ce premier travail aux nouveaux membres de la culture. Cela est vrai pour les membres de la Communauté de Vie Chrétienne qui doivent apprendre à s’exercer aux manières de faire de la Communauté dans ce qu’elles ont d’essentiel. C’est vrai aussi des enfants qui doivent s’exercer dans l’apprentissage de la langue française… N’ayons pas peur de pratiquer, parfois longuement et soudain la réalité devient autre, plus accessible, plus riche, plus porteuse, plus simple, plus lumineuse… Cela n’interdit pas de détendre l’arc, de s’attacher à des choses plus annexes mais l’effort doit porter toujours sur ce qui compte, ce qui est essentiel… un effort bien sûr à proposer avec délicatesse, avec tact… il s’agit dans le cadre de la conduite de savoir guider, voir si cela devient nécessaire escorter mais demeure la nécessité de conduire…(Père Jean-Luc Fabre)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,27-32.

En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.
C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,
et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”
Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères !

« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe » Là aussi nous retrouvons l’idée que l’intérieur de l’homme est le lieu de la vraie relation avec le mystère de Dieu. Le travail secret, gratuit, mené en silence est ce qui nous humanise. Il est celui qui nous donne d’entrer en relation véritable avec les autres, parce que nous y apprenons et y recevons de vraiment être nous-mêmes. Là est le travail véritable, celui qui permet à la veuve de donner justement son obole, à la Samaritaine de pouvoir aller librement vers ses concitoyens qui la méprisaient, à Phillipe de recevoir la charge critique de Nathanaël, à Ignace de s’éveiller de son rêve de perfection et de recevoir ce qui se donne à lui, de recevoir Celui qui se donne à lui. C’est lorsque je suis dans une attitude simple, lorsque mes intentions, mes actions et mes opérations sont purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté que j’agis justement…(Père Jean-Luc Fabre)

« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe » Là aussi nous retrouvons l’idée que l’intérieur de l’homme est le lieu de la vraie relation avec le mystère de Dieu. Le travail secret, gratuit, mené en silence est ce qui nous humanise. Il est celui qui nous donne d’entrer en relation véritable avec les autres, parce que nous y apprenons et y recevons de vraiment être nous-mêmes. Là est le travail véritable, celui qui permet à la veuve de donner justement son obole, à la Samaritaine de pouvoir aller librement vers ses concitoyens qui la méprisaient, à Phillipe de recevoir la charge critique de Nathanaël, à Ignace de s’éveiller de son rêve de perfection et de recevoir ce qui se donne à lui, de recevoir Celui qui se donne à lui. C’est lorsque je suis dans une attitude simple, lorsque mes intentions, mes actions et mes opérations sont purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté que j’agis justement…(Père Jean-Luc Fabre)

De L'Épître dite de Barnabé (vers 130) .§20 

 

Se détourner du chemin de l'hypocrisie et du mal

 

    Il existe deux voies d'enseignement et d'action :

-Celle de la lumière et celle des ténèbres.

L'écart est grand entre ces deux voies…

La voie des ténèbres est tortueuse et jonchée de malédictions.

Elle est le chemin de la mort et du châtiment éternels.

On y rencontre tout ce qui peut ruiner une vie :

-Idolâtrie, arrogance, orgueil du pouvoir, hypocrisie, duplicité du cœur, adultère, meurtre, vol, vanité, désobéissance, fraude, malice, drogues, magie, cupidité, mépris de Dieu.

On y trouve ceux qui persécutent des gens de bien, les ennemis de la vérité, les amis du mensonge ; car tous ces gens ne connaissent pas la récompense de la justice, ils ne « s'attachent pas au bien » (cf Rm 12,9), ils ne secourent pas la veuve et à l'orphelin (Ml 3,5)… 

Ils sont bien éloignés de la douceur et de la patience, « aiment les vanités » (Pr 4,3, « poursuivent le gain » (Is 1,23), sont sans pitié pour le pauvre, sans compassion pour l'affligé, oublieux de leur créateur… 


    Il est donc juste de s'instruire de toutes les volontés du Seigneur consignées dans les Écritures et de cheminer d'après elles.

Celui qui agit de la sorte sera glorifié dans le Royaume de Dieu. Mais quiconque choisira l'autre voie périra avec ses œuvres.

Voilà pourquoi il existe une résurrection et une rétribution. À vous qui êtes des privilégiés et qui voulez bien accepter de moi un conseil de bonne intention, j'adresse une prière :

-Vous êtes entourés de personnes à qui faire le bien ; n'y manquez pas.

 

Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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