Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 07:35
La plus grande vertu pour n'importe quel prêtre, c'est qu'il suive l'exemple de son Maître, devenant ainsi un ami de l'humanité. Non pas un prédicateur, un théologien, un administrateur ou un conseiller - mais quelqu'un qui incarne l'amour pur de Jésus-Christ pour Son peuple.  P. John

La plus grande vertu pour n'importe quel prêtre, c'est qu'il suive l'exemple de son Maître, devenant ainsi un ami de l'humanité. Non pas un prédicateur, un théologien, un administrateur ou un conseiller - mais quelqu'un qui incarne l'amour pur de Jésus-Christ pour Son peuple. P. John

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume :
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction.
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant,
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère.
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche.
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi :
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Acte d'Amour Du Saint Curé D'ARS. Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. Amen.

Acte d'Amour Du Saint Curé D'ARS. Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. Amen.

St Grégoire de Nysse

(v. 335-395), moine et évêque . Homélie 11 sur le Cantique des cantiques (trad. Canevet, Cerf 1992, p.141 rev.) 

 

« Ayez les reins ceints et vos lampes allumées ! »

 

      Le Seigneur a fait à ses disciples de grandes recommandations pour que leur esprit secoue comme une poussière tout ce qui est terrestre dans la nature et s'élève ainsi au désir des réalités surnaturelles ; selon l'une de ces recommandations, ceux qui se tournent vers la vie d'en haut doivent être plus forts que le sommeil et garder toujours leur esprit vigilant.

Je parle de cet assoupissement suscité chez ceux qui sont enfoncés dans le mensonge de la vie par ces rêves illusoires que sont les honneurs, les richesses, le pouvoir, le faste, la fascination des plaisirs, l'ambition, la soif de jouissance, la vanité et tout ce que l'imagination entraîne les hommes superficiels à poursuivre follement.

Toutes ces choses s'écoulent avec la nature éphémère du temps ; elles sont du domaine du paraître ; à peine ont-elles paru exister, elles disparaissent à la façon de vagues sur la mer


      C'est pour que notre esprit soit dégagé de ces illusions que le Verbe nous invite à secouer des yeux de nos âmes ce sommeil profond, afin que nous ne glissions pas loin des réalités véritables en nous attachant à ce qui n'a pas de consistance.

C'est pourquoi il nous propose la vigilance, en nous disant :

« Tenez vos reins ceints et vos lampes allumées » (Lc 12,35).

Car la lumière, en brillant devant les yeux, chasse le sommeil, et les reins serrés par la ceinture empêchent le corps d'y succomber.

Celui qui est ceint par la tempérance vit dans la lumière d'une conscience pure ; la confiance filiale illumine sa vie comme une lampe.

Si nous vivons comme cela, nous entrerons dans une vie semblable à celle des anges.

 

4 août : Les SEPT DORMANTS d'ÉPHÈSE : MAXIMILIEN, EXACUSTODIEN, JAMBLIQUE, MARTINIEN, DENYS, ANTONIN et CONSTANTIN  Tropaire, t. 4  Prodigieux miracle de la foi: * dans une grotte comme en la chambre du Roi * sont demeurés les sept jeunes gens * qui moururent sans que leur corps fût corrompu * et se levèrent longtemps après * comme au sortir d'un sommeil * pour confirmer notre foi * en l'universelle résurrection. * Par leurs prières aie pitié de nous, ô Christ notre Dieu.

4 août : Les SEPT DORMANTS d'ÉPHÈSE : MAXIMILIEN, EXACUSTODIEN, JAMBLIQUE, MARTINIEN, DENYS, ANTONIN et CONSTANTIN Tropaire, t. 4 Prodigieux miracle de la foi: * dans une grotte comme en la chambre du Roi * sont demeurés les sept jeunes gens * qui moururent sans que leur corps fût corrompu * et se levèrent longtemps après * comme au sortir d'un sommeil * pour confirmer notre foi * en l'universelle résurrection. * Par leurs prières aie pitié de nous, ô Christ notre Dieu.

L’IMPORTANCE DES ANCÊTRES ET DES SAINTS (Source "Sagesse Orthodoxe)

L’exemple des anciens –

« Lorsque ta foi en Dieu, soit durant ta vie, quand tout va bien, soit à l’heure de la maladie et du départ de ce monde, faiblit et fléchit sous les vanités de ce monde ou sous le poids de l’infirmité, devant les terreurs et les ombres de la mort, alors, élève les yeux de ton cœur vers la foule de nos ancêtres, les patriarches, les prophètes et les justes, Siméon qui porta le Seigneur dans ses bras, Job, Anne la prophétesse, et les autres ; les apôtres, les pontifes, les saints Pères, les martyrs, les ascètes et tous les saints. Vois comment, tant durant leur vie terrestre qu’au moment de leur départ de ce monde, ils ont toujours fixé sur Dieu leur regard et sont morts dans l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle, et tâche de les imiter. Ces exemples vivants, si nombreux, peuvent affermir la foi chancelante de tout chrétien en Dieu et en la vie éternelle. Ceux qui ne vénèrent pas les saints et ne les invoquent pas dans la prière perdent beaucoup en piété et en espérance chrétienne ; ils se privent d’un grand soutien pour leur foi » (saint Jean de Kronstadt).

L’hérédité de l’âme

L’âme d’une civilisation et d’un peuple est fortifiée par la mémoire des anciens, des parents, des ancêtres de chaque famille et par l’honneur rendu à ceux qui sont morts dans la foi ou pour la défense du peuple. Un pays qui effacerait le nom de ses ancêtres, qui oublierait la lignée de tous ceux qui ont précédé les contemporains ; un pays qui oublierait le nom des saints martyrs qui ont forgé son âme depuis les siècles, se condamnerait lui-même à être privé d’histoire. Il n’aurait plus de passé. Il n’aurait plus d’avenir non plus, puisqu’il se montrerait incapable de fournir des ancêtres à ceux qui viennent, à construire la future mémoire du peuple.

Généalogie sainte

C’est pourquoi le peuple d’Israël, et l’Église chrétienne qui le prolonge, sont caractérisés par le respect accordé aux anciens, dont on porte les restes saints au cours des pérégrinations, quand on ne les inhume pas pour sanctifier la terre. Les pratiques funéraires des Juifs et des chrétiens luttent contre l’effacement de la mémoire. Les cérémonies anniversaires nourrissent la communion avec les ancêtres invisiblement présents. La Bible entière est un mémorial continuel, non seulement de ce que Dieu a fait pour son peuple, mais des actes de ce peuple lui-même dans sa relation à Dieu ; elle est également une immense généalogie. La mémoire des saints et des défunts dans l’Église (les samedis de Carême par exemple) empêche que ne s’efface la mémoire et que ne soit voilée la mort ; elle fait que ne soit pas gommée la trace concrète des ancêtres dans la terre même où ils ont vécu, et que ne soient brouillées les lignées.

A la suite de la Liturgie d'Antioche Jérusalem, la divine liturgie, selon saint Jean Chrysostome ou selon saint Basile, « fait mémoire de tous les saints » et assume l’histoire humaine, qui est l’histoire du salut, en l’inscrivant dans le monde qui vient, la venue glorieuse du Fils de Dieu et Fils de l’Homme.

Prière d' Alexandre Soljénitsyne Comme il m'est aisé de vivre avec Toi, Seigneur !  Comme il m'est aisé de croire en Toi ! Quand mon intelligence s'écarte stupéfiée  ou se décourage,  quand les plus intelligents  ne voient pas plus loin que ce soir  et ignorent ce qu'il faut faire demain Tu m'envoies la claire certitude  que Tu es  et que tu prendras soin  que toutes les voies du bien ne restent pas bouchées. Parvenu à la crête de la gloire humaine,  je me retourne avec étonnement sur le chemin parcouru  à travers la désespérance à ce point  d'où j'ai pu renvoyer à l'humanité  un reflet de Tes rayons. Et tant qu'il sera nécessaire  que je les reflète encore  Tu me donneras de le faire.  Quant à ce que je n'aurais pas le temps d'accomplir –  C'est que tu l'auras imparti à d'autres. Alexandre Soljénitsyne Traduite par Daniel Struve

Prière d' Alexandre Soljénitsyne Comme il m'est aisé de vivre avec Toi, Seigneur ! Comme il m'est aisé de croire en Toi ! Quand mon intelligence s'écarte stupéfiée ou se décourage, quand les plus intelligents ne voient pas plus loin que ce soir et ignorent ce qu'il faut faire demain Tu m'envoies la claire certitude que Tu es et que tu prendras soin que toutes les voies du bien ne restent pas bouchées. Parvenu à la crête de la gloire humaine, je me retourne avec étonnement sur le chemin parcouru à travers la désespérance à ce point d'où j'ai pu renvoyer à l'humanité un reflet de Tes rayons. Et tant qu'il sera nécessaire que je les reflète encore Tu me donneras de le faire. Quant à ce que je n'aurais pas le temps d'accomplir – C'est que tu l'auras imparti à d'autres. Alexandre Soljénitsyne Traduite par Daniel Struve

L'âne et le bœuf

Livre d'Isaïe 1,2-20

Le bœuf connaît son propriétaire, et l'âne, la crèche de son maître. Israël ne me connaît pas, mon peuple ne comprend pas.

Entre l’âne et le bœuf, chacun a sa place
« Cieux, écoutez ; terre prête l’oreille, car le Seigneur a parlé. » N’en déplaise aux amoureux des crèches traditionnelles, l’âne et le bœuf n’étaient pas à la crèche pour réchauffer l’enfant Jésus. C’est à Saint François d’Assise que nous devons leur bienheureuse présence. Comme on fixe la naissance de Jésus au solstice d’hiver, ne fallait-il pas moins que ces deux animaux pour réchauffer de leur souffle puissant l’enfant nouveau-né couché dans une mangeoire à Bethléem ?
Dans l’Ancien Testament, ici, c’est le prophète Isaïe qui met en scène l’âne et le bœuf : « Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maître. Israël ne le connaît pas, mon peuple ne comprend pas. » Isaïe reproche au peuple d’Israël de ne pas connaître son Dieu alors que l’âne et le bœuf connaissent leur maître ?

Le folklore a du bon, qui transmet de générations en générations des vérités que nous pourrions parfois oublier. S’en suit une longue logorrhée d’imprécations contre le peuple d’Israël, nation pécheresse et pervertie, nation chargée de fautes, engeance de malfaiteurs qui passe ici un mauvais quart d’heure avec Isaïe.
Quittons donc l’Ancien Testament pour le Nouveau. C’est à la crèche que tout se passe. C’est à la crèche que s’inaugurent les temps nouveaux. Déjà, petit enfant Jésus rassemble ceux qui reconnaissent leur maître et ceux qui l’ignorent. Il réconcilie Juifs et païens dans un peuple nouveau.
À la crèche, Jésus prend l’initiative d’une nouvelle alliance. Il nous manifeste son amour et nous invite à y prendre part. Ce qui s’est accompli pour le peuple d’Israël est proposé à tous et c’est cette alliance qui nous rend aimables, aimés et aimant.

(Source: Signe dans la Bible)

Mardi 4  AOÛT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,22-36.

Jésus avait nourri la foule dans le désert. Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »
Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades.
Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.

Mardi 4  AOÛT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Origène

(v. 185-253), prêtre et théologien . Commentaire sur l'évangile de Matthieu, livre XI, ch. 6 ; PG 13, 919 ; SC 162 (trad Orval rev.) 

 

La nuit de la foi

 

  Si un jour nous sommes assaillis par des épreuves inévitables, rappelons-nous que c'est Jésus qui nous a ordonné de monter dans la barque et qu'il veut que nous le précédions « sur l'autre rive ».

Car il est impossible pour ceux qui n'ont pas supporté l'épreuve des vagues et du vent contraire de parvenir à ce rivage-là.

Ainsi, lorsque nous nous verrons entourés par des difficultés nombreuses et pénibles, fatigués de naviguer au milieu d'elles avec la pauvreté de nos moyens, pensons que notre barque est alors au milieu de la mer, secouée par les vagues qui voudraient nous voir « faire naufrage dans la foi » (1Tm 1,19) ou en une autre vertu.

Et si nous voyons le souffle du Malin s'acharner contre ce que nous entreprenons, disons-nous qu'à ce moment le vent nous est contraire. 


Quand donc, parmi ces souffrances, nous aurons tenu bon durant les longues heures de la nuit obscure qui règne dans les moments d'épreuve, quand nous aurons lutté de notre mieux en prenant garde d'éviter « le naufrage de la foi »..., soyons sûrs alors que vers la fin de la nuit, « lorsque la nuit sera avancée et que le jour sera tout proche» (cf Rm 13,12), le Fils de Dieu viendra près de nous, en marchant sur les vagues, pour adoucir pour nous lamer



 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 06:04
Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Rm. 2, 1-4.

Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Rm. 2, 1-4.

Dixième dimanche après la Pentecôte

Saint Qurbana :

o Actes 28:23-31 :

  • 23 Après lui avoir fixé une date, ils vinrent le trouver en plus grand nombre dans son logement. Paul rendait témoignage au royaume de Dieu, dans ce qu’il leur exposait, et il s’efforçait de les convaincre à propos de Jésus, en partant de la loi de Moïse ainsi que des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu’au soir.
  • 24 Les uns se laissaient convaincre par de telles paroles, les autres refusaient de croire.
  • 25 N’étant pas d’accord les uns avec les autres, ils s’en allaient, quand Paul leur adressa cette seule parole : « L’Esprit Saint a bien parlé, quand il a dit à vos pères par le prophète Isaïe :
  • 26 Va dire à ce peuple : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
  • 27 Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.
  • 28 Donc, sachez-le : c’est aux nations que ce salut de Dieu a été envoyé. Les nations, elles, écouteront. »
  • 30 Paul demeura deux années entières dans le logement qu’il avait loué ; il accueillait tous ceux qui venaient chez lui ;
  • 31 il annonçait le règne de Dieu et il enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec une entière assurance et sans obstacle.

o Romains 10: 5-21 :

  • 05 Au sujet de la justice qui vient de la Loi, Moïse écrit : L’homme qui mettra les commandements en pratique y trouvera la vie.
  • 06 Mais la justice qui vient de la foi parle ainsi : Ne dis pas dans ton cœur : « Qui montera aux cieux ? » – c’est-à-dire pour en faire descendre le Christ.
  • 07 Ou bien : « Qui descendra au fond de l’abîme ? » – c’est-à-dire pour faire remonter le Christ d’entre les morts.
  • 08 Mais que dit cette justice ? Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons.
  • 09 En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
  • 10 Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut.
  • 11 En effet, l’Écriture dit : Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte.
  • 12 Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
  • 13 En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
  • 14 Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?
  • 15 Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!
  • 16 Et pourtant, tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Isaïe demande en effet : Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?
  • 17 Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ.
  • 18 Alors, je pose la question : n’aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde.
  • 19 Je pose encore la question : Israël n’aurait-il pas compris ? Moïse, le premier, dit : Je vais vous rendre jaloux par une nation qui n’en est pas une, par une nation stupide je vais vous exaspérer.
  • 20 Et Isaïe a l’audace de dire : Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas, je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient rien.
  • 21 Et à propos d’Israël, il dit : Tout le jour, j’ai tendu les mains vers un peuple qui refuse de croire et qui conteste.

o Saint Matthieu 18: 1-10 :

  • 01 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
  • 02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
  • 03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
  • 04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
  • 05 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.
  • 06 Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer.
  • 07 Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive !
  • 08 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
  • 09 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
    • 10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Le Code de Hammurabi « Pour que le fort n’opprime pas le faible, pour faire justice à l'orphelin et à la veuve, à Babylone, la ville dont Anu et Enlil ont élevé le faîte, dans l'Esagil, le temple dont les fondements sont aussi stables que les cieux et la terre, pour porter les jugements concernant le pays, pour prendre les décisions concernant le pays, pour faire justice à l'opprimé, j'ai écrit mes paroles précieuses sur ma stèle et je l'ai dressée devant ma statue de "Roi de justice". » (Épilogue du Code)

Le Code de Hammurabi « Pour que le fort n’opprime pas le faible, pour faire justice à l'orphelin et à la veuve, à Babylone, la ville dont Anu et Enlil ont élevé le faîte, dans l'Esagil, le temple dont les fondements sont aussi stables que les cieux et la terre, pour porter les jugements concernant le pays, pour prendre les décisions concernant le pays, pour faire justice à l'opprimé, j'ai écrit mes paroles précieuses sur ma stèle et je l'ai dressée devant ma statue de "Roi de justice". » (Épilogue du Code)

Par St Jean Climaque

(v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï . L'Échelle sainte, ch. 28 (trad. Petite Philocalie, Seuil 1979, p. 91 rev) 

 

« Prends pitié de moi pécheur »

 

 

      Que votre prière soit toute simple ; une seule parole a suffi au publicain et à l'enfant prodigue pour obtenir le pardon de Dieu (Lc 15,21).

Point de recherche dans les paroles de votre prière ; que de fois les bégaiements simples et monotones des enfants fléchissent leur père !

Ne vous lancez donc pas dans de longs discours afin de ne pas dissiper votre esprit par la recherche des paroles.

Une seule parole du publicain a ému la miséricorde de Dieu ; un seul mot plein de foi a sauvé le bon larron (Lc 23,42).

La prolixité dans la prière souvent emplit l'esprit d'images et le dissipe tandis que souvent une seule parole a pour effet de le recueillir.

Vous sentez-vous consolé, saisi par une parole de la prière ?

Arrêtez-vous-y, car c'est que notre ange alors prie avec nous.

Pas trop d'assurance, même si vous avez obtenu la pureté, mais plutôt une grande humilité, et vous sentirez alors une plus grande confiance. 

Même si vous avez gravi l'échelle de la perfection, priez pour demander le pardon de vos péchés ; écoutez ce cri de saint Paul :

« Je suis un pécheur, moi le premier » (1Tm 1,15).

Si vous êtes revêtu de douceur et libre de toute colère, il ne vous en coûtera plus beaucoup pour libérer votre esprit de la captivité. 


      Tant que nous n'aurons pas obtenu la prière véritable, nous ressemblerons à ceux qui apprennent aux enfants à faire leurs premiers pas.

Travaillez à élever votre pensée ou mieux à la contenir dans les paroles de votre prière ; si la faiblesse de l'enfance la fait tomber, relevez-la.

Car l'esprit est instable de nature mais Celui qui peut tout affermir peut fixer aussi l'esprit. 


     * Le premier degré de la prière consiste donc à chasser par une parole simple les suggestions de l'esprit au moment même où elles se présentent. 

*Le second, c'est de garder notre pensée uniquement à ce que nous disons et que nous pensons. 

*Le troisième, c'est la saisie de l'âme dans le Seigneur.

 

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie.  Marthe Robin

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie. Marthe Robin

Ne nous créons pas nos souffrances,

mais quand elles se présentent, comme Jésus, comme Marie, portons-les vaillamment.

La souffrance prend la valeur que lui donne celui qui la porte.

De grâce, ne souffrons pas pour rien, c'est trop triste...

On apprend à aimer et on n'aime vraiment que dans la souffrance et par la souffrance, car la souffrance vraie s'édifie non dans les délices humaines de la vie présente, mais dans le dépouillement et le renoncement de soi et sur la croix . 

Jésus nous apprend à voir plus haut, plus loin, avec plus d'amour surtout, ce que le langage humain appelle douleur et souffrance .

La souffrance est en nous comme une semence divine, comme le grain de froment qui doit mourir avant de germer.

Elle est la base nécessaire à une oeuvre plus pleine.

Ah! si l'on savait ce que l'Esprit met de gaieté et de paix dans une âme qui s'abandonne à Dieu, et tout ce qu'Il supprime d'inutiles souffrances, on s'agenouillerait de bonheur, d'admiration, de reconnaissance .

Suivre Jésus !

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie.

 

Marthe Robin

La Vierge-Mère est la seule frontière reliant le créé à l'Incréé. Et tous ceux qui élèvent des louanges vers Dieu, lui chantent aussi des louanges, à la suite de celles pour Dieu. Elle est la raison et la bénédiction pour tous ceux qui sont venus avant elle, le don et celle qui donne pour ceux de notre temps, et celle qui intercède pour ceux qui sont dans l'éternité. Elle est la base des prophètes, le commencement des Apôtres, la confirmation des martyrs, et le fondement des docteurs. Elle est la gloire de ceux qui sont sur terre, la joie de ceux au Cieux, l'ornement de toute la Création. Elle est le début, le surgissement et la racine de toute espérance - l'espérance que nous puissons tous être gratifiés, par ses prières en notre faveur, de recevoir le Christ Jésus notre Seigneur, Qui est né dans la gloire du Père avant tous les siècles - sans une mère - et dans ces jours qui sont les derniers, S'est incarné d'elle - sans un père [géniteur]. (Saint Grégoire Palamas)

La Vierge-Mère est la seule frontière reliant le créé à l'Incréé. Et tous ceux qui élèvent des louanges vers Dieu, lui chantent aussi des louanges, à la suite de celles pour Dieu. Elle est la raison et la bénédiction pour tous ceux qui sont venus avant elle, le don et celle qui donne pour ceux de notre temps, et celle qui intercède pour ceux qui sont dans l'éternité. Elle est la base des prophètes, le commencement des Apôtres, la confirmation des martyrs, et le fondement des docteurs. Elle est la gloire de ceux qui sont sur terre, la joie de ceux au Cieux, l'ornement de toute la Création. Elle est le début, le surgissement et la racine de toute espérance - l'espérance que nous puissons tous être gratifiés, par ses prières en notre faveur, de recevoir le Christ Jésus notre Seigneur, Qui est né dans la gloire du Père avant tous les siècles - sans une mère - et dans ces jours qui sont les derniers, S'est incarné d'elle - sans un père [géniteur]. (Saint Grégoire Palamas)

O Mère Bien Aimée

O Mère Bien Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre coeur vers la Trinité, à fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention.

Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pélerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la lumière et dans l’amour ; emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux.

Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’Unité.

Amen.

(Marthe Robin)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 07:51
Que la miséricorde surpasse toujours tout en vous. Un coeur dur et peu miséricordieux ne sera jamais pur. (Saint Isaac le Syrien)

Que la miséricorde surpasse toujours tout en vous. Un coeur dur et peu miséricordieux ne sera jamais pur. (Saint Isaac le Syrien)

Livre de l'Ecclésiastique 24,9-12.

Dès le commencement et avant tous les siècles il m'a créée, et je ne cesserai pas d'être jusqu'à l'éternité.
J'ai exercé le ministère devant lui dans le saint tabernacle, et ainsi j'ai eu une demeure fixe en Sion.
De même, il m'a fait reposer dans la cité bien-aimée, et dans Jérusalem est le siège de mon empire.
J'ai poussé mes racines dans le peuple glorifié, dans la portion du Seigneur, dans son héritage.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

 

Chers amis . Aloho m'barekh

Aujourd'hui commence le "Jeûne de l'Assomption".

Vous en trouverez une explication que nous empruntons à l'excellent site de l'Eglise Roumaine "Sagesse Orthodoxe"

Naturellement, nous vous attendons tous pour le

Week-end de Pèlerinage de l’Assomption à Notre-Dame de Miséricorde :

*Samedi 15 : 10h30, Messe Pontificale et Procession du 15 AOUT. Renouvellement de la Consécration de la France à Marie suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

*Dimanche 16, 10h30 Messe (Quadisha Qurbana) suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

N'oublions pas que cette solennité recouvre une Fête Nationale depuis ce "Voeux de Louis XIII" qui, conservant toute sa validité, sera renouvellé lors de la Procession Mariale.

A bientôt donc, mes amis.

Que la Mère de Miséricorde, toute disponible à la Grâce du Saint Esprit, vous conduise toujours davantage dans l'intimité de Son Son Fils !

Votre respectueusement dévoué.

+Mor Philipose-Mariam

 

LE JEÛNE DE LA DORMITION

 

Trois thèmes –Louveciennes Mère de Dieu

Ce carême de quinze jours associe trois dimensions. Le 1er août, on fait mémoire de la sainte et vivifiante Croix, on bénit de l’eau, et on peut faire une procession avec la Croix, comme cela se faisait à Constantinople autrefois. Ainsi commence une quarantaine que conclura la Vénération du 14 septembre. La Croix ouvre ainsi cette période bénie du jeûne de l’été. Il nous est rappelé que, en fait, toute l’année liturgique, et toute notre vie, et toute l’histoire humaine, sont placées sous le signe de la Croix.

Le 6 août, on glorifie le Christ transfiguré, ce qui exprime le but véritable de la Croix : en passant par la Croix, l’homme devient véritablement homme, c’est-à-dire ressemblant à Dieu. La Croix est l’emblème de l’évolution de l’homme, car la transfiguration signe l’humanisation maximale. Le but de l’Incarnation, l’enjeu de toute la vie de l’Église du Christ est la sanctification de l’homme, autre mot pour dire sa perfection, l’aboutissement de toute son évolution. On interrompt un peu, en prenant du poisson, le jeûne commencé, et l’on bénit des fruits et des graines de l’été à l’issue de la célébration. Ceci souligne la dimension cosmique de l’Incarnation et de la Transfiguration. Le but de Dieu – du Créateur – est la transfiguration et le salut de toute la création. Et la transfiguration des créatures consiste à voir la présence du Fils de Dieu dans leur transparence. Avec le Christ vrai Dieu et vrai Homme, le monde retrouve la transparence qu’il avait au Paradis, transparence à Dieu.

Mais la dimension majeure de ce temps est la prière à la Mère de Dieu et la préparation à sa grande fête, la Dormition (Koimesis en grec), ou Assomption.

La sainteté

L’évènement spirituel exceptionnel de la Dormition, qui forme une symétrie avec la Résurrection et l’Ascension (« Analepsis », veut dire assomption, exaltation… et non pas une élévation spatiale) du Christ, en forme une également avec la Transfiguration : la sanctification de la Vierge et Mère de Dieu est bien, elle aussi, une transfiguration de l’humanité, dans la personne (hypostase créée) de Marie. La fête du Christ commence le 5 août par l’avant-fête et son après-fête se clôt le 13 août. Autant dire que le carême dit « de la Mère de Dieu », accompli le 15 août, est fortement habité par le mystère de son Fils et son Dieu, le Christ.

La Mère de Dieu

Ceci rappelle que la Vierge n’est pas vénérée pour elle-même : elle est magnifiée, exaltée, pour sa fécondité, sa relation maternelle avec le Dieu-Homme et sa communion avec lui. Et sa sainteté lui vient de son union au Seigneur seul Saint. Elle s’est unie et maintenue fidèle à lui autant qu’un être le peut, par toute sa liberté et toute sa volonté – et tout son amour. Et, comme elle est de la même pâte que nous, ce qu’elle a fait, tout homme devrait – toute proportion gardée – pouvoir le faire, un usant à bon escient de sa liberté unie à celle de Dieu.

Pendant cette glorieuse quinzaine, nous suivrons l’abstinence habituelle (vin, huile, produits animaux), sauf le 6 ; nous découvrirons la saveur des céréales et des fruits de l’été pour en rendre grâce au Seigneur ; nous glorifierons la Croix en nous souvenant que, alors que le Fils unique de Dieu et de la Vierge y est attaché, sa propre et très pure Mère, est au pied de cette glorieuse manifestation de l’amour de Dieu pour ses créatures.

Samedi 1er AOUT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Sermon sur l'Évangile de Matthieu, n° 25, 7-8 ; PL 46, 937 (trad du bréviaire romain21/11) 

 

« Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles »

 

      Faites attention à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples :

« Voici ma mère et mes frères ».

 

Et ensuite : « Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m'a envoyé, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère » (Mt 12,49-50).

Est-ce que la Vierge Marie n'a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi ?

Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent Marie était bienheureuse, parce que, avant même d'enfanter le Maître, elle l'a porté dans son sein. 


      Voyez si ce que je dis n'est pas vrai.

Comme le Seigneur passait, suivi par les foules et accomplissant des miracles divins, une femme se mit à dire :

« Heureux, bienheureux, le sein qui vous a porté ! »

Et qu'est-ce que le Seigneur a répliqué, pour éviter qu'on ne place le bonheur dans la chair ?

« Heureux plutôt ceux qui entendent la Parole de Dieu et la gardent ! »

Donc, Marie est bienheureuse aussi parce qu'elle a entendu la Parole de Dieu et l'a gardée :

son âme a gardé la vérité plus que son sein n'a gardé la chair.

La Vérité, c'est le Christ ; la chair, c'est le Christ.

La Vérité, c'est le Christ dans l'âme de Marie ; la chair, c'est le Christ dans le sein de Marie.

Ce qui est dans l'âme est davantage que ce qui est dans le sein. Sainte Marie, heureuse Marie ! 


      Mais vous, mes très chers, regardez vous-mêmes :

vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ (1Co 12,27).

« Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ».

Car il n'y a qu'un seul héritage.

C'est pourquoi le Christ, alors qu'il était le Fils unique, n'a pas voulu être seul ; dans sa miséricorde, il a voulu que nous soyons héritiers du Père, que nous soyons héritiers avec lui (Rm 8,17).

 

Samedi 1er AOUT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

NOTRE DAME DE L'ASSOMPTION A CONSTANTINOPLE

En ce sanctuaire de Hodegas, ‘Notre Dame des Hodegui’ (des guides), à Constantinople (aujourd’hui Istamboul) en Turquie, était à l’honneur une icône représentant la Vierge portant l’enfant qui bénit et que la tradition attribuait à saint Luc.

Selon la tradition, c’est aussi là que la Vierge Marie aurait conduit par la main deux aveugles pour qu’ils soient guéris à sa prière.

En remerciement pour une protection spéciale lors d’une révolution, Andronic II Paléologue (†1328) publia un décret ordonnant le jeûne du 1° au 14 août ; la fête de l’Assomption (15 août) durait ensuite 8 jours et se concluait encore du 28 au 31 août !

Ces pratiques durèrent jusqu’au jour où le sanctuaire fut saccagé par les Musulmans, en 1453.

Les deux Évêques (Syriaque Orthodoxe et Grec) sont toujours détenus par les terroristes, ne les oublions pas dans nos prières...

Les deux Évêques (Syriaque Orthodoxe et Grec) sont toujours détenus par les terroristes, ne les oublions pas dans nos prières...

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,1-12.

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. »
Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode.
Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Samedi 1er AOUT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Diadoque de Photicé

(v. 400-?), évêque . La Perfection spirituelle, 12 (trad. Solesmes, Lectionnaire II, p.149 rev.) 

 

« Celui qui se détache de sa vie en ce monde la garde pour la vie éternelle » (Jn 12,25)

 

      Celui qui aime sa propre vie (Jn 12,25) ne peut pas aimer Dieu, mais celui qui, à cause des richesses débordantes de l'amour divin, ne s'attache pas à lui-même, celui-là aime Dieu.

Un tel homme ne cherche jamais sa propre gloire mais celle de Dieu, car celui qui aime sa propre vie cherche sa propre gloire.

Celui qui s'attache à Dieu aime la gloire de son créateur.

En effet, c'est le propre d'une âme sensible à l'amour de Dieu que de chercher constamment la gloire de Dieu chaque fois qu'elle accomplit les commandements, et de se réjouir de son propre abaissement.

Car la gloire convient à Dieu en raison de sa grandeur, et l'abaissement convient à l'homme, car il fait de lui le familier de Dieu.

Si nous agissons ainsi, nous serons joyeux à l'exemple de saint Jean Baptiste et nous commencerons à répéter sans relâche :

« Lui, il faut qu'il grandisse, et moi, que je diminue » (Jn 3,30).


 

Samedi 1er AOUT 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 07:43
La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir » :   « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. »  Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir » : « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. » Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,8-10.3,10-12.

Mon bien-aimé : Rappelez-vous Jésus-Christ, ressuscité des morts, né de la race de David, selon mon Evangile,
pour lequel je souffre jusqu'à porter des chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est point enchaînée.
C'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
Toi, au contraire, tu m'as suivi dans l'enseignement, la conduite, les desseins, la foi, la longanimité, la charité, la constance,
les persécutions, les souffrances, telles qu'il m'en est arrivé à Antioche, à Iconium, à Lystres. Quelles persécutions j'ai endurées, et de toutes le Seigneur m'a sauvé.
Aussi bien, tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus auront à souffrir persécution.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.

En ce temps-là, le Seigneur en désigna soixante-douze autres, et les envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
Il leur disait : La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson.
Allez : voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni besace, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
En quelque maison que vous entriez, dites d'abord : " Paix à cette maison ! "
Et s'il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu'il y aura chez eux, car l'ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Et en quelque ville que vous entriez et qu'on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi ;
guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : " Le royaume de Dieu est proche de vous. "

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » :   « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. »   Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » : « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. » Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

 

AVEC LA FOI, TOUT DEVRAIT ÊTRE SIMPLE

(Par St Syméon le Nouveau Théologien, "A propos de la Foi")

Je n'ai rien fait de plus que de croire,

et le Seigneur m'a accepté.

Il y a bien des choses qui nous font obstacle pour acquérir l'humilité,

mais rien qui nous empèche d'avoir la Foi.

 

+++
 

Par St Pie X,

pape de Rome de  1903 à 1914 . dans son encyclique « E supremi apostolatus » 
 

Envoyés par le Christ vers le monde entier

 

      « Personne ne peut poser d'autre fondement que celui qui a été posé, le Christ Jésus » (1Co 3,11).

C'est lui seul

« que le Père a consacré et envoyé dans ce monde » (Jn 10,36),

« splendeur du Père et expression parfaite de son être » (He 1,3),

vrai Dieu et vrai homme, sans qui personne ne peut connaître Dieu comme il faut, car « personne n'a connu le Père si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils a voulu le révéler » (Mt 11,27).

D'où il suit que « tout restaurer dans le Christ » (Ep 1,10)

et ramener les hommes à l'obéissance à Dieu sont une seule et même chose.

Et c'est pourquoi le but vers lequel doivent converger tous nos efforts, c'est de ramener le genre humain à la souveraineté du Christ.

Cela fait, l'homme se trouvera, par là même, amené à Dieu : non pas un Dieu inerte et insoucieux des réalités humaines, comme certains philosophes l'ont imaginé, mais un Dieu vivant et vrai, en trois personnes dans l'unité de leur nature, créateur du monde, étendant à toute chose sa providence infinie, juste donateur de la Loi qui jugera l'injustice et assurera à la vertu sa récompense. 


      Or, où est la voie qui nous donne accès auprès de Jésus Christ ?

Elle est sous nos yeux :

c'est l’Église.

Saint Jean Chrysostome nous le dit avec raison :

« L'Église est ton espérance, l'Église est ton salut, l'Église est ton refuge. »

C'est pour cela que le Christ l'a établie, après l'avoir acquise au prix de son sang.

C'est pour cela qu'il lui a confié sa doctrine et les préceptes de sa Loi, lui prodiguant en même temps les trésors de sa grâce pour la sanctification et le salut des hommes.

Vous voyez donc, vénérables frères, quelle œuvre nous est confiée : ne viser rien d'autre que former en tous Jésus Christ.

C'est la même mission que Paul attestait avoir reçue :

« Mes petits enfants, je vous enfante à nouveau jusqu'à ce que le Christ ait pris forme en vous » (Ga 4,19).

Or, comment accomplir un tel devoir sans être d'abord

« revêtus du Christ » ? (Ga 3,27)

Et revêtus jusqu'à pouvoir dire : « Pour moi, le Christ est ma vie » (Ph 1,21).

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » :   « Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. »   Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » : « Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. » Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

Saint Germain d'Auxerre qui êtes-vous ? 
Évêque 
(v. 378-448)

Germain naît à Auxerre, de parents nobles et pieux. Il fut envoyé aux écoles les plus célèbres des Gaules, où il obtint de grands succès. Il alla ensuite à Rome étudier le droit et acquit bientôt une réputation éclatante par son éloquence au barreau.
Les talents du jeune docteur le mirent en vue, et l'autorité impériale le revêtit d'une haute dignité militaire, à Auxerre, sa patrie.

L'an 418, saint Amator, évêque d'Auxerre, eut la révélation de sa mort prochaine et reçut de Dieu l'ordre de désigner Germain pour lui succéder.

Il réunit le peuple dans sa cathédrale, et lui exposa quelle était la volonté de Dieu ; Germain, qui était présent, atterré d'une semblable nouvelle, entendit la foule acclamer son nom.

Après avoir reçu successivement les différents ordres sacrés, il se résigna au sacrifice et accepta le fardeau de l'épiscopat.

Il ne fit plus désormais chaque jour qu'un seul repas, composé de pain d'orge trempé dans l'eau ; il ne consentait à boire un peu de vin qu'aux solennités de Noël et de Pâques ; il passait les nuits en oraison, n'accordant à la nature qu'un court sommeil sur des planches couvertes de cendre.

Nommé légat apostolique pour aller combattre le pélagianisme dans la Grande-Bretagne, il passa par Paris, où il fit la rencontre de la pieuse bergère de Nanterre, sainte Geneviève, dont il prédit la gloire.

Dans la traversée de la mer, Germain apaisa une horrible tempête en versant dans les flots quelques gouttes d'huile sainte.

Ses miracles sans nombre opérèrent encore plus de bien que ses éloquents discours dans la Grande-Bretagne, et il eut la consolation de revenir à Auxerre, après avoir accompli un bien immense chez ces peuples infestés par l'hérésie.

Le saint évêque continua sa vie d'apostolat, de prière et de mortification, et devint de plus en plus illustre par le don des miracles.

Un jour, un pauvre trouva le moyen de lui dérober son cheval ; mais il fut obligé de le rendre à l'évêque en lui disant qu'il n'avait jamais pu le diriger, et que, voyant là un châtiment de Dieu, il restituait à son maître l'animal volé :

« Mon ami, lui dit le Saint, c'est moi qui suis coupable ; si j'avais eu hier la charité de te donner un vêtement, tu n'aurais pas eu l'idée de commettre ce vol »

et il le renvoya avec une large aumône et sa bénédiction. Une autre fois, Germain guérit un jeune homme paralytique, en lui passant la main sur la longueur de la jambe.

On rapporte de lui la résurrection d'un mort et de nombreuses guérisons.

Un jour, après avoir offert le saint sacrifice, il annonça sa mort très prochaine et mourut après sept jours de maladie.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Prière de St Isaac  Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, toi qui, sur la dépouille de Lazare,  versas des larmes d'affliction et de pitié, reçois les larmes de mon amertume. Par ta Passion, guéris mes passions; par tes plaies, porte remède à mes plaies; par ton sang, purifie mon sang et unis à mon corps le parfum de ton corps donateur de vie.

Prière de St Isaac Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, toi qui, sur la dépouille de Lazare, versas des larmes d'affliction et de pitié, reçois les larmes de mon amertume. Par ta Passion, guéris mes passions; par tes plaies, porte remède à mes plaies; par ton sang, purifie mon sang et unis à mon corps le parfum de ton corps donateur de vie.

Jésus mange un poisson

Évangile selon saint Luc 24, 33-49

Les disciples offrirent à Jésus un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.

«Avez-vous ici quelque chose à manger ?»

Je n'aime pas le poisson
Je n’aime pas le poisson. Pour un pécheur, le comble. Mais au bord du lac, on n’avait pas le choix. Un jour, tout a changé. Un homme est arrivé nous embarquant avec lui. Tout à sa suite avait une nouvelle saveur. Qu’importe ce que l’on mangeait, ce sont ses paroles qui nourrissaient. Combien de repas improvisés sur le lac, chez les uns et les autres, là où l’on nous recevait. Et puis, un dernier soir, il y eut ce repas, un peu de pain, du vin. Et le Maître de les bénir : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »
Alors, quand il est revenu, au milieu de nous à Jérusalem, pas étonnant qu’il voulut encore manger. Le goût du poisson lui rappelait cela : les filets abandonnés au jour de notre appel, les foules nombreuses nourries avec si peu, les repas pris ensemble sur le bord de la route. Manger, pour faire mémoire des événements passés. Mais manger avec lui, car il était bien là. Manger, pour poursuivre avec lui le chemin. Et pourtant, peu après, nous ne le revîmes plus.

Avait-il vraiment faim ? Sans doute, mais pas de poisson ni de pain. Je le compris ensuite. Il avait faim de nous. Faim de nous faire comprendre les signes qu’il posait. Faim que nous sortions de l’incrédulité. Jésus avait faim de notre foi.
Depuis le poisson n’a plus le même goût. J’en mange parfois debout, pressé sur le chemin, où je clame sans cesse la nouvelle joyeuse. Je repense à mon Maître, à toute sa saveur. J’ai faim de le revoir, au banquet éternel. (Source: Signe dans la Bible)

Saint Isaac le Syrien  L'Esprit, quand il demeure dans un homme, ne le quitte pas dès lors que cet homme est devenu prière. Car l'Esprit lui-même ne cesse de prier en lui. Que cet homme dorme ou qu'il veille, la prière désormais ne s'en va pas de son âme.  Qu'il mange, qu'il boive, qu'il dorme, quoi qu'il fasse, et jusque dans le sommeil profond, les parfums et l'encens de la prière s'élèvent sans peine de son cœur.  La prière ne le quitte plus.

Saint Isaac le Syrien L'Esprit, quand il demeure dans un homme, ne le quitte pas dès lors que cet homme est devenu prière. Car l'Esprit lui-même ne cesse de prier en lui. Que cet homme dorme ou qu'il veille, la prière désormais ne s'en va pas de son âme. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il dorme, quoi qu'il fasse, et jusque dans le sommeil profond, les parfums et l'encens de la prière s'élèvent sans peine de son cœur. La prière ne le quitte plus.

Histoire de Nasser, jeune Musulman, avec Marie qui le conduit au Christ:

Dans les années 1980, Nasser, jeune Musulman, parachutiste de l'armée jordanienne à Amman fait, lors d'un saut, une chute qui lui déplace une vertèbre et l'oblige à garder le lit.

On ne peut le guérir.

Il est fiancé à une jeune Musulmane, élève chez les Sœurs du Rosaire.

Grande est la tristesse des fiancés.

On envoie Nasser à Londres où, après une piqûre malheureuse, il se trouve paralysé à vie.

Il revient à Amman. Les parents de la fiancée pensent à rompre les fiançailles et Nasser lui-même est de cet avis.

Or, une amie de la fiancée, Sœur L. du Rosaire, en visite, mue par le Saint Esprit, donne à Nasser une Médaille Miraculeuse.

Il la baise et la porte.

Sœur L. lui dit :

-« Ce que les médecins ne peuvent faire, Dieu le fera et te guérira ».

Cette nuit-là, Nasser entend une voix en lui :

-"Nasser, je suis la Mère de Jésus, en son Nom, je te guéris, lève-toi."

Et en même temps, il sent deux mains vigoureuses qui le mettent debout.

Il est guéri.

Exultant de joie, vraiment guéri, il réveille tout l'hôpital.

Médecins et infirmières n'en croient pas leurs yeux.

Nasser se fait l'apôtre de Marie et Mgr Sinnaan, évêque d'Amman est informé du fait soumis à son appréciation, ainsi que du désir de Nasser de devenir chrétien...

NEUVAINE POUR LA FRANCE:

Méditation du Père Guillaume de Menthière

 

Sœur Joséphine (2014) et le Grand Charles

Père Guillaume de Menthières
image-2363
Et pourtant c’est bien vrai que Dieu est grand ! Mais pas comme ils le pensent, pas comme ils le croient, pas comme ils osent prétendre en témoigner. La petite sœur Joséphine nous l’avait dit un jour tandis que le muezzin hurlait, assommant de décibels le ciel de Nazareth. « Ils ne peuvent pas comprendre, avait murmuré la vieille clarisse en hochant la tête, pensez-donc, Dieu bébé ! Ils ne peuvent pas comprendre ». Le contraste était saisissant pour les pèlerins que nous étions entre la voix douce, mâtinée d’un délicieux accent libanais, et les haut-parleurs, cracheurs de Coran. En arrière-fond Joséphine nous faisait imaginer le tout petit village qu’elle avait connu autrefois, quand en 1936, elle était arrivée à l’âge de 20 ans, jeune novice au couvent de Nazareth. Depuis le temps de la Sainte Famille, le hameau n’avait guère changé. En venant, près de 2000 ans après Jésus, s’enfouir dans ce trou, Joséphine avait pu ressentir dans sa chair ce qu’était la vraie « grandeur de Dieu ». Celle de la Parole qui se fait silence, de la Puissance qui se rend vulnérable, de la Lumière qui se tamise… « Vivre obscur quand il ne tient qu’à soi de resplendir, voilà ce qui est proprement divin. » dit un héros de Montherlant.

 

Pourquoi donc me revient le souvenir d’une sœur libanaise vivant en Israël et décédée il y a tout juste un an quand je pense à la France ? Sans doute parce qu’elle avait une façon inimitable de faire entendre aux pèlerins français que nous étions la mission particulière de notre paysPersonne ne témoignait mieux qu’elle de la vocation spécifique de sainteté dévolue à la France. Elle évoquait le roi saint Louis, pèlerin de Nazareth, à qui le pape Grégoire IX avait écrit en 1239 : « Dans l’ancienne Loi Juda avait la préséance sur les autres tribus, ainsi le Royaume de France a été placé par Dieu au-dessus de tous les peuples(…) Le Seigneur choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique ».

Sœur Joséphine pensait cela et elle le disait. Elle souscrivait sans sourciller à cet oracle du Grand Charles : « La France est une certaine donnée spirituelle de l’histoire ou elle n’est rien ». Pourtant le Grand Charles, pour elle, ce n’était pas le Général de Gaulle. C’était l’ancien jardinier du couvent des clarisses, ce petit homme arrivé là en 1897 pour vivre l’enfouissement évangélique et la spiritualité de l’Incarnation. Dans un dépouillement extrême il était déjà Charles de Jésus, radicalement donné au Christ.

Je revois Sœur Joséphine exhibant devant nous deux photos de Charles de Foucauld et nous disant avec insistance : « il est venu chez nous mais il est des vôtres ! Ne l’oubliez pas, il est homme de France, il est des vôtres ! »

Lequel des deux était des nôtres ? Car les deux portraits étaient si contrastés qu’on se demandait s’il pouvait bien s’agir du même homme. Quelle différence entre cet officier replet au regard terne et ce moine efflanqué aux yeux de braise ! A peine quelques années entre ces deux photographies. Charles n’était plus le même. C’était lui, encore, mais ce n’était déjà plus lui. C’était, comme dit l’Apôtre, le Christ vivant en lui. De même que les disciples après Pâques avaient eu bien du mal à reconnaître Jésus, il semblait qu’il y ait eu pour Charles une sorte de Résurrection, une métamorphose. Il était sorti du confessionnal de l’abbé Huvelin comme on sort du tombeau, vivant, tout à coup !

Il y a tant dans la vie du Bienheureux Charles de Foucauld ! Toutes les dimensions problématiques de la France actuelle semblent déjà présentes dans le parcours de cet officier jouisseur et mécréant devenu le frère universel. Consumérisme, guerres, corruption, dette, libertinage, colonies, indiscipline, mécréance, immigration, Islam, anti-cléricalisme …. C’était à cette époque de « bagne matérialiste », si bien décrite par Paul Claudel, où « tout ce qui avait nom dans l’art, les sciences et la culture était irréligieux ».

Le Père de Foucauld est mort assassiné. Par des terroristes, dirait-on aujourd’hui. C’était dans son ermitage du Sahara, au temps de la France de Dunkerque à Tamanrasset…Lors de sa béatification, en 2005, des Touaregs étaient présents à Rome autour du pape Benoît XVI. Sœur Joséphine était-là, elle aussi. Quelle chance ! Elle en rougissait encore d’un bonheur malicieux. Elle nous montrait avec fierté cette dernière photo ou un pape allemand saluait des Touaregs du Mali sous l’œil ravi d’une religieuse libanaise. « C’était pour l’un des vôtres, poursuivait-elle, un de France, la fille aînée, la sœur universelle » !

 

L'Arbre de Vie est l'Amour de Dieu dont Adam fut déchu. Après cela, il ne connut plus la joie, mais il dut se mettre au labeur et s'épuiser dans une terre chargée d'épines. Jusques au temps où nous trouvons l'Amour, notre labeur se fait dans une terre chargée d'épines: parmi les épines nous semons et récoltons à la fois, même si notre semence est semence de droiture.  Nous sommes tout le temps piqués [par ces épines], et quelque justes que nous parvenions à nous rendre, nous vivons à la sueur de notre front. Mais une fois que nous avons trouvé l'Amour, nous avons part au Pain céleste, étant nourris sans labeur ni peine. La personne qui a trouvé l'Amour, mange le Christ en tout temps, et dès cet instant, elle devient immortel.Quiconque mange ce pain, dit-Il, ne goûtera pas à la mort. Bienheureux celui qui a mangé le pain de l'Amour, Qui est Jésus. Qui est sustenté par l'Amour, est nourri par le Christ Qui est Dieu par-dessus tout. Jésus a témoigné de cela en disant: "Dieu est Amour!." Voilà l'air dans lequel le juste trouve ses délices à la résurrection. L'Amour est le Royaume dans lequel mystiquement, le Seigneur promit à Ses disciples qu'ils mangeraient et boiraient.(St Isaac le Syrien)

L'Arbre de Vie est l'Amour de Dieu dont Adam fut déchu. Après cela, il ne connut plus la joie, mais il dut se mettre au labeur et s'épuiser dans une terre chargée d'épines. Jusques au temps où nous trouvons l'Amour, notre labeur se fait dans une terre chargée d'épines: parmi les épines nous semons et récoltons à la fois, même si notre semence est semence de droiture. Nous sommes tout le temps piqués [par ces épines], et quelque justes que nous parvenions à nous rendre, nous vivons à la sueur de notre front. Mais une fois que nous avons trouvé l'Amour, nous avons part au Pain céleste, étant nourris sans labeur ni peine. La personne qui a trouvé l'Amour, mange le Christ en tout temps, et dès cet instant, elle devient immortel.Quiconque mange ce pain, dit-Il, ne goûtera pas à la mort. Bienheureux celui qui a mangé le pain de l'Amour, Qui est Jésus. Qui est sustenté par l'Amour, est nourri par le Christ Qui est Dieu par-dessus tout. Jésus a témoigné de cela en disant: "Dieu est Amour!." Voilà l'air dans lequel le juste trouve ses délices à la résurrection. L'Amour est le Royaume dans lequel mystiquement, le Seigneur promit à Ses disciples qu'ils mangeraient et boiraient.(St Isaac le Syrien)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,54-58.

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?
N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Les yeux du Seigneur regardent les humbles, pour qu’ils se réjouissent. Mais la face du Seigneur se détourne des orgueilleux, pour les humilier. L’humble reçoit toujours de Dieu la compassion… Fais-toi petit en tout devant tous les hommes, et tu seras élevé plus haut que les princes de ce monde. Devance tous les êtres, embrasse-les, abaisse-toi devant eux, et tu seras honoré plus que ceux qui offrent de l’or. Descends plus bas que toi-même, et tu verras la gloire de Dieu en toi. Car là où germe l’humilité, là se répand la gloire de Dieu… Si tu as l’humilité dans ton cœur, Dieu t’y révélera sa gloire…(St Isaac le Syrien)

Les yeux du Seigneur regardent les humbles, pour qu’ils se réjouissent. Mais la face du Seigneur se détourne des orgueilleux, pour les humilier. L’humble reçoit toujours de Dieu la compassion… Fais-toi petit en tout devant tous les hommes, et tu seras élevé plus haut que les princes de ce monde. Devance tous les êtres, embrasse-les, abaisse-toi devant eux, et tu seras honoré plus que ceux qui offrent de l’or. Descends plus bas que toi-même, et tu verras la gloire de Dieu en toi. Car là où germe l’humilité, là se répand la gloire de Dieu… Si tu as l’humilité dans ton cœur, Dieu t’y révélera sa gloire…(St Isaac le Syrien)

Par St Maxime le Confesseur

(v. 580-662), moine et théologien . Capita theologica, 1, 8-13; PG 90, 1182 (trad. Orval rev.) 

 

« N'est-il pas le fils du charpentier ? »

 

      Le Verbe, la Parole de Dieu, est né une fois pour toutes selon la chair.

Mais, à cause de son amour des hommes, il désire naître sans cesse selon l'esprit pour ceux qui le désirent :

il se fait petit enfant et se forme en eux en même temps que les vertus ; il se manifeste dans la mesure où il sait que celui qui le reçoit en est capable.

En agissant ainsi, ce n'est pas par revendication qu'il atténue l'éclat de sa propre grandeur, mais parce qu'il jauge et mesure la capacité de ceux qui désirent le voir. 


      Ainsi le Verbe de Dieu se révèle toujours à nous de la manière qui nous convient et cependant demeure invisible pour tous, à cause de l'immensité de son mystère.

C'est pourquoi l'apôtre par excellence, considérant la force de ce mystère, dit avec sagesse :

« Jésus Christ est le même hier et aujourd'hui, et il le sera à jamais » (He 13,8) ; il contemplait ce mystère toujours neuf que l'intelligence n'aura jamais fini de scruter.

Le Christ, qui est Dieu, devient enfant…,

lui qui avait donné à tout ce qui existe de sortir du néant…

Dieu devient parfaitement homme, sans rien rejeter de la nature humaine, excepté le péché, qui d'ailleurs n'est pas inhérent à cette nature…

Oui, l'incarnation de Dieu est un grand mystère et elle demeure un mystère…

La foi seule peut saisir ce mystère, elle qui est au fond de tout ce qui dépasse notre compréhension et qui est au-delà de ce que nous pouvons exprimer.



 

N’appelle pas Dieu simplement juste. Car ce n’est pas par rapport à ce que tu fais qu’il révèle sa justice. Si David le nomme juste et droit (Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu’il est bien plutôt bon et doux : « Il est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35)… Où est la justice de Dieu ? N’est-ce pas en ce que « alors que nous étions pécheurs, le Christ est mort pour nous » ? (Rm 5,8) Et si Dieu se montre compatissant ici bas, croyons qu’il l’est depuis toute éternité.(St Isaac le Syrien)

N’appelle pas Dieu simplement juste. Car ce n’est pas par rapport à ce que tu fais qu’il révèle sa justice. Si David le nomme juste et droit (Ps 32,5), son Fils nous a révélé qu’il est bien plutôt bon et doux : « Il est bon pour les méchants et les impies » (Lc 6,35)… Où est la justice de Dieu ? N’est-ce pas en ce que « alors que nous étions pécheurs, le Christ est mort pour nous » ? (Rm 5,8) Et si Dieu se montre compatissant ici bas, croyons qu’il l’est depuis toute éternité.(St Isaac le Syrien)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:09
Quelques photos du Baptême de Noéline le 18 Juillet. Rendons-grâce pour ce Baptême, celui, le 22 Juillet, de Grâce et de Francis. Pensons aux autres enfants qui seront baptisés tout en cours de l'été et cet automne au Monastère Syriaque et aux adultes qui se préparent à leur réception dans l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas par leur Chrismation...

Quelques photos du Baptême de Noéline le 18 Juillet. Rendons-grâce pour ce Baptême, celui, le 22 Juillet, de Grâce et de Francis. Pensons aux autres enfants qui seront baptisés tout en cours de l'été et cet automne au Monastère Syriaque et aux adultes qui se préparent à leur réception dans l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas par leur Chrismation...


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,6-13.

Mes frères, ne nous abandonnons pas aux convoitises mauvaises, comme nos pères s'y abandonnèrent.
Et que vous ne deveniez pas idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : " Le peuple s'assit pour manger et pour boire ; puis il se leva pour se divertir. "
Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'entre eux s'y livrèrent ; et il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.
Ne tentons point le Christ, comme le tentèrent quelques-uns d'entre eux, qui périrent par les serpents.
Ne murmurez point comme murmurèrent quelques-uns d'entre eux, qui périrent sous les coups de l'Exterminateur.
Toutes ces choses leur sont arrivées en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes arrivés à la fin des temps.
Ainsi donc que celui qui croit être debout prenne garde de tomber.
Aucune tentation ne vous est survenue, qui n'ait été humaine ; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais, avec la tentation, il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la supporter.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,41-47.

En ce temps-là, Jésus approchait de Jérusalem et à la vue de la ville, il pleura sur elle en disant
"Si, en ce jour, tu avais connu, toi aussi, ce qui était pour ta paix ! Mais maintenant cela demeure caché à tes yeux.
Car vont venir sur toi des jours où tes ennemis établiront contre toi un retranchement, t'investiront et te serreront de toute part ;
ils t'abattront à terre, ainsi que tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le moment où tu as été visitée. "
Etant entré dans le temple, il se mit à chasser ceux qui vendaient,
leur disant : " Il est écrit : Ma maison est une maison de prière, et vous en avez fait une caverne de voleurs. "
Et il enseignait chaque jour dans le temple.

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Les Discours sur les Psaumes, Ps 121, §3,12 


 

« Si toi, Jérusalem, tu avais reconnu ce qui peut te donner la paix ! »

 

      « Quelle joie quand on m'a dit :

' Nous irons à la maison du Seigneur. '

Maintenant nos pas s'arrêtent dans les parvis de Jérusalem » (Ps 121,1-2).

De quelle Jérusalem ?

Il y a sur terre une ville de ce nom, mais elle est l'ombre de l'autre Jérusalem.

Quel si grand bonheur y a-t-il à se tenir dans la Jérusalem d'ici-bas qui n'a pas pu se tenir d'elle-même et qui est tombée en ruines ?

Ce n'est pas de la Jérusalem d'ici-bas que parle celui qui a tant d'amour, tant d'ardeur, tant de désir à parvenir à la Jérusalem « notre mère », que l'apôtre Paul dit être « éternelle dans les cieux » (Ga 4,26; 2Co 5,1). 


      « Ô Jérusalem, que ta paix soit dans ta force. » (Ps 121,7)

C'est à dire que ta paix soit dans ton amour, car l'amour est ta force. Écoutez le Cantique des Cantiques : « L'amour est fort comme la mort » (8,6).

En effet, l'amour détruit ce que nous avons été, pour nous permettre, par une sorte de mort, de devenir ce que nous n'étions pas...

C'est cette mort qui était à l'œuvre en celui qui disait :

« Le monde est crucifié pour moi, et je suis crucifié pour le monde » (Ga 6,14).

C'est de cette mort que parle ce même apôtre quand il dit :

« Vous êtes morts et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu » (Col 3,3).

Oui, « l'amour est fort comme la mort ».

Si l'amour est fort, il est puissant, il est de grande force, il est la force même.

Que ta paix soit donc dans ta force, Jérusalem ; que ta paix soit dans ton amour.

 

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint-Jacques Baradée, qui êtes-vous ?
 

(Fête 30 Juillet)


C'est l'un des plus célèbres Pères de l'Eglise pour sa connaissance des choses divines  et sa piété, il fût le plus grand combattant apostolique pour appuyer la vraie foi, aussi, atteint-il des sommets d'ascétisme religieux et d'austérité.


Après la Concile de Chalcédoine en 451 AD, il ne restait que trois évêques dd l'Église Syriaque Orthodoxe.

Nous sommes vers le milieu du VIe siècle de notre ère. 

Notre Sainte Église syriaque orthodoxe restant fidèle à la Foi reçue des Apôtres et des saints et justes Pères, a vu dans les résolutions du Concile de Chalcédoine une déviation doctrinale*  alors que l'état byzantin adoptait ces résolutions. Ce dernier commença donc à persécuter ceux qui les rejetant furent accusés de "monophysisme".


En cette période cruciale, Dieu a envoya à l'Eglise un homme courageux: 

Le moine Mor Ya'coub Burd`ono (Saint-Jacques Baradée), brillant par sa sainteté , il devint parmi tous un "leader" dans la défense de l'Église syriaque orthodoxe contre les tentatives de ceux qui, pour des raisons politiques et hégémoniques, cherchaient à  l'éradiquer.


Il a encouragé ceux qui le suivaient à préserver le joyau de la foi orthodoxe telle que reçue des Apôtres et des Pères.


Il est naquit à Grand Mawzalt ܬܠ ܡܘܙܠܬ (maintenant Verensehir, Turquie), c’était le fils d'un prêtre nommé Théophile bar Manu.


Alors qu'il était encore jeune, il embrassa la Vie Monastique au monastère de Fsilta ܦܣܝܠܬܐ dans son pays natal.


C'est en ce monastère, qu'il apprit à maîtriser le syriaque, la langue grecque et se pénétra profondément de la science théologique et ascétique contenue dans les ouvrages religieux de son temps.


C'était un grand érudit, un prédicateur talentueux et un théologien reconnu, il était en outre connu pour son admirable piété et de nombreux miracles.


Pour passer inaperçu à ses persécuteurs et transmettre la Foi Apostolique, il se dissimula, lors de ses pérégrinations, sous des vêtements rustiques, d'où le sobriquet qui lui fût donné de Burd`ono.


En 528, il se rendit à Constantinople où il fut reçu avec grand honneur par l'impératrice Théodora qui favorisait la "Foi Apostolique" qualifiée désormais de "Monophysite". Théodora était  la fille d'un prêtre syrien du Maboug (Manbej) et l'épouse de l'empereur Justinien.


En raison de son attachement à la Foi Apostolique, l'Impératrice Théodora favorisait les évêques non-chalcédoniennes qui étaient en détresse.

Ce sont les évêques syriens et coptes, qui faisaient alors l’objet de persécutions et furent parfois même exécutés.


 À la demande du roi arabe al-Harith ibnjabalah les efforts d'al-Ghassani et de l’Impératrice Theodora, il a été ordonné évêque universel en 543/4 AD par Mor Théodose, patriarche d'Alexandrie qui était à l’époque exilé et vivait à Constantinople.

Trois évêques participèrent à cette Consécration Episcopale avec  le patriarche Athanasios.


Mor Jacob, en tant qu’ « évêque universel », fixa pour sa tournée missionnaire et pastorale sur les régions suivantes :La Syrie, l'Egypte, l'Arménie, la Cappadoce, la Cilicie, l’Isaurie, la Pamphilia, la Lycaonie, la Lycie, la Phrygie, Cana, l'Asie Mineure et les îles de Chypre, Rhodes, Chios et Mytilène ainsi que la Mésopotamie et la Perse.


 Il visitait les Eglises et exerçait  son ministère, il instruisait et encourageait  les croyants orthodoxes.


 C’est ainsi qu’avec l’autorisation du Patriarche, il  consacra vingt-sept évêques et ordonna quelques milliers de diacres et de prêtres, pour, ensuite retourner tranquillement en son monastère.


Il  poursuivit ce labeur apostolique avec persévérance pendant trente-cinq ans, menant inlassablement le bon combat pour cette Eglise de Dieu qu'il prit en charge en cette période d’adversité jusqu'à sa mort au monastère de Romanus ou au monastère de Cassien dans la nuit du 29 au 30 Juillet  578.

C’est le 30 Juillet que l’Eglise le commémore.

Saint-Jacob élabora une liturgie en quinze pages qui commençait par ces mots

«Ô Seigneur, Très Saint-Père de la paix»,

ainsi que plusieurs lettres, dont quatre ont été publiées dans les documents syriaques - trois adressée à Jean d'Éphèse et d'autres ainsi qu’une lettre générale aux évêques et aux prêtres ainsi qu’il est mentionné dans sa longue biographie.

 

*Craignant que par cette nouvelle formulation de la foi, on ne rejoignit en quelque sorte l’hérésie « Nestorienne » condamnée solennellement au Concile d’Ephèse.

 

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Une Prière avant la Liturgie pour les servants d'Autel (servants, lecteurs, sous-diacres)

 
 

Ô Seigneur Jésus-Christ, Éternel Grand Prêtre, je Vous remercie pour le privilège de pouvoir

servir au saint Autel de Votre sacrifice.

A présent que je me prépare pour le service liturgique  et que je vais m'unir à la Liturgie céleste

que Vous rendent les Saints Anges, je demande à pouvoir en tout temps

penser à  Vous.

Que je puisse toujours Vous chercher et Vous trouver; que je puisse toujours Vous suivre;

que Votre esprit sacerdotal soit en mon coeur et que Votre Saint Nom soit sur mes lèvres;

et que toute oeuvre de ma part soit accomplie à Votre louange et Votre gloire.

Sans cesse prêt à Votre service, que je puisse toujours connaître et accomplir Votre Sainte volonté

en toutes choses, et par Votre grâce, persévérer jusqu'au bout.

Amîn. 

 

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

DES CANONS POUR LA PAIX ?...N-D DE FRANCE AU PUY EN VELAY...

Dédié à Notre-Dame de l'Annonciation, le sanctuaire du Puy-en-Velay (France) est un des plus anciens d'Europe.

Au Vè siècle une femme y fut guérie miraculeusement par la Vierge.

Plus tard, au XIIIè siècle, saint Louis (roi de France) de retour de croisade, offrit au sanctuaire une Vierge Noire, et depuis des siècles les pèlerins y affluent.

Mais il est une autre effigie célèbre de la Vierge Marie au Puy, vénérée sous le nom de France, née du désir de rendre hommage à Marie

Sa statue, en fonte, de plusieurs mètres de haut, juchée sur le Rocher Corneille, domine la région.

Pour couler cette statue, Napoléon III (neveu de Napoléon Ier et premier président de la République française) fit cadeau de 150 000 kg de fonte provenant des canons pris aux Russes pendant la guerre de Crimée, lors de la victoire de Sébastopol, en 1855.

Ces fameux canons sont ceux de la victoire, « un instrument de guerre transformé en instrument de paix », dit-on à l'évêché.

Notre Dame de France a été inaugurée en 1860.

« Notre Dame de France, explique sœur Marie-Aimée, religieuse de Saint-Jean, c'est la mère qui protège, elle est offerte à tous les hommes. »

(Source: Pèlerin)

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,47-53.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : «Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».
Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Discours sur le Psaume 95, 14-15 (trad. bréviaire 33e dimanche) 


 

« Sur le rivage...on ramasse ce qui est bon »

 

    « Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité. » (Ps 95,13)

Quelle justice et quelle vérité ?

Il rassemblera auprès de lui ses élus (Mc 13,27) ; les autres, il les séparera, car il mettra ceux-ci à sa droite, et ceux-là à sa gauche (Mt 25,33).

Qu'y aura-t-il de plus juste, de plus vrai que cela ?

Ils n'attendront pas du juge la miséricorde, ceux qui n'ont pas voulu exercer la miséricorde avant la venue du juge.

Ceux qui ont voulu exercer la miséricorde seront jugés avec miséricorde (Lc 6,37).

Car il dira à ceux qu'il aura mis à sa droite :

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde ».

Et il leur attribue des actes de miséricorde :

« J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire », et toute la suite (Mt 25,31s)... 


    Parce que tu es injuste, le juge ne sera pas juste ?

Parce qu'il t'arrive de mentir, la vérité ne sera pas véridique ?

Si tu veux rencontrer un juge miséricordieux, sois miséricordieux avant qu'il vienne. Pardonne, si l'on t'a offensé ; donne les biens que tu possèdes en abondance...

Donnes ce que tu tiens de lui :

« Que possèdes-tu que tu n'aies reçu ? » (1Co 4,7)

Voilà les sacrifices qui sont très agréables à Dieu : miséricorde, humilité, reconnaissance, paix, charité.

Si c'est cela que nous apportons, nous attendrons avec assurance l'avènement du juge, lui qui

« jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité ».

 

Jeudi 30 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 08:07
Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de la Sagesse 10,17-20.

Dieu rendit aux justes le salaire de leurs travaux et il les conduisit par une route admirable, et fut pour eux un ombrage pendant le jour et comme la lumière des étoiles pendant la nuit.
Elle leur fit traverser la mer Rouge, et les conduisit à travers les grandes eaux.
Elle submergea leurs ennemis, puis des profondeurs de l'abîme elle les rejeta.
C'est pourquoi les justes enlevèrent les dépouilles des impies, et chantèrent votre saint nom, Seigneur, et louèrent de concert votre main qui combattait pour eux.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 21,9-19.

En ce temps-là Jésus dit à ses disciples : " Quand vous entendrez parler de guerres et de séditions, ne soyez pas effrayés, car il faut que cela arrive d'abord ; mais ce ne sera pas encore la fin."
Il leur dit alors : " On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, par endroits, des pestes et des famines, et il y aura des choses effrayantes et de grands signes venant du ciel.
Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous, on vous poursuivra, on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous emmènera devant rois et gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela aboutira pour vous au témoignage.
Prenez donc la résolution de ne pas vous exercer par avance à vous défendre,
car moi, je vous donnerai bouche et science, auxquelles tous vos adversaires ne pourront ni résister ni contredire.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, vos proches et vos amis, et ils en feront mettre à mort d'entre vous.
Vous serez en haine à tous à cause de mon nom.
Et pas un cheveu de votre tête ne périra.
C'est par votre constance que vous gagnerez vos âmes.

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Thérèse d'Avila

(1515-1582), carmélite, docteur de l'Église latine. Pensées sur l'amour de Dieu, ch. 3, 4-6 LN/C (trad. OC, Cerf 1995, p. 929) 

 

« Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de préparer votre défense »

 

      Ô amour puissant de mon Dieu !

Qu'il est bien vrai qu'il n'y a rien d'impossible à celui qui aime. Heureux celui qui jouit d'une telle paix de son Dieu, qui domine toutes les souffrances et tous les périls du monde.

Il n'en redoute aucun, dès qu'il s'agit de servir un tel Maître, et il a bien raison.

Une pensée s'offre à moi qui s'applique aux personnes naturellement craintives et peu courageuses.

Même lorsqu'elles sont réellement élevées à l'état dont je parle, leur faible nature s'effraie.

Il faut alors bien prendre garde, parce que cette faiblesse naturelle pourrait nous faire perdre une magnifique couronne.

Quand vous sentirez, mes filles, ces atteintes de la crainte, recourez à la foi et à l'humilité; et, fortifiées par la conviction que rien n'est impossible à Dieu (Lc 1,37), abordez votre entreprise.

Il a bien pu fortifier tant de jeunes saintes, qu'il a rendues capables d'endurer tous les tourments qu'elles s'étaient déterminées à supporter pour lui !

      Ce qu'il demande, c'est une détermination qui le rende maître de notre libre arbitre, car de nos efforts il n'a nul besoin.

Notre Seigneur se plaît au contraire à faire resplendir ses merveilles chez les plus faibles de ses créatures, parce qu'il peut alors plus librement déployer son pouvoir et satisfaire son désir de nous accorder ses bienfaits.

      Laissez de côté les objections de votre raison, et méprisez votre faiblesse.

Celle-ci ne ferait que grandir si vous vous arrêtiez à réfléchir si vous réussirez ou non.

Ce n'est pas le moment de songer à vos péchés; laissez-les de côté.

Cette humilité n'est plus alors de saison, elle est tout à fait hors de propos.

Soyez certaines que le Seigneur n'abandonne jamais ceux qui l'aiment et qui s'exposent pour lui seul.
 

 

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

SAINT NAZAIRE et SAINT CELSE,QUI ÊTES-VOUS ?
Martyrs 
(Ier siècle)

        Nazaire naquit à Rome, d'un père païen, nommé Africanus, et d'une pieuse mère nommée Perpétue, qui avait été baptisée par saint Pierre. L'enfant répondit admirablement aux leçons maternelles et brilla par ses vertus précoces et son innocence. 

        Parvenu à sa neuvième année, Nazaire fut sollicité par son père d'abandonner le christianisme ; mais il préféra la vérité au mensonge, fut baptisé par saint Lin et devint un des plus fervents chrétiens de Rome. Son père, irrité, employa la violence pour vaincre sa fermeté ; mais, enfin, plein d'admiration pour ce fils, il lui fournit lui-même les moyens d'accomplir le projet hardi qu'il avait formé d'aller prêcher la foi. 

        Nazaire parcourut l'Italie, semant l'Évangile parmi les populations païennes et les édifiant par ses vertus. À Milan, son premier soin fut d'aller visiter les martyrs Gervais et Protais dans leur prison et de les fortifier dans la lutte par ses paroles. Saisi lui-même comme chrétien, il est cruellement flagellé et chassé de la ville. Près de Nice, il s'attache comme disciple un enfant nommé Celse, après l'avoir instruit et baptisé. Nazaire et Celse ne se séparent plus. Les conversions se multiplient d'une manière étonnante ; Nazaire est de nouveau soumis à de cruelles tortures, puis rendu à la liberté, à la condition de ne plus reparaître dans ce pays. 

        Les deux saints jeunes gens remontent alors les Alpes, traversant sans se décourager d'immenses et solitaires forêts, des rochers inaccessibles, de rares villages où vivaient de pauvres idolâtres, et arrivent à Embrun, où leur zèle opère des prodiges de conversions. Vienne, Genève, Trèves entendent tour à tour leur voix, rendue éloquente par l'amour de Jésus-Christ. Les contradictions et la persécution donnent à leur prédication une fécondité nouvelle. 

        Condamnés à être noyés, ils marchent sur les ondes comme sur une terre ferme. Après cet éclatant miracle, Nazaire et Celse reprennent la route de Milan, où ils sont bientôt arrêtés comme chrétiens et zélateurs de la foi. À la lecture de la sentence de mort, ils se jettent, joyeux, dans les bras l'un de l'autre : « Quel bonheur pour nous, s'écrie Nazaire, de recevoir aujourd'hui la palme du martyre ! - Je Vous rends grâces, ô mon Dieu, dit Celse, de ce que Vous voulez bien me recevoir, si jeune encore, dans Votre gloire. » Ils sont alors conduits sur une place publique de Rome, où ils ont la tête tranchée, vers l'an 56 de l'ère chrétienne.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 
Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

UNE ICÔNE POUR VAINCRE NAPOLÉON BONAPARTE ?...

L’icône de Smolensk est une Vierge Hodigitria "qui montre le chemin", la seule voie à suivre : le Christ.

L’icône aurait été peinte par saint Luc pour la communauté d’Antioche.

Elle aurait ensuite été vénérée à Constantinople (Istamboul, Turquie) dans l’église de Blacherne.

Elle aurait été apportée en Russie en l’an 1046 et placée en 1101 à Smolensk, dans la cathédrale de l’Assomption.

Elle a été invoquée pour obtenir conseil et aide.

En particulier, elle aida Vladimir Monomach à pacifier et à unir la Russie. On lui attribue la protection de la ville contre l’invasion des Tartares.

En 1398, elle fut apportée à Moscou dans la cathédrale de l’Annonciation. Puis elle fut restituée à Smolensk, dans l’église de l’Assomption du monastère de Novodevičij (près de Moscou, en Russie).

En 1812, l’icône fut transportée sur les champs de bataille contre Napoléon.

« Devant et autour de l’icône, derrière et de toute part, marchaient, courraient et se prosternaient jusqu’à terre, la tête découverte, des foules de militaires »

(Tolstoï, Guerre et Paix).

Le 22 novembre 1991, on vit l’icône verser des larmes toute la journée devant une grande foule de fidèles.

L’évêque et le patriarche en ont reconnu l’authenticité.

(Source: "Marie de Nazareth)

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

J'ai vu l'amour et la souffrance
Danser dans le jour décroissant,
Et chanter un hymne de louange
Au Dieu qui leur avait donné le  " la ".

Je me suis approché, étonné de voir
L'amour aimer la souffrance,
Et la souffrance aimer l'amour. 

Comment pouvaient-ils se tenir par la main
Et s'aimer ainsi ?

Je les connaissais déjà bien l'un et l'autre,
Lui, si beau, elle, si laide.

Je me suis approché,
Etonné, je vis que la souffrance avait changé de visage.

Elle n'était plus laide,

Une beauté radieuse resplendissait sur son front rayonnant,
Une harmonie sereine flottait tout autour d'elle.

Surpris, j'ai tourné les yeux vers l'amour,
Et je le vis si beau, lui aussi,
D'une beauté si radieuse que j'en fus ébloui.

Une lumière qui n'est pas de ce monde régnait.

Alors, attentif, je restai immobile
Et j'entendis la souffrance dire à l'amour:
« Ne me quitte pas, toi qui m'as appelée;
Je sais que sans toi je serais laide.

Dis-moi que tu ne me quitteras jamais,
J'ai peur de me retrouver seule. »

Et l'amour répondit, d'une voie en qui résonne l'éternité:
«  Ne crains rien, petite souffrance.

Ne sais-tu pas qu'avec toi moi aussi je suis plus beau ?
Bien que les mortels qui me voient sans toi, 
Ne puissent imaginer que la splendeur de mon visage
Puisse encore s'accroître.

Oui, ma souffrance, je t'aime
Parce que tu achèves ma beauté
Et que, seule, tu sais la conduire à la perfection,
Si pleine de lumière et de joie. »

Longtemps, je restai devant cette scène,
Puis je m'enhardis et demandai
A la souffrance et à l'amour de me prendre avec eux.

Ils me mirent dans leurs bras 
Et me prirent comme un enfant.

Toujours, toujours je serai pauvre,
Toujours je chanterai avec eux
Un hymne de louange à Dieu
Qui nous a fait don de sa grande Vie de Seigneur,
Dieu de grande source, Dieu de plénitude.

Dieu qui nous a uni, tous les trois, nous a fait Un.

Venez tous, venez tous avec nous,
L'hymne sera si pur et si léger
Qu'il montera d'un coup d'aile au plus haut des Cieux
Pour s'unir au chant de tous les anges.

(Abbé Pierre.

Extrait de l'entretien des Propos recueillis par Gilles Van Grasdorff, dans l'Echo illustré magazine No 28, du 17 juillet 1993.)

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
 

PEUT-ON ENCORE PARLER DE L’AMOUR DE DIEU POUR L’ÊTRE HUMAIN ?(Source:"Sagesse Orthodoxe")

Quand on voit l’état de l’humanité… –

L’amour de Dieu pour l’homme est paradoxal. Il ne l’abandonne pas, quelles que soient les apparences… Il aime en l’homme le sceau de sa propre image, c’est-à-dire la liberté, sa liberté divine donnée à l’homme et devenue pour celui-ci liberté humaine ; comme Il donne son souffle devenu pour l’homme son propre esprit. Il aime l’homme comme lui-même, accomplissant à son égard son propre commandement. L’homme est le prochain de Dieu.

Qu’en savons-nous ?

La sainte Écriture et la tradition liturgique ne parlent que de cela. Ainsi, nous connaissons l’amour de Dieu d’abord par ouï-dire : les prophètes (Isaïe), les psaumes (135), le saint Évangile (Jean 13, 1), les lettres des apôtres (1 Jean 2, 5 ; 3,1 ; 3, 16 ; 4, 16, etc.), le témoignage des saints (saint Macaire, saint Nicolas Cabasilas, saint Silouane) : « le Seigneur et l’Artisan de l’entière création, dans l’ineffable tendresse de son cœur et l’amour unique dont Il chérit le genre humain, voyant déchu l’ouvrage de ses mains, ému de pitié, a bien voulu le relever en s’abaissant lui-même pour rendre plus divine sa création, car Il est bon par nature et compatissant… » (ikos du 20 novembre).

La constatation des faits

Nous apprenons, c’est peut-être l’essentiel de l’ascèse chrétienne, à voir en tout l’amour de Dieu, soit triomphant, soit humilié (cf. Isaïe 53). Il triomphe dans la beauté de la création et sa manifestation par des œuvres de bien accomplies par ses serviteurs ; il est présent en tout être humilié et ne cesse pas d’être amour. Il se glorifie ainsi à la fois dans sa gloire et dans son abaissement. Nous interprétons également des inspirations secrètes, des événements extérieurs, des rencontres providentielles, l’exaucement de la prière, la joie pour le bonheur d’autrui, les épreuves salutaires elles-mêmes, comme manifestations de l’amour de Dieu pour nous. Ainsi, un homme qui s’apprêtait à satisfaire sa passion et à commettre le mal, en est empêché par la maladie ou par une collision sur la route : le Seigneur s’est interposé par ses anges afin que cette âme n’aille pas à sa perte.

Le sentiment du cœur

L’être humain a la capacité de connaître par le saint Esprit l’amour de Dieu dans son for intérieur. Ceci s’explique par la présence du sceau de l’image divine, par celle de l’esprit initial insufflé en lui, par la grâce du saint baptême, par la communion au Christ dans son corps et son sang, par la foi en lui. Le simple fait que nous croyions en lui est une manifestation de son amour pour nous.

Une autre expérience est celle du repentir : le Seigneur nous manifeste son amour en nous montrant nos péchés : ce qui nous sépare de lui et de la jouissance de son amour. Il illumine ainsi nos ténèbres intérieures, et nous fait éprouver la douleur de nous être éloignés de lui. Il nous donne également d’aimer, non seulement lui-même, mais le prochain, et même nos ennemis. Que le cœur humain puisse aimer à ce point est une preuve de l’amour que Dieu a pour lui. Pourquoi ? Dieu seul est amour et source de l’amour : si nous ressentons de l’amour, c’est que Dieu, par amour, s’est communiqué à nous et a fait sa demeure en nous.

Le pardon

Il est la manifestation par excellence de l’amour de Dieu pour nous, parce qu’il est, non seulement la rémission des péchés, mais encore la communication de la grâce du saint Esprit. Dans pardon il y a « don » : qu’est-ce que nous donne le Christ si ce n’est le saint Esprit par lequel nous pouvons faire la volonté du Père et en éprouver l’allégresse des saints.

> Pour approfondir…

« Comment croire que Dieu nous aime ? »

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,36-43.

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;
ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Grégoire Palamas

(1296-1359), moine, évêque et théologien 
Homélie 26 ; PG 151, 340-341 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 308) 


 

« Alors les justes resplendiront dans le Royaume de leur Père »

 

Il existe une moisson pour les épis de blé matériels et une autre pour les épis doués de raison, c'est-à-dire le genre humain.

Celle-ci s'effectue chez les infidèles et rassemble dans la foi ceux qui accueillent l'annonce de l'Evangile.

Les ouvriers de cette moisson sont les apôtres du Christ, puis leurs successeurs, puis, au cours du temps, les docteurs de l'Eglise.

Le Christ a dit à leur sujet ces paroles :

« Le moissonneur reçoit son salaire ; il récolte du fruit pour la vie éternelle » (Jn 4,36)... 


Mais il y a encore une autre moisson :

c'est le passage de cette vie à la vie future qui, pour chacun de nous, se fait par la mort.

Les ouvriers de cette moisson-là ne sont pas les apôtres, mais les anges.

Ils ont une plus grande responsabilité que les apôtres, car ils font le tri qui suit la moisson et ils séparent les méchants des bons, comme on le fait avec l'ivraie et le bon grain...

Nous sommes dès aujourd'hui « le peuple choisi de Dieu, la race sainte » (1P 2,9), l'Eglise du Dieu vivant, choisis parmi les impies et infidèles.

Puissions-nous être séparés de l'ivraie de ce monde de la même manière dans le monde à venir, et agrégés à la foule de ceux qui sont sauvés dans le Christ, notre Seigneur, qui est béni dans les siècles.

 

Mardi 28 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 22:36
Si quelqu'un vous afflige ou déshonore, ou vous dérobe quelque chose, priez ainsi : "Seigneur, nous sommes tous Vos créatures. Ayez pitié de Vos serviteurs, et amènez-les au repentir." Alors vous porterez de manière sensible la grâce en votre âme. (Saint Silouane l'Athonite)

Si quelqu'un vous afflige ou déshonore, ou vous dérobe quelque chose, priez ainsi : "Seigneur, nous sommes tous Vos créatures. Ayez pitié de Vos serviteurs, et amènez-les au repentir." Alors vous porterez de manière sensible la grâce en votre âme. (Saint Silouane l'Athonite)

Neuvième dimanche après la Pentecôte

(accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

·         Quadisha Qurbana (Ste Messe):

·          

o    Actes 28:11-22 :

  • 11 C’est au bout de trois mois que nous avons repris la mer à bord d’un navire d’Alexandrie, portant comme emblème les Dioscures, et qui avait passé l’hiver dans l’île.
  • 12 Nous avons abordé à Syracuse et nous y sommes restés trois jours.
  • 13 Après avoir levé l’ancre, nous avons atteint Reggio. Le lendemain, est survenu un vent du sud, et en deux jours nous sommes arrivés à Pouzzoles.
  • 14 Nous y avons trouvé des frères qui nous ont invités à passer sept jours chez eux. Voici comment nous sommes arrivés à Rome.
  • 15 De la ville, les frères, qui avaient entendu parler de nous, sont venus à notre rencontre jusqu’au lieu-dit Forum-d’Appius et à celui des Trois-Tavernes. En les voyant, Paul a rendu grâce à Dieu et repris courage.
  • 16 À notre arrivée à Rome, il a reçu l’autorisation d’habiter en ville avec le soldat qui le gardait.
  • 17 Trois jours après, il fit appeler les notables des Juifs. Quand ils arrivèrent, il leur dit : « Frères, moi qui n’ai rien fait contre notre peuple et les coutumes reçues de nos pères, je suis prisonnier depuis Jérusalem où j’ai été livré aux mains des Romains.
  • 18 Après m’avoir interrogé, ceux-ci voulaient me relâcher, puisque, dans mon cas, il n’y avait aucun motif de condamnation à mort.
  • 19 Mais, devant l’opposition des Juifs, j’ai été obligé de faire appel à l’empereur, sans vouloir pour autant accuser ma nation.
  • 20 C’est donc pour ce motif que j’ai demandé à vous voir et à vous parler, car c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte ces chaînes. »
  • 21 Ils lui répondirent : « Pour notre part, nous n’avons pas reçu à ton sujet de lettre en provenance de Judée, et aucun frère venu ici n’a rapporté ou dit du mal de toi.
  • 22 Nous souhaitons pourtant apprendre de toi ce que tu penses, car nous avons été informés que votre groupe est contesté partout. »

o     

o    1ère aux Corinthiens 6: 1-11 :

  • 01 Lorsque l’un d’entre vous a un désaccord avec un autre, comment ose-t-il aller en procès devant des juges païens plutôt que devant les fidèles ?
  • 02 Ne savez-vous pas que les fidèles jugeront le monde ? Et si c’est vous qui devez juger le monde, seriez-vous indignes de juger des affaires de moindre importance ?
  • 03 Ne savez-vous pas que nous jugerons des anges ? À plus forte raison les affaires de cette vie !
  • 04 Et quand vous avez de telles affaires, vous prenez comme juges des gens qui n’ont pas d’autorité dans l’Église !
  • 05 Je vous le dis à votre honte. N’y aurait-il parmi vous aucun homme assez sage pour servir d’arbitre entre ses frères ?
  • 06 Pourtant, un frère est en procès avec son frère, et cela devant des gens qui ne sont pas croyants !
  • 07 C’est déjà un échec pour vous d’avoir des litiges entre vous. Pourquoi ne pas plutôt supporter l’injustice ? Pourquoi ne pas plutôt vous laisser dépouiller ?
  • 08 Au contraire, c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez les autres, et cela, vous le faites à des frères !
  • 09 Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, les idolâtres, les adultères, ni les dépravés et les sodomites,
  • 10 ni les voleurs et les profiteurs, ni les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, aucun de ceux-là ne recevra le royaume de Dieu en héritage.

o     

o    Saint-Luc 14: 7-11 :

  • 07 Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
  • 08 « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
  • 09 Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
  • 10 Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
  • 11 En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »

o     

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:

Par Origène

(v. 185-253),

prêtre et théologien .
Homélie 38 sur Luc, PG 13, 1896-1898 (trad. Thèmes et figures, DDB 1984, p146) 


 

« En voyant la ville, Jésus pleura sur elle »

 

Quand notre Seigneur et Sauveur était proche de Jérusalem, à sa vue, il a pleuré sur elle :

« Ah, si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais maintenant encore il demeure caché à tes yeux.

Oui, des jours vont fondre sur toi où tes ennemis t'environneront de retranchements ».

Quelqu'un dira peut-être :

« Le sens de ces paroles est clair ; de fait, elles se sont réalisées au sujet de Jérusalem ; l'armée romaine l'a assiégée et dévastée jusqu'à l'extermination, et le temps viendra où il n'en restera plus pierre sur pierre. » 

Je ne le nie pas, Jérusalem a été détruite à cause de son aveuglement, mais je pose la question :

-ces pleurs ne concernaient-ils pas notre Jérusalem à nous ?

Car nous sommes la Jérusalem sur laquelle Jésus a pleuré, nous qui imaginons avoir un regard si pénétrant.

Si, une fois instruit des mystères de la vérité, après avoir reçu la parole de l'Évangile et l'enseignement de l'Église, l'un de nous pèche, il provoquera lamentations et pleurs, car on ne pleure sur aucun des païens, mais sur celui qui après avoir fait partie de Jérusalem a cessé d'en être. 

Des pleurs sont versés sur notre Jérusalem parce qu'en raison de ses péchés « les ennemis vont l'entourer », c'est-à-dire les forces adverses, les esprits mauvais.

Ils dresseront autour d'elle un retranchement ; ils l'assiègeront, et « ils n'en laisseront pas pierre sur pierre ».

Voilà donc la Jérusalem sur laquelle des pleurs sont versés.

 

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:

SAINTE ANNE

 

Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes oeuvres et de vertus. 
Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables. Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie! 
Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite! Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière.
Dieu lui refusa longtemps de devenir mère; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification. Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et la Corédemptrice du genre humain. C'est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le coeur de Marie à la vertu et à l'innocence! L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération.
Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions. A la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage. Mais c'est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit. De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.

(D'après l'Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. http://magnificat.qc.ca )

Sainte Anne d'Auray (FRANCE)
Sainte Anne est apparue plusieurs fois à un paysan de ce petit village, Yves Nicolazic, dans les années 1623-1625, et lui a demandé de rebâtir la vieille chapelle dé jadis, car, a-t-elle dit : «Doué e venn ma oein inouret aman». (Dieu veut que je sois honorée en ce lieu). Et encore : «Dré ur Iusk a me haton em-es choëjet er téhman». (J'ai choisi ce lieu par inclination). Pour donner un signe de cette intervention surnaturelle, elle a fait découvrir son antique statue du 7è siècle, de façon toute miraculeuse, à six hommes de ce hameau, dont Yves Nicolazic. Aussitôt, les foules sont venues voir la statue et implorer Sainte Anne. Après des enquêtes minutieuses, les évêques de Bretagne, et en premier lieu l'évêque de Vannes, Monseigneur de Rosmadec, reconnurent la réalité de ces apparitions, et Yves Nicolazic eut la permission de construire une chapelle en 1625, érigée elle-même sur l'emplacement d'une autre chapelle, très ancienne (5è siècle) qui a été détruite vers l'an 700. Ce premier édifice fut bâti en l'honneur de Sainte Anne par les immigrants Bretons, venus de Grande Bretagne. Et depuis cette époque des apparitions jusqu'à nos jours, les pèlerins n'ont jamais cessé de venir très nombreux à "Ker-Anna" (le village d'Anne). Les conversions, les guérisons, les grâces furent innombrables dès les premiers jours. La basilique actuelle construite entre les années 1867-1872, qui a remplacé la vieille chapelle, a été entièrement bâtie en pierre, en beau et solide granit de cette région de Vannes. On trouve des pierres finement sculptées jusqu'au sommet de la tour (75m de haut). A l'entrée de la basilique se trouve l'autel d'Yves Nicolazic, élevé sur les reliques du voyant. Lui faisant face, se dresse l'autel de Pierre de Kériolet. Ce dernier est un contemporain de Yves Nicolazic. Ce fut un renégat, violent et débauché, jusqu'à l'âge de 34 ans. En 136 il se convertit, devint prêtre, distribua ses biens aux pauvres et fit grande pénitence. Le pécheur endurci devint un grand "saint" aux yeux de tous. A droite du choeur se trouve l'autel de Sainte Anne, où brûlent des centaines de veilleuses continuant ainsi la prière des pèlerins. Au dessus de cet autel, on peut apercevoir la statue en bois doré de la patronne de la Bretagne. Son socle contient une parcelle de la tête de l'antique statue du 7è siècle qui fut brûlée lors de la révolution de 1789. C'est en cet endroit que sont venus, remercier ou implorer la bonne grand-mère Sainte Anne, "Intron Santéz Anne en langue bretonne, des millions de pèlerins, depuis des siècles, et parmi eux le Pape JeanPaul II, le 20 septembre 1996, avec plus de 150000 personnes.

Au commencement d'août 1623, au soir d'une journée de travail, et alors qu'il pensait spécialement à sainte Anne "sa bonne patronne", une lumière très vive éclaira la chambre d’Yves Nicolazic, jeune paysan breton, et une main apparut dans la nuit en tenant un flambeau de cire. 
A plusieurs reprises, dans la suite, Nicolazic se verra reconduit la nuit, au long des chemins creux, par un flambeau qui le précède. Un soir, avec son beau-frère, ils verront une Dame blanche avec un cierge à la main au fameux champ du Bocenno. Une autre fois, c’est une pluie d'étoiles qui tombe dans le champ. Mais tous ces événements se déroulent paisiblement, lentement. Et Nicolazic qui s'interroge ne change rien à sa vie, sinon en priant encore plus.
Le 25 juillet 1624, veille de la sainte Anne, la Dame apparaît à nouveau le soir sur le chemin, lui dit des paroles pour le rassurer et le conduit chez lui, un flambeau à la main. Nicolazic cependant ne peut rester avec les siens. S'interrogeant sur ces événements, il s'en va prier dans sa grange. C'est alors qu'il entend sur le chemin “le bruit d'une grande multitude en marche”. Mais il n'y a personne sur le chemin ! 
Puis dans la clarté, la Dame mystérieuse apparaît et voici qu'elle lui parle : “ Yves Nicolazic, ne craignez pas. Je suis Anne, mère de Marie. Dites à votre recteur que dans la pièce de terre appelée le Bocenno, il y a eu autrefois, même avant qu'il n'y eût aucun village, une chapelle dédiée en mon nom. C'était la première de tout le pays. Il y a 924 ans et 6 mois qu'elle est ruinée. Je désire qu'elle soit rebâtie au plus tôt et que vous en preniez soin parce que Dieu veut que j'y sois honorée. ”
Yves Nicolazic, disent les historiens, s'endormit tranquille. Il allait pourtant falloir encore un an avant que puisse être dite la première messe de sainte Anne au Bocenno. Le recteur le réprimanda sévèrement mais deux chrétiens laïcs l'encouragèrent, MM. de Kermedio et de Kerloguen : ce dernier, propriétaire foncier du champ du Bocenno promet de le donner pour la chapelle, et il lui conseille de prendre des témoins des faits merveilleux. 
Dans la nuit du 7 au 8 mars 1625 sainte Anne apparaît une nouvelle fois, et recommande aussi à Yves de prendre ses voisins avec lui : "Menez-les avec vous au lieu où ce flambeau vous conduira, vous trouverez l'image (la statue) qui vous mettra à couvert du monde, lequel connaîtra enfin la vérité de ce que je vous ai promis". Quelques moments plus tard, les paysans déterraient au pied du flambeau une vieille statue de bois rongée, avec des traces de blanc et d'azur. Trois jours plus tard, les pèlerins commençaient à arriver en foule pour prier sainte Anne devant la statue. C'était la réalisation de cette prophétie à Nicolazic de la multitude en marche. Multitude qui ne s'est pas arrêtée jusqu'à nos jours. 
Malgré les réserves du curé - qui finira par faire amende honorable - des enquêtes ordonnées par Mgr de Rosmadec, évêque de Vannes, concluront très positivement, et la première messe officielle sera célébrée, par décision de l'évêque, le 26 juillet 1625, devant une foule immense, estimée à 100.000 personnes. 
A partir de ce jour, Yves Nicolazic devient bâtisseur. Il dirige les travaux, conduit les charrois volontaires de pierre ou d'ardoise, les abattages de bois, paie les entrepreneurs, et tout cela avec sagesse et probité, lui qui ne sait ni lire, ni écrire, ni parler autre chose que le breton. Et la chapelle construite, il s'efface, quitte le village de Keranna pour laisser toute la place à sainte Anne et aux pèlerins innombrables. 

 

Vies (Source:http://fr.orthodoxwiki.org/Joachim_et_Anne)

Saint-Joachim était de la tribu de Juda, et un descendant du roi David. Anne était la fille de Matthan le prêtre, de la tribu de Lévi comme le fut Aaron le Grand Prêtre. Matthan avait trois filles: Marie, Zoée, et Anne. Marie fut mariée à Bethléem et donna naissance à Salomé; Zoée fut également mariée à Bethléem et enfanta Elisabeth, la mère de St. Jean le Précurseur; et Anne fut mariée à Nazareth à Joachim, et dans la vieillesse donna naissance à la Theotokos.

Joachim et Anne étaient mariés depuis 50 ans, et étaient stériles. Ils vivaient avec dévotion et simplicité. Ils ne gardaient qu'un tiers de leur revenu pour eux-mêmes et donnaient un tiers aux pauvres et un tiers au Temple et cela leur suffisait. Alors qu'ils étaient déjà vieux et étaient à Jérusalem pour offrir des sacrifices à Dieu, le Grand Prêtre Issacar reprocha un jour à Joachim, "Tu n'es pas digne d'offrir le sacrifice de ces mains sans enfants." D'autres qui avaient des enfants bousculèrent Joachim, le repoussant comme indigne. Cela causa une grande douleur aux deux vieilles âmes, et ils rentrèrent chez eux avec une profonde tristesse. Puis ils se donnèrent tous deux à la prière pour que Dieu réalise en eux la merveille qu'Il avait accomplie en Abraham et Sarah, et leur donne un enfant pour conforter leur vieillesse.

Dieu leur envoya son ange, qui leur donna des nouvelles de la naissance d'une "fille toute-bénie, par qui toutes les nations de la terre seront bénies, et par qui viendra le salut du monde." Anne conçu immédiatement, et au neuvième mois donna naissance à la Sainte Vierge Marie. Cette Conception de la Très Sainte Mère de Dieu est célébrée par l'Eglise le 9 Décembre et la Nativité de Marie est célébrée le 8 Septembre.

Joachim et Anne emmenèrent Marie au temple à l'âge de trois ans pour être consacré au service du Seigneur, et la présentèrent au prêtre Zacharie. Les parents ont alors, après avoir offert leur sacrifice (selon la coutume de l'époque), laissé la Vierge avec d'autres jeunes filles dans les appartements du temple pour y être élevée. L'Eglise commémore la Présentation de la Mère de Dieu le 21 Novembre.

Dormition de sainte Anne

Au cours des sept prochaines années, les Justes Anne et Joachim ont souvent visité Marie au temple jusqu'à ce qu'ils meurent, la laissant orpheline à dix ans. Saint-Joachim vécu jusqu'à 80 ans et Anne jusqu'à 79 ans, et ils sont tous deux entrés dans le royaume de Dieu avant l'Annonciation à la Très Sainte Mère de Dieu. La fête de la Dormition de Sainte Anne est célébrée le 25 Juillet.

Le saint Ancêtre-de-Dieu Joachim ayant reposé, St Anne resta veuve et alla habiter à Jérusalem près du Temple. Là, elle acheta deux propriétés: la première aux portes de Gethsémani, et la seconde dans la vallée de Josaphat. Au second lieu, elle a construit un tombeau pour les membres de sa famille, et où elle se fut enterrée avec Joachim. C'était là, dans le jardin de Gethsémané que le Sauveur priait souvent avec ses disciples.

Le très-pur corps de la Mère de Dieu a lui aussi été enterré dans le tombeau de famille. Les Chrétiens ont honoré le sépulcre de la Mère de Dieu, et ils ont construit une église à cet endroit. Dans l'église a été préservé le précieux tissu funéraire, qui couvrait son corps tout-pur et parfumé.

Le saint patriarche Juvénal de Jérusalem (420-458) a témoigné devant l'empereur Marcien (450-457) quant à l'authenticité de la tradition de l'ascension miraculeuse de la Mère de Dieu au ciel, et il envoya à l'impératrice St Pulchérie (10 septembre) les linges funéraires du tombeau de la Mère de Dieu. St Pulchérie placa ensuite ces linges dans l'église des Blachernes à Constantinople.

Reliques

Pendant le règne de St Justinien l'empereur (527-565), une église en l'honneur de St Anne fut construite à Deutera. Et puisque Sainte Anne était apparu à sa femme enceinte, l'empereur Justinien II (685-695; 705-711) restaura son église. C'est à cette époque que son corps et voile ont été transférés à Constantinople.

PARENTS ET GRANDS-PARENTS A "L'ECOLE D'ANNE ET DE JOACHIM":

"En évoquant les saints Joachim et Anne, j'ai parlé des grands-parents.

Je voudrais à présent étendre ma pensée à toutes les personnes âgées, en particulier toutes celles qui pourraient se trouver particulièrement seules et en difficulté.

Anne---Joachim.jpg

La mémoire des saints Joachim et Anne, parents de la Vierge et donc grands-parents de Jésus, que l'on célèbre aujourd'hui, m'offre un deuxième point de réflexion.

Cette célébration fait penser au thème de l'éducation, qui a une place importante dans la pastorale de l'Eglise.

Elle nous invite en particulier à prier pour les grands-parents, qui, dans la famille, sont les dépositaires et souvent les témoins des valeurs fondamentales de la vie.

La tâche éducative des grands-parents est toujours très importante, et elle le devient encore davantage quand, pour diverses raisons, les parents ne sont pas en mesure d'assurer une présence adéquate auprès de leurs enfants, à l'âge de la croissance.

Je confie à la protection de sainte Anne et saint Joachim tous les grands-parents du monde en leur adressant une bénédiction spéciale.

anne.jpg

Que la Vierge Marie, qui - selon une belle iconographie - apprit à lire les Saintes Ecritures sur les genoux de sa mère Anne, les aide à toujours nourrir leur foi et leur espérance aux sources de la Parole de Dieu.

Benoit XVI, pape émérite de l'Eglise de Rome.

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.

En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.
Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:

Par Saint Augustin

(354-430),

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Commentaire sur l'évangile de Jean, 24,1 ; CCL 36, 244 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 272) 

 

« Il drape les cieux de nuées, il prépare la pluie à la terre ; il fait germer l'herbe sur les monts et les plantes au service de l'homme » (Ps 146,8)

 

Les miracles accomplis par notre Seigneur Jésus Christ sont vraiment des œuvres divines.

Ils disposent l'intelligence humaine à connaître Dieu à partir de ce qui est visible, puisque nos yeux sont incapables de le voir en raison même de sa nature.

En plus, les miracles que Dieu opère pour gouverner l'univers et organiser toute sa création ont tellement perdu de leur valeur à force de se répéter, que presque personne ne prend la peine de remarquer quelle œuvre merveilleuse et étonnante il réalise dans n'importe quelle petite graine de semence. 


C'est pourquoi, dans sa bienveillance, il s'est réservé d'accomplir au moment choisi certaines actions en dehors du cours habituel des choses.

Ainsi, ceux qui tiennent pour négligeables les merveilles de tous les jours restent stupéfaits à la vue d'œuvres qui sortent de l'ordinaire et cependant ne l'emportent pas sur celles-là.

Gouverner l'univers est en vérité un miracle plus grand que de rassasier cinq mille hommes avec cinq pains !

Et pourtant personne ne s'en étonne...

Qui, en effet, nourrit aujourd'hui encore l'univers sinon celui qui, avec quelques grains, crée les moissons ? 


Le Christ a donc agi en Dieu.

C'est par sa puissance divine qu'il fait sortir d'un petit nombre de grains de riches moissons ; c'est par cette même puissance qu'il a multiplié les cinq pains.

Les mains du Christ étaient pleines de puissance ; ces cinq pains étaient comme des semences non jetées en terre mais multipliées par celui qui a fait le ciel et la terre.

 

Dimanche 26 JUILLET 2015: Lectionnaire pour le Neuvième dimanche après la Pentecôte  (accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) suivi des méditations du jour:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 06:27
Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-15.

Mes frères : il me semble que Dieu nous a fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, car nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts ; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris !
A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu,
et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; maudits, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ;
calomniés, nous supplions ; nous sommes jusqu'à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes.
Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.
Car, eussiez-vous dix mille maîtres dans le Christ, vous n'avez pas cependant plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-23.

En ce temps-là, la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna devant lui pour lui faire une demande.
Il lui dit : " Que voulez-vous ? " Elle lui dit : " Ordonnez que mes deux fils, que voici, siègent l'un à votre droite, l'autre à votre gauche, dans votre royaume. "
Jésus répondit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que, moi, je dois boire ? — Nous le pouvons, " lui dirent-ils.
Il leur dit : " Vous boirez, en effet, mon calice ; quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; c'est pour ceux pour qui mon Père l'a préparé. "

Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon pour le sacre d'un évêque, Guelferbytanus n°32 ; PLS 2, 637 (trad. coll. Pères dans la foi, n°46, p. 96 rev.) 

 

« Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »

 

      « Le Christ a donné sa vie pour nous, et nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères » (1 Jn 3,16).

Jésus a dit à Pierre :

-« Quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture pour aller où tu voulais ; quand tu seras devenu vieux, un autre te ceindra pour te conduire où tu ne voudras pas. » (Jn 21,18)

C'est la croix qu'il lui avait promise, c'est la Passion.

« Va jusque-là, dit le Seigneur, pais mes brebis, souffre pour mes brebis. » 


      Écoute cet autre témoignage. Deux de ses disciples, les frères Jean et Jacques, fils de Zébédée, ambitionnaient les premières places au détriment des autres.

Le Seigneur leur a répondu :

-« Vous ne savez pas ce que vous demandez », car il a ajouté : « Pouvez-vous boire le calice que je boirai ? »

Quel calice, sinon celui de la Passion ?

Et eux, avides de dignités, oublieux de leur infirmité, de dire aussitôt : « Nous le pouvons ».

Il leur dit :

-« Mon calice, vous le boirez. Quant à vous placer à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de vous l'accorder.

Il y a ceux pour qui ces places ont été préparées par mon Père ».

Il faisait ainsi preuve d'humilité ; en fait, tout ce que prépare le Père est aussi préparé par le Fils.

Il est venu humble : lui le créateur, il a été créé parmi nous ; il nous a faits, mais il a été fait pour nous. Dieu avant le temps, homme dans le temps, il a délivré l'homme du temps.

Ce grand médecin est venu guérir l'orgueil lui-même par son exemple. 


      C'est à cela que nous devons être attentifs dans le Seigneur : regardons son humilité, buvons le calice de son humilité, saisissons-nous de lui, contemplons-le.

Il est facile d'avoir des pensées nobles, facile de jouir des honneurs, facile de prêter l'oreille aux flatteurs et à ceux qui nous louent.

Mais porter les injures, supporter patiemment les humiliations, prier pour celui qui nous offense (Mt 5,39.44), voilà le calice du Seigneur, voilà le banquet du Seigneur.

 
Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

SAINT JACQUES LE MAJEUR, QUI ÊTES-VOUS ?
Apôtre 
(† v. 42)

       

Jacques , fils de Zébédée et Jacques fils d'Alphée (cf. Mc 3, 17.18; Mt 10, 2-3), sont distingués communément par les appellations de Jacques le Majeur et Jacques le Mineur. Ces désignations n'entendent bien sûr pas mesurer leur sainteté, mais seulement prendre acte de l'importance différente qu'ils reçoivent dans les écrits du Nouveau Testament et, en particulier, dans le cadre de la vie terrestre de Jésus.

Saint Jacques le Majeur, fils de Zébédée et de Salomé, était frère de saint Jean l'Évangéliste. On le surnomma le Majeur, pour le distinguer de l'Apôtre du même nom surnommé le Mineur, qui fut évêque de Jérusalem. Il était de Galilée et vint au monde douze ans avant Jésus-Christ. Il exerçait la profession de pêcheur, ainsi que son père et Jean, son frère. Un jour qu'ils nettoyaient leurs filets dans une barque sur les bords du lac de Génésareth, Jésus appela les deux frères ; à l'instant, quittant leur barque et leur père, ils se mirent à sa suite et furent bientôt agrégés au collège des Apôtres. 

        Le choix que Jésus fit des deux frères pour être, avec Pierre, témoins de sa Transfiguration, et plus tard de sa prière au Jardin des Oliviers, montre assez l'affection dont Il les honorait. Après la dispersion des Apôtres, Jacques le Majeur vint en Espagne, dont Dieu le destinait à faire la conquête. Il la parcourut en tous sens et la féconda de ses sueurs ; mais il ne put convertir que neuf disciples. N'est-ce pas un sujet de consolation pour les prédicateurs dont les efforts ne sont pas toujours couronnés de succès ? Dieu se plaît ainsi à éprouver ses envoyés; ils sèment, d'autres recueilleront la moisson.

Une tradition successive, remontant au moins à Isidore de Séville, raconte un séjour qu'il aurait fait en Espagne, pour évangéliser cette importante région de l'empire romain. Selon une autre tradition, ce serait en revanche son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce lieu devint l'objet d'une grande vénération et il est encore actuellement le but de nombreux pèlerinages, non seulement en Europe, mais du monde entier. C'est ainsi que s'explique la représentation iconographique de saint Jacques tenant à la main le bâton de pèlerin et le rouleau de l'Évangile, caractéristiques de l'apôtre itinérant et consacré à l'annonce de la "bonne nouvelle", caractéristiques du pèlerinage de la vie chrétienne.

Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui, qui avait demandé au début, par l'intermédiaire de sa mère, à s'asseoir avec son frère à côté du Maître dans son Royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager le martyre avec les Apôtres.


         

Au début des années 40 du I siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d'Hérode le Grand, comme nous l'apprend Luc, "se mit à maltraiter certains membres de l'Église.

Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter" (Ac 12, 1-2). La concision de la nouvelle, privée de tout détail narratif, révèle, d'une part, combien il était normal pour les chrétiens de témoigner du Seigneur par leur propre vie et, de l'autre, à quel point Jacques possédait une position importante dans l'Église de Jérusalem, également en raison du rôle joué au cours de l'existence terrestre de Jésus.

        Le glorieux martyr appartenait à l'Espagne, qu'il avait évangélisée. Sa dépouille mortelle y fut conduite par quelques disciples. Il n'est peut-être pas au monde un ancien pèlerinage plus célèbre que celui de Saint-Jacques de Compostelle. Saint Jacques a été souvent le défenseur de l'Espagne contre les Sarrasins.



 

 

Saint Alexis d'Ugine, qui êtes-vous ?

 

saint orthodoxe (✝ 1934)

 

Alexis Medvedkovn né dans le nord de la Russie en 1867, prêtre en 1895, martyrisé par les communistes en 1917, réfugié en Estonie où il subit les vexations du clergé local.

Il obtint la paroisse de saint-Nicolas d'Ugine, en Savoie, en 1930.

Il vécut pauvre, calomnié.

Mais il savait s'abîmer dans la prière, l'étude des Saintes Ecritures et des Pères de l'Eglise.

Malade, il fut transféré à l'hôpital d'Annecy après avoir demandé pardon à ses détracteurs, comme s'il était leur débiteur.

La chambre du Père Alexis était un véritable oratoire.

Le 21 août 1934, il se confesse, reçoit l'onction des malades et la sainte communion.

Le 22, à l'aube, il rend son âme à Dieu, laissant le souvenir d'un saint prêtre, d'un homme de paix et d'une profonde vie intérieure.

Ses saintes reliques sont gardées au monastère des moniales du Bussy-en-Othe, dans l'Yonne qui ont édité un petit fascicule sur la vie de saint Alexis.


Canonisé le 16 janvier 2004 par Bartholomée 1er, patriarche œcuménique de Constantinople, on célébra une divine liturgie d’action de grâces, le 2 mai 2004 en présence du cardinal Lustiger, et de plusieurs évêques orthodoxes de diverses obédiences.


(Source :

 

Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-28.

La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Benoît XVI,

pape de Rome de 2005 à 2013 .Audience générale du 21/6/06 (trad. DC n° 2362 © copyright Libreria Editrice Vaticana) 

 

« Ma coupe, vous y boirez »

 

Jacques, fils de Zébédée, appelé aussi Jacques le Majeur, appartient, avec Pierre et Jean, au groupe des trois disciples privilégiés qui sont admis par Jésus à assister à des moments importants de sa vie.

Il a pu participer, avec Pierre et Jean, au moment de l'agonie de Jésus au jardin de Gethsémani et à l'événement de la Transfiguration de Jésus.

Il s'agit donc de situations très différentes l'une de l'autre.

En un cas, Jacques fait l'expérience avec les deux autres apôtres de la gloire du Seigneur, il le voit en conversation avec Moïse et Élie, il voit transparaître la splendeur divine en Jésus.

Dans l'autre, il se trouve devant la souffrance et l'humiliation, il voit de ses propres yeux combien le Fils de Dieu s'humilie en se faisant obéissant jusqu'à la mort.

Certainement, cette seconde expérience a été pour lui une occasion de mûrir dans la foi, pour corriger l'interprétation unilatérale, triomphaliste, de la première :

il a dû entrevoir que le Messie attendu par le peuple juif comme un triomphateur, en réalité n'était pas auréolé seulement d'honneur et de gloire, mais aussi de souffrances et de faiblesse.

La gloire du Christ se réalise précisément dans la croix, dans la participation à nos souffrances. 


    Cette maturation dans la foi a été menée à son achèvement par l'Esprit Saint à la Pentecôte, de sorte que lorsque vint le moment du suprême témoignage, Jacques ne fuit pas.

Au début des années 40 du premier siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d'Hérode le Grand, comme nous en informe Luc, « se mit à maltraiter certains membres de l'Église.

Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter » (Ac 12,1-2)...

De saint Jacques, donc, nous pouvons apprendre bien des choses : la promptitude à accueillir l'appel du Seigneur même quand il nous demande de quitter la « barque » de nos sécurités humaines (Mt 4,21), l'enthousiasme à le suivre sur les routes qu'il nous indique au delà de toutes nos présomptions illusoires, la disponibilité à témoigner de lui avec courage, si c'est nécessaire jusqu'au sacrifice suprême de la vie.

Ainsi Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui qui, initialement, avait demandé par l'intermédiaire de sa mère à siéger aux côtés du Maître dans son Royaume, a été précisément le premier à boire le calice de la Passion, à partager avec les apôtres le martyre.

 

Samedi 25 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 09:44
« Seigneur Jésus, toi qui, à la veille de mourir pour nous, as prié pour que tes disciples soient parfaitement un, comme toi en ton Père et ton Père en toi, fais-nous ressentir l’infidélité de notre désunion. Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance et même d’hostilité muette. Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi, afin que, de nos âmes et de nos lèvres, monte incessamment ta prière pour l’unité de tous, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux. En toi qui es la charité parfaite, fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité, dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité. Amen »   L’Abbé Paul Couturier (1881-1953)

« Seigneur Jésus, toi qui, à la veille de mourir pour nous, as prié pour que tes disciples soient parfaitement un, comme toi en ton Père et ton Père en toi, fais-nous ressentir l’infidélité de notre désunion. Donne-nous la loyauté de reconnaître et le courage de rejeter ce qui se cache en nous d’indifférence, de méfiance et même d’hostilité muette. Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi, afin que, de nos âmes et de nos lèvres, monte incessamment ta prière pour l’unité de tous, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux. En toi qui es la charité parfaite, fais-nous trouver la voie qui conduit à l’unité, dans l’obéissance à ton amour et à ta vérité. Amen » L’Abbé Paul Couturier (1881-1953)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,12-17.

Mes frères, nous ne sommes pas redevables à la chair pour vivre selon la chair.
Car si vous vivez, selon la chair, vous mourrez ; mais si, par l'Esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez ;
car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu.
En effet, vous n'avez point reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, en qui nous crions : Abba ! Père !
Cet Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, pour être glorifiés avec lui.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,1-9.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Un homme riche avait un économe qu'on accusa devant lui de dissiper ses biens.
Il l'appela et lui dit : " Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends compte de ton intendance, car tu ne pourras plus être intendant. "
Or l'intendant se dit en lui-même : " Que ferai-je, puisque mon maître me retire l'intendance ? Bêcher, je n'en ai pas la force ; mendier, j'en ai honte.
Je sais ce que je ferai pour que, quand je serai destitué de l'intendance, il y ait des gens qui me reçoivent chez eux. "
Ayant convoqué chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : " Combien dois-tu à mon maître ? "
Il dit : " Cent mesures d'huile. " Et il lui dit : " Prends ton billet, assieds-toi vite et écris : cinquante. "
Ensuite il dit à un autre : " Et toi, combien dois-tu ? " Il dit : " Cent mesures de froment. " Et il lui dit : " Prends ton billet et écris : quatre-vingts. "
Et le maître loua l'intendant malhonnête d'avoir agi d'une façon avisée. C'est que les enfants de ce siècle sont plus avisés à l'égard de ceux de leur espèce que les enfants de la lumière.
Et moi je vous dis : Faites-vous des amis avec la richesse malhonnête, afin que, lorsqu'elle viendra à manquer, ils vous reçoivent dans les pavillons éternels.

« Christ, en nos coeurs, ravive le nom de Ton Père, creuse-le profond, verse dans cette profondeur le feu de Ton Esprit, que sa flamme ardente et haute monte vers notre Père. Que tous nos frères reconnaissent dans la lumière que tracera ce feu le Nom du même Père afin que vienne le jour que Tu veux, Christ ! Le jour que depuis la sainte Cène, tu ne cesses de demander : le jour de l’Unité dans la foi de Ton unique Église. Il viendra ce jour quand notre douleur des séparations nous aura fait assez souffrir et que sera devenue assez brûlante la flamme de notre même amour pour Toi. Alors ton Nom : Père sera sanctifié sur la Terre ! Amen. »   Abbé Paul Couturier (1881-1953)

« Christ, en nos coeurs, ravive le nom de Ton Père, creuse-le profond, verse dans cette profondeur le feu de Ton Esprit, que sa flamme ardente et haute monte vers notre Père. Que tous nos frères reconnaissent dans la lumière que tracera ce feu le Nom du même Père afin que vienne le jour que Tu veux, Christ ! Le jour que depuis la sainte Cène, tu ne cesses de demander : le jour de l’Unité dans la foi de Ton unique Église. Il viendra ce jour quand notre douleur des séparations nous aura fait assez souffrir et que sera devenue assez brûlante la flamme de notre même amour pour Toi. Alors ton Nom : Père sera sanctifié sur la Terre ! Amen. » Abbé Paul Couturier (1881-1953)

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie sur les Évangiles (Catena Aurea) 


 

« Rends compte de ton intendance »

 

Le sens figuré de cette parabole est qu'après que nous sommes sortis de cette vie, il n'est plus temps de se livrer au travail.

La vie présente doit être employée à l'accomplissement des commandements, la vie future en est la récompense.

Si vous n'avez rien fait ici-bas, tous vos projets pour la vie future sont superflus, et il ne vous servira pas davantage de mendier.

Vous en avez pour preuve les vierges folles, qui après avoir été si imprévoyantes allèrent mendier auprès des vierges prudentes, mais revinrent sans rien obtenir (Mt 25). 

Chacun de nous en effet se revêt de ses œuvres comme d'une tunique ; on ne peut ni s'en dépouiller, ni la changer contre une autre.

Mais cet économe infidèle forme alors le dessein de libérer les débiteurs de son maître, et de chercher en eux le remède à son infortune :

-" Je sais ce que je ferai, afin que lorsqu'on m'aura ôté mon emploi, je trouve des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. "

Celui qui en effet pense au jour de sa mort, et cherche en faisant le bien à rendre moins accablant le poids de ses péchés, (soit en remettant leurs dettes à ceux qui lui doivent, soit en donnant aux pauvres d'abondantes aumônes), celui-là distribue les biens du Seigneur pour se faire beaucoup d'amis qui rendront de lui devant son juge un bon témoignage non par leurs discours, mais en manifestant ses bonnes œuvres ; et lui prépareront par leur témoignage un lieu de rafraîchissement et de repos. 


Rien de ce que nous avons, n'est à nous, mais tout appartient à Dieu.

 

Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

"QUE SERIEZ-VOUS DEVENU ? LA VIERGE EST FIDÈLE (Marthe Robin)

A l'origine des Foyers de Charité avec le Père Finet, Marthe Robin, habitante de Châteauneuf-de-Galaure, près de Lyon en France et décédée en 1981, est une des plus grandes figures spirituelles de l'Eglise Catholique-romaine au XXème siècle.

Marthe revivait chaque semaine la Passion du Christ et offrait ses épreuves pour la rédemption du monde et tout spécialement pour les prêtres.

Elle leur recommandait de prier la Vierge et d’entretenir une bonne relation avec Elle.

Comme le Père C. lui disait :

-« Priez pour que je sois un prêtre selon le Cœur de Jésus", immédiatement, avec ardeur, elle s’écria :

-"et de la Sainte Vierge." »

Il avait traversé une redoutable épreuve dans sa vocation, où elle l’avait soutenu.

En tirant le bilan de l’épreuve de ce prêtre, elle lui disait :

-« Qu’est-ce que vous seriez devenu ? La Vierge est fidèle. »

Aussi insistait-elle auprès des éducateurs pour qu’on parle de Marie aux enfants :

« Leur faire connaître la Sainte Vierge, la faire aimer… la donner aux âmes, car sa grâce de Vierge est de virginiser les âmes (on sent avec elle) la nécessité de purifier son cœur.

Avec elle, l’âme a un rayonnement qu’elle n’a pas autrement. »

Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Pigeon

Évangile selon saint Matthieu 3, 13-17

Voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

Pigeon
La candide et douce colombe, celle qui plane sur les eaux à la création et après le déluge, roucoule au baptême du Christ. Jésus qui n’a nul « besoin » d’être baptisé vient là dans une solidarité magistrale et majestueuse avec l’humanité, il se confond avec les pêcheurs. Il promet à ses disciples après son « départ » de leur envoyer « un autre défenseur » *. Jésus était donc le défenseur des siens pendant sa vie avec eux, et il leur envoie un autre « paraclet », c’est à dire un avocat. L’avocat est celui qui défend l’accusé, nous sommes donc accusés ! En effet, celui qui marche avec Dieu est accusé par les autres, le monde, et longtemps dans son propre cœur. Au baptême, nous est donc offert cet Esprit de vérité, notre intercesseur.

Jésus a connu tout au long de sa vie publique les accusations qui l’ont conduit à la Passion et la Croix. La colombe du baptême est messagère pour l’agneau, l’agneau victime sans tache se devait d’entendre la déclaration de son Père : tu es mon Fils, mon bien-aimé. Si tu as sur l’épaule une noire corneille qui susurre à ton oreille que tu es responsable de tous les malheurs du monde, que tu es le dernier des derniers, tourne la tête de l’autre côté où une blanche colombe te murmure qu’en véritéeacute; tu es le bien-aimé du Père. Car il a jeté à bas, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Mais eux, ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau **.

* Jean 14, 16
** Apocalypse 12, 10-11

(Source: Signe dans la Bible)

Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Charbel Makhlouf , qui êtes-vous ?
Prêtre et moine maronite


(1828-1898)Charbel, au siècle Youssef Antoun, Makhlouf naît à Beqaa-Kafra (Liban Nord) le 08 mai 1828. Sa formation chrétienne et l'exemple de ses deux oncles maternels, ermites au monastère de Saint-Antoine-Kozhaya, le vouèrent dès son jeune âge à la prière et à la vie monastique.

En 1851, il quitta ses parents et son village pour se diriger vers le monastère Notre-Dame-de-Mayfouq pour sa première année de noviciat. Dirigé ensuite vers le monastère Saint-Maroun d'Annaya, il s'engagea dans l'Ordre Libanais Maronite, choisissant le nom de Charbel, martyr antiochien du IIe siècle. Il y prononça ses vœux solennels le 1er novembre 1853 puis poursuivit ses études théologiques au monastère Saint Cyprien de Kfifane, Batroun. Il fut ordonné prêtre à Bkérké, siège patriarcal maronite, le 23 juillet 1859.

Il vécut au monastère Saint-Maroun d'Annaya durant seize ans après lesquels il se retira définitivement dans l'ermitage des saints Pierre et Paul dudit monastère. Il en sortait rarement, demeurait continuellement en prière, modèle exemplaire d'ascèse et de sainteté. Il vécut vingt-trois ans à l'ermitage et y meurt dans la nuit du 24 décembre 1898, vigile de la fête de Noël. Il fut enterré au cimetière d'Annaya.

Quelques mois après la mort de Père Charbel, des lumières éblouissantes apparurent autour de son tombeau. Son corps, qui continuait à suer de la sueur et du sang, fut déposé dans un nouveau cercueil. Beaucoup de pèlerins venaient implorer sa protection. On dénombre alors bien des guérisons physiques et des grâces spirituelles.

En 1925, s'ouvrit le procès de sa canonisation. En 1950, le tombeau du Père Charbel fut ouvert en présence d'un comité officiel et de médecins qui procédèrent à la vérification de l'intégrité du corps. Dès l'ouverture du tombeau, les guérisons de toutes sortes se sont multipliées d'une manière subite et inaccoutumée. De toutes les régions du Liban les pèlerins de toutes confessions venaient implorer le «Saint » Charbel.

Bientôt, les miracles dépassèrent les frontières. Des milliers de correspondances et de témoignages conservés dans les archives d'Annaya restent les meilleurs témoins de la propagation de sa sainteté. Ce phénomène exceptionnel a été la cause immédiate de plusieurs conversions et d'une grande revivification des vertus dans les cœurs des fidèles. Le si pauvre tombeau est devenu le pôle d'attraction qui attire vers lui les gens de tout âge et de toute classe, rassemblés devant le « Saint » sans distinction de religion ni de condition. Ils sont tous là, fils de Dieu.

(...)

Parmi les nombreux miracles attribués à l'intercession de l'homme de Dieu, l'Église de Rome lorsqu'elle le béatifia puis le cannonisa, en retint deux pour la béatification et un troisième pour la canonisation.

1) Sœur Marie Abel Qamari, de la Congrégation des Saints Cœurs, opérée à deux reprises d'un ulcère très grave, supportait depuis quatorze ans des douleurs indescriptibles. Elle guérit à Annaya le 12 juillet 1950.

2) Iskandar Naïm Obeid, de Baabdate, avait perdu en 1937 l'usage d'un œil. Comme on lui avait conseillé de le faire enlever pour sauver le second, il pria le Père Charbel d'intercéder pour lui et redécouvrit la vue, après sa visite à Annaya en 1950.

3) Miriam Aouad, de Hammana, avait un cancer de la gorge. Les médecins déclaraient leur incapacité de la soigner. Elle pria Saint Charbel et en 1967, elle fut guérie par son intercession.

Les Eglises unies au Siège de Rome célèbrent sa mémoire le 24 juillet. L'Église du Liban le célèbre également le 24 décembre, jour de sa naissance au ciel.

 

Nous rappelons que notre "Groupe de prière St Charbel" de Nantes possède une insigne relique de ce Saint qui fut confiée à Mariannick (responsable et fondatrice de ce groupe) par les Pères de l'Eglise Syro-maronite.

Nous célébrons une Messe (Quadischa Qurbana) autour de cette relique le deuxième jeudi de chaque mois.

 

Nous possédons également une relique en l'Eglise de notre Monastère où nous faisons mémoire de ce Saint le 22 de chaque mois.



 

 


Prière pour obtenir des grâces

 

 

Dieu, infiniment saint et glorifié dans tes saints, qui as inspiré au saint moine et ermite Charbel de vivre et de mourir dans une parfaite ressemblance avec Jésus, lui accordant la force de se détacher du monde afin de faire triompher, dans son ermitage, l'héroїsme des vertus monastiques :

la pauvreté, l'obéissance et la chasteté,

nous te supplions de nous accorder la grâce de t'aimer et de te servir à son exemple. 
Seigneur Tout-Puissant, qui as manifesté le pouvoir de l'intercession de saint Charbel par de nombreux miracles et faveurs, accorde-nous la grâce que nous implorons par son intercession. Amen.

 
Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,18-23.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Vendredi 24 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 101 ; PL 38, 605 (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 76 rev.) 


 

« Cent, ou soixante, ou trente pour un »

 

L'ensemencement a été fait par les apôtres et les prophètes, mais c'est le Seigneur lui-même qui sème.

C'est le Seigneur lui-même qui était présent en eux, du moment que c'est le Seigneur lui-même qui a moissonné.

Car sans lui ils ne sont rien, alors que lui, sans eux, demeure dans sa perfection.

Il leur dit en effet :

-« Hors de moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5).

Semant donc chez les nations, que dit le Christ ?

« Un semeur est sorti pour semer. » (Mt 13,3)

Dans un autre texte des moissonneurs étaient envoyés à la moisson ; maintenant le semeur sort pour semer, et il ne plaint pas sa peine.

Qu'importe, en effet, que du grain tombe sur le chemin, ou sur des pierres ou dans les épines ?

S'il se laissait décourager par ces endroits ingrats, il n'avancerait pas jusqu'à la bonne terre ! ... 

Il s'agit de nous : serons-nous ce chemin, ces pierres, ces ronces ?

Voulons-nous être la bonne terre ?

Disposons notre cœur à rapporter trente fois plus, soixante fois plus, cent fois, mille fois plus.

Trente fois, mille fois, c'est chaque fois du blé, et rien que du blé.

Ne soyons plus ce chemin où la semence est piétinée par les passants et où notre ennemi s'en empare comme un oiseau.

Plus ces pierres où une terre peu profonde fait germer trop vite un grain qui ne peut pas affronter l'ardeur du soleil.

Jamais plus de ces ronces, les convoitises de ce monde, cette application à faire le mal.

Quoi de pire, en effet, que de donner tous ses efforts à une vie qui empêche de parvenir à la vie ?

Quoi de plus malheureux que de choyer la vie pour perdre la vie ? Quoi de plus triste que de redouter la mort pour tomber au pouvoir de la mort ?

Arrachons les épines, préparons le terrain, recevons la semence, tenons jusqu'à la moisson, aspirons à être reçus dans les greniers.

 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 06:49
Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
De même, vous qui êtes plus jeunes, soyez soumis aux anciens ; tous, les uns à l'égard des autres, revêtez-vous d'humilité, car "Dieu, résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles. "
Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps marqué.
Déchargez-vous sur lui de toutes vos sollicitudes, car lui-même prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde, endurent les mêmes souffrances que vous.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 22,24-30.

En ce temps-là, il s'éleva parmi les disciples une contestation : lequel d'entre eux devait être estimé le plus grand ?
Jésus leur dit : " Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui leur commandent sont appelés Bienfaiteurs.
Vous, ne faites pas ainsi ; mais que le plus grand parmi vous devienne comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
Qui, en effet, est le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Or moi, au milieu de vous, je suis comme celui qui sert.
Vous, vous êtes ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves ;
et moi, je vous attribue la royauté comme mon Père me l'a attribuée,
afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume ; et vous siégerez sur des trônes, jugeant les douze tribus d'Israël.

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église .Homélie contre les Anoméens, 8, 6; PG 48, 776-777, in Delhougne, Les Pères commentent, p 299 
 

« Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie »

 

En convoitant les premières places, les plus hautes charges et les honneurs les plus élevés, les deux frères Jacques et Jean voulaient, à mon avis, avoir autorité sur les autres.

Aussi Jésus s'oppose-t-il à leur prétention.

Il met à nu leurs pensées secrètes en leur disant:

-« Celui qui veut être le premier sera le serviteur de tous ». Autrement dit :

-« Si vous ambitionnez le premier rang et les plus grands honneurs, recherchez le dernier rang, appliquez-vous à devenir les plus simples, les plus humbles et les plus petits de tous.

Mettez-vous après les autres.

Telle est la vertu qui vous procurera l'honneur auquel vous aspirez.

Vous en avez près de vous un exemple éclatant, 'puisque le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude'.

Voilà comment vous obtiendrez gloire et célébrité.

Voyez ce qui m'arrive : je ne recherche ni honneur ni gloire, et pourtant le bien que je réalise ainsi est infini. »



Nous le savons : avant l'Incarnation du Christ et son abaissement, tout était perdu, tout était corrompu ; mais, après qu'il se fût humilié, il a tout relevé.

Il a aboli la malédiction, détruit la mort, ouvert le paradis, mis à mort le péché, déverrouillé les portes du ciel pour y ramener les prémices de notre humanité.

Il a propagé la foi partout dans le monde.

Il a chassé l'erreur et rétabli la vérité.

Il a fait monter sur un trône royal les prémices de notre nature.

Le Christ est l'auteur de biens infiniment nombreux, que ni ma parole, ni aucune parole humaine ne saurait décrire.

Avant son abaissement, il n'était connu que des anges, mais, depuis qu'il s'est humilié, la race humaine tout entière l'a reconnu.

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Jean Cassien, qui êtes-vous ?
Prêtre et fondateur de l’abbaye
Saint-Victor à Marseille

 Johannes Cassianus, appelé communément Jean Cassien, dit « le Romain » ou « le Roumain », est né entre 360 et 365 en Scythie (actuelle Roumanie) et mort entre 433 et 435 à Marseille. C'est un moine et homme d'Église méditerranéen qui a marqué profondément les débuts de l’Église en Provence au Ve siècle. Il est le fondateur de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Il a laissé une œuvre doctrinale importante, dont les Institutions cénobitiques (De Institutis coenobiorum et de octo principalium vitiorum remediis, écrit vers 420) et les Conférences (Conlationes ou Collationes), ouvrages consacrés à la vie monastique, qui ont profondément influencé le monachisme occidental du Ve siècle à nos jours, notamment en raison de leur reprise dans la règle de saint Benoît, mais aussi parce qu'ils s'appuyaient sur l'expérience que fit Cassien du grand monachisme oriental, celui des déserts de Palestine et d’Égypte. Cassien établit un pont entre le monachisme d’Orient et celui d’Occident.

Son nom original est Cassien. Le prénom Jean aurait été ajouté en hommage à saint Jean Chrysostome, dont il a été un fidèle. Suivant un extrait du De Viris Illustribus de l'historien du Ve siècle Gennadius de Marseille qui évoque « … Cassianus, natione Scytha... », il serait né en Scythie, en Dobroudja, dans une zone actuellement partagée entre la Roumanie et la Bulgarie. Cette origine roumaine est retenue par l’Église catholique.

Jean Cassien part très jeune avec son ami Germain avec qui il est « un esprit et une âme en deux corps » (Coll., 1, 1), pour se rendre dans un monastère de Bethléem (Inst., 3, 4), dans la Province de Syrie. Ce premier contact avec le monachisme cénobitique, qui dure seulement deux ans (Coll., 19, 2), lui permet de s’enrichir de la tradition du monachisme palestinien, dépourvu de tradition mystique dont il ne gardera pas un grand souvenir.
Vers 390, il obtient la permission de quitter le monastère pour aller avec Germain en Égypte à la rencontre des anachorètes de la Thébaïde. Lorsque les moines adeptes d’Évagre le Pontique, disciple d’Origène, sont dispersés en 400 par l’évêque Théophile d’Alexandrie, Jean-Cassien quitte l'Égypte et retourne brièvement à Bethléem avant de rejoindre Constantinople.

Les moines « origénistes » se rendent à Constantinople, et Jean Cassien reçoit les enseignements de Saint Jean Chrysostome qui l'ordonne diacre et lui donne la charge des trésors de sa cathédrale. Après l'exil de son maître spirituel en 404, il se rend à Rome où il est chargé de solliciter l'intercession du pape Innocent Ier en faveur de l'évêque. Vers 415, il revient de Palestine avec l'ancien évêque d'Aix-en-Provence Lazare.

Il se fixe par la suite en Occident et fonde, en 414 ou 415, deux monastères à Marseille, Saint-Victor pour les hommes et Saint-Sauveur pour les femmes. Selon la tradition, il aurait demandé à l'évêque de Marseille, Proculus, un ami du Lazare rencontré en Palestine, l'autorisation de fonder un monastère près de la grotte où reposaient les reliques de saint Lazare et de saint Victor. Il aurait même fait construire près de cette grotte, deux églises, l'une dédiée à saint Pierre et saint Paul, l'autre à saint Jean-Baptiste. On assure que cinq mille moines y vivaient sous sa discipline.

Il serait mort vers 435 à Marseille. Plus tard, le Bx Urbain V (Guillaume de Grimoald, 1362-1370) et Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) reconnaîtront sa sainteté.

Œuvres principales de Jean Cassien :

Les Institutions cénobitiques (426) : un traité en douze livres consacré à l'habit des moines, à la règle des oraisons et des psaumes, et aux obstacles de la perfection : gourmandise, impureté, avarice, colère, tristesse, acédie, vaine gloire et orgueil. 
Les Conférences (426) : une collection de vingt-quatre conférences relatant les souvenirs de Cassien en Égypte. 
Un Traité de l'Incarnation. Contre Nestorius (430) en sept livres, écrit à l'instigation du pape Léon Ier.

Benoît de Nursie s'appuie sur les ouvrages de Jean-Cassien pour établir sa règle monastique. Certains passages de la Règle de saint Benoît reprennent presque mot à mot des passages de Cassien, et cette même règle affirme qu'elle doit être prolongée par les Conférences des Pères et les Institutions de Cassien. Jusqu'à maintenant, les moines d'Occident considèrent Cassien comme un des principaux maîtres de la vie monastique, qui ont permis à l'Occident de bénéficier de la riche expérience des premiers moines d'Orient.

Jean Cassien est fêté le 23 juillet à Marseille et dans l’église universelle sauf en Orient où sa commémoration est faite le 29 février. Ses écrits restent très lus, notamment dans les monastères d'Occident. Il figure également au calendrier des saints de l'Église orthodoxe, où il est très estimé pour ses écrits et pour ses positions sur la grâce, dans lesquelles les orthodoxes reconnaissent, bien mieux que chez saint’Augustin d'Hippone, les positions traditionnellement enseignées par les Pères orthodoxes. Ainsi, des moines et des évêques orthodoxes portent souvent son nom.

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,31-35.

En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:


Prière au Christ souffrant et réssuscitant pour notre salut 

attribuée à sainte Brigitte de Suède: 

 

Contemplation de la Passion et de la résurrection du Christ

 

Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui as prédit ta mort avant l'heure ; qui, à la dernière Cène, as merveilleusement consacré avec du pain matériel ton corps qui nous rachète ; qui l'as donné par amour aux apôtres en mémoire de ta très précieuse Passion ; toi qui, en leur lavant les pieds de tes très saintes et nobles mains, leur as donné humblement un modèle d'humilité.... 


Louange éternelle à toi, Jésus Christ mon Seigneur, pour cette heure où tu as souffert sur la croix, pour nous pécheurs, les plus grandes amertumes et les angoisses les plus extrêmes ; car les souffrances très aiguës de tes blessures atteignaient durement ton âme et transperçaient cruellement ton cœur sacré ; finalement ton cœur a éclaté, tu as rendu l'esprit et, penchant la tête, tu t'es remis humblement aux mains de Dieu ton Père, et alors ton corps a connu le froid de la mort... 


Béni sois-tu, Jésus Christ mon Seigneur, qui pour notre salut as permis que ton côté et ton cœur soient percés par la lance, et qui as fait jaillir de ton côté les flots de ton sang précieux pour nous racheter. 


Gloire à toi, Jésus Christ mon Seigneur, parce que tu as voulu que ton corps béni soit déposé de la croix par tes amis et couché dans les bras de ta mère très douloureuse ; et parce que tu as permis qu'elle l'enveloppe de linges, qu'il soit mis au tombeau et gardé par des soldats. 


Honneur éternel à toi, Jésus Christ mon Seigneur, qui es ressuscité des morts le troisième jour ; qui t'es manifesté vivant aux témoins de ton choix ; qui, après quarante jours, es monté au ciel à la vue de beaucoup, et qui y as établi avec honneur tes amis que tu avais délivrés des enfers. 


Jubilation et louange éternelle à toi, Seigneur Jésus Christ, qui as envoyé le Saint Esprit dans le cœur de tes disciples et as développé en eux un amour infini de Dieu. 


Béni sois-tu, digne de louange et de gloire éternellement, Jésus mon Seigneur, qui trônes en ton royaume céleste dans la gloire de ta divinité, vivant corporellement avec tes membres très saints que tu as tirés de la chair de la Vierge.

Et c'est ainsi que tu viendras au jour du jugement pour juger les âmes de tous, vivants et morts.

Toi qui vis et règnes avec le Père et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amen.

 

Jeudi 23 JUILLET 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article

Recherche

Liens