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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 07:55
La religion n'est pas une philosophie contemplative de la vie. La vrai religion, c'est celle qui porte la vie en elle-même. La religion, ce n'est pas communiquer de l'information et accomplir des devoirs. La vraie religion, c'est d'apporter des solutions concrètes aux souffrances humaines. Elle doit être débordante de vie. Si elle est à l'opposé, alors elle devient vraiment l'opium du peuple. Les actions irréligieuses et inhumaines de gens qui se disent religieux montre clairement le cas où le discours religieux devient destructeur et mortel, au lieu d'être vivificateur. Au lieu de guérir, il sème la corruption. Ces actions qui en résultent révèlent la corruptibilité de ce discours religieux. (Son éminence le métropolite Paul d'Alep, enlevé en Syrie ainsi que son homologue le Métropolite Syro-Orthodoxe , est toujours disparu. Ne les oublions-pas !)

La religion n'est pas une philosophie contemplative de la vie. La vrai religion, c'est celle qui porte la vie en elle-même. La religion, ce n'est pas communiquer de l'information et accomplir des devoirs. La vraie religion, c'est d'apporter des solutions concrètes aux souffrances humaines. Elle doit être débordante de vie. Si elle est à l'opposé, alors elle devient vraiment l'opium du peuple. Les actions irréligieuses et inhumaines de gens qui se disent religieux montre clairement le cas où le discours religieux devient destructeur et mortel, au lieu d'être vivificateur. Au lieu de guérir, il sème la corruption. Ces actions qui en résultent révèlent la corruptibilité de ce discours religieux. (Son éminence le métropolite Paul d'Alep, enlevé en Syrie ainsi que son homologue le Métropolite Syro-Orthodoxe , est toujours disparu. Ne les oublions-pas !)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 5,15-21.

Mes Frères, prenez-bien garde à la manière dont vous vous conduisez : que ce ne soit pas en insensés,
mais comme des hommes sages, rachetez le temps, car les jours sont mauvais.
C'est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.
Ne vous enivrez pas de vin, c'est la source de la débauche, mais remplissez-vous de l'Esprit-Saint.
Entretenez-vous les uns les autres de psaumes, d'hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond du cœur en l'honneur du Seigneur.
Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Soyez soumis les uns aux autres dans le crainte du Christ.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4,46-53.

En ce temps-là, il y avait un officier royal dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre, pour guérir son fils qui était à la mort.
Jésus lui dit : "Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez point."
L'officier du roi lui dit : "Seigneur, venez avant que mon enfant ne meure"
"Va, lui répondit Jésus, ton enfant est plein de vie." Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et partit.
Comme il s'en retournait, ses serviteurs vinrent à sa rencontre, et lui apprirent que son enfant vivait.
Il leur demanda à quelle heure il s'était trouvé mieux, et ils lui dirent : "Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté."
Le père reconnut que c'était l'heure à laquelle Jésus lui avait dit : "Ton fils est plein de vie", et il crut, lui et toute sa maison.

C’est la volonté expresse de Jésus, notre Seigneur qui au moment de quitter cette terre le jour de l’Ascension a ordonné à tous ses disciples « d’aller dans le monde entier et de prêcher l’Evangile à toute créature. Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie...» Jésus n’est-il pas le premier et le plus grand de tous les missionnaires ? Nous voyons tout au long des récits évangéliques à quel point il est passionné par cette mission. C’est sa préoccupation essentielle. Il en a comme la hantise « Je suis venu allumer un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il fut déjà allumé ». Il se définit d’ailleurs comme le Bon Pasteur qui étend sa sollicitude à toutes les brebis qui ne sont pas de son bercail et qui donne sa vie pour tout le troupeau.(Père Cousty)

C’est la volonté expresse de Jésus, notre Seigneur qui au moment de quitter cette terre le jour de l’Ascension a ordonné à tous ses disciples « d’aller dans le monde entier et de prêcher l’Evangile à toute créature. Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie...» Jésus n’est-il pas le premier et le plus grand de tous les missionnaires ? Nous voyons tout au long des récits évangéliques à quel point il est passionné par cette mission. C’est sa préoccupation essentielle. Il en a comme la hantise « Je suis venu allumer un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il fut déjà allumé ». Il se définit d’ailleurs comme le Bon Pasteur qui étend sa sollicitude à toutes les brebis qui ne sont pas de son bercail et qui donne sa vie pour tout le troupeau.(Père Cousty)

Par Saint Théophile d'Antioche

(?-v. 186), évêque 
Homélie sur les Evangiles (Catena Aurea) 


 

Seigneur, venez

 

Depuis le miracle où Il changea l'eau en vin à Cana, pour ajouter à la gloire de Jésus-Christ, ce ne fut pas seulement à cause des miracles dont ils furent témoins à Jérusalem, mais par suite des prodiges qui s'accomplirent au milieu d'eux que la foule accueillit Notre-Seigneur.

L'évangéliste veut nous apprendre pourtant que cet officier croyait en Jésus-Christ depuis le miracle de Cana, bien qu'il ne connût point parfaitement sa dignité. 


Cet officier du roi représente tout homme, non-seulement parce que l'homme est par son âme dans des rapports étroits avec le souverain roi de tout ce qui existe, mais aussi parce que Dieu lui a donné l'autorité sur toutes les créatures.

Son fils, c'est l'âme de l'homme en proie à la fièvre des mauvais désirs et des convoitises charnelles.

Il s'approche de Jésus et le prie de descendre, c'est-à-dire de s'abaisser jusqu'à lui par une miséricordieuse condescendance et de lui pardonner ses péchés, avant que cette maladie des voluptés sensuelles ne lui ait fait perdre la vie.

Le Seigneur lui dit :

« Allez, »

c'est-à-dire faites toujours de nouveaux progrès dans le bien ; et alors votre fils sera rendu à la vie ; mais si vous cessez de marcher, votre âme frappée de mort ne pourra plus faire aucune bonne action.

Lundi 12 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Sourd et muet
Évangile selon saint Marc 7, 32-37
Jésus soupira et lui dit : « Effata ! », c'est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
 
Oreille interne
Texte éminemment charnel, puisqu’on y trouve oreilles, langue, doigts, salive… Un homme est dans l’impossibilité d’entendre et de parler, dans l’incommunicabilité. Il est dans cette claustration là, voix sans issue, il n’a que ses yeux pour pleurer. L’homme est muet parce qu’il est sourd, c’est l’oreille qui commande la langue. Message essentiel pour notre relation avec le BonDieu : il nous faut d’abord l’entendre avant de parler, comme il nous faut recevoir son amour avant de le partager. Attitude essentielle avec les autres : écouter avant de parler à leur place. Mais autour de nous, nombreux savent déjà la suite de notre parole qui n’a pas encore été formulée, notre monde est saturé de sourds.

Les gestes un peu dérangeants de Jésus nous surprennent, il ose mettre ses doigts dans les oreilles d’un autre et lui toucher la langue avec sa propre salive. N’aurait-il pas pu simplement poser la main sur lui ? C’est d’ailleurs ce que lui demandent ceux qui ont amené cet homme.
Nous sommes dans une scène infiniment intime, une relation physique qui impose une situation à l’écart, un tête à tête ; et pourtant un autre est là, un troisième, que Jésus voit quand il lève les yeux au ciel. Cette scène est une genèse, une création : le Père est présent, l’Esprit soupire et le Verbe parle. Ouvre-toi ! La chair s’ouvre, le replié se déplie, le lié se délie. L’enfermé s’ouvre à un autre. Sacrement de miséricorde, l’infirme blessé de l’infini est rejoint par Dieu. La terre est réunie au ciel. (Source:Signe dans la Bible)
Disons-nous bien, frères et sœurs, que nous n’avons pas un véritable esprit chrétien si nous ne cherchons pas à prolonger, à continuer l’œuvre missionnaire entreprise par le Christ et à laquelle depuis 20 siècles, l’Eglise ne cesse de s’appliquer. Il ne faut jamais oublier, en effet que pour annoncer le message évangélique, favoriser les conversions, guider et entraîner les âmes sur le chemin de la sainteté, Jésus a besoin de nous... Il veut avoir besoin de nous et que par conséquent il doit pouvoir compter sur nous. De cette confiance nous devons être humblement fiers, mais quelle redoutable responsabilité car le salut de nombreux frères humains de par le monde dépend en partie de la générosité avec laquelle nous répondons à tout ce que le Seigneur attend de nous pour l’aider dans son immense tâche... Cette coopération peut et doit se concrétiser de bien des manières... Cela dépend en fait des grâces que chacun a reçues, de ses capacités, des moyens dont il dispose. Il est bien évident qu’il ne nous est pas possible, pour une grande majorité d’entre nous de nous rendre, ne serait-ce que pour un temps, dans les pays dits de mission pour y apporter la Bonne Nouvelle.(Père Cousty)

Disons-nous bien, frères et sœurs, que nous n’avons pas un véritable esprit chrétien si nous ne cherchons pas à prolonger, à continuer l’œuvre missionnaire entreprise par le Christ et à laquelle depuis 20 siècles, l’Eglise ne cesse de s’appliquer. Il ne faut jamais oublier, en effet que pour annoncer le message évangélique, favoriser les conversions, guider et entraîner les âmes sur le chemin de la sainteté, Jésus a besoin de nous... Il veut avoir besoin de nous et que par conséquent il doit pouvoir compter sur nous. De cette confiance nous devons être humblement fiers, mais quelle redoutable responsabilité car le salut de nombreux frères humains de par le monde dépend en partie de la générosité avec laquelle nous répondons à tout ce que le Seigneur attend de nous pour l’aider dans son immense tâche... Cette coopération peut et doit se concrétiser de bien des manières... Cela dépend en fait des grâces que chacun a reçues, de ses capacités, des moyens dont il dispose. Il est bien évident qu’il ne nous est pas possible, pour une grande majorité d’entre nous de nous rendre, ne serait-ce que pour un temps, dans les pays dits de mission pour y apporter la Bonne Nouvelle.(Père Cousty)

Vous savez que, chez nos frères de l'Eglise Latine (Majoritairement de rite romain), le mois d'octobre est dit "mois du Rosaire".

Vous savez aussi que notre Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde est un lieu de prière pour implorer du Seigneur l'Unité des Eglises Apostoliques .

Chaque dimanche, l'unanimité du Témoignage Chrétien est demandé, en notre Sanctuaire Marial, par la prière du Saint Rosaire.

Cette année UMM vous propose  de dédier la Minute avec Marie de chaque jour de ce mois à la célébration du Rosaire, cette prière dont le pape Benoît XII (+1730) disait :

"Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices."

C'est donc avec bonheur que nous nous unissons à cette initiative avec, de plus peut-être, ce souci de l'unanimité chrétienne.

« Le Rosaire dans ma vie » :

Un livret gratuit pour méditer le Rosaire :
« Le Rosaire dans ma vie »

contient des méditations sur les vingt mystères du Rosaire, écrites par le Père Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

Pour en savoir plus sur ce livret et le commander gratuitement rendez-vous sur www.lerosairedansmavie.fr/commandes-groupe.

 

…Et toute cette multitude saura que ce n'est ni par l'épée, ni par la lance que Dieu sauve

C'est surtout au sein des familles que nous désirons que la pratique du Rosaire soit répandue, religieusement conservée, et sans cesse développée.

C'est en vain qu'on s'efforce d'enrayer le déclin de la civilisation si on ne ramène pas à la loi de l'Evangile la famille, principe et fondement de la société.

Nous tenons à le déclarer : la récitation du Rosaire en famille est un moyen des plus efficaces pour réaliser une entreprise si difficile. (…).

Nous n'hésitons donc pas à le répéter : nous mettons une grande espérance dans le Rosaire pour la guérison des maux qui affligent notre époque.

Ce n'est pas avec la force, ni avec les armes, ni avec la puissance humaine, mais avec l'aide divine obtenue par cette prière que l'Eglise, forte comme David avec sa fronde, pourra affronter, intrépide, l'ennemi infernal, en lui adressant les paroles du jeune berger :

« Tu viens contre moi avec l'épée, la lance et le javelot, mais moi je vais contre toi au nom du Dieu des armées... et toute cette multitude saura que ce n'est ni par l'épée, ni par la lance que Dieu sauve »

(Rois XVII, 44,49).

(Pie XII dans son encyclique "Ingruentium malorum" du 15 Sept 1951) 

Oh ! Comme il faudrait, chers frères et sœurs, que cette conviction s’enracine solidement en nous : tout comme le labour est l’une des causes de la moisson des blés, ainsi la prière dans la moisson des âmes. Le Seigneur est toujours prêt à répandre sur les hommes les bienfaits spirituels de la Rédemption, à condition toutefois que des mains suppliantes s’élèvent vers le ciel pour les obtenir. La prière, parce qu’elle puise la grâce à sa source qui est Dieu lui-même est d’une importance capitale : rien ne saurait lui être substitué. Certes nos paroles, nos activités, notre influence peuvent jouer un rôle pour disposer le terrain à la grâce, mais celle-ci ne pourra jamais descendre dans les âmes pour les toucher, les convertir, les transformer si notre prière (une prière humble, fervente et persévérante) vient à manquer. (Père Cousty)

Oh ! Comme il faudrait, chers frères et sœurs, que cette conviction s’enracine solidement en nous : tout comme le labour est l’une des causes de la moisson des blés, ainsi la prière dans la moisson des âmes. Le Seigneur est toujours prêt à répandre sur les hommes les bienfaits spirituels de la Rédemption, à condition toutefois que des mains suppliantes s’élèvent vers le ciel pour les obtenir. La prière, parce qu’elle puise la grâce à sa source qui est Dieu lui-même est d’une importance capitale : rien ne saurait lui être substitué. Certes nos paroles, nos activités, notre influence peuvent jouer un rôle pour disposer le terrain à la grâce, mais celle-ci ne pourra jamais descendre dans les âmes pour les toucher, les convertir, les transformer si notre prière (une prière humble, fervente et persévérante) vient à manquer. (Père Cousty)

C’est ce qu’avait parfaitement bien compris sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus que le pape Pie XII n’a pas hésité à proclamer Patronne secondaire des Missions, parce que sans jamais quitter son monastère du Carmel, elle a exercé un véritable apostolat missionnaire en offrant héroïquement sa vie de prière et de sacrifice pour que le règne du Christ s’établisse partout dans le monde. « Je suis entrée au Carmel, déclare-t-elle pour travailler au salut des âmes... Ne pouvant être missionnaire d’action, j’ai voulu l’être par l’amour et la pénitence ». Nous savons par ailleurs qu’elle écrivait régulièrement à des prêtres missionnaires pour les soutenir et les encourager. Ainsi Thérèse de Lisieux nous montre qu’on peut être missionnaire au fond d’un cloître, au sein d’une famille, dans le cadre d’une paroisse tout en étant relié aux chrétiens, prêtres, religieuses, laïcs qui par toute la terre travaillent, prient et souffrent pour que la Bonne Nouvelle du Salut soit annoncée et reçue par les hommes de bonne volonté. Puisqu’elle est la Patronne secondaire des Missions, mettons-nous à son école : elle nous formera à la prière missionnaire (Père Cousty)

C’est ce qu’avait parfaitement bien compris sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus que le pape Pie XII n’a pas hésité à proclamer Patronne secondaire des Missions, parce que sans jamais quitter son monastère du Carmel, elle a exercé un véritable apostolat missionnaire en offrant héroïquement sa vie de prière et de sacrifice pour que le règne du Christ s’établisse partout dans le monde. « Je suis entrée au Carmel, déclare-t-elle pour travailler au salut des âmes... Ne pouvant être missionnaire d’action, j’ai voulu l’être par l’amour et la pénitence ». Nous savons par ailleurs qu’elle écrivait régulièrement à des prêtres missionnaires pour les soutenir et les encourager. Ainsi Thérèse de Lisieux nous montre qu’on peut être missionnaire au fond d’un cloître, au sein d’une famille, dans le cadre d’une paroisse tout en étant relié aux chrétiens, prêtres, religieuses, laïcs qui par toute la terre travaillent, prient et souffrent pour que la Bonne Nouvelle du Salut soit annoncée et reçue par les hommes de bonne volonté. Puisqu’elle est la Patronne secondaire des Missions, mettons-nous à son école : elle nous formera à la prière missionnaire (Père Cousty)

LES SOINS PALLIATIFS

Définition – 

Ils consistent en une prise en charge continue telle que la définit la SFAP (Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs) : « Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. L’objectif des soins palliatifs est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle ». Ces soins et l’accompagnement qu’ils impliquent s’adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, au domicile ou dans un établissement de santé. La formation et le soutien des soignants et des bénévoles font partie de cette démarche. […]

Les professionnels qui dispensent les soins palliatifs cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables (appelés acharnement thérapeutique). Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort. Ils s’efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès et proposent un soutien aux proches en deuil. Ils s’emploient par leur pratique clinique, leur enseignement et leurs travaux de recherche, à ce que ces principes puissent être appliqués […]

Souffrance physique

Le soulagement des souffrances physiques, des douleurs et autres symptômes d’inconfort (gêne respiratoire, troubles digestifs, épuisement, etc.) est une préoccupation constante de la prise en charge en soins palliatifs. En effet, la douleur […] peut monopoliser la vie du patient, entraînant un repli sur soi, une coupure avec l’entourage, un enfermement, une souffrance psychologique et parfois une souffrance de toute la personne cherchant le sens de ce qu’elle vit. Aujourd’hui, la douleur n’est plus une fatalité. Les progrès médicaux permettent un soulagement rapide dans la plupart des cas. Lorsque les douleurs sont difficiles à soulager, l’approche pluridisciplinaire avec l’intervention d’équipes spécialisées dans la douleur et les soins palliatifs permet la prise en charge la meilleure possible.

Souffrance psychologique

« Je suis sur une ligne de crête, il ne me faut tomber ni à gauche ni à droite de ma ligne de crête. Tomber à gauche, c’est savoir que je vais mourir et en être désespéré. Tomber à droite, c’est me cacher la réalité et me dire que, c’est sûr, je vais m’en sortir. Rester sur ma ligne de crête, c’est savoir que je vais mourir et ne pas en être désespéré, espérer que je vais vivre le plus longtemps possible et savoir vivre chaque instant intensément, comme un cadeau, être encore capable de projets à quelques jours de ma mort ». Des besoins sont souvent exprimés : être soulagé de ses souffrances ; être informé, écouté et soutenu ; être sûr de ne pas être abandonné ; formuler ses colères contre la maladie, l’injustice du sort ; sentir une vraie présence et se sentir aimé ; se sentir respecté dans son histoire, son corps et sa dignité ; avoir encore une place au sein de sa famille ; formuler ses soucis relatifs au devenir de sa famille ; pouvoir exprimer ses peurs, ses craintes, ses regrets et ses souhaits…

Souffrance spirituelle

Elle est souvent due à la culpabilité, et donc au besoin de pardon. Elle dépend également de la foi que le malade a dans un avenir, dans la rencontre personnelle avec le Dieu de miséricorde, dans l’espoir de retrouver tous les siens. L’angoisse même de la mort a besoin d’être dissipée par la certitude que la mort est vaincue, qu’elle n’a plus de pouvoir sur nous… surtout pour ceux qui croient à la Résurrection…

(d’après la brochure « La démarche palliative à Versailles »)

Je dis toujours aux gens qui souffrent 

que la souffrance est un baiser de Jésus,

un signe qu'ils sont tout près de Lui sur la croix,

tellement près que là Jésus peut les embrasser.

(Mère Teresa)

Tournons-nous aussi avec une immense confiance vers celle qui est la Patronne principale des missions, Marie la Reine des Apôtres. N’oublions pas ... que par sa présence au pied de la Croix et sa prière au Cénacle, elle a collaboré activement au commencement de la mission ecclésiale. Demandons-lui d’aider et de soutenir les chrétiens pour qu’ils soient toujours plus capables d’amour véritable afin que dans un monde qui spirituellement meurt de soif, ils deviennent source d’eau vive. Amen.(Père Cousty)

Tournons-nous aussi avec une immense confiance vers celle qui est la Patronne principale des missions, Marie la Reine des Apôtres. N’oublions pas ... que par sa présence au pied de la Croix et sa prière au Cénacle, elle a collaboré activement au commencement de la mission ecclésiale. Demandons-lui d’aider et de soutenir les chrétiens pour qu’ils soient toujours plus capables d’amour véritable afin que dans un monde qui spirituellement meurt de soif, ils deviennent source d’eau vive. Amen.(Père Cousty)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,29-32.

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

Ô Très Saint et vivifiant Esprit, veuillez transformer nos cœurs, afin que nous sachions ne jamais enlever à la beauté de Votre création plus que nous ne lui donnons ;  Que nous n’oublions  jamais de prêter nos mains pour concourir à la beauté de la terre ; que nous soyons assez sages pour ne jamais prendre ce dont nous n’avons pas besoin.  Rendez-nous capables de comprendre que détruire l’harmonie de la terre, c’est créer la confusion ; que ruiner son apparence, c’est nous rendre aveugles à la beauté ; que polluer son doux parfum par notre insouciance, c’est en faire une maison de puanteur.  Mais si , par Votre grâce, nous prenons soin d’elle, La terre prendra soin de nous. Et nous vous rendons grâce, Ô Dieu Unique : Père, Fils et Saint Esprit pour les siècles des siècles.  Amîn!

Ô Très Saint et vivifiant Esprit, veuillez transformer nos cœurs, afin que nous sachions ne jamais enlever à la beauté de Votre création plus que nous ne lui donnons ; Que nous n’oublions jamais de prêter nos mains pour concourir à la beauté de la terre ; que nous soyons assez sages pour ne jamais prendre ce dont nous n’avons pas besoin. Rendez-nous capables de comprendre que détruire l’harmonie de la terre, c’est créer la confusion ; que ruiner son apparence, c’est nous rendre aveugles à la beauté ; que polluer son doux parfum par notre insouciance, c’est en faire une maison de puanteur. Mais si , par Votre grâce, nous prenons soin d’elle, La terre prendra soin de nous. Et nous vous rendons grâce, Ô Dieu Unique : Père, Fils et Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn!

Par Saint Justin

(v. 100-160), philosophe, martyr 
Dialogue avec Tryphon (34-36 ; trad. coll. Icthus, vol. 3, p. 176s rev.) 


 

« Il y a ici bien plus que Salomon »

 

Laissez-moi citer un psaume, dit par l'Esprit Saint à David ; vous dites qu'il se rapporte à Salomon, votre roi, mais c'est bien encore au Christ qu'il se rapporte... :

« Dieu, donne au roi ton jugement » (Ps 71,1).

Parce que Salomon est devenu roi, vous dites que c'est de lui que parle ce psaume, alors que les paroles du psaume désignent très clairement un roi éternel, c'est-à-dire le Christ.

Car le Christ nous a été annoncé comme roi, prêtre, Dieu, Seigneur, ange, homme, chef suprême, pierre, petit enfant par sa naissance, comme un être de douleur d'abord, puis montant au ciel, revenant dans la gloire avec la royauté éternelle... 


« Dieu, donne ton jugement au roi et ta justice au fils du roi, pour juger ton peuple dans la justice et tes pauvres dans le jugement...

Tous les rois de la terre se prosterneront devant lui ; toutes les nations le serviront »...

Salomon a été un roi grand et illustre ; c'est sous lui que la maison qu'on appelle le Temple de Jérusalem a été bâtie, mais il est clair que rien de ce qui est dit dans le psaume ne lui est arrivé.

Tous les rois ne l'ont pas adoré, il n'a pas non plus régné jusqu'aux extrémités de la terre, ses ennemis ne sont pas davantage tombés devant lui pour lécher la poussière... 


Salomon n'est pas

« Seigneur des puissances » (Ps 23,10) ;

c'est le Christ.

Lorsqu'il est ressuscité d'entre les morts et est monté au ciel, on a ordonné aux princes établis par Dieu dans les cieux « d'ouvrir les portes » des cieux, afin que « celui qui est le Roi de la gloire entre » et monte « s'asseoir à la droite du Père, jusqu'à ce qu'il fasse de ses ennemis l'escabeau de ses pieds », comme il a été montré par d'autres psaumes (23,109).

Mais lorsque les princes des cieux l'ont vu sans beauté, honneur, ni gloire en son aspect (Is 53,2), ils ne l'ont pas reconnu et ils demandaient :

« Qui est ce roi de la gloire ? » (Ps 23,8)

L'Esprit Saint leur répond alors :

« Le Seigneur des puissances, voilà le roi de la gloire ».

En effet, ce n'est pas de Salomon, si glorieux fût-il en sa royauté..., que l'on a pu dire :

« Qui est-il, ce roi de la gloire ? »

 

Grand est notre Dieu, grande est sa puissance, et sa sagesse est infinie. Louez-le, cieux ! Louez-le, soleil, lune et planètes, dans la langue qui vous est donnée pour louer votre Créateur.  Et toi aussi, mon âme chante, chante tant que tu le peux l’honneur du Seigneur. De lui, par lui et pour lui sont toutes choses, celles qui sont inconnues et celles que nous connaissons. A lui la louange, honneur et gloire D’éternité en éternité.  Je te rends grâce, Créateur et Seigneur, de m’avoir donné cette joie à la vue de ta Création, ce plaisir à contempler les oeuvres de tes mains. J’ai essayé d’annoncer aux hommes la splendeur de tes œuvres, dans la mesure où on esprit limité pouvait saisir ton infini.  Johannes Kepler Des mots pour prier – Le Cerf 1988

Grand est notre Dieu, grande est sa puissance, et sa sagesse est infinie. Louez-le, cieux ! Louez-le, soleil, lune et planètes, dans la langue qui vous est donnée pour louer votre Créateur. Et toi aussi, mon âme chante, chante tant que tu le peux l’honneur du Seigneur. De lui, par lui et pour lui sont toutes choses, celles qui sont inconnues et celles que nous connaissons. A lui la louange, honneur et gloire D’éternité en éternité. Je te rends grâce, Créateur et Seigneur, de m’avoir donné cette joie à la vue de ta Création, ce plaisir à contempler les oeuvres de tes mains. J’ai essayé d’annoncer aux hommes la splendeur de tes œuvres, dans la mesure où on esprit limité pouvait saisir ton infini. Johannes Kepler Des mots pour prier – Le Cerf 1988

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 06:56

Véronique Lévy au Sacré-Coeur : Je communie tous les jours, Jésus est ma sève, ma force, ma vie

Témoignage de Véronique Lévy, petite sœur de Bernard-Henri Levy (BHL),  qui s’est convertie du judaïsme au catholicisme.

 

Elle explique sa conversion le 25 septembre 2015 à la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre lors du Congrès Mission. 

Elle est l’auteur de « Montre Moi Ton Visage » paru aux éditions du CERF, également disponible en numérique.

 

Extrait d’une interview parue dans Paris-Match le 30 mars 2015  :

Votre nom rappelle que, selon la tradition, vous descendez d’une des douze tribus d’Israël. Pourtant, vous avez décidé de vous convertir au catholicisme.

Véronique Lévy: Mon arrière-grand-père était rabbin, mais mon père était très laïque. Je n’ai donc pas reçu d’éducation religieuse. C’est sur une page blanche de toute religiosité qu’est née ma foi. Le Christ est venu me chercher lorsque j’avais 3 ans, sur une plage du sud de la France, par l’intermédiaire d’une petite fille, Coralie, qui m’a dit : “Si tu ne crois pas en Jésus, tu seras emportée par les robots.” Elle m’a appris le “Notre Père” et le “Je vous salue Marie”, que je me suis mise à réciter en cachette de mes parents.

(…)

Quels étaient vos rapports avec vos deux frères aînés, Bernard-Henri et Philippe ?
Ils avaient vingt ans de plus que moi. Philippe ayant eu un grave accident, ma mère lui consacrait beaucoup de temps. C’était une femme peu tactile ; et moi, j’étais en manque d’affection. Mon père, auquel j’étais très attachée, me ­prenait sur ses genoux : “N’oublie pas que tu es une princesse. Tu fais partie d’une des familles juives les plus anciennes.” Moi, cela ne me disait rien. A l’école, on m’avait surnommée “Pont-Levis”.

Chez vous, nul n’évoquait jamais la guerre et les persécutions contre les Juifs ?
Mes frères parlaient très souvent de la Shoah et cela m’agaçait. J’avais envie d’aller vers la lumière, vers la vie.

Les années passent et vous devenez une jeune fille au parcours difficile…
A l’adolescence, j’étais en pleine révolte. Réfractaire à l’école, je buvais, je traînais avec des voyous. J’étais aussi dans une hyper-séduction, sans jamais être satisfaite. Je me suis mise en danger. Pour me protéger de moi-même, mes parents m’ont mise en pension.

Et, malheureusement, vous ne parvenez toujours pas à trouver la sérénité.
Je souhaite devenir infirmière mais je rate le concours. Je continue à faire les quatre cents coups, je crée des bijoux pour Lolita Lempicka, mais je ne suis à l’aise nulle part. Je sors beaucoup la nuit. Je vais d’homme en homme, d’appartement en appartement. Je cherche l’absolu, l’extrême. Je ne fréquente pas les bars branchés mais les bars de paumés, du côté de la Bastille. Il m’arrive de raccompagner une copine ivre morte et de la coucher dans son lit. Je me sens bien avec ces gens-là. C’était comme si je devais toucher le fond pour ensuite remonter vers la lumière.

Jusqu’au jour où vous faites un songe incroyable…
Je suis recouverte d’un voile noir, encerclée par des hommes qui me lancent de l’un à l’autre. Je m’arrache à ce cercle, je cours, jusqu’à ce que j’arrive devant une cathédrale. Les portes s’ouvrent. J’entends les battements d’un cœur qui secouent toute la cathédrale. Et je vois le Christ en croix, immense. Les battements s’intensifient et j’entends : “Que ton cœur de pierre devienne un cœur de chair.” Les bras du Christ s’élancent vers moi et de ses mains transpercées sortent deux épées qui me rentrent dans le cœur. C’était la première fois que le Christ s’adressait à moi. J’étais à la fois terrorisée et envahie d’amour. Je n’ai jamais oublié ce rêve, dont, évidemment, je n’ai parlé à personne.

Un autre phénomène du même type se produit lors des obsèques de votre père.
Nous étions au funérarium, par un petit matin livide, lorsque le rabbin a récité lepsaume 139 de l’Ancien Testatment : “Seigneur […] Mon âme, tu la connaissais bien. Mes os n’étaient point cachés de toi […]. Mon embryon, tes yeux le voyaient.” Ces paroles ont déchiré tous les brouillards et, tout à coup, une joie inattendue et scandaleuse m’a envahie dans ce funérarium.

Véronique  s’est  convertie auprès de la Communauté monastique parisienne de Saint-Gervais-Saint-Protais .

Aviez-vous parlé de votre projet à votre famille ?
Quand j’ai annoncé à Bernard-Henri que j’allais devenir catholique, il a cru que j’étais folle. Il m’a dit : “C’est une toquade. Je suis certain qu’elle te passera et que tu reviendras au judaïsme.” Je lui ai répondu : “Je suis revenue au judaïsme puisque je suis catholique.” Le chrétien est un juif accompli et fidèle. Mon frère est tout de même venu à mon baptême et à la veillée pascale.

 

Quels rapports entretenez-vous avec lui ?
Adolescente, je l’aimais mais je m’opposais souvent à lui. J’aurais préféré qu’il montre davantage sa fragilité, car je sais qu’il est hypersensible. Je le préfère dans l’intimité qu’à travers son personnage public. Il reste mon frère de cœur mais, maintenant, mes frères et sœurs de sang sont les gens de l’Eglise parce ce que nous partageons le sang du Christ.

Quand a eu lieu votre conversion ?
J’ai été baptisée le 7 avril 2012, et c’est le plus beau jour de ma vie. Je l’ai vécu à la fois comme un mariage et une renaissance car, ce jour-là, je suis entrée dans la famille de Dieu. J’ai trouvé une vraie famille dans l’Eglise. Je ne m’inquiète plus de rien. Moi qui, normalement, ai une peur bleue de l’avion, je me suis même offert un voyage en Terre sainte, que j’ai vécu comme un voyage de noces.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis ce baptême ?
Je ne sors plus la nuit, j’ai arrêté de boire et j’ai jeté dans un grand sac-poubelle mes talons aiguilles, mes porte-jarretelles et mes robes moulantes en disant : “Jésus, je fais tout cela pour toi.”

Avez-vous encore été témoin d’événements qu’on pourrait qualifier de miraculeux ?
En 2013, mon frère Philippe est tombé d’une fenêtre du sixième étage. A l’hôpital, les médecins ne lui donnaient aucune chance. Bernard-Henri m’a surprise à ses côtés en train de lire l’Evangile selon saint Jean. Il m’a dit : “Mais tu deviens folle ! Ton frère est sur son lit de mort.” J’ai répondu : “Non, il est sur son lit de vie. Il vivra.” Bernard-Henri m’a alors lancé : “Alors, prie. Mais en silence.” Et Philippe a été sauvé.

C’est à ce moment que vous avez souhaité écrire un livre [“Montre-moi ton visage”, éd. du Cerf] ?
Après la mort de Pierre-Marie, mon père spirituel, et l’accident de Philippe, je suis allée à la basilique Notre-Dame-des-Victoires, à Paris, comme dans un refuge marial. Marie m’a conduite vers le saint sacrement au fond de l’église. C’est là que j’ai commencé à écrire sur des cahiers. J’ai vu se dérouler toute ma vie. J’ai fait ce livre pour me souvenir de tous ces moments où Jésus est venu à moi.

Pourriez-vous encore aimer un homme ?
Non, puisque je suis mariée au Seigneur. Si je devais partager la vie d’un homme, ce serait une relation amicale et fraternelle. J’ai aimé les hommes. J’ai été coquette et séductrice mais, aujourd’hui, même mon corps Lui appartient. Je vis une relation d’amour fou avec Lui. Le Christ se moque bien qu’on soit trop grosse ou trop maigre. Avec Jésus, on ne vieillit jamais. On avance.

Pourriez-vous envisager une vie totalement contemplative, comme celle menée au Carmel, par exemple ?
J’y pense souvent. Je suivrai la volonté de Dieu. Jeanne d’Arc disait : “Dieu trace ma route.” J’en ai fait ma devise.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 05:05
La vraie sagesse, c'est de ne juger personne mais d'aimer tout le monde Saint Simeon l'Athonite

La vraie sagesse, c'est de ne juger personne mais d'aimer tout le monde Saint Simeon l'Athonite

 
4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix
(Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
 
 

En vous priant de bien vouloir nous excuser pour l’erreur commise dans l'envoi des deux précédents dimanches induisant un décalage de calendrier.

  • Soirée :
  • o    Saint-Marc10: 1-16
  • Matin :
  • o    Saint Luc 9:37-45
  • Avant de Saint Qurbana :
  • o    Nombres29: 35 - 4 0
  • o    1er livre des Rois 8: 22 -30
  • o    Psaume 42
  • Saint Qurbana :
  • o    Actes 21: 17 à 26
  • 17 Les frères, à notre arrivée à Jérusalem, nous ont fait bon accueil.
  • 18 Le lendemain, Paul s’est rendu avec nous chez Jacques, où sont arrivés tous les Anciens.
  • 19 Après les avoir salués, il leur expliqua en détail ce que Dieu avait fait parmi les nations à travers son ministère.
  • 20 L’ayant écouté, ils glorifiaient Dieu. Ils dirent à Paul : « Tu vois, frère, combien de dizaines de milliers de Juifs sont devenus croyants, et ils ont tous une ardeur jalouse pour la Loi.
  • 21 Or ils ont entendu ce que l’on colporte à ton sujet : par ton enseignement, tu détournes de Moïse tous les Juifs des nations, en leur disant de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas suivre les coutumes.
  • 22 Que faut-il donc faire ? De toute façon, ils apprendront ton arrivée.
  • 23 Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons ici quatre hommes qui sont tenus par un vœu.
  • 24 Prends-les avec toi, accomplis la purification en même temps qu’eux, et paie ce qu’il faut pour qu’ils se fassent raser la tête. Alors tout le monde saura qu’il n’y a rien de vrai dans ce que l’on colporte sur toi, mais que tu marches, toi aussi, en gardant la Loi.
  • 25 Quant aux croyants venus des nations, nous leur avons écrit nos décisions : ils doivent se garder des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, de la viande non saignée, et de l’inconduite sexuelle. »
  • 26 Alors, le lendemain, Paul prit ces hommes avec lui, accomplit la purification en même temps qu’eux, et il entra dans le Temple pour indiquer à quelle date, le temps de la purification étant achevé, l’offrande serait présentée pour chacun d’eux.
  • o     
  • o    I Corinthiens 1: 21-29
  • 21 Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile.
  • 22 Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse,
  • 23 nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes.
  • 24 Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
  • 25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
  • 26 Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance.
  • 27 Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ;
  • 28 ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ;
  • 29 ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.
  •  
  • o    Saint-Luc 16: 9 -18
  • 09 Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
  • 10 Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
  • 11 Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
  • 12 Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
  • 13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
  • 14 Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.
  • 15 Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.
  • 16 La Loi et les Prophètes vont jusqu’à Jean le Baptiste ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun met toute sa force pour y entrer.
  • 17 Il est plus facile au ciel et à la terre de disparaître qu’à un seul petit trait de la Loi de tomber.
  • 18 Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère.
Il viendra une époque où les hommes deviendront fous, et lorsqu'ils verront quelqu'un qui ne l'est pas, ils l'attaqueront en disant "tu es fou, tu n'es pas comme nous." Saint Antoine le Grand

Il viendra une époque où les hommes deviendront fous, et lorsqu'ils verront quelqu'un qui ne l'est pas, ils l'attaqueront en disant "tu es fou, tu n'es pas comme nous." Saint Antoine le Grand

Par Baudouin de Ford

(?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque 
Homélie 6, sur He 4,12 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 244 rev.)
 

 

« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »

 

 

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants. » (He 4,12)

Par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ -- Parole, Force et Sagesse de Dieu -- tout ce qu'il y a de force, tout ce qu'il y a de sagesse dans la Parole de Dieu.

Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1).

Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement dans la foi par le peuple des croyants. 

Il y a donc une Parole dans le Père, une Parole dans la bouche des apôtres, et une Parole dans le cœur des croyants.

La Parole dans la bouche est l'expression de la Parole qui est dans le Père ; elle est l'expression aussi de la Parole qui est dans le cœur de l'homme.

Lorsque l'on comprend la Parole, ou qu'on la croit, ou qu'on l'aime, la Parole dans le cœur de l'homme devient intelligence de la Parole, ou la foi en la Parole, ou l'amour de la Parole.

Lorsque ces trois se rassemblent en un seul cœur, tout à la fois on comprend, on croit et on aime le Christ, Parole de Dieu, Parole du Père...

Le Christ habite en cette personne par la foi, et par une admirable condescendance, il descend du cœur du Père dans le cœur de l'homme... 

Cette Parole de Dieu...est vivante : le Père lui a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui a la vie en lui-même (Jn 5,26).

C'est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est Vie, comme il est écrit :

« Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6).

Et puisqu'elle est Vie, elle est vivante pour être vivifiante, car

« tout comme le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21).


 

La Foi c'est voir la lumière où les autres ne voient que les ténèbres. Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité !(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

La Foi c'est voir la lumière où les autres ne voient que les ténèbres. Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité !(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

LA PROTECTRICE DE TOUS LES HOMMES

Génitrice –

« La Mère de Dieu ! Déjà, ce seul vocable nous remplit de joie, d’émerveillement et de stupeur. Quelle divine merveille en effet que cette jeune fille de notre race, Marie, soit devenue véritablement mère de Dieu, Théotokos, au sens propre du terme. Certes, elle n’est pas à l’origine de l’existence du Fils de Dieu, de la seconde personne de la Trinité. Ce Fils est engendré de toute éternité, dans sa nature divine, par le seul Père, Source de la Divinité. Mais lorsque, obéissant à ce Père, Il a assumé la nature humaine, c’est de la Vierge, c’est grâce à son consentement au message de l’ange Gabriel, qu’Il a reçu cette nature, qu’Il est devenu le Dieu-homme, notre divin Sauveur. En enfantant ainsi le Verbe selon sa nature humaine, c’est bien cependant de la divine personne du Verbe qu’elle est devenue la mère, car la relation entre une mère et son fils est bien une relation entre deux personnes. C’est bien entre la Vierge Marie et son divin Fils que se sont ineffablement établis des liens d’affection et de tendresse maternelles, et des liens d’affection et de confiance filiales.

Notre mère

Mais les conséquences de cette divine maternité vont encore plus loin. Parce que la nature humaine du Christ n’est pas une personne humaine, un individu humain, mais la nature humaine de la personne du Verbe, par qui et en qui le Père a créé l’univers et l’humanité, tout en étant une nature particulière, cette nature humaine, ce corps et cette âme du Christ revêtent de ce fait une certaine universalité. Chaque homme est contenu en eux. Quand le Christ disait à ses disciples : ‘Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites’, ce n’était pas une façon approximative de parler. C’était la stricte vérité. Et c’est pourquoi aussi, quand la Mère de Dieu engendrait son Fils, elle nous engendrait nous aussi, car nous étions contenus en lui ; elle devenait ainsi notre mère. Elle éprouve pour chaque homme une véritable tendresse maternelle, avec tout ce que cela évoque de douceur et de bonté.

L’intercession

La protection de la Mère de Dieu, qui s’étend sur tous les chrétiens, sur tous les hommes qui souffrent, sur les plus déshérités, est l’effet de cet amour maternel. Sans cesse elle intercède pour nous auprès de son divin Fils, surtout si nous recourons nous-mêmes à son intercession. Les maitres spirituels nous disent que, chez ceux qui sont parvenus à la véritable humilité, qui sont véritablement morts à eux-mêmes, la prière incessante n’est plus faite d’une succession d’actes délibérés, mais qu’elle est devenue un état, une orientation constante du cœur vers Dieu. On peut, certes, en dire autant de l’intercession de la Mère de Dieu. Celle-ci est elle-même intercession vivante pour tous les hommes.»

(Archimandrite Placide, Éditorial, « Lettre aux amis des monastères Saint-Antoine-le-Grand et de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu », 2013)

Qui est-ce qui comprend ses erreurs? Purifie-moi de mes fautes cachées (Ps 19, 12). Certains péchés sont déjà connus pour l'homme qui les commet, mais certains autres sont comme des "petits renards qui ravagent les vignes" (Can 2, 15), ils ont besoin d'être localisés voire "attrapés" et chassés pour ne pas ravager notre vie spirituelle. Le psalmiste demande que Dieu le purifie des "fautes cachés" car l'homme comptant uniquement sur sa sagesse ou sa force peut facilement s'égarer et ses fautes cachées deviennent de plus en plus difficiles à être extirpés ; l'intervention divine comme réponse à la demande humble adressée à Dieu est celle qui peut aider l'homme aux moments difficiles de sa vie. Que le Seigneur daigne venir à notre aide à tous les moments difficiles de notre vie. Amen (Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Qui est-ce qui comprend ses erreurs? Purifie-moi de mes fautes cachées (Ps 19, 12). Certains péchés sont déjà connus pour l'homme qui les commet, mais certains autres sont comme des "petits renards qui ravagent les vignes" (Can 2, 15), ils ont besoin d'être localisés voire "attrapés" et chassés pour ne pas ravager notre vie spirituelle. Le psalmiste demande que Dieu le purifie des "fautes cachés" car l'homme comptant uniquement sur sa sagesse ou sa force peut facilement s'égarer et ses fautes cachées deviennent de plus en plus difficiles à être extirpés ; l'intervention divine comme réponse à la demande humble adressée à Dieu est celle qui peut aider l'homme aux moments difficiles de sa vie. Que le Seigneur daigne venir à notre aide à tous les moments difficiles de notre vie. Amen (Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Par Saint Clément d'Alexandrie

(150-v. 215), théologien 
Homélie « Quel riche peut être sauvé ? » (trad. cf coll. Icthus, t. 6, p. 34) 

 

« Une seule chose te manque »

 

 

      Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés.

Purifiez votre âme, rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l'appel du Sauveur qui vous redit :

« Viens et suis-moi ».

Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur : la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions. 


      Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens.

Il sait qu'il les possède plus pour ses frères que pour lui-même ; il reste maître de ses richesses au lieu d'en devenir esclave.

Il ne les enferme pas en son âme, pas plus qu'il n'enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une œuvre toute divine.

Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d'un cœur libre.

Cet homme-là, Dieu le déclare bienheureux, il l'appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des Cieux (Mt 5,3)... 


      Il y a, à l'opposé, celui qui blottit sa richesse en son cœur, au lieu du Saint Esprit.

Celui là garde en lui son argent ou ses terres ; il accumule sans fin sa fortune, et ne s'inquiète que d'amasser toujours davantage.

Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s'embarrasse dans les pièges de ce monde, car il n'est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19).

Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du cœur, porte un champ ou une mine, lui que la mort surprendra fatalement au milieu de ses désirs déréglés ?

« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur »

(Mt 6,21).         

Deux risques contradictoires peuvent facilement apparaître dans la vie spirituelle de plusieurs chrétiens : D'une part, il y a celui de s'imaginer que Dieu est le Maître dur et cruel qui prend plaisir à torturer l'homme par ses ordres difficiles à exécuter pour l'obliger dans la suite à se réfugier dans l'attitude "servile" qui caractérise les esclaves privés de toute notion de liberté ou de décision personnelle. Evidemment, cette attitude est très loin de ce que Jean écrit dans sa première lettre à propos de l'amour qui "bannit la crainte" (I Jn 4, 18) et elle est la conséquence tragique du fait que le chrétien oublie qu'il est l'enfant adoptif de Dieu par le baptême et qu'il a le droit de l'appeler "Abba" (Père) ! De l'autre part, il y a le risque de prendre Dieu pour un père négligeant qui pardonne tout et qui ne tient compte de rien. Cette attitude est aussi fausse que la première car elle efface toute notion de justice chez Dieu et fait de Lui un complice des transgressions des hommes. Si Dieu pardonne les fautes des hommes et s'il est miséricordieux envers eux, c'est précisément parce qu'il veut que sa bonté, sa miséricorde et sa longanimité conduisent l'homme à la repentance et au changement d'attitude (cf. Rm 2, 4). Pour mériter le pardon de Dieu, il faut savoir pardonner aux autres, Jésus le dit très clairement dans l'évangile selon st. Mathieu (Mt 6, 14-15) : "Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses".  Puissions-nous avoir le discernement spirituel nécessaire pour avoir la bonne attitude envers notre Dieu et notre Père : il est notre Seigneur, respectons-le et il est notre Père, aimons-le ! Que la grâce du Seigneur soit toujours avec vous.(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Deux risques contradictoires peuvent facilement apparaître dans la vie spirituelle de plusieurs chrétiens : D'une part, il y a celui de s'imaginer que Dieu est le Maître dur et cruel qui prend plaisir à torturer l'homme par ses ordres difficiles à exécuter pour l'obliger dans la suite à se réfugier dans l'attitude "servile" qui caractérise les esclaves privés de toute notion de liberté ou de décision personnelle. Evidemment, cette attitude est très loin de ce que Jean écrit dans sa première lettre à propos de l'amour qui "bannit la crainte" (I Jn 4, 18) et elle est la conséquence tragique du fait que le chrétien oublie qu'il est l'enfant adoptif de Dieu par le baptême et qu'il a le droit de l'appeler "Abba" (Père) ! De l'autre part, il y a le risque de prendre Dieu pour un père négligeant qui pardonne tout et qui ne tient compte de rien. Cette attitude est aussi fausse que la première car elle efface toute notion de justice chez Dieu et fait de Lui un complice des transgressions des hommes. Si Dieu pardonne les fautes des hommes et s'il est miséricordieux envers eux, c'est précisément parce qu'il veut que sa bonté, sa miséricorde et sa longanimité conduisent l'homme à la repentance et au changement d'attitude (cf. Rm 2, 4). Pour mériter le pardon de Dieu, il faut savoir pardonner aux autres, Jésus le dit très clairement dans l'évangile selon st. Mathieu (Mt 6, 14-15) : "Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses". Puissions-nous avoir le discernement spirituel nécessaire pour avoir la bonne attitude envers notre Dieu et notre Père : il est notre Seigneur, respectons-le et il est notre Père, aimons-le ! Que la grâce du Seigneur soit toujours avec vous.(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

CONFLITS AU SUJET DES ENFANTS

La discorde –

Il arrive que les époux soient en désaccord sur l’éducation ou le soin de leur enfant. Ceci peut engendrer des disputes douloureuses. L’histoire, l’éducation et l’expérience particulières dont chaque conjoint est porteur peuvent être à l’origine de ces incompréhensions. Ceci est dû également au fait que l’homme et la femme ont une sensibilité différente et une relation particulière au réel, au temps, par exemple. Souvent, des jeunes mariés, qui ont vécu sans ombre les premiers temps de leur foyer, se trouvent confrontés à des situations qui leur semblent insurmontables en raison de l’attitude incompréhensible du conjoint. L’enfant arrive dans un jeune couple pour que soient manifestés, non seulement l’amour véritable et sincère de chacun ; non seulement le dévouement et le véritable esprit de sacrifice ; mais également des passions, comme la domination, la peur, la jalousie, l’esprit de possession. L’enfant devient quelquefois une pomme de discorde entre les parents… Cette discorde peut, le Diable s’en mêlant, engendrer la division.

La grâce

En premier, souvenons-nous de la grâce qui nous vient de Dieu : la grâce du saint baptême et la grâce du couronnement. Nous sommes baptisés et nos enfants le sont : l’Esprit habite en nous, en Personne ou, du moins, par sa grâce. Quand notre conjoint nous rend perplexe, quand il nous surprend par ses réactions et son comportement, notamment en ce qui concerne les enfants, rappelons-nous ces formes de la grâce. Souvenons-nous que le plus important est, non seulement de ne pas perdre la grâce de l’amour, mais, bien plus, de la faire fructifier ! Et, pour cela, adressons-nous à notre prêtre et confessons nos propres erreurs sans juger notre conjoint. Le pardon de Dieu est indispensable et œuvre miraculeusement dans notre personne et dans notre couple ; mais il faut encore nous pardonner l’un l’autre, nous pardonner d’être si différent de ce que l’autre attendait ! Et nous ferions bien de nous tourner ensemble vers le Christ et de nous adresser à lui dans la prière…

La répartition

L’épître qui est lue dans le sacrement du couronnement indique une certaine répartition des charismes dans le couple : à l’époux de sacrifier sa vie pour l’épouse et les enfants comme le fait le Christ pour son Église ; à l’épouse de faire confiance à l’époux, comme la communauté des croyants met sa foi dans le Christ à cause précisément de l’amour qu’Il lui manifeste. Mais ce partage peut également être celui des tâches et des responsabilités domestiques. Cela évite les conflits et procure un équilibre à la vie familiale. Toutefois ce partage n’est pas définitif. Il peut être régulièrement mis à jour, en fonction de la croissance des enfants et selon la maturation du couple lui-même. À l’un de donner le bain, à l’autre de passer l’aspirateur ! L’une aide pour les devoirs ; l’autre propose une partie de sport… La complémentarité de l’homme et de la femme se manifeste dans le mariage, mais c’est également une complémentarité des caractères, des sensibilités et des aptitudes objectives, si pourtant chaque conjoint ne cherche pas à préserver jalousement son territoire ! C’est la sagesse qui nous fait reconnaître qu’autrui réussit mieux que nous-mêmes là où nous croyions pourtant bien faire…(Source:Sagesse Orthodoxe)

Dimanche 11 Octobre 2015:   4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

Par le Bx Charles de Foucauld

(1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara 
Retraite faite à Nazareth, 1897 (in Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 520) 

 

 

Tout donner parce que le Christ a tout donné

 

 

Mon Seigneur Jésus, comme il sera vite pauvre celui qui, vous aimant de tout son cœur, ne pourra souffrir d'être plus riche que son Bien-aimé.

Comme il sera vite pauvre celui qui, songeant que tout ce qu'on fait à un de ces petits on vous le fait, que tout ce qu'on ne leur fait pas on ne vous le fait pas (Mt 25,40.45), soulagera toutes les misères à sa portée.

Comme il sera vite pauvre celui qui recevra avec foi vos paroles : « Si vous voulez être parfait, vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres.

Bienheureux les pauvres.

Quiconque aura quitté ses biens pour moi recevra ici-bas cent fois plus et au ciel la vie éternelle » (Mt 19,21.29; 5,3) et tant d'autres. 

Mon Dieu, je ne sais s'il est possible à certaines âmes de vous voir pauvre et de rester volontiers riches, de se voir tellement plus grandes que leur maître, que leur Bien-aimé, de ne pas vouloir vous ressembler en tout, autant qu'il dépend d'elles, et surtout en vos abaissements...

En tout cas moi, je ne puis concevoir l'amour sans un besoin impérieux de conformité, de ressemblance, et surtout de partage de toutes les peines, de toutes les difficultés, de toutes les duretés de la vie.

Être riche, à mon aise, vivre doucement de mes biens, quand vous avez été pauvre, gêné, vivant péniblement d'un rude labeur, pour moi je ne le puis, mon Dieu ; je ne puis aimer ainsi. 

Il ne convient pas que « le serviteur soit plus grand que le maître » (Jn 13,16), ni que l'épouse soit riche quand l'Époux est pauvre...

Pour moi, il m'est impossible de comprendre l'amour sans la recherche de la ressemblance..., sans le besoin de partager toutes les croix.

 

Dimanche 11 Octobre 2015:   4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 05:05
Les déraisonnables sont fâchés par que Dieu ne gouverne pas le monde selon leurs préceptes, et les raisonnables sont sans cesse à lutter pour parvenir à comprendre la volonté divine. (Saint Nicolas Velimirovic)

Les déraisonnables sont fâchés par que Dieu ne gouverne pas le monde selon leurs préceptes, et les raisonnables sont sans cesse à lutter pour parvenir à comprendre la volonté divine. (Saint Nicolas Velimirovic)

Livre des Proverbes 8,22-24.32-35.

Le Seigneur m'a possédée au commencement de ses voies, avant qu'il fît quelque chose dès le principe.
J'ai été fondée dès l'éternité, dès le commencement, avant les origines de la terre.
Il n'y avait point d'abîmes quand je fus enfantée, point de sources chargées d'eaux.
" Et maintenant, mes fils, écoutez-moi ; heureux ceux qui gardent mes voies !
Ecoutez l'instruction pour devenir sages ; ne la rejetez pas.
Heureux l'homme qui m'écoute, qui veille chaque jour à mes portes, et qui en garde les montants !
Car celui qui me trouve a trouvé la vie, et il obtient la faveur du Seigneur. "


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.

En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie.
Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes. "
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.
L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus."
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. "
Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme ? "
L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile,
car rien ne sera impossible pour Dieu. "
Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta.

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Par le Saint [Padre] Pio de Pietrelcina

(1887-1968), capucin 
FSI 32, FM 167, Ep 3, 564 (trad. Une pensée, Médiaspaul, p. 51-52) 


 

« Que votre oui soit oui » (Jc 5,12)

 

Tu ne sais pas ce que l'obéissance est capable de produire : par un oui, par un seul oui — « Qu'il me soit fait selon ta parole » — Marie devient la mère du Très-Haut.

Ce faisant elle se déclarait sa servante (Lc 1,38) mais gardait intacte sa virginité qui était si chère à Dieu et à ses propres yeux.

Par ce oui de Marie le monde obtient le salut, l'humanité est rachetée. Alors, tâchons nous aussi de faire la volonté de Dieu et de toujours dire oui au Seigneur... 

Que Marie fasse fleurir en ton âme des vertus toujours nouvelles et qu'elle veille sur toi.

Elle est la mer qu'il faut traverser pour parvenir aux rivages des splendeurs de l'aurore éternelle ; reste donc toujours près d'elle... 

Prends appui sur la croix du Christ, à l'exemple de Marie.

Tu y trouveras un grand réconfort.

Marie est restée, debout, aux pieds de son fils crucifié (Jn 19,25).

Jamais Jésus ne l'a autant aimée qu'en ce moment de souffrance inexprimable.

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Bartimée
Évangile selon saint Marc 10, 46-52
Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route. Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier.
Appeler, être appelé, la même adrénaline silencieuse
« Un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. » Quoi de plus improbable que cette situation ? Assis au bord du chemin et à la sortie de Jéricho, un jour de grande foule. Que peut-il bien se passer ? 
Bartimée est aveugle mais n’a pas perdu tous les sens. Il ne voit pas, mais il entend celui que la rumeur populaire conduit jusqu’à lui : Jésus de Nazareth. Il l’appelle. Il est appelé à son tour et tout aveugle qu’il est, il court vers Jésus. 
Fermez les yeux, écoutez. La bande-son suffira, ici, à découvrir les rebondissements de l’intrigue. Ils sont trois acteurs : Bartimée, Jésus, les disciples. Chacun à son tour prend la parole : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » « Appelez-le » « Confiance lève-toi, il t’appelle. »
Faisons ensemble une petite expérience : sur votre téléphone combien d’applications avez-vous qui servent à appeler et à être appelé ?. Les appels, nous en avons tous les jours et à chaque fois, ils déclenchent les mêmes sensations, la même adrénaline silencieuse, la curiosité de savoir qui nous appelle et pourquoi. 

Au Livre de la Genèse, Dieu appelle et donne sens à la Création. « Au commencement était la Parole » *, Dieu appelle et par sa parole il donne sens à l’existant. Et lorsque Dieu nous appelle, c’est par notre prénom. Et il nous donne aussi un sens au cœur de sa création. 
Dans l’évangile de Marc, avez-vous noté comment les disciples se font porte-voix de Jésus : « Appelez-le. » Et eux de traduire, dans leurs mots : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » Jésus reprend la parole et sa parole est performative, comme on dit : « Va, ta foi t’a sauvé ». La parole de Jésus fait que l’aveugle retrouve la vue.
Quels appels entendrons-nous aujourd’hui ? De quels appels serons-nous les porte-voix aujourd’hui ? 
Ayant retrouvé la vue, découvert un sens à notre vie, pour cette journée qui commence, sommes-nous prêts à suivre Jésus ? Nous sommes tous appelés à nous mettre en marche. Confiance, il nous appelle ! (Source:Signe dans la Bible)
Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Prière de Saint Isaac de Syrie

Voici une Prière pour la contrition de nos péchés « Je frappe à la porte de Ta compassion Seigneur » de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), ascète, mystique et théologien syrien, un des plus grands spirituels du christianisme oriental qui fut évêque de Ninive quelques temps, avant de vivre en ermite dans un lieu isolé.
 


La Prière de Saint Isaac de Syrie « Je frappe à la porte de Ta compassion Seigneur » : 

« Je frappe à la porte de Ta compassion Seigneur : envoie de l'aide à mes élans dispersés qui sont ivres de la multitude des passions et de la puissance des ténèbres. Tu peux voir mes plaies cachées en moi : suscite en moi la contrition bien qu'elle ne corresponde pas au poids de mes péchés, car si je recevais la pleine conscience de l'étendue de mes péchés, Seigneur, mon âme serait consommée par la douleur amère qui en découle. Aide mes faibles efforts sur le chemin de la vraie repentance, ô puissè-je trouver le soulagement de la véhémence des péchés par la contrition qui vient de Ton don, car sans la puissance de Ta grâce, je suis tout à fait incapable d'entrer en moi-même, de prendre conscience de mes souillures, et qu'ainsi, à leur vue, il me soit épargnée une grande distraction. Amen. » 

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


Isaac-le-Syrien-de-Ninive.jpg

 
Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,1-4.

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui nous ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Quand bien même j'ai chuté et je me vautre dans la fange, Dieu ne cesse pas d'être DIeu. Quand bien même je suis pourri de vices, Dieu ne cesse pas d'être vertueux. Dès lors, j'ai le droit de me tourner vers Lui, de L'approcher tel qu'Il est. "Voici ce que je suis, voici ce que je suis devenu. Cependant, Toi Tu ne pourrais cesser d'être le même. Tu ne saurais être ce que Tu n'es pas. Ton amour et Ta bonté ne sauraient se changer en autre chose, et c'est pour cela que je me tourne vers Toi." Si une personne s'est vraiment repentie, elle n'a aucune raison de craindre d'être déçue par Dieu. (Ancien Emilianos de Simonos-Petra, Commentaire sur les Psaumes)

Par Sainte Thérèse d'Avila

(1515-1582), carmélite, docteur de l'Église 
Chemin de perfection, ch. 30  


 

La prière nous introduit déjà dans le règne de Dieu

 

    « Que Votre nom soit sanctifié, que Votre règne advienne. »

Admirez ici, mes filles, l'immense sagesse de notre Maître !

Que demandons-nous quand nous demandons ce royaume ? ...

Notre Seigneur connaissait notre extrême faiblesse.

Il savait que nous étions incapables de sanctifier, de louer, d'exalter, de glorifier le nom très saint du Père éternel d'une manière convenable, à moins qu'il n'y supplée en nous donnant dès ici-bas son royaume.

C'est pour cela même que le bon Jésus a joint ici ces deux demandes... 


    À mon avis, l'un des grands biens que renferme le royaume du ciel, c'est qu'on y est dégagé de toutes les choses de la terre, qu'on y goûte un repos, une béatitude intimes, qu'on s'y réjouit de la joie de tous, dans une paix perpétuelle, dans un bonheur profond de voir tous les élus sanctifier et louer le Seigneur, bénir son nom, sans qu'il se trouve personne pour l'offenser.

Tous l'aiment, et l'âme n'a d'autre occupation que de l'aimer, et elle ne peut cesser de l'aimer parce qu'elle le connaît. 


    Eh bien !

s'il nous était donné de le connaître nous l'aimerions de même ici-bas, non toutefois aussi parfaitement ni avec cette stabilité, mais enfin, nous l'aimerions tout autrement que nous ne l'aimons...

Ce dont il s'agit est possible à l'âme, dès cet exil, avec la grâce de Dieu.

Mais il reste vrai qu'elle ne peut pas l'atteindre parfaitement... car nous naviguons encore sur la mer de ce monde, et nous sommes toujours voyageurs.

Il est des moments cependant où le Seigneur, nous voyant fatigués du chemin, met toutes nos puissances dans le calme et notre âme dans la quiétude.

Il révèle alors clairement, par un certain avant-goût, quelle est la saveur de la récompense réservée à ceux qu'il introduit dans son royaume.



 

Mercredi 7 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 08:21
Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.

Heureux l'homme qui sera trouvé sans tache ; qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait ?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

L'Imitation de Jésus Christ,

traité spirituel Occidental du 15e siècle 
Livre II, ch.1, 2-3 


 

Demeurer dans le Royaume de Dieu

 

« Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » dit le Seigneur...

Hâte-toi donc de préparer ton cœur pour cet Époux afin qu'il daigne venir et habiter en toi. Car il a dit :

« Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, alors nous viendrons en lui et nous établirons en lui notre demeure » (Jn 14,23).

Fais donc place au Christ et ferme la porte à tout autre que lui. En possédant le Christ, tu es riche et lui seul te suffit.

Il veillera sur toi, pourvoira à tout, en sorte que tu n'auras pas à recourir toujours aux hommes.

Car les hommes changent souvent et manquent tout d'un coup, tandis que « le Christ demeure éternellement » (Jn 12,34) ; il reste notre soutien inébranlable jusqu'à la fin. 

Ne place donc pas ta confiance d'une manière trop absolue dans l'homme, qui est fragile et mortel, même quand quelqu'un nous est utile et très cher.

Ne t'attriste pas beaucoup s'il te déçoit ou s'il te contredit.

Ceux qui sont pour toi aujourd'hui pourront être contre toi demain et inversement, car les hommes changent comme le vent.

Toi donc mets ta confiance en Dieu.

Qu'il soit ta crainte et ton amour. Il répondra pour toi et il fera ce qui est le mieux. 

« Tu n'as pas ici-bas de demeure durable » (He 13,14).

Où que tu sois, tu es « étranger et voyageur » (He 11,13).

Ta paix viendra de ton union intime avec le Christ.

 

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prières à SAINT THOMAS, Apôtre.

(Père de nos chrétientés Syriaques des Indes et de ses missions)

+


1er Choeur:

Saint apôtre Thomas,  intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.


Disciple du Christ, le suprême initié, * Thomas, le lumineux prédicateur,

1er Choeur:

Saint apôtre Thomas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

 

Lorsque Pierre lui cria: Nous avons vu le Seigneur! + Thomas répondit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous  et si je ne touche son côté, je ne croirai pas! * Alors le Créateur de l'univers  et le Maître de tous, à la façon d'un serviteur,  arriva, dans son désir de sauver le monde entier,

1er Choeur:

Saint apôtre Thomas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

Le Créateur de l'univers  et le Maître de tous, à la façon d'un serviteur +  arriva, dans son désir de sauver le monde entier, * et lui dit: Touche mes mains et mon côté,  touche les marques de la lance et des clous  et ne sois pas incrédule, mais croyant,

 

1er Choeur:

Saint apôtre Thomas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

Touche les marques de la lance et des clous  et ne sois pas incrédule, mais croyant, + car je suis ton Dieu, ton Seigneur! * Et Thomas, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu. 

1er Choeur:

Saint apôtre Thomas, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu'à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.

Choeur et fidèles:

Celui que la grâce divine a comblé, l'Apôtre du Christ * et son fidèle serviteur, plein de repentir, s'est écrié: * Vous êtes en vérité mon Seigneur et mon Dieu.

 

Barekhmor: Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, et que Sa Miséricorde et sa grâce abondent en nous en ce siècle et aux siècles des siècles. Amîn.

 

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

 

DE L'OCCULTISME A LA GRÂCE

(Source:Sylvain DORIENT dans "ALETIEIA")

The pundulum-©Photosani-shutterstock

 

« Je n’ai plus peur de mes démons, j’ai trouvé la muselière », explique Michel Chiron, qui témoigne de son expérience sur son blog.

Un témoignage adressé en priorité à « tous ceux qui pensent que les chrétiens sont les derniers survivants d’une race heureusement en voie de disparition et que l’Église catholique doit et va s’éteindre ».

Ayant rayé Dieu de sa vie à 22 ans, il a fait l’expérience de l’occultisme, en jouant avec un pendule.

Un fou ?

Devant son témoignage qui défie la rationalité, on est tenté de le ranger parmi les déséquilibrés qui abondent et qui croient avoir affaire à des entités démoniaques.

Mais Michel Chiron n’a pas vraiment le profil. Membre actif de sa paroisse, dirigeant des groupes de prière, donnant des cours de catéchisme, il parle posément, sans bredouiller, sans signe de fébrilité.

Il manifeste une joie tranquille et il insiste bien plus sur sa conversion que sur sa plongée dans ce qu’il appelle « neuf mois d’enfer » en prise à un mal qui dépasse la rationalité…

Une porte ouverte par le spiritisme

Comme certains adolescents, Michel Chiron avait joué dans sa jeunesse avec un pendule et des lettres de scrabble pour « faire parler les esprits »… sans grands résultats.

Mais dans une période compliquée de sa vie, il s’y est remis tout seul, et il a vu qu’il obtenait des phrases cohérentes.

Puis, il a fait l’expérience d’entités qui s’adressaient directement à son esprit, et qui lui ont rendu la vie infernale.

Elles lui parlaient, pouvaient contraindre ses sens, connaissaient chacune de ses pensées…

Pour s’en libérer, il a songé au suicide, mais a été sauvé grâce à la prière et à l’assistance d’un prêtre.

Des dizaines de lettres

Après la publication de son expérience étrange et irrationnelle, des dizaines d’internautes l’ont contacté, persuadés de vivre la même chose que lui. Il se souvient :

« Parmi mes lecteurs, il y a trois personnes qui avaient vécu la même expérience que moi. Je ne la souhaite à personne et pourtant elle a été mon chemin vers l’Église. 

C’est grâce à elle que je me suis tourné vers le Christ, les sacrements, ce sont les antidotes ».

Lui qui ne croyait ni en Dieu ni au diable, il est à présent solidement convaincu de l’existence des deux.

« J’entends dire parfois que le doute est nécessaire…. J’ai du mal à entrer dans cette forme de pensée », assure-t-il.

Magnétiseurs, voyants…

Michel Chiron se méfie des magnétiseurs, guérisseurs et autres voyants : selon lui, si certains d’entre eux sont des charlatans, ils jouent souvent avec des forces qui les dépassent.

La curiosité à l’égard de ces pratiques, qui sont à la marge de la science, sont selon lui une porte d’entrée pour les « entités ».

Il a plusieurs fois tenté de faire entendre son expérience dans des blogs consacrés à ces pratiques, mais se faisait régulièrement rejeter par les modérateurs :

« Ce n’est pas facile de s’ouvrir de ces choses auprès d’athées. Ils ont comme des murs intérieurs, qui leurs interdisent de s’intéresser à la foi catholique.

En revanche, ils peuvent être intéressés par l’occultisme ».

L’état de grâce

Sortant de son expérience traumatisante, Michel Chiron se souvient d’avoir vécu dans un état qu’il attribue à une autre force surnaturelle : l’Esprit Saint.

Rien d’extraordinaire, en apparence.

« J’étais dans une forme olympique, assure-t-il. Je prenais plaisir à travailler. »

Il conserve de son changement radical de vie, un optimisme intact, plus de 20 ans après, et une force de travail que ce jeune retraité de 66 ans met au service de sa paroisse de Vierzon (Cher).

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

L'Eglise d'Occident célèbre en Octobre le "Mois du Rosaire. Le Pape de Rome: Pie XII, nous parle de cette prière mariale attachée à la Tradition Occidentale de l'Unique Eglise du Christ (Orient-Occident):

 

"Nous connaissons la puissante efficacité du Rosaire pour obtenir l'aide maternelle de la Sainte Vierge.

Bien que certainement il n'y ait point qu'une unique manière de prier pour obtenir cette aide, nous estimons néanmoins que le Rosaire est le moyen le mieux adapté et le plus fructueux, comme cela est du reste clairement suggéré par son origine même, plus divine qu'humaine et par sa nature intime.

(…) Il résulte un autre grand avantage lorsque les prières orales s'accompagnent de la méditation des mystères (du Rosaire) :

-Tous les fidèles, même les plus simples et les moins instruits, ont là une manière facile et rapide d'alimenter et d'affermir leur foi.


Par la méditation fréquente des mystères, l’âme atteint et absorbe insensiblement les vertus qu'ils contiennent, elle s'enflamme vivement à l'espérance des biens immortels et se sent fortement et doucement stimulée à suivre la voie tracée par le Christ Lui-même et par sa Mère.

La récitation même de formules identiques, tant de fois répétées, loin de rendre cette prière stérile et ennuyeuse, possède au contraire l'admirable vertu d'inculquer la confiance à celui qui prie et de faire une "douce violence" au Cœur maternel de Marie. 

"L'homme, miroir de Dieu est l'ultime achèvement de la création." 

Le miroir de Dieu

"Dieu a consigné dans l'homme toutes les créatures.

L'homme, dans la structure du monde, est pour ainsi dire en son centre.

Il a plus de puissance que les autres créatures qui demeurent cependant dans la même stucture.

Car s'il est petit par sa stature, il est grand par les énergies de son âme. ...

L'homme intérieur contemple de ses yeux de chair les créatures qui l'entourent mais par la foi, c'est Dieu qu'il voit.

L'homme le reconnaît en toute créature, car il y perçoit leur Créateur.

Avec harmonie, l'amour donne à toute chose sa juste mesure."

(Sainte Hildegarde de Bingen, Le Livre des Œuvres Divines)

 

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,38-42.

Chemin faisant, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Ambroise (v. 340-397),

évêque de Milan et docteur de l'Église 
Traité sur l'Evangile de saint Luc, 7, 85-86 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 242 ; cf SC 52, p. 36) 


 

Marthe et Marie dans l'unique corps du Christ

 

Dans la parabole du bon Samaritain, il a été question de la miséricorde ; mais il n'y a pas qu'une seule manière d'être vertueux.

Vient ensuite l'exemple de Marthe et de Marie ; on y voit l'une dévouée par son action, l'autre religieusement attentive à la parole de Dieu.

Si cette attention s'accorde avec la foi, elle est préférable même aux œuvres, selon ce qui est écrit :

« C'est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée ».

Efforçons-nous donc, nous aussi, de posséder ce que personne ne peut nous enlever ; prêtons une oreille non pas distraite, mais attentive...

Soyons comme Marie, animée du désir de la sagesse :

c'est là une œuvre plus grande, plus parfaite que les autres...

Ne critique donc pas, ne juge pas oisifs ceux que tu vois désirer cette sagesse... 


Marthe, pourtant, n'est pas critiquée pour ses bons offices, même si Marie a choisi la meilleure part.

Jésus, en effet, a de multiples richesses et fait de multiples largesses...

Les apôtres aussi n'ont pas jugé que le mieux était de laisser la parole de Dieu pour servir aux tables (Ac 6,2).

Mais les deux choses sont œuvres de sagesse ; Etienne pour sa part, qui était plein de sagesse, a été choisi comme serviteur.

Donc, que celui qui sert obéisse à celui qui enseigne, et que celui qui enseigne encourage celui qui sert.

Un est le corps de l'Église, même si les membres sont divers ; l'un a besoin de l'autre.

« L'œil ne peut pas dire à la main : Je n'ai pas besoin de toi, ni de même la tête aux pieds » (1Co 12,14s).

L'oreille ne peut pas dire qu'elle ne fait pas partie du corps.

Il y a des organes qui sont plus importants ; les autres sont cependant nécessaires.


 

Mardi 6 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 08:19
Le père Krzysztof Charamsa se comporte comme un homme qui tromperait sa femme et qui justifierait son adultère en accusant celle-ci

Sur PadreBlog.fr, l’abbé Roland-Gosselin décrypte l’événement merdiatique que représente le coming out du père Krzysztof Charamsa :

La première question est le cas personnel de ce prêtre. Qu’il soit homosexuel ou qu’il se reconnaisse comme tel n’est pas ce qui est d’abord mis en cause. En revanche, qu’il reconnaisse vivre en couple, qu’il revendique manquer à la chasteté, qu’il n’assume pas d’être fidèle à l’obligation du célibat prise le jour de son ordination diaconale, est un point beaucoup plus douloureux. Qu’en plus il s’autorise à entrer dans le jeu médiatique pour être une icône de la presse à la veille de l’ouverture du Synode sur la famille est une chose très grave. Le Vatican a raison de manifester sa large désapprobation en le démettant de ses diverses fonctions.

La tentative ridicule et malhabile de justification du prêtre est odieuse. Dire que le clergé est largement homosexuel et homophobe, dressant ainsi le portrait de ses frères prêtres comme étant des gens frustrés et meurtris par une loi de l’Eglise apparaissant inique, est faux, profondément injuste. C’est un grave scandale dans lequel nous ne pouvons pas tomber.

Nous ne jugeons pas le cœur de ce prêtre. Nous sommes tous de pauvres pécheurs. Nous pouvons comprendre qu’il parte, s’il ne peut plus tenir son engagement. Il pouvait partir humblement, discrètement, personne ne l’aurait jugé, mais nous sommes en droit de lui demander de ne pas scandaliser tous ceux qui font confiance aux prêtres, de ne pas abîmer le sacerdoce qu’il a reçu et que nous avons en commun, de ne pas diffuser le poison du doute et de la suspicion qui rejaillira sur tous ses frères. Quand on est tombé, on se retire humblement dans le silence et on demande pardon. On ne renverse pas les rôles en accusant l’Eglise ! Imaginez un homme qui tromperait sa femme, et qui – au lieu de présenter ses excuses pour sa trahison – justifierait son adultère en accusant celle-ci !

Il ajoute :

Plus largement que le cas particulier de ce prêtre, se pose la question légitime de l’accompagnement des prêtres de la Curie vaticane. Le Vatican, et l’Eglise dans son ensemble, a en effet une grande part de responsabilité dans la manière dont les ministères de la Curie sont vécus. Ces prêtres sans ministère pastoral, sans exercice officiel du culte, sont parfois bien isolés. L’Eglise devrait leur permettre de vivre dans des lieux communautaires pour qu’ils vivent réellement leur mission dans une dimension ecclésiale. Si ces prêtres apparaissent seulement comme des hommes d’une administration, leur sacerdoce ne peut déployer tout ce qui leur permettra d’être des hommes accomplis. L’ambition, le goût de l’argent, les dangers pour leur célibat, se diffusent d’autant plus facilement chez les plus faibles d’entre eux qu’ils n’ont pas le soutien pastoral que leur état sacerdotal réclame. Même remarque pour de nombreux prêtres dans leur diocèse.

Heureusement, tous les prêtres travaillant à la Curie ne vivent pas ainsi et ne tombent pas dans ces fautes ! Les saints de la Curie (car il y en a !), travailleurs patients et prudents, ont tous un ministère complémentaire qui leur permet de déployer leur sacerdoce. (Source: Nouvelles de France)

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 07:07
Le roi David a écrit que la Loi de Dieu était par dessus tout désirable car elle est "plus savoureuse que le miel, que le miel nouveau" (Ps 19,10). Dans le Livre des Proverbes, Salomon met en équivalence l'acquisition de la sagesse avec la douceur du miel, merveilleuse au goût et bonne pour l'âme. Prov 24,13-14 : "Mange du miel, mon fils, c’est bon ; un rayon de miel sera doux pour ton palais. Telle sera pour toi la sagesse, sache-le bien ! Si tu la trouves, tu auras un avenir et ton espérance ne sera pas fauchée." ( P. John)

Le roi David a écrit que la Loi de Dieu était par dessus tout désirable car elle est "plus savoureuse que le miel, que le miel nouveau" (Ps 19,10). Dans le Livre des Proverbes, Salomon met en équivalence l'acquisition de la sagesse avec la douceur du miel, merveilleuse au goût et bonne pour l'âme. Prov 24,13-14 : "Mange du miel, mon fils, c’est bon ; un rayon de miel sera doux pour ton palais. Telle sera pour toi la sagesse, sache-le bien ! Si tu la trouves, tu auras un avenir et ton espérance ne sera pas fauchée." ( P. John)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,23-28.

Frères, appliquez-vous à vous renouveler au plus intime de votre esprit
et à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté véritables.
C'est pourquoi, renonçant au mensonge, parlez selon la vérité, chacun dans ses rapports avec son prochain, car nous sommes membres les uns des autres.
" Etes-vous en colère, ne péchez point ; " que le soleil ne se couche point sur votre irritation.
Ne donnez pas non plus accès au diable.
Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais plutôt qu'il s'occupe en travaillant de ses mains à quelque honnête ouvrage, afin d'avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14.

En ce temps-là, Jésus dit aux chefs des prêtres et aux pharisiens cette parabole :
" Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui avaient été invités aux noces, et ils ne voulurent pas venir.
Il envoya encore d'autres serviteurs, disant : " Dites aux invités : Voilà que j'ai préparé mon festin ; on a tué mes bœufs et mes animaux gras ; tout est prêt : venez aux noces. "
Mais ils n'en tinrent pas compte, et ils s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son négoce ;
et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent.
Le roi entra en colère, envoya ses armées, extermina ces meurtriers et brûla leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : " La noce est prête, mais les invités n'en étaient pas dignes.
Allez donc aux carrefours des chemins, et tous ceux que vous trouverez, invitez-les aux noces. "
Ces serviteurs sortirent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons ; et la salle des noces fut remplie de convives.
Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table et il aperçut là un homme qui n'était point revêtu d'un habit de noce ;
et il lui dit : " Ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noce ? " Et lui resta muet.
Alors le roi dit aux servants : " Liez-lui pieds et mains, et jetez-le dans les ténèbres extérieures : là il y aura les pleurs et les grincements de dents.
Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.

le pouvoir d’asservissement de toutes les richesses quelles qu’elles soient, car elles stoppent ou tout au moins elles freinent considérablement les plus beaux élans vers cette perfection évangélique, cette sainteté à laquelle nous sommes tous appelés et qui est le seul bien désirable. Ce qui ne peut pas manquer de frapper tout lecteur attentif de l’Evangile, c’est le fait que Jésus, lui, a choisi la pauvreté ; il est né pauvre, il a grandi en travaillant de ses mains dans un métier de pauvre. Durant sa vie publique il n’a pas eu une pierre ou reposer sa tête. Mais il n’a pas vécu pour autant dans la misère ni l’indignité. Le groupe qu’il formait avec les douze avait bourse commune, des personnes aisées les assistaient de leurs biens. Les miracles furent généreux tant pour la soif que pour la faim, il honorait volontiers les repas avec une liberté qui contrastait avec la rude ascèse de Jean-Baptiste.(P Cousty)

le pouvoir d’asservissement de toutes les richesses quelles qu’elles soient, car elles stoppent ou tout au moins elles freinent considérablement les plus beaux élans vers cette perfection évangélique, cette sainteté à laquelle nous sommes tous appelés et qui est le seul bien désirable. Ce qui ne peut pas manquer de frapper tout lecteur attentif de l’Evangile, c’est le fait que Jésus, lui, a choisi la pauvreté ; il est né pauvre, il a grandi en travaillant de ses mains dans un métier de pauvre. Durant sa vie publique il n’a pas eu une pierre ou reposer sa tête. Mais il n’a pas vécu pour autant dans la misère ni l’indignité. Le groupe qu’il formait avec les douze avait bourse commune, des personnes aisées les assistaient de leurs biens. Les miracles furent généreux tant pour la soif que pour la faim, il honorait volontiers les repas avec une liberté qui contrastait avec la rude ascèse de Jean-Baptiste.(P Cousty)

Par Saint Nersès Snorhali

(1102-1173),

patriarche arménien 
Jésus, Fils unique du Père, §683-687 ; SC 203 (trad. SC p. 172 rev.) 


 

« Venez au repas de noce »

 

À Vos noces divines 
Que le Père a préparées pour Vous, ô Fils unique, 
La voix de Vos serviteurs m'a appelé moi aussi, 
Pour que je me réjouisse en des joies ineffables, 
Déjà ici-bas dans le mystère de Votre autel 
Et un jour là-haut dans la ville céleste (Ap 21,2s) 
En une allégresse éternelle, 
Inexprimable et immuable. 

Mais parce que je ne porte pas l'habit splendide, 
Digne de la salle des noces, 
Car j'ai sali celui de la fontaine sacrée du baptême 
Par les péchés noirs de l'âme, 
Ô Seigneur insondable..., 
Revêtez-moi maintenant de nouveau de Vous (cf Ga 3,27), 
Et rendez sa splendeur d'autrefois 
À ma robe première maintenant salie. 

Pour que je n'entende pas Votre voix, Seigneur, 
Prononcer le nom d'« ami » avec l'expression digne de pitié, 
Et que je ne sois point comme lui jeté 
Dans l'abîme pour toujours. 

 

Liberté : tel est bien le mot-clé de l’attitude de Jésus. Jésus était parfaitement libre, en effet, de toute convoitise et de toute anxiété au sujet de la possession ou de l’entretien des biens terrestres, libre aussi de tout ressentiment, même secret, contre les biens dont il ne jouissait pas. Sans doute les biens de la terre étaient-ils, pour lui aussi, des biens. Mais toute son énergie spirituelle d’esprit et de cœur était orientée vers Dieu, résolument centrée sur Dieu. Cette attitude du Christ doit être aussi la nôtre, frères et sœurs, car l’argent n’est pas seulement un mauvais maître, il est aussi, quoiqu’on en dise, un serviteur dangereux. - Dangereux parce qu’en raison de la fausse sécurité qu’il procure, il tend à remplacer Dieu dans le cœur de l’homme. - Dangereux parce que la richesse encombre la vie, préoccupe l’esprit, colle aux mains et au cœur. La richesse séduit celui qui ne devrait être séduit que par Dieu « là où est votre trésor, là est votre cœur » affirme Jésus. C’est tout le drame de ce jeune riche de l’Evangile : il est placé dans l’alternative de suivre Jésus ou de s’en aller vers ses grands biens. La richesse, nous le savons bien, c’est tout à la fois l’orgueil qui éclabousse les voisins, la servitude d’un rang à tenir, le vertige de la domination, l’escalade du à qui mieux mieux, la possibilité de pouvoir tout se payer, l’affrontement des jalousies et bien sûr, l’égoïsme du tout pour soi... Et la charité en meurt avec la justice... Le pauvre aussi en meurt puisque le riche refuse de partager avec lui en donnant son superflu...(Père Cousty)

Liberté : tel est bien le mot-clé de l’attitude de Jésus. Jésus était parfaitement libre, en effet, de toute convoitise et de toute anxiété au sujet de la possession ou de l’entretien des biens terrestres, libre aussi de tout ressentiment, même secret, contre les biens dont il ne jouissait pas. Sans doute les biens de la terre étaient-ils, pour lui aussi, des biens. Mais toute son énergie spirituelle d’esprit et de cœur était orientée vers Dieu, résolument centrée sur Dieu. Cette attitude du Christ doit être aussi la nôtre, frères et sœurs, car l’argent n’est pas seulement un mauvais maître, il est aussi, quoiqu’on en dise, un serviteur dangereux. - Dangereux parce qu’en raison de la fausse sécurité qu’il procure, il tend à remplacer Dieu dans le cœur de l’homme. - Dangereux parce que la richesse encombre la vie, préoccupe l’esprit, colle aux mains et au cœur. La richesse séduit celui qui ne devrait être séduit que par Dieu « là où est votre trésor, là est votre cœur » affirme Jésus. C’est tout le drame de ce jeune riche de l’Evangile : il est placé dans l’alternative de suivre Jésus ou de s’en aller vers ses grands biens. La richesse, nous le savons bien, c’est tout à la fois l’orgueil qui éclabousse les voisins, la servitude d’un rang à tenir, le vertige de la domination, l’escalade du à qui mieux mieux, la possibilité de pouvoir tout se payer, l’affrontement des jalousies et bien sûr, l’égoïsme du tout pour soi... Et la charité en meurt avec la justice... Le pauvre aussi en meurt puisque le riche refuse de partager avec lui en donnant son superflu...(Père Cousty)

LA CONFESSION:

POURQUOI DIRE SES PÉCHÉS À UN PRÊTRE ?

NE PEUT-ON LES DIRE À DIEU DIRECTEMENT ?

Le renouvellement du baptême –

Le sacrement de l’absolution des péchés a été institué par le saint Esprit pour restaurer la grâce du saint baptême.

En effet, après leur baptême, les chrétiens commettent le plus souvent des péchés qui, sans annuler le baptême, en affaiblissent la grâce.

La structure de ce sacrement reprend celle du baptême : dialogue avec le prêtre pour confirmer la jonction au Christ ; confession de la foi ; reconnaissance de ses péchés et prière d’absolution correspondant à l’immersion. Comme au baptême, la communion eucharistique suivra l’absolution.

Dire nos péchés à Dieu

Il est une démarche fondamentale de l’être humain, qui le rend incomparable à toute autre créature, c’est le fait de reconnaître devant Dieu que l’on a péché contre lui, qu’on n’a pas fait sa volonté, qu’on s’est opposé, consciemment ou inconsciemment, à elle.

La grandeur de l’être humain consiste à reconnaître qu’il n’a pas raison devant Dieu ; c’est en même temps l’acte par lequel on découvre la miséricorde de Dieu ; le cœur s’ouvre dans une immense confiance pour dire : Père céleste, j’ai eu tort devant toi, j’ai péché, pardonne-moi, relève-moi, aide-moi à ne plus m’éloigner de toi et de ton amour…

Et cette démarche se fait dans la solitude d’une chambre, dans la nature, dans une église, en marchant dans les rues…

Le ministère pastoral

Un grand miracle est que le Seigneur nous accorde son pardon et nous fasse ainsi communier à son incompréhensible miséricorde.

Et nous mettons notre foi dans cette parole du Seigneur qui dit à ses apôtres :

« Ce que vous délierez, ce que vous pardonnerez, sur terre, sera délié et pardonné dans les cieux… » (Matthieu 16, 19 ; 18, 18 ; Jean 20, 23).

Le prêtre n’a pas d’autre compétence que d’accomplir ce commandement divin.

Il le fait par obéissance au Christ, comme il préside l’eucharistie parce que le même Christ dit :

« Faites ceci en mémoire de moi ».

Nous confions également nos péchés les uns aux autres, suivant le conseil de saint Jacques de Jérusalem (Jacques 5, 15-16) : il n’y a pas de contre-indication !

Mais il est extraordinaire de pouvoir croire aux paroles divines :

« ce que vous délierez sera délié » ; tout homme, pour vivre, cherche le pardon de ses fautes, et seule l’absolution sacramentelle atteste celui-ci avec certitude.

Le prophète David dit :

« J’ai dit : Je confesserai contre moi mon iniquité au Seigneur.

Et Toi, Tu as remis l’impiété de mon cœur » (Psaume 31, 5).

Le Seigneur pardonne par le ministère de son Église, la prêtrise ; et nous avons besoin également que les frères que nous avons offensés nous disent qu’ils nous pardonnent.

Car il n’y a qu’un seul et même pardon dont la source est dans la miséricorde du Père.

Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive

Voici la Prière « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), ascète, mystique et théologien syrien, un des plus grands spirituels du christianisme oriental qui fut évêque de Ninive quelques temps, avant de vivre en ermite dans un lieu isolé.
 


La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, par Tes plaies guéris mes plaies » : 

« Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. » 

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


Isaac-le-Syrien-de-Ninive.jpg

 

SAINT PLACIDE 
(518-542)
et SES COMPAGNONS, QUI SONT-ILS ?
Martyrs
(† 542)

        Saint Placide appartenait par sa naissance à une des plus anciennes et des plus célèbres familles de Rome. Il fut confié, âgé de sept ans, à saint Benoît, pour être élevé à Subiaco, sous sa conduite. On le voit dès lors pratiquer rigoureusement les exercices de la vie monastique. L'obéissance l'ayant envoyé un jour chercher de l'eau dans le lac voisin, il tombe et est entraîné par les flots. Benoît, du fond de son monastère, a la connaissance miraculeuse de ce malheur ; il appelle son disciple Maur : « Courez vite, mon frère, lui dit-il, l'enfant est tombé à l'eau. » Maur s'élance, muni de la bénédiction de l'abbé, marche sur les eaux, saisit par les cheveux l'enfant, qui surnage encore, et le ramène sur le bord.

        Depuis ce temps, Placide fit des progrès plus grands encore, au point que saint Benoît lui-même en était dans l'admiration. Le saint abbé envoya plus tard son bien-aimé disciple en Sicile pour y établir un monastère. Son austérité y devint de plus en plus étonnante et allait beaucoup au-delà des prescriptions de la règle ; il ne buvait jamais que de l'eau, faisant carême en tout temps et souvent ne mangeant que trois fois la semaine et du pain seulement. Pour vêtement il portait un cilice ; son siège était son unique lit de repos ; son silence n'était interrompu que par les saintes exigences de la charité. Par sa vertu d'humilité, il attirait à lui tous les cœurs.

        Ses innombrables miracles le rendirent presque l'égal de saint Benoît : un jour, en particulier, il guérit par sa bénédiction tous les malades de son île réunis près de lui. 

        Placide et ses religieux furent faits prisonniers, dans leur couvent, par des pirates cruels qui les maltraitèrent affreusement. Le saint animait ses compagnons à la persévérance. Le tyran, outré de dépit à la vue de l'inébranlable constance des martyrs, les fit, à différentes reprises, fustiger très cruellement ; mais Notre-Seigneur vint fermer et guérir leurs plaies. Placide exhortait le tyran et ses bourreaux à se convertir au christianisme ; c'est alors qu'on lui brisa les lèvres et les mâchoires à coups de pierres et qu'on lui coupa la langue jusqu'à la racine. Mais le martyr parla aussi bien qu'auparavant. Le bourreau, n'étant nullement touché du prodige, inventa un nouveau supplice ; il fit coucher le saint moine à terre et lui laissa toute une nuit sur les jambes des ancres de navire avec d'énormes pierres. Tous ses efforts vinrent échouer devant cet invincible défenseur de la foi. Placide et ses compagnons eurent enfin la tête tranchée.

 

5 octobre :

Sainte ENIMIE qui êtes-vous ?

Fille de Clotaire II et soeur de Dagobert, vierge et abbesse en Gévaudan, illustre sainte de la maison de France (VIIème siècle).



Tropaire
Fille du roi Clothaire II, tu as choisi*
De ne te préoccuper que du seul Roi des Cieux.*
Tu prias le Christ pour qu'Il te donne la lèpre,*
Et ainsi tu pus échapper à l'hyménée.*
Saint Enimie, toi qui fus proche du Seigneur,*
Prie-Le afin qu'Il ait de nous grande mercy! +

L'éclatante beauté de la jeune princesse mérovingienne suscite bien des convoitises parmi les nobles du royaume. Elle, s'évertue à soigner les pauvres, les boiteux, les lépreux. Arrivée à l'âge de trouver un époux, son père lui impose plusieurs prétendants, que celle-ci refuse. La vertueuse princesse se dit mariée à Dieu et au Christ. Son père prépare cependant ses épousailles, alors implore-t-elle le Seigneur de lui venir en aide afin de conserver sa pureté. Dieu l'exauce, et lui inflige la lèpre, terrible maladie qui défigure la princesse. Durant des années, nul médecin ne parvient à la guérir. La jeune princesse implore à nouveau l'aide de Dieu. Un ange messager apparaît et lui dit : « Rends-toi avec ton escorte dans la lointaine province du Gévaudan, dans un lieu appelé Burlatis. Les bergers te guideront vers une source dont l'eau guérira les plaies de ton corps ». La princesse et son escorte se mettent en route.
Arrivé en Gévaudan, le cortège ne parvient pas à trouver Burlatis, et en demandant le chemin d'une source pouvant guérir, une femme lui indique une source. Cependant l'ange apparaît à nouveau lui indiquant que la source dans laquelle elle se baigne n'est pas celle recherchée. Elle se trouvait alors à Bagnols-les-Bains où « Dieu fait là de puissantes choses, pour ceux qui viennent chercher la santé ».
Le cortège se dirige, lui, vers le Tarn et trouve enfin la source de Burlatis. Énimie baigne son corps meurtri dans l'eau froide et bleue de Burle, implore le Seigneur, et guérit par miracle.
Le cortège décide donc d'entamer le chemin du retour, mais la maladie réapparaît à peine arrivés sur le causse qui domine Burlatis. Elle retourne alors à la source où le miracle de la guérison se reproduit, mais elle ne peut à nouveau atteindre le causse. Ce n’est qu’après un troisième bain qu'elle comprend son destin : rester à jamais dans cette région !
Elle décide donc de s'installer, aménageant une grotte qu'elle vient de découvrir, renvoyant ainsi son cortège pour ne garder que sa filleule. Sa cour, elle, s'installera visiblement dans des hameaux du bord du Tarn.
De sa grotte elle aurait exaucé bien des miracles, mais l'histoire la plus importante reste sa lutte contre le Drac (sorte de diable en pays d'Oc).
Elle est nommée abbesse par Saint Hilaire évêque de Mende et fonde un couvent mixte au village. Sainte Énimie et Saint Hilaire ont combattu le Drac, incarnation du diable. Le chaos du Pas de Soucy est le reflet de cette lutte. Énimie passe la fin de sa vie retirée dans une grotte (aujourd’hui l’Ermitage).
Après sa mort vers 628, son frère Dagobert, devenu roi, agrandit la basilique Saint-Denis, et part à la recherche de reliques de Saints. Arrivé sur les bords du Tarn pour venir sur le tombeau de sa sœur, il demande aux moniales où celui-ci se trouve. Elles se refusent à lui indiquer, ne voulant perdre leur Dame. Dagobert découvre finalement le tombeau mais hésite entre les deux cercueils. En effet, afin de se protéger, Énimie n'avait fait marquer aucun nom sur le sien, et celui d'Énimie sur celui de sa filleule. Ce sont les reliques de la filleule qui reposent auprès des rois de France en la basilique de Saint-Denis.
Cette histoire se serait perdue avec la disparition des moniales, et ce n'est que plus tard lorsque les moines noirs, qui avaient installé leur monastère dans ce bourg, eurent un message divin leur indiquant la supercherie de la princesse.
Les reliques de la princesse sont conservées à l’Ermitage jusqu’en 1970, date à laquelle elles furent volées.
Un pèlerinage a lieu chaque année à l’Ermitage, pour célébrer la patronne du village (premier dimanche d’octobre).

(Source: Père DULOISY)

 

Jésus affirme qu’au plan du salut les riches sont en situation périlleuse : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ». Il faut avoir le courage de dire avec l’Evangile que la richesse met vraiment l’homme en état de perdition sans quoi la parole de Jésus n’a plus de sens... Pourtant le même Evangile nous montre des riches entrant dans le Royaume : pensons par exemple aux Mages, à Nicodème, à Matthieu, à Zachée... Le riche a donc des chances de se sauver... Oui, à condition de passer par le trou de l’aiguille, c’est-à-dire à condition de ne pas résister à la grâce du Christ qui rend pauvre de cœur. Car Dieu, bien sûr, peut toujours toucher et changer le cœur du riche... Les Mages alors deviennent capables de quitter leur confort et d’offrir leurs trésors, Matthieu devient capable d’abandonner son bureau de percepteur pour suivre Jésus, Zachée devient capable de restituer au quadruple l’argent mal acquis et de donner la moitié de ce qui reste aux pauvres. Le riche peut donc se sauver à condition de se sentir foncièrement et constamment pauvre, à condition d’être assez détaché de ses biens pour pouvoir partager généreusement... Un chrétien ne peut donc garder des richesses que par devoir et dans les limites du devoir. Retenir plus d’argent qu’il ne faut, compte tenu bien sûr de sa situation, c’est aimer l’argent et par conséquent c’est mépriser Dieu. « Vous ne pouvez pas aimer Dieu et l’argent... » La question qui se pose au possédant chrétien n’est donc pas : que suis-je obligé de garder ? Sous-entendu : je désire donner le plus possible. Vous allez me dire que pareille attitude tient du miracle. Jésus répond que rien n’est impossible à Dieu. Avec sa grâce nous pouvons devenir de véritables pauvres selon l’Evangile, car, faut-il encore le redire, personne s’il veut être sauvé, ne sera dispensé de la pauvreté volontaire.(Père Cousty)

Jésus affirme qu’au plan du salut les riches sont en situation périlleuse : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ». Il faut avoir le courage de dire avec l’Evangile que la richesse met vraiment l’homme en état de perdition sans quoi la parole de Jésus n’a plus de sens... Pourtant le même Evangile nous montre des riches entrant dans le Royaume : pensons par exemple aux Mages, à Nicodème, à Matthieu, à Zachée... Le riche a donc des chances de se sauver... Oui, à condition de passer par le trou de l’aiguille, c’est-à-dire à condition de ne pas résister à la grâce du Christ qui rend pauvre de cœur. Car Dieu, bien sûr, peut toujours toucher et changer le cœur du riche... Les Mages alors deviennent capables de quitter leur confort et d’offrir leurs trésors, Matthieu devient capable d’abandonner son bureau de percepteur pour suivre Jésus, Zachée devient capable de restituer au quadruple l’argent mal acquis et de donner la moitié de ce qui reste aux pauvres. Le riche peut donc se sauver à condition de se sentir foncièrement et constamment pauvre, à condition d’être assez détaché de ses biens pour pouvoir partager généreusement... Un chrétien ne peut donc garder des richesses que par devoir et dans les limites du devoir. Retenir plus d’argent qu’il ne faut, compte tenu bien sûr de sa situation, c’est aimer l’argent et par conséquent c’est mépriser Dieu. « Vous ne pouvez pas aimer Dieu et l’argent... » La question qui se pose au possédant chrétien n’est donc pas : que suis-je obligé de garder ? Sous-entendu : je désire donner le plus possible. Vous allez me dire que pareille attitude tient du miracle. Jésus répond que rien n’est impossible à Dieu. Avec sa grâce nous pouvons devenir de véritables pauvres selon l’Evangile, car, faut-il encore le redire, personne s’il veut être sauvé, ne sera dispensé de la pauvreté volontaire.(Père Cousty)

L’AMOUR DES ENNEMIS : LUC 6, 31-36 – 4 OCTOBRE 2015

Christ iconostase LouveciennesQue faisons-nous sur cette petite terre ? Pour quelle raison, le Seigneur a-t-Il permis que nous soyons conçus par nos parents ? Pourquoi a-t-Il, dans le moment de cette fécondité, agi de façon créatrice pour qu’advienne, comme support de notre âme et de notre corps, notre personne unique et irremplaçable ? Pourquoi encore a-t-Il voulu que notre corps et notre âme jouissent de l’insufflation paradisiaque de sa grâce, et que notre âme devînt ainsi « âme vivante » ? Pourquoi à notre tour, avec la permission du Seigneur, mettons-nous des enfants au monde, dans ce monde souvent terrifiant, où les menaces de guerre et de déshumanisation sont nombreuses ? Pourquoi vivre ? Pourquoi souffrir et nous préparer à une mort inéluctable, la nôtre et celle de nos proches ?

Jésus Christ nous le dit : le but de l’existence humaine est de ressembler à Dieu. Il n’y a pas autre chose. Il y a ici une cohérence profonde de la parole de Dieu, la logique divine du Logos et Fils de Dieu. Créé à l’image de Dieu, nous le savons, l’homme, nous, tous les humains, sommes appelés à la divine ressemblance. Nous y sommes appelés – divine et magnifique vocation de l’homme – et nous en avons la capacité. L’homme est capable de devenir dieu. L’apôtre Pierre le dit ; les saints Pères reprennent de génération en génération ce message : l’homme, un vivant en cours de divinisation ! Cette vision de l’homme que donne le Seigneur, de la Genèse à l’évangile de ce dimanche, est proposée à notre époque : elle donne espoir, rend le courage d’être homme et renouvelle en nous l’amour pour l’humanité, pour les hommes qui nous entourent, quels qu’ils soient.

Comment accomplir une telle vocation ? Comment faire pour que la parole de Dieu ne reste pas lettre morte ? Comment prendre la responsabilité de démontrer la vérité de la Parole devenue homme, Jésus Christ ? Les saints prouvent la vérité de Dieu. La pratique consiste à faire la volonté de Dieu, à adopter un comportement divin, à faire comme Dieu fait, jusqu’à aimer ses ennemis ; c’est la voie de l’obéissance, par laquelle le Christ s’est montré l’image parfaite du Père. Plus nous faisons ce que nous enjoint notre Maître, plus nous lui ressemblons, plus nous nous assimilons à lui, plus nous communion à son Corps très pur et à son Sang très précieux.

Par la contemplation, l’expérience mystique de la Divinité par la grâce du saint Esprit, les « révélations exceptionnelles » qu’Il fait de lui-même, de sa volonté et de son projet de Salut pour les hommes, le Seigneur amène son disciple à la connaissance de lui-même. Le saint Esprit  conduit à l’union au Christ par ses énergies incréées ; nous connaissons le Bien aimé en devenant, non pas qui Il est, mais ce qu’Il est. N’abdiquons jamais notre vocation humaine !

À la fois par la pratique et par la mystique, l’être humain peut connaître Dieu en étant assimilé à lui par le saint Esprit : Celui-ci nous conforme au Christ à l’image de qui nous sommes créés ; et, par le Christ, nous connaissons le Père. Telle est la réalité divino humaine que nous contemplons dans la vie des saints. Mais, nous aussi, nous sommes potentiellement des saints ! (Radio Notre-Dame 4.10.15)

Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive

Voici la Prière « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), Moine puis Évêque de Ninive 
 


La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme » : 

« Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. » 

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


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L’illusion du riche, voyez-vous, c’est de croire qu’il a le cœur pauvre alors que, concrètement, il ne se dépouille de rien et pareillement l’illusion du nécessiteux c’est de croire qu’il est en état de salut parce qu’il a les poches vides... Le pauvre qui envie, qui jalouse, qui cherche – non pas simplement à vivre décemment – mais à s’enrichir, celui-là est en tout semblable au riche qui garde égoïstement son avoir. Tous les deux sont hors du Royaume parce que tous les deux sont riches en esprit : ils ont une mentalité de riche. En fait ils ont l’un et l’autre de l’argent plein le cœur. Or, nous le savons bien, ce que Dieu regarde c’est le cœur. Voilà pourquoi Jésus a dit (c’est la première béatitude) : « Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre », un cœur réellement détaché. Pierre et les apôtres ont tout quitté... A nous, certes, le Seigneur ne demande pas de tout quitter, car les vocations sont diverses. L’Exigence de pauvreté évangélique varie selon les situations familiales, sociales et économiques... C’est à chacun qu’il appartient de juger en conscience devant Dieu ce qu’il a le devoir de garder et le devoir de donner... Mais le conseil de détachement des richesses est pour tous, sans exception. L’important, en définitive, c’est de savoir si, oui ou non Dieu est tout pour nous, si, oui ou non, notre cœur veut être tout entier au Seigneur... En somme, nous avons à choisir entre l’Amour et la richesse, entre le clinquant qui brille un moment et la clarté qui ne s’éteint pas, entre la sagesse de Dieu et celle des hommes, cette sagesse de Dieu qui s’est incarnée en Jésus « lui qui de riche qu’il était s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » selon la belle expression de saint Paul. Prions intérieurement, par l’intercession de Marie, la Vierge des Pauvres, pour que le Seigneur nous donne la force de faire le bon choix : Notre Mère Spirituelle. Amen.(Père Cousty)

L’illusion du riche, voyez-vous, c’est de croire qu’il a le cœur pauvre alors que, concrètement, il ne se dépouille de rien et pareillement l’illusion du nécessiteux c’est de croire qu’il est en état de salut parce qu’il a les poches vides... Le pauvre qui envie, qui jalouse, qui cherche – non pas simplement à vivre décemment – mais à s’enrichir, celui-là est en tout semblable au riche qui garde égoïstement son avoir. Tous les deux sont hors du Royaume parce que tous les deux sont riches en esprit : ils ont une mentalité de riche. En fait ils ont l’un et l’autre de l’argent plein le cœur. Or, nous le savons bien, ce que Dieu regarde c’est le cœur. Voilà pourquoi Jésus a dit (c’est la première béatitude) : « Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre », un cœur réellement détaché. Pierre et les apôtres ont tout quitté... A nous, certes, le Seigneur ne demande pas de tout quitter, car les vocations sont diverses. L’Exigence de pauvreté évangélique varie selon les situations familiales, sociales et économiques... C’est à chacun qu’il appartient de juger en conscience devant Dieu ce qu’il a le devoir de garder et le devoir de donner... Mais le conseil de détachement des richesses est pour tous, sans exception. L’important, en définitive, c’est de savoir si, oui ou non Dieu est tout pour nous, si, oui ou non, notre cœur veut être tout entier au Seigneur... En somme, nous avons à choisir entre l’Amour et la richesse, entre le clinquant qui brille un moment et la clarté qui ne s’éteint pas, entre la sagesse de Dieu et celle des hommes, cette sagesse de Dieu qui s’est incarnée en Jésus « lui qui de riche qu’il était s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » selon la belle expression de saint Paul. Prions intérieurement, par l’intercession de Marie, la Vierge des Pauvres, pour que le Seigneur nous donne la force de faire le bon choix : Notre Mère Spirituelle. Amen.(Père Cousty)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.

Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Lundi 5 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Augustin

(354-430),

évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Homélie 171, sur la lettre aux Philippiens (trad. bréviaire romain) 


 

« Qui s'est montré le prochain de l'homme tombé entre les mains des brigands ? »

 

Celui qui est partout, en quel lieu n'est-il pas ? ...

« Le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien. » (Ph 4,6)

C'est là un grand mystère : il est monté au-dessus des cieux, et il est tout proche de ceux qui habitent sur terre.

Qui donc est à la fois lointain et tout proche, sinon celui qui s'est tellement rapproché de nous par la miséricorde ? 


Car il représente tout le genre humain, cet homme qui gisait sur la route, laissé à demi-mort par les bandits, que le prêtre et le lévite ont négligé en se détournant, et dont s'est approché un Samaritain qui passait, afin de le soigner et de le secourir...

Notre Seigneur a voulu se représenter lui-même dans la personne de ce Samaritain...

Alors qu'il était juste et immortel, et donc éloigné de nous qui sommes mortels et pécheurs, Dieu est descendu jusqu'à nous, pour être tout proche, lui qui était si éloigné.

« Le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien »... 


« Car il ne nous a pas traités selon nos péchés. » (Ps 102,10)

Nous sommes ses enfants.

Qu'est-ce qui nous le prouve ?

Il est mort pour nos péchés, lui le Fils unique, pour ne pas demeurer seul.

Il n'a pas voulu être seul, lui qui est mort seul.

Le Fils unique de Dieu a fait des enfants de Dieu en grand nombre.

Il s'est acheté des frères par son sang, il les a adoptés, lui qui avait été rejeté ; il les a rachetés, lui qui avait été vendu ; il les a comblés d'honneur, lui qui avait été outragé ; il leur a donné la vie, lui qui avait été mis à mort...

C'est ainsi qu'il vous faut être joyeux, en tout lieu et en tout temps où vous serez (Ph 4,4) ;

« le Seigneur est proche, ne soyez inquiets de rien ».      


 

Lundi 5 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 05:34
Le fruit du travail des abeilles est désiré de tous, il est aussi doux au palais des rois qu'à celui des mendiants, et il n'est pas seulement agréable mais aussi utile et bon pour la santé. Il adoucit leurs bouches, guérit leurs blessures et comporte des remèdes pour résorber les ulcères. (Saint Ambroise de Milan)

Le fruit du travail des abeilles est désiré de tous, il est aussi doux au palais des rois qu'à celui des mendiants, et il n'est pas seulement agréable mais aussi utile et bon pour la santé. Il adoucit leurs bouches, guérit leurs blessures et comporte des remèdes pour résorber les ulcères. (Saint Ambroise de Milan)

Livre d'Isaïe 66,12-14.

Ainsi parle le Seigneur : je ferai couler vers elle la paix comme un fleuve, et la gloire des nations comme un torrent qui déborde, et vous serez allaités, portés sur les bras, et caressés sur les genoux.
Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai, et vous serez consolés dans Jérusalem.
Vous le verrez, et votre cœur sera dans la joie, et vos os reprendront vigueur comme l'herbe. Et la main de Yahweh se fera connaître à ses serviteurs ; et son indignation à ses ennemis.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-4.

En ce temps-là, les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?
Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d'eux
et dit : Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux.

Christ, Vraie Lumière, Qui éclaire et sanctifie tout homme venant en ce monde, que la lumière qui irradie de Toi brille sur nous, afin que nous puissions contempler Ton inaccessible lumière; et guide nos pas sur le chemin de Tes Commandements, par les intercessions de Ta très sainte Mère et de tous les saints. Amen.  (http://www.mountsinaimonastery.org)

Christ, Vraie Lumière, Qui éclaire et sanctifie tout homme venant en ce monde, que la lumière qui irradie de Toi brille sur nous, afin que nous puissions contempler Ton inaccessible lumière; et guide nos pas sur le chemin de Tes Commandements, par les intercessions de Ta très sainte Mère et de tous les saints. Amen. (http://www.mountsinaimonastery.org)

Par Saint Maxime de Turin

(?-v. 420), évêque 
Homélie 58, PL 57, 363-366, (trad. coll. Icthus, 10, p. 259) 

 

« Semblables à cet enfant »

 

      La résurrection du Christ nous fait renaître dans l'innocence des tout-petits.

La simplicité chrétienne fait sienne l'enfance. L'enfant est sans rancœur, il ne connaît pas la fraude, il n'ose frapper.

Ainsi cet enfant qu'est le chrétien ne s'emporte pas si on l'insulte, il ne se défend pas si on le dépouille, il ne rend pas les coups si on le frappe.

Aussi le Seigneur dit-il aux apôtres :

« Si vous ne changez pas pour devenir semblables à cet enfant, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18,3-4). 

      Et quel est cet enfant qu'il donne en exemple à ses disciples ?

Je ne crois pas que ce soit un enfant du peuple, de la foule des hommes, qui entre tous offre aux apôtres un modèle de sainteté pour le monde entier.

Non, je ne crois pas que cet enfant vienne du peuple, mais du ciel.

C'est cet enfant du ciel dont parle Isaïe le prophète :

« Un enfant nous est né, un fils nous est donné. »

C'est lui l'enfant innocent, qui ne sait pas répondre à l'insulte par l'insulte, aux coups par les coups; bien mieux, qui en pleine agonie prie pour ses ennemis :

« Mon Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Ainsi, en sa grâce profonde, le Seigneur déborde de cette simplicité que la nature donne aux enfants.

Il est cet enfant qui demande aux tout-petits de l'imiter et de le suivre. 

Samedi 3 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Bénissez, ne maudissez pas !

 

Au réveil, bénissez votre journée 
car elle déborde déjà d'une abondance de biens.
Que vos bénédictions font apparaître. 
Car bénir signifie reconnaître le bien infini 
qui fait partie intégrante de la trame même de l'univers. 
Il n'attend qu'un signe de nous pour se manifester.


En croisant les gens dans la rue, dans le bus, 
sur votre lieu de travail, bénissez-les tous. 
La paix de votre bénédiction sera la compagne de leur chemin, 
et l'aura de son discret parfum une lumière sur leur route. 
Bénissez ceux que vous rencontrez dans leur santé, 
dans leur travail, leur joie, leur relation au divin, à eux-mêmes et aux autres. 
Bénissez-les dans leur abondance et dans leurs finances. 
Bénissez-les de toutes les façons concevables, 
car de telles bénédictions ne sèment pas seulement les semences 
de la guérison mais, un jour, jailliront comme autant de fleurs de joie 
dans les espaces arides de votre propre vie.

En vous promenant, bénissez votre village ou votre cité, 
ceux qui la gouvernent et ses enseignants, 
ses infirmières et ses balayeurs, ses prêtres et ses prostituées. 
A l'instant même où quelqu'un exprime la moindre agressivité, 
colère ou manque de bonté à votre égard, 
répondez avec une bénédiction silencieuse. 
Bénissez-les totalement, sincèrement, joyeusement, 
car de telles bénédictions sont un bouclier 
qui les protège de l'ignorance de leurs méfaits, 
et détourne la flèche qui vous est adressée.

Bénir signifie désirer et vouloir inconditionnellement, 
totalement et sans réserve aucune le bien illimité 
pour les autres et les évènements de la vie
en puisant aux sources les plus profondes et les plus intimes de votre être. 
Cela signifie révérer et considérer avec un émerveillement total 
ce qui est toujours un don du Créateur 
et cela quelles que soient les apparences. 
Celui qui est porté par votre bénédiction est mis à part, consacré, entier. 
Bénir signifie invoquer la protection divine sur quelqu'un 
ou quelque chose, penser avec une reconnaissance profonde à elle, 
l'évoquer avec gratitude. 
Cela signifie encore appeler le bonheur sur quelqu'un
encore que nous ne soyons jamais la source de la bénédiction, 
mais simplement le témoin joyeux de l'abondance de la vie.

Bénir tout et tous, sans discrimination aucune, 
constitue la forme ultime du don, 
car ceux que vous bénissez ne sauront jamais 
d'où vient ce rayon de soleil 
qui soudain perça les nuages de leur ciel, 
et vous serez rarement témoins de cette lumière dans leur vie.

Quand dans votre journée, quelque événement inattendu vous bouleverse 
vous autant que vos plans, éclatez en bénédictions, 
car la vie est en train de vous apprendre une leçon, 
même si sa coupe peut vous sembler amère. 
Car cet événement que vous pensez être si indésirable, 
vous l'avez en fait suscité, afin d'apprendre la leçon qui vous échapperait 
si vous hésitiez à le bénir. 
Les épreuves sont des bénédictions cachées, 
et des cohortes d'anges suivent leurs traces.

Bénir signifie reconnaître une beauté omniprésente 
cachée aux yeux matériels. 
C'est activer la loi universelle de l'attraction qui, 
du fond de l'univers, amènera dans votre vie exactement 
ce dont vous avez besoin dans le moment présent pour grandir, 
progresser, et remplir la coupe de votre joie.

Quand vous passez devant une prison, bénissez ses habitants 
dans leur innocence et leur liberté, leur bonté, 
la pureté de leur essence et leur pardon inconditionnel. 
Car on ne peut qu'être prisonnier de l'image qu'on a de soi-même, 
et un homme libre peut marcher sans chaînes dans la cour 
d'une prison, tout comme les citoyens d'un pays libre 
peuvent être prisonniers quand la peur se tapit dans leur pensée.

Quand vous passez devant un hôpital, bénissez ses patients 
dans la plénitude de leur santé, 
car même dans leur souffrance et leur maladie, 
cette plénitude attend simplement d'être découverte. 
Et quand vous voyez une personne en pleurs 
ou apparemment brisée par la vie, bénissez-la dans sa vitalité et sa joie : 
car les sens ne présentent que l'inverse de la splendeur 
et de la perfection ultimes que seul l'oil intérieur peut percevoir.

Il est impossible de bénir et de juger en même temps. 
Alors maintenez en vous ce désir de bénir 
comme une incessante résonance intérieure 
et comme une perpétuelle prière silencieuse, 
car ainsi vous serez de ceux qui procurent la paix, 
et, un jour, vous découvrirez partout la face même de Dieu.

P.S. 
Et par-dessus tout, n'oubliez pas de bénir cette personne merveilleuse, 
totalement belle dans sa vraie nature, et si digne d'amour que vous êtes.



Pierre Pradervand dans Vivre sa spiritualité au quotidien, Éditions Jouvence 2007

Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive

Voici la Prière de repentance « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir »de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), Moine puis Évêque nestorien de Ninive d’une grande charité qui priait même pour la conversion de Satan.
 


La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir » : 

« Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. »

Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)


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Samedi 3 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

CONSÉCRATION À MON SAINT ANGE GARDIEN

 

Saint Ange gardien, vous que Dieu m’a donné pour être mon protecteur et mon guide dès le début de mon existence, ici, en présence de Dieu mon Seigneur et Maître, de Marie, ma céleste Mère, de tous les Anges et des Saints, moi, pauvre pécheur, je me consacre aujourd’hui à vous ; je vous supplie de me prendre par la main et de ne plus me lâcher.

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Je promets fidélité et obéissance constantes à Dieu et à la sainte Église ; je promets de vénérer toujours Marie, Mère de Miséricorde comme la 
Souveraine de ma vie sachant qu'elle me conduira à être un vértable imitateur du Christ son Divin Fils, Je promets d’imiter sa vie d'obéissance à la volonté du Père et l'accueil du Saint Esprit ; je promets aussi de toujours vous vénérer, vous, mon saint protecteur, et de propager selon mes moyens la dévotion aux saints Anges, afin d’obtenir les secours de votre protection, qui sont spécialement promis en ces temps-ci où des combats spirituels se livrent pour ou contre le Royaume de Dieu.

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Obtenez-moi, je vous en prie, saint Ange de Dieu, que l’Amour parfait me consume, et qu’une foi à toute épreuve me garde de tout faux pas. Par votre main puissante, écartez de moi les assauts de l’enfer. Je vous demande par l’humilité de Marie, de nous libérer de tous les dangers, afin que, sous votre égide, je parvienne aux portes de la Cité céleste. Amîn.
Samedi 3 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,17-24.

Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Samedi 3 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Irénée de Lyon

(v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr 
Contre les hérésies, IV, 6,3-7 (trad. SC 100, p. 443s) 


 

« Tout m'a été confié par mon Père »

 

Nul ne peut connaître le Père sans le Verbe de Dieu, c'est-à-dire si le Fils ne le révèle, ni connaître le Fils sans le bon plaisir du Père.

Ce bon plaisir du Père, le Fils l'accomplit, car le Père envoie, tandis que le Fils est envoyé et vient.

Le Père, tout invisible et illimité qu'il soit par rapport à nous, est connu de son propre Verbe ; et, tout inexprimable qu'il soit, il est exprimé par lui. Réciproquement, le Verbe n'est connu que du Père seul... 


Déjà par la création le Verbe révèle le Dieu Créateur ; par le monde, il révèle le Seigneur qui a ordonné le monde, par l'œuvre modelée, l'Artiste qui l'a modelée, et par le Fils, le Père qui l'a engendré :

beaucoup en conviennent, mais tous ne croient pas pour autant.

De même, par la Loi et les prophètes, le Verbe s'est annoncé lui-même et il a annoncé le Père :

le peuple entier a entendu, mais tous n'ont pas cru pour autant.

Enfin, par l'entremise du Verbe devenu visible et palpable (1Jn 1,1), le Père s'est montré, et, si tous n'ont pas cru en lui, le Père n'en a pas été moins visible dans le Fils (Jn 14,9)... 


Le Fils, en servant le Père, conduit donc toutes choses à leur perfection depuis le commencement jusqu'à la fin, et sans lui nul ne peut connaître Dieu...

C'est depuis le commencement que le Fils, présent à l'œuvre qu'il a modelée, révèle le Père à tous ceux à qui le Père le veut, et quand il le veut, et comme il le veut.

Partout et toujours, il n'y a qu'un seul Dieu Père, un seul Verbe, un seul Esprit et un seul salut pour tous ceux qui croient en lui.


 

Samedi 3 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:05
Vendredi 2 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de l'Exode 23,20-23.

Le seigneur Dieu dit ces paroles : voici que j'envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin, et pour te faire arriver au lieu que j'ai préparé.
Sois sur tes gardes en sa présence et écoute sa voix ; ne lui résiste pas, car il ne pardonnerait pas votre transgression, parce que mon nom est en lui.
Mais si tu écoutes sa voix, et si tu fais tout ce que je dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires.
Car mon ange marchera devant toi et te conduira vers les Amorrhéens, les Héthéens, les Phérézéens, les Chananéens, les Hévéens et les Jébuséens, et je les exterminerai.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-10.

En ce temps-là, les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?
Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d'eux
et dit : Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux.
Et celui qui reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il reçoit.
Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui suspende une meule à âne autour du cou et qu'on le précipite au fond de la mer.
Malheur au monde à cause des scandales ! C'est une nécessité qu'il arrive des scandales ; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive !
Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi : il vaut mieux pour toi entrer dans la vie manchot ou boiteux, que d'être jeté, ayant deux mains ou deux pieds, dans le feu éternel.
Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; il vaut mieux pour toi entrer borgne dans la vie, que d'être jeté, ayant deux yeux, dans la géhenne du feu.
Prenez garde de mépriser aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux.

Vendredi 2 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Bernard

(1091-1153),

moine cistercien et docteur de l'Église 
11e Sermon sur le Psaume 90 « Qui habitat » 6, 10-11 (trad. En Calcat) 

 

Les anges montent et descendent

 

 

« Vous verrez les anges monter et descendre sur le Fils de l'Homme. »

Ils montent pour eux, ils descendent pour nous, ou plutôt ils descendent avec nous.

Ces bienheureux esprits montent par la contemplation de Dieu, et ils descendent pour avoir soin de nous et pour nous garder dans tous nos chemins (Ps 90,11).

Ils montent vers Dieu pour jouir de sa présence ; ils descendent vers nous pour obéir à ses ordres, car il leur a commandé de prendre soin de nous.

Toutefois, en descendant vers nous, ils ne sont pas privés de la gloire qui les rend heureux, ils voient toujours le visage du Père. 

Lorsqu'ils montent à la contemplation de Dieu, ils cherchent la vérité dont ils sont comblés sans interruption en la désirant, et qu'ils désirent toujours en la possédant.

Lorsqu'ils descendent, ils exercent envers nous la miséricorde, puisqu'ils nous gardent dans toutes nos voies.

Car ces esprits bienheureux sont les ministres de Dieu qui nous sont envoyés pour nous venir en aide (He 1,14) ; et dans cette mission ce n'est pas à Dieu qu'ils rendent service, mais à nous.

Ils imitent en cela l'humilité du Fils de Dieu qui n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et qui a vécu parmi ses disciples, comme s'il avait été leur serviteur (Mt 20,28). 

Dieu a donné ordre à ses anges, non pas de te retirer de tes chemins, mais de t'y garder soigneusement, et de te conduire dans les chemins de Dieu par ceux qu'ils suivent eux-mêmes. Comment cela, me diras-tu ?

Les anges, bien sûr, agissent en toute pureté et par seule charité ; mais toi, du moins, contraint et averti par la nécessité de ta condition, descends, condescends à ton prochain en faisant preuve de miséricorde envers lui ; puis, toujours à l'imitation des anges, élève ton désir et, de toute l'ardeur de ton cœur, efforce-toi de monter jusqu'à la vérité éternelle.

 

Vendredi 2 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Les Saints Anges Gardiens

 

C'est une vérité de foi que les anges, tout bienheureux qu'ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes ; les paroles de Notre-Seigneur, l'enseignement des Docteurs et des saints, l'autorité de l'Église, ne nous permettent pas d'en douter.

Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C'est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d'un esprit céleste ; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu.

Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs anges gardiens.

Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des anges ; l'Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les anges nous préservent d'une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché ; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions.

Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la "colère" céleste au-dessus de nos têtes ; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l'heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu. 
Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots :

« Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. »

Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

Vendredi 2 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Celui qui sert
Évangile selon saint Luc 22. 23-27
«Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. »
Le serviteur inattendu
Hier, et avant-hier, c’était moi de corvée. Quelle peine n’avais-je pas eu pour trouver à manger pour notre petit groupe. Ils pouvaient bien, les autres, écouter sans relâche les paroles du Maître, goûter à ses propos. Je sentais moi aussi, que montait la tension. L’inquiétude et la peur malmenaient notre entente. La fatigue érodait notre vieille concorde. Le tentateur rôdait, prêt à briser nos liens. Le pouvoir bientôt échapperait au Christ ? Une place était à prendre, l’occasion idéale de faire valoir ses droits. « J’étais moi avec lui sur la montagne sainte ! » « Sur le bord de la plage, il m’appela d’abord ». Les arguments fusèrent, si bien que j’oubliais mon poste de service. Le débat nous brûlait, il devenait féroce.


Un serviteur distrait me bouscula soudain. J’allais le rabrouer, de fort méchante humeur. Je tournais donc la tête pour soulager mes nerfs sur l’innocente victime, quand : stupeur. Jésus, là, devant moi, le tablier noué. Personne n’avait vu que, désertant la table, il s’était mis, sans bruit, tous à nous servir. « Prenez donc ma place, elle est là, au milieu ! » Son siège resté vide, au centre de la pièce, imposait le silence. Nous voulions l’empêcher de poursuivre sa tâche, réclamant un peu tard le rôle de serviteur. Mais Lui, paisiblement, souriait. Nous comprenions enfin, un peu mieux, son message.(Source: Signe dans la Bible)
Vendredi 2 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

« Qu’est-ce qu’un cœur miséricordieux ? » selon Saint Isaac le Syrien :

« La « Miséricorde », c’est une flamme qui embrase le cœur pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les animaux, pour les démons, et pour tout être créé. Quand l’homme miséricordieux se souvient d’eux, et quand il les voit, ses yeux répandent des larmes, à cause de l’abondante et intense miséricorde qui étreint son cœur. À cause de sa grande compassion, son cœur devient humble et il ne peut plus supporter d’entendre ou de voir un tort, ou la plus petite offense, faits à une créature. C’est pourquoi il offre continuellement des prières accompagnées de larmes pour les animaux sans raison, pour les ennemis de la vérité et pour ceux qui lui ont fait du tort, pour qu’ils soient protégés et qu’il leur soit fait miséricorde ; il prie de même pour les reptiles, à cause du la grande miséricorde qui remplit son cœur au-delà de toute mesure, à la ressemblance de Dieu. » 

Saint Isaac le Syrien (vers 630-700) - Discours Ascétiques N°81


« C'est la Miséricorde que je désire » de Saint Isaac le Syrien :

« Si tu possèdes davantage que ce dont tu as besoin chaque jour, donne-Ie aux pauvres, puis viens avec une confiance filiale offrir tes prières. C'est-à-dire, parle avec Dieu comme un fils avec son père. Rien ne peut autant rapprocher notre cœur de Dieu que la Miséricorde. Quand tu donnes, fais-le avec générosité, le visage joyeux, et donne plus qu'il ne t'est demandé. Ne fais pas de distinction entre le riche et le pauvre, et ne cherche pas à savoir qui est digne et qui ne l'est pas ; mais que tous les hommes soient également bons à tes yeux. Tu pourras ainsi attirer même les indignes vers le bien, car l'âme est vite attirée à la crainte de Dieu par les bienfaits accordés au corps. Le Seigneur mangeait à la table des publicains et des prostituées, il n'écartait pas les indignes, afin d'attirer par là tous les hommes vers la crainte de Dieu et de leur donner, par les choses du corps, de s'approcher des choses spirituelles. C'est pourquoi tiens pour égaux tous les hommes lorsqu'il s'agit de leur faire du bien ou de les honorer, fussent-ils juifs, incroyants ou criminels, surtout parce que chacun est ton frère et possède la même nature que toi. Que la miséricorde surpasse toujours tout en toi. Un cœur dur et peu miséricordieux ne sera jamais pur. Voici, mon fils, un commandement que je te donne : que la Miséricorde l’emporte toujours dans ta balance, jusqu’au moment où tu sentiras en toi la Miséricorde que Dieu éprouve envers le monde. Quand l’homme reconnaît-il que son cœur a atteint la pureté ? Lorsqu’il considère tous les hommes comme bons sans qu’aucun lui apparaisse impur et souillé. Alors en vérité il est pur de cœur (Mt 5, 8). Qu’est-ce que cette pureté ? En peu de mots, c’est la Miséricorde du cœur à l’égard de l’univers entier. » 

Saint Isaac le Syrien (vers 630-700) 

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Vendredi 2 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.

À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Vendredi 2 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Albert le Grand

(v. 1200-1280), dominicain 
Sermon pour la fête de saint Michel 


 

« Leurs anges aux cieux voient sans cesse la face de mon Père »

 

      « Gardez-vous de mépriser aucun de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient la face de mon Père qui est dans les cieux. »

Par ces mots, le Christ nous dit à peu près ceci :

Soyez attentifs, veillez à ne pas mépriser les hommes simples, pauvres ou faibles.

Pour moi, je les tiens en très grande estime, à tel point que, pour les garder de tout mal, j'ai mis à leur service mes anges.

Et quels anges !

N'allez pas croire qu'on puisse les comparer à des marmitons qui travailleraient dans ma cuisine.

Non, ils sont les égaux des officiers de mon propre palais, car « ils voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux »... 


      Or ces anges voient la face de Dieu pour plusieurs raisons. La première, c'est que les anges doivent offrir et présenter à Dieu les bonnes œuvres des hommes.

Nous en avons un témoignage dans les paroles de Raphaël adressées à Tobie :

« J'ai présenté ta prière au Seigneur » (Tb 12,12).

On lit aussi dans l'Apocalypse :

« Un ange vint se placer près de l'autel avec un encensoir d'or, et on lui donna beaucoup de parfums pour les offrir, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône de Dieu » (8,3).

Remarquons que cet autel est le cœur de l'homme vraiment fidèle à Dieu ; les anges se tiennent devant cet autel.

Leur encensoir représente les sentiments d'allégresse avec lesquels ils recueillent les pensées, les prières, les paroles et les actions des hommes, pour les offrir, tout embrasées du feu de la charité, sur l'autel d'or qui se trouve devant le trône de Dieu.

Et l'offrande monte vers le Fils, qui est dans le sein du Père.

Il serait bon par conséquent que nous ayons toujours quelque bien à déposer dans l'encensoir des anges.


 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 07:38
En deux heures, le 30 septembre, la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi sur la fin de vie. Espérons un sursaut en séance le 5 octobre.

En deux heures, le 30 septembre, la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi sur la fin de vie. Espérons un sursaut en séance le 5 octobre.

Après une première lecture à l’Assemblée nationale au mois de mars, puis au Sénat en juillet, la proposition sur la fin de vie rédigée par les députés Alain Claeys et Jean Leonetti a été adoptée en deuxième lecture par la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 30 septembre au matin. Deux heures auront suffi… Le texte n’a subi aucun changement depuis la version votée en première lecture par l’Assemblée nationale au mois de mars. Aucun des 77 amendements n’a été retenu : tous ont été retirés ou rejetés.

Des équivoques qui ouvrent la porte à l’euthanasie

Les dangereuses équivoques de ce texte subsistent donc, intactes : la sédation profonde et continue jusqu’au décès et les directives anticipées opposables (imposant à un médecin de donner la mort si le patient en avait exprimé le désir) ouvrent la porte à l’euthanasie. Telle est bien au demeurant l’intention revendiquée explicitement par plusieurs députés : ainsi la socialiste Marie Le Vern a souligné que la proposition de loi « trace le chemin », tout en regrettant qu’elle n’aille pas « jusqu’au bout », en instaurant une « aide médicale à mourir » ; l’écologiste Véronique Massonneau a plaidé pour que soit légalisé le « suicide assisté » au nom de la « liberté de chacun à disposer de son corps » tandis que la députée radicale de gauche Dominique Orliac jugeait le texte encore « trop timoré », parce que, regrettait-elle, une « sédation profonde et continue accompagnée de l’arrêt des traitements n’entraîne la mort qu’en deux à huit jours » !

Les amendements des députés Véronique Besse (MPF) et Xavier Breton (LES-REP) visant à dissiper les risques d’interprétation euthanasique du texte ont été systématiquement frappés d’un avis défavorable des rapporteurs et rejetés sans discussion (Gènéthique).

On voit donc clairement qui tire parti de ces équivoques qui procèdent, au demeurant, de « l’engagement 21 » de campagne de François Hollande, qui proposait « une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

Désormais adopté par la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, le texte sera discuté à l’Assemblée nationale les 5 et 6 octobre prochain.

Espérons que les députés seront nombreux à plaider pour le développement et la facilité d’accès aux soins palliatifs. Car comme l’a souligné Dominique Dord (LES-REP) « le débat sur l’euthanasie se nourrit de l’absence de généralisation des soins palliatifs ». Développer les soins palliatifs « partout et pour tous » permettrait de « tordre le coup au débat lancinant sur l’euthanasie ».

Mobilisation pour les soins palliatifs ce 3 octobre

C’est précisément pour que soient enfin développés les soins palliatifs que l’association Alliance VITA et le collectif Soulager mais pas tuer appellent à une nouvelle mobilisation le 3 octobre devant les préfectures des 13 nouvelles régions de France. Ce sera à la veille de l’examen en 2e lecture de la loi Fin de vie en séance à l’Assemblée nationale. Sur la chaîne de télévision KTO, le 29 septembre, Henri de Soos, secrétaire général d’Alliance VITA, expliquait l’urgence de cette mobilisation pour les soins palliatifs alors que le doute et l’angoisse saisissent nombre de patients dont certains refusent d’être hospitalisés par crainte qu’on ne les fasse mourir à leur insu, au terme d’une « sédation profonde ».

« Nous sommes scandalisés de ce qui se passe en France depuis trois ans, a expliqué Henri de Soos. Le président Hollande s’est engagé en juillet 2012 devant toute la France à mener un grand plan de soins palliatifs. (..) Marisol Touraine l’a redit devant l’Assemblée nationale au mois de mars 2015, puis au Sénat en juin. Mais toujours rien. (..) Nous demandons des actes, assez de paroles. » D’où le rendez-vous de ce samedi 3 octobre : « Nous allons dire devant les préfectures des 13 nouvelles régions de France que nous voulons des actes, et que nous suivrons région par région comment les choses vont se développer ».

(Source: / 1 OCTOBRE 2015/

ALETEIA)

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