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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:59
TEXTES POLÉMIQUES PENDANT LA SEMAINE SAINTE – UN POINT DE VUE

TEXTES POLÉMIQUES PENDANT LA SEMAINE SAINTE – UN POINT DE VUE

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

Les événements de la Passion du Christ, que l’on commémore du Jeudi au Samedi saint, sont évoqués et commentés à travers une hymnographie riche et poétique contenue dans le Triode. Si cette hymnographie nous porte à participer spirituellement au moment essentiel, dans l’œuvre de salut de Dieu pour l’homme, qu’est la mort librement consentie du Christ, certains textes entendus à l’église durant les nombreuses célébrations qui ponctuent les jours saints peuvent susciter notre étonnement, voire choquer.

Prenons l’une des hymnes du lucernaire des vêpres du Jeudi saint :

« Judas est vraiment de cette engeance de vipères, de ceux qui mangèrent la manne dans le désert et murmurèrent contre Celui qui les nourrissait. La nourriture était encore dans leur bouche, et les ingrats parlaient contre Dieu. Et lui l’impie portait à sa bouche le pain céleste et se préparait à trahir le Sauveur. Ô la pensée insatiable et l’audace inhumaine ! Il vendait Celui qui le nourrissait. Il livrait à la mort le Maître qu’il embrassait. L’inique était bien leur fils. Il hérita avec eux de la perdition. Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur incomparable en ta patience. »

Deux thèmes, particulièrement récurrents dans l’hymnographie du Jeudi au Samedi saint, sont ici entremêlés : celui de la trahison de Judas, celui de l’ingratitude des Juifs envers le Christ. Si ces deux aspects comportent une origine évangélique incontestable, la manière dont ils sont déclinés dans nos chants n’est pas sans être problématique pour un auditeur d’aujourd’hui.

Tout d’abord Judas est constamment désigné comme « l’inique », « le félon », « l’impie », « l’homme avide »…, la charge à son encontre culminant dans cette hymne citée où il est clairement décidé qu’il « hérita de la perdition ». À l’heure où le Christ montre le chemin de l’amour véritable en se faisant Serviteur de tous, lavant les pieds de ses disciples, et en pardonnant au moment de mourir à ceux qui L’ont mis en croix, les chants entendus à l’église nous portent davantage vers un esprit de jugement, de condamnation, de haine envers les responsables historiques de sa mort. Le trait a certes une dimension pédagogique, que l’on peut également observer dans l’hymne ci-dessus : « Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur ». La plupart des allusions à l’avarice de Judas comportent une mise en garde qui concerne chacun :

« Détourne-toi, ô mon âme, de l’avarice »… Cependant, cette visée pédagogique peut-elle justifier la violence de la charge, qui va jusqu’à promettre l’enfer au traître là où le Christ propose le salut à tous et où l’Église affirme que le Jugement final ne peut être ni anticipé ni commenté pour personne car il relève de la décision de Dieu seul ? N’est-ce pas là un contresens pur et simple du message évangélique ?

La question est plus brûlante encore concernant le traitement réservé aux Juifs. L’hymnographie dans son ensemble a tendance à assimiler les personnes responsables de la crucifixion historique de Jésus avec le peuple hébreu tout entier. (« Ceux qu’Il a nourris dans le désert en leur donnant la manne à satiété Lui ont offert le vinaigre et le fiel » entend-t-on par exemple dans l’une des stances des matines du samedi saint.) Ceci rejoint un problème plus vaste, celui de l’antijudaïsme de certains textes théologiques et liturgiques qui peut s’expliquer par leur contexte de rédaction, à une époque où l’Église avait besoin de s’affirmer de façon claire face à la synagogue. À notre époque, cet antijudaïsme résonnant sous les voûtes de nos églises est difficilement recevable et ne peut laisser indifférent.

Toute l’interprétation hymnographique des événements de la Passion du Christ est pourtant fondée sur cette condamnation du peuple juif dans son ensemble, tandis que Jésus face à ses bourreaux – prêtres juifs comme soldats romains – ne profère pas une parole – sinon celles de pardon – et se laisse bafouer, insulter, torturer, par amour pour tous les hommes.

C’est là une question plus large que celle de la traduction, qui est l’affaire de spécialistes compétents, mais qui ne peuvent prendre seuls la décision de refondre en profondeur une tradition hymnographique si établie. En Église, par le dialogue entre les fidèles, il s’agit de trouver une manière de faire évoluer ces textes qui portent la prière de tous pour les rendre plus conformes à l’essence même du message évangélique1. Tâche laborieuse, cependant portée par l’inspiration de l’Esprit Saint si elle est menée de façon authentique et conciliaire, en vue de rendre le trésor liturgique dont nous avons hérité parlant pour notre temps, sans l’appauvrir, mais au contraire en y apportant la richesse d’un dialogue ecclésial sur la question.

  1. Certains conciles ont bien interdit des représentations iconographiques – telle celle de Dieu le Père – contraires à la Tradition, mais que l’usage avait cependant répandu. Il pourrait en être de même concernant l’hymnographie.

Olga Laham/Lossky : Quelques remarques sur l’hymnographie de la Semaine sainte ; POINT DE VUE. « Bulletin de la Crypte », Paris, avril 2012, p.12-13.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:19
25 Mars. Annonciation à Sainte-Marie Lectures et éléments de méditation

 

Nous célébrons la fête de l'Annonciation à Sainte-Marie deux fois par an. Sur le 3ème dimanche après Koodhosh Eetho et le 25 Mars.

La Sainte Eucharistie doit être célébrée en ce jour même si elle vient pendant le Grand Carême, durant la Semaine de la Passion ou le Vendredi saint.

(La Sainte Eucharistie n'est pas célébrée tous les jours du Grand Carême, sauf tous les samedis et dimanches, mercredis de la mi-carême, 40e vendredi, et le jeudi saint au cours de la semaine de la Passion.)

Saint Qurbana

o 1 de St Jean 3: 2-17 :

  • 02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
  • 03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
  • 04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.
  • 05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
  • 06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.
  • 07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;
  • 08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.
  • 09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.
  • 10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.
  • 11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.
  • 12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.
  • 13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.
  • 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
  • 15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
  • 16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
  • 17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?

o

o Hébreux 6 13 :

o 13 Dieu a-t-il jamais dit à l’adresse d’un ange : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis le marchepied de ton trône ?

o 7 10 :

o 10 car il était en germe dans le corps de son ancêtre quand Melchisédech vint à la rencontre de celui-ci.

o Saint-Luc: 1 26 -38 :

  • 26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
  • 27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
  • 28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
  • 29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
  • 30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
  • 31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
  • 32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
  • 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
  • 34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
  • 35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
  • 36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
  • 37 Car rien n’est impossible à Dieu. »
  • 38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

o

 

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Homélie 4 sur le 'Missus est', 8-9 (Orval)
 

« Soyez sans crainte, Marie »

 

Vous l'avez entendu, ô Vierge, vous concevrez et enfanterez un fils, non d'un homme - vous l'avez entendu - mais de l'Esprit Saint. L'ange, lui, attend votre réponse : il faut qu'il retourne vers celui qui l'a envoyé. Nous attendons nous aussi, ô Notre-Dame. Accablés misérablement par une sentence de condamnation, nous attendons une parole de pitié. Or voici : elle vous est offerte, la rançon de notre salut. Consentez : nous sommes libres. Dans le Verbe éternel de Dieu nous avons tous été créés ; mais hélas ! la mort fait son œuvre en nous. Une brève réponse de vous suffit pour nous recréer, de sorte qu'à la vie nous soyons rappelés.

Ne tardez plus, Vierge Marie, donnez votre réponse. Ô Notre-Dame, prononcez-la cette parole que la terre, les enfers, les cieux-mêmes attendent. Voyez : le Roi et Seigneur de l'univers, lui qui a désiré votre beauté, désire avec non moins d'ardeur le oui de votre réponse ; à votre consentement il a voulu suspendre le salut du monde. Vous lui avez plu par votre silence ; vous lui plairez davantage à présent par votre parole. Voici que lui-même de là-haut vous interpelle « Ô la plus belle des femmes, fais-moi entendre ta voix » (cf. Ct. 2, 13-14). Oui, répondez vite à l'ange, ou plutôt, par l'ange au Seigneur. Répondez une parole, et accueillez le Verbe ; prononcez votre propre parole, et concevez le Verbe divin ; émettez une parole passagère, étreignez le Verbe éternel.

Vierge prudente, si votre réserve fut agréable à Dieu dans le silence, plus nécessaire est maintenant l'accord de votre parole. Heureuse Vierge, ouvrez votre cœur à la foi, vos lèvres à l'assentiment, votre sein au Créateur. Voici qu'au dehors le désiré des nations frappe à votre porte. Levez-vous, courez, ouvrez-lui : levez-vous par la foi, courez par l'empressement à sa volonté, ouvrez-lui par votre consentement.

« Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon votre parole. »

 

UNE METHODE SPIRITUELLE ?

Le mieux est d'observer une règle ordinaire d'activité spirituelle : se repentir, prier (sans cesse, sans imagination, avec l'intellect et avec la participation du cœur), lire les pères de l'Eglise, l'Evangile, rechercher la sobriété spirituelle (se garder des pensées, faire la charité). (Archimandrite Sophrony)

 

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 06:11
Visite pastorale inopinée en Afrique du 14 au 24 Mars / Interruption momentanée des parutions
Visite pastorale inopinée en Afrique du 14 au 24 Mars / Interruption momentanée des parutions

Samedi 14 Mars 2015. Eléments pour les méditations  :

Aloho m’barekh.

Des difficultés ayant surgies en notre Mission du Cameroun à l’encontre du cher Père Prieur Provincial et Préfet des Etudes (Notre Monastère de formation est à Yaoundé), moi-même et Abouna Isaac devons partir là-bas pour une visite canonique inopinée. Nous serons absents de ce 14 Mars au 24 Mars.

Vous comprendrez que, d’ici-là, notre rendez-vous quasiment quotidien en sera perturbé. Croyez que je le regrette, veuillez m’en excuser.

Vous trouverez en fin de ce document le programme modifié en conséquence.

Merci de nous accompagner de vos prières et de votre amour fraternel.

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose-Mariam

MATIN :

 

Livre de Daniel 13,1-9.15-17.19-30.33-62.

En ces jours-là, il y avait un homme demeurant à Babylone, et son nom était Joakim. 
Il prit une femme nommée Suzanne, fille d'Helcias, d'une grande beauté et craignant Dieu ; 
car ses parents, qui étaient justes, avaient instruit leur fille selon la loi de Moïse. 
Or Joakim était fort riche, et il avait un jardin près de sa maison, et les Juifs affluaient chez lui, parce qu'il était le plus honorable de tous. 
On avait établi juges cette année-là deux anciens d'entre le peuple, dont le Maître a dit : " L'iniquité est sortie de Babylone par des vieillards qui étaient juges, qui paraissaient régir le peuple. " 
Ils fréquentaient la maison de Joakim, et tous ceux qui avaient des différends se rendaient auprès d'eux. 
Vers le milieu du jour, lorsque le peuple s'était retiré, Suzanne entrait dans le jardin de son mari et s'y promenait. 
Les deux vieillards la voyaient chaque jour y entrer et s'y promener, et ils conçurent pour elle une ardente passion. 
Ils pervertirent leur sens et détournèrent leurs yeux pour ne pas voir le ciel et ne pas se souvenir des justes jugements de Dieu. 
Comme ils épiaient un jour convenable, il arriva que Suzanne entra dans le jardin, comme elle l'avait fait la veille et l'avant-veille, sans autre compagnie que deux jeunes filles ; elle voulut se baigner dans le jardin, car il faisait chaud. 
Il n'y avait là personne, sinon les deux vieillards, qui s'étaient cachés et qui l'épiaient. 
Elle dit aux jeunes filles : " Apportez-moi de l'huile parfumée et des onguents, et fermez les portes du jardin, afin que je me baigne. " 
Dès que les jeunes filles furent sorties, les deux vieillards se levèrent, coururent à Suzanne et lui dirent : 
" Vois, les portes du jardin sont fermées, personne ne nous aperçoit, et nous brûlons d'amour pour toi ; consens donc à notre désir et sois à nous. 
Sinon, nous nous porterons témoins contre toi, et nous dirons qu'un jeune homme était avec toi, et que c'est pour cela que tu as renvoyé les jeunes filles. " 
Suzanne soupira et dit : " De tous côtés l'angoisse m'environne. Si je fais cela, c'est la mort pour moi, et si je ne le fais pas, je n'échapperai pas de vos mains. 
Mais il vaut mieux pour moi tomber entre vos mains sans avoir fait le mal que de pécher en présence du Seigneur. " 
Alors Suzanne jeta un grand cri, et les deux vieillards crièrent aussi contre elle. 
Et l'on d'eux courut ouvrir les portes du jardin. 
Quand les serviteurs de la maison entendirent les cris poussés dans le jardin, ils se précipitèrent par la porte de derrière pour voir ce qu'il y avait. 
Lorsque les vieillards se furent expliqués, les serviteurs eurent grande honte, parce qu'on n'avait jamais dit chose semblable de Suzanne. 
Le lendemain, le peuple s'étant rassemblé chez Joakim, mari de Suzanne, les deux vieillards y vinrent aussi, tout remplis de pensées méchantes contre elle, afin de la faire périr. 
Ils dirent devant le peuple : " Envoyez chercher Suzanne, fille d'Helcias, femme de Joakim." Et on envoya aussitôt. 
Elle vint avec ses parents, ses fils et tous ses proches. 
Mais tous les siens et tous ceux qui la connaissaient versaient des larmes. 
Les deux vieillards, se levant au milieu du peuple, mirent leurs mains sur sa tête. 
Elle, en pleurant, regarda vers le ciel, car son cœur avait confiance dans le Seigneur. 
Les vieillards dirent : " Comme nous nous promenions seuls dans le jardin, elle est entrée avec deux jeunes filles et, après avoir fait fermer les portes du jardin, elle a renvoyé les jeunes filles. 
Et un jeune homme qui était caché est venu à elle et a fait le mal avec elle. 
Nous étions dans un coin du jardin ; en voyant le crime, nous avons couru à eux, et nous les avons vus dans cette infamie. 
Nous n'avons pu prendre le jeune homme, parce qu'il était plus fort que nous, et qu'ayant ouvert la porte, il s'est échappé. 
Mais elle, après l'avoir prise, nous lui avons demandé quel était ce jeune homme, et elle n'a pas voulu nous le dire. Voilà ce que nous attestons. " 
La foule les crut, parce que c'étaient des vieillards et des juges du peuple, et ils la condamnèrent à mort. 
Alors Suzanne s'écria à haute voix et dit : " Dieu éternel, qui connaissez ce qui est caché et qui savez toutes choses avant qu'elles n'arrivent, 
vous savez qu'ils ont rendu un faux témoignage contre moi ; et voici que je meurs, sans avoir rien fait de ce qu'ils ont méchamment inventé contre moi. " 
Le Seigneur entendit sa voix. 
Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l'esprit saint d'un jeune enfant nommé Daniel. 
Il cria à haute voix : " Pour moi, je suis pur du sang de cette femme ! " 
Tout le peuple se tourna vers lui et lui dit : " Que signifie cette parole que tu dis-là ? " 
Daniel, se tenant au milieu d'eux, dit : Êtes-vous donc insensés à ce point, enfants d'Israël, de faire mourir une fille d'Israël sans examen, sans chercher à connaître la vérité ? 
Retournez au tribunal, car ils ont rendu un faux témoignage contre elle. " 
Alors le peuple retourna en hâte, et les anciens dirent à Daniel : " Viens, prends place au milieu de nous, et expose-nous ton avis, car Dieu t'a donné l'honneur de la vieillesse. " 
Daniel dit au peuple : " Séparez-les loin l'un de l'autre, et je les jugerai. " 
Quand ils furent séparés l'un de l'autre, Daniel en appela un et lui dit : " Homme vieilli dans le crime, les péchés que tu as commis autrefois sont maintenant venus sur toi, 
toi qui rendais des jugements injustes, qui condamnais les innocents et relâchais les coupables, quand le Seigneur a dit : Tu ne feras pas mourir l'innocent et le juste. 
Eh bien, si tu l'as vue, dis sous quel arbre tu les as vus s'entretenant ensemble. " Il répondit : " Sous un lentisque. " 
Daniel dit " Justement tu dis un mensonge pour ta perte ; car l'ange de Dieu qui a déjà reçu l'arrêt divin va te fendre par le milieu. " 
Après l'avoir renvoyé, il ordonna d'amener l'autre, et il lui dit " Race de Chanaan, et non de Juda, la beauté d'une femme t'a séduit et la passion a perverti ton cœur. 
C'est ainsi que vous en agissiez avec les filles d'Israël, et elles, ayant peur de vous, vous parlaient ; mais une fille de Juda n'a pu souffrir votre iniquité. 
Dis-moi donc maintenant sous quel arbre tu les as surpris s'entretenant ensemble. " 
Il dit : " Sous un chêne. " Daniel lui dit : " Justement tu as dit, toi aussi, un mensonge pour ta perte ; car l'ange du Seigneur attend, le glaive en main, le moment de te couper par le milieu, afin de vous faire mourir. " 
Alors toute l'assemblée jeta un grand cri, et ils bénirent Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. 
Puis ils s'élevèrent contre les deux vieillards, que Daniel avait convaincus par leur propre bouche d'avoir rendu un faux témoignage, et ils leur firent le mal qu'eux-mêmes avaient voulu faire à leur prochain,
afin d'accomplir la loi de Moïse; et ils les firent donc mourir, et le sang innocent fut sauvé en ce jour-là. 


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,1-11.

En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne des Oliviers. 
Mais, dès le point du jour, il retourna dans le temple, et tout le peuple vint à lui. Et s'étant assis, il les enseignait. 
Alors les Scribes et les Pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère, et l'ayant fait avancer, ils dirent à Jésus : 
"Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère." 
Or Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles personnes. Vous, donc, que dites-vous. 
C'était pour l'éprouver qu'ils l'interrogeaient ainsi, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait sur la terre avec le doigt. 
Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit :" Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre." 
Et s'étant baissé de nouveau, il écrivait sur la terre. 
Ayant entendu cette parole, et se sentant repris par leur conscience, ils se retirèrent les uns après les autres, les plus âgés d'abord, puis tous les autres, de sorte que Jésus resta seul avec la femme qui était au milieu. 
Alors Jésus s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, lui dit : "Femme, où sont ceux qui vous accusent ? Est-ce que personne ne vous a condamnée ? 
Elle répondit : "Personne, Seigneur" ; Jésus lui dit "Je ne vous condamne pas non plus. Allez, et ne péchez plus." 




Par Saint Ambroise

(vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Lettre 26, 11-20 ; PL 16, 1044-1046 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 349) 

 

Le soleil de justice : la nouvelle Loi dans le Temple


 

Une femme coupable d'adultère fut amenée par les scribes et les pharisiens devant le Seigneur Jésus. Et ils formulèrent leur accusation comme des traîtres, de telle sorte que si Jésus l'absolvait, il semblerait enfreindre la Loi, mais que s'il la condamnait, il semblerait avoir changé le motif de sa venue, car il était venu afin de pardonner le péché de tous. 

Pendant qu'ils parlaient, Jésus, la tête baissée, écrivait avec son doigt sur le sol. Comme ils attendaient, il leva la tête et dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre ». Y a-t-il rien de plus divin que cette sentence : qu'il punisse le péché, celui qui est sans péché ? Comment, en effet, pourrait-on tolérer qu'un homme condamne le péché d'un autre quand il excuse son propre péché ? Celui-là ne se condamne-t-il pas davantage en condamnant chez autrui ce qu'il commet lui-même ? 

Jésus parla ainsi et il écrivait sur le sol. Pourquoi ? C'est comme s'il disait : « Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? » (Lc 6,41). Il écrivait sur le sol du doigt dont il avait écrit la Loi (Ex 31,18). Les pécheurs seront inscrits sur la terre et les justes dans le ciel, comme Jésus dit aux disciples : « Réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux » (Lc 10,20). 

En entendant Jésus, les pharisiens « sortaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés ». L'évangéliste a raison de dire qu'ils sortirent, ceux qui ne voulaient pas être avec le Christ. Ce qui est à l'extérieur du Temple, c'est la lettre ; ce qui est au-dedans, ce sont les mystères. Car ce qu'ils recherchaient dans les enseignements divins, c'étaient les feuilles et non les fruits des arbres; ils vivaient dans l'ombre de la Loi et ne pouvaient pas voir le soleil de justice (Ml 3,20).


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Sainte Mathilde (ou Maud) de Germanie, Qui êtes-vous ?
Veuve 
(875-968)

 

Épouse d'Henri Ier, roi de Germanie, ils formaient un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.

 

Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu'à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.

 

L'aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d'Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d'églises, de monastères et d'hôpitaux.

 

Juste avant la Révolution Russe de 1917…

L'Église de la Résurrection est un édifice orthodoxe de la ville de Kostroma sur les bords de la Volga, en Russie. Le premier édifice date du XIIIe siècle, mais c’est au XVIIe siècle que, selon la légende, une grande église fut réalisée sur la demande d'un riche marchand qui avait commandé en Angleterre dix tonneaux de teinture et qui, à la place, reçut des tonneaux d'or.

Il considéra cet or non gagné honnêtement comme un cadeau maléfique donné par le démon et décida de le consacrer à la construction d'une magnifique cathédrale qui abrite le vestige le plus précieux de la ville : une icône byzantine appelée Notre Dame de Saint-Théodore, ou encore Notre Dame de Kostroma.

On raconte que juste avant les évènements révolutionnaires de 1917 en Russie, l'icône noircit à tel point que l'image était devenue pratiquement invisible. Ce fut interprété comme un mauvais présage pour la dynastie des Romanov.

A part les monastères, la plupart des églises de la ville ont été transformées ou démolies pendant l'ère soviétique. La seule église à avoir survécu est l’église de la Résurrection abritant cette icône de Notre Dame de Kostroma.

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Nul ne vit seul,

nul ne pèche seul.

Nul n'est sauvé seul.

Continuellement la vie des autres

entre dans ma vie :

en ce que je pense,

dis, fais réalise.

Et vive versa


(Benoit XVI, Pape émérite de Rome)

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Soir :

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18,9-14.

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : 
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). 
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. 
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” 
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” 
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » 




Par Saint Grégoire le Grand

(v. 540-604), pape et docteur de l'Église 
Moralia, 76 

 

Une brèche ouverte


 

Avec quelle précaution le pharisien qui montait au Temple pour y faire sa prière, et qui avait fortifié la citadelle de son âme, prétendait jeûner deux fois par semaine et donner le dixième de ce qu'il gagnait. En disant : « Mon Dieu, je te rends grâce », il est bien clair qu'il avait apporté toutes les précautions imaginables pour s'en prémunir. Mais il laisse un endroit ouvert et exposé à son ennemi en ajoutant : « Parce que je ne suis pas comme ce publicain ». Ainsi, par la vanité, il a donné à son ennemi d'entrer dans la ville de son cœur qu'il avait pourtant bien verrouillée par ses jeûnes et ses aumônes.



      Toutes les autres précautions sont donc inutiles, quand il reste en nous quelque ouverture par où l'ennemi peut entrer... Ce pharisien avait vaincu la gourmandise par l'abstinence ; il avait surmonté l'avarice par la générosité... Mais combien de travaux en vue de cette victoire ont été anéantis par un seul vice ? par la brèche d'une seule faute ? 



      C'est pourquoi il ne nous faut pas seulement penser à pratiquer le bien, mais aussi veiller avec soin sur nos pensées, pour les garder pures dans nos bonnes œuvres. Car si elles sont une source de vanité ou d'orgueil dans notre cœur, nous combattons alors seulement pour la vaine gloire, et non pour celle de notre Créateur.

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Mars, Avril 2015.

 Programme Général des R.D.V Liturgiques de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone:

 

MARS :

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

-Jeudi 19 Mars, Fête de Saint Joseph, 10h30, Messe et programme habituel (Célébrants : Pères Albert-Marie et Lazard-Marie)

-Samedi 25 Mars : Annonciation à Sainte-Marie

-10h30, Messe suivie du programme habituel

(Nous célébrons la fête de l'Annonciation à Sainte-Marie deux fois par an. Sur le 3ème dimanche après Koodhosh Eetho et le 25 Mars.

[La  Sainte Eucharistie doit être célébrée en ce jour même si elle vient pendant le Grand Carême, durant la Semaine de la Passion ou le Vendredi saint.])

-Dimanche DES RAMEAUX (Hosanna),29  Mars, 10h30 Bénédiction des Palmes, Procession et Messe suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

Du 29 Mars au  lundi 6 Avril (Lundi de Pâque), RETRAITE DE SEMAINE SAINTE (Retraite de Délivrance et de Guérison intérieure)  sur le thème « Tu es né pour le Bonheur »

*YVETOT(76) :

-Le Samedi 14 Mars. La Messe de 10h30 a été supprimée ce mois-ci en raison d’une visite pastorale imprévue du Métropolite accompagné du Père Isaac au Cameroun.

Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS ( 0613105663).Prêtre desservant : Père Isaac

*JAULDES(16) :

-Dimanche 22 Mars, La Messe de 10h30 a été supprimée ce mois-ci en raison d’une visite pastorale imprévue du Métropolite accompagné du Père Isaac au Cameroun.

LOURDES (65) :

-Dimanche 15 Mars, La Messe de 10h30 a été supprimée ce mois-ci en raison d’une visite pastorale imprévue du Métropolite accompagné du Père Isaac au Cameroun.

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 21 Mars, La Messe de 10h30 a été supprimée ce mois-ci en raison d’une visite pastorale imprévue du Métropolite accompagné du Père Isaac au Cameroun.

AVRIL :

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

*5 Avril, Dimanche de Pâques. Résurrection de Notre-Seigneur.

Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

*NANTES (44) :

-Jeudi 9 Avril, de 9h à 12h/ de 14h à 17h, permanence pastorale. Messe à 18h

Groupe de prière St Charbel, (Mme Maria-Annick Chamberlain), 46 Rue de la Fauvette. 44 NANTES.

===

Par Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr . Lettre aux Ephésiens, 10-14 (trad. Quéré, Seuil 1980, p. 115s rev) 

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent »

 

« Priez sans cesse » (1Th 5,17) pour les autres hommes. On peut espérer leur repentir, et qu'ils viendront à Dieu. Mais qu'au moins votre exemple leur indique la voie. A leur colère, opposez votre douceur ; à leur arrogance, votre humilité ; à leurs blasphèmes, vos prières ; à leurs erreurs, la fermeté de votre foi ; à leur violence, votre sérénité, sans chercher à rien faire comme eux. Montrons-leur par notre bonté que nous sommes leurs frères. Essayons « d'imiter le Seigneur » (1Th 1,6). Qui a souffert l'injustice plus que lui ? a été dépouillé et rejeté ? Que l'on ne trouve pas, parmi vous, l'herbe du diable (cf Mt 13,25). Dans une pureté et une tempérance parfaites de chair et d'esprit, demeurez en Jésus Christ.

Voici venus les derniers temps... C'est seulement dans le Christ que nous entrons dans la vie véritable. En dehors de lui, rien de valable ! ... Rien ne surpasse la paix ; elle triomphe de tous les assauts que nous livrent nos ennemis, qu'ils soient célestes ou terrestres... Aujourd'hui il ne suffit plus de professer la foi ; il nous faut montrer jusqu'à la fin de quelle force elle nous remplit.

+++

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église . Sur les mystères, 24s (trad. bréviaire rev.) 

++++++++++++++++++

« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »

 

Le paralytique de la piscine de Bézatha attendait un homme [pour l'aider à descendre dans la piscine].

Lequel, sinon le Seigneur Jésus, né de la Vierge ?

Avec sa venue, il n'y avait plus seulement une simple préfiguration qui guérissait quelques individus, mais la vérité elle-même qui guérissait tous les hommes.

C'est donc lui dont on attendait qu'il descende, lui de qui Dieu le Père a dit à Jean Baptiste :

-« Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre du ciel et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint » (Jn 1,32).

Pourquoi l'Esprit est-il descendu alors comme une colombe, sinon pour que tu voies, pour que tu reconnaisses que la colombe envoyée hors de l'arche par Noé le juste était l'image de cette colombe-là, et pour que tu y reconnaisses la préfiguration du sacrement du baptême ? 

Est-ce que tu peux encore hésiter dans le doute, alors que le Père proclame pour toi de façon indubitable dans l'Évangile :

-« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17) ; alors que le Fils le proclame, lui sur qui l'Esprit Saint s'est manifesté sous la forme d'une colombe ; alors que l'Esprit Saint le proclame aussi, lui qui est descendu sous la forme d'une colombe ; alors que David le proclame :

-« La voix du Seigneur sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur sur les eaux innombrables » (Ps 28,3) ?

L'Écriture atteste aussi qu'aux prières de Gédéon, le feu est descendu du ciel et, de nouveau, à la prière d'Élie, le feu a été envoyé pour consacrer le sacrifice (Jg 6,21 ; 1R 18,38). 

Ne considère pas le mérite personnel des prêtres, mais leur fonction.

Crois donc que le Seigneur Jésus est là, invoqué par la prière des prêtres, lui qui a dit :

-« Quand deux ou trois sont réunis, je suis là, moi aussi » (Mt 18,20).

À plus forte raison, là où est l'Église, là où sont les mystères, c'est là qu'il daigne nous accorder sa présence.

Tu es donc descendu dans le baptistère. Rappelle-toi ce que tu as dit : que tu crois au Père, que tu crois au Fils, que tu crois en l'Esprit Saint.

Par un même engagement de ta parole, tu es tenu de croire au Fils de la même manière que tu crois au Père, de croire en l'Esprit Saint de la même manière que tu crois au Fils, avec cette seule différence que tu professes qu'il faut croire en la croix du seul Seigneur Jésus. 

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 11:22
Homme juste, époux de la Vierge Marie, il veilla sur Jésus comme un père. Gardien de la Sainte Famille, il continue aujourd'hui à protéger les fils et filles de l'Eglise du Christ.

Homme juste, époux de la Vierge Marie, il veilla sur Jésus comme un père. Gardien de la Sainte Famille, il continue aujourd'hui à protéger les fils et filles de l'Eglise du Christ.

 

« Je vous salue, Joseph, image de Dieu le Père, Père du Fils de Dieu, temple du Saint-Esprit, chéri de la Sainte Trinité, fidèle coadjuteur du Grand conseil, digne époux de la Vierge mère, Père de tous les fidèles, gardien des vierges Saintes, ami très fidèle de la pauvreté, modèle de patience et douceur, miroir d'humidité et obéissance.

Que vos yeux qui ont vu ce que vous avez vu soient bénis, vous êtes béni entre tous les hommes ! Bénies soient vos oreilles qui entendirent ce que vous avez entendu ! Bénies soient vos mains qui ont touché le Verbe incarné ! Vos bras qui ont porté celui qui soutient tout, votre poitrine sur laquelle le doux fils de Dieu s'est reposé ! Béni soit votre cœur enflammé d’un amour ardent.

Et béni soit le Père qui vous a choisi, le Fils qui vous aima, et le Saint Esprit qui vous a sanctifié ! Et bénie soit aussi Marie, votre épouse, qui vous aima comme un époux et comme un frère ! Béni soit votre ange gardien ! Bénis soient éternellement tous ceux qui vous bénissent et vous aiment. » Amen

(St Jean Eude)

===

NEUVAINE A SAINT JOSEPH :

Homme juste, époux de la Vierge Marie, il veilla sur Jésus comme un père. Gardien de la Sainte Famille, il continue aujourd'hui à protéger les fils et filles de l'Eglise du Christ.

Nous le fêtons  en Occident le 19 mars.

Les neuvaines ne font certes pas nécessairement partie intégrante de notre patrimoine originel Orthodoxe-oriental, mais pourtant, rien ne s’oppose ni ne nous interdit de nous unir à nos frères Chrétiens d’occident alors que l'Eglise Occidentale propose en générale une neuvaine à faire du 11 au 19 mars ( Ces prières peuvent en outre servir à n’importe quelle période de l’année au gré de votre dévotion personnelle) :

 

Dieu le Père a confié ce qu’il avait de plus précieux sur la terre, son fils Jésus et la Vierge Marie, à saint Joseph. Alors, avec confiance, remettons-lui toutes nos prières.

 

Prières quotidiennes pour la neuvaine :

 

Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux ; tu es béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daigne nous secourir à l’heure de notre mort. Amîn

 

Un Notre Père… un Je vous salue Marie... un Gloire au Père…

 

Premier jour :

saint Joseph, mémoire du Père .

 

 A ton image, saint Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de tous ceux et celles que nous rencontrons. Aide-nous à nous recevoir comme fils et fille du Père.

 

Deuxième jour :

saint Joseph, un guide pour l’homme d’aujourd’hui.

 

Saint Joseph, tu peux être appelé le saint de l’incarnation. Nous te demandons, saint Joseph, d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver nos familles tellement menacées.

 

Troisième jour : 

saint Joseph et la maison familiale.

 

Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la Sainte Famille à notre table. Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de familles retrouvent leur identité profonde.

 

Quatrième jour :

saint Joseph, modèle "d’incarnation" de la volonté divine en nos vies.

 

Saint Joseph, devant l’Annonciation tu te mets à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour vivre finalement avec Marie. Saint Joseph, explique-nous combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux dans l’épreuve. Aide-nous dans nos familles à triompher de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce et de toute séparation.

 

Cinquième jour :

saint Joseph, lumière dans nos nuits.

 

Saint Joseph, tu as été dans l’inquiétude de ne pas offrir à ta famille un lieu pour la nativité et tu as reçu dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : la crèche. Au-delà de nos nuits et de nos pauvretés, saint Joseph, apprends-nous à accueillir l’Enfant-Jésus dans notre cœur.

 

Sixième jour :

saint Joseph, protecteur dans la maladie

 

Saint Joseph, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-mêmes dans l’épreuve et la maladie ; encourage-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père sur le chemin des béatitudes. Nous te confions spécialement nos malades, surtout ceux qui sont les plus exposés à toutes sortes de périls lorsqu’ils sont en fin de vie..

 

Septième jour :

saint Joseph, protecteur de l’Église du Christ.

 

Saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la Sainte Famille, tu es devenu, par la grâce du Père, le gardien de l’Eglise. Enseigne-nous à aimer l’Église, à lui être toujours fidèle dans l’Eucharistie, dans la prière et par le témoignage de notre amour inconditionnel.

 

Huitième jour :

saint Joseph protecteur de la communion fraternelle.

 

Par notre union au Verbe Incarné, notre Divin Rédempteur et à Marie Compatissante, nous voulons aussi communier à la douceur et à l’esprit contemplatif du juste : Joseph.

Saint Joseph, apprend-nous à être amour et instrument de paix dans notre vie quotidienne pour tous ceux et celles qui attendent notre aide.

 

Neuvième jour :

saint Joseph, intercesseur pour les agonisants  et pour les âmes de nos défunts.

 

Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous et tous les membres de nos familles au moment de la mort. Nous vous confions spécialement tous ceux et celles qui nous sont chers, particulièrement nos chers défunts. Que le Seigneur les accueillent dans son paradis où tous ensemble reposent en Christ et jouissent de la béatitude éternelle.

 « Seigneur Jésus Christ notre Dieu et Sauveur, pardonnez à Votre serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans Votre Paradis et sauvez-le au Dernier Jour! » Amîn

 

Prières à Saint Joseph :
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:09
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:33
JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME, ET APRES...

JOURNÉE MONDIALE DE LA FEMME

 

Le regard de Dieu sur la femme

Consacrer une journée par an à la femme, aux femmes ou à une femme, paraît vraiment le minimum ! Notre époque, du reste, résolument féministe au moins dans les médias, focalise chaque jour l’attention sur des personnages ou des types féminins, ainsi que sur la souffrance féminine, faite d’injustice, d’humiliations et d’instrumentalisation. Familière est l’image de la femme captée par le regard intéressé de l’homme, et souvent à cet égard objectivée ; c’est également celle de la femme vue par la femme, miroir d’elle-même, la femme qui, dans les magazines chers ou populaires, se mesure à l’image des autres. Or Dieu pose un regard unique sur la femme – « Dieu créa la femme », rappelle un film célèbre. Il regarde celle qu’Il a créée. Nombre de passages évangéliques nous montrent comment le Seigneur la voit : pensons à ces rencontres du Créateur et de sa créature – la Samaritaine au puits de Jacob, la Cananéenne qui implore la guérison de son enfant, cette veuve anonyme de Naïm dont le Seigneur ressuscite le fils unique, Marie-Madeleine Égale-aux-apôtres, les myrophores dans le jardin au matin de la Résurrection… Cherchons dans l’Évangile qu’est-ce qu’être femme devant Dieu plutôt que devant les hommes ou devant son miroir.

Féminisme

Tout particulièrement, il est une femme, la seule, que Dieu, à Cana de Galilée et au Golgotha, appelle du nom de « femme » : c’est sa Mère selon l’humanité. La Mère de Dieu est vue comme l’archétype du féminin. Les conséquences du regard divin et de la foi chrétienne fondent un féminisme authentique – sans guerre des sexes, sans rivalité, sans virilisation non plus de la femme. Marie est l’icône de l’autonomie en Dieu de la femme par rapport à l’homme : la virginité n’en est-elle pas l’affirmation ? La virginité volontaire est liberté ; elle relativise l’ordre biologique et social, et dénonce le despotisme du sexe et du pouvoir, la tyrannie du plaisir.

Maternité spirituelle

Mais le féminisme de Marie n’est pas seulement dans sa virginité ; il est dans une fécondité qui ne doit rien à l’homme. Elle est rendue mère par Dieu seul et l’homme trouve près d’elle la place modeste du père adoptif. L’homme ne prétend plus être le dieu de la femme, et elle ne doit plus non plus être sa déesse. L’icône de la Vierge Mère conteste les idoles. Moniale ou mère, la femme, suivant le type féminin que porte la Mère de Dieu, est établie dans la maternité : la fécondité et la maternité biologique sont bénies dès le Paradis et dans toute célébration des fiançailles et du couronnement. Mais la femme reçoit également de Dieu la grâce de la maternité spirituelle : « Femme, voici ton fils ! », a dit le Dieu-Homme depuis la Croix. Sa maternité est donnée par Dieu et offerte à Dieu : la femme est appelée à enfanter des fils et des filles pour Dieu, à mettre au monde et à éduquer des enfants de Dieu – les icônes de la Mère de Dieu nous le montrent. C’est pourquoi également, le Seigneur a dit, à Cana de Galilée, à propos de sa Mère très pure : « Faites tout ce qu’elle vous dira ». Dans sa maternité spirituelle, la femme est mandatée par Dieu pour dire sa volonté.

La femme est une personne

« Journée de la femme ou des femmes », « éternel féminin », « la Femme et le salut du monde » (ouvrage de Paul Evdokimov), ces expressions et d’autres ne masquent pas l’aspiration profonde de l’être humain à être reconnu de façon ultime, non comme femme ou comme homme, mais comme personne. La femme est une personne. Or la personne transcende le masculin et le féminin. Le Christ nous offre une masculinité transfigurée et la Mère de Dieu une féminité transfigurée par la personne : s’accomplir en tant que personne, être plus que femme et plus qu’homme, est le grand projet. La femme est une personne qui a une nature féminine, soit, mais elle est plus que femme. Son créateur voit en elle, non seulement la femme qu’Il créa et qu’Il continue à soutenir, mais la personne créée à son image et en vue de sa ressemblance. Dieu n’est ni mâle ni femelle. Nous apprenons, surtout en ce temps de Carême, à regarder autrui, non plus comme un homme ou une femme, mais comme une personne avec laquelle nous aspirons à une communion infinie dans ce monde et dans l’autre (Radio Notre-Dame, Lumière de l’Orthodoxie, 8 mars 2015.).

 

Le regard de Dieu sur la femme

Consacrer une journée par an à la femme, aux femmes ou à une femme, paraît vraiment le minimum ! Notre époque, du reste, résolument féministe au moins dans les médias, focalise chaque jour l’attention sur des personnages ou des types féminins, ainsi que sur la souffrance féminine, faite d’injustice, d’humiliations et d’instrumentalisation. Familière est l’image de la femme captée par le regard intéressé de l’homme, et souvent à cet égard objectivée ; c’est également celle de la femme vue par la femme, miroir d’elle-même, la femme qui, dans les magazines chers ou populaires, se mesure à l’image des autres. Or Dieu pose un regard unique sur la femme – « Dieu créa la femme », rappelle un film célèbre. Il regarde celle qu’Il a créée. Nombre de passages évangéliques nous montrent comment le Seigneur la voit : pensons à ces rencontres du Créateur et de sa créature – la Samaritaine au puits de Jacob, la Cananéenne qui implore la guérison de son enfant, cette veuve anonyme de Naïm dont le Seigneur ressuscite le fils unique, Marie-Madeleine Égale-aux-apôtres, les myrophores dans le jardin au matin de la Résurrection… Cherchons dans l’Évangile qu’est-ce qu’être femme devant Dieu plutôt que devant les hommes ou devant son miroir.

Féminisme

Tout particulièrement, il est une femme, la seule, que Dieu, à Cana de Galilée et au Golgotha, appelle du nom de « femme » : c’est sa Mère selon l’humanité. La Mère de Dieu est vue comme l’archétype du féminin. Les conséquences du regard divin et de la foi chrétienne fondent un féminisme authentique – sans guerre des sexes, sans rivalité, sans virilisation non plus de la femme. Marie est l’icône de l’autonomie en Dieu de la femme par rapport à l’homme : la virginité n’en est-elle pas l’affirmation ? La virginité volontaire est liberté ; elle relativise l’ordre biologique et social, et dénonce le despotisme du sexe et du pouvoir, la tyrannie du plaisir.

Maternité spirituelle

Mais le féminisme de Marie n’est pas seulement dans sa virginité ; il est dans une fécondité qui ne doit rien à l’homme. Elle est rendue mère par Dieu seul et l’homme trouve près d’elle la place modeste du père adoptif. L’homme ne prétend plus être le dieu de la femme, et elle ne doit plus non plus être sa déesse. L’icône de la Vierge Mère conteste les idoles. Moniale ou mère, la femme, suivant le type féminin que porte la Mère de Dieu, est établie dans la maternité : la fécondité et la maternité biologique sont bénies dès le Paradis et dans toute célébration des fiançailles et du couronnement. Mais la femme reçoit également de Dieu la grâce de la maternité spirituelle : « Femme, voici ton fils ! », a dit le Dieu-Homme depuis la Croix. Sa maternité est donnée par Dieu et offerte à Dieu : la femme est appelée à enfanter des fils et des filles pour Dieu, à mettre au monde et à éduquer des enfants de Dieu – les icônes de la Mère de Dieu nous le montrent. C’est pourquoi également, le Seigneur a dit, à Cana de Galilée, à propos de sa Mère très pure : « Faites tout ce qu’elle vous dira ». Dans sa maternité spirituelle, la femme est mandatée par Dieu pour dire sa volonté.

La femme est une personne

« Journée de la femme ou des femmes », « éternel féminin », « la Femme et le salut du monde » (ouvrage de Paul Evdokimov), ces expressions et d’autres ne masquent pas l’aspiration profonde de l’être humain à être reconnu de façon ultime, non comme femme ou comme homme, mais comme personne. La femme est une personne. Or la personne transcende le masculin et le féminin. Le Christ nous offre une masculinité transfigurée et la Mère de Dieu une féminité transfigurée par la personne : s’accomplir en tant que personne, être plus que femme et plus qu’homme, est le grand projet. La femme est une personne qui a une nature féminine, soit, mais elle est plus que femme. Son créateur voit en elle, non seulement la femme qu’Il créa et qu’Il continue à soutenir, mais la personne créée à son image et en vue de sa ressemblance. Dieu n’est ni mâle ni femelle. Nous apprenons, surtout en ce temps de Carême, à regarder autrui, non plus comme un homme ou une femme, mais comme une personne avec laquelle nous aspirons à une communion infinie dans ce monde et dans l’autre (Radio Notre-Dame, Lumière de l’Orthodoxie, 8 mars 2015.).

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:13
ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…

(…)C’est une douleur terrible d’être séparé, même provisoirement – puisque nous avons tous rendez-vous dans le monde qui vient, mais cela paraît loin – des êtres que nous aimons et qui nous aiment. Nous sommes inconsolables, parce qu’il n’y a pas de consolation humaine à la mort. Aucun raisonnement n’y fait; la douleur est là; nous avons mal comme à l’endroit d’un membre arraché et qui nous fait souffrir quoiqu’il ne soit plus là. Le temps n’y fait rien non plus: quelque fois au contraire, la douleur et la souffrance s’amplifient dans la durée. Sans nous mettre indiscrètement à votre place, nous pouvons partager fraternellement une expérience parce que nous sommes des êtres humains, et, en l’occurrence, des chrétiens, et des Orthodoxes. Nous savons que le Christ par sa résurrection a vaincu le pouvoir de la mort, et nous voulons dans le concret goûter les conséquences de cet évènement. Un de nos amis, dans une circonstance analogue, a trouvé un soulagement…

 

Il a demandé pardon à Dieu du manque de confiance en lui et même de la révolte contre lui. Le fait de renoncer à ces passions et d’en recevoir du Seigneur lui-même le pardon miraculeux, l’a déjà soulagé et a, pour ainsi dire, ouvert une porte à la consolation divine – c’est-à-dire la grâce du saint Esprit, appelé justement le Consolateur. Cette consolation ne minimise en rien la souffrance; mais c’est comme un baume, une douceur, une sorte de lumière, un calme et une acceptation libre de la volonté incompréhensible de Dieu.

 

Il s’est engagé dans une prière très régulière, en suivant les offices de l’Église orthodoxe, soit à la maison, chez lui, soit à l’église sous la présidence de son prêtre et en présence de la communauté des frères. La consolation est venue également, pas immédiatement, mais dans la continuité de cette prière et de ces offices, parce que notre ami a été libéré de l’isolement qui l’emprisonnait dans la souffrance. Il a connu la grâce de la compassion à son propre égard et, simultanément, sa foi a été fortifiée: il a pu croire que le chemin fait par la personne endormie était un chemin béni. Il a reçu de Dieu la grâce de faire un projet pour la défunte servante de Dieu.

 

Ce qui l’a beaucoup aidé encore, c’est le conseil suivant: essaye de faire ce que cette personne qui repose en paix te dirait de faire; essaye de vivre selon le meilleur de cette personne et de faire sa volonté, chaque fois que c’est possible, de façon à expérimenter l’union avec elle. Si nous faisons ce qui est agréable à nos défunts, à condition bien sûr que cela soit cohérent avec l’Évangile, nous demeurons unis à eux, même jusque dans l’éternité. L’important, c’est de construire l’éternité avec nos défunts en apprenant, dès maintenant, à vivre avec eux. En effet, ils ne sont pas anéantis! Le Christ nous a appris qu’ils « reposent », et nous pouvons les sentir tout proches de nous, comme si nous veillions leur repos, comme une maman qui reste éveillée près de son enfant qui dort… Dans certains cas, nous pouvons les prendre comme intercesseurs devant Dieu.

 

Essayons de parler des défunts, non au passé, mais au présent, surtout quand nous parlons d’eux à Dieu. Nous pouvons ainsi avoir une prière de bénédiction: « Gloire à toi, pour ton serviteur (ou ta servante) N…, Seigneur Jésus, gloire à toi! »; « gloire à toi pour la bonté de ton serviteur ! Gloire à toi pour l’amour qu’il m’a montré! Gloire à toi qui veut le sauver et le glorifier au Dernier Jour, Seigneur Jésus, gloire à toi! »

 

La conséquence de cette attitude est que nous apprenons de Dieu à nous réjouir pour son serviteur endormi, et nous oublions notre peine, en pensant combien le Seigneur l’aime, combien Il voit tout ce qu’il a fait de bon dans sa vie, combien Il veut le sauver. Notre joie pour autrui devient plus grande que notre peine pour nous-mêmes. Dans le cas où la personne serait décédée dans de très mauvaises conditions – portant par exemple un gros fardeau non pardonné – notre inquiétude pour son salut deviendra prioritaire et nous n’aurons plus le temps de penser à nous-mêmes. Nous dirons continuellement à Dieu:

-« Seigneur Jésus Christ notre Dieu, pardonne à ton serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans ton Paradis et sauve-le au Dernier Jour! »

 

.​(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

 

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?

EST-IL CHRETIENNEMENT LEGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DEFUNTS ?

 

« … Est-il vraiment possible que notre monde et l'autre monde communiquent ? Nous est-il possible d'avoir une relation et une communion réelle avec nos enfants, avec notre mari ou notre femme, qui non seulement sont morts, mais dont les chairs sont décomposées ? Cette communion existe, mes bien-aimés ! …

… Lorsque nous dirigeons notre pensée, nos prières, vers l'autre vie, les morts nous entendent, car la terre et le ciel forment une seule Eglise, un seul troupeau, une même famille.

Tout comme un enfant fait retentir ses cris dans une maison, et que ceux-ci parviennent jusqu'aux personnes présentes, en quelqu'endroit qu'elles se trouvent, de même dans notre famille, dans l'Eglise, ce que nous disons sur terre est perçu par ceux qui sont au ciel...

… Nous formons un seul Corps avec les morts. Nous sommes une seule Eglise avec le ciel.

Si l'un de nous sur terre éprouve le besoin de parler à une autre personne, de s'occuper de son prochain, comprenez-vous combien plus les morts ont-ils besoinn que nous communiquions avec eux ?

Ils nous supplient continuellement de penser à eux. Nos morts vivent, ils abaissent leur regard vers nous pour voir si nous les commémorons. Par conséquent, envoyons nos prières vers eux.

Faisons dire pour eux quarante Liturgies. Pour eux, célébrons des offices de commémoration. Faisons l'aumône en leur nom. Tous ces actes les aident réellement, et constituent notre propre communion avec l'autre monde, avec les anges et les saints. « Les anges ne sont-ils pas tous des esprits chargés d'un ministère, envoyés au service de ceux qui doivent recevoir l'héritage du salut ? » (Hébreux 1,14)

Quand nous faisons mémoire des défunts, ils se réjouissent, ils espèrent, ils progressent sans interruption vers le Second Avènement. Ceux d'entre eux qui ne s'opposent pas à Dieu, qui ne le rejettent pas, s'approchent de plus en plus de Lui et, dans leur joie, ils nous envoient sans cesse des messages pour que nous continuions à les commémorer.

Si vous saviez quelle reconnaissance est la leur et comment ils nous l'expriment ! …

… Les défunts regardent vers nous pour voir si nous nous souvenons d'eux dans nos prières. Ils ont besoin de nous, car ils sont désormais sans corps. Lorsqu'ils revêtiront de nouveau leur corps, ils pourront adresser eux-mêmes à Dieu des prières instantes...

… Quand nous communiquons avec le ciel par ce moyen, nous voyons s'accomplir devant nous des miracles, des guérisons, des visions, des apparitions de saints descendus vers nous. Tous les saints nous aident, tous les saints se penchent sur nous, tous les saints s'unissent à nos désirs !

Et les morts – comme nous disons, nous, mais qui sont en réalité vivants – se réjouissent en voyant quelle communion est la nôtre avec l'autre vie...

… Un jour, tandis qu'il lisait de nombreux noms, un moine-prêtre s'est posé les questions suivantes : '' Est-ce que ceux dont nous faisons mémoire sont sauvés ? Est-ce qu'ils sentent quelque chose ? Est-ce que le ciel comprend que, maintenant, je prie pour ceux qui ont quitté cette terre ? Est-ce que les morts sont aidés par mes prières ? ''

Fatigué comme il l'était, il s'est accoudé à sa stalle. Il a fermé les yeux et, entre sommeil et veille, mais dans un état de vigilance spirituelle assortie du labeur de la chair, il a élevé le regard de son cœur vers les cieux, et que voit-il ?

La multitide des esprits des défunts ! Et avec eux les saints et les anges ! Devant le trône du Christ, se tenait la Très-Sainte Mère de Dieu revêtue d'une parure resplendissante. Son visage était lumière. Elle regardait le Christ et Lui montrait les esprits défunts en disant : '' Mon Fils et mon Dieu, j'intercède personnellement pour chacun d'eux. Accueille les voix de Ta sainte Eglise.

'' Alors le moine entendit tous les morts chanter : '' Réjouis-toi, Vierge pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre toutes les femmes, et béni est le Fruit de ton sein, car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes. '' Non seulement tu as mis au monde notre Sauveur – le Christ – mais tu intercèdes jour et nuit pour nous ! Leurs voix devenaient '' comme la voix des grandes eaux '' (Apocalypse 1,15 ; 14,2).

Leurs voix étaient portés par les ailes des anges et se dispersaient partout dans le ciel et sur toute la terre. Au lieu de tambours et d'instruments, les anges frappaient leurs ailes et reprenaient : '' Car tu as enfanté le Sauveur de nos âmes '' !.. . »

Archimandrite Aimilianos * Catéchèses et discours * Le culte divin, attente et vision de Dieu * La communion des deux mondes * Editions Ormylia * 2004

ACCEPTER LA MORT D’UN AMI…/ EST-IL CHRÉTIENNEMENT LÉGITIME DE COMMUNIQUER AVEC NOS DÉFUNTS ?
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 10:41
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:52
Découverte de la maison natale de Jésus ?

A-t-on vraiment découvert la maison

d'enfance de Jésus ?

Selon les archéologues, Jésus aurait vécu là. Peut-être même a-t-il même grandi dans cette maison.

Source : "Aleteia"

 

 

 

 

Découverte de la maison natale de Jésus ?

Depuis près de 2 000 ans, tout ce qui concerne Jésus fascine les hommes... et surtout les chercheurs ! Voici que, dans un article du numéro de mars-avril 2015 de la Biblical Archeology Review, l’archéologue Ken Dark de l’université de Reading révèle que la maison où Jésus a passé son enfance pourrait avoir été découverte.« Il est impossible d’affirmer qu’il s’agit bien de la maison de Jésus,reconnaît le chercheur, mais d’autres éléments penchent en faveur de cette hypothèse ».

Pour la toute première fois, un bâtiment d'habitation du temps de Jésus (1er siècle de notre ère), situé sous le couvent des sœurs de Nazareth, a été étudié par des archéologues professionnels. Et même s'ils ne peuvent affirmer à 100% qu'il s'agit bien de la maison de la Sainte Famille, ce qu'ils ont trouvé met en lumière le style de vie d'un village juif de l'époque de Jésus en Galilée.


« Jésus a dormi ici »

« Comme avec  la plupart de ces choses, il n'y a pas de fumée sans feu comme on dit, et une inscription en araméen dit : "Jésus a dormi ici" », a écrit le spécialiste du Nouveau Testament Ben Witherington à Aleteia. « Nous avons là une ou deux petites maisons de la bonne période qui nous disent ce à quoi pouvaient ressembler les habitations du temps du Christ. Le fait que l'une d'elles se trouve sous une église peut être important, mais est-il donc possible qu'elle ait appartenu à la famille de Jésus ? Oui, je suppose. Y a-t-il un degré de certitude absolue ? Non, du moins pas encore. »

En réalité, le site a été mis au jour pour la première fois en 1880, mais pas de façon professionnelle. Les sœurs de Nazareth ont construit un couvent, découvert une ancienne fontaine-citerne et creusé un peu, avec l'aide d'ouvrières et d'écoliers. Le couvent fonctionne encore, en face de la rue de l'imposante basilique de l'Annonciation à Nazareth.

« Les sœurs ont découvert un ensemble d'objets archéologiques exceptionnellement bien préservés, notamment des murs et des voûtes qui remontent aux Croisés, une église-grotte byzantine, des tombes de la période de l'ancien Empire romain et autres structures taillées et construites dans le roc », écrit l'archéologue Ken Dark dans la revueBiblical Archaeology Review

À part ces quelques objets présentées par les religieuses dans leur musée, peu d'attention a été porté au site en lui-même, à l'exception de quelques études faites en 1936 par un jésuite français, Henri Senès, de l’Institut biblique pontifical de Jérusalem. Les sœurs n'ont pris connaissance de ses notes qu'en 2006, lorsqu'elles ont ouvert l’accès au site et aux archives à l’équipe de Ken Dark et son projet archéologique à Nazareth. Après quelques tracas, les preuves commencent à émerger lorsque l'équipe commence à réexaminer l'ensemble du site.

C'est ainsi qu'ont été retrouvés des fragments, sans doute de la vaisselle, en calcaire. Ce qui laisse penser qu'une famille juive a probablement vécu dans cette maison, le calcaire étant considéré, selon les croyances religieuses de l’époque, comme un matériau ne pouvant être impur... « Nulle part ailleurs, n'existe une frontière aussi nette entre les gens acceptant la culture romaine et ceux la rejetant, même le long des frontières de la Rome impériale. Ce qui suggère que la région de Nazareth était inhabituelle en ce qui concerne la force de son sentiment anti-romain et/ou la force de son identité juive. » 


Une autre maison...

Contacté par la rédaction d'Aleteia, le père Manns, bibliste, ancien directeur de la faculté des sciences bibliques à Jérusalem, analyse les conséquences de cette nouvelle découverte : « En 2009, une archéologue juive, Yardena Alexandre, avait découvert une autre maison sous le site du Centre international de Marie, avec une cour centrale et la présence de plusieurs citernes taillées dans le roc. Un texte du7e siècle, écrit en 670 après J.-C. par l'abbé irlandais saint Adamnan, leDe Locis Sanctis raconte les voyages en Terre Sainte du moine gaulois Arculf. Il y décrit la maison de Jésus comme étant située entre deux tombes et sous une église. La conclusion qui s’impose est que les résultats des fouilles de Nazareth faites par le père Bagatti doivent être revus et corrigés. Mais si l’archéologie est en mesure de démontrer la présence d’une église byzantine sous le couvent des Dames de Nazareth, la partie sera gagnée ».

Constatant la masse d'informations qui découlent des recherches archéologiques, le père Manns conclut : « Heureusement que la foi des chrétiens n’est pas basée sur des pierres, mais sur une personne ».

Adapté de l'anglais par Arthur Herlin, avec Élisabeth de Lavigne pour "Aleteia"

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 09:35

Cardinal Sarah :

"Je veux rappeler aux Français qu'ils sont chrétiens même s'ils ne veulent pas le savoir et qu'ils n'aiment pas l'entendre"

 

 

Après Aleteia, c'est à Atlantico que Mgr Sarah s'est confié lors de son passage en France. En toute franchise.

FRANCE CHRÉTIENNE (Cl Sarah)

 

 

Le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrement /de l'Eglise Romaine-catholique/ et l'un des deux cardinaux africains présents au Vatican, se pose en défenseur de la doctrine dans son livre Dieu ou rien (Fayard), sorti le 25 février.

Eminence, le livre d’entretien avec Nicolas Diat que vous publiez s'appelle « Dieu ou rien ». Etant donné que l'Europe a largement perdu le sens de Dieu, diriez-vous donc que l'Europe est dans le rien ?
Cardinal Sarah : 
Je ne peux que répondre oui. Sans Dieu, c'est le néant. Sans Dieu, il n'y a rien. Sans Dieu, qu'est-ce que je suis, qu'est-ce qui me maintient en vie ? Et après cette vie, qu'y-a-t-il ? Si Dieu n'est rien, il n'y a pas de vie éternelle.

L'Europe, après avoir vécu des guerres épouvantables tout au long du XXème siècle, a voulu miser sur la paix en considérant que tout ce qui venait de son identité –et donc potentiellement son héritage chrétien- pouvait être meurtrier. Dans le livre, on sent que vous pensez que les Européens devraient comprendre que leur histoire et leur héritage spirituel et culturel ne sont pas forcément la cause de troubles et que l'on pourrait garder la paix sans avoir à y renoncer. Mais comment en convaincre les Européens ?
Cardinal Sarah : Ce processus n'est pas réaliste : ce qui a d'abord provoqué les guerres, ce sont nos intérêts, et non la religion. Qui provoque la guerre, qui fabrique les armes ? Ce n'est pas la religion, ce n'est pas Dieu. Et qui les vend ? La guerre répond à notre avidité et à notre soif du gain. Pour autant, certains fanatiques utilisent la religion pour provoquer la guerre. Mais je ne pense pas que l'on puisse accuser la religion sans s'accuser soi-même.
Regardons les guerres actuelles : le fondamentalisme n'est pas né de rien. On a attaqué l'Irak. On a créé un chaos total entre chiites et sunnites. On a attaqué la Libye et c'est aujourd'hui un pays dans une situation explosive.

Le fondamentalisme islamique ne serait donc qu'une réaction à des actions européennes ? Ou a-t-il aussi une part d'essence propre ?
Cardinal Sarah : Le sujet est complexe. Pour autant, il ne faut pas exclure que le fondamentalisme soit une réaction culturelle. En face de la religion islamique, il y a une religion sans Dieu, mais morale. Bien sûr, il y a un extérieur de progrès, mais c'est une façade.

C'est ce que Jean-Paul II appelait la culture de mort ?
Cardinal Sarah : Exactement. On se moque de ceux qui croient, on les caricature. Ca provoque une réaction, peut-être excessive, mais je pense qu'il ne faut pas nier qu'il s'agisse d'une réaction contre une société athée, sans Dieu, qui n'a pas peur de ridiculiser ses martyrs. Ils l'ont fait avec Jésus-Christ. Il y a eu des films abominables. On n'a pas la même réaction que les musulmans. Mais il ne faut pas croire que toutes les civilisations acceptent qu'on se moque de choses qui sont fondamentales pour elles. 

Vous venez de Guinée, un pays à majorité musulmane, où l'on pourrait observer deux courants comme ailleurs dans le monde : l'islam traditionnel, local, et celui financé par les Pays du Golfe et qui pose problème. Vous parlez dans votre livre d'un néo-colonialisme idéologique de l'Europe qui tente d’imposer au reste du monde ses idées, sur la théorie du genre notamment. Pour autant, n'y a-t-il pas aussi une volonté d'expansion politique d'un certain islam ?
Cardinal Sarah : L'islam traditionnel africain, venant du Sud, est très religieux, et très tolérant. Je n'ai jamais vu pour ma part une difficulté entre chrétiens et musulmans. Quand je dirigeais la cathédrale pour la fête de Noël, il y avait beaucoup de musulmans qui venaient y assister, entendre le message.
Nous avons toujours vécu dans une paix fraternelle. Bien sûr, depuis les années 1970, beaucoup de musulmans ont reçu des bourses pour aller étudier en Arabie saoudite ou ailleurs et en sont revenus fanatisés. Ces derniers ne s'en prennent pas uniquement aux chrétiens, ils s'en prennent surtout aux musulmans. Lire la suite sur Atlantico
 

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