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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 08:43
Jeudi 30 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Programme Général des R.D.V Liturgiques de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone:

MAI :

CHANDAI-BREVILLY (61) :

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30)

*1er Mai, 1àh 30, Messe à St Joseph Artisan.

*Dimanche 3 Mai, Pèlerinage à N-D de Miséricorde. Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

*Jeudi 14 Mai, Ascension de Notre-Seigneur, Prière des Rogations, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

*NANTES (44) :

-Jeudi 7 Mai, de 9h à 12h/ de 14h à 17h, permanence pastorale. Messe à 18h

Groupe de prière St Charbel, (Mme Maria-Annick Chamberlain), 46 Rue de la Fauvette. 44 NANTES.

*YVETOT(76) :

-Samedi 30 Mai. Messe à 10h30 Oratoire Saint Geervarghese Mar Denys Vattasseril .S/C : Sous-Diacre Andres FRANCOIS ( 0613105663).

*JAULDES(16) :

-Dimanches 10 et, à la Pentecôte le 24 Mai, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30..

LOURDES (65) :

-Pas de Messe en Mai en raison de Baptêmes au Monastère.

*LA CHAPELLE FAUCHER(24) :

-Samedi 23 Mai, Messe à 10h30 suivie de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30

Jeudi 30 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur.
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

Jeudi 30 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Par Benoît XVI, pape de Rome 2005 à 2013 dans l’encyclique « Spe Salvi », § 26 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

L'huile de la charité


Ce n'est pas la science qui rachète l'homme. L'homme est racheté par l'amour.

Cela vaut déjà dans le domaine purement humain. Lorsque quelqu'un, dans sa vie, fait l'expérience d'un grand amour, il s'agit d'un moment de « rédemption » qui donne un sens nouveau à sa vie.

Mais, très rapidement, il se rendra compte que cet amour qui lui a été donné ne résout pas, par lui seul, le problème de sa vie.

Il s'agit d'un amour qui demeure fragile ; il peut être détruit par la mort. L'être humain a besoin de l'amour inconditionnel.

Il a besoin de la certitude qui lui fait dire : « Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ » (Rm 8,38-39).

Si cet amour absolu existe, avec une certitude absolue, alors – et seulement alors – l'homme est « racheté », quel que soit ce qui lui arrive dans un cas particulier.

C'est ce que l'on veut dire lorsque l'on dit :

-Jésus Christ nous a « rachetés ».

Par lui nous sommes devenus certains de Dieu — d'un Dieu qui ne constitue pas une lointaine « cause première » du monde — parce que son Fils unique s'est fait homme et de lui chacun peut dire :

-« Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi » (Ga 2,20).

Jeudi 30 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,16-20.

Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »

Quand le moineau construit son nid dans la forêt,
il n'occupe qu'une branche.

Quand le cerf étanche sa soif à la rivière,
il ne boit pas plus que son estomac ne peut contenir.
Nous accumulons les choses,

parce que nos cœurs sont vides.

(Anthony de Mello

Histoires d'humour et de sagesse)

Jeudi 30 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Méditation du Père Lazarus-Mariam :

"THE WAY OF THE HEART-MEDITATION NO 2."

In the transforming furnace through the silence and the solitude ,

All the props that we used as distractions to avoid facing reality are gradually but finally removed ,

And we come to the realisation that the "I" we placed at the core of our self constructed worlds ,

This "I" is actually our nothingness before God.

The important person that we projected ourselves to be ,

This person is in truth a sinner ,

We realise and see ourselves naked before God ,week , sinful ,and broken.

And our anger and pride begins to surface in many different ways.

The temptation and deceit from the Devil and his forces to seek to explain this all away,

Place ourselves as the victim ,

The perfect person on the island ,

Surrounded by the imperfect world that treats us so badly; leading us to the final deception

that this silence and solitude is not necessary ,so we should leave.

Our task is to persevere humbly and simply in the solitude ,

Persevere until such visitors become tired of knocking on our cell door ,

Again this struggle is real and can come from our own inner resistance also ,

For so often we find it impossible to face the truth about ourselves ;

and yet Christ said "I came to call sinners."

So we return to the struggle to die to our false self , sins , habits ,and illusions.

This is beyond our strength alone another lesson we will have to learn ,

The lesson from all the Fathers and Mothers was as the same ,

The only way to face and overcome our false self was to surrender ourselves

unconditionally in to the hands of God.

Christ said "Without me you can do nothing ."

The scripture also tells us "I can do all things in Him who strengthen me."

Only in and through Christ can we survive and overcome this trial ;

When all within and around us will seek to push us out of the silence and solitude .

Abba Ellias tells the story of ,when the Demons wanted to push the old man out

of the temple ,

They told him "This place belongs to us alone."

After the old man realised no place belonged to the Demons and called out to God to

save Him ; Christ came and spoke to him,

Jeudi 30 Avril 2015, Eléments pour la méditation :
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 07:49
Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,8-10.3,10-12.

Mon bien-aimé : Rappelez-vous Jésus-Christ, ressuscité des morts, né de la race de David, selon mon Evangile,
pour lequel je souffre jusqu'à porter des chaînes comme un malfaiteur ; mais la parole de Dieu n'est point enchaînée.
C'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
Toi, au contraire, tu m'as suivi dans l'enseignement, la conduite, les desseins, la foi, la longanimité, la charité, la constance,
les persécutions, les souffrances, telles qu'il m'en est arrivé à Antioche, à Iconium, à Lystres. Quelles persécutions j'ai endurées, et de toutes le Seigneur m'a sauvé.
Aussi bien, tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus auront à souffrir persécution.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-7.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : "Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il en porte davantage.
Déjà, vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits : car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse ces sarments, on les jette au feu et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. "

Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Par Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église .Commentaire sur l'évangile de Jean, 7, 10, 26 ; PG 74, 20 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 366 rev.)

« Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais et elles me suivent »


La marque distinctive des brebis du Christ, c'est leur aptitude à écouter, à obéir, tandis que les brebis étrangères se distinguent par leur indocilité.

Nous comprenons le verbe « écouter » au sens de consentir à ce qui a été dit.

Et ceux-là qui l'écoutent sont connus de Dieu, car « être connu » signifie être uni à lui.

Il n'y a personne qui soit entièrement ignoré de Dieu. Donc, lorsque le Christ dit :

« Je connais mes brebis », il veut dire :

« Je les accueillerai et je les unirai à moi d'une façon mystique et permanente ».

On peut dire qu'en se faisant homme, il s'est apparenté à tous les hommes en prenant leur nature :

nous sommes tous unis au Christ en raison de son incarnation.

Mais ceux qui ne gardent pas la ressemblance avec la sainteté du Christ lui sont devenus étrangers...


« Mes brebis me suivent », dit encore le Christ.

En effet, par la grâce divine les croyants suivent les pas du Christ.

Ils n'obéissent pas aux préceptes de l'ancienne Loi, qui était une préfiguration, mais, en suivant par la grâce les préceptes du Christ, ils s'élèveront jusqu'à sa hauteur, conformément à leur vocation d'enfants de Dieu.

Quand le Christ monte au ciel, ils le suivent jusque-là.

Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Des extases de Saint Benoit

Si peu que l'âme ait entrevu la lumière incréée, tout ce qui est créé lui paraît infime ; parce que la clarté de la vision intérieure augmente la capacité de l'âme et la développe en Dieu au point de la rendre plus vaste que le monde.

L'âme du voyant s'élève au-dessus du soi : lors en effet qu'elle est ravie au-dessus d'elle même dans la lumière de Dieu, elle se dilate dans l'intime de son être ; et quand, dans son élévation, elle regarde au-dessous d'elle, elle saisit la petitesse de tout ce que, dans son abaissement, elle ne pouvait comprendre....

Quoi d'étonnant alors qu'il (Saint Benoît) ait vu le monde réuni sous ses yeux, lui qui dans l'illumination de son esprit se trouvait hors du monde ?

Que le monde ait été ramassé devant ses yeux, ce n'est pas à dire que le Ciel et la Terre se soient rétrécis, mais l'âme du voyant dilatée : ravie en Dieu elle pouvait avoir sans difficulté tout ce qui est au-dessous de Dieu.

Dans cette lumière qui resplendissait aux yeux de son corps, brillait une autre lumière spirituelle et intérieure, qui, en soulevant les facultés de son âme vers les régions supérieures, leur montrait combien sont petites les choses d'ici-bas.

"Dialogues de Saint Grégoire-Le-Grand"

Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Par Saint François Xavier (1506-1552), jésuite
Lettre du 05/11/1549, n°90, 34-36 (trad. Cerf 1996, p. 119)

« En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire »


Que personne ne nourrisse l'illusion de penser qu'il se signalera dans de grandes choses, s'il ne se signale d'abord dans les choses humbles.

Croyez-moi, il y a bien des espèces de ferveurs, et, pour mieux dire, de tentations.

Certains, pour ne pas renoncer à leur volonté en exécutant ce que l'obéissance leur prescrit, désirent faire d'autres choses plus importantes, sans remarquer que si l'on manque de vertu pour les petites choses, on en aura encore moins pour les grandes.

En effet, quand ils se lancent dans des choses grandes et difficiles, avec peu d'abnégation et de force d'âme, ils en viennent à reconnaître leurs ferveurs pour des tentations, car ils se trouvent alors sans forces.




Je ne vous écris pas cela pour détourner vos cœurs des entreprises les plus ardues, où vous vous signalerez comme de grands serviteurs de Dieu et par où vous laisserez souvenir de vous à vos successeurs.

Je le dis seulement pour que, dans les petites choses, vous vous montriez grands, que vous progressiez beaucoup dans la connaissance des tentations et de votre valeur propre, et que vous mettiez toute votre force en Dieu.

Si vous persévérez dans cette voie, je ne doute pas que vous ne croissiez continuellement en humilité et vie intérieure, et que vous ne fassiez beaucoup de fruit dans les âmes, vivant dans la paix et la sécurité partout où vous vous trouverez.

Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

CONSEILS DE ST AUGUSTIN:

"Si tu gardes le silence,
que ce soit par amour;

si tu élèves la voix,
élève-la par amour.


Si tu dois corriger, corrige par amour;
si tu t’abstiens, abstiens-toi par amour.


Que l’amour soit à la racine de tout
car de cette racine il ne peut s’élever qu’une tige
excellente."

(Saint Augustin)

Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), au Sahara


« Pour la première fois, il les envoie »


Être apôtre, par quel moyen ?

Par ceux que Dieu met à sa disposition :

les prêtres ont leurs supérieurs qui leur disent ce qu'ils doivent faire.

Les laïcs doivent être apôtres envers tous ceux qu'ils peuvent atteindre :

leurs proches et leurs amis, mais non eux seuls ; la charité n'a rien d'étroit, elle embrasse tous ceux qu'embrasse le Cœur de Jésus.


Par quel moyen ?

Par les meilleurs, étant donnés ceux auxquels ils s'adressent : a

vec tous ceux avec qui ils sont en rapport, sans exception, par la bonté, la tendresse, l'affection fraternelle, l'exemple de la vertu, par l'humilité et la douceur toujours attrayantes et si chrétiennes.

Avec certains sans leur dire jamais un mot de Dieu ni de la religion, patientant comme Dieu patiente, étant bon comme Dieu est bon, étant un tendre frère et priant. Avec d'autres en parlant de Dieu dans la mesure qu'ils peuvent porter ; dès qu'ils en sont à la pensée de rechercher la vérité par l'étude de la religion, en les mettant en rapports avec un prêtre très bien choisi et capable de leur faire du bien.

Surtout voir en tout humain un frère.

Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-30.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :
Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Par Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Les Dialogues 167 (trad. bréviaire)

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits »


Toi, éternelle Trinité, tu es comme un océan profond : plus j'y cherche et plus je te trouve ; plus je trouve et plus je te cherche.

Tu rassasies insatiablement notre âme car, dans ton abîme, tu rassasies l'âme de telle sorte qu'elle demeure indigente et affamée, parce qu'elle continue à souhaiter et à désirer te voir dans ta lumière (Ps 35,10), ô lumière, éternelle Trinité...


J'ai goûté et j'ai vu avec la lumière de mon intelligence et dans ta lumière, éternelle Trinité, à la fois l'immensité de ton abîme et la beauté de ta créature.

Alors, j'ai vu qu'en me revêtant de toi, je deviendrais ton image (Gn 1,27), parce que tu me donnes, Père éternel, quelque chose de ta puissance et de ta sagesse.

Cette sagesse est l'attribut de ton Fils unique. Quant au Saint Esprit, qui procède de toi, Père, et de ton Fils, il m'a donné la volonté qui me rend capable d'aimer.

Car toi, éternelle Trinité, tu es le Créateur, et moi la créature ; aussi ai-je connu, éclairée par toi, dans la nouvelle création que tu as faite de moi par le sang de ton Fils unique, que tu as été saisie d'amour pour la beauté de ta créature.



Mercredi 29 Avril 2015, Eléments pour la méditation :

Méditation du Père Lazarus-Mariam :

"HEART SPEEKS TO HEART."

The way of the heart that we are called to walk it to open ourselves to the transforming fire of Gods

all consuming love.

The desert path demands not just an exterior withdrawal from a past life ,

But a total withdrawal from focus on self.

It is allowing the shell that we place around ourselves ,

That places ourselves at the centre of our self constructed worlds ,

It is allowing this shell to be cracked open and having our own inner darkness exposed to us ,

To be transformed by the light of Christ that we may become whole in body , mind , and spirit.

For to be absorbed in to God we can walk no other path.

If we have the courage and perseverance to face this , and all the contradictory questions

that it will raise ,

Then the silence and solitude of the Monastery or Hermitage should become a furnace of transformation from focus

on "me" ,

So that we be transformed in to the image and likeness of God revealed in the silence of His Word.

This involves a decision that all the Fathers and Mothers of both East and West had to make ,

To either go in the direction of a world that drifted ever further away from God ,

Or literally swim for their lives in the opposite direction ,

In to the still point of it all.

In the world we often based our entire existence on many false compulsions ,

Illusions that that we told ourselves had to be fulfilled for our peace and happiness ,

But the truth is they led us to one thing only ;

"What I want , and when I want it ."

All this ultimately led to was an ever increasing focus on "I ",

A path that led to our own greed and anger ,

The Monk , and indeed the Christian , and whole Church is called not to passively except these attitudes and

patterns of behavior ,

But to turn totally and completely from such ways of behavior and living .

The way of transformation of Monasticism is to surrender and allow the old self to die ,

To face the compulsions and illusion head on ,

And be transformed in to a new being ,

Where God Alone becomes the source of our identity and being .

So you should understand the silence and solitude of any monastery ,or hermitage is a place

of great struggle ,

And the struggle should not be underestimated ,

But it is also a place of encounter ,

A place where we meet with and are transformed by the living God who becomes our new ,

and lasting self.

Silence and solitude is ultimately the holy ground and place of our true conversion ,

A place where we die to the world and self ,

And emerge as a new man or woman emptied of self ,

Now turned around to look in to the face of God ; and be used for His plans and purposes alone .

Father Lazarus-Mariam

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 21:28
 Dimanche 26 AVRIL 2015 Deuxième dimanche après le Nouveau Dimanche Lectures pour la Liturgie:

Dimanche 26 AVRIL 2015

Deuxième dimanche après le Nouveau Dimanche

Lectures pour la Liturgie:

· Saint Qurbana

o Actes 4: 8-21 :

  • 08 Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
  • 09 nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
  • 10 Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
  • 11 Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
  • 12 En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
  • 13 Constatant l’assurance de Pierre et de Jean, et se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus.
  • 14 Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire.
  • 15 Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux.
  • 16 Ils disaient : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là ? Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.
  • 17 Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. »
  • 18 Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
  • 19 Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger.
  • 20 Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
  • 21 Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.

o

o Hébreux 3: 1-13 :

  • 01 Ainsi donc, frères saints, vous qui avez en partage une vocation céleste, considérez Jésus, l’apôtre et le grand prêtre de notre confession de foi :
  • 02 pour celui qui l’a institué, il est, comme Moïse, digne de foi dans toute sa maison.
  • 03 Lui, il a même été jugé digne d’une plus grande gloire que Moïse, dans la mesure où le constructeur de la maison reçoit plus d’honneur que la maison elle-même.
  • 04 Car toute maison est construite par quelqu’un, et celui qui a tout construit, le Christ, est Dieu.
  • 05 Moïse, lui, a été digne de foi dans toute la maison de Dieu en qualité d’intendant, pour attester ce qui allait être dit.
  • 06 Mais le Christ, lui, est digne de foi en qualité de Fils à la tête de sa maison ; et nous sommes sa maison, si du moins nous maintenons l’assurance et la fierté de l’espérance.
  • 07 C’est pourquoi, comme le dit l’Esprit Saint dans un psaume : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix,
  • 08 n’endurcissez pas votre cœur comme au temps du défi, comme au jour de l’épreuve dans le désert,
  • 09 quand vos pères m’ont mis à l’épreuve et provoqué. Alors ils m’ont vu à l’œuvre
  • 10 pendant quarante ans ; oui, je me suis emporté contre cette génération, et j’ai dit : Toujours ils ont le cœur égaré, ils n’ont pas connu mes chemins.
  • 11 Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos !
  • 12 Frères, veillez à ce que personne d’entre vous n’ait un cœur mauvais que le manque de foi sépare du Dieu vivant.
  • 13 Au contraire, encouragez-vous les uns les autres jour après jour, aussi longtemps que retentit l’« aujourd’hui » de ce psaume, afin que personne parmi vous ne s’endurcisse en se laissant tromper par le péché.

o

o Saint-Jean 21: 15 -19 :

  • 15 Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
  • 16 Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
  • 17 Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
  • 18 Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
  • 19 Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

o

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 05:53
Samedi 25 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Livre d'Ézéchiel 1,10-14.

Voici quelle était la ressemblance de la face des quatre animaux : une figure d'homme par devant et une figure de lion à droite, à tous les quatre ; une figure de taureau à gauche, à tous les quatre, une figure d'aigle, par dessus à tous les quatre.
Et telles étaient leurs faces. Leurs ailes se déployaient au-dessus d'eux ; chacun avait deux ailes qui rejoignaient celles de l'autre, et deux ailes qui couvraient son corps.
Chacun allait devant soi ; là où l'esprit les faisait aller, ils allaient ; ils ne tournaient pas en allant.
L'aspect de ces êtres vivants ressemblait à des charbons ardents ; c'était comme l'aspect des lampes ; le feu circulait entre les êtres, le feu était éblouissant, et du feu sortaient des éclairs.
Et les êtres vivants couraient en tous sens, comme l'aspect de la foudre.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.

En ce temps-là, le Seigneur en désigna soixante-douze autres, et les envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
Il leur disait : La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson.
Allez : voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni besace, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
En quelque maison que vous entriez, dites d'abord : " Paix à cette maison ! "
Et s'il y a là un fils de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu'il y aura chez eux, car l'ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Et en quelque ville que vous entriez et qu'on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi ;
guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : " Le royaume de Dieu est proche de vous. "

Samedi 25 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Par Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 7, 45.59 (trad. cf. SC 52, p. 23s rev.)

« Comme des agneaux au milieu des loups »


En envoyant des disciples à sa moisson, qui avait bien été semée par le Verbe du Père, mais qui demandait à être travaillée, cultivée, soignée avec sollicitude pour que les oiseaux ne pillent pas la semence, Jésus leur déclare : « Voici que je vous envoie comme des agneaux parmi les loups ».

Le Bon Pasteur ne saurait redouter les loups pour son troupeau ; ces disciples sont envoyés non pour être une proie, mais pour répandre la grâce.

La sollicitude du Bon Pasteur fait que les loups ne peuvent rien entreprendre contre ces agneaux qu'il envoie.

Il les envoie pour que se réalise la prophétie d'Isaïe :

« Alors loups et agneaux iront paître ensemble » (Is 65,25).

D'ailleurs, les disciples envoyés n'ont-ils pas ordre de n'avoir même pas un bâton à la main ?


Ce que le Seigneur humble a prescrit, ses disciples l'accomplissent donc aussi par la pratique de l'humilité.

Car il les envoie semer la foi non par la contrainte, mais par l'enseignement ; non pas en déployant la force de leur pouvoir, mais en exaltant la doctrine de l'humilité.

Et il a jugé bon de joindre la patience à l'humilité, car au témoignage de Pierre :

« Quand on lui parlait mal, le Christ n'a pas répondu en mal ; quand on le frappait, il n'a pas rendu les coups » (1P 2,23).


Cela revient à dire :

« Soyez mes imitateurs : laissez tomber le goût de la vengeance, répondez aux coups de l'arrogance non pas en rendant le mal mais par une patience qui pardonne. Personne ne doit imiter pour son compte ce qu'il reprend chez autrui ; la douceur répond de façon plus forte encore aux insolents ».

Samedi 25 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Saint Marc , qui êtes-vous ?
Évangéliste, évêque d’Alexandrie
Martyr († v. 75)

M

arc était probablement de la race d'Aaron ; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre.

C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre ; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Égypte et d'autres provinces africaines.

Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu'il put, dans ces contrées, le flambeau de l'Évangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu'un cœur et qu'une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d'éclater.

Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui. Marc, pour assurer l'affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'Église d'Alexandrie de plus en plus florissante.

La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l'apparition d'un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l'apparition du Sauveur lui-même.

Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison ; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant : « Seigneur, je remets mon âme entre vos mains. »

Samedi 25 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-20.

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ;
ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Samedi 25 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, I, 10,1-3 ; PG 7, 550-554 (trad. cf Orval et bréviaire)

L'Église disséminée à travers le monde entier jusqu'aux extrémités de la terre a reçu des apôtres et de leurs disciples la foi en un seul Dieu,

Père tout-puissant « qui a fait le ciel, la terre, les mers et tout ce qu'ils renferment » (Ex 20,11 ;Ac 4,24) ; en un seul Christ Jésus, le Fils de Dieu, qui s'est incarné pour notre salut ; et en l'Esprit Saint qui a annoncé par les prophètes les desseins de Dieu et la venue du bien-aimé Jésus Christ notre Seigneur, sa naissance de la Vierge, sa Passion, sa résurrection d'entre les morts, son ascension corporelle dans les cieux, ainsi que son avènement du haut des cieux dans la gloire du Père pour « rassembler et restaurer toute chose » (Ep 1,19) et ressusciter la chair du genre humain tout entier — afin que devant le Christ Jésus, notre Seigneur, notre Dieu, notre Sauveur et notre Roi, selon le bon plaisir du Père invisible, « tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, que toute langue le reconnaisse » (Ph 2,10-11) et qu'il rende un juste jugement sur toutes les créatures...


Cette prédication que l'Église a reçue, cette foi, elle la garde avec soin comme si elle habitait une seule maison ; bien qu'elle soit disséminée dans le monde entier, elle croit tout cela partout d'une manière identique, comme n'ayant « qu'une seule âme et qu'un même cœur » (Ac 4,32) ; elle la prêche, l'enseigne et la transmet d'une voix unanime, comme si elle n'avait qu'une seule bouche.

Les langues que l'on parle dans le monde sont diverses, mais la force de la tradition est une et la même.

Les Églises établies en Germanie ne croient pas ou n'enseignent pas autrement, ni celles des Ibères ou des Celtes, ni celles de l'Orient, d'Égypte ou de Lybie, ni celles qui sont fondées au centre du monde [la Terre Sainte].

De même que le soleil, cette créature de Dieu, est dans le monde entier unique et le même, ainsi la prédication de la vérité brille partout et illumine tous les hommes qui veulent « parvenir à la connaissance de la vérité » (1Tm 2,4).

Samedi 25 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Méditation du Père Lazarus-Mariam

"INTERIOR STILLNESS."

"Be still , and know that I am God."

The world in all its rush ,

This world has forgotten ,

To be still.

Still before God ,

The placing of all our senses ;

Our entire being ;

Simply and quietly without any thought before God.

An act of quiet , receptive openness to God ,

It is like opening a window ,

That allows God to enter ,

And in that very moment God enters from within ,the hidden place of His

Kingdom within us opens up to enfold our whole existence.

This act like every act of love for God ,

Every prayer or spiritual exercise ,

Every moment of silence ,

Or every time we celebrate a sacrament ;

It is not the end in itself ,

But a new beginning for us , the Church , and humanity.

But every act we will have to except contains a certain incompleteness about it ,

Because there is no end to this God of love who we will forever journey deeper in to.

Time is an illusion ,

This God who calls us in to the great vast silence that is Himself ;

He neither looks backwards or, forwards ,

"I am" is simply eternally present now.

There comes a time on this all consuming journey when we cross a line ,

Then no longer will we experience our prayer , work , or other spiritual activities

as " doing" things.

It becomes all about "Being" ;

Being still in the presence of "I am" who calls us by name to this path of silent love .

This world will revolve many times ,

It will create many storms ,

We have to learn to let these things neither surprise or disturb us ,

Just be still and cling to the eternal ; God dwelling in the most sacred part

of the secret place within you .

The illusion also is the changes of the world ,

Or any personal sufferings will last forever ,

They are all but a single tiny drop in the ocean ,

That is compared to our eternity in and with God.

"Stillness" , and your life will flow on undisturbed above the earths noise and rush ,

In the pure light that is God ,

There is the vast stillness of silence where God dwells within Himself ,

He draws His sons and daughters home in to Himself for all eternity that begins in this present moment.

Father Lazarus -Mariam

Samedi 25 Avril 2015 Eléments pour méditation :
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:46
Vendredi 24 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Livre de la Sagesse 5,1-5.

Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs.
A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.
Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : " Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !
Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?"


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-7.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : "Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il en porte davantage.
Déjà, vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits : car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse ces sarments, on les jette au feu et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. "

Vendredi 24 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Par le Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
Ep 3, 579 ; CE 54 (trad. Une Pensée, Mediaspaul 1991, p. 95)

Porter du fruit, débarrassé des soucis du monde


Avance avec simplicité sur les voies du Seigneur, et ne te fais pas de souci.

Déteste tes défauts, oui, mais tranquillement, sans agitation, ni inquiétude.

Il faut user de patience à leur égard et en tirer profit grâce à une sainte humilité.

Faute de patience, tes imperfections, au lieu de disparaître, ne feront que croître.

Car il n'y a rien qui renforce tant nos défauts que l'inquiétude et l'obsession de s'en débarrasser.

Cultive ta vigne d'un commun accord avec Jésus.

A toi revient la tâche d'enlever les pierres et d'arracher les ronces.

A Jésus, celle de semer, planter, cultiver et arroser. Mais même dans ton travail, c'est encore lui qui agit. Car sans le Christ, tu ne pourrais rien faire.


Vendredi 24 Avril 2015 Eléments pour méditation :

LA NEUVAINE POUR LA France :

Méditation du Père Patrick Faure

Posté le 24 avril 2015

L’unité divine de la France

L’esprit français a besoin de théorie, de transcendance et d’absolu, parce qu’il est en son fond un esprit de clarté rationnelle et d’élévation religieuse.

Pour cette raison, l’unité à laquelle aspirent les français a toujours une dimension théorique, transcendante et absolue, autant dire divine. Cette unité supérieure est à recevoir d’en-haut, d’au-delà des régimes politiques monarchiques impériaux ou républicains dont la France a pu se doter pendant sa longue histoire. Cette unité supérieure vient d’au-delà des représentations multiples de la collectivité.

La France a besoin d’une figure humaine qui l’unisse au-delà de ses clivages partisans et qui incarne une autorité incontestée qui la protège et qui l’élève. Les rois ont incarné la figure du père. Les Assemblées Nationales ont incarné la figure des fils. Au génie français d’inventer aujourd’hui la personnalité morale et spirituelle qui incarnera l’unité de la France au-dessus des tensions entre ses différents courants.

La foi chrétienne donne un indice par la voix de l’apôtre saint Paul : « par-dessus tout qu’il y ait l’amour », l’amour de Dieu, la charité. Les trois saintes patronnes de la France peuvent être invoquées pour faire advenir cet amour sauveur dans les déchirures qui lacèrent notre pays : par la Vierge Marie la pureté d’intention et de conception des lois, par sainte Jeanne d’Arc l’assurance et l’audace face à l’avenir, par sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la sainte-Face, la force de la fidélité aux grands désirs et au pardon des pécheurs. Car seul l’amour ouvert à la transcendance et au dépassement de soi peut faire comprendre et accepter que la vérité impose des limites à la liberté, que la vraie fraternité n’est pas compatible avec le libéralisme blasphématoire, que véritable engagement dans la vie familiale, sociale ou politique, oblige à sacrifier certaines attentes ou certaines ambitions, que la vraie protection des plus faibles doit être un principe régulateur des besoins des plus forts. Et il y a tant d’autres jougs que le véritable amour allège pour édifier la vie commune.

Les chrétiens d’Orient et d’Afrique sont victimes de la violence islamiste. En France, récemment frappée par cette violence, les chrétiens doivent en outre supporter le laïcisme public et voyant. Plutôt que de se replier sur leurs douleurs bon nombre d’entre eux se laissent guider par l’Esprit-Saint qui les pousse à réagir en témoignant de leur foi en la résurrection et en évangélisant leur environnement proche.

Mais pour aller encore plus loin, l’amour de charité « qui fait la vérité pour conduire à la lumière » doit susciter aussi d’autres chrétiens qui aideront les musulmans de France à comprendre et à formuler par eux-mêmes les liens qui existent entre l’Islam et les extrémismes qu’il produit. Ce faisant, un grand pas sera certainement accompli dans le dialogue espéré par le concile Vatican II. Et la conscience aujourd’hui ravivée des racines chrétiennes de l’Europe, et de la France en particulier, permettra d’affirmer alors d’autant plus clairement que notre vie nationale doit réintégrer son patrimoine historique et son héritage explicitement chrétien si elle veut construire l’unité à laquelle elle aspire.

Car la religion judéo-chrétienne a en propre le sens de l’histoire que Dieu a écrite avec les Nations baptisées dans l’Esprit du Christ. « A la prière des petits enfants, la Vierge Marie va sauver la France » avait répondu Marthe Robin au père Finet qui désespérait de l’avenir en 1947, il y a moins de 70 ans. Plutôt que de spéculer sur la disparition consommée, en cours, ou annoncée de la France traditionnelle, il vaut mieux que celles et ceux qui ont un cœur d’enfants continuent de prier humblement notre sainte patronne principale pour qu’elle les assiste dans les voies difficiles où nous sommes aujourd’hui, mis au défi de réinventer les ressorts de la fraternité nationale et de remplir une nouvelle page de notre histoire qui n’est jamais écrite à l’avance. Au lieu d’absolutiser la liberté en pensant qu’elle peut tout se permettre, il vaut mieux l’investir dans les vrais projets qui rassemblent en y intégrant toutes les dimensions croyantes et pensantes de l’esprit français. Pour cela il faut un amour désintéressé que la plupart de nos concitoyens sont prêts à entendre pourvu qu’il y ait des personnes suffisamment inspirées pour le leur témoigner. Acte d’espérance.

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Père Patrick Faure

Le Père Patrick Faure est curé de la paroisse Saint-Eugène Sainte-Cécile, Paris. Exégète Théologien enseignant à la Faculté Notre-Dame (Ecole Cathédrale – Collège des Bernardins), il est également Directeur du Centre Chrétien D’Etudes Juives (Ecole Cathédrale – Collège des Bernardins)

Vendredi 24 Avril 2015 Eléments pour méditation :

LES NOMS DU CHRIST-JESUS

Yéchoua (le nom hébreu de Jésus) vient de la racine hébraïque de la racine : " Yacha" qui signifie : droiture, justice, probité, intégrité.Yéchoua signifie: secours, délivrance, salut, triomphe, aide, sauvetage, assistance, affranchissement, victoire, bonheur, félicité... et tout cela vient de "Yé" ou de "Ya" donc de IHWH, le Seigneur Tout Puissant !

Un nom hébreu représente la nature de la personne qui le porte. Donc Jésus est venu nous sauver toi et moi, c'est-à-dire il est venu nous secourir, délivrer, sauver, faire triompher, aider, assister, affranchir, donner la victoire, donner le bonheur et la félicité.
Jésus dit dans Jean 10:10 :"... je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles l'aient en abondance".

"L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres... pour guérir ceux qui ont le coeur brisé... pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés..." (Luc 4:18,19), (Isaïe 61:1).

"Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable. "(1 Jean 3:8).

"Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres." (Jean 12: 46).

"Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde."(Jean 12: 46)

"Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi."(Jean 12:32)

“Celui qui m'a vu a vu le Père” (Jean 14:9)

“Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.”(Jean 14:6).

LES NOMS DE JESUS

Consolateur (1 Jean 2:1)
Admirable (Is.9:6)
Père du siècle à venir (Is.9:6)
Emmanuel (Dieu avec nous) (Is.7:14)
Tout-Puissant (Apocalypse. 1:8; Mat. 28:18)
Alpha et Omega (Apocalypse 1:8; 22:13)
Amen (Apocalypse 3:14)
Apôtre de notre Profession (Heb. 3:1)
Victime expiatoire pour nos péchés (1 Jean 2:2)
Auteur de Vie (Actes 3:15)
Auteur de notre Foi (Heb. 12:2)
Auteur de notre Salut (Heb. 2:10)
Commencement et fin (Apoc. 22:13)
Bienheureux et seul Souverain (1 Tim. 6:15)
Pain de Dieu (Jean 6:33)
Pain de Vie (Jean 6:35; 6:48)
La pierre principale (Actes 4:11; 1 Pierre 2:7)
Pierre angulaire (Eph. 2:20)
Souverain Berger (1 Pierre 5:4)
Christ (1 Jean 2:22)
Créateur (Jean 1:3)
Libérateur (Rom. 11:26)
La vie éternelle (1 Jean 1:2; 5:20)
Le zèle de l'Eternel des Armées (Is. 9:6)
La Porte (Jean 10:9)
Fidèle et Véritable (Apocalypse 19:11)
Fidèle témoin (Apocalypse 1:5; 3:14)
Principe de la création de Dieu (Apocalypse 3:14)
Le premier et le dernier (Apocalypse. 1:17; 2:8; 22:13)
Premier-né des morts (Apocalypse 1:5)
Prince des rois de la terre (Apocalypse 1:5)
Dieu (Jean 1:1; 20:28; Heb. 1:8; Rom. 9:5; 2 Pierre 1:1;1 Jean 5:20; etc.)
Le Bon Pasteur (Jean 10:11,14)
Le grand Berger (Heb. 13:20)
Grand Souverain Sacrificateur (Heb. 4:14)
Chef suprême de l'Eglise (Eph. 1:22; 4:15; 5:23)
Héritier de toutes choses (Heb. 1:2)
Souverain Sacrificateur (Heb. 2:17)
Le Saint, le Véritable (Apocalypse 3:7)
Le Saint et le Juste (Actes 3:14)
Espérance (1 Tim. 1:1)
L'espérance de la gloire (Col. 1:27)
Puissant Sauveur (Luc 1:69)
Je Suis (Jean 8:58)
Image de Dieu (2 Cor. 4:4)
Roi Eternel (1 Tim. 1:17)
Roi d'Israel (Jean 1:49)
Roi des Juifs (Mt. 27:11)
Roi des rois (1 Tim 6:15; Apocalypse 19:16; Apocalypse 15:3)
L'Agneau (Apocalypse 13:8)
Agneau de Dieu (Jean 1:29)
L'agneau sans tache (1 Pierre 1:19)
Dernier Adam (1 Cor. 15:45)
La Vie (Jean 14:6; Col. 3:4)
Lumière du monde (Jean 8:12)
Lion de la tribu de Judah (Apocalypse 5:5)
Le Vivant (Apocalypse 1:18)
La pierre vivante (1 Pierre 2:4)
Seigneur et Sauveur (2 Pierre 2:20)
Seigneur de tous (Actes 10:36)
Seigneur de Gloire (1 Cor. 2:8)
Seigneur des seigneurs (Apocalypse 19:16)
L'Eternel [YHWH] notre Justice (Jer. 23:6)
Homme céleste (1 Cor. 15:48)
Médiateur de la Nouvelle Alliance (Heb. 9:15)
Dieu puissant (Isa. 9:5)
L'Etoile brillante du matin (Apocalypse 22:16)
Le rejeton et la postérité de David (Apocalypse 22:16)
Fils unique de Dieu (Jean 1:18; 1 Jean 4:9)
Grand Dieu et Sauveur (Tite 2:13)
Notre sanctification (1 Cor. 1:30)
Notre Epoux (2 Cor. 11:2)
Notre Protection (2 Thess. 3:3)
Notre Rédemption (1 Cor. 1:30)
Notre Justice (1 Cor. 1:30)
Notre Pâque qui a été immolé (1 Cor. 5:7)
Puissance de Dieu (1 Cor. 1:24)
Précieuse Pierre angulaire (1 Pierre 2:6)
Prince de la Paix (Isa. 9:6)
Prophète (Actes 3:22)
Résurrection et Vie (Jean 11:25)
Germe juste (Jer. 23:5)
Le Juste (Actes 7:52; 1 Jean 2:1)
Le Rocher (1 Cor. 10:4)
Rejeton de David (Apocalypse 5:5; 22:16)
Sauveur (Eph. 5:23; Tite 1:4; 3:6; 2 Pierre 2:20)
Fils de David (Luc 18:39)
Fils de Dieu (Jean 1:49; Heb. 4:14)
Fils de l'homme (Mt. 8:20)
Fils du Très-Haut (Luc. 1:32)
L'Auteur du salut éternel pour ceux qui lui obéissent (Heb. 5:9)
Le seul Médiateur (1 Tim. 2:5)
La pierre rejetée (Actes 4:11)
Le vrai Pain (Jean 6:32)
La vrai Lumière (Jean 1:9)
Le vrai Cep (Jean 15:1)
La Vérité (Jean 1:14; 14:6)
Le Chemin (Jean 14:6)
La Sagesse de Dieu (1 Cor. 1:24)
Conseiller (Isa. 9:6)
Le Verbe (Jean 1:1)
Le Verbe de Dieu (Apocalypse 19:13)

Vendredi 24 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

Vendredi 24 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 227, 4e pour le jour de Pâques ; aux nouveaux baptisés, sur le sacrement

Devenir un seul pain, un seul corps


Ce pain que vous voyez sur l'autel, consacré par la parole de Dieu, c'est le corps du Christ.

Ce calice consacré par la parole de Dieu, ou plutôt ce qu'il contient, c'est le sang du Christ.

Dans ces éléments, le Seigneur a voulu transmettre à notre vénération, à notre amour, son corps et son sang qu'il a répandu pour la rémission de nos péchés.

Si vous les avez reçus avec de bonnes dispositions, vous êtes ce que vous avez reçu.

L'apôtre Paul déclare :

-« Tous, nous ne sommes qu'un seul pain, un seul corps » (1Co 10,17)...


Ce pain vous rappelle combien vous devez aimer l'unité.

Ce pain a-t-il été fait d'un seul grain ?

N'y avait-il pas d'abord un grand nombre de grains de froment ?

Avant de prendre la forme du pain, ils étaient séparés.

C'est l'eau qui les a unis après qu'ils aient été broyés ; si le froment n'est pas d'abord moulu et s'il n'est pas imbibé d'eau, on ne peut pas lui donner la forme d'un pain.

De même, vous avez été comme broyés par l'humiliation des jeûnes et l'exorcisme des scrutins, puis l'eau du baptême est venue vous imprégner pour que vous puissiez prendre la forme du pain.

Mais on ne peut pas faire de pain sans feu.

Par quoi le feu est-il représenté ici ?

Par le saint chrême, car l'huile qui alimente notre feu, c'est le sacrement de l'Esprit Saint...; le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint s'est révélé sous la forme de langues de feu...

L'Esprit Saint vient donc ici comme le feu après l'eau, et vous devenez ce pain qui est le corps du Christ.

Ce sacrement est donc comme un symbole de l'unité.

Vendredi 24 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Méditation du Père Lazarus-Mariam

"WISDOM."

Wisdom is from God .

It is the echo of Gods silent thoughts.

The movement of His will.

Wisdom comes from God , and if excepted leads us back to God.

He alone is the only true wisdom is a passing world,

The "One" , who came as teacher of the nations.

He created the nations and us ,

And yet so often we close our hearts to what He is trying to teach us.

In us, the work of His hands ,

In us shaped and moulded by His hands,

He pours the fullness of Himself ,

The "Word " that raises us up to teach us the poor ones the Heavenly

mysteries.

To those who truly love Him and come seeking Him Alone ,

They have nothing to fear because perfect love casts out all fear.

All will be well ,

When Holy God is the foundation of our life , and source of our actions

all will eternally be well.

Gods comes seeking us to see if any man comes seeking Him ,

To such a man from His own heart God sowes seeds of grace in him.

Seeds that will in Gods time flower and bear fruit ,

And then we will see what such a man has truly become.

While God gives us time we must empty the heart of all sin , pride , bitterness and love of self.

For in such a heart God can not pour His grace.

Be patient and in silence wait for God to come and pass by you ,

When He comes He will teach you the hidden , sacred things.

Keep Gods commandments ,

A divided heart can not be the resting place of Wisdom.

Pray always and constantly for a spirit of wisdom and humility ;

Be carefully not to set yourself up to such a great height you fall a very long way.

All you have to do is keep it simple ,

Yes very simple to learn to live with God ,

Empty the heart of everything apart from love ,

Then wisdom can grow in it.

Father Lazarus-Mariam

Vendredi 24 Avril 2015 Eléments pour méditation :
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 07:32
Sainte Anne : De Jérusalem à Auray, par Anne Brassié

Conférence d’Anne Brassié, femme de lettres, suite à la réédition de son livre, Sainte Anne : De Jérusalem à Auray, devant les membres de l' association « Terre et Famille » : Pour adhérer à l’association : terreetfamille@gmail.com

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 17:42

Chers amis. Aloho m'barekh.

 

Moments bénis ! Rendons-grâces à Dieu !


Alors que, en France et au Cameroun,nous nous unissons aux commémoraisons qui entourent le triste aniversaire du Génocides des Chrétiens Arméniens, Assyriens, Syriaques et Grecs, alors que nous célébrons l'unanimité des Saints Martyrs à verser leur sang pour le Christ: Prince de la Paix et Son Evangile, nous nous réjouissons de cette rencontre entre le Patriarche de l'Eglise d'Antioche et de Tout l'Orient avec le Catholicose de notre Eglise-mère Orthodoxe Malankare.


Nous espérons que cette rencontre contribuera à l'unanimité du Témoignage Chrétien et à la fraternité entre nos Eglises qu'unit une même Tradition Syriaque.

 

Nous confions avec confiance l'avenir à l'intercession de nos Saints Martyrs d''hier et d'aujourd'hui. Nous nous en remettons à la divine Providence.


Votre respectueusement en Notre-Seigneur.


+Mor Philipose-Mariam


 

Canonisation des Saints Martyrs du Génocide des Arméniens / Rencontre fraternelle du Patriarche Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient avec le Catholicos de l'Eglise Orthodoxe Malankare

Blessed moments! Let us give thanks to God!
While France and Cameroon, we join the commemorations around the sad Anniversary of the Genocide of Armenians Christians, Assyrians, Syriacs and Greeks, as we celebrate the Holy Martyrs unanimously to shed their blood for Christ: Prince Peace and His Gospel, we look forward to this meeting between the Patriarch of the Church of Antioch and All the East with the Catholicose our mother Church Malankara Orthodox.
We hope that this meeting will contribute to the unanimity of Christian Witness and fraternity between our Churches unites same Syriac Tradition.
We entrust with confidence the future to the intercession of our Blessed Martyrs of yesterday and today. We rely on Divine Providence.
Your respectfully in our Lord.
+ Mor Philipose Mariam

Canonisation des Saints Martyrs du Génocide des Arméniens / Rencontre fraternelle du Patriarche Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient avec le Catholicos de l'Eglise Orthodoxe Malankare
Canonisation des Saints Martyrs du Génocide des Arméniens / Rencontre fraternelle du Patriarche Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient avec le Catholicos de l'Eglise Orthodoxe Malankare
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 05:11
Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,21-25.

Mes bien-aimés, le Christ a souffert pour nous, vous laissant ainsi un exemple, afin que vous suiviez ses traces.
Lui qui " n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fausseté ";
lui qui, outragé, ne rendait point l'outrage ; qui, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge avec justice ;
qui a lui-même porté nos péchés en son corps sur le bois, afin que, morts au péché, nous vivions pour la justice ; c'est " par ses meurtrissures que vous avez été guéris. "
Car " vous étiez comme des brebis errantes ", mais maintenant vous êtes revenus à celui qui est le pasteur et l'évêque de vos âmes.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,11-16.

En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens : Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
Mais le mercenaire, qui n'est pas le pasteur, et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, laisse là les brebis et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse.
Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire et qu'il n'a nul souci des brebis.
Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
Comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix et il y aura une seule bergerie et un seul pasteur.

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église Occidentale
Lectura super Ioannem, X, lect. 3, 1-2 (trad. Orval)

Le bon pasteur et la porte des brebis


Jésus a dit :

-« Je suis le bon pasteur. »

Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ. Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre Corps et son propre Sang.

Pour se différencier du mauvais pasteur et du voleur, Jésus précise qu'il est le « bon pasteur ».

Bon, parce qu'il défend son troupeau avec le dévouement d'un bon soldat pour sa patrie.

D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte.

Quand donc il se déclare ici le pasteur, il faut comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même.

C'est bien vrai, car il manifeste qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne la béatitude.

Remarquons bien que personne d'autre que lui n'est la porte, car personne d'autre n'est la lumière, sinon par participation.

Jean Baptiste « n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière » (Jn 1,8).

Le Christ, lui, « était la lumière qui éclaire tout homme » (v. 9).

Personne ne peut donc se dire la porte, car le Christ s'est réservé ce titre.

Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres.

En effet, Pierre le fut aussi, et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques.

« Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon cœur. » (3,15)

Bien que les chefs de l'Église - qui sont des fils de celle-ci - soient tous des pasteurs, le Christ dit :

-« Je suis le bon pasteur » pour montrer la force unique de son amour.

Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Saint Georges, qui êtes-vous ?
Soldat, martyr, patron des cavaliers
(280-303)

G

eorges naquit à Lydda, en Palestine ; son éducation fut toute chrétienne. Il suivit la carrière des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire dans la garde impériale.

Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.

Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.

- « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »

- « Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. »

Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu.

Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles.

Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :

- « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. »

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries :

« Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges.

On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit :

« Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond :

Je ne suis pas Dieu ; il n'y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière.

Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

L’AMOUR DIVIN MANIFESTÉ EN L’HOMME

(Lu dans « Sagesse Orthodoxe »)

La libre existence -

« L’existence objective de l’Homme n’est pas contingente : comment aurait-il pu ne pas exister, lui en qui la divine Trinité révèle tout son amour ? – lui qui de toute éternité est voulu par Dieu. Pourtant, son être ne dépend d’aucune nécessité, à plus forte raison d’aucune fatalité : l’existence de l’Homme est produite dans la liberté absolue de l’amour divin, elle n’est le produit d’aucune cause. L’agir divin lui-même n’est pas déterminé par une cause. En ce sens la création ne s’explique pas : elle est l’objet de la glorification émerveillée des anges et des hommes ; mais elle ne répond pas à la question ‘pourquoi ?’. Elle ne dépend d’aucune loi: ‘La relation entre nous et Dieu Trinité est une relation d’amour, non déterminée par une loi’ (P. Dumitru Stàniloae). Elle n’a sa ‘raison (logos) d’être’ que dans le Logos du Père, ‘logique’ divine, inexplicable et incompréhensible qui est celle de l’amour et de la liberté ; ‘logique’ de la Trinité qui est vie et amour en toute plénitude. La création de l’Homme est ‘un acte exceptionnel de Dieu’ (Christos Yannaras). Aussi faut-il, pour que le vouloir divin soit en plénitude manifesté, que la liberté humaine accepte son propre être et sa propre existence. Paradoxalement, la liberté n’est conditionnée que par la liberté. Toute la ‘vie en Christ’ (saint Nicolas Cabasilas) n’est peut-être pas autre chose que l’acceptation en toute liberté du don divin de l’existence humaine : la grâce de recevoir de Dieu sa propre humanité, de vouloir ce que Dieu veut en devenant Homme […] S’accepter comme homme en toute liberté et en tout amour est la vie de fils.

Le projet divin

« Il est incompréhensible pour la logique humaine que l’existence de l’Homme – et de toute créature – n’ait d’autre raison d’être que l’amour. Incompréhensible également que ce ‘projet’ pour sa créature – projet à la fois de création et de réalisation – ne soit pas pour elle une détermination absolue, et que cet ‘horizon’ (saint Jean Damascène) soit, bel et bien, liberté absolue. Dans le même sens le saint apôtre Paul dit que le Seigneur nous a ‘prévus conformes à l’image du Fils’ (Ro.8, 29). Le dessein, ou pronostique, prééternel du Père appelle l’obéissance libre, l’acceptation libre du projet d’humanité que le Père a pour nous – l’obéissance dans le même amour, ‘si nous nous ouvrons nous aussi à lui avec l’amour qui reçoit sa puissance de son amour’ (P. Dumitru Stàniloae). Le projet antérieur à tout temps qu’a Dieu pour la créature humaine n’est pas une prédétermination ou une prédestination. Il est une vocation prééternelle. L’amour véritable ne détermine pas. Pour approcher de la contemplation de ce mystère, comme pour nous approcher de tout mystère, particulièrement de celui de l’incompréhensibilité divine, il nous faut nous purifier d’une conception psychique de l’amour. L’amour divin est l’‘horizon’, le projet inconditionné et ‘inconditionnant’ selon lequel peut s’accomplir l’être créé, en fonction de l’acceptation libre du vouloir divin qui est appelé obéissance.

Dieu s’émerveille

« Un exemple de cela est donné, dans l’ordre particulier qui est celui de la vocation de la personne créée, par la vocation des prophètes et, après eux, par celle de la Mère de Dieu. ‘Proposition’ prééternelle, cet appel divin accepte – aspect de la kénose-abnégation divine – d’être lui-même conditionné par le consentement de sa créature. L’amour divin ne conditionne pas : c’est lui qui est en toute liberté crucifié à la liberté d’autrui. Le Dieu Amour se met à la merci de l’Homme non moins Amour. Librement, l’amour accepte la condition d’esclave (Ph.2, 7) et de ‘serviteur souffrant’ (Isaïe, 50) de l’aimé, attendant en toute patience (cf. : ‘Je suis à la porte et je frappe’, Apoc.3, 20) la réponse imprévisible. Dieu conjugue de façon antinomique d’une part son omniscience et sa patience qui ne préjugent pas, d’autre part sa toute-puissance (‘souveraineté’, plus exactement, si l’on veut traduire le sens de Pantocrator, qui signifie que Dieu gouverne tout, est le Maître de tout.) et le respect de la liberté créée, traitée par lui comme absolue. Et Il se met librement dans la situation d’être surpris par l’homme (cf. Mt.8, 10 et 15, 28), heureusement ou douloureusement surpris. Car, pour être une vraie liberté, celle de l’être humain doit être imprévisible : dans son abnégation-kénose, le Seigneur voile également son omniscience, afin d’être étonné par sa créature. » (La vision divine de l’homme, à paraître)

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

AUTOUR DU « DIMANCHE DE St THOMAS »

L’ancienne liturgie latine l’appelait « in albis » (les nouveaux baptisés changeaient leur vêtement blanc pour leur costume ordinaire) ou « Quasimodo » (« Comme des enfants nouveau-nés » : les catéchumènes deviennent les « néophytes ») : ce dimanche clôt le cycle baptismal au sens strict.

Les nouveaux disciples sont « envoyés » dans le monde pour témoigner.

Pendant la quarantaine qui suit Pâques, l’Écriture dénombre onze apparitions du Christ ressuscité.

En ce dimanche, il est fait mémoire de celles du premier jour et celle du huitième, particulièrement importante, puisqu’elle atteste la résurrection corporelle du Sauveur.

Des milliers et des milliers de personnes, au cours de 20 siècles, ont cru et croient à ce fait, sur la base de l’expérience de Thomas, des apôtres et des saintes femmes.

L’Église repose sur la parole de Dieu ainsi que sur la parole des témoins :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » – c’est ce que nous disons, à notre tour, au moment de communier au Corps très pur et au Sang très précieux de Dieu fait Homme.

Les douleurs du corps et de l’âme, les grandes plaies de l’humanité, sont assumées par le Verbe incarné : Il s’est fait le Sujet suprême de nos joies et de nos peines, de notre mort et de notre vie.

Il souffre en chaque souffrant.

En palpant la souffrance d’autrui, c’est Jésus que nous rencontrons.

Au cours des siècles, des millions de croyants se sont dévoués à des frères souffrants, à commencer par ceux qui rendaient visite aux captifs promis au supplice de l’arène.

Ces croyants, comme le montre la vie des saints de tous les temps, avaient la conscience d’avoir rendez-vous avec le Christ dans la souffrance des malades, des prisonniers, des vieillards. L’extraordinaire créativité de l’Église dans l’Histoire en matière de charité active – de saint Basile le Grand à Vincent de Paul – soutenu par un témoignage continu – de saint Jean Chrysostome à Mère Teresa -, l’œuvre sociale des monastères dans tous les pays où résonna l’Évangile, prolonge la découverte que fait en ce jour le saint apôtre et évangéliste Thomas :

il touche du doigt la souffrance humaine de Dieu, la plaie corporelle si souvent symptôme d’une déchirure de l’âme.

Pensons également aux innombrables médecins, infirmières et soignants de toutes catégories, sœurs de charité qui ne croient pas encore, qui, sans le savoir, touchent du doigt la présence du Christ – nombre d’entre eux sont croyants.

Le message de ce dimanche était que, dans sa souffrance, nous rencontrons, non seulement le Christ, mais la personne même d’autrui.

Où as-tu mal ? Où es-tu ?

Dis-moi où tu as mal, c’est là que tu es vivant.

La blessure au côté du Christ prouvait sa vie.

Un cadavre n’a plus mal.

J’ai rendez-vous avec autrui là où il saigne, au lieu le plus sensible de son être, lieu de vérité, point de communion :

la compassion est un contact de personne à personne, extraordinaire ouverture des cœurs, carrefour en forme de croix où l’on peut rejoindre autrui, le comprendre, peut-être, en tout cas l’aimer.

La compassion est union, corps à corps, âme à âme, tendresse, épousailles d’autrui, comme le montre la belle légende de saint Julien l’Hospitalier…

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-51.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Par Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instruction 13, 1-2 ; PL 80, 254 (trad. Orval ; cf bréviaire 21e merc.)

« Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement »


Frères bien-aimés, si votre âme a soif de la source divine dont je vais vous parler, attisez cette soif et ne l'éteignez pas.

Buvez, mais ne soyez pas rassasiés.

Car la source vivante nous appelle et la fontaine de vie nous dit :

-« Que celui qui a soif vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37)...


Voyez d'où jaillit cette source : elle vient du lieu d'où est descendu le Pain, car le Pain et la source sont un — le Fils unique, notre Dieu, Jésus Christ le Seigneur, dont nous devons toujours avoir soif.

Même si nous le mangeons et le dévorons par notre amour, notre désir nous donne encore soif de lui.

Comme l'eau d'une source, buvons-le sans cesse avec un immense amour, buvons-le avec toute notre avidité, et délectons-nous de sa douce saveur.

Car le Seigneur est doux et il est bon.

Que nous le mangions ou que nous le buvions, nous aurons toujours faim et soif de lui, car il est pour nous une nourriture et une boisson absolument inépuisables...

En effet il est la fontaine des assoiffés et non celle des satisfaits. Les assoiffés, qu'ailleurs il déclare bienheureux (Mt 5,6), il les invite : ceux qui n'en ont jamais assez de boire, mais qui ont d'autant plus soif qu'ils ont bu.


Frères, « la source de la sagesse, la Parole de Dieu dans les hauteurs » (Si 1,5), désirons-la, cherchons-la, aimons-la ; en elle sont cachés, comme dit l'apôtre Paul, « tous les trésors de la sagesse et de la science » (Col 2,3)...

Si tu as soif, bois à la source de vie ; si tu as faim, mange le Pain de vie.

Heureux ceux qui ont faim de ce Pain et soif de cette source !...

Que c'est bon, ce que l'on peut continuellement goûter sans cesser de le désirer !

Le roi prophète David le dit :

« Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur » (Ps 33,9).

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :

Méditation du Père Lazarus-Mariam

"THE MEANING OF THE VOCATION."

Love takes us over a bridge;

In to a place where only God is,

The stones of that path are sacrifice ,

The way we walk over them summed up in one word "Surrender."

All through these meditation central themes and questions have

emerged,

We see now what the progression is ,

The great silence ,

This unfolds in to the way of silent love .

And so we eventually come to this awesome bridge ,

The one that takes us into the very core of Gods heart.

And yet despite all this the vocation remains a deepening mystery.

The sacrifices incromphensible.

The weight of what must be surrender is "Everything."

One minute you think you see one thing ,

Then you think you see us go in the opposite direction.

And you think it makes no sense.

And yet we are telling you really we are not moving, but just at the same still point ,

Every offering of love ,

Everything we give back to God ,

Everything we surrender ;

The silence we tells you speaks to us ,

The separations we say unite us to all ,

The solitude of the cell we tell you makes us never less alone ,

The prayer in Church ;

Our hidden life of prayer and work in cell we say becomes "Nazareth ";

The surrender we say that allows Jesus to be born in our hearts that becomes a "Bethlehem,"

The sacrifice that we tell you becomes our union with Christ on the Holy Cross.

All this that seems totally illogical to a passing world and even to some in the Church.

Let me finally makes sense of it all for you .

One word and action simply explains this vocation.

Look at me as I am pointing up to the sky and saying "Upwards ",

That is the meaning and purpose of this vocation."

Father Lazarus-Mariam

Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 14:48

La double exécution de chrétiens éthiopiens en Libye par les djihadistes de l’EI n’a pas provoqué de réactions de la part des autorités françaises…

« La nouvelle vidéo de 29 minutes montre deux groupes d’hommes présentés comme des « ressortissants de la croix » des « fidèles de l’Église éthiopienne ennemie ».

Au moins 12 hommes d’un premier groupe sont égorgés sur une plage tandis qu’au moins 16 d’un second groupe sont tués par balles à bout portant dans une zone désertique indéterminée.

Un message menaçant est adressé aux chrétiens du monde entier pour qu’ils se convertissent à l’islam ou se soumettent en payant s’ils ne veulent pas connaître le même sort :

-« L’État islamique va s’étendre et arriver jusqu’à vous (…), celui qui embrassera l’islam ou payera la djizia (impôt auquel sont soumis les non-musulmans) vivra en sécurité.

Quant aux autres, les hommes seront tués ; les femmes réduites en esclavage et les biens seront confisqués ».

Si divers pays ont vivement réagi, les autorités françaises, toujours si promptes à dénoncer antisémitisme et islamophobie, jusqu’à légiférer… semblent toujours réticentes à désigner par leur nom les innombrables massacres de chrétiens.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 09:28
Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4.10-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples disant : "Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l'homme ?"
Ils dirent : " Les uns Jean le Baptiste, d'autres Élie, d'autres Jérémie ou l'un des prophètes. "
Il leur dit : " Et vous, qui dites-vous que je suis ? "
Simon Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Pâques, la grande joie chrétienne

Si nous devions résumer en un seul mot la fête de Pâques, assurément cela serait le mot joie. Une joie immense, qui explose et est contagieuse. Et la joie est si grande, qu’elle dure jusqu’à la fête de la Pentecôte

Dans tous les passages de l’Écriture qui parlent de la Résurrection de Jésus, deux actions ont lieu : se remplir de joie et sortir pour la communiquer aux autres. Ou plutôt, devant la réalité de la Résurrection, me réjouir au point de ne pas réussir à garder ce bonheur, mais avoir comme obligation de le communiquer à mes frères, qui sont eux aussi frères du Ressuscité.

Le Christ, notre Pâque, a été immolé ! Le Seigneur de la vie triomphe sur la mort, sur le péché, sur le monde. Et la joie est si grande, qu’elle dure jusqu’à la fête de la Pentecôte. Dans le temps pascal, en effet, tous les jours de ces sept semaines se vit cette même joie du dimanche de la Résurrection.

La Résurrection est la confirmation que le Père donne, que Jésus est véritablement son Fils et qu’Il est ressuscité comme prémices, comme conquête et certitude de notre résurrection. C’est aussi la confirmation de notre foi. L'apôtre saint Paul dit lui-même : « Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés » (1Cor 15, 17). Qui, en effet, peut croire et espérer en un mort ? Mais Jésus est vivant ! Et nous sommes les plus heureux car Celui en qui nous avons déposé notre foi est vivant, ressuscité et ressuscitant.

Un cœur et un esprit nouveaux sont des dons éminemment pascaux qui permettent au fidèle de chanter l’Alléluia, de s’associer à la joie de l’Église pour l’annonce du Ressuscité, car le chrétien ressuscite aussi pour vivre en Christ pour la gloire de Dieu. Donc, nous ne devons pas seulement communiquer cette joie, mais la proclamer, la publier, la communiquer à chaque homme et chaque femme, afin que toute langue puisse annoncer avec joie que Jésus ressuscité est le Seigneur (cf Ph 2, 9-11). Et comment la communiquer ? Au travers de la parole, sans aucun doute, mais surtout à travers notre vie, au travers de la miséricorde incarnée en nos gestes, de la joie que nous partageons, de la fidélité inconditionnelle au Seigneur, de nos actes de sollicitude… Lire la suite sur le site de la Communauté catholique Shalom

sources: COMMUNAUTÉ CATHOLIQUE SHALOM

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Saints Soter et Caïus, qui êtes-vous ?

Saint Soter
Pape et Martyr
(? - 166 - 175)

S

oter fut le successeur du Pape Anicet. Il naquit à Fondi, ville de l'Italie méridionale. On sait peu de chose sur sa vie.

Il déploya une ardente charité pour les Églises qui souffraient de la persécution. Il subvenait, par des aumônes, aux nécessités des chrétiens exilés pour la foi et n'oubliait pas les indigents des provinces. Il accueillait, avec la tendresse d'un père, les étrangers qui venaient à Rome, et leur prodiguait toutes les consolations qui étaient en son pouvoir.

Il se montra intrépide défenseur de la foi contre les hérésies, en particulier contre celle des Montanistes, qui se répandait alors partout. Il écrivit aux évêques d'Italie une lettre où il traite de la foi en Jésus-Christ. Il ordonna aussi que, le Jeudi saint, tous les fidèles recevraient le Corps du Christ, hors ceux qui en seraient empêchés par quelque grave péché, et déclara que les serments faits contre la justice ne devaient pas être gardés.

Il siégea sur la chaire pontificale de 166 à 175. Il fut pris dans la cruelle persécution qui s'éleva sous Marc-Aurèle et reçut la couronne du martyre († 175). Il fut enseveli dans le cimetière appelé plus tard de Calliste. Il avait, selon la coutume de ses prédécesseurs, ordonné, au mois de décembre, dix-huit prêtres, neuf diacres et onze évêques pour les divers lieux.

Saint Caïus
Pape et Martyr
(? - 283 - 296)

L'histoire nous a transmis peu de chose sur la vie du Pape Caïus. Il était né en Dalmatie et appartenait à la famille de Dioclétien. Ce fut un Pontife d'une rare prudence et d'une vertu courageuse.

La persécution contre les chrétiens sévissait alors dans toute sa fureur : les fidèles, pour s'y soustraire, étaient obligés de se tenir cachés dans les cavernes et les tombeaux. Saint Caïus mit tout son zèle à confirmer dans la foi les serviteurs de Jésus-Christ. Il conseilla au patricien Chromatius de recevoir dans sa villa les fidèles qui voudraient échapper aux bourreaux et alla les y visiter afin de soutenir leur courage. Ce fut alors qu'il fit diacres Marc et Marcellin, qu'il éleva leur père Tranquillin à la prêtrise et établit Sébastien défenseur de l'Église.

Il ordonna que, dans l'Église, avant de monter à l'épiscopat, on passerait par les degrés des ordres et rangs de portier, de lecteur, d'exorciste, d'acolyte, de sous-diacre, de diacre et de prêtre.

Afin d'éviter lui-même les cruautés de Dioclétien, il se tint caché quelques temps dans une caverne ; mais, huit ans plus tard, il remporta la couronne du martyre avec son frère Gabinus, après avoir siégé douze ans, quatre mois et cinq jours. Il avait ordonné vingt-cinq prêtres, huit diacres et cinq évêques. Il fut enseveli au cimetière de Calliste.



D'après le P. Giry, Vie des Saints, Victor Palme, 1875, p. 203-205.

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

LA RÉSURRECTION ET SES CONSÉQUENCES

(Lu dans « Sagesse Orthodoxe »)

La transformation de l’Histoire -

Nous chantons « le Christ est ressuscité des morts ! Par la mort, Il a vaincu la mort ! À ceux qui sont dans les tombeaux Il a donné la vie ! » Nous nous saluons mutuellement, jusqu’à l’Ascension, par « le Christ est ressuscité ! » Nous croyons que le Christ Seigneur est corporellement ressuscité et que, au dernier Jour, tous ressusciteront avec leur corps. Pendant toute cette Semaine radieuse, nous avons psalmodié le canon de Pâques : « Jour de la Résurrection : peuples, rayonnons de joie ! C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur !» Toute l’année, chaque dimanche, nous célébrons la résurrection du Seigneur : la structure de l’année liturgique est pascale ; bien plus : le temps et l’espace de ce monde ont gagné une structure pascale, une ouverture à la Vie divine éternelle qui continuellement vient en elle, l’habite et jaillit d’elle…

La Nouveauté absolue

Mais, est-ce que nous tirons toutes les conséquences de la Résurrection ? Un grand chrétien d’Orient, né en Syrie en 1921, patriarche d’Antioche et bon écrivain francophone, Ignace Hazim, a publié La Résurrection et l’homme d’aujourd’hui, à Beyrouth, en 1970 (et Paris, 1981). De ce Moyen-Orient où l’on met les chrétiens en croix et où on les égorge comme des agneaux de boucherie, nous vient une parole de vie, la confession courageuse de la résurrection corporelle du Dieu Homme et de la résurrection universelle à la fin des temps. Nous pouvons nous abreuver de ces pages ou les relire… Le Patriarche s’inspire du verset de l’Apocalypse : « Voici, Je fais toute chose nouvelle » (21, 5) et montre dans la Résurrection un évènement, « l’Évènement de la Nouveauté ». Les chrétiens sont ce peuple qui porte dans sa conscience, dans sa parole et dans ses actes la puissance, non seulement du renouvellement, mais de la nouveauté radicale. Nous ne faisons pas seulement mémoire de la résurrection du Christ comme d’un évènement accompli une fois pour toutes. « La vision biblique de l’Histoire, écrit Ignace IV, est que la Nouveauté créatrice s’explique, non par le passé, mais par le futur ». La Résurrection est la Nouveauté en marche, faisant de l’Histoire une « pâque », le passage de ce monde-ci à une nouvelle création. Elle est une « puissance cachée », une « énergie », qui, désormais, par l’Évangile, se déploie dans l’univers. Le Verbe incarné vient dans notre monde de mort, « Il entre dans la mort », et fait éclater l’esclavage de l’homme, dans les multiples chaînes du démon, du péché, de la mort, et de la loi…

Assumer les conséquences de la Résurrection

Mais, s’interroge le Patriarche, comment « l’évènement pascal, advenu une fois pour toutes, devient-il nôtre aujourd’hui ? » – Par le saint Esprit, est sa réponse : l’Esprit, « introduit dans notre monde horizontal » un dynamisme nouveau, une tension de la mort à la vie. Nous croyons, et les spirituels le voient, que l’œuvre de l’Esprit gagne tous les jours sur l’œuvre diabolique de la mort ; et les baptisés, loin de laisser l’évènement pascal enfoui dans l’insignifiance, en témoignent continuellement par leurs pensées, leurs paroles et leurs actes.

Le prophétisme

La puissance de la Résurrection est à l’œuvre dans la structure sacramentelle de l’Église, par la grâce du baptême, de l’onction chrismale et de la transfiguration eucharistique. Elle est manifeste dans la vie de la personne intégrale, dans la sainteté, selon l’anthropologie d’une réelle déification. Elle est reconnaissable aux charismes manifestes des baptisés. La présence de ceux-ci dans le monde atteste jusqu’au martyre la proximité du Royaume, quelles que soient les horreurs qui se commettent sur la surface de la terre : ils sont « la conscience vivante et prophétique du drame de ce temps-ci », et des douleurs de l’enfantement, selon la parole de l’Apôtre (Rm 8, 22). Or cela comporte la contestation essentielle des prétentions totalitaires et faussement prophétiques de tout pouvoir politique, la dénonciation des pièges qui peuvent asservir la personne humaine, déjà pourtant investie par la puissance de la Résurrection, et marchant vers sa victoire finale. (Radio Notre-Dame le 19 avril 2015)

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Saint Léonide, qui êtes-vous ?
Père d'Origène et martyr
(† 202)

L'an 202 vit éclater une cruelle persécution qui fit couler dans tout l'empire, et surtout en Égypte, le sang d'une multitude de chrétiens. Parmi ceux dont le triomphe illustra la ville d'Alexandrie, on compte saint Léonide.

Sa principale gloire, après son martyre, est d'avoir donné la vie à l'un des plus fameux génies qui aient paru sur la terre, le grand Origène. Léonide était probablement un rhéteur d'Alexandrie, philosophe chrétien, également versé dans les sciences sacrées et profanes.

Parmi ses sept enfants, il donna un soin tout spécial à l'éducation d'Origène, dont il pressentait le brillant avenir ; mais, tout en ornant son esprit de toutes les autres connaissances, il l'initia surtout à la connaissance des Saintes Écritures.

Chaque jour l'enfant était obligé d'apprendre par cœur et de réciter quelques pages des Livres divins, et son esprit vif et curieux se plaisait singulièrement à ce genre d'étude. Sans se contenter du sens que présente tout d'abord la lettre du texte sacré, il en cherchait de plus profonds, trahissant ainsi dès l'origine son penchant à scruter les vérités de la foi. Il accablait son père de questions un peu difficiles, il demandait des explications qui ne laissaient pas quelques fois d'embarrasser le précepteur.

En apparence et devant l'enfant, Léonide tâchait de modérer cette ardeur intempestive ; il exhortait l'impatient élève à s'en tenir au sens littéral de l'Écriture, sans vouloir résoudre des problèmes qui n'étaient pas de son âge ; mais au fond et en lui-même, l'heureux père se réjouissait de voir une intelligence si précoce, et il remerciait Dieu de lui avoir donné un tel fils. Souvent même, pendant que l'enfant dormait, le pieux chrétien s'approchait de lui doucement, et lui découvrant la poitrine, il la baisait avec respect comme un sanctuaire où résidait l'Esprit Saint.

Léonide ayant été pris par les persécuteurs, Origène voulait le rejoindre en prison, mais, sur les instances de sa mère, il se contenta d'écrire une lettre à son père pour l'exhorter au martyre. Léonide fut décapité. La confiscation de ses biens réduisit sa famille à une extrême pauvreté ; mais l'hospitalité généreuse d'une noble dame la sauva du besoin.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,35-40.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Par Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, 22 (trad. Eds du Soleil Levant 1962, p. 471)

« Moi, je suis le pain de vie »


Lorsque le Christ dit lui-même au sujet du pain :

-« Ceci est mon corps », qui pourrait hésiter ?

Et quand il affirme :

-« Ceci est mon sang », qui pourrait douter ?

Jadis à Cana de Galilée, Jésus a transformé l'eau en vin — le vin frère du sang.

Qui maintenant refuserait de croire quand il transforme le vin en sang ?

Invité à un mariage d'ici-bas, il a opéré ce miracle étonnant ; à plus forte raison, comment refuser de reconnaître qu'il accorde aux « compagnons de l'époux » (Mt 9,15) la joie de son Corps et de son Sang ?


Car son corps t'est donné sous l'apparence du pain et son sang sous l'apparence du vin afin qu'ayant participé au corps et au sang du Christ, tu sois avec lui un même corps et un même sang.

Ainsi devenons-nous des « porte-Christ » [« christophe »].

Son corps et son sang se répandant dans nos membres ; voilà comment nous devenons participants de la nature divine.

Jadis, s'entretenant avec les juifs, le Christ disait :

-« Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6,54).

Si le pain et le vin te semblent purement naturels, ne t'y arrête pas...

Si tes sens te fourvoient, que la foi te rassure.


Quand donc tu t'approches pour le recevoir, ne t'avance pas sans respect.

Reçois le Corps du Christ et réponds : Amîn (Il en est ainsi en vérité)!

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
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