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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 14:18
Avec 200 000 signataires, le Centre européen pour le droit et la justice a saisi le Conseil de l’Europe et demande au personnel médical d’être de plus en plus nombreux à témoigner de ces infanticides néonataux en Europe.

Avec 200 000 signataires, le Centre européen pour le droit et la justice a saisi le Conseil de l’Europe et demande au personnel médical d’être de plus en plus nombreux à témoigner de ces infanticides néonataux en Europe.

Laisser des enfants agoniser sans soins, ou les tuer, simplement parce qu'ils ne sont pas désirés, est inhumain… "Ce n’est pas un avortement "tardif" mais de l’infanticide !", dénonce le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) qui a saisi le Conseil de l’Europe pour qu’il enquête sur la situation de ces enfants et y mette un terme. Infirmières, sages-femmes et médecins d’Europe sont appelés à rompre l’omerta en signant la plus grande pétition jamais adressée au Conseil de l’Europe.

Selon un nouveau communiqué de Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, "chaque année en Europe, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20e semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques. Avec les 200 000 signataires de la pétition contre les infanticides néonataux, l’ECLJ a saisi le Conseil de l’Europe notamment pour qu’il enquête sur la situation de ces enfants, et réaffirme leur droit aux soins.

Au Canada, 622 enfants sont nés vivants après des avortements entre 2000 et 2011, et 362 entre 2001 et 2010 aux États-Unis où une loi a été adoptée depuis pour protéger ces enfants. En Europe, le tabou demeure, ces faits sont maintenus cachés. Contre la pétition, des députés soutiennent que ces faits n’existent pas ! Suite au scandale provoqué par la révélation en 2005 que 66 enfants ont survécu à leur avortement pendant parfois plus de dix heures au Royaume-Uni, les autorités ont décidé de ne plus publier ces statistiques.

Mais quelques médecins et des sages-femmes commencent à témoigner. Ainsi, en Suède, le docteur Andrea Kischkel rapporte qu’une petite fille est née vivante le 1er mars 2014 à 19 h 55 lors d’un avortement pratiqué à 22 semaines et 3 jours à l’hôpital de Gällivare. Les sages-femmes ont reçu ordre de ne pas informer le pédiatre de garde. L’enfant n’a pas reçu de soins, en particulier pour soulager la douleur causée par le recours aux ventouses. Une sage-femme a entouré l’enfant dans des serviettes chaudes et a attendu jusqu’à son décès, près d’une demi-heure plus tard.

C’est le moment pour les infirmières, sages-femmes et médecins d’oser témoigner et de rompre l’omerta. Adressez-nous votre témoignage afin de le présenter au Conseil de l’Europe. Nous pouvons préserver votre anonymat si vous le souhaitez :ecljofficiel@gmail.com

Comme tout enfant prématuré, ces enfants méritent de recevoir des soins !
Nous comptons sur vous !

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ
Faites signer la pétition / Consulter le dossier remis à l’APCE

sources: Centre Européen pour le Droit et la Justice

Avortements "tardifs" : le personnel médical appelé à rompre la loi du silence
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie Famille
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 13:59
Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Première lettre de saint Jean 4,8-21.

Mes biens-aimés, Dieu est l'Amour.
Il a manifesté son amour pour nous en envoyant son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.
Et cet amour consiste en ce que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils comme victime de propitiation pour nos péchés.
Mes bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.
Personne n'a jamais vu Dieu ; mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.
Nous connaissons que nous demeurons en lui et qu'il demeure en nous, en ce qu'il nous donne de son Esprit.
Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père nous a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu.
Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
La perfection de l'amour en nous, c'est que nous ayons une confiance assurée au jour du jugement ; car tel est Jésus-Christ, tels nous sommes aussi dans ce monde.
Il n'y a point de crainte dans l'amour ; mais l'amour parfait bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment ; celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour.
Nous donc, aimons Dieu, puisque Dieu nous a aimés le premier.
Si quelqu'un dit : "J'aime Dieu ", et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; comment celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ?
Et nous avons reçu de lui ce commandement : "Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère."


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,36-42.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ouvrez votre cœur à la pitié, à l'exemple de votre Père qui est miséricordieux.
Et ne jugez point, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés ; absolvez et vous serez absous.
Donnez, et l'on vous donnera : on versera dans votre sein une bonne mesure, pressée, tassée, débordante ; car avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré en retour. "
Il leur dit aussi une parabole : " Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans une fosse ?
Il n'y a pas de disciple au-dessus du maître ; mais tout disciple, son instruction achevée, sera comme son maître.
Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ?
Ou comment peux-tu dire à ton frère : " Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, " toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton œil ? Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras à ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère.

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Par Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 6 ; PG 72, 601 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 402 rev.)

Le disciple bien formé sera comme son maître


« Le disciple n'est pas au-dessus de son maître.

Il sera parfait s'il est comme son maître ».

Les bienheureux disciples étaient destinés à devenir les guides et les maîtres spirituels de la terre entière.

Ils devaient donc faire preuve, plus que les autres, d'une ferveur remarquable, être familiarisés avec la manière de vivre selon l’Évangile et entraînés à pratiquer toute œuvre bonne.

Ils auraient à transmettre à ceux qu'ils instruiraient la doctrine exacte, salutaire et strictement conforme à la vérité, après l'avoir d'abord contemplée eux-mêmes et avoir laissé la lumière divine éclairer leur intelligence.

Sans quoi, ils seraient des aveugles conduisant d'autres aveugles.

Car ceux qui sont plongés dans les ténèbres de l'ignorance ne peuvent pas conduire à la connaissance de la vérité les hommes souffrant de cette même ignorance.

Le voudraient-ils d'ailleurs, qu'ils tomberaient tous ensemble dans l'abîme de leurs tendances mauvaises.

C'est pourquoi le Seigneur a voulu arrêter le penchant à la vantardise que l'on trouve chez tant de gens, et les dissuader de rivaliser avec leurs maîtres pour surpasser leur réputation.

Il leur a dit :

-« Le disciple n'est pas au-dessus de son maître ».

Même s'il arrive à certains d'atteindre un degré de vertu égal à celui de leurs prédécesseurs, ils devront surtout imiter leur modestie.

Paul nous en donne la preuve quand il dit :

-« Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ » (1Co 11,1).

Cela étant, pourquoi juges-tu, alors que le Maître ne juge pas encore ?

Car il n'est pas venu juger le monde (Jn 12,47), mais lui faire grâce.

« Si je ne juge pas, dit-il, ne juge pas non plus, toi qui es mon disciple.

Il se peut que tu sois plus coupable que celui que tu juges.

Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère ? »


+++

Quelle âme pour connaître le Christ?
(Evagre)

La connaissance du Christ ne requiert pas une âme intellectuelle, mais une âme capable de voir, contemplative.
(Evagre le Pontique)

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ! Amen !

« Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ! Amen ! [1]» Cette formule qui nous est si familière nous est donnée pour la première fois par Jésus à la fin de l’Evangile de Saint Matthieu. Elle fonde notre foi dans la révélation inouïe d’un Dieu unique en trois personnes.

Quelle révélation et quel mystère !

En méditant le sens de cette parole j’avoue avoir été écrasé par le mystère de ces mots qui dévoilent à l’homme quelque chose de la vie et de l’être même de Dieu. Une phrase de Vladimir Lossky m’a rassuré : « La Trinité ne peut être saisie par l’homme, c’est elle qui saisit l’homme et suscite en lui la louange [2]». Ainsi ayons déjà à l’esprit que chaque fois que spontanément monte en nous un chant d’allégresse vers Dieu, c’est la Sainte Trinité qui est à l’œuvre en nous.

Néanmoins dans ces moments privilégiés et trop rares où je sens en moi la présence de Dieu j’aurais bien du mal à prétendre que je distingue clairement la Sainte Trinité en moi : une douce présence vivante et aimante, oui ; la certitude que la grâce de Dieu est sur moi et en moi, encore oui ; mais qui est là ? Le Père, le Fils, le Saint Esprit ? Les trois ensembles ou un ange envoyé par Dieu ? Il m’est impossible de le dire.

Quand je prie il m’est naturel de m’adresser au Christ que je connais comme un ami proche. Je connais ses représentations, je connais les évènements de sa vie, j’entends sa voix quand j’écoute ou je lis ses enseignements et c’est par lui que j’ose dire « Notre Père qui est aux cieux ». Et si mon cœur s’échauffe dans la prière, si je ressens un temps de paix et de joie, j’ai l’impression que l’Esprit est bien là, présent en moi.

Voilà ma pauvre expérience de la Trinité mais par elle j’adhère avec confiance à l’enseignement de l’Eglise qui m’a transmis la révélation d’un Dieu unique en trois personnes et je crois de toute mon âme que quand nous prions Dieu en nous adressant au Père, ou au Fils, ou à l’Esprit, ou dans toute prière quelle soit personnelle ou non, ce sont les trois personnes divines qui sont présentes à notre âme.

Néanmoins puisque Dieu nous a donné l’intelligence nous pouvons essayer de dépasser cette expérience limitée et l’éclairer par une réflexion méditative sur le mystère de la Trinité.

Et d’abord interrogeons-nous : comment la formule « Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » nous révèle l’unité de Dieu en trois personnes ?

On peut constater qu’il n’est pas dit : « au nom du Père, au nom du Fils et au nom du Saint Esprit ». L’action baptismale ne se fait pas en leur nom à chacun mais au non des trois comme un. Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont bien à considérer dans leur unité tout en étant individuellement distincts.

Jean dans l’Apocalypse nous fait entendre la louange perpétuelle des quatre Vivants qui contemplent la face du Seigneur : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu, le tout Puissant, qui était, qui est et qui vient [3]».

Comme Dieu seul est saint nous pouvons dire ainsi : Saint est le Père et le Père est Dieu, Saint est le Fils et le Fils est Dieu, Saint est l’Esprit et l’Esprit est Dieu, et les trois sont un, Dieu.

Notre Dieu est un et trine. Pourquoi trine ? Il en est ainsi de toute éternité mais essayons quand même de comprendre.

Un Dieu unique qui serait uniquement un dans son essence, dans sa nature serait un être fermé sur lui-même, statique, immuable et impersonnel. Or notre Dieu est amour. Et il n’y a pas d’amour vrai s’il n’y a pas un autre que soi à aimer, à qui se donner totalement. Et l’amour révèle la personne car il n’y a pas de personne s’il n’y a qu’un. Et sur le plan divin s’il y a vie il y a trois. Un est statique, deux oppose et divise, trois est relation, il rend égal chacun des trois dans un mouvement éternel de don total de l’un à l’autre. Et ce don total est celui de la nature divine. Et s’il y a don total entre les trois personnes, il ne peut y avoir qu’une seule volonté.

Et il n’y a pas partage de la nature divine une en trois personnes sinon nous aurions trois dieux mais une communion de trois personnes dans une même nature divine.

Retenons bien que l’être de la Trinité est une communion d’amour et c’est à cette communion qu’est appelé l’homme à participer. Et chaque personne de la Trinité est totalement Dieu disposant chacune de toute la nature divine. Pour l’amener à notre compréhension imaginons comme nous le suggère Saint Grégoire de Nazianze les trois personnes comme trois soleils distincts mais qui se compénètreraient l’un l’autre et qui auraient chacun en commun la lumière une[4].

Notre Dieu est un et trine, ayant une seule nature, un seul être spirituel, une seule volonté et trois personnes comme trois consciences distinctes.

Paul nous révèle un peu plus du mystère en affirmant : « Car tout est de Lui, par Lui et en Lui [5]». Cette phrase nous fait sentir ce qui peut distinguer les personnes divines. Cette distinction n’est pas un attribut de la personne mais c’est ce qui la fait être, ce qui est son existence propre. Le Père est source, tout est « de Lui » ; le Fils est manifestation, tout est « par Lui » ; l’Esprit est communication, tout est participable « en Lui ».

Et nous pouvons grâce à cette grille de compréhension même si elle est grossière approcher de la structure trinitaire qui sous-tend tout ce qui est de Dieu. Ainsi le nom de Dieu Sagesse : le Père est la source de la Sagesse, le Fils est la Sagesse, l’Esprit la force qui nous communique la Sagesse ou l’autre nom de Dieu Vérité : le Père est le Vrai, le Fils la Vérité et l’Esprit la puissance de Vérité.

Sur le plan divin les trois sont simultanément Père, Fils et Esprit de toute éternité.

Mais sur le plan du créé si l’action de Dieu est bien trinitaire nous la percevons dans le temps comme une suite d’actions des trois personnes divines dont l’ordre varie selon ce qui est en jeu.[6] J’en citerai deux parmi les six que je pourrais commenter.

La suite « Père, Fils, Esprit » caractérise par exemple le dévoilement progressif de Dieu aux hommes ; d’abord comme Dieu unique et créateur, puis comme Dieu qui s’incarne et se manifeste, enfin comme Dieu qui purifie et sanctifie en communicant sa divinité.

La suite « Esprit, Père, Fils » caractérise le processus par lequel l’homme peut devenir par grâce Fils de Dieu dans le Christ ressuscité. C’est la réalisation de la parole de Paul « Vous avez reçu l’Esprit d’adoption par lequel nous crions « Abba », Père [7]»

Enfin je ne peux terminer sans vous parler de l’homme et de sa relation à la Sainte Trinité.

Dieu nous a créé par un débordement d’amour pour que s’instaure éternellement une relation personnelle entre Lui et nous, entre les trois personnes divines et chacune de nos personnes. Ce dessein de Dieu pour l’homme était antérieur à la chute. Adam possédait à sa création une nature unique, une seule volonté et la potentialité de la multitude des personnes humaines voulues par Dieu.

« Qu’est-ce qu’une personne, dit Olivier Clément, sinon un visage donnée à la matière du monde[8] ».

Adam a reçu comme un sceau l’image de la Trinité et son destin était d’atteindre à la ressemblance c’est-à-dire de faire advenir les personnes humaines libres de tout conditionnement, des consciences pures hors du temps et de l’espace, et dont l’existence propre est d’entrer librement dans la communion d’amour de la Sainte Trinité en donnant ainsi à la nature du créé tout entier le visage du Fils.

En refusant d’adhérer au projet de Dieu Adam a détruit l’unité de la nature créée faisant advenir non pas des personnes mais des individualités, combinaison uniques d’éléments dépendant de cette même nature et vouées à disparaître dans le néant.

A la suite de la résurrection du Christ, Dieu-homme, l’Esprit pénétrant chaque homme lui donne la possibilité s’il l’accepte d’unir sa libre volonté à celle de Dieu pour accomplir la ressemblance c’est-à-dire devenir une personne en communion éternelle avec la Sainte Trinité et ce faisant d’entraîner toute la création dans la gloire de la divinisation ainsi que le prophétise Paul « le monde lui-même sera libéré un jour du pouvoir destructeur qui le tient en esclavage et (qu’) il aura part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu[9] ».

Ce que résume dans une brillante synthèse le mystique rhénan Jean Tauler : « Ainsi l’homme …dans le Fils, naît du Père et reflue dans le Père avec le Fils devenant un avec lui … Le Saint Esprit se répand alors … et il inonde et pénètre le fond de l’homme avec ses aimables dons … Puissions-nous tous atteindre ce fond où nous trouverons la véritable image de la Sainte Trinité[10] ».

« Que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint Esprit soient toujours avec vous [11]» Amen !

Marc Guichard

(Autres homélies en ligne)

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Dans la première communauté chrétienne il devient évident que Marie est la Mère de Dieu

Dans la première communauté chrétienne, au moment où les disciples prennent de plus en plus conscience que Jésus est le Fils de Dieu, il devient évident que Marie est la Theotokos, la Mère de Dieu*. (…)

Dès le IIIe siècle, selon un ancien témoignage écrit, les Chrétiens d'Egypte s'adressaient à Marie avec cette prière : « Sous ta protection nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos supplications, nous qui sommes dans l'épreuve, et épargne nous tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie ».

Dans ce témoignage ancien, l'expression Theotokos, "Mère de Dieu", apparaît pour la première fois de manière explicite.

Au IVe siècle, l'expression Theotokos est désormais fréquemment utilisée en Orient et en Occident. (…) On peut donc comprendre le grand mouvement de protestation qui se créa au Ve siècle, quand Nestorius remit en question la légitimité du titre de "Mère de Dieu" (…).

Le Concile d'Éphèse, en 431, condamne ses thèses et, affirmant la subsistance de la nature divine et de la nature humaine dans l'unique personne du Fils, il proclama Marie Mère de Dieu.

Jean Paul II, Pape de Rome
Audience du mercredi 27 Novembre 1996

*Entendez, évidemment, « Mère de Dieu le Verbe Incarné »

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,13-17.

On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,
et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »
Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.

Mardi 2 Juin 2015. Eléments pour méditation :

Une Méditation de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Poésies, n° 8 « Alma, buscarte has en mí » (trad. OC Seuil 1995, p. 1241)

« De qui est cette image ? »


Âme, cherche-toi en moi,

Et moi, cherche-moi en toi.


L'amour a si bien réussi,

Âme, à te reproduire en moi,

Que même le plus grand peintre

Ne saurait, avec autant d'art,

Dessiner une telle image.


Par l'amour, tu fus créée,

Belle, très belle, et c'est pourquoi

Peinte dans mes entrailles,

Si tu te perdais, mon aimée,

Tu devrais te chercher en moi.


Car je sais que tu trouveras

Au fond de mon cœur ton portrait,

Peint de façon si ressemblante

Que, te voyant, tu te réjouiras

De te voir, si bellement peinte.


Si par hasard, tu ne savais

En quel endroit me trouver, moi,

Ne t'en va pas de-ci de-là,

Mais, si tu veux me trouver,

Cherche-moi en toi.


Puisque tu es mon logis,

Tu es ma maison, ma demeure,

Aussi j'appelle à tout instant,

Si je trouve fermée,

La porte de ta pensée.


Hors de toi, ne me cherche pas,

Parce que, pour me trouver, moi,

Il suffit que tu m'appelles ;

Et à toi j'irai sans tarder,

Et moi, cherche-moi en toi.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:14
VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?/ POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?

 

La souffrance des créatures est de notre responsabilité. La perspective de la destruction irrémédiable des ressources naturelles ne laisse personne indifférent.

Le chrétien n’est pas fataliste :

-le monde n’est pas gouverné par un destin aveugle ; il est aimé par son Créateur et il est marqué par le signe de la Croix – croix de douleur et croix de joie.

 

Nous savons que la convoitise humaine est peut-être le motif principal de la souffrance des créatures et de leur destruction.

Le consumérisme exprime l’amour du plaisir égoïste qui fait sacrifier les autres à soi-même.

Il transforme les êtres en objets, objets de jouissance, de pouvoir et de profit ; il ne voit plus dans leur transparence la présence de la personne divine ou humaine.

 

Devant la souffrance des créatures, le croyant peut ressentir l’appel venu du saint Esprit à se repentir, en suivant l’exemple du Christ, des Pères du désert et des saints chrétiens.

Il ne fait pas le procès des autres. Il cherche à extirper de son propre cœur le désir effréné de jouir et toutes les passions mortifères pour lui-même, pour autrui et pour toutes les créatures.

En cela, le jeûne, accompagné certes de la prière de repentir – « aie pitié de moi, pécheur ! » – est la réponse chrétienne à l’agonie de la Création, victime de l’exploitation frénétique d’un Adam déchu qui a perdu toute sagesse.

L’abstinence de certains aliments, le renoncement à l’acquisition de produits naturels qui appauvrissent le trésor de la planète, sont précisément sages.

Ils peuvent être la source du courage dont l’humanité actuelle a besoin pour faire certains choix, qui seront d’ailleurs des choix politiques.

 

Le jeûne ascétique, et la prière de repentir, ne doivent pas être l’expression de notre peur de la mort ou de l’appréhension, consumériste encore, de manquer !

Une fausse écologie est celle qu’inspire la peur d’être privé du plaisir que l’on cherche.

Le chrétien est appelé à une conversion par amour pour la Création de Dieu, par responsabilité à son égard, par la conscience sacerdotale, royale et prophétique que le Créateur lui a donnée au Paradis.

(Source: Sagesse Orthodoxe")

VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?/ POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

Le jeûne, pour Israël, est surtout un rite pénitentiel, en relation avec l’Alliance :

-l’infidélité à celle-ci est un péché ; le repentir la restaure.

Il apparaît dans la Bible comme l’expression d’un profond repentir.

Par exemple, le roi Achab, sous les reproches du prophète Elie, jeûna :

-« Quand Achab entendit ces paroles, il déchira ses vêtements, mit un sac à même sa chair, jeûna, coucha avec le sac et marcha à pas lents » (1Rois 21, 27 ; cf. Sam.7, 6 ; Joël, 1, 13-15).

Le jeûne est lié à la supplication. L’Israélite pieux ne concevait pas une prière instante sans le soutien du jeûne (cf. Judith, 4, 9-13).

Le peuple ou l’Israélite fidèle implore, en jeûnant, la délivrance d’une épreuve à caractère de châtiment.

Plus largement, il s’agit « d’humilier son âme » pour exprimer une attitude d’abandon total et confiant ; le jeûne est « le comportement typique de quiconque ne compte plus que sur le seul secours de Dieu » (Rd Père Regamey, Redécouverte du jeûne, Paris, 1959). Le jeûne peut ainsi devenir le signe d’une intercession instante pour autrui (Ps.35, 13).

Le croyant jeûne pour les autres, pour le monde.

Le jeûne joue à la fois le rôle d’une intercession pour l’homme ou le peuple pécheur, et celui d’une préparation à la rencontre de Dieu.

Pour exprimer son respect envers autrui, l’homme accepte de renoncer à ses aises et à ses plaisirs ; à plus forte raison, la crainte qui saisit la créature à l’approche de la majesté du Seigneur peut-elle inspirer le jeûne, à côté de l’enlèvement des sandales, du voile sur le visage, de l’abstinence sexuelle, de l’interdiction de toucher le lieu sacré ou d’en approcher.

Ces comportements symboliques face à la sainteté divine appartiennent à celui qui a le sens de l’unité profonde de son être humain, corps et âme, et le sens de la sainteté et de la transcendance de Dieu.

Les prophètes d’Israël, contre le formalisme et l’hypocrisie, ont fortement souligné la nécessité d’accompagner les sacrifices et les jeûnes de dispositions intérieures correspondantes, et d’accomplir les préceptes plus essentiels de l’amour du prochain et de la justice sociale (Os.6, 6 ; Is.58, 6-7).

« La prière est bonne avec le jeûne, et l’aumône vaut mieux que l’or et les trésors » (Tobie, 12, 8).

Ainsi est constituée la trilogie, jeûne, prière, aumône, dont héritera la tradition chrétienne.

Dans l’Eglise, le jeûne a un sens nouveau par rapport à la personne de Jésus et au don de l’Esprit :

-préparation à la joie pascale, conversion, participation à la Pâque du Christ, manifestation de l’amour de Dieu, préparation à la communion eucharistique.

(Source: "Sagesse Orthodoxe". D’après P. Placide, Humilier son âme par le jeûne, monastère Saint-Antoine-le-Grand, 2007).

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:07
Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

Aloho m’barekh.

Bon Saint Dimanche et bonne fête aux mamans alors que la tradition locale nous fait clôturer le « Mois de Marie », la « Maman Céleste » (Nous confions à son intercession toutes nos mères de la terre vivantes ou défuntes) !

Nous avons célébré la Pentecôte dimanche dernier (en même temps que « les latins » conformément à notre Calendrier Liturgique Malankar [Eglise des Indes et ses missions], n’oublions pas que nos frères et sœurs Syriaques de l’Eglise Patriarcale [d’Antioche et de Tout l’Orient] la célèbrent aujourd’hui. Soyons leurs unis « in spiritu » !

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

 

+Métropolite Mor Philipose-Mariam

 

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

· Saint Qurbana

·

o Actes 17:10-15 :

  • 10 Les frères firent partir de nuit vers Bérée Paul et Silas qui, dès leur arrivée, se rendirent à la synagogue des Juifs.
  • 11 Ceux-ci avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique, et ils accueillirent la Parole de tout leur cœur, interrogeant chaque jour les Écritures pour voir si ce que l’on disait était exact.
  • 12 Beaucoup d’entre eux devinrent donc croyants, ainsi que des femmes grecques de qualité et un bon nombre d’hommes.
  • 13 Mais quand les Juifs de Thessalonique apprirent qu’à Bérée aussi la parole de Dieu était annoncée par Paul, ils vinrent là encore bouleverser les foules et jeter le trouble.
  • 14 Alors, aussitôt, les frères firent partir Paul pour qu’il poursuive sa route jusqu’à la mer, tandis que Silas et Timothée restaient là.
  • 15 Ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.

o

o II Corinthiens 5: 14 :

o 14 L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

o 6:10 :

o 10 on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

o

o St. Jean 6:26-35 :

  • 26 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
  • 27 Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
  • 28 Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
  • 29 Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
  • 30 Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
  • 31 Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
  • 32 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
  • 33 Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
  • 34 Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
    • 35 Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Projet de Sermon pour le Dimanche après la Pentecôte :

Frères et sœurs. Aloho m’barekh

· o L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

· o

· o On nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.

Comment pourrions-nous être triste lorsque le Christ qui s’est offert pour nous et nous ouvre une voie nouvelle de sanctification en l’Eglise, nous révèle le Père et nous offre cette grâce du Saint Esprit qui, désormais opère notre retour au Père, Par Jésus ?...

Que tout se fasse désormais en nos vies au nom du Père, du Fils et du saint Esprit : Du Père qui nous aime, du Fils qui nous sauve, de l’Esprit qui nous sanctifie...

- Moïse enseignait son Peuple :

"C’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre" (Dt 4, 32-34. 39-40).

Seigneur Dieu, puisse l’Esprit Saint se répandre dans le cœur de ceux qui croient au Dieu unique, qu’il les aide à prier les uns pour les autres, à rechercher et trouver ensemble les chemins qui les conduisent à devenir un seul peuple, le peuple de Dieu !

Pourquoi ne le pourraient-ils pas s’ils recherchent Dieu d’un cœur vraiment sincère, avec pureté d’intention ?

« Paix au hommes à la volonté droite » proclamaient les Anges au ciel de Bethléem alors que, par l’incarnation du Verbe, la Lumière se frayait un chemin en écartant les ténèbres...

Ou bien serait-ce que tant d’hommes et de femmes qui prétendent aimer et servir Dieu, ne se feraient en fait qu’illusion en pervertissant en eux et autour d’eux le « sens religieux » pour se faire idolâtres de leurs opinions, voire de leurs certitudes si elles confondent le moyen de s’unir à leur fin à la fin elle-même.

Oh non, mes amis, celui qui dit aimer et servir Dieu, le Dieu d’Amour et de Vérité, et en son nom est capable de violenter, d’opprimer, d’écraser, peut-être même de tuer n’adore pas le Seul et Vrai Dieu !

Il sert le démon, le diviseur l’ennemi du genre humain.

Puisse l’Esprit d’Amour et de Vérité nous préserver d’une telle perversion ! Puisse-t-il nous enseigner à être simplement, par toute notre vie, à la suite du Christ « doux et humble de cœur », sans ostentations inutiles mais avec cette légitime fierté qui nait de l’action de grâce d’être « Frères et Sœurs du Christ », « Fils et filles de Marie, Fils et Filles de l’Eglise, les Témoins de Son règne !...

Paul a dit aux Romains qu’"ils n’ont pas reçu un esprit qui fait d’eux des esclaves et qui les ramène à la peur ; mais qu‘ils ont reçu un esprit qui fait d‘eux des fils de Dieu, des enfants du même Père"(Rm 8, 14-17).

Ce qui est vrai pour eux l’est aussi pour nous et pour tous.

-"Que ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi" [Ps 33(32),4-5.6.9.18-19.20.22]

« De même que le Christ purifia Ses disciples par Sa parole et leur dit "vous êtes déjà purs à cause de la parole que Je vous ai dite" (Jn 15,3) et Il lava les pieds de Ses disciples avec de l'eau, durant le Lavement des pieds, ainsi dans les premières parties de la Divine Liturgie, Il nous purifie afin que nous puissions par la suite participer à Sa Table d'amour. Le but de la Divine Liturgie étant de nous amener le Christ. » (Père Sophrony)

Vous qui êtes toujours, Seigneur bienfaisant,
Vous qui êtes Lumière parmi les ténèbres,
Vous qui êtes Trésor de bénédiction, Miséricordieux, Compatissant,
Ami des hommes,
Puissant, Inénarrable, Inscrutable, Indicible,
Tout-puissant :
Vous qui rendez possible avec une telle aisance tout ce qui est impossible,
Feu qui dévorez les broussailles des péchés,
Rayon qui brûlez et pénétrez l'univers dans
un grand mystère,

Souvenez-Vous de moi en Votre miséricorde, ô Béni, et non point en Votre justice;
en Votre pardon, et non en Vos sanctions;
en Votre longanimité plutôt qu'en Votre rigueur.
Lorsque Vous pèserez le poids de mes péchés, veuillez le faire avec Votre suavité et non avec Votre
justice.

Approchez-Vous de moi, ô bonté,

Otez le vent mauvais de mon trouble mortel,

Afin que se repose en moi,

Votre souffle de paix : l’Esprit Tout-puissant ! (St Grégoire de Narek)


Aux Juifs qui s’interrogeaient sur l’origine de la manne offerte au Peuple en marche vers une terre promise, Jésus enseignait :

· « En vérité, en vérité, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.

· Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

· Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »

o o Jésus leur répondit :

o o -« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Ayons, frères biens aimés, faim et soif de ce Pain « Eucharistié », de ce Sang versé :

-Du Christ réellement présent en l’Eucharistie qui, étant descendu du Ciel pour donner la vie au monde, réalise l’unification de toutes nos forces vitales pour et en Dieu afin que nous soyons, à la suite de Jésus notre Chef et notre Divin Roi d’Amour, « pain rompu pour un monde nouveau ». !...

· « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » !

« La Divine Liturgie nous enseigne une manière d'être, un ethos (Une pratique) d'humilité.

De même que le Christ S'est sacrifié, ainsi nous devrions nous sacrifier nous-mêmes.

Le type de la Divine Liturgie, c'est l'exemple d'amoindrissement pour nous.

Dans la Divine Liturgie, nous essayons de devenir humbles, parce que nous avons la sensation que là Dieu s’est fait humble.

Chaque Divine Liturgie est une Théop
hanie (Manifestation de Dieu).

Le Corps du Christ apparaît.

Chaque membre de l'Église est [dès lors] une Icône du Royaume de Dieu.

Après la Divine Liturgie, nous devons continuer à "iconifier" le Royaume de Dieu, gardant Ses Commandements (Les commandements du Chr
ist).

La gloire du Christ doit porter du fruit en chaque membre.

Ceci explique Sa parole "C'est la gloire de Mon Père que vous portiez beaucoup de fruit" (Jn 15,8). » (Père Sophrony)

Comme nous le voyons dimanche dernier, nous sommes tous, personnellement, responsables de l’élan missionnaire de l’Eglise en général, de notre Eglise en particulier...


Nos frères de rite latin célèbrent aujourd’hui la Très Sainte Trinité :

-Présentons-nous, chacun, présentons au Dieu Unique et Vrai, au Dieu unique mais non point solitaire, à la Sainte Trinité.

« Sel de la terre et lumière du monde », rendons-grâce d’être Chrétiens, présentons au Seigneur toutes nous demandes pour l'humanité entière ...

Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit (St Mt 28, 16-20).

Soyons les témoins du Dieu Vivant !

Pour ce faire, approchons-nous de Dieu !

Ne contristons plus l’Esprit de Sainteté que Jésus nous communique et qui, par nos vies offertes en union avec le « Premier né » qui s’offre perpétuellement au Père sur nos Autels (Quadisha Qurbana), en des gémissements ineffables, « Abba », « Père, « Aboun d’bashmayo » !

Vivons dans l’action de grâce, que toute notre vie soit eucharistique, sacrifice d’action de grâce ; que toute notre vie soit prière!

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

Mais, mes amis, en ce dimanche ne l’oublions-pas, c'est aussi la fête des mères !

En ce « mois de mai dédié à Marie par l’Occident Chrétien (En Tradition Syriaque c’est plutôt Février, mais peu importe puisque nous sommes ici et non point ailleurs, s’offre à nous l’opportunité de célébrer la Mère du Verbe Incarné par trois « mois de Marie : Février, Mai, Octobre. Que demander de plus ?) , nous nous tournons donc pour finir vers la plus aimante des mères et lui confions toutes nos Mamans. Ayez une petite pensée pour celle du Père Jean-Bernard qui, le 18 Mai, naquit au Ciel.

Par l’intercession de Notre Dame, première créature à avoir été « habitée » pleinement par la Trinité, nous demandons en ce dimanche que cet amour trinitaire aide toutes les femmes, toutes les « Mamans » potentielles à devenir, jour après jour, protectrices de vie, sources d'unité !

Nous Vous adorons ô Dieu Notre Père par Jésus-Christ Votre Fils Notre Seigneur qui vit et règne avec Vous et le Saint-Esprit : Dieu unique pour les siècles des siècles. Amîn.

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

 

Par Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)

 

« Tout homme qui croit en lui...obtiendra la vie éternelle »

 

Hommes insensés, que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu'elle existe, puisque vous avez pour guide l'apôtre qui écrit :

-« Il faut croire que Dieu existe et qu'il assure la récompense à ceux qui le cherchent ».

Que nul ne se pose des questions superflues, mais qu'on se contente d'apprendre ce qui est contenu dans les Écritures.

L'Écriture dit que le Père est source et lumière :

-« Ils m'ont délaissé, moi la source d'eau vive » ; « Tu as abandonné la source de la sagesse », et selon Jean :« Notre Dieu est lumière ».

Or, le Fils, en relation avec la source, est appelée fleuve, car « le fleuve de Dieu, selon le psaume, est rempli d'eau ».

En relation avec la lumière, il est appelé resplendissement quand Paul dit qu'il est « le resplendissement de sa gloire et l'effigie de sa substance ».

Le Père est donc lumière, le Fils son resplendissement, et dans le Fils, c'est par l'Esprit que nous sommes illuminés :

-« Puisse Dieu vous donner, dit Paul, un Esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ; puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur ».

Mais quand nous sommes illuminés, c'est le Christ qui nous illumine en lui, car l'Écriture dit :

-« Il était la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde ».

En plus, le Père étant source et le Fils appelé fleuve, on dit que nous buvons l'Esprit :

-« Tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit ».

Mais, abreuvés de l'Esprit, nous buvons le Christ car « ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait et ce rocher c'était le Christ ».

Le Père étant « le seul sage », le Fils est sa sagesse, car « le Christ est la force et la sagesse de Dieu ».

Or, c'est en recevant l'Esprit de sagesse que nous possédons le Fils et acquérons la sagesse en lui.

Le Fils est la vie, il a dit : « Je suis la vie » ; mais il est dit que nous sommes vivifiés par l'Esprit, car Paul écrit :

« Celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts vivifiera aussi nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous ».

Mais quand nous sommes vivifiés par l'Esprit, c'est le Christ qui est notre vie :

-« Ce n'est plus moi qui vis, mais c'est le Christ qui vit en moi ».

Quand il existe, dans la sainte Trinité, une telle correspondance et unité, qui pourrait séparer soit le Fils du Père, soit l'Esprit du Fils ou du Père ?

Le mystère de Dieu n'est pas livré à notre esprit par des discours démonstratifs, mais dans la foi et dans la prière pleine de respect.

 

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

Sainte Pétronille, qui êtes-vous ?

Vierge, patronne secondaire de la France

(Ier siècle)

Pétronille, vierge romaine, nous est connue par une inscription apposée sur le sarcophage de la sainte, dans la catacombe de Domitille : Aur. Petronillae, filiae dulcissima, rapidement attribuée à Saint Pierre, qui aurait ainsi reconnu en Pétronille sa « fille très douce ».

La renommée de Sainte Pétronille s’étend dès lors rapidement.

Pour sceller l’unité du Siège apostolique et de la Nation franque, les papes Etienne II puis Paul Ier placent au VIIIe siècle la France sous la haute protection de Sainte Pétronille faisant, par analogie, de la France, la Fille aînée de l’Eglise.

Sous l’impulsion du roi Pépin-le-Bref, le corps de Sainte Pétronille est ramené au Vatican, près de la tombe du Prince des Apôtres et une capella Regum Francorum est érigée à proximité de la Basilique Saint-Pierre pour y accueillir les reliques.

Cette chapelle sera connue durant tout le Moyen-Âge comme le Templum Galliae Regum.

A la fin du XVe siècle, Louis XI dotera richement la chapelle, en reconnaissance de la guérison miraculeuse du Dauphin, attribuée à la Sainte.

De même, en 1498, l’ambassadeur du Roi de France à Rome, le cardinal Jean Bilhères de Lagraulas, commanda à un jeune artiste florentin une sculpture de marbre représentant la Vierge et son Fils qui constitue aujourd’hui une œuvre des plus célèbres de l’actuelle basilique Saint Pierre : la Pietà de Michel-Ange.

Dans le même temps, la basilique Saint Pierre connaissait de profondes modifications et l’ancienne basilique constantinienne ainsi que la chapelle franque furent finalement détruites pour permettre la construction de la basilique actuelle.

En 1574, Grégoire XIII, fit procéder à la reconnaissance du corps de la Sainte qui fut finalement déposé à l’emplacement actuel, sous un autel qui lui fut dédié.

Plusieurs plaques commémoratives témoignent de l’attachement particulier de la France à la chapelle de l’une de ses Saintes patronnes.

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

NEUVAINE POUR LA France :

Méditation de l’ Abbé Hubert Lelièvre

France, convertis-toi parce que Jésus t’a sauvée !

Quels beaux Mystères-Dons que ceux de l’Annonciation et de la Visitation ! Inséparables.

L’Annonciation : la visite de l’Archange Gabriel dans la maison de Marie. Pour rejoindre son âme. Toute sa personne.« Réjouis-toi … Sois sans crainte Marie… Fiat : Je suis la Servante du Seigneur. »

Parce que son cœur était à l’écoute et disponible pour accueillir, vivre, réaliser la volonté de Dieu sur Elle et par Elle sur l’Humanité blessée, égarée par le péché. Parce qu’elle a écouté la Parole qui lui a été adressée. Parce que l’humanité entière était suspendue à ses lèvres, à sa réponse. Parce que par son Fiat, Elle a accueilli, en Elle, le Verbe. Jésus. Notre unique Sauveur. Non pas pour un messianisme temporel. Mais pour le Salut des âmes, qui passe par l’engagement de sa propre personne. De sa vie. Marie expose sa vie. Elle donne tout ce qu’Elle est.

C’est parce qu’elle a prononcé le Fiat, que sa joie est immense. Indicible joie qu’elle ne peut garder pour Elle. « En hâte », nous dit Saint Luc, en hâte, elle se rend chez sa cousine Elisabeth. Elle ne peut garder cette joie pour elle-même. Elle ne peut garder cette joie tant attendue, tant recherchée. Enfin, Dieu s’incarne. Son nom est Jésus. Dieu a un Visage.

Il se passe quelque chose d’extraordinaire à la Visitation. Deux femmes. Deux enfants dans le sein de leur mère. Jésus et Jean-Baptiste. Elisabeth tressaille de joie lorsque Marie la salue. Elle est remplie de l’Esprit Saint et s’écrie d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes… »; paroles que nous aimons tant reprendre dans notre chapelet quotidien seul, en famille.

Les entrailles de Marie et d’Elisabeth ! Miséricorde veut dire, entrailles. Des entrailles, du plus profond d’Elisabeth et de Marie s’élève, grâce et avec ces deux enfants encore dans le sein de leur maman, le cantique de louange à la Miséricorde Divine : le Magnificat !

Indicible Mystère ! Indicible Don !

Ce n’est qu’à travers ce regard de l’Annonciation et de la Visitation que nous pouvons comprendre pourquoi la Vierge Marie, exerçant sa Maternité Divine, est venue visiter la Terre, sur tous les continents, à travers l’Histoire de l’Eglise, par exemple Fatima, Akita, Kibeho, etc. A travers les pages de l’Histoire de notre pays, la France : Lourdes, Pontmain, La Salette, La Rue du Bac, Pellevoisin, l’Ile Bouchard, le Laus, la Bataille de la Marne, à Marthe pendant 50 ans, etc…

C’est la Sainte Vierge qui vient nous visiter pour nous dire, à chacun personnellement, à chaque famille, à notre Nation qui aujourd’hui a apostasié la foi de son Baptême, à notre Nation au cœur égaré, aveuglé, qui plonge dans un nihilisme effroyable, aussi à cause du refus de la vie, de la destruction de la famille, de sa culture ; de silences-connivences, de silences complices, de lâchetés : « Écoute le cri de mes entrailles, ce vibrant appel à la Miséricorde Divine… Si je viens te visiter France, Fille ainée de l’Eglise, que j’aime tant,. ce n’est pas pour te dire : “Convertis-toi et tu seras sauvée”. Mais : “Convertis-toi parce que Jésus t’a sauvée”. Tu est déjà sauvée. Voilà pourquoi tu dois venir à Dieu, tu dois revenir vers Dieu.”

En d’autre termes, souviens-toi mon âme, souviens-toi famille chrétienne, souviens-toi, toi chercheur du Christ, souviens-toi législateur et gouvernant. Souviens-toi toi qui fermes obstinément ton coeur à la Lumière de la Vérité. Souviens-toi que personne ne pourra jamais éteindre ce qu’est l’âme de la France, sa vocation, son mystère-don pour l’Eglise entière !

Vois comme déjà se lève cette nuée de saints, Veilleurs, Guetteurs, Sentinelles : ils annoncent l’aurore d’un jour nouveau. Tu devras passer par une purification de ton âme, mais tu annonces déjà l’Espérance d’un matin d’une nouvelle saison missionnaire, répondant “avec générosité et sainteté aux appels et aux défis de notre temps”.

Concrètement : suis-je décidé, vraiment, personnellement, en famille, en paroisse, dans l’Eglise et dans la Cité, à laisser à l’Esprit Saint combler nos âmes… à laisser à la Sainte Vierge toute l’initiative pour nous éclairer, nous guider, nous conduire dans l’être et l’agir pour que Dieu, une fois encore, puisse nous surprendre ?

Est-ce que je prends au sérieux le cri de Jean Paul II lancé à la France, à chacun de nous, il y a tout juste 35 ans : “France, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ?”

Alors, chapelet en main, prions. Si un million de chapelets étaient distribués dans les prochaines semaines et que nous nous mettions sérieusement à le prier avant d’agir,… combien de nuages se dissiperaient rapidement sur la terre de France ! Nous en avons chacun une part de responsabilité devant Dieu, devant l’Histoire !. Les exemples de la puissance du chapelet ne manqsuent pas dans l’histoire de notre pays.

Souviens-toi de ton âme ! Du salut des âmes ! Mon manteau te protège et t‘enveloppe !

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

PADRE PIO NOUS PARLE DE L’ANGE GARDIEN

Dans une lettre du 15 juillet 1913, adressée à l’une de ses filles spirituelles, Annita, il lui prodigue (et à nous aussi) de précieux conseils sur notre relation avec notre ange gardien, sur les locutions intérieures et la prière.

Dans la vie du Padre Pio, les rencontres avec les anges étaient fréquentes et il les connaissait très bien. Pour lui, il s’agissait d’une réalité très concrète. Padre Pio vouait tout particulièrement une grande dévotion à son ange gardien, le « petit compagnon de mon enfance » comme il le qualifiait.

Chère fille de Jésus,

Que ton cœur soit toujours le Temple de la Très Sainte Trinité, que Jésus augmente dans ton âme le feu de son amour et qu’Il te sourit toujours, comme à toutes les âmes qu’Il aime. Que le sourire de Marie Très Sainte t’accompagne dans tous les événements de ta vie, et qu’elle comble abondamment l’absence de ta mère terrestre.

Que ton bon ange gardien veille toujours sur toi, qu’il te conduise sur les durs sentiers de la vie. Qu’il te garde toujours dans la grâce de Jésus, qu’il te soutienne de ses mains, afin que ton pied ne heurte les pierres. Qu’il te protège sous ses ailes contre tous les pièges du monde, du démon et de la chair. Aie une grande dévotion, Annita, envers cet ange si bon et si bienveillant.

Quelle consolation de savoir que près de nous se trouve un esprit qui, du berceau à la tombe, ne nous quitte jamais un instant, pas même lorsque nous osons pécher ! Cet esprit céleste nous guide, nous protège comme un ami, comme un frère. Mais il est tout aussi consolant de savoir que cet ange prie incessamment pour nous, qu’il offre à Dieu toutes les bonnes œuvres que nous accomplissons, nos pensées et nos désirs lorsqu’ils sont purs.

Pour l’amour de Dieu, n’oublie jamais ce compagnon invisible, toujours prêt à nous écouter et prompt à nous consoler. Ô délicieuse intimité ! Ô délicieuse compagnie ! Si seulement nous savions le comprendre ! Aie-le toujours devant les yeux de l’esprit. Rappelle-toi souvent la présence de cet ange, remercie-le, prie-le, tiens-lui toujours bonne compagnie. Ouvre-toi à lui et confie-lui ta souffrance. Aie sans cesse la crainte d’offenser la pureté de son regard.

Sache ceci et fixe-le bien dans ton esprit, il est si délicat, si sensible. Adresse-toi à lui dans les heures de suprême angoisse et tu feras l’expérience de son aide bénéfique. Ne dis jamais que tu es seule pour soutenir la lutte contre tes ennemis. Ne dis jamais que tu n’as personne à qui t’ouvrir et te confier. Ce serait un grave tort que tu ferais à ce messager céleste.

Les locutions intérieures

Quant aux locutions intérieures, ne crains pas, reste calme. Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est que ton cœur s’attache à ces locutions. Ne leur accorde pas trop d’importance, ne leur prête pas attention. Ne dédaigne pas ton amour, ni le temps pour ces choses. Réponds toujours humblement à ces voix : « Si c’est toi, Jésus, qui me parles, fais-moi voir les faits et les conséquences de tes paroles, c’est-à-dire la vertu sainte en moi ».

Humilie-toi devant le Seigneur, confie-toi en Lui, dépense tes forces par grâce divine dans la pratique des vertus, ensuite laisse la grâce de Dieu agir en toi, comme Dieu veut. C’est la vertu qui sanctifie l’âme, non les phénomènes surnaturels.



Et ne crée pas de confusion en toi en essayant de discerner si ces locutions viennent de Dieu. Si Dieu est leur auteur, un des signes principaux est que lorsque tu écoutes ces voix, elles remplissent d’abord ton âme de peur et de confusion, mais ensuite elles te laissent une paix divine.

Au contraire, lorsque l’auteur des locutions est le diable, elles commencent avec une fausse sécurité, suivie d’agitation et d’un malaise indescriptible.

Je ne doute absolument pas que Dieu soit l’auteur des locutions, mais tu dois être très prudente. Ceci ne doit pas t’inquiéter, c’est le test auquel ont été soumis même les plus grands saints et les âmes les plus illustres, et qui étaient acceptables au Seigneur. Tu dois simplement te garder de croire en ces locutions trop facilement, surtout lorsqu’elles te disent comment agir et ce que tu dois faire. Tu dois les recevoir et les soumettre au jugement de ton directeur spirituel. Ensuite, tu dois accepter sa décision.


Par conséquent, le mieux est de recevoir ces locutions avec une grande prudence et une indifférence constante. Agis ainsi et tout va augmenter ton mérite devant le Seigneur. Ne te préoccupe pas de ta vie spirituelle ; Jésus t’aime beaucoup, essaie de répondre à son amour, en grandissant toujours en sainteté devant Dieu et les hommes.

Prie oralement aussi, le moment n’est pas encore venu pour toi de laisser ces prières et, ce faisant, supporte avec patience et humilité les difficultés que tu expérimentes. Que tu sois prête aussi à te soumettre aux distractions et à l’aridité, et tu ne dois en aucune façon abandonner la prière et la méditation. C’est le Seigneur qui veut te traiter ainsi pour ton profit spirituel.


Pardonne-moi si je termine ici ma lettre. Dieu seul sait ce qu’il m’en coûte d’écrire cette lettre. Je suis très malade, prie beaucoup pour moi le Seigneur afin qu’Il me délivre vite de ce corps. Je te bénis ainsi que l’excellente Francesca. Que tu puisses vivre et mourir dans les bras de Jésus.

Padre Pio


Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Le père Alexandre Men (1935-1990)

par le père SERGE MODEL

A la bienheureuse mémoire du père Alexandre Men

« L’essence du christianisme, c’est l’humanité unie à Dieu. C’est l’union de l’esprit humain, borné et limité dans le temps, à l’Esprit divin infini. C’est la sanctification du monde, la victoire sur le mal, les ténèbres et le péché. C’est la victoire de Dieu. Elle a commencé la nuit de la résurrection et continuera tant que le monde existera. » C’est par ces paroles que, le 8 septembre 1990 à Moscou, le père Alexandre Men acheva sa conférence sur « le christianisme ». Le lendemain matin, ce prêtre orthodoxe russe renommé, prédicateur et écrivain brillant, père spirituel de l’intelligentsia, était assassiné par un inconnu. Une fin de martyr venait sceller une vie consacrée à l’annonce de l’Évangile.

UN PRÊTRE AU PAYS DES SOVIETS

Né à Moscou le 22 janvier 1935 dans une famille juive non-religieuse, Alexandre Men auraît pu devenir un « homo sovieticus », considérant que « toute idée religieuse, toute conception d’un pouvoir divin, même n’importe quelle insignifiance à l’égard de Dieu est une abomination indescriptible, un fléau méprisable » (Lénine) et estimant que « le marxisme-léninisme, enrichi par Staline, est la seule théorie philosophique donnant un tableau scientifique du monde, défendant les principes et les méthodes scientifiques d’explication de la nature et de la société, fournissant à l’humanité travailleuse l’instrument de la lutte pour la construction du communisme » (manuel scolaire stalinien).

C’est pourtant le contraire qui adviendra : convertie au Christ alors que la foi chrétienne est persécutée comme jamais dans l’histoire, la mère d’Alexandre Men le fait baptiser dans l’Église orthodoxe « des catacombes » et l’élève dans un esprit à la fois religieux et ouvert sur le monde.

Vers douze ans, Alexandre Men ressent un appel au sacerdoce, et s’y prépare systématiquement. Prodigieusement doué, il étudie – seul – la Bible, l’histoire, la philosophie, la théologie et les sciences naturelles. Après des études supérieures de biologie (pour dialoguer avec une société marquée par le scientisme) et de théologie, il est ordonné prêtre le 1er septembre 1960, et entame un ministère rayonnant, en particulier auprès des intellectuels, savants et artistes. Prêtre de l’Église orthodoxe « officielle » (le patriarcat de Moscou, toléré par le régime soviétique moyennant une « loyauté » affichée envers celui-ci), il organise aussi – en pleine campagne antireligieuse de Khrouchtchev – des activités « illégales » : groupes de catéchèse, d’études bibliques, de prière et d’entraide. Sa personnalité chaleureuse enveloppe ses interlocuteurs de sa joie rayonnante et les impressionne par ses connaissances encyclopédiques. À ceux qui viennent le voir – de plus en plus nombreux, jusqu’à être des milliers à la fin de sa vie – il répète que « le christianisme est une force créatrice agissante », qu’il « n’y a pas de conflit fondamental entre la Bible et la science » et que « Dieu veut la liberté de l’homme …». Ayant compris qu’après des décennies de propagande athée, le langage de l’Église n’était plus directement compréhensible à ses contemporains, le père Alexandre s’efforce de rendre le message chrétien accessible à l’homme d’aujourd’hui.

AUTEUR CLANDESTIN DE « BEST-SELLERS » RELIGIEUX

Pour rappeler aux nouvelles générations, coupées de leurs racines religieuses et culturelles, les « fondamentaux » de la foi, Alexandre Men rédige une « vie de Jésus » accessible à tous (Le Fils de l’homme, en français : Jésus, le Maître de Nazareth), puis six tomes d’une histoire des recherches spirituelles de l’humanité (des origines à la Révélation biblique), qui constituent une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé. Suivront des commentaires pour une Bible russe, un manuel de prière, etc. Ne pouvant être publié en URSS, il sera édité à Bruxelles par un petit éditeur catholique : le « Foyer oriental chrétien », auquel des amis ont fait parvenir ses manuscrits. Une dizaine d’ouvrages (au début sous pseudonyme), verront ainsi le jour en Belgique, avant d’être réintroduits clandestinement en Russie, où ils seront littéralement dévorés par d’innombrables lecteurs (quatre millions pour son premier livre). D’autres projets, dont son magistral Dictionnaire des biblistes, ne verront le jour qu’après son décès (aucun de ses ouvrages ne sera édité dans son pays de son vivant).

HARCELE PAR LE KGB, PUIS VEDETTE DES MEDIAS

L’activité débordante de ce prêtre « hors-normes » ne pouvait évidemment passer inaperçue dans l’État soviétique athée. Outre plusieurs mutations et l’interdiction d’exercer dans la capitale (toute sa vie, il desservira des paroisses de campagne), Alexandre Men est harcelé par le KGB. Mais enquêtes, perquisitions et interrogatoires (sans compter les attaques dans la presse, pamphlets anonymes ou lettres de menaces) ne parviennent pas à « coincer » ce prêtre, dont l’activité n’est ni politique ni « dissidente ». Et, au moment où son arrestation semble néanmoins inéluctable, la perestroika gorbatchévienne met fin aux persécutions des croyants.

Bien plus : la nouvelle politique religieuse du pouvoir met au premier plan ce « pasteur des intellectuels », ouvert sur le monde et la culture de son temps, favorable à l’œcuménisme et au dialogue interreligieux et interconvictionnel. Premier prêtre autorisé à parler de religion dans un lycée soviétique (en 1988), il est invité à se produire – sur les thèmes les plus divers – dans des grandes salles (dont le stade olympique), des usines, des clubs, à la radio, à la télévision, et saisit toutes les occasions pour annoncer l’Évangile : en deux ans, il donnera plus de 200 conférences et préparera trente publications. Il réalise aussi les nombreux projets dont il rêvait : création de la Société biblique russe, d’une université orthodoxe, d’un groupe de bienfaisance auprès de l’hôpital pour enfants de Moscou…

MORT, OU EST TA VICTOIRE ?

Pour certains milieux, qui voulaient à nouveau réduire l’Eglise en Russie à un simple lieu de culte, un sujet obéissant ou un musée, ce véritable « phénomène » était sans doute devenu insupportable. Et le dimanche 9 septembre 1990, à six heures du matin – dans des circonstances toujours non élucidées – le père Alexandre était assassiné à coups de hache, sur le petit chemin forestier vers la gare qu’il empruntait pour se rendre à l’église. Pour ceux qui l’avaient connu, la mort en martyr du père Alexandre Men portait – quels que soient les commanditaires de cet assassinat (KGB, éléments ultranationalistes ou antisémites) – une signification profonde : celle du témoignage « jusqu’au sang » rendu au Christ, auquel il avait consacré toute sa vie.

De plus, contrairement aux attentes de ceux qui voulaient le faire taire, l’héritage d’Alexandre Men n’a pas disparu avec sa mort. Vingt ans après, même si la largesse de vues du père Alexandre n’est pas encore comprise de tous, nul ne nie qu’il ait été un missionnaire extraordinaire, dont « l’action illuminatrice et catéchétique, la parole vivante et inspirée a amené bien des personnes à la foi » (patriarche Cyrille).

"Pastoralia. Bulletin de l’Archevêché (catholique) de Malines-Bruxelles", n°1, janvier 2011, p. 14-15.

Pour commencer de faire connaissance avec ce prêtre admirable et penseur exceptionnel, je vous recommande de lire ou relire l'ouvrage du Père Alexander Men :

LE CHRISTIANISME NE FAIT QUE COMMENCER

Dimanche 31 Mai 2015. Premier dimanche après la Pentecôte Lectionnaire pour la Liturgie et éléments pour méditation :
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 07:47
Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-5.

Mes frères : Puisque nous avons été justifiés par la foi, conservons la paix avec Dieu par Notre-Seigneur Jésus-Christ,
à qui nous devons d'avoir eu accès par la foi à cette grâce dans laquelle nous demeurons fermes, et de nous glorifier dans l'espérance de la gloire de Dieu.
Bien plus, nous nous glorifions même dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la constance,
la constance une vertu éprouvée, et la vertu éprouvée l'espérance.
Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,38-44.

En ce temps-là, en sortant de la synagogue, Jésus entra dans la maison de Simon-Pierre. Or, la belle-mère de Simon était prise d'une forte fièvre ; et l'on demanda à Jésus d'intervenir.
Venant auprès d'elle, il commanda avec force à la fièvre qui la quitta ; et s'étant levée aussitôt, elle se mit à les servir.
Lorsque le soleil fut couché, tous ceux qui avaient chez eux des malades souffrant de maladies diverses, les lui amenèrent ; et lui, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait.
Des démons aussi sortaient de beaucoup, criant et disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " et, commandant avec force, il ne les laissait pas parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
Quand il fit jour, il sortit et alla dans un lieu désert. Les foules se mirent à sa recherche et vinrent jusqu'à lui ; et elles voulaient le retenir, pour qu'il ne les quittât point,
mais il leur dit : " Il faut que j'annonce aussi aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu, car j'ai été envoyé pour cela. "
Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

Le nom de la Vierge était Marie.

Ce qui signifie étoile de la mer. (...)

Elle est cette brillante et merveilleuse étoile qui domine heureusement notre mer immense, étincelante de mérites, éclatante de vertus.

O vous donc, qui flottez sur le courant de ce siècle parmi les orages et les tempêtes, plutôt que vous ne marchez sur la terre, tenez vos yeux fixés sur cette étoile, si vous ne voulez pas sombrer sous les flots.

Êtes-vous assailli par les vents des tentations, précipité sur les écueils des tribulations : regardez l'étoile, appelez Marie.

Êtes-vous ballotté par les flots de l'orgueil, de l'ambition, de la médisance ou de l'envie regardez l'étoile, appelez Marie.

Si la colère, l'avarice ou les sollicitations de la chair agitent la nacelle de votre âme, regardez Marie. Si, troublé par l'énormité de vos crimes, confus de la laideur de votre conscience, effrayé de l'horreur du jugement vous vous sentez descendre dans le gouffre de la tristesse, dans l'abîme du désespoir: pensez à Marie.

Dans les périls, dans les angoisses, dans les perplexités, pensez à Marie, invoquez Marie. Ayez-La toujours sur les lèvres, toujours dans le coeur : et pour obtenir le suffrage de sa prière, ne manquez pas de suivre l'exemple de sa vie.

Tant qu'on La suit, on ne dévie pas ; tant qu'on La prie, on ne désespère pas ; tant qu'on pense à Elle, on n'erre pas.

Avec son appui on ne peut choir ; sous sa protection, on ne craint rien ; sous sa conduite, on ne se lasse pas ; avec sa faveur on arrive ; et ainsi on éprouve en soi-même la vérité de cette parole : le nom de la Vierge était Marie.

(D’une homélie de
Saint Bernard)

Deux mains blanches lui « arrachèrent quelque chose des yeux »…

Bruno Cornacchiola, né le 9 mai 1913 dans une famille pauvre et agnostique de cinq enfants, devint chrétien dans une église adventiste, hostile au pape.

Protestant extrémiste, il avait l'intention de tuer le pape Pie XII lorsque la Vierge Marie lui apparut à Tre Fontane (Rome) le 12 avril 1947. Tre Fontane est l'endroit où saint Paul (qui s'appelait Saul avant sa conversion) fut décapité.

Ce 12 avril 1947, Bruno avait emmené ses trois enfants jouer à la balle sur un terrain vague de Tre Fontane ; la balle fut perdue, on la rechercha. Et voici que l'un des enfants, Gianfranco, s'agenouilla à l'entrée de la grotte, en disant "Belle dame !", les autres enfants arrivèrent et s'agenouillèrent eux aussi, en disant "Belle dame !" Les enfants devinrent extrêmement lourds et leur père ne put pas les déplacer de leur position.

Entrant dans la grotte, Bruno Cornacchiola eut la sensation de deux mains blanches qui lui "arrachèrent quelque chose des yeux", et après un instant d'obscurité, il vit lui aussi..." Tu me persécutes, arrête maintenant ! Retourne au saint bercail, lui dit la Belle Dame. Que l'on prie et que l'on récite quotidiennement le rosaire pour la conversion des pécheurs, des incrédules et pour l'unité des Chrétiens".

Françoise Breynaert
www.mariedenazareth.com

Appliquer à soi-même les préceptes de l'Écriture sainte (saint Marc l'Ascète)

Lorsqu'il lit les saintes Écritures, celui qui est humble et engagé dans la vie spirituelle appliquera tout à lui-même, et non pas à son prochain.

Prière

Ô Dieu de tous les humains, Vous désirez que tous connaissent Votre amour. Votre Esprit Saint habite en nous, qu’Il ranime en nous la joie ! Qu’Il nous donne la compassion pour ceux qui sont dans la souffrance.Amîn.

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

Pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi

Quelle merveille, cette condescendance inexprimable de l'amour que Dieu nous porte, lui l'ami des hommes ! (Sg 1,6)

Ce qu'il est par nature à l'égard de son Père, il nous accorde de l'être à son égard par l'adoption et par la grâce…

La gloire donnée au Fils par le Père, le Fils nous la donne à son tour par grâce divine.

Encore mieux :

De même qu'il est dans le Père et le Père en lui, de même le Fils de Dieu sera en nous et nous dans le Fils, si nous le voulons, par la grâce.

Une fois devenu semblable à nous par la chair, il nous a rendus participants de sa divinité et il nous incorpore tous à lui.

D'ailleurs la divinité à laquelle nous participons par cette communion n'est pas divisible en parties séparées ; il s'ensuit nécessairement que nous aussi, une fois que nous avons participé à elle en vérité, nous sommes inséparables de l'Esprit unique, formant un seul corps avec le Christ.

(Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Éthique 1, 6-8 (trad. Prière mystique, Cerf 1979, p. 75 rev.))

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

FAIRE LA VOLONTE DIVINE…

Où donc t'ai-je trouvé, Seigneur,
pour apprendre à te connaître ?

Avant que je te connaisse,
tu n'étais pas encore dans ma mémoire.

Où donc t'ai-je trouvé,
pour te connaître,
si ce n'est en toi,
au-dessus de moi ?

Aucun espace dans tout cela :
nous nous éloignons,
nous nous approchons de toi,
rien de cela n'est dans l'espace.

C'est partout, ô Vérité,
que tu sièges pour tous ceux

qui viennent te consulter,

et tu réponds en même temps
à tous ceux qui te consultent

sur des questions différentes.

Tu réponds clairement,
mais tous ne t'entendent pas clairement.

Tous te consultent sur ce qu'ils veulent,
mais ils n'entendent pas toujours

la réponse qu'ils veulent.

Le meilleur de tes serviteurs
n'est pas celui qui se soucie

de t'entendre dire ce qu'il veut ;

c'est plutôt celui qui veut ce que tu lui dis.

[Saint Augustin
(Les Confessions, X, 26).]

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 11,27-33.

En ce temps-là, Jésus et ses disciples reviennent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver.
Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »
Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.
Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. »
Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?”
Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète.
Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »

Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :

Par Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église. Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)


« Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)...

Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment...

Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ?

Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué.

Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...


Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir.

Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà.

Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...


Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite...

Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas.

Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles :

-« Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11).

Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court.

Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci.

La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).


Samedi 30 Mai 2015. Eléments pour méditation :
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:37
Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

· Saint Qurbana

o Actes 3: 1 – 20 :

  • 01 Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure.
  • 02 On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
  • 03 Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
  • 04 Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! »
  • 05 L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
  • 06 Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. »
  • 07 Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent.
  • 08 D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu.
  • 09 Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
  • 10 On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.
  • 11 L’homme ne lâchait plus Pierre et Jean. Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits.
  • 12 Voyant cela, Pierre interpella le peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ?
  • 13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher.
  • 14 Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
  • 15 Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.
  • 16 Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous.
  • 17 D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
  • 18 Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.
  • 19 Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.
  • 20 Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné.

o

o I Corinthiens 12: 28 :

o 28 Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses.

o 13: 10 :

o 10 Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

o

o Saint Matthieu 19: 23 – 30 :

  • 23 Et Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
  • 24 Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
  • 25 Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
  • 26 Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
  • 27 Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
  • 28 Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
  • 29 Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.
  • 30 Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.
Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

Par Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Traité sur l'Évangile de saint Luc, V, 11-13

« Voyant leur foi, il lui pardonne »


« Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique :

Tes péchés sont pardonnés. »

Le Seigneur est grand :

-à cause des uns, il pardonne aux autres; il agrée la prière des premiers et il pardonne aux seconds leurs péchés.

Hommes, pourquoi donc aujourd'hui votre compagnon d'existence ne pourrait-il rien pour vous, quand auprès du Seigneur son serviteur a le droit d'intervenir et d'obtenir ?


Vous qui jugez, apprenez donc à pardonner; et vous qui êtes malades, apprenez donc à supplier.

Si vous n'espérez pas le pardon direct des fautes graves, recourez alors à des intercesseurs, recourez à l’Église qui priera pour vous; alors, par égard pour elle, le Seigneur vous accordera le pardon qu'il aurait pu vous refuser.

Nous ne négligeons pas la réalité historique de la guérison du paralytique; mais nous reconnaissons avant tout la guérison en lui de l'homme intérieur, à qui les péchés sont pardonnés.


Le Seigneur veut sauver les pécheurs; il démontre sa divinité par sa connaissance des secrets et par les prodiges de ses actions.

« Qu'est-ce qui est le plus facile à dire ? » demande-t-il donc. De dire : « Tes péchés te sont remis » ? ou bien « Lève-toi et marche » ?

Ici il fait voir une image complète de la résurrection, puisque, guérissant la blessure de l'âme et du corps, l'homme tout entier est guéri.

Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

Vaincre ses mauvaises passions (saint Nikon d'Optina)

Nous devons considérer toutes les choses mauvaises, même les passions qui nous mènent la guerre, comme n'étant pas de nous, mais de notre ennemi, le diable.

C'est très important.

Vous ne pouvez vaincre une passion que si vous ne la considérez pas comme faisant partie de vous.

Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

Par Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, n° 5

« Ayez foi en Dieu »


« C'est une grande affaire, dit l'Ecriture, de trouver un homme qui a la foi » (Pr 20,6).

Je ne te dis pas cela pour t'inciter à m'ouvrir ton cœur, mais pour que tu montres à Dieu la candeur de ta foi, à ce Dieu qui sonde les reins et les cœurs et qui connaît les pensées des hommes (Ps 7,10; 93,11).

Oui, c'est une grande chose qu'un homme qui a la foi ; il est plus riche que tous les riches.

En effet, le croyant possède toutes les richesses de l'univers, puisqu'il les méprise et les foule aux pieds.

Car, même si ceux qui sont riches possèdent des tas de choses au plan matériel, comme ils sont pauvres spirituellement ! Plus ils amassent, plus on les sent consumés du désir de ce qui leur manque.

Au contraire, et c'est bien là le comble du paradoxe, l'homme qui a la foi est riche au sein de la pauvreté, car il sait qu'il n'a besoin que de vêtements et de nourriture ; il s'en contente et met sous ses pieds les richesses.


Et ce n'est pas seulement nous, qui portons le nom du Christ, qui vivons d'une démarche de foi.

Tous les hommes, même ceux qui sont étrangers à l'Eglise, vivent d'une démarche semblable.

C'est par une foi dans l'avenir que des gens qui ne se connaissent pas parfaitement contractent un mariage ; l'agriculture est basée sur la confiance que les travaux engagés porteront des fruits ; les marins mettent leur confiance dans un frêle esquif de bois...

C'est selon une démarche de foi que tiennent la plupart des entreprises humaines ; tout le monde croit en des principes.


Mais aujourd'hui les Ecritures vous appellent à la vraie foi et vous tracent la vraie route qui plaît à Dieu.

C'est cette foi qui, chez Daniel, a fermé la gueule des lions (Dn 6,23).

Par « le bouclier de la foi vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais » (Ep 6,16)...

La foi soutient les hommes jusqu'à marcher sur la mer (Mt 14,29).

Certains, comme le paralytique, ont été sauvés par la foi des autres (Mt 9,2) ; la foi des sœurs de Lazare a été si forte qu'il a été rappelé des morts (Jn 11)...

La foi donnée gratuitement par l'Esprit Saint dépasse toutes les forces humaines.

Grâce à elle on peut dire à cette montagne :

« Transporte-toi jusque là-bas » et elle se transportera (Mt 17,20).

Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

PRIÈRE DE GUY GANACHAUD

A la Vierge de Mai.
Splendeur des lys de mai, vous êtes notre reine,
l’aurore de nos yeux, la paix de notre soir ;
et nous plaçons en vous tous nos ciels bleu d’espoir,
nos rires et nos cœurs et toute notre peine.

Nous cueillerons pour vous, aimable souveraine,
des fleurs et des Ave tout le long du chemin ;
et si l’ombre du soir obscurcit le matin,
trouez d’or et d’azur le mur de notre peine.

Blancheur des lys de mai, Vierge belle et sereine ;
prenez-nous par la main lorsque viendra le soir ;
prenez-nous par la main le long de notre peine...

Guy Ganachaud

Seigneur, épargnez-moi! (saint Ephrem)

Ô Seigneur de bonté, épargnez Votre serviteur, afin que je ne me retrouve pas en grande crainte et honte à Votre Jugement, afin que je ne sois pas une disgrâce pour les Anges et les hommes.

+++

NEUVAINE POUR LA FRANCE :

Méditation de Mgr Pierre D’Ornellas

« Marie, la toute sainte »

La France est une terre de saints et de saintes, dons admirables de Dieu. Impossible de tous les nommer, ils sont si nombreux !

Pensons à Blandine, martyrisée à Lyon en 177, avec l’évêque Pothin et 46 compagnons de foi en Jésus-Christ : modèles de ceux qui, aujourd’hui, osent dire leur foi. Parlons de Martin, mort en 397, l’infatigable évangélisateur dont la charité frappe tous les esprits et dont de nombreuses églises portent le nom. NommonsGeneviève, patronne de Paris et des gendarmes, morte en 512. Sa force d’âme, sa prière et la clarté de son jugement font d’elle une incarnation du génie féminin, sentinelle vigilante de l’Invisible.

Sautons les siècles : Saint Louis chercha le juste discernement pour servir le bien commun de tous. Mort en 1270, il est le modèle de l’homme politique par le service désintéressé, par son souci de l’équité. A-t-il connu saint Yves, né en 1253 en Bretagne, qui y exerça la justice en ami des pauvres ? Il inspire aujourd’hui bien des personnes versées dans le délicat métier de la justice.

Qui oubliera Vincent de Paul, mort en 1660, dont la charité pour les plus pauvres est prophétique ? Il inspira tant de saints et de saintes, connus et inconnus, qui aimèrent le plus rejeté ou exclu. Parmi eux, un étudiant, devenu père de famille et universitaire brillant, le bienheureux Frédéric Ozanam, mort à 40 ans en 1853, dont les « conférences de charité » devenues « conférences saint Vincent de Paul » continuent leur mission de bonté évangélique.

Aux lendemains de notre Révolution, surgit l’imprévisible Jeanne Jugan qui, à Saint-Malo, accueillit chez elle une vieille femme aveugle. Elle donna naissance aux Petites Sœurs des Pauvres répandues dans le monde par leurs « Maisons » où règne un esprit de famille : chaque personne âgée y est aimée jusqu’à son dernier souffle. Quel prophète en notre temps où l’accompagnement des personnes en fin de vie interpelle notre fraternité !

Ajoutons la « petite » Thérèse Martin, morte à Lisieux à 24 ans à l’orée du XXème siècle. Face à l’athéisme, ses Manuscrits dévoilent la vérité sur l’homme : chacun, y compris le criminel, est un enfant infiniment chéri de Dieu, riche en miséricorde. Elle est le héraut de l’espérance pour tous. Et ses parents, Zélie et Louis Martin, veuf après 19 ans de mariage, prophètes des saints époux et parents d’aujourd’hui !

À cause de sainte Bernadette, morte à 35 ans, des millions de pèlerins repartent chaque année de Lourdes, convertis dans l’espérance. En 1858, la Vierge Marie lui dit son nom : « l’Immaculée Conception ». Un an plus tard, meurt Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars que l’on est venu voir de partout : prophète des prêtres ordinaires et humbles, habités par la « charité pastorale ».

Plus près de nous, le bienheureux Marcel Callo, jeune de Rennes, arrêté à 23 ans, car, dit le commandant nazi, « Monsieur est beaucoup trop catholique ». Quand il meurt le 19 mars 1945 au camp de Mauthausen, le colonel confie : « J’ai vu le regard d’un saint ». Prophète des témoins de la lumière dans les ténèbres.

Prier pour la France, c’est invoquer l’Esprit de sainteté afin qu’il suscite aujourd’hui les saints dont nous avons besoin. C’est demander à la Vierge Marie qu’elle nous aide à répondre personnellement à Dieu qui nous appelle : « soyez saints car moi, votre Dieu, je suis saint ». Les saints font luire l’admirable lumière d’amour et de paix. Ils forgent une société digne de l’homme à l’image de notre grand Dieu.

Regardant le 3ème millénaire, saint Jean-Paul II – qui nous visita plusieurs fois, – rappela l’« appel universel à la sainteté » que lança solennellement l’Église au concile Vatican II (cf. Lettre du 6 janvier 2001, n.30). Inspiré par un saint français, Louis-Marie Grignon de Montfort, il remit sa vie entre les mains de Marie : « totus tuus ». Elle est « la toute sainte » qui ouvre le chemin de la sainteté à ses enfants. Car « le trésor de la mère appartient à l’enfant », écrivit Thérèse de Lisieux, la patronne secondaire de la France, dans son ultime poème « Pourquoi je t’aime ô Marie ».

Vendredi 29 Mai 2015 Vendredi d’or (vendredi après la Pentecôte) Lectures pour la Liturgie et éléments pour la méditation :
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 11:44
Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Livre des Actes des Apôtres 8,5-8.

En ces jours-là, Philippe étant descendu dans une cité de Samarie, y prêcha le Christ.
Les foules étaient attentives à ce que disait Philippe, écoutant d'un seul cœur et voyant les miracles qu'il faisait.
Les esprits impurs, en effet, dont beaucoup étaient possédés, sortaient en poussant de grands cris ; beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris,
et il y eut grande joie dans cette ville.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,1-6.

En ce temps-là, ayant assemblé les douze apôtres, Jésus leur donna puissance et autorité sur tous les démons, et le pouvoir de guérir les maladies.
Et il les envoya prêcher le royaume de Dieu et guérir les malades,
et il leur dit : " Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques.
En quelque maison que vous entriez, demeurez-y et repartez de là.
La ville dont les gens ne vous recevraient pas, sortez-en et secouez sur eux, en témoignage, la poussière de vos pieds. "
Etant partis, ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Jésus révèle le Nom du Dieu Père.

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°106

« J'ai manifesté ton nom aux hommes que tu m'as donnés » :

-non pas son nom de Dieu, mais celui de Père.

Ce nom-là ne pouvait pas être manifesté sans la manifestation du Fils.

En effet, il n'y a aucun peuple qui, même avant de croire en Jésus Christ, n'ait eu une certaine connaissance de Dieu comme étant le Dieu de toute la création.

Car la puissance du Dieu véritable est telle qu'il ne peut absolument pas être caché à une créature raisonnable qui veut faire usage de son esprit.

Sauf un petit nombre d'individus dont le caractère a vraiment atteint la dépravation, le genre humain tout entier reconnaît Dieu comme l'auteur de ce monde...

Mais le nom de Père de Jésus Christ, par lequel il enlève le péché du monde, n'était nullement connu, et c'est ce nom-là que le Seigneur manifeste à ceux que son Père lui a donnés.

+++

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 311, 2

« Il les envoya prêcher le royaume de Dieu »


Les bienheureux apôtres ont vu, les premiers, le Christ pendu à la croix, ils ont pleuré sa mort, ils ont été saisis d'effroi devant le prodige de sa résurrection, mais bientôt, transportés d'amour par cette manifestation de sa puissance, ils n'ont plus hésité à verser leur sang pour attester la vérité de ce qu'ils avaient vu.

Pensez, mes frères, à ce qui était demandé à ces hommes :

-partir dans le monde entier prêcher qu'un homme mort était ressuscité et monté au ciel, souffrir pour la prédication de cette vérité tout ce qui plairait à un monde insensé : privations, exil, chaînes, tourments, bûchers, bêtes féroces, des croix et la mort.

Était-ce pour un objet inconnu ?

Était-ce pour sa gloire que Pierre mourait ?

Pour son avantage qu'il prêchait ?

Lui, il mourait ;

-un autre que lui était glorifié.

Lui, il était tué ; un autre adoré.

Seule la flamme ardente de la charité unie à la conviction de la vérité peut expliquer une pareille audace !

Ce qu'ils ont prêché, ils l'avaient vu.

On ne meurt pas pour une vérité dont on n'est pas sûr.

Ou bien, devaient-ils nier ce qu'ils avaient vu ? Ils ne l'ont pas nié :

-ils ont prêché ce mort qu'ils savaient tout à fait vivant ; ils savaient pour quelle vie ils méprisaient la vie présente.

Ils savaient pour quel bonheur ils supportaient des épreuves passagères, pour quelle récompense ils foulaient aux pieds toutes ces souffrances :

-Leur foi !

Elle pesait dans la balance plus que le monde entier.


Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

PRIÈRE DE FLORENCE SAILLEN

S’endormir dans les bras de Notre-Dame


S’endormir dans les bras de Notre-Dame,
Comme un petit enfant,
Lui offrir son âme,
Son amour et son esprit confiant.

La suivre dans la nuit,
Sans jamais se retourner,
La suivre dans la vie,
Sans jamais cesser d’aimer.

S’endormir dans les bras de Notre-Dame,
Le cœur remplit d’espérances,
Sécher toutes les larmes,
Donner un sens à l’existence.

La prier à tout moment,
Sans jamais douter,
La prier instamment,
Sans jamais la renier.

S’endormir dans les bras de Notre-Dame,
Avec une fidélité sans faille,
S’incliner devant sa flamme,
Où l’amour jaillit tel un feu de paille.

La rechercher en toutes situations,
Implorer par elle son fils Bien-Aimé,
La rechercher sans jamais se décourager,
Sur les chemins de la vérité.

(Florence Saillen)

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Prière des « Amis de Sabeel » pour le jeudi 28 mai 2015

• La semaine dernière, le premier ministre d'Israël a annoncé le gel d'une mesure qui aurait interdit aux Palestiniens de circuler en Cisjordanie dans des autobus israéliens, ce qui revenait à pratiquer une véritable ségrégation entre les voyageurs sur une base de race et d'identité nationale. Seigneur, nous prions pour la fin de cette application discriminatoire de la loi en ces temps d'occupation. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

• Au cours de heurts dans le camp de réfugiés de Shuafat, un garçon de 10 ans a été atteint par une balle caoutchoutée des forces israéliennes, lui causant des fractures au crâne et à la mâchoire ainsi que la perte de l'œil gauche. Seigneur, donne-nous le courage d'être avec ceux qui sont vulnérables et opprimés, et de ne jamais oublier la perte de l'innocence sous l'occupation. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

• Les élèves de Palestine et d'Israël terminent, en ce moment, l'année scolaire et nombre d'entre eux, à la fin de l'enseignement secondaire, passent les examens nationaux qui détermineront leur avenir. Seigneur, nous t'en supplions, donne à ces jeunes gens la clarté d'esprit - en dépit des incertitudes qui sont leur lot quotidien - pour réussir leurs épreuves et que les grandes vacances soient un repos bienvenu pour tous les enfants. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

• Seigneur, nous te prions pour nos programmes de cette semaine, et surtout pour la retraite des femmes à Aïn Karem qui fait écho au Magnificat de Marie, et à la récente canonisation de deux religieuses palestiniennes du 19èmesiècle, les deux premières saintes palestiniennes de l'ère moderne. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

• Nous prions, avec le Conseil œcuménique des Églises, pour le Botswana et le Zimbabwe. Seigneur, dans ta miséricorde, entends notre prière.

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Psaume 69 : 13 Ceux qui sont assis à la porte parlent contre moi et les buveurs de liqueurs fortes se moquent de moi dans leurs chansons.


« Mes enfants, gardez bien vos langues. Maintenant, plus que jamais, il est important de mesurer vos paroles et de garder captive toute pensée à Christ. Soyez bien réfléchis dans votre discours. Que la grâce soit sur vos lèvres. Ne parlez pas en mal ou ne laissez pas de discours désinvolte sortir de votre bouche.

La langue est un outil facile pour le diable et doit donc être surveillée avec beaucoup de diligence

Il est de loin préférable de ne pas parler que de parler témérairement ou de façon irréfléchie. Que le silence soit votre prière et ne vous précipitez pas pour combler chaque silence. Dites seulement ce qui est nécessaire pour améliorer les autres, en prenant soin de ne pas flatter. Parlez avec sincérité, honnêteté et bonté.

Si vous ne pouvez pas maîtriser cela, il est préférable de garder le silence. Il y a des moments où une réprimande est nécessaire mais qu’elle soit aussi douce qu’honnête, mesurée et pesée pour s’adapter à la situation. Il y a beaucoup de silence dans les Écritures. Étudiez ces silences et vous aurez de nombreuses grâces ».

Ô mon Jésus, Vous étiez silencieux devant vos accusateurs. Aidez-moi à mettre une garde sur ma langue et à être mesurée et réfléchie dans mon discours. Gardez-moi dans le silence glorieux de Votre étreinte, — un endroit d’une immense majesté où les mots échouent. Jésus, je Vous aime ! Mettez une garde sur ma bouche afin que je parle seulement et toujours dans la Divine Volonté. Amen.

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,46-52.

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°2 ; PL 76, 1081 (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 141 rev.)

« Il criait de plus belle »


Que tout homme qui connaît les ténèbres qui font de lui un aveugle...crie de tout son esprit :

- « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ».

Mais écoutons aussi ce qui fait suite aux cris de l'aveugle :

-« Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour lui imposer silence » (Lc 18,39).

Qui sont-ils ?

Ils sont là pour représenter les désirs de notre condition en ce monde, fauteurs de trouble, les vices de l'homme et leur tumulte, qui, voulant empêcher la venue de Jésus en nous, perturbent notre pensée en y semant la tentation et veulent couvrir la voix de notre cœur en prière.

Il arrive souvent, en effet, que notre volonté de nous tourner vers Dieu à nouveau..., notre effort pour éloigner nos péchés par la prière, soit contrarié par leur image : la vigilance de notre esprit se relâche à leur contact, ils jettent la confusion dans notre cœur, ils étouffent le cri de notre prière...


Qu'a donc fait cet aveugle pour recevoir la lumière malgré ces obstacles ?

« Il criait de plus belle : ' Fils de David, aie pitié de moi ! ' »...

Oui, plus le tumulte de nos désirs nous accable, plus nous devons rendre notre prière insistante...

Plus la voix de notre cœur est couverte, plus elle doit insister vigoureusement, jusqu'à couvrir le tumulte des pensées envahissantes et toucher l'oreille fidèle du Seigneur.

Chacun se reconnaîtra, je pense, dans cette image : au moment où nous nous efforçons de détourner notre cœur de ce monde pour le ramener à Dieu..., ce sont autant d'importuns qui pèsent sur nous et que nous devons combattre.

C'est un essaim que le désir de Dieu a du mal à écarter des yeux de notre cœur...

Mais en persistant vigoureusement dans la prière, nous arrêtons en notre esprit Jésus qui passait.

D'où le récit de l'Évangile :

-« Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène » (v. 40).

Jeudi 28 Mai 2015 Eléments pour la méditation :
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:18
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » : Prière à "Notre-Dame de la Prière" / Marie comme modèle des sauvés / Marie veut nous apprendre à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec Dieu…/ DEUX CONSEILS POUR RETROUVER LA PAIX INTÉRIEURE

Sainte Marie, Notre-Dame de la Prière

Tu as accueilli dans la foi le message de l’ange Gabriel
et tu es devenue la Mère de Jésus, le Verbe Eternel et Fils Unique du Père.
Apprends-nous à prier pour grandir dans la foi.

A la Visitation, tu as exulté de joie par le Magnificat.
Apprends-nous à rendre grâce à Dieu.

A Cana, tu as prié le Christ
pour qu’Il donne le vin des noces.
Apprends-nous à intercéder pour nos frères.

Debout au pied de la Croix,
tu as souffert avec Jésus par amour pour les pécheurs.
Apprends-nous à accueillir la miséricorde du Père.

A la Pentecôte, tu priais avec les Apôtres
quand ils ont reçu la plénitude de l’Esprit-Saint.
Apprends-nous à demander l’Esprit
pour témoigner de l’Evangile.

Tu es la Mère de l’Eglise et la Protectrice des Familles.
Veille sur chacune de nos familles.
Apprends-nous à aimer avec fidélité.

Tu es la Mère de l’humanité et la Patronne de la France,
ouvre notre pays aux dimensions universelles
de l’amour de Dieu.
Apprends-nous à servir avec générosité.

O Marie, Mère de Miséricorde « Toute Pure et Immaculée »,
priez pour nous qui avons recours à vous !
Notre-Dame de la Prière, apprenez-nous à prier.Amîn

MARIE COMME MODELE DES SAUVES.

Dans l'Église orthodoxe la Vierge Marie est l'image de ceux qui sont sauvés. Si Jésus-Christ est le Sauveur, Elle est, par excellence, l'image de ceux qui sont sauvés.

Elle est, dans tous les aspects de sa vie, non pas la grande exception, mais plutôt le grand exemple.

Depuis sa conception jusques à sa Dormition, elle révèle à quel point tous les gens doivent être (quand ils sont véritablement sanctifiés par l'Esprit Saint) serviteurs de Dieu et imitateurs du Christ.

Dans la fête de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple, nous voyons comment la mère du Christ est constamment chantée dans des hymnes comme le "temple vivant de la sainte gloire du Christ notre Dieu.

" Elle est saluée comme "l'arche vivante qui contient le Verbe qui ne peut être contenu".

Elle est glorifiée comme "le temple qui va contenir Dieu", consacrée par l'Esprit pour être la "demeure du Tout Puissant".

"Elle entre dans le Saint des Saints pour devenir elle-même le "Saint des Saints animés", celui en qui le Christ est formé, faisant ainsi d'elle, et de tous ceux qui font un avec elle dans la foi, la "demeure du ciel."

Nous sommes tous faits pour être des temples vivants de Dieu.

Nous sommes tous créés pour être des demeures de Sa gloire.

Nous sommes tous façonnés à Son image et à Sa ressemblance pour être demeures de Sa présence.

Le premier martyr chrétien, le protodiacre Etienne dont la mémoire est célébrée le troisième jour après la Nativité, a été mis à mort pour proclamer cette merveille quand il a témoigné que "le Très Haut n'habite pas dans des maisons faites de mains d'hommes.

" Pour cela, comme Jésus lui-même, il a été accusé d'avoir planifié la destruction du temple terrestre à Jérusalem (Actes 7:48; 6:14 ).

L'apôtre Paul proclame cette même doctrine, clairement et sans équivoque quand il écrit aux Corinthiens et à nous-mêmes que "nous sommes ouvriers avec Dieu, vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu" (I Cor. 3:9).

Ce même enseignement se trouve dans l'Epitre de l'apôtre aux Ephésiens, comme confirmation des paroles de Jésus dans l'Evangile enregistrées par saint Jean, selon lesquelles "si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et ferons notre demeure en lui "(Jn 13:23).

Jésus-Christ, le Fils, le Verbe et l'Image de Dieu, est physiquement et spirituellement formé dans le corps de la Vierge Marie, afin qu'Il puisse être formé en nous aussi (cf. Gal. 4:19).

Tel est le sens de la Nativité, qui est le sens de la vie elle-même:

-le Christ en nous et nous en Christ, Dieu avec nous et nous avec Dieu.

L'Esprit dans nos cœurs, afin que l'Esprit puisse s'écouler hors de nous, et sanctifier le monde autour de nous.

Il ne s'agit pas de simple symbolisme, de langage exalté de la Liturgie et des Écritures. C'est quelque chose de très sérieux!

(Version française Claude Lopez-Ginisty , source : http://orthodoxologie.blogspot.frd'après

Fr. Thomas Hopko in "The Winter Pascha"( La Pâques d'hiver))

Marie veut nous apprendre à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec Dieu…

Si vous voulez ressembler à Marie, soyez heureux. L’humilité et la joie se puisent dans la foi qui nous rappelle combien Dieu nous aime, et combien il nous veut heureux et équilibré. D’ailleurs, la Vierge Marie était profondément équilibrée.

N’imaginez pas que l’équilibre humain, on l’a ou on ne l’a pas ! Il faut aller le chercher, cet équilibre qui est source de joie. Il faut aller le chercher avec courage, parce que, au départ, nous sommes tous déséquilibrés. Cela s’appelle le péché originel !

Le péché originel, entretenu par notre péché actuel, crée en nous un profond déséquilibre qui introduit le soupçon, la peur, dans nos relations avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes. Marie a été conçue sans le péché originel, sans ce déséquilibre !

Et ce cadeau de Dieu n’est pas uniquement pour elle ou pour Jésus, mais aussi pour nous. Elle veut nous partager ce cadeau, en nous apprenant à nous réconcilier avec la création, avec nous-mêmes, avec les autres et avec Dieu.

Père Emmanuel Gobilliard
Actuel Recteur de la cathédrale du Puy (France)
www.laneuvaine.fr

SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST,
FILS DU PÈRE,
DAIGNEZ ENVOYER À PRÉSENT VOTRE ESPRIT SUR LA TERRE.
FAITES HABITER L’ESPRIT SAINT
DANS LES CŒURS DE TOUS LES PEUPLES
AFIN QU’ILS SOIENT PRÉSERVÉS
DE LA CORRUPTION, DES CALAMITÉS
ET DE LA GUERRE.
QUE LA DAME DE TOUS LES PEUPLES,
LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE,
SOIT NOTRE AVOCATE.
AMÎN.

DEUX CONSEILS POUR RETROUVER LA PAIX INTÉRIEURE:

Comment se libérer du souvenir du tort subit (saint Maxime)

Si vous vous souvenez du mal de quelqu'un, alors priez pour cette personne. Et à travers votre prière, vous enlèverez la douleur du souvenir du mal qu'elle a commis, et vous stopperez le progrès de la passion.
(Saint Maxime le Confesseur.)

Le péché de votre prochain (saint Tikhon de Zadonsk)

Ne pensez pas aux péchés de votre frère, mais plutôt à ce qui en lui est meilleur qu'en vous.
(Saint Tikhon de Zadonsk)

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:38
Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Livre des Actes des Apôtres 5,12-16.

En ces jours-là, beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient parmi le peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon,
et aucun des autres n'osait se joindre à eux ; mais le peuple les louait hautement.
De plus en plus s'adjoignaient des croyants au Seigneur, hommes et femmes en masse,
à tel point qu'on apportait les malades dans les rues et qu'on les plaçait sur des lits et des grabats, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu'un d'eux.
On venait même en foule des villes voisines de Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs, qui tous étaient guéris.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-52.

En ce temps-là, Jésus dit à la foule des Juifs : Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ; et je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les Prophètes : Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement, vient à moi.
Ce n'est pas que personne ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu ; celui-là a vu le Père.
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Je suis le pain de vie.
Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.
Voici le pain descendu du ciel, afin qu'on en mange et qu'on ne meure point.
Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde."
Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant : "Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ?"

Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église Latine.
Le Chemin de la perfection, ch. 33-34 (trad. Seuil 1961, p. 194s)

« Ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas »


Le bon Jésus, voyant combien son secours nous était nécessaire, a cherché un moyen admirable où paraît bien l'excès de son amour pour nous.

Voilà pourquoi il a fait en son nom et au nom de tous ses frères cette prière :

-« Donne-nous aujourd'hui, Seigneur, notre pain de ce jour » (Mt 6,11)...

Il a senti qu'il devait réveiller notre amour en nous mettant le sien sous les yeux, et non pas un jour seulement, mais tous les jours.

Voilà pourquoi il a dû prendre le parti de demeurer au milieu de nous...


Je ne peux pas m'empêcher d'admirer comment cette demande est la seule où il répète les mêmes paroles.

Car tout d'abord il prie pour qu'on nous donne ce pain chaque jour ; puis il ajoute :

-« Donne-le nous aujourd'hui ».

C'est comme s'il disait à son Père que, ayant été une fois livré à mort pour nous, et étant désormais notre bien, il ne nous l'enlève pas, mais le laisse nous servir tous les jours, jusqu'à la fin du monde...

S'il dit « notre pain de chaque jour », c'est, à mon avis, parce que non seulement nous le possédons sur la terre, mais parce que nous le possèderons aussi au ciel, si nous savons profiter de sa compagnie...

Quand il dit « aujourd'hui », c'est, ce me semble, pour signifier un jour, c'est-à-dire la durée du monde ; car le monde ne dure vraiment qu'un jour...


Le Fils, en effet, a dit au Père éternel :

-« Puisqu'il ne s'agit que d'un jour, permettez-moi de le passer dans la servitude ».

Dieu le Père nous l'a donné et l'a envoyé en ce monde par sa seule volonté.

Le Fils à son tour, par sa volonté propre, ne veut pas nous abandonner, mais s'établir au milieu de nous pour la plus grande gloire de ses amis et la confusion de ses ennemis.

Il ne fait cette nouvelle demande que pour aujourd'hui ; le Père éternel nous a donné ce pain sacré, et c'est pour toujours, je le répète, qu'il nous a donné cet aliment de l'humanité du Sauveur, notre soutien, notre vraie manne.

Dans ce très saint sacrement, notre âme trouvera tous les goûts et toutes les consolations qu'elle pourra souhaiter (cf Sg 16,20).

Et s'il n'y a pas de faute de notre part, nous sommes assurés de ne pas mourir de faim.

Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

Sainte Marie, Notre-Dame de la Prière

Tu as accueilli dans la foi le message de l’ange Gabriel
et tu es devenue la Mère de Jésus, le Verbe Eternel et Fils Unique du Père.
Apprends-nous à prier pour grandir dans la foi.

A la Visitation, tu as exulté de joie par le Magnificat.
Apprends-nous à rendre grâce à Dieu.

A Cana, tu as prié le Christ
pour qu’Il donne le vin des noces.
Apprends-nous à intercéder pour nos frères.

Debout au pied de la Croix,
tu as souffert avec Jésus par amour pour les pécheurs.
Apprends-nous à accueillir la miséricorde du Père.

A la Pentecôte, tu priais avec les Apôtres
quand ils ont reçu la plénitude de l’Esprit-Saint.
Apprends-nous à demander l’Esprit
pour témoigner de l’Evangile.

Tu es la Mère de l’Eglise et la Protectrice des Familles.
Veille sur chacune de nos familles.
Apprends-nous à aimer avec fidélité.

Tu es la Mère de l’humanité et la Patronne de la France,
ouvre notre pays aux dimensions universelles
de l’amour de Dieu.
Apprends-nous à servir avec générosité.

O Marie, Mère de Miséricorde « Toute Pure et Immaculée »,
priez pour nous qui avons recours à vous !
Notre-Dame de la Prière, apprenez-nous à prier.Amîn

MARIE COMME MODELE DES SAUVES.

Dans l'Église orthodoxe la Vierge Marie est l'image de ceux qui sont sauvés. Si Jésus-Christ est le Sauveur, Elle est, par excellence, l'image de ceux qui sont sauvés.

Elle est, dans tous les aspects de sa vie, non pas la grande exception, mais plutôt le grand exemple.

Depuis sa conception jusques à sa Dormition, elle révèle à quel point tous les gens doivent être (quand ils sont véritablement sanctifiés par l'Esprit Saint) serviteurs de Dieu et imitateurs du Christ.

Dans la fête de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple, nous voyons comment la mère du Christ est constamment chantée dans des hymnes comme le "temple vivant de la sainte gloire du Christ notre Dieu.

" Elle est saluée comme "l'arche vivante qui contient le Verbe qui ne peut être contenu".

Elle est glorifiée comme "le temple qui va contenir Dieu", consacrée par l'Esprit pour être la "demeure du Tout Puissant".

"Elle entre dans le Saint des Saints pour devenir elle-même le "Saint des Saints animés", celui en qui le Christ est formé, faisant ainsi d'elle, et de tous ceux qui font un avec elle dans la foi, la "demeure du ciel."

Nous sommes tous faits pour être des temples vivants de Dieu.

Nous sommes tous créés pour être des demeures de Sa gloire.

Nous sommes tous façonnés à Son image et à Sa ressemblance pour être demeures de Sa présence.

Le premier martyr chrétien, le protodiacre Etienne dont la mémoire est célébrée le troisième jour après la Nativité, a été mis à mort pour proclamer cette merveille quand il a témoigné que "le Très Haut n'habite pas dans des maisons faites de mains d'hommes.

" Pour cela, comme Jésus lui-même, il a été accusé d'avoir planifié la destruction du temple terrestre à Jérusalem (Actes 7:48; 6:14 ).

L'apôtre Paul proclame cette même doctrine, clairement et sans équivoque quand il écrit aux Corinthiens et à nous-mêmes que "nous sommes ouvriers avec Dieu, vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu" (I Cor. 3:9).

Ce même enseignement se trouve dans l'Epitre de l'apôtre aux Ephésiens, comme confirmation des paroles de Jésus dans l'Evangile enregistrées par saint Jean, selon lesquelles "si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et ferons notre demeure en lui "(Jn 13:23).

Jésus-Christ, le Fils, le Verbe et l'Image de Dieu, est physiquement et spirituellement formé dans le corps de la Vierge Marie, afin qu'Il puisse être formé en nous aussi (cf. Gal. 4:19).

Tel est le sens de la Nativité, qui est le sens de la vie elle-même:

-le Christ en nous et nous en Christ, Dieu avec nous et nous avec Dieu.

L'Esprit dans nos cœurs, afin que l'Esprit puisse s'écouler hors de nous, et sanctifier le monde autour de nous.

Il ne s'agit pas de simple symbolisme, de langage exalté de la Liturgie et des Écritures. C'est quelque chose de très sérieux!

(Version française Claude Lopez-Ginisty , source : http://orthodoxologie.blogspot.frd'après

Fr. Thomas Hopko in "The Winter Pascha"( La Pâques d'hiver))

Marie veut nous apprendre à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec Dieu…

Si vous voulez ressembler à Marie, soyez heureux. L’humilité et la joie se puisent dans la foi qui nous rappelle combien Dieu nous aime, et combien il nous veut heureux et équilibré. D’ailleurs, la Vierge Marie était profondément équilibrée.

N’imaginez pas que l’équilibre humain, on l’a ou on ne l’a pas ! Il faut aller le chercher, cet équilibre qui est source de joie. Il faut aller le chercher avec courage, parce que, au départ, nous sommes tous déséquilibrés. Cela s’appelle le péché originel !

Le péché originel, entretenu par notre péché actuel, crée en nous un profond déséquilibre qui introduit le soupçon, la peur, dans nos relations avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes. Marie a été conçue sans le péché originel, sans ce déséquilibre !

Et ce cadeau de Dieu n’est pas uniquement pour elle ou pour Jésus, mais aussi pour nous. Elle veut nous partager ce cadeau, en nous apprenant à nous réconcilier avec la création, avec nous-mêmes, avec les autres et avec Dieu.

Père Emmanuel Gobilliard
Actuel Recteur de la cathédrale du Puy (France)
www.laneuvaine.fr

SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST,
FILS DU PÈRE,
DAIGNEZ ENVOYER À PRÉSENT VOTRE ESPRIT SUR LA TERRE.
FAITES HABITER L’ESPRIT SAINT
DANS LES CŒURS DE TOUS LES PEUPLES
AFIN QU’ILS SOIENT PRÉSERVÉS
DE LA CORRUPTION, DES CALAMITÉS
ET DE LA GUERRE.
QUE LA DAME DE TOUS LES PEUPLES,
LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE,
SOIT NOTRE AVOCATE.
AMÎN.
Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

DEUX CONSEILS POUR RETROUVER LA PAIX :

Comment se libérer du souvenir du tort subit (saint Maxime)

Si vous vous souvenez du mal de quelqu'un, alors priez pour cette personne. Et à travers votre prière, vous enlèverez la douleur du souvenir du mal qu'elle a commis, et vous stopperez le progrès de la passion.
(Saint Maxime le Confesseur.)

Le péché de votre prochain (saint Tikhon de Zadonsk)

Ne pensez pas aux péchés de votre frère, mais plutôt à ce qui en lui est meilleur qu'en vous.
(Saint Tikhon de Zadonsk)

Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

La Pentecôte : un sens pour tous

par Gérard Leclerc dans « France Catholique »

On peut légitimement poser la question. Que signifie la persistance d’un calendrier chrétien pour une société dite sécularisée ? N’y a-t-il pas risque d’incompréhension à l’égard de fêtes dont le sens échappe de plus en plus ? Par exemple, que signifie la Pentecôte, qui continue pourtant à ponctuer chacun de nos printemps, soulignée d’ailleurs par un week-end prolongé. Un week-end prolongé qui a bien failli être abrogé, mais qui résiste vaillamment. C’est la culture ou l’inculture religieuse qui est la clé de compréhension de la Pentecôte, comme de Noël ou de Pâques. Il n’y a pas que la seule compréhension intime que confère la foi surnaturelle. Il y a ce qu’on appelle l’enseignement du fait religieux à l’école, qui peut entretenir une interrogation, une tension à l’égard d’un objet qui donne à penser. Je reprends là l’expression de Paul Ricœur à propos du mythe, ce concept mystérieux qui impose de réfléchir sur des aspects essentiels de l’existence.

Ainsi en va-t-il de la Pentecôte, événement capital pour les chrétiens, mais qui donne aussi énormément à penser aux hommes et aux femmes de bonne volonté. Que se passe-t-il à Jérusalem, le jour où les apôtres reçoivent chacun une langue de feu qui l’emplit de la grâce de l’Esprit ? Une transformation universelle qui touche tous les témoins présents dans la ville. « Au bruit qui se fit, la foule s’assembla et fut bouleversée, car chacun les entendait parler dans sa propre langue. Dans leur stupeur et leur émerveillement ils disaient “ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun les entende dans sa langue maternelle ?” » Et l’auteur des Actes des apôtres de détailler l’extraordinaire diversité linguistique de cette foule. Ce qui donne à penser c’est cette diversité qui retrouve une unité et une communion à l’inverse de Babel qui avait produit la confusion. Chacun est atteint par la parole de façon personnelle, si bien que que la Bonne nouvelle annoncée retentit au secret le plus intime. La Pentecôte continue donc à communiquer à l’humanité d’aujourd’hui le mystère de la communion et de la communication entre tous. Un mystère d’une actualité totale et qui devrait susciter une réflexion salutaire. Oui, la Pentecôte a du sens pour chacun et pour tous !

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 26 mai 2015.

Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

La Sagesse a bâti sa maison

Livre des Proverbes 9, 1-6

« Venez manger mon pain et boire le vin que j’ai apprêté ! »

Paix à cette maison !

La maison est bâtie. On pend la crémaillère. La fête durera longtemps. Car la demeure est grande, autant la remplir. Une vie comme une fête. Mais lui, quand viendra-t-il ?
Le voici : un silence se fait. Les yeux fixés sur lui, tous ils espèrent. Le Chemin vient à eux. La Vérité s’avance. Le Maître de maison est venu pour les noces. La sagesse a dressé la table, que lui vient présider.
J’angoisse avec les autres : Il manque déjà du vin. Les fleurs ont défraichi. Je voudrais m’activer, courir dans tous les sens pour ranger la maison. Enivrés par la fête, on avait oublié que l’invité d’honneur n’était pas arrivé. Trop tard. A ses pieds je m’avance, suspendu à ses lèvres, implorant sa clémence : « toute notre sagesse, à tes yeux, est folie ! Je ne suis pas digne de te recevoir ! Mais dis juste une parole, et tous seront guéris. » Et je sens derrière moi la foule qui implore : cette fête était pour nous un ultime refuge !

Alors posant sur chacun son regard d’argent, j’ai cru voir la douceur incarnée de l’amour. Etait-ce la vue des pauvres qu’au cours de ma vie, j’avais essayé toujours de recevoir ? Etait-ce la vue des livres et de la science patiemment accumulée ? Etait-ce ce luxe dépensé en pur perte, comme un parfum précieux, pour combler d’espérance ces humbles et petits ?
Je ne saurai jamais. Mais s’avançant sur le seuil, et franchissant la porte, Jésus d’une voix forte dit : « Paix à cette maison » ! Et la fête reprit.

(Source : « Signe dans la Bible »)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,32-45.

En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Par Saint Grégoire de Narek

Prière 94

Colloque cordial avec Dieu :

Dieu éternel, Bienfaiteur et Tout-Puissant,
Toi qui as créé la lumière et façonné la nuit,
Vie dans la mort et Lumière dans les ténèbres,
Espoir pour ceux qui attendent,
et Longanimité pour ceux qui
doutent,

Toi qui par ta sagesse très industrieuse
changes en aurore les ombres de la mort,
Orient sans déclin et Soleil sans couchant
L'obscurité de la nuit ne peut voiler la gloire de ta Puissance ;
devant qui fléchit dans l'adoration le genou de tous les êtres créés,
au ciel, sur la terre et dans
les enfers.

Toi qui entends le gémissement des captifs,
Qui regardes la prière des humbles et accueilles leurs demandes,
mon Dieu et mon Roi,
ma Vie et mon Refuge,
mon Espoir et ma Confiance,
JÉSUS-CHRIST, Toi Dieu de tous,
Saint qui reposes dans les âmes des saints,
Consolation des affligés et Réconciliation
des pécheurs,

Toi qui connais toutes choses avant qu'elles ne viennent à l'existence,
envoie la puissance protectrice de ta droite
et délivre-moi des affres de la nuit et du démon pervers,
afin que, baisant toujours le souvenir de ton Nom saint et redoutable
par les lèvres de l'âme et le désir de mon souffle,
je vive protégé avec ceux qui T'invoquent de tout l
eur cœur !

*

Et par le sceau du signe de ta Croix,
que Tu as renouvelée en la teignant de ton Sang divin,
par laquelle Tu nous as baptisés en vue de la grâce de l'adoption
et Tu nous as façonnés en nous formant à l'image de ta g
loire,

Que par ces dons divins Satan soit confondu,
détruites les machinations, écartés les pièges,
vaincus les ennemis, rejetées les armes effilées ;
que soit levée la brume, dissipées les ténèbres,
que s'évanouisse le brou
illard !

Que ton bras nous protège sous son ombre
et que ta droite nous appose son sceau !
Tu es, en effet, compatissant et miséricordieux,
et ton Nom a été invoqué sur tes servi
teurs.

A Toi
avec le Père
par ton Esprit-Saint,
gloire et domination
dans les siècles des s
iècles !

Amen.

Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :

Le Saint Désir, source de la Prière

Par Saint Augustin (Enarat. in Ps. 37).

Le gémissement de mon coeur me faisait rugir [...] Et qui connaissait la cause de mon rugissement ? Il ajoute [le psalmiste] :

-Tout mon désir est devant toi.

Non pas devant les hommes, qui ne peuvent pas voir le coeur, tandis que si tout ton désir est devant le Père, lui qui voit l'invisible te le revaudra.

Car ton désir est ta prière ; si le désir est continuel, la prière est continuelle.

Ce n'est pas pour rien que l'Apôtre a dit : Priez sans relâche.

Peut-il le dire parce que, sans relâche, nous fléchissons le genou, nous prosternons notre corps, ou nous élevons les mains ?

Si nous disons que c'est là notre prière, je ne crois pas que nous puissions le faire sans relâche.

Il y a une autre prière, intérieure, qui est sans relâche :

-c'est le désir.

Que tu te livres à n'importe quelle autre occupation, si tu désires ce loisir du sabbat, tu ne cesses pas de prier.

Si tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer.

Ton désir est continuel ?

Alors ton cri est continuel.

Tu ne te tairas que si tu cesses d'aimer.

Quels sont ceux qui se sont tus ?

Ceux dont il est dit :

-A cause de l'ampleur du mal, la charité de beaucoup se refroidira.

La charité qui se refroidit, c'est le cœur qui se tait ; la charité qui brûle, c'est le cœur qui crie.

Si la charité dure toujours, tu cries toujours ; si tu cries toujours, tu désires toujours ; si tu désires, c'est au repos que tu penses.

Tout mon désir est devant toi.

Que se passe-t-il si ton désir est devant lui, mais non pas le gémissement ? D'où cela peut-il venir, quand le désir lui-même s'exprime par le gémissement ?


C'est pourquoi le psaume continue.

Et mon gémissement ne t'échappe pas.

Il ne t'échappe pas, alors qu'il échappe à la plupart des hommes.

Il semble parfois que l'humble serviteur de Dieu dise :

-Et mon gémissement ne t'échappe pas.

Il semble aussi parfois que le serviteur de Dieu se mette à rire : est-ce que ce désir est mort dans son coeur ?

Non, s'il y a désir, il y a gémissement ; il ne parvient pas toujours aux oreilles des hommes, mais il ne cesse jamais de frapper les oreilles de Dieu.


Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:26
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » : Prière du MAGNIFICAT / Quand Marie demande de prier pour la paix…/

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :

MAGNIFICAT

Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur :
Il s’est penché sur son humble servante ;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
Il se souvient de son amour.

De la promesse faite à nos pères,
En faveur d’Abraham et de sa race à jamais.
Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècles. Amen.

Quand Marie demande de prier pour la paix…

SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST,
FILS DU PÈRE,
DAIGNEZ ENVOYER À PRÉSENT VOTRE ESPRIT SUR LA TERRE.
FAITES HABITER L’ESPRIT SAINT
DANS LES CŒURS DE TOUS LES PEUPLES
AFIN QU’ILS SOIENT PRÉSERVÉS
DE LA CORRUPTION, DES CALAMITÉS
ET DE LA GUERRE.
QUE LA DAME DE TOUS LES PEUPLES,
LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE,
SOIT NOTRE AVOCATE.
AMÎN.

Le 26 mai 1432, une habitante de Caravaggio, ville italienne de Lombardie, Giovanetta di Pietro Vacchi, fille de paysans, simple et pieuse mariée à un homme violent, dit «voir la Vierge».

«Brusquement, j’avais devant moi une dame belle et admirable, de haute stature, au visage gracieux, à l’aspect vénérable, vêtue de bleu avec un voile blanc», explique-t-elle.

L’apparition lui demande de prier et dit qu’elle est venue pour la paix dans sa famille, la paix entre les états, la paix entre les Eglises d’Orient et d’Occident.

La prière pour la paix entre les Eglises d'Orient et d'Occident semble porter rapidement du fruit.

En effet, le 6 juillet 1439, le concile de Florence trouva un accord entre Latins et Grecs sur tous les points en discussion (la procession du Saint-Esprit, le terme Filioque du Symbole, le principe de l'Eucharistie, les quatre fins de l'homme, la primauté du pape).

Malheureusement, la chute de Constantinople en l'an 1452 rendra inopérant cet accord.

L’évêque de Crémone a fait bâtir sur les lieux un sanctuaire, visité en 1992 par Jean-Paul II. Dans la crypte, on trouve la source qui a jailli lors de l’apparition.

Françoise Breynaert
www.mariedenazareth.com

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