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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 22:01

 

Grèce : une icône de Jésus crucifié suinte de l’huile à Askopambos près de Corinthe. 

 
« Miracle de Syriza » ? Ou avertissement ? Depuis le 25 janvier, jour de l’élection d’Alexis Tsipras en Grèce, une icône du Christ crucifié de l’église Saint-Nicolas d’Aspokambos, petit village du Péloponnèse près de Corinthe, suinte de l’huile. Ou comme on le dit dans le village, le Christ « pleure ». C’est ce qu’a annoncé l’évêque orthodoxe métropolitain Dionysios de Corinthe, sans donner d’autres détails qu’une description du liquide : « huileux, collant et inodore ».
 On ne sait pas, par exemple, d’où précisément suinte cette substance depuis l’icône vieille de plus d’un siècle, en forme de Christ crucifié : s’il s’agit de « larmes » coulant des yeux, comme c’est le cas dans d’autres phénomènes répertoriés de ce type, comme l’affirme la population locale, ou si c’est l’ensemble de l’icône qui présente cette « exsudation ».
 

 

 

 


 

 

 

Askopambos : un miracle authentique ?

L’authenticité du phénomène n’est pas établie à ce jour. Le métropolite Dionysios a indiqué avoir l’intention d’informer le Saint Synode — plus haute instance hiérarchique de l’Eglise orthodoxe grecque – et de faire appel à des spécialistes pour examiner l’icône. Mais en attendant les villageois d’Aspokambos montent la garde autour de leur église pour protéger l’icône et éviter qu’elle ne soit emportée en vue d’être analysée.
 Le métropolite Dionysios ne veut pas donner de « publicité » à l’affaire tant que les faits n’auront pas été clairement établis. « En matière de foi il faut toujours être très prudent », a-t-il déclaré. « J’espère que le phénomène ne servira qu’à pousser les fidèles à la réflexion et à la prière, et non à faire de la publicité pour notre région ».
 Mais le contexte politique de la Grèce est venu s’ajouter à la tendance bien naturelle de s’intéresser aux miracles. La petite église d’Aspokambos ne désemplit pas depuis près d’un mois, l’exsudation de l’icône n’ayant pas cessé – ce qui semble indiquer qu’il ne s’agit pas d’un phénomène naturel lié par exemple à la liquéfaction de la peinture. Tous veulent voir le Christ qui pleure et vénérer son image.
 
 

 
L’exsudation d’huile sur l’icône, un message à la Grèce

 La question de la signification de cette exsudation, si elle est authentique, est épineuse. S’agit-il, comme le disent certains, d’une sorte de confirmation ou de consécration céleste après la victoire des anti-Européens de Syriza ? On devine que ce sont les partisans du parti d’extrême gauche eurosceptique qui parlent de « miracle Tsipras » ou de « miracle de Syriza ».
 
D’autres se montrent plus inquiets. Ces manifestations de statues qui versent des larmes d’eau ou de sang, phénomène plus « occidental », ou d’icônes orientales qui « pleurent » des larmes d’huile, souvent en dégageant une odeur suave, sont liées bien souvent à des situations dramatiques ou des appels à la conversion et à la pénitence.
 
Les « larmes » du Christ crucifié d’Aspokambos, à cette aune-là, seraient le signe d’une désapprobation divine. D’autant qu’Alexis Tsipras revendique son athéisme. Il est le premier président grec a avoir rompu avec la tradition d’une inauguration en présence du chef de l’Eglise orthodoxe de Grèce, l’archevêque Ieronymos II. Qu’attendre d’un tel chef d’Etat, eût-il quelques bonnes intentions affichées ? Le message « politique » envoyé par l’icône d’Aspokambos, si tant est que son message soit politique, semble plutôt pencher du côté de la tristesse du Ciel…

note : En octobre 2013, une icône de Saint Michel Archange a pleuré des larmes d'huile à Rhodes (Grèce).
 

Les icônes miraculeuses et leurs larmes de tristesse

D’autres exsudations ont reçu une forte couverture médiatique dans un passé récent : une icône de la Vierge de la Lumière à Garges-les-Gonesse a suinté de l’huile pendant tout le carême en 2010. Ses propriétaires, un couple grec orthodoxe, y a vu un appel à la conversion de l’Occident corrompu. A Soufanieh, à Damas, une petite icône appartenant à une syrienne catholique, Myrna, a suinté de l’huile d’olive pure en 1982 et 1983 tandis que sa propriétaire a présenté des phénomènes similaires, tels des stigmates, et reçu des messages jusqu’en 2001 : la Vierge y aurait demandé l’unité des chrétiens.
 
Dans l’Eglise latine, les cas de « lacrymations » sont assez fréquemment rapportés à travers les siècles. L’un des plus spectaculaires est celui de la Vierge d’Akita, au Japon. C’est l’une des rares manifestations de la Mère de Dieu officiellement reconnues par l’Eglise, qui ne donne que parcimonieusement son approbation publique aux révélations privées.

Notre Dame pleure à Akita : avertissement et appel à la prière

A Akita, c’est une statue de bois qui a pleuré 101 fois, au milieu des années 1970, des larmes humaines – ainsi que devaient le prouver les études auxquelles ont été soumises les gouttes suintant des yeux de la statue – tandis que sœur Agnès Sasagawa Katsuko recevait des messages appelant à la conversion et à la pénitence pour détourner la « colère de Dieu ».
 Annonçant de terribles châtiments si les hommes ne s’amendent pas, Notre Dame d’Akita lançait un avertissement qui concerne l’humanité tout entière :
 « Les seules armes qui vous resteront, seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les évêques et les prêtres. Le travail du diable s’infiltrera même dans l’Église de manière que l’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, et des évêques contre d’autres évêques.
 
« Les prêtres qui me vénèrent, seront méprisés et combattus par leurs Confrères. L’Église et les autels seront saccagées. L’Église sera pleine de ceux qui acceptent des compromissions et le démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. Le démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux. »

 

 

 

 

 


 
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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:55

L'EGLISE Romaine-Catholique d'ALLEMAGNE est-elle en train de consommer le schisme avec ROME ?

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Hélas ! Tandis que d'aucuns tâchent de retrouver et de restaurer dans l'Amour et la Vérité l'unité des enfants de Dieu dispersés par les orgueils humains, d'aucuns, se soumettant à ces orgueils, font l'oeuvre du Diviseur...(Note du claviste)

Le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence des évêques allemands et conseiller du pape, et également archevêque de Munich et Freising, annonce que l’Eglise d’Allemagne entamera la révolution des mœurs quoiqu’il advienne et quel que soit le résultat du synode sur le famille qui devrait se tenir en octobre 2015.

Il y a un mois, évoquant les divorcés remariés, il avait affirmé dans la revue America :

«Nous devons trouver un moyen pour que les gens reçoivent l’Eucharistie. Il ne s’agit pas de trouver des moyens pour les maintenir dehors! Nous devons trouver des moyens pour les accueillir. Nous devons utiliser notre imagination et nous demander si nous pouvons faire quelque chose. L’attention devrait se concentrer sur la façon d’accueillir les personnes».

Sauf que cette fois-ci le prélat allemand annonce qu’il va passer aux actes, et ce, avant le synode :

«Nous ne somme pas une filiale de Rome et nous ne pouvons pas attendre jusqu’à ce qu’un Synode nous dise comment nous devons nous comporter ici sur le mariage et la pastorale de la famille»

Une façon très claire de bien faire comprendre au pape François favorable à une telle évolution qu’il n’y a pas de retour ou de reculade possible sur le sujet. Quelqu’en soit le prix.

Xavier Celtillos (Source: "Media Presse Info")

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:09

HISTOIRE DU CHRISTIANISME:

IEnseigner l'histoire du christianisme

La laïcité ne ferme pas la porte aux religions, elle distingue simplement les sphères: celle des consciences, du privé, et celle de l'État, du public; celle des croyances, du for intérieur, et celle de la vérité, de l'histoire.

L'enseignement de l'histoire du christianisme relève de la seconde de ces sphères, du rôle de l'État, qui doit le soutenir et l'encourager parce qu'il contribue, dans la mesure de ses moyens intellectuels (ce qui ne va pas sans controverses ni doutes, comme en toute recherche) à l'établissement de vérités.

Voici dix raisons, forcément brièvement exposées et de manière simplifiée, sinon équilibrées, pour lesquelles il est souhaitable d'enseigner l'histoire du christianisme dans notre pays:

1. Le christ est un personnage historique. Personne, si l'on excepte quelques libres penseurs, ne le conteste. Il est vrai qu'on ne sait, en dehors des Évangiles et de saint Paul, presque rien sur le christ. Néanmoins les historiens Suétone et Tacite, au début du second siècle, mentionnent son nom. Selon le premier l'empereur Claude (41-54) avait expulsé les Juifs de Rome car ils provoquaient de l'agitation «sous l'impulsion de Chrestos». Pour Tacite le nom des chrétiens «leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate». Il n'y a donc aucun doute sur l'existence du personnage, mort sous le second des Julio-Claudiens (14-37).

2. Les Évangiles appartiennent de plein droit à l'histoire de la littérature. Si la date de rédaction des quatre évangiles demeure débattue et leurs auteurs toujours au cœur des travaux exégétiques des spécialistes, ces textes écrits à l'origine en grec, sans doute dans la seconde moitié du premier siècle, sont à la source d'une véritable révolution littéraire. Ils ne ressemblent à rien de connu avant eux dans leur forme: ce sont des récits biographiques écrits avec une apparente simplicité qui ne va pas sans fulgurances énigmatiques. Ils ont déconcerté leurs premiers lecteurs païens et même chrétiens. Ils ont été brocardés, moqués, combattus et même très tôt parodiés (on ne le sait pas toujours, mais par exemple dans le Satyricon du pseudo-Pétrone) avant de devenir canoniques. Leur importance dans l'histoire littéraire mondiale et universelle est considérable, comparable à celle de l'Iliade ou de l'Odyssée. Ce ne sont ni George Steiner ni Emmanuel Carrère qui me démentiront.

Ces textes écrits à l'origine en grec, sans doute dans la seconde moitié du premier siècle, sont à la source d'une véritable révolution littéraire.

3. Saint Paul (vers 8- vers 64) a eu un rôle historique. Il est le premier à vouloir délivrer le message des Évangiles à des non-Juifs, les païens, les Gentils. Il eut même le courage ou l'outrecuidance de plaider pour son Dieu en ce haut-lieu de la pensée rationnelle grecque, l'Aréopage d'Athènes, avec un succès tout relatif. Lorsque les Juifs d'Achaïe, plus tard, traduisent Paul en justice, devant le proconsul Gallion (qui est le propre frère de Sénèque, ce qui explique peut-être l'invention d'une correspondance apocryphe entre saint Paul et le philosophe, conseiller de Néron), ils lui reprochent ceci: «Il enseigne à adorer Dieu d'une façon contraire à la loi». Gallion répond: «S'il s'agissait de quelque injustice ou de quelque action délictueuse, je vous écouterais comme de raison. Mais puisqu'il s'agit de discussions sur une parole et sur des mots, et sur votre loi à vous, cela vous regarde ; je ne veux pas être juge de ces choses». Ces mots ont été prononcés entre juillet 51 et juin 52 et constituent un témoignage historique de grande portée en ce qu'ils définissent bien avant l'heure les bornes d'une vraie laïcité.

La décision de Constantin aboutit à la tolérance du christianisme, exprimée dans ce qui ne fut pas un édit mais une circulaire à l'usage des fonctionnaires impériaux envoyée depuis Milan en 313.

4. L'empereur Constantin (306-337), en se convertissant au christianisme, a modifié le cours de l'histoire européenne. Cela s'est passé le 28 octobre 312. Les modalités de cette conversion relèvent de l'interprétation des témoignages d'un auteur latin, Lactance, et d'un auteur grec, Eusèbe de Césarée, tous deux chrétiens. Fruit d'un songe, d'une vision ou d'une révélation mystique, la décision de Constantin aboutit à la tolérance du christianisme, exprimée dans ce qui ne fut pas un édit mais une circulaire à l'usage des fonctionnaires impériaux envoyée depuis Milan en 313. Désormais les chrétiens étaient libres de célébrer leur culte, au même titre que les païens. Mais ce qui changea les choses du tout au tout fut la préférence donnée par Constantin aux premiers. Il y eut des conversions, moins rapides et moins nombreuses qu'on ne le dit, dont beaucoup furent de complaisance ou dictées par l'opportunisme. Les historiens en débattent. Mais on ne remet plus aujourd'hui en cause l'importance décisive de l'impulsion donnée par Constantin sur la christianisation de l'Empire ni la sincérité intime de la foi du prince qui était un mystique authentique.

5. L'Antiquité tardive, disons de Constantin à 476, date de la déposition du dernier empereur d'Occident, fut dominée par deux phénomènes: la résistance plus ou moins organisée aux pressions des peuples barbares et le conflit pagano-chrétien. Le christianisme ne s'est imposé que lentement et le paganisme ne s'est pas éteint spontanément de sa belle mort. Il y eut des affrontements multiples, des violences et des persécutions avec des victimes dans les deux camps. Le quatrième siècle s'achève même par une guerre de religion, la bataille de la Rivière Froide, dans les Alpes, remportée en 394 par l'empereur très chrétien Théodose. Saint Augustin, dans les trente premières années du cinquième siècle, aura encore de nombreux païens à combattre dans une Afrique où les intellectuels païens, réfugiés dans la citadelle philosophique du néoplatonisme, ne rendent pas les armes. L'histoire des polémiques littéraires entre païens et chrétiens est une des plus passionnantes qui soient et elle n'a pas fini de livrer ses secrets.

6. La littérature latine chrétienne, qu'elle soit antérieure à la victoire du christianisme, du temps des persécutions (Tertullien), ou postérieure, lorsqu'elle défendra et illustrera les vertus chrétiennes et de ses nouveaux héros, les saints (la Vie de saint Martin par Sulpice Sévère) ou les moines (saint Jérôme), constitue un vaste corpus, d'une richesse remarquable. Elle déconcerte parfois par ses outrances et ses innovations. Mais elle a produit des chefs-d'œuvre incontestables. N'en citons qu'un: les Confessions de saint Augustin, publiées vers l'an 400. L'évêque d'Hippone invente là quelque chose d'absolument inouï: le genre littéraire de l'introspection. Si des autobiographies ont existé avant saint Augustin, jamais personne avant lui n'avait su dire les tourments de la culpabilité ni exploré avec autant de lucidité la part d'ombre qui habite chacun, personne n'avait comme lui compris la nécessité d'entrer en soi-même. De Montaigne à Mauriac, en passant par Pascal ou Camus, il n'est pas un auteur de Journal ou de Mémoires (sous toutes ses formes, y compris romanesques) qui ne soit habité par le souvenir desConfessions.

L'évêque d'Hippone invente là quelque chose d'absolument inouï: le genre littéraire de l'introspection.

7. À saint Augustin nous devons encore une autre découverte: celle de la grâce. Il n'appartient à personne de se croire sauvé et la foi pourvoit seule à ce à quoi les œuvres ne peuvent prétendre. Le mal existe, mais il est la condition de la liberté de l'homme. Ces idées traversent toute la pensée occidentale et ont nourri bien des livres, dicté bien des conduites. La liberté réside dans la recherche et le doute, sans renoncement à l'idéal. Pascal l'a bien mieux dit: «Il faut douter où il faut, assurer où il faut en se soumettant où il faut». Enseigner l'histoire du christianisme, c'est aussi tenter sinon de parvenir personnellement à cette «symbiose de la foi mystique et de la science dans l'âme d'un homme d'étude» comme l'écrivait Lucien Jerphagnon, du moins de décrire ces aspirations et de suivre leurs traces multiples dans l'histoire et les réalisations des hommes.

Enseigner l'histoire du christianisme, c'est aussi tenter sinon de parvenir personnellement à cette «symbiose de la foi mystique et de la science dans l'âme d'un homme d'étude» comme l'écrivait Lucien Jerphagnon.

8. L'histoire des idées ne serait pas non plus ce qu'elle est si le christianisme n'avait inventé la notion d'incarnation. L'idée même qu'un dieu ait accepté de lui-même de renoncer au confort de ses attributs divins pour s'identifier à l'humaine faiblesse et médiocrité est absolument inconnue des Anciens. Le Romain moyennement cultivé, entendant ces récits, finissait par se dire ce que saint Paul lui-même résumait ainsi: le christianisme est «un scandale pour les Juifs, et une folie pour les païens» (I Cor 1, 23). Ce moment correspond dans l'histoire au dépassement de la tradition platonicienne. En effet dans la première phrase de sa vie du philosophe Plotin, Porphyre rapporte que son maître «avait honte d'être dans un corps». L'idée de l'incarnation permettra à saint Augustin de dépasser le néoplatonisme, auquel il devait tant, pour devenir pleinement chrétien. Comme l'a écrit Rémi Brague dans le Figaro du 17        janvier 2015: le Dieu chrétien «est d'une liberté tellement absolue qu'il peut, pour ainsi dire, transcender sa propre transcendance et se donner lui-même une figure visible en Jésus-Christ».

9. L'idée de transcendance précisément appartient dans son absolu au christianisme. Bien sûr l'Un-Bien souverain des néoplatoniciens est une transcendance. Mais les chrétiens ont développé en quelque sorte le concept jusqu'à ses dernières conséquences. Alors que Plotin ou Porphyre avaient connu sous forme d'extases l'union transitoire, rare et déceptive, avec l'Un, les chrétiens savent Dieu par définition inconnaissable, ce «Dieu tout puissant qui est mieux connu en ne l'étant pas» selon la définition de saint Augustin. Qu'il y ait des instances au-dessus des hommes et qui les ramène à leur finitude est un apport du christianisme. L'homme n'est pas libre de pervertir ce qui ne dépend pas de lui. C'est ce qui explique les réserves des chrétiens envers la modification de certaines lois jugées par eux naturelles, par exemple celles de la procréation.

Qu'il y ait des instances au-dessus des hommes et qui les ramène à leur finitude est un apport du christianisme.

10. Une part du christianisme enfin s'est appelée catholicisme, à partir du Concile de Nicée réuni par Constantin en 325. L'idée cette fois est contenue dans l'étymologie de ce terme grec: «catholique» signifie «universel». Le catholicisme est une religion prosélyte. Or, comme l'explique admirablement Lucien Jerphagnon dans L'homme qui riait avec les dieux, le monde romain, sous Constantin, était «socialement divisé»: entre les paysans et les propriétaires terriens ou les fonctionnaires, entre les prolétaires des villes et les aristocrates régnaient jalousies et rancœurs. Le christianisme, «qui prêchait l'amour universel» et l'entraide, a pu apparaître à Constantin comme la seule force susceptible d'unir l'Empire, et ce mieux que le vieux patriotisme romain chers aux empereurs païens Dèce ou Dioclétien. Le christianisme, même si son influence sur la législation demeure limitée, a dû son succès à cet esprit d'universalité et d'égalité: désormais un simple concierge valait aux yeux de Dieu autant qu'un prince. Cet esprit a enfin modifié la façon même d'écrire l'histoire puisque, à partir de Constantin, le vieux genre littéraire de l'historiographie cède la place aux histoires ecclésiastiques, ecclesia ou «église» signifiant l'idée même de «réunion».

Ces dix raisons, trop brièvement esquissées, ne sont rien d'autre que le plaidoyer d'un universitaire pour un objet d'étude historique reconnu comme tel par les instructions officielles pour les classes des collèges et lycées.

Stéphane Ratti est Professeur des Universités. Son dernier ouvrage, «Polémiques entre païens et chrétiens», est paru en 2012 aux éditions Les Belles Lettres.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/01/26/31003-20150126ARTFIG00325-dix-raisons-d-enseigner-l-histoire-du-christianisme.php

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 10:09

Tout est mis en œuvre pour détruire la foi chez l'homme,

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 le placer dans des situations telles qu'il ne peut penser qu'à survivre, qu'à surmonter les obstacles qu'on lui impose.

Regardez autour de vous : radio, journaux, télévision, cinéma et théâtre se conjuguent pour créer un mode de pensée standardisée, unique pour tous, de sorte que l'homme ne peut rester une seule minute seul avec ses pensées et sentir la présence de Dieu.

Le rythme de vie moderne - effréné, standardisé et perpétuellement tendu - conduit à la pensée unique, orientée selon le désir de certains. L'homme est empêché de rester seul.

[...]    

La pensée unique, la pensée imposée empêche l'homme de croire en Dieu, comme elle empêche le croyant de garder sa foi.

Souvenez-vous cependant que l'Église de Dieu vivra éternellement, même dans ces conditions.

Aussi, gardez votre foi, luttez pour une pensée personnelle, priez le plus possible, lisez l'Écriture sainte et le Seigneur vous gardera.

Il ne vous laissera pas perdre l'acuité de votre raisonnement, ni penser comme la masse informe des gens indifférents et froids. 

Cette parole du Père Arsène commente ce que vivent les croyants pendant la période soviétique mais ce qui est dit pourrait autant s'adresser à nos contemporains en occident.

PÈRE ARSÈNE

Présence de Dieu au coeur de la souffrance T2 Cerf

Universitaire, spécialiste de l'art et de l'architecture russes anciens, le père Arsène (1894-1975) devient moine au célèbre monastère d'Optyna Poustyn. Prêtre, il développe une activité pastorale très personnelle, transformant sa paroisse de Moscou en une profonde communauté spirituelle. Persécuté par le régime athée soviétique, il est déporté et emprisonné dans un camp de la mort , où il survit par la prière et une compassion active pour ses codétenus. Libéré en 1958, il devient le père spirituel de nombreux fidèles qui le visitent et correspondent avec lui de toute la Russie.

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 15:27

JE SUIS CHRÉTIEN (SOURCE: "SAGESSE ORTHODOXE)

Solidarité avec les martyrsCrucifixion Moscou - fin 14e

Tous les chrétiens entrent en Carême, par le jeûne, le repentir et la prière – vaste manifestation planétaire, deuil mondial, sous la bannière : « Je suis chrétien ! » Pendant 40 jours, nous allons le dire, solidaires des nouveaux martyrs, ces brebis d’abattoir  qu’on égorge pour la foi. Saints et victorieux martyrs Milad, Abanub, Maged, Yusuf, Kirollos, Bishoy, Somaily, Malak, Tawadros, Girgis, Mina, Hany, Bishoy, Samuel, Ezat, Loqa, Gaber, Esam, Malak, Sameh et l’ouvrier anonyme, priez Dieu pour nous ! Assassinés pour l’Évangile, nous sommes avec vous : « Je suis chrétien ! » Je porte la croix dans le monde ; je l’arbore sur mon église, sur ma maison, dans ma voiture : « Je suis chrétien » ! Je défile en esprit avec des milliards de témoins sur toute la face de la terre pour dire Non à la persécution des croyants, pour ne pas abandonner le Christ au Calvaire ; pour dire Oui à la foi et aux commandements du Sauveur, pour rendre hommage aux assassinés du 18 février, et à tous les autres immolés, parce qu’ils étaient chrétiens…

Avec les victimes du cynisme

« Je suis chrétien », solidaire également des âmes assassinées dans nos pays de consumérisme. Sous nos yeux, dans les rues de nos grandes villes, l’affiche du « 1er site des rencontres extraconjugales », est exhibée, à l’arrière des autobus, par un service public de transports urbains ! Toutes les grandes surfaces nous demandent, pour des raisons commerciales, si nous avons « la carte de fidélité » : on promeut ici, pour les mêmes raisons, l’infidélité. Celle-ci, selon cette entreprise, « est dans l’air du temps. Aussi, notre parti pris est d’ancrer la nouvelle identité [de notre marque] au cœur même de la notion d’infidélité : le mariage ». Quand l’impudence et le cynisme sont soutenus par les Institutions, la République, dont l’article 212 du Code civil dit que « les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance », est en état d’autodestruction. Il est suicidaire pour une société de saper les bases qui la fondent, en l’occurrence le mariage et la famille. « Je suis chrétien » : je défile en esprit pour dire Non à ce qui fait du mal à l’être humain, à ce qui atomise la société, à ce qui conduit à la mort.

Le repentir

Plus fort que les pétitions ou les parades de rue, « Je suis chrétien » est la bannière de tous ceux qui, en ce temps de Carême, entrent dans le repentir, dans le jeûne et la prière. Innombrable manifestation des silencieux en faveur des âmes qu’on égorge quand, dans d’autres régions du globe, ce sont les corps que l’on saigne. Le repentir se désolidarise du péché, et connaît la haine de ce qui sépare l’homme de Dieu, et l’homme de l’homme. « Je suis chrétien » n’annonce pas seulement que je suis là, que ce que l’on fait à d’autres, c’est à moi qu’on le fait, directement ou indirectement. Les prophètes anciens de notre Israël dénonçaient la corruption, la compromission, l’idolâtrie qui menacent la survie du peuple de Dieu.

L’appel de l’Esprit

Les grands hiérarques, les Chrysostome ou les Ambroise de Milan, dénonçaient l’exploitation des faibles et les tortures infligées aux saints. « Je suis chrétien » dénonce, non pas les personnes, mais les fautes, l’injustice, la violence et la perversion organisées, la torture et le meurtre légalisés. Mais le Christ Seigneur ne s’est pas contenté de dénoncer les erreurs : Il est monté sur la Croix pour ceux dont Il stigmatisait les fautes. Le chrétien entre dans le jeûne et le repentir pour le monde. Mais, il se met également, comme le Christ lui-même, au rang des pécheurs : je n’ai pas fait cela ; mais j’aurais pu le faire. « Je suis chrétien » s’articule en « Je suis pécheur ! » Que tous les chrétiens du monde entrent ensemble dans le jeûne et la prière ! – tel est l’appel de l’Esprit, la réponse à toute méchanceté, à toute cruauté, à toute corruption.

Victoire de l’humilité

Les saints et les martyrs sont victorieux, non par un moralisme hypocrite, mais par l’humilité, solidaires des pécheurs, des assassins et des cyniques pervers dont la place est réservée dans les tourments sans fin. Torturés d’un côté du globe par des couteaux, et, de l’autre, par la promesse de plaisirs sans fin, face à l’impunité de leurs tortionnaires, ils sont vainqueurs par la fidélité : rien ne saurait les séparer du Christ. (Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 22 février 2015)

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Le miracle de la Transfiguration

est l’un des plus beaux joyaux de la Révélation chrétienne. C’est une scène d’une particulière densité et d’une grande richesse d’évocation. Les trois Apôtres qui en furent les témoins privilégiés en ont gardé un souvenir impérissable. Et comme nous comprenons bien leur émotion, puis leur enthousiasme, à la vue de ce Jésus qui dans l’existence quotidienne était si simple si familier, si semblable aux autres hommes et qui brusquement leur laisse entrevoir l’éblouissante splendeur de sa divinité.

Certes, auparavant, ils devinaient bien que leur Maître était plus qu’un homme. Pierre avait même fait au nom des Douze cette magnifique profession de Foi : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant… » Mais de cette vérité, dans le cours de la vie ordinaire ils n’étaient que trop portés à l’oublier.

Or, maintenant qu’ils voient se révéler, dans un éclair de gloire, le Christ qui est « le Fils Bien-Aimé du Père », le Sauveur annoncé par les prophètes (représentés ici par Moïse et Elie) ils comprennent mieux le privilège inouï qui est le leur : de vivre avec Jésus et dans son amitié, de pouvoir à chaque instant rencontrer Son Regard, écouter Sa Parole, lui parler, lui demander lumière et réconfort. Et dans la plénitude de joie qu’ils éprouvent, ils voudraient éterniser cette minute exceptionnelle : « Seigneur il fait si bon ici, restons-y ».

Rêve chimérique que Jésus va dissiper, car l’homme ici-bas ne doit pas vivre habituellement sur le Thabor et dans les ravissements de l’extase… La plaine le réclame pour le combat et le travail. Mais dorénavant toute leur existence (qui restera dans le détail des heures, monotone et pénible) apparaîtra merveilleusement transfigurée par cette minute de lumière inoubliable.

Chers frères et sœurs, nous qui n’avons pas eu comme les Apôtres la ferveur de voir le Christ Glorifié, nous avons cependant une lumière capable de transfigurer, toute notre vie : c’est la lumière intérieure, la lumière surnaturelle de la Foi…

Il est clair que si nous projetons sur notre vie un regard simplement humain, elle nous apparaît plutôt maussade, presque toujours en grisaille et même à certaines heures absurde et cruelle. Nous sommes aux prises, en effet, avec tant et tant de difficultés. Trop souvent nous avons l’impression d’être emportés par la vague déferlante des évènements qui nous dépassent. Notre travail quotidien peut nous paraître fastidieux et, à la longue, exaspérant. Et ceux qui nous entourent, y compris ceux que nous aimons peuvent alourdir encore notre épreuve. Dieu lui-même peut nous sembler lointain, absent des prières par lesquelles nous cherchons à le rejoindre, étrangement neutre et indifférent au drame de notre existence.

Mais si nous projetons sur cette vie humaine les clartés de la Foi, alors tout est changé, tout peut se transfigurer, comme un paysage morose qui s’anime, se colore et se met à sourire à la lumière du soleil.

Car la Foi, voyez-vous, nous donne une autre vision du monde et de l’aventure humaine : elle nous permet de faire cette découverte enthousiasmante à savoir que Dieu, s’il reste invisible n’est pas lointain, mais tout proche, présent partout et surtout en nous-mêmes par le mystère de la Grâce sanctifiante, et qu’il nous enveloppe constamment de sa Tendresse. Nous découvrons que Dieu, apparemment silencieux et détaché nous aime, chacune et chacun, d’un amour éperdu et s’occupe par sa Providence du détail de nos vies…

D’ailleurs n’avons nous pas la preuve la plus convaincante de cette proximité du Seigneur et de son prodigieux amour dans le Mystère de l’Eucharistie.

Jésus réellement présent nuit et jour dans le Tabernacle de nos églises. Jésus qui par la Communion Eucharistique dépose en nous le germe de notre future glorification, nous plonge davantage dans l’intimité divine et resserre nos liens d’amour avec tous nos frères.

Et dans cette lumière qui vient d’En-Haut nous découvrons également que nos démarches quotidiennes, si insignifiantes à première vue, que notre travail le plus banal, qu’en un mot tout ce qui occupe nos journées, tout cela peut être divinisé, tout cela peut avoir un retentissement éternel si toutefois, bien sûr, nous nous efforçons de la vivre en union avec le Christ, si toutefois nous nous efforçons de l’accomplir comme le Christ lui-même l’accomplirait s’il était à notre place.

Enfin grâce à cette lumière surnaturelle de la Foi nous découvrons que nos souffrances, qu’elles soient physiques, morales ou spirituelles, (ces souffrances qui nous révoltent aussi longtemps qu’elles nous semblent absurdes) que nos souffrances ont un sens : qu’elles peuvent devenir utilisables et porter beaucoup de fruits si nous savons les unir aux souffrances du Sauveur : Mystère de Compassion, de Corédemption dont la Vierge Marie est le plus bel exemple.

Malheureusement ces vérités si réconfortantes, nous les oublions trop facilement et cela parce que nous ne savons pas (ou ne cherchons) pas assez à nous élever jusqu’au niveau d’une foi vraiment divine.

Notre comportement, nos réactions ressemblent trop souvent au comportement et aux réactions de ceux qui ne partagent pas cette Foi. Trop souvent c’est l’humain qui prédomine en nous.

Et il faut bien reconnaître que la démarche du croyant n’est pas facile, car les réalités invisibles ne sont ni tangibles, ni mesurables, elles n’atteignent pas nos sens.

Nous ne pouvons pas voir de nos yeux, ni toucher de nos mains le monde surnaturel dans lequel, pourtant, nous baignons.

Dieu, l’Ame, la Grâce, la Communion des Saints, le Ciel : ces réalités là, ni l’analyse chimique, ni le scanner, ni les explorations interplanétaires ne peuvent les atteindre…

Et il faut ajouter que les instants où Dieu par une lumière spéciale devient « sensible au cœur », ne sont jamais dans notre vie que des minutes brèves. La joie comblante de la Transfiguration fut, pour les Apôtres, de courte durée. Et s’imaginer que les Saints vivaient toujours en extase avec le ciel ouvert devant les yeux est une grosse erreur.

Pour les Saints, comme pour nous la vie terrestre a été une épreuve et un combat spirituel dans l’obscurité. Il reste que pour nous, comme pour eux, la Foi doit être ce phare dans la nuit, ce rayon de lumière qui permet d’avancer sans s’égarer sur le chemin montant, étroit et escarpé, qui mène à Dieu.

Et puisque la Foi dépend de la Grâce et de notre bonne volonté, puisque la Grâce nous est toujours offerte, il dépend finalement de nous que notre Foi chrétienne devienne plus forte, plus surnaturelle, plus rayonnante.

Faisons donc cet effort durant ce temps de Grâce qu’est le Carême.

Ne restons pas dans les ténèbres, alors que nous pouvons marcher sous le grand soleil de Dieu.

Et puisque nous connaissons bien notre faiblesse, redisons souvent cette profonde prière qui fut inspirée à un paysan du temps de Jésus :

« Seigneur, je crois, mais viens en aide à mon incrédulité ».

Oui, Seigneur, c’est bien vrai, trop souvent nous sommes des croyants incroyants ou peu croyants…

Accorde-nous, par Marie ta Très Sainte Mère qui est le Modèle incomparable de la Foi, de dépasser le stade d’une foi imparfaite, réveille notre Foi, trop souvent somnolente pour que notre existence monotone et éprouvée soit toute entière illuminée par Ta Présence, par Ta Vie en nous, en attendant le jour éternel où nous te serons semblables parce que nous te verrons tel que tu es dans les splendeurs de la Bienheureuse Trinité.

 

Amen

(Abbé Pierre Cousty)


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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:34

DISCORDE FAMILIALE…(SOURCE: "SAGESSE ORTHODOXE")

1)   il n’est pas étonnant que votre fils ait pensé devoir soutenir son épouse. Vous vous trouvez ainsi seuledevant deux personnes.

2)   il est vrai que l’on peut parler selon sa conscience tout en conservant la douceur. En revanche, dire qu’il faut « tout exprimer » n’est pas tout à fait juste, ou alors il faudrait un amour immense pour que la vérité que l’on exprime ne soit pas meurtrière et que, au contraire, elle serve à l’édification de ceux à qui on la dit. Nous devons acquérir d’abord l’amour, et ensuite dire toute la vérité. C’est ce qu’a fait le Christ. Il a dit toute la vérité; mais, dans le même temps, Il était disposé à monter sur la croix pour ceux à qui Il disait la vérité.

3)   nous avons tort de tomber dans la colère, même pour un bon motif; seule la douceur inspirée par l’amour que l’on a pour ceux qui nous contredisent peut être efficace; c’est l’exemple que donne le Christ. Et la douceur n’est pas la mollesse: c’est la force de l’humilité.

4)   le problème vient du fait que vous n’aimez pas encore cette personne. Demandez au Christ de vous donner la grâce d'aimer votre belle-fille comme Il l’aime lui-même; en effet, sur la Croix, Il a donné sa vie pour elle, comme pour vous, et comme pour votre fils. Quand vous l’aimerez, vous ne serez plus en rivalité avec elle par rapport à votre fils.

5)   je pense que vous êtes bien inspirée quand vous écrivez: « Est-ce une épreuve ? Pour abattre mon orgueil (cette belle-fille m’humilie, mon fils m’humilie) ? Pour me montrer qu’il faut aimer Dieu avant tout (plus que son fils !) ? Pour que je prie pour la conversion de cette personne?  Pour éprouver ma foi ? Pour me montrer mes péchés (moi qui me croyais bonne chrétienne et qui n’aime pas cette femme ! ) ? Alors à quoi bon les prières si l’on ne peut aimer tout le monde ? »

Vous apportez vous-même la réponse à votre interrogation. Si une personne devient humble comme le Christ Dieu est humble, elle devient invulnérable à toutes les attaques venues des hommes ou des démons; et elle peut alors aimer, non seulement ses amis, mais ses ennemis. Pour ces derniers, elle éprouve même un amour douloureux, de la compassion, parce qu’elle sent combien ils sont malheureux et prisonniers de la haine: elle les voit plus malheureux qu’elle n’est elle-même. Le Malin, qui est principalement l’esprit de division, ne peut pas s’infiltrer dans une famille où au moins une personne a acquis l’amour du Christ.

lire la suite …         Discorde familiale

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 10:11

Pénitence: la rudesse d'un Saint

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Il est très connu que, de son vivant, Padre Pio n’était pas opposé à l’utilisation d’un langage dur, rugueux, voir choquant pour provoquer chez le pénitent un retournement.

 

C'était particulièrement vrai quand il avait affaire à des cas d’impureté, de scandale, de calomnie et de péchés contre la transmission de la vie.

 

Il n'accordait jamais l'absolution (Le Pardon acquit par le Christ sur la Croix pour chacune de nos âmes)  à ces gens sans faire un reproche, et un souvent très sérieux. 

Alors que les pécheurs graves étaient souvent réprimandé avec un avertissement sévère, d’autres se sont vu refuser l’absolution, parce qu’ils n'avaient pas les dispositions requises, parce qu'ils n’étaient pas suffisamment préparés. 

Le père Paolo Rossi, le postulateur général des Capucins, a déclaré :

«Padre Pio avait un caractère difficile.»

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Un homme qui avait été infidèle à sa femme a avoué à Padre Pio qu’il était en train d’avoir «une crise spirituelle ». 

Padre Pio se leva et cria : 

– « Quelle crise spirituelle ?! Vous êtes un vil cochon et Dieu est en colère contre vous ! Allez-vous-en! »


Une autre fois, une jeune femme avoua qu’elle avait commis des péchés contre la pureté,c’est-à-dire qu’elle se masturbait. 

Cependant, elle savait que quand elle est retournerait chez elle retomberait dans la même tentation et commettrait le péché de nouveau.

Elle n’avait pas la ferme intention de s’amender (la ferme résolution de changer sa vie et cesser de pécher) – une composante essentielle pour rendre une confession valide.

Padre Pio a refusé de l’absoudre …

Elle revint encore et fit la même confession, mais Padre Pio refusa de nouveau de l’absoudre.

 C’est arrivé quatre fois de suite.

Juste avant sa cinquième confession,mieux préparée, elle pensa :

- «Je préfère mourir que de commettre ce péché à nouveau !», et elle pensait cela lors de sa confession toute entière.

Alors seulement, la voyant dans de bonnes dispositions, Padre Pio  lui accorda l’absolution.

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Une femme qui avait avorté, dit à Padre Pio : 

– « Je ne savais pas que l’avortement était un péché. »

Il répondit : 

– «Que voulez-vous dire ?

Vous ne saviez pas que tuer c’était un péché?

Avorter : c’est tuer !

C’est un terrible péché, un des plus grands péchés ! »

 

Une femme a dit qu’elle avait lu des livres immoraux.
Padre Pio lui dit : 

« Avez-vous confessé cela avant ? »
- « Oui », répondit-elle.
- « Qu’est-ce que votre confesseur vous a dit ? »
- « Que je ne devais pas le refaire. » avoua-t-elle.


Sans dire un mot, Padre Pio referma la porte du confessionnal sur son visage et écouta la confession suivante.

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Seigneur aidez-nous à vivre une vraie contrition de nos péchés avec la ferme intention de ne plus péché !

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 00:22

icone copte pentecote

Un pasteur protestant,

qui s’est converti à la foi catholique en découvrant l’amour de la Vierge Marie, raconte, dans une lettre adressée à un ami :

« Tu me demandes s'il est vrai que j'ai une dévotion envers la Vierge Marie. Je peux avouer que nous avons eu, mon épouse et moi, une expérience étonnante de la place de Marie dans nos vies en janvier 1998.

A ce moment-là, j'avais un désir profond d'être libéré de toutes les racines d'amertume de ma vie, et le Seigneur m'a montré que la source de mon problème était la haine que j'avais contre ma mère que je n'ai jamais connue.

Cette haine s'est étendue aux mères en général.

Par une révélation du Saint Esprit, Jésus a brisé mon cœur en me montrant que j'avais de la haine contre sa mère.

Avec beaucoup de tristesse et une grande repentance j'ai pleuré et Jésus a fait un miracle : -il a arraché de mon cœur les racines de 51 ans d'amertume.

Il m'a donné sa parole sur la croix: "Voici ta mère !" (.)

Je suis tombé amoureux de Marie et "je l'ai prise chez moi".

Personne ne m'a convaincu, sinon l'Esprit Saint lui-même.

Marie est venue nous toucher, mon épouse D. et moi. Depuis, nos vies ont été transformées.

(Source : sentinellenehemie.free)

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 23:44

 Miracle ?

La statue de la Vierge n'est pas là...

mais tout le monde la voit !

Incroyable mais vrai !

L'image de la statue se voit depuis la porte d'entrée, mais s'évanouit au fur et

à mesure que l'on se rapproche de l'autel.

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Cela peut sembler incroyable, mais c'est vrai. Dans la niche au-dessus de l'autel de la chapelle du sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes, à Alta Gracia (Argentine), il n'y a pas de statue de la Vierge, mais l'on peut voir son image, alors que la niche en question est en réalité vide.

Il ne s'agit pas d'une image plane mais en relief, en trois dimensions : même les plis du vêtement sont visibles. On dirait un hologramme.

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Et ce n'est pas une illusion psychologique, fruit de la dévotion exaltée de quelques pèlerins. 

Croyants ou non croyants, tous ceux qui se pressent au sanctuaire la voient et l'image apparaît même sur les photos qui sont prises.

Elle se distingue parfaitement depuis la porte d'entrée et s'évanouit ensuite peu à peu, au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'autel.
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De quand date le phénomène?

Dans cette chapelle, construite et bénite en 1927, il y a eu, pendant de nombreuses années, au centre du retable, une statue de Notre-Dame de Lourdes.

En août 2011, cette statue a été retirée de la niche afin d'être restaurée.

Quelques jours plus tard, l'un des prêtres en charge du sanctuaire s'apprêtait à fermer la porte principale de la chapelle, quand il vit une silhouette, qui semblait être en plâtre, à la place occupée auparavant par la statue de la Vierge de Lourdes.

S'approchant de l'autel à plusieurs reprises, il observa alors que l'image s'évanouissait au fur et à mesure qu'il se rapprochait.

Or la statue n'était pas là.

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Devant le phénomène manifeste, visible par toutes les  personnes visitant le lieu, et après les commentaires inexacts de la presse, les frères carmes déchaux publièrent alors le communiqué suivant :« La manifestation de l'image de la Très Sainte Vierge n'a pas, à ce jour, d'explication rationnelle. Elle doit être interprétée par le peuple de Dieu comme un signe pour augmenter et approfondir la foi chrétienne et susciter dans le cœur des hommes la conversion à l'amour de Dieu et leur participation à la vie de l'Église ».
 70633507 p[1]

Une chapelle en 1924

La chapelle est située sur un grand terrain, dans un parc de plusieurs hectares où, en 1916, avait été inaugurée une réplique de la grotte de Massabielle de Lourdes, où la Vierge est apparue en 1858 à sainte Bernadette Soubirous.

L'idée et la réalisation étaient dues à deux femmes de Buenos Aires, Guillermina Achával Rodríguez de Goyena et Delfina Bunge de Gálvez, écrivain, épouse de l'auteur Manuel Gálvez.
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Depuis la construction de la grotte, le lieu est devenu un centre où affluent des foules nombreuses de pèlerins et où se sont multipliées les manifestations d'amour envers la Mère de Dieu.

En 1922, un comité s'est constitué pour construire une chapelle, dont la première pierre a été posée en 1924 et que l'évêque de Cordoba de l'époque, Mgr José Anselmo Luque, a bénite en 1927. 

Adapté de l'espagnol par Élisabeth de Lavigne pour 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 15:59

L'ICÔNE QUI MARQUE L'ENTREE DE LA PLACE ROUGE A MOSCOU

Le nom d’Iverskaya de cette icône de la "Vierge directrice", l'une des plus anciennes conservées, vient d’un monastère du Mont Athos où elle arriva miraculeusement en 999 après avoir longtemps flotté sur la Mer de Marmara.

Une pieuse veuve de Nicée (aujourd’hui Iznik) l’avait en effet confiée à ses eaux à l’époque des persécutions iconoclastes du 9° siècle.

En 1648, on en porta la reproduction à Moscou. Les guérisons et faits miraculeux se répétèrent à Moscou, comme cela se produisait au Mont Athos, au monastère d’Iverski. Aussi cette icône fut-elle entourée d’une grande vénération.

Depuis, l'Eglise russe vénère la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie en son icône "Iverskaïa" chaque 12 février. Pendant les années de la domination soviétique, elle était vénérée dans l'Eglise de la Résurrection. Depuis, elle a retrouvé son église du temps passé, à l'entrée de la place Rouge, à Moscou. 

D'après Maria Donadeo in "Icônes mariales russes" 

 

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