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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:06
Sa Sainteté Mar Baselios  Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...

Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...

Sa Sainteté Tawadros II d'Alexandrie (Pape d'Alexandrie) et notre bien-aimé Père dans le Seigneur Sa Sainteté  Baselios Paulose II (Catholicose de l'Est) sont arrivés à la Grande Maison de Cilicie pour prendre part aux célébrations du génocide.

Sa Sainteté Aram Ier a reçu fraternellement les deux Primats .
 

Ce 19 Juillet 2015, le dimanche matin, Sa Sainteté Aram Ier  présidait donc la Sainte Liturgie à Saint-Grégoire l'Illuminateur en présence des patriarches en visite, des représentants œcuméniques et politiques, des pèlerins arméniens en provenance de différentes parties du monde et des fidèles locaux.
 

Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...

Les deux  délégations Copte et Orthodoxe Indienne (Malankare Orthodoxe) part à la cérémonie historique organisé par le Saint-Siège de Cilicie à la consécration du Saint Muron (St Chrême) et l'inauguration de la chapelle du et du monument commémoratif du génocide.

 

 

Sa Béatitude le pape Tawadros II, de l'Église copte orthodoxe, a donné le message de la journée et Son Excellence le cardinal Kurt Koch a lu le message de Sa Sainteté François le pape de Rome.

Les deux pontifes ont  félicité Sa Sainteté Aram I et l'ont remercié d'avoir invité les églises sœurs et représentants œcuméniques de rejoindre l'Eglise arménienne à l'occasion de ces événements commémoratifs.

Ils ont également souligné la signification spirituelle particulière que revêtait la canonisation d'un million et demi de martyrs du victimes du génocide arménien.
 
La Sainte Liturgie prit fin avec la bénédiction de l'eau avec le nouveau Muron suivi par un service de prière œcuménique.

A la fin du service le catholicos Aram Ier a conduit les invités en procession jusqu'à la chapelle des Saint-Martyrs à Antélias, où les restes des victimes sont inhumés.

Chaque invité a prié, a déposé une fleur et a reçu l'eau bénie.

 

ll est toujours réconfortant de voir les chefs de nos Eglises-soeurs manifester l'unanimité de la Foi et du Témoignage Apostolique.Merci Seigneur !

 

catholicatenews.in a téléchargé une nouvelle vidéo.

Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
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Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
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Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
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Sa Sainteté Mar Baselios Marthoma Paulos II (Métropolite du Malankar et Catholicos de l'Est) et Sa Sainteté le Catholicos Aram I de la Grande Maison de Cilicie (Eglise Arménienne Apostolique) à l'occasion de la Bénédiction du Saint Muron (Saint Chrême) ...
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille oecuménisme
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 07:54
L'Avenir de l'Institut Orthodoxe de Théologie St Serge/THEOLOGIE ORTHODOXE ET LIBERTE/ Entretien entre Ana Petrache et Jean-François Colosimo

THEOLOGIE ORTHODOXE ET LIBERTE

 

Ana Petrache : Vous êtes théologien, de plus un théologien orthodoxe, mais aussi un intellectuel inscrit dans l’espace public au sein de cette culture française si fière de sa laïcité. Pouvez-vous nous dire, en quelques mots, comment envisagez-vous la mission du théologien dans la cité ?
Jean-François Colosimo : Moins qu’une fierté, surtout pas une idéologie, la laïcité est en France une pratique de la cité qui correspond à la distinction prônée par l’Évangile entre le religieux et le politique. L’Église catholique y a gagné une indépendance sans égale grâce à la loi de séparation d’avec l’État. Les communautés orthodoxes immigrées y ont trouvé une autonomie sans précédent grâce au principe d’égalité des cultes. De même pour les protestants, les juifs, les musulmans…

Tout autre est le mouvement de sécularisation que connaît l’ensemble du continent européen et qui rend la parole théologique incompréhensible ou inaudible. Mais là, les torts sont partagés. D’une part, l’Europe, pour reprendre le mot de Chesterton, est plus que jamais «remplie d’idées chrétiennes, mais devenues folles».

D’autre part, la théologie a résolument tourné au métier spécialisé, à la technicité érudite, au circuit universitaire. La surdité du monde se conjugue avec le bégaiement de l’institution. De manière anarchique, la superposition postmoderne des discours nuit à la théologie, la relativise, lui confère un air de déjà-vu.

De manière schizoïde, les théologiens professent la primauté de la prière ou de l’eucharistie et adulent la préciosité philologique. Or, c’est sur le naître, le vivre, le mourir que les attendent leurs contemporains. Ou, pour le dire en une formule, sur la notion d’humanité à la fois historique et transcendante. Pour tenir ensemble la vérité et l’espérance, il faut oser la prophétie, se ruer dans la brèche, risquer le vide. Une théologie qui ne nourrit pas les pauvres, qu’ils soient de chair ou d’esprit, est une ruse de l’idolâtrie, une insulte à l’Évangile, un blasphème cette fois avéré. Car le monde est à la fois pire et meilleur qu’on ne le raconte dans les séminaires.

Aussi, si l’on veut apporter un témoignage du salut qui nous dépasse, faut-il plonger dans la fournaise, aller à la rencontre des nouveaux damnés de la mondialisation et accepter d’être quelque peu changé par eux. Bénir lucidement plutôt que maudire aveuglément : c’est la seule façon de réveiller le Christ qui dort immanquablement en tout temps et tout lieu, dans toute culture, plus singulièrement encore au sein de la nôtre et précisément dans ce que par quoi elle peut nous apparaître désenchantée, déshumanisée, déchristianisée.

A.P. : Spécialiste en patrologie et en byzantinologie, vous vous confrontez, en tant que professeur à l’Institut ”Saint-Serge”, à la mentalité byzantine de certains évêques. Comment, et dans quelles limites, croyez-vous que soit possible l’autonomie de la théologie au regard de la hiérarchie dans l’Église orthodoxe ?

J.-F. C.: ”Saint-Serge” se confronte fort heureusement non pas à l’épiscopat, mais uniquement et strictement à un cas individuel et problématique de confusion de la fonction épiscopale avec une omnipotence arbitraire, en vertu d’une conception totalisante et finalement totalitaire de cette charge, dont on ne trouvera pour cette raison nulle trace parmi les plus extrêmes théorisations césaristes ou papistes de la Byzance ou de la Rome médiévales.

L’Institut se félicite au contraire de la propension de nombre de ses anciens étudiants devenus évêques, en France et dans le reste du monde, à vouloir servir l’Église plutôt que de s’en servir. Quant au modèle byzantin, on aurait tort de le confondre avec l’univers pyramidal, statique et immuable auquel on le réduit trop souvent.

Ce modèle repose au contraire sur la tension auquel il soumet les divers ordres existants en les plaçant en concurrence face à l’avènement charismatique et à l’achèvement eschatologique qui sont censés les authentifier. Autrement dit, en faisant de l’Esprit et du Royaume les seules instances définitives du jugement.

Au regard d’un saint Maxime le Confesseur puni de l’amputation de la main et de la langue pour avoir opposé l’orthodoxie de la foi à l’hétérodoxie «du plérôme de tous les patriarches, hiérarques, abbés, prêtres et fidèles» de son temps, comme le stipule l’acte de sa condamnation, la liberté de la théologie ressort des plus claires.

Plus prosaïquement, pour ce qui est de l’enseignement théologique, l’Orient a emprunté, aux Temps modernes, le système de l’Occident. À savoir, celui de l’universitas fondée dans l’Europe latine, au XIe siècle, par les clercs, les «intellectuels» d’alors, soucieux de s’affranchir des écoles capitulaires qui étaient contrôlées par le pouvoir ecclésiastique. Et ce, afin de mener en toute indépendance leur tâche de recherche et de transmission.

La Sorbonne en a été le prototype et il en reste, dans le droit français, la «franchise universitaire» qui interdit aujourd’hui encore aux forces de police d’entrer dans une université sans l’accord de son président. Cette liberté n’est donc pas un luxe ou un caprice, c’est un impératif. Une nécessité spirituelle. Un onzième commandement, si l’on veut. Si les évêques comprennent également la révélation comme liberté, où pourrait être le hiatus? Et si cette liberté est réelle, où pourraient être ses limites, autres que celles que commande la confession droite de la foi, c’est-à-dire l’orthodoxie?

A.P. : Vu de Roumanie, pays majoritairement orthodoxe, la crise de l’Institut confirme l’opinion selon laquelle un des grands soucis des Églises orthodoxes est d’ordre ecclésiologique. La définition du poste d’évêque n’est pas toujours claire et un certain chaos canonique contribue aux tendances autoritaires des certains chefs religieux ou spirituels. Qu’en pensez-vous?

J.-F. C.: L’ecclésiologie orthodoxe réelle, en chair et en os, non pas celle que célèbrent les manuels canoniques, mais celle que dévoilent les exercices concrets et quotidiens, représente un «souci» comme vous le dites, et aboutit à un «chaos» comme vous le dites encore, parce qu’elle participe d’un bricolage consensuel qui s’assimile toujours plus à une hérésie acceptée. Nul besoin d’aller chercher dans le lointain passé ses origines: il y va d’une hybridation de la modernité.

À savoir, la réinterprétation déviante de l’héritage impérial byzantin qui associe peuple et foi dans ses métamorphoses séculières successives, ottomane, révolutionnaire, nationaliste, communiste, aujourd’hui populiste, qui assimilent ethnie et confession, hiérarchie religieuse et appareil politique.

Avec pour effet, dans les pays de tradition orthodoxe, la confusion perpétuelle entre une Église et un État qui sont par ailleurs tous deux défaillants; et, entre les juridictions orthodoxes, une guerre des territoires au mépris de l’unité, mais aussi de la mission comme le signale le terme ahurissant de «diaspora».

Phénomène courant, plus la réalité contredit la théorie, plus enfle la théorie. Il en découle la mise en forme idéologique d’un «épiscopalisme» dont l’absence absolue de contre-pouvoir, inconnue même à Rome, garantirait la qualité divine de l’Église.

La vulgate dominante ne manque pas, certes, de se parer d’un trompe-l’œil théologique en se revendiquant des travaux de Jean Zizioulas qui, à mon sens, constituent une réponse lacunaire au défi posé par Vatican II – et quitte, au passage, à omettre la contradiction manifeste entre la position ecclésiologique du théologien Zizioulas et la position ecclésiastique du hiérarque Zizioulas, entre le penseur de la koinonia du Plérôme et l’évêque in partibus de Pergame.
C’est pourquoi cette idéologisation n’est jamais que le cache-misère d’une ecclésialité en souffrance.

On ne peut à la fois critiquer la papauté comme principe de gouvernement et offrir le spectacle de son détournement caricatural à l’échelle de surcroît médiocre d’un diocèse, d’une nation ou d’une région. Il faut également en finir avec l’amalgame entre épiscopat et monachisme, justifié dans l’Antiquité et injustifiable aujourd’hui en tant qu’il ne sert plus qu’à induire une obligation structurelle d’obéissance subordonnée qui n’a de sens que dans le seul cadre de la paternité spirituelle. Il faut enfin et surtout repenser, dans les termes de l’Encyclique des patriarches orientaux de 1848 et du concile russe de 1917, la notion de «Peuple de Dieu» comme «dépositaire de la vérité de l’Église».

C’est ce qu’éprouvent, je crois, ces formidables jeunes évêques jetés sur les routes du monde, privés des ressources habituelles des pays traditionnellement orthodoxes, courant après leurs fidèles disséminés au sein d’univers étrangers et qui s’épuisent à assurer leur ministère pastoral sans moyens et sans certitudes autres que la Providence. Eux savent d’ores et déjà que la richesse incessible de l’épiscopat tient dans sa pauvreté assumée.

A.P. : Il y a beaucoup de gens dans le milieu orthodoxe qui pensent que le seul devoir d’une école de théologie est de former des prêtres et c’est pour cela que la dimension culturelle de la théologie en dialogue avec la société contemporaine est parfois oubliée. Comment peut-on convaincre la hiérarchie qu’on a besoin d’une théologie libérée des contraintes ecclésiastiques?

J.-F. C.: La théologie n’a d’autre source, propos et finalité qu’elle-même. Pour être une grâce, elle requiert cette gratuité. Elle n’est ni résultat d’une production, ni schéma d’une construction. Elle n’a pas de fonctionnalité qui la destinerait à former des fonctionnaires, quand bien même il s’agirait de fonctionnaires du culte. Que ceux qui se destinent au sacerdoce soient préparés à la transmission de la foi à laquelle ils consacreront leur vie, c’est une bonne chose. Mais ce n’est pas une affaire de diplôme, de certificat apposé en coin d’un rouleau enrubanné.

Encore faut-il que les écoles théologiques orthodoxes transmettent elles-mêmes une orthodoxie vivante et une théologie vécue, qu’elles soient des écoles de vie. Nous ne pouvons plus nous contenter de l’utilité supposée de cette sorte de néoscolastique orientale d’occasion que nous opposons volontiers à la grande scolastique occidentale, dont nous sommes par ailleurs incapables, et qui sert trop souvent de programme à l’enseignement de l’orthodoxie.

La prédication étant au cœur de la transmission de la foi, non pas seulement dans l’Église mais au dehors de l’Eglise, «pour la vie du monde», ce sont non pas de prédicateurs mais de «prêchants», d’exemples incarnés du lien entre la doctrine et l’existence, dont nous avons besoin.
Enfin, l’éducation à la foi ne vaut que si elle est éducation pour tous et de tous. C’est à cette école-là, permanente, que doit se mettre chaque orthodoxe qu’il soit homme ou femme, baptisé par naissance ou par conversion, laïc ou clerc, simple fidèle ou éminent évêque. Son témoignage au sein de la société s’ensuivra, sans qu’il ait à le penser, le projeter, le calculer. Car ce sera alors une œuvre par surabondance de l’Esprit.

A.P. : “Saint-Serge” est un institut essentiel pour la théologie et la culture orthodoxe, sa fermeture marquerait la fin d’un très beau chapitre de l’histoire du christianisme de tradition byzantine. À votre avis, quelles sont les solutions pour empêcher la clôture définitive de l’institut ?
J.-F. C.: Il est en effet une gloire de l’Institut qui accablerait ses légataires actuels s’il n’y avait la miséricorde du Christ. ”Saint-Serge” a renversé l’exil en miracle. ”Saint-Serge” a été la seule école de théologie orthodoxe continument libre au cours du sombre XXe siècle sur le continent du Goulag et de la Shoah.

”Saint-Serge” a permis le rayonnement de cette orthodoxie de la liberté via l’institution-sœur qu’est ”Saint Vladimir” au sein du Nouveau Monde. ”Saint-Serge” a reçu des étudiants orthodoxes des cinq continents qui sont devenus des enseignants, des prêtres, des évêques, des patriarches de l’Église orthodoxe aux quatre coins de la planète.

”Saint-Serge” a ainsi initié, soutenu et confirmé un sentiment panorthodoxe sans lequel l’orthodoxie ne serait pas aujourd’hui ce qu’elle est. De plus, c’est à Paris que s’est pleinement manifestée la créativité de la théologie orthodoxe contemporaine, dont la sophiologie de Serge Boulgakov, la double économie de Vladimir Lossky, l’écclésiologie pneumatologique de Nicolas Afanassieff, le renouveau patristique de Georges Florovsky, liturgique d’Alexandre Schmemann, palamite de Jean Meyendorff.

C’est parce qu’il y avait Paris que Dimitru Stăniloae en Roumanie, Justin Popovitch en Serbie, Sergueï Averintsev en Russie, Christos Yannaras en Grèce, Georges Khodr au Liban et tant d’autres ailleurs savaient qu’ils n’étaient pas seuls à confesser une orthodoxie essentielle. C’est parce que ce Paris-là a existé qu’aujourd’hui encore des élèves nous viennent de l’Afrique profonde ou de la lointaine Asie pour apprendre cette même orthodoxie émancipée des scories de l’histoire, disposée à se confronter au monde tel qu’il va.

Oui, tel est le bilan de ces 90 années qui fait que l’Institut n’est la propriété de personne, mais de tous les orthodoxes. Un héritage écrasant qui découle de la leçon originelle de nos pères fondateurs: entrer dans le dialogue avec l’Occident, la philosophie, la science, la société, les autres confessions chrétiennes, les autres religions, les cercles de pensée, mais avant tout d’y entrer sans crainte.

Près d’un siècle d’une telle quête peut-il s’éteindre d’un coup ? L’apport de ”Saint-Serge” n’est-il pas plus que jamais indispensable au monde orthodoxe soumis aux tentations de la crispation et du repli ? N’arrive-t-il pas aussi aux institutions de mourir, comme les individus, parce qu’elles ont fait leur temps ? Toutes ces questions valent également dans l’instant. Demain tranchera.

Pour l’heure, notre manière de continuer l’inspiration de nos pères fondateurs est précisément, quelle que soit l’issue, de n’avoir pas peur. Et c’est là l’unique vraie condition de notre avenir.

Source  http://orthodoxie.com/ 

 

L'Institut Saint-Serge dont il est question ici traverse une grave crise dont vous trouverez l'écho ici

http://www.saint-serge.net/evenements/avenir.html#declarationsaintserge

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 07:52
Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Le lundi 6 Juillet 2015 Sa Béatitude le Métropolite Tikhon, primat de l'Église orthodoxe en Amérique, faisait une visite fraternelle à Sa Sainteté le Catholicos de l'Est, Père de notre Eglise-mère Syro-Orthodoxe Malankare, notre Chef spirituel ici-bas .

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

La réunion a eu lieu à la chancellerie diocésaine du nord-est américain à Muttontown, New York.

Les accompagnateurs de Sa Béatitude, étaient les archiprêtres John Jillions, chancelier de l'Eglise orthodoxe en Amérique, Eric Tosi, secrétaire de l'Eglise orthodoxe en Amérique, et le Dr Tchad Hatfield, chancelier du "orthodoxe Theological Seminary" de Saint-Vladimir à New York.

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Sa Sainteté, et Sa Béatitude ont parlé des défis communs de l'Eglise orthodoxe dans le monde entier, surtout dans le contexte nord-américain.

 

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

 

Sa Béatitude a également partagé des travaux. Son Em le Métropolite Zachariah Mar Nicholovos, fut accueilli comme membre du conseil d'administration du Séminaire théologique orthodoxe Saint-Vladimir.

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Au cours de cette heureuse rencontre entre les deux chefs d'Eglises, notre bien aimé Père dans le Seigneur, Sa Sainteté Beselios Paulos II a adressé une invitation officielle à Sa Béatitude, pour être l'invité d'honneur d'honneur à l'occasion des célébrations finales du bicentenaire du séminaire théologique orthodoxe, à Kottayam, Kerala, Inde.

Étaient aussi présents lors de cette réunion également Son Em Zachariah Mar Nicholovos, Metropolite, le Rd Père et Dr Johns Abraham Konaté, le Rd Père Paul Thomas, le Rd Père Sujit Thomas, le Rd Jiss Johnson, et le Révérend Père Abraham George.

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

L'origine de l'Eglise locale orthodoxe en Amérique remonte au mouvement missionnaire de huit moines orthodoxes en Alaska, en 1794 comme, analogiquement, notre Eglise locale Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas (Malankare), se fonde sur la fondation canonique par l'Eglise Malankare Orthodoxe d'une Métropolie pour l'Europe.

C'est plus tard, en 1970, que fut accordé à l'Eglise naissante en diaspora une autocéphalie par l'Eglise orthodoxe russe.

 

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Aujourd'hui, Sa Béatitude le Metropolite Tikhon, conduit l'Église orthodoxe d'Amérique avec plus de dix évêques qui exercent leur ministère pastoral sur plus de 700 paroisses, les missions, les monastères et les institutions répandues à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Rencontre fraternelle entre Sa Béatitude le Métropolite Tikhon et Sa Sainteté Baselios Marthoma Paulos II, Catholicose de l'Est

Ô Dieu notre Père,

 


conduisez Votre Eglise!

 

 

 


Que, dans ce monde,

 

 

 

elle vive de plus en plus

 


dans la sainteté,

 

 

 


Dans l'unité

 

 

 


Et dans l'amour!

 

 

 

 

 


Par Jésus le Christ, 

 

 

 

Votre Fils

 


et dans l'Esprit Saint.

 

 

 

 

 

Amîn!

 

 

 

 

 

(Saint Grégoire de Tours)

Une âme courageuse sera requise, qui sera capable  de  rester en vie au milieu de toutes ces tentations.   Car si un homme se trouve ne fut-ce qu'un peu  imprudent, il sera facilement exposé aux assauts  et sera attrapé par les signes du démon et de la  bête immonde.  (Prophéties sélectionnées pour les Derniers Jours,  de saint Ephrem le Syrien)

Une âme courageuse sera requise, qui sera capable de rester en vie au milieu de toutes ces tentations. Car si un homme se trouve ne fut-ce qu'un peu imprudent, il sera facilement exposé aux assauts et sera attrapé par les signes du démon et de la bête immonde. (Prophéties sélectionnées pour les Derniers Jours, de saint Ephrem le Syrien)

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:44
Béatification de Louis-Edouard Cestac

Source: Aleteia

Par PHILIPPE OSWALD (397) pour Aleteia

Soleil radieux à Bayonne, en cette solennité de la Sainte Trinité, pour la béatification du Père Louis-Edouard Cestac (1801-1868), prêtre du diocèse et fondateur de la Communauté des Servantes de Marie et de leur branche contemplative, les Bernardines.
La cérémonie s’est déroulée en milieu d’après-midi en la magnifique cathédrale gothique Sainte-Marie qui surplombe la ville, au cours de la messe de la Sainte Trinité présidée par le cardinal Amato avec Mgr Aillet, évêque de Bayonne, les évêques d’Aquitaine et du Pays basque espagnol. Bien que le cloître de la cathédrale ait été ouvert pour y accueillir les fidèles que l’église ne pouvait contenir, il avait fallu organiser un « relais » vidéo - et sacramentel - dans l’église Saint-André, située en contrebas, dans le « vieux Bayonne », sur la presque-île entre Nive et Adour, pour ne priver personne de ce grand moment d’Eglise.

De fait, toute l’Eglise était représentée, entre les cardinaux Amato (Rome) et Ricard (Bordeaux), une dizaine d’évêques et de nombreux prêtres, les descendants de la famille du Père Cestac, sa famille spirituelle : les Servantes de Marie et les Bernardines, ou encore le clan routier « bienheureux Louis Edouard Cestac » de la Fédération des Scouts d’Europe, jusqu’aux détenues de la maison d’arrêt de Pau qui avaient obtenu, grâce à leur aumônier, une autorisation exceptionnelle de sortie.

Un apôtre des « périphéries »

Par son engagement au service des plus pauvres et des plus méprisés, Louis-Edouard Cestac était allé aux «périphéries » comme y exhorte aujourd’hui le pape François. Il aura donc été certainement particulièrement agréable au Saint-Père de déclarer « bienheureux » ce prêtre du XIXe siècle comme le lui demandait l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Marc Aillet. La ferveur et l’émotion était perceptible quand, dès l’ouverture de la célébration, le cardinal Amato, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, a donné la réponse (en latin) du Pape à l’évêque de Bayonne : « Nous accordons que le vénérable serviteur de Dieu Louis-Edouard Cestac soit désormais appelé bienheureux ». Sa fête est fixée au 27 mars, jour de son rappel à Dieu.

Aleteia a déjà résumé la vie de Louis-Edouard Cestac (1801- 1868). Rappelons quelques traits, soulignés au cours de cette cérémonie, par Soeur Jacqueline Bordenave, Supérieure Générale des Servantes de Marie, et par le cardinal Amato : la piété mariale qui anima tout jeune le futur bienheureux, la consécration par Marie de toute sa personne à Dieu : « Tout de Dieu, pour Dieu, avec Dieu » (une devise qui fait écho au « totus tuus » de saint Jean Paul II), son amour et son dévouement sans borne pour tous les nécessiteux « à l’aise avec lui et lui avec eux », son zèle et son inventivité pour leur porter secours.
Bouleversé par la mort d’une prostituée de vingt ans, il décide d’agir. Aidé par une de ses jeunes sœurs, il fonde les « Servantes de Marie ». Sans aucun moyen financier, c’est naturellement vers la Mère de Dieu qu’il se tourne en se rendant en pèlerinage au sanctuaire marial de Buglosse, dans le Landes (tout proche de la maison natale de saint Vincent de Paul qui y pria souvent). La Vierge lui répond : « Ne me demande que mon esprit ».

C’est au prix de grands sacrifices qu’il parvient à acheter à Anglet, ville toute proche de Bayonne, sur la côte basque, un domaine dont il fera « Notre-Dame du refuge » (la commune d’Anglet a inauguré l’avenue « Abbé Cestac » le matin même de sa béatification). Il dirige la maison confiée à l’action éducatrice des Servantes de Marie, elles-mêmes soutenues par la prière de leurs sœurs contemplatives, les Bernardines. Les Servantes de Marie essaimeront dans les campagnes, formant de petites communautés caritatives dans les villages, ce qui conduira le Père Cestac à développer ses compétences d’agronome…

Béatification de Louis-Edouard Cestac

Une cause perdue…et retrouvée

L’histoire de la cause de béatification ouverte….en 1908, mais dont le dossier s’était perdu – notamment ce qui attestait de la guérison inexpliquée d’un homme atteint de gangrène, grâce à l’intercession de l’abbé Cestac- prouve que la Providence aime le suspense… dont nous avons vécu le dénouement ce 31 mai 2015. Oui ce fut un grand « moment de grâce et de fête », a conclu la supérieure des Servantes de Marie en nous confiant tous à l’intercession du bienheureux Louis-Edouard Cestac. Il est devenu l’une des gloires du diocèse de Bayonne avec son ami et confident, saint Michel Garicoïts (1797-1863), fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus plus communément appelés Pères de Bétharram.

Béatification de Louis-Edouard Cestac
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints œcuménisme
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