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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 05:18
Faith has taught me that the Holy Fathers, I have taught at all times, without adapting to please the time, I shall never cease to teach the Faith, I was born with it, and I live by it . (Saint Gregory the Theologian)

Faith has taught me that the Holy Fathers, I have taught at all times, without adapting to please the time, I shall never cease to teach the Faith, I was born with it, and I live by it . (Saint Gregory the Theologian)

SEMAINE APRES PÂQUE.

 

LETTRE DU METROPOLITE MOR PHILIPOSE POUR PÂQUES:

 

Biens chers amis, Aloho m'barekh

 

Christ est ressuscité Alléluia !

Il est vraiment ressuscité, ainsi qu’Il l’avait promis,

Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

 

Le Christ Soleil de Justice Se lève pour écarter les ténèbres et répandre Sa Lumière, Il a vaincu la mort et le pouvoir de Satan.

« Jésus, notre Seigneur, le Christ, nous est apparu du sein de son Père. Il est venu et nous a tirés des ténèbres et nous a illuminés de Sa joyeuse Lumière.

Le jour s’est levé pour les hommes ; la puissance des ténèbres est chassée.

De sa Lumière s’est levée pour nous une Lumière qui a éclairé nos yeux obscurcis. Il a fait lever Sa gloire sur le monde et a éclairé les plus profonds abîmes.

La mort est anéantie, les ténèbres ont pris fin, les portes de l’enfer sont en pièces.

Il a illuminé toutes les créatures, ténèbres depuis les temps anciens.

Il a réalisé le salut et nous a donné la vie ; ensuite il viendra dans la gloire et il éclairera les yeux de tous ceux qui l’auront attendu.

Notre Roi vient dans Sa grande gloire : allumons nos lampes, sortons à Sa rencontre (Mt 25,6) ; réjouissons-nous en Lui comme Il s’est réjoui en nous et nous réjouit par sa glorieuse Lumière.

Mes frères, levez-vous, préparez-vous pour rendre grâce à notre Roi et Sauveur qui viendra dans Sa gloire et nous réjouira de Sa joyeuse lumière dans le Royaume. Amen. »

(St Ephrem) 

« Maintenant le diable se tient vers l’occident, grinçant des dents, s’arrachant les cheveux, se tordant les bras, se mordant les lèvres, hurlant, comme un fou, sa solitude, ne pouvant croire à votre libération*. 

Le Christ vous met face-à-face avec le diable pour que, après l’avoir renié et soufflé sur lui, vous puissiez entamer le combat contre lui.

Le diable se tient vers l’occident parce que là commencent les ténèbres.

Renoncez à lui et soufflez. Ensuite tournez-vous vers l’orient et joignez-vous au Christ. » 

(Sacramentaire de Constantinople)

 

Hier, jour de Pâques, l’un de nos Catéchumène : Jonathan était baptisé avant la Messe de 10h30, Il recevait le Sacrement du Baptème et de la Chrismation et , après que leur mariage est été confirmé (Ils avaient été précédemment imprudemment acceptés au mariage dans une autre Eglise Apostolique alors que Jonathan n'était ni baptisé, ni chrismé) , il recevait  avec son épouse la Communion lors de cette Messe, exprimant leur unanimité désormais parfaite en Dieu et la fidélité à la Tradition Apostolique telle que véhiculée par nos Eglises Orthodoxes Orientales.

Ils renoncaient à Satan se tournant vers l’Ouest, symbole des ténèbres et proclameront leur adhésion au Christ en se tournant vers l’Est symbole du Christ Soleil Levant qui vient nous visiter …

Veuillez prier pour lui, veuillez accompagner ce jeune couple de votre amour fraternel.

 

En cette période difficile nombreux sont ceux qui seraient tentés de succomber à une tentation de peur et de repli communautaire.

Je sais, c’est facile à dire, mais tout de même :

 

-Confiance, le Christ est vainqueur !

« La Croix du Christ est devenue véritablement une source de biens infinis : elle nous a libérés de l’erreur, elle a dispersé nos ténèbres, elle nous a réconciliés avec Dieu.

Cette Croix est la destruction de l’inimitié, la source de la paix, l’écrin de notre trésor. »

(saint Jean Chrysostome).

Vivant et mourant, Jésus n’a pensé qu’à notre salut.

Demandons-Lui d’imprimer en notre âme les marques de Son amour, de la vie nouvelle et éternelle.

Ne cédons pas à cette peur qui tend à nous faire perdre la paix et nous dresser les uns contre les autres…

Confiance en Celui qui est notre Rocher !

Prions, souffrons et sachons nous taire, dans le silence contemplatif nous obtiendrons tout ce dont nous avons besoin…

 

Fils et filles de l’Eglise, comportons nous en enfants de lumière pour rendre témoignage à Celui qui vient réconcilier tous les êtres et tout récapituler en Lui, le Christ Roi des Martyrs, le Christ Prince de la Paix.

 

« La ligne qui sépare le bien du mal ne passe pas entre les États, ni entre les partis politiques. Mais elle travers le cœur de chaque être humain." 

( Alexandre Soljénitsine) 

 

Réjouissons-nous aujourd’hui et soyons dans l’allégresse, fortifions-nous dans la foi

« Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat » !

 

Que la Mère de Miséricorde, la Vierge sage et fidèle, que les Saints de France et de notre Tradition Syriaque Orthodoxe du Kerala :

-Koorilose, Grégorios,etc…, nous accompagnent de leur fraternelle intercession eux qui, en l’attente de la Résurrection finale reposent dans le Christ Ressuscité, Lui notre Chef !

 

Votre fidèlement dans la prière à vos intentions et le zèle pastoral, implorant pour moi-même, mes confrères et l’ensemble de la Métropolie (Archidiocèse) vos prières fraternelles et aimantes.

Bonnes et Saintes Fêtes de Pâques à tous et chacun, qu'Il règne en nos vies pour pacifier le monde !

Aloho m'barekh(Dieu vous bénisse) !

 

+Métropolite Mor Philipose-Mariam

 

SaintAbrahamMarKoorilose.BAVA 

*Vous comprenez bien qu’il ne s’agit que d’analogies pour exprimer sa détresse face à sa défaite. En effet, pur esprit, un ange, déchu ou non, ne saurait avoir ni dents, ni cheveux, etc…

 

 

 

parumala_therumeni

 

 

 

Hans Memling, "La Résurrection", vers 1490, huile sur bois, Musée du Louvre, Paris © Musée du Louvre

Lundi de Pâque d' "Hevorae" 

Soirée

o    Saint-Luc 24, 13-35 :

  • 13 Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
  • 14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
  • 15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
  • 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
  • 17 Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
  • 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
  • 19 Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
  • 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
  • 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
  • 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
  • 23 elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
  • 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
  • 25 Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
  • 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
  • 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
  • 28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
  • 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
  • 30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
  • 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
  • 32 Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
  • 33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
  • 34 « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
  • 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

o     

Matin

(  ܗܳܫܳܐ ܕ݁ܶܝܢ ܡܫܺܝܚܳܐ ܩܳܡ ܡܶܢ ܒ݁ܶܝܬ݂ ܡܺܝܬ݂ܶܐ . ܘܰܗܘܳܐ ܪܺܫܺܝܬ݂ܳܐ ܕ݁ܕ݂ܰܡܟ݁ܶܐ .
(Peshitta 1 Corinthians 15:20))

o    Saint Matthieu 28: 11-20 :

  • 11 Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
  • 12 Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
  • 13 en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
  • 14 Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
  • 15 Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
  • 16 Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
  • 17 Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.
  • 18 Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
  • 19 Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
  • 20 apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

o     

Avant de Saint Qurbana

o    Genèse 41: 41-46 :

  • 41 Pharaon dit à Joseph : « Vois ! Je t’établis sur tout le pays d’Égypte. »
  • 42 Il ôta l’anneau de son doigt et le passa au doigt de Joseph ; il le revêtit d’habits de lin fin et lui mit autour du cou le collier d’or.
  • 43 Il le fit monter sur son deuxième char et on criait devant lui : « À genoux ! » Et ainsi il l’établit sur tout le pays d’Égypte.
  • 44 Pharaon dit encore à Joseph : « Je suis Pharaon. Mais sans ta permission, personne ne lèvera le petit doigt dans tout le pays d’Égypte. »
  • 45 Pharaon appela Joseph Safnath-Panéah et lui donna pour femme Asnath, fille de Poti-Phéra, prêtre de One. Alors Joseph partit inspecter le pays d’Égypte.
  • 46 Joseph avait trente ans quand il se tint en présence de Pharaon, le roi d’Égypte. Il prit congé de lui et parcourut tout le pays d’Égypte.

o     

o    Jérémie 1: 4-12 :

  • 04 Soyez donc sur vos gardes : ne devenez pas, vous aussi, pareils aux étrangers ; ne vous laissez pas envahir par la crainte envers ces dieux,
  • 05 lorsque vous verrez la foule se prosterner devant et derrière eux. Dites-vous plutôt en pensée : « C’est devant toi, ô Maître, qu’il faut se prosterner. »
  • 06 Car mon ange est avec vous, lui qui demandera compte de vos âmes.
  • 07 La langue de ces dieux est poncée par un artisan, elle est recouverte d’or et d’argent, mais ils ne sont que mensonge, ils ne peuvent parler.
  • 08 Comme pour une jeune fille qui aime à se parer, ces gens prennent de l’or
  • 09 dont ils fabriquent des couronnes pour les têtes de leurs dieux. Il arrive même parfois que les prêtres dérobent à leurs dieux de l’or et de l’argent pour leurs propres dépenses,
  • 10 et qu’ils en donnent aussi aux prostituées sacrées. Ces dieux d’argent, d’or et de bois, on les pare de vêtements comme des hommes,
  • 11 eux qui ne peuvent se défendre ni de la rouille, ni des mites. Ils sont revêtus d’un habit de pourpre,
  • 12 mais on leur essuie le visage, à cause de la poussière du temple qui s’accumule sur eux.

o     

o    Isaïe 40: 9-15 :

  • 09 Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! »
  • 10 Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage.
  • 11 Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent.
  • 12 Qui a jaugé les eaux des mers dans le creux de sa main, et, de ses doigts, mesuré les cieux, évalué en boisseaux la poussière de la terre, pesé les montagnes au crochet et les collines sur la balance ?
  • 13 Qui mesuré l’esprit du Seigneur ? Qui l’a conseillé pour l’instruire ?
  • 14 De qui a-t-il pris conseil pour discerner, pour apprendre les chemins du jugement, pour acquérir le savoir et s’instruire des voies de l’intelligence ?
  • 15 Voici les nations : elles sont pour lui comme une goutte au bord d’un seau, un grain de sable sur le plateau de la balance ! Voici les îles, comme une poussière qu’il soulève !

o     

·         Saint Qurbana

o    I Pierre 5: 1 à 8 :

  • 01 Quant aux anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler :
  • 02 soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu ; non par cupidité mais par dévouement ;
  • 03 non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau.
  • 04 Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas.
  • 05 De même, vous les jeunes gens, soyez soumis aux anciens. Et vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.
  • 06 Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu.
  • 07 Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous.
  • 08 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer.

o     

o    Romains 6 12-23 :

  • 12 Il ne faut pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à ses désirs.
  • 13 Ne présentez pas au péché les membres de votre corps comme des armes au service de l’injustice ; au contraire, présentez-vous à Dieu comme des vivants revenus d’entre les morts, présentez à Dieu vos membres comme des armes au service de la justice.
  • 14 Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous : en effet, vous n’êtes plus sujets de la Loi, vous êtes sujets de la grâce de Dieu.
  • 15 Alors ? Puisque nous ne sommes pas soumis à la Loi mais à la grâce, allons-nous commettre le péché ? Pas du tout.
  • 16 Ne le savez-vous pas ? Celui à qui vous vous présentez comme esclaves pour lui obéir, c’est de celui-là, à qui vous obéissez, que vous êtes esclaves : soit du péché, qui mène à la mort, soit de l’obéissance à Dieu, qui mène à la justice.
  • 17 Mais rendons grâce à Dieu : vous qui étiez esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout votre cœur au modèle présenté par l’enseignement qui vous a été transmis.
  • 18 Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
  • 19 J’emploie un langage humain, adapté à votre faiblesse. Vous aviez mis les membres de votre corps au service de l’impureté et du désordre, ce qui mène au désordre ; de la même manière, mettez-les à présent au service de la justice, ce qui mène à la sainteté.
  • 20 Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres par rapport aux exigences de la justice.
  • 21 Qu’avez-vous récolté alors, à commettre des actes dont vous avez honte maintenant ? En effet, ces actes-là aboutissent à la mort.
  • 22 Mais maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous êtes devenus les esclaves de Dieu, vous récoltez ce qui mène à la sainteté, et cela aboutit à la vie éternelle.
  • 23 Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur.

o     

o    St. Jean 2 18-25 :

  • 18 Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
  • 19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
  • 20 Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
  • 21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
  • 22 Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
  • 23 Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait.
  • 24 Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous
  • 25 et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

o     

Par St Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 235 ; PL 38, 1117 


 

« Reste avec nous »

 

Frères, quand est-ce que le Seigneur s'est fait reconnaître ?

A la fraction du pain.

Nous en sommes donc assurés nous-mêmes : quand nous rompons le pain, nous reconnaissons le Seigneur.

S'il n'a voulu être reconnu qu'à cet instant, c'est pour nous, nous qui ne devions pas le voir dans la chair, et qui pourtant devions manger sa chair.

Toi donc qui crois en lui, qui que tu sois, toi qui ne portes pas en vain le nom de chrétien, toi qui n'entres pas au hasard dans l'église, toi qui écoutes la parole de Dieu dans la crainte et l'espérance, la fraction du pain sera pour toi une consolation.

L'absence du Seigneur n'est pas une vraie absence.

Aie foi, et il est avec toi, quoique tu ne le voies pas. 

Quand le Seigneur les a abordés, les disciples n'avaient pas la foi.

Ils ne croyaient pas en sa résurrection ; ils n'espéraient même pas qu'il puisse ressusciter.

Ils avaient perdu la foi ; ils avaient perdu l'espérance.

C'étaient des morts qui marchaient avec un vivant ; ils marchaient, morts, avec la vie.

La vie marchait avec eux, mais en leur cœur, la vie n'était pas encore renouvelée. 

Et toi, désires-tu la vie ?

Imite les disciples, et tu reconnaîtras le Seigneur.

Ils ont offert l'hospitalité ; le Seigneur semblait résolu à poursuivre sa route, mais ils l'ont retenu...

Toi aussi, retiens l'étranger si tu veux reconnaître ton Sauveur...

Apprends où chercher le Seigneur, où le posséder, où le reconnaître : en partageant le pain avec lui.

La Foi que m'ont enseignée les Saints Pères, que j'ai enseignée en tous temps, sans l'adapter pour plaire au temps, je ne cesserai jamais d'enseigner cette Foi, je suis né avec elle, et je vivrai par elle.
(Saint Grégoire le Théologien)

===

« Même dans les heures sombres, garde toujours

*ta volonté de joie,

*ta volonté d'optimisme,

non l'optimisme satisfait qui croit que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais

*l'optimisme surnaturel et viril.

Aie confiance dans la vie ; combats tout ce qui mène à être sceptique, désabusé, fatigué de l'existence.

Les événements extérieurs sont heureux ou malheureux selon la qualité de l'âme sur laquelle ils font impression.

Pour toi, il faut que tout contribue à ton bien.

Il faut que tu saches sourire à la lutte, à l'adversité comme à la prospérité.

 

Aime à te baigner dans ce qu'il y a de beau et de bon dans la vie ; fuis tout ce qui est malsain, démoralisant ; aime le travail, sois généreux et bon ; et tu ne manqueras pas d'envisager de plus en plus la vie avec confiance, sérénité et joie.

Que la conscience de ta condition de ressuscité éveille et ranime en toi l'amour et la valeur de la vie, l'enthousiasme pour tout ce qu'il y a de grand et de noble ! »

(Dom Idesbald Van Houtryve, o.s.b. (1886-1964), La Vie dans la Paix Tome II (Livre dixième chap.4), Abbaye du Mont César, Louvain, 1944.)

 

"The Cross of Christ has become truly a source of infinite good: it has freed us from error, it has dispelled our shadows, it has reconciled us with God. This Cross is the destruction of enmity, the source of peace, the casket of our treasure. "(St. John Chrysostom). /  « La Croix du Christ est devenue véritablement une source de biens infinis : elle nous a libérés de l’erreur, elle a dispersé nos ténèbres, elle nous a réconciliés avec Dieu. Cette Croix est la destruction de l’inimitié, la source de la paix, l’écrin de notre trésor. » (saint Jean Chrysostome).

"The Cross of Christ has become truly a source of infinite good: it has freed us from error, it has dispelled our shadows, it has reconciled us with God. This Cross is the destruction of enmity, the source of peace, the casket of our treasure. "(St. John Chrysostom). / « La Croix du Christ est devenue véritablement une source de biens infinis : elle nous a libérés de l’erreur, elle a dispersé nos ténèbres, elle nous a réconciliés avec Dieu. Cette Croix est la destruction de l’inimitié, la source de la paix, l’écrin de notre trésor. » (saint Jean Chrysostome).

NOTRE DAME DE BOULOGNE...POUR UN GRAND RETOUR DE LA FRANCE VERS SON ESPERANCE...

 

 

Bientôt un pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxe francophones de St Thomas à N-D de Boulogne en Mai ? (Vous inscrire dès maintenant)

 

Une barque conduite par une statue en bois de la Vierge Marie…

Au VIIe siècle, une barque conduite par une statue en bois de la Vierge Marie accoste sur le rivage de Boulogne-sur-Mer, au nord de la France. Une église est alors édifiée sur les lieux de cette "apparition miraculeuse" pour abriter la statue. Aux  XIIe et XIIIe siècles, Boulogne devient une étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et attire des foules. Mais la statue est brûlée lors de la Révolution.

Notre Dame de Boulogne réapparaît pendant la Seconde Guerre mondiale. Portées de paroisse en paroisse, quatre reproductions de la statue sillonnent la France de 1943 à 1948 de Lourdes à  Boulogne-sur-Mer. Ce voyage spectaculaire est orchestré par l’Eglise catholique qui veut ainsi provoquer un élan de retour à la foi et de conversions. 

Ce pèlerinage du "grand retour" désignait le retour de la statue à Boulogne et le retour à la foi. Dans une France meurtrie par le conflit, les habitants y virent aussi une troisième signification : le retour de la paix.

Or la statue arriva à Boulogne au moment de la Libération. A Lussault-sur-Loire, elle passa le 14 juillet 1944, soit quelques jours seulement avant que le village ne soit libéré. Et à Pithiviers, elle fit étape en mai 1945, juste au moment des fêtes de la Victoire... 

 

Le singulier voyage de Notre-Dame de Boulogne

 

GONTRAN 28 MARS

Saint Gontran est un roi de Bourgogne mort en 592


Gontran était le petit fils de Clovis et de Clotilde, à 36 ans à la mort de son père Clotaire Ier, il reçut les royaumes de Bourgogne et d’Orléans, s’installa à Chalon-sur-Saône et gouverna avec une certaine sagesse, réussissant à repousser les invasions lombardes.

 La période était troublée et la famille se déchirait, c’est l’époque des crimes de Frédégonde et Brunehaut. Il s’efforça de calmer ses frères, et après leur mort il se déclara protecteur de ses neveux dont il se trouvait l’arbitre mais dont il se contenta de maintenir les ambitions en équilibre.

 

 

Malgré trois mariages il n’eut comme enfant survivant qu’une fille, qui devint religieuse ; aussi il choisit comme héritier Chidebert II, à qui il s’adresse sur la miniature du XVème s. ci-contre.

 

 

Il fut le premier roi franc que l'Église admit au nombre des saints, ce qui ne signifie pas qu'il fut un modèle.  Il répudia sa première femme, eut des  concubines, se montra brutal au point de tuer son médecin… tous les vices de son siècle ! Mais il se montra généreux envers les pauvres, dota les églises et les monastères, réunit des conciles et termina sa vie à l’abbaye de Saint Marcel de Chalon, qu’il avait fondée. Peu après sa mort, "le bon roi Gontran" fut proclamé saint par le peuple.

 

 

Le 28 Mars, mémoire du pieux et bon roi, saint Gontran de Bourgogne, qui répara les fautes de sa jeunesse par une exemplaire charité.

Auriez-vous préféré qu'il eût bien commencé 
et qu'il eût mal fini? La voie qu'il a suivie 
est celle du pécheur ayant, puis, embrassé 
la sainte pénitence au milieu de sa vie. 
Si bien il réussit qu'on loua sa bonté, 
et ce saint, le vingt-huit, vers le ciel est monté.

Par ses prières, ô Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve nous. Amen. 
(http://orthodoxievco.net/ecr…/vies/synaxair/mars/gontran.pdf)

 

 

 

BONNE FETE AUX GONTRAN

 

 

 Demain nous fêterons les Gladys

Living and dying, Jesus thought only our salvation. Ask Him to print in our souls the marks of His love of the new and eternal life./Vivant et mourant, Jésus n’a pensé qu’à notre salut. Demandons-Lui d’imprimer en notre âme les marques de Son amour, de la vie nouvelle et éternelle.

Living and dying, Jesus thought only our salvation. Ask Him to print in our souls the marks of His love of the new and eternal life./Vivant et mourant, Jésus n’a pensé qu’à notre salut. Demandons-Lui d’imprimer en notre âme les marques de Son amour, de la vie nouvelle et éternelle.

LE COIN DU CATECHISME ET DE LA TRANSMISSION FAMILIALE...

 

 

Coloriages, un chemin de lumière avec Jésus Ressuscité:

 

 

 

« Moi, je suis la résurrection et la vie »(St Ephrem)


Par Saint Ephrem

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 17, 7-10 ; SC 121 (trad. cf SC p. 307)

 

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

 

Quand il a demandé :

« Où l'avez-vous déposé ? », les larmes venaient aux yeux de notre Seigneur.

Ses larmes ont été comme la pluie, Lazare comme le grain, et le sépulcre comme la terre.

Il a crié d'une voix de tonnerre, la mort a tremblé à sa voix, Lazare a jailli comme le grain, est sorti et a adoré le Seigneur qui l'avait ressuscité.

Jésus a rendu la vie à Lazare et est mort à sa place, car, lorsqu'il l'eut tiré du sépulcre et pris place à sa table, lui-même a été enseveli symboliquement par l'huile que Marie a versée sur sa tête (Mt 26,7).

La force de la mort qui avait triomphé depuis quatre jours est écrasée pour que la mort sache qu'il était facile au Seigneur de la vaincre le troisième jour ; sa promesse est véridique : il avait promis qu'il ressusciterait lui-même le troisième jour (Mt 16,21).

Le Seigneur a donc rendu leur joie à Marie et à Marthe en terrassant l'enfer pour montrer que lui-même ne serait pas retenu par la mort pour toujours.

Maintenant, chaque fois qu'on dira que ressusciter le troisième jour est impossible, qu'on regarde celui qui a été ressuscité le quatrième jour.

« Approchez-vous et enlevez la pierre. »

Quoi donc, celui qui a ressuscité un mort et lui a rendu la vie n'aurait-il pas pu ouvrir le sépulcre et renverser la pierre ?

Lui qui disait à ses disciples :

-« Si vous avez la foi gros comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera »(Mt 17,20), n'aurait-il pas pu par un mot déplacer la pierre qui fermait l'entrée du sépulcre ?

Certes, il aurait pu aussi enlever la pierre par sa parole, lui dont la voix, alors qu'il était suspendu à la croix, a fendu les pierres et les sépulcres (Mt 27,51-52).

Mais, parce qu'il était l'ami de Lazare, il dit :

-« Ouvrez, pour que l'odeur de la pourriture vous frappe, et déliez-le, vous qui l'avez enveloppé dans son suaire, pour que vous reconnaissiez bien celui que vous aviez enseveli. »

 

En vrac...Eléments pour votre réflexion

 

personnelle...

 

 

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Le roi de Jordanie accuse la Turquie de préparer le jihad en Europe

source Le 11 janvier 2016, le roi Abdallah de Jordanie participait à Washington à une réunion avec des membres de trois commissions sénatoriales (Renseignement, Affaires étrangères et Armées). Selon David Hearst (ancien journaliste du Scotman, puis du Guardian, actuel rédacteur en chef de Middle East Eye) qui a pu consulter les minutes de la rencontre, le roi aurait accusé le président Recep Tayyip Erdoğan d’avoir organisé la vague de migrants vers l’Europe et d’y avoir intentionnellement placé des jihadistes.

 

Le roi aurait affirmé, concernant la Syrie, que la Turquie œuvre pour une solution confessionnelle, à l’encontre des efforts de la Jordanie.

Le roi aurait confirmé la responsabilité de la Turquie dans le trafic de pétrole volé par Daesh. Observant que l’armée turque entraîne l’armée somalienne, le roi aurait accusé la Turquie de contrôler des groupes jihadistes non seulement en Syrie et en Irak, mais aussi en Libye et en Somalie.

Enfin, le roi se serait interrogé sur la promesse européenne [désormais actée par le Sommet des 17 et 18 mars] de verser 3 milliards d’euros à la Turquie pour l’aider à faire face à ses réfugiés. Il aurait noté le caractère disproportionné de cette aide, laissant entendre que les Européens financent indirectement les ambitions turques.

Source

Jordan’s king accuses Turkey of sending terrorists to Europe”, David Hearst, Middle East Eye, March 25, 2016.

 

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In Syria, Assyrians Cling On After ISIS Onslaught


Assyrian International News Agency
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In Syria, Assyrians Cling On After ISIS Onslaught
By Alice Fordham
National Public Radio
2016-03-27 18:07 GMT

 

An Assyrian Christian man kisses a cross after taking communion in Tell Tamer, Syria. A photograph shows one of at least three people killed after ISIS took about 300 people captive in March 2015. ( Alice Fordham/NPR)On a sky-blue Sunday morning in the little town of Tell Tamer in northeastern Syria, sunlight pours through olive trees, dappling the path to a church that has for almost a century been the center of an Assyrian Christian community.

But inside the Church of Our Lady, the sound of sobbing mixes with the ancient Aramaic chants. Photographs of three people are on display at the front, propped up on white cloths embroidered with roses, next to silver crosses and golden bells; the mass is in their memory.

A year ago, ISIS fighters staged an offensive from the nearby Abdelaziz mountain, pouring into a string of small villages along the Khabur River Valley. The hamlets were mainly populated by Christians from the ancient Assyrian ethnicity, which traces its roots in the Middle East back more than 6,000 years, and which is now Christian.

"At 4 in the morning, we heard clashes," says Georgette Melki, speaking after the service. "Tak-tak-tak-tak-tak." After four years of Syria's civil war they were used to sporadic fighting. But as it got louder she got out of bed to see Islamic State fighters overrunning her tiny village of Tell Shamiran -- "like ants," she says.

Melki says the extremists destroyed the church, looted houses and captured about 300 people from several villages. The extremists separated their captives into men and women and drove for miles to the town of Shadadi, where they were held. Some prisoners were later moved to the Islamic State's Syrian stronghold of Raqqa.

She says they were imprisoned but their treatment was not cruel. ISIS has raped, injured and killed thousands of people from the Yazidi religious minority and Shiite Muslims, whom it considers infidels. But they do not usually subject Christians to the same treatment.

An Assyrian Christian woman prays at a church service in Tell Tamer, Syria. The service is to remember members of the community killed after about 300 people were taken captive by ISIS in March 2015. ( Alice Fordham/NPR)

After months of negotiations between Assyrian clergy and representatives of the militants, most of those captured were released. No one will confirm the terms of the deal but several people close to the negotiations say ransoms were paid.

But at least three people were killed, among them one of Melki's sons. She doesn't know why he was killed.

"I don't know why they treated us like this," she says. "We didn't do anything. We were in our village, in our houses."

The ISIS assault was the latest shock to a community which has struggled to cling to this verdant -- if remote -- area. Although Assyrians have lived for millennia in an area now divided between Turkey, Syria and Iraq, there were none in the Khabur River Valley a century ago.

But after an Assyrian community was attacked in Iraq, they came here as refugees, resettled when Syria was under the French Mandate in the 1930s. According to research by former U.S. diplomat Alberto M. Fernandez in the 1990s, many of their children emigrated, meaning the villages remained tiny, with just a few hundred people in some of them. Miniature mud-built churches were only gradually replaced with cinderblock ones.

Georgette Melki and her surviving children hold a picture of her son, who was one of at least three people killed after ISIS overran a string of Assyrian Christian villages last year. ( Alice Fordham/NPR)

In Tell Tamer, the largest settlement, the larger Church of Our Lady was built in the 1980s. It became these Assyrians' focal point, even as the Muslim -- mainly Kurdish -- population of the town grew and the Assyrians became a minority there.

Still, hundreds of families remained. But the ISIS threat has brought the community to the brink of extinction, says priest Bekos Ishaya.

With Kurdish forces helping the Assyrians, Islamic State fighters were pushed out of the string of villages along the river. They never entered Tell Tamer, which was better protected.

But the experience, and subsequent attacks including a devastating bombing, drove hundreds to leave the area or the country, says Ishaya. "There were only 450 [Assyrian] families in Tell Tamer before the crisis," he says. "Now there are 100."

But the grey-bearded priest, who remembers when the church that he lives behind was built, swears he will remain. He says God compared priests with light in the darkness.

"The priest must be an example for the people, and he must be first in everything," he says.

He adds that the people who left Syria "are not comfortable. I talk to them every day on the phone, our people. They are not happy."

They will only be happy, he insists, if they return to their roots.

Women at a service in the Church of Our Lady in northern Syria. The women sit at the back, and cover their heads with scarves -- a selection of colorful headscarves are kept at the back of the church. ( Alice Fordham/NPR)

There are also young men in uniform with weapons here. To protect their area, they have formed a militia, which is now part of the Syrian Democratic Forces, an alliance supported by the U.S. in its fight against ISIS.

Their spokesman is Kino Gabriel: tall, broad-chested, 26 years old. He says the community decided to arm themselves when they looked to the Christians of Iraq, who have been brutally targeted but never formed organized armed groups.

I ask how it felt the first time he put on a uniform.

"You feel strong," he says, laughing. "It is l think something cultural that when you wear a uniform, take up arms, you feel stronger."

Gabriel urges people not to leave these villages and tells people living abroad to come back and help rebuild. He believes people should return to their roots and their homeland.

"Staying in our land -- that is the only way that we can preserve our life, our culture -- our everything."

 

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Libération: Palmyre entièrement repris par l'armée syrienne

D'après l'OSDH et les médias officiels syriens, l'armée de Bachar al-Assad a repris dimanche le contrôle total de Palmyre, après en avoir chassé les jihadistes de l'EI qui tenaient la ville antique depuis près d'un an.

L'armée syrienne a repris dimanche 27 mars la totalité de la ville de Palmyre aux jihadistes de l'organisation État islamique, infligeant un revers à l'organisation jihadiste qui s'en était emparé en mai 2015, ont annoncé dimanche les médias officiels syriens ainsi que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

 

Citant une source militaire, la télévision officielle syrienne a rapporté que l'armée et ses supplétifs avaient "pris le contrôle total de la ville de Palmyre". "Après de violents combats nocturnes, l'armée contrôle entièrement la ville de Palmyre, y compris le site antique et la partie résidentielle. Ils (les jihadistes) s'en sont retirés", a dit une source militaire au correspondant de l'AFP sur place dans cette ville du centre de la Syrie.

L'OSDH s'est fait plus nuancé, en déclarant qu'il y avait toujours des tirs dans la partie orientale de la ville samedi matin mais que l'essentiel des combattants de l'EI s'était retiré en direction de l'est, laissant Palmyre sous le contrôle de l'armée syrienne. Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahman, 400 jihadistes de l'EI ont péri dans la bataille de Palmyre.

L'armée syrienne, soutenue par l'aviation et les forces spéciales russes ainsi que par le Hezbollah libanais, avait lancé le 7 mars une offensive pour reprendre Palmyre à l'EI qui s'était emparé en mai 2015 de la ville et ses ruines antiques classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

"Si nous gagnons, ce serait la première grande défaite infligée par l'armée à Daech", avait indiqué samedi une source militaire à l'AFP.

 

Source

 

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source    Terrorisme, révolte dans la jeunesse, campagne antiraciste absurde, Europe impuissante, le titre du dernier livre de Jean-Pierre Le Goff, Malaise dans la démocratie, est plus que jamais approprié à la situation actuelle. Le sociologue et philosophe fait le point pour FigaroVox. Jean-Pierre Le Goff est un philosophe, écrivain et sociologue français. Son dernier livre « Malaise dans la démocratie » vient de paraître chez Stock.

La présidence de François Hollande représente le summum du pouvoir incohérent et informe qui ne date pas d’aujourd’hui. [...] La concertation, la démocratie participative, la recherche d’un compromis acceptable… ont bon dos pour masquer l’absence de tout projet clair et cohérent.

On assiste bien à la fin d’un monde avec des risques de conflits ethniques et de violences, une accentuation du chaos.

 

De quelque côté que l’on se tourne, c’est l’impression de confusion et de délitement qui domine avec le sentiment d’impuissance des États à s’attaquer aux causes des maux dont ils déplorent les effets. On réagit au plus vite pour essayer tant bien que mal de gérer des problèmes qui s’emballent: lutte contre le terrorisme, flux de migrants, Union européenne à la dérive, chiffres du chômage…, tout en ayant en vue des échéances électorales qui se rapprochent à grands pas.

Chaque jour nous confronte à la vision d’un pays désorienté, d’une Union européenne à la dérive et d’un monde livré au chaos. Les images du flot de réfugiés et de migrants bloqués aux frontières criant leur colère renforcent l’angoisse des peuples européens: pour ces migrants l’Europe est une terre promise quoiqu’il en soit du chômage, des différences de culture et des mœurs ; réfugiés politiques et migrants économiques se mélangent dans la plus grande confusion, sans parler des terroristes islamistes qui peuvent profiter de l’occasion. 

Les grands discours généraux sur la lutte contre la xénophobie, l’islamophobie, le racisme…, les leçons de morale données aux peuples européens qui craignent de voir à terme leur pays et leur culture s’en aller à vau l’eau n’y changeront rien. [...]

Une police de la pensée et de la parole a accusé systématiquement nombre d’intellectuels et de journalistes d’«islamophobie», faisant pression et rendant plus difficile toute critique, toute réflexion et débat sur l’islam et son adaptation difficile à la civilisation européenne, réflexion et débat indispensables à son intégration.

[...]

Comme je le souligne dans mon livre, cela pose le problème du bouleversement du terreau éducatif et sociétal des démocraties européennes, bouleversement qui a abouti à la dépréciation de leur propre histoire et à la mésestime d’elles-mêmes, au profit d’un multiculturalisme invertébré et sentimental qui a le plus grand mal à reconnaître qu’existe une pluralité des peuples et des civilisations.

 C’est une mentalité nouvelle qui a vu le jour pour qui la démocratie est devenue synonyme de relativisme culturel, la nation de xénophobie et de racisme, l’Europe et l’Occident étant eux-mêmes considérés, peu ou prou, comme les responsables de tous les maux de l’humanité. 

Les guerres, les totalitarismes et la shoah, le colonialisme… se sont trouvés intégrés dans un récit de plus en plus dépréciatif de notre histoire et la critique salutaire de l’ethocentrisme européen a versé dans un règlement de compte qui n’en finit pas. 

En contrepoint, les autres peuples du monde peuvent être considérés comme porteurs de vertus qui nous font défaut. [...]

Le Figaro

 

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INVITATION(S):

 

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De : "haydar demiryurek"

<haydar.demiryurek@gmail.com>


ENSEMBLE AVEC MARIE
réunit des Chrétiens et des Musulmans, autour de la figure commune de la Vierge Marie.

Pour la seconde année consécutive, une rencontre spirituelle, conviviale et festive aura lieu le samedi 2 avril 2016, à la Basilique de Longpont-sur-Orge (Essonne). 
Vous y êtes cordialement invités et je vous propose de le diffuser autour de vous.

Interviendront notamment : Monseigneur Michel Dubost (Président du Conseil pour la dialogue interreligieux), Anouar Kbibech (Président du Conseil français du culte musulman), Bernard Thibaud (Secrétaire général du Secours catholique), Bariza Khiari (Sénatrice de Paris), Monseigneur Maroun Nasser Gemayel (Évêque de l’Éparchie Notre-Dame-du-Liban de Paris des Maronites), Latifa Ibn Ziaten (Présidente de l’association Imad pour la jeunesse et la Paix). 

D’autres rencontres ENSEMBLE AVEC MARIE sont également organisées cette année à Créteil, Lyon, Bruxelles et Tunis.

La rencontre du 2 avril à Longpont-sur-Orge sera ponctuée de temps de prière, de chants, de témoignages et d’interventions de représentants des deux communautés religieuses.

Vous trouverez plus de détails dans le communiqué joint 
http://www.ensembleavecmarie.org/index.php

Amicalement
Haydar DEMIRYUREK

 

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Plus de 100 débats sont proposés à Paris lors de la Nuit des Débats

du samedi 2 avril organisée par la mairie de Paris 

 

http://www.paris.fr/nuitdesdebats

 
 
De: Myriam BOUREGBA <mbouregba@free.fr>
 
De : Michel Bourdeau <mb.com@wanadoo.fr>
Date : 18 mars 2016 21:15:20 HNEC
À : DEB1 <mb.com@wanadoo.fr>
Objet : Nuit des Débats - 2 avril
 
Bonsoir,
Dans le cadre de la “Nuit des Débats“, initiative de la Ville de Paris, le Centre Pastoral Saint-Merry et le GAIC (Groupe d’amitié islamo-chrétienne) vous invitent à débattre sur le thème :
 

La laïcité peut-elle cohabiter avec Dieu ?
Samedi 2 avril 2016 de 20 H à 22 H 
Eglise Saint-Merry - 76 rue de la Verrerie 75004 Paris 
(Métro Hôtel de Ville)
 
La carte invitation ci-jointe présente les intervenants :
Alain ChristnachtDanièle Hervieu-Léger et Mohamed Beddy Ebnou
ainsi que l’animateur : Bernard Gorce.
 
En diffusant ce message avec sa pièce jointe dans tous vos réseaux,
vous participerez à faire connaître cet événement.
Nous vous en remercions vivement.

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Une association française nous offre la joie d'écouter 114 jeunes syriens chanter la foi et la paix.

Posted: 25 Mar 2016 12:06 PM PDT

Evènement organisé par SOS Chrétien d'Orient, 114 enfants syriens de la Chorale Choeur-Joie sont venus chanter à Lourdes montrant ainsi le visage souriant qu'était celui de la Syrie, mais aussi que l'écart entre les chrétiens syriens et la France n'est guère profond. Hélas, le gouvernement français a pris le mauvais pli de combattre ses amis bienveillants pour donner de la voix à des étrangers parfois bien malveillants. Il suffit d'écouter cette jeunesse de l'Espérance. (source)
 
 
 
En l'Eglise Notre-Dame des Champs....
 
 
 
Le Père Zahlaoui, Fondateur de la Chorale à Choeur-Joie...dit quelques mots sur la Syrie et explique la motivation des chanteurs... 

 

 

 

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N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

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The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)

La joie de la Résurrection est la première tradition chrétienne1.

Samedi Saint et Dimanche de Pâques 2016 (Lectionnaire accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

Tradition à la fois spirituelle et théologique, elle est enracinée dans l’Église. Notre joie venant de la Résurrection devrait être exactement semblable à la joie qui inonda le cœur de Pierre et de Jean, celui des disciples sur la route d’Emmaüs, et celui des Onze assemblés dans la chambre haute.

1. Ce fut une joie profondément ressentie, humainement parlant, une joie bouleversante, qui envahit le cœur et la sensibilité des disciples.

2. Une joie assurée par la présence tangible et visible du Christ; une joie qui ne demande point de preuve logique, théologique ou intellectuelle.

3. Une joie qui a illuminé le passé et surmonté tous les événements de la Passion du Christ. Une joie qui a éclairé tous les enseignements que le Christ avait donnés au cours des trois années précédentes. Cette joie est l’essentiel de la Bonne Nouvelle évangélique. Toute chose doit être considérée dorénavant, à la lumière de la Résurrection.

4. Une joie ressentie dans toute sa dimension éternelle, une joie qui surpasse le temps, la mort et toute la création présente, avec tout ce qu’elle comporte d’imperfections, de fautes et de faiblesses. Une joie qui transfigure l’échec actuel, et en fait le moyen, la porte et le chemin par lesquels nous tendons vers la perfection chrétienne future. Nous vivons alors cette perfection en espérance, dès le moment présent (dans « l’espérance vivante » de 1 Pi 1,3).

La Résurrection est la réalité de l’avenir anticipé aujourd’hui. L’Église tient à exprimer cette dimension éternelle déjà présente, en faisant de chaque dimanche une célébration de la Résurrection du Seigneur. Chaque jour de la semaine devient alors une préparation au dimanche. C’est un défi jeté au temps et une tentative sérieuse pour le rénover ou pour le transfigurer par l’Esprit.

5. La joie de la Résurrection doit être inséparable de la nouvelle création que nous vivons actuellement, grâce à notre union au Christ, dans le mystère de son corps et de son sang. La joie de la Résurrection grandit alors en nous, dans la mesure où nous sommes nourris, jour après jour, par le Pain Vivant descendu du ciel, Pain qui réjouit l’esprit et le cœur de l’homme, et qui oriente son espérance vers le ciel.

6. La joie de la Résurrection doit être la puissante énergie qui stimule chaque jour nos efforts et ravive sans cesse notre vigilance, pour sauvegarder dans une pureté irréprochable, le trésor qui nous est confié jusqu’à la venue du Seigneur. La Résurrection représente pour nous la victoire certaine de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de la vérité sur le mensonge, de la pureté sur la souillure, de la justice sur l’oppression, du repos sur la fatigue, de la joie sur la tristesse et de la paix sur l’angoisse.

7. La joie de la Résurrection doit être la vive consolation qui nous réconforte, en toute certitude, de toute perte subie actuellement, quelque grande qu’elle soit, morale ou physique, serait-ce même la mort. Le Christ est ressuscité pour nous donner la preuve certaine que tous les malheurs, toutes les machinations du démon et des hommes corrompus en ce monde, sont anéantis par un verdict céleste irréversible, proclamé par la cour suprême, qui siège au ciel, afin de « rendre la tribulation à ceux qui nous l’infligent » (2 Th 1,6), selon la justice de Dieu qui ne peut faillir.

La Résurrection est une puissance mystérieuse, grâce à laquelle tout mal dirigé contre nous et toute perte qui nous atteint sont transformés en récompense céleste. Nous en recevons dès maintenant l’avant-goût mystique, sous forme de consolation et de joie : « De même, en effet, que les souffrances du Christ abondent pour nous, de même, par le Christ abonde aussi notre consolation » (2 Cor 1,5).

Cette transformation se poursuit toujours. Saint Paul l’affirme fréquemment :

« Ainsi la mort est à l’œuvre en nous, mais la vie en vous » (2 Cor 4,12).

« Pour moi, bien volontiers, je dépenserai et me dépenserai moi-même tout entier pour vous » (2 Cor 12,15).

« Nous prions Dieu que vous ne fassiez aucun mal ; nous ne désirons pas donner nos preuves, mais vous voir faire le bien et que l’épreuve paraisse tourner contre nous » (2 Cor 13,7).

« Car nous sommes dans la joie, chaque fois que nous sommes faibles et que vous êtes forts » (2 Cor 13,9).

« Sommes-nous en difficulté ? C’est pour votre consolation et votre salut ! Sommes nous consolés ? C’est pour votre consolation ! » (2 Cor 1,6)

« Or toutes ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai considérées comme une perte, à cause du Christ. Mais oui, je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu’est la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur. ? cause de lui, j’ai tout perdu et je considère cela comme ordures afin de gagner le Christ » (Ph 3,7-8).

 

Icône de la Résurrection

Atelier Le Roseau - Michèle Koné ©

8. La Résurrection nous donne la réponse à toute question que pose le silence de Dieu, à l’époque actuelle : Pourquoi ne montre-t-il pas sa justice et sa miséricorde et ne tire-t-il pas vengeance du mensonge, de l’injustice, du blasphème proféré contre lui ou contre ses enfants fidèles et croyants ?

La réponse est celle ci : la récompense est proche, fidèle, parfaite, pleine de la sagesse de Dieu. Elle se modèle sur la Résurrection du Christ, lui qui est mort dans la faiblesse, l’ignominie, la honte, lui qui a tout perdu, mais qui est ressuscité pour nous appeler « par sa propre gloire et sa force agissante, (...) à devenir participants de sa nature divine », comme le dit l’Apôtre Pierre dans sa deuxième Épître. (cf. 1 Pi 1,4).

Il est ressuscité des morts, non seulement en sa propre personne, mais en ressuscitant avec lui chacun de ceux qui sont morts comme lui et qui meurent comme lui, injustement persécutés pour l’amour de la vérité, battus et humiliés, pour avoir observé les commandements. La compensation de l’injustice de cette vie nous est assurée par la Résurrection du Seigneur. Nous devons la recevoir maintenant comme une réalité vivante et actuelle. Nous pouvons la goûter déjà, par la foi en la Résurrection du Christ. Nous attendons sa pleine manifestation, dans la patience et l’espérance vivante dans le Christ. Pour le moment, il suffit qu’il intercède pour nous, ou plutôt qu’il juge déjà en notre faveur, sans tarder : « Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils, ne nous donnerait-il pas tout ? Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu justifie ! Qui est celui qui juge et condamne ? Jésus Christ qui est mort, bien plus, qui est ressuscité, qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous » (Ro 8,32-34).

Aussi S. Paul nous dit-il avec assurance :

« Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais en toute occasion, par la prière et la supplication, accompagnées d’actions de grâces, faites connaître vos demandes à Dieu » (Ph 4,4-6).

« Vous êtes notre orgueil parmi les Églises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi dans toutes les persécutions et les épreuves que vous supportez. Elles sont les signes du juste jugement de Dieu : leur but est de vous rendre dignes du Royaume de Dieu pour lequel vous souffrez.. Il est juste, en effet, que Dieu rende détresse pour détresse à vos oppresseurs et que Dieu vous donne, à vous, les opprimés, le repos avec nous lors de la révélation du Seigneur Jésus, qui viendra du ciel avec les anges de sa puissance » (2 Th 1,4-7).

 

9. Imminence de la Résurrection

La Résurrection du Christ n’a pas tardé. Juste trois jours après la crucifixion, Dieu intervint pour mettre fin à l’injustice et donner la preuve que son jugement était rapide, sa condamnation immédiate et sa riposte fulgurante à toute action injuste et malfaisante. S’il nous semble parfois qu’il tarde à intervenir, ce retard n’existe, en fait, que dans notre manière d’évaluer le temps, d’après notre logique. L’intervention divine à notre égard a lieu en vertu de la Résurrection. Celle-ci est déjà accomplie et reste toujours actuelle : « C’est maintenant le jugement de ce monde » (Jn 12,31).

L’acceptation de la condamnation, de l’humiliation ou de l’injustice se fonde sur la confiance dans le jugement suprêmement équitable de Dieu :

« J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues, à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai pas caché mon visage face aux outrages et aux crachats. C’est que le Seigneur me vient en aide : dès lors je ne cède pas aux outrages, dès lors j’ai rendu mon visage dur comme un silex, j’ai su que je n’éprouverais pas de honte. Il est proche, celui qui me justifie. Qui veut me quereller ? Comparaissons ensemble. Qui sera mon adversaire en jugement ? Qu’il s’avance vers moi. Oui, le Seigneur Dieu me vient en aide : qui donc me convaincrait de culpabilité ? » (Is 50,6-9).

Toute intervention divine aujourd’hui, tout jugement miséricordieux, toute rémission et toute abolition de l’injustice se fondent sur le jugement rendu en faveur du Christ et sur l’intervention divine à son endroit : « Avant la venue de la foi (au Christ), nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée » (Ga 3,23).

Sans le Christ, nous étions tous « enfermés dans la désobéissance » (cf. Ro 11,32) : « Ils sont tous dévoyés, ensemble pervertis, pas un qui fasse le bien, pas un seul » (Ro 3,12). Mais dans le Christ, nous avons reçu un pardon gratuit, une justification plénière et générale, car il a accompli en lui-même toute la justice divine et a enduré toute la peine méritée par les pécheurs. Aussi il est devenu notre justice (cf. 1 Co 1,30), et le jugement rendu en sa faveur nous est fermement assuré.

Nous devrions alors constamment méditer ces paroles de S. Paul déjà citées, afin de nous convaincre que les jugements de Dieu en faveur de ses élus se réalisent dès maintenant, d’une manière vivante, effective, et instantanée. Il ne leur manque que d’être manifestés au temps opportun :

« Lui, qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment, avec son Fils ne nous donnerait-il pas tout ? Qui accusera les élus de Dieu (maintenant ou à l’avenir) ? C’est Dieu qui justifie. Qui est celui qui juge et condamne (pas au futur mais au présent) ? Jésus Christ qui est mort, bien plus, qui est ressuscité (c’est-à-dire qui a subi une sentence injuste et qui l’a annulée par sa Résurrection), lui qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous. Qui nous séparera de l’amour du Christ ? » (Ro 8,32-35).

Aussi nous n’attendons pas que Dieu nous fasse justice, comme si quelque chose devait encore arriver. Nous avons plutôt l’assurance qu’il est toujours avec nous, toujours présent :

« Il est proche celui qui me justifie » (Is 50,8).

 

10. Résurrection et vivante espérance

L’espérance est devenue une part vivante de notre foi et de notre conduite; le verset-clé pour nous est :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance, par la Résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 Pi 1,3).

Grâce à la Résurrection, notre foi chrétienne ne porte pas sur de vagues réalités futures, mais sur des réalités du monde à venir déjà vues et touchées, bien que, selon leur véritable nature, elles soient totalement suprasensibles. La miséricorde de Dieu a été si abondante dans le Christ, que les choses qui semblaient impossibles et illusoires pour la logique humaine, sont devenues, grâce à la foi, des réalités que nous vivons dans l’Esprit, et que nous sentons et touchons par la foi. Ces réalités sont perçues par les enfants et ressenties par les simples. Ainsi notre foi chrétienne, ou notre foi dans le Christ, est-elle devenue « la garantie des biens que l’on espère », les sachant déjà actuels par la foi, et « la certitude des réalités à venir » (cf. He 11,1), les sachant déjà commencées mystiquement, bien qu’elles demeurent invisibles aux yeux du monde :

« C’est lui, l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas » (Jn 14,17).

« L’homme, laissé à sa seule nature, n’accepte pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu. C’est une folie pour lui, il ne peut le connaître car c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Cor 2,14).

La Résurrection est alors la base de la foi chrétienne ; elle est également sa puissance qui agit en nous, sa joie présente en nous, et sa paix qui nous inonde au delà de toute compréhension.

« En effet, il est écrit (à propos d’Abraham): “J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de peuples”. Il est notre père devant celui en qui il a cru, le Dieu qui fait vivre les morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi le père d’un grand nombre de peuples, selon la parole : « Telle sera ta descendance ». Il ne faiblit pas dans la foi en considérant son corps – il était presque centenaire – et le sein maternel de Sara, l’un et l’autre atteints par la mort. Devant la promesse divine, il ne succomba pas au doute, mais il fut fortifié par la foi et rendit gloire à Dieu, pleinement convaincu que, ce qu’il a promis, Dieu a aussi la puissance de l’accomplir. Voilà pourquoi cela lui fut compté comme justice. Or, ce n’est pas pour lui seul qu’il est écrit “cela lui fut compté”, mais pour nous aussi, nous à qui la foi sera comptée puisque nous croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur, livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification » (Ro 4,17-25).

« Ainsi donc, justifiés par la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ ; par lui, nous avons accès, par la foi, à cette grâce en laquelle nous sommes établis et nous mettons notre orgueil dans l’espérance de la gloire de Dieu. (…) Si en effet, quand nous étions ennemis de Dieu, nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils, à plus forte raison, réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Ro 5,1,2-10).

La Résurrection du Christ devient par la foi notre propre résurrection :

« Avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir dans les cieux, en Jésus Christ » (Ep 2,6).

Nous croyons également que :

« Lorsque le Christ, notre vie, paraîtra, alors vous aussi, vous paraîtrez, avec lui, dans la gloire » (Col 3,4).

C’est dire que sa Résurrection, sa manifestation devant le Père et sa glorification sont, par la foi vivante, devenues notre propre résurrection, notre manifestation devant le Père et notre glorification, avec toute leur efficacité et leur puissance.

Au baptême, nous participons au mystère de la mort du Christ, et immédiatement après, à celui de sa Résurrection:

« Nous tous, baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Par le baptême, en sa mort, nous avons donc été ensevelis avec lui, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions nous aussi une vie nouvelle. Car si nous avons été totalement unis, assimilés à sa mort, nous le serons aussi à sa Résurrection » (Ro 6,3-5).

Notre participation à la Résurrection est conditionnée par deux forces : la première réside dans le Christ lui-même qui ressuscita d’entre les morts pour nous conférer sa propre justice2 et la gloire qu’il a acquise par son obéissance jusqu’à la mort. La deuxième force est celle de notre foi : il nous est demandé seulement de croire que Dieu a ressuscité le Christ, tout comme Abraham crut en Dieu lorsqu’il lui offrit son fils Isaac. Toutefois Abraham « espérait contre toute espérance » (Ro 4,18), que Dieu était capable de relever son fils d’entre les morts (cf. He 11,19), tandis que dans notre cas, l’espérance est déjà réalisée.

 

11. Résurrection et Esprit de vie

Grâce à la venue de l’Esprit Saint, la Résurrection est devenue la source d’où jaillit, à partir de la mort, la vie éternelle. La vie du Christ est dorénavant, la source débordante de l’Esprit de vie, qui nous a délivrés du pouvoir de la mort :

« Car la loi de l’Esprit de vie en Jésus Christ, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (Ro 8,2).

« Si en effet, quand nous étions ennemis de Dieu, nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils, à plus forte raison, réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Ro 5,10).

 

12. Résurrection et nouvelle création

La Résurrection du Christ est le modèle actuel et visible de la nouvelle création. Le Christ est ressuscité avec un corps spirituel, nouveau, doué de capacités supérieures. Il l’a créé en lui-même, en vue de nous le communiquer, à la place du corps de l’ancienne création, usé sans remède par le péché, et condamné à mourir et à sombrer dans l’oubli.

C’est la puissance de la résurrection du Christ qui a fait naître en nous, grâce à l’Esprit Saint, une nouvelle création, immortelle, affranchie du péché.

La nouvelle création s’est manifestée dans le Christ, capable de manger et de boire. Toutefois, douée d’un corps spirituel, elle ne tient pas sa vie de la nourriture ni de la boisson. Elle peut être sentie, touchée et vue ; elle peut parler, entendre et se mouvoir, sans être toutefois limitée ni asservie à la nature matérielle de la terre. La puissance de cette nouvelle création réside déjà en nous. Dès maintenant elle agit par l’Esprit Saint, se nourrissant de la Parole de Dieu, croissant en grâce et recherchant les choses d’en haut. Toute sa joie et son réconfort se trouvent dans l’attente du Seigneur. Elle espère sa venue alors qu’il descendra des cieux (cf. 1 Th 1,10), car lors de sa manifestation, elle sera manifestée avec lui (cf. Col 3,4), lorsqu’il « transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu’il a de pouvoir même se soumettre tout l’Univers » (Ph 3,21).

« Et de même que nous avons revêtu l’image du terrestre, il nous faut revêtir aussi l’image du céleste » (1 Co 15,49).

La Résurrection du Christ est donc pour nous une source de vie nouvelle, de conduite nouvelle, d’un esprit renouvelé, de nouveaux sentiments, d’un nouvel amour et de nouvelles joies :

« Aussi, si quelqu’un est dans le Christ, il est une nouvelle créature : le monde ancien est passé, voici que tout est nouveau » (2 Co 5,17).

« Afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous menions, nous aussi, une vie nouvelle » (Ro 6,4).

 

13. Résurrection et unité

Nous participons tous à une seule Résurrection que nous recevons dès maintenant par la communion à un seul corps et un seul sang (cf. 1 Co 10,17). Vivre déjà en esprit la Résurrection, avec sa vive espérance, est la seule chose qui puisse effacer les divisions introduites parmi nous par la chair, la raison, les différences de tempérament et d’humeurs, la maladie, le milieu et l’éducation. Toutes ces divisions sont l’œuvre du monde présent, mais la véritable unité est le fruit de notre union au Christ unique. La nouvelle création que nous tenons de lui n’a qu’une forme, un Esprit, un amour.

 

14. Résurrection et amour unifiant

L’unité dans laquelle le Christ nous rassemble par son corps brisé et par son sang versé, est d’abord une communion à une même souffrance, puis une communion à un même amour. Or, c’est l’amour qui nous fait grandir et progresser sans fin : plus nous nous aimons les uns les autres, plus nous devenons capables d’aimer, et plus notre unité progresse, et avec elle notre perception du mystère d’unité qui existe entre le Père et le Fils. La résurrection nous transmet alors un don nouveau, celui de la responsabilité de rassembler dans l’unité ceux qui sont dispersés : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » (Jn 12,32).

Plus une personne vit dans la Résurrection du Christ, plus elle s’élève dans l’Esprit et ressent la nécessité d’attirer les autres en les servant, dans l’amour, le sacrifice, le don de soi par amour pour eux, car le bonheur de ceux qui sont ressuscités avec le Seigneur réside dans le fait d’attirer tous les hommes à lui.

 

 

Notes:

1 En donnant cette homélie, l’orateur en a développé oralement certains points. Notamment au sujet de la joie de la Résurrection comme première tradition chrétienne, il a évoqué la joie des disciples à la vue du Christ, au soir de Pâques: «Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur» (Jn 20, 20), et comment dans les premiers jours après Pâques, la nouvelle retentissait dans toute la Judée et la Galilée, de village en village: «Jésus est ressuscité!» Et la joie de la Résurrection se transmettait avec cette bonne nouvelle, d’une personne à l’autre. C’est dans ce sens que la joie de la Résurrection est la première tradition chrétienne, la première vérité transmise. Première dans le temps, cela est évident. Mais première aussi en importance car c’est sur elle que se fonde tout le message chrétien.???

2« Mon serviteur juste justifiera une multitude » (Is 53,11).

« ... ressuscité pour notre justification » (Ro 4,25).

 

Droits d'auteur et propriété intellectuelle:

Père Matta El-Maskine (1919-2006) fut le Père spirituel du monastère de Saint Macaire le Grand, à Wadi El-Natroun en Egypte.

Ce texte a été traduit au Monastère de Saint Macaire en Egypte. Tous les droits d'auteur de cette traduction en français, écrite et audio, sont réservés au Monastère de Saint Macaire Le Grand ©, en Egypte. Merci de ne pas la reproduire sauf pour un usage privé. 

(Source: http://www.spiritualite-orthodoxe.net/vie-de-priere/index.php/lettres-et-articles-matta-el-maskine/la-joie-de-la-resurrection )

Dieu est riche en miséricorde : à cause du grand amour dont il nous a aimés, alors que nous étions morts, par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ - c'est par grâce que vous êtes sauvés -, avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux dans le Christ Jésus. (Éphésiens 2, 4-6)  Nous voilà au lendemain de Pâques, le tombeau est ouvert, le cri de joie a retenti sur le monde : « Christ est ressuscité ! » La vie est victorieuse de la mort. Chacun d’entre nous, nous sommes aimés de cet amour extraordinaire : Dieu ne veut pas la mort de l’homme, Dieu est venu rendre la vie à l’homme, redonner à chacun de pouvoir vivre.  Ainsi, nous découvrons, en regardant le Christ mort et ressuscité, que notre Dieu n’est pas insensible à la souffrance de l’homme. Au contraire, il est scandalisé par la mort. Il est habité par un amour qui ne laissera jamais notre vie comme une proie saisie par la puissance de la mort. Il est venu sauver tout homme depuis le premier homme. Il est venu nous ressaisir pour nous conduire vers le Père et nous mener en communion avec lui.  Chacun d’entre nous sommes ainsi aimés d’un amour unique, pour nous-mêmes. Chacun d’entre nous, avec ce que nous sommes, avec nos limites, non pas tels que nous rêverions d’être, mais tels que nous sommes en réalité, nous sommes aimés et le Seigneur veut pour nous la Vie. Le Seigneur veut pour nous la joie, il veut pour nous le bonheur.  Entendons ce cri qui retentit par toute la terre : « Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il est vraiment ressuscité ! » Laissons entrer la Vie dans nos vies, laissons entrer l’Amour dans notre amour. Laissons-nous exulter de joie car aujourd’hui l’Amour et la Vie sont victorieux : « Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il est vraiment ressuscité ! »(Extrait de retraite adressée à des jeunes qui désirent devenir prêtres, donnée par Mgr Beau, Évêque auxiliaire de Paris pour l'Eglise Romaine-catholique.)

Dieu est riche en miséricorde : à cause du grand amour dont il nous a aimés, alors que nous étions morts, par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ - c'est par grâce que vous êtes sauvés -, avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux dans le Christ Jésus. (Éphésiens 2, 4-6) Nous voilà au lendemain de Pâques, le tombeau est ouvert, le cri de joie a retenti sur le monde : « Christ est ressuscité ! » La vie est victorieuse de la mort. Chacun d’entre nous, nous sommes aimés de cet amour extraordinaire : Dieu ne veut pas la mort de l’homme, Dieu est venu rendre la vie à l’homme, redonner à chacun de pouvoir vivre. Ainsi, nous découvrons, en regardant le Christ mort et ressuscité, que notre Dieu n’est pas insensible à la souffrance de l’homme. Au contraire, il est scandalisé par la mort. Il est habité par un amour qui ne laissera jamais notre vie comme une proie saisie par la puissance de la mort. Il est venu sauver tout homme depuis le premier homme. Il est venu nous ressaisir pour nous conduire vers le Père et nous mener en communion avec lui. Chacun d’entre nous sommes ainsi aimés d’un amour unique, pour nous-mêmes. Chacun d’entre nous, avec ce que nous sommes, avec nos limites, non pas tels que nous rêverions d’être, mais tels que nous sommes en réalité, nous sommes aimés et le Seigneur veut pour nous la Vie. Le Seigneur veut pour nous la joie, il veut pour nous le bonheur. Entendons ce cri qui retentit par toute la terre : « Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il est vraiment ressuscité ! » Laissons entrer la Vie dans nos vies, laissons entrer l’Amour dans notre amour. Laissons-nous exulter de joie car aujourd’hui l’Amour et la Vie sont victorieux : « Christ est ressuscité d’entre les morts ! Il est vraiment ressuscité ! »(Extrait de retraite adressée à des jeunes qui désirent devenir prêtres, donnée par Mgr Beau, Évêque auxiliaire de Paris pour l'Eglise Romaine-catholique.)

 

PRIERE DE SAINT PATRICK

St Patrick

J’avance sur ma route avec la force de Dieu pour me protéger,

La sagesse de Dieu pour me diriger,

L’œil de Dieu pour me guider,

L’oreille de Dieu témoin de mon langage.

Que la parole de Dieu soit sur mes lèvres,

Que la main de Dieu me garde,

Que le chemin qui mène à Dieu s’étende devant moi,

Que le bouclier de Dieu me protège

Que l’armée invisible de Dieu me sauve de toutes les embuches du démon

De tout vice qui pourrait me réduire en esclavage Et de tous ceux qui me veulent du mal,

Au cours de mon rapide ou long voyage, seul ou avec la multitude.

Que le Christ sur ma route me garde de la prison me garde du feu

De la noyade ou de la blessure provoquée par la colère de l’ennemi

Afin qu’une moisson fructueuse puisse accompagner ma mission.

Christ devant moi,

Christ derrière moi,

Christ sous moi,

Christ sur moi

Christ en moi et à mes côtés,

Christ autour et alentour

Christ à ma gauche et à ma droite

Christ avec moi le matin, avec moi le soir

Christ dans chaque cœur qui pensera à moi

Christ sur chaque lèvre qui parlera de moi

Christ sur chaque regard qui se posera sur moi

Christ dans chaque oreille qui m’écoutera.

Sur ma route me conduisant vers le roi d’Irlande et sa colère,

J’invoque le pouvoir de la Trinité Sainte,

Par ma foi dans la Triade

Par ma foi dans le Père

Dans la divinité éternelle du Créateur

 

 

Resurrection does not remove the dead; it is engulfed in life ... Easter is inseparable from the Cross. Resurrection does not remove the dead; it engulfed in life which is received and is to give .... is the absorption of death in life, the revelation in human terms the ultimate secret: the momentum in which the Father gives to his Son, and the Son, making him, sends him with their spirit that in turn transmits .../La Résurrection ne supprime pas la mort ; elle l’engloutit dans la vie... Pâques est inséparable de la Croix. La Résurrection ne supprime pas la mort ; elle l’engloutit dans la vie qui est reçue et consiste à se donner....,c’est l’absorption de la mort dans la vie, la révélation en termes humains du secret ultime : l’élan dans lequel le Père donne tout à son Fils, et le Fils, en lui rendant tout, émet avec lui leur Esprit qui à son tour transmet ...

Resurrection does not remove the dead; it is engulfed in life ... Easter is inseparable from the Cross. Resurrection does not remove the dead; it engulfed in life which is received and is to give .... is the absorption of death in life, the revelation in human terms the ultimate secret: the momentum in which the Father gives to his Son, and the Son, making him, sends him with their spirit that in turn transmits .../La Résurrection ne supprime pas la mort ; elle l’engloutit dans la vie... Pâques est inséparable de la Croix. La Résurrection ne supprime pas la mort ; elle l’engloutit dans la vie qui est reçue et consiste à se donner....,c’est l’absorption de la mort dans la vie, la révélation en termes humains du secret ultime : l’élan dans lequel le Père donne tout à son Fils, et le Fils, en lui rendant tout, émet avec lui leur Esprit qui à son tour transmet ...

Mardi de Pâque, d' Hevorae 

Soirée

o    Saint-Marc 15: 37 – 47 :

  • 37 Poussant un grand cri, Jésus expira.
  • 38 Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.
  • 39 Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »
  • 40 Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
  • 41 qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
  • 42 Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat,
  • 43 Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.
  • 44 Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.
  • 45 Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.
  • 46 Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.
  • 47 Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.

o    16: 1 – 8 :

  • 01 Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
  • 02 De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil.
  • 03 Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? »
  • 04 Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.
  • 05 En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur.
  • 06 Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé.
  • 07 Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »
  • 08 Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

o     

Matin

o    Saint-Marc 16: 9-18 :

  • 09 Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
  • 10 Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
  • 11 Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.
  • 12 Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
  • 13 Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
  • 14 Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
  • 15 Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
  • 16 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
  • 17 Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ;
  • 18 ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

 

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie sur le Grand Samedi, 10-12 (attrib.) ; PG 88, 1860-1866 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 55) 

 

« Jésus vint à leur rencontre et leur dit : Je vous salue ; réjouissez-vous »

 

« Venez voir l'endroit où reposait le Seigneur » (Mt 28,6)...    

Venez voir l'endroit où a été rédigé l'acte garantissant votre résurrection.

Venez voir l'endroit où la mort a été ensevelie.

Venez voir l'endroit où un corps, grain non semé par l'homme, a produit une multitude d'épis pour l'immortalité...

« Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront.

Annoncez à mes disciples les mystères que vous avez contemplés. » 

Voilà ce que le Seigneur a dit aux femmes.

Et maintenant encore, au bord de la piscine baptismale, il se tient invisible auprès des croyants, il embrasse les nouveaux baptisés comme des amis et des frères...

Il remplit leurs cœurs et leurs âmes d'allégresse et de joie.

Il lave leurs souillures dans les fontaines de sa grâce. Il oint du parfum de l'Esprit ceux qui ont été régénérés.

Le Seigneur devient celui qui les nourrit et il devient leur nourriture.

Il procure à ses serviteurs leur part de nourriture spirituelle.

Il dit à tous les fidèles :

« Prenez, mangez le pain du ciel, recevez la source qui jaillit de mon côté, celle où l'on puise toujours sans que jamais elle se tarisse.

Vous qui avez faim, rassasiez-vous ; vous qui avez soif, enivrez-vous d'un vin sobre et salutaire. »

 

     

Lundi 28 Mars, Semaine après Pâques 2016, lundi (Hevorae)// ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 18:32
Pourquoi se confesser ?S'y préparer? Faire ses Pâques?... Eléments de discernement...

POURQUOI IRAI-JE ME CONFESSER ? JE N’AI PAS DE PÉCHÉS PARTICULIERS

 

L’erreur –confession orthodoxe

« … Mais en est-il vraiment ainsi ? Quand un homme, durant un temps prolongé, demeure dans une chambre fermée, il s’habitue à l’air vicié et ne se rend plus compte combien c’est désagréable. Mais quelqu’un qui viendra de l’extérieur ne supportera pas l’odeur ambiante dans la chambre et prendra la fuite !

Que ceux qui disent ‘Je n’ai pas de péchés particuliers’ répondent si le Christ habite dans leur cœur. Jésus Christ se plaît à habiter les cœurs purs. Mais leurs cœurs sont-ils purs ? À peine…Ils s’imaginent être purs, mais l’imagination n’est pas la réalité. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous (1 Jn 1, 8) ; et, là où il y a mensonge, le Christ ne se trouve pas.

Voir son péché

Alors : que faire ? – Confessons-nous ! Retrouver une attitude digne et juste nous purifie de toute injustice (1 Jn 1, 9). Les saints Pères nous enseignent qu’il est très difficile pour un homme de voir ses péchés. Ils expliquent cela par l’aveuglement causé par le démon. Abba Isaïe dit : ‘Qu’un homme se sépare de celui qui est à sa gauche, c’est-à-dire de la communion avec les démons et de leurs suggestions, il verra pleinement ses péchés contre Dieu et il connaîtra Jésus Christ. Mais un homme ne peut voir ses péchés tant qu’il ne se sépare pas de ceux-ci, et cela exige du travail et de l’affliction. Ceux qui ont atteint cette condition ont trouvé les larmes lorsqu’ils se rappellent leur affection vicieuse pour les passions, ils n’osent pas regarder Dieu, et ils vivent constamment avec un cœur brisé’. S’il était simple de voir nos fautes, saint Éphrem le Syrien n’aurait pas prié en disant : ‘Seigneur, donne-moi de voir mes fautes !’De même saint Jean de Kronstadt ne pourrait pas dire :’Ceci est vraiment un don de Dieu : voir nos péchés dans leur multitude et dans leur horreur’.

La cécité

Ceux qui croient n’avoir aucun péché substantiel à se reprocher sont en fait aveugles. Ils doivent prier Dieu pour que Celui-ci leur donne de percevoir leurs péchés et pour se défaire ainsi de l’extrême et fatale illusion qu’ils n’ont aucun péché particulier. Leurs péchés sont-ils petits comme des grains de sable, s’ils ne sont pas effacés par la confession continuelle, ils s’accumulent et souillent la chambre du cœur si bien que l’illustre Hôte céleste ne peut y pénétrer.

Petits et redoutables

Les petits péchés sont souvent bien plus dangereux que les plus grands délits ou crimes. En effet, ces derniers pèsent lourdement sur la conscience et demandent à être confessés, réparés, clarifiés, effacés. Les petits péchés, en revanche, ne pèsent pas lourdement sur l’âme, et ils ont la particularité de rendre celle-ci insensible à la grâce divine et indifférente au Salut. Moins d’hommes ont péri sous les coups des bêtes féroces qu’au contact de petits microbes imperceptibles à l’œil nu. Considérés comme insignifiants, les petits péchés ne font généralement pas l’objet de notre attention. Ils sont facilement oubliés et créent chez l’homme la plus mauvaise habitude, celle de pécher inconsciemment et d’endormir la conscience morale. Ainsi, le misérable pécheur en arrive à se tromper en croyant qu’il n’est pas pécheur, que tout va pour le mieux  pour lui alors qu’il est misérablement asservi au péché.

Les petits péchés créent une véritable stagnation de la vie spirituelle. Une pendule s’arrête sous l’accumulation de la poussière : ainsi le pouls spirituel de l’homme s’éteint par degrés sous la couche dense que forme la multitude des petits péchés. Pour que la pendule fonctionne à nouveau, il faut enlever la poussière. Pour restaurer sa vie spirituelle, l’homme doit confesser le moindre péché ».

(extrait de The Forgotten Medicine : The Mystery of Repentance, St. Xenia Skete Press. Wilwood CA, 1994)

"...Man has been endowed with the innate desire for and the ability to acquire wisdom and learning and it is the duty of leaders to inspire and guide our peoples in this quest.." (Haile Selassie I)

POURQUOI IRAI-JE ME CONFESSER ? JE N’AI PAS DE PÉCHÉS PARTICULIERS

L’erreur –confession orthodoxe

« … Mais en est-il vraiment ainsi ? Quand un homme, durant un temps prolongé, demeure dans une chambre fermée, il s’habitue à l’air vicié et ne se rend plus compte combien c’est désagréable. Mais quelqu’un qui viendra de l’extérieur ne supportera pas l’odeur ambiante dans la chambre et prendra la fuite !

Que ceux qui disent ‘Je n’ai pas de péchés particuliers’ répondent si le Christ habite dans leur cœur. Jésus Christ se plaît à habiter les cœurs purs. Mais leurs cœurs sont-ils purs ? À peine…Ils s’imaginent être purs, mais l’imagination n’est pas la réalité. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous (1 Jn 1, 8) ; et, là où il y a mensonge, le Christ ne se trouve pas.

Voir son péché

Alors : que faire ? – Confessons-nous ! Retrouver une attitude digne et juste nous purifie de toute injustice (1 Jn 1, 9). Les saints Pères nous enseignent qu’il est très difficile pour un homme de voir ses péchés. Ils expliquent cela par l’aveuglement causé par le démon. Abba Isaïe dit : ‘Qu’un homme se sépare de celui qui est à sa gauche, c’est-à-dire de la communion avec les démons et de leurs suggestions, il verra pleinement ses péchés contre Dieu et il connaîtra Jésus Christ. Mais un homme ne peut voir ses péchés tant qu’il ne se sépare pas de ceux-ci, et cela exige du travail et de l’affliction. Ceux qui ont atteint cette condition ont trouvé les larmes lorsqu’ils se rappellent leur affection vicieuse pour les passions, ils n’osent pas regarder Dieu, et ils vivent constamment avec un cœur brisé’. S’il était simple de voir nos fautes, saint Éphrem le Syrien n’aurait pas prié en disant : ‘Seigneur, donne-moi de voir mes fautes !’De même saint Jean de Kronstadt ne pourrait pas dire :’Ceci est vraiment un don de Dieu : voir nos péchés dans leur multitude et dans leur horreur’.

La cécité

Ceux qui croient n’avoir aucun péché substantiel à se reprocher sont en fait aveugles. Ils doivent prier Dieu pour que Celui-ci leur donne de percevoir leurs péchés et pour se défaire ainsi de l’extrême et fatale illusion qu’ils n’ont aucun péché particulier. Leurs péchés sont-ils petits comme des grains de sable, s’ils ne sont pas effacés par la confession continuelle, ils s’accumulent et souillent la chambre du cœur si bien que l’illustre Hôte céleste ne peut y pénétrer.

Petits et redoutables

Les petits péchés sont souvent bien plus dangereux que les plus grands délits ou crimes. En effet, ces derniers pèsent lourdement sur la conscience et demandent à être confessés, réparés, clarifiés, effacés. Les petits péchés, en revanche, ne pèsent pas lourdement sur l’âme, et ils ont la particularité de rendre celle-ci insensible à la grâce divine et indifférente au Salut. Moins d’hommes ont péri sous les coups des bêtes féroces qu’au contact de petits microbes imperceptibles à l’œil nu. Considérés comme insignifiants, les petits péchés ne font généralement pas l’objet de notre attention. Ils sont facilement oubliés et créent chez l’homme la plus mauvaise habitude, celle de pécher inconsciemment et d’endormir la conscience morale. Ainsi, le misérable pécheur en arrive à se tromper en croyant qu’il n’est pas pécheur, que tout va pour le mieux  pour lui alors qu’il est misérablement asservi au péché.

Les petits péchés créent une véritable stagnation de la vie spirituelle. Une pendule s’arrête sous l’accumulation de la poussière : ainsi le pouls spirituel de l’homme s’éteint par degrés sous la couche dense que forme la multitude des petits péchés. Pour que la pendule fonctionne à nouveau, il faut enlever la poussière. Pour restaurer sa vie spirituelle, l’homme doit confesser le moindre péché ».

(extrait de The Forgotten Medicine : The Mystery of Repentance, St. Xenia Skete Press. Wilwood CA, 1994)

"Would that I forget all, O Lord, so that You alone  remain to satisfy my life"(+ Pope Shenouda +)

"Would that I forget all, O Lord, so that You alone remain to satisfy my life"(+ Pope Shenouda +)

Pourquoi se confesser ?S'y préparer? Faire ses Pâques?... Eléments de discernement...

«  Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous abusons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.  »

Première lettre de saint Jean, chapitre 1, verset 8


Il est très facile de voir le péché chez les autres, les terroristes en premier. Mais moi, suis-je sans péché ?

Désarme-les, désarme-nous, priait le frère Christian de Chergé à Tibhirine, en Algérie.

Se reconnaître pécheur, c’est accepter de se laisser désarmer. Saint Jean n'agit pas autrement.

Tout en étant disciple du Christ, prédicateur de la Bonne Nouvelle, il prend soin de préciser qu’il est lui-même pécheur.

Désarme-moi, Seigneur, de toutes ces pensées qui me font croire que je suis toujours juste, toujours mieux que l’autre.

Moi qui suis croyant et peut-être baptisé, est-ce parce que je prie que je suis bon ?

Est-ce que je me trouve parfait parce que je suis pratiquant et que je vais à l'Église ?

En fait, c’est l’inverse : la Sainte Église rassemble en elle les croyants, les pratiquants qui sont tous d’abord des pécheurs, du pape au simple fidèle.

Car nul n’est bon sinon Dieu seul.

Sommes-nous capables, en ces premiers jours de carême, de reconnaître nos péchés contre nos proches, contre ceux à qui nous avons fait du mal en actes ou en paroles ? 

Mais, pour suivre Jésus, il y a mieux encore : ses vrais fidèles sont ceux qui, en même temps, reconnaissent et leurs péchés et la miséricorde de Dieu.

Nous confessons que ses bras nous sont ouverts quand nous retournons à lui.

Sa miséricorde nous éloigne des chemins du péché et nous fait cheminer vers la sainteté.

Revenons : Il nous attend.

Frère Sarmad Najeeb
Frère Sarmad Najeeb est irakien. Devenu dominicain en 2004, il étudie à Lille et à Strasbourg avant de partir en Irak. En 2015, il revient à Lille où il est investi auprès des scouts, des étudiants du foyer Saint-Dominique et de la communauté irakienne.

Christ en magesté du Choeur de notre Monastère yriaque

Christ en majesté du Chœur de notre 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde.

Brévilly

61300 CHANDAI (France)

Tel: 02.33.24.79.58

 

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

(Selon la pratique et les rites de l'Eglise, un prêtre s'y tient toujours à votre disposition pour:

Un accompagnement spirituel, une Confession, des prières de délivrance ou d'exorcisme,des prières de guérison ...)

 

Dans le 4ème degré de L’Échelle, il est dit que les fautes non confessées pèsent à l’intérieur de la communauté, et empêchent la personne d’être pardonnée.

« J’ai dit : je confesserai contre moi mon iniquité au Seigneur, et Toi, Tu as remis l’impiété de mon cœur », dit le Psalmiste

(Ps. 31, 5).

Pour cela également, saint Jean le Précurseur « exigeait de ceux qui venaient à lui la confession de leurs fautes, avant de les baptiser, non qu’il eût besoin lui-même d’en avoir connaissance, mais parce qu’il se souciait de leur salut »

(4, 72).

La confession doit être totale, sans mensonge ni réserve, sous peine d’être inefficace (« mets à nu tes plaies devant le médecin » et franchis la barrière de la honte).

Du reste, celui qui songe à la confession est retenu de pécher

(4, 58).

C’est à lui, « et à lui seul », que nous devons confesser nos fautes

(4, 12)

en faisant preuve d’une totale confiance en lui (51).

S’il est absent, nous pouvons penser à ce qu’il nous dirait et nous conseillerait, en nous souvenant « qu’il est toujours présent à nos côtés »

(59).

(cf. au 11ème s. saint Syméon le Nouveau Théologien qui, son père spirituel étant entré dans son repos, le consultait

dans la prière et obtenait les réponses dont il avait besoin).

Il nous est conseillé de ne pas en changer (4, 79) sauf si lui-même avoue son impuissance à nous aider.

En tout cas, « il est dangereux, pour un soldat sans expérience, […] de combattre seul. […] », et « Il est bon qu’un fils soit avec son père pour lutter contre les dispositions mauvaises par la puissance de l’Esprit »

(81).

Contre les esprits mauvais, celui qui entreprend la lutte sans secours « se fait tuer par eux » (82).

Le combat spirituel est une lutte pour la vie éternelle, il s’agit de vie et de mort ; d’où le sérieux et la méthode que conseille le Climaque.

 

Manifesté par les larmes (7ème degré), il est « la restauration du baptême » (5ème degré, 2), parce qu’il lave les péchés commis après ce sacrement. Saint Jean Climaque ne parle pas d’absolution sacramentelle.

Il affirme que les péchés avoués et détestés avec une véritable douleur du cœur (« componction », penthos) sont pardonnés.

Le signe du pardon est dans le cœur brisé dont parle encore David (Ps. 51) comme du sacrifice « agréé par Dieu ».

Nous devons chercher à « recevoir la certitude intime du pardon », dès cette vie

(cf. Ps. 38, 14).

Ainsi nous anticipons l’heure du jugement.

Il y a donc une dimension eschatologique du repentir.

Pour le Climaque, il se passe ici un vrai déliement (absolution) :

« où est l’Esprit du Seigneur, le lien est rompu ; où se trouve l’humilité profonde, le lien est rompu. Ceux qui ne possèdent pas ces deux assurances, qu’ils ne s’abusent pas : ils sont enchaînés »

(5, 40).

Comme saint Jean Cassien, dont il cite la Conférence 4, 115 (sur le discernement), Jean Climaque affirme que c’est l’aveu des fautes avec repentir total et sincère qui obtient le pardon (cf. le film L’île, qui illustre cet enseignement).

SAINT JEAN CLIMAQUE : LA CONFESSION
transfiguration copte

Refléchissons à LA CONFESSION:

«Le Saint n’est pas celui qui ne chute jamais. C’est celui qui se relève après chaque chute»

 

“Le mot “péché” ça fait flipper !”

 

Yenofa raconte (Dans Hozana) : 

“Le mot “péché” ça fait flipper !

On peut parfois avoir cette image de la morale chrétienne très culpabilisante qui nous enferme dans la honte.

Mais moi ce sacrement de la réconciliation je le vis avec beaucoup de joie et je trouve que c’est important de le dire.

Cela me rend triste toutes ces idées reçues qu'on entend parfois, sur une Eglise coincée qui voudrait nous faire culpabiliser parce qu’elle a peur du péché, ou qui voudrait nous envoyer à la confession par punition, à l’image d’une marâtre, d’une méchante mère.

Cette vision de la confession qui nous enferme dans la culpabilité elle est fausse, il faut la dépasser.

Parce que c’est beau, c’est tellement beau ce sacrement, le pardon de Jésus. Tu arrives avec une âme trouble et elle ressort transparente.

Si tu meures 30 sec après une vraie confession : saute de joie, tu vas direct au ciel, ton âme est toute prête à s’unir à Jésus. En tous cas tu peux foncer à la messe.

 

La communion c’est l’union de ton âme avec Jésus. Et là ton âme est toute préparée à cette union, la communion va être totale.Tu reçois Jésus présent sacramentellement pour être toi-même présence du Christ au Monde que tu collabore ainsi à réunir par Lui, avec Lui et en Lui...

 

C'est important le fait de dire à l’oral nos péchés à un prêtre, un "pauvre type pecheur comme moi, c’est important puisque c'est l' effort  que nous demande le Christ Sagesse Incarnée !... Ca nous force à nous bouger un peu et à aller voir en nous ce qu’on a pas forcément envie de voir, de nous rendre compte, de voir qu’on est pas tout blanc, qu’il y a une part de compromission avec le mal en nous.

Nous n'allons pas nous confesser  pour nous culpabiliser, mais pour laisser Dieu nous remplir de son pardon, nous sauver et, par la force de Son Bon, Saint et Vivifiant Esprit, nous régénèrer et construire Son Eglise.

De plus le prêtre est là pour te donner des conseils.

Un bon prêtre qui donne des bons conseils qui réparent ça peut vraiment faire avancer.

De plus, dans notre Tradition Syriaque Orthodoxe Malankare comme chez tous les Orthodoxes, qu'ils soient Bysantins ou Orientaux, chaque fidèle devrait se trouver un prêtre de confiance qui le connaisse à fond pour le guider: Un Père Spirituel.

 

Avec un de mes meilleurs amis quand on ressort d’une confession on s’écrit par texto

-“Je peux mourir maintenant”, on comprend tous les deux ce que ça veut dire. On s’est confessé : on est trop heureux.”

 

L’amour de Dieu

 

Laissons-nous aimer totalement et devenons saints par la grâce de Dieu lui-même. Lorsque nous allons nous confesser, nous avons l’humilité de reconnaître que nous sommes malades, blessés et nous nous laissons guérir par le pardon de Dieu.

En se confessant, c'est la résurrection du Christ qui agit en nous, qui fait que le péché et la mort n'ont pas le dernier mot sur mes maux.

La confession me remet dans la communion d'Amour avec le Père et mes frères.

Souvent, les gens ont peur de ce que le prêtre peut penser mais ce n’est que la rencontre d’un pêcheur avec un autre pêcheur.

Et puis si on a peur de ce que Dieu peut penser de nous, c’est plutôt de l’orgueil !

Un prêtre disait : “On est si peu original dans le péché. On n’impressionnera pas Dieu avec nos péchés.”

 

Quand on y va à reculons...

 

Voici le témoignage de Clémentine (Dans Hozana) : 

-“La confession me faisait très peur et je détestais aller raconter ce dont j’avais honte :

*mes péchés,

*mes faiblesses à un prêtre, une personne que je ne connaissais pas, ou alors pire, que je connaissais et qui peut-être me jugerait ensuite.

D’un autre côté, je connaissais les bienfaits de la confession et je savais que l’Eglise nous encourage à nous confesser.

Avec deux amies qui partageaient avec moi la difficulté de se rendre à confess, nous avons décidé de nous retrouver une fois par mois pour nous rendre ensemble dans une église, "passer à la casserole" et ensuite partager un bon repas pour se remonter le moral !

Ce soutien fraternel a porté d’immenses fruits. Cela fait maintenant deux ans que nous suivons fidèlement ce rituel et nous avons chacune vécu une grande conversion :

je vais maintenant me confesser avec joie en sachant l’amour et la joie qui m’attendent de la part du Seigneur, véhiculés par le prêtre. J’ai vécu de grandes grâces… de paix, de charité, de profonde miséricorde.

Pourtant j’avais commencé par y aller à reculons et ma première motivation était quand même de retrouver mes amis plutôt que le Seigneur. Maintenant c’est l’inverse ! Retrouver mes amies est devenu la cerise sur le gâteau. Merci Seigneur”

 

Une question à te poser :

 

"Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel : pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion."  (St Luc 15,1-10)

 

A quand remonte le dernier "ménage" dans ton âme ?

St Isaac le Syrien (Celui qui prie...Rancune...)

"Celui qui prie la rancune au coeur, ressemble à un homme qui tâche de planter dans les eaux mouvantes de la mer" (St Isaac le Syrien)

 

Pourquoi se confesser ?S'y préparer? Faire ses Pâques?... Eléments de discernement...

FAUT-IL SE PRÉPARER À LA CONFESSION ?

La démarche eucharistique –

Notre pratique de la confession des péchés dérive probablement de l’expérience pascale de l’Église. Pendant le Carême, les catéchumènes se préparent au saint baptême pour la rémission de tous leurs péchés et l’acquisition de la vie éternelle dans le Christ par le saint Esprit ; les pénitents se préparent à l’absolution de leurs péchés et à la réintégration dans l’Église, le Corps du Christ. Le lien entre confession et communion eucharistique est donc simple : renoncer à ce qui nous séparer du Christ et de son amour ; nous convertir ; faire un nouveau projet de vie. Même si la confession ne précède pas mécaniquement la communion, on peut dire qu’elle en constitue la préparation normale. Elle est en tout cas l’initiation à la miséricorde de Dieu et l’acquisition de l’Esprit de vie.

La préparation

Venir à la confession sans préparation n’est pas toujours fructueux. On ne sait pas trop quoi dire. On a le cœur sec. La rencontre se transformerait en conversation, ou en analyse psychologique. Souvenons-nous que nous venons demander le pardon de nos péchés et non l’explication humaine de nos comportements. Nous venons reconnaître devant Dieu nos torts, nos fautes, nos erreurs, nos transgressions, tout ce qui a pu nous opposer à sa volonté ou nous en éloigner. Or, bien souvent, nous ne rendons pas compte de la situation où nous sommes. Pour cela, plusieurs conseils nous sont donnés par les anciens. D’abord, regarder notre vie dans le miroir de la Parole de Dieu : lire les psaumes et surtout le saint Évangile, notamment les chapitres 5 à 7 de Saint-Matthieu. Ensuite, lire l’office de préparation à la confession qui est proposé dans les livres de prière. À cela, joindre le jeûne ou au moins l’abstinence. Pendant le grand Carême, dire fréquemment la prière de saint Éphrem le Syrien : « Donne-moi devoir mes fautes… »

Le besoin

Il arrive souvent que nous sommes appelés à la confession par la souffrance urgente de notre cœur. C’est ce que dit le prophète David : « Parce que je taisais mon péché, mes os se consumaient, à force de crier tout le jour » (Ps. 31, 3). Nous venons nous confesser parce que quelque chose pèse lourdement sur notre conscience. Nous venons déposer notre fardeau et obtenir le soulagement de notre peine : J’ai péché, ô Dieu, pardonne-moi ! Ce besoin douloureux du pardon de Dieu est lié au repentir, qui est un dégoût et une horreur du péché. Notre démarche de confession n’est plus alors liée seulement à la  préparation à la communion. Nous courons vers le Seigneur qui, par le ministère de ses prêtres, veut nous pardonner, nous guérir et nous sauver. Quel soulagement, quelle paix, quand nous sommes pardonnés de l’impardonnable ! Seul le pardon peut donner la  paix à notre âme.(Source: Sagesse Orthodoxe)

Pourquoi se confesser ?S'y préparer? Faire ses Pâques?... Eléments de discernement...
Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

Nous cheminons vers Pâques ; mais cela nous mettra face à une scène bien étrange. Nous pourrions nous attendre à ce que la Résurrection de Jésus soit manifestée avec la plus grande gloire ! Que sa victoire soit éclatante aux yeux du monde… dans l’Évangile de Jean, il n’en sera rien, et pour cause. L’Évangile de Jean est, au fond, un évangile assez sobre, contrairement à l’image que nous en avons souvent. Chez Matthieu, par exemple, la mort de Jésus s’accompagne d’un tremblement de terre ; tout comme la Résurrection s’accompagne de signes apocalyptiques, de l’apparition d’un ange, d’une grande lumière. La mort et la Résurrection font beaucoup de « bruit » chez saint Matthieu.

Au dimanche de Pâques, dans l’Évangile de Jean, rien. Faisons bien attention au Vendredi Saint, où nous lirons aussi la Passion selon saint Jean : un simple « J’ai soif », « Tout est achevé », « Il rendit l’esprit ». Tout est dit, tout est montré, tout est signifié. Jésus a donné sa vie pour nous. Et pour cause, nous le savons, l’amour vrai, l’amour sincère est celui qui se donne discrètement, sans bruit et sans éclat. Souvenons-nous, là aussi, du premier Évangile que nous avons entendu pour ouvrir notre Carême : « Quand tu fais l’aumône, que ta main droite ignore ce que donne ta main gauche » (Mt 6, 3). Jésus, Lui qui nous fait la véritable aumône, celle de la vie éternelle, le fera dans l’ignorance mondaine la plus totale : seul son Père voit ce qu’Il a fait dans le secret de la Croix. Pour sa Résurrection, idem : sans bruit, sans éclat, dans l’Évangile de Jean : nous n’aurons aucun détail en ce jour. Une simple pierre roulée, et un linceul posé là ; Jean « vit et il crut ». Dieu « repart », si vous me permettez cette expression, comme Il est venu : Noël et Pâques, au fond, sont faits du même bois, celui de la Croix. Dieu, en son humilité, a la victoire modeste.


Mais au fond, n’y aura-t-il vraiment rien dans cet Évangile de Pâques ?

Nous sommes au premier jour de la semaine. Pour Jean, le premier jour est toujours celui d’une création nouvelle. À la manière du livre de la Genèse, au premier jour, Dieu séparera le jour de la nuit (« Que la lumière soit », nous dit la Genèse) ; de même, Jean ajoutera ce petit détail à son Évangile : « Il fait encore sombre ». Dans son prologue, il nous disait déjà que « la lumière a brillé et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée ». À Pâques, ce sera fait : certes, il fera encore sombre, sans doute encore comme dans chacune de nos vies, de nos histoires, mais grâce à cette toute petite indication, nous comprendrons que cette aurore, cette aurore nouvelle, se lève bien.Lire la suite sur Libres Propos

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

L'Eglise demande aux chrétiens de se confesser et de communier au moins une fois par an, au temps de Pâques.

Trop nombreux, hélas, sont ceux qui négligent cette démarche. Mais même ceux qui font leurs Pâques ne doivent pas se contenter de ce devoir minimum.

C'est chaque dimanche, en effet, qu'un chrétien digne de se nom doit participer au St Qurbana (A la Ste Messe) en y communiant au Pain de Vie qui est la nourriture indispensable de l'âme pour être présence du Christ au monde contemporain...

"Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous" nous dit Jésus.

Quant au sacrement de Réconciliation (Pénitence, Confession), il ne faut pas oublier qu'il est un moyen irremplaçable de conversion, "un passage obligé sur le chemin du salut" par lequel non seulement le pardon que le Christ nous a acquis sur la Croix est appliqué à notre âme, mais, plongé dans la mort et la résurrection du Christ Tête de l'Eglise, l'Esprit Saint restaure en nous la grâce du Baptême-Chrismation que nous avions "opacifiée" par nos péchés personnels...

Malheureusement on constate qu'elles sont nombreuses à l'heure actuelle les personnes qui négligent de confesser régulièrement leurs péchés à un prêtre ; c'est une attitude qui inquiète beaucoup les prêtres, car ces personnes, pour la plupart, communient très facilement au Corps du Christ sans se demander si elles en sont dignes.

Il ne faut pas oublier en effet, qu'une communion reçue dans "une âme en état de grâce" mais insuffisamment purifiée et fortifiée par les grâces propres au sacrement de pénitence, risque d'être bien peu enrichissante sur le plan spirituel ; mais qu'une communion reçue dans une âme "en état de péché mortel" c'est-à-dire de séparation avec Dieu, non seulement est totalement infructueuse mais elle constitue un péché trés grave, puisqu'il s'agit en fait d'un sacrilège.

Manger ainsi le Corps du Christ, "c'est manger sa propre condamnation" comme disait saint Paul.

A méditer.

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

Bien des chrétiens sont convaincus de la beauté et de la grandeur du sacrement de Réconciliation. Mais de là à aller se confesser, il y a loin. Voici 2 examens de conscience, l'un pour adultes et l'autre pour jeunes.

Voir le Fichier : Examen_de_conscience_pour_adultes.pdf

Voir le Fichier : Examen_de_conscience_de_Lourdes_pour_ados.pdf

Examen de conscience simple :

Bénissez-moi mon Père, parce que j’ai péché :

ENVERS DIEU :

J’ai fait mes prières sans aucune attention.

J’ai passé des journées entières sans prier DIEU.

J’ai prononcé le nom de DIEU sans respect (…. fois)

J’ai manqué la Messe du dimanche par ma faute (… fois).

J’ai ri et bavardé à l’Eglise au lieu de prier.

J’ai eu honte de me montrer chrétien(ne), devant les autres.

ENVERS LES AUTRES :

J’ai désobéi à mes parents, aux prêtres, aux maîtres d’écoles.

J’ai répondu grossièrement, avec insolence.

J’ai eu de la haine, de la jalousie, de la vengeance.

Je me suis moqué des autres.

J’ai rapporté ce que je savais de mal.

J’ai dit du mal des autres.

J’ai été méchante(e), j’ai donné des coups.

J’ai été envieux(se), jaloux(se).

Je n’ai pas voulu pardonner.

J’ai fait exprès de la peine aux autres.

Je n’ai pas voulu aider, faire plaisir.

Je ne me préoccupe que de moi, j’ai refusé de partager.

J’ai donné le mauvais exemple, j’ai entraîné au mal.

J’ai volé de l’argent (…euros), d’autres choses (dire quoi).

J’ai menti pour m’excuser, pour me vanter, pour faire punir les autres.

J’ai triché en classe, au jeu, dans les examens.

J’ai été hypocrite ( dissimuler sa véritable personnalité).

ENVERS MOI-MÊME :

J’ai été orgueilleux(se), j’ai boudé, j’ai été coléreux(se).

J’ai pensé avec plaisir à de vilaines choses.

J’ai eu de mauvaises conversations.

J’ai été gourmand(e).

J’ai été paresseux(se) dans le travail.

Il existe aux Editions Téqui : le Guide pratique du pénitent par le Père Guillaume de Menthière.

Ce petit manuel se voudrait un outil pratique, à consulter juste avant d'aller se confesser. Il n'a pas d'autre but que de "décontracter le pénitent".

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

 +

Le  Sacrement  de  Pénitence Dans la Tradition Syriaque :

 

La pénitence ou  "Rémission des péchés" est l’un des sept sacrements de la Loi Nouvelle ordonnée par Notre Seigneur. Ce Sacrement fût institué lorsque, soufflant sur ses Apôtres et disciples Il leur dit : "Recevez le Saint Esprit. Tous ceux auxquels vous pardonnerez leurs péchés, ils leur seront pardonnés ; tous ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus"
(St Jean XX: 22–23).

Ce sacrement a été ordonné par Notre Seigneur sous la forme d’une loi, donnant pouvoir et autorité à Ses ministres (aujourd’hui, les Evêques, Successeurs des Apôtres et leurs collaborateurs dans l’Ordre Sacerdotal: les Prêtres) de déclarer  et de prononcer en Son Nom l’absolution (le pardon) des péchés au bénéfice des fidèles qui se confessent et se repentent vraiment des transgressions commises volontairement après le baptême.

Le pécheur repentant doit considérer, lors d’un examen de conscience, les nombreux péchés qu’il ou elle a commis et s’en repentir vraiment et sérieusement. Il se fait alors un devoir de les confesser au prêtre sans rien vouloir dissimuler ou  cacher et, par voie de conséquence, il accepte la pénitence canonique que le Ministre de la Miséricorde lui imposera.

 

Exhortation  générale

 

- Le prêtre doit bien connaître les lois divines et  ecclésiastiques, pour être capable de déterminer si oui ou non celui qui se repent est digne de recevoir l’absolution (la formation du "ministre de la miséricorde" est donc essentielle en théologie morale). En conséquence, tel un médecin des âmes, le prêtre doit suivre le pénitent fidèle et prendre grand soin de sa santé spirituelle, que ce soit un homme ou une femme.

2 - Le prêtre doit absolument ne jamais révéler quoi que ce soit de la confession du pénitent, mais plutôt la garder secrète même jusqu’à la mort.

3 -Toutes les fois que le prêtre est appelé à entendre en confession quelques  fidèles pénitents, il doit toujours se montrer prêt à répondre à cet appel et  supplier profondément le Seigneur (qui est à l’origine de cet appel et dont il sera "le canal" pour appliquer à l’âme Son Pardon Miséricordieux) de l’assister pour remplir comme il convient, et avec piété, son service.

4 - La confession devrait, habituellement, être faite uniquement à l’église.

Le prêtre porte une étole autour du cou et est assis sur une chaise (ou un "confessionnal") qui doit être placée dans un endroit spécial de façon à être vu par l’assemblée.

Cependant, dans les cas de  maladie ou pour toutes autres raisons contraignantes, le prêtre peut aller au domicile du malade qui désire se confesser, mais se trouve dans l’incapacité de se rendre à l’église.

Pendant que le pénitent se confesse le prêtre doit pourtant, pour des raisons de prudence, être assis en un endroit spécial où il puisse être vu par ceux qui sont présents tout en respectant la stricte confidentialité de l’acte.

5 - Si le prêtre découvre que le pénitent ignore les vérités fondamentales de la Foi, notamment dans le domaine de la morale Chrétienne, alors il doit, à l’occasion de cette confession, essayer de l’éclairer et de l’instruire sur ces  vérités doctrinales et morales, mais si -faute de temps- c’était impossible, alors il devrait le faire à une autre occasion plus convenable.

6 - S’il arrivait qu’ en raison d’extrême  maladie ou pour tout autre empêchement, un des fidèles soit privé  de la parole, et  soit, de ce fait, incapable d’une confession auriculaire, le prêtre acceptera la confession gestuelle pour lui accorder l’absolution individuelle.

 

 Prière  de  Pénitence

 

Ayez pitié de moi, Ô Père Tout Puissant. Nous Vous louons, nous Vous bénissons ! Nous Vous adorons, humblement agenouillés. Veuillez nous montrer Votre grande miséricorde…

Ô Christ, qui êtes la  Source de la miséricorde, montrez-moi Votre compassion au jour du jugement comme il en fut pour le larron sur la Croix, pour le publicain et à la femme adultère. Amîn.

 

Prière  avant  la  confession

 

Ô Dieu, Qui ne voulez pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se repente et qu’il vive, je confesse en Votre Présence que j’ai péché malgré Votre grande bonté.

Par mon ingratitude, j’ai dérogé à la dignité filiale et ne suis plus digne d’être appelé  fils de Votre grâce.

Acceptez-moi, Ô Père, comme l’un de Vos zélés serviteurs.

Dans Votre Miséricorde, veuillez effacer mes transgressions et me laver de mon péché.

Ô Père de Miséricorde, veuillez détourner Votre face de mes péchés et ne plus Vous souvenir de mes iniquités.

Ne me rejetez pas de devant Votre face, Seigneur débordant  de grâce. Ne me rejetez  pas dans Votre colère, mais soyez attentif au cri de ma détresse. Seigneur, veuillez regarder mes larmes. Qu’elles me lavent en Votre présence, Seigneur mon Dieu, car c’est avec une sincère humilité que je me repends que et je regrette du fond du cœur tout ce que j’ai pu faire de mal.

De plus, je prends la ferme résolution de  ne pas retourner sur les chemins haïssables du péché.

Veuillez agréer ma confession et m’aider dans Votre miséricorde et Votre grâce à vivre d’une  vie qui glorifie Votre Saint Nom, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn.

 

Prière lors de la Confession devant le Prêtre

 

Je confesse à Dieu, le Père Tout Puissant, à Son Fils bien aimé, Jésus Christ, Notre-Seigneur, et au Saint Esprit,

en présence de Notre-Dame, la Bienheureuse Vierge Marie,

et de tous les saints anges : de St Michel et de St Gabriel Archanges, chefs des milices célestes;

de Saint Jean Baptiste,

des Saints Apôtres Pierre et Paul,

des vingt-quatre prophètes,

des douze apôtres,

des quatre évangélistes et des soixante-douze disciples,

 

Je professe la Sainte Foi des trois Conciles Œcuméniques de Nicée, Constantinople et Ephèse

et crois au très noble sacerdoce dont vous êtes revêtu, Prêtre et Père, par lequel vous liez et déliez.

 

J’ai péché à travers tous mes sens, intérieurement et extérieurement, en parole, en acte et en pensée.

C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute,

je me repends très sincèrement de mes péchés, me proposant de n’y jamais retourner.

Plutôt la mort que d’embrasser le péché !

 

Je demande à Dieu, par l’autorité du Saint Sacerdoce dont vous êtes revêtu de  m’absoudre et de me pardonner, par Sa grâce. Amîn.

 

Prière d'Absolution pour le Laïcat

 

Le prêtre pose sa main droite sur la tête du pénitent et prononce les paroles suivantes :

Que Dieu ait pitié de vous et vous guide à la Vie Eternelle !

En vertu de l’Autorité du  Sacerdoce conféré par Notre-Seigneur-Jésus-Christ à Ses Apôtres qui, à leur tour, le transmirent  à leurs successeurs jusqu’à ce qu’il me fût donné à moi, faible et pécheur,

je vous absous, frère (sœur) de tous ces péchés que vous avez confessés et dont vous vous repentez, aussi bien que de toutes les transgressions qui ont échappé à votre mémoire au Nom du Père +, amen ! et du Fils +,amen ! et  du Saint Esprit + pour la vie éternelle. Amîn !

 

 

 

Prière d’Absolution pour le Clergé

 

Puisse le Seigneur qui a béni ses saints disciples, vous bénir!

Puisse-t’ Il vous préserver de toutes actions mauvaises et vous perfectionner dans la vertu, de sorte que vous soyez l’authentique gardien de Ses commandements en accomplissant Ses lois.

Puisse-t-Il faire de vous ce vase d’élection adapté au service de Sa gloire !

Puissiez-vous, en Lui, jouir de la paix  et  puisse-t-Il se complaire en vous ! Et, selon Sa volonté bienveillante,

soyez béni, absous et consacré, au Nom du Père +, amen ! et du Fils +, amen ! et du Saint Esprit +pour la vie éternelle. Amîn!

 

 

Prière  après  la Confession

 

Seigneur Jésus Christ, Vous qui êtes notre grand Médecin et la Fontaine des miséricordes, veuillez me regarder alors que je me tiens en Votre présence comme :

- l‘aveugle qui attend de Vous la vue intérieure

- le malade qui attend de Vous sa parfaite guérison, et

- le pauvre qui attend d’être enrichi de Votre grâce.

Je crois fermement que Vous avez agréé ma confession et que vous vous êtes penché vers mes supplications,

Je crois que Vous  m’avez pardonné et m’avez purifié de mon péché.

Je Vous rends grâce, Seigneur, et Votre Louange sera  toujours sur mes lèvres pour magnifier Votre amour bienveillant.

Je Vous en supplie, puisse Votre grâce me confirmer dans mon ferme propos et ma résolution de ne point retourner au péché, et m’accorder le triomphe sur toutes les tentations afin que je puisse Vous aimer,Vous seul sur la terre, mon esprit exhalant Votre louange jusqu’au jour où je Vous verrai, au Ciel, pour toujours. Amîn.

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...
 
 

 

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 07:11
Love came down, as is its way, In the appearance of a luminous cloud. I saw it fasten on me and settle on my head. And it made me cry out, for I was so afraid; Thus it flew away, and left me alone. Then how ardently I searched after it; And suddenly, completely, I was conscious of it present in my heart, Like a heavenly body. I saw it like the disc of the sun … It closed me off from the visible, And joined me to invisible things. It gave me the grace to see the Uncreated. (St Symeon the New Theologian)

Love came down, as is its way, In the appearance of a luminous cloud. I saw it fasten on me and settle on my head. And it made me cry out, for I was so afraid; Thus it flew away, and left me alone. Then how ardently I searched after it; And suddenly, completely, I was conscious of it present in my heart, Like a heavenly body. I saw it like the disc of the sun … It closed me off from the visible, And joined me to invisible things. It gave me the grace to see the Uncreated. (St Symeon the New Theologian)

 

'Passions work in four stages -- first, in the heart; second, in the face; thirdly, in words; and fourthly, it is essential not to render evil for evil in deeds. If you can purify your heart, passion will not come into your expression; but if it comes into your face, take care not to speak; but if you do speak, cut the conversation short in case you render evil for evil.' (St. Poemen)

'Passions work in four stages -- first, in the heart; second, in the face; thirdly, in words; and fourthly, it is essential not to render evil for evil in deeds. If you can purify your heart, passion will not come into your expression; but if it comes into your face, take care not to speak; but if you do speak, cut the conversation short in case you render evil for evil.' (St. Poemen)

Sixième dimanche du Grand Carême

(Dimanche de l'Aveugle Né

/ Jour du Catholicos/

 

Accordé au Calendrier Orthodoxe Malankar)

 

Chers amis. Aloho m'barekh

Naturellement aujourd'hui, notre Eglise locale Syro-Orthodoxe Francophone présente en France et en Afrique, prie intensément pour le Catholicos de l'Eglise-mère du Malankare en union avec l'Eglise des Indes.

Nous souvenant que nos deux Monastères de Chandai et Yaoundé (Lesquels ne sont qu'une antité canonique) sont des centres de prière pour l'unité des Eglises apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la Paix dans le monde, nous prions non moins naturellement pour le renforcement de l'unanimité de témoignage des Eglises de Tradition Syriaque.

"Père, qu'ils soient uns comme Vous et moi sommes un afin que le monde croie"

Bon dimanche à tous et à dimanche prochain pour le "Dimanche des Hossana" (Rameaux) et, pour ceux qui le peuvent à la Retraite spirituelle de Semaine Sainte...

Votre fidèlement en Christ. Puisse la Mère de Miséricorde et les Saints de l'Eglise-mère vous accompagner de leurs prières d'intercession  !

+Mor Philipose-Mariam, métropolite

 

Saint Qurbana

o    1 Pierre 4: 12-19 :

  • 12 Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le brasier allumé parmi vous pour vous mettre à l’épreuve ; ce qui vous arrive n’a rien d’étrange.
  • 13 Dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera.
  • 14 Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.
  • 15 Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur. 
  • 16 Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.
  • 17 Car voici le temps du jugement : il commence par la famille de Dieu. Or, s’il vient d’abord sur nous, quelle sera la fin de ceux qui refusent d’obéir à l’Évangile de Dieu ?
  • 18 Et, si le juste est sauvé à grand-peine, l’impie, le pécheur, où va-t-il se montrer ?
  • 19 Ainsi, ceux qui souffrent en faisant la volonté de Dieu, qu’ils confient leurs âmes au Créateur fidèle, en faisant le bien.

o     

o    II Corinthiens 9: 6-15 :

  • 06 Rappelez-vous le proverbe : “À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement”.
  • 07 Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
  • 08 Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.
  • 09 L’Écriture dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.
  • 10 Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.
  • 11 Il vous rendra riches en générosité de toute sorte, ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu.
  • 12 Car notre collecte est un ministère qui ne comble pas seulement les besoins des fidèles de Jérusalem, mais déborde aussi en une multitude d’actions de grâce envers Dieu.
  • 13 Les fidèles apprécieront ce ministère à sa valeur, et ils rendront gloire à Dieu pour cette soumission avec laquelle vous professez l’Évangile du Christ, et pour la générosité qui vous met en communion avec eux et avec tous.
  • 14 En priant pour vous, ils vous manifesteront leur attachement à cause de la grâce incomparable que Dieu vous a faite.
  • 15 Rendons grâce à Dieu pour le don ineffable qu’il nous fait.

o     

o     et / ou

o    Ephésiens 5: 1-14 :

  • 01 Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.
  • 02 Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur.
  • 03 Comme il convient aux fidèles la débauche, l’impureté sous toutes ses formes et la soif de posséder sont des choses qu’on ne doit même plus évoquer chez vous ;
  • 04 pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux – tout cela est déplacé – mais qu’il y ait plutôt des actions de grâce.
  • 05 Sachez-le bien : ni les débauchés, ni les dépravés, ni les profiteurs – qui sont de vrais idolâtres – ne reçoivent d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ;
  • 06 ne laissez personne vous égarer par de vaines paroles. Tout cela attire la colère de Dieu sur ceux qui désobéissent.
  • 07 N’ayez donc rien de commun avec ces gens-là.
  • 08 Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière –
  • 09 or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –
  • 10 et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur.
  • 11 Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt.
  • 12 Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler.
  • 13 Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière,
  • 14 et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

o     

o    Saint-Jean 9:1-41 :

  • 01 En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance.
  • 02 Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »
  • 03 Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.
  • 04 Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
  • 05 Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
  • 06 Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
  • 07 et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
  • 08 Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
  • 09 Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »
  • 10 Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
  • 11 Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »
  • 12 Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
  • 13 On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
  • 14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
  • 15 À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
  • 16 Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.
  • 17 Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. »
  • 18 Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
  • 19 et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
  • 20 Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle.
  • 21 Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »
  • 22 Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
  • 23 Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
  • 24 Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
  • 25 Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. »
  • 26 Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
  • 27 Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’ave z pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
  • 28 Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
  • 29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
  • 30 L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux.
  • 31 Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
  • 32 Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
  • 33 Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
  • 34 Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
  • 35 Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
  • 36 Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
  • 37 Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
  • 38 Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
  • 39 Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
  • 40 Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
  • 41 Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure.

o     

 

"Seigneur et Maître de ma vie! Éloignez de moi l'esprit de paresse, D'abattement, de domination et de vaines paroles. (Prosternation) 

Mais donnez à Votre serviteur, Un esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour. 

(Prosternation) 

Oui Seigneur Roi, Accordez-moi de voir mes propres péchés Et de ne pas juger mon frère, Car Vous êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn." 

(Prosternation)

/

Ouvre mes yeux, Seigneur Aux merveilles de ton amour Je suis l'aveugle sur le chemin Guéris-moi, je veux te voir.

Ouvre mes mains, Seigneur Qui se ferment pour tout garder Le pauvre a faim devant ma maison Apprends-moi à partager

Fais que je marche, Seigneur Aussi dur que soit le chemin Je veux Te suivre, jusqu'à la croix Viens me prendre par la main.

Fais que j'entende, Seigneur, Tous mes frères qui crient vers Toi, À leurs souffrances et à leurs appels, Que mon cœur ne soit pas sourd

Garde ma foi, Seigneur. Tant de voix proclament ta mort, Quand vient le soir et le poids du jour, O Seigneur, reste avec moi.

(Cantique Français) 

Prions pour nos frères et sœur chrétiens persécutés au proche -orient et partout dans le monde.

« O Seigneur, soyez mon unique soutien dans les craintes, les faiblesses, les angoisses :

soyez mon confident, mieux, ma confiance.

Demeurez le Maître, Hôte divin, qui résidez sur le trône de mon cœur ; à Vous revient la puissance, l'amour, le gouvernement de tout mon être !


Pourquoi me troubler ou craindre encore ?

Tout est à Vous, ô Dieu ; c'est Vous-même qui en prenez soin et pourvoyez à mes besoins. Vous êtes l'amour infini et aimez l’œuvre de vos mains, plus qu'elle ne pourrait comprendre et s'aimer elle-même.

Qui oserait douter de votre puissance, des soins prévoyants et affectueux que de toute éternité, Vous prodiguez à vos créatures et de la puissance de votre amour ?


Je crois que tout est fait et permis par Vous pour mon bien et mon salut ; je m'abandonne à votre conduite avec confiance et amour, sans angoisse, ni appréhension, ni calculs. »

(Bse Marie-Thérèse de Soubiran (1834-1889))

I was in the world like a blind man, Like an atheist ignorant of my God, But you yourself had pity on me And turned me back to yourself. You caused your light to shine So brightly in my darkness And summoned me back to you my Maker. (St Symeon the New Theologian)

I was in the world like a blind man, Like an atheist ignorant of my God, But you yourself had pity on me And turned me back to yourself. You caused your light to shine So brightly in my darkness And summoned me back to you my Maker. (St Symeon the New Theologian)

Par Saint Césaire d'Arles

(470-543), moine et évêque 
Homélie 83 ; éd. Morin 340 (trad. coll. Pères dans la foi, n° 22, p. 130) 

 

« Abraham a vu mon jour »

 

 

Où donc a eu lieu cette rencontre [d'Abraham et de ses trois visiteurs] ?

« Au chêne de Mambré », ce qui signifie « vision » ou encore « perspicacité ». Voyez-vous en quel endroit le Seigneur peut organiser une rencontre ?

Il est vrai que les qualités de clairvoyance et de perspicacité d'Abraham plaisaient au Seigneur ; il avait le cœur pur, de sorte qu'il lui était possible de voir Dieu (cf Mt 5,8).

En un tel lieu, en un tel cœur, le Seigneur pouvait donc réunir des convives. 

Dans l'Évangile, le Seigneur a parlé aux juifs de cette rencontre ; il leur dit :

« Abraham, votre père, a exulté à la pensée qu'il verrait mon jour. Il l'a vu et a été dans la joie ».

« Il a vu mon jour », dit-il, parce qu'il a reconnu le mystère de la Trinité.

Il a vu en son jour le Père, le Fils et le Saint Esprit, et les trois personnes réunies en un seul jour, tout comme Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint Esprit ne sont tous trois qu'un seul Dieu.

En effet, chaque personne divine en particulier est un Dieu à part entière, et simultanément toutes trois ensemble sont Dieu.

Il n'est donc pas incongru de discerner le Père, le Fils et le Saint Esprit dans les trois mesures de farine qu'apporte Sarah, puisqu'il y a unité de substance. 

On peut néanmoins avancer une autre interprétation et voir en Sarah l'image de l'Église : les trois mesures de farine peuvent être interprétées comme étant la foi, l'espérance et la charité.

Ces trois vertus rassemblent en effet les fruits de l'Église universelle ; tout homme qui a mérité de réunir en lui ces trois vertus peut être assuré de recevoir la Trinité toute entière en son cœur.

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

 

 

*20 Mars : 

RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Bénédiction solennelle des rameaux  et Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

* March 20:
PALM (Sunday Hosanna) Solemn Blessing of the Palms, Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

(Période popice pour les préparation au Baptêmes et receptions dans l'Eglise par Chrismation.)

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit

INSCRIVEZ-VOUS !...

Inscrivez-vous pour suivre au plus près le Christ, divin Médecin de nos Esprits,de nos âmes et de nos corps pour vous laisser guérir par Lui !...

 

 

RETIREMENT OF HOLY WEEK Palm Sunday to Easter Monday.


SIGN UP! ...​ 

Sign up to follow closely the Christ, Divine Physician of our spirits, our souls and our bodies to let you heal Him! ...

 

*25 Mars:

Vendredi Saint, 15 h Office Liturgique Syriaque de la Crucifixion...

 

* March 25:
Holy Friday, 15h Syriac Liturgical Service of the Crucifixion ...

 

*26 Mars :

Samedi Saint: 21h , Bénédiction du feu nouveau et Veillée pascale  au rythme  des Services Liturgiques Syriaques, Messe de la Résurection de Notre-Seigneur.

 

* March 26:
Holy Saturday: 21h, Blessing of the New Fire and Vigil at the whim of Liturgical Services Syriacs, Mass of the Resurrection of Our Lord.

 

 

*27 Mars :

PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* March 27:
EASTER Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

*Lundi 28 Mars:

PELERINAGE A LA CROIX GLORIEUSE

Messe à 7h au Monastère, départ pour Lisieux.Prières à Lisieux en matinée et déjeuner sur place.

Procession et Prières à la Croix Glorieuse de Dozulé dans  l'après-midi.

Retour au Monastère vers 19h.

 

* Monday, March 28:


PILGRIMAGE TO THE GLORIOUS CROSS


Mass at 7 am at the Monastery, departure for Lisieux.Prières to Lisieux in the morning and lunch.


Procession and Prayers to the Glorious Cross of Dozulé in the afternoon.


Back at the monastery around 19h.

 

*Pèlerinage à Argenteuil:ou

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE 

du 25 mars au 10 avril 2016 

*Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

 

 

Pèlerinage à ROME

Marché de Trajan

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

*Notre-Dame de la Salette

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

 

 

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Rappel historique:

 

10637946 10203990689343435 385621268 n

 

 

L'EGLISE  SYRO-ORTHODOXE-FRANCOPHONE MAR THOMA

       

St ThomasL'Église syrienne orthodoxe de Mar Thomas est à ce jour la seule Eglise locale en France et au Cameroun des "Chrétientés Syriaques de Saint Thomas".

 

 Le Monastère de Notre-Dame de Miséricorde et ses dépendances, en France, au Cameroun demeurent des lieux de prières pour que soit restaurée, là où c'est nécessaire, et  toujours plus clairement manifestée, l'Unité de l’Église du Christ, l'unité des "Eglises Apostoliques"..

 

         Église Orthodoxe Orientale, notre Église Syriaque- Orthodoxe- St Gregorios IcôneFrancophone Mar Thoma,  comme notre "Eglise- mère" Syrienne Orthodoxe du Malankare (Catholicosat de l'Est) ainsi que d'autres "Eglises locales" et filles elles-même de l'Antique "Eglise Mère" d'Antioche doit être distinguée de l'Eglise- mère et patriarcale Syriaque- Orthodoxe ( Patriarcat d'Antioche et de Tout l'Orient ) qui, par un accords entre leurs Sainteté Jean-Paul II et Ignace Zacka 1er Iwas, résolut la fracture qui divisait nos Traditions sur un malentendu théologique.

 

Fondées sur le socle (considéré, selon nous, comme fondement de tout dialogue œcuménique) des trois Grands Conciles Œcuméniques de Nicée, Constantinople et Éphèse "qui nous transmirent sans adjonction ou altération la seule Foi Apostolique", conformément aux usages de l'Eglise primitive, nos Eglises Orientales sont en principe beaucoup moins "centralisées" que ne le sont les Eglises Occidentales (latines). Ainsi jouissent- elles, localement et diversement, de degrés d'autonomie qui surprennent l'observateur latin (ainsi  en est-il , par exemple, pour l'Archevêché de l'Eglise Orthodoxe Malankare fondé pour l'Europe après avoir obtenu son Autonomie Canonique de l'Eglise Mère Orthodoxe des Indes [L'Eglise Orthodoxe Malankare])

 

PentecôteSi les Évêques doivent , secondés par leurs prêtres, y conduire les fidèles dans les "verts pâturages de de la vérité dogmatique, de la grâce sacramentelle et, partant, la sécurité spirituelle" ; les fidèles laïcs de ces Eglises Orientales  y prennent toutes leurs responsabilités .

 

En ce qui regarde notre Métropolie, les Évêques  et les prêtres ne s'occupent que de la vie spirituelle et son organisation, tous les aspects matériels sont confiés aux fidèles laïcs engagés dans notre Association  cultuelle.

 

L’Association qui gère l' existence de notre Église métropolitaine en France peut être qualifiée, en conséquence, comme une Association Cultuelle Chrétienne et Orthodoxe Orientale.

 

Mais pour mieux nous situer dans le concert des Eglises, faisons un peu d'histoire:

Jusqu'au Concile de Chalcédoine (451) l'Eglise encore indivisée était pleinement une, catholique (universelle) et orthodoxe (vraie). Scellée par la communion doctrinale et sacramentelle, elle est conduite par cinq chefs spirituels:

*Le Patriarche de Jérusalem

*Le Patriarche d'Antioche

*Le Patriarche d'Alexandrie (auquel on  confirme le titre de Pape qu'il portait depuis le IVème siècle lors du Concile d'Ephèse en 431)

*Le Patriarche de Rome (auquel on commence à attribuer le titre de Pape dès l'an 400)

*Le Patriarche de Constantinople (Nouvelle Rome. Elevé au rang patriarcal lors du second Concile Œcuménique de Constantinople en 381).

 

Ce n'est que suite au Concile de Chalcédoine que l'Eglise universelle se scindera en deux:

 

L'Eglise d'Orient composée de l'Eglise Syriaque de Tout l'Orient, de l'Eglise Syrienne Malankare (Indienne), de l'Eglise Egyptienne (Copte avec, dans son sillage, l'Eglise Ethiopienne et l'Eglise Erythréenne), l'Eglise Apostolique Arménienne (Avec, dans son sillage, l’Eglise Georgienne et l'Eglise Aghouane).

 

L'Eglise d'Occident composée des Eglises byzantines et latine.

 

Toute Eglise qui accepte et applique les trois Saints Conciles Œcuméniques de Nicée (325), Constantinople (381) et Ephèse (431) peut être dites Catholique et Orthodoxe.

 

Les trois Conciles cités ici condamnèrent les hérésies d'Arius (Arianisme), de Macédonius, de Nestorius et, par anticipation, celle d'Eutychès (Monophysisme).

 

Une seule de ces hérésies persisterait de nos jours à supposer que les nestoriens (Eglise Assyrienne) n'aient jamais réellement professé l'hérésie qui est attribuée à Nestorius (Patriarche déposé de Constantinople)

 

On peut donc aujourd'hui distinguer:

 

*Les Eglises anciennes (Qui conservent une hiérarchie épiscopale et des pratiques rituelles).

 

*Les Eglises issues de la "Réforme" du XVI ème siècle occidental.

 

Les Eglises anciennes se scindent en deux branches:

 

*Eglises non Chalcédoniennes (Orthodoxes-Orientales):

 

-Syriaque Orthodoxe, Syrienne Malankare,

-Copte-Orthodoxe, Eglise Éthiopienne-Orthodoxe [Abyssine], Eglise Érythréenne,

-Eglise Arménienne Apostolique.

 

Les Eglises Orthodoxes Orientales professant la foi apostolique représentent 60.000.000 de Chrétiens de par le monde.

 

*Eglises Chalcédoniennes:

 

-Eglise Orthodoxe byzantino-slave (Grecque, Romaine, Serbe, Bulgare...)

-Eglise Romaine Catholique.

 

Une Eglise peut être dite "Apostolique" quand elle a été fondée par au moins un des Apôtres du Christ (Par exemple St Pierre à Antioche puis Rome,  St Thomas au Kerala ...)

 

C'est ainsi se transmet et se perpétue sacramentellement l'union de chaque Eglise  avec le Christ Tête de l'Eglise.

 

L'apostolicité se communique de deux manières:10710713 741421002559829 5082948441986031942 n

-Immédiate, c'est à dire sans intermédiaire mais grâce à la seule et directe action évangélisatrice d'un Apôtre. Exemple: l'Eglise Malankare par St Thomas.

 

-Médiate, c’est à dire par l'intermédiaire d'une Eglise Apostolique qui propage à son tour la Bonne Nouvelle dans une autre Nation. Exemple: L'Eglise Malankare qui, canoniquement, jette les fondations de notre Eglise en Europe (France, Allemagne, Cameroun).

 

 Église Locale Orthodoxe Orientale, notre Église Syriaque- Orthodoxe- Francophone, également connue comme "Eglise Syrienne Orthodoxe de Mar Thomas", est à ce jour la seule communauté en France (Et en ses missions du Cameroun) des "Chrétientés Syriaques de Saint Thomas".

Selon l' acception primitive, elle fait partie intégrante de cette Eglise Une, Sainte, Catholique (c.a.d.: Universelle, "conforme au Tout") et Apostolique (c.a.d: composée d'évêques "successeurs des Apôtres"[En l'occurrence: succession apostolique Orthodoxe Malankare] et de prêtres, leurs collaborateurs)fondée sur l'Orthodoxie (rectitude) de la Foi professée et des Rites Sacramentels utilisés(En l'occurrence : l'antique Liturgie d'Antioche-Jérusalem, dite "Mère de toutes les Liturgies").

  10626554 578263782296758 3267859845899524440 nDe 2004 à 2011, l' Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone a vécue sous la supervision d'un "Juridical advisor" en la personne du "Valiya Metropolitan" de l'Eglise syrienne de Malabar (MISC.Kerala, Inde): S E Joseph Mar Koorilose. En Décembre 2005 l'Assemblée Générale de L'Association Cultuelle de l'Archidiocèse le choisisait comme "Métropolite Majeur".

 

 

 

16Le 25 Septembre 2011,'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone fut intégrée à l'Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne  ( Métropolie  initiallement et canoniquement  fondée  par l'Eglise Malankare Orthodoxe (Eglise Syrienne-Orthodoxe des Indes)18.JPG pour l'Europe et ses missions.

 

Le 2 Octobre 2014,  le "Conseil de l'Eglise" en France et au Cameroun (Assemblée regroupant l'ensemble du clergé et des "laïques engagés") dut constater que, pour de multiples raisons,il devenait impossible de continuer de cheminer en cette Juridiction désormais en "indélicatesse" avec l'Eglise Mère et dont se séparèrent, un à un, tous les évêques qui formaient le Synode.

Un mois plus tard, lors de la visite du Primat, le 2 Novembre 2014,nous l'nformions de cette décision de l'Eglise locale qui est en France et au Cameroun . 

        

icone copte christ benissant

Les activités de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone sont gérées, sur l'ensemble du territoire national , par "l'Association Cultuelle de la Métropolie (Archidiocèse) de  l' EGLISE SYRO-ORTHODOXE-FRANCOPHONE MAR THOMA".

"L'Association a pour objet exclusif l'exercice du Culte par la propagation de l'Evangile dans la fidélité à la tradition de l'Eglise Syriaque d'Antioche telle que transmise par notre Eglise-mère Syrienne Orthodoxe du Malankar (Catholicosat de l'Est)/Kotayam) et l'exercice du Culte Divin (Célébration de Cérémonies Liturgiques) célébré principalement en langue française selon le rite "d'Antioche-Jérusalem"(Liturgie de St Jacques).

 

   S’inscrivant dans le lignage apostolique médiat de l’Eglise Syro-Orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient à travers l’élan missionnaire de l’Eglise-mère Orthodoxe du Malankar , elle s’inscrit dans la Tradition des « CHRETIENS DE SAINT THOMAS », elle  professe le même Credo et dispense les Sacrements de l'Eglise, Une , Sainte, Catholique et Apostolique.

 

   S’inscrivant dans le lignage apostolique immédiat de l’Eglise-mère Orthodoxe du Malankar par son inclusion comme « Archidiocèse pour la France et l’Afrique » et les Ordinations Sacrées, par le Primat  nommé et consacré par cette même Eglise-mère  pour la Métropolie (Archidiocèse)  de  « l’ Eglise Syriaque Orthodoxe en Europe » (Devenue par décision du 28 avril 2010 « Eglise Syriaque Orthodoxe Antiochienne ») notre association cultuelle est sous l’autorité pastorale de l’Evêque Abbé du Monastère Syriaque de N-D de Miséricorde, son Métropolite.

Les membres de notre Archidiocèse reconnaissent et citent aux « dyptiques » comme chef spirituel des chrétientés Syriaques de St Thomas, Sa Sainteté le Catholicos de l’Eglise-mère Orthodoxe Malankare (Eglise Orthodoxe des Indes)."

"Là où est l'Evêque, là se trouve l'Eglise" (St Ignace d'Antioche)

 

Les membres de la Métropolie en France et en Afrique reconnaissent naturellement au dessus de l'autorité de Mar Philipose-Mariam (Leur Métropolite) et,

Mor Philipose Mariam

comme Chef Spirituel, Sa Sainteté Baselius Marthoma Paulose II, actuel Catholicos de l'Eglise Syrienne du Malankare (Eglise Orthodoxe des Indes)

Catholicos Paulos II

Sa Sainteté Baselius Marthoma, Catholicos de l'Est et Métropolite de Malankar

 

 

 

 

 Le Catholicose et le Pape de Rome 2

Sa Sainteté Baselius Marthoma, Catholicos de l'Est et le Pape de Rome 

 

 

 

"The roof of any house stands upon the foundations and the rest of the structure. The foundations themselves are laid in order to carry the roof. This is both useful and necessary, for the roof cannot stand without the foundations and the foundations are absolutely useless without the roof—no help to any living creature. In the same way the grace of God is preserved by the practice of the commandments, and the observance of these commandments is laid down like foundations through the gift of God. The grace of the Spirit cannot remain with us without the practice of the commandments, but the practice of the commandments is of no help or advantage to us without the grace of God. (St Symeon the New Theologian)

"The roof of any house stands upon the foundations and the rest of the structure. The foundations themselves are laid in order to carry the roof. This is both useful and necessary, for the roof cannot stand without the foundations and the foundations are absolutely useless without the roof—no help to any living creature. In the same way the grace of God is preserved by the practice of the commandments, and the observance of these commandments is laid down like foundations through the gift of God. The grace of the Spirit cannot remain with us without the practice of the commandments, but the practice of the commandments is of no help or advantage to us without the grace of God. (St Symeon the New Theologian)

UNE PRIERE-MEDITATION

de Syméon le Nouveau Théologien

(v. 949-1022), moine grec 
Hymne 45; SC 196 (trad. SC p. 103s rev.) 

 

 

« Moi non plus, je ne te condamne pas... Moi, je suis la lumière du monde » (Jn 8,11-12)

 

 

Mon Dieu qui aimes pardonner, mon Créateur, 
fais grandir sur moi l'éclat de ta lumière inaccessible 
pour emplir mon cœur de joie. 
Ne t'irrite pas ; ne m'abandonne pas ! 
Mais fais resplendir mon âme de ta lumière, 
car ta lumière, mon Dieu, c'est toi... 

Je me suis écarté de la route droite, de la route divine, 
et je suis tombé lamentablement de la gloire qui m'avait été donnée. 
J'ai été dépouillé de la robe lumineuse, la robe divine, 
et, tombé dans les ténèbres, je gis maintenant dans les ténèbres, 
et je ne sais pas que je suis privé de lumière... 
Car si tu as brillé d'en haut, si tu es apparu dans l'obscurité, 
si tu es venu dans le monde, ô Miséricordieux, 
si tu as voulu vivre avec les hommes, 
selon notre condition, par amour pour l'homme, 
si...tu t'es dit la Lumière du monde (Jn 8,12) 
et que nous, nous ne te voyons pas, 
n'est-ce pas que nous sommes totalement aveugles 
et plus malheureux que des aveugles, ô mon Christ ?... 

Mais toi, qui es tous les biens, tu les donnes sans cesse 
à tes serviteurs, à ceux qui voient ta lumière... 
Qui te possède, réellement possède en toi toute chose. 
Que je ne sois pas privé de toi, Maître ! que je ne sois pas privé de toi, Créateur ! 
Que je ne sois pas privé de toi, Miséricordieux, moi l'humble étranger... 
Je t'en prie, place-moi avec toi, 
même si j'ai multiplié les péchés plus que tous les hommes. 
Reçois ma prière comme celle du publicain (Lc 18,13), 
comme celle de la prostituée, Maître, même si je ne pleure pas comme elle (Lc 7,38)... 
N'es-tu pas source de pitié, fontaine de miséricorde 
et fleuve de bonté : à ce titre, aie pitié de moi ! 
Oui, toi qui as eu les mains, toi qui as eu les pieds cloués sur la croix, 
et ton côté percé par la lance, Très Compatissant, 
aie pitié de moi et arrache-moi au feu éternel... 
Qu'en ce jour je me tienne sans condamnation devant toi 
pour être accueilli dans ta salle des noces 
où je partagerai ton bonheur, mon bon Maître, 
dans la joie inexprimable, pour tous les siècles. Amen.

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par

 

les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche

 

pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds!

 

Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

 

 

 

Dimanche 13 Mars 2016, 6 ème dimanche de Carême.Lectionnaire Syro-Orthodoxe Malankar
'When he finds himself freed from it [his dominant vice], he should once again and with similar intensity shine light on the hidden places of his heart, locate for himself whatever is still more horrible that he notices remaining, and move against it in particular with all the arms of the Spirit. Thus, when he has consistently overcome more powerful foes, he will have a quick and easy victory over the ones that remain, because the mind too becomes stronger through a succession of triumphs, and subsequent struggles with weaker foes make for readier successes in the battle. So it is with those who are accustomed to fight for prizes against all sorts of beasts in the presence of the kings of this world.' (St. John Cassian)

'When he finds himself freed from it [his dominant vice], he should once again and with similar intensity shine light on the hidden places of his heart, locate for himself whatever is still more horrible that he notices remaining, and move against it in particular with all the arms of the Spirit. Thus, when he has consistently overcome more powerful foes, he will have a quick and easy victory over the ones that remain, because the mind too becomes stronger through a succession of triumphs, and subsequent struggles with weaker foes make for readier successes in the battle. So it is with those who are accustomed to fight for prizes against all sorts of beasts in the presence of the kings of this world.' (St. John Cassian)

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:38
The grace of the New Testament is mystically hidden in the letter of the Old; thus, the Apostle says that “the Law is spiritual” (Rom. 7:14). The Law, consequently, although in the letter it ages and grows old when not being practiced (cf. Heb. 8:13), nevertheless in the spirit it constantly grows young, being energized. For grace is absolutely unaging. (St Maximus the Confessor)

The grace of the New Testament is mystically hidden in the letter of the Old; thus, the Apostle says that “the Law is spiritual” (Rom. 7:14). The Law, consequently, although in the letter it ages and grows old when not being practiced (cf. Heb. 8:13), nevertheless in the spirit it constantly grows young, being energized. For grace is absolutely unaging. (St Maximus the Confessor)

Bible:

Quelle traduction?

(p. Denis / Lecteur Claude)

 

Si l'épiscopat en milieu anglo-saxon a veillé à ce que son peuple puisse bénéficier de la Parole de Dieu dans la "langue du peuple", qui est donc la langue du pays où le peuple habite et non pas celle d'un lointain peuple du passé, pour ce qui est des Chrétiens Orthodoxes d'autres cultures, c'est "un gros problème" (euphémisme!). Jamais un Apôtre, un évangélisateur, n'aurait exigé d'un peuple d'apprendre une autre langue pour s'adresser à Dieu.

Si vous comprennez l'anglais, vous avez la Orthodox Study Bible, qui a été mise au point par l'intégralité des juridictions anglo-saxonnes aux USA, une coopération sans équivalent sur le vieux Continent, hélas.

http://store.ancientfaith.com/orthodox-study-bible/


 



L'archimandrite Denis Guillaume (R.I.P!), précurseur courageux et infatigable pour l'inculturation de la Foi Chrétienne dans le paysage francophone, en disait ceci :

"par Claude le Liseur, Ven 11 Déc 2009 1:27 

Voici tout de même la citation exacte de l'archimandrite Denis Guillaume à laquelle je faisais référence dans mon message du 13 juillet 2004 à 10h55:

"Au bout de quinze ans de service dans le diaconat, j'avais réuni un dossier presque complet des évangiles dominicaux et festifs. Il y manquait les péricopes des jours ordinaires. Au cours de l'été 1979, comme j'étais invité à passer un mois en Calabre, j'avais emporté ce dossier, ainsi que toutes sortes de traductions, françaises et étrangères, de l'Evangile et, bien sûr, l'original grec, non pas celui de Nestle-Aland, mais l'Evangéliaire liturgique, conforme au codex R m . Je m'aperçus alors que la traduction la plus fidèle à ce codex est celle de J. N. Darby, datant de 1896 et rééditée en 1940 par l'Université d'Oxford. Les variantes du codex R m y sont signalées et traduites en notes, au bas des pages. Evidemment, les traductions plus récentes de Maredsous-Hautecombe et de Jérusalem me donnaient souvent une meilleure compréhension du texte, dans un langage plus adapté à notre temps. Je m'aidais aussi des traductions anglaise, allemande et italienne en ma possession, chaque langue apportant quelque lumière supplémentaire."


(Archimandrite Denis Guillaume, L'Evangéliaire byzantin, САМИЗДАТ (auto-édition), Nîmes 2003, p. 7.)

Je publie ce petit texte en mémoire du RP Denis et pour donner aux lecteurs une petite idée de ce que pouvait être son énorme tâche en tant que traducteur. Αἰωνία η μνήμη ! Вечная Память ! Mémoire éternelle !

----------------------------

Bref, en attendant que notre épiscopat se décide à lancer cette oeuvre salutaire et essentielle, pour lire les textes non-traduits par le père Denis, c'est la Darby pour la précision, et la Maredsous pour la beauté du français, c'est tout ce qui nous reste.

 

(Source : Blog de Saint Materne)
A true Christian never forgets that in this world he is the prisoner of the Devil, and he continually sighs for the spiritual freedom given by the Son of God to all those who believe in Him and strive to free themselves from the bondage of sins; a true Christian lives watchfully, using all earthly things in moderation; he does not spend his time in idle talk or idle amusements; he is not extortionate, does not envy, prays constantly, and repents of his sins. - St John of Kronstadt, My Life in Christ

A true Christian never forgets that in this world he is the prisoner of the Devil, and he continually sighs for the spiritual freedom given by the Son of God to all those who believe in Him and strive to free themselves from the bondage of sins; a true Christian lives watchfully, using all earthly things in moderation; he does not spend his time in idle talk or idle amusements; he is not extortionate, does not envy, prays constantly, and repents of his sins. - St John of Kronstadt, My Life in Christ

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:30
LA PRIÈRE DU CŒUR,PEUT-ON LA DIRE EN COMMUNAUTE ?

PEUT-ON DIRE LA PRIÈRE DU CŒUR EN GROUPE ?

Monastère MaldonePrière solitaire –

La prière du Nom, prière de Jésus, prière du Cœur, suivant les diverses dénominations, est celle des ermites.

Quelquefois ceux-ci disent cette prière sur le chapelet avec leur disciple.

Pendant que l’un dit à haute voix la Prière, l’autre est prosterné, ou assis, ou agenouillé, dans une intériorisation maximale de la prière.

Ensuite, on alterne, celui qui la disait à haute voix devient silencieux et l’autre prend le relais, le temps d’un chapelet, par exemple.

C’est une prière liée au retrait, au silence, à la solitude volontaire – une prière non liturgique.

Prière communautaire

À partir de l’expérience de la Prière dite dans l’ermitage par l’Ancien et ses disciples, a pu se développer celle qui consiste à dire le chapelet en un groupe plus important.

L’exemple le plus connu est celui du monastère Saint-Jean-le-Précurseur en Angleterre :

-le chapelet, dit avec un nombre important de personnes, devient un office communautaire qui remplace bien souvent les offices liturgiques, en tout cas pendant la semaine.

Cette méthode a l’avantage que l’on se passe de livres et de partitions, et qu’on apprend à se rendre mutuellement le service de dire à haute voix les invocations :

-celui qui en est chargé les prononce, non pour lui-même, mais pour les frères. Dans le cas d’une récitation communautaire de la prière du Nom, la formule est rigoureusement « Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu aie pitié de nous » et non « de moi, pécheur ».

Formes de la prière

Il faut savoir que, dans le contexte communautaire comme dans la solitude, la formule du Nom de Jésus a donné naissance à d’autres formes de la prière répétitive, celle qu’on adresse à la Mère de Dieu (« très sainte Mère de Dieu, sauve nous – ou sauve-moi, pécheur ! ») et à un saint (« saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour nous – ou pour moi pécheur !»).

Elle a donné naissance également au chapelet d’intercession, où l’on prie pour les vivants et les défunts – « Seigneur Jésus Christ notre Dieu (notez la formule différente), aie pitié de tes serviteurs Untel et Untel… ! » ou « très sainte Mère de Dieu, sauve tes serviteurs… »).

Discernement

Dans ces diverses situations, le discernement est important. Plusieurs conditions sont importantes afin de ne pas perdre un temps précieux, de s’égarer ou de tomber dans l’illusion.

Premièrement, il est indispensable d’être membre de l’Église.

En effet, c’est en celle-ci que nous est transmise toute la grâce  du saint Esprit, ainsi que l’expérience vivante des saints Pères.

La prière, même solitaire, même érémitique, est la prière de l’Église. Cela veut dire que l’on confesse ce que l’Église confesse :

-c’est pourquoi le Symbole de foi traditionnel est généralement dit avant de commencer le chapelet.

Ensuite, il est indispensable de se confesser régulièrement afin de révéler et de reconnaître ce qui advient dans le cadre de la prière – pensées, sentiments, etc.

Pour cela, on a vraiment besoin d’un père plus expérimenté avec lequel on a une relation d’obéissance spirituelle.

Ses conseils, ses avertissements, son expérience, sa connaissance de la tradition des saints Pères, sont infiniment utiles.

En paroisse

L’expérience paroissiale de la prière du chapelet existe.

Cela correspond à un véritable office hérité généralement du monastère cité plus haut.

Il peut avoir lieu à la suite d’un office comme celui de vêpres.

On peut le trouver également dans telle ou telle famille de paroissiens, par exemple pendant le grand Carême.

Mais, en tout cas, il ne remplacera pas les offices classiques et il supposera toujours la bénédiction du prêtre responsable et la présence d’une personne expérimentée.

Celle-ci peut intervenir si l’on se trompe dans les mots, si l’on adopte un ton sentimental, dès qu’une déformation affecte la transmission authentique de l’expérience.

(Source: Sagesse Orthodoxe)

Ne les oublions pas ! Continuons de prier inlassablement pour leur libération...

Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:13
Certains jeunes se détournent du Christ ?

LORSQUE LES JEUNES ABANDONNENT LE CHRIST

Children in church

...Et pourtant, nous devons avouer que seules quelques natures chanceuses et énergiques sont capables de s'accrocher à la fondation chrétienne positive de leurs âmes, alors que la majorité des jeunes gens souffrent par un processus difficile et plein de tourment du rejet de Dieu et d'un retour ultérieur à Lui.

 
Je vais faire une tentative pour décrire brièvement ce processus.
 
Les remous de la sensualité et de l'orgueilleuse illusion de l'ego qui viennent et se développent progressivement dans la jeune âme, deviennent à la fin des éléments dominants de cette âme.
 
L'âme des jeunes gens devient leur esclave obéissante.
 
Les jeunes gens considèrent ce service d'obéissance à leurs propres désirs et passions comme une manifestation de leur liberté, et protestent ardemment contre toutes les tentatives de restreindre cette prétendue liberté.
 
On ne peut pas dire que les idoles qui ont été créés dans les jeunes âmes leur apportent une réelle satisfaction.
 
Elles répondent à ces idoles, mais ne trouvent pas de satisfaction en elles.
 
Elles deviennent malheureuses et déprimées, elles cherchent quelque chose de meilleur, de plus pur, de plus véridiques et de plus beau, ce qui donne lieu à cette soif de découvrir le sens et le but de la vie qui est tellement inhérent à la jeunesse.
 
C'est aussi la raison de leur attirance pour les différents enseignements et les théories qui promettent le bonheur et le bien-être universels.
 
Ayant perdu le fondement religieux de leur petite enfance, les jeunes gens mettent tout en œuvre pour se fixer sur une autre fondation.
 
Cependant, toutes ces aspirations et ces nobles élans ne vont habituellement pas au-delà des frontières de la rêverie.
 
Il n'y a pas assez de volonté pour vraiment faire le bien ou quelque chose de positif en général, pour surmonter la sensualité, pour se couper de la philosophie stérile.
 
(Note:
Aujourd'hui, nous devrions également ajouter la terrible diabolisation et le "zombisme" auxquels la jeunesse contemporaine est soumise, et qui la transforment en robots avec des âmes émasculées, obéissant à toutes les influences modernes.)
 
Un terrible drame intérieur se pose enfin, une insatisfaction de soi-même, un cadre mélancolique, souvent un désir de mort. 
 
(Note: Ceci est la raison pour laquelle il y a un pourcentage élevé de suicide chez les jeunes de nos jours.) 
 
Vaincus par de tels sentiments, les jeunes gens, s'enferment, oublient leurs proches et les personnes qu'ils chérissent, et ils font l'expérience d'une horrible solitude.
 
Et dans les affres de cette solitude, ils font les plus fantastique et les plus insalubres des projets.
 
Ni travail intense, ni gaieté bruyante ne sont capables de disperser ce état d'esprit pesant.

(Source:Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
Children in church
Et pourtant, nous devons avouer que seules quelques natures chanceuses et énergiques sont capables de s'accrocher à la fondation chrétienne positive de leurs âmes, alors que la majorité des jeunes gens souffrent par un processus difficile et plein de tourment du rejet de Dieu et d'un retour ultérieur à Lui.
 
Je vais faire une tentative pour décrire brièvement ce processus.
 
Les remous de la sensualité et de l'orgueilleuse illusion de l'ego qui viennent et se développent progressivement dans la jeune âme, deviennent à la fin des éléments dominants de cette âme. L'âme des jeunes gens devient leur esclave obéissante. Les jeunes gens considèrent ce service d'obéissance à leurs propres désirs et passions comme une manifestation de leur liberté, et protestent ardemment contre toutes les tentatives de restreindre cette prétendue liberté.
 
On ne peut pas dire que les idoles qui ont été créés dans les jeunes âmes leur apportent une réelle satisfaction. Elles répondent à ces idoles, mais ne trouvent pas de satisfaction en elles. Elles deviennent malheureuses et déprimées, elles cherchent quelque chose de meilleur, de plus pur, de plus véridiques et de plus beau, ce qui donne lieu à cette soif de découvrir le sens et le but de la vie qui est tellement inhérent à la jeunesse. C'est aussi la raison de leur attirance pour les différents enseignements et les théories qui promettent le bonheur et le bien-être universels.
 
Ayant perdu le fondement religieux de leur petite enfance, les jeunes gens mettent tout en œuvre pour se fixer sur une autre fondation. Cependant, toutes ces aspirations et ces nobles élans ne vont habituellement pas au-delà des frontières de la rêverie. Il n'y a pas assez de volonté pour vraiment faire le bien ou quelque chose de positif en général, pour surmonter la sensualité, pour se couper de la philosophie stérile.
 
(Note: Aujourd'hui, nous devrions également ajouter la terrible diabolisation et le "zombisme" auxquels la jeunesse contemporaine est soumise, et qui la transforment en robots avec des âmes émasculées, obéissant à toutes les influences modernes.)
 
Un terrible drame intérieur se pose enfin, une insatisfaction de soi-même, un cadre mélancolique, souvent un désir de mort. (Note: Ceci est la raison pour laquelle il y a un pourcentage élevé de suicide chez les jeunes de nos jours.) Vaincus par de tels sentiments, les jeunes gens, s'enferment, oublient leurs proches et les personnes qu'ils chérissent, et ils font l'expérience d'une horrible solitude. Et dans les affres de cette solitude, ils font les plus fantastique et les plus insalubres des projets. Ni travail intense, ni gaieté bruyante ne sont capables de disperser ce état d'esprit pesant.

Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:06
Un Lourdes Byzantin ? Pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.

 

A LA DECOUVERTE D'UN SANCTUAIRE MARIAL ORTHODOXE BYZANTIN
Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse

En mars 1821 et 1822, au monastère de Kechrovouni, Michel Polyzoès et sœur Pélagie voient en songe à trois reprises la Vierge vêtue d’une robe d’or et environnée d’une vive lumière divine. Elle leur demande de fouiller le champ d’un village voisin à l’emplacement de « sa maison ».

Entreprises avec l’autorisation de l’évêque Gabriel, les fouilles révèlent les ruines d’une ancienne église, sur les fondements de laquelle on a érigé un nouvel édifice consacré à saint Jean Baptiste et à la Mère de Dieu, Source de Vie.

En 1823, les ouvriers qui nivellent le sol pour poser le dallage dégagent de la terre une icône de l’Annonciation.

L’icône aurait appartenu à l’église byzantine, probablement détruite par les turcs au X° siècle. Elle aurait donc été ensevelie pendant 850 ans… et ni la terre ni l’humidité ne l’ont endommagée.

Dans toute l’île il y eut une grande explosion de joie.

Le sanctuaire fut construit avec les marbres des temples de Neptune, relativement rapidement (en 8 ans), malgré la guerre que la Grèce menait pour se libérer du joug Ottoman. Les ouvriers travaillèrent en demandant peu, et on racontent quelques multiplications miraculeuse quand l’argent manquait. Le sanctuaire fut achevé en 1830.

L’icône fut couverte de pierres précieuses et on peut tout juste voir son visage.

Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse
Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse

Il y eut bien des miracles :
Le puits desséché fut soudain rempli d’eau.
Le vice consul anglais (catholique) faisait naufrage à proximité, il implora la Vierge qui apaisa la mer, il offrit une somme importante pour la construction du sanctuaire.
Un chiliarque musulman reçut aussi la guérison alors que sa maladie était incurable, il offrit un magnifique jet d’eau.
Le plus grand miracle fut sans doute la libération de la Grèce.
Les pèlerins en nombre viennent vénérer l’icône de la « Mégalocharè » (« Pleine-de-Grâce ») ou « Panaghia Evanghelistria » (Vierge de l’Annonciation).

La spiritualité du sanctuaire et fêtes :


La spiritualité de ce sanctuaire ressemble à celle de Lourdes : pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.
Les pèlerins viennent parfois pied nus, ils viennent offrir des cierges, de l’encens, des parfums…

 

Fêtes :

  • 30 janvier (anniversaire de l’icône retrouvée)
  • 25 mars : Annonciation (avec les représentants du gouvernement et de la marine
  • juillet : anniversaire de la vision de sœur Pelagia
  • 15 août jusqu’au 23 août : Dormition.

La spiritualité de ce sanctuaire ressemble à celle de Lourdes : pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.

(Source: Blog de Seraphim)

Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare

 

 

 

 

 

 

 

 

« La première condition de la victoire sur le mal est la collaboration active à l’œuvre du Christ, en union avec les frères.

La seconde est la vigilance.

Jésus nous avertit que l'ennemi du bien est aux aguets et que même après avoir quitté une âme, il est prêt à y retourner, plus fort qu'auparavant, « avec sept autres esprits plus méchants que lui », lorsqu'il la trouve vide et désarmée contre ses embûches.

Le grand moyen pour empêcher l'accès du mal est de veiller dans la prière et remplir son cœur de Dieu, afin qu'il n'y ait plus de place pour l'ennemi.

Et il n'y a plus aucune place lorsque l'âme est totalement unie à Dieu par l'acceptation et l'observance de sa parole, de sa volonté.

Jésus répond, en effet, à la femme qui loue sa Mère :

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent ». Certes, la Très Sainte Vierge Marie est bienheureuse d'avoir donné le jour au Rédempteur, mais elle l'est davantage encore de Lui être parfaitement unie dans l'observance de sa parole.

Or, cette béatitude n'est pas réservée à Marie, elle est offerte à toute âme de bonne volonté, et constitue la plus grande garantie de la victoire sur le mal, car celui qui est uni à Dieu devient fort de Sa force. »

P. Gabriel de Ste Marie-MadeleineIntimité Divine Tome I (3e Dimanche de Carême, 8, 2), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:30
La communion fréquente dans l'Orthodoxie
Samedi 9 Février 2016: Lectionnaire pour demain,le Premier dimanche du Grand Carême (Kothine dimanche) (Pethurtha du Grand Carême), accordé au calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare

La communion fréquente

Le Fils prodigue

« Amenez le veau gras et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous » (Luc 15,23)

« Comme le Fils prodigue de la parabole, nous aussi, en retournant vers la maison du Père et en renonçant à notre mode de vie dissolue, nous retrouvons Dieu notre Père qui nous attend avec amour. Il court au-devant de nous, Il nous prend dans ses bras et nous couvre de baisers. Il nous introduit dans la maison paternelle et là, Il nous réunit à nos autres frères et Il nous sert à la Table céleste. Il nous fait communiants à son Corps et à son Sang. Sur ce point-là, je voudrais signaler quelques malentendus.

Malentendus

Beaucoup croient que la divine communion est nécessairement liée à la confession et au jeûne. Nous n’allons pas vers la divine communion si auparavant nous ne nous sommes pas confessés et si nous n’avons pas jeûné un nombre suffisant de jours. C’est pourquoi aussi nous communions tellement rarement.

La Tradition

Ceci est une faute et c’est contraire à la Tradition Orthodoxe qui est pour la divine communion fréquente. Ce qui est observé de nos jours [dans certaines communautés], c’est-à-dire de communier 2 à 3 fois par an, est complètement inacceptable et sape dangereusement le Corps du Christ qui est l’Église. Nous en arrivons au point où nous mettons le jeûne au-dessus de la divine communion qui est le « sacrement des sacrements ». De ce qui est un moyen, nous faisons un but, et nous trouvons un alibi pour justifier notre négligence et notre indifférence pour la communion fréquente, sceau de notre participation à la divine eucharistie.

Les anciens chrétiens communiaient presque chaque jour. Basile le Grand décrit comment les chrétiens de son diocèse communiaient au moins quatre fois par semaine. Il était inconcevable pour eux de participer à la divine liturgie et de ne pas communier, sauf s’ils se trouvaient en situation d’épitimie (de pénitence), à la demande de leur père spirituel.

L’offense faite à Dieu

Si les ancêtres de nos pères spirituels revenaient aujourd’hui dans notre propre église et voyaient ce phénomène inacceptable, c’est-à-dire que la divine liturgie se déroule et que, soit on ne communie pas, soit seulement un petit nombre de fidèles participe à la communion, ils éprouveraient un terrible étonnement et beaucoup de perplexité, pour ne pas dire de tristesse.

Pour chaque célébration de la divine liturgie, nous préparons le vin et le pain de l’Eucharistie, nous les présentons aux fidèles lors de l’entrée des saints dons, nous prions Dieu de les transformer en Corps et Sang du Christ. Dieu obéit à notre demande, l’Esprit Saint descend sur les dons, le miracle a lieu. Notre Seigneur nous prépare sa table, il nous invite à participer : « avec crainte, foi et amour, approchez » et nous, nous le dédaignons.

[Si nous ne communions pas], nous repartons affamés, mais rassasiés par des justifications de peu de valeur. À ce stade, saint Jean Chrysostome dit : « N’as-tu pas offensé Celui qui t’a invité ? ».

Le renouveau eucharistique

De nos jours, on observe un effort, timide certes, mais béni, parmi les pères spirituels éclairés et les chrétiens, pour rompre cet état de fait et pour revenir à la tradition de la divine communion fréquente.

Mais si nous voulons communier fréquemment – toujours bien sûr en accord avec l’avis de notre père spirituel – alors, il n’est pas possible que nous nous confessions pas fréquemment. Lorsque nous avons quelque chose à dire, à confesser, alors nous voyons le père spirituel. Pas pour les plus petites choses. Si, par exemple, nous faisons une chute et que le traumatisme est faible, il n’est pas nécessaire de déranger le médecin. Si le traumatisme est important, alors sûrement, nous lui rendrons visite.

La confession fréquente

Mais, dès lors que nous ne pouvons pas éviter facilement nos fautes quotidiennes, nous nous efforcerons de vivre le continuel repentir et la confession régulière.

L’autre extrême est que nous nous confessons trop légèrement et rarement. Surtout, pour la plupart d’entre nous, nous programmons de nous confesser avant les grandes fêtes, au dernier moment, et nous devenons particulièrement exigeants. Ceci est fâcheux pour nous, mais aussi pour le confesseur, lequel, en raison de la charge de ces journées, ne peut pas répondre et nous aider le mieux possible. Et de ce fait, lorsque le temps presse, nous ne pouvons pas créer une communication correcte entre nous et notre père spirituel.

Le repentir continuel

Les recettes connues d’avance n’existent pas. Chacune, chacun d’entre nous possède sa spécificité, ses besoins propres et nous pouvons trouver avec notre père spirituel notre règle d’or ! De toute façon, ce sur quoi il est besoin d’insister, c’est que toute notre vie doit être un chemin de repentir devant Dieu, source de joie, mais aussi une préparation pour la divine communion. Chaque jour, chaque heure, chaque instant, vivons avec sérénité et paix, en « état de repentir » et avec le désir ardent de la divine eucharistie.

Pour vivre cet état, ce mode de vie, l’office de la sainte communion nous aidera beaucoup. Nous pourrons le lire et communier à ses prières, pas seulement la veille de la liturgie, mais par étapes pendant toute la durée de la semaine. Les très belles prières des pères de l’Eglise que contient cet office nous aideront à vivre l’événement du repentir, source de paix, et elles nous prépareront pour notre participation au sacrement de la divine communion.

Vivant continuellement « en état de repentir » et communiant fréquemment aux mystères immaculés, notre vie acquiert un sens, devient festivité, fête, sagesse et joie. »

Archimandrite Nectaire Antopoulos,

« Epistrophi »,

éd. AKRITAS,

Néa Smirni,

Grèce.

(Source:http://orthometz.fr/divers/la-communion-frequente.html )

La communion fréquente dans l'Orthodoxie
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 07:31
Caractère sacré de la vie (Métropolite Jonas)
'Be at rest, courage and confidence; the Lord will bring our enemies to nothing.' (St. Cadoc)

'Be at rest, courage and confidence; the Lord will bring our enemies to nothing.'

(St. Cadoc)

24 janvier 2010

Pour le "Dimanche de la sainteté de la vie"
[The+Slaying+of+the+Holy+Innocents.jpg]
 
Pour les vénérables hiérarques, le clergé, les communautés monastiques et les fidèles de l'Église orthodoxe en Amérique
 
 
Bien-aimés dans le Christ,
 
En tant que chrétiens orthodoxes, nous affirmons avec force la valeur et le caractère sacré de toute vie humaine, dès le moment de la conception jusques au dernier souffle d'un être. Cette affirmation est théologiquement fondée, en ce que chaque personne porte en elle-même l'image de Dieu, et a le potentiel pour remplir cette image en devenant à la ressemblance de Dieu. Mettre fin à la vie artificiellement, c'est transgresser ce qui est saint; c'est impensable, c'est un péché grave.
 
Chacune de nos églises et de nos maisons portent l'image de l'enfant Jésus bercée dans les bras de Sa mère, une image qui est suprêmement humaine, et souverainement divine. C'est l'image de la Maternité Divine: le Fils de Dieu a été conçu, porté et nourri par Sa Mère très pure. Dieu est ainsi révélé dans la maternité de la Vierge, qui nous porte dans Sa sainte étreinte d'amour. Cette image révèle aussi l'amour de Dieu pour nous: Il est devenu semblable à nous en tous points - foetus dans le sein de sa mère, enfant dans ses bras, petit enfant. Dieu a sanctifié tous les aspects de la vie humaine, devenant ce que nous sommes afin que nous puissions nous rendre semblables à Lui.
 
Comme orthodoxes, tous les aspects de notre vie sont icôniques. Chaque enfant est une image de l'Enfant Jésus, chaque personne une image de Dieu. Chacun possède un potentiel infini pour atteindre la ressemblance, la sainteté. Le mariage est aussi une icône, en tant qu'union bénie par Dieu de l'homme et de la femme dans la chair, et qui donnera les fruits des enfants, comme une image de notre union l'un avec l'autre en Christ dans le Royaume.
 
Le mariage chrétien et la famille constituent le contexte sacré, non seulement pour l'éducation des enfants, mais comme noyau de base de notre identité et point de référence de la stabilité. La famille est le lieu où nous sommes nourris et acceptés, où nous trouvons réconfort et consolation, et ainsi la famille fidèle devient le lieu où ces mêmes émotions et ces mêmes sentiments très humains sont remplis de grâce et sanctifiés. Que nous soyons très jeunes ou très âgés, la famille est le contexte de notre vie, dans lequel nous travaillons à notre salut. Nous éprouvons la Paternité de Dieu, et la Maternité divine, nous y avons l'expérience de l'amour nourrissant qui devient participation à la communion divine. Et comme nous rendons notre dernier soupir, ne devrait-on pas se souvenir de l'image du Christ crucifié, porté dans les bras de Sa mère, dans sa douleur, le chagrin de toute mère pour son enfant?
 
Nous affirmons le caractère sacré de la vie, sanctifiée par l'Incarnation du Christ. Nous affirmons que chaque étape de notre vie a été sanctifiée. Nous affirmons le mariage d'un homme et une femme en tant que fondement de la famille, image de notre union avec Dieu, et moyen de sanctifier la vie de tous les membres de cette famille par la grâce de l'amour et de la communion divine.
 
Il y a des moments de désespoir. Notre société est dans le désespoir. Il s'agit d'un désespoir qui se manifeste dans la répartition des rapports essentiels, du mariage et de la famille. Le chômage continuel conduit au désespoir, et à la rupture de la confiance que l'on est capable d'avoir, ce qui conduit à la rupture des mariages, et à l'amertume qui va avec elle. Les soldats qui reviennent, avec un stress post-traumatique, juste sous la surface de leur être, entrent dans des relations qui se transforment souvent en brutalité et violence. Le mariage et la famille elle-même sont remis en question, par la question des unions homosexuelles. La majorité des mariages se terminent par un divorce, et la majorité des enfants grandissent sans père ni mère, et combien de grossesses se terminent-elles par un avortement? Le désespoir est le premier contexte qui pourrait rendre encore possible pour une mère de détruire son enfant à naître.
 
Nous proposons toujours, dans une étreinte d'amour, la voie de la guérison et de la réconciliation à ceux qui sont dans une impasse et sont tombés dans le péché. Nous offrons l'espoir à ceux qui ont perdu l'espoir par la culpabilité du péché. Nous offrons réconfort à ceux dans la douleur. Nous offrons un soutien et des conseils pour construire des familles qui travaillent à leur propre salut ensemble, et deviennent le roc et le fondement de notre culture. Grâce à ces choses, en réincarnant l'amour du Christ et la rédemption dans les cœurs, en vrais visages, en institutions de service et de guérison concrets, nous offrons l'espoir à notre peuple, à notre culture, à notre société, et à travers cet espoir, la joie tandis que nous voyons Dieu renaître dans nos vies et dans celles de tous ceux qui sont autour de nous.
 
Vôtre en Christ,
 
SIGNATURE
+ Jonas
Archevêque de Washington
Métropolite de toute l'Amérique et du Canada
 
(SOURCE:
Version française Claude Lopez-ginisty d'après le blog
[The+Slaying+of+the+Holy+Innocents.jpg]
24 janvier 2010
Dimanche de la sainteté de la vie
 
Pour les vénérables hiérarques, le clergé, les communautés monastiques et les fidèles de l'Église orthodoxe en Amérique
 
 
Bien-aimés dans le Christ,
 
En tant que chrétiens orthodoxes, nous affirmons avec force la valeur et le caractère sacré de toute vie humaine, dès le moment de la conception jusques au dernier souffle d'un être. Cette affirmation est théologiquement fondée, en ce que chaque personne porte en elle-même l'image de Dieu, et a le potentiel pour remplir cette image en devenant à la ressemblance de Dieu. Mettre fin à la vie artificiellement, c'est transgresser ce qui est saint; c'est impensable, c'est un péché grave.
 
Chacune de nos églises et de nos maisons portent l'image de l'enfant Jésus bercée dans les bras de Sa mère, une image qui est suprêmement humaine, et souverainement divine. C'est l'image de la Maternité Divine: le Fils de Dieu a été conçu, porté et nourri par Sa Mère très pure. Dieu est ainsi révélé dans la maternité de la Vierge, qui nous porte dans Sa sainte étreinte d'amour. Cette image révèle aussi l'amour de Dieu pour nous: Il est devenu semblable à nous en tous points - foetus dans le sein de sa mère, enfant dans ses bras, petit enfant. Dieu a sanctifié tous les aspects de la vie humaine, devenant ce que nous sommes afin que nous puissions nous rendre semblables à Lui.
 
Comme orthodoxes, tous les aspects de notre vie sont icôniques. Chaque enfant est une image de l'Enfant Jésus, chaque personne une image de Dieu. Chacun possède un potentiel infini pour atteindre la ressemblance, la sainteté. Le mariage est aussi une icône, en tant qu'union bénie par Dieu de l'homme et de la femme dans la chair, et qui donnera les fruits des enfants, comme une image de notre union l'un avec l'autre en Christ dans le Royaume.
 
Le mariage chrétien et la famille constituent le contexte sacré, non seulement pour l'éducation des enfants, mais comme noyau de base de notre identité et point de référence de la stabilité. La famille est le lieu où nous sommes nourris et acceptés, où nous trouvons réconfort et consolation, et ainsi la famille fidèle devient le lieu où ces mêmes émotions et ces mêmes sentiments très humains sont remplis de grâce et sanctifiés. Que nous soyons très jeunes ou très âgés, la famille est le contexte de notre vie, dans lequel nous travaillons à notre salut. Nous éprouvons la Paternité de Dieu, et la Maternité divine, nous y avons l'expérience de l'amour nourrissant qui devient participation à la communion divine. Et comme nous rendons notre dernier soupir, ne devrait-on pas se souvenir de l'image du Christ crucifié, porté dans les bras de Sa mère, dans sa douleur, le chagrin de toute mère pour son enfant?
 
Nous affirmons le caractère sacré de la vie, sanctifiée par l'Incarnation du Christ. Nous affirmons que chaque étape de notre vie a été sanctifiée. Nous affirmons le mariage d'un homme et une femme en tant que fondement de la famille, image de notre union avec Dieu, et moyen de sanctifier la vie de tous les membres de cette famille par la grâce de l'amour et de la communion divine.
 
Il y a des moments de désespoir. Notre société est dans le désespoir. Il s'agit d'un désespoir qui se manifeste dans la répartition des rapports essentiels, du mariage et de la famille. Le chômage continuel conduit au désespoir, et à la rupture de la confiance que l'on est capable d'avoir, ce qui conduit à la rupture des mariages, et à l'amertume qui va avec elle. Les soldats qui reviennent, avec un stress post-traumatique, juste sous la surface de leur être, entrent dans des relations qui se transforment souvent en brutalité et violence. Le mariage et la famille elle-même sont remis en question, par la question des unions homosexuelles. La majorité des mariages se terminent par un divorce, et la majorité des enfants grandissent sans père ni mère, et combien de grossesses se terminent-elles par un avortement? Le désespoir est le premier contexte qui pourrait rendre encore possible pour une mère de détruire son enfant à naître.
 
Nous proposons toujours, dans une étreinte d'amour, la voie de la guérison et de la réconciliation à ceux qui sont dans une impasse et sont tombés dans le péché. Nous offrons l'espoir à ceux qui ont perdu l'espoir par la culpabilité du péché. Nous offrons réconfort à ceux dans la douleur. Nous offrons un soutien et des conseils pour construire des familles qui travaillent à leur propre salut ensemble, et deviennent le roc et le fondement de notre culture. Grâce à ces choses, en réincarnant l'amour du Christ et la rédemption dans les cœurs, en vrais visages, en institutions de service et de guérison concrets, nous offrons l'espoir à notre peuple, à notre culture, à notre société, et à travers cet espoir, la joie tandis que nous voyons Dieu renaître dans nos vies et dans celles de tous ceux qui sont autour de nous.
 
Vôtre en Christ,
 
SIGNATURE
+ Jonas
Archevêque de Washington
Métropolite de toute l'Amérique et du Canada
 
Version française Claude Lopez-ginisty d'après le blog
"When you begin to read or listen to the Holy Scriptures, pray to God thus: "Lord Jesus Christ, open the ears and eyes of my heart so that I may hear Thy words and understand them, and may fulfill Thy will." Always pray to God like this, that He might illumine your mind and open to you the power of His words. Many, having trusted in their own reason, have turned away into deception."  -St. Ephraim the Syrian

"When you begin to read or listen to the Holy Scriptures, pray to God thus: "Lord Jesus Christ, open the ears and eyes of my heart so that I may hear Thy words and understand them, and may fulfill Thy will." Always pray to God like this, that He might illumine your mind and open to you the power of His words. Many, having trusted in their own reason, have turned away into deception."

(St. Ephraim the Syrian)

Caractère sacré de la vie (Métropolite Jonas)
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 06:29
La Prière Chrétienne authentique...
"If you have not attained love, pray God to give you His fear which will make you fear falling into sin, fear its disclosure, fear its punishment' and fear the eternal fire, and fear lest you be separated from God. Be certain that he  who walks in fear will arrive at love" + Pope Shenouda +

"If you have not attained love, pray God to give you His fear which will make you fear falling into sin, fear its disclosure, fear its punishment' and fear the eternal fire, and fear lest you be separated from God. Be certain that he who walks in fear will arrive at love" (+ Pope Shenouda +)

La vraie prière naît d'un coeur purifié dont les racines sont dans les commandements de l’Évangile.

 

 

 

 

La prière authentique ne peut trouver sa place dans un coeur qui n'est pas purifié ni disposé selon les commandements évangéliques. Bien au contraire, par la chute, l'illusion est implantée en chacun de nous "par cet état de leurre, propriété imprescriptible de chacun de nous" dit Saint Grégoire le Sinaïte.
 
C'est une habitude de l'intelligence - surtout chez les personnes frivoles - que de s'efforcer à acquérir prématurément des états de prière élevées: de la sorte, même les faibles dispositions accordées par Dieu se perdent, tandis que celui qui agit ainsi est paralysé envers tout ce qui est bon. 
 
C'est pourquoi il faut soigneusement s'examiner pour ne pas chercher prématurément ce qui vient en son temps et ne pas repousser ce qui nous est offert dans nos mains en recherchant autre chose.
 
C'est le propre de l'intelligence que de se représenter des états élevés de prière qu'elle n'a pas encore atteint et de les dénaturer par l'imagination ou les sentiments qu'elle aura. Il est très dangereux pour celui qui agit ainsi de risquer de perdre ce qui lui est donné et de se soumettre ainsi aux ravages de son intelligence et à la folie sous l'action de l'illusion". A un degré plus ou moins grand, l'illusion est la conséquence logique, inéluctable d'un exercice erroné de la prière.

 

 

Le but de la prière doit être le repentir. Pour un repentir offert uniquement par un effort personnel, Dieu accorde en son temps un repentir gracieux, et le Saint Esprit ayant pénétré l'homme, intercède pour lui en des gémissements inffables; Il intercède pour les Saints selon la volonté de Dieu que Lui seul connaît (Rom. 8:27-26).

 

La prière de Jésus selon l'évêque Ignace Brinachaninoff.
Emile Simonod
Edition Présence.

 

Saint Ignace Briantchaninov
(1807-1867)
(Source: La Simandre)

LA PRIERE CHRETIENNE

par Mgr Antoine Bloom

La prière est avant tout une rencontre personnelle avec Dieu. Peut-être en certaines occasions serons-nous conscients de la présence de Dieu, d’une façon souvent assez floue, mais il est des moments où nous ne pouvons nous situer devant lui que par un acte de foi, sans que sa présence nous soit d’aucune façon sensible. Ce n’est pas le degré de conscience que nous avons de sa présence qui compte, qui rend possible et féconde cette rencontre ; il y faut d’autres conditions, dont la plus fondamentale est que la personne qui prie soit vraie. Dans la vie sociale, notre personnalité présente des facettes diverses. La même personne apparaît telle dans tel cadre et tout à fait différente dans tel autre, autoritaire quand elle est en situation d’avoir à diriger, soumise dans sa vie conjugale, et différente encore au milieu d’amis. Tout être est complexe, mais aucune de ces personnalités fausses, ou partiellement fausses et partiellement vraies, n’est notre être véritable, celui qui est capable de se tenir en notre nom devant Dieu. Cela affaiblit notre prière, crée en nous un cœur, un esprit, une volonté divisés. Comme le dit Polonius dans Hamlet : « Sois vrai envers toi-même, et il s’ensuivra, comme la nuit suit le jour, que tu ne pourras être faux envers quiconque. »

Découvrir ce qu’on est réellement, au milieu et au-delà de ces fausses personnalités, n’est pas tâche aisée. Nous avons si peu l’habitude d’être nous-mêmes en un sens véritable et profond qu’il nous semble quasi impossible de savoir par où commencer notre quête. Nous savons tous qu’il est des moments où nous nous approchons de cet être vrai ; nous devrions repérer et analyser soigneusement ces moments afin de découvrir de façon approximative ce que nous sommes réellement. Ce qui rend en général si difficile la découverte de la vérité sur nous-mêmes, c’est notre vanité ainsi que la façon dont elle détermine notre comportement. La vanité consiste à tirer gloire de choses dénuées de valeur, et à faire dépendre le jugement que nous portons sur nous-mêmes – et donc toute notre attitude envers la vie – de l’opinion de gens qui n’ont aucun titre à peser ainsi sur nous ; c’est un état de dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui à notre propre personnalité. […]

L’humiliation est l’une des voies par lesquelles nous pouvons désapprendre la vanité, mais si elle n’est pas acceptée de bon gré, l’humiliation peut au contraire, en avivant notre amour-propre, nous rendre plus dépendants encore de l’opinion des autres. Ce que disent saint Jean Climaque et saint Isaac de Syrie sur la vanité semble contradictoire : pour l’un, la seule façon d’échapper à la vanité est la fierté, la confiance en soi ; pour l’autre, la seule voie passe par l’humilité. Tous deux expriment leur opinion dans un contexte donné, et non comme une vérité absolue, mais cela nous permet de voir ce que les deux extrêmes ont en commun, à savoir que, fiers ou humbles, on ne se soucie pas des opinions humaines ; dans les deux cas, le jugement des hommes est récusé. […]

L’autre remède est l’humilité. Fondamentalement, l’hum­ilité est l’attitude de celui qui se situe en permanence sous le regard de Dieu, comme une terre offerte. Le mot humilité vient du latin humus, terre fertile. Le terreau est là, on ne le remarque pas, il va de soi, toujours présent, destiné à être foulé. Il est silencieux, caché, sombre et pourtant toujours prêt à recevoir la semence, prêt à lui donner substance et vie. Plus il est bas, plus il est fécond, car il ne devient réellement fertile que lorsqu’il reçoit toutes les scories du monde. Il est si bas que nul ne peut le souiller, l’abaisser, l’humilier : il a accepté la dernière place et ne peut descendre plus bas. Dans cette position, rien ne peut troubler la sérénité de l’âme, sa paix et sa joie.

Il est des moments où nous sommes soustraits à toute dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui ; ce sont ceux de la profonde douleur ou de la joie délirante. Quand le roi David dansa devant l’arche (2 Sm 6, 14), bien des gens, dont Mikal, la fille de Saül, pensèrent que le roi se comportait vraiment de façon indécente. Sans doute sourirent-ils ou se détournèrent-ils, embarrassés. Mais il était trop plein de joie pour le remarquer. Il en va de même avec la douleur ; quand elle est authentique et profonde, la personne devient vraie ; elle oublie les poses et les attitudes, et cet aspect de la souffrance, la nôtre ou celle d’autrui, est précieux.

La difficulté, c’est que lorsque nous sommes véritablement nous-mêmes dans la joie ou la douleur, notre humeur et notre situation ne nous permettent pas de nous observer, de prêter attention aux traits de notre personnalité qui se manifestent alors ; mais il est un moment où, suffisamment engagés encore dans notre sentiment profond pour être vrais, nous sommes pourtant suffisamment dégagés déjà de l’extase de la joie ou de la douleur pour être frappés par le contraste entre ce que nous sommes à ce moment-là et ce que nous sommes d’habitude ; alors, ce qui est en nous profondeur et superficialité nous apparaît clairement. Si nous sommes attentifs, si nous ne passons pas, indifférents, d’un état d’esprit à un autre, omettant de saisir ce qui se produit en nous, nous pouvons apprendre progressivement à retenir ces traits caractéristiques de la réalité qui nous sont apparus durant un instant.

Beaucoup d’auteurs spirituels disent que nous devons chercher à découvrir le Christ en nous. Le Christ est homme parfait, totalement vrai, et nous pouvons découvrir ce qu’il y a de vrai en nous en découvrant ce en quoi nous lui ressemblons. Il est des passages de l’Évangile contre lesquels nous nous révoltons et d’autres au contact desquels notre cœur brûle en nous (Lc 24, 32). Si nous recherchons les passages qui provoquent en nous la révolte, comme ceux que de tout notre cœur nous croyons vrais, nous aurons déjà découvert les deux extrêmes en nous, en bref l’anti-Christ et le Christ en nous. Nous devons avoir conscience des deux types de passages et nous concentrer sur ceux qui sont proches de notre cœur, car nous pouvons affirmer avec sûreté qu’ils marquent au moins un point sur lequel le Christ et nous sommes apparentés, un point sur lequel un homme est déjà – certainement pas pleinement, mais au moins de façon naissante – un homme vrai, une image du Christ. Mais il ne suffit pas d’être affectivement touché, de donner un plein accord intellectuel à tel ou tel passage de l’Évangile ; les paroles du Christ doivent devenir vivantes en nous. […]

Une personne devenue réellement « vraie » peut se tenir devant Dieu et offrir sa prière avec une attention absolue, l’intelligence, le cœur et la volonté unifiés dans un corps qui répond totalement aux injonctions de l’âme. Mais avant d’avoir atteint une telle perfection, nous pouvons cependant nous tenir en présence de Dieu, conscients de n’être qu’en partie vrais, et lui apporter tout ce que nous pouvons, mais dans le repentir, en confessant que nous manquons encore de vérité et que nous sommes donc incapables d’unité. À aucun moment de notre vie, que nous soyons totalement divisés ou en voie d’unification, nous ne sommes privés de la possibilité de nous tenir devant Dieu. À défaut de cette unité complète qui donne force et puissance à notre prière, nous pouvons nous présenter dans notre faiblesse, conscients de celle-ci et prêts à en supporter les conséquences.

Ambroise d’Optina, l’un des derniers starets russes, disait un jour que deux catégories d’hommes seraient sauvés : ceux qui pèchent et qui sont assez forts pour se repentir, et ceux qui sont trop faibles même pour se repentir vraiment, mais qui sont prêts, patiemment, humblement et avec joie, à porter tout le poids des conséquences de leurs péchés ; dans leur humilité, ils sont agréables à Dieu. […]

Nous ne devons pas venir vers Dieu en vue d’éprouver des émotions diverses, ni pour connaître une quelconque expérience mystique. Nous ne devons nous approcher de lui qu’afin de nous trouver en sa présence, et s’il choisit de nous la rendre sensible, qu’il en soit loué, mais s’il choisit de nous faire expérimenter son absence, qu’il en soit à nouveau loué, car, ainsi que nous l’avons vu, il est libre de s’approcher de nous ou pas. Il est aussi libre que nous le sommes. Pourtant, lorsque nous ne recherchons pas la présence de Dieu, c’est que nous sommes préoccupés par d’autres choses qui nous attirent plus que lui ; alors que lui, s’il ne manifeste pas sa présence, c’est parce que nous avons quelque chose à apprendre sur lui, et sur nous-mêmes. Mais l’absence de Dieu que nous pouvons percevoir dans notre prière, le sentiment qu’il n’est pas là, est aussi un élément – et un élément important – de la relation.

Notre sentiment de l’absence de Dieu peut être le fait de sa volonté ; il peut vouloir que nous le désirions, et que nous apprenions combien sa présence est précieuse, en nous faisant faire l’expérience de ce que signifie la solitude absolue. Mais notre expérience de l’absence de Dieu est souvent déterminée par le fait que nous refusons la chance de prendre conscience de sa présence. Une femme qui avait fait usage de la Prière à Jésus pendant quatorze ans se plaignait de n’avoir jamais éprouvé le sentiment de la présence de Dieu. Mais quand on lui eut fait remarquer qu’elle parlait tout le temps, elle accepta de se tenir en silence pendant quelques jours. Et elle prit alors conscience que Dieu était là, que le silence qui l’entourait n’était pas le vide, l’absence de bruit et d’agitation, mais que ce silence était peuplé, que ce n’était pas quelque chose de négatif, mais de positif, une présence, la présence de Dieu qui se faisait connaître à elle en créant le même silence en elle. Et elle découvrit ainsi que la prière renaissait tout naturellement, mais ce n’était plus cette sorte de bruit discursif qui avait empêché jusque-là Dieu de se faire connaître.

Si nous étions humbles ou seulement raisonnables, nous ne nous imaginerions pas que, simplement parce que nous avons décidé de prier, nous allons connaître du premier coup l’expérience de saint Jean de la Croix, de sainte Thérèse ou de saint Séraphin de Sarov. Toutefois, ce que nous désirons ce n’est pas toujours avoir l’expérience des saints, mais retrouver telle expérience que nous-mêmes avons précédemment connue ; pourtant cette nostalgie du passé peut nous empêcher de saisir ce qui se présenterait aujourd’hui très normalement sur notre chemin. Tout ce que nous avons pu éprouver appartient au passé, tout cela est lié à ce que nous étions hier, non à ce que nous sommes aujourd’hui. Nous ne prions pas en vue de provoquer je ne sais quelle délicieuse expérience, mais pour rencontrer Dieu, quelles que puissent en être les conséquences, ou pour lui remettre ce que nous avons à lui apporter, et le laisser en user comme bon lui semblera.

Rappelons-nous aussi que nous devons toujours nous approcher de Dieu en sachant que nous ne le connaissons pas. Celui vers qui nous devons nous tourner est le Dieu secret, mystérieux, qui se révèle comme il l’entend ; chaque fois que nous venons en sa présence, nous nous trouvons devant un Dieu que nous ne connaissons pas encore. Nous devons être ouverts à toute manifestation de sa personne et de sa présence.

Peut-être avons-nous appris beaucoup sur Dieu par notre propre expérience, l’expérience des autres, les écrits des saints, l’enseignement de l’Église, le témoignage de l’Écriture ; peut-être savons-nous qu’il est bon, humble, que c’est un feu dévorant, qu’il est notre juge, notre sauveur, et beaucoup d’autres choses encore, mais nous devons nous rappeler qu’à tout moment il peut se révéler tel que nous ne l’avons jamais envisagé, pas même dans ces catégories très générales. Nous devons nous situer devant lui avec révérence et être prêts à rencontrer qui nous rencontrerons, qu’il s’agisse du Dieu qui nous est déjà familier ou d’un Dieu que nous sommes incapables de reconnaître. Peut-être nous fera-t-il pressentir qui il est, mais cela pourrait être tout à fait différent de ce que nous attendions. Nous espérons rencontrer un Jésus doux, compatissant, aimant, et nous rencontrerons un Dieu qui juge et condamne, et qui refuse que nous nous approchions de lui dans l’état où nous sommes. Ou bien alors nous venons repentants, nous attendant à être repoussés, et nous trouvons la compassion. À toutes les étapes de notre croissance, Dieu nous est à la fois connu et inconnu. Il se révèle lui-même, et c’est dans cette mesure que nous le connaissons, mais nous ne le connaîtrons jamais complètement, il y aura toujours le mystère divin, un noyau de mystère que nous ne pourrons jamais pénétrer. […]

Saint Athanase disait que la montée de l’homme vers la déification commence au moment même où il est créé. Dès cet instant, Dieu nous donne la grâce incréée qui rend possible l’union avec lui. Du point de vue orthodoxe, il n’y a pas d’« homme naturel » auquel la grâce serait surajoutée. La première parole de Dieu qui nous tira du néant fut notre premier pas vers l’accomplissement de notre vocation, qui est que Dieu soit tout en tous et que nous soyons en lui comme il est en nous.

Il faut nous attendre à découvrir que le dernier pas de notre relation avec Dieu est un acte de pure adoration, face à un mystère dans lequel nous ne pouvons pénétrer. Nous grandissons dans la connaissance de Dieu année après année jusqu’à la fin de notre vie et nous continuerons de le faire durant toute l’éternité, sans jamais arriver à ce point où nous pourrions dire que nous connaissons enfin tout ce qui est connaissable de Dieu. Ce processus de découverte graduelle de Dieu nous conduit à nous situer à tout moment en ayant derrière nous notre expérience passée et devant nous le mystère du Dieu connaissable et encore inconnu. Le peu que nous savons de Dieu nous rend difficile d’en apprendre davantage, car le plus ne peut être simplement ajouté au peu, étant donné que chaque rencontre apporte un changement de perspective tel que ce que nous connaissions avant devient presque faux à la lumière de ce que nous savons après.

Ceci est vrai de toute connaissance que nous acquérons ; chaque jour nous apprend quelque chose dans le domaine scientifique ou littéraire, mais le savoir que nous avons acquis ne prend un sens que parce qu’il nous conduit jusqu’à la frontière au-delà de laquelle il reste encore quelque chose à découvrir. Si nous nous arrêtons pour répéter ce que nous savons déjà, nous perdons notre temps. La première chose à faire, si nous voulons rencontrer le vrai Dieu dans la prière, est ainsi de nous persuader que toute la connaissance précédemment acquise nous a amenés à nous tenir devant lui. Tout cela est précieux et utile, mais si nous n’allons pas au-delà, notre connaissance devient évanescente, fantomatique, elle n’a plus de vie réelle ; il s’agit d’un souvenir, et l’on ne vit pas de souvenirs.

Dans nos relations avec autrui, inévitablement, nous ne tournons qu’une seule facette de notre personnalité vers une facette de la personnalité de l’autre ; cela peut être bon lorsque c’est un moyen d’établir le contact, mais cela devient mauvais si nous en profitons pour exploiter les faiblesses de l’autre. À Dieu aussi nous présentons la facette qui est la plus proche de lui, le côté de la fidélité ou de l’amour. Mais nous devons être conscients du fait que ce n’est jamais une facette de Dieu que nous rencontrons mais Dieu tout entier.

Quand nous prions, nous espérons que Dieu sera là comme quelqu’un d’effectivement présent, et que notre prière sera, sinon un dialogue, du moins un discours adressé à quelqu’un qui nous écoute. Nous avons peur de n’éprouver nulle présence, et d’avoir l’impression de parler dans le vide, personne n’étant là pour nous écouter, pour répondre, pour s’intéresser à ce que nous disons. Mais ce serait une impression purement subjective ; si nous comparons notre expérience de la prière avec nos contacts humains les plus quotidiens, nous savons bien que quelqu’un peut écouter très attentivement ce que nous disons, et que nous pouvons pourtant avoir le sentiment de parler en pure perte. Notre prière atteint toujours Dieu, mais il ne lui est pas toujours répondu par un sentiment de joie ou de paix.

(Extrait d’Antoine Bloom,
Prière vivante, Cerf (FV 185), 1981.)

La Prière Chrétienne authentique...
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