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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 07:15

L’ICÔNE COPTE:

PROCHAIN STAGE AU MONASTERE 

du lundi 21 AOÛT au 28 AOÛT  2017

Stage d’Iconographie Copte du 4 au 12 JUILLET 2015: IL RESTE DE LA PLACE, IL N'EST PAS TROP TARD POUR VOUS INSCRIRE !...

 

UN ART SACRÉ

POUR NOTRE TEMPS

 

Stage d’Iconographie Copte du lundi 21 AOÛT au 28 AOÛT  2017

 

IL RESTE DE LA PLACE, IL N'EST PAS TROP TARD POUR VOUS INSCRIRE !...

 

"L‘Incarnation de la Lumière"

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L’Icône Egyptienne : Ses racines pharaoniques, son histoire, son renouveau, son contenu théologique, ses techniques, son sens symbolique et spirituel.

 

Soyez nombreux à vous inscrire à ce stage lors duquel vous partagerez des moments exceptionnels avec
 Armia Naguib MATTA WASSEF, Chef Atelier au Patriarcat Copte-Orthodoxe et disciple d’Isaac FANOUS, sous la Supervision du Pr Ashraf SADEK, Professeur d’Egyptologie et Directeur du « Monde Copte ».

cene fanous

 

Frais d’inscription  200 Euros
(Hébergement: Offrandes libres)

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde, Brévilly.
61300 CHANDAI . Tel :02.33.24.79.58
Courriels : asstradsyrfr@laposte.net

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Pentecostes.jpg

INSCRIVEZ-VOUS !

 

BULLETIN D’INSCRIPTION:

 

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………………………………Courriels:………………………………

 

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L‘Incarnation de la Lumière

 

Stage d’Iconographie Copte Orthodoxe du 21 au 28 Août 2017

Qui sera donné au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde.Brévilly.61300 CHANDAI.

 

Règlement:  200 euros (50 euros d’arrhes à l’inscription). 

Veuillez libeller vos chèques à l’ordre du „Monde Copte“ 

(Hébergement: Offrandes libres)

 

Si vous désirez une chambre seule, veuillez le préciser à l’inscription. Merci.

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COPTE-ORTHODOXE ICONOGRAPHY:
NEXT STAGE AT THE MONASTERY
From 21 AUGUST to 28  AUGUST 2017

A SACRED ART
FOR OUR TIME

Coptic Iconography Internship from 21  August to 28 August 2017:

IT REMAINS THE PLACE, IT IS NOT TOO LONG TO ENTER YOU! ...

"The Incarnation of Light"

The Egyptian Icon: Its pharaonic roots, its history, its renewal, its theological content, its techniques, its symbolic and spiritual meaning.

Enroll yourself to this internship where you will share exceptional moments with
Armia Naguib MATTA WASSEF, Head of the Coptic-Orthodox Patriarchate and disciple of Isaac FANOUS, under the supervision of Professor Ashraf SADEK, Professor of Egyptology and Director of the "Coptic World".

Registration fee 200 Euros
(Accommodation: Free offerings)

Syriac Monastery N-D of Miséricorde, Brévilly.
61300 CHANDAI. Tel: 02.33.24.79.58
Emails: asstradsyrfr@laposte.net
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SIGN UP NOW!

REGISTRATION FORM:

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The Incarnation of the Light

Iconography Internship Coptic Orthodox from 21 August to 28 August 2017
That will be given to the Syriac Monastery N-D of Miséricorde.Brévilly.61300 CHANDAI.

Payment: 200 euros (50 euros deposit upon registration).
Please make checks payable to "Coptic World"
(Accommodation: Free offerings)

If you require a room only, please specify it at the registration. Thank you.

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Copta Ortodoxa iconografia:
Próxima fase no mosteiro
a partir de 21 agosto-28 agosto 2017

A ARTE SACRA
Para o nosso tempo

Iconografia Estágio copta 21 agosto-21 agosto de 2017:

Há o lugar, não é tarde demais para se registrar! ...

"A Encarnação da Luz"

O ícone egípcio: Suas raízes faraônicas, sua história, seu renascimento, o seu conteúdo teológico, suas técnicas, o seu significado simbólico e espiritual.

Ser muitos para se inscrever para este curso durante o qual você vai compartilhar momentos especiais com
Armia Naguib MATTA Wassef, Oficina-chefe do Patriarcado Ortodoxo copta e discípulo de Isaac FANOUS, sob a supervisão do Prof. Ashraf SADEK, professor de Egiptologia e Diretor do "copta mundo".

Taxa de inscrição 200 Euros
(Alojamento: Ofertas Free)

Siríaco Mosteiro N-D mercê Brévilly.
61300 Chandai. Tel: 02.33.24.79.58
Email: asstradsyrfr@laposte.net
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INSCREVA-SE!

FICHA DE INSCRIÇÃO:

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A Encarnação da Luz

Estágio Iconografia Copta Ortodoxa 21-28 Agosto 2017
Que vai ser dada ao Mosteiro Siríaco N-D Miséricorde.Brévilly.61300 Chandai.

Regulamento: 200 euros (50 euros depósito no momento da inscrição).
Por favor, faça cheques ao "copta mundo"
(Alojamento: Ofertas Free)

Se você quiser um quarto individual, por favor, indicar no momento da inscrição. Obrigado.

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Copta iconografia ORTODOSSO:
Fase successiva del MONASTERO
dal 19 agosto-4 settembre Luglio 2017

A ARTE SACRA
Per il nostro tempo

Iconografia Stage copta 21 agosto - 28 Agosto il 2017:

C'è il luogo, non è troppo tardi per iscriversi! ...

"L'incarnazione della Luce"

L'icona egiziana: Le sue radici faraonici, la sua storia, la sua rinascita, il suo contenuto teologico, le sue tecniche, il suo significato simbolico e spirituale.

Essere molti a iscriversi a questo corso, durante il quale potrete condividere momenti speciali con
Armia Naguib MATTA Wassef, capo Workshop al Patriarcato ortodosso copto e discepolo di Isaac FANOUS, sotto la supervisione del Prof. Ashraf SADEK, professore di Egittologia e direttore del "copta mondo".

Quota di iscrizione 200 euro
(Sistemazione: offerte libere)

Syriac Monastero N-D Mercy Brévilly.
61300 Chandai. Tel: 02.33.24.79.58
E-mail: asstradsyrfr@laposte.net
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L'incarnazione della Luce

Stage Iconografia copto ortodosso 21-28 agosto il 2017
Quale sarà dato al monastero siro-N-D Miséricorde.Brévilly.61300 Chandai.

Regolamento: 200 euro (50 euro di deposito al momento della registrazione).
Si prega di intestare gli assegni al "copta mondo"
(Sistemazione: offerte libere)

Se si desidera una camera singola, si prega di indicare al momento della registrazione. Grazie.
 

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Iconographie et icônes d'Egypte
article publié dans le N°66 de la revue Le Chemin

Ashraf et Bernadette Sadek

 

ANTÉCÉDENTS

D'icône égyptienne a-t-elle ou non des antécédents ?

Cette question controversée a été abondamment débattue par les historiens de l'art copte (1).

On connaît bien sûr l'existence de portraits de l'époque gréco-romaine en Egypte, dont l'influence sur la naissance des icônes chrétiennes est très probable.

En ce qui concerne les célèbres portraits du Fayoum, leur lien avec l'icône est encore à l'étude; on peut, quoi qu'il en soit, reconnaître des éléments communs: position frontale, hiératisme, grands yeux écarquillés au regard direct; par leur technique - peinture à l'encaustique (cire chaude ou froide) ou à la détrempe (médium soluble dans l'eau) sur plaquettes de bois, palette de couleurs (blanc, ocre jaune, rouge terre, noir), et parfois dorure à la feuille, ils anticipent directement l'icône (2).

En revanche, leur usage funéraire et leur caractère réaliste les éloignent de celle-ci.

Qu'en est-il d'éventuelles origines puisées dans l'Egypte ancienne?

On assiste actuellement à d'étranges revirements d'opinions: dans un premier temps, les «inventeurs» occidentaux de l'art copte, et en premier lieu le Père du Bourguet, ont immédiatement saisi une communauté d'âme et parfois de forme entre l'art copte et l'art des anciens Egyptiens : L'Egypte copte bénéficie de l'atavisme pharaonique axé sur la fusion du symbolique dans le réaliste (3); (l'optique copte), pour le sacré ou le « sacral » sait diffracter à sa façon, dans l'héritage pharaonique, la lumière chrétienne (4); parallèlement à la mise en valeur, en Occident, de l'art copte et de sa filiation égyptienne, les chrétiens d'Egypte, pris dans le mouvement nationaliste nassérien du milieu du siècle, ont redécouvert leur propre patrimoine artistique et se sont efforcés d'une part de le préserver et de l'étudier, d'autre part de le faire revivre : l'école iconographique d'Isaac Fanous, dont nous reparlerons, est le témoin de ce renouveau artistique, fondé sur un double mouvement qui consiste à revenir aux sources de l'art copte y compris, bien sûr, dans l'Égypte pharaonique et, à partir de ce terreau auquel viennent s'incorporer les acquis de deux mille ans d'art sacré chrétien, à s'efforcer de créer un art copte pleinement égyptien et résolument contemporain (5).

Tandis que les artistes coptes développent actuellement cette tendance, il semble en revanche être de bon ton, chez certains spécialistes occidentaux, de faire marche arrière (6), et de nier pratiquement l'existence de tout lien profond entre l'art copte et celui de l'Egypte ancienne: on ne peut s'empêcher de voir dans cette attitude une forme de réaction face au mouvement néo-copte, dont il convient de prendre le contre-pied systématique, ce qui permet de maintenir, d'une certaine façon, la « mainmise » occidentale sur l'analyse du patrimoine culturel égyptien. Certains poussent la sollicitude jusqu'à craindre que cet « égyptocentrisme » des artistes coptes ne nuise aux délicates relations entre chrétiens et musulmans (7).

C'est mal connaître la communauté égyptienne, qui intègre et respecte d'autant mieux sa composante copte que celle-ci ose s'affirmer en tant qu'élément fondamental de la culture égyptienne (8).

Nous pouvons rester en dehors de cette polémique en constatant simplement que la question des influences doit nécessairement être abordée dans sa complexité et ne peut certainement pas être tranchée par des choix trop exclusifs, dans un sens comme dans l'autre; on sait, par de multiples preuves, que la civilisation pharaonique ne s'est pas éteinte brutalement et que les envahisseurs successifs ont «habité» la culture existante: les Romains, comme les Grecs avant eux, eurent à coeur d'établir une sorte de concordance entre leurs propres dieux et ceux des Egyptiens; ainsi naquit un panthéon riche et varié (...): Isis, allaitant parfois l'enfant Horus, Horus-Harpocrate, Harpocrate cavalier, Athéna (...) et divers dieux, souvent orientaux, revêtus de l'habit militaire (9).

Il faut donc tenir compte de ces périodes de syncrétisme à travers lesquelles les thèmes de l'Egypte pharaonique, remaniés, ont peut-être été transmis à l'Egypte chrétienne; toutefois, de nombreux témoignages dans la peinture et l'art attestent l'existence d'un art chrétien en Egypte antérieur au Ve siècle (Bagaouât, Kellia, catacombes d'Alexandrie) (...), et il est tout à fait invraisemblable que les siècles de présence grecque et romaine aient totalement fait disparaître les thèmes et techniques ancestraux: le fait, largement attesté, que les chrétiens d'Egypte aient utilisé les temples pharaoniques comme lieux de culte prouvent qu'ils étaient en contact avec l'architecture, la sculpture et la peinture des anciens Egyptiens.

On trouve sur les colonnes et murs de plusieurs temples des peintures effectuées par les chrétiens : cette coutume est donc déjà un «héritage» pharaonique directement observable chez les Coptes.

Plusieurs millénaires d'un art aussi puissant que celui des Pharaons ne peuvent pas ne pas avoir laissé de traces : si les cultes s'éteignent, les artistes et leurs procédés demeurent dans les mémoires. On n'oublie pas si vite ruses et formules d'ateliers, jalousement transmises de génération en génération (10) .

Image associée

On peut donc établir de nombreux parallèles et même, osons le mot, des filiations entre l'art pharaonique et l'iconographie copte.

Nous ne retiendrons ici que quelques éléments qui nous paraissent fondamentaux ou simplement intéressants.

Concernant l'essence même de l'icône, voici ce qu'en dit l'iconographe Georges Drobot: La démarche de la pensée iconophile s'inspire plutôt de Plotin (que de Platon).

En effet, Plotin fait l'éloge des Egyptiens qui, selon lui, pour désigner les choses avec sagesse, n'usent pas de lettres dessinées qui se développent en discours et propositions... ils dessinent des images... ils les gravent dans les temples... chaque signe gravé est donc une science, une sagesse, une chose réelle, saisie d'un seul coup, et non (une suite de pensée comme) un raisonnement ou une délibération. Car le Principe suprême (l'Un) « est ineffable », et « l'unique approche possible reste la vision » (11).

Cette analyse est intéressante, car elle rapproche l'icône de la langue sacrée par excellence, les hiéroglyphes, qui permettaient de communiquer avec le divin; de même, l'icône est un langage sacré, l'iconographe est littéralement « celui qui écrit une image » : il s'agit d'une écriture possédant une grammaire qui appartient aux registres artistique, théologique et dogmatique (12).

Comme les hiéroglyphes, l'icône est un symbole efficace: écrire une icône est donc un acte hautement religieux.

La civilisation de l'Egypte ancienne était structurée par l'image centrale du Pharaon, sorte de médiateur entre l'humain et le divin; selon J. Ascott, les chrétiens d'Egypte auraient substitué à l'image de «Pharaon triomphant» le Christ Pantocrator, trônant dans sa gloire et régnant sur le cosmos (13), et sous l'autorité duquel ils se plaçaient désormais: n'oublions pas que les chrétiens en Egypte ont été presque constamment, pendant deux millénaires, confrontés aux autorités temporelles du pays: Romains, Byzantins chalcédoniens puis domination musulmane.

Seul le recours à une autorité divine, non temporelle et cependant proche parce qu'incarnée, a permis à certains d'entre eux de maintenir leur différence en dépit des oppositions.

D'autres thèmes ont été repris et transposés de l'Egypte pharaonique à l'Egypte chrétienne : la croix de vie (ankh) en est le plus indiscutable; les recherches actuelles sur l'origine de l'iconographie de la Vierge allaitant le Christ semblent confirmer qu'il s'agit d'un thème égyptien, c'est-à-dire d'une reprise, sublimée, de la représentation d'Isis allaitant Horus (14).

De même, la représentation de saint Michel portant une balance ne peut manquer d'évoquer la pesée du coeur par Anubis dans le Livre des morts de l'Egypte ancienne. De nombreux autres thèmes sont comparables et mériteraient chacun une sérieuse étude individuelle qui permettrait peut-être d'établir la « carte » des influences de l'art pharaonique sur l'art copte.

Un autre aspect intéressant du rapport pouvant exister entre l'Egypte ancienne et l'Eglise copte apparaît au niveau des rites; J. Ascott a longuement développé cette recherche, établissant un lien de parenté profond, par exemple, entre la façon dont les anciens Egyptiens vénéraient la statue du dieu et celle dont les Coptes vénèrent le pain eucharistique (corban) ou les icônes et, d'une façon générale, pratiquent leur religion : les Egyptiens célèbrent leur foi dans une expression physique, concrète, dramatique et rituelle, qui implique la totalité de la personne, corps, âme et esprit, et qui est l'expression commune de tout le peuple, à travers une célébration liturgique solennelle et majestueuse (15).

En ce qui concerne par exemple les rites du Vendredi saint autour de l'icône du Christ en croix, vénérée toute la journée, puis « ensevelie » et embaumée, il est certain qu'ils rappellent inévitablement les « mystères d'Osiris » - ceux-ci pouvant être considérés comme une préfiguration imparfaite du mystère de la Résurrection.

Avant de quitter ce sujet des antécédents possibles de l'icône en Egypte ancienne, il nous semble important de mentionner, même brièvement, les sarcophages ou les masques funéraires de l'Egypte pharaonique, qui, sous plusieurs aspects, préfigurent déjà l'icône: la position figée, hiératique, le visage paisible aux yeux immenses contemplant la splendeur de l'autre monde, la palette de couleurs, l'importance de l'or, qui évoque la lumière incréée et éternelle, sont autant d'éléments qui seront repris et développés dans l'iconographie chrétienne orientale.

HISTOIRE

L'Egypte fut, d'après la tradition, évangélisée dès le premier siècle par saint Marc; on sait que sa christianisation, amorcée dans les milieux juifs d'Alexandrie, fut très rapide (16); l'art se christianisa progressivement et connut plusieurs siècles de syncrétisme.

Dès le me siècle pourtant, nous l'avons vu, des peintures chrétiennes apparaissent dans les nécropoles de Bagaouât (oasis de Kharga) (17) et d'Alexandrie, dans les maisons et sur les colonnes et les murs des temples pharaoniques utilisés comme églises, enfin dans les églises et surtout dans les monastères qui fleurirent en Egypte dès le IVe siècle : le monastère de Baouît en Moyenne Egypte et celui de Saint-Jérémie à Sakkara, tous deux en activité entre le IVe et le Xlle siècle environ, ont livré des trésors actuellement répartis dans divers musées, en particulier au musée copte du Caire et au Louvre ; les Kellia, les monastères du Ouadi-Natroun et ceux de la Mer Rouge, Saint-Samuel à Assouan, etc. recèlent aussi de nombreuses peintures murales de diverses époques (18).

Les plus anciennes icônes égyptiennes connues datent, semble-t-il, des Ve-VIIe siècles; Linda Langen en compte une vingtaine (19) et Marguerite Rassart Debergh les commente, tout en insistant sur le fait que nos connaissances dans ce domaine sont très lacunaires (20).

L'exemple le plus célèbre est au musée du Louvre: il s'agit d'un panneau de bois carré de 57 cm de côté, représentant le Christ passant son bras droit autour des épaules de l'abbé Ména, probablement abbé du monastère de Baouît où l'on a trouvé cette icône.

 

La valeur artistique de cette icône, son originalité, le geste de tendresse du Christ qui rappelle les représentations de l'Egypte ancienne (21) ont en quelque sorte fait de ce panneau la pièce maîtresse de l'art copte, sinon même un chef-d'oeuvre de l'art universel (22).

 

On a retrouvé très peu d'icônes égyptiennes du Moyen Âge, entre le VIIe et le XVIIIe siècle. Pourtant, les sources littéraires attestent l'existence et l'usage d'icônes tout au long de l'histoire chrétienne en Egypte (23).

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette immense lacune : une tradition selon laquelle les anciennes icônes endommagées ont longtemps servi à alimenter le feu pour la préparation du saint Chrême (Myron) utilisé pour les onctions ; des actes de vandalisme - pillage et destruction des lieux de cultes chrétiens - et des périodes d'iconoclasme musulman, en particulier sous le calife ommeyade Yezid II, qui promulgua en 721 un édit ordonnant la destruction immédiate de toutes les peintures chrétiennes (24); au XIXe siècle c'est le pape-patriarche d'Alexandrie Cyrille IV, appelé «le réformateur», qui, craignant que les fidèles ne confondent l'image et le prototype, ordonna la destruction de nombreuses icônes (25).

Enfin, certains chercheurs pensent que les Coptes ont caché leurs icônes lors de persécutions (26).

Hélas, à notre connaissance, aucune « cache » de ce type n'a été retrouvée à ce jour...

Au XVIIIe siècle, il existait en Egypte des ateliers d'iconographie copte; les peintres les plus célèbres, dont les églises d'Egypte contiennent de nombreuses oeuvres, furent un Copte, Ibrahim el-Nasikh (le copiste), et un Arménien de Jérusalem, Yuhanna.

Ils peignirent des centaines d'icônes, de triptyques et de porte-calices. Ils demeurèrent les maîtres incontestés de l'iconographie copte jusque vers 1780 (27).

Au XIXe siècle, ce sont les icônes d'Anastase (Grec de Jérusalem) et du Qumus Guirguis el Maqari qui sont les plus répandues.

Elles témoignent qu'il existait au niveau de l'art de nombreux échanges entre Coptes et Grecs.

Au début du xxe siècle, l'art de l'icône disparut d'Egypte, sous l'influence de l'Occident, dont les missionnaires catholiques introduisirent des reproductions d'oeuvres pieuses de la Renaissance qui se substituèrent totalement à l'iconographie locale: L'art de l'Eglise catholique romaine, avec son réalisme et son sentimentalisme, ne pouvait pas être plus éloigné de la tradition iconographique copte.

En s'occidentalisant, au cours des cent dernières années, l'Egypte a occidentalisé son art: les principaux instituts d'enseignement des arts, par exemple la Faculté des Beaux-Arts de Guiza, n'enseignent aucun art traditionnel, ni musulman ni chrétien (28).

Les missionnaires protestants, eux, «iconoclastes par définition» prônaient l'absence totale d'images (29).

A partir de 1950, un jeune peintre talentueux, Isaac Fanous, se consacra entièrement à la renaissance d'une iconographie vraiment égyptienne, enracinée dans l'art et la théologie de son peuple et pourtant tournée vers l'avenir.

Il fonda une école qui s'est développée et s'efforce aujourd'hui de réintroduire en Egypte un véritable art sacré copte, et en particulier de restaurer chez les chrétiens orthodoxes d'Egypte le sens théologique de l'icône. Dans l'élan de ce renouveau, d'autres artistes, qui ne se réclament pas de l'école d'Isaac Fanous, commencent à chercher aussi de leur côté de nouvelles formes d'expression religieuse et profane « de style copte» (30).

CARACTÈRES DE L'ICÔNE ÉGYPTIENNE

L' Egypte chrétienne n'a pas connu de véritables « canons », comme ce fut le cas de l'iconographie byzantine et russe.

J. Ascott voit en cela l'une des richesses de l'iconographie égyptienne: Les chrétiens orthodoxes d'Egypte n'étant pas tenus par les mêmes règles iconographiques rigides que le reste du monde orthodoxe, ils ont gardé une fraîcheur et une douceur spontanées qui émanent directement de leur spiritualité et de leur vision du monde, proche de celle de leurs ancêtres pharaoniques (31).

On est en effet frappé, en contemplant une icône égyptienne, par la simplicité, la douceur et la joie qui s'en dégagent, et qui confèrent à ces icônes un caractère moins austère que celui des icônes byzantines et russes.

En effet les icônes coptes ne représentent jamais la souffrance ni l'angoisse, mais seulement la sérénité et la paix glorieuse des enfants de Dieu, victorieux du mal: Bien que l'Eglise d'Egypte ait souffert, plus que tout autre, des persécutions accompagnées d'effroyables tortures avec, trop souvent, des conséquences notoires, elle n'a jamais laissé ces persécutions détruire en elle la tendresse de l'Espérance qu'elle exprime dans sa vie religieuse.

Où que vous alliez dans ces églises égyptiennes marquées par la pauvreté, vous ne trouverez jamais de représentations de l'enfer ou de la torture, ni de crâne grimaçant ou de squelette effrayant.

Ses martyrs sourient paisiblement du haut des murs, comme si le souvenir de leurs souffrances était depuis longtemps oublié (32).

Peut-on, à défaut de canons, parler du moins d'un « style copte » ?

Les historiens de l'art hésitent à le faire, en raison d'une part des immenses lacunes de l'histoire de l'icône en Egypte, et d'autre part de l'importance prise aux XVIIIe et XIXe siècles par des iconographes d'origine étrangère (33).

En ce qui concerne ce dernier point, il est certain que l'étude de l'icône égyptienne doit passer par le cadre plus large du Proche-Orient; c'est d'ailleurs tout l'intérêt de la démarche de Mahmoud Zibawi, qui démontre l'existence d'un «oecuménisme de l'art » au Proche-Orient, dont les frontières et conflits politico-religieux n'ont pas empêché une extraordinaire osmose sur le plan artistique : Toujours désunis dogmatiquement, (les chrétiens d'Orient) s'unissent intuitivement sur les sentiers des arts et de la beauté (34).

L'iconographe copte Stéphane René, pour sa part, n'hésite pas à trancher la question de l'existence du « style copte » ; après avoir reconnu que le point de vue d'un historien de l'art ou d'un égyptologue-coptologue différera toujours de celui d'un praticien de l'art, il se place sur le plan de la théologie de l'icône: comme expression de l'expérience culturelle et religieuse d'un peuple, l'iconographie est un processus en évolution qui se passe dans le présent, mais qui s'enracine dans une tradition spirituelle intemporelle, éternelle, ce qui le conduit à affirmer que l'icône copte historique a plusieurs visages mais une âme unique et unifiée, et à reconnaître que du style hiératique des icônes du vie siècle à Baouît aux oeuvres d'Ibrahim le scribe et de Yuhanna au XVIIIe siècle au Vieux Caire, il existe une ligne directe, une expérience commune (35).

Quelle est donc cette ligne, qui révèle l'âme commune aux icônes d'Egypte ?

Outre cette douceur et cette joie paisible que nous avons évoquée en introduction à ce chapitre, l'icône copte se caractérise par une grande stylisation: Du IIIe au Ve siècle, l'Égypte s'achemine vers une écriture orientale dominée par le schématisme et le symbolisme (36).

La disproportion des personnages a souvent été mentionnée : la grosseur de la tête évoque la prédominance du spirituel, tandis que les contours très marqués renforcent le sentiment d'unité intérieure qui caractérise les saints.

Les traits sont simplifiés, et le visage est dominé par des yeux immenses, cernés, au regard insistant, qui rappellent ceux des sarcophages égyptiens et des portraits du Fayoum et traduisent la force de l'Esprit et la vision contemplative.

Les personnages sont le plus souvent statiques, leurs vêtements rigides effacent toute forme anatomique du corps.

Si le bas du corps est parfois de profil, en particulier chez les saints cavaliers, le buste, lui, est toujours en position frontale, et l'attitude est ouverte au spectateur.

La position d'orant est la plus fréquente, elle rappelle l'importance fondamentale de la prière chrétienne.

L'iconographie égyptienne met en scène un univers bidimentionnel avec une perspective inversée: l'espace s'étend vers celui qui contemple l'icône et le saint représenté introduit celui qui le regarde dans le monde de l'Éternité.

On retrouve dans les icônes coptes la perspective d'importance, très pratiquée dans l'art pharaonique (37), et qui consiste à représenter le personnage principal en « taille héroïque » ; l'iconographie néo-copte reprend fidèlement cette tradition.

Le traitement de l'icône est haut en couleur: la couleur est reine écrivait le Père du Bourguet (38). La palette copte est composée de pigments naturels, issus de la terre d'Egypte qu'elle reflète.

Les couleurs vont des teintes foncées aux plus claires, car dans l'icône, la couleur est essentiellement identifiée à la lumière, et le rôle de l'iconographe est de faire jaillir la lumière de l'icône (39), comme Dieu, au premier jour, fit jaillir la lumière des ténèbres (40).

Comme le paysage égyptien, les icônes coptes sont lumineuses: toutefois, leur luminosité ne provient pas d'une source extérieure, mais de l'Esprit Saint qui illumine ceux qui demeurent en Lui et auxquels le Christ a dit: Vous êtes la lumière du monde (41).

L'or est présent sur certaines icônes anciennes et plus encore sur celles de l'école néo-copte; par son caractère impérissable, il évoque bien sûr l'immortalité; par sa richesse, il symbolise la gloire céleste; il est aussi l'image de la lumière divine, incréée; le fond d'or, nous dit Bruno Duborgel, symbolise la lumière comme mur de lumière, c'est-à-dire en même temps irradiation, ruissellement lumineux, et comme limite infranchissable au-delà de laquelle réside le Tout-Autre en sa lumière inaccessible (42).On peut rapprocher la fonction de ce «mur», qui tout à la fois révèle et voile, de celle de l'iconostase dans l'église, qui sépare et unit la nef et le sanctuaire, la terre et le ciel, l'homme et Dieu.

VÉNÉRATION

On est frappé, lorsqu'on va dans ce pays, de l'importance de l'imagerie religieuse - qu'il n'est hélas pas possible de nommer « iconographie » car, malgré les efforts des nouveaux iconographes, la plupart des images ne sont encore que de mauvaises reproductions ou imitations de tableaux de la renaissance italienne ou de style saint-sulpicien.

Toutefois, pour les chrétiens d'Egypte, ces images jouent le rôle traditionnellement dévolu à l'icône: elles sont à l'honneur dans les maisons, où l'on ne trouve encore que très rarement des tableaux profanes; on se tourne vers elles pour prier matin et soir, ou lors de la visite d'un prêtre; il y a une quinzaine d'années, une mode s'était développée qui consistait à appliquer des autocollants représentant des sujets religieux sur les pare-brise des voitures ; cet usage a été interdit car il pouvait être interprété comme une forme de provocation.

Certains auteurs ont affirmé que les Coptes ne vénéraient pas les icônes (43).

Cette déclaration est contredite à l'évidence par l'attitude des Coptes eux-mêmes: à l'église, on se prosterne devant les icônes, on fait brûler des cierges devant elles, on glisse des demandes d'intercession écrites sur des petits bouts de papier derrière l'icône ou sous sa vitre, et on prie en les touchant ou en appuyant la tête contre elles.

Lors des fêtes liturgiques, l'icône du jour est encensée, emportée autour de l'église en procession, touchée et embrassée par les fidèles qui se trouvent sur son passage.

N'est-ce pas là une forme de vénération, qui se manifeste peut-être différemment de celle des fidèles slaves ou grecs, mais qui n'en est pas moins réelle (44) ?

Le rituel de consécration des icônes par l'évêque est actuellement remis en valeur pour les véritables icônes qui proviennent des ateliers d'Isaac Fanous ou de ses disciples.

En effet, dans le rite copte, seules les icônes consacrées peuvent être vénérées.

Elles sont «baptisées» avec le saint Chrême et deviennent ainsi porteuses du Saint Esprit et propriété de Dieu, qui leur confère un pouvoir spirituel effectif capable d'attirer les coeurs vers le Ciel (45).

Il arrive aussi, comme nous l'avons mentionné dans l'introduction, que l'on encense les peintures murales, en particulier dans les églises des monastères : elles sont considérées comme ayant été consacrées en même temps que l'église même.

Quel est le sens de cette vénération? Voici ce que disait à ce sujet un théologien égyptien du XIIIe siècle : l'image de Notre Seigneur, qui le représente corporellement, renouvelle en ceux qui la regardent le désir de louange et d'adoration à son égard; celui qui se prosterne devant elle le fait évidemment en signe de vénération pour Celui qui y est représenté, et non pas pour une image qui est peinte sur les murs par des mains humaines (46).

Les théologiens coptes contemporains ne disent pas autre chose: Il va de soi que toute marque d'honneur manifestée envers l'image ne s'adresse pas à celle-ci dans sa matérialité mais qu'elle est fondamentalement le signe de la rencontre intime avec le prototype qu'elle représente (47).

Le Père du Bourguet résume ainsi le culte adressé à l'icône: ni divinisation de l'art, ni superstition magique, mais culte symbolique et efficace qui s'enracine dans le mystère de l'Incarnation du Christ.

L'efficacité est en effet un aspect essentiel de la vénération de l'icône: d'innombrables textes anciens relatent des récits de miracles obtenus par une prière fervente devant l'icône (48).

Actuellement encore, l'iconographe copte Ashraf Georges Fayek, disciple égyptien d'Isaac Fanous, témoigne: j'avais peint une icône de la Nativité pour la mère d'une amie qui résidait au Danemark.

Elle était trop malade pour se rendre à l'église, elle avait donc suspendu l'icône au pied de son lit; elle disait qu'en la voyant là, elle sentait la présence du Saint Esprit.

Dans le registre supérieur de cette icône se trouve une étoile dont un rayon descend sur l'Enfant Jésus.

Mon amie me raconta qu'un jour, sa mère s'aperçut que l'étoile paraissait très brillante et que le rayon semblait traverser l'Enfant Jésus et arriver jusque sur son lit.

Lorsqu'elle m'a raconté cela, j'ai mieux compris l'importance de mon travail (49).

En Egypte, l'existence d'un art paléochrétien original ayant donné naissance à une pratique iconographique largement attestée confirme que les chrétiens d'Egypte ont tenu une place particulière dans la genèse de cet art, dans sa dimension artistique mais aussi cultuelle et spirituelle.

L'accusation d'iconoclasme longtemps portée par les Eglises chalcédoniennes contre les anciennes Eglises orientales est donc totalement erronée et devrait être définitivement abandonnée.

Nous avons vu également que ces traditions ne sont pas mortes et ne relèvent pas uniquement de l'histoire ancienne.

Le renouveau que connaît l'art iconographique copte sous l'inspiration d'Isaac Fanous, en qui le Révérend John Watson n'hésite pas à saluer l'un des plus grands iconographes chrétiens du monde, et un théologien orthodoxe de premier ordre (50), réintroduit l'Egypte dans le concert des peuples chrétiens disposant d'une tradition iconographique bien vivante ; le phénomène d'émigration qui touche actuellement l'Egypte a permis l'exportation de cet art sacré contemporain, très prisé dans les pays occidentaux d'émigration égyptienne; son rayonnement est grand et fonctionne comme un moyen d'évangélisation de large envergure.

D'autre part, le fait que des Occidentaux aillent étudier cet art en Egypte même révèle l'importance de ce renouveau pour le pays: pour une fois, les Egyptiens quittent le rôle d'assistés et deviennent des enseignants; ce renversement est salutaire, car il faut souligner que l'attitude souvent condescendante de l'Occident, détenteur officiel « de l'avoir, du savoir et du pouvoir », pèse parfois lourdement dans les pays du Proche-Orient.

Une collaboration est bien sûr souhaitable, telle que la conçoit par exemple Zuzana Skalova pour la formation en Egypte de spécialistes de la restauration des icônes (51), mais il ne faut pas perdre de vue le fait que l'art copte comme l'art éthiopien sont l'expression de chrétientés enracinées dans des Eglises qui ont respectivement deux mille et mille six cents ans d'histoire, et que c'est à ces Eglises qu'il appartient d'abord d'analyser, de commenter et de faire revivre leur propre patrimoine.

Le fait, pour une communauté chrétienne, de disposer d'une iconographie vivante et de qualité sur les plans artistique, théologique et spirituel est un signe de santé spirituelle, car c'est dans la mesure où cette Eglise est vraiment unie au Christ, présence vivante et efficace de Dieu sur la terre, qu'elle peut manifester Son visage et transmettre Son Esprit au monde à travers sa liturgie, son art et toute sa vie : elle devient alors elle-même « icône du Christ ».

Ashraf et Bernadette Sadek

Les auteurs: Ashraf Sadek est diacre de l'Eglise copte orthodoxe, égyptologue, et directeur de la revue Le Monde Copte. Son épouse Bernadette, universitaire, est rédacteur en chef de la revue Le Monde Copte.

Cet article est extrait d'une étude publiée par la revue Connaissance des Religions dans son hors-série sur l'Icône.


Notes

(1) Marguerite Rassart-Debergh, dans son article cité en note 1, donne un large panorama des diverses publications sur ce thème. (2) Voir, par exemple, l'ouvrage de Bérénice Geoffrey-Schneiter, Fayoum, éd. Assouline, 1998. (3) Pierre du Bourguet, Peintures chrétiennes, couleurs paléochrétiennes, coptes et byzantines, Famot, Genève, 1980, p. 219. (4) Idem, p. 235. (5) Deux thèses rédigées en anglais par des disciples anglo-saxons d'Isaac Fanous développent très en profondeur l'héritage pharaonique de l'art copte: Jacqueline Ann Ascott, Towards Contemporary Coptic Art, Le Caire, 1988 (trois tomes) et Stéphane René, Coptic Iconography, London, 1990; ces oeuvres ne sont pas publiées à ce jour; on peut en trouver des extraits dans Le Monde Copte, n° 19, 1991. Signalons aussi la parution, au printemps 2000, d'un numéro spécial du Monde Copte (n° 29-31), intitulé «L'Incarnation de la Lumière: le renouveau iconographique copte à travers l'oeuvre d'Isaac Fanous », à commander chez les auteurs, 11 bis rue Champollion, 87000 Limoges. (6) L'égyptologue Jean Yoyotte affirmait, lors d'un débat télévisé diffusé par «Forum-Planète» le 10 avril 1999, que le christianisme avait tué les représentations et institutions pharaoniques et que les Coptes n'étaient en aucune façon les héritiers de l'Égypte ancienne; de même, le spécialiste norvégien d'art copte Mat Immerseel récuse l'existence d'un art copte antérieur au ve siècle, le cantonne à trois siècles d'existence seulement, lui refuse toute filiation égyptienne et toute paternité concernant l'icône (M. Immerseel, «Coptic Art», dans Between Desert and City: The Coptic Orthodox Church Today, éd. Nelly van Doorn and Karl Vogt, Oslo, 1997, p. 273). (7) Art. cit., p. 283. (8) Voir les analyses de Milad Hanna, par exemple Les sept piliers de l'identité égyptienne (en arabe et anglais) ou L'Egypte à tous les Egyptiens, Le Caire, 1993 (en arabe). (9) Marguerite Rassart-Debergh, art. cité, p. 47. (10) Bérénice Geoffrey-Schneiter, op. cit., p. 16. (11) Père Georges Drobot, op. cit., p. 35. (12) Lire à ce sujet l'article du Père Antonious L. Henein, «Pour comprendre l'icône de saint Antoine le Grand», dans Le Monde Copte, n° 27/28, 1997, p. 295. (13) J. Ascott, op. cit., p. 27. (14) Cf. Egon Sendler, Les icônes byzantines de la Mère de Dieu, op. cit., pp. 165-168. (15) J. Ascott, op. cit., p. 30. (16) Voir par exemple l'article de Christian Cannuyer, «L'ancrage juif de la première Eglise d'Alexandrie», dans Le Monde Copte, n° 23, 1993, p. 21. (17) Sur Bagaouât, voir par exemple L. Manniche, L'art égyptien, Paris, 1994, p. 308. (18) Pour avoir un résumé plus détaillé sur les peintures murales égyptiennes, voir M. Rassart-Debergh, « Coptic mural painting », dans The Coptic Encyclopedia, Macmillan, 1991, vol. 6, p. 1872. (19) Linda Langen, «La peinture d'icônes en Egypte», dans Le Monde Copte, n° 18, 1990, pp. 11-12. (20) M. Rassart-Debergh, Le Monde Copte, n° 18, pp. 55-68. (21) Geste d'affection et de protection très courant à toutes les périodes de l'histoire pharaonique; il s'agit soit de divinités protégeant le roi (voir par exemple K. Michalowski, L'ari de l'Egypte ancienne, Mazenod, Paris, 1968, figures 208, 304, 365, 452, 514), soit de couples ou de parents avec leurs enfants (voir A. Sadek, «Aperçu général sur la femme dans l'Égypte ancienne», dans Le Monde Copte, n° 16, 1989, figures des pp. 3, 4, 7, 15, 17, 18). (22) P. du Bourguet, op. cit., p. 219; voir aussi Marie-Hélène Rutschowscaya, «Le Christ et l'abbé Ména», dans Le Monde Copte, n° 19, p. 35 et idem, Le Christ et l'abbé Ména, Le Louvre, Paris, 1998. (23) Voir les articles de Lucy-Anne Hunt et du Père Samuel el-Souriani dans Le Monde Copte, n° 18, pp. 71 à 78. (24) Cf. John Julius Norwich, Byzantinium, the Early Centuries, Viking, Londres, 1988, pp. 347-365, cité par J. Watson, art. cit. (25) Cf. Otto Meinardus, Christian Egypt: Faith and Life, pp. 19-22. (26) M.-H. Rutschowscaya, op. cit., p. 37. (27) Catalogue général du Musée copte, Paul van Moorsel éd., Supreme Council of Antiquities/Leiden University, Le Caire, 1994. (28) S. René, op. cit., p. 27. (29) Ibid., p. 26. (30) Par exemple Guirguis Lotfy Wassef, auteur d'une thèse intitulée Coptic Paintings and its Influence on Contemporary Egyptian Art, Faculté des Beaux Arts, Université d'Alexandrie, 1994. (31) J. Ascott, op. cit., p. 46. (32) E.L. Butcher, The Story of the Church of Egypt, London, 1897, vol. 2, p. 89. (33) Voir Linda Langen, art. cit., pp. 14-45, et Mat Immerzeel, art. cit., p. 279. (34) Mahmoud Zibawi, op. cit., pp. 98. (35) S. René, op. cit., pp. 2-3 et p. 80. (36) Mahmoud Zibawi, op. cit., p. 157. (37) Voir Claire Lalouette, L'art et la vie dans l'Egypte pharaonique, Paris, 1992, pp. 64-66. (38) P. du Bourguet, op. cit., p. 235. (39) S. René, op. cit., pp. 66-67. (40) Genèse 1,3. (41) Mt 5,14. (42) Bruno Duborgel, L'icône, art et pensée de l'invisible, C.I.É.R.E.C., Travaux LXXIII, Saint-Étienne, 1991, p. 89. (43) Mat Immerzeel, art. cit., p. 273; voir aussi l'affirmation d'un moine grec, citée par Ch. Chaillot, «La vénération des icônes dans les Églises orthodoxes orientales», dans Solidarité Orient, n° 200, Bruxelles, 1996, p. 5. (44) Voir Le Monde Copte, n° 19, pp. 93 à 113, ainsi que l'ouvrage de Christine Chaillot, Rôle des images et vénération des icônes dans les Eglises orthodoxes orientales, p. 61. (45) Fr. T. Malaty, op. cit., p. 298. (46) D'après Al-Mu'taman abu Ishaq al-Assal, Magmu'usul al-din (Somme des aspects de la religion), cité et traduit par Ugo Zanetti, dans Le Monde Copte, n° 19, p. 82. (47) Père Tadros Malaty, op. cit., p. 202. (48) Ch. Chaillot en cite plusieurs dans son ouvrage (cité n. 63); voir aussi Le Monde Copte (n° 19) et le Synaxaire copte. (49) A.G. Fayek, témoignage recueilli au Caire par les auteurs en avril 1999. (50) J. Watson, op. cit., pp. 41 et 45. (51) Voir Z. Skalova, «Les vicissitudes des icônes: problèmes de conservation en Égypte », dans Le Monde Copte, n° 19, p. 111.


POUR ALLER PLUS LOIN
Lire «L'Incarnation de la Lumière» par A. et B. Sadek, disponible auprès de la revue Le Monde Copte, 11 bis, rue Champollion, 87000 Limoges.

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Note:

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

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Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B to the order "Metropolis E S O F"

For Syrian Orthodox Francophone Chaplaincy of Africans living in France, contact the Heads: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan and Sister Marie-Andre M'Bezele, nun (06.17.51.25.73).

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 21:26

L’ICÔNE COPTE:

PROCHAIN STAGE AU MONASTERE 

du lundi 21 AOÛT au 28 AOÛT  2017

Stage d’Iconographie Copte du 4 au 12 JUILLET 2015: IL RESTE DE LA PLACE, IL N'EST PAS TROP TARD POUR VOUS INSCRIRE !...

 

UN ART SACRÉ

POUR NOTRE TEMPS

 

Stage d’Iconographie Copte du lundi 21 AOÛT au 28 AOÛT  2017

 

IL RESTE DE LA PLACE, IL N'EST PAS TROP TARD POUR VOUS INSCRIRE !...

 

"L‘Incarnation de la Lumière"

1459883 592234677515191 662124102 n

 

L’Icône Egyptienne : Ses racines pharaoniques, son histoire, son renouveau, son contenu théologique, ses techniques, son sens symbolique et spirituel.

 

Soyez nombreux à vous inscrire à ce stage lors duquel vous partagerez des moments exceptionnels avec
 Armia Naguib MATTA WASSEF, Chef Atelier au Patriarcat Copte-Orthodoxe et disciple d’Isaac FANOUS, sous la Supervision du Pr Ashraf SADEK, Professeur d’Egyptologie et Directeur du « Monde Copte ».

cene fanous

 

Frais d’inscription  200 Euros
(Hébergement: Offrandes libres)

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde, Brévilly.
61300 CHANDAI . Tel :02.33.24.79.58
Courriels : asstradsyrfr@laposte.net

__________________

 

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INSCRIVEZ-VOUS !

 

BULLETIN D’INSCRIPTION:

 

Nom:………………………………

 

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………………………………………………………………………Tel:…

 

………………………………Courriels:………………………………

 

…………

 

L‘Incarnation de la Lumière

 

Stage d’Iconographie Copte Orthodoxe du 21 au 28 Août 2017

Qui sera donné au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde.Brévilly.61300 CHANDAI.

 

Règlement:  200 euros (50 euros d’arrhes à l’inscription). 

Veuillez libeller vos chèques à l’ordre du „Monde Copte“ 

(Hébergement: Offrandes libres)

 

Si vous désirez une chambre seule, veuillez le préciser à l’inscription. Merci.

COPTE-ORTHODOXE ICONOGRAPHY:
NEXT STAGE AT THE MONASTERY
From 21 AUGUST to 28  AUGUST 2017

A SACRED ART
FOR OUR TIME

Coptic Iconography Internship from 21  August to 28 August 2017:

IT REMAINS THE PLACE, IT IS NOT TOO LONG TO ENTER YOU! ...

"The Incarnation of Light"

The Egyptian Icon: Its pharaonic roots, its history, its renewal, its theological content, its techniques, its symbolic and spiritual meaning.

Enroll yourself to this internship where you will share exceptional moments with
Armia Naguib MATTA WASSEF, Head of the Coptic-Orthodox Patriarchate and disciple of Isaac FANOUS, under the supervision of Professor Ashraf SADEK, Professor of Egyptology and Director of the "Coptic World".

Registration fee 200 Euros
(Accommodation: Free offerings)

Syriac Monastery N-D of Miséricorde, Brévilly.
61300 CHANDAI. Tel: 02.33.24.79.58
Emails: asstradsyrfr@laposte.net
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REGISTRATION FORM:

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The Incarnation of the Light

Iconography Internship Coptic Orthodox from 21 August to 28 August 2017
That will be given to the Syriac Monastery N-D of Miséricorde.Brévilly.61300 CHANDAI.

Payment: 200 euros (50 euros deposit upon registration).
Please make checks payable to "Coptic World"
(Accommodation: Free offerings)

If you require a room only, please specify it at the registration. Thank you.

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Copta Ortodoxa iconografia:
Próxima fase no mosteiro
a partir de 21 agosto-28 agosto 2017

A ARTE SACRA
Para o nosso tempo

Iconografia Estágio copta 21 agosto-21 agosto de 2017:

Há o lugar, não é tarde demais para se registrar! ...

"A Encarnação da Luz"

O ícone egípcio: Suas raízes faraônicas, sua história, seu renascimento, o seu conteúdo teológico, suas técnicas, o seu significado simbólico e espiritual.

Ser muitos para se inscrever para este curso durante o qual você vai compartilhar momentos especiais com
Armia Naguib MATTA Wassef, Oficina-chefe do Patriarcado Ortodoxo copta e discípulo de Isaac FANOUS, sob a supervisão do Prof. Ashraf SADEK, professor de Egiptologia e Diretor do "copta mundo".

Taxa de inscrição 200 Euros
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A Encarnação da Luz

Estágio Iconografia Copta Ortodoxa 21-28 Agosto 2017
Que vai ser dada ao Mosteiro Siríaco N-D Miséricorde.Brévilly.61300 Chandai.

Regulamento: 200 euros (50 euros depósito no momento da inscrição).
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Se você quiser um quarto individual, por favor, indicar no momento da inscrição. Obrigado.

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Copta iconografia ORTODOSSO:
Fase successiva del MONASTERO
dal 19 agosto-4 settembre Luglio 2017

A ARTE SACRA
Per il nostro tempo

Iconografia Stage copta 21 agosto - 28 Agosto il 2017:

C'è il luogo, non è troppo tardi per iscriversi! ...

"L'incarnazione della Luce"

L'icona egiziana: Le sue radici faraonici, la sua storia, la sua rinascita, il suo contenuto teologico, le sue tecniche, il suo significato simbolico e spirituale.

Essere molti a iscriversi a questo corso, durante il quale potrete condividere momenti speciali con
Armia Naguib MATTA Wassef, capo Workshop al Patriarcato ortodosso copto e discepolo di Isaac FANOUS, sotto la supervisione del Prof. Ashraf SADEK, professore di Egittologia e direttore del "copta mondo".

Quota di iscrizione 200 euro
(Sistemazione: offerte libere)

Syriac Monastero N-D Mercy Brévilly.
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E-mail: asstradsyrfr@laposte.net
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L'incarnazione della Luce

Stage Iconografia copto ortodosso 21-28 agosto il 2017
Quale sarà dato al monastero siro-N-D Miséricorde.Brévilly.61300 Chandai.

Regolamento: 200 euro (50 euro di deposito al momento della registrazione).
Si prega di intestare gli assegni al "copta mondo"
(Sistemazione: offerte libere)

Se si desidera una camera singola, si prega di indicare al momento della registrazione. Grazie.
 

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Iconographie et icônes d'Egypte
article publié dans le N°66 de la revue Le Chemin

Ashraf et Bernadette Sadek

 

ANTÉCÉDENTS

D'icône égyptienne a-t-elle ou non des antécédents ?

Cette question controversée a été abondamment débattue par les historiens de l'art copte (1).

On connaît bien sûr l'existence de portraits de l'époque gréco-romaine en Egypte, dont l'influence sur la naissance des icônes chrétiennes est très probable.

En ce qui concerne les célèbres portraits du Fayoum, leur lien avec l'icône est encore à l'étude; on peut, quoi qu'il en soit, reconnaître des éléments communs: position frontale, hiératisme, grands yeux écarquillés au regard direct; par leur technique - peinture à l'encaustique (cire chaude ou froide) ou à la détrempe (médium soluble dans l'eau) sur plaquettes de bois, palette de couleurs (blanc, ocre jaune, rouge terre, noir), et parfois dorure à la feuille, ils anticipent directement l'icône (2).

En revanche, leur usage funéraire et leur caractère réaliste les éloignent de celle-ci.

Qu'en est-il d'éventuelles origines puisées dans l'Egypte ancienne?

On assiste actuellement à d'étranges revirements d'opinions: dans un premier temps, les «inventeurs» occidentaux de l'art copte, et en premier lieu le Père du Bourguet, ont immédiatement saisi une communauté d'âme et parfois de forme entre l'art copte et l'art des anciens Egyptiens : L'Egypte copte bénéficie de l'atavisme pharaonique axé sur la fusion du symbolique dans le réaliste (3); (l'optique copte), pour le sacré ou le « sacral » sait diffracter à sa façon, dans l'héritage pharaonique, la lumière chrétienne (4); parallèlement à la mise en valeur, en Occident, de l'art copte et de sa filiation égyptienne, les chrétiens d'Egypte, pris dans le mouvement nationaliste nassérien du milieu du siècle, ont redécouvert leur propre patrimoine artistique et se sont efforcés d'une part de le préserver et de l'étudier, d'autre part de le faire revivre : l'école iconographique d'Isaac Fanous, dont nous reparlerons, est le témoin de ce renouveau artistique, fondé sur un double mouvement qui consiste à revenir aux sources de l'art copte y compris, bien sûr, dans l'Égypte pharaonique et, à partir de ce terreau auquel viennent s'incorporer les acquis de deux mille ans d'art sacré chrétien, à s'efforcer de créer un art copte pleinement égyptien et résolument contemporain (5).

Tandis que les artistes coptes développent actuellement cette tendance, il semble en revanche être de bon ton, chez certains spécialistes occidentaux, de faire marche arrière (6), et de nier pratiquement l'existence de tout lien profond entre l'art copte et celui de l'Egypte ancienne: on ne peut s'empêcher de voir dans cette attitude une forme de réaction face au mouvement néo-copte, dont il convient de prendre le contre-pied systématique, ce qui permet de maintenir, d'une certaine façon, la « mainmise » occidentale sur l'analyse du patrimoine culturel égyptien. Certains poussent la sollicitude jusqu'à craindre que cet « égyptocentrisme » des artistes coptes ne nuise aux délicates relations entre chrétiens et musulmans (7).

C'est mal connaître la communauté égyptienne, qui intègre et respecte d'autant mieux sa composante copte que celle-ci ose s'affirmer en tant qu'élément fondamental de la culture égyptienne (8).

Nous pouvons rester en dehors de cette polémique en constatant simplement que la question des influences doit nécessairement être abordée dans sa complexité et ne peut certainement pas être tranchée par des choix trop exclusifs, dans un sens comme dans l'autre; on sait, par de multiples preuves, que la civilisation pharaonique ne s'est pas éteinte brutalement et que les envahisseurs successifs ont «habité» la culture existante: les Romains, comme les Grecs avant eux, eurent à coeur d'établir une sorte de concordance entre leurs propres dieux et ceux des Egyptiens; ainsi naquit un panthéon riche et varié (...): Isis, allaitant parfois l'enfant Horus, Horus-Harpocrate, Harpocrate cavalier, Athéna (...) et divers dieux, souvent orientaux, revêtus de l'habit militaire (9).

Il faut donc tenir compte de ces périodes de syncrétisme à travers lesquelles les thèmes de l'Egypte pharaonique, remaniés, ont peut-être été transmis à l'Egypte chrétienne; toutefois, de nombreux témoignages dans la peinture et l'art attestent l'existence d'un art chrétien en Egypte antérieur au Ve siècle (Bagaouât, Kellia, catacombes d'Alexandrie) (...), et il est tout à fait invraisemblable que les siècles de présence grecque et romaine aient totalement fait disparaître les thèmes et techniques ancestraux: le fait, largement attesté, que les chrétiens d'Egypte aient utilisé les temples pharaoniques comme lieux de culte prouvent qu'ils étaient en contact avec l'architecture, la sculpture et la peinture des anciens Egyptiens.

On trouve sur les colonnes et murs de plusieurs temples des peintures effectuées par les chrétiens : cette coutume est donc déjà un «héritage» pharaonique directement observable chez les Coptes.

Plusieurs millénaires d'un art aussi puissant que celui des Pharaons ne peuvent pas ne pas avoir laissé de traces : si les cultes s'éteignent, les artistes et leurs procédés demeurent dans les mémoires. On n'oublie pas si vite ruses et formules d'ateliers, jalousement transmises de génération en génération (10) .

On peut donc établir de nombreux parallèles et même, osons le mot, des filiations entre l'art pharaonique et l'iconographie copte.

Nous ne retiendrons ici que quelques éléments qui nous paraissent fondamentaux ou simplement intéressants.

Concernant l'essence même de l'icône, voici ce qu'en dit l'iconographe Georges Drobot: La démarche de la pensée iconophile s'inspire plutôt de Plotin (que de Platon).

En effet, Plotin fait l'éloge des Egyptiens qui, selon lui, pour désigner les choses avec sagesse, n'usent pas de lettres dessinées qui se développent en discours et propositions... ils dessinent des images... ils les gravent dans les temples... chaque signe gravé est donc une science, une sagesse, une chose réelle, saisie d'un seul coup, et non (une suite de pensée comme) un raisonnement ou une délibération. Car le Principe suprême (l'Un) « est ineffable », et « l'unique approche possible reste la vision » (11).

Cette analyse est intéressante, car elle rapproche l'icône de la langue sacrée par excellence, les hiéroglyphes, qui permettaient de communiquer avec le divin; de même, l'icône est un langage sacré, l'iconographe est littéralement « celui qui écrit une image » : il s'agit d'une écriture possédant une grammaire qui appartient aux registres artistique, théologique et dogmatique (12).

Comme les hiéroglyphes, l'icône est un symbole efficace: écrire une icône est donc un acte hautement religieux.

La civilisation de l'Egypte ancienne était structurée par l'image centrale du Pharaon, sorte de médiateur entre l'humain et le divin; selon J. Ascott, les chrétiens d'Egypte auraient substitué à l'image de «Pharaon triomphant» le Christ Pantocrator, trônant dans sa gloire et régnant sur le cosmos (13), et sous l'autorité duquel ils se plaçaient désormais: n'oublions pas que les chrétiens en Egypte ont été presque constamment, pendant deux millénaires, confrontés aux autorités temporelles du pays: Romains, Byzantins chalcédoniens puis domination musulmane.

Seul le recours à une autorité divine, non temporelle et cependant proche parce qu'incarnée, a permis à certains d'entre eux de maintenir leur différence en dépit des oppositions.

D'autres thèmes ont été repris et transposés de l'Egypte pharaonique à l'Egypte chrétienne : la croix de vie (ankh) en est le plus indiscutable; les recherches actuelles sur l'origine de l'iconographie de la Vierge allaitant le Christ semblent confirmer qu'il s'agit d'un thème égyptien, c'est-à-dire d'une reprise, sublimée, de la représentation d'Isis allaitant Horus (14).

De même, la représentation de saint Michel portant une balance ne peut manquer d'évoquer la pesée du coeur par Anubis dans le Livre des morts de l'Egypte ancienne. De nombreux autres thèmes sont comparables et mériteraient chacun une sérieuse étude individuelle qui permettrait peut-être d'établir la « carte » des influences de l'art pharaonique sur l'art copte.

Un autre aspect intéressant du rapport pouvant exister entre l'Egypte ancienne et l'Eglise copte apparaît au niveau des rites; J. Ascott a longuement développé cette recherche, établissant un lien de parenté profond, par exemple, entre la façon dont les anciens Egyptiens vénéraient la statue du dieu et celle dont les Coptes vénèrent le pain eucharistique (corban) ou les icônes et, d'une façon générale, pratiquent leur religion : les Egyptiens célèbrent leur foi dans une expression physique, concrète, dramatique et rituelle, qui implique la totalité de la personne, corps, âme et esprit, et qui est l'expression commune de tout le peuple, à travers une célébration liturgique solennelle et majestueuse (15).

 

En ce qui concerne par exemple les rites du Vendredi saint autour de l'icône du Christ en croix, vénérée toute la journée, puis « ensevelie » et embaumée, il est certain qu'ils rappellent inévitablement les « mystères d'Osiris » - ceux-ci pouvant être considérés comme une préfiguration imparfaite du mystère de la Résurrection.

Avant de quitter ce sujet des antécédents possibles de l'icône en Egypte ancienne, il nous semble important de mentionner, même brièvement, les sarcophages ou les masques funéraires de l'Egypte pharaonique, qui, sous plusieurs aspects, préfigurent déjà l'icône: la position figée, hiératique, le visage paisible aux yeux immenses contemplant la splendeur de l'autre monde, la palette de couleurs, l'importance de l'or, qui évoque la lumière incréée et éternelle, sont autant d'éléments qui seront repris et développés dans l'iconographie chrétienne orientale.

HISTOIRE

L'Egypte fut, d'après la tradition, évangélisée dès le premier siècle par saint Marc; on sait que sa christianisation, amorcée dans les milieux juifs d'Alexandrie, fut très rapide (16); l'art se christianisa progressivement et connut plusieurs siècles de syncrétisme.

Dès le me siècle pourtant, nous l'avons vu, des peintures chrétiennes apparaissent dans les nécropoles de Bagaouât (oasis de Kharga) (17) et d'Alexandrie, dans les maisons et sur les colonnes et les murs des temples pharaoniques utilisés comme églises, enfin dans les églises et surtout dans les monastères qui fleurirent en Egypte dès le IVe siècle : le monastère de Baouît en Moyenne Egypte et celui de Saint-Jérémie à Sakkara, tous deux en activité entre le IVe et le Xlle siècle environ, ont livré des trésors actuellement répartis dans divers musées, en particulier au musée copte du Caire et au Louvre ; les Kellia, les monastères du Ouadi-Natroun et ceux de la Mer Rouge, Saint-Samuel à Assouan, etc. recèlent aussi de nombreuses peintures murales de diverses époques (18).

Les plus anciennes icônes égyptiennes connues datent, semble-t-il, des Ve-VIIe siècles; Linda Langen en compte une vingtaine (19) et Marguerite Rassart Debergh les commente, tout en insistant sur le fait que nos connaissances dans ce domaine sont très lacunaires (20).

L'exemple le plus célèbre est au musée du Louvre: il s'agit d'un panneau de bois carré de 57 cm de côté, représentant le Christ passant son bras droit autour des épaules de l'abbé Ména, probablement abbé du monastère de Baouît où l'on a trouvé cette icône.

 

La valeur artistique de cette icône, son originalité, le geste de tendresse du Christ qui rappelle les représentations de l'Egypte ancienne (21) ont en quelque sorte fait de ce panneau la pièce maîtresse de l'art copte, sinon même un chef-d'oeuvre de l'art universel (22).

On a retrouvé très peu d'icônes égyptiennes du Moyen Âge, entre le VIIe et le XVIIIe siècle. Pourtant, les sources littéraires attestent l'existence et l'usage d'icônes tout au long de l'histoire chrétienne en Egypte (23).

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette immense lacune : une tradition selon laquelle les anciennes icônes endommagées ont longtemps servi à alimenter le feu pour la préparation du saint Chrême (Myron) utilisé pour les onctions ; des actes de vandalisme - pillage et destruction des lieux de cultes chrétiens - et des périodes d'iconoclasme musulman, en particulier sous le calife ommeyade Yezid II, qui promulgua en 721 un édit ordonnant la destruction immédiate de toutes les peintures chrétiennes (24); au XIXe siècle c'est le pape-patriarche d'Alexandrie Cyrille IV, appelé «le réformateur», qui, craignant que les fidèles ne confondent l'image et le prototype, ordonna la destruction de nombreuses icônes (25).

Enfin, certains chercheurs pensent que les Coptes ont caché leurs icônes lors de persécutions (26).

Hélas, à notre connaissance, aucune « cache » de ce type n'a été retrouvée à ce jour...

Au XVIIIe siècle, il existait en Egypte des ateliers d'iconographie copte; les peintres les plus célèbres, dont les églises d'Egypte contiennent de nombreuses oeuvres, furent un Copte, Ibrahim el-Nasikh (le copiste), et un Arménien de Jérusalem, Yuhanna.

Ils peignirent des centaines d'icônes, de triptyques et de porte-calices. Ils demeurèrent les maîtres incontestés de l'iconographie copte jusque vers 1780 (27).

Au XIXe siècle, ce sont les icônes d'Anastase (Grec de Jérusalem) et du Qumus Guirguis el Maqari qui sont les plus répandues.

Elles témoignent qu'il existait au niveau de l'art de nombreux échanges entre Coptes et Grecs.

Au début du xxe siècle, l'art de l'icône disparut d'Egypte, sous l'influence de l'Occident, dont les missionnaires catholiques introduisirent des reproductions d'oeuvres pieuses de la Renaissance qui se substituèrent totalement à l'iconographie locale: L'art de l'Eglise catholique romaine, avec son réalisme et son sentimentalisme, ne pouvait pas être plus éloigné de la tradition iconographique copte.

En s'occidentalisant, au cours des cent dernières années, l'Egypte a occidentalisé son art: les principaux instituts d'enseignement des arts, par exemple la Faculté des Beaux-Arts de Guiza, n'enseignent aucun art traditionnel, ni musulman ni chrétien (28).

Les missionnaires protestants, eux, «iconoclastes par définition» prônaient l'absence totale d'images (29).

A partir de 1950, un jeune peintre talentueux, Isaac Fanous, se consacra entièrement à la renaissance d'une iconographie vraiment égyptienne, enracinée dans l'art et la théologie de son peuple et pourtant tournée vers l'avenir.

Il fonda une école qui s'est développée et s'efforce aujourd'hui de réintroduire en Egypte un véritable art sacré copte, et en particulier de restaurer chez les chrétiens orthodoxes d'Egypte le sens théologique de l'icône. Dans l'élan de ce renouveau, d'autres artistes, qui ne se réclament pas de l'école d'Isaac Fanous, commencent à chercher aussi de leur côté de nouvelles formes d'expression religieuse et profane « de style copte» (30).

CARACTÈRES DE L'ICÔNE ÉGYPTIENNE

L' Egypte chrétienne n'a pas connu de véritables « canons », comme ce fut le cas de l'iconographie byzantine et russe.

J. Ascott voit en cela l'une des richesses de l'iconographie égyptienne: Les chrétiens orthodoxes d'Egypte n'étant pas tenus par les mêmes règles iconographiques rigides que le reste du monde orthodoxe, ils ont gardé une fraîcheur et une douceur spontanées qui émanent directement de leur spiritualité et de leur vision du monde, proche de celle de leurs ancêtres pharaoniques (31).

On est en effet frappé, en contemplant une icône égyptienne, par la simplicité, la douceur et la joie qui s'en dégagent, et qui confèrent à ces icônes un caractère moins austère que celui des icônes byzantines et russes.

En effet les icônes coptes ne représentent jamais la souffrance ni l'angoisse, mais seulement la sérénité et la paix glorieuse des enfants de Dieu, victorieux du mal: Bien que l'Eglise d'Egypte ait souffert, plus que tout autre, des persécutions accompagnées d'effroyables tortures avec, trop souvent, des conséquences notoires, elle n'a jamais laissé ces persécutions détruire en elle la tendresse de l'Espérance qu'elle exprime dans sa vie religieuse.

Où que vous alliez dans ces églises égyptiennes marquées par la pauvreté, vous ne trouverez jamais de représentations de l'enfer ou de la torture, ni de crâne grimaçant ou de squelette effrayant.

Ses martyrs sourient paisiblement du haut des murs, comme si le souvenir de leurs souffrances était depuis longtemps oublié (32).

Peut-on, à défaut de canons, parler du moins d'un « style copte » ?

Les historiens de l'art hésitent à le faire, en raison d'une part des immenses lacunes de l'histoire de l'icône en Egypte, et d'autre part de l'importance prise aux XVIIIe et XIXe siècles par des iconographes d'origine étrangère (33).

En ce qui concerne ce dernier point, il est certain que l'étude de l'icône égyptienne doit passer par le cadre plus large du Proche-Orient; c'est d'ailleurs tout l'intérêt de la démarche de Mahmoud Zibawi, qui démontre l'existence d'un «oecuménisme de l'art » au Proche-Orient, dont les frontières et conflits politico-religieux n'ont pas empêché une extraordinaire osmose sur le plan artistique : Toujours désunis dogmatiquement, (les chrétiens d'Orient) s'unissent intuitivement sur les sentiers des arts et de la beauté (34).

 

L'iconographe copte Stéphane René, pour sa part, n'hésite pas à trancher la question de l'existence du « style copte » ; après avoir reconnu que le point de vue d'un historien de l'art ou d'un égyptologue-coptologue différera toujours de celui d'un praticien de l'art, il se place sur le plan de la théologie de l'icône: comme expression de l'expérience culturelle et religieuse d'un peuple, l'iconographie est un processus en évolution qui se passe dans le présent, mais qui s'enracine dans une tradition spirituelle intemporelle, éternelle, ce qui le conduit à affirmer que l'icône copte historique a plusieurs visages mais une âme unique et unifiée, et à reconnaître que du style hiératique des icônes du vie siècle à Baouît aux oeuvres d'Ibrahim le scribe et de Yuhanna au XVIIIe siècle au Vieux Caire, il existe une ligne directe, une expérience commune (35).

Quelle est donc cette ligne, qui révèle l'âme commune aux icônes d'Egypte ?

Outre cette douceur et cette joie paisible que nous avons évoquée en introduction à ce chapitre, l'icône copte se caractérise par une grande stylisation: Du IIIe au Ve siècle, l'Égypte s'achemine vers une écriture orientale dominée par le schématisme et le symbolisme (36).

La disproportion des personnages a souvent été mentionnée : la grosseur de la tête évoque la prédominance du spirituel, tandis que les contours très marqués renforcent le sentiment d'unité intérieure qui caractérise les saints.

Les traits sont simplifiés, et le visage est dominé par des yeux immenses, cernés, au regard insistant, qui rappellent ceux des sarcophages égyptiens et des portraits du Fayoum et traduisent la force de l'Esprit et la vision contemplative.

Les personnages sont le plus souvent statiques, leurs vêtements rigides effacent toute forme anatomique du corps.

Si le bas du corps est parfois de profil, en particulier chez les saints cavaliers, le buste, lui, est toujours en position frontale, et l'attitude est ouverte au spectateur.

La position d'orant est la plus fréquente, elle rappelle l'importance fondamentale de la prière chrétienne.

L'iconographie égyptienne met en scène un univers bidimentionnel avec une perspective inversée: l'espace s'étend vers celui qui contemple l'icône et le saint représenté introduit celui qui le regarde dans le monde de l'Éternité.

On retrouve dans les icônes coptes la perspective d'importance, très pratiquée dans l'art pharaonique (37), et qui consiste à représenter le personnage principal en « taille héroïque » ; l'iconographie néo-copte reprend fidèlement cette tradition.

Le traitement de l'icône est haut en couleur: la couleur est reine écrivait le Père du Bourguet (38). La palette copte est composée de pigments naturels, issus de la terre d'Egypte qu'elle reflète.

Les couleurs vont des teintes foncées aux plus claires, car dans l'icône, la couleur est essentiellement identifiée à la lumière, et le rôle de l'iconographe est de faire jaillir la lumière de l'icône (39), comme Dieu, au premier jour, fit jaillir la lumière des ténèbres (40).

Comme le paysage égyptien, les icônes coptes sont lumineuses: toutefois, leur luminosité ne provient pas d'une source extérieure, mais de l'Esprit Saint qui illumine ceux qui demeurent en Lui et auxquels le Christ a dit: Vous êtes la lumière du monde (41).

L'or est présent sur certaines icônes anciennes et plus encore sur celles de l'école néo-copte; par son caractère impérissable, il évoque bien sûr l'immortalité; par sa richesse, il symbolise la gloire céleste; il est aussi l'image de la lumière divine, incréée; le fond d'or, nous dit Bruno Duborgel, symbolise la lumière comme mur de lumière, c'est-à-dire en même temps irradiation, ruissellement lumineux, et comme limite infranchissable au-delà de laquelle réside le Tout-Autre en sa lumière inaccessible (42).

On peut rapprocher la fonction de ce «mur», qui tout à la fois révèle et voile, de celle de l'iconostase dans l'église, qui sépare et unit la nef et le sanctuaire, la terre et le ciel, l'homme et Dieu.

VÉNÉRATION

On est frappé, lorsqu'on va dans ce pays, de l'importance de l'imagerie religieuse - qu'il n'est hélas pas possible de nommer « iconographie » car, malgré les efforts des nouveaux iconographes, la plupart des images ne sont encore que de mauvaises reproductions ou imitations de tableaux de la renaissance italienne ou de style saint-sulpicien.

Toutefois, pour les chrétiens d'Egypte, ces images jouent le rôle traditionnellement dévolu à l'icône: elles sont à l'honneur dans les maisons, où l'on ne trouve encore que très rarement des tableaux profanes; on se tourne vers elles pour prier matin et soir, ou lors de la visite d'un prêtre; il y a une quinzaine d'années, une mode s'était développée qui consistait à appliquer des autocollants représentant des sujets religieux sur les pare-brise des voitures ; cet usage a été interdit car il pouvait être interprété comme une forme de provocation.

Certains auteurs ont affirmé que les Coptes ne vénéraient pas les icônes (43).

Cette déclaration est contredite à l'évidence par l'attitude des Coptes eux-mêmes: à l'église, on se prosterne devant les icônes, on fait brûler des cierges devant elles, on glisse des demandes d'intercession écrites sur des petits bouts de papier derrière l'icône ou sous sa vitre, et on prie en les touchant ou en appuyant la tête contre elles.

Lors des fêtes liturgiques, l'icône du jour est encensée, emportée autour de l'église en procession, touchée et embrassée par les fidèles qui se trouvent sur son passage.

N'est-ce pas là une forme de vénération, qui se manifeste peut-être différemment de celle des fidèles slaves ou grecs, mais qui n'en est pas moins réelle (44) ?

Le rituel de consécration des icônes par l'évêque est actuellement remis en valeur pour les véritables icônes qui proviennent des ateliers d'Isaac Fanous ou de ses disciples.

En effet, dans le rite copte, seules les icônes consacrées peuvent être vénérées.

Elles sont «baptisées» avec le saint Chrême et deviennent ainsi porteuses du Saint Esprit et propriété de Dieu, qui leur confère un pouvoir spirituel effectif capable d'attirer les coeurs vers le Ciel (45).

Il arrive aussi, comme nous l'avons mentionné dans l'introduction, que l'on encense les peintures murales, en particulier dans les églises des monastères : elles sont considérées comme ayant été consacrées en même temps que l'église même.

Quel est le sens de cette vénération? Voici ce que disait à ce sujet un théologien égyptien du XIIIe siècle : l'image de Notre Seigneur, qui le représente corporellement, renouvelle en ceux qui la regardent le désir de louange et d'adoration à son égard; celui qui se prosterne devant elle le fait évidemment en signe de vénération pour Celui qui y est représenté, et non pas pour une image qui est peinte sur les murs par des mains humaines (46).

Les théologiens coptes contemporains ne disent pas autre chose: Il va de soi que toute marque d'honneur manifestée envers l'image ne s'adresse pas à celle-ci dans sa matérialité mais qu'elle est fondamentalement le signe de la rencontre intime avec le prototype qu'elle représente (47).

Le Père du Bourguet résume ainsi le culte adressé à l'icône: ni divinisation de l'art, ni superstition magique, mais culte symbolique et efficace qui s'enracine dans le mystère de l'Incarnation du Christ.

L'efficacité est en effet un aspect essentiel de la vénération de l'icône: d'innombrables textes anciens relatent des récits de miracles obtenus par une prière fervente devant l'icône (48).

Actuellement encore, l'iconographe copte Ashraf Georges Fayek, disciple égyptien d'Isaac Fanous, témoigne: j'avais peint une icône de la Nativité pour la mère d'une amie qui résidait au Danemark.

Elle était trop malade pour se rendre à l'église, elle avait donc suspendu l'icône au pied de son lit; elle disait qu'en la voyant là, elle sentait la présence du Saint Esprit.

Dans le registre supérieur de cette icône se trouve une étoile dont un rayon descend sur l'Enfant Jésus.

Mon amie me raconta qu'un jour, sa mère s'aperçut que l'étoile paraissait très brillante et que le rayon semblait traverser l'Enfant Jésus et arriver jusque sur son lit.

Lorsqu'elle m'a raconté cela, j'ai mieux compris l'importance de mon travail (49).

En Egypte, l'existence d'un art paléochrétien original ayant donné naissance à une pratique iconographique largement attestée confirme que les chrétiens d'Egypte ont tenu une place particulière dans la genèse de cet art, dans sa dimension artistique mais aussi cultuelle et spirituelle.

L'accusation d'iconoclasme longtemps portée par les Eglises chalcédoniennes contre les anciennes Eglises orientales est donc totalement erronée et devrait être définitivement abandonnée.

Nous avons vu également que ces traditions ne sont pas mortes et ne relèvent pas uniquement de l'histoire ancienne.

Le renouveau que connaît l'art iconographique copte sous l'inspiration d'Isaac Fanous, en qui le Révérend John Watson n'hésite pas à saluer l'un des plus grands iconographes chrétiens du monde, et un théologien orthodoxe de premier ordre (50), réintroduit l'Egypte dans le concert des peuples chrétiens disposant d'une tradition iconographique bien vivante ; le phénomène d'émigration qui touche actuellement l'Egypte a permis l'exportation de cet art sacré contemporain, très prisé dans les pays occidentaux d'émigration égyptienne; son rayonnement est grand et fonctionne comme un moyen d'évangélisation de large envergure.

D'autre part, le fait que des Occidentaux aillent étudier cet art en Egypte même révèle l'importance de ce renouveau pour le pays: pour une fois, les Egyptiens quittent le rôle d'assistés et deviennent des enseignants; ce renversement est salutaire, car il faut souligner que l'attitude souvent condescendante de l'Occident, détenteur officiel « de l'avoir, du savoir et du pouvoir », pèse parfois lourdement dans les pays du Proche-Orient.

Une collaboration est bien sûr souhaitable, telle que la conçoit par exemple Zuzana Skalova pour la formation en Egypte de spécialistes de la restauration des icônes (51), mais il ne faut pas perdre de vue le fait que l'art copte comme l'art éthiopien sont l'expression de chrétientés enracinées dans des Eglises qui ont respectivement deux mille et mille six cents ans d'histoire, et que c'est à ces Eglises qu'il appartient d'abord d'analyser, de commenter et de faire revivre leur propre patrimoine.

Le fait, pour une communauté chrétienne, de disposer d'une iconographie vivante et de qualité sur les plans artistique, théologique et spirituel est un signe de santé spirituelle, car c'est dans la mesure où cette Eglise est vraiment unie au Christ, présence vivante et efficace de Dieu sur la terre, qu'elle peut manifester Son visage et transmettre Son Esprit au monde à travers sa liturgie, son art et toute sa vie : elle devient alors elle-même « icône du Christ ».

Ashraf et Bernadette Sadek

Les auteurs: Ashraf Sadek est diacre de l'Eglise copte orthodoxe, égyptologue, et directeur de la revue Le Monde Copte. Son épouse Bernadette, universitaire, est rédacteur en chef de la revue Le Monde Copte.

Cet article est extrait d'une étude publiée par la revue Connaissance des Religions dans son hors-série sur l'Icône.


Notes

(1) Marguerite Rassart-Debergh, dans son article cité en note 1, donne un large panorama des diverses publications sur ce thème. (2) Voir, par exemple, l'ouvrage de Bérénice Geoffrey-Schneiter, Fayoum, éd. Assouline, 1998. (3) Pierre du Bourguet, Peintures chrétiennes, couleurs paléochrétiennes, coptes et byzantines, Famot, Genève, 1980, p. 219. (4) Idem, p. 235. (5) Deux thèses rédigées en anglais par des disciples anglo-saxons d'Isaac Fanous développent très en profondeur l'héritage pharaonique de l'art copte: Jacqueline Ann Ascott, Towards Contemporary Coptic Art, Le Caire, 1988 (trois tomes) et Stéphane René, Coptic Iconography, London, 1990; ces oeuvres ne sont pas publiées à ce jour; on peut en trouver des extraits dans Le Monde Copte, n° 19, 1991. Signalons aussi la parution, au printemps 2000, d'un numéro spécial du Monde Copte (n° 29-31), intitulé «L'Incarnation de la Lumière: le renouveau iconographique copte à travers l'oeuvre d'Isaac Fanous », à commander chez les auteurs, 11 bis rue Champollion, 87000 Limoges. (6) L'égyptologue Jean Yoyotte affirmait, lors d'un débat télévisé diffusé par «Forum-Planète» le 10 avril 1999, que le christianisme avait tué les représentations et institutions pharaoniques et que les Coptes n'étaient en aucune façon les héritiers de l'Égypte ancienne; de même, le spécialiste norvégien d'art copte Mat Immerseel récuse l'existence d'un art copte antérieur au ve siècle, le cantonne à trois siècles d'existence seulement, lui refuse toute filiation égyptienne et toute paternité concernant l'icône (M. Immerseel, «Coptic Art», dans Between Desert and City: The Coptic Orthodox Church Today, éd. Nelly van Doorn and Karl Vogt, Oslo, 1997, p. 273). (7) Art. cit., p. 283. (8) Voir les analyses de Milad Hanna, par exemple Les sept piliers de l'identité égyptienne (en arabe et anglais) ou L'Egypte à tous les Egyptiens, Le Caire, 1993 (en arabe). (9) Marguerite Rassart-Debergh, art. cité, p. 47. (10) Bérénice Geoffrey-Schneiter, op. cit., p. 16. (11) Père Georges Drobot, op. cit., p. 35. (12) Lire à ce sujet l'article du Père Antonious L. Henein, «Pour comprendre l'icône de saint Antoine le Grand», dans Le Monde Copte, n° 27/28, 1997, p. 295. (13) J. Ascott, op. cit., p. 27. (14) Cf. Egon Sendler, Les icônes byzantines de la Mère de Dieu, op. cit., pp. 165-168. (15) J. Ascott, op. cit., p. 30. (16) Voir par exemple l'article de Christian Cannuyer, «L'ancrage juif de la première Eglise d'Alexandrie», dans Le Monde Copte, n° 23, 1993, p. 21. (17) Sur Bagaouât, voir par exemple L. Manniche, L'art égyptien, Paris, 1994, p. 308. (18) Pour avoir un résumé plus détaillé sur les peintures murales égyptiennes, voir M. Rassart-Debergh, « Coptic mural painting », dans The Coptic Encyclopedia, Macmillan, 1991, vol. 6, p. 1872. (19) Linda Langen, «La peinture d'icônes en Egypte», dans Le Monde Copte, n° 18, 1990, pp. 11-12. (20) M. Rassart-Debergh, Le Monde Copte, n° 18, pp. 55-68. (21) Geste d'affection et de protection très courant à toutes les périodes de l'histoire pharaonique; il s'agit soit de divinités protégeant le roi (voir par exemple K. Michalowski, L'ari de l'Egypte ancienne, Mazenod, Paris, 1968, figures 208, 304, 365, 452, 514), soit de couples ou de parents avec leurs enfants (voir A. Sadek, «Aperçu général sur la femme dans l'Égypte ancienne», dans Le Monde Copte, n° 16, 1989, figures des pp. 3, 4, 7, 15, 17, 18). (22) P. du Bourguet, op. cit., p. 219; voir aussi Marie-Hélène Rutschowscaya, «Le Christ et l'abbé Ména», dans Le Monde Copte, n° 19, p. 35 et idem, Le Christ et l'abbé Ména, Le Louvre, Paris, 1998. (23) Voir les articles de Lucy-Anne Hunt et du Père Samuel el-Souriani dans Le Monde Copte, n° 18, pp. 71 à 78. (24) Cf. John Julius Norwich, Byzantinium, the Early Centuries, Viking, Londres, 1988, pp. 347-365, cité par J. Watson, art. cit. (25) Cf. Otto Meinardus, Christian Egypt: Faith and Life, pp. 19-22. (26) M.-H. Rutschowscaya, op. cit., p. 37. (27) Catalogue général du Musée copte, Paul van Moorsel éd., Supreme Council of Antiquities/Leiden University, Le Caire, 1994. (28) S. René, op. cit., p. 27. (29) Ibid., p. 26. (30) Par exemple Guirguis Lotfy Wassef, auteur d'une thèse intitulée Coptic Paintings and its Influence on Contemporary Egyptian Art, Faculté des Beaux Arts, Université d'Alexandrie, 1994. (31) J. Ascott, op. cit., p. 46. (32) E.L. Butcher, The Story of the Church of Egypt, London, 1897, vol. 2, p. 89. (33) Voir Linda Langen, art. cit., pp. 14-45, et Mat Immerzeel, art. cit., p. 279. (34) Mahmoud Zibawi, op. cit., pp. 98. (35) S. René, op. cit., pp. 2-3 et p. 80. (36) Mahmoud Zibawi, op. cit., p. 157. (37) Voir Claire Lalouette, L'art et la vie dans l'Egypte pharaonique, Paris, 1992, pp. 64-66. (38) P. du Bourguet, op. cit., p. 235. (39) S. René, op. cit., pp. 66-67. (40) Genèse 1,3. (41) Mt 5,14. (42) Bruno Duborgel, L'icône, art et pensée de l'invisible, C.I.É.R.E.C., Travaux LXXIII, Saint-Étienne, 1991, p. 89. (43) Mat Immerzeel, art. cit., p. 273; voir aussi l'affirmation d'un moine grec, citée par Ch. Chaillot, «La vénération des icônes dans les Églises orthodoxes orientales», dans Solidarité Orient, n° 200, Bruxelles, 1996, p. 5. (44) Voir Le Monde Copte, n° 19, pp. 93 à 113, ainsi que l'ouvrage de Christine Chaillot, Rôle des images et vénération des icônes dans les Eglises orthodoxes orientales, p. 61. (45) Fr. T. Malaty, op. cit., p. 298. (46) D'après Al-Mu'taman abu Ishaq al-Assal, Magmu'usul al-din (Somme des aspects de la religion), cité et traduit par Ugo Zanetti, dans Le Monde Copte, n° 19, p. 82. (47) Père Tadros Malaty, op. cit., p. 202. (48) Ch. Chaillot en cite plusieurs dans son ouvrage (cité n. 63); voir aussi Le Monde Copte (n° 19) et le Synaxaire copte. (49) A.G. Fayek, témoignage recueilli au Caire par les auteurs en avril 1999. (50) J. Watson, op. cit., pp. 41 et 45. (51) Voir Z. Skalova, «Les vicissitudes des icônes: problèmes de conservation en Égypte », dans Le Monde Copte, n° 19, p. 111.


POUR ALLER PLUS LOIN
Lire «L'Incarnation de la Lumière» par A. et B. Sadek, disponible auprès de la revue Le Monde Copte, 11 bis, rue Champollion, 87000 Limoges.

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

(SS Ignatius Aprem II)

Note:

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise

Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise

Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-

Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

CONFIER DES INTENTIONS DE

 

PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST

 

SIMPLE...

 

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères

 

humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le

 

"premier né d'une multitude de frères" et  à Son amour pour tous les hommes…

 

A  travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour

 

l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet

 

immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une

 

intention de prière en l'envoyant à l'adresse

 

suivante:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 06:45

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Mor Gregorius of Jerusalem, North Parur (+1671)

Jeudi, 27 avr. 2017

St. Gregorios Abdul’ Galeel,

Saint Gregorios Abdul Galeel, Syro-Orthodox Metropolitan of Jerusalem came to India in AD 1665 at the request of the Malankare Church to restore the Apostolic Tradition (through the Apostolic Succession) and to confirm the Local Church in the Apostolic Holy Faith.

He is very much revered by the "Christians of St. Thomas" because it was thanks to his untiring efforts that the ancient traditions of the Church of the Indies were revived and that through the ministry of His Eminence Joseph Mar Koorilose (MISC) , Then the missionary impulse of the Malankare Orthodox Church, that our Syro-Orthodox Local Church in the Francophonie was consolidated in the Apostolic Tradition (by the Apostolic Succession) and confirmed the Holy Faith received from the Apostles.

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Saint Gregorios Abdul Galeel, Métropolite Syro-Orthodoxe de Jérusalem vint en Inde en AD.1665 à la demande de l'Eglise Malankare pour rétablir la Tradition Apostolique (Par la Succession Apostolique) et confirmer l'Eglise Locale dans la Sainte Foi Apostolique .

Il est ici très vénéré par les "Chrétiens de Saint Thomas" puisque c'est grâce à  ses efforts infatigables que furent revivifiées les Traditions anciennes de l'Eglise des Indes et que, à travers le ministère de Son Eminence Joseph Mar Koorilose (MISC), puis l'élan missionnaire de l'Eglise Malankare Orthodoxe, que notre Eglise Locale Syro-Orthodoxe en Francophonie fut confortée dans la Tradition Apostolique (Par la Succession Apostolique) et confirmée la Sainte Foi  reçue des Apôtres .

--------

St. Gregorios Abdul Galeel, Metropolitan siro-ortodoxo de Jerusalém veio para a Índia na demanda AD.1665 Malankara Igreja para restaurar a Tradição Apostólica (pela sucessão apostólica) e confirme a Igreja local na Fé Apostólica.

Aqui é altamente reverenciado pelos "cristãos de São Tomé", pois é graças aos seus esforços incansáveis foram reavivadas antigas tradições da Igreja da Índia e, através do ministério de Sua Eminência Joseph março Koorilose (MISC) ea expansão missionária da Malankara Orthodox Church.

Assim, nosso local Igreja Siro-Ortodoxo para a "Francofonia" foi confirmado na Tradição Apostólica (pela sucessão apostólica) e confirmou a recebeu Fé Santos Apóstolos.

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Evening
St. John15: 12 – 21, 16: 1 -3
Morning
St. Mark 10: 28 – 31
Before Holy Qurbana
Genesis19: 15 – 23
Job 1:12 – 22
Isaiah38: 1 – 8
Holy Qurbana
Acts27 : 9 – 2 6
Hebrews10: 33- 11: 7
St. Matthew 10: 34 – 42

-------------------

Soir
St. John15: 12-21, 16: 1 -3
Matin
Saint Marc 10: 28 - 31
Avant le saint Qurbana
Genèse 19: 15-23
Job 1:12 - 22
Ésaïe 38: 1 à 8
Saint Qurbana
Actes 27: 9 - 2 6
Hébreux10: 33-11: 7
Saint Matthieu 10: 34 - 42

 

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8.

Mon bien-aimé : je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, par son avènement et son royaume : 
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction. 
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant, 
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. 
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère. 
Quant à moi, je suis déjà offert en sacrifice, et le moment de mon départ approche. 
J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi : 
désormais m'est réservée la couronne de la justice, que m'accordera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront chéri son apparition. 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. 
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée. 
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. 
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire. 
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli. 
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux. 

 




Par Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Catéchèses baptismales 4, 18-21 33, SC 50, 192-193 199 (Catena Aurea) 

 

Être lumière

 

Nous avons revêtu le Christ une fois pour toutes, et nous sommes devenus dignes de l'avoir comme hôte.

Si nous le voulons, nous pourrons donc, sans dire un seul mot, en menant simplement une vie parfaite, révéler à tous la puissance qui habite en nous.

C'est bien de cela que parle le Christ, quand il dit :

"Que votre lumière brille devant les hommes" :

alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux (Mt 5,16).

Cette lumière n'atteint pas les sens corporels, mais elle illumine l'âme et l'esprit de ceux qui la voient ; elle dissipe les ténèbres du mal et dispose tous ceux qui la reçoivent à briller de leur propre lumière et à prendre la vertu pour modèle. 

"Que votre lumière brille devant les hommes". Le Christ dit justement devant les hommes.

Il veut dire:

"Que votre lumière soit si vive qu'elle vous éclaire et brille également devant les hommes, car ils ont besoin de son aide !"

La lumière naturelle permet de chasser les ténèbres pour voir le chemin à parcourir et aller droit devant soi sur une route ordinaire.

Il en est de même pour la lumière spirituelle provenant d'une conduite exemplaire :

elle éclaire ceux qui ont les yeux de leur esprit obscurcis par l'erreur et qui sont incapables d'apercevoir nettement le chemin de la vertu ; elle ôte la chassie des yeux de leur intelligence ; elle les met sur la bonne voie et leur permet de suivre désormais le chemin de la vertu. 

Alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

Autrement dit :

que votre vertu, que la discipline rigoureuse de votre conduite et de votre pratique des bonnes œuvres éveillent en ceux qui vous voient le désir de glorifier le Maître universel.

Que chacun de vous ait à cœur, je vous en prie, de mener une vie si parfaite qu'elle entraîne tous ceux qui la voient à chanter la louange du Maître. 

Par votre conduite exemplaire, attirez sur vous la grâce de l'Esprit, si bien que vous deviendrez inexpugnables.

Ainsi l'Église se réjouira et exultera de votre progrès ; notre Maître à tous sera glorifié et tous nous deviendrons dignes du Royaume des cieux, par la grâce, la miséricorde et l'amour du Fils unique de Dieu, notre Seigneur Jésus Christ, à qui soient, avec le Père et le Saint-Esprit, gloire, puissance, honneur, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Amen.

____________

LE DIEU MEDECIN...

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Les saintes Écritures, les oeuvres des Pères de l'Église antique, et les textes liturgiques de l'Église, tous attestent que l'Église antique n'enseignait pas que l'Incarnation du Christ était destinée à être une propiation de la justice divine, c'est-à-dire à l'apaiser. Au contraire, le Christ est venu comme un médecin, avec l'intention d'apporter la guérison à l'humanité déchue. L'Incarnation du Christ a amené toute la nature humaine à sa divine Nature, pour une guérison. Sa médecine spirituelle apporte la guérison, enlève la souillure du péché qui avait introduit la mort dans le cosmos, et rend tout à la plénitude.

 

Cette condescendance de Dieu, assumant notre chair humaine, et nous adjoignant sa divinité, ne saurait se voir en termes légalistes, mais doit être comprise d'un point de vue médical. Nous sommes malades. Notre péché n'est pas une question de loi, mais de maladie. Dans notre état déchu, nous avons quitté la communion avec Dieu, et la mort du Christ sur la croix n'a pas été accomplie parce que le Père aurait exigé du sang, mais parce qu'Il désire nous guérir, et restaurer la vie pour ses créatures qui avions hérité la mort de notre ancêtre déchu, Adam. Le fait que le Christ aie assumé notre nature humaine a rendu le traitement curatif possible.

 

Le Seigneur Jésus a fondé son Église pour être l'hôpital de l'âme, et c'est entre ses murs que nous recevons le remède qui nous mène à la guérison dont nous avons besoin. Dieu ne désire pas la souffrance, ni même notre sang, mais uniquement que nous soyons restaurés à l'image qu'Il avait voulue pour nous. Ce Père aimant n'est pas un procureur, mais notre médecin.

 

(Hiéromoine Tryphon, Monastère du Sauveur Tout-Miséricordieux, Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières.

Emprunté au site http://stmaterne.blogspot.com/)

 

SAINT(S) DU JOUR:

 

April 27th it's the commemoration of thedukhrono of

Mor Gregorios of Jerusalem

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(+1671) 

according to the Liturgical Calendar of the Malankara  Syrian Orthodox Church.

St. Gregorios Abdul’ Galeel, the Syrian Orthodox Metropolitan of Jerusalem who came to India in AD.1665 on the request of the Malankara Church to reinstate the Holy Apostolic faith here, is remembered by the local Syriac Christian community with great veneration. It was his untiring efforts that helped to revive the ancient faith and traditions of the Malankara Syrian Christian Church.

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During the 16th and 17th Centuries, the Malankara Jacobite Syrian Church was subjected to different kinds of religious persecution and suppression from external forces. In that period, first the Nestorians through their emissaries, and later the Catholic Church with the help of Portuguese, established their foothold in Malankara. In 1653, Patriarch Mor Ahatullah who was on his way to Malankara was murdered by the Portuguese navy and drowned in the Arabian Sea. The desperate Malankara church leadership appealed to the Patriarchate for immediate help. To discuss the serious situation, the Patriarch of Antioch summoned an Episcopal Synod and decided to send his delegate to protect the interests of the Syriac church in Malankara. The mission was boldly undertaken by Archbishop Mor Gregorios of Jerusalem.

On 27th April, 1681 A.D. (M.E. 857 Medom 14th, Friday), Mor Gregorios was called to eternal rest and entombed in the North Paravur Church. The sacred tomb of the saintly father has subsequently became a Holy Place for the Syriac Christians.

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Thousands of Pilgrims visit the tomb every year seeking his intercession. 

 

Histoire du christianisme au Malabar / Kerala/ Malankar

L'implantation du christianisme en Inde

 
Église orthodoxe de Fort Cochin.

La tradition des chrétiens du Kérala transmet que l'apôtre Thomas serait arrivé par la mer (vers 52) et aurait débarqué à Muziris sur la côte de Malabar (aujourd'hui Cranganore)6. L'existence de chrétiens en Inde, évangélisés par Thomas et l'apôtre Barthélemy, est attestée dès le milieu du iie siècle par le voyage qu'y fit Pantène d'Alexandrie à la demande de Démétrios, évêque d'Alexandrie, « qui en avait été prié par des ambassadeurs de ce peuple7. » Pantène en serait revenu avec un exemplaire de l'évangile que Matthieu avait écrit en langue hébraïque et qui semble n'avoir contenu que des paroles de Jésus7.

Cette ancienne Église de Malabar était sous la juridiction du catholicosat de Séleucie-Ctésiphon (Église de l'Orient) qui dépendait du « patriarcat d'Antioche et de tout l'Orient » avant qu'il ne s'en sépare en adoptant tardivement le nestorianisme, doctrine défendue par Nestorius, ancien patriarche de Constantinople, jugée hérétique parce que séparant trop nature humaine et divine en Christ. C'est donc ce catholicosat de Séleucie-Ctésiphon qui, sur l'ordre d'Antioche en raison des difficultés politiques qui séparaient la famille syro-antiochienne entre les deux juridictions impériales romaine et perse, lui envoya dès les premiers temps des évêques pour ordonner des diacres et des prêtres.

Après le schisme nestorien qui brisa l'unité de l'Église syrienne, l'Église de Malabar en connut les conséquences par l'installation d'une double hiérarchie :

  • Syriaque occidentale pour les orthodoxes antiochiens célébrant selon les Livres de la liturgie syro-occidentale (Églises des trois Grands Conciles œcuméniques : Éphèse, Nicée, Constantinople), d'une part ;
  • Syriaque orientale (assyro-chaldéenne appartenant désormais aux Églises dites « des deux conciles » par leur refus tardif, à la suite de Nestorius, des conclusions du concile d'Éphèse), célébrant selon les Livres conformes à la liturgie syro-orientale.

Ces deux juridictions célèbrent, pour leurs liturgies, selon deux variantes (occidentale ou orientale) d'une même langue : le syriaque, un des dialectes de l'araméen, la langue parlée par le Christ. Le chef de l'Église locale, qui avait une grande autonomie, était un métropolite de l'Église de l'Orient depuis au moins le viiie siècle. Il occupait la dixième place dans la hiérarchie de l'Église et portait le titre de Métropolite de toute l'Inde. Mais comme les métropolites ne parlaient généralement pas la langue locale, le pouvoir était en fait entre les mains d'un prêtre indien qui portait le titre d'Archidiacre et Porte de toute l'Inde. C'était lui le véritable chef civil et religieux de la communauté. Cette situation dura jusqu'à l'arrivée des Portugais au début du xvie siècle.

La domination portugaise

Les premiers contacts avec les Portugais au début du xvie siècle se passèrent sans heurts. Vasco de Gama puis de Cabral s'assurèrent de l'estime du roi hindou de Cochin, de manière que toute la contrée passât sous le contrôle des Portugais, qui firent pression sur l’Église locale appelée Syro-malankare pour une union avec Rome et par ces nombreuses pressions, semèrent trouble et division au sein de ces chrétientés atypiques. Il s’agissait, selon eux, de « ramener » ces chrétiens jugés « séparés », et qui plus est peut-être « hérétiques », au sein de l’Église catholique-romaine.

En juin 1599, l’archevêque portugais de Goa, Alexis de Menendez, convoquait l'assemblée générale, qualifiée plus tard de synode de Diamper, afin de décider de cette union. C'est l'origine de l'actuelle Église catholique syro-malabare. Les chrétiens du Malankar (ou Malabar) contraints d’accepter cette « romanisation », y perdirent leur autonomie structurelle et supportèrent une rupture en matière liturgique du fait d'une latinisation des usages8. Les chrétiens de saint Thomas furent placés de force sous la juridiction de l'Église de Rome. Ils dépendraient dès lors d’un diocèse suffragant de Goa, le diocèse Angamali gouverné par des évêques latins et jésuites. Un jésuite, Francisco Roz, fut nommé évêque, qui latinisa fortement le rite (avec des emprunts au rite de Braga9).

Les livres sacrés de l'ancienne Église malabare ainsi que d’antiques manuscrits liturgiques seront brûlés, sur l'ordre de l’archevêque de Menendez8, œuvre poursuivie par ses successeurs.

  • 1651, à la suite d'une solution de continuité dans la succession épiscopale et sur la demande de L'Église Syrienne du Malankar, trois évêques furent envoyés par le Patriarcat Syro-Orthodoxe d'Antioche. Il s'agissait de Mar Basselios Sakralla, Mar Gregorios de Jérusalem et Mar Ivanios. Bien que ces trois évêques vinssent avec le consentement de Mar Thomas V (évêque autoproclamé sans Service d'Ordination à la suite du décès de son prédécesseur Mar Thomas,métropolite défunt de l'Église Syrienne du Malankar), celui-ci refusa de coopérer avec la délégation patriarcale et prétendit, en 1761 "consacrer" son propre neveu pour lui succéder sous le nom de "Mar Thomas VI", bravant la présence de la délégation patriarcale venue précisément au Kerala pour y rétablir une hiérarchie épiscopale valide et canonique. Ceci suscita une révolte chez les prêtres et fidèles de l'Église du Malankar. En 1765 "Mar Thomas V" décède laissant son neveu pour lui succéder quoique n'étant pas véritablement évêque !

De tels faits obligèrent les Métropolites de la délégation Patriarcale unis à la majeure partie du clergé et du peuple de l'Église Syrienne Malankare à trouver un chef spirituel stable qui puisse être véritablement Métropolite de cette Église locale Syrienne du Malankare. Leur choix se porta sur le Ramban Kattamangattu Abraham qui, après sa consécration prit le nom de Mar Koorilose.

  • Mar Gregorios de Jérusalem consacre le Ramban Kattumangattu Abraham comme Métropolite de l'Église Syrienne du Malankar avec le titre de Mar Koorilose.

Cependant "Mar Thomas VI ne l'entendit pas ainsi et conduisit une véritable guerre contre le nouveau Métropolite qui, de persécutions en persécutions dut fuir, autant pour sauver sa vie que par esprit pacifique vers les forêts de Thevanal (où il fonda, avec son frère, un petit monastère en l'honneur de st Bahanan. Il y vécurent de 1767 à 1771), mais le temps passait et le vieux Métropolite Mar Gregorios vieillissait et se fatiguait, il n'avait certes pas consacré un Métropolite pour qu'il vécut en reclus dans la prière et la pénitence, se contentant de traduire des textes patristiques et liturgiques du Syriaque originel à la langue du peuple! "Mar Thomas VI" saisissant l'opportunité de cette situation qu'il avait lui-même créée s'agenouilla aux pieds du vieux Métropolite et, simulant le repentir pour ses désobéissances passées, en obtint l'absolution ainsi que, par une nouvelle "imposition des mains", la reconsécration épiscopale.

  • Mar Gregorios de Jérusalem re-consacre donc Mar Thomas VI sous le nom de Mar Dionysius.

Nous étions donc, dès lors, en présence de deux Métropolites pour le seul Siège d'une même Église Syrienne du Malankare. C'est alors que, après bien des tribulations, par esprit pacifique, Mar Koorilose quitta la Juridiction territoriale du Rajah de Cochin pour rejoindre celle, à Anjor- Thozhiyoor, d'un minuscule Royaume placé sous la suzeraineté britannique. Il était désormais à l'abri des intrigues de son adversaire.

  • Ainsi naquit le développement, en parallèle à celui de l'Église malankare orthodoxe, de l'Église Syrienne du Malabar (à laquelle le qualificatif "d'Indépendante" ne sera adjoint qu'en 1863 par un jugement Civil rendu par la Haute Cour qui tranchait à propos d'un différend opposant les deux Églises Syriaque Patriarcale dite "jacobite" et Syrienne du Malankare dans leurs prétentions à se disputer la consécration du Métropolite de Thozhiyoor).

Urgence élections,

 Prière pour la France:

MAESTRO DE CESI CRISTO CON SU MADRE 1308:

Je vous propose la prière suivante pour notre Pays:


Seigneur Jésus, Ô Christ notre Dieu, Vous qui êtes venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver; Vous qui êtes monté librement sur la Croix pour tous les humains;
Vous qui, dans Votre amour ineffable et Vôtre indicible compassion, veillez au bien et au libre salut de chacun;
Vous qui êtes invisiblement présent dans ce monde qui Vous appartient et dans notre pays par le Corps de Votre sainte Eglise, acceptez les prières de supplication et de louange que nous Vous adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.


Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France :

Eclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple.


A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous.


Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon.


Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple.


Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

_______________

 

Saint Michael and the Dragon in an initial Q by an Unkown master German, Würzburg, about 1240-50:

Urgence élections :

 Prière pour la France à saint Michel

 

Saint Michel, grand Prince de la milice céleste, établi par la Providence divine le protecteur spécial de la France, souvenez-vous que vous l’avez faite grande entre toutes les nations, que vous l’avez établie sentinelle de la foi et soldat de Dieu dans le monde. Glorieux Archange, vous que nos rois ont autrefois proclamé patron de la France, protégez-nous contre tous nos ennemis ; nous vous conjurons de nous placer tous sous votre impénétrable protection. Protégez toujours l’Eglise et la France ! Obtenez-lui un prompt et sincère retour à l’antique foi, source de sa force et de sa grandeur. Éclairez les incrédules, rassurez les timides, fortifiez les faibles, encouragez les bons, secourez-nous tous et rendez-nous meilleurs et plus chrétiens. Amîn.

En-tête

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Mor Philipose-Mariam, 

Aujourd'hui, jeudi 27 Avril, nous prions pour la réduction des inégalités.
 
Pour commencer, je partirai de deux textes décisifs de la Bible :
 

« Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse ». (Galates 3:27-29) 
 
« Dans les premiers jours de l’Église, les frères étaient fidèles à écouter l’enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs ; beaucoup de prodiges et de signes s’accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun » (Actes 2:42-45).
 
La lutte contre les inégalités et contre toute forme de discrimination se trouve au cœur du message évangélique. Elle est aussi au cœur des valeurs républicaines (souvent inspirées, dans leurs idéaux, d'un tel message, même si la République a parfois bien des difficultés à reconnaître sa dette historique à l'égard du christianisme). La « passion de l'égalité », comme le disait aussi Tocqueville, est également au cœur de la démocratie et de ses exigences. Pourtant, toute la difficulté est de parvenir à concilier ce souci d'égalité sans sacrifier la liberté, et sans non plus tomber dans l'envie et la jalousie, qui sont souvent l'envers néfaste de cette « passion de l'égalité » quand la moindre différence salariale, même justifiée, finit par devenir insupportable.

La déclaration des droits de l'homme affirme que tous les hommes sont égaux en droit (c'est l'égalité civique et juridique de tous devant la loi), mais elle n'affirme aucunement que tous doivent l'être en fait, et ce n'est pas un hasard si les régimes dits « égalitaristes » (qui ont voulu réaliser parfaitement cette égalitéen fait) ont tous sombré dans la terreur, en devenant liberticides.

La Bible nous donne les raisons de cette difficile « mise en pratique de l'égalité » et de son potentiel conflit avec la liberté : il n'y a, en effet, qu'en Christ, c'est-à-dire moyennant la régénération (la nouvelle naissance), que cette égalité est réellement vivable. En dehors de Christ, il ne peut y avoir, du fait de la corruption de l'homme naturel, que des rapports de domination et d'exploitation. Ce n'est donc pas forcément un hasard si les régimes qui ont voulu réaliser l'égalité en dehors de Christ ont bien souvent réintroduits tous les privilèges dont ces régimes prétendaient pourtant s'affranchir.
 
Ce constat ne doit cependant pas nous amener à renoncer à lutter pour la justice sociale. Bien au contraire, à l'image des premiers chrétiens, nous devons manifester une solidarité en acte vis-à-vis de nos frères et sœurs qui sont dans la détresse. Et nous devons lutter aussi inlassablement pour plus de justice sociale et contre toutes les formes de discriminations, tout en ayant conscience que toutes les inégalités ne sont pas forcément injustes, puisque spontanément, nous estimons juste que celui qui travaille durement gagne plus que celui qui est paresseux et vit dans l'oisiveté (« que celui qui ne travaille pas,disait Paul à ce sujet aux chrétiens de Corinthe tentés de se laisser vivre, qu'il ne mange pas non plus ») : ainsi, ne pouvant espérer parvenir, dès ici bas, à une parfaite égalité entre tous les hommes (puisque la corruption du genre humain rend cet idéal impraticable), il est de notre devoir de chrétien de lutter contre les inégalités injustes, celles qui proviennent du milieu social de naissance notamment, afin de parvenir à une « égalité équitable des chances », plus qu'à un éga-litarisme de fait, dont on peut penser qu'il est une utopie mortifère dès lors qu'on cherche à le réaliser en dehors de Christ.

 

Le concept « d'égalité équitable des chances », qui n'exclut pas que l'on puisse donner plus de moyens, au départ de la course, à ceux qui partent avec un certain handicap (qui peut être social, physique ou moral), constitue la traduction, dans nos sociétés démocratiques, de l'exigence de justice chrétienne, et c'est pourquoi la lutte pour la réduction des inégalités est bien d'abord la lutte contre tous les facteurs « discriminants » qui empêchent uneégalité équitable des chances entre tous. En cherchant à réduire les inégalités, il ne s'agit donc pas, on le voit, de supprimer toutes les inégalités (car la réduction des inégalités n'est pas une fin en soi, et la situation des plus pauvres est parfois plus enviable dans une société partiellement inégalitaire que dans une société où tous seraient égaux dans la pauvreté), mais il s'agit surtout de faire en sorte que chacun puisse obtenir le juste salaire de ses efforts, que les écarts scandaleux de richesse qui séparent les plus riches des plus pauvres (et qui ne doivent souvent rien au mérite tant le hasard et le facteur chance jouent un rôle prépondérant !) puissent être réduits au maximum, et que les plus pauvres puissent être assurés que la société, grâce à la solidarité sociale, ne les laissera pas dans une situation telle qu'elle serait contraire à l'image que nous nous faisons de la dignité humaine.    
   
Prions pour que nos sociétés soient toujours attentives pour lutter contre les discriminations dont peuvent être victimes certaines personnes du simple fait de leur sexe, de leur ethnie ou de leur origine sociale, etc...

 
Prions pour que l'écart entre les plus riches et les plus pauvres puissent se réduire, de façon à ce que la répartition des richesses dans la société soit la plus équitable possible. 
 
Prions pour que l'école puisse permettre, sans renoncer à ses exigences élitistes, à un maximum d'élèves venant de milieux défavorisés d'accéder grâce à elle à des postes à haute responsabilité sans léser l'exigence d'une juste égalité des chances
 
Prions pour que les chrétiens, à l'image des premières communautés chrétiennes, puissent garder le souci de leurs membres les plus défavorisés, notamment en pratiquant une charité active à l'égard de leurs frères et sœurs dans la détresse et le dénuement, et que cette solidarité puisse aussi s'étendre au genre humain quand certaines personnes sont victimes d'injustices sociales ou frappées par des catastrophes naturelles. 
 En Jésus, Amen. 


Charles-Eric de St Germain
Philosophe et auteur

Par Saint Grégoire de Narek

(v. 944-v. 1010), moine et poète arménien 
Le Livre de prières, n°66 (trad. SC 78, p. 411 rev.) 

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« Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage »

 

Dieu miséricordieux, très compatissant, ami des hommes (Sg 1,6)..., lorsque tu parles, rien n'est impossible, même ce qui paraît impossible à notre esprit : c'est toi qui donnes un fruit savoureux en échange des dures épines de cette vie... 

Seigneur Christ, souffle de nos narines (Lm 4,20) et splendeur de notre beauté..., lumière et donateur de la lumière, tu ne prends pas plaisir au mal, tu ne veux la perdition de personne, tu ne souhaites jamais la mort (Ez 18,32). Tu n'es pas agité par le trouble, ni assujetti à la colère ; tu n'es pas intermittent en ton amour, ni changeant en ta compassion ; tu ne varies jamais dans ta bonté. Tu ne tournes pas le dos, tu ne détournes pas la face, mais tu es totalement lumière et volonté de salut. Quand tu veux pardonner, tu le peux ; quand tu veux guérir, tu es puissant ; quand tu veux vivifier, tu en es capable ; quand tu veux accorder ta grâce, tu es généreux ; quand tu veux rendre à la santé, tu es habile... Quand tu veux rénover tu es créateur ; quand tu veux ressusciter, tu es Dieu... Quand, avant même que nous le demandions, tu veux étendre la main, tu ne manques de rien... Si tu veux m'affermir, moi qui suis ébranlé, tu es rocher ; si tu veux me donner à boire, à moi l'assoiffé, tu es source ; si tu veux révéler ce qui est caché, tu es lumière... 

Toi qui pour mon salut as combattu avec force..., tu as pris sur ton corps innocent toute la souffrance des châtiments que nous avions mérités, afin que, en devenant exemple, tu manifestes en acte la compassion que tu nous portes.

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ,à l'intérieur et à l'exterieur de notre Tradition Syro- Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

 

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Cimabue:

Je crois en l'Église Une... (A.S. Khomiakov 4/12)

 
III – L'Église sur terre

Depuis la Création du monde, l'Église terrestre a été de manière ininterrompue sur terre, et continuera de l'être jusqu'à l'accomplissement de toutes les oeuvres de Dieu, selon la promesse que Dieu Lui-même lui a faite. Ses caractéristiques sont : la sainteté intérieure, qui ne permet pas le moindre mélange avec l'erreur, car l'Esprit de vérité vit en elle; et l'immuabilité extérieure, car immuable est son Protecteur et Chef, le Christ.

Toutes les caractéristiques de l'Église, qu'elles soient internes ou externes, ne sont reconnues que par elle-même, et par ceux que la grâce appelle à en être membres. En effet, pour ceux qui lui sont étrangers, et ne sont pas appelés à elle, ces caractéristiques sont incompréhensibles; car pour des gens comme ces derniers, le changement extérieur du rite semble être un changement de l'Esprit lui-même, qui est glorifié dans le rite (comme, par exemple, dans la transition de l'Église de l'Ancien Testament à celle du Nouveau Testament, ou dans le changement de rites ecclésiastiques et ordonances depuis les temps Apostoliques). L'Église et ses membres connaissent, par la connaissance intérieure de la Foi, l'unité et l'immuabilité de leur esprit, Qui est l'Esprit de Dieu. Mais ceux qui sont au dehors et ne sont pas appelés à en faire partie, ils voient et connaissent les changements à un rite externe par une connaissance extérieure,  qui n’atteint pas l’intérieur, de même que l'immuabilité de Dieu leur paraît changée dans les changements de Sa création. Dès lors, l'Église n'a pas pu ni n'aurait pu changer ou être confuse, ni n'aurait pu chuter, car dès lors elle aurait été privée de l'Esprit de vérité. Il est impossible qu'il aie pu avoir un moment où elle aurait pu avoir accepté l'erreur en son sein, ou un temps où le laïcat, le clergé et les évêques se seraient soumis à des instructions ou des enseignements en contradiction avec les enseignements et l'Esprit du Christ. Celui qui prétendrait qu'un tel affaiblissement de l'Esprit du Christ pourrait être possible en elle ne connait rien à l'Église, et prouve par là qu'il lui est étranger. De plus, une révolte partielle contre de fausses doctrines, en même temps que la conservation ou l'acceptation d'autres fausses doctrines, ni ne sont ni ne pourraient être l'oeuvre de l'Église; car en elle, selon sa véritable essence, il doit toujours y avoir eu des prédicateurs et enseignants et martyrs confessant non pas la vérité partielle mèlée à l'erreur, mais la vérité pleine et inaltérée. L'Église ne connait rien de la vérité partielle et de l'erreur partielle, mais uniquement l'entièreté de la vérité sans mélange avec de l'erreur. Et celui qui vit au sein de l'Église ne se soumet pas à de faux enseignements ni ne reçoit de Sacrements d'un faux enseignant; le sachant dans l'erreur, il ne voudra pas suivre ses faux rites. Et l'Église elle-même ne se trompe pas, car elle est vérité, elle est incapable de fourberie ou de lâcheté, car elle est sainte. Et bien entendu, l'Église, par son immuabilité même, ne reconnaît pas comme erreur ce qu'elle a auparavant reconnu comme vérité; et ayant proclamé dans un Concile Général et par consentement unanime, qu'il est possible pour n'importe qui, laïc, ou évêque ou patriarche (1) de se tromper dans son enseignement, elle ne peut pas reconnaître que tel laïc ou évêque ou patriarche ou un de leur successeur serait incapable de tomber dans l'erreur d'enseignement; ou qu'il serait préservé de s'en éloigner par une grâce spéciale. Par quoi donc est-ce que la terre pourrait être sanctifiée, si l'Église venait à perdre sa sainteté? Et où y serait la vérité, si ses jugements de demain devaient être contraires à ceux d'aujourd'hui? Au sein de l'Église, c'est-à-dire, au sein de ses membres, des fausses doctrines peuvent être engendrées, mais alors les membres infectés en sortent, constituant un schisme ou une hérésie, et ne souillant plus la sainteté de l'Église.

(1) Comme par exemple ce pape de Rome, Honorius, dont l'enseignement fut condamné au 6ème Concile Oecuménique.

"L'Église est Une"
par Alexei Stepanovich Khomiakov (1804-1860)

Les Songes dans la Sainte Bible...

Le Songe de Jacob, où ce dernier rêve d’une échelle dressée vers le ciel. Peinture de Nicolas Dipre, début du XVI,  siècle.

Le Songe de Jacob, où ce dernier rêve d’une échelle dressée vers le ciel. Peinture de Nicolas Dipre, début du XVI, siècle.

Bien avant la « découverte » de l’inconscient par Freud, les auteurs de la Bible ont rapporté des rêves et tenté de les interpréter.

Quelle place les songes occupent-ils dans l’Ancien Testament ?

Plusieurs passages dans l’Ancien Testament rapportent des rêves. Parfois, ils sont faciles à déchiffrer, donnant des indications précieuses à celui qui les reçoit. Le roi Abimélec entend en songe qu’il « ne doit pas prendre Sarah car elle est mariée à Abraham » (Gn 20,3).

Rêvant d’« une échelle dressée entre terre et ciel » (Gn 28,12), ­Jacob comprend que « Dieu est avec lui et ne l’abandonnera pas ». Et son beau-père Laban est informé qu’il ne doit pas poursuivre Jacob qui s’est enfui de chez lui (Gn 31,24). C’est encore le cas pour le roi Salomon qui, lors d’une nuit à Gabaôn, entend Dieu lui dire : « Demande ce que je dois te donner » (1 R 3,5).

Plus souvent, ces rêves sont obscurs et doivent être interprétés par des devins. Le roi babylonien Nabuchodonosor, troublé par son rêve d’« une statue de bronze aux pieds d’argile » (Dn 2,34), commence par faire venir ses mages. Mais c’est finalement le Juif Daniel qui lui expliquera ce songe : « Il y a un Dieu dans le ciel qui révèle les mystères et qui fait connaître au roi ce qui doit arriver à la fin des jours » (Dn 2,28).

En effet, pour les auteurs de l’Ancien Testament, « Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre ; Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil ; Il leur donne des avertissements pour les détourner du mal et les préserver de l’orgueil » (Jb 33, 14). Et lorsque Dieu parle par songe, celui qui s’avère capable d’en comprendre le message révèle qu’il a un destin particulier. Parce qu’il sait interpréter les rêves de l’échanson et du panetier du roi d’Égypte lorsqu’il est avec eux en prison (Gn 40,5), Joseph sera sollicité pour éclairer Pharaon à propos « des sept vaches grasses et des sept vaches maigres » (Gn 41,7-26), puis nommé premier ministre d’Égypte.

Et dans le Nouveau Testament ?

Les rêves indiquent souvent la conduite à tenir. C’est particulièrement vrai chez l’évangéliste Matthieu qui souligne comment l’homme fidèle, dont le désir est ajusté à Dieu, est guidé par Lui à travers des songes.

Ainsi Joseph, fiancé de ­Marie, à qui « un ange du Seigneur apparaît en songe » comprend qu’il ne doit pas répudier sa fiancée enceinte (Mt 1,20), puis est averti en songe que le danger est écarté et qu’il peut « rentrer d’Égypte en Galilée » (Mt 2,22).

C’est en rêve également que les trois rois mages découvrent les intentions criminelles du roi Hérode (Mt 2,12). Et après un rêve, la femme de Pilate conseille à son mari « pendant qu’il est au tribunal », de ne pas condamner « ce juste » (Mt 27,19). Après la résurrection du Christ, les songes et visions des apôtres leur apparaissent comme une action de l’Esprit Saint.

Ainsi, Pierre comprend, par un rêve, que Dieu fait bon accueil aux païens et qu’il peut donc accueillir et baptiser le centurion païen Corneille (Ac 10,17). De même, Paul qui, ayant vu un Macédonien en rêve, décide de « passer en Macédoine » (Ac 16,9).

Qui sont ceux qui reçoivent ces songes dans la Bible ?

Dans l’Ancien Testament, les sages et les prophètes étaient reconnus comme tels au fait qu’ils savaient interpréter les visions qui leur étaient rapportées. En écoutant discrètement le rêve d’un ennemi à propos d’« une galette d’orge qui roule et renverse une tente » (Jg 7,13), Gédéon est certain de la victoire des Hébreux sur les Madianites.

C’est aussi parce que Dieu leur parlait au travers de songes, que les prophètes se faisaient identifier par le peuple. « Lorsqu’il y aura parmi vous un prophète, c’est dans une vision que moi, l’Éternel, je me révélerai à lui, c’est dans un songe que je lui parlerai » (Nb 12,6). Par ses sombres visions de « quatre bêtes énormes » (Dn 7,2) puis d’« un bélier et d’un bouc » (Dn 8,3), Daniel comprend, avec l’aide de l’ange Gabriel, que ces visions annoncent les épreuves à venir pour le peuple d’Israël, alors sous le joug de l’empereur ­Darius.

Mais certains profitaient de la crédulité du peuple pour se prétendre prophètes à tort. D’où les mises en garde énoncées dans le code deutéronomique : « C’est Dieu que vous suivrez (…) ; si des faiseurs de songes prêchent la rébellion contre Dieu, il ne faut pas les écouter » (Dt 13,5). De même, le prophète ­Zacharie met en garde contre « les idoles qui prédisent la fausseté, les devins qui voient du mensonge et les songes qui débitent l’illusion » (Za 10,2). « J’ai entendu les prophètes qui prophétisent en mon nom le mensonge en disant :“J’ai eu un songe ! J’ai eu un songe !” Jusqu’à quand y aura-t-il des gens qui prophétisent le mensonge et annoncent l’imposture de leur cœur ? », s’insurge aussi Jérémie à propos de ces faux devins qui « s’ingénient à faire oublier Dieu au profit de Baal » (Jr 23,25) ou qui « égarent par leurs songes mensongers » (Jr 29,8).

Aujourd’hui, comment la psychanalyse comprend-elle ces songes dans la Bible ?

Certains peuvent facilement être interprétés selon la clé habituelle de la psychanalyse freudienne, à savoir comme « la réalisation d’un désir ou d’un souhait inconscient », selon la psychanalyste chrétienne Anne-Marie Saunal.

Ainsi peuvent se comprendre les deux songes du jeune Joseph, haï par ses onze demi-frères, qui raconte avoir vu dans son sommeil « onze gerbes des champs s’incliner devant (sa) gerbe » (Gn 37,5), puis « onze étoiles, le soleil et la lune se prosterner devant (lui) » (Gn 37,9). « Il s’agit là clairement de rêves de compensation narcissique », poursuit Anne-­Marie Saunal, en considérant que, pour Joseph, le soleil représente son père Jacob et la lune, sa belle-mère Léa.

En revanche, d’autres « rêves bibliques à contenu spirituel ou prophétique restent énigmatiques et ne peuvent être compris par la psychanalyse », souligne le psychanalyste Jacques Arènes. D’ailleurs, selon lui, si la psychanalyse s’est peu intéressée aux rêves bibliques, c’est sans doute parce que l’interprétation analytique se fait toujours dans un « tissage » entre le rêveur et l’interprète. Or, « dans la Bible, le rêveur n’est pas tellement partie prenante et se montre le plus souvent incapable de relier son rêve et son désir ».

 

Claire Lesegretain

La Croix

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

Image of the Saviour Not Made by Hand: a traditional Orthodox iconography in the interpretation of Simon Ushakov (1658).:

Lazare, notre ami, dort…     

         

Ces deux mots, notre ami, appliqués à Lazare par le Christ, constituent le plus magnifique panégyrique de ce saint.

L'amitié avec Jésus fait qu'on, domine la mort. Remarquons l'expression : il dort, alors que le pauvre cadavre, déjà sentait.

Souvenons-nous qu'elle est employée pour désigner la mort d'un autre ami du Maître, Etienne ;

« Et comme il disait cela il s'endormit dans le Seigneur. » (Act., 7, 59).

 

Nous sommes, nous aussi, appelés à être amis du Seigneur. Correspondons à ce que cela exige, et que note saint Thomas :

1° Une affinité de similitude, qui cause l'amitié,

2° Une inclination affective, qui constitue l'amitié,

3° Une union profonde, qui résulte de l'amitié.

 

1° Une affinité de similitude, qui cause l'amitié. —

L'amitié unit deux êtres. Elle ne le fait pas s'il n'y a pas entre eux une sorte d'harmonie préalable.

Entre nous et Dieu elle avait été décidée.

Quand il nous a créés, il dit :

« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance. » (Gen., 1, 26) ;

selon son plan primitif, l'âme humaine devait être son reflet. Ainsi était-elle en Adam innocent ; elle cessa de l'être après son péché.

A nous donc, de retrou­ver la beauté perdue. Admirons la condescendance divine, qui nous rend ce travail possible.

On ne peut tendre à une similitude avec quelqu'un qu'on ignore, qu'on ne voit pas.

Aussi bien, le Verbe, l'image substantielle de Dieu, le prototype des êtres, s'est fait chair, « et nous l'avons vu ».

Par lui, Dieu se fait semblable à nous ; ainsi, à notre tour, il nous est possible de nous rendre semblables à lui, et il nous y invite :

« Je vous ai donné l'exemple afin que vous-fassiez comme j'ai fait. » (Joan., 13, 15).

O Jésus, vous êtes devant moi comme l'idéal que je dois poursuivre, le modèle que je dois copier. Je veux vous contempler obstinément, afin que vos traits pénètrent mon âme et l'impressionnent à tel point, que je devienne de ces prédestinés dont parle l'apôtre : « Il les a prédes­tinés à être conformes à l'image de son Fils, il les a appelés, il les a justifiés. » (Rom., 8, 29).

2° Une inclination affective qui constitue l'amitié

- De nous à Dieu il y a, essentiellement, cette inclination affective ; il nous a faits pour lui, nous sommes à lui ;res clamât Domino, une chose réclame son maître, le tourment de l'infini est réel :

 

« Je t'ai aimé d'un amour éternel, c'est pourquoi je t'ai attiré dans ma miséricorde. » (Jer., 31, 3) ; nous sommes comme aimantés à l'égard de Dieu.

 

Qui ne va pas à lui, en réalité violente sa nature ; l'homme ne souffre que de son éloignement de Dieu.

 

Mais, de Dieu à nous, y a-t-il également cette inclina­tion ? A coup sûr.

N'oublions pas que nos âmes sont faites à son image, et il la voit en nous cette image.

 

Après la création, « il vit tout ce qu'il avait fait et cela était très bon. » (Gen., 1, 31).

 

Sa complaisance ne se reposait ni sur les montagnes, ni sur les océans, mais sur ces âmes, qu'il entrevoyait comme des étincelles échappées du foyer de son amour, qu'il admirait comme le prolongement de son Verbe :

« Tout a été fait par Lui. »

O Jésus, vous venez à moi avec tout votre Cœur misé­ricordieux ; je ne veux pas hésiter à aller à vous avec tout mon cœur confiant et simple.

 

3° Une union profonde, qui résulte de l'amitié.

-C'est l'union de la grâce ; elle ne peut être plus intime, plus réelle. Saint Paul parle de l'habitation du Christ en nous : 

 

« Le Christ est en vous » — « Le Christ habite en vos cœurs par la foi. » (Eph., », 17).

 

C'est une présence spirituelle d'âme à âme,  mais très vraie, profonde,  vivante,  agissante,  toute à notre avantage,  si nous  sommes dociles à son influence. 

 

Car nous savons bien que le plus fort entraîne le plus faible, que le plus grand emporte le plus petit.

 

Voilà le bénéfice de notre amitié divine : nos pensées, nos sentiments, nos inclinations participent aux pensées, sentiments et inclinations de Jésus-Christ.  

 

Rien de plus précieux,  de plus efficace pour notre perfectionnement et notre sanctification.

 

O Jésus, toutes mes énergies seront tendues vers ce but : me laisser prendre par vous, me laisser conduire par vos ins­pirations, me garder attaché à votre volonté. Soyez mon Jésus, le roi de mon cœur.

 

(Extrait de : Méditations quotidiennes de  Mgr A. Gonon (1947))

 

Les NOMS DE DIEU, L'uni- Trinité ET LES « ENERGIES DIVINES »

selon Vladimir Lossky

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Déjà saint Athanase affirmait que la génération du Fils est une œuvre de nature. Et saint Jean Damascène, au VIIIe siècle, distinguera l’œuvre de nature, génération et procession, et l’œuvre de volonté, qui est la création du monde. L’œuvre de nature n’est d’ailleurs pas une œuvre au sens propre, mais l’être même de Dieu : car Dieu est, par sa nature, Père, Fils et Saint-Esprit.

Dieu n’a pas besoin de se révéler à lui-même, par une sorte de prise de conscience du Père dans le Fils et l’Esprit, comme l’a cru un Boulgakov.