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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 19:31

Annunciation by Icon Writer, Lyuba Yatskiv |  LiveJournal:

"To be poor financially is in a way much easier than to be poor inwardly, to have no attachments. This is very difficult to learn and something which happens gradually, from year to year. You really learn to value things, to look at people and see the radiant beauty which they possess — without the desire to possess them. To pluck a flower means to take possession of it, and it also means to kill it. Seeking to preserve rather than destroy all that is beautiful is surely a primary aspect of becoming the Gospel. It is giving a living witness to the Beatitudes, starting with the first: “Blessed are the poor in spirit."
(Metropolitan Anthony Bloom )

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Fifth Tuesday of Great Lent

 
Evening:
 
 
 
St. Mark 3:1-12
 
 
 
 
 
 
Morning:
 
 
 
 
 
 
Exodus 14: 21-31
 
 
 
 
 
 
Isaiah 40: 12-24
 
 
 
 
 
 
Acts 18: 18 -28
 
 
 
 
 
 
Romans 1:26-32 
 
 
 
St. Mark 5: 1 -20

Livre de l'Exode 32,7-14.

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse en ces termes : "Descend de la montagne, car ton peuple, que tu as fait sortir du pays d'Égypte, s'est corrompu. 
Ils se sont bien vite détournés de la voie que je leur avais prescrite ; ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternés devant lui, et ils lui ont offert des sacrifices, et ils ont dit : Israël, voici ton Dieu, qui t'a fait monter du pays d'Égypte." 
Yahweh dit à Moïse "Je vois que ce peuple est un peuple au cou raide. 
Maintenant laisse-moi : que ma colère s'embrase contre eux et que je les consume ! Mais je ferai de toi une grande nation." 
Moïse implora Yahweh, son Dieu, et dit : "Pourquoi, Yahweh, votre colère s'embraserait-elle contre votre peuple, que vous avez fait sortir du pays d'Égypte par une grande puissance et par une main forte ? 
Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C'est pour leur malheur qu'il les a fait sortir, c'est pour les faire périr dans les montagnes et pour les anéantir de dessus la terre ? Revenez de l'ardeur de votre colère, et repentez-vous du mal que vous voulez faire à votre peuple. 
Souvenez-vous d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, vos serviteurs, auxquels vous avez dit, en jurant par vous-même : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays dont j'ai parlé, je le donnerai à vos descendants, et ils le posséderont à jamais." 
Et Yahweh se repentit du mal qu'il avait parlé de faire à son peuple. 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,14-31.

En ce temps-là, alors qu'on était déjà au milieu de la fête, Jésus monta au temple et se mit à enseigner. 
Les Juifs étonnés disaient : "Comment connaît-il les Écritures, lui qui n'a point fréquenté les écoles ?" 
Jésus leur répondit : "Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé. 
Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il saura si ma doctrine est de Dieu ou si je parle de moi-même. 
Celui qui parle de soi-même, cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, est véridique, et il n'y a point en lui d'imposture. 
Est-ce que Moïse ne vous a point donné la Loi ? Et nul de vous n'accomplit la loi. 
Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ?" La foule répondit : "Vous êtes possédé du démon ; qui est-ce qui cherche à vous faire mourir ?" 
Jésus leur dit : "J'ai fait une seule œuvre, et vous voilà tous hors de vous-mêmes ? 
Moïse vous a donné la circoncision, non qu'elle vienne de Moïse, mais des Patriarches,
Et vous la pratiquez le jour du sabbat. Que si, pour ne pas violer la loi de Moïse, on circoncit le jour du sabbat, comment vous indignez-vous contre moi, parce que, le jour du sabbat, j'ai guéri un homme dans tout son corps ? 
Ne jugez point sur l'apparence, mais jugez selon la justice." 
Alors quelques habitants de Jérusalem dirent : "N'est-ce pas celui qu'ils cherchent à faire mourir ? 
Et le voilà qui parle publiquement sans qu'on lui dise rien. Est-ce que vraiment les chefs du peuple auraient reconnu qu'il est le Christ ? 
Celui-ci, néanmoins, nous savons d'où il est ; mais quand le Christ viendra, personne ne saura d'où il est." 
Jésus, enseignant dans le temple, dit donc à haute voix : "Vous me connaissez et vous savez d'où je suis !…et pourtant ce n'est pas de moi-même que je suis venu : mais celui qui m'a envoyé est vrai : vous ne le connaissez point. 
Moi, je le connais, parce que je suis de lui, et c'est lui qui m'a envoyé." 
Ils cherchèrent donc à le saisir ; et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue. 
Mais beaucoup, parmi le peuple, crurent en lui et ils disaient : "Quand le Christ viendra, fera-t-il plus de miracles que n'en a fait celui-ci ?" 

 

Holy Napkin:

Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermons sur Saint Jean, n° 28 

 

« Son heure n'était pas encore venue »

 

« La fête juive des Tentes approchait. Les frères de Jésus lui dirent : Ne restez pas ici, allez en Judée, pour que vos disciples là-bas voient les œuvres que vous faites.

Jésus leur dit : Mon temps n'est pas encore venu, tandis que pour vous le temps est toujours bon » (Jn 7,2-6).

Jésus répond ainsi à ceux qui lui conseillaient de rechercher la gloire :

« le temps de ma gloire n'est pas encore venu ».

Voyez la profondeur de cette pensée : ils le poussent à rechercher la gloire, mais lui veut que l'humiliation précède l'élévation ; c'est par l'humilité qu'il veut se frayer un chemin à la gloire.

Les disciples qui voulaient être assis l'un à sa droite et l'autre à sa gauche (Mc 10,37) recherchaient la gloire humaine eux aussi : ils ne voyaient que le terme du chemin, sans considérer le chemin qui devait y conduire.

Le Seigneur les a donc rappelés à la véritable route, pour qu'ils parviennent à la patrie comme on doit le faire. La patrie est élevée mais la route est humble.

La patrie, c'est la vie du Christ ; la route, c'est sa mort.

La patrie, c'est la demeure du Christ, la route, c'est sa Passion. 

Ayons donc le cœur droit ; le temps de notre gloire n'est pas encore arrivé. Écoutons dire à ceux qui aiment ce monde, comme les frères du Seigneur :

« Votre temps est toujours bon, le nôtre n'est pas encore venu ».

Osons le dire, nous aussi.

Nous qui sommes le Corps de notre Seigneur Jésus Christ, nous qui sommes ses membres, nous qui le reconnaissons avec joie comme notre chef, redisons ces paroles, puisque c'est pour nous qu'il a daigné les dire le premier.

Quand ceux qui aiment le monde insultent notre foi, disons-leur :

« Votre temps est toujours bon, le nôtre n'est pas encore venu. »

L'apôtre Paul, en effet, nous a dit :

« Vous êtes morts, et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu ».

Quand viendra notre temps ?

« Quand le Christ, notre vie, apparaîtra, alors vous apparaîtrez, vous aussi, avec lui dans la gloire » (Col 3,3). 

« Notre vie est cachée en Dieu avec le Christ ».

On pourrait bien dire pendant l'hiver : cet arbre est mort, par exemple un figuier, un poirier ou tout autre arbre fruitier ; pendant tout l'hiver, il semble privé de vie.

Mais l'été sert de preuve et permet de juger s'il est vivant. Notre été à nous, c'est la révélation du Christ.

Dieu viendra manifestement, notre Dieu ne se taira pas.

Theotokos:

 Renouvelons notre vie de baptisé 


« Cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. » 

(Ez 47, 9)


Grâce au pouvoir vivifiant de l'eau les animaux s’abreuvent, le poisson est abondant, les arbres fruitiers se multiplient.
On peut voir dans cette eau un rappel la grâce de notre baptême.

C’est cette vie baptismale que le Seigneur nous appelle à renouveler tout au long de ce carême, afin de nous préparer justement à renouveler les promesses de notre baptême lors de la Vigile qui approche. 
Bien souvent, hélas, cette grâce purifiante par l'eau baptismale et sanctifiante par le feu du St Esprit sont lésés  lorsque nous contristons et Le Premier Né, et l'Esprit Vivificateur en souillant la Source baptismale par les eaux boueuses de nos péchés...

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

Je prends donc aujourd'hui la résolution de reprendre conscience de la grâce immense que j’ai d’avoir été baptisé et, si je ne m'en souviens plus, je me renseigne sur la date précise de mon baptême. Si par ailleurs je ne suis pas baptisé dans l'Eglise Orthodoxe, je me renseigne pour savoir si j'ai été "Baptisé dans l'Eau et l'Esprit Saint", ou dans l'eau purificatrice seulement...Auquel cas,je pense à préparer ma Chrismation (Confirmation) pour répondre au désir du Premier Né, du Christ mon Seigneur, afin d'être  "baptisé dans l'Eau et l'Esprit-Saint"...
Je prie spécialement tout au long de cette journée pour toutes les personnes qui n’ont pas encore reçu le baptême ou qui se préparent à le recevoir.

"Être pauvre financièrement, c'est bien plus facile que d'être pauvre intérieurement, de ne pas avoir d'attachements. C'est quelque chose de très difficile à apprendre et qui arrive progressivement, année après année. Vous apprenez à vraiment apprécier les choses, à regarder les gens et à voir la beauté radieuse qu'ils possèdent - sans le désir de les posséder. Cueillir une fleur, c'est en prendre possession, et ça veut aussi dire la tuer. Chercher à préserver plutôt que de détruire tout ce qui est beau, c'est sûrement un aspect primordial de l'Évangile. Il en offre un témoin vivant dans les Béatitudes, en commençant par la première : " Bienheureux les pauvres en esprit."
(Métropolite Antoine (Bloom) de Sourozh)

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"Like a farmer who sees his fruits well ripened and prudently hastens to gather them that they might not be the least bit spoiled, so dost Thou also, O Saviour, gather Thy chosen ones who have labored righteously.

"Yet we, who are slothful and weak-willed, remain hardened, and our fruits never ripen; for we have not the resolve to labor without sparing ourselves, in order to ripen in good works and rightly be gathered into the storehouse of life."

(St. Ephraim the Syrian,"A Spiritual Psalter")

SAINT(S) DU JOUR:

 

Saint Gontran

( Roi des Francs en Bourgogne ( +592) Le premier Saint Roi de la Maison de France )

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Gontran était le petit fils de Clovis et de Clotilde, à 36 ans à la mort de son père Clotaire Ier, il reçut les royaumes de Bourgogne et d’Orléans, s’installa à Chalon-sur-Saône et gouverna avec une certaine sagesse, réussissant à repousser les invasions lombardes.

 La période était troublée et la famille se déchirait, c’est l’époque des crimes de Frédégonde et Brunehaut. Il s’efforça de calmer ses frères, et après leur mort il se déclara protecteur de ses neveux dont il se trouvait l’arbitre mais dont il se contenta de maintenir les ambitions en équilibre.

 

 

Malgré trois mariages il n’eut comme enfant survivant qu’une fille, qui devint religieuse ; aussi il choisit comme héritier Chidebert II, à qui il s’adresse sur la miniature du XVème s. ci-contre.

 

 

Il fut le premier roi franc que l'Église admit au nombre des saints, ce qui ne signifie pas qu'il fut un modèle.  Il répudia sa première femme, eut des  concubines, se montra brutal au point de tuer son médecin… tous les vices de son siècle ! Mais il se montra généreux envers les pauvres, dota les églises et les monastères, réunit des conciles et termina sa vie à l’abbaye de Saint Marcel de Chalon, qu’il avait fondée. Peu après sa mort, "le bon roi Gontran" fut proclamé saint par le peuple.

 

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Il répara les fautes de sa jeunesse par une exemplaire charité.

Auriez-vous préféré qu'il eût bien commencé 
et qu'il eût mal fini? La voie qu'il a suivie 
est celle du pécheur ayant, puis, embrassé 
la sainte pénitence au milieu de sa vie. 
Si bien il réussit qu'on loua sa bonté, 
et ce saint, le vingt-huit, vers le ciel est monté.

Tropaire, ton 6

Le roi de Bourgogne Gontran * a mérité le titre de bon roi: * par sa bienveillance envers tous, * il a racheté les erreurs de sa jeunesse dissolue; * par son repentir et ses oeuvres de charité * il a fait oublier ses crimes passés; * en réconciliant ses frères et en oubliant les offenses de ses ennemis, *il s'est conduit en véritable disciple du Christ; * il a soutenu par ses généreuses fondations * l'Eglise qui chante en lui désormais * l'illuminateur des Alpes, le champion de la piété * et le défenseur des orthodoxes enseignements.
http://orthodoxievco.net/ecr…/vies/synaxair/mars/gontran.pdf

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 Sainte Gündelinde

(+750) * Abbesse en Alsace * Nièce de Sainte Odile

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Tropaire ton 4

C’est en toi, bienheureuse Mère Gundelinde, que l’image de Dieu s’est conservée sans altération; car prenant Ta croix tu as suivi le Christ; Tu as appris aux hommes par tes actions, à mépriser le corps qui passe, et à s’appliquer aux soins de l’âme qui est immortelle: Aussi désormais ton esprit bienheureux participe à la félicité des Anges.
http://orthodoxievco.net/…/vies/synaxair/mars/gundelinde.pdf
L'abbaye de Niedermunster
https://fr.wikipedia.org/…/Abbaye_Sainte-Marie_de_Niedermun…
http://www.mur-paien.fr/Insolite%20-%20Niedersmunster.htm

L’image contient peut-être : texte _________________________________

Saint Hilarion le Jeune.

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A la terre Hilarion rend le terrestre corps 
afin de posséder, bienheureux héritage, 
la terre que les doux reçoivent en partage. 
Des élus, le vingt-huit, il a connu le sort. 
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Tropaire, t. 8

En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement: / afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; / et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, / pour s'occuper plutôt de l'âme qui vit jusqu'en la mort et par-delà; / c'est ainsi que ton esprit se réjouit, / saint Hilarion, avec les Anges dans le ciel.

Cathisme, t. 4

Au Seigneur tu as consacré ta vie, Bienheureux, / et tu fus vraiment un excellent prêtre du Christ; / après d'innombrables et pénibles efforts, / joyeusement tu es passé vers les demeures du ciel / et maintenant tu fais jaillir sur nous des flots de guérisons.

Ayant pris sur lui le joug du Christ dès son enfance, saint Hilarion se purifia de toutes les passions par l'ascèse et la prière continuelle. Il était si compatissant envers les pauvres, qu'il lui arrivait souvent de leur donner son seul vêtement et de continuer, nu, sa route. Humble, affable et d'humeur toujours enjouée, il fut placé à la tête du monastère du Pélécète, au Mont Olympe de Bithynie, au temps de la pérsécution iconoclaste. Son expérience de la contemplation de l'image du Christ, lui permit de confesser avec audace le bien-fondé de la vénération des saintes icônes et de supporter maintes persécutions de la part des tyrans (vers 754). En récompense de ces combats pour la vertu et la vérité, Dieu lui accorda la gloire éternelle et fit jaillir de son tombeau quantité de miracles.

(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

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He took up the monastic life when very young, and lived as a recluse for many years, and gained the grace to heal sicknesses and drive out demons by his prayers.

Later he became abbot of the Monastery of Pelekete in Bithynia. During the reign of the Emperor Leo the Isaurian, he and his monastery steadfastly upheld the holy icons, and were fiercely persecuted.

Hilarion and his forty monks were exiled to a prison near Ephesus, where the Saint reposed.

Troparion — Tone 5

Adorned with gladness of soul / As a pure vessel of the wisdom of Christ, / You were a reflection of the life in God. / Therefore you are resplendent with the light of virtues, / O Father Hilarion, / And you guide us unerringly to the salvation of our souls!

Kontakion — Tone 4

Righteous Hilarion, like a fruitful olive tree that has blossomed, / with your oil you mystically make radiant those who sing to you: / “Rejoice, unwavering rule of the righteous.”

 

 

 

 

« A la Sainte Vierge de s'en occuper » 

Charles Péguy (1873-1914), écrivain mystique français, fut tout d’abord athée et proche du socialisme avant de se convertir au Christianisme. Il priera alors toute sa vie pour la conversion de son épouse. Il mourra au combat pendant la guerre de 14-18. Son épouse acceptera le baptême un an plus tard.

En juin 1912, son fils, Pierre, tombe gravement malade. Péguy fait un vœu et va en pèlerinage à Chartres.

« Mon vieux, écrit-il à son ami Lotte, j'ai senti que c'était grave... J'ai fait un pèlerinage à Chartres... J'ai fait 144 km en trois jours... On voit le clocher de Chartres à 17 km sur la plaine... Dès que je l'ai vu, ça a été une extase. Je ne sentais plus rien, ni la fatigue, ni mes pieds. Toutes mes impuretés sont tombées d'un seul coup, j'étais un autre homme. J'ai prié une heure dans la cathédrale le samedi soir; j'ai prié une heure le dimanche matin avant la grand-messe... J'ai prié comme je n'avais jamais prié, j'ai pu prier pour mes ennemis... Mon gosse est sauvé, je les ai donnés tous trois à Notre Dame. Moi, je ne peux pas m'occuper de tout... Mes petits ne sont pas baptisés. A la Sainte Vierge de s'en occuper. » 

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
La cathédrale de Chartres  

Tiré de La Médaille Miraculeuse, N°65

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ,à l'intérieur et à l'exterieur de notre Tradition Syro- Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

 

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SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

MOIS DE SAINT JOSEPH:
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Vingt-septième Jour

Prions que le bon Dieu nous pardonne tous nos soupçons à l’égard du prochain.

Saint Joseph agissait avec simplicité

Il voyait les choses telles qu’elles se présentaient, ne cherchant jamais s’il n’y avait pas quelque intention méchante qu’on eût voulu lui cacher. A Bethléem, par exemple, on lui disait : « Nous n’avons pas de place » et, si la pensée lui venait qu’on le repoussait parce qu’il était pauvre, il la chassait et il répétait simplement : « Ils n’ont pas de place ! » - A Nazareth, que de choses faites par Jésus et Marie, et dont le motif lui échappait ! Il les acceptait simplement, et il se disait : Jésus et Marie ne peuvent ni faire ni vouloir le mal. – Que de calme, que de bonheur apporterait dans une âme cette manière de penser !

Je vous le demande, ô S. Joseph, faites-moi la grâce de ne juger jamais ceux que je ne dois pas juger, et de ne jamais chercher des intentions mauvaises chez les autres.
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Vingt-huitième Jour

Prions, afin d’obtenir la grâce de ne pas agir avec trop de précipitation.

Saint Joseph était prudent

La prudence ne détruit pas la simplicité ni la droiture ; elle est un rempart pour l’une et pour l’autre. – S. Joseph ne se liait pas d’amitié avec tout le monde, il attendait, il observait avant d’ouvrir son âme. – S. Joseph comptait sur la Providence, mais il savait que la Providence n’intervient que lorsqu’on a fait, soi-même, tout ce qu’on pouvait, et il agissait comme si tout dépendait de lui. – S. Joseph se savait protégé par Jésus et Marie, mais il évitait toute occasion de mal, parce qu’il savait que le bon Dieu ne fait pas des miracles pour ceux qui s’exposent volontairement. Trois choses dans lesquelles j’ai besoin de vous imiter, ô S. Joseph : le choix de mes amis, la continuité dans mon travail, la fuite des occasions.

Je veillerai sur moi, je vous invoquerai pour que vous me veniez en aide.
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LE PÉCHÉ : PARLONS-EN

L’hérésie –

L’idée de péché est souvent rapportée au domaine moral. Mais il est bon de rappeler que le péché est l’éloignement ou la séparation de Dieu avant d’être l’infraction à une règle ; du reste le péché n’existe que par rapport à Dieu : « devant toi seul j’ai péché », dit le prophète David. Ainsi la réalité du péché est d’abord théologique, comme le montre le livre de la Génèse : le Malin détourna l’homme de l’adoration du vrai dieu, l’attira vers lui-même, lui faisant honorer une créature à la place du Créateur, comme l’explique saint Maxime le Confesseur. Les conséquences de cette hérésie originelle – l’idolâtrie, perversion de la connaissance – sont immenses : la discorde, la souffrance et la mort.

Les fruits

Saint Paul développe cet enseignement dans l’épître aux Romains (1, 18-31) : les hommes qui, « connaissant pourtant Dieu », ne le glorifient pas comme tel et, au contraire, « se fourvoient dans leurs vains raisonnements », sont livrés « aux convoitises de leur cœur », parce qu’ils « ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, adoré et servi la créature au lieu du Créateur qui est béni éternellement : Amen ! » Suit une longue liste de péchés découlant de cette ignorance ou méconnaissance de Dieu : séparation de l’homme et de la femme, errance de l’intelligence, injustice, cupidité, méchanceté, envie, meurtre, médisance, hostilité à Dieu, orgueil, créativité dans le mal, inintelligence, sécheresse de cœur…

Se tromper

On peut être trompé au sujet de Dieu ; on peut se tromper de dieu. Certains entretiennent une vision fausse de Dieu, celle, par exemple d’un dieu mutilant, vengeur, culpabilisant et surtout arbitraire ; ils confessent éventuellement des doctrines incompatibles avec la foi biblique, ou se trompent sur l’identité de Jésus Christ, le réduisant au statut de simple homme… Les conséquences dans le comportement sont là : si Dieu est vengeur, pourquoi pardonner ? Si la réincarnation est vraie, je suis en train de payer par mon karma les fautes d’une vie antérieure, la Résurrection et le déliement de la mort du péché n’existent pas. Si Jésus n’est qu’un homme, même supérieur, en quoi peut-Il me sauver, et en quoi ses commandements peuvent-ils être vivifiants pour moi et pour ma famille ? Si la Trinité n’est pas vraie, comment parler d’amour ?

L’insensibilité mortelle

Certains, dans des situations où ils souffrent et font souffrir les autres – c’est généralement ce que fait le péché – ne réagissent plus quand on les sollicite avec une parole de l’Évangile : celui-ci ne leur parle pas dans leur vie parce que Celui qui parle ici n’est pour eux qu’un homme et n’a pas l’autorité d’un dieu. La question « qui est Jésus Christ ? » est la première à poser par rapport au péché. Certaines personnes n’ont pas le sentiment d’avoir un problème particulier avec Dieu, qu’elles ne connaissent pas ou très mal, ou qui n’a pas de réalité pour eux, qui n’est pas vrai. Il est souvent difficile également de faire appel à la foi de la communauté parce que, lorsqu’on erre dans le domaine de la foi, on est généralement prisonnier de sa propre individualité et de ses propres opinions sur la Divinité, et ainsi assez imperméable à la foi des autres. La lèpre décrite par le saint Évangile est une extrême insensibilité à la Vérité.

Mise à niveau

Le Carême, préparation des catéchumènes à confesser la vraie foi, est, pour les baptisés, le temps de la réévaluation de la foi et de la doctrine qu’ils professent. Vérifions que nous sommes cohérents : nous disons liturgiquement le Symbole de la foi et, peut-être, « in petto », dans notre cœur, nous confessons tout autre chose, ou bien nous sommes rongés par le doute. Une telle schizophrénie théologique est pathogène, sachons-le. Les maladies de notre âme et de notre corps, les pathologies du comportement, sont engendrées par l’ignorance ou la méconnaissance de Dieu ; par la dispersion et diverses formes d’idolâtrie ; par toutes sortes de contresens et de contrefaçons. Les personnes contrefaites, dans l’Évangile, signifient la déformation de l’âme par la méconnaissance de Dieu.

Santé et vérité

C’est pourquoi, en ce temps, l’acquisition du repentir (« donne-moi de voir mes fautes ! »), la vérification personnelle dans les échanges que nous avons avec nos prêtres, la catéchèse communautaire, le sacrement de l’onction, l’écoute de la Parole et de toutes les paroles que dit le Verbe dans les offices liturgiques, sont de toute urgence. La paralysie du Paralytique entrave le mouvement naturel de ressemblance à Dieu. La restauration de la vision juste de Dieu, par une vraie rencontre avec lui, rend au corps intérieur sa souplesse et sa mobilité naturelles.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

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    L’ÉGOTISME

 

L’ÉGOTISME est le mensonge en action : il suppose que les fantaisies, les passions et les désirs instinctifs de l'égotiste ont un droit de priorité sur la loi morale, sur la fraternité des autres êtres humains et sur la volonté même de Dieu.

L'égotiste est comme un balan­cier qui affirmerait ses droits contre ceux de la pen­dule, ou comme un nuage en rébellion contre le ciel, ou comme un bras qui s'acharnerait à ignorer le corps dont il fait partie.

Comme il ne fait que ce que lui inspirent ses propres aspirations égoïstes, l'égotiste finit par détester tout ce qu'il fait. Il est comme l'enfant qui se lamente, dans une école progressiste :

« Suis-je vraiment obligé de faire tout ce dont j'ai envie ? »

On en arrive ainsi, parfois, à se haïr soi-même. Le petit garçon qui a dévoré toute la crème glacée pré­parée pour l'ensemble de la famille en vient à haïr jusqu'à la seule vue de cette sorte de crème glacée; mêlé à cette haine de l'aliment, proprement animale et « conditionnée », il y a le dégoût moral que le petit garçon éprouve pour lui-même, parce qu'il a commis le péché de gourmandise. 

 

Cette haine de soi, c'est le châtiment moral qui nous est infligé pour notre glou­tonnerie, exactement comme l'aversion pour la crème glacée est l'effet physique, animal, de la même infrac­tion.

 

Les hommes qui éprouvent jusqu'à la nausée ce dégoût de soi, se frappent instinctivement la poitrine, comme pour chasser le mal de la citadelle intérieure de leur âme.

Les athées sont plus enclins que les croyants à ce sentiment ; comme ils n'admettent pas la miséricorde et l'amour de Dieu qui nous en guérira, ils poussent parfois le dégoût que leur inspire leur personne jusqu'au stade final du suicide.

 

L'auto destruction est une projection, un reflet extérieur de la tragédie intérieure au cours de laquelle le petit moi a défié tout ce qui était plus grand que lui et en est arrivé, épuisé par les effets de cette rébellion, à une haine anormale de la vie.

Saint Pierre et Judas se sont l'un et l'autre insurgés contre la vie lorsqu'ils ont renié Nôtre-Seigneur ; l'un et l'autre avaient été mis en garde contre une pareille révolte ; l'un et l'autre ont été appelés des « démons » en raison de leur crime ; et l'un et l'autre se sont repentis.

Mais Judas s'est « repenti en lui-même », il a dressé son propre moi contre sa propre personne dans les vaines souffrances du désespoir. 

 

Saint Pierre, lui, s'est repenti dans le sein du Seigneur, il s'est délivré du mal par son humilité et il a retrouvé la joie.

 

C'est seulement en subordonnant le moi à quelque chose qui est plus élevé que le moi que l'on peut se guérir du désespoir ; car cette humilité débarrasse l'âme à la fois de l'orgueil et du jugement personnel,elle fait place nette pour l'afflux de la Vérité et de l'Amour divins.

 

« Quiconque s'abaisse sera élevé ; et quiconque s'élève sera abaissé »...

 

Mais la haine de soi est l'exaltation du moi dont on fait un juge amer et sans appel. Tant que l'écriteau « A louer » reste accroché à une âme pleine de préoccupations égoïstes, le Divin Locataire ne peut pas emménager.

 

On trouve un moyen d'éprouver l'authenticité de l'humilité dans notre attitude à l'égard des flat­teurs. Quiconque aime la publicité est un orgueilleux qui cherche à se justifier devant les hommes ; l'homme humble, lui, rapporte toutes les louanges à Dieu.

 

S'il a des dons, il sait que c'est Dieu qui les lui a octroyés et qu'ils doivent être utilisés à servir leur véritable Maître. 

Il est comme une fenêtre qui se satisfait de laisser les rayons de soleil du Bon Dieu la traverser, sans que l'envie la prenne de prétendre que la lumière est sa propre création. 

 

Un homme humble accepte tout à la fois les louanges et les blâmes comme des dons de Dieu : l'amertume et la douceur sont envoyées l'une et l'autre par Celui qui est amour. Comme le disait Job :

 

«Le Seigneur m'a tout donné, le Seigneur m'a tout repris. Loué soit le Seigneur ! »

 

L'égotiste, en revanche, n'arrive pas à s'oublier, même s'il a conscience de sa propre petitesse et qu'il en souffre : il croit possible de dissimuler cette infé­riorité en se vantant sans arrêt lui-même. 

 

L'homme humble s'est abandonné à Dieu ; il est préservé du désespoir, car il sait qu'il est aimé par l'Amour lui-même.

 

L'égotiste se plaint constamment de ce que les autres ne l'aiment pas assez ; il n'arrive pas à comprendre qu'il en est ainsi, parce qu'il a fait de sa personne le centre de l'universSes malheurs — comme presque toutes les autres formes de l'infortune — viennent d'un refus entêté de renoncer à sa propre obstination.

 

Nos meilleurs moments sont ceux où nous nous oublions pour être aimable avec autrui. Ces menus instants d'abdication sont des actes d'humilité authen­tique :

 l'homme qui s'abandonne se trouve, et il trouve son bonheur.

La haine de soi et le désespoir sont des maladies auxquelles seuls les égotistes sont prédisposés. 

 

Le remède à ces maux est toujours le même : l'humilité. 

Et cela signifie qu'il faut aimer Dieu plus que nous-mêmes.

(Extrait de : LE CHEMIN DU BONHEUR  (Mgr fultonJ. sheen))

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PORTER SA CROIX A LA SUITE DU CHRIST

(Par le Métropolite Philarète (Voznesensky) )

Au cours de la Divine Liturgie d'aujourd'hui nous avons tous entendu ce que notre Seigneur Jésus-Christ a dit, chaque chrétien doit porter sa croix: "Quiconque veut être mon disciple doit se renier et prendre sa croix et me suivre". Lui-même porta une croix, toute sa vie, et pas seulement au Golgotha ​​où Il porta Sa lourde croix de bois, sur laquelle Il allait bientôt être crucifié. Il porta une croix, toute sa vie! Il portait une croix en étant le Fils de Dieu. Le Dieu infini, uni à la nature humaine et, comme Dieu-homme, Il vécut parmi les gens, Il partagea avec eux leur vie. Cela ne suffisait pas: Il a apporté à la terre une somme d'amour et de miséricorde. Il a pardonné à tout le monde, n'a jugé personne, a effectué d'innombrables actes miraculeux de miséricorde, d'amour, de pardon et de guérison. Et plus Il déversait cette Lumière d'amour parmi le peuple, plus Ses ennemis aigris se pressaient autour de lui, le haïssant d'une haine satanique, jusqu'à ce que finalement ils Le clouent sur la Croix.

 
Comme vous l'avez entendu, il a été affirmé qu'un chrétien ne peut le suivre s'il ne prend sa croix et ne Le suit. Comme saint Théophane le Reclus l'a enseigné, cette très sainte croix est triple. Une partie de cette croix est l'ensemble des difficultés que l'homme doit porter, désireux de vivre une pieuse vie chrétienne et voyant qu'il ne réussit pas, parce que ses mauvaises habitudes et ses péchés habituels le contrôlent et le soumettent à eux-mêmes. 
Il en est souvent ainsi: l'âme d'un homme, est ardente, dans l'espoir d'une bonne vie chrétienne, mais ses péchés habituels, toutes ces habitudes qu'il a nourries, le tirent inexorablement vers elles. Et où qu'il aille, cela le suit partout. Pour cette raison, saint Théophane lui-même compare la condition d'un individu pécheur à celle d'une personne sur les épaules de laquelle, dans le dos, a été attaché un cadavre en décomposition, puant, et pourrissant. Il est lié, et partout où cette personne peut courir, tout cela reste avec elle. Il en est ainsi de notre nature pécheresse. "On ne peut échapper à soi" comme l'a dit un jour un russe.
 
La deuxième croix est constituée par les efforts de toutes les luttes et difficultés de notre vie terrestre. C'est ce qui est si souvent appelé notre CROIX - à savoir ces afflictions, les infirmités, les deuils, etc. Mais ici, je dois souligner que si, en fin de compte, l'homme fait face à toutes ces épreuves humblement et docilement, en les acceptant comme envoyées par la Providence de Dieu pour son propre bien, il accepte tout différemment. 
Tant qu'il grogne, résiste et enrage, son âme ne sera jamais en repos. Mais quand il s'arrête de grommeler, recevant humblement et docilement ces épreuves de la main droite de Dieu, il verra que, bien que tout autour de lui soit apparemment pareil, il est lui-même différent: il accepte toutes ces afflictions et difficultés avec calme, avec la conviction chrétienne, que c'est ainsi que cela doit être! Notre Seigneur et Père Céleste ne vous donnera pas une pierre au lieu de pain, et quand Il vous donne des afflictions, cela signifie que vous devez les supporter d'une manière chrétienne.
 
La troisième partie, la troisième croix, est, selon saint Théophane (et il est célèbre pour ses œuvres spirituelles) la croix de ces tentations qui attaquent un homme quand il a surmonté l'attrait des péchés de tous les jours, comme il en a été de même avec les grands athlètes spirituels. 
Ils ont été bien au-delà de la séduction des péchés classiques. Puis viennent la force et l'abîme de la tentation la plus dangereuse - la tentation de l'orgueil. Et puis parfois, ils faiblissent dans leur lutte contre ces tentations de la pensée orgueilleuse. Cette croix est à juste titre, connue seulement de ceux qui ont à la porter, comme ce même saint Théophane l'a noté. Mais d'une façon ou d'une autre, notre devoir est de porter notre croix, car le Seigneur ne connaît pas d'autres disciples [que ceux qui portent leur croix]. Amen.
 
 
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
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LA RELIGION EST-ELLE MORTE ?
ship-and-church
 
 
 
Père Stephen : 
En août 2007, j'ai écrit un article sur l'athéisme chrétien. A l'époque je cherchais à décrire le phénomène étrange du christianisme moderne - celui dans lequel la vie comme nous la vivons et la vie comme nous disons que nous croyons qu'elle est, sont deux choses distinctes. Ce n'est pas un problème d'hypocrisie, mais de navigation du christianisme vers des lieux éloignés dans lesquels toute activité spirituelle significative est accomplie en un lieu autre que celui où nous vivons.
 
Ainsi, le salut est quelque chose d'accompli dans l'histoire (sur la Croix) ou dans l'esprit de Dieu (une expiation juridique ou de médecine légale!) ou n'importe où ailleurs qu'ici et maintenant. Les sacrements deviennent des monuments commémoratifs, un témoignage à la Divine absence plutôt qu'à la Divine Présence. L'initiation dans l'Église est accomplie par une ordonnance qui est simplement vue comme un signe, un acte public d'obéissance dans lequel rien ne se passe (à l'exception peut-être de l'emplacement qui est hors du monde).
 
Le résultat de cette bifurcation de la foi est un monde vide dans lequel nous pouvons parler de "la mort de la religion." Les chrétiens modernes ont une relation à la foi à peu près comme ils ont une relation avec un point de vue politique. En effet, dans de nombreuses églises modernes, la substance de la foi est elle-même l'objet d'un débat politique. Ce que Dieu veut que nous fassions en tant que créatures sexuées, par exemple, est une question de perception culturelle et de persuasion, pas de révélation. De telles approches du christianisme garantissent seulement que le christianisme moderne en Amérique sera simplement cela: c'est-à-dire américain. Les églises deviennent la constitution transposée dans la prière (avec tous les différents points de vue de la constitution représentés par les dénominations diverses ou leurs différentes tendances). Nous devenons une nation de l'église rouge, bleue, et aucune d'elles n'a de relation avec l'Eglise, plénitude de Celui qui remplit tout en tous.
 
Cela transforme également l'Eglise en un instrument politique, ou la politique en un instrument ecclésial. Ainsi, la victoire d'un parti ou la défaite d'un autre est considérée comme une victoire de signification religieuse. En période de campagne électorale, les deux principaux partis se souciaient de "foi" et en général ils se sont retrouvés considérés en retour par les croyants.
 
Mais la vérité est que le christianisme avec un Christ mis de côté, n'est pas du tout le christianisme. Le christianisme qui peut être affecté par un changement des vents de la politique n'est pas du tout le christianisme. La nef de l'Eglise a été lancée contre la marée du paganisme romain et contre le vent de la domination grandissante de l'État dans toute la vie. Le sang de plusieurs milliers d'êtres a été versé avant que le vent ne change et ne permette une certaine liberté à l'Église - et pourtant l'Église à contre-courant et contre le vent était plus forte lorsque les vents et les marées changeaient que quand elle avait commencé son voyage. Car l'Eglise vogue sur la marée et le vent qui souffle dans ce monde, sans se soucier des conditions météorologiques politique des royaumes voués à l'échec.
 
La capacité de se repentir et de marcher en union avec la Lumière Divine de Dieu est aussi valable dans le goulag que dans la classe moyenne américaine qui bénéficie d'une liberté quasi illimitée. Car "là où l'Esprit du Seigneur, là est la liberté" (2 Cor. 3,17).
 
La mort de la religion, de la religion chrétienne véritable, se produit lorsque le Dieu qui s'est fait chair et a habité parmi nous, est considéré comme le Dieu qui s'est retiré (ayant accompli son œuvre ici-bas) et se trouve seulement dans l'aire éloignée de la pensée théologique. Il n'est pas étonnant que, dans la stérilité de l'athéisme chrétien le vide d'une vie spirituelle authentique doive être rempli par la vacuité de la vie politique.
 
Le parti Républicain est mort. Le parti Démocrate est mort. Aucun d'eux ne peut vous donner la vie. Ils appartiennent à un monde qui se meurt. Ce qui reste est ce qui a été établi par Dieu et fait toujours voiles dans les vents et la marée qui obéissent à Sa voix.
 
Il est un Royaume de Dieu, il se trouve dans une communion avec le Père, par le Fils dans l'Esprit Saint. Il n'est pas éloigné de nous, mais il est venu parmi nous. Il se manifeste dans les vies humaines et brûle d'un feu spirituel dans les sacrements de l'Église. Il guérit les malades, ressuscite les morts, chasse les démons et donne gratuitement ce qu'il a reçu gratuitement. Il ne connaît pas de pays autre que la plénitude de Dieu qui fait de la femme stérile la mère réjouie d'enfants, qui apporte l'eau dans le désert et change l'eau en vin.
 
La religion n'est pas morte, seule la fausse caricature de religion engendrée dans l'illusion du monde moderne est morte.
 
"Que Dieu se lève, que ses ennemis soient dispersés. Que ceux qui le haïssent fuient devant Sa face. "Et tous ces ennemis vivent en moi et en nous tous et Dieu doit naître en nous et chasser l'ennemi qui est en nous. Que Son règne vienne, que Sa volonté soit faite. Laissez la nef de l'Eglise voguer droit et dans la fidélité et savoir que le vent souffle où il veut.
 
Gloire à Dieu en toutes choses!
 
 
 
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après le Blog Glory to God for All Things
http://fatherstephen.wordpress.com/

Christ, the Creator of this World.:

Bruxelles :

La Marche pour la Vie fait un triomphe au Professeur Mercier

Pour sa 8ème édition, la Marche pour la Vie belge avait un invité d’honneur : le Professeur Stéphane Mercier, chargé de cours à l’UCL, qui a été suspendu par son université pour avoir rappelé que l’avortement est un meurtre.  Devant une foule d’environ 3000 personnes – une participation en nette hausse par rapport aux années précédentes – M. Mercier a affirmé que s’il était présent c’était en croyant et en philosophe, pour défendre les plus fragiles de la société. Le courageux professeur a cité saint Thomas More, préférant perdre ses honneurs plutôt que renier sa foi :  “je défends la liberté de la conscience, je défends  les droits de la vérité et au soir de notre vie c’est cette vérité qui nous jugera pour savoir si nous avons agit par amour pour elle, la Vérité éternelle de Dieu, et par amour aussi pour notre prochain”. Un discours sans complexe qui a rencontré les vivats de l’assistance !

 

Pour signer la pétition de soutien au Professeur Mercier, c’est ici.

(Source:www.ultramontain.be/)

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Pétition aux autorités de l'Université Catholique de Louvain


Désavouer le Pr Mercier c’est renoncer à témoigner la foi chrétienne dans le monde !

 

Signer la pétition

NN.SS. Joseph de Kesel (Grand Chancelier), Jean-Pierre Delville, Rémy Vancottem et Guy Harpignies, détenteurs du Pouvoir Organisateur,

 

M. Jean Hilgers (Président du Conseil d’administration) et Pr Vincent Blondel (Recteur),

 

Les soussignés souhaitent vous exprimer respectueusement leur étonnement et leur perplexité suite à la déclaration officielle de l’UCL se désolidarisant d’un texte de cours du Pr Stéphane Mercier qui ne fait qu’exprimer la position officielle de l’Église catholique en ce qui concerne l’avortement, qualifié de « crime abominable » par le Concile Vatican II.

 

Pour réparer cette faute grave, nous vous demandons de faire publier un communiqué officiel déclarant qu’en tant qu’université catholique, l’UCL rejoint entièrement et unanimement les positions de son chargé de cours.

 

Il en va de son intégrité propre et de la défense de son titre et de l’Institution qu’elle représente à travers celui-ci : l’Église catholique.

 

Pour honorer son titre de catholique, l’UCL se doit de respecter, en effet, les critères fixés par le Pape Jean-Paul II dans sa Constitution apostolique sur les Universités Ex Corde Ecclesiae, elle-même basée sur la Déclaration sur l’éducation chrétienne Gravissimum Educationis du Pape Paul VI :

 

  • Pour remplir sa vocation de recherche de la vérité, une université catholique doit faire en sorte que les disciplines enseignées et les recherches conduites gardent le lien essentiel avec la Vérité suprême qui est Dieu et assurer qu’elles soient utilisées pour le bien authentique des individus et de la société humaine ;

 
  • Pour représenter effectivement une présence publique, durable et universelle, de la pensée chrétienne dans le monde de la culture et que ses étudiants puissent devenir de vrais témoins de la foi dans le monde, une université catholique doit rester fidèle au message chrétien tel qu’il est présenté par l’Église ;
  • Pour contribuer réellement à l’agrandissement du trésor croissant de la connaissance humaine, les professeurs d’une université catholique doivent s’efforcer de « situer le contenu, les objectifs, les méthodes et les résultats de la recherche de chaque discipline dans le contexte dune vision cohérente du monde » et « être des témoins et des éducateurs d’une vie chrétienne authentique, qui manifeste l’intégration réalisée entre foi et culture, entre compétence professionnelle et sagesse chrétienne ».

C’est précisément cette vocation d’une université catholique que le Pr Stéphane Mercier s’est efforcé de respecter dans ses cours et c’est par cette fidélité qu’il est aujourd’hui jeté dans la tourmente, avec la connivence trouillarde de son propre employeur, l’Université Catholique de Louvain.

 

En désavouant le Pr Mercier, l’UCL se désavouerait elle-même et mériterait le dur avertissement de Notre-Seigneur aux Apôtres : « Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel s'affadit, avec quoi le salera-t-on ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes. » (Mt, 5, 13).

 

Sincères salutations,

{votre nom}

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Icônes coptes contemporaines Banne:

 
 
SYNTHÈSES DE PRESSEDU JOUR
 
 
Née d’une PMA en Espagne, ses « deux mamans » divorcent, que devient-elle ?
« Que se passe-t-il pour un enfant né d’une procréation médicalement assistée (PMA) en Espagne quand il y a divorce au sein d’un couple lesbien ? » Il s’agit d’ « un cas non prévu » par la loi Taubira en 2013, que le tribunal de...
 
 
Créer des cellules sanguines à partir de cellules souches, une alternative crédible au don de sang ?
Des chercheurs de l’université de Bristol au Royaume-Uni ont publié dans la revue Nature communications des résultats « prometteurs »  sur la production de globules rouges en laboratoire. De précédentes recherches se heurtaient...
 
 
Connecter les cerveaux aux ordinateurs, nouveau projet d’Elon Musk
Elon Musk  a lancé une nouvelle start-up, Neuralink, pour développer une technologie reliant nos cerveaux aux ordinateurs. Cette jeune entreprise, enregistrée en juillet 2016 en Californie comme compagnie de recherche médicale, aurait...
 
 
Russie : vers une interdiction de la GPA ?
Un sénateur russe, Anton Belyakov, a proposé d’interdire la pratique de la Gestation pour Autrui (GPA) en Russie. Selon lui, les lois actuelles protègent peu les acteurs de la GPA et le procédé peut nuire aux enfants qui en sont issus. Il...
 
 
PMA, GPA : « je peux le faire » donc « je dois le faire » ?
A l’approche de la présidentielle, l’ « accès à la procréation médicalement assistée (PMA) des couples de femmes et des célibataires » est de nouveau revendiquée, notamment par le gynécologue obstétricien René Frydman et un certain...
 
 
   AGENDA

Info VA. Lundi dernier, en pleine affaire Fillon, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours à huis-clos au Palais de Justice devant 300 ténors du barreau de Paris, dont Valeurs actuelles a pu se procurer le contenu.

L'ancien président critique vertement l’influence exercée sur la justice par le “pouvoir médiatique”.

Nicolas Sarkozy n’était pas là en tant qu’ancien président, mais, “simplement, comme avocat”. Le lundi 20 mars dernier, l’ancien chef de l’Etat remettait la légion d’honneur à l’avocat Jean- Yves Le Borgne. L’intervention a lieu, à huis-clos, devant 300 ténors du barreau. “Trente-cinq minutes au milieu d’un silence religieux puis un tonnerre d’applaudissements” raconte un témoin à Valeurs actuelles, qui a pu se procurer le discours prononcé devant les hommes de loi.

“Eric Woerth avait été condamné par le tribunal médiatique”

La remise de décoration est symbolique, et prend encore plus de poids dans l’actualité de la droite, celle de Nicolas Sarkozy et de François Fillon en particulier. Car Jean-Yves Le Borgne était, dans l’affaire Bettencourt, l’avocat d’Eric Woerth, alors ministre du gouvernement Fillon et accusé de conflit d’intérêts.

Nicolas Sarkozy raconte : “Voilà une affaire qui aura fait couler beaucoup de mauvaise encre. Eric Woerth était coupable. La chose était entendue. Elle avait été tranchée par certains observateurs. Eric Woerth était coupable. La chose était jugée avant même d’être instruite. Il était mon ministre.  Il était mon ami. C’était là certainement des circonstances aggravantes.
 
Eric Woerth avait été condamné par le tribunal médiatique et vous, cher Jean-Yves, vous l’avez fait relaxer par un tribunal judiciaire”. Il s’agit là du tribunal correctionnel de Bordeaux, et l’orateur avait lui-même bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire.

Nicolas Sarkozy se lance alors dans une critique sévère du système judiciaire français :

“Qui arrêtera l’ingérence du pouvoir médiatique dans le fonctionnement de l’autorité judiciaire ? Qui arrêtera l’instrumentalisation des procédures par le pouvoir médiatique ? Qui aura suffisamment de courage pour écrire le J’accuse qui manque à notre siècle ?”

Il continue : “Qui aura le courage de dénoncer la peine médiatique qui s’abat sur celui qui, parfois, n’a même pas été encore entendu par la justice elle-même ? Qui aura le courage de dire qu’il existe deux peines automatiques et qui ne sont pourtant inscrites dans aucun article du Code Pénal mais qui s’appliquent à tous les justiciables ayant le malheur d’avoir quelque notoriété. : L’inadéquation du temps judiciaire avec le temps médiatique et la publicité de l'instruction dont le secret n’est plus qu’une fable…”

“Comment justifier que le secret des sources du journaliste soit devenu un principe de droit ?”

La justice peut-elle tout se permettre ? Les avocats de François Fillon ont tancé sévèrement les juges en charge de l’enquête dans l’affaire Penelope, notamment pour la violation de la séparation des pouvoirs après la perquisition du bureau de l’ancien Premier ministre à l’Assemblée nationale.

Nicolas Sarkozy se lance alors dans un plaidoyer pour que les droits de la défense soient en adéquation avec ceux de l’accusation : “Aucune démocratie, aucun état de droit, ne peut tolérer qu’un pouvoir n’ait pas d’autres mesures de contrôle que lui-même et la seule conscience de ceux qui l’exercent.

A l’indépendance de la justice, à l’inamovibilité des juges et à l’inviolabilité du secret de l’instruction doit correspondre le respect de droits équivalents pour la défense. Ce n’est pas parce que la robe de l’avocat est noire quand celle du magistrat se teinte de rouge que ces deux robes n’ont pas droit au même respect, à la même déférence et aux mêmes immunités dans le sens le plus ancien et le plus noble de ce terme”.

L’ancien président s’en prend aussi au secret des sources journalistiques, qui permet aux journalistes de violer le secret de l’instruction en toute impunité sans jamais être menacés : “Comment justifier que dans notre pays le secret des sources du journaliste soit devenu, par la loi, non plus un simple précepte déontologique mais un principe de droit alors que dans le même temps le secret professionnel des avocats peut faire, à tout moment, l’objet d’une perquisition voire d’un interrogatoire dans le cadre d’une garde à vue ?” interroge Nicolas Sarkozy.

 
 

Comment prétendre, et à bon droit, obtenir d’un côté la sanctuarisation du métier de journaliste et refuser, à l’avocat, au médecin, au prêtre lui-même, le respect du secret professionnel ou de la confession.

La justice doit, bien sûr, chercher la vérité et pour cela elle dispose de moyens d’investigation nombreux et puissants mais elle ne peut ni inventer des intentions en renversant la charge de la preuve, ni arracher par la force et l’intimidation ce qu’elle doit obtenir par l’instruction, la déduction et la confrontation des points de vue”.

 

source

The Resurrection of Christ:

 
Publié le lundi 20 mars 2017 à 17:58  

DAESH ET LE SUPPLICE DES CHRÉTIENS D’ORIENT :

« J’AI ÉTÉ VIOLÉE 30 FOIS CE MATIN »

L’auteur et reporter français Frédéric Pons livre ses vérités à propos du « premier génocide du XXIe siècle ». Une situation qui en incombe largement à l’occident, coupable selon lui d’avoir méprisé les peuples et minimisé les mouvements rebelles en Syrie notamment.

Les constats qu’il a opérés sur le terrain ne font pas décolérer le reporter Frédéric Pons. Ce spécialiste du Moyen-Orient a enquêté sur le sort des Chrétiens dans cette région du monde déchirée par la guerre. Il publie un ouvrage aux éditions Calmann-Lévy, intitulé « Le martyre des chrétiens d’Orient ; portraits et témoignages ». Une façon de dresser un tableau peu élogieux à l’égard des ingérences internationales, qui ont selon lui fermé les yeux trop longtemps sur les massacres en cours. Citant plusieurs rapports d’ONG qui alertent sur la situation, il prétend désormais, fort de ses écrits, qu’on « ne pourra pas dire qu’on ne savait pas ». Au delà des assassinats ciblés, des tueries de masse, des enlèvements, des vols, de l’exode forcée et des familles volontairement séparées, l’auteur évoque plus précisément les viols perpétrés par Daech, ainsi que la réduction à l’esclavage de nombreuses femmes. « Des centaines et probablement des milliers » de chrétiennes en auraient été victimes, affirme Frédéric Pons. Des femmes qui se retrouvent aujourd’hui stériles ou enceintes de leurs bourreaux.

>> Relire :Le témoignage choc d'Assiatou, 14 ans, séquestrée puis violée

Un rapport établirait l’ampleur des attaques menées depuis cinq ans. 126 églises ont été ciblées et 1 131 chrétiens ont été tués jusqu’en 2014. « C’est un génocide au regard des lois qui relèvent du traité de Rome, signale l’auteur. Les bébés sont parfois arrachés à leurs mères dès l’accouchement. On leur dit qu’ils vont être adoptés par des familles musulmanes ». Leur devenir est obscur, mais le spécialiste est persuadé qu’ils sont ensuite élevés comme des enfants soldats. Frédéric Pons poursuit sur la destinée des jeunes filles enlevées : « Les chefs de Daech choisissent les plus jolies après avoir vérifié leur virginité, pour les garder ou les revendre : 60 euros environ pour une femme de 30-40 ans, 160 euros pour un enfant de 1 à 9 ans, chrétienne ou yézidie ».

Les chrétiens représentent « 3/4 des victimes pour motifs religieux »

Les témoignages de celles qui en réchappent, ou parviennent à un téléphone pour quelques instants tout au plus, ont été collectés ci et là. L’auteur cité les informations qu’a récoltées une députée yézidie. Cette dernière a reçu des dizaines d’appels terribles en provenance de captives. Parmi les propos les plus durs : « J’ai été violées 30 fois ce matin », lâché par l’une d’elle. Témoin du désespoir de ces demoiselles, certains imploreraient même qu’on bombarde les lieux où elles se situent, afin de mettre un terme définitif à leur calvaire . Certains chrétiens d’Orient donnent d’ailleurs d’autres billes de compréhension, en révélant que les musulmans les « qualifient depuis toujours de Nassirya, de Nazaréens », un « terme insultant dans leur esprit ». Pons rappelle en outre que les chrétiens « représentent les ¾ des victimes pour motifs religieux » dans le monde et estime à 270 le nombre de chrétiens tués chaque jour dans la soixantaine de pays où leur foi est réprimée.

>> Relire :Pour Marianne James, il est « difficile d'être chrétien et de droite »

Une dernière question demeure : Qu’est-il fait pour leur venir en aide ? Là encore, le ton est donné par l’auteur, qui jette un discrédit sur les puissances occidentales, coupables de passivité et de mauvais choix diplomatiques. « L’échec américain et européen a démontré que les bons sentiments ne font pas une bonne politique, écrit-il. (…) Pour avoir ignoré les facteurs immatériels et spirituels, pour avoir négligé la longue évolution historique de ces terres de vieilles civilisations, pour avoir méprisé les peuples, les décideurs occidentaux portent une immense part de responsabilité dans le malheur des pays arabo-musulmans, et dans donc le calvaire des chrétiens d’Orient ». Las, même dans l’accueil des populations opprimées, le bât blesse. La France ne fait évidemment pas exception. Beaucoup de demandes de passeports échouent. Pour celles qui aboutissent, commencent alors un vrai parcours du combattant. La touche d’espoir naît finalement de la bouche d’un réfugié lui-même. Omar déclare ainsi : « On a compris qu’à côté de la France officielle ; il y avait des Français. Nous en avons rencontré qui nous ont tellement aidés ».

INVITATION(S):

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Aucun texte alternatif disponible.

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Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

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Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

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Du 7 au 15 Mai, Pèlerinage Marial du "Mois de Marie".

Sanctuaires visités:

-Le 7, N-D de Miséricorde

Départ du Monastère le 8 pour les Sanctuaires d'Alsace.:

Basilique Notre-Dame de l'Epine.JPG

-Notre-Dame de L'Epine (coucher à Masevaux ou Thann)

HOUPPACH-115

-Le 9, N-D de Houppach (Masevaux) et St Ubald (Thann/St Ubald est invoqué contre toutes influences malfaisantes) 

thann-04-droit d'auteur français-moments

- Le 10, Mont St Odile,

Notre-Dame de Neubois,

Notre-Dame de Thierenbach ("Route des vins") ,

- Le 11, N-D d'Autun (Coucher à Angoulême)

- Le 12, journée de détente à Angoulême ,

Cath st pierre.jpg

- Le 13 N-D d'Espis ,

- Le 14, N-D de Toutes-Grâces et St Ubald (St Ubald est invoqué contre toutes influences malfaisantes) le 14 à Jauldes.

saint-Théobald-collégiale église-thann-08-droit d'auteur français-moments

Clôture des inscriptions le 23 Avril/ Offrande estimée 300 euros.

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PELERINAGE DU CENTENAIRE A FATIMA

Du 7 au 16 Octobre 2017

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1500 euros*  (200 euros d’arrhes à l’inscription/ Inscriptions closes le 1er Septembre.)

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St

Thomas"* à FATIMA

Fátima - Centenário

Sanctuaires visités:

NOTRE-DAME DE LOURDES

NOTRE-DAME DE GARABANDAL

CHRIST MIRACULEUX DE LIMPIAS

SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE

NOTRE DAME DE FATIMA

SITE HISTORIQUE ET NOTRE-DAME DE L'ESCORIAL

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Programme:

*Samedi 7 Octobre: Départ du Monastère après la Messe d'envoi du Pèlerinage à 7h. Déjeuner "tiré du sac". Dîner à la "Maison Notre-Dame (Jauldes), coucher à Angoulême.

*Dimanche 8 Messe à Jauldes, déjeuner et départ pour LOURDES. Dîner et Coucher à LOURDES.

*Lundi 9 JOURNEE DE PELERINAGE A LOURDES, déjeuner et coucher sur place.

*Mardi 10, départ de LOURDES pour NOTRE-DAME DE GARABANDAL, déjeuner "tiré du sac", coucher sur place.

*Mercredi 11, matinée de Pèlerinage à GARABANDAL, déjeuner, départ pour LE CHRIST MIRACULEUX DE LIMPIAS, départ pour SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE (Coucher)

*Jeudi 12, matinée de Pèlerinage à SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE, déjeuner et départ pour FATIMA, couché sur place.

*Vendredi 13 Journée complète de Pèlerinage à NOTRE-DAME DE FATIMA (Déjeuner, diner, coucher)

*Samedi 14, départ pour l'ESCORIAL, Visite du Site historique et Pèlerinage à NOTRE-DAME DE L'ESCORIALE, départ pour LOURDES (Coucher sur place).

*Dimanche 15, LOURDES. Messe, déjeuner et départ pour ANGOULÊME. Diner à Jauldes et coucher à Angoulême.

*Lundi 16, petit déjeuner et retour au Monastère. Déjeuner "tiré du sac". Retour dans l'après-midi.

INSCRIPTION :

Madame, Mademoiselle, Monsieur, Père, Sœur :

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Adresse complète :

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

M’inscrits pour le Pèlerinage du Centenaire des Apparitions de la Très Sainte Vierge à FATIMA (Préciser si vous  désirez une chambre seule (Supplément de 10 euros par nuit) et verse dès aujourd’hui 200 euros d’arrhes  (non remboursables en cas de désistement).

Fait à :………………………………………………………….Date :……………………………………………………………

Signature :

 

 

*Plus nous serons nombreux et plus nos partenaires seront "compréhensifs", plus cette participation estimative sera revue à la baisse. Par ailleurs, ne vous privez-pas en raison de moyens trop justes de participer à ces moments de grâce.

_______________

CAISSE DE SOLIDARITE

Que tous ceux qui le peuvent envoie au Monastère une obole (solidaire (Aussi minime soit-elle) pour aider leurs frères et sœurs Pèlerins; ces derniers prieront pour eux et "Le Seigneur qui connaît le secret des cœurs" les bénira...

ADRESSE :

Métropolie de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel :asstradsyrfr@laposte.net

L’ÉGLISE FAIT-ELLE DE LA POLITIQUE ?

Au fil des jours - 02 avril 2011:

L’Église : qu’est-ce à dire ? –

Quand nous prononçons le nom de l’Église, nous nommons le grand sacrement du Corps du Christ rempli du saint Esprit, l’institution divino humaine et charismatique née de la Pâque du Verbe et de la Descente de l’Esprit. Nous reconnaissons un organisme vivant formé par tous ceux qui confessent la vraie foi, qui sont baptisés, oints de l’Onction royale et participants à la sainte Eucharistie. Les évêques, les prêtres, les diacres et tout le Peuple saint de Dieu forment le corps ecclésial.

Distinction…

Comme telle, l’Église est un peuple consacré à Dieu, un peuple saint et mis à part pour le service et le témoignage de la Parole. Le Christ, Tête de ce Corps et Chef de son propre peuple, est très clair sur cette question : les baptisés ne sont pas « du monde » (Jn 15, 19) ; ils sont appelés à « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mat 22, 21). Aucune confusion, aucune compromission n’a la bénédiction du Seigneur. À ce titre, l’Église ne fait pas de politique, elle ne s’identifie à aucun parti de droite et de gauche – notamment en période électorale… Elle ne donne pas d’indication de vote. Elle ne soutient pas un pouvoir ou un autre. Et elle n’attend pas non plus le soutien de tel ou tel pouvoir. Elle ne sacralise pas le pouvoir, et le pouvoir politique n’a pas à justifier son existence. C’est une saine – et sainte – distinction. Historiquement, le maintien de ce discernement a été – et est –  une ascèse permanente et difficile… L’instrumentalisation de l’un par l’autre a pesé et pèse lourd.

…sans séparation

« Rendez à César » veut tout de même dire accomplir ses devoirs de citoyen. Le Christ et son Église enseignent la loyauté politique. Ils enseignent que personne dans ce monde n’a de pouvoir sans la permission de Dieu – y compris quand l’exercice de ce pouvoir constitue une épreuve pour les citoyens et en particulier pour les chrétiens. Rien dans ce monde n’advient sans la volonté ou la permission de Dieu. Aussi l’Église en ses membres s’engage-t-elle à témoigner de l’amour et de la volonté de Dieu en toute circonstance. Le Christ a aimé le monde jusqu’à donner sa vie pour son Salut. Les baptisés sont « dans le monde » (Jn 17, 15), et ils y sont parce qu’ils y sont envoyés pour une mission de témoignage. Le chrétien prend fait et cause pour l’homme, suivant l’exemple du Christ Dieu qui s’est mis du côté de l’homme – s’interposant entre l’homme et l’homme…

La citoyenneté

Les saints payent l’impôt (Mat 22, 17), ils votent, ils élisent et ils sont éligibles. Ils peuvent agir pour la volonté et l’amour de Dieu en étant membre de conseils municipaux, d’assemblées nationales, en exerçant un ministère public. Par leur engagement politique – oui : politique – ils contribuent à la sanctification de la société civile, à la manifestation de la justice et de la miséricorde divine. Les moines eux-mêmes, morts volontairement à ce monde, et soulignant ainsi de façon extrême la distinction Église-société, prient pour le monde et pour le pays, parce que les défunts intercèdent pour les vivants. Quand ils sont revenus de la mort à la vie, en spirituels véritables, ils sont aptes à conseiller et à éclairer tous ceux qui veulent agir dans le monde pour l’amour de Dieu et du prochain.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

Religious icon of Santa Famiglia:

Je vous propose la prière suivante pour notre Pays:


Seigneur Jésus, Ô Christ notre Dieu, Vous qui êtes venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver; Vous qui êtes monté librement sur la Croix pour tous les humains;
Vous qui, dans Votre amour ineffable et Vôtre indicible compassion, veillez au bien et au libre salut de chacun;
Vous qui êtes invisiblement présent dans ce monde qui Vous appartient et dans notre pays par le Corps de Votre sainte Eglise, acceptez les prières de supplication et de louange que nous Vous adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.


Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France :

Eclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple.


A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous.


Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon.


Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple.


Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

_______________

 

Saint Michael and the Dragon in an initial Q by an Unkown master German, Würzburg, about 1240-50:

Urgence élections :

 Prière pour la France à saint Michel

 

Saint Michel, grand Prince de la milice céleste, établi par la Providence divine le protecteur spécial de la France, souvenez-vous que vous l’avez faite grande entre toutes les nations, que vous l’avez établie sentinelle de la foi et soldat de Dieu dans le monde. Glorieux Archange, vous que nos rois ont autrefois proclamé patron de la France, protégez-nous contre tous nos ennemis ; nous vous conjurons de nous placer tous sous votre impénétrable protection. Protégez toujours l’Eglise et la France ! Obtenez-lui un prompt et sincère retour à l’antique foi, source de sa force et de sa grandeur. Éclairez les incrédules, rassurez les timides, fortifiez les faibles, encouragez les bons, secourez-nous tous et rendez-nous meilleurs et plus chrétiens. Ainsi soit-il.

Modern Orthodox Icons: http://www.versta-k.ru/en/catalog/8/:

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,1-16.

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, 
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. 
[...]
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. 
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » 
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » 
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » 
Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. 
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » 
Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » 
Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » 
Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. 
Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » 
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. 
Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. 

 



Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Sur les mystères, 24s (trad. bréviaire rev.) 

 

« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »

 

Le paralytique de la piscine de Bézatha attendait un homme [pour l'aider à descendre dans la piscine].

Lequel, sinon le Seigneur Jésus, né de la Vierge ?

Avec sa venue, il n'y avait plus seulement une simple préfiguration qui guérissait quelques individus, mais la vérité elle-même qui guérissait tous les hommes.

C'est donc lui dont on attendait qu'il descende, lui de qui Dieu le Père a dit à Jean Baptiste :

« Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre du ciel et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint » (Jn 1,32)...

Pourquoi l'Esprit est-il descendu alors comme une colombe, sinon pour que tu voies, pour que tu reconnaisses que la colombe envoyée hors de l'arche par Noé le juste était l'image de cette colombe-là, et pour que tu y reconnaisses la préfiguration du sacrement du baptême ? ...

Est-ce que tu peux encore hésiter dans le doute, alors que le Père proclame pour toi de façon indubitable dans l'Évangile :

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17) ; alors que le Fils le proclame, lui sur qui l'Esprit Saint s'est manifesté sous la forme d'une colombe ; alors que l'Esprit Saint le proclame aussi, lui qui est descendu sous la forme d'une colombe ; alors que David le proclame :

-« La voix du Seigneur sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur sur les eaux innombrables » (Ps 28,3) ?

L'Écriture atteste aussi qu'aux prières de Gédéon, le feu est descendu du ciel et, de nouveau, à la prière d'Élie, le feu a été envoyé pour consacrer le sacrifice (Jg 6,21 ; 1R 18,38). 

Ne considère pas le mérite personnel des prêtres, mais leur fonction...

Crois donc que le Seigneur Jésus est là, invoqué par la prière des prêtres, lui qui a dit :

-« Quand deux ou trois sont réunis, je suis là, moi aussi » (Mt 18,20).

À plus forte raison, là où est l'Église, là où sont les mystères, c'est là qu'il daigne nous accorder sa présence.

Tu es donc descendu dans le baptistère.

Rappelle-toi ce que tu as dit : que tu crois au Père, que tu crois au Fils, que tu crois en l'Esprit Saint...

Par un même engagement de ta parole, tu es tenu de croire au Fils de la même manière que tu crois au Père, de croire en l'Esprit Saint de la même manière que tu crois au Fils, avec cette seule différence que tu professes qu'il faut croire en la croix du seul Seigneur Jésus.

Agion Oros - Mount Athos: 0057 – The Miraculous Icon of Panagia Pantanassa –...:

Où nous trouver ?

 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):
 

NORMANDIE :

  

CHANDAI (61):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01245-copie-2

(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

 

 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

 

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

 

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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Aucun texte alternatif disponible.
Repentez-vous, 
car le Royaume des Cieux est proche 
 
(Matthieu 17, 1)
 
Nous souhaitons à tous les chrétiens orthodoxes, à tous nos lecteurs et lectrices,
un saint grand Carême qui les remplisse d'un grand Amour pour le Christ.

PROGRAMME LITURGIQUE

 

(mis à jour ) de fin Mars et Avril :

 

PIEUX CARÊME À VOUS !

 

HEUREUSE MONTÉE VERS PÂQUES !

_________

 

-PARIS: ATTENTION  la "Permanence pastorale et réception des fidèles  des Vendredis après-midi et Samedi matin précédent le 1er dimanche de chaque mois est en Avril 2017 reculée au Vendredi 7 et Samedi 8 Avril en raison du WE des RAMEAUX 

Le Samedi 8 AVRIL

RAMASSAGE DES FIDÈLES de Paris et sa région pour le WE au Monastère  à 15h au point de rendez-nous habituel .

(En mai, retour à la normale: Vendredi 5 et Samedi 6). 

________________

NORMANDIE:

-CAEN: Une permanence pastorale sera assurée par le Père Isaac du 29 Mars au soir au 31 Mars au matin (prenez Rdv avec lui 07 87 11 06 03 par sms).

-LISIEUX (Coquainvillier) , le 22 Avril (En raison de la Semaine Sainte) *

-AU MONASTÈRE DE CHANDAI :
DIMANCHE 2 Avril et 7 Mai, PÈLERINAGE à N-D de MISÉRICORDE et aux Sts du Kérala.* .

Du 7 au 15 Mai, Pèlerinage Marial du "Mois de Marie".

Sanctuaires visités:

-N-D de Miséricorde,Notre-Dame de L'Epine , N-D de Houppach (Masevaux) et St Ubald (Thann/St Ubald est invoqué contre toutes influences malfaisantes), Mont St Odile, Notre-Dame de Neubois,

Notre-Dame de Thierenbach ("Route des vins"), Le 11, N-D d'Autun, - Le 12, N-D d'Espis, N-D de Toutes-Grâces et St Ubald (Vénération de la relique de St Ubald est invoqué contre toutes influences malfaisantes) 

 

Clôture des inscriptions le 23 Avril/ Offrande estimée 300 euros.

_____________________________

 

 

NANTES :Jeudi 6 Avril, Messe à 18h (Réception des fidèles de 9h à 17h )

ANGOULÊME (JAULDES ):
Dimanches 2 Avril * (En raison de la Retraite de SEMAINE SAINTE) et le 23 *

#PÉRIGUEUX (LA CHAPELLE FAUCHER ) :
Samedi 22  *. . .

ALSACE, SUISSE,LYONNAIS, SUD-EST :Visite pastorale (prenez Rdv ) entre le 24 (28 Messe à Belfort) et le 30, Messe dominicale à Lyon*.

 


 

#PARAY LE MONIAL - ALLIER/CHAROLAIS: Visite pastorale ( prenez Rdv ) entre le 1er Mai et le 3

 

 

*MESSES À 10H 30
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Nota bene :

Les "permanences pastorales" sont prévues pour vous assurer la proximité des sacrements
(Messess, Confessions, Onction des malades ), catéchisme, entretiens et accompagnements spirituels , prières de délivrance ( voir d'exorcismes ) ou de guérison intérieure . 
(RÉCEPTION SUR RDV) en fonction de la région où vous vivez

L’image contient peut-être : 3 personnes

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

(SS Ignatius Aprem II)

Note:
L'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise
Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

CONFIER DES INTENTIONS DE

 

PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST

 

SIMPLE...

 

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères

 

humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le

 

"premier né d'une multitude de frères" et  à Son amour pour tous les hommes…

 

A  travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour

 

l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet

 

immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une

 

intention de prière en l'envoyant à l'adresse

 

suivante:

 

 

Adresse du Monastère métropolitain ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 18:51

 :

Third Wednesday of Great Lent,

mercredi, 15 mars 2017

Evening:

St. Luke 9: 44-50, 57-62

Morning:

Leviticus 25: 35-46
I Samuel 9: 18-27
Isaiah 65: 16-25
Acts 13: 1-3
Ephesians6: 1-9
St. Luke1 2: 32-40

____________________________________

 

Troisième mercredi du Grand Carême

Mercredi, 15 mars 2017

Soir:

Saint Luc 9: 44-50, 57-62

Matin:

Lévitique 25: 35-46
I Samuel 9: 18-27
Esaïe 65: 16-25
Actes 13: 1-3
Ephésiens6: 1-9
Saint Luc 1 2: 32-40

 

-----------------------------------------------

Holy Napkin:

 Tous, nous somme blessés 


"Lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère."  

(Mt 5, 23-24)


À des degrés divers, notre vie a été marquée par des relations qui nous ont blessés : un parent, un conjoint, un enfant, un ami ont pu trahir notre confiance, nous faire injustement souffrir comme nous-même sommes capables de le faire...

Ces situations se prolongent parfois dans le temps et même lorsqu'elles sont terminées, elles continuent à nous tourmenter.

 Ne renonçons jamais à pardonner et, parce que ce n'est pas facile, demandons la grâce de pouvoir le faire. 
Le pardon peut être long et difficile. Il convient parfois de mettre à distance les personnes qui nous veulent du mal.

Mais nous ne devons jamais renoncer à la perspective du pardon ! Le pardon, dans certains cas, n'est pas tant un acte ponctuel qu'un long chemin à parcourir ! C'est pourquoi je demande toujours à ceux qui viennent me confier leurs difficultés de dire ne serait-ce qu'un "Je vous salue Marie" par jours pour celui ou celle qui l'a blessé d'une quelconque manière.
 

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

J'offre ma prière pour quelqu'un à qui j'ai du mal à pardonner. Si j'ai la chance dans ma vie de ne pas avoir de grand acte de pardon à poser, j'offre ma prière ou pose une action en faveur de quelqu'un que j'ai du mal à supporter

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Par Youssef Bousnaya

(v. 869-979), moine syrien 
Vie et doctrine de Rabban Youssef Bousnaya par Jean Bar Kaldoum (trad. Chabot in Deseille, Evangile au désert, Cerf 1999, p. 325) 

 

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

 

La miséricorde est l'image de Dieu, et l'homme miséricordieux est, en vérité, un Dieu habitant sur la terre.

De même que Dieu est miséricordieux pour tous, sans distinction aucune, de même l'homme miséricordieux répand ses bienfaits sur tous également.

Mon fils, sois miséricordieux et répands des bienfaits sur tous, afin de t'élever au degré de la divinité...

Prends garde de te laisser séduire par cette pensée que tu pourrais trouver attrayante :

« Il vaut mieux que je sois miséricordieux pour celui qui est attaché à la foi que pour celui qui nous est étranger ».

Ce n'est pas là la miséricorde parfaite imitant Dieu qui répand ses bienfaits sur tous, sans jalousie,

« qui fait également lever son soleil et descendre sa pluie sur les bons et sur les méchants »

(Mt 5,45)... 

« Dieu est amour » (1Jn 4,8) ; son essence est amour, et son amour est son essence même.

Par son amour, notre Créateur a été poussé à produire notre création.

L'homme qui possède la charité, c'est vraiment Dieu au milieu des hommes.

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Saint Longin martyr, 

le Centurion qui se tenait près de la Croix.

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Tropaire, t. 4

Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion, t. 4

Faisant mémoire en ce jour * de l'illustre martyr Longin, * l'Eglise exulte de joie * et, jubilante, s'écrie: * Ô Christ, tu es ma force, ma puissance, mon soutien.

Ikos

Voyant se couvrir de ténèbres le ciel, * trembler la terre, se fendre les rochers * et qu'en deux le voile du Temple se déchirait, * lorsque le Christ souffrait sa divine Passion, * le centurion le reconnut comme véritable Fils de Dieu * supportant cela dans la tendresse de son cœur, * lui l'Impassible par nature, celui qui soutient l'univers * glorieusement avec le Père et l'Esprit saint * et le maintient comme Dieu véritable et comme Roi; * alors Longin s'écria, plein de joie: * Ô Christ, tu es ma force, ma puissance, mon soutien.

Exapostilaire, t. 2

Voyant le Seigneur et Dieu de l'univers * s'endormir volontairement sur la croix * et l'entière création trembler au moment de sa Passion, * avec le bon Larron tu reconnus en lui le Fils de Dieu * et pour lui te laissas immoler avec joie; * désormais en excellent martyr, saint Longin, tu intercèdes pour nous tous.

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VIE DU SAINT:

Saint Longin vécut sous le règne de l'empereur Tibère (15-34 ap. J-C.). Il était orginaire de Cappadoce et servait dans l'armée romaine comme centurion sous les ordres de Pilate, le gouverneur de la Judée. C'est à lui et à ses hommes qu'on commanda d'exécuter la Sainte Passion de Notre Sauveur Jésus-Christ et de garder le tombeau, de crainte que les disciples ne viennent dérober Son corps pour faire croire à Sa Résurrection. C'est ainsi que Longin fut le témoin de tous les Miracles étonnants qui accompagnèrent la Passion du Christ: le tremblement de terre, l'obscurcissement du soleil, le déchirement du voile du Temple, les rochers qui se fendirent, les tombeaux qui s'ouvrirent et les corps de nombreux Saints des temps anciens qui ressuscitèrent et se montrèrent à tous... En voyant ces prodiges, les yeux du coeur du centurion s'ouvrirent et il s'écria d'une voix forte: « Vraiment, il était fils de Dieu!» (Mat. 27:54; Mc 15:39). Lorsque, le troisième jour, les gardes du tombeau furent témoins de l'apparition de l'Ange aux Saintes Femmes, ils furent pris d'une grande terreur et restèrent comme morts. Quelques uns d'entre-eux allèrent rapporter aux grands-prêtres juifs ces événements. Ceux ci se rassemblèrent avec les anciens et, ayant délibéré, décidèrent de donner à Longin et ses hommes une forte somme d'argent, afin qu'ils fassent courir le bruit que les disciples étaient venus de nuit dérober le corps pendant que les gardes dormaient. Mais, désormais illuminés de la lumière de la foi en la Résurrection, Longin et deux de ses soldats refusèrent cet argent. Il abandonna alors sa charge de centurion et quitta l'armée pour se rendre dans sa patrie, la Cappadoce, et y propager la Bonne Nouvelle à l'imitation des Apôtres. Apprenant cela et incité par l'argent et les cadeaux des Juifs avides de vengeance, Pilate écrivit à l'empereur Tibère pour dénoncer Longin.

La Providence voulut que, sans le savoir, les hommes envoyés à la recherche de Longin par Tibère en Cappadoce s'arrêtèrent dans la maison où s'était réfugié le centurion déserteur, pour y demander l'hospitalité et y prendre quelques renseignements sur Longin qu'ils n'avaient jamais vu.

C'est le Saint lui-même qui les reçut avec tous les soins qu'ont les disciples du Christ pour l'étranger. En conversant, ils lui révélèrent le but de leur voyage. Longin ressentit une immense joie à cette nouvelle et Manifesta alors envers ses hôtes une délicatesse encore plus grande. Il les installa confortablement, puis alla, avec une grande sérénité, préparer son tombeau et ce qui était nécessaire à ses funérailles. Il alla chercher ses deux compagnons qui avaient fui avec lui la Palestine et les décida à s'offrir avec lui au Martyre. Il revint ainsi vers ses hôtes et leur révéla qu'il était Longin, celui qu'ils cherchaient pour l'exécuter. Les envoyés de l'empereur restèrent stupéfaits de l'audace du Saint et montrèrent un profond chagrin de devoir accomplir leur sombre besogne sur celui qui leur avait offert une telle hospitalité. Mais c'est le Saint lui-même qui les implora de ne pas tarder davantage à les réunir lui et ses compagnons à leur Seigneur et Maître. La mort dans l'âme les envoyés de l'empereur tranchèrent donc la tête des trois disciples du Christ et envoyèrent le chef de Longin à Jérusalem, afin que Pilate et les juifs soient assurés qu'il avait été effectivement exécuté. La tête du Saint fut ensuite jetée dans une fosse à fumier qui se trouvait aux abords de Jérusalem.

De nombreuses années plus tard, une noble et riche dame de Cappadoce, qui était soudainement tombée malade et avait perdu l'usage de la vue, se rendit en pèlerinage dans la ville sainte, en compagnie de son fils unique, afin d'y prier pour sa guérison. Mais une fois arrivée dans la ville, son fils vint à mourir, ajoutant une détresse plus grande au malheur de la pauvre femme. Une nuit, saint Longin lui apparut en songe et lui révéla l'endroit où était enfouie sa tête, en lui promettant qu'elle recevrait la guérison de cette précieuse relique. Après avoir cherché avec empressement, la pieuse femme trouva la tête du saint martyr et reçut effectivement la guérison de sa cécité par la divine grâce déposée dans la relique du saint. Ce ne fut pas seulement ses yeux corporels qui s'ouvrirent, mais Dieu lui accorda aussi de voir des yeux de son âme que son fils se tenait aux côtés de saint Longin dans la demeure des bienheureux. Réconfortée et pleine de reconnaissance envers Dieu, qui sait rendre au centuple à ceux qu'il éprouve, elle déposa la relique du saint martyr et le corps de son fils dans une châsse qu'elle ramena en Cappadoce et déposa dans une église qu'elle fit construire en l'honneur du Saint.

(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

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Saint Zacharie Pape orthodoxe de Rome

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(+ 752)

Tropaire ton 3

Fils de l'Hellade, évêque en la ville de Rome,*
Tu défendis l'Eglise contre l'hérésie*
Qui voulait faire disparaître les icônes.*
Tu soutins l'œuvre missionaire en Germanie*
Conduite par saint Boniface de Mayence.*
Saint Zacharie, prie le Christ de sauver nos âmes!

http://orthodoxievco.net/ecrits/…/synaxair/mars/zacharie.htm
http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/Zacharie.htm

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Saint Aristobule

Apôtre de la Grande-Bretagne

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Tropaire ton 5

Acclamons Stachys, Apelle, Amplias, 
Urbain, Narcisse et Aristobule:
comme une harpe à six cordes de l'Esprit 
qui chantent les dons merveilleux de Dieu à l'humanité. 
Et comme des apôtres divins, qui prient pour nous.

Frère du Saint Apôtre Barnabé, Saint Aristobule faisait partie des Soixante-Dix Disciples du Seigneur. Il suivit fidèlement Saint Paul dans ses voyages missionnaires2, en l'assistant avec amour et apprenant à son école à proclamer l'Evangile du Salut aux païens. Il fut envoyé par celui-ci en mission dans les îles britanniques, qui étaient alors habitées par de sauvages populations idolâtres. Cest au prix de maintes afflictions que le Saint Apôtre remplit sa mission, parfois torturé, d'autres fois traîné sur la place publique et offert en risée à la foule. Mais il combattit vaillamment et fonda des Eglises, dans lesquelles il plaça des Prêtres et des Diacres qu'il avait ordonnés. Après avoir ainsi semer les germes de la vie chrétienne, qui ne devait porter des fruits que plusieurs siècles plus tard, Saint Aristobule s'endormit en paix3.

1. Il est également commémoré le 31 octobre.
2. Dans l'Epître aux Romains St Paul demande de saluer « ceux de la maison d'Aristobule » (Rom. 16:10). En se fondant sur ce texte, certains ont pensé qu'Aristobule devait être un noble, peut-être même parent d'Hérode Agrippa 1er, qui avait des Chrétiens parmi ses serviteurs.
3. Selon certains il aurait souffert le martyre en Grande-Bretagne

(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

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Saint Aristobule de Grande Bretagne (Titre complet: en grec, Aghios Apostolos Aristovoulos, Martyras, kai Protos Episkopos Vretannias; en Gallois, Arwystli Hen Episcob Cyntaf Prydain; en Latin: Sanctus Aristobulus Senex, Apostolus, Martyr, Episcopus Primus Britanniae; en anglais, Saint Aristibule the Old, Apostle, Martyr, and First Bishop of Britain.)
Saint Aristobule, est un des apôtres des Septante, vénéré pour avoir apporté la Foi Orthodoxe sur les rivages de la Grande Bretagne.
Aussi appelé saint Aristobule, Apôtre de la Grande Bretagne, est un saint juif chypriote, compté parmi les soixante-dix disciples, avec les Apôtres Urbain de Macédoine, Stachys, Ampliatus, Apelle d'Héraklion et Narcisse d'Athènes, il a aidé Saint André. Saint Aristobule était aussi le frère de l'apôtre Barnabé.
Il prêcha l'Evangile en Grande-Bretagne comme premier évêque et là, il reposa paisiblement dans le Seigneur. 
Avant cela, il prêcha l'Évangile aux Celtes du Nord de l'Espagne, aux Celtibères, tandis qu'il se rendait en Grande-Bretagne. 
La renommée de l'Apôtre Aristobule était telle était parmi les celtes brittoniques qu'une région fut nommée d'après lui: Arwystli, qui devint plus tard un petit royaume médiéval britannique, et qui existe encore à ce jour comme canton, ou plus précisément, cantref (terme gallois) dans le comté de Powys, au Pays de Galles. 
Il est peut-être évoqué par saint Paul et est identifié avec Zébédée, le père des saints Jacques et Jean. Hippolyte écrivant en 160 après Jésus-Christ les martyrologes de l'Eglise grecque, (et autres) déclare qu'il a prêché en Grande-Bretagne. On croit qu'il fut martyrisé au pays de Galles, bien qu'il n'existe pas de documentation à cet effet. 

http://orthodoxologie.blogspot.fr/…/saint-aristobule-apotre…

 

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Icône de saint Élie

Icône du Prophète Élie au désert
(cf. 1 Rois 17, 6)
(Russe, École du Nord, XVe siècle)

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Père Lev Gillet

 

LE JEÛNE COMME COMBAT SPIRITUEL

Qu'est-ce que le jeûne pour nous, chrétiens ? C'est notre incorporation à cette expérience du Christ lui-même, par laquelle il nous libère de notre entière dépendance envers la nourriture, la matière et le monde.

Jeûner ne signifie qu’une chose : avoir faim, jusqu’à la limite de la condition humaine qui dépend entièrement de la nourriture, et là, ayant faim, découvrir que cette dépendance n’est pas toute la vérité au sujet de l’homme, que la faim elle-même est avant tout un état spirituel et que, finalement, elle est en réalité la FAIM DE DIEU....

Nous avons besoin avant tout d'une préparation spirituelle à cet effort du jeûne. Elle consiste à demander aide à Dieu et à centrer notre jeûne sur Dieu. C'est par amour de Dieu que nous devrons jeûner. I1 nous faut redécouvrir notre corps comme temple de la divine présence, retrouver un respect religieux du corps, de la nourriture, du rythme même de la vie.

Père Alexandre Schmemann


QUATRE PAROLES DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable. Il jeûna durant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. Et, s'approchant, le tentateur lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains." Mais il répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Matthieu 4, 1-4)

Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : "Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus." Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : "Il a trépassé !" Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout. Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : "Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ?" Il leur dit : "Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne." (Marc 9, 25-29)

"Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre, comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le dit : ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."(Matthieu 6, 16-18)

Les Pharisiens et leurs scribes dirent à Jésus : "Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, ceux des Pharisiens pareillement, et les tiens mangent et boivent !" Jésus leur dit : "Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l'époux pendant que l'époux est avec eux ? Mais viendront des jours... et quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là." (Luc 5, 33-35)


LES ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

L’enseignement de Jésus concernant le jeûne est très important pour nous assurer que nos efforts de jeûne porteront fruit. Car le jeûne n’est pas sans danger ; il peut devenir lui-même occasion de chute et, plutôt que d’être un moyen de s’approcher de Dieu, le jeûne peut même nous en éloigner.

Les juifs pratiquaient le jeûne comme ascèse personnelle et collective, comme nous l’apprennent l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, nous voyons que les disciples de Jean le Baptiste, ainsi que ceux des Pharisiens, jeûnaient et que Jésus lui-même, avant d’entreprendre sa vie publique a jeûné pendant quarante jours. À la suite de ce jeûne il a été tenté par Satan (Mt 4, 1-11; Lc 4, 1-13). Voilà donc la première leçon à retenir des récits évangéliques concernant le jeûne : Jésus nous enseigne l’importance du jeûne par l’exemple de son propre jeûne avant de commencer sa vie publique. Ce n’est pas par hasard que la première tentation de Jésus concerne justement la nourriture, car le Malin cherche à éprouver Jésus là où il perçoit un point faible, là où Jésus a volontairement affaibli son corps humain ; l'Évangile nous dit qu'après avoir jeûné pendant quarante jours, Jésus « eut faim ». Et le Tentateur suggère à Jésus de combler sa faim en exerçant son pouvoir divin de changer des pierres en pain. La réplique de Jésus pour écarter la tentation est tirée du Deutéronome : Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dt 8, 3).

Ici, le « pain » ne signifie pas seulement la nourriture dont l'homme a besoin pour la vie de son corps, mais plutôt tout ce qui « nourrit » les sens, tout ce qui convient au corps. Dans son sens plus large le « pain » est également tout ce qui est créé, toute créature, tout ce qui nourrit l'affectivité et l'intellect de l'homme. Bref, tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Ainsi que le corps de l’homme se nourrit d’aliments physiques pour survivre, l’esprit de l’homme, créé à l'image de Dieu, se nourrit de la parole de Dieu, donc de Dieu lui-même. Pour accéder à toute la noblesse de sa nature humaine créée à l'image et faite à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26), l'homme a besoin de la nourriture spirituelle que constitue la parole de Dieu.

La réponse de Jésus à Satan dénonce le mensonge du Malin, que l’homme peut se nourrir des créatures, qu’il peut trouver la vie éternelle pour laquelle il a été créé ailleurs qu’en Dieu lui-même. C’est le même mensonge que le Tentateur proféra à Adam : Vous ne mourrez pas ! Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais (Gn 3, 5). Alors qu’Adam, le premier homme, a mangé du fruit interdit à l’invitation du Malin, espérant ainsi trouver la vie éternelle sans Dieu, et qu’il a entraîné la chute de l’humanité, le Christ, le nouvel Adam, refoule le mensonge du Malin et expie la faute d’Adam, rétablissant l’humanité sur la bonne voie, celle voulue par Dieu depuis toute éternité : que l’homme trouve sa nourriture en Dieu lui-même, devenant véritablement « enfant de Dieu », partageant la vie divine.

Les circonstances du jeûne de Jésus nous aident également à comprendre le sens spirituel du jeûne. Le jeûne de Jésus eut lieu « au désert », c’est-à-dire dans un lieu aride, solitaire, éloigné des villes et des hommes, là où il n’y a que peu de végétation et d’eau. Aujourd’hui, on dirait qu’il y a peu de « distractions » - ce qui nous « distrait » de Dieu. C’est ainsi que doit être le « lieu » de notre jeûne, loin des « distractions », nous permettant d’entrer dans le « désert », à la fois le désert physique, ne serait-ce que notre chambre, et le désert spirituel, celui de notre cœur, afin de nous préparer à la rencontre avec Dieu : le désert est le lieu où je suis seul avec Dieu.

Le désert est aussi le lieu de la tentation : le moment le plus propice à la rencontre avec Dieu est aussi le moment où le Malin cherche à nous faire chuter, car il sait que c’est au désert que nous avons la possibilité de rejoindre la grâce divine. Si Jésus a été tenté suite à son jeûne, comment pensons-nous nous échapper de la tentation ? Le jeûne, la privation des plaisirs des sens, est accompagné de tentations, non seulement celle d’abandonner le jeûne, mais d’autres encore - il ne faut pas oublier que Jésus subit deux autres tentations après celle du pain.

Si donc le jeûne entraîne de tels risques, comment pouvons-nous nous préparer pour la lutte inévitable ? Jésus nous donne une réponse dans le texte de l’Évangile de Marc : Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne (Mc 9, 25-29). Jésus nous enseigne ici à associer la prière au jeûne, si nous voulons expulser les « esprits impurs » qui cherchent à s’installer en nous. Nous acquérons les bénéfices du jeûne seulement si le jeûne est complété par la prière, un effort de prière supplémentaire pendant la période du jeûne - se nourrir en Dieu, s’unir à lui par la prière. L’effort ascétique, la maîtrise de soi, de ses « passions » comme diraient les Pères du désert, doit être associé à la prière ; les deux sont essentiels pour le progrès spirituel.

Le deuxième texte de l’Évangile de Matthieu (Mt 6, 16-18), qui fait partie du Sermon sur la Montagne, est une mise en garde concernant une des tentations accompagnant le jeûne. Le jeûne n’est pas un but en soi et de nos jours on pratique le jeûne pour toute sorte de raisons qui ne relèvent pas du domaine spirituel. Le jeûne peut devenir lui-même une occasion de chute. Jésus souligne en particulier le risque de vaine gloire en faisant allusion à ceux qui s'assurent que leur jeûne soit remarqué par les hommes. Notre jeûne doit être un acte devant Dieu et non devant les hommes, pas même nos confrères dans la foi. Celui qui jeûne se place devant Dieu, son jeûne est une offrande à Dieu, et non aux hommes.

Dans le texte de l’Évangile de Luc (Lc 5, 33-35), les Pharisiens essaient d’embarrasser Jésus en lui reprochant que ses disciples ne jeûnent pas, alors que ceux de Jean le Baptiste et des Pharisiens jeûnent souvent. Sans répondre directement, Jésus demande s’il est approprié que les compagnons de l’époux jeûnent pendant que l’époux est avec eux - c’est-à-dire à l’occasion du mariage proche. La réponse qui s’impose est « non », le jeûne n’est pas approprié à ce moment-là, mais, comme l’indique Jésus en disant qu’ils jeûneront lorsque l’époux ne sera plus avec eux. L’époux c’est Jésus lui-même, et pendant qu’il est avec ses disciples, ils sont nourris et rassasiés par sa présence ; ils les comble du pain de vie de sa parole. Quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. Le jeûne n'a de sens que pour celui qui sait ce qui est la nourriture ou y aspire de tout son être, et qui, dans la privation, souffre de l'absence de ce qui le rassasie.

Donc il y a des moments pour jeûner, et des moments pour ne pas jeûner - quand l’époux est avec nous. L'année liturgique étant un rappel de la vie de Jésus, de la Mère de Dieu et des saints, l’Église orthodoxe indique certains jours et certaines périodes pour le jeûne, quand nous sommes dans l'attente de l'Époux, et certaines périodes où le jeûne n’est pas indiqué - quand « l’Époux est avec nous », surtout les jours des grandes fêtes liturgiques, même chaque dimanche, le jour de la Résurrection du Christ. Même pendant le Grand Carême, le jeûne n’est pas total tous les jours, car il y un allégement du jeûne les samedis et dimanches.

L’enseignement le plus important à retenir est peut-être la nécessité d’associer la prière au jeûne, la prière afin de pouvoir accomplir l’effort nécessaire, mais encore plus important, la prière en tant que rapprochement de Dieu - le jeûne nous présente la possibilité de nous unir d’avantage à Dieu par la prière : « La prière est une conversation de l’intelligence avec Dieu » (Évagre le Pontique, Chapitres sur la prière, 3).


DEUX FAÇONS DE JEÛNER

Il y a deux façons de jeûner, enracinées toutes deux dans l'Écriture et la Tradition, et qui correspondent à deux besoins distincts, à deux états de l'homme. Le premier peut être appelé jeûne total, car il consiste en une totale abstinence de nourriture et de boisson. On peut définir le second comme un jeûne ascétique, car il consiste surtout en l'abstinence de certaines nourritures et en une réduction substantielle du régime alimentaire.

Le jeûne total, de par sa nature même, est de courte durée et généralement limité à un jour ou même à une partie de la journée. Dès le début du Christianisme, il fut compris comme un état de préparation et d'attente, de concentration spirituelle sur ce qui va arriver. La faim physique correspond ici à l'attente spirituelle de l'accomplissement, à l'ouverture de tout l'être à la joie qui approche.

C'est pourquoi, dans la tradition liturgique de l'Église, nous trouvons ce jeûne total comme dernière et ultime préparation a une grande fête, à un événement spirituel décisif, par exemple aux veilles de Noël et de l'Épiphanie ; et surtout, c'est ce jeûne qui constitue le jeûne eucharistique, mode essentiel de notre préparation au banquet messianique, à la table du Christ dans son Royaume. L'Eucharistie est toujours précédée de ce jeûne total, qui peut varier dans sa durée, mais qui, pour l'Église, constitue une condition nécessaire à la sainte Communion.

Le jeûne total n'est pas seulement un jeûne des membres de l'Église, c'est l'Église elle-même qui jeûne, en attente du Christ qui vient à elle dans l'Eucharistie, dans les grandes fêtes célébrant l'oeuvre du salut, et qui viendra en gloire à la consommation des siècles.

Tout a fait différent est le sens spirituel du second type de jeûne que nous avons défini comme « ascétique ». Ici, le but du jeûne est de libérer l’homme de la tyrannie déréglée de la chair, qui s'établit lorsque l'esprit cède devant le corps et ses appétits, résultat tragique du péché et de la chute originelle de l'homme.

C'est seulement par un lent et patient effort que l'homme découvre qu'il ne vit pas seulement de pain, et restaure en lui-même la primauté de l'esprit. C'est nécessairement et par sa nature même un long effort soutenu. Le facteur « temps » est essentiel, car il faut du temps pour déraciner et guérir la maladie commune et universelle que les hommes ont fini par considérer comme leur état normal. Le succès de ce jeûne ascétique dépend précisément de l'application de certaines règles fondamentales dont la principale se trouve être l'ininterruption du jeûne, sa continuité dans le temps.

Père Alexandre Schmemann


LA JOIE DE L'ÂME :

PAROLES DES PÈRES DU DÉSERT SUR LE JEÛNE

Abba Joseph interrogea abba Poemen : " Comment faut-il jeûner ? " Abba Poemen lui dit : " Pour ma part, je préfère que celui qui mange chaque jour mange peu afin de ne pas se goinfrer. " Abba Joseph lui dit : " Lorsque tu étais plus jeune, ne jeûnais-tu pas deux jours de suite, abba ? " Et le vieillard lui dit : " En vérité, même trois jours, et quatre, et toute la semaine. Et tout cela, les Pères l’éprouvèrent comme ils en étaient capables ; et ils trouvèrent préférable de manger chaque jour, mais en petite quantité ; et ils nous livrèrent la voie royale, qui est légère. " (Paroles 127, 27)

Un samedi de fête, il arriva que les frères mangent à l’église des Kellia. Et comme on présentait le plat de bouillie, abba Helladios l’Alexandrin se mit à pleurer. Abba Jacques lui dit : " Pourquoi pleures-tu, abba ? " Il répondit : " Parce que c’en est fini de la joie de l’âme, c'est-à-dire le jeûne, et que voilà maintenant le contentement du corps. " (Abba 81)

Un jour à Scété fut donné ce commandement : Jeûnez cette semaine. Or il se trouva que des frères vinrent d’Égypte chez abba Moïse et il fit pour eux un peu de cuisine. Voyant la fumée, les voisins dirent aux clerc : " Voici que Moïse a violé le commandement en faisant cuire quelque chose chez lui. " Ceux-ci dirent : " Quand il viendra, nous-mêmes lui parlerons. " Le samedi venu, les clercs, sachant la pratique excellente de Moïse, lui dirent devant tout le monde : " Ô abba Moïse, tu as laissé tomber le commandement des hommes et gardé celui de Dieu ! " (Abba 109)

Abba Euloge disait à son disciple : Enfant, exerce-toi à rétrécir peu à peu ton ventre par le jeûne. Car de même qu’une outre étirée devient plus mince, ainsi également le ventre quand il reçoit beaucoup d’aliments. Mais s’il en reçoit peu, il se rétrécit et exige toujours peu. (Abba 74)

Abba Isidore le prêtre dit : Si vous pratiquer régulièrement le jeûne, ne vous gonflez pas d’orgueil, mais si vous vous glorifiez de cela, mangez plutôt de la viande. Il vaut mieux pour l’homme de manger de la viande que se gonfler d’orgueil et se glorifier. (Paroles 81, 4)


L'ascèse personnelle, familiale et paroissiale, en particulier dans la prière et dans le jeûne, est caractéristique de l'Orthodoxie.

Père Justin Popovitch


COMMENT JEÛNE-T-ON ?

Pour le Grand Carême, l'Église orthodoxe propose une préparation progressive et pédagogique au jeûne. Ainsi, une semaine avant l'entrée dans le Grand Carême, elle indique de faire abstinence d'abord de viande, puis au début du Grand Carême, les laitages, les œufs, les graisses et le vin seront à leur tour supprimés de l'alimentation et le « régime de croisière » sera ainsi en place pour toute la Sainte Quarantaine.

Pendant le Grand Carême, tous les jours, on s'abstient en principe de tout produit animal (viande, poisson, œufs, laitage...), de graisses et de vin (sauf le samedi et le dimanche étant le sabbat et le jour de la Résurrection).

Les mercredi et vendredi hors temps de Carême on s'abstient de tout produit animal et dérivés ainsi que de d'huile et de vin. Les mercredi et vendredi de Carême on s'abstient de toute nourriture jusqu'au coucher du soleil, mercredi étant le jour où Judas trahit le Seigneur et vendredi le jour où le Seigneur fut crucifié.

À chacun aussi de trouver le « lieu » de son jeûne et de retrancher parmi les plaisirs et les dépendances qui le tyrannisent et l'éloignent de Dieu : aliments, sommeil, télévision, bavardage, médisance...

À chacun aussi de trouver de quelle façon son jeûne sera nourri dans la prière ainsi que dans la charité. Pendant le Grand Carême, l'Église propose des offices, en particulier le Canon de Saint André de Crête et la Liturgie des Présanctifiés, qui aident les fidèles à vivre le Carême comme expérience spirituelle d'ascèse personnelle en préparation de la Semaine Sainte. La prière personnelle est ainsi renforcée par la participation en communauté chrétienne à la prière de l'Église.


QUAND JEÛNE-T-ON 
DANS L'ÉGLISE ORTHODOXE ?

L'Église propose de jeûner :

diambleu.gif le mercredi et le vendredi de chaque semaine (sauf aux semaines de Pâques, de Pentecôte, de Noël, du Pharisien et du Publicain, et de Carnaval)

diambleu.gif durant le Grand Carême et la Semaine Sainte

diambleu.gif durant le Carême des Saints apôtres (du lundi qui suit le premier dimanche après la Pentecôte au 28 juin)

diambleu.gif durant le Carême de la Dormition (du ler au 14 août)

diambleu.gif durant le Carême de Noël (l'Avent) (du 15 novembre au 24 décembre)

diambleu.gif la veille de la Théophanie (5 janvier), le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août), et le jour de l'Exaltation de la Croix (14 septembre).

Les jours recommandés pour le jeûne total sont la veille de la Théophanie (5 janvier), le Vendredi Saint, le Samedi Saint, le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août),· et le jour de l'Exaltation de la Très Sainte Croix (14 septembre).

Le vin et l’huile sont permis :

diambleu.gif les samedis et les dimanches du Grand Carême

diambleu.gif les mardis, les jeudis, les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

diambleu.gif les samedis et les dimanches pendant le jeûne de la Dormition.

Le poisson, le vin et l’huile sont permis :

diambleu.gif les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

diambleu.gif le jour de l’Annonciation et le dimanche des Rameaux.


Père Lev Gillet

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Les Églises orthodoxes, en général, donnent des directives plutôt que des prescriptions littérales. L'Eglise Catholique unie par l'Orthodoxie de la Foi et la Grâce du St Esprit (Véhiculée principalement par les Sacrements)  indique des buts, elle montre des modèles, elle dit ce à quoi l'on doit tendre; mais elle laisse chaque conscience juge de ce que, en présence d'une tradition devenue règle, l'adaptation aux circonstances personnelles commande ou permet.

Père Lev Gillet

« Cherchons dans le fruit de la Bienheureuse Vierge ce que nous désirons » 

Nativity of the Lord by Wicky Verbeek:

En mangeant le fruit défendu, Ève a enfreint l’image et la ressemblance à Dieu. Dans le fruit béni de son sein, Marie, et avec elle tous les chrétiens, a trouvé ce que Ève cherchait : l’union à Dieu à travers le Christ et la ressemblance avec Lui. Ève cherchait le plaisir et la joie, mais elle a trouvé la douleur et la nudité. Dans le fruit du sein de la Vierge nous trouvons grâce et salut : celui qui mangera ce fruit aura la vie éternelle.

Ève cherchait la beauté qui passe et prit un fruit de la mort, Marie a donné à l’humanité le fruit le plus beau que les anges contempleront : il est le plus beau parmi les fils des hommes (cf. Ps 44,3.) parce qu’il est la splendeur de la gloire du Père (Hb 1,3). Jésus, le Seigneur.

Donc « cherchons dans le fruit de la Bienheureuse Vierge ce que nous désirons parce que c’est cela le fruit béni par Dieu. La Vierge est donc bénie mais son fruit, Jésus, est encore plus béni » ( Thomas d’Aquin, Commentaire au ‘Je vous salue Marie’).

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :
De Nazareth à une maternité universelle  

Mgr Francesco Follo

Le Vatican, 30 décembre 2016, Zenit

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ,à l'intérieur et à l'exterieur de notre Tradition Syro- Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

 

Aucun texte alternatif disponible.

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

INCINÉRATION ET RÉSURRECTION

Le carême de Pâques –

En ce temps béni, nous nous renouvelons dans l’expérience fondamentale de la tradition biblique : la gestion de la vie et de la mort. « La mort n’a plus de pouvoir sur nous », confesse l’apôtre Paul. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est le Dieu des vivants et des morts. Ceux-ci ne sont pas anéantis : ils reposent jusqu’au jour de la résurrection finale – résurrection corporelle de tous les vivants de tous les siècles et de tous les temps. Le grand Carême est le renouveau de la grâce baptismale : or, le baptême est la consécration du corps par l’immersion dans la vie du Christ ; la chrismation est sa sanctification par l’onction de l’Esprit ; et l’eucharistie le divinise de l’intérieur. Le baptême t’intègre au peuple d’Israël, corps mystique dont le Christ Dieu est la tête.

La mémoire

Nous savons par la Foi que le corps humain, et de façon éminente celui des baptisés, est le temple de la Divinité. Il est également le corps d’une personne créée. Chaque atome, la plus infime parcelle ou poussière ou cendre de ce corps porte à jamais une information relative à cette personne dont ce corps est le corps, et véhicule la mémoire du Christ dont il est un membre. On pourrait à ce sujet introduire le concept de « code hypostatique ». Cela veut dire que, à la Résurrection, non seulement les ossements de la vision d’Ézéchiel (6, 5), mais la moindre parcelle, marquée du nom de sa personne et signée du sceau du Christ et du don du saint Esprit, répondra à l’appel de ce nom (cf. Apocalypse 7, 5-8). Ceux qui auront été détruits par des cataclysmes et des incendies, dévorés par des bêtes, ou brûlés dans les camps de la mort, ressusciteront corporellement, parce qu’il n’y a pas de corps anonyme. Dieu, comme le rappelle saint Irénée, n’a rien créé pour le néant : Il a tout créé pour la transfiguration et la vie éternelle. Le feu lui-même n’anéantit pas : il accélère la dissociation des éléments. Mais il n’y a pas de comparaison sérieuse entre la destruction accidentelle d’un corps par un incendie et le fait de le brûler volontairement comme le font certaines religions ou l’inspirent des philosophies pour lesquelles la vie corporelle n’est rien, n’est qu’illusion.

L’interdit

Il est strictement interdit aux chrétiens de pratiquer l’incinération. Le Saint-Synode de l’Église roumaine l’a rappelé à plusieurs reprises par décrets canoniques du 15 juin 1928, du 20 février 1933 et, plus récemment, du 5 juillet 2012. Les prêtres qui, sollicités d’une façon ou d’une autre, participent ou organisent des funérailles pour des personnes qui ont choisi, ou pour lesquelles on a choisi l’incinération, sont l’objet de sanctions graves : suspension ou déposition. Il est demandé aux pasteurs d’informer rigoureusement les fidèles que choisir pour soi ou pour autrui l’incinération revient à renoncer à la sépulture chrétienne. Leur ministère consiste à aider les fidèles à garder la tradition chrétienne, qui a invariablement été celle de l’inhumation.

Le sens biblique

Interdire, ou permettre, ne suffisent pas. Nous sommes appelés à enseigner le sens biblique de la vie et de la mort, et la valeur éminente du corps. La vie tout entière du baptisé est intégrée à l’existence du Christ, le Dieu d’Israël « fait chair » et « fait homme » (Symbole de Nicée-Constantinople). Quand il est conçu, on lit l’évangile de l’Annonciation ou conception humaine du Verbe ; pendant la gestation, la communauté de Foi prie pour celle qui est enceinte et l’enfant qu’elle porte ; quand il naît, le prêtre lit l’évangile de la naissance de Jésus Christ ; à la fin de la semaine, le nom est donné à l’enfant et l’on écoute l’évangile de Luc 2 ; à 40 jours, l’enfant est présenté à l’Église comme le Sauveur au Temple (Luc 2, 22ss) ; il sera, par le baptême et l’onction chrismale, assimilé à la mort et à la vie du Christ ; il sera uni à lui en se nourrissant de son corps et de son sang. À 12 ans, on peut, fêter l’anniversaire du baptême de l’enfant et lire Luc 2, 41-52. Toute la vie de l’enfant d’Israël qu’est le baptisé est façonnée sur la vie du Maître. Quand il meurt, c’est dans l’espérance de la résurrection, puisque le Christ est ressuscité. Et il est soigné, veillé et inhumé comme le fut le Christ puisqu’il ressuscitera comme lui. Or le Christ ne fut pas incinéré, la Mère de Dieu non plus, aucun des prophètes et des saints ne le fut. En revanche, les apostats, de l’empereur Julien à Robespierre, firent brûler les ossements des saints pour extirper la vie biblique.

L’anthropologie

Loin du nihilisme (il n’a rien que la vie corporelle et rien après elle), ou du dualisme (l’âme est immortelle, le corps méprisable), la foi biblique confesse que Dieu a donné au corps toute sa valeur en l’appelant au Salut. Le corps n’est pas pour la mort ; il est pour la vie. L’âme n’est pas dans le corps comme dans un réceptacle impersonnel ou une prison : elle habite celui-ci ; d’une certaine façon elle l’est. Et l’esprit, cette insufflation initiale qui fait vivre l’âme, même s’il est rendu à Dieu au moment de l’expiration, n’a pas traversé le corps et l’âme de telle personne sans les vivifier et les informer. Quant à l’Esprit en Personne, Il a sanctifié tout le composé humain. Si nous vénérons le corps et les ossements des saints, c’est bien parce qu’ils sont déifiés par l’Incarnation du Verbe, sanctifiés par l’onction de l’Esprit et nourris par le corps et le sang de Dieu.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

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Icône de la Trinité

Seigneur tout-puissant,
Dieu de nos pères Abraham, Isaac et Jacob,
et de leur sainte descendance ;
Toi qui as fait le ciel et la terre et toute leur splendeur ;
qui arrêtas la mer par la parole de Ton commandement ;
Toi qui fermas l’abîme et le scellas par Ton Nom terrible et glorieux ;
tout l’univers Te craint et frémit devant Ta puissance,
car nul ne peut soutenir la majesté de Ta gloire,
ni supporter l’ardeur de Tes menaces contre les pécheurs.
Mais la grâce de Ta promesse est immense et insondable ;
car Toi, Seigneur, Tu es le Très-Haut,
compatissant, lent à la colère et riche en pitié ;
Tu t’affliges des actions mauvaises des hommes.
Toi, Seigneur, Dieu des justes,
Tu n’as pas établi la pénitence pour les justes :
Abraham, Isaac et Jacob qui n’ont point péché contre Toi,
mais Tu as établi la pénitence pour moi, pécheur,
car j’ai commis des péchés plus nombreux que le sable de la mer ;
mes fautes ont abondé, Seigneur, elles ont abondé,
et je ne suis pas digne de lever les yeux
pour regarder la hauteur du ciel,
à cause de mes fautes sans nombre.
Courbé sous une lourde chaîne de fer,
incapable de lever la tête à cause de mes péchés,
je n’ai pas de répit, car j’ai provoqué Ta fureur et fait le mal devant Toi,
sans accomplir Ta volonté ni garder Tes préceptes.
Maintenant, je m’incline en mon cœur, implorant Ta bonté :
J’ai péché, Seigneur, j’ai péché, et ma faute, moi je la connais ;
suppliant, je T’implore :
Pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi,
ne me fais point périr avec mes péchés,
ne me garde pas rancune à jamais
pour mes actions mauvaises,
ne me condamne point aux demeures souterraines,
car Toi, Seigneur, Tu es le Dieu des pénitents.
En moi aussi, Tu feras voir Ta bonté,
car Tu me sauveras, moi indigne, selon Ta grande miséricorde ;
et moi, je Te louerai à jamais, tous les jours de ma vie,
car toute puissance Te chante dans les cieux
et Ta gloire t’appartient pour les siècles des siècles.
Amen.

(Prière de Manassé, Roi de Juda * , principalement en Carême)

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L’icône de la Trinité d’Andreï Roublev : explication, interprétation

Andreï Roublev a peint cette icône entre 1422 et 1427… Qui sont ces Personnages ? Que signifient les couleurs de leurs vêtements, leur posture, et les divers éléments représentés? Nous vous proposons ici quelques points de repère…

Icône de la Trinité

 

Remarquons tout d’abord que les trois personnages représentés sont jeunes, image de la jeunesse éternelle de Dieu. Ils ont l’apparence des trois « anges » qui ont rendu visite à Abraham, au chêne de Mambré (Gn 18). Or, la figure de l’Ange est souvent utilisée dans l’Ancien Testament pour renvoyer à Dieu Lui-même. Exemple en Ex 3,2 où « l’Ange de Yahvé » apparaît à Moïse, et ensuite, c’est « Yahvé » lui-même qui voit Moïse faire un détour pour voir (Ex 3,4)…

Tous les trois ont un cercle de lumière, identique, qui illustre leur gloire, identique. Le Fils la reçoit du Père de toute éternité en « Unique Engendré » : « Et le Verbe s’est fait chair et il a dressé sa tente parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient du Père comme Unique-Engendré, plein de grâce et de vérité » (Jn1,14). L’Esprit Saint la tient tout à la fois du Père et du Fils dont il procède : « il reçoit même adoration et même gloire » (Crédo)…

            Ils se laissent deviner par ce qui est peint au dessus d’eux :

– A gauche, le Père, avec au-dessus de lui, une maison :

Le Père - Roublev la Maison du Père (Jn 14,22). Il porte dessous un vêtement bleu ciel, signe de sa nature divine. Un autre, presque transparent, le recouvre presque entièrement : le Père invisible pour nous, insaisissable, mystérieux… « Presque transparent », car à travers lui, le bleu ciel se laisse bien deviner, mais cet autre vêtement est aussi légèrement de couleur dorée, en harmonie avec celle des ailes et plus largement avec celle de l’atmosphère qui les entoure tous les Trois : « Dieu est Lumière », « Splendeur et Majesté ». Et le Père, dont le Fils est engendré en « Lumière née de la Lumière » (Crédo), et dont l’Esprit procède (Crédo) a cette primauté de « Lumière » dans l’Amour qui les unit… Cet attribut, lui convient donc tout particulièrement…

– Au centre, le Fils 

Le Fils - Roublev Il regarde vers le Père, car « il est né du Père avant tous les siècles » (Crédo) : il se reçoit du Père en Fils de toute éternité… « Engendré, non pas créé, il est de même nature que le Père » (Crédo), d’où le vêtement bleu ciel qu’il porte lui aussi. Mais ce dernier est posé sur un autre de couleur rouge, symbole du sang, et donc de sa nature humaine de chair et de sang : le Christ est tout à la fois vrai Dieu (bleu ciel) et vrai homme (rouge sang). Mais si le bleu ciel est sur le rouge sang, c’est pour signifier que le Mystère de sa divinité se reconnaît sur la base de son humanité, par son humanité, en regardant bien cette humanité assumée par Celui qui est Fils, « l’Unique Engendré » (Jn 1,14.18) de toute éternité… Le calice est lui aussi rempli de « rouge » en signe de l’offrande que le Christ fera de lui-même en son humanité lors de sa Passion, pour notre salut… « Tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés » (Mt 26,26-28).

Calice Roublev

           Remarquer aussi que les contours extérieurs des personnages de gauche et de droite dessinent un calice, avec le Christ au centre, offert…

Et si le Fils est bien la victime, « l’Agneau immolé » (Ap 5,6), qui « enlève le péché du monde » (Jn 1,29) par son sacrifice, il est aussi le Prêtre parfait (Hb 2,17 ; 3,1 ; 4,14-15 ; 5,5-6 ; 6,20 ; 7,26…), symbolisé ici par l’étole jaune qu’il porte sur son vêtement rouge, et ce jaune est de même couleur que le jaune des ailes des trois personnages, et du fond plus clair : « Dieu est Lumière » (1Jn 1,5), et le Prêtre est justement celui qui fait le lien entre le ciel et la terre… « Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur, lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car Dieu est unique, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même, qui s’est livré en rançon pour tous » (1Tm 2,3-6). Cette étole est d’ailleurs posée sur son vêtement rouge, comme l’est la cape bleu ciel… C’est donc une nouvelle fois par son humanité que le Christ se révèle être le Prêtre parfait, l’unique « médiateur » entre Dieu et les hommes…

Au dessus du Christ, nous voyons « l’arbre de vie », qui, dans le récit de la Genèse, symbolise le don de la vie éternelle (Gn 3,9), un don offert gratuitement, par amour, en surabondance : « Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement : « Tu peux manger à satiété de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, de mort tu mourras » (Gn 2,16-17). La notion de connaissance renvoyant dans la Bible à celle d’expérience, Dieu invite donc ici l’homme à ne pas faire l’expérience du mal, car son fruit immédiat sera « la mort » au sens de privation d’une plénitude de Vie symbolisée par le fruit de l’arbre de vie… Notons le terme « commandement » employé ici ; Jésus le reprendra en disant : « Je sais que son commandement », le commandement du Père, « est vie éternelle » (Jn 12,50). Autrement dit, Dieu nous « commande » de vivre, un verbe qui insiste très fortement sur « sa volonté », son « désir profond », et c’est pour cela qu’il nous invite fortement à choisir la vie et non la mort : « Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort… Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant Yahvé ton Dieu, écoutant sa voix, t’attachant à lui ; car là est ta vie » (Dt 30,15-20). « Choisir », un verbe qui renvoie à notre liberté que Dieu respecte infiniment tout en nous suppliant de faire le bon choix, car il ne désire qu’une seule chose, notre vie. Il nous a tous créés pour que nous participions à la Plénitude de sa Vie éternelle…

Mais dans cette parabole du jardin d’Eden, Adam et Eve, qui nous représentent tous, vont faire le mauvais choix, et, par suite de leur désobéissance, ils vont se priver eux-mêmes de l’accès illimité à l’arbre de vie, et à tous les autres arbres du jardin… Mais tout ce que nous avons perdu par suite de nos fautes, nous le retrouvons gratuitement, par amour, grâce à Celui qui est venu nous rejoindre en notre humanité pour que nous puissions retrouver avec Lui le fruit de « l’arbre de vie », qui représente la Plénitude de cette vie éternelle pour laquelle nous avons tous été créés… Dieu nous a en effet tous créés pour que nous soyons nous aussi, et cela selon notre condition de créature, ce que Lui Il Est de toute éternité… Il Est « le Vivant » par excellence ? Il veut, de toute la force de son Être, et il est infini, que nous soyons à notre tour des « vivants », en ayant part, gratuitement, à sa Plénitude même ! Ainsi va « l’Amour » (1Jn 4,8.16)… Et puisque l’Amour ne supporte pas de voir la souffrance de l’être aimé sans réagir, l’Amour vient, jour après jour, en Jésus Christ à la rencontre des pécheurs que nous sommes, pour nous proposer et nous proposer encore la Plénitude de sa Vie. Grâce à elle, nous retrouverons ce Bonheur profond qui est Paix et Joie, une Paix et une Joie que nous avions perdues par suite… « Souffrance et angoisse à toute âme qui fait le mal » (Rm 2,9)… « « Viens, suis-moi ». Mais le jeune homme riche s’en alla, tout triste, car il avait de grands biens » (Lc 18,18-23)… Hélas, ces biens-là n’apportent pas le vrai bonheur… Seul le Don de Dieu, ce Don gratuit que le Père veut faire à tout homme, par Amour, peut nous l’apporter… « Je conclurai avec eux une alliance éternelle : je ne cesserai pas de les suivre pour leur faire du bien… Je trouverai ma joie à leur faire du bien, de tout mon cœur et de toute mon âme » (Jr 32,39-41). Telle est donc la volonté de Dieu : que nous « soyons » bien, au sens fort, en participant à sa Plénitude, comme Lui-même « Est » bien (Ex 3,14), de toute éternité… « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite » (Jn 15,11). Alors, si « le salaire du péché, c’est la mort » avec son cortège de souffrance, de détresse, de tristesse (Rm 2,9 ; 5,12) « le don gratuit de Dieu », par Amour puisqu’Il n’Est qu’Amour, « c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 6,23). « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante » (Jn 10,10).

Et cet arbre de vie penche vers la Maison du Père, il indique la Maison du Père… Toute vie, en effet, vient du Père et retourne au Père qui est la Source première, éternelle, de la vie, celle du Fils et de l’Esprit Saint, et la nôtre… « Comme le Père a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même… Et de même que le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange », celui qui me recevra par sa foi, « lui aussi vivra par moi… En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit a la vie éternelle » (Jn 5,26 ; 6,57 ; 6,47)…

 

 

 A droite, le Saint Esprit, 

L'Esprit Saint - Roublev Il a lui aussi un vêtement bleu, en signe de cette nature divine qui est aussi pleinement la sienne. Mais si le Fils regarde vers le Père de qui il se reçoit de toute éternité en « Fils Unique Engendré » (Jn 1,14 ; 1,18), l’Esprit Saint regarde tout à la fois vers le Père et vers le Fils de qui il se reçoit à son tour comme « celui qui procède du Père et du Fils » (Crédo)… Son vêtement vert est de même couleur que l’herbe verte du sol sur lequel repose le Trône de Dieu. « Ainsi parle Yahvé : Le ciel est mon trône, et la terre l’escabeau de mes pieds » (Is 66,1). Dieu est présent partout, au ciel et sur la terre… « La Gloire de Yahvé remplit toute la terre » (Nb 14,21 ; Ps 72,19), « de l’Amour de Yahvé la terre est pleine » (Ps 33,5). Cette identité de couleur entre ce vêtement de l’Esprit Saint et la terre ne peut que souligner son lien avec cette terre et son action envers elle… « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ; et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais, l’Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous; et en vous il sera » (Jn 14,15-17), par ce Don qu’il ne cesse de faire de Lui-même. Toute l’œuvre de l’Esprit Saint, Troisième Personne de la Trinité, consiste en effet à nous communiquer « l’Esprit Saint – nature divine » (« Dieu Est Esprit » (Jn 4,24), « Dieu est Saint » (cf. Is 6,3)), cette nature divine que le Fils reçoit du Père de toute éternité, cette même nature divine que Lui reçoit du Père et du Fils de toute éternité. « Lui me glorifiera », nous dit Jésus, « car c’est de mon bien qu’il recevra et il vous le communiquera. Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit que c’est de mon bien qu’il reçoit et qu’il vous le communiquera » (Jn 16,14-15). Ce lien entre l’Esprit Saint et la terre rejoint l’explication habituelle de la couleur verte en contexte chrétien : couleur de l’espérance qui est le fruit de l’action concrète de l’Esprit Saint dans les cœurs. Et qu’y fait-il ? « L’Esprit vivifie » (Jn 6,63), « l’Esprit donne la vie » (Ga 5,25), et en nous communiquant cette vie, il nous donne un avant goût, un « quelque chose » (Elisabeth de la Trinité), un « je ne sais quoi » (Ste Thérèse de Lisieux) de la vie même du Ciel, qui ne peut que nous faire désirer cette participation totale où nous verrons notre Rédempteur de nos yeux de chair, dans la Lumière de l’Esprit, et cela pour toujours… « Que le Dieu de l’espérance vous donne en plénitude dans votre acte de foi la joie et la paix, afin que l’espérance surabonde en vous par la puissance de l’Esprit Saint » (Rm 15,13).

Au dessus du Saint Esprit, l’auteur a figuré comme une vague de Lumière… Cette vague évoque sa Force (Ac 1,8 ; 2Tm 1,7) et sa Puissance (Lc 1,35 ; 4,14). Mais une vague ne peut que renvoyer à de l’eau, mais cette fois, il s’agit de l’Eau Vive (Jn 4,10-14 ; 7,37-39), Eau Vive qui vivifie (Jn 6,63 ; Rm 8,2 ; 2Co 3,6 ; Ga 5,25), mais aussi l’Eau Pure qui purifie (Ez 36,25-28 ; 1Co 6,11 ; Tt 3,4-7). Et cette vague est couleur de Lumière, car « Dieu est Lumière » (1Jn 1,5). L’Eau Pure qui purifie est cette Lumière qui nous purifie de toute forme de ténèbres : «  La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie » (Jn 1,5). Mais puisque « Dieu est Lumière » (1Jn 1,5), l’Eau Vive également est cette Lumière qui nous communique « la Lumière de la vie » (Jn 8,12), une Lumière qui est Vie… Alors, notre vocation à être « à l’image et ressemblance de Dieu » (Gn 1,26-28) en « reproduisant l’image du Fils » (Rm 8,29) sera pleinement accomplie : « En Lui était la Vie, et la Vie était Lumière » (Jn 1,4)… Il en sera de même pour nous… Cette vague exprime ainsi toute la mission du Saint Esprit : « Dieu est Amour » (1Jn 4,8.16), et « aimer, c’est tout donner et se donner soi-même » (Ste Thérèse de Lisieux ; cf. Jn 3,35 pour le Père et le Fils). L’Esprit Saint est ainsi tout particulièrement celui qui donne, qui nous donne, ce qu’Il Est de toute éternité… Et « Dieu Est Esprit » (Jn 4,24). Et « Dieu est Saint » (cf. Is 6,3). L’Esprit Saint Personne divine ne cesse donc de donner ce qu’Il Est Lui-même, et Il Est esprit, et Il Est Saint : il donne ainsi « l’Esprit Saint » nature divine, cette nature divine que possède le Père de toute éternité, cette même nature divine que possède le Fils de toute éternité en tant qu’il la reçoit du Père en « Unique Engendré », « de même nature que le Père » (Crédo), cette nature divine que l’Esprit Saint, Troisième Personne de la Trinité reçoit du Père et du Fils en tant « qu’il procède du Père et du Fils » (Crédo), de toute éternité… Il est bien ainsi « le Seigneur qui donne la vie » (Crédo) en donnant « l’Esprit Saint – nature divine » qui est Lumière et Vie…

Cette vague lumineuse ne peut aussi qu’être symbole de Force, la Force de l’Esprit Saint : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous » (Ac 1,8). Cette Force est participation à celle-là même du Christ, Force de dire « je vous aime » à ceux-là même qui le tuent… « Ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un Esprit de Force, d’Amour et de maîtrise de soi » (2Tm 1,7). Grâce à lui, en comptant sur lui, en nous appuyant sur lui, le commandement de l’Amour devient possible… « Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous réservez vos saluts à vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,43-48), et la perfection du Père est celle de l’Amour, un Amour qui ne se laisse pas arrêter par le mal, et cela d’autant plus que le mal détruit, fait du mal à celui qui le commet : il ne peut que le plonger dans la souffrance (Rm 2,9). Et lorsque Dieu voit un des ses enfants souffrir, quelle que soit l’origine de sa souffrance, il est bouleversé de compassion jusqu’au plus profond de lui-même. Et son Amour se fait encore plus pressant pour celui qui, alors en a le plus besoin… « Là où le péché a abondé », et avec lui « souffrance et angoisse » (Rm 2,9), là aussi le remède a surabondé, « la grâce a surabondé » (Rm 5,20). A nous maintenant d’offrir toutes nos souffrances à Dieu, et de nous repentir avec son aide et son soutien. Alors, avec Lui et grâce à Lui, à nouveau, nous serons « bien »… « Soyez » donc, grâce au « Don de Dieu » (Jn 4,10 ; 1Th 4,8), au Don de son Esprit (Jn 20,22) et donc de son Amour (Jn 4,24 et 1Jn 4,8.16 ; Rm 5,5 ; Ga 5,22) « miséricordieux comme votre Père est Miséricordieux » (Lc 6,36 ; Bible des Peuples). « Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant » (Lc 6,36 BJ). « Soyez pleins de bonté comme votre Père est plein de bonté » (Parole de Vie). « Soyez généreux comme votre Père est généreux » (TOB)…

Icône de la Trinité

Notons aussi que les Trois sont assis sur un même trône, qui semble se confondre, du moins pour les personnages de droite et de gauche, avec la table de l’autel, un autel qui traditionnellement renvoie à la Présence de Dieu Lui‑même… Le trône, la table de l’offrande semblent être une seule et même réalité, et c’est bien en s’offrant sur la Croix, soutenu par le Père (Jn 17,1) et la Puissance de l’Esprit (Ac 1,8) que le Christ manifestera le Mystère de sa Royauté, non pas une royauté terrestre, mais une royauté divine, celle de l’Amour… Avec Lui et par Lui, l’Amour se révèle comme étant Tout Puissant : malgré les incroyables souffrances que les hommes lui ont fait subir, il n’y a jamais répondu par le mal ou la violence, mais par le silence habité par l’offrande de lui-même, et par ces Paroles : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »… Amour des hommes… « Père, entre tes mains je remets mon esprit », Amour du Père… « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! » Mais non, « il faut que le monde reconnaisse que j’aime le Père et que je fais comme le Père m’a commandé », avait-il dit peu avant sa Passion (Lc 23,34 ; 23,46 ; Lc 22,42 ; Jn 14,31). Et le Père lui a demandé d’être fidèle jusqu’au bout à sa mission de manifester « les entrailles de Miséricorde de notre Dieu » (Lc 1,78), « jusqu’au bout » (Jn 13,1), jusqu’à l’extrême de l’amour toujours offert à ceux-là même qui le tuaient… Il faut être « fort » pour agir ainsi, incroyablement « fort » : telle est la Toute Puissance de Dieu, Toute Puissance de l’Amour, Toute Puissance de la Miséricorde, comme me chante la Vierge Marie : « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent » (Lc 1,49-50). Et ressuscité, il reviendra bénir ceux-là même qui criaient « Crucifie le ! Crucifie le ! » (Lc 23,21) : « Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son serviteur Jésus que vous, vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate, alors qu’il était décidé à le relâcher. Mais vous, vous avez chargé le Saint et le Juste; vous avez réclamé la grâce d’un assassin, tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins… Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a conclue avec nos pères quand il a dit à Abraham : Et en ta postérité seront bénies toutes les familles de la terre. C’est pour vous d’abord que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités » (Ac 3,13-15 et 3,25-26).

Icône de la Trinité Enfin, les Trois dessinent un cercle, en signe de perfection : perfection de Dieu, perfection de leur unité dans la Communion d’une même Lumière, d’un même Esprit, d’un même Amour… Si Jésus a dit « moi et le Père nous sommes un » (Jn 10,30), en tant qu’unis l’un à l’autre dans « l’unité de l’Esprit » (Ep 4,3), dans « la communion de l’Esprit Saint » (2Co 13,13), on pourrait dire aussi : « Moi, le Père et l’Esprit Saint, nous sommes un »…

Et dans cette unité de l’Amour, où chacun ne regarde que l’autre, ne vit que pour l’autre, le plus grand est le plus petit… En effet, le Père n’est pas en position centrale, mais sur le côté, tout comme l’Esprit Saint… Et au centre, le Christ, mais Lui et l’Esprit Saint ne cessent de regarder le Père et de dire ainsi par leur seul regard que c’est avant tout Lui qui compte… Sans le Père, le Fils et l’Esprit Saint ne Sont rien, ils ne peuvent rien… « En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui même, qu’il ne le voie faire au Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement… Je ne puis rien faire de moi-même » (Jn 5,19-20.30). « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29), et au même moment « Maître et Seigneur »… Mais un Maître et un Seigneur au pied de ses disciples, au pied de tout homme, pour le servir, le laver, et lui « donner la seule vraie nourriture qui demeure en vie éternelle » (Jn 6,27)… « Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. » « Or, je suis au milieu de vous comme celui qui sert ». « Sachant cela, heureux êtes‑vous, si vous aussi faites de même » à votre tour (Jn 13,13-17 ; Lc 22,27)…

D. Jacques Fournier

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POURQUOI LES CHRETIENS SE PROSTERNENT-ILS ?

Par le Père Jean Breck

 

 
 
 
Les prosternations peuvent sembler un exercice curieux et discutable à assumer pour les chrétiens. Elles ont pourtant une place essentielle dans l'itinéraire spirituel qui mène à travers l'ascèse du Grand Carême à la joie pascale.
 
Un professeur à l'Université Sarah Lawrence, avait pris l'habitude d'amener certains de ses élèves au Séminaire Saint Vladimir, pour les initier au culte orthodoxe.
C'était toujours une vision agréable de la voir arriver avec le groupe de jeunes hommes et femmes tandis que la communauté se rassemblait dans la chapelle du séminaire. Fait intéressant, elle avait choisi de leur offrir cette introduction un mercredi après-midi du Grand Carême, au cours de la Liturgie des Dons Présanctifiés. Comme on pouvait s'y attendre, les réactions de la part des étudiants avaient été mitigées. Avec les nombreuses prosternations faites par les membres de la congrégation pendant le service, ces réactions comprenaient une part de surprise, ou de divertissement, ou même de scandale.
 
Les gestes physiques sont considérés avec beaucoup d'ambivalence par de nombreux Américains. En Europe Occidentale, personne n'est surpris ni offensé lorsque des adolescents, par exemple, se saluent dans la rue en s'embrassant sur la joue: deux, trois ou quatre fois (le protocole limite cela néanmoins à une fille et un garçon, ou une fille et une autre fille).
Si j'entre dans un restaurant et que je rencontre un ami orthodoxe, instinctivement, on a tendance à se saluer en s'embrassant de la même manière. Le regard sur le visage des autres clients, toutefois, est généralement un regard choqué ou d'égarement:
"Nous ne faisons pas cela dans notre société."
Nous orthodoxes le faisons cependant.
 
Nous faisons aussi des prosternations, tant dans nos temps de prière personnelle et liturgique que dans nos services, en particulier durant le Grand Carême.
Pourquoi faisons-nous cela?
Est-ce quelque chose d'étrange qui nous vient de la spiritualité monastique traditionnelle, avec son insistance sur la rigoureuse discipline ascétique?
Ou bien est-ce une pratique qui a une valeur spéciale pour toute personne qui souhaite entrer sérieusement, profondément, dans la vie en Christ?
Est-ce, en d'autres termes, un exercice particulier, accompli peut-être pour avoir quelques avantages pour la santé, comme une sorte de yoga chrétien?
Ou est-ce une pratique qui génère une transformation réelle et positive dans notre vie, qui est à la fois physique et spirituelle?
 
Les Américains sont de nos jours très familiarisés avec les prosternations faites par les musulmans lors de leur rituel de prière quotidienne*, nous en voyons des images presque tous les jours dans les médias.
La plupart ne savent pas que les chrétiens orthodoxes pratiquent la même discipline, en se mettant à genoux dans un lieu de culte et en touchant la tête au sol, avant de se relever pour se tenir dans l'attitude habituelle de la prière.
Ils seraient étonnés de voir ces moines, par exemple, qui font littéralement des centaines de prosternations au cours d'un service de vêpres ordinaires (un spectacle banal au monastère de la Sainte Dormition dans le Michigan, comme dans de nombreuses collectivités semblables).
Ils seraient tout aussi surpris de voir des laïcs "ordinaires" se prosternant à plusieurs reprises pendant tout l'office des Complies de la première semaine du Grand Carême, avec le Canon pénitentiel de saint André de Crête.
Mais là encore, c'est ce que nous, les orthodoxes faisons. Pourquoi?
 
Une belle réponse à la question apparaît dans les écrits du grand évêque hésychaste, Théoliptos de Philadelphie (1322).
 
"Ne négligez pas la prosternation, a-t-il enjoint à ses enfants spirituels. "Elle fournit une image de la chute de l'homme dans le péché et exprime la confession de notre péché. Se lever, en revanche, signifie le repentir et la promesse de mener une vie de vertu. Que chaque prosternation soit accompagnée d'une invocation noétique du Christ, de sorte que par la chute devant le Seigneur avec l'âme et le corps vous puissiez gagner la grâce du Dieu des âmes et des corps. "
 
L'importance des prosternations, du point de vue de l'évêque Théoliptos, est beaucoup plus spirituelle que physique. En se penchant sur nos genoux, nous supposons une attitude d'humilité devant le Dieu à Qui nous offrons notre prière. En nous agenouillant, puis en touchant notre front sur le sol, nous reconnaissons nos péchés, nous créons une image vivante de notre chute dans le péché. Notre posture elle-même représente un aveu de cet état, un rappel à notre esprit de notre pauvreté spirituelle, de notre sensibilité aux passions de l'avarice, la luxure, la colère et la malice.
 
Lorsque nous nous nous abaissons avec le corps et l'esprit, nous confessons ainsi le Nom au-dessus de tout nom, le Nom qui "maintient l'univers", comme le Pasteur d'Hermas l'exprime, et nous maintenons notre monde personnel de même: "Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur! "
 
Puis, lorsque nous nous mettons debouts, cette confession à la fois du Christ et de notre péché devient le symbole du corps, une promesse virtuelle, que le changement se produira dans notre vie. Nous nous engageons à la repentance, à un tournant de l'Adam ancien au nouveau. La transformation intérieure signifié par ce geste, bien sûr, ne naît pas comme un résultat de nos prosternations, et pas même à la suite de notre décision de nous repentir. Comme chaque aspect de notre vie chrétienne, cette transformation - le pouvoir d'agir sur notre engagement - est un don de la Grâce qui descend "d'en haut, du Père des lumières."
 
Ce passage de l'Épître de saint Jacques (1:17), cependant, doit être lu dans son contexte, si bien exprimé dans l'Epitre: 
 
"A quoi cela sert-il, mes frères, si un homme dit qu'il a la foi mais n'a pas les œuvres ? Sa foi [seule] peut-elle le sauver?... Montre-moi ta foi, indépendamment de tes oeuvres, et moi par mes oeuvres je te montrerai ma foi... Car comme le corps en dehors de l'esprit est mort, ainsi la foi sans les œuvres est morte. "
 
Quand on considère les disciplines ascétiques comme le jeûne et les prosternations, il est essentiel que nous nous souvenions de telles paroles. Ces disciplines peuvent effectivement opérer une transformation intérieure, en purifiant et en dirigeant notre intellect et notre esprit vers "la seule chose nécessaire" (Luc 10:42). Mais elles ne sont jamais des fins en elles-mêmes. Comme les saints Pères l'enseignent à plusieurs reprises, elles existent dans le seul but de nous conduire au Christ, Qui Seul guérit nos blessures, pardonne notre péché, et nous attire dans la communion éternelle avec Dieu et avec les autres.
 
Le dernier mot, lorsque nous sommes déterminés à assumer une discipline sérieuse du Carême, nous est donné par notre Seigneur Lui-même. S'élevant contre l'hypocrisie des chefs religieux qui suivaient la lettre de la Loi et qui ignoraient son esprit, Il a déclaré:
 
"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et vous négligez les questions importantes de la Loi, la justice et la miséricorde et la foi; celles-ci, vous auriez dû les accomplir, sans négliger les autres"
(Mt 23:23).
 
Les pratiques ascétiques, notamment pendant les périodes de carême, sont bonnes et même nécessaires, si nous voulons entrer pleinement dans l'esprit de la fête, et laisser l'Esprit lui-même œuvrer avec Sa grâce transformante et Sa puissance dans notre vie. Mais ces pratiques ne peuvent jamais êtres seules impliquées. Un de leurs objectifs les plus fondamentaux, en dehors de la valeur spirituelle qu'elles nous offrent, c'est de nous entraîner dans des actes de justice et de miséricorde envers ceux qui nous entourent. Il s'agit, avant tout de faire celles-ci, sans pour autant négliger les autres.
 
Version française Claude Lopez-Gionisty d'après http://byztex.blogspot.com/ 
 

 

Mariyam Petrayus, une femme aveugle chrétienne d’une soixantaine d’années, a dû franchir des dizaines de kilomètres pour atteindre la sécurité du camp Sewdiman dans le Kurdistan.

 

Elle vivait depuis trois ans sous la domination de Daech à Mossoul. Elle a récemment pris la fuite au cours des combats qui font rage, en ce moment même, dans le but de libérer la ville. Elle a raconté à Rudaw, de quelle manière elle a résisté aux injonctions de Daech pour se convertir à l’islam. Son témoignage et cette vidéo nous rappellent que les combats ne sont pas terminés à Mossoul…

“Il m’a dit : ‘Pourquoi ne te convertis-tu pas à l’islam ? Pourquoi es-tu chrétienne ?’. Je lui ai dit que chacun a sa religion, et personne ne la quitte. Je lui ai dit ‘Je ne veux pas devenir quelqu’un comme toi’. Il m’a dit : ‘Pourquoi ? Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ?’ Je lui ai dit : ‘Tu ne dis pas tes prières, tu tues des humains, tu pèches et tu harcèles les gens’.”

Prions pour Mossoul toujours en proie aux combats.
Prions pour les civils qui vivent toujours au coeur du conflit.
Prions pour les chrétiens qui subissent aujourd’hui encore les pressions et la persécution de l’extrémisme.

(Source: https://www.infochretienne.com/)

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LA SAINTE LAURE DE SAINT SABAS DANS LE DÉSERT DE JUDÉE

Nous nous trouvons dans la Laure de Saint Sabas, un des plus anciens monastères de l’Église Orthodoxe, et peut-être le plus important, car ce fût ce monastère qui a joué un grand rôle dans le développement de l’ascétisme, de la manière d’adorer la Trinité, de la Théologie… ainsi que dans la sauvegarde de la foi Orthodoxe vis-à-vis des hérésies.

Saint Sabas est devenu moine à l’âge de 8 ans dans son pays natal de Cappadoce dans l’Asie Mineure, et à l’âge de 18 ans il est venu en Terre Sainte et a été placé au service de Saint Euthyme le Grand. En 478 il est venu dans cet endroit après une indication reçue par un ange, et après quelques années il a commencé à créer sa propre communauté de moines. À cette époque, la première petite église fut bâtie, appelée la ‘’Théoctiste’’ (c’est-à-dire bâtie par Dieu Lui-même) église consacrée à Saint Nicolas. Lorsque celle-ci ne fût plus assez grande pour la communauté, Saint Sabas bâtit alors la Grande église, la principale du monastère, en l’honneur de l’Annonciation de la Vierge, laquelle fût inaugurée en 502.

À part ce monastère, Saint Sabas en a fondé plusieurs autres, ainsi que des laures. Les plus importants sont les monastères de Kastelli, de Dokimi, de Gadara, de Nikopolis, de Spileon et de Skholario, ainsi que les laures d’Eptastomo et la Nouvelle Laure. Comme il est souvent dit, Saint Sabas et Saint Théodose ‘’ont conduit tous les moines vers le Royaume des Cieux”.

Saint Sabas est devenu très connu dans le Monde entier grâce à sa sainteté. Il est mort en 532, et quelques années plus tard son corps inhumé fût retrouvé intact. Les Croisés du pape l’ont ramené en Occident, mais en 1964, par un miracle, Saint Sabas lui-même demanda à des représentants du Vatican de ramener son corps à sa Laure, ce qui fût fait en Octobre 1965.

La rencontre de Saint Sabas avec des anges semble être quelque chose de normal pour lui : c’est justement un ange qui lui a suggéré de venir habiter dans cet endroit précis;

(Source:"Sagesse Orthodoxe")

> lire la suite : Monastère de Saint Sabas

INVITATION(S):

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Carrefour invite : "Les religions dans le conflit israélo-palestinien : partie du problème, partie de la solution ?" lundi 27 mars 20h à Paris 11e

Les religions sont intimement mêlées à l’histoire et à l’actualité d’Israël et des territoires Palestiniens.  
 
  • La Judée et la Samarie font partie des territoires palestiniens, certains courants et partis religieux israéliens souhaitent la constitution d'un « grand Israël » qui irait de la Méditerrannée jusqu’au Jourdain
  • La terre a été foulée par le Prophète Muhammad et pour certains musulmans, "la bannière de l’islam devrait y flotter"
  • Et Jérusalem est bien sûr une ville sainte pour les 3 monothéismes
 
Pourtant, les religions apparaissent également comme des ressources positives pour la résolution du conflit israélo-palestinen :
 
  • Pour les 3 monothéismes, la terre n’appartient pas aux hommes mais à Dieu. Les hommes devraient en être les gestionnaires ou les « jardiniers »
  • Les croyants placent leur action sous le regard de Dieu. Ils sont donc ou devraient être des artisans de paix, à la recherche de la justice et de la vérité. Leurs valeurs devraient les inciter à développer l’amour du prochain et le partage, en préparation de « l’évaluation finale »
 
Pour en débattre, deux intervenants : 
 
  • Edgar LALOUM, franco-israélien et juif, spécialiste du conflit israélo-palestinien
  • Tarik ABOU NOUR, Imam, hafiz*, théologien, responsable des relations avec les traditions musulmanes à l’association "Artisans de paix"
 
Le débat sera animé par Marc LEBRET, chrétien engagé dans le dialogue interreligieux. 
 
Lieu 
 
 
Eglise Notre-Dame d’Espérance 
 salle Persévérance (4e étage)
47, rue de la Roquette 11e
Entrée par l’impasse située à droite de l’église (ne pas rentrer dans l’église).  
Métro Bréguet-Sabin, Bastille ou Voltaire
PAF : 5€, tarif social : 2€. 
 
Inscription indispensable Marc.Lebret@icloud.com
 
* Le hafiz connaît le Coran par coeur. 

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21 mars 2017 : Journée mondiale de la trisomie 21

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Plusieurs dates à retenir ce mois-ci :

- 20 mars : Conférence à l’ONU à Genève : « Un monde sans trisomiques ?

- 21 mars : Conférence au Parlement européen à Bruxelles.

- 25 mars : Journée exceptionnelle autour du Cardinal Sarah à Paris, Conférence et Messe pour la vie célébrée à l’occasion du 23e anniversaire du rappel à Dieu du Professeur Jérôme Lejeune.

Tous les détails de ces journées sur le site de la Fondation Jérôme Lejeune.

Et si ce n'est déjà fait, n'oubliez pas de signer la pétition "Stop Discriminating Down".

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Où nous trouver ?

 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):
 

NORMANDIE :

  

CHANDAI (61):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01245-copie-2

(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

 

 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

 

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

 

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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Aucun texte alternatif disponible.

Repentez-vous, 
car le Royaume des Cieux est proche 
 
(Matthieu 17, 1)
 
Nous souhaitons à tous les chrétiens orthodoxes, à tous nos lecteurs et lectrices,
un saint grand Carême qui les remplisse d'un grand Amour pour le Christ.

PROGRAMME LITURGIQUE

 

(Prévisionnel )DE MARS :

 

PIEUX CARÊME À VOUS !

 

HEUREUSE MONTÉE VERS PÂQUES !

 

#PARIS: "Permanence pastorale et réception des fidèles Vendredi tous les Vendredis après-midi et Samedi matin précédent le 1er dimanche de chaque mois. Ces samedis après-midi sont suivis d'un RAMASSAGE DES FIDÈLES de Paris et sa région pour le WE au Monastère  à 15h au point de rendez-nous habituel .

#NORMANDIE:

-CAEN: Une permanence pastorale sera assurée par le Père Isaac du 28 février au soir au 2 Mars au matin (prenez Rdv avec lui ).

-LISIEUX (Coquainvillier) , le 3 Mars *

-AU MONASTÈRE DE CHANDAI :
DIMANCHE 5 PÈLERINAGE à N-D de MISÉRICORDE ,le 19 (St Joseph), le Samedi 25 (Annonciation) * .

28 MARS:

Pèlerinage à Lisieux et Dozulé

(Départ après la Messe de 7h, retour vers 19h)

#NANTES :Jeudi 9, Messe à 18h (Réception des fidèles de 9h à 17h )

#ANGOULÊME (JAULDES ):
Dimanches 12 et 26 * EN AVRIL, en raison de la Retraite de SEMAINE SAINTE, le 2 *

#PÉRIGUEUX (LA CHAPELLE FAUCHER ) :
Samedi 25 (Annonciation) *. . .

#ALSACE -LYONNAIS : Visite pastorale (prenez Rdv ) entre le 19 et le 22 , Messe dominicale. 
Dimanche le 19 à Belfort*, réception des fidèles.

#PARAY LE MONIAL - ALLIER/CHAROLAIS: Visite pastorale ( prenez Rdv ) entre le 22 et le 24

 

 

*MESSES À 10H 30
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Nota bene :

Les "permanences pastorales" sont prévues pour vous assurer la proximité des sacrements
(Messess, Confessions, Onction des malades ), catéchisme, entretiens et accompagnements spirituels , prières de délivrance ( voir d'exorcismes ) ou de guérison intérieure . 
(RÉCEPTION SUR RDV) en fonction de la région où vous vivez 

Prières aux Saints en Syriaque (Manière Malankare)

Aucun texte alternatif disponible.

Third Thursday of Great Lent

jeudi, 16 mars 2017

Evening:

St. Luke 13: 18-30

Morning:

Numbers 12: 1-10
II Chronicles 26: 16-21
Micah 6: 1-8
St. James4: 1-17
Philippians1: 1-11
St. Mark 9:30-42

_______________________________

 

Troisième jeudi du Grand Carême

Jeudi, 16 mars 2017

Soir:

Saint Luc 13: 18-30

Matin:

Nombres 12: 1-10
II Chroniques 26: 16-21
Micah 6: 1-8
St. James4: 1-17
Philippiens1: 1-11
Saint Marc 9: 30-42

________________________________

 

  Abraham obéit dans la foi 
En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : 

« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. (Gn 12, 1-2)

 Le Seigneur appelle le "père des croyants" à tout quitter : son pays, sa famille et lui promet un pays et une descendance qui deviendra une grande nation. Et voici qu'au delà de la "raison raisonnante" Abraham obéit , il le fait dans une foi éperdue et confiante... Sans doute était-il  résigné: Il terminerai sa vie sans descendance, auprès des siens, humilié, traité comme un réprouvé, mais voici Dieu fait irruption dans sa vie et Il l’appelle à le suivre dans la confiance.

 Sortons de notre zone de confort 
Et cet appel inouï est assorti d’une promesse inouïe. Pour nous aussi, l'avenir devrait être confié à l'amour provident de notre Dieu... 

En ce temps de Carême, demandons donc au Seigneur de nous faire grandir dans la foi. 

Demandons lui de nous aider à sortir de nos résignations et de nos zones de confort pour NOUS ABANDONNER EN TOUTE CONFIANCE.

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

Je m'arrête un instant pour les discerner et je  nomme dans ma prière mes zones de confort et mes sécurités, mes attachements matériels, affectifs, tous ces liens qui finalement m'entravent et  m’empêchent d’être davantage disponible à la volonté de Dieu.

Je demande à Dieu de m'aider à m'en libérer par la puissance de Son Esprit Saint afin de pouvoir enfin vivre pleinement  l'aventure à laquelle il m'appelle... 

 

Prière de Saint Ephrem pour le

 

Grand Carême:

 

 

Seigneur et maître de ma vie,

 

ne m'abandonnez pas à l'esprit d'oisiveté,

 

d'abattement, de domination et de vaines

 

paroles.


 

(grande prostration)


Mais accordez-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité,

 

de patience et d'amour, à moi Votre serviteur.


 

(grande prostration)


Oui, Seigneur Roi, donnez-moi de voir mes

 

fautes et de ne pas juger mon frère, car Vous

 

êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn.


(grande prostration)

 

Ô Dieu, purifiez-moi , pêcheur.


(12 fois, avec petites Inclinations)


puis , une nouvelle fois, la prière toute entière :

 

Seigneur et maître de ma vie, ne m'abandonnez

 

pas à l'esprit d'oisiveté, d'abattement, de

 

domination et de vaines paroles.


Mais accordez-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité,

 

de patience et d'amour, à moi Votre serviteur.

 

Oui, Seigneur Roi, donnez-moi de voir mes

 

fautes et de ne pas juger mon frère, car Vous

 

êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn.

 


(grande métanie à la fin)

 

(Prière de Saint Ephrem pour le Carême)

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

(SS Ignatius Aprem II)

Note:
L'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise
Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

 

Adresse du Monastère métropolitain ci-dessous :

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 06:33

 

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Chers amis.Aloho m'barekh 

 

Nous partons pour LOURDES où nous déposerons toutes vos intentions à la grotte de Masabielle où la

 

Mère de Dieu le Verbe Incarné apparut à Bernadette "au creux du Rocher" pour nous rappeler à la fidélité

 

au Message Evangélique de son Divin Fils, Lui qui est notre Rocher, la Porte des brebis qui, par l'Esprit

 

Sanctificateur vont vers le Père...

 

*Samedi 18, moi-même et le Père Isaac nous tiendrons (Sur Rendez-vous ) à la disposition des fidèles et

 

amis de la région pour: Catéchèses, accompagnements spirituels, confessions, sacrement des

 

malade,prières de délivrance (Voir d'exorcisme) et de guérisons intérieure.

 

La journée sera clôturée par la Procession derrière les reliques de Bernadette jusqu'à la Grotte.

 

*Dimanche 19, Messe à 10h 3O pour le "Relais Paroissial Mar Thomas"(Région midi Pyrénées)

 

ADRESSE:

 

28 Route de Pau (Ne pas confondre avec la Rue de Pau)

 

65100 LOURDES

 

Une fois de plus une petite portion des Chrétiens Syro-Orthodoxes francophone

 

de St Thomas  se retrouvera donc à Lourdes pour un  Pèlerinage

 

 entre le 11 Février, anniversaire

 

de l'Apparition de la "belle dame"  à Bernadette (Devenue

 

depuis"Journée mondiale de prière pour les malades") et le 18,

 

fête de la Ste Bernadette.