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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 04:07
L’Eglise orthodoxe de Russie sera-t-elle l'un des derniers remparts contre le détournement "LGBT" de l’Évangile?

Le 17 mai 2015, le Synode de l’Église protestante Unie de France autorisait la bénédiction des « unions homosexuelles » que refusent les Eglises authentiquement Orthodoxes et les Eglises "Évangéliques".

Pour sa part, l’Église orthodoxe de Russie:

» a accueilli ces décisions des églises protestantes d’Écosse et de France avec une profonde déception, dans la mesure où elles sont incompatibles avec les normes de la morale chrétienne.

Nous constatons que de nouvelles divisions sont intervenues dans le monde chrétien, non seulement sur le plan théologique, mais aussi concernant la morale.

S’appuyant fermement sur une position découlant de l’Écriture Sainte, l’Église orthodoxe russe déclare en conséquence l’inadmissibilité des nouveautés susmentionnées dans la doctrine morale et est forcée de réexaminer le format de ses relations avec les églises et les communautés violant les principes de la morale chrétienne traditionnelle.

Ainsi, en 2003, l’Église orthodoxe russe a suspendu ses contacts avec l’Église épiscopales des États-Unis, cette église ayant consacré évêque un homosexuel notoire.

Des raisons semblables ont motivé la rupture des relations avec l’Église de Suède en 2005, qui avait alors décidé d’autoriser la bénédiction des unions homosexuelles.

(…)

S’appuyant sur les décrets du Concile épiscopal [orthodoxe russe] de 2008 affirmant que « l’avenir des relations avec de nombreux communautés protestantes dépend de leur fidélité aux normes de la morale évangélique et apostolique, conservées par les chrétiens durant des siècles », et sur ceux du Concile épiscopal de 2013, qui estime « impossible le dialogue avec les confessions qui violent ouvertement les normes morales bibliques », le Département des relations ecclésiastiques extérieures ne voit plus de perspectives à la poursuite ultérieures de contacts officiels avec l’Église d’Écosse et l’Église protestante unie de France. »

Dieu merci, l'Eglise Russe tient le bon cap alors que tout se délite en Occident ...

Prions pour que sur ce point comme sur tant d'autre les chrétiens occidentaux, sous le fallacieux prétexte d'une "unité plurielle" qui certes souhaitable ne saurait faire l'économie du respect de la vérité et de l'amour véritable, ne s'avancent pas davantage sur le chemin de l'apostasie ...

Prions à cette intention nos Saints Martyrs de Syrie, d'Egypte, d'Iraq et de partout qui, aujourd'hui, versent leur sang pour le Christ et l’Évangile de Vérité, de Vie et de Paix.

Jusqu’à présent les divisions entre chrétiens se situaient au niveau théologique, tandis que sur le plan de la loi naturelle, c’est-à-dire de la morale, il n’y avait aucune différence.

La loi naturelle et la morale qu'elle implique étaient du reste des lieux de rencontre et d'unanimité avec nos frères Juifs, Musulmans et Bouddhistes.

L’Eglise orthodoxe de Russie sera-t-elle l'un des derniers remparts contre le détournement "LGBT" de l’Évangile?
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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 09:13
Lorsque les "Évangéliques" témoignent de   Jésus.

Lorsque les "Evangéliques" témoignent de

Jésus.

 

Ils sont courageux et cohérents avec leurs

convictions, malheureusement, il manque au

mouvement « évangélique » la sacramentalité puisque,

par l’absence de toute « succession apostolique », ils

n’appartiennent pas à cette Tradition Apostolique sur

laquelle le Christ fonda Son Eglise et à travers

laquelle l’inspiration divine des Saintes Écritures

Elles-même fut discernée…


En effet, l’Eglise du Christ, avant que ne fut définitif

le « canon » des Écritures Saintes (IV ème siècle),

vécut par la Liturgie, se reliant au Christ-Tête et en

obéissant à Son Ordre: "Allez, de toutes les Nations

faîtes des disciples.Baptisez les au nom du Père, du

Fils et du Saint Esprit"».

 

Témoigner de Jésus, c'est bien, c'est beau, c'est

nécéssaire, mais il faut se souvenir qu'on ne peut pas

séparer le Christ de l'Eglise telle qu'Il l'établit sur le

fondement des Apôtres...


Avec l’assurance de mon fraternel et profond respec

en Notre-Seigneur. Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !


+Mor Philipose-Mariam

Lorsque les "Évangéliques" témoignent de   Jésus.
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 11:14
VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?/ POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?

 

La souffrance des créatures est de notre responsabilité. La perspective de la destruction irrémédiable des ressources naturelles ne laisse personne indifférent.

Le chrétien n’est pas fataliste :

-le monde n’est pas gouverné par un destin aveugle ; il est aimé par son Créateur et il est marqué par le signe de la Croix – croix de douleur et croix de joie.

 

Nous savons que la convoitise humaine est peut-être le motif principal de la souffrance des créatures et de leur destruction.

Le consumérisme exprime l’amour du plaisir égoïste qui fait sacrifier les autres à soi-même.

Il transforme les êtres en objets, objets de jouissance, de pouvoir et de profit ; il ne voit plus dans leur transparence la présence de la personne divine ou humaine.

 

Devant la souffrance des créatures, le croyant peut ressentir l’appel venu du saint Esprit à se repentir, en suivant l’exemple du Christ, des Pères du désert et des saints chrétiens.

Il ne fait pas le procès des autres. Il cherche à extirper de son propre cœur le désir effréné de jouir et toutes les passions mortifères pour lui-même, pour autrui et pour toutes les créatures.

En cela, le jeûne, accompagné certes de la prière de repentir – « aie pitié de moi, pécheur ! » – est la réponse chrétienne à l’agonie de la Création, victime de l’exploitation frénétique d’un Adam déchu qui a perdu toute sagesse.

L’abstinence de certains aliments, le renoncement à l’acquisition de produits naturels qui appauvrissent le trésor de la planète, sont précisément sages.

Ils peuvent être la source du courage dont l’humanité actuelle a besoin pour faire certains choix, qui seront d’ailleurs des choix politiques.

 

Le jeûne ascétique, et la prière de repentir, ne doivent pas être l’expression de notre peur de la mort ou de l’appréhension, consumériste encore, de manquer !

Une fausse écologie est celle qu’inspire la peur d’être privé du plaisir que l’on cherche.

Le chrétien est appelé à une conversion par amour pour la Création de Dieu, par responsabilité à son égard, par la conscience sacerdotale, royale et prophétique que le Créateur lui a donnée au Paradis.

(Source: Sagesse Orthodoxe")

VRAI ET FAUSSE ECOLOGIE. L’EXPÉRIENCE ASCÉTIQUE A-T-ELLE UN RAPPORT AVEC LA PRÉOCCUPATION ÉCOLOGIQUE ?/ POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

POURQUOI LE JEÛNE A-T-IL TELLEMENT D’IMPORTANCE POUR LES CHRÉTIENS DE L’EGLISE ORTHODOXE ?

Le jeûne, pour Israël, est surtout un rite pénitentiel, en relation avec l’Alliance :

-l’infidélité à celle-ci est un péché ; le repentir la restaure.

Il apparaît dans la Bible comme l’expression d’un profond repentir.

Par exemple, le roi Achab, sous les reproches du prophète Elie, jeûna :

-« Quand Achab entendit ces paroles, il déchira ses vêtements, mit un sac à même sa chair, jeûna, coucha avec le sac et marcha à pas lents » (1Rois 21, 27 ; cf. Sam.7, 6 ; Joël, 1, 13-15).

Le jeûne est lié à la supplication. L’Israélite pieux ne concevait pas une prière instante sans le soutien du jeûne (cf. Judith, 4, 9-13).

Le peuple ou l’Israélite fidèle implore, en jeûnant, la délivrance d’une épreuve à caractère de châtiment.

Plus largement, il s’agit « d’humilier son âme » pour exprimer une attitude d’abandon total et confiant ; le jeûne est « le comportement typique de quiconque ne compte plus que sur le seul secours de Dieu » (Rd Père Regamey, Redécouverte du jeûne, Paris, 1959). Le jeûne peut ainsi devenir le signe d’une intercession instante pour autrui (Ps.35, 13).

Le croyant jeûne pour les autres, pour le monde.

Le jeûne joue à la fois le rôle d’une intercession pour l’homme ou le peuple pécheur, et celui d’une préparation à la rencontre de Dieu.

Pour exprimer son respect envers autrui, l’homme accepte de renoncer à ses aises et à ses plaisirs ; à plus forte raison, la crainte qui saisit la créature à l’approche de la majesté du Seigneur peut-elle inspirer le jeûne, à côté de l’enlèvement des sandales, du voile sur le visage, de l’abstinence sexuelle, de l’interdiction de toucher le lieu sacré ou d’en approcher.

Ces comportements symboliques face à la sainteté divine appartiennent à celui qui a le sens de l’unité profonde de son être humain, corps et âme, et le sens de la sainteté et de la transcendance de Dieu.

Les prophètes d’Israël, contre le formalisme et l’hypocrisie, ont fortement souligné la nécessité d’accompagner les sacrifices et les jeûnes de dispositions intérieures correspondantes, et d’accomplir les préceptes plus essentiels de l’amour du prochain et de la justice sociale (Os.6, 6 ; Is.58, 6-7).

« La prière est bonne avec le jeûne, et l’aumône vaut mieux que l’or et les trésors » (Tobie, 12, 8).

Ainsi est constituée la trilogie, jeûne, prière, aumône, dont héritera la tradition chrétienne.

Dans l’Eglise, le jeûne a un sens nouveau par rapport à la personne de Jésus et au don de l’Esprit :

-préparation à la joie pascale, conversion, participation à la Pâque du Christ, manifestation de l’amour de Dieu, préparation à la communion eucharistique.

(Source: "Sagesse Orthodoxe". D’après P. Placide, Humilier son âme par le jeûne, monastère Saint-Antoine-le-Grand, 2007).

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:53

Une vidéo tournée en marge de la marche pour la Vie organisée le 14 mai dernier à Ottawa, au Canada, démontre la « logique » mortifère des partisans du pseudo-droit à l’avortement. Dans cette vidéo (ci-dessous) un contre-manifestant « pro-choix » nous raconte que seules les femmes ont le droit de décider de se faire avorter ou non. Évidemment, cet homme utilise la rhétorique habituelle des militants de la culture de mort. Mais il va ici jusqu’au bout du raisonnement. Examinons le contenu de son discours. Cet homme pro-avortement ne veux pas que vous regardiez cette vidéo YouTube (5:11 min.)

La femme doit avoir le droit de tuer son enfant après sa naissance si elle le veut ? Opinion d'un militant pro avortement...

Selon ce militant pro-avortement, ce n’est pas au gouvernement ni à aucune institution religieuse d’imposer des restrictions aux femmes en matière d’avortement.

Lorsque la journaliste lui demande si on devrait tout de même limiter le droit à l’avortement au moins pour le dernier mois de grossesse, il répond non.

La journaliste lui demande alors s’il considère qu’une femme devrait encore pouvoir avorter son enfant la veille de sa naissance et il répond imperturbablement oui, car il faut que ça demeure son choix.

Mais alors, lui demande finalement la journaliste, une femme pourrait-elle aussi tuer son bébé après sa naissance ?

-« Pourquoi pas, lui répond-il, puisque c’est une fois de plus une décision qui lui revient à elle seule ».

Ce militant « pro-choix » illustre jusqu’au bout la logique mortifère de son raisonnement et pense qu’il faut donner aux femmes le droit de tuer leurs enfants !

La journaliste omît de demander à ce militant de ce qu'il faut bien bien appeler "la culture de mort" jusqu’à quel âge l’enfant doit-il être à la merci d’un tel droit de vie ou de mort et, ensuite éventuellement, à partir de quel âge cet enfant devrait-il avoir le droit de vie et de mort sur sa mère…

Nous saluons partout le recul de la peine de mort et, par ailleurs, d'aucuns réclament un droit de vie ou de mort sur leurs semblables !...

En toute logique, les mouvements pro-vie du Québec font remarquer que dans ce pays qui a légalisé l’avortement et l’euthanasie, il est interdit de tuer les oiseaux migrateurs, ou de s’en prendre à leurs œufs.

Étrange monde dans lequel l’œuf d’un oiseau migrateur est mieux protégé qu’un fœtus humain dans l’utérus de sa maman.

Si vous le voulez, jetez un œil sur la "Directive du Ministère de l’Environnement du Canada" :

« Il est illégal de harceler ou de tuer des oiseaux migrateurs ainsi que de détruire ou de déranger leurs nids ou leurs œufs. Il est également illégal de rejeter une substance nocive pour les oiseaux migrateurs, ou de permettre qu’une telle substance soit rejetée dans les eaux ou les zones qu’ils fréquentent. » (<https://www.ec.gc.ca/paom-itmb/default.asp?lang=Fr&n=E3167D46-1#_005>source)

Édifiant, non ! ?

La femme doit avoir le droit de tuer son enfant après sa naissance si elle le veut ? Opinion d'un militant pro avortement...
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 07:49
UNE VIE ACCOMPLIE (MORT DE MONSIEUR MICHELIN. Homélie de son fils prêtre)

MORT DE MONSIEUR MICHELIN. Homélie de son fils prêtre :

Nous sommes le 5 mai 2015, dans cette cathédrale, devant le cercueil de Monsieur François Michelin. Partout dans le monde des personnes meurent, seules ou entourées de sollicitude ; dans leur vieillesse ou arrachées à l’existence par les accidents, les catastrophes, les guerres ; l’âme en paix ou l’âme submergée d’amertume.

Toutes les vies humaines se valent. Toutes les morts humaines se valent. Rassemblés dans cette cathédrale, laissons-nous rejoindre par la peine de cette foule innombrable qui, en cet instant, est plongée dans le deuil. Ceux et celles que nous connaissons, nommons-les dans l’intime de notre conscience et, selon la modalité de notre relation à l’invisible Lumière qui se dérobe au regard de l’intelligence tout en réchauffant le cœur, recueillons-nous.

Le but premier d’une prière catholique pour les morts est d’implorer la grâce du pardon complet de leurs péchés qui entravent la relation avec Dieu et peuvent détruire l’amitié entre les hommes, afin que chacun reçoive la grâce de voir face à face le Créateur et Père de tous, riche en Miséricorde et pour cela juste Juge. Dans la Bible, juger signifie ajuster. Cette célébration, nous la vivons pour François Michelin et toutes les personnes qui ont un besoin urgent de prière.

Le prophète Élie est entré en action quelques années après la mort du roi Salomon. Son nom signifie?: « mon Dieu est celui dont on ne peut prononcer le nom ». Il a été saisi par quelqu’un dont il a reconnu la présence agissante, et dont il ne connaît pas le nom. Cette présence invisible l’a mis en marche. Avec toute son énergie et aussi tous ses défauts, sa rudesse parfois, il se dresse contre l’injustice du gouvernement d’Achaz et de sa femme Jézabel. Menacé de mort. Il s’enfuit. Le voilà qui marche, 40 jours et 40 nuits, soutenu par une nourriture qui lui vient d’ailleurs. Il marche vers la montagne. Il arrive, il se cache.

La Présence se manifeste. « Que fais-tu là ? » Jaillit la réponse, qui dit un désarroi sans fond. « Je voudrais accomplir la mission qui pèse sur mes épaules. Je ne le peux pas. » Il lui faut alors sortir, et attendre. Il lui faut accepter de ne pas s’arrêter aux manifestations bruyantes, aux codes convenus du langage. Il lui faut aller au-delà des impressions, des sentiments. Il s’approche ainsi d’une réalité qu’il ne s’est pas donnée à lui-même, plus grande que lui, solide, universelle. Il découvre la Présence amie à l’œuvre dans le monde : le souffle ténu d’un vent léger. On peut aussi traduire : le bruissement du silence.

Quand on y pense, toutes les langues de la terre ont quelque chose en commun : c’est le silence qui sépare les mots. Au profond de sa quête, Élie reçoit une révélation qui change tout dans sa vie : ce silence porte présence. Cette présence change les relations entre les personnes. Elle a un immense potentiel transfigurateur.

De quoi l’apaiser sans le rassasier, le fortifier sans qu’il puisse s’approprier sa force. De quoi l’établir, ce prophète qui fut « un pauvre homme comme nous », selon l’expression de l’apôtre Jacques, dans un sentiment insondable de vulnérabilité. De quoi lui donner l’élan nécessaire pour continuer sa marche jusqu’à ce qu’il entre enfin dans la vision de celui dont le nom est imprononçable.

François Michelin aimait ce texte.

Nous aussi, nous marchons, nous cherchons, nous attendons, nous sommes parfois proches de la rupture, tentés de mettre un terme à tout cela. Nous ne valons pas mieux que nos prédécesseurs. Il nous faut pourtant assumer notre place dans l’histoire, nous y engager, nous y réengager, jour après jour. Où trouverons-nous la nourriture du pèlerin ? Qui nous indiquera la montagne de la rencontre ? Nourriture et lieu de la rencontre se trouvent au plus profond de nous-mêmes, en ce lieu très secret de notre conscience, où se passe un magnifique échange entre le Créateur et sa créature.

Cette attitude intérieure fut celle de Monsieur François tout au long de sa vie. Dans ce dialogue intérieur il a puisé la joie de vivre, la confiance dans les personnes, un courage inlassable. Les derniers mois de son chemin, il remerciait, sans cesse. Dans ce dialogue il a aussi puisé la lucidité sur lui-même, sur sa vie, sur ses défauts, sur ses limites, au point que le 20 février dernier, hospitalisé pour ce qui devait être son ultime épreuve de santé, il a éprouvé le besoin de nous demander pardon.

Si à ce moment-là, il avait pu réunir tous ceux et toutes celles qu’il a côtoyés dans sa longue vie, il leur aurait fait la même demande. En cette heure, je me sens le devoir, par fidélité au mouvement de l’âme de mon père, de vous dire ici, publiquement, à vous tous : comme époux, comme père, comme chef d’entreprise, comme acteur important de la vie économique mondiale, comme résident à « ma maison » Monsieur François a eu conscience d’avoir pu blesser, d’avoir été parfois trop dur, de ne pas avoir toujours été suffisamment à l’écoute de ses interlocuteurs. Alors je vous le demande de sa part : s’il vous plaît, pardonnez-lui, s’il vous plaît.

Nous avons voulu lire ensemble la prière du roi Salomon, Fils du roi David, pour demander la sagesse. Le règne de Salomon précède de quelques années l’action prophétique d’Élie. Lorsque je parlais avec papa de ses obsèques, il me disait : il faudra parler de l’Esprit Saint. Il en parlait très souvent et jusqu’à ces derniers jours, il souriait, d’un sourire très lumineux, dès qu’il entendait réciter le Veni Creator Spiritus, viens Esprit créateur. Viens, visite, emplis de ta présence, repousse notre ennemi, donne la paix à tous, fais-nous connaître Dieu le Père et son Fils Jésus, fortifie notre foi. Il savait que cet Esprit Saint est l’ami de l’homme, jamais un rival, toujours un compagnon.

Son guide, il voulait que ce soit cette sagesse qui sort de la bouche du Très-Haut. Il la mendiait chaque jour dans sa prière secrète, ouvrant fréquemment le petit livre du Nouveau Testament qu’il avait dans sa veste. Il la recevait dans les rencontres professionnelles, il la voyait à l’œuvre dans la matière, dans le latex, dans les nanotechnologies, dans les canards qui volent, dans une fleur, dans une suite de Bach pour violoncelle seul. À son insu il la communiquait. Il cherchait sans cesse comment mieux correspondre à ce souffle, ce pneuma. Il cherchait aussi à en donner le goût, à la faire partager. Il l’exprimait de manière imagée :

« Le pied est-il fait pour la chaussure, ou la chaussure pour le pied ? Le capital est pour l’entreprise ce que la coque est pour le marin ».

Il parlait de pôle magnétique, qui oriente la boussole, et nous plaisantions : « heureusement que le pôle est unique et commun à tous. Imagine que la boussole se prenne pour le pôle ! On n’en finirait pas de tourner en rond ! »

De ces constatations évidentes, mais qu’il avait le courage d’exprimer, de répéter au point de parfois exaspérer quelque peu ses interlocuteurs, il a tiré une vision de la vie. Il serait difficile de nier le fait que cette vision a été très féconde. Elle l’est.

Basée sur les réalités qui constituent la personne humaine en société, et qui par conséquent ne changent pas, cette vision doit maintenant être exprimée pour une époque nouvelle, en un temps de rupture. Au long des années, Monsieur François a réalisé que son langage devenait difficile à saisir ; il avait parfois le sentiment d’avoir tout faux. Il était interloqué lorsqu’il lui semblait que certains discours se fondaient sur des principes du genre : « je pense donc vous êtes, je pense d’en haut, donc vous, en bas, vous suivez. J’organise donc vous exécutez ». Plus encore était-il déconcerté lorsqu’il lisait des discours fonctionnant sur le schéma suivant : « cela se fera parce que monsieur untel l’a dit ».

Il savait que seule la parole de Dieu est créatrice et recréatrice. En même temps, il ne pouvait se résoudre à enfermer quelqu’un dans son discours. Il voulait la rencontre d’homme à homme, autour d’un but commun, qui était toujours le service concret de personnes concrètes, et jamais la mise en œuvre d’une idée a priori déclarée salvatrice. Lui, orphelin dès son plus jeune âge, savait qu’aucune structure humaine, républicaine ou autre, ne peut s’arroger la prérogative de la filiation. Conscient de son impuissance à agir plus, il enveloppait tout cela de sa prière d’homme dépouillé par les épreuves de l’existence, un homme en dialogue avec Dieu. Un homme qui, pensant à Abraham, redisait de plus en plus fréquemment : « espérant contre toute espérance, il a cru ».

C’est qu’en effet l’existence humaine est un combat, terrible, permanent. Le mal est là. Le Mauvais agit. Jusqu’à ses derniers jours, Monsieur François a été très préoccupé de la question du mal, de sa présence sous des formes multiples. D’où vient donc le mal, d’où vient l’injustice ? Ces questions sont partout présentes ; dans la vie familiale, la vie sociale, la vie professionnelle. Pourquoi sommes-nous jaloux, rancuniers, menteurs, dominateurs ? D’où nous viennent ces réactions tellement dommageables et destructrices ?

En ce début de XXIe siècle, il est trop clair qu’aucun système de pensée, aussi sophistiqué soit-il, aucune organisation de la société, ne sont capables de rendre compte de ce fait, encore moins de nous débarrasser de ces forces meurtrières qui nous font appeler liberté le fait de « séparer nos actes de leurs conséquences ». La formule est de Monsieur François. Nous faisons le mal que nous ne voulons pas, nous ne faisons pas le bien que nous voulons. Nous avons même perdu le sens du bien. Le plus souvent, nous parlons de l’intérêt général auquel nous pensons avoir accès par voie sondagière ; nous n’osons plus parler du bien commun.

Oui, nous sommes divisés au plus profond de nous-mêmes, et nous exportons cette division. Nous finissons par croire que la société est essentiellement conflictuelle, que tout est question de rapports de forces. Quelle sagesse nous délivrera de l’inhumain en nous ?

Cette sagesse, issue de la bouche du Très-Haut, a un visage et un nom. Elle se nomme l’Esprit de Jésus. Rejoignons donc Jésus au sommet de la montagne.

Il a entraîné trois de ses compagnons. Il prie. Sa prière rejaillit à l’extérieur. Il est lumineux. Un dialogue s’instaure avec Moïse et Élie, à propos de son passage. Du ciel une nuée enveloppe les trois. Pénétrer dans la nuée est effrayant. Non pas en raison de la nuée elle-même, toute de douceur et de Miséricorde, mais en raison de l’endurcissement de notre cœur. Alors une voix douce et forte vient murmurer à nos oreilles intérieures : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! ».

Le passage de Jésus, condamné pour raison politico-religieuse, la pâque de Jésus, c’est la nuit de Gethsémani, la terreur devant la mort violente qui s’impose. C’est le cri d’abandon du crucifié : « mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est l’intercession toute puissante : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ». C’est le dernier souffle : « il remit l’esprit ».

En fait, « C’était nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était accablé ». La Pâque de Jésus c’est aussi son irruption, le matin du premier jour de la semaine, avec ses plaies de crucifié et son ruissellement de miséricorde sereine, au milieu de ses disciples enfermés et terrorisés : « La paix soit avec vous. Il souffla sur eux et leur dit : recevez l’Esprit Saint ».

La Pâque de Jésus c’est le dévoilement des sources merveilleuses prêtes à jaillir en chacun de nous, et la proposition d’un itinéraire pour laisser jaillir ces sources.

C’est dans cette lumière que Monsieur François a pu s’exprimer ainsi :
« Je sais par expérience qu’il y a dans l’homme des ressorts exceptionnels qui se révèlent au grand jour en cas de difficultés. J’ai une confiance absolue dans l’être humain qui ne demande qu’à se surpasser et devenir ce qu’il est dès lors qu’on lui en donne les moyens et qu’on le reconnaît dans toute la splendeur de son humanité. Quand je pense à tout ce qu’on pourrait faire en libérant les énergies humaines ! Le monde est fait de mystères qui ne peuvent laisser indifférent : pourquoi l’homme a-t-il cette dimension affective et humaine si belle ? Pourquoi le progrès technique est-il sans limites ? Pourquoi le monde est-il ruisselant d’intelligence, comme disait Einstein ? S’est-il créé tout seul ? L’esprit est-il le produit de la matière ou au contraire, la matière peut-elle être appréhendée et comprise par l’esprit ? Si l’on accepte de se poser ces questions il faut aller jusqu’au bout et lire la Bible et les Évangiles. On y découvre une réponse que l’on ne comprend pas : Dieu est inexplicable. On dit qu’il est immense, cela veut tout simplement dire qu’on ne peut le concevoir avec notre pauvre esprit humain ».

On lui posa un jour la question suivante :

«Si vous deviez mourir demain, auriez-vous le sentiment d’avoir accompli votre tâche sur terre ? »
Il a répondu ceci :
« Qui peut prétendre avoir accompli sa tâche ? On n’a jamais fini de s’enrichir au contact des autres et de les enrichir en retour. Quelqu’un qui meurt en pleine conscience ne peut qu’avoir le sentiment qui lui restait encore tout à faire ».

En mon nom personnel, cher papa, je veux maintenant te demander pardon de n’avoir pas su écouter ta vie avec suffisamment d’attention. Je veux surtout te remercier de m’avoir supporté avec amour durant plus de 61 années. Avec ton aide et celle de maman, je veux poursuivre mon propre chemin en cherchant, jour et nuit, dans le murmure du silence, la présence paisible du Dieu vivant.

Tu seras là au détour du chemin, Il nous suffira de saisir la main que tu nous as toujours tendue et que tu continues à nous tendre.


Père Etienne Michelin
5 mai 2015

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 17:46
Pas de Paix sans Justice (Jean-Paul II, Pape de Rome)

Par Jean-Paul II (1920-2005), pape de Rome.
Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002, § 14-15 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

« C'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne »


La prière pour la paix n'est pas un élément qui « vient après » l'engagement en faveur de la paix.

Au contraire, elle est au cœur de l'effort pour l'édification d'une paix dans l'ordre, la justice et la liberté.

Prier pour la paix veut dire ouvrir le cœur humain à l'irruption de la puissance rénovatrice de Dieu.

Par la force vivifiante de sa grâce, Dieu peut créer des ouvertures vers la paix là où il semble qu'il n'y ait qu'obstacles et repli sur soi...

Prier pour la paix signifie prier pour la justice...


Il n'y a pas de paix sans justice, il n'y a pas de justice sans pardon :

-voilà ce que je veux annoncer aux croyants et aux non-croyants, aux hommes et aux femmes de bonne volonté, qui ont à cœur le bien de la famille humaine et son avenir.

Il n'y a pas de paix sans justice, il n'y a pas de justice sans pardon :

-voilà ce que je veux rappeler à ceux qui ont entre leurs mains le sort des communautés humaines, afin qu'ils se laissent toujours guider, dans les choix graves et difficiles qu'ils doivent faire, par la lumière du bien véritable de l'homme, dans la perspective du bien commun.

Il n'y a pas de paix sans justice, il n'y a pas de justice sans pardon :

-je ne me lasserai pas de répéter cet avertissement à ceux qui, pour un motif ou un autre, nourrissent en eux la haine, des désirs de vengeance, des instincts destructeurs.


(...) Que s'élève du cœur de tout croyant une prière plus intense pour toutes les victimes du terrorisme, pour leurs familles tragiquement frappées, et pour tous les peuples qui continuent à être meurtris et bouleversés par le terrorisme et la guerre.

Que ne soient pas exclus du rayon de lumière de notre prière ceux-là mêmes qui offensent gravement Dieu et l'homme par ces actes impitoyables :

-qu'il leur soit accordé de rentrer en eux-mêmes et de se rendre compte du mal qu'ils accomplissent ; qu'ils soient ainsi poussés à renoncer à toute volonté de violence et à demander pardon.

En ces temps tumultueux, que la famille humaine puisse trouver la paix véritable et durable, cette paix qui peut naître seulement de la rencontre entre la justice et la miséricorde.


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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 07:24
&quot;Les lépreux avec qui je vis sont des anges&quot;

Les lépreux, des anges ? C'est la vérité. Pour Luis Mari Uribe, prêtre franciscain de Gernika, qui a quitté l'Espagne il y a 35 ans pour vivre en Corée du Sud avec les malades de la lèpre, ces derniers sont des anges. Et les Coréens pauvres qui soutiennent financièrement la léproserie sont, quant à eux, des gens de très bonne volonté. « Je puis témoigner de la générosité des Coréens envers ces malades laissés-pour-compte, de celle de leur famille et de la société, et pas seulement des chrétiens », proclame-t-il.

Pour ce prêtre, l'évangélisation dans les zones rurales de Corée constitue un défi : « Dans la vie des campagnes, de ceux qui continuent à travailler la terre, l'Église est peu présente. Les habitants des campagnes n'ont que peu de contacts avec elle ». Il ajoute : « Les paroisses sont dans les villes et les bourgs, qui représentent le centre d'un territoire rural. À partir de ces centres paroissiaux, on atteint la campagne moyennant de petites chapelles ou stations missionnaires desservies par le curé et des religieuses », ajoute-t-il.

Quoi qu'il en soit, l’Église est bien reconnue et appréciée pour son œuvre de justice sociale. Son engagement en faveur des pauvres et de tous ceux qui, socialement, professionnellement et politiquement, ont souffert de la violence dans les temps maintenant révolus du régime dictatorial, a attiré beaucoup de gens dans les églises, tandis que le nombre des baptêmes a augmenté. « Aujourd'hui encore, de toutes les religions en vigueur dans le pays, c'est l'Église catholique qui augmente le plus en nombre », affirme-t-il.

Pas de mondanités spirituelles

Récemment, le pape François a reçu les évêques coréens en visite ad limina et les a exhortés : « Continuez à aller de l'avant. Pas de mondanités spirituelles, pas d'un catholicisme facile, pas de zèle, pas de bien-être religieux. Amour de Jésus-Christ, amour de la Croix de Jésus-Christ, amour de votre histoire, qui est une histoire de persécution et de martyre ». Les paroles du Pape représentent un défi pour l'Eglise coréenne : « Cet engagement nous coûte à nous tous. Aux évêques, prêtres, religieux et laïcs. À nous qui sommes privilégiés, dans le bien-être, peut-être même dans la mondanité évoquée par le Pape ».
Cette idée est développée aussi par la Coréenne Clara Jin Hong, qui confie à Aleteia que « l’Église de Corée du Sud était représentée par le slogan de "Corée dynamique". Ce merveilleux pays asiatique a des côtés moins attrayants. L'idéologie du "super développement" exclut la compassion, la charité, la miséricorde, la proximité… générant une mentalité basée sur une concurrence sans fin ».


Qu'est-ce que la lèpre ?

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la lèpre est une maladie chronique, guérissable, causée par le bacille Mycobacterium leprae. Ce bacille se multiplie très lentement et la période d’incubation de la maladie est d’environ cinq ans. Les symptômes peuvent n’apparaître qu’au bout de 20 ans.

La maladie touche principalement la peau, les nerfs périphériques, la muqueuse des voies respiratoires supérieures ainsi que les yeux. La lèpre n’est pas très contagieuse. Elle est transmise par des gouttelettes d’origine buccale ou nasale, lors de contacts étroits et fréquents avec un sujet infecté et non traité.

Un diagnostic précoce associé à un traitement par polychimiothérapie (PCT) restent les éléments-clés pour éliminer la maladie en tant que problème de santé publique. Faute de traitement, la lèpre peut entraîner des lésions progressives et permanentes de la peau, des nerfs, des membres et des yeux.

Selon les chiffres officiels provenant de 115 pays, 182 000 personnes, résidant principalement en Asie et en Afrique, étaient infectées à la fin de l'année 2012 et, la même année, environ 232 857 cas ont été notifiés.

Adapté de l'espagnol par Élisabeth de Lavigne pour "ALETEIA

Légende photo : Le père Uribe à côté d'une petite fille

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 09:35
Dans un communiqué, la "Conférence des évêques de France" (Eglise Romaine-Catholique) appelle à l’apaisement, et estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de culte catholiques.

Dans un communiqué, la "Conférence des évêques de France" (Eglise Romaine-Catholique) appelle à l’apaisement, et estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de culte catholiques.

« Dans le contexte de tension et d’inquiétude créé par l’arrestation d’un terroriste présumé qui visait des églises catholiques dans le Val-de-Marne, la Conférence des évêques de France rappelle l’importance de ne pas céder à la peur et de poursuivre le dialogue interreligieux.

L’arrestation, dimanche, de l’individu soupçonné de préparer des attentats contre des églises en banlieue parisienne crée un climat de tension et d’émotion. La Conférence des évêques de France appelle d’abord à l’apaisement. Les menaces terroristes, quelle qu’en soit la teneur, ont pour objectif de semer la peur, les catholiques n’y céderont pas. À ce jour, de plus, les éléments connus concernant ces attentats déjoués semblent accréditer la thèse d’une initiative isolée et doivent permettre de garder une attitude calme. La communauté catholique reste profondément attristée par l’assassinat d’Aurélie Châtelain qui semble bien avoir été perpétré par cet étudiant interpellé dimanche. Face à cette tragédie, elle exprime sa compassion à la famille et aux proches.

La Conférence des évêques de France salue l’attention portée par les hautes autorités de l’État et le soutien réaffirmé à la communauté catholique. Depuis les attentats de début janvier, l’Église en France est en lien étroit et régulier avec la cellule du ministère de l’Intérieur chargée de la protection des lieux de culte. Il en résulte une surveillance d’environ 200 églises et une vigilance particulière recommandée aux curés et aux paroissiens. Les évêques, dans leur diocèse, sont en relation régulière avec les préfets.

Aujourd’hui, la Conférence des évêques de France estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de culte catholiques. La partie du plan Vigipirate concernant cette protection pourra évoluer le cas échéant dans le cadre de la concertation menée avec le ministère de l’Intérieur.

Concernant les églises, la Conférence des évêques de France tient à rappeler qu’elles doivent rester des lieux ouverts, des lieux d’accueil, conformes à l’esprit même de la religion catholique. Dans le contexte d’aujourd’hui, renforcé par les drames vécus par les chrétiens d’Orient – et notamment après les exécutions de chrétiens éthiopiens dimanche dernier –, la Conférence des évêques de France rappelle l’importance de chercher, d’entretenir et d’amplifier le dialogue interreligieux et de ne pas se renfermer sur une attitude de méfiance. Ce n’est que dans ce dialogue et dans une connaissance réciproque approfondie que pourra se construire une société de paix et de liberté. »

sources: CEF

« Aller à la messe, la plus belle des réponses à apporter au terrorisme » (Manuel VALLS)

« Aller à la messe, la plus belle des réponses à apporter au terrorisme » (Manuel VALLS)

Au lendemain de l'attentat déjoué contre des églises de Villejuif, le Premier ministre a appelé à se rendre à la messe.

Mr le Premier Ministre en présence de Mgr Santier, évêque de Créteil, et devant les micros de KTO. C'est là que Manuel Valls est revenu, dans un discours surprenant eu égard aux frictions de ces dernières années entre catholiques et gouvernement, sur l’importance de la religion catholique en France, et la gravité des faits heureusement évités.

Mr le Premier Ministre en présence de Mgr Santier, évêque de Créteil, et devant les micros de KTO. C'est là que Manuel Valls est revenu, dans un discours surprenant eu égard aux frictions de ces dernières années entre catholiques et gouvernement, sur l’importance de la religion catholique en France, et la gravité des faits heureusement évités.

Le Premier ministre, et le ministre de l’Intérieur, se sont rendus mercredi 22 avril dans deux églises de Villejuif (Val-de-Marne), cibles potentielles des attentats déjoués par chance, grâce à l'arrestation d'un suspect dimanche à Paris. C’est aux côtés de Mgr Santier, évêque de Créteil, et devant les micros de KTO, que Manuel Valls est revenu, dans un discours surprenant eu égard aux frictions de ces dernières années entre catholiques et gouvernement, sur l’importance de la religion catholique en France, et la gravité des faits heureusement évités. « Ce qui aurait pu arriver est un choc pour tout le monde, et il est normal d'aller à la rencontre des élus de cette ville, des responsables paroissiaux pour dire à la fois notre profonde émotion et notre totale solidarité face à cette tentative d'attentat », a-t-il expliqué. « Cette fois-ci, c’était les chrétiens, les catholiques de France, qui étaient visés, pour la première fois. Deux églises étaient dans le viseur de cet individu. »


L’essence même de la France

« Vouloir s'en prendre à une église, c'est s'en prendre à un symbole de la France, c'est l'essence même de la France qu’on a sans doute visée », a également souligné le Premier ministre. « Les terroristes ont sans doute encore voulu frapper au cœur pour diviser et pour détruire. La réponse, c’est le rassemblement, c’est l’unité, c’est la démocratie, c’est le vivre ensemble et c’est la capacité à répondre comme les Français l’ont fait le 11 janvier dernier. »


Aller à la messe, la meilleure des réponses

« Les fidèles de la religion catholiques, a-t-il poursuivi, doivent pouvoir pratiquer leur culte, aller à la messe en parfaite sérénité. D’ailleurs, c’est la plus belle et la plus forte des réponses que nous devons apporter au terrorisme qui cible la France pour mieux la diviser, ce sont les mots du président de la République ce matin en Conseil des ministres. » « La France a un patrimoine chrétien exceptionnel. Ses cathédrales, ses églises, ses chapelles attirent des touristes, des pèlerins, des fidèles par milliers du monde entier. Ce patrimoine doit être protégé, mais il doit rester ouvert, accessible », a conclu le Premier ministre.

Peut-on vraiment protéger les églises de France ?

Peut-on vraiment protéger les églises de France ?

Des voix se sont élevées pour appeler le gouvernement à protéger les églises, cibles idéales pour les terroristes. Mais est-ce seulement possible ?

En France, les effectifs affectés au plan Vigipirate, maintenant au niveau maximal d’alerte depuis les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercacher, sont déjà à bout de force. Le constat est simple : de nombreuses synagogues et mosquées sont sous protection. Les établissements scolaires et institutions de la République le sont également. Alors comment faire, demain, pour protéger les cathédrales, églises et chapelles de France, un pays fondamentalement chrétien dans la moindre de ses 36 000 communes ? Il faut être sincère : c’est impossible.

Le Premier ministre, qui s’est rendu ce mercredi dans les églises de Saint-Cyr et de Sainte-Thérèse, à Villejuif, a souligné que les lieux de culte catholique devaient rester ouverts. « Bien évidemment, les églises doivent rester ouvertes », a souligné pour sa part le porte-parole de la Conférence des évêques de France, qui a rappelé dans un communiqué que « les catholiques ne céderont pas à la peur ». Pour autant, le député UMP Philippe Meunier a demandé mercredi au gouvernement « de protéger nos églises ». « Le devoir du gouvernement est de protéger nos églises comme il le fait pour les mosquées et les synagogues », a déclaré dans un communiqué le secrétaire national de l'UMP chargé de la Défense. Le gouvernement « ne doit pas compter sur le seul hasard pour protéger les Français de confession chrétienne », ajoute-t-il. Le député a au passage regretté le rejet « de notre proposition de loi visant à faire perdre la nationalité française et à expulser tout islamiste représentant un danger pour nos compatriotes ».


Les églises, cibles idéales pour les terroristes

Pour le journaliste et essayiste Patrice de Plunkett, interrogé sur l’antenne de TF1, les églises constituent des cibles idéales pour les terroristes : « C’est important, cela aurait eu un répercussion énorme. C’est la cible la plus facile qui soit. On sait combien de gens vont y être, à quelle heure et elles ne sont pas protégées par la police ». « S’il s’en était pris à n’importe quelle grande paroisse parisienne, il aurait pu tuer 40 personnes sans intervention policière. Là où l’on se pose quand même la question, c’est que cet homme était repéré, sous surveillance. Et néanmoins, on est tombé sur lui par hasard parce qu’il s’est tiré une balle dans le pied ! »


« Les églises vont devoir être protégées maintenant »

Également sur l’antenne de TF1, Chems Akrouf, spécialiste du renseignement militaire, a estimé que, désormais, les églises devront à leur tour être protégées, comme le sont déjà mosquées et synagogues : « Pourquoi les synagogues, pourquoi les mosquées, pourquoi pas les églises ? Cela va devoir être pris en compte, ou alors il n’y a pas de cohérence ». Revenant sur le profil de cet assassin et terroriste, Chems Akrouf a souligné le changement qui s’est opéré : « Là, ce sont des auto-entrepreneurs se revendiquant d’une idéologie. Ils sont plus dangereux pour nous car ceux-là, on ne sait pas qui ils sont, et ce ne sont pas seulement des gens d’origine étrangère ».

 

(Source de l'ensemble de ce dossier: ALETEIA)

Menace terroriste : « Les catholiques ne céderont pas à la peur »/« Aller à la messe, la plus belle des réponses à apporter au terrorisme » (Manuel VALLS)/Peut-on vraiment protéger les églises de France ?
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 14:40
QUAND LE VATICAN TENTAIT D’ARRÊTER LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN!

Les archives du Vatican révèlent des aspects méconnus du génocide de 1915 : les tentatives du pape Benoît XV et la responsabilité des Jeunes-Turcs. L’historien allemand Michael Hesemann s’est penché sur la tragédie du génocide arménien durant laquelle entre un million et un million et demi de chrétiens ont été massacrés. Interrogé par Aleteia, il explique avoir découvert une lettre intitulée « Persécution des Arméniens » alors qu’ils faisaient des recherches sur la vie d’Eugenio Pacelli, le futur pape Pie XII.

L’archevêque de Cologne, le cardinal von Hartmann, écrivait alors au chancelier du Reich, Graf Härtling, que la persécution des Arméniens « n’était pas moins brutale que celle des chrétiens dans les premiers siècles de la chrétienté ». L’archevêque requérait de la part de l’Allemagne qu’elle intervienne auprès de son allié turc pour arrêter ces exactions. Malheureusement en vain.

Les interventions diplomatiques de Benoît XV
Suivant cette piste, l’historien retrace les tentatives désespérées du pape Benoît XV. Le Souverain Pontife écrivit au sultan Mehmet V pour plaider la cause des Arméniens. Mais celui-ci ne semble même pas avoir lu la lettre. Le délégué apostolique à Constantinople, Mgr Dolci, fit tout son possible pour interférer diplomatiquement, mais il se heurta à un mur. Il finit par obtenir une audience, avec l’aide des ambassadeurs autrichiens et allemands, mais seulement quatre semaines plus tard, alors que la majorité du massacre était déjà réalisée. On lui promit alors que la tuerie cesserait, que les déportés pourraient rentrer chez eux ou que tel ou tel groupe de chrétiens serait épargné : autant de mensonges.

Des étudiants aux idéaux maçonniques
Influencé par l’actualité récente, et en particulier les horreurs perpétrées par le pseudo État islamique sur les minorités chrétiennes et yézidies, l’observateur contemporain pourrait être tenté de rapprocher ce massacre vieux d’un siècle de ce qui se passe actuellement. Le Dr Hesemann combat cette erreur à l’aide des archives, rappelant le rôle central du parti des Jeunes-Turcs. Leur devise donnée à l’Empire Ottoman ne fut pas « Allah est grand » mais « Liberté, égalité, fraternité »… « Il n’y avait aucun fanatique musulman parmi les responsables politiques. Les Jeunes-Turcs étaient tout sauf des fondamentalistes. Ils étaient jeunes, c’étaient des étudiants révolutionnaires qui, pour la plupart, avaient fait leurs études à Paris où ils avaient découvert les idéaux de la franc-maçonnerie et du nationalisme européen. Beaucoup d’entre eux étaient admis dans les loges maçonniques et, de fait, la loge de Thessalonique est devenu leur quartier général. » Pour appuyer cette affirmation, l’historien rappelle que Talaat Bey, le ministre de l’Intérieur turc en 1915, l’homme responsable du génocide arménien, était le grand maître du Grand Orient turc.

Un proto-fascisme
Plus que le fanatisme religieux, c’est un « proto-fascisme » qui aurait été à l’œuvre chez les Jeunes-Turcs, selon le Dr Hesemann, où l’unité de la nation ne serait pas réalisée par la pureté de la race, mais par celle de la religion, en l’occurrence l’islam sunnite. « L’islam est instrumentalisé pour des raisons politiques. Il y avait en arrière-fond une idéologie, à savoir que les nations homogènes étaient des nations fortes et qu’il fallait rendre la nation turque homogène. »

(Source:SYLVAIN DORIENT (353) pour "Aleteia"

QUAND LE VATICAN TENTAIT D’ARRÊTER LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN!
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 09:11

La pose symbolique de la première pierre du centre culturel et spirituel russe de Paris s’est déroulée ce mardi 14 avril. La cérémonie solennelle a eu lieu dans le VIIe arrondissement de la capitale française, non loin de la Tour Eiffel, en présence de l’ambassadeur russe en France, Alexandre Orlov.

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