Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 07:36
Sts Martyrs Eutrope, Cléonique et Basilisque, qui êtes-vous ?
St Eutrope
Ces Saints Martyrs, originaires de la ville d'Amasée, étaient parents et compagnons d'armes de St Théodore Tiron ( 17 fév.).
Cléonique était frère d'Eutrope et Basilisque neveu de Saint Théodore, mais ils étaient unis par une charité si profonde qu'ils se nommaient entre eux frères.
Après le combat victorieux de Saint Théodore, qui remit son âme en priant pour que ses compagnons soient eux aussi jugés dignes de la gloire du Martyre, le gouverneur Puplius ayant péri lamentablement, un nouveau magistrat, Asclépiodote, homme cruel et inhumain, fut nommé à sa place pour exécuter les ordres de l'empereur Maximien Galère.

Dès qu'il commença son enquête sur les événements qui venaient d'agiter la cité, il se fit lire les actes du Martyre de Saint Théodore et resta admiratif devant l'endurance et la bravoure du Saint. Il fit alors convoquer ses trois compagnons, qui étaient mentionnés dans les actes et avaient été incarcérés depuis dans la prison publique avec d'autres Chrétiens.
En les voyant partir pour le tribunal leurs compagnons de captivité répandirent force larmes. Eutrope (icône ci-contre) leur dit alors avec tendresse :
« Ne pleurez pas, mes frères, car nous nous reverrons.
Priez plutôt pour que le Seigneur nous confirme dans le combat qui se présente à nous! » Encouragés par une voix céleste, les trois frères en Christ se présentèrent devant le gouverneur le visage radieux.
Asclépiodote étonné leur demanda la cause de cet état inhabituel aux condamnés. Saint Eutrope lui dit :
« Oui, en vérité, nous sommes joyeux, car le Christ est tous les jours notre joie et notre seule espérance, et Il rend véridique en nous cette parole : Le coeur joyeux épanouit le visage (Proverbes 15:13). »
Comme il continuait en se moquant des menaces du magistrat, celui-ci commanda à ses soldats de le frapper sur la bouche.
Sous les coups, le Saint continuait d'invectiver le gouverneur, de sorte que celui-ci, craignant de paraître ridicule à la postérité, ordonna à ses scribes d'interrompre leur transcription.

Puis, se tournant vers Cléonique et Basilisque, Asclépiodote les menaça de souffrir pires tortures encore s'ils refusaient de sacrifier. D'une seule voix les deux Saints répondirent :
« Nous sommes nous aussi fondés sur le roc inébranlable de la Foi, comme l'a confessé notre frère Eutrope, et rien ne pourra nous séparer les uns des autres, car Jésus-Christ nous unit par la Foi, et de même que la Sainte et adorable Trinité est Une par nature et Indivisible, de même nous resterons inséparables à la vie et à la mort. »
Soumis aux coups pendant un long moment, les Saints Martyrs laissaient les assistants et leurs bourreaux dans l'admiration par leur constance.
Comme Eutrope levait les yeux au ciel pour rendre grâce au Christ de les avoir jugés dignes de souffrir pour Son Nom, un tremblement de terre vint les délivrer de leurs liens et le Seigneur Jésus-Christ apparut entouré d'une myriade d'Anges, en compagnie du Saint Martyr Théodore, pour les guérir de leurs plaies et les remplir de joie et de confiance.
Devant ce spectacle leurs bourreaux remirent leurs instruments de torture au gouverneur, qui était le seul à n'avoir rien vu, et renoncèrent à poursuivre leur besogne.
De nombreux païens présents confessèrent à grands cris le Nom du Sauveur.

Asclépiodote, voyant que l'affaire risquait de tourner à l'émeute, fit exécuter les nouveaux convertis et décida de convoquer tous les habitants de la cité avec les Chrétiens qui se trouvaient dans les prisons, pour offrir un sacrifice public au temple d'Artémis.
Le lendemain, toute la ville ayant été rassemblée aux cris des hérauts, un grand nombre d'habitants présenta son culte à la déesse.
Quand vint le tour des trois soldats chrétiens, Eutrope éleva vers Dieu une prière, en lui rappelant l'aide qu'Il avait jadis apportée aux Trois Jeunes Gens dans la fournaise, au Prophète Daniel dans la fosse aux lions et dernièrement à Saint Théodore.
Dès qu'il acheva son invocation, un terrible tremblement de terre ébranla le temple et fit s'effondrer la statue d'Artémis, pendant qu'une voix se faisait entendre du ciel, recommandant aux Saints de transformer ce lieu en une église chrétienne.
Le plus grand nombre des païens s'était dispersé effrayé, mais le gouverneur, telle une bête fauve pleine de rage, ordonna de faire bouillir trois chaudrons pleins de goudron et de verser le liquide brûlant sur le corps des Saints attachés à quatre poteaux.
Comme le goudron coulait, telle de l'eau sur du marbre, sur leurs corps rendus incorruptibles par la Grâce de Dieu, il les fit écorcher puis flageller. Mais dès qu'ils furent jetés ensanglantés dans leur cachot, le Christ leur apparut de nouveau pour les guérir.

Le lendemain on les convoqua une nouvelle fois au tribunal. Eutrope et Cléonique furent condamnés à mort comme mages; et à l'instigation du diable, le père de toute division, le gouverneur ordonna de renvoyer Basilisque en prison, en vue de priver les Saints de leur belle unité1.

Toute la population païenne suivit les condamnés jusqu'au lieu de leur supplice avec une cruelle avidité.
Quand on les eut cloués chacun sur une croix, ils rendirent grâce au Christ de les avoir jugés dignes d'une mort semblable à la sienne, et une voix se fit entendre du ciel pour les accueillir dans la demeure des Saints.
Leurs corps furent ensevelis dans deux endroits différents, à quelque distance d'Amasée, où, dans la suite des temps, ils procurèrent d'abondantes bénédictions aux Chrétiens.

1. Il est commémoré séparément le 22 mai.
 

 

† Holy Martyrs Eutropius, Cleonicus and Basiliscus (308)

March 3

 

They were fellow-soldiers and kinsmen of St Theodore the Tyro (Feb. 17). When St Theodore received his martyrdom, they were kept in prison because the governor of Amasia was unwilling to execute them. But a new and crueler governor, Asclepiodotus, took his place and ordered the three soldiers of Christ to be brought to him. At first, the governor used flattery and bribery to attempt to turn the three from Christ. He invitedEutropius to dine with him, but Eutropius refused, quoting the Psalm 'Blessed is the man that walketh not in the counsels of the ungodly.'

 

 He then offered them a huge amount of silver, which they likewise refused, telling the governor that Judas lost his soul for silver. The governor then turned to torture, subjecting the three to extreme torments. At last, he condemned Eutropius and Cleonicus to crucifixion, for which they joyfully gave thanks that they had been found worthy to die the same death as Christ.

 

 Basiliscus was held in prison awhile longer in hopes that the deaths of his companions would weaken his resolve; but when he remained steadfast in the Faith, he was beheaded, on May 22 (on which he is also commemorated) in 308.

 

 

Sources: Ancient Faith Radio

                    http://ancientfaith.com/

 

 

===

NE LES OUBLIONS-PAS, PRIONS ILASSABLEMENT POUR LEUR LIBERATION !...
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 07:34

Saint Gwénolé (ou Guénolé), qui êtes-vous ?

 
Fondateur de l'abbaye de Landévennec
(v. 460 - 532)

 

Né  vers 460 à Ploufragran (Côtes-d'Armor, France), ou à Plouguin  (Finistère), Gwénolé était le troisième fils de sainte Gwenn et de saint  Fracan, frère de saint Jacut et de saint Guethenoc. Il fut confié à  saint Budoc en 470 au monastère de l'île Lavret.

À  24 ans, saint Patrick lui apparaît, le dissuade de s'embarquer pour  l'Irlande, et le prie de fonder un nouveau monastère. Il part avec onze  compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de  Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec  actuellement, qui devint un grand centre de la vie spirituelle de  Bretagne.

Après  sa mort, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique.  Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer  chaque soir « leur père saint Guénolé ». De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer.

Image illustrative de l'article Guénolé de Landévennec

===

Prière à St  Gwénolé:

Breton fils de saint Fragan et de sainte Blanche,*
Frère de saint Guétenoc et de saint Jagut,*
Tu fus élevé craignant Dieu, par saint Budoc*
Créant le monastère de Landévénec,*
Tu menas tes moines aux frontières du Ciel.*
Saint Guénolé, prie le Seigneur de nous sauver

 

VIE DE SAINT GWENOLE:

Le père de saint Guénolé s’appelait Fragan. Né au Pays-de-Galles, il était de noble extraction puisqu'il était parent de Conan Mériadec, que beaucoup regardent comme ayant été le premier roi de Bretagne-Armorique. Au début du Ve siècle, il émigra en Armorique lorque les Romains, et avec eux un bon nombre de Bretons, quittèrent la Bretagne insulaire, et, abordant d'abord sur l'île de Bréhat, s’arrêta enfin sur les rives du Gouët aux environs de Saint-Brieuc en un lieu appelé aujourd’hui Ploufragan. Il était accompagné de ses deux jeunes fils, les futurs saint Jacut et saint Guéthenoc et de leur mère, sainte Gwenn, que l’on représente souvent avec trois mamelles, selon le nombre de ses fils. A peine arrivée, Gwenn donne naissance à son troisième fils, le futur abbé de Landévennec, en 418 ou 419. Fragan et Gwenn eurent encore une fille, plus tard, Creirvie.

Fragan et Gwenn avait fait voeu d'offrir saint Guénolé au Seigneur. Eduqué selon son rang, l’enfant manifesta très tôt des dispositions brillantes, et surtout une aptitude supérieure à la louange du Seigneur. Tout petit, il demanda à son père de le confier à quelque ancien, qui l’instruirait des choses de Dieu. Las, Fragan refusa, méprisant par-là son ancien voeu. Un jour où il visitait ses terres, il fut pris dans un orage épouvantable. Ses gens le virent dans une espèce d'extase pendant laquelle ils l'entendirent s'exprimer ainsi :
" Seigneur, Ils sont tous à vous, non seulement Guénolé, mais aussi Guethenoc et Jacut, mais aussi Creirvie, mais aussi leur père et leur mère !"
Quelques temps plus tard, Fragan emmena saint Guénolé au saint et vieux moine Budoc, sur l’île des Lauriers, entre l'embouchure de la rivière du Trieu et l'île de Bréhat, et appelée aujourd'hui l'île Verte. En chemin, les voyageurs furent pris par une brutale tempête, notre petit saint Guénolé s’empressa de la calmer par le signe de la croix.
Sous l’égide de saint Budoc, Guénolé apprend bien vite les lettres, et en quelques années devient " un éminent connaisseur accompli des Saintes Ecritures ". Sa sainteté se révèle dès la jeunesse, lorsque Guénolé guérit un camarade tombé en l’absence de l’abbé. Guénolé se distinguait par son humilité et son amour des pauvres qu’il secourt, guérit, console, nourrit, à l’insu de tous, leur enseignant l’Evangile. A un frère qui lui faisait des reproches sur ses enseignements aux pauvres, Guénolé répond tout joyeux :
" Béni sois-tu, frère très aimé, car tu as vraiment proféré contre moi le témoignage qu’il fallait. Alors que tous ont les yeux aveuglés, toi seul as les yeux assez ouverts pour me juger avec tant de vérité !"

La réputation de ses miracles se répandit bientôt et saint Budoc dut recommander à son disciple de ne pas, par sa modestie et son souçi compréhensible de se retirer des regards du monde, " éteindre la lampe que Dieu Lui-même a allumée, d’être condamné comme détenteur d’un unique denier, et de tenir pour superflus les dons de Dieu qu’Il a voulu que tu aies gratuitement ".
Parmi les miracles de Guénolé, on compte la guérison de l’oeil de sa sœur, arraché par une oie, le miracle des serpents chassés de la contrée, la résurrection d’un enfant tué par un cheval et celle de la mère d’un de ses moines et celle d'un ecuyer de son père, et bien d’autres encore.
Après quelques années auprès de saint Budoc, Guénolé fut pris du désir de s’en aller visiter saint Patrick en Hibernie (Irlande). Une nuit, il eut la vision du saint irlandais resplendissant, qui le dissuada de mettre son projet à exécution, mais le prévint qu’il devrait bientôt quitter l'île des Lauriers. Le lendemain, saint Guénolé s’ouvrit de cet événement à saint Budoc, qui, avertit lui même de la pertinence de la vision qu'avait eu saint Guénolé, lui recommanda d'obéir à saint Patrick, et, ayant choisit onze des plus saints religieux et ayant fait saint Guénolé leur supérieur, quoiqu'il n'eût que 21 ans, donna sa bénédiction à tous pour partir fonder un monastère.

Le petit groupe, guidé par la Providence, s’en alla vers la Cornouaille, et s’installa sur une île inhospitalière à l'embouchure de la rivière d'Aven, nommée Ti-Bidi (maison des prières). De l’île, se découvrait au loin le panorama de ce qui allait devenir plus tard Landévennec et les moines conçurent le désir de s’installer en ces lieux. Ils étaient cependant inaccessibles à pied, et c’est par la prière de saint Guénolé, qui tel Moïse ouvrit les eaux, que le petit groupe gagna ce qui allait être leur nouvelle retraire. Guénolé y fit jaillir une source, et la vie monastique s’organisa, les moines se multiplièrent.

La règle monastique, sur le modèle irlandais était sévère. Homme de prière, pétri de la lecture des psaumes, saint Guénolé fut aussi tourmenté par les démons, qui d’après les témoignages de ses voisins de cellule le visitèrent certaines nuits et reçevaient de lui semonces et belles réponses. Guénolé se distinguait par la sévérité de sa vie ascétique : il ne s’asseyait jamais à l’église, usait pour son vêtement uniquement du poil de chèvre, dormait à même le sol, une pierre sous la tête, prenait pour nourriture le strict nécessaire, mêlant de la cendre à son pain quotidien, ne mangeant que deux fois par semaines au cours du Grand Carême. Il guérissait les malades et on venait à lui de toute la contrée, recevoir réconfort et demander guérison. Les moines furent un jour témoin de la visite de Notre Seigneur Jésus-Christ, sous la forme d’un lépreux venu demander secours. Devant Guénolé, qui n’avait pas hésité à s’humilier pour guérir le malade, le pauvre devint resplendissant disant :
" Vous n’avez pas rougi de moi dans mes détresses, je ne rougirai pas de vous devant mon père." 
On doit aussi à Guénolé la conversion de trois voleurs, venus cambrioler le monastère à l’heure de Prime. Arrêtés par Dieu dans leurs larcins, ils remirent leur vie entre les mains du saint moine, en demandant à être reçu dans la communauté.

Le roi Grallon, ayant eu connaissance de Guénolé, voulut le rencontrer. Ce roi n’était pas sans reproche et avait un caractère dur et violent. Il se mit à fréquenter les moines, et, après plusieurs entretiens particuliers avec saint Guénolé, fut touché et réforma heureusement son caractère impérieux mais dont le fond était bon et porté à la justice. 
Saint Guénolé commanda au roi d’abandonner aux flots sa fille, coupable de nombreux vices et ayant corrompu la ville d'Ys. La légende comporte sans doute une part de vérité, celle de rappeler en particulier un cataclysme historique, qui sous la forme d’un gigantesque raz-de-marée, dévasta et ravagea les côtes de l’Armorique et probablement des îles sur lesquelles il ne faut pas exclure qu'y furent bâties. Rappelons à ce sujet, et pour étayer notre propos, que la baie du Mont-Saint-Michel fut inondée et envahie par les flots quelques siècles plus tard dans des conditions similaires et que les hauts-fonds en conservent encore les traces sous la forme d'anciens villages et monastères aujourd'hui immergés. 
Dès lors, Grallon se retira à Landévennec, où il vécut jusqu’à sa mort. La vieille église romane conservait un tombeau que l’on disait celui du roi. 
Parvenu à un âge vénérable, saint Guénolé reçut l’annonce de sa mort, et commanda à ses frères de se préparer. Selon la tradition codifiée au XIe siècle, il désigna pour lui succéder saint Gwenhaël. Ayant lui-même célébré la Liturgie et communié, chantant des psaumes et des cantiques debout devant l'autel et porté par deux de ses religieux, il rendit l’âme le mercredi de la première semaine de Carême, qui était le trois mars, et qui, selon le cyles Victorin, convient à l'an 504, où Pâque fut le 11 avril.

 

Les reliques de saint Guénolé reposèrent en son abbaye jusqu’aux invasions normandes qui dévastèrent l’abbaye dans les années 913. Les moines fuyèrent alors la Bretagne, et la toponymie permet de suivre leur périple : on trouve quelques paroisses dédiées à saint Guénolé sur les rives de la Manche. 

Les moines furent invités à rester à Montreuil-sur-Mer, où ils fondent une abbaye portant le nom de saint Walloy, déformation flamande de Guénolé. 

Une partie des reliques fut disséminée dans diverses paroisses de Bretagne et du Nord. 

Une partie a été perdue à la Révolution, certaines sont revenues à Landevennec, à la réouverture de la nouvelle abbaye.

 

(Source: Père Duloisy sur FB)

 

 

"The Lord called His disciples blessed, for He said, 'Blessed are your eyes, for they see' (Lk.10:23). The apostles saw Christ in the flesh; they witnessed His sufferings and His miracles, and heard His words. We too desire to see, and to hear, and so be filled with gladness. They saw Him face to face, since He was physically present. Since He is no longer physically present, we hear His words read from books, and by hearing, our souls are sanctified and filled with blessings, and so we worship [God], honoring the books from which we hear His words. So also, through the painting of images, we are able to contemplate the likeness of His bodily form, His miracles, and His passion, and thus are sanctified, blessed and filled with joy. Reverently we honor and worship His bodily form, and by contemplating His bodily form, we form a notion, so far as possible for us, of the glory of His divinity. Since we are fashioned of both soul and body, and our souls are not naked spirits, but are covered, as it were with a fleshly veil, it is impossible for us to think without using physical images" - St. John of Damascus (On the Divine Images; SVS Press pg. 72)

"The Lord called His disciples blessed, for He said, 'Blessed are your eyes, for they see' (Lk.10:23). The apostles saw Christ in the flesh; they witnessed His sufferings and His miracles, and heard His words. We too desire to see, and to hear, and so be filled with gladness. They saw Him face to face, since He was physically present. Since He is no longer physically present, we hear His words read from books, and by hearing, our souls are sanctified and filled with blessings, and so we worship [God], honoring the books from which we hear His words. So also, through the painting of images, we are able to contemplate the likeness of His bodily form, His miracles, and His passion, and thus are sanctified, blessed and filled with joy. Reverently we honor and worship His bodily form, and by contemplating His bodily form, we form a notion, so far as possible for us, of the glory of His divinity. Since we are fashioned of both soul and body, and our souls are not naked spirits, but are covered, as it were with a fleshly veil, it is impossible for us to think without using physical images" - St. John of Damascus (On the Divine Images; SVS Press pg. 72)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 10:04
Prière dans la peur:

PRIERE DANS LA PEUR:

Quand je suis submergé par la peur, sois mon berger.

Quand je suis envahi par les « pourquoi », sois mon berger.

Quand je suis terrassé par la fatigue je ne peux continuer, sois mon berger.

Quand je ne vois plus le chemin, sois mon berger.

Quand je suis seul, sois mon berger.

Quand tout ce que j’ai accompli semble disparaître, sois mon berger.

Quand je me perds dans le passé, sois mon berger.

Quand les blessures semblent ne pas se cicatriser, sois mon berger.

Quand je cherche à me fondre dans la médiocrité, sois mon berger.

Quand mes certitudes semblent s’évanouir, sois mon berger.

Quand je suis désorienté par l’opinion des autres, sois mon berger.

Quand j’arrête même de te parler, sois mon berger.

Quand je ne vois que mes faiblesses, sois mon berger.

Quand je ferme même mon cœur, sois mon berger.

Quand je ne sens même pas Ta présence, sois mon berger.

Quand je me laisse même envahir par la colère face à Tes desseins, sois mon berger.

Quand je trébuche sur les pierres et tombe, sois mon berger.

Quand je me prends pour le protagoniste de Tes rêves : sois mon berger.

Sois mon berger car rien n’est impossible pour Toi !

(Source Aleteia)

===

Je te salue, Marie, Mère du Verbe incarné, Vrai Dieu et Vrai homme, ô toi, trésor vénéré de par tout l'univers,

 

lumière qui ne s'éteint pas,Toi de qui est né le soleil de la justice,sceptre de la vérité, temple indestructible.
Je te salue, Marie.
Par toi le Fils unique de Dieu a fait resplendir sa lumière sur ceux qui étaient dans les ténèbres. Par toi les apôtres ont pu annoncer la salut aux nations.
Comment chanter dignement ta louange, Ô Mère de Dieu, par qui la terre entière tressaille d'allégresse ?
Je te salue Marie, Mère de Dieu et notre Mère !
Amen.

 

===

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet



(Jacques 1:1-8, Marc 10:11-16)

 

Avec quel amour le Seigneur traitait les enfants! Qui ne les traite pas avec l’amour?

Plus on vit, plus on aime les enfants.

En eux est manifestée la fraîcheur de la vie, la propreté et la pureté de disposition, qui ne peut qu’être aimé.

En regardant l’innocence de l’enfance, certains supposent qu’il n’y a pas de péché originel, que chaque personne tombe quand elle prend de l’âge et rencontre des pulsions immorales, qu’il lui semble ne pas avoir la force de vaincre.


Tout le monde tombe, mais le péché originel est néanmoins présent.

 

L’apôtre Paul voit en nous la loi du péché, qui combat contre la loi de l’esprit. Cette loi, comme une graine, d’abord est comme invisible, mais elle est ensuite révélée et elle séduit.

Ceux qui sont nés de lépreux ne manifeste pas la lèpre jusques à un certain âge, mais alors elle se révèle, et commence à les consommer comme elle l’a fait pour leurs parents.

Où était la lèpre avant cette date?

Elle se cachait à l’intérieur.


C’est le cas du péché originel qui se cache jusques au temps, et il sort ensuite et fait son œuvre.

L’environnement signifie beaucoup pour à la fois supprimer ce péché et le révéler.

S’il n’y avait pas d’éléments de péché tout autour, il n’y aurait rien pour alimenter ce péché caché, et il pourrait se tarir de lui-même.

Mais là est notre affliction: tout autour il y a beaucoup d’aliment favorable pour lui.

Il y a beaucoup de péché en chaque personne ainsi que dans la société, mais tout cela ne détermine pas nécessairement que nous pècherons.

Le péché est toujours une question de liberté:

luttez et vous ne tomberez pas.

Seul celui qui ne veut pas se battre tombe.

Pourquoi n’avons-nous pas envie de lutter?

Il n’existe aucunes règles concernant le désir et le manque de désir:

je le veux, parce que je veux, et je ne veux pas, parce que je ne veux pas.

L’autonomie est le principe original:

on ne peut pas aller au-delà.

 

(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 +)

====

PRIERE DANS LA PEUR:

Quand je suis submergé par la peur, sois mon berger.

Quand je suis envahi par les « pourquoi », sois mon berger.

Quand je suis terrassé par la fatigue je ne peux continuer, sois mon berger.

Quand je ne vois plus le chemin, sois mon berger.

Quand je suis seul, sois mon berger.

Quand tout ce que j’ai accompli semble disparaître, sois mon berger.

Quand je me perds dans le passé, sois mon berger.

Quand les blessures semblent ne pas se cicatriser, sois mon berger.

Quand je cherche à me fondre dans la médiocrité, sois mon berger.

Quand mes certitudes semblent s’évanouir, sois mon berger.

Quand je suis désorienté par l’opinion des autres, sois mon berger.

Quand j’arrête même de te parler, sois mon berger.

Quand je ne vois que mes faiblesses, sois mon berger.

Quand je ferme même mon cœur, sois mon berger.

Quand je ne sens même pas Ta présence, sois mon berger.

Quand je me laisse même envahir par la colère face à Tes desseins, sois mon berger.

Quand je trébuche sur les pierres et tombe, sois mon berger.

Quand je me prends pour le protagoniste de Tes rêves : sois mon berger.

Sois mon berger car rien n’est impossible pour Toi !

(Source Aleteia)

===

Je te salue, Marie, Mère du Verbe incarné, Vrai Dieu et Vrai homme, ô toi, trésor vénéré de par tout l'univers,

 

lumière qui ne s'éteint pas,Toi de qui est né le soleil de la justice,sceptre de la vérité, temple indestructible.
Je te salue, Marie.
Par toi le Fils unique de Dieu a fait resplendir sa lumière sur ceux qui étaient dans les ténèbres. Par toi les apôtres ont pu annoncer la salut aux nations.
Comment chanter dignement ta louange, Ô Mère de Dieu, par qui la terre entière tressaille d'allégresse ?
Je te salue Marie, Mère de Dieu et notre Mère !
Amen.

Vendredi 29 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Prière dans la peur:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Prières Chrétiennes orthodoxie-orientale Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:30
LA PRIÈRE DU CŒUR,PEUT-ON LA DIRE EN COMMUNAUTE ?

PEUT-ON DIRE LA PRIÈRE DU CŒUR EN GROUPE ?

Monastère MaldonePrière solitaire –

La prière du Nom, prière de Jésus, prière du Cœur, suivant les diverses dénominations, est celle des ermites.

Quelquefois ceux-ci disent cette prière sur le chapelet avec leur disciple.

Pendant que l’un dit à haute voix la Prière, l’autre est prosterné, ou assis, ou agenouillé, dans une intériorisation maximale de la prière.

Ensuite, on alterne, celui qui la disait à haute voix devient silencieux et l’autre prend le relais, le temps d’un chapelet, par exemple.

C’est une prière liée au retrait, au silence, à la solitude volontaire – une prière non liturgique.

Prière communautaire

À partir de l’expérience de la Prière dite dans l’ermitage par l’Ancien et ses disciples, a pu se développer celle qui consiste à dire le chapelet en un groupe plus important.

L’exemple le plus connu est celui du monastère Saint-Jean-le-Précurseur en Angleterre :

-le chapelet, dit avec un nombre important de personnes, devient un office communautaire qui remplace bien souvent les offices liturgiques, en tout cas pendant la semaine.

Cette méthode a l’avantage que l’on se passe de livres et de partitions, et qu’on apprend à se rendre mutuellement le service de dire à haute voix les invocations :

-celui qui en est chargé les prononce, non pour lui-même, mais pour les frères. Dans le cas d’une récitation communautaire de la prière du Nom, la formule est rigoureusement « Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu aie pitié de nous » et non « de moi, pécheur ».

Formes de la prière

Il faut savoir que, dans le contexte communautaire comme dans la solitude, la formule du Nom de Jésus a donné naissance à d’autres formes de la prière répétitive, celle qu’on adresse à la Mère de Dieu (« très sainte Mère de Dieu, sauve nous – ou sauve-moi, pécheur ! ») et à un saint (« saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour nous – ou pour moi pécheur !»).

Elle a donné naissance également au chapelet d’intercession, où l’on prie pour les vivants et les défunts – « Seigneur Jésus Christ notre Dieu (notez la formule différente), aie pitié de tes serviteurs Untel et Untel… ! » ou « très sainte Mère de Dieu, sauve tes serviteurs… »).

Discernement

Dans ces diverses situations, le discernement est important. Plusieurs conditions sont importantes afin de ne pas perdre un temps précieux, de s’égarer ou de tomber dans l’illusion.

Premièrement, il est indispensable d’être membre de l’Église.

En effet, c’est en celle-ci que nous est transmise toute la grâce  du saint Esprit, ainsi que l’expérience vivante des saints Pères.

La prière, même solitaire, même érémitique, est la prière de l’Église. Cela veut dire que l’on confesse ce que l’Église confesse :

-c’est pourquoi le Symbole de foi traditionnel est généralement dit avant de commencer le chapelet.

Ensuite, il est indispensable de se confesser régulièrement afin de révéler et de reconnaître ce qui advient dans le cadre de la prière – pensées, sentiments, etc.

Pour cela, on a vraiment besoin d’un père plus expérimenté avec lequel on a une relation d’obéissance spirituelle.

Ses conseils, ses avertissements, son expérience, sa connaissance de la tradition des saints Pères, sont infiniment utiles.

En paroisse

L’expérience paroissiale de la prière du chapelet existe.

Cela correspond à un véritable office hérité généralement du monastère cité plus haut.

Il peut avoir lieu à la suite d’un office comme celui de vêpres.

On peut le trouver également dans telle ou telle famille de paroissiens, par exemple pendant le grand Carême.

Mais, en tout cas, il ne remplacera pas les offices classiques et il supposera toujours la bénédiction du prêtre responsable et la présence d’une personne expérimentée.

Celle-ci peut intervenir si l’on se trompe dans les mots, si l’on adopte un ton sentimental, dès qu’une déformation affecte la transmission authentique de l’expérience.

(Source: Sagesse Orthodoxe)

Ne les oublions pas ! Continuons de prier inlassablement pour leur libération...

Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare
Repost 0
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:06
Un Lourdes Byzantin ? Pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.

 

A LA DECOUVERTE D'UN SANCTUAIRE MARIAL ORTHODOXE BYZANTIN
Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse

En mars 1821 et 1822, au monastère de Kechrovouni, Michel Polyzoès et sœur Pélagie voient en songe à trois reprises la Vierge vêtue d’une robe d’or et environnée d’une vive lumière divine. Elle leur demande de fouiller le champ d’un village voisin à l’emplacement de « sa maison ».

Entreprises avec l’autorisation de l’évêque Gabriel, les fouilles révèlent les ruines d’une ancienne église, sur les fondements de laquelle on a érigé un nouvel édifice consacré à saint Jean Baptiste et à la Mère de Dieu, Source de Vie.

En 1823, les ouvriers qui nivellent le sol pour poser le dallage dégagent de la terre une icône de l’Annonciation.

L’icône aurait appartenu à l’église byzantine, probablement détruite par les turcs au X° siècle. Elle aurait donc été ensevelie pendant 850 ans… et ni la terre ni l’humidité ne l’ont endommagée.

Dans toute l’île il y eut une grande explosion de joie.

Le sanctuaire fut construit avec les marbres des temples de Neptune, relativement rapidement (en 8 ans), malgré la guerre que la Grèce menait pour se libérer du joug Ottoman. Les ouvriers travaillèrent en demandant peu, et on racontent quelques multiplications miraculeuse quand l’argent manquait. Le sanctuaire fut achevé en 1830.

L’icône fut couverte de pierres précieuses et on peut tout juste voir son visage.

Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse
Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse

Il y eut bien des miracles :
Le puits desséché fut soudain rempli d’eau.
Le vice consul anglais (catholique) faisait naufrage à proximité, il implora la Vierge qui apaisa la mer, il offrit une somme importante pour la construction du sanctuaire.
Un chiliarque musulman reçut aussi la guérison alors que sa maladie était incurable, il offrit un magnifique jet d’eau.
Le plus grand miracle fut sans doute la libération de la Grèce.
Les pèlerins en nombre viennent vénérer l’icône de la « Mégalocharè » (« Pleine-de-Grâce ») ou « Panaghia Evanghelistria » (Vierge de l’Annonciation).

La spiritualité du sanctuaire et fêtes :


La spiritualité de ce sanctuaire ressemble à celle de Lourdes : pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.
Les pèlerins viennent parfois pied nus, ils viennent offrir des cierges, de l’encens, des parfums…

 

Fêtes :

  • 30 janvier (anniversaire de l’icône retrouvée)
  • 25 mars : Annonciation (avec les représentants du gouvernement et de la marine
  • juillet : anniversaire de la vision de sœur Pelagia
  • 15 août jusqu’au 23 août : Dormition.

La spiritualité de ce sanctuaire ressemble à celle de Lourdes : pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.

(Source: Blog de Seraphim)

Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare

 

 

 

 

 

 

 

 

« La première condition de la victoire sur le mal est la collaboration active à l’œuvre du Christ, en union avec les frères.

La seconde est la vigilance.

Jésus nous avertit que l'ennemi du bien est aux aguets et que même après avoir quitté une âme, il est prêt à y retourner, plus fort qu'auparavant, « avec sept autres esprits plus méchants que lui », lorsqu'il la trouve vide et désarmée contre ses embûches.

Le grand moyen pour empêcher l'accès du mal est de veiller dans la prière et remplir son cœur de Dieu, afin qu'il n'y ait plus de place pour l'ennemi.

Et il n'y a plus aucune place lorsque l'âme est totalement unie à Dieu par l'acceptation et l'observance de sa parole, de sa volonté.

Jésus répond, en effet, à la femme qui loue sa Mère :

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent ». Certes, la Très Sainte Vierge Marie est bienheureuse d'avoir donné le jour au Rédempteur, mais elle l'est davantage encore de Lui être parfaitement unie dans l'observance de sa parole.

Or, cette béatitude n'est pas réservée à Marie, elle est offerte à toute âme de bonne volonté, et constitue la plus grande garantie de la victoire sur le mal, car celui qui est uni à Dieu devient fort de Sa force. »

P. Gabriel de Ste Marie-MadeleineIntimité Divine Tome I (3e Dimanche de Carême, 8, 2), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille orthodoxie Spiritualité Chrétienne oecuménisme
commenter cet article
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:52
Prière de Saint Nersès Snorhali sur la parabole de l'arbre stérile pour le Carême et en tous temps:

Une prière de Saint Nersès Snorhali*

sur la parabole de l'arbre stérile

pour le Carême et en tous temps:

 


 

« Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir »

 

Ô Seigneur , ne me maudissez-pas comme le figuier

(cf Mt 21,19), 
bien que je sois semblable au figuier stérile, 
de peur que le feuillage de la foi 
ne soit desséche avec le fruit de mes œuvres. 

mais fixez-moi dans le bien
comme le sarment sur la sainte Vigne, 
dont prend soin ton Père cé
leste

(Jn 15,2) 
et que , par la croissance,  l'Esprit par la croissance. 

Dès lors, l'arbre que je suis, stérile en fruits savoureux, 
mais fécond en fruits amers, 
ne l'arrachez pas de Votre vignoble, 
mais changez-le, en transformant le fumier.

 

 

*(1102-1173), patriarche arménien 
Jésus, Fils unique du Père, §677-679 ; SC 203 

+++

Prière de Saint Nersès Snorhali sur la parabole de l'arbre stérile pour le Carême et en tous temps:
Repost 0
27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 11:01
'God knows Himself and He knows the things He has created. The angelic powers, too, know God and know the things He has created. But they do not know God and the things He has created in the same way that God knows Himself and the things He has created.' (St. Maximos the Confessor)

'God knows Himself and He knows the things He has created. The angelic powers, too, know God and know the things He has created. But they do not know God and the things He has created in the same way that God knows Himself and the things He has created.' (St. Maximos the Confessor)

Chers amis. Aloho m'barekh

De retour du Cameroun où, comme vous le savez, j'effectuais une visite pastorale; juste avant de repartir pour desservir la paroisse des environs d'Angoulême, je viens, très rapidement, vers vous pour reprendre notre rendez-vous quasiment quotidien.

Veuillez me pardonner cette interruption et un grand merci à ceux et celles qui accompagnèrens cette visite pastorale par leurs prières fraternelles.

Votre dévoué en Christ.

+Mor Philipose-Mariam

Dear friends. Aloho M'Barek

Back from Cameroon where, as you know, I was conducting a pastoral visit; just before returning to serve the parish in the neighborhood of Angouleme, I just very quickly to you to resume our meeting almost daily.

Please pardon this interruption and thank you to those who accompagnèrens this pastoral visit by their fraternal prayers.

Yours in Christ.

+ Mor Philipose Mariam

 

 

Quatrième samedi du Grand Carême

·         {C}{C}{C}Saint Qurbana

o    {C}{C}{C}Actes 16: 8-15 :

·         {C}{C}{C}08 Ils longèrent la Mysie et descendirent jusqu’à Troas.

·         {C}{C}{C}09 Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. »

·         {C}{C}{C}10 À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.

·         {C}{C}{C}11 De Troas nous avons gagné le large et filé tout droit sur l’île de Samothrace, puis, le lendemain, sur Néapolis,

·         {C}{C}{C}12 et ensuite sur Philippes, qui est une cité du premier district de Macédoine et une colonie romaine. Nous avons passé un certain temps dans cette ville

·         {C}{C}{C}13 et, le jour du sabbat, nous en avons franchi la porte pour rejoindre le bord de la rivière, où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.

·         {C}{C}{C}14 L’une d’elles nommée Lydie, une négociante en étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, et qui adorait le Dieu unique, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.

·         {C}{C}{C}15 Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison, elle nous adressa cette invitation : « Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc dans ma maison pour y demeurer. » C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main.

o    {C}{C}{C} 

o    {C}{C}{C}I Corinthiens 9: 14-27 :

·         {C}{C}{C}14 De même aussi, le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de la proclamation de l’Évangile.

·         {C}{C}{C}15 Mais moi, je n’ai jamais fait usage d’aucun de ces droits. Et je n’écris pas cela pour les réclamer. Plutôt mourir ! Personne ne m’enlèvera ce motif de fierté.

·         {C}{C}{C}16 En effet, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !

·         {C}{C}{C}17 Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée.

·         {C}{C}{C}18 Alors quel est mon mérite ? C'est d'annoncer l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile.

·         {C}{C}{C}19 Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible.

·         {C}{C}{C}20 Et avec les Juifs, j’ai été comme un Juif, pour gagner les Juifs. Avec ceux qui sont sujets de la Loi, j’ai été comme un sujet de la Loi, moi qui ne le suis pas, pour gagner les sujets de la Loi.

·         {C}{C}{C}21 Avec les sans-loi, j’ai été comme un sans-loi, moi qui ne suis pas sans loi de Dieu, mais sous la loi du Christ, pour gagner les sans-loi.

·         {C}{C}{C}22 Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns.

·         {C}{C}{C}23 Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi.

·         {C}{C}{C}24 Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter.

·         {C}{C}{C}25 Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.

·         {C}{C}{C}26 Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide.

·         {C}{C}{C}27 Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié.

o    {C}{C}{C} 

o    {C}{C}{C}Saint Luc 9:10-17 :

·         {C}{C}{C}10 Quand les Apôtres revinrent, ils racontèrent à Jésus tout ce qu’ils avaient fait. Alors Jésus, les prenant avec lui, partit à l’écart, vers une ville appelée Bethsaïde.

·         {C}{C}{C}11 Les foules s’en aperçurent et le suivirent. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu et guérissait ceux qui en avaient besoin.

·         {C}{C}{C}12 Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »

·         {C}{C}{C}13 Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »

·         {C}{C}{C}14 Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »

·         {C}{C}{C}15 Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.

·         {C}{C}{C}16 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.

·         {C}{C}{C}17 Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

o    {C}{C}{C} 

 

 

 

Par St Romanos le Mélode

(?-v. 560), compositeur d'hymnes 
Hymne 28, L'Enfant prodigue, str 17-21 (trad. SC 114, p. 257s) 

 

« Il fallait bien festoyer... car ton frère était mort, et il est revenu à la vie »

 

Le fils aîné, en colère, a dit à son père :

« ...Sans cesse j'ai obéi à tes ordres, sans en transgresser un seul !... et le prodigue qui revient à toi, tu en fais bien plus grand cas que de moi ! » 

A peine avait-il entendu son fils parler ainsi que le père lui a répondu avec douceur :

« Ecoute ton père.

Toi, tu es avec moi, car jamais tu ne t'es éloigné de moi ; toi, tu ne t'es pas séparé de l'Église ; toi, tu es toujours présent à mes côtés, avec tous mes anges.

Mais celui-ci est venu couvert de honte, nu et sans beauté, en criant : ' Pitié ! J'ai péché, père, et je supplie en coupable devant ta face. Accepte-moi comme journalier et nourris-moi, car tu aimes les hommes, Seigneur et maître des siècles. '

(Sg 1,6;1Tm 1,17) 

« Ton frère a crié : ' Sauve-moi, père saint ! ' ...Comment pouvais-je ne pas prendre en pitié, ne pas sauver mon fils qui gémissait, qui sanglotait ?...

Juge-moi, toi qui me blâmes...

Ma joie en tout temps, c'est d'aimer les hommes...

C'est ma créature : comment ne pas en avoir pitié ?

Comment ne pas avoir compassion de son repentir ?

Mes entrailles ont engendré cet enfant que j'ai pris en pitié, moi, le Seigneur et maître des siècles. 

« Tout ce que j'ai est à toi, mon fils...

La fortune que tu as n'en est pas diminuée, car ce n'est pas en prenant dessus que je fais des cadeaux à ton frère...

Je suis de vous deux le créateur unique, l'unique père, bon, aimant et miséricordieux.

Je t'honore, mon fils, car tu m'as toujours aimé et servi ; et lui, j'en ai compassion, car il se livre tout entier à son repentir.

Tu devais donc partager la joie de tous ceux que j'ai invités, moi, le Seigneur et maître des siècles. 

« Ainsi donc, mon fils, réjouis-toi avec tous les invités du banquet, et mêle tes chants à ceux de tous les anges, car ton frère était perdu et le voilà retrouvé, il était mort et, contre toute attente, il est ressuscité. »

A ces mots, le fils aîné s'est laissé persuader et a chanté : « Criez tous de joie ! ' Heureux ceux à qui tout péché a été remis et dont les fautes sont effacées '

(Ps 131,1).

Je te loue, ô ami des hommes, toi qui as sauvé aussi mon frère, toi le Seigneur et maître des siècles. » 
 

 

Soleil de justice

Soleil de justice

Déjà le Christ, soleil de justice, perce les ténèbres de l'âme.

Revienne l'éclat des vertus quand Vous rendez ô Christ le jour à la terre.

En donnant ce temps favorable, donnez-nous aussi un cœur pénitent, pour que Votre bonté convertisse ceux que Votre patience supporte.

Et donnez de porter la charge des pénitences qui enlèvent, par le don plus grand de Votre grâce, la charge écrasante des fautes.

Le jour vient, oui, voici Votre jour, par lui refleurit toute chose : soyons dans l'allégresse en lui pour qu'il nous ramène en Votre grâce.

Que toute chose en l'univers Vous adore ô Trinité clémente, et que, rénovés par le pardon, nous Vous chantions un chant nouveau. Amîn.

 

(Un hymne du matin pour le Temps du Carême. )

 

« Je vois avec peine que votre âme n'embrasse pas assez ce sentiment de confiance inébranlable qui seul reste aux malheureux, honore le plus Dieu, est puissant sur son "cœur" et fait tant de bien ! Combattez en vous toute opposition à ce sentiment ! En vérité, vous voudriez votre cœur autrement que Dieu ne l'a fait, et une perfection éloignée de ses desseins. Prenons-nous tels que nous sommes, et puis faisons des efforts, quelques efforts. Si nous tombons, portons les yeux en haut d'où nous vient le salut ; essayons de nous relever, pour retomber peut-être, et nous relever encore. Je viens de peindre la vie dans ses tristes réalités ; quoi qu'il en soit, pourvu que le courage ne nous manque pas et que les eaux mortelles de la défiance ne gagnent pas notre cœur, nous arriverons sûrement au terme.

Ayez une grande bonne volonté au fond du cœur d'être fidèle à Dieu ; il faut se confier en lui et espérer que dans les circonstances difficiles, il vous inspirera ce que vous devez faire ou dire.

On ne saurait trop se confier en la miséricorde de Dieu. Une mère oublierait plutôt son fils que Dieu n'oublierait l'âme qui se jette dans ses bras.

Quand vous êtes entourée de ténèbres et de troubles suscités par le démon, jetez-vous dans les bras de la divine miséricorde.

Ne craignez pas qu'elle vous laisse tomber. Le matin, remettez entre les mains de Dieu, votre esprit, votre cœur, toutes vos facultés, priez-le de vous diriger et d'être l'âme de votre âme, la vie de votre vie, votre sagesse, votre prudence... Dieu veut que nous recourions à lui dans nos besoins, d'abord pour nous les faire mieux connaître, ensuite pour nous rapprocher de lui. »

Avis spirituels pour servir à la sanctification des âmes (CCLV), Seconde édition, Nancy, 1863.

rays-of-the-sun-on-the-river_1a.jpg

 

 

 

 

« Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » (Lc 15,32)


 

 Fils de la miséricorde ! 

Un des fruits de la miséricorde n'est autre que la joie. La parabole du fils prodigue nous montre ce qui peut être un danger : être comme le fils aîné de la parabole qui, resté dans la maison de son père, ne le connaît pas vraiment car il n’a pas l’expérience de sa miséricorde et de sa bonté. L'amour "ordinaire" dont il bénéficie lui parait "normal", peut-être pense t-il que c'est un dû...Ce peut être un danger pour nous:oublier que nous sommes des rachetés, que nous sommes de la surabondance de l'amour bienveillant du Seigneur pour l'homme,des fils de la miséricorde. 

 

 Laissons-nous toucher par l'amour de Dieu... 

Ai-je oublié que je suis un fils de la miséricorde ? Pour le savoir, je peux me poser ces questions : Ai-je la joie de la miséricorde ? Ai-je de la joie à donner gratuitement ? Ai-je de la joie à faire miséricorde,: aimer au delà de la justice, au delà de ce que je dois ? 
Si je réponds non,  peut-être n'ai-je pas encore fait l’expérience de la miséricorde du Père. 
 

Aujourd’hui laissons-nous toucher par la miséricorde de Dieu ! 

 

 Soyons joyeux dans nos efforts 

Réjouissons-nous d’être les fils d’un père si bon. Demandons la grâce d’être joyeux dans nos efforts de carême : ne soyons pas peinés par nos efforts, mais croyons que Dieu vient vers nous avec sa miséricorde et que cela peut suffire à nous donner la joie de peiner pour lui et pour ceux qui, comme nous, ne méritons pas ce qu'Il nous donne.

 

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                          

 Je choisis une œuvre de miséricorde que je peux mettre en œuvre concrètement durant ce week-end, peut-être comme le Père Céleste me pencher vers les besoins de quelqu'un qui ne mériterait pas (par ses actes) ma bienveillance... J’essaie de le faire comme ce père qui va, plein de joie, au devant de son fils 

Une prière de délivrance et de bénédiction de

Saint Porphyrios pour l'usage commun:

 

O Seigneur, sauvez Votre peuple.

Ô Notre Dieu, père de notre Seigneur Jésus - Christ, accordez

à ( nom / nom ) la santé et la force de l' âme et du corps, et

protègez ( le / la / les ) veuillez bannir de ( lui / elle / eux ) tous

sorts, magie et malfaisance. Protègez ( le/ la / les ), Ô Seigneur,

et préservez ( le/ la / les ) de tout mal, par les prières de la

mère du Christ Dieu ,toute pure et toute sainte, et de tous tes

Saints.

 

Amîn.

 

Et accordez ( lui/ leur ) la prospérité. Amîn.

Seigneur Jésus-Christ, ayez pitié de nous. 

 

Fin d'une visite pastorale au Cameroun :  -Quelques religieuses "Filles de Marie " (Congrégation Romaine -Catholique ) viennent dire au revoir à l' évêque  -Dernière réunion du Clergé le 25 au soir. (Manque le Père Raphaël pour lequel nous vous demandons une prière :Il est victime d'un accident de la route ) -Photo de famille

Fin d'une visite pastorale au Cameroun : -Quelques religieuses "Filles de Marie " (Congrégation Romaine -Catholique ) viennent dire au revoir à l' évêque -Dernière réunion du Clergé le 25 au soir. (Manque le Père Raphaël pour lequel nous vous demandons une prière :Il est victime d'un accident de la route ) -Photo de famille

Samedi 27 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
La parole de Dieu
 
«  Moïse étendit la main et les eaux de la mer se fendirent.  »
Livre de l’Exode, chapitre 14, verset 21
 
La méditation
Octobre 1999, accablés, nous revenons de l’échographie. Un handicap lourd touche notre fille. La médecine nous laisse trois jours de réflexion avec ces mots : « Vous êtes jeunes, vous aurez d’autres enfants, les couples se séparent face au handicap, protégez votre famille. »
Désarmante proposition d’une société qui nous laisse devant un choix impossible : la mort ou « l’esclavage » du handicap. Comment choisir ? L’homme n’est-il pas fait pour la vie ?
Le peuple d’Israël qui fuyait l’Égypte se trouva coincé entre la mer Rouge et l’armée de Pharaon. Il n’avait comme choix qu’un retour à la servitude et une lutte à mort pour la liberté. Comme eux, mon épouse et moi avons expérimenté la puissance de l’abandon en Dieu.
Comme Moïse intercéda pour son peuple, la prière de l’Église éclaira notre chemin. Nous avons poussé « le cri de l’enfant qui ébranle les entrailles de notre Père » et dans sa divine miséricorde il ouvrit une troisième voie.
Là où nous étions dans la peur, le Seigneur nous a donné sa paix.
Là où nous étions dans la tristesse, il nous a donné sa joie.
Là où nous étions dans le doute, il nous a donné l’espérance.
Comme la mer Rouge s’est ouverte pour sauver le peuple d’Israël, la grâce de Dieu s’est déployée en nous pour nous sauver autant de la mort que de la tristesse ou de la peur.
Notre fille a 15 ans aujourd’hui. Elle est la troisième d’une fratrie de 5. Nous vivons encore des grâces reçues à l’issue de ces trois jours ; cette épreuve fut une Pâque, le surgissement du Royaume sur la terre. Rien n’est impossible à Dieu.(Source Carême dans la Ville)
 
 

1. REDÉCOUVRONS NOTRE PASSÉ 

(Source: Cotignac 500)

 502 

Sainte Geneviève, vierge, consacrée, mystique et thaumaturge, est la patronne de Paris qu’elle sauva d’Attila et même de Clovis à l’époque où il était encore païen

Repérée dès son plus jeune âge par le grand saint Germain d’Auxerre qui la consacra à Dieu, Geneviève impressionne par sa prière, ses miracles et ses prophéties. Lorsque Paris est assiégé par les Huns d’Attila, elle affirme que la ville ne sera pas prise et redonne courage à tous. En ce Ve siècle très agité par de multiples courants et partis, elle exerce de fait son autorité sur la politique de la ville et se révèle une éducatrice, une architecte et une administratrice hors pair.

Née vers 420, Geneviève est la fille de Severus, un Franc romanisé, militaire puis magistrat municipal parisien après son retour à la vie civile, et d’une Franque nommée Gérontia.

Elle se fait remarquer en 429 par un évêque en mission apostolique d’évangélisation : le prestigieux Germain d’Auxerre, qui, partant pour la Grande-Bretagne combattre l’hérésie pélagienne, rencontra sur sa route à Nanterre cette petite fille âgée de moins de 10 ans et l’invita à se consacrer à Dieu, celle-ci lui ayant confirmé que c’était son vœu le plus cher.

Le saint évêque lui donna alors comme souvenir de cet engagement solennel une piécette de monnaie ornée d’une croix, l’invitant à la porter comme unique bijou, toute sa vie durant. Peu après, on signala le premier miracle de sainte Geneviève : sa mère devenue aveugle recouvrit la vue par l’intercession de sa fille.  [...]

Lire la suite du récit

1. REDÉCOUVRONS NOTRE PASSÉ 

(Source: Cotignac 500)

 502 

Sainte Geneviève, vierge, consacrée, mystique et thaumaturge, est la patronne de Paris qu’elle sauva d’Attila et même de Clovis à l’époque où il était encore païen

Repérée dès son plus jeune âge par le grand saint Germain d’Auxerre qui la consacra à Dieu, Geneviève impressionne par sa prière, ses miracles et ses prophéties. Lorsque Paris est assiégé par les Huns d’Attila, elle affirme que la ville ne sera pas prise et redonne courage à tous. En ce Ve siècle très agité par de multiples courants et partis, elle exerce de fait son autorité sur la politique de la ville et se révèle une éducatrice, une architecte et une administratrice hors pair.

Née vers 420, Geneviève est la fille de Severus, un Franc romanisé, militaire puis magistrat municipal parisien après son retour à la vie civile, et d’une Franque nommée Gérontia.

Elle se fait remarquer en 429 par un évêque en mission apostolique d’évangélisation : le prestigieux Germain d’Auxerre, qui, partant pour la Grande-Bretagne combattre l’hérésie pélagienne, rencontra sur sa route à Nanterre cette petite fille âgée de moins de 10 ans et l’invita à se consacrer à Dieu, celle-ci lui ayant confirmé que c’était son vœu le plus cher.

Le saint évêque lui donna alors comme souvenir de cet engagement solennel une piécette de monnaie ornée d’une croix, l’invitant à la porter comme unique bijou, toute sa vie durant. Peu après, on signala le premier miracle de sainte Geneviève : sa mère devenue aveugle recouvrit la vue par l’intercession de sa fille.  [...]

Lire la suite du récit
The grace of the New Testament is mystically hidden in the letter of the Old; thus, the Apostle says that “the Law is spiritual” (Rom. 7:14). The Law, consequently, although in the letter it ages and grows old when not being practiced (cf. Heb. 8:13), nevertheless in the spirit it constantly grows young, being energized. For grace is absolutely unaging. (St Maximus the Confessor)

The grace of the New Testament is mystically hidden in the letter of the Old; thus, the Apostle says that “the Law is spiritual” (Rom. 7:14). The Law, consequently, although in the letter it ages and grows old when not being practiced (cf. Heb. 8:13), nevertheless in the spirit it constantly grows young, being energized. For grace is absolutely unaging. (St Maximus the Confessor)

Bible:

Quelle traduction?

(p. Denis / Lecteur Claude)

 

Si l'épiscopat en milieu anglo-saxon a veillé à ce que son peuple puisse bénéficier de la Parole de Dieu dans la "langue du peuple", qui est donc la langue du pays où le peuple habite et non pas celle d'un lointain peuple du passé, pour ce qui est des Chrétiens Orthodoxes d'autres cultures, c'est "un gros problème" (euphémisme!). Jamais un Apôtre, un évangélisateur, n'aurait exigé d'un peuple d'apprendre une autre langue pour s'adresser à Dieu.

Si vous comprennez l'anglais, vous avez la Orthodox Study Bible, qui a été mise au point par l'intégralité des juridictions anglo-saxonnes aux USA, une coopération sans équivalent sur le vieux Continent, hélas.

http://store.ancientfaith.com/orthodox-study-bible/


 



L'archimandrite Denis Guillaume (R.I.P!), précurseur courageux et infatigable pour l'inculturation de la Foi Chrétienne dans le paysage francophone, en disait ceci :

"par Claude le Liseur, Ven 11 Déc 2009 1:27 

Voici tout de même la citation exacte de l'archimandrite Denis Guillaume à laquelle je faisais référence dans mon message du 13 juillet 2004 à 10h55:

"Au bout de quinze ans de service dans le diaconat, j'avais réuni un dossier presque complet des évangiles dominicaux et festifs. Il y manquait les péricopes des jours ordinaires. Au cours de l'été 1979, comme j'étais invité à passer un mois en Calabre, j'avais emporté ce dossier, ainsi que toutes sortes de traductions, françaises et étrangères, de l'Evangile et, bien sûr, l'original grec, non pas celui de Nestle-Aland, mais l'Evangéliaire liturgique, conforme au codex R m . Je m'aperçus alors que la traduction la plus fidèle à ce codex est celle de J. N. Darby, datant de 1896 et rééditée en 1940 par l'Université d'Oxford. Les variantes du codex R m y sont signalées et traduites en notes, au bas des pages. Evidemment, les traductions plus récentes de Maredsous-Hautecombe et de Jérusalem me donnaient souvent une meilleure compréhension du texte, dans un langage plus adapté à notre temps. Je m'aidais aussi des traductions anglaise, allemande et italienne en ma possession, chaque langue apportant quelque lumière supplémentaire."

(Archimandrite Denis Guillaume, L'Evangéliaire byzantin, САМИЗДАТ (auto-édition), Nîmes 2003, p. 7.)

Je publie ce petit texte en mémoire du RP Denis et pour donner aux lecteurs une petite idée de ce que pouvait être son énorme tâche en tant que traducteur. Αἰωνία η μνήμη ! Вечная Память ! Mémoire éternelle !

----------------------------

Bref, en attendant que notre épiscopat se décide à lancer cette oeuvre salutaire et essentielle, pour lire les textes non-traduits par le père Denis, c'est la Darby pour la précision, et la Maredsous pour la beauté du français, c'est tout ce qui nous reste.

 

(Source : Blog de Saint Materne)
A true Christian never forgets that in this world he is the prisoner of the Devil, and he continually sighs for the spiritual freedom given by the Son of God to all those who believe in Him and strive to free themselves from the bondage of sins; a true Christian lives watchfully, using all earthly things in moderation; he does not spend his time in idle talk or idle amusements; he is not extortionate, does not envy, prays constantly, and repents of his sins. - St John of Kronstadt, My Life in Christ

A true Christian never forgets that in this world he is the prisoner of the Devil, and he continually sighs for the spiritual freedom given by the Son of God to all those who believe in Him and strive to free themselves from the bondage of sins; a true Christian lives watchfully, using all earthly things in moderation; he does not spend his time in idle talk or idle amusements; he is not extortionate, does not envy, prays constantly, and repents of his sins. - St John of Kronstadt, My Life in Christ

EN VRAC...ELEMENTS POUR VOTRE

 

REFLEXION PERSONNELLE...

 

 

===

L'Après Daech ?...

L’état des combats en Syrie-Irak permet de supposer raisonnablement la fin de l’État islamique d’ici un à trois ans. Ce délai ne concerne toutefois que la structure syro-irakienne, et non ses multiples filiales en Afrique, en Asie et en Europe. De fait, l’histoire du terrorisme islamiste, et du djihadisme en général, invite à supposer que la fin de l’organisation territoriale la fera basculer dans le terrorisme international, comme nous le voyons depuis un an.

  1. Les facteurs militaires de la victoire

Les facteurs qui détermineront une victoire militaire complète contre Daech sont, tout d’abord, la nature des troupes au sol : la reconquête sera violente et longue (2 à 3 ans) si la configuration actuelle des troupes capables d’aller au sol n’est pas foncièrement modifiée. De fait, les troupes kurdes, les milices irakiennes et l’armée syrienne se sont toutes distinguées par leur brutalité contre les populations sunnites ayant vécu ou collaboré avec l’État islamique. Comme le gouvernement irakien l’a initié depuis plusieurs mois, notamment dans la reprise de Ramadi (décembre 2015), il est indispensable que la reconquête des territoires concernés implique la participation de soldats issus de ces espaces et de ces tribus, afin d’assurer une responsabilité communautaire dans les opérations elles-mêmes, puis après dans l’établissement de la paix. Plus la libération sera faite par des « étrangers » (au sens très large du mot), plus la pacification sera délicate.

Autre facteur : La nature des axes stratégiques choisis. Le cœur du système Daesh et sa source originelle sont l’Irak, et plus précisément la province d’al-Anbar (Falloudjah, Ramadi). La défaite de Daesh semble plus envisageable à partir de l’Irak que de la Syrie, car les succès contre l’organisation ont été nombreux en Irak depuis un an, ce qui n’est pas encore le cas en Syrie, où les frappes russes ont surtout cassé l’appareil militaire des groupes plus modérés et des djihadistes de Jabhat al-Nosra.

  1. Les facteurs politiques

Parmi les conditions politiques d’une victoire contre l’EI figure l’état des divisions en Irak. La reprise de Ramadi n’a été permise qu’à la faveur d’un conflit politique au sein des élites chiites de Bagdad, qui a poussé le Premier Ministre à peser de tout son poids dans le siège de la ville, quitte à s’appuyer en priorité sur les forces spéciales américaines, aux dépens de l’influence des milices pro-iraniennes. La lutte contre Daesh en Irak passe par l’état des forces politiques inter-chiites à Bagdad. Il en est de même pour la libération de Mont Sinjar par les forces kurdes, exceptionnellement unies sur ce théâtre. L’état des antagonismes politiques en Irak est donc un élément clé de la rapidité des victoires militaires, de même que la capacité à reconstruire un État fort, voire autoritaire ou clientéliste.

La situation tribale sera elle aussi déterminante, notamment à l’égard des groupes claniques ayant rallié Daesh de façon opportuniste. Leur ralliement passera par un jeu financier et politique en faveur des chefs tribaux.

Côté syrien, une grande partie de la stabilisation politique passera par le positionnement international autour de Bachar al-Assad : une exclusion trop claire d’al-Assad par la communauté internationale fragiliserait la reconquête terrestre côté syrien, rendant difficile l’obtention de renseignement tactique et l’utilisation de bases arrière. À l’inverse, une valorisation excessive du régime (comme le font les Russes et les Iraniens) serait tout autant problématique, en raison de l’exaspération qu’il suscite en dehors de la région de Damas, de Lattaquié et Homs.

Or, depuis 2 ans, la Syrie est devenue un ensemble de trois systèmes féodaux antagonistes et parfois partenaires (le régime, les deux confédérations djihadistes que sont Jabhat al-Nosra et l’EI) fonctionnant selon des allégeances de type vassalique, à la tête desquelles se trouvent les émirs djihadistes du côté des rebelles, et Bachar al-Assad du côté du régime. La mort du « suzerain » aboutirait à un effondrement rapide de l’ensemble des forces du régime, qui tient essentiellement par des liens personnels et clientélistes, mais aussi mercantiles. On ne peut imaginer gagner cette guerre sans accompagner les opérations militaires d’une reconstitution de structures étatiques transcendant la personne de Bachar al-Assad, pour éviter ce délitement, par exemple en nommant des chefs tribaux ou des généraux de l’armée syrienne comme maires ou gouverneurs.

  1. Les scénarios de la fin de Daesh

La fin de Daesh peut être envisagée selon deux scénarios (impliquant nécessairement un certain degré de caricature) :

Scénario n° 1 : La défaite de Daesh et l’instabilité.

L’État islamique a été vaincu, le calife retrouvé mort et ses troupes décimées. Mais la partition ethnico-religieuse de l’Irak est consacrée, le pays est devenu une fédération distendue. Le Kurdistan, qui a obtenu son indépendance, soutient plus ouvertement le PKK en Turquie, ce que craignait Ankara. Les interventions turques dans le Kurdistan se multiplient, avec le soutien des Turkmènes d’Irak.

Côté syrien, Bachar al-Assad a repris les territoires perdus avec l’aide des troupes russes, iraniennes et miliciennes. En revanche, les zones kurdes ont connu une double évolution : certaines ont obtenu leur autonomie de la part du régime ; d’autres ont été internationalisées à l’initiative de la Turquie (ex. : ISIS Free Zone), qui exerce sur elles un fort contrôle. Sur ces régions, la Russie tente de contrecarrer cette influence en défendant ouvertement les minorités religieuses.

Damas tente désormais de réinstaller l’hégémonie syrienne sur le Liban, avec le soutien du Hezbollah, saigné par la guerre mais considéré comme un vainqueur moral. Enfin, plus d’une dizaine de milliers de combattants djihadistes se sont dispersés après la fin de l’EI dans les pays sunnites de la région entraînant une contagion terroriste.

Scénario n° 2 : La défaite de Daesh et la pacification.

Après la mort du calife et l’arrestation des djihadistes, les pressions internationales, associées à la coopération de Bagdad et l’épuisement général, ont permis une pacification entre sunnites et chiites en Irak, la préservation du cadre national et une meilleure redistribution des richesses pétrolières (principes énoncés dans les Accords de Vienne). Les chefs tribaux sunnites ont été valorisés au sein des structures politiques. Un pacte de réconciliation a été mis en place, mais il continue de susciter de vives oppositions au sein des hommes politiques chiites pro-iraniens et pro-miliciens. L’autonomie du Kurdistan a été élargie et une promesse de référendum sur l’indépendance a été accordée. En Syrie, des accords politiques ont lancé un processus de réconciliation nationale garanti par une amnistie. Bachar al-Assad a promis de ne pas se représenter aux élections, en échange d’une large immunité pour lui et ses proches. Les réfugiés commencent à rentrer chez eux.

  1. Les stratégies de survie de Daesh après ses défaites

La défaite militaire de l’État islamique aura pour conséquences inévitables la dispersion des combattants qui n’auront pas été tués, arrêtés ou désarmés ; la transformation de Daesh en mouvement terroriste et non plus djihadiste.

Aguerris et fanatisés, ces hommes pourraient reconstruire une nouvelle organisation et multiplier les attentats par un déprofilage, sur le modèle de Falloudjah et Ramadi après 2004, ou du groupe Al-Mourabitoun de M. Belmokhtar après l’opération française Serval au Mali. Il est peu probable que les étrangers à l’Irak et à la Syrie demeurent durablement sur place, en raison du manque de solidarité sociale dont ils pourraient profiter pour assumer la clandestinité. Il faut imaginer au contraire que les ex-daeshistes se re-nationalisent. En revenant au pays d’origine, ils chercheront à s’y faire oublier (reprendre une vie normale ? passer au salafisme quiétiste ?) ou à poursuivre leurs actions de déstabilisation (attentats, propagande dans les quartiers pauvres autour du mythe de l’État islamique). Ceux qui ne pourront rentrer formeront – comme Al-Qaeda en son temps – des brigades de combattants apatrides, obsédés du djihad, et passeront d’un théâtre à l’autre. Dans cette perspective, on peut craindre un renforcement des groupes terroristes au Sahel, en Libye, en Afghanistan.

 

Rendez-vous dès dimanche pour lire la seconde partie de l’analyse d’Olivier Hanne : « Quel sort réserver aux anciens membres de l’État islamique ? À quoi ressemblera un Moyen-Orient post-Daesh ? »

(Source Aleteia)

 

===

 

SOURCE

Le gouvernement allemand s'attend à accueillir 3,6 millions de réfugiés d'ici 2020, soit en moyenne 500'000 personnes par an, rapporte la presse jeudi la presse allemande. Les migrants arrivés l'an dernier, au nombre record de 1,1 million, sont inclus dans ce chiffre.

Les estimations sont basées sur les estimations de divers ministères dont celui de l'économie, qui a eu besoin de ces chiffres pour ses prévisions économiques, précise la Sueddeutsche Zeitung.

La chancelière Angela Merkel, dont la politique d'ouverture des frontières a suscité des critiques d'une partie de la classe politique et de la population, s'est engagée à réduire de façon importante le nombre de personnes, qui seront accueillies cette année en Allemagne.

Contrôles plus stricts

Selon les chiffres donnés mercredi par la police fédérale, seules 103 arrivées ont été enregistrées mardi, en raison semble-t-il des contrôles plus stricts le long de la route des Balkans.

Au début de la semaine précédente, plus de 2000 personnes arrivaient chaque jour en Allemagne. A l'automne dernier, plus de 10'000 entrées ont pu être enregistrées certains jours.

SOURCE

 

===

ALLEMAGNE:

ça bouge en faveur de la "Culture de Vie"

Des députés allemands ont pris clairement position pour défendre la vie de toutes les personnes, malades ou non, performantes ou pas : voilà une prise de parole qui inspirera (peut-être) tous les responsables politiques et notamment en France. Les personnes diminuées et fragilisées ne doivent pas être cachées comme une maladie honteuse, elles doivent être au centre, visibles et accessibles. C’est dans son rapport aux plus faibles qu’une société prouve sa valeur, sa force et sa richesse et aucunement dans des critères de performance qui ne disent rien du sens que l’on donne à nos actes.

Les personnes avec un handicap sont une richesse pour la société

L’homme politique du parti chrétien-démocrate allemand Frank Heinrich est membre au parlement allemand du comité pour les droits de l’homme et l’aide humanitaire. Il vient de publier, comme le signalent nos confrères du magazine Pro, un livre cosigné avec Uwe Heimowski intitulé « Je vis ! Plaidoyer pour la vie ».

Dans ce livre qu’ils ont présenté à l’opinion jeudi 25 février à Berlin, on trouve un appel à la protection de la vie et de la dignité de la personne humaine. On y entend ainsi résonner les témoignages de ces familles qui vivent auprès d’enfants malades et handicapés. C’est la proclamation d’un immense oui à la dignité de toute personne qui s’élève de l’ouvrage.

Les paroles des Églises doivent continuer à traverser toute la société

Le député Heinrich souligne toute la richesse qu’il a pu gagner à côtoyer des personnes porteuses d’un handicap. Avec la publication de ce livre, celui qui fut à Chemnitz le directeur de l’armée du salut locale cherche à questionner l’image donnée par les médias et les hommes politiques du handicap dans la société allemande. « Il s’agit de ne plus être dans l’abstraction et les jugements de valeurs mais d’avoir une image fidèle et vraie de la situation ».

Le co-auteur du livre, Uwe Heimwoski, a lui aussi déjà fréquenté de très près des personnes diminuées : l’épouse de ce père de cinq enfants a mis au monde un enfant « particulier ». « Il ne faut pas laisser naître un tel enfant » lui avaient pourtant conseillé les médecins, lorsque fut diagnostiquée au fœtus le syndrome de Turner, une maladie chromosomique. Les parents refusèrent catégoriquement l’avortement et la jeune fille vint au monde sans complication.

La place des enfants atteints d’autisme

Bettina Klöckner, mère de deux enfants contactée par le député Heinrich, raconte aussi le quotidien de la mère d’un enfant atteint d’autisme. « Très souvent, c’est l’entourage qui ne se fait pas à l’idée qu’un homme puisse ne pas convenablement répondre aux normes ». Avec comme seul critère la performance économique ou sociale, on ne peut pas en effet accueillir comme il se doit toute vie humaine. Son fils devrait pourtant avoir le droit « d’être comme il est ». Il a un droit à la vie, un droit à une belle vie et doit pouvoir faire partie de la société au même titre que n’importe qui.

La fragilité arrive tôt ou tard et à tout le monde

Dans la préface du livre, le député Hubert Hüppe souligne que les discriminations et les brimades, souvent involontaires, touchent toutes les personnes diminuées et toutes les personnes atteintes de maladies chroniques. « Il s’agit de souligner la dimension chrétienne de l’attention à la vie. Quand la vie est fragile, il faut continuer à dire Oui. » Or, selon lui, si la plupart d’entre nous n’ont jamais côtoyé des être fragiles et diminués, parce que ces personnes sont mises au rebut d’une société qui les cache, que les moyens de favoriser ces rencontres ne sont pas mis en place, alors ce sera d’autant plus difficile pour tout le monde de ne pas correspondre aux normes de performance et de productivité qui se répandent partout. Il faut bien comprendre, remarque t-il, que les personnes atteintes de trisomie ne souffrent quasiment pas de leur maladie mais essentiellement de la difficulté qu’ont les autres à entrer en contact avec eux. Il faut donc une société qui mette au centre les personnes diminuées en n’en fasse pas une maladie honteuse. Il voit ainsi un grand danger dans la volonté de déterminer « à partir de quand un homme est digne de vivre ou de mourir. Tout homme a sa dignité, tout homme a sa valeur, du seul fait qu’il est un homme. »

(Source: Aleteia)

 

===

 

===

Le Bundestag (parlement allemand) a approuvé un ensemble de lois visant à durcir la législation migratoire en Allemagne.

 

Lors du vote, 429 parlementaires se sont prononcés en faveur et  147 députés se sont exprimés contre.

 

La coalition gouvernementale allemande, qui comprend le Parti social-démocrate, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et l'Union chrétienne-sociale, avait déjà convenu des principales dispositions de l'ensemble de ces lois migratoires au début de novembre 2015.
 
Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble
© AP PHOTO/ POLFOTO, MIE BRINKMANN
Les nouvelles normes prévoient, entre autres, que certains groupes de migrants, en particulier en provenance de pays que Berlin considère comme sûrs, seront hébergés dans des établissements particuliers où leurs demandes d'asiles seront examinées plus rapidement. Durant leur séjour sur le territoire de la République fédérale d'Allemagne, ils ne pourront pas choisir eux-mêmes leurs lieux de résidence.
 
Les migrants qui bénéficient en Allemagne de la "protection subsidiaire", c'est-à-dire limitée, n’auront plus le droit, devront attendre deux ans avant de faire venir leur famille. La "protection subsidiaire" est accordée aux personnes qui ne sont pas couvertes par la Convention de Genève relative au statut de réfugiés et qui ne peuvent être renvoyées dans leurs pays s’ils y sont menacés de torture ou de peine de mort. D'ordinaire, ces personnes se voient accorder un permis de séjour en Allemagne pour une période d'un an, renouvelable.
 
La loi prévoit également que si le réfugié arrivé en Allemagne complète avec succès un cours de formation professionnelle, il pourra par la suite y travailler pour un minimum deux ans. Les cours d'intégration seront pris en charge par l'Etat allemand, le migrant n'ayant pour sa part à payer que 10 euros par mois.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20160225/1022070073/allemagne-lois-renforcement.html#ixzz41ClgJv9I

 
 

 

Partager cet article

 

===

 

===

3000 à 5000 djihadistes se seraient infiltrés dans l’UE

(Selon le patron de l’anti-terrorisme européen)

 

image: http://cdn.i24news.tv/upload/cache/front_article/upload/image/d61a0195283458e07cdf73fdfb4050ce10353857.jpg

Une immigration en hausse aux frontières de l'Europe ( AFP )

 

l’Etat Islamique ne s’en est pas caché et avait annoncé dés le mois d’août 2015 que 4000 djihadistes  ont déjà infiltré le flot des clandestins en UE. Ce que Rob Wainwright, le directeur de l’office européen intergouvernemental de police criminelle, reconnaît n’est donc pas un scoop.  Selon lui:

«Toute l’Europe est actuellement menacée directement par le terrorisme »l’Europe fait face actuellement à la plus haute menace terroriste depuis plus de dix ans », « Nous pouvons nous attendre à ce que [l’EI] ou d’autres groupes terroristes religieux préparent une attaque quelque part en Europe, avec pour but de faire de nombreuses victimes parmi la population civile. »

« D’autres groupes religieux » ??? De quelles mystérieuses religions peut-il bien s’agir en dehors de la religion musulmane ?  Que de tartufferies dans ce langage politiquement correct qui refuse de désigner l’origine du mal!

Rob Wainwright estime cependant que rien ne permet d’affirmer que les terroristes se font systématiquement passer pour des réfugiés pour s’infiltrer en Europe. Et pour cause! Ils sont déjà là, comme les attentats de Paris l’ont amplement prouvés; s’« ils ne se font pas systématiquement passer pour des réfugiés », c’est qu’ils sont déjà dans la place! Cela ne les empêche pas de circuler librement dans le flot des prétendus « réfugiés ». En effet la route Union-Turquie-Syrie et vice-versa est la voie royale des islamistes élevés dans le giron de l’Union.

 

 

Rob Wainwright, Director of Europol will be sharing the results of the investigation with UEFA President PlatiniEn janvier, Rob Wainwright avait déjà mis  l’Europe en garde. Lors du lancement officiel à Amsterdam d’un Centre européen d’anti-terrorisme, il avait souligné que L’EI :

 

«prépare de nouvelles attaques (…) dans des États membres de l’UE, et en particulier en France. » 

« les experts nationaux sont d’accord sur le fait que le soi-disant Etat islamique a la volonté et la capacité de conduire de nouvelles attaques en Europe. » Europol expliquait dans un rapport présenté pour l’occasion: « Il semblerait que les commandants de l’EI ont une liberté tactique quand ils choisissent leurs cibles, afin d’adapter leurs projets à des circonstances locales spécifiques, ce qui rend encore plus difficile pour les forces de l’ordre la détection de tels projets et l’identification des personnes impliquées à un stade précoce ». 

Surtout lorsqu’une cinquième colonne se love en son sein!

L’EI n’aurait rien annoncé, que l’infiltration découlait de la simple logique. Mais l’organisme terroriste avait pris soin d’annoncer ses projets d’infiltration, sachant par avance que l’envahissement de l’Union était planifiée par ses plus puissants dirigeants eux-mêmes, qui avaient pourtant été bien avertis par le dirigeant libyen.  C’est ainsi que les Européens éberlués ont vu les musulmans de tous les pays déferler dans l’Union, toutes frontières ouvertes, sans aucun contrôle. Le déferlement n’ayant pas cessé depuis, il est fort probable que le nombre de combattants islamistes infiltrés est beaucoup plus large que les chiffres reconnus par l’organisme anti-terroriste, en réalité.

« Les attaques viseront en priorité les cibles molles [les civils], en raison de l’impact que cela génère », précisant « un changement de stratégie de Daesh qui veut agir globalement ».

Changement de stratégie de « Daech », annonce Europol ? Depuis quand ? Pas depuis l’été 2015 lorsque « Daech » a lui-même annoncé que déjà 4000 combattants islamistes s’étaient infiltrés dans l’Union, en tout cas! Si Europol ne découvre qu’en ce mois de février cette stratégie, il y a beaucoup de soucis à se faire pour sa réelle capacité!

Comme le déclarait récemment le dirigeant Hongrois Viktor Orban à l’organe de presse allemand Bild,:

«Nous sommes en train de mendier de manière obséquieuse [l’aide de] M. Erdogan pour notre sécurité, car nous ne pouvons plus nous protéger nous-mêmes. En retour, nous lui donnons de l’argent et lui faisons des promesses. Ce n’est pas une bonne politique parce qu’il fait dépendre de la bonne volonté de la Turquie, l’avenir et la sécurité de l’Europe»

Force est de constater qu’en dehors du groupe de de Visegrad (Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque), les dirigeants de l’Europe de l’Ouest  ont sciemment organisé le Grand remplacement, même si aujourd’hui ils se trouvent un peu dépassés par les réactions d’incompréhension des peuples submergés qu’ils étaient chargés de défendre.


(Source MPI)

===

 

===

Samedi 27 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

26. Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne)

Saint Qurbana

o    {C}{C}Actes 4: 1 – 12 :

·         {C}{C}01 Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ;

·         {C}{C}02 ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts.

·         {C}{C}03 Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir.

·         {C}{C}04 Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.

·         {C}{C}05 Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes.

·         {C}{C}06 Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.

·         {C}{C}07 Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »

·         {C}{C}08 Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,

·         {C}{C}09 nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.

·         {C}{C}10 Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.

·         {C}{C}11 Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.

·         {C}{C}12 En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »

o    {C}{C} 

o    {C}{C}Romains 7: 14 à 25 :

·         {C}{C}14 Nous savons bien que la Loi est une réalité spirituelle : mais moi, je suis un homme charnel, vendu au péché.

·         {C}{C}15 En effet, ma façon d’agir, je ne la comprends pas, car ce que je voudrais, cela, je ne le réalise pas ; mais ce que je déteste, c’est cela que je fais.

·         {C}{C}16 Or, si je ne veux pas le mal que je fais, je suis d’accord avec la Loi : je reconnais qu’elle est bonne.

·         {C}{C}17 Mais en fait, ce n’est plus moi qui agis, c’est le péché, lui qui habite en moi.

·         {C}{C}18 Je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans l’être de chair que je suis. En effet, ce qui est à ma portée, c’est de vouloir le bien, mais pas de l’accomplir.

·         {C}{C}19 Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas.

·         {C}{C}20 Si je fais le mal que je ne voudrais pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais c’est le péché, lui qui habite en moi.

·         {C}{C}21 Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc, en moi, cette loi : ce qui est à ma portée, c’est le mal.

·         {C}{C}22 Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu.

·         {C}{C}23 Mais, dans les membres de mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché présente dans mon corps.

·         {C}{C}24 Malheureux homme que je suis ! Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ?

·         {C}{C}25 Mais grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi, moi, par ma raison, je suis au service de la loi de Dieu, et, par ma nature charnelle, au service de la loi du péché.

o    {C}{C} 

o    {C}{C}Saint Matthieu 15:21-31 :

·         {C}{C}21 Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.

·         {C}{C}22 Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »

·         {C}{C}23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »

·         {C}{C}24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

·         {C}{C}25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »

·         {C}{C}26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

·         {C}{C}27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »

·         {C}{C}28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

·         {C}{C}29 Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.

·         {C}{C}30 De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.

·         {C}{C}31 Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.

o    {C}{C} 

 

 

End of a pastoral visit in Cameroon -Some religious "Daughters of Mary" (Roman-Catholique Order) come to say goodbye to the bishop -Last Meeting of the Clergy on 25 evening. (Lack Father Raphael for which we ask for a prayer: He is the victim of a road accident) -Family photo

End of a pastoral visit in Cameroon -Some religious "Daughters of Mary" (Roman-Catholique Order) come to say goodbye to the bishop -Last Meeting of the Clergy on 25 evening. (Lack Father Raphael for which we ask for a prayer: He is the victim of a road accident) -Family photo

Repost 0
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:30
La communion fréquente dans l'Orthodoxie
Samedi 9 Février 2016: Lectionnaire pour demain,le Premier dimanche du Grand Carême (Kothine dimanche) (Pethurtha du Grand Carême), accordé au calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare

La communion fréquente

Le Fils prodigue

« Amenez le veau gras et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous » (Luc 15,23)

« Comme le Fils prodigue de la parabole, nous aussi, en retournant vers la maison du Père et en renonçant à notre mode de vie dissolue, nous retrouvons Dieu notre Père qui nous attend avec amour. Il court au-devant de nous, Il nous prend dans ses bras et nous couvre de baisers. Il nous introduit dans la maison paternelle et là, Il nous réunit à nos autres frères et Il nous sert à la Table céleste. Il nous fait communiants à son Corps et à son Sang. Sur ce point-là, je voudrais signaler quelques malentendus.

Malentendus

Beaucoup croient que la divine communion est nécessairement liée à la confession et au jeûne. Nous n’allons pas vers la divine communion si auparavant nous ne nous sommes pas confessés et si nous n’avons pas jeûné un nombre suffisant de jours. C’est pourquoi aussi nous communions tellement rarement.

La Tradition

Ceci est une faute et c’est contraire à la Tradition Orthodoxe qui est pour la divine communion fréquente. Ce qui est observé de nos jours [dans certaines communautés], c’est-à-dire de communier 2 à 3 fois par an, est complètement inacceptable et sape dangereusement le Corps du Christ qui est l’Église. Nous en arrivons au point où nous mettons le jeûne au-dessus de la divine communion qui est le « sacrement des sacrements ». De ce qui est un moyen, nous faisons un but, et nous trouvons un alibi pour justifier notre négligence et notre indifférence pour la communion fréquente, sceau de notre participation à la divine eucharistie.

Les anciens chrétiens communiaient presque chaque jour. Basile le Grand décrit comment les chrétiens de son diocèse communiaient au moins quatre fois par semaine. Il était inconcevable pour eux de participer à la divine liturgie et de ne pas communier, sauf s’ils se trouvaient en situation d’épitimie (de pénitence), à la demande de leur père spirituel.

L’offense faite à Dieu

Si les ancêtres de nos pères spirituels revenaient aujourd’hui dans notre propre église et voyaient ce phénomène inacceptable, c’est-à-dire que la divine liturgie se déroule et que, soit on ne communie pas, soit seulement un petit nombre de fidèles participe à la communion, ils éprouveraient un terrible étonnement et beaucoup de perplexité, pour ne pas dire de tristesse.

Pour chaque célébration de la divine liturgie, nous préparons le vin et le pain de l’Eucharistie, nous les présentons aux fidèles lors de l’entrée des saints dons, nous prions Dieu de les transformer en Corps et Sang du Christ. Dieu obéit à notre demande, l’Esprit Saint descend sur les dons, le miracle a lieu. Notre Seigneur nous prépare sa table, il nous invite à participer : « avec crainte, foi et amour, approchez » et nous, nous le dédaignons.

[Si nous ne communions pas], nous repartons affamés, mais rassasiés par des justifications de peu de valeur. À ce stade, saint Jean Chrysostome dit : « N’as-tu pas offensé Celui qui t’a invité ? ».

Le renouveau eucharistique

De nos jours, on observe un effort, timide certes, mais béni, parmi les pères spirituels éclairés et les chrétiens, pour rompre cet état de fait et pour revenir à la tradition de la divine communion fréquente.

Mais si nous voulons communier fréquemment – toujours bien sûr en accord avec l’avis de notre père spirituel – alors, il n’est pas possible que nous nous confessions pas fréquemment. Lorsque nous avons quelque chose à dire, à confesser, alors nous voyons le père spirituel. Pas pour les plus petites choses. Si, par exemple, nous faisons une chute et que le traumatisme est faible, il n’est pas nécessaire de déranger le médecin. Si le traumatisme est important, alors sûrement, nous lui rendrons visite.

La confession fréquente

Mais, dès lors que nous ne pouvons pas éviter facilement nos fautes quotidiennes, nous nous efforcerons de vivre le continuel repentir et la confession régulière.

L’autre extrême est que nous nous confessons trop légèrement et rarement. Surtout, pour la plupart d’entre nous, nous programmons de nous confesser avant les grandes fêtes, au dernier moment, et nous devenons particulièrement exigeants. Ceci est fâcheux pour nous, mais aussi pour le confesseur, lequel, en raison de la charge de ces journées, ne peut pas répondre et nous aider le mieux possible. Et de ce fait, lorsque le temps presse, nous ne pouvons pas créer une communication correcte entre nous et notre père spirituel.

Le repentir continuel

Les recettes connues d’avance n’existent pas. Chacune, chacun d’entre nous possède sa spécificité, ses besoins propres et nous pouvons trouver avec notre père spirituel notre règle d’or ! De toute façon, ce sur quoi il est besoin d’insister, c’est que toute notre vie doit être un chemin de repentir devant Dieu, source de joie, mais aussi une préparation pour la divine communion. Chaque jour, chaque heure, chaque instant, vivons avec sérénité et paix, en « état de repentir » et avec le désir ardent de la divine eucharistie.

Pour vivre cet état, ce mode de vie, l’office de la sainte communion nous aidera beaucoup. Nous pourrons le lire et communier à ses prières, pas seulement la veille de la liturgie, mais par étapes pendant toute la durée de la semaine. Les très belles prières des pères de l’Eglise que contient cet office nous aideront à vivre l’événement du repentir, source de paix, et elles nous prépareront pour notre participation au sacrement de la divine communion.

Vivant continuellement « en état de repentir » et communiant fréquemment aux mystères immaculés, notre vie acquiert un sens, devient festivité, fête, sagesse et joie. »

Archimandrite Nectaire Antopoulos,

« Epistrophi »,

éd. AKRITAS,

Néa Smirni,

Grèce.

(Source:http://orthometz.fr/divers/la-communion-frequente.html )

La communion fréquente dans l'Orthodoxie
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille orthodoxie Spiritualité Chrétienne CATECHISME et CATECHESE
commenter cet article
9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 06:35

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE A 

ARGENTEUIL

du 25 mars au 10 avril 2016 

Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

Conservée à Argenteuil depuis 1200 ans, la tunique dans laquelle le Christ aurait vécu ses derniers instants sur terre sera exceptionnellement exposée l'année prochaine pour l'année de la Miséricorde.

L'étoffe aurait été portée par le Christ, de la cène jusqu'à la crucifixion. Cette relique, l'une des plus sacrées du christianisme, sera exceptionnellement exposée du 25 mars au 10 avril 2016 en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil dans le Val d'Oise. Fait méconnu, la tunique y est conservée depuis près de 1200 ans. Elle aurait été offerte à Charlemagne au début du IXème siècle par l'impératrice Irène de Constantinople qui cherchait à consolider son empire. Charlemagne confiera la relique à sa fille Théodorade, prieure du monastère d'Argenteuil. Dissimulée dans un mur lors des invasions vikings, découpée et enterrée par un prêtre à la Révolution française, volée puis restituée dans les années 1980... La relique porte les stigmates du temps mais elle a toujours fini par retrouver sa châsse d'Argenteuil.

Visible seulement deux fois par siècle, la prochaine ostension aurait dû avoir lieu en 2034. Mais l'évêque de Pontoise a décidé de précipiter les choses pour 2016. Non pas parce qu'en 2034, Mgr Stanislas Lalanne aura 86 ans et ne sera « plus certain de pouvoir assumer » un tel événement, comme il l'affirme en plaisantant, mais bien pour une conjonction de trois événements importants en 2016. Le diocèse de Pontoise fêtera son cinquantième anniversaire, tout comme la basilique d'Argenteuil qui soufflera ses 150 bougies. Mais 2016 sera surtout l'année de la miséricorde, décrétée par le pape François. « Or, cette tunique est le témoignage concret de la miséricorde du Christ, mort sur la croix pour le pardon de nos pêchés », estime Mgr Lalanne qui précise : « Tout le monde est invité à venir la voir, quelle que soit sa religion, et que ce soit dans une démarche de foi ou par simple curiosité ».

Présence de sang sur le dos et les épaules

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.L'exposition de cette relique, à laquelle pas moins de 150.000 personnes sont attendues, pose inévitablement la question de son authenticité. Depuis le XIXème siècle, de nombreux scientifiques se sont penchés sur la question. Ainsi, il a été démontré que la matière, la teinture et la méthode de tissage correspondent aux pratiques en vigueur en Syrie et en Palestine dans les premiers siècles de notre ère. Une étude réalisée entre 1932 et 1934 a par ailleurs décelé la présence de sang sur le dos et les épaules, à l'endroit où la croix portée par le Christ aurait reposée lors de sa montée au calvaire. Une datation au carbone 14, réalisée en 2004, a cependant apporté un bémol, déclarant que la tunique avait été tissée entre 530 et 640. Un résultat à relativiser, selon le diocèse, tant il a pu être faussé par l'histoire tumultueuse de la tunique, longtemps enfouie et plusieurs fois au contact de matière organique en décomposition.

Fait notable, le sang retrouvé sur la tunique appartient au même groupe AB que celui présent sur le linceul de Turin et le Suaire d'Oviedo. La probabilité pour qu'une telle coïncidence se produise était d'une chance sur 8000, selon le diocèse. Par ailleurs, sept pollens communs ont été retrouvés sur les trois reliques, et deux d'entre eux proviennent uniquement de Palestine : ceux d'un pistachier, Pistacia palestina, et d'un tamarin, Tamarix hampeana. « Le débat sur son authenticité est important, mais pas essentiel », assure Mgr Lalanne. « Sa vénération n'est pas de l'ordre du dogme, mais elle doit être avant tout un appui solide à notre foi dans un monde en perte de sens ».

Les points forts :

L'ostension de la Sainte tunique se tiendra du 25 mars au 10 avril 2016 dans la basilique d'Argenteuil. Elle aura lieu de 10 h à 22 h tous les jours, hors des offices religieux.

  • 25 mars 2016 : Ouverture de l'ostension. 
  • Dimanche 10 avril 2016 : Vêpres solennelles à 16 h 30 et clôture de l'ostension.

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/12/01016-20151112ARTFIG00321-la-sainte-tunique-du-christ-exposee-a-argenteuil-en-mars-2016.php

"O, Mère Bien-Aimée, Vous qui connaissez si bien les voies de la Sainteté et de l'Amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention.  Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle; ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l'Amour emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux.  Que rien ne puisse jamais troubler notre paix ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant, dans les profondeurs de l'auguste Mystère,  jusqu'au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l'union divine, verra toutes choses dans l'éternel Amour et dans l'Unité.  Marthe Robin

"O, Mère Bien-Aimée, Vous qui connaissez si bien les voies de la Sainteté et de l'Amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle; ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l'Amour emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant, dans les profondeurs de l'auguste Mystère, jusqu'au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l'union divine, verra toutes choses dans l'éternel Amour et dans l'Unité. Marthe Robin
Vendredi 29 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit:

20 Mars : RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

27 Mars : PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans orthodoxie-orientale oecuménisme Pèlerinages Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 06:29
La Prière Chrétienne authentique...
"If you have not attained love, pray God to give you His fear which will make you fear falling into sin, fear its disclosure, fear its punishment' and fear the eternal fire, and fear lest you be separated from God. Be certain that he  who walks in fear will arrive at love" + Pope Shenouda +

"If you have not attained love, pray God to give you His fear which will make you fear falling into sin, fear its disclosure, fear its punishment' and fear the eternal fire, and fear lest you be separated from God. Be certain that he who walks in fear will arrive at love" (+ Pope Shenouda +)

La vraie prière naît d'un coeur purifié dont les racines sont dans les commandements de l’Évangile.

 

 

 

 

La prière authentique ne peut trouver sa place dans un coeur qui n'est pas purifié ni disposé selon les commandements évangéliques. Bien au contraire, par la chute, l'illusion est implantée en chacun de nous "par cet état de leurre, propriété imprescriptible de chacun de nous" dit Saint Grégoire le Sinaïte.
 
C'est une habitude de l'intelligence - surtout chez les personnes frivoles - que de s'efforcer à acquérir prématurément des états de prière élevées: de la sorte, même les faibles dispositions accordées par Dieu se perdent, tandis que celui qui agit ainsi est paralysé envers tout ce qui est bon. 
 
C'est pourquoi il faut soigneusement s'examiner pour ne pas chercher prématurément ce qui vient en son temps et ne pas repousser ce qui nous est offert dans nos mains en recherchant autre chose.
 
C'est le propre de l'intelligence que de se représenter des états élevés de prière qu'elle n'a pas encore atteint et de les dénaturer par l'imagination ou les sentiments qu'elle aura. Il est très dangereux pour celui qui agit ainsi de risquer de perdre ce qui lui est donné et de se soumettre ainsi aux ravages de son intelligence et à la folie sous l'action de l'illusion". A un degré plus ou moins grand, l'illusion est la conséquence logique, inéluctable d'un exercice erroné de la prière.

 

 

Le but de la prière doit être le repentir. Pour un repentir offert uniquement par un effort personnel, Dieu accorde en son temps un repentir gracieux, et le Saint Esprit ayant pénétré l'homme, intercède pour lui en des gémissements inffables; Il intercède pour les Saints selon la volonté de Dieu que Lui seul connaît (Rom. 8:27-26).

 

La prière de Jésus selon l'évêque Ignace Brinachaninoff.
Emile Simonod
Edition Présence.

 

Saint Ignace Briantchaninov
(1807-1867)
(Source: La Simandre)

LA PRIERE CHRETIENNE

par Mgr Antoine Bloom

La prière est avant tout une rencontre personnelle avec Dieu. Peut-être en certaines occasions serons-nous conscients de la présence de Dieu, d’une façon souvent assez floue, mais il est des moments où nous ne pouvons nous situer devant lui que par un acte de foi, sans que sa présence nous soit d’aucune façon sensible. Ce n’est pas le degré de conscience que nous avons de sa présence qui compte, qui rend possible et féconde cette rencontre ; il y faut d’autres conditions, dont la plus fondamentale est que la personne qui prie soit vraie. Dans la vie sociale, notre personnalité présente des facettes diverses. La même personne apparaît telle dans tel cadre et tout à fait différente dans tel autre, autoritaire quand elle est en situation d’avoir à diriger, soumise dans sa vie conjugale, et différente encore au milieu d’amis. Tout être est complexe, mais aucune de ces personnalités fausses, ou partiellement fausses et partiellement vraies, n’est notre être véritable, celui qui est capable de se tenir en notre nom devant Dieu. Cela affaiblit notre prière, crée en nous un cœur, un esprit, une volonté divisés. Comme le dit Polonius dans Hamlet : « Sois vrai envers toi-même, et il s’ensuivra, comme la nuit suit le jour, que tu ne pourras être faux envers quiconque. »

Découvrir ce qu’on est réellement, au milieu et au-delà de ces fausses personnalités, n’est pas tâche aisée. Nous avons si peu l’habitude d’être nous-mêmes en un sens véritable et profond qu’il nous semble quasi impossible de savoir par où commencer notre quête. Nous savons tous qu’il est des moments où nous nous approchons de cet être vrai ; nous devrions repérer et analyser soigneusement ces moments afin de découvrir de façon approximative ce que nous sommes réellement. Ce qui rend en général si difficile la découverte de la vérité sur nous-mêmes, c’est notre vanité ainsi que la façon dont elle détermine notre comportement. La vanité consiste à tirer gloire de choses dénuées de valeur, et à faire dépendre le jugement que nous portons sur nous-mêmes – et donc toute notre attitude envers la vie – de l’opinion de gens qui n’ont aucun titre à peser ainsi sur nous ; c’est un état de dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui à notre propre personnalité. […]

L’humiliation est l’une des voies par lesquelles nous pouvons désapprendre la vanité, mais si elle n’est pas acceptée de bon gré, l’humiliation peut au contraire, en avivant notre amour-propre, nous rendre plus dépendants encore de l’opinion des autres. Ce que disent saint Jean Climaque et saint Isaac de Syrie sur la vanité semble contradictoire : pour l’un, la seule façon d’échapper à la vanité est la fierté, la confiance en soi ; pour l’autre, la seule voie passe par l’humilité. Tous deux expriment leur opinion dans un contexte donné, et non comme une vérité absolue, mais cela nous permet de voir ce que les deux extrêmes ont en commun, à savoir que, fiers ou humbles, on ne se soucie pas des opinions humaines ; dans les deux cas, le jugement des hommes est récusé. […]

L’autre remède est l’humilité. Fondamentalement, l’hum­ilité est l’attitude de celui qui se situe en permanence sous le regard de Dieu, comme une terre offerte. Le mot humilité vient du latin humus, terre fertile. Le terreau est là, on ne le remarque pas, il va de soi, toujours présent, destiné à être foulé. Il est silencieux, caché, sombre et pourtant toujours prêt à recevoir la semence, prêt à lui donner substance et vie. Plus il est bas, plus il est fécond, car il ne devient réellement fertile que lorsqu’il reçoit toutes les scories du monde. Il est si bas que nul ne peut le souiller, l’abaisser, l’humilier : il a accepté la dernière place et ne peut descendre plus bas. Dans cette position, rien ne peut troubler la sérénité de l’âme, sa paix et sa joie.

Il est des moments où nous sommes soustraits à toute dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui ; ce sont ceux de la profonde douleur ou de la joie délirante. Quand le roi David dansa devant l’arche (2 Sm 6, 14), bien des gens, dont Mikal, la fille de Saül, pensèrent que le roi se comportait vraiment de façon indécente. Sans doute sourirent-ils ou se détournèrent-ils, embarrassés. Mais il était trop plein de joie pour le remarquer. Il en va de même avec la douleur ; quand elle est authentique et profonde, la personne devient vraie ; elle oublie les poses et les attitudes, et cet aspect de la souffrance, la nôtre ou celle d’autrui, est précieux.

La difficulté, c’est que lorsque nous sommes véritablement nous-mêmes dans la joie ou la douleur, notre humeur et notre situation ne nous permettent pas de nous observer, de prêter attention aux traits de notre personnalité qui se manifestent alors ; mais il est un moment où, suffisamment engagés encore dans notre sentiment profond pour être vrais, nous sommes pourtant suffisamment dégagés déjà de l’extase de la joie ou de la douleur pour être frappés par le contraste entre ce que nous sommes à ce moment-là et ce que nous sommes d’habitude ; alors, ce qui est en nous profondeur et superficialité nous apparaît clairement. Si nous sommes attentifs, si nous ne passons pas, indifférents, d’un état d’esprit à un autre, omettant de saisir ce qui se produit en nous, nous pouvons apprendre progressivement à retenir ces traits caractéristiques de la réalité qui nous sont apparus durant un instant.

Beaucoup d’auteurs spirituels disent que nous devons chercher à découvrir le Christ en nous. Le Christ est homme parfait, totalement vrai, et nous pouvons découvrir ce qu’il y a de vrai en nous en découvrant ce en quoi nous lui ressemblons. Il est des passages de l’Évangile contre lesquels nous nous révoltons et d’autres au contact desquels notre cœur brûle en nous (Lc 24, 32). Si nous recherchons les passages qui provoquent en nous la révolte, comme ceux que de tout notre cœur nous croyons vrais, nous aurons déjà découvert les deux extrêmes en nous, en bref l’anti-Christ et le Christ en nous. Nous devons avoir conscience des deux types de passages et nous concentrer sur ceux qui sont proches de notre cœur, car nous pouvons affirmer avec sûreté qu’ils marquent au moins un point sur lequel le Christ et nous sommes apparentés, un point sur lequel un homme est déjà – certainement pas pleinement, mais au moins de façon naissante – un homme vrai, une image du Christ. Mais il ne suffit pas d’être affectivement touché, de donner un plein accord intellectuel à tel ou tel passage de l’Évangile ; les paroles du Christ doivent devenir vivantes en nous. […]

Une personne devenue réellement « vraie » peut se tenir devant Dieu et offrir sa prière avec une attention absolue, l’intelligence, le cœur et la volonté unifiés dans un corps qui répond totalement aux injonctions de l’âme. Mais avant d’avoir atteint une telle perfection, nous pouvons cependant nous tenir en présence de Dieu, conscients de n’être qu’en partie vrais, et lui apporter tout ce que nous pouvons, mais dans le repentir, en confessant que nous manquons encore de vérité et que nous sommes donc incapables d’unité. À aucun moment de notre vie, que nous soyons totalement divisés ou en voie d’unification, nous ne sommes privés de la possibilité de nous tenir devant Dieu. À défaut de cette unité complète qui donne force et puissance à notre prière, nous pouvons nous présenter dans notre faiblesse, conscients de celle-ci et prêts à en supporter les conséquences.

Ambroise d’Optina, l’un des derniers starets russes, disait un jour que deux catégories d’hommes seraient sauvés : ceux qui pèchent et qui sont assez forts pour se repentir, et ceux qui sont trop faibles même pour se repentir vraiment, mais qui sont prêts, patiemment, humblement et avec joie, à porter tout le poids des conséquences de leurs péchés ; dans leur humilité, ils sont agréables à Dieu. […]

Nous ne devons pas venir vers Dieu en vue d’éprouver des émotions diverses, ni pour connaître une quelconque expérience mystique. Nous ne devons nous approcher de lui qu’afin de nous trouver en sa présence, et s’il choisit de nous la rendre sensible, qu’il en soit loué, mais s’il choisit de nous faire expérimenter son absence, qu’il en soit à nouveau loué, car, ainsi que nous l’avons vu, il est libre de s’approcher de nous ou pas. Il est aussi libre que nous le sommes. Pourtant, lorsque nous ne recherchons pas la présence de Dieu, c’est que nous sommes préoccupés par d’autres choses qui nous attirent plus que lui ; alors que lui, s’il ne manifeste pas sa présence, c’est parce que nous avons quelque chose à apprendre sur lui, et sur nous-mêmes. Mais l’absence de Dieu que nous pouvons percevoir dans notre prière, le sentiment qu’il n’est pas là, est aussi un élément – et un élément important – de la relation.

Notre sentiment de l’absence de Dieu peut être le fait de sa volonté ; il peut vouloir que nous le désirions, et que nous apprenions combien sa présence est précieuse, en nous faisant faire l’expérience de ce que signifie la solitude absolue. Mais notre expérience de l’absence de Dieu est souvent déterminée par le fait que nous refusons la chance de prendre conscience de sa présence. Une femme qui avait fait usage de la Prière à Jésus pendant quatorze ans se plaignait de n’avoir jamais éprouvé le sentiment de la présence de Dieu. Mais quand on lui eut fait remarquer qu’elle parlait tout le temps, elle accepta de se tenir en silence pendant quelques jours. Et elle prit alors conscience que Dieu était là, que le silence qui l’entourait n’était pas le vide, l’absence de bruit et d’agitation, mais que ce silence était peuplé, que ce n’était pas quelque chose de négatif, mais de positif, une présence, la présence de Dieu qui se faisait connaître à elle en créant le même silence en elle. Et elle découvrit ainsi que la prière renaissait tout naturellement, mais ce n’était plus cette sorte de bruit discursif qui avait empêché jusque-là Dieu de se faire connaître.

Si nous étions humbles ou seulement raisonnables, nous ne nous imaginerions pas que, simplement parce que nous avons décidé de prier, nous allons connaître du premier coup l’expérience de saint Jean de la Croix, de sainte Thérèse ou de saint Séraphin de Sarov. Toutefois, ce que nous désirons ce n’est pas toujours avoir l’expérience des saints, mais retrouver telle expérience que nous-mêmes avons précédemment connue ; pourtant cette nostalgie du passé peut nous empêcher de saisir ce qui se présenterait aujourd’hui très normalement sur notre chemin. Tout ce que nous avons pu éprouver appartient au passé, tout cela est lié à ce que nous étions hier, non à ce que nous sommes aujourd’hui. Nous ne prions pas en vue de provoquer je ne sais quelle délicieuse expérience, mais pour rencontrer Dieu, quelles que puissent en être les conséquences, ou pour lui remettre ce que nous avons à lui apporter, et le laisser en user comme bon lui semblera.

Rappelons-nous aussi que nous devons toujours nous approcher de Dieu en sachant que nous ne le connaissons pas. Celui vers qui nous devons nous tourner est le Dieu secret, mystérieux, qui se révèle comme il l’entend ; chaque fois que nous venons en sa présence, nous nous trouvons devant un Dieu que nous ne connaissons pas encore. Nous devons être ouverts à toute manifestation de sa personne et de sa présence.

Peut-être avons-nous appris beaucoup sur Dieu par notre propre expérience, l’expérience des autres, les écrits des saints, l’enseignement de l’Église, le témoignage de l’Écriture ; peut-être savons-nous qu’il est bon, humble, que c’est un feu dévorant, qu’il est notre juge, notre sauveur, et beaucoup d’autres choses encore, mais nous devons nous rappeler qu’à tout moment il peut se révéler tel que nous ne l’avons jamais envisagé, pas même dans ces catégories très générales. Nous devons nous situer devant lui avec révérence et être prêts à rencontrer qui nous rencontrerons, qu’il s’agisse du Dieu qui nous est déjà familier ou d’un Dieu que nous sommes incapables de reconnaître. Peut-être nous fera-t-il pressentir qui il est, mais cela pourrait être tout à fait différent de ce que nous attendions. Nous espérons rencontrer un Jésus doux, compatissant, aimant, et nous rencontrerons un Dieu qui juge et condamne, et qui refuse que nous nous approchions de lui dans l’état où nous sommes. Ou bien alors nous venons repentants, nous attendant à être repoussés, et nous trouvons la compassion. À toutes les étapes de notre croissance, Dieu nous est à la fois connu et inconnu. Il se révèle lui-même, et c’est dans cette mesure que nous le connaissons, mais nous ne le connaîtrons jamais complètement, il y aura toujours le mystère divin, un noyau de mystère que nous ne pourrons jamais pénétrer. […]

Saint Athanase disait que la montée de l’homme vers la déification commence au moment même où il est créé. Dès cet instant, Dieu nous donne la grâce incréée qui rend possible l’union avec lui. Du point de vue orthodoxe, il n’y a pas d’« homme naturel » auquel la grâce serait surajoutée. La première parole de Dieu qui nous tira du néant fut notre premier pas vers l’accomplissement de notre vocation, qui est que Dieu soit tout en tous et que nous soyons en lui comme il est en nous.

Il faut nous attendre à découvrir que le dernier pas de notre relation avec Dieu est un acte de pure adoration, face à un mystère dans lequel nous ne pouvons pénétrer. Nous grandissons dans la connaissance de Dieu année après année jusqu’à la fin de notre vie et nous continuerons de le faire durant toute l’éternité, sans jamais arriver à ce point où nous pourrions dire que nous connaissons enfin tout ce qui est connaissable de Dieu. Ce processus de découverte graduelle de Dieu nous conduit à nous situer à tout moment en ayant derrière nous notre expérience passée et devant nous le mystère du Dieu connaissable et encore inconnu. Le peu que nous savons de Dieu nous rend difficile d’en apprendre davantage, car le plus ne peut être simplement ajouté au peu, étant donné que chaque rencontre apporte un changement de perspective tel que ce que nous connaissions avant devient presque faux à la lumière de ce que nous savons après.

Ceci est vrai de toute connaissance que nous acquérons ; chaque jour nous apprend quelque chose dans le domaine scientifique ou littéraire, mais le savoir que nous avons acquis ne prend un sens que parce qu’il nous conduit jusqu’à la frontière au-delà de laquelle il reste encore quelque chose à découvrir. Si nous nous arrêtons pour répéter ce que nous savons déjà, nous perdons notre temps. La première chose à faire, si nous voulons rencontrer le vrai Dieu dans la prière, est ainsi de nous persuader que toute la connaissance précédemment acquise nous a amenés à nous tenir devant lui. Tout cela est précieux et utile, mais si nous n’allons pas au-delà, notre connaissance devient évanescente, fantomatique, elle n’a plus de vie réelle ; il s’agit d’un souvenir, et l’on ne vit pas de souvenirs.

Dans nos relations avec autrui, inévitablement, nous ne tournons qu’une seule facette de notre personnalité vers une facette de la personnalité de l’autre ; cela peut être bon lorsque c’est un moyen d’établir le contact, mais cela devient mauvais si nous en profitons pour exploiter les faiblesses de l’autre. À Dieu aussi nous présentons la facette qui est la plus proche de lui, le côté de la fidélité ou de l’amour. Mais nous devons être conscients du fait que ce n’est jamais une facette de Dieu que nous rencontrons mais Dieu tout entier.

Quand nous prions, nous espérons que Dieu sera là comme quelqu’un d’effectivement présent, et que notre prière sera, sinon un dialogue, du moins un discours adressé à quelqu’un qui nous écoute. Nous avons peur de n’éprouver nulle présence, et d’avoir l’impression de parler dans le vide, personne n’étant là pour nous écouter, pour répondre, pour s’intéresser à ce que nous disons. Mais ce serait une impression purement subjective ; si nous comparons notre expérience de la prière avec nos contacts humains les plus quotidiens, nous savons bien que quelqu’un peut écouter très attentivement ce que nous disons, et que nous pouvons pourtant avoir le sentiment de parler en pure perte. Notre prière atteint toujours Dieu, mais il ne lui est pas toujours répondu par un sentiment de joie ou de paix.

(Extrait d’Antoine Bloom,
Prière vivante, Cerf (FV 185), 1981.)

La Prière Chrétienne authentique...
Repost 0

Recherche

Liens