Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 07:35
Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu.  Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes.  Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."(St Ephrem)

Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu. Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes. Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."(St Ephrem)

Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.

Heureux l'homme qui sera trouvé sans tache ; qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait ?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,12-26.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : " Un homme de haute naissance partit dans un pays lointain pour y recevoir la royauté et revenir ensuite.
Ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix mines et leur dit : " Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne. "
Or ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une députation derrière lui pour dire : " Nous ne voulons pas de celui-là pour notre roi. "
Quand il fut de retour, après avoir reçu la dignité royale, il se fit appeler ces serviteurs auxquels il avait donné l'argent, pour savoir quel profit chacun en avait tiré.
Le premier se présenta et dit : " Seigneur, votre mine a rapporté dix mines. "
Il lui dit : " Très bien, bon serviteur ; puisque tu as été fidèle en chose infime, tu auras le gouvernement de dix villes. "
Le second vint et dit : " Votre mine, Seigneur, a produit cinq mines. "
A lui aussi il dit : " Et toi, deviens gouverneur de cinq villes. "
Et un autre vint et dit : " Seigneur, voici votre mine que j'ai tenue serrée dans un linge.
Car j'avais peur de vous, parce que vous êtes un homme dur : vous retirez ce que vous n'avez pas mis en dépôt, et vous moissonnez ce que vous n'avez pas semé. "
Il lui dit : " Je te juge sur ce qui vient de ta bouche, mauvais serviteur ! Tu savais que je suis un homme dur, retirant ce que je n'ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n'ai pas semé ;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? Et à mon retour, je l'aurais recouvré avec un intérêt. "
Et il dit à ceux qui étaient là : " Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a dix mines. "
Ils lui dirent : " Seigneur, il a déjà dix mines ! "
Il répliqua : " Je vous le dis : A celui qui a on donnera ; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.

Je te salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénéré de tout l'univers, lumière qui ne s'éteint pas, toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible. Je te salue, Marie, demeure de celui qu'aucun lieu ne contient, toi qui as fait pousser un épi qui ne se flétrira jamais. Par toi les bergers ont rendu gloire à Dieu, par toi est béni, dans l'Évangile, celui qui vient au nom du Seigneur. Par toi la Trinité est glorifiée, par toi la croix est adorée dans l'univers entier. Par toi exultent les cieux, par toi l'humanité déchue a été relevée. Par toi le monde entier a enfin connu la Vérité. Par toi, sur toute la terre, se sont fondées des églises. Par toi le Fils unique de Dieu a fait resplendir sa lumière sur ceux qui étaient dans les ténèbres, assis à l'ombre de la mort. Par toi les apôtres ont pu annoncer le salut aux nations. Comment chanter dignement ta louange, Ô Mère de Dieu, par qui la terre entière tressaille d'allégresse.  Saint Cyrille d'Alexandrie (v.380-v.444)

Je te salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénéré de tout l'univers, lumière qui ne s'éteint pas, toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible. Je te salue, Marie, demeure de celui qu'aucun lieu ne contient, toi qui as fait pousser un épi qui ne se flétrira jamais. Par toi les bergers ont rendu gloire à Dieu, par toi est béni, dans l'Évangile, celui qui vient au nom du Seigneur. Par toi la Trinité est glorifiée, par toi la croix est adorée dans l'univers entier. Par toi exultent les cieux, par toi l'humanité déchue a été relevée. Par toi le monde entier a enfin connu la Vérité. Par toi, sur toute la terre, se sont fondées des églises. Par toi le Fils unique de Dieu a fait resplendir sa lumière sur ceux qui étaient dans les ténèbres, assis à l'ombre de la mort. Par toi les apôtres ont pu annoncer le salut aux nations. Comment chanter dignement ta louange, Ô Mère de Dieu, par qui la terre entière tressaille d'allégresse. Saint Cyrille d'Alexandrie (v.380-v.444)

 

Par St Bernard

(1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église 
Sermon sur les négoces (trad. rev. Tournay) 

 

Un commerce bien précieux

 

      Le Verbe du Père, le Fils unique de Dieu, ce grand négociant nous a apporté le prix de notre rédemption.

C'est un commerce bien précieux, qu'on n'estimera jamais assez, que celui où le fils du Roi est devenu le change, le juste qui est donné pour le pécheur.

Miséricorde vraiment gratuite, amour parfaitement désintéressé, bonté surprenante, commerce tout à fait disproportionné où le Fils de Dieu est livré pour le serviteur, le Créateur est mis à mort pour la créature, le Seigneur est condamné pour son esclave.

      Ô mon Seigneur Jésus! Ce sont là vos œuvres, vous qui êtes descendu de la clarté du ciel dans nos ténèbres d'enfer pour illuminer notre prison obscure.

Vous êtes descendu de la droite de la divine majesté dans notre misère humaine, pour racheter le genre humain ; vous êtes descendu de la gloire du Père dans la mort de la croix, pour triompher de la mort et de son auteur.

Vous êtes le seul et il n'y en a pas d'autre quevous qui ait été attiré par sa propre bonté à nous racheter.

      Que tous les négociants de Théman (Ba 3,23) se retirent de ce lieu : ce n'est point eux que vous avez choisis, mais Israël, vous qui cachez ces mystères aux sages et aux prudents, et les révèlez à vos petits et humbles serviteurs (Lc 10,21).

Seigneur, que volontiers j'embrasse ce commerce, car c'est là mon affaire ! Je me rappellerai tout ce que vous avez fait, vous qui voulez que je m'en entretienne.

Je ferai donc profiter ce talent que vous m'avez remis jusqu'à votre retour, et j'irai avec grande joie au-devant de vous. Dieu veuille que j'entende alors ces douces paroles :

« Courage, bon serviteur ! Entre dans la joie de ton Maître ! » (Mt 25,21).
 

 

O Vierge Marie, si vous êtes irritée, c'est contre le péché et l'auteur du péché. Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais vous ne vivrez pas pour vous, car ce n'est pas pour vous que vous êtes née. Cette vie, vous la consacrerez tout entière à Dieu, car c'est Lui qui vous a introduite dans le monde, pour servir au salut du genre humain, pour accomplir le plan de Dieu , c'est-à-dire l'Incarnation de votre Fils et notre déification. Votre cœur se nourrira des paroles de Dieu : elles vous féconderont comme l'olivier fertile dans la maison de Dieu, comme l'arbre planté au bord des eaux vives de l'Esprit, comme l'arbre de vie qui a donné son fruit au moment prédit : le Dieu incarné, la vie de toutes choses.... Votre cœur très pur, exempt de toute souillure, contemplera toujours le Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour lui. Votre sein sera la demeure de Celui qu'aucun lieu ne peut contenir. Votre lait, dans le petit enfant Jésus, nourrira Dieu. Vous êtes la porte de Dieu, éclatante d'une perpétuelle virginité. Vos mains porteront Dieu ; vos genoux seront pour lui un trône plus sublime que celui des Chérubins.... Vous êtes le temple du Saint-Esprit, la cité de Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants de la grâce divine. Vous êtes toute belle, toute proche de Dieu, plus haute que les Chérubins et les Séraphins, très proche de Dieu lui-même. Salut, Marie, douce enfant d'Anne ! De nouveau l'amour m'amène jusqu'à vous. Comment pourrai-je décrire votre démarche pleine de sérieux, votre vêtement ; le charme de votre visage, cette sagesse que donne l'âge unie à la jeunesse du corps ? Votre vêtement était plein de modestie, sans luxe comme sans mollesse. Votre démarche était grave, sans précipitation comme sans nonchalance. Votre conduite était austère, quoique tempérée par la joie, mais n'attirant jamais l'attention des hommes. Ce qui le prouve, c'est votre crainte devant la visite inattendue de l'ange. Vous étiez soumise et docile à tes parents. Votre âme restait humble au milieu des contemplations les plus sublimes. Votre parole était agréable, car elle traduisait la douceur de votre âme. Quelle demeure aurait été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, remarquable honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce, l'espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. C'est par vous que l'honneur de la virginité s'est partout répandu. Que soient bénis ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu, maudits ceux qui ne le veulent pas. Jean Damascène (v.650-v.749)

Que devient le monde ?

 

P-res-du-d-sert-2

 

L’ascète :  » Que devient le monde ? »

Et l’ascète sait bien comment va le monde : c’est à la fois la création de Dieu et l’illusion du Malin

 

Le monde, mon Père, a bien quitté Dieu. Il ne se souvient pas du tout de lui et vis sans le craindre : les églises sont vides et les antres du Diables sont remplis ; il s’écarte des spirituels et il remplit les hôpitaux psychiatriques ; il est dans l’obsession du travail et ses occupations sont toutes terrestres.

 

Les hommes ne lisent plus que les journaux et ne connaissent plus l’Écriture. Durant les heures entières, ils suivent les émissions de Satan qui les assoupissent, mais ils ne voient plus la vie des saints….

 

 Lire la suite ici: Que devient le monde ?

etres-humains-ont-fait-grandement-L-kbEDeW

Que devient le monde ?

Un Ermite de la sainte Montagne (mont Athos)
L’ascète : » Que devient le monde ? »

Et l’ascète sait bien comment va le monde : c’est à la fois la création de Dieu et l’illusion du Malin

Le monde, mon Père, a bien quitté Dieu. 

  •  
  • Il ne se souvient pas du tout de lui et vis sans le craindre : 
  • les églises sont vides et les antres du Diables sont remplis; 
  • il s’écarte des spirituels et il remplit les hôpitaux psychiatriques; 
  • il est dans l’obsession du travail et ses occupations sont toutes terrestres.
  •  

Les hommes ne lisent plus que les journaux et ne connaissent plus l’Écriture.
Durant les heures entières, ils suivent les émissions de Satan qui les assoupissent, mais ils ne voient plus la vie des saints.

fr_bible

 

Quel monde malheureux ! dit le Saint ascète. 
C’est Satan qui le gouverne !  
Il apporte des événements quotidiens pour distraire l’attention de la mémoire de Jésus.

Pour cesser de se voir, et lui-même et ses blessures intérieures, le monde s’intéresse à autrui et non à soi-même. 

C’est cette fuite en avant qui crée l’obsession dont vous avez parlé.
Lorsque Adam a péché, il s’est caché, il a fui Dieuet c’est alors que sont arrivés les malheurs. 
 

Les hommes d’aujourd’hui font la même chose. Je prie longuement pour le salut du monde entier !
 

« Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi et de ta création »

 

Toute la nuit, je prie pour que Dieu l’épargne.
ermite
 
 
 
Un Ermite de la sainte Montagne (mont Athos)

 

 
O très tendre Vierge et Mère du Sauveur de tous les siècles, à partir d'aujourd'hui et pour toujours, prenez-moi à votre service. Désormais, en toutes circonstances, soyez ma très miséricordieuse avocate ; venez sans cesse à mon aide. Après Dieu, en effet, je ne veux plus préférer personne à vous et, de mon plein gré, pour l'éternité, comme votre propre serf, je me livre à votre domination.  Saint Odilon de Cluny (962-1049)

O très tendre Vierge et Mère du Sauveur de tous les siècles, à partir d'aujourd'hui et pour toujours, prenez-moi à votre service. Désormais, en toutes circonstances, soyez ma très miséricordieuse avocate ; venez sans cesse à mon aide. Après Dieu, en effet, je ne veux plus préférer personne à vous et, de mon plein gré, pour l'éternité, comme votre propre serf, je me livre à votre domination. Saint Odilon de Cluny (962-1049)

Petit enfant
Évangile selon saint Matthieu 18. 1-10
« Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors, Jésus appela un petit enfant.
 
Petit enfant
Jésus ne nous recommande pas d'être un enfant, mais bien d'être comme un petit enfant. Il ne fait pas allusion, bien sûr, à cette idée naïve et fausse que l'enfant serait innocent et « pur ». Jésus ne se situe jamais dans la morale ou le bon sentiment. Il s'agit comme toujours de relation avec un autre, d'échange avec le Père unique : celui du Fils et le nôtre. Les disciples interrogent pour savoir qui est le plus grand, voilà encore une attitude de gamins qui confrontent leurs attributs. La réponse de Jésus est surprenante, comme à son habitude : le plus grand, c'est le plus petit. À l'inverse du monde, celui qui n'a rien, qui ne peut rien et qui ne sait rien, c'est lui qui est grand. 

Nous retrouvons ici les béatitudes : les valeurs qui authentifient dès aujourd'hui notre appartenance au Royaume sont contraires à tout ce que le monde promeut. Se savoir petit et tout attendre, tout recevoir du Père, est la juste posture pour ne pas être dans une pose infatuée. La parole d e Jésus va loin, elle est radicale et sévère pour ceux qui méprisent et entraînent la chute ou le scandale d'un petit. Les arrogants et les présomptueux sont prévenus, les suffisants qui se suffisent et n'ont besoin des autres que pour s'en servir et les écraser sont avertis : le Bon-Dieu les a à l'oeil car il est toujours du côté de l'humilié.
Les petits parmi nous connaissent bien ces situations, qu'ils se souviennent que leur ange voit sans cesse la face du Père. (Source: Signe dans la Bible)

 

LE PIRE DES PECHES:

Le découragement.

Question 
« Il vaut mieux être muet devant Dieu que de lui offrir les paroles négligentes d’un cœur qui est dans les ténèbres et la confusion ? »

Le moine 
C’est grand dommage que vous pensiez ainsi. 

 

 

 

 

 

 

C’est du découragement, c’est à dire le pire de tous les péchés et l’arme principale

 

du monde des ténèbres contre nous.

 

soleil de dieu80

 

L’enseignement de Pères expérimentés est, sur ce sujet, tout différent.

Nicétas Stéthatos dit que, même si vous aviez succombé et vous étiez enfoncé dans les profondeurs diaboliques du mal, même alors il ne faudrait pas désespérer, mais se tourner vite vers Dieu, et Lui relèvera promptement votre cœur de sa chute et vous donnera plus de force que vous n’en aviez auparavant. 

Après chaque chute et chaque blessure du cœur par le péché, il faut mettre immédiatement son cœur dans la présence de Dieu pour qu’il le guérisse et le purifie, exactement comme les choses qui sont infectées, si on les expose quelque temps à la puissance des rayons solaires, perdent la virulence de leur infections.

 

barrefleurs-marron-f

Notre secours

 

Si tu as peur, que Dieu soit indigné de tes crimes et qu'Il en en vienne à te rejeter, que dois-tu faire ?

 

Recourir à l'espérance des pécheurs,

c'est-à-dire à la Bienheureuse Vierge Marie.

 

Et si tu crains qu'elle refuse de s'intéresser à toi,

sache qu'elle ne peut refuser de te défendre,

car le devoir que Dieu lui a confié,

c'est précisément de secourir les misérables.


(Saint Bonaventure VHP siècle Prêtre Franciscain)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,38-44.

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Ave Maria Stella  Salut, Étoile de la mer, Sainte Mère de Dieu, Toi, toujours vierge, bienheureuse porte du ciel... Brise les chaînes des pécheurs, rends la lumière aux aveugles, délivre-nous de nos misères, obtiens pour nous les vrais biens. Montre-nous que tu es mère, et que le Christ par toi accueille nos prières lui qui, né pour nous, accepta d'être ton fils. Vierge sans pareille et douce entre toutes, obtiens le pardon de nos fautes, rends nos cœurs humbles et purs. Accorde-nous une vie sainte, rends sûre notre route pour que, contemplant Jésus, nous partagions sans fin ta joie.  Hymne latine datant du Xe siècle environ

Ave Maria Stella Salut, Étoile de la mer, Sainte Mère de Dieu, Toi, toujours vierge, bienheureuse porte du ciel... Brise les chaînes des pécheurs, rends la lumière aux aveugles, délivre-nous de nos misères, obtiens pour nous les vrais biens. Montre-nous que tu es mère, et que le Christ par toi accueille nos prières lui qui, né pour nous, accepta d'être ton fils. Vierge sans pareille et douce entre toutes, obtiens le pardon de nos fautes, rends nos cœurs humbles et purs. Accorde-nous une vie sainte, rends sûre notre route pour que, contemplant Jésus, nous partagions sans fin ta joie. Hymne latine datant du Xe siècle environ

Par Guillaume de Saint-Thierry

(v. 1085-1148),

moine bénédictin puis cistercien 
Oraisons méditatives, IV, 155 (trad. cf SC 324, p. 89) 

 

« Il sortit et se retira dans un endroit désert »

 

Toi qui es mon refuge et ma force, conduis-moi, comme jadis ton serviteur Moïse, au cœur de ton désert, là où flamboie le buisson sans qu'il se consume (Ex 3), là où l'âme..., envahie par le feu du Saint Esprit, devient ardente comme un séraphin brûlant, sans se consumer, mais en se purifiant... 


Là où l'on ne peut demeurer et où l'on n'avance plus qu'après avoir dénoué les sandales des entraves charnelles..., là où celui qui est, sans doute ne se laisse pas voir tel qu'il est, mais où cependant on l'entend dire :

« Je suis celui qui suis ! »

Là, il faut bien encore se couvrir le visage pour ne pas regarder le Seigneur en face, mais on doit s'y exercer à prêter l'oreille, dans l'humilité de l'obéissance, pour entendre ce que le Seigneur son Dieu murmure en lui. 


En attendant, Seigneur, « cache-moi dans le secret de ta tente » durant le jour mauvais ; « cache-moi dans le secret de ta face, loin de l'intrigue des langues » (Ps 26,5; 30,21).

Car ton joug si doux et ton fardeau si léger (Mt 11,30), tu les as posés sur moi.

Et quand tu me fais sentir la distance entre ton service et celui de ce monde, d'une voix tendre et douce tu me demandes s'il est plus agréable de te servir, toi le Dieu vivant, que les dieux étrangers (cf 2Ch 12,8).

Alors, j'adore cette main qui pèse sur moi...et je te dis :

« Ils m'ont assez longtemps dominé, les maîtres autres que toi ! Je veux t'appartenir à toi seul, j'accueille ton joug, ton fardeau ne me pèse pas : il me soulève ».

 

Titres mariaux donnés par St Jacques de Saroug (451-521): Ces titres ont leur origine dans l’Ecriture et la tradition de l’Eglise. Ce ne  sont pas des surnoms mais des invocations exprimant une qualité (charisme spirituel) de la personne nommée, et la dévotion de ceux qui l’emploient avec sincérité :     *Arche d’Alliance (aroono dâqyomo)   *Arche pleine de Mystères (aroono imle rozê)   *Arche pleine de Feu (qibuto imalyo nuro) *Source de Lumière qui ôte les ténèbres du monde   *Arche des Ecritures (qibutho malâth safre)   *Deuxième Ciel (’amâyo d’tarthen)   *Palais Brillant (bîrtho p’ytho)   *Temple Pur (nawso dakyo) dans lequel le Roi a habité   *Char céleste (markabto dashmâyono) *Nouveau puits (bíró hdtho) *Tabernacle (sekintho et qubtho)   *Nuée du Mont Sinaï (enono ’al tursinai) *Porte close (thar’o dâhîd) *Lettre scellée (egartho htymto), dans laquelle le secret du Père fut écrit *Terre non labourée (ar’o dlo ethpallaâth) qui produit du blé   *Vigne non émondée (sâtho lo kashuh ) qui produit le raisin   *Terre Assoiffée (ar’o tsahîtho)  de laquelle germe une Toison de Gédéon (geztho d’Gideôn)  sur laquelle la Rosée est descendue   *Ville forte (mdîtho thuqpo)   *Seconde Eve (hawa d’tharthen) *Vaisseau du Trésor (elfo d’ gâze)   *Jarre neuve d’Elisée (quqtho hdtho d’Elisha ; cf. 2R 2,20)

Titres mariaux donnés par St Jacques de Saroug (451-521): Ces titres ont leur origine dans l’Ecriture et la tradition de l’Eglise. Ce ne sont pas des surnoms mais des invocations exprimant une qualité (charisme spirituel) de la personne nommée, et la dévotion de ceux qui l’emploient avec sincérité : *Arche d’Alliance (aroono dâqyomo) *Arche pleine de Mystères (aroono imle rozê) *Arche pleine de Feu (qibuto imalyo nuro) *Source de Lumière qui ôte les ténèbres du monde *Arche des Ecritures (qibutho malâth safre) *Deuxième Ciel (’amâyo d’tarthen) *Palais Brillant (bîrtho p’ytho) *Temple Pur (nawso dakyo) dans lequel le Roi a habité *Char céleste (markabto dashmâyono) *Nouveau puits (bíró hdtho) *Tabernacle (sekintho et qubtho) *Nuée du Mont Sinaï (enono ’al tursinai) *Porte close (thar’o dâhîd) *Lettre scellée (egartho htymto), dans laquelle le secret du Père fut écrit *Terre non labourée (ar’o dlo ethpallaâth) qui produit du blé *Vigne non émondée (sâtho lo kashuh ) qui produit le raisin *Terre Assoiffée (ar’o tsahîtho) de laquelle germe une Toison de Gédéon (geztho d’Gideôn) sur laquelle la Rosée est descendue *Ville forte (mdîtho thuqpo) *Seconde Eve (hawa d’tharthen) *Vaisseau du Trésor (elfo d’ gâze) *Jarre neuve d’Elisée (quqtho hdtho d’Elisha ; cf. 2R 2,20)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 07:20

Zélie est un projet de mensuel numérique et gratuit, pour permettre aux femmes chrétiennes de nourrir une foi vivante, une culture éclairante et un esprit créatif. La parole à sa fondatrice :

Aidez "Zélie", magazine 100 % féminin et 100% chrétien, à sortir en septembre 2015 !« Je souhaite créer « Zélie », un magazine féminin et chrétien. Ce mensuel numérique, gratuit, proposera les articles que vous cherchez en vain dans la presse féminine !

Trop souvent, cette presse présente la femme comme une consommatrice, uniquement préoccupée par son image. Il est temps qu’un média féminin intègre toutes les composantes de la femme : corporelle, mentale, relationnelle et spirituelle ! Zélie ne réduit pas la femme à une fonction – épouse, mère ou encore professionnelle – mais laisse chacune exprimer sa singularité.
Le nom du journal fait référence à la bienheureuse Zélie Martin, qui sera très probablement canonisée en octobre 2015 par le pape François, et était mère de sainte Thérèse de Lisieux, mais aussi chef d’entreprise.
Suite aux retours reçus après la réalisation d’un numéro 0, une forte attente pour ce type de média est apparue.

Entourée de plusieurs contributeurs, je souhaite proposer un magazine destiné aux femmes chrétiennes de 20 à 50 ans, avec ou sans enfant, qui arrivera chaque début de mois dans votre boîte mail. Pour les lectrices qui préfèrent le papier, elles pourront facilement l’imprimer chez elle grâce à son format A4. Présent sur le web, ce magazine sera financé par la publicité.

Zélie contiendra des articles rédigés sous un angle chrétien, qu’il s’agisse de mode, de livres ou de psychologie – avec un soupçon de dynamisme et d’humour ! Ainsi, dans l’article du n°1 « Dix clefs pour être patient avec son enfant », la première clef est la prière, car seul Dieu donne les grâces proportionnelles à la mesure de nos tâches. Zélie présentera aussi des figures féminines à admirer, des témoignages de femmes d’aujourd’hui, des idées pour le quotidien, et d’autres surprises ! Ce sera un véritable compagnon de route, et un lieu d’échange avec d’autres femmes chrétiennes sur les profils sociaux de Zélie.

Après avoir suivi une formation à la création d’entreprise, je souhaite lancer le premier numéro en septembre 2015. Mais pour cela, votre soutien est nécessaire ! Vous deviendrez ainsi partie prenante de ce projet. »

 

 

> pour aider Zélie, c’est ici

Publish at Calameo
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Société Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 08:29
La lumière ne produit pas d'ombre... Soyez lumineux!  Prions pour l’Eglise : que la grâce de « l’effata » l’aide à ouvrir très large ses bras et son regard pour apporter l’espoir et l’espérance au monde qui a besoin de croire en Celui qui est l’amour !

La lumière ne produit pas d'ombre... Soyez lumineux! Prions pour l’Eglise : que la grâce de « l’effata » l’aide à ouvrir très large ses bras et son regard pour apporter l’espoir et l’espérance au monde qui a besoin de croire en Celui qui est l’amour !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,16-24.

Frères, conduisez-vous selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair.
Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'esprit, et l'esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés l'un à l'autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voulez.
Mais si vous êtes conduits par l'esprit, vous n'êtes plus sous la Loi.
Or les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l'impudicité, l'impureté, le libertinage,
l'idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les contentions, les jalousies, les emportements, les disputes, les dissensions, les sectes,
l'envie, les meurtres, l'ivrognerie, les excès de table, et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront pas du royaume de Dieu.
Le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la joie, la paix, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité,
la douceur, la tempérance. Contre de pareils fruits, il n'y a pas de loi.
Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-33.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?
Regardez les oiseaux du ciel, qui ne sèment ni ne moissonnent et n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
Qui de vous, à force de soucis, pourrait ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ?
Et pourquoi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Observez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne peinent ni ne filent.
Or je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'était pas vêtu comme l'un d'eux.
Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne le fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ?
Ne vous mettez donc point en peine, disant : Que mangerons-nous ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ?
C'est de tout cela en effet que les païens sont en quête, car votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela.
Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné en plus.

Prions pour toutes les nations : qu’augmentent les possibilités de formation et de travail pour tous les jeunes !

Prions pour toutes les nations : qu’augmentent les possibilités de formation et de travail pour tous les jeunes !

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Catéchèses baptismales, n°8, 19-25 ; SC 50 (trad. SC p. 257 rev. ; cf Delhougne, Les Pères commentent, p. 101) 


 

« La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture ? »

 

Si vraiment nous donnons la première place aux réalités spirituelles, nous n’aurons pas à nous préoccuper des biens matériels, car Dieu, dans sa bonté, nous les procurera en abondance.

Si, au contraire, nous veillons uniquement à nos intérêts matériels sans prendre soin de notre vie spirituelle, le souci constant des choses terrestres nous conduira à négliger notre âme. Ne renversons donc pas l’ordre des choses.

Connaissant la bonté de notre Maître, nous lui ferons confiance en tout et ne nous laisserons pas accabler par les soucis de cette vie.

« Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela, avant même que vous l’ayez demandé » (Mt 6,32.8). 

Jésus veut donc que nous soyons libres de tout souci de ce monde et que nous nous consacrions totalement aux œuvres spirituelles.

« Cherchez donc, nous dit-il, les biens spirituels et je pourvoirai moi-même amplement à tous vos besoins matériels.

Regardez les oiseaux du ciel, ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserve dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. »

Autrement dit :

« Si je prends un tel soin des oiseaux sans raison et que je leur procure tout ce dont ils ont besoin, sans semailles ni labour, je veillerai d’autant mieux sur vous, qui êtes doués de raison, pourvu que vous choisissiez de préférer le spirituel au corporel.

Puisque je les ai créés pour vous, ainsi que tous les autres êtres, et que j’en prends tant de soin, de quelle sollicitude ne vous jugerai-je pas dignes, vous pour qui j’ai fait tout cela ? »

 

C'est le rôle de Dieu de diriger le monde, et c'est le rôle de l'âme de diriger le corps. (Saint Thalassios le Lybien)  Prions pour les malades et les personnes  âgées : qu’ils découvrent la présence de l’amour du Christ dans leurs épreuves !

C'est le rôle de Dieu de diriger le monde, et c'est le rôle de l'âme de diriger le corps. (Saint Thalassios le Lybien) Prions pour les malades et les personnes âgées : qu’ils découvrent la présence de l’amour du Christ dans leurs épreuves !

SAINT GILLES ou ÉGIDE (Egidio), QUI ÊTES-VOUS ?


Abbé
(640-720)

 

        Saint Gilles était d'Athènes.

Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale.

On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie ; mais sa science était surtout celle des saints. 

        Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l'aumône.

        Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne : à peine le malheureux en est-il revêtu, qu'il se trouve en parfaite santé.

Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône est agréable à Dieu.

Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité.

Mais Jésus-Christ ne se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident.

Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse. 

        Mais il lui fallait la solitude ; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu.

Ses jours, ses nuits presque entières s'écoulaient dans une prière continuelle, dans l'adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours ; le lait d'une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.

        Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d'Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse.

La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. 

Gilles, ému jusqu'aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l'innocent animal.

Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l'homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir.

La biche était sauvée, car le roi, plein d'admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l'auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite.

Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère. Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux.

 

Prions pour les responsables des pays : que la grâce de « l’effata »  les aide à  mettre en place de réelles mesures pour la sauvegarde de la création !

Prions pour les responsables des pays : que la grâce de « l’effata » les aide à mettre en place de réelles mesures pour la sauvegarde de la création !

Béatification d'un évêque syro-catholique, martyr du génocide Des Syriaques et assyrien de 1915 (Sayfo):

 

Chers amis, Aloho m'barekh.

 

Mgr Flavien Michel Melki (Etait-il apparenté à Mgr Geaordges Melki que nous avons bien connu ?) , membre de l'Eglise Syriaque Catholique, a été béatifié par l'Eglise Romaine-catholique le 29 Août au Couvent patriarcal de Notre-Dame de la Libération à Harissa (Liban), ce prêtre puis cet évêque, témoin de la Tradition Syriaque, fut un exemple de pauvreté évangélique et donna sa vie pour le Christ comme Martyr de la Foi lors du génocide des Chrétiens Syriaques (Sayfo) et autres opéré par les Turcs en 1915.

Que son intercession unie à celle de tous nos Saints Martyrs nous obtienne l'unanimité du Témoignage Chrétien façe aux idéologies mortifères, particulièrement l'unanimité des fils et fille de notre antique et vivifiante Tradition Syriaque au Moyen Orient, aux Indes en Europe et en Afrique !

Votre respectueusement dévoué en Notre-Seigneur.

 

+Mor Philipose-Mariam

 

Voici une prière proposée sur le site de 'L'Oeuvre d'Orient":

OfficialMgrMelki-225x300

OfficialMgrMelki-225x300

Seigneur Jésus,

Toi qui a révélé à ton serviteur le Bienheureux Flavien Michel MELKI, la foi de l’Église, à laquelle il s’est attaché sans réserve,
Toi qui lui a inspiré le courage d’annoncer, sans relâche, la Bonne Nouvelle de l’Évangile aux chrétiens du Sud-Est de la Turquie,
Toi qui l’a soutenu dans les persécutions et les épreuves, pour l’unité de l’Église Syriaque.
Nous te demandons, Seigneur Jésus, d’agréer la prière de ceux et celles qui t’invoquent au nom de ton Serviteur, l’évêque Michel, mort pour Ton Amour.
Accorde aux chrétiens d’Orient, la grâce de s’unir dans la Foi et de former un jour, comme tu l’as voulu : « Un seul troupeau, sous la houlette d’un seul pasteur ».
Confirme-les dans l’unité et la charité.
Soutiens-les, Seigneur, dans les épreuves de la vie.
Rends-les fidèles à ton nom, à ton Évangile, et à ton Église, à l’exemple de notre Bienheureux qui proclamait : « Je verse mon sang pour mes brebis »,
Pour la gloire de ton Saint Nom, dans l’unité du Père et l’Esprit-Saint.
Amen

Source : Leonardo Melki

 

 

 

"Mon sang je le verserai pour mes brebis"

Mgr Melki naît en 1858 à Kalaat Mara, (actuelle Turquie, à côté de Mardin). Ordonné évêque de Gazarta en 1913, il vit dans une extrême pauvreté et vend jusqu’à ses parements liturgiques pour secourir les pauvres. Au cours de l’été 1915, alors qu’il se trouvait loin de son diocèse, il décide d’y retourner rapidement après avoir su que, dans cette ville, les violences s’abattraient bientôt également sur ses fidèles. Il est arrêté par les autorités ottomanes le 28 août en compagnie de l’évêque chaldéen de cette même ville, Jacques Abraham. Les deux évêques furent tués après qu’ils eurent refusé d’abjurer la foi et de se convertir à l’islam. Mgr Flavien Michel Melki fut torturé à mort et enfin décapité. Il était âgé de 57 ans.

Aux supplications que lui adressaient amis et connaissances, durant le génocide de 1915, afin de le sortir pour un endroit sûr, le nouveau Bienheureux répétait : "Jamais, mon sang je le verserai pour mes brebis". En 2001, Jean Paul II avait béatifié Mgr Ignace Maloyan, archevêque catholique arménien de Mardin (Turquie) in odium fidei ("par haine de la foi"). Le Bienheureux Mgr Flavien Michel Melki est donc le second évêque reconnu martyr in odium fidei.


"Nous assistons bien à une répétition de l’Histoire"

Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient, déclare : "L’Église catholique béatifie Mgr Melki. Nous rendons grâce pour cette reconnaissance de la foi et du courage de ce représentant éminent du christianisme syriaque, appelé hier comme aujourd’hui à rendre témoignage au Christ. Cette béatification est proclamée l’année du centenaire du génocide qui a visé les chrétiens en 1915, les Arméniens, les assyro-chaldéens, les syriaques, alors que les chrétiens vivent aujourd’hui un drame en Syrie et en Irak. Cette histoire est liée, car beaucoup de chrétiens de Syrie et d’Irak sont des survivants réfugiés dans ces pays. Nous assistons bien à une répétition de l’Histoire". Lire la suite sur le site de l'Œuvre d'Orient

sources: OEUVRE D'ORIENT
Prions pour nos prêtres et aussi nos catéchistes : qu’ils soient dans leur propre vie les témoins cohérents de la foi qu’ils annoncent !

Prions pour nos prêtres et aussi nos catéchistes : qu’ils soient dans leur propre vie les témoins cohérents de la foi qu’ils annoncent !

Gamins
Évangile selon saint Luc 7. 31-35
« À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place. »
 
Gamins 
Jésus compare les hommes de sa génération à des gamins qui se chamaillent et se font des reproches ; deux mille ans après, rien n’a changé ! Le monde bien pensant à toujours une condamnation pour tous les comportements, même quand ils s’opposent. Les anachorètes ou les prophètes sont toujours vus comme possédés, et les fils de Dieu bien vivants sont encore regardés comme des gloutons, des ivrognes et des complices des pécheurs. La sagesse de Dieu se révèle auprès de tous ses enfants, la question n’est pas d’être ascète ou épicurien, de danser ou pleurer, mais de sortir des attitudes infantiles pour être vraiment comme un enfant. 

Associer la sagesse avec l’enfant est bien encore un paradoxe de Jésus, car on ne parle pas ici du bel enfant sage qui obéit à ses parents et tr availle bien à l’école. Le monde donneur de leçon se persuade que la sagesse s’acquiert avec l’âge et les cheveux blancs, avec l’accumulation de l’expérience et des années de recherche intellectuelle et spirituelle. Cela n’est pas toujours vrai. La sagesse de Dieu lui-même est une révélation, un don, et elle se propose à tous ses enfants, mais elle ne peut être reçue que dans une chair désencombrée ou pas encore embarrassée par des idées toutes faites, des contraintes mondaines et des rôles d’adultes… Elle ne peut être accueillie que dans un cœur d’enfant qui a tout à apprendre, dans une chair apte à toute nouveauté à chaque instant.
 (Source: Signe dans la Bible)
 
Prions pour chacune des paroisses de notre Métropolie (Archidiocèse) en France et au Cameroun  : que l’existence de chaque paroissien s’enracine de plus en plus en Christ par une vie de prière intense !

Prions pour chacune des paroisses de notre Métropolie (Archidiocèse) en France et au Cameroun : que l’existence de chaque paroissien s’enracine de plus en plus en Christ par une vie de prière intense !

POUR LES PRÊTRES:

La piété à elle seule ne suffit pas,
bien qu’elle soit demandée à
 
chaque croyant.


Le prêtre porte sur lui, tout spécialement, la responsabilité
 de l’annonce de la Bonne Nouvelle et par conséquent celle de la connaissance théologique.

Il est attristant de voir que notre église
 Antiochienne n’en fait pas une priorité absolue malgré le fait que le concile de Latakieh suppose dans le canon 19 qu’elle fait partie de la Divine
 Liturgie.


Le canon 19 du concile de Trullo ordonne aux évêques, surtout les dimanches, d’enseigner aux fidèles et dans la même logique, là aussi, ceci est un devoir pour le prêtre.

Si le prêtre est le serviteur de la Parole et c’est
 en quelque sorte la définition de son ministère, comment pourrait-il accomplir ce service s’il ne s’applique pas à l’étudier d’une façon régulière
 et profonde ?


L'Église n’est pas seulement basée sur les offices divins ; elle tient  aussi et avec la même force sur la révélation des Saintes Écritures ainsi qu’à tout ce qui les préservent et les circonscrivent sur le plan de la Tradition. Saint Paul n’a-t-il pas dit à son disciple Timothée : « En attendant ma venue, consacre-toi à la lecture de l’Écriture, à l’exhortation, à l’enseignement. » (1Tm. 4, 13) et aussi :« Veille sur toimême et sur ton enseignement » (1Tm. 4, 16).

Mgr Antoine du Mont-Liban (Khodr)

Seigneur, que la grâce de notre baptême, de notre chrismation, de notre communion ouvre nos yeux  pour contempler Votre création, qu’elle nous aide à écouter Votre parole et en vivre, qu’elle ouvre notre bouche pour Vous louer. Par le Christ, notre Seigneur qui vit et règne avec le Saint Esprit pour les siècles des siècles.  Amîn.

Seigneur, que la grâce de notre baptême, de notre chrismation, de notre communion ouvre nos yeux pour contempler Votre création, qu’elle nous aide à écouter Votre parole et en vivre, qu’elle ouvre notre bouche pour Vous louer. Par le Christ, notre Seigneur qui vit et règne avec le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Sous la protection de la Mère de Dieu, le début de l’unification de l’Europe…

La Ceinture de la Mère de Dieu fut transférée à Constantinople sous le règne de Justinien (vers 530), et déposée dans l'église des Chalkoprateia, qui était située non loin de Sainte Sophie…

Trois siècles plus tard, au IXe siècle, l’Empereur Charlemagne qui fut consacré dans la Basilique d'Aix-la-Chapelle qu'il avait voulu dédier à la Mère de Dieu, recueillit avec grande dévotion la relique de la ceinture de la Sainte Vierge que lui donna l'Impératrice de Constantinople, et il porta toute sa vie l'image de Marie attachée à son cou par une chaîne d'or.

Devenu âgé, il demanda à être enterré avec une statue de la Vierge sur son cœur.

Après sa mort, le Concile de Mayence impose à l'ensemble de l'Empire Franc la fête de l'Assomption.

L'Empire de Charlemagne marque la fin de la féodalité et le début de l'unification de l'Europe qui naît en même temps que la Chrétienté, sous la protection de la Mère de Dieu.

 

D'après le Synaxaire de Constantinople, confirmé par le Ménologe Impérial
www.chretiensmagazine.fr

Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu.  Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes.  Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."  Saint Ephrem (v.306-373)

Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu. Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes. Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces." Saint Ephrem (v.306-373)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,31-37.

En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.
On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte :
« Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »
Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

Mardi 1er SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Baudouin de Ford

(?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque 
Homélie 6, sur He 4,12 ; PL 204, 451-453 (trad. Orval rev. ; cf bréviaire 30e ven.) 


 

« Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance »

 

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants » (Hé 4,12)...

Elle agit dans la création du monde, dans la conduite du monde et dans sa rédemption.

Qu'y a-t-il en effet de plus efficace et de plus fort ?

« Qui pourrait dire sa puissance et célébrer toutes ses louanges ? » (Ps 105,2) 


L'efficacité de la Parole se manifeste dans ses œuvres ; elle se manifeste aussi dans la prédication.

Elle ne revient pas à Dieu sans avoir produit son effet, mais elle profite à tous ceux à qui elle est envoyée (Is 55,11).

Elle est « efficace et plus affilée qu'un glaive à deux tranchants » quand elle est reçue avec foi et avec amour.

Qu'y a-t-il d'impossible à celui qui croit, de difficile à celui qui aime ?

Lorsque les mots de Dieu retentissent, ils transpercent le cœur du croyant « comme les flèches aiguës d'un guerrier » (Ps 119,4).

Elles y entrent comme des dards et se fixent dans ses profondeurs les plus intimes.

Oui, cette Parole est plus affilée qu'un glaive à deux tranchants, car elle est plus incisive que toute autre force ou puissance, plus subtile que toute finesse du génie humain, plus aiguisée que toute la pénétration savante de la parole humaine.

 

Mardi 1er SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 06:24
Dimanche 30 AOÛT 2015: Troisième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

Troisième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie

  • Soirée :
    • Saint Mathieu 19: 1-12
  • Matin :
    • Saint-Luc19: 11-27
  • Avant Quadisha Qurbana :
    • Exode 24: 12-18
    • 1er Samuel 3: 16-21
    • Ezéchiel 18: 21-24
  • Saint Qurbana :
    • Saint-Jacques 5:1-6
  • 01 Vous autres, maintenant, les riches ! Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent.
  • 02 Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés par les mites,
  • 03 votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille sera un témoignage contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des richesses, alors que nous sommes dans les derniers jours !
  • 04 Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.
  • 05 Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices, et vous vous êtes rassasiés au jour du massacre.
  • 06 Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous oppose de résistance.
    •  
    • II Corinthiens 10: 1-7
  • 01 Moi-même, Paul, je vous exhorte par la douceur et la bienveillance du Christ, moi si humble quand je suis devant vous, mais plein d’assurance à votre égard quand je n’y suis pas.
  • 02 Je vous en prie, ne m’obligez pas à montrer, quand je viendrai, l’assurance et l’audace dont je prétends bien faire preuve contre ceux qui prétendent que nous avons une conduite purement humaine.
  • 03 Notre conduite est bien une conduite d’homme, mais nous ne combattons pas de manière purement humaine.
  • 04 En effet, les armes de notre combat ne sont pas purement humaines, elles reçoivent de Dieu la puissance qui démolit les forteresses. Nous démolissons les raisonnements fallacieux,
  • 05 tout ce qui, de manière hautaine, s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous capturons toute pensée pour l’amener à obéir au Christ.
  • 06 Nous sommes prêts à sévir contre toute désobéissance, dès que votre obéissance à vous sera parfaite.
  • 07 Regardez les choses en face. Si quelqu’un est convaincu d’appartenir au Christ, qu’il tienne compte encore de ceci : comme lui-même appartient au Christ, nous également.
    •  
    • Saint Matthieu 17: 22-27
  • 22 Comme ils étaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ;
  • 23 ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.
  • 24 Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »
  • 25 Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? »
  • 26 Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres.
  • 27 Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »
    •  

 

Dimanche 30 AOÛT 2015: Troisième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

Par St Clément d'Alexandrie

(150-v. 215), théologien 

 

 

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent »

 

 

      Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés.

Purifiez votre âme ; rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l'appel du Sauveur qui vous redit :

-« Viens et suis-moi » (Mc 10,21).

Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur ; la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions. 


      Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens.

Il sait qu'il les possède plus pour ses frères que pour lui-même.

Il reste maître de ses richesses au lieu d'en devenir esclave ; il ne les enferme pas en son âme pas plus qu'il n'enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une œuvre toute divine.

Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d'un cœur libre.

Cet homme-là, Dieu le déclare

« bienheureux » ; il l'appelle

« pauvre en esprit »,

héritier assuré du Royaume des cieux (Mt 5,3). 


      A l'opposé, il y a celui qui blottit sa richesse en son cœur, au lieu du Saint Esprit.

Celui-là garde en lui ses terres, il accumule sans fin sa fortune, et ne s'inquiète que d'amasser toujours davantage.

Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s'enlise dans le matériel.

En fait, il n'est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19).

Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du cœur, porte en lui un champ ou une mine, lui que la mort surprendra inévitablement au milieu de ses désirs déréglés ?

« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » (Mt 6,21)

 

Dimanche 30 AOÛT 2015: Troisième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

RECONNAISSANCE AUX PAUVRES !

 

Si les pauvres ne nous acceptaient pas,

nous ne serions rien.

Nous devrions leur être immensémment reconnaissants,

parce qu'ils nous offrent la possibilité d'aimer

et de servir Jésus en eux.

 

(Mère Teresa)

Dimanche 30 AOÛT 2015: Troisième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 07:42
Prières et bénédictions pour la rentrée scolaire des écoliers et étudiants

Au nom du Père, du fils et du saint-esprit,

DIEU UNIQUE ET  VRAI. Amîn.

 

     V.  Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit .

      R.   Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn.

                                    Kourie eleïson. Kourie eleïson. Kourie eleïson.

     Seigneur ayez pitié de nous, Seigneur épargnez- nous et faites miséricorde, Seigneur exaucez-nous, ayez pitié de nous.

     Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous notre créateur, Gloire à Vous, notre Espérance pour toujours. Barekhmor.

 

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourdhui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.

 

              Prière pour l'enfant qui va entrer à l'école
Seigneur notre Dieu, Qui de Votre image et ressemblance nous avez honorés, nous les hommes, et Qui nous avez doués d'un vouloir autonome; Qui entrâtes dans le Temple, au milieu de la fête, et instruisîtes le peuple, au point que, s'émerveillant, on disait : "comment connaît-Il les Ecritures, sans avoir étudié?" Vous Qui avez enseigné à Salomon la sagesse, Ô Dieu de l'univers, Roi de tous et Verbe de Vie, ouvrez l'âme et l'esprit, le cœur et les lèvres de Votre serviteur N., afin qu'il comprenne, saisisse et accomplisse Votre volonté; délivrez-le de tout ce que trame le diable, gardez-le tous les jours de sa vie, en tout temps appliqué à Vos Commandements; par l'intercession de Votre Mère toute-immaculée, de St Augustin et de tous les Saints.
Car Vous êtes Celui Qui veillez sur nos âmes et sur nos corps, ô Christ notre Dieu, et nous Vous rendons gloire, ainsi qu'à Votre Père éternel et à Votre Esprit Saint, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Amîn.


                       

Prière pour les écoliers


O Dieu, notre Père céleste, Qui aimez l'humanité, et êtes si miséricordieux et compatissant, prenez pitié de ces enfants qui  Vous appartiennent, eux  pour qui nous Vous prions humblement. Nous les recommandons à Votre gracieuse protection. O Dieu, daignez être Vous-même leur guide et leur gardien en toutes leurs entreprises; guidez-les sur le chemin de Votre vérité, et rapprochez-les de Vous, afin qu'ils puissent mener une vie pieuse et juste, Vous aimant et Vous craignant; accomplissant Votre volonté en toutes choses. Bénissez et fortifiez leurs enseignants. Et donnez-leur la grâce afin qu'ils soient modérés, travailleurs, appliqués, pieux et charitables. Défendez-les contre les assauts de l'ennemi, et accordez-leur la sagesse et la force pour résister à toutes les tentations et la corruption de cette vie présente; et dirigez-les sur le chemin du Salut, pour l'Amour de Votre Fils, Notre Sauveur Jésus-Christ, et par l'intercession de Sa très sainte Mère, de St Augustin et de Vos Saints bénis et de leurs Anges gardiens!
Amîn.
 

Seigneur, Faites de nous Vos disciples:
 

 

Jésus Christ, Fils de Dieu,

Vous qui avez manifesté le Père des Cieux,

Faites de nous vos disciples.

Vous avez promis de donner la paix à nos âmes,

Mais vous ne voulez pas de serviteurs négligents.

Accordez-nous la force de rester vigilants, de veiller. 

Donnez-nous de vous être fidèles, d’une fidélité unique. 

Apprenez-nous à agir toujours dans la conscience d’être devant votre face. 

Faites de nous vos enfants. 

Accordez-nous la force d’accomplir votre volonté, vos préceptes. 

Apprenez-nous à faire le bien. 

Gardez-nous du levain des pharisiens. 

Enseignez-nous à discerner l’essentiel en nos vies, l’unique nécessaire. 

Aidez-nous à nous délivrer du péché, de l’oisiveté, de la paresse spirituelle. 

Que tout ce qu’il y a de beau et de bon dans le monde nous fasse nous souvenir de vous.

Que le mal qui est dans le monde nous avertisse et nous enseigne. 

Donnez-nous de voir dans les pécheurs le miroir de nos propres péchés. 

Apprenez-nous à considérer comme des frères ceux qui pensent autrement que nous,

Ceux qui ne partagent pas notre foi, ceux qui ne croient pas.

Aidez-nous à nous rappeler la brièveté de la vie afin que le souvenir de la mort soit une force de persévérance et de service.

Accordez-nous la force de pardonner, d’aimer et de donner. 

Apprenez-nous à vivre dans la prière.

Faites nous participer à votre royaume. 

Apprenez-nous à haïr le péché et jamais le pécheur. 

Donnez-nous la force de vous rendre témoignage. 

Ne permettez pas que nous soyons vaniteux, mesquins, creux. 

Soyez pour nous l’alpha et l’oméga en cette vie et dans l’éternité,

Et nous serons vraiment Vos disciples. 

(Père Alexandre Men 1935-1990. Prêtre orthodoxe russe, d’origine juive, d’un très grand rayonnement spirituel, intellectuel et pastoral, ouvert à l’œcuménisme, artisan actif d’un renouveau de l’Église russe. Assassiné en septembre 1990, en allant célébrer la liturgie dans sa paroisse)

                                                                                                                 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 06:26
Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Livre de Jérémie 1,17-19.

En ces jours-là, la parole de Dieu me fut adressée : "Pour toi, serre ta ceinture sur tes reins, lève-toi, et tu diras tout ce que je t'ordonnerai. Ne crains rien, sinon je t'abandonnerai à ta crainte.
Voici que je t'établis en ce jour comme une ville forte, une colonne de fer et une muraille d'airain, contre tout le pays, contre les rois de Juda, contre ses princes, contre ses prêtres et contre le peuple.
Ils te feront la guerre, mais ils ne pourront rien sur toi, car je suis avec toi pour te délivrer, dit le Seigneur."


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,17-29.

En ce temps-là, Hérode avait fait arrêter Jean et l'avait enchaîné en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, parce qu'il l'avait épousée.
Jean en effet disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
Hérodiade lui gardait rancune et voulait le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas,
car Hérode craignait Jean, le sachant homme juste et saint, et il le préservait ; en l'écoutant il était dans la perplexité, mais il l'écoutait volontiers.
Il arriva un jour propice, quand Hérode, pour l'anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux tribuns et aux principaux de la Galilée.
La fille d'Hérodiade elle-même, étant entrée, dansa et plut à Hérode et aux convives. Et le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. "
Et il lui fit serment : " Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. "
Elle sortit et dit à sa mère : " Que demanderai-je ? " Celle-ci dit : " La tête de Jean le Baptiste. "
Rentrant aussitôt avec empressement vers le roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tu me donnes, à l'instant, sur un plateau, la tête de Jean le Baptiste. "
Le roi, très attristé, ne voulut pas, à raison des serments et des convives, la repousser.
Envoyant aussitôt un garde, le roi commanda d'apporter sa tête. Il s'en alla décapiter Jean dans la prison,
et il apporta sa tête sur un plateau ; il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ses disciples, l'ayant appris, vinrent prendre son corps et le mirent dans un tombeau.

Si vous êtes trop occupé pour avoir le temps de prier, alors vous êtes bien plus chargé que ce que Dieu ne veut pour vous!

Si vous êtes trop occupé pour avoir le temps de prier, alors vous êtes bien plus chargé que ce que Dieu ne veut pour vous!

Par Origène

(v. 185-253), prêtre et théologien 
Homélie 27 sur St Luc, 2-4 (trad. SC 87, p. 347) 


 

Précurseur du Christ dans sa naissance et dans sa mort

 

      Admirons Jean Baptiste surtout à cause du témoignage suivant :

« Parmi les enfants des femmes, personne ne dépasse Jean Baptiste » (Lc 7,28) ; il a mérité de s'élever à une telle réputation de vertu que bien des gens pensaient qu'il était le Christ (Lc 3,15).  

Mais il y a bien plus admirable encore : Hérode le tétrarque jouissait du pouvoir royal et était à même de le faire mourir quand il le voudrait.

Or, il avait commis une action injuste et contraire à la loi de Moïse en prenant la femme de son frère. Jean, sans avoir peur de lui, ni faire acception de la personne, sans se soucier du pouvoir royal, sans craindre la mort, sans se dissimuler tous ces dangers, a réprimandé Hérode avec la liberté des prophètes et lui a reproché son mariage.

Jeté en prison pour cette audace, il ne se préoccupe ni de la mort ni d'un jugement à l'issue incertaine, mais, dans ses chaînes, ses pensées allaient au Christ qu'il avait annoncé. 

      Ne pouvant aller le trouver en personne, il envoie ses disciples pour s'informer :

« Êtes-vous celui qui doit venir ou faut-il en attendre un autre ? » (Lc 7,19)

Notez bien que, jusque dans sa prison, Jean enseignait.

Même dans ce lieu il avait des disciples ; même en prison Jean accomplissait son devoir de maître et instruisait ses disciples par des entretiens sur Dieu.

Dans ces circonstances, le problème de Jésus se trouvait posé, et Jean lui envoie donc quelques disciples.

      Les disciples reviennent et rapportent à leur maître ce que le Sauveur les avait chargés d'annoncer.

Cette réponse est pour Jean une arme pour affronter le combat ; il meurt avec assurance et de grand cœur se laisse décapiter, assuré par la parole du Seigneur lui-même que celui en qui il croyait était vraiment le Fils de Dieu.

Telle a été la liberté de Jean Baptiste, telle a été la folie d'Hérode qui, à de nombreux crimes, a ajouté d'abord l'emprisonnement, puis le meurtre de Jean Baptiste.

 

Ce n'est pas important de rassembler vos pensées pour dire la prière de Jésus. Cela ne nécessite pas un effort particulier si vous avez acquis l'amour divin. Partout où vous vous trouvez dans votre routine quotidienne : sur un banc, dans un fauteuil, dans une voiture, partout, sur la route, à l'école, au bureau et au travail, vous pouvez dire la prière de Jésus doucement, sans effort, et sans en être conscient pour cela. L'importance de la prière de Jésus est pas dans la longueur de la prière, mais dans l'intensité de la prière. Priez même cinq minutes, mais faites cette prière à Dieu avec amour et ferveur. Il peut arriver qu'une prière de cinq minutes s'avère plus efficace qu'une prière d'un mois entier. Bien sûr, c'est un mystère, mais c'est ainsi. ( St Porphyre )

Ce n'est pas important de rassembler vos pensées pour dire la prière de Jésus. Cela ne nécessite pas un effort particulier si vous avez acquis l'amour divin. Partout où vous vous trouvez dans votre routine quotidienne : sur un banc, dans un fauteuil, dans une voiture, partout, sur la route, à l'école, au bureau et au travail, vous pouvez dire la prière de Jésus doucement, sans effort, et sans en être conscient pour cela. L'importance de la prière de Jésus est pas dans la longueur de la prière, mais dans l'intensité de la prière. Priez même cinq minutes, mais faites cette prière à Dieu avec amour et ferveur. Il peut arriver qu'une prière de cinq minutes s'avère plus efficace qu'une prière d'un mois entier. Bien sûr, c'est un mystère, mais c'est ainsi. ( St Porphyre )

SAINT JEAN LE BAPTISTE, QUI ÊTES-VOUS ?

 

St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.
St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.

Le glorieux prophète et précurseur Jean le Baptiste, aussi appelé Jean le Précurseur, car il était le précurseur du Christ, le prophète qui a annoncé Sa venue, l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu ». C'est l'un des saints les plus vénérés de l'Église orthodoxe. Jean est le cousin du Christ, par sa mère Élisabeth, qui était la fille de Zoia. Zoia est la sœur de la grand-mère du Christ. Il a été décapité par Hérode au premier siècle, pour satisfaire sa belle-fille Salomé et sa femme Hérodiade. Parce qu'il baptisa le Christ, il est le saint patron des parrains. Il est quelque fois appelé l'Ange du désert ; du fait de ce titre, il est parfois représenté avec des ailes.

Isaïe 40:3-5 est communément interprété comme une prophétie de Jean. Son père, Zacharie, a été un prêtre du cours d'Abia (1 Chr. 24:10), et sa mère, Élisabeth, était une des filles d'Aaron (Luc 1:5). John tient la prêtrise, le sacerdoce d'Aaron, lui donnant le pouvoir d'effectuer des baptêmes pour Dieu.

Sa naissance a eu lieu six mois avant celle de Jésus, et selon le récit évangélique a été prévu par prophétie (Matthieu 3:3; Isa. 40:3; Mal. 3:1) et annoncée par un ange. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l'Esprit Saint et aura la puissance d'Élie. Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange qui le punit en le rendant muet et sourd. Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après que Zacharie eut écrit sur une tablette « Jean est son nom » qu'il retrouva la parole et l'ouïe.

Jean était un Nazaréen depuis sa naissance (Luc 1:15; Num. 6:1-12). Il a passé ses premières années dans les montagnes de Judée située entre Jérusalem et la mer Morte (Matthieu 3:1-12). Il a mené une vie simple, d'ascèse, "caché dans le désert", vêtu de peau de bête et se nourrissant de "sauterelles et de miel sauvage" (Matthieu 3:4).

Adulte, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu 3:11). L'essence même de sa prédication était la nécessité de se repentir et de se détourner des desseins égoïstes. Il a dénoncé les Pharisiens et Sadducéens comme une "génération de vipères," et a mis en garde à ne pas considérer leur héritage comme un privilège spécial (Luc 3:8). Il a mis en garde les collecteurs d'impôts et les soldats contre l'extorsion et de pillage. Sa doctrine et son mode de vie ont suscité l'intérêt, rapprochant des personnes venues de toutes parts pour le voir sur les rives du Jourdain. Là, il a baptisé des milliers de personne pour le repentir.

Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé (Matthieu 3:13-17). Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

Son ministère public a été soudainement interrompu (après environ six mois probablement) par son emprissonement sur l'ordre d'Hérode, à qui il reprochait le péché d'avoir épouser la femme de son frère Philippe (Luc 3:19).

He was shut up in the castle of Machaerus, a fortress on the southern extremity of Peraea, 9 miles east of the Dead Sea, and here he was beheaded at the instigation of Herodias; later tradition also implicates Salomé.

Il a été enfermé dans le château de Machaerus, une forteresse sur l'extrémité sud de Peraea, 9 miles à l'Est de la mer Morte ; là, il a été décapité à l'instigation d'Hérodiade et Salomé. Ses disciples, après avoir enterré le corps sans tête, vinrent trouvé Jésus et lui dire tout ce qui était arrivé (Matthieu 14:3-12). La mort de Jean est apparemment survenue juste avant la troisième Pâque du ministère de Jésus.

Jésus lui-même a témoigné, en ce qui concerne Jean, qu'il était un "incendie et une lumière brillante" (Jean 5:35). Jean était le dernier prophète de l'Ancien Testament, faisant ainsi figure de pont entre cette période et de la révélation de Jésus. Il existe également une tradition selon laquelle, à la suite de sa mort, Jean serait descendu aux enfers, et aurait prêché une fois encore que Jésus était le Messie à venir.

La naissance de Jean selon St Luc

Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean :

Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.(…) Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean. (Luc 1.13-60)

DÉCOLLATION

de
SAINT JEAN-BAPTISTE

                                                                           

         Saint Jean-Baptiste, inspiré par l'Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

         Déjà le Sauveur lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du saint Précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur ; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale ; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

         Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : « Que dois-je demander ? dit-elle à Hérodiade. - Demande la tête de Jean-Baptiste » répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il mit un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste ; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu'elle alla aussitôt montrer à sa mère. Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par sa science divine, il manifesta une profonde douleur.

         Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l'Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.
St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.

Le glorieux prophète et précurseur Jean le Baptiste, aussi appelé Jean le Précurseur, car il était le précurseur du Christ, le prophète qui a annoncé Sa venue, l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu ». C'est l'un des saints les plus vénérés de l'Église orthodoxe. Jean est le cousin du Christ, par sa mère Élisabeth, qui était la fille de Zoia. Zoia est la sœur de la grand-mère du Christ. Il a été décapité par Hérode au premier siècle, pour satisfaire sa belle-fille Salomé et sa femme Hérodiade. Parce qu'il baptisa le Christ, il est le saint patron des parrains. Il est quelque fois appelé l'Ange du désert ; du fait de ce titre, il est parfois représenté avec des ailes.

Isaïe 40:3-5 est communément interprété comme une prophétie de Jean. Son père, Zacharie, a été un prêtre du cours d'Abia (1 Chr. 24:10), et sa mère, Élisabeth, était une des filles d'Aaron (Luc 1:5). John tient la prêtrise, le sacerdoce d'Aaron, lui donnant le pouvoir d'effectuer des baptêmes pour Dieu.

Sa naissance a eu lieu six mois avant celle de Jésus, et selon le récit évangélique a été prévu par prophétie (Matthieu 3:3; Isa. 40:3; Mal. 3:1) et annoncée par un ange. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l'Esprit Saint et aura la puissance d'Élie. Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange qui le punit en le rendant muet et sourd. Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après que Zacharie eut écrit sur une tablette « Jean est son nom » qu'il retrouva la parole et l'ouïe.

Jean était un Nazaréen depuis sa naissance (Luc 1:15; Num. 6:1-12). Il a passé ses premières années dans les montagnes de Judée située entre Jérusalem et la mer Morte (Matthieu 3:1-12). Il a mené une vie simple, d'ascèse, "caché dans le désert", vêtu de peau de bête et se nourrissant de "sauterelles et de miel sauvage" (Matthieu 3:4).

Adulte, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu 3:11). L'essence même de sa prédication était la nécessité de se repentir et de se détourner des desseins égoïstes. Il a dénoncé les Pharisiens et Sadducéens comme une "génération de vipères," et a mis en garde à ne pas considérer leur héritage comme un privilège spécial (Luc 3:8). Il a mis en garde les collecteurs d'impôts et les soldats contre l'extorsion et de pillage. Sa doctrine et son mode de vie ont suscité l'intérêt, rapprochant des personnes venues de toutes parts pour le voir sur les rives du Jourdain. Là, il a baptisé des milliers de personne pour le repentir.

Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé (Matthieu 3:13-17). Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

Son ministère public a été soudainement interrompu (après environ six mois probablement) par son emprissonement sur l'ordre d'Hérode, à qui il reprochait le péché d'avoir épouser la femme de son frère Philippe (Luc 3:19).

He was shut up in the castle of Machaerus, a fortress on the southern extremity of Peraea, 9 miles east of the Dead Sea, and here he was beheaded at the instigation of Herodias; later tradition also implicates Salomé.

Il a été enfermé dans le château de Machaerus, une forteresse sur l'extrémité sud de Peraea, 9 miles à l'Est de la mer Morte ; là, il a été décapité à l'instigation d'Hérodiade et Salomé. Ses disciples, après avoir enterré le corps sans tête, vinrent trouvé Jésus et lui dire tout ce qui était arrivé (Matthieu 14:3-12). La mort de Jean est apparemment survenue juste avant la troisième Pâque du ministère de Jésus.

Jésus lui-même a témoigné, en ce qui concerne Jean, qu'il était un "incendie et une lumière brillante" (Jean 5:35). Jean était le dernier prophète de l'Ancien Testament, faisant ainsi figure de pont entre cette période et de la révélation de Jésus. Il existe également une tradition selon laquelle, à la suite de sa mort, Jean serait descendu aux enfers, et aurait prêché une fois encore que Jésus était le Messie à venir.

La naissance de Jean selon St Luc

Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean :

Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.(…) Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean. (Luc 1.13-60)
Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre, Mère des prêtres du monde entier, vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils Unique.  Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, et vous l’aidez encore dans le Ciel. Nous vous en supplions, priez pour les prêtres ! « Priez le Père des Cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ».  Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les Sacrements, nous expliquent L'Évangile du Christ, et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu !  Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin; et puisque votre intercession maternelle a tout pouvoir sur lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints !  AMÎN !

Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre, Mère des prêtres du monde entier, vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils Unique. Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, et vous l’aidez encore dans le Ciel. Nous vous en supplions, priez pour les prêtres ! « Priez le Père des Cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ». Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les Sacrements, nous expliquent L'Évangile du Christ, et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu ! Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin; et puisque votre intercession maternelle a tout pouvoir sur lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints ! AMÎN !

JESUS CHRIST, VIE DU MONDE

Patriarche Daniel


Cloué sur la Croix,
le Christ s'offre de Lui-même pour la vie et le salut du monde.

 

Intimement unie à la divinité, l'âme du Christ, apparemment vaincu sur la Croix, descend dans l'enfer pour partager le sort de tous les morts, c'est-à-dire le mode d'existence des âmes après la mort, là où la solitude se trouvait à son extrême.

 

Il assume la condition de l'enfer par solidarité avec toute l'humanité d'avant Lui (1 P 3, 18-19 ; 4,6), mais aussi pour triompher de cette condition.

 

Il assume l'enfer - séparation - pour en sortir victorieux, pour y annoncer la communion d'amour. L'âme déifiée du Christ se met en relation immédiate avec les âmes séjournant dans l'enfer, et c'est ainsi que l’enfer-séparation est vaincu ; il est vaincu par la nouvelle communion que le Christ rétablit avec l'humanité d'avant Lui, l'humanité qui espérait en Lui ou aspirait vers Lui, qui est plénitude de la vie.

 

La descente du Christ dans l'enfer est en quelque sorte une récupération de l'humanité au-delà des catégories de l'espace et du temps.

 

Saint Irénée de Lyon dit à ce propos :

 

« Le Christ n'est pas venu pour ceux-là seuls qui, à partir de l'empereur Tibère, ont cru en Lui, et le Père n'a pas exercé Sa providence en faveur seulement des hommes qui vivent maintenant, mais en faveur de tous les hommes sansexception qui, depuis le commencement, selon leurs capacités et celles de leur époque, ont craint et aimé Dieu, pratiqué la justice et la bonté envers le prochain, ont désiré voir le Christ et entendre sa voix. »

 

Et « c'est pourquoi le Seigneur est descendu dans les lieux inférieurs de la terre » (Ep 4, 9) pour porter à tous les morts la bonne nouvelle de sa venue, qui est la rémission des péchés pour ceux qui croient en lui.

 

La descente dans l'enfer coïncide avec le rétablissement du paradis en tant que communion en Dieu.

 

Le jour même de sa mort, Jésus dit au bon larron : « Aujourd'hui tu seras avec Moi dans le Paradis » (Lc 23, 43).

 

En ce sens, la puissance de la Résurrection comme puissance de communion est déjà active dans la descente aux "enfers".

 Heureux celui qui, à chaque don de la grâce, revient à celui en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces, car si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu, nous préparons en nous la place à la grâce en plus grande abondance. En effet, il n'y a que notre ingratitude qui arrête nos progrès après notre conversion. (St Bernard)

Heureux celui qui, à chaque don de la grâce, revient à celui en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces, car si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu, nous préparons en nous la place à la grâce en plus grande abondance. En effet, il n'y a que notre ingratitude qui arrête nos progrès après notre conversion. (St Bernard)

Là où Dieu lève la honte de ceux qui n’osent pas dire leur péché

Au Laus (France), la Vierge apparaît durant de nombreuses années (1664-1718) à Benoîte Rencurel, bergère et le Laus est devenu un haut lieu de la réconciliation :

« Combien de personnes ont dit que le Laus était le refuge des pécheurs, là où Dieu les inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui ne les osent pas dire, assistés des avis de Benoîte qui leur découvre tout leur intérieur, leur donne courage le temps de bien s'examiner, et de bons confesseurs qui les renvoient très contents ! » (Manuscrits du Laus, Pierre Gaillard).

Guerre des étoiles

Livre de l'Apocalypse 12,1-18

Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.

Guerre des étoiles
« Un grand signe apparu dans le ciel » : une femme enceinte, entourée de soleil, de lune et d’étoiles. Et un autre signe terrifiant : « un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème ». Nous sommes comme plongés dans un univers de science-fiction, du type « Guerre des étoiles ». Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, la république galactique est en proie à une constante lutte du bien contre le mal, côté obscur de la Force.
Là s’arrête la comparaison. N’en déplaise aux amateurs de sensationnel, Apocalypse ne signifie ni fin des temps, ni catastrophe, mais révélation : révélation accordée à Jean que Dieu vaincra tous les obstacles et toutes les puissances du mal. Laissons les chevaliers du Jedi et Dark Vador. La femme représente le peuple que Dieu protège. Le dragon, lui, évoque les puissances du mal déchaînées contre les croyants.

Et pour nous, aujourd’hui ? Le combat continue qui met sur les routes de l’exode tant de chrétiens persécutés pour leur foi.
J’ai récemment partagé un temps de prière et de relecture avec des femmes irakiennes réfugiées en France avec leur famille… Elles m’ont rappelée, dans la situation de très grande crise qui est la leur, que la Parole de Dieu donne confiance aux croyants en leur promettant un avenir meilleur. Ce sont elles, ces femmes enceintes de l’histoire d’un peuple de croyants aujourd’hui persécutés… des résistantes qui demeurent fermes dans leur foi en Jésus.
Je crois qu’elles vivent aujourd’hui cet appel de Jean aux Églises d’Asie du 1er siècle : devant le danger ne pas se renier, ni perdre leur ferveur devant le danger.
Bénies soient-elles pour le chemin de foi dont elles témoignent aujourd'hui. (Source: Signe dans la Bible)

Heureux donc celui qui se regarde comme un étranger, et qui rend de grandes actions de grâces même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu'on donne à un étranger et à un inconnu est un don purement gratuit. Au contraire, que nous sommes malheureux et misérables lorsque, après nous être montrés d'abord timorés, humbles et dévots, nous oublions ensuite combien était gratuit ce que nous avons reçu. (St Bernard)

Heureux donc celui qui se regarde comme un étranger, et qui rend de grandes actions de grâces même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu'on donne à un étranger et à un inconnu est un don purement gratuit. Au contraire, que nous sommes malheureux et misérables lorsque, après nous être montrés d'abord timorés, humbles et dévots, nous oublions ensuite combien était gratuit ce que nous avons reçu. (St Bernard)

 L'ÂME HUMAINE EST LE TRÔNE DE DIEU

 

Imaginons qu'il y a en nous un palais d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres précieuses, digne enfin du Maître auquel il appartient.

Puis dites-vous, mes sœurs, que la beauté de cet édifice dépend aussi de vous.

C'est vrai, car est-il plus bel édifice qu'une âme pure et pleine de vertus ?

Plus elles sont grandes, plus les pierreries resplendissent. Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père ; il se tient sur un trône de très haut prix, qui est votre cœur...

      Peut-être rirez-vous de moi, et direz-vous que c'est fort clair, et vous aurez raison, mais cela a été obscur pour moi pendant un certain temps.

Je comprenais bien que j'avais une âme, mais l'estime que méritait cette âme, la dignité de celui qui l'habitait, voilà ce que je ne comprenais pas.

 

Les vanités de la vie étaient comme un bandeau que je mettais sur les yeux.

Si j'avais compris, comme je le fais aujourd'hui, qu'en ce tout petit palais de mon âme habite un si grand Roi, je ne l'aurais pas laissé seul si souvent ; je me serais tenue de temps en temps près de lui, et j'aurais fait le nécessaire pour que le palais soit moins sale.

 

Qu'il est donc admirable de songer que celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en une si petite demeure !    

 

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 28, 9-11 (trad. OC, Cerf 1995, p. 805)

Frères, tenons-nous de plus en plus humblement sous la main puissante de Dieu (1P 5,6). Tenons-nous avec une grande dévotion dans l'action de grâces, et il nous accordera la grâce qui seule peut sauver nos âmes. Montrons notre reconnaissance, non seulement en paroles et du bout des lèvres, mais par les œuvres et en vérité.(St Bernard)

Frères, tenons-nous de plus en plus humblement sous la main puissante de Dieu (1P 5,6). Tenons-nous avec une grande dévotion dans l'action de grâces, et il nous accordera la grâce qui seule peut sauver nos âmes. Montrons notre reconnaissance, non seulement en paroles et du bout des lèvres, mais par les œuvres et en vérité.(St Bernard)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,17-29.

Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Saint Jean-Baptiste, précurseur du Divin Maître, intercédez pour nous ! Obtenez la force à tous nos frères Chrétiens d'Orient et de tous autres lieux où ils seraient appelés au témoignage suprême du Martyr ! Intercédez pour nous qui, en Occidents, sommes souvent "enténèbrés" par une "culture de mort", qui par notre dignité et notre intrépidité dans une pacifique résistance, nous nous laissions conduire par l'Esprit de Lumière, de Vérité et de Force et honorions la mémoire de ceux qui versent leur sang pour le Christ Prince de la Paix et Son Évangile vivifiant !

Saint Jean-Baptiste, précurseur du Divin Maître, intercédez pour nous ! Obtenez la force à tous nos frères Chrétiens d'Orient et de tous autres lieux où ils seraient appelés au témoignage suprême du Martyr ! Intercédez pour nous qui, en Occidents, sommes souvent "enténèbrés" par une "culture de mort", qui par notre dignité et notre intrépidité dans une pacifique résistance, nous nous laissions conduire par l'Esprit de Lumière, de Vérité et de Force et honorions la mémoire de ceux qui versent leur sang pour le Christ Prince de la Paix et Son Évangile vivifiant !

Un extrait de la Liturgie byzantine 
Tropaires et kondakion de Saint Jean Baptiste 

 

Précurseur du Seigneur dans sa vie comme dans sa mort

 

    Le Jourdain, effrayé par ta venue dans la chair, ô Christ, remonta son cours en tremblant ; accomplissant son office spirituel, Jean se fit tout petit dans sa crainte.

L'armée des anges était saisie de stupeur en te voyant dans le fleuve, baptisé selon la chair ; quant à ceux des ténèbres, ils ont été éclairés, et nous te chantons, Seigneur, toi qui te manifestes et qui illumines l'univers. 


    La mémoire du juste doit être exaltée, mais à toi, Jean le Précurseur, le témoignage du Seigneur suffit.

En vérité, tu es le plus vénérable de tous les prophètes, car tu as été trouvé digne de baptiser dans les eaux celui que les autres prophètes avaient seulement annoncé.

C'est pourquoi, après avoir lutté pour la vérité, tu es allé annoncer jusque dans le domaine des morts Dieu apparu dans la chair, celui qui enlève le péché du monde (Jn 1,29) et qui nous donne sa grande pitié. 


    Le glorieux martyre du Précurseur a été une étape dans l'œuvre du salut, puisque même au séjour des morts il a annoncé la venue du Sauveur.

Qu'Hérodiade gémisse à présent, elle qui réclame ce meurtre impie, car ce n'est pas la loi de Dieu ni la vie éternelle qu'elle a aimé, mais les illusions qui ne durent qu'un moment.

 
"Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde... "

"Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde... "

Repost 0
28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 07:58
"Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire."

"Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire."

 

1. "Adresse-toi plutôt à ton Seigneur Lui-même, frappe à la porte de cette demeure où Il repose avec sa famille, prie, supplie, insiste. Bien différent de cet ami dont il est question dans la parabole, Il se lèvera et te donnera, car Il est tout disposé à donner. Tu frappes sans avoir encore obtenu ? Frappe encore, car Il veut te donner. Et s'Il diffère de te donner ce que tu veux, c’est pour enflammer tes désirs, et pour t’empêcher d’apprécier moins ce que tu aurais obtenu plus tôt"  (Sermon 105).

2. "Oui, Jésus est mieux disposé à nous donner que nous à recevoir ; plus disposé à faire miséricorde que nous ne le sommes à sortir de la misère" (Sermon 105)

3. "La prière qui s’élève dans sa pureté d’un cœur fidèle est comme l’encens qui monte des saints autels. Rien n’est devant Dieu plus agréable que cette odeur : qu’elle soit l’odeur de tous les fidèles" (Commentaire sur le psaume 140).  

4. "La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi" (Catena Aurea).    

5. "Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ; aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas" (La Cité de Dieu, 20, 22).    

6. "Il peut paraître étonnant que Celui qui nous exhorte à prier (...) soit Celui-là même qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le Lui demandions. Alors, pourquoi Dieu fait-Il cela ? Nous pourrions nous en inquiéter, si nous ne comprenions pas que le Seigneur notre Dieu n’attend certes pas que nous Lui apprenions ce que nous voulons, qu’Il ne peut ignorer. Mais Il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'Il s'apprête à nous donner. Car ce que Dieu nous réserve est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité pour le recevoir. Voilà pourquoi il nous a été dit : Dilatez-vous" (Lettre 130, à Proba).
 
7. "Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles ; par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement ; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment" (Lettre 130 à Proba).    

8. "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).  

9. "Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire" (Sermon 43, sur la nature et la grâce).    

10. "Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père)" (Lettre 130 à  Proba).  


Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne pour "Aleteia"

1. "Adresse-toi plutôt à ton Seigneur Lui-même, frappe à la porte de cette demeure où Il repose avec sa famille, prie, supplie, insiste. Bien différent de cet ami dont il est question dans la parabole, Il se lèvera et te donnera, car Il est tout disposé à donner. Tu frappes sans avoir encore obtenu ? Frappe encore, car Il veut te donner. Et s'Il diffère de te donner ce que tu veux, c’est pour enflammer tes désirs, et pour t’empêcher d’apprécier moins ce que tu aurais obtenu plus tôt"  (Sermon 105).

2. "Oui, Jésus est mieux disposé à nous donner que nous à recevoir ; plus disposé à faire miséricorde que nous ne le sommes à sortir de la misère" (Sermon 105). 

3. "La prière qui s’élève dans sa pureté d’un cœur fidèle est comme l’encens qui monte des saints autels. Rien n’est devant Dieu plus agréable que cette odeur : qu’elle soit l’odeur de tous les fidèles" (Commentaire sur le psaume 140).  

4. "La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi" (Catena Aurea).    

5. "Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ; aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas" (La Cité de Dieu, 20, 22).    

6. "Il peut paraître étonnant que Celui qui nous exhorte à prier (...) soit Celui-là même qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le Lui demandions. Alors, pourquoi Dieu fait-Il cela ? Nous pourrions nous en inquiéter, si nous ne comprenions pas que le Seigneur notre Dieu n’attend certes pas que nous Lui apprenions ce que nous voulons, qu’Il ne peut ignorer. Mais Il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'Il s'apprête à nous donner. Car ce que Dieu nous réserve est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité pour le recevoir. Voilà pourquoi il nous a été dit : Dilatez-vous" (Lettre 130, à Proba).
 
7. "Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles ; par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement ; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment" (Lettre 130 à Proba).    

8. "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).  

9. "Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire" (Sermon 43, sur la nature et la grâce).    

10. "Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père)" (Lettre 130 à  Proba).  

Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne
Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 21:29
Mère de Miséricorde / Notre Dame de Pellevoisin: «Si tu veux me servir sois simple, et que tes actions répondent à tes paroles».

Je suis, la Reine du ciel et la Mère de la Miséricorde.

Je suis l'allégresse des justes et la porte ouverte aux pécheurs pour aller à Dieu.

Il n'y a pas sur la terre, de pécheur assez maudit, s'il m'appelle à son secours, qui ne puisse recevoir la miséricorde.

Personne, à moins d'être absolument maudit n'est rejeté, s'il revient à Dieu, et puisse trouver miséricorde...

Mère de Miséricorde, c'est le titre que tout le monde me donne ;

et vraiment la Miséricorde de Dieu envers les hommes a fait de moi la Toute-Miséricordieuse.

(Notre-Dame à sainte Brigitte de Suède 1302-1373)

Mère de Miséricorde / Notre Dame de Pellevoisin: «Si tu veux me servir sois simple, et que tes actions répondent à tes paroles».

« Si tu veux me servir sois simple »

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette atteinte d’une maladie incurable, écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés.

La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février àdécembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde : « Je suis toute miséricordieuse et maîtresse de mon Fils », « Je t’ai choisie, je choisis les petits et les faibles pour ma gloire ». Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur.

Le 18 février 1876, Marie formule une règle de vie pour Estelle : «Si tu veux me servir sois simple, et que tes actions répondent à tes paroles».

Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l’Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre Dame de Pellevoisin et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette est décédée à l'âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin : sur sa tombe, deux mots : « Sois simple ».

 

Source : www.pellevoisin.net

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 06:04
Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Rm. 2, 1-4.

Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Rm. 2, 1-4.

Dixième dimanche après la Pentecôte

Saint Qurbana :

o Actes 28:23-31 :

  • 23 Après lui avoir fixé une date, ils vinrent le trouver en plus grand nombre dans son logement. Paul rendait témoignage au royaume de Dieu, dans ce qu’il leur exposait, et il s’efforçait de les convaincre à propos de Jésus, en partant de la loi de Moïse ainsi que des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu’au soir.
  • 24 Les uns se laissaient convaincre par de telles paroles, les autres refusaient de croire.
  • 25 N’étant pas d’accord les uns avec les autres, ils s’en allaient, quand Paul leur adressa cette seule parole : « L’Esprit Saint a bien parlé, quand il a dit à vos pères par le prophète Isaïe :
  • 26 Va dire à ce peuple : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
  • 27 Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.
  • 28 Donc, sachez-le : c’est aux nations que ce salut de Dieu a été envoyé. Les nations, elles, écouteront. »
  • 30 Paul demeura deux années entières dans le logement qu’il avait loué ; il accueillait tous ceux qui venaient chez lui ;
  • 31 il annonçait le règne de Dieu et il enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec une entière assurance et sans obstacle.

o Romains 10: 5-21 :

  • 05 Au sujet de la justice qui vient de la Loi, Moïse écrit : L’homme qui mettra les commandements en pratique y trouvera la vie.
  • 06 Mais la justice qui vient de la foi parle ainsi : Ne dis pas dans ton cœur : « Qui montera aux cieux ? » – c’est-à-dire pour en faire descendre le Christ.
  • 07 Ou bien : « Qui descendra au fond de l’abîme ? » – c’est-à-dire pour faire remonter le Christ d’entre les morts.
  • 08 Mais que dit cette justice ? Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons.
  • 09 En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.
  • 10 Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut.
  • 11 En effet, l’Écriture dit : Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte.
  • 12 Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent.
  • 13 En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
  • 14 Or, comment l’invoquer, si on n’a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?
  • 15 Comment proclamer sans être envoyé ? Il est écrit : Comme ils sont beaux, les pas des messagers qui annoncent les bonnes nouvelles!
  • 16 Et pourtant, tous n’ont pas obéi à la Bonne Nouvelle. Isaïe demande en effet : Qui a cru, Seigneur, en nous entendant parler ?
  • 17 Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ.
  • 18 Alors, je pose la question : n’aurait-on pas entendu ? Mais si, bien sûr ! Un psaume le dit : Sur toute la terre se répand leur message, et leurs paroles, jusqu’aux limites du monde.
  • 19 Je pose encore la question : Israël n’aurait-il pas compris ? Moïse, le premier, dit : Je vais vous rendre jaloux par une nation qui n’en est pas une, par une nation stupide je vais vous exaspérer.
  • 20 Et Isaïe a l’audace de dire : Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas, je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient rien.
  • 21 Et à propos d’Israël, il dit : Tout le jour, j’ai tendu les mains vers un peuple qui refuse de croire et qui conteste.

o Saint Matthieu 18: 1-10 :

  • 01 À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »
  • 02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
  • 03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
  • 04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
  • 05 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.
  • 06 Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer.
  • 07 Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive !
  • 08 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
  • 09 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
    • 10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Le Code de Hammurabi « Pour que le fort n’opprime pas le faible, pour faire justice à l'orphelin et à la veuve, à Babylone, la ville dont Anu et Enlil ont élevé le faîte, dans l'Esagil, le temple dont les fondements sont aussi stables que les cieux et la terre, pour porter les jugements concernant le pays, pour prendre les décisions concernant le pays, pour faire justice à l'opprimé, j'ai écrit mes paroles précieuses sur ma stèle et je l'ai dressée devant ma statue de "Roi de justice". » (Épilogue du Code)

Le Code de Hammurabi « Pour que le fort n’opprime pas le faible, pour faire justice à l'orphelin et à la veuve, à Babylone, la ville dont Anu et Enlil ont élevé le faîte, dans l'Esagil, le temple dont les fondements sont aussi stables que les cieux et la terre, pour porter les jugements concernant le pays, pour prendre les décisions concernant le pays, pour faire justice à l'opprimé, j'ai écrit mes paroles précieuses sur ma stèle et je l'ai dressée devant ma statue de "Roi de justice". » (Épilogue du Code)

Par St Jean Climaque

(v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï . L'Échelle sainte, ch. 28 (trad. Petite Philocalie, Seuil 1979, p. 91 rev) 

 

« Prends pitié de moi pécheur »

 

 

      Que votre prière soit toute simple ; une seule parole a suffi au publicain et à l'enfant prodigue pour obtenir le pardon de Dieu (Lc 15,21).

Point de recherche dans les paroles de votre prière ; que de fois les bégaiements simples et monotones des enfants fléchissent leur père !

Ne vous lancez donc pas dans de longs discours afin de ne pas dissiper votre esprit par la recherche des paroles.

Une seule parole du publicain a ému la miséricorde de Dieu ; un seul mot plein de foi a sauvé le bon larron (Lc 23,42).

La prolixité dans la prière souvent emplit l'esprit d'images et le dissipe tandis que souvent une seule parole a pour effet de le recueillir.

Vous sentez-vous consolé, saisi par une parole de la prière ?

Arrêtez-vous-y, car c'est que notre ange alors prie avec nous.

Pas trop d'assurance, même si vous avez obtenu la pureté, mais plutôt une grande humilité, et vous sentirez alors une plus grande confiance. 

Même si vous avez gravi l'échelle de la perfection, priez pour demander le pardon de vos péchés ; écoutez ce cri de saint Paul :

« Je suis un pécheur, moi le premier » (1Tm 1,15).

Si vous êtes revêtu de douceur et libre de toute colère, il ne vous en coûtera plus beaucoup pour libérer votre esprit de la captivité. 


      Tant que nous n'aurons pas obtenu la prière véritable, nous ressemblerons à ceux qui apprennent aux enfants à faire leurs premiers pas.

Travaillez à élever votre pensée ou mieux à la contenir dans les paroles de votre prière ; si la faiblesse de l'enfance la fait tomber, relevez-la.

Car l'esprit est instable de nature mais Celui qui peut tout affermir peut fixer aussi l'esprit. 


     * Le premier degré de la prière consiste donc à chasser par une parole simple les suggestions de l'esprit au moment même où elles se présentent. 

*Le second, c'est de garder notre pensée uniquement à ce que nous disons et que nous pensons. 

*Le troisième, c'est la saisie de l'âme dans le Seigneur.

 

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie.  Marthe Robin

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie. Marthe Robin

Ne nous créons pas nos souffrances,

mais quand elles se présentent, comme Jésus, comme Marie, portons-les vaillamment.

La souffrance prend la valeur que lui donne celui qui la porte.

De grâce, ne souffrons pas pour rien, c'est trop triste...

On apprend à aimer et on n'aime vraiment que dans la souffrance et par la souffrance, car la souffrance vraie s'édifie non dans les délices humaines de la vie présente, mais dans le dépouillement et le renoncement de soi et sur la croix . 

Jésus nous apprend à voir plus haut, plus loin, avec plus d'amour surtout, ce que le langage humain appelle douleur et souffrance .

La souffrance est en nous comme une semence divine, comme le grain de froment qui doit mourir avant de germer.

Elle est la base nécessaire à une oeuvre plus pleine.

Ah! si l'on savait ce que l'Esprit met de gaieté et de paix dans une âme qui s'abandonne à Dieu, et tout ce qu'Il supprime d'inutiles souffrances, on s'agenouillerait de bonheur, d'admiration, de reconnaissance .

Suivre Jésus !

Suivre Jésus en portant sa croix, ce n'est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, du ciel dans sa vie.

 

Marthe Robin

La Vierge-Mère est la seule frontière reliant le créé à l'Incréé. Et tous ceux qui élèvent des louanges vers Dieu, lui chantent aussi des louanges, à la suite de celles pour Dieu. Elle est la raison et la bénédiction pour tous ceux qui sont venus avant elle, le don et celle qui donne pour ceux de notre temps, et celle qui intercède pour ceux qui sont dans l'éternité. Elle est la base des prophètes, le commencement des Apôtres, la confirmation des martyrs, et le fondement des docteurs. Elle est la gloire de ceux qui sont sur terre, la joie de ceux au Cieux, l'ornement de toute la Création. Elle est le début, le surgissement et la racine de toute espérance - l'espérance que nous puissons tous être gratifiés, par ses prières en notre faveur, de recevoir le Christ Jésus notre Seigneur, Qui est né dans la gloire du Père avant tous les siècles - sans une mère - et dans ces jours qui sont les derniers, S'est incarné d'elle - sans un père [géniteur]. (Saint Grégoire Palamas)

La Vierge-Mère est la seule frontière reliant le créé à l'Incréé. Et tous ceux qui élèvent des louanges vers Dieu, lui chantent aussi des louanges, à la suite de celles pour Dieu. Elle est la raison et la bénédiction pour tous ceux qui sont venus avant elle, le don et celle qui donne pour ceux de notre temps, et celle qui intercède pour ceux qui sont dans l'éternité. Elle est la base des prophètes, le commencement des Apôtres, la confirmation des martyrs, et le fondement des docteurs. Elle est la gloire de ceux qui sont sur terre, la joie de ceux au Cieux, l'ornement de toute la Création. Elle est le début, le surgissement et la racine de toute espérance - l'espérance que nous puissons tous être gratifiés, par ses prières en notre faveur, de recevoir le Christ Jésus notre Seigneur, Qui est né dans la gloire du Père avant tous les siècles - sans une mère - et dans ces jours qui sont les derniers, S'est incarné d'elle - sans un père [géniteur]. (Saint Grégoire Palamas)

O Mère Bien Aimée

O Mère Bien Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre coeur vers la Trinité, à fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention.

Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pélerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la lumière et dans l’amour ; emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux.

Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’Unité.

Amen.

(Marthe Robin)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:04
Merveilleux "Symbole de Saint Athanase" , Archevêque d'Alexandrie (Egypte. Copte Orthodoxe), qui savait bien, face aux hérésies qui fleurissaient en son temps et divisaient l'Eglise du Christ, que l'Orthodoxie de la Foi est le ciment de l'Unité Catholique.

Merveilleux "Symbole de Saint Athanase" , Archevêque d'Alexandrie (Egypte. Copte Orthodoxe), qui savait bien, face aux hérésies qui fleurissaient en son temps et divisaient l'Eglise du Christ, que l'Orthodoxie de la Foi est le ciment de l'Unité Catholique.


« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique :

s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.

Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance :

autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils,

autre celle du Saint-Esprit ;

mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

égale la gloire,

coéternelle la majesté.

Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit :

incréé est le Père, incréé le Fils,

incréé le Saint-Esprit ;

infini est le Père,

infini le Fils,

infini le Saint-Esprit ;

éternel est le Père,

éternel le Fils,

éternel le Saint-Esprit ;

et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ;

tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini.

 

De même,

tout-puissant est le Père,

tout-puissant le Fils,

tout-puissant le Saint-Esprit ;

et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant.

 

Ainsi le Père est Dieu,

le Fils est Dieu,

le Saint-Esprit est Dieu ;

et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un seul Dieu.

 

Ainsi le Père est Seigneur,

le Fils est Seigneur,

le Saint-Esprit est Seigneur ;

et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ;

car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ;

le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ;

le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède.

Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ;

un Fils, non pas trois Fils ;

un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit.

 

Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales.

 

Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité.

 

Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.

Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.

C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme.

Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, né de la substance de sa mère, dans le temps ;

Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité.

 

Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne.

Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ.

Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts.

À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.


Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »

Symbole de Saint Athanase
Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne Pères de l'Eglise CATECHISME et CATECHESE
commenter cet article

Recherche

Liens