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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 05:08
Lundi 28 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

*Mardi 29 Septembre, Grand Pèlerinage à St Michel Archange au Monastère Syriaque
 Messe à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.
 
Du 29 Septembre au dimanche 4 Octobre (Inclusivement)
Retraite de Délivrance et de Guérison intérieure sur le thème de:
" Avec les Saints Anges et à l'écoute des Pères de l'Eglise pour que la Croix soit glorieuse en nos vies"
Chaque jour:
*Offices Liturgiques
*Messe (St Qurbono) à 10h30 avec prédication.
*12h30, repas fraternel.
*De 13h à 17h30, réception des fidèles par le clergé pour : confessions, accompagnement spirituel, prières de délivrance (Ou d'exorcisme), prières de guérison intérieure.
*19h, repas fraternel.
*20h30 Office de Southoro (Office de protection - Complies) suivie du silence jusqu'au lendemain.
 
Pour vous inscrire:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

Lundi 28 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de la Sagesse 10,10-14.

La Sagesse de Dieu a conduit le juste sur des chemins sans obstacles ; elle lui a montré le Royaume de Dieu et lui a donné la science des saints. Elle l'a fait réussir dans ses peines, et a couronné de succès ses efforts.
Elle l'assista contre d'avares oppresseurs, et lui fit acquérir des richesses.
Elle le garda contre ses ennemis, et le protégea contre ceux qui lui dressaient des embûches ; elle lui donna la victoire dans un rude combat, pour lui apprendre que la piété est plus puissante que tout.
Elle n'abandonna pas le juste vendu, mais le préserva du péché ;
elle descendit avec lui dans la fosse, et ne le quitta pas dans les chaînes, jusqu'à ce qu'elle lui eût procuré le sceptre royal, et la puissance sur ses oppresseurs ; elle convainquit de mensonge ceux qui l'avaient accusé, et lui donna une gloire éternelle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,34-42.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée.
Car je suis venu séparer le fils de son père, la fille de sa mère, et la bru de sa belle-mère ;
et on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.
Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n'est pas digne de moi.
Celui qui cherche à conserver sa vie, la perdra ; et celui qui perd sa vie à cause de moi, la retrouvera.
Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé.
Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra une récompense de prophète ; et celui qui reçoit un juste en qualité de juste, recevra une récompense de juste.
Et quiconque donnera à boire seulement un verre d'eau fraîche à l'un de ces petits parce qu'il est disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. "

Lundi 28 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 344, §2-3 


 

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n'est pas digne de moi »

 

      C'est à ceux qui sont embrasés d'amour, ou plutôt à ceux qu'il veut embraser de cet amour, que le Sauveur adresse ces paroles.

Notre Seigneur n'a pas détruit, mais réglé l'amour que l'on doit à ses parents, à son épouse, à ses enfants.

Il n'a pas dit : « Celui qui les aime », mais « Celui qui les aime plus que moi ».

Aime ton père, mais aime davantage le Seigneur ; aime celui qui t'a donné le jour, mais aime encore plus celui qui t'a créé.

Ton père t'a donné le jour, mais ne t'a pas créé, car il ne savait pas en t'engendrant qui tu serais ou ce que tu deviendrais.

Ton père t'a nourri, mais il n'est pas l'origine du pain qui apaisait ta faim.

Enfin, il faut que ton père meure pour que tu hérites de ses biens, mais tu partageras l'héritage que Dieu te destine en demeurant avec lui éternellement.

      Aime donc ton père, mais pas plus que ton Dieu ; aime ta mère, mais aime plus encore l’Église, qui t'a engendré à la vie éternelle.

En effet, si tu dois tant de reconnaissance à ceux qui t'ont engendré à une vie mortelle, quel amour dois-tu à ceux qui t'ont engendré pour l'éternité ?

Aime ton épouse, aime tes enfants selon Dieu, pour les amener à servir Dieu avec toi, et lorsque vous lui serez réunis, vous ne craindrez pas d'être séparés.

Ton amour pour ta famille serait bien imparfait si tu ne les conduisais pas à Dieu.

      Prends la croix et suis le Seigneur.

Ton Sauveur lui-même, tout Dieu qu'il était dans la chair, revêtu de ta chair, lui aussi a montré des sentiments humains lorsqu'il a dit

« Mon Père, s'il est possible, que ce calice s'éloigne de moi » (Mt 26,39).

La nature de serviteur dont il s'est revêtu pour toi a fait entendre la voix de l'homme, la voix de la chair.

Il a pris ta voix afin d'exprimer ta faiblesse, et te donner sa force, et te montrer quelle volonté préférer.

 

Lundi 28 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Cultive la Sagesse
Livre du Siracide 6,18-37
Engage tes pieds dans les entraves de la sagesse et ton cou dans son carcan.
Cultive la sagesse
J’ai couru, bien longtemps, convaincu d’être libre. Vagabond débonnaire, fier de n’avoir nulle part, ni toit pour m’abriter, ni terre pour planter quelques maigres racines. Plus j’allais, plus j’aimais l’allure de ma course, le vent qui me grisait, l’imprévisible route. Je flambais les chemins, on m’admirait partout. A d’autres la peine des labeurs, les tâches répétées. Je les prenais de haut, riant du pauvre monde. Trop rapide pour qu’aucun ne puisse m’arrêter, questionner mon chemin. Je courais, aimant la course elle-même plus que là où menaient mes pas désordonnés.

Jusqu’au jour où le souffle finit par me manquer et où la route soudain m’est apparue banale. Jusqu’au moment terrible où je compris enfin que je courais en rond, tournoyant sur moi-même, je n’allais nulle part, je bâtissais en rêve, ma vie n'était que vent. Personne dans ma course, pour parler avec moi, pour m’instruire des choses survolées sans comprendre. Alors en un instant, au hasard du chemin, je me suis arrêté. Le choc fut terrible. Je vis, en me penchant, tout un monde inconnu. Les détails sublimes invisibles en courant. Je cherchais, en mendiant, un homme pour m’instruire. Cela, qu’est ce que c’est ? Et ceci ? Le sage que je trouvais restait d’abord muet. Alors mes questions épousèrent sa mesure. Elles devinrent plus rares, plus subtiles aussi : Pourquoi cela est-il ? Et où cela va-t-il ? Ma course devena it un chemin intérieur, creusé profondément au centre de moi-même. Pour rejoindre le monde.(Source:Signe dans la Bible)

 
Lundi 28 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

UNE MORALE SANS DIEU ?

Exaspération –

Certains de nos contemporains consacrent leur énergie à éradiquer dans la société civile et dans la culture toute référence à la religion et à une divinité elle-même. Le christianisme est particulièrement visé, parce qu’une bonne partie de la civilisation universelle s’en réclame et, également, en raison des fautes historiques commises par des chrétiens. Un récent numéro de la revue Philosophie (n°78, avril 2014) exprime l’exaspération de certains à l’égard de toute contrainte venue du monde religieux et fondée sur la référence à un dieu ou à Dieu, ou, à plus forte raison, à une institution religieuse. Il est aussi facile de montrer les abus de pouvoir des groupements religieux que les abus auxquels la science et la technologie peuvent, mal employées, aboutir.

A = A

C’est le principe même d’une référence au divin pour mener une existence humaine qui est nié. On peut ainsi lire l’affirmation selon laquelle, Dieu n’existant pas, dieu et la religion étant des inventions au service d’un pouvoir, tout est permis (paraphrasant ainsi le « Si Dieu n’existe pas… » de Dostoïevsky). On peut lire également, comme l’affirmaient les Encyclopédistes du 18ème siècle, qu’il n’est besoin ni de dieu ni de religion pour fonder une ou la morale. Celle-ci repose sur des références humaines autonomes et non sur un quelconque « Dieu a dit ». « Ni dieu ni maître… » L’homme se suffit à lui-même : tautologie…

Le bien et le mal

Si nous avons bien compris le comportement divin, tel que la Tradition et la sainte Écriture nous le révèlent, il semble bien que le Seigneur a pour projet, non d’asservir sa créature, mais de l’affranchir ; non de réunir des esclaves, mais d’engendrer des fils ; non d’enfermer les hommes dans des obligations extérieures, mais de leur offrir la voie de la déification, une autonomie en Dieu : Il s’est fait Homme pour cela, disent les Pères. Pour cette raison, la morale n’a aucun intérêt en elle-même. Un bien déconnecté du projet de déification de l’homme n’est pas un bien. Le bien est ce qui approche de Dieu et met la personne humaine en communion avec lui ; et on appelle « mal », ce qui sépare de lui, et nuit à l’évolution fondamentale de l’homme à l’image de Dieu.

Amoralisme

Le comportement, la morale, l’éthique, sous les diverses acceptions que l’on peut leur trouver, découlent librement de la relation avec Dieu. Si j’aime Dieu, si je me crois fermement aimé de lui, je vais agir de façon à entretenir et développer cette relation et cette communion d’amour. L’amour de et pour la personne divine de Jésus modifie et transfigure toute notre vie. Ce qui intéresse le chrétien, ce n’est pas la morale : ce qui l’intéresse, c’est Dieu ! – plutôt Dieu sans morale que la morale sans Dieu – qui n’est qu’un moralisme… Saint Paul enseigne la liberté totale des enfants de Dieu : « J’ai toute liberté, mais tout n’édifie pas » (1 Co. 6, 12 ; 10, 23). Il donne ainsi le critère. Une mauvaise traduction serait « tout m’est permis », car on est bien au-delà de la structure de l’interdit. « J’ai toute liberté » exprime l’autonomie dans l’Esprit saint, la créativité de la personne en communion avec le Père dans le domaine des valeurs, des idées et des comportements. La personne, plus elle progresse à l’image du Christ, devient le foyer de tout bien, de toute grâce et de tout bienfait, dont la source première et unique est le Père.

Libération

Une bonne nouvelle est également que nous puissions nous tourner vers Dieu de façon désintéressée, sans besoin, sans nécessité, par pure gratuité de l’amour. Le projet est que nous n’ayons plus besoin de lui – à plus forte raison pas besoin d’un « père fouettard » – pour être des hommes ; Il n’a pas besoin de nous pour être Dieu. Ce n’est pas le besoin qui permet l’humanisation : c’est le fait que le Christ a « donné la vie à ceux qui sont dans les tombeaux » ; Il s’est fait notre vie ; et plus nous vivons de sa vie, plus nos pensées, nos paroles et nos actes deviennent des réalités divino humaines. La conséquence de l’humanisation de Dieu c’est – on l’appelle divinisation – l’humanisation de l’homme. C’est également la libération : l’homme libéré de toute servitude (celle du péché et des passions égoïstes, comme celle des sous-produits de la religion), et Dieu libéré du statut de fournisseur, de prestataire de services (Dieu « vache à lait »). Le mystère de l’Ascension du Christ place l’humanité à la droite du Père, à égalité dans l’amour. Plus de « besoin », moral ou autre : « ce qui est à toi est à moi ; ce qui est à moi est à toi » (cf. Jn 16, 15 ; 17, 10). La vision chrétienne de l’homme, du monde et de Dieu, si méconnue, cultive par l’Esprit un dynamisme prophétique.

Lundi 28 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,46-50.

En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.
Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui
et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »
Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »
Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »

Lundi 28 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Clément d'Alexandrie

(150-v. 215), théologien 
Le Pédagogue, I, 21-24 (trad. Migne 1991, p. 45) 


 

« Qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille »

 

« Leurs petits enfants, dit l'Ecriture, seront portés sur les épaules et consolés sur les genoux.

Comme un enfant que sa mère console, moi aussi je vous consolerai » (Is 66,12-13).

La mère attire à elle ses petits enfants et nous, nous cherchons notre mère, l'Eglise.

Tout être faible et tendre, dont la faiblesse a besoin de secours, est gracieux, doux, charmant ; Dieu ne refuse pas son secours à un être si jeune.

Les parents vouent une tendresse particulière à leurs petits...

De même, le Père de toute la création accueille ceux qui se réfugient auprès de lui, les régénère par l'Esprit et les adopte pour ses fils ; il connaît leur douceur et c'est eux seuls qu'il aime, secourt, défend ; c'est pourquoi il les nomme ses petits enfants (cf Jn 13,33)... 


Le Saint Esprit, parlant par la bouche d'Isaïe, applique au Seigneur lui-même le terme de petit enfant :

-«   Voici qu'un petit enfant nous est né, un fils nous a été donné... » (Is 9,5).

Quel est donc ce petit enfant, ce nouveau-né, à l'image de qui nous sommes de petits enfants ?

Par le même prophète, l'Esprit nous décrit sa grandeur : « Conseiller admirable, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (v. 6). 


O le grand Dieu ! O l'enfant parfait !

Le Fils est dans le Père et le Père est dans le Fils.

Pourrait-elle n'être pas parfaite, l'éducation que donne ce petit enfant ?

Elle nous englobe tous pour nous guider, nous, ses petits enfants. Il a étendu sur nous les mains, et nous avons mis en elles toute notre foi.

A ce petit enfant, Jean Baptiste rend témoignage lui aussi : « Voici, dit-il, l'agneau de Dieu » (Jn 1,29).

Puisque l'Écriture nomme agneaux les tout petits enfants, il a appelé « agneau de Dieu » le Verbe Dieu qui pour nous s'est fait homme et a voulu être en tout semblable à nous, lui, le Fils de Dieu, le petit enfant du Père.

 

Lundi 28 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:19
"En présence d'un Ange, l'âme des humbles est remplie de joie. Aussi quand nous reconnaissons cette présence à l'effet qu'elle produit, hâtons-nous de prier, parce que notre bon gardien vient se joindre à notre prière." (Saint Jean Climaque, L'Échelle Sainte)

"En présence d'un Ange, l'âme des humbles est remplie de joie. Aussi quand nous reconnaissons cette présence à l'effet qu'elle produit, hâtons-nous de prier, parce que notre bon gardien vient se joindre à notre prière." (Saint Jean Climaque, L'Échelle Sainte)

*Mardi 29 Septembre, Grand Pèlerinage à St Michel Archange au Monastère Syriaque

 Messe à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

Du 29 Septembre au dimanche 4 Octobre (Inclusivement)

Retraite de Délivrance et de Guérison intérieure sur le thème de:

" Avec les Saints Anges et à l'écoute des Pères de l'Eglise pour que la Croix soit glorieuse en nos vies"

Chaque jour:

*Offices Liturgiques

*Messe (St Qurbono) à 10h30 avec prédication.

*12h30, repas fraternel.

*De 13h à 17h30, réception des fidèles par le clergé pour : confessions, accompagnement spirituel, prières de délivrance (Ou d'exorcisme), prières de guérison intérieure.

*19h, repas fraternel.

*20h30 Office de Southoro (Office de protection - Complies) suivie du silence jusqu'au lendemain.

 

Pour vous inscrire:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

Brévilly

61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

Certains de nos contemporains consacrent leur énergie à éradiquer dans la société civile et dans la culture toute référence à la religion et à une divinité elle-même. Le christianisme est particulièrement visé, parce qu’une bonne partie de la civilisation universelle s’en réclame et, également, en raison des fautes historiques commises par des chrétiens. Un récent numéro de la revue Philosophie (n°78, avril 2014) exprime l’exaspération de certains à l’égard de toute contrainte venue du monde religieux et fondée sur la référence à un dieu ou à Dieu, ou, à plus forte raison, à une institution religieuse. Il est aussi facile de montrer les abus de pouvoir des groupements religieux que les abus auxquels la science et la technologie peuvent, mal employées, aboutir.

Certains de nos contemporains consacrent leur énergie à éradiquer dans la société civile et dans la culture toute référence à la religion et à une divinité elle-même. Le christianisme est particulièrement visé, parce qu’une bonne partie de la civilisation universelle s’en réclame et, également, en raison des fautes historiques commises par des chrétiens. Un récent numéro de la revue Philosophie (n°78, avril 2014) exprime l’exaspération de certains à l’égard de toute contrainte venue du monde religieux et fondée sur la référence à un dieu ou à Dieu, ou, à plus forte raison, à une institution religieuse. Il est aussi facile de montrer les abus de pouvoir des groupements religieux que les abus auxquels la science et la technologie peuvent, mal employées, aboutir.

LES SAINTS ARCHANGES:

 

Gabriel signifie en hébreu « force de Dieu », homme de Dieu ou homme à qui Dieu fait confiance. Il est fêté le 29 septembre. C’est le patron des diplomates, de la radiodiffusion et des télécommunications.

L’Esprit céleste ambassadeur de Dieu

Gabriel est un archange mentionné dans l’Ancien et le Nouveau Testament. C’est le seul esprit céleste de cette nature dont le nom et l’existence soient connus, avec Raphaël et Michel. Aux termes de l’Evangile selon saint Luc, l’archange Gabriel vient annoncer à Zacharie que son épouse, Elisabeth, quoique étant âgée, va enfanter un fils, le futur Jean-Baptiste. Selon le même livre, Gabriel est envoyé par Dieu à Marie, parente d’Elisabeth, qui demeure à Nazareth. Il annonce à la jeune femme qu’elle aussi va mettre au monde un fils. Marie s’étonne : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? » Gabriel lui répond qu’elle va recevoir la visite de l’Esprit-Saint et devra nommer son enfant le « Fils du Très-Haut ». Depuis le tout début du Moyen-âge, cette scène de l’Annonciation est fixée au 25 mars, soit neuf mois avant la Nativité.

Le protecteur des églises

Selon la légende, Gabriel remplit également une fonction de gardien. A l’image de l’archange Michel, il est aussi chargé de veiller à la porte des églises. Dans les nombreuses peintures ou mosaïques illustrant l’Annonciation, Gabriel est le plus souvent doté d’ailes et représenté sous l’apparence d’un jeune homme tenant souvent un bâton de messager. Dans nombre de représentations, l’archange est situé à gauche de la Vierge, celle-ci tenant un livre ouvert ainsi qu’un lys, et la tête parfois surmonté de la colombe du Saint-Esprit.

Le prénom Michel vient de l’hébreu mikaël (à l’image de Dieu). Il est fêté le 29 septembre. Il est patron de la France, de la ville de Bruxelles, des armuriers, des banquiers, des boulangers, des combattants, des escrimeurs, des malades, des marchands de gaufres, des parachutistes, des pâtissiers, des personnes en danger de mort, des radiologues et des tonneliers, ainsi que des cimetières. Il est invoqué contre les tempêtes en pleine mer et contre les tentations.

Un culte d’origine juive

Le culte rendu par les catholiques et les orthodoxes à l’archange Michel trouve son origine dans la religion juive : aux termes de l’Ancien Testament, Michel est le protecteur du peuple d’Israël, le prince du Ciel et le chef de l’armée céleste. Mais l’Archange peut être rapproché de plusieurs dieux païens, comme l’Anubis des anciens Egyptiens, le Wotan des mythologies nordiques, l’Hermès des anciens Grecs ou le Mercure des Romains.

Le protecteur de l’Eglise

D’après le Nouveau Testament, Michel est celui qui, lors de l’Apocalypse vient à bout du « grand dragon, le serpent ancien, appelé diable et Satan » et de ses mauvais anges, afin de les expulser du paradis. Ce qui confère à Michel une dimension guerrière : celui-ci est le plus souvent représenté en tenue de chevalier ou de guerrier, portant une épée et revêtu d’une cuirasse. La tradition chrétienne a fait de Michel le protecteur de l’Eglise. C’est également celui qui conduit les morts et procède, le jour du Jugement dernier, à la pesée des âmes. Son rôle rappelle ainsi celui de Charon chez les anciens Grecs.

Un culte très populaire

Le culte de Michel se développe, en Occident, à partir du Vè et VIè siècles, d’abord en Italie, puis en France et en Allemagne. La plupart des innombrables édifices religieux qui lui sont dédiés sont bâtis sur des hauteurs, en raison de la nature céleste du saint. Le plus fameux de ces bâtiment est l’abbaye romane du Mont-Saint-Michel, située sur le mont du même nom, non loin de la côte, à la limite de la Bretagne et de la Normandie.

Une vénération royale

A partir du XIVè siècle, les rois de France témoignent d’une dévotion particulière à l’égard de saint Michel. En 1469, Louis XI crée l’Ordre de l’aimable compagnie de Monsieur Saint-Michel dont, après lui, tous les rois seront les chefs et les souverains grands maîtres. Durant la Contre-Réforme, Michel est une des principales figures utilisée par le catholicisme pour combattre le protestantisme.

Raphaël

Le nom de Raphaël signifie en hébreu « Dieu guérit ». On le voit à l’œuvre dans le Livre de Tobie, conduisant le jeune Tobie dans sa mission, guérissant son père aveugle, puis se révélant à eux : « Je suis Raphaël, un des sept messagers de Dieu qui se tiennent à ses côtés dans l’éblouissement de sa présence ». Le récit a pour objet de révéler la Providence à l’œuvre dans la vie des hommes, et la manière dont elle répond à leur prière. Raphaël fut longtemps invoqué pour la santé du corps et de l’âme et la protection des voyageurs.

 

PRIÈRE D’UN ENFANT À L’ANGE GARDIEN (De 7 à 77 ans) :                          Saint ange gardien, mon ange ! Je ne connais pas ton nom, mais je sais que tu veilles sur moi : le Seigneur Jésus a dit que les anges des enfants voient la face de Dieu ! Je te prie donc : en cette nuit et dans le jour qui va suivre, garde-moi de tout péché en pensée, en paroles ou en actes. Rappelle-moi toujours combien le Seigneur est bon et combien Il m’aime. Fortifie en moi la foi en lui, l’espérance des biens qui viennent de lui, et un amour véritable pour lui et pour mon prochain. Protège également, je t’en prie, mes parents N… et N…, mes frères et sœurs N…, et toute ma famille. Bénis nos voisins ; bénis nos amis et nos ennemis ; bénis mes maîtres, mes professeurs, mes camarades. Soutiens notre évêque N…, notre (nos) prêtre(s) P. N… et toute notre communauté. Protège à l’ombre de tes ailes les défunts de notre famille. Veille encore sur les créatures de Dieu, animaux et plantes, dont je suis responsable. Saint ange de Dieu, mon ange gardien, que ta prière pour mon salut s’élève devant Dieu comme un encens parfumé ; que, par elle et par la prière de la Mère de Dieu, et celle de tous les saints, je connaisse la joie d’aimer le Seigneur de tout mon cœur et d’aimer ceux qu’Il aime comme Il les aime. Car c’est Lui, Père, Fils et saint Esprit, qui est béni dans les siècles des siècles : Amîn

PRIÈRE D’UN ENFANT À L’ANGE GARDIEN (De 7 à 77 ans) : Saint ange gardien, mon ange ! Je ne connais pas ton nom, mais je sais que tu veilles sur moi : le Seigneur Jésus a dit que les anges des enfants voient la face de Dieu ! Je te prie donc : en cette nuit et dans le jour qui va suivre, garde-moi de tout péché en pensée, en paroles ou en actes. Rappelle-moi toujours combien le Seigneur est bon et combien Il m’aime. Fortifie en moi la foi en lui, l’espérance des biens qui viennent de lui, et un amour véritable pour lui et pour mon prochain. Protège également, je t’en prie, mes parents N… et N…, mes frères et sœurs N…, et toute ma famille. Bénis nos voisins ; bénis nos amis et nos ennemis ; bénis mes maîtres, mes professeurs, mes camarades. Soutiens notre évêque N…, notre (nos) prêtre(s) P. N… et toute notre communauté. Protège à l’ombre de tes ailes les défunts de notre famille. Veille encore sur les créatures de Dieu, animaux et plantes, dont je suis responsable. Saint ange de Dieu, mon ange gardien, que ta prière pour mon salut s’élève devant Dieu comme un encens parfumé ; que, par elle et par la prière de la Mère de Dieu, et celle de tous les saints, je connaisse la joie d’aimer le Seigneur de tout mon cœur et d’aimer ceux qu’Il aime comme Il les aime. Car c’est Lui, Père, Fils et saint Esprit, qui est béni dans les siècles des siècles : Amîn

Le bien et le mal Si nous avons bien compris le comportement divin, tel que la Tradition et la sainte Écriture nous le révèlent, il semble bien que le Seigneur a pour projet, non d’asservir sa créature, mais de l’affranchir ; non de réunir des esclaves, mais d’engendrer des fils ; non d’enfermer les hommes dans des obligations extérieures, mais de leur offrir la voie de la déification, une autonomie en Dieu : Il s’est fait Homme pour cela, disent les Pères. Pour cette raison, la morale n’a aucun intérêt en elle-même. Un bien déconnecté du projet de déification de l’homme n’est pas un bien. Le bien est ce qui approche de Dieu et met la personne humaine en communion avec lui ; et on appelle « mal », ce qui sépare de lui, et nuit à l’évolution fondamentale de l’homme à l’image de Dieu.

Le bien et le mal Si nous avons bien compris le comportement divin, tel que la Tradition et la sainte Écriture nous le révèlent, il semble bien que le Seigneur a pour projet, non d’asservir sa créature, mais de l’affranchir ; non de réunir des esclaves, mais d’engendrer des fils ; non d’enfermer les hommes dans des obligations extérieures, mais de leur offrir la voie de la déification, une autonomie en Dieu : Il s’est fait Homme pour cela, disent les Pères. Pour cette raison, la morale n’a aucun intérêt en elle-même. Un bien déconnecté du projet de déification de l’homme n’est pas un bien. Le bien est ce qui approche de Dieu et met la personne humaine en communion avec lui ; et on appelle « mal », ce qui sépare de lui, et nuit à l’évolution fondamentale de l’homme à l’image de Dieu.

L’IMPUISSANCE DU DIABLE

Actualité du thème –

Sous ce titre, nous avons accès, grâce au travail de notre sœur en Dieu, Mère Antonia, à un outil important pour le combat spirituel. L’actualité de cette publication (Jean Chrysostome, L’impuissance du diable, Le Cerf, Paris, 2013) tient au fait que, tous les jours, nous voyons, dans notre propre âme, dans notre comportement, et dans le monde qui nous entoure, combien « le diable est un lion rugissant, cherchant qui dévorer », comme l’écrit l’apôtre Pierre (1 Pi. ( 5, 8). Une tendance à notre époque serait de tout expliquer par des causes psychologiques ou économiques : en réalité, l’enseignement évangélique, comme l’expérience millénaire des chrétiens, démontre que le mal dans le monde et en nous-mêmes a une cause spirituelle – l’instigation du Malin, dont nous demandons tous les jours au Père céleste de nous délivrer.

La négligence humaine

Dans les deux homélies qui sont éditées dans ce livre, saint Jean Chrysostome insiste sur le fait que le diable ne peut avoir aucune influence sans la complicité humaine. C’est notre négligence, l’usage paresseux de notre volonté et de notre liberté qui ouvrent la porte à l’influence maligne. Par exemple, c’est « à cause de l’insouciance à l’égard des paroles de Dieu qu’Adam et Ève ont été trompés par le démon : dès lors, ce n’est pas tant à cause de la malice du démon que par leur négligence qu’ils sont tombés » (Introduction, p. 33).

Le libre choix

Pour Chrysostome, comme pour les autres Pères, la liberté de choix est fondamentale, car elle est à l’origine du mal comme de la vertu.

Le mal ne peut venir de la nature, qui est bonne ; il est le résultat d’un mésusage du libre arbitre.

Mais celui-ci est fortifié par l’Esprit saint, qui soutient celui qui a pris une bonne décision.

L’auteur des homélies présente souvent la grâce du saint Esprit comme l’auxiliaire de la liberté humaine.

La bonne volonté humaine ne suffit pas ; mais la venue du Christ et celle du saint Esprit rendent le combat du chrétien plus aisé que n’était celui des anciens, parce que la grâce est maintenant beaucoup plus abondante.

Exemples bibliques

Saint Jean Chrysostome, dans les deux homélies en question, se réfère continuellement à la sainte Écriture. Il y trouve des exemples pour illustrer l’enseignement ascétique, par exemple Adam et Job. Il met en évidence la supériorité morale du second parce qu’il a montré la souveraineté de la volonté humaine dans les épreuves. L’un et l’autre ont été tentés. Le second a triomphé là où le premier a connu la défaite. Comme souvent chez les Pères, Job est « par excellence l’athlète de la souffrance, l’image du juste persécuté, vainqueur et couronné » (p. 42).

Responsabilité humaine

La conclusion des deux homélies conduit à responsabiliser l’être humain. Il serait trop facile d’accuser le Malin de tous nos maux, alors que l’être humain a été doté par Dieu de la souveraine liberté de discernement, de choix et de décision. L’enseignement des saints Pères tend à valoriser l’être humain, à souligner la réalité de l’image divine en lui, et à rappeler, à l’encontre de toute forme de manichéisme, que le Malin n’est pas un dieu !

Amoralisme Le comportement, la morale, l’éthique, sous les diverses acceptions que l’on peut leur trouver, découlent librement de la relation avec Dieu. Si j’aime Dieu, si je me crois fermement aimé de lui, je vais agir de façon à entretenir et développer cette relation et cette communion d’amour. L’amour de et pour la personne divine de Jésus modifie et transfigure toute notre vie. Ce qui intéresse le chrétien, ce n’est pas la morale : ce qui l’intéresse, c’est Dieu ! – plutôt Dieu sans morale que la morale sans Dieu – qui n’est qu’un moralisme… Saint Paul enseigne la liberté totale des enfants de Dieu : « J’ai toute liberté, mais tout n’édifie pas » (1 Co. 6, 12 ; 10, 23). Il donne ainsi le critère. Une mauvaise traduction serait « tout m’est permis », car on est bien au-delà de la structure de l’interdit. « J’ai toute liberté » exprime l’autonomie dans l’Esprit saint, la créativité de la personne en communion avec le Père dans le domaine des valeurs, des idées et des comportements. La personne, plus elle progresse à l’image du Christ, devient le foyer de tout bien, de toute grâce et de tout bienfait, dont la source première et unique est le Père. Libération Une bonne nouvelle est également que nous puissions nous tourner vers Dieu de façon désintéressée, sans besoin, sans nécessité, par pure gratuité de l’amour. Le projet est que nous n’ayons plus besoin de lui – à plus forte raison pas besoin d’un « père fouettard » – pour être des hommes ; Il n’a pas besoin de nous pour être Dieu. Ce n’est pas le besoin qui permet l’humanisation : c’est le fait que le Christ a « donné la vie à ceux qui sont dans les tombeaux » ; Il s’est fait notre vie ; et plus nous vivons de sa vie, plus nos pensées, nos paroles et nos actes deviennent des réalités divino humaines. La conséquence de l’humanisation de Dieu c’est – on l’appelle divinisation – l’humanisation de l’homme. C’est également la libération : l’homme libéré de toute servitude (celle du péché et des passions égoïstes, comme celle des sous-produits de la religion), et Dieu libéré du statut de fournisseur, de prestataire de services (Dieu « vache à lait »). Le mystère de l’Ascension du Christ place l’humanité à la droite du Père, à égalité dans l’amour. Plus de « besoin », moral ou autre : « ce qui est à toi est à moi ; ce qui est à moi est à toi » (cf. Jn 16, 15 ; 17, 10). La vision chrétienne de l’homme, du monde et de Dieu, si méconnue, cultive par l’Esprit un dynamisme prophétique.

Amoralisme Le comportement, la morale, l’éthique, sous les diverses acceptions que l’on peut leur trouver, découlent librement de la relation avec Dieu. Si j’aime Dieu, si je me crois fermement aimé de lui, je vais agir de façon à entretenir et développer cette relation et cette communion d’amour. L’amour de et pour la personne divine de Jésus modifie et transfigure toute notre vie. Ce qui intéresse le chrétien, ce n’est pas la morale : ce qui l’intéresse, c’est Dieu ! – plutôt Dieu sans morale que la morale sans Dieu – qui n’est qu’un moralisme… Saint Paul enseigne la liberté totale des enfants de Dieu : « J’ai toute liberté, mais tout n’édifie pas » (1 Co. 6, 12 ; 10, 23). Il donne ainsi le critère. Une mauvaise traduction serait « tout m’est permis », car on est bien au-delà de la structure de l’interdit. « J’ai toute liberté » exprime l’autonomie dans l’Esprit saint, la créativité de la personne en communion avec le Père dans le domaine des valeurs, des idées et des comportements. La personne, plus elle progresse à l’image du Christ, devient le foyer de tout bien, de toute grâce et de tout bienfait, dont la source première et unique est le Père. Libération Une bonne nouvelle est également que nous puissions nous tourner vers Dieu de façon désintéressée, sans besoin, sans nécessité, par pure gratuité de l’amour. Le projet est que nous n’ayons plus besoin de lui – à plus forte raison pas besoin d’un « père fouettard » – pour être des hommes ; Il n’a pas besoin de nous pour être Dieu. Ce n’est pas le besoin qui permet l’humanisation : c’est le fait que le Christ a « donné la vie à ceux qui sont dans les tombeaux » ; Il s’est fait notre vie ; et plus nous vivons de sa vie, plus nos pensées, nos paroles et nos actes deviennent des réalités divino humaines. La conséquence de l’humanisation de Dieu c’est – on l’appelle divinisation – l’humanisation de l’homme. C’est également la libération : l’homme libéré de toute servitude (celle du péché et des passions égoïstes, comme celle des sous-produits de la religion), et Dieu libéré du statut de fournisseur, de prestataire de services (Dieu « vache à lait »). Le mystère de l’Ascension du Christ place l’humanité à la droite du Père, à égalité dans l’amour. Plus de « besoin », moral ou autre : « ce qui est à toi est à moi ; ce qui est à moi est à toi » (cf. Jn 16, 15 ; 17, 10). La vision chrétienne de l’homme, du monde et de Dieu, si méconnue, cultive par l’Esprit un dynamisme prophétique.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 08:03
Dimanche 27 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

 6eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix

(Lectures du jour au Calendrier Syro-Orthodoxe Malankar)

  • Soirée :
    • Saint Mathieu 19: 13-26
  • Matin :
    • Saint-Mark10: 17-27
  • Avant Quadisha Qurbana :
    • Genèse 42: 29-36
    • Psaume 84
    • Isaïe 43: 16-25
    •  
  • Saint Qurbana :
    • Actes 21: 27 -40
  • 27 Les sept jours de la purification allaient s’achever, quand les Juifs venus de la province d’Asie, voyant Paul dans le Temple, semèrent la confusion dans toute la foule et mirent la main sur lui,
  • 28 en s’écriant : « Israélites, au secours ! Voilà l’homme qui, auprès de tous et partout, répand son enseignement contre le peuple, contre la Loi et contre ce Lieu ! Bien plus, il a aussi fait entrer des Grecs dans le Temple, il a souillé ce Lieu saint ! »
  • 29 En effet, ils avaient vu auparavant Trophime d’Éphèse avec Paul dans la ville, et ils pensaient que celui-ci l’avait introduit dans le Temple.
  • 30 La ville tout entière s’agita, le peuple accourut de toutes parts, on se saisit de Paul et on l’entraîna hors du Temple, dont on ferma aussitôt les portes.
  • 31 Tandis qu’on cherchait à le tuer, l’officier romain commandant la cohorte fut informé que tout Jérusalem était en pleine confusion.
  • 32 Il prit immédiatement avec lui des soldats et des centurions, et descendit en courant vers la foule. À la vue du commandant et des soldats, on cessa de frapper Paul.
  • 33 Alors le commandant s’approcha, se saisit de lui et ordonna de l’attacher avec deux chaînes ; puis il demanda qui il était et ce qu’il avait fait.
  • 34 Dans la foule, les uns hurlaient une chose, les autres une autre. Ne réussissant pas à savoir quelque chose de précis à cause du tumulte, il donna l’ordre de conduire Paul à la forteresse.
  • 35 En arrivant aux marches de l’escalier, on dut le faire porter par les soldats à cause de la violence de la foule,
  • 36 car la multitude du peuple suivait en criant : « Mort à cet homme ! »
  • 37 Comme on allait le faire entrer dans la forteresse, Paul dit au commandant : « M’est-il permis de te dire quelque chose ? » Il répondit : « Tu sais le grec ?
  • 38 Tu n’es donc pas l’Égyptien qui, voici quelques jours, a soulevé et entraîné au désert les quatre mille bandits ? »
  • 39 Paul dit : « Moi, je suis un Juif, de Tarse en Cilicie, citoyen d’une ville qui n’est pas insignifiante ! Je t’en prie, permets-moi de parler au peuple. »
  • 40 Avec sa permission, Paul, debout sur les marches, fit signe de la main au peuple. Un grand silence s’établit, et il prit la parole en araméen
    •  
    • 1ère aux Corinthiens 5: 6-13
  • 06 Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers : ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ?
  • 07 Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.
  • 08 Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.
  • 09 Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas fréquenter les débauchés.
  • 10 Cela ne concernait pas de façon générale les débauchés qui sont dans ce monde, ni les profiteurs, les escrocs ou les idolâtres – autrement, vous seriez obligés de sortir du monde !
  • 11 En réalité, ce que je vous écrivais, c’est de ne pas fréquenter celui qui porte le nom de frère, mais qui est débauché, ou profiteur, idolâtre, ou diffamateur, ivrogne, ou escroc : il ne faut même pas prendre un repas avec un homme comme celui-là.
  • 12 Est-ce à moi de juger ceux du dehors ? Et ceux du dedans, n’est-ce pas à vous de les juger ?
  • 13 Quant à ceux du dehors, c’est Dieu qui les jugera. Ôtez donc du milieu de vous l’homme mauvais.
    •  
    • Saint-Luc18: 18-27
  • 18 Un notable lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
  • 19 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
  • 20 Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne commets pas de meurtre, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. »
  • 21 L’homme répondit : « Tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
  • 22 À ces mots Jésus lui dit : « Une seule chose te fait encore défaut : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
  • 23 Mais entendant ces paroles, l’homme devint profondément triste, car il était très riche.
  • 24 Le voyant devenu si triste, Jésus dit : « Comme il est difficile à ceux qui possèdent des richesses de pénétrer dans le royaume de Dieu !
  • 25 Car il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
  • 26 Ceux qui l’entendaient lui demandèrent : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
  • 27  Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »
    •  

 

Ne permettez pas à l'étincelle de discorde et l'hostilité de couver. Au plus longtemps vous attendrez, au plus l'ennemi essayera de semer la zizanie parmi vous. Soyez vigilant, afin qu'il ne se joue pas de vous. L'humilité détruit tous ses plans." (Saint Macaire d'Optina, in "Living Without Hypocrisy: Spiritual Counsels of the Holy Elders of Optina")

Ne permettez pas à l'étincelle de discorde et l'hostilité de couver. Au plus longtemps vous attendrez, au plus l'ennemi essayera de semer la zizanie parmi vous. Soyez vigilant, afin qu'il ne se joue pas de vous. L'humilité détruit tous ses plans." (Saint Macaire d'Optina, in "Living Without Hypocrisy: Spiritual Counsels of the Holy Elders of Optina")

Par Saint Cyprien

(v. 200-258), évêque de Carthage et martyr 
La Prière du Seigneur, 9-11 ; PL 4, 523 (trad. bréviaire 11e lun-mar. rev.) 


 

La prière des enfants de Dieu

 

Comme les mystères de la prière du Seigneur sont nombreux et profonds !

Ils sont contenus dans de brèves paroles, mais avec quelle richesse !

« Priez ainsi, dit le Seigneur :

Notre Père qui es aux cieux ».

L'homme nouveau, régénéré et rendu à son Dieu par la grâce divine, commence par dire « Père », parce que désormais il est devenu fils.

Le Verbe, la Parole de Dieu, « est venu chez les siens, dit l'Évangile, et les siens ne l'ont pas reçu.

Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu » (Jn 1,11-12).

Celui qui a cru en son nom et qui est devenu enfant de Dieu doit donc commencer à rendre grâce et à proclamer qu'il est enfant de Dieu, en appelant le Dieu qui est aux cieux son Père. 

Comme le Seigneur est plein de miséricorde !

Comme sa bienveillance et sa bonté envers nous sont généreuses, pour nous faire prier ainsi en présence de Dieu jusqu'à l'appeler Père !

Comme le Christ est Fils de Dieu, il a voulu que nous aussi nous portions le nom de fils de Dieu. Personne parmi nous n'aurait jamais osé employer ce mot dans la prière : il fallait que le Seigneur lui-même nous y encourage. 

Nous devons donc nous rappeler, frères bien-aimés, et savoir que lorsque nous appelons Dieu notre Père, il faut que nous nous comportions comme des enfants de Dieu.

Si nous nous complaisons à considérer Dieu comme notre Père, il doit pouvoir se complaire en nous aussi.

Vivons donc comme des temples de Dieu (1Co 3,16), pour que les hommes puissent reconnaître que Dieu habite en nous. 

 

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LA CIRCONCISION ET SON SENS

Retour sur l’évènement –

Le 2 octobre 2013, le Conseil de l’Europe a pris une résolution définissant « la circoncision des garçons pour motif religieux comme une violation de leur intégrité physique » (cf. bulletin de l’AJCF du 14 novembre 2013, article 1863). Les conséquences de cette prise de position sont considérables, si l’on sait combien, pour le peuple juif, cette pratique ancienne est une référence traditionnelle de son identité.

Le signe

La circoncision, ablation du prépuce, a été donnée par Dieu à Abraham comme signe d’alliance. Ce signe très fort inscrit dans la chair même du croyant le sceau de la fidélité divine et de la fidélité humaine. Cette alliance dans le sang consacre la vie. Elle consacre également le peuple dans ses chefs masculins, suivant la conception patriarcale de la société biblique et sémitique. Et ce signe consacre, non seulement le sexe, mais la sexualité entière, la fécondité, dans une perspective messianique : la Descendance dont Dieu parle à Abraham au singulier (Gn 34, 15) n’est autre que le Messie attendu par Israël, et par toutes les nations. Il souligne également la distinction des sexes, valeur biblique toujours d’actualité.

Les chrétiens

Enracinés dans la tradition biblique et juive, ceux qui reconnaissent Jésus comme le Messie et comme le Seigneur créateur du ciel et de la terre, ont un profond respect pour tout l’héritage des prophètes. Abraham est leur père et tout ce dont il témoigne nourrit leur foi. L’Église, dès l’origine, a débattu, au concile de Jérusalem (Ac 15, 1-34), pour savoir si la circoncision serait obligatoire pour les croyants d’origine non juive. Après discussion, il fut décidé de laisser la liberté dans ce domaine. Pour cette raison, certaines communautés chrétiennes continuent à pratiquer la circoncision ; et, de nos jours, des Juifs croient au Christ, tiennent à se faire circoncire, pour attester leur lien avec la filiation abrahamique.

Le Christ

Le calendrier liturgique comporte la fête de la Circoncision de notre Seigneur Jésus Christ et, dans notre Tradition Syriaque, l'épisode de la Circoncision du Seigneur fait partie des "Icônes des fêtes" qui ornent la barrière de Choeur en nos églises :

-D’une part, cela rappelle que Dieu fait Homme a assumé la judaïté propre à la nation dans laquelle Il s’était incarné et s’est soumis volontiers à la loi qu’Il avait Lui-même donnée à Abraham, se montrant ainsi celui-là même en vue de qui Il l’avait donnée, Lui-même ; Il s’est manifesté comme celui en qui Il accomplissait sa propre prophétie.

-D’autre part, placée à cette date, cette mémoire indique que c’est le temps lui-même, dans sa révolution annuelle, qui est circoncis, c’est-à-dire consacré, comme le montre l’office de bénédiction de l’an nouveau. Cela indique  la continuité de l’héritage juif et de l’enseignement des Apôtres et des Pères.

La circoncision spirituelle

Les saints Pères ont proposé une interprétation spirituelle du signe, à la suite de Dt 30, 6, qui parle de la « circoncision du cœur ». Ils ont élargi le mystère à l’ensemble du Peuple de Dieu en appelant l’onction du saint chrême, sacrement de l’Esprit qui suit le baptême, « circoncision spirituelle » ou « mystique ». L’alliance dans l’Esprit hérite de l’alliance dans le sang. Elle aussi touche la chair des croyants, hommes et femmes à présent, puisque l’huile sainte du Chrême pénètre la peau et la nourrit par la grâce incréée. « Dans le Christ, vous avez été circoncis », écrit saint Paul (Col. 2, 11).

"L'abeille est plus honorée que tous les autres animaux - non pas parce qu'elle travaille, mais parce qu'elle travaille pour d'autres" (Saint Jean Chrysostome)

"L'abeille est plus honorée que tous les autres animaux - non pas parce qu'elle travaille, mais parce qu'elle travaille pour d'autres" (Saint Jean Chrysostome)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,38-43.45.47-48.

En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n’est pas contre nous est pour nous.
Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
« Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.
Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas.
Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.
Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,
là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.

Dimanche 27 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Cyrille de Jérusalem

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église 
Catéchèse baptismale, n°13 (trad. bréviaire / Bouvet, Soleil levant 1961, p 259) 

Délivrés des liens du péché par la croix du Christ

 

Saint Paul a dit :

-« Que je ne me glorifie jamais, sinon dans la croix du Christ » (Ga 6,14).

C'était déjà une chose étonnante que l'aveugle de naissance retrouve la vue à Siloé ; mais qu'est-ce que cela faisait à tous les aveugles du monde ?

C'était quelque chose de grand et qui dépassait la nature, que la résurrection de Lazare, mort depuis quatre jours ; mais cette grâce ne profitait qu'à lui seul, elle n'apportait rien à tous ceux qui, dans le monde, étaient morts du fait de leurs péchés.

C'était étonnant de faire jaillir de la nourriture pour nourrir cinq mille hommes avec cinq pains ; mais cela n'était rien pour ceux qui, dans tout l'univers, souffraient de la faim de l'ignorance.

C'était étonnant de délivrer une femme enchaînée par Satan depuis dix-huit ans ; mais qu'est-ce que cela par rapport à nous tous qui sommes ligotés par les chaînes de nos péchés ?

Or, la victoire de la croix a conduit à la lumière tous ceux que l'ignorance rendait aveugles, elle a délié tous ceux que le péché rendait captifs, et elle a racheté toute l'humanité.

Ne sois pas surpris que le monde entier ait été racheté. Celui qui est mort pour cela n'était pas seulement un homme, mais le Fils unique de Dieu.

La faute d'Adam a apporté la mort au monde entier ; si la chute d'un seul a fait régner la mort sur tous, à plus forte raison, la justice d'un seul ne fera-t-elle pas régner la vie ? (Rm 5,17)

Si jadis, par l'arbre dont ils ont mangé le fruit, nos premiers parents ont été rejetés du paradis, est-ce que maintenant, par l'arbre de la croix de Jésus, les croyants n'entreront pas beaucoup plus facilement dans le paradis ?

Si le premier être modelé de terre a apporté la mort pour tous, est-ce que celui qui l'a modelé de la terre ne leur apportera pas la vie éternelle, puisqu'il est lui-même la vie ? (Jn 14,6)

Dimanche 27 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 15:45
Dimanche 27 Septembre 2015:  6eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

6eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix

{C}·         {C}Soirée :

{C}o    {C}Saint Mathieu 19: 13-26

{C}·         {C}Matin :

{C}o    {C}Saint-Mark10: 17-27

{C}·         {C}Avant Quadisha Qurbana :

{C}o    {C}Genèse 42: 29-36

{C}o    {C}Psaume 84

{C}o    {C}Isaïe 43: 16-25

{C}o    {C} 

{C}·         {C}Saint Qurbana :

{C}o    {C}Actes 21: 27 -40

·         {C}27 Les sept jours de la purification allaient s’achever, quand les Juifs venus de la province d’Asie, voyant Paul dans le Temple, semèrent la confusion dans toute la foule et mirent la main sur lui,

·         {C}28 en s’écriant : « Israélites, au secours ! Voilà l’homme qui, auprès de tous et partout, répand son enseignement contre le peuple, contre la Loi et contre ce Lieu ! Bien plus, il a aussi fait entrer des Grecs dans le Temple, il a souillé ce Lieu saint ! »

·         {C}29 En effet, ils avaient vu auparavant Trophime d’Éphèse avec Paul dans la ville, et ils pensaient que celui-ci l’avait introduit dans le Temple.

·         {C}30 La ville tout entière s’agita, le peuple accourut de toutes parts, on se saisit de Paul et on l’entraîna hors du Temple, dont on ferma aussitôt les portes.

·         {C}31 Tandis qu’on cherchait à le tuer, l’officier romain commandant la cohorte fut informé que tout Jérusalem était en pleine confusion.

·         {C}32 Il prit immédiatement avec lui des soldats et des centurions, et descendit en courant vers la foule. À la vue du commandant et des soldats, on cessa de frapper Paul.

·         {C}33 Alors le commandant s’approcha, se saisit de lui et ordonna de l’attacher avec deux chaînes ; puis il demanda qui il était et ce qu’il avait fait.

·         {C}34 Dans la foule, les uns hurlaient une chose, les autres une autre. Ne réussissant pas à savoir quelque chose de précis à cause du tumulte, il donna l’ordre de conduire Paul à la forteresse.

·         {C}35 En arrivant aux marches de l’escalier, on dut le faire porter par les soldats à cause de la violence de la foule,

·         {C}36 car la multitude du peuple suivait en criant : « Mort à cet homme ! »

·         {C}37 Comme on allait le faire entrer dans la forteresse, Paul dit au commandant : « M’est-il permis de te dire quelque chose ? » Il répondit : « Tu sais le grec ?

·         {C}38 Tu n’es donc pas l’Égyptien qui, voici quelques jours, a soulevé et entraîné au désert les quatre mille bandits ? »

·         {C}39 Paul dit : « Moi, je suis un Juif, de Tarse en Cilicie, citoyen d’une ville qui n’est pas insignifiante ! Je t’en prie, permets-moi de parler au peuple. »

·         {C}40 Avec sa permission, Paul, debout sur les marches, fit signe de la main au peuple. Un grand silence s’établit, et il prit la parole en araméen

{C}o    {C} 

{C}o    {C}1ère aux Corinthiens 5: 6-13

·         {C}06 Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers : ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ?

·         {C}07 Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.

·         {C}08 Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

·         {C}09 Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas fréquenter les débauchés.

·         {C}10 Cela ne concernait pas de façon générale les débauchés qui sont dans ce monde, ni les profiteurs, les escrocs ou les idolâtres – autrement, vous seriez obligés de sortir du monde !

·         {C}11 En réalité, ce que je vous écrivais, c’est de ne pas fréquenter celui qui porte le nom de frère, mais qui est débauché, ou profiteur, idolâtre, ou diffamateur, ivrogne, ou escroc : il ne faut même pas prendre un repas avec un homme comme celui-là.

·         {C}12 Est-ce à moi de juger ceux du dehors ? Et ceux du dedans, n’est-ce pas à vous de les juger ?

·         {C}13 Quant à ceux du dehors, c’est Dieu qui les jugera. Ôtez donc du milieu de vous l’homme mauvais.

{C}o    {C} 

{C}o    {C}Saint-Luc18: 18-27

·         {C}18 Un notable lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

·         {C}19 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.

·         {C}20 Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne commets pas de meurtre, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. »

·         {C}21 L’homme répondit : « Tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »

·         {C}22 À ces mots Jésus lui dit : « Une seule chose te fait encore défaut : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »

·         {C}23 Mais entendant ces paroles, l’homme devint profondément triste, car il était très riche.

·         {C}24 Le voyant devenu si triste, Jésus dit : « Comme il est difficile à ceux qui possèdent des richesses de pénétrer dans le royaume de Dieu !

·         {C}25 Car il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »

·         {C}26 Ceux qui l’entendaient lui demandèrent : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »

·         {C}27  Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. »

{C}o    {C} 

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Au Mexique, des Évêques exorcisent la nation entière pour la délivrer des démons de l’avortement !!

MEXICO, le 30 juin 2015 — Un événement sans précédent a eu lieu dans la ville de San Luis Potosi, au Mexique : un groupe d’évêques a effectué un exorcisme sur l’ensemble du pays.

« Le Mexique a ouvert la porte au diable quand l’avortement a été légalisé », a déclaré le cardinal Juan Sandoval, évêque émérite de Gualajara, qui a dirigé l’exorcisme. « Cela constitue la légalisation de l’homicide », a-t-il déclaré au journal El Universal.

Le premier exorcisme jamais effectué sur un pays tout entier a eu lieu le mois dernier à huis clos à l’intérieur de la cathédrale de San Luis Potosí. Cet évènement a été rendu public après que le Pape François en ait été informé. Roberto O’Farril est le seul journaliste qui a pu y assister.

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« Le Mexique connaît à l’heure actuelle une infestation démoniaque similaire à celle que ces territoires ont connue avant l’évangélisation et avant l’apparition de Notre-Dame de Guadalupe », a déclaré O’Farril dans une interview avec AciPrensa.

Il a comparé les avortements aux sacrifices réalisés par les Aztèques. « Beaucoup de ces sacrifices étaient des sacrifices humains », a-t-il poursuivi. [Les victimes étaient] « de jeunes guerriers et des demoiselles dont les poitrines étaient découpées pour en extraire le cœur et l’offrir à ces démons. »

Selon le Père Jose Antonio Fortea, exorciste renommé qui était également présent, un Exorcismo Magno « est utile lorsqu’une situation de grande violence se déchaîne dans un pays ».

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L’archevêque de San Luis Potosi, monseigneur Cabrero, a expliqué que l’exorcisme a été pratiqué pour demander« la libération de cette forte présence de l’ennemi ».

 

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« Cette prière est certainement extraordinaire, mais elle est encore pratiquée dans l’Église »,
a-t-il expliqué dans une interview avec AciPrensa.

Les données officielles montrent que 138.000 avortements légaux ont été effectués à Mexico depuis que l’avortement a été légalisé en 2007.

Une étude récente de l’Institut Guttmacher a révélé que le Mexique possède l’un des taux d’avortement les plus élevés au monde, 33 sur 1000 grossesses se terminant par un avortement.

LifeSiteNews a rapporté en 2013 le cas d’un homme affirmant souffrir d’influence démoniaque à cause de la légalisation de l’avortement au Mexique.Le Père Amorth, exorciste réputé, a confirmé la possession et a essayé d’exorciser cet homme, puis il a conclu que les démons ne le laisseront que lorsque la loi sur l’avortement aura été inversée.

O’Farril, qui a couvert ce cas, a déclaré que les démons qui possèdent cet homme avaient dit: « Elle [la Vierge de Guadalupe] nous avait bannis du Mexique mais vos lois stupides ont permis aux sacrifices humains de revenir ».

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Selon le cardinal Sandoval, « la grave situation que nous vivons au Mexique a une racine très profonde », qui s’étend « plus loin que la méchanceté humaine;c’est le diable, qui est très lié à la mort, il est homicide dès le commencement ».

Le cardinal a aussi comparé les enfants qui sont « déchirés dans le ventre de leur mère » aux victimes assassinées et souvent démembrées par les cartels.

CNN Mexique signale que le cardinal Sandoval pourrait effectuer plusieurs exorcismes dans d’autres États mexicains.

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Dimanche 27 Septembre 2015:  6eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

Par Saint Cyrille de Jérusalem

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église 
Catéchèse baptismale, n°13 (trad. bréviaire / Bouvet, Soleil levant 1961, p 259) 

Délivrés des liens du péché par la croix du Christ

 

Saint Paul a dit :

-« Que je ne me glorifie jamais, sinon dans la croix du Christ » (Ga 6,14).

C'était déjà une chose étonnante que l'aveugle de naissance retrouve la vue à Siloé ; mais qu'est-ce que cela faisait à tous les aveugles du monde ?

C'était quelque chose de grand et qui dépassait la nature, que la résurrection de Lazare, mort depuis quatre jours ; mais cette grâce ne profitait qu'à lui seul, elle n'apportait rien à tous ceux qui, dans le monde, étaient morts du fait de leurs péchés.

C'était étonnant de faire jaillir de la nourriture pour nourrir cinq mille hommes avec cinq pains ; mais cela n'était rien pour ceux qui, dans tout l'univers, souffraient de la faim de l'ignorance.

C'était étonnant de délivrer une femme enchaînée par Satan depuis dix-huit ans ; mais qu'est-ce que cela par rapport à nous tous qui sommes ligotés par les chaînes de nos péchés ?

Or, la victoire de la croix a conduit à la lumière tous ceux que l'ignorance rendait aveugles, elle a délié tous ceux que le péché rendait captifs, et elle a racheté toute l'humanité.

Ne sois pas surpris que le monde entier ait été racheté. Celui qui est mort pour cela n'était pas seulement un homme, mais le Fils unique de Dieu.

La faute d'Adam a apporté la mort au monde entier ; si la chute d'un seul a fait régner la mort sur tous, à plus forte raison, la justice d'un seul ne fera-t-elle pas régner la vie ? (Rm 5,17)

Si jadis, par l'arbre dont ils ont mangé le fruit, nos premiers parents ont été rejetés du paradis, est-ce que maintenant, par l'arbre de la croix de Jésus, les croyants n'entreront pas beaucoup plus facilement dans le paradis ?

Si le premier être modelé de terre a apporté la mort pour tous, est-ce que celui qui l'a modelé de la terre ne leur apportera pas la vie éternelle, puisqu'il est lui-même la vie ? (Jn 14,6)

 

 

 

Dimanche 27 Septembre 2015:  6eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 08:55
Saint Isaac le Syrien (VIIe siècle), dont vous trouverez , réparties au cours des méditations de ce jour quelques extraits sur l'humilité est né dans le Qatar actuel, mourut dans le monastère de Rabban Shabour (nord-Kurdistan), après avoir été quelque temps évêque de Ninive. Ses oeuvres spirituelles, très vite répandues, exercèrent, et exercent encore, une influence tout à fait remarquable.

Saint Isaac le Syrien (VIIe siècle), dont vous trouverez , réparties au cours des méditations de ce jour quelques extraits sur l'humilité est né dans le Qatar actuel, mourut dans le monastère de Rabban Shabour (nord-Kurdistan), après avoir été quelque temps évêque de Ninive. Ses oeuvres spirituelles, très vite répandues, exercèrent, et exercent encore, une influence tout à fait remarquable.

Chers amis. Aloho m'barekh.

Je rentre du Kerala (Indes du Sud), terre de spiritualité, berceau de nos chrétientés Syriaques des "Chrétiens de St Thomas".

Je m'apprête à desservir nos Paroisses de Jauldes La Chapelle Faucher en Dordogne et de Jauldes en Charente avant de rejoindre le Monastère pour la Saint Michel.
 

Nous invoquerons le grand Archange pour qu'il nous aide à vaincre le Malin et le mal sous toutes ses formes, pour qu'il intercède pour nos défunts.

Je voudrais vous livrer rapidement cette petite réflexion pour nous y préparer:

Pour vaincre le mal, il n’y a qu’une seule solution

Les hommes proches du mal ont fait en sorte, au cours des siècles précédents, de déchristianiser progressivement les esprits par toutes sortes de techniques subversives dont nous avons, ici, en occident, sous nos yeux, les tristes résultats. 

Pour "résister" à cette vague d'apostasie organisée qui fait le lit de tous les "fondamentalismes", il convient de se souvenir, alors que nous nous préparons à célébrer Saint Michel Archange le 29 Septembre prochain, que la bataille est, avant tout, spirituelle. Nous ne faisons en effet que contempler le résultat des efforts effectués par ces hommes pour effacer les traces du vrai, du bien et du beau.

Mais quelle responsabilité avons nous personnellement dans l'expansion de cette culture de mort" ?

Quelle place faisons-nous à l'avènement en nos vies de ce Règne de Dieu dont nous implorons dans l'Abun d'bashmayo (Le Notre Père) qu'il arrive ?

De chacune de nos vies en effet, dépend cette expansion du Règne d'Amour, de Vérité et de Paix; de chacune de nos vies dépend l'extension de la "culture de vie», ce feu dont le Christ Notre Seigneur souhaitait qu'il embrasa le monde...

De nos jours, le mal est tellement puissant dans les esprits que les hommes se retrouvent pris au piège par leurs propres contradictions. Ainsi, une majorité ne croit plus en Dieu, ni en Jésus-Christ mais accepte de suivre toutes sortes d’hérésies violentes et perverses.

Pour "gagner la guerre", il faut à tout prix rechristianiser les âmes afin d’ouvrir les yeux à la majorité, et pour ce faire, il faut commencer par soi: remettre au centre de notre vie, au centre de nos préoccupations, notre sanctification personnelle (l'union à Dieu). 

Hélas, empêtrés dans l'attrait des biens temporaires "qui passent, qui lassent et qui cassent", bien peu semblent encore capables, aujourd’hui, de comprendre cet enjeu majeur !

Demandons-nous qui règne sur nos vies : l'Esprit d'Amour, de Vérité, de Paix et de vraie Liberté que le Christ nous a acquis ou l'Esprit d'esclavage et de division, "L'Esprit du monde"

Lisons les consignes que nous laisse ci-dessous le Padre Pio et vivons-en pour laisser le Christ darder jusqu’aux plus profondes vallées creusées en aux âmes par l'humilité, les rayons vivifiants de Sa Miséricorde. Alors, nous pourrons commencer à évangéliser, à porter du fruit, à unir et non point diviser...

Toujours près de vous dans la prière, votre fidèlement en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose-Mariam

 

 

QUEL GRAND PRIX A L'HUMILITÉ. ET COMBIEN EST ÉLEVÉ SON DEGRÉ.  Je veux ouvrir la bouche, frères, pour vous parler du très haut thème de l'humilité. Et je suis empli de crainte, comme quelqu'un qui sait qu'il doit parler de Dieu dans le langage de ses propres pensées. Car l'humilité est la parure de la Divinité. En se faisant homme le Verbe l'a revêtue. -Par elle Il a vécu avec nous dans notre corps. Et quiconque s'en est entouré s'est fait pareil en vérité à Celui qui est descendu de sa hauteur et a recouvert par l'humilité sa grandeur et sa gloire, pour qu'à sa vue la création ne soit pas consumée

QUEL GRAND PRIX A L'HUMILITÉ. ET COMBIEN EST ÉLEVÉ SON DEGRÉ. Je veux ouvrir la bouche, frères, pour vous parler du très haut thème de l'humilité. Et je suis empli de crainte, comme quelqu'un qui sait qu'il doit parler de Dieu dans le langage de ses propres pensées. Car l'humilité est la parure de la Divinité. En se faisant homme le Verbe l'a revêtue. -Par elle Il a vécu avec nous dans notre corps. Et quiconque s'en est entouré s'est fait pareil en vérité à Celui qui est descendu de sa hauteur et a recouvert par l'humilité sa grandeur et sa gloire, pour qu'à sa vue la création ne soit pas consumée

Livre d'Osée 14,2-10.

Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur, car tu es tombé par ton iniquité.
Prenez avec vous des paroles, et revenez au Seigneur ; dites-lui : " Otez toute iniquité et prenez ce qui est bon ! Que nous vous offrions, au lieu de taureaux, les paroles de nos lèvres.
Assur ne nous sauvera pas, nous ne monterons pas sur des chevaux ; et nous ne dirons plus : " Notre Dieu ! " à l'œuvre de nos mains. Ô vous, en qui l'orphelin trouve compassion !
Je guérirai leur infidélité, je les aimerai de bon cœur ; car ma colère s'est retirée d'eux.
Je serai comme la rosée pour Israël ; il croîtra comme le lis, il poussera ses racines comme le Liban.
Ses rejetons s'étendront, sa gloire sera comme celle de l'olivier, et son parfum comme celui du Liban.
Ceux qui viendront se reposer à son ombre feront revivre le froment ; ils croîtront comme la vigne ; son nom sera comme le vin du Liban.
Ephraïm... qu'aurait-il encore à faire avec les idoles ? C'est moi qui lui réponds, qui le regarde ; je suis comme un cyprès verdoyant ; c'est de moi que procède ton fruit.
Celui qui est sage, qu'il comprenne ces choses, celui qui est intelligent, qu'il les reconnaisse ! Car les voies du Seigneur sont droites ; les justes y marcheront, mais les rebelles y tomberont.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,36-50.

En ce temps-là, un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Il entra dans la maison du pharisien et se mit à table.
Et voici qu'une femme qui, dans la ville, était pécheresse, ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum ;
et se tenant par derrière, près de ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à arroser ses pieds de ses larmes, et elle essuyait avec les cheveux de sa tête et embrassait ses pieds, et elle les oignait de parfum.
A cette vue, le Pharisien qui l'avait invité se dit en lui-même : " S'il était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, que c'est une pécheresse. "
Et prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " Et lui : " Maître, parlez, " dit-il.
" Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers et l'autre cinquante.
Comme ils n'avaient pas de quoi rendre, il fit remise à tous les deux. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? "
Simon répondit : " Celui, je pense, auquel il a remis le plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
Et, se tournant vers la femme, il dit à Simon : " Vois-tu cette femme, ? Je suis entré dans ta maison, et tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds ; mais elle, elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle ne cessait pas d'embrasser mes pieds.
Tu n'as pas oint ma tête d'huile ; mais elle, elle a oint mes pieds de parfum.
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui l'on pardonne peu, aime peu. "
Et à elle, il dit : " Tes péchés sont pardonnés. "
Et les convives se mirent à se dire en eux-mêmes : " Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? "
Et il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée, va en paix. "

Car la création n'aurait pu Le contempler s'Il ne l'avait pas prise en charge et n'avait pas ainsi vécu avec elle. Il n'y aurait pas eu de face à face. La création n'aurait pas entendu les paroles de sa bouche. Les enfants d'Israël n'avaient pas pu entendre sa voix quand Il leur a parlé dans la nuée. Ils disaient à Moïse: « Que Dieu te parle, et rapporte-nous ses paroles. Mais qu'Il ne nous parle pas, pour que nous ne mourrions pas.  Comment la création pouvait-elle contempler Dieu ?

Car la création n'aurait pu Le contempler s'Il ne l'avait pas prise en charge et n'avait pas ainsi vécu avec elle. Il n'y aurait pas eu de face à face. La création n'aurait pas entendu les paroles de sa bouche. Les enfants d'Israël n'avaient pas pu entendre sa voix quand Il leur a parlé dans la nuée. Ils disaient à Moïse: « Que Dieu te parle, et rapporte-nous ses paroles. Mais qu'Il ne nous parle pas, pour que nous ne mourrions pas. Comment la création pouvait-elle contempler Dieu ?

Par le Saint [Padre] Pio de Pietrelcina

(1887-1968), capucin 
AP ; CE 47 in Buona giornata (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p.82) 


 

« Ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé »

 

La véritable humilité du cœur est plus ressentie et vécue qu'extériorisée.

Certes, il faut toujours se montrer humble en présence de Dieu, mais non pas de cette fausse humilité qui ne mène qu'au découragement, à l'accablement et au désespoir.

Il nous faut avoir une mauvaise réputation de nous-mêmes, ne pas faire passer notre intérêt avant celui des autres et nous juger inférieurs à notre prochain 

S'il nous faut de la patience pour supporter les misères d'autrui, il en faut davantage pour apprendre à nous supporter nous-mêmes.

Devant tes infidélités quotidiennes, fais sans cesse des actes d'humilité.

Quand le Seigneur te verra ainsi repenti, il étendra sa main vers toi et t'attirera à lui. 

Dans ce monde, personne ne mérite rien ; c'est le Seigneur qui nous accorde tout, par pure bienveillance et parce que, dans son infinie bonté, il nous pardonne tout. 

 

La vision de Dieu est si terrible que le médiateur dit lui-même qu'il craint et tremble. C'est en effet la gloire qui est apparue sur le mont Sinaï. La montagne fumait et tremblait de peur sous le coup de la révélation. Et les bêtes qui approchaient ses pentes mouraient. Les fils d'Israël se préparèrent. Ils se purifièrent pendant trois jours suivant l'ordre de Moïse, afin d'être dignes d'entendre la voix de Dieu et de voir sa révélation.

La vision de Dieu est si terrible que le médiateur dit lui-même qu'il craint et tremble. C'est en effet la gloire qui est apparue sur le mont Sinaï. La montagne fumait et tremblait de peur sous le coup de la révélation. Et les bêtes qui approchaient ses pentes mouraient. Les fils d'Israël se préparèrent. Ils se purifièrent pendant trois jours suivant l'ordre de Moïse, afin d'être dignes d'entendre la voix de Dieu et de voir sa révélation.

Par Saint Théophane le reclus.

La parabole de la vigne


(St Marc 5:12-12)


La parabole de la vigne représente l'Eglise de l'Ancien Testament, les vignerons sont la hiérarchie de l'époque.

Parce qu'elle ne remplissait pas sa mission, une sentence a été prononcée contre elle: s'emparer de sa vigne et la donner aux autres.

Ces autres ont d'abord été les saints apôtres, puis leurs successeurs,

les évêques avec tous les prêtres. 
La vigne de Dieu est la même depuis le commencement du monde, et le but de ses vignerons a été, est et sera le même jusques à la fin du monde:

apporter le fruit de la vigne (les âmes sauvées) au Seigneur.

Telle est la tâche de la hiérarchie chrétienne, et donc, notre tâche.

Nous pouvons tous voir l'ampleur de son accomplissement.

Que peut-on répondre à cela?

A propos de beaucoup de choses-gloire à Dieu!

Mais concernant beaucoup, beaucoup de choses, on ne peut s'empêcher de désirer mieux.

Cela concerne en particulier la prédication de la Parole de Dieu. 


Quelque part la prédication se fait entendre, et pourtant il ne s'agit que d'un couteau de taille dans les mains des vignerons de la vigne de Dieu.

Que ceci ne soient pas accompli en nous:

Le maître de la vigne viendra, et fera périr ces vignerons, et Il donnera la vigne à d'autres.

Mais que faire si ces autres devaient, de leur propre chef, faire irruption et détruire non seulement les vignerons, mais la vigne elle-même...

Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 +

Or quand vint le temps. ils ne purent ni assumer la vision de sa lumière, ni recevoir la force de sa voix de tonnerre. Mais maintenant qu'Il a versé sa grâce sur le monde par son avènement, ce n'est pas dans un séisme, ni dans le feu, ni en s'annonçant d'une voix terrible et forte qu'IL est descendu, mais comme la pluie sur la toison, comme une goutte qui tombe doucement sur la terre. C'est sous une autre forme qu'Il est venu parmi nous. Il a en effet recouvert sa grandeur du voile de la chair, Et a fait de celle-ci un trésor, Il a vécu parmi nous dans cette chair que sa volonté s'était formée dans le sein de la Vierge Marie la Mère de Dieu, pour que Le voyant de notre race et vivant parmi nous, nous ne soyons pas troublés par la peur en Le contemplant. C'est pourquoi quiconque s'est entouré du vêtement dans lequel le Créateur est apparu en ce corps dont Il s'est couvert, a revêtu le Christ Lui-même. Car il a désiré porter dans son homme intérieur la même humilité avec laquelle le Christ s'est révélé à sa création et a vécu en elle, comme Il se révèle maintenant à ses serviteurs. Et au lieu du vêtement de l'honneur et de la gloire extérieurs, où s'est paré de cette humilité.

Or quand vint le temps. ils ne purent ni assumer la vision de sa lumière, ni recevoir la force de sa voix de tonnerre. Mais maintenant qu'Il a versé sa grâce sur le monde par son avènement, ce n'est pas dans un séisme, ni dans le feu, ni en s'annonçant d'une voix terrible et forte qu'IL est descendu, mais comme la pluie sur la toison, comme une goutte qui tombe doucement sur la terre. C'est sous une autre forme qu'Il est venu parmi nous. Il a en effet recouvert sa grandeur du voile de la chair, Et a fait de celle-ci un trésor, Il a vécu parmi nous dans cette chair que sa volonté s'était formée dans le sein de la Vierge Marie la Mère de Dieu, pour que Le voyant de notre race et vivant parmi nous, nous ne soyons pas troublés par la peur en Le contemplant. C'est pourquoi quiconque s'est entouré du vêtement dans lequel le Créateur est apparu en ce corps dont Il s'est couvert, a revêtu le Christ Lui-même. Car il a désiré porter dans son homme intérieur la même humilité avec laquelle le Christ s'est révélé à sa création et a vécu en elle, comme Il se révèle maintenant à ses serviteurs. Et au lieu du vêtement de l'honneur et de la gloire extérieurs, où s'est paré de cette humilité.

Come-et-Damien.jpgSts Côme et Damien étaient deux frères, venus d’Arabie en Cilicie. On croit qu’ils étaient frères jumeaux. Leur profession de médecin leur fournit l’occasion d’exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu’ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d’eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s’étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

A cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n’en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. À la vue d’une foule immense, ils furent précipités du haut d’un rocher dans les flots ; mais un Ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s’y promenèrent comme sur des fleurs. Après beaucoup d’autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête. 

lanteuilEglise de saint Côme et saint Damien de Lanteuil

 

(Source: Le Blog de Jackie)

C'est pourquoi la création dans la raison et le silence du Maître, quand elle voit un homme revêtu de la ressemblance. le révère et l'honore comme son Maître qu'elle a vu vivre en elle revêtu d'humilité. Quelle créature en effet ne se laisse pas attendrir à la vue de l'humble ? Cependant tant que la gloire de l'humilité ne s'était pas révélée à tous, on dédaignait cette vision si pleine de sainteté. -Mais maintenant sa grandeur s'est levée aux yeux du monde. Et tout homme honore la ressemblance qu'il peut voir en tout lieu. IL a été donné à la création de recevoir dans la médiation d'un tel homme la vision de son Créateur. C'est pourquoi, bien qu'il soit dénué de toute la création, l'humble n'est méprisé par personne, pas même par les ennemis de la vérité. Celui qui a appris l'humilité est vénéré en elle, comme s'il portait la couronne et la pourpre.

C'est pourquoi la création dans la raison et le silence du Maître, quand elle voit un homme revêtu de la ressemblance. le révère et l'honore comme son Maître qu'elle a vu vivre en elle revêtu d'humilité. Quelle créature en effet ne se laisse pas attendrir à la vue de l'humble ? Cependant tant que la gloire de l'humilité ne s'était pas révélée à tous, on dédaignait cette vision si pleine de sainteté. -Mais maintenant sa grandeur s'est levée aux yeux du monde. Et tout homme honore la ressemblance qu'il peut voir en tout lieu. IL a été donné à la création de recevoir dans la médiation d'un tel homme la vision de son Créateur. C'est pourquoi, bien qu'il soit dénué de toute la création, l'humble n'est méprisé par personne, pas même par les ennemis de la vérité. Celui qui a appris l'humilité est vénéré en elle, comme s'il portait la couronne et la pourpre.

La foi du centurion
Évangile selon saint Matthieu 8. 5-13
Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. »
En soi
L’officier romain, lui même soumis à une autorité qu’il exerce sur d’autres, regarde et comprend les affaires de Dieu à la lumière de son métier de soldat et de son expérience. Et Jésus, pour cela, l’admire et le donne en exemple. La vie spirituelle n’est pas différente de la vie, ni étrangère à elle. Ne cherchons pas Dieu ailleurs et surtout pas dans l’abstraction. Dieu s’est incarné, dans la chair d’un homme, et nous n’avons pas d’autre chemin que de le retrouver dans notre propre incarnation. Entendons le mot « chair » comme contenant tout l’être, comme l’unité indissociable de tout ce qui nous constitue vivant et unique : corps, esprit, âme, intelligence, sensibilité, instinct, mémoire, héritages multiples, désir, histoire, parole, éducation, rel ations, métier. Ce qui permet d’être et de dire « je suis ». Tout cela sert notre compréhension de Dieu et de sa Parole. Ne cherchons pas ailleurs  !

C’est ce qu’indique Jésus au centurion romain quand il lui demande simplement de rentrer chez lui et que tout se passe pour lui selon sa foi. Et c’est ainsi que Jésus entrera sous son toit, car nul ne peut être indigne au point qu’il ne puisse venir demeurer chez lui. Si jamais cela arrivait, la miséricorde apportée par le Christ le ferait digne. 
Rentre chez toi, entre en toi, habite qui tu es, dans la vérité de toi. N’aie pas peur, rien en toi n’est menaçant, tout est au service de ton chemin avec Dieu, même ton péché, à la condition que tu marches toujours avec Lui.
(Source:Signe dans la Bible)
Aucun homme ne peut jamais vraiment hair l'humble, ni le blesser par ses paroles, ni le mépriser. Parce que son Maître l'aime, il est aimé de tous. Il aime tous les êtres. et tous l'aiment Tous le désirent. En tout lieu où il passe. tous le regardent comme un ange de lumière et l'honorent. S'il parle, le sage et le docteur se tairont. Car ils laissent parler l'humble. Tous sont attentifs aux paroles qui sortent de sa bouche. Leurs yeux sont tournés vers lui. Chacun attend ses paroles comme des paroles de Dieu. Sa concision vaut toutes les paroles des sophistes qui fouillent leurs pensées. Ses paroles sont douces à l'oreille des sages, plus que la cire et le miel dans la bouche. Tous le considèrent comme Dieu, bien que ses paroles soient d'un simple et d'un ignorant, et qu'il ait l'aspect d'un homme quelconque et méprisé.

Aucun homme ne peut jamais vraiment hair l'humble, ni le blesser par ses paroles, ni le mépriser. Parce que son Maître l'aime, il est aimé de tous. Il aime tous les êtres. et tous l'aiment Tous le désirent. En tout lieu où il passe. tous le regardent comme un ange de lumière et l'honorent. S'il parle, le sage et le docteur se tairont. Car ils laissent parler l'humble. Tous sont attentifs aux paroles qui sortent de sa bouche. Leurs yeux sont tournés vers lui. Chacun attend ses paroles comme des paroles de Dieu. Sa concision vaut toutes les paroles des sophistes qui fouillent leurs pensées. Ses paroles sont douces à l'oreille des sages, plus que la cire et le miel dans la bouche. Tous le considèrent comme Dieu, bien que ses paroles soient d'un simple et d'un ignorant, et qu'il ait l'aspect d'un homme quelconque et méprisé.

UN MIRACULE CHARENTAIS DE NOTRE-DAME DE LOURDES

 

La famille Bély mène une vie paisible dans son pavillon de la banlieue d’Angoulême (France). Jean-Pierre, marié à Geneviève et père de deux enfants, est infirmier à l’hôpital, jusqu’à ce que les premiers symptômes d’une sclérose en plaques apparaissent, en 1972.

L’état de Jean-Pierre se dégrade, si bien qu’il est bientôt déclaré «invalide à 100% à titre définitif avec bénéfice d’une tierce personne».  En octobre 1987, alors qu’il est devenu grabataire à 51 ans, il se rend à Lourdes pour le pèlerinage du Rosaire.

Après l’onction  des malades, le troisième jour, il ressent une profonde paix intérieure. Puis, soudainement, il retrouve la sensibilité tactile et peut à nouveau bouger. Sur le coup, il n’ose pas se mettre debout… Dans la nuit suivante, une voix intérieure lui répète : «Lève-toi et marche». Ce que fait Jean-Pierre Bély.

Comme il aime lui-même à le souligner,  «le Seigneur a guéri d’abord mon cœur, et ensuite mon corps». Après douze ans d’enquêtes médicales, l’évêque d’Angoulême déclare que cette guérison est «un signe effectif de Christ Sauveur, qui s’est accompli par l’intercession de Notre Dame de Lourdes».

(Source:fr.lourdes-france.org)

Celui qui parle de l'humble avec mépris- et ne le considère pas comme un vivant ouvre sa bouche contre Dieu. Plus l'humble est méprisé à ses yeux, plus l'honore toute la création. Il va vers les fauves meurtriers. Dès qu'ils le voient, leur sauvagerie s'apaise, ils s'approchent de lui comme de leur maître, ils remuent la tête, ils lèchent ses mains et ses pieds. Car ils ont senti, émanant de lui, cette odeur qu'exhalait Adam avant la transgression (lorsqu'ils allèrent vers lui et qu'il leur donna des noms dans le Paradis). Jésus a ainsi renouvelé ce qu'il a reçu de nous et nous l'a rendu par son avènement, en répandant la bonne odeur de la race des hommes. Il va aussi vers les serpents les plus dangereux, et dès que sa main touche leurs corps, s'effacent la force et la violence de leur cruauté meurtrière. E les prend dans ses mains comme des sauterelles. Et va vers les hommes, et ceux-ci se tournent vers lui de toute leur attention, comme vers le Seigneur. Mais que dis-je les hommes ? Les démons eux-mêmes, avec leur violence, leur cruauté, tout l'orgueil de leur coeur, ne sont plus qu'un peu de terre lorsqu'ils l'abordent. Leur malice se flétrit, leurs ruses se dissolvent, et cesse leur méchanceté. Mais maintenant que nous avons montré le grand honneur que Dieu lui a fait et la puissance qui est cachée en elle, voyons ce qu'est l'humilité elle-même, et quand il est donné à l'homme de la recevoir parfaitement telle qu'elle est. Distinguons entre celui qui se veut humble et celui auquel a été donnée la véritable humilité.  L'humilité est une puissance secrète que les saints parfaits reçoivent quand ils ont mené à bien toute l'ascèse de leur vie. Cette puissance en effet n'est donnée qu'à ceux qui parviennent à la perfection de la vertu par la force de la grâce, pour autant que la nature en soit capable. Car la vertu englobe tout en elle. C'est pourquoi il n'est pas possible de tenir pour humble le premier homme venu, mais ceux-là seuls auxquels a été donné cet ordre que nous avons dit. Il ne suffit pas qu'un homme soit bon et calme, ou prudent ou doux, pour qu'il ait atteint le degré de l'humilité. L'humble en vérité est celui qui a secrètement de quoi s'enorgueillir et ne s'enorgueillit pas, mais ne voit là rien de plus en lui-même qu'un peu de terre. Nous n'appelons pas non plus humble, bien que la chose soit digne de louange, celui qui s'humilie dans la mémoire de ses fautes et de ses erreurs et s'en souvient jusqu'à ce que soit brisé son coeur et que son intelligence ait effacé en elle les pensées d'orgueil. Car il a encore en lui la tentation de l'orgueil, il n'a pas acquis l'humilité, mais il s'en approche par les moyens qu'il met en oeuvre. Même si la chose est louable. comme j'ai dit, il n'a pas encore l'humilité. Il la veut, mais il ne l'a pas. L'humble parfait est celui qui n'a besoin de rien faire dans son coeur pour être humble. Mais parfaitement et naturellement il possède en tout l'humilité sans qu'il y travaille. Il l'a reçue en lui-même comme une grande grâce qui dépasse toute la création et toute la nature. Et se voit à ses propres yeux comme un pécheur, comme un homme de rien et méprisable. Il est entré dans le mystère de toutes les natures spirituelles, il porte en lui la sagesse de toute la création en toute exactitude, et cependant il considère qu'il ne sait rien. Ainsi il est humble dans son coeur sans rien faire pour cela et sans rien forcer. Mais est-il ou non possible qu'un homme devienne tel et change pareillement dans sa nature ? Yen doute pas. La puissance qu'il a reçue des mystères accomplit tout en lui, en menant à bien toute vertu. C'est la puissance même que reçurent les bienheureux apôtres sous la forme du feu. Le Sauveur leur avait ordonné en effet de ne pas quitter Jérusalem jusqu'à ce qu'ils aient reçu la puissance d'en haut" Jérusalem est ici la vertu. La puissance est l'humilité. Et la puissance d'en haut est le Paraclet c'est-à-dire l'esprit Consolateur. Or c'est là ce qu'avait dit l'Ecriture Sainte: les mystères sont révélés aux humbles. Aux humbles est donné de recevoir en eux-mêmes cet Esprit des révélations qui découvre les mystères. C'est pourquoi des saints ont dit que l'humilité accomplit l'âme dans les contemplations divines. Que nul donc n'aille s'imaginer qu'il est parvenu à la mesure de l'humilité parce qu'une pensée de componction lui sera venue à un certain moment, ou parce qu'il aura versé quelques larmes, ou parce qu'il portera un bien qu'il a naturellement ou qu'il aura obtenu en se faisant violence (car l'humilité accomplit tous les mystères et garde toutes les vertus), ou parce qu'il aura en faisant des petites choses acquis tout ce qui tient lieu de cette grâce. Mais si un homme a vaincu tous les esprits contraires, s'il n'y a pas d'oeuvre qu'il n'ait faite ni de vertu qu'il n'ait acquise, s'il a renversé et soumis toutes les forteresses des ennemis, et si alors il a senti en esprit qu'il a reçu cette grâce (quand l'esprit rend témoignage à son esprit,  selon la parole de l'Apôtre), là est la perfection de l'humilité. Bienheureux celui qui la possède. Car à tout heure il embrasse le sein de Jésus. -Mais quelqu'un dira -* que faire ? Comment puis-je acquérir l'humilîté ? Par quelle voie puis-je être digne de la recevoir ? Voici, je me fais violence à moi-même, et quand je pense l'avoir acquise, je m'aperçois que des pensées qui lui sont contraires tournent dans mon intelligence. Et je tombe désormais dans le désespoir. Il sera répondu à celui qui interroge ainsi: « Il suffit au disciple d'être comme son Maître et au serviteur d'être comme son Seigneur. " » Vois ce qu'a fait pour l'acquérir Celui qui a ordonné l'humilité et a donné cette grâce. Sois comme Lui et tu la trouveras. Car Il a dit: « Le prince de ce monde vient, et  ne trouvera rien en moi.  » Vois-tu comment il est possible d'acquérir l'humilité dans la perfection de toutes les vertus ? Imite Celui qui nous a donné son ordre. « Les renards, a-t-Il dit ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête »  Lui auquel ceux qui ont achevé, sanctifié et accompli leur vie dans toutes les générations rendent gloire ainsi qu'au Père qui L'a envoyé et au Saint Esprit maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amîn (St Isaac le Syrien)

Celui qui parle de l'humble avec mépris- et ne le considère pas comme un vivant ouvre sa bouche contre Dieu. Plus l'humble est méprisé à ses yeux, plus l'honore toute la création. Il va vers les fauves meurtriers. Dès qu'ils le voient, leur sauvagerie s'apaise, ils s'approchent de lui comme de leur maître, ils remuent la tête, ils lèchent ses mains et ses pieds. Car ils ont senti, émanant de lui, cette odeur qu'exhalait Adam avant la transgression (lorsqu'ils allèrent vers lui et qu'il leur donna des noms dans le Paradis). Jésus a ainsi renouvelé ce qu'il a reçu de nous et nous l'a rendu par son avènement, en répandant la bonne odeur de la race des hommes. Il va aussi vers les serpents les plus dangereux, et dès que sa main touche leurs corps, s'effacent la force et la violence de leur cruauté meurtrière. E les prend dans ses mains comme des sauterelles. Et va vers les hommes, et ceux-ci se tournent vers lui de toute leur attention, comme vers le Seigneur. Mais que dis-je les hommes ? Les démons eux-mêmes, avec leur violence, leur cruauté, tout l'orgueil de leur coeur, ne sont plus qu'un peu de terre lorsqu'ils l'abordent. Leur malice se flétrit, leurs ruses se dissolvent, et cesse leur méchanceté. Mais maintenant que nous avons montré le grand honneur que Dieu lui a fait et la puissance qui est cachée en elle, voyons ce qu'est l'humilité elle-même, et quand il est donné à l'homme de la recevoir parfaitement telle qu'elle est. Distinguons entre celui qui se veut humble et celui auquel a été donnée la véritable humilité. L'humilité est une puissance secrète que les saints parfaits reçoivent quand ils ont mené à bien toute l'ascèse de leur vie. Cette puissance en effet n'est donnée qu'à ceux qui parviennent à la perfection de la vertu par la force de la grâce, pour autant que la nature en soit capable. Car la vertu englobe tout en elle. C'est pourquoi il n'est pas possible de tenir pour humble le premier homme venu, mais ceux-là seuls auxquels a été donné cet ordre que nous avons dit. Il ne suffit pas qu'un homme soit bon et calme, ou prudent ou doux, pour qu'il ait atteint le degré de l'humilité. L'humble en vérité est celui qui a secrètement de quoi s'enorgueillir et ne s'enorgueillit pas, mais ne voit là rien de plus en lui-même qu'un peu de terre. Nous n'appelons pas non plus humble, bien que la chose soit digne de louange, celui qui s'humilie dans la mémoire de ses fautes et de ses erreurs et s'en souvient jusqu'à ce que soit brisé son coeur et que son intelligence ait effacé en elle les pensées d'orgueil. Car il a encore en lui la tentation de l'orgueil, il n'a pas acquis l'humilité, mais il s'en approche par les moyens qu'il met en oeuvre. Même si la chose est louable. comme j'ai dit, il n'a pas encore l'humilité. Il la veut, mais il ne l'a pas. L'humble parfait est celui qui n'a besoin de rien faire dans son coeur pour être humble. Mais parfaitement et naturellement il possède en tout l'humilité sans qu'il y travaille. Il l'a reçue en lui-même comme une grande grâce qui dépasse toute la création et toute la nature. Et se voit à ses propres yeux comme un pécheur, comme un homme de rien et méprisable. Il est entré dans le mystère de toutes les natures spirituelles, il porte en lui la sagesse de toute la création en toute exactitude, et cependant il considère qu'il ne sait rien. Ainsi il est humble dans son coeur sans rien faire pour cela et sans rien forcer. Mais est-il ou non possible qu'un homme devienne tel et change pareillement dans sa nature ? Yen doute pas. La puissance qu'il a reçue des mystères accomplit tout en lui, en menant à bien toute vertu. C'est la puissance même que reçurent les bienheureux apôtres sous la forme du feu. Le Sauveur leur avait ordonné en effet de ne pas quitter Jérusalem jusqu'à ce qu'ils aient reçu la puissance d'en haut" Jérusalem est ici la vertu. La puissance est l'humilité. Et la puissance d'en haut est le Paraclet c'est-à-dire l'esprit Consolateur. Or c'est là ce qu'avait dit l'Ecriture Sainte: les mystères sont révélés aux humbles. Aux humbles est donné de recevoir en eux-mêmes cet Esprit des révélations qui découvre les mystères. C'est pourquoi des saints ont dit que l'humilité accomplit l'âme dans les contemplations divines. Que nul donc n'aille s'imaginer qu'il est parvenu à la mesure de l'humilité parce qu'une pensée de componction lui sera venue à un certain moment, ou parce qu'il aura versé quelques larmes, ou parce qu'il portera un bien qu'il a naturellement ou qu'il aura obtenu en se faisant violence (car l'humilité accomplit tous les mystères et garde toutes les vertus), ou parce qu'il aura en faisant des petites choses acquis tout ce qui tient lieu de cette grâce. Mais si un homme a vaincu tous les esprits contraires, s'il n'y a pas d'oeuvre qu'il n'ait faite ni de vertu qu'il n'ait acquise, s'il a renversé et soumis toutes les forteresses des ennemis, et si alors il a senti en esprit qu'il a reçu cette grâce (quand l'esprit rend témoignage à son esprit, selon la parole de l'Apôtre), là est la perfection de l'humilité. Bienheureux celui qui la possède. Car à tout heure il embrasse le sein de Jésus. -Mais quelqu'un dira -* que faire ? Comment puis-je acquérir l'humilîté ? Par quelle voie puis-je être digne de la recevoir ? Voici, je me fais violence à moi-même, et quand je pense l'avoir acquise, je m'aperçois que des pensées qui lui sont contraires tournent dans mon intelligence. Et je tombe désormais dans le désespoir. Il sera répondu à celui qui interroge ainsi: « Il suffit au disciple d'être comme son Maître et au serviteur d'être comme son Seigneur. " » Vois ce qu'a fait pour l'acquérir Celui qui a ordonné l'humilité et a donné cette grâce. Sois comme Lui et tu la trouveras. Car Il a dit: « Le prince de ce monde vient, et ne trouvera rien en moi. » Vois-tu comment il est possible d'acquérir l'humilité dans la perfection de toutes les vertus ? Imite Celui qui nous a donné son ordre. « Les renards, a-t-Il dit ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête » Lui auquel ceux qui ont achevé, sanctifié et accompli leur vie dans toutes les générations rendent gloire ainsi qu'au Père qui L'a envoyé et au Saint Esprit maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amîn (St Isaac le Syrien)

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 11:22
Nos actes ont leur propre language. Ils parlent d'eux-mêmes, quand bien même notre bouche garderait silence. Car les actes démontrent l'amour plus que les paroles. Saint Cyril de Jérusalem

Nos actes ont leur propre language. Ils parlent d'eux-mêmes, quand bien même notre bouche garderait silence. Car les actes démontrent l'amour plus que les paroles. Saint Cyril de Jérusalem

Le don des larmes[1]

 Starets Silouane écrit :

Je suis abominable, le Seigneur le sait ; mais j'aime humilier mon âme et aimer mon prochain, même quand il m'a offensé.

Je supplie continuellement le Seigneur de me donner l'amour des ennemis. Par la miséricorde de Dieu, j'ai saisi ce qu'est l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Jour et nuit, je demande au Seigneur cet amour ; le Seigneur me donne des larmes et je pleure pour le monde entier.

Mais si je juge quelqu'un ou le regarde de travers, les larmes tarissent et mon âme tombe dans l'abattement ; et, de nouveau, je commence à demander pardon au Seigneur, et le Seigneur miséricordieux me pardonne à moi, pécheur.

 

Bienheureuse l'âme qui aime son frère, car notre frère est notre propre vie[2].

 Starets Silouane écrit :

Bienheureuse l'âme qui aime son frère : elle sent en elle la présence de l'Esprit du Seigneur ; Il lui donne paix et joie, et elle pleure pour le monde entier.

 

Mon âme s'est souvenue de l'amour du Seigneur, et mon cœur s'est réchauffé. Mon âme s'est abandonnée à une profonde lamentation, car j'ai offensé le Seigneur, mon Créateur bien-aimé.

Mais Il ne s'est pas souvenu de mes péchés ; alors mon âme s'est abandonnée à une lamentation encore plus profonde pour que le Seigneur ait pitié de chaque âme et la prenne dans son Royaume céleste.

 


[1] Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, moine du mont Athos, Vie - Doctrine - Ecrits - Edition Présence, Belley, 1982, p. 332-333.

[2] Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, moine du mont Athos, Vie - Doctrine - Ecrits - Edition Présence, Belley, 1982, p. 339.

Source : http://www.mariedenazareth.com/

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:17
Avant notre naissance, personne ne nous a demandé si nous voulions naître dans telle ou telle nation, de tels ou tels parents, dans l'une ou l'autre atmosphère spirituelle. Nous ne méritons ni blâme ni louange pour tout cela. Mais croyez-moi, cela dépend de nous, si nous vivons et agissons en hommes justes ou mauvais. Dès lors, soyons bons en tous temps et en tous lieux. Patriarche Pavle de Serbie

Avant notre naissance, personne ne nous a demandé si nous voulions naître dans telle ou telle nation, de tels ou tels parents, dans l'une ou l'autre atmosphère spirituelle. Nous ne méritons ni blâme ni louange pour tout cela. Mais croyez-moi, cela dépend de nous, si nous vivons et agissons en hommes justes ou mauvais. Dès lors, soyons bons en tous temps et en tous lieux. Patriarche Pavle de Serbie

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-6.

Mes frères, je vous prie instamment, moi qui suis prisonnier dans le Seigneur, d'avoir une conduite digne de la vocation à laquelle vous avez été appelés,
en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant mutuellement avec charité,
vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix.
Il n'y a qu'un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés par votre vocation à une même espérance.
Il n'y a qu'un Seigneur, une foi, un baptême,
un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit par tous, qui est en tous.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,34-46.

En ce temps-là, des Pharisiens vinrent à Jésus.
Et l'un d'eux, docteur de la loi, lui demanda pour l'embarrasser :
" Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? "
Il lui dit : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.
C'est là le plus grand et le premier commandement.
Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même.
En ces deux commandements tient toute la Loi, et les Prophètes. "
Les Pharisiens étant rassemblés, Jésus leur fit cette question :
" Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il fils ? " Ils lui disent : " De David. —
Comment donc, leur dit-il, David inspiré par l'Esprit l'appelle-t-il Seigneur, quand il dit :
Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds ?
Si donc David l'appelle Seigneur, comment est-il son fils ? "
Et nul ne pouvait lui répondre mot, et, depuis ce jour, personne n'osa plus l'interroger.

Les mers s'assèchent, les montagnes s'effondrent, mais la gloire du Christ demeure éternellement. Saint Gabriel (Urgebadze)

Les mers s'assèchent, les montagnes s'effondrent, mais la gloire du Christ demeure éternellement. Saint Gabriel (Urgebadze)

Par Saint Clément d'Alexandrie

(150-v. 215), théologien 
Homélie « Quel riche peut être sauvé ? » (trad. coll. Icthus, vol. 6, p. 42 rev.) 


 

Les deux commandements

 

      Lorsqu'on a demandé au Maître quel était le plus grand des commandements, il a répondu :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ta force. Il n'est pas de plus grand commandement ».

Je le crois, puisqu'il concerne l'être essentiel et premier, Dieu notre Père, par qui tout a été fait, tout demeure, et à qui reviendront tous ceux qui seront sauvés.

C'est lui qui nous a aimés le premier, qui nous a fait naître ; il serait sacrilège de penser qu'il existe un être plus ancien et plus sage.

Notre reconnaissance est infime comparée à ses immenses bienfaits, mais nous ne pouvons lui en offrir d'autre témoignage, lui qui est parfait et qui n'a besoin de rien.

Aimons notre Père de toute notre force et de toute notre ferveur et nous acquerrons l'immortalité.

Plus on aime Dieu, plus notre nature se mêle et se confond avec la sienne. 


      Le deuxième commandement, dit Jésus, ne le cède en rien au premier :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Lorsque le docteur de la Loi demande à Jésus :

« Et qui est mon prochain ? » (Lc 10,29), celui-ci ne lui répond pas par la définition juive du prochain - le parent, le concitoyen, le prosélyte, l'homme qui vit sous la même loi ; mais il raconte l'histoire d'un voyageur qui descendait de Jérusalem à Jéricho.

Blessé par des larrons, cet homme a été soigné par un Samaritain, qui « s'est montré son prochain » (v. 36). 


      Et qui est davantage mon prochain que le Sauveur ?

Qui nous a pris davantage en pitié lorsque les puissances des ténèbres nous avaient abandonnés et blessés de coups ?

Seul Jésus a su guérir nos plaies et extirper les maux enracinés en nos cœurs.

C'est pourquoi nous devons l'aimer autant que Dieu.

Et aimer le Christ Jésus c'est accomplir sa volonté et garder ses commandements.

 

LA DIMENSION SOCIALE DE L’ÉGLISE

Les commandements –

« Toi aussi fais de même », dit le Christ (Bon Samaritain). Il n’y a pas de bien ou de « bonnes œuvres » en soi, qui serviraient à justifier le chrétien devant Dieu et devant la Société : cela découle de la volonté divine et de la personne du Christ qui dit : « les pauvres vous en aurez toujours, mais Moi vous ne m’aurez pas toujours » (Mat. 26, 11). L’action sociale n’est pas une fin en soi : son but est de manifester la miséricorde divine et de faire connaître aux hommes la bonté de leur Seigneur et Roi. L’amour des pauvres, des isolés, des malades, des personnes âgées n’est autre chez les chrétiens que l’amour du Christ lui-même pour ces personnes : « tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mat. 25, 31-46). Le Christ est le centre de toute action caritative et Il est également Celui qui accueille cette action, qui la bénit et qui lui donne le sceau divin de sa propre personne. L’action « charitable » manifeste dans le monde les signes du Royaume.

Traditionnelle

La charité active a caractérisé l’Église depuis l’origine : tous les grands saints que nous montrent les icônes ou les peintures murales de nos églises ont été des personnes immensément charitables. Pendant des siècles, l’enseignement des enfants et des adultes, le soin des malades et des sans abri, ont été assumés par la communauté ecclésiale. Saint Basile de Césarée, saint Jean Chrysostome ont continuellement prêché par l’exemple. Les Constitutions apostoliques prescrivent aux diacres de s’enquérir chaque jour des besoins qui peuvent être connus sur le territoire du diocèse. Saint Germain de Paris, comme d’autres, consacrait une bonne partie de son temps et des ressources de son diocèse à assumer les prisonniers, obtenant souvent qu’ils soient libérés afin d’en prendre personnellement la charge.

La dictature bolchévique

Pendant cette période, l’Église ne pouvait pas accomplir sa mission sociale. Sa liberté était réduite à la liberté « cultuelle », sans parler des pays comme la Russie où elle était purement et simplement hors-la-loi. Dans la plupart des pays de l’Est, il était interdit aux prêtres de se rendre dans les hôpitaux auprès des malades ou d’organiser des institutions caritatives. Cette interdiction constituait une subtile forme de persécution puisqu’elle tendait à disqualifier l’institution ecclésiale. Du reste, l’idéologie issue des Lumières occidentales prétendait qu’il n’est pas besoin de Dieu, de religion ou de foi pour faire le bien. Cette idée est fausse puisque Dieu est la source de tout bien, de tout ce qui est bon, beau et généreux, quoiqu’Il rende l’être humain responsable de sa mise en œuvre à partir de l’inspiration qu’Il lui en donne. L’action caritative et sociale est une synergie divino humaine.

Le renouveau

Depuis la fin du système stalinien l’Église retrouve cette possibilité et développe l’action caritative suivant le commandement du Christ. Dans l’Église roumaine, les évêques des divers diocèses ont organisé des foyers de jeunes, des dispensaires, des boulangeries pour les nécessiteux, la présence dans les hôpitaux, la formation des jeunes à l’action sociale dans les séminaires et les facultés de théologie. Le Saint-Synode a développé un important budget pour mettre en œuvre ces actions. En Europe occidentale, l’Église coopère généralement avec les institutions civiles qui font un si bon travail d’inspiration finalement évangélique.

La dimension caritative de la communauté chrétienne, bien qu’elle soit simplement la manifestation de l’amour du prochain, n’est pas encore assez développée dans les diocèses et dans les paroisses. Mais ceux-ci mettent de plus en plus en œuvre des associations caritatives afin de stimuler et de soutenir l’application de ce commandement. Les jeunes de nos paroisses, notamment, sont sensibles au fait que la foi chrétienne soit mise en application concrète, et ils sont généralement prêts à y participer.

(Source "Sagesse Orthodoxe")

Jésus, Unique Pasteur, Vous seul êtes le Vrai Berger : Envoyez Votre Esprit aux personnes sur lesquelles Vous avez  imposé les mains afin qu’elles puissent guider Votre Eglise sur Vos pas vers la maison du Père. Vous seul connaissez Vos brebis : Façonnez à Votre image ceux que Vous avez choisis pour mener Votre peuple. Comblez leur cœur de Votre amour obéissant afin qu’à leur tour, ils servent Votre troupeau toute leur vie et ne se servent de lui à des fins personnelles! Vous, qui donnez Votre vie à Vos brebis : Que les dirigeants de tous les pays ne mettent pas avant  leurs intérêts personnels mais le bien commun du pays ! Qu’ils sachent servir la communauté humaine ! Qu’ils évitent toutes guerres entre les peuples ! Vous qui venez chercher les brebis perdus Que les paroissiens essaient de s’écouter les uns les autres ! Qu’ils s’approchent des frères et sœurs s'éloignant de la communauté pour mille raisons différentes ! Qu'ils ne transforment pas leur paroisse en un ghetto ! Vous  qui soignez les brebis blessées Que la vie des quartiers soit vraiment fraternelle ! Que chacun et chacune ait un regard attentif sur son voisin ! Vous qui continuez à appeler les brebis au service de l’amour … Brûlez le cœur des jeunes avec du feu de l’amour divin, donnez leur du courage pour qu’ils puissent répondre par un don total : et se consacrent au service de Votre Eglise ! Dieu Père miséricordieux, recevez toutes nos demandes en ce jour pour les  vocations.  Que nous écoutions la voix du Bon Berger pour aller vers les prairies verdoyantes au bord des ruisseaux limpides !  Par Votre Fils, Jésus Christ, notre Seigneur qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit  pour les siècles des siècles. Amîn

Jésus, Unique Pasteur, Vous seul êtes le Vrai Berger : Envoyez Votre Esprit aux personnes sur lesquelles Vous avez imposé les mains afin qu’elles puissent guider Votre Eglise sur Vos pas vers la maison du Père. Vous seul connaissez Vos brebis : Façonnez à Votre image ceux que Vous avez choisis pour mener Votre peuple. Comblez leur cœur de Votre amour obéissant afin qu’à leur tour, ils servent Votre troupeau toute leur vie et ne se servent de lui à des fins personnelles! Vous, qui donnez Votre vie à Vos brebis : Que les dirigeants de tous les pays ne mettent pas avant leurs intérêts personnels mais le bien commun du pays ! Qu’ils sachent servir la communauté humaine ! Qu’ils évitent toutes guerres entre les peuples ! Vous qui venez chercher les brebis perdus Que les paroissiens essaient de s’écouter les uns les autres ! Qu’ils s’approchent des frères et sœurs s'éloignant de la communauté pour mille raisons différentes ! Qu'ils ne transforment pas leur paroisse en un ghetto ! Vous qui soignez les brebis blessées Que la vie des quartiers soit vraiment fraternelle ! Que chacun et chacune ait un regard attentif sur son voisin ! Vous qui continuez à appeler les brebis au service de l’amour … Brûlez le cœur des jeunes avec du feu de l’amour divin, donnez leur du courage pour qu’ils puissent répondre par un don total : et se consacrent au service de Votre Eglise ! Dieu Père miséricordieux, recevez toutes nos demandes en ce jour pour les vocations. Que nous écoutions la voix du Bon Berger pour aller vers les prairies verdoyantes au bord des ruisseaux limpides ! Par Votre Fils, Jésus Christ, notre Seigneur qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn

Saint Silouane l'Athonite, qui êtes-vous ?
Moine du Mont Athos 
(1866-1938)

 

Syméon Ivanovitch Antonov était un robuste charpentier d'un village de Russie centrale. D'une vigueur peu commune, il était affligé d'un caractère violent et querelleur. À 26 ans, tout change. Le paysan rustique et sensuel entend la voix de la Mère de Dieu qui l'appelle à revenir à lui-même. Il se met en route pour l'Athos.

Celui qui est devenu frère Silouane connaît tout d'abord une grande joie : celle de qui a trouvé sa place sur terre. Mais cette euphorie des premiers jours ne dure pas. Silouane va connaître, au monastère, des tentations alternées d'orgueil et de désespoir : désespoir de constater que l'orgueil lui colle à la peau et qu'il ne peut s'en défaire. L'épreuve est si longue et si dure qu'il en arrive à se croire condamné, damné même. C'est alors que le Christ lui apparaît et lui dit : « Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas. »

Silouane a compris que si bas qu'il puisse descendre, Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu'à sa mort.

Silouane a été canonisé par le patriarche de Constantinople (Église orthodoxe) le 26 novembre 1987.

« Où es-Tu, ô ma lumière ? 
Je Te cherche avec des larmes. Tu as eu pitié de moi et Tu m'as montré ton visage. 
Maintenant mon âme a soif de Toi, mon Dieu ! 
Comme un enfant qui a perdu sa maman, 
elle pleure vers Toi jour et nuit et ne trouve pas la paix. »

(Saint Silouane - Écrits spirituels)

Le don des larmes[1]

 Starets Silouane écrit :

Je suis abominable, le Seigneur le sait ; mais j'aime humilier mon âme et aimer mon prochain, même quand il m'a offensé. Je supplie continuellement le Seigneur de me donner l'amour des ennemis. Par la miséricorde de Dieu, j'ai saisi ce qu'est l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Jour et nuit, je demande au Seigneur cet amour ; le Seigneur me donne des larmes et je pleure pour le monde entier. Mais si je juge quelqu'un ou le regarde de travers, les larmes tarissent et mon âme tombe dans l'abattement ; et, de nouveau, je commence à demander pardon au Seigneur, et le Seigneur miséricordieux me pardonne à moi, pécheur.

 

Bienheureuse l'âme qui aime son frère, car notre frère est notre propre vie[2].

 Starets Silouane écrit :

Bienheureuse l'âme qui aime son frère : elle sent en elle la présence de l'Esprit du Seigneur ; Il lui donne paix et joie, et elle pleure pour le monde entier.

 

Mon âme s'est souvenue de l'amour du Seigneur, et mon cœur s'est réchauffé. Mon âme s'est abandonnée à une profonde lamentation, car j'ai offensé le Seigneur, mon Créateur bien-aimé. Mais Il ne s'est pas souvenu de mes péchés ; alors mon âme s'est abandonnée à une lamentation encore plus profonde pour que le Seigneur ait pitié de chaque âme et la prenne dans son Royaume céleste.

 


[1] Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, moine du mont Athos, Vie - Doctrine - Ecrits - Edition Présence, Belley, 1982, p. 332-333.

[2] Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, moine du mont Athos, Vie - Doctrine - Ecrits - Edition Présence, Belley, 1982, p. 339.

Source : http://www.mariedenazareth.com/

Donne la paix à notre terre Ô Mère de miséricorde, nous confions à ton cœur et à ton amour le peuple entier et l'Église de cette terre. Garde-nous de toute injustice, de toute division, de toute violence et de toute guerre. Garde-nous de la tentation et de l'esclavage du péché et du mal. Sois avec nous !  Aide-nous à vaincre le doute par la foi, l'égoïsme par le service, l'orgueil par la mansuétude, la haine par l'amour. Aide-nous à vivre l'Évangile et la folie de la Croix afin de pouvoir ressusciter avec ton Fils à la vraie vie, avec le Père, dans l'unité de l'Esprit Saint.  Ô Mère du Christ, sois notre réconfort et donne force à tous ceux qui souffrent : aux pauvres, à ceux qui sont seuls, aux malades, aux non-aimés, aux abandonnés.  Donne la paix à notre terre divisée; et à tous, la lumière de l'espérance.

Donne la paix à notre terre Ô Mère de miséricorde, nous confions à ton cœur et à ton amour le peuple entier et l'Église de cette terre. Garde-nous de toute injustice, de toute division, de toute violence et de toute guerre. Garde-nous de la tentation et de l'esclavage du péché et du mal. Sois avec nous ! Aide-nous à vaincre le doute par la foi, l'égoïsme par le service, l'orgueil par la mansuétude, la haine par l'amour. Aide-nous à vivre l'Évangile et la folie de la Croix afin de pouvoir ressusciter avec ton Fils à la vraie vie, avec le Père, dans l'unité de l'Esprit Saint. Ô Mère du Christ, sois notre réconfort et donne force à tous ceux qui souffrent : aux pauvres, à ceux qui sont seuls, aux malades, aux non-aimés, aux abandonnés. Donne la paix à notre terre divisée; et à tous, la lumière de l'espérance.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,7-9.

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts.
D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »
Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir.

Vierge Marie,  notre Dame de la Pentecôte,  Toi, la Fille de notre Père du Ciel,  Toi, la Mère du Fils Unique,  Toi, l' Epouse du Saint-Esprit,  nous nous tournons en toute confiance vers Toi,  car nous savons que, depuis les débuts de l' Eglise et  jusqu' à ce jour, Tu es là, au milieu des disciples de Jésus,  afin qu' ils s' ouvrent pleinement à l' Esprit de sainteté pour être  consacrés témoins du Christ et de Son Evangile.  O Marie,  notre Dame de la Pentecôte,  implore pour nous tous les Dons et les Fruits de l' Esprit  afin que jaillissent de nos coeurs et de nos vie,  "l' Amour, la Joie, la Paix, la Patience, la Bonté, la Bienveillance,  la Foi, la Douceur et la maîtrise de nous-mêmes" (Galates 5, 22).  Toi, la Vierge du Cénacle,  apprends-nous à centrer toute notre existence sur le Christ,  Chemin, Vérité et Vie :  que rien n' arrache de notre coeur cette certitude que la Grâce de Dieu,  chaque fois qu' elle rencontre des hommes de bonne volonté, peut  "renouveler la face de la terre" (Psaume 104, 30).    Toi, la "Virgo orans", la Vierge priante,  accorde à l' Eglise de ce temps d' être "moins "essoufflée" par les activités et  davantage consacrée à la prière" (Pape Benoit XVI. Homélie du 31 mai 2009).  O Marie,  notre Dame de la Pentecôte,  Mère de l' Eglise,  prie pour nous et prie avec nous :  garde-nous dans la Joie de la Foi  au Dieu Vivant et Vrai,  Lui,  le Père,  le Fils et  le Saint-Esprit.  Amen.    ( Abbé Jean-Bernard Hayet,  curé de la paroisse saint Joseph des Falaises-Bidart.  Pentecôte 2011.)

Vierge Marie, notre Dame de la Pentecôte, Toi, la Fille de notre Père du Ciel, Toi, la Mère du Fils Unique, Toi, l' Epouse du Saint-Esprit, nous nous tournons en toute confiance vers Toi, car nous savons que, depuis les débuts de l' Eglise et jusqu' à ce jour, Tu es là, au milieu des disciples de Jésus, afin qu' ils s' ouvrent pleinement à l' Esprit de sainteté pour être consacrés témoins du Christ et de Son Evangile. O Marie, notre Dame de la Pentecôte, implore pour nous tous les Dons et les Fruits de l' Esprit afin que jaillissent de nos coeurs et de nos vie, "l' Amour, la Joie, la Paix, la Patience, la Bonté, la Bienveillance, la Foi, la Douceur et la maîtrise de nous-mêmes" (Galates 5, 22). Toi, la Vierge du Cénacle, apprends-nous à centrer toute notre existence sur le Christ, Chemin, Vérité et Vie : que rien n' arrache de notre coeur cette certitude que la Grâce de Dieu, chaque fois qu' elle rencontre des hommes de bonne volonté, peut "renouveler la face de la terre" (Psaume 104, 30). Toi, la "Virgo orans", la Vierge priante, accorde à l' Eglise de ce temps d' être "moins "essoufflée" par les activités et davantage consacrée à la prière" (Pape Benoit XVI. Homélie du 31 mai 2009). O Marie, notre Dame de la Pentecôte, Mère de l' Eglise, prie pour nous et prie avec nous : garde-nous dans la Joie de la Foi au Dieu Vivant et Vrai, Lui, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen. ( Abbé Jean-Bernard Hayet, curé de la paroisse saint Joseph des Falaises-Bidart. Pentecôte 2011.)

Par Saint Irénée de Lyon

(v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr 
Contre les Hérésies, livre IV, 20, 5 ; SC 100 (trad. SC p. 639s) 


 

Hérode cherchait à voir Jésus

 

      Les prophètes annonçaient d'avance que Dieu serait vu des hommes, conformément à ce que dit aussi le Seigneur : « Bienheureux les cœurs purs, parce qu'ils verront Dieu » (Mt 5,8).

Certes, selon sa grandeur et sa gloire inexprimable,

« nul ne verra Dieu et vivra » (Ex 33,20),

car le Père est insaisissable.

Mais selon son amour, sa bonté envers les hommes et sa toute puissance, il va jusqu'à accorder à ceux qui l'aiment le privilège de voir Dieu — ce que, précisément, prophétisaient les prophètes — car « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Lc 18,27). 


      Par lui-même, en effet, l'homme ne pourra jamais voir Dieu ; mais Dieu, s'il le veut, sera vu des hommes, de ceux qu'il veut, quand il veut et comme il veut.

Car Dieu peut tout : vu autrefois par l'entremise de l'Esprit selon le mode prophétique, puis vu par l'entremise du Fils selon l'adoption, il sera vu encore dans le Royaume des cieux selon la paternité, l'Esprit préparant d'avance l'homme pour le Fils de Dieu, le Fils le conduisant au Père, et le Père lui donnant l'incorruptibilité et la vie éternelle, qui résultent de la vue de Dieu pour ceux qui le voient.

Car, de même que ceux qui voient la lumière sont dans la lumière et participent à sa splendeur, de même ceux qui voient Dieu sont en Dieu et participent à sa splendeur.

Or, vivifiante est la splendeur de Dieu.

Ils auront donc part à la vie, ceux qui voient Dieu.

 

Jeudi 24 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 14:46
Mercredi 23 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Chers amis. Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) ! 


Je suis rentré cette nuit des Indes (Kerala, berceau de nos chrétientés Syriaques des "Chrétiens de St Thomas") et dois faire le nettoyage de mes Emails pour reprendre le travail en toute quiétude. 
En attendant de revenir vers vous par les méditations quotidiennes ou quasi quotidiènnes, je vous livre ici un beau documentaire sur le berceau d'une partie de nos frères aînés, Chrétiens Syriaques et Témoins du Christ et de Son Évangile d'Amour, de Vérité et de Paix.

Union de prières !
Votre fidèlement et respectueusement dévoué en Notre-Seigneur.
+Mor Philipose-Mariam.

"En vérité, il n'y a qu'une seule authentique liberté - la sainte liberté du Christ, par laquelle Il nous libère du péché, du mal et du démon. Elle nous rattache à Dieu. Toutes les autres libertés sont illusoires, fausses, car en réalité elles sont esclavage." (Saint Justin Popovic, Chapitres ascétiques et théologiques, 2,36) "L'ennemi s'enfuira comme une bête sauvage pour quitter l'homme qui aura goûté à la douceur de la prière" (Ancien Cleopa Ilie de Roumanie)

Si vous n'arrivez pas à trouver le sommeil une nuit, vérifiez votre oreiller. Si c'est pour deux nuits, vérifiez votre matelas. Si c'est pour trois nuits, examinez votre conscience.  (P. John)

Si vous n'arrivez pas à trouver le sommeil une nuit, vérifiez votre oreiller. Si c'est pour deux nuits, vérifiez votre matelas. Si c'est pour trois nuits, examinez votre conscience. (P. John)

Livre de Néhémie 8,1-10.

En ces jours-là, tout le peuple s'assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d'apporter le livre de la loi de Moïse, prescrite à Israël par le Seigneur.
Et le prêtre Esdras apporta la loi devant l'assemblée, les hommes et les femmes et tous ceux qui étaient assez intelligents pour l'entendre : c'était le premier jour du septième mois .
Il lut dans le livre, depuis le matin jusqu'au milieu du jour, sur la place qui est devant la porte de l'Eau, en présence des hommes et des femmes et de ceux qui étaient assez intelligents pour l'entendre ; tout le peuple prêtait l'oreille à la lecture du livre de la loi.
Esdras le scribe se tenait sur une estrade de bois, dressée pour la circonstance ; et à côté de lui se tenaient, à sa droite, Mathatias, Séméïas, Anias, Urie, Helcias et Maasias ; et à sa gauche, Phadaïas, Misaël, Melchias, Hasum, Hasbadana, Zacharie et Mosollam.
Esdras ouvrit le livre à la vue de tout le peuple, car il était élevé au-dessus de tout le peuple ; et, lorsqu'il l'eut ouvert, tout le peuple se tint debout.
Esdras bénit Yahweh, le grand Dieu, et tout le peuple répondit en levant les mains : "Amen ! amen !" Et ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant Yahweh, le visage contre terre.
Et Josué, Bani, Sérébias, Jamin, Accub, Sépthai, Odias, Maasias, Célita, Azarias, Jozabed, Hanan, Phalaïas et les lévites instruisaient le peuple de la loi, et chacun restait à sa place.
Ils lisaient distinctement dans le livre, dans la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens, et l'on comprenait ce qui était lu.
Et Néhémie, le gouverneur, Esdras, le prêtre et le scribe, et les lévites qui instruisaient le peuple, dirent à tout le peuple : "Ce jour est saint pour Yahweh, votre Dieu ; ne soyez pas dans le deuil et dans les larmes." Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi.
Et Néhémie leur dit : "Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à celui qui n'a rien de préparé, car ce jour est saint pour notre Seigneur ; ne vous affligez pas, car la joie en Yahweh est votre force."


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,16-29.

En ce temps-là, un homme de la foule s'adressa à Jésus et dit :
" Maître, je vous ai amené mon fils, qui a un esprit muet.
Partout où il s'empare de lui, il le jette contre terre, et il écume, grince des dents et se raidit. Et j'ai dit à vos disciples de le chasser, et ils ne l'ont pu. "
Il leur répondit : " Ô génération incrédule, jusques à quand serai-je près de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? Amenez-le-moi. "
Et ils le lui amenèrent. A sa vue, l'esprit le jeta aussitôt à terre, et tombé sur le sol, il se roulait en écumant.
Et il demanda au père : " Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? Depuis l'enfance, dit-il.
Et souvent il l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire périr. Mais, si vous pouvez quelque chose, venez à notre aide par pitié pour nous. "
Jésus lui dit : " Si vous pouvez ! Tout est possible à celui qui croit. "
Aussitôt le père de l'enfant s'écria : " Je crois ! Venez au secours de mon manque de foi ! "
Jésus, voyant accourir une foule, commanda avec force à l'esprit impur, lui disant : " Esprit muet et sourd, je te le commande, sors de lui et ne rentre plus en lui. "
Et ayant poussé un grand cri et l'ayant jeté à terre avec violence, il sortit ; et il devint comme mort, si bien que beaucoup disaient : " Il est mort. "
Mais Jésus, l'ayant pris par la main, le fit lever, et il se tint debout.
Lorsqu'il fut entré dans la maison, ses disciples lui demandèrent en particulier : " Pourquoi n'avons-nous pu le chasser ? " Il leur dit : " Ce genre ne peut être chassé que par la prière et le jeûne. "

Il pèche, celui qui méprise son prochain; heureux qui a pitié des pauvres. Proverbes 14,21

Il pèche, celui qui méprise son prochain; heureux qui a pitié des pauvres. Proverbes 14,21

Par Charles de Foucauld 

(1858-1916), ermite et missionnaire catholique au Sahara 
Écrits spirituels ; Méditations sur l'Évangile (Seuil) 


 

 « Je crois ! Venez au secours de mon incroyance »

 

      La vertu que Notre Seigneur récompense, la vertu qu'il loue, c'est presque toujours la foi.

Quelquefois, il loue l'amour, comme dans Madeleine (Lc 7,47); quelquefois l'humilité, mais ces exemples sont rares ; c'est presque toujours la foi qui reçoit de lui récompense et louanges.

Pourquoi ?

Sans doute parce que la foi est la vertu, sinon la plus haute (la charité passe avant), du moins la plus importante, car elle est le fondement de toutes les autres, y compris la charité, et aussi parce qu'elle est la plus rare. 

      Avoir vraiment la foi, la foi qui inspire toutes les actions, cette foi au surnaturel qui dépouille le monde de son masque et montre Dieu en toutes choses ; qui fait disparaître toute impossibilité ; qui fait que ces mots d'inquiétude, de péril, de crainte, n'ont plus de sens ; qui fait marcher dans la vie avec un calme, une paix, une joie profonde, comme un enfant à la main de sa mère ; qui établit l'âme dans un détachement si absolu de toutes les choses sensibles dont elle voit clairement le néant et la puérilité ; qui donne une telle confiance dans la prière, la confiance de l'enfant demandant une chose juste à son père ; cette foi qui nous montre que, « hors faire ce qui est agréable à Dieu, tout est mensonge » ; cette foi qui fait voir tout sous un autre jour - les hommes comme des images de Dieu - mon Dieu, donnez-la moi ! Mon Dieu, je crois, mais augmentez ma foi ! Mon Dieu faites que je croie et que j'aime, je vous le demande au nom de Notre Seigneur Jésus Christ. Amen.

 

ACTE DE FOI   Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper.      ACTE DÉSESPÉRANCE   Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que Vous l’avez promis et que Vous êtes toujours fidèles dans Vos promesses.     ACTE DE CHARITÉ   Mon Dieu, je Vous aime par dessus toutes choses, de tout mon coeur, de toute mon âme et de toutes mes forces, parce que Vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable. J’aime aussi mon prochain comme moi-même pour l’amour de Vous.     ACTE DE CONTRITION   Mon Dieu, j’ai un extrême regret de Vous avoir offensé parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et le péché Vous déplaît ; je prends la ferme résolution avec le secours de Votre Sainte grâce, de ne plus Vous offenser et de faire pénitence.

ACTE DE FOI Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper. ACTE DÉSESPÉRANCE Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que Vous l’avez promis et que Vous êtes toujours fidèles dans Vos promesses. ACTE DE CHARITÉ Mon Dieu, je Vous aime par dessus toutes choses, de tout mon coeur, de toute mon âme et de toutes mes forces, parce que Vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable. J’aime aussi mon prochain comme moi-même pour l’amour de Vous. ACTE DE CONTRITION Mon Dieu, j’ai un extrême regret de Vous avoir offensé parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et le péché Vous déplaît ; je prends la ferme résolution avec le secours de Votre Sainte grâce, de ne plus Vous offenser et de faire pénitence.

SAINTE THÈCLE, QUI ÊTES-VOUS ?
Vierge et Première Martyre 
(Ier siècle)

         Sainte Thècle est une martyre du temps des Apôtres. Les saints pères l'ont appelée avec enthousiasme la femme apostolique, la fille aînée de saint Paul, la protomartyre parmi les femmes, comme saint Étienne fut le protomartyr parmi les hommes. Thècle, très versée dans la philosophie, dans les sciences et dans les belles-lettres, fut convertie par saint Paul, à Iconium. Elle voulut rester vierge et fut dénoncée comme chrétienne par le jeune homme qui aspirait à sa main. Condamnée au feu, dans l'amphithéâtre, à la demande de sa mère, elle vit Notre-Seigneur lui apparaître sous les traits de saint Paul, puis remonter au ciel comme pour lui en tracer le chemin. Pleine alors d'un courage tout nouveau, elle s'arme du signe de la croix et monte, rayonnante de joie et de beauté, sur le bûcher ; bientôt les flammes l'entourent de toutes parts, mais sans la toucher, et la foule étonnée aperçoit la victime pleine de vie et priant Dieu ; nouveau miracle : un nuage s'abat sur le bûcher et en éteint les flammes.

         Bientôt Thècle put revoir l'apôtre saint Paul et être confirmée par lui dans la foi. L'ayant suivi à Antioche, elle fut bientôt accusée de nouveau et condamnée aux bêtes. On lâcha contre elle, une lionne furieuse et affamée ; mais celle-ci, loin de dévorer sa victime, vint lui lécher les pieds ; ni la rage de la faim, ni les excitations des bourreaux, ni les clameurs du peuple ne purent réveiller son instinct carnassier.  « La lionne, dit saint Ambroise, vénéra sa proie et fut pénétrée d'une compassion dont les hommes s'étaient dépouillés. »

         Peu de jours après, la jeune martyre fut exposée au même supplice ; on lança sur elle des lions et des ours ; aussitôt la lionne qui l'avait épargnée une première fois courut vers elle et lui lécha les pieds. Un ours s'avança, mais la lionne le mit en pièces ; un lion, voulut aussi se précipiter sur la victime ; mais une lutte acharnée se livra entre la lionne et lui, et ils périrent tous les deux. Le préfet la fit alors jeter dans une fosse remplie de serpents. À peine y fut-elle précipitée, qu'un globe de feu consuma tous les reptiles, et la sainte fut délivrée. L'ordre fut donné d'attacher chacun de ses pieds à des taureaux furieux, pour l'écarteler ; les bêtes, excitées par des aiguillons rougis au feu, bondirent en mugissant ; mais les liens de la vierge se brisèrent, et elle resta sans blessure. Le préfet étonné, lui demanda l'explication de ces prodiges : « Je suis, dit-elle, la servante de Dieu, Maître de l'univers. » Thècle, rendue à la liberté, revint dans sa patrie pour y prêcher la foi, et y mourut à l'âge de quatre-vingts ans.

Saint Pio de Pietrelcina, qui êtes-vous ?
Prêtre o.f.m. cap.


Pio, au siècle Francesco Forgione, naît le 25 mai 1887 à Pietrelcina, en Italie du Sud, entre Naples et Foggia (Campanie). Quatrième des sept enfants d’un couple de paysans, il entre à 16 ans chez les capucins et prend le nom de frère Pio. De santé fragile, il retourne pour de longs séjours dans son village. Ses frères capucins témoigneront que le démon venait lui rendre visite dans sa chambre. Fra Pio a alors vécu dans une « nuit obscure » qui rappelle celle des mystiques comme Jean de la Croix ou sa contemporaine, Thérèse d'Avila. Il confie : « Le doute qui m’assaille toujours et me persécute partout est d’ignorer si ce que je fais reçoit ou non l’approbation de Dieu. »

Ordonné prêtre le 10 août 1910, il est affecté, six ans après, au couvent de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles. Il y demeurera jusqu’à sa mort, le 23 septembre 1968, à 81 ans. Le rayonnement spirituel du Padre Pio a donné naissance à deux œuvres importantes : l’hôpital Casa Sollievo della Sofferenza(maison pour le soulagement de la souffrance) et les groupes de prière. Par deux fois, le Padre Pio a dû subir des mesures disciplinaires et des restrictions dans l’exercice de son ministère.

Le 20 septembre 1918, Francesco Forgione (qu’on n’appelle pas encore padre Pio) vient de dire la messe au couvent de San Giovanni Rotondo. Ce jeune capucin de 31 ans s’agenouille devant un crucifix. « Une quiétude indescriptible » s’empare de lui, racontera-t-il plus tard. Apparaît soudain un personnage mystérieux, aux mains, pieds et flanc ruisselant de sang. Puis la vision disparaît. Au sortir de ce qu’il nomme une extase, le religieux s’aperçoit alors que ses propres mains, ses pieds et son flanc saignent aussi. À la vue de ces stigmates, le calme se change en un trouble profond : le religieux tente de refermer ses plaies ; rien n’y fait ; elles ne cicatrisent pas. Jusqu’à sa mort, en 1968 - jamais cicatrisées, ses plaies disparaîtront le 20 septembre 1968, trois jours avant sa mort - padre Pio portera ce mystère avec lui. Il recouvre ses mains de mitaines pour dissimuler ses plaies ; il est soumis à une série d’examens scientifiques, ainsi qu’à un contrôle rigoureux : le Vatican suit l’affaire d’un mauvais œil. La nouvelle se propage et les médecins font un double constat, sans explication : padre Pio n’est pas un affabulateur mais rien n’explique ces plaies qui évoquent la passion du Christ. Son évêque, une partie du clergé local, des responsables du Vatican s’irritent de la renommée grandissante de ce religieux qui, vite, attire des foules. D’autant que l’on parle de guérisons et de clairvoyance spirituelle. Durant toute sa vie, il est l’objet de calomnies, de mensonges et même de plusieurs condamnations du Saint-Office. Rome, d’abord, lui interdit toute relation épistolaire puis, pendant deux ans, de confesser. En 1933, le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le libère de ces restrictions, mais certains de ses frères capucins se liguent contre lui…

La dévotion populaire accompagne l’humble capucin. Il incarnait la simplicité franciscaine, le courage devant la souffrance, la charité envers les malades. On lui attribue, au fil des ans, de nombreuses guérisons. Parmi de multiples prodiges, il avait, dit-on, le don de la bilocation, autrement dit, d’être à la fois ici (recueilli en prière, comme absent) et là (au secours d’une âme en peine ou en danger). On frôle même l’émeute, en 1923, lorsque Rome veut empêcher le padre de célébrer la messe. Et on ira jusqu’à installer des micros dans sa cellule et son confessional ! Pressions et inquisitions romaines ne cessent que dans les années soixante, grâce au Bx Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978). Toute l’Italie vénère alors le prêtre aux stigmates, qui fit construire, en 1956, à San Giovanni Rotondo, un hôpital grâce aux dons des fidèles.

On lui attribue de nombreux miracles. Dans les années soixante, alors simple évêque auxiliaire de Cracovie, Karol Wojtyla envoya à padre Pio une lettre d’intercession pour une amie polonaise gravement atteinte d’un cancer. Onze jours plus tard, elle était guérie.

Padre Pio est un peu un saint « médiéval », héritier de la tradition franciscaine, stigmatisé comme saint François, pauvre lui-même et attentif aux souffrances ; et surtout un mystique entouré de prodiges et de miracles.

L’œuvre de Padre Pio : des conversions en grand nombre, des groupes de prière (2.200 dans le monde dont 1.800 en Italie) et, depuis 1956, à San Giovanni Rotondo, une clinique pour les « esprits et les corps épuisés ». L’intuition de Padre Pio fut de faire de cette maison, la Casa Sollievo della Sofferenza, un centre d’études international et un lieu où devait être privilégié le confort des malades. Une volonté bien paradoxale de la part de celui qui avait supporté tant de souffrances et de pauvreté…

Sain Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) a donné Pio de Pietrelcina comme saint de la Miséricorde et modèle à imiter par tous les fidèles. Le pape a voulu que sa fête liturgique soit immédiatement inscrite au calendrier romain général - et non local - le 23 septembre, « jour de sa naissance au ciel », et en tant que « mémoire obligatoire » - et non facultative - pour l’Église universelle.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Pio de Pietrelcina

Quand Padre Pio était là, on pouvait dire que Jésus et Marie étaient présents, eux aussi, par lui. Et parce qu'il était l'instrument d'une Présence qui le dépassait humainement, puisqu'il s'agissait de celle du Seigneur et de Sa Mère, Padre Pio avait atteint la perfection de sa vocation sacerdotale : il était à la fois le Prêtre et la Victime.  Cette présence de Jésus et de Marie, Padre Pio la faisait donc ressentir à ceux qui l'approchaient parce qu'il vivait lui-même de cette présence mystérieuse et réelle. Il nous enseignait, par là, à être tout à Dieu par Marie, dans le temps, afin d'être, pour l'éternité, tout à Dieu avec Marie. ( Père Derobert)

Quand Padre Pio était là, on pouvait dire que Jésus et Marie étaient présents, eux aussi, par lui. Et parce qu'il était l'instrument d'une Présence qui le dépassait humainement, puisqu'il s'agissait de celle du Seigneur et de Sa Mère, Padre Pio avait atteint la perfection de sa vocation sacerdotale : il était à la fois le Prêtre et la Victime. Cette présence de Jésus et de Marie, Padre Pio la faisait donc ressentir à ceux qui l'approchaient parce qu'il vivait lui-même de cette présence mystérieuse et réelle. Il nous enseignait, par là, à être tout à Dieu par Marie, dans le temps, afin d'être, pour l'éternité, tout à Dieu avec Marie. ( Père Derobert)

Marie, Sommet de la Sainteté de l'Ancien Testament , mais plus encore...

Comme les autres hommes, comme saint Jean-Baptiste, dont l’Église fête également la conception et la nativité, – la Sainte Vierge est née sous la loi du péché originel, portant avec tous la même responsabilité commune de la chute. Mais le péché n’a jamais pu s’actualiser dans sa personne ; l’hérédité peccamineuse de la chute n’avait pas d’emprise sur sa volonté droite.

Elle représente le comble de la sainteté qui ait jamais pu être atteinte avant le Christ, dans les conditions de l’Ancien Testament, par quelqu’un de la descendance d’Adam.

Elle a été sans péché sous la domination universelle du péché, pure de toute séduction dans l’humanité asservie au prince du monde. Non pas placée au-dessus de l’histoire humaine, pour servir au dessein particulier de Dieu, mais réalisant sa vocation unique dans l’enchaînement de l’histoire, dans la destinée commune des hommes (…).

Et pourtant, si dans la personne de la Mère de Dieu nous voyons le sommet de la sainteté de l’Ancien Testament, ce n’est pas encore la limite de sa sainteté à elle, car elle dépassera également les sommets les plus hauts de l’Alliance Nouvelle, en réalisant la sainteté la plus grande à laquelle l’Église peut atteindre.

V. Lossky
Théologien orthodoxe
(Extraits de À l’Image et à la ressemblance de Dieu, Aubier-Montaigne, 1967)

En réalité, nul ne devait comprendre le terme "martyr" comme parlant de quelqu'un qui a été torturé et mis à mort. Littéralement, cela signifie "témoin." Dès lors, une personne est un martyr si, par sa mort, elle témoigne du fait que le Christ a vaincu la mort, qu'Il est Ressuscité d'entre les morts. C'est en cela que se trouve le témoignage, et non pas dans le fait qu'il a été torturé. (Prêtre-martyr Daniel Sysoyev, Instructions aux Immortels)

En réalité, nul ne devait comprendre le terme "martyr" comme parlant de quelqu'un qui a été torturé et mis à mort. Littéralement, cela signifie "témoin." Dès lors, une personne est un martyr si, par sa mort, elle témoigne du fait que le Christ a vaincu la mort, qu'Il est Ressuscité d'entre les morts. C'est en cela que se trouve le témoignage, et non pas dans le fait qu'il a été torturé. (Prêtre-martyr Daniel Sysoyev, Instructions aux Immortels)


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,1-6.

En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ;
il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades.
Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange.
Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez.
Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. »
Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Lorsque quelque chose commence à nous faire mal, nous courons voir le médecin et prenons soin de notre corps. Qu'en est-il des maladies de l'âme? Pourquoi donc n'en prenons-nous pas du tout soin? Il se peut que votre âme soit blessée et vous ne savez même pas de quoi elle est affligée. Lorsque vous souffrez corporellement, vous allez voir le médecin pour un traitement curatif. De la même manière, lorsque votre âme souffre, vous devriez chercher soulagement et guérison auprès d'un père spirituel. (Hiéromoine du grand schème Julian (Lazar))

Lorsque quelque chose commence à nous faire mal, nous courons voir le médecin et prenons soin de notre corps. Qu'en est-il des maladies de l'âme? Pourquoi donc n'en prenons-nous pas du tout soin? Il se peut que votre âme soit blessée et vous ne savez même pas de quoi elle est affligée. Lorsque vous souffrez corporellement, vous allez voir le médecin pour un traitement curatif. De la même manière, lorsque votre âme souffre, vous devriez chercher soulagement et guérison auprès d'un père spirituel. (Hiéromoine du grand schème Julian (Lazar))

Par Saint Hilaire

(v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église 
Commentaire sur le psaume 65, §19-20 ; CSEL 22, 261 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 873) 


 

« Ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle »

 

      Quelle est « la parole de louange » (Ps 65,8) qu'il faut faire entendre ?

Celle-ci assurément :

« Il a donné la vie à l'âme » des croyants (v.9) ; car Dieu a accordé la constance et la persévérance dans la profession de la foi à la prédication des apôtres et à la confession des martyrs, et la prédication du Royaume des cieux a parcouru la terre en tous sens comme par des pas.

En effet « leur message s'est répandu sur toute la terre » (Ps 18,5). Et ailleurs, le Saint Esprit proclame la gloire de cette course spirituelle :

« Comme ils sont beaux, les pas de ceux qui annoncent la bonne nouvelle, de ceux qui annoncent la paix » (Is 52,7).

C'est donc cette parole de louange de Dieu qu'il faut faire entendre par la proclamation, selon le témoignage du psalmiste : « Il a donné la vie à mon âme et n'a pas laissé chanceler mes pas » (LXX).

En effet, les apôtres ne se sont pas laissés détourner de la course de leur prédication par les terreurs des menaces humaines, et la fermeté de leurs pas solidement posés ne s'est pas laissée écarter du chemin de la foi... 


      Pourtant, après avoir dit :

« Il n'a pas laissé chanceler mes pas », le psalmiste ajoute :

« Ô Dieu, tu nous as éprouvés, tu nous as épurés par le feu comme on épure l'argent » (v.10).

Cette parole, commencée au singulier, se rapporte donc à plusieurs.

Car unique est l'Esprit et une la foi des croyants, selon ce qui est dit dans les Actes des Apôtres :

« Les croyants n'avaient qu'une seule âme et un seul cœur » (Ac 4,32)... 


      Mais que signifie cette comparaison :

« Ils ont été épurés au feu, comme on épure l'argent » ?   

A mon sens, si on épure l'argent, c'est uniquement pour en séparer les scories qui adhèrent à la matière encore brute...

C'est pourquoi, quand Dieu met à l'épreuve ceux qui croient en lui, ce n'est pas qu'il ignore leur foi, mais parce que « la persévérance produit la valeur » comme le dit l'apôtre Paul (Rm 5,4).

Dieu les soumet à l'épreuve, non pour les connaître, mais pour les amener à la consommation de la vertu.

Ainsi, purifiés par le feu et dégagés de tout alliage avec les vices de la chair, ils pourront resplendir de l'éclat d'une innocence qui a fourni ses preuves.




 

De même que la nuit, tout en effet, bien qu'il soit lumineux par nature, partage la couleur noire du régime des ténèbres, mais une fois que la lumière revient, il reste plus aucune trace des ténèbres dans ces choses qui avaient été obscurcies par la nuit : ainsi donc en est-il lorsque l'âme a été transportée et l'erreur à la vérité, car alors la forme sombre de sa vie s'est transformée en radieuse beauté. (Saint Grégoire de Nysse, Commentaire sur le Cantique des cantiques)

De même que la nuit, tout en effet, bien qu'il soit lumineux par nature, partage la couleur noire du régime des ténèbres, mais une fois que la lumière revient, il reste plus aucune trace des ténèbres dans ces choses qui avaient été obscurcies par la nuit : ainsi donc en est-il lorsque l'âme a été transportée et l'erreur à la vérité, car alors la forme sombre de sa vie s'est transformée en radieuse beauté. (Saint Grégoire de Nysse, Commentaire sur le Cantique des cantiques)

Pêcheurs d'hommes
Évangile selon saint Matthieu 4, 17-23
Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
 
Professionnalisme
Jésus appelle derrière lui des hommes et des femmes à partir de leur existence très concrète, et il leur demandent simplement de faire pour Lui ce qu’ils savent le mieux faire, par exemple pêcher, parce qu’ils sont experts en pêche. À Judas le cupide, il donnera les cordons de la bourse, à ceux qui savent écrire, il abandonnera la rédaction des évangiles, à Saul de Tarse le pharisien, il confiera la prédication universelle, à Madeleine qui aime en professionnelle, il la glorifiera dans son amour…
Jésus rencontre deux paires de frères, l’appel, ce qu’on nomme la vocation, se passe en famille et très spontanément. Pas de vision ou d’audition spectaculaires, bonnement un homme passe et les interpellent, et ils le suivent. Il s’agit bien comme à l’ordinaire d’une destination individuelle singulière qui tient compte de la personne entière, plutôt que d’un destin exceptionnel hors du commun. 

Nos deux tandems, Simon et André et les Zébédée, s’ils ont couru si promptement derrière Jésus, ce n’est pas par héroïsme remarquable, mais peut-être d’abord parce qu’ils ont été séduits, et surtout parce qu’ils n’étaient pas satisfaits de la vie qu’ils menaient ; parce qu’ils désiraient autre chose, parce qu’ils avaient de l’ambi tion. Jésus les choisit tels qu’ils sont et « fera avec » tout au long de son ministère. La révélation qu’il apporte s’inscrit dans une humanité et une histoire personnelle et unique, et ne va jamais contre cette humanité, mais œuvre de concert avec elle. (Source: "Signe dans la Bible")
Une fois que l'âme commence à ressentir sa propre bonne santé, les images qui surviennent dans ses rêves seront aussi apaisés et libres de passion. Saint Maxime le Confesseur

Une fois que l'âme commence à ressentir sa propre bonne santé, les images qui surviennent dans ses rêves seront aussi apaisés et libres de passion. Saint Maxime le Confesseur

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 06:18
Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Chers amis. Aloho m'barekh.

Notre Rendez-vous quasiment quotidien sera probablement interrompu ou pour le moins perturbé pendant mon séjour (D'intérêt ecclésial) au Kerala du 8 au 22 Septembre.

Notre séjour prévu du 8 au 16 a été prolongé jusqu'au 22.

Je vous prie de bien vouloir porter fraternellement dans la prière cette démarche.

De mon côté, vos intentions ne seront pas oubliées à chacune des étapes spirituelles qui ne manqueront pas de jalonner notre périple sur les pas de Saint Thomas (Mar Thomas, Apôtre des Indes), Mar Koorilose, Mor Gregorios de Parumala, etc...

A tous les membres de la Métropolie (Archidiocèse) et ceux qui sont intéressés par la vie de notre communauté des "chrétiens de St Thomas" en France et au Cameroun, je donne Rendez-vous le Dimanche 4 Octobre pour la Messe déjà, mais aussi pour l'Assemblée Générale Ordinaire de notre Association cultuelle (Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma) qui se déroulera pendant le repas fraternel (Entre 12h30 et 14h30). L’archidiocèse se porte mal. Nous ferons le point sur ce qu'est sa vie, sur ce qu'elle doit être avant une autre Assemblée Générale qui précèdera mon voyage pastoral et canonique en Afrique après le 8 Décembre.

Notre Église syrienne orthodoxe de Mar Thomas est à ce jour la seule Eglise locale en France et au Cameroun des "Chrétientés Syriaques de Saint Thomas".

Notre  Monastère métropolitain de Notre-Dame de Miséricorde et ses dépendances, en France, au Cameroun demeurent des lieux de prières pour que soit restaurée, là où c'est nécessaire, et  toujours plus clairement manifestée, l'Unité de l’Église du Christ, l'unité des "Eglises Apostoliques"...

 

Puisse mon prochain voyage au Kerala collaborer à resserrer les liens d'amitié entre nos Eglises qu'unit  la même et vivifiante Tradition Syriaque aux Indes et en Europe, entre Eglises qu'unit la même Foi dans le Christ mort et ressuscité pour unir l'homme à Dieu et les hommes entre eux ! Alors que nous rendons grâce pour les relations fraternelles que nous entretenons déjà, puisse-t-il resserrer toujours davantage les liens filiaux de notre Eglise locale avec son Eglise-mère Syriaque-Orthodoxe Malankare !

Que le Christ Prince de la Paix soit notre guide!

Que la Mère de Miséricorde nous réunisse tous sous sa protection !

Que Saint Abraham Koorilose Bava et Saint Gregorios intercèdent pour nous !

En union de prières. Aloho m’barekh (Que Dieu vous bénisse) !

 

+Mor Philipose-Mariam, métropolite .

 

 

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,25-26.6,1-10.

Frères, si nous vivons par l'Esprit, conduisons-nous aussi selon l'Esprit.
Ne cherchons pas une vaine gloire en nous provoquant les uns les autres, en nous portant mutuellement envie.
Frères, lors même qu'un homme se serait laissé surprendre à quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur, prenant garde à vous-mêmes, de peur que vous ne tombiez aussi en tentation.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la parole du Christ ;
car si quelqu'un croit être quelque chose, alors qu'il n'est rien, il s'abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non en se comparant à autrui ;
car chacun aura son propre fardeau à porter.
Que celui à qui on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l'enseigne.
Ne vous y trompez pas : on ne se rit pas de Dieu. Ce qu'on aura semé, on le moissonnera.
Celui qui sème dans sa chair moissonnera, de la chair, la corruption ; celui qui sème dans l'esprit moissonnera, de l'esprit, la vie éternelle.
Ne nous lassons point de faire le bien ; car nous moissonnerons en son temps, si nous ne nous relâchons pas.
Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps, faisons le bien envers tous, et surtout envers les frères dans la foi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,11-16.

En ce temps-là, Jésus se rendait à une ville, appelée Naïm ; et ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une foule nombreuse.
Comme il approchait de la porte de la ville, voilà qu'on emportait un mort, fils unique de sa mère, laquelle était veuve, et une foule considérable de gens de la ville étaient avec elle.
Le Seigneur l'ayant vue, fut touché de compassion pour elle, et il lui dit : " Ne pleurez pas. "
Et s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent ; et il dit : " Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! "
Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler ; et il le rendit à sa mère.
Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : " Un grand prophète s'est levé parmi nous, " et : " Dieu a visité son peuple. "

Saint Braulion de Saragosse

(vers 590-651), évêque 
Lettre 19 ; PL 80, 665 (trad. bréviaire rev.) 


 

« En voyant la veuve, le Seigneur Jésus lui dit : ' Ne pleure pas ' » (Lc 7,13)

 

      Le Christ, espérance de tous les croyants, appelle ceux qui quittent ce monde non pas des morts mais des dormants lorsqu'il dit :

« Lazare, notre ami, s'est endormi » (Jn 11,11) ; l'apôtre Paul à son tour ne veut pas que nous soyons « attristés au sujet de ceux qui se sont endormis » (1Th 4,13).

Par là, si notre foi tient que « tous ceux qui croient » au Christ, selon sa parole dans l'Évangile, « ne mourront jamais » (Jn 11,26), nous savons que lui n'est pas mort et que nous-mêmes ne mourrons pas.

C'est parce que « au signal donné par la voix de l'archange et à l'appel de la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts ressusciteront » (1Th 4,16).

Que l'espérance de la résurrection nous encourage donc, puisque nous reverrons alors ceux que nous avons perdus.

Il importe que nous croyions fermement en lui, c'est-à-dire que nous obéissions à ses préceptes, car il met sa puissance suprême à relever les morts plus facilement que nous n'éveillons ceux qui sont endormis. 


      Voilà ce que nous disons et pourtant, je ne sais par quel sentiment, nous nous réfugions dans les larmes, et le sentiment du regret entame notre foi.

Hélas ! que la condition de l'homme est pitoyable, et sans le Christ combien notre vie est vaine !

Mais toi, ô mort, qui as la cruauté de briser l'union des époux et de séparer ceux que l'amitié unit, dès maintenant ta force est écrasée.

Dès maintenant ton joug impitoyable est broyé par celui qui te menaçait par les paroles du prophète Osée :

« Ô mort, je serai ta mort » (Os 13,14 Vulg).

C'est pourquoi, avec l'apôtre Paul, nous jetons ce défi : « Ô mort, où est ta victoire ?

Ô mort, où est ton dard venimeux ? » (1Co 15,55)

Celui qui t'a vaincu nous a rachetés, il a livré son âme bien-aimée aux mains des impies, afin de faire d'eux ses bien-aimés. 


      Il serait trop long de rappeler tout ce qui dans les saintes Écritures devrait nous apporter à tous la consolation.

Qu'il nous suffise d'espérer en la résurrection et d'élever nos regards vers la gloire de notre Rédempteur, car c'est en lui que nous sommes déjà ressuscités, comme notre foi nous le fait penser, selon le mot de l'apôtre Paul :

« Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui » (Rm 6, 8).


 

Saint Clodoald, Saint Cloud, qui êtes-vous ?
Prince, moine et prêtre 


(515-560)Clodoald, plus connu sous le nom de Cloud, était le fils du roi Clodomir et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père, ses oncles, Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère Clotilde, de leur envoyer les enfants de Clodomir pour les proclamer successeurs de leur père. La sainte veuve revêtit Cloud, qui n'avait que deux ans, et ses deux frères de leurs plus beaux habits et les envoya avec confiance, ne se doutant pas que ses petits-enfants allaient être égorgés sans pitié par ses propres fils. Cloud fut sauvé du massacre et put échapper à toutes les recherches de ses oncles.

Le jeune prince grandit en paix dans un monastère, et, trouvant toute sa joie au service de Dieu, il préféra la tonsure à la couronne. Il choisit plus tard, pour y finir ses jours, le monastère d'Agaune, dont les neufs cents religieux partagés en neuf chœurs, se succédaient tour à tour devant l'autel et chantaient l'office sans interruption, le jour et la nuit.

Dieu ne voulut pas laisser longtemps ce trésor enfoui, car il accompagna les vertus du prince du don des miracles. Un jour qu'il se promenait aux environs de sa cellule, un mendiant à moitié nu se présente à lui, implorant sa charité. Le prince, devenu moine, n'avait rien ; les pauvres vêtements qu'il portait étaient les seuls objets qu'il eût à sa disposition ; il ne voulut pas cependant rebuter un membre du Sauveur Jésus, et, se dépouillant de son manteau, il en revêtit le mendiant. Le soir, celui-ci reçut l'hospitalité dans une chaumière voisine, et, pendant qu'il dormait, ô prodige ! Le vêtement qu'il avait reçu rayonnait d'un éclat plus merveilleux que les brillants habits des princes.

Cloud fut ordonné prêtre malgré les protestations de son humilité, et fut le premier des princes de France qui gravit les degrés de l'autel. C'est à Paris qu'avait eu lieu l'ordination ; il obtint du roi Childebert, son oncle, une propriété voisine de la capitale pour y finir ses jours dans la solitude. Dès qu'on sut le lieu de la retraite du serviteur de Dieu, on y accourut de toutes parts pour se mettre sous sa direction ; quelques cellules furent d'abord bâties, bientôt un monastère devint nécessaire ; Cloud y vécut sept ans au milieu de ses frères, leur donnant l'exemple de toutes les vertus. Les vertus de saint Cloud avaient attiré vers lui de nombreux disciples ; ses miracles firent accourir des foules immenses à son tombeau, autour duquel se forma la ville de Saint-Cloud.

La piété naïve de nos pères a porté les cloutiers à le choisir pour patron.

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

"Le Roi m’a introduite en ses appartements"

(Cantique des Cantiques 1,4)

Cependant, ce dont il est ici question, c'est l'Église telle qu'elle vient au Christ, ou l'âme telle qu'elle s'attache au Verbe de Dieu, quel appartement du Christ ou chambre du Verbe de Dieu devons-nous considérer, dans lequel / laquelle Il introduit soit Son Église soit l'âme qui s'attache à Lui, si ce n'est l'Esprit même, mystérieux et caché, du Christ? A cet égard, Paul lui-même disait que "nous l’avons, nous, la pensée du Christ...  pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits" (1 Co 2,16; 2,12).

Ce sont les choses mêmes "que l’oeil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au coeur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment" (1 Co 2,9).

Dès lors, lorsque le Christ amène l'âme à la compréhension de Son Esprit, on dit qu'elle a été amenée en les appartements du Roi, dans lesquels sont cachés les trésors de Sa sagesse et connaissance.
Origène d'Alexandrie, Commentaire sur le Cantique des Cantiques

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,6-11.

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale.
Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Césaire d'Arles

(470-543), moine et évêque 
Sermons au peuple, n°57,4 (trad. SC 330, p. 25 rev) 


 

« Les scribes et les pharisiens l'épiaient...afin de trouver un motif pour l'accuser »

 

Le Seigneur dira à ceux qui ont méprisé sa miséricorde : « Homme, c'est moi qui de mes mains t'ai formé du limon, moi qui ai insufflé l'esprit dans ton corps de terre, moi qui ai daigné t'attribuer notre image et notre ressemblance, moi qui t'ai placé au milieu des délices du Paradis.

Mais toi, méprisant les commandements de vie, tu as préféré suivre le séducteur plutôt que le Seigneur... 


« Par la suite, alors que tu étais expulsé du Paradis et retenu dans les liens de la mort par le péché, ému de miséricorde, je suis entré dans un sein virginal pour venir au monde, sans dommage pour sa virginité.

J'ai été étendu dans une mangeoire, enveloppé de langes ; j'ai supporté les désagréments de l'enfance et les souffrances humaines, par lesquels je me suis fait semblable à toi dans le seul but de te rendre semblable à moi.

J'ai enduré les soufflets et les crachats de ceux qui se riaient de moi, j'ai bu le vinaigre avec le fiel.

Frappé de verges, couronné d'épines, attaché à la croix, transpercé par la lance, j'ai rendu mon âme dans les tourments pour t'arracher à la mort.

Vois la marque des clous auxquels j'ai pendu ; vois mon côté transpercé de blessures.

J'ai supporté tes souffrances pour te donner ma gloire ; j'ai supporté ta mort pour que toi, tu vives pour l'éternité.

J'ai reposé, enfermé dans le sépulcre, pour que toi, tu règnes dans le ciel. 


« Pourquoi as-tu perdu ce que j'ai souffert pour toi ?

Pourquoi as-tu renoncé aux grâces de ta rédemption ? ...

Rends-moi ta vie, pour laquelle j'ai donné la mienne ; rends-moi ta vie que tu détruis sans cesse par les blessures de tes péchés. » 


 

Lundi 7 SEPTEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 17:16
Les inscriptions sont closes, mais rien ne vous interdit de nous rejoindre pour la Messe dimanche à 10h30 au 18 Route de Pau.65100 LOURDES.

Les inscriptions sont closes, mais rien ne vous interdit de nous rejoindre pour la Messe dimanche à 10h30 au 18 Route de Pau.65100 LOURDES.

 


 

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St

Thomas"* à Lourdes :

 

*Vendredi 16 Octobre à 8h, départ de Normandie  (Coucher à Jauldes)

* Friday, October 16 at 8 am, departure of Normandy (Sunset in Jauldes)

*Départ de Charente :

* Departure from Charente:

-Samedi 17 Octobre départ à 7h pour LOURDES(Coucher à Lourdes),

étape déjeûner à Aire sur l'Adour * au Sanctuaire de Sainte Quiterie.

 

-Saturday October 17 starting at 7 am for Lourdes (Lourdes Sunset)


Step lunch in Aire sur l'Adour at Holy Quiterie * Sanctuary.

 

 

Lourdes au service de la joie des convives

Lourdes au service de la joie des convives

-Dimanche 18, journée à Lourdes

-Sunday 18 day in Lourdes, 10:30 Mass at 18 Route de Pau. 65100 LOURDES (France)

Lourdes au service de la joie des convives

Lourdes au service de la joie des convives

-Lundi 19 matinée à Lourdes,départ en fin de matinée pour une courte étape à Ferrières

-Monday Morning 19 in Lourdes, starting in the late morning for a short step to Ferrières and a mountain picnic on the "Col du Soulor."

Résultat de recherche d'images pour "col du soulor"

et un piquenique suir le Col du Soulor.

 

 

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(Coucher à Jauldes)

-Mardi 20, départ des Normands et Parisiens pour le Monastère, 

 

(Sunset in Jauldes)


-Tuesday 20 departure of the Normans and Parisians for the Monastery,

 

 

OFFRANDES LIBRES

(Libeller vos chèques à l'ordre de la Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas : ESOF)

FREE GIFTS

(Make out your check payable to the Metropolis of Syro-Orthodox Church March-Francophone Thomas ESOF)
Registration to:

Inscriptions au :

Monastère Syriaque Notre-Dame de Miséricorde. Brévilly. 61300 CHANDAI.

Tel : 02.33.24.79.58 Courriels :asstradsyrfr@laposte.net

ou sur le portable de Soeur Marie-André:0617512573

avant le dimanche 4 Octobre.

+++

*Chrétientés Syriaques des Indes

 

=================================================

 

*Qui est Sainte Quitterie ?

Au ve siècle, Aire fait partie du royaume wisigoth de Toulouse ; elle devient une résidence royale sous les rois Euric (466-484) et Alaric II (484-507). Ce dernier y promulgua en 506 son Bréviaire, condensé du droit romain, un an avant d'être vaincu par Clovis.

C'est durant cette période, en 476, que Quitterie, princesse d'Espagne, fille du « roi » Caius et fuyant son prétendant, aurait été décapitée à Aire par les Wisigoths qui étaient attachés à une hérésie: l'arianisme.

Sa tête y aurait fait jaillir une source miraculeuse.

Tout près de l'église d'Aire coule aujourd'hui une fontaine à laquelle on attribue la vertu de guérir les maux de tête ainsi que la rage (on la représente souvent avec un chien à ses pieds tirant la langue).

Eglise Ste Quitterie

Son culte était très répandu en Vasconie (on prononce "Quitèr.i"), où on l'invoquait pour la guérison des maux de tête, de la folie etde  la rage.

Les reliques de la sainte demeurèrent jusqu'au xvie siècle dans la crypte de l'église, ancien temple romain dédié au dieu Mars et converti en baptistère par les évêques des Tarusates. Elles furent conservées à l'intérieur d'unsarcophage de marbre blanc, l'un des plus beaux du ive siècle, en raison de l'extraordinaire richesse de sa décoration, mêlant motifs sculptés antiques et chrétiens.

Ses reliques attirent de nombreux pèlerins depuis le Moyen Âge, empruntant "lous camins de Sinte Quiteyre".

Le site s'imposera vite comme une étape sur la Via Podiensis un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le culte de la sainte a pu se répandre sur cet itinéraire avec les récits des pèlerins, comme à Lageyrat (Haute-Vienne), où une fontaine à dévotion, une ancienne chapelle et une pierre tombale portent son nom5.

Aire devient le siège d'un évêché qui, après la "Révolution" sera rattaché à celui de Dax.

Eglise Ste Quitterie

Pèlerinage Syriaque des "Chrétiens Francophones de St Thomas" à Lourdes
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