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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:27
PRIERE A NOTRE-SEIGNEUR (St Grégoire de Narek)

PRIERE A NOTRE-SEIGNEUR

par St Grégoire de Narek :

Tu me rends ma beauté première,
Ami des hommes, Sauveur béni, loué, exalté !
Refuge solide, abri sûr,
bonté qui exclus toute méchanceté,
Toi qui pardonnes le péché
et qui guéris toute blessure,
Toi qui peux réaliser l'impossible
et qui atteins l'inaccessible,
O Route de vie,
Toi qui es le premier guide
dans la voie de l'Amour,
Toi qui me conduis avec douceur
dans ma marche vers la Lumière,
Toi qui me donnes confiance
et ne m'abandonnes pas dans mes chutes,
Clarté sans ombre,
Toi qui m'enveloppes et me couvres
dans ma misère,
Toi qui m'illumines
des rayons de ta grandeur infinie,
Toi qui me rends glorieux
à nouveau dans ta Lumière,
Toi qui me renouvelles
et me rends ma beauté première,
donne-nous d'avoir part à ta Joie infinie,
recréés dans une pureté nouvelle
pour reproduire ton Image inaltérable.
Grégoire de Narek (X° siècle)

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 16:07
« Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »

De L'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel occidental du 15e s.Auteur Thomas Akempis. Livre II, ch. 12

« Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive »


Si tu portes la croix de bon cœur, c'est elle qui te portera et te conduira à la fin désirée, c'est-à-dire là où tu cesseras de souffrir ; mais ce ne sera pas ici-bas.

Si tu la portes à contrecœur, tu t'en fais un fardeau et tu la rends plus lourde, et pourtant il faudra quand même la porter.

Si tu rejettes une croix, tu en trouveras certainement une autre peut-être plus pesante.

Crois-tu échapper à ce qu'aucun homme n'a pu éviter ? Qui parmi les saints a été sans croix et sans tribulation dans ce monde ?

Jésus Christ lui-même, notre Seigneur, n'a pas été une seule heure dans toute sa vie sans peine et sans douleur.

« Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances, qu'il ressuscite d'entre les morts pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,46s)

Comment donc peux-tu chercher une autre voie que cette voie royale de la sainte croix ?

Cependant, celui qui est affligé par tant de peines n'est pas sans une consolation qui les adoucisse, car il sent croître les fruits de sa patience à supporter sa croix.

Car, lorsqu'il la porte de bon cœur, tout son poids se change en douce confiance qui lui redonne courage.

Cela n'est pas l'effet de la vertu de l'homme mais de la grâce du Christ qui est assez puissante pour transformer une chair fragile au point que ce qu'elle redoute et fuit instinctivement, elle l'embrasse et l'aime dans la ferveur de l'esprit.

Il n'est pas dans la nature de l'homme de porter la croix, d'aimer la croix…; si tu ne comptes que sur toi-même, tu ne pourras rien faire de tel.

Mais si tu mets ta confiance dans le Seigneur, la force te sera donnée d'en haut, et tu auras pouvoir sur la chair et le monde.

Et tu ne craindras pas même le démon, notre ennemi, si tu es armé par la foi et marqué par la croix de Jésus Christ.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:19
« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »:Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem /  CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME

« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »

Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem diacre et docteur de l'Eglise (mort en 373)

O Marie,

Mère de mon Dieu,

vous êtes la Reine du ciel et de la terre,

l'espérance des affligés.

Vous êtes entourée d'une auréole

plus radieuse que le soleil ;

vous êtes couronnée

de plus d'honneur que les chérubins,

de plus de sainteté que les séraphins ;

vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes.

Vous avez été l'unique espérance de nos pères,

la joie des prophètes,

la consolation des apôtres,

la gloire des martyrs,

l'honneur de tous les saints.

O Vierge,

qui apportez aux hommes

la lumière et la consolation !

O la plus accomplie,

la plus sainte des créatures !

A qui pourrai-je vous comparer ?

Vous êtes cet encensoir d'or

d'où s'exhalaient des parfums si doux.

Vous êtes la lampe

qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ;

vous êtes l'urne

qui renfermait la manne du ciel,

la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu.

Vous êtes l'arche de la sainte alliance ;

vous êtes le buisson ardent

qui brûlait sans se consumer.

Vous êtes la tige de Jessé

qui porte la plus belle de toutes les fleurs,

et cette fleur, c'est votre Fils !

Ce fils est à la fois Dieu et homme,

et vous êtes sa Mère !

C'est par vous,

ô Vierge Mère,

c'est par vous

que nous avons été réconciliés avec notre Dieu.

Vous êtes l'avocate des pécheurs

et l'espoir des âmes découragées ;

vous êtes le port assuré contre le naufrage ;

vous êtes la consolation du monde,

l'asile des orphelins,

la rançon des captifs,

le soulagement des malades,

le baume des infirmes,

le salut de tous.

En vous le solitaire trouve son repos,

et l'homme du monde son appui.

Nous venons donc,

ô sainte Mère de Dieu !

nous réfugier sous vos ailes protectrices.

Couvrez-nous de votre miséricorde ;

ayez pitié de nous.

Oui, les yeux baignés de larmes,

nous vous supplions d'obtenir,

par votre intercession bénie,

que votre divin Fils,

notre clément Sauveur,

ne nous rejette point à cause de nos péchés,

et ne nous condamne point comme des arbres stériles.

Amen.

CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME

O Mère des hommes et des peuples, toi qui ressens d’une façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal qui secouent le monde contemporain, reçois cet appel que nous adressons directement à ton Cœur.

Avec ton amour de Mère et de Servante du Seigneur, embrasse notre monde humain que nous t’offrons et te consacrons, pleins d’inquiétude pour le sort terrestre et éternel des hommes et des peuples...

O Mère Toute Pure, aide-nous à vaincre la menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes d’aujourd’hui et qui, avec ses effets incommensurables, pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l’avenir !
De la faim et de la guerre, délivre-nous !
De la guerre nucléaire, d’une autodestruction incalculable, de toutes sortes de guerres, délivre-nous !
Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous !
De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous !
De tous les genres d’injustice dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous !
De la facilité avec laquelle on piétine les commandements de Dieu, délivre-nous !
De la tentative d’éteindre dans les cœurs humains la vérité même de Dieu, délivre-nous !
De la perte de la conscience du bien et du mal, délivre-nous !
Des péchés contre l’Esprit Saint, délivre-nous ! Délivre-nous !

Ecoute, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes ! Chargé de la souffrance de sociétés entières !
Aide-nous, par la puissance de l’Esprit Saint, à vaincre tout péché : le péché de l’homme et le "péché du monde", le péché sous toutes ses formes.

Que se révèle encore une fois dans l’histoire du monde l’infinie puissance salvifique de la Rédemption, la puissance de l’Amour miséricordieux ! Qu’il arrête le Mal ! Qu’il transforme les consciences ! Que se manifeste pour tous la lumière de l’Espérance !

(Jean-Paul II de Rome, extraits de la Prière du 25 mars 1984.)

« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beaux »:Prière à la Vierge Marie par saint Ephrem /  CONSÉCRATION DE L’HUMANITÉ À NOTRE-DAME
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:43
Le cosmos dans sa totalité est le buisson ardent des énergies divines incréées (Batholoméos 1er)

Tout ce qui vit et respire

est sacré

et beau aux yeux de Dieu.

Le monde tout entier est un sacrement.

Le cosmos dans sa totalité est le buisson ardent

des énergies divines incréées.

Et l’homme,

à la fois microcosme et médiateur,

agit comme prêtre devant l’autel de la création.

Telle est la vraie nature des choses,

ou,

comme le dit un hymne orthodoxe,

« la vérité des choses »,

si seulement

nous avons les yeux de la foi pour la voir.

(Patriarche Bartholomée de Constantinople)

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:50
Cette parole n'est pas de moi mais du Père qui m'a envoyé (Jean de la Croix)

Par Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église Latine. Dans « La Montée du Carmel », livre 2, ch. 22

« La parole que vous entendez n'est pas à moi : elle est du Père, qui m'a envoyé »


La raison principale pour laquelle sous la Loi ancienne il était permis d'interroger Dieu et qu'il convenait aux prophètes et aux prêtres de désirer des visions et des révélations divines, c'est que la foi n'était pas encore fondée, ni la Loi évangélique promulguée...

Mais maintenant..., il n'y a plus lieu d'interroger Dieu de cette manière, pour qu'il parle et réponde comme autrefois. Car en nous donnant son Fils comme il l'a fait, son Fils qui est son unique Parole (Jn 1,1) car il n'en a pas d'autre, Dieu nous a tout dit en une fois et par cette seule Parole : il n'a plus rien à dire.

C'est le sens du passage où saint Paul dit aux Hébreux... :

-« Dieu a parlé à nos pères par les prophètes, souvent et de bien des manières ; dans les derniers temps, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par le Fils » (He 1,1)...


Voilà pourquoi celui qui voudrait interroger Dieu maintenant ou demander des visions ou des révélations non seulement ferait une sottise mais offenserait Dieu, parce qu'il cesserait de fixer les yeux sur le Christ et voudrait quelque chose d'autre ou de nouveau.

Dieu pourrait lui répondre : « Puisque je t'ai dit tout ce que j'avais à dire par la Parole qui est mon Fils, il ne me reste plus rien à te révéler ou à te répondre.

Fixe les yeux sur lui seul, car en lui j'ai tout déposé, en lui j'ai tout dit, tout révélé ; en lui tu trouveras bien plus que tout ce que tu peux désirer et demander...

Depuis le jour où je suis descendu sur lui avec mon Esprit au mont Thabor, en disant : ' Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour : écoutez-le ' (Mt 17,5), j'ai mis fin à tout autre enseignement, à toute autre réponse...

Écoutez-le, parce que je n'ai plus rien à révéler, plus rien à manifester.

Si j'ai parlé autrefois, c'était pour vous promettre le Christ.

Quand on m'adressait des questions, elles concernaient l'espérance du Christ, en qui vous trouverez tout bien, comme le proclame maintenant la doctrine exposée par les évangélistes et les apôtres ».

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:55
Cultiver sa vigne, porter du fruit en abondance (Saint Bernard)

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 58 sur le Cantique des cantiques

Porter du fruit en abondance


Je dois avertir chacun de vous à propos de sa vigne : qui en effet a jamais retranché en lui-même tout le superflu au point qu'il puisse penser ne plus rien avoir à tailler ?

Croyez-moi, ce qui est taillé repousse : les mauvais penchants chassés reviennent et l'on voit se réveiller les tendances endormies.

Il ne suffit donc pas de tailler sa vigne une seule fois, mais il faut s'y remettre souvent, et même si possible, sans arrêt.

Car, si vous êtes sincères, c'est sans arrêt qu'on trouve en soi quelque chose à tailler...

La vertu ne peut pas croître parmi les péchés ; pour qu'elle puisse se développer, il faut empêcher ceux-ci de prendre de l'ampleur.

Supprime donc le superflu, alors ce qui est nécessaire pourra surgir.


Pour nous, frères, l'époque est toujours celle de la taille, celle-ci s'impose toujours.

J'en suis sûr, en effet, nous sommes déjà sortis de l'hiver, de cette crainte sans amour qui nous introduit tous à la sagesse mais qui n'épanouit personne dans la perfection.

Lorsque l'amour survient, il chasse cette crainte comme l'été chasse l'hiver...

Que cessent donc les pluies de l'hiver, c'est-à-dire les larmes d'angoisse suscitées par le souvenir de vos péchés et la crainte du jugement...

Si « l'hiver est passé », si « la pluie a cessé » (Ct 2,11)..., la douceur printanière de la grâce spirituelle nous indique que le moment est venu de tailler notre vigne.

Que nous reste-t-il à faire, sinon nous engager tout entiers dans ce travail ?

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 20:59
Être apôtre, comment, par quel moyen ? (Bx Charles de Foucauld) / Tout par Amour (St Augustin)

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), au Sahara


« Pour la première fois, il les envoie »


Être apôtre, par quel moyen ?

Par ceux que Dieu met à sa disposition :

les prêtres ont leurs supérieurs qui leur disent ce qu'ils doivent faire.

Les laïcs doivent être apôtres envers tous ceux qu'ils peuvent atteindre :

leurs proches et leurs amis, mais non eux seuls ; la charité n'a rien d'étroit, elle embrasse tous ceux qu'embrasse le Cœur de Jésus.


Par quel moyen ?

Par les meilleurs, étant donnés ceux auxquels ils s'adressent : a

vec tous ceux avec qui ils sont en rapport, sans exception, par la bonté, la tendresse, l'affection fraternelle, l'exemple de la vertu, par l'humilité et la douceur toujours attrayantes et si chrétiennes.

Avec certains sans leur dire jamais un mot de Dieu ni de la religion, patientant comme Dieu patiente, étant bon comme Dieu est bon, étant un tendre frère et priant. Avec d'autres en parlant de Dieu dans la mesure qu'ils peuvent porter ; dès qu'ils en sont à la pensée de rechercher la vérité par l'étude de la religion, en les mettant en rapports avec un prêtre très bien choisi et capable de leur faire du bien.

Surtout voir en tout humain un frère.

Être apôtre, comment, par quel moyen ? (Bx Charles de Foucauld) / Tout par Amour (St Augustin)

"Si tu gardes le silence,
que ce soit par amour;

si tu élèves la voix,
élève-la par amour.


Si tu dois corriger, corrige par amour;
si tu t’abstiens, abstiens-toi par amour.


Que l’amour soit à la racine de tout
car de cette racine il ne peut s’élever qu’une tige
excellente."

(Saint Augustin)

Être apôtre, comment, par quel moyen ? (Bx Charles de Foucauld) / Tout par Amour (St Augustin)
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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 07:32
« Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis » (St Antoine de Padoue)

Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Église Latine
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 140)

« Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis »


« Je suis le bon pasteur. »

Le Christ peut dire à bon droit : « Je suis. » Pour lui, rien n'est passé ni futur ; tout lui est présent.

C'est ce qu'il dit de lui-même dans l'Apocalypse :

« Je suis l'alpha et l'oméga, le principe et la fin ; celui qui est, qui était et qui viendra, le Tout-Puissant » (Ap 1,8).

Et dans l'Exode :

« Je suis celui qui est. Tu diras aux fils d'Israël : ' Celui qui est m'a envoyé vers vous ' » (Ex 3,14).


« Je suis le bon pasteur. »

Le mot « pasteur » vient du mot « paître ». Le Christ nous repaît de sa chair et de son sang, chaque jour, dans le sacrement de l'autel.

Jessé, le père de David, a dit à Samuel :

« Mon dernier fils est un enfant et il paît les brebis » (1S 16,11).

Notre David à nous, petit et humble, comme un bon pasteur, paît aussi ses brebis...


On lit aussi dans Isaïe :

« Comme un pasteur, il paîtra son troupeau ; dans ses bras il rassemblera les agneaux, il les portera dans son sein ; il portera lui-même les brebis mères (Is 40,11)...

Le bon berger, en effet, quand il mène son troupeau au pâturage, ou qu'il l'en ramène, rassemble les tout petits agneaux qui ne peuvent pas encore marcher ; il les prend en ses bras, les porte en son sein ; il porte aussi les mères, celles qui doivent mettre bas ou celles qui viennent d'être délivrées.

Ainsi fait Jésus Christ : chaque jour, il nous nourrit des enseignements de l'Évangile et des sacrements de l'Église.

Il nous rassemble dans ses bras, qu'il a étendus sur la croix « pour réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui étaient dispersés » (Jn 11,52).

Il nous a recueillis dans le sein de sa miséricorde, comme une mère recueille son enfant.

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 05:49
Cultiver avec Jésus (St Padre Pio)

Par le Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
Ep 3, 579 ; CE 54 (trad. Une Pensée, Mediaspaul 1991, p. 95)

Porter du fruit, débarrassé des soucis du monde


Avance avec simplicité sur les voies du Seigneur, et ne te fais pas de souci.

Déteste tes défauts, oui, mais tranquillement, sans agitation, ni inquiétude.

Il faut user de patience à leur égard et en tirer profit grâce à une sainte humilité.

Faute de patience, tes imperfections, au lieu de disparaître, ne feront que croître.

Car il n'y a rien qui renforce tant nos défauts que l'inquiétude et l'obsession de s'en débarrasser.

Cultive ta vigne d'un commun accord avec Jésus.

A toi revient la tâche d'enlever les pierres et d'arracher les ronces.

A Jésus, celle de semer, planter, cultiver et arroser. Mais même dans ton travail, c'est encore lui qui agit. Car sans le Christ, tu ne pourrais rien faire.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 06:50
Christ: Bon Pasteur et Porte des brebis (Thomas d'Acquin)

Par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église Occidentale
Lectura super Ioannem, X, lect. 3, 1-2 (trad. Orval)

Le bon pasteur et la porte des brebis


Jésus a dit :

-« Je suis le bon pasteur. »

Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ. Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre Corps et son propre Sang.

Pour se différencier du mauvais pasteur et du voleur, Jésus précise qu'il est le « bon pasteur ».

Bon, parce qu'il défend son troupeau avec le dévouement d'un bon soldat pour sa patrie.

D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte.

Quand donc il se déclare ici le pasteur, il faut comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même.

C'est bien vrai, car il manifeste qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne la béatitude.

Remarquons bien que personne d'autre que lui n'est la porte, car personne d'autre n'est la lumière, sinon par participation.

Jean Baptiste « n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière » (Jn 1,8).

Le Christ, lui, « était la lumière qui éclaire tout homme » (v. 9).

Personne ne peut donc se dire la porte, car le Christ s'est réservé ce titre.

Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres.

En effet, Pierre le fut aussi, et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques.

« Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon cœur. » (3,15)

Bien que les chefs de l'Église - qui sont des fils de celle-ci - soient tous des pasteurs, le Christ dit :

-« Je suis le bon pasteur » pour montrer la force unique de son amour.

Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.

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