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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 18:21

Bapteme-Christ_2a.jpg

'As long as the pot is on the fire, no fly nor any other animal can get near it, but as soon as it is cold, these creatures get inside. So it is for the monk; as long as he lives in spiritual activities, the enemy cannot find a means of overthrowing him.'

(St. Poemen )

Appel à la prière pour la santé du Père Albert (Dayroyo Albert-Marie)

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Le Monastère Syriaque N-D de Miséricorde et les fidèles et amis de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone remercient tous ceux qui veilleront avec nous dans la prière pour ce prêtre qui toute sa vie fut un zélé serviteur du Christ et de ses frères et se trouve actuellement en agonie.

 

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 12,1-5.

Frères, je vous invite, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos corps en victime vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là votre culte spirituel. 
Et ne vous conformez pas au siècle présent, mais transformez-vous par le renouvellement de l'esprit, afin que vous éprouviez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait. 
En vertu de la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas s'estimer plus qu'il ne faut ; mais d'avoir des sentiments modestes, chacun selon la mesure de la foi que Dieu lui a départie. 
Car, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, 
ainsi nous qui sommes plusieurs, nous ne faisons qu'un seul corps dans le Christ, et chacun en particulier nous sommes membres les uns des autres. 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,42-52.

Quand il eut douze ans, comme ils étaient montés selon la coutume de la fête, 
et qu'ils s'en retournaient, le temps étant passé, l'enfant Jésus resta à Jérusalem et ses parents ne le surent pas. 
Pensant qu'il était avec la caravane, ils marchèrent tout un jour, puis ils le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances. 
Ne l'ayant point trouvé, ils s'en retournèrent à Jérusalem en le recherchant. 
Or, au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ; 
et tous ceux qui l'entendaient étaient ravis de son intelligence et de ses réponses. 
En le voyant, ils furent stupéfaits, et sa mère lui dit : " Mon enfant, pourquoi nous avez-vous fait cela ? Voyez, votre père et moi, nous vous cherchions tout affligés. " 
Et il leur répondit : " Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être dans les choses de mon Père ? " 
Mais ils ne comprirent pas la parole qu'il leur dit. 
Et il descendit avec eux, et il vint à Nazareth, et il leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces choses en son cœur. 
Et Jésus progressait en sagesse, en taille et en grâce, auprès de Dieu et des hommes. 

 

Par Amédée de Lausanne

(1108-1159), St moine cistercien, puis évêque 
Homélie mariale 4 (trad. Thomas, Pain de Cîteaux alt. ; cf SC 72, p.131) 

 

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces évènements »

 

Souvent, à notre sentiment, oubliant de manger et de boire, Marie veillait pour penser au Christ, pour voir le Christ dans sa chair, elle qui brûlait d'amour pour lui, qui aimait passionnément le servir. Souvent, elle faisait ce que chante le Cantique des Cantiques : « Je dors, mais mon cœur veille» (Ct 5,2). Elle continuait, au cours même de son repos, de rêver à celui qui remplissait ses pensées durant tout le jour. Qu'elle veille ou qu'elle repose dans la paix, elle vivait toujours en lui, occupée de lui. 

Où était son trésor, là aussi était son cœur (Mt 6,21) ; où était sa gloire, là aussi était son esprit. Son Seigneur et son Fils, elle l'aimait de tout son cœur, de tout son esprit, de toutes ses forces (Mt 22,37). Elle voyait de ses yeux, touchait de ses mains le Verbe de Vie (1Jn 1,1). Heureuse Marie à qui il a été donné d'embrasser celui qui embrasse et nourrit toutes choses ! Heureuse celle qui a porté celui qui porte l'univers (He 1,3), celle qui a allaité un Fils qui la fait vivre, un Fils qui la nourrit, elle et tous les êtres du monde (Ps 144,15). 

A son cou s'est suspendu celui qui est la Sagesse du Père, sur ses bras s'est assis celui qui est la Force qui met tout en mouvement. Il s'est reposé sur son sein maternel, celui qui est le repos des âmes (Mt 11,29). Avec quelle douceur il la tenait de ses mains, la regardait tranquillement, lui que les anges désirent contempler (1P 1,12), et l'appelait doucement, lui que tout être invoque dans le besoin. Remplie de l'Esprit Saint, elle le serrait sur son cœur... ; elle ne se rassasiait pas de le voir ni de l'entendre, « lui que tant de rois et de prophètes ont désiré voir et n'ont pas vu » (Lc 10,24). Marie grandissait ainsi de plus en plus dans l'amour, et son esprit s'attachait sans trêve à la contemplation divine. 

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« « Un jour d'hiver, le charpentier de Nazareth, encore ignoré de tous, se présenta sur les bords du Jourdain, mêlé à la foule... Chose étrange (1) et pourtant certaine, son cousin Jean ne le connaissait pas personnellement » (Prat, I, 160)

Averti peut-être par une voix intérieure, Jean reconnaît alors Jésus qui vient à lui humble et modeste, qui s'avance au milieu des pénitents coupables d'injustices ou de violences, de luxure ou de fraude. Il ne peut retenir un cri de surprise quand il voit le fils de Marie descendre à son tour dans le fleuve et s'incliner comme les autres : « Comment ! c'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ! - Laisse-moi faire, répond Jésus, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice » (Matthieu III, 14-15).

Je contemplerai longuement et avec amour le divin Sauveur, car il est là pour moi. Je me dirai que cet homme si humilié, perdu au milieu des pécheurs, et qui semble par son geste s'avouer pécheur, c'est le Maître du monde, à qui tout pouvoir a été donné sur terre et dans les cieux (Matthieu XXVIII, 18).

Pourquoi cette démarche, cette humiliation incroyable de l'Agneau de Dieu, de Celui qui est non seulement innocent, mais le modèle et le réparateur de toute innocence ?...

Si Jésus, fils de Marie, est innocent, le Christ, nouvel Adam, est le chef d'une société de pécheurs ; il est la tête d'un corps mystique dont les membres, couverts de souillures, ont grand besoin de baptême et de rédemption.
Le Chef vient purifier les membres. Le Christ va expier l'orgueil des chrétiens. Son baptême sera le premier acte public, solennel, de son ministère de réparation. « En se soumettant à cette cérémonie humiliante, il prétend « accomplir toute justice », agir en parfaite conformité avec la volonté de son Père céleste. Sans attendre le Calvaire, Jésus a pris sur lui nos iniquités. Le baptême, qui ouvre la prédication de l’Évangile, inaugure aussi l’œuvre publique d'expiation et de réparation, dont l'Incarnation a marqué le principe secret » (Huby, saint Marc, p. 13). C'est donc pour moi que Jésus s'abaisse de la sorte, pour réparer mes désobéissances et mes péchés d'orgueil. Que dirai-je, que lui offrirai-je pour témoigner ma reconnaissance ? A tout le moins la résolution de mieux accepter les petites humiliations qu'il m'enverra (2).

Je demanderai au Père céleste de réformer intérieurement mon cœur d'après celui de Jésus, et de me faire comprendre que, si le baptême est le premier et le plus nécessaire des sacrements, l'humilité lui ressemble et peut être considérée en quelque manière comme la clef des autres vertus. »


1. Voir Jean I, 33. - 2. « Toutes les visions, révélations et délices du ciel, malgré le vif attrait qu'elles exercent sur l'homme spirituel, ne valent pas le moindre acte d'humilité. » (Saint Jean de la Croix, Maxime 335).

P. J.-B. Gossellin s.j., Sujets d'oraison pour tous les jours de l'année, Tome III (Le Baptême du Christ), 3e édition, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1950.

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Aussi longtemps que la casserole est sur le feu, aucune mouche ni autre animal ne sait s'en approcher.

Mais aussitôt qu'elle est refroidie, ces créatures savent y entrer.

Il en est de même pour le moine: aussi longtemps qu'il vit dans les activités spirituelles,

l'Ennemi ne sait pas trouver de moyen pour le faire chuter.
(Saint Pimen) 

TOURNEE DE BENEDICTION DES MAISONS PAR LES PRÊTRES A PARTIR DE L'EPIPHANIE-THEOPHANIE

Le Jourdain

 

POURQUOI BÉNIR LES MAISONS À LA THÉOPHANIE ?

Le Christ vint au Jourdain –

« Nous savons par la sainte Écriture que ce n’est pas seulement le peuple qui venait vers le fleuve du Jourdain pour s’y immerger : le Christ également y vint. Or Jésus est venu vers Jean et lui a demandé le baptême, non parce qu’il avait besoin d’être purifié des péchés, car Il était le Dieu Homme, mais pour sanctifier la création. Il ressort de cela que le Royaume de Dieu vient à nous seulement dans la mesure où nous nous tournons vers lui.

Il vient vers les fidèles

« La présence des prêtres dans les maisons des fidèles à la Théophanie nous révèle que ce ne sont pas seulement les fidèles qui viennent vers l’Église : mais le Christ Lui-même, par le ministère du prêtre vient vers eux. Le Sauveur ne reste pas enfermé dans l’église, et Il est conduit sacramentellement dans les maisons des fidèles, pour renforcer son unité avec eux. La sanctification des maisons avec l’Eau sainte gratifie les fidèles d’une plus grande force pour accomplir la volonté de Dieu. Par cela, chaque famille devient une Église confessant plus profondément la foi.

Il vient en état de sacrifice

« Nous aurions tort de penser que nous seuls faisons la route vers le Christ. Comme le montrent les hymnes de l’Église, ce ne sont pas les soldats romains qui ont étendu les mains du Christ sur la Croix : mais le Christ Lui-même ouvre ses bras dans le geste d’un amour qui va jusqu’à la mort, par amour pour le Père et pour tous les hommes. Et, dans cette attitude d’embrassement, Il veut entrer également dans nos maisons, pour déverser sur nous l’amour divin.

Entretenir le feu de l’amour divin

« La sanctification des maisons à la Théophanie n’est pas une plénitude en elle-même,  au sens où, à partir de ce moment, les fidèles n’auraient plus à aller à l’église. Au contraire, la présence sacramentelle du Christ dans la maison des fidèles par le ministère du prêtre allume le feu de l’amour dans le cœur des chrétiens, et il dépend d’eux de chercher à entretenir ce feu en allant le plus souvent possible participer aux offices de l’Église.

« Profitez de la venue du prêtre dans vos maisons, et vous n’aurez pas de regrets au sujet du Christ ! »

(Adrian Cocosila, CrestinOrtodox.ro, 2 janvier 2017)

(Source: "Sagesse Orthodoxe"

SAINT(S) DU JOUR:

 

SAINT JULIEN et SAINTE BASILISSE
Martyrs
(
† 313)

 


Saint Julien naquit à Antioche, capitale de la Syrie, de parents illustres et craignant Dieu.

A l'âge de dix-huit ans, ils le sollicitèrent de s'engager dans les liens du mariage.

Après quelques jours de réflexion, ayant eu une vision, Dieu lui promit que sa future épouse conserverait avec lui sa virginité et que leur union serait pour beaucoup une occasion de salut.

Il consentit alors à épouser une jeune fille, nommée Basilisse, que ses parents lui présentèrent.

Le soir même des noces, les pieux époux s'étant mis en prière, Basilisse sentit dans la chambre un suave parfum de fleurs, quoiqu'on fût au coeur de l'hiver.

Son époux lui expliqua comment ces fleurs signifiaient la bonne odeur de la virginité, et il obtint sans peine qu'elle consentit à vivre avec lui dans la continence parfaite.

Leur voeu fut aussitôt récompensé, car un choeur de Saints et de Saintes, conduit par Jésus et Marie, leur apparut dans une nuée brillante, et les deux époux entendirent une harmonie toute céleste qui remplit leur âme d'une joie inénarrable. 

Leurs parents étant morts, ils consacrèrent tous leurs revenus au soulagement des pauvres et des malades; ils firent même de leur maison une espèce d'hôpital.

Il y avait des logements séparés pour les hommes et pour les femmes. Basilisse avait soin des personnes de son sexe, et Julien, que son immense charité avait fait surnommer l'hospitalier, avait soin des hommes.

La pieuse épouse mourut la première, après avoir reçu un avertissement céleste, et prédit à son époux qu'il recevrait bientôt la palme du martyre.

En effet, la persécution s'étant élevée sous l'empereur Dioclétien, Julien connu par son zèle pour la religion de Jésus-Christ, ne tarda pas à être jeté en prison.

Son interrogatoire, ses supplices, furent accompagnés d'étonnants prodiges et surtout de nombreuses conversions. Épargné par le feu et par les bêtes féroces, Julien eut enfin la tête tranchée, le 9 janvier 313.

Son tombeau fut illustré par une foule de miracles; dix lépreux y furent guéris le même jour. 



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 

 

 

 

 

«  Et toi, ton âme sera traversée d’un glaive.  »

Voici ta Mère

(Évangile selon saint Luc, chapitre 2, verset 35)


Qui dira la force des mères ?

Les mères des victimes, les mères des bourreaux, les mères des larrons, la mère de Jésus.

Toutes ces femmes, unies par la douleur de la perte d’un enfant.

J’ai mis du temps à découvrir que beaucoup d’hospitalières, à Lourdes, sont venues un jour pour leur enfant.

Et pour trouver en la personne de Marie la Mater dolorosa, la Mère des douleurs.

Celles-là ne sont pas toujours les plus bavardes.

Elles gardent un secret.

Comme une blessure enfouie au plus profond, et qui ne se laisse découvrir qu’avec d’infinies précautions.

Elles savent que cette blessure-là n’est pas de celles qui cicatrisent.

Le glaive est là, pour toujours.

Mais mystérieusement, cette secrète entaille les ouvre aussi, de manière renouvelée, au don d’elles-mêmes, au don de la vie.

Toutes ne le savent pas, mais beaucoup le découvrent dans la prière et le service hospitalier.

C’est que la pointe du glaive a touché au lieu même où la vie se donne.

De certaines blessures jaillit de l ’eau. Non seulement le sang. Le sang et l’eau.

En Marie, toutes ces femmes trouvent une sœur, une mère.

Marie qui, au dernier jour comme au premier, porte Celui qui porte tout.

Dans son ventre et sur ses genoux.

À l’heure du Magnificat comme au jour de la croix.

Pour elle, miracle : au jour où elle a perdu son enfant, elle s’en est vu confier une multitude.

À la parole de Jésus, elle est devenue mère à nouveau.

« Voici ton fils » — « Voici ta mère ».

Mater Misericordiae, Vita dulcedo et spes nostra, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance.

Frère Lionel Gentric 
Couvent de Strasbourg

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

LA MÈRE DE DIEU CHEZ LUTHER

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L’œcuménisme à l’orthodoxe – 

Le chrétien orthodoxe rend témoignage à tout ce que, dans les autres mouvements et communautés, il trouve appartenir à l’unité de la Foi. En 2017, les Protestants fêtent le jubilé des 500 ans de la réforme de Martin Luther. Pour les chrétiens orthodoxes, il est réjouissant de savoir que le réformateur n’hésitait pas à employer le nom de Mère de Dieu pour la Vierge Marie. Luther est donc fidèle à la foi exprimée par le concile œcuménique d’Éphèse (430). Voici quelques textes de lui (source : mariedenazareth.com).

L’incompréhensibilité

« Les ‘grandes choses’ ne sont pas autre chose que ceci : elle est devenue la Mère de Dieu, en une telle œuvre sont données tant de dons et de si grands biens que personne ne peut les comprendre.
De cela lui vient tout honneur, toute béatitude, ainsi que sa position singulière dans toutes les générations humaines, parce que personne comme elle n’a eu du Père céleste un enfant et un tel enfant. Et elle-même ne peut pas lui donner un nom pour sa grandeur immense, et ne peut que déborder d’amour, car ce sont de grandes choses qu’on ne peut ni exprimer ni mesurer.

La Mère de Dieu

« Donc par un mot, en l’appelant ‘Mère de Dieu’, on comprend tout son honneur ; on ne peut ni lui dire ni dire d’elle rien de plus grand, même si on avait autant de langues que sont les feuilles et l’herbe, les étoiles du ciel et le sable de la mer. Aussi le cœur doit réfléchir sur ce que signifie être la ‘Mère de Dieu’. » (Luther, commentaire sur le Magnificat)

Mère du fils de Dieu

« Je crois… que Marie, la Vierge sainte est une mère dans le sens le plus vrai du mot et non seulement de l’homme-Christ, comme les Nestoriens l’enseignent, mais du Fils de Dieu comme Luc dit: ‘celui qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu’. Tel est notre Seigneur et le Seigneur de tous, Jésus-Christ, le même de Dieu et de Marie, vrai Fils naturel de Dieu et de Marie, vrai Dieu et homme. » (Confession de foi de Luther sur la Cène du Christ, en 1528W 26,501)

Peu avant de mourir, Luther confirme sa foi

« … Le même que Dieu engendra dans l’éternité, elle l’enfanta dans le temps. » (W 50/III, 708). Luther souligne que le contenu du titre de Mère de Dieu est déjà présent en Lc 1,32 (« Fils du Très-haut »), Lc 1,43 (« Mère du Seigneur ») ; Lc 2,11 (Sauveur, Christ, Seigneur) ; Ga 4,4. Ces témoignages prouvent assez que Marie est la Mère de Dieu (W 50,591-592).

La christologie orthodoxe

En utilisant le titre « Mère de Dieu », Luther entend réaliser un recentrement christologique et théologique. En parlant de Marie il veut reconduire la foi au Christ et à travers le Christ à l’action salvatrice exclusive de Dieu.

Jésus, tout en étant vrai homme, n’est pas un homme quelconque. S’il était seulement homme il ne pourrait pas nous sauver. Il est le Salut même, le Salut en personne, il est Dieu.

D’un autre côté, Jésus-Christ est Dieu dans la chair de l’homme, le Verbe Incarné. Luther s’oppose à la théorie de l’alleosis de Zwingli et à l’extra-calvinisticum du Réformateur de Genève parce qu’ils séparent la divinité de l’humanité du Christ. Plusieurs fois il affirme ne pas connaître ni adorer d’autre Dieu que Celui qui s’est fait homme : il n’y en a pas d’autre par lequel on puisse trouver le Salut. (Entretien de Marburg 1529, W30/III, 132)

À présent, si le Christ est Dieu concrètement dans la chair humaine, il est le Fils de Marie en toute sa totalité et non pas simplement comme homme : Marie est la Mère de Dieu.

La divinité

Le titre de « Mère de Dieu » a été choisi par le concile d’Éphèse – et Luther l’a bien compris – pour attester la divinité du Christ et témoigner de l’œuvre de Dieu en Marie :

« Quoiqu’Élisabeth l’ait avec perspicacité reconnue comme la Mère de Dieu, c’est avec une pénétration encore plus grande que la Vierge a vu que Dieu seul est grand en toutes les choses… La bienheureuse Vierge voit Dieu en toutes choses, elle n’adhère à aucune créature et rapporte tout à Dieu…. la bienheureuse Vierge est ainsi pure adoratrice de Dieu, (purissima cultrix Dei), qui magnifie Dieu seul au-dessus de toutes les créatures »

(Luther, W 1,60-77: Sermon 1514-1517). Pour Luther, Marie a exprimé dans le Magnificat sa conscience d’être la Mère de Dieu.

(Source:"Sagesse Orthodoxe")

The best moments on earth are those during which we meditate upon heavenly things in general, when we recognize or defend the truth, that heavenly dweller and denizen. Only then do we truly live. ( St John of Kronstadt, "My Life in Christ")

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

LA DEMARCHE INTERIEURE

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par le père Alexandre Men

 

Chacun d’entre nous a ses raisons, externes et internes, de ressentir le poids de la fatigue. Espérer que la situation changera radicalement d’une façon ou d’une autre – par exemple, lorsque commenceront les vacances – est peine perdue, car nous avons déjà plus d’une fois pris des vacances, ce qui ne nous a pas empêché de continuer à traîner la jambe, le corps tout voûté.

 

Nous sommes tous jeunes, vous l’êtes en tout cas. Notre époque est étonnante, joyeuse à sa façon, je ne regrette pas d’y vivre, même si elle met les nerfs de l’homo sapiens à rude épreuve. D’autant plus que nous habitons une grande ville, et sommes soumis à des tensions qui nous accablent. Mais qu’y faire ?

Les recettes ne manquent pas : relaxation, training autogène, etc. Je les ai étudiées d’un point de vue pratique et théorique. J’ai découvert que seules les personnes disposant d’un surcroît de temps libre peuvent s’occuper de ces choses-là, point mauvaises au demeurant. Nous sommes soumis à des agents qui peuvent rester impénétrables. Nous connaissons le pourcentage de nos facteurs héréditaires, les innombrables conflits qui surgissent sur notre lieu de travail et à la maison, en gros notre vie n’est pas exempte de difficultés. Les moyens naturels de nous régénérer, de nous renouveler fonctionnent au ralenti, ou presque pas. Voilà pourquoi je voudrais simplement vous rappeler – et même sans moi vous en avez parfaitement conscience – qu’il existe des moyens surnaturels de s’en tirer. Ce n’est qu’en s’aidant du levier de l’esprit que l’on peut en fin de compte recevoir une force supplémentaire, surmonter l’indolence, la faiblesse de l’âme.

Pour y parvenir il est inutile, comme dans le training autogène, d’avoir des méthodes particulières de concentration et beaucoup de temps disponible, mais il est nécessaire de consacrer à la prière – je ne fais ici que vous rappeler des choses connues de tous – pas moins de six à dix minutes par jour, un strict minimum pour l’instant : quelles que soient les conditions de vie, réciter simplement les prières ; ne pas consacrer moins de temps à l’Évangile, à toute l’Écriture Sainte. L’eucharistie est également nécessaire, ainsi que la prière en communauté. Ces quatre choses n’ont rien de théorique, elles ont été vérifiées par la pratique.

Combien de gens viennent me voir dans cet état d’infirmité, qui est notre lot commun, pour me dire : « Moi, je ne m’adonne pas à ces pratiques. » Sur le moment, je ne sais que leur répondre. C’est comme si un médecin disait à son patient : « Tu as le foie malade, tu ne dois pas manger gras, salé... », et que celui-ci lui rétorque : « Docteur, je dévore du lard et consomme des harengs tous les jours. » Le docteur ne peut que lever les bras au ciel...

Des méthodes précises existent, dont les résultats ont été éprouvés. Leur mise en pratique est d’ailleurs séculaire, millénaire et même plus que millénaire. [...] Nous devons nous rappeler que le don de Dieu, ainsi que la grâce et la bénédiction divines ne sont pas une panacée ou un quelconque remède, sinon notre égocentrisme, notre exigence à l’égard de Dieu prendront le pas sur tout le reste. Nous ne voulons pas être sa chose, nous voulons qu’il soit notre chose à nous, une chose qui puisse nous servir. Autant dire que l’on fait ainsi fausse route. Il est alors indispensable d’effectuer, très en profondeur, une démarche intérieure.

Dans une tragédie de Byron est décrite une inondation. Debout sur un rocher, un homme débite un monologue. Sa confiance en Dieu est si grande que, dût-il périr dans l’inondation, il mourra dans une totale espérance. C’est bien tourné. Bien que nous n’ayons pas de notions précises sur l’immortalité, si nous sentons que la volonté de Dieu existe bel et bien, qu’elle gouverne tout – comment, nous ne le savons pas -, que notre vie trouve un sens parce qu’elle gouverne tout ; et si nous sentons que cette inondation nous donne une raison d’être dans la mesure où nous communions à lui, cela signifie que son mystère est bien à la première place, qu’il est la chose la plus importante.

Ne dites pas : j’ai la migraine, je veux prier pour m’en débarrasser. Elle peut passer effectivement, il n’empêche, un tel point de vue est erroné.

J’ai commencé par parler de l’éminente nécessité de la prière, et voudrais corriger mon propos : une approche qui serait égocentrique, dictée par le besoin, ne saurait être entièrement correcte. Il faut recevoir aussi quelque chose et ne pas chercher seulement sa propre satisfaction. Telle sera l’étape ultérieure.

Nous avons trois prières principales : la prière de demande – notre préférée -, de repentir et d’action de grâces. La prière de demande est bénie et nous est prescrite. Même le « Notre Père » contient des demandes. Toutefois, remarquez que ce ne sont pas les demandes qui viennent en premier, mais le don à recevoir, l’adhésion à accorder : « Que ta volonté soit faite, que ton règne vienne » ; après seulement vient : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. » C’est cela, comprenez-le, la libération intérieure. Nous ne sommes pas libres, et pour nous affranchir nous devons d’abord redresser nos « épaules » spirituelles, courbées sous le fardeau. Je ne me souviens plus qui a dit que, si nous mettions en pratique fût-ce la moitié du Sermon sur la montagne, tous nos complexes disparaîtraient. Il faut y croire. Sans cesse, quelque chose nous ronge, qui peut provoquer une névrose : il faut faire ceci, il faut faire cela, il faut tout faire. Loin de nous venir en aide, ce type d’activisme n’est qu’une source d’embarras, il se mue en idée fixe, engendre une atmosphère lourde de préoccupations.

Souvenez-vous donc que nous sommes mortels, que la vie est brève, et que le Seigneur a dit : « Ne vous souciez pas de ce que vous mangerez et boirez demain » (Mt 6, 25 ; Lc 12, 22). Voici précisément le sens de ses paroles : les yeux s’effraient, les mains s’activent, sans cesse. Même si nous faisons des plans pour l’avenir, ils doivent être une esquisse libre, non un fardeau accablant qui nous asservit.

Nous sommes libres et nous sommes heureux, en dépit des maux sous lesquels nous ployons, parce que nous communions au mystère de la grâce divine. Devant nous s’ouvre une vaste perspective, étonnante et merveilleuse. En outre, il nous est donné des frères et des sœurs ici, dans l’église, dans toute la ville, sur toute la terre. Nous sommes incorporés dans le Divin éternel.

Encore une chose étonnante : nous pouvons considérer toutes choses, absolument tout, les formules scientifiques, n’importe quel phénomène, à travers le prisme divin. Ce matin je branche la télévision, apparaît une pieuvre. Voilà un spectacle tout simplement divin ! Le film, malheureusement, tirait à sa fin, mais ces quelques secondes m’ont comblé d’enthousiasme. Une chose des plus ordinaires peut provoquer en nous ce ravissement. Nous ne devons pas perdre cette capacité de poser un regard neuf sur les objets, sur nos proches, sur le monde autour de nous, faire peau neuve et vivre avec plus de légèreté, repousser loin de nous, quand il le faut, les motifs d’accablement, nous élever au-dessus d’eux, nous conduire en voyageurs libres. L’apôtre Paul écrit que nous sommes sur terre seulement des voyageurs et des étrangers (Hé 11, 13-14). Dans un évangile apocryphe, le Seigneur Jésus dit que le monde est un pont, et un pont est un lieu de passage.

Nous disons du Père qu’il est dans les cieux. Qu’est-ce qu’un père ? C’est notre parent, c’est celui qui plus que tout est de notre parenté. Et que signifie « dans les cieux » ? C’est un autre plan du réel, c’est notre patrie. Je prends la « patrie » non dans le sens du lieu de la naissance terrestre, ou d’un attachement particulier de notre âme, mais comme quelque chose qui n’a pas son pareil. L’âme peut s’attacher à une rue, à une maison, à une langue, à une ville, à un pays. La nature de l’homme est ainsi faite. Mais ce que nous appelons patrie est quelque chose de différent, difficile à faire comprendre. Lermontov s’y est essayé dans un poème fameux où l’âme, apportée sur terre par un ange à l’heure de sa naissance, garde à jamais en elle les échos du chant angélique. Ce n’est, dans ce cas, qu’une image, mais une image très profonde parce que notre patrie est ailleurs. Quelque chose nous relie au monde de l’esprit, telle est la raison pour laquelle nous sommes des visiteurs sur cette terre où nous nous sentons parfois mal à l’aise ; nous prenons partiellement conscience de tout cela dans la mesure où ce monde est pétri de matière vulgaire, où il est « sous la puissance du Malin » (l Jn 5, 19). Nous nous heurtons à lui, et il nous blesse. Il est d’autant plus important, comprenez-le, d’invoquer l’Esprit. C’est en particulier lorsque nous sommes rassemblés que l’Esprit vient. Voilà pourquoi nous nous réunissons à l’église, et prions ensemble, autant que faire se peut.

Aujourd’hui, le temps pascal tire à sa fin, et il nous semble en revivre tous les grands événements. De nouveau le Seigneur ressuscité vient vers nous, comme il l’a fait avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs, en disant : « La paix soit avec vous » (Lc 24, 36 ; Jn 20, 19). « La paix soit avec vous » n’est pas seulement une salutation des anciens Hébreux. Bien sûr, Il l’utilisa dans ce sens, mais en plus Il y mit quelque chose de très profond. En hébreu le mot shalom (paix) non seulement signifie « pas de guerre », mais désigne aussi un geste particulier de bénédiction, un état particulier de paix de l’âme, d’intimité avec Dieu. C’est cette paix que nous lui demandons, la paix avec Dieu, la paix entre nous. Nous allons prier pour sentir qu’Il est en cet instant même avec nous. La Parole de Dieu sera avec nous, nous l’emporterons chez nous, elle vivra en nous, et nous essaierons de vivre dans la lumière et l’espérance. Nous sommes heureux mais ne connaissons pas notre bonheur, nous sommes riches mais ne disposons pas de nos richesses à notre profit. Aussi aujourd’hui nous allons laver nos offenses, nos afflictions, nos agitations et nos attentes, nos péchés et nos peines. Et nous allons demander au Seigneur de nous donner des forces. C’est le principal. Et maintenant, prions.

 

INVITATION(S):

________

__De: Alain Rozenkier <arozenkier@yahoo.fr>

Réservation obligatoire à : contact@lapaixmaintenant.org
Merci de bien vouloir diffuser
Ilan
 
 
LUNDI 16 JANVIER à 20H30 au CERCLE BERNARD LAZARE
"SAUVER LES DEUX ÉTATS : L'INITIATIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX AU PROCHE-ORIENT »
 
Au lendemain de la Conférence internationale de Paris sur le Proche-Orient, et en collaboration avec nos amis de JCall, rencontre avec Damien Cristofari *, Conseiller Afrique du Nord et Moyen-Orient au Cabinet du Ministre des Affaires étrangères et du Développement international, qui en a été l'un des artisans.
 
Pourquoi avoir maintenu cette conférence à Paris en l’absence des principaux intéressés israéliens et palestiniens ? Quels en étaient les objectifs et quels en sont les résultats ? La communauté internationale a-t-elle encore la capacité d’aider à une solution du conflit ? …
Autant de questions et bien d’autres encore qui seront abordées par notre invité.
 
*Damien Cristofari, passionné du Moyen-Orient, a travaillé à l'ambassade de France au Caire et à Damas entre 2000 et 2004. Entré au MAE en 2005, il a été Consul adjoint à Jérusalem de 2008 à 2012, conseiller à la Représentation Permanente de la France auprès de l’Union Européenne puis conseiller politique du Représentant spécial de l'UE pour le Processus de paix au Proche-Orient de mai 2015 à février 2016, date à laquelle il rejoint le Cabinet de Jean-Marc Ayrault.
 
CBL,10 rue Saint-Claude, Paris 75003 (M° St Sébastien-Froissart)
Entrée 5 € (gratuite pour nos adhérents à jour de leur cotisation).
Réservation obligatoire à : contact@lapaixmaintenant.org

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Ephésiens 5:25

LA MORT DES SAINTS APÔTRES

La mort des apôtres

Nos souffrances personnelles sont insignifiantes comparées aux persécutions et cruautés infligées aux Grands Maîtres et à leurs disciples pendant les premiers temps de l'Église catholique et de toutes les églises, jusqu'à aujourd'hui.

Jésus leur avait dit : « Vous serez persécutés à cause de moi. Mais celui qui ne reniera pas sa foi sera sauvé. » « Réjouissez-vous parce que vos noms sont écrits dans les cieux. »
 

Saint Mathieu : Il a été martyrisé en Ethiopie, puis est mort des suites d'une blessure par l'épée.

Saint Marc : Attaché à des chevaux, il a été traîné à travers les rues de la ville d'Alexandrie en Egypte, jusqu'à ce que mort s'en suive.

Saint Luc : Il a été pendu en Grèce, à cause de ses sermons visant à la conversion des âmes égarées.

Saint Jean : A Rome, pendant une vague de persécutions, il a été jeté dans une immense cuve d'huile bouillante. Miraculeusement sauvé, il a ensuite été emprisonné dans l'île de Patmos et condamné aux travaux des mines. C'est là qu'il écrivit le « Livre des Révélations », un livre de prophéties. Libéré, Jean devint Evêque d'Edesse en Turquie. Il est mort âgé, de mort naturelle; c'est le seul apôtre à avoir connu une telle fin.

Saint Pierre : Il a été crucifié la tête en bas, sur une croix en forme d'x. D'après les traditions de l'Église, il aurait réclamé ceci de ses tortionnaires parce qu'il ne se jugeait pas digne de connaître la même mort que son maître, Jésus.

Saint Jacques le Majeur : Pour avoir refusé de renier sa foi en Jésus-Christ, ce chef de file de l'Église de Jérusalem a été précipité de 100 pieds de haut du sommet du temple de la ville (côté sud-est). Il s'agit du sommet où Satan avait transporté Jésus pour la Tentation.

Saint Jacques (fils de Zebédée) : C'était un pauvre pêcheur que Jésus a appelé pour être un de ses disciples. En étant un des grands chefs de l'Église, il a été décapité à Jérusalem. L'officier romain qui le gardait a été édifié par la manière dont Jacques a défendu sa foi pendant son jugement au tribunal. Il a ensuite accompagné l'apôtre jusqu'au lieu de son exécution. Entièrement converti, l'officier a avoué sa nouvelle foi au juge et s'est agenouillé à côté de Jacques pour être, comme lui, décapité en tant que chrétien.

Saint Bartholomé : Aussi connu sous le nom de Nathanaël, il a été missionnaire en Asie. Il a témoigné en faveur de notre Seigneur en Turquie. Bartholomé a été fouetté à mort en Arménie à cause de ses prêches.
Saint André : Il a été crucifié en Grèce, sur une croix en forme d'x. Après avoir été sauvagement battu par 7 soldats, il a été attaché sur la croix par des cordes, afin de mieux prolonger son agonie.
D'après ses fidèles, pendant qu'on le menait vers la croix, André saluait la foule et disait combien depuis longtemps, il désirait et attendait ce moment béni. La croix avait, disait-il, été sanctifiée par le corps de Jésus. André a prêché deux jours entiers avant de mourir.

Saint Thomas : Il a été transpercé par une épée près de Madras, sur une colline de la côte est en Inde. Il était en mission afin d'établir l'Eglise Chrétienne dans le sous-continent.

Saint Jude : Parce qu'il refusait de renier sa foi chrétienne, il a été crucifié puis tué par des flèches, devant la ville d'Harat en Arménie.

Saint Matthieu : Cet apôtre, choisi pour remplacer Judas Iscariote, a été condamné à mort à cause de foi inébranlable dans le Christ. Il a été lapidé puis décapité.

Saint Paul : À Rome, en 66 apr. J.-C, 4 ans avant la chute de Jérusalem, il a été torturé puis décapité par le terrible empereur Néron. Paul a enduré un long emprisonnement qui lui a permis d'écrire Sco nombreuses épîtres destinées aux églises qu'il avait fondées à travers l'Empire romain. Ces lettres qui enseignent les doctrines fondamentales du Christianisme, constituent la grande partie du Nouveau Testament. Saint Paul n'était pas un des douze apôtres et cependant, ce fut lui qui contribua le plus à l'établissement du christianisme. C'était le seul homme de lettres qui fût parmi eux. Il avait étudié dans l'école de Gamaliel. Saint Paul a grandement souffert de solitude à cause de son passé...

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NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS LITURGIQUES:
 
PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE:
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*Jeudi 2 FEVRIER Solennité de la Purification de la Très Ste Vierge Marie et Présentation de Notre-Seigneur au au Temple
*10h30, Messe et bénédiction des cierges de la Chandeleur....
*Vendredi 3, Fête de St Blaise, 10h30 Messe, bénédiction et imposition des cierges de St Blaise....
 
LE PREMIER DIMANCHE DE CHAQUE MOIS:
Pèlerinage au Monastère Syriaque en l'honneur de
 
N-D DE MISERICORDE
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
et
 
Des Sts du Kerala:
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10h30, Messe, repas fraternel, réception des fidèles...
 
Pèlerinage Syro-Orthodoxe Francophone à Ste Geneviève le Samedi 16 Janvier 2016 / Prières à Ste Geneviève

Les Chrétiens Syro-Orthodoxes Francophones 

de Saint Thoma (Mar Thoma) 

dont Ste Geneviève est co-patronne du "Relais Paroissial" de Paris et sa région  

organisent un pèlerinage privé au tombeau de Sainte Geneviève 

à l’église Saint Etienne du Mont (Métro ou RER Luxembourg).

Cette année, 

le pèlerinage aura lieu le Dimanche 15 janvier à 15h30.

 

*Départ du Monastère en Normandie à 7h

*Messe à Paris, l'heure sera précisée en fonction de la communauté qui nous accueille.

*Vers 12h30, Repas fraternel avec les fidèles de région parisienne (Offrande libre).

 

SOYEZ NOMBREUX !

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

PELERINAGE A LOURDES

 

 

DU 16 AU 19 FEVRIER 2017

 

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Une fois de plus une petite portion des Chrétiens francophone

 

de St Thomas  se retrouvera à Lourdes pour un  Pèlerinage

 

Syro-Orthodoxe Francophone entre le 11 Février, anniversaire

 

de l'Apparition de la "belle dame"  à Bernadette (Devenue

 

depuis"Journée mondiale de prière pour les malades") et le 18,

 

fête de la Ste Bernadette.

 

Nous prierons pour tous ceux et celles qui

 

n'ont pu venir, nous prierons pour nos malades, la société

 

française elle aussi bien malade et la paix du monde bien

 

compromise...

Cliquez ici pour programme et inscriptions:

PÈLERINAGE A LOURDES DU 16 AU 19 FÉVRIER 2017, INSCRIVEZ-VOUS VITE !

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

Cliquez sur ce lien:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

Note:
L'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise
Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

Adresse du Monastère métropolitain ci-dessous :

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 3,13-17.

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. 
Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » 
Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. 
Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. 
Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » 

 



Par Saint Cyrille de Jérusalem

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église 
Catéchèses baptismales, n° 11 (trad. Eds. Soleil Levant 1962, p. 212s rev.) 

 

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j'ai mis tout mon amour »

 

Crois en Jésus Christ, Fils du Dieu vivant, mais selon l'Évangile, fils unique : « Dieu a tant aimé le monde qu'il lui a donné son Fils unique, afin que celui qui croit en lui ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle » (Jn 3,16)... 

Il est le Fils de Dieu par nature et non par adoption, puisqu'il est né du Père... Car le Père, étant Dieu véritable, a engendré le Fils semblable à lui-même, Dieu véritable... Le Christ est fils par nature, un vrai fils, non pas un fils adoptif comme vous, les nouveaux baptisés, qui maintenant devenez enfants de Dieu. Car vous devenez vous aussi fils, mais par adoption, selon la grâce, comme il est écrit : « Tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom... » (Jn 1,12). Nous, nous sommes engendrés de l'eau et de l'esprit (Jn 3,5), mais ce n'est pas de la même manière que le Christ a été engendré du Père. Car au moment du baptême ce dernier élève la voix et dit : « Celui-ci est mon Fils ». Il ne dit pas : « Celui-ci maintenant est devenu mon Fils » mais : « Celui-ci est mon Fils », pour montrer qu'avant même l'action de son baptême il était Fils. 

Le Père a engendré le Fils autrement que, chez les hommes, l'esprit engendre la parole. Car l'esprit en nous subsiste, tandis que la parole, une fois prononcée et diffusée dans l'air, s'évanouit. Mais nous savons que le Christ a été engendré Verbe, Parole non pas proférée mais parole subsistante et vivante, non pas prononcée et sortie de lèvres mais née du Père éternellement, de manière substantielle et ineffable. Car « au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était près de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1), siégeant à sa droite (Ps 109,1). Il est la Parole qui comprend la volonté du Père et produit toutes choses par son ordre, Parole qui descend et qui remonte (Ep 4,10)..., Parole qui parle et dit : « Ce que j'ai vu chez mon Père, voilà ce que je dis » (Jn 8,38). Parole pleine d'autorité (Mc 1,27) et qui régit tout, car « le Père a tout remis au Fils » (Jn 3,35).

 

La vraie valeur des choses (saint Jean)

 

Le genre de citation qu'on entend rarement mais qu'on n'oublie jamais! La version moderne serait quelque chose comme "vous mettez tant de soin à refaire votre salle de bains..."
p. Gregory-Francis

"Rendez-vous de tels honneurs à vos excréments, que vous faites dans un pot de chambre en argent, alors qu'un autre homme fait à l'image de Dieu est occupé à périr dans le froid?"
Saint Jean Chrysostome.

 

 
 




Quotes we seldom hear, but will never forget!

Do you pay such honor to your excrements as to receive

them into a silver chamber-pot when another man made in the image of God

St. John Chysostom


A modern version would probably say "Do you pay such honor to

remodeling ofyour bathroom ....."
fr. Gregory-Francis

 

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 11:08

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"Where there is God, there is no evil. Everything coming from God is peaceful, healthy and leads a person to the judgment of his own imperfections and humility."

St Seraphim of Sarov

Chers amis. Aloho m'barekh

 

C'est la dernière ligne droite avant que ne commence une nouvelle année civile.

 

« L'année sera heureuse pour toi non pas parce que tu boiras jusqu'à l'ivresse le premier jour de l'année, mais lorsque le premier et chacun des autres jours tu accomplira ce qui est conforme à la volonté de Dieu.
La journée peut être bonne ou mauvaise non pas en elle-même car un jour ne se différencie en rien d'un autre jour,mais du fait de notre assiduité ou de notre paresse.
 
Si tes ouvres sont bonnes, alors la journée sera bonne, en revanche si tu as péché, la journée sera mauvaise et pénible.
 
Si raisonne ainsi et dispose de toi-même de façon à effectuer les prières et les œuvres de charité,alors toute l'année sera heureuse pour toi.
Si de toi même tu commences à négliger la vertu et attendre ton bonheur spirituel dès le début des mois et du compte des jours, alors tu n’obtiendra rien de bon.»

 

Heureuse et sainte année à tous et chacun dans la lumière de la grâce du Saint Esprit que nous acquiert et communique le Christ Sauveur !

 

Veuillez ne pas oublier dans la prière notre Eglise locale Syro-Orthodoxe Francophone, son Eglise-mère, vos évêques et vos prêtres; priez les uns pour les autres !

 

Prions pour tous ceux et celles qui

 

ont rejoint la "Maison du Père", prions pour nos malades, la société française elle aussi bien malade et la paix du monde bien

 

compromise...

 

"En fin de compte -Enseigne St Charbel-  n'ayez pas peur, car la lumière du Christ s'élèvera et resplendira,

la croix et l'Église s'illumineront.

 

Tenez bons dans votre foi en Christ, n'ayez pas peur, ayez confiance dans le Dieu de la Résurrection et de la vie.

À lui soit la gloire éternellement."

 

Que les bruits de guerre ou les pressions terroristes ne nous effraient pas, le Christ est notre Rocher.

 

En Lui le Prince de la Paix, par la force du St Esprit qu'Il nous communique, nous ne céderons pas aux tentations de peur et de vengeance, nous serons, avec le Christ Tête de l'Eglise, des "Artisans de paix"...

Votre fidèlement en Notre-Seigneur. Que la Mère de Miséricorde soit toujours à vos côtés par son intercession et sa protection maternelles !

 

+Mor Philipose-Mariam, métropolite, Chandai ce 31.XII.2016

 

 

 

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur.
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

 

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Par Antoine de Padoue

(v. 1195-1231), St de l'Eglise Romaine-catholique et membre de l'Ordre franciscain.Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 238)
 

« Voici l'Époux ! »

 

Entre Dieu et nous régnait une grave discorde. Pour l'apaiser, pour ramener la bonne entente, il a fallu que le Fils de Dieu épousât notre nature. Le Père a consenti et a envoyé son Fils. Celui-ci, dans le lit nuptial de la Bienheureuse Vierge, a uni notre nature à la sienne. Telles ont été les noces que le Père a faites alors pour son Fils. Le Verbe de Dieu, dit Jean Damascène, a pris tout ce que Dieu avait mis en notre nature : un corps et une âme raisonnable. Il a tout pris pour me sauver tout entier par sa grâce. La Divinité s'est abaissée jusqu'à ce mariage ; la chair ne pouvait conclure un mariage plus glorieux.

Des noces se célèbrent encore, quand survient la grâce du Saint Esprit, pour opérer la conversion de l'âme pécheresse. On lit dans le prophète Osée : « Je reviendrai à ma première épouse ; alors je me trouverai mieux qu'à présent » (cf 2,9). Et plus loin : « Elle m'appellera : mon époux, et non plus : mon maître. Et j'enlèverai de sa bouche les noms des idoles. Je ferai alliance avec eux. » (v. 18-20). L'époux de l'âme c'est le Saint Esprit, par sa grâce. Quand son inspiration intérieure invite l'âme à la pénitence, tous les appels des vices sont vains. Le maître qui dominait et ravageait l'âme, c'est l'orgueil qui veut commander, c'est la gourmandise et la luxure qui dévorent tout. Leurs noms mêmes sont enlevés de la bouche du pénitent. Quand la grâce se répand dans l'âme et l'illumine, Dieu fait alliance avec les pécheurs. Il se réconcilie avec eux. Alors se célèbrent les noces de l'époux et de l'épouse, dans la paix d'une conscience pure.

Enfin, des noces se célèbreront au jour du jugement, quand viendra l'Époux, Jésus Christ. « Voici que vient l'Époux, est-il dit ; allez au-devant de lui. » Alors il prendra avec lui l'Église, son épouse. « Viens, dit saint Jean dans l'Apocalypse, je te montrerai l'épouse de l'Agneau. Et il me montra la sainte cité de Jérusalem, descendant du ciel. » (21,9-10). À présent, nous ne vivrons dans le ciel que par la foi et par l'espérance ; mais après peu de temps, l'Église célébrera ses noces avec son Époux : « Bienheureux ceux qui ont été appelés au festin des noces de l'Agneau. » (Ap 19,9)


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Par Bernardin de Sienne

St de l'Eglise Romaine-catholique (1380-1444), franciscain
Œuvres Complètes, 4

 

Le Nom de Jésus

 

Le Nom de Jésus est la gloire des prédicateurs, parce qu’il fait annoncer et entendre sa parole dans une gloire lumineuse. Comment crois-tu que se soit répandue dans le monde entier une clarté de foi si grande, si rapide et si fervente, sinon parce qu’on a prêché Jésus ? N’est-ce pas par la clarté et la saveur de ce Nom que Dieu nous a appelés à son admirable lumière ? À ceux qui ont été illuminés et qui voient la lumière dans cette lumière, l’Apôtre peut bien leur dire : "Autrefois vous n’étiez que ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière." Par conséquent, il faut faire connaître ce Nom pour qu’il brille, et ne pas le passer sous silence.

Saint Paul mettait partout le Nom de Jésus : dans ses paroles, ses lettres, ses miracles et ses exemples. "Il louait le Nom - de Jésus - continuellement, il le chantait dans son action de grâce". L’Apôtre portait ce Nom "auprès des rois, des nations païennes et des fils d’Israël", comme une lumière qui illuminait les nations du monde, et partout il s’écriait : "la nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons nous pour le combat de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour". Il montrait à tous la lampe ardente, posée sur le lampadaire, annonçant en tout lieu "Jésus, le crucifié."

Aussi l’Église, épouse du Christ, toujours appuyée sur son témoignage, exulte-t-elle en disant avec le prophète : "Mon Dieu vous m'avez instruit dès ma jeunesse et je redirai vos merveilles jusqu’à présent," c’est-à-dire toujours. Le prophète y exhorte aussi en disant : "Chantez le Seigneur en bénissant son nom, de jour en jour proclamez son salut," c’est-à-dire Jésus le Sauveur.

 

 

LA PRIERE CE LIEN QUI NOUS RELIE A DIEU

par le père Cyrille Argenti

SAINTS DU JOUR:

2 Janvier:

 

SAINT MACAIRE d'Alexandrie
Anachorète

(† v.394)

 

     Saint Macaire d’Alexandrie, (« le Jeune ») natif de cette ville où il pratiquait le négoce, avait dépassé la quarantaine quand il reçut le baptême. S’étant retiré dans la solitude, il atteignit bientôt une si haute excellence que saint Antoine dit à son sujet que « le Saint-Esprit s’était reposé sur lui ».

 

     Il vécut, à ce qu’on croit, dans le désert de Nitria, qui, d’après le nombre des ascètes, fut appelé les Cellules, et visita probablement d’autres parties de la Libye. Ami de saint Macaire l’Ancien dit l’Égyptien;éxilé pour la cause de l’orthodoxie de la Foi; bien qu’il eût un talent extraordinaire pour la conduite des religieux, il se déroba à cet honneur et, sur la fin de sa vie, alla s’offrir comme novice au monastère de Tabenne, que venait de fonder saint Pacôme. Il mourut, dit-on, centenaire, vers 394.

_____________

 

Saints Basile de Césarée

et Grégoire de Nazianze

(Deux évêques du IVème s).

  

Basile le Grand et Grégoire de Nazianze sont deux personnages très proches.

Ils sont tous deux originaires de Cappadoce dans l’actuelle Turquie, et ils se rencontrèrent comme étudiants à Athènes (avec le futur empereur Julien l’apostat !).

 

Devenus amis, ils firent des projets pour devenir moines, Basile créa une communauté. Mais comme l’Eglise avait  besoin d’évêques pour lutter contre les hérésies, ils acceptèrent cette charge, Basile à Césarée de Cappadoce et Grégoire à Nazianze, où il succéda à son père, puis à Constantinople.

Ils écrivirent des traités contre les hérésies et aussi des poèmes liturgiques.  

 

Basile n’oublia pas sa vocation et rédigea des règles monastiques dont s'inspirent toujours un certain nombre de monastères orientaux, il mourut en 379.

Grégoire chassé de son siège de Constantinople, termina sa vie en solitaire en 390.

Ils sont tous deux docteurs grecs de l’Eglise.

 

 

Righteous Juliana of Lazarevo, Murom
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Righteous Juliana of Lazarevo and Murom presents an astonishing example of a self-denying Russian Christian woman. She was the daughter of the nobleman Justin Nediurev. From her early years she lived devoutly, kept the fasts strictly and set aside much time for prayer. Early on having become orphaned, she was given over into the care of relatives, who did not take to her and laughed at her. Juliana bore everything with patience and without complaint. Her love for people was expressed by nursing the sick and sewing clothing for the poor.

The pious and virtuous life of the maiden attracted the attention of the Lazarevo village owner, Yurii Osoryin, who soon married her. The husband’s parents loved their gentle daughter-in-law and left the running of the household in her hands. Domestic concerns did not disrupt the spiritual efforts of Juliana. She always found time for prayer and she was always prepared to feed the orphaned and clothe the poor. During a harsh famine, she herself remained without food, having given away her last morsel to someone begging. When an epidemic started after the famine, Juliana devoted herself completely to the nursing of the sick.

Righteous Juliana had six sons and a daughter. After the death of two of her sons she decided to withdraw to a monastery, but her husband persuaded her to remain in the world, and to continue to raise their children. On the testimony of Juliana’s son, Kallistrat Osoryin, who wrote her Life, at this time she became all the more demanding towards herself: she intensified her fasting and prayer, slept not more than two hours at night, and then laying her head upon a board.

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Upon the death of her husband, Juliana distributed to the poor her portion of the inheritance. Living in extreme poverty, she was none the less vivacious, cordial, and in everything she thanked the Lord. The saint was vouchsafed a visitation by Saint Nicholas the Wonderworker and guidance by the Mother of God in church. When Righteous Juliana fell asleep in the Lord, she was then buried beside her husband at the church of Saint Lazarus. Here also her daughter, the schemanun Theodosia was buried. In 1614 the relics of Righteous Juliana were uncovered, exuding a fragrant myrrh, from which many received healing.

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“There is nothing better than peace in Christ, for it brings victory over all the evil spirits on earth and in the air. When peace dwells in a man’s heart it enables him to contemplate the grace of the Holy Spirit from within. He who dwells in peace collects spiritual gifts as it were with a scoop, and he sheds the light of knowledge on others. All our thoughts, all our desires, all our efforts, and all our actions should make us say constantly with the Church: “O Lord, give us peace!” When a man lives in peace, God reveals mysteries to him..”

(St. Seraphim of Sarov)

Aucun texte alternatif disponible.

“The Lord sometimes allows people who are devoted to Him to fall into such dreadful vices; and this is in order to prevent them from falling into a still greater sin–pride.

Your temptation will pass and you will spend the remaining days of your life in humility. Only do not forget your sin.”

 

 

3 Janvier:

Sainte Geneviève, qui êtes-vous ?

 

Patronne de Paris, de la France et des gendarmes

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Geneviève naît en 422 à Nanterre. A l'âge de quatorze ans elle rencontre Germain, évêque d'Auxerre, et Loup, évêque de Troyes en partance pour la Bretagne (la Grande Bretagne actuelle) afin d’y combattre l’hérésie du pélagianisme.

La tradition rapporte que l'Esprit de Dieu communiqua à l'évêque Germain une lumière subite qui lui révéla la mission de la fillette en la voyant en prière dans l'église de Nanterre.

Germain prophétisa devant les parents de Geneviève le destin exceptionnel de l'enfant. 

Puis, ayant vu à terre une pièce de monnaie de cuivre marquée du signe de la croix, il la ramassa et la donna à Geneviève, lui ordonnant de la porter au cou.

Geneviève promet à Germain de se consacrer au Christ et, à 15 ans, elle reçoit le voile des vierges.

 

A l'époque, en effet, il n'existait pas de monastères de femmes et celles qui souhaitaient se consacrer au Seigneur continuaient à vivre dans le monde, simplement distinguées par le voile de leur consécration.

A la mort de ses parents, Geneviève vient habiter à Paris chez sa marraine.

Elle vit dans le silence, la prière et la mortification, ne se nourrissant que deux fois par semaine.

Elle est aussi favorisée de grâces extraordinaires, en lisant dans les consciences et en guérissant les corps au nom du Christ par des onctions d'huile.

Aux exercices de la mortification, elle joint une inviolable pureté, une humilité profonde, une foi vive, une charité ardente, une onction dans la prière qui lui fait répandre des larmes abondantes.

Sa grande sainteté lui suscite des ennemis qui parvinrent à la faire passer dans le peuple pour illuminée.

Saint Germain d’Auxerre, de retour à Paris fit taire les calomniateurs.

En 451, Attila franchit le Rhin et envahit la Gaule. Les Parisiens prennent peur et veulent fuir.

Geneviève, qui n'a que 28 ans, les convainc de demeurer dans la ville:

« Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »

Elle rassemble les femmes de Paris dans l'église-baptistère près de Notre-Dame et leur demande de supplier le ciel d'épargner leur ville.

C'est ce qui se produit.

Abandonnant la route de Paris, les Huns se dirigent vers Orléans qu'ils assiègent.

Repoussés par le général romain Aetius, ils se replient vers le Nord et sont définitivement vaincus aux Champs Catalauniques.

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Plus tard, lorsque les Francs assiègent Paris, Geneviève sauve cette fois la ville de la famine :

-elle organise à ses frais une expédition au moyen de bateaux qui, par la Seine, vont chercher le ravitaillement jusqu'en Champagne.

Sa réputation s'étend jusqu'en Orient.

Saint Siméon le Stylite, ayant entendu parler de ses miracles, voulut être recommandé à ses prières.

Le roi Clovis et sainte Clotilde lui vouaient une particulière vénération.

Geneviève meurt en 512 à près de 90 ans.

Elle est enterrée auprès du roi Clovis dans l'église des Saints-Apôtres que sainte Clotilde avait fait construire et qui prendra le nom dès le VIIe siècle de Sainte-Geneviève (maintenant le Panthéon).

Son corps, emporté en 845 à Marizy en Bourgogne par crainte des Normands, est rapporté à Paris en 890.

A partir du douzième siècle la châsse contenant ses reliques est portée en procession à travers Paris en particulier dans des circonstances dramatiques, et des miracles ont lieu sur son passage.

Ses reliques furent brûlées par les révolutionnaires en 1793, mais certaines furent ensuite retrouvées et son tombeau continue d'être vénéré dans l'église Saint-Etienne-du-Mont.

Elle a été la patronne de la première paroisse orthodoxe de langue française et est co-patronn avec Saint Thomas Apôtre de notre "Relais Paroissial" (Actuellement S.D.F) de Region Parisienne.

Elle demeure sans conteste la protectrice de la ville de Paris.

 

D'innombrables miracles ont été opérés par son intercession.

Son tombeau est toujours entouré de vénération dans l'église de Saint-Étienne-du-Mont, à Paris.

Elle est une des grandes patronnes de la France.

 

 

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Vierge, Patronne de Paris

RAPPEL:

Ste Geneviève est co-patronne avec Mar Thomas (St Thomas) de notre "Relais Paroissial" de Région Parisienne.

Ce "Relais" (Dépendant da la "Grande Paroisse N-D de Miséricorde de l'Ouest,Nord-Ouest et Nord Est) est sans local depuis presque quatre ans.

La Métropolie (Archidiocèse) de notre Eglise Syro-Orthodoxe Francophone  recherche toujours en Région Parisienne ou sur Paris un local à louer à un prix raisonnable ou, une communauté religieuse nous accueillant fraternellement...

En l'attente, les Messes sur Paris sont dîtes chez des particuliers et, d'une manière habituelle, les fidèles remontent sur le Monastère Syriaque (En Normandie), surtout les premiers Weekend du mois.

Nous faisons un ramassage chaque Samedi précédent le 1er Dimanche du Mois à 15 h en Place du Chatelet (Devant le Bar des Bords de Seine)

 

SAINTE GENEVIEVE, AIDEZ-NOUS A RETROUVER SUR PARIS UN LOCAL !

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Intention de prière :

Sainte Geneviève, entreprenante, courageuse et persévérante, intercède pour nous. Qu’à ton exemple nous puissions, en grande simplicité, servir Dieu et nos frères, dociles à l’Esprit Saint.

 

PRIERE A SAINTE GENEVIEVE

Répandez sur nous, Seigneur, l'esprit d'intelligence et d'amour dont vous avez rempli sainte Geneviève, votre servante, pour qu'attentifs à vous servir et cherchant à lui ressembler, nous obtentions par son intercession dans le ciel, de vous plaire sur la terre par notre foi, et toute notre vie. Par Jésus-Christ, votre Fils unique, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit. Pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

PRIERE A SAINTE GENEVIEVE

Sainte Geneviève, vous qui par les veilles, les pénitences et la prière, assuriez la protection de Lutèce, intercédez auprès de Dieu pour Paris, pour notre Patrie, pour les foyers chrétiens et les âmes consacrées.

Vous qui guérissiez les aveugles et chassiez les démons, obtenez-nous la lumière de Dieu et rendez-nous plus forts dans les tentations.

Vous qui aviez d'abord le souci des pauvres, protégez les malades, les isolés, les chômeurs.

Vous qui résistiez aux armées et encouragiez les assiégés, donnez-nous le sens de la vérité et de la justice.

Vous qui résistiez aux armées et encouragiez les assiégés, donnez-nous le sens de la vérité e de la justice.

Vous qui à travers les siècles n'avez jamais cessé de veiller sur Paris, aidez-nous à garder la grandeur et le rayonnement de notre capitale. Que votre exemple soit pour nous un encouragement à toujours chercher Dieu et à le servir en nos frères. Ainsi soit-il.

 

PRIERES DES ORTHODOXES RUSSES AUPRES DU TOMBEAU DE LA PATRONNE DE PARIS

Consolatrice des exilés, vous vous êtes manifestée aux émigrés de la Russie orthodoxe.

En tous temps à votre tombeau, ils vous vénèrent.

Ô sainte Geneviève, sois pour nous apôtre de l'Unité.

(C.L.A.)

 

PRIERE Seigneur, Vous avez conduit la bienheureuse vierge Geneviève sur les sentiers de la justice dès son enfance, et Vous lui avez accordé le don de guérison ; conduisez-nous également sur le chemin de la sainteté, selon Votre très sainte volonté, en nous accordant les dons nécessaires à notre salut et au bien de ceux qui nous entourent. Par Le Christ Jésus Notre Seigneur qui vit et règne avec Vous Ô Père et le Saint Esprit aux siècles des siècles Amîn.

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Acathiste à Sainte Geneviève

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Kondakion 1

Tu naquis à Nanterre à quelques lieues de Lutèce* Tes parents Gérontia et Sévère étaient chrétiens* Et tu fus en tes jeunes années bergère* Avant de devenir la bonne gardienne du Paris d’alors* Qui s’écriait devant ta vigilance orante :
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Ikos 1

Depuis le temps de ta jeunesse jusques au grand âge de ta vieillesse* Tu fus tournée vers le Dieu de bonté* Attentive à l’ascèse et assidue à la prière* Toujours préoccupée de la vie spirituelle* C’est pourquoi nous te chantons avec admiration :
Réjouis-toi, greffon enté sur un arbre du paradis !
Réjouis-toi, bourgeon annonciateur d’une fleur magnifique !
Réjouis-toi, branche fragile qui portera de beaux fruits !
Réjouis-toi, floraison gracile à la fragrance céleste !
Réjouis-toi, fruit délicieux de la prière et de l’ascèse !
Réjouis-toi, arbuste qui abritera les multitudes !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 2

Devant se rendre en Albion pour combattre l’hérésie* Le saint hiérarque Germain s’arrêtant à Nanterre* Fut accueilli par une foule dévote dans laquelle tu étais * Instruit secrètement par Dieu il te remarqua* Et levant les yeux aux cieux il s’écria : Alléluia !

Ikos 2

Alors que chacun voulait avoir la bénédiction du hiérarque* Saint Germain t’appela et te baisant chastement au front* Il prédit à tes parents ton avenir glorieux pour l’Eglise* Et l’armée des élus chanta ainsi tes louanges :
Réjouis-toi, sainte Innocence que le Christ mit à part !
Réjouis-toi, qui fus remarquée par le Ciel dès ton aurore !
Réjouis-toi, enfant que le Maître laisse venir à Lui !
Réjouis-toi, qui reçus la louange d’un évêque pieux !
Réjouis-toi, il vit agir en toi la grâce du Seigneur !
Réjouis-toi, brebis devenue la bergère du troupeau !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 3

Tu affirmas au saint évêque que le Christ mettait en ta présence* Que ton avenir était dorénavant auprès du Dieu Vivant* Et que tu voulais désormais te consacrer plus encore à Lui dans la virginité* L’assistance aux offices divins et l’observance des prescriptions de l’Eglise* Il te bénit et chanta le Seigneur en disant : Alléluia !

Ikos 3

Lorsque le lendemain il te rappela tes paroles* Tu confirmas ton intention de vivre dans l’oraison et la chasteté* Il te donna une pièce portant la sainte Croix du Christ* Comme seule bijou garant des immenses trésors de la Grâce* Illustre ascète dès ton jeune âge nous te magnifions par ces chants :
Réjouis-toi, qui reçus la Croix et la portas dès l’enfance !
Réjouis-toi, qui choisis le chemin de l’ascèse chrétienne !
Réjouis-toi, joyau très pur sur la couronne du Saint Roi !
Réjouis-toi, mépris souverain des richesses de ce siècle !
Réjouis-toi, regard fixé sur la Jérusalem d’en Haut !
Réjouis-toi, engagement adamantin dans la Vraie Vie !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 4

Ayant reçu la bénédiction de saint Germain* Et celle de saint Loup de Troyes qui l’accompagnait* Tu entrepris de vivre avec encore plus d’ardeur* La vie spirituelle sur la Voie étroite de l’Evangile* Sans cesse tournée vers Dieu et psalmodiant : Alléluia !

Ikos 4

Mue par un élan d’amour et de piété grandissante* Tu devins comme une colonne dans l’Eglise* Fréquentant assidûment tous les offices divins* Et posant ton regard spirituel sur les seules réalités célestes* C’est pourquoi nous te magnifions en disant :
Réjouis-toi, vivant lutrin des Paroles de l’Evangile !
Réjouis-toi, icône superbe de Ses enseignements !
Réjouis-toi, lampade éclairant les mystères de la foi !
Réjouis-toi, encens suave qui s’élève vers le Christ !
Réjouis-toi, prière fervente qui sourd comme une onction !
Réjouis-toi, signe ici-bas de la faveur du Dieu béni !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 5

Ainsi tu consacrais la plus belle part de ton temps* En présence de Dieu dans Son temple sacré* Tu vivais à la lisière du paradis sur cette terre* Prenant part aux sacrements du Divin Maître* Et sans discontinuer t’exclamant reconnaissante vers Lui : Alléluia !

Ikos 5

Ta mère courroucée par tes préoccupations du Ciel* T’empêcha un jour d’aller à l’Eglise et te gifla* Elle devint aussitôt aveugle et elle ne recouvra la vue* Que par le pardon que tu lui accordas et l’onction d’eau et de tes larmes* Ce fut ton premier miracle et nous te proclamons :
Réjouis-toi, don de la vue à celle qui te donna vie !
Réjouis-toi, source de guérison pour tous les malheureux !
Réjouis-toi, havre sûr de charité pour les fidèles !
Réjouis-toi, baume de douceur sur les plaies du monde !
Réjouis-toi, onguent miséricordieux sur les détresses !
Réjouis-toi, réconfort assuré des âmes dans la peine !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 6

Par l’eau puisée que tu signas de la Croix* Par tes larmes et ta prière fervente vers le trône de Dieu* Tu rendis à ta génitrice l’usage de ses yeux* Elle comprit qu’elle ne devait plus s’opposer à ta vocation* Et se joignant à toi, elle chanta vers le très Haut : Alléluia !

Ikos 6

Lors tu vécus devant Dieu et les hommes dans l’oraison* Et à l’âge de quatorze ans te présentant devant saint Marcel* Tu fus consacrée solennellement par l’Eglise comme vierge* Et tu portas le voile immaculé symbole de ta consécration jusques à la fin de tes jours *Emerveillés par ta fidélité nous te proclamons :
Réjouis-toi, puelle qui eus la pureté de notre Dame !
Réjouis-toi, imitatrice des femmes de l’Ecriture !
Réjouis-toi, borne immuable des commandements divins !
Réjouis-toi, lèvres qui annoncent la sagesse divine !
Réjouis-toi, voix qui parle de la douceur de l’Evangile !
Réjouis-toi, mosaïque éclatante de toutes vertus !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 7

Dieu rappelant tes parents vénérables vers Lui* Tu partis à Lutèce chez ta pieuse tante* Et tu vécus avec elle dans l’oraison sempiternelle* Près du baptistère de Jean du Prodrome du Seigneur* Chantant vers Lui à pleine voix : Alléluia !

Ikos 7

Par la Divine Providence tu devins malade et tu restas trois ans comme morte* Mais tu revins au monde et tu dis avoir vu Enfer et Paradis* Tu édifias les fidèles en leur chantant les merveilles de l’au-delà* Et en leur contant l’héritage qui échoit aux chrétiens pieux* Par ta ferveur tu conduisis les tièdes à escalader le Ciel et nous te disons :
Réjouis-toi, qui pérégrinas dans les demeures des Cieux !
Réjouis-toi, qui connus ici-bas la beauté du Royaume !
Réjouis-toi, annonciation de la beauté ineffable !
Réjouis-toi, encouragement de ceux dont la foi est tiède !
Réjouis-toi, émerveillement des pieux enfants de ton siècle !
Réjouis-toi, reflet vif de la magnificence à venir !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 8

Malgré ta grande ascèse et la force de ta prière* Tu fus calomniée grandement par les fidèles de Lutèce* Mais lorsque saint Germain d’Auxerre retournant en Albion* S’arrêta en ta ville et manifesta son admiration pour toi* Le peuple se repentit et remercia Dieu en chantant : Alléluia !

Ikos 8

Tu entrepris alors d’honorer dignement l’apôtre du lieu Denis* Car tu t’affligeais de voir ses reliques sacrées avec celles d’Eleuthère et Rustique* Abritées pauvrement dans un misérable oratoire de bois* Et par ta prière ardente les matériaux ayant été trouvés* La basilique commença à s’élever et les saints te dirent
Réjouis-toi, qui bâtis en ton corps le Temple de l’Esprit !
Réjouis-toi, qui construisis une église pour saint Denis !
Réjouis-toi, subtile avette dont le miel est la prière !
Réjouis-toi, chapelet de vertus qu’égrène le Seigneur !
Réjouis-toi, étoile sur le vêtement de notre Dame !
Réjouis-toi, rayon de lumière du soleil de justice !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Ikos 9

Lorsque les guerriers d’Attila ayant envahi la Gaule* S’approchaient à grands pas de Lutèce pour la piller* Les habitants voulurent quitter la cité pour épargner leur vie* Mais tu ne voulus pas céder à la peur* Et tu te tournas vers Dieu en prière disant : Alléluia !

Ikos 9

Tu demandas aux femmes de se joindre à toi en prière afin d’éloigner le danger* Mais les époux se saisissant de toi allaient te mettre à mort* Lorsqu’un diacre de saint Germain vint leur rappeler* La grande estime qu’avait pour toi le saint hiérarque* Ils t’épargnèrent et Attila s’éloigna tandis qu’ils chantaient :
Réjouis-toi, défense des chrétiens sans défaillance aucune !
Réjouis-toi, glaive de la foi qui défend les innocents !
Réjouis-toi, bouclier de vertu qui protège les purs !
Réjouis-toi, rempart inexpugnable de la Charité !
Réjouis-toi, forteresse imprenable des voies de l’Amour !
Réjouis-toi, arme invincible de la prière des saints !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 10

Lors tu vécus estimée de tes compatriotes* Et la grâce de Dieu fut manifestée en toi* Par d’insignes miracles et des guérisons multiples* Tous les blessés de l’âme et du corps venus vers toi* Repartaient rétablis en psalmodiant vers Dieu : Alléluia !

Ikos 10

Tu pérégrinas souventes fois aux lieux saints des Gaules* Allant converser en Dieu avec saint Martin de Tours* Saint Aignan d’Orléans et les autres pères qui avaient illuminé cette contrée* Sur ton chemin tu guérissais les malades et consolais les affligés* Et tu rétablissais les âmes qui chantaient pour ta gloire :
Réjouis-toi, pèlerine du Ciel en voyage sur terre !
Réjouis-toi, imitation des élus de la Trinité !
Réjouis-toi, docilité ferme à la volonté du Père !
Réjouis-toi, respect farouche des enseignements du Fils !
Réjouis-toi, réceptacle choisi des dons du Saint Esprit !
Réjouis-toi, fille sage de la Très Sainte Mère de Dieu !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 11

Ta renommée et la force inouïe de ta prière* Avaient franchi les limites du territoirec des Gaules* Dans l’Orient lointain saint Syméon le Stylite te faisait saluer* Et il se recommandait à tes prières sacrées* En louant le Dieu de miséricorde pour la grâce de sa servante Geneviève disant : Alléluia !

Ikos 11

O sainte Geneviève thaumaturge trois fois bénie* Tu fus l’amie de la sainte et douce Clotilde et du fier Clovis* Tu connus Rémi le pieux hiérarque de Reims et Marcel de Lutèce* Tu es comme l’aube de la sainteté monastique des Gaules* Et avec saint Germain et l’assemblée des élus de notre terre dans le Ciel nous t’acclamons ainsi :
Réjouis-toi, qui fus guidée par les saints vers la sainteté !
Réjouis-toi, imitation de leur exemple dans ta vie !
Réjouis-toi, reflet nonpareil de la grâce du Très Haut !
Réjouis-toi, incarnation des hautes vertus salvifiques !
Réjouis-toi, compagne avisée des meilleurs fils de l’Eglise !
Réjouis-toi, guide inégalée des habitants de Lutèce !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 12

Bien chargée de prières de miracles et d’années* En l’an nonantième de ton âge ô pure Geneviève * Tu rendis à Dieu ton âme sainte et embaumée* Et le Seigneur t’accueillit dans Sa haute Demeure du Paradis* Tandis que tous les saints et les saintes des Gaules chantaient : Alléluia !

Ikos 12

Malgré ta naissance au Ciel servante exemplaire de Dieu* Tu demeuras près des fidèles de la terre* La puissance de ta prière fut encore plus manifeste pour ceux qui t’invoquaient* Et les miracles abondèrent sur ton tombeau béni* Des multitudes vinrent y puiser la miséricorde de Dieu en te chantant :
Réjouis-toi, fidélité aux promesses de ton baptême !
Réjouis-toi, perfection accomplie dans la vie religieuse !
Réjouis-toi, modèle de sagesse imitée des moniales !
Réjouis-toi, recours des pieux fidèles dans l’Eternité !
Réjouis-toi, secours prompt des âmes qui sont dans l’affliction !
Réjouis-toi, accomplissement de tous les commandements !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 13 ( Ce kondakion est dit trois fois)

Tu as rejoint dans le céleste Royaume du Christ* Saint Denis que tu honoras en construisant pour lui une basilique* Et les martyrs saint Eleuthère saint Rustique * Et tous les élus chrétiens de la terre des Gaules* Qui allèrent vers le Père des Lumières en chantant : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Ikos 1

Depuis le temps de ta jeunesse jusques au grand âge de ta vieillesse* Tu fus tournée vers le Dieu de bonté* Attentive à l’ascèse et assidue à la prière* Toujours préoccupée de la vie spirituelle* C’est pourquoi nous te chantons avec admiration :
Réjouis-toi, greffon enté sur un arbre du paradis !
Réjouis-toi, bourgeon annonciateur d’une fleur magnifique !
Réjouis-toi, branche fragile qui portera de beaux fruits !
Réjouis-toi, floraison gracile à la fragrance céleste !
Réjouis-toi, fruit délicieux de la prière et de l’ascèse !
Réjouis-toi, arbuste qui abritera les multitudes !
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !

Kondakion 1

Tu naquis à Nanterre à quelques lieues de Lutèce* Tes parents Gérontia et Sévère étaient chrétiens* Et tu fus en tes jeunes années bergère* Avant de devenir la bonne gardienne du Paris d’alors* Qui s’écriait devant ta vigilance orante :
Réjouis-toi ô sainte Geneviève notre protection !+

PRIERE A NOTRE MERE PARMI LES SAINTS GENEVIEVE

Sainte Geneviève, toi dont la renommée est allée jusques en Orient* Au pied de la colonne de saint Syméon le Stylite* Par tes bonnes prières au Seigneur Christ notre Dieu* Garde-nous dans la sainte foi orthodoxe* Protège-nous des barbares que sont nos comportements délétères et nos actions mauvaises* Demande à Dieu de brûler les ronces de nos manquements* Et d’éradiquer les pensées mauvaises qui nous inclinent au mal* Supplie le Père Tout-Puissant de nous permettre par ton intercession bienveillante * De mener une vie de piété et de pureté* Afin de parvenir un jour au Royaume béni* Du Père, du Fils et du Saint Esprit* A qui reviennent tout honneur et toute gloire* Aux siècles des siècles* Amen !

Acathiste composé pour la gloire de Dieu En l’honneur de sa sainte servante Geneviève de Paris Par Claude Lopez-Ginisty

 

 

GENEVIEVE 3 JANVIER

Saint prophète Malachie

Aucun texte alternatif disponible.

S'il a pu se louer d'avoir le nom d'un Ange, 
aux Anges Malachie se flatte plus encor 
d'être uni pour chanter la divine louange. 
Son âme, un trois janvier, s'envola de son corps.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen

Lucernaire, t. 8

Seigneur, je choisis en ta présence * ton Prophète comme intercesseur: * par ses prières et par son intercession, * Dieu de tendresse et compassion, * efface les péchés d'une âme sans espoir, * toi qui possèdes par essence et par nature la suprême bonté.

Prophète, voyant réalisées * les paroles de ta langue inspirée, * admirant leur vérité, je te dis bienheureux; * en effet tu as fait retentir * l'univers de ton éclatante voix, * annonçant la venue salvifique du Seigneur.

Par ta vie angélique tu fus * un Ange du ciel sur terre * en conformité avec ton nom de Messager, * joignant à la beauté corporelle * la splendeur de ton âme, bienheureux Malachie.

Kondakion t. 3

Rempli de la sagesse divine qui surpasse tout savoir, * sublime prophète Malachie, * tu révélas à tous les hommes celui qui est lui-même Sagesse de Dieu * en sa descente depuis le ciel jusqu'ici-bas; * c'est pourquoi nous te vénérons, célébrant avec foi ta mémoire sacrée.

Le nom de Malachie signifie «mon ange, mon messager». Originaire de la tribu de Zabulon (de Lévi selon d'autres), il était encore tout jeune au moment du retour des Juifs de Babylone et assista à la réforme religieuse d'Esdras et de Néhémie, ainsi qu'à la reconstruction du Temple (vers 450). Mais bien vite, les Prêtres recommencèrent à accomplir leurs fonctions rituelles avec négligence. On viola de nouveau les préceptes de la Loi et les moeurs se dégradèrent; aussi le Seigneur envoya-t-il Malachie, le dernier des Petits Prophètes, pour annoncer qu'Il allait bientôt mettre fin au Sacerdoce hébraïque infidèle et que l'Ange de l'Alliance nouvelle (3:1), le Soleil de Justice (3:20), c'est-à-dire le Christ, allait bientôt venir pour inaugurer un Sacerdoce nouveau et éternel. «Et soudain Il entrera dans Son Sanctuaire, le Seigneur que vous cherchez, et l'Ange de l'alliance que vous désirez, Le voici qui vient!» (3:20). Les offrandes et les sacrifices imparfaits feront place alors au Sacrifice unique et parfait de l'Eucharistie, qui unit à Dieu Juifs et Gentils: «Du levant au couchant, mon Nom est grand chez les nations, et en tout lieu un sacrifice est présenté en mon Nom ainsi qu'une offrande pure» (1:11). Ce jour grand et redoutable de la venue du Messie, accompagné d'un feu insupportable pour les impies, sera préparé par la venue du Précurseur: « Voici que Je vais envoyer Mon messager pour qu'Il fraye un chemin devant Moi» (3:1). Ainsi était clairement prophétisée la venue de Saint Jean Baptiste (cité par le Christ en Matthieu 11:10), qui viendra et marchera devant Lui (le Christ) avec l'esprit et la puissance d'Elie, pour ramener le coeur des pères vers les enfants et les rebelles à la prudence des justes, préparant pour le Seigneur un peuple bien disposé» (Mal. : 23-24 cité dans le discours de l'Archange Gabriel à Zacharie: Luc 1:17).
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/stsjanv…/janv03.html

 

 

He is the last of the twelve Minor Prophets and the last of all the Prophets of the Old Testament. His name means 'My Angel' or 'My Messenger.'

He returned with the exiled Jews from Babylon and took part in the rebuilding of the Temple in Jerusalem.

His prophecy announces to the ear of faith that the Lord will soon bring the Hebrew priesthood to an end in the coming of Christ, the Sun of Righteousness (Malachi 4:2), the eternal Priest. 

The best moments on earth are those during which we meditate upon heavenly things in general, when we recognize or defend the truth, that heavenly dweller and denizen. Only then do we truly live. ( St John of Kronstadt, "My Life in Christ")

  

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

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Au milieu de décombres, trace des œuvres de mensonge et de haine,une crêche est dressée

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en l'honneur du Verbe de Vie qui par la force de l'Esprit prend chair humaine de la Vierge pure et se fait homme, petit enfant, pour que l'homme ne put jamais être effrayé par la transcendance du Dieu unique et vrai. Gloire au Christ, l'Emmanuel: Dieu présent au milieu de Son Peuple, le Prince de la Paix, le Divin Roi d'Amour !

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Em meio as escombros da Igreja Sírian Ortodoxa em Aleppo, Sua Santidade Moran Mor Inácio Efrém II Karem Patriarca de Antioquia e todo o Oriente junto com autoridades rezam agradecendo a Deus pela paz. Barakhmor.

 

 

Une colonne de feu debout sur la mer 

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L'icône Panagia Portaitissa (" Portaïtaissa " signifiant en grec Portière) est aussi vénérée sous le titre de Marie Porte-du-Ciel. Voici son histoire :

Au IXe siècle, sous le règne de Théophile Eikonomachos, un empereur iconoclaste, cette icône appartenait à une veuve pieuse de Nicée, qui la vénérait dans sa chapelle privée. Lorsque les gens de l'empereur vinrent chez elle chercher les icônes, un soldat la transperça de sa lance et elle se mit à saigner. Depuis lors, on représente toujours cette icône avec une petite marque noire sur la joue de la Vierge.

La veuve obtint une nuit de répit avant la destruction et confia l'icône à son fils qui la jeta à la mer après une prière fervente. Ce fils devint moine au Mont Athos. Un soir, un phénomène laissa perplexes les moines de l'Athos : une colonne de feu était debout sur la mer et ils virent l'icône flotter ; ils la portèrent dans l'église de leur monastère d'Iviron, où elle vint se poser miraculeusement au-dessus de la porte.

Ainsi l'icône prit-elle le nom de " Portaïtissa " - gardienne de la porte - et sa présence dans le monastère et sur la Sainte Montagne est considérée comme gage de la protection du monachisme athonite par la Théotokos.

 

L’équipe de Marie de Nazareth

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

L'avortement est un terrible péché. C'est un meurtre, et bien entendu un très grand meurtre, que de tuer des enfants même pas baptisés.

Les parents doivent comprendre que la vie commence dès l'instant de la conception.
(Saint Païssios l'Athonite)

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Une expression de l'Orthodoxie Occidentale:
L'Hymne:"Iesu, decus angélicum"
(Couplets 1, 3 & 5)
Paderborn Cathedral Choir - Ignaz Mitterer
 
Iesu, decus angélicum,
In aure dulce cánticum,
In ore mel miríficum,
In corde nectar cælicum.

Qui te gustant, esúriunt ;
Qui bibunt, adhuc sítiunt ;
Desideráre nésciunt,
Nisi Iesum, quem díligunt.

O Iesu mi dulcíssime,
Spes suspirántis ánimæ !
Te quærunt piæ lácrimæ,
Te clamor mentis íntimæ.

Mane nobíscum, Dómine,
Et nos illústra lúmine :
Pulsa mentis calígine,
Mundum reple dulcédine.

Iesu, flos Matris Vírginis,
Amor nostræ dulcédinis,
Tibi laus, honor nóminis,
Regnum beatitúdinis. Amen.
Jésus, gloire des Anges,
harmonie douce à nos oreilles,
miel admirable dans notre bouche,
nectar céleste pour notre cœur.

Ceux qui vous goûtent ont faim encore ;
ceux qui vous boivent ont soif encore ;
ils ne savent désirer
que Jésus, objet de leur amour.

O mon très doux Jésus,
espoir de l’âme qui soupire !
nos larmes pieuses vous implorent,
le cri intime de notre cœur vous appelle.

Demeurez avec nous, Seigneur !
éclairez-nous de votre lumière ;
chassez de notre âme les ténèbres,
remplissez le monde de votre douceur.

Jésus, fleur de la Vierge-Mère,
douceur de notre amour,
à vous la louange, l’honneur d’un glorieux Nom,
le royaume de la béatitude. Amen.

« Jésus. Tel est le Nom très saint, le seul Nom en lequel nous puissions être sauvés (1).

Chaque fois que je le prononce avec foi, chaque fois que mon cœur le chante, que tout mon être l'adore, c'est mon Sauveur que j'appelle, c'est à l'Auteur de la vie éternelle que je crie, dirigeant vers Lui, dans cette attente, toutes les énergies de mon être.

Jésus ! Voilà la Pierre d'angle de l'immense édifice du salut, du temple de ma sainteté.

Jésus ! Tel est le Nom admirable et saint que j'adore, qui fait exulter le ciel, espérer la terre et trembler l'enfer. C'est le seul devant lequel ma foi s'agenouille, s'incline et se prosterne.

Jésus ! Ô doux souvenir (2), le seul souvenir qui donne des joies véritables. Jésus ! Nom plus doux que le miel, plus suave que toutes choses quand il s'incarne, pour ainsi dire, et pénètre dans ma pensée.

Jésus ! Nom en qui le repentir espère, qui est toute bonté pour qui t'implore, si bon pour qui te cherche, et surtout pour qui te trouve. Celui-là seul peut l'exprimer qui l'expérimente.

Jésus ! Quand ton souvenir me visite et pénètre mon cœur, alors, c'est la Vérité qui l'inonde de lumière, c'est le monde qui lui apparaît en toute sa vanité ; c'est alors l'amour qui brûle dans mon âme devenue fournaise, une fournaise d'amour.

Jésus ! Nom très doux, espoir de mon âme qui soupire après toi. Regarde mes larmes qui te cherchent, entends le cri poussé des profondeurs de mon être.

Jésus ! Reste avec moi, ô Lumière ; car la nuit tombe et mon jour est sur son déclin. Délivre-moi de mes ténèbres, ô Jésus, rassure-moi dans ma cécité.

Jésus ! Je t'ai goûté et je reste affamé. Je t'ai bu comme à la source de Dieu et j'ai toujours soif. Qui t'a goûté, qui s'est enivré de la sorte, ce cœur-là ne peut plus que te désirer.

Jésus ! Ô Lumière, ô Nourriture, ô Remède céleste ! Je t'adore, Nom descendu du sein paternel, manifesté à Gabriel, révélé à Marie, à Joseph ! Toute sainteté ici-bas, n'est qu'un rayon lointain de ta fulgurance éternelle.

Jésus ! ô Jésus ! et toujours Jésus !... »

1. Épitre. - 2. Hymne des Vêpres.

Dom Eugène Vandeur (1875-1967)

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« N’acceptez pas chez vous les réfugiés qui ont fait de nous des réfugiés ici »

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Mgr Charaf, archevêque syriaque orthodoxe, de Mossoul, du Kurdistan et de Kirkouk, expose la situation dans le nord de l’Irak, et invite les chrétiens d’Occident à se réveiller: « N’acceptez pas chez vous les réfugiés qui ont fait de nous des réfugiés ici.«  « Ici », c’est-à-dire dans la partie kurde de l’Irak :

« Tous les chrétiens ont fui la ville [de Mossoul] en 2014 devant les troupes de l’État islamique. Ceux qui sont restés, pour la plupart, les ont accueillis, parfois à bras ouverts. Les arabes musulmans sunnites qui y vivent sont si fanatiques qu’ils pourraient donner des leçons aux Saoudiens ! Ils n’acceptent personne s’il ne partage pas leurs vues. Il faut se rappeler qu’au lendemain du coup d’État militaire avorté de 1959, dont l’épicentre était Mossoul, les chrétiens connurent les pires humiliations*. Dans la ville, livrée aux règlements de compte entre tribus et à l’affirmation d’un islam plus radical face au « péril » laïc, les chrétiens se promenaient avec un torchon sur l’épaule. Il le tendaient à leur concitoyens musulmans qui avaient pris l’habitude de s’essuyer les mains sur leurs vêtements. On n’avait pas beaucoup de respect à l’époque pour les « koufars » comme ils disent (les « mécréants » ou non-musulmans, Nldr). On n’en a pas beaucoup plus aujourd’hui. » confie Mgr Nicodemous Daoud Charaf.

« Jusqu’à l’âge de douze ans, je jouais avec un garçon du voisinage. Je ne savais même pas qu’il était musulman comme il devait se moquer éperdument de savoir que j’étais chrétien. Un jour, son père rentra du pèlerinage à la Mecque et s’en fut fini des jeux. Je n’ai pas le droit de jouer avec un « koufar »  me dit mon camarade… Vous devez comprendre qu’à Mossoul – que l’armée irakienne soutenue par la coalition a tant de peine à reprendre – 800 terroristes de l’Etat islamique ont « convaincu » 50 000 hommes de rejoindre leur rang. Les rejoindre pour se livrer aux pires abominations : jeter à la rue des femmes et des enfants, décapiter, violer, réduire en esclavage. Il fallait que le terreau soit fertile pour les rallier si facilement à leur cause. »

« La politique occidentale est diabolique. Les intérêts des uns et des autres sont si contradictoires que leurs chances de réussite sont faibles. Nous ne demandons que l’application de la loi et le respect de notre dignité. Du temps de Saddam Hussein, la loi s’appliquait. Au Kurdistan irakien majoritairement musulman (où les chrétiens de Mossoul ont trouvé refuge autour d’Erbil, Ndlr), la loi nous protège et elle nous protège même mieux qu’ailleurs en Irak. Nous attendons que des décisions soient prises pour nous assurer la protection internationale et des règles, fixées par l’ONU. »

Mgr Charaf, syriaque orthodoxe, vit aujourd’hui sous la protection des Kurdes ainsi que de nombreux chrétiens de la région de Mossoul. Cela ne signifie pas que les Kurdes ne profitent pas, eux aussi, de la position de faiblesse des chrétiens.

« Nous ne haïssons pas les musulmans. Sous l’empire de la loi, comme ici au Kurdistan, nous pouvons tous cohabiter. Seul l’islam tel que l’applique Daesh est détestable. Faut-il que leur Dieu soit faible et lâche à ce point qu’ils se sentent obliger de le protéger d’une telle manière ? Le nôtre nous protège et Il nous protègera toujours. Comme je dis souvent : Dieu n’a pas besoin des hommes qui se croient les exécuteurs de sa justice, son bras armé. Tu penses qu’un-tel est un mécréant et doit mourir ? Alors que Dieu le tue lui-même ! Nous verrons bien qui expirera le premier.

« Réveillez-vous. N’acceptez pas chez vous les réfugiés qui ont fait de nous des réfugiés ici. Le 24 novembre dernier fut consacrée à Londres une nouvelle église syriaque orthodoxe en présence de S.A.R. le prince Charles. Je me suis vu refuser le visa par l’ambassade, de peur que je ne rentre par en Irak. Je suis résident permanent en Australie, j’ai les visas nécessaires à me rendre aux États-Unis, au Canada et même en France. Que serais-je aller faire en Angleterre quand mon peuple est ici et souffre ? » Source: Alteïa

Il existe des musulmans pacifiques qui ne demandent qu’à s’intégrer, mais ainsi que l’exemple donné par Mgr Charaf l’illustre bien, les musulmans pacifiques ne sont jamais totalement intégrés, ils peuvent se radicaliser à tout moment suite à un voyage à la Mecque, par exemple. De même les premiers musulmans qui sont venus en France n’étaient pas agressifs, mais c’est parmi les générations qui les ont suivis que la barbarie islamique est apparue. Le terreau musulman est islamistogène comme l’Histoire et les textes sacrés musulmans le démontrent depuis que cette religion est apparue au VIIè siècle.

SOURCE: MPI / emiliedefresne@medias-presse.info

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Pour illustrer cette "newsletter" , voici quelques photos de la veillée de prière conduite par l'un des prêtres nouvellement ordonnés au Cameroun: Dayroyo Pierre-Marie ESSOMBA dans (Et en dehors) de la Chapelle du Monastère N-D de Miséricorde de Yaoundé. Merci à Abouna Pierre-Marie pour son zèle, merci au Seigneur de le combler de grâces, de le garder bien humble pour que son apostolat demeure fécond.

EXORCISMES, EXORCISTES ?

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Le livre italien « Cosa fare con questi diavoli ? (Que faire avec tous ces démons ? Éditions Saint Augustin) de Dom Raul Salvucci est un manuel sur le monde de l’occulte.

Aujourd’hui, nous entendons fréquemment parler de mystères, de troubles spirituels, de maux obscurs et de manifestations maléfiques.

Dans son livre, l’auteur illustre les origines de ces phénomènes et explique les raisons qui ont conduit à leurs montées en puissance :

« Il y a donc deux mondes opposés: celui du bien et celui du mal ; deux empires, respectivement sous la domination du Christ et de Satan. D’après le langage évangélique, les êtres humains aussi se divisent en « fils de la lumière ou fils des ténèbres », selon qu’ils vivent sous l’influence de la lumière du Christ ou des ténèbres de Satan. Dans cette lutte entre la lumière, symbole de l’amour de Dieu pour l’homme, et les ténèbres, symbole de la haine de Satan pour lui, il n’y a pas de terrain neutre. Le monde entier est plongé dans la réalité de cette situation : soit on est dans la lumière, soit dans l’obscurité. (…) De la période de l’après-guerre à nos jours, en moins d’un demi-siècle, la religiosité de la communauté chrétienne a chuté comme jamais auparavant, tant dans la vision de la vie que de la pratique religieuse. (…) Par conséquent, au cours des dernières décennies, de même que l’ardeur religieuse a faiblit, le royaume de Satan s’est étendu. »

Dans l’imaginaire collectif, on croit qu’un prêtre fait le choix de devenir exorciste au début de sa vocation, selon certains critères de qualités particulières et extraordinaires. Mais comme le raconte Dom Raul Salvucci d’après son propre parcours, on devient exorciste peu à peu, à travers des expériences concrètes et des épreuves nombreuses et difficiles.

« (…) Le soir du 10 Novembre 1975, vers 21h, j’étais rentré depuis peu au presbytère, après avoir dîné dehors, et j’étais seul à la maison. La cloche sonna, je demandai qui c’était et on me répondit : « Nous sommes deux dames et nous souhaitons vous parler. » J’ai ouvert la porte et les ai attendues sur le palier ; pendant qu’elles montaient les escaliers, le visage de l’une des deux se mit  à se transformer d’une manière impressionnante ; elle commença à gesticuler et à crier. C’est ainsi que j’ai été témoin de mon premier cas de possession diabolique. J’étais impressionné et abasourdi. Aidé par l’autre dame, nous l’avons portée jusqu’à un fauteuil dans le salon. J’ai demandé quelques explications à celle qui l’accompagnait, elle s’appelait Teresa, puis j’ai commencé à l’exorciser. Mais la peur et mon manque de préparation étaient tels que l’autre, l’invisible, s’en aperçut très bien et continua à me rire au nez disant: « Le pauvre, comme il se donne du mal, il fait vraiment tout ce qu’il peut ! » Et il ajouta : « Mais à moi tu ne me fais rien. » Retrouvant un peu de courage je lui dit : « Moi je ne te fais rien, mais c’est le Christ qui, par mon ministère, t’ordonne de t’en aller. » C’est alors qu’il prononça une expression qui marqua ma vie. D’une voix froide et métallique, avec une grande assurance, il répondit : « LE CHRIST A SON RÈGNE, MOI J’AI MON RÈGNE. CHRIST COMMANDE DANS LE SIEN, MOI DANS LE MIEN. » Après deux heures, j’ai pu la libérer. Redevenue normale, la femme demanda : « Où suis-je ? Quelle heure est-il ? » Je lui ai demandé si elle se souvenait de quelque chose et elle m’a dit : « Je me souviens seulement que lorsque, en haut de l’escalier, je vous ai vu de près, vous me sembliez monstrueux. Et puis je ne me souviens de rien d’autre. »

Après cette première rencontre avec le diable, le prêtre tombera sur un autre cas de possession, et ce par une « coïncidence » peu commune, à tel point qu’il commence à se demander si le Seigneur souhaite qu’il serve en tant qu’exorciste. Ce à quoi, dans un premier temps, il tente de se soustraire.

« (…) Environ deux mois après cette rencontre, quelqu’un me téléphona pour me demander de venir  immédiatement dans un vieux quartier de la ville où j’habite : on me dit qu’il y avait là une femme possédée, qui parlait des langues inconnues et que l’on arrivait pas à contrôler, même à plusieurs. La peur me revint, je ne savais pas quoi faire. J’ai prié un peu, j’ai pris la voiture et je suis parti. J’entrais dans la maison que l’on m’avait indiquée. C’était une pauvre habitation. Quelques  personnes sont venues à ma rencontre et m’ont dit : « Il l’a quittée il y a cinq minutes en disant :  “Maintenant, je dois m’en aller parce que le prêtre arrive.” Le Seigneur a été merveilleux avec moi, comme avec le prophète Jonas. Je me suis dit tout de suite : « Si c’est lui qui s’est échappé à mon arrivée, je n’ai donc aucune raison d’avoir peur. » Puis ils me conduisirent dans la chambre. Dans le lit était couchée une femme pâle et épuisée ; nous nous sommes regardés et nous nous sommes reconnus à l’instant. C’était Teresa, celle qui accompagnait la première possédée. C’est ainsi qu’à commencé mon expérience d’exorciste. Après cela, j’ai commencé à être attaqué fréquemment et parfois de façon violente par les forces du mal, surtout la nuit. Ainsi débuta un noviciat très dur qui a dura quelques années ; je priais tout le temps pour être libéré de tout cela. »

L’auteur, après avoir relaté le moment émouvant où il prend conscience de ce que le Seigneur lui demande d’affronter, nous révèle quel est le risque que court l’exorciste et le prix à payer pour son combat contre le Mal.

« La mort importe peu : il est certain que, parmi les intentions de tout bon démon qui se respecte, il y a certainement celle de faire disparaître physiquement l’exorciste. Si, toutefois, l’exorciste n’est pas volontairement imprudent, mais travaille en union avec l’Église, alors cela ne peut pas arriver. Par contre, la souffrance est inévitable dans ce ministère. Pour bien comprendre cela, il nous faut avoir recours au principe de la physique qui dit : « À chaque action correspond une réaction de valeur égale et opposée. » Plus la présence de Satan dans une personne est forte et ancrée depuis longtemps, plus intense est la façon dont Satan répond à l’exorciste. J’ai reçu l’étrange charisme, que je donnerais volontiers à quelqu’un d’autre, d’une grande sensibilité et une grande réceptivité aux présences du mal. (…) Il y a des moments où tout mon corps, intérieurement, de la tête aux pieds, semble être un terrain de bataille des forces invisibles. Et cela concerne tous les domaines : les relations affectives, les affaires, le travail, les rapports avec les supérieurs, la conduite en voiture, les appareils qui ne fonctionnent jamais, et ainsi de suite. Satan réussit à réunir en même temps une quantité inimaginable de facteurs contributifs, c’est-à dire de causes qui jouent ensemble jusqu’à donner un sentiment de destruction totale avec une puissance qui semble insurmontable. »

À ce stade on peut se demander comment –  face à la puissance insidieuse du Mal – cet homme qui le combat en tant que prêtre et exorciste, peut se défendre et ne pas être submergé par les attaques du démon.

« La véritable défense se trouve seulement dans la prière. Il faut prier plusieurs heures par jour et ce de façon méthodique ; je dis parfois que je suis comme une personne en dialyse. Si on manque d’exactitude dans les horaires de soins, on risque le coma. Je ne peux pas me permettre de manquer ne serait-ce qu’une demi-journée le temps dédié à la prière : sinon quelque chose m’assaille et vient me détruire. S’il le faut je saute un repas, mais pas la prière ; si je voyage seul en voiture, je dois m’arrêter pour prier. (…) À présent, je vous révèle la méthode d’exorcisme qu’utilise un exorciste pour lui-même. Quand je me sens fortement assailli par Satan, je me tiens immobile en adoration devant Jésus Eucharistie, jusqu’à ce qu’il s’en aille. »

Aujourd’hui, comme le rapporte l’auteur dans son livre, beaucoup se demandent si l’Église trouve son intérêt dans la stimulation de ces débats sur le malin afin de faire revenir les croyants vers la foi et les puissances invincibles, ou bien si la présence du diable dans la société d’aujourd’hui est effectivement plus forte.

« Non, justement non, ce n’est pas l’Église ! (…) Je suis convaincu en effet que Satan fait irruption  avec une violence exceptionnelle dans le contexte de notre vie. Je crois que mon expérience, longue et assez radicale, peut être communiquée à la communauté ecclésiale afin qu’elle n’ait plus honte de passer à l’acte et d’utiliser les mesures nécessaires pour contre-attaquer contre les forces du mal. »

Pourquoi y a-t-il aujourd’hui tant de réticence, même parmi les prêtres et les fidèles, de croire en l’existence du démon et de son œuvre destructrice et obscure ?

« (…) Les fausses certitudes d’aujourd’hui sur le sujet dont je vous parle se cachent derrière trois préjugés : « Ce sont  des histoires du Moyen Age », « Mais quelles sont ces blagues ? »,  « Je n’ai jamais cru à ces choses-là. » Dans ce livre, l’exposition est claire, documentée et minutieusement préparée. Il se peut qu’il soit en mesure de faire tomber ces trois préjugés : quelqu’un perdra peut-être la béatitude de l’ignorance vécue jusqu’à aujourd’hui à ce sujet.  Et comme ma vie est une mission d’amour, je pense qu’il est bien d’avertir le lecteur. Il pourrait bien perdre la béatitude d’une fausse assurance. »

(Source: Aleteia)

 

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Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

Cliquez sur ce lien:

http://exorciste87.over-blog.com/o%C3%B9-trouver-en-france-un-pr%C3%AAtre-exorciste-orthodoxe-oriental

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

 

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Une bien triste fin de vie pour cet homme de 55 ans connu comme le loup blanc à Dutemple. Ce mardi, en fin de matinée, Dominique Namur a été retrouvé, sans vie, par son entourage, dans le fourgon où il vivait depuis deux ans.

«  C’était le jour de son anniversaire en plus. Son Renault Trafic était garé juste là . Là où on a allumé le feu  », montre son ami d’enfance Jean-Louis qui vit, lui aussi, dans un camion aménagé du mieux possible pour affronter les températures glaciales. On a veillé cette nuit. Et on continuera à veiller comme ça jusqu’à son enterrement.  »

À quelques mètres de là, dessins et bouquets de fleurs commencent à fleurir au pied d’un arbre. C’est que tous les habitants du quartier connaissaient Dominique Namur. Le quinquagénaire a grandi à Dutemple. Et cela faisait près de deux ans qu’il vivait dans son fourgon garé le long de la rue du Chevalet. Des conditions de vie bien difficiles donc, même si Dominique Namur a toujours pu compter sur la solidarité des habitants.

« Avec le froid, il y a quand même un vrai stress traumatique qui s’installe »

«  Il y a une dame au-dessus qui lui donnait un bol de soupe de temps en temps. L’autre voisin lui donnait du courant électrique. Ça lui permettait de se chauffer un peu. Mais avec le froid, il y a quand même un vrai stress traumatique qui s’installe.
Ce n’est pas possible de vivre dans de telles conditions
  », déplore Jean-Louis. Est-ce le froid qui a emporté Dominique Namur ? Un examen médico-légal devrait permettre de déterminer les causes de ce dramatique décès dans les jours à venir.

source

INVITATION(S):

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A chacun-e de vous et à vos proches, très bonne et pacifique année 2017 !
 

En ce 1er jour de l’année, Carrefour des mondes et des cultures est heureux de vous inviter à la conférence-débat : 
 
« Les religions dans le conflit israélo-palestinien : partie du problème, partie de la solution ? » 
 
avec comme intervenants : 
 
  • Tarik ABOU NOUR, Imam, théologien et hafiz*, responsable des relations avec les traditions musulmanes à Artisans de paix
  • Edgar LALOUM, juif et berbère, franco-israélien, éducateur et formateur de profession, spécialiste de ce conflit
  • J’animerai le débat et assurerai une voix chrétienne
 
Le lundi 16 janvier à 19h30 
(accueil à partir de 19h) 
à Notre-Dame d’Espérance 
47, rue de la Roquette Paris 11e (entrée par la cour à droite de l’église)
Métro : Bréguet-Sabin, Bastille ou Voltaire
 
Il va sans dire ni même écrire que le débat sera ouvert aux athées et aux agnostiques :-)
 
Pour des raisons d’organisation, merci aux participants de bien vouloir s’inscrire par retour d’e-mail. PAF : 5€, <25 ans et autres cas : 2€. 
 
Amitiés interculturelles
 

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BONNE ANNEE 2017 !
 
La vie est un livre qui peut être merveilleux...
Une année disparait dans la nuit, une autre sera à écrire...
 
Je nous souhaite bénédiction et paix, pour que nous écrivions ensemble
une nouvelle partition pleine de joie, de sérénité et d’amitié.
 
A ceux qui veulent demeurer acteurs de la vie des Artisans de Paix,
je rappelle que le moment du renouvèlement de la cotisation est celui du passage à la nouvelle année.
 
Un petit cadeau pour 2017, c’est l’annonce de la prochaine retraite Artisans de Paix
du 10 au 12 novembre 2017, au Sacré-Cœur de Montmartre!
 
Les inscriptions sont ouvertes pour ce moment unique
où participeront les quatre grandes traditions représentées dans notre association.
 
Belle et bonne année à tous les Artisans de Paix et à leurs amis!
Que Dieu vous bénisse ! Fidèle amitié,
 
Paula Kasparian
Présidente des Artisans de Paix
 
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Qui était ce Sylvestre

dont nous fêtons l’anniversaire de la mort chaque 31 décembre à grand renfort de champagne et de cotillons ?

 

Quel est donc ce saint par l’intercession duquel nous célébrons la fin de l’année et le début de la suivante ? Au risque de vous surprendre, avant d’être un chat à la voix zozotante ou un acteur de cinéma, Sylvestre fut pape. Il fut le 33e successeur de Pierre, contemporain de l’empereur Constantin, et exerça son pontificat pendant vingt-et-un ans, du 31 janvier 314 au 31 décembre 335.

Jacques de Voragine (1228-1298), chroniqueur italien du Moyen Âge, nous livre une histoire de ce pape dans son ouvrage La Légende dorée. Nous y apprenons que Sylvestre naquit en 270, dans une famille romaine. Sa mère confia l’instruction de son fils à un prêtre nommé Cyrinus, qui lui transmit les valeurs chrétiennes et le goût de l’hospitalité. Marqué par cette éducation, Sylvestre accueillit le chrétien Timothée pendant plus d’une année, jusqu’à sa mort en martyr. Le préfet Tarquinius cherchant à récupérer les richesses de Timothée fit arrêter Sylvestre : « Timothée, répondit-il, ne m’a laissé que l’héritage de sa foi et de son courage ».

Finalement convaincu que le martyr ne possédait rien au jour de sa mort, Tarquinius n’en relâcha pas pour autant Sylvestre. Menacé de mort et jeté en prison, le futur pape dit au préfet en le quittant : « Insensé, c’est toi qui, cette nuit même, commenceras à subir les supplices éternels, et seras forcé, bon gré mal gré, de reconnaître que le Dieu que nous adorons est le seul vrai Dieu ! » Le soir même, Tarquinius s’étrangla avec une arête de poisson et mourut dans la nuit. Sylvestre fut libéré ; son grand courage et sa fermeté dans la foi le firent connaitre au pape Melchiade à qui il succéda.

Le rêve de l’empereur Constantin

Lorsque Sylvestre devint pape, Constantin régnait sur l’empire romain et persécutait les chrétiens, faisant de nombreux prisonniers et forçant notamment Sylvestre à quitter la cité pour une montagne voisine. En châtiment, l’empereur fut frappé d’une terrible lèpre. Malgré les conseils et les sacrifices, Constantin ne parvenait à guérir. En ultime remède on lui proposa le sacrifice de 3 000 enfants. Ne pouvant se résoudre à verser le sang d’innocents pour sa propre guérison, Constantin fit libérer les prisonniers. La nuit même, il fut visité en songe par saint Pierre et saint Paul qui lui dirent : « Parce que tu t’es refusé à verser le sang innocent, notre Seigneur Jésus-Christ nous a envoyés à toi pour t’indiquer un moyen de recouvrer la santé ! Mande devant toi l’évêque Sylvestre qui se cache sur le mont Siratti : il te désignera une source où tu te plongeras trois fois, au bout desquelles tu seras guéri de ta lèpre. Mais toi, en échange, tu détruiras les temples des idoles, tu rouvriras les églises du Christ, et tu deviendras désormais son adorateur ! »

À son réveil, l’empereur accompagné d’une imposante escorte partit donc chercher Sylvestre. Ce dernier se croyant appelé au martyre se présenta seul devant Constantin qui, à la grande surprise de l’évêque, lui raconta son rêve. Il fut donc accepté en catéchuménat et, après sept jours, fut baptisé et guérit de sa lèpre. « Et quand Constantin fut descendu dans l’eau du baptême, une grande lumière l’environna, et il en sortit pur de toute lèpre, et dit qu’il avait vu le Christ dans les cieux ».

L’empereur fit promulguer une série de lois mémorables parmi lesquels il ordonna que le Christ serait adoré des Romains comme le vrai Dieu. Constantin fit également construire des églises comme le lui avaient demandé les deux saints pendant le songe qui précéda son baptême. Il convoqua des docteurs de la loi juive afin de les confronter aux docteurs de la loi chrétienne à la tête desquels se trouvait Sylvestre. Le fait le plus marquant de cette joute fut le miracle qu’accomplit l’évêque de Rome en ressuscitant un taureau qu’un des docteurs juifs avait tué en murmurant à son oreille.

Cette vie du 33e pape de la chrétienté entre évidement en contradiction avec les faits historique relatés par les chercheurs et les archéologues. Cette histoire, écrite au Moyen Âge, a été retranscrite dans les vitraux de l’une des plus belles cathédrales de France, Notre-Dame de Chartres. L’imagerie se trouve dans le chœur, et l’on y retrouve toutes les étapes de cette belle légende. Reste malgré tout que Sylvestre dut composer avec Constantin et que, s’il n’a pas ressuscité de taureaux ou terrassé de dragon, il aura fait bien plus en convertissant au Christ, par son témoignage de vie, le cœur de l’homme le plus puissant de son époque.

RETRAITE INTERRELIGIEUSE organisée par ARTISANS DE PAIX

Du Vendredi 10 novembre 2017, avant le coucher du soleil, 16 h

au Dimanche 12 novembre 2017, 16 h

A La MAISON EPHREM, 35 rue du Chevalier de la Barre, 75018 Paris,

en accès libre, le jour et la nuit, avec le SACRE-CŒUR de MONTMARTRE

où se pratique une prière continue.

 

Thème :

« Au cœur de la présence divine dans la cité,

La présence divine dans notre cœur » :

Yom Kippour,

Le Grand Pardon, Shabbat des shabbats.

Samedi Saint,

Descente du Christ aux enfers où il relève celles et ceux qui y consentent.

Le Jour de l’Assemblée,

Lieu de la Connaissance en ce monde, Lieu de la résurrection dans l’autre monde.

La Pleine conscience,

Une attention quotidienne à l’impermanence des choses.

Avec

Rabbin Yeshaya Dalsace, synagogue Dor Vador, Massorti ;

Frère Alberto Fabio Ambrosio OP,

théologien, spécialiste du dialogue entre mystiques chrétiens et musulmans;

Hajj Abdel Hafid Benchouk, représentant la voie soufie Naqshbandi

et Omar Bonmarin, derviche tourneur ;

Sœur Giac Nghiem, prieure du Monastère de l’Inspir,

Bouddhisme Zen du village des Pruniers.

Inscription

Coût de la retraite 130 €.

Pour participer à la retraite, il est nécessaire d’être adhérent à l’association, à jour de sa cotisation 2017. Bulletin accessible en page d’accueil du site www.artisans-de-paix.org.

Pour s’inscrire, écrire à l’adresse indiquée sur le bulletin d’adhésion à l’association, en joignant un chèque de 130€ pour la retraite + le chèque de cotisation 2017 à l’association, si besoin. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant et seront prises dans la limite des places disponibles. Elles seront clôturées le 30 septembre 2017 au plus tard.

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REJOINDRE LES SECRETS DE DIEU

Homélie du père André Scrima
(23 février 1974)

 

Mes chers frères,

Le Seigneur nous ouvre aujourd’hui, avec sa parole divine – pour qui s’apprête à le suivre en cet itinéraire pascal – la voie toujours oubliée du secret, du Dieu secret et de l’homme secret. C’est comme une fulguration devant nos yeux, lorsque le Seigneur nous parle en cette péricope des trois actions – l’aumône, le jeûne et la prière – par lesquelles nous entrons en relation avec l’homme. L’aumône : nous nous assumons nous-mêmes ; le jeûne : dans notre totalité d’être, corps et âme ; et enfin, ainsi présents à nous-mêmes et à notre être, nous nous tournons vers Dieu et nous nous présentons à Lui dans la prière. Qu’on change de nom, qu’on change de forme, qu’on en oublie jusqu’au sens, ces trois actions nous sont données en même temps que notre vie, elles ne pourront pas disparaître. Où que l’homme prolonge son aventure, son oubli même de Dieu, d’une façon ou d’une autre, ces trois dimensions seront présentes.

Et le Seigneur les juge, en ce moment même. Il les juge du plus profond, du plus haut, si l’on veut, de sa parole, de sa lumière, et en les jugeant, Il les sauve et nous avec. Il nous fait soudainement comprendre que tout ce que nous faisons, dans ce domaine-là, n’a de valeur, n’a de prix, que si cela est, d’une façon ou d’une autre, plus profond que nous-mêmes, et plus mystérieux que nous-mêmes, que si ce genre d’action nous échappe et retourne dans cette chambre mystérieuse de notre vie, de notre personne, où se tient le secret de tout ce qui se passe.

Qu’est-ce que signifie ce secret ? Bien sûr, on ne dit pas le secret du roi : si on le disait ce ne serait plus un secret. Mais un secret peut être reçu, peut être appris, peut être suggéré. Le Seigneur Lui-même, aujourd’hui, nous l’ouvre, et il s’agit pour nous d’y entrer. Pour y retrouver quoi ? Pour retrouver notre propre vérité, notre quête. Nous pouvons parcourir le monde, frapper à toutes les portes, rencontrer beaucoup de gens, leur parler, attendre quelque chose d’eux, leur apprendre quelque chose éventuellement, et puis, quand nous arrivons dans cet endroit secret, voilà quelqu’un qui s’y tient, et Il a un visage familier. Il est notre frère aîné, Il est celui dont notre visage doit refléter secrètement la lumière.

Être dans ce secret veut donc dire au moins pressentir, que notre vie a une autre dimension, et ne se limite pas seulement à ce qui se voit. Tout ce qui est visible n’est que signe, n’est qu’appel, dès maintenant – non pas seulement pour l’autre vie, au-delà de celle-ci – mais pour une autre vie à l’intérieur de celle-ci. Non pas seulement pour l’homme transfiguré dans l’au-delà, dans la lumière de Dieu, mais pour nous-mêmes, pauvres et misérables que nous sommes, tels que nous sommes, déjà secrètement élevés en gloire ici-bas.

Où cela, comment cela ? Dans ce secret, dans cette chambre secrète. Pourquoi ? Comment y entrer ? Il me semble que le Seigneur le suggère très bien. Si nous faisons – sous n’importe quelle forme – ces trois actions : l’aumône qui nous met dans une relation de sacrifice envers l’homme, le jeûne qui nous met dans une relation de sacrifice envers nous-mêmes, et enfin, la prière qui nous élève, nous fait monter vers Dieu, si nous accomplissons ces trois actions secrètement – c’est-à-dire non seulement au-delà du regard sensible, physique des autres, mais à l’insu de nous-mêmes : « Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite » (la droite, c’est l’instrument de l’action, la gauche celle qui indique le lieu du cœur) – qu’il y ait donc en nous, plus profondément que nos actions, bonnes ou mauvaises, plus profondément que notre présence visible aux autres et à nous-mêmes, dans l’aumône et le jeûne, qu’il y ait donc en nous, une autre qualité d’être, de présence, qui, par-delà tout ce que nous faisons, soit là, se tienne là dans la chambre secrète, qui ignore, en quelque sorte, ce qui se passe avec nous à l’extérieur, comme les eaux profondes de l’océan ignorent, à partir d’un certain nombre de mètres, les tempêtes qui secouent la surface plus haut.

Être dans le secret c’est avoir quelque part, en nous-mêmes, ce lieu ouvert de confiance dans le Seigneur, où nous pouvons toujours trouver, non seulement un refuge contre les tempêtes extérieures – cela va de soi – mais où nous pouvons toujours, éblouis, Le trouver qui regarde dans le secret, qui regarde dans l’invisible. Exercer notre présence à ne pas dépendre uniquement de ce qui est visible. Nous recevons tous notre être de deux façons : par ce que les autres nous font sentir de nous-mêmes, projettent sur nous, parleur regard, leurs actions, leur relation avec nous ; c’est cet être-là qui nous retient le plus, qui nous tient captifs, et qu’il faut dépasser pour nous trouver dans un autre endroit, où nous recevons un autre être celui qui vit, qui croît, qui grandit en nous, parce que cette vie est faite du regard de Dieu qui voit dans l’invisible, dans ce que nous-mêmes ne voyons pas. Et dans la mesure où nous pressentons que nous sommes pris dans l’invisible de Dieu, et que notre vie commence non pas de l’extér­ieur vers l’intérieur, mais de l’intérieur vers l’extérieur, dans cette mesure-là, « en vérité Je vous le dis, comme dit le Seigneur, Dieu, le Père, qui voit dans le secret, vous le rendra ».

On comprend alors pourquoi c’est uniquement au terme de cette descente dans le secret de Dieu que peut jaillir la prière suprême, la prière la plus universelle, la prière qui n’appartient pas à moi seul, que je ne peux jamais dire pour moi seul, comme individu séparé, qui recevrait son être seulement de sa relation matérielle avec les autres. C’est uniquement au terme de cette descente dans le secret que peut jaillir le « Notre Père », le nom le plus universel de Dieu, qui ne s’adresse pas uniquement à moi, ou à mes frères dans la foi, ou à ceux de ma génération ou de la génération précédente, mais qui est le signe même de la présence éternelle, de la présence miséricordieuse à tous et partout de Dieu. C’est dans la mesure où nous descendons dans ce petit endroit invisible du cœur, où se tient le secret de Dieu, que nous serons présents à tous les endroits où Lui-même alors se tient dans sa miséricorde ; et Il nous veut aussi ouverts que Lui, dans cette vaste œuvre qui sort précisément, non pas de notre volonté, mais on peut dire de notre secret, de notre ignorance toute remplie de sa connaissance et de sa volonté. Amen.

Contacts, Vol. 55, No 203, 2003.

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Hymne pour l'Epiphanie par saint Ephrem le Syrien

Le baptême du Christ

Descendez, frères, et dans les eaux du baptême revêtez l'Esprit Saint ;unissez-vous aux êtres spirituels qui servent notre Dieu.Béni soit Celui qui a institué le baptême pour le pardon des enfants d'Adam ! Cette eau est le feu secret qui marque son troupeau d'un signe, avec les trois noms (1) spirituels qui épouvantent le Mauvais.

Jean attesta de notre Sauveur : "Il vous baptisera dans l'Esprit saint et le feu".(2)

Voici ce feu et l'Esprit, mes frères, dans le baptême véritable.

Car le baptême est plus puissant que le Jourdain, ce petit ruisseau ; il lave en ses flots d'eau et d'huile les péchés de tous les humains. Élisée, s'y prenant sept fois, avait purifié Naaman de sa lèpre.(3)

Le baptême, lui, nous purifie des péchés cachés en l'âme. Moïse avait baptisé le peuple dans la mer (4), sans pouvoir pourtant laver son cœur au-dedans, souillé qu'il était par le péché. Maintenant voici un prêtre, semblable à Moïse, lavant l'âme de ses taches,et avec l'huile il marque d'un sceau les agneaux nouveaux pour le Royaume...

Par l'eau qui a coulé du rocher la soif du peuple a été calmée(5).

Voici, par le Christ et par sa fontaine, la soif des nations étanchée... Voici que du côté du Christ coule une source qui donne la vie. (6) Les peuples assoiffés y ont bu et en ont oublié leur peine. Verse ta rosée sur ma faiblesse, Seigneur ; par ton sang pardonne mes péchés. Que je sois ajouté au nombre de tes saints, à ta droite..

Saint Ephrem (306-373)
Source : 5e hymne pour l'Epiphanie (trad. cf coll. Spiritualité Orientale 70, Bellefontaine 1997, p. 49

Notes
(1) Apocalypse chapitre III, verset 12: "Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau."
(2) Évangile selon saint Mathieu chapitre III, verset 11 : "Moi, je vous baptise d'eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu."
(3) Deuxième Livre des Rois chapitre V, verset 10 : "Élisée lui fit dire par un messager: Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair deviendra saine, et tu seras pur."
(4) Première Lettre aux Corinthiens chapitre X, versets 1-2 : "Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé au travers de la mer,  qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer."
(5) Exode chapitre XVII, verset 1-8 : "Toute l'assemblée des enfants d'Israël partit du désert de Sin, selon les marches que l'Éternel leur avait ordonnées; et ils campèrent à Rephidim, où le peuple ne trouva point d'eau à boire. Alors le peuple chercha querelle à Moïse. Ils dirent: Donnez-nous de l'eau à boire. Moïse leur répondit: Pourquoi me cherchez-vous querelle? Pourquoi tentez-vous l'Éternel? Le peuple était là, pressé par la soif, et murmurait contre Moïse. Il disait: Pourquoi nous as-tu fait monter hors d'Égypte, pour me faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux?  Moïse cria à l'Éternel, en disant: Que ferai-je à ce peuple? Encore un peu, et ils me lapideront. L'Éternel dit à Moïse: Passe devant le peuple, et prends avec toi des anciens d'Israël; prends aussi dans ta main ta verge avec laquelle tu as frappé le fleuve, et marche!  Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d'Horeb; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l'eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d'Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba, parce que les enfants d'Israël avaient contesté, et parce qu'ils avaient tenté l'Éternel, en disant: L'Éternel est-il au milieu de nous, ou n'y est-il pas?"
(6) Évangile selon saint Jean chapitre XIX, versets 33-34 : "S'étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau."

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Marie-Hélène Congourdeau 
Chargée de recherche au CNRS 

L'hésychasme est un mouvement spirituel de l'Église d'Orient, marqué principalement par la répétition du nom de Jésus ; il remonte aux premiers siècles du christianisme, où il concernait principalement les provinces orientales de l'empire byzantin : Égypte, Palestine, Syrie. Il connut un renouveau spectaculaire au XIVe siècle, au cœur de l'empire byzantin et au mont Athos, suscitant une polémique autour de sa légitimité théologique, et finit par être adopté comme doctrine officielle de l'orthodoxie. Après la chute de l'Empire byzantin, il eut une existence souterraine, en pays d'islam puis dans les monastères slaves. La publication d'un recueil de textes hésychastes, la Philocalie, à la fin du XVIIIe siècle, provoqua un nouvel essor de ce mouvement spirituel, qui de nos jours déborde sur les Églises d'Occident. Nous avons demandé à Marie-Hélène Congourdeau de nous en donner les premières définitions.
 
 
Le mot hésychasme a un double sens dans l'Église byzantine. Il désigne soit une vie solitaire, hésychaste est alors synonyme d'ermite, soit une forme de prière intérieure, continuelle, qui mène l'orant à prendre conscience de la présence du Christ en lui. Ces deux sens cohabitent dans les sources. Ainsi, au VIe siècle, Jean Climaque, abbé du monastère du Sinaï, l'actuel monastère Sainte-Catherine, écrit dans son Échelle : « Mieux vaut un cénobite pauvre qu'un hésychaste distrait » (Échelle, degré 27, 59), où l'hésychaste s'oppose au cénobite, le moine menant la vie commune dans un monastère ; mais il écrit aussi : « Hésychaste est celui qui dit : je dors mais mon cœur veille » (degré 27, 18), qui évoque la prière continuelle. 

Plus généralement, on appelle hésychasme le mouvement spirituel qui remonte aux origines du monachisme et qui, par la prière intérieure, recherche la présence sensible de Dieu et la déification de l'orant. D'abord réservé aux ermites, il s'est répandu peu à peu dans les monastères, pour se diffuser dans le monde à partir du XIVe siècle. 

Les grands thèmes de la prière hésychaste 

La garde du cœur 

Hésychasme vient du grec hèsychia qui évoque le silence et la tranquillité. Jean Climaque écrit : « Le commencement de l'hèsychia est d'éloigner tout bruit, parce que le bruit trouble les profondeurs de l'âme. Et sa perfection est de ne craindre aucun trouble et d'y demeurer insensible. » (degré 27, 4) Pour atteindre cet état, il faut se garder de toute pensée. La pensée – ou raisonnement – distrait de Dieu, et le démon utilise les pensées pour troubler le moine ; le moine mène donc le combat contre ces pensées pour acquérir la paix du cœur. Selon Jean Climaque, « l'ami de l'hèsychia est celui dont la pensée, toujours en éveil, se tient avec courage et intransigeance à la porte du cœur pour détruire ou repousser les pensées qui surviennent. » (degré 27, 3). 

La prière de Jésus 

La route vers l'hèsychia passe par la prière de Jésus. Il s'agit d'une prière monologique, c'est-à-dire composée d'une phrase courte, indéfiniment répétée, qui unifie alors que l'abondance de paroles disperse. Abba Macaire, un moine du désert de Scété au IVe siècle, disait déjà : « Point n'est besoin de se perdre en paroles ; il suffit d'étendre les mains et de dire : "Seigneur, comme il vous plaît et comme vous savez, ayez pitié." » (Apophtegmes des Pères du désert). Très tôt, le nom de Jésus devient le centre de cette invocation. Diadoque, évêque de Photicé en Grèce au Ve siècle, écrit : « L'esprit réclame de nous, lorsque nous fermons toutes ses issues par le souvenir de Dieu, une œuvre qui satisfasse pleinement sa capacité d'exercice. Il faut donc lui donner le "Seigneur Jésus" comme la seule occupation pour arriver entièrement à ce but. » (c. 59). 

Dès le VIe siècle, la prière de Jésus fait partie de l'équipement du moine. « Arme-toi de la prière, écrit Jean Climaque, flagelle tes ennemis [les démons] avec le nom de Jésus » (degré 20, 7). Elle devient progressivement la caractéristique de l'hésychasme. Hésychius, moine au monastère de Batos, près du Sinaï, écrit : « Ne cessons de faire tournoyer le nom de Jésus dans les espaces de notre cœur comme l'éclair tournoie au firmament quand s'annonce la pluie. » (c. 105, in Philocalie, I, p. 207). 

Les fruits de l'hésychia : la vision de lumière 

À l'expérience de la garde du cœur et de la prière de Jésus se joint une mystique de lumière. Bien qu'on en trouve des traces dès les Pères du désert, cette mystique se développe surtout au Ve siècle, dans un corpus de textes que les historiens restituent à un certain Syméon de Mésopotamie, mais qui fut lu par les moines byzantins comme une œuvre de Macaire – on l'appelle aussi, de ce fait, le Pseudo-Macaire. Dans ses Homélies spirituelles, cet auteur décrit des expériences de vision de Dieu et d'extases lumineuses. L'homme gratifié de ces visions devient lui-même lumineux, tel Moïse descendant… du Sinaï précisément. 

Grandes étapes de l'hésychasme 

L'hésychasme érémitique 

Dès le IVe siècle, l'effort spirituel des moines du désert égyptien se partage entre la prière intérieure et l'ascèse, cherchant une harmonie entre les deux. Et pourtant déjà une déviation menace, qui portera sur l'hésychasme la suspicion des théologiens : certains moines qu'on appelle euchites, les « prieurs », prétendent ne rien vouloir faire d'autre que prier. Contre cette tentation, les Pères recommandent rigoureusement le travail manuel, qui accompagne la prière tout en permettant d'aider de plus pauvres que soi. 

L'expérience spirituelle des Pères du désert est théorisée à la fin du IVe siècle par l'un d'entre eux, Évagre le Pontique, qui expose de manière synthétique la démarche de l'hésychaste : celui-ci doit passer par les étapes de l'ascèse corporelle – jeûne, veille – puis de l'ascèse des pensées – lutte contre l'orgueil, la colère, l'envie – pour parvenir à la prière pure, « relation intime avec Dieu » (Sur la Prière, c. 3), qui doit être sans figure ni imagination. 

Au Ve siècle, la déviation « euchite » devient menaçante : tout un courant sectaire, celui des messaliens – traduction syriaque du grec euchites – se répand dans les provinces orientales de l'empire. Leur doctrine, qui exclut tout ce qui n'est pas la prière et donc les sacrements et la vie ecclésiale, consiste à dire que le baptême est inutile et que seule la prière continuelle peut expulser le démon qui habite en tout homme dès sa naissance ; le départ du démon provoque une expérience sensible de l'Esprit Saint, seule garante du salut. Ce mouvement sera condamné par le concile d'Ephèse en 431. 

En fait, le messalianisme n'est que la frange sectaire d'un mouvement spirituel plus vaste, celui que représente le Pseudo-Macaire. Ce mouvement, qui plonge ses racines en Syrie et en Mésopotamie, s'oppose à la tentation d'intellectualisme désincarné qui était en germe dans la théorisation d'Évagre ; à côté de la prière pure, sans figures, d'Évagre, Syméon-Macaire redonne une place à l'affectivité, au « goûter Dieu » dans la plénitude du cœur. 

Le danger messalien et sa condamnation radicale – qui jette la suspicion sur tous ceux qui parlent de prière continuelle et de perception de Dieu – écarteront pour longtemps la prière hésychaste des grands centres byzantins. Le mouvement se réfugiera dans les marges de l'empire, qui craignent moins les foudres d'une orthodoxie sourcilleuse : 

– au Sinaï, avec Jean Climaque qui décrit la prière hésychaste – « Le chat guette la souris ; et l'esprit de l'hésychaste guette la souris spirituelle » (degré 27, 8) – et ses fruits sensibles – « Quand le feu vient résider dans le cœur, il ressuscite la prière ; et quand celle-ci se sera réveillée et sera montée au ciel, il se fera une descente du feu dans le cénacle de l'âme » (degré 28, 48) ; 

– en Palestine, avec le reclus Barsanuphe et son disciple Dorothée de Gaza, qui insistent sur l'insouciance et la confiance totale en Dieu ; 

– en Syrie, avec Isaac le Syrien, ermite devenu évêque de Ninive puis redevenu moine, qui insiste sur la transformation qu'opère la prière hésychaste : « Que [l'orant] dorme ou qu'il veille, la prière désormais ne s'en va pas de son âme. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il dorme, quoi qu'il fasse, et jusque dans le sommeil profond, le parfum de la prière s'élève sans peine dans son cœur. » (Traités ascétiques, 85). Cette transformation donne à l'orant un nouveau regard sur les êtres et les choses, un regard de compassion universelle qui englobe jusqu'aux serpents. 

Mais dès le VIIe siècle, dans ces marges byzantines devenues terres d'islam, l'hésychasme ne s'exprime plus que mezzo voce. 

Syméon le Nouveau Théologien, ou l'hésychasme au monastère 

Au Xe siècle, à Constantinople, un moine hors du commun, Syméon le Nouveau Théologien, retrouve les principaux thèmes hésychastes, mais en les intégrant cette fois à la vie cénobitique. Doté d'expériences mystiques dès sa jeunesse, il réconcilie la vie commune et la prière intérieure, en affirmant que la sainteté ne dépend pas du mode de vie. Il revendique la possibilité de pratiquer au monastère une prière contemplative et continuelle, et de vivre « de nos jours encore » une expérience consciente et lumineuse de l'Esprit Saint.....SUITE BIBLIOTHEQUE 

V. Golovanow
 
Une grande spiritualité orthodoxe : l'hésychasme et PRIERE DE SAINT ISSAC LE  SYRIEN
 
Isaac le Syrien est un ascète, écrivain, évêque, mystique et théologien Syriaque Oriental.  - VII siècle 

Né dans l'actuel Qatar (golfe Persique), avec son frère, il devint moine alors qu'il était très jeune. 

Sa pensée fait la synthèse des grands courants spirituels du christianisme ancien : celui d’Évagre le Pontique, plus spéculatif, qui met l’accent sur la purification de l’intellect ; celui de Macaire, plus biblique, centré sur les thèmes du « cœur » et de la « plénitude du Saint-Esprit » ; celui d’Origène, avec l’espérance du salut universel. 

Pour Isaac, les voies de la connaissance de Dieu sont existentielles : la foi, la prière, l’humilité, la purification de l’esprit et son union avec le cœur. Alors le cœur s’élève jusqu’à ce qu’il atteigne les hauteurs de l’amour et que la joie demeure au fond de lui. La prière devient « spontanée » : l’homme devenant sanctifié, « qu’il mange, boive ou dorme, le parfum de la prière s’exhale spontanément de son âme ». Il réalise l’amour évangélique du prochain, devient un être d’accueil, de miséricorde, de bénédiction. 

PRIERE DE SAINT ISSAC LE SYRIEN 

Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. 
Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. 

Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. 
Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. 

Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. 

Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. 
Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. 
Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. 

Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. 

Mais toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. 

Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. 

(Saint ISAAC le Syrien, Œuvres spirituelles, Deuxième discours- Trad. Jacques Touraille, Coll. Théophanie, 1981)
SOURCE: http://www.egliserusse.eu/

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Saint Isaac le Syrien: De la Compassion

 
 
 
Qu'est-ce qu'un cœur miséricordieux? C'est un cœur qui brûle pour le bien de toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les animaux, pour les démons et pour toute chose créée, et par leur souvenir et à leur vue, les yeux d'un homme miséricordieux, versent des larmes abondantes. De la miséricorde forte et véhémente, qui saisit son cœur et de sa grande compassion, son cœur est humilié et il ne peut pas supporter d'entendre ou de voir toute blessure ou douleur légère dans la création. Pour cette raison, il offre continuellement des prières en pleurs, même pour les bêtes irrationnelles, pour les ennemis de la vérité et pour ceux qui lui nuisent, pour qu'ils soient protégés et reçoivent la miséricorde. Et de la même manière, il prie même pour la famille des reptiles en raison de la grande compassion qui brûle dans son cœur sans mesure à la ressemblance de Dieu. "(Homélie 81).
 
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 
 
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ORTHODOXIE ET ECOLOGIE:

 

 

Tandis que le mouvement humaniste continue de croître dans notre monde mourant, en mettant l'homme au centre de l'univers, indépendant de Dieu, c'est notre attitude qui est responsable du viol de la nature. C'est de notre exploitation de la Création.
 
Dans les Vies des Saints, nous voyons que toute la création n'est possible que par Dieu. Les Saints, dans leurs écrits et enseignements, sont conscients de leur position dans la Création et ils ont compassion et amour pour toute la création. Ils nous enseignent que les hommes et les femmes qui reconnaissent la suprématie de Dieu, peuvent avoir le même amour pour Sa Création.

 
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
icône: 
 
Ceci est l'introduction d'un posdcast ( en anglais) de Père George Elliot, ceux qui désirent l'écouter, peuvent le faire sur le lien suivant:

 

 
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NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS LITURGIQUES:
EPIPHANIE:
*Jeudi 5 Janvier à Nantes (44), Messe à 18h suivie de la bénédiction des eaux de l'Epiphanie.
*Vendredi 6 JANVIER et Dimanche 8, Solennités de l'Epiphanie de Notre-Seigneur au Monastère à Chandais (61). Messes à 10h30.
ATTENTION:
LE 8, UNE MESSE ET
LA BENEDICTION DES EAUX
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SERONT ASSUREES AU MONASTERE (61) ET A JAULDES (16).
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Pèlerinage Syro-Orthodoxe Francophone à Ste Geneviève le Samedi 16 Janvier 2016 / Prières à Ste Geneviève

Les Chrétiens Syro-Orthodoxes Francophones 

de Saint Thoma (Mar Thoma) 

dont Ste Geneviève est co-patronne du "Relais Paroissial" de Paris et sa région  

organisent un pèlerinage privé au tombeau de Sainte Geneviève 

à l’église Saint Etienne du Mont (Métro ou RER Luxembourg).

Cette année, 

le pèlerinage aura lieu le Dimanche 15 janvier à 15h30.

 

*Départ du Monastère en Normandie à 7h

*Messe à Paris, l'heure sera précisée en fonction de la communauté qui nous accueille.

*Vers 12h30, Repas fraternel avec les fidèles de région parisienne (Offrande libre).

 

SOYEZ NOMBREUX !

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

PELERINAGE A LOURDES

 

 

DU 16 AU 19 FEVRIER 2017

 

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Une fois de plus une petite portion des Chrétiens francophone

 

de St Thomas  se retrouvera à Lourdes pour un  Pèlerinage

 

Syro-Orthodoxe Francophone entre le 11 Février, anniversaire

 

de l'Apparition de la "belle dame"  à Bernadette (Devenue

 

depuis"Journée mondiale de prière pour les malades") et le 18,

 

fête de la Ste Bernadette.

 

Nous prierons pour tous ceux et celles qui

 

n'ont pu venir, nous prierons pour nos malades, la société

 

française elle aussi bien malade et la paix du monde bien

 

compromise...

Cliquez ici pour programme et inscriptions:

PÈLERINAGE A LOURDES DU 16 AU 19 FÉVRIER 2017, INSCRIVEZ-VOUS VITE !

Note:
L'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise
Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité
des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien
et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil
des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles ,
nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non
obligatoires.
Toute offrande fait cependant l'objet d'une
déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre
revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.17.51.25.73).

 

Adresse du Monastère métropolitain ci-dessous :

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,29-34.

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; 
c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. 
Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » 
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. 
Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” 
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » 

 


Saint Cyrille d'Alexandrie

(380-444), évêque et docteur de l'Église 
Commentaire sur l'évangile de Jean (trad. Ephata I, p. 886) 

 

« Voici l'Agneau de Dieu »

 

  Il est unique, l'Agneau qui est mort pour tous, lui qui veille sur tout le troupeau des hommes pour son Dieu et son Père, un seul pour tous, afin de les soumettre tous à Dieu, un seul pour tous, afin de les gagner tous (cf Rm 5,18), pour que tous enfin « ne vivent plus désormais pour eux-mêmes, mais pour lui qui est mort et est ressuscité pour eux » (2Co 5,15). En effet, alors que nous étions plongés dans de nombreux péchés et par conséquent soumis à la mort et à une nature périssable, le Père a donné son Fils comme notre rédemption, lui seul pour tous, car tout est en lui et il est meilleur que tous. « Un seul est mort pour tous » (ibid.), pour que nous vivions tous en lui. 

En effet, de même que la mort a saisi l'Agneau immolé pour tous, de même encore elle nous a relâchés tous en lui et avec lui. Car tous nous étions dans le Christ qui est mort et est ressuscité à cause de nous et pour nous ; en vérité, le péché aboli, comment pouvait-il se faire que la mort même, qui vient du péché, ne soit pas abolie avec lui ? La racine morte, comment le fruit serait-il conservé ? Le péché mort, quelle raison y aurait-il pour nous de mourir ? C'est pourquoi nous pouvons dire avec allégresse à propos de la mise à mort de l'Agneau de Dieu : « Mort, où est-elle ta victoire ? » (1Co 15,55)

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 17:12

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LA PRIERE CE LIEN QUI NOUS RELIE A DIEU

par le père Cyrille Argenti

Avant de parler de la prière elle-même, il convient de savoir pourquoi il est utile et nécessaire de prier, pourquoi la prière au nom du Seigneur Jésus a un sens et une valeur toute particulière.

Cordon ombilical avec Dieu.

La réponse est donnée dans un verset de l’épître aux Hébreux où, avant même de donner des exemples comme Abraham, l’auteur insiste sur la nécessité de croire dans le Créateur pour discerner ses œuvres dans le monde : « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la Parole de Dieu, de sorte que ce que l’on voit provient de ce qui n’est pas apparent » (Hé 11, 3). Cette foi fondamentale rend la prière nécessaire. Dès que nous avons découvert que tout ce que nous voyons et tout ce que nous sommes – a son origine, son mouvement et sa vie dans le Créateur, dès que nous avons reconnu par conséquent que la création est amenée à mourir lorsqu’elle est coupée du Créateur, il devient d’une importance vitale, au sens le plus littéral et le plus fort du terme, de retrouver le lien de vie – véritable cordon ombilical – avec Dieu, sans lequel nous ne pouvons plus vivre.

Nous sommes tellement habitués aux merveilles de la création que tout nous paraît normal. Il est naturel de respirer, même dans le sommeil ; or, si le Créateur retenait son souffle, la respiration cesserait. Il est naturel que notre cœur batte indépendamment de notre volonté, naturel aussi que les enfants naissent, que le soleil se lève ; pourtant, qui nous dit que le soleil se lèvera demain matin ? En réalité, c’est le Créateur qui préside à tout cela. Dans les offices monastiques, toute la prière est liée au rythme de la nature où l’homme de foi reconnaît l’œuvre de son Créateur. Il sait, du reste, que si le lien entre lui et son Dieu était rompu, la créature – et l’homme en particulier – deviendrait une branche morte, desséchée et bonne pour le feu. Coupé du Créateur qui le fait battre, le cœur de l’homme devient un cœur de pierre au sens propre et figuré. C’est donc un acte de foi qui nous fait discerner la présence et l’existence de Quelqu’un derrière les merveilles de la création. Cela ne se démontre pas. Nous avons des signes, des traces de Dieu, mais au-delà, il faut un acte de confiance : un acte comparable à celui du plongeur qui se jette de haut dans le vide et qui ne peut vérifier le rôle amortisseur de l’eau qu’à l’arrivée.

Malheureusement, toute notre façon de vivre, tout ce que l’on appelle le péché, a coupé l’homme de son Créateur. Le péché n’est pas autre chose que le résultat d’un certain mode d’être, quand l’homme se détourne de son Créateur au profit des créatures qu’il se met à’ adorer, à la place de Dieu. C’est ainsi que l’homme moderne déploie des prodiges d’intelligence pour étudier les créatures, mais qu’il ne sait plus se tourner vers son Créateur. […]

Nous sommes des extravertis, nous nous perdons et nous dispersons dans les choses. Nous projetons tout le temps notre propre personne dans nos perceptions et dans les réalités extérieures, et nous nous y désintégrons. En dirigeant continuellement notre attention vers le dehors, nous devenons, pour ainsi dire, des morceaux de nature. Nous sommes alors tiraillés par tout ce qui, dans le monde, nous attire ou nous repousse, et nous y perdons jusqu’à notre personne.

L’homme sans Dieu est à la limite un schizophrène. Il perd son unité, se noie et se désintègre dans les déterminismes naturels. Il y perd sa 12liberté et devient un être conditionné. Ce n’est pas un hasard si notre époque parle tant de conditionnement ; c’est sans doute parce que les hommes n’ont jamais été autant conditionnés depuis qu’ils ont perdu leur contact initial avec le Créateur, pour se tourner vers les choses, s’y disperser et s’y désintégrer.

L’union du divin et de l’humain.

Cependant, le Dieu qui nous a créés n’a pas voulu notre désintégration et nous a envoyé son Fils. Cette incarnation donne à la prière un sens nouveau. Nous sommes ici aussi dans le domaine de la foi. C’est en Christ, Dieu et homme, que la nature divine et la nature humaine sont parfaitement unies. Et c’est dans cette union totale et parfaite du divin et de l’humain que réside la prière. Jésus-Christ – vrai Dieu assumant la nature humaine – est d’une certaine manière en état de prière permanente, puisque le Fils de Dieu et le Fils de l’homme communiquent d’une façon si totale qu’il n’y a en lui qu’une personne. C’est là que se trouve la source de la prière, qui est vraiment cette communication parfaite et intégrale avec Dieu en Jésus-Christ, dans la communion profondément naturelle entre Dieu et l’homme fait à son image.

Mais comment cette communication, cette union du divin et de l’humain – réalité fondamentale de la personne du Christ – se communique-t-elle aux chrétiens ? Une parole du prophète Isaïe nous le révèle, qui décrit à l’avance ce que sera le Messie « L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres » (Is 61, 1). Le mot Christ venant du verbe grec qui signifie « oindre », « Il m’a oint » veut dire : « Il m’a fait Christ. » Le prophète Isaïe définit donc le Christ comme Celui sur qui repose le Saint-Esprit de Dieu. C’est justement parce que le Saint-Esprit repose sur le Fils que, lorsqu’il s’est posé sur la Vierge Marie, s’est opérée l’incarnation du Fils.

C’est par l’œuvre du Saint-Esprit, qui repose sur lui de toute éternité, que le Fils a assumé la nature humaine dès le sein de la Vierge. Et c’est parce que l’Esprit repose sur lui qu’il le donne à ceux qui croient en lui. À ce moment-là, véritable Pentecôte, l’homme est – à l’instar des anémones sous le soleil – exposé au rayonnement de l’Esprit de Dieu. Il commence à se vivifier, à être progressivement transformé par la lumière divine. Peu à peu se réalise ainsi, par toute une vie de foi et de prière, ce qui existait d’emblée, d’une façon totale et parfaite, dans la personne de Jésus Christ : l’union du divin et de l’humain. Lorsque le Seigneur Jésus nous donne l’Esprit, l’image de Dieu se renouvelle en nous. Nous recommençons à communiquer avec le Créateur. Nous revenons à notre état « naturel » qui est un état de prière.

La prière est en effet aussi naturelle à l’homme que sa respiration. Loin d’être une sorte d’état mystique et transcendant, elle est la condition naturelle de l’homme fait à l’image de Dieu. Comme le sarment communique avec le cep, comme la branche communique avec le tronc, comme toute la nature communique avec le Créateur, l’homme communique avec Dieu. Car l’homme a été créé pour Dieu ; c’est le péché qui nous coupe de Dieu, qui est contre-nature. Si nous mettons une plante dans une pièce sans lumière, nous accomplissons un acte contre nature, et ses feuilles vont blanchir. Si nous la plaçons près d’une fenêtre, cette plante va se tordre et se tourner vers la lumière ; si la lumière naturelle vient à manquer, elle va se tourner vers un ersatz de lumière comme une lampe électrique.

Comme cette plante, nous sommes bien souvent des tordus qui avons soif de la lumière que nous n’avons plus. Par nature, nous sommes assoiffés de Dieu, mais, ayant choisi d’innombrables ersatz de Dieu – des idéologies, des passions, des choses et toutes sortes d’appétits – tout dans notre vie s’emballe, grince, tourne à l’envers et au désordre. Le dynamisme divin que Dieu a déposé en nous n’étant plus rattaché à sa source, nous aboutissons à une véritable anarchie intérieure où notre être et la société perdent leur unité.

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Demander l’Esprit Saint.

Cette œuvre du Saint-Esprit qui procède du Père, repose sur le Fils, est donnée aux croyants et renouvelle la nature humaine, est bien résumée par saint Paul : « Le Seigneur, c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage découvert, reflétons comme un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image de gloire en gloire, comme il convient à l’action du Seigneur qui est l’Esprit » (2 Co 3, 17-18). Voilà qui définit bien ce qu’est la prière et son but : l’exposition de l’homme au rayonnement de l’Esprit saint qui, progressivement, renouvelle en lui l’image de Dieu et le transforme de gloire en gloire, selon le modèle de cette image parfaite de Dieu qu’est le Fils de l’Homme, Jésus Christ.

La prière, en ce sens, n’est nullement un acte fragmentaire. Elle n’est pas un ensemble de paroles ou de formules qu’on récite à un moment donné, mais bien un état permanent de l’homme, état qui redevient son état naturel et vital lorsqu’il se replace sous le rayonnement de l’Esprit. C’est pourquoi la plus importante de toutes les prières est celle que le Seigneur Jésus lui-même nous a indiquée : « Si vous qui êtes mauvais, ne donnez pas une pierre à vos enfants quand ils vous demandent du pain, ou un scorpion quand ils vous demandent un neuf, combien plus votre Père du ciel vous donnera-t-il le Saint-Esprit si vous l’en priez » (Mt 7, 9-11 ; Lc 11, 11-13).

Or, c’est la seule prière que nous ne faisons presque jamais ! Nous demandons à Dieu un tas de choses inutiles. Nous sommes avec lui comme des enfants capricieux qui demandent tout sauf le nécessaire, quand ce n’est pas des choses nuisibles. Et même si nous ne demandons pas à Dieu des choses aussi futiles que gagner au tiercé ou à la loterie nationale, si nous prions effectivement pour des choses plus utiles et plus légitimes comme la santé, prions-nous pour acquérir le Saint-Esprit qui est autrement plus nécessaire ? Lorsque nous avons le Saint-Esprit, nous sommes reliés à la Source de la vie ; nous avons la santé à la racine de notre être et pas seulement à la surface de notre peau.

Cependant, pour demander le Saint-Esprit, encore faut-il d’abord croire au Seigneur Jésus, puisque c’est lui qui le donne. Il est venu pour cela, ainsi qu’il l’a dit lui-même dans son dialogue avec la Samaritaine (Jn 4, 10-14). Il s’est incarné pour donner aux hommes le don de Dieu. Et ce don ne consiste pas seulement dans ce que Dieu donne : il est Dieu lui-même, la présence et le rayonnement même de Dieu par le don du Saint-Esprit. Autrement dit, Dieu n’est pas seulement le donnant, il est aussi le donné. De même que le Fils s’est donné lui-même par l’Incarnation et la Croix, de même le Saint-Esprit s’est donné aux hommes à la Pentecôte.

Quand nous invoquons le Saint-Esprit, nous l’appelons « Trésor de tous biens et Donateur de vie ». S’il est la source de tous les biens, pourquoi lui demandons-nous des petites choses plutôt que la présence du Donneur ? Nous prenons Dieu pour un homme qui ferait à sa femme un tas de cadeaux, mais qui ne lui donnerait jamais son amour, ni lui-même. Or, qu’attend une femme de l’homme qu’elle aime ? Des bijoux ? Des vêtements ? Des maisons ? Elle attend surtout qu’il se donne à elle. Or le Dieu-Amour nous donne essentiellement sa propre Personne, son propre Fils et son propre Saint-Esprit. Si seulement dans nos prières nous savions désirer le Donneur lui-même plutôt que ses dons ! Si seulement nous savions aimer Dieu pour lui-même plutôt que pour ses bienfaits ! Si, seulement nous étions un peu moins intéressés et commerçants avec Dieu !

Ne serions-nous pas un peu agacés de constater que les gens que nous aimons passent leur temps à nous demander quelque chose, mais sans s’intéresser à nous, un peu comme ces jeunes soldats qui n’écrivent à leur mère que pour leur demander de l’argent. La maman est toujours un peu déçue, mais elle envoie quand même ce qui est réclamé ; elle souhaiterait pourtant que son enfant pense parfois à elle sans arrière-pensées intéressées. Il en est de même de Dieu : il aimerait que nous pensions quelquefois à lui pas seulement pour lui demander des cadeaux, mais aussi pour lui dire que nous l’aimons et désirons sa présence. Mais pour cela, il faudrait que, dans nos prières, nous cessions d’être des bavards et des mal élevés ! Il y a des gens qui ne nous laissent jamais placer un mot quand nous parlons avec eux : ils parlent, parlent, parlent ! Ils racontent un tas de choses inintéressantes et ne nous donnent jamais la parole ! N’avons-nous pas, nous aussi, un comportement semblable avec Dieu : nous demandons, nous récitons, nous disons un tas de mots, mais nous ne prenons jamais la peine de nous taire et d’écouter.

Souvenons-nous de ce très beau récit de l’Ancien Testament, dans le livre des Rois, lorsque le grand prophète Élie, se trouvant à l’entrée de la grotte, apprend que Dieu va passer. Il y a un grand coup de tonnerre, mais, dit la Bible, Dieu n’est pas dans le coup de tonnerre ; il y a ensuite un grand tremblement de terre et un grand éclair, mais Dieu n’y est pas non plus. Survient alors un doux murmure, comme la brise du matin, et Elie, comprenant alors que Dieu passe, se prosterne, visage contre terre, et couvre sa tête de son manteau (voir 1 R 19, 11-12).

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Faire silence pour écouter Dieu.